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Séjour dans le sud de la Sicile English translation pending
Pouvez vous me donner quelques belles visites de sites à ne pas manquer dans le sud de la Sicile car je dois y faire un séjour en septembre prochain? De même que l'adresse de quelques restaurants sympas. Je séjournerai à sciacca .
Merci d'avance pour vos messages.
Autotour de plus de 3 semaines au Rajasthan en novembre 2017 English translation pending
Bonjour,
L' idée est de recueillir vos avis et de nous aider à construire notre voyage au Rajasthan, le premier en Inde. Nous écrivons ci après notre proposition.
Précisons l'idée d'abord. Elle est de partir, mon épouse et moi même, un peu plus de trois semaines au Rajasthan en Novembre 2017.
Nous nous envolerons de paris (CDG) pour Delhi (DEL) et quitterons l'Inde de la même façon mais en sens inverse 🙂.
Nous aimerions effectuer ce voyage en voiture de location avec chauffeur anglophone ou beaucoup mieux francophone . Nous aurions ainsi le même chauffeur tout le long du voyage d'abord pour nous habituer à lui et ensuite pour ne pas renégocier à chaque étape nos voiture et guide.
Nous logerions en hôtel catégorie confort que nous validerions et réserverions par nos soins ou par ceux d'une agence de voyage francophone, réceptive ou française (pas encore décidé). Nous voulons panacher sortie nature animalière (pas de trek) et visite des monuments, villes. Là nous avons beaucoup à faire.
Voici donc l'itinéraire:
J1-Delhi. Arrivé probable à 01:00 du matin J2-Delhi J3-Delhi-Jaipur J4-Jaipur J5-Jaipur-Adjmer-Pushkar J6-Pushkar J7-Pushkar-Jodhpur J8-Jodhpur-Jaisalmer J9-Jaisalmer J10-Jaisalmer Ranakpur JII-Ranakpur-Udaipur J12-Udaipur J13-Udaipur-Sawaï Madhopur J14-Ranthambore J15-Ranthambore J16-Ranthambore J17- Sawaï Madhopur-Agra J18-Agra J19-Agra-Baratpur (Kaoladeo) J20-Baratpur (Kaoladeo) J20-Baratpur (Kaoladéo) J22-Baratpur-Delhi J23-Delhi J24-DEL-CDG
Je n'ai pas encore précisé le contenu de nos activités.Mais cela viendra dans la discussion avec vos remarques. A bientôt de vous lire
L' idée est de recueillir vos avis et de nous aider à construire notre voyage au Rajasthan, le premier en Inde. Nous écrivons ci après notre proposition.
Précisons l'idée d'abord. Elle est de partir, mon épouse et moi même, un peu plus de trois semaines au Rajasthan en Novembre 2017.
Nous nous envolerons de paris (CDG) pour Delhi (DEL) et quitterons l'Inde de la même façon mais en sens inverse 🙂.
Nous aimerions effectuer ce voyage en voiture de location avec chauffeur anglophone ou beaucoup mieux francophone . Nous aurions ainsi le même chauffeur tout le long du voyage d'abord pour nous habituer à lui et ensuite pour ne pas renégocier à chaque étape nos voiture et guide.
Nous logerions en hôtel catégorie confort que nous validerions et réserverions par nos soins ou par ceux d'une agence de voyage francophone, réceptive ou française (pas encore décidé). Nous voulons panacher sortie nature animalière (pas de trek) et visite des monuments, villes. Là nous avons beaucoup à faire.
Voici donc l'itinéraire:
J1-Delhi. Arrivé probable à 01:00 du matin J2-Delhi J3-Delhi-Jaipur J4-Jaipur J5-Jaipur-Adjmer-Pushkar J6-Pushkar J7-Pushkar-Jodhpur J8-Jodhpur-Jaisalmer J9-Jaisalmer J10-Jaisalmer Ranakpur JII-Ranakpur-Udaipur J12-Udaipur J13-Udaipur-Sawaï Madhopur J14-Ranthambore J15-Ranthambore J16-Ranthambore J17- Sawaï Madhopur-Agra J18-Agra J19-Agra-Baratpur (Kaoladeo) J20-Baratpur (Kaoladeo) J20-Baratpur (Kaoladéo) J22-Baratpur-Delhi J23-Delhi J24-DEL-CDG
Je n'ai pas encore précisé le contenu de nos activités.Mais cela viendra dans la discussion avec vos remarques. A bientôt de vous lire
Retour de 15 jours au Rwanda en 4x4 English translation pending
Super pays époustouflant par ses paysages grandioses !
Une nature luxuriante et si variée (plantations de thé, jungle, lac immense, volcans, forêt primaire, savane)
Mon mari a conduit lui même : tout s'est super bien passé (mais les pistes sont parfois difficiles) nous nous sommes toujours senti en sécurité seuls sur les routes
Pas de problème pour circuler ni pour trouver du carburant
Nous n'avons que des bons souvenirs !
La rencontre avec les gorille est merveilleuse !(prévoir un bon 4x4 type Land Rover)
L'Akagéra Park est à faire (éléphants, giraffes, babouins, zébres, hyppos, ...)
La forêt primaire de Nuynghwe est magnifique. Nous avons vu des cercophitèques sur la route mais pas d'animaux sur la canopée (trop chère). Nous n'avions pas payé pour voir les singes (il faut un bon 4x4)
Vraiment ce petit pays vaut qu'on s'y attarde
La nourriture est bonne. Les gens parlent anglais mais beaucoup parlent aussi français
Malaisie ou Birmanie avec enfant 3 ans? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir entre janvier et mars, durant 3semaines, en asie avec ma fille qui aura presque 3ans.
Pour le moment, j ai pu decouvrir en solo la Thaïlande durant 3 mois, le Laos 1 mois, Borneo 3mois et Sumatra 1 mois. L an dernier 3 semaines à Bali avec ma fille qui avait alors 18 mois. Chacun de ces voyages m'a plu. De manière différente : Laos tres tres reposant avec une population d une zenitude extreme, la Thaïlande pour sa diversité, Borneo pour sa nature preservee (si on oublie les champs de palmes...), Sumatra pour son authenticité de ses paysages et de ses habitants (même si cela impliquait d apprendre un peu d indonesien, cela faisait parti du charme et a permis un maximum de contacts), et Bali pour la facilité du voyage(avec bebe), ses paysages et ses habitants.
Je souhaite cet hiver decouvrir un nouvel endroit d asie. Un lieu facile et sanitairement sûr car je serai seule avec une petite fille de 3ans. J' avais d'abord pensé au sri lanka mais mon budget est ce coup ci un peu limité et à ce jour rien que les billets d avion me couteraient pres de 1400-1500euros...Ce sera pour une autre fois.
Je pensais donc finalement soit à la malaisie péninsulaire (pas trop court 3 semai es ?) soit à la Birmanie. Que me conseilleriez vous ?
Traduction indienne pour interdiction de sésame dans les plats English translation pending
Bonjour,
Mon mari est allergique au sésame sous toutes ses formes, et si on lui en présente dans un plat, c'est risque d''étouffement avec évanouissement. Donc très grave.
Nous allons en Inde du Nord, et serait-il possible de nous faire cette traduction,
NE PAS ME DONNER DE PLAT PREPARE AVEC DE L'HUILE OU DES GRAINES DE SESAME. RISQUE TRES GRAVE.
Merci d'avance
Mon mari est allergique au sésame sous toutes ses formes, et si on lui en présente dans un plat, c'est risque d''étouffement avec évanouissement. Donc très grave.
Nous allons en Inde du Nord, et serait-il possible de nous faire cette traduction,
NE PAS ME DONNER DE PLAT PREPARE AVEC DE L'HUILE OU DES GRAINES DE SESAME. RISQUE TRES GRAVE.
Merci d'avance
Maldives: croisière + repos English translation pending
😉 bonjour à tous,
Il ya quelques années j'ai utilisé ce forum pour les Seychelles ( 2004 ) et j 'ai pu trouver une mine de renseignements, j ai perdu mon MDP je me retrouve rookie, j'espère en trouver autant aujourd'hui.
Nous envisageons de partir aux Maldives en Novembre 2014 pour un mix croisiere/Hotel avec comme objectif la plongée et le snorkeling .
J'ai pu lire que LILY BEACH semblait être le top , est-ce toujours le cas ( concept platinium en Water Villa ).
J'ai pu lire aussi sous la plume de Carabella que IHAVENOTBEEN....semblait être un prestataire solide , est-ce toujours le cas ?
Merci de vos avis.😏
Cdt
Il ya quelques années j'ai utilisé ce forum pour les Seychelles ( 2004 ) et j 'ai pu trouver une mine de renseignements, j ai perdu mon MDP je me retrouve rookie, j'espère en trouver autant aujourd'hui.
Nous envisageons de partir aux Maldives en Novembre 2014 pour un mix croisiere/Hotel avec comme objectif la plongée et le snorkeling .
