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Quel appareil photo pour un tour du monde? Bridge ou hybride? English translation pending
Bonjour à tous !
Comme l'indique le titre je cherche un appareil photo pour faire un tour du monde en Septembre 2016.
Je sais que le sujet a était proposé plusieurs fois, cependant certains date un peu. De plus, à la vitesse à laquelle les appareils photos évoluent, je pense qu'il peut être judicieux d'en reparler.
Mon niveau :Très peu expérimenté (téléphone portable 🙂), et un peu de reflex mais je ne connais pas tout ce qui touche à l'ISO, le Focus etc... je sais zoomer et dé-zoomer, en gros c'est tout. Cependant je vais prendre quelques cours avant mon départ avec l'appareil photo que j'aurai acheté.Je cherche :Pas de reflex. Pas de compact.Le plus léger possible.Le moins encombrant possible.Pas trop voyant (pour éviter de trop attirer l'attention).Le plus résistant possible.Qualité suffisante pour d'éventuelles ventes sur les banques d'images (dsl pour ceux que je risque de frustrer).Étanche si possible.Avec quelques fonctions sympas : floutage, jeu de lumière, bonne réactivité et qualité photo quand prise en mouvement...etc...Le moins cher possible (bien-sur), budget 500-1000€ MAX tout compris (zoom). 1000€ si la qualité de l'appareil photo est réellement justifié par rapport à un appareil à 500-600€. Si c'est juste pour payer la marque ou pour une petite fonction supplémentaire que je risque de pas utiliser, c'est pas la peine.Avec fonction Video (HD si possible).Voilà, je penses avoir donné tous les critères qui me sembles important, avez-vous des conseils à me donner ? Des appareilles photos à me proposer ? ETC...
Merci à tous par avance.
Comme l'indique le titre je cherche un appareil photo pour faire un tour du monde en Septembre 2016.
Je sais que le sujet a était proposé plusieurs fois, cependant certains date un peu. De plus, à la vitesse à laquelle les appareils photos évoluent, je pense qu'il peut être judicieux d'en reparler.
Mon niveau :Très peu expérimenté (téléphone portable 🙂), et un peu de reflex mais je ne connais pas tout ce qui touche à l'ISO, le Focus etc... je sais zoomer et dé-zoomer, en gros c'est tout. Cependant je vais prendre quelques cours avant mon départ avec l'appareil photo que j'aurai acheté.Je cherche :Pas de reflex. Pas de compact.Le plus léger possible.Le moins encombrant possible.Pas trop voyant (pour éviter de trop attirer l'attention).Le plus résistant possible.Qualité suffisante pour d'éventuelles ventes sur les banques d'images (dsl pour ceux que je risque de frustrer).Étanche si possible.Avec quelques fonctions sympas : floutage, jeu de lumière, bonne réactivité et qualité photo quand prise en mouvement...etc...Le moins cher possible (bien-sur), budget 500-1000€ MAX tout compris (zoom). 1000€ si la qualité de l'appareil photo est réellement justifié par rapport à un appareil à 500-600€. Si c'est juste pour payer la marque ou pour une petite fonction supplémentaire que je risque de pas utiliser, c'est pas la peine.Avec fonction Video (HD si possible).Voilà, je penses avoir donné tous les critères qui me sembles important, avez-vous des conseils à me donner ? Des appareilles photos à me proposer ? ETC...
Merci à tous par avance.
Mitama Matsuri à Tokyo English translation pending
Bonjour,
Comme nous serons à Tokyo au moment de ce festival, je voudrais aller le voir, au sanctuaire de Yasukuni.
Je lis que le sanctuaire ferme à 19h. Quelqu'un peut-il me dire si cela signifie que les animations se terminent également à 19h ou si le site reste accessible plus tard dans la soirée ?
Merci pour les infos ...
Comme nous serons à Tokyo au moment de ce festival, je voudrais aller le voir, au sanctuaire de Yasukuni.
Je lis que le sanctuaire ferme à 19h. Quelqu'un peut-il me dire si cela signifie que les animations se terminent également à 19h ou si le site reste accessible plus tard dans la soirée ?
Merci pour les infos ...
Mes deux vidéos en Chine: Province de Guizhou et Guangxi English translation pending
Bonjour,
Comme d'habitude, je part en solo avec mon matériel caméra et je vais filmer les moments de mes voyages. Je suis vidéaste-Infographiste de profession, mes deux passions sont les voyages et la vidéo. C'est donc toujours un grand plaisir de monter ce genre de projet des mois durant. ( je prend des repérages avant mon voyage, organise tout moi même, je filme et prend du plaisir sur place puis à mon retour je me laisse quelques mois pour monter un ou deux films.
Cette fois c'était en novembre 2015 durant 3 semaines dans la province de Guizhou et Guangxi en Chine. Je suis passé également par Shenzhen et Hong Kong. Ce fut le plus beau voyage que j'ai fait jusqu'à présent avec la Birmanie en 2012, mais je ferai un debrief détaillé de ce fabuleux voyage sur ce forum dès que le temps me le permet.
Voici le premier film: " China Road" vimeo.com/152481913
Le second film " Bonus" sur les villages du Guizhou. vimeo.com/152544781
Les lieux filmés sont: Guiyang Langde, Sandu, Rongjiang, Tingdong, Jiabang , Baisha in Shiqian Country , Zhaoxing, Matang, Jidao Miao Village. Yangshuo, Xingping , Guillin, Shenzhen, Hong Kong.
Je compte retourner en Chine ( tibet oriental ) tout bientôt mais dans le Kham et l'Ambo.
Cordialement. Nicolas.
Comme d'habitude, je part en solo avec mon matériel caméra et je vais filmer les moments de mes voyages. Je suis vidéaste-Infographiste de profession, mes deux passions sont les voyages et la vidéo. C'est donc toujours un grand plaisir de monter ce genre de projet des mois durant. ( je prend des repérages avant mon voyage, organise tout moi même, je filme et prend du plaisir sur place puis à mon retour je me laisse quelques mois pour monter un ou deux films.
Cette fois c'était en novembre 2015 durant 3 semaines dans la province de Guizhou et Guangxi en Chine. Je suis passé également par Shenzhen et Hong Kong. Ce fut le plus beau voyage que j'ai fait jusqu'à présent avec la Birmanie en 2012, mais je ferai un debrief détaillé de ce fabuleux voyage sur ce forum dès que le temps me le permet.
Voici le premier film: " China Road" vimeo.com/152481913
Le second film " Bonus" sur les villages du Guizhou. vimeo.com/152544781
Les lieux filmés sont: Guiyang Langde, Sandu, Rongjiang, Tingdong, Jiabang , Baisha in Shiqian Country , Zhaoxing, Matang, Jidao Miao Village. Yangshuo, Xingping , Guillin, Shenzhen, Hong Kong.
Je compte retourner en Chine ( tibet oriental ) tout bientôt mais dans le Kham et l'Ambo.
Cordialement. Nicolas.
Itinéraire Kerala février 2016 English translation pending
Bonjour chers voyageurs
Comme je n'ai toujours que de bons conseils sur ce site, je permets de vous soumettre mon itinéraire pour un séjour de 15 jours au Kerala. N'hésitez pas à me donner vos avis et autres conseils. A savoir : je voyage en couple, en mode routard, budget petit à moyen. J'ai envie de voir énormément de choses, de ne rien louper et en même temps j'aime prendre le temps de m'imprégner des lieux, des gens (oui c'est contradictoire et alors !) J'ai l'habitude de voyager mais ce sera mon premier séjour en Inde.
Itinéraire : Jour 1 : Arrivée à Cochin Jour 2 : Cochin Jour 3 : Départ Munnar en bus le matin (?)
Jour 4 : Munnar Jour 5 : Départ Madurai en bus le matin (?) Jour 6 : Madurai Jour 7 : Départ Kumily (Periyar Wildlife Sanctuary) en bus, le matin (!) Jour 8 : Kumily (Periyar Wildlife Sanctuary) Jour 9 : Départ Alappuzha/ Mararikulam début d'après-midi Jour 10 : Mararikulam Jour 11: Mararikulam --> Backwaters (Kollam/Alappuzha) Jour 12 : Retour sur Cochin le matin Jour 13 : Départ Cochin fin d'apm direction la France...
J'hésite surtout sur Madurai.... est-ce que ça vaut vraiment le détour ?! En même temps on me dit que c'est intéressant de voir un minuscule bout du Tamil Nadu... Mais aussi sur les mode de transport, ptr serait-il intéressant de "s'offrir" sur un ou deux trajets un taxi ?!?
Merci à tous, par avance ! Barbara
Comme je n'ai toujours que de bons conseils sur ce site, je permets de vous soumettre mon itinéraire pour un séjour de 15 jours au Kerala. N'hésitez pas à me donner vos avis et autres conseils. A savoir : je voyage en couple, en mode routard, budget petit à moyen. J'ai envie de voir énormément de choses, de ne rien louper et en même temps j'aime prendre le temps de m'imprégner des lieux, des gens (oui c'est contradictoire et alors !) J'ai l'habitude de voyager mais ce sera mon premier séjour en Inde.
