Results for "Église+Souvenir+|+9+>+196"
14184 results found.
Retour de la croisière de Noël du Fantasia du 19 au 28 décembre 2012 English translation pending
bonjour à tous et meilleurs voeux 😛😛
dans 4h à peine ça y est nous tournons une page , une année bien, pour commencer ce récit je vais dejà vous donner un aperçu personnel des points positifs et négatifs de la croisiere ensuite je rentrerai davantage dans les détails et surtout sur les escales vous êtes prêts ? alors c parti 😉😉😉
POINTS POSITIFS - --
- un bon point pour les repas meilleurs au restaurant red velvet et servis bien chaud - toujours une bonne note pour le risotto - une jolie chambre balcon de belle taille + sofa - service de chambre impeccable, personnel agréable et courtois - bateau très propre - excellent buffet de minuit ; le meilleur jamais vu aupparavant ; du travail magnifique- ment accompli; un grand bravo ici meme - une excellente troupe de théatre pour la représentation mickael jackson ; excellent - une très bonne odeur de frais aux abords des couloirs de cabines la meme odeur que sur le splendida d ailleurs (y a des odeurs qui marquent ! vous le verrez plus loin!! )
POINTS NEGATIFS - --
- très mauvais serveur de table(sugita indonésien)( le premier en 5 croisieres !! ) - horaire du soir trop tot 18h/18h15 dernier carat...ce sera la dernière fois - beaucoup trop de gamins au casino - des gens toujours aussi bruyants dont on connait la nationalité par réputation - pas de jus de fruit au déjeuner (midi) - bagarre au zanzibar , vol et casses d assiettes, insultes ... - le pressing un peu long (sinon c 50% plus cher) et les habits meme pas sous film juste posés sur porte-manteau - il a fallu réclamer la coupe à fruits( mais ensuite on a eu 3 de plus !!! )😛
j ai sans doute oublier des choses mais bon faut préparer le réveillon alors je vais faire une pause et je vous dis à plus tard ...; je dirai que mis à part notre serveur tout a été bien dans l'ensemble bonne soirée à tous qu on enterre vite cette année 2011 ;;;;;;;;;;;;;; 😛
dans 4h à peine ça y est nous tournons une page , une année bien, pour commencer ce récit je vais dejà vous donner un aperçu personnel des points positifs et négatifs de la croisiere ensuite je rentrerai davantage dans les détails et surtout sur les escales vous êtes prêts ? alors c parti 😉😉😉
POINTS POSITIFS - --
- un bon point pour les repas meilleurs au restaurant red velvet et servis bien chaud - toujours une bonne note pour le risotto - une jolie chambre balcon de belle taille + sofa - service de chambre impeccable, personnel agréable et courtois - bateau très propre - excellent buffet de minuit ; le meilleur jamais vu aupparavant ; du travail magnifique- ment accompli; un grand bravo ici meme - une excellente troupe de théatre pour la représentation mickael jackson ; excellent - une très bonne odeur de frais aux abords des couloirs de cabines la meme odeur que sur le splendida d ailleurs (y a des odeurs qui marquent ! vous le verrez plus loin!! )
POINTS NEGATIFS - --
- très mauvais serveur de table(sugita indonésien)( le premier en 5 croisieres !! ) - horaire du soir trop tot 18h/18h15 dernier carat...ce sera la dernière fois - beaucoup trop de gamins au casino - des gens toujours aussi bruyants dont on connait la nationalité par réputation - pas de jus de fruit au déjeuner (midi) - bagarre au zanzibar , vol et casses d assiettes, insultes ... - le pressing un peu long (sinon c 50% plus cher) et les habits meme pas sous film juste posés sur porte-manteau - il a fallu réclamer la coupe à fruits( mais ensuite on a eu 3 de plus !!! )😛
j ai sans doute oublier des choses mais bon faut préparer le réveillon alors je vais faire une pause et je vous dis à plus tard ...; je dirai que mis à part notre serveur tout a été bien dans l'ensemble bonne soirée à tous qu on enterre vite cette année 2011 ;;;;;;;;;;;;;; 😛
Pèlerinage de Compostelle English translation pending
Bonjour voyageurs,
J'entreprend cet été un voyage en Europe et j'aimerai faire le pèlerinage de St-Jacques-de-Compostelle, mais j'ai plusieurs questions et j'aimerai avoir l'avis de ceux qui ont déjà accompli le voyage.
Premièrement, d'où êtes-vous parti? De Tours, de Vézelay, de Puy-en-Velay, de Arles ou d'ailleurs? Y a-t-il un chemin qui est réputé pour être plus plaisant à faire? En passant, la longueur du voyage ne m'importe peu. Lequel avez-vous fait?
Faut-il très bien se débrouiller en espagnol? Qu'avez-vous traîné dans votre sac? Y a-t-il des choses que vous me déconseiller d'amener? Vous souvenez-vous de certains gîtes à conseiller et sont-ils dispendieux? Combien pour une nuit, approximativement? Avez-vous d'autres petits conseils à me suggérer? N'importe quoi qui a pu vous être utile. À quel moment dans l'année est-il préférable de commencer le voyage? Il est possible que je parte au début de l'été, mais il se peut que j'ai à travailler jusqu'au début de l'automne. Début septembre, est-ce un bon moment pour partir?
Merci beaucoup, tout info sera reçu avec satisfaction.
Premièrement, d'où êtes-vous parti? De Tours, de Vézelay, de Puy-en-Velay, de Arles ou d'ailleurs? Y a-t-il un chemin qui est réputé pour être plus plaisant à faire? En passant, la longueur du voyage ne m'importe peu. Lequel avez-vous fait?
Faut-il très bien se débrouiller en espagnol? Qu'avez-vous traîné dans votre sac? Y a-t-il des choses que vous me déconseiller d'amener? Vous souvenez-vous de certains gîtes à conseiller et sont-ils dispendieux? Combien pour une nuit, approximativement? Avez-vous d'autres petits conseils à me suggérer? N'importe quoi qui a pu vous être utile. À quel moment dans l'année est-il préférable de commencer le voyage? Il est possible que je parte au début de l'été, mais il se peut que j'ai à travailler jusqu'au début de l'automne. Début septembre, est-ce un bon moment pour partir?
Merci beaucoup, tout info sera reçu avec satisfaction.
Croisière "Tour du monde" sur le Costa Deliziosa en décembre 2011-mars 2012 English translation pending
Bonjour à tous 😉
🙂Le Deliziosa a quitté Savone ce soir et commence son TDM !!!🙂
J'invite les membres VF à bord à intervenir quand il le pourront pendant ces 100 jours !!!
rappel des membres connus à bord :
- 28-esculape (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-CIBC (QC) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-marigot (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-kypris (TU) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-Chamadou (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-kreol51 (974) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-66canigo (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-Trèsphoto (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-winfirst (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 29-tinourose (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (MARSEILLE) - 29-puntala (IT) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (MARSEILLE) - 29-costafortuna (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (MARSEILLE)
😎 bonne croisière à tous et à l'année prochaine 😎
à vos claviers flottants...on attends tous vos interventions !!!
titi
🙂Le Deliziosa a quitté Savone ce soir et commence son TDM !!!🙂
J'invite les membres VF à bord à intervenir quand il le pourront pendant ces 100 jours !!!
rappel des membres connus à bord :
- 28-esculape (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-CIBC (QC) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-marigot (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-kypris (TU) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-Chamadou (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-kreol51 (974) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-66canigo (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-Trèsphoto (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 28-winfirst (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (SAVONE) - 29-tinourose (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (MARSEILLE) - 29-puntala (IT) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (MARSEILLE) - 29-costafortuna (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du monde (MARSEILLE)
😎 bonne croisière à tous et à l'année prochaine 😎
à vos claviers flottants...on attends tous vos interventions !!!
titi
Compte rendu d'une croisière sur le MSC Splendida en Méditerranée (décembre 2011) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je vous propose ci-après un compte-rendu -progessif - de notre seconde croisière.
Vous pouvez retrouver les préparatifs de cette croisière sur ce topic :
http://voyageforum.com/forum/croisiere_en_mediterranee_occidentale_ii_msc_splendida_17_decembre_au_depart_genes_D4449580/
Bonne lecture.
Catherine
Je vous propose ci-après un compte-rendu -progessif - de notre seconde croisière.
Vous pouvez retrouver les préparatifs de cette croisière sur ce topic :
http://voyageforum.com/forum/croisiere_en_mediterranee_occidentale_ii_msc_splendida_17_decembre_au_depart_genes_D4449580/
Bonne lecture.
Catherine
Compte rendu de trois mois en Inde English translation pending
RETOUR DE TROIS MOIS EN INDE
Nous voilà dans l aéroport de Calcutta en train d'attendre notre avion de retour pour la France après trois mois passés à vagabonder à travers l'inde du nord et du sud. Je vais tenter de vous faire part de mes meilleures et moins bonnes impressions, quelques "bons plans", ou du moins ce que nous avons préféré endroit par endroit. Nous étions 2 filles et 1 garçon jusqu'à Jodhpur puis seulement à 2 filles. (27 et 28 ans) Avant tout l'impression générale : je suis triste de partir même si je commence à en avoir marre de manger des thalis épicés tous les jours...Nourriture que j'ai préférée dans le sud d'ailleurs, plus diversifiée et plus aromatisée que dans le nord. Nous y avons aussi trouvé de très bons gâteaux (bien meilleurs que les boules de sucre du nord!). Le Tchai a été également une découverte formidable, à goûter absolument! Climat
Nous ne l'avons pas forcément fait exprès mais notre timing était presuqe parfait. Avant Mi octobre trop de pluie pr les treks ds le Sikkim (apres novembre il fait trop froid), avant fin octobre la Gange est un peu trop haut à Varanassi, avant fin octobre il fait trop chaud dans le Radjasthan, avant décembre pas trop de monde à Goa (mais avant novembre rien n'est ouvert!), nov déc encore un peu chaud au Kérala et Karnataka mais c'est gérable. En Orissa mi décembre la journée temps agréable, le soir un peu frais.
Santé
Parties avec une grosse pharmacie nous revenons allégées de quelques comprimés de spasfon, tiorfanor et smecta (le trio gagnant!). Même si nous n'avons pas eu d'infections graves, il nous est arrivé de temps en temps (parfois aussi liés à une forte consommation d'épices...)quelques petits troubles digestifs. Nous avons pris de la doxycycline à partir de Goa, même si ca n'empeche pas la contamination par le palu...Sinon RAS. Il est très facile de se procurer des médicaments avec ou sans ordonnance, le mieux étant d'avoir le nom de la molécule cherchée.
Argent
Grosso modo nous avons dépensé chacune dans les 1300euros sur place, pour les trois mois (sachant que le trek nous a coûté 250 euros environ). Il y a des ATM pour retirer des sous partout (mais pas plus de 10 000 rps/retrait)
Partout ou presque nous avons pu avoir des chambres pour 250 roupies ou moins en négociant, la nourriture environ 120 roupies pour 2 thalis+ eau, 300 rps dans les restos à touristes pour 2 personnes. 5 à 25 RS pour un tchai, 5 rs /samossa, 10 rs un bout de cake, 25 à 70 le verre de fresh juice... 10 RS un paquet de gâteau au beurre, 45 RS le rouleau de papier toilette, 55 RS le litre de jus de mangue (trooooop bon), 100 RS un flacon de gel douche, entre 20 et 40 RS l'heure de connexion internet, 15 RS le litre d'eau fraiche (12 en gare), 20 RS un petit paquet de chips, 30 à 50 le kilo de banane et d'orange, 80 à 120 RS le kilo de pommes (ah d'ailleurs si qqun sait d'où viennent toutes ces pommes c'est une grande interrogation pour nous).... voilà pour nos achats les plus courants
Ah, et petite astuce qui peut éviter bien des arnaques : le prix est marqué sur tous les produits, paquets, bouteilles...à coté des dates de péremption en général.
Les déplacements en train en sleeper dans le nord ne coûtent presque rien (250 rps la nuit de train) , en bus dans le Sud environ 50centimes/km/pers en rickshaw...variable! Grosso modo 12 rs de prise en charge et ensuite 6-7/ km. Pour acheter des billets de trains ou d'avion, nous avons eu un problème avec nos cartes bancaires sécurisées car la banque devait nous envoyer des codes de confirmation et le SMS arrivait souvent 24 à 48H après la demande...autant dire impossible d'acheter en ligne pour nous!
Et puis après il y a les négociations..ça prend du temps mais ca en vaut vraiement la peine (mon copain a réussi à nous avoir 2 très belles tentures de 2m bien travaillées à Jaiselmer pour 1000 RS les 2...au lieu de 2500 chacunes...)
Moyens de transport
Beaucoup de trains dans la partie nord et de bus dans la partie Sud. Nous avons commencé par voyager en sleeper et puis au fur et à mesure le luxe du 3AC est bien apréciable...!! Nous avons fait un voyage en 2AC, la seule différence c'est qu'il y a moins de monde. Ma place préférée dans les trains en 3AC est celle en haut sur le coté dans la couloir, on est emmerdé par personne, on peut bien fermer le rideau et je m'y sentais plus en sécurité avec mon sac (SU-side Up je présume).
Le fait de devoir réserver les trains très longtemps à l'avance n'est pas une légende, souvent nous avons été en Waiting list en réservant 3semaines/1mois avant. Il faut vraiment demander au guichetier s'il pense que la place sera dispo ou pas, en général ils le savent (nous avions un ticket 189 en WL et nous l'avons eu!) Le site internet CLEARTRIP est absolument génial pour consulter les horaires de train et même les réserver/payer.(sauf si pb de carte)
Des bus confortables...1 ou 2 fois...sinon beaucoup de tapecul en étant serrées...mais c'est ça l'Inde aussi! en étant des filles dans le Sud nous étions souvent tout devant, les oreilles dans le Klaxon (donc soit on finit sourd soit avec une migraine au bout de 8h en général) et les yeux fixés sur la route (à éviter en fait, vaut mieux pas savoir parfois....).
Nous n'avons pas eu d'accident sauf une roue à changer, mais nous en avons vu quelques uns tout de même, vu comme ils roulent cela parait inévitable!! Les cyclopousses quelques fois pour de courts trajets dans les villes, sans les gros sacs. Le problème c'est que les courses nous revenaient chères car nous avions vraiment de la peine pour le bonhomme qui pédale!!
Les rickchaws, tous des voleurs!! nous en avons pris beaucoup dans le nord, et toujours et encore négocier négocier négocier...bcp moins dans le sud car en général il y avait de très bons systèmes de bus locaux.
Précautions
Je ne peux que vous inciter à être tout le temps très attentifs, ayant été victime d'un vol malgré notre attention. Dans un bus, une jeune femme s'installe à côté de moi avec son gamin de 2ans sur les genoux. La fille très souriante, nous gonflons un ballon pour le gamin, on s'amuse et tout...elle descend du bus, et là...je regarde dans mon sac pour voir l'heure...plus d'appareil photo, portable et porte monnaie (rien d'important heureusement dedans); en fait elle m'avait refilé son gamin dans mes bras et pendant ce temps là elle m'a fouillé le sac que j'avais pourtant sous les yeux, sur mes genoux... Le coup classique vous penserez, mais comme quoi on peut toujours se faire avoir quand même!
Notre itinéraire NORD
Arrivée à Calcutta
mi septembre fin de mousson donc extrement chaud et humide, pas très agréable, il y a bcp de monde, c'est la ville la plus pauvre que l'on ai vu, sale et qui pue mais pour moi elle a bcp de caractère, j'ai adoré m'imaginer au temps de la colonisation, lorsque tous les beaux batiments que l'on voit devaient etre resplendissants...au victoria mémorial hall on peut voir des gravures représentant cette époque, j'ai bien aimé.
NJP-Siliguri
passé vite fait après un train de nuit, rien à voir, juste à prendre une jeep collective (prix fixes pour tout le monde, mais éviter les places 8-9-10-11, vous comprendrez vite pourquoi...)pour darjeeling
Darjeeling
mi septembre, temps froid et humide, montagnes pas trop dégagées mais on a aimé se ballader dans les champs de thé, se perdre dans la ville en allant au temple voir les 1er singes piqueurs de chaussures. Hotel view point (lonely) avec effectivement une tres belle vue sur le lever de soleil depuis le lit, et douche avec eau chaude!
Gangtok (Sikkim) et environ
Nous sommes restées 3semaines à Gangtok pour aider dans une association (programme vétérinaire pour vacciner les chiens et chats contre la rage et les stériliser), donc nous avons pu rayonner autour assez facilement. De beaux monastères à découvrir, notament celui de Lingdum (pas aimé celui de Rumteck, le plus connu). Ville tranquille, pleine de touristes indiens, mais après 19h difficile de trouver un resto ouvert !