J'ai pu lire que LILY BEACH semblait être le top , est-ce toujours le cas ( concept platinium en Water Villa ).
J'ai pu lire aussi sous la plume de Carabella que IHAVENOTBEEN....semblait être un prestataire solide , est-ce toujours le cas ?
Merci de vos avis.😏
Cdt
Kerala ou Tamil Nadu pour quinze jours avec enfants? English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons ma petite famille, moi mon chéri et nos 2 loulous de 11 et 5 ans, de partir pour les vacances de la toussaint (fin octobre début novembre) pour 15jours dans le sud de l'Inde. Une première en Inde. on a déjà fait amérique du sud et centrale. Pour une première approche, que choisiriez vous plutôt le kérala ou le tamil nadu. A savoir qu on aimerait pas trop bourlinguer on y va surtout pour se détendre et profiter, mais on aimerait quand même pouvoir contenter notre soif de culture, d'animaux pour les petits, et de paysages verdoyants et faire une escale balnéaire sur une île révée cocotiers sable blanc pas trop de touriste et pas de gros complexes style resort avec plein d'européens (c'est pas qu'on les aime pas mais on veut être dépaysé!) J'hésite donc entre les deux destination le kérala et les iles laquedives ou tamil nadu et les iles andaman.
merci d'avance pour vos infos
Si vous avez besoin d'info sur le Pérou ou le Mexique n'hésitez pas.
Idée d'itinéraire "cool" au Tamil Nadu en août? English translation pending
Bonjour à tous,
Recherche idée d'itinéraire cool, alternant visite et farniente pour une quinzaine de jour en aout au tamil nadu.
Egalement de bonnes adresses hotel, gusthouse, chauffeur etc. (si possible un peu francophone 😉)
Ainsi que les lieux à ne pas manquer !
Merci d'avance pour vos conseils.
Ce que vous avez trouvé le plus beau en Chine? English translation pending
Toujours en préparation de notre TDM je me renseigne sur la chine.
Vu que j'aurais le temps je voudrai savoir si vous avez découvert des coins qui ne se trouvent pas dans les guides ou dont on ne parle pas beaucoup et qui vous en plu ?
Merci :)
Vu que j'aurais le temps je voudrai savoir si vous avez découvert des coins qui ne se trouvent pas dans les guides ou dont on ne parle pas beaucoup et qui vous en plu ?
Merci :)
Trip to the Maldives without all-inclusive packages: is it doable?
Hi,
I’d like to stay on several islands in the Maldives solo with a budget of under 120 € for 2 people per day for accommodation and food. I’m not including transport. Is this possible?
On Booking, I’ve found hotels for under 80 € that seem great, some even offer half-board for 20 € for 2.
I thought you’d need a much bigger budget… Do you know the price of a meal at a local restaurant on the inhabited islands? And drinks? From what I’ve heard, there’s no alcohol there, right?
I’d also like to know if it’s easy to travel between atolls and from one island to another by boat.
Do you have any island recommendations? I’m planning to stay for 3 weeks and visit 4-5 islands.
This destination is almost always offered as all-inclusive stays with pretty luxurious hotels, so I’m finding very little info on how to do it without pre-organized trips.
Thanks for your tips and travel feedback!
PS: Long live the return of VoyageForum!
Fantastique Iran: retour de trois semaines en octobre 2018 English translation pending
IRAN : FANTASTIQUE PAYS et FANTASTIQUES IRANIENS !
Bonjour à toutes et tous,
Revenant de trois semaines en IRAN en octobre 2018 (voyage avec ma femme en individuels) j'ai à cœur d'alimenter à mon tour cette rubrique de carnet de voyages de VoyageForum pour que d'autres membres de la communauté puissent y trouver quelques informations utiles. En effet, pour préparer mon voyage j'ai sillonné cette rubrique et j'y ai trouvé une mine de renseignements et de points de vue intéressants et utiles. Je ne voudrai pas être ingrat dans ce domaine.
J'ai prévu aussi d'égayer ce carnet de voyage par des photos, histoire de donner envie. En effet, l'Iran et les iraniens sont tellement fantastiques qu'ils méritent qu'on s'y intéresse vraiment. Je m'excuse par avance pour le nombre élevé de photos (125, qui représentent pourtant moins de 3% de notre moisson photographique) mais ce pays est tellement photogénique !.
Avant le départ : l'obtention du visa :
Si les parisiens peuvent se déplacer personnellement à l'ambassade d'Iran deux fois (une pour le dépôt du passeport, l'autre pour la récupération du visa) c'est moins facile pour les autres. Heureusement il existe désormais la procédure "Visa on arrival" c'est-à-dire visa à l'arrivée. La seule difficulté est de produire des photos d'identité et du passeport strictement conformes aux préconisations du ministère des affaires étrangères d'Iran.
Le lien est le suivant : e_visa.mfa.ir/en/visa-arrival/
Les formulaires en ligne une fois remplis accompagnés des photos, il suffit d'attendre (15 jours en septembre pour nous) pour recevoir le sésame sous forme de document .pdf d'une page que l'on peut sauvegarder et imprimer.
À l'arrivée à l'aéroport IKA de Téhéran, la procédure est simple et, pour notre cas, a été rapide (10 minutes). On présente la feuille imprimée à un premier agent, qui nous envoie vers son collègue situé à 4 mètres de lui à qui on paye 75 € par personne. Ce dernier nous rend un reçu que l'on retourne au premier agent, qui nous dit d'aller donner le tout au guichet en face de lui. Là on attend quelques minutes puis quand on nous fait signe on récupère notre passeport ET un papier (feuille imprimée A4) qui est le visa. Attention, ne pas le perdre parce qu'il n'y a rien de tamponné sur le passeport. Voilà, c'est tout.
À l'arrivée : change et téléphone :
Comme je l'avais lu dans les forums, une fois les bagages récupérés, aller au 1er étage (niveau des départs) au bureau de change. Nous avons changé 100 € (c'était limité à 50 € par personne).
Puis redescendre au kiosque IRANCELL. Là on peut acheter une Visitor card SIM (nous avons choisi celle de 2 heures de conversation en Iran et 6 Go de data internet valable un mois, pour 1 000 000 Rials, soit 6,40 au taux du moment de 1 € pour 156 000 rials !). Faire installer la carte SIM par l'employé du kiosque. Il fait ça très bien alors que n'a pas l'air si facile que ça. Pour notre part nous l'avons fait installer sur notre ancien smartphone, gardant nos appareils plus récents avec la carte Orange et Free pour les appels internationaux, qui sont d'ailleurs très chers, surtout les données mobiles. Jugez plutôt le tarif ORANGE : - appel émis = 2,90 €/min - appel reçu = 1,40 €/min - SMS émis = 0,28 €/min - SMS reçu = gratuit - MMS émis = 1,10 €/MMS - MMS reçu = 0,40 €/MMS et... attention les yeux : - 1 Mo de données = 13,31 €
À l'usage la carte SIM iranienne fonctionne très bien. En particulier internet est bien plus rapide que via la WiFi des hôtels dont la connexion est souvent lente et aléatoire. Au bout de 3 semaines si j'ai utilisé 20% de la carte c'est bien le maximum.
Notre circuit :
Notre voyage en IRAN a duré 21 jours en octobre 2018.
Pays extrêmement facile à visiter pour des voyageurs individuels, l'IRAN regorge de beauté et de variété : architecture traditionnelle en terre, architecture islamique, civilisation antique (Perse), déserts, le tout au milieu d'une population très accueillante. Pour couronner tout çà on se sent, et on est, partout en sécurité, y compris à TÉHÉRAN.
Le principal inconvénient est l'obligation du port du châle pour les femmes : pour une touriste occidentale c'est pénible à vivre (il semble que ce le soit aussi pour de plus en plus de femmes iraniennes).
Notre circuit somme toutes très classique à été : CHIRAZ, PERSÉPOLIS, YAZD, MESR (désert de Kavir), ISPAHAN, KASHAN et TÉHÉRAN (+ excursions et/ou arrêts à Chak Chak, Meybod, Kharanaq, Bayazeh, Garmeh, ABYANEH, désert de Maranjab).