Itinéraire : Jour 1 : Arrivée à Cochin Jour 2 : Cochin Jour 3 : Départ Munnar en bus le matin (?)
Jour 4 : Munnar Jour 5 : Départ Madurai en bus le matin (?) Jour 6 : Madurai Jour 7 : Départ Kumily (Periyar Wildlife Sanctuary) en bus, le matin (!) Jour 8 : Kumily (Periyar Wildlife Sanctuary) Jour 9 : Départ Alappuzha/ Mararikulam début d'après-midi Jour 10 : Mararikulam Jour 11: Mararikulam --> Backwaters (Kollam/Alappuzha) Jour 12 : Retour sur Cochin le matin Jour 13 : Départ Cochin fin d'apm direction la France...
J'hésite surtout sur Madurai.... est-ce que ça vaut vraiment le détour ?! En même temps on me dit que c'est intéressant de voir un minuscule bout du Tamil Nadu... Mais aussi sur les mode de transport, ptr serait-il intéressant de "s'offrir" sur un ou deux trajets un taxi ?!?
Merci à tous, par avance ! Barbara
Escale de 11h à Taipei English translation pending
Bonjour à tous,
comme mon titre l'indique, mon ami et moi allons faire escale à Taipei le 14 avril prochain, pour une durée de 11h. J'ai cru lire qu'il était possible de sortir de l'aéroport (ouf !). Avez vous des conseils pour bien rentabilisé notre temps de visite ? Pour ceux qui seraient déjà allé à Taipei, quels sont les sites les plus intéressants à voir selon vous ? De ce que j'ai pu lire il faut à tout prix goûter à la cuisine locale. ^^ J'ai vu sur un site qu'on pouvait avoir droit à des visites gratuites, voir lien ci-contre : http://www.taiwantourisme.com/offresspeciales/visite-gratuite-taipei/
Quelqu'un a t-il testé ?
Chiufen (ou Jiufen ?) a l'air très jolie, mais c'est peut être mission impossible en si peu de temps... qu'en pensez-vous ?
Merci pour vos réponses.
comme mon titre l'indique, mon ami et moi allons faire escale à Taipei le 14 avril prochain, pour une durée de 11h. J'ai cru lire qu'il était possible de sortir de l'aéroport (ouf !). Avez vous des conseils pour bien rentabilisé notre temps de visite ? Pour ceux qui seraient déjà allé à Taipei, quels sont les sites les plus intéressants à voir selon vous ? De ce que j'ai pu lire il faut à tout prix goûter à la cuisine locale. ^^ J'ai vu sur un site qu'on pouvait avoir droit à des visites gratuites, voir lien ci-contre : http://www.taiwantourisme.com/offresspeciales/visite-gratuite-taipei/
Quelqu'un a t-il testé ?
Chiufen (ou Jiufen ?) a l'air très jolie, mais c'est peut être mission impossible en si peu de temps... qu'en pensez-vous ?
Merci pour vos réponses.
Pourboires à Cuba English translation pending
Que conseillez-vous comme pourboire ?
* au restaurant
* à l'hôtel
* dans les casas
* pour faire surveiller la voiture
Merci par avance
Voyage d'un mois entre Vancouver et Anchorage English translation pending
Bonjour!
Comme beaucoup d'entre vous, j'ai décidé de partir durant un mois dans l'Ouest Canadien. J'ai très envie de faire à la fois l'Alaska, le Yukon et la Colombie Britannique. Du coup, je me demande si cela est judicieux d'arriver et de repartir de 2 points différents : je pensais à Vancouver et Anchorage notamment.
Je souhaite faire cela durant septembre 2016. Je voyagerais seule et principalement à pied (en stop, en bus peut-être...). J'ai quelques lieux que je ne veux pas louper mais pour l'instant c'est encore un peu flou dans ma tête!
Avez-vous déjà tenter une expérience similaire? Pensez-vous qu'en un mois cela est faisable de profiter des quelques incontournables tout en prenant le temps de se balader, d'apprécier la nature?
Faut-il plutôt arriver à Vancouver et remonter vers le Nord jusqu'à Anchorage ou plutôt l'inverse? Je penche plutôt pour cela, mais j'ai un peu peur des températures fin septembre en Alaska, vu que je pense camper pas mal...
Merci pour vos éclairages et vos conseils! Si vous avez des idées d'incontournables n'hésitez pas, cependant j'éviterais bien ce qui est hyper touristique...
Sarah 🙂
Comme beaucoup d'entre vous, j'ai décidé de partir durant un mois dans l'Ouest Canadien. J'ai très envie de faire à la fois l'Alaska, le Yukon et la Colombie Britannique. Du coup, je me demande si cela est judicieux d'arriver et de repartir de 2 points différents : je pensais à Vancouver et Anchorage notamment.
Je souhaite faire cela durant septembre 2016. Je voyagerais seule et principalement à pied (en stop, en bus peut-être...). J'ai quelques lieux que je ne veux pas louper mais pour l'instant c'est encore un peu flou dans ma tête!
Avez-vous déjà tenter une expérience similaire? Pensez-vous qu'en un mois cela est faisable de profiter des quelques incontournables tout en prenant le temps de se balader, d'apprécier la nature?
Faut-il plutôt arriver à Vancouver et remonter vers le Nord jusqu'à Anchorage ou plutôt l'inverse? Je penche plutôt pour cela, mais j'ai un peu peur des températures fin septembre en Alaska, vu que je pense camper pas mal...
Merci pour vos éclairages et vos conseils! Si vous avez des idées d'incontournables n'hésitez pas, cependant j'éviterais bien ce qui est hyper touristique...
Sarah 🙂
Forfaits Costa English translation pending
Bonjour,
si comme moi, cette nouvelle année 2016 pour Costa vous semble complexe, nous pouvons partager entre nous sur les changements. D'abord, le costa club, on passe de 4 à 6 niveaux, puis la tarification à 4 niveaux. Des nouveaux menus, glaces, etc. Mais dans la réalité, les clients nous allons y gagner quelque chose??? Pour le costa club, je résume ce que j'ai compris, ils vont recalculer les points selon le nouveau barême sur les années 2013 à 2015, avant n'existe plus. Si je me trompe, vous pouvez répondre. Mais, il me semble que le tarif flash n'existe plus, alors sera t'il compter dans le nouveau décompte? La nouvelle tarification au 01/12/15, achat -90 jours avant ou + 90 jours avec réajustement du prix, ceux qui ont achetés avant le 01 décembre, ils sont dans quel catégorie? Car si vous achetez + de 90 jours avant, vous avez des réductions sur les forfaits boissons etc. Moi j'ai acheté un tarif jour premium en promo sur vente privée en septembre 2015 pour avril 2016, je dois m'attendre à quoi?
Bonne journée à tous.
si comme moi, cette nouvelle année 2016 pour Costa vous semble complexe, nous pouvons partager entre nous sur les changements. D'abord, le costa club, on passe de 4 à 6 niveaux, puis la tarification à 4 niveaux. Des nouveaux menus, glaces, etc. Mais dans la réalité, les clients nous allons y gagner quelque chose??? Pour le costa club, je résume ce que j'ai compris, ils vont recalculer les points selon le nouveau barême sur les années 2013 à 2015, avant n'existe plus. Si je me trompe, vous pouvez répondre. Mais, il me semble que le tarif flash n'existe plus, alors sera t'il compter dans le nouveau décompte? La nouvelle tarification au 01/12/15, achat -90 jours avant ou + 90 jours avec réajustement du prix, ceux qui ont achetés avant le 01 décembre, ils sont dans quel catégorie? Car si vous achetez + de 90 jours avant, vous avez des réductions sur les forfaits boissons etc. Moi j'ai acheté un tarif jour premium en promo sur vente privée en septembre 2015 pour avril 2016, je dois m'attendre à quoi?
Bonne journée à tous.
Hôtel pas cher à Longyearbyen? (Norvège) English translation pending
Bonjour !
Comme le guide du Routard n'a pas inclu cette région dans son volume "Norvège" j'aimerais savoir si l'un d'entre vous a réussi à trouver un hôtel à un prix inférieur à ceux annoncés dans "booking.com", par exemple...c'est à dire en-dessous de 80€ la, chambre double !
Je me doute bien que la vie est très chère là-bas, mais...sait-on jamais ?
Merci d'avance
Lydie
Quel convertisseur allume cigares de voiture? English translation pending
Bonjour,
Comme l'avait conseillé boncampeur, qui a peut être un autre pseudo ici, j'ai acheté ce convertisseur allume cigare avec un prise secteur normale plus 2 prises usb.