Pelling, Yuksom, trek au Goecha la
Trek de 8 jours à partir de Yuksom, pour monter face au Kachengunja. 2000 Rs/ jour, mais de nbreuses mésaventures, même si au final cela fait de bons souvenirs! (éviter l'agenc -New modern lodge de Gangtok!)trek qui peut se faire en 6 jours facilement en étant en bonne condition physqiue. Nous avons bien aimé le trek, les paysages etc... mais nous nous attendions à quelque chose de plus "grandiose", finalement ça ressemblait bcp aux Alpes.
Siliguri->Varanassi
Varanassi haut lieu saint pour les Hindous qui viennent y mourir pour éviter le cycle de la réincarnataion. Une ville très chargée en émotion, marcher le long des ghats, apercevoir les crémations, assister à la séance d'ablution du matin, au Puja le soir....de grands moments! j'ai été un peu genée pdt la ballade en bateau le matin (50 RS/h) car j'ai trouvé que cela prenait des allures de safaris photos, les bateaux les uns derrière les autres, tout le monde en train de mitrailler les hindous en train de se laver... Nous y sommes allés fin octobre, ils étaient encore en train de nettoyer les ghats mais on pouvait y passer sans trop de problème, avant mi octobre le gange est trop haut, c'est dommage.
Kadjuraho
nous avons pris un train de nuit depuis Varanassi (oui oui c'est possible maintenant), la nuit de Diwali...A ne pas manquer comme lieu en tous cas, c'est magnifique! de nombreux temples les uns à coté des autres, plus sculptés les 1 que les autres et en très très bon état. S'amuser à trouver les figures érotiques, et observer les indiens les mater, très drôle!
Agra
une journée de bus depuis Kadjuraho, c'est vraiemnt assez long. Tous ceux qui se sont arreté à Orccha on été ravis, ça fait une bonne coupure entre les 2 en plus, si on avait eu plus de temps on s'y serait arretées. Bon Agra, c'est le Taj Mahal, évidemment! je n'ai pas aimé la visite du fort , par contre le "Baby Taj" un peu plus loin vaut le coup d'oeil. Mon moment préféré a été le levé de soleil sur le Taj, dans la brume depuis le parc situé en face sur la rive sud, un de mes plus beaux souvenirs du Radjasthan.
FathepurSikri
Pas aimé du tout, ville sale, puante, sombre, Palais en grosse pierre de grès rouge. Peut aurait il fallu prendre un guide pour comprendre un peu mieux le palais. Pour moi pas du tout indispensable d'y aller.
Jaipur
Encore une fois je n'ai pas aimé la "ville rose", bcp trop de bruit, de saleté , de pollution, hotels complets et chers... mais je reconnais que les bazards sont sympas, la palais des vents très beau aussi. Par conre j'ai vraiment bcp aimé la visite du Fort D'amber (8rs pour y aller en bus local), en haut d'une petite colline surplombant un lac, en croisant les (malheureux) éléphants qui font l'aller retour pour monter les groupes de touristes.
Pushkar
Nous y sommes allées juste avant la foire aux chameaux. J'ai adoré cette petite bourgade, son lac où j'aurai pu resté des heures à contempler les gens faire des offrandes! C'est aussi l'endroit pour acheter des habits "baba cool" pas cher, mais bon, mon pantalon "alibaba" et mon cache coeur achetés là bas n'auront fait que l'inde, ils ont décoloré au soleil à vitesse grand V. Des milliers de chameaux, chevaux, vaches étaient rassemblés pour le festival, à ne plus savoir où donner de la tete! Trs rigolo aussi d'essayer de communiquer avec les chameliers des déserts voisins!
Jaiselmer
J'ai aussi bcp aimé la ville, les Havelis, se ballader dans les ruelles calmes de la ville d'Or... Guest House Bright Hotel, 100 RS/ chambre double avec sdb + transport gratuit depuis et vers la gare, très bon accueil, et nous sommes partis à 5 avec eux en safaris chameaux pour 1400 RS /j / pers. Très bonnes prestations pdt les 2 jours où nous sommes parties. Heureuse de n'avoir fait que 2 jours , mal de fesses assuré! Mais dormir dans les dunes, tout seul sous les étoiles, ça n'a pas de prix!
Jodhpur
Le jour de l'Aïd, ns étions ds une GH tenue par des musulmans adorables (GH Babahaveli)qui nous ont invité à tuer les chèvres et à les manger le soir, miam! Chouette palace à visiter, ainsi que le bazard, où nous avons mangé sur une terrasse d'où nous pouvions comprndre pourquoi on appelle Jodhpur la ville bleue.
Ranakpur
Nous avons pris un taxi à 4 pour aller de Jodhpur à Udaipur en s'arretant à Ranakpur. Normalement il faut compter 1800 RS pour le taxi AC (on a payé + à cause des fetes). Le trajet était très beau, de belles scènes "rurales", des femmes avec des bracelets jusqu'aux épaules (aucune idée de comment elles arrivent à les faire passer jusque là!) Ce temple vaut le détour, de l'extérieur il ne paie pas de mine mais à l'intérieur c'est magnifique! Près du temple il y a une "cantine" où l'on peut manger un thalis pour 25 RS vraiment bon, et en plus l'ambiance cantine était sympa!
Udaipur
Encore un palais très sympa, à visiter avec un guide, c'est bien plus marrant! ballade en bateau sur le lac pas indispensable, manger sur une terrasse près du palais c'est déjà très beau! J'ai regretté de ne pas avoir eu plus de temps pour rester à Udaipur (nous avions réservé un avion pour Goa), les environs ont l'air super, louer un scooter ou faire une ballade à cheval ds les environs doit etre top.
SUD Goa, Arambol
Après l'agitation du radjasthan, enfin se poser un peu sur la plage d'Arambol, boire des coktails en attendant le poisson en train de griller au BBQ...le pied! ajouter à cela des dauphins joueurs devant la fenetre le matin et c'est le paradis! Ambiance très sympa en cette mi novembre, pas trop de monde mais un peu qd mm, de l'ambiance mais pas du bruit à devenir sourd...Nous avons loué un scooter (200/j +l'essence-faire gaffe ca chiffre vite en essence!-) et fait le tour du coin, vers le nord puis le sud autour d'Arambol, les gens sont très souriants, très accueillant, nous avons eu de beaux échanges par là bas. nous avon quitter Arambol à regret!
Benaulim
Notre plan initial était de trouver un logement à Betul, petit village de pêcheur. bon tellement petit qu'il n'y a pas de chambre là bas! du coup retour en bus et à pied jusque Mobor, où là nous avons du pleurer à 22h chez qqun pour réussir à avoir une chambre pour 500RS, sinon c'est minimum 800-900. En plus c'est moche, bétonné, aucun charme, du coup nous sommes allées à Benaulim, bcp plus convivial! encore une fois, location de scooter et nous sommes descendues jusque Palolem, la route est vallonée, très agréable même sous le soleil, à faire aussi!
Hampi
Encore un endroit que nous avon eu du mal à quitter. Nous étions dans une GH géniale de l'autre côté de la rivière, Narguila GH (250/j pour un bungalow). de là visite des temples (encore des temples...au bout d'un moment qd on en a vu un...mais on afait qd mm fait le tour en 4h avec un rickchaw -400 pour 4 pers), location de vélo et tour dans les rizières, au milieu de ces blocs de pierres énormes sortis de nul part, des cocotiers et autre bananeraies... magique! et là encore, il suffit de pédaler 20min, pour se retrouver les pieds dans l'eau au milieu d'une rizière à replanter les pousses de riz avec les femmes des villages! Monter les 700et quelques marches pour atteindre le Monkey Temple au coucher du soleil fut une excellente expérience également.
Mysore
Une nuit de bus couchette (700 rs environ)pour atteindre Mysore depuis Hospet, pour aller visiter le plus grand palais d'Inde. Rein n'est autorisé ds le palais, ni appareil photo, ni chaussures...mais audioguide instructif, palais très original puisque reconstruit plus récemment avec une grande influence coloniale. des couleurs flashy dans d'immenses sales de réception. Personnellement j'ai beaucoup aimé. Ensuite le bazard de Mysore, avec la fabrication d'encens, les tas de poudre colorées, des épices, des millions de fleurs....super aussi.Visite très instructive de la Silk Factory (ils n'y vendent que des saris en soie assez simple par contre, pas de chales ou d'écharpes) par contre pour les achats de sculptures c'est pas mal l'arnaque en ville. Nous avons dormi à l'Hostelling International, après avoir mis 2h à la trouver...ça ne vaut pas le coup, autant prendre un lodge près de la gare routière!
Madikeri
Une ville très peu visitée par les européens et ca se sent....!!pas de bol on est arrivées un samedi, donc tous les riches indiens viennent en WE, dc tout complet...trouvé un lodge à 350 les 24h, assez glauque tout de même.Madikéri est au milieu de collines, montagnes recouvertes de plantations de café et d'épice (cardamone, poivre, cannelle...), super beaux paysages! nous avons fait une superbe ballade dans les rizières/collines/ plantations avec un guide, CHENNAPPA( tel 9901237752) qui travaille pour COORG tourism (sur le parking de la gare routière du bas, un espèce de préfa blanc, impossible à louper) mais il vaut mieux le contacter directement. Nous avons payé 600 RS/pers la journée avec le déjeuner, lui possède une chambre d'hote dans sa petite plantation et propose un forfait nuit+3repas +trek à 1000/pers. Il est vraiment très sympa et très heureux de faire partager ses connaissances. Il nous a emmené dans LE magasin d'épices des habitants du coin, pas ceux à touristes, dc payé une misère toutes les épices du coin (+ du safran du cachemire à 120 RS les 3 g ).(magasin après la gare routière, sur la gauche)
Kerala- Cochin
Notre plan initial était de s'arreter 2-3 jours dans le Nord du Kérala, et puis nous y sommes arrivées en bus...des villes énormes, bruyantes, pas de femmes dans les rues, les fillettes voilées, une atmosphère vraiment étrange...nous nous sommes senties assez mal, nos sacs commencant à etre lourd avec nos kilos d'épices nous n'avons pas eu le courage d'explorer ce coin... du coup nous avons repris tout de suite un bus pour Fort cochin. Arrivée spectaculaire à Ernakulam, la ville la plus capitaliste jamais vu, une station de bus futuriste...un choc!! (dans un état communiste surtout!) rickchaw prépayé jusqu'à la navette de ferry, 2,5 RS de ferry /pers pour atteindre Fort Cochin, avons dormi dans l'hotel près de l'église (le moins cher du lonely), et contrairement à ce qu'ils en disent nous avons eu une très grande chambre propre et claire avec sdb pour 300 RS. Au matin voir les pêcheurs sur les carrelets chinois, choisir son poisson pour midi...tout ça j'ai bcp aimé! après j'ai presque eu du mal à voir les maisons coloniales, qui sont pr bcp devenues des hotels. bcp d'hotels, de magasins...des allures de disney land je dirais presque. Nous n'avons pas eu le courage de visiter le musée. Le soir spectacle de TAKATALI assez étrange mais une bonne expérience, il faut en avoir vu au moins une fois! l'interet à FC c'est qu'ils expliquent bien le fonctionnement de ce théatre.
Allepey
Pour les backwaters c'est top, pr le reste...bof bof bof! bcp de moustiques! Notre GH était top, Lemon Drew, des petits bungalow le long d'une allée fleurie, avec wifi gratuit. Nous n'avons pas payé cher notre tour (600/pers) mais pr le prix ns avons été en canoé sans toit (et ça sous le cagnard c'est pas top!). l'ambiance sur les petits canaux est top. Pour moi je ne vois pas du tout l'intéret de payer une fortune pour passer une nuit en house boat, le "check in" est à 11h du matin, des dizaines de bateaux énormes vont tous au meme endroit sur un gros canal tout moche, polluer avec leur clim, pour revenir le lendemain avec check out à 9h. La plage de Mararikulam au nord d'Allepey est vraiment très très belle, sable fin, cocotiers, pêcheurs...
Kollam
Un ferry relie allepey à Kollam, en 8h pour 300RS/pers, une journée entière sur les canaux, paysages sublimes quasiment tout du long. pour dormir à Kollam ns étions ds un lodge du gvt à 250/24h, le sunny ou qqchose comme ça, remonter la rue de la gare routière/arrivée de ferry et à la grde avenue à 100 m sur la droite (pas bcp d'hotel pas cher ds le coin)
Verkala
arrivée laborieuse en bus, mais récompensée par la vue! chouette ghetto touristique planté sur une falaise. encore une fois un beau petit bungalow sous les cocotiers à 250 RS, pas de vue sur mer pr ce prix tt de mm...derrière le "juicy bar" , plein de location un peu en retrait et dc moins chère. sinon ds l'ensemble les restos sont assez chers, les achats impossibles à négocier à bon prix...location de scooter (300/jour) et tour des environs, assez étranges, de grandes maisons entourées de hautes clotures en ciment...sinon ca vaut qd mm le coup pour aller voir les plages de part et d'autre. à pied aussi vers le nord le long de la côte c'est top, avec rencontre avec les pêcheurs kéralais.
Madurai
Une nuit de train pour y arriver tot, nous déposons les sacs dans un lodge à 220 RS près de la gare glauquissime, immonde, un rat énorme dans la salle de douche...mais c'est juste pour pouvoir visiter le temple l'esprit tranquille. Arriver tot est une bonne idée, bcop bcp de monde! le temple est très différent de tout ceux que l'on a pu voir avant, là les personnages sont en couleur, vraiment beau. nous avons également été au mémorial de Gandhi, instructif mais il faut avoir le courage de lire tous les panneaux. Vers midi nous sommes parties pour Munnar via Téni-une aventure...ms ca se fait!-
Munnar
Ns avons rajouté Munnar au planning à force de rencontrer des gens qui nous en parlaient. Comme nous avions été ds les plantations à Darjeeling nous ne pensions pas y voir un intéret. Que néni, Munnar et environs sont sublissimes, extraordinaires, des milliers de théiers les 1 serrés aux autres sur des Km2!! oui, moi j'ai adoré! nous avons pris un bus local jusque Gap road en direction de Thekkady et avons fait un bout de chemin à travers les plantations, rencontre avec les cueilleuses de thé...le lendemain bus local pour Top station via tous les Dam. top station dans la brume, rien vu, par contre avons marché un peu en redescendant en attendant le bus, le long de la route, c'était top. en ce qui concerne les lacs et autres Dam le long de la route, mouai, si on a jamais vu de lac, ca vaut le coup, sinon non. Pareil pour les chutes d'eau ( Luckam water falls), vraiment il faut ne jms avoir vu de cascade pr s'emmerveiller...! Par contre si c'était à refaire, en venant de Thekkady nous nous serions arretées à 25km avant Munnar, à Anayirankal Dam, les paysages (vus du bus) y étaient très beaux.
Chinnar
La réserve naturelle de Chinnar, à la frontière du Tamil Nadu sur la route. Vaste fumisterie? Bon l'avant veille nous étions allées à l'office national du parc, à Munnar, pour réserver une nuit en cabane perchée. Manque de bol LA cabane était déjà louée (1200/1pers +250/pers supp si je me rappelle bien), donc nous avons réservé, en ce faisant comprendre difficilement, LE bungalow ds la réserve (1800 RS pour 2 avec guide). En arrivant eu check post de Chinnar à 9h nous avions de gros doutes sur les réservations (ns n'avions rien payé d'avance), mais finalement ils avaient fini par téléphoné à l'office de munnar pour vérifier. En fait le "pack" comprend une petite marche avec un guide à partir de 15h pour rejoindre le bangalow et tenter de voir des animaux. Le guide lui meme semblait assez blasé et nous a tout de suite avouer que de toutes facons ce n'est pas le meilleur endroit pour voir des animaux. nous avons apercu des bisons sauvages sur la colline en face et des daims -mais ça on en voit au bord des routes en bus-). Nous nous étions préparées à ne rien voir dc ns n'étions pas forcément déçues, l'endroit est sympa, reposant, la soir nous avons observé les lucioles pdt des heures. Repas très simple le soir (chapati + dhal aux poischiche, mi froid). La nuit avons dormi en compagnie des souris qui se sont mm attaqué à notre bouteille d'eau! (ns avions mis tout le reste en l'air), le guide a dormi devant la porte du bungalow. Le lendemain matin normalement un trek au programme, et en fait de nvo le guide pas motivé a eu l'air dérangé de se réveiller à 8h qd ns sommes sorties. Donc non, juste encore 1h de petite marche pour retourner vers le check post pour un retour à 11 pétante. En conclusion ne pas y aller pour les animaux mais pour une aprem et soirée sympa au bord de la rivière.