Hôtel la première nuit : Nous avions réservé à l'hôtel IBIS de l'aéroport, accessible à pied facilement, car vu les horaires nocturnes des arrivées d'avions à TÉHÉRAN cela nous avait semblé plus simple. C'est pratique mais très cher. En fait, la plupart des hôtels peuvent envoyer quelqu'un vous chercher, même au milieu de la nuit. C'est probablement la meilleure solution.
Nous avions réservé un vol pour CHIRAZ depuis la FRANCE (via l'agence cle2perse.com qui pour une commission modique et un paiement via PayPal (!) a fait la réservation auprès de MAHAN Air). En effet, la réservation directe depuis la FRANCE n'est pas possible car au moment de payer il faut une carte bancaire iranienne). Après deux jours à Téhéran nous sommes donc arrivés à CHIRAZ.
CHIRAZ :
Cette ville charmante concentre beaucoup de choses que de nombreux touristes considèrent comme des joyaux :
- le mausolée Shah-e Cheragh : curiosité : on doit laisser les appareils photos à la consigne . . . mais les photos prises avec des smartphones sont autorisées. Les hommes entrent d'un côté, les femmes d'un autre et elles arrivent à l'intérieur de l'enceinte du mausolée vêtues d'un tchador :

Les bâtiments sont décorés à profusion, comme tous ces bâtiments islamiques en IRAN, et nous y voyons nos premiers muqarnas au sein d'une façade de mosaïque :

- la sublime mosquée Nasir-al Molk : le matin avec ses jeux de lumière :

puis dans le bâtiment secondaire salle des miroirs et salle faïencée :
.....
.....
.....

et l'on y croise des femmes iraniennes adorables qui ont vraiment envie de fraterniser avec des touristes occidentales :
- non loin de là, le bazar Vakil est tellement authentique que c'est un véritable plaisir d'y déambuler
.....

avec bien sûr ses épices présentées sous forme de mélange dont les connaisseurs voient facilement la composition :

- la mosquée Vakil, à côté du bazar, dont l'ambiance le soir est envoûtante :
.....
.....
.....

- chemin faisant, en ville à la recherche d'un café (NOTA : hormis à Téhéran les cafés expressos en IRAN sont excellents) une fort belle maison Shapouri permet le régal des yeux et du gosier en même temps :

- le Naranjestan (jardin et pavillon) est aussi incontournables avec son pavillon aux miroirs et ses magnifiques faïences :

- et aussi d'autres endroits que les guides indiquent. Trois jours à CHIRAZ n'épuisent pas tout ce qu'il y a à voir, sans compter l'ambiance fort sympathique du centre-ville et de ses habitants.
à suivre . . .
Bonjour à toutes et tous,
Revenant de trois semaines en IRAN en octobre 2018 (voyage avec ma femme en individuels) j'ai à cœur d'alimenter à mon tour cette rubrique de carnet de voyages de VoyageForum pour que d'autres membres de la communauté puissent y trouver quelques informations utiles. En effet, pour préparer mon voyage j'ai sillonné cette rubrique et j'y ai trouvé une mine de renseignements et de points de vue intéressants et utiles. Je ne voudrai pas être ingrat dans ce domaine.
J'ai prévu aussi d'égayer ce carnet de voyage par des photos, histoire de donner envie. En effet, l'Iran et les iraniens sont tellement fantastiques qu'ils méritent qu'on s'y intéresse vraiment. Je m'excuse par avance pour le nombre élevé de photos (125, qui représentent pourtant moins de 3% de notre moisson photographique) mais ce pays est tellement photogénique !.
Avant le départ : l'obtention du visa :
Si les parisiens peuvent se déplacer personnellement à l'ambassade d'Iran deux fois (une pour le dépôt du passeport, l'autre pour la récupération du visa) c'est moins facile pour les autres. Heureusement il existe désormais la procédure "Visa on arrival" c'est-à-dire visa à l'arrivée. La seule difficulté est de produire des photos d'identité et du passeport strictement conformes aux préconisations du ministère des affaires étrangères d'Iran.
Le lien est le suivant : e_visa.mfa.ir/en/visa-arrival/
Les formulaires en ligne une fois remplis accompagnés des photos, il suffit d'attendre (15 jours en septembre pour nous) pour recevoir le sésame sous forme de document .pdf d'une page que l'on peut sauvegarder et imprimer.
À l'arrivée à l'aéroport IKA de Téhéran, la procédure est simple et, pour notre cas, a été rapide (10 minutes). On présente la feuille imprimée à un premier agent, qui nous envoie vers son collègue situé à 4 mètres de lui à qui on paye 75 € par personne. Ce dernier nous rend un reçu que l'on retourne au premier agent, qui nous dit d'aller donner le tout au guichet en face de lui. Là on attend quelques minutes puis quand on nous fait signe on récupère notre passeport ET un papier (feuille imprimée A4) qui est le visa. Attention, ne pas le perdre parce qu'il n'y a rien de tamponné sur le passeport. Voilà, c'est tout.
À l'arrivée : change et téléphone :
Comme je l'avais lu dans les forums, une fois les bagages récupérés, aller au 1er étage (niveau des départs) au bureau de change. Nous avons changé 100 € (c'était limité à 50 € par personne).
Puis redescendre au kiosque IRANCELL. Là on peut acheter une Visitor card SIM (nous avons choisi celle de 2 heures de conversation en Iran et 6 Go de data internet valable un mois, pour 1 000 000 Rials, soit 6,40 au taux du moment de 1 € pour 156 000 rials !). Faire installer la carte SIM par l'employé du kiosque. Il fait ça très bien alors que n'a pas l'air si facile que ça. Pour notre part nous l'avons fait installer sur notre ancien smartphone, gardant nos appareils plus récents avec la carte Orange et Free pour les appels internationaux, qui sont d'ailleurs très chers, surtout les données mobiles. Jugez plutôt le tarif ORANGE : - appel émis = 2,90 €/min - appel reçu = 1,40 €/min - SMS émis = 0,28 €/min - SMS reçu = gratuit - MMS émis = 1,10 €/MMS - MMS reçu = 0,40 €/MMS et... attention les yeux : - 1 Mo de données = 13,31 €
À l'usage la carte SIM iranienne fonctionne très bien. En particulier internet est bien plus rapide que via la WiFi des hôtels dont la connexion est souvent lente et aléatoire. Au bout de 3 semaines si j'ai utilisé 20% de la carte c'est bien le maximum.
Notre circuit :
Notre voyage en IRAN a duré 21 jours en octobre 2018.
Pays extrêmement facile à visiter pour des voyageurs individuels, l'IRAN regorge de beauté et de variété : architecture traditionnelle en terre, architecture islamique, civilisation antique (Perse), déserts, le tout au milieu d'une population très accueillante. Pour couronner tout çà on se sent, et on est, partout en sécurité, y compris à TÉHÉRAN.
Le principal inconvénient est l'obligation du port du châle pour les femmes : pour une touriste occidentale c'est pénible à vivre (il semble que ce le soit aussi pour de plus en plus de femmes iraniennes).
Notre circuit somme toutes très classique à été : CHIRAZ, PERSÉPOLIS, YAZD, MESR (désert de Kavir), ISPAHAN, KASHAN et TÉHÉRAN (+ excursions et/ou arrêts à Chak Chak, Meybod, Kharanaq, Bayazeh, Garmeh, ABYANEH, désert de Maranjab).

