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Notre traversée du désert de l'Atacama à vélo (Chili, Bolivie et Argentine) English translation pending
A vélo dans l’Atacama (Chili, Bolivie et Argentine)
Cette région d’Amérique du Sud m’a toujours fasciné, les raisons en sont multiples. En premier lieu, il s’agit du désert le plus aride du monde, certains endroits, de mémoire d’homme, n’auraient pas vu une goutte d’eau. Je me souviens dans ma jeunesse, de ma mère, férue d’histoires mystérieuses et d’autres énigmes. Elle me montrait ses livres élaborant les hypothèses les plus étonnantes, voire farfelues, sur les fameux pétroglyphes, localisés entre Pérou et Chili dans ces immensités qui dominent l’océan Pacifique. Plus récemment, je regardais les images magnifiques du Dakar, le journaliste était abasourdi de découvrir un cycliste seul au milieu de ce désert, loin de tout. Il a eu de ce fait un sujet tout trouvé pour son intervention télévisée quotidienne, son commentaire : en 4x4, nous montons ce col en trois heures et ce cycliste lourdement chargé met trois jours. Et pour terminer, il y a trois ans, lors d’une traversée de l’Amérique du Sud à vélo, j’avais effleuré ce désert mythique sur une distance de mille kilomètres de piste.

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »
Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.
Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.
Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool.
Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.
Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !
Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est très instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.
Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure.
Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.
Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.
Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora.
Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable.
Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...
Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !

Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.
Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.
Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres.
La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.
Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins.
Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.
Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.
Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.
En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »
Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.
Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.
Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool.
Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.

Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !
Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est très instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.

Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure.
Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.
Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora.
Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable.
Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !


Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.
Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.
Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres.
La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.

Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins.
Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.
Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.
En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora
Los Angeles - San Francisco - Las Vegas et les parcs de l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Je sais que ce genre de question a été débattu à plusieurs reprises, mais j'ai cependant besoin de conseils de certains "spécialistes"!!😉
Je souhaite partir avec mon mari, en solos, en septembre vers l'Ouest. voici ma proposition, que je soumets à votre appréciation :
Marseille-Los Angeles
LA: combien de jours pour se faire une bonne idée ?
départ de LA pour les parcs : Moument Valley, Death Valley, Yosemite, , etc.. dans quel ordre ?
Stop à Vegas : combien de jours
Vegas-San Francisco
SF: 2 ou 3 jours
retour SF-Marseille
Donc, en résumé, en combien de temps tout cela est-il réalisable, quels hôtels dans les parcs, quel budget ?
location voiture : quel loueur ?
Ca fait beaucoup de questions !😕 mais je sais que ça ne fait pas peur à certains d'entre vous !!😏
Merci beaucoup de votre aide et de vos réponses
Nicole
2011: L'appel du Wilderness (partie II et fin) English translation pending
L'appel du Wilderness (partie I) ; http://voyageforum.com/...s_partie_i_D4625771/
MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus
Le 6 juin : Au plus profond
En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...
Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.
Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.

On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!
Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.

Au tréfonds de l'antre de la bête...


Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.


CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola
La panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.
Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »
L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.






Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.


Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »


Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.

Le 8 juin : Du vert à l'aride
Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.
Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.








Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.

ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.
Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)



Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.
une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...

A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.
HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalli
Le 9 juin : Royal
Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.


Raie Manta souriante...


Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.
Les chevaliers de la table ronde

Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »

J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.


Sublime désolation...

La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !
Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.
Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.
Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮
L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.
Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »
Un dragon venu du tréfonds des âges...

Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.


Shadow in wilderness...


Moon through arch...

Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.
Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.
Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...
FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum
Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !
En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.
Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.



OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americana
Le 11 juin : Bloc in the roc
Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !
Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !
MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca
La « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.


Empreintes... d'un autre temps

un autre dragon venu du fond des âges...
Western Collared Lizard
Après 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.




Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »
En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴☠️

Le 12 juin : Hummer tour
Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.
Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.




En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.


Alien guette...



Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.
Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.
Direction « Thousand Pocket »
Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!
« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.



Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.

Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel
Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.
La dure loi du far west...


Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.






Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.



Guimauve hoodoo




Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement

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Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !
ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmannii
Le 14 juin : C'est Coton !
Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.


Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !


Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !

Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.
Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.

Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)
PRAIRIE SMOKE Erythrocoma triflora
Le 15 juin : Plongées
Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?
Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.
Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?


Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.
D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.
Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.




Le 16 juin : Surprise et inquiétudes
Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.
Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.
Around... Castle Rock

Et Red Top




Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !
Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.

Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...

Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...
FEROCACTUS Echinocactus polycephalus
Le 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !
Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !
La descente vers le paradis
Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.
7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.
Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...

Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !
Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.
Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.


La remontée vers l’enfer
Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.
D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.
Première alerte
Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.
Deuxième alerte
La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...
Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.
Perdus !
Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.
Troisième alerte
Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.
Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)
Ultime ressource, dernière chance
Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.
Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.
Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.
Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.
Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.
Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!
La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.
C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !
Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.
Conclusion :
Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.
Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.

Le 18 juin : Coucou... C'est nous
Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.








Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.
Le 19 juin : Hasard à Las Vegas
Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.
Un dépannage de haute volée....
Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.
Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE
L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!
Conclusion:
Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.
Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .
Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.
Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.
Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus Le 6 juin : Au plus profond
En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...
Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.
Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.

On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!
Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.

Au tréfonds de l'antre de la bête...


Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.


CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicolaLa panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.
Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »
L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.






Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.


Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »


Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.

Le 8 juin : Du vert à l'aride
Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.
Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.








Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.

ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.
Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)



Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.
une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...

A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.
HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalliLe 9 juin : Royal
Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.


Raie Manta souriante...


Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.
Les chevaliers de la table ronde

Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »

J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.


Sublime désolation...

La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !
Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.
Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.
Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮
L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.
Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »
Un dragon venu du tréfonds des âges...

Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.


Shadow in wilderness...


Moon through arch...

Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.
Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.
Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...
FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum
Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.
Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.



OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americanaLe 11 juin : Bloc in the roc
Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !
Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !
MOUNTAIN DANDELION Agoseris glaucaLa « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.


Empreintes... d'un autre temps

un autre dragon venu du fond des âges...
Western Collared LizardAprès 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.




Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »
En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴☠️

Le 12 juin : Hummer tour
Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.
Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.




En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.


Alien guette...



Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.
Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.
Direction « Thousand Pocket »
Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!
« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.



Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.

Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel
Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.
La dure loi du far west...


Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.






Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.



Guimauve hoodoo




Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement

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Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !
ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmanniiLe 14 juin : C'est Coton !
Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.


Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !


Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !

Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.
Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.

Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)
PRAIRIE SMOKE Erythrocoma trifloraLe 15 juin : Plongées
Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?
Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.
Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?


Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.
D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.




Le 16 juin : Surprise et inquiétudes
Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.
Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.
Around... Castle Rock

Et Red Top




Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !
Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.

Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...

Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...
FEROCACTUS Echinocactus polycephalusLe 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !
Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !
La descente vers le paradis
Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.
7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.
Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...

Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !
Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.
Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.


La remontée vers l’enfer
Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.
D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.
Première alerte
Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.
Deuxième alerte
La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...
Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.
Perdus !
Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.
Troisième alerte
Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.
Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)
Ultime ressource, dernière chance
Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.
Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.
Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.
Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.
Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.
Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!
La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.
C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !
Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.
Conclusion :
Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.
Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.

Le 18 juin : Coucou... C'est nous
Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.








Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.
Le 19 juin : Hasard à Las Vegas
Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.
Un dépannage de haute volée....

Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.
Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE
L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!
Conclusion:
Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.
Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .
Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.
Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.
Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