Tanjavur
Une longue journée de bus à partir de Chinnar (avec 3 changements). Pour la 1ere fois de tout le voyage les controleur nous on fait chié pour les sacs, refusant de les mettre devant et demandant 1/2 billet/ sac. En gueulant on a réussi à ne pas payer ou à faire nettement baisser le prix. il parait que c'est une pratique courante par là bas. On s'est fait avoir en se trompant de gare routière, nous étions arrivées et donc logées à la nouvelle gare routière qui est en fait à 15min de bus de l'ancienne, et donc du temple! Le temple et l'ambiance étaient top, nous avons tenté de visiter le vieux palais ms nous n'avons jms trouvé l'entrée (et puis on en avait marre de marcher)
Pondicherry
Comparé à Fort Cochin nous avons été complètement dépaysées par Pondy, ses rues larges bordées d'arbres aux noms francais, le bord de mer très agréable, des temples et des églises à visiter....ambiance très relax et chambre nickel avec balcon pour 200 rs ds l'ashram recommandée par le lonely.
Mamallapuram
On nous avait tellement décrit ce temple sur la plage, nous en rêvions...en fait avec la digue anti tsunami et les arbustes anti érosion, finalement on a eu du mal à se le représenter en bord de mer (mm si effectivement la plage est juste à coté). l'érosion a bcp abimé les sculptures. Pour les 5 Rathas , honnetement, est ce que cela vaut 250 RS qd on a deja vu plein de temples? à voir....de l'extérieur des barrières on les voit très bien en tous cas! sinon encore une fois pas grand monde même début décembre dc facile d'avoir une chambre à 250. pas d'ambiance ds les rues, pas grand monde il faut dire...bon pour 2 jours c'est cool.
FIN NORD Orissa- Bhubaneswar
20heures de train depuis chennay, arrivée le soir, galère pas possible pour trouver un hotel qui nous accepte, et pr pas trop cher surtout. nous avons tenté en dernier recours le "park resort" près de la gare (derrière) sans trop savoir leur prix, et en fait nous avons eu une chambre à 400RS au lieu de 2200...ms l'hotel était en travaux et pas mal de saleté/poussières partout. Mais vraiment en tant qu'étranger 'est déjà une chance de ne pas avoir un refus d'emblée mm avant d'entrer ds le hall de l'hotel! Visite des temples, le plus grand depuis une platforme (avec l'arnaque grossière du "gardien" de la platforme qui montre un livre où ceux passés avant auraient laissé des donations de 100, 500, 1000 RS...10RS/pers c deja pas mal!), puisque l'entrée est interdite aux nons indous. Un jour complet également pour aller à Konarak voir le temple du soleil (vraiment chouette et un peu différente de ceux déjà vu) et en revenant s'arreter à Pipli, le village où ils fabriquent les lampions colorés avec des petits miroir (à négocier pr pas grd chose), de tentures représentant Jagarnath (incarnation de Vishnu dieu créateur de l'univers). Tous les habitants, enfin surtout de nombreux jeunes, ont été adorables avec nous, nous on arreté et négocié des rickchaws, bien aidé lorsque nous étions perdues...
Konark
pour le temple du soleil, top. facile d'y aller depuis Puri aussi
Chatikona
Une nuit de train depuis BBS pour Rayagada puis 2h de bus pour atteindre le village de Chatikona. Et là, effectivement, au marché du mercredi des femmes des tribus sont là pour négocier et acheter leur nécessaire pour la semaine. Bon, à savoir, elles n'aiment pas du tout etre prises en photo, ce que nous avons respecté. On y va pas seulement pr faire des photos, pr des souvenirs aussi, et je garderai certainement de nombreuses images à jms ds ma mémoire. Achat de colliers et bagues à ces femmes qq peu "sauvageonnes". Encore un nouveau visage de l'inde. Puri-Raganajpur-lac chilika Du coté "occidental", mi décembre tjs pas grd monde, mais dès le 20déc ca sera la folie car les Bengalais prennent la ville d'assaut! Tour ds le village de pecheurs, très pauvre, très sale, sur la plage des centaines de bateaux au milieux des immondices et des excréments humains... sinon il y a la plage proprette du coté "touristes indiens" à marina parade. j'avais qq crampes d'intestins à ce moment là, ms mm sans cela je n'aurait pas tenté la bouffe de bord de plage...pas trop trop d'hygiène possible! Location de petite mobylette pour 150 RS/jours (sur CT road près de la station essence), 15km pr aller à Raganajpur le village d'artistes. Bon, faut pas avoir peur de conduire en ville et sur leurs petites routes...le village est très sympa, j'avais peur d'arriver dans un "disneyland" mais en fait pas du tout. on est juste un peu harcelés pr voir les productions de chacuns. Concernant le lac.... nous y sommes allées en mobylette car pas de tour organisé le dimanche. Nous n'avons pas du tout regretté cette option malgré les 60 km à faire depuis Puri, en 2H15 environ...beaux paysages le long de la routes, petits villages sympas...au retour nous tions reparties un peu tard donc au bout de 1h30 au retour j'étais congelée, pr retrouver l'usage de mes doigts ns ns sommes arretées en bord de route, et avons mangé les meilleurs samossas et les meilleurs gateaux de tout le voyage, en se gavant pour...20 RS en tout....!au bord du feu en plus, à rire avec les habitants qui avaient bien de la peine de me voir avec mes lèvres bleues! Donc le lac...vaste fumisterie, du moins en haute saison, car il y a tellement de bateaux et tellement de bruit qu'il est bien improbable de pouvori observer des dauphins ds ces conditions (encore qu'on en a aperçu 1). de même pour les oiseaux. mitigé quoi... peut etre qu'en trouvant un pecheur sympa qui vous peche le poisson à midi, cuit sur la plage au BBQ, ca peut etre bien.
RETOUR CALCUTTA
Et voilà, train de nuit depuis Puri , taxi prépayé jusqu'à l'aéroport, on repasse par l'esplanade, les belles facades des batiments coloniaux à l'abandon, les vendeurs de rue...et puis c'est le début de l'attente des 3 avions pour rentrer sur Paris... J'espère que cela vous aidera à plannifier votre voyage, même si évidemment c'est très subjectif, souvent on aime ou on déteste un endroit par rapport aux rencontres qu'on y fait, à la fatigue du moment, à ce qu'on a déjà vu avant....voilà mon (notre) point de vue! Si vous avez des questions (pas sur les horaires de bus ou de trains je serai bien incapable d'y répondre- c'est déjà difficle de les connaitre le jour même en étant ds les gares routières...et sinon il y a Cleartrip) n'hésitez pas à me contacter, je tenterai d'y répondre de mon mieux! (concernant les GH j'ai mis le nom des meilleures, pour les autres rien d'exeptionnel )
Nous voilà dans l aéroport de Calcutta en train d'attendre notre avion de retour pour la France après trois mois passés à vagabonder à travers l'inde du nord et du sud. Je vais tenter de vous faire part de mes meilleures et moins bonnes impressions, quelques "bons plans", ou du moins ce que nous avons préféré endroit par endroit. Nous étions 2 filles et 1 garçon jusqu'à Jodhpur puis seulement à 2 filles. (27 et 28 ans) Avant tout l'impression générale : je suis triste de partir même si je commence à en avoir marre de manger des thalis épicés tous les jours...Nourriture que j'ai préférée dans le sud d'ailleurs, plus diversifiée et plus aromatisée que dans le nord. Nous y avons aussi trouvé de très bons gâteaux (bien meilleurs que les boules de sucre du nord!). Le Tchai a été également une découverte formidable, à goûter absolument! Climat
Nous ne l'avons pas forcément fait exprès mais notre timing était presuqe parfait. Avant Mi octobre trop de pluie pr les treks ds le Sikkim (apres novembre il fait trop froid), avant fin octobre la Gange est un peu trop haut à Varanassi, avant fin octobre il fait trop chaud dans le Radjasthan, avant décembre pas trop de monde à Goa (mais avant novembre rien n'est ouvert!), nov déc encore un peu chaud au Kérala et Karnataka mais c'est gérable. En Orissa mi décembre la journée temps agréable, le soir un peu frais.
Santé
Parties avec une grosse pharmacie nous revenons allégées de quelques comprimés de spasfon, tiorfanor et smecta (le trio gagnant!). Même si nous n'avons pas eu d'infections graves, il nous est arrivé de temps en temps (parfois aussi liés à une forte consommation d'épices...)quelques petits troubles digestifs. Nous avons pris de la doxycycline à partir de Goa, même si ca n'empeche pas la contamination par le palu...Sinon RAS. Il est très facile de se procurer des médicaments avec ou sans ordonnance, le mieux étant d'avoir le nom de la molécule cherchée.
Argent
Grosso modo nous avons dépensé chacune dans les 1300euros sur place, pour les trois mois (sachant que le trek nous a coûté 250 euros environ). Il y a des ATM pour retirer des sous partout (mais pas plus de 10 000 rps/retrait)
Partout ou presque nous avons pu avoir des chambres pour 250 roupies ou moins en négociant, la nourriture environ 120 roupies pour 2 thalis+ eau, 300 rps dans les restos à touristes pour 2 personnes. 5 à 25 RS pour un tchai, 5 rs /samossa, 10 rs un bout de cake, 25 à 70 le verre de fresh juice... 10 RS un paquet de gâteau au beurre, 45 RS le rouleau de papier toilette, 55 RS le litre de jus de mangue (trooooop bon), 100 RS un flacon de gel douche, entre 20 et 40 RS l'heure de connexion internet, 15 RS le litre d'eau fraiche (12 en gare), 20 RS un petit paquet de chips, 30 à 50 le kilo de banane et d'orange, 80 à 120 RS le kilo de pommes (ah d'ailleurs si qqun sait d'où viennent toutes ces pommes c'est une grande interrogation pour nous).... voilà pour nos achats les plus courants
Ah, et petite astuce qui peut éviter bien des arnaques : le prix est marqué sur tous les produits, paquets, bouteilles...à coté des dates de péremption en général.
Les déplacements en train en sleeper dans le nord ne coûtent presque rien (250 rps la nuit de train) , en bus dans le Sud environ 50centimes/km/pers en rickshaw...variable! Grosso modo 12 rs de prise en charge et ensuite 6-7/ km. Pour acheter des billets de trains ou d'avion, nous avons eu un problème avec nos cartes bancaires sécurisées car la banque devait nous envoyer des codes de confirmation et le SMS arrivait souvent 24 à 48H après la demande...autant dire impossible d'acheter en ligne pour nous!
Et puis après il y a les négociations..ça prend du temps mais ca en vaut vraiement la peine (mon copain a réussi à nous avoir 2 très belles tentures de 2m bien travaillées à Jaiselmer pour 1000 RS les 2...au lieu de 2500 chacunes...)
Moyens de transport
Beaucoup de trains dans la partie nord et de bus dans la partie Sud. Nous avons commencé par voyager en sleeper et puis au fur et à mesure le luxe du 3AC est bien apréciable...!! Nous avons fait un voyage en 2AC, la seule différence c'est qu'il y a moins de monde. Ma place préférée dans les trains en 3AC est celle en haut sur le coté dans la couloir, on est emmerdé par personne, on peut bien fermer le rideau et je m'y sentais plus en sécurité avec mon sac (SU-side Up je présume).
Le fait de devoir réserver les trains très longtemps à l'avance n'est pas une légende, souvent nous avons été en Waiting list en réservant 3semaines/1mois avant. Il faut vraiment demander au guichetier s'il pense que la place sera dispo ou pas, en général ils le savent (nous avions un ticket 189 en WL et nous l'avons eu!) Le site internet CLEARTRIP est absolument génial pour consulter les horaires de train et même les réserver/payer.(sauf si pb de carte)
Des bus confortables...1 ou 2 fois...sinon beaucoup de tapecul en étant serrées...mais c'est ça l'Inde aussi! en étant des filles dans le Sud nous étions souvent tout devant, les oreilles dans le Klaxon (donc soit on finit sourd soit avec une migraine au bout de 8h en général) et les yeux fixés sur la route (à éviter en fait, vaut mieux pas savoir parfois....).
Nous n'avons pas eu d'accident sauf une roue à changer, mais nous en avons vu quelques uns tout de même, vu comme ils roulent cela parait inévitable!! Les cyclopousses quelques fois pour de courts trajets dans les villes, sans les gros sacs. Le problème c'est que les courses nous revenaient chères car nous avions vraiment de la peine pour le bonhomme qui pédale!!
Les rickchaws, tous des voleurs!! nous en avons pris beaucoup dans le nord, et toujours et encore négocier négocier négocier...bcp moins dans le sud car en général il y avait de très bons systèmes de bus locaux.
Précautions
Je ne peux que vous inciter à être tout le temps très attentifs, ayant été victime d'un vol malgré notre attention. Dans un bus, une jeune femme s'installe à côté de moi avec son gamin de 2ans sur les genoux. La fille très souriante, nous gonflons un ballon pour le gamin, on s'amuse et tout...elle descend du bus, et là...je regarde dans mon sac pour voir l'heure...plus d'appareil photo, portable et porte monnaie (rien d'important heureusement dedans); en fait elle m'avait refilé son gamin dans mes bras et pendant ce temps là elle m'a fouillé le sac que j'avais pourtant sous les yeux, sur mes genoux... Le coup classique vous penserez, mais comme quoi on peut toujours se faire avoir quand même!
Notre itinéraire NORD
Arrivée à Calcutta
mi septembre fin de mousson donc extrement chaud et humide, pas très agréable, il y a bcp de monde, c'est la ville la plus pauvre que l'on ai vu, sale et qui pue mais pour moi elle a bcp de caractère, j'ai adoré m'imaginer au temps de la colonisation, lorsque tous les beaux batiments que l'on voit devaient etre resplendissants...au victoria mémorial hall on peut voir des gravures représentant cette époque, j'ai bien aimé.
NJP-Siliguri
passé vite fait après un train de nuit, rien à voir, juste à prendre une jeep collective (prix fixes pour tout le monde, mais éviter les places 8-9-10-11, vous comprendrez vite pourquoi...)pour darjeeling
Darjeeling
mi septembre, temps froid et humide, montagnes pas trop dégagées mais on a aimé se ballader dans les champs de thé, se perdre dans la ville en allant au temple voir les 1er singes piqueurs de chaussures. Hotel view point (lonely) avec effectivement une tres belle vue sur le lever de soleil depuis le lit, et douche avec eau chaude!
Gangtok (Sikkim) et environ
Nous sommes restées 3semaines à Gangtok pour aider dans une association (programme vétérinaire pour vacciner les chiens et chats contre la rage et les stériliser), donc nous avons pu rayonner autour assez facilement. De beaux monastères à découvrir, notament celui de Lingdum (pas aimé celui de Rumteck, le plus connu). Ville tranquille, pleine de touristes indiens, mais après 19h difficile de trouver un resto ouvert !
Pelling, Yuksom, trek au Goecha la
Trek de 8 jours à partir de Yuksom, pour monter face au Kachengunja. 2000 Rs/ jour, mais de nbreuses mésaventures, même si au final cela fait de bons souvenirs! (éviter l'agenc -New modern lodge de Gangtok!)trek qui peut se faire en 6 jours facilement en étant en bonne condition physqiue. Nous avons bien aimé le trek, les paysages etc... mais nous nous attendions à quelque chose de plus "grandiose", finalement ça ressemblait bcp aux Alpes.
Siliguri->Varanassi
Varanassi haut lieu saint pour les Hindous qui viennent y mourir pour éviter le cycle de la réincarnataion. Une ville très chargée en émotion, marcher le long des ghats, apercevoir les crémations, assister à la séance d'ablution du matin, au Puja le soir....de grands moments! j'ai été un peu genée pdt la ballade en bateau le matin (50 RS/h) car j'ai trouvé que cela prenait des allures de safaris photos, les bateaux les uns derrière les autres, tout le monde en train de mitrailler les hindous en train de se laver... Nous y sommes allés fin octobre, ils étaient encore en train de nettoyer les ghats mais on pouvait y passer sans trop de problème, avant mi octobre le gange est trop haut, c'est dommage.
Kadjuraho
nous avons pris un train de nuit depuis Varanassi (oui oui c'est possible maintenant), la nuit de Diwali...A ne pas manquer comme lieu en tous cas, c'est magnifique! de nombreux temples les uns à coté des autres, plus sculptés les 1 que les autres et en très très bon état. S'amuser à trouver les figures érotiques, et observer les indiens les mater, très drôle!
Agra
une journée de bus depuis Kadjuraho, c'est vraiemnt assez long. Tous ceux qui se sont arreté à Orccha on été ravis, ça fait une bonne coupure entre les 2 en plus, si on avait eu plus de temps on s'y serait arretées. Bon Agra, c'est le Taj Mahal, évidemment! je n'ai pas aimé la visite du fort , par contre le "Baby Taj" un peu plus loin vaut le coup d'oeil. Mon moment préféré a été le levé de soleil sur le Taj, dans la brume depuis le parc situé en face sur la rive sud, un de mes plus beaux souvenirs du Radjasthan.