Hôtel la première nuit : Nous avions réservé à l'hôtel IBIS de l'aéroport, accessible à pied facilement, car vu les horaires nocturnes des arrivées d'avions à TÉHÉRAN cela nous avait semblé plus simple. C'est pratique mais très cher. En fait, la plupart des hôtels peuvent envoyer quelqu'un vous chercher, même au milieu de la nuit. C'est probablement la meilleure solution.
Nous avions réservé un vol pour CHIRAZ depuis la FRANCE (via l'agence cle2perse.com qui pour une commission modique et un paiement via PayPal (!) a fait la réservation auprès de MAHAN Air). En effet, la réservation directe depuis la FRANCE n'est pas possible car au moment de payer il faut une carte bancaire iranienne). Après deux jours à Téhéran nous sommes donc arrivés à CHIRAZ.
CHIRAZ :
Cette ville charmante concentre beaucoup de choses que de nombreux touristes considèrent comme des joyaux :
- le mausolée Shah-e Cheragh : curiosité : on doit laisser les appareils photos à la consigne . . . mais les photos prises avec des smartphones sont autorisées. Les hommes entrent d'un côté, les femmes d'un autre et elles arrivent à l'intérieur de l'enceinte du mausolée vêtues d'un tchador :

Les bâtiments sont décorés à profusion, comme tous ces bâtiments islamiques en IRAN, et nous y voyons nos premiers muqarnas au sein d'une façade de mosaïque :

- la sublime mosquée Nasir-al Molk : le matin avec ses jeux de lumière :

puis dans le bâtiment secondaire salle des miroirs et salle faïencée :
.....
.....
.....

et l'on y croise des femmes iraniennes adorables qui ont vraiment envie de fraterniser avec des touristes occidentales :

- non loin de là, le bazar Vakil est tellement authentique que c'est un véritable plaisir d'y déambuler
.....
avec bien sûr ses épices présentées sous forme de mélange dont les connaisseurs voient facilement la composition :

- la mosquée Vakil, à côté du bazar, dont l'ambiance le soir est envoûtante :
.....
.....
.....
- chemin faisant, en ville à la recherche d'un café (NOTA : hormis à Téhéran les cafés expressos en IRAN sont excellents) une fort belle maison Shapouri permet le régal des yeux et du gosier en même temps :

- le Naranjestan (jardin et pavillon) est aussi incontournables avec son pavillon aux miroirs et ses magnifiques faïences :

