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Randonnées en Australie: mont Remarkable, Grampians ou Flinders Range National Park? English translation pending
by Whitepony · 2013-09-09 · 11 replies
Bonjour,

Je prepare mon itineraire pour 3 semaines (20j) en Australie avec arrivee et depart de Melbourne. L'objectif etant de faire de la rando et voir des animaux.

Sachant que je passe 3 jours a Wilsons Promontory, 4 jours a Kangaroo Island (avec 3 jours pour emprunter la Great Ocean Road), je me pose la question ensuite de remonter vers les Flinders pour randonner dans des paysages differents de la cote.

Voici mes options: 1) remonter jusque Flinders Range NP. 2) remoner seulement jusque Mount Remarkable NP. 3) ni l un ni lautre retourner vers Melbourne par les terres et randonner a Grampians NP.

J essaie d optimiser le rapport kms avales/belles randos a la journee.

Auriez vous des experiences de randos ou itineraires a faire partager? Est ce que le parc des Flinders Range merite un petit(!) effort de kilometres?

Merci pour vos reponses!
Voyage Malaisie-Thaïlande-Birmanie-Chine English translation pending
by Anna152 · 2013-09-03 · 6 replies
Bonjour a tous,

Voila, comme le titre l'indique, on prépare avec mon copain, un voyage en janvier 2014. On a pour l'instant fait cet itinéraire : Paris -> kuala lumpur : 10 jours en malaisie Kuala lumpur -> bangkok : 14 jours en Thailande Bangkok -> Yangon : 18jours en birmanie Yangon ->Pekin : 7jours à pekin.

Pour la malaisie, birmanie et chine nous avons de la famille et ami a visiter, c'est pourquoi on ne peut pas trop s'éloigne de la capitale.. Si certains d'entre vous peuvent nous renseigner sur ces pays, si vous avez des idées d'itinéraires...

Pour la malaisie, nous avons donc 10jours. Nous resterons dormir a Kuala lumpur en majorité, mais voulons bouger aussi pour visiter. Que pouvons nous faire sans trop s'éloigne de Kuala ? Pour la thailande, Nous avons donc 14 jours. on atterri a Bangkok et en repart. on a pas pris nos billets encore, avant d'être vraiment sur. Je me disais qu'il était peut être possible d'atterrir a bangkok et de rejoindre la birmanie par les terres.. ? 14jours ce n'est pas énorme, mais si quelqu'un connais bien ce pays, qu'es ce qui serait possible de faire en remontant vers la birmanie ? Pour la Biramnie, 18 jours, quelques jours a Yangon pour voir la famille, puis carte blanche, des conseils ? et pekin une semaine, est-il possible d'en sortir voir des choses dans un si bref délais ?

Voila, tous les avis sont bon a prendre, si vous connaissez bien l'un de ces pays, on vous ecoute ! Merci a vous
Croisière sur le Splendour of the Seas English translation pending
by Totote38 · 2013-08-26 · 6 replies
Nous partons sur le splendour of the seas de Royal carribean, le 7 septembre prochain de Venise. Qui a fait cette croisière ? A partir de quelle heure peut on embarquer ? je cherche des infos sur les escales (Dubrovnik, Corfou, santorin, Athène, Katakolon) Y a t il des débarquements en chaloupes ? merci pour toutes infos sur cette croisière
Pyrénées: traversée nord - sud English translation pending
by Activa · 2013-08-13 · 6 replies
Bonjour,

Après avoir traversé la chaîne des Pyrénées d'Hendaye à Banyuls par le GR 10 et quelques variantes, j'envisage une autre traversée. Nord / Sud, France / Espagne. Il existe des variantes et des chemins bien sûr mais faites moi part de vos expériences, de vos préférences et de vos coups de cœur. Ma période de prédilection est juin, sur 3 à 4 semaines, avec portage partiel ce qui signifie hébergements principalement en gîtes ou refuges.

merci de vos conseils. A.
Acheter une petite maison en Espagne English translation pending
by Kighafarz · 2013-08-12 · 9 replies
bjr nous souhaiterions acheter une petite maison du coté de cadix est ce compliqué ? risqué ? les cambriolages sont ils fréquents? car nous y habiterions qu une partie de l année merci de vos conseils et liens divers
Carnet oublié de 2007... Californie-Nevada-Utah-Arizona (avec incursion de 24 heures à White Pocket) English translation pending
by Kashtin · 2013-08-01 · 32 replies
Bonjour tout le monde,

En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.

Itinéraire:

2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.

9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.

11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.

14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.

16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).

26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.

Mercredi 2 mai. San Francisco

Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.

À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !

Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…

Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.

Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.

Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.

Jeudi 3 mai. San Francisco

Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.

Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !

La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…

Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.

Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.

Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)

Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.

De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.

Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.

Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.

Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.

À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.

Samedi 5 mai. Redwood NP

Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.

En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !

Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.

Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?

Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…

Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)

Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.

Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.

Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.

Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…

Lundi 7 mai. Loneliest Road of America

On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.

La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.

Mardi 8 mai. Moab (Utah)

La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.

De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.

Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…

Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…

Mercredi 9 mai. Moab

Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.

Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !

L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.

Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley

Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.

Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène �� Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.

Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.

Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.

Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.

Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…

Vendredi 11 mai. Direction Escalante

Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.

Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.

Samedi 12 mai. Escalante

Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.

Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.

Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.

Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road

Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…

Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…

Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.

Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place

Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.

Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.

Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.

Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.

Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.

Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.

Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.

Mardi 15 mai. Coyote Buttes South

Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .

Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.

Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.

Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.

Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord

Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.

Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.

Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.

Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...

Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)

Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.

Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.

Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.

Vendredi 18 mai. Snow Canyon

Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.

Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…

La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…

Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)

Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.

Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…

Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.

Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)

Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…

La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.

A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.

Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !

Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?

Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.

Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…

Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers

Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.

La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.

La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.

Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.

Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.

Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…

Mardi 22 mai. Sequoia NP

Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.

Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.

Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).

Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.

Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte

Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.

Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.

Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.

Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.

Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…

Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.

Jeudi 24 mai. Big Sur

Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !

Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.

La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.

On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.

Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.

Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.

A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…

Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.

Vendredi 25 mai

Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…

La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.

Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.

A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.

Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.

Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.

Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.

Samedi 26 mai. San Francisco

Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.

Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland

Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.

Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.

Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.

En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !

Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.

Lundi 28 mai. Départ

Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
Séjour à Rodriques English translation pending
by Willoz21 · 2013-07-31 · 1 reply
Bonjour à tous,

Je pars d ici une quinzaine de jours à Rodrigue n ayant peu préparé mon voyage, je viens à vous sur ce forum pour avoir les meilleurs informations! ;)

J arrive un vendredi sur l'ile et je n ai toujours rien réserver! Par où commencer mon séjour? Je voudrais éviter tout hôtels et chambres d’hôtes à touristes, j aimerais beaucoup pouvoir rencontrer les habitants! est ce quelqu'un pourrai me renseigner sur une bonne adresse de personnes qui pourrait me conseiller pour la suite de mon séjour?!