FathepurSikri
Pas aimé du tout, ville sale, puante, sombre, Palais en grosse pierre de grès rouge. Peut aurait il fallu prendre un guide pour comprendre un peu mieux le palais. Pour moi pas du tout indispensable d'y aller.
Jaipur
Encore une fois je n'ai pas aimé la "ville rose", bcp trop de bruit, de saleté , de pollution, hotels complets et chers... mais je reconnais que les bazards sont sympas, la palais des vents très beau aussi. Par conre j'ai vraiment bcp aimé la visite du Fort D'amber (8rs pour y aller en bus local), en haut d'une petite colline surplombant un lac, en croisant les (malheureux) éléphants qui font l'aller retour pour monter les groupes de touristes.
Pushkar
Nous y sommes allées juste avant la foire aux chameaux. J'ai adoré cette petite bourgade, son lac où j'aurai pu resté des heures à contempler les gens faire des offrandes! C'est aussi l'endroit pour acheter des habits "baba cool" pas cher, mais bon, mon pantalon "alibaba" et mon cache coeur achetés là bas n'auront fait que l'inde, ils ont décoloré au soleil à vitesse grand V. Des milliers de chameaux, chevaux, vaches étaient rassemblés pour le festival, à ne plus savoir où donner de la tete! Trs rigolo aussi d'essayer de communiquer avec les chameliers des déserts voisins!
Jaiselmer
J'ai aussi bcp aimé la ville, les Havelis, se ballader dans les ruelles calmes de la ville d'Or... Guest House Bright Hotel, 100 RS/ chambre double avec sdb + transport gratuit depuis et vers la gare, très bon accueil, et nous sommes partis à 5 avec eux en safaris chameaux pour 1400 RS /j / pers. Très bonnes prestations pdt les 2 jours où nous sommes parties. Heureuse de n'avoir fait que 2 jours , mal de fesses assuré! Mais dormir dans les dunes, tout seul sous les étoiles, ça n'a pas de prix!
Jodhpur
Le jour de l'Aïd, ns étions ds une GH tenue par des musulmans adorables (GH Babahaveli)qui nous ont invité à tuer les chèvres et à les manger le soir, miam! Chouette palace à visiter, ainsi que le bazard, où nous avons mangé sur une terrasse d'où nous pouvions comprndre pourquoi on appelle Jodhpur la ville bleue.
Ranakpur
Nous avons pris un taxi à 4 pour aller de Jodhpur à Udaipur en s'arretant à Ranakpur. Normalement il faut compter 1800 RS pour le taxi AC (on a payé + à cause des fetes). Le trajet était très beau, de belles scènes "rurales", des femmes avec des bracelets jusqu'aux épaules (aucune idée de comment elles arrivent à les faire passer jusque là!) Ce temple vaut le détour, de l'extérieur il ne paie pas de mine mais à l'intérieur c'est magnifique! Près du temple il y a une "cantine" où l'on peut manger un thalis pour 25 RS vraiment bon, et en plus l'ambiance cantine était sympa!
Udaipur
Encore un palais très sympa, à visiter avec un guide, c'est bien plus marrant! ballade en bateau sur le lac pas indispensable, manger sur une terrasse près du palais c'est déjà très beau! J'ai regretté de ne pas avoir eu plus de temps pour rester à Udaipur (nous avions réservé un avion pour Goa), les environs ont l'air super, louer un scooter ou faire une ballade à cheval ds les environs doit etre top.
SUD Goa, Arambol
Après l'agitation du radjasthan, enfin se poser un peu sur la plage d'Arambol, boire des coktails en attendant le poisson en train de griller au BBQ...le pied! ajouter à cela des dauphins joueurs devant la fenetre le matin et c'est le paradis! Ambiance très sympa en cette mi novembre, pas trop de monde mais un peu qd mm, de l'ambiance mais pas du bruit à devenir sourd...Nous avons loué un scooter (200/j +l'essence-faire gaffe ca chiffre vite en essence!-) et fait le tour du coin, vers le nord puis le sud autour d'Arambol, les gens sont très souriants, très accueillant, nous avons eu de beaux échanges par là bas. nous avon quitter Arambol à regret!
Benaulim
Notre plan initial était de trouver un logement à Betul, petit village de pêcheur. bon tellement petit qu'il n'y a pas de chambre là bas! du coup retour en bus et à pied jusque Mobor, où là nous avons du pleurer à 22h chez qqun pour réussir à avoir une chambre pour 500RS, sinon c'est minimum 800-900. En plus c'est moche, bétonné, aucun charme, du coup nous sommes allées à Benaulim, bcp plus convivial! encore une fois, location de scooter et nous sommes descendues jusque Palolem, la route est vallonée, très agréable même sous le soleil, à faire aussi!
Hampi
Encore un endroit que nous avon eu du mal à quitter. Nous étions dans une GH géniale de l'autre côté de la rivière, Narguila GH (250/j pour un bungalow). de là visite des temples (encore des temples...au bout d'un moment qd on en a vu un...mais on afait qd mm fait le tour en 4h avec un rickchaw -400 pour 4 pers), location de vélo et tour dans les rizières, au milieu de ces blocs de pierres énormes sortis de nul part, des cocotiers et autre bananeraies... magique! et là encore, il suffit de pédaler 20min, pour se retrouver les pieds dans l'eau au milieu d'une rizière à replanter les pousses de riz avec les femmes des villages! Monter les 700et quelques marches pour atteindre le Monkey Temple au coucher du soleil fut une excellente expérience également.
Mysore
Une nuit de bus couchette (700 rs environ)pour atteindre Mysore depuis Hospet, pour aller visiter le plus grand palais d'Inde. Rein n'est autorisé ds le palais, ni appareil photo, ni chaussures...mais audioguide instructif, palais très original puisque reconstruit plus récemment avec une grande influence coloniale. des couleurs flashy dans d'immenses sales de réception. Personnellement j'ai beaucoup aimé. Ensuite le bazard de Mysore, avec la fabrication d'encens, les tas de poudre colorées, des épices, des millions de fleurs....super aussi.Visite très instructive de la Silk Factory (ils n'y vendent que des saris en soie assez simple par contre, pas de chales ou d'écharpes) par contre pour les achats de sculptures c'est pas mal l'arnaque en ville. Nous avons dormi à l'Hostelling International, après avoir mis 2h à la trouver...ça ne vaut pas le coup, autant prendre un lodge près de la gare routière!
Madikeri
Une ville très peu visitée par les européens et ca se sent....!!pas de bol on est arrivées un samedi, donc tous les riches indiens viennent en WE, dc tout complet...trouvé un lodge à 350 les 24h, assez glauque tout de même.Madikéri est au milieu de collines, montagnes recouvertes de plantations de café et d'épice (cardamone, poivre, cannelle...), super beaux paysages! nous avons fait une superbe ballade dans les rizières/collines/ plantations avec un guide, CHENNAPPA( tel 9901237752) qui travaille pour COORG tourism (sur le parking de la gare routière du bas, un espèce de préfa blanc, impossible à louper) mais il vaut mieux le contacter directement. Nous avons payé 600 RS/pers la journée avec le déjeuner, lui possède une chambre d'hote dans sa petite plantation et propose un forfait nuit+3repas +trek à 1000/pers. Il est vraiment très sympa et très heureux de faire partager ses connaissances. Il nous a emmené dans LE magasin d'épices des habitants du coin, pas ceux à touristes, dc payé une misère toutes les épices du coin (+ du safran du cachemire à 120 RS les 3 g ).(magasin après la gare routière, sur la gauche)
Kerala- Cochin
Notre plan initial était de s'arreter 2-3 jours dans le Nord du Kérala, et puis nous y sommes arrivées en bus...des villes énormes, bruyantes, pas de femmes dans les rues, les fillettes voilées, une atmosphère vraiment étrange...nous nous sommes senties assez mal, nos sacs commencant à etre lourd avec nos kilos d'épices nous n'avons pas eu le courage d'explorer ce coin... du coup nous avons repris tout de suite un bus pour Fort cochin. Arrivée spectaculaire à Ernakulam, la ville la plus capitaliste jamais vu, une station de bus futuriste...un choc!! (dans un état communiste surtout!) rickchaw prépayé jusqu'à la navette de ferry, 2,5 RS de ferry /pers pour atteindre Fort Cochin, avons dormi dans l'hotel près de l'église (le moins cher du lonely), et contrairement à ce qu'ils en disent nous avons eu une très grande chambre propre et claire avec sdb pour 300 RS. Au matin voir les pêcheurs sur les carrelets chinois, choisir son poisson pour midi...tout ça j'ai bcp aimé! après j'ai presque eu du mal à voir les maisons coloniales, qui sont pr bcp devenues des hotels. bcp d'hotels, de magasins...des allures de disney land je dirais presque. Nous n'avons pas eu le courage de visiter le musée. Le soir spectacle de TAKATALI assez étrange mais une bonne expérience, il faut en avoir vu au moins une fois! l'interet à FC c'est qu'ils expliquent bien le fonctionnement de ce théatre.
Allepey
Pour les backwaters c'est top, pr le reste...bof bof bof! bcp de moustiques! Notre GH était top, Lemon Drew, des petits bungalow le long d'une allée fleurie, avec wifi gratuit. Nous n'avons pas payé cher notre tour (600/pers) mais pr le prix ns avons été en canoé sans toit (et ça sous le cagnard c'est pas top!). l'ambiance sur les petits canaux est top. Pour moi je ne vois pas du tout l'intéret de payer une fortune pour passer une nuit en house boat, le "check in" est à 11h du matin, des dizaines de bateaux énormes vont tous au meme endroit sur un gros canal tout moche, polluer avec leur clim, pour revenir le lendemain avec check out à 9h. La plage de Mararikulam au nord d'Allepey est vraiment très très belle, sable fin, cocotiers, pêcheurs...
Kollam
Un ferry relie allepey à Kollam, en 8h pour 300RS/pers, une journée entière sur les canaux, paysages sublimes quasiment tout du long. pour dormir à Kollam ns étions ds un lodge du gvt à 250/24h, le sunny ou qqchose comme ça, remonter la rue de la gare routière/arrivée de ferry et à la grde avenue à 100 m sur la droite (pas bcp d'hotel pas cher ds le coin)
Verkala
arrivée laborieuse en bus, mais récompensée par la vue! chouette ghetto touristique planté sur une falaise. encore une fois un beau petit bungalow sous les cocotiers à 250 RS, pas de vue sur mer pr ce prix tt de mm...derrière le "juicy bar" , plein de location un peu en retrait et dc moins chère. sinon ds l'ensemble les restos sont assez chers, les achats impossibles à négocier à bon prix...location de scooter (300/jour) et tour des environs, assez étranges, de grandes maisons entourées de hautes clotures en ciment...sinon ca vaut qd mm le coup pour aller voir les plages de part et d'autre. à pied aussi vers le nord le long de la côte c'est top, avec rencontre avec les pêcheurs kéralais.
Madurai
Une nuit de train pour y arriver tot, nous déposons les sacs dans un lodge à 220 RS près de la gare glauquissime, immonde, un rat énorme dans la salle de douche...mais c'est juste pour pouvoir visiter le temple l'esprit tranquille. Arriver tot est une bonne idée, bcop bcp de monde! le temple est très différent de tout ceux que l'on a pu voir avant, là les personnages sont en couleur, vraiment beau. nous avons également été au mémorial de Gandhi, instructif mais il faut avoir le courage de lire tous les panneaux. Vers midi nous sommes parties pour Munnar via Téni-une aventure...ms ca se fait!-
Munnar
Ns avons rajouté Munnar au planning à force de rencontrer des gens qui nous en parlaient. Comme nous avions été ds les plantations à Darjeeling nous ne pensions pas y voir un intéret. Que néni, Munnar et environs sont sublissimes, extraordinaires, des milliers de théiers les 1 serrés aux autres sur des Km2!! oui, moi j'ai adoré! nous avons pris un bus local jusque Gap road en direction de Thekkady et avons fait un bout de chemin à travers les plantations, rencontre avec les cueilleuses de thé...le lendemain bus local pour Top station via tous les Dam. top station dans la brume, rien vu, par contre avons marché un peu en redescendant en attendant le bus, le long de la route, c'était top. en ce qui concerne les lacs et autres Dam le long de la route, mouai, si on a jamais vu de lac, ca vaut le coup, sinon non. Pareil pour les chutes d'eau ( Luckam water falls), vraiment il faut ne jms avoir vu de cascade pr s'emmerveiller...! Par contre si c'était à refaire, en venant de Thekkady nous nous serions arretées à 25km avant Munnar, à Anayirankal Dam, les paysages (vus du bus) y étaient très beaux.
Chinnar
La réserve naturelle de Chinnar, à la frontière du Tamil Nadu sur la route. Vaste fumisterie? Bon l'avant veille nous étions allées à l'office national du parc, à Munnar, pour réserver une nuit en cabane perchée. Manque de bol LA cabane était déjà louée (1200/1pers +250/pers supp si je me rappelle bien), donc nous avons réservé, en ce faisant comprendre difficilement, LE bungalow ds la réserve (1800 RS pour 2 avec guide). En arrivant eu check post de Chinnar à 9h nous avions de gros doutes sur les réservations (ns n'avions rien payé d'avance), mais finalement ils avaient fini par téléphoné à l'office de munnar pour vérifier. En fait le "pack" comprend une petite marche avec un guide à partir de 15h pour rejoindre le bangalow et tenter de voir des animaux. Le guide lui meme semblait assez blasé et nous a tout de suite avouer que de toutes facons ce n'est pas le meilleur endroit pour voir des animaux. nous avons apercu des bisons sauvages sur la colline en face et des daims -mais ça on en voit au bord des routes en bus-). Nous nous étions préparées à ne rien voir dc ns n'étions pas forcément déçues, l'endroit est sympa, reposant, la soir nous avons observé les lucioles pdt des heures. Repas très simple le soir (chapati + dhal aux poischiche, mi froid). La nuit avons dormi en compagnie des souris qui se sont mm attaqué à notre bouteille d'eau! (ns avions mis tout le reste en l'air), le guide a dormi devant la porte du bungalow. Le lendemain matin normalement un trek au programme, et en fait de nvo le guide pas motivé a eu l'air dérangé de se réveiller à 8h qd ns sommes sorties. Donc non, juste encore 1h de petite marche pour retourner vers le check post pour un retour à 11 pétante. En conclusion ne pas y aller pour les animaux mais pour une aprem et soirée sympa au bord de la rivière.
Tanjavur
Une longue journée de bus à partir de Chinnar (avec 3 changements). Pour la 1ere fois de tout le voyage les controleur nous on fait chié pour les sacs, refusant de les mettre devant et demandant 1/2 billet/ sac. En gueulant on a réussi à ne pas payer ou à faire nettement baisser le prix. il parait que c'est une pratique courante par là bas. On s'est fait avoir en se trompant de gare routière, nous étions arrivées et donc logées à la nouvelle gare routière qui est en fait à 15min de bus de l'ancienne, et donc du temple! Le temple et l'ambiance étaient top, nous avons tenté de visiter le vieux palais ms nous n'avons jms trouvé l'entrée (et puis on en avait marre de marcher)
Pondicherry
Comparé à Fort Cochin nous avons été complètement dépaysées par Pondy, ses rues larges bordées d'arbres aux noms francais, le bord de mer très agréable, des temples et des églises à visiter....ambiance très relax et chambre nickel avec balcon pour 200 rs ds l'ashram recommandée par le lonely.
Mamallapuram
On nous avait tellement décrit ce temple sur la plage, nous en rêvions...en fait avec la digue anti tsunami et les arbustes anti érosion, finalement on a eu du mal à se le représenter en bord de mer (mm si effectivement la plage est juste à coté). l'érosion a bcp abimé les sculptures. Pour les 5 Rathas , honnetement, est ce que cela vaut 250 RS qd on a deja vu plein de temples? à voir....de l'extérieur des barrières on les voit très bien en tous cas! sinon encore une fois pas grand monde même début décembre dc facile d'avoir une chambre à 250. pas d'ambiance ds les rues, pas grand monde il faut dire...bon pour 2 jours c'est cool.
FIN NORD Orissa- Bhubaneswar
20heures de train depuis chennay, arrivée le soir, galère pas possible pour trouver un hotel qui nous accepte, et pr pas trop cher surtout. nous avons tenté en dernier recours le "park resort" près de la gare (derrière) sans trop savoir leur prix, et en fait nous avons eu une chambre à 400RS au lieu de 2200...ms l'hotel était en travaux et pas mal de saleté/poussières partout. Mais vraiment en tant qu'étranger 'est déjà une chance de ne pas avoir un refus d'emblée mm avant d'entrer ds le hall de l'hotel! Visite des temples, le plus grand depuis une platforme (avec l'arnaque grossière du "gardien" de la platforme qui montre un livre où ceux passés avant auraient laissé des donations de 100, 500, 1000 RS...10RS/pers c deja pas mal!), puisque l'entrée est interdite aux nons indous. Un jour complet également pour aller à Konarak voir le temple du soleil (vraiment chouette et un peu différente de ceux déjà vu) et en revenant s'arreter à Pipli, le village où ils fabriquent les lampions colorés avec des petits miroir (à négocier pr pas grd chose), de tentures représentant Jagarnath (incarnation de Vishnu dieu créateur de l'univers). Tous les habitants, enfin surtout de nombreux jeunes, ont été adorables avec nous, nous on arreté et négocié des rickchaws, bien aidé lorsque nous étions perdues...
