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Budget 3 semaines Japon septembre/octobre English translation pending
Bonjour,
je souhaite partir au japon pour 3 semaines en septembre/octobre.
Avec un budget de 2500 euros billet d'avion inclus est-ce envisageable? Je compte loger en guest house et ne pas manger dans de grands restau. Par contre je privilégie les visites et ne compte pas me priver. Le japan rail pass est-il indispensable? Les bus ne sont-ils pas moins chers? Auriez-vous des idées d'itinéraires? Je me doute que je ne pourrai pas tout voir mais au moins l'essentiel. Je suis en recherche de paysages époustouflants, j'aime également les villes trépidantes.
Merci de vos conseils bonne journée
Retour sur 1 mois en Patagonie chilienne / Carretera Austral English translation pending
Après avoir souvent utilisé ce forum pour préparer nos voyages, nous souhaitions cette fois ci partager notre voyage inoubliable (!!) en patagonie chilienne afin d'aider ou d'inspirer les voyageurs avides de grands espaces, de montagnes, de glaciers, de lacs, de forêts. Nous sommes parties pendant l'été austral c'est à dire du 22 janvier au 22 février. Nous avons eu globalement très beau temps. En camping, les nuits sont fraîches en Patagonie (6°C voir parfois moins au Sud) mais les journées très agréables (entre 20 et 25°C, parfois plus). Nous avons globalement été très chanceux car le temps est parait il très capricieux (même en été).
Jour 1 Santiago Arrivée dans la matinée. Bus vers l'Estacion Centrale où nous prenons nos billets pour le bus de nuit vers Puerto Montt. Visite du centre historique (la Moneda, Plaza de Arma) et du Cerro Santa Lucia. Nous profitons des taux de change avantageux de la capitale pour changer nos euros. Départ le soir pour Puerto Montt
Jour 2 Puerto Montt - Petrohue Après 13heures de bus nous arrivons à la gare routière où nous récupérons notre voiture de location (chevrolet Sail). Rapide visite de Puerto Montt (sans intérêt). Ravitaillement au supermarché Jumbo et départ pour Petrohue. Belle vue sur le lac Llanquihue et le volcan Osorno malgrè le temps couvert (mais il ne fait pas froid). Nous longeons le magnifique Rio Petrohue jusqu'au lac Todos los Santos où nous campons face au volcan Osorno.

Jour 1 Santiago Arrivée dans la matinée. Bus vers l'Estacion Centrale où nous prenons nos billets pour le bus de nuit vers Puerto Montt. Visite du centre historique (la Moneda, Plaza de Arma) et du Cerro Santa Lucia. Nous profitons des taux de change avantageux de la capitale pour changer nos euros. Départ le soir pour Puerto Montt
Jour 2 Puerto Montt - Petrohue Après 13heures de bus nous arrivons à la gare routière où nous récupérons notre voiture de location (chevrolet Sail). Rapide visite de Puerto Montt (sans intérêt). Ravitaillement au supermarché Jumbo et départ pour Petrohue. Belle vue sur le lac Llanquihue et le volcan Osorno malgrè le temps couvert (mais il ne fait pas froid). Nous longeons le magnifique Rio Petrohue jusqu'au lac Todos los Santos où nous campons face au volcan Osorno.

Costa veut "tuer" le Samsara! English translation pending
je reviens d'une croisière aux caraibes sur le fortuna, et nous avons pris des renseignements pour une croisière sur le luminosa au mois de juin
aimant voyager en samsara, nous demandons donc un devis dans cette catégorie
et là, la personne nous regarde et nous demande si nous sommes au courant du " nouveau" samsara...
excitée, je m'imagine déjà de nouveaux avantages et de "privilèges" qui vont nous être proposés...
bing et bien non !!! c'est le contraire !!!
en un mot :rien ....il n'y a plus rien d'avantageux au samsara !!
résumons avant la catégorie samsara c'était :
- une chambre sous l'espace samsara, les enfants n'étant pas acceptés au spa, pas de gamins qui courent dans cet espace
- un accès privatif à l'espace samsara
- un accès illimité à l'espace spa
- un restaurant à part avec menus différents sans horaires de services, pas de placement obligatoire à table, et service soigné
-deux soins (massages ou autres) lors de la croisière
le nouveau samsara :
-les chambres ..bon elles ne peuvent pas bouger ...
- en novembre, sur le luminosa, nous ne pouvions plus bénéficier de l'accès privatif, il fallait obligatoirement passer par l'accueil du spa pour échanger la carte de la chambre contre un bracelet bipeur pour ouvrir les portes (auparavant on l'avait pour la semaine) donc si on veut aller chercher ou déposer quelque chose en cabine il faut reéchanger la carte avec le bracelet aller à sa cabine et recommencer ...avec au passage faire la queue si la personne de l'accueil est occupée...
- toujours l'accès au spa ..ça ça ne change pas !
- PLUS DE RESTAURANT !!!! le restaurant samsara ne fait plus parti des avantages ! il sera désormais en supplément !!
-PLUS de soins non plus !! fini !
moi perso je ne comprends pas !! quand j'ai demandé des explications, la personne m'a répondu que les personnes décisionnaires ne faisaient pas forcement de croisières et ne sont pas à l'écoute des clients !! sans blague !! elle a cherché à me rassurer en me disant que ce sera un essai, que peut être ils reviendront en arrière ...et moi j'ai répondu que "peut être " j'irai voir ailleurs et que je pense que d'autres feront comme moi !! ah oui comme autre argument, elle m'a fièrement annoncé que le prix des cabines samsara a été revu à la baisse aussi ! que maintenant ce n'est plus env 400 euros par rapport à une cabine premium, mais 200 ce qui correspond juste à une extension spa ... bref ...cette nouvelle politique une fois de plus à la baisse rentrera en action au mois d'avril ... cette société me déçoit de plus en plus, à trop tirer vers le bas elle va finir par y perdre ... dommage nous sommes maintenant tous les 2 gold pearl avec mon mari, mais je pense essayer d'autres compagnie et me refaire une nouvelle carte de fidélité ailleurs..
moi perso je ne comprends pas !! quand j'ai demandé des explications, la personne m'a répondu que les personnes décisionnaires ne faisaient pas forcement de croisières et ne sont pas à l'écoute des clients !! sans blague !! elle a cherché à me rassurer en me disant que ce sera un essai, que peut être ils reviendront en arrière ...et moi j'ai répondu que "peut être " j'irai voir ailleurs et que je pense que d'autres feront comme moi !! ah oui comme autre argument, elle m'a fièrement annoncé que le prix des cabines samsara a été revu à la baisse aussi ! que maintenant ce n'est plus env 400 euros par rapport à une cabine premium, mais 200 ce qui correspond juste à une extension spa ... bref ...cette nouvelle politique une fois de plus à la baisse rentrera en action au mois d'avril ... cette société me déçoit de plus en plus, à trop tirer vers le bas elle va finir par y perdre ... dommage nous sommes maintenant tous les 2 gold pearl avec mon mari, mais je pense essayer d'autres compagnie et me refaire une nouvelle carte de fidélité ailleurs..
Circuit de 15 jours au Québec en septembre English translation pending
Bonjour tout le monde !
Oui je sais, une énième proposition de circuit en 15 jours au Québec ... mais j'ai vraiment besoin de votre aide !
Je m'explique : J'organise de A à Z un circuit pour mes parents ( ils sont 60 ans, ca peut avoir son importance pour la teneur du circuit) du 13 au 27 septembre. Les billets d'avion sont déjà pris en arrivée et départ Montréal. Ils veulent impérativement faire Niagara, mais ne parlent pas un mot d'Anglais. J'ai donc d'ores et déjà réservé une excursion organisée de 3 jours
Jusque là tout va bien mais je me pose beaucoup de questions pour le reste du circuit ... Pouvez-vous me dire ce que vous en pensez ? ( sachant qu'ils n'aiment pas les villes et préfèrent de loin la nature)
Jour 1 : Arrivée Montréal Jour 2 : Montréal Jour 3 : Excursion guidée vers les chutes du Niagara via les Milles Iles Jour4 : Journée complète chutes Niagara Jour 5 : Visite Toronto et retour à Montréal ( fin de l'excursion organisée) Jour 6 : Montréal / Parc National de la Mauricie ( hébergement en tente Otentik) Jour 7 : Parc national de la Mauricie ( hébergement en tente Otentik) Jour 8 : Parc national de la Mauricie ( hébergement en tente Otentik) >> Le parc n'autorise pas de départ le samedi ! donc je dois réserver 3 nuits... 1 nuit me semble trop juste Jour 9 : Parc National de la Mauricie / Charlevoix (Parc national des grand Jardins) ( hébergement en tente hutoppia) Jour 10 :Charlevoix (Parc national des grand Jardins) ( hébergement en tente hutoppia) Jour 11 :Charlevoix / Fjord du Saguenay Jour 12 :Fjord du Saguenay( / Tadoussac Jour 13 :Tadoussac / Parc de la jacques cartier ( tente Hutoppia) Jour 14 :Québec Jour 15 :Québec / Montréal/ départ pour Paris
Dans les grandes lignes, ils veulent rester dans les parcs essentiellement et je veux éviter de leur faire faire trop de route. J'ai volontairement éviter le Lac Saint jean ( je sens que je vais me faire détester!!) car je n'ai personnellement pas aimé( j'ai fais le zoo saint félicien et le val Jalbert : J'ai trouvé à plutôt moyen et je sais que ca ne leur plaira pas forcément non plus)
Ceci dit, j'accepte absolument TOUTES les propositions et idées !! J'ai uniquement réservé les billets d'avion et les 2 premières nuits à montréal.Le reste est complètement modelable.
Je vous remercie infiniment par avance !!
Elodie
Oui je sais, une énième proposition de circuit en 15 jours au Québec ... mais j'ai vraiment besoin de votre aide !
Je m'explique : J'organise de A à Z un circuit pour mes parents ( ils sont 60 ans, ca peut avoir son importance pour la teneur du circuit) du 13 au 27 septembre. Les billets d'avion sont déjà pris en arrivée et départ Montréal. Ils veulent impérativement faire Niagara, mais ne parlent pas un mot d'Anglais. J'ai donc d'ores et déjà réservé une excursion organisée de 3 jours
Jusque là tout va bien mais je me pose beaucoup de questions pour le reste du circuit ... Pouvez-vous me dire ce que vous en pensez ? ( sachant qu'ils n'aiment pas les villes et préfèrent de loin la nature)
Jour 1 : Arrivée Montréal Jour 2 : Montréal Jour 3 : Excursion guidée vers les chutes du Niagara via les Milles Iles Jour4 : Journée complète chutes Niagara Jour 5 : Visite Toronto et retour à Montréal ( fin de l'excursion organisée) Jour 6 : Montréal / Parc National de la Mauricie ( hébergement en tente Otentik) Jour 7 : Parc national de la Mauricie ( hébergement en tente Otentik) Jour 8 : Parc national de la Mauricie ( hébergement en tente Otentik) >> Le parc n'autorise pas de départ le samedi ! donc je dois réserver 3 nuits... 1 nuit me semble trop juste Jour 9 : Parc National de la Mauricie / Charlevoix (Parc national des grand Jardins) ( hébergement en tente hutoppia) Jour 10 :Charlevoix (Parc national des grand Jardins) ( hébergement en tente hutoppia) Jour 11 :Charlevoix / Fjord du Saguenay Jour 12 :Fjord du Saguenay( / Tadoussac Jour 13 :Tadoussac / Parc de la jacques cartier ( tente Hutoppia) Jour 14 :Québec Jour 15 :Québec / Montréal/ départ pour Paris
Dans les grandes lignes, ils veulent rester dans les parcs essentiellement et je veux éviter de leur faire faire trop de route. J'ai volontairement éviter le Lac Saint jean ( je sens que je vais me faire détester!!) car je n'ai personnellement pas aimé( j'ai fais le zoo saint félicien et le val Jalbert : J'ai trouvé à plutôt moyen et je sais que ca ne leur plaira pas forcément non plus)
Ceci dit, j'accepte absolument TOUTES les propositions et idées !! J'ai uniquement réservé les billets d'avion et les 2 premières nuits à montréal.Le reste est complètement modelable.
Je vous remercie infiniment par avance !!
Elodie
Programme de 10 jours en Islande English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons de partir 10 jours en Islande à partir du 16/08, après avoir envisagé de faire le tour de l'île, nous nous concentrerons finalement sur la partie Sud.
Malgré les nombreux conseils recueillis sur le site nous sommes encore hésitants sur le parcours, sachant que nous souhaitons alterner les nuits sous tente et en refuge/gîte, multiplier les activités et bien entendu en prendre plein les yeux.
Voici donc notre programme tel qu'il est défini à ce jour. N'hésitez pas à réagir, et me faire part de vos remarques, recommandations ou suggestions.
Jour 1 : GEYSIR et GULLFOSS - 14:00 : Arrivée à Kevlavik - 15:00 : récup du 4x4 - Ravitaillement en vivre et gaz sur la route en direction de Geysirs - 18:00 : Arrivée à Geysir / promenade sur site - 19:00 : Arrivée à Gullfoss / promenade sur site - 19:30 : départ en direction de Kerlingjafoll - 22:30 : arrivée à Kerlingjafoll (de nuit ???) - nuit sous tente
Jour 2 :KERLINGJAFOLL - 8:00 à 13:00 : randonnée Kerlingjafoll - 13:00 : départ en direction de Landmanalaugar par la F347 (halte à Haifoss) puis par la F208 (Quid du temps de trajet ?) - Arrivée en fin de journée à Landmanalaugar (bain dans le hotspot (?) - Nuit en tente
Jour 3 : LANDMANALAUGAR - 8h00 à 13:00 : randonnée dans le Landmanalaugar - Arrivée et à Skaftafell en fin d'après-midi - Nuit en gîte / refuge (lieu à définir)
Jour 4 : SKAFTAFELL et JOKULSARLON - Matin : Rando sur glacier à Skaftafell (quelle compagnie ?) - Après-midi : Promenade en Zodiac à Jokulsarlon (quelle compagnie ?) - Nuit en tente à Jokulsarlon
Jour 5 : SKAFTAFELL - Retour en direction du Laki avec arrêt et promenade à Skaftafell (?) - Nuit en gîte (lieu à définir)
Jour 6 : LAKI - Randonnée de 3-4 heures - Nuit en tente (lieu à définir)
Jour 7 : VIK - Promenade sur la plage et aux alentour - Skogafoss - Seljalands - Nuit en tente/gîte (lieu à définir)
Jour 8 : A définir - ??? - ??? - Nuit (à définir)
Jour 9 : PINGVELLIR - 1 plongée en apnée à Pingvellir - Nuit en gîte (lieu à définir)
Jour 10 : KEVLAVIK - 8h00 : Dépôt du véhicule - 10h00 : Retour en France
Voilà. Nous nous posons bcp de questions à commencer par : - l'estimation des temps de trajet entre chaque étape - les lieux où nous pourrions passer la nuit (le camping "sauvage" est-il autorisé ?) - nous aimerions nous rendre au Kerlingarfjoll, et dans ce cas le Landmanalaugar mérite-t-il que nous nous y arrêtions ? - Où pourrions nous nous arrêter en sortant de l'aéroport pour nous ravitailler en nourriture, boissons et gaz ? - La chronologie des étapes est-elle judicieuse / réaliste ? - passons nous à côté de sites remarquables voire incontournables ? - Quelle compagnie choisir pour les activités outdoor (plongée, zodiac et rando sur glace) et quid de la meilleure formule ? - A cette période l'éphéméride prévoit le couché du soleil vers 21h30 , dans ce cas est-ce la totale obscurité (montage de tente possible ?) / est-il possible de voir des aurores boréales entre le 16 et le 24/08 ?
Merci à tous pour vos précieux conseils et à très bientôt
Cédric
Voici donc notre programme tel qu'il est défini à ce jour. N'hésitez pas à réagir, et me faire part de vos remarques, recommandations ou suggestions.
Jour 1 : GEYSIR et GULLFOSS - 14:00 : Arrivée à Kevlavik - 15:00 : récup du 4x4 - Ravitaillement en vivre et gaz sur la route en direction de Geysirs - 18:00 : Arrivée à Geysir / promenade sur site - 19:00 : Arrivée à Gullfoss / promenade sur site - 19:30 : départ en direction de Kerlingjafoll - 22:30 : arrivée à Kerlingjafoll (de nuit ???) - nuit sous tente
Jour 2 :KERLINGJAFOLL - 8:00 à 13:00 : randonnée Kerlingjafoll - 13:00 : départ en direction de Landmanalaugar par la F347 (halte à Haifoss) puis par la F208 (Quid du temps de trajet ?) - Arrivée en fin de journée à Landmanalaugar (bain dans le hotspot (?) - Nuit en tente
Jour 3 : LANDMANALAUGAR - 8h00 à 13:00 : randonnée dans le Landmanalaugar - Arrivée et à Skaftafell en fin d'après-midi - Nuit en gîte / refuge (lieu à définir)
Jour 4 : SKAFTAFELL et JOKULSARLON - Matin : Rando sur glacier à Skaftafell (quelle compagnie ?) - Après-midi : Promenade en Zodiac à Jokulsarlon (quelle compagnie ?) - Nuit en tente à Jokulsarlon
Jour 5 : SKAFTAFELL - Retour en direction du Laki avec arrêt et promenade à Skaftafell (?) - Nuit en gîte (lieu à définir)
Jour 6 : LAKI - Randonnée de 3-4 heures - Nuit en tente (lieu à définir)
Jour 7 : VIK - Promenade sur la plage et aux alentour - Skogafoss - Seljalands - Nuit en tente/gîte (lieu à définir)
Jour 8 : A définir - ??? - ??? - Nuit (à définir)
Jour 9 : PINGVELLIR - 1 plongée en apnée à Pingvellir - Nuit en gîte (lieu à définir)
Jour 10 : KEVLAVIK - 8h00 : Dépôt du véhicule - 10h00 : Retour en France
Voilà. Nous nous posons bcp de questions à commencer par : - l'estimation des temps de trajet entre chaque étape - les lieux où nous pourrions passer la nuit (le camping "sauvage" est-il autorisé ?) - nous aimerions nous rendre au Kerlingarfjoll, et dans ce cas le Landmanalaugar mérite-t-il que nous nous y arrêtions ? - Où pourrions nous nous arrêter en sortant de l'aéroport pour nous ravitailler en nourriture, boissons et gaz ? - La chronologie des étapes est-elle judicieuse / réaliste ? - passons nous à côté de sites remarquables voire incontournables ? - Quelle compagnie choisir pour les activités outdoor (plongée, zodiac et rando sur glace) et quid de la meilleure formule ? - A cette période l'éphéméride prévoit le couché du soleil vers 21h30 , dans ce cas est-ce la totale obscurité (montage de tente possible ?) / est-il possible de voir des aurores boréales entre le 16 et le 24/08 ?
Merci à tous pour vos précieux conseils et à très bientôt
Cédric
Circuit en Islande, juillet 2014 English translation pending
Bonjour,
Cela fait un moment que je lis les carnets de voyages sur l'Islande et reconstitue des itinéraires.
Je suis le conseil de Krikri et vous livre mon projet de circuit pour juillet 2014 . Je vous remercie d'avance pour vos conseils avisés et observations diverses (image circuit en PJ) :
Itinéraire
Jour 1 : Départ Bruxelles 14h00 -Arrivée Reykjavik 15h15 – nuit REYKJAVIK (route 0h46)
Jour 2 – Matin Reykjavik – AMThingvellir, Geysir, Gulfoss (ou jour 16 suivant météo) – nuit secteur Geysir(route 1h21)
Jour 3 – Matin cascades Hjálparfoss, Háifoss - Am secteur lacs Tjarnakot – Nuit Hotel Highland(route 1h34)
Jour4 – Piste 208 (1h22) – Randonnée LANDMANNALAUGAR –piste 208 – Nuit VIK (routre 4h14)
Jour5 – Visite secteur ouest de VIK – cascades Skogarfoss, Seljalarfoss, musée Skogar et falaises de Vik – nuit VIK
Jour 6 – LAKKI (simétéo favorable) ou visite secteur est de Vik avec Fjardrargljufur-nuit VIK
Jour 7 – SKAFARELL chute deSvartifoss – Jokulsarlon - nuit secteur JOKULSARLON (route 2h10)
Jour 8 – trajet vers fjords de l'est– nuit secteur fjords de l'Est (route 3h53)
Jour 9 – Visite secteur des fjords de l'est– Hengifoss , macareux – nuitsecteur fjord de l'Est
Jour10 – Trajet vers lac Myvath par ASKJA (si météo favorable) - nuitlac Myvath (route 2h21 à + si passage par Askja)
Jour11 – Visite secteur lac MYVATH – nuit lac Myvath - nuit lacMyvath
Jour12 – Visite secteur lac MYVATH – nuit lac Myvath - nuit lacMyvath
Jour13 – Villages de pêcheur du nord (Siglufjordur, …) - nuitsecteur Blonduos (route 3h52)
Jour14 – Tour de la peninsule de Vatnsnes - nuit secteur Blonduos (route 4h00)
Jour 15 – piste F35 – Hveravellir –Randonnée Kerlingarfjöll ?- nuit en cabine à Kerlingarfjöll (route 4h50)
Jour16 – Randonnée Kerlingarfjöll - Nuit secteur Gulfoss (route 2h16)
Jour17 – piste F550 et 52 – chute de Barnafoss – nuit secteurBudardalur (route 3h19)
Jour 18 - route des fjords de l'ouest- Macareux– nuit Látrabjarg (route 5h30)
Jour19 – Route vers peninsule de Snaefellsnes (par route ou par ferry viaile de Flatey)– Nuit Stykkisholmur (route 5h05)
Jour20 – Visite peninsule de Snaefellsnes - Nuit Borgarbraut (route2h50)
Jour21 – Route vers le sud – AM Blue lagoon – nuit secteur aéroport (route 1h49)
Jour22 – Avion pour Bruxelles7h40

Cela fait un moment que je lis les carnets de voyages sur l'Islande et reconstitue des itinéraires.
Je suis le conseil de Krikri et vous livre mon projet de circuit pour juillet 2014 . Je vous remercie d'avance pour vos conseils avisés et observations diverses (image circuit en PJ) :
Itinéraire
Jour 1 : Départ Bruxelles 14h00 -Arrivée Reykjavik 15h15 – nuit REYKJAVIK (route 0h46)
Jour 2 – Matin Reykjavik – AMThingvellir, Geysir, Gulfoss (ou jour 16 suivant météo) – nuit secteur Geysir(route 1h21)
Jour 3 – Matin cascades Hjálparfoss, Háifoss - Am secteur lacs Tjarnakot – Nuit Hotel Highland(route 1h34)
Jour4 – Piste 208 (1h22) – Randonnée LANDMANNALAUGAR –piste 208 – Nuit VIK (routre 4h14)
Jour5 – Visite secteur ouest de VIK – cascades Skogarfoss, Seljalarfoss, musée Skogar et falaises de Vik – nuit VIK
Jour 6 – LAKKI (simétéo favorable) ou visite secteur est de Vik avec Fjardrargljufur-nuit VIK
Jour 7 – SKAFARELL chute deSvartifoss – Jokulsarlon - nuit secteur JOKULSARLON (route 2h10)
Jour 8 – trajet vers fjords de l'est– nuit secteur fjords de l'Est (route 3h53)
Jour 9 – Visite secteur des fjords de l'est– Hengifoss , macareux – nuitsecteur fjord de l'Est
Jour10 – Trajet vers lac Myvath par ASKJA (si météo favorable) - nuitlac Myvath (route 2h21 à + si passage par Askja)
Jour11 – Visite secteur lac MYVATH – nuit lac Myvath - nuit lacMyvath
Jour12 – Visite secteur lac MYVATH – nuit lac Myvath - nuit lacMyvath
Jour13 – Villages de pêcheur du nord (Siglufjordur, …) - nuitsecteur Blonduos (route 3h52)
Jour14 – Tour de la peninsule de Vatnsnes - nuit secteur Blonduos (route 4h00)
Jour 15 – piste F35 – Hveravellir –Randonnée Kerlingarfjöll ?- nuit en cabine à Kerlingarfjöll (route 4h50)
Jour16 – Randonnée Kerlingarfjöll - Nuit secteur Gulfoss (route 2h16)
Jour17 – piste F550 et 52 – chute de Barnafoss – nuit secteurBudardalur (route 3h19)
Jour 18 - route des fjords de l'ouest- Macareux– nuit Látrabjarg (route 5h30)
Jour19 – Route vers peninsule de Snaefellsnes (par route ou par ferry viaile de Flatey)– Nuit Stykkisholmur (route 5h05)
Jour20 – Visite peninsule de Snaefellsnes - Nuit Borgarbraut (route2h50)
Jour21 – Route vers le sud – AM Blue lagoon – nuit secteur aéroport (route 1h49)
Jour22 – Avion pour Bruxelles7h40