Mais en regardant ensuite les commentaires, à priori c'est pas génial sa bouge sans arrêt dans la prise allume cigare voir meme il se ferait tout seul.
Alors du coup j'hésite à le renvoyer et en prendre un autre mais je ne sais pas lequel choisir dans ces tarifs ou un peu plus cher.
Vous utilisez quoi vous ?
Sachant que j'ai un gps en usb, mon pc portable, chargeur de batterie d'appareil photo, téléphone si il a plus de batterie, et une lampe frontale regardez le par usb.
Merci à vous
Bonne journée
Alors du coup j'hésite à le renvoyer et en prendre un autre mais je ne sais pas lequel choisir dans ces tarifs ou un peu plus cher.
Vous utilisez quoi vous ?
Sachant que j'ai un gps en usb, mon pc portable, chargeur de batterie d'appareil photo, téléphone si il a plus de batterie, et une lampe frontale regardez le par usb.
Merci à vous
Bonne journée
Projet itinéraire Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Comme beaucoup sur ce forum, je cherche quelques conseils pour mon 1er "grand" voyage.
Je pars avec mon père : départ 28 mars 2016 retour mi avril.
Nous commençons a avoir une idée assez précise de notre parcours. Mais pour les connaisseurs comme vous, pouvez vous me dire si les trajets sont réellement réalisables ?
Nous arrivons à l'aéroport de Suvarnabhumi mardi 29 mars à 6h du mat. Nous pensions passer la journée de notre arrivé + 1 jour. Soit 2 nuits. Départ le surlendemain matin pour Kanchanaburi : journée de notre arrivé + 2 jours. Programme : ville et Ganesha Park. Matin : départ pour Ayutthaya pour y passer la journée + 1 nuit Lendemain vers midi départ pour Lopburi 1 nuit + 1 jour Fin d’après midi (ou même trajet de nuit ?) pour arriver à Chiang Mai. J'hésite entre 2 solutions : - Retour sur BKK => Puis enchainer avec avion pour Chiang Mai ou passer 1 nuit a BKK et partir pour Chiang Mai le lendemain matin ? Nous souhaitons passer 3 jours sur Chiang Mai et repartir pour un trajet de nuit direction le sud : Krabi (ou Phuket... a voir). Est il préférable de faire Chiang Mai - Krabi ? Ou Chiang Mai - BKK - Krabi ?. Nous passerions 3-4 jours dans le Sud puis Direction BKK pour le retour en France.
Qu'en pensez vous ? J'ai du mal à me rendre compte du temps pour les trajets... Nous n'avons pas envie de courir partout et au final, de ne pas profiter...
Dans l'attente de vous lire, Merci par avance, Julia
Nous commençons a avoir une idée assez précise de notre parcours. Mais pour les connaisseurs comme vous, pouvez vous me dire si les trajets sont réellement réalisables ?
Nous arrivons à l'aéroport de Suvarnabhumi mardi 29 mars à 6h du mat. Nous pensions passer la journée de notre arrivé + 1 jour. Soit 2 nuits. Départ le surlendemain matin pour Kanchanaburi : journée de notre arrivé + 2 jours. Programme : ville et Ganesha Park. Matin : départ pour Ayutthaya pour y passer la journée + 1 nuit Lendemain vers midi départ pour Lopburi 1 nuit + 1 jour Fin d’après midi (ou même trajet de nuit ?) pour arriver à Chiang Mai. J'hésite entre 2 solutions : - Retour sur BKK => Puis enchainer avec avion pour Chiang Mai ou passer 1 nuit a BKK et partir pour Chiang Mai le lendemain matin ? Nous souhaitons passer 3 jours sur Chiang Mai et repartir pour un trajet de nuit direction le sud : Krabi (ou Phuket... a voir). Est il préférable de faire Chiang Mai - Krabi ? Ou Chiang Mai - BKK - Krabi ?. Nous passerions 3-4 jours dans le Sud puis Direction BKK pour le retour en France.
Qu'en pensez vous ? J'ai du mal à me rendre compte du temps pour les trajets... Nous n'avons pas envie de courir partout et au final, de ne pas profiter...
Dans l'attente de vous lire, Merci par avance, Julia
Fille au pair en Australie English translation pending
Bonjour,
J'ai comme projet de partir en Australie en tant que fille au pair septembre prochain, il me reste peu de temps pour m'organiser..
je me pose plusieurs question, notamment quel est le VISA adapté lorsqu'on décide de partir faire fille au pair ? est-ce le VISA working holidays?
merci pour votre réponse Maréva
J'ai comme projet de partir en Australie en tant que fille au pair septembre prochain, il me reste peu de temps pour m'organiser..
je me pose plusieurs question, notamment quel est le VISA adapté lorsqu'on décide de partir faire fille au pair ? est-ce le VISA working holidays?
merci pour votre réponse Maréva
Votre perception du voyage depuis les attentats de Paris English translation pending
Bonjour à tous,
Comme de nombreuses personnes sur ce forum vous avez été choqués par les évènements dramatiques qui ont eu lieu à Paris le 13 novembre dernier... Certes, ce ne sont pas les premiers attentats terroristes qui frappent une grande ville ou capitale européenne, mais la proximité de ceux-ci fait que cela me touche et m'affecte plus particulièrement.
Pour ma part, j'avais réservé (c'était avant le 13/11) un voyage à Marrakech au printemps prochain et je ne suis guère rassuré. J'avais également pour objectif de visiter Istanbul et ses environs à l'été 2016 mais ma compagne et mon entourage ont réussi à m'en dissuader, à tort ou à raison, je ne sais pas...
Alors, depuis, je pèse le pour et le contre... Voyager actuellement dans ces pays, est-ce prendre un risque ? Ou c'est tout simplement vivre en faisant ce que l'on aime et en quelque sorte défier l'idéologie de ces barbares.
Par ce post je ne cherche pas a être compris et encore moins jugé, je voudrais juste connaître votre ressenti. Est-ce que les tragédies du 13/11 ont changé ou influencé votre manière de voyager ? Les destinations que vous projetiez de découvrir ?
Stef
Comme de nombreuses personnes sur ce forum vous avez été choqués par les évènements dramatiques qui ont eu lieu à Paris le 13 novembre dernier... Certes, ce ne sont pas les premiers attentats terroristes qui frappent une grande ville ou capitale européenne, mais la proximité de ceux-ci fait que cela me touche et m'affecte plus particulièrement.
Pour ma part, j'avais réservé (c'était avant le 13/11) un voyage à Marrakech au printemps prochain et je ne suis guère rassuré. J'avais également pour objectif de visiter Istanbul et ses environs à l'été 2016 mais ma compagne et mon entourage ont réussi à m'en dissuader, à tort ou à raison, je ne sais pas...
Alors, depuis, je pèse le pour et le contre... Voyager actuellement dans ces pays, est-ce prendre un risque ? Ou c'est tout simplement vivre en faisant ce que l'on aime et en quelque sorte défier l'idéologie de ces barbares.
Par ce post je ne cherche pas a être compris et encore moins jugé, je voudrais juste connaître votre ressenti. Est-ce que les tragédies du 13/11 ont changé ou influencé votre manière de voyager ? Les destinations que vous projetiez de découvrir ?
Stef
Cherche personnes pour partager une jonque baie d'Halong English translation pending
Bonjour
comme le dit le titre, je cherche des "cojonqueurs" pour partager une jonque privée partant de cat-ba, deux jours et une nuit sur la baie d'Halong, je voyage avec ma fille de 8 ans.
La jonque est chère si je dois la prendre seule, mais abordable si on partage, le prix comprend le voyage Hanoi Cat-Ba et croisière et retour Hanoi.
Ce serait pour le 5 où 6 où 7 février pour le départ.
Contactez moi pour plus de détails.
comme le dit le titre, je cherche des "cojonqueurs" pour partager une jonque privée partant de cat-ba, deux jours et une nuit sur la baie d'Halong, je voyage avec ma fille de 8 ans.
La jonque est chère si je dois la prendre seule, mais abordable si on partage, le prix comprend le voyage Hanoi Cat-Ba et croisière et retour Hanoi.
Ce serait pour le 5 où 6 où 7 février pour le départ.
Contactez moi pour plus de détails.
Comment se rendre à gare d'Austelitz depuis Orly English translation pending
Bonjour,
Comme l'indique le titre je souhaite me rendre à la gare d'Austerlitz depuis l'aéroport d'Orly, je cherche un trajet pas trop galère en sachant que j'ai comme bagage une petite poussette canne, un sac de voyage et ma fille de 15 mois en portage. Merci à tous pour vos tuyaux 😉
Comme l'indique le titre je souhaite me rendre à la gare d'Austerlitz depuis l'aéroport d'Orly, je cherche un trajet pas trop galère en sachant que j'ai comme bagage une petite poussette canne, un sac de voyage et ma fille de 15 mois en portage. Merci à tous pour vos tuyaux 😉
Deux semaines au Liban en mode routard (compte rendu) English translation pending
Bonjour,
Comme le Liban manque de retours de voyageurs, voici un bref et partiel compte-rendu de mon récent séjour dans le pays. Je me concentrerai sur les aspects pratiques.