Où allez pour rencontrer les bonnes personnes pour une sorties plongés, pêche ou balades au cœur de l 'ile?

je vous remercie d avance pour vos conseil
Informations sur Madagascar? English translation pending
by Atlantique44 · 2013-07-15 · 33 replies
Bonjour à tous, Nous sommes retraités agé de 62 et 64 en pleine forme physique. Nous désirons partir à MADAGASCAR en OCTOBRE ou NOVEMBRE 2013 pour 3 semaines ou 1 mois. Nous voudrions visiter: Les HAUTES TERRES, DIEGO SUAREZ et faire une promenade sur la mer d'émeraude- les TSINGYS Rouges et les Grands TSINGYS - Les lémuriens et terminer par SAINTE MARIE et l'ILE aux NATTES. Celà est-il possible à faire et quel prix faut-il compter pour ce séjour. Hébergement " hotel ou gite simple avec Eau, WC et un bon couchage et le tout dans une ambiance sympatique". Pour la nourriture nous adorons les fruits et le poisson. je pense qu'il faut prendre un chauffeur guide avec voiture en parfaite état et si oui lequel me conseillez vous? Je précise que je suis un passioné de la photo. Pour les bagages et l'argent comment doit on procéder afin d'éviter le vol? Merci pour vos réponses et commentaires. Cordialement à vous tous. Martial

NB/ Si vous avez d'autres propositions à me faire pour visiter ce beau pays ne pas hésiter, ainsi que les bonnes adresses.
Avis sur mon programme pour Florence et Rome English translation pending
by Nakata · 2013-06-18 · 15 replies
Bonjour,

Ce message pour vous demander votre avis sur mon programme à Florence et Rome.

J'ai déjà visité le reste de l'Italie, y compris les petites villes de Toscane. Les transports (avion+train) sont déjà réservés. Les hébergements sont aussi réservés : location d'appartements par Airbnb, à 50m du Duomo pour Florence, à 50m du Campo dei Fiori pour Rome. Mon questionnement porte essentiellement sur les visites.

Pour chaque journée, je précise le quartier visité, les visites du matin, les visites de l'après-midi, et les sites majeurs sur lesquels je compte faire l'impasse.

Je suis surtout intéressé par l'antiquité et les églises, et ma femme par les balades dans les rues. Nous ne sommes pas fous de galeries d'art, d'où certaines impasses qui pourraient vous faire hurler (Borghese, par exemple). A vous de me dire si mon programme n'est pas trop chargé, si je peux encore charger la barque en incluant ces impasses, etc... Sachant que ma femme sera enceinte de 4 mois, et qu'il fait chaud en août, donc relax quand même.

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Mardi 6 août : - Arrivée à l'aéroport de Pise, navette pour Florence, prise en main de l'appartement vers 18h. - Ballade en soirée dans le centre.

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Mercredi 7 août : Florence Nord

Matin : - Emplettes au Mercato di San Lorenzo - Duomo (terrasses comprises), Baptistère, Campanile

Après-midi : - Chiesa San Lorenzo - Galería dell'Academia

Impasses sur : - Museo dell'Opera del Duomo - Palazzo Medici Riccardi - Museo Di San Marco

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Jeudi 8 août : Florence Sud

Matin : - Santa Maria del Carmine - San Spirito

Après-midi : - Giardino di Boboli ? - Giardino Bardini - San Miniato al Monte

Impasse sur : - Palazzo Pitti

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Vendredi 9 août : Florence Centre

Matin : - Galleria Degli Uffizi - Palazzo Vecchio

Après-midi : - Santa Croce - Musée Galilée (peut paraitre secondaire, mais je suis physicien)

Impasses sur : - Loggia del Mercato Nuovo - Orsanmichele - Museo di Bargello

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Samedi 10 août : - Train Florence-Rome, prise en main de l'appartement vers 14h - Emplettes - Balade dans le centre en soirée

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Dimanche 11 août : Rome antique

Matin : - Piazza Venezia - Chiesa Santa Maria in Aracoeli - Piazza del Campidoglio - Forum romain et Palatin

Après-midi : - Forums impériaux - Arc de Constantin - Colisée

Impasses sur : - Basilique San Pietro in Vincoli - Marché de Trajan / musée des forums impériaux - Musées du Capitole

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Lundi 12 août : Rome sud-est

Matin : - emplettes au marché du Campo dei Fiori (pas ouvert le week-end) - Thermes de Caracalla

Après-midi : - Catacombes S. Sebastiano / Via Appia - Basilique Saint-Jean de Latran - Basilica di San Clemente

Impasse sur : - Basilica dei Santi Quattro Coronati

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Mardi 13 août : Vatican - Place Saint-Pierre - Musée du Vatican - Basilique Saint-Pierre

Impasse sur : - Castel Sant'Angelo

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Mercredi 14 août : Rome hors des murs

Matin : - Ostia Antica

Après-midi : - Basilica San Paolo Fuori Le Mura (même ligne de train) - Piramide di Caio Cestio ? (même ligne de train)

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Jeudi 15 août (férié) : Rome sud-ouest

Matin : - balade dans le Trastevere - Santa Maria in Trastevere - Piazza in Piscinula

Après-midi : - Basilica Santa Sabina - Chiesa Santa Maria in Cosmedin - Piazza della Bocca - Chiesa del Gesù - Largo di Torre Argentina - Cripta Balbi - Teatro di Marcello - Ghetto

Impasses sur : - Palazzo Farnese - Villa Farnesina

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Vendredi 16 août : Rome nord-est

Matin : - San Ignazio - Fontaine de Trevise - Cimetière des Capucins - Chiesa Santa Maria degli Angeli - Terme di Diocleziano - Palazzo Massimo

Après-midi : - Basilique Santa Pudenziana - Basilica Santa Maria Maggiore - Chiesa Santa Prassede - Quartier du Monti

Impasses sur : - Chiesa Sant'Andrea al Quirinale - Chiesa San Carlo alle Quattro Fontane - Galleria Doria Pamphilj

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Samedi 17 août : Rome nord-ouest

Matin : - Piazza Navona - Chiesa Sant'Agnese in Agone - Chiesa San Luigi dei Francesi - Palazzo Altemps

Après-midi : - Ara Pacis Augustae - Piazza del Popolo - Piazza di Spagna (et shopping dans le quartier) - Piazza di Montecitorio - Piazza della Rotonda - Panthéon - Santa Maria Sopra Minerva

Impasses sur : - Villa Borghese - Musée national étrusque

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Dimanche 18 août : vol pour Madrid, où nous passerons 5 jours pour la fin du voyage, mais j'en parlerai plutôt dans la section Espagne.
Pistes vers Askja (Islande) English translation pending
by Gasteropod · 2013-06-17 · 1 reply
Bonjour à tous,

Partant en Islande très prochainement, je souhaite me rendre à Askja. Je cherche des avis sur la beauté des pistes, car s'il est aisé de trouver des infos sur leur qualité, les gués et les passages sablonneux, il y a peu d avis à propos de celles que vous avez préférées! Pour résumer, que me conseillez-vous:

1. Je souhaite arriver par l'est ou le nord: -931 depuis Egilsstadir, puis F910 jusque Askja en prenant à droite avant le barrage -ou 923 jusque Bru puis F910 -ou 901 puis 907 jusque Bru puis F910

2. Pour quitter Askja par le nord: -F88 (si le gué de la Lindaa est passable) -ou F910 - F905 - F901

Merci de me briefer sur vos gouts en matière de paysages, et me les décrire brièvement! Merci

PS: voyage à vélo!
Quelle partie de la Bretagne me conseilleriez-vous? English translation pending
by Camille99 · 2013-06-09 · 23 replies
Bonjour,

Nous envisageons une semaine en Bretagne à partir du 21/09 et nous hésitons entre les côtes d'armor et le Morbihan. Un conseil ? Merci par avance
Conseils sur itinéraire de sept jours à Lisbonne? English translation pending
by Fealdean · 2013-06-09 · 5 replies
Bonjour,

nous sommes un couple avec deux enfants dont un BB de 8 mois. Nous serons a Lisbonne pour 7 nuits/6jours en juillet. Nous logerons dans le Bairro Alto. J'ai élaboré un itinéraire pour ce séjour en tenant compte du fait que nous aurons un BB et que nous ne voulons pas charger nos journées...