- et aussi d'autres endroits que les guides indiquent. Trois jours à CHIRAZ n'épuisent pas tout ce qu'il y a à voir, sans compter l'ambiance fort sympathique du centre-ville et de ses habitants.
à suivre . . .
Chauffeur-guide au Laos English translation pending
Nous avons eu la chance de faire un voyage de 18 jours à travers le Laos avec Lao wheels travels en Octobre Novembre 2014.
Le voyage s’est déroulé en 2 parties
1- Le nord, de Vientiane à Muang Noi en passant par Vang Vieng, Luang Prabang
2- Le sud de Paksé à Don Khone en passant par les Boloven et Champassak
-Une mention spéciale pour 2 jours dans un village rural dans une zone naturelle protégée (nuits chez l’habitant, randonnée, cascades, pirogue…)
La première partie du 29 10 au 7 11 s’est déroulée avec le patron de l’agence (LE chauffeur guide francophone) Christophe, et tout était parfait.
Nous étions 4 soixantenaires et Christophe a adapté l’itinéraire à nos demandes et à nos capacités. Il est prévenant et anticipe, propose sans imposer.
Il a vécu 25 ans en France et est de retour depuis 15 ans au Laos, cela nous a permis de très nombreux échanges sur la vie laotienne qui ont considérablement enrichi le voyage. Il parle (et écrit) un français parfait.
La voiture (un van) était très confortable, les hôtels qu’il a choisis pour un budget moyen d’environ 20€ pour 2 étaient très corrects, les conseils pour des restaurants se sont avérés judicieux.
La deuxième partie du voyage s’est très bien déroulée (mêmes éléments de confort), mais le chauffeur, pas très guide, anglophone, était un peu léger en anglais et en anticipation.
Il est à noter que la journée anglophone est moins chère que la francophone.
Nous avons déjà eu 3 autres expériences de chauffeur dans le sud est asiatique (Indonésie, Inde, Sri Lanka) certaines très bonnes mais celle-ci est encore meilleure.
Christophe est à priori assez libre dès la mi décembre et je ne saurais trop vous recommander sa « compagnie »
Je suis à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.
L’adresse de son site est http://www.laowheels-travel.com/
Jean Louis
Retour de deux semaines au Vietnam English translation pending
bonjour a vous tous et toutes
Voila, j'ai repris le travail après deux semaines au Vietnam, mais moralement je suis encore la bas... On m'avait dit "c'est beau", et je suis tombée sous le charme, c'est vraiment un pays très beau et attachant. Bien sur, le voyage était en groupe et nous avons visité les principaux sites. SAIGON pardon Hochiminh ville, les tunnels de Cuchi, Hué et sa cité imprériale, Hoi An Hanoi .. J'ai eu plusieurs leçons d'histoire vivante (c'est a dire pas dans des livres) : le palais de la réunification, la guerre (tunnel Cuchi), le mausolée de Tu duc (empereur) le palais de la littérature entre autres.
Pourtant ce qui m'a le plus marqué c'est tout le reste et tout ce rest va être dans ma mémoire pendant longtemps. Le reste ? c'est à dire cette chaleur moite a Saigon, ces nems qui sont bien meilleurs que ceux mangés en France, ces gens qui dejeunent d'un pho, installés sur le trottoir ces échoppes minuscules qui regorgent de marchandises.. Les odeurs de nourriture (cela met l'eau à la bouche) et surtout le bruit. Le vacarme des milliers de klaxons des vespas qui circulent dans tous les sens. C'est effrayant quand il faut traverser !Au moins les premiers jours ensuite on s'habitue. J'ai bien aimé aussi la balade en cyclo
J'ai aussi vu l'envers du décors : l'autre Vietnam. J'ai été, je crois bien plus loin que le bout du monde dans la province de Bac Kan pour voir l'enfant que je parraine c'est un endroit très isolé dans unn paysage grandiose.
J'ai été en contact avec des personnes qui n'ont rien, mais qui donnent beaucoup de sympathie, de chaleur humaine..
Maintenant je suis de nouveau chez moi mais il me semble que ce Vietnam me manque dèjà Ici les motos ne klaxonnent pas( rarement), les trottoirs semblent vides, le temps est triste. Cest sur j'y reviendrais...
Voila, j'ai repris le travail après deux semaines au Vietnam, mais moralement je suis encore la bas... On m'avait dit "c'est beau", et je suis tombée sous le charme, c'est vraiment un pays très beau et attachant. Bien sur, le voyage était en groupe et nous avons visité les principaux sites. SAIGON pardon Hochiminh ville, les tunnels de Cuchi, Hué et sa cité imprériale, Hoi An Hanoi .. J'ai eu plusieurs leçons d'histoire vivante (c'est a dire pas dans des livres) : le palais de la réunification, la guerre (tunnel Cuchi), le mausolée de Tu duc (empereur) le palais de la littérature entre autres.
Pourtant ce qui m'a le plus marqué c'est tout le reste et tout ce rest va être dans ma mémoire pendant longtemps. Le reste ? c'est à dire cette chaleur moite a Saigon, ces nems qui sont bien meilleurs que ceux mangés en France, ces gens qui dejeunent d'un pho, installés sur le trottoir ces échoppes minuscules qui regorgent de marchandises.. Les odeurs de nourriture (cela met l'eau à la bouche) et surtout le bruit. Le vacarme des milliers de klaxons des vespas qui circulent dans tous les sens. C'est effrayant quand il faut traverser !Au moins les premiers jours ensuite on s'habitue. J'ai bien aimé aussi la balade en cyclo
J'ai aussi vu l'envers du décors : l'autre Vietnam. J'ai été, je crois bien plus loin que le bout du monde dans la province de Bac Kan pour voir l'enfant que je parraine c'est un endroit très isolé dans unn paysage grandiose.
J'ai été en contact avec des personnes qui n'ont rien, mais qui donnent beaucoup de sympathie, de chaleur humaine..
Maintenant je suis de nouveau chez moi mais il me semble que ce Vietnam me manque dèjà Ici les motos ne klaxonnent pas( rarement), les trottoirs semblent vides, le temps est triste. Cest sur j'y reviendrais...
Guest house à petit prix en Malaisie? English translation pending
Bonjour, nous partons en Malaisie le 02 novembre ma compagne, ma fille de 10 ans et moi. Nous sommes habitués a bouger en Asie. Quelqu'un connaitrait il des adresses de guesthouse sur kl et autre ville de la cote ouest a un prix "routard" car tout se que nous avons vu est relativement cher comparer a d'autres pays d’Asie ( Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam, Sri Lanka, Inde etc....) pour les même prestations.
Merci pour vos réponses.
Bons plans pour sortir le soir à Londres? English translation pending
Bonjour, je pars juste 2 jours à Londres (week-end prochain) et j'aimerais avoir des bons plans pour sortir sachant que j'ai 26 ans, que j'adore les petits plans rock, bar-concerts, pubs sympas, mais pas trop les coins branchés et chers.... j'aimerais bcp découvrir un peu la vie nocturne "underground" et notamment "rock'n roll" de Londres.
Si vous avez des adresses précises et surtout des noms de quartiers où passer la soirée/nuit...
Sinon, pour la journée, où peut-on se balader pour découvrir des quartiers originaux et typiques en évitant les coins touristiques que je connais déjà...
merci bcp bcp pour vos conseils!!!
Si vous avez des adresses précises et surtout des noms de quartiers où passer la soirée/nuit...
Sinon, pour la journée, où peut-on se balader pour découvrir des quartiers originaux et typiques en évitant les coins touristiques que je connais déjà...
merci bcp bcp pour vos conseils!!!
Premier voyage en Thaïlande: logement à Bangkok, transports, carte bancaire... English translation pending
Salut,