Konark
pour le temple du soleil, top. facile d'y aller depuis Puri aussi
Chatikona
Une nuit de train depuis BBS pour Rayagada puis 2h de bus pour atteindre le village de Chatikona. Et là, effectivement, au marché du mercredi des femmes des tribus sont là pour négocier et acheter leur nécessaire pour la semaine. Bon, à savoir, elles n'aiment pas du tout etre prises en photo, ce que nous avons respecté. On y va pas seulement pr faire des photos, pr des souvenirs aussi, et je garderai certainement de nombreuses images à jms ds ma mémoire. Achat de colliers et bagues à ces femmes qq peu "sauvageonnes". Encore un nouveau visage de l'inde. Puri-Raganajpur-lac chilika Du coté "occidental", mi décembre tjs pas grd monde, mais dès le 20déc ca sera la folie car les Bengalais prennent la ville d'assaut! Tour ds le village de pecheurs, très pauvre, très sale, sur la plage des centaines de bateaux au milieux des immondices et des excréments humains... sinon il y a la plage proprette du coté "touristes indiens" à marina parade. j'avais qq crampes d'intestins à ce moment là, ms mm sans cela je n'aurait pas tenté la bouffe de bord de plage...pas trop trop d'hygiène possible! Location de petite mobylette pour 150 RS/jours (sur CT road près de la station essence), 15km pr aller à Raganajpur le village d'artistes. Bon, faut pas avoir peur de conduire en ville et sur leurs petites routes...le village est très sympa, j'avais peur d'arriver dans un "disneyland" mais en fait pas du tout. on est juste un peu harcelés pr voir les productions de chacuns. Concernant le lac.... nous y sommes allées en mobylette car pas de tour organisé le dimanche. Nous n'avons pas du tout regretté cette option malgré les 60 km à faire depuis Puri, en 2H15 environ...beaux paysages le long de la routes, petits villages sympas...au retour nous tions reparties un peu tard donc au bout de 1h30 au retour j'étais congelée, pr retrouver l'usage de mes doigts ns ns sommes arretées en bord de route, et avons mangé les meilleurs samossas et les meilleurs gateaux de tout le voyage, en se gavant pour...20 RS en tout....!au bord du feu en plus, à rire avec les habitants qui avaient bien de la peine de me voir avec mes lèvres bleues! Donc le lac...vaste fumisterie, du moins en haute saison, car il y a tellement de bateaux et tellement de bruit qu'il est bien improbable de pouvori observer des dauphins ds ces conditions (encore qu'on en a aperçu 1). de même pour les oiseaux. mitigé quoi... peut etre qu'en trouvant un pecheur sympa qui vous peche le poisson à midi, cuit sur la plage au BBQ, ca peut etre bien.
RETOUR CALCUTTA
Et voilà, train de nuit depuis Puri , taxi prépayé jusqu'à l'aéroport, on repasse par l'esplanade, les belles facades des batiments coloniaux à l'abandon, les vendeurs de rue...et puis c'est le début de l'attente des 3 avions pour rentrer sur Paris... J'espère que cela vous aidera à plannifier votre voyage, même si évidemment c'est très subjectif, souvent on aime ou on déteste un endroit par rapport aux rencontres qu'on y fait, à la fatigue du moment, à ce qu'on a déjà vu avant....voilà mon (notre) point de vue! Si vous avez des questions (pas sur les horaires de bus ou de trains je serai bien incapable d'y répondre- c'est déjà difficle de les connaitre le jour même en étant ds les gares routières...et sinon il y a Cleartrip) n'hésitez pas à me contacter, je tenterai d'y répondre de mon mieux! (concernant les GH j'ai mis le nom des meilleures, pour les autres rien d'exeptionnel )
Compte-rendu de croisière "Retour en Terre Sainte" sur le Celebrity Silhouette (7 au 22 octobre 2011) English translation pending
Croisière Celebrity Silhouette Terre sainte Du 7 au 22 octobre 2011
Un mot sur nous : J’ai fait cette croisière avec ma mère, ma fidèle compagne de voyage. Je suis dans la quarantaine et cette croisière était ma 23e! Avant de voyager en croisière, j’ai aussi parcouru l’Amérique et l’Europe en voyage terrestre de tout type.
Appréciation générale du navire: Le Silhouette est un nouveau navire qui a pris les flots en juillet 2011. Il brille encore comme un sou neuf! Dès notre montée à bord, nous avons reconnu le décor type de la classe Solstice que nous aimons tant, mais déjà, nous sentions que le personnel était extrêmement attentionné et dynamique!
La cabine : Le verre de champagne à la main, nous avons pu immédiatement nous rendre à notre cabine (6127) puisqu’on venait tout juste d’annoncer qu’elles étaient prêtes (à 13h00). Notre cabine balcon est identique à celle que nous avions eu sur l’Équinox (Aqua Class) l’an dernier, à part quelques petits détails. Le décor est contemporain, la cabine est bien aménagée, mais le rangement reste un peu insuffisant. Mais on finit par tout ranger. La salle de bain est super – avec une grande douche à porte vitrée (pas de rideau collant qui nous étreint tout le temps!!) et plusieurs armoires et petits tiroirs pour ranger tous les petits pots de crème de deux dames en vacances!!!
Dès notre première nuit, nous avons vite réalisé que la situation de notre cabine serait problématique… nous étions en fait, juste en haut du théâtre, et aussitôt que l’orchestre jouait, on avait vraiment l’impression d’avoir le bassiste dans notre lit… J’ai téléphoné au Desk pour les aviser de ce petit problème, mais évidemment, il ne pouvait y faire grand chose. On n’a bien fini par s’endormir, mais je savais bien que cette situation risquait de rendre notre croisière un peu épuisante! Dès le lendemain après-midi, au retour de notre première escale, je suis allée au Service à la clientèle pour voir ce qui pouvait être fait et à ma grande surprise, on m’a donné deux choix : 1) nous pouvons demander à ce que le régisseur baisse la basse du système de son ou 2) nous pouvons vous changer de cabine. Ah bon? Je croyais que le bateau était plein? Il l’est, mais nous avons une cabine balcon pour laquelle les passagers ne sont pas présentés… Après avoir vérifié la situation de la cabine, j’ai sauté sur l’occasion! Cabine 9215, sur le ‘hump’ du bateau – la partie qui ressort, et donc avec un beau balcon double. En plus, la cabine est juste en face des ascenseurs de l’atrium, ce qui est beaucoup plus pratique! J’étais aux anges! En plus, pas besoin de trop se casser la tête pour déménager, un garçon de cabine est mis à notre disposition pour faire le transfert de nos choses. Quelle différence de service de notre dernière croisière avec Princess… Notre nouvelle cabine était identique, à l’exception du beau grand balcon.
En cabine, le service a été impeccable. Notre équipe de chambre était attentive à tous nos besoins, toujours disponibles – rien à redire!
Les restaurants : Pour ceux et celles qui suivent mes aventures, vous vous souviendrez peut-être de ma réserve quant au buffet de l’Équinox. Peut-être étais-je dans de meilleures dispositions cette année, mais franchement, je n’ai rien à redire. Le buffet était extra – tant au niveau de la variété du déjeuner, lunch et souper, que sur la propreté, la disponibilité et surtout sur la qualité des aliments. C’était impeccable.
La salle à manger principale – Grande Cuvée, nous a aussi offert un menu varié de très haute qualité. Le menu classique offert tous les soirs est aussi très intéressant et offre les grands favoris comme la soupe à l’oignon gratinée, la bisque de homard, les escargots, la salade césar, cocktail de crevettes, poulet grillé, saumon ou steak. Nous avons eu de belles présentations et d’excellents plats à tous les soirs. La seule faiblesse à mon avis était les poissons, un peu trop cuits à mon goût. Le service était extraordinaire! De la sommelière thaïe qui dès le premier jour a retenu nos préférences et qui apportait sans même demander notre numéro de chambre notre vin dès notre arrivée, à notre équipe de service menée de main de maître par Conrad, un indien des plus polis et serviable. Bien que nous ayons choisi le ‘Anytime Dining’, nous allions souper vers 19h00-19h30 tous les soirs. L’hôtesse a rapidement découvert notre ‘pattern’ et nous a réservé la même table tous les soirs. Une attention bien appréciée! J’avais un peu peur de m’ennuyer du BLU, lequel nous avions tellement aimé l’an dernier, mais franchement, j’ai été tout aussi satisfaite dans la salle à manger principale où le choix est meilleur qu’au BLU.
Nous n’avons essayé qu’un seul restaurant de spécialité : le QSine. Le coût de 40$ par personne est bien justifié car plus qu’un repas, la soirée au QSine nous offre aussi un divertissement… le repas est composé de petits plats de différentes origines que nous commandons à partir d’un I-Pad. Les plats sont faits pour être partagés – donc plus on est de convives, plus c’est amusant car on peut prendre une bouchée de tout. À deux, ça pourrait être plus difficile car ça fait beaucoup de nourriture, et on goûterait à moins de choses. Les présentations sont éclatées et contribuent à l’euphorie de cette soirée. Le vin y est aussi surement pour quelque chose! Il faut planifier un bon 3-4 heures si on veut profiter de l’expérience sans se faire gaver comme des oies! Une expérience à vivre au moins une fois. Ne ratez pas les crevettes disco, les sushis en suçon, M’s favorites (une série de mezze méditerranéens), et évidemment, les cupcakes qu’on fait soit même avec des bonbons de toutes sortes et des Pop-Rocks! Capotant!
Nous avons pris plusieurs déjeuners et lunch à la salle à manger principale, encore une fois, service impeccable et menu toujours intéressant. Souvent bien plus agréable que d’aller faire la ligne au buffet.
Quant au service aux chambres, nous avons eu un excellent service toujours ponctuel. On nous téléphone quelques minutes avant l’arrivée du déjeuner, question de se préparer un peu et d’être présentable! Les demandes spéciales inscrites sur la carte sont toujours honorées.
Captain’s Club : Cette croisière était la première pour nous avec le statut Élite! Nous avons pu bénéficier de plusieurs des avantages accordés aux membres du Captain’s Club : - Embarquement prioritaire vraiment efficace – aucune attente! - Forfait internet de 90 minutes gratuites (un par personne) - Dégustation de vin, toujours intéressant - 30 items de lavages par personne - 2 items pressés par personne - Petit déjeuner continental avec cafés de spécialités; ce petit déjeuner avait lieu tous les matins au Tuscan Grill. Mais il faut consommer les cafés sur place… je pensais pouvoir aller m’en chercher un pour savourer en cabine, mais pas possible… - Mais l’avantage le plus agréable est le cocktail 5 à 7 au Sky Lounge. Nous avons eu droit à ce cocktail 10 soirs sur 12 – pas disponible le soir d’embarquement et le soir de la soirée des officiers. Une gamme complète de cocktail, vins et bière sont disponible avec des hors d’œuvres chauds et froids. Bien agréable après une journée d’excursion. Nous y sommes allés presqu’à tous les soirs, à part nos jours en Israël où nous sommes rentrés tard. L’hôtesse, Juliana, une gentille brésilienne, était disponible à tous les jours au déjeuner, au cocktail ou à son bureau. Elle s’assurait de dire bonjour à tout le monde et c’est avec elle que nous avons réservé notre passage ouvert. Elle nous a donné un excellent service.
Lieux publics: Ce qui particularise cette classe de navire est le grand nombre de salons, de bars et de restaurants. Tous offrent des sièges confortables et il est très facile de trouver un coin pour faire du ‘people watching’ ou pour faire un brin de lecture! De plus, le navire est l’hôte d’une collection imposante d’œuvres d’art contemporain intéressante – d’ailleurs, un petit livre avec la collection complète est disponible dans notre cabine. Ça vaut la peine d’y jeter un coup d’œil.
L’atrium est l’hôte de plusieurs petits coins tranquillité : - au pont 10, on retrouve la librairie, toujours bien garnie mais avec peu de livres français - au pont 9, on retrouve le salon de cartes, toujours très achalandé, avec des jeux de cartes et de société, en plus des sudokus et mots croisés quotidiens (avis aux amateurs, ils sont vraiment difficiles…) - au pont 7-8, un nouveau salon, le Hideaway. Un salon amusant et tranquille avec toutes sortes d’alcôves et de sièges futuristes dans lesquels on peut se nicher! En plus, une station café y est installée – très pratique pour une pause café sans avoir à aller au buffet! - au pont 6, c’est le ILounge, le café internet. Tout en MAC!!! Quel bonheur… J’avoue qu’au début de la croisière c’était un peu infernal car il y avait une file incroyable… mais après deux jours, ça c’est calmé et le staff était très très accommodant et patient!
Le pont 5 est le pont des belles boutiques : Michael Kors, Bvlgari, etc. On y retrouve aussi le Bistro on Five, le Café El Bacio où on peut avoir des desserts à toutes heures du jour (gratuit) et des cafés spécialités ($), et la Gelateria ($). C’est sur ce pont qu’on retrouve aussi les restos de spécialités, le Michael’s Club, l’Agence de voyage etc. Vers le devant du bateau, on retrouve le Central, le cinéma et salle de conférence ainsi que l’accès à la mezzanine du grand Théâtre.
Au pont 4, on peut aller prendre un verre au Martini Bar, toujours bien occupé, ou au bar à vin Cellar Master, qui offre un bar à vin hallucinant où un peut goûter une panoplie de vins à l’once grâce à un système de distribution automatique avec carte à puce ($)! C’est ici qu’on peut aussi magasiner dans les différentes boutiques plus abordables, ou encore aller jouer au casino. Vers le devant du bateau, on retrouve la discothèque Quasar et le grand Théâtre. Le Lawn Club est différent de celui de l’Équinox. L’atelier de verre soufflé a disparu. On peut maintenant prendre tous nos repas ($) sur le 15e pont. Le Porch est un petit café installé tout en haut qui sert des paninis déjeuners et lunch (5$). On peut aussi réserver au Lawn Club Grill pour un repas de grillades. Des alcôves ont été aménagées autour de la pelouse – ces alcôves peuvent être louées à la journée (99$ pour les jours d’escales, 149$ pour les jours en mer), pour de 2 à 4 personnes, avec I-Pad et repas pique-nique. On peut toujours jouer à différents jeux de gazon comme le bocce, les fers etc.
Bien que la température ait été tout à fait propice à la baignade, je n’ai pas fait l’essai des piscines… toutefois, le Solarium est toujours un endroit absolument divin pour passer un après-midi à relaxer! Avec ses nombreuses chaises longues bien coussinées, et les divers fauteuils, ainsi qu’une musique d’ambiance douce, c’est l’endroit tout indiqué pour une petite sieste!
Divertissement : Les spectacles avaient lieu à 20h30 et 22h45. Comme nous soupions vers 19h30, il nous était pratiquement impossible d’attraper la première représentation, et la deuxième était définitivement trop tard…nous avions quand même un itinéraire assez chargé et on devait se lever assez tôt! Nous avons vu une chanteuse, assez moche… plutôt que de sombrer dans un sommeil profond, on a décidé de se sauver après quelques chansons. Nous avons aussi assisté au dernier spectacle avec une série d’artistes – on y a vu un excellent flutiste et un groupe de style Barber Shop intéressant.
En conclusion : Nous avons adoré le Silhouette, encore plus que l’Équinox l’an dernier. Le navire est magnifique, la nourriture excellente, et le service hors pair! Quoi demander de plus? Ah oui, un itinéraire unique et des compagnons de voyage adorables!!!!