Vacances en famille, été 2014 English translation pending
Bonjour.
Avec mon mari nous aimerions partir en vacances en été avec nos 3 enfants, 5ans, 3ans et 6 mois. Nous pensions aller en Corse, en Sardaigne ou en Italie. Que nous conseillez vous, de façon à pouvoir en profiter quand même.
Merci.
Avec mon mari nous aimerions partir en vacances en été avec nos 3 enfants, 5ans, 3ans et 6 mois. Nous pensions aller en Corse, en Sardaigne ou en Italie. Que nous conseillez vous, de façon à pouvoir en profiter quand même.
Merci.
Itinéraire à Oman English translation pending
Bonjour :)
Je voulais avoir avis des connaisseurs d'Oman pour savoir si mon itinéraire est réalisable et s'il n'est pas trop speed. Le voici.
Mercredi et jeudi : Dubai Vendredi : route direction Mascate - plage à Fins - soir repos ou balade Samedi : Nakhl, wadi bani auf et traversée du village Baylat said - retour à Mascate pour dodo Dimanche Matin : Mascate (on veut juste faire la mosquée et la vieille ville) - Dimanche aprèm : Plage du côté de Fins ou wadi tiwi (ou les 2) et soir rad el Jinz pour tortue. Lundi : Wadi bani Khaled et vers 14h, wahiba sands Mardi matin : Route pour Al khaluf, journée et nuit là bas Mercredi : Route vers Jab el Shams (journée et nuit) Jeudi : Nizwa, Bahla et quelques villages aux alentours tels que Tanuf (ou autre si vous avez des suggestions). Fin de journée : route vers abu dhabi Vendredi : Journée abu dhabi et fin de journée, retour à dubai Samedi : Dubai et retour en France... :(
Merci d'avance pour vos observations :)
Je voulais avoir avis des connaisseurs d'Oman pour savoir si mon itinéraire est réalisable et s'il n'est pas trop speed. Le voici.
Mercredi et jeudi : Dubai Vendredi : route direction Mascate - plage à Fins - soir repos ou balade Samedi : Nakhl, wadi bani auf et traversée du village Baylat said - retour à Mascate pour dodo Dimanche Matin : Mascate (on veut juste faire la mosquée et la vieille ville) - Dimanche aprèm : Plage du côté de Fins ou wadi tiwi (ou les 2) et soir rad el Jinz pour tortue. Lundi : Wadi bani Khaled et vers 14h, wahiba sands Mardi matin : Route pour Al khaluf, journée et nuit là bas Mercredi : Route vers Jab el Shams (journée et nuit) Jeudi : Nizwa, Bahla et quelques villages aux alentours tels que Tanuf (ou autre si vous avez des suggestions). Fin de journée : route vers abu dhabi Vendredi : Journée abu dhabi et fin de journée, retour à dubai Samedi : Dubai et retour en France... :(
Merci d'avance pour vos observations :)
Vingt jours au Quebéc en août 2013 English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour 3 semaines (20 jours) au Québéc cet été, avec notre petite fille qui aura 20 mois au moment du depart.
Nous arrivons et repartons de Montréal.
Nous aimerions découvrir Montréal, Québec, de petites villes mythiques pleines de charme, de jolies étendues de nature, des lacs et des baleines.
A partir de là, nous bloquons un peu sur l’itinéraire à suivre…
Le fait que nous voyagions avec une petite fille assez jeune n’est pas un handicap. Elle s’adapte assez bien. Le seul “frein” est que nous ne souhaitons pas avoir à parcourir plus de 300 km entre deux étapes en une fois (pour un trajet de 3h d’adultes, il faut compter au moins 4,5 ou 5h avec notre petite chérie). Et bien que les balades à pied soient bienvenues dans notre programme, les randonnées de plus de 3h sont à banir…
Le guide ULYSSE nous suggère une balade le long du Saint Laurent pour le temps qui nous est imparti.
Mais nous régalerons nous plus par le Nord, avec quelques detours par Trois Rivières, le Saguenay, Tadoussac et le lac Saint Jean ? Ou plutôt par le Sud, le Pays de Kamouraska et le parc national du Bic ?
Nous souhaiterions concentrer la vadrouille et la découverte sur les 2 premières semaines puis garder un peu de temps pour profiter de la douceur d’un joli chalet en bois au bord d’un lac.
J’ai pu constater en lisant certaines discussions que beaucoup d’entre vous aviez de précieux conseils et vous remercie par avance de l’aide que vous apporterez à notre voyage.
A bientôt.
Nous partons pour 3 semaines (20 jours) au Québéc cet été, avec notre petite fille qui aura 20 mois au moment du depart.
Nous arrivons et repartons de Montréal.
Nous aimerions découvrir Montréal, Québec, de petites villes mythiques pleines de charme, de jolies étendues de nature, des lacs et des baleines.
A partir de là, nous bloquons un peu sur l’itinéraire à suivre…
Le fait que nous voyagions avec une petite fille assez jeune n’est pas un handicap. Elle s’adapte assez bien. Le seul “frein” est que nous ne souhaitons pas avoir à parcourir plus de 300 km entre deux étapes en une fois (pour un trajet de 3h d’adultes, il faut compter au moins 4,5 ou 5h avec notre petite chérie). Et bien que les balades à pied soient bienvenues dans notre programme, les randonnées de plus de 3h sont à banir…
Le guide ULYSSE nous suggère une balade le long du Saint Laurent pour le temps qui nous est imparti.
Mais nous régalerons nous plus par le Nord, avec quelques detours par Trois Rivières, le Saguenay, Tadoussac et le lac Saint Jean ? Ou plutôt par le Sud, le Pays de Kamouraska et le parc national du Bic ?
Nous souhaiterions concentrer la vadrouille et la découverte sur les 2 premières semaines puis garder un peu de temps pour profiter de la douceur d’un joli chalet en bois au bord d’un lac.
J’ai pu constater en lisant certaines discussions que beaucoup d’entre vous aviez de précieux conseils et vous remercie par avance de l’aide que vous apporterez à notre voyage.
A bientôt.
Projet de voyage en Nouvelle-Zélande en 2014 English translation pending
Bonjour le Forum !
J'envisage un voyage pour 2014 en Nouvelle Zélande, sans doute en fin Octobre 2014.
Je voudrai connaitre vos avis et conseils.
Le planning ci dessous est une ébauche tres tres grossiére, sans doute avec des erreurs de parcours ou de timing, rien n'est arrêté.
Merci encore pour votre aide !😉
- Auckland et ses environs : 6 jours pleins, 7 nuits.
Communément appelée la «City of Sails» («cité des voiles»), Auckland (2) est la métropole du Pacifique Sud où l'on peut faire du shopping, tester les restaurants, sortir et apprécier la Nouvelle-Zélande dans ce qu'elle a de plus varié et de plus cosmopolite. Promenez-vous dans les rues branchées du centre d'Auckland, découvrez la culture maorie à l'Auckland Museum, puis déjeunez dans l'un des nombreux restaurants qui jalonnent K Rd. Le soir, un dîner à Ponsonby familiarisera vos papilles avec la version néo-zélandaise de la cuisine «Pacific fusion». Après cela, un tour dans les bars de Viaduct Harbour s'impose. Le lendemain, prenez le ferry à destination des plages et des domaines viticoles de Waiheke Island. Au nord, rejoignez la Bay of Islands (1), qui ne connaît pas l'hiver, pour une bonne dose d'activités nautiques – voile, surf, kayak et plongée – ou filez au sud-est vers les forêts et les plages de la péninsule de Coromandel (3).
Incontournable, Auckland est une cité moderne, vivante, vibrante même, qui est jolie sans être belle, contrairement à son site tourné sur la baie d’Hauraki, semée d’îles. Le port avec les infrastructures de l’America’s Cup en est le centre névralgique. Superbe skyline. À 18h, le centre est déserté et chacun court vers les quais et les cafés, ou vers les plages de Takapuna. Northland et Bay of Islands
Plus au Nord, on traverse des collines piquetées de moutons en direction du Northland et de la Bay of Islands : quelque 144 îles jetées sur des eaux turquoise où batifolent les dauphins et, en toile de fond, une végétation tropicale superbe, fougères arborescentes et grands pohutukawa couverts de fleurs rouges en été. C’est ici que débarquèrent les premiers colons anglais. Dans l’intérieur des terres, des parcs préservent les dernières forêts de grandskauri, dont les plus vieux spécimens dépassent 2 000 ans. On peut pousser jusqu’au North Cape, un peu désolé, mais symboliquement important pour les Maoris. À l’Ouest, le sable s’entasse en dunes corpulentes tout au long de la 90 Mile Beach.
Au sud-est d’Auckland, la péninsule de Coromandel mériterait si on a le temps. Secret bien gardé, Hot Water Beach vaut presque à elle seule le voyage en Nouvelle-Zélande : on s’y creuse une baignoire aux eaux thermales chaudes dans le sable. Un vrai bonheur !
- Rotorua : à faire depuis Auckland ou mieux changer d'hôtel, et réduire durée séjour Auckland de 2 nuits.
Plus au sud, Rotorua (4) est connue pour son activité géothermique : boues volcaniques bouillonnantes, geysers propulsant vers le ciel leurs jets brûlants et effluves d'hydrogène sulfuré qui remplissent les narines.
Dans une odeur d’œuf pourri, Rotorua (« Sulphur City ») et sa région concentrent les plus beaux phénomènes volcaniques : bains thérapeutiques en vogue depuis le XIXe siècle, site de Whakarewarewa constellé de sources chaudes, de chaudrons de boue bouillonnante éclatant en bulles visqueuses, de solfatares et, surtout, de geysers. Le Pohutu, avec sa gerbe de 20 m de haut, jaillit entre 14 et 26 fois par jour. Même chose dans la Waimangu Valley et à Waiotapu.
- Taupo et le parc national de Tongariro (3) 1 jour plein, 2 nuits.
De Waitomo, virez au sud-est pour rallier le cadre idyllique de Taupo. Dans le parc national de Tongariro, des sentiers de randonnées sillonnent le relief volcanique et les trois monts emblématiques du site. Plus au Sud, le Tongariro et ses trois cônes encore actifs dominent le plateau central.
- Mount Taranaki (4) étape, 1 nuit.
Si vous avez du temps et que le soleil brille, suivez la SH43 vers l'ouest jusqu'à New Plymouth pour découvrir la vue splendide du Mt Taranaki, d'une symétrie parfaite.
- Wellington (5) 2 jours pleins, 3 nuits.
À la pointe sud de l'île du Nord, Wellington s'accroche à flanc de colline, comme une San Francisco miniature, et il y fait bon vivre. Son statut de capitale lui confère une culture urbaine branchée où l'art occupe une place importante.
Wellington, tout au sud de l’île, est la capitale politique et culturelle de la Nouvelle-Zélande. Un brin de nostalgie coloniale et les plus beaux musées du pays (Te Papa). Le site de la baie, découvert depuis le jardin botanique, est splendide.
- De Picton : 1 jour plein, 2 nuits.
Mettez le cap à l'ouest pour une journée d'excursion à travers le réseau de bras d'eau navigables et les terres boisées des Marlborough Sounds ou continuez vers les baies de sable doré du parc national Abel Tasman.
Le parc national Abel Tasman
Blenheim est au cœur d’une zone viticole plus récente que celle de Hawke’s Bay. À l’Ouest, le parc national Abel Tasman, peut-être le plus beau du pays, se laisse explorer à pied.. Pas mal de monde en été, mais des paysages vraiment époustouflants, colonisés par les fougères arborescentes. Magnifiques plages de sable noir ou doré.
- Côte Ouest : 1 jour plein, 2 nuits.
Descendez la côte ouest, reculée et battue par la pluie. Des dizaines de randonnées sont possibles dans ses vallées gelées. En chemin, pause à Greymouth (7) pour goûter la bière du cru, la Monteith, puis franchissez le Haast Pass (col) pour gagner Queenstown (9).
Côte ouest
La Côte ouest commence tout près : l’influence océanique est ici patente, les vagues ronflent, les plages s’étirent à l’infini, souvent désertes ou simplement jalonnées de gros galets polis. Les Pancake Rocks de Punakaiki sont d’étranges formations rocheuses ciselées par l’érosion.
- Queenstown (8) 1 jour plein, 2 nuits.
Ville festive et haut lieu du saut à l'élastique, Queenstown réserve des sensations fortes. De là, vous pourrez rejoindre Auckland en prenant un vol direct.
Les Alpes néo-zélandaises
Sur les petites routes montant à l’assaut des Alpes néo-zélandaises, les moutons défilent parfois de longues minutes. En longeant les rivières couleur d’aigue-marine, on rejoint des lacs de la même teinte, puis les glaciers qui les alimentent. Ils sont plusieurs à s’écouler jusqu’à proximité du littoral de la West Coast. En altitude, les flocons s’entassent dans les vallées jusqu’au cœur de l’été, formant des tapis épais, futurs séracs. Dominant le tout, la pyramide blanche du mont Cook culmine à 3 754 m. Queenstown, dans la même région, est la capitale sportive de la Nouvelle-Zélande.
- Milford Sound (8) : 1 jour plein, 2 nuits.
Poursuivez jusqu'à Te Anau, d'où une fascinante route mène au Milford Sound. Les voies d'eau miroitantes du fjord, parsemées d'îlots à pic, se prêtent au kayak et aux promenades en bateau, dévoilant ce que la Nouvelle-Zélande a de plus pur et de plus intact.
Fiordland
Le voyage s’achève dans le Fiordland, le fantastique pays des fjords. On découvre un premier aperçu depuis le Milford Sound écrasé par la masse du Mitre Peak (1 692 m). Bateaux et kayaks permettent de pénétrer ce monde isolé, où dégringolent pluies fréquentes et cascades bien fournies. Là encore, dauphins et otaries sont communs. Les randonneurs s’intéresseront à la plus belle marche du pays, le Milford Track, qui rejoint le lac Te Anau.
- Aoraki/Mount Cook (10) : étape, 1 nuit.
Empruntez la SH8 pour voir de près le vertigineux Aoraki/Mt Cook, plus haut sommet du pays (3 754 m). Des randonnées (longues ou courtes) permettent une découverte de cette mystérieuse montagne, sombre et changeante, nimbée de nuages.
hébergement : http://www.hermitage.co.nz/en
À l’Est, Kaikoura est le quartier général des excursions en mer : au large croisent baleines et cachalots, dauphins et globicéphales. Sur terre, on rencontre aisément otaries et lions de mer. Plus bas sur la côte orientale, les pingouins font leur apparition, puis les albatros et les éléphants de mer. Près de Christchurch, le port d’Akaroa a été fondé par des Français.
- Christchurch (7) (11) : 1 jour plein, 2 nuits.
Après l'élégante Christchurch, la grande ville de l'île du Sud, votre route se poursuivra vers le sud-ouest. Revenez vers l'est pour atteindre Christchurch, organisée autour de sa cathédrale anglicane. Les boutiques et les musées vous occuperont un jour ou deux ; ne manquez pas le Canterbury Museum, polyvalent, et la Christchurch Art Gallery, du dernier cri. Prévoyez aussi un après-midi dans le port de Lyttelton ou sur la péninsule de Banks, où le village d'Akaroa dénote une influence française.
Christchurch, la capitale de l’île du Sud, est la plus anglaise des villes kiwis. Très néogothique et tea time. C’est aussi le quartier général des expéditions néo-zélandaises en Antarctique et un musée est consacré au sujet.
Total à la louche des nuits en NZ : 24 nuits. +1 nuit au retour dans l’avion
J'envisage un voyage pour 2014 en Nouvelle Zélande, sans doute en fin Octobre 2014.
Je voudrai connaitre vos avis et conseils.
Le planning ci dessous est une ébauche tres tres grossiére, sans doute avec des erreurs de parcours ou de timing, rien n'est arrêté.
Merci encore pour votre aide !😉
- Auckland et ses environs : 6 jours pleins, 7 nuits.
Communément appelée la «City of Sails» («cité des voiles»), Auckland (2) est la métropole du Pacifique Sud où l'on peut faire du shopping, tester les restaurants, sortir et apprécier la Nouvelle-Zélande dans ce qu'elle a de plus varié et de plus cosmopolite. Promenez-vous dans les rues branchées du centre d'Auckland, découvrez la culture maorie à l'Auckland Museum, puis déjeunez dans l'un des nombreux restaurants qui jalonnent K Rd. Le soir, un dîner à Ponsonby familiarisera vos papilles avec la version néo-zélandaise de la cuisine «Pacific fusion». Après cela, un tour dans les bars de Viaduct Harbour s'impose. Le lendemain, prenez le ferry à destination des plages et des domaines viticoles de Waiheke Island. Au nord, rejoignez la Bay of Islands (1), qui ne connaît pas l'hiver, pour une bonne dose d'activités nautiques – voile, surf, kayak et plongée – ou filez au sud-est vers les forêts et les plages de la péninsule de Coromandel (3).
Incontournable, Auckland est une cité moderne, vivante, vibrante même, qui est jolie sans être belle, contrairement à son site tourné sur la baie d’Hauraki, semée d’îles. Le port avec les infrastructures de l’America’s Cup en est le centre névralgique. Superbe skyline. À 18h, le centre est déserté et chacun court vers les quais et les cafés, ou vers les plages de Takapuna. Northland et Bay of Islands
Plus au Nord, on traverse des collines piquetées de moutons en direction du Northland et de la Bay of Islands : quelque 144 îles jetées sur des eaux turquoise où batifolent les dauphins et, en toile de fond, une végétation tropicale superbe, fougères arborescentes et grands pohutukawa couverts de fleurs rouges en été. C’est ici que débarquèrent les premiers colons anglais. Dans l’intérieur des terres, des parcs préservent les dernières forêts de grandskauri, dont les plus vieux spécimens dépassent 2 000 ans. On peut pousser jusqu’au North Cape, un peu désolé, mais symboliquement important pour les Maoris. À l’Ouest, le sable s’entasse en dunes corpulentes tout au long de la 90 Mile Beach.
Au sud-est d’Auckland, la péninsule de Coromandel mériterait si on a le temps. Secret bien gardé, Hot Water Beach vaut presque à elle seule le voyage en Nouvelle-Zélande : on s’y creuse une baignoire aux eaux thermales chaudes dans le sable. Un vrai bonheur !
- Rotorua : à faire depuis Auckland ou mieux changer d'hôtel, et réduire durée séjour Auckland de 2 nuits.
Plus au sud, Rotorua (4) est connue pour son activité géothermique : boues volcaniques bouillonnantes, geysers propulsant vers le ciel leurs jets brûlants et effluves d'hydrogène sulfuré qui remplissent les narines.
Dans une odeur d’œuf pourri, Rotorua (« Sulphur City ») et sa région concentrent les plus beaux phénomènes volcaniques : bains thérapeutiques en vogue depuis le XIXe siècle, site de Whakarewarewa constellé de sources chaudes, de chaudrons de boue bouillonnante éclatant en bulles visqueuses, de solfatares et, surtout, de geysers. Le Pohutu, avec sa gerbe de 20 m de haut, jaillit entre 14 et 26 fois par jour. Même chose dans la Waimangu Valley et à Waiotapu.
- Taupo et le parc national de Tongariro (3) 1 jour plein, 2 nuits.
De Waitomo, virez au sud-est pour rallier le cadre idyllique de Taupo. Dans le parc national de Tongariro, des sentiers de randonnées sillonnent le relief volcanique et les trois monts emblématiques du site. Plus au Sud, le Tongariro et ses trois cônes encore actifs dominent le plateau central.
- Mount Taranaki (4) étape, 1 nuit.
Si vous avez du temps et que le soleil brille, suivez la SH43 vers l'ouest jusqu'à New Plymouth pour découvrir la vue splendide du Mt Taranaki, d'une symétrie parfaite.
- Wellington (5) 2 jours pleins, 3 nuits.
À la pointe sud de l'île du Nord, Wellington s'accroche à flanc de colline, comme une San Francisco miniature, et il y fait bon vivre. Son statut de capitale lui confère une culture urbaine branchée où l'art occupe une place importante.
Wellington, tout au sud de l’île, est la capitale politique et culturelle de la Nouvelle-Zélande. Un brin de nostalgie coloniale et les plus beaux musées du pays (Te Papa). Le site de la baie, découvert depuis le jardin botanique, est splendide.
- De Picton : 1 jour plein, 2 nuits.
Mettez le cap à l'ouest pour une journée d'excursion à travers le réseau de bras d'eau navigables et les terres boisées des Marlborough Sounds ou continuez vers les baies de sable doré du parc national Abel Tasman.
Le parc national Abel Tasman
Blenheim est au cœur d’une zone viticole plus récente que celle de Hawke’s Bay. À l’Ouest, le parc national Abel Tasman, peut-être le plus beau du pays, se laisse explorer à pied.. Pas mal de monde en été, mais des paysages vraiment époustouflants, colonisés par les fougères arborescentes. Magnifiques plages de sable noir ou doré.
- Côte Ouest : 1 jour plein, 2 nuits.
Descendez la côte ouest, reculée et battue par la pluie. Des dizaines de randonnées sont possibles dans ses vallées gelées. En chemin, pause à Greymouth (7) pour goûter la bière du cru, la Monteith, puis franchissez le Haast Pass (col) pour gagner Queenstown (9).
Côte ouest
La Côte ouest commence tout près : l’influence océanique est ici patente, les vagues ronflent, les plages s’étirent à l’infini, souvent désertes ou simplement jalonnées de gros galets polis. Les Pancake Rocks de Punakaiki sont d’étranges formations rocheuses ciselées par l’érosion.
- Queenstown (8) 1 jour plein, 2 nuits.
Ville festive et haut lieu du saut à l'élastique, Queenstown réserve des sensations fortes. De là, vous pourrez rejoindre Auckland en prenant un vol direct.
Les Alpes néo-zélandaises
Sur les petites routes montant à l’assaut des Alpes néo-zélandaises, les moutons défilent parfois de longues minutes. En longeant les rivières couleur d’aigue-marine, on rejoint des lacs de la même teinte, puis les glaciers qui les alimentent. Ils sont plusieurs à s’écouler jusqu’à proximité du littoral de la West Coast. En altitude, les flocons s’entassent dans les vallées jusqu’au cœur de l’été, formant des tapis épais, futurs séracs. Dominant le tout, la pyramide blanche du mont Cook culmine à 3 754 m. Queenstown, dans la même région, est la capitale sportive de la Nouvelle-Zélande.
- Milford Sound (8) : 1 jour plein, 2 nuits.
Poursuivez jusqu'à Te Anau, d'où une fascinante route mène au Milford Sound. Les voies d'eau miroitantes du fjord, parsemées d'îlots à pic, se prêtent au kayak et aux promenades en bateau, dévoilant ce que la Nouvelle-Zélande a de plus pur et de plus intact.
Fiordland
Le voyage s’achève dans le Fiordland, le fantastique pays des fjords. On découvre un premier aperçu depuis le Milford Sound écrasé par la masse du Mitre Peak (1 692 m). Bateaux et kayaks permettent de pénétrer ce monde isolé, où dégringolent pluies fréquentes et cascades bien fournies. Là encore, dauphins et otaries sont communs. Les randonneurs s’intéresseront à la plus belle marche du pays, le Milford Track, qui rejoint le lac Te Anau.
- Aoraki/Mount Cook (10) : étape, 1 nuit.
Empruntez la SH8 pour voir de près le vertigineux Aoraki/Mt Cook, plus haut sommet du pays (3 754 m). Des randonnées (longues ou courtes) permettent une découverte de cette mystérieuse montagne, sombre et changeante, nimbée de nuages.
hébergement : http://www.hermitage.co.nz/en
À l’Est, Kaikoura est le quartier général des excursions en mer : au large croisent baleines et cachalots, dauphins et globicéphales. Sur terre, on rencontre aisément otaries et lions de mer. Plus bas sur la côte orientale, les pingouins font leur apparition, puis les albatros et les éléphants de mer. Près de Christchurch, le port d’Akaroa a été fondé par des Français.
- Christchurch (7) (11) : 1 jour plein, 2 nuits.
Après l'élégante Christchurch, la grande ville de l'île du Sud, votre route se poursuivra vers le sud-ouest. Revenez vers l'est pour atteindre Christchurch, organisée autour de sa cathédrale anglicane. Les boutiques et les musées vous occuperont un jour ou deux ; ne manquez pas le Canterbury Museum, polyvalent, et la Christchurch Art Gallery, du dernier cri. Prévoyez aussi un après-midi dans le port de Lyttelton ou sur la péninsule de Banks, où le village d'Akaroa dénote une influence française.
Christchurch, la capitale de l’île du Sud, est la plus anglaise des villes kiwis. Très néogothique et tea time. C’est aussi le quartier général des expéditions néo-zélandaises en Antarctique et un musée est consacré au sujet.
Total à la louche des nuits en NZ : 24 nuits. +1 nuit au retour dans l’avion
Du Salar d'Uyuni au Pantanal: projet d'itinéraire English translation pending
Bonjour à tou(te)s,
Une nouvelle année voit le jour , de nouveaux projets de voyages aussi ! 😉
Voici l'esquisse d'un parcours en Bolivie et au Brésil sur un mois :
Arrivée par Santa Cruz de la Sierra (2 nuits)
Location d'une voiture puis :
- Cochabamba (2 nuits) - Lago Poopo via Oruro (1 nuit) - Uyuni (2 nuits) - Potosi (2 nuits) - Sucre et environs (3 nuits) - Samaipata et parc Amboro (3 nuits)
Retour du véhicule sur Santa Cruz puis bus pour San José de Chiquitos (2 nuits)
Bus pour la frontière brésilienne.
Pantanal : une semaine
Vol pour Rio (2 nuits) puis retour en France...
J'aurais voulu vos avis sur la faisabilité de ce parcours et vos bonnes adresses (confort - charme) en chemin !
Je m'interroge particulièrement sur l'étape entre Cochabamba et Lago Popoo (trop long ?)ainsi que sur les possibilités d'hébergement près de ce lac.
Je ne vois pas non plus comment articuler la partie Pantanal : déplacement en Bus ? Coût d'un lodge confort mais pas luxe ?
Quant à la température en août : vêtement de sport d'hiver à Uyuni (froid très froid ou juste froid ?) et robe légère dans le Pantanal (été ou printemps) ?
Je précise que je connais le nord de la Bolivie, Atacama et Rio.
Merci d'avance !🙂
Agnès
Une nouvelle année voit le jour , de nouveaux projets de voyages aussi ! 😉
Voici l'esquisse d'un parcours en Bolivie et au Brésil sur un mois :
Arrivée par Santa Cruz de la Sierra (2 nuits)
Location d'une voiture puis :
- Cochabamba (2 nuits) - Lago Poopo via Oruro (1 nuit) - Uyuni (2 nuits) - Potosi (2 nuits) - Sucre et environs (3 nuits) - Samaipata et parc Amboro (3 nuits)
Retour du véhicule sur Santa Cruz puis bus pour San José de Chiquitos (2 nuits)
Bus pour la frontière brésilienne.
Pantanal : une semaine
Vol pour Rio (2 nuits) puis retour en France...
J'aurais voulu vos avis sur la faisabilité de ce parcours et vos bonnes adresses (confort - charme) en chemin !
Je m'interroge particulièrement sur l'étape entre Cochabamba et Lago Popoo (trop long ?)ainsi que sur les possibilités d'hébergement près de ce lac.
Je ne vois pas non plus comment articuler la partie Pantanal : déplacement en Bus ? Coût d'un lodge confort mais pas luxe ?
Quant à la température en août : vêtement de sport d'hiver à Uyuni (froid très froid ou juste froid ?) et robe légère dans le Pantanal (été ou printemps) ?
Je précise que je connais le nord de la Bolivie, Atacama et Rio.
Merci d'avance !🙂
Agnès
Road trip dans l'ouest des États-Unis: votre avis sur mon parcours du 26 avril au 16 mai? English translation pending
Bonjour,
J'ai prévu de faire un voyage aux USA entre fin avril et mi-mai (du 26 avril au 16 mai). Le principe est de louer une voiture à San Francisco, de faire un petit tour et de repartir de Los Angeles.
J'aurais souhaité avoir votre avis sur l'itinéraire qu'on a prévu ainsi que sur ce qu'on a prévu de visiter pour ajuster au mieux.
Je n'ai pas forcément pour ambition de faire tout ce qui est mis, parfois il y a trop de choses, mais je ne sais pas quoi prioriser :/
Voyage Côte Ouest USA : mis à jour le 23 décembre Carte : http://goo.gl/maps/UlN3N
Etape 0 – Paris – San Francisco : Jour 1
Etape 1 - San Francisco : Jour 2 & 3
A faire : - Golden Gate, - Grimper dans le cable car le plus mythique de SF (ligne Powell-Hyde) qui traverse tous les quartiers authentiques et emprunte les rues les plus pentues avant de redescendre en beauté sur Alcatraz - Faire la 49 miles Scenic Drive - Visiter Alcatraz - Dimanche : Bruncher dans le quartier de Haight Ashbury, puis flâner vers le Golden Gate Park, prendre un thé au Japanese Tea Garden
Location de voitures à faire le dernier jour car pas besoin de voiture à SF.
Etape 2 : San Francisco – Yosemite : Jour 4 (0,5j) Quand on arrive de SF, on passe par la « Big Oak Flat Entrance ».
Etape 3 : Yosemite : Jour 4,5 & 6 (2,5 j)
A faire : - Monter à Glacier Point au coucher du soleil pour profiter du panorama époustouflant sur la vallée de Yosemite (si ouvert), - Passer par Sonora - Penser à faire la ville fantôme Bodie - Les forêts de sequoias situés à Wawona ou Mariposa Grove, - Tuolumne Meadows vers Elizabeth Lake (6h Aller/Retour), - Olmsted Point : Point de vue grandiose : sur la route de Tuolumne Meadows, - Yosemite Falls - El Capitan, - Le Half Dome, - Checker les randonnées à faire
Etape 4 : Yosemite - Parc National de Death Valley : Jour 7 (0,5 j)
Etape 5 : Parc National de Death Valley : Jour 7 (0,25 j)
A faire : - Zabriskie Point, - Dante’s View, - Golden Canyon, - Badwater, - Mesquite Flat Sand Dunes, - Mosaic Canyon, - Ubehebe Crater,
Etape 6 : Parc National de Death Valley – Las Vegas : Jour 7 (0,25 j)
==== Nuit à Vegas pour dormir =======
Etape 8 : Las Vegas – Grand Canyon : Jour 8 (0,5 j)
A faire : - Hoover Dam : Barrage de Goldeneye, - Chloride, - Kingman, - Oatman, - Hackberry, - Seligman,
Etape 9 : Grand Canyon : Jour 8, 9 & 10 (2 j)
A faire : - Kaibab Trail Route (route vers le Lac Powell), - Bright Angel Point (lever ou coucher du soleil), - Transept Trail (à la suite du précédent), - Trek sur 1,5 j : Partir sur la South Kaibab Trail pour descendre et remonter par la Bright Angel Campground,
Etape 10 : Grand Canyon – Monument Valley : Jour 10 (0,5 j)
Etape 11 : Monument Valley : Jour 11 (0,5j)
A faire : - Visite à faire avec sa propre voiture : Emprunter la piste principal de 17 miles partant du Visitor Center (butt et messa) → Valley Drive, - Monument Valley Museum, - Navajo Shadehouse Museum, - Goosenecks State Park, - Valley of the Gods,
Etape 12 : Monument Valley - Lac Powell : Jour 11 (0,25 j)
Etape 13 : Lac Powell : Jour 11 & 12 (1 j)
A faire : - Upper Antelope Canyon, (3) - Lac Powell, (3) - Lower Antelope Canyon, (3) - Horseshoe Bend, (3)
Etape 14 : Lac Powell – Bryce Canyon Jour 13 (0,25 j)
Etape 15 : Bryce Canyon : Jour 13 & 14 (1,5 j)
A faire : - Sunset Point, (3) - Sunrise Point, (3) - Plusieurs randonnées : o Queen’s Garden Trail + Navajo Loop, o Rim Trail : Sunrise Point à Inspiration Point puis Bryce Point puis descendre dans l’amphi et remonter par Peekaboo Loop,
Etape 16 : Bryce Canyon –Zion National Park : Jour 14 (0,25 j)
Etape 17 : Zion National Park : Jour 15 & 16 (1,5 j)
A faire : - Randos organisées par les rangers tous les jours gratuitement (balades courtes et randonnées guidées plus longues), - Weeping Rock Trail – 800m, - Riverside Walk – 2 miles, - Emerald Pools Trails – 2h (pas forcément), - Angel’s Landing – 4h // 5 miles, - Kolob Canyon – 6 miles // Kolob Arch – 5 miles,
Etape 18 : Zion – Las Vegas : Jour 16 (0,5 j)
Etape 19 : Las Vegas : Jour 17 & 18 (2j)
Etape 20 : Las Vegas – Los Angeles : Jour 19 (0,5 j) A faire : - Calico, - Désert de Mojave, - Michells Caverns, - Road Trip à Amboy,
Etape 21 : Los Angeles : Jour 19, 20 & 21 (2,5 j)
A faire : - Les empreintes des stars, - Walk of fame, - Paramount Pictures Studios, - Griffith Park : L’observatoire, - Warner Bros Studios, - Venice & Manathan Beach, - Hollywood Boulevard, - Chinease Theater, - Sunset Boulevard, - El Pueblo sur Olvera St avec l'Avila Adobe, - Un tour pour voir les villas de Beverly Hills, - Franklin Canyon,
Que pensez-vous de l'itinéraire ? Pour le moment, d'un point de vue de l'hébergement, on pense dormir en camping (sauf à SF, LV et LA).
N'hésitez pas à me donner votre avis sur l'itinéraire et sur ce qu'on doit voir ou pas.
Merci d'avance pour votre aide,
J'ai prévu de faire un voyage aux USA entre fin avril et mi-mai (du 26 avril au 16 mai). Le principe est de louer une voiture à San Francisco, de faire un petit tour et de repartir de Los Angeles.
J'aurais souhaité avoir votre avis sur l'itinéraire qu'on a prévu ainsi que sur ce qu'on a prévu de visiter pour ajuster au mieux.
Je n'ai pas forcément pour ambition de faire tout ce qui est mis, parfois il y a trop de choses, mais je ne sais pas quoi prioriser :/
Voyage Côte Ouest USA : mis à jour le 23 décembre Carte : http://goo.gl/maps/UlN3N
Etape 0 – Paris – San Francisco : Jour 1
Etape 1 - San Francisco : Jour 2 & 3
A faire : - Golden Gate, - Grimper dans le cable car le plus mythique de SF (ligne Powell-Hyde) qui traverse tous les quartiers authentiques et emprunte les rues les plus pentues avant de redescendre en beauté sur Alcatraz - Faire la 49 miles Scenic Drive - Visiter Alcatraz - Dimanche : Bruncher dans le quartier de Haight Ashbury, puis flâner vers le Golden Gate Park, prendre un thé au Japanese Tea Garden
Location de voitures à faire le dernier jour car pas besoin de voiture à SF.
Etape 2 : San Francisco – Yosemite : Jour 4 (0,5j) Quand on arrive de SF, on passe par la « Big Oak Flat Entrance ».
Etape 3 : Yosemite : Jour 4,5 & 6 (2,5 j)
A faire : - Monter à Glacier Point au coucher du soleil pour profiter du panorama époustouflant sur la vallée de Yosemite (si ouvert), - Passer par Sonora - Penser à faire la ville fantôme Bodie - Les forêts de sequoias situés à Wawona ou Mariposa Grove, - Tuolumne Meadows vers Elizabeth Lake (6h Aller/Retour), - Olmsted Point : Point de vue grandiose : sur la route de Tuolumne Meadows, - Yosemite Falls - El Capitan, - Le Half Dome, - Checker les randonnées à faire
Etape 4 : Yosemite - Parc National de Death Valley : Jour 7 (0,5 j)
Etape 5 : Parc National de Death Valley : Jour 7 (0,25 j)
A faire : - Zabriskie Point, - Dante’s View, - Golden Canyon, - Badwater, - Mesquite Flat Sand Dunes, - Mosaic Canyon, - Ubehebe Crater,
Etape 6 : Parc National de Death Valley – Las Vegas : Jour 7 (0,25 j)
==== Nuit à Vegas pour dormir =======
Etape 8 : Las Vegas – Grand Canyon : Jour 8 (0,5 j)
A faire : - Hoover Dam : Barrage de Goldeneye, - Chloride, - Kingman, - Oatman, - Hackberry, - Seligman,
Etape 9 : Grand Canyon : Jour 8, 9 & 10 (2 j)
A faire : - Kaibab Trail Route (route vers le Lac Powell), - Bright Angel Point (lever ou coucher du soleil), - Transept Trail (à la suite du précédent), - Trek sur 1,5 j : Partir sur la South Kaibab Trail pour descendre et remonter par la Bright Angel Campground,
Etape 10 : Grand Canyon – Monument Valley : Jour 10 (0,5 j)
Etape 11 : Monument Valley : Jour 11 (0,5j)
A faire : - Visite à faire avec sa propre voiture : Emprunter la piste principal de 17 miles partant du Visitor Center (butt et messa) → Valley Drive, - Monument Valley Museum, - Navajo Shadehouse Museum, - Goosenecks State Park, - Valley of the Gods,
Etape 12 : Monument Valley - Lac Powell : Jour 11 (0,25 j)
Etape 13 : Lac Powell : Jour 11 & 12 (1 j)
A faire : - Upper Antelope Canyon, (3) - Lac Powell, (3) - Lower Antelope Canyon, (3) - Horseshoe Bend, (3)
Etape 14 : Lac Powell – Bryce Canyon Jour 13 (0,25 j)
Etape 15 : Bryce Canyon : Jour 13 & 14 (1,5 j)
A faire : - Sunset Point, (3) - Sunrise Point, (3) - Plusieurs randonnées : o Queen’s Garden Trail + Navajo Loop, o Rim Trail : Sunrise Point à Inspiration Point puis Bryce Point puis descendre dans l’amphi et remonter par Peekaboo Loop,
Etape 16 : Bryce Canyon –Zion National Park : Jour 14 (0,25 j)
Etape 17 : Zion National Park : Jour 15 & 16 (1,5 j)
A faire : - Randos organisées par les rangers tous les jours gratuitement (balades courtes et randonnées guidées plus longues), - Weeping Rock Trail – 800m, - Riverside Walk – 2 miles, - Emerald Pools Trails – 2h (pas forcément), - Angel’s Landing – 4h // 5 miles, - Kolob Canyon – 6 miles // Kolob Arch – 5 miles,
Etape 18 : Zion – Las Vegas : Jour 16 (0,5 j)
Etape 19 : Las Vegas : Jour 17 & 18 (2j)
Etape 20 : Las Vegas – Los Angeles : Jour 19 (0,5 j) A faire : - Calico, - Désert de Mojave, - Michells Caverns, - Road Trip à Amboy,
Etape 21 : Los Angeles : Jour 19, 20 & 21 (2,5 j)
A faire : - Les empreintes des stars, - Walk of fame, - Paramount Pictures Studios, - Griffith Park : L’observatoire, - Warner Bros Studios, - Venice & Manathan Beach, - Hollywood Boulevard, - Chinease Theater, - Sunset Boulevard, - El Pueblo sur Olvera St avec l'Avila Adobe, - Un tour pour voir les villas de Beverly Hills, - Franklin Canyon,
Que pensez-vous de l'itinéraire ? Pour le moment, d'un point de vue de l'hébergement, on pense dormir en camping (sauf à SF, LV et LA).
N'hésitez pas à me donner votre avis sur l'itinéraire et sur ce qu'on doit voir ou pas.
Merci d'avance pour votre aide,
De retour d'Egypte English translation pending
Bonjour à toutes et tous.
Rentré depuis bientôt une semaine et les ajustements professionnels et domestiques inhérents à tout retour de voyage achevés, je commence seulement à me poser pour décanter ce dernier voyage en Egypte.
Comme promis en voici un rapide compte rendu.
Et d’abord quelques messages persos (désolé si j’en oublie..)
A Brigitte 42, un bonjour de Mosalam ;
Pour Wihad toutes mes amitiés et un petit clin d’œil : le « vieux » blanc que je suis a fait le trajet Assouan-Marsa Alam par la route d’Edfou comme vous pourrez le lire + loin.
A Gérard qui le sait déjà mais il faut le redire : ton charisme et la qualité de tes infos sur l’Egypte sont reconnues et appréciées ici et sur place.
Pour Katty mes remerciements pour ces plans précieux et qui trouvera dans ces lignes, du moins ai-je la prétention de le croire, une réactualisation d’infos utiles.
Et enfin encore un grand merci à Sarah, je t’enverrai très bientôt un message privé.
Donc, nous y sommes …
Déposé comme sous un séchoir sec et chaud sur la place de l’aéroport d’Hurgada (côté arrivées pour ceux qui connaissent) à 3h30 du matin, je réalise lentement mon statut de voyageur solo.
J’observe comme si souvent (je n »ai jamais voyagé par un tour opérateur) le ballet des porteurs de panneaux sur lesquels sont écrits des noms aux consonances aussi exotiques pour moi que pour ceux qui les brandissent
Je me retrouve bientôt seul, refusant encore à quelques chauffeurs peu convaincus ou tout aussi endormis que moi leurs offres exorbitantes de services incompréhensibles.
Aucune appréhension, j’ai tout le temps du monde et je me sens libre et confiant.
Je ne sais pas encore que vouloir faire le trajet Hurgada-Louxor un vendredi de l’Aïd va être une expérience qui tiendra autant de l’épreuve de la patience (incontournable en voyage un tant soit peu lointain) que de l’incompréhension totale pour celui qui ne l’a pas vécue (et encore, ai-je vraiment compris moi-même ?).
Bref, après 6h d’attente et de rencontres surréalistes dans un jour qui se lève progressivement sur 4 jours de fête tant attendus dans ce pays musulman, je pousse un soupir de soulagement en grimpant au côté de Gabriel, jeune copte qui m’ a proposé sa voiture et son service de chauffeur pour rejoindre Louxor en compagnie d’un couple d’anglais en rade comme je le suis moi-même dans ce terminal où des bus vont et viennent sans jamais aller dans la direction souhaitée.
Tranche de vie émouvante lorsqu’il évoque les rapports entre chrétiens et musulmans dans l’Egypte d’aujourd’hui, amusante dans nos points communs malgré notre différence d’âge, interrogatrice lorsqu’il consent à s’arrêter pour une courte sieste sur mes injonctions répétées tant il pique du nez sur son volant après 3h de conduite. « Tu as le permis ? » m’a-t-il demandé. « Oui, même l’international. Mais je ne veux pas conduire ta voiture. » Est-il seulement assuré et nos conceptions de la conduite semblent tellement éloignées.
Mais aussi inquiétude lorsque je le vois se crisper à chaque « check point »de la police.
« Ils m’ont mis une amende quelques semaines auparavant parce que je transportais des étrangers. »me souffle t’il lorsque nous nous éloignons de la chicane installée sur la route.
Enfin sourire résigné lorsque, arrive ce qui devait arriver, à force de décoller sur les ruptures de goudron et de réa terrir sur des graviers grossiers à plus de 110km/h et sans ralentir, nous crevons à 15 km de Louxor.
Pas de clé pour démonter : «no problem ». La solidarité routière égyptienne fournit une croix de serrage dans les 5 minutes qui suivent.
Tiens, la roue de secours n’a pas le même nombre de boulons.
Qu’importe, un motard passant par là emmène aussitôt notre chauffeur vers un garage que nous ne ferons qu’imaginer.
On repart et…5km plus loin, la roue réparée est de nouveau à plat.
Image étonnante de cette voiture posée sur 3 pattes au milieu de cette voie rapide où les taxis passent en trombe pour amener leurs passagers de l’aéroport à la ville et ses hôtels. Durant leur voyage, les touristes qui les occupent verront-ils l’Egypte autrement qu’à travers leurs vitres fermées ?
Non moins étonnante celle de ces 3 européens assis sur le trottoir auprès desquels les égyptiens de passage se relaieront histoire de ne pas les laisser seuls, pensant peut-être qu’il ne faut pas qu’ils se sentent abandonnés, notre mauvais anglais n’ayant pas réussi à leur faire comprendre que notre chauffeur nous a dit qu’il revenait très vite. Qu’importe le temps n’est pas leur ennemi, nous attendons, ils attendent avec nous : c’est aussi cela la solidarité routière égyptienne.
Finalement je quitterai l’infortuné Gabriel devant le ferry qui relie les deux rives de Louxor, arrondissant la somme fixée au départ pour lui permettre de ne pas trop regretter sa journée.
12 heures après mon arrivée sur le sol égyptien et après 24 h de voyage, je peux enfin me débarrasser de mon sac à dos et, une délicieuse douche plus tard, j’ai retrouvé suffisamment d’énergie pour retraverser ce Nil tant fantasmé afin de visiter le temple de Louxor à nuit tombante avant de m’affaler, fourbu et affamé, devant une table remplie de plats inconnus.
Je reprends le bac public avec ses nuées de jeunes criards et ses familles qui rentrent chez eux, de l’autre côté du fleuve.
Le lendemain, le soleil se lève à peine que je réveille le loueur de vélos encore endormi par ses agapes de la veille : l’Aïd el Kebir est aussi une fête de l’estomac .
« Just a perfect day » a chanté Lou Reed.
J’aurai souvent cet air dans la tête au cours de cette journée de visite de la nécropole thébaine durant laquelle je n’ai jamais eu le sentiment de « courir ». C’est vrai que je l’ai faite en vélo, dans un sens bien préparé à l’avance pour éviter la montée en pleine chaleur et en partant tôt ( 6h30).
Première étape, la vallée des rois, avant que la procession des cars venant de Louxor, puis d’Hurgada ou Assouan, ne se déleste de ses occupants pour quelques heures tout au plus à suivre les mêmes guides dans les mêmes tombeaux, en troupeaux sérieux et appliqués.
Puis, Hatchepsout aux lignes si pures mais impossible à photographier car il est déjà trop tard, il est 8 h30 et je passe plus de temps à photographier des groupes de jeunes collégiens à leur demande qu’à chercher des bas reliefs par ailleurs bien abîmés.
Suivra la visite du Ramasseum presque désert, poursuivi par un guide esseulé qui finit par rire de me voir lui échapper. Une vraie partie de cache-cache entre les colonnes, et il y a de quoi faire !
Repas frais et copieux pris dans un havre de tranquillité : Nour el Gourna.
J’enchaîne sans précipitation 7 tombes (soyons fou !)dans la nécropole des Nobles, il y aurait tant à raconter encore sur ces merveilles toutes tellement différentes. S’il ne fallait visiter qu’un site ce serait à coup sûr celui là.
Enfin, après 1h30 de visite du temple de Medinet Abu et de sa ville fortifiée, prié avec beaucoup d’humour de quitter le site parce qu’il ferme, je reprends mon fidèle moyen de transport des mains d’un policier-gardien qui voulait absolument l’essayer pour rejoindre Gesirah, la petite ville aux allures de province qui fait face à la trépidante Louxor et où se trouve mon hôtel.
Une intuition soudaine me fait prendre les chemins de terre, pour éviter les voitures pressées et les minibus surchargés.
Le soleil s’est couché et les gens sortent de leurs maisons pour discuter, s’apostropher quelquefois avec véhémence (ah cette manière de parler qui nous parait si souvent et à tort agressive) tournant vers moi, passant silencieux, leurs visages souriants. Des enfants rient.
Les « mesa el kheir fusent aux quels des « mesa el nour » répondent.
Un couple de jeunes gens , dissimulé dans les roseaux qui bordent un canal d’irrigation pour rester discrets, me suit du regard.
Je poursuis ma route tout au plaisir de cette immersion dans la douceur de l’air avec ses subtiles fraîcheurs lorsque je passe près de l’eau, avec comme bande son les vrombissements lointains d’un vieux tracteur se mêlant au délicat trot d’un âne.
Tout à un adolescent juché sur son âne et accompagné d’autres en vélo fait brusquement pivoter la tête de son animal en travers de mon chemin. Je ne peux l’éviter et manque tomber de mon vélo.
Les seules expressions anglaises qu’ils semblent connaître sont : « hello mister » et « fuck you ».
Lorsque, fronçant les sourcils, je fais mine de les poursuivre en vélo, ils s’égaient comme une nuée de moineaux. Rires…
Je reprends ma route et quelques secondes plus tard, j’entends de lointains « fuck you ». Sourire intérieur.
Je finis par retrouver la cité en pleine effervescence, les festivités se préparent à nouveau.
Un cycliste se met à ma hauteur et nous longeons le fleuve sur quelques centaines de mètres tout en bavardant comme deux vieux amis. Plaisir d’une rencontre éphémère qui se terminera devant un verre pris sur une terrasse dominant le port.
Juste en dessous, dans une cour intérieure, une file de notables d’un certain âge, très dignes dans leurs djellabas fraîchement repassées et leurs cheichs impeccables, reçoivent les poignées de main des invités à ce qui semble être une fête. Une rencontre de quartier, me dira mon compagnon.
Je le quitte là pour aller rendre mon vélo de location.
La soirée ne s’est pas achevée là, riche en rencontres étonnantes. Mais ceci est une autre histoire…que je garderai pour moi.
Le lendemain matin, de la terrasse de l’hôtel j’assiste à l’envolée des montgolfières au dessus des collines tout juste éclairées par le soleil levant avant que le guide envoyé par Sara ne vienne me chercher.
Ainsi débute 5 journées inoubliables de croisière à bord d’une dahabeya, voguant sur le Nil au gré des visites de temples et autres carrières pharaoniques, ponctuée d’incursions dans le désert proche et d’arrêts sur des îles bucoliques pour passer la nuit. Que tout l’équipage en soit une fois de plus remercié ainsi que notre guide, Mosalam.
Un soir, une dune nous servira de piste de ski improvisée.
Un seul regret : le manque de vent chronique à cette période qui ne nous aura permis de profiter du silence majestueux de la navigation à la voile que quelques heures durant.
Le dernier soir ce sera Philaé et son spectacle son et lumière un peu vieillot. Quelle sensation étrange d’entendre les voix de ces acteurs français aujourd’hui disparus, résonnant dans ces ruines plusieurs fois millénaires, illuminées d’éclairages aux teintes kitchs à souhait.
Suivront 2 jours à Assouan, à nouveau seul maître de ma destinée, et le plaisir des rencontres avec des nubiens « hauts en couleurs « et tellement moins insistants que les gens de Louxor à vendre un service ou un souvenir au touriste que je suis redevenu. Cette généralité ne vaut que par son caractère général bien sûr mais la seule arnaque ( le fameux tour en félouque trop court car sans vent que j’ai eue à subir n’est rien en comparaison des nombreuses opportunités offertes sans contrepartie (merci à toi Mohamed Esia, gardien de la tour de la station d’épuration de l’ile Eléphantine, qui m’a autorisé à y grimper pour effectuer des photos panoramiques et à toi Khaled pour cette discussion et ce verre offert derrière le comptoir de ta modeste boutique).
Ici l’hospitalité retrouve son sens premier et le cadeau en est souvent sa ponctuation.
Autour d’ Assouan le Nil est magnifique, entrelaçant des îles aux rochers que l’on dirait faits en carton pâte, tels autant de décors de cinéma, découvrant une échappée sur ses eaux plus claires et des hérons gris ou blancs guettant leur proie.
J’avais réservé par l’intermédiaire de l’hôtel un taxi que je n’ai malheureusement pas pu partager par manque de voyageurs désireux de rejoindre Marsa Alam ce jour là.
Le départ a eu lieu à 7h30 et après avoir longé la vallée du Nil par la route du désert (tellement plus rapide pour celui qui a déjà visité les sites) jusqu’à Edfou, nous avons effectué la traversée du désert jusqu’à la Mer Rouge.
Durant les 6 jours de plongée que j’y ai passé, j’ai pu enfin réaliser un de mes « rêves » : lâcher des bulles d’émerveillement au milieu de beaux requins océaniques, autrement nommés « longimanus » (2 à 3m de long) et en compagnie du seul dugong de cette partie de la côte.
Rencontre magique ave cet herbivore placide à la queue de baleine ( ou de sirène si l’on préfère car cet animal est réellement gracieux dans l’eau)
Même si ces jours hors du temps se sont déroulés entre européens, j’ai eu la chance de ne pas les passer dans un milieu trop « aseptisé » et mon lieu de prédilection dans cet ecolodge , le café Bédouin, tenu par des égyptiens, m’a fait passer 2 soirées à partager des contenus musique MP3 avec ces jeunes remplis de curiosité. Encore des souvenirs à grande valeur humaines s’il en est.
Je choisis de rester à Marsa jusqu’au dernier moment pour profiter du magnifique récif corallien et éviter ainsi une soirée à Hurgada. Transfert Marsa Alam- Hurgada de nuit (0h30-3h45)en taxi partagé, c’est donc possible de voyager de nuit en taxi privé sur cet axe routier.
Je voudrai finir en donnant 2 conseils de lecture, livres que j’avais emportés durant ce voyage.
« Chroniques de la révolution égyptienne » d’Alaa el Aswany (l’auteur de « l’immeuble Yacoubian » et de « Chicago ») pour sa présentation très actuelle (2012) de la société égyptienne. Ce livre m’a permis des discussions très intéressantes avec des égyptiens pour qui Aswany est une référence littéraire et politique incontournable.
« Les vigies du Nil » d’Olivier Bonnel qui a rendu ma « remontée » du Nil encore plus magique.
J’espère ne pas avoir été ennuyeux pour ceux qui connaissent déjà cette magnifique région du monde et ses habitants si attachants et si exaspérants parfois. Mais communication et adaptation ne sont elles pas les clefs du voyage.
Je vous souhaite de pouvoir vous aussi rendre visite à ce si beau pays et à ses habitants si attachants qui, malgré une situation géopolitique se tendant de jour en jour dans la région (Syrie et maintenant Gaza et Israël), aspirent dans une très grande majorité à vivre en paix.
Que les cailloux des pistes que vous emprunterez ne soient pas trop durs à vos pieds.
Thierry
Rentré depuis bientôt une semaine et les ajustements professionnels et domestiques inhérents à tout retour de voyage achevés, je commence seulement à me poser pour décanter ce dernier voyage en Egypte.
Comme promis en voici un rapide compte rendu.
Et d’abord quelques messages persos (désolé si j’en oublie..)
A Brigitte 42, un bonjour de Mosalam ;
Pour Wihad toutes mes amitiés et un petit clin d’œil : le « vieux » blanc que je suis a fait le trajet Assouan-Marsa Alam par la route d’Edfou comme vous pourrez le lire + loin.
A Gérard qui le sait déjà mais il faut le redire : ton charisme et la qualité de tes infos sur l’Egypte sont reconnues et appréciées ici et sur place.
Pour Katty mes remerciements pour ces plans précieux et qui trouvera dans ces lignes, du moins ai-je la prétention de le croire, une réactualisation d’infos utiles.
Et enfin encore un grand merci à Sarah, je t’enverrai très bientôt un message privé.
Donc, nous y sommes …
Déposé comme sous un séchoir sec et chaud sur la place de l’aéroport d’Hurgada (côté arrivées pour ceux qui connaissent) à 3h30 du matin, je réalise lentement mon statut de voyageur solo.
J’observe comme si souvent (je n »ai jamais voyagé par un tour opérateur) le ballet des porteurs de panneaux sur lesquels sont écrits des noms aux consonances aussi exotiques pour moi que pour ceux qui les brandissent
Je me retrouve bientôt seul, refusant encore à quelques chauffeurs peu convaincus ou tout aussi endormis que moi leurs offres exorbitantes de services incompréhensibles.
Aucune appréhension, j’ai tout le temps du monde et je me sens libre et confiant.
Je ne sais pas encore que vouloir faire le trajet Hurgada-Louxor un vendredi de l’Aïd va être une expérience qui tiendra autant de l’épreuve de la patience (incontournable en voyage un tant soit peu lointain) que de l’incompréhension totale pour celui qui ne l’a pas vécue (et encore, ai-je vraiment compris moi-même ?).
Bref, après 6h d’attente et de rencontres surréalistes dans un jour qui se lève progressivement sur 4 jours de fête tant attendus dans ce pays musulman, je pousse un soupir de soulagement en grimpant au côté de Gabriel, jeune copte qui m’ a proposé sa voiture et son service de chauffeur pour rejoindre Louxor en compagnie d’un couple d’anglais en rade comme je le suis moi-même dans ce terminal où des bus vont et viennent sans jamais aller dans la direction souhaitée.
Tranche de vie émouvante lorsqu’il évoque les rapports entre chrétiens et musulmans dans l’Egypte d’aujourd’hui, amusante dans nos points communs malgré notre différence d’âge, interrogatrice lorsqu’il consent à s’arrêter pour une courte sieste sur mes injonctions répétées tant il pique du nez sur son volant après 3h de conduite. « Tu as le permis ? » m’a-t-il demandé. « Oui, même l’international. Mais je ne veux pas conduire ta voiture. » Est-il seulement assuré et nos conceptions de la conduite semblent tellement éloignées.
Mais aussi inquiétude lorsque je le vois se crisper à chaque « check point »de la police.
« Ils m’ont mis une amende quelques semaines auparavant parce que je transportais des étrangers. »me souffle t’il lorsque nous nous éloignons de la chicane installée sur la route.
Enfin sourire résigné lorsque, arrive ce qui devait arriver, à force de décoller sur les ruptures de goudron et de réa terrir sur des graviers grossiers à plus de 110km/h et sans ralentir, nous crevons à 15 km de Louxor.
Pas de clé pour démonter : «no problem ». La solidarité routière égyptienne fournit une croix de serrage dans les 5 minutes qui suivent.
Tiens, la roue de secours n’a pas le même nombre de boulons.
Qu’importe, un motard passant par là emmène aussitôt notre chauffeur vers un garage que nous ne ferons qu’imaginer.
On repart et…5km plus loin, la roue réparée est de nouveau à plat.
Image étonnante de cette voiture posée sur 3 pattes au milieu de cette voie rapide où les taxis passent en trombe pour amener leurs passagers de l’aéroport à la ville et ses hôtels. Durant leur voyage, les touristes qui les occupent verront-ils l’Egypte autrement qu’à travers leurs vitres fermées ?
Non moins étonnante celle de ces 3 européens assis sur le trottoir auprès desquels les égyptiens de passage se relaieront histoire de ne pas les laisser seuls, pensant peut-être qu’il ne faut pas qu’ils se sentent abandonnés, notre mauvais anglais n’ayant pas réussi à leur faire comprendre que notre chauffeur nous a dit qu’il revenait très vite. Qu’importe le temps n’est pas leur ennemi, nous attendons, ils attendent avec nous : c’est aussi cela la solidarité routière égyptienne.
Finalement je quitterai l’infortuné Gabriel devant le ferry qui relie les deux rives de Louxor, arrondissant la somme fixée au départ pour lui permettre de ne pas trop regretter sa journée.
12 heures après mon arrivée sur le sol égyptien et après 24 h de voyage, je peux enfin me débarrasser de mon sac à dos et, une délicieuse douche plus tard, j’ai retrouvé suffisamment d’énergie pour retraverser ce Nil tant fantasmé afin de visiter le temple de Louxor à nuit tombante avant de m’affaler, fourbu et affamé, devant une table remplie de plats inconnus.
Je reprends le bac public avec ses nuées de jeunes criards et ses familles qui rentrent chez eux, de l’autre côté du fleuve.
Le lendemain, le soleil se lève à peine que je réveille le loueur de vélos encore endormi par ses agapes de la veille : l’Aïd el Kebir est aussi une fête de l’estomac .
« Just a perfect day » a chanté Lou Reed.
J’aurai souvent cet air dans la tête au cours de cette journée de visite de la nécropole thébaine durant laquelle je n’ai jamais eu le sentiment de « courir ». C’est vrai que je l’ai faite en vélo, dans un sens bien préparé à l’avance pour éviter la montée en pleine chaleur et en partant tôt ( 6h30).
Première étape, la vallée des rois, avant que la procession des cars venant de Louxor, puis d’Hurgada ou Assouan, ne se déleste de ses occupants pour quelques heures tout au plus à suivre les mêmes guides dans les mêmes tombeaux, en troupeaux sérieux et appliqués.
Puis, Hatchepsout aux lignes si pures mais impossible à photographier car il est déjà trop tard, il est 8 h30 et je passe plus de temps à photographier des groupes de jeunes collégiens à leur demande qu’à chercher des bas reliefs par ailleurs bien abîmés.
Suivra la visite du Ramasseum presque désert, poursuivi par un guide esseulé qui finit par rire de me voir lui échapper. Une vraie partie de cache-cache entre les colonnes, et il y a de quoi faire !
Repas frais et copieux pris dans un havre de tranquillité : Nour el Gourna.
J’enchaîne sans précipitation 7 tombes (soyons fou !)dans la nécropole des Nobles, il y aurait tant à raconter encore sur ces merveilles toutes tellement différentes. S’il ne fallait visiter qu’un site ce serait à coup sûr celui là.
Enfin, après 1h30 de visite du temple de Medinet Abu et de sa ville fortifiée, prié avec beaucoup d’humour de quitter le site parce qu’il ferme, je reprends mon fidèle moyen de transport des mains d’un policier-gardien qui voulait absolument l’essayer pour rejoindre Gesirah, la petite ville aux allures de province qui fait face à la trépidante Louxor et où se trouve mon hôtel.
Une intuition soudaine me fait prendre les chemins de terre, pour éviter les voitures pressées et les minibus surchargés.
Le soleil s’est couché et les gens sortent de leurs maisons pour discuter, s’apostropher quelquefois avec véhémence (ah cette manière de parler qui nous parait si souvent et à tort agressive) tournant vers moi, passant silencieux, leurs visages souriants. Des enfants rient.
Les « mesa el kheir fusent aux quels des « mesa el nour » répondent.
Un couple de jeunes gens , dissimulé dans les roseaux qui bordent un canal d’irrigation pour rester discrets, me suit du regard.
Je poursuis ma route tout au plaisir de cette immersion dans la douceur de l’air avec ses subtiles fraîcheurs lorsque je passe près de l’eau, avec comme bande son les vrombissements lointains d’un vieux tracteur se mêlant au délicat trot d’un âne.
Tout à un adolescent juché sur son âne et accompagné d’autres en vélo fait brusquement pivoter la tête de son animal en travers de mon chemin. Je ne peux l’éviter et manque tomber de mon vélo.
Les seules expressions anglaises qu’ils semblent connaître sont : « hello mister » et « fuck you ».
Lorsque, fronçant les sourcils, je fais mine de les poursuivre en vélo, ils s’égaient comme une nuée de moineaux. Rires…
Je reprends ma route et quelques secondes plus tard, j’entends de lointains « fuck you ». Sourire intérieur.
Je finis par retrouver la cité en pleine effervescence, les festivités se préparent à nouveau.
Un cycliste se met à ma hauteur et nous longeons le fleuve sur quelques centaines de mètres tout en bavardant comme deux vieux amis. Plaisir d’une rencontre éphémère qui se terminera devant un verre pris sur une terrasse dominant le port.
Juste en dessous, dans une cour intérieure, une file de notables d’un certain âge, très dignes dans leurs djellabas fraîchement repassées et leurs cheichs impeccables, reçoivent les poignées de main des invités à ce qui semble être une fête. Une rencontre de quartier, me dira mon compagnon.
Je le quitte là pour aller rendre mon vélo de location.
La soirée ne s’est pas achevée là, riche en rencontres étonnantes. Mais ceci est une autre histoire…que je garderai pour moi.
Le lendemain matin, de la terrasse de l’hôtel j’assiste à l’envolée des montgolfières au dessus des collines tout juste éclairées par le soleil levant avant que le guide envoyé par Sara ne vienne me chercher.
Ainsi débute 5 journées inoubliables de croisière à bord d’une dahabeya, voguant sur le Nil au gré des visites de temples et autres carrières pharaoniques, ponctuée d’incursions dans le désert proche et d’arrêts sur des îles bucoliques pour passer la nuit. Que tout l’équipage en soit une fois de plus remercié ainsi que notre guide, Mosalam.
Un soir, une dune nous servira de piste de ski improvisée.
Un seul regret : le manque de vent chronique à cette période qui ne nous aura permis de profiter du silence majestueux de la navigation à la voile que quelques heures durant.
Le dernier soir ce sera Philaé et son spectacle son et lumière un peu vieillot. Quelle sensation étrange d’entendre les voix de ces acteurs français aujourd’hui disparus, résonnant dans ces ruines plusieurs fois millénaires, illuminées d’éclairages aux teintes kitchs à souhait.
Suivront 2 jours à Assouan, à nouveau seul maître de ma destinée, et le plaisir des rencontres avec des nubiens « hauts en couleurs « et tellement moins insistants que les gens de Louxor à vendre un service ou un souvenir au touriste que je suis redevenu. Cette généralité ne vaut que par son caractère général bien sûr mais la seule arnaque ( le fameux tour en félouque trop court car sans vent que j’ai eue à subir n’est rien en comparaison des nombreuses opportunités offertes sans contrepartie (merci à toi Mohamed Esia, gardien de la tour de la station d’épuration de l’ile Eléphantine, qui m’a autorisé à y grimper pour effectuer des photos panoramiques et à toi Khaled pour cette discussion et ce verre offert derrière le comptoir de ta modeste boutique).
Ici l’hospitalité retrouve son sens premier et le cadeau en est souvent sa ponctuation.
Autour d’ Assouan le Nil est magnifique, entrelaçant des îles aux rochers que l’on dirait faits en carton pâte, tels autant de décors de cinéma, découvrant une échappée sur ses eaux plus claires et des hérons gris ou blancs guettant leur proie.
J’avais réservé par l’intermédiaire de l’hôtel un taxi que je n’ai malheureusement pas pu partager par manque de voyageurs désireux de rejoindre Marsa Alam ce jour là.
Le départ a eu lieu à 7h30 et après avoir longé la vallée du Nil par la route du désert (tellement plus rapide pour celui qui a déjà visité les sites) jusqu’à Edfou, nous avons effectué la traversée du désert jusqu’à la Mer Rouge.
Durant les 6 jours de plongée que j’y ai passé, j’ai pu enfin réaliser un de mes « rêves » : lâcher des bulles d’émerveillement au milieu de beaux requins océaniques, autrement nommés « longimanus » (2 à 3m de long) et en compagnie du seul dugong de cette partie de la côte.
Rencontre magique ave cet herbivore placide à la queue de baleine ( ou de sirène si l’on préfère car cet animal est réellement gracieux dans l’eau)
Même si ces jours hors du temps se sont déroulés entre européens, j’ai eu la chance de ne pas les passer dans un milieu trop « aseptisé » et mon lieu de prédilection dans cet ecolodge , le café Bédouin, tenu par des égyptiens, m’a fait passer 2 soirées à partager des contenus musique MP3 avec ces jeunes remplis de curiosité. Encore des souvenirs à grande valeur humaines s’il en est.
Je choisis de rester à Marsa jusqu’au dernier moment pour profiter du magnifique récif corallien et éviter ainsi une soirée à Hurgada. Transfert Marsa Alam- Hurgada de nuit (0h30-3h45)en taxi partagé, c’est donc possible de voyager de nuit en taxi privé sur cet axe routier.
Je voudrai finir en donnant 2 conseils de lecture, livres que j’avais emportés durant ce voyage.
« Chroniques de la révolution égyptienne » d’Alaa el Aswany (l’auteur de « l’immeuble Yacoubian » et de « Chicago ») pour sa présentation très actuelle (2012) de la société égyptienne. Ce livre m’a permis des discussions très intéressantes avec des égyptiens pour qui Aswany est une référence littéraire et politique incontournable.
« Les vigies du Nil » d’Olivier Bonnel qui a rendu ma « remontée » du Nil encore plus magique.
J’espère ne pas avoir été ennuyeux pour ceux qui connaissent déjà cette magnifique région du monde et ses habitants si attachants et si exaspérants parfois. Mais communication et adaptation ne sont elles pas les clefs du voyage.
Je vous souhaite de pouvoir vous aussi rendre visite à ce si beau pays et à ses habitants si attachants qui, malgré une situation géopolitique se tendant de jour en jour dans la région (Syrie et maintenant Gaza et Israël), aspirent dans une très grande majorité à vivre en paix.
Que les cailloux des pistes que vous emprunterez ne soient pas trop durs à vos pieds.
Thierry
Séjour de trois semaines au Québec en 2013 English translation pending
bonjour,
je suis en pleine préparation de mon voyage au Québec pour l'été 2013 (entre le 26 juillet et le 19 août) nous partons à 4 (2 adultes, 2 jeunes de 15 et 17 ans) nous souhaitons privilégier les randos (bons marcheurs) et la nature
après avoir beaucoup cherché d'informations sur ce forum, j'aimerai proposer mon itinéraire pour avoir vos commentaires : J1 : arrivée Montréal à midi J2 : Montréal J3 : route vers le parc de la Mauricie J4 : parc de la Mauricie J5 : parc de la Mauricie J6 : route vers Québec J7 : Québec J8 : route vers La Malbaie J9 : parc des hautes gorges J10 : parc des hautes gorges J11 : fjord Saguenay J12 : fjord Saguenay J13 : Tadoussac J14 : Tadoussac J15 : traversée St Laurent - parc de la Gaspésie J16 : parc de la Gaspésie J17 : parc de la Gaspésie J18 : Gaspé - parc Forillon J19 : parc Forillon J20 : Percé - Ile Bonaventure J21 : baie des chaleurs J22 : route vers parc du Bic J23 : parc du Bic J24 : route vers Québec J25 : route vers Montréal, décollage le soir
merci à tous de votre aide
je suis en pleine préparation de mon voyage au Québec pour l'été 2013 (entre le 26 juillet et le 19 août) nous partons à 4 (2 adultes, 2 jeunes de 15 et 17 ans) nous souhaitons privilégier les randos (bons marcheurs) et la nature
après avoir beaucoup cherché d'informations sur ce forum, j'aimerai proposer mon itinéraire pour avoir vos commentaires : J1 : arrivée Montréal à midi J2 : Montréal J3 : route vers le parc de la Mauricie J4 : parc de la Mauricie J5 : parc de la Mauricie J6 : route vers Québec J7 : Québec J8 : route vers La Malbaie J9 : parc des hautes gorges J10 : parc des hautes gorges J11 : fjord Saguenay J12 : fjord Saguenay J13 : Tadoussac J14 : Tadoussac J15 : traversée St Laurent - parc de la Gaspésie J16 : parc de la Gaspésie J17 : parc de la Gaspésie J18 : Gaspé - parc Forillon J19 : parc Forillon J20 : Percé - Ile Bonaventure J21 : baie des chaleurs J22 : route vers parc du Bic J23 : parc du Bic J24 : route vers Québec J25 : route vers Montréal, décollage le soir
merci à tous de votre aide
Deux novices de la rando aux Lofoten English translation pending
Je suis partie avec mon frère en Norvège, plus précisément dans les îles Lofoten début août. Quelqu'un du forum m'a dit « tu ne verras pas tout, mais tout ce que tu verras sera magnifique. » Et ce n'est pas peu dire.
Voici un genre de carnet de voyage ultra détaillé (je détaille toujours beaucoup) mais aussi avec des informations pratiques si certains ont besoin... (beaucoup de tarifs, bilan en chiffres etc)
Désolée pour la qualité médiocre des photos!
04.08.2012
C'est parti pour une bonne dose de transport. Départ de Louveciennes à 9 heures. Transilien-métro-navetteBeauvais-avion-navetteRygge. Et nous voilà à 17h30 à Oslo ! Oslo est une ville animée, pas si grande que ça quand on vit à Paris. Pas très très belle, mais sympathique. J'aime le fait de voir une capitale de taille modér��e, où il y a des rues piétonnes, une place centrale, une seule gare... On fait un tour dans le centre-ville avec nos sacs à dos avant d'aller au camping d'Ekeberg. Le camping se trouve à 3 kilomètres de la gare d'Oslo, il est accessible en bus (le 34 ou le 74) depuis l'arrêt de Jernbanetorget, juste entre la gare et la rue piétonne principale, 10 minutes suffisent pour arriver au NAF camp, et il y a des bus toutes les 10 min... Par contre les tickets coutent 30 couronnes pour seulement la zone A d'Oslo (le centre), donc un aller et retour revient déjà à pas mal. Y aller à pieds n'est pas super évident, ce sont principalement des grands axes, et c'est un peu le bordel, surtout en ce moment où il y a des travaux autour de l'opéra jusqu'en 2014 (mais diable qu'y font-ils ?) Nous payons 185 kr pour la tente et deux personnes (personne supplémentaire 65 kr) + 10 par douche. Du camping, on a une superbe vue sur Oslo, au-dessus de laquelle se forme un violent orage. On a d'ailleurs juste le temps de monter la petite Dolomite avant que la pluie ne s'abatte sur elle. Comme dans tous les campings que nous avons fait, il y a une cuisine avec plaques électriques.