Durée: 13 nuits et 13 jours, du 23 octobre au 4 novembre 2015. Dépenses: 448 dollars, soit 34,50 par jour en moyenne. Compagnie aérienne: Aegean Airlines, depuis Genève, avec escale à Athènes (à l'aller, j'en ai profité pour m'arrêter deux jours dans la capitale grecque). Environ 270 euros pour l'aller-retour, sans bagage en soute.
D'un point de vue touristique, les trois incontournables du pays sont, à mon avis, les grottes de Jeita, le site archéologique de Baalbek et la vallée de la Quadisha. Je citerais ensuite Sour/Tyr, Beyrouth (ne ratez pas le Musée national d'archéologie), Jbeil/Byblos et Tripoli. Si vous en avez le temps, j'ajouterais Saïda/Sidon (surtout si vous n'allez pas à Tripoli), Beïteddine et éventuellement Batroun.
Je pense que tous ces lieux peuvent se visiter en 8-9 jours. Personnellement, j'ai fait le choix de passer une nuit à Baalbek (le site se visite très bien en une petite journée depuis Beyrouth), trois nuits à Tripoli (une grosse journée peut suffire) et trois journées complètes dans la vallée de la Qadisha, point d'orgue de mon séjour. Il est tout à fait envisageable de profiter de Sour et de Saïda dans la même journée (ce que je n'ai pas fait), en transports publics également (dans ce cas, je conseille de partir assez tôt le matin).
A mon arrivée à Beyrouth (à 2h du matin), j'ai décidé de "dormir" dans l'aéroport et de prendre un minibus à l'aube vers le centre (LL1000, soit moins de 60 centimes d'euro). Les taxis exigent au moins 20 dollars (souvent plus, à ce qu'on m'a dit) alors qu'il n'y a que 8 km environ jusqu'à la Place des Martyrs (j'ai même fait le retour à pied, en pleine nuit, comme les minibus ne circulaient plus 😄).
La plupart du temps, je me suis déplacé en bus ou minibus, pour des prix dérisoires (LL1500 à LL2000 pour les destinations se situant à moins de 45 minutes de Beyrouth, LL3000 pour Beïteddine, LL5000 pour Baalbek, etc.). On a rarement essayé de me faire payer plus qu'un local (mais j'étais généralement renseigné sur le montant à payer).
J'ai pris mon seul taxi (LL10'000) pour me rendre aux grottes de Jeita, à environ 5 km de l'arrêt de bus. Je suis revenu à pied et ça se fait très bien (mieux que l'aéroport 😛).
Sur le versant nord de la vallée de la Qadisha, il n'y a pas de bus et j'ai alterné entre marche et auto-stop (en général, la première ou la deuxième voiture s'arrête...). Sur le versant sud, des bus passent très régulièrement (toutes les 15-20 minutes) et on paie LL1000 pour des trajets de courte distance. En étant un minimum débrouillard (et sportif), il est très facile de se passer de v��hicule de location.
Au niveau sécurité, j'ai juste entendu quelques rafales de Kalachnikov à Baalbek, durant ma visite du site archéologique, mais les rares ouvriers et touristes (Libanais) présents sur place ne se sont pas inquiétés et moi non plus. Partout ailleurs, rien à signaler. Assez forte présence militaire à Beyrouth et surtout Tripoli.
Les Libanais (et les Syriens, Palestiniens... puisqu'ils sont nombreux eux aussi) n'ont jamais fait mentir leur formidable réputation d'hospitalité. Un magnifique accueil, tout en retenue, gentillesse et désintéressement.
La mosaïque sociale, culturelle et religieuse est tout à fait fascinante et la gastronomie locale devrait satisfaire les plus difficiles. Personnellement, j'ai toujours (très bien) mangé dans la rue ou les petits bouibouis fréquentés par le "bas peuple".
Généralement, je privilégie le fait de dormir sur les lieux que je visite. Mais les hôtels bon marché sont assez rares, au Liban, et j'ai donc choisi de rayonner pendant une petite semaine depuis la capitale.
Mes hébergements (je n'ai rien réservé avant d'arriver sur place): - Beyrouth (six nuits): Talal New Hotel, 14 dollars la nuit en dortoir de trois lits. Très bien situé en plein centre à côté de la station Charles Helou. Le propriétaire est une mine d'informations et l'ambiance très sympathique, wifi disponible mais normalement payant. - Baalbek (1 nuit): Hotel Jupiter, chambre individuelle négociée à 20 dollars (mais elle devait en valoir au moins le double), aucun autre client à part moi, pas de wifi. - Tripoli (3 nuits): Hotel Koura, plus de dortoir disponible donc chambre individuelle négociée à 30 dollars, standing supérieur à ce dont j'ai l'habitude, gérante parlant très bien le français, établissement parfaitement situé et au calme, wifi inclus. - Bscharré (Qadisha, 2 nuits): Tiger House, 10 dollars pour un dortoir de dix lits (nous n'étions que trois), pas de wifi.
A noter que deux Françaises rencontrées à Bscharré ont utilisé AirBNB à plusieurs reprises avec satisfaction. Sauf erreur, elles payaient généralement 15-25 dollars pour une chambre (double).
Au niveau des guides papier, j'avais opté pour le Petit Futé (l'Essentiel), mal conçu et sans aucune info pratique, donc peu utile. J'ai rapidement téléchargé le chapitre "Lebanon" du Lonely Planet consacré au "Middle East", qui m'a beaucoup plus servi au final (sauf pour les monastères de la vallée de la Qadisha, dont il ne fait aucune mention: incompréhensible!).
Dans la vallée de la Qadisha, je conseille principalement les monastères/couvents/ermitages de Saint-Antoine, Qannoubine, Haouqa, Saint-Elisée (Deir Mar Elisha) et Saint-Simon (Deir Mar Seimaan). Un magnifique sentier (bien entretenu) relie Qannoubine à Haouqa. Le monastère de Hammatoura, accroché à son pli rocheux (à Kousba, située à la jonction des routes venant de Tripoli et Beyrouth), jouit d'une situation spectaculaire. Il se visite aussi.
A noter que le siège patriarchal d'Ed Diman, en plus de sa jolie église, dispose d'un des plus beaux points de vue sur la vallée. Il faut vous rendre en contrebas du bâtiment nord (merci le Petit Futé, quand même, pour ce bon plan).
Je pensais marcher quelques étapes du Lebanon Mountain Trail (LMT), mais mes séjours prolongés à Tripoli et Bscharré en ont décidé autrement. Il est probable que je retourne au Liban dans les années à venir pour faire le trek au complet.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas.
Comme le Liban manque de retours de voyageurs, voici un bref et partiel compte-rendu de mon récent séjour dans le pays. Je me concentrerai sur les aspects pratiques.
Durée: 13 nuits et 13 jours, du 23 octobre au 4 novembre 2015. Dépenses: 448 dollars, soit 34,50 par jour en moyenne. Compagnie aérienne: Aegean Airlines, depuis Genève, avec escale à Athènes (à l'aller, j'en ai profité pour m'arrêter deux jours dans la capitale grecque). Environ 270 euros pour l'aller-retour, sans bagage en soute.
D'un point de vue touristique, les trois incontournables du pays sont, à mon avis, les grottes de Jeita, le site archéologique de Baalbek et la vallée de la Quadisha. Je citerais ensuite Sour/Tyr, Beyrouth (ne ratez pas le Musée national d'archéologie), Jbeil/Byblos et Tripoli. Si vous en avez le temps, j'ajouterais Saïda/Sidon (surtout si vous n'allez pas à Tripoli), Beïteddine et éventuellement Batroun.
Je pense que tous ces lieux peuvent se visiter en 8-9 jours. Personnellement, j'ai fait le choix de passer une nuit à Baalbek (le site se visite très bien en une petite journée depuis Beyrouth), trois nuits à Tripoli (une grosse journée peut suffire) et trois journées complètes dans la vallée de la Qadisha, point d'orgue de mon séjour. Il est tout à fait envisageable de profiter de Sour et de Saïda dans la même journée (ce que je n'ai pas fait), en transports publics également (dans ce cas, je conseille de partir assez tôt le matin).
A mon arrivée à Beyrouth (à 2h du matin), j'ai décidé de "dormir" dans l'aéroport et de prendre un minibus à l'aube vers le centre (LL1000, soit moins de 60 centimes d'euro). Les taxis exigent au moins 20 dollars (souvent plus, à ce qu'on m'a dit) alors qu'il n'y a que 8 km environ jusqu'à la Place des Martyrs (j'ai même fait le retour à pied, en pleine nuit, comme les minibus ne circulaient plus 😄).
