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De retour: renseignements sur les escales de croisière dans les Caraïbes English translation pending
by Spoutnikette · 2015-12-16 · 139 replies
🙂 bonjour tout le monde,

de retour depuis dimanche soir de cette merveilleuse transat sur le MSC Orchestra, Gênes - Fort de France. désolée pour le retard, j'ai eu quelques soucis avec mon ordi et j'ai du faire intervenir un informaticien pour le débloquer. de plus, j'ai 7000 photos à trier 😎 et j'ai paré au plus pressé, sachant que certains d'entre vous partent le 19 et attendaient des nouvelles de nos excursions avec des agences locales 🙂

donc je ferai un CR complet plus tard, je me concentre ici sur les 5 escales des Caraïbes.

St Martin, Philipsburg :

excursion avec
http://www.bernardstours.com/ , le tour numéro 2.

nous avions rendez-vous à 8h30 pour un départ à 9h. agence réservée depuis la Suisse, avant le départ. prix : 45 Dollars US par personne, dont 5 dollars US à verser comme acompte par paypal, le reste au début du tour. il n'y a pas de repas inclus, mais possibilité de manger à nos frais lors de l'arrêt à la plage. les boissons sont fournies durant toute l'excursion. prévoir linge, crème solaire, chapeau, lunettes de soleil, maillot de bain sous les habits.

nous amarrons à quelques minutes à pied du lieu de rendez-vous. en descendant la passerelle de l'Orchestra, photo 1, suivre la jetée le long des gros blocs de cailloux , voir la photo 2 annexée. il suffit de suivre le flot des croisiéristes, il n'y a pas d'autre chemin. nous avons rendez-vous au bâtiment de réception de l'entrée du port, on y arrive tout droit. il y a une statue de Claude Wathey sur un socle devant le bâtiment, la contourner, et derrière elle, il y a un passage qui mène à la zone des magasins hors taxes, elle est indiquée, suivre cette zone jusqu'au rond-point coloré, voir la photo 3 annexe.

ils sont à gauche du rond-point , le parking est appelé " the sand ", ils sont là- ils portent tous un tee-shirt avec le logo Bernard's Tour , les véhicules attendent sur le parking. on paie les 40 dollars restants, et ils nous amènent au véhicule. pour nous, un minibus climatisé de 12 personnes, confortable et propre , et un chauffeur parlant français.

nous partons à l'heure- on passe la frontière entre côté français et côté Néerlandais , sans contrôle, c'est juste 2 drapeaux et une pancarte .

- 1er arrêt à Oyster Pond, superbe, avec vue sur l'île de St Barth. photos 4-5-6 un monsieur du pays est au bord de l'eau et prend dans l'eau à quelques mètres du bord, une petite étoile de mer, un énorme escargot de mer , deux oursins différents, tous sont bien vivants et on peut les voir de près et même les prendre délicatement dans la main, avant qu'il les remette dans l'eau. je n'en avais jamais vu de près. il nous exlique plein de choses sur ces animaux marins, c'est très intéressant. là aussi, chacun lui donne un petit quelque chose selon sa conscience 🙂.... ou pas....😠 on reste environ 20 mn à ce très beau point de vue.

- 2ème arrêt à l'étang aux poissons, il y a 2 messieurs qui attirent les iguanes en liberté en leur donnant à manger pour qu'on puisse les voir. il y en a des dizaines, partout, de toutes les dimensions, de toutes sortes de couleurs, il y en a même plein les branches des arbres de la rive. il y a une grosse boîte en plastique posée par terre, et on met ce que l'on veut pour remercier ces deux personnes. photos 7-8-9- arrêt de 15 mn environ-

-à 10h, on arrive à la magnifique plage d'Orient Bay, un rêve de plage !!!! eau turquoise transparente, quelques montagnes vertes au fond, ciel bleu, quelques nuages blancs, eau à 28 °, sable claire, et des belles vagues, un vrai bonheur !!!! on peut louer transat et parasol pour 10 dollars, sans doute moins cher plus loin, mais nous, on n'a pas fait les difficiles , trop pressés de goûter à cette superbe eau !!!! photos 10-11-12 nous avons 1h30 disponible sur place. on n'a pas cherché à aller manger, trop occupés à profiter de cette superbe baignade 😎

il y a des douches et des wc gratuits .

le chauffeur nous attend sur le parking, il nous distribue des morceaux de noix de coco fraîche et des boissons . une dame vend de jolies choses pour 5 ou 10 dollars sur le parking, bien moins cher qu'ailleurs , nous sommes plusieurs à a lui avoir pris des paréos, de jolis sacs en tissu ou des tee-shirts forts jolis.

nous repartons en direction de Marigot. nous avons 1h à disposition pour parcourir le marché très coloré, et y faire des achats si envie. la vue depuis le parking est très jolie. nous irons nous balader autour du marché pendant 15-20 mn , dans les petites rues adjacentes, très sympas. désolée, je n'ai pas encore retrouvé mes photos du marché, seulement celles de la vue depuis le parking-
Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes... English translation pending
by Etchelecou · 2015-12-15 · 11 replies
Un tour dans l'Anti-Atlas J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout. Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr



Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).

Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m

Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m

Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m

Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !

Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
Ethiopie, le pays des origines English translation pending
by Yadin · 2015-12-13 · 17 replies
Bonjour à tous,

De retour d'un premier voyage en Éthiopie, je tenais à vous faire partager cette expérience inoubliable et fantastique.

Nous sommes partis 10 jours c'est peu mais on n'a pas couru du tout. C'est notre passion pour les volcans qui nous a conduit vers cette destination. Nous rêvions de voir le Dallol et l'Erta Ale.

Grâce à ce forum et à Jean Louis, un de ses membres, nous avons été aiguillés vers l'agence Bella Abyssinia tenu par Yonas, un francophone. Ce fut un excellent choix.

Notre programme était simple :

J 1 : Vol Marseille-Munich-Doha-Addis sur Lufthansa et Qatar Airways J 2 : Visite d'Addis J 3 : Vol Addis-Mekele, prise en charge par l'agence et visite de Gheralta Rock (Maryam Korkor) J 4 : Route vers le campement Hamed Ela, repos et caravanes de sel J 5 : Dallol, les montagnes de sel, les marres bouillonnantes, les travailleurs de sel et le lac Asale. J 6 : Piste vers Erta Ale, repos et montée du volcan en soirée. Nuit au sommet à observer le cratère. J 7 : Descente du cratère et route vers Mekele. J 8 : Route vers Lalibela das des paysages grandioses J 9 : Les églises de Lalibela J10: Vol Lalibela-Addis et shopping J11: Vol Addis-Doha-Paris et TGV vers Marseille

Budget : Les billets choisis : Qatar Airways 690€/pers modifiables et remboursables avec frais de 70€ Les vols intérieurs : Ethiopian 322€ par personne les 2 vols L'agence locale : Bella Abyssinia : du J3 au J8 en pension complète : 1770€/pers Pour cette agence, ils demandent un acompte par chèque à Jean Louis, un français qui voyage souvent avec eux et qui leur remet l'argent quand il y va. Le solde a été réglé sur place en Euro, en espèces. Hotels : Addis Abeba J1-2 : Hôtel Addissinia 85€/nuit pour 2 Mekele J3 : Planet Hotel 70€ la nuit pour 2 Lalibela J8-9 : Sora Lodge 45€ la nuit pour 2 Addis Abeba J10 : Hotel Addissinia 85€ la nuit pour 2 Les visites : Addis : 100€ pour le chauffeur à la journée / 5€ pour les guides des musées et des églises. Gheralta : 15€ pour 2 pour le guide Dallol : 15€ pour le guide Afar Lalibela : 45€ pour l'entrée par personne / 25€ pour le guide

Nous avons choisi de retirer une partie de la somme en France en Euro avant le départ, une partie en dollar à Doha, lors de l'escale. On payait les hôtels en dollars, on nous rendait la monnaie en Birr (ce qui nous a fait de la monnaie pour les resto et pourboires)

Voici maintenant le récit

Jour 1 : Samedi 28/11/2015 : Le grand départ

Trois vols nous attendent. La Lufthansa n'est plus en grève, tout s'annonce serein. Le transfert à Munich est agréable, les vols de Qatar se passent bien aussi. Cette compagnie mérite ses 5* mais tout le personnel n'est pas forcément agréable. Certaines hôtesses sont très hautaines, alors que d'autres sont adorables. Les repas sont TOP, le programme de divertissement aussi. Les sièges sont un peu dures et la place pour les jambes, pas terrible sur les 787 Dreamliner.



Nous arrivons à 2h du matin, achetons les visas à l'arrivée et sortons en moins d'une heure de l'aéroport, bagages récupérés et douane passée. Nous sommes au Vieux Terminal, le 1.

Le chauffeur n'est pas là, j'appelle donc l'hôtel, ce dernier s'est trompé de terminal, il arrive donc dans les 5 minutes. Tout va bien.

La nuit est courte. Nous nous couchons à 3h00 et devons nous lever à 7h30 pour la visite.

Jour 2 : Dimanche 29/11/2015 : La Nouvelle Fleur Soleil 20°C

L'hôtel nous a organisé à ma demande la visite d'Addis Abeba. Abi, le chauffeur anglophone est là à 8h30 pour nous emmener.

Nous commençons par le très intéressant musée ethnologique : Un guide nous fait la visite de cette Éthiopie humaine, riche de culture, de traditions et d'histoire. Nous découvrons les monarques du pays, l’implantation des religions et les aspects de la vie locale.



Nous nous rendons ensuite sur la colline Entoto, où nous visitons l'église.



Puis nous mettons le cap sur le musée National. Un autre guide nous prend en charge et nous présente Lucy, notre ancêtre, parmi d'autres reliques de la préhistoire. Nous remontons ensuite les siècles dans l'histoire de l’Éthiopie.



Le déjeuner se déroule au Lucy Restaurant à côté du musée. Il y a ici beaucoup de touristes, mais la nourriture est bonne et le cadre très agréable.

La visite reprend avec l'église de la Trinité. Le prêtre nous fait la visite des vitraux, représentant l'ancien testament, puis les tombeaux du roi Selassié… Nous flânons ensuite dans les jardins bien agréables.



Abi, nous conduit ensuite pour un City Tour : Nous allons au Mercato (juste pour voir, nous ne nous y arrêtons pas), puis aux Nations Unies.



Enfin, nous allons voir la nouvelle église et rentrons à l'hôtel.

Nous sommes claqués et fatigués, nous nous couchons à 21h00. J'ai la surpise d'avoir un coup de fil du directeur de l'hôtel pour savoir si notre séjour se passe bien !!
La bouffe de votre vie! English translation pending
by Carnaval · 2015-12-10 · 36 replies
La lecture de la rubrique Cuisine du Monde m'a ce midi fait saliver ! Pour en ajouter je vous demande quelle a été la (les) bouffe (s) de votre vie ? C'était quoi ? C'était où ? Ce peut être pour la qualité des plats, l'abondance, la beauté, l'atmosphère, le moment !!

Je me lance, quelques souvenirs gastronomiques :

- Au Mexique, dans un petit village de pêcheurs sur la côte Pacifique, un huachinango al mojo de ajo. Picannnnnnte !

- Une paella sur les terrasses de la Barceloneta avec quelques lampées de vino tinto !

- Un ceviche super frais, relevé et plein de coriandre dans Miraflores, Lima (Péru)

- Une crème glacée " lavender with Sonoma honey" à San Francisco

- un repas typiquement polynésien servi par des belles dames à la chevelure fleurie, sur le haut d'une montagne, au milieu de jardins somptueux

et encore ... je ne suis pas encore allée en Asie, ouhlàlà !!

Voilà ! Je pourrais continuer, mais je vous laisse la parole 🙂
Inde du Sud en express (Printemps 2015) English translation pending
by FabGreg · 2015-11-28 · 21 replies
Goa (2 j), Karnataka (8 j), Kerala (2,5 j), Tamil Nadu (9,5 j), Telangana (3 j), soit un total de 25 jours de Goa à Hyderabad.

Ci-après la synthèse de cette traversée express (moins de 4 semaines sur place) de l'Inde du Sud. A défaut de pouvoir suivre un rythme tranquille, ce voyage m'a permis d'en découvrir les sites majeurs (hors mises à l'écart volontaires, comme les stations climatiques) et de côtoyer des populations diverses et attachantes.