Djibouti? English translation pending
j'ai prévu de partir à djibouti voir des amis l'année prochaine. je voudrais savoir si quelqu'un a des infos sur ce pays. je vous remercie.
Aller au Pérou en mission humanitaire avec l'organisation Projects Abroad? English translation pending
Bonjour à vous tous!
Je cherche une réponse à cette question: avez-vous entendu des bons ou des mauvais commentaire à propos du Projects Abroad?
Merci d'avance!
P.S=J'aimerais beaucoup aller au Pérou en mission humanitaire et je ne suis pas certaine si c'est une bonne organisation fiable.
Circuit 4x4 de 2 semaines en décembre au Costa Rica English translation pending
66 et 77 ans, souhaitons découvrir CR en 4X4. Nous ne verrons pas tout mais que privilégier :
Pas trop de mauvaise route
des étapes pour se poser
une idée fixe sur les langoustes pour Mr
bain dans les eaux chaudes pour Me
pas de sport, un peu de plage sur la fin
La priorité restant la découverte faune flore dans des conditions pas trop hard !
Nous avons déjà les billets d'avion (2 au 16 décembre) mais circuit non monté : 2 offres radicalement différentes (sauf sur tortuguero) sur le circuit et le prix !
Avons fait le pérou il y a 2 ans avec evaneo c'était impeccable
Merci pour vos conseils
Soirée country à Springfield ou Branson (Missouri) English translation pending
Bonjour
Nous allons faire la route 66 l'année prochaine, qui peut me recommander un resto sympa où l'on peut passer une soirée sympa typique et danser la country à Springfield ou Branson dans le Missouri ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Katoune
Voyage au Maroc en 4x4 en début d'année 2012 English translation pending
Nous sommes un couple de retraité, (66 et 67 ans)en pleine forme.Nous avons un Def 110 équipé raid, nous comptons partir début janvier 2012 pour 5 mois.
Nous connaissons bien ce pays, nous y sommes allés en juin cette année, sur les conseils du Guide Gandini nous avons trouvé un super camp de camping à la sortie de Marrakech sur la route de l'ourika.Nous comptons en faire notre camp de base.
Nous recherchons 2 ou 3 couples comme nous, c'est à dire "pas pressé", "curieux", "aimant la marche tranquille" pour organiser des ballades en 4X4.
Nous souhaitons également pouvoir se rencontrer en France avant de partir pour faire connaissance, parler des projets , ect...
Nous habitons dans la région d'Avignon.
Nous sommes ouverts à toutes les idées.
Tips for solo travel in Senegal
Hi everyone,
I’m 66 and just discovered solo travel in Uzbekistan—I loved it! So I’ve decided to explore Africa, starting with Senegal. I’m just beginning my research, but if anyone can give me advice on which month to go, what to see, and whether this destination is safe—or maybe suggest another African country—I’d really appreciate your tips!
Deep south à moto (États-Unis) English translation pending
Hi,
Nous voilà reparti pour un tour au States (apres la 66 et la pacific coast), cette fois se sera dans le Deep South ( je crois qu'on dit ça)et une partie de la route du blues
L'idée de base Atlanta, le secteur de Tail of the Dragon ou parait-il quelques belles routes nous attendent.
Nashville, Memphis, la natchez trace, Baton Rouge, New Orleans, retour par Birmingham pour son musée de la moto et Atlanta
tous ça en une quinzaine de jours, surement fin avril, début mai
Je suis preneur de vos avis, conseils et infos
climat en cette période? Sur le principe pas de réservation d’hôtels en avance, est ce raisonnable sur des villes comme Memphis ou Nashville? vous connaissez peut être des hotels sympa qui méritent d'y prévoir une halte !
Connaissez vous des loueurs de motos sur Atlanta en dehors de ER ?
Atlanta semble le meilleur point de départ en raison du nombre de vols direct sur son aéroport ?
Les incontournables visites a ne pas manquer
Enfin tout ce qui va bien
Merci d'avance
Grand Canyon en voiture ou avion depuis Las Vegas? English translation pending
bonjour a tous
en bref, la route entre LV et GC merite-elle d'etre faite plutot qu'un survol en avion type "papillon" depuis LV afin d'y passer une journée supplémentaire?
en effet, j'aie déjà réservé et payé une nuit a flagstaff, mais je m'interroge a la perdre car seul, un arret de 3 jours a LV me semble de plus en plus inssuffisant.
merci pour vos commentaires, avec une pensée pour itat et cendryon et tous les forumers si instructifs.
Sans doute dernier périple dans cet Ouest époustouflant English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
5ème périple aux USA dont un en Floride, Louisiane et Mississipi.
J'écris "sans doute le dernier" dans cet Ouest surprenant car d'autres pays, d'autres visites, d'autres rencontres nous attendent.
Depuis 2014, nous avons tout organisé, sommes partis seuls, conduisant à 2.
Ce ne sera sans doute pas le cas pour certaines des destinations à venir qui se feront "accompagnées", en petit groupe, nous l'espérons...
Nous repartons en août 2019 aux USA, avec une envie de visiter le Nouveau Mexique où nous n'avons fait que passer durant les 3 voyages dans cet Ouest qui nous a tant plu.
Ci-dessous, notre périple.Les hôtels sont annulables, par contre, ayant pris nos billets, le séjour n'est plus extensible...
Périple août 2019 J1 Vol Paris/Los Angeles Los Angeles/Paris. Direct avec Air France (1ère fois que nous prenons cette Cie). 1439 euros incluant 280 euros pour choix de sièges près d'issue de secours, afin d'avoir de la place...). Arrivée à 15h30. Nuit à l'aéroport après récupération de la voiture chez Alamo. Nous conduisons à 2 et sommes des matinaux.
J2 Los Angeles Barstow Bagdad Cafe Needles Oatman Kingman. (310 m) Nuit à Kingman
J3 et 4 – Kingman Valentine Seligman Williams (route 66) Walnut Canyon Sedona. Le lendemain : Red Canyon (17 miles) - Palatki Site - Red Rock State Park. (190 m) 2 nuits à Sedona :
J5 – Sedona Winslow Holbrook Sorroco. Longue étape afin de nous rendre le lendemain à White Sand. Si vous avez une suggestion de ville entre Sedona et Socorro, avec visites éventuelles. (357 m) Nuit à Sorroco (réservée mais annulable).
J6 – Sorroco – Alamogordo- White Sand (149 m) Nuit à Alamoordo
J7 – Alamogordo Three River Petroglyphe- Madrid Los Cerillos- Turquoise trail - Kasha Katuwe tent Trail Santa Fe. (247 m) Nuit à Santa Fe
J8 – Santa Fe Bandelier National Monument Chimayo - Taos Petite étape, si d'autres suggestions de visites... (153 m) Nuit à Taos
J9 – Taos Alamosa- Great Sand Dune Alamosa. (159 m) Nuit à Alamosa
J10 et 11- Alamosa Durango Aztec Ruins. (185 m) Le lendemain, train pour Silverton (48 miles) 2 Nuits à Durango
J12 -Durango (la »191 » puis « Indian Service Road" 131, puis la "12") Shiprock- Lukachukai Rock Point - Bluff. (230 m) Nuit à Bluff
J13 -Bluff Goosenecks state park Mexican Hat Monument Valley Chinle Hope Arch à 10 m. (148 m) Nuit à Chinle
J14 - Chinle Kayenta Vermillon Nat. Cliffs North Rim. (290 m) Nuit à North Rim
J15 - North Rim Kanarra Falls Hurricane. (213m) Nuit à Hurricane
J16 - Hurricane Yant Flat (sur la Silver Reef Road) Quail Creek State- Las Vegas. (138 m) Nuit à Las Vegas
J17 - Las Vegas - Los Angeles. (270 m) Nuit à Los Angeles
J18 – Retour Paris
Merci de vos suggestions. Shell Falls
Black Canyon
Park Avenue trail (Arch Park)
Périple août 2019 J1 Vol Paris/Los Angeles Los Angeles/Paris. Direct avec Air France (1ère fois que nous prenons cette Cie). 1439 euros incluant 280 euros pour choix de sièges près d'issue de secours, afin d'avoir de la place...). Arrivée à 15h30. Nuit à l'aéroport après récupération de la voiture chez Alamo. Nous conduisons à 2 et sommes des matinaux.
J2 Los Angeles Barstow Bagdad Cafe Needles Oatman Kingman. (310 m) Nuit à Kingman
J3 et 4 – Kingman Valentine Seligman Williams (route 66) Walnut Canyon Sedona. Le lendemain : Red Canyon (17 miles) - Palatki Site - Red Rock State Park. (190 m) 2 nuits à Sedona :
J5 – Sedona Winslow Holbrook Sorroco. Longue étape afin de nous rendre le lendemain à White Sand. Si vous avez une suggestion de ville entre Sedona et Socorro, avec visites éventuelles. (357 m) Nuit à Sorroco (réservée mais annulable).
J6 – Sorroco – Alamogordo- White Sand (149 m) Nuit à Alamoordo
J7 – Alamogordo Three River Petroglyphe- Madrid Los Cerillos- Turquoise trail - Kasha Katuwe tent Trail Santa Fe. (247 m) Nuit à Santa Fe
J8 – Santa Fe Bandelier National Monument Chimayo - Taos Petite étape, si d'autres suggestions de visites... (153 m) Nuit à Taos
J9 – Taos Alamosa- Great Sand Dune Alamosa. (159 m) Nuit à Alamosa
J10 et 11- Alamosa Durango Aztec Ruins. (185 m) Le lendemain, train pour Silverton (48 miles) 2 Nuits à Durango
J12 -Durango (la »191 » puis « Indian Service Road" 131, puis la "12") Shiprock- Lukachukai Rock Point - Bluff. (230 m) Nuit à Bluff
J13 -Bluff Goosenecks state park Mexican Hat Monument Valley Chinle Hope Arch à 10 m. (148 m) Nuit à Chinle
J14 - Chinle Kayenta Vermillon Nat. Cliffs North Rim. (290 m) Nuit à North Rim
J15 - North Rim Kanarra Falls Hurricane. (213m) Nuit à Hurricane
J16 - Hurricane Yant Flat (sur la Silver Reef Road) Quail Creek State- Las Vegas. (138 m) Nuit à Las Vegas
J17 - Las Vegas - Los Angeles. (270 m) Nuit à Los Angeles
J18 – Retour Paris
Merci de vos suggestions. Shell Falls

Black Canyon

Park Avenue trail (Arch Park)