05.08.2012
La nuit fut assez peu confortable, le terrain étant considérablement en pente. Après un réveil en douceur et une matinée glandouille/lecture/musique devant la vue d'Oslo, on se fait un bon repas à la boutique du camping : une pizza à 80 kr (des surgelées, d'où le prix « faible »), un paquet de tortillas (39), et 2 cônes (21 chacun). Vous allez vous dire « mais, ils se sont pétés le bide ! », et, oui. On prend des forces avant les 17 heures de train où on n'aura pas grand chose à grignoter. Avant le train de 15 heures, nous flânons un bon moment au soleil sur la Christian Frederiks plass, affalés sur nos sacs à dos, qui font de bons canapés. Après la navette de remplacement à cause des travaux entre Oslo et Lillestrøm, en route pour 7 heures de train ! Les paysages sont magnifiques. Le terrain est partagé entre les forêts de sapins, les montagnes, et les lacs, sous un grand soleil qui donne aux arbres un vert éclatant, et aux lacs un bleu profond. Je suis sidérée par la quantité d'arbres, j'ignorais à quel point c'était boisé. Il faut dire qu'en 17 heures de train, à l'aller comme au retour, je n'ai vu presqu'aucun champ, peu de routes, sinon celle longeant la voie ferrée, une nature complètement laissée telle qu'elle et recouvrant complètement la surface. C'est magique de voir qu'il y a encore des endroits où des milliers de kilomètres sont aussi boisés et ne souffrent que de peu de traces humaines. A propos, comment ça pousse sur un caillou un sapin ?

Arrivée à Trondheim vers 23 heures, et repartons une heure plus tard dans un train de nuit des plus confortables ! C'est autre chose que le Berlin-Paris en compartiments sans clim. Ici on a des petits kits gratuits avec couverture, lunettes pour dormir, boules quies, oreiller... le top ! Les sièges sont super confortables, bien sûr ça ne vaut surement pas une couchette (d'ailleurs on a plutôt mal dormi), mais vu le prix du trajet (200 kr en minipris), on allait pas prendre des couchettes à 800 kr! 😕
Je me réveille à 2h12 : vision surréaliste de l'aube verte qui émerge d'un côté, et la lune qui éclate de l'autre. Durant une heure et demie, je contemple cette faible lueur devant laquelle défilent des silhouettes noires de sapins, avec un concert de Keith Jarrett dans les oreilles. La température passe par tous les paliers, de 15 à 8°C, on sent qu'on se rapproche du cercle arctique.
06.08.2012
Nous arrivons à 9h13 et le ferry est à 11h15. Nous avons donc deux heures pour trouver du gaz, à manger pour la journée, sortir des sous, et retourner au ferry. Juste à l'entrée du quai du ferry, il y a un immense plan de Bodø avec ses magasins, alimentations, etc... Du coup on trouve très vite le tourist info à un km de là dans le centre. Les magasins n'ouvrent qu'à 10 heures et nous trouvons notre compte pour la bouteille de gaz (79 kr la petite chez G-Sport, 🏴☠️) par contre niveau nourriture c'est plus compliqué. Nous trouvons un supermaché mais qui ne vend ni salade ni sandwich tout préparés, et dans les autres magasins qui vendent des sandwichs, aucun de végétarien ! Pas toujours évident d'être végé en Norvège 😄
Les billets de ferry pour les passagers piétons s'achètent directement à l'entrée du bateau, pas la peine de demander à l'accueil. Pour les voitures, il est conseillé de réserver. 168 kr par personne pour rejoindre Moskenes pour un piéton seul. Nous faisons moins de 3 heures de traversée sous un soleil radieux. La fatigue est pesante mais le ferry est extrêmement reposant ! Il fait un peu froid dehors mais on a de sacrées vues sur Vaerøy et Røst, ainsi que les Lofoten, bien entendu ! C'est réellement immense et majestueux, ce sont comme plein de sommets de montagnes qui ont été « noyés », on dirait. C'est déchiqueté, abrupte.

15 heures, arrivée à Moskenes. Après deux jours en Norvège, nous voilà dans les Lofoten ! Achat d'une carte à l'office de tourisme, il y en a sur toutes les Lofoten, nous achetons seulement celle qui fait le Sud-Ouest, pour 149 kr, on la trouve quasiment pas en France, et de toutes façons ce sera pas moins cher, donc autant l'acheter sur place, en plus elle est géniale et super bien détaillée. Et nous voilà en route pour Å, 5 km à pieds par la E10 qui offre un super panorama sur la mer et les montagnes.

Arrivés à Å, nous apprenons que le camping pour tentes et caravanes et fermé ! Il ne reste que des Rorbu... et le mec nous dit qu'il y a un camping à Moskenes..... oui mais non!! Le comble c'est que sur la carte il y a un camping pour tentes noté à A, mais celui de Moskenes n'est pas noté! Le mec de la réception nous indique l'emplacement où les tentes font du camping sauvage, qui est en fait l'ancien campingplass. Il s'agit du fameux endroit « tout au bout de l'île », le bout de la route, où on a une vue incroyable sur les montagnes à droite, les îles Vaerøy et Røst en face, et la mer à gauche. On est presque tout seuls dans ce lieu magique, alors on décide qu'on campera là.

Ca se refuse pas, franchement. On comprend pourquoi le camping a été fermé... c'est hyper marécageux ! Effectivement, peu praticable, mais on trouve toujours une petite place où poser sa tente! A environ un km d'ici il y a les Hamma Rorbuer avec des toilettes, et sur le parking à 500m, il y a une réception – Bookshop avec toilettes ouvertes de 10 à 18h. Il y a beaucoup de vent et il commence à faire froid ici au bord de l'eau. Nous nous endormons dans un lieu de rêve, avant de nous réveiller à 2h par un froid torride. On dit un grand merci aux couvertures de train que nous avons piquées, et dans lesquelles nous nous enroulons (nous avons des petits duvets assez vieux et pas très chauds, oui vous verrez que dans le genre prévoyant, on est des as.) Puis à 3 heures, le soleil se lève (ouf) et réchauffe illico la tente, si bien que nous dormons comme des bébés jusqu'à 10 heures. La tente fait effet de serre et le matin, il fait presque trop chaud!
07.08.2012
Nous nous réveillons entourés de mouettes, sous un ciel resplendissant. On est vraiment trop trop bien là. Les tentes sont presque toutes parties pendant que nous prenons notre petit dejeuner au bout des Lofoten, sous un soleil tapant et une brise rafraichissante.
Nous attrapons de justesse le bus pour Reine. Je crois que c'est un système de zone là aussi. 32 kr le billet pour la première zone. Reine est un magnifique petit village de pécheurs avec des rorbu partout, très touristique et entouré de montagnes immenses et abruptes.

J'ai entendu parler d'un sentier qui monte au Reinebringen. Dans le guide français des Lofoten 2012, il est écrit « à Ramviska, prendre un petit sentier sur la droite, escarpé et glissant. Soyez vigilants »... Bon, on sait pas trop à quoi s'attendre et on se dit qu'on va le tenter... Le chemin est un peu plus qu' « escarpé » !! Il faut préciser que c'est à peu près la première fois qu'on voyage, du moins c'est la première fois qu'on voyage sans voiture, qu'on est absolument ni sportifs, ni amateurs de randonnées, qu'on ne grimpe jamais de montagnes, qu'on n'a ni chaussures de marche, ni tenues de sport. Pour info mes seules et uniques chaussures pour le voyage sont des tennis H&M à 9 euros. :D J'ai fait tout le voyage avec, et franchement, je crois qu'elles sont prêtes pour Pekin Express. Parce que la montée du Reinbringen pour des gens qui ont jamais fait une randonnée de plus d'une heure, c'est pas de la nioniotte. Dans le guide il était écrit « 2h aller retour ». 2 heures, c'est le temps qu'on a mis à monter nous. Entre la montée à peu près comme ça \ , les pierres qui tombent sous nos pieds, les rochers à escalader avec une corde... Je pense que si j'avais su avant ce que c'était, je n'y serai clairement pas allée, mais une chose est sûre, je l'aurai clairement regretté. Car la vue d'en haut est si majestueuse qu'elle vaut largement l'effort pour monter.

C'est un chemin à ne faire que par temps sec, s'il a plu c'est totalement impraticable, car déjà à sec c'était par moment extrêmement boueux et glissant. La descente est beaucoup plus simple bien que glissante (j'ai développé la méthode « chaussures qui glissent », je m'accroupis sur le rochers / bout de terre qui glisse, et je me laisse glisser par les chaussures, infaillible contre les chutes, mais nécessite des chaussures de merde – des converses feront l'affaire – et un change, parce qu'après on est tout terreux 😏). Nous verrons des jours plus tard que la même rando, dans le guide en anglais, est décrite comme nécessitant de l'expérience en escalade ou alpinisme. Bon c'est un peu exagéré à mon goût puisque je l'ai fait, mais ça nous aurait peut-être refroidi. On prend le bus de 19h pour Ramberg, où on logera au camping deux nuits. 69 kr / pers le trajet cette fois (ah bin c'est loin ramberg) 😇
Le camping est génial. Pas très cher (130 kr la nuit pour 1 tente et 2 personnes, + 10 kr la douche), et un accueil irréprochable. La gérante est hyper chaleureuse, super sympa, et l'agencement du camping fait très « cocoon », il y a un petit batiment avec douches, wc et cuisine, tout en bois, on se croirait dans un petit chalet, c'est super agréable. Le camping est juste a côté de la mer, c'est sublime. Le vent est fort et glacial ce soir et nous nous empressons de nous enrouler dans nos couvertures de train et nos duvets. On a un peu mal partout, mais on est trop bien, et heureux d'être là.
08.08.2012
Il a bien bien caillé cette nuit. Le soleil est caché par les montagnes et ne peut pas nous réchauffer. Réveil sans trop de douleurs dans les jambes, bizarrement. Nous partons vers onze heures sur des vélos loués au camping. Nous décidons d'emprunter la route jusqu'à Nesland et de prendre le sentier jusqu'à Nusfjord pour faire une « boucle ». Le probleme est qu'on ne sait pas trop à quoi ressemble le sentier, et si on peut y emmener les vélos (en marchant à côté). Les derniers 7 ou 8 km avant Nesland se font sur une route franchement en sale état, très caillouteuse.
Mais offre de jolis paysages avec des couleurs dingues.

Juste avant Nesland, nous nous arrêtons pour manger derrière un rocher à l'abri du vent. On sort le réchaud et les repas lyophilisés, jusque là tout va bien. Sauf qu'on a pas d'allumettes. On se dit que y a deux voitures de garées à côté, on va bien trouver quelqu'un avec du feu. On marche vers le parking tandis qu'on se rend compte... qu'on a aussi oublié la casserole. Rofl. Il est presque 14 heures, on a mangé une soupe hier et presque rien ce matin, c'est impossible qu'on mange pas. Je dis que tant pis, on les fait réhydrater à l'eau froide, ça prendra plus longtemps et ça sera moins bon, mais au moins on mangera. De toutes manières on abandonne vite l'idée quand on se rend compte qu'on a AUSSI oublié... les couverts !!! 😏 😏 Des as de la prévoyance, je vous avais prévenu. On est partis du camping avec le réchaud, les repas, et hop. Bha quoi ? Y a un problème ? 😄 … dégoutés de notre bêtise, on va jusqu'à Nesland et on décide de rebrousser chemin vers le camping (le sentier est impraticable à vélo, et l'idée de faire l'aller et retour à pieds jusqu'à Nusfjord et de revenir en vélo sans avoir mangé nous plait moyennement). La route du retour est dure, on a le vent en pleine face, la fatigue est très présente, et la faim aussi !Quelle bande de nouilles, c'est pas vrai.
Arrivés à Ramberg, on a qu'une envie : s'acheter un gros truc bien gras. Bon là on a fait nos ouf, on a pris une pizza à 150 kr et un hamburger à 135 kr... Je sais, 20 euros le truc c'est cher, mais bon. 😇
Pas motivés pour reprendre les vélos, on décide de les rendre et de rester la fin de la journée à se reposer dans la salle commune (sans sport depuis 5 ou 6 ans, le corps en prend un peu pleinsagueule.) La gérante ne nous fait payer que 100 kr par personne (la journée complète c'est 150 mais c'est de 7h à 23h, donc quand on ne prend qu'une partie de la journée, elle fait un prix proportionnel, ce qui est plutôt cool).
Sur le coup, j'ai regretté d'avoir passé une demie journée à rien faire au camping, mais après coup, je me dis que cette expérience nous a bien fait marrer, et qu'on a passé la fin d'après midi à discuter avec des français sympas. On a d'ailleurs retrouvé le mec qui nous avait conseillé de laisser nos sacs au pied au Reinebringen, nous interpellant d'un « Ah mais c'est vous ! En baskets / ballerines avec des sacs de malades ???? » Oui oui. C'est nous. (Royal. 😕) Lui il l'a monté en 45 minutes le truc. Et là je me sens tout à coup une grosse merde. Je ressens cette envie d'être comme ces gens, là, qui sillonnent les routes et les montagnes, n'ont besoin de rien et se contente de marcher là où bon leur semble, et qui ont pas l'air fatigués... Pour moi, ces cinq jours dans les Lofoten, c'était un exploit physique quoi. On croise des gens qui font des treks pendant 3 mois, une femme qui voyage seule depuis Oslo à pieds, et nous, novices et pas sportifs pour deux sous, on en chie pour faire 20 km à vélo (ok on avait rien mangé ou presque depuis la veille mais quand même).
Je dois dire que la soirée m'a déprimée. Je me suis sentie petite, dégonflée, mais surtout envieuse. Je me couche avec la frustration de sentir que mes efforts sont un peu de la merde, en fait. Je comprends mieux pourquoi les gens sont tous super bien équipés. C'est clair qu'avec nos baskets et sans kaway, on est loin du compte.
09.08.2012
On s'est réveillé dans la nuit et en sortant de la tente, on a pu voir à quel point la nuit ne tombe jamais complètement. Malgré le fait que le soleil de minuit ne soit plus là depuis longtemps, la nuit, de seulement quelques heures, n'est en fait qu'une longue pénombre. On a bien dormi cette nuit, il y avait peu de vent et il a pas fait très froid.
Aujourd'hui, on repart sur les vélos pour faire la randonnée qui fait une boucle autour du Moltinden, de Bergland à Marka, en passant par la plage de Kvalvika.

Nous retrouvons le couple de français avec qui ont a discuté la veille, qui fait le même circuit que nous, mais dans l'autre sens. On pensait souffrir à vélo mais en fait ça roule bien, on a même pas mal aux jambes. On est un peu juste niveau timing vu qu'on compte une heure de vélo, 4h de randonnée, la remontée à pieds jusqu'aux vélos par la route, puis retour à vélo, sachant qu'on doit avoir un bus à 17h30 au camping pour Moskenes. La première partie jusqu'à la plage de Kvalvika dite la plage aux baleines, est assez simple et comme un peu partout ici, magnifique. Le temps est dégagé et on a une vue très loin sur les lacs et les montagnes vers Ramberg.

Pour y accéder, on grimpe entre deux sommets (moltinden et torsfjordtinden) et redescendons par des rochers jusqu'à la plage : une minuscule plage de sable fin enfermée par deux immenses montagnes en pic. On ne prend pas le temps de chercher « la cabane aux surfeurs » et mangeons sur la plage. Apparemment, deux surfeurs ont construit une cabane pendant un an avec tout ce qui a été rejetté de la mer. En effet, Kvalvika est une des rares plages parmis la côte rocheuse de l'océan arctique, ainsi tous les déchets jetés dedans viennent s'échouer ici. C'est d'ailleurs assez parlant, une si belle plage avec tant de déchets humains. 🤪

Pour passer d'une plage à l'autre pour faire l'autre partie de la boucle, y a un passage un peu chiant où il faut escalader des rochers à l'aide d'une chaine, surtout quand on est dans notre sens parce qu'il faut grimper les rochers et pas les descendre (d'ailleurs on est les seuls à faire la randonnée dans ce sens) C'est à cette jointure que nous rencontrons les français qui nous balance la très bonne idée que d'échanger nos vélos, histoire de pas avoir à faire le bout de route à pieds. En voilà une bonne idée qu'elle est bonne, parce qu'effectivement à pieds, on aurait jamais eu le temps de rentrer pour le bus.

Pour quelqu'un qui pratique la randonnée en baskets H&M (elles en auront étonnés plus d'un), la deuxième partie de la randonnée est un peu hardcore. Niveau montée et descente ça va, le problème c'est la boue. Les paysages sont magnifiques, comme toujours, on longe des lacs sur des minuscules sentiers à travers les fougères et les rochers, qui donnent l'impression d'être complètement immergés dans le décor, par contre dès qu'on longe le lac de trop près... aïe aïe aïe, prévoir des raquettes. Nous reprenons donc la route sur les vélos, les pieds trempés mais la route de Fredvang à Ramberg est vraiment sublime, surtout quand on passe sur les ponts, entre la mer, les crêtes vertigineuses, les bras de mer se faufilant entre les falaises et le reflet du soleil dans les lacs.

L'accueil du camping de Moskenes parait tout de suite moyen comparé à Ramberg, mais il n'est pas trop cher (130 kr la tente, 10 kr par personne + 10 la douche)
10.08.2012
Et voilà que nous sommes entourés de francophones encore une fois. Je me demande un truc, pourquoi, depuis qu'on est sur le ferry, il y en a partout ??? Alors que dans le train, il n'y avait que des norvégiens, ici on a l'impression d'être en France, c'est incroyable. Les français-suisses-belges seraient-ils fortement inspirés par les Lofoten ?? 😄 Bon il y a aussi beaucoup de danois et d'allemands, mais c'est pas loin ça se comprend plus facilement ! A Moskenes et sur la côte Sud, le vent est beaucoup plus modéré que sur la côte Nord de l'île. Ah quel beau pays à parcourir de ses jambes car bizarrement, on a pas de courbatures et sommes près pour une nouvelle randonnée. Le problème c'est que le temps est relativement bas aujourd'hui... On se rend à l'office de tourisme pour demander si la montée du Munkebu serait faisable aujourd'hui. Le mec nous répond que c'est faisable car la montée n'est pas très raide. Mais bon, il nous a pas garantis qu'on serait au sec. On se dit que bon, on est en Norvège, bordel, de toutes façons on a vraisemblablement rien d'autre à faire, et on va pas faire nos tapettes. Effectivement, deux heures plus tard, nous voilà trempés dans un sentier boueux, paumés dans un nuage de pluie battante. Il n'y a personne sur le sentier et on voit pas grand chose. La montée se limitera donc à une heure avant de redescendre, complètement trempés. Nous rentrons à la fois dépités et amusés par cette « balade » qui doit être magnifique par beau temps. On fait sécher les chaussures et les serviettes (laissées dehors, wouhou) au sèche linge et restons une nuit de plus dans ce camping.
11.08.2012
Nous quittons désormais l'île à 15 heures. Il fait meilleur que la veille, mais levés un peu tard, on n'a pas le temps de faire grand chose avant le ferry. Repliage de tente et go ferry, à 200m du camping. Un dernier au revoir aux Lofoten embrumées avant de quitter la côte. Nous avons très peu à manger et ne voulons pas dépenser trop d'argent dans le ferry (les prix sont exhorbitants), du coup ce midi on a mangé une soupe et un café, et le ferry se fait FAIM.
Episode #mangercommedesgloutons bis. 😇
Arrivés à Bodø à 18h30, un message de Dieu est à la sortie : le plan de Bodø avec tous les points de restaurations : BURGER KING, PEPPES PIZZA, SUBWAY. Woh. Sachant que demain on a 10 heures de train, on décide d'aller acheter des subway pour ce soir et demain, histoire de pas avoir de courses à faire demain matin avant le train (surtout que demain on est dimanche. Ha, ha.) Bon, 90 kr le Sub 30, c'est un peu cher, mais au moins on a à manger pour le train (et végétarien pour moi :D) 3 km de marche pour rejoidre le camping de Bodøsjøen. On m'avait dit « t'arrête pas à Bodø, c'est pas intéressant », je comprends pourquoi. Non seulement c'est pas intéressant, mais que c'est viiiiide. Il est 19 heures, on est samedi, on a fait 3 km à pieds et on a du croiser 3 personnes. Pour aller au camping, on traverse toute la « ZI » avec plein de supermarchés et de centres commerciaux... et les parking sont vides. WTF. Le camping quant à lui est assez sympa. Placé au bout d'une péninsule avec une jolie vue sur la mer, 160 kr la tente et deux personnes avec douches gratos (tiens.) Dernière nuit avant les 17 heures de train de retour... Adieu cercle arctique.
12.08.2012
12h-22h, train pour Trondheim. C'est sympa parce que du coup on voit le paysage qu'on avait eu de nuit à l'aller, mais c'est moins sympa parce que 10 heures de train, ça fait beaucoup. Quitte à le faire, vaut mieux le faire de nuit et les 7 heures restantes jusqu'à Oslo de jour. Mais au moins, on se nourrit des paysages du « nord » de la norvège (« nord » parce que bon, on est loin du nord NORD quand même) Je me place devant ce défilement de toute beauté avec de la musique sur les oreilles. Sigur Ros, Schubert, Dvorak, Keith Jarrett. Toutes collent à ce paysage sauvage et à perte de vue. Montagnes enneigées en arrière plan (y en a pas mal d'ailleurs), vallées boisées au premier plan, et creusant le tout, des rivières turquoises.

13.08.2012
Il est 10 heures, cela fait trois heures qu'on est arrivés à Oslo. Très peu dormi cette nuit dans le train, à côté de la fenêtre, l'air froid m'a pas mal tenue éveillée et le mal de fesses après 10 heures de train est pas commode.
Mon sentiment, maintenant, est le même que quand j'ai quitté l'Irlande il y a de ça 2 semaines. C'est la première année où je « voyage » vraiment. Nous avons passé deux semaines en Irlande avec les parents, enchaîné avec 10 jours en Norvège avec le frangin, et cette fois à pieds. Le voyage à pattes est bien plus éprouvant qu'en voiture, les nuits en tente sont plus fraîches qu'en bungalow (quoi que 🤪🤪🤪), mais c'est un mode de déplacement aussi beaucoup plus « immergeant ». Le camping dans des lieux insolites, les randonnées à même les montagnes, des choses que je n'avais jamais, jamais faites. Je ne suis jamais allée en montagne faire du ski l'hiver ou de la randonnée l'été, même si j'aimerais beaucoup. Du coup, quelle destination que les Lofoten pour un baptême !! 😏
Et à ce moment précis où il faut partir, j'ai le même recul qu'en Irlande sur le ferry quittant Rosslare, cet énorme recul qui me fait voir le voyage de l'extérieur. Je revois les plus beaux endroits, les moments les plus mémorables, aussi ridicules ou drôles soient-ils, et je prends conscience seulement à ce moment de tout ce que j'ai vu en fait. Cela a un côté frustrant car j'ai la sensation de ne pas avoir vécu le moment assez « pleinement », je sais pas. Parfois on en avait un peu marre d'être trempés, parfois en Irlande l'ambiance était un peu pourrie, et parfois je remettais en cause mon idéalisation du voyage. Parfois j'étais pas dans mon assiette, fatiguée, parfois j'avais envie d'être dans mon lit, parfois le temps pourri donnait pas envie de continuer le circuit. Mais là, à ce moment où il faut prendre l'avion et revenir dans « sa » réalité, je réalise que s'il fallait y retourner et revivre ces moments un peu chiants (bien que minimes heureusement), je foncerai. S'il fallait regrimper le Reinebringen, hier j'aurais dit non, aujourd'hui j'y vais (mais avant j'achète des vraies chaussures) En fait, je me rends compte qu'au moment de partir, c'est le moment où j'ai finalement le plus envie de rester. C'est frustrant, un peu triste, mais ça rend heureux aussi.
18.08.2012
J'ai pu décharger tous mes rush pris avec ma caméra analogique mini-DV que j'ai fait tomber plusieurs fois. Petite caméra avec petites cassettes qui datent d'il y a 10 ans, et qui m'a fait de jolies frayeurs. Que ce soit en Irlande ou en Norvège, j'ai cru plusieurs fois avoir perdu tout ce que j'avais filmé. Heureusement la bande a tenu le coup, et j'ai pu tout récupérer. Voici un film monté en « clip » sur nos 10 jours en Norvège.
http://www.youtube.com/watch?v=RJ1AwR4ZFQY
Ca fait 5 jours que je suis rentrée, et ça fait 5 jours que je suis dans les montages et les carnets de voyage. Ca permet de « rester encore un peu ». Ca fait des années que je sillone ce forum, me nourrissant des récits des autres, ce fut la première année où j'ai vraiment franchi le pas de partir moi-même. Aujourd'hui en relisant tout ça, je me rends compte que je ne suis pas rassasiée. Il faudrait que je reparte bientôt, il faudrait que j'organise un nouveau truc, je sais pas. J'ai absolument pas envie de repartir à Paris, ville magnifique certes comparée aux rares capitales que j'ai pu visiter dans ma vie, mais beaucoup, beaucoup trop polluée de monde pour moi. J'ai la chance de faire des études qui me comblent de bonheur et me passionnent, mais j'avoue que l'idée d'enchérir une année de plus (et j'ai pas fini ;D) n'est qu'une façon de combler l'attente d'un prochain départ, et d'avoir le temps de se projeter. Bon pour l'instant, mon compte est à zéro, mais... mais j'me débrouillerai 😄
Un petit bilan en chiffres :
Achats avant le départ : (je ne compte pas la tente, réchaud etc, vu qu'ils resserviront) - 109€ aller retour par personne pour un vol Paris – Oslo avec RyanAir, + 30€ de bagage A/R = 278€ à deux. Achetés en avril. - 996 nok (135€) à deux pour un trajet Oslo / Bodo aller retour en train (avec tarifs minipris). Achetés en mai. - 40€ de miam miam lyophilisés pour 10 repas. - 35€ de sandwichs / barres de céréales / soupes deshydratées - 60€ navette Paris - Beauvais = environ 550 euros pour 2 personnes.
Achats sur place : - 480 nok la navette Rygge – Oslo A/R pour deux étudiants - 336 nok aller retour en ferry Bodo Moskenes par personne, soit 672 nok AR à deux - 149 nok la carte des Lofoten - 120 nok les 4 tickets de bus à Oslo - 205 nok au camping d'Oslo - 161 nok de miam miam au camping d'Oslo - 130 nok x 2 nuits au camping de Ramberg + 40 nok de douches - 400 nok de location de vélo (100 nok par personne par jour) - 285 nok les pizza / hamburger du camping (🏴☠️ …) - 170 nok de bus dans les Lofoten par personne (340 à deux) - 79 nok la bouteille de gaz à Bodo chez G-Sport - 150 x 2 nuits au camping de Moskenes + 40 nok de douches - 160 nok le camping de Bodo - 344 nok les 4 Sub 30 (Aiiiiiie...) - 135 nok pour achat miam miam à Oslo - 30 nok les 3 bières Ringnes 33cl (on fait collection des bières où on a été 😎) - 300 nok de mini courses, souvenirs...
= 4500 nok soit 616 euros à deux
On s'en sort donc pour environ 600 euros par personne tout compris (transports, hébergements, miam miam), avec quelques extras quand même.
Si c'était à refaire :
- J'achèterai des chaussures de randonnée et un surpantalon imperméable. - Je passerai plus de temps dans les Lofoten en prenant l'avion pour l'aller ou le retour au lieu du train. - Je prévoirai des repas un peu plus consistant que de la soupe déshydratée pour le soir. - J'achèterai un duvet un peu plus chaud. - Je remonterai le Reinebringen. 😎
Désolée pour la qualité médiocre des photos!
04.08.2012
C'est parti pour une bonne dose de transport. Départ de Louveciennes à 9 heures. Transilien-métro-navetteBeauvais-avion-navetteRygge. Et nous voilà à 17h30 à Oslo ! Oslo est une ville animée, pas si grande que ça quand on vit à Paris. Pas très très belle, mais sympathique. J'aime le fait de voir une capitale de taille modér��e, où il y a des rues piétonnes, une place centrale, une seule gare... On fait un tour dans le centre-ville avec nos sacs à dos avant d'aller au camping d'Ekeberg. Le camping se trouve à 3 kilomètres de la gare d'Oslo, il est accessible en bus (le 34 ou le 74) depuis l'arrêt de Jernbanetorget, juste entre la gare et la rue piétonne principale, 10 minutes suffisent pour arriver au NAF camp, et il y a des bus toutes les 10 min... Par contre les tickets coutent 30 couronnes pour seulement la zone A d'Oslo (le centre), donc un aller et retour revient déjà à pas mal. Y aller à pieds n'est pas super évident, ce sont principalement des grands axes, et c'est un peu le bordel, surtout en ce moment où il y a des travaux autour de l'opéra jusqu'en 2014 (mais diable qu'y font-ils ?) Nous payons 185 kr pour la tente et deux personnes (personne supplémentaire 65 kr) + 10 par douche. Du camping, on a une superbe vue sur Oslo, au-dessus de laquelle se forme un violent orage. On a d'ailleurs juste le temps de monter la petite Dolomite avant que la pluie ne s'abatte sur elle. Comme dans tous les campings que nous avons fait, il y a une cuisine avec plaques électriques.

05.08.2012
La nuit fut assez peu confortable, le terrain étant considérablement en pente. Après un réveil en douceur et une matinée glandouille/lecture/musique devant la vue d'Oslo, on se fait un bon repas à la boutique du camping : une pizza à 80 kr (des surgelées, d'où le prix « faible »), un paquet de tortillas (39), et 2 cônes (21 chacun). Vous allez vous dire « mais, ils se sont pétés le bide ! », et, oui. On prend des forces avant les 17 heures de train où on n'aura pas grand chose à grignoter. Avant le train de 15 heures, nous flânons un bon moment au soleil sur la Christian Frederiks plass, affalés sur nos sacs à dos, qui font de bons canapés. Après la navette de remplacement à cause des travaux entre Oslo et Lillestrøm, en route pour 7 heures de train ! Les paysages sont magnifiques. Le terrain est partagé entre les forêts de sapins, les montagnes, et les lacs, sous un grand soleil qui donne aux arbres un vert éclatant, et aux lacs un bleu profond. Je suis sidérée par la quantité d'arbres, j'ignorais à quel point c'était boisé. Il faut dire qu'en 17 heures de train, à l'aller comme au retour, je n'ai vu presqu'aucun champ, peu de routes, sinon celle longeant la voie ferrée, une nature complètement laissée telle qu'elle et recouvrant complètement la surface. C'est magique de voir qu'il y a encore des endroits où des milliers de kilomètres sont aussi boisés et ne souffrent que de peu de traces humaines. A propos, comment ça pousse sur un caillou un sapin ?

Arrivée à Trondheim vers 23 heures, et repartons une heure plus tard dans un train de nuit des plus confortables ! C'est autre chose que le Berlin-Paris en compartiments sans clim. Ici on a des petits kits gratuits avec couverture, lunettes pour dormir, boules quies, oreiller... le top ! Les sièges sont super confortables, bien sûr ça ne vaut surement pas une couchette (d'ailleurs on a plutôt mal dormi), mais vu le prix du trajet (200 kr en minipris), on allait pas prendre des couchettes à 800 kr! 😕
Je me réveille à 2h12 : vision surréaliste de l'aube verte qui émerge d'un côté, et la lune qui éclate de l'autre. Durant une heure et demie, je contemple cette faible lueur devant laquelle défilent des silhouettes noires de sapins, avec un concert de Keith Jarrett dans les oreilles. La température passe par tous les paliers, de 15 à 8°C, on sent qu'on se rapproche du cercle arctique.
06.08.2012
Nous arrivons à 9h13 et le ferry est à 11h15. Nous avons donc deux heures pour trouver du gaz, à manger pour la journée, sortir des sous, et retourner au ferry. Juste à l'entrée du quai du ferry, il y a un immense plan de Bodø avec ses magasins, alimentations, etc... Du coup on trouve très vite le tourist info à un km de là dans le centre. Les magasins n'ouvrent qu'à 10 heures et nous trouvons notre compte pour la bouteille de gaz (79 kr la petite chez G-Sport, 🏴☠️) par contre niveau nourriture c'est plus compliqué. Nous trouvons un supermaché mais qui ne vend ni salade ni sandwich tout préparés, et dans les autres magasins qui vendent des sandwichs, aucun de végétarien ! Pas toujours évident d'être végé en Norvège 😄
Les billets de ferry pour les passagers piétons s'achètent directement à l'entrée du bateau, pas la peine de demander à l'accueil. Pour les voitures, il est conseillé de réserver. 168 kr par personne pour rejoindre Moskenes pour un piéton seul. Nous faisons moins de 3 heures de traversée sous un soleil radieux. La fatigue est pesante mais le ferry est extrêmement reposant ! Il fait un peu froid dehors mais on a de sacrées vues sur Vaerøy et Røst, ainsi que les Lofoten, bien entendu ! C'est réellement immense et majestueux, ce sont comme plein de sommets de montagnes qui ont été « noyés », on dirait. C'est déchiqueté, abrupte.

15 heures, arrivée à Moskenes. Après deux jours en Norvège, nous voilà dans les Lofoten ! Achat d'une carte à l'office de tourisme, il y en a sur toutes les Lofoten, nous achetons seulement celle qui fait le Sud-Ouest, pour 149 kr, on la trouve quasiment pas en France, et de toutes façons ce sera pas moins cher, donc autant l'acheter sur place, en plus elle est géniale et super bien détaillée. Et nous voilà en route pour Å, 5 km à pieds par la E10 qui offre un super panorama sur la mer et les montagnes.

Arrivés à Å, nous apprenons que le camping pour tentes et caravanes et fermé ! Il ne reste que des Rorbu... et le mec nous dit qu'il y a un camping à Moskenes..... oui mais non!! Le comble c'est que sur la carte il y a un camping pour tentes noté à A, mais celui de Moskenes n'est pas noté! Le mec de la réception nous indique l'emplacement où les tentes font du camping sauvage, qui est en fait l'ancien campingplass. Il s'agit du fameux endroit « tout au bout de l'île », le bout de la route, où on a une vue incroyable sur les montagnes à droite, les îles Vaerøy et Røst en face, et la mer à gauche. On est presque tout seuls dans ce lieu magique, alors on décide qu'on campera là.

Ca se refuse pas, franchement. On comprend pourquoi le camping a été fermé... c'est hyper marécageux ! Effectivement, peu praticable, mais on trouve toujours une petite place où poser sa tente! A environ un km d'ici il y a les Hamma Rorbuer avec des toilettes, et sur le parking à 500m, il y a une réception – Bookshop avec toilettes ouvertes de 10 à 18h. Il y a beaucoup de vent et il commence à faire froid ici au bord de l'eau. Nous nous endormons dans un lieu de rêve, avant de nous réveiller à 2h par un froid torride. On dit un grand merci aux couvertures de train que nous avons piquées, et dans lesquelles nous nous enroulons (nous avons des petits duvets assez vieux et pas très chauds, oui vous verrez que dans le genre prévoyant, on est des as.) Puis à 3 heures, le soleil se lève (ouf) et réchauffe illico la tente, si bien que nous dormons comme des bébés jusqu'à 10 heures. La tente fait effet de serre et le matin, il fait presque trop chaud!
07.08.2012
Nous nous réveillons entourés de mouettes, sous un ciel resplendissant. On est vraiment trop trop bien là. Les tentes sont presque toutes parties pendant que nous prenons notre petit dejeuner au bout des Lofoten, sous un soleil tapant et une brise rafraichissante.
Nous attrapons de justesse le bus pour Reine. Je crois que c'est un système de zone là aussi. 32 kr le billet pour la première zone. Reine est un magnifique petit village de pécheurs avec des rorbu partout, très touristique et entouré de montagnes immenses et abruptes.

J'ai entendu parler d'un sentier qui monte au Reinebringen. Dans le guide français des Lofoten 2012, il est écrit « à Ramviska, prendre un petit sentier sur la droite, escarpé et glissant. Soyez vigilants »... Bon, on sait pas trop à quoi s'attendre et on se dit qu'on va le tenter... Le chemin est un peu plus qu' « escarpé » !! Il faut préciser que c'est à peu près la première fois qu'on voyage, du moins c'est la première fois qu'on voyage sans voiture, qu'on est absolument ni sportifs, ni amateurs de randonnées, qu'on ne grimpe jamais de montagnes, qu'on n'a ni chaussures de marche, ni tenues de sport. Pour info mes seules et uniques chaussures pour le voyage sont des tennis H&M à 9 euros. :D J'ai fait tout le voyage avec, et franchement, je crois qu'elles sont prêtes pour Pekin Express. Parce que la montée du Reinbringen pour des gens qui ont jamais fait une randonnée de plus d'une heure, c'est pas de la nioniotte. Dans le guide il était écrit « 2h aller retour ». 2 heures, c'est le temps qu'on a mis à monter nous. Entre la montée à peu près comme ça \ , les pierres qui tombent sous nos pieds, les rochers à escalader avec une corde... Je pense que si j'avais su avant ce que c'était, je n'y serai clairement pas allée, mais une chose est sûre, je l'aurai clairement regretté. Car la vue d'en haut est si majestueuse qu'elle vaut largement l'effort pour monter.

C'est un chemin à ne faire que par temps sec, s'il a plu c'est totalement impraticable, car déjà à sec c'était par moment extrêmement boueux et glissant. La descente est beaucoup plus simple bien que glissante (j'ai développé la méthode « chaussures qui glissent », je m'accroupis sur le rochers / bout de terre qui glisse, et je me laisse glisser par les chaussures, infaillible contre les chutes, mais nécessite des chaussures de merde – des converses feront l'affaire – et un change, parce qu'après on est tout terreux 😏). Nous verrons des jours plus tard que la même rando, dans le guide en anglais, est décrite comme nécessitant de l'expérience en escalade ou alpinisme. Bon c'est un peu exagéré à mon goût puisque je l'ai fait, mais ça nous aurait peut-être refroidi. On prend le bus de 19h pour Ramberg, où on logera au camping deux nuits. 69 kr / pers le trajet cette fois (ah bin c'est loin ramberg) 😇
Le camping est génial. Pas très cher (130 kr la nuit pour 1 tente et 2 personnes, + 10 kr la douche), et un accueil irréprochable. La gérante est hyper chaleureuse, super sympa, et l'agencement du camping fait très « cocoon », il y a un petit batiment avec douches, wc et cuisine, tout en bois, on se croirait dans un petit chalet, c'est super agréable. Le camping est juste a côté de la mer, c'est sublime. Le vent est fort et glacial ce soir et nous nous empressons de nous enrouler dans nos couvertures de train et nos duvets. On a un peu mal partout, mais on est trop bien, et heureux d'être là.
08.08.2012
Il a bien bien caillé cette nuit. Le soleil est caché par les montagnes et ne peut pas nous réchauffer. Réveil sans trop de douleurs dans les jambes, bizarrement. Nous partons vers onze heures sur des vélos loués au camping. Nous décidons d'emprunter la route jusqu'à Nesland et de prendre le sentier jusqu'à Nusfjord pour faire une « boucle ». Le probleme est qu'on ne sait pas trop à quoi ressemble le sentier, et si on peut y emmener les vélos (en marchant à côté). Les derniers 7 ou 8 km avant Nesland se font sur une route franchement en sale état, très caillouteuse.
Mais offre de jolis paysages avec des couleurs dingues.

Juste avant Nesland, nous nous arrêtons pour manger derrière un rocher à l'abri du vent. On sort le réchaud et les repas lyophilisés, jusque là tout va bien. Sauf qu'on a pas d'allumettes. On se dit que y a deux voitures de garées à côté, on va bien trouver quelqu'un avec du feu. On marche vers le parking tandis qu'on se rend compte... qu'on a aussi oublié la casserole. Rofl. Il est presque 14 heures, on a mangé une soupe hier et presque rien ce matin, c'est impossible qu'on mange pas. Je dis que tant pis, on les fait réhydrater à l'eau froide, ça prendra plus longtemps et ça sera moins bon, mais au moins on mangera. De toutes manières on abandonne vite l'idée quand on se rend compte qu'on a AUSSI oublié... les couverts !!! 😏 😏 Des as de la prévoyance, je vous avais prévenu. On est partis du camping avec le réchaud, les repas, et hop. Bha quoi ? Y a un problème ? 😄 … dégoutés de notre bêtise, on va jusqu'à Nesland et on décide de rebrousser chemin vers le camping (le sentier est impraticable à vélo, et l'idée de faire l'aller et retour à pieds jusqu'à Nusfjord et de revenir en vélo sans avoir mangé nous plait moyennement). La route du retour est dure, on a le vent en pleine face, la fatigue est très présente, et la faim aussi !Quelle bande de nouilles, c'est pas vrai.
Arrivés à Ramberg, on a qu'une envie : s'acheter un gros truc bien gras. Bon là on a fait nos ouf, on a pris une pizza à 150 kr et un hamburger à 135 kr... Je sais, 20 euros le truc c'est cher, mais bon. 😇
Pas motivés pour reprendre les vélos, on décide de les rendre et de rester la fin de la journée à se reposer dans la salle commune (sans sport depuis 5 ou 6 ans, le corps en prend un peu pleinsagueule.) La gérante ne nous fait payer que 100 kr par personne (la journée complète c'est 150 mais c'est de 7h à 23h, donc quand on ne prend qu'une partie de la journée, elle fait un prix proportionnel, ce qui est plutôt cool).
Sur le coup, j'ai regretté d'avoir passé une demie journée à rien faire au camping, mais après coup, je me dis que cette expérience nous a bien fait marrer, et qu'on a passé la fin d'après midi à discuter avec des français sympas. On a d'ailleurs retrouvé le mec qui nous avait conseillé de laisser nos sacs au pied au Reinebringen, nous interpellant d'un « Ah mais c'est vous ! En baskets / ballerines avec des sacs de malades ???? » Oui oui. C'est nous. (Royal. 😕) Lui il l'a monté en 45 minutes le truc. Et là je me sens tout à coup une grosse merde. Je ressens cette envie d'être comme ces gens, là, qui sillonnent les routes et les montagnes, n'ont besoin de rien et se contente de marcher là où bon leur semble, et qui ont pas l'air fatigués... Pour moi, ces cinq jours dans les Lofoten, c'était un exploit physique quoi. On croise des gens qui font des treks pendant 3 mois, une femme qui voyage seule depuis Oslo à pieds, et nous, novices et pas sportifs pour deux sous, on en chie pour faire 20 km à vélo (ok on avait rien mangé ou presque depuis la veille mais quand même).
Je dois dire que la soirée m'a déprimée. Je me suis sentie petite, dégonflée, mais surtout envieuse. Je me couche avec la frustration de sentir que mes efforts sont un peu de la merde, en fait. Je comprends mieux pourquoi les gens sont tous super bien équipés. C'est clair qu'avec nos baskets et sans kaway, on est loin du compte.
09.08.2012
On s'est réveillé dans la nuit et en sortant de la tente, on a pu voir à quel point la nuit ne tombe jamais complètement. Malgré le fait que le soleil de minuit ne soit plus là depuis longtemps, la nuit, de seulement quelques heures, n'est en fait qu'une longue pénombre. On a bien dormi cette nuit, il y avait peu de vent et il a pas fait très froid.
Aujourd'hui, on repart sur les vélos pour faire la randonnée qui fait une boucle autour du Moltinden, de Bergland à Marka, en passant par la plage de Kvalvika.

Nous retrouvons le couple de français avec qui ont a discuté la veille, qui fait le même circuit que nous, mais dans l'autre sens. On pensait souffrir à vélo mais en fait ça roule bien, on a même pas mal aux jambes. On est un peu juste niveau timing vu qu'on compte une heure de vélo, 4h de randonnée, la remontée à pieds jusqu'aux vélos par la route, puis retour à vélo, sachant qu'on doit avoir un bus à 17h30 au camping pour Moskenes. La première partie jusqu'à la plage de Kvalvika dite la plage aux baleines, est assez simple et comme un peu partout ici, magnifique. Le temps est dégagé et on a une vue très loin sur les lacs et les montagnes vers Ramberg.