Pour optimiser le temps à ma disposition, j'ai choisi d'atterrir à Goa pour un circuit qui m'a conduit jusqu'à Hyderabad. Air India permet sans surcoût excessif d'atterrir et de repartir d'une ville différente.

Réalisé au printemps 2015, l'itinéraire a été le suivant : J01 / 12 mars : transit Delhi, arrivée Goa Dabolim, nuit à Panaji/Panjim. J02 / 13 mars : Old Goa, Ponda, nuit à Panaji J03 / 14 mars : Panaji, Margao, nuit à Vasco da Gama J04 / 15 mars : train -> Hospet, Hampi J05 / 16 mars : Hampi J06 / 17 mars : Hampi, nuit à Ameengarh J07 / 18 mars : Aihole, Pattadakal, Badami J08 / 19 mars : train -> Bijapur, puis train de nuit -> Arsikere J09 / 20 mars : Belavadi, Halebid, Belur, Shravanabelagola J10 / 21 mars : Melkote, Srirangapatna, Mysuru/Mysore J11 / 22 mars : Talakad, Somnathpura, train transit Bengaluru, train de nuit -> Ernakulam J12 / 23 mars : Kochi, nuit à Ernakulam J13 / 24 mars : train -> Changanacherry, bateau-bus à travers les backwaters -> Allapuzha -> Kottayam J14 / 25 mars : autocar -> Kumily -> Madurai J15 / 26 mars : Madurai, Danushkodi, nuit à Rameswaram J16 / 27 mars : Rameswaram, Devakottai, Karaikudi et environs J17 / 28 mars : Kanadukathan, Thirumayam, Pudukkottai, Sittanvasal, Tiruchirappalli/Trichy J18 / 29 mars : Srirangam, Thanjavur/Tanjore J19 / 30 mars : Dharasuram, Kumbakonam, Gangaikondacholapur, nuit à Chidambaram J20 / 31 mars : Nataraja Temple de Chidambaram, Puducherry/Pondichéry, Tiruvanamalai, nuit à Vellore J21 / 1er avril : Vellore Fort, Kanchipuram, nuit à Mamallapuram/Mahabalipuram J22 / 2 avril : Mamallapuram, Government Museum de Chennai/Madras (car fermé le lendemain), nuit à Mamallapuram J23 / 3 avril : balnéaire le matin, Chennai, train de nuit -> Warangal J24 / 4 avril : temples à Hanamkonda, Ramappa Temple à Palampet, train -> Hyderabad J25 / 5 avril : Golconde, Hyderabad J26 / 6 avril : Hyderabad.

Si non précisée, j'ai passé la nuit dans la dernière ville indiquée.

Peut-être cela donnera t-il quelques idées à de prochains voyageurs un peu pressés comme j'ai pu l'être.

Voyage effectué en totale autonomie, en recourant quasi intégralement à des transports collectifs (train seulement si mentionné explicitement). Sans aucune réservation préalable, hormis évidemment les trains (réservés l'après-midi même de mon arrivée, à la gare ferroviaire de Vasco da Gama).

Le circuit était très précisément programmé (une exigence pour réserver à l'avance mes trajets en train, certains étant déjà saturés 1 mois à l'avance).

Bénéficiant d'une préparation rigoureuse, j'ai respecté mon plan de route en quasi totalité. Le principal changement a été d'écarter la visite de Tirupati, car j'ai découvert quelques jours avant que s'y tenait une fête le jour prévu. Comme déjà en temps normal, l'attente dépasse souvent 5 h avec un ticket "special darshan", j'ai préféré renoncer à cette tentative de visite.

Initialement, j'avais prévu de partir fin décembre, mais j'ai dû décaler mon départ du fait d'un malade préoccupant dans ma famille. Néanmoins, la météo s'est quand même montrée très favorable à cette époque (seule une petite averse le dernier jour à Hyderabad), même s'il a fait un peu chaud à Hampi. Aucunement importuné par des moustiques sauf au Kerala (plus gênant, ceux-là ne sont pas éloignés par un vigoureux ventilateur, => répulsif).

A suivre : - indicateurs de dépense. - analyse des coûts de transport. - hébergements utilisés. - coups de coeur. - détail des visites.

Fabrice
Départ tour du monde, je pense à Cap Town pour commencer English translation pending
by Houm · 2015-11-27 · 19 replies
Salut à tous !

Je me prépare à prendre la route pour une durée indéterminée. Je n'ai pas encore vraiment pris de décision concernant la 1ère destination du voyage mais sans que je puisse vraiment l'expliquer, l'Afrique du Sud m'attire (jamais été).

Aussi, j'envisage possiblement de me prendre un aller simple pour Cap Town et barouder ensuite au gré du vent.

J'ai qqs questions pour ceux qui connaissent ce pays :

a) Le Cap est il une bonne 1ère destination pour un tour du monde ?

b) Je compte partir mi janvier et j'ai cru comprendre que niveau climant c'est top pour là bas ?

c) Si je souhaite bouger d'une ville à l'autre (le pays étant grand), le train ou bus est il ok ou vaut il mieux louer un véhicule ?

d) 2 semaines au Cap est il assez ? trop ?

e) Existe t il un systeme performant d'auberges de jeunesse ? Je ne sais pas encore comment je vais me loger mais étant un tour du monde, je dois optimiser le cout du logement donc je pensais aux hostels. Je ne sais pas s'il y a d'autres possibilités ?

f) Je lis ici et là que Port Elisabeth ne mérite pas une visite et que le Cap remporte la bataille haut la main : est ce vrai ?

Je suis pas spécialement flippé niveau insécurité et je n'ai aucun a priori sur les soucis sociaux. Je suis juste curieux de découvrir un pays qui me semble contenir dans de beautés naturelles.

J'ai surement d'autres questions mais pour l'instant ce sera tout je crois. Un grand merci !
Tarif avion Inde English translation pending
by Seiheki · 2015-11-22 · 8 replies
Bonjour à tous, préparant un voyage de 4 mois en Inde à partir du 15 janvier 2016, je suis en train de me concentrer sur le budget qui est assez serré cad 15 € par personne hors transport aérien. J'ai une question précise : Je désire aller au Ladahk début mai et la route Manali-Leh sera encore fermée donc je n'ai pas d'autre choix que de prendre l'avion de Delhi à Leh. Seulement je trouve les tarifs assez élevés (260€ AR pour une personne) et me demande si les tarifs de billets d'avion sont moins élevés si achetés dans une agence en Inde plutôt que sur le web ? Je suis pratiquement sûre que c'est le cas mais aimerais confirmation, à savoir le nom d'une compagnie sérieuse (Air India ?) et surtout le prix pour un aller retour de Delhi à Leh début mai. Question disponibilité faut il que je réserve à l'avance une fois sur place ? De combien de temps à vos avis ? Je serai au Kerala du 15/01 au 29/02 et pensais réserver à ce moment là. Sinon je serai du 1er mars au 1er mai en Himalech pradesh et me demande si j'ai une autre façon de rejoindre le Ladakh que l'avion début mai ? Merci pour vos retours 🙂
Notre 1er voyage en Afrique du Sud en octobre 2015 English translation pending
by Skymann · 2015-11-10 · 22 replies
Bonjour amis forumeurs,

A mon tour de vous faire partager notre 1er voyage en Afrique du Sud mais avant tout, merci pour la mine d’informations recueillies sur ce forum qui m’ont permis de bien préparer le trajet et de l’adapter à nos envies. Et merci en particulier à ceux qui ont répondu à mes interrogations : Boulwai, Rjulie95, Michel5200, Bigoodi, Bardamu76, Senmout, Marc47, Gobo69, … en espérant n’oublier personne.

Pardonnez mes piètres qualités littéraires mais ce qui compte avant tout c’est le partage et pouvoir donner envie aux futurs voyageurs (en tout cas c’est mon objectif).

On y va pour la mise en bouche…

Nous sommes 2 adultes + notre fils de 11 ans et notre programme était le suivant :

15/10 Vol Paris CDG à 23h00 vers Johannesburg 16/10 Arrivée à 10h00. Route vers Watervall Boven (nuit d’étape). 17/10 Route et nuit à Haziview. Elephant Whispers à 16h00. 18/10 Blyde River Canyon. Nuit à Haziview. 19/10 Route vers le Kruger par l’Orpen Gate. Nuit à Satara. 20/10 Sunrise drive puis self drive l’après-midi. Nuit à Satara. 21/10 Route et nuit vers Lower Sabie. 22/10 Route vers le Swaziland. Nuit à Ezulwini. 23/10 Route et nuit à Ubizane (réserve privée) à côté d’Hulhuwe. 24/10 Sunrise drive à Hulhuwe et Sunset drive à Ubizane l’après midi. 25/10 Route et nuit à Sainte Lucie. Croco Center le matin puis croisière hippos sur le fleuve. 26/10 Isimangaliso et Cape Vidal. Nuit à Sainte Lucie. 27/10 Route vers l’aéroport de Durban. Vol vers Le Cap. Nuit à Hout Bay. 28/10 Table Mountain le matin et Kirstenbosch l’après-midi. Nuit à Hout Bay. 29/10 La Péninsule (Chapmann’s Peak, Cap de Bonne Espérance, Boulder’s, ….). Nuit à Hout Bay. 30/10 Cap Town : Bo-Kaap, City Bowl et le Waterfront. Nuit à Hout Bay. 31/10 Hermanus et ses baleines. Nuit à Hout Bay. 01/11 Le matin, Signal Hill puis aéroport du Cap pour le vol retour à 19h00.

En synthèse : - Des mois de préparation et de lecture : un voyage commence déjà avant de partir ! - 2600 kms en voiture - 1 vol interne - Quelques 1800 photos et films au camescope - 8 logements - Des découvertes et des souvenirs plein la tête - Aucun sentiment d’insécurité - Une police bien présente mais jamais aucun contrôle routier - La gentillesse de l’accueil - Le cours du RAND avantageux à environ 15R pour 1 € - Un adjectif : contrasté (les paysages, les personnes, le niveau de vie, …, tout, …)

Bref, un pays formidable à recommander.

N’hésitez pas à me poser vos questions, je suis à votre écoute.

A+ pour la suite



Croisière sur le Norwegian Epic au départ de Barcelone en décembre 2015 English translation pending
by Maya83400 · 2015-11-06 · 103 replies
Bonjour à toutes et à tous, Nous avons réservé notre première croisière chez NCL sur le Norwegian Epic au départ de Barcelone le 9 décembre prochain. J'ai "fouillé" le forum et je trouve peu de renseignements pour répondre à mes interrogations. Je me permets donc de faire appel à vos expériences. J'ai 2 questions: -nous pensons nous rendre à Barcelone en voiture pour plus de commodités. Il faudra donc envisager le parking pour une durée de 11 jours. Je ne trouve que le Valetparking de cité sur ce forum. Ils offrent 3 types de prestations. Peut-on m'en parler et éventuellement m'indiquer s'il y a d'autres solutions envisageables pour le stationnement. -bien sûr nous découvrirons ce nouveau style de croisière. J'ai pu lire certains récits et ma deuxième question concernera les spectacles. Faut-il les réserver pour y assister? Si oui, où et comment. D'avance merci pour tous les renseignements que vous pourrez nous fournir. Bonne journée à vous tous et au plaisir de vous lire.
Qui a déjà gouté au Durian? (Thaïlande) English translation pending
by Estak13 · 2015-11-04 · 14 replies
Bonjour, Je pars bientôt et je m'interesse un peu à tout ce qui pourra me surprendre une fois sur place. J'ai repéré un fruit qui a l'air très particulier surtout parce qu'il sent mauvais parait-il, au point d'être interdit dans certains lieux publics ! Quel gout a-t-il ? (j'ai lu qu'il a le gout de l'échalotte pourrie !!! ..... forcément ça donne pas envie !) Comment se mange-t-il ? Les thailandais en mangent-ils souvent ? Le trouve-t-on facilement dans les rues ? Merci pour vos réponses.
Un mois en Thaïlande du Sud: Le Retour English translation pending
by Jojoone1 · 2015-11-01 · 106 replies
4 JUILLET 2015

Voici notre 4 ème récit de séjour en images. Celui-ci sera complémentaire de notre second récit, édité il y a deux ans sur ce forum : en effet, nous avons changé d'idée au cours de l'hiver et avons souhaité passer toutes nos vacances en Thailande. Il semblerait que notre cas s'aggrave ! Le Myanmar, ce sera donc pour une autre fois. Nous signalons à ceux qui nous ont déjà suivis qu'année après année il est plus difficile de résister à une certaine forme de lassitude, ce qui nous fait prendre moins de notes sur place. Vous nous pardonnerez donc nos textes moins consistants que d'habitude et les quelques imprécisions qui pourront apparaître.