Circuit dans l’Ouest américain English translation pending
Bonjour,
je vais faire comme beaucoup de monde et demander si mon parcours tient la route.
Merci d’avance.
4 mai, arrivé à San Francisco + nuit
5 mai journée à San Francisco + nuit
6 mai journée à San Francisco + nuit
7 mai départ route 1 et nuit à Monterey
8 mai suite route 1 et nuit à San Luis Obispo
9 mai départ direction Bakersfield, séquoia national Forest , nuit à Barstow
10 mai départ pour Grand Canyon part la route 66, nuit à Tusayan.
11mai imite Grand Canyon, route pour Monument Valley , nuit à the vies,
12mai Visite Monument Valley , route pour Page , nuit à Page
13mai Page et environs, nuit à Page.
14 mai Départ pour Brice Canyon, nuit dans le parc
15 mai Randonnée à Brice, route pour Zion
16 mai randonnée à Zion route pour Las Vegas, nuit à Vegas
17 mai visite Las Vegas, nuit à Las Vegas
18 mai départ vallée de la mort et nuit à Bishop
19 mai départ pour Yosemite et nuit dans le parc
20 mai visite Yosemite, nuit dans le parc
21 mai
22 mai
23 mai départ pour San Francisco
24 mai prendre l’avion pour le retour
Comme vous le voyez j’ai 2 jours pour rester à un endroit où voir autre chose. Nous n’avons pas envie de passer à Los Angeles. Nous avons un doute pour le 9 mai et le 18 mai. Merci pour vos conseils.
Comme vous le voyez j’ai 2 jours pour rester à un endroit où voir autre chose. Nous n’avons pas envie de passer à Los Angeles. Nous avons un doute pour le 9 mai et le 18 mai. Merci pour vos conseils.
14 jours dans l'Ouest américain avec 3 enfants English translation pending
Bonjour à toutes et à tous !
Tout d'abord un grand merci pour vos précieux conseils, je sais qu'il y a moultes conversations sur ce passionnant sujet qu'est l'ouest américain !!!
J'ai déjà parcouru le forum pour avoir une idée de ce qu'il est raisonnable de faire !
Mon projet est le suivant : 14 jours dans l'ouest américain en avril 2015 avec mon mari et nos 3 enfants (9 ans, 5 ans, et 19 mois !)
Mon projet initial : J-1: Marseille -> Los Angeles J-2 : LA j-3 : LA j-4 : LA J-5 : LA -> Laughlin (avec étape à Calico + portion route 66) (5h00 de route) J-6 : Laughlin -> Grand Canyon (nuit au GC)(4h00) j-7 : GC -> Monument valley (4h00) J-8 : Monument valley -> Page (antelope + horseshoe bend) (3h) J-9 : Page -> Bryce Canyon (3h30) J-10 : Bryce Canyon -> Valley of fire -> Las vegas (4h30-5h00) J-11-12 : Las Vegas -> San Francisco (10h) J-13 : SF J-14 : SF J-15 : SF -> Marseille
Voilà, donc on est d'accord le rythme est ultra soutenu dans ce parcours là ! Le gros point qui me gêne est le trajet Las Vegas -> San Francisco ! J'ai regardé en le faisant avec un vol interne, c'est tentant mais finalement le temps d'aller à l'aéroport de rendre la voiture, de prendre l'avion, arrivé à SF reprendre une voiture, avec 3 enfants je me dis que finalement c'est pas un si bon plan il me faudra refaire les valises correctement etc... et puis du coup on zappe de s'en mettre plein la vue un peu plus !!!
J'avais pensé faire mon circuit différemment savoir : Atterrissage à SF puis direction LA et enfin repartir de Las Vegas mais je trouve que c'est moins sympa d'enchainer Ville +Ville + Canyon, d'autant plus qu'en lisant les différents avis San Francisco à l'air d'être vraiment chouette, plus accessible en comparaison à LA.
Nous avons l'habitude de voyage (l'an dernier nous étions au canada) nous avions pas mal roulé également (nettement moins) mais la vue était sublime et la route ne nous avais posé aucun soucis !!
A la lecture de vos avis sur d'autres discussions, je serais tentée de raccourcir notre séjour à LA pour profiter un peu plus de la côte (big sur ? monterey ?)
J'ai aussi lu qu'il était possible de faire d'une traite LA -> Grand Canyon (on est ultra matinaux avec le décalage horaire certainement encore plus !!)
Pour la partie canyon il est évident que nous ne ferons pas de "randonnée" rapport au petit dernier, vous semblent-t-ils possible de faire d'une traite PAge - Bryce - Las Vegas ?
Voili voilou ! un grand merci pour votre aide !
Chrys
Tout d'abord un grand merci pour vos précieux conseils, je sais qu'il y a moultes conversations sur ce passionnant sujet qu'est l'ouest américain !!!
J'ai déjà parcouru le forum pour avoir une idée de ce qu'il est raisonnable de faire !
Mon projet est le suivant : 14 jours dans l'ouest américain en avril 2015 avec mon mari et nos 3 enfants (9 ans, 5 ans, et 19 mois !)
Mon projet initial : J-1: Marseille -> Los Angeles J-2 : LA j-3 : LA j-4 : LA J-5 : LA -> Laughlin (avec étape à Calico + portion route 66) (5h00 de route) J-6 : Laughlin -> Grand Canyon (nuit au GC)(4h00) j-7 : GC -> Monument valley (4h00) J-8 : Monument valley -> Page (antelope + horseshoe bend) (3h) J-9 : Page -> Bryce Canyon (3h30) J-10 : Bryce Canyon -> Valley of fire -> Las vegas (4h30-5h00) J-11-12 : Las Vegas -> San Francisco (10h) J-13 : SF J-14 : SF J-15 : SF -> Marseille
Voilà, donc on est d'accord le rythme est ultra soutenu dans ce parcours là ! Le gros point qui me gêne est le trajet Las Vegas -> San Francisco ! J'ai regardé en le faisant avec un vol interne, c'est tentant mais finalement le temps d'aller à l'aéroport de rendre la voiture, de prendre l'avion, arrivé à SF reprendre une voiture, avec 3 enfants je me dis que finalement c'est pas un si bon plan il me faudra refaire les valises correctement etc... et puis du coup on zappe de s'en mettre plein la vue un peu plus !!!
J'avais pensé faire mon circuit différemment savoir : Atterrissage à SF puis direction LA et enfin repartir de Las Vegas mais je trouve que c'est moins sympa d'enchainer Ville +Ville + Canyon, d'autant plus qu'en lisant les différents avis San Francisco à l'air d'être vraiment chouette, plus accessible en comparaison à LA.
Nous avons l'habitude de voyage (l'an dernier nous étions au canada) nous avions pas mal roulé également (nettement moins) mais la vue était sublime et la route ne nous avais posé aucun soucis !!
A la lecture de vos avis sur d'autres discussions, je serais tentée de raccourcir notre séjour à LA pour profiter un peu plus de la côte (big sur ? monterey ?)
J'ai aussi lu qu'il était possible de faire d'une traite LA -> Grand Canyon (on est ultra matinaux avec le décalage horaire certainement encore plus !!)
Pour la partie canyon il est évident que nous ne ferons pas de "randonnée" rapport au petit dernier, vous semblent-t-ils possible de faire d'une traite PAge - Bryce - Las Vegas ?
Voili voilou ! un grand merci pour votre aide !
Chrys
Road trip de Seattle à San Francisco English translation pending
Bonjour à tous,
Apres plusieurs circuits en voiture ou à moto dans l'ouest, l'est, le sud et la Route 66, j'aimerais cette année, en juillet ou aout, suivre la côte pacifique nord de Seattle à San Francisco . Malheureusement, je n'ai pas trouvé de post ou de journal de voyage sur cette région. si quelqu'un parmi vous peut me donner des conseils sur mon itinéraire, je l'en remercie par avance.
Mon projet.
J1 France Seattle J2 Seattle J3 Seattle J4 Seattle à Port Angeles ( Parc Olympic ) J5 port Argeles à Ocean Shores ( Parc Olympic ) J6 Ocean Shores à Mont Rainier J7 Mont Rainier et Mont St Helens J8 Mont Rainier à Astoria ( Parc Lewis et Clarck ) J9 Astoria à Portland J10 Portland J11 Portland J12 Portland à Cannon Beach à Newport J13 Newport à Florence J14 Florence à Bend J15 Bend à Crater Lake à Grant Pass J16 Grant Pass à Redwood National Park J17 Redwood à Fort Bragg J18 Fort Bragg à San Francisco J19 San Francisco J20 San Francisco retour France J21 France
Apres plusieurs circuits en voiture ou à moto dans l'ouest, l'est, le sud et la Route 66, j'aimerais cette année, en juillet ou aout, suivre la côte pacifique nord de Seattle à San Francisco . Malheureusement, je n'ai pas trouvé de post ou de journal de voyage sur cette région. si quelqu'un parmi vous peut me donner des conseils sur mon itinéraire, je l'en remercie par avance.
Mon projet.
J1 France Seattle J2 Seattle J3 Seattle J4 Seattle à Port Angeles ( Parc Olympic ) J5 port Argeles à Ocean Shores ( Parc Olympic ) J6 Ocean Shores à Mont Rainier J7 Mont Rainier et Mont St Helens J8 Mont Rainier à Astoria ( Parc Lewis et Clarck ) J9 Astoria à Portland J10 Portland J11 Portland J12 Portland à Cannon Beach à Newport J13 Newport à Florence J14 Florence à Bend J15 Bend à Crater Lake à Grant Pass J16 Grant Pass à Redwood National Park J17 Redwood à Fort Bragg J18 Fort Bragg à San Francisco J19 San Francisco J20 San Francisco retour France J21 France
Neuf jours sur la côte ouest américaine English translation pending
Bonjour à tous,
Mon copain et moi partons dans l'ouest américain le 23 mars et voici les premiers détails du voyage:
23 - Soirée a Las Vegas 24 - Journée + soirée a Las Vegas 25 - Route Las Vegas - Grand Canyon 26 - Grand Canyon 27 - Route Grand Canyon - Los angeles 28, 29, 30, - Los Angeles 31 - Retour
Nous aimerions savoir quels sont les endroits a visiter en allant au grand Canyon (sur la route, etc.) et s'il y a d'autres parc que nous pourrions voir sur le chemin vers LA. Aussi, quels seraient les activités que nous pourrions faire une fois sur place a Los Angeles (3 jours et demi) et quels côté du grand canyon est-il primordial de visiter (sachant qu'on n'a que deux jours sur place)!
Merci pour vos réponses!! 😊😉
Mon copain et moi partons dans l'ouest américain le 23 mars et voici les premiers détails du voyage:
23 - Soirée a Las Vegas 24 - Journée + soirée a Las Vegas 25 - Route Las Vegas - Grand Canyon 26 - Grand Canyon 27 - Route Grand Canyon - Los angeles 28, 29, 30, - Los Angeles 31 - Retour
Nous aimerions savoir quels sont les endroits a visiter en allant au grand Canyon (sur la route, etc.) et s'il y a d'autres parc que nous pourrions voir sur le chemin vers LA. Aussi, quels seraient les activités que nous pourrions faire une fois sur place a Los Angeles (3 jours et demi) et quels côté du grand canyon est-il primordial de visiter (sachant qu'on n'a que deux jours sur place)!
Merci pour vos réponses!! 😊😉
Itinéraire de quatorze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous et merci de me lire!!
Je me présente vite fait: marie, 28 ans et je vis à Bastia.
J'ai découvert ce forum il y a quelques semaine et j'avoue qu'il m'a bien aidé pour ficeler mon programme (ainsi que plein de guides de voyages et google map !!! )
Grâce à vous j'ai pu (après des heures et des heures de recherches lol ) réussir à dégager un squelette d'itineraire en amoureux, en prenant en compte les heures de voiture, j'ai déja zappé pas mal de choses et tenté d'aller à l'essentiel .
pour finaliser et valider tout ça, j'aurais besoin de votre avis :)
Ah j'oubliais, je compte partir du 15 oct au 28 oct 2011 et j'ai deux "imperatif" :
- passer l'anniversaire de mon chéri (le 20) à Las Vegas ;)
- j'ai la chance davoir un super CE qui m'offre des reducs pour certains hotels, mais pas dans toutes les villes, ce qui explique certains de mes choix d'escales ;)