Pour y accéder, on grimpe entre deux sommets (moltinden et torsfjordtinden) et redescendons par des rochers jusqu'à la plage : une minuscule plage de sable fin enfermée par deux immenses montagnes en pic. On ne prend pas le temps de chercher « la cabane aux surfeurs » et mangeons sur la plage. Apparemment, deux surfeurs ont construit une cabane pendant un an avec tout ce qui a été rejetté de la mer. En effet, Kvalvika est une des rares plages parmis la côte rocheuse de l'océan arctique, ainsi tous les déchets jetés dedans viennent s'échouer ici. C'est d'ailleurs assez parlant, une si belle plage avec tant de déchets humains. 🤪

Pour passer d'une plage à l'autre pour faire l'autre partie de la boucle, y a un passage un peu chiant où il faut escalader des rochers à l'aide d'une chaine, surtout quand on est dans notre sens parce qu'il faut grimper les rochers et pas les descendre (d'ailleurs on est les seuls à faire la randonnée dans ce sens) C'est à cette jointure que nous rencontrons les français qui nous balance la très bonne idée que d'échanger nos vélos, histoire de pas avoir à faire le bout de route à pieds. En voilà une bonne idée qu'elle est bonne, parce qu'effectivement à pieds, on aurait jamais eu le temps de rentrer pour le bus.

Pour quelqu'un qui pratique la randonnée en baskets H&M (elles en auront étonnés plus d'un), la deuxième partie de la randonnée est un peu hardcore. Niveau montée et descente ça va, le problème c'est la boue. Les paysages sont magnifiques, comme toujours, on longe des lacs sur des minuscules sentiers à travers les fougères et les rochers, qui donnent l'impression d'être complètement immergés dans le décor, par contre dès qu'on longe le lac de trop près... aïe aïe aïe, prévoir des raquettes. Nous reprenons donc la route sur les vélos, les pieds trempés mais la route de Fredvang à Ramberg est vraiment sublime, surtout quand on passe sur les ponts, entre la mer, les crêtes vertigineuses, les bras de mer se faufilant entre les falaises et le reflet du soleil dans les lacs.

L'accueil du camping de Moskenes parait tout de suite moyen comparé à Ramberg, mais il n'est pas trop cher (130 kr la tente, 10 kr par personne + 10 la douche)
10.08.2012
Et voilà que nous sommes entourés de francophones encore une fois. Je me demande un truc, pourquoi, depuis qu'on est sur le ferry, il y en a partout ??? Alors que dans le train, il n'y avait que des norvégiens, ici on a l'impression d'être en France, c'est incroyable. Les français-suisses-belges seraient-ils fortement inspirés par les Lofoten ?? 😄 Bon il y a aussi beaucoup de danois et d'allemands, mais c'est pas loin ça se comprend plus facilement ! A Moskenes et sur la côte Sud, le vent est beaucoup plus modéré que sur la côte Nord de l'île. Ah quel beau pays à parcourir de ses jambes car bizarrement, on a pas de courbatures et sommes près pour une nouvelle randonnée. Le problème c'est que le temps est relativement bas aujourd'hui... On se rend à l'office de tourisme pour demander si la montée du Munkebu serait faisable aujourd'hui. Le mec nous répond que c'est faisable car la montée n'est pas très raide. Mais bon, il nous a pas garantis qu'on serait au sec. On se dit que bon, on est en Norvège, bordel, de toutes façons on a vraisemblablement rien d'autre à faire, et on va pas faire nos tapettes. Effectivement, deux heures plus tard, nous voilà trempés dans un sentier boueux, paumés dans un nuage de pluie battante. Il n'y a personne sur le sentier et on voit pas grand chose. La montée se limitera donc à une heure avant de redescendre, complètement trempés. Nous rentrons à la fois dépités et amusés par cette « balade » qui doit être magnifique par beau temps. On fait sécher les chaussures et les serviettes (laissées dehors, wouhou) au sèche linge et restons une nuit de plus dans ce camping.
11.08.2012
Nous quittons désormais l'île à 15 heures. Il fait meilleur que la veille, mais levés un peu tard, on n'a pas le temps de faire grand chose avant le ferry. Repliage de tente et go ferry, à 200m du camping. Un dernier au revoir aux Lofoten embrumées avant de quitter la côte. Nous avons très peu à manger et ne voulons pas dépenser trop d'argent dans le ferry (les prix sont exhorbitants), du coup ce midi on a mangé une soupe et un café, et le ferry se fait FAIM.
Episode #mangercommedesgloutons bis. 😇
Arrivés à Bodø à 18h30, un message de Dieu est à la sortie : le plan de Bodø avec tous les points de restaurations : BURGER KING, PEPPES PIZZA, SUBWAY. Woh. Sachant que demain on a 10 heures de train, on décide d'aller acheter des subway pour ce soir et demain, histoire de pas avoir de courses à faire demain matin avant le train (surtout que demain on est dimanche. Ha, ha.) Bon, 90 kr le Sub 30, c'est un peu cher, mais au moins on a à manger pour le train (et végétarien pour moi :D) 3 km de marche pour rejoidre le camping de Bodøsjøen. On m'avait dit « t'arrête pas à Bodø, c'est pas intéressant », je comprends pourquoi. Non seulement c'est pas intéressant, mais que c'est viiiiide. Il est 19 heures, on est samedi, on a fait 3 km à pieds et on a du croiser 3 personnes. Pour aller au camping, on traverse toute la « ZI » avec plein de supermarchés et de centres commerciaux... et les parking sont vides. WTF. Le camping quant à lui est assez sympa. Placé au bout d'une péninsule avec une jolie vue sur la mer, 160 kr la tente et deux personnes avec douches gratos (tiens.) Dernière nuit avant les 17 heures de train de retour... Adieu cercle arctique.
12.08.2012
12h-22h, train pour Trondheim. C'est sympa parce que du coup on voit le paysage qu'on avait eu de nuit à l'aller, mais c'est moins sympa parce que 10 heures de train, ça fait beaucoup. Quitte à le faire, vaut mieux le faire de nuit et les 7 heures restantes jusqu'à Oslo de jour. Mais au moins, on se nourrit des paysages du « nord » de la norvège (« nord » parce que bon, on est loin du nord NORD quand même) Je me place devant ce défilement de toute beauté avec de la musique sur les oreilles. Sigur Ros, Schubert, Dvorak, Keith Jarrett. Toutes collent à ce paysage sauvage et à perte de vue. Montagnes enneigées en arrière plan (y en a pas mal d'ailleurs), vallées boisées au premier plan, et creusant le tout, des rivières turquoises.

13.08.2012
Il est 10 heures, cela fait trois heures qu'on est arrivés à Oslo. Très peu dormi cette nuit dans le train, à côté de la fenêtre, l'air froid m'a pas mal tenue éveillée et le mal de fesses après 10 heures de train est pas commode.
Mon sentiment, maintenant, est le même que quand j'ai quitté l'Irlande il y a de ça 2 semaines. C'est la première année où je « voyage » vraiment. Nous avons passé deux semaines en Irlande avec les parents, enchaîné avec 10 jours en Norvège avec le frangin, et cette fois à pieds. Le voyage à pattes est bien plus éprouvant qu'en voiture, les nuits en tente sont plus fraîches qu'en bungalow (quoi que 🤪🤪🤪), mais c'est un mode de déplacement aussi beaucoup plus « immergeant ». Le camping dans des lieux insolites, les randonnées à même les montagnes, des choses que je n'avais jamais, jamais faites. Je ne suis jamais allée en montagne faire du ski l'hiver ou de la randonnée l'été, même si j'aimerais beaucoup. Du coup, quelle destination que les Lofoten pour un baptême !! 😏
Et à ce moment précis où il faut partir, j'ai le même recul qu'en Irlande sur le ferry quittant Rosslare, cet énorme recul qui me fait voir le voyage de l'extérieur. Je revois les plus beaux endroits, les moments les plus mémorables, aussi ridicules ou drôles soient-ils, et je prends conscience seulement à ce moment de tout ce que j'ai vu en fait. Cela a un côté frustrant car j'ai la sensation de ne pas avoir vécu le moment assez « pleinement », je sais pas. Parfois on en avait un peu marre d'être trempés, parfois en Irlande l'ambiance était un peu pourrie, et parfois je remettais en cause mon idéalisation du voyage. Parfois j'étais pas dans mon assiette, fatiguée, parfois j'avais envie d'être dans mon lit, parfois le temps pourri donnait pas envie de continuer le circuit. Mais là, à ce moment où il faut prendre l'avion et revenir dans « sa » réalité, je réalise que s'il fallait y retourner et revivre ces moments un peu chiants (bien que minimes heureusement), je foncerai. S'il fallait regrimper le Reinebringen, hier j'aurais dit non, aujourd'hui j'y vais (mais avant j'achète des vraies chaussures) En fait, je me rends compte qu'au moment de partir, c'est le moment où j'ai finalement le plus envie de rester. C'est frustrant, un peu triste, mais ça rend heureux aussi.
18.08.2012
J'ai pu décharger tous mes rush pris avec ma caméra analogique mini-DV que j'ai fait tomber plusieurs fois. Petite caméra avec petites cassettes qui datent d'il y a 10 ans, et qui m'a fait de jolies frayeurs. Que ce soit en Irlande ou en Norvège, j'ai cru plusieurs fois avoir perdu tout ce que j'avais filmé. Heureusement la bande a tenu le coup, et j'ai pu tout récupérer. Voici un film monté en « clip » sur nos 10 jours en Norvège.
http://www.youtube.com/watch?v=RJ1AwR4ZFQY
Ca fait 5 jours que je suis rentrée, et ça fait 5 jours que je suis dans les montages et les carnets de voyage. Ca permet de « rester encore un peu ». Ca fait des années que je sillone ce forum, me nourrissant des récits des autres, ce fut la première année où j'ai vraiment franchi le pas de partir moi-même. Aujourd'hui en relisant tout ça, je me rends compte que je ne suis pas rassasiée. Il faudrait que je reparte bientôt, il faudrait que j'organise un nouveau truc, je sais pas. J'ai absolument pas envie de repartir à Paris, ville magnifique certes comparée aux rares capitales que j'ai pu visiter dans ma vie, mais beaucoup, beaucoup trop polluée de monde pour moi. J'ai la chance de faire des études qui me comblent de bonheur et me passionnent, mais j'avoue que l'idée d'enchérir une année de plus (et j'ai pas fini ;D) n'est qu'une façon de combler l'attente d'un prochain départ, et d'avoir le temps de se projeter. Bon pour l'instant, mon compte est à zéro, mais... mais j'me débrouillerai 😄
Un petit bilan en chiffres :
Achats avant le départ : (je ne compte pas la tente, réchaud etc, vu qu'ils resserviront) - 109€ aller retour par personne pour un vol Paris – Oslo avec RyanAir, + 30€ de bagage A/R = 278€ à deux. Achetés en avril. - 996 nok (135€) à deux pour un trajet Oslo / Bodo aller retour en train (avec tarifs minipris). Achetés en mai. - 40€ de miam miam lyophilisés pour 10 repas. - 35€ de sandwichs / barres de céréales / soupes deshydratées - 60€ navette Paris - Beauvais = environ 550 euros pour 2 personnes.
Achats sur place : - 480 nok la navette Rygge – Oslo A/R pour deux étudiants - 336 nok aller retour en ferry Bodo Moskenes par personne, soit 672 nok AR à deux - 149 nok la carte des Lofoten - 120 nok les 4 tickets de bus à Oslo - 205 nok au camping d'Oslo - 161 nok de miam miam au camping d'Oslo - 130 nok x 2 nuits au camping de Ramberg + 40 nok de douches - 400 nok de location de vélo (100 nok par personne par jour) - 285 nok les pizza / hamburger du camping (🏴☠️ …) - 170 nok de bus dans les Lofoten par personne (340 à deux) - 79 nok la bouteille de gaz à Bodo chez G-Sport - 150 x 2 nuits au camping de Moskenes + 40 nok de douches - 160 nok le camping de Bodo - 344 nok les 4 Sub 30 (Aiiiiiie...) - 135 nok pour achat miam miam à Oslo - 30 nok les 3 bières Ringnes 33cl (on fait collection des bières où on a été 😎) - 300 nok de mini courses, souvenirs...
= 4500 nok soit 616 euros à deux
On s'en sort donc pour environ 600 euros par personne tout compris (transports, hébergements, miam miam), avec quelques extras quand même.
Si c'était à refaire :
- J'achèterai des chaussures de randonnée et un surpantalon imperméable. - Je passerai plus de temps dans les Lofoten en prenant l'avion pour l'aller ou le retour au lieu du train. - Je prévoirai des repas un peu plus consistant que de la soupe déshydratée pour le soir. - J'achèterai un duvet un peu plus chaud. - Je remonterai le Reinebringen. 😎
Votre avis sur cet article concernant la Croatie? English translation pending
bonjour
je furette le net à la recherche d'infos pour organiser mon séjour en croatie (31août au 13 sept) et je tombe sur cet article .. je ne sais pas quoi en penser
http://slovenie-secrete.fr/2012/06/30/10-conseils-indispensables-pour-des-vacances-russies-en-croatie/
1 / à vrai dire, plusieurs personnes m'ont dit d'éviter dubrovnik (on a un budget serré et on est un peu effrayé par l'amassement de touristes, mais en septembre, tout est-il toujours aussi cher à dubrovnik ? y a-t-il autant de touristes?)
2/ concernant les îles, elles se ressemblent toutes ??!! je veux pas d'île "fiesta" mais plutôt des îles authentiques avec des coins de ballades et des endroits sympas pour se baigner
3/ le scooter, n'est-ce pas hors de prix ?
4/ ok, c'est ce qu'on a prévu
5/ ok, je vais me fier à qq adresses du ptit fûté
6/7/ ok pas con !
8/ la fête, on n'st pas là pour ça
9/ j'avais aussi idée de n'en faire qu'un ; et si on peut se baigner à krk plutôt qu'à plivitce, c'est cool ... mais je lis certaines personnes dirent que ces deux parcs sont différents ...
merci d'avance pour vos remarques!
je furette le net à la recherche d'infos pour organiser mon séjour en croatie (31août au 13 sept) et je tombe sur cet article .. je ne sais pas quoi en penser
http://slovenie-secrete.fr/2012/06/30/10-conseils-indispensables-pour-des-vacances-russies-en-croatie/
1 / à vrai dire, plusieurs personnes m'ont dit d'éviter dubrovnik (on a un budget serré et on est un peu effrayé par l'amassement de touristes, mais en septembre, tout est-il toujours aussi cher à dubrovnik ? y a-t-il autant de touristes?)
2/ concernant les îles, elles se ressemblent toutes ??!! je veux pas d'île "fiesta" mais plutôt des îles authentiques avec des coins de ballades et des endroits sympas pour se baigner
3/ le scooter, n'est-ce pas hors de prix ?
4/ ok, c'est ce qu'on a prévu
5/ ok, je vais me fier à qq adresses du ptit fûté
6/7/ ok pas con !
8/ la fête, on n'st pas là pour ça
9/ j'avais aussi idée de n'en faire qu'un ; et si on peut se baigner à krk plutôt qu'à plivitce, c'est cool ... mais je lis certaines personnes dirent que ces deux parcs sont différents ...
merci d'avance pour vos remarques!
Quel programme suivre en Polynésie Française? English translation pending
Bonjour à tous 😎
Je suis entrain de préparer un voyage en Polynésie Française pour 2012 et j'hésite entre les programmes suivants:
3 jours à Tahiti 4 jours à Tahaa 5 jours à Maupiti 3 jours à Bora Bora 1 jour et demie à Fakarava 3 jours à Moorea
OU
3 Jours à Tahiti 3 jours à Maupiti 2 jours à Bora Bora 8 jours et demi à Fakarava 3 jours à Moorea
Lequel des 2 me conseillez vous de suivre?
Merci d'avance!!
Je suis entrain de préparer un voyage en Polynésie Française pour 2012 et j'hésite entre les programmes suivants:
3 jours à Tahiti 4 jours à Tahaa 5 jours à Maupiti 3 jours à Bora Bora 1 jour et demie à Fakarava 3 jours à Moorea
OU
3 Jours à Tahiti 3 jours à Maupiti 2 jours à Bora Bora 8 jours et demi à Fakarava 3 jours à Moorea
Lequel des 2 me conseillez vous de suivre?
Merci d'avance!!
Périple Saumur - Saint-Nazaire par l'EuroVelo6 English translation pending
Bonjour à tous.
Notre petite famille se lance un petit défit Sur 10 jours cette fois.
Nous souhaitons emprunter l'euro velo 6 depuis Saumur (ce qui nous permettre de voir qqes chateaux) jusqu'à St Nazaire.
Ensuite nous comptons faire un bout de côte atlantique mais ne savons pas si aller vers le nord ou vers le sud.
Pensons laisser notre voiture et remorque à Saumur et selon l'état des troupes ferions une boucle, ou un aller simple.
Dans ce cas j'irai chercher le véhicule pour me permettre de charger le matos.
Si l'option coté atlantique vers le nord est retenue nous optons pour le passage de la loire par le bac pour st Brévin pour éviter le pont de st Nazaire.
10 jours pour une moyenne de 55 kms/jours vous parait-elle résonnable.
Ma compagne s'inquiétant particulièrement de la force et du sens du vent...
Merci pour vos premier avis
Les Grenoblois
Les Grenoblois
Vacances à Cervione, en Corse fin août English translation pending
Bonjour,
Nous allons partir en vacances à Cervione fin août.
Nous ne connaissons rien de la Corse. Je commence à chercher un peu et je m'aperçois que revient souvent un commentaire : la côte orientale serait la moins jolie et la moins intéressante... J'ai déjà réservé... Bref... je commence à prendre un peu peur. J'aimerais collecter les témoignages des uns et des autres, savoir ce qui est à portée de balades d'une journée (par exemple, est-il pensable de traverser pour aller passer une journée à Calvi, comment est la route ?), les randos à faire pour ma fille et mon mari pendant que je bouquinerai à l'ombre, les restos à ne pas manquer, les musées, les sites naturels. Nous sommes en voiture, je ne suis pas fana des routes sinueuses mais je m'y ferai. Que ne doit-on louper sous aucun prétexte ?
Mon mari a un faible pour la montagne, moi pour la mer. Nous aimons les bons petits plats, la douceur de vivre ; la fille, qui a 18 ans, aime découvrir des paysages, des villages, des marchés, des ambiances, elle passe sa vie derrière son objectif d'appareil photo. Elle aime aussi bronzer tout bêtement.
Du 21 août au 5 septembre, que nous conseillez-vous comme manifestations incontournables (ou pas) ? Les bonnes adresses, etc. Nous pouvons même envisager de passer une nuit ou deux en dehors de notre location, pour découvrir un coin particulièrement joli, à condition de savoir où dormir.
Mon mari adore les trains. Je voudrais bien mettre au point une chouette balade en train d'une journée. Pouvez-vous m'aider, me conseiller ?
Je sais, ça fait beaucoup... mais j'étais si impatiente et maintenant, si inquiète qu'ils soient déçus de mon choix...
merci de m'aider.
Amicalement.
Nous allons partir en vacances à Cervione fin août.
Nous ne connaissons rien de la Corse. Je commence à chercher un peu et je m'aperçois que revient souvent un commentaire : la côte orientale serait la moins jolie et la moins intéressante... J'ai déjà réservé... Bref... je commence à prendre un peu peur. J'aimerais collecter les témoignages des uns et des autres, savoir ce qui est à portée de balades d'une journée (par exemple, est-il pensable de traverser pour aller passer une journée à Calvi, comment est la route ?), les randos à faire pour ma fille et mon mari pendant que je bouquinerai à l'ombre, les restos à ne pas manquer, les musées, les sites naturels. Nous sommes en voiture, je ne suis pas fana des routes sinueuses mais je m'y ferai. Que ne doit-on louper sous aucun prétexte ?
Mon mari a un faible pour la montagne, moi pour la mer. Nous aimons les bons petits plats, la douceur de vivre ; la fille, qui a 18 ans, aime découvrir des paysages, des villages, des marchés, des ambiances, elle passe sa vie derrière son objectif d'appareil photo. Elle aime aussi bronzer tout bêtement.
Du 21 août au 5 septembre, que nous conseillez-vous comme manifestations incontournables (ou pas) ? Les bonnes adresses, etc. Nous pouvons même envisager de passer une nuit ou deux en dehors de notre location, pour découvrir un coin particulièrement joli, à condition de savoir où dormir.
Mon mari adore les trains. Je voudrais bien mettre au point une chouette balade en train d'une journée. Pouvez-vous m'aider, me conseiller ?
Je sais, ça fait beaucoup... mais j'étais si impatiente et maintenant, si inquiète qu'ils soient déçus de mon choix...
merci de m'aider.
Amicalement.
Hôtels en Malaisie en juillet: réserver à l'avance? English translation pending
Bonjour à tous !
Mon premier message !
Je pars 5 semaines en Malaisie au mois de juillet avec ma petite famille, soit ma femme, moi-même et 3 enfants de 2 ans, 9 ans et 11 ans.
Je voulais savoir s'il était indispensable de réserver tous les hôtels à l'avance, sachant qu'il nous faut soit une "family room", soit 2 chambres.
J'ai aussi une question concernant le lit pour ma fille de 2 ans. Comment avez-vous fait ? Faut-il en prendre un, ou alors les hôtels ont-ils ce qu'il faut ? Je précise que nous irons plutôt dans des hôtels si possible catégorie supérieur...
Merci de vos réponses...
Amitiés et vive les voyages...
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (1re partie) English translation pending
Le site MaBul qui hébergeait les images est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers... 🏴☠️ Désormais, pour voir les photos, il faut uniquement passer par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html
Cette année nous avons choisi d'atterrir à Los Angeles pour retourner dans le sud de l'Arizona, que nous avions parcouru en 2000. Notre itinéraire nous a menés jusqu'a San Francisco en passant par Tucson, Sedona, Grand Canyon, Moab, Vernal, Escalante, Zion, Bryce, la traversée du Nevada pour rejoindre Lee Vining et Yosemite. Nous avons mixé motels et nuit sous la tente ou dans le 4 x 4.
Merci encore à Philippe Schuler (Sedonax) pour ses précieux conseils. Merci également à Jean-Luc (vazyvite), pour son aide cartographique.
Les balises jaunes correspondent aux nuits en camping. Les « primitive campgrounds », de quelques emplacements, n'ont ni eau ni électricité, seulement des w-c chimiques.

01/5 : Los Angeles 02/5 03/5 : Joshua Tree (White Tank, primitive campground) 04/5 : Tucson 05/5 06/5 07/5 : Apache Trail (camping à Lost Dutchman) 08/5 : Sedona 09/5 10/5 11/5 12/5 : Grand Canyon 13/5 14/5 : Bluff 15/5 : Moab 16/5 : Dinosaur N.M. (primitive campground de Echo Park) 17/5 : Vernal 18/5 : Goblin Valley (camping) 19/5 : Escalante 20/5 : Paria Station (White House, primitive campground) 21/5 : Page 22/5 : Bryce Canyon (Sunset campground) 23/5 24/5 : Extraterrestrial Hwy 25/5 : Lee Vining 26/5 : Yosemite (Curry Village) 27/5 28/5 : San Francisco 29/5 30/5 31/5 : Départ…
Première partie
De Los Angeles à Grand Canyon
Jeudi 1er mai
Le chauffeur de taxi qui nous conduit à Roissy roule comme un malade, 140 à l’heure même quand c’est limité à 70, tout en balançant constamment sa tête d’une épaule à l’autre en mouvements violents et saccadés… Il avait décidé de mettre vingt minutes de porte à porte (au lieu d’une heure habituellement…). On a bien cru ne jamais arriver ! Puis à l’aéroport, une hôtesse particulièrement molle et peu aimable nous annonce qu’il n’y a aucune trace de notre enregistrement sur le vol. Elle nous parle de surbooking... Vingt minutes plus tard et après une grosse montée d’adrénaline, il ressort qu’elle s’est trompée, il reste seize places disponibles ; nous serons sous l’écran et pourrons, luxe suprême, étendre nos jambes ! Je suis assise à côté d’un jeune pilote d’Air France, et je ne manque pas, à chaque tressaillement de l’avion, de lui demander ce qui se passe… Il me rassure en me parlant des différentes manœuvres, du train d’atterrissage, des turbulences, etc., dix fois plus efficace qu’un tranquillisant ! Puis subitement, quelques rangées derrière nous, une dispute éclate. Une matrone, qui n’accepte pas que le passager devant elle – tout aussi détestable – incline son siège, se lève et se plante dans l’allée en criant : « Appelez le capitaine ! Appelez le capitaine ! » On est morts de rire !
Los Angeles. Nous prenons enfin le seul Trailblazer du parking d’Avis et trois heures après avoir atterri nous arrivons au Super8 de Culver City, sur W. Washington Boulevard, haut de gamme de la chaîne (89 $ + taxes, soit 99, 68 $). Quelques courses chez Vons (carte Safeway), à côté, et nous nous couchons épuisés à 21 heures.
Vendredi 2 mai
Réveil à 4 h 45. Balade à Venice et sur les canaux. Très jolis, très calmes, juste le chant des étourneaux.


Au fait, comment dit-on? Véniché? Vinaïce? Venisse? Après avoir tout entendu, on aura la réponse à la fin du voyage, à San Francisco: Venisse!


Le J-P Getty Center Museum, planté sur une colline de Brentwood, est gigantesque (d’ailleurs tout est gigantesque : les travaux ont duré douze ans, ont coûté un milliard de dollars, et sa superficie atteint 88 000 mètres carrés !), avec une architecture trop massive à mon goût. Nous sommes déçus par la disproportion entre les œuvres exposées et la taille du musée. Beaux cactus, eau claire qui chante au milieu de toute cette blancheur. Nous mangeons quelques galettes de la Mère Poulard et partageons une micro-boîte de thon « fat free ». Infecte. L’entrée n’était pas chère : 8 $ pour le parking souterrain, la navette qui nous hisse au sommet de la colline et le musée. Retour à Venice Beach. Palmiers, vélos, terrains de sport et de musculation. Surfeurs dans les immenses rouleaux du Pacifique. Finalement, nous n’avons pas trouvé de glacière de taille normale et pas de réchaud non plus. Juste une casserole. Nous mangeons dans la chambre de délicieuses quesadillas bio au fromage avec de la salade, et… dodo ! Il est 20 h 30.
Samedi 3 mai
Nous nous trompons en partant pour Joshua… c’est infernal ! Toutes les autoroutes sont surchargées, les camions roulent comme des malades et Los Angeles n’en finit pas de s’étirer comme un chewing-gum. De l’autoroute nous apercevons un Wall-Mart et sortons à Moreno Valley. Nous achetons glacière, réchaud, recharge de gaz, Tupperwares, chaussettes, de l’eau pour 40 $ ! qui dit mieux ?
Au Visitor Center de Palm Springs, tenu par des Indiens pas vraiment aimables, nous achetons nos billets d’entrée pour les Indian Canyons (7 $). Andreas Canyon est très beau et très étrange. Les palmiers (Washingtonia filifera) portent de longues jupes de paille laissant apercevoir par endroits des troncs qui vont du gris à l’ocre, totalement quadrillés d’entailles. Les Indiens en ramassaient les fruits pour faire de la farine et se servaient aussi des feuilles comme chaume. Un petit torrent se faufile à leurs pieds, clair comme du cristal, et d’immenses palmes, comme au Mexique, poussent sur ses berges. La fin du canyon est fermée par un grillage. Au-delà, sur le flanc de la montagne de pierre, deux ou trois bâtisses.




Il fait trop chaud pour Murray Canyon. Nous allons au Trading Post, au bout d’une étroite route sinueuse qui grimpe au flanc de la montagne. Rien d’intéressant. Nous en profitons pour descendre dans Palm Canyon, tapissé de sable, malgré un écriteau avertissant le visiteur du grand nombre de rattlesnakes qui se prélassent dans le coin. Nous pensons que c’est surtout pour décourager le randonneur. L’endroit est agréable mais ressemble quand même trop à une promenade du dimanche.


Nous reprenons la route pour Joshua, sur la Hwy 10, encore et toujours. Je suis très étonnée de voir que l’entrée du parc n’est pas en plein désert mais dans une agglomération !... qui s’étire, elle aussi. Mais après le Visitor Center et la guérite des rangers, il n’y a plus que de la roche et des Joshua Trees (Yucca brevifolia). Ce sont les Mormons qui, en traversant le désert de Mojave, nommèrent ainsi ces grands yuccas parce qu’ils leur évoquaient Josué levant ses mains au ciel. Leur croissance est extrêmement lente, une dizaine de centimètres par an seulement, mais ils peuvent vivre jusqu’à deux cents ans. Nous passons Hidden Valley et poursuivons vers « Jumbo Rocks » pour (pensons-nous) planter notre tente au milieu d’une forêt de Joshua Trees avant le coucher du soleil. Surprise ! le camping, qui a pourtant 125 places, est plein, et ressemble à celui de Big Sur : trop grand à notre goût ! Nous sommes samedi soir et nous n’y avons pas pensé une seule seconde… Nous repérons deux autres campings sur la carte ; le premier, « Belle », petit, est plein lui aussi. Il nous reste le dernier, « White Tank »… qui est complet, ce qui n’est pas étonnant car il a peu d’emplacements. Suivant les conseils de Philippe en pareil cas, nous décidons de dormir là. Nous garons le 4 x 4 à l’ombre de gros rochers, sous un panneau d’interdiction de 10 heures p.m. à 6 heures a.m. Parfait, ça veut donc dire que des visiteurs peuvent se balader sans attirer l’attention. Lorsque la nuit tombe nous le déplaçons de quelques mètres, de l’autre côté du chemin de sable, histoire de ne pas se faire épingler deux fois par les rangers : une fois pour dormir « illégalement » dans le camping, une deuxième pour être garés sous un panneau d’interdiction. Nous mangeons un morceau, faisons un tour au milieu des gros rochers dorés par le soleil couchant




et nous installons pour la nuit.

Nous passons tous les sacs à l’avant, abaissons les sièges et nous allongeons à même la moquette, sans sortir matelas ni duvets, attendant la lampe électrique du ranger braquée sur nos visages à travers les vitres. En fait, c’est le froid qui nous fera réintégrer nos sacs de couchage bien chauds. Mais on dort très bien dans un Trailblazer, à condition de ne pas faire plus d'1, 80 mètre. La moquette est épaisse, si si, presque aussi bien qu'un Therm-A-Rest, à tel point que par la suite on ne déroulera plus nos matelas.
Dimanche 4 mai
A 5 h 30 nous plions bagage et partons pour Tucson dans le soleil levant. Nous nous arrêtons peu après à « To surprise sunrise » pour admirer les montagnes rosées.



Sur la route, nous croisons d'étranges créatures...



Cholla (prononcer choy-ya) Cactus Garden. Ces cactus (Cylindropuntia bigelovii) qui ressemblent à des peluches sont en fait redoutables. Leurs épines, munies de microscopiques barbes, se détachent très facilement et une fois dans la peau se mettent à voyager et n’en ressortent plus.





Leur squelette est aussi étonnant que celui des saguaros...


et leurs fruits ne sont pas mal non plus...

Nous voyons aussi quelques ocotillos (Fouquieria splendens) à la floraison flamboyante.

Arrivés à la jonction avec la Hwy 10, nous avons la bonne surprise de constater qu’elle est beaucoup moins encombrée que la veille, pour cause de dimanche matin.
Traversée de Phoenix puis arrivée à Tucson. Nous ne reconnaissons pas la ville, au développement exponentiel, saturée par la circulation. Le Super8 est moyen, surtout après celui de Los Angeles. L’accueil est sale, le gérant crasseux avec des cheveux comme de gros spaghettis qui dégoulinent dans son cou. Il ne manque que la sauce tomate. Sa chemise est infecte et en plus il a une toux grasse à couper l’appétit à tout un régiment. Quant à la chambre… elle est correcte et propre si on n’est pas trop regardants… Vers 19 heures nous partons pour la librairie Barnes & Noble.
Lundi 5 mai
Longue nuit de 20 heures à 6 h 30. Saguaro National Park West. Le désert est un véritable jardin naturel de cactées. Certains saguaros (Carnegiea gigantea) de deux cents ans atteignent près de vingt mètres de hauteur et pèsent plus de huit tonnes. Leur croissance est excessivement lente : à quinze ans ils ne dépassent pas trente centimètres, à cinquante ans deux mètres. Leurs premiers bras apparaissent aux environs de soixante-quinze ans de même que leurs premières fleurs, d’un délicat blanc-crème. Les Amérindiens récoltaient leurs fruits et employaient leur squelette dans la construction (on peut en voir notamment dans les toits des cloîtres de San Xavier Mission).


Le Hugh Norris Trail grimpe raide (ce ne sont que des marches jusqu��au sommet) au milieu d’une belle « forêt » de saguaros couronnés de fleurs de cire, surveillée à mi-hauteur par un gros ours de pierre, dodu à souhait. Il fait chaud, le soleil tape déjà fort, mais rien à voir avec le plein été.


Au col, le manque d’eau nous pousse à faire demi-tour. C’est la saison des palos verdes (Parkinsonia – Cercidium – aculeata) en fleur. Ce petit arbre au tronc et aux rameaux toujours verts est parfaitement adapté au climat torride du sud de l’Arizona ; il perd ses minuscules feuilles et ses ramifications en été, pour offrir le moins de prise au dessèchement. Il y a des centaines de ces gros bouquets qui éclaboussent de jaune d’or la plaine en contrebas, au-dessus de laquelle flotte une brume laiteuse.

Petit arrêt au Visitor Center – cartes et miel pour Alain –, puis nous poursuivons jusqu’à Signal Hill pour les pétroglyphes gravés dans le basalte, un demi-mile aller et retour. Sur la Hohokam Road, l’incroyable Kick Boxer Cactus, photographié par Philippe dans Photographing the Southwest, nous attend au bord du chemin, toujours aussi combatif.

Petite balade sur Discovery Nature Trail. En revenant sur Tucson, nous poursuivons directement sur Saguaro National Park East pour faire le Cactus Forest Drive. Belle lumière et belle balade sur le Freeman Homestead Trail.

Avec toujours les palos verdes en fleur...

et une une multitude de fleurs de cactus (de l'espèce Cholla).


A baby...

Tucson commence à manquer d’eau à cause de son développement galopant. Retour au motel en passant par Fry’s pour acheter trois bouteilles de trois litres d’eau. Il y a assez peu de gallons, finalement. Dîner avec salade et ananas. Le soir, alors que nous sommes couchés et que nous lisons, j’aperçois du coin de l’œil quelque chose d’énooorme et de noir qui traverse le plafond à toute vitesse. Je fais un bond, c’est un cafard géant !!! Il a été occis vite fait bien fait. On aime bien les bestioles de toute sorte mais là, non, vraiment, non…
Mardi 6 mai
Ce matin, sous une lumière laiteuse, nous allons visiter San Xavier Mission, au sud de Tucson. Les photos que nous avions vues, prises bien sûr sous le bon angle, étaient trompeuses. La mission, en cours de ravalement, n’est pas en pleine nature mais borde une réserve indienne – qui, comme souvent, est sinistre et poussiéreuse – et le mélange des styles est à notre goût particulièrement inesthétique. A l’intérieur, des saints, des saintes… ce qui n’est pas étonnant vu le contexte, une frise de cubes en perspective assez jolie. Une famille d’Indiens arrive avec une couronne de fleurs blanches. Le père est extrêmement noir de peau et la mère très typée, plutôt mexicaine, mais pas maya. Nous ne nous attardons pas plus longtemps. J’ai hâte de revoir le petit cimetière de Tombstone et ses croix de bois, alors pour couper nous prenons la 62 qui passe près de Greaterville – apparemment le « bout du monde » pour les locaux… – et rejoint la 83, qui, très rapidement, au niveau de l’embranchement de Box canyon, se transforme en dirt road. Tout est très mal indiqué ou pas indiqué du tout. La piste est bordée de très belles fleurs blanches au cœur de pistils jaune d’or ressemblant à des pavots sur des tiges de chardon, des Pricklepoppies (Argemone pleiacantha), appelées aussi, entre autres, Cowboy’s Fried Egg… Assez surprenant pour une fleur mais finalement pas si mal trouvé.

Je marrête pour les photographier et j’entends un bruit bizarre au niveau de la caisse, un genre de chuintement. Alain n’entend rien et on redémarre. Je m’arrête à nouveau pour cueillir une fleur et la faire sécher (je ne savais pas à ce moment-là que toutes les parties de la plante sont du poison) et j’entends à nouveau le même bruit, ressemblant fort à un pneu qui se dégonfle… Quelques kilomètres plus loin, le signal de crevaison s’allume au tableau de bord ! Bon, on est frais, il ne doit pas passer une voiture par jour sur cette piste qui semble rebuter les gens du coin et il reste encore un sacré paquet de kilomètres avant de rejoindre la civilisation. On descend, et moins d’une minute plus tard un gros pick-up de l’Arizona Engineering Company s’arrête derrière nous, il ne peut pas faire autrement d’ailleurs puisqu’on prend toute la largeur de la piste.
Nous cherchons le cric et la manivelle, bien cachés sous le siège arrière, et les deux Américains se proposent avec le sourire pour changer la roue, ce qui n’arriverait pas en France. Ça a l’air tout simple : une fois emmanchées les différentes parties de la manivelle à rallonge, il faut à l’aide d’une lampe électrique viser, par un petit trou dans le pare-chocs, le boulon sous la caisse et dévisser, dévisser, dévisser pour faire descendre la roue de secours… On a apparemment été chanceux car neuf fois sur dix ladite roue est bloquée par les nombreux chocs qu’elle a reçus en tapant sur des pierres. Bref, une demi-heure plus tard nous repartons avec une roue qui en a vu d’autres si l’on en croit sa magnifique rondelle de plastique orange, toujours suivis du pick-up, et nous nous séparons à l’embranchement de la 83 avec de grands sourires et de grands signes de la main.
A Tombstone, la lumière est toujours blanche et poussiéreuse, l’atmosphère complètement différente d’août 2000. Les croix de bois du cimetière de Boot Hill ont été remplacées par d’horribles choses en métal peintes en beige, les allées sont recouvertes de gravier style ponts-et-chaussées, les cactus sont devenus rares… ou alors mes souvenirs sont déformés. Même les montagnes sont plus lointaines… Un tour dans Main Street...



Nous abandonnons la randonnée prévue dans les Chiricahuas, la fois précédente nous étions basés à Bisbee, mais de Tucson c’est beaucoup trop loin. De retour au motel, par la 80 nord puis la Hwy 10, nous trouvons une agence Avis sur Broadway, au 5950, où nous expliquons que nous avons crevé sur le parking de la San Xavier Mission. Ils sont très aimables. Le pneu est trop abîmé pour être réparé, ils n’ont pas de TrailBlazer mais il en reste un à l’aéroport, le dernier, où nous filons dare-dare. Nous changeons notre 4 x 4 prune pour un bleu marine, avec un plein d’essence gratuit alors que le réservoir de l’ancien était vide.

Mercredi 7 mai
La route pour Globe, qui paraissait petite sur la carte, est saturée de camions… mais très belle dans sa seconde partie, lorsqu’elle traverse des forêts entières d’Organ Pipes. Le ciel devient de plus en plus bleu au fur et à mesure qu’on remonte vers le nord. Toujours les magnifiques palos verdes en fleur. Nous faisons quelques courses au petit Safeway de Globe et prenons la bifurcation pour l’Apache Trail. Belle vue sur le Roosevelt Lake depuis Tonto National Monument.

Splendide, la piste sinue au milieu de montagnes qui surplombent la Salt River et de nombreux lacs de barrage. Le contraste des saguaros, plantes du désert, et de l’eau verdâtre est étrange.





Tortilla Flat : saloon hors du temps, au bord de la piste. L’intérieur est entièrement tapissés de billets. Sous le porche nous constatons que le bon goût est universel : des lunettes de w-c placées verticalement attendent le client qui passera le visage par l’ouverture pour se faire photographier…



Lost Dutchman (emplacement 40, 12 $): camping de rêve à l’abri des Superstitions Mountains, désert. Nous installons la tente sous les cascades de fleurs dorées d’un palo verde, face au mont Flatiron, et partons pour Syphon Draw. Le massif est splendide dans la lumière cuivrée du jour qui tombe.



En redescendant, la plaine de Phoenix s'étend à nos pieds, et le contraste est grand entre le silence qui règne ici et la ville tentaculaire, si proche...

C'est vraiment un des plus beaux campings qu'on connaisse, et en plus il n'y a personne. On n'a que l'embarras du choix.






En prime un magnifique nuage dit « en peigne ».

Repas sur la table en bois puis balade sous les millions d’étoiles.
Jeudi 8 mai
En partant nous faisons un tour au saloon au-dessus...

et à la petite gare juste à côté.


Après avoir erré tant et plus dans Apache Junction, et vu un curieux spécimen,

avoir été envoyés dans des directions opposées par des gens à qui nous demandions notre chemin, nous trouvons enfin la 87 North (Idaho Bvd, Superstitions Mountains Drive, puis Ellesport Road, qui portait un autre nom sur Mapquest), grâce à l’amabilité d’un vendeur, dans un magasin, qui nous a imprimé une carte sur Internet. Très belle route jusqu’à l’autoroute.
Sedona est infiniment étendue désormais et ressemble à un grand chantier. Nous passons au Sugarloaf Motel, qui apparemment ne paye pas de mine mais qui est vraiment très bien. La chambre (60 $) est toute neuve, double vitrage, porte-fenêtre blanche à petits carreaux, table à repasser, réfrigérateur, etc., et un lit excellent ! Piscine sur l’arrière en prime.
West of Oak Creek, beau canyon encaissé entièrement boisé. Lupin bleu, fougères d’un vert très tendre, falaises abruptes ocre-rouge et crème, filet d’eau claire, chemin sablonneux.




Bien que marchant à un rythme soutenu nous ne voyons jamais poindre le subway et des randonneurs que nous croisons nous disent qu’il n’y a pas de fin, qu’on peut aller jusqu’à Flagstaff. Retour 3 h 30 plus tard au point de départ pour filer voir le coucher de soleil à Crescent Moon. Le temps de traverser Sedona, il disparaît déjà derrière les montagnes. Dommage…
Vendredi 9 mai
Courte nuit encore une fois. Réveil à 5 heures. Nous avons rendez-vous à 9 heures avec Kent & Sue au Frontier Market, un supermarché bio, à deux blocs du motel. Les retrouvailles sont chaleureuses, comme toujours, nous achetons quelques paquets de chips de riz bio au wasabi, au citron ou à la moutarde douce de Dijon et prenons la route pour Red Rock Crossing. La lumière n’est pas bonne du tout et le ciel laiteux de la fumée des feux de Sedona, Tusayan et Payson. (Nous y sommes passés hier, à Payson, et n’avons rien vu.) A peine arrivés sur le parking, nous n’avons même pas le temps de poser un pied par terre que deux énergumènes dans une espèce de cafougnette hérissée de balais et de rateaux nous sautent dessus pour réclamer les 8 $ d’entrée…
Les rives d’Oak Creek regorgent de mini-cairns construits avec les galets charriés par les flash floods – c’est étrange, c’est vraiment la Cairn Country – ; nous apercevons deux très beaux canards qui font la sieste sur les rochers au milieu du courant. L’eau est haute, nous devons nous déchausser pour la traverser et rejoindre les rochers plats qui forment une île en plein milieu. Un homme avec son chien se fait bronzer. Puis nous décidons d’aller à Robber’s Roost, des ruines indiennes indiquées par Philippe, perchées sous le sommet d’un dôme de grès rouge. Ce n’est pas tout simple apparemment car les pistes sont assez mal indiquées, mais nous faisons totalement confiance au sens de l’orientation de Kent et au guide fait par des amis à eux. Nous garons le 4 x 4 en face, à un demi-mile environ et prenons le sentier bordé de Sego Lily et de magnifiques boutons floraux d’agaves.


Nous nous faufilons entre les Prickly Pears aux dents acérées et arrivons dans la grotte ocre rouge, véritable nid d’aigle, trouée sur le côté d’une ouverture parfaitement ronde, qui donne sur le désert en contrebas.

Kent...


Nous pique-niquons sommairement et profitons du silence absolu… On pourrait rester des heures ici. Retour sur Sedona en empruntant d’autres pistes, au pied des montagnes pourpre et or.
Clarkdale, à vingt minutes de Sedona. La nouvelle maison de Sue & Kent est très grande, leurs neuf chats magnifiques... Ils nous invitent au restaurant à Jerome, ancienne petite ville minière voisine, accrochée au flanc de Mingus Mountain. La rue principale est très étroite, un peu « à la française », et très animée. Au sommet, l’Asylum, un ancien hôpital transformé en restaurant. Repas très cher.
Samedi 10 mai
Petit déjeuner au Mammossa – champagne et jus d’oranges (des orangers de la mère de Sue) pressées –, muffins, jus de pamplemousse avant de partir à Tuzigoot, que nous n’avons jamais vu, à deux miles de Clarkdale (5 $ l’entrée). Au Visitor Center, exposition de belles pierres, poteries, et outres. Tuzigoot (mot apache pour Crooked Water) surplombe la Verde River d’une quarantaine de mètres et étage ses damiers ceinturés de pierre sur les flancs d’une petite colline comme la lave s’écoule du volcan. Les ruines du pueblo occupé il y a sept cents ans environ par les Sinagua sont bien conservées. A l’origine, il y avait soixante-dix-sept chambres au rez-de-chaussée et par endroits deux étages, très peu de portes comme toujours, puisqu’on entrait au moyen d'échelles glissées par une ouverture du toit. Pendant une centaine d’années la population se stabilisa à une cinquantaine de personnes puis doubla vers 1200 lorsque des cultivateurs fuyant la sécheresse s’y installèrent.


Nous enchaînons sur Jerome que Kent tient à nous montrer, de jour cette fois-ci – où nous pique-niquons –, puis grimpons au sommet de Mingus Mountain. Beaux points de vue, mais nous n’en finissons pas de prendre une piste puis l’autre… Nous laissons le 4 x 4 sur le bas-côté et suivons Kent au pas de charge sur une « autoroute forestière ». Alain et moi, lessivés par cet après-midi de voiture, avons hâte de rentrer à la maison. La fin d’après-midi nous paraît vraiment délicieuse, à nous reposer tranquillement dans le patio. Le soir, Kent, qui fait habituellement la cuisine, nous prépare un succulent repas : limonade avec des petits samossas au crabe et wasabi, crème d’épinard et tacos. Puis thon au barbecue parfaitement cuit et moelleux, riz et maïs. Excellent. Le dessert, le préféré de Kent, vient plus tard : icecake bleu turquoise avec une couche de gâteau au chocolat à l’intérieur…
Dimanche 11 mai
A 11 heures nous partons tous les quatre pour Secret Canyon avec notre 4 x 4. Les pistes sont assez difficiles pour y arriver, mais le canyon est magnifique, longé par un chemin de sable rose bordé de manzanitas en fleur. Deux lézards à collier (Crotaphytus collaris) se battent férocement, peut-être à mort, en plein milieu du chemin et s’enfuient à notre approche, toujours accrochés l’un à l’autre, aucun ne voulant lâcher le morceau.

Kent file comme un lapin, presque au pas de course. Le canyon est assez resserré et pas vraiment propice à la photo mais il est splendide.



L'écorce des manzanitas a de belles couleurs violines.


Vie et mort d'une agave...


Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour pique-niquer à l’aplomb d’une falaise, puis comme Sue et Kent s’étaient donné quatre heures maximum pour faire la balade, nous faisons demi-tour. Retour à la voiture vers 16 heures. Le soir nous les invitons dans le restaurant de leur choix, en l’occurrence le Taverne Grill à Cottonwood. Bon repas. Kent, avec un des chats, Kelty, part ensuite directement dans la nuit pour Phoenix où il travaille plusieurs jours par semaine.
Lundi 12 mai
Départ pour Grand Canyon. En passant à Flagstaff nous prenons de l’essence dans un froid de canard qui nous suit jusqu’au Maswick Lodge où nous arrivons vers 14 h 30. De gros nuages de pluie traversent le ciel immense, poussés par un vent glacial, ce qui ne nous décourage pas pour autant. Comme la chambre n’est pas encore prête nous reprenons le 4 x 4 avec tous les bagages à l’intérieur et partons pour Yaki Point d’où part le South Kaibab Trail, mais nous avions oublié qu’on ne peut y accéder qu’en navette ! On hésite à laisser la voiture sur le petit parking proche de la route, sous les arbres, puis on décide que l’endroit est quand même moins sûr que le fin fond de l’Utah, qu’il n’y a pas que des Américains qui visitent le Canyon, et on retourne au départ de la navette devant le Maswick. On en profite pour prendre la chambre, moins bien que la dernière fois au premier étage dans les grands pins. Il est 16 h 45. Retour sur le South Kaibab avec les deux navettes, la bleue et la verte. On est complètement gelés, d’autant qu’on n’a pas pris de polaires. On fait la descente en courant presque, c’est très beau, il commence à pleuvoir. Frigorifiés, on fait demi-tour.


Repas de salades, dans la chambre, achetées à New Frontier à Sedona.
Mardi 13 mai
Réveil à 5 h 30. Je m’extraie de sous les couvertures pour jeter un œil derrière le rideau et voir si le ciel est bleu… Surprise ! tout est recouvert d’une épaisse couche de neige ! C’est magnifique et surprenant ! Noël au mois de mai, on n’en espérait pas tant !

Je fais un tour dehors, prends quelques photos inhabituelles d’agaves sous la neige ou de la voie ferrée dans un décor hivernal,

rentre prendre un thé avec Alain, deux trois biscuits bio apportés de Paris et nous partons sac au dos dans un froid glacial pour le Bright Angel Trail et les Indian Gardens (9, 2 miles aller retour et 3000 pieds de dénivelée, c'est-à-dire en langage clair une quinzaine de kilomètres et 930 mètres). Il est 8 heures. Sue espérait pouvoir nous rejoindre pour cette randonnée mais ce sera pour une autre fois, dommage… On n’a aucune vue pour l’instant, tout est dans les nuages, mais la neige disparaît très vite,




seules restent les flaques d’eau boueuse qui comblent chaque petite dépression derrière les marches de bois. Il est assez difficile de descendre comme ça, en jouant les équilibristes, toujours sur l’extrémité droite ou gauche de chaque marche.

Nous dépassons la première resthouse, faisons une petite pause de cinq minutes à la deuxième, et nous repartons. Au fur et à mesure de la descente, le ciel se dégage, les fleurs se font plus nombreuses et plus variées. Nous retrouvons là les si belles Pricklepoppies du Sud, des asters, des saxiphrages, des agaves utahensis, etc. Les nuages laissent par endroits passer un rayon de soleil, c’est vraiment superbe.

L’oasis d’Indian Gardens étale sa verdure juste au-dessous de nous, le chemin devient plat et nous nous glissons sous les immenses peupliers de Virginie pour pique-niquer auprès de la fontaine. A peine installés, nous avons la visite des écureuils qui n’attendaient que nous pour se mettre à table, mais malheureusement pour eux nous ne sommes pas de ceux qui nourrissent la faune locale…

Une heure et demie plus tard nous remontons à notre rythme, c’est-à-dire celui du montagnard en haute montagne, lent.


Nous sommes régulièrement doublés par des randonneurs qui foncent tête baissée et que l’on retrouve systématiquement un ou deux virages plus haut, affalés sur le bas-côté, alors que nous pouvons monter sans nous arrêter si nous le voulons et en n’éprouvant absolument aucune fatigue. Les dépassements successifs se répéteront ainsi jusqu’au sommet que nous atteignons vers 16 heures. Il y règne toujours un froid glacial mais la neige a maintenant complètement fondu. Très belle journée. Repas correct à la cafétéria.
Mercredi 14 mai
Nous partons pour Bluff en nous arrêtant çà et là sur le rim

et notamment au musée Tusayan pour voir si notre copain le-plus-intelligent-des-oiseaux, le raven (grand corbeau), est toujours au rendez-vous, d’une année sur l’autre... Eh bien oui, il est là, perché sur une branche dans un froid de canard et sous un vilain voile blanchâtre que le vent fort ne parvient pas à dissiper, et penche la tête pour nous regarder... Nous en profitons pour relire les avertissements concernant le puma que l'on connaît par cœur.

La lumière n’est vraiment pas propice à la photo et nous dissuadera de faire le détour de cent kilomètres pour un site isolé que nous avait indiqué Philippe. La route est longue et les paysages quelconques jusqu’à Kayenta, village navajo, sinistre s’il en est…

La suite ici: http://voyageforum.com/..._2e_partie_D2152941/
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html
Cette année nous avons choisi d'atterrir à Los Angeles pour retourner dans le sud de l'Arizona, que nous avions parcouru en 2000. Notre itinéraire nous a menés jusqu'a San Francisco en passant par Tucson, Sedona, Grand Canyon, Moab, Vernal, Escalante, Zion, Bryce, la traversée du Nevada pour rejoindre Lee Vining et Yosemite. Nous avons mixé motels et nuit sous la tente ou dans le 4 x 4.
Merci encore à Philippe Schuler (Sedonax) pour ses précieux conseils. Merci également à Jean-Luc (vazyvite), pour son aide cartographique.
Les balises jaunes correspondent aux nuits en camping. Les « primitive campgrounds », de quelques emplacements, n'ont ni eau ni électricité, seulement des w-c chimiques.

01/5 : Los Angeles 02/5 03/5 : Joshua Tree (White Tank, primitive campground) 04/5 : Tucson 05/5 06/5 07/5 : Apache Trail (camping à Lost Dutchman) 08/5 : Sedona 09/5 10/5 11/5 12/5 : Grand Canyon 13/5 14/5 : Bluff 15/5 : Moab 16/5 : Dinosaur N.M. (primitive campground de Echo Park) 17/5 : Vernal 18/5 : Goblin Valley (camping) 19/5 : Escalante 20/5 : Paria Station (White House, primitive campground) 21/5 : Page 22/5 : Bryce Canyon (Sunset campground) 23/5 24/5 : Extraterrestrial Hwy 25/5 : Lee Vining 26/5 : Yosemite (Curry Village) 27/5 28/5 : San Francisco 29/5 30/5 31/5 : Départ…
Première partie
De Los Angeles à Grand Canyon
Jeudi 1er mai
Le chauffeur de taxi qui nous conduit à Roissy roule comme un malade, 140 à l’heure même quand c’est limité à 70, tout en balançant constamment sa tête d’une épaule à l’autre en mouvements violents et saccadés… Il avait décidé de mettre vingt minutes de porte à porte (au lieu d’une heure habituellement…). On a bien cru ne jamais arriver ! Puis à l’aéroport, une hôtesse particulièrement molle et peu aimable nous annonce qu’il n’y a aucune trace de notre enregistrement sur le vol. Elle nous parle de surbooking... Vingt minutes plus tard et après une grosse montée d’adrénaline, il ressort qu’elle s’est trompée, il reste seize places disponibles ; nous serons sous l’écran et pourrons, luxe suprême, étendre nos jambes ! Je suis assise à côté d’un jeune pilote d’Air France, et je ne manque pas, à chaque tressaillement de l’avion, de lui demander ce qui se passe… Il me rassure en me parlant des différentes manœuvres, du train d’atterrissage, des turbulences, etc., dix fois plus efficace qu’un tranquillisant ! Puis subitement, quelques rangées derrière nous, une dispute éclate. Une matrone, qui n’accepte pas que le passager devant elle – tout aussi détestable – incline son siège, se lève et se plante dans l’allée en criant : « Appelez le capitaine ! Appelez le capitaine ! » On est morts de rire !
Los Angeles. Nous prenons enfin le seul Trailblazer du parking d’Avis et trois heures après avoir atterri nous arrivons au Super8 de Culver City, sur W. Washington Boulevard, haut de gamme de la chaîne (89 $ + taxes, soit 99, 68 $). Quelques courses chez Vons (carte Safeway), à côté, et nous nous couchons épuisés à 21 heures.
Vendredi 2 mai
Réveil à 4 h 45. Balade à Venice et sur les canaux. Très jolis, très calmes, juste le chant des étourneaux.


Au fait, comment dit-on? Véniché? Vinaïce? Venisse? Après avoir tout entendu, on aura la réponse à la fin du voyage, à San Francisco: Venisse!


Le J-P Getty Center Museum, planté sur une colline de Brentwood, est gigantesque (d’ailleurs tout est gigantesque : les travaux ont duré douze ans, ont coûté un milliard de dollars, et sa superficie atteint 88 000 mètres carrés !), avec une architecture trop massive à mon goût. Nous sommes déçus par la disproportion entre les œuvres exposées et la taille du musée. Beaux cactus, eau claire qui chante au milieu de toute cette blancheur. Nous mangeons quelques galettes de la Mère Poulard et partageons une micro-boîte de thon « fat free ». Infecte. L’entrée n’était pas chère : 8 $ pour le parking souterrain, la navette qui nous hisse au sommet de la colline et le musée. Retour à Venice Beach. Palmiers, vélos, terrains de sport et de musculation. Surfeurs dans les immenses rouleaux du Pacifique. Finalement, nous n’avons pas trouvé de glacière de taille normale et pas de réchaud non plus. Juste une casserole. Nous mangeons dans la chambre de délicieuses quesadillas bio au fromage avec de la salade, et… dodo ! Il est 20 h 30.
Samedi 3 mai
Nous nous trompons en partant pour Joshua… c’est infernal ! Toutes les autoroutes sont surchargées, les camions roulent comme des malades et Los Angeles n’en finit pas de s’étirer comme un chewing-gum. De l’autoroute nous apercevons un Wall-Mart et sortons à Moreno Valley. Nous achetons glacière, réchaud, recharge de gaz, Tupperwares, chaussettes, de l’eau pour 40 $ ! qui dit mieux ?
Au Visitor Center de Palm Springs, tenu par des Indiens pas vraiment aimables, nous achetons nos billets d’entrée pour les Indian Canyons (7 $). Andreas Canyon est très beau et très étrange. Les palmiers (Washingtonia filifera) portent de longues jupes de paille laissant apercevoir par endroits des troncs qui vont du gris à l’ocre, totalement quadrillés d’entailles. Les Indiens en ramassaient les fruits pour faire de la farine et se servaient aussi des feuilles comme chaume. Un petit torrent se faufile à leurs pieds, clair comme du cristal, et d’immenses palmes, comme au Mexique, poussent sur ses berges. La fin du canyon est fermée par un grillage. Au-delà, sur le flanc de la montagne de pierre, deux ou trois bâtisses.




Il fait trop chaud pour Murray Canyon. Nous allons au Trading Post, au bout d’une étroite route sinueuse qui grimpe au flanc de la montagne. Rien d’intéressant. Nous en profitons pour descendre dans Palm Canyon, tapissé de sable, malgré un écriteau avertissant le visiteur du grand nombre de rattlesnakes qui se prélassent dans le coin. Nous pensons que c’est surtout pour décourager le randonneur. L’endroit est agréable mais ressemble quand même trop à une promenade du dimanche.


Nous reprenons la route pour Joshua, sur la Hwy 10, encore et toujours. Je suis très étonnée de voir que l’entrée du parc n’est pas en plein désert mais dans une agglomération !... qui s’étire, elle aussi. Mais après le Visitor Center et la guérite des rangers, il n’y a plus que de la roche et des Joshua Trees (Yucca brevifolia). Ce sont les Mormons qui, en traversant le désert de Mojave, nommèrent ainsi ces grands yuccas parce qu’ils leur évoquaient Josué levant ses mains au ciel. Leur croissance est extrêmement lente, une dizaine de centimètres par an seulement, mais ils peuvent vivre jusqu’à deux cents ans. Nous passons Hidden Valley et poursuivons vers « Jumbo Rocks » pour (pensons-nous) planter notre tente au milieu d’une forêt de Joshua Trees avant le coucher du soleil. Surprise ! le camping, qui a pourtant 125 places, est plein, et ressemble à celui de Big Sur : trop grand à notre goût ! Nous sommes samedi soir et nous n’y avons pas pensé une seule seconde… Nous repérons deux autres campings sur la carte ; le premier, « Belle », petit, est plein lui aussi. Il nous reste le dernier, « White Tank »… qui est complet, ce qui n’est pas étonnant car il a peu d’emplacements. Suivant les conseils de Philippe en pareil cas, nous décidons de dormir là. Nous garons le 4 x 4 à l’ombre de gros rochers, sous un panneau d’interdiction de 10 heures p.m. à 6 heures a.m. Parfait, ça veut donc dire que des visiteurs peuvent se balader sans attirer l’attention. Lorsque la nuit tombe nous le déplaçons de quelques mètres, de l’autre côté du chemin de sable, histoire de ne pas se faire épingler deux fois par les rangers : une fois pour dormir « illégalement » dans le camping, une deuxième pour être garés sous un panneau d’interdiction. Nous mangeons un morceau, faisons un tour au milieu des gros rochers dorés par le soleil couchant




et nous installons pour la nuit.

Nous passons tous les sacs à l’avant, abaissons les sièges et nous allongeons à même la moquette, sans sortir matelas ni duvets, attendant la lampe électrique du ranger braquée sur nos visages à travers les vitres. En fait, c’est le froid qui nous fera réintégrer nos sacs de couchage bien chauds. Mais on dort très bien dans un Trailblazer, à condition de ne pas faire plus d'1, 80 mètre. La moquette est épaisse, si si, presque aussi bien qu'un Therm-A-Rest, à tel point que par la suite on ne déroulera plus nos matelas.
Dimanche 4 mai
A 5 h 30 nous plions bagage et partons pour Tucson dans le soleil levant. Nous nous arrêtons peu après à « To surprise sunrise » pour admirer les montagnes rosées.



Sur la route, nous croisons d'étranges créatures...



Cholla (prononcer choy-ya) Cactus Garden. Ces cactus (Cylindropuntia bigelovii) qui ressemblent à des peluches sont en fait redoutables. Leurs épines, munies de microscopiques barbes, se détachent très facilement et une fois dans la peau se mettent à voyager et n’en ressortent plus.





Leur squelette est aussi étonnant que celui des saguaros...


et leurs fruits ne sont pas mal non plus...

Nous voyons aussi quelques ocotillos (Fouquieria splendens) à la floraison flamboyante.

Arrivés à la jonction avec la Hwy 10, nous avons la bonne surprise de constater qu’elle est beaucoup moins encombrée que la veille, pour cause de dimanche matin.
Traversée de Phoenix puis arrivée à Tucson. Nous ne reconnaissons pas la ville, au développement exponentiel, saturée par la circulation. Le Super8 est moyen, surtout après celui de Los Angeles. L’accueil est sale, le gérant crasseux avec des cheveux comme de gros spaghettis qui dégoulinent dans son cou. Il ne manque que la sauce tomate. Sa chemise est infecte et en plus il a une toux grasse à couper l’appétit à tout un régiment. Quant à la chambre… elle est correcte et propre si on n’est pas trop regardants… Vers 19 heures nous partons pour la librairie Barnes & Noble.
Lundi 5 mai
Longue nuit de 20 heures à 6 h 30. Saguaro National Park West. Le désert est un véritable jardin naturel de cactées. Certains saguaros (Carnegiea gigantea) de deux cents ans atteignent près de vingt mètres de hauteur et pèsent plus de huit tonnes. Leur croissance est excessivement lente : à quinze ans ils ne dépassent pas trente centimètres, à cinquante ans deux mètres. Leurs premiers bras apparaissent aux environs de soixante-quinze ans de même que leurs premières fleurs, d’un délicat blanc-crème. Les Amérindiens récoltaient leurs fruits et employaient leur squelette dans la construction (on peut en voir notamment dans les toits des cloîtres de San Xavier Mission).


Le Hugh Norris Trail grimpe raide (ce ne sont que des marches jusqu��au sommet) au milieu d’une belle « forêt » de saguaros couronnés de fleurs de cire, surveillée à mi-hauteur par un gros ours de pierre, dodu à souhait. Il fait chaud, le soleil tape déjà fort, mais rien à voir avec le plein été.


Au col, le manque d’eau nous pousse à faire demi-tour. C’est la saison des palos verdes (Parkinsonia – Cercidium – aculeata) en fleur. Ce petit arbre au tronc et aux rameaux toujours verts est parfaitement adapté au climat torride du sud de l’Arizona ; il perd ses minuscules feuilles et ses ramifications en été, pour offrir le moins de prise au dessèchement. Il y a des centaines de ces gros bouquets qui éclaboussent de jaune d’or la plaine en contrebas, au-dessus de laquelle flotte une brume laiteuse.

Petit arrêt au Visitor Center – cartes et miel pour Alain –, puis nous poursuivons jusqu’à Signal Hill pour les pétroglyphes gravés dans le basalte, un demi-mile aller et retour. Sur la Hohokam Road, l’incroyable Kick Boxer Cactus, photographié par Philippe dans Photographing the Southwest, nous attend au bord du chemin, toujours aussi combatif.

Petite balade sur Discovery Nature Trail. En revenant sur Tucson, nous poursuivons directement sur Saguaro National Park East pour faire le Cactus Forest Drive. Belle lumière et belle balade sur le Freeman Homestead Trail.

Avec toujours les palos verdes en fleur...

et une une multitude de fleurs de cactus (de l'espèce Cholla).


A baby...

Tucson commence à manquer d’eau à cause de son développement galopant. Retour au motel en passant par Fry’s pour acheter trois bouteilles de trois litres d’eau. Il y a assez peu de gallons, finalement. Dîner avec salade et ananas. Le soir, alors que nous sommes couchés et que nous lisons, j’aperçois du coin de l’œil quelque chose d’énooorme et de noir qui traverse le plafond à toute vitesse. Je fais un bond, c’est un cafard géant !!! Il a été occis vite fait bien fait. On aime bien les bestioles de toute sorte mais là, non, vraiment, non…
Mardi 6 mai
Ce matin, sous une lumière laiteuse, nous allons visiter San Xavier Mission, au sud de Tucson. Les photos que nous avions vues, prises bien sûr sous le bon angle, étaient trompeuses. La mission, en cours de ravalement, n’est pas en pleine nature mais borde une réserve indienne – qui, comme souvent, est sinistre et poussiéreuse – et le mélange des styles est à notre goût particulièrement inesthétique. A l’intérieur, des saints, des saintes… ce qui n’est pas étonnant vu le contexte, une frise de cubes en perspective assez jolie. Une famille d’Indiens arrive avec une couronne de fleurs blanches. Le père est extrêmement noir de peau et la mère très typée, plutôt mexicaine, mais pas maya. Nous ne nous attardons pas plus longtemps. J’ai hâte de revoir le petit cimetière de Tombstone et ses croix de bois, alors pour couper nous prenons la 62 qui passe près de Greaterville – apparemment le « bout du monde » pour les locaux… – et rejoint la 83, qui, très rapidement, au niveau de l’embranchement de Box canyon, se transforme en dirt road. Tout est très mal indiqué ou pas indiqué du tout. La piste est bordée de très belles fleurs blanches au cœur de pistils jaune d’or ressemblant à des pavots sur des tiges de chardon, des Pricklepoppies (Argemone pleiacantha), appelées aussi, entre autres, Cowboy’s Fried Egg… Assez surprenant pour une fleur mais finalement pas si mal trouvé.

Je marrête pour les photographier et j’entends un bruit bizarre au niveau de la caisse, un genre de chuintement. Alain n’entend rien et on redémarre. Je m’arrête à nouveau pour cueillir une fleur et la faire sécher (je ne savais pas à ce moment-là que toutes les parties de la plante sont du poison) et j’entends à nouveau le même bruit, ressemblant fort à un pneu qui se dégonfle… Quelques kilomètres plus loin, le signal de crevaison s’allume au tableau de bord ! Bon, on est frais, il ne doit pas passer une voiture par jour sur cette piste qui semble rebuter les gens du coin et il reste encore un sacré paquet de kilomètres avant de rejoindre la civilisation. On descend, et moins d’une minute plus tard un gros pick-up de l’Arizona Engineering Company s’arrête derrière nous, il ne peut pas faire autrement d’ailleurs puisqu’on prend toute la largeur de la piste.
Nous cherchons le cric et la manivelle, bien cachés sous le siège arrière, et les deux Américains se proposent avec le sourire pour changer la roue, ce qui n’arriverait pas en France. Ça a l’air tout simple : une fois emmanchées les différentes parties de la manivelle à rallonge, il faut à l’aide d’une lampe électrique viser, par un petit trou dans le pare-chocs, le boulon sous la caisse et dévisser, dévisser, dévisser pour faire descendre la roue de secours… On a apparemment été chanceux car neuf fois sur dix ladite roue est bloquée par les nombreux chocs qu’elle a reçus en tapant sur des pierres. Bref, une demi-heure plus tard nous repartons avec une roue qui en a vu d’autres si l’on en croit sa magnifique rondelle de plastique orange, toujours suivis du pick-up, et nous nous séparons à l’embranchement de la 83 avec de grands sourires et de grands signes de la main.
A Tombstone, la lumière est toujours blanche et poussiéreuse, l’atmosphère complètement différente d’août 2000. Les croix de bois du cimetière de Boot Hill ont été remplacées par d’horribles choses en métal peintes en beige, les allées sont recouvertes de gravier style ponts-et-chaussées, les cactus sont devenus rares… ou alors mes souvenirs sont déformés. Même les montagnes sont plus lointaines… Un tour dans Main Street...



Nous abandonnons la randonnée prévue dans les Chiricahuas, la fois précédente nous étions basés à Bisbee, mais de Tucson c’est beaucoup trop loin. De retour au motel, par la 80 nord puis la Hwy 10, nous trouvons une agence Avis sur Broadway, au 5950, où nous expliquons que nous avons crevé sur le parking de la San Xavier Mission. Ils sont très aimables. Le pneu est trop abîmé pour être réparé, ils n’ont pas de TrailBlazer mais il en reste un à l’aéroport, le dernier, où nous filons dare-dare. Nous changeons notre 4 x 4 prune pour un bleu marine, avec un plein d’essence gratuit alors que le réservoir de l’ancien était vide.

Mercredi 7 mai
La route pour Globe, qui paraissait petite sur la carte, est saturée de camions… mais très belle dans sa seconde partie, lorsqu’elle traverse des forêts entières d’Organ Pipes. Le ciel devient de plus en plus bleu au fur et à mesure qu’on remonte vers le nord. Toujours les magnifiques palos verdes en fleur. Nous faisons quelques courses au petit Safeway de Globe et prenons la bifurcation pour l’Apache Trail. Belle vue sur le Roosevelt Lake depuis Tonto National Monument.

Splendide, la piste sinue au milieu de montagnes qui surplombent la Salt River et de nombreux lacs de barrage. Le contraste des saguaros, plantes du désert, et de l’eau verdâtre est étrange.





Tortilla Flat : saloon hors du temps, au bord de la piste. L’intérieur est entièrement tapissés de billets. Sous le porche nous constatons que le bon goût est universel : des lunettes de w-c placées verticalement attendent le client qui passera le visage par l’ouverture pour se faire photographier…



Lost Dutchman (emplacement 40, 12 $): camping de rêve à l’abri des Superstitions Mountains, désert. Nous installons la tente sous les cascades de fleurs dorées d’un palo verde, face au mont Flatiron, et partons pour Syphon Draw. Le massif est splendide dans la lumière cuivrée du jour qui tombe.



En redescendant, la plaine de Phoenix s'étend à nos pieds, et le contraste est grand entre le silence qui règne ici et la ville tentaculaire, si proche...

C'est vraiment un des plus beaux campings qu'on connaisse, et en plus il n'y a personne. On n'a que l'embarras du choix.






En prime un magnifique nuage dit « en peigne ».

Repas sur la table en bois puis balade sous les millions d’étoiles.
Jeudi 8 mai
En partant nous faisons un tour au saloon au-dessus...

et à la petite gare juste à côté.


Après avoir erré tant et plus dans Apache Junction, et vu un curieux spécimen,

avoir été envoyés dans des directions opposées par des gens à qui nous demandions notre chemin, nous trouvons enfin la 87 North (Idaho Bvd, Superstitions Mountains Drive, puis Ellesport Road, qui portait un autre nom sur Mapquest), grâce à l’amabilité d’un vendeur, dans un magasin, qui nous a imprimé une carte sur Internet. Très belle route jusqu’à l’autoroute.
Sedona est infiniment étendue désormais et ressemble à un grand chantier. Nous passons au Sugarloaf Motel, qui apparemment ne paye pas de mine mais qui est vraiment très bien. La chambre (60 $) est toute neuve, double vitrage, porte-fenêtre blanche à petits carreaux, table à repasser, réfrigérateur, etc., et un lit excellent ! Piscine sur l’arrière en prime.
West of Oak Creek, beau canyon encaissé entièrement boisé. Lupin bleu, fougères d’un vert très tendre, falaises abruptes ocre-rouge et crème, filet d’eau claire, chemin sablonneux.




Bien que marchant à un rythme soutenu nous ne voyons jamais poindre le subway et des randonneurs que nous croisons nous disent qu’il n’y a pas de fin, qu’on peut aller jusqu’à Flagstaff. Retour 3 h 30 plus tard au point de départ pour filer voir le coucher de soleil à Crescent Moon. Le temps de traverser Sedona, il disparaît déjà derrière les montagnes. Dommage…
Vendredi 9 mai
Courte nuit encore une fois. Réveil à 5 heures. Nous avons rendez-vous à 9 heures avec Kent & Sue au Frontier Market, un supermarché bio, à deux blocs du motel. Les retrouvailles sont chaleureuses, comme toujours, nous achetons quelques paquets de chips de riz bio au wasabi, au citron ou à la moutarde douce de Dijon et prenons la route pour Red Rock Crossing. La lumière n’est pas bonne du tout et le ciel laiteux de la fumée des feux de Sedona, Tusayan et Payson. (Nous y sommes passés hier, à Payson, et n’avons rien vu.) A peine arrivés sur le parking, nous n’avons même pas le temps de poser un pied par terre que deux énergumènes dans une espèce de cafougnette hérissée de balais et de rateaux nous sautent dessus pour réclamer les 8 $ d’entrée…
Les rives d’Oak Creek regorgent de mini-cairns construits avec les galets charriés par les flash floods – c’est étrange, c’est vraiment la Cairn Country – ; nous apercevons deux très beaux canards qui font la sieste sur les rochers au milieu du courant. L’eau est haute, nous devons nous déchausser pour la traverser et rejoindre les rochers plats qui forment une île en plein milieu. Un homme avec son chien se fait bronzer. Puis nous décidons d’aller à Robber’s Roost, des ruines indiennes indiquées par Philippe, perchées sous le sommet d’un dôme de grès rouge. Ce n’est pas tout simple apparemment car les pistes sont assez mal indiquées, mais nous faisons totalement confiance au sens de l’orientation de Kent et au guide fait par des amis à eux. Nous garons le 4 x 4 en face, à un demi-mile environ et prenons le sentier bordé de Sego Lily et de magnifiques boutons floraux d’agaves.


Nous nous faufilons entre les Prickly Pears aux dents acérées et arrivons dans la grotte ocre rouge, véritable nid d’aigle, trouée sur le côté d’une ouverture parfaitement ronde, qui donne sur le désert en contrebas.

Kent...



Nous pique-niquons sommairement et profitons du silence absolu… On pourrait rester des heures ici. Retour sur Sedona en empruntant d’autres pistes, au pied des montagnes pourpre et or.
Clarkdale, à vingt minutes de Sedona. La nouvelle maison de Sue & Kent est très grande, leurs neuf chats magnifiques... Ils nous invitent au restaurant à Jerome, ancienne petite ville minière voisine, accrochée au flanc de Mingus Mountain. La rue principale est très étroite, un peu « à la française », et très animée. Au sommet, l’Asylum, un ancien hôpital transformé en restaurant. Repas très cher.
Samedi 10 mai
Petit déjeuner au Mammossa – champagne et jus d’oranges (des orangers de la mère de Sue) pressées –, muffins, jus de pamplemousse avant de partir à Tuzigoot, que nous n’avons jamais vu, à deux miles de Clarkdale (5 $ l’entrée). Au Visitor Center, exposition de belles pierres, poteries, et outres. Tuzigoot (mot apache pour Crooked Water) surplombe la Verde River d’une quarantaine de mètres et étage ses damiers ceinturés de pierre sur les flancs d’une petite colline comme la lave s’écoule du volcan. Les ruines du pueblo occupé il y a sept cents ans environ par les Sinagua sont bien conservées. A l’origine, il y avait soixante-dix-sept chambres au rez-de-chaussée et par endroits deux étages, très peu de portes comme toujours, puisqu’on entrait au moyen d'échelles glissées par une ouverture du toit. Pendant une centaine d’années la population se stabilisa à une cinquantaine de personnes puis doubla vers 1200 lorsque des cultivateurs fuyant la sécheresse s’y installèrent.


Nous enchaînons sur Jerome que Kent tient à nous montrer, de jour cette fois-ci – où nous pique-niquons –, puis grimpons au sommet de Mingus Mountain. Beaux points de vue, mais nous n’en finissons pas de prendre une piste puis l’autre… Nous laissons le 4 x 4 sur le bas-côté et suivons Kent au pas de charge sur une « autoroute forestière ». Alain et moi, lessivés par cet après-midi de voiture, avons hâte de rentrer à la maison. La fin d’après-midi nous paraît vraiment délicieuse, à nous reposer tranquillement dans le patio. Le soir, Kent, qui fait habituellement la cuisine, nous prépare un succulent repas : limonade avec des petits samossas au crabe et wasabi, crème d’épinard et tacos. Puis thon au barbecue parfaitement cuit et moelleux, riz et maïs. Excellent. Le dessert, le préféré de Kent, vient plus tard : icecake bleu turquoise avec une couche de gâteau au chocolat à l’intérieur…
Dimanche 11 mai
A 11 heures nous partons tous les quatre pour Secret Canyon avec notre 4 x 4. Les pistes sont assez difficiles pour y arriver, mais le canyon est magnifique, longé par un chemin de sable rose bordé de manzanitas en fleur. Deux lézards à collier (Crotaphytus collaris) se battent férocement, peut-être à mort, en plein milieu du chemin et s’enfuient à notre approche, toujours accrochés l’un à l’autre, aucun ne voulant lâcher le morceau.

Kent file comme un lapin, presque au pas de course. Le canyon est assez resserré et pas vraiment propice à la photo mais il est splendide.



L'écorce des manzanitas a de belles couleurs violines.


Vie et mort d'une agave...


Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour pique-niquer à l’aplomb d’une falaise, puis comme Sue et Kent s’étaient donné quatre heures maximum pour faire la balade, nous faisons demi-tour. Retour à la voiture vers 16 heures. Le soir nous les invitons dans le restaurant de leur choix, en l’occurrence le Taverne Grill à Cottonwood. Bon repas. Kent, avec un des chats, Kelty, part ensuite directement dans la nuit pour Phoenix où il travaille plusieurs jours par semaine.
Lundi 12 mai
Départ pour Grand Canyon. En passant à Flagstaff nous prenons de l’essence dans un froid de canard qui nous suit jusqu’au Maswick Lodge où nous arrivons vers 14 h 30. De gros nuages de pluie traversent le ciel immense, poussés par un vent glacial, ce qui ne nous décourage pas pour autant. Comme la chambre n’est pas encore prête nous reprenons le 4 x 4 avec tous les bagages à l’intérieur et partons pour Yaki Point d’où part le South Kaibab Trail, mais nous avions oublié qu’on ne peut y accéder qu’en navette ! On hésite à laisser la voiture sur le petit parking proche de la route, sous les arbres, puis on décide que l’endroit est quand même moins sûr que le fin fond de l’Utah, qu’il n’y a pas que des Américains qui visitent le Canyon, et on retourne au départ de la navette devant le Maswick. On en profite pour prendre la chambre, moins bien que la dernière fois au premier étage dans les grands pins. Il est 16 h 45. Retour sur le South Kaibab avec les deux navettes, la bleue et la verte. On est complètement gelés, d’autant qu’on n’a pas pris de polaires. On fait la descente en courant presque, c’est très beau, il commence à pleuvoir. Frigorifiés, on fait demi-tour.


Repas de salades, dans la chambre, achetées à New Frontier à Sedona.
Mardi 13 mai
Réveil à 5 h 30. Je m’extraie de sous les couvertures pour jeter un œil derrière le rideau et voir si le ciel est bleu… Surprise ! tout est recouvert d’une épaisse couche de neige ! C’est magnifique et surprenant ! Noël au mois de mai, on n’en espérait pas tant !

Je fais un tour dehors, prends quelques photos inhabituelles d’agaves sous la neige ou de la voie ferrée dans un décor hivernal,

rentre prendre un thé avec Alain, deux trois biscuits bio apportés de Paris et nous partons sac au dos dans un froid glacial pour le Bright Angel Trail et les Indian Gardens (9, 2 miles aller retour et 3000 pieds de dénivelée, c'est-à-dire en langage clair une quinzaine de kilomètres et 930 mètres). Il est 8 heures. Sue espérait pouvoir nous rejoindre pour cette randonnée mais ce sera pour une autre fois, dommage… On n’a aucune vue pour l’instant, tout est dans les nuages, mais la neige disparaît très vite,




seules restent les flaques d’eau boueuse qui comblent chaque petite dépression derrière les marches de bois. Il est assez difficile de descendre comme ça, en jouant les équilibristes, toujours sur l’extrémité droite ou gauche de chaque marche.

Nous dépassons la première resthouse, faisons une petite pause de cinq minutes à la deuxième, et nous repartons. Au fur et à mesure de la descente, le ciel se dégage, les fleurs se font plus nombreuses et plus variées. Nous retrouvons là les si belles Pricklepoppies du Sud, des asters, des saxiphrages, des agaves utahensis, etc. Les nuages laissent par endroits passer un rayon de soleil, c’est vraiment superbe.

L’oasis d’Indian Gardens étale sa verdure juste au-dessous de nous, le chemin devient plat et nous nous glissons sous les immenses peupliers de Virginie pour pique-niquer auprès de la fontaine. A peine installés, nous avons la visite des écureuils qui n’attendaient que nous pour se mettre à table, mais malheureusement pour eux nous ne sommes pas de ceux qui nourrissent la faune locale…

Une heure et demie plus tard nous remontons à notre rythme, c’est-à-dire celui du montagnard en haute montagne, lent.


Nous sommes régulièrement doublés par des randonneurs qui foncent tête baissée et que l’on retrouve systématiquement un ou deux virages plus haut, affalés sur le bas-côté, alors que nous pouvons monter sans nous arrêter si nous le voulons et en n’éprouvant absolument aucune fatigue. Les dépassements successifs se répéteront ainsi jusqu’au sommet que nous atteignons vers 16 heures. Il y règne toujours un froid glacial mais la neige a maintenant complètement fondu. Très belle journée. Repas correct à la cafétéria.
Mercredi 14 mai
Nous partons pour Bluff en nous arrêtant çà et là sur le rim

et notamment au musée Tusayan pour voir si notre copain le-plus-intelligent-des-oiseaux, le raven (grand corbeau), est toujours au rendez-vous, d’une année sur l’autre... Eh bien oui, il est là, perché sur une branche dans un froid de canard et sous un vilain voile blanchâtre que le vent fort ne parvient pas à dissiper, et penche la tête pour nous regarder... Nous en profitons pour relire les avertissements concernant le puma que l'on connaît par cœur.

La lumière n’est vraiment pas propice à la photo et nous dissuadera de faire le détour de cent kilomètres pour un site isolé que nous avait indiqué Philippe. La route est longue et les paysages quelconques jusqu’à Kayenta, village navajo, sinistre s’il en est…