Le voyage a été plus confortable que d'habitude puisque réalisé avec Qatar Airways. Se retrouver dans la partie supérieure de l'A380, dans la première rangée de sièges avec deux mètres pour étaler ses jambes, c'est bien mieux que les bétaillères russes ou indiennes.

Nous voilà donc en train de fumer nonchalamment une cigarette devant Suvarnabhumi Airport, savourant ce moment précieux où nous ressentons à la fois la chaleur, l'air humide et le début de nos vacances bien méritées. D'un coup surgit de nulle part un gars très nerveux qui, tout en essayant de nous dire quelques mots en anglais parmi lesquels il y avait " security ", se met à palper nos bagages et fouiller notre sachet plastique duty free. Evidemment, après notre voyage, nous étions tout mous et le temps que nous réagissions le type était déjà parti. A bien y réfléchir, il n'y avait que deux cartouches de cigarettes dans le sachet et nous ne risquions rien mais l'attaque éclair manquait un peu d'élégance.

Pour la première fois, nous ne partons pas pour le centre-ville. Nous demandons au taxi de nous amener à la station de bus de Mochit 2, plus au nord. Un quart d'heure plus tard, nous sommes dans le minivan qui nous emmène à Ayutthaya. Il y a un trafic considérable, pendant plus d'une heure nous aurons tout le temps de constater le stress du chauffeur qui à chaque seconde regarde alternativement devant lui, puis le rétroviseur central, puis le rétroviseur gauche, puis le rétroviseur droit. Comme il a en plus, le pauvre, un tic nerveux de la tête, eh bien...vous savez, c'est le genre de situation où ce n'est pas bien d'en rire mais où on a le plus grand mal du monde à lutter contre.

A peine arrivés à l'arrêt de bus que notre premier problème d'organisation se règle tout seul. Un chauffeur de tuk tuk nous propose ses services et nous lui signalons que nous préférerions sur les deux prochains jours nous faire promener en voiture. Du coup, il nous apprend que sa fille a un véhicule et que le tarif à l'heure est le même que pour les tuk tuk, c'est-à-dire 200 bahts. Nous acceptons, fixons le rendez-vous au lendemain matin devant notre hôtel et ce monsieur, tout satisfait de la bonne opération, nous offre même le trajet en tuk tuk de ce jour vers l'hôtel. Nous n'avions rien demandé et il n'était pas obligé.

Nous avions choisi l'Ayothaya Hotel, a priori le seul hôtel du centre avec à la fois un prix modeste et une grande piscine. 27 euros avec le petit-déjeuner, et c'était encore moins cher avant que le cours de l'euro ne chute. C'est un établissement qui n'est pas récent mais bien tenu. Il y a d'étranges lits à roulettes, néanmoins confortables. Lors de notre séjour, la piscine était extrêmement propre. Une seule des filles à l'accueil parle un peu l'anglais, les autres rigolent. Le dimanche, des beignets chinois sont venus embellir un petit-déjeuner pas extraordinaire. Bon sang, ce satané beurre salé !

Dans la hâte de commencer nos découvertes au plus tôt, nous prenons à l'hôtel la promenade en bateau sur la rivière ( 200 bahts par personne ). En deux heures de temps, on fait ainsi le tour du grand centre ville en long tail boat, avec trois arrêts de 20 minutes chacun à des temples situés en bord de rivière. Nous avons la chance de commencer par une journée ensoleillée, cela nous rappelle un peu les ballades sur les klongs de Bangkok, il y a les constructions sur pilotis, les plantes tropicales, les poissons et un varan de temps en temps. Nous pensons que c'est une assez bonne option en préliminaire à la visite du site historique.

En soirée, nous avons mangé dans la rue, à 100 mètres à droite en sortant de l'hôtel. Il y a 3 ou 4 stands, des tables et des chaises. Nous avons dû déguster le plus succulent riz frit de notre séjour. Chacun une assiette copieusement garnie et une boisson, total facture 100 bahts. Sans commentaires.

Nous nous réjouissons de ces deux journées complètes devant nous, lesquelles nous permettront de découvrir une bonne partie du site historique. Bien entendu, nous dormons comme des innocents.
Voyage au pays des Incas, des Guaranis et des Cariocas English translation pending
by 72chris72 · 2015-10-31 · 60 replies
Aprés avoir pris des renseignements sur le forum, je me prépare à mon tour , à raconter mon voyage .Avec mon mari et un couple d'amis, nous partons lundi matin pour le Pérou et je vais essayer de raconter notre périple au jour le jour .
"Madagascar: l'enfer au paradis", sur M6 English translation pending
by Quatrevingt · 2015-10-27 · 114 replies
Bonjour à tous :

Voici une émission : "Madagascar : l'enfer au paradis" dans Enquête exclusive sur M6 ce 1er novembre (mais aussi en rediffusion sur W9, Antenne Réunion, etc sur d'autres dates de diffusion) :

http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/01-11-2015-madagascar_l_enfer_au_paradis-2147568199.html

Pour les touristes étrangers, Madagascar a tout d'un paradis : plages désertes, eau turquoise, soleil toute l'année, végétation luxuriante et une faune extraordinaire que l'on peut approcher au plus près (lémuriens, tortues géantes, dauphins et même baleines).

Pour les investisseurs, dont de nombreux Français, la grande île de l'Océan Indien présente d'énormes avantages. Ici, une sublime villa avec plage privée coûte moins cher qu'un studio à Paris. Et plusieurs hectares de terrains vierges bordés de cocotiers avec accès à la mer se négocient pour quelques milliers d'euros. Résultat, les professionnels du tourisme se bousculent. Et pour faire tourner hôtels et restaurants, la main d'œuvre ne coûte rien, ou presque (smic malgache : 30 euros par mois). Sur l'île paradisiaque de Nosy Be, nous avons suivi le quotidien d'une femme de chambre d'un hôtel de luxe. La journée est facturée 600 euros aux clients étrangers. Elle gagne 1 dollar par jour et vit dans une cabane sans eau ni électricité.

Derrière le décor de carte postale, c'est la majeure partie de la population qui vit dans le dénuement. Madagascar est l'un des pays les plus pauvres du monde. 92% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Et 1 enfant sur 3 quitte l'école avant l'âge de 14 ans. Dans les carrières de pierre, certaines étant situées juste derrière les plages de rêve, vous découvrirez le quotidien de cette famille, obligée de faire travailler ses très jeunes enfants. Nina, 7 ans, casse des cailloux toute la journée pour les transformer en gravier. Pour sa mère, seul espoir : que sa fille épouse un blanc, un riche étranger, qui la fera sortir de cette misère.

De nombreuses jeunes filles offrent aussi leurs charmes aux touristes blancs, que l'on appelle « les Vazahas ». Sur l'île, la passe se monnaie autour de 10 euros et rien ne semble freiner le développement du tourisme sexuel. Des filles de plus en plus jeunes, souvent mineures, se prostituent. Et la police reste inactive ou impuissante face à ce fléau.

De son côté, la population locale, se sentant exploitée, est aujourd'hui à bout de nerf. Et il lui arrive de rendre la justice elle-même, jusqu'au lynchage en place publique, transformant ce paradis naturel en un baril de poudre prêt à exploser.

Videos, séries et émissions sur M6.fr : L'émission de Enquête exclusive http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/01-11-2015-madagascar_l_enfer_au_paradis-2147568199.html#ixzz3plQBe8QD
Mahalo Nui Loa, Hawaï 4 semaines, 4 îles English translation pending
by Sissi57 · 2015-10-26 · 57 replies
Alors, cet été, la destination choisie et longuement préparée, ce sera Hawaii... Des semaines passées à écumer le net, VF en tête, et à lire les guides, à comparer, à établir des projets d'itinéraires... on ne va pas se mentir c'est déjà un des plaisirs du voyage. Au point que l'on est presque étonné de se retrouver au pied de la passerelle. Alors, on y va?

On y va avec Air Canada, qui au moment de la réservation des billets proposait les tarifs les moins exorbitants. Le 1er août nous abandonnons la mère patrie le jour de la Fête Nationale pour nous envoler vers Montreal. Nous avons une escale d'une après midi et d'une nuit à Montreal et j'ai envisagé de pouvoir profiter de jeter un rapide coup d'oeil à la ville....mais une des valises manque à l'appel à l'arrivée et en compagnie d'une vingtaine d'autres passagers de notre vol, nous allons (commencer à) nous familiariser avec les procédures en matière de litige bagage.Vu l'affluence brutale au bureau litiges cela prend un peu de temps. Finalement un sympathique collaborateur d'AC prend note, nous attribue un N°, nous remet la pochette de secours du parfait naufragé des airs (il y a même un spray pour les mauvaises odeurs des habits!!!).Vu le temps écoulé toute velléité de tourisme montréalais nous a abandonné et nous prenons la navette pour notre hôtel pour quelques heures de sommeil, non sans avoir réglé le réveil sur 4h30 du matin, histoire de ne pas manquer la suite du voyage. La suite du voyage c'est Montreal-Vancouver. On tâche de se renseigner sur les errances de la valise.. peine perdue. A Vancouver, outre un beau soleil, une bonne nouvelle au bureau des litiges bagages, la fuyarde est repérée et remise sur le droit chemin, elle devrait nous suivre à Honolulu.Longue escale, on épuise un peu les distractions possibles de l'aéroport et c'est avec plaisir que nous voyons arriver le dernier vol à destination d'Honolulu..... non sans avoir passé les services de l'immigration et douanes US à qui il faut justifier que nous n'avons qu'une valise, mais que , youpiii , une deuxième va nous rejoindre à Hawaii.Il faut produire tous les papiers fournis par Air Canada pour convaincre ces aimables fonctionnaires. Arrivée à Honolulu vers 21h locales et on se réjouit de retrouver la valise.....joie de courte durée, car la deuxième valise, elle, est toute cassée......une grand fente de 15cm dans sa coque soi-disant à toute épreuve.Alors que fait on??? on retrouve le litige bagage Air Canada.... et on refait un dossier......pour valise cassée cette fois ci, ça change un peu, les formulaires sont différents... J'avais réservé un service de navette pour rejoindre l'hôtel, celui ci n'en proposant pas. Cela revient nettement moins cher que le taxi, surtout si on prend l'aller retour. Nous avons été très satisfait de la formule proposée par VIP Transportation. C'est donc de nuit que nous arrivons à l'hôtel réservé pour 3 nuits à Waikiki, le Aqua Aloha Surf, situé près du canal, mais à peu de distance de la plage de Waikiki. La chambre est spacieuse, le petit déjeuner inclus, le rapport qualité prix très satisfaisant. Demain, à nous, enfin, Hawaii mais en attendant, quelques vues que nous allons découvrir les jours suivant:





Ouest Américain: Carnet d'un roadtrip classique de 3 semaines en août 2015 English translation pending
by 69Eric · 2015-10-24 · 424 replies
Bonjour, Notre parcours étant extrêmement classique pour un premier roadtrip dans l'Ouest américain que je me suis longuement posé la question de l’intérêt d'un énième carnet sur ce site qui en comporte déjà d'excellents.

Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...

2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)

3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !

Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.

Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/

Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.

Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:

A/ Los Angeles B/ Williams C/ Grand Canyon D/ Page E/ Monument Valley F/ Moab G/ Torrey H/ Tropic I/ Springdale J/ Las Vegas K/ Furnace Creek L/ Visalia M/ Fresno N/ San Francisco

J1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.

Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante) Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière. Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant. 45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté. Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015. 320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.



Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.



Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.



Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.





Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.



Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.

Parcours du jour. 40 kilomètres.

A suivre...
Croisière "Couleurs des Tropiques" English translation pending
by Vahiné07 · 2015-10-23 · 114 replies
Bonjour,

Dans 3 mois, ce sera le départ pour notre seconde croisière au soleil (et oui quand on y a goûté, on ne peut plus sans passer 😉 ) du 24 au 31 janvier 2016. Croisière "Couleurs des Tropiques" à bord du Costa Magica avec pour escales: • Tobago • Grenade • Barbade • Sainte Lucie • Martinique • Guadeloupe

Nous connaissons le bateau mais, hormis la guadeloupe et la martinique, nous ne connaissons pas les escales... Tous vos avis, conseils, astuces, bons plans et incontournables sont les bienvenus 😄!!!