Voici donc le plan :
- 15 arrivée à l'aéroport de lax vers 16H, récup de la voiture de loc direction barstow (afin de me rapprocher de Sedona ss faire trop de route le 1er soir) nuit à l'econo lodge de barstow. - 16 Direction Sedona en faisant un petit tour par newberry springs et la route 66 visite si possible de sedona et oak creek village nuit au super 8 sedona. - 17 Direction grand canyon, visite, puis direction Page nuit au rodeway inn à Page. - 18 Visite si possible d'Antelope canyon le matin (je sais qu'il faut reserver un guide) puis direction Monument Valley et visite de MV. nuit à "the view" à Monument Valley. - 19 direction Las Vegas nuit au Venetian - 20 visite LV et anniversaire du cheri (ps: des idées ??? ) nuit au Venetian - 21 direction Mammoth Lakes puis si possible visite de Mono Lake et Bodie (j'ai zappé la vallée de la mort est-ce vraiment dommage ou dois-je plutôt zapper autre chose ???) nuit au sierra nevada inn à Mammoth lakes - 22 direction yosémite et visite, puis direction San Francisco nuit au buena vista motor inn SFO - 23/24 alcatraz et visite de sfo nuit au buena vista motor inn SFO - 25 descente de la côte en passant par big sur, carmel... nuit au best western beachside inn à Santa Barbara (tu me diras pourquoi?? ) - 26 direction Los Angeles puis visite nuit au confort inn Cockatoo - 27 universal studios nuit au confort inn Cockatoo - 28 Avion direction maison :(
J'ai du zapper: - 6 flags magic mountains (fan de sensations fortes) - vallée de la mort - bryce canyon - meteor crater - sequoia park
voili voilou, merci d'avoir lu jusqu'ici, ainsi que pour vos futurs conseils :)
- 15 arrivée à l'aéroport de lax vers 16H, récup de la voiture de loc direction barstow (afin de me rapprocher de Sedona ss faire trop de route le 1er soir) nuit à l'econo lodge de barstow. - 16 Direction Sedona en faisant un petit tour par newberry springs et la route 66 visite si possible de sedona et oak creek village nuit au super 8 sedona. - 17 Direction grand canyon, visite, puis direction Page nuit au rodeway inn à Page. - 18 Visite si possible d'Antelope canyon le matin (je sais qu'il faut reserver un guide) puis direction Monument Valley et visite de MV. nuit à "the view" à Monument Valley. - 19 direction Las Vegas nuit au Venetian - 20 visite LV et anniversaire du cheri (ps: des idées ??? ) nuit au Venetian - 21 direction Mammoth Lakes puis si possible visite de Mono Lake et Bodie (j'ai zappé la vallée de la mort est-ce vraiment dommage ou dois-je plutôt zapper autre chose ???) nuit au sierra nevada inn à Mammoth lakes - 22 direction yosémite et visite, puis direction San Francisco nuit au buena vista motor inn SFO - 23/24 alcatraz et visite de sfo nuit au buena vista motor inn SFO - 25 descente de la côte en passant par big sur, carmel... nuit au best western beachside inn à Santa Barbara (tu me diras pourquoi?? ) - 26 direction Los Angeles puis visite nuit au confort inn Cockatoo - 27 universal studios nuit au confort inn Cockatoo - 28 Avion direction maison :(
J'ai du zapper: - 6 flags magic mountains (fan de sensations fortes) - vallée de la mort - bryce canyon - meteor crater - sequoia park
voili voilou, merci d'avoir lu jusqu'ici, ainsi que pour vos futurs conseils :)
Conseil sur itinéraire pour juillet 2009 dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Nouvellement inscrit sur ce forum j'ai bien apprécié les lectures que j'y ai fait ces dernières semaines. A mon tour de prendre la plume (ou le clavier) et de vous demander conseil sur l'itinéraire que j'envisage de faire début juillet avec ma femme et mes 2 ados.
L'itinéraire est, il me semble, assez classique mais je voudrais tout de même avoir votre avis sur le temps consacré à chacun des sites importants.
Le voici:
J1 : France - Los Angeles (via Londres par British Airway puis Virgin)
Arrivée à Los Angeles location voiture type Full Size avec GPS (est ce bien nécessaire ?)
J2 : Journée à Los Angeles (Visite ville)
J3 : Départ de Los Angeles pour Las Vegas (visite casino)
J4 : Journée à Las Vegas (Visite casino)
J5 : Las Vegas - Lac Mead - Route 66 - Grand Canyon (Nuit à Grand Canyon)
J6 : Grand Canyon - Anteloppe Canyon - Lac Powell (Nuit à Page)
J7 : Page - Monument Valley (Nuit à Mexican Hat)
J8 : Monument Valley - Four corner - Mesa Verde (Nuit à Cortes)
J9 : Mesa Verde - CanyonLand NP - Moab (Nuit à Moab)
J10: Journée à Moab - Arche NP (Nuit à Moab)
J11: Moab - Dead Horse Point - Capitol Reef NP (Nuit à Capitol Reef)
J12: Capitol Reef - Bryce canyon NP (Nuit à Bryce Canyon)
J13: Bryce Canyon (Nuit à Bryce canyon)
J14: Bryce Canyon - Zion NP - Las Vegas (Nuit étape à Las Vegas petit motel)
J15: Las Vegas - Vallée de la mort NP (Nuit à Furnace Creek)
J16: VAllée de la mort - Mamth Lake - Yosemite NP (nuit à El Portal)
J17: Yosemite NP (Nuit à El Portal)
J18: Yosemite - San Franciso
J20: Journée à San Francisco
J21: Restitution véhicule - San Francico - FRANCE via Londre (Virgin et British Airway)
Voila qu'en pensez vous pour une famille qui veut privilégier les parc et les paysage mais en pouvant découvrir les villes importantes de l'Ouest américain.
J'ai un doute sur Las Vegas, si l'on regarde j'y passe 3 nuits 2 en grand hotel sur le strip et une en motel (uniquement étape) avec une journée complète ... n'est ce pas trop ? ou alors aurais je intéret à ne faire que 1 nuit sur le strip à l'aller avec visite des casino j'enchaine la suite du parcous en supprimant la journée à Las Vegas, lors du retour je prend une autre nuit sur le strip afin de continuer la visite de Las Vegas (plutot que la nuit étape en motel). Avec ce changement je profite d'une journée suplémentaire que je peux passer soit sur la côte entre Monterey et Sans Francisco aprés Yosemite ou alors ailleurs dans une étape plus interessante.
J'attend vos avis avec beaucoup d'impatience.
Cordialement
Jean-Yves
Voila qu'en pensez vous pour une famille qui veut privilégier les parc et les paysage mais en pouvant découvrir les villes importantes de l'Ouest américain.
J'ai un doute sur Las Vegas, si l'on regarde j'y passe 3 nuits 2 en grand hotel sur le strip et une en motel (uniquement étape) avec une journée complète ... n'est ce pas trop ? ou alors aurais je intéret à ne faire que 1 nuit sur le strip à l'aller avec visite des casino j'enchaine la suite du parcous en supprimant la journée à Las Vegas, lors du retour je prend une autre nuit sur le strip afin de continuer la visite de Las Vegas (plutot que la nuit étape en motel). Avec ce changement je profite d'une journée suplémentaire que je peux passer soit sur la côte entre Monterey et Sans Francisco aprés Yosemite ou alors ailleurs dans une étape plus interessante.
J'attend vos avis avec beaucoup d'impatience.
Cordialement
Jean-Yves
Retour d'un mois aux Etats-Unis en harley davidson English translation pending
bonjour à tous et merci pour les infos trouvés ici,
un mois en harley davidson et deja rentré . c'est dur arrivée à san francisco le 18/05 depart le 20 au matin pour remonter la cote pacifique jusqu'à seattle par la highway 1 puis 101 : cote nord californienne magnifique . redwood NP impressionnant . petite moyenne car route moyenne et circulation cote oregon : un bijou à deguster à petite vitesse gorges de columbia river : de la cote à portland peu d'interet mais apres ..........à faire absolument en passant par le mont hood et l'old highway cote du washington : deception car la route longe la mer mais en permanence une bande d'arbres cache la vue . les conditions meteo prevoyant la pluie nous contournons olympic par l'est et quittons la cote jusqu'à port townsent (mignon) . (1 heure de pluie) le lendemain nous repartons en arriere le long de la cote jusqu'à point extreme ouest des usa et retour à port towsend . meme pb de vision que precedemment . le retour par une route un peu à l'interieur fut lui magnifique . nous n'avons pas pu aller à vancouver island(moto pas assuré au canada) le ferry jusqu'à Seattle . temperature caniculaire . nous y restons seulement la soirée remontée vers le nord puis direction l'est par la highway 20 jusqu'à spokane . detour par grand coulee dam (deception) cap à l'est jusqu'à Glacier NP et là l'enchantement et personne . temperature exceptionnelle, moto en tee shirt . impossible de faire la route going to the sun car fermé jusqu'à fin juillet ... elle s'est éboulée sur une cinquantaine de metres (photo impressionnante chez les rangers) maintenant cap au sud vers missoula - visite du range bison NP (interdit aux motos, donc ns avons demandé à des americains de nous amener avec eux en voiture pas de pb) butte : à visiter absolument pour l'histoire des mines . ns avions prevu d'y rester 1 jour mais devabnt prevision meteo ns sommes repartis le matin pour bozeman (pluie ou neige toute la journée sans interruption-nous avons sauté la visite de nevada city et virginia city) depart pour yellowstone (3jours à voir des animaux sauvages, ours, elans, bisons ....) - cooke-beartooth road-red lodge-retour-chief joseph road-cody-yellowstone - jackson hole et salt lake city pour finir ( 2 heures de pluie). de la highway 20 à jackson hole : fabuleux et plus particulierment le montana completement snobé par les touristes . quel dommage ! le nord de l'utah et salt lake : aucun interet mais pour nous passage obligé . un voyage exceptionnel, la nature à l'état pur, la decouverte et l'amour pour le montana, une meteo pour laquelle j'aurai signé avant (1 jour et 2X 2heures de pluie en 1 mois ) je crois qu'il a fait mauvais partout ou nous sommes passés soit juste avant, soit juste aprés . pour l'intendance : nous n'avions rien réservé hormis la loc de la moto . nous avons eu du mal à trouver une chambre la veille au soir du memorial day mais cela était prevu : une chambre à 290 $ seulement et seattle à 180 $ . en dehors de cela moyenne de 65 $ la nuit l'etat le moins cher : le montana (0% de taxes !) la bouffe : tres, tres mauvais dans le yellowstone ! l'essence : à enormement augmenté : de 2, 50 à 3, 50 $ le gallon (c'est vraiment pas cher pour nous francais ! 1, 38 € le litre !) des motos partout apres seattle et dans le montana et le wyoming mais essentiellement des americains . voila j'arrete la à bientot philippe du lot
ps : j'accepte tous les dons et si oui je repars de suite !