J arrive a Bangkok(aeroport Suvarnabhumi)dans quinze jours pour un mois, mais n ayant pas prevu cette destination, (je suis en Inde du Sud actuellement et devait normalement me rendre au Sri Lanka, mais vu les evenements actuels j ai change d avis), je flippe un peu pour mon arrivee car je ne connais pas du tout ce pays. J essaye de trouver un guide en Francais ici en Inde sur la Thailande mais sans succes pour l instant.J aurais donc besoin de quelques conseils.J aurai voulu dans un premier temps savoir le meilleur moyen de me rendre de l aeroport de Suvarnabhumi(j arrive a 22h30) et dans quelle partie de Bangkok la mieux situee pour trouver une guest house pas trop cher et pres des stations de bus afin de partir des le lendemain matin vers le Sud du pays.Justement concernant les transports(bus ou train)est ce qu il faut reserver quelques jours avant ou est ce que si je me pointe a la station de bus ou a la gare je suis sur de trouver une place sans reservation.Petite question con peut etre mais est ce qu il n y a pas de soucis pour retirer de l argent avec la CB visa un peu partout dans le pays ou faut il que je preleve un max a Bangkok.Et a votre avis est ce qu il y a moyen que je trouve un guide(Routard ou Lonely) en Francais dans une boutique a Bangkok(si vous savez ou ca me rendrait bien service).Voila en gros mes questions, si vous avez de bons conseils a me donner, n hesitez pas, ainsi que de bons coins a visiter.Je pense faire le Sud pendant 15 jours environ, remonter une dizaine de jours un peu au nord de Bangkok et rester environ 5 jours a Bangkok avant mon depart.Merci d avance a vous, ciao
Fred
Arnaque d'Asia sur un voyage en Malaisie English translation pending
Circuit malaisie + extension Lang Tengah du 31 juillet au 15 août 2007(4950 euros pour deux personnes) des mots qui font rêver sur le descriptif du voyage proposé par Asia, un Monde à deux 24 rue Chauchat Paris 9ème, ......et d'autres voyagistes; un conseil n'y allez pas!
C'est une ESCROQUERIE!!!
Nous avons déjà voyagé en Asie ( Inde, sri lanka, indonésie, Thailande...) mais là quelle déception!
Un bus en panne régulièrement durant le circuit, nous avons passé beaucoup de temps à attendre.
Singapour, Kuala Lumpur très bien et trop court! Mais pour le reste hôtels, sites, visites...R A S NUL!
Aucun intérêt culturel, des hôtels qui ont eu leur heure de gloire....il y longtemps! des draps, des serviettes usés, gris, et pas toujours nets! Aucune visite payante Nous attendions la visite de la cité royale de Pekan (15ème siècle) mais nous ne l'avons jamais vue!
Notre transfert sur l'île de lang tengah a mis notre vie en danger, le bateau navette: un boat people! l'hôtel D'coconut vendu comme un trois étoiles ne correspond pas à une étoile!!! Heureusement une belle plage de sable fin lagon de l'autre côté de l'île pour nous reposer de nos attentes durant le périple! amateur de snorkelling c'est super mais de nombreux requins pointes noires! derrière le paradis de sable blanc, ou l'hôtel: LES POUBELLES!
et durant quinze jours la même nourriture! nous avons mangé du poulet, du riz blanc et de la pastèque pour toute notre vie!!!!
Bref, amis voyageurs, un conseil ne payez pas ce voyage à ce prix ! c'est un voyage pour jeunes routards à prix de luxe!!!
Pour le prix nous étions en droit d'attendre ce qui nous avez fait rêver sur le descriptif ! Des vacances ratées il faut maintenant bosser et attendre l'année prochaine pour que nous retournions en Asie mais pas en Malaisie!
En prosternation devant le roi de la Thaïlande English translation pending
Bonsoir !!!
Message à celles et ceux qui "connaissent" le roi ! Après plusieurs séjours en Thailande, il ne fait quasi aucun doute de l'amour porté par le peuple pour le couple royal. J'aimerais savoir en quelques lignes en quoi il a révolutionné la vie de ses gens, pourquoi est-il autant idolatré ? Merci
@+ Fanny
Message à celles et ceux qui "connaissent" le roi ! Après plusieurs séjours en Thailande, il ne fait quasi aucun doute de l'amour porté par le peuple pour le couple royal. J'aimerais savoir en quelques lignes en quoi il a révolutionné la vie de ses gens, pourquoi est-il autant idolatré ? Merci
@+ Fanny
Renseignements sur Chiang Mai English translation pending
😛bonjour, je dois partir 1 mois en thaillande le 26 mars et jaimerai passer 4 jour a chiang mai.
je voudrais connaitre l'endroit ou ce trouve le marché de nuit quels sont les guestouses sympa
et pas trop cher dans le centre de chiang mai et j'aimerai faire un trek d'une journéé
ballade d'elephant dans la jungle est ce possible pour une journée et savoir un peu comment ça se passe ?
merci pour toute vos reponses.
Hébergement type homestay à Rameswaran (Inde) English translation pending
Bonjour ,
J'ai envie de retourner à Rameswaran en mars.
J'ai un peu cherché et n'ai trouvé que des hôtels. Je préfère les homestays.
Quelqu'un y serait allé récemment ( ou pas ) et aurait des conseils à me donner ? Merci
Les sourires d'Arsouille30 au pays des sourires en février - mars (Thaïlande) English translation pending
S🙂wasdee!
De mi-fev' à mi-mars, ithaïnéraire: Bangkok (sans Y moisir) et Sud, côté Golfe du Siam (Pranburi, Bankrut, Chumphon, Koh Samui).Retour en terre cognita mais aussi découvertes hors sentiers battus:
1-Visites:
* Bangkok, la bien nommée Cité des Anges: Vibrant City Pillar Shrine Lak Muang (jouxtant le Grand Palace), toujours nourrissants Bangkok Art and Culture Center aka BACC (BTS Siam) & Duke Art Space at Gaysorn (BTS Mo Chit), respirable&séduisant Quartier Sathorn, sa mixité (mosquées, temples thaï, hindou, chînois), son architecture moderne&passée..., agréable balade en long tail privatisé (3000 TBath l'enbarcation, 3H30 A/R) sur la Chao Phraya (Sathorn Pier) jusqu'à son embouchure (au Wat Vorachanyawas, on y masse on y masse mustement/ Salon Baiyot Upsatirs 😉)
*Pranburi: En scooter (250 TBath/jour), Plages de Khao Tao (joli temple où s'offir l'amulette crocrodile), Sam Roi Yot, Royale Phraya Nakhon Cave (Pass pour tous les sites payants du Park:200 TBath/p), scenic Wat Khao Daeng (khr😉p! phil-a-phuket.com, by Therat).
*Bankrut: "péleriplage" à Bo Tong Lang, son temple, sa beach, ses ptits restos...sa coolitude.
*Chumphon District: Chumphon Ville, Pak Nam Chumphon (fourmillant port de pêche), Tham Sing (son temple léonin, son coloré marché du mardi...), croquignolesque village de pêcheur, luxuriants paysages karstiques...
*Koh Samui (Mae Nam, poursuite du bétonnage & montée en gamme de la plage 🤪 ) : énergisante Célébration de Makha Bucha Day au Wat Phu Khao Thong , traversant short cut (Soï1)Mae Nam-Lamaï (stadium de gros les bubufles de combats bichonnés), visite de courtoisie à gros les nénéléphants des Nam Muang Waterfalls (j'y crois po! font même un animal show mainant..🤪),
2-Transports:
Vols internationaux Aller sur Austrian Airlines, Retour sur Lufhtansa (A380), font le job. Sur rails : BKK-Gare de Thonburi/Pranburi (45 TBath/p, durée 5h)/Bankrut (26 TBath/p, durée 2h30,1h de retard, normal)/Chumphon (25 TBath/p, durée 2h30,1h30 de retard, normal). Sur mer: Chumphon Pier-Koh Samui avec Lamprayah, réservé l'avant-veille en ligne (1100 Tbath/p, durée 3h30) Air: Koh Samui-Bangkok/Survanabhumi avec Bangkok Airways, booké en ligne de France. Partout, loc de scooter (photocopie passport) à 200-250 TBath/jour
3-Accomodation (double avec sdb): *Krung Thep: hôtel quartier Sathorn (900 TBath/nuit avec pdj, réservé de France) *Pranburi: Pujira Resort.Bungalows confortables tout neufs, à 100m de le mer, tenus impec par famille thaï.A Pak Nam Pranburi -plus animée&couleur locale que les plages voisines (700 TBath/nuit, choisi sur place). Repéré en baladant, le séduisant Baan Kiang Talae Resort sur Sam Roi Yot Beach (from 800 TBath/nuit). *Chumphon District: semaine en Homestay Thaïo-Français topissime, dans les hévéas. *Bang Por/Koh Samui: intermède de la plage ressourçant de 2 nuits en homestay, chez Donna&Larry, avec vue plongeante W😮aWante! sur la cocoteraie&mer ( sur Airbnb).Repérés sur la plage de Mae Nam: Tree House Silent Beach Bungalows, Lolita Bungalows, Anong Villa, Wandee Bungalows.
4-Restauration (Top List): *Bangkok: Le (populaire& aroy) Prachak Restaurant (du coincoin), face au C.C.Robinson. *Pranburi: Ox Seafood Restaurant (sur pilotis en bord de mer) & Night Market (valeur toujours sûre). *Bankrut: Li's Restaurant, of course *Koh Samui: chez (l'institutionnel) Jano (Mae Nam Soï 3), le délicieux thaï en face de Lek Massage dans la Walking Street de Mae Nam (oublié son nom).