Merci.

Bérangère
6 semaines en Indonésie, coup de gueule English translation pending
by Dolma63 · 2015-10-20 · 71 replies
Salut tous! Je suis donc partie cet été 6 semaines en Indonésie sur Java, Bali et l'île de Flores. Comme je l'annonce dans le titre je ressors avec un avis un peu mitigé de ce voyage! Notamment à cause de nombreuses arnaques en tout genre auxquelles j'ai été confronté et qui a parfois donné un gout à un peu amer à ce périple! Je sais qu'en Asie (et surement ailleurs) touriste égal argent mais alors là ça a été le pompon ! Que ce soit pour les hébergements, les visites, les transports ou la nourriture les prix annoncés étaient la plupart du temps lunaire...! Toujours à devoir négocier! Alors oui je sais que jamais je n'aurai jamais le prix local, que je reste une touriste et que le niveau de vie fait que je paierai plus cher qu'un autre, et je n'ai pas de problème avec ça mais quand même la plupart du temps c'était de l'abus... Comment faire comprendre qu'en tant que touriste on n'est pas tous plein aux as? Impossible! Et de devoir sans cesse en revenir à l'argent et qu'on essaie encore et toujours de m’arnaquer a été ma grande déception! Pourtant j'ai fais d'autres pays d'Asie où j'ai vécu des choses similaires mais jamais à ce point... Un exemple: Pour aller au Mont Bromo il faut se rendre au village de Cemoro Lawang. J'étais à Yogiakarta et en me renseignant à droite à gauche j'ai du batailler pour ne pas me faire vendre un tour et expliquer que je souhaitais m'y rendre par mes propres moyens (ce qui est tout à fait faisable). Mais on vous explique que c'est risqué, qu'il vaut mieux prendre un tour car au moins on est sur d'avoir les transports et un hébergement jusqu'au village de Cemoro Lawang. Car, me dit-on, l'été est la plus haute saison touristique (certes) et les risques sont d'arriver au village et que toutes les chambres soient prises et on peut se retrouver dehors... (on serait capable de me laisser coucher dehors?!) Pas têtue je m'acharnes quand même à y aller seule via train et bémos. (Qui d'ailleurs vous revient à une misère niveau prix mais ça c'est normal vive les agences!). Et arrivée à Cemoro Lawang quelle n'est pas ma surprise de constater que le village est assez grand et étendu, qu'il y a foule d'hébergement et que c'est quasi vide! Je loue d'ailleurs une chambre tout en haut du village à 50 mètres du début du sentier pour le Bromo et la guest est vide! Bref à écouter tout le monde j'étais inconsciente de partir sans réserver mais bon... Deuxième surprise je commence à chercher le chemin pour accéder au Bromo et les locaux me disent "il faut passer par le check point et payer des droits d'entrée 150 000 Rps"??!! Des touristes m'avaient prévenus que c'était une arnaque donc je m'acharne et je dis que je ne paierait pas que je sais que c'est une arnaque blablabla... Voyant que mon mode furax est activé et après 20 minutes de palabres les locaux en question finissent par le confirmer l'entourloupe. Bien sur ils ne m'indiquent pas le chemin à prendre, qui est d'ailleurs très facilement reconnaissable et que je finis par trouver. Ils me disent que si je passe sans payer c'est à mes risques et périls car il y aurait des gardes qui contrôle l'accès au cratère. Têtue comme je suis je poursuis, j'accède au cratère et zéro garde encore une connerie pour me faire peur et payer... Enfin la beauté du site et mon émerveillement face au cratère a atténué mon léger désappointement... Heureusement! Sur Bali j'en parle pas les transports publics n'existe pas selon les locaux, c'est juste qu'ils sont très bien cachés pour que vous voyagiez uniquement via taxi privé. Les prix selon l'heure, l'humeur et votre tronche varient du double au quintuple. Super ! Et à Flores les prix de certaines excursions ont été multipliés par 10 d'une année à l'autre. Par exemple les droits d'entrée du volcan Kelimutu (avec ses 3 lacs aux 3 couleurs différentes) étaient l'an passé de 20.000 Rps et cet été ils étaient à 250.000 Rps... Prix pour les touristes en haute saison voilà ce qu'on m'a dit (et là pour le coup les droits d'entrées sont vraiment à payer ce n'est pas une arnaque). Encore un léger désappointement atténué par la splendeur du site (ouf). J'en passe et des meilleurs mais vous l'avez compris je suis rentrée avec de belles images, de belles rencontres avec les locaux heureusement mais avec un léger pincement au coeur qui ne me donne pas envie d'y retourner et c'est bien dommage !

https://tripensac.wordpress.com/
La Floride en octobre!! English translation pending
by Ellobo · 2015-10-18 · 11 replies
Salut à tous, suite à une fête pour nos années, nos amis et famille nous ont bien gâtés et nous avons pu en ajoutant un tout petit peu s'organiser un séjour à deux en Floride. Cette destination est surprenante pour nous, mais une super affaire sur le vol en avion, plus une envie de chaleur (cet été on a eu froid au Botswana !!!) et puis la possibilité d'assister à un lancement de fusée à Cap Canaveral nous ont convaincu. Et puis on adore les USA, il n'y a pas de raisons de ne pas passer un excellent moment. Comme d'habitude, j'ai planifié un peu le voyage en réservant à l'avance mes hôtels, la voiture. Après on verra sur place, c'est tellement facile aux USA. Je vais essayer de faire au jour le jour le carnet. Pour le voir plus complet, avec des photos, c'est ici !Voilà cela débute :

Samedi 17 octobre

Lever matinal, on gratte le pare brise et direction St Exupéry.

Vol vers Lisbonne à bord d’un Fokker 100 très confortable.

Escale à Lisbonne de 3h et vol (un peu long direction Miami). Service minimum à bord avec TAP, mais ce que je cherche en avion est surtout la sécurité, donc pas de soucis.

Arrivée légèrement en avance à Miami. Longue marche vers l’immigration, mais par contre avec les machines automatique cela va très vite, jamais je n’ai passé aussi vite l’immigration aux USA (10 min TTC). On récupère les bagages dans la foulée et direction Alamo pour récupérer notre carrosse. 35 minutes après notre arrivée nous sortons de l’aéroport. Un peu de route, toujours aussi cool et accueil chaleureux, à l’hôtel. Vite un bain chaud dans l’Atlantique. Un peu d’internet, un bon hamburger, une petite marche et c’est l’effondrement dans le lit.
3 mois à Madagascar 2016 English translation pending
by Medagar · 2015-10-06 · 19 replies
Bonjour,

Nous sommes deux voyageuses et préparons notre voyage à Madagascar , 3 mois d'avril à Juin 2016. Nous voulons avoir une idée du budget à prévoir, sachant que nous circulerons en transports en communs, dormirons dans des hébergements bon marché, et mangerons au plus simple. Le parcours reste à définir, et nous nous laissons une liberté sur place. Nous allons éviter les endroits très touristiques et chers.

Merci pour vos conseils, et souvenirs de voyage!
Budget pour partir 4 mois en Thaïlande English translation pending
by Pierretlse · 2015-09-09 · 33 replies
bonjour :)

j'envisage de partir bientôt pour 4 mois en thailande, je souhaiterais savoir si un budget de 600€ / mois est envisageable pour y vivre et pouvoir visiter le cambodge, le laos, et les iles thailandaises ? :)

J'ai déja un peu cherché sur le forum les réponses commencent à dater, suis je puis avoir le conseil de gens qui y sont allé ou qui y sont encores, je serai plus que ravi :)

Merci !
Discussion autour du concours photo de septembre 2015: World Street Art English translation pending
by Masterpo · 2015-09-03 · 253 replies
Bonsoir,

Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Jeux voyages. Il s'intitule "World Street Art" et se trouve ici.

Seules les photos doivent y être postées et à compter du 25 septembre 2015, seulement les votes. Ce fil recevra tous les autres messages.

Le diaporama des photos proposées se trouve là.
Témoignages et avis de voyageurs partis en Inde sans vaccins English translation pending
by Marie03290 · 2015-08-30 · 49 replies
Bonjour,

Nous partons en famille en janvier pour un mois en Inde. Mon enfant de 4 ans sera du voyage. Je ne tiens vraiment pas à la vacciner mais en aucun cas lui faire courir le risque d'être malade. Pouvez vous me donner des conseils, éventuellement quels traitements préventifs à base de plantes prendre pour booster son système immunitaire? et egalement me donner vos témoignages concernant votre voyage avec votre enfant en Inde? D' avance merci!!!!
Éthiopie: locaux et "harcèlement"? English translation pending
by Raphatravel · 2015-08-28 · 32 replies
Hello,

Nous hésistons à partir en Ethiopie cet hiver. Mes craintes sont, aussi au regard de mes précédents voyages (en l'occurence plutôt en Afrique de l'Ouest), le rapport avec les locaux. J'ai bien supporté l'Inde, énormément aimé le Rajasthan mais évidemment particulièrement aimé le côté plus relaxant du Tamil Nadu ou autres zones où la confiance règne et où le rapport avec les locaux est, pour ainsi dire, très horizontal. Je tiens vraiment à ça. Je supporte bien les aspects "quémandeurs", mais moins l'absence de confiance et ai tout de même envie de me détendre.

Merci!
La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour English translation pending
by Chamadou · 2015-08-17 · 118 replies
Bonjour à tous,

Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.

Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.

Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?

Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.

Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.

Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo

Christian
Périple en Birmanie en sac à dos en solo mars 2015 English translation pending
by Gazelle1234 · 2015-08-16 · 37 replies
déjà 4 mois que je suis rentrée et toujours des images plein la tete!!!! Je me devais de faire un débrief de mon trip compte tenu que j'ai préparé ce dernier grâce à VoyagesForum Me voilà donc partie pour le Myanmar le 22 mars 2015 avec une escale à Bangkok J'arrive donc à l'aéroport de Mandalay le 23 mars à 10h où je changerai mes euros contre des kyatts (1euros=1130 Kyatts). Et ce sera un des meilleurs taux....donc allez y!!! je me suis donc retrouvée avec une sacrée liasse de billets!! J'ai pris un taxi collectif partagé avec 2 allemands pour aller dans le centre ville(45mn ). J'avais réservé un petit hotel Golden Dream Hotel ( 30dollars la nuit). Hotel propre, wi fi à volonté et pt dej compris sur la terrasse sur le toit...tres agréable une douche plus tard, je partais à la découverte de la ville de Mandalay...dès la sortie de l'hotel, je suis dans l'ambiance...bcp de scooters, ça klaxonne de partout et on est ds des rues non bitumées...et une chaleur humide et etouffante!!! Mandalay a été un temps capitale de la Birmanie. C'est un immense plan en dammier...une fois le n° de rue repéré sur un poteau, facile de s'orienter. il se cache partout des pagodes. je me dirige vers le palais royal mais j'arriverai devant une pancarte "forbidden to enter for the tourists; go to the other gate"....impossible pour moi car trop chaud et de toute façon, il etait trop tard....







du coup, stop pour un jus d'ananas dans la rue....enfin, un ananas coupé en pts morceaux et mélangé avec mon eau. Je suis servie comme une princesse. Les gens sont surpris que je sois seule et sont adorables. Un petit tour pour trouver quelque chose à grignoter au marché Zegyo et il est deja 19h...dodo car avec le décalage horaire, je suis nase

Mardi 24 mars 2015 : Pt dej en terrasse avec oeufs brouillés, toasts et confitures. Il fait deja tres chaud. Je rends ma chambre et ils me gardent mon sac à dos pour que je profite de la journée car je prendrais le bus de nuit pur Bagan ce soir. Direction Amanapura pour le pont U Bein. Quelle expédition!!!!! comme dans tous les bus locaux du monde, on attend que le bus ou pick up soit plein avant de partir. et ici, on s'entasse!!!