Que pensez vous de celui ci? Pouvons nous fusionner deux jours ou éliminer certaines choses qui ne sont pas indispensables afin de pouvoir aller a SINTRA??? Merci de vos réponses!!!

Jour 1: BAIXA/ROSSIO/CHIADO Praca dom pedro, Praca de Figuera, Praca de comercio Elevator santa justa, covento museo de carmo, rua Garrett

Jour 2: BAIRRO ALTO miraduro saopedro de alcantara, miraduro de santa catarina, finiculaire bica, rua attalaia

Jour 3: ALFAMA/CASTELO SAO JORGE/ MOURARIA/GRACA eglise et cathedrales, miradouro de santa lucia, chateau sao jorge, mosterio sao vicente Largo, miradouro de graca

Jour 4: NORD DE L AVENIDA DE LIBERTADE Musee Gulbenkian, estufa frii, palacio fronteira

Jour 5 : BELEM Monastere des hieronymites, museu de los coches, torre de belem

JOUR 6: PARC DES NATIONS Oceanarion, Pont Vasco de Gama
Un an chez les Huli de Papouasie-Nouvelle-Guinée (Sthn Highlands) English translation pending
by SebCazau · 2013-05-23 · 1 reply
Nous sommes aujourd’hui le 4 février 2004, je suis exactement à deux semaines de prendre pour la dernière fois le Dash-8 qui m’emmènera de Tari vers Port Moresby où je transiterai avant de m’envoler pour l’Australie. Je suis assis à l’avant de la maison, à Kulu, et c’est ici que j’ai vraiment réalisé que dans deux semaines, mon dernier terrain se terminera et qu’une page serait tournée, une page importante dans ma vie. Je regarde les montagnes couvertes par la jungle épaisse. Je les connais bien pour les avoirs parcourues de nombreuses fois à la recherche d’une personne dont j’espérais obtenir des informations importantes ou simplement pour le plaisir de les découvrir vraiment, dans leurs profondeurs. Devant ce spectacle, pourtant presque banal tant je l’ai contemplé, je ressens un mélange de nostalgie et de tristesse. La tristesse de quitter ces montagnes et les beautés de ces vallées, mais surtout le chagrin de devoir quitter des gens que j’aime beaucoup, avec qui j’ai partagé énormément de choses, des joies, des expériences, du silence. Il me vient une multitude de noms et de visages, d’abord ceux de mes familles adoptives de Kulu et de Fugwa : Hega, Yorobi, Kathy et leurs enfants dont certains ont mon âge et avec qui j’ai vécu le plus clair du temps dans la maison des hommes, Wandipe, Hingepe, Potabe et Habe. Mais il serait injuste d’omettre tous les autres, dont je ne connais pas toujours les noms, ni même parfois les visages. Toutes ces personnes qui connaissaient mon nom avant même que je ne les rencontre, ces hommes et ces femmes à qui je dois la réussite de mes recherches et qui ont rendu ces mois dans les vallées de Nogoli et de Fugwa plus humains et plus vivables. Je suis empreint de nostalgie à l’idée de devoir bientôt quitter ces paysages sublimes, de ne plus entendre les chants des garçons à la nuit tombée lorsqu’ils se réunissent autour du foyer de la maison, de ne bientôt plus pouvoir manger de Marata avec mes amis, tous penchés au-dessus de la gamelle suçant cet amas rouge sang dont la consommation est ponctuée par le rejet bruyant des pépins indigestes… et mille autres petites choses qui vont me manquer et qui viendront alimenter mes souvenirs. C’est cette nostalgie qui m’a poussé à m’installer sur ma caisse en fer, pour écrire ces quelques lignes avec l’idée de faire partager ce que j’ai ressenti ici. Je ne cherche pas à faire une retranscription de mes carnets de voyage ou même un résumé de mes travaux sachant qu’il s’agit d’une thèse cela ne devrait normalement intéresser que deux ou trois personnes, je voudrais simplement offrir la vision d’une expérience malheureusement trop personnelle, ce qu’elle m’a apporté bref le bilan de ces dernières années où je n’ai vécu presque que pour et autour de la Papouasie Nouvelle Guinée et particulièrement de Hela Huli, la terre des Huli, là où, comme ils le disent, il faut toujours s’attendre à l’imprévisible (always expect the unexpectable). Hega au fond, Wandipe, Thomas et un viel homme venu partager ses connaissances La première question que l’on m’a toujours posé d’emblée est pourquoi la Papouasie, et pourquoi les Huli ? La réponse est complexe, elle relève à la fois d’éléments personnels et professionnels. Elle reste, avant tout, certainement l’un des meilleurs choix que j’ai pu faire car il a profondément changé ma vie. Les raisons professionnelles liées à ce choix de la culture Huli pour mes recherches sont bien évidemment motivées par la nature même de ces recherches. Il me fallait un ensemble culturel en transition, dont le contact avec l’Occident n’est que récent. Les Huli répondent parfaitement à cette attente. En effet, si l’on ne retient pas le premier et bref contact établi par Hides et O’Malley[1], on peut dater le début de la présence Occidentale à 1952, date à laquelle le premier poste avancé fut construit à Tari par l’administration Australienne. Sur l’imposante surface du territoire Huli, cette présence reste bien sûr très discrète, surtout parce que ce poste avancé ne sera pas occupé en permanence (le nom de Tari, aujourd’hui l’équivalent de la « sous-préfecture » de la Province de Southern Highlands, dérive d’une mauvaise prononciation du nom de la rivière Tagari qui traverse la région). La part essentielle de cette influence occidentale viendra grâce à la piste d’atterrissage construite par l’administration, se manifestant notamment et principalement au travers de toutes les missions chrétiennes. Là, l’invasion fut massive autant que conflictuelle, les missions catholiques, protestantes, luthériennes ou d’un ensemble éclectique d’Eglises Nord Américaines se ruèrent, et parfois se disputèrent violemment (des combats ont même été rapportés par l’administration) le salut des âmes des pauvres Huli perdus sans le secours de leur bonne parole. L’implantation des missions fut fructueuse, les missionnaires ne reculant devant aucun effort pour faire accepter leur doctrine, allant jusqu’à profondément modifier les usages de l’Eglise et adapter les messages à leur convenance. Aujourd’hui encore, des pratiques propres aux anciennes initiations masculines, pourtant taxées de sataniques, existent dans la messe catholique : la Confirmation se fait par l’administration d’un coup de bâton donné avec beaucoup d’amour certainement, mais surtout beaucoup de fermeté ! Le constat d’une telle pratique et de la situation socioculturelle qu’elle a engendrée aujourd’hui me révolte bien sûr, ces personnes se sont senti investies d’un devoir d’aller se mêler de ce qui ne les regardait pas et de dire à des peuples entiers qu’ils se trompaient jusqu’à présent dans leur manière de vivre. Mais il y a des choses que ces missionnaires n’avoueront pas par fierté et qui reste pourtant une réalité : ils n’ont pas encore totalement réussi à détruire les anciennes croyances des Huli. Celles-ci sont en passe de sombrer progressivement dans l’oubli, mais ces adaptations faites au dogme et aux pratiques religieuses leur ont permis de survivre, parfois latentes dans les esprits. La peur des Dama (divinités maléfiques ou bénéfiques qui peuplaient la vie des gens et demandaient des sacrifices de cochons permanents) est toujours active, gardant le jeune Potabe et même son grand frère Wandipe loin de certaines zones comme le Lac Pureni ou la sublime source d’eau de Girabo. Ils sont en effet convaincus que l’eau peut les avaler en montant d’un coup et les dévorer personnellement je n’irais pas me baigner dans le lac Pureni qui est très boueux et entouré d’un enchevêtrement de plantes et de racines rendant son accès dangereux (d’où l’utilité de cette peur), mais seule la température de Girabo est dissuasive. Aujourd’hui donc les Huli sont dans une phase transitoire de leur culture, adoptant progressivement les traits culturels venus d’Australie ou d’ailleurs, aspirant au mode de vie occidental, ou du moins à la conception qu’ils en ont. Cette envie de voir la Papouasie vient de toutes ces images que j’ai pu voir, à la télévision dans des reportages, ou dans des livres et qui m’ont fait rêvé. Ces mystères incarnés par l’une des dernières terres de découvertes, peuplée de cultures aussi diverses qu’extraordinaires. Mais surtout, après l’Equateur, Bornéo, l’Altiplano il fallait quelque chose qui soit vraiment difficile, une sorte de défi pour moi-même. Je me suis donc orienté vers les régions des Highlands, au centre du pays, là où les incursions des occidentaux ne sont que récentes et toujours rares aujourd’hui. L’idée à la base de mon projet était simple, je voulais étudier les interactions entre une communauté locale et le monde occidental au travers d’un projet de développement actif dans cette région. Les projets de développement ne manquent pas dans les Highlands, ils sont industriels (or, cuivre, pétrole ou gaz) ou agricoles (café, thé, riz…), il me restait donc à savoir exactement où j’allais aller. Cela, je n’ai jamais pu réussir à le déterminer de manière précise avant d’arriver sur place les difficultés pour communiquer avec les autorités régionales (je devrais dire l’impossibilité) et l’étendue du territoire m’en ont empêché. Cela ne m’avait pas découragé, après tout ce n’était qu’un détail, mais il fallait au moins que je sache quel groupe ethnique j’allais choisir. Au fil de mes recherches, j’ai pu établir des contacts qui m’ont rapidement mené à deux noms : Lorenzo Brutti et Chris Ballard. Ce sont ces personnes qui m’ont aidé à faire ce choix et à préparer ce voyage. Chris est l’un des grands spécialistes de la culture Huli et surtout l’un des rares à parler correctement cette langue le choix s’est donc imposé naturellement. A cet instant, le fait de faire un choix était plus important que le choix en lui-même… je ne suis même pas sûr de pouvoir parler de choix, je ne pense pas que je savais vraiment ce que je cherchais.