La suite ici: http://voyageforum.com/..._2e_partie_D2152941/
Retour de Croatie: campings, restaurants, ferries... English translation pending
Bonsoir à tous,
Voici la suite du voyage, en espérant que ça pourra servir !!! Les prix indiqués correspondent à 2 pers + une voiture+ une tente.
Les campings :
* Camping Korona à Plitvice : très grand, pas mal d'ombre, un peu galère pour planter la tente car certains endroits sont très vallonnés, sanitaires impec. Nous avons testé le restau du camping pas mal, ça dépanne en fait. Compter 180 kunas la nuit.
* Camping Maritime près de Nin : bien ombrag��, accès direct à une petite plage, restau et mini market, douche chaude payante (et oui ça surprend : 3 min d'eau chaude espacées d'une minute). 150 kunas la nuit.
* Camping Stobrec à Split : bien ombragé, plage, mini market, sanitaires corrects, bien placé pour visiter la ville. 160 kunas la nuit.
* Camping Solitude à Dubrovnik : super grand, sanitaires impec, pas bcp d'ombre, on est assez tassé, pas terrible mais le seul à proximité de la ville. 220 kunas la nuit bien cher.
* Camping Mindel vers Vela Luka sur lîle de Korcula : ombragé, pleins de petites plages et criques bien sympas dans les environs, très bon accueil des patrons, pas d'eau chaude toute la journée, calme idéal pour se reposer !!!! 120 kunas la nuit.
* Camping Grebische sur l'île de Hvar : super ombragé, grand emplacement avec évier+électricité, sanitaires impec, pte plage à proximité du camping avec un bar. 150/180 kunas la nuit.
* Camping Lanterna à 10km de Porec : très grand avec restau, mini marchés, boutiques, très organisé, piscine et plage, emplacement délimité par des haies, un pt village de vacances donc faut aimer cet esprit, 210 kunas la nuit. Ne pas réserver ce camping sur internet, car les 30 euros payés ne sont pas déductibles de la facture, mauvaise surprise le jour du départ !!!
Camping en Italie au bord du lac de Garde : * Camping Aminci Di Lazise : super simple, assez ombragé, pas exactement au bord du lac mais prix abordable : 23 euros la nuit contre 50 dans les autres gros campings voisins !!!!
Restau : Nous en avons testé quelques uns voici nos impressions :
Très bon glacier à Zadar "Donat" en face de l'église Ste Anastasie !!!
Buffet Simun à Sibénik : pt restau familial, salle étroite donc on partage les tables avec les locaux, très bonne cuisine et copieuse. Prix très raisonnables.
Restaurant Konoba Kod Joze à Split : très bon restau, un peu plus cher, mais très parfumé et copieux dur dur de finir l'assiette. Serveurs super sympas.
Pizzéria Casablanca à Vela Luka : très bonne adresse, pas mal de monde donc parfois attente assez longue, pizzas énormes 🙂 !!! La serveuse vous emballe les restes dans une boite si vous le désirez.
Restaurant Hannibal à Hvar sur la grande place : superbe adresse, bien plus cher mais excellent notamment le steack aux figues et le poisson à la Hvar !!!
De manière générale pour réduire le budget, nous avons acheté un peu partout des petites parts de pizzas (10 kunas) ou des hamburgers (15 kunas), fait le plein de légumes-fruits sur les marchés (les gens étaient vraiment sympas).
Ferries : nous avons acheté les billets sur place dans les agences Jadrolina.
Bac pour Korcula : 90 kunas pour 2 et la voiture. Ferries Korcula-Hvar : 516 kunas. Ferries Hvar-Split : 370 kunas.
Visites :
Ne pas hésiter à se perdre dans les petites ruelles à Dubrovnik, Split, Trogir, Sibénik, ...
Parcs naturels de Plitvice et de Krka, à faire absolument. Les deux sont très différents mais valent le coup.
Nous avons adoré Split, faire le tour des remparts de Dubrovnik (très belle vue tôt le matin) et beau panorama sur la vieille ville en sortant de Dubovnik direction Cavtat (lieu appelé nid d'aigle), Trogir, le site de Salona où nous étions seuls sur place, l'amphithéatre de Pula, ...
Retour par l'Italie à Verone :
Acheter le pass visite une journée, pour 8 euros vous avez accès à 14 sites de la ville, ne pas rater les arènes et la maison de Juliette 😉😉 pas terrible mais il faut voir le mûr avec tous ces petits mots c'est original....
Niveau dépense, de manière générale, c'est assez facile de tenir son budget, pas mal de pts restau sur le bord des routes très abordables où vous pouvez manger du cochon grillé (et parfois que ça avec une salade), prévoir un budget visites notamment Plitvice (15 euros). Je déconseille Hvar si vous êtes limités financièrement mais très bonne ambiance sur cette île !!!! Le budget en a pris un coup 🤪🤪
Les Croates sont vraiment accueillants et très sympas, que de bons souvenirs !!! Niveau communication : l'anglais dans les lieux touristiques et l'allemand.
Fin de ce merveilleux voyage croate où nous avons parcouru près de 5000 km depuis Venise !!!
Voilà j'ai fait le tour 😉 !!!
Voici la suite du voyage, en espérant que ça pourra servir !!! Les prix indiqués correspondent à 2 pers + une voiture+ une tente.
Les campings :
* Camping Korona à Plitvice : très grand, pas mal d'ombre, un peu galère pour planter la tente car certains endroits sont très vallonnés, sanitaires impec. Nous avons testé le restau du camping pas mal, ça dépanne en fait. Compter 180 kunas la nuit.
* Camping Maritime près de Nin : bien ombrag��, accès direct à une petite plage, restau et mini market, douche chaude payante (et oui ça surprend : 3 min d'eau chaude espacées d'une minute). 150 kunas la nuit.
* Camping Stobrec à Split : bien ombragé, plage, mini market, sanitaires corrects, bien placé pour visiter la ville. 160 kunas la nuit.
* Camping Solitude à Dubrovnik : super grand, sanitaires impec, pas bcp d'ombre, on est assez tassé, pas terrible mais le seul à proximité de la ville. 220 kunas la nuit bien cher.
* Camping Mindel vers Vela Luka sur lîle de Korcula : ombragé, pleins de petites plages et criques bien sympas dans les environs, très bon accueil des patrons, pas d'eau chaude toute la journée, calme idéal pour se reposer !!!! 120 kunas la nuit.
* Camping Grebische sur l'île de Hvar : super ombragé, grand emplacement avec évier+électricité, sanitaires impec, pte plage à proximité du camping avec un bar. 150/180 kunas la nuit.
* Camping Lanterna à 10km de Porec : très grand avec restau, mini marchés, boutiques, très organisé, piscine et plage, emplacement délimité par des haies, un pt village de vacances donc faut aimer cet esprit, 210 kunas la nuit. Ne pas réserver ce camping sur internet, car les 30 euros payés ne sont pas déductibles de la facture, mauvaise surprise le jour du départ !!!
Camping en Italie au bord du lac de Garde : * Camping Aminci Di Lazise : super simple, assez ombragé, pas exactement au bord du lac mais prix abordable : 23 euros la nuit contre 50 dans les autres gros campings voisins !!!!
Restau : Nous en avons testé quelques uns voici nos impressions :
Très bon glacier à Zadar "Donat" en face de l'église Ste Anastasie !!!
Buffet Simun à Sibénik : pt restau familial, salle étroite donc on partage les tables avec les locaux, très bonne cuisine et copieuse. Prix très raisonnables.
Restaurant Konoba Kod Joze à Split : très bon restau, un peu plus cher, mais très parfumé et copieux dur dur de finir l'assiette. Serveurs super sympas.
Pizzéria Casablanca à Vela Luka : très bonne adresse, pas mal de monde donc parfois attente assez longue, pizzas énormes 🙂 !!! La serveuse vous emballe les restes dans une boite si vous le désirez.
Restaurant Hannibal à Hvar sur la grande place : superbe adresse, bien plus cher mais excellent notamment le steack aux figues et le poisson à la Hvar !!!
De manière générale pour réduire le budget, nous avons acheté un peu partout des petites parts de pizzas (10 kunas) ou des hamburgers (15 kunas), fait le plein de légumes-fruits sur les marchés (les gens étaient vraiment sympas).
Ferries : nous avons acheté les billets sur place dans les agences Jadrolina.
Bac pour Korcula : 90 kunas pour 2 et la voiture. Ferries Korcula-Hvar : 516 kunas. Ferries Hvar-Split : 370 kunas.
Visites :
Ne pas hésiter à se perdre dans les petites ruelles à Dubrovnik, Split, Trogir, Sibénik, ...
Parcs naturels de Plitvice et de Krka, à faire absolument. Les deux sont très différents mais valent le coup.
Nous avons adoré Split, faire le tour des remparts de Dubrovnik (très belle vue tôt le matin) et beau panorama sur la vieille ville en sortant de Dubovnik direction Cavtat (lieu appelé nid d'aigle), Trogir, le site de Salona où nous étions seuls sur place, l'amphithéatre de Pula, ...
Retour par l'Italie à Verone :
Acheter le pass visite une journée, pour 8 euros vous avez accès à 14 sites de la ville, ne pas rater les arènes et la maison de Juliette 😉😉 pas terrible mais il faut voir le mûr avec tous ces petits mots c'est original....
Niveau dépense, de manière générale, c'est assez facile de tenir son budget, pas mal de pts restau sur le bord des routes très abordables où vous pouvez manger du cochon grillé (et parfois que ça avec une salade), prévoir un budget visites notamment Plitvice (15 euros). Je déconseille Hvar si vous êtes limités financièrement mais très bonne ambiance sur cette île !!!! Le budget en a pris un coup 🤪🤪
Les Croates sont vraiment accueillants et très sympas, que de bons souvenirs !!! Niveau communication : l'anglais dans les lieux touristiques et l'allemand.
Fin de ce merveilleux voyage croate où nous avons parcouru près de 5000 km depuis Venise !!!
Voilà j'ai fait le tour 😉 !!!
Un mois en Arménie English translation pending
UN MOIS EN ARMÉNIE
Conseils avant de partir : se munir de guides est une évidence ; encore faut-il que ce soit de bons guides et cela, seule l’expérience le démontrera. Pour notre part, nous avions acheté le guide Évasion (Hachette), séduisant, bien structuré, de belles photos mais…conçu pour des touristes motorisés. En outre, il ne tient pas compte du fait que l’alphabet arménien n’a rien à voir avec le nôtre. Et quand on montre dans le guide à un Arménien le nom de l’endroit où on souhaite se rendre, souvent, dans les campagnes du moins, il ne peut le déchiffrer. N’aurait-il pas été simple de faire suivre les noms de lieux, du moins des lieux importants, d’une transcription en Arménien. Quant au guide Le petit futé, il porte bien mal son nom. Certaines indications semblent dater de l’époque soviétique : la cathédrale, bel et bien opérationnelle est « en construction » et vous pourrez poireauter des journées entières à la gare d’Erevan pour attendre des trains qui ne roulent plus que dans le souvenir de vieux Arméniens. Ne cherchez pas non plus le guichet où on délivre des billets de bus à la gare routière (cette question fait bien rire les autochtones). Et ne parlons pas des rubriques « hébergement » ni des descriptions des monastères du Karabagh. Bref, à oublier. Le guide qui nous a paru le mieux conçu et le mieux à jour – malheureusement nous n’avons pas pu nous le procurer – est Planète des hommes. Il est indispensable également de se munir d’une lampe de poche car, très souvent, l’éclairage public est inexistant.
Lundi 25 août : Bruxelles. L’avion d’Austrian Airlines est ponctuel. Après une escale à Vienne, nous repartons la nuit pour Erevan.
Mardi 26 : il est 04 h.30 du matin, heure locale lorsque nous atterrissons. Le vol de Lufthansa nous ayant précédé, la file est longue devant les guichets où on obtient les visas. Peu importe puisque, de toutes façons, rien ne presse à ces heures. Les visas apposés, on traverse quelques magasins en free shop où les vendeuses somnolent en attendant d’improbables clients. Dans le hall des arrivées, nous sommes harcelés par les chauffeurs de taxis. Cela sent l’arnaque, comme dans la majorité des aéroports. On se renseigne sur les tarifs « officiels » au bureau d’information et on nous confirme les prix marchandés après des chauffeurs. Bon, on a compris, le personnel est de mèche avec les chauffeurs. Tant pis, on est fatigués et pressés maintenant de rejoindre l’hôtel, ce qui n’est pas évident. Notre chauffeur, en effet, qui est autant conducteur de taxi que je suis dresseur de puces ne connaît pas les noms de rue ; nous aurons droit à une visite nocturne de la ville d’Erevan qui durera plus d’une heure avant qu’il ne localise – enfin que JE localise l’hôtel -. Comme il n’y a pas de chambre libre à cette heure, nous dormirons dans les fauteuils au sous-sol. Après un peu de repos, on part en exploration. Première démarche, changer de l’argent. Il y a un bureau de change dans un petit supermarché à cent mètres de l’hôtel. Le premier contact avec Erevan est décevant. Pour nous rendre place de la République, on traverse des chantiers le long de rues poussiéreuses où les quelques rares édifices encore debout – et dans quel état – sont de conception soviétique. Quant aux noms des rues, soit ils ne sont pas indiqués (cas le plus fréquent), soit ils sont en arménien, donc illibles pour nous, soit, mais c’est rare, en caractères cyrilliques. Bref, comme en outre, à cause des travaux, pas mal de rues sont fermées, le petit plan dont nous disposions se révèle très rapidement inutile. Nouvelle déception en découvrant la place de la République, les fontaines et le plan d’eau qui apparaissent sur toutes les photos, sont inexistantes. Mais la place, malgré son aspect pharaonique, a de la gueule.
On apprend aussi à traverser les rues, exercice périlleux s’il en est. Le trafic est dense, essentiellement composé de taxis et de minibus. Il y a bien des feux tricolores dont le respect semble lié à l’humeur du conducteur ; quant aux passages pour piétons, ils sont purement décoratifs. On regarde donc la façon de procéder des autochtones et on les imite ; en général, une rue se traverse en deux temps avec un bref arrêt sur la ligne blanche. Au début, c’est assez impressionnant mais on finit par s’habituer. Retour à l’hôtel et repos bien mérité. Bonne nouvelle : contrairement à ce que disent les guides, il n’est pas nécessaire de se rendre au consulat du Haut Karabagh pour obtenir les visas ; ceux-ci se font sur place. Après avoir repris des forces, on retourne au centre et à l’Office du tourisme où l’accueil est chaleureux et efficace. On explore un peu plus la ville qui, au soleil et avec tous les arbres qui bordent les avenues se révèle plus agréable qu’au premier abord. On visite le musée National d’Histoire, de conception archaïque et de type soviétique avec ses gardiennes de salles en cache-poussière, mais dont la visite est indispensable avant de partir à la découvert du patrimoine arménien. Le retour à l’hôtel, pas loin du centre cependant, se fait à travers de rues où abondent les nids de poules, totalement dépourvues d’éclairage. Demain, se munir de la lampe de poche si on veut éviter les entorses ou de se heurter à un engin de chantier.
Mercredi 29 : Nos souhaitons nous rendre au monastère de Gueghard. Très aimable, la jeune fille de l‘accueil nous indique quel minibus prendre pour nous rendre à Massiv Market, d’où partent les bus pour Garni. Et, initiative très intelligente, elle nous inscrit tous ces noms en caractères arméniens sur un petit papier qui se révèlera bien précieux. Au terminus, une passagère nous conduira jusqu’à la « gare » des autobus que nous aurions eu du mal à trouver pas nous-mêmes. Le bus nous emmène un peu plus loin, jusqu’à Gokht d’où nous prendrons un taxi que nous partageons avec un couple tchéco-arménien. Le monastère est superbe, dans son écrin de verdure et collé contre la montagne. Trois églises troglodytes complètent l’église centrale et la décoration tant intérieure qu’extérieure est superbe. Deux heures ne seront pas de trop pour flâner dans cet endroit magique que nous quittons au moment où arrivent les cars de touristes et d’écoliers qui mettent fin au climat de quiétude. Nous revenons par Garni où se dresse, entièrement reconstitué, le seul temple qui témoigne du passage des Romains. Cela ne vaut pas les temples d’Italie mais l’endroit ne manque pas de charme avec le canyon en contre-bas. Retour et dîner à une petite terrasse près de la place de la République où nous nous divertissons en observant le manège - qui se veut discret, mais c’est loupé – de prostituées accrochées à leur téléphone portable. A voir les va-et-vient, la clientèle ne manque pas.
Jeudi 30 : Au programme de ce jour, visite d’Edjmiatzin, le « Vatican » de l’église arménienne avec sa cathédrale, son musée, ses monastères et son séminaire. L’ensemble est agréable, très calme avec les allées bordées de fleurs. Trouver un bistro pour boire un petit café se révèle plus compliqué. On le prendra à Erevan où nous serons de retour en début d’après-midi. On commencera par faire un petit tour au Marché central dont la porte de cuivre est imposante. Il est difficile de résister aux marchands qui veulent à tout prix que l’on goûte leurs produits (pèches, raisin, miel, fruits confits, fruits secs, …) sans obligation d’achat. Un peu plus loin, mais pas facile à trouver, le musée Parajdanov, ce cinéaste géorgien aux talents surréalistes. Sa maison-musée abrite une collection de collages et de peintures assez extraordinaires. Pendant toute la visite nous serons suivis comme nos ombres par la propriétaire qui parle un peu allemand et surveille tous nos gestes comme si nous étions des malfaiteurs potentiels. On dînera au restaurant Haiq, pas très visible, installé dans un sous-sol de l’avenue Machkots – en outre les indications sont en arménien – où on dégustera la vraie cuisine arménienne pour un rapport qualité-prix qui défie toute concurrence. Si on ajoute qu’en se réclamant de Envoy Hostel on bénéficie encore d’une réduction de 20%… ! Cerise sur le gâteau, la bière pression n’a rien à envier aux bières belges et le taboulé y est remarquable. Vendredi 31 : Départ pour le Karabagh. A la gare routière, pas de guichet, comme on le signalait plus haut, mais une belle anarchie. Les chauffeurs de minibus, tout comme en Amérique latine, se disputent les clients. Ausitôt accrochés, aussitôt installés . Comme nous sommes les derniers, le minibus part sans plus attendre. La suspension, ce qu’il en reste du moins, a dû connaître des jours meilleurs car les cahots ne sont pas dus à l’état de la route comme nous pourrons le constater au retour dans un véhicule moins vétuste ou mieux entretenu. La route nous semble longue et la halte déjeuner est la bienvenue. Les autres passagers, distants jusque là essaient de communiquer avec nous. C’est laborieux mais, la bonne volonté et toutes les ressources linguistiques et gestuelles aidant, on y arrive. Du coup, nous sommes le centre d’intérêt de l’ensemble des passagers qui nous indiquent ce qu’il faut voir dans le paysage, nous interrogent sur nos projets de séjour, …La fin du voyage en est devenue agréable et de bon augure en ce qui concerne la suite. Cette expérience, nous la revivrons tout au long de notre séjour. Discrets d’abord, respectueux de l’étranger, les Arméniens que nous rencontrerons rechercheront toujours une occasion d’établir un contact, de proposer leur aide en cas de nécessité, sans jamais s’imposer mais avec le désir manifeste d’essayer de briser la barrière de la langue. Au Karabagh nous devons, en principe, loger chez un Français qui réside depuis trois ans en Arménie et dont nous avons trouvé l’adresse sur Internet.
Oui mais nous avons stupidement oublié de prendrenote de son téléphone et de l’adresse de son domicile. Qu’importe, Internet nous sauvera… à condition que le correspondant soit devant son ordinateur. Et ce n’était pas le cas. Quand, enfin, il a pu prendre connaissance de notre message, c’est son ordinateur qui l’a trahi. Après deux heures d’attente, on on envoie un ultime message disant que nous abandonnons et que nous allons nous mettre en quête d’un logement à Stepanakert quand, miracle, la préposée au téléphone se penche à la fenêtre et crie un mot qui ressemble à mon nom nom : c’est Armen qui nous a localisés et nous envoie un taxi taxi ; en effet, il n’habite pas à Stepanakert, mais à Couchi. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. Arrivés à Couchi, Armen nous attend au coin de la rue ; heureuse initiative car, à voir l’immeuble où il habite, un vestige de l’architecture soviétique qui, en apparences, relè- relève plus du clapier à lapins ou de la cage à poules (il y a d’ailleurs quelques spécimens qui errent dans l’entrée) ; à voir les escaliers de pierre qui n’ont plus vu l’ombre d’un balai depuis la chute du mur de Berlin, nous n’aurions jamais osé franchir le pas de la porte ( d’ailleurs absente). Heureusement l’appartement d’Armen n’a rien de commun avec l’aspect extérieur. Petit café et organisation de la suite de notre séjour au Karabagh. Nous nous mettons d’accord sur les sites que nous souhaitons visiter.
Samedi 1 septembre, départ pour le monastère de Dadivank qui se trouve à l’extême nord. Il nous faudra trois heures pour l’atteindre, les derniers tronçons de route étant dans un triste état. Au passage, on rencontre des traces de la guerre, tanks détruits, modestes croix portant les photos des malheureux tankistes. Au paysage d’abord agricole se substitue un paysage de forêts ; c’est dans ce superbe environnement qu’est situé le monastère. Il est en pleine restauration. Si la première restauration est correcte, celle qui est en cours ne laisse rien présager de bon. On restera longtemps à flâner dans la galerie et à admirer la sculpture des donateurs
Sur le chemin de retour, premier arrêt au village de Vank. Si ce village a la « chance » de bénéficier des largesses d’un généreux donateur de la Diaspora domicilié à Moscou, on ne peut dire que ses conceptions de l’esthétique relèvent du meilleur goût. Le jaune et le vert dominent partout et l’hôtel, en forme de bateau baptisé « Titanic » détonne dans le paysage.On s’y désaltère quand même et, de la terrasse, on distingue sur la montagne le monastère de Gandzassar. Comme le généreux donateur a aussi penser à faire une route d’accès, la montée ne sera pas trop dure. L’ensemble des bâtiments monastiques est harmonieux, bucolique même. Le portail de l’église est superbe comme les sculptures du clocheton. Heureusement, nous n’avons pas oublié les jumelles (accessoire indispensable, comme la lampe de poche, cfr. plus bas). A Chouchi, nous allons dîner dans un chouette petit resto qui nous a été recommandé par Armen. Il est situé à l’écart – c’est le moins qu’on puisse dire – mais le déplacement vaut la peine tant pour l’accueil que pour la qualité du repas. Mais au retour, la nuit est tombée et il fait noir comme dans un four. Heureusement qu’il y a la lampe de poche. L’obscurité et « l’unité architecturale soviétique » aidant, nous nous trompons de maison. Pas pour longtemps car les séquelles de la période soviétique sont bien présentes et, dès la première volée d’escalier, une porte s’entrouve et une voix nous demande ce que nous faisons là. On s’excuse et on passe à l’immeuble voisin. Le bon, cette fois.
Dimanche 2 septembre. C’est jour de fête et notre hôte a prévu que nous allions ensemble à Stepanakert, nous brossant un tableau dithirambique de ce que nous allions y trouver. Mais il changera d’avis et nous visiterons Chouchi où, quoiqu’en dit notre hôte, il n’y a pas grand chose à voir, la ville ayant été presque entièrement détruite lors de la guerre. Deux mosquées à moiié en ruines, un fort dont les murs sont en bon état de conservation. Bref, ce tour de Chouchi nous prendra deux heures. Finalement, c’est le petit spectacle organisé pour la fête qui nous séduit le plus par sa bonhomie, sa gentillesse et sa qualité : un spectacle de marionettes que nous comprendrons même grâce à la gestuelle et à la manipulation, des danses très élégantes et de la musique traditionnelle jouée sans fausses notes. Enchanteur. Dîner au même resto, « chez Robert », paraît-il. Puisque nous sommes déjà venus la veille, l’accueil est encore plus démonstratif et le repas tout aussi délicieux. Cette fois, nous ne nous trompons pas de maison en rentrant.
Lundi 3 septembre. Un nouvel hôte, Vasguen, un Arménien de France, se joint à nous. On part tôt le matin car la journée sera longue. Premier arrêt, Avetaranots, un très beau village d’un millier d’habitants dans la montagne. L’église est en réfection. Armen et Vasguen discutent avec les ouvriers qui essaient sans trop de conviction de remettre en route une pompe récalcitrante. On va chercher de l’eau fraîche, on bavarde ; en brossant l’épaisse couche de poussière qui recouvre des pierres, on découvre de magnifiques bas-reliefs. Quant on repart, la pompe ne semble toujours pas décidée à fonctionner. Nous ne connaîtrons pas la suite.
L’étape suivante doit nous conduire à un petit monastère situé dans la montagne. De la route, enfin, de ce qui sert de route, on devine de temps en temps son clocheton. Trouver le chemin qui y mène est une autre paire de manches. Et personne pour nous renseigner. On emprunte alors, avec le taxi – c’est costaud les Volga soviétiques - des chemins de montagne qui, chez nous, exigeraient l’empli d’un véhicule 4x4, tous terrains. Devant les masses rocheuses qui se présentent sous les roues de la Volga, le chauffeur, prudemment, décide quand même de ne pas pousser plus loin. On n’ose pas imaginer une panne dans ce coin totalement isolé. On continue donc à pied sous un soleil de plomb en se fiant à notre intuition. Le monastère « devrait » se trouver à notre droite, …finalement, c’est à gauche qu’on le trouve au détour du chemin. Mais nous ne sommes pas seuls. Des soldats censés y travailler sont en pleine sieste. Le monastère est dans un piteux état, rempli de grafitis en russe, du sol jusqu’au toit – les soldats qui ont fait cela devient être de solides acrobates encore à jeun au moment de commettre leur crime - graffitis peu élogieux pour les Arméniens, leurs mères et leur religion selon Armen qui comprend. Lui est très déçu, moi un peu moins car c’est un témoignage instructif de l’image que les Russes se faisaient des Arméniens (et aussi de la « culture » de la soldatesque envoyée là-bas.). Le retour se fait par le monastères d’Amara, avec une très belle enceinte surmontée d’une tour. L’intérieur, trop restauré à notre goût est assez décevant, hormis la crypte. On s’arrête dans quelques villages pour regarder les monuments commémoratifs de la guerre du Haut Karabagh. Les représentations des soldats morts au combat sont gravées dans la pierre. Tous sont des gars de 19 à 30 ans. Le spectacle est émouvant et on prend conscience du prix que la population à dû payer à cette guerre. Enfin, arrêt obligatoire à Stepanakert pour régler les problèmes du visa au Ministère des Affaires étrangères– il nous reste moins d’une heure pour nous mettre en ordre - . Cela nous coûte 11.000 drams avec, en prime, la grogne de la secrétaire qui caressait sans doute l’epoir de partir avant l’heure. Mardi 4 septembre. Chouchi-Goris. Il faut se lever tôt. Le chauffeur de taxi doit encore passer chercher sa fille pour la conduire à l’école. C’est sympa, mais le temps passe. Comme on a bien marchandé le prix, que le chauffeur est sympathique, nous sommes mal placés pour avoir encore des exigences. On arrive à la gare routière dans les délais, on est dans les temps, mais c’est juste. De toute façon, le combi n’étant plas plein, on attendra encore une demi-heure. Dans le bus, un monsieur très handicapé et une dame très excitée qui n’arrêtera pas de monter et descendre du véhicule au grand dam de l’handicapé qui doit la laisser passer. Dans le bus, on n’entendra qu’elle ; elle a le verbe haut et, bien sûr, nous n’y comprenons rien. Les autres passagers si, mais ils auront vite fait d’en avoir assez à en juger par les mimiques. N’empêche, le combi devra s’arrêter selon ses ordres devant ce qui nous semble être une base militaire. Elle descend en courant avec, en mains, une poignée de chandelles. Les hommes descendent fumer une cigarette en attendant son retour. Quand elle revient, c’est pire qu’ avant ; elle a l’air complètement déjantée, crie, hurle. Apparemment, elle raconte ses malheurs mais seule une vieille dame semble compatir. Bref arrêt au poste frontière pour que nous puissions prouver que nous avons payé nos visas. Simple formalité avec des fonctionnaires très aimables. Plus loi, nouvel arrêt pour notre voisine qui va brûler de nouvelles chandelles dans une magnifique petite église qui surplombe la vallée. L’environnement est époustouflant, notre brûleuse de chandelles aussi. Cette fois, c’est l’hystérie, elle embrasse les murs, les portes ; elle hurle, elle pleure, elle gesticule, … Arrivé à Goris, le bus nous dépose devant une station d’essence en dehors de la ville. Petit café, taxi. Le chauffeur veut nous conduire à un hôtel, mais j’insiste pour qu’il nous dépose au marché. Munis d’adresses trouvées dns le guide, je m’apprête à partir à la recherche d’un logement losque je suis abordé par un monsieur très aimable ; il est le patron d’un bed and breakfast. Je négocie le prix, il hèle un taxi – qu’il paie –et nous voilà chez lui. Superbe maison entourée de verdure, avec terrasse de laquelle on a une vue sur toute la ville. Chambre à l’avenant. Une famille accueillante, discrète, serviable et, cerise sur le gateau, la patronne est une cuisinière hors pair et cuisine arménienne succulente (les meilleures feuilles de vigne farcies que nous ayons jamais mangé). Le premier après-midi est consacré à une balade dans la ville, bien agréable avec ses petites maisons à un étage, isolées les unes des autres et ses restes de quartiers troglodytes. Ce n’est pas pour rien que Goris soit qualifiée de « petite Cappadoce ». Nous terminerons notre promenade en sirotant une bière à une chouette terrasse bien ombragée. Mercredi 5 septembre. Levés à 08 h.30 et le petit déjeuner, copieux, variés (choix entre plusieurs sortes de cafés et de thés) nous attend déjà. Le taxi aussi (quand le taxi est réservé depuis l’hôtel ou le B.and B. le prix défie toute concurrence, sutout s’il s’agit d’un ami du patron qui peut se faire ainsi un petit extra). Nous passerons la matinée dans la vallée de Kendzoresk au milieu de cheminées de fées, d’habitats et d’églises abandonnées. La végétation est abondante, les mûres sont à point et l’eau coule partout. Comme notre chauffeur s’est révélé être un excellent guide doublé d’un bon conducteur, jovial en plus, nous le réquisitionnons pour l’après-midi. Nous prenons la route qui mène en Iran et nous croisons beaucoup de camions de ce pays puisque c’est, avec la route qui mène en géorgie, le seul point de communication entre l’Arménie et le reste du monde. Toutes les importations passent obligatoirement par ces deux routes. C’est une route de montagne, sinueuse, avec de beaux points de vue. Sur le côté, un rstaurant qui accueille les voyageurs iraniens. Les cars qui assurent la liaison Erevan-Téhéran sont luxueux. On loge la frontière avec l’Azebaidjan, l’ennemi juré des Arméniens. Pas de militaires, pas de barbeléq, rien qui puisse faire croire qu’à cinquante mètres se trouve un autre pays avec lequel l’Arménie est toujours en guerre. Mais qui irai se perdre dans ces montagnes ? On quitte la route pour s’enfoncer dans une magnifique forêt(Chênes, érables, sorbiers, frênes, .., sur une piste pas trop mauvaise. Après une heure de trajet, nous atteignos le monastère de Bheno-Noravank. Extérieurement, il ne paie pas de mine : un gros parallélipipède de basalte. Mais l’intérieur.. ! La décoration des encadrements de portes d’abord, puis, quand on s’est habitué à la faible lumière, on découvre dans les coins supérieurs de superbes bas-relifs qui font immanquablemùent penser aux sculptures préromanes. Tout autour, c’est l’effervescence. Il y a là plusieurs familles qui préparent un barbecue géant. Les femmes s’affairent pendant que les hommes… jouent aux cartes (deux d’entre eux, cependant, activent le feu). Les plus jeunes veulent parler avec nous. L’un a appris l’allemand et ne se débrouille pas mal du tout à la grande fierté de son père. On fit des photos, mais ils n’ont pas d’adresse et nous sommes bien marris de ne pas pouvoir les leur envoyer. (Le fonctionnement de la poste a l’air très particulier comme on nous l’expliquera plus tard). On nous invite à partager le repas, ce que nous aurions accepté volontiers, mais notre taximan devait rentrer. On se confond en excuses de crainte de heurter leur hospitalité. Sur le chemin de retour, notre chauffeur s’arrête pour cueillir des mûres au risque de frôler l’indigestion (mais elles sont tellement bonnes…) et…frotter sa voiture avec son petit chiffon à chaque arrêt. On arrive même à se comprendre : avec les dix mots d’arménien que nous avons appris, les trente de russe, séquelle d’un apprentissage ancien et frustré de cette langue, quelques mots d’anglais, des gestes et des fous rires partagés. Bref, une journée formuidable qui se termine par un repas tout aussi formidable chez nos hôtes. Jeudi 6 septembre. Le taxi vent nous prendre à 9 h.30. On prend en charge un médecin qui doit se rendre à l’hôpital. Le chauffeur est moins bavard, mais la route est difficile et il se cncentre sur sa conduite. Direction : Tatev. Encoe une route merveilleuse, malgré les innombrables nids de poules. Arrêt près d’un belvédère qui, outre une magnfique vue sur le canyon, permet de voir, dans le lointain, le monastère de Tatev (encore une fois, les jumelles étaient les bienvenues). Sur le chemin du belvédère, nou rencontrons deux franco-arméniennes qui connaissent bien Armen de Chouchi chez qui elles iront aussi loger (le monde est parfois petit). Nouvel arrêt au « Pont du diable » et ont atteint enfin cette merveille qu’est le monastère de Tatev, perché sur sa palte-forme, au bord du précipice. C’est un grand monastère fortifié avec de nombreux bâtiments, une belle grande église et une autre, mignonne, avec ses portes et ses chambranles sculptés. On visite, on flâne, on s’imprègne de l’atmosphère. Hormis les deux franco-arméniennes et un couple de belges, nous étions les seuls sur le site. Avant de prendre le chemin du retour, notre chauffeur nous emmène dans un endroit qui surplombe le monastère pour que nous puissions prendre des photos. Nous demandons au chauffeur s’il connaît un autre monastère qui s’appellerait Tatev du bas. Il connaît, mais nous dit qu’il n’est pas accessible. Du haut de la montagne, il nous indique vaguement où il se trouve ; mais sur la route, il s’arangera qand même pour que nous le dévouvrions en « vue aérienne ». C’est un ensemble recouvert de végétation, mais à l’œil nu – et surtout aux jumelles- on distingue parfaitement l’encente, les bâtiments monastiques – ou ce qu’il en reste – et l’église. A Goris, nous rencontrons de nouveaux hôtes, un couple de Hollandais et un couple d’Arméniens qui travaillent pour l’UNICEF. Avant de dîner tous ensemble, nous descendons en ville à la recherche d’un local internet. Comme je tapote le clavier de l’ordnateur, une jeune femme nous entendant parler français me demande une explication grammaticale, prétexte surtout à entamer la concversation et à nous inviter à visiter le centre pou la défense de la langue française dont elle s’occupe. Nous apprenons que Goris a 6 écoles qui ont choisi le français comme première langue étrangère et que la ville est jumelée avec Vienne en France. Comme j’étais inspecteur de français et de langues romanes en Belgique, les questions fusnt et tout se terminera par une séance photos. Nous serons dans la presse… ! Au retour, la table est dressée sur la terrasse, le Hollandais a acheé du vin (pas fameux) et le patron une énorme pastèque. Après le repas, il nous dera goûter le vin maison, une rude épreuve pour les estomacs, et une vodka maison aussi qui fait oublier le vin précédemment ingurgité. Fameuse sa vodka !!! Au rang des bons souvenirs. Bref, une soirée très agréable. Dommage que demain, il faut leve le camp. Mais nous aurons gardé un bon souvenir de Goris et de cette famille si accueillante. Vendredi 7 septembre. Goris-Yeghernadzor. Pas de problème de places dans le combi : le patron du B.and B. a téléphoné à l’agence pour qu’on nous réserve deux places. Heureusement parce que le minibus est plein. On s’enfonce dans la vallée de l’Arpa au long de laquelle sont aménagés des espaces pour piqueniquer, se baigner, …On fera d’ailleurs un arrêt-pause dans un des ces endroits, ombragés, le long s’une petite rivière, avec un bar qi sert des rafraichissemnts. A 13 h.30, nous sommes déjà à Yeghernadzor. Il faut le savoir car le chauffeur nous a déposés le long de la route poussiéreuse, un peu en dehors de la ville comme nous nous en apercevrons. Mais le bus continue, lui, vers Erevan et, par conséquent, il n’entre pas dans la ville, une ville très quelconque. Le B.B se trouve dans un quartier à l’autre bout de la ville. On dépose ls bagages et on part à la découverte de Yeghernadzor… Que faire en attendant le soir ? Car il n’y a rien à faire à Yeghernadzor. Comme l est encore tôt, que Noravank n’est pas loin, à pene une dizaine de km. j’avise un taxi, on débat du prix et nous voilà partis. Une fois de plus, le chauffeur est agréable, nous montre le paysage, nous montre des habitations troglodytes, s’arrête pour que nous puissions conempler le paysage à notre aise et prendre des photos. L’ensemble monastique est fabuleux dans son cirque de montagnes avec les reflets du soleil dans les pierres ocres. Les décorations, les tombes, les sculptures, …et la mauvaise idée de grimper à l’étage de l’église par un escalier de pierre, étroit. Monter n’est rien, mais descendre…donne le frisson. Nous resterons là aussi un sacré temps à nous en mettre plein la vue, à jouir de l’atmosphère, du spectacle. Et chapeau pour ces chauffeurs de taxis, pour leur cordialité, leur patience – parce qu’ils attendent le temps qu’il faut, ou bien nous accompagne pour regardr avec nous ou nous montrer un détail – Et toujours avec le sourire. La soirée nous change de Goris. Pas de repas prévu au B.B. En ville ( ?) pas de restaurant. Comme on se renseigne, un monsieur bien aimable nous conduit avec sa voiture dans un restaurant le long de la route, avec petits salons privés, …Ce n’est pas ce qu’on pense car, en Arménie, il est fréquent, dans les restaurants de s’isoler dans une pièce séparée, parfois par une simple cloison, pour manger entre amis ou en famille. Nuit très chaude. Chaleur et moustiques. Samedi 8 septembre. Retour à Erevan. Le chauffeur du combi se prend un peu pou Schoumi et nous mettrons mons de deux heues pour atendre la capitale. On nous dépose loin du centre. On prend un taxi, mais il ne connaît pas l’adresse. Comme nous avons déjà une petite connaissance de la ville, du moins de ses grands axes, c’est nous qui le pilotons. Comme il n’y pas de chambre libre, on laisse les bagages et on décide de trouver l’endroit où prolonger nos visas puisque ceux-ci ne sont valables que pour trois semanes et que nousa vons l’itenion de rester un mois. Commence alos la galère – qui nous permet de ben visiter la ville ; chaque chose a son avantage – On s’adesse, cela paraît logique – à une agence de voyage. On nous explique très bien où cela se trouve, comment y aller, …on remercie et, quand on arrive à l’endroit indiqué, tout est faux. Je passe sur les autres péripécies. Après de longues promenades, on trouve enfin quelqu’un qui sait. Hourrah ! C’est au fond d’une cour à gauche, cour invisible de la rue que se trouve l’endroit tant convoité, mais…c’est fermé. Il y a bien un personnage en uniforme à l’intérieur mais il refuse de nous parler. Il faudra beaucoup d’insistance, de patiencepour que, lassé de nous avoir sans doute dans son champ de vision et comprenant que nous n’étions pas près de partir (après avoir tnt cherché !!!) qu’il a consenti à s’extraire de son fauteui pour nous dire que le bureau serait ouvert le lundi à 11 h. On se rend alors au musée des enluminures qui se trouve tout en haut de la ville. Génial, une collection incroyable de livres et de manuscrits anciens, le plus vieux daté de 987, des livres d’histoire, de mathématiques, de géograpie, de sciences, des cartes, …et des enluminures extraordianaires. Et il paraît qu’on ne voit qu’une infime partie des trésors que détent ce musée, le reste se trouvant das des caves blindées. Nous consacrerons la fin de la journée à la visite de la nouvelle cathédrale. Une erreur de lecture de plan nous fait errer dans des quartiers moins connus, plus populaires et très animés. Se perdre est parfois positif. Nous trouverons enfin la cathédrale apès avoir traversé un mignon parc infantile. La cathédrale a de la gueule ; elle est immense, un très beau lustre la décore, mais l’ambiance est froide. Comme c’est samedi, c’est le jour des mariages et nous assisterons à la fin d’une cérémonie. L’ambiance n’est pas au recueillement ; les gens vont, viennent, les amis se retrouvent, bavardent pendant que le prêtre poursuit l’office qui ne sera troublé que par la présence d’une illuminée qui invoque on ne sait quelles divinités dans l’indifférence générale. Au retour, on retrouve Vastgen de retour lui du Karabagh. Il nous apprend une bonne nouvelle :on peut obtenir la prolongation du visa à l’aéroport avant l’envol. Une joiurnée de gagnée. Dimanche 9 : journée pleie de surprises. Au petit déjeuner, nous faisons la connaissance d’un Anglais, originaire de Pologne qui poursuit des études en France, parfait polyglotte, anglais, polonais, russe, français. On échange des informations puis on s’en va prendr eun bus pour Achtarak qui devrait être notre point de départ pour la visite du monastère de Hohvanavan ; on voit un minibus prêt à partir, mais…c’est un privé qui se dispose à emmener un goupe. On nous indique où prendre notre bus puis, on nous rappelle. En fait, le groupe est une chorale qui va chanter un office à Ochakan. Ils nous proposent, si cela nous intéresse, d’aller les entendre et ensuite, ils nous déposeront à Acharak. On accepte et on ne le regrettera pas. Ce sont de vrais professionnels – parmi eux des chanteurs de l’opéra d’ Erevan – et nous assistons à un superbe concert dans une église quasi vide. Les quelques assistants somnolent, voire dorment carrément, ou se promènent pendant l’office. Nous faisons de même, visitant la crypte dans laquelle se trouve le tombeau de l’inventeur de l’alphabet arménien et l’ensemble de khatchkar dans le jardin de l’église qui ne sont pas des monuments funéraires, mais bien les lettres de l’alphabet représentées chacune par un khatchkar. Nos chanteurs, comme promis, nous déposent à Achtarak où je négocie un taxi pour nous emmner au monastère situé au bord d’un profond canyon. Le tympan sculpté est remarquable et aux alentours, quelques beaux khatchkar. Aux jumelles, on distingue dans le lointain, un autre monastère qui surplomb ele même canyon. Très aimablement et sans que nous le lui ayons demandé, notre chauffeur nous ramène au-delà d’Achtarak sur la route principale à l’endroit où on peut arrêtre les minibus de passage. Chance : il y en a un en partance et il reste deux places. Il est du genre poussif et, en blague, je dis qu’à cette allure, nous ne sommes pas près d’arriver à Erevan. Sitôt dit, le bus s’arrête. La panne. A force d’essayer de le remettre en route, c’est la batterie qui meurt. Comme la route (pardon l’autoroute) est en légère déclivité, tout le monde s’y met pour pousser le véhicule de l’autre côté en franchissant le terre-plain. En Europe, c’est la catastropàhe assurée mais en Arménie cela semble faire partie des aleas du voyage. Pas de bras d’honneur, pas de coups de klaxon, …Nos efforts seront de toute façon inutile. Nous n’attendrons pas longtemps que passe un autre combi en bon état. Lundi 10 : on retrouve notre anglo-franco-polonais qui part vers le sud alors que nous prenons la direction du nord, destination Dilidjan. Autoroute juqu’à Sevan, on longe une parie du lac d’un vert émeraude sous les rayons du soleit et, après la traversée d’un long tunnel, nous découvrons une végétation totalement différente, de la moyenne montagne entièrement recouverte de forêts épaisses. 