un mois en harley davidson et deja rentré . c'est dur arrivée à san francisco le 18/05 depart le 20 au matin pour remonter la cote pacifique jusqu'à seattle par la highway 1 puis 101 : cote nord californienne magnifique . redwood NP impressionnant . petite moyenne car route moyenne et circulation cote oregon : un bijou à deguster à petite vitesse gorges de columbia river : de la cote à portland peu d'interet mais apres ..........à faire absolument en passant par le mont hood et l'old highway cote du washington : deception car la route longe la mer mais en permanence une bande d'arbres cache la vue . les conditions meteo prevoyant la pluie nous contournons olympic par l'est et quittons la cote jusqu'à port townsent (mignon) . (1 heure de pluie) le lendemain nous repartons en arriere le long de la cote jusqu'à point extreme ouest des usa et retour à port towsend . meme pb de vision que precedemment . le retour par une route un peu à l'interieur fut lui magnifique . nous n'avons pas pu aller à vancouver island(moto pas assuré au canada) le ferry jusqu'à Seattle . temperature caniculaire . nous y restons seulement la soirée remontée vers le nord puis direction l'est par la highway 20 jusqu'à spokane . detour par grand coulee dam (deception) cap à l'est jusqu'à Glacier NP et là l'enchantement et personne . temperature exceptionnelle, moto en tee shirt . impossible de faire la route going to the sun car fermé jusqu'à fin juillet ... elle s'est éboulée sur une cinquantaine de metres (photo impressionnante chez les rangers) maintenant cap au sud vers missoula - visite du range bison NP (interdit aux motos, donc ns avons demandé à des americains de nous amener avec eux en voiture pas de pb) butte : à visiter absolument pour l'histoire des mines . ns avions prevu d'y rester 1 jour mais devabnt prevision meteo ns sommes repartis le matin pour bozeman (pluie ou neige toute la journée sans interruption-nous avons sauté la visite de nevada city et virginia city) depart pour yellowstone (3jours à voir des animaux sauvages, ours, elans, bisons ....) - cooke-beartooth road-red lodge-retour-chief joseph road-cody-yellowstone - jackson hole et salt lake city pour finir ( 2 heures de pluie). de la highway 20 à jackson hole : fabuleux et plus particulierment le montana completement snobé par les touristes . quel dommage ! le nord de l'utah et salt lake : aucun interet mais pour nous passage obligé . un voyage exceptionnel, la nature à l'état pur, la decouverte et l'amour pour le montana, une meteo pour laquelle j'aurai signé avant (1 jour et 2X 2heures de pluie en 1 mois ) je crois qu'il a fait mauvais partout ou nous sommes passés soit juste avant, soit juste aprés . pour l'intendance : nous n'avions rien réservé hormis la loc de la moto . nous avons eu du mal à trouver une chambre la veille au soir du memorial day mais cela était prevu : une chambre à 290 $ seulement et seattle à 180 $ . en dehors de cela moyenne de 65 $ la nuit l'etat le moins cher : le montana (0% de taxes !) la bouffe : tres, tres mauvais dans le yellowstone ! l'essence : à enormement augmenté : de 2, 50 à 3, 50 $ le gallon (c'est vraiment pas cher pour nous francais ! 1, 38 € le litre !) des motos partout apres seattle et dans le montana et le wyoming mais essentiellement des americains . voila j'arrete la à bientot philippe du lot
ps : j'accepte tous les dons et si oui je repars de suite !
Itinéraire au Vietnam English translation pending
bonjour a tous, moi et ma compagne partons au vietnam du 12 septembre au 9 octobre 2019. nous avons posés les grandes lignes de notre itinéraire ci dessous, cela vous semble t'il cohérent? nous sommes habitués aux voyages en asie ( Indonésie, Birmanie, Laos Cambodge, Philippines), les longs trajets ne nous dérangent pas, les locations de moto pour rayonner a partir d'une ville nous conviennent. merci pour vos réponses.
JOUR 1 : JEUDI 12 SEPT: Arrivée à Hanoi 2) VENDREDI 13 SEPT : visite d’ HANOI 3) SAMEDI 14 SEPT :HANOI 4) DIMANCHE 15 SEPT : départ pour Yen Bai (location moto a Yen Bai, route pour Nghia lo) 5) LUNDI 16 SEPT : Nghia Lo vers Mu Cang Chai (nuit a Mu Cang Chai) 6) MARDI 17 SEPT : Mu Cang Chai 7) MERCREDI 18 SEPT :Mu Cang Chai/ Yen Bai 8) JEUDI 19 SEPT : Yen Bai/ Hagiang(bus) 9) VENDREDI 20 SEPT : Alentours de Hagiang (nuit au village de Ha Than) 10) SAMEDI 21 SEPT : Route pour Yen Mihn (nuit a Yen Mihn) 11) DIMANCHE 22 SEPT : Yen Mihn/ Meo Vac (palais du roi hmong, tour du drapeau, Lung Cu ) 12) LUNDI 23 SEPT : Alentours de Meo Vac ( col de Ma Pi Leng, ) nuit a Meo Vac 13) MARDI 24 SEPT : Meo Vac / Yen Minh ou DU Gia Autre ville sur la route Ou Meo Vac/ Hagiang 14) MERCREDI 25 SEPT : Hagiang /Cao Bang 15) JEUDI 26 SEPT : Chutes de Ban Gioc a moto (nuit a Cao Bang) 16) VENDREDI 27 SEPT : Cao Bang/ lac Ba Be 17) SAMEDI 28 SEPT : lac Ba Be 18) DIMANCHE 29 SEPT : lac Ba Be/ Bac Son 19) LUNDI 30 SEPT : Bac Son/ Hanoi 20) LUNDI 1er OCT : Hanoi/ Halong 21) MARDI 2 OCT : Halong/ Nin Binh 22) MERCREDI 3 OCT : Tam Coc 23) JEUDI 4 OCT : Tam Coc 24) VENDREDI 5 OCT : Tam Coc/ Hanoi 25) SAMEDI 6 OCT : 26) DIMANCHE 7 OCT : Hoi An 27) LUNDI 8 OCT : Hoi An 28) MARDI 9 OCT : Danang/vol pour KUALA LUMPUR
JOUR 1 : JEUDI 12 SEPT: Arrivée à Hanoi 2) VENDREDI 13 SEPT : visite d’ HANOI 3) SAMEDI 14 SEPT :HANOI 4) DIMANCHE 15 SEPT : départ pour Yen Bai (location moto a Yen Bai, route pour Nghia lo) 5) LUNDI 16 SEPT : Nghia Lo vers Mu Cang Chai (nuit a Mu Cang Chai) 6) MARDI 17 SEPT : Mu Cang Chai 7) MERCREDI 18 SEPT :Mu Cang Chai/ Yen Bai 8) JEUDI 19 SEPT : Yen Bai/ Hagiang(bus) 9) VENDREDI 20 SEPT : Alentours de Hagiang (nuit au village de Ha Than) 10) SAMEDI 21 SEPT : Route pour Yen Mihn (nuit a Yen Mihn) 11) DIMANCHE 22 SEPT : Yen Mihn/ Meo Vac (palais du roi hmong, tour du drapeau, Lung Cu ) 12) LUNDI 23 SEPT : Alentours de Meo Vac ( col de Ma Pi Leng, ) nuit a Meo Vac 13) MARDI 24 SEPT : Meo Vac / Yen Minh ou DU Gia Autre ville sur la route Ou Meo Vac/ Hagiang 14) MERCREDI 25 SEPT : Hagiang /Cao Bang 15) JEUDI 26 SEPT : Chutes de Ban Gioc a moto (nuit a Cao Bang) 16) VENDREDI 27 SEPT : Cao Bang/ lac Ba Be 17) SAMEDI 28 SEPT : lac Ba Be 18) DIMANCHE 29 SEPT : lac Ba Be/ Bac Son 19) LUNDI 30 SEPT : Bac Son/ Hanoi 20) LUNDI 1er OCT : Hanoi/ Halong 21) MARDI 2 OCT : Halong/ Nin Binh 22) MERCREDI 3 OCT : Tam Coc 23) JEUDI 4 OCT : Tam Coc 24) VENDREDI 5 OCT : Tam Coc/ Hanoi 25) SAMEDI 6 OCT : 26) DIMANCHE 7 OCT : Hoi An 27) LUNDI 8 OCT : Hoi An 28) MARDI 9 OCT : Danang/vol pour KUALA LUMPUR
Itinéraire aux USA English translation pending
Bonjour,
après avoir pris conseil et pas mal potassé le forum, mon itinéraire est bouclé à moitié, je vous le soumets donc :
Sf du 13 au 16/07 17/07 Monterey 18/07 san luis obispo 19/20/07 nuit à visalia pour visiter séquoia 21/07 séquoia pois nuit à ridgecrest 22/07 death valley/lv 23/07 lv cette partie là du programme est bouclée, les nuits d'hotels sont réservées, je m'interroge pour la suite.
Je dois passer la nuit du 1er/08 au 2/08 à LV car le 2/08 : avion de retour. Je repartirai de LV le 24 au matin, il me reste donc 8 nuits/jours pour faire :
Zion, Bryce, page/lake powell, monument valley, grand canyon et une journée et une nuit sur la route 66.
Je compte déja passer 2 nuits à GC, et une nuit dans les autres parcs si mes comptes sont bons, il me reste une nuit supplémentaire, donc ma question est la suivante :
Sur lequel de ces endroits, vaut il mieux passer 2 nuits ? merci pour vos réponses
Marsyork
après avoir pris conseil et pas mal potassé le forum, mon itinéraire est bouclé à moitié, je vous le soumets donc :
Sf du 13 au 16/07 17/07 Monterey 18/07 san luis obispo 19/20/07 nuit à visalia pour visiter séquoia 21/07 séquoia pois nuit à ridgecrest 22/07 death valley/lv 23/07 lv cette partie là du programme est bouclée, les nuits d'hotels sont réservées, je m'interroge pour la suite.
Je dois passer la nuit du 1er/08 au 2/08 à LV car le 2/08 : avion de retour. Je repartirai de LV le 24 au matin, il me reste donc 8 nuits/jours pour faire :
Zion, Bryce, page/lake powell, monument valley, grand canyon et une journée et une nuit sur la route 66.
Je compte déja passer 2 nuits à GC, et une nuit dans les autres parcs si mes comptes sont bons, il me reste une nuit supplémentaire, donc ma question est la suivante :
Sur lequel de ces endroits, vaut il mieux passer 2 nuits ? merci pour vos réponses
Marsyork
Projet de parcours dans l'Ouest américain, mai-juin 2015 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple et nous pensons partir de mi-mai à début juin 2015 pour ce trajet en voiture + hôtels. Je précise que nous avons déjà effectué un parcours dans l'Ouest Américain en 2009 et que depuis nous avons vraiment hâte d'y retourner. Il reste tellement de choses à voir et à faire dans cette région. Cette fois la décision est prise et voici l'itinéraire que nous pensons effectuer.
J1 Arrivée Salt lake city J2 Salt lake city - Cedar breaks - Bryce canyon J3 Bryce canyon - Grand canyon nord - Page J4 Page - Antelope canyon - Monument valley - Kayenta ? J5 Kayenta - Canyon de chelly - Petrified forest - Holbrook J6 Holbrook - Grand canyon sud - Tusayan J7 Tusayan - Wiliams - Route 66 - Kingman J8 Kingman - Apache trail - Nuit à Tucson ou environ J9 Saguaro west - Visite Tucson - Saguaro east - Benson J10 Benson - Tombstone - Bisbee - Wilcox J11 White sands - Alamogordo ou Las Cruces ? J12 Almogordo - Albuquerque - Turquoise trail - Santa fe J13 Santa Fe - Chimayo - Santa fe J14 Santa fe - Taos - Alamosa -Durando ou Santa fe - Durango par Farmington - Bloomfield ? J15 Durango - Montrose - Grand Junction J16 Grand junction - Flaming Gorge - Jackson Hole J17 Grand teton - Yellowstone J18 à J21 Yellowstone J22 Grand teton - Salt lake city J23 Salt lake city J24 Retour Paris.
Je cherche surtout à optimiser la partie Nouveau Mexique - Colorado (J10 à J15) que je ne connais pas, mais n'hésitez pas à me donner vos avis sur le reste du parcours.
Merci d'avance pour vos retours.
Nous sommes un couple et nous pensons partir de mi-mai à début juin 2015 pour ce trajet en voiture + hôtels. Je précise que nous avons déjà effectué un parcours dans l'Ouest Américain en 2009 et que depuis nous avons vraiment hâte d'y retourner. Il reste tellement de choses à voir et à faire dans cette région. Cette fois la décision est prise et voici l'itinéraire que nous pensons effectuer.
J1 Arrivée Salt lake city J2 Salt lake city - Cedar breaks - Bryce canyon J3 Bryce canyon - Grand canyon nord - Page J4 Page - Antelope canyon - Monument valley - Kayenta ? J5 Kayenta - Canyon de chelly - Petrified forest - Holbrook J6 Holbrook - Grand canyon sud - Tusayan J7 Tusayan - Wiliams - Route 66 - Kingman J8 Kingman - Apache trail - Nuit à Tucson ou environ J9 Saguaro west - Visite Tucson - Saguaro east - Benson J10 Benson - Tombstone - Bisbee - Wilcox J11 White sands - Alamogordo ou Las Cruces ? J12 Almogordo - Albuquerque - Turquoise trail - Santa fe J13 Santa Fe - Chimayo - Santa fe J14 Santa fe - Taos - Alamosa -Durando ou Santa fe - Durango par Farmington - Bloomfield ? J15 Durango - Montrose - Grand Junction J16 Grand junction - Flaming Gorge - Jackson Hole J17 Grand teton - Yellowstone J18 à J21 Yellowstone J22 Grand teton - Salt lake city J23 Salt lake city J24 Retour Paris.
Je cherche surtout à optimiser la partie Nouveau Mexique - Colorado (J10 à J15) que je ne connais pas, mais n'hésitez pas à me donner vos avis sur le reste du parcours.