LA SUITE EST DISPONIBLE A LA LECTURE SUR MON BLOG PERSO (CAZAUDEHORE.WORDPRESS.COM), le blog est entièrement dédié aux Huli de Papouasie Nouvelle Guinée (région de Tari) ainsi que sur quelques autres zones du pays.
Bordeaux - La Baule à vélo et en couple English translation pending
by Audrey93 · 2013-05-20 · 10 replies
Bonjour à tous !

Tout d'abord je tiens à dire un grand bravo à tous ceux qui font vivre ce forum en partageant leurs expériences et leurs précieux conseils ! J'espère en faire partie très bientôt !

En effet, mon copain et moi avons envie de longer une partie de la côte Atlantique à vélo. A priori de Bordeaux à La Baule. Nous avons prévu 10 - 12 jours environ, pensez-vous que cela est suffisant ? Je suis novice en vélo mais assez sportive, mon copain lui adore ça il a donc l'habitude.

Nous avons pensé a prendre une tente 2 places. Y a-t-il des campings/auberges de jeunesse abordables en Août? Est-il possible de bivouaquer?

Une grand merci d'avance à ceux qui me répondront !

Audrey
Maurice en une semaine (retour) English translation pending
by Jeanlucnice · 2013-05-13 · 16 replies
bonjour nous venons de rentrer de Maurice et javoue que nous avons ete seduits par les Mauriciens avant toute chose je tiens a dire que tout ce qui a attrait au luxe ce nest pas pour moi

donc direction Maurice pour profiter un maximum en une semaine

depart de nice vendredi 3 mai a 16h avec Emirates Arrivée Maurice samedi 4 mai a 9h prise en compte de l'hebergement et direction plage de BLUE BAY pour recuperer du voyage, petite sieste jusqua 17 h et retour hebergement par le bus

agreable premier contact avec un jeune loueur de parasol et matelas au prix de 350 roupies environ 8 euros ca fait rever quand on pense que sur la cote d'azur il faut compter un mimimum de 35 euros parasol et transat mdr

DIMANCHE: direction le JARDIN DE PAMPLEMOUSSE guide present a lentree pour 100 roupies il vous propose de vous faire visiter le jardin en une heure tres agreable a entendre et joli melange de couleurs et de vegetations A CONSEILLER un bref passage par PORT LOUIS BRUYANT POLLUE SEUL POINT POSITIF LE WATER FRONT pour des achats de vetements

LUNDI cest la FOIRE a MAHEBOURGH ( vente de vetements) tous les jours de la semaine cest LE MARCHE ( vente de fruits, poissons, n épices...)

promenade a travers les rues et pur hasard nous faisons la connaissance de GILLES un nicois qui vit a MAURICE depuis 16 ans et qui a suivi sa femme quil a rencontre au cours dune soiree

changement d argent: GILLES nous propose un magasin quil conseille toujours pour le change

je le surprends quand je lui dit: tu recois une commission de ce magasin ou quoi? On m a conseille un autre endroit

pas de soucis me repond t il ? VA VOIR dans les banques fais le tour et apres on va chez mon ami

au final effectivement le taux propose par son ami etait plus avantageux apres midi plage de BLUE BAY

MARDI :GILLES organise des ballades sur 2 rivieres et sur la mer; il a eu dernierement un photographe de GEO qui proposera les photos quil a prise dans un prochain magasine de GEO consacre a l'ile maurice

duree 3 heures et demi, peche en mer avec le pilote du bateau et repas pris chez un de ses amis Mauriciens qui propose des plats et sorties, des ballades a travers l'ile? Petit restaurant simple, accueil par la maman du patron toujours souriante, repas agreable et pris dans une bonne ambiance le patron a beaucoup d amis dans la police et les gardes cote et il nest pas rare de voir policiers et gardes cotes venir manger ici

le restaurant sappelle LE STAR il est derrierele MARCHE DE MAHEBOURGH 3 OU 4 RUES DERRIERE

MERCREDI: ballade en mer avec HAROLD et MARYSE et visite de lile de la PASSE de lile au PHARE et de lile aux cerfs jolie ballade en mer joli pic nic sur la plage A CONSEILLER