Séjour Pré-croisière à Rome : Comme la croisière partait un lundi, j’ai décidé de maximiser mes vacances et de passer quelques jours à Rome avant la croisière, question de passer par dessus notre décalage ‘horreur’ et aussi d’en profiter pour aller voir nos amis de Rome. Après moult recherches et discussions, nous avons décidé de choisir un hôtel en plein centre de Rome, près de la Piazza Spagna. Cette situation nous a permis de profiter pleinement de notre temps là bas et de pouvoir découvrir ce quartier à pieds. Notre choix s’est arrêté sur l’Hôtel Forte, sur la Via Margutta, une petite rue avec de jolis restaurants et de magnifiques boutiques d’antiquités. Distance des marches d’Espagne : 1 minute!!! C’était vraiment super car nous étions près de l’action mais sur une rue tranquille. C’est un petit hôtel situé au 2e étage. Un autre hôtel plus luxueux se logeait au 4 et 5e étage. Un tout petit ascenseur dans une cage grillagée nous rappelait les vieux films français et nous menait au lobby de l’hôtel. Les chambres étaient plutôt petite mais par chance, nous avons eu une chambre triple qui nous a permis d’installer nos deux valises sur le petit lit… La salle de bain était de bonne taille avec un grand bain, douche, bidet etc. Un bon petit déjeuner nous était offert avec une charmante mama italienne pour nous faire le petit café du matin! Comme partout en Italie, on peut obtenir de bons escomptes si on paye comptant – pas surprenant que ce pays soit en chaos économique… J’avais donc opté pour payer comptant. A part une altercation avec la dame de service à notre départ qui avait mal compté l’argent que je lui ai remis, le service était bien. Somme toute, je recommanderais cet hôtel ne serait-ce que pour sa situation idéale. J’avais réservé l’hôtel directement par le site web : http://www.hotelforte.com/eng/home.htm
Après trois visites à Rome et plusieurs tentatives, nous avons enfin visité la Galleria Borghèse où on peut retrouver la plus belle collection de sculptures de Bernini, des œuvres absolument célestes! C’est qu’il faut réserver les billets au moins une semaine à l’avance – ce que j’avais fait cette fois par internet avant de partir. http://www.ticketeria.it/ticketeria/borghese-regolamento-eng.asp#
Nous avons visité le quartier, Piazza di Spagna, Via Condotti, avec ses boutiques chics, Via Babuino, la Piazza del Popolo. J’ai aussi payé une petite visite à la fontaine de Trevi, on ne peut s’empêcher d’aller la voir et la revoir et la magnifique fontaine du Triton. Nous avons vu plusieurs églises magnifiques… à Rome, il y en a pratiquement à tous les coins de rue!
Nous avons fait un festin de spécialités romaines : tortellini al tartufo, saltimbocca romana et tiramisu dans un resto de la Via Margutta : Osteria Margutta. Ce restaurant était recommandé dans mon guide Lonely Planet, et se trouvait tout juste à côté de notre hôtel… c’était parfait et délicieux! http://www.osteriamargutta.it/
Nous avons aussi passé notre dimanche soir avec nos amis romains qui nous ont fait découvrir leur pizzeria préférée à Rome : la pizzeria Ciro sur la Via della Mercede. http://www.pizzaciro.it/
J’ai aussi couru les cafés afin de me régaler des espresso italiens… déformation professionnelle… Je n’ai pas pu tous les faire, mais j’ai réussi à prendre un petit noir au Caffè Greco sur Via Condotti, le plus vieux café de Rome!
Nos transferts ont été assurés par Rome Shuttle Limousine. J’avais tout réservé par internet et avais choisi cette compagnie car elle me permettait de payer sur place avec carte de crédit. À notre arrivée à FCO, le chauffeur nous attendait avec mon nom sur une pancarte et sa voiture, une Mercedès neuve était en parfait état. Par contre le chauffeur qui est venu nous chercher pour se rendre au port, était d’une compagnie différente… notre compagnie manquait de voiture et a demandé à une autre de les dépanner… tout a bien fini, mais ça nous a créé un peu d’angoisse car sa voiture n’était pas en bon état, et en plus, il ne voulait pas prendre ma carte de crédit. Mais après avoir obstinément dit que je n’irais pas au guichet, il a fini par trouver une solution. Le proprio est venu nous rencontrer au poste de péage sur l’autoroute avec une machine à carte de crédit. J’ai envoyé un courriel à la compagnie et lui ai dit que je n’avais pas apprécié le tacot et le service… au retour, nous avons eu le même chauffeur que notre premier transfert avec sa belle Mercedès! Donc je ne leur en tiens pas trop rigueur. Au final, nous avons eu tous les services promis. Le tarif de l’aéroport au centre de Rome – 40 Euros Du centre de Rome à Civitavecchia – 110 Euros De Civitavecchia à l’aéroport – 110 Euros http://www.romeshuttlelimousine.com/
Première escale : Palerme, Sicile – 11 octobre 2011 – Soleil – 24C
À notre réveil, vers 7h00, nous avons eu droit à un magnifique lever du jour qui illumine les côtes de la Sicile… ça commence bien! Petit déjeuner sur le balcon – un peu frisquet, mais la vue est magnifique. Le Silhouette vient doucement prendre sa place au port à côté du MSC Splendida, déjà bien installé.
Le couple d’ami avec qui nous avons fait cette croisière nous avait déniché un tour privé avec un opérateur local. Alors, tel que convenu, nous les avons rencontrés à 8h45 pile afin d’aller retrouver notre guide-chauffeur pour notre journée à Palerme. Le lieu de rencontre était au pied de la statue dans le port… sauf que au port, il y en a 2 statues… on se rend à la première, personne. Notre ami va voir à la deuxième, non plus… Les amis commencent à s’inquiéter un peu, et vont ici et là à la recherche de notre fameux chauffeur. Après une quinzaine de minutes, un retourne vers le bateau pour voir si nous ne l’avions pas manqué au pied de la passerelle, tandis que l’autre part à la recherche d’un téléphone pour le rejoindre. Finalement, la pêche a été fructueuse et notre amie revient avec notre Alessandro… Aussitôt, elle repart pour aller retrouver son mari… Au bout d’une vingtaine de minute, nous retrouvons tous nos poussins et pouvons enfin prendre la route… on a eu une petite frousse momentané, mais tout est bien qui finit bien, et le bonus c’est qu’Alessandro parle un très bon français! Nous embarquons dans le minibus – on ne se chicanera pas aujourd’hui car il y a de la place en masse – direction Monreale.
À environ 8 km de Palerme, il n’y a plus vraiment de distinction entre les deux villes qui se rejoignent maintenant. Mais Monreale est tout en haut des montagnes qui encerclent Palerme. Le point d’intérêt principal est la cathédrale et son cloître. En fait, toute la ville s’est construite autour de l’abbaye bénédictine fondée par le roi normand Guillaume II au 12e s. L’intérieur de la cathédrale est éblouissant. Des mosaïques dorées datant du 12e-13e s. recouvrent les voûtes et les parois de l’église. Elles racontent les histoires de l’Ancien et du Nouveau Testament – dont ma préférée, celle de l’arche de Noé. Au dessus de l’autel, la mosaïque du Christ bénissant est franchement envoûtante, même pour les plus cyniques d’entre nous. Le cloître quant à lui offre une vue intéressante sur les toits de la cathédrale. Mais le point fort est que chacune des colonnes l’entourant offre un motif différent et leurs chapiteaux sont aussi très uniques avec des représentations animales, florales et humaines. Ça me rappelle beaucoup le cloître de Dubrovnik. Après la visite, nous sommes allés attendre notre chauffeur sur un belvédère donnant sur la plaine palermitaine appelée Conca d’Oro, ou la plaine d’or. On lui donne ce nom car autrefois, elle était planté de citronniers et d’orangers ce qui lui donnait une couleur dorée. (Entrée pour la cathédrale et le cloître de Monreale : 6 euros, et pour les +65 ans gratuit).
Nous retournons vers Palerme pour aller visiter les catacombes. Nous arrivons Piazza Cappuccini, car ce sont les catacombes des moines capucins, et alors là… surprise ! Nous ne savions pas trop à quoi s’attendre, à part peut-être une série de tunnels creusés dans le roc. Mais ces couloirs sous terrains accueillent plus de 8000 cadavres momifiés… oui, des cadavres ! Ils sont tous exposés, accrochés au mur ou couchés sur une tablette, vêtus de leurs plus beaux vêtements. Au premier coup d’œil, on avait l’impression d’être dans une maison hantée de mauvais goût d’une fête foraine… mais au fur et à mesure que l’on avance dans ces couloirs, nous réalisons que ce sont de vrais squelettes… Ils sont classés par catégories : les enfants, les femmes, les professionnels, le clergé, les soldats… vraiment, très très macabre. Malgré tout, nous ne regrettons pas cette visite car aucun d’entre nous n’a jamais vu quelque chose comme ça… c’est vraiment unique ! (Entrée pour les catacombes 3 euros).
À la sortie, mon amie et moi allons prendre quelques photos d’un joli petit marché juste en face. De retour au minibus, nous voyons plusieurs personnes dans le bus… que ce passe-t-il ? Je suis prise d’une petite panique de voir ma mère assise au milieu de ces messieurs siciliens… Alessandro nous dit que ce sont des policiers ( ?) qui viennent faire l’inspection de ses permis… bon… on goûte à la police sicilienne… notre chauffeur aurait-il oublié de payer sa cotisation à la bonne cause ??? Ma mère et mon amie ont la folle envie de faire une scène, mais dans les circonstances, s’abstiennent… bonne idée ! Mais nos messieurs nous font perdre un bon 45 minutes… Ils prennent en note toutes les informations du passeport de notre ami, rédigent des constats à n’en plus finir… Le problème, c’est que notre papier de réservation est en anglais, pas en italien, et ces messieurs ne parlent ni ne lisent l’anglais. Il nous faut le papier en italien !!! Quels emmerdeurs… Alessandro s’en tire avec un avis de produire le dit papier en italien dans les 30 jours, sinon… Mais que serait un voyage sans mésaventures ! Surtout quand on voyage avec une princesse et son chat !
On finit par repartir, cette fois pour aller visiter le palais des Normands. Le palais est toutefois fermé pour les visites, mais heureusement, la chapelle Palatine, le clou de cette visite, est ouverte. Bâtie sous le règne de Roger II, entre 1130-1140, elle présente une décoration presque décadente de style arabo-normand. Les mosaïques byzantines étincelantes d’or sont encore plus impressionnantes que celles d’Istanbul ou de Monreale. Un peu déçue de voir une pancarte interdisant les photos, ma crainte est vite oubliée quand nous entrons et voyons les centaines de touristes caméra à la main cliquant à tout vent ! On s’en est donc donné à cœur joie nous aussi ! (Entrée chapelle Palatine 7 euros, +65 ans gratuit).
Il est maintenant temps d’aller faire bombance… toutes ces émotions nous ont creusé l’appétit. Alessandro nous amène dans la vieille ville dans une pizzeria : Ristorante Palazzo Trabucco. Nous profitons de la belle terrasse couverte et nous régalons de pizzas avec une bonne bière.
Avant de monter sur le Monte Pelligrino, un mont calcaire de 606m qui surplombe Palermo, nous faisons un bref arrêt pour voir la cathédrale de style siculo-normand. Mais on commence à faire une overdose de cathédrale, donc on décide de ne pas la visiter et on file vers la montagne. Tout en haut, le sanctuaire de Ste-Rosalie, la patronne de Palerme, est creusé à même le roc. L’église est donc comme une grotte. La montée et la descente sur une route en tête d’épingle nous donne, en plus d’un certain vertige, une vue imprenable sur Palerme et la Conca d’Oro.
Après un petit arrêt ravitaillement pour faire provision d’eau, nous retournons au port, très satisfaits de notre première escale et de ses quelques mésaventures !
De retour sur le bateau, j’ai immédiatement été voir le Service aux passagers pour discuter de notre cabine bruyante. Mais vous connaissez déjà l’histoire ! Nous avons réussi à tout déménager avant de se rendre au cocktail pour rejoindre nos amis à 18h00 !
Haïfa, Israël – Côte Ouest : Megiddo, Césarée, Jaffa, Tel-Aviv et Haïfa – 14 octobre 2011 – Soleil – 25C
Nos deux journées en mer nous ont permis de relaxer, de profiter du navire et de ses activités. Nous avons participé à la dégustation de vin réservée aux membres Elite. Cette fois-ci nous avons dégusté un blanc, rosé et deux rouges. Une belle dégustation toujours intéressante ! De plus, nous avons assisté à quelques présentations de la conférencière invitée, Mary O’Neill de l’institut Smithsonian de Washington. Une dame très connaissante mais avec un timbre de voix, disons… un peu endormant ! J’en ai surement réveillé quelques uns quand elle a demandé à l’audience qui avait entendu parlé du syndrome de Jérusalem… et que je me suis mis à applaudir très fort, et que j’étais la seule ! Comment attirer l’attention sans le vouloir ! Finalement nous avons été au ‘Elegant Tea’ pour les membres Elite… ma seule déception de toute la croisière. C’était mal organisé, le thé était le même qu’au buffet, impossible d’avoir du lait, et en plus, après nous avoir servi les pâtisseries et les scones, ils arrivent avec le saumon fumé et les sandwiches… pas fort ! Mais ces deux journées en mer nous ont redonné l’énergie qu’on avait besoin pour nos quatre jours en Israël !
Comme nous avions 4 jours en Israël et que nous étions 4, j’avais fait les recherches nécessaires afin de trouver un guide privé qui nous accompagnerait pour toutes ces escales. Le tour opérateur que j’avais trouvé l’an dernier était déjà complet, alors j’ai dû utiliser toutes mes ressources avant de trouver notre guide via le site www.IsraelPrivateTourGuide.com qui m’a rapidement mis en contact avec Ofir Horn, un de leur guide. J’ai élaboré l’itinéraire avec les recommandations d’Ofir et après consultation avec mes compagnons de voyage afin de couvrir le plus possible durant nos quatre jours. Quelques jours avant notre départ, Ofir me contacte afin de voir si nous étions ouverts à accueillir un autre couple pour nos excursions… après confirmation que ce couple suivrait notre itinéraire, nous avons accepté en considérant que nous aurions un véhicule plus confortable et une réduction du coût.
Nous voici donc le matin du 14 octobre aux abords de Haïfa, avec un magnifique soleil qui illumine les côtes israéliennes. Le port d’Haïfa est le plus important d’Israël et les raffineries de pétrole donnent un aspect un peu trop industriel à cette belle ville qui s’étend tout autour du verdoyant Mont Carmel. Le navire vient prendre sa place au quai, juste en face des impressionnants jardins Baha’ies. Nous sommes fébriles d’enfin mettre les pieds sur la Terra santa… la terre convoitée par tant de peuples depuis des siècles !