5-Vide-poche de Tips: *Info Artistique sur BKK (mensuel): facebook.com/bangkokartmap *1 euro= 38-39 TBath (fev-mars 2018) *Vive le Hors saison touristique: perso je ne pense plus retourner au P.D.S en février: trop de monde (vacances scolaires obligent) et la chaleur grimpe (pas l'amie des marcheurs).Beaucoup de Locaux me recommandent Octobre. *Se renseigner sur le Calendrier Bouddhiste thaï de son séjour, célébrer/vivre une fête dans un temple enrichie merveilleusement sa visite.
Je ne résiste pas à terminer ce partage par: https://www.youtube.com/watch?v=oZ5TmHbqEKA
Waï
😉
De mi-fev' à mi-mars, ithaïnéraire: Bangkok (sans Y moisir) et Sud, côté Golfe du Siam (Pranburi, Bankrut, Chumphon, Koh Samui).Retour en terre cognita mais aussi découvertes hors sentiers battus:
1-Visites:
* Bangkok, la bien nommée Cité des Anges: Vibrant City Pillar Shrine Lak Muang (jouxtant le Grand Palace), toujours nourrissants Bangkok Art and Culture Center aka BACC (BTS Siam) & Duke Art Space at Gaysorn (BTS Mo Chit), respirable&séduisant Quartier Sathorn, sa mixité (mosquées, temples thaï, hindou, chînois), son architecture moderne&passée..., agréable balade en long tail privatisé (3000 TBath l'enbarcation, 3H30 A/R) sur la Chao Phraya (Sathorn Pier) jusqu'à son embouchure (au Wat Vorachanyawas, on y masse on y masse mustement/ Salon Baiyot Upsatirs 😉)
*Pranburi: En scooter (250 TBath/jour), Plages de Khao Tao (joli temple où s'offir l'amulette crocrodile), Sam Roi Yot, Royale Phraya Nakhon Cave (Pass pour tous les sites payants du Park:200 TBath/p), scenic Wat Khao Daeng (khr😉p! phil-a-phuket.com, by Therat).
*Bankrut: "péleriplage" à Bo Tong Lang, son temple, sa beach, ses ptits restos...sa coolitude.
*Chumphon District: Chumphon Ville, Pak Nam Chumphon (fourmillant port de pêche), Tham Sing (son temple léonin, son coloré marché du mardi...), croquignolesque village de pêcheur, luxuriants paysages karstiques...
*Koh Samui (Mae Nam, poursuite du bétonnage & montée en gamme de la plage 🤪 ) : énergisante Célébration de Makha Bucha Day au Wat Phu Khao Thong , traversant short cut (Soï1)Mae Nam-Lamaï (stadium de gros les bubufles de combats bichonnés), visite de courtoisie à gros les nénéléphants des Nam Muang Waterfalls (j'y crois po! font même un animal show mainant..🤪),
2-Transports:
Vols internationaux Aller sur Austrian Airlines, Retour sur Lufhtansa (A380), font le job. Sur rails : BKK-Gare de Thonburi/Pranburi (45 TBath/p, durée 5h)/Bankrut (26 TBath/p, durée 2h30,1h de retard, normal)/Chumphon (25 TBath/p, durée 2h30,1h30 de retard, normal). Sur mer: Chumphon Pier-Koh Samui avec Lamprayah, réservé l'avant-veille en ligne (1100 Tbath/p, durée 3h30) Air: Koh Samui-Bangkok/Survanabhumi avec Bangkok Airways, booké en ligne de France. Partout, loc de scooter (photocopie passport) à 200-250 TBath/jour
3-Accomodation (double avec sdb): *Krung Thep: hôtel quartier Sathorn (900 TBath/nuit avec pdj, réservé de France) *Pranburi: Pujira Resort.Bungalows confortables tout neufs, à 100m de le mer, tenus impec par famille thaï.A Pak Nam Pranburi -plus animée&couleur locale que les plages voisines (700 TBath/nuit, choisi sur place). Repéré en baladant, le séduisant Baan Kiang Talae Resort sur Sam Roi Yot Beach (from 800 TBath/nuit). *Chumphon District: semaine en Homestay Thaïo-Français topissime, dans les hévéas. *Bang Por/Koh Samui: intermède de la plage ressourçant de 2 nuits en homestay, chez Donna&Larry, avec vue plongeante W😮aWante! sur la cocoteraie&mer ( sur Airbnb).Repérés sur la plage de Mae Nam: Tree House Silent Beach Bungalows, Lolita Bungalows, Anong Villa, Wandee Bungalows.
4-Restauration (Top List): *Bangkok: Le (populaire& aroy) Prachak Restaurant (du coincoin), face au C.C.Robinson. *Pranburi: Ox Seafood Restaurant (sur pilotis en bord de mer) & Night Market (valeur toujours sûre). *Bankrut: Li's Restaurant, of course *Koh Samui: chez (l'institutionnel) Jano (Mae Nam Soï 3), le délicieux thaï en face de Lek Massage dans la Walking Street de Mae Nam (oublié son nom).
5-Vide-poche de Tips: *Info Artistique sur BKK (mensuel): facebook.com/bangkokartmap *1 euro= 38-39 TBath (fev-mars 2018) *Vive le Hors saison touristique: perso je ne pense plus retourner au P.D.S en février: trop de monde (vacances scolaires obligent) et la chaleur grimpe (pas l'amie des marcheurs).Beaucoup de Locaux me recommandent Octobre. *Se renseigner sur le Calendrier Bouddhiste thaï de son séjour, célébrer/vivre une fête dans un temple enrichie merveilleusement sa visite.
Je ne résiste pas à terminer ce partage par: https://www.youtube.com/watch?v=oZ5TmHbqEKA
Waï
😉
Que faire en Sicile English translation pending
Bonjour à tous,
Il y a quelques mois je venais à vous car j'hésitais entre la Sardaigne et la Sicile pour nos prochaines vacances en amoureux (en septembre).
Nous nous sommes enfin décidé, et souhaitons poser nos valises en Sicile, plus exactement à Mascali.
J'ai à nouveau besoin de vous. Nous avons choisi cette destination pour être à proximité des plages, mais également de l'Etna, que nous comptons gravir ! D'ailleurs, si vous y êtes allés récemment pourriez-vous m'indiquer la meilleure excursion à faire sur l'Etna, ainsi que les tarifs svp, sachant que nous ne sommes pas des randonneurs.
Ensuite, nous aimerions faire de la plongée sous marine. Avez-vous une adresse, a proximité de Mascali (s'il y a 1h de route ça nous convient aussi), pour faire un baptême de plongée sous marine ? Avec toujours si possible les tarifs.
Enfin, que pouvez-vous nous conseiller de plus ? Que faut-il faire/voir de ce côté de la Sicile ? Avez-vous de bonnes adresses pour dîner ? Aller boire un verre ? 😎
Je suis toute ouïe, merci d'avance !
Il y a quelques mois je venais à vous car j'hésitais entre la Sardaigne et la Sicile pour nos prochaines vacances en amoureux (en septembre).
Nous nous sommes enfin décidé, et souhaitons poser nos valises en Sicile, plus exactement à Mascali.
J'ai à nouveau besoin de vous. Nous avons choisi cette destination pour être à proximité des plages, mais également de l'Etna, que nous comptons gravir ! D'ailleurs, si vous y êtes allés récemment pourriez-vous m'indiquer la meilleure excursion à faire sur l'Etna, ainsi que les tarifs svp, sachant que nous ne sommes pas des randonneurs.
Ensuite, nous aimerions faire de la plongée sous marine. Avez-vous une adresse, a proximité de Mascali (s'il y a 1h de route ça nous convient aussi), pour faire un baptême de plongée sous marine ? Avec toujours si possible les tarifs.
Enfin, que pouvez-vous nous conseiller de plus ? Que faut-il faire/voir de ce côté de la Sicile ? Avez-vous de bonnes adresses pour dîner ? Aller boire un verre ? 😎
Je suis toute ouïe, merci d'avance !
Minimum de jours aux Maldives? (avec enfants) English translation pending
Bonjours
Je voudrais savoir qu'elle est le minimum de jour pour rester sur les Maldives....pour en profiter sans tourner en rond sur l'ile, moi, je pensais 4J....
Malaisie: budget, parcours, bon plan d'hôtel, etc English translation pending
Bonjour,
J'envisage de prendre un billet pour m'envoler en Malaisie. Pourquoi la Malaisie vous me direz ? je n'en sais pas plus c'est pour ça que je dis pourquoi pas !...
J'aimerai savoir si les hotels sont chers, si le transport pour aller dans certaines iles est cher également. Trouve t on des hotels a maximum 10 euro ? Ensuite, quels sont les bons coins à aller voir ?
Il y a un endroit "chinois" la bas. quelqu'un peut il me renseigner sur cet endroit ?
Enfin, votre avis sur les malaisiens eux memes ? Vous les avez trouvé plutot chaleureux ? reservé etc ? merci à vous tous !
J'envisage de prendre un billet pour m'envoler en Malaisie. Pourquoi la Malaisie vous me direz ? je n'en sais pas plus c'est pour ça que je dis pourquoi pas !...
J'aimerai savoir si les hotels sont chers, si le transport pour aller dans certaines iles est cher également. Trouve t on des hotels a maximum 10 euro ? Ensuite, quels sont les bons coins à aller voir ?
Il y a un endroit "chinois" la bas. quelqu'un peut il me renseigner sur cet endroit ?
Enfin, votre avis sur les malaisiens eux memes ? Vous les avez trouvé plutot chaleureux ? reservé etc ? merci à vous tous !