Merci d'avance pour vos retours.
Road trip express dans l'Ouest américain depuis Los Angeles en avril 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Et tout d'abord merci pour toutes les contributions qui permettent vraiment bien des améliorations...
J'habite à Los Angeles et des amis viennent nous voir pour le mois d'avril. Ils ont des contraintes de temps, comme tout le monde, et ont pris des vols LA aller/retour depuis longtemps. Ils m'ont demandé de les aider à faire leur trajet sachant qu'ils voulaient voir Vegas, le Grand Canyon et Frisco en incontournables. Autre contrainte : aller dans les parcs la première semaine, pas possible pour la deuxième. Ils sont OK pour faire qqs jours un peu denses pour en faire le plus possible.
J'ai du faire bien des sélections et pas sûr du tout d'avoir fait toujours les bons choix. Je leur ai proposé ceci, en essayant de faire des choses différentes. Merci de me donner votre avis pour amélioration et/ou modifications selon votre temps. D'avance merci !
Nicolas
PS : à noter que j'habite sur L.A. alors si vous avez besoin d'un conseil ici... n'hésitez pas !
Samedi 13 avril : Arrivée Los Angeles Installation Visite LA Nuit Los Angeles
Dimanche 14 avril : visite Los Angeles Visite LA Soirée : Basket Staples center (Lakers vs Spurs) Nuit Los Angeles
Lundi 15 avril : départ de Los Angeles vers Grand Canyon (850 km) Départ 7 heures Route vers Grand Canyon Nuit près de Grand Canyon ou Tusayan Best Western Premier Grand Canyon Squire Inn
Mardi 16 avril : Grand Canyon à Monument Valley (300 km) Départ 7 heures Grand Canyon le matin : ballade le long de la rim sur la Hermit Rest Road Départ vers midi et route vers Monument Valley Pause casse croute à Navajo national monument Arrivée à Monument Valley vers 16-17h, visite et coucher de soleil. Nuit à Hat rock Inn à Mexican Hat (40 km de Monument Valley)
Mercredi 17 avril : de Monument Valley à Page (200 km) à Wire pass (60 km) à Bryce (200 km) Départ 7 heures Route Page vers Monument Valley, 2h30. Sur la route US98 avant Page : Lower Antelope Canyon. Aller-retour vers Horseshoe Bend Arrêt Lac Powell, casse-croute dans le coin. Route vers Bryce Canyon. Arrêt et petite rando à Wire pass (slot canyon sympa) et début de Buckskin Gulch si temps sec et si pas trop tard (prévoir environ 2 heures). Route vers Bryce Nuit Best Western Plus Bryce Canyon Grand Hôtel
Jeudi 18 avril : Bryce Canyon vers Cedar city (130 km) Journée rando à Bryce Canyon (1 journée) Mossy Cave si possible (1 heure) Route de Bryce à Cedar city via Dixie National Forest (130 km) Nuit Cedar city Best Western PLUS Town and Country Inn (peu coûteux)
Vendredi 19 avril : de Cedar city à Las Vegas (280 km) Route de Cedar City à Valley of fire (240 km) Valley of fire (qqs heures de ballade) De Valley of fire à Vegas (80 km) Arrivée Las Vegas en fin d’après midi Nuit Vegas. Prévoir de se coucher un peu tard... Hotel à choisir parmi : Marriott's Grand chateau, The Palazzo, Vdara ou Polo Towers
Samedi 20 avril : de Vegas à Death Valley (200 km) Lever cool, grasse matinée, shopping possible dans les outlets de Vegas Départ début d’après midi vers Death Valley, Furnace creek (200 km) Coucher de soleil sur place Nuit Longstreet Inn
Dimanche 21 avril : Death Valley à LA (500 km) Lever tôt si possible pour lever de soleil sur Death Valley, puis fin de visite du parc par la 190 Route vers LA dans l’après midi. Nuit à LA
Lundi 22 avril : Los Angeles Journée visite et relâche à LA Nuit LA
Mardi 23 avril : SFO Matin : Vol LAX vers SFO Visite San Francisco Nuit San Francisco
Mercredi 24 avril : SFO Visite San Francisco Nuit San Francisco
Jeudi 25 avril : 400 km boucle route pacifique 1 Location voiture à SFO airport Boucle Frisco vers Carmel et retour (400 km) Point Lobos reserve et début de Big Sur. Carmel – Monterey – Point Lobos Retour fin de journée, restitution de la voiture à l'airport Vol vers LA le soir. Nuit LA
Vendredi 26 avril : départ Petit tour à LA possible dans la matinée. Départ vers airport à 12h Vol 15h
Samedi 13 avril : Arrivée Los Angeles Installation Visite LA Nuit Los Angeles
Dimanche 14 avril : visite Los Angeles Visite LA Soirée : Basket Staples center (Lakers vs Spurs) Nuit Los Angeles
Lundi 15 avril : départ de Los Angeles vers Grand Canyon (850 km) Départ 7 heures Route vers Grand Canyon Nuit près de Grand Canyon ou Tusayan Best Western Premier Grand Canyon Squire Inn
Mardi 16 avril : Grand Canyon à Monument Valley (300 km) Départ 7 heures Grand Canyon le matin : ballade le long de la rim sur la Hermit Rest Road Départ vers midi et route vers Monument Valley Pause casse croute à Navajo national monument Arrivée à Monument Valley vers 16-17h, visite et coucher de soleil. Nuit à Hat rock Inn à Mexican Hat (40 km de Monument Valley)
Mercredi 17 avril : de Monument Valley à Page (200 km) à Wire pass (60 km) à Bryce (200 km) Départ 7 heures Route Page vers Monument Valley, 2h30. Sur la route US98 avant Page : Lower Antelope Canyon. Aller-retour vers Horseshoe Bend Arrêt Lac Powell, casse-croute dans le coin. Route vers Bryce Canyon. Arrêt et petite rando à Wire pass (slot canyon sympa) et début de Buckskin Gulch si temps sec et si pas trop tard (prévoir environ 2 heures). Route vers Bryce Nuit Best Western Plus Bryce Canyon Grand Hôtel
Jeudi 18 avril : Bryce Canyon vers Cedar city (130 km) Journée rando à Bryce Canyon (1 journée) Mossy Cave si possible (1 heure) Route de Bryce à Cedar city via Dixie National Forest (130 km) Nuit Cedar city Best Western PLUS Town and Country Inn (peu coûteux)
Vendredi 19 avril : de Cedar city à Las Vegas (280 km) Route de Cedar City à Valley of fire (240 km) Valley of fire (qqs heures de ballade) De Valley of fire à Vegas (80 km) Arrivée Las Vegas en fin d’après midi Nuit Vegas. Prévoir de se coucher un peu tard... Hotel à choisir parmi : Marriott's Grand chateau, The Palazzo, Vdara ou Polo Towers
Samedi 20 avril : de Vegas à Death Valley (200 km) Lever cool, grasse matinée, shopping possible dans les outlets de Vegas Départ début d’après midi vers Death Valley, Furnace creek (200 km) Coucher de soleil sur place Nuit Longstreet Inn
Dimanche 21 avril : Death Valley à LA (500 km) Lever tôt si possible pour lever de soleil sur Death Valley, puis fin de visite du parc par la 190 Route vers LA dans l’après midi. Nuit à LA
Lundi 22 avril : Los Angeles Journée visite et relâche à LA Nuit LA
Mardi 23 avril : SFO Matin : Vol LAX vers SFO Visite San Francisco Nuit San Francisco
Mercredi 24 avril : SFO Visite San Francisco Nuit San Francisco
Jeudi 25 avril : 400 km boucle route pacifique 1 Location voiture à SFO airport Boucle Frisco vers Carmel et retour (400 km) Point Lobos reserve et début de Big Sur. Carmel – Monterey – Point Lobos Retour fin de journée, restitution de la voiture à l'airport Vol vers LA le soir. Nuit LA
Vendredi 26 avril : départ Petit tour à LA possible dans la matinée. Départ vers airport à 12h Vol 15h
Itinéraire de quinze jours en 4x4 dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour amis voyageurs,
Je prépare un nouveau voyage au USA (octobre 2013) et je vous présente mon projet d'itinéraire et serai ravi de lire vos commentaires et suggestions sur des visites à faire le long de ces routes/pistes :
J1 - voyages Genève-Los Angeles, arrivée à 13h00, après-midi Venice J2 - LA - Kingman AZ (route 66) J3 - Descente à Supai - Havasupai J4 - Havasupai J5 - Remontée du canyon et liaison à Flagstaff J6 - Flagstaff - Monument Valley (après-midi + nuit à MV) J7 - Monument Valley - Torrey (par Moki Dugway et route 95) - Little Egypt ; Goblin Valley J8 - Capitol Reef - BURR TRAIL ROAD & NOTOM - Trail Strike Valley Overlook J9 - Capitol Reef - CATHEDRAL VALLEY J10 - Torrey - Canonville (route 12 - Lower Calf Creek falls - Hole in the rock road jusqu'à Zebra Slot - Devil's Garden au retour) J11 - Canonville - Page par COTTONWOOD ROAD si piste ok (Grosvenor Arch - Wellow Rock) + Toadstool Hoodoos J12 - CBS (excursion avec Paria Outpost) -permis obligatoire J13 - Réserve pour CBN The Wave si permis J14 - Kanab - Las Vegas J15 - Las Vegas + soir voyage du retour
L'itinéraire évite volontairement les grands NP que nous avons déjà visité, et je donne préférence à des lieux moins fréquenté, sauf Monument Valley. Merci à ouestusa.fr 😉 pour les centaines d'idées de trail, une véritable bible pour préparer un voyage, sans oublier tous les carnets de route que j'ai lu sur le forum.
Jean-Luc
Je prépare un nouveau voyage au USA (octobre 2013) et je vous présente mon projet d'itinéraire et serai ravi de lire vos commentaires et suggestions sur des visites à faire le long de ces routes/pistes :
J1 - voyages Genève-Los Angeles, arrivée à 13h00, après-midi Venice J2 - LA - Kingman AZ (route 66) J3 - Descente à Supai - Havasupai J4 - Havasupai J5 - Remontée du canyon et liaison à Flagstaff J6 - Flagstaff - Monument Valley (après-midi + nuit à MV) J7 - Monument Valley - Torrey (par Moki Dugway et route 95) - Little Egypt ; Goblin Valley J8 - Capitol Reef - BURR TRAIL ROAD & NOTOM - Trail Strike Valley Overlook J9 - Capitol Reef - CATHEDRAL VALLEY J10 - Torrey - Canonville (route 12 - Lower Calf Creek falls - Hole in the rock road jusqu'à Zebra Slot - Devil's Garden au retour) J11 - Canonville - Page par COTTONWOOD ROAD si piste ok (Grosvenor Arch - Wellow Rock) + Toadstool Hoodoos J12 - CBS (excursion avec Paria Outpost) -permis obligatoire J13 - Réserve pour CBN The Wave si permis J14 - Kanab - Las Vegas J15 - Las Vegas + soir voyage du retour
L'itinéraire évite volontairement les grands NP que nous avons déjà visité, et je donne préférence à des lieux moins fréquenté, sauf Monument Valley. Merci à ouestusa.fr 😉 pour les centaines d'idées de trail, une véritable bible pour préparer un voyage, sans oublier tous les carnets de route que j'ai lu sur le forum.
Jean-Luc
Saïgon - delta du Mékong - Phu Quoc - Saïgon English translation pending
Bonjour je suis actuellement au vietnam. Et j'aimerais aller dans le delta du Mékong depuis l aéroport de Saigon pour. rencontrer des producteurs de fruit et légumes et pourquoi pas dormir chez eux. Puis allez à phu quoc et revenir à Saigon afin de reprendre l'avions pour Paris. Merci de votre aide
Constant
Voir des Joshua Tree English translation pending
Hello
Ma question est simple... Je vais relier LA au Grand Canyon en faisant la route 66 (Victorville, Calico, puis route 66) mais je n'aurai pas le temps de descendre au Joshua Tree National Park. J'aurais donc voulu savoir s'il était possible d'en voir sur mon parcours sans faire un trop grand détour ? Une incursion dans le désert de Mojave le permettrait-il ? Ou autre ?
Merci d'avance...
Franck
Voyage solo: mes adresses au Vietnam English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Petit compte rendu de mon voyage au Vietnam en février/mars 2014, 4 semaines.