La plupart du temps, je me suis déplacé en bus ou minibus, pour des prix dérisoires (LL1500 à LL2000 pour les destinations se situant à moins de 45 minutes de Beyrouth, LL3000 pour Beïteddine, LL5000 pour Baalbek, etc.). On a rarement essayé de me faire payer plus qu'un local (mais j'étais généralement renseigné sur le montant à payer).
J'ai pris mon seul taxi (LL10'000) pour me rendre aux grottes de Jeita, à environ 5 km de l'arrêt de bus. Je suis revenu à pied et ça se fait très bien (mieux que l'aéroport 😛).
Sur le versant nord de la vallée de la Qadisha, il n'y a pas de bus et j'ai alterné entre marche et auto-stop (en général, la première ou la deuxième voiture s'arrête...). Sur le versant sud, des bus passent très régulièrement (toutes les 15-20 minutes) et on paie LL1000 pour des trajets de courte distance. En étant un minimum débrouillard (et sportif), il est très facile de se passer de v��hicule de location.
Au niveau sécurité, j'ai juste entendu quelques rafales de Kalachnikov à Baalbek, durant ma visite du site archéologique, mais les rares ouvriers et touristes (Libanais) présents sur place ne se sont pas inquiétés et moi non plus. Partout ailleurs, rien à signaler. Assez forte présence militaire à Beyrouth et surtout Tripoli.
Les Libanais (et les Syriens, Palestiniens... puisqu'ils sont nombreux eux aussi) n'ont jamais fait mentir leur formidable réputation d'hospitalité. Un magnifique accueil, tout en retenue, gentillesse et désintéressement.
La mosaïque sociale, culturelle et religieuse est tout à fait fascinante et la gastronomie locale devrait satisfaire les plus difficiles. Personnellement, j'ai toujours (très bien) mangé dans la rue ou les petits bouibouis fréquentés par le "bas peuple".
Généralement, je privilégie le fait de dormir sur les lieux que je visite. Mais les hôtels bon marché sont assez rares, au Liban, et j'ai donc choisi de rayonner pendant une petite semaine depuis la capitale.
Mes hébergements (je n'ai rien réservé avant d'arriver sur place): - Beyrouth (six nuits): Talal New Hotel, 14 dollars la nuit en dortoir de trois lits. Très bien situé en plein centre à côté de la station Charles Helou. Le propriétaire est une mine d'informations et l'ambiance très sympathique, wifi disponible mais normalement payant. - Baalbek (1 nuit): Hotel Jupiter, chambre individuelle négociée à 20 dollars (mais elle devait en valoir au moins le double), aucun autre client à part moi, pas de wifi. - Tripoli (3 nuits): Hotel Koura, plus de dortoir disponible donc chambre individuelle négociée à 30 dollars, standing supérieur à ce dont j'ai l'habitude, gérante parlant très bien le français, établissement parfaitement situé et au calme, wifi inclus. - Bscharré (Qadisha, 2 nuits): Tiger House, 10 dollars pour un dortoir de dix lits (nous n'étions que trois), pas de wifi.
A noter que deux Françaises rencontrées à Bscharré ont utilisé AirBNB à plusieurs reprises avec satisfaction. Sauf erreur, elles payaient généralement 15-25 dollars pour une chambre (double).
Au niveau des guides papier, j'avais opté pour le Petit Futé (l'Essentiel), mal conçu et sans aucune info pratique, donc peu utile. J'ai rapidement téléchargé le chapitre "Lebanon" du Lonely Planet consacré au "Middle East", qui m'a beaucoup plus servi au final (sauf pour les monastères de la vallée de la Qadisha, dont il ne fait aucune mention: incompréhensible!).
Dans la vallée de la Qadisha, je conseille principalement les monastères/couvents/ermitages de Saint-Antoine, Qannoubine, Haouqa, Saint-Elisée (Deir Mar Elisha) et Saint-Simon (Deir Mar Seimaan). Un magnifique sentier (bien entretenu) relie Qannoubine à Haouqa. Le monastère de Hammatoura, accroché à son pli rocheux (à Kousba, située à la jonction des routes venant de Tripoli et Beyrouth), jouit d'une situation spectaculaire. Il se visite aussi.
A noter que le siège patriarchal d'Ed Diman, en plus de sa jolie église, dispose d'un des plus beaux points de vue sur la vallée. Il faut vous rendre en contrebas du bâtiment nord (merci le Petit Futé, quand même, pour ce bon plan).
Je pensais marcher quelques étapes du Lebanon Mountain Trail (LMT), mais mes séjours prolongés à Tripoli et Bscharré en ont décidé autrement. Il est probable que je retourne au Liban dans les années à venir pour faire le trek au complet.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas.
Road-trip de Seattle à Los Angeles été 2016 English translation pending
Bonjour,
Comme je suis toute nouvelle sur ce forum (petite présentation rapide : Hélène, la quarantaine, vivant près de Grenoble) je vous remercie à l'avance pour toutes les réponses que vous pourrez donner à mes nombreuses questions.
Nous avons le projet d'un road-trip l'été prochain entre Seattle et Los Angeles, entre le 11 juillet et le 04 août (les billets d'avion sont déjà pris). Nous voyagerons en famille, avec nos 3 ados qui auront alors 12, 15 et 17 ans.
J'ai déjà commencé à prévoir un itinéraire, mais je coince sur quelques étapes, en particulier à cause du temps de route quotidien. J'aimerais en gros savoir combien de temps de route maximum il faut envisager par jour, si on veut avoir le temps de s'arrêter et de visiter, sachant que mes ados sont sympa et peuvent se lever relativement tôt, mais faut pas pousser quand même 😉.
Voici l'itinéraire prévu :
J1 (11:07) : Arrivée et nuit à Seattle J2 (12/07) : Seattle J3 (13/07) : Seattle J4 (14/07) : Seattle - Port Townsend J5 (15/07) : Port Townsend - La Push J6 (16/07) : La Push J7 (17/07) : La Push - Astoria J8 (18/07) : Astoria (avec journée sur la côte vers Cannon Beach) J9 (19/07) : Astoria - Portland J10 (20/07) : Portland - Hood River ou The Dalles ou Bend (c'est là que je coince) J11 (21/07) : Hood River ou The Dalles - Bend ou juste Bend J12 (22/07) : Bend - Union Creek J13 (23/07) : Union Creek - Crescent City ou Trinidad (là je coince aussi) J14 (24/07) : Crescent City ou Trinidad - Mendocino ou environs J15 (25/07) : Mendocino ou environs - San Francisco J16 (26/07) : San Francisco J17 (28/07) : San Francisco J18 (29/07) : Monterey J19 (30/07) : Monterey - Cambria ou environ (je coince aussi par là) J20 (31/07) : Cambria ou environ - Santa Barbara J21 (01/08) : Santa Barbara - Los Angeles J22 (02/08) : Los Angeles J23 (03/08) : Los Angeles J24 (04/08) : Los Angeles - retour France (vol en fin d'aprem)
En gros, pour J10, J11 et J12, je voudrais avoir le temps de remonter la Columbia river, passer par Shaniko qui est une ville fantôme et par Smith rock State park et faire le tour de Crater Lake. Pour J13 et J14, je coince parce que je ne sais pas comment goupiller temps de route et visite des parcs de redwoods... Et pour J19 et J20, je ne sais pas comment réussir à caser Big Sur, la visite de la mission La Purisima (près de Lompoc) et le temps de route... Je suis donc toute ouïe pour vos conseils ! Merci, Hélène
J1 (11:07) : Arrivée et nuit à Seattle J2 (12/07) : Seattle J3 (13/07) : Seattle J4 (14/07) : Seattle - Port Townsend J5 (15/07) : Port Townsend - La Push J6 (16/07) : La Push J7 (17/07) : La Push - Astoria J8 (18/07) : Astoria (avec journée sur la côte vers Cannon Beach) J9 (19/07) : Astoria - Portland J10 (20/07) : Portland - Hood River ou The Dalles ou Bend (c'est là que je coince) J11 (21/07) : Hood River ou The Dalles - Bend ou juste Bend J12 (22/07) : Bend - Union Creek J13 (23/07) : Union Creek - Crescent City ou Trinidad (là je coince aussi) J14 (24/07) : Crescent City ou Trinidad - Mendocino ou environs J15 (25/07) : Mendocino ou environs - San Francisco J16 (26/07) : San Francisco J17 (28/07) : San Francisco J18 (29/07) : Monterey J19 (30/07) : Monterey - Cambria ou environ (je coince aussi par là) J20 (31/07) : Cambria ou environ - Santa Barbara J21 (01/08) : Santa Barbara - Los Angeles J22 (02/08) : Los Angeles J23 (03/08) : Los Angeles J24 (04/08) : Los Angeles - retour France (vol en fin d'aprem)
En gros, pour J10, J11 et J12, je voudrais avoir le temps de remonter la Columbia river, passer par Shaniko qui est une ville fantôme et par Smith rock State park et faire le tour de Crater Lake. Pour J13 et J14, je coince parce que je ne sais pas comment goupiller temps de route et visite des parcs de redwoods... Et pour J19 et J20, je ne sais pas comment réussir à caser Big Sur, la visite de la mission La Purisima (près de Lompoc) et le temps de route... Je suis donc toute ouïe pour vos conseils ! Merci, Hélène
Copie de passeport pour chauffeur en Inde? English translation pending
Bonjour,
comme certains forumiste le savent déjà, nouas partons le 16 janvier 2016 pour notre tour du monde de 10 mois. Nous commençons par l'inde, notamment le Rajasthan et nous souhaitons faire appel à une agence locale pour des services de voiture avec chauffeur. Afin de bloquer notre réservation celle agence nous demande nos informations de vol afin de venir nous cherchez à l'aéroport jusque là ça nous semble normal. Ensuite on nous demande une copie de nos passeport car ce serai une obligation légal en inde. Avez-vous eu une expérience similaire? cette démarche vous semble-t-elle légitime? n'y a t-il pas un risque de fraude avec ces copies ou encore d'usurpation d'identité?