0 Dilidjan, nous avons une adresse de B&B donnée par l’Office de tourisme d’Erevan et confirmée par nos deux guides. Comme nous avons du mal à nous orienter, on prend un taxi qui nous emmène loin, trop loin à notre gôut, mais il n, ’est palus possible de faire marche arrière. En plus le chauffeur n’est pas sympa du tout – c’est le premier du genre -. L’adresse est correcte mais, apparemment, où les clients ont très rares où le B&B n’existe plus. Il faudra du temps et beaucoup d’insistance pour qu’une dame âgée vienne nous ouvrir. Puisque nous sommes là, on prépare vite une chambre avec un lit qui a dû connaître les ébats de plusieurs générations. Le milieu n’est pas un creux, mais une tranchée ; on nous sert des fruits pour meubler l’attente. Nos hôtes, qui ne parlent que l’arménien et le russe, font l’impossible pour communiquer et, finalement, ils nous mettent en communication téléphonique avec une amie censée parler anglais. On finit par faire comprendre que nous aimerions connaître le prix du logement d’abord et que nous souhaiterions visiter deux monastères Gotchavan et Hagartsin situés dans les environs. Finalement on négocie un « paquet » : chambre, dîner, petit déjeuner et véhicule pour se rendre aux monastères pour 19.000 drams. C’est le gendre qui nous emmène dans une jeep de l’armée russe qui doit avoir fait la guerre de quarante. Mais elle roule et cela suffit. Comme d’habitude, nous aurons largement le temps de visiter, de flâner et de prendre des photos à notre aise. Les deux monastères valent le déplacement, chacun dans un environnement différent, l’un sur une butte dans la montagne, l’autre dans le creux d’une vallée ombragée. D’après ma carte, de Dilidjan, il y a une route qui devrait nous permettre, avec des changements de bus, d’atteindre Hagbad et Sanahin. D’après nos hôtes, ce n’est pas possible, mais, bizarement, le gendre veut quand même bien nous y conduire moyennant un prix pharamineux. Mardi 11 : On décide donc de prendre un bus pour Dilidjan qui ne se trouve qu’ à une trentaine de km. Cela ne prendra qu’une grosse demi-heure. La première impression est favorable. Enfin une ville très animée avec un centre qui s’articule autour du marché et il y a même un office du tourisme auquel je me rends illico. Je suis accueilli – où plutôt je drange deux fonctionnaires qui regardaient la télévision et qui ne parlent que l’arménien (même pas le russe). C’est génial por renseigner des étrangers, mais il ne doit pas y en avoir beaucoup. Enfin, autant pour se débarrasr de moi que pour retourner voir le feuilleton, ils me donnent un dépliant avec les adresses de tous les B&B de la ville, dépliant très bien fait, avec des dessins des maisons. Heureusement qu’il y a des dessins d’ailleurs car, dans une ville que tous ses habitants connaissent, aucun, en apparence, ne connaît les noms des rues. D’après les dessins, je repère une maison qui n’a pas l’air mal, reste à la trouver. Après une longue promenade, je crois l’identifier au loin. Quelqqu’un m’oriente, c’est le cas de le dire, et je la trouve enfin. Je frappe, je sonne, j’entre dans la propriété (tout est ouvert) mais personne. Je m’adresse à une petite échoppe. Le patron téléphone ; pas de réponse. Ils donne ensuite une série de coups de téléphone et arrive à contacter le fils de la maison qui, rapidement – mais tout cela a pris près de deux heures et ma femme m’attend avec les bagages à l’arrêt des bus – vient me chercher. On redescend en villa e à pied, on récupère ma femme, on prend un taxi pour aller chercher une voisine qui étudie à l’université et on revient. Entretemps, la patronne, avertie, est revenue et nous réserve un accueil digne d’hôtes de marque : café, fruits, petits gâteaux ; la maison est superbe avec sa terrasse d’où on a une belle vue sur la ville, chambre immense et excellent lit. C’est Byzance. On bavarde un peu avant de faire un tour en ville où on nous reconnaît déjà – du moins ma femme à qui, pendant son attente, on a demandé moult fois si elle avait besoin d’aide. Au marché, on tombe en admiration devant les étals où les fruits sont exposés en jolies pyramides. Je demande l’autorisation de photographier un étal…Non seulement on me la donne, mais tout le monde se précipite, pour être sur la photo. On nous invite à nous asseoir, on nous offre des fruits pêches, pires, raisin, … Les marchands des alentours arrivent l’un avec des fruits, l’autre avec le traditionnel vin maison – on fera croire que ma femme est diabétiques pour y échapper après la première gorgée, et cela a bien marché, l’une des marchandes souffrant de cette maladie, mais pour de vrai, elle – la vodka, …Echange d’adresses ( ?) mais comme il n’y a pas de système postal, l’envoi des photos est trsè hypothétique. On a bien du mal à expliquer à nos hôtes que nous devons les quitter, mais on promet de se revoir. On terminera cette promenade bien agréable en sirotant une bière sur une petite terrasse au bord de la rivière et sous la surveillances de deux immenses grands-ducs enfermés dans une cage bien étroite pour eux. Au retour, une autre surprise nous attend. Madame nous présente sa voisine, Astrik, une jeune étudiante en français de l’université qui, sous prétexte de mettre son français en pratique, nous servira de guide tout au long de notre séjour. Mercredi 12 : Idjevan. On négocie avec un chauffeur de taxi rencontré la veille le prix pour se rendre à Makaravank. Pour la première fois, le temps est couvert et le monastère est dans les nuages, ce qui lui donne un certain charme. On rentre dans l’après-midi, le soleil est revenu et on flâne en ville où de plus en plus de gens nous saluent. Le soir, le mari de madame étant revenu, on bavarde et nos hôtes nous dissuadent d’aller à Hagbad et Sanahin par le chemin que nous avions choisi – trop dangereux, on se demande pourquoi, trop difficile, vous allez vous perdre, …- Nous opposons que la roue qu’ils nous indique est interdite pour raisons militaires (elle longe la frontière azeri et les miltaires s’y regardent en chiens de faïence quand ils ne tirent pas dessus à l’occasion). Bref, on discute et ils nous persuadent de partir en voiture avec un de leurs amis qui n’est autre que le père d’Astrik. Cela permettra à sa fille de faire l’excursion et surtout, mais c’est l’implicite, permettra à son père d’arrondir un peu sa fin de mois avec notre contribution. A Idjevan, seule un centaine de personnes ont un emploi dans les deux ou trois seules petites entreprises qui existent et, comme dans beaucoup d’endroits, il faut se débrouiller pour vivre. Jeudi 13 : on part tôt car la route sera longue. Nous longeons cette zone frontière. De l’autre côté de la route, un village entièrement rasé, seule subsise l’église. On ne peut pas s’arrêter et on me déconseille de photographier car, à mons de eux cents mètres, on distingue le dispositif militaire et les soldats qui surveillent. Du haut du col, on voit bien un lac, azéri, selon la carte, arménien selon notre chauffeur. Les paysages sont superbes. On arrive enfin à Haghbad, très bel ensemble avec un Khatchkar représentant une crucifixion, unique en son genre. On y croise une poignée de touristes. On revient par Alaverd, ville industrielle (cuivre), mais surtout beaucoup de ruines industrielles et une cheminée qui crache une fumée qui forme un véritable nuage qui empêche la vue. On traverse ensuite un paysage curieux fait de plateaux qui se succèdent et qui forment de véritables parallélipipèdes séparés les un des autres. Le monastèrede Sanahin est encore différent, avec on gavit ouvert son église sombre, les tombes culptés qui forment le sol du gavit, les statues des donateurs au sommet du chevet On fait l’impasse sur Odzum pour essayer de trouver le monatère de Kobaïr, indiqué sur les cartes, mais très approximativement. Il faudra demander plusieurs fois le chemin, faire des allers-retours sur une route qui traverse des paysages de toute beauté pour enfin, trouver un petit chemin qui grimpe dans la montagne. Une voix qui sort d’on ne sait où nous crie si nous arrivons à une croisée de chemins, s’il faut prendre à droite ou à gauche. Dasn cette végétation très dense, il ya l’une ou l’autre maisons, bien cachées et, çà et là des reines-claudes à se faire damner. La montée est rude, mais pas de traces de monastères. Nous sommes prêts à renoncer, mais je m’entête car il me semble avoir entendu du bruit bien plus haut. Et je ne m’étais pas tompé ; ce bruit était le bruit de gravats que des ouvriers, en train de restaurer le monstère, jetaient dans le précipice au bord du quel il est bâti. Pas de chance, partout des échafaudages qui permettent cependant d’admirer les magnifiques fresques que, pour notre chance, on n’a pas protégées mais au risque de les abîmer définitivement avec les rejets de poussières des pierres sciées à la machine. Fatigués, mais enchantés, n revient par la même route non sans faire quelques achats pour le dîner dans les vllages traversés. Tout au long de la route courent des cochons en toute liberté et le chauffeur doit être attentif. Vendredi 14 : Idjevan-Gavar. C’est à regret que nous quittons cette charmante famille. Il faut d’ailleurs discuter ferme pour payer le prix annoncé sur le dépliant. Madame semble nous considérer comme ses invités, ce que, avec beaucoup de diplomatie, nous ne pouvons admettre Si elle tient un B&B, c’est pour améliorer le quotidien et non pour offrir gracieusement son hospitalité ; connaissions les conditions, ce qu’elle finira par admettre en nous considérant quand même comme ses invités pour un repas. Quand nous arrivons à l’arrêt des bus, le chauffeur a déjà été mis au courant de l’endroit où il devait nous arrêter sur la route puisque nous n’allions pas jusqu’au terminal. (décidément, on prend bien soin de nous). On nous débarque en pleine nature. Il reste des champs à traverser pour rejoindre une autre petite route. De loin, nous avons déjà été repérés par un chauffeur de taxi égaré par là. On s’accorde sur le prix. Il se demande pourquoi nous voulons aller à Gavar, endroit que nous avons choisi, d’après la carte, pour aller visiter le fameux cimetière de Khatchkars. Il nous propose de nous y conduire et de nous ramener à Sevan. Fidèles à notre programme, nous refusons, ce que nos regretterons plus tard. Très aimable, notre chauffeur fera pluieurs arrêts pour nous montrer des monuments, une église, .. qui ne figuraient pas sur nos guides. La route longe le lac Sevan, c’est merveilleux. Comme convenu, le chauffeur nous dépose à Gavar. Selon le Petit Fûté, toujours en retard d’une ou de plusieurs geurres, il y a un office du tourisme. On cherche et on trouve en effet un bâtiment sur lequel est écrit, en russe et en caractères cyrilliques « office du tourisme ». J’entre, je surprends deux vieilles personnes qui m’expliquent qu’elles vivent là et qui, apparemment, n’ont jamais imaginé qu’il habitait un soi-disant ancien office de tourisme. On a soif. Comme il n’y a pas un chat en rue, on entre dans une banque et le garde nous explique qu’il n’y a pas de débit de boissons à Gavar. Il y a bien un tout petit marché, mais rien à boire. Il faut se loger. D’après le guide toujours, il y aurait un hotel datant de l’époque soviétique au quatrième étage ( ?) d’un immeuble cage à poules datant de la même époque et dont l’entrée est jonchée de détritus. Soudaint, o miracles, j’aperçois une jolie maison sur laquelle est indiqué hôtel. Dans la cour, d’énormes voitures, 4x4 ultramodernes, mercédes, BMW. Je m’enquiers, l’accueil est bizarre, comme si je demandais des pastèques chez un fabricant de cercueils. Il y a de la place. On nous montre la chambre, petite, corecte, mais si l’immeuble semble moderne, la plomberie doit être l’œuvre d’un kolkhosien désoeuvré. Le tuyau de douche pend lamentablement, les robients se dévissent, …Enfin, nous sommes contents d’avoir trouvé un toit. Come nous avns toujours soif, on demande un café qu’on nous sert vite fait bien fait sans nous faire payer. Manifestement, nous ne sommes pas les bienvenus. Puisqu’il en est ainsi, on décide d’aller à Noradour visiter le cimetière des Khatchkars, on trouve difficilement un véhicule pour s’y rendre ; le chauffeur sympa se demande aussi ce que nous faisons là. Le fameux cimetière correspond à l’image qu’on s’en fait et vaut le déplacement ; c’est impressionnant. (mais on aurait mieux fait de suivre les conseils du premier chauffeur). Au retour, Gavar est encore plus désert qu’à l’aller. Rien, mais alors, rien, une ville déserte, pas un bruit, pas une âme. Heureusement que nous avons pris de la lecture car la soirée va être longue. A l’hôtel, on ne nous propose pas de dîner, le personnel donne l’impression d’assister à une veillée funèbre . Plus tard, nous verrons d’autres voitures de luxes stationner devant l’hôtel et les gens s’engouffrer dans de petites salles où on leur sert à manger et surtout à boire à voir le nombre de bouteilles vides de vodka que le personnel sortira des salles à manger le lendemain. Au moment de l’addition, on ne paiera que l’hébergement pour une seul personne, on ne comptera pas les cafés pris la veille et au petit déjeuner. Manifestement, notre présence n’était pas souhaitée. Repaire de mafiosi ? Réunions discrètes de polticiens ? Nous ne le saurons jamais. Samedi 15 : Gavar-Presqu’île de Sevan. On prend un taxi jusqu’à Sevan. On cherche, en vain, l’officie de tourisme signalé dans le guide mais, ici, au contraire de Gavar, il n’a jamais existé. Dans le marché, on trouve un petit bisto sympa. Le mari a un taxi et il nous emmène à la presqu’île, au pied du promontoire où se trouvent les deux églises. C’est samedi et il y a du monde, essentiellement des Arméniens qui proftent de la fin de semaine. L’hôtel restaurant pratique des prix tout à fait raisonnables et nous décidons d’y rester prendre un ou deux jours de repos. La chambre est confortable, avec vue sur le lac, le restaurant très correct. Si à midi, les cars y déposent les touristes autour de grades tablées, le resto est fréauenté essentiellement par des Arméniens, surtout le soir et les prix sont établis en fonction de cette clientèle. Nous montons l’escalier de 226 marches qui mène au sommet. Deux églises domnent la presqu’île dont une « en activité » ; un baptême y a d’ailleurs lieu et la vue sur le lac est superbe (le lac Sevan, 150 km/sur 50 km. avec ses 2000 m. d’altitude est le deuxième lac navigable le plus haut du monde après le lac Titicaca). On restera longtemps à flaâner sur ce promontoire à jouir du paysage. Dans une des églises se touve un étonnant Khtchkar décorés d’ornements figuratifs assez surprenants. On passera l’après-midi à se reposer sur la plage ; mais l’eau nous semble un peu trop froide pour s’y baigner. Dimanche 16 : Sevan-Traghkadzor-Sevan. On se lève tôt, pour des prunes. Tout est fermé, rien ne bouge. On aurait pu quitter l’hotel sans que personne ne s’en aperçoive. Oar conséquent, pas de petit déjeuner. Un taxi traîne sur le parking, on le prend pour Sevan où un bus aurait pu nous emmener à Hrazdan. Mais le bus est parti à l’heure et…sans nous. Qaunt à connaître l’heure du suivant, les avis divergent…et de beaucoup. Un chauffeur de taxi nous harcèle. D’après lui, il n’y a pas de bus (mais ils disent tous cela). Il faudra bien se résigner. On part à la recherche du chauffeur de taxi que nousa vions eu la veille qui lui, pour le prix officiel, nous conduit directement à Traghkadzor, nous évitant la correspondance par Hrazdan, et où se trouve le monastère de Kètcharis. Finalement, en ratant le bus, nous aurons gagné du temps. Contrairement à Ochakan, il y a beaucoup de monde à l’office, mais ici, la chorale ne vaut pas tripette. L’église est pleine comme un œuf, mlais à la différence de nos égliss, comme les gens ne restnt pas en place, on peut circuler et visiter ainsi pendant l’office (ce que font aussi les touristes arméniens qui photographient à qui mieux mieux). Le gavit est orné d’une très belle freque et, en se promenant dans les environs, on découvre ne toue petite église, plus ancienne que le monastère etbien mignonne dans sn écrin de verdure. On redscend par la ville où un ancien marché couvert soviétique a été transformé en hôtel tout en conservant la façade d’origine avec ses sculptures représentant, en style tout aussi soviétique, les différentes corporations présentes dans le marché. Il faut admettre que ce n’est pas du tout désagréable à regarder. Comme il faut attendre longtemps pour avoir un hypothétique bus pour rejoindre Hrazdan, un chauffur de taxi nous propose, ainsi qu’à deux autres personnes qui attendaient comme nous, de nous y conduireà un prix légèrement supérieur au prix du bus. Même topo à Hrazdan, une attente de plusieurs heures pour avoir un bus – et beaucoup de monde qui l’attend – pas d’internet, rien à faire, rien à voir. On reviendra donc en taxi. Comme on se trouve ben dans notre hôtel où nous sommes maintenant les seuls clients, on décide de prolnger notre séjour. Lundi 17 : Sevan. On a hélé un minibus. Ire des chauffeurs de taxis pour qui cet itinéraire est chasse gardée. Nous cherchons une connection à internet depuis plusieurs jours et nous devons impérieusement téléphoner à Erevan pour réserver l’hôtel avant notre départ. Sevan est une grande ville. Il paraît qu’il y a un centre internet. A la première adrsse, il n’existe plus. A la deuxième, il est inconnu et à la troisième, il ne fonctionne plus. Le modem serait out ?(mais il fonctionne pour les jeux vidéos). Reste le téléphone ; on finit par trouver le cntre téléphonique de Sevan ( ?) mais le téléphone ne fonctionne qu’avec des cartes qu’on ne vend d’ailleurs pas au cenre de télécommunication et personne ne poura jamais nous dire où se vendent ces précieuses cartes. C’est grâce à l’amabilité d’un Arménien rencontré que je pourrai réserver l’hôtel au moyen de son portable. Retoutr à l’hôtel, plage et farniente. Mardi 18 : Sevan-Erevan. On paie les trois nuits, ce qui me vaut un large sourire parce qu’ils n’en avaient compté que deux. Cette fois le moyen de locomotion sera un de ces grands autobus jaune qui fonctionnent au gaz. Cela roule bien et on entre à Evan dans les embouteillages dignes de nos grandes villes. Aucun taxi ne veut nous conduire à notre hôtel. On se demande pourquoi. La aison en serait que l’hôtel était trop proche (10 minutes à pied, mais avec les bagages.. !) Les gens essaient bien de nous aider, mais à cette heure, tous les taxis sont occupés. On finira par trouver et, au compteur, on a parcouru… 6 km (à pied, cela fait plus d’une heure de marche avec les bagages, mais pour un taxi, le trajet est estimé trop court… !) Sur la place d la République, on teste les fontaines (on ne les avait pas encore vu fonctionner celles-là). Internet, Office du toutisme où on apprend que l’exposition Armenia Sacra que nous n’avions pas pu voir à Paris, ouvrait le jour même. Cette fois, nous ne l’avons pas ratée et c’est bien ainsi. Le soir, à l’hôtel, on rencontre d’autres voyageus dont un jeune français qui fait un stage de trois mois en Arménie sur l’étude de…la pomme de terre. En Arménien il se plaignait avec beaucoup d’humour, d’avoir une vocabulaire trsè riche sur ce qui concerne l’agriculture et plus particulièrement dans le champ lexical de la patate, mais que ne n’était pas très utile pour voyager ? Mercredi 19 : Erevan-Khor Virap. Un peu plus difficile à trouver les combis pour ce patelin. Un premier bus nous emmène à la gare ferroviaire d’Erevan et c’est en passant sous celle-ci par un passage souterrain pas évident à trouver, qu’on trouve, sur un terrain vague, quelques minibus qui attendent les clients. On trouve le nôtre, puis le chauffeur qui ne partira qu’à 11 heures. Il place deux bouteilles d’eau minérales pour réserver nos sièges et, pour tuer le temps, on va visiter la gare. Elle est immense, architecture soviétique évidemment, et…un seul guichet où, semble-t-il, il y a même quelqu’un pour délivrer des billets, mais pour où ? Grosse animation sur le quai. Un train serait-il attendu ? Erreur. Le quai sert de lieu pour un immense marché aux fruits et légumes, coloré, animé. Il est difficile même de s’y frayer un chemin. Sur une voie, une vieille locomotive et un wagon. Comme on s’attarde, un monsieur d’un certain $age nous aborde t nous demande de l’attendre. C’est le gardien du « musée », c’est-à-dire le wagn qui est sous nos yeux. Il revient avec la cle. C’est un vétéran, décoré par Staline en personne – nous aurons droit aux photos – A l’intérieur, tout est désuet, comme le téléphone, mais c’est touchant. Nous repartirons avec une photo de ce monsieur pendant son service militaire. A 11 heures précises (les Arméniens sont ponctuels) le bus démarre. Comme le monastère de Khor Virap est en dehors de la route, le chauffeur, très aimablement et après avoir pris l’avis des autres voyageurs, fait le détour et nous dépose au pied du monastère non sans avoir écrit sur un papier ses heures de retour et l’endroit à rejoindre, à pied, bien entendu, pour arrêter le bus au passage. Khor Virap, c’est un peu la carte postale, le monastère devant le Mont Ararat qui lui est en Turquie. Mais à quoi bon gâter son plaisir ; c’est plus impressionnant que la carte postale et le monastère mérite d’être visitée avec le cul de basse fosse où aurait été enfermé, dit-on, le brave Grégoire l’Illuminateur pendant treize ans. Un peu difficile à croire ; enfin, on descend par une échelle posée à même le mur et on laisse aller son imagination. Du haut de lamuraille, on domine la Turquie. La frontière, matérialisée par des barbelés est à peine à une centaine de mètres. Aux jumelles, on distingue trsè bien des minarets, des miradors aussi et toujours, impressionnant avec ses 5.600 m. le Mont Ararat couronné de neige. Retour au carrefour que nous a designé notre chauffeur, en plein soleil et le bus est à l’heure ; c’est le même chauffeur, le bus est plein, mais les passagers se serrent pour nous faire de la place. Toujours cette gentillesse et ce souci d’être agréable. On repasse par l’Office du tourisme pour avoir confirmation de la délivrance du visa à l’aéroport. Personne n’est au courant, mais on téléphone à l’aéroport qui confirme. Ouf. A l’hôtel, on retrouve Marius, notre franco-anglo-polonais, revenu du Sud et on décide de partir ensemble le lendemain pour une excursion dans la mont…….. Jeudi 20 : la pournée commence mal. Nous ne trouvons pas l’endroit où prendre le bus.pour Burakan. Personne ne peut nous renseigner. On demande à un chauffeur de taxi qui sait, nous voilà rassurés, mais il nous semble qu’il nous emmène bien loin, ce qui ne nous rassure plus. Il nous dépose à un carrefour où des gens attendent. Les uns disent que notre bus passera par là, d’autres disent le contraire. Finalement, un monsieur nous dit que lui aussi va à Burakan. Nous voilà rassurés pour de bon, il n’y a plus qu’à attendre. Le bus arrive, c’est le bon et, à l’intérieur, nous trouvons notre franco-anglo-polonais avec Anait, une de ses copines de paris en vacances en Arménie. Elle a reçu l’autorisation de ses parents de voyager avec nous, mais jusqu’à 19 h.00. Les Arméniens semblent très stricts avec leurrs enfants, surtout les filles. Comme Anait parle arménien et Marius, le russe, tout est bien. Arrêt à Burakan, une petite bourgade au pied de la montagne. Monastèe, lac de montagne et citadelle d’Amberd, tout cela est très loin et on n ous déconseillde le faire à pied (il faut être rentré pour 19 h.00) et on nous conseille de prendre un taxi. Puis, le villageois qui nous a donné ces information nous dit tout de go : je vous emmène. On fait le plein et nous voilà parti pour une balade superbe. Le chauffeur est bavard et avec Anait qui traduit, c’est facile. Par une piste en très mauvais état, on arrive au petit lac de montagne que marius voulait voir. Il est situé à 3000 m. d’altitude au milieu de montagnes pelées ; il y a même quelques plaques de névé. Un peiu plus loin, un centre de recherches nucléaires. On nous laisse franchir la barrière, mais nous serons sans cesses escortés par un membre du personnel. L’atmosphère se détendra rapidement et on nous autorise même à prendre des photos, à l’exception des bâtiments. Au retour, on aperçoit dans la vallée les espèces de yourtes dans lesquelles vivent les nomades kurdes, une tribu qui vit en bonnes relations avec les Arméniens. On terminepar la citadelle d’Amberd, elle aussi située dans un paysage superbe et à voir avant que l’on ait terminé les horribles travaux de restauration, que dis-je de « construction » avec des pièrres et des matériaux venus d’on ne sait où, mais qui, dans l’environnement, font l ‘effet d’un cancer au milieu de la figure. Notre chauffeur-guide tient absolument à nous montrer sa maison ; mais c’est sutout un prétexte à nous inviter à manger – la table est d’ailleurs mise quand nous arrivons - un repas complet arrosé de vodka. Le fils est chargé de surveiller la route pour demander au chauffeur du bus qui doit nous ramener de bien vouloir attendre. C’est ça l’hospitalité arménienne. Et quand on veut payer, on se fait houspiller. On s’en sortira en glissant un billet dans la poche de notre hôte qui, pour ne pas perdre la face, et à son corps défendant, fera semblant de ne ps s’en apercevoir. Vendredi 21 : c’est la fête nationale. Les fontaine de la place de la République fonctionnent et la place a une tout autre allure. En attendant les festivités, le matin on se rend au marché aux puces des bouquinistes où j’ai aperçu dans le fouillis qui y règne un livre édité par le musée Matenadaran, tiré à seulement 500 exemplaires avec des reproductions impeccables et…en français. Comment est-il arrivé là ? Il vaut 35.000 drams, mais nous l’aurons pour 25.000 (un peu plus que 50€) après le marchandage d’usage dans ces lieux. A voir la tête du vendeur, il est content de s’en être débarrassé – pour les Arméniens, c’est un prix exorbitant – et nous sommes contents de notre achat. Tout est donc pour le mieux. Le soir, nous assistons au concert donné sur la place de la République avec son et lumière et les jets d’eau qui passent par toutes les couleurs. On est serrés, les gens sont venus en famille et il y a là plus de 30.000 personnes qui écoutent, non religieusement, mais dans un calme relatif et bon enfant. Samedi 22 : Allez, un dernier monastère avant de partir. Bus pour Achtarak (cette fois on sait où le prendre). On se fait déposer à un carrefour et on prend un taxi. Le monastère est le pendant de celui d’Hovanarank, perché au bord du canyon. La visite terminée, notre chauffeur, au lieu de nous ramener au départ des bus, nous emmène voir une église, assez jolie. Al’intérieur, une dame essaie de nous expliquer quelque chose ; on comprend qu’il s’agit d’église, mais pas plus. Elle va trouver le chauffeur, s’ensuit une longue discussion avec force gestes et suivant le conseil de la dame, le chauffeur nous conduit voir une petite merveille, une église toute petite, très vieille, entourée de restes d’une mini-enceinte et de khatchkars. Un peintre la dessine. L’endroit est idyllique et on ne se croirait pas au centre d’une ville. Lui-même, semble-t-il en ignorait l’existence. Puis, sur sa lancée, par des ruelles, il nous emmène vers les restes d’une autre église qui nous permet d’en voir une autre encore perchée de l’autre côté du canyon qui sépare la ville en deux. Il ne manquera pas de nous y conduire. Elle est située dans l’enceinte d’une ancienne forteresse, une petite église à une seule nef, moins intéressante mais de sa porte on a une vue panoramique sur le canyon, le vieux pont et sur la ville. Dire que nous étions déjà passés à Achtarak sans nous rendre compte que cette petite ville révélait des merveilles (les guides n’en parlent d’ailleurs pas) Comme il reste du temps on termine la journée au Vernissage, l’immense marché aux puces d’Erevan devenu déjà très touristique. On y boira une bière que nous paierons le double, première et unique « arnaque » si on peut dire en trente jours. Dimanche 23 : Erevan. Ce dernier jour est consacré à la visite du mémorial au génocide. Bien que nous l’ayons déjà distingué de loin au cours de nos promenades, quand il s’agit de s’y rendre, c’est une autre affaire. Assez curieusement, alors que nous n’en sommes pas loin, personne ne peut nous renseigner. C’est facile à comprendre quand on sait que les Arméniens ne le connaissent que sous son nom arménien et que « génocide » prononcé avec toutes les intonations possibles ne leur dit rien. On finia bien par le trouver. Il est à l’intérieur d’un grand parc, bien entretenu. Tout au long des allées, de petits sapins plantés par des personnalités en visite en Arménie. Le monument en lui-même est aussi sobre qu’imposant. Tout, dans ce lieu est empreint de respect, de dignité ; une musique de fond incite au recueillement. A l’intéreur, autour de la flamme, des gens viennent déposer des fleurs blanches. On est impressionnés, émus même. La visite du musée est impressionnante aussi : des photos, souvent pleine d’horreurs, des témoignages, des lettres de consuls étrangers qui dénoncent ce qui est en train de se passer sous leurs yeux, des ordres militaires qui ne laissent planer aucun doute sur la volonté des autorités d’exterminer le peuple arménien qualifié d’ailleurs de « race arménienne » alors qu’une révolution antérieure à ces faits avait été menée au nom des droits de l’homme. Ce qui nous frappe aussi c’est que, à aucun endroit, on ne rencontre le mot « turc » . Il est question de « génocide », sans plus, révélation d’un peuple qui pleure sur lui-même sans chercher à culpabiliser d’autres peuples. Une grande leçon de dignité. Et une honte pour les négationistes. Comme on voit le stade dans le lointain, on imagine qu’il est possible de le rejoindre en prenant des raccourcis. Ce fut notre erreur car c’est dans un cul de sac que nous avos débouché et il a fallu rvenir su nos pas pour prendre un autobus au vol.. Retour à l’hôtel. Marius est reparti hier. Un couple tue l’attente en attendant de partir vers l’aéroport. Tous les vols décollent à 04 h.00 du matin. Demain, ce sera notre tour. Lundi 23 : Erevan. La journée est consacrée aux courses, à l’envoi un peu tardif des cartes postales, à l’achat de petits souvenirs. Puis on fait les bagages, on dîne et on attend. Le taxi est commandépour 01 h.00 car nous devons encore régler le problème des visas. Quand un taxi est commandé, le prix de la course est 50% moins cher. Le chauffeur ne veut rien entendre, mais devant l’insistance du gardien de l’hôtel, il doit s’incliner, la loi c’est la loi. Il se vengera en nous emmenant à l’aéroport à plus de cent km/h. Qu’est-ce qu’on étaient contents d’arriver sains et saufs. Le côté des départs resemble à une gare routière. C’est sombre, gris, anonyme. On se renseigne pour les visas. Quelqu’un a l’air de savoir, mais nous sommes un peu inquiets quand même. On nous dit d’attendre. L’attente sera longue. Enfin, arrive un officier bardé de décorations qui semble s’extraire d’un profond sommeil. Il nous fait entrer dans un bureau et on se rend compte que notre démarche est assez inusitée. Finalement, et avec le temps, il trouvera les papiers ad hoc et, surtout, récupérera le prix de la prolongation des visas, la seule chose, au fond, qui justifie cette démarche. L’avion est à l’heure. Bye bye Arménie. Un voyage parmi les meilleurs que nous ayons faits. Quel pays ! Quel peuple accueillant ! Que de merveilles !
Conseils avant de partir : se munir de guides est une évidence ; encore faut-il que ce soit de bons guides et cela, seule l’expérience le démontrera. Pour notre part, nous avions acheté le guide Évasion (Hachette), séduisant, bien structuré, de belles photos mais…conçu pour des touristes motorisés. En outre, il ne tient pas compte du fait que l’alphabet arménien n’a rien à voir avec le nôtre. Et quand on montre dans le guide à un Arménien le nom de l’endroit où on souhaite se rendre, souvent, dans les campagnes du moins, il ne peut le déchiffrer. N’aurait-il pas été simple de faire suivre les noms de lieux, du moins des lieux importants, d’une transcription en Arménien. Quant au guide Le petit futé, il porte bien mal son nom. Certaines indications semblent dater de l’époque soviétique : la cathédrale, bel et bien opérationnelle est « en construction » et vous pourrez poireauter des journées entières à la gare d’Erevan pour attendre des trains qui ne roulent plus que dans le souvenir de vieux Arméniens. Ne cherchez pas non plus le guichet où on délivre des billets de bus à la gare routière (cette question fait bien rire les autochtones). Et ne parlons pas des rubriques « hébergement » ni des descriptions des monastères du Karabagh. Bref, à oublier. Le guide qui nous a paru le mieux conçu et le mieux à jour – malheureusement nous n’avons pas pu nous le procurer – est Planète des hommes. Il est indispensable également de se munir d’une lampe de poche car, très souvent, l’éclairage public est inexistant.
Lundi 25 août : Bruxelles. L’avion d’Austrian Airlines est ponctuel. Après une escale à Vienne, nous repartons la nuit pour Erevan.
Mardi 26 : il est 04 h.30 du matin, heure locale lorsque nous atterrissons. Le vol de Lufthansa nous ayant précédé, la file est longue devant les guichets où on obtient les visas. Peu importe puisque, de toutes façons, rien ne presse à ces heures. Les visas apposés, on traverse quelques magasins en free shop où les vendeuses somnolent en attendant d’improbables clients. Dans le hall des arrivées, nous sommes harcelés par les chauffeurs de taxis. Cela sent l’arnaque, comme dans la majorité des aéroports. On se renseigne sur les tarifs « officiels » au bureau d’information et on nous confirme les prix marchandés après des chauffeurs. Bon, on a compris, le personnel est de mèche avec les chauffeurs. Tant pis, on est fatigués et pressés maintenant de rejoindre l’hôtel, ce qui n’est pas évident. Notre chauffeur, en effet, qui est autant conducteur de taxi que je suis dresseur de puces ne connaît pas les noms de rue ; nous aurons droit à une visite nocturne de la ville d’Erevan qui durera plus d’une heure avant qu’il ne localise – enfin que JE localise l’hôtel -. Comme il n’y a pas de chambre libre à cette heure, nous dormirons dans les fauteuils au sous-sol. Après un peu de repos, on part en exploration. Première démarche, changer de l’argent. Il y a un bureau de change dans un petit supermarché à cent mètres de l’hôtel. Le premier contact avec Erevan est décevant. Pour nous rendre place de la République, on traverse des chantiers le long de rues poussiéreuses où les quelques rares édifices encore debout – et dans quel état – sont de conception soviétique. Quant aux noms des rues, soit ils ne sont pas indiqués (cas le plus fréquent), soit ils sont en arménien, donc illibles pour nous, soit, mais c’est rare, en caractères cyrilliques. Bref, comme en outre, à cause des travaux, pas mal de rues sont fermées, le petit plan dont nous disposions se révèle très rapidement inutile. Nouvelle déception en découvrant la place de la République, les fontaines et le plan d’eau qui apparaissent sur toutes les photos, sont inexistantes. Mais la place, malgré son aspect pharaonique, a de la gueule.
On apprend aussi à traverser les rues, exercice périlleux s’il en est. Le trafic est dense, essentiellement composé de taxis et de minibus. Il y a bien des feux tricolores dont le respect semble lié à l’humeur du conducteur ; quant aux passages pour piétons, ils sont purement décoratifs. On regarde donc la façon de procéder des autochtones et on les imite ; en général, une rue se traverse en deux temps avec un bref arrêt sur la ligne blanche. Au début, c’est assez impressionnant mais on finit par s’habituer. Retour à l’hôtel et repos bien mérité. Bonne nouvelle : contrairement à ce que disent les guides, il n’est pas nécessaire de se rendre au consulat du Haut Karabagh pour obtenir les visas ; ceux-ci se font sur place. Après avoir repris des forces, on retourne au centre et à l’Office du tourisme où l’accueil est chaleureux et efficace. On explore un peu plus la ville qui, au soleil et avec tous les arbres qui bordent les avenues se révèle plus agréable qu’au premier abord. On visite le musée National d’Histoire, de conception archaïque et de type soviétique avec ses gardiennes de salles en cache-poussière, mais dont la visite est indispensable avant de partir à la découvert du patrimoine arménien. Le retour à l’hôtel, pas loin du centre cependant, se fait à travers de rues où abondent les nids de poules, totalement dépourvues d’éclairage. Demain, se munir de la lampe de poche si on veut éviter les entorses ou de se heurter à un engin de chantier.
Mercredi 29 : Nos souhaitons nous rendre au monastère de Gueghard. Très aimable, la jeune fille de l‘accueil nous indique quel minibus prendre pour nous rendre à Massiv Market, d’où partent les bus pour Garni. Et, initiative très intelligente, elle nous inscrit tous ces noms en caractères arméniens sur un petit papier qui se révèlera bien précieux. Au terminus, une passagère nous conduira jusqu’à la « gare » des autobus que nous aurions eu du mal à trouver pas nous-mêmes. Le bus nous emmène un peu plus loin, jusqu’à Gokht d’où nous prendrons un taxi que nous partageons avec un couple tchéco-arménien. Le monastère est superbe, dans son écrin de verdure et collé contre la montagne. Trois églises troglodytes complètent l’église centrale et la décoration tant intérieure qu’extérieure est superbe. Deux heures ne seront pas de trop pour flâner dans cet endroit magique que nous quittons au moment où arrivent les cars de touristes et d’écoliers qui mettent fin au climat de quiétude. Nous revenons par Garni où se dresse, entièrement reconstitué, le seul temple qui témoigne du passage des Romains. Cela ne vaut pas les temples d’Italie mais l’endroit ne manque pas de charme avec le canyon en contre-bas. Retour et dîner à une petite terrasse près de la place de la République où nous nous divertissons en observant le manège - qui se veut discret, mais c’est loupé – de prostituées accrochées à leur téléphone portable. A voir les va-et-vient, la clientèle ne manque pas.
Jeudi 30 : Au programme de ce jour, visite d’Edjmiatzin, le « Vatican » de l’église arménienne avec sa cathédrale, son musée, ses monastères et son séminaire. L’ensemble est agréable, très calme avec les allées bordées de fleurs. Trouver un bistro pour boire un petit café se révèle plus compliqué. On le prendra à Erevan où nous serons de retour en début d’après-midi. On commencera par faire un petit tour au Marché central dont la porte de cuivre est imposante. Il est difficile de résister aux marchands qui veulent à tout prix que l’on goûte leurs produits (pèches, raisin, miel, fruits confits, fruits secs, …) sans obligation d’achat. Un peu plus loin, mais pas facile à trouver, le musée Parajdanov, ce cinéaste géorgien aux talents surréalistes. Sa maison-musée abrite une collection de collages et de peintures assez extraordinaires. Pendant toute la visite nous serons suivis comme nos ombres par la propriétaire qui parle un peu allemand et surveille tous nos gestes comme si nous étions des malfaiteurs potentiels. On dînera au restaurant Haiq, pas très visible, installé dans un sous-sol de l’avenue Machkots – en outre les indications sont en arménien – où on dégustera la vraie cuisine arménienne pour un rapport qualité-prix qui défie toute concurrence. Si on ajoute qu’en se réclamant de Envoy Hostel on bénéficie encore d’une réduction de 20%… ! Cerise sur le gâteau, la bière pression n’a rien à envier aux bières belges et le taboulé y est remarquable. Vendredi 31 : Départ pour le Karabagh. A la gare routière, pas de guichet, comme on le signalait plus haut, mais une belle anarchie. Les chauffeurs de minibus, tout comme en Amérique latine, se disputent les clients. Ausitôt accrochés, aussitôt installés . Comme nous sommes les derniers, le minibus part sans plus attendre. La suspension, ce qu’il en reste du moins, a dû connaître des jours meilleurs car les cahots ne sont pas dus à l’état de la route comme nous pourrons le constater au retour dans un véhicule moins vétuste ou mieux entretenu. La route nous semble longue et la halte déjeuner est la bienvenue. Les autres passagers, distants jusque là essaient de communiquer avec nous. C’est laborieux mais, la bonne volonté et toutes les ressources linguistiques et gestuelles aidant, on y arrive. Du coup, nous sommes le centre d’intérêt de l’ensemble des passagers qui nous indiquent ce qu’il faut voir dans le paysage, nous interrogent sur nos projets de séjour, …La fin du voyage en est devenue agréable et de bon augure en ce qui concerne la suite. Cette expérience, nous la revivrons tout au long de notre séjour. Discrets d’abord, respectueux de l’étranger, les Arméniens que nous rencontrerons rechercheront toujours une occasion d’établir un contact, de proposer leur aide en cas de nécessité, sans jamais s’imposer mais avec le désir manifeste d’essayer de briser la barrière de la langue. Au Karabagh nous devons, en principe, loger chez un Français qui réside depuis trois ans en Arménie et dont nous avons trouvé l’adresse sur Internet.
Oui mais nous avons stupidement oublié de prendrenote de son téléphone et de l’adresse de son domicile. Qu’importe, Internet nous sauvera… à condition que le correspondant soit devant son ordinateur. Et ce n’était pas le cas. Quand, enfin, il a pu prendre connaissance de notre message, c’est son ordinateur qui l’a trahi. Après deux heures d’attente, on on envoie un ultime message disant que nous abandonnons et que nous allons nous mettre en quête d’un logement à Stepanakert quand, miracle, la préposée au téléphone se penche à la fenêtre et crie un mot qui ressemble à mon nom nom : c’est Armen qui nous a localisés et nous envoie un taxi taxi ; en effet, il n’habite pas à Stepanakert, mais à Couchi. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. Arrivés à Couchi, Armen nous attend au coin de la rue ; heureuse initiative car, à voir l’immeuble où il habite, un vestige de l’architecture soviétique qui, en apparences, relè- relève plus du clapier à lapins ou de la cage à poules (il y a d’ailleurs quelques spécimens qui errent dans l’entrée) ; à voir les escaliers de pierre qui n’ont plus vu l’ombre d’un balai depuis la chute du mur de Berlin, nous n’aurions jamais osé franchir le pas de la porte ( d’ailleurs absente). Heureusement l’appartement d’Armen n’a rien de commun avec l’aspect extérieur. Petit café et organisation de la suite de notre séjour au Karabagh. Nous nous mettons d’accord sur les sites que nous souhaitons visiter.
Samedi 1 septembre, départ pour le monastère de Dadivank qui se trouve à l’extême nord. Il nous faudra trois heures pour l’atteindre, les derniers tronçons de route étant dans un triste état. Au passage, on rencontre des traces de la guerre, tanks détruits, modestes croix portant les photos des malheureux tankistes. Au paysage d’abord agricole se substitue un paysage de forêts ; c’est dans ce superbe environnement qu’est situé le monastère. Il est en pleine restauration. Si la première restauration est correcte, celle qui est en cours ne laisse rien présager de bon. On restera longtemps à flâner dans la galerie et à admirer la sculpture des donateurs
Sur le chemin de retour, premier arrêt au village de Vank. Si ce village a la « chance » de bénéficier des largesses d’un généreux donateur de la Diaspora domicilié à Moscou, on ne peut dire que ses conceptions de l’esthétique relèvent du meilleur goût. Le jaune et le vert dominent partout et l’hôtel, en forme de bateau baptisé « Titanic » détonne dans le paysage.On s’y désaltère quand même et, de la terrasse, on distingue sur la montagne le monastère de Gandzassar. Comme le généreux donateur a aussi penser à faire une route d’accès, la montée ne sera pas trop dure. L’ensemble des bâtiments monastiques est harmonieux, bucolique même. Le portail de l’église est superbe comme les sculptures du clocheton. Heureusement, nous n’avons pas oublié les jumelles (accessoire indispensable, comme la lampe de poche, cfr. plus bas). A Chouchi, nous allons dîner dans un chouette petit resto qui nous a été recommandé par Armen. Il est situé à l’écart – c’est le moins qu’on puisse dire – mais le déplacement vaut la peine tant pour l’accueil que pour la qualité du repas. Mais au retour, la nuit est tombée et il fait noir comme dans un four. Heureusement qu’il y a la lampe de poche. L’obscurité et « l’unité architecturale soviétique » aidant, nous nous trompons de maison. Pas pour longtemps car les séquelles de la période soviétique sont bien présentes et, dès la première volée d’escalier, une porte s’entrouve et une voix nous demande ce que nous faisons là. On s’excuse et on passe à l’immeuble voisin. Le bon, cette fois.
Dimanche 2 septembre. C’est jour de fête et notre hôte a prévu que nous allions ensemble à Stepanakert, nous brossant un tableau dithirambique de ce que nous allions y trouver. Mais il changera d’avis et nous visiterons Chouchi où, quoiqu’en dit notre hôte, il n’y a pas grand chose à voir, la ville ayant été presque entièrement détruite lors de la guerre. Deux mosquées à moiié en ruines, un fort dont les murs sont en bon état de conservation. Bref, ce tour de Chouchi nous prendra deux heures. Finalement, c’est le petit spectacle organisé pour la fête qui nous séduit le plus par sa bonhomie, sa gentillesse et sa qualité : un spectacle de marionettes que nous comprendrons même grâce à la gestuelle et à la manipulation, des danses très élégantes et de la musique traditionnelle jouée sans fausses notes. Enchanteur. Dîner au même resto, « chez Robert », paraît-il. Puisque nous sommes déjà venus la veille, l’accueil est encore plus démonstratif et le repas tout aussi délicieux. Cette fois, nous ne nous trompons pas de maison en rentrant.
Lundi 3 septembre. Un nouvel hôte, Vasguen, un Arménien de France, se joint à nous. On part tôt le matin car la journée sera longue. Premier arrêt, Avetaranots, un très beau village d’un millier d’habitants dans la montagne. L’église est en réfection. Armen et Vasguen discutent avec les ouvriers qui essaient sans trop de conviction de remettre en route une pompe récalcitrante. On va chercher de l’eau fraîche, on bavarde ; en brossant l’épaisse couche de poussière qui recouvre des pierres, on découvre de magnifiques bas-reliefs. Quant on repart, la pompe ne semble toujours pas décidée à fonctionner. Nous ne connaîtrons pas la suite.
L’étape suivante doit nous conduire à un petit monastère situé dans la montagne. De la route, enfin, de ce qui sert de route, on devine de temps en temps son clocheton. Trouver le chemin qui y mène est une autre paire de manches. Et personne pour nous renseigner. On emprunte alors, avec le taxi – c’est costaud les Volga soviétiques - des chemins de montagne qui, chez nous, exigeraient l’empli d’un véhicule 4x4, tous terrains. Devant les masses rocheuses qui se présentent sous les roues de la Volga, le chauffeur, prudemment, décide quand même de ne pas pousser plus loin. On n’ose pas imaginer une panne dans ce coin totalement isolé. On continue donc à pied sous un soleil de plomb en se fiant à notre intuition. Le monastère « devrait » se trouver à notre droite, …finalement, c’est à gauche qu’on le trouve au détour du chemin. Mais nous ne sommes pas seuls. Des soldats censés y travailler sont en pleine sieste. Le monastère est dans un piteux état, rempli de grafitis en russe, du sol jusqu’au toit – les soldats qui ont fait cela devient être de solides acrobates encore à jeun au moment de commettre leur crime - graffitis peu élogieux pour les Arméniens, leurs mères et leur religion selon Armen qui comprend. Lui est très déçu, moi un peu moins car c’est un témoignage instructif de l’image que les Russes se faisaient des Arméniens (et aussi de la « culture » de la soldatesque envoyée là-bas.). Le retour se fait par le monastères d’Amara, avec une très belle enceinte surmontée d’une tour. L’intérieur, trop restauré à notre goût est assez décevant, hormis la crypte. On s’arrête dans quelques villages pour regarder les monuments commémoratifs de la guerre du Haut Karabagh. Les représentations des soldats morts au combat sont gravées dans la pierre. Tous sont des gars de 19 à 30 ans. Le spectacle est émouvant et on prend conscience du prix que la population à dû payer à cette guerre. Enfin, arrêt obligatoire à Stepanakert pour régler les problèmes du visa au Ministère des Affaires étrangères– il nous reste moins d’une heure pour nous mettre en ordre - . Cela nous coûte 11.000 drams avec, en prime, la grogne de la secrétaire qui caressait sans doute l’epoir de partir avant l’heure. Mardi 4 septembre. Chouchi-Goris. Il faut se lever tôt. Le chauffeur de taxi doit encore passer chercher sa fille pour la conduire à l’école. C’est sympa, mais le temps passe. Comme on a bien marchandé le prix, que le chauffeur est sympathique, nous sommes mal placés pour avoir encore des exigences. On arrive à la gare routière dans les délais, on est dans les temps, mais c’est juste. De toute façon, le combi n’étant plas plein, on attendra encore une demi-heure. Dans le bus, un monsieur très handicapé et une dame très excitée qui n’arrêtera pas de monter et descendre du véhicule au grand dam de l’handicapé qui doit la laisser passer. Dans le bus, on n’entendra qu’elle ; elle a le verbe haut et, bien sûr, nous n’y comprenons rien. Les autres passagers si, mais ils auront vite fait d’en avoir assez à en juger par les mimiques. N’empêche, le combi devra s’arrêter selon ses ordres devant ce qui nous semble être une base militaire. Elle descend en courant avec, en mains, une poignée de chandelles. Les hommes descendent fumer une cigarette en attendant son retour. Quand elle revient, c’est pire qu’ avant ; elle a l’air complètement déjantée, crie, hurle. Apparemment, elle raconte ses malheurs mais seule une vieille dame semble compatir. Bref arrêt au poste frontière pour que nous puissions prouver que nous avons payé nos visas. Simple formalité avec des fonctionnaires très aimables. Plus loi, nouvel arrêt pour notre voisine qui va brûler de nouvelles chandelles dans une magnifique petite église qui surplombe la vallée. L’environnement est époustouflant, notre brûleuse de chandelles aussi. Cette fois, c’est l’hystérie, elle embrasse les murs, les portes ; elle hurle, elle pleure, elle gesticule, … Arrivé à Goris, le bus nous dépose devant une station d’essence en dehors de la ville. Petit café, taxi. Le chauffeur veut nous conduire à un hôtel, mais j’insiste pour qu’il nous dépose au marché. Munis d’adresses trouvées dns le guide, je m’apprête à partir à la recherche d’un logement losque je suis abordé par un monsieur très aimable ; il est le patron d’un bed and breakfast. Je négocie le prix, il hèle un taxi – qu’il paie –et nous voilà chez lui. Superbe maison entourée de verdure, avec terrasse de laquelle on a une vue sur toute la ville. Chambre à l’avenant. Une famille accueillante, discrète, serviable et, cerise sur le gateau, la patronne est une cuisinière hors pair et cuisine arménienne succulente (les meilleures feuilles de vigne farcies que nous ayons jamais mangé). Le premier après-midi est consacré à une balade dans la ville, bien agréable avec ses petites maisons à un étage, isolées les unes des autres et ses restes de quartiers troglodytes. Ce n’est pas pour rien que Goris soit qualifiée de « petite Cappadoce ». Nous terminerons notre promenade en sirotant une bière à une chouette terrasse bien ombragée. Mercredi 5 septembre. Levés à 08 h.30 et le petit déjeuner, copieux, variés (choix entre plusieurs sortes de cafés et de thés) nous attend déjà. Le taxi aussi (quand le taxi est réservé depuis l’hôtel ou le B.and B. le prix défie toute concurrence, sutout s’il s’agit d’un ami du patron qui peut se faire ainsi un petit extra). Nous passerons la matinée dans la vallée de Kendzoresk au milieu de cheminées de fées, d’habitats et d’églises abandonnées. La végétation est abondante, les mûres sont à point et l’eau coule partout. Comme notre chauffeur s’est révélé être un excellent guide doublé d’un bon conducteur, jovial en plus, nous le réquisitionnons pour l’après-midi. Nous prenons la route qui mène en Iran et nous croisons beaucoup de camions de ce pays puisque c’est, avec la route qui mène en géorgie, le seul point de communication entre l’Arménie et le reste du monde. Toutes les importations passent obligatoirement par ces deux routes. C’est une route de montagne, sinueuse, avec de beaux points de vue. Sur le côté, un rstaurant qui accueille les voyageurs iraniens. Les cars qui assurent la liaison Erevan-Téhéran sont luxueux. On loge la frontière avec l’Azebaidjan, l’ennemi juré des Arméniens. Pas de militaires, pas de barbeléq, rien qui puisse faire croire qu’à cinquante mètres se trouve un autre pays avec lequel l’Arménie est toujours en guerre. Mais qui irai se perdre dans ces montagnes ? On quitte la route pour s’enfoncer dans une magnifique forêt(Chênes, érables, sorbiers, frênes, .., sur une piste pas trop mauvaise. Après une heure de trajet, nous atteignos le monastère de Bheno-Noravank. Extérieurement, il ne paie pas de mine : un gros parallélipipède de basalte. Mais l’intérieur.. ! La décoration des encadrements de portes d’abord, puis, quand on s’est habitué à la faible lumière, on découvre dans les coins supérieurs de superbes bas-relifs qui font immanquablemùent penser aux sculptures préromanes. Tout autour, c’est l’effervescence. Il y a là plusieurs familles qui préparent un barbecue géant. Les femmes s’affairent pendant que les hommes… jouent aux cartes (deux d’entre eux, cependant, activent le feu). Les plus jeunes veulent parler avec nous. L’un a appris l’allemand et ne se débrouille pas mal du tout à la grande fierté de son père. On fit des photos, mais ils n’ont pas d’adresse et nous sommes bien marris de ne pas pouvoir les leur envoyer. (Le fonctionnement de la poste a l’air très particulier comme on nous l’expliquera plus tard). On nous invite à partager le repas, ce que nous aurions accepté volontiers, mais notre taximan devait rentrer. On se confond en excuses de crainte de heurter leur hospitalité. Sur le chemin de retour, notre chauffeur s’arrête pour cueillir des mûres au risque de frôler l’indigestion (mais elles sont tellement bonnes…) et…frotter sa voiture avec son petit chiffon à chaque arrêt. On arrive même à se comprendre : avec les dix mots d’arménien que nous avons appris, les trente de russe, séquelle d’un apprentissage ancien et frustré de cette langue, quelques mots d’anglais, des gestes et des fous rires partagés. Bref, une journée formuidable qui se termine par un repas tout aussi formidable chez nos hôtes. Jeudi 6 septembre. Le taxi vent nous prendre à 9 h.30. On prend en charge un médecin qui doit se rendre à l’hôpital. Le chauffeur est moins bavard, mais la route est difficile et il se cncentre sur sa conduite. Direction : Tatev. Encoe une route merveilleuse, malgré les innombrables nids de poules. Arrêt près d’un belvédère qui, outre une magnfique vue sur le canyon, permet de voir, dans le lointain, le monastère de Tatev (encore une fois, les jumelles étaient les bienvenues). Sur le chemin du belvédère, nou rencontrons deux franco-arméniennes qui connaissent bien Armen de Chouchi chez qui elles iront aussi loger (le monde est parfois petit). Nouvel arrêt au « Pont du diable » et ont atteint enfin cette merveille qu’est le monastère de Tatev, perché sur sa palte-forme, au bord du précipice. C’est un grand monastère fortifié avec de nombreux bâtiments, une belle grande église et une autre, mignonne, avec ses portes et ses chambranles sculptés. On visite, on flâne, on s’imprègne de l’atmosphère. Hormis les deux franco-arméniennes et un couple de belges, nous étions les seuls sur le site. Avant de prendre le chemin du retour, notre chauffeur nous emmène dans un endroit qui surplombe le monastère pour que nous puissions prendre des photos. Nous demandons au chauffeur s’il connaît un autre monastère qui s’appellerait Tatev du bas. Il connaît, mais nous dit qu’il n’est pas accessible. Du haut de la montagne, il nous indique vaguement où il se trouve ; mais sur la route, il s’arangera qand même pour que nous le dévouvrions en « vue aérienne ». C’est un ensemble recouvert de végétation, mais à l’œil nu – et surtout aux jumelles- on distingue parfaitement l’encente, les bâtiments monastiques – ou ce qu’il en reste – et l’église. A Goris, nous rencontrons de nouveaux hôtes, un couple de Hollandais et un couple d’Arméniens qui travaillent pour l’UNICEF. Avant de dîner tous ensemble, nous descendons en ville à la recherche d’un local internet. Comme je tapote le clavier de l’ordnateur, une jeune femme nous entendant parler français me demande une explication grammaticale, prétexte surtout à entamer la concversation et à nous inviter à visiter le centre pou la défense de la langue française dont elle s’occupe. Nous apprenons que Goris a 6 écoles qui ont choisi le français comme première langue étrangère et que la ville est jumelée avec Vienne en France. Comme j’étais inspecteur de français et de langues romanes en Belgique, les questions fusnt et tout se terminera par une séance photos. Nous serons dans la presse… ! Au retour, la table est dressée sur la terrasse, le Hollandais a acheé du vin (pas fameux) et le patron une énorme pastèque. Après le repas, il nous dera goûter le vin maison, une rude épreuve pour les estomacs, et une vodka maison aussi qui fait oublier le vin précédemment ingurgité. Fameuse sa vodka !!! Au rang des bons souvenirs. Bref, une soirée très agréable. Dommage que demain, il faut leve le camp. Mais nous aurons gardé un bon souvenir de Goris et de cette famille si accueillante. Vendredi 7 septembre. Goris-Yeghernadzor. Pas de problème de places dans le