Super voyage, j'ai rencontré des gens formidables, le pays est "safe" pour une voyageuse solo. C'est mon 2ème voyage au Vietnam (le 1er en 2007) et j'ai pu noter beaucoup de changement sociétal !
Première surprise, l'ouverture d'un mac do à HCMC en janvier dernier ! Oncle Ho doit se retourner dans son tombeau ! Des centaines de scooters aglutinés devant, en files anarchiques ! Il faut dire que la jeunesse n'est pas plus communiste qu'ailleurs ! Et aussi la libéralisation du corps (féminin) ! Je n'avais pas remarqué de femmes en mini jupes, bustiers, lourdement fardées, talons aiguilles ! Certaines boivent maintenant des bières et fument en public !
Aucun danger ressenti durant ces 4 semaines, j'ai été conquise par le côté serviable, sécurisant, des viets. On se sent comme un hôte choyé dès que l'on franchi la relation de simple touriste.
Saïgon / HCMC
Aéroport centre ville (Pham Ngu Lao): compter 7$ environ (taxi meter compagnie Mai Linh), sur le parvis des arrivées, donnez votre destination aux mecs aux couleurs de la cie choisie et il attribuera un taxi)
Pour le visa on arrival à l'aéroport, même si chaque expérience est unique, j'ai attendu le mien 2h30 sans exagérer car la plupart des passagers de tous vols avaient choisis cette option !
Quartier backpacker : Pham Ngu Lao. Éviter les hôtels sur Bui Vien (genre kao san street dès qu'il fait nuit) et surtout autour du Go Go Go Club (sauf si vous aimez dormir bercée au son des bass et infrabass)
Le quartier de Co Giang est plus tranquille et à quelques blocs de Bui Vien, Ngoc Son Guesthouse pour 10$
Au 195 Bui Vien, bar/restau The View, sur le toit d'un hôtel (8éme étage) Duc Vuong Hotel
Institut du massage vietnamien (massages par des aveugles) : super massage !!! 185D Cong Quynh (au sud de Pham Ngu Lao) 3$ le massage d'une heure (dos, jambes, mains, visage)
Moto taxi / guide, sympa, fiable, parlant anglais, Mr Khuong (tél.0948 64 24 76) 15$ A/R pour aller visiter les tunnels de Cu Chi (80km au nord d'HCMC)
Hanoi
(en avion depuis HCMC 60$ en avion avec Vietjet)
Super ville, le vieux quartier et toutes les maisons, immeubles coloniaux, toujours en pleine effervescence la journée. En février il faisait super frais et brumeux, pluvieux (12°), penser aux chaussures, chaussettes, pull, tee shirt manches longues et foulard ! Le mieux pour visiter cette ville labyrinthe c'est de se perdre !
Toutes les adresses se trouvent dans le vieux quartier
Thu Giang G.H, 1 famille, 2 adresses (5$ la simple, 10 à 15$ la double): - 5a Tam Thuong st (toute petite rue perpendiculaire à Hang Bong et Yen Thai) - 35a Hang Dieu st
L'endroit idéal et cosy pour boire un bon thé quand il pleut : Hanoi House (47 Ly Quoc Su st) je vous conseille le Sapa Tea !!!
Petite cantine végétarienne, vraiment pas chère : Mon Ngon 24 (24a Ly Quoc Su)
Meilleur massage réflexologique de la ville : Van Xuan Foot massage (18 Ly Quoc Su)
Bar sympa avec balcon et plein de plantes Canopée (60 Hang Trong)
Shopping : Orange (tee shirt avec design sympa) sur Ma May st, shoes street (converses à 8$), magnifiques posters de propagande communiste faits main par un papi sur Ta Hien st
Dong Hoi
(9h de sleeping bus depuis Hanoi, 17$, arrivée à 4h30 du mat ! un peu dur de réveiller le proprio de la GH !)
Petite ville de pêcheurs typiques, point de départ pour la visites de nombreuses et magnifiques grottes (dont la plus grande du monde !).
Mau Hong Hotel (17 Truong Phap st) 10$ la double avec sdb, eau chaude, proprio est un petit papi sympa qui arrange les expéditions pour les grottes et loue des scooters. Pour aller en taxi A/R aux grottes de Phong Nha et Dong Tien Duong (à 70km) 30$ La route est magnifique car dans le parc national de Phong Nha et les grottes sont immenses, magiques.
Huê
(4h de train depuis Dong Hoi 6$)
Mimosa Hotel (dans petite rue perpendiculaire de la rue Le Loi au niveau du n° 66) et éviter les chambres du coté de la boite de nuit ! 5$ la simple et 8$ la double avec sdb et eau chaude) La famille est super sympa et organise des visites des palais et tombeaux en moto taxi
La ville est chouette, provinciale, jolie campagne aux alentours avec de belles rizières. Un peu déçue par la cité impériale, pas super entretenue et reconstituée.
Hoi An
(4h de bus depuis Huê 4$)
La plus jolie ville même si hyper méga commerciale, les vieilles bâtisses sont sublimes, la patine du temps sur les couleurs, les matériaux, la nuit 1000 lanternes éclairent les rues .... Louer un vélo pour se déplacer.
Pas facile de trouver des G.H en dessous de 15/17$ la nuit .... je suis allée par hasard à Loc Phat Homestay (420 Cua Dai st), la très gentille propriétaire m'a louer pour 9$ une chambre dans sa maison familiale à quelques rues.
Ptit restau super bon, copieux et pas cher Stop and Go (450 cua Dai).
Pour une visite hors des sentiers battus n'hésitez pas à contacter Easy Rider, chauffeurs/guides avec de vraies motos !!
Pour le shopping c'est the place ! tailleurs pour robes, pantalons, tuniques sur mesure (je vus recommande la boutique Khoa Cloth Shop au 81 Nguyen Thai Hoc), chaussures et bottes en cuirs,
Pour visiter l'intérieur des maisons coloniales "musée" il faut acheter un ticket d’accès vers le pont japonnais.
Super restaurant, avec un chef viet qui a travaillé pour le sofitel de Dubaî avant de racheter ce restaurant ! de la très grande cuisine à prix accessible dans une maison coloniale pleine de charme et de couleurs : Moon Restaurant and Loundge au 321 Nguyen Duy Hieu
Original tour Hoi An (Mr Thanh) 20 Tran Phu Street, propose des excursions sympas.
Plages de Cua Dai et An Bang Dans les alentours : les temples cham de My Son et l'ile Cham
Can Tho
(avion depuis Da Nang pour HCMC 60$ avec Vietjet puis 4h de bus 5$)
Hotel Xoai (93 Mau Than st) 10$ la simple, très propre avec bar terrasse sur le toit. Immeuble couleur mangue on ne peut pas le louper. (dans le quartier Xuan Khanh limite An Phu). Le proprio organise des excursions, locations vélos, scooters ....
Aller au marché flottant de Can Tho très tôt le matin c'est assez incroyable ! et aussi un tour en barque dans les canaux de My Tho !!!!
Phu Quoc
(avion depuis HCMC 100$ A/R avec Vietjet)
Ile paradis ! une vraie carte postale ! plein de plages excentrés avec très peu de touristes !!! Pour se déplacer le mieux c'est de louer un scooter car l'ile est trop vaste pour faire du vélo sur les longues distances.
Sur la route Tran Hung Dao avant le centre ville de Duong Dong, plusieurs options : - Mush Room Backpacker (15$ la chambre) un peu hippie mais avec jardin pour le pti déj et les soirées - Lang Cau Homestay (17$ double) calme, propre, avec restau familial, accueil sympa
Plages : Sao Bao et An Thoi (sud), Bai Ganh Dau (nord, suivre direction de Pepper Beach), Bai Vung Bau et Bai Cua Can (ouest, sur la route de Bai Ganh Dau tourner à gauche direction Cua Can)
Boire un verre, jouer une partie de billards ou babyfoot : drunken monkey Bar sur la plage avec dance floor et feu de joie : Rory's Beach Bar
Pour manger des fruits de mer et autres poissons aller au night market Dinh Cau Cuisine viet : Le Giang (289 Tran Hung Dao ) Tapas : Ocean Bar and Grill (60 Tran Hung Dao )
Petit compte rendu de mon voyage au Vietnam en février/mars 2014, 4 semaines.
Super voyage, j'ai rencontré des gens formidables, le pays est "safe" pour une voyageuse solo. C'est mon 2ème voyage au Vietnam (le 1er en 2007) et j'ai pu noter beaucoup de changement sociétal !
Première surprise, l'ouverture d'un mac do à HCMC en janvier dernier ! Oncle Ho doit se retourner dans son tombeau ! Des centaines de scooters aglutinés devant, en files anarchiques ! Il faut dire que la jeunesse n'est pas plus communiste qu'ailleurs ! Et aussi la libéralisation du corps (féminin) ! Je n'avais pas remarqué de femmes en mini jupes, bustiers, lourdement fardées, talons aiguilles ! Certaines boivent maintenant des bières et fument en public !
Aucun danger ressenti durant ces 4 semaines, j'ai été conquise par le côté serviable, sécurisant, des viets. On se sent comme un hôte choyé dès que l'on franchi la relation de simple touriste.
Saïgon / HCMC
Aéroport centre ville (Pham Ngu Lao): compter 7$ environ (taxi meter compagnie Mai Linh), sur le parvis des arrivées, donnez votre destination aux mecs aux couleurs de la cie choisie et il attribuera un taxi)
Pour le visa on arrival à l'aéroport, même si chaque expérience est unique, j'ai attendu le mien 2h30 sans exagérer car la plupart des passagers de tous vols avaient choisis cette option !
Quartier backpacker : Pham Ngu Lao. Éviter les hôtels sur Bui Vien (genre kao san street dès qu'il fait nuit) et surtout autour du Go Go Go Club (sauf si vous aimez dormir bercée au son des bass et infrabass)
Le quartier de Co Giang est plus tranquille et à quelques blocs de Bui Vien, Ngoc Son Guesthouse pour 10$
Au 195 Bui Vien, bar/restau The View, sur le toit d'un hôtel (8éme étage) Duc Vuong Hotel
Institut du massage vietnamien (massages par des aveugles) : super massage !!! 185D Cong Quynh (au sud de Pham Ngu Lao) 3$ le massage d'une heure (dos, jambes, mains, visage)
Moto taxi / guide, sympa, fiable, parlant anglais, Mr Khuong (tél.0948 64 24 76) 15$ A/R pour aller visiter les tunnels de Cu Chi (80km au nord d'HCMC)
Hanoi
(en avion depuis HCMC 60$ en avion avec Vietjet)
Super ville, le vieux quartier et toutes les maisons, immeubles coloniaux, toujours en pleine effervescence la journée. En février il faisait super frais et brumeux, pluvieux (12°), penser aux chaussures, chaussettes, pull, tee shirt manches longues et foulard ! Le mieux pour visiter cette ville labyrinthe c'est de se perdre !
Toutes les adresses se trouvent dans le vieux quartier
Thu Giang G.H, 1 famille, 2 adresses (5$ la simple, 10 à 15$ la double): - 5a Tam Thuong st (toute petite rue perpendiculaire à Hang Bong et Yen Thai) - 35a Hang Dieu st
L'endroit idéal et cosy pour boire un bon thé quand il pleut : Hanoi House (47 Ly Quoc Su st) je vous conseille le Sapa Tea !!!
Petite cantine végétarienne, vraiment pas chère : Mon Ngon 24 (24a Ly Quoc Su)
Meilleur massage réflexologique de la ville : Van Xuan Foot massage (18 Ly Quoc Su)
Bar sympa avec balcon et plein de plantes Canopée (60 Hang Trong)
Shopping : Orange (tee shirt avec design sympa) sur Ma May st, shoes street (converses à 8$), magnifiques posters de propagande communiste faits main par un papi sur Ta Hien st
Dong Hoi
(9h de sleeping bus depuis Hanoi, 17$, arrivée à 4h30 du mat ! un peu dur de réveiller le proprio de la GH !)
Petite ville de pêcheurs typiques, point de départ pour la visites de nombreuses et magnifiques grottes (dont la plus grande du monde !).
Mau Hong Hotel (17 Truong Phap st) 10$ la double avec sdb, eau chaude, proprio est un petit papi sympa qui arrange les expéditions pour les grottes et loue des scooters. Pour aller en taxi A/R aux grottes de Phong Nha et Dong Tien Duong (à 70km) 30$ La route est magnifique car dans le parc national de Phong Nha et les grottes sont immenses, magiques.