Bien qu’une vingtaine d’autobus soient alignés au pied du Silhouette, les véhicules privés ne sont pas admis sur le port. Nous retrouvons donc notre guide sur l’esplanade du terminal, à quelques minutes de la passerelle. Il arrive à 8h30 pile, notre heure de rencontre. Il nous manque toutefois l’autre couple. Ofir finit par les retrouver, et dès que je vois leur nom sur la pancarte qu’il tient, je me doute qu’il y aura du sable dans l’engrenage… leur nom est Nathanson… un nom d’origine bien hébraïque. Ofir m’a confirmé que le couple qu’il rajoutait à notre groupe était d’origine chrétienne et partageait les mêmes intérêts que nous. En voyant l’air de la dame quand elle nous a vu, j’ai réalisé qu’elle en venait à la même conclusion… nous n’avions pas la tête de gens de confession juive ! En effet, notre super guide leur avait dit que nous étions juifs, alors qu’il nous avait dit qu’ils étaient chrétiens… Pas que ça change grand chose car nous ne voulions pas un tour religieux, mais plutôt une exploration historique, mais le fait reste qu’Ofir nous a un peu manipulé de part et d’autre afin d’avoir 6 personnes dans le groupe. Donc tout le monde était un peu sur ses ergots au moment d’embarquer dans le véhicule… et là, la madame nous dit qu’elle a mal au cœur et qu’elle devra s’asseoir en avant, tout le temps ! Oh la la… ça se passera pas comme ça… Le ton monte… Le début de cette excursion commence bien mal… Ofir tente de nous convaincre, tant bien que mal, que le tour satisfera tout le monde, juif ou chrétien, et que tout ira pour le mieux… Mais l’atmosphère est tendue. Mel, notre nouvel ami, tente lui aussi d’arriver à un compromis avec le guide… Ah oui, il nous dit aussi qu’on fera le jour 2 au jour 1, et le jour 3 au jour 4… car c’est la grande fête de Souccot durant le weekend, donc il y aura foule à Jérusalem…
Nous partons donc en direction de Megiddo, qu’on connaît sous le nom d’Armageddon, le lieu du combat final au jour de l’Apocalypse ! Ce site archéologique, un des plus importants d’Israël, fut habité de 7000 à 500 av. J.-C. et dévoile plus de 25 strates de civilisations différentes. La cité de Megiddo se situait à un endroit stratégique : on dit que sa plaine est la plus fertile de tout Israël, et elle était à la croisée des principales routes commerciales entre l'Égypte et l'Assyrie, une artère importante de l'Empire romain, la Via Maris. Du haut de la cité antique, nous voyons à l’horizon les frontières du Liban, puis le Mont Tabor, lieu de la Transfiguration du Christ. Cette montagne est facilement reconnaissable par sa forme semi-circulaire… comme le dit Ofir, si on demande à un enfant de dessiner une montagne, il dessine le Mont Tabor ! On a pu y voir d’anciennes écuries, qui dit-on aurait hébergé des milliers de chevaux. Bien qu’on les appelle les écuries de Salomon, elle serait plutôt de l’époque d’Achad, roi d’Israël en 874 av. J.-C. Afin de sortir du site, nous devons traverser la citerne. Ofir nous explique que nous devons descendre quelques marches, traverser un tunnel sous terrain d’environ 70 m, puis de remonter une vingtaine de marche… encore une belle histoire de notre super guide… On a dû descendre 180 marches, et en remonter 80 !! Pas la peine de vous dire que ma pauvre maman en a arraché un peu… Mais c’est par ce tunnel que l’eau était acheminée à une citerne tout au fond du trou, afin de la garder à l’abri des envahisseurs potentiels. Imaginez que les habitants devaient faire ce trajet tous les jours pour aller chercher l’eau pour leurs besoins quotidiens ! (Coût d’entrée au parc national de Megiddo : 22 NIS par personne, soit $6 CAD)
Après cette dépense d’énergie sous le soleil ardent, les esprits s’étaient un peu refroidis et nous avons pris la route pour notre deuxième destination de la journée : Césarée. Le village fut établi pendant la période perse (586 av. J.-C.) mais en 30 av. J.-C., il fut donné en récompense à Hérode qui y fit bâtir une large ville portuaire qu'il nomma Césarée en honneur d’Octave Auguste César. Le théâtre datant de cette époque est encore utilisé aujourd’hui pour des spectacles. On peut aussi y voir un ancien hippodrome ou cirque qui fut transformé en amphithéâtre. Un site magnifique aux abords de la mer Méditerranée… d’ailleurs, les israélites en congé ont envahis le site, et des dizaines de petits voiliers sillonnent les côtes. Un peu à l’extérieur du site, nous allons voir l’ancien aqueduc romain qui serpente la côte et ajoute à l’histoire de ce site. (Coût d’entrée au parc national de Césaré: 34 NIS par personne, soit $9 CAD)
Nous avons maintenant l’estomac dans les talons… C’est dans le vieux Jaffa que nous irons luncher. Mais nous devons faire 45 minutes de route avant d’arriver au cœur de cette vieille ville arabe, voisine de la nouvelle Tel-Aviv. Ofir nous propose un restaurant où nous pourrons goûter les spécialités : bien que le service laisse à désirer, la multitude de mezze qui arrivent sur la table nous mettent l’eau à la bouche. J’opte pour un pita falafel tandis que ma mère tente le Shawarma au poulet, mon amie grignote une petite salade et son mari se régale d’une brochette de cœurs de poulets. Le houmous est délicieux et mon falafel remporte, à mon avis, la palme du lunch ! Bien repus, nous partons à la découverte de la vieille ville de Jaffa. Nous traversons le parc de l’esplanade et du jardin HaPisga d’où nous avons une vista magnifique du front de mer de Tel-Aviv. Nous traversons le pont des Vœux où la coutume veut que nous faisions un souhait en touchant notre signe de zodiaque sur la rampe du pont, tout en regardant la mer ! Nous arrivons au cœur du vieux Jaffa, à la place Kika Kedumin. C’est de là que nous partons explorer les petites ruelles où nous verrons la maison de Simon le tanneur. C’est dans cette maison que l’apôtre Pierre aurait logé après avoir ramené Tabitha à la vie… Durant la nuit, il aurait fait un rêve dans lequel il était tenté par toutes sortes d’aliments non cachères… Dieu lui aurait alors dit que tout ce qu’il avait créé était bon pour lui. C’est dès lors que les chrétiens se distinguèrent des juifs et changèrent leur façon de manger ! Grâce à ce songe, on peut maintenant se régaler de cheeseburger, sans trop de remords… enfin, juste quelques uns !
Comme les petites rues du vieux Jaffa étaient un peu ardues, ma mère et notre nouvelle amie avaient décidé de nous attendre. Elles ont donc fait plus ample connaissance, et on a pu voir une nette amélioration de l’humeur de nos nouveaux amis, qui - je dois faire cesser le suspens - resteront des nôtres pour les 4 jours, et deviendront de bons amis ! Après cette randonnée dans cette ville presqu’aussi vieille que l’humanité, nous prenons la route pour traverser Tel-Aviv. Nous y verrons les maisons de style Bauhaus qui font sa renommée, ainsi que plusieurs des nouveaux buildings très modernes. Après tout, Tel-Aviv est toute jeune – elle a été fondée en 1909.
Nous rentrons à Haïfa par l’autoroute mais avant de rentrer au port, nous montons sur le Mont Carmel afin d’aller admirer les magnifiques terrasses des jardins Bahaï. La foi bahaïe est née d’une scission de l’islam chiite, et le Bab, le prophète bahaï, est enseveli dans le mausolée au dôme doré au centre des jardins. Étalés en 19 terrasses de part et d’autre du mausolée, et installés sur le versant du Mont Carmel, ces jardins sont considérés par plusieurs comme la huitième merveille du monde. Leur beauté donne au paysage une sérénité et une harmonie rare autant de jour qu’à la tombée de la nuit… magique ! Quelle façon de terminer cette première journée en Israël…
Haïfa, Israël – Galilée et le plateau de Golan: Nazareth, Capharnaüm, Tabgha, lac Tibériade, plateau de Golan, le Jourdain - 15 octobre 2011 – Soleil – 25C
Ce matin, nous partons sur les traces de Jésus… nous n’avons pas subi de transfiguration hier, pourrons-nous marcher sur l’eau aujourd’hui ? Bien que mon miracle préféré soit l’eau changée en vin !
Nous prenons la route direction Nazareth. Alors que je m’attends à voir un petit village de maisons en pierre, avec une présence chrétienne importante – après tout c’est la ville natale de Joseph et Marie, nous arrivons plutôt dans la plus grande ville arabe du pays ! Mais c’est pour visiter la plus grande église du Moyen-Orient que nous y faisons arrêt. La basilique de l’Annonciation est moderne, elle a été construite en 1964, mais on dit qu’elle a été construite à l'endroit même où l'archange Gabriel apparut à Marie pour lui annoncer qu'elle portait l'enfant de Dieu. La cour de la basilique a été ornée de plusieurs mosaïques provenant de tous les pays chrétiens représentant ‘leurs’ versions de la vierge et l’enfant – la vierge aux yeux bridés, ou à la peau noire ! Nous avons tous eu un choc en voyant celle donné par le Canada… un genre de collage de bouts de bois mi-abstrait, mi-inuit ? Vraiment bizarre… La basilique est constituée de deux églises superposées. Dans celle située au niveau inférieur, se trouve la « grotte de l'Annonciation », où Marie aurait vécu. Un prêtre japonais y célébrait une messe pour un groupe de touristes japonais. C’est dans l'église à l'étage que se réunit la communauté chrétienne catholique de Nazareth. Juste à côté, l’église St-Joseph a été construite sur les ruines de l’atelier où Joseph aurait eu son échoppe.
Nous quittons Nazareth pour le Mont des Béatitudes, aux abords de la mer de Galilée aussi appelée le lac Tibériade. Sur la route, nous passons à Cana, là même où Jésus fit son premier miracle : celui de changer l’eau en vin ! Aurons-nous droit à un petit verre de rouge miraculé ? C’est plutôt une ville un peu déglinguée que nous voyons, avec tout plein de magasins ‘cheap’ aux noms des Noces de Cana à toutes les sauces… un peu décevant. Ça nous rappelle la colère de Jésus face aux vendeurs du Temple…
Nous arrivons finalement sur le Mont des Béatitudes, un endroit magnifiquement bien entretenu, avec de beaux jardins et une vue superbe sur le lac Tibériade. C’est ici que Jésus aurait fait le Sermon sur la montagne, duquel nous viennent les 8 béatitudes dont la fameuse : ‘Heureux les pauvres d’esprit, car le Royaume des Cieux est à eux’, et aussi le Notre-Père ! Après la visite de l’église ornée de vitraux rappelant les vertus, Ofir notre guide nous amène sur la promenade donnant sur le lac et il sort son évangile ! Mais plutôt que de nous réciter quelques versets, il demande un volontaire pour faire la lecture des 8 béatitudes… et oui, je me suis offerte ! J’avoue que c’était assez surprenant… bien que je ne sois pas très dévote, je me suis sentie un peu transportée, tentant d’imaginer tous les disciples buvant les paroles de Jésus.
Prochain arrêt : Capharnaüm… pour nous aujourd’hui, ce terme signifie un lieu un peu désordonné, ou un bric à brac ! Cette connotation vient du fait que cette ville était un lieu de commerce important rempli de marchandises de toute sortes. Mais c’est surtout parce que Jésus y a prêché et séjourné durant l’apogée de son ministère en Galilée que nous la connaissons. Le site appartient aux Franciscains depuis 1894. Ils entreprirent la restauration de la synagogue et de l’église construite sur les ruines de la maison de St-Pierre. C’est ici que Jésus aurait vécut avec Pierre et sa belle-famille. La synagogue date d’environ un siècle après la crucifixion, mais on voit encore très bien le mikveh de la synagogue précédente sur laquelle elle a été construite, celle-là même où Jésus aurait prêché. Plusieurs fondations des habitations datant du 2e s. av J-C sont encore bien visibles. Notre guide n’a pas manqué de nous faire remarquer le grand nombre de symboles juifs inscrits dans le marbre du fronton de la synagogue – la grenade, l’étoile de David, les raisins… une autre marque d’appartenance de cette terre qui appuie leur revendication !
On commence à avoir l’estomac dans les talons… mais avant de pouvoir s’attabler, il nous reste une petite visite à faire à Tabgha, l’Heptapegon, le lieu où Jésus fit la multiplication des pains et des poissons. Cette petite église byzantine est pavée de superbes mosaïques du 5e s. Elles représentent les plantes et animaux divers ainsi que la scène des pains et poissons. L’église abrite la pierre où Jésus aurait déposé les 5 pains et 2 poissons qu’il multiplia pour nourrir une foule de 5000 personnes.
Parlant de poisson et de pain… on a faim !! Nous prenons la route pour se rendre à un restaurant sur une des plages du lac Tibériade. Le restaurant est rustique, un peu comme une cabane à sucre ! Mais aussitôt assis, une parade de mezzés arrivent devant nous… houmous, taboulé, aubergine, salades, pain pita moelleux… c’est un vrai régal. Puis, on vient prendre la commande… quoi ? C’est pas ça le repas ? Notre table s’aventure avec des kibbehs, d’autres tentent le poisson… le St-Pierre ! Evidemment, nous sommes à quelques mètres du lac hôte de pêches miraculeuses ! Le poisson est servi avec tous ses attraits naturels… pas que je sois bouche fine, mais je n’ose pas et demande qu’on me le fasse en filet… mais la photo est beaucoup plus spectaculaire dans l’assiette de notre guide !
Après ce copieux repas, arrosé de bonne bière israélienne, la Gold Star, nous reprenons la route, cette fois direction Nord, vers le plateau du Golan. Je dois dire merci à nos nouveaux amis juifs qui se sont joints à notre groupe car c’est eux qui avaient demandé à inclure cette région dans l’itinéraire de la journée. Comme nos visites en Galilée étaient assez centrées sur la vie de Jésus, nous avons accepté d’ajouter cette région que je ne connaissais pas… quelle chance, car ce fut toute une révélation pour moi. Ce fut aussi une opportunité incroyable pour Ofir, notre guide de nous faire une leçon d’histoire et de parler de la guerre et des conflits qui perdurent avec la Syrie. En fait, cette région est encore contestée. Ce plateau qui borde de lac de Tibériade, procure un accès privilégié à de l’eau, une ressource des plus importantes pour ces pays assez arides. Selon Wikipédia : Le plateau du Golan est une région du sud-ouest de la Syrie occupée par Israël suite à la guerre des Six Jours de 1967 et annexée par l’État hébreu le 14 décembre 1981. Cette annexion de la région a été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies et n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Pas surprenant de voir que les routes sont bordées de bunkers… Comme je ne connaissais pas vraiment l’histoire de cette région, nous l’avons traversé sans que je ne me pose beaucoup de questions sur le statut ou même la sécurité d’être ici… c’est en approfondissant mes lectures au retour que j’ai réalisé que cette bande de terre est encore revendiquée par la Syrie, et qu’à tout moment un conflit pourrait éclater. Mais disons que la Syrie a d’autres chats à fouetter en ce moment, mais quand même… Toutefois, cette région est d’une grande beauté. Nous sommes passés près des frontières avec la Syrie, et au triangle où se joignent les frontières non officielles de la Jordanie, de la Syrie et d’Israël.
Nous faisons un arrêt à un belvédère, le Peace Vista, d’où nous avons une vue absolument spectaculaire sur le soleil se couchant sur la mer de Galilée. Nous voyons aussi les nombreux villages qui bordent le lac, qui furent attaqués par les syriens durant la guerre. Suite à l’annexe du plateau par Israël, les arabes ont été chassés mais les israéliens ont permis aux Druzes de rester en place. J’ai été extrêmement perturbée de voir un soldat armé d’un M-16 se baladant sur le belvédère avec sa fiancée et ses parents. Je vole une photo furtive car je trouve vraiment ironique d’être à la place ‘Peace Vista’ et de voir ainsi un soldat armé… sa mère s’avance alors vers moi et entame la conversation avec moi ! Elle est curieuse de savoir d’où nous sommes. S’ensuit une conversation un peu bizarre avec ce couple de parents si fiers de leur garçon, de 19 ? 20 ans ? qui vient d’être nommé capitaine ! Comme il porte son arme, je lui demande s’il est en devoir, espérant qu’il me réponde qu’il était en permission. Mais non, il est bien en devoir, son arme est chargée, et il a pris quelques minutes avec ses parents et sa fiancée avant leur départ… Il faut avoir beaucoup d’ouverture d’esprit pour tenter de comprendre ce mode de vie… mais malgré tout, j’ai peine à comprendre cette motivation profonde à défendre cette terre et ce peuple à tout prix… celui de la vie de la jeunesse israélienne. Mais nous ne sommes pas là pour juger ou imposer notre vision, mais pour apprendre, et tenter de comprendre… pas facile.
Nous reprenons la route afin de revenir au sud de la mer de Galilée, là où le Jourdain prend sa source. Nous faisons une brève visite au kibboutz Degania. C’est le tout premier kibboutz au monde, fondé en 1910. Rien de très impressionnant – des habitations, des parcs etc. Mais la proximité au lac de Tibériade et donc à un approvisionnement abondant en eau permet une agriculture foisonnante. Une ferme de poulet est aussi administrée par ce collectif. Le plus cocasse est que nos amis juifs nous racontaient que leur belle-fille avait passé quelques mois dans un kibboutz dans sa jeunesse. Ils décident de lui téléphoner (en Floride) et quelle surprise d’apprendre que c’est dans ce même kibboutz qu’elle vécut ces quelques mois en Israël !
À peine quelques kilomètres plus loin le Yardenit est un lieu de baptême où les croyants tout de blanc vêtus, chantant et priant, attendent en file afin d’être immergé pour recevoir le baptême. Le bassin de baptême est situé au bord du Jourdain, niché au milieu de grands eucalyptus et de la magnifique végétation des rives du fleuve. Des gens de partout s’y retrouvent pour chanter et célébrer leur foi… Nous avons rencontré des gens de la Côte d’ivoire, des Philippines. Le baptême est gratuit, mais on doit payer 10$ pour la robe baptismale et l’utilisation des salles pour se changer. Le jour étant tombé, nous avons repris la route direction Haïfa. Nous sommes arrivés vers 19h30, exténués après cette journée vraiment bien remplie…
Demain, départ tôt à 9h00 pour traverser le désert de Néguev et la visite de Massada et notre baignade dans la mer Morte !!
Ashdod, Israël – Massada et la mer Morte - 16 octobre 2011 – Soleil – 25C
Le port d’Ashdod est un grand port, très commercial. Seules les autobus des excursions organisées par Celebrity sont autorisées sur le quai. Les gens qui ont des tours privés, ou ceux qui veulent sortir du port doivent prendre un autobus-navette (gratuite) pour aller jusqu’à un petit terminal, de l’autre côté de la guérite du port. Nous rejoignons nos compagnons mais ce matin, il nous manquera un joueur… Ma mère a trouvé la dernière journée éreintante et elle craint le soleil tapant du désert. Elle a donc décidé de se reposer et de garder son énergie pour Jérusalem demain – sage décision !