Merci par avance pour vos réponses et retour d'expérience.
Amicalement🙂
comme certains forumiste le savent déjà, nouas partons le 16 janvier 2016 pour notre tour du monde de 10 mois. Nous commençons par l'inde, notamment le Rajasthan et nous souhaitons faire appel à une agence locale pour des services de voiture avec chauffeur. Afin de bloquer notre réservation celle agence nous demande nos informations de vol afin de venir nous cherchez à l'aéroport jusque là ça nous semble normal. Ensuite on nous demande une copie de nos passeport car ce serai une obligation légal en inde. Avez-vous eu une expérience similaire? cette démarche vous semble-t-elle légitime? n'y a t-il pas un risque de fraude avec ces copies ou encore d'usurpation d'identité?
Merci par avance pour vos réponses et retour d'expérience.
Amicalement🙂
Retour séjour Fes, Skoura, Fes English translation pending
BonjourK, comme promis, petit compte rendu de notre voyage.
Projet départ descente par route 307 et rtour par todra, tamtatouche, imilchil.
Arrivée Fes, nuit maison Adam, 20 euros, sympa bien qu un peu sombre.
Prise en main voiture sans problème, ford fiesta, 12 jours 161 euros, réservée sur net.
Fes, Ifrane, Asrou, forêt de cèdres par ain leuh, sources de l oum er rbia (trop "commercial" à notre goût mais joli site. Sinon belles balades le long de la route.
Nuit à Kenifra.
Lac bin el ouidane, très beau, nous devions y dormir.... incompréhension ou arnaque? La nuit est ppassée de 300 à 600 dhirams . Les étrangers qui investissent cherchent la rentabilité de suite, nous avons préféré passer notre chemin.
2 jours aux cascades d ouzoud, hôtel de france , 300 dh nuit dans bungalow individuel, mais il ne faut surtout pas y dîner, le pire couscous de notre vie. Très jolies randonnées à faire, pas besoin de guide.
La pluie s etant mise de la partie nous avons abandonné le projet ait bouguemez (trop froid aussi, saison précoce) .
Passage par imi n ifri, encore de la gadoue, donc pas possibilité grandes balades.
Descente sur Skoura par la magnifique route 307. Vertigineux, sublime, par contre nous avons breacoup priés les dieux du ciel. A éviter par temps de pluie, c est plus de la piste que de la route et très délicat sans 4x4 à certains endroits
Arrêt pour une nuit chez Mohamed et Ghizlane, au gîte de la Palmeraie, nous sommes restés 3 nuits : tout est dit. Notre coup de coeur. Des gens simples-ment merveilleux. Beaucoup d échanges, de conseils de balades hors sentiers connus et une cuisine délicieuse. Beaucoup de choses ont été dites sur ce gîte. Nous on recommande à 100 /100.
Jolie balade à faire dans la vallée des amandiers.
Gorges du dades, grande randonnée, toujours sans guide, nuit chez ait arbi. Folklorique, nous avons emmené Hassan faire les courses, ses frères l ayant un peu abandonné ce jour là. Quel homme attachant. Nuit sommaire et glaciale malgré les couvertures et le feu de cheminée.
La pluie nous a encore chassé, retour en direct et en avance sur Fes. Les gués du côté de Midelt etaient limite à passer, certains ne s y sont pas risqués.
3 nuits à l hôtel jnan sbile choisi pour sa situation géographique (face aux jardins, juste à côté de bab boujloud et possibilité garer voiture) et non pour sa salle de bains aux odeurs de remontées d égouts !
Visite Volubilis, Moulay Idriss et bien sûr se perdre dans la belle médina de fes, et sespetits restos . Retour de la voiture sans souci. Vol air Arabia Fes/MMontpellier parfait.
Tout au long de notre séjour, nous avons , comme d habitude rencontré s des marocains plus qu accueillants, emmené, du monde en stop. Je dirais que les échanges ont été plus riches, plus profonds mais aussi plus politiques.
Un bémol : la saleté de certains endroits. Il ne suffit pas de mettre des échoppes et des gargottes pour les touristes, il faudrait entretenir (exemple du côté du chêne gouraud et ses singes magots à Azrou.
Et voili, encore de belles vacances !
Attestation d'hébergement, Ispahan, Iran. English translation pending
Bonjour,
Comme tous ou presque, nous sommes restés bloqués dans les méandres de l'administration Iranienne de l'ambassade parisienne !!! Normalement ( ! ) nous avons fourni photos, argents et tous les papiers sauf l'attestation hébergement et pour cause nous n'en possédons pas ! Donc question Voyageur; connaissez vous l' adresse (réelle et mail ) d'un hôtel à Ispahan qui nous hébergera et surtout nous fournira cette fameuse attestation ?
Merci d'avance.
Sacàdosment Llus 52ans Besançon
Comme tous ou presque, nous sommes restés bloqués dans les méandres de l'administration Iranienne de l'ambassade parisienne !!! Normalement ( ! ) nous avons fourni photos, argents et tous les papiers sauf l'attestation hébergement et pour cause nous n'en possédons pas ! Donc question Voyageur; connaissez vous l' adresse (réelle et mail ) d'un hôtel à Ispahan qui nous hébergera et surtout nous fournira cette fameuse attestation ?
Merci d'avance.
Sacàdosment Llus 52ans Besançon
Un mois en Inde en juillet: Kerala ou Karnataka? English translation pending
Bonjour,
Nous avons comme projet pour ce mois de juillet 2016 de partir pour la 5ème fois en Inde en famille avec nos 3 enfants (5-8 et 13 ans). Après 3 voyages dans le Tamil Nadu et un entre Delhi et Mumbaï, nous aimerions partir découvrir le Kerala et/ou le Karnataka. Nous partons en mode routard avec les sacs à dos, en hébergement budget hôtel et nous déplaçons en bus et train. Nous restons en général un mois sur place, au mois de juillet. Nous avons jusqu'à présent toujours échappé à la mousson en juillet mais nous savons que nous serons plus exposés à celle-ci au Kerala et peut-être également au Karnataka. Voici les différents lieux visités lors de nos précédents voyages : Mahabalipuram, Thanjavur, Karaukudi, Rameshvaram, Maduraï, Munnar, Trichy, Pondi, Gingee, Auroville, Kanchipuram, Delhi, Agra, Gwalior, Orchha, Bohpal, Sanchi, Ujain, Indore, Maheswar, Mandu, Ajanta, Ellora, Nashik, Mumbaï. Nous avons beaucoup apprécié ces petites villes Mahabalipuram, Rameshvaram, Munnar, Orchha, Maheswar, Mandu. De part notre mode de déplacement, nous avons fait pas mal de grandes villes. Nous sommes donc à la recherche d'étapes moins urbaines, plus orientées balades, nature, beaux paysages... tout en évitant les zones trop touristiques. Nous sommes sensibles aux notions d'écotourisme, d'écovolontariat et de tourisme équitable. Notre seule expérience à ce jour est notre passage à Friends of Orccha (http://orchha.org)... Si vous avez des pistes, contacts pour ce type de vacances dans le Kerala ou le Karnataka, nous sommes preneurs...
Voici pour la présentation de notre projet un peu longue mais peut-être nécessaire afin de pouvoir bénéficier de conseils de voyageurs correspondants à nos attentes et envies...
Nous sommes à la recherche d'idées pour notre circuit de cet été. Le moins cher en avion serait de faire un A/R Lyon - Chennaï (2650 € soit 530 € /pers) ou un A/R Lyon - Bangalore (2685 €soit 537 € /pers) mais un Lyon /Chennaï avec retour Goa/Lyon reste envisageable (2985 € soit 597 € / pers). D'ailleurs, y a-t-il des variations dans ces tarifs ? Faut-il prendre ses billets pour juillet au plus tôt ou cela n'est pas significatif ?