JEUDI : NAGE AVEC LES DAUPHINS LE PATRON DU STAR nous a trouve une personnes qui organise l excursion nage avec les dauphins DEPART 6 H de mahebourgh arrivee 7h30 vers TAMARIN SORTIE DAUPHINS JUSQUA 10H30 PRIX POUR 2 PERSONNES 3000 roupies ensuite voyage a travers les terres repas ic nique au MORNE visite de CHAMAREL, fabrication du rhum avec degustation, les cascades de CHAMAREL et les terres au x 7 couleurs visite de GRAND BASSIN

VENDREDI: depart pour le NORD, avec visite de lusine de BOIS CHERI, degustation de the, visite dun ancien volcan, direction CAP MALHEUREUX PIC NIQUE SUR LA PETITE PLAGE , et REDESCENTE par les plages de la cote ouest, GRAND BAY... un air de deja vu sur la cote d azur...PAS ATTIRANT POUR MOI retour par les terres

SAMEDI: DERNIERS CADEAUX ET PLAGE JUSQUA 17 H DEPART POUR LAEROPORT VERS 20H ET DEPART A 22H15 VIA DUBAI ARRIVEE NICE DIMANCHE VERS 15H

pour tous ceux qui sont interesses je peux vous laisser des coordonnees de personnes qui vous proposerons sorties avec repas ballades en mer

PAS DE CRAINTE A AVOIR, NOUS SOMMES PASSES PAR EUX

NHESITEZ PAS

VOUS NE LE REGRETTEREZ PAS
Trois semaines dans le sud de la Thaïlande English translation pending
by Caribou38 · 2013-05-12 · 2 replies
Bonjour à tous les globes trotteurs, Avec mon conjoint, nous serons en Thaïlande du 26 Décembre au17 Janvier. Nous atterrissons et partons de Phuket. Nous pensions rester dans le sud, car nous voudrions voirles plus belles plages et les beaux sites de snorkelling (et un peu de plongée) Nous aimerions aussi beaucoup voir des requins baleines, nous savons qu’il y en a aux alentours de Ko Samui, cela dit nous y seronspendant la période de mousson. (aux environs du 8 au 12 janvier) Pleut-il vraiment beaucoup ou est-ce supportable en janvier ? Nous pensions faire : A phuket = Nai Harn + Kata pourvoir de belles plages. Puis la baie de Phang Nga, prendre le bateau pour Iles Similanpour 1 jour (ou 2 ?) Redescendre en direction de Krabi et passer par Ko Yao Noi (quel est le meilleur moyen de faire PhangNga/Ko Yao ? Aller jusque krabi descendre jusque Koh lanta, voir Ko PhiPhi Ensuite aller jusque Ko Samui - Est-il facile de faire le trajet depuis Krabi jusqueKo Samui ? Puis Ko Phan gan et Ko Tao, et retourner sur Phuket. (a Ko tao vaut-il mieux revenir jusque Ko Samui et aller surles terres ou aller directement jusque les environs de Thung tako ? Est-ce que c’est faisable en 3 semaines ? Comment se déplace-t-on dans les terres ? Bus, Taxi, location auto, train… ? D’après vous, quel est le meilleur endroit pour y faire lejour de l’an (un bel endroit pas forcement ultra touristique ou l’on peutavoir les pieds dans l’eau turquoise?) Y a-t-il des places à ajouter ou enlever de ce circuit ? Combien de temps nous conseiller vous de passer sur les iles ?(ex : Ko phi phi = 1h ou 2jours ?.....) Connaissez-vous desauberges ou hôtels intéressants ou bien situé pour y dormir (bon rapportqualité/prix car nous avons un budget assez serré car il s'agit d'une étape lors d'un Tour du Monde) Nous prenons tous conseils et recommandations, nous ne connaissons vraiment rien à la Thaïlande. Merci beaucoup Greg et Cynthia
Avis sur premier voyage à Majorque? English translation pending
by Poutoufamily · 2013-05-05 · 6 replies
bonjour à tous!

j'ai trouvé de justesse 2 locations à Majorque je suis en retard alors j'ai pas trop de choix....une est à El Toro à 15 min de palma et l'autre à son Serra de Marina pas très loin de Can Picafort...(3 semaines début août)

C'est la première fois que nous allons à Majorque j'y connais rien de rien! on part avec mes 2 enfants de 3,5 et 6 ans et mes beaux-parents...

On aime beaucoup la nature et les petits villages typique...un peu d'animation mais pas de disco et si possible pas des villages fait pour les touristes remplis de bâtiments informes avec carte de menu en allemand...

et surtout surtout.....des plages de sable pour le bonheur de mes loulous! et moi je vais enfin tester de l'eau chaude! fini l'océan de Galice magnifique mais glacéééééé!

ha et nous allons sûrement louer une voiture pour nous déplacer un peu....je suis preneuse de lieu à visiter!!!!

merci pour votre réponse j'espère rapide parce qu'il faudrait pas que tout nous passe sous le nez!
Croisière Costa "Civilisations antiques" du 6 mai 2013 English translation pending
by Domiro · 2013-04-20 · 16 replies
Bonjour pour notre première croisière nous avons choisie les civilisations antiques avec Costa au départ de Marseille le 6 mai 2013, nous aimerions savoir si il y a d'autre personnes sur le site qui font cette croisière sur le Classica. Nous sommes encore indécis pour le choix des excursions, nous aurions voulues en faire quelques une seul ou avec un autre couple pour être plus libre mais nous n'avons pas de renseignement sur les sites à visités facilement ( la Spezia, Rome, Catane, Athéne, Izmir, la Valette ) si des croisiériste ayant déjà fais ce circuit veulent bien nous donnez des infos nous sommes preneurs, merci.
Italie: une chambre de deux personnes pour quatre se fait-il? English translation pending
by Maxpayne007 · 2013-04-12 · 14 replies
Bonsoir

Nous sommes 4etudiants à petit Budget , et vu les prix des hotel en italie c un peu difficile alors : JE VOULER savoir qui d'entre vous a deja essayer de reserver pour deux personnes MAIS etres a 4 ( etant des débrouillard, sac de couchage oreiller et c fait) ET BIENSUR en italie.

voila merci bien
Civilisations antiques: que se passe-t'il chez Costa? English translation pending
by Avionsol · 2013-04-12 · 9 replies
Nous embarquons, mon épouse et moi-même, sur le Costa Classica le Mardi 16 Avril à Marseille, pour la croisière de 10 jours, « Civilisations antiques ». Nous aimons préparer notre croisière à l’avance aussi, nous avions déjà réservée le 17 Octobre 2012.

Nous sommes de vieux clients Costa et avons jusqu’à présent, été satisfaits des prestations de cette compagnie.

Par contre, juste avant cette croisière, nous ne pouvons nous empêcher de pousser un « coup de gueule » et de protester auprès de Costa.

POUR QUELLES RAISONS ?????

En Octobre, lorsque nous avons réservé, la croisière « Civilisations antiques » le catalogue Costa la présentait comme suit :

1° escale : LIVOURNE 8h-18h

2° escale : PALERME 14h-19h

3° escale : ATHENES-LE PIREE 8h-18h

4° escale : IZMIR 8h-17h

5° escale : RHODES 9h-18h

6° escale : LA VALETTE 8h-18h

Cette croisière avait de l’allure et nous plaisait. De plus, c’était une croisière méditerranéenne qui évitait Civitavecchia (que nous avons fait déjà plusieurs fois).

Eh bien, à la veille de partir, la croisière a été totalement remaniée. Ces modifications ont été progressives et on les a découvertes en consultant le catalogue en ligne Costa.