50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
À ne pas rater en Martinique? English translation pending
Ns partons en martinique mi avril, que ne faut il pas rater pendant notre sejour???
pour info on va louer une voiture pour faire le tour de l'ile
Restos ou paladare à Cuba où on mange langoustes/homards? English translation pending
bonjour
je suis novice sur ce site j ai une petite question
avez vous de bons petits resto ou paladares a me recommander sur la havane , trinidad , cienfuegos etc;?
ou on mange surtout des langoustes homards;
je vous remrcie d avance pour vos réponses
S'ennuie t-on seul aux Maldives? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais passer mes 10 jours de vacances au mois de mars sur les îles Maldives, j'ai trouvé un hôtel qui s'appelle Summer Island Village qui se trouve sur le North male atoll.
Mais en effet j'hésite encore et j'aimerais avoir vos avis, étant donné que j'ai 25 ans, je suis plutôt pour les villes où il y'a de l'ambiance et de quoi s'amuser.. Les Maldives sont des îles paradisiaques c'est plutôt pour profité du beau paysage.. J'irai aussi là aussi justement pour voir la nature et de me reposé dans le calme, mais je me demande comme je suis tout seul, je vais pas trop m’ennuyer pendant ces 10 jours et regretté d'être venu dans un endroit aussi calme..
Si par rapport aux hôtels vous avez aussi une proposition a me faire ce serait très gentil. Et une dernière question, sur les îles on paie en Euro ou avec la monnaie local ? Donc si c'est le cas du monnaie local faut il faire un échange a l'aéroport? Merci!
J'aimerais passer mes 10 jours de vacances au mois de mars sur les îles Maldives, j'ai trouvé un hôtel qui s'appelle Summer Island Village qui se trouve sur le North male atoll.
Mais en effet j'hésite encore et j'aimerais avoir vos avis, étant donné que j'ai 25 ans, je suis plutôt pour les villes où il y'a de l'ambiance et de quoi s'amuser.. Les Maldives sont des îles paradisiaques c'est plutôt pour profité du beau paysage.. J'irai aussi là aussi justement pour voir la nature et de me reposé dans le calme, mais je me demande comme je suis tout seul, je vais pas trop m’ennuyer pendant ces 10 jours et regretté d'être venu dans un endroit aussi calme..
Si par rapport aux hôtels vous avez aussi une proposition a me faire ce serait très gentil. Et une dernière question, sur les îles on paie en Euro ou avec la monnaie local ? Donc si c'est le cas du monnaie local faut il faire un échange a l'aéroport? Merci!
Tarif exorbitant du visa vietnamien English translation pending
Le visa vietnamien coûte très cher et il est difficile à obtenir.
Dans le monde des dictatures asiatiques, le Vietnâm occupe une place particulière.
Son visa coûte plus cher que celui de la Birmanie et il est plus difficile à obtenir.
Il doit certainement y avoir une raison à cela.
Mais laquelle ?
Il doit certainement y avoir une raison à cela.
Mais laquelle ?
Recherche TO ou guide pour excursions en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Je suis entrain de planifier mon voyage en Thailande tranquillement pas vite car je dois commencer à économiser de l'argent pour ce voyage..
J'ai déjà trouvé les hôtels que j'aimerais allé. Les voicis : Bangkok - Radisson Suites Bangkok Chiang Mai - Baan Rai Lanna Resort Phuket - Andman White Beach Resort Phi Phi Island - Phi Phi Island Village Resort Krabi - Centara Grand Krabi Resort
Qu'en pensez-vous ? Est-ce ce sont des bons choix ? Est-ce que vous avez des commentaires positifs ou négatifs sur ces hotels ?
Ce qui me reste à regarder au niveau tarif ce serai les prix des excursions et transferts. Je me déplacerai en avion entre les différentes villes de mon séjour et j'ai déjà été cherché les prix sur Thai Airways et Air Asia.
Est-ce que quelqu"un connait un TO en Thailande ou un ''guide'' afin de leurs écrire pour avoir des bons prix pour des excursions sur mesure. Même si je ne dors pas dans des guesthouses..je n'ai pas un budget à tout casser..Moins que ça me coûte cher, plus j'aurais la chance de faire ce voyage!!
Par contre, j'aimerais tout booker d'avance..mon emploi ici au Canada est d'organiser et négocier à l'année longue donc quand je pars en voyage, j'ai envie que tout soit facile..je n'aime pas me casser la tête ni perdre du temps à chercher un contact sur place ou ect.. Par contre, je déteste les circuits déjà monté car il y a toujours quelques choses qui ne m'intéresse pas et j'haie les attrapes touristes ou le guide t'amène dans une boutique afin que tu achètes quelques choses pour avoir sa comm..en plus c'est toujours de la cochonnerie et on perd du temps à visiter les autres choses..
Voici ce que j'aimerais faire : Bangkok : Full Day - Visite du Palais Royal, Temple Bouddha D'Emeraude, Wat Pho, Temple de l'Aube et en PM croisière sur la Chao Phraya. Half Day - AM : Visite du marché flottan Amphawa. Full Day - Départ pour Kanchanaburi pour visite les chutes d'Erawan.
Chiang Mai : Half Day - Trek dans les rizières. Full Day - Visite du Temple Doi Suthep et visite de villages et ses tribus (tribus Padoung) Full Day - Randonnée dans la jungle à dos d'éléphant, retour avec le rafting en bamboo. (pas de spectacle d'éléphant SVP)
Phuket : Half Day ou Full Day - Tour de l'ile de Phuket : Patong, Karon, Kata, Promthep Cape, Wat Chalong, Big Buddha.
Phi Phi Island : Full Day - Visite de l'ile : Maya Bay, Loh Samah Bay, Ley Bay and Viking Cave.
Krabi : Full Day - 4 Islands Speedboat Excursion ou excursion en canot.
Merci d'avance pour votre aide!
Je suis entrain de planifier mon voyage en Thailande tranquillement pas vite car je dois commencer à économiser de l'argent pour ce voyage..
J'ai déjà trouvé les hôtels que j'aimerais allé. Les voicis : Bangkok - Radisson Suites Bangkok Chiang Mai - Baan Rai Lanna Resort Phuket - Andman White Beach Resort Phi Phi Island - Phi Phi Island Village Resort Krabi - Centara Grand Krabi Resort
Qu'en pensez-vous ? Est-ce ce sont des bons choix ? Est-ce que vous avez des commentaires positifs ou négatifs sur ces hotels ?
Ce qui me reste à regarder au niveau tarif ce serai les prix des excursions et transferts. Je me déplacerai en avion entre les différentes villes de mon séjour et j'ai déjà été cherché les prix sur Thai Airways et Air Asia.
Est-ce que quelqu"un connait un TO en Thailande ou un ''guide'' afin de leurs écrire pour avoir des bons prix pour des excursions sur mesure. Même si je ne dors pas dans des guesthouses..je n'ai pas un budget à tout casser..Moins que ça me coûte cher, plus j'aurais la chance de faire ce voyage!!
Par contre, j'aimerais tout booker d'avance..mon emploi ici au Canada est d'organiser et négocier à l'année longue donc quand je pars en voyage, j'ai envie que tout soit facile..je n'aime pas me casser la tête ni perdre du temps à chercher un contact sur place ou ect.. Par contre, je déteste les circuits déjà monté car il y a toujours quelques choses qui ne m'intéresse pas et j'haie les attrapes touristes ou le guide t'amène dans une boutique afin que tu achètes quelques choses pour avoir sa comm..en plus c'est toujours de la cochonnerie et on perd du temps à visiter les autres choses..
Voici ce que j'aimerais faire : Bangkok : Full Day - Visite du Palais Royal, Temple Bouddha D'Emeraude, Wat Pho, Temple de l'Aube et en PM croisière sur la Chao Phraya. Half Day - AM : Visite du marché flottan Amphawa. Full Day - Départ pour Kanchanaburi pour visite les chutes d'Erawan.
Chiang Mai : Half Day - Trek dans les rizières. Full Day - Visite du Temple Doi Suthep et visite de villages et ses tribus (tribus Padoung) Full Day - Randonnée dans la jungle à dos d'éléphant, retour avec le rafting en bamboo. (pas de spectacle d'éléphant SVP)
Phuket : Half Day ou Full Day - Tour de l'ile de Phuket : Patong, Karon, Kata, Promthep Cape, Wat Chalong, Big Buddha.
Phi Phi Island : Full Day - Visite de l'ile : Maya Bay, Loh Samah Bay, Ley Bay and Viking Cave.
Krabi : Full Day - 4 Islands Speedboat Excursion ou excursion en canot.
Merci d'avance pour votre aide!