Tout le monde a le sarong. Incroyable comme ces rues sont pleines de vie. Il n'y a pas un metre sans qu'il y ait un resto de rues ou une cahute pour boire et manger!! Evidemment je suis dévisagée car je suis la seule touriste à monter dans ce mini bus local mais j'ai droit à de grands et larges sourires. Comme c agréable!!! On mettra au moins 1h30 pour arriver à Amanapura . Je me retrouverai avec un moine et ses 3 amies à descendre de notre super bus pour aller au pont U Bein. Ils sont heureux de partager une calèche avec moi. Et c'est parti pour une demi journée bien animée avec ces compères!!! Ils parlent anglais avec un accent birman...on passera bcp de temps à rire à cause de cet accent!! on traversera le pont et on dejeunera ensemble. J'ai bcp de chance de partager ce moment avec ces 4 personnes. C'est un moment unique..on a des milliers de questions à se poser. Chacun veut découvrir la culture de l'autre...On prendra des centaines de photos...C'est le pays où j'aurais été le plus photographiée...





On se quittera après cette franche rigolade. Ils retournent vers Mandalay et moi ver Sagaing. Ils ne connaisent pas le chemin pour aller à Sagaing....j'y vais ....on verra bien...apres tout, j'ai une langue!! Et c'est parti...je traverserai un village où aucun touriste ne va...une espece de bidonvilles...meme moi je me suis fais un peu peur Un stop pour profiter de l'ombre d'un arbre, et j'ai vu arriver une dizaine de gamins...j' ai pu prendre des photos et le leur montrer....quelle partie de plaisir!! je continue d'avancer dans ce camp où trainent bouteilles et sacs plastiques...les gens m'orientent...tout va bien. Je tombe sur des birmans qui travaillent le coton. En fait, ils le teintent et le font secher mais dans quelle condition...dans une espece de baraque, des hommes s'affairent au dessus de chaudron. Un enfile les fils de coton sur un cintre et l'autre le plonge dans un bain noir. Il me diront que c'est de l'encre de calamars je me retrouve devant des barrieres où pendent des fils de coton de toutes les couleurs qui sechent en plein soleil ....c magnifique!! On a du rouge, du noir, du turquoise, du jaune.....

je finis par quitter ce bidonville et je commence à traverser des rues où il y a un bruit pas possible...des machines à tisser!!!! Quel boucan!!! il fait un cagnard pas possible.....je vais avoir du mal à m'habituer à cette chaleur pourtant c pas mon 1er voyage mais cette année, c dur dur.... je finirais par trouver ma route et me faire prendre par un vrai pick up flambant neuf en autostop....direction Sagaing!!! En descendant de ce pick up arrivée à Sagaing, je monte à un temple et m'installe sur un banc à l'ombre car c'est intenable en plein soleil. On frole les 43°...Je ne me sens pas bien et ferai une sieste et serai réveillée par des gamins intriqués de me voir là.... Du coup, Sagaing restera un mystere....car il est grand temps que je rebrousse chemin pour mon bus de nuit à Mandalay Bientot Bagan, la raison de ce voyage pour la Birmanie.... suite au prochain episode....
Plus de 60 ans? Comment voyagez-vous? English translation pending
by Hannahannah · 2015-07-12 · 352 replies
Au hasard d'une discussion sur le forum Espagne je me suis rendue compte que certains pensent qu'il faut se ménager, ou ménager son entourage , après la soixantaine .

Perso , j'ai 67 ans , je ne change rien à mes habitudes , sauf un rythme un peu plus doux , mais à la retraite on a plus de temps , et avec plus d' appréhension au niveau des grosses chaleurs .

Alors je lance ce post , vous sentez vous trop vieux pour voyager d'une certaine façon , avez vous besoin de plus de confort , à vos claviers , dans le respect du rythme de chacun 😎😎

Cordialement,

Hannah
Cadeaux pour les locaux en Birmanie English translation pending
by Armdel · 2015-07-08 · 38 replies
Nous aimerions offrir des cadeaux (bonbons, chaussures, vêtements, médicaments, …) pour les locaux mais hésitons entre des produits de notre pays et ceux achetés sur place. On nous disait que des choses d’origine européenne sont grandement appréciées dans le pays mais j’ai peur qu’elles leur conviennent pas. Qu’en pensez – vous ?
Compte-rendu de notre voyage en Polynésie English translation pending
by Scuba06600 · 2015-06-18 · 19 replies
Je tiens à remercier tous ceux qui, avant moi, ont rapporté sur ce forum leur expérience. Je vous recommande la lecture cette discussion http://voyageforum.com/discussion/retour-experience-voyage-en-polynesie-organisation-budget-sejour-d6172611/. Je vais raconter notre expérience, l’organisation de notre voyage, nos impressions, nos coup de cœur, les déceptions…. Mais sans jamais comparer ce que je n’ai pas testé. Il s’agit de mon expérience, de mon ressentit…comme tout avis, ça reste subjectif, même si je tiens à rester objectif. Notre voyage était prévu pour concilier la découverte de la Polynésie sur terre (population, faune, flore, paysage..) et sous mer (plongée sous-marine). Mon épouse ne plongeant pas, la plongée n’a pas était le point principal de notre voyage, mais vous verrez que cela a pesé dans le choix des iles. J’ai organisé ce voyage de bout en bout depuis la métropole. Cela demande du temps, de penser à beaucoup de chose pour que tout soit parfait, mais c’est tout à fait réalisable avec un peu de patience. Il n’y a pas de barrière de la langue, tous les hôtels, pensions, locations…ont un site internet. A l’origine ce voyage devait se dérouler en Août 2015, mais après une rapide comparaison, il a été avancé au mois de mai. L’écart sur les billets est significatif entre ces deux périodes, de plus avec tous les ponts du mois de mai, l’impact sur mon activité professionnelle a été limité.

LES VOLS INTERNATIONNAUX : J’ai choisi Air France (à la place d’Air Tahiti Nui). Les prix des billets sont quasiment identiques, par contre avec les milles acquis j’ai pu voyager en « Prémium Economy » sans surplus au niveau des billets http://www.airfrance.fr/FR/fr/common/guideeconomy/classeetconfort/premium_economy_a_bord.htm?WT.srch=1&WT.mc_id=C_FR_SEA_Google_Brandname_null_null_null&gclid=CNXH7c6_gMYCFQrJtAodNlsA7g). L’avantage de cette catégorie est d’avoir plus de place durant le vol. Je mesure 1m87. Effectivement, il y a plus de place en largeur, et aussi devant pour les genoux. Mais les sièges ne s’allongent pas, ils basculent très légèrement, donc au final le vol est très long… Cette catégorie permet de bénéficier du « Sky Priority ». C’est bien pratique dans les aéroports pour les contrôles, les transits mais aussi pour l’entrée dans l’avion. La différence de confort est indéniable, mais je ne suis pas certain que la somme à débourser soit au niveau des prestations supplémentaires…Le personnel navigant d’Air France sur cette ligne, basé à Papeete, est très sympathique. N’oubliez pas d’acheter votre ESTA (validité de 2 ans). A Los Angeles, il vous sera obligatoirement demandé, et indispensable pour la suite du voyage.

VOLS INTER ILES : La compagnie Air Tahiti assure les vols entre la plupart des iles polynésiennes. Il faut savoir que la Polynésie française s’étend sur une superficie aussi grande que l’Europe ! Air Tahiti propose des pass inter iles. Compte tenu des conditions d’utilisation de ces pass, organiser un séjour avec plusieurs iles devient vite un casse-tête. Il m’a fallu une journée pour déterminer l’ordre de visite des iles de notre voyage. Depuis le 1° janvier 2015, la limite de poids des bagages en soute a été augmenté à 23kgs ; bien pratique lorsqu’on vient d’un vol international (ou même pour amener du matériel de plongée). Sur présentation de sa licence de plongée, on peut même bénéficier de 5kgs supplémentaires. Sur cette compagnie le poids est une vraie préoccupation. Dans certaine ile, la piste d’atterrissage est courte, donc il faut maitriser le poids de l’ensemble de l’appareil. D’ailleurs en rentrant (par l’arrière) de l’appareil, vous verrez des places « réservées » : elles restent inoccupées pour limiter le poids (sur certaines iles, la compagnie pèse les passagers…les polynésiens se portent bien..).

NOTRE PARCOUR : Tahiti (1 nuit), Moorea (3 nuits), Tahaa (3 nuits), Bora Bora (3 nuits), Tikéhau (3nuits), Rangiroa (3 nuits), Fakarava (5 nuits), Tahiti (2 nuits) : 26 jours (trajet compris) et 23 nuits. Il s’agissait de notre premier (et peut être dernier) voyage en Polynésie. On est donc tenté de voir le plus possible d’ile. J’ai lu sur ce forum qu’il fallait rester au minimum 3 nuits par ile. Ces 3 nuits correspondent à 2 jours plein sur place (c’est bien, plus serait mieux…). Généralement, le vol arrive fin de matinée ou début d’après-midi, ce qui laisse ½ journée pour prendre ses repères, se reposer, et 2 jours plein pour les activités. Il faut savoir qu’à ce rythme, les valises ne sont pas beaucoup défaites, le rythme de visite est soutenu, et le temps pour se reposer bien calculé… Toutes ces iles sont différentes, il est difficile de les comparer entre elles. Notre souhait initial était de partir de Fakarava, faire juste un arrêt à l’aéroport de Papeete pour repartir directement vers la métropole. Nous avions un impératif : être de retour le samedi 23 mai pour bénéficier du dimanche et lundi de Pentecôte pour récupérer du décalage horaire avant de reprendre le travail. Donc, n’ayant pas la possibilité de faire un retour comme nous le souhaitions, nous avons dû faire 2 nuits sur Tahiti au retour.

HEBERGEMENT : Une fois que vous avez tous vos vols, l’ordre et les dates de séjour sur les différentes iles, il vous reste à choisir votre mode d’hébergement. Nous avons le choix entre hôtel ou pension (le camping existe en Polynésie mais je ne peux en parler car pas testé). Nous avons privilégié les pensions de famille, pour des raisons de coût, mais aussi pour pouvoir être au plus près de la vie polynésienne. Au contact des polynésiens vous apprendrez beaucoup sur eux. Les seuls hôtels ont été réservés à Papeete et Bora Bora. Le choix a été fait grâce à Tripadvisor. Ce n’est pas le seul site, mais nous y avons nos habitudes, et je trouve que c’est assez efficace. Toutes ces réservations ont été faites sept mois à l’avance. Je m’y suis pris tôt surtout pour les vols, parce c’est ce qui détermine les dates du voyage. Dans la foulée, j’ai réservé les pensions. J’ai eu de la place partout et ainsi certaine considérations ont été prise en compte (ex : à Rangiroa, je voulais un bungalow en face de la passe de Tiputa, bungalow bord de plage ailleurs…). Une fois que vous avez les vols et les pensions, il vous reste du temps pour vous renseigner sur les activités dans chaque ile. N’oubliez pas de réserver les transferts entre les aéroports et les pensions. J’en parlerai plus loin en détaillant chaque ile. C’est aussi le temps de se documenter, et commencer à rêver…

ACTIVITE : Voici quelques sites qui m’ont permis d’élaborer le voyage et où vous trouverez une multitude de renseignements : Tout d’abord les guides à télécharger en pdf : http://www.guidepolynesie.com/index.php/fr/tahiti-moorea-guide.html ; vous retrouverez ces guides gratuits un peu partout chez les commençants. Ils sont pratiques pour élaborer des excursions, retrouver des adresses, téléphone… Pour les activités : http://www.etahititravel.pf/?gclid=CKG1j7jEgsYCFafJtAods3wADg regardez l’onglet « activités ». Excursion sur Tahiti : http://www.tropicalement-votre.com/produits/1525/doc/excursions-tahiti.pdf Trouver les professionnels pour des activités : http://www.tahiti-excursions.com/fr/9-moorea Pour Bora : http://www.borabora-tourisme.com/informations/activites/activites-nautiques http://www.tahiti.com/island/bora-bora Des pass pour des réductions sur certaines activités : http://www.tahitifunpass.com/en/

A PREVOIR AVANT DE PARTIR : Je vous invite à nouveau à lire le compte rendu de « Cemoatoto » (http://voyageforum.com/discussion/retour-experience-voyage-en-polynesie-organisation-budget-sejour-d6172611/). N’oubliez pas la rallonge électrique (2m) car parfois dans les pensions, vous n’aurez qu’une prise de courant à votre disposition (où est branché le ventilateur en général, et donc plus de possibilité de recharger les divers batteries de vos appareils). Tout aussi important des chaussures de nage pour ne pas abimer les coraux (ni vous blesser les pieds).