Voici ce qui est désormais prévu :

1° escale : LA SPEZIA 9h-19h. (La Spezia est un port sans grand intérêt)

2° escale : CIVITAVECCHIA 8h-18h (pas de chance, on aurait souhaité l’éviter)

3° escale : CATANE 14h-19h. En 5 heures d’escale, il va être difficile de gravir l’Etna !

4° escale : ATHENES-LE PIREE 8h-14h30. Cette escale est maintenue mais elle est réduite à 6h30 au lieu de 10h.

5° escale : IZMIR 9h-15h30. Même remarque: l’escale de 9h a été réduite à 6h30.

6° escale : LA VALETTTE 9h-18h. On reste 9h à Malte. Costa n’a réduit son temps d’escale « que » de, seulement, 1h.

RHODES a été définitivement supprimée (remplacée par CIVITAVECCHIA).

En résumé, tout a changé dans cette croisière. Des escales ont été remplacées par d’autres ou ont vu leur durée considérablement réduite.

Que se passe-t’il donc chez Costa ? Pour quelles raisons cette croisière a t’elle été si profondément modifiée ?

Après 6 croisières Costa (et une croisière MSC), c’est la première fois que ça nous arrive. Et nous ne comprenons pas.

Des faits semblables se sont-ils produits pour d’autres croisières ?

AVIONSOL
Plage pour fin de séjour en Inde du Sud? English translation pending
by Crischristl1 · 2013-03-28 · 8 replies
Bonjour, Nous partons en Inde du Sud le 19 avril, en commençant par Chennai et finissant par Cochin, et nous voudrions passer quelques jours à la plage à la fin du séjour. Est-ce que vous auriez un endroit à me conseiller ? J'ai lu pas mal de choses sur Kovalam et Varkala, pas toujours très positives . Merci d'avance pour vos commentaires et adresses !
Itinéraire pas trop fatiguant pour l'Italie? English translation pending
by Furiae · 2013-03-27 · 5 replies
Bonjour,

Je me permets de poster un message car je m'interroge, nous avons déjà réserver tout notre séjour, mais j'aimerais peut-être finalement y inclure Milan en début de séjour, car les prix en septembre sont exorbitant! d'ailleurs si vous avez une adresse d'un bel hôtel pas trop vieillot et propre et un prix pas trop élevé je suis preneuse. J'ai déjà plus ou moins mon planning de fait donc j'aime autant vous le montrer, si vous trouver que ça semble trop fatiguant n'hésitez pas à me le dire. Nous ferons se circuit en voiture, et nous partons de la Belgique.

21 août: Milan ??? 22 août: Bologne - départ de la Belgique très tôt pour arriver au début d'après-midi à Bologne. - Découverte des deux tours, piazza di porta ravegnona, piazza maggiore, piazza del nettuno (tout sous forme de promenade) - Dîner sur place et nuitée et petit déj à l'hôtel 23 août: - Départ tôt pour Rome, environ 5h de route! Les visites: - Commencer le chemin par la bocca de verita et ses environs (notre hôtel est tout près du Colisée) - Passer devant le théâtre Marcellus - Le capitole, sa place et le musée au Palais des conservateurs - Découverte de la place de venise - Ensuite direction le Panthéon, si il n'est pas fermé, y entrer. - Piazza Rotonda / Souper dans les environs - Poussé jusqu'à la place Navona si on est pas trop fatiguée, reprendre le métro ou le bus pour retourner à l'hôtel!

24 août: - Ma mère nous rejoint ce jour là, jusqu'au lendemain, du coup on va la chercher à l'aéroport principale. - Découverte du Forum Romain, prise des tickets pour ma mère, car nous nous avons les Roma Pass. + le mont - Pause dîner - Visite du Colisée + Arc de constantin - Repos ou promenade via del corso - Le soir: Fontaine de Trévi et environs / Dîner dans les environs.

25 août: - Prendre le bus jusqu'au Vatican, Visite de la place et de la basilique Saint-Pierre. - Découverte du Château Saint-Ange + son pont (nous ne visiterons pas l'intérieur) - Pause repas ou vers la Piazza del popolo - Ensuite direction la Piazza Di Spagna - Retour à l'hôtel, nous raccompagnons ma maman, pour son départ. - On avisera à ce moment de se que nous ferons.

26 août: - Petit déj, prendre un encas à Rome? pour le trajet puis départ pour Casole D'elsa ou se trouve notre hôtel. (Trajet environ 3h30) - Ce jour-là repos à l'hôtel et à la piscine, nous avons la demi-pension donc inutile de sortir.

27 août: - Départ pour Sienne (environ 40 minutes de trajet) - Découverte de la ville: Piazza del campo, palazzo publico, fontaine de Gaia, promenade dans les ruelles - Visite du Duomo Santa Maria (es-ce que ça vaut le coup?) - Retour à l'hôtel

28 août: - Départ pour Florence, (environ 1h de route), se garer assez loin du centre. - Arriver au Pont Vecchio, puis direction la galerie des offices. - Pause repas - Découverte de la piazza della signora + fontaine - Piazza del duomo - Retour fin- d'après midi à l'hôtel

29 août: - Départ pour Volterra (environ 30 minutes de trajet) - Découverte de la ville: Viale dei ponti, parc archéologique, piazza dei priori, dumo battistero, théâtre romain, achats). - Pause repas sur place et retour à l'hôtel en début d'après-midi 30 août: - Départ pour San Gimignano - Découverte de la ville, retour à l'hôtel ou découverte du village de Casole d'Elsa.

31 août: - Départ de l'hôtel pour Pise (2h de trajet), visite de la place des miracles. Pause dîner dans les environs. Si vous avez des adresses? - Ensuite nous reprenons la voiture direction notre prochain hôtel à Levanto ( environ 1h30 de route) - Profiter de la plage, Dîner sur place

1 septembre: - Découverte des Cinq terres par train - Dîner dans un des villages ou pas - Retour à l'hôtel, profiter de la plage 2 septembre:

- C'est déjà la retour à la maison.

Alors, vous pensez qu'ajoutez une nuitée à Milan pourrait être faisable?
Une semaine à Rabat avec enfants en bas âge English translation pending
by Eilleen · 2013-03-15 · 21 replies
Bonjour à tous et à toutes,

Nous préparons nos premières vacances au Maroc en famille (3 adultes, 3 enfants de Nourrissons à 4 ans)

Nous avons choisis de passer une semaine à Rabat au mois d'Aout (pour éviter les villes trop touristiques et donc surpeuplées tel que Marrakech ou Agadir) et profiter d'une température plus douce que dans les terres.

Maintenant, il nous faut trouver où nous loger. Notre Budget n'est, hélas, pas élastique et les hôtels que j'ai consulté pour le moment me paraissent chers...

Il nous faut un minimum de confort pour les bébés...

Bref, j'en suis là de mes réflexions, et j'aimerais profiter de vos conseils et expériences.

Je pensais aussi visiter Meknes et Fes, mais comment nous déplacer? Nous arriverons en avions, et nous n'aurons, à priori, pas de siège auto. Est ce indispensable de les emmener, ou y a t il possibilité d'en louer...?

Comment est la route pour ces deux villes, et est ce loin de Rabat?