Nous avons un impératif, dès notre arrivée à Chennaï ou Bangalore, il faut nous rendre à Coimbatore pour assister à un mariage indien (une première pour nous)... Je ne sais pas ce qui est le plus simple : Chennai-Coimbatore ou Bangalore-Chennaï. Un avis ?
Après, nous ne savons pas encore quel circuit faire. Voici ce que nous avons relevé sur le forum : Coimbatore : ville pas très intéressante à l'exception des temples aux alentours Perur Temple et éventuellement Konniamman temple et le Dhyanalinga Yogic Temple. On ne s'y attarderait donc pas.
Après, plan A vers le Kerala (en faisant le pari d'une mousson pas trop forte) Munnar : déjà fait mais on est fan Periyar Kottayam Alleppey Cochin Retour sur Chennaï ou Bangalore en avion https://goo.gl/maps/A9HCp5Cbvsz Pour un mois sur place, c'est peut-être un peu juste en étapes... non ?
Plan B le Karnataka Ooty : on a adoré Munnar, on devrait aimer Ooty. Réserve de Wayanad Mysore : ce serait juste pour le temple !! Hampi : à priori top ! Pattadakal Badami Goa puis retour en France depuis Goa https://goo.gl/maps/X6uR6r9fRh22 Des avis, des propositions sur notre projet ? Karnataka ou Kerala en juillet ?
Merci de vos conseils Fred
Nous avons comme projet pour ce mois de juillet 2016 de partir pour la 5ème fois en Inde en famille avec nos 3 enfants (5-8 et 13 ans). Après 3 voyages dans le Tamil Nadu et un entre Delhi et Mumbaï, nous aimerions partir découvrir le Kerala et/ou le Karnataka. Nous partons en mode routard avec les sacs à dos, en hébergement budget hôtel et nous déplaçons en bus et train. Nous restons en général un mois sur place, au mois de juillet. Nous avons jusqu'à présent toujours échappé à la mousson en juillet mais nous savons que nous serons plus exposés à celle-ci au Kerala et peut-être également au Karnataka. Voici les différents lieux visités lors de nos précédents voyages : Mahabalipuram, Thanjavur, Karaukudi, Rameshvaram, Maduraï, Munnar, Trichy, Pondi, Gingee, Auroville, Kanchipuram, Delhi, Agra, Gwalior, Orchha, Bohpal, Sanchi, Ujain, Indore, Maheswar, Mandu, Ajanta, Ellora, Nashik, Mumbaï. Nous avons beaucoup apprécié ces petites villes Mahabalipuram, Rameshvaram, Munnar, Orchha, Maheswar, Mandu. De part notre mode de déplacement, nous avons fait pas mal de grandes villes. Nous sommes donc à la recherche d'étapes moins urbaines, plus orientées balades, nature, beaux paysages... tout en évitant les zones trop touristiques. Nous sommes sensibles aux notions d'écotourisme, d'écovolontariat et de tourisme équitable. Notre seule expérience à ce jour est notre passage à Friends of Orccha (http://orchha.org)... Si vous avez des pistes, contacts pour ce type de vacances dans le Kerala ou le Karnataka, nous sommes preneurs...
Voici pour la présentation de notre projet un peu longue mais peut-être nécessaire afin de pouvoir bénéficier de conseils de voyageurs correspondants à nos attentes et envies...
Nous sommes à la recherche d'idées pour notre circuit de cet été. Le moins cher en avion serait de faire un A/R Lyon - Chennaï (2650 € soit 530 € /pers) ou un A/R Lyon - Bangalore (2685 €soit 537 € /pers) mais un Lyon /Chennaï avec retour Goa/Lyon reste envisageable (2985 € soit 597 € / pers). D'ailleurs, y a-t-il des variations dans ces tarifs ? Faut-il prendre ses billets pour juillet au plus tôt ou cela n'est pas significatif ?
Nous avons un impératif, dès notre arrivée à Chennaï ou Bangalore, il faut nous rendre à Coimbatore pour assister à un mariage indien (une première pour nous)... Je ne sais pas ce qui est le plus simple : Chennai-Coimbatore ou Bangalore-Chennaï. Un avis ?
Après, nous ne savons pas encore quel circuit faire. Voici ce que nous avons relevé sur le forum : Coimbatore : ville pas très intéressante à l'exception des temples aux alentours Perur Temple et éventuellement Konniamman temple et le Dhyanalinga Yogic Temple. On ne s'y attarderait donc pas.
Après, plan A vers le Kerala (en faisant le pari d'une mousson pas trop forte) Munnar : déjà fait mais on est fan Periyar Kottayam Alleppey Cochin Retour sur Chennaï ou Bangalore en avion https://goo.gl/maps/A9HCp5Cbvsz Pour un mois sur place, c'est peut-être un peu juste en étapes... non ?
Plan B le Karnataka Ooty : on a adoré Munnar, on devrait aimer Ooty. Réserve de Wayanad Mysore : ce serait juste pour le temple !! Hampi : à priori top ! Pattadakal Badami Goa puis retour en France depuis Goa https://goo.gl/maps/X6uR6r9fRh22 Des avis, des propositions sur notre projet ? Karnataka ou Kerala en juillet ?
Merci de vos conseils Fred
Visiter Vancouver en une nuit et un jour: dans quel quartier dormir? English translation pending
Bonjour à tous!
comme écrit dans le titre, je pars au canada dans 8 jours, et il s'est avéré que j'ai une nuit et une journée complète pour découvrir Vancouver avant mon départ. Pour optimiser ce peu de temps, l'un d'entre vous a t il un conseil sur le quartier où dormir?
Merci 🙂
comme écrit dans le titre, je pars au canada dans 8 jours, et il s'est avéré que j'ai une nuit et une journée complète pour découvrir Vancouver avant mon départ. Pour optimiser ce peu de temps, l'un d'entre vous a t il un conseil sur le quartier où dormir?
Merci 🙂
Récit de voyage - Chine 2014 English translation pending
« Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer » Nicolas Bouvier
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Taux de change euro/bath English translation pending
bonjour a tous , comme vous avez peut être remarqué l euro est en chute face au autres monnaies aujourduit , suite au propos du président de la BCE Mario Draghi , des nouvelles plutôt inquiètent pour un futur proche du taux de change euro bath c est prochain mois 1 bath pour un euro de perdu déjà en une journée , les personnes qui compte partir c est prochain mois devrai médité la dessus , en mars dernier le bath étais déjà descendu a 34 pas facile a ce taux avec le coup de la vie en Thaïland qui est déjà beaucoup plus élevé que part le passé . j espère pour nous tous que ca vas ce rétablir ou ce stabilisé 😐
Entre Puerto Princessa et Port Barton English translation pending
Bonjour,
Comme le titre l'indique....nous avons 2 jours avant notre arrivée à PB.
Doud m'a conseillé ('fin! on lui a conseillé, plus exactement) un séjour en mangrove sur la Langogan river.
Pour moi, les mangroves, bof.
Je peux les voir, mais j'aime moyen y rester (Non, j'ai pas peur! 😛)
Donc: quelle étape pourrions-nous prévoir sur le chemin? San Vicente est tout à côté de PB, si j'ai bien compris?
Merci
Donc: quelle étape pourrions-nous prévoir sur le chemin? San Vicente est tout à côté de PB, si j'ai bien compris?
Merci
Cherche designer Photoshop sur Bangkok English translation pending
Bonjour/bonsoir,
Comme indiqué dans le titre quelqu'un en connaitrait il un, sérieux, pour réaliser quelques maquettes. Je serais sur place du 17 au 23 octobre.
Merci pour votre aide 🙂
Comme indiqué dans le titre quelqu'un en connaitrait il un, sérieux, pour réaliser quelques maquettes. Je serais sur place du 17 au 23 octobre.
Merci pour votre aide 🙂
Stop-over Tokyo: Asakusa, Ginza vs Shibuya, sanctuaire Meiji, Mairie English translation pending
Bonjour,
Je fais, comme à chaque fois que je vais en Nouvelle-Calédonie, un stop over au Japon.
Après Kyoto, Osaka puis Nara, je vais passer une petite journée à Tokyo.
J’atterrirai à 9H30 du matin à Narita.
Je descends à l’IBIS de la gare de Shinjuku.
J’hésite, comme un guide papier le conseille :
* de me balader entre Asakusa, Ginza puis Shinjuku.
ou
* d’aller de Shibuya (pour le passage piéton !), le sanctuaire Meiji, les tours (et leur point de vue) de la Mairie de Tokyo pour finir à Shinjuku.
Le lendemain matin, je repartirai tôt à Narita pour redécoller vers 12H00 de Narita.
J’ai rien compris pour l’achat du billet train+métro entre Narita et Shinjuku. Je cherche la solution la plus rapide, même si je dois payer un peu plus cher.