QUELQUES IMPRESSIONS : Les moustiques : ça était notre premier achat en Polynésie : du « Off ». Vous le trouverez en superette/supermarché. Nous en avons utilisé 3 en trois semaines (pour 2 personnes). Soit il n’y a pas de moustiques en Polynésie, soit c’est très efficace : pas une seule piqure ! L’épidémie de chikungunya est finie. Les coqs : Il y en a partout (même à Bora Bora). Ils « chantent » entre minuit et midi (même un peu plus pour certain). Ils sont sauvages. Ils vont partout, et mangent les « 100 pieds ». Ils ne sont pas comestibles (d’après les polynésiens). Les chiens : pas agressifs sauf à Bora. Si vous avez un doute, faites semblant de ramasser une pierre tout en les regardant méchamment : ça marche !! Les Geckos et autres lézards : inoffensifs, ils ont leur rôle dans la chaine alimentaire. Laissez-les en paix, vous n’aurez pas de problèmes.

Les polynésiens vivent avec le soleil. Ils se lèvent tôt (5-6 h du matin) et se couchent tôt. Le soleil se couche à 18h. Dans un restaurant vous n’aurez pas de réservation après 21h… Le samedi après-midi, dimanche et jours fériés la plupart des commerces sont fermés. Il faut boire beaucoup ! de l’eau !! Avec la forte chaleur, la déshydratation est rapide, même s’il y a toujours un peu de vent qui donne une impression de fraicheur (…parfois !).

LES POLYNESIENS : J’ai rarement vu des gens aussi sympathiques. Le tutoiement est de rigueur en Polynésie (moins vrai à Papeete), ce n’est pas un manque de respect, mais simplement une autre façon de concevoir les rapports humains. C’est un peu déroutant le premier jour, lorsque vous entrez dans une banque pour faire du change, et que la jeune femme en face de vous, vous tutoie…mais tellement plus sympathique ! Dans la rue, tout le monde vous saluera, vous fera un signe de la main ou de la tête. Même s’ils ne vous connaissent pas… Arrêtez-vous dans la rue et parler avec eux : on peut parler de tout, avec tout le monde, et surtout si vous avez un peu d’humour, vous serez adopté. Il faut savoir que les polynésiens ne connaissent pas le « passé, le présent et le futur ». Ils connaissent le réel et l’irréel. Le réel est représenté par le passé (les coutumes, les ancêtres..) et le présent. L’irréel est le futur…le futur est difficile à concevoir pour eux. C’est pour cela que beaucoup se contentent de ce qu’ils ont sans chercher à gagner plus.

LA NOURRITURE : Tout est très bon là-bas…La nourriture est à base de poisson (grillé, cru, en tartare..) même si comme moi vous « n’êtes pas poisson », vous adorerez (j’en ai mangé tous les jours midi et soir !). Le cochon et le poulet sont très bons, le « barbeuk » est une institution. Les fruits exotiques sont merveilleux, vous en trouverez partout sauf dans les Tuamotu (où seules les noix de coco poussent). Arrêtez-vous au bord de la route (quel que soit l’ile), pour en achetez. Ils sont vendu par lot à 500XPf (environ 4,20€), ils viennent du jardin et tout est « bio »…un polynésien m’a dit « comment voulez-vous mourir de faim, entre le lagon et ici ?» et me montrant autour de nous la vanille, les mangues, les papayes, la canne à sucre…En effet la nature leur donne beaucoup, mais ils la respectent aussi. Notre regret est de ne pas avoir eu l’occasion de manger un ahi ma’a (four tahitien). C’est Le repas de fête, qui réunit toute la famille. Donc à moins d’avoir de la famille, c’est compliqué d’en manger. La nourriture dans les hôtels est souvent internationale : peu de plats tahitiens, peu de jus frais exotiques, même pas de confiture locales…il est vrai que la clientèle est internationale (les asiatiques mangent asiatiques ; les américains, viande hamburger voir pâtes).

LES BOISSONS : En générale l’eau n’est pas potable, mais vous pourrez vous rincer la bouche après le brossage des dents. Vous trouverez des bouteilles de 1,5 litre un peu partout pour 100 à 150 XPF (0,80 à 1,25€). Pour varier un peu, vous dégusterez une Hinano. C’est la bière locale. Elle existe en blonde ou brune. Vous la reconnaitrez car son emblème est la fameuse tahitienne assise. Il faut savoir que les tahitiens ne savent pas se limiter en alcool. Les ventes sont interdites le samedi après-midi, les dimanches et jours fériés.

NOTRE PARCOUR :

Nous sommes parti de Nice le mardi 28/04. Après un changement de terminal à Paris CDG, nous montons à 19h25 à bord de notre Boeing, direction Papeete via L.A. Pour essayer de lutter contre le « jetlag » il faut, dès le décollage se mettre à l’heure polynésienne : facile c’est 12 heures de moins. Il est donc 7h25...donc petite sieste vers 12h (minuit en métropole), puis nuit après l’escale de L.A. A Los Angeles, vous quitterez l’avion avec toutes vos affaires (sauf les bagages en soute). L’avion est nettoyé, ravitaillé, le personnel navigant change. Vous êtes en transit, mais vous passez devant l’immigration (présentation de son ESTA), puis direction la zone de transit pour repasser les contrôles de sécurité avant d’arriver en zone d’embarquement où vous trouverez le Duty Free. Ce parcours vous laisse environ 20 à 30 minutes pour faire vos achats (si vous le souhaitez).

Mercredi 29/04 : Nous atterrissons à l’aéroport de Faa’a à 5h le matin. L’aéroport n’est pas très grand. Si vous souhaitez acheter de l’alcool en Polynésie, il vaut mieux le faire ici, et surtout à la boutique qui se trouve à côté (environ 5m) des tapis à bagage. Mon attention a été attirée par le fait que tous les polynésiens sortant de l’avion rentraient dans cette boutique pour acheter alcool et surtout du champagne. J’ai appris plus tard que TOUT ce qui est importé, est taxé à 100% ! (même au Carrefour pas de champagne à moins de 80€…). Dans l’aéroport, vous avez une consigne à bagage, un distributeur d’argent, des boutiques souvenir et une boutique média où j’ai acheté une carte Vini (pour pouvoir appeler les responsables des activités, les centres de plongée…). Si vous souhaitez faire un accueil polynésien à votre épouse, alors que personne vous attend ; vous trouverez sur le parking de l’aéroport une boutique vendant des colliers de fleur. A notre arrivée, le représentant d’ECOCAR nous attendait (http://www.ecocar-tahiti.com/). Il a pris nos bagages et nous a amené à l’agence juste à côté de l’aéroport (à 500m). Les voiture sont récentes, bien entretenues, le personnel est sympa, et les tarifs sans comparaison avec Avis ou Europcar. Depuis Faa’a, une voie rapide/autoroute (gratuite) permet de rejoindre Papeete, pour nous rendre à notre hôtel : hôtel Tahiti Nui. Pour la première nuit, après 23 heures de vols nous souhaitions dormir dans un vrai lit… Cet établissement est très bien situé, à 300m de la mairie, 400m du marché et 400m du port. Il possède un parking. Il peut organiser votre transfert depuis l’aéroport. Vous pouvez faire un « early check in ». A votre arrivée, si votre chambre n’est pas disponible, vous pouvez prendre un douche au spa de l’établissement (fourniture de gel douche et serviettes). Par contre les couloirs de l’hôtel sont peu ou pas éclairés, le WiFi n’est disponible que dans le hall (mais gratuit). Après le dépôt des valises, direction à pieds vers la mairie, le marché, la cathédrale et quelques rues marchandes. Puis reprise de la voiture pour faire le tour de l’ile. Le tour a été fait en suivant le guide téléchargeable http://www.guidepolynesie.com/index.php/fr/tahiti-moorea-guide.html Vous pourrez faire dans la journée l’ensemble de la route côtière de Tahiti Nui et Iti, en vous arrêtant à tous les sites à visiter (seul le musée Gauguin et son jardin n’ont pas été visités). La fin du tour de l’ile est assez dure, la fatigue et le manque de sommeil commencent à se faire sentir. Retour à l’hôtel. A côté de l’hôtel, une station-service permet de faire le plein (un ticket de caisse vous sera demandé par la location auto pour prouver que vous avez mis de l’essence). Puis direction la piscine (pas super bien entretenue, il manque de nombreux carreaux, le deck est sale..). Le soir repas dans une des roulottes, place Vaiete. C’est pittoresque, une curiosité à voir mais le meilleur côtoie le pire…Un conseil, allez vers une roulotte où les places sont toutes prises (les connaisseurs vont vers elles, et la nourriture ne stagne pas), elles ne servent que de l’eau (la vente d’alcool y est interdite) mais vous pouvez venir avec votre Hinano…

MOOREA : Départ de l’hôtel, pour l’agence ECOCAR, où nous restituons la voiture (et présentons le ticket d’essence). On nous raccompagne à l’aéroport. Le vol pour Moorea dure 10 minutes. Je vous conseille de vous installer à gauche dans l’avion, vous verrez Tahiti puis Moorea du ciel : beau spectacle. L’aéroport de Moorea est tout petit. Un représentant d’Albert location ( http://www.albert-transport.net/location_vehicule_moorea.php ) est présent pour nous accompagner (avec nos bagages) à leur agence un peu plus loin. La voiture est récente, quelques petites rayures, mais en bon état. Nous nous dirigeons vers la pension Vaihere, qui se trouve dans la baie d’Opunohu. Nous sommes accueillis par Philippe et Corine les propriétaires. Ils possèdent 1 bungalow face à la mer et 2 jardin et un Faré Poté et leur habitation. Les bungalows de style polynésiens sont pas très grand (mais suffisant), propre (ménage tous les jours). Vous aurez les serviettes changées tous les 2 jours. Le Wifi est gratuit et dans les bungalows. On peut vous prêter les serviettes de plage, masque tuba et palmes. Philippe est moniteur de plongée. Il n’y a pas de plage à la pension mais un ponton. On y mange très bien, les petits déjeuners sont copieux. Philippe peut se charger de faire des réservations pour vous, et vous expliquera la vie de l’ile, de la Polynésie. Apres l’installation, direction la plage d’Ta'ahiamanu (ou Mareto) en bord de la route côtière. Les plages sont bien indiquées, et aménagées (WC, douche). Il n’y a que 2 plages à Moorea, l’autre plage publique prolonge celle du Sofitel : en venant de la baie de Cook, vous longez le Golf et juste après l’aéroport, avant de monter vers le point de vue Temae vous avez sur la gauche un grand panneau marron signalant l’entrée. Le chemin d’accès (environ 800m) est large, mais truffé de trou. La plage est très belle, votre baignade sera protégée par la barrière de corail et vous verrez devant vous Tahiti. Le lendemain, nous allons au Lagoonarium (http://lagoonarium.e-monsite.com/ ) . En venant de l’aéroport, vous longez la gare maritime de Vaiare à gauche, puis vous continuez environ 2 à 3 kms. Sur votre gauche vous trouverez un petit parking avec un faré. L’entrée est de 30€/pers pour la journée. Le transfert vers le motu Ahi se fait en pirogue à moteur, et dure moins de 10 minutes. Sur le motu il y a 7 farés, une construction en forme de bateau (restaurant) et 2 farés privés. En arrivant tôt, on vous attribuera un faré pour la journée ; c’est bien agréable vous pourrez laisser vos affaires, faire une sieste…). Vous aurez une magnifique vue sur Tahiti. Toute l’équipe (polynésienne) est vraiment sympathique, souriant…. Les raies et les requins sont nourris à 11h30 et 14. Vous pourrez toucher les raies (pas les requins !) Cette pratique (feeding) est courante en Polynésie…discutable, mais pratiquée et permet de les approcher. Le soir, nous allons au TIKI village (https://www.tikivillage.pf/). Ne logeant pas dans les hôtels, c’est notre seul occasion de voir des danses et chants traditionnels. Sur la côte Ouest, quelques kilomètres avant Haapiti, un vrai village traditionnel est aménagé : marae, four polynésien, confection de paréo, de bijoux...une hôtesse nous explique la signification des Tikis, des maraes. Le repas est sous forme de buffet. Une partie du buffet provient du four polynésien. Pendant ce buffet, démonstration des différentes façons de nouer le paréo (femme et homme). Puis vient le temps du spectacle. Une histoire est contée et rythmée par les danses ; la danse du feu clôture la soirée (non présentée dans les hôtels pour des raisons de sécurité). La troupe est moins nombreuse que par le passé (faute de budget) mais ça reste une bonne expérience. Le repas est bon, le spectacle convivial, pas trop long ni répétitif. Le lendemain, tour en quads avec Dammon (http://www.tripadvisor.fr/ShowUserReviews-g309685-d2460517-r190179929-Magic_Mountain-Moorea_Society_Islands.html). Il se situe à Maharepa en face du Moorea beach café. C’est un polynésien de père américain. On vous fournira une bouteille d’eau, une charlotte, et après une prise en main dans le jardin derrière la boutique, vous partez…pour la route des Ananas au cœur de l’ancien cratère, puis le Belvédère (240m d’altitude) avec sa vue sur le mont Rotui (899m) et les deux baies (Cook et Opunohu). En redescendant, arrêt au lycée agricole pour boire un jus d’ananas frais, puis ascension de la montagne magique (la vue y est magnifique). Au retour, dégustation de fruits dans la boutique. Dammon et Alex (un narbonnais) sont vraiment très gentils. Il a plaisir à parler de la Polynésie, de son ile de sa culture et surtout de nourriture… A voir également « le Tropical garden » si vous êtes fan de plantes, fruits et légumes tropicaux (http://tgardenmoorea.centerblog.net/). Situé 50m après la pension Vaihere à gauche, vous devrez monter une cote assez raide (faisable à pieds, préférable en voiture). Vous aurez une belle vue sur la baie d’Opunohu. Vous pourrez visite le petit jardin et ses vanilles, déguster des jus de fruits, acheter des confitures maison. La propriétaire est adorable (elle nous a même donné des vanilles…). Le vendredi elle propose une assiette Polynésien (un conseil, prenez 1 assiette pour 2, c’est TRES copieux). Moorea ressemble un plus à l’idée que l’on se fait de la Polynésie. Assez urbanisée avec des zones concentrées de boutiques, puis des zones moins habités mais de très beau paysage de montagne, de végétation luxuriante, de lagon, de cocotier. On a rencontré beaucoup d’occidentaux, mais la vie y est douce.