Huê
(4h de train depuis Dong Hoi 6$)
Mimosa Hotel (dans petite rue perpendiculaire de la rue Le Loi au niveau du n° 66) et éviter les chambres du coté de la boite de nuit ! 5$ la simple et 8$ la double avec sdb et eau chaude) La famille est super sympa et organise des visites des palais et tombeaux en moto taxi
La ville est chouette, provinciale, jolie campagne aux alentours avec de belles rizières. Un peu déçue par la cité impériale, pas super entretenue et reconstituée.
Hoi An
(4h de bus depuis Huê 4$)
La plus jolie ville même si hyper méga commerciale, les vieilles bâtisses sont sublimes, la patine du temps sur les couleurs, les matériaux, la nuit 1000 lanternes éclairent les rues .... Louer un vélo pour se déplacer.
Pas facile de trouver des G.H en dessous de 15/17$ la nuit .... je suis allée par hasard à Loc Phat Homestay (420 Cua Dai st), la très gentille propriétaire m'a louer pour 9$ une chambre dans sa maison familiale à quelques rues.
Ptit restau super bon, copieux et pas cher Stop and Go (450 cua Dai).
Pour une visite hors des sentiers battus n'hésitez pas à contacter Easy Rider, chauffeurs/guides avec de vraies motos !!
Pour le shopping c'est the place ! tailleurs pour robes, pantalons, tuniques sur mesure (je vus recommande la boutique Khoa Cloth Shop au 81 Nguyen Thai Hoc), chaussures et bottes en cuirs,
Pour visiter l'intérieur des maisons coloniales "musée" il faut acheter un ticket d’accès vers le pont japonnais.
Super restaurant, avec un chef viet qui a travaillé pour le sofitel de Dubaî avant de racheter ce restaurant ! de la très grande cuisine à prix accessible dans une maison coloniale pleine de charme et de couleurs : Moon Restaurant and Loundge au 321 Nguyen Duy Hieu
Original tour Hoi An (Mr Thanh) 20 Tran Phu Street, propose des excursions sympas.
Plages de Cua Dai et An Bang Dans les alentours : les temples cham de My Son et l'ile Cham
Can Tho
(avion depuis Da Nang pour HCMC 60$ avec Vietjet puis 4h de bus 5$)
Hotel Xoai (93 Mau Than st) 10$ la simple, très propre avec bar terrasse sur le toit. Immeuble couleur mangue on ne peut pas le louper. (dans le quartier Xuan Khanh limite An Phu). Le proprio organise des excursions, locations vélos, scooters ....
Aller au marché flottant de Can Tho très tôt le matin c'est assez incroyable ! et aussi un tour en barque dans les canaux de My Tho !!!!
Phu Quoc
(avion depuis HCMC 100$ A/R avec Vietjet)
Ile paradis ! une vraie carte postale ! plein de plages excentrés avec très peu de touristes !!! Pour se déplacer le mieux c'est de louer un scooter car l'ile est trop vaste pour faire du vélo sur les longues distances.
Sur la route Tran Hung Dao avant le centre ville de Duong Dong, plusieurs options : - Mush Room Backpacker (15$ la chambre) un peu hippie mais avec jardin pour le pti déj et les soirées - Lang Cau Homestay (17$ double) calme, propre, avec restau familial, accueil sympa
Plages : Sao Bao et An Thoi (sud), Bai Ganh Dau (nord, suivre direction de Pepper Beach), Bai Vung Bau et Bai Cua Can (ouest, sur la route de Bai Ganh Dau tourner à gauche direction Cua Can)
Boire un verre, jouer une partie de billards ou babyfoot : drunken monkey Bar sur la plage avec dance floor et feu de joie : Rory's Beach Bar
Pour manger des fruits de mer et autres poissons aller au night market Dinh Cau Cuisine viet : Le Giang (289 Tran Hung Dao ) Tapas : Ocean Bar and Grill (60 Tran Hung Dao )
Aller-retour à Oatman depuis Las Vegas English translation pending
Bonjour,
Après avoir lu le carnet de Clarikette (très intéressant et très bien écrit), il me vient une idée dont je ne sais si elle est réalisable ou pas.
Nous partons très bientôt, le 20 juin, et nous débutons notre périple par Las Vegas pour ensuite continuer plus au nord et ouest de LV (zion/bryce/page/GC/MV/Moab/SLC/Yellowstone).
Malgré tout l'intérêt de ce circuit, nous regrettons de ne pas avoir intégré la route 66. C'est quand même une route mythique et nous ne sommes pas sûrs de pouvoir un jour retourner aux USA.
Aussi, comme nous restons 3 nuits à LV, nous nous demandions s'il était possible (lors de la 2ème journée donc après la seconde nuit) si cela vaudrait la peine de faire un aller retour jusqu'à Oatman ou Seligman.
Quand pensez vous ?
Combien de temps (et de kms) cela représente t'il ?
Quelle route prendre ? (j'ai vu des posts qui évoquent la 93 et la 95 mais je ne comprends pas bien la différence, faudrait peut-être que je me penche sur une carte 😛 )
Merci par avance pour vos avis éclairés !
(éléments importants à prendre en compte : nos enfants de 4 et 8 ans, sachant que le rythme du reste du circuit est tout de même tranquille et adapté à eux, 2 jours par ci, 3 ou 4 jours par là)
Après avoir lu le carnet de Clarikette (très intéressant et très bien écrit), il me vient une idée dont je ne sais si elle est réalisable ou pas.
Nous partons très bientôt, le 20 juin, et nous débutons notre périple par Las Vegas pour ensuite continuer plus au nord et ouest de LV (zion/bryce/page/GC/MV/Moab/SLC/Yellowstone).
Malgré tout l'intérêt de ce circuit, nous regrettons de ne pas avoir intégré la route 66. C'est quand même une route mythique et nous ne sommes pas sûrs de pouvoir un jour retourner aux USA.
Aussi, comme nous restons 3 nuits à LV, nous nous demandions s'il était possible (lors de la 2ème journée donc après la seconde nuit) si cela vaudrait la peine de faire un aller retour jusqu'à Oatman ou Seligman.
Quand pensez vous ?
Combien de temps (et de kms) cela représente t'il ?
Quelle route prendre ? (j'ai vu des posts qui évoquent la 93 et la 95 mais je ne comprends pas bien la différence, faudrait peut-être que je me penche sur une carte 😛 )
Merci par avance pour vos avis éclairés !
(éléments importants à prendre en compte : nos enfants de 4 et 8 ans, sachant que le rythme du reste du circuit est tout de même tranquille et adapté à eux, 2 jours par ci, 3 ou 4 jours par là)
Grand Canyon, nuit à Tusayan ou Page? English translation pending
Bonjour
Après avoir parcouru le site et d’autres sites en long en large et en travers, j’aimerai bien connaitre votre avis sur le point suivant.
Nous sommes 4, et partirons le matin de Seligman pour le south rim grand canyon.
Nous avons réserver 1 nuit à Tusayan dans un motel sans plus.
Le lendemain nous allons sur Page.
Que pensez-vous de passer la journée dans le par et de ne pas dormir a Tusayan ( petit retour en arrière) mais de faire la route Est en fin de journée, car parait-il très belle a cette heure-là, et de dormir a page.
Nous n’avons pas l’intention de faire de grandes promenades dans le fond du canyon, mais les points de vues classiques ( un peu de marche) et de la voiture du côté est pour ressortir.
Est-ce une bonne idée ou est ce mieux de dormir a Tusayan ?
Nous aurons d’autre parcs a visiter avec nuit sur place (Bryce, Zion, Yosemite)
Merci pour vos réponses
Après avoir parcouru le site et d’autres sites en long en large et en travers, j’aimerai bien connaitre votre avis sur le point suivant.
Nous sommes 4, et partirons le matin de Seligman pour le south rim grand canyon.
Nous avons réserver 1 nuit à Tusayan dans un motel sans plus.
Le lendemain nous allons sur Page.
Que pensez-vous de passer la journée dans le par et de ne pas dormir a Tusayan ( petit retour en arrière) mais de faire la route Est en fin de journée, car parait-il très belle a cette heure-là, et de dormir a page.
Nous n’avons pas l’intention de faire de grandes promenades dans le fond du canyon, mais les points de vues classiques ( un peu de marche) et de la voiture du côté est pour ressortir.
Est-ce une bonne idée ou est ce mieux de dormir a Tusayan ?
Nous aurons d’autre parcs a visiter avec nuit sur place (Bryce, Zion, Yosemite)
Merci pour vos réponses
Ouest américain en famille pour l'été 2013 English translation pending
bonour, nous envisageons (2 adultes et un enfant de 9 ans) d'aller pour la première fois aux USA pour l'été 2013 certainement en juillet... (impossible de faire autrement). L'itinéraire est presque bouclé mais je me pose quelques questions.
D'abord j'aimerais avoir l'avis des spécialistes sur ce que nous avons concocté (on n'a rien inventé et on fait notre itinéraire en piochant à droite et à gauche ce que d'autres ont fait) sachant que nous ne sommes pas "ville" mais "nature".
J1 vol pour Las Vegas J2 Las Vegas J3 Route Las vegas - grand canyon J4 Grand canyon J5 Grand canyon - monument valley J6 Page (antelope canyon) J7 Page - Zion J8 Zion - Bryce J9 Bryce J10 Bryce - Torrey (capitol reef) J11 Torrey - Moab J12 Moab (arches) J13 Moab - Vernal J14 Vernal - Jackson hole J15 Grand teton - nuit à Old Faithfull J16 Yellowstone J17 Yellowstone J18 Yellowstone J19 Yellowstone J20 Yellowstone - Jackson Hole puis vol intérieur vers un aéroport international pour le retour sur la france.
Mes questions (sachant que nous ne sommes pas limités par des dates , le programme peut être rallongé de quelques jours) - Ne manque-t-il pas un jour à Moab ? - on va "manger" beaucoup de km le J13 et J14 mais comment faire autrement puisque nous tenons absolument à aller à Yellowstone. - La fin me pose un problème (J20), ce qui est prévu est il possible ? Les vols intérierus sont ils intéressants ? ou vaut-il mieux retourner sur salt lake city en voiture et repartir en avion pour la france ? - En regardant la carte, je me suis même posée la question : si on allait jusqu'à Glacier NP ? Mais la question du retour sur la france se pose à nouveau.
Qu'en pensent les spécialistes de la destinations ? D'avance merci.
J1 vol pour Las Vegas J2 Las Vegas J3 Route Las vegas - grand canyon J4 Grand canyon J5 Grand canyon - monument valley J6 Page (antelope canyon) J7 Page - Zion J8 Zion - Bryce J9 Bryce J10 Bryce - Torrey (capitol reef) J11 Torrey - Moab J12 Moab (arches) J13 Moab - Vernal J14 Vernal - Jackson hole J15 Grand teton - nuit à Old Faithfull J16 Yellowstone J17 Yellowstone J18 Yellowstone J19 Yellowstone J20 Yellowstone - Jackson Hole puis vol intérieur vers un aéroport international pour le retour sur la france.
Mes questions (sachant que nous ne sommes pas limités par des dates , le programme peut être rallongé de quelques jours) - Ne manque-t-il pas un jour à Moab ? - on va "manger" beaucoup de km le J13 et J14 mais comment faire autrement puisque nous tenons absolument à aller à Yellowstone. - La fin me pose un problème (J20), ce qui est prévu est il possible ? Les vols intérierus sont ils intéressants ? ou vaut-il mieux retourner sur salt lake city en voiture et repartir en avion pour la france ? - En regardant la carte, je me suis même posée la question : si on allait jusqu'à Glacier NP ? Mais la question du retour sur la france se pose à nouveau.
Qu'en pensent les spécialistes de la destinations ? D'avance merci.