combi : le patron du B.and B. a téléphoné à l’agence pour qu’on nous réserve deux places. Heureusement parce que le minibus est plein. On s’enfonce dans la vallée de l’Arpa au long de laquelle sont aménagés des espaces pour piqueniquer, se baigner, …On fera d’ailleurs un arrêt-pause dans un des ces endroits, ombragés, le long s’une petite rivière, avec un bar qi sert des rafraichissemnts. A 13 h.30, nous sommes déjà à Yeghernadzor. Il faut le savoir car le chauffeur nous a déposés le long de la route poussiéreuse, un peu en dehors de la ville comme nous nous en apercevrons. Mais le bus continue, lui, vers Erevan et, par conséquent, il n’entre pas dans la ville, une ville très quelconque. Le B.B se trouve dans un quartier à l’autre bout de la ville. On dépose ls bagages et on part à la découverte de Yeghernadzor… Que faire en attendant le soir ? Car il n’y a rien à faire à Yeghernadzor. Comme l est encore tôt, que Noravank n’est pas loin, à pene une dizaine de km. j’avise un taxi, on débat du prix et nous voilà partis. Une fois de plus, le chauffeur est agréable, nous montre le paysage, nous montre des habitations troglodytes, s’arrête pour que nous puissions conempler le paysage à notre aise et prendre des photos. L’ensemble monastique est fabuleux dans son cirque de montagnes avec les reflets du soleil dans les pierres ocres. Les décorations, les tombes, les sculptures, …et la mauvaise idée de grimper à l’étage de l’église par un escalier de pierre, étroit. Monter n’est rien, mais descendre…donne le frisson. Nous resterons là aussi un sacré temps à nous en mettre plein la vue, à jouir de l’atmosphère, du spectacle. Et chapeau pour ces chauffeurs de taxis, pour leur cordialité, leur patience – parce qu’ils attendent le temps qu’il faut, ou bien nous accompagne pour regardr avec nous ou nous montrer un détail – Et toujours avec le sourire. La soirée nous change de Goris. Pas de repas prévu au B.B. En ville ( ?) pas de restaurant. Comme on se renseigne, un monsieur bien aimable nous conduit avec sa voiture dans un restaurant le long de la route, avec petits salons privés, …Ce n’est pas ce qu’on pense car, en Arménie, il est fréquent, dans les restaurants de s’isoler dans une pièce séparée, parfois par une simple cloison, pour manger entre amis ou en famille. Nuit très chaude. Chaleur et moustiques. Samedi 8 septembre. Retour à Erevan. Le chauffeur du combi se prend un peu pou Schoumi et nous mettrons mons de deux heues pour atendre la capitale. On nous dépose loin du centre. On prend un taxi, mais il ne connaît pas l’adresse. Comme nous avons déjà une petite connaissance de la ville, du moins de ses grands axes, c’est nous qui le pilotons. Comme il n’y pas de chambre libre, on laisse les bagages et on décide de trouver l’endroit où prolonger nos visas puisque ceux-ci ne sont valables que pour trois semanes et que nousa vons l’itenion de rester un mois. Commence alos la galère – qui nous permet de ben visiter la ville ; chaque chose a son avantage – On s’adesse, cela paraît logique – à une agence de voyage. On nous explique très bien où cela se trouve, comment y aller, …on remercie et, quand on arrive à l’endroit indiqué, tout est faux. Je passe sur les autres péripécies. Après de longues promenades, on trouve enfin quelqu’un qui sait. Hourrah ! C’est au fond d’une cour à gauche, cour invisible de la rue que se trouve l’endroit tant convoité, mais…c’est fermé. Il y a bien un personnage en uniforme à l’intérieur mais il refuse de nous parler. Il faudra beaucoup d’insistance, de patiencepour que, lassé de nous avoir sans doute dans son champ de vision et comprenant que nous n’étions pas près de partir (après avoir tnt cherché !!!) qu’il a consenti à s’extraire de son fauteui pour nous dire que le bureau serait ouvert le lundi à 11 h. On se rend alors au musée des enluminures qui se trouve tout en haut de la ville. Génial, une collection incroyable de livres et de manuscrits anciens, le plus vieux daté de 987, des livres d’histoire, de mathématiques, de géograpie, de sciences, des cartes, …et des enluminures extraordianaires. Et il paraît qu’on ne voit qu’une infime partie des trésors que détent ce musée, le reste se trouvant das des caves blindées. Nous consacrerons la fin de la journée à la visite de la nouvelle cathédrale. Une erreur de lecture de plan nous fait errer dans des quartiers moins connus, plus populaires et très animés. Se perdre est parfois positif. Nous trouverons enfin la cathédrale apès avoir traversé un mignon parc infantile. La cathédrale a de la gueule ; elle est immense, un très beau lustre la décore, mais l’ambiance est froide. Comme c’est samedi, c’est le jour des mariages et nous assisterons à la fin d’une cérémonie. L’ambiance n’est pas au recueillement ; les gens vont, viennent, les amis se retrouvent, bavardent pendant que le prêtre poursuit l’office qui ne sera troublé que par la présence d’une illuminée qui invoque on ne sait quelles divinités dans l’indifférence générale. Au retour, on retrouve Vastgen de retour lui du Karabagh. Il nous apprend une bonne nouvelle :on peut obtenir la prolongation du visa à l’aéroport avant l’envol. Une joiurnée de gagnée. Dimanche 9 : journée pleie de surprises. Au petit déjeuner, nous faisons la connaissance d’un Anglais, originaire de Pologne qui poursuit des études en France, parfait polyglotte, anglais, polonais, russe, français. On échange des informations puis on s’en va prendr eun bus pour Achtarak qui devrait être notre point de départ pour la visite du monastère de Hohvanavan ; on voit un minibus prêt à partir, mais…c’est un privé qui se dispose à emmener un goupe. On nous indique où prendre notre bus puis, on nous rappelle. En fait, le groupe est une chorale qui va chanter un office à Ochakan. Ils nous proposent, si cela nous intéresse, d’aller les entendre et ensuite, ils nous déposeront à Acharak. On accepte et on ne le regrettera pas. Ce sont de vrais professionnels – parmi eux des chanteurs de l’opéra d’ Erevan – et nous assistons à un superbe concert dans une église quasi vide. Les quelques assistants somnolent, voire dorment carrément, ou se promènent pendant l’office. Nous faisons de même, visitant la crypte dans laquelle se trouve le tombeau de l’inventeur de l’alphabet arménien et l’ensemble de khatchkar dans le jardin de l’église qui ne sont pas des monuments funéraires, mais bien les lettres de l’alphabet représentées chacune par un khatchkar. Nos chanteurs, comme promis, nous déposent à Achtarak où je négocie un taxi pour nous emmner au monastère situé au bord d’un profond canyon. Le tympan sculpté est remarquable et aux alentours, quelques beaux khatchkar. Aux jumelles, on distingue dans le lointain, un autre monastère qui surplomb ele même canyon. Très aimablement et sans que nous le lui ayons demandé, notre chauffeur nous ramène au-delà d’Achtarak sur la route principale à l’endroit où on peut arrêtre les minibus de passage. Chance : il y en a un en partance et il reste deux places. Il est du genre poussif et, en blague, je dis qu’à cette allure, nous ne sommes pas près d’arriver à Erevan. Sitôt dit, le bus s’arrête. La panne. A force d’essayer de le remettre en route, c’est la batterie qui meurt. Comme la route (pardon l’autoroute) est en légère déclivité, tout le monde s’y met pour pousser le véhicule de l’autre côté en franchissant le terre-plain. En Europe, c’est la catastropàhe assurée mais en Arménie cela semble faire partie des aleas du voyage. Pas de bras d’honneur, pas de coups de klaxon, …Nos efforts seront de toute façon inutile. Nous n’attendrons pas longtemps que passe un autre combi en bon état. Lundi 10 : on retrouve notre anglo-franco-polonais qui part vers le sud alors que nous prenons la direction du nord, destination Dilidjan. Autoroute juqu’à Sevan, on longe une parie du lac d’un vert émeraude sous les rayons du soleit et, après la traversée d’un long tunnel, nous découvrons une végétation totalement différente, de la moyenne montagne entièrement recouverte de forêts épaisses. 0 Dilidjan, nous avons une adresse de B&B donnée par l’Office de tourisme d’Erevan et confirmée par nos deux guides. Comme nous avons du mal à nous orienter, on prend un taxi qui nous emmène loin, trop loin à notre gôut, mais il n, ’est palus possible de faire marche arrière. En plus le chauffeur n’est pas sympa du tout – c’est le premier du genre -. L’adresse est correcte mais, apparemment, où les clients ont très rares où le B&B n’existe plus. Il faudra du temps et beaucoup d’insistance pour qu’une dame âgée vienne nous ouvrir. Puisque nous sommes là, on prépare vite une chambre avec un lit qui a dû connaître les ébats de plusieurs générations. Le milieu n’est pas un creux, mais une tranchée ; on nous sert des fruits pour meubler l’attente. Nos hôtes, qui ne parlent que l’arménien et le russe, font l’impossible pour communiquer et, finalement, ils nous mettent en communication téléphonique avec une amie censée parler anglais. On finit par faire comprendre que nous aimerions connaître le prix du logement d’abord et que nous souhaiterions visiter deux monastères Gotchavan et Hagartsin situés dans les environs. Finalement on négocie un « paquet » : chambre, dîner, petit déjeuner et véhicule pour se rendre aux monastères pour 19.000 drams. C’est le gendre qui nous emmène dans une jeep de l’armée russe qui doit avoir fait la guerre de quarante. Mais elle roule et cela suffit. Comme d’habitude, nous aurons largement le temps de visiter, de flâner et de prendre des photos à notre aise. Les deux monastères valent le déplacement, chacun dans un environnement différent, l’un sur une butte dans la montagne, l’autre dans le creux d’une vallée ombragée. D’après ma carte, de Dilidjan, il y a une route qui devrait nous permettre, avec des changements de bus, d’atteindre Hagbad et Sanahin. D’après nos hôtes, ce n’est pas possible, mais, bizarement, le gendre veut quand même bien nous y conduire moyennant un prix pharamineux. Mardi 11 : On décide donc de prendre un bus pour Dilidjan qui ne se trouve qu’ à une trentaine de km. Cela ne prendra qu’une grosse demi-heure. La première impression est favorable. Enfin une ville très animée avec un centre qui s’articule autour du marché et il y a même un office du tourisme auquel je me rends illico. Je suis accueilli – où plutôt je drange deux fonctionnaires qui regardaient la télévision et qui ne parlent que l’arménien (même pas le russe). C’est génial por renseigner des étrangers, mais il ne doit pas y en avoir beaucoup. Enfin, autant pour se débarrasr de moi que pour retourner voir le feuilleton, ils me donnent un dépliant avec les adresses de tous les B&B de la ville, dépliant très bien fait, avec des dessins des maisons. Heureusement qu’il y a des dessins d’ailleurs car, dans une ville que tous ses habitants connaissent, aucun, en apparence, ne connaît les noms des rues. D’après les dessins, je repère une maison qui n’a pas l’air mal, reste à la trouver. Après une longue promenade, je crois l’identifier au loin. Quelqqu’un m’oriente, c’est le cas de le dire, et je la trouve enfin. Je frappe, je sonne, j’entre dans la propriété (tout est ouvert) mais personne. Je m’adresse à une petite échoppe. Le patron téléphone ; pas de réponse. Ils donne ensuite une série de coups de téléphone et arrive à contacter le fils de la maison qui, rapidement – mais tout cela a pris près de deux heures et ma femme m’attend avec les bagages à l’arrêt des bus – vient me chercher. On redescend en villa e à pied, on récupère ma femme, on prend un taxi pour aller chercher une voisine qui étudie à l’université et on revient. Entretemps, la patronne, avertie, est revenue et nous réserve un accueil digne d’hôtes de marque : café, fruits, petits gâteaux ; la maison est superbe avec sa terrasse d’où on a une belle vue sur la ville, chambre immense et excellent lit. C’est Byzance. On bavarde un peu avant de faire un tour en ville où on nous reconnaît déjà – du moins ma femme à qui, pendant son attente, on a demandé moult fois si elle avait besoin d’aide. Au marché, on tombe en admiration devant les étals où les fruits sont exposés en jolies pyramides. Je demande l’autorisation de photographier un étal…Non seulement on me la donne, mais tout le monde se précipite, pour être sur la photo. On nous invite à nous asseoir, on nous offre des fruits pêches, pires, raisin, … Les marchands des alentours arrivent l’un avec des fruits, l’autre avec le traditionnel vin maison – on fera croire que ma femme est diabétiques pour y échapper après la première gorgée, et cela a bien marché, l’une des marchandes souffrant de cette maladie, mais pour de vrai, elle – la vodka, …Echange d’adresses ( ?) mais comme il n’y a pas de système postal, l’envoi des photos est trsè hypothétique. On a bien du mal à expliquer à nos hôtes que nous devons les quitter, mais on promet de se revoir. On terminera cette promenade bien agréable en sirotant une bière sur une petite terrasse au bord de la rivière et sous la surveillances de deux immenses grands-ducs enfermés dans une cage bien étroite pour eux. Au retour, une autre surprise nous attend. Madame nous présente sa voisine, Astrik, une jeune étudiante en français de l’université qui, sous prétexte de mettre son français en pratique, nous servira de guide tout au long de notre séjour. Mercredi 12 : Idjevan. On négocie avec un chauffeur de taxi rencontré la veille le prix pour se rendre à Makaravank. Pour la première fois, le temps est couvert et le monastère est dans les nuages, ce qui lui donne un certain charme. On rentre dans l’après-midi, le soleil est revenu et on flâne en ville où de plus en plus de gens nous saluent. Le soir, le mari de madame étant revenu, on bavarde et nos hôtes nous dissuadent d’aller à Hagbad et Sanahin par le chemin que nous avions choisi – trop dangereux, on se demande pourquoi, trop difficile, vous allez vous perdre, …- Nous opposons que la roue qu’ils nous indique est interdite pour raisons militaires (elle longe la frontière azeri et les miltaires s’y regardent en chiens de faïence quand ils ne tirent pas dessus à l’occasion). Bref, on discute et ils nous persuadent de partir en voiture avec un de leurs amis qui n’est autre que le père d’Astrik. Cela permettra à sa fille de faire l’excursion et surtout, mais c’est l’implicite, permettra à son père d’arrondir un peu sa fin de mois avec notre contribution. A Idjevan, seule un centaine de personnes ont un emploi dans les deux ou trois seules petites entreprises qui existent et, comme dans beaucoup d’endroits, il faut se débrouiller pour vivre. Jeudi 13 : on part tôt car la route sera longue. Nous longeons cette zone frontière. De l’autre côté de la route, un village entièrement rasé, seule subsise l’église. On ne peut pas s’arrêter et on me déconseille de photographier car, à mons de eux cents mètres, on distingue le dispositif militaire et les soldats qui surveillent. Du haut du col, on voit bien un lac, azéri, selon la carte, arménien selon notre chauffeur. Les paysages sont superbes. On arrive enfin à Haghbad, très bel ensemble avec un Khatchkar représentant une crucifixion, unique en son genre. On y croise une poignée de touristes. On revient par Alaverd, ville industrielle (cuivre), mais surtout beaucoup de ruines industrielles et une cheminée qui crache une fumée qui forme un véritable nuage qui empêche la vue. On traverse ensuite un paysage curieux fait de plateaux qui se succèdent et qui forment de véritables parallélipipèdes séparés les un des autres. Le monastèrede Sanahin est encore différent, avec on gavit ouvert son église sombre, les tombes culptés qui forment le sol du gavit, les statues des donateurs au sommet du chevet On fait l’impasse sur Odzum pour essayer de trouver le monatère de Kobaïr, indiqué sur les cartes, mais très approximativement. Il faudra demander plusieurs fois le chemin, faire des allers-retours sur une route qui traverse des paysages de toute beauté pour enfin, trouver un petit chemin qui grimpe dans la montagne. Une voix qui sort d’on ne sait où nous crie si nous arrivons à une croisée de chemins, s’il faut prendre à droite ou à gauche. Dasn cette végétation très dense, il ya l’une ou l’autre maisons, bien cachées et, çà et là des reines-claudes à se faire damner. La montée est rude, mais pas de traces de monastères. Nous sommes prêts à renoncer, mais je m’entête car il me semble avoir entendu du bruit bien plus haut. Et je ne m’étais pas tompé ; ce bruit était le bruit de gravats que des ouvriers, en train de restaurer le monstère, jetaient dans le précipice au bord du quel il est bâti. Pas de chance, partout des échafaudages qui permettent cependant d’admirer les magnifiques fresques que, pour notre chance, on n’a pas protégées mais au risque de les abîmer définitivement avec les rejets de poussières des pierres sciées à la machine. Fatigués, mais enchantés, n revient par la même route non sans faire quelques achats pour le dîner dans les vllages traversés. Tout au long de la route courent des cochons en toute liberté et le chauffeur doit être attentif. Vendredi 14 : Idjevan-Gavar. C’est à regret que nous quittons cette charmante famille. Il faut d’ailleurs discuter ferme pour payer le prix annoncé sur le dépliant. Madame semble nous considérer comme ses invités, ce que, avec beaucoup de diplomatie, nous ne pouvons admettre Si elle tient un B&B, c’est pour améliorer le quotidien et non pour offrir gracieusement son hospitalité ; connaissions les conditions, ce qu’elle finira par admettre en nous considérant quand même comme ses invités pour un repas. Quand nous arrivons à l’arrêt des bus, le chauffeur a déjà été mis au courant de l’endroit où il devait nous arrêter sur la route puisque nous n’allions pas jusqu’au terminal. (décidément, on prend bien soin de nous). On nous débarque en pleine nature. Il reste des champs à traverser pour rejoindre une autre petite route. De loin, nous avons déjà été repérés par un chauffeur de taxi égaré par là. On s’accorde sur le prix. Il se demande pourquoi nous voulons aller à Gavar, endroit que nous avons choisi, d’après la carte, pour aller visiter le fameux cimetière de Khatchkars. Il nous propose de nous y conduire et de nous ramener à Sevan. Fidèles à notre programme, nous refusons, ce que nos regretterons plus tard. Très aimable, notre chauffeur fera pluieurs arrêts pour nous montrer des monuments, une église, .. qui ne figuraient pas sur nos guides. La route longe le lac Sevan, c’est merveilleux. Comme convenu, le chauffeur nous dépose à Gavar. Selon le Petit Fûté, toujours en retard d’une ou de plusieurs geurres, il y a un office du tourisme. On cherche et on trouve en effet un bâtiment sur lequel est écrit, en russe et en caractères cyrilliques « office du tourisme ». J’entre, je surprends deux vieilles personnes qui m’expliquent qu’elles vivent là et qui, apparemment, n’ont jamais imaginé qu’il habitait un soi-disant ancien office de tourisme. On a soif. Comme il n’y a pas un chat en rue, on entre dans une banque et le garde nous explique qu’il n’y a pas de débit de boissons à Gavar. Il y a bien un tout petit marché, mais rien à boire. Il faut se loger. D’après le guide toujours, il y aurait un hotel datant de l’époque soviétique au quatrième étage ( ?) d’un immeuble cage à poules datant de la même époque et dont l’entrée est jonchée de détritus. Soudaint, o miracles, j’aperçois une jolie maison sur laquelle est indiqué hôtel. Dans la cour, d’énormes voitures, 4x4 ultramodernes, mercédes, BMW. Je m’enquiers, l’accueil est bizarre, comme si je demandais des pastèques chez un fabricant de cercueils. Il y a de la place. On nous montre la chambre, petite, corecte, mais si l’immeuble semble moderne, la plomberie doit être l’œuvre d’un kolkhosien désoeuvré. Le tuyau de douche pend lamentablement, les robients se dévissent, …Enfin, nous sommes contents d’avoir trouvé un toit. Come nous avns toujours soif, on demande un café qu’on nous sert vite fait bien fait sans nous faire payer. Manifestement, nous ne sommes pas les bienvenus. Puisqu’il en est ainsi, on décide d’aller à Noradour visiter le cimetière des Khatchkars, on trouve difficilement un véhicule pour s’y rendre ; le chauffeur sympa se demande aussi ce que nous faisons là. Le fameux cimetière correspond à l’image qu’on s’en fait et vaut le déplacement ; c’est impressionnant. (mais on aurait mieux fait de suivre les conseils du premier chauffeur). Au retour, Gavar est encore plus désert qu’à l’aller. Rien, mais alors, rien, une ville déserte, pas un bruit, pas une âme. Heureusement que nous avons pris de la lecture car la soirée va être longue. A l’hôtel, on ne nous propose pas de dîner, le personnel donne l’impression d’assister à une veillée funèbre . Plus tard, nous verrons d’autres voitures de luxes stationner devant l’hôtel et les gens s’engouffrer dans de petites salles où on leur sert à manger et surtout à boire à voir le nombre de bouteilles vides de vodka que le personnel sortira des salles à manger le lendemain. Au moment de l’addition, on ne paiera que l’hébergement pour une seul personne, on ne comptera pas les cafés pris la veille et au petit déjeuner. Manifestement, notre présence n’était pas souhaitée. Repaire de mafiosi ? Réunions discrètes de polticiens ? Nous ne le saurons jamais. Samedi 15 : Gavar-Presqu’île de Sevan. On prend un taxi jusqu’à Sevan. On cherche, en vain, l’officie de tourisme signalé dans le guide mais, ici, au contraire de Gavar, il n’a jamais existé. Dans le marché, on trouve un petit bisto sympa. Le mari a un taxi et il nous emmène à la presqu’île, au pied du promontoire où se trouvent les deux églises. C’est samedi et il y a du monde, essentiellement des Arméniens qui proftent de la fin de semaine. L’hôtel restaurant pratique des prix tout à fait raisonnables et nous décidons d’y rester prendre un ou deux jours de repos. La chambre est confortable, avec vue sur le lac, le restaurant très correct. Si à midi, les cars y déposent les touristes autour de grades tablées, le resto est fréauenté essentiellement par des Arméniens, surtout le soir et les prix sont établis en fonction de cette clientèle. Nous montons l’escalier de 226 marches qui mène au sommet. Deux églises domnent la presqu’île dont une « en activité » ; un baptême y a d’ailleurs lieu et la vue sur le lac est superbe (le lac Sevan, 150 km/sur 50 km. avec ses 2000 m. d’altitude est le deuxième lac navigable le plus haut du monde après le lac Titicaca). On restera longtemps à flaâner sur ce promontoire à jouir du paysage. Dans une des églises se touve un étonnant Khtchkar décorés d’ornements figuratifs assez surprenants. On passera l’après-midi à se reposer sur la plage ; mais l’eau nous semble un peu trop froide pour s’y baigner. Dimanche 16 : Sevan-Traghkadzor-Sevan. On se lève tôt, pour des prunes. Tout est fermé, rien ne bouge. On aurait pu quitter l’hotel sans que personne ne s’en aperçoive. Oar conséquent, pas de petit déjeuner. Un taxi traîne sur le parking, on le prend pour Sevan où un bus aurait pu nous emmener à Hrazdan. Mais le bus est parti à l’heure et…sans nous. Qaunt à connaître l’heure du suivant, les avis divergent…et de beaucoup. Un chauffeur de taxi nous harcèle. D’après lui, il n’y a pas de bus (mais ils disent tous cela). Il faudra bien se résigner. On part à la recherche du chauffeur de taxi que nousa vions eu la veille qui lui, pour le prix officiel, nous conduit directement à Traghkadzor, nous évitant la correspondance par Hrazdan, et où se trouve le monastère de Kètcharis. Finalement, en ratant le bus, nous aurons gagné du temps. Contrairement à Ochakan, il y a beaucoup de monde à l’office, mais ici, la chorale ne vaut pas tripette. L’église est pleine comme un œuf, mlais à la différence de nos égliss, comme les gens ne restnt pas en place, on peut circuler et visiter ainsi pendant l’office (ce que font aussi les touristes arméniens qui photographient à qui mieux mieux). Le gavit est orné d’une très belle freque et, en se promenant dans les environs, on découvre ne toue petite église, plus ancienne que le monastère etbien mignonne dans sn écrin de verdure. On redscend par la ville où un ancien marché couvert soviétique a été transformé en hôtel tout en conservant la façade d’origine avec ses sculptures représentant, en style tout aussi soviétique, les différentes corporations présentes dans le marché. Il faut admettre que ce n’est pas du tout désagréable à regarder. Comme il faut attendre longtemps pour avoir un hypothétique bus pour rejoindre Hrazdan, un chauffur de taxi nous propose, ainsi qu’à deux autres personnes qui attendaient comme nous, de nous y conduireà un prix légèrement supérieur au prix du bus. Même topo à Hrazdan, une attente de plusieurs heures pour avoir un bus – et beaucoup de monde qui l’attend – pas d’internet, rien à faire, rien à voir. On reviendra donc en taxi. Comme on se trouve ben dans notre hôtel où nous sommes maintenant les seuls clients, on décide de prolnger notre séjour. Lundi 17 : Sevan. On a hélé un minibus. Ire des chauffeurs de taxis pour qui cet itinéraire est chasse gardée. Nous cherchons une connection à internet depuis plusieurs jours et nous devons impérieusement téléphoner à Erevan pour réserver l’hôtel avant notre départ. Sevan est une grande ville. Il paraît qu’il y a un centre internet. A la première adrsse, il n’existe plus. A la deuxième, il est inconnu et à la troisième, il ne fonctionne plus. Le modem serait out ?(mais il fonctionne pour les jeux vidéos). Reste le téléphone ; on finit par trouver le cntre téléphonique de Sevan ( ?) mais le téléphone ne fonctionne qu’avec des cartes qu’on ne vend d’ailleurs pas au cenre de télécommunication et personne ne poura jamais nous dire où se vendent ces précieuses cartes. C’est grâce à l’amabilité d’un Arménien rencontré que je pourrai réserver l’hôtel au moyen de son portable. Retoutr à l’hôtel, plage et farniente. Mardi 18 : Sevan-Erevan. On paie les trois nuits, ce qui me vaut un large sourire parce qu’ils n’en avaient compté que deux. Cette fois le moyen de locomotion sera un de ces grands autobus jaune qui fonctionnent au gaz. Cela roule bien et on entre à Evan dans les embouteillages dignes de nos grandes villes. Aucun taxi ne veut nous conduire à notre hôtel. On se demande pourquoi. La aison en serait que l’hôtel était trop proche (10 minutes à pied, mais avec les bagages.. !) Les gens essaient bien de nous aider, mais à cette heure, tous les taxis sont occupés. On finira par trouver et, au compteur, on a parcouru… 6 km (à pied, cela fait plus d’une heure de marche avec les bagages, mais pour un taxi, le trajet est estimé trop court… !) Sur la place d la République, on teste les fontaines (on ne les avait pas encore vu fonctionner celles-là). Internet, Office du toutisme où on apprend que l’exposition Armenia Sacra que nous n’avions pas pu voir à Paris, ouvrait le jour même. Cette fois, nous ne l’avons pas ratée et c’est bien ainsi. Le soir, à l’hôtel, on rencontre d’autres voyageus dont un jeune français qui fait un stage de trois mois en Arménie sur l’étude de…la pomme de terre. En Arménien il se plaignait avec beaucoup d’humour, d’avoir une vocabulaire trsè riche sur ce qui concerne l’agriculture et plus particulièrement dans le champ lexical de la patate, mais que ne n’était pas très utile pour voyager ? Mercredi 19 : Erevan-Khor Virap. Un peu plus difficile à trouver les combis pour ce patelin. Un premier bus nous emmène à la gare ferroviaire d’Erevan et c’est en passant sous celle-ci par un passage souterrain pas évident à trouver, qu’on trouve, sur un terrain vague, quelques minibus qui attendent les clients. On trouve le nôtre, puis le chauffeur qui ne partira qu’à 11 heures. Il place deux bouteilles d’eau minérales pour réserver nos sièges et, pour tuer le temps, on va visiter la gare. Elle est immense, architecture soviétique évidemment, et…un seul guichet où, semble-t-il, il y a même quelqu’un pour délivrer des billets, mais pour où ? Grosse animation sur le quai. Un train serait-il attendu ? Erreur. Le quai sert de lieu pour un immense marché aux fruits et légumes, coloré, animé. Il est difficile même de s’y frayer un chemin. Sur une voie, une vieille locomotive et un wagon. Comme on s’attarde, un monsieur d’un certain $age nous aborde t nous demande de l’attendre. C’est le gardien du « musée », c’est-à-dire le wagn qui est sous nos yeux. Il revient avec la cle. C’est un vétéran, décoré par Staline en personne – nous aurons droit aux photos – A l’intérieur, tout est désuet, comme le téléphone, mais c’est touchant. Nous repartirons avec une photo de ce monsieur pendant son service militaire. A 11 heures précises (les Arméniens sont ponctuels) le bus démarre. Comme le monastère de Khor Virap est en dehors de la route, le chauffeur, très aimablement et après avoir pris l’avis des autres voyageurs, fait le détour et nous dépose au pied du monastère non sans avoir écrit sur un papier ses heures de retour et l’endroit à rejoindre, à pied, bien entendu, pour arrêter le bus au passage. Khor Virap, c’est un peu la carte postale, le monastère devant le Mont Ararat qui lui est en Turquie. Mais à quoi bon gâter son plaisir ; c’est plus impressionnant que la carte postale et le monastère mérite d’être visitée avec le cul de basse fosse où aurait été enfermé, dit-on, le brave Grégoire l’Illuminateur pendant treize ans. Un peu difficile à croire ; enfin, on descend par une échelle posée à même le mur et on laisse aller son imagination. Du haut de lamuraille, on domine la Turquie. La frontière, matérialisée par des barbelés est à peine à une centaine de mètres. Aux jumelles, on distingue trsè bien des minarets, des miradors aussi et toujours, impressionnant avec ses 5.600 m. le Mont Ararat couronné de neige. Retour au carrefour que nous a designé notre chauffeur, en plein soleil et le bus est à l’heure ; c’est le même chauffeur, le bus est plein, mais les passagers se serrent pour nous faire de la place. Toujours cette gentillesse et ce souci d’être agréable. On repasse par l’Office du tourisme pour avoir confirmation de la délivrance du visa à l’aéroport. Personne n’est au courant, mais on téléphone à l’aéroport qui confirme. Ouf. A l’hôtel, on retrouve Marius, notre franco-anglo-polonais, revenu du Sud et on décide de partir ensemble le lendemain pour une excursion dans la mont…….. Jeudi 20 : la pournée commence mal. Nous ne trouvons pas l’endroit où prendre le bus.pour Burakan. Personne ne peut nous renseigner. On demande à un chauffeur de taxi qui sait, nous voilà rassurés, mais il nous semble qu’il nous emmène bien loin, ce qui ne nous rassure plus. Il nous dépose à un carrefour où des gens attendent. Les uns disent que notre bus passera par là, d’autres disent le contraire. Finalement, un monsieur nous dit que lui aussi va à Burakan. Nous voilà rassurés pour de bon, il n’y a plus qu’à attendre. Le bus arrive, c’est le bon et, à l’intérieur, nous trouvons notre franco-anglo-polonais avec Anait, une de ses copines de paris en vacances en Arménie. Elle a reçu l’autorisation de ses parents de voyager avec nous, mais jusqu’à 19 h.00. Les Arméniens semblent très stricts avec leurrs enfants, surtout les filles. Comme Anait parle arménien et Marius, le russe, tout est bien. Arrêt à Burakan, une petite bourgade au pied de la montagne. Monastèe, lac de montagne et citadelle d’Amberd, tout cela est très loin et on n ous déconseillde le faire à pied (il faut être rentré pour 19 h.00) et on nous conseille de prendre un taxi. Puis, le villageois qui nous a donné ces information nous dit tout de go : je vous emmène. On fait le plein et nous voilà parti pour une balade superbe. Le chauffeur est bavard et avec Anait qui traduit, c’est facile. Par une piste en très mauvais état, on arrive au petit lac de montagne que marius voulait voir. Il est situé à 3000 m. d’altitude au milieu de montagnes pelées ; il y a même quelques plaques de névé. Un peiu plus loin, un centre de recherches nucléaires. On nous laisse franchir la barrière, mais nous serons sans cesses escortés par un membre du personnel. L’atmosphère se détendra rapidement et on nous autorise même à prendre des photos, à l’exception des bâtiments. Au retour, on aperçoit dans la vallée les espèces de yourtes dans lesquelles vivent les nomades kurdes, une tribu qui vit en bonnes relations avec les Arméniens. On terminepar la citadelle d’Amberd, elle aussi située dans un paysage superbe et à voir avant que l’on ait terminé les horribles travaux de restauration, que dis-je de « construction » avec des pièrres et des matériaux venus d’on ne sait où, mais qui, dans l’environnement, font l ‘effet d’un cancer au milieu de la figure. Notre chauffeur-guide tient absolument à nous montrer sa maison ; mais c’est sutout un prétexte à nous inviter à manger – la table est d’ailleurs mise quand nous arrivons - un repas complet arrosé de vodka. Le fils est chargé de surveiller la route pour demander au chauffeur du bus qui doit nous ramener de bien vouloir attendre. C’est ça l’hospitalité arménienne. Et quand on veut payer, on se fait houspiller. On s’en sortira en glissant un billet dans la poche de notre hôte qui, pour ne pas perdre la face, et à son corps défendant, fera semblant de ne ps s’en apercevoir. Vendredi 21 : c’est la fête nationale. Les fontaine de la place de la République fonctionnent et la place a une tout autre allure. En attendant les festivités, le matin on se rend au marché aux puces des bouquinistes où j’ai aperçu dans le fouillis qui y règne un livre édité par le musée Matenadaran, tiré à seulement 500 exemplaires avec des reproductions impeccables et…en français. Comment est-il arrivé là ? Il vaut 35.000 drams, mais nous l’aurons pour 25.000 (un peu plus que 50€) après le marchandage d’usage dans ces lieux. A voir la tête du vendeur, il est content de s’en être débarrassé – pour les Arméniens, c’est un prix exorbitant – et nous sommes contents de notre achat. Tout est donc pour le mieux. Le soir, nous assistons au concert donné sur la place de la République avec son et lumière et les jets d’eau qui passent par toutes les couleurs. On est serrés, les gens sont venus en famille et il y a là plus de 30.000 personnes qui écoutent, non religieusement, mais dans un calme relatif et bon enfant. Samedi 22 : Allez, un dernier monastère avant de partir. Bus pour Achtarak (cette fois on sait où le prendre). On se fait déposer à un carrefour et on prend un taxi. Le monastère est le pendant de celui d’Hovanarank, perché au bord du canyon. La visite terminée, notre chauffeur, au lieu de nous ramener au départ des bus, nous emmène voir une église, assez jolie. Al’intérieur, une dame essaie de nous expliquer quelque chose ; on comprend qu’il s’agit d’église, mais pas plus. Elle va trouver le chauffeur, s’ensuit une longue discussion avec force gestes et suivant le conseil de la dame, le chauffeur nous conduit voir une petite merveille, une église toute petite, très vieille, entourée de restes d’une mini-enceinte et de khatchkars. Un peintre la dessine. L’endroit est idyllique et on ne se croirait pas au centre d’une ville. Lui-même, semble-t-il en ignorait l’existence. Puis, sur sa lancée, par des ruelles, il nous emmène vers les restes d’une autre église qui nous permet d’en voir une autre encore perchée de l’autre côté du canyon qui sépare la ville en deux. Il ne manquera pas de nous y conduire. Elle est située dans l’enceinte d’une ancienne forteresse, une petite église à une seule nef, moins intéressante mais de sa porte on a une vue panoramique sur le canyon, le vieux pont et sur la ville. Dire que nous étions déjà passés à Achtarak sans nous rendre compte que cette petite ville révélait des merveilles (les guides n’en parlent d’ailleurs pas) Comme il reste du temps on termine la journée au Vernissage, l’immense marché aux puces d’Erevan devenu déjà très touristique. On y boira une bière que nous paierons le double, première et unique « arnaque » si on peut dire en trente jours. Dimanche 23 : Erevan. Ce dernier jour est consacré à la visite du mémorial au génocide. Bien que nous l’ayons déjà distingué de loin au cours de nos promenades, quand il s’agit de s’y rendre, c’est une autre affaire. Assez curieusement, alors que nous n’en sommes pas loin, personne ne peut nous renseigner. C’est facile à comprendre quand on sait que les Arméniens ne le connaissent que sous son nom arménien et que « génocide » prononcé avec toutes les intonations possibles ne leur dit rien. On finia bien par le trouver. Il est à l’intérieur d’un grand parc, bien entretenu. Tout au long des allées, de petits sapins plantés par des personnalités en visite en Arménie. Le monument en lui-même est aussi sobre qu’imposant. Tout, dans ce lieu est empreint de respect, de dignité ; une musique de fond incite au recueillement. A l’intéreur, autour de la flamme, des gens viennent déposer des fleurs blanches. On est impressionnés, émus même. La visite du musée est impressionnante aussi : des photos, souvent pleine d’horreurs, des témoignages, des lettres de consuls étrangers qui dénoncent ce qui est en train de se passer sous leurs yeux, des ordres militaires qui ne laissent planer aucun doute sur la volonté des autorités d’exterminer le peuple arménien qualifié d’ailleurs de « race arménienne » alors qu’une révolution antérieure à ces faits avait été menée au nom des droits de l’homme. Ce qui nous frappe aussi c’est que, à aucun endroit, on ne rencontre le mot « turc » . Il est question de « génocide », sans plus, révélation d’un peuple qui pleure sur lui-même sans chercher à culpabiliser d’autres peuples. Une grande leçon de dignité. Et une honte pour les négationistes. Comme on voit le stade dans le lointain, on imagine qu’il est possible de le rejoindre en prenant des raccourcis. Ce fut notre erreur car c’est dans un cul de sac que nous avos débouché et il a fallu rvenir su nos pas pour prendre un autobus au vol.. Retour à l’hôtel. Marius est reparti hier. Un couple tue l’attente en attendant de partir vers l’aéroport. Tous les vols décollent à 04 h.00 du matin. Demain, ce sera notre tour. Lundi 23 : Erevan. La journée est consacrée aux courses, à l’envoi un peu tardif des cartes postales, à l’achat de petits souvenirs. Puis on fait les bagages, on dîne et on attend. Le taxi est commandépour 01 h.00 car nous devons encore régler le problème des visas. Quand un taxi est commandé, le prix de la course est 50% moins cher. Le chauffeur ne veut rien entendre, mais devant l’insistance du gardien de l’hôtel, il doit s’incliner, la loi c’est la loi. Il se vengera en nous emmenant à l’aéroport à plus de cent km/h. Qu’est-ce qu’on étaient contents d’arriver sains et saufs. Le côté des départs resemble à une gare routière. C’est sombre, gris, anonyme. On se renseigne pour les visas. Quelqu’un a l’air de savoir, mais nous sommes un peu inquiets quand même. On nous dit d’attendre. L’attente sera longue. Enfin, arrive un officier bardé de décorations qui semble s’extraire d’un profond sommeil. Il nous fait entrer dans un bureau et on se rend compte que notre démarche est assez inusitée. Finalement, et avec le temps, il trouvera les papiers ad hoc et, surtout, récupérera le prix de la prolongation des visas, la seule chose, au fond, qui justifie cette démarche. L’avion est à l’heure. Bye bye Arménie. Un voyage parmi les meilleurs que nous ayons faits. Quel pays ! Quel peuple accueillant ! Que de merveilles !
South America Explorers (SAE) English translation pending
Hello
partant bientôt pour l'amérique du sud pour 6 mois, j'ai lu dans les lonely planet des info a propos de SAE ou south america explorers : une sorte d'organisation qui regroupe des infos pour les voyageurs en amérique du sud et qui a une base en général dans la capitale de chaque pays (avec bibliothèques pour consultation, échange de livre, petites annonces et autres info).
La connaissez-vous, est-ce intéressant / utile d'y cotiser ?
merci sabine
partant bientôt pour l'amérique du sud pour 6 mois, j'ai lu dans les lonely planet des info a propos de SAE ou south america explorers : une sorte d'organisation qui regroupe des infos pour les voyageurs en amérique du sud et qui a une base en général dans la capitale de chaque pays (avec bibliothèques pour consultation, échange de livre, petites annonces et autres info).
La connaissez-vous, est-ce intéressant / utile d'y cotiser ?
merci sabine
Séjour de vingt jours au Québec English translation pending
bonjour à tous,
voilà nous avons décider de nous lancer dans l'aventure québecoise et voici le péripele que nous souhaitons faire:
DIMANCHE 1er JUIN 2008 / TOULOUSE - TORONTO
LUNDI 2 JUIN 2008 / TORONTO - NIAGARA - TORONTO / 230 km / 4 h AR
MARDI 3 JUIN 2008 / TORONTO - GANANOQUE / 290 km / 3h20
MERCREDI 4 JUIN 2008 / GANANOQUE - OTTAWA / 165km / 2h
JEUDI 5 JUIN 2008 / OTTAWA - QUEBEC / 450 km / 6h
VENDREDI 6 / SAMEDI 7 / DIMANCHE 8 JUIN 2008 / QUEBEC
LUNDI 9 JUIN 2008 / QUEBEC - TADOUSSAC / 220 km / 4h
MARDI 10 JUIN 2008 / TADOUSSAC
MERCREDI 11 JUIN / TADOUSSAC - MATANE / 230 km
JEUDI 12 JUIN 2008 / MATANE - GASPE / 300 km / 5h
VENDREDI 13 / SAMEDI 14 JUIN 2008 / GASPE
DIMANCHE 15 JUIN 2008 / GASPE - CAMPBELLTON / 300 km / 5 h
LUNDI 16 JUIN 2008 /CAMPBELLTON - TROIS RIVIERES / 640 km / 8h
MARDI 17 JUIN 2008 / TROIS RIVIERES
MERCREDI 18 2008 / TROIS RIVIERES - MONTREAL / 150 km / 2h
JEUDI 19 / MONTREAL
VENDREDI 20 JUIN 2008 / MONTREAL - PARIS / TOULOUSE
Voilà ceci est le cicuit que nous comptons faire en juin Certe certaines étapes sont longues mais si on veut faire un maximun de chase il faut faire des sacrifices (ce n'est pas notre premier voyage n'ont plus!) Si vous avez des avis ou des renseignements n'hésitez pas en nous en faire part 🙂 merci d'avance
Voilà ceci est le cicuit que nous comptons faire en juin Certe certaines étapes sont longues mais si on veut faire un maximun de chase il faut faire des sacrifices (ce n'est pas notre premier voyage n'ont plus!) Si vous avez des avis ou des renseignements n'hésitez pas en nous en faire part 🙂 merci d'avance
Avis sur itinéraire en été 2008 Québec-Ontario-New York English translation pending
Bonjour,
ça y est à peu de chose près notre itinéraire est tracé ! Nous partons du 20 juin au 25 juillet 2008, 2 adultes et 3 enfants (14, 8 et 4 ans).
Location de voiture à partir de Toronto
20/06 --> Vol Paris/New York - Arrivée 12h20 HL 21/06 --> New York 22/06 --> New York 23/06 --> New York 24/06 --> Vol New York/Toronto - Arrivée 8h30 25/06 --> Location de la voiture --> Chutes Niagara 26/06 --> Parc Wonderland --> Route vers Gananoque 27/06 --> 1000 Iles --> Route vers Upper Canada Village 28/06 --> Route vers Ottawa 29/06 --> Route vers Mont tremblant avec arrêt Parc Oméga 30/06 --> Mont Tremblant 01/07 --> Route vers Parc de la Mauricie (Reserve Mastigouche ou St Maurice à choisir) 02/07 --> Parc de la Mauricie 03/07 --> Route vers le Lac St Jean - Visite Val Jalbert 04/07 --> Visite Zoo St Félicien --> Route vers Fjord Saguenay 05/07 --> Fjord Saguenay 06/07 --> Fjord Saguenay 07/07 --> Fjord Saguenay 08/07 --> Route vers Tadoussac --> Croisière baleines 09/07 --> Route vers Sacré coeur 10/07 --> Sacré coeur 11/07 --> Sacré coeur 12/07 --> Sacré coeur 13/07 --> Route vers les Escoumins (communauté Essipit) 14/07 --> Les Escoumins 15/07 --> Route vers Parc de la Jacques Cartier 16/07 --> Parc La Jacques Cartier 17/07 --> Parc La Jacques Cartier 18/07 --> Route vers Village Vacances Valcartier (incontournable pour les enfants !!!) 19/07 --> Route vers Les Chutes Montmorency et Québec 20/07 --> Québec 21/07 --> Route vers Montréal - Remise de la voiture 22/07 --> Montréal 23/07 --> Montréal 24/07 --> Montréal 25/07 --> Vol Montréal / Paris - Départ 16h
Nous séjournons un moment vers Sacré coeur car l'hébergement choisi (ferme !) plait beaucoup aux enfants !! Nous aurions vraiment aimé aller en gaspésie mais j'ai peur que cela soit trop juste et que nous passions notre temps à rouler !!! Si vous avez des suggestions à faire n'hésitez surtout pas c'est le but de ce post !!! Peut-être qu'il y a des endroits sur lequel nous nous attardons sans attrait particulier et peut être que nous passons à côté d'endroit essentiel !!!
Pour l'hébergement ce sera : - Location appartement à Manhattan (vers la 47ème rue) - Econolodge à Toronto - B&B jusqu'au Parc de la Mauricie - Camping jusqu'à Québec - B&B ou Hôtel à Québec (pas encore réservé !!) - Location d'appartement à Montréal Nous séjournons quelques jours à Montréal, notre rêve étant de nous y installer d'ici à 2 ans, quels quartiers nous conseillez vous pour la location, sachant que pour ce peu de jours nous souhaiterions vivre au plus près de la vie normale et pas en "touristes !!!".
Merci beaucoup à ceux qui auront pris le temps de lire mon Roman !!!! 😉
Vanessa
Ps : Bonne année à tous !!! Ps² : Au niveau du budget nourriture par jour je pensais à 30$/jour/pers ?! Qu'en pensez vous ?
20/06 --> Vol Paris/New York - Arrivée 12h20 HL 21/06 --> New York 22/06 --> New York 23/06 --> New York 24/06 --> Vol New York/Toronto - Arrivée 8h30 25/06 --> Location de la voiture --> Chutes Niagara 26/06 --> Parc Wonderland --> Route vers Gananoque 27/06 --> 1000 Iles --> Route vers Upper Canada Village 28/06 --> Route vers Ottawa 29/06 --> Route vers Mont tremblant avec arrêt Parc Oméga 30/06 --> Mont Tremblant 01/07 --> Route vers Parc de la Mauricie (Reserve Mastigouche ou St Maurice à choisir) 02/07 --> Parc de la Mauricie 03/07 --> Route vers le Lac St Jean - Visite Val Jalbert 04/07 --> Visite Zoo St Félicien --> Route vers Fjord Saguenay 05/07 --> Fjord Saguenay 06/07 --> Fjord Saguenay 07/07 --> Fjord Saguenay 08/07 --> Route vers Tadoussac --> Croisière baleines 09/07 --> Route vers Sacré coeur 10/07 --> Sacré coeur 11/07 --> Sacré coeur 12/07 --> Sacré coeur 13/07 --> Route vers les Escoumins (communauté Essipit) 14/07 --> Les Escoumins 15/07 --> Route vers Parc de la Jacques Cartier 16/07 --> Parc La Jacques Cartier 17/07 --> Parc La Jacques Cartier 18/07 --> Route vers Village Vacances Valcartier (incontournable pour les enfants !!!) 19/07 --> Route vers Les Chutes Montmorency et Québec 20/07 --> Québec 21/07 --> Route vers Montréal - Remise de la voiture 22/07 --> Montréal 23/07 --> Montréal 24/07 --> Montréal 25/07 --> Vol Montréal / Paris - Départ 16h
Nous séjournons un moment vers Sacré coeur car l'hébergement choisi (ferme !) plait beaucoup aux enfants !! Nous aurions vraiment aimé aller en gaspésie mais j'ai peur que cela soit trop juste et que nous passions notre temps à rouler !!! Si vous avez des suggestions à faire n'hésitez surtout pas c'est le but de ce post !!! Peut-être qu'il y a des endroits sur lequel nous nous attardons sans attrait particulier et peut être que nous passons à côté d'endroit essentiel !!!
Pour l'hébergement ce sera : - Location appartement à Manhattan (vers la 47ème rue) - Econolodge à Toronto - B&B jusqu'au Parc de la Mauricie - Camping jusqu'à Québec - B&B ou Hôtel à Québec (pas encore réservé !!) - Location d'appartement à Montréal Nous séjournons quelques jours à Montréal, notre rêve étant de nous y installer d'ici à 2 ans, quels quartiers nous conseillez vous pour la location, sachant que pour ce peu de jours nous souhaiterions vivre au plus près de la vie normale et pas en "touristes !!!".
Merci beaucoup à ceux qui auront pris le temps de lire mon Roman !!!! 😉
Vanessa
Ps : Bonne année à tous !!! Ps² : Au niveau du budget nourriture par jour je pensais à 30$/jour/pers ?! Qu'en pensez vous ?
Destination pour trois semaines à vélo en février? English translation pending
Je cherche des idées pour un voyage à vélo de 3 semaines en Février... J'ai pas envie d'aller trop loin (ou trop cher) juste pour un si court temps et de plus, j'aime pas trop la pluie ou le froid!!
J'avais pensé au Maroc, vous aurez peut-être d'autres suggestions...
MERCI
J'avais pensé au Maroc, vous aurez peut-être d'autres suggestions...
MERCI
Six mois en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour à tous, je viens de découvrir ce forum, c'est génial, il a beaucoup d'informations pertinentes. Je pars donc avec ma copine et mon petit garçon de 1 ans et demi pour l'Asie du Sud-Est. Nous partons en novembre jusqu'au mois d'avril. Nous avions en tête d'arrivée au vietnam pour rejoindre la thailande et enfin de retour au vietnam. Devrais-je aller vers le sud pour revenir vers le nord ou l'inverse ? Nous voulons éviter les endroits touristiques le plus possible du moins en haute saison d'achalandage, comme noel et le jour de l'an. C'est pourquoi je pensais me diriger vers le nord d'abord pour retrouver le sud de la thailande après les "fêtes". D'après mes lectures, le nord de la thailande m'attire énormément, plus que la plage sinon pour reprendre des vitamines ! Nous faisons un voyage en sac à dos avec le porte-bébé dorsal. Nous voulons de l'aventure et nous immiscer dans les cultures locales.
J'aimerais aussi savoir ce que vous pensez d'un équipement minimal de camping ? Je sais que les infrastructures ne sont pas développées sur ce point sinon dans les parc nationaux, je crois. Et dans les parcs serait-ce nécessaire ou trouverons-nous des "cabanes" pas cher. J'ai plusieurs questions mais j'en resterai là pour le moment. N'hésitez pas à me donner toutes sorte d'informations, endroits ou trajets à ne pas rater ainsi que votre opinion sur mon périple familial avec un petit encore un peu petit... Merci.
Julien
Julien
Location de canoe sur le Yukon River? (Canada) English translation pending
Salut salut,
Ahhhh, l'appel du Yukon river....Avec un ami on souhaite goûter le "whitehorse - Dawson" en canoe à partir de mai ou juin 07. Peut -on louer un canoe à White horse et le laisser à Dawson (sans l'accompagnateur qui va avec)? Quel période est la "meilleure" période pour ce trip?(glace, mouches...) Est ce faisable de revenir à White horse en stop?? Tous les conseils sont précieux
Merci à vous les connaisseurs
Ahhhh, l'appel du Yukon river....Avec un ami on souhaite goûter le "whitehorse - Dawson" en canoe à partir de mai ou juin 07. Peut -on louer un canoe à White horse et le laisser à Dawson (sans l'accompagnateur qui va avec)? Quel période est la "meilleure" période pour ce trip?(glace, mouches...) Est ce faisable de revenir à White horse en stop?? Tous les conseils sont précieux
Merci à vous les connaisseurs
Europe de l'Est du 1er au 19 février 2007 English translation pending
Bonjour vous,
je pars faire un semestre en Pologne mi-fevrier... avant ça je voudrais me faire un trip "Vienne-Prague-Berlin" (entre le 01 et le 19 fevrier)... si vous avez des bons plans je suis preneur... après yorai aussi un trip "Saint Pertersbourg-Moscou-Kiev-Budapest" (pas de date encore)...
Tous vos plans m'interesse, meme s'ils ne concernent qu'une de ces villes.
Merci
A bientot😉
Tous vos plans m'interesse, meme s'ils ne concernent qu'une de ces villes.
Merci
A bientot😉