TAHAA On ne va pas à Tahaa par hasard. Il faut 40 minutes de vol depuis Moorea pour rejoindre Raiatea, puis ensuite 30 minutes de bateau. Raiatea et Tahaa partage le même lagon. Tahaa (ile vanille) est complétement différente des autres iles : plus rurale, plus simple, plus authentique. On y perd un peu la notion du temps. L’ile vit au rythme des compétitions de pirogues (V6) et des danses traditionnelles.

Dans l’avion mettez-vous côté gauche, car l’avion, avant d’atterrir survole Raiatea, fait un demi-tour et se pose avec Tahaa sous vos yeux. L’aéroport possède son quai pour faire les transferts vers Tahaa. Une navette ou un Taxiboat feront la traversée (attention à réserver si comme nous vous arrivez un dimanche) Nous sommes attendus au quai par René de la pension « Au phil du temps ». La pension est composée de 2 bungalows polynésiens et une chambre. Les repas sont communs. Les bungalows sont simples et auraient besoin d’un coup de neuf, mais vous oublierez cela si vous tombez sous le charme de Tahaa. Les serviettes de plage sont prêtées. Le Wifi est gratuit et dans le bungalow. Il n’y a pas de plage à Tahaa (sauf la plage Joe Dassin difficile d’accès), mais la pension possède un deck (pour le bronzage) et un ponton donnant sur des patates de corail avec une jolie faune. Nous avons fait toutes nos excursions avec René le propriétaire de la pension. A l’origine, je voulais faire les excursions avec des polynésiens. Mais la communication par mail avec eux est compliquée : soit il n’y a pas de réponses, soit elles sont très sporadiques. Mais nous ne regrettons pas notre guide. Nous avons fait le tour de l’ile, avec visite de la ferme perlière (prix affichés très chers, mais au bout de 5 minutes on les divise par 2, juste « parce que c’est toi ». Nous n’aimons pas trop de genre de pratique, et même divisé par 2 cela restait onéreux), visite de la ferme de Vanille (avec verre de jus de fruit, dégustation de différentes bananes, explications toutes les étapes de la vanille depuis l’orchidée jusque dans l’assiette en passant par la pollinisation, la récolte, le séchage…). Tout au long de la route vous verrez des séchoirs à coprah. La route côtière permet de très beau point de vue. Essayer de monter jusqu’à la mairie d’Apu : la vue est féerique, le bleu turquoise du lagon, le bleu de l’océan et Raiatea en toile de fond… Notre autre excursion fut le jardin de corail. Certainement le plus beau que j’ai rencontré avec seulement masque et tuba ! Le site se situe sur le motu du « Tahaa private Island and spa » : entre ce motu et le suivant. La visite se fait en dérivant avec le courant depuis la barrière de corail vers le lagon. Entre 1 et 2 m d’eau vous verrez presque tous les poissons tropicaux, c’est un vrai aquarium multicolore. Entre deux descente vous pouvez vous restaurer « chez Annette » d’un repas polynésien (poisson cru lait de coco, riz blanc, poulet rôti caramélisé, pain coco et en dessert fruits et po’e banane, le tout avec eau et café) au bord du lagon. Ce lieu est une vraie carte postale de la Polynésie.

BORA BORA Certainement l’ile qui correspondait le moins à l’idée que je m’en faisais. Cette ile présente de forts contrastes. D’un côté des motus et une partie de l’ile avec de grand hôtels, et de l’autre une ruralité presque pauvre. Je m’attendais à une ile principale très urbanisée, avec beaucoup de boutiques, restaurants, d’animation…il n’y a rien de tout cela. Une seule station essence pour toute l’ile. Il est vrai qu’on fait le tour en 2 heures en roulant à 30kms/h et en faisant des arrêts… Encore une fois mettez-vous à gauche dans l’avion pour voir Bora et son magnifique lagon avant l’atterrissage. L’aéroport situé sur un motu est petit. Un port jouxte les pistes où accostent les bateaux vous amenant vers votre hôtel. Cette piste fut la première piste construite en Polynésie. Elle l’a été par les américains pendant la 2° guerre mondiale. Bora fut leur base pour contrôler le Pacifique (une seule passe facilement contrôlable où pouvaient passer les gros cargos). Nous avions choisi le Sofitel (sur l’ile principale, pas sur le motu privé. Pour ne pas être tributaire des navettes). Les chambres sont grandes, avec tous les services d’un hôtel, mais le personnel est moyennement aimable. La restauration quelconque avec peu de plats polynésiens (même pas de fruits ou confitures locaux au petit déjeuner). Vous pourrez voir des vestiges des défenses anti aériennes si vous faites un tour en quad. J’ai choisi Matira ATV (http://www.matirajettours.com/ ). Il passe vous cherchez à l’hôtel, les quads sont neufs, très sympathique. Le tour dure 1h30. Vous monterez sur les points culminants où vous aurez des vues sur le lagon turquoise, l’ancien cratère, la passe du lagon… Nous avions prévu de passer une journée dans le lagon en louant un bateau sans permis (http://www.laplage-borabora.com/FR/information.html). Il faut savoir qu’on ne peut pas accoster où l’on veut sur un motu. La loi « littoral » est en vigueur en Polynésie, mais les hôtels se réservent le droit de limiter le passage. De plus la plupart des motus sont privés (sur toutes les iles). Mais la pluie nous a fait renoncer à cette activité. Nous avons loué une voiture (Avis) pour la journée, pour faire le tour de l’ile principale.

TIKEHAU Nous quittons les iles de la société pour les Tuamotus. Fini les iles volcaniques, les montagnes, la végétation luxuriante, les fruits en quantité. Ici ce n’est qu’un anneau corallien plat avec d’un côté l’océan et de l’autre le lagon. Les seuls « fruitiers » à pousser sont les cocotiers. Là nous trouvons les images/cartes postales qu’on s’imagine pour la Polynésie (plage de sable blanc, cocotier, le bleu turquoise du lagon et le bleu ciel du…ciel). L’avion passe par Rangiroa (et fait une escale) avant de rejoindre Tikéhau. SI vous vous placez du côté droit de l’avion, vous pourrez voir « le lagon bleu » de Rangiroa (un lagon dans le lagon). L’aéroport de Tikéhau est minuscule (comme partout dans les Tuamotus). La pension « Tikéhau Village » nous attend à la descente de l’avion avec un collier de fleur (http://www.tikehauvillage.com/ )(nous repartirons avec un collier de coquillage). C’est la seule pension qui ne m’a pas demandé de verser un acompte pour réserver ! (confiance absolue). L’entrée de la pension est à 50m de l’entrée de l’aéroport ! mais il n’y a pas de bruit car les avions sont rares. La pension est nichée entre la plage est une cocoteraie. Les bungalows de style polynésiens donnent directement sur la plage. Ils ont un grand lit, et un autre en mezzanine. La partie sanitaire est le point faible, elle commence à être vraiment vétuste…A noter que les photos ne correspondent plus à la réalité : le ponton a disparu, il semblerait que les bungalows à côté du faré poté soient en meilleur état (le notre était le plus éloigné). Le Wifi est disponible (gratuitement) à côté du faré poté. Sur la plage vous pourrez croiser des raies, des requins pointe noire…Vous avez à disposition, vélo, kayaks…et avec supplément le club de plongée « Raie Manta club ». Le village est à un petit kilomètre de la pension. Vous y trouverez une petite supérette pour les repas du midi, ainsi qu’une boulangerie. A l’entrée du village, sur la gauche vous trouverez le centre de plongée « Tikéhau plongée ». Ici il n’y a pas de banque, pas de distributeur. Cependant, vous pouvez payer la pension par carte bancaire. A Tikéhau vous n’avez rien à faire, à part la plage, la plongée, le snorkeling et les excursions (nous n’avons pas fait l’excursion à la journée sur « l’ile aux oiseaux » ). Tikéhau restera une de nos meilleures expériences, justement pour cette sensation d’être au bout du bout du monde, mais aussi pour les rencontres que nous avons faites. On a vraiment l’impression de partager la vie des polynésiens. D’abord Paea et Caro les propriétaires, mais aussi Serge dit « l’indien ». Je vous recommande l’excursion à la journée faite par la pension. Après une nage avec une (les) raie(s) Manta, vous irez péchez le poisson du repas, puis Serge vous emmènera à son « bureau » : dans un décor de carte postale, vous prendrez votre repas polynésien au milieu des poissons requins…on est plus très loin du paradis…

Au niveau plongé sous-marine, Tikéhau a la particularité de ne posséder qu’une seule passe. Donc à ce niveau que se font la majeure partie des plongées. A l’intérieur du lagon, il y a une ancienne ferme perlière qui abrite une station de nettoyage des rais manta. Mais depuis la tempête tropicale de janvier 2015, ces dernières se font très rares.