Bref, si vous pouvez m’éclairer ou me conseiller, je suis preneuse de toutes vos remarques...
Une semaine à Collioure, Banuyls ou Cerbere? English translation pending
by Delageniere · 2013-03-09 · 13 replies
Bonjour,

Après avoir fait une rando itinérante en famille dans les pyrennees, nous souhaitons nous poser une semaine au bord de la mer, près de jolies criques, sans trop de monde si possible, même si je sais que fin aout ce sera difficile d'être seuls ! Nous hésitons entre Collioure, Banyuls, ou Cerbère.

Que nous conseillez vous ?

Merci d'avance,

Solange
Développement aux Philippines pour intéresser les backpackers English translation pending
by Getehem · 2013-03-08 · 21 replies
Bonjour.

Pour répondre à une demande qui m'a été adressée par un investisseur, je vous pose cette question:

Cet investisseur envisage développer aux Philippines, dans les endroits touristiques les plus connus ( Lac Taal, Bohol, Port Barton, etc....) des " parcs de Bahay kubos". Il s'agirait de lieux un peu comparables à des terrains de camping, où les backpackers pourraient louer à la journée des " kubos" composés d' une chambre et d' un salon, le tout en bambou. Des toilettes, douches et cuisine communes seraient également disponibles. L'avantage de cette formule serait soin prix extrêmement réduit..



Questions :

1) cette formule pourrait-elle intéresser les backpackers? 2) Quels équipements et infrastructures seraient souhaités? 3) Quel serait le coût de location/ jour idéal? 4) Quels endroits seraient les plus propices à l'édification de ces parcs?

Merci de faire part librement de vos commentaires! j
Périple à vélo au départ de Genève ou Chambéry (La Hot'Route) English translation pending
by Panneauramix · 2013-03-06 · 20 replies
Salut. J'me présente, Mathieu, 21, étudiant à Chambéry (Savoie, France) Je me suis préparé un petit périple à vélo. Voilà l'idée : Sur 12 jours (13 si on case un jour de repos au milieu), 12 étapes entre 100 et 170km suivant le denivélé à avaler. Au total, environ 1700 km pour presque 31.000m D+. J'ai établi le départ le 21 juin (ca peut varier d'un ou 2 jours) à Geneve, mais rien n'empêche de commencer direct de Chambéry et de faire une première étape Chambéry >> Genève ou Chambéry >> Thonon (ou Evian). A voir. Je disais donc 12 étapes que je détaillerai si besoin, mais en gros départ de Geneve, longeant le lac Léman. Puis court passage en Suisse, pour rejoindre Chatel et Abondance (74). Ensuite, on longe au max la frontière sans passer en Italie (c'est un choix de ma part, sans raison valable^^). Donc Haute Savoie, Savoie, etc jusqu'à la mer !! (Menton au soir de la 6e etape). Ensuite, je voulais remonter dans les terres pour aller grimper le Ventoux. Enfin, un passage par l'Ardeche, où je voulais aller voir Vallon Pont d'Arc et j'aime beaucoup l'Ardeche avec ses gorges. Voilà retour par le Vercors, et les lacs de Paladru et Aiguebelette. Retour maison après 12 (ou13) jours à faire du vélo. L'esprit de cette aventure est la beauté des paysages rencontrés, et du plaisir plus que de la performance. Cependant, je pensais partir assez tôt les matins (on attendra quand même que le Soleil se lève : pas de vélo à la frontale de prévu. Sauf si on se perd un jour, pour finir^^)... donc partir assez tôt le matin pour "avoir le temps" la journée, pouvoir faire des pauses, prendre des photos, etc... Je propose donc cet itinéraire de ma conception, empruntant des chemins plutôt touristiques (d'après viaMichelin et les sites touristiques) et j'espère pas trop fréquentés par les voitures (ces engins polluants) Nan je vais pas vous faire le paragraphe sur la mobilité douce, même si ce projet s'y insère. Faire environ 1700 km (total) sans rejeter de C0² (une petite partie sortira de nos poumons, ok), et surtout sans payer l'equivalent de 3 pleins d'essence (pour ma voiture) soit entre 170 et 200€ d'économisés (meme si on le mettra dans les campings et gites) Parlons de cela, les nuits seront donc en gite (alpes) et campings, donc il faudra une tente et un duvet (tapis de sol). Pour le transport de tout ca + la bouffe (achetée au fur et à mesure sur le trajet), je ne sais pas encore comment je vais me démerder, ni si je peux prendre mon vélo de route (installation porte-bagage ? sacoches ? avant et/ou arriere ? sac à dos ?(pas sur le dos je pense). Les conseils sont les bienvenus. L'idéal serait même d'avoir une voiture (monospace) pour transporter les tenues de rechange, tentes et nourriture. Voila, je n'ai encore jamais fait un truc comme ca, c'est pourquoi ma motivation est grande. Pour la date, elle est incertaine et s'adaptera aux disponibilités de chacun(e). Que dire de plus, n'hésitez pas à faire tourner l'événement à toute personne que ca pourrait intéresser dans vos amis et connaissances. En effet, j'aimerais beaucoup partager une telle expérience, même si je le ferai tout seul si personne ne se sent de m'accompagner. Enfin, il est possible de nous(me) rejoindre sur une ou plusieurs étapes, c'est à la carte.

Mathieu, Le savoyard d'adoption, peut-être un peu idéaliste sur ce coup (on verra sur place)

PS : Comme je l'ai dit, tous les conseils sont les bienvenus (sur tout et n'importe quoi). De même si vous avez ou connaissez des logements pour une nuit près de mes points de chute, n'hésitez pas à m'en parler. Vous pouvez retrouver l'événement sur Facebook "La Hot'Route" (avec les majuscules)
Pacaya Samiria: dans la forêt inondée (Pérou) English translation pending
by Hunbaut · 2013-03-06 · 3 replies
PACAYA SAMIRIA Dans la forêt inondée

DEPART DE LIMA



Je quitte le confort de l’Appart-hôtel « Peru Star » pour une balade de trois semaines au cœur de la forêt amazonienne, dans la réserve de PACAYA SAMIRIA. Il faut 30 heures de bus pour passer les Andes et atteindre ma première destination : TARAPOTO. A la tombée du jour, la montagne devient rose et le ciel violet. Mais mon estomac n’est pas sensible au spectacle et je découvre in extremis l’utilité du petit sac vomitif fourni à chaque passager !

TARAPOTO

TARAPOTO, j’ai les jambes molles mais je suis heureux de sentir déjà l’ambiance d’une bourgade aux portes de l’Amazonie. Mais je n’y suis pas encore, il reste à descendre le dernier tronçon routier jusqu’à YURIMAGUAS et le rio HUALLAGA, un affluent du MARAÑON (AMAZONE).

YURIMAGUAS



J’aime YURIMAGUAS, la ville est tranquille, colorée et accueillante. Je fais quelques croquis du marché et sur le puerto EL VADO. Pour l’anecdote, la statue sur le port représentait un homme portant un lourd régime de bananes. Des gens ont cassé le régime, il ne reste que l’homme qui semble pris d’une crampe ou souffrir de rhumatisme !



EL ROMANTICO IV

Je traînerais bien encore à YURIMAGUAS mais il est temps d’embarquer sur un bateau de la compagnie EDUARDO qui doit m’emmener à LAGUNAS.



Le bateau s’appelle EL ROMANTICO IV ce qui est bien trouvé. En effet le voyage sur le rio SAMIRIA dure une vingtaine d’heures et se passe allongé dans son hamac en rêvant les yeux mi-clos sur les paysages qui défilent, lentement il est vrai...