Qu’en pensez-vous ?
J’ai rien compris pour l’achat du billet train+métro entre Narita et Shinjuku. Je cherche la solution la plus rapide, même si je dois payer un peu plus cher.
Qu’en pensez-vous ?
Bons plan Islande février English translation pending
Bonjour,
Nous avons comme projet de partir 10 jours en Islande sud en FEVRIER.
Si vous avez des idées de logements sympas (b&b, hotel...), de petits restau et de visites a ne pas rater.... Je suis preneuse !
Merci pour vos conseils😉
De retour d'un trek dans les Lençóis Maranhenses English translation pending
Bonjour à tous,
Comme le dit le titre, nous revenons d'un trek de 4 jours dans les dunes du Lençois de Maranhenses, l'occasion de faire un petit retour pour les curieux.
Détail du trek que l'on a fait (via l'agence Costa Leste Ecoaventura) :
Jour 1 : départ au matin en bateau de barreirinhas jusque Atins avec quelques arrêts touristiques et repas de midi en chemin. +-2h de marche de Atins jusque Canto de Atins. Endroit sympa, type poussada, prendre le plats de crevettes (camarao) de la maison, très bon. Nuit en hamac.
Jour 2: départ vers 4h du matin. Marche le long de la mer pendant la première moitié, dans les dunes la deuxième moitié jusque Baixa Grande. Arrivée vers 11h30. Logement "chez l'habitant". On mange ce que la maîtresse de maison cuisine : poulet ou porc gambadant dans nos pieds finissent dans nos assiettes. Nuit en hamac avec d'éventuels autres marcheurs.
Jour 3: départ vers 7h direction Quemadas dos Britos. Arrivée vers 11h. Logement chez l'habitant. Idem que l'endroit précédent, on mange ce que la maitresse de maison prépare en fonction de ce qu'elle a. On a eu de la chance, on a eu du poisson grillé, ça change du poulet :-). Nuit en hamac au milieu des habitants de la maison.
Jour 4: départ à 3 h du matin jusque Santo Amaro. Étape très longue, qu'on a finalement écourté grâce à un lift nous permettant d'éviter les derniers km hors des dunes et pas très sympa.
De manière générale :
D'après notre guide, il existe +- 6 agences à Barreirinhas permettant de faire des trek dans les dunes. On avait pris des contacts au préalable, mais ce n'est sûrement pas compliqué d'en trouver une sur place (surtout hors saison haute). On a pas pris Terra Nordeste qui était vachement plus cher que les agences plus " locales". Cela dit, il est clair que du coup on se retrouve avec un guide brésilien du coin, ce qui est très chouette, mais qui rend la communication un plus compliquée. Idem pour les contacts dans les logements, uniquement le portugais passe. Mais avec l'espagnol, on peut comprendre et se faire comprendre. A cette époque de l'année, les lagunes sont assez sèches. La partie ouest est moins sèche et dispose encore de belles lagunes rendant les paysages magnifiques et la baignade agreable, mais on est loin quand même des cartes postales. Il y a également beaucoup de vent, heureusement, dans le dos en venant de Atins vers Santo Amaro. C'est quand même assez physique. Marcher entre 20 et 25 km dans le sable, ce n'est pas de tout repos ! Prévoir des habits légers qui sèchent vite ou carrément le maillot car on est amenés à traverser certaines lagunes, dont la profondeur varie... Pour relier Sao Luis à Barreirinhas, il existe des bus (Cisne Branco) depuis la gare routière située hors de Sao Luis pour 46R$. Autre possibilité : minibus de porte à porte. Les poussada savent souvent se charger de la réservation. Compter 50R$. Attention à savoir ce qui est réellement inclus dans le prix payé à l'agence. Alors qu'on nous avait confirmé que le transport entre santo amaro et Barreirinhas était compris, on a du le payer quand même (40R$/p).
A Barreirinhas, on a dormi a la pousada brisa do mar, pas très luxueux, mais correct et propre en bord de rivière avec terrasse et hamac pour se détendre. Et puis la proprio est vraiment super sympa ! Elle peut vous organiser le retour à Sao Luis en van.
Région magnifique, on en garde un merveilleux souvenir. Nous voilà maintenant à Olinda pour la suite du voyage :-).
Comme le dit le titre, nous revenons d'un trek de 4 jours dans les dunes du Lençois de Maranhenses, l'occasion de faire un petit retour pour les curieux.
Détail du trek que l'on a fait (via l'agence Costa Leste Ecoaventura) :
Jour 1 : départ au matin en bateau de barreirinhas jusque Atins avec quelques arrêts touristiques et repas de midi en chemin. +-2h de marche de Atins jusque Canto de Atins. Endroit sympa, type poussada, prendre le plats de crevettes (camarao) de la maison, très bon. Nuit en hamac.
Jour 2: départ vers 4h du matin. Marche le long de la mer pendant la première moitié, dans les dunes la deuxième moitié jusque Baixa Grande. Arrivée vers 11h30. Logement "chez l'habitant". On mange ce que la maîtresse de maison cuisine : poulet ou porc gambadant dans nos pieds finissent dans nos assiettes. Nuit en hamac avec d'éventuels autres marcheurs.
Jour 3: départ vers 7h direction Quemadas dos Britos. Arrivée vers 11h. Logement chez l'habitant. Idem que l'endroit précédent, on mange ce que la maitresse de maison prépare en fonction de ce qu'elle a. On a eu de la chance, on a eu du poisson grillé, ça change du poulet :-). Nuit en hamac au milieu des habitants de la maison.
Jour 4: départ à 3 h du matin jusque Santo Amaro. Étape très longue, qu'on a finalement écourté grâce à un lift nous permettant d'éviter les derniers km hors des dunes et pas très sympa.
De manière générale :
D'après notre guide, il existe +- 6 agences à Barreirinhas permettant de faire des trek dans les dunes. On avait pris des contacts au préalable, mais ce n'est sûrement pas compliqué d'en trouver une sur place (surtout hors saison haute). On a pas pris Terra Nordeste qui était vachement plus cher que les agences plus " locales". Cela dit, il est clair que du coup on se retrouve avec un guide brésilien du coin, ce qui est très chouette, mais qui rend la communication un plus compliquée. Idem pour les contacts dans les logements, uniquement le portugais passe. Mais avec l'espagnol, on peut comprendre et se faire comprendre. A cette époque de l'année, les lagunes sont assez sèches. La partie ouest est moins sèche et dispose encore de belles lagunes rendant les paysages magnifiques et la baignade agreable, mais on est loin quand même des cartes postales. Il y a également beaucoup de vent, heureusement, dans le dos en venant de Atins vers Santo Amaro. C'est quand même assez physique. Marcher entre 20 et 25 km dans le sable, ce n'est pas de tout repos ! Prévoir des habits légers qui sèchent vite ou carrément le maillot car on est amenés à traverser certaines lagunes, dont la profondeur varie... Pour relier Sao Luis à Barreirinhas, il existe des bus (Cisne Branco) depuis la gare routière située hors de Sao Luis pour 46R$. Autre possibilité : minibus de porte à porte. Les poussada savent souvent se charger de la réservation. Compter 50R$. Attention à savoir ce qui est réellement inclus dans le prix payé à l'agence. Alors qu'on nous avait confirmé que le transport entre santo amaro et Barreirinhas était compris, on a du le payer quand même (40R$/p).
A Barreirinhas, on a dormi a la pousada brisa do mar, pas très luxueux, mais correct et propre en bord de rivière avec terrasse et hamac pour se détendre. Et puis la proprio est vraiment super sympa ! Elle peut vous organiser le retour à Sao Luis en van.
Région magnifique, on en garde un merveilleux souvenir. Nous voilà maintenant à Olinda pour la suite du voyage :-).
Premier séjour au Népal, vos conseils English translation pending
Bonjour, comme dit dans le titre je me rend au Nepal dans quelques jours pour une durée de 3 semaines. (680e vol a/r Paris/Dehli Delhi/Kath/delhi avec Ethiad et Nepal airlines, réservé y a 10 minutes)
Je ne me suis pas beaucoup renseigné sur les choses a voir et a faire en dehors des anapurnas et de Kathmandou....
Donc y a t il des autres villes sympas, "typiques" a voir, a y loger même pour quelques jours.
Quels sont les treks que l'ont peut faire sans guide?
Comme je ne connais pas je compte loger en arrivant dans le quartier de Thamel a KTM qui a l'air plutot animé.
Connaissez vous un hotel sympa pas trop cher (MAX 10euro) et le tarif du taxi (ou bus) entre l’aéroport et ce quartier?
Enfin bref je suis preneur de tout conseil avant de partir (lundi) Je ferai bien sur un petit compte rendu au retour :)
Merci
Enfin bref je suis preneur de tout conseil avant de partir (lundi) Je ferai bien sur un petit compte rendu au retour :)
Merci