RANGIROA Second atoll corallien de notre séjour. Rangiroa est une destination purement plongée. Il n’y a pas de plage (sauf au niveau de l’hôtel Kia Ora). Donc si on ne plonge pas, on va trouver le temps assez long. Les habitations sont réparties entre les deux passes (Avatoru et Tiputa) avec une concentration plus forte vers Avatoru. Quelques pensions, petits hôtels, restaurants, snack, artisans parsemés tout au long de la route unique… Nous étions logés à la pension « les relais de Joséphine ». Le transfert est assuré par la pension qui se trouve à environ 10Kms de l’aéroport. Cet éloignement ne permet pas de visiter l’ile sans un véhicule à moins d’être disposé à faire 2Okms aller (et autant au retour), en vélo sous le soleil pour rejoindre la passe d’Avatoru et visiter la partie la plus habitée de l’atoll. La pension est très jolie, les bungalows sont de belle taille (au moins 40m2), belle décoration, beau sanitaires, bien entretenus. Une belle terrasse où on prend ses repas juste au bord de la passe où parfois, viennent les dauphins. L’endroit est connu pour cela, et l’établissement reçoit la visite de personnes extérieures venant voir le spectacle. Cette proximité de la passe (environ 5mètres) fait que les nuits sont bruyantes (nous avons utilisé les bouchons d’oreille fournis dans l’avion pour ces nuits à Rangiroa !). J’ai plongé avec le club « The 6 passengers » : très pro, bien installés sur une plage en bord de lagon. Les moniteurs sont très sympas, l’ambiance est très familiale et détendue. J’étais venu pour voir (et nager avec) les dauphins : déception (je les ai vu seulement 2 minutes en plongée), mais on ne commande pas des animaux sauvages. Suivant les conseils des forums, nous sommes allés chez « Ikimasho » (http://www.tahitigemfair.com/ ) pour choisir des perles. La boutique pas très grande, et se trouve juste à côté de leur concurrent : « Gauguin’s pearl ». Lui est bijoutier-joaillier (de Perpignan et d’allure rasta), elle (coco) est japonaise. Il y a des perles à tous les prix. Il peut les percer pour les faire monter en métropole. Nous avons également fait une excursion à la journée au « lagon bleu ». La pension a fait la réservation. L’équipe est venue nous chercher à la pension pour rejoindre le port d’Avatoru. Il faut 1h30 de bateau pour rejoindre le « lagon bleu » (lagon dans le lagon). Dès l’arrivée, les requins pointe noire sont là pour nous accueillir. Installation sur le motu, visite d’un motu voisin uniquement habité par les oiseaux, snorkeling, repas polynésien, sieste à l’ombre des cocotiers (attention aux chutes des noix de coco !), apprentissage de tressage des feuilles de palmier sont les activités de la journée. Au retour, snorkeling avec les pointes noires, et quelques requins citron. Avant d’arriver au port d’Avatoru, juste devant la passe, snorkeling dans « l’aquarium ». Il existe une autre excursion à la journée, « l’ile aux récifs » que nous n’avons pas eu le temps de faire. D’après les gens rencontrés cela vaut bien une visite, le spectacle est inattendu et étonnant. Rangiroa restera une déception, car la partie habitée (celle que nous avons vue) n’est pas très belle, pas mise en valeur…

FAKARAVA : Dans l’avion nous longeons Rangiroa puis survolons d’autres atolls avant d’arriver à Fakarava (45 minutes de vol). Nous sommes accueillis par les fils des propriétaires de la pension « Hawaiki Pearl » (http://www.havaiki.com/ ), qui remettent aux femmes un collier de fleur et aux hommes une fleur de Tiaré. Nous sommes logés dans un bungalow plage de style polynésien, pratiquement neufs, avec tout le confort (climatisation ventilateur, sèche-cheveux, coffre-fort…). Le ménage est fait tous les jours (sauf le dimanche), les serviettes de toilettes sont changées tous les deux jours, les serviettes de plage sont prêtées. Il s’agit plus d’une petite hôtellerie, où la décoration est joliment et simplement pensée. Il y a un snack sur la plage pour les repas du midi. Les kayaks et vélos sont à disposition. La pension se trouve à 2 Kms du village. Au niveau du ponton se trouve une petite ferme perlière. Les lundis et mercredi, Hugo vous explique les détails de la fabrication de la perle. Cette explication très complète est clôturée par une tombola. La configuration de Fakarava est identique aux autres atolls ; un grand motu où se trouve l’aérodrome, avec un village Rotoava, qui concentre tous les habitants. Mais à Fakarava on s’y sent bien…c’est le sentiment que l’on ressent lorsque le mini bus nous emmène de l’aérodrome à la pension. Les maisons sont joliment décorées, les gens très sympathiques…il y règne une atmosphère de détente, de quiétude particulière…Ce sera notre coup de cœur ! Fakarava est une destination purement plongée, mais les non plongeurs peuvent bénéficier de plages ou par endroit de récifs de coraux pour faire du snorkeling. Nos journées se déroulent ainsi : plongées le matin (avec Mathias de « Dive Spirit ») et promenade l’après-midi. En dépassant l’aéroport vous roulerez sur un chemin qui amène au bord de la passe Nord (Garuae). Là vous aurez de belles plages isolées, de sable blanc. Coté océan vous pourrez récolter des coquillages (ainsi que des mues de petits crabes). Si vous avez la possibilité, faites une sortie vers le village Tetamunu, situé sur la passe Sud de l’atoll. Le déco y est encore différent. La passe Sud Tumakohua est plus petite, toujours abritée des vents. Des bungalows, les pieds dans l’eau vous donneront l’impression d’être dans une carte postale. Ces bungalows sont à louer, mais le confort y est rudimentaire (d’après les forums et voyageurs croisés). Cependant vous pourrez nager à 1 mètre du bord aves de gros Napoléons peu farouches. Vraiment un bel endroit. De retour vous pourrez voir les plages de sable roses : spectacle étonnant. Nous laisserons à regret Fakarava. Si nous retournons un jour en Polynésie, nous viendrons à nouveau à Fakarava.

TAHITI Ne pouvant faire un retour direct en métropole depuis Fakarava, nous serons obligés d’y dormir 2 nuits. Nous arrivons à 16h en direct de Fakarava, après un vol de 1h05. Nous profitons de la fin de d‘après-midi pour faire les derniers achats. Puis allons diner dans un restaurant: »le grillardin ». C’est un restaurant semi gastronomique, faisant une excellente cuisine pour un tarif raisonnable. Le lendemain nous partons avec « Tahiti Safari Expédition » (http://www.tahiti-safari.com/ ) depuis l’hôtel vers la vallée de Papanaoo. C’est Loana sera notre guide et conductrice. Cette journée permet de voir une autre facette de Tahiti. On remonte la vallée, où on peut se baigner. D’une végétation côtière « tropicale » vous aller vous enfoncer vers la montagne et sa végétation dense et humide dominée par les fougères. Le repas au « relais de la Maroto » est agréable. De retour à Papeete, nous retournerons aux roulottes pour le dernier repas polynésien. Nous choisirons « l’estanco ». Cela va être un excellent choix, je vous la recommande.

Voici qui clôture ce compte rendu de notre tout ressent voyage en Polynésie. J’ai peut-être oublié certain détails : excusez-moi… Si vous souhaitez de précisions, n’hésitez pas à laisser des messages. Encore une fois, ce récit n’est pas exhaustif, il n’est le reflet que de notre voyage. Je n’ai parlé que de ce que j’ai vu, ressentit. Je vous invite tous à aller voir nos amis polynésiens, vous recevrez un accueil comme nulle part.
26 jours aux Antilles English translation pending
by Patrickmicke · 2015-06-12 · 82 replies
Salut a tous

Je vais essayer de faire le carnet de voyage de nos semaines aux Antilles. C'est la première fois que j'en fait un, je compte sur votre indulgence. J'en profiterai pour donner notre avis sur les prestataires(logeur, loueur, restau etc ....)

Allé hop, c'est parti.

Notre premier voyage en GWADA en décembre 2013 nous a tellement enchanté que nous avons décidé de repartir vers cette destination. Cette fois ci la Martinique sera de la partie ainsi que Marie Galante.

Le 12 Mai 2015 départ

Nous prenons le train a Lyon tôt le matin car nous avons un billet TGV AIR, arrivé a Massy nous attendons la navette. 30 mn plus tard on attend toujours, 1h plus tard pareil. L'angoisse commence a venir, car évidemment nous n'avons pas d'info. Un contrôleur viendra nous informer que les chauffeurs d'air caraibes ne sont pas venus travailler. Une compagnie est dépêchée en remplacement. Le bus pas du tout adapté aux bagages mais au moins nous arrivons a l’aéroport a temps. Heureusement nous avion 3h30 entre les deux transports, ce qui ne sera pas le cas au retour ! Le vol se passe très bien, les prestations mieux que sur le vol air France de 2013. Arrivée a Fort de France a 15h, pile a l'heure. Nous cherchons le loueur qui doit nous attendre a l’aéroport, et la , personne avec notre nom. J'appel pour me renseigner, plus de peur que de mal ils ont juste interverti le nom avec les personnes qui doivent arriver juste après nous. Le loueur LOKIZY voiture propre et pas cher pour deux semaines, la clio pour 320€ prise en charge rapide 10mn grand max. Nous partons direction Fond saint denis, environ une heure de voiture en passant par la cote. On remarque que la végétation est bien sec, la saison sèche continu bien que nous somme le 12 mai. A Saint Pierre on quite la cote pour monter sur le Morne des cadet. La vegetation change rzpidement , beaucoup plus verte et le route devient plus etroite avec beaucoup de virage. Nous arrivons vers 17h30 a notre hebergement Le Morne des Cadet ( chez tonton Leon). On trouve rapidement puisque il se situe juste en dessous de l'observatoire. Face a la montagne Pelé ( dans les nuage ) le paysage est beau et il y a un vent de fou, mais personne pour nous accueillir ( encore ! ) Apres plusieurs appels je tombe enfin sur tonton leon qui nous indique notre hébergement. Cela fait bizzard mais ce sera un peu comme ca toute la semaine. On prend possession de l’hébergement que nous trouvons bien mais un peu limite coté propreté. Nous tombons sur la personne qui fait les repas le soir ( pas trs claire non plus, on comprend pas trop qui s'occupe de quoi ) on s'inscrit donc pour le landemain soir. Ce soir ce sera pâte bolognese car on ne souhaite pas redescendre a Saint pierre ( trop fatigué) et on trouve une petite épicerie a fond saint denis. On se couche tot fatigué, la journée un peu en demie teinte.
Madeira: Between Disappointment and Enchantment
by Lol64 · 2015-06-09 · 96 replies
Bom dia, travelers, A little feedback from our discovery of Madeira—there aren’t many out there! Hoping it might be useful to some of you 🙂

We stayed 7 days in Madeira between May 18th and 25th.

Base: Funchal, the Lido hotel area. A practical neighborhood (lots of restaurants, shops, buses, etc.) but lacking charm. While getting back to Funchal is quick thanks to the road infrastructure, the outskirts of the city are particularly congested in the morning and evening, often due to tourist buses blocking traffic. Plus, even though Funchal enjoys milder weather compared to the rest of the island, you won’t see any sunrises or sunsets there! In short, if I were to do it again, I wouldn’t stay in Funchal for 7 days, even if it’s convenient to unpack once and for all.

Car rental for the week with Avis through locationdevoiture.fr (now Carigami). Zero-excess insurance, two drivers included, full tank on pickup, return with a full tank. After everything I’d read, I was dreading it. No issues at pickup or return. A Citroën C3 with 4,000 km on the clock, which served us perfectly. We brought our own GPS and map, which came in handy. There are signs, of course, but not always where you need them 😛.

Guides & maps: The Rother for hikes, the *Évasion* guide (quite general but very complete), and the Sunflower (borrowed), which I liked less—I found the explanations less clear and a bit messy, but maybe it was just me being unclear 😇. We also had the Freytag & Berndt map at 1:40,000, very useful when exploring the tiniest roads.

Day 1: In the morning, we head to CURRAL DAS FREIRAS. The viewpoint is pretty, very well developed (too much?). We take a short walk down the path as recommended in the Sunflower guide. The environment is wild but doesn’t offer much in terms of views.





We then head east via the expressway. Destination: PONTA DE SÃO LOURENÇO. The sky is overcast there, while just earlier, we were under the sun 😕! We’ll have to deal with the weather’s whims—a constant in Madeira! Off we go for a 3.5-hour round-trip hike, including photo stops, a picnic, and the climb to Ponta do Furado at the very end.





It’s nice, very open, and unlike anywhere else on the island. But it’s also *very* crowded. Mass tourism where everyone’s staring at their feet, barely a smile, hardly a hello 😠. The vibe kind of kills the charm. We were there at lunchtime but didn’t escape the crowds.





Practical detail that matters: no restrooms at the parking lot, none at the Casa do Sardinha, and an environment with no trees or bushes where you can see for miles. Ladies, plan ahead... A hike you should do regardless, with no major difficulty aside from the final climb, though it "undulates" constantly. The trail is perfectly safe.



Back at the parking lot, we take the road to PORTO DA CRUZ, a small village nestled at the foot of the mountain. The natural pools, being cleaned, are empty, and the seaside promenade, splashed by waves, feels a bit gloomy. The charm isn’t there. Return to Funchal via PORTELA and the MIRADOURO DOS INGLESES, which is tricky to find—hidden at the back of a lovely park, tended like an old lady from the 19th century, maybe the former owner of the place...





To be continued... 😉

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