LAGUNAS

LAGUNAS semble un peu perdu au bout du monde et épargnée par le tourisme. Super, j’adore ! Le port est à moitié inondé, ce qui n’empêche pas toute une activité autour du va et vient des bateaux.



PERUSELVA et WELINGTON

C’est l’heure de faire connaissance avec MIGUEL, le responsable, et WELINGTON, un des guides de l’agence PERUSELVA.



WELINGTON aura plus particulièrement la noble tâche de me ramener vivant et entier après une quinzaine de jours passés en forêt. Je découvre la petite pirogue qui doit nous emmener jusqu’à notre destination, PASTO COCHA, une crique perdue au milieu du parc PACAYA SAMIRIA.



Comme cette destination ne me dit pas grand chose, je reproduis en vitesse le plan du parc affiché sur un panneau du camp de base.

RAMER

Je croyais pouvoir ramer avec WELINGTON et me faire des muscles qui auraient eu le meilleur effet au retour. La vérité est qu’au bout de 15 minutes j’avais les bras en compote et une seule envie : m’allonger pour faire disparaître les crampes qui me feraient bientôt ressembler à la statue de YURIMAGUAS.



C’est ainsi que j’ai compris qu’il fallait mieux laisser faire WELINGTON et ne pas avoir de complexe à ne rien faire, à regarder autour de soi ou à faire ses petits dessins.



PACAYA SAMIRIA - LA FORET INONDEE

Nous sommes en janvier, c’est le début de la saison des pluies. La forêt déborde d’eau et les terres émergées se font rares.



Passés les 2 premiers gîtes (Poza Gloria et Camotal), le problème est de trouver un coin au sec pour passer la nuit.



Heureusement, perdues au milieu de la forêt, des cases sur pilotis nous offrent un toit et un plancher, j’ai juste l’impression de dormir au milieu de l’eau.



LE RIO SAMIRIA

La plupart du temps, la balade en pirogue est très agréable et même hypnotisante. Chaque boucle du rio fait apparaître de nouveaux motifs de végétation et de nouveaux paysages.



Nous surprenons parfois des groupes de singes ou le dos rose d’un dauphin, un boto ou encore un iguane qui a la gentillesse de garder la pose pour un petit dessin.



SACARITA !

Les choses se compliquent lorsque WELINGTON crie « Sacarita ! »



Là, ça veut dire que la pirogue va couper à travers le sous-bois inondé et nous entraîner comme sur les rails d’une station de lavage automatique, sous un rouleau de broussaille piquante, mordante, pleine de moustiques et d’araignées.



C’est ainsi que j’ai perdu mon bob, ma serviette de bain, la coque de mon portable (qui séchait heureusement sans mon portable) et mon poncho. J’espère que ça servira aux singes !

BIVOUAC

Nous approchons de Pasto Cocha mais, avant, plusieurs nuits en bivouac nous attendent.



Parlons du bivouac, il se décompose en 3 temps forts. La première période est du genre insupportable car les moustiques ont préparé un comité d’accueil très actif. Impossible de rester tranquille, toute son énergie et son intelligence sont mobilisées dans un seul but : essayer de se faire piquer le moins possible. A croire que les moustiques pensent que je sens trop mauvais car à une certaine heure, ils libèrent le terrain et disparaissent presque complètement. Le moment est venu de prendre son bain.

Moment délicieux, l’eau me rafraîchit presque autant que si je buvais une boisson glacée. Précautionneusement, je ne sais pas sur quoi je marche tout de même, je m’enfonce dans un bain végétal qui me donne la sensation d’être en fusion avec la rivière et la forêt.



Mais le meilleur est à venir. La nuit tombe, WELINGTON, qui doit avoir dix bras, a défriché le terrain, installé une bâche et les hamacs, préparé le feu et le repas.

Bientôt, propre, sec et repus, je vais pouvoir me glisser à l’abri de ma moustiquaire et regarder la nuit tomber sur la forêt. Au fur et à mesure que les contours disparaissent, les sons de la forêt montent, se précisent, remplissent la nuit. C’est juste grandiose, je m’endors en me croyant revenu au monde originel.

PASTO COCHA

Nous arrivons à PASTO COCHA, le paysage est écrasé par la chaleur. PASTO COCHA est un grand étang entouré par une forêt basse et, disons-le, un peu inhospitalière. Au milieu une ancienne structure de forage pétrolière, ça s’appelle un arbre de Noël, je crois, émerge comme un totem oublié par une ancienne tribu.



WELINGTON accroche un plastique blanc à un buisson pour retrouver le passage du rio à la crique. Il ne ferait pas bon passer la nuit ici. Le coin est, paraît-il, fréquenté par des crocodiles de taille adulte. De là mon imagination s’enflamme … comment pourrais-je survivre si je devais rester seul à attendre les secours ? Réponse : c’est une idée complètement idiote !

RETOUR

Déjà, le moment de rentrer est venu, seul problème nous sommes maintenant à contre-courant, ce qui veut dire que nous ne pouvons compter que sur nos bras pour revenir à la maison, enfin je parle, bien sûr, des bras de WELINGTON.

Dans certaines boucles, le courant devient fort et la pluie se met de la partie. Je tente de jouer de la rame pour aider WELINGTON mais je ne suis pas très efficace. De toute façon WELINGTON doit être une sorte de robot, il peut ramer des heures sans montrer le moindre signe de fatigue. Merci WELINGTON, sans toi j’y serais encore !



Dernière nuit dans la forêt, un groupe d’arbres se détachent en ombre chinoise, plus bas dans le rio, des centaines de petits poissons s’éclaboussent au clair de lune tandis que sous mon nez des insectes font leurs rondes à l’extérieur de ma moustiquaire.

Tout va bien, je vais pouvoir faire de beaux rêves … c’est la fin du voyage.

Jean marc Desrosiers – Voyage Janvier 2012

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Visiter la Côte d'Azur en train et voiture et circulation English translation pending
by QuébecRené · 2013-03-03 · 20 replies
Bonjour

Avons l'intention de visiter toutes la cote D'Azur ; une location de voiture à Marseille et retourner cette même voiture à Nice , pour les 2 dernières de Juillet et la 1e de Aout avec 1 halte à chaque semaine Étant donner , selon certaines informations, la circulation est très difficile à cette période de l'année

Nous avons l'intention de prendre la voiture pour se déplacer pour nos 3 haltes et pour visiter utiliser le train

Est-ce possible et facile , de bien visiter la Cote D'Azur de cette façon et et réalisable en tenant compte qu'il faudras quand même utiliser la voiture pour se rendre à la gare ?

Merci
Parcours France (à déterminer)-Istanbul à vélo English translation pending
by Manu1126 · 2013-02-25 · 12 replies
Salut à tous,

On prévoit dans 1 an, un parcours vélo d'1 mois environ pour aller de France jusqu'à Istanbul. Idéalement, on aimerait passer par l'Italie du Nord, prendre un ferry pour rejoindre la Croatie puis Monténégro, Albanie, Macédoine, Bulgarie et Turquie. On est preneur de bons conseils ou de bonnes idées pour déterminer le parcours à suivre (commençons par le début). Je pense qu'on sollicitera ensuite pour la préparation plus en détail...

Merci d'avance de tous vos conseils.

Emmanuel

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