Nous quittons Ashdod à 9h00. La route est longue pour se rendre à Massada, et nous fera traverser une partie du désert de Néguev. C’est assez impressionnant de voir ces dunes de rocs et de sable, sans végétation. On a même vu quelques panneaux de traverses de chameaux ! Le désert est parsemé de quelques villes bédouines. Selon Wikipédia, le Néguev constitue 60 % de la surface d'Israël mais n'abrite que 8 % de sa population, dont une forte communauté de Bédouins (25 % de la population régionale). La population de Bédouins, qui sont des citoyens arabes, est estimée à 160 000 personnes. La volonté des autorités israéliennes serait de les sédentariser, et à ce titre, ils ont été dirigés en grande partie vers des villages construits par le gouvernement. Une autre moitié est restée sur ses terres d'origine, dans des villages qui ne sont pas reconnus et où les conditions d'existence sont précaires en raison de l'absence d'infrastructures et des démolitions exercées par les autorités israéliennes. La situation est conflictuelle entre les autorités israéliennes et la population bédouine, et des incidents se déroulent de manière récurrente. Ça vous rappelle quelque chose ? Plus ça change, plus c’est pareil… c’est exactement les mêmes problèmes que la Canada vit avec ses premières nations, qu’on a voulu sédentariser, puis caser dans des villages qu’ils ont brûlés pour se chauffer… Comme les arabes ne paient pas de taxe en Israël (au grand dam des juifs !!), ils ont peu de ressources municipales pour bâtir et maintenir leurs infrastructures. C’est pourquoi les cités arabes sont souvent un peu mal en point et en laisser-aller. Quant aux bédouins, ils s’abritent avec ce qu’ils trouvent. On a vu une clôture faite de vieilles voitures empilées !
A mi-chemin, nous avons fait un arrêt pour aller prendre un café au Aroma, une chaine de café israélienne ‘à la’ Starbucks. J’avoue qu’avec le café infect du bateau, un bon espresso double bien serré sera le bienvenue ! Que ne fut ma surprise de voir que la belle jeune fille devant moi dans la file portait une carabine en bandoulière… Quand j’ai demandé à Ofir pourquoi elle portait une arme, il m’a répondu qu’elle était avec un groupe de scouts ! Pensant avoir mal compris où que la traduction du guide était erronée, je lui explique qu’en anglais, les scouts vont dans les bois pour identifier des arbres, apprendre à lire une boussole et à faire des nœuds… Oui, oui, dit-il. C’est ça, ici aussi ! Alors pourquoi une carabine ? Pour protéger son groupe… pas rassurant je vous dis, et définitivement quelque chose à laquelle je ne peux pas m’habituer.
Ce trajet de quelques heures nous a permis de nourrir plusieurs discussions, disons, assez épineuses ! D’avoir un couple juif américain modéré amenait un peu d’équilibre dans ce discours un peu propagande, mais nous étions curieux de comprendre pourquoi ce peuple confond citoyenneté et religion, écrit biblique et acte de propriété… enfin, les grandes questions auxquelles nous n’auront pas de réponses, et que depuis plus de 10 000 ans, causent les conflits entre les peuples de Palestine et du Moyen-Orient…
La route sinueuse entre roc et sable est impressionnante. À un moment donné, nous commençons à voir des marqueurs d’altitude : 500m, 400m, 300m, 150m, puis, -100m, -200m jusqu’à ce que nous arrivions à la mer Morte à -417m !
Nous sommes arrivés à Massada à midi pile, en plein soleil ! Il fait vraiment chaud, et pas un arbre pour s’abriter. Nous avons immédiatement été voir le petit diaporama qui nous raconte l’histoire tragique de Massada. Dressée sur un éperon rocheux, Massada est une forteresse naturelle d'une beauté majestueuse qui domine la mer Morte en plein désert. Les zélotes, des juifs soulevés contre les Romains, s'y réfugièrent en 66 av. J.-C. Les Romains installèrent des camps tout autour de la forteresse et coupèrent les juifs de tout contact extérieur et d’approvisionnement. Mais plutôt que de se rendre, les 967 hommes, femmes et enfants se donnèrent la mort dans un suicide collectif. Ce suicide marquât la fin de la Palestine juive et ce siège est devenu le symbole de l'État moderne d'Israël … Live Free or Die ! Une visite à Massada est comme un rite de passage pour les écoliers israéliens et c’est aussi ici que prête serment les unités de l’armée : « Massada ne tombera pas une nouvelle fois ».
Ce palais-forteresse fut construit dans le style classique du début de l'empire romain par Hérode le Grand, roi de Judée, qui régna de 37 à 4 av. J.-C. Les camps militaires, les fortifications et la rampe d'assaut qui entourent le monument sont l'exemple le plus complet de travaux de siège de l'époque romaine conservés jusqu'à ce jour.
Deux choix s’offrent au visiteur pour escalader ce promontoire de plus de 450m. Le sentier du serpent, qui zigzague sur le versant est et qui prend environ 1 heure à escalader, ou encore le téléphérique… le choix est facile ! La vue d’en haut est à couper le souffle. On voit le désert à perte de vue, la mer Morte aux couleurs pastel tout en bas… mais on peut aussi voir les vestiges de plusieurs des camps romains qui ont assiégés les juifs de Massada pendant plusieurs années.
Nous avons passé environ deux heures sur les vestiges au gros soleil. La seule source d’ombre que nous avions provenait des parapluies que mon amie avait apportés ! Quelle prévoyance… Après la visite, on a pris une bouchée dans le centre d’accueil du parc de Massada. De tous les restaurants de la petite foire alimentaire, c’est le McDonald qui fut l’heureux élus de tous ! Comment passer à côté d’essayer un Big Mac en terre israélienne ! Mais l’expérience n’était pas des plus heureuses… plutôt sec ! (Coût d’entrée, montée et descente en téléphérique : 72 NIS par personne soit 20$ CAD Trio Big Mac chez McDo : 34 NIS soit 9,25$ CAD)
Nous quittons Massada pour se rendre à la plage pour notre baignade dans la mer Morte. Nous allons à Mineral Beach, une plage rendue encore plus célèbre par la récente visite du photographe Spencer Tunick, celui-là même qui fait de grandes fresques urbaines avec des personnes nues… et c’est à Mineral Beach que se sont réunis plus de 1200 personnes pour faire des photos en vue d’une campagne de sensibilisation pour sauver la mer Morte. http://naturisme-bio-famille.fr/spencer_tunick__mer_morte__mer_nue_3289.htm Un mois plus tôt et nous aurions pu passer à la postérité !
Mais notre petit groupe était plutôt frileux à l’idée d’aller faire saucette dans la saumure un peu grisâtre de cette mer qu’on dit si bienfaisante pour la peau et le système nerveux. Alors que la salinité moyenne de l’eau de mer varie entre 2 et 4 %, celle de la mer Morte est d’environ 27,5 %. Aucun poisson et aucune algue ne peuvent donc subsister dans de telles conditions. Et c’est cette grande teneur en sel et en minéraux qui lui donnât le qualificatif de « morte ». Mais ne reculant devant rien, j’enfile mon maillot et accompagné de notre nouvel ami de Floride, nous mettons l’orteil dans la mer ! Ouch… on nous avait avisé de ne pas se raser et de faire attention à ne pas se couper… J’ai vite compris ce que mettre du sel sur une plaie voulait dire… j’avais une petite ampoule sur le pied… Mais la sensation enivrante de se sentir soulever par l’eau m’a vite fait oublier mon petit bobo ! Impossible de nager ou se mettre sur le ventre… on flotte comme des bouchons ! C’est vraiment une expérience unique et extrêmement relaxante. De gros bidons de boue sont disponibles sur la plage afin de se badigeonner et se faire le traitement ultime ! J’ai plutôt choisi de prendre la boue du fond de la mer et de me faire un petit traitement sur le haut du corps… C’est fou comme ça adoucit la peau ! Après cette trempette bienfaisante, une bonne douche s’impose car l’eau nous laisse un film presque gluant sur la peau. Mais une fois rincé, la sensation est très agréable.
Nous repartons de la plage vers 18h00 au moment où le soleil couchant teinte de rose et d’orangé la rive jordanienne de la mer Morte… vraiment spectaculaire. Après avoir traversé un poste frontalier nous faisant entrer en Cisjordanie, nous faisons un arrêt rapide à Qumrân. Qumrân est un site archéologique constitué de 11 grottes dans lesquelles on a retrouvé, entre 1947 et 1956, les plus anciens manuscrits hébraïques actuellement répertoriés, connus sous le nom de manuscrits de la mer Morte, et d'un cimetière d'environ 1000 tombes. En fait, ce serait un berger bédouin qui a trouvé les premiers manuscrits. Il aurait voulu utiliser le cuir pour s’en faire des sandales, mais le cordonnier a rapidement vu la valeur de ces parchemins et les a donnés aux autorités. Ils ont trouvé plus de 900 parchemins qui relatent la vie de cette communauté. On dit que ces gens vivaient un peu comme des moines et que Jean-Baptiste aurait vécut parmi eux pendant 3 ans.
Nous avons donc longé la mer Morte sur toute sa longueur, du sud au nord. Nous avons passé un autre poste de contrôle avant Jérusalem, tout près de Jéricho – une des plus vieilles cités du monde, puis traversé tout Jérusalem par l’autoroute 1 qui nous a ramené à Ashdod vers 19h00. Quelle journée… si différente des deux autres en Israël. Décidément, ce pays nous réserve des surprises à chaque jour.
Je retrouve ma mère qui a pu lézarder et se reposer toute la journée. Bien que j’aurais aimé qu’elle puisse voir le désert et la mer Morte, c’était quand même une journée très aride et fatigante. Elle aura toute l’énergie nécessaire pour notre dernière journée en Terre Sainte. Demain… Jérusalem !
Ashdod, Israël – Jérusalem - 17 octobre 2011 – Soleil – 25C
Comme nous sommes en pleines célébrations du Souccot et que tous les juifs sont en congé, notre guide nous avait proposé de partir plus tôt afin d’éviter les embouteillages et de faciliter notre visite au mur des Lamentations. On nous a dit qu’il y avait tellement de monde hier que les gens n’avaient pas pu se rendre au mur. Notre petit groupe était donc sur la première navette et au terminal à 7h30 pour rencontre Ofir. Nous avons pris la route et sommes arrivés à Jérusalem en moins d’une heure !
Notre premier arrêt fut sur le Mont des Oliviers d’où nous avons une vue imprenable sur la vieille ville de Jérusalem dominée par le dôme du rocher. Toute la ville est ocre… Jérusalem a une loi par laquelle tous les bâtiments doivent être construits avec la pierre de Jérusalem. La seule dérogation visible est le dôme du rocher dont les murs sont en tuiles bleues, mais le dôme doré vient rétablir l’équilibre esthétique de la ville. L’ensemble est saisissant. A nos pieds se trouve le plus grand cimetière juif au monde. Selon la tradition juive, le Messie, qui amènera la résurrection des morts, passera en premier lieu par le Mont des Oliviers avant d'entrer dans Jérusalem. C'est donc les personnes enterrées en ce lieu qui seront les premières ressuscitées. On peut voir la porte Dorée, qui date de l’époque d’Hérode. Elle a été murée au 7e s. par les musulmans afin d’empêcher le Messie d’accéder à la ville – comme si le Messie ne pouvait pas passer au travers de quelques briques !
Nous sommes redescendus au pied du Mont des Oliviers pour aller visiter le jardin de Gethsémani et l’église de Toutes-les-Nations. Ces dans ces jardins, autrefois une grande oliveraie, que Jésus aurait prié seul la nuit de son arrestation et que Judas l’aurait renié. On dit aussi que Judas se serait pendu à l’un de ces arbres. Les oliviers de ce jardin sont parmi les plus anciens au monde. Certains experts disent que trois d’entres eux auraient été plantés il y a plus de 2000 ans ! L’église est assez récente, 1924, et présente un magnifique fronton de mosaïques enluminées d’or représentant Jésus portant les souffrances du monde.
Nous allons enfin vers la vieille ville. Ofir a stationné la voiture dans le centre commercial Mamilla, tout près de la porte de Jaffa. Déjà si tôt, la ville fourmillait de monde, mais plutôt que d’être pris d’assaut par les touristes, la ville était plutôt assaillie par les israéliens qui venaient y célébrer Souccot. Habillés de leurs habits des jours de fête, toutes les tribus juives s’étaient donné rendez-vous, ajoutant à l’aura définitivement mystique ce la vieille ville de Jérusalem.
Nous avons franchi le mur par la porte de Jaffa, puis, nous avons arpenté les petites ruelles du quartier chrétien jusqu’à la Basilique du St-Sépulcre, le site chrétien le plus sacré de la vieille ville. L’église se dresse sur le site du Golgotha, le lieu de crucifixion de Jésus, et sur la grotte où il aurait été enterré. La basilique comprend un certain nombre de reliques et de lieux sacrés dont les cinq dernières stations du chemin de croix. Elle appartient aujourd’hui à plusieurs sectes chrétiennes, dont les franciscains et les grecs orthodoxes, qui chacune pourvoit à l’entretien de partie spécifique. On y trouve la Pierre de l’Onction, où Jésus aurait été lavé après son supplice. Puis au milieu de la rotonde, on entre dans le tombeau proprement dit. Des cierges et lanternes illuminent une minuscule pièce où on ne peut être que deux personnes à la fois. Une dalle de marbre recouvre le rocher sur lequel le corps de Jésus aurait été déposé. Les groupes de croyants défilent devant les différentes stations du chemin de croix, déposant des vêtements, des médailles, ou tout ce qu’ils trouvent, dans l’espoir d’obtenir un peu de la sainteté de ces lieux. C’est émouvant et troublant à la fois. Cette image montre bien comment l’église a été construite sur le mont du Calvaire et la grotte de sépulture. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Site_de_la_tombe_du_Christ.JPG
Nous poursuivons notre exploration par le quartier musulman. Nous traversons le souk avec les étals de toute sorte… vraiment, on y trouve de tout, des épices aux fruits séchés, des souliers aux vêtements sexy… de tout pour tous ! Nous arrivons sur le Cardo, au cœur du quartier juif. Après la répression de la révolte juive de 70 par les troupes Romaines, l'empereur Hadrien entreprit la reconstruction de Jérusalem sur le modèle romain et les nouveaux plans de la ville incorporaient un cardo avec colonnades, une avenue principale avec galerie couverte de part et d’autre, allant du nord au sud. Ce cardo fait encore aujourd'hui partie de la ville de Jérusalem. Des puits nous permettent de voir les couches successives d’un mur datant du premier et deuxième Temples.
Nous arrivons enfin au Mur des Lamentations ou Mur occidental, le lieu le plus saint des Juifs. Il est situé sur une esplanade pouvant accueillir 250 000 fidèles. C'est ici qu'eut lieu le sacrifice d'Isaac et que Salomon éleva le Temple dans lequel il déposa l'arche d'Alliance. Détruit par Nabuchodonosor, il fut reconstruit par le roi Hérode (vers 20 av. JC), puis à nouveau détruit par les Romains en 70. Le Mur occidental constitue le seul vestige de ce Second Temple. Les juifs pieux y viennent pour réciter les textes saints, de même qu’une foule de touristes de la diaspora qui y vient pour se recueillir sur ces ruines, symbole de la nation juive. Comme les juifs célèbrent Souccot, l’esplanade est remplie ! Des dizaines de jeunes garçons y étaient pour faire leur Bar-Mitzvah, un rite initiatique par lequel le jeune garçon juif marque sa majorité vers 13 ans. Nous sommes descendus sur l’esplanade en se frayant un chemin au travers tous ces fervents aux habits tous plus spectaculaires que les autres ! Robes de soie noire, chapeau de fourrure, boudins bien serrés… On n’aurait pas pu mieux tomber ! Bien que les femmes puissent aussi se rendre au mur pour y glisser leur prière écrite sur un petit papier, elles sont séparées des hommes. Un mur grillagé permet aux mères, sœurs, cousines, tantes, de regarder d’un œil lointain, la cérémonie où leur petit devient homme. Certaines des femmes poussaient de forts youyous – ces longs cris de joie aigus et ondulés qui manifestent leur joie ! Plutôt que de jouer du coude pour se rendre jusqu’au mur, nous avons plutôt profiter de notre temps pour absorber tout ce qui se passait ici… se rapprocher du mur grillagé relevait de l’exploit avec toutes ces femmes qui tentaient tant bien que mal de participer de loin à ces célébrations. Après ce bain de foule bigarrée, nous sommes sortis de la vieille ville par la porte des Immondices, et nous avons sauté dans un taxi pour retourner au stationnement du minibus.
Nous avons quitté la vieille ville en traversant le chic quartier de Mamilla dominé par le chic hôtel King David. Un magnifique complexe de tours à condo y a été construit – le Holy Land. Mais le complexe n’a pas connu le succès escompté car les juifs ne peuvent pas utiliser d’ascenseur le jour du Sabbat ! Nous avons passé près de la ville de Beth’léem, puis avons poursuivi vers le restaurant du monastère orthodoxe St-Élie où nous avons dîné. Le restaurant offrait trois types de buffets, bar à salade et mezze, plats chauds ou barbecue. C’était parfait ! On a même pu goûter une bière palestinienne de Ramallah, la Taybeh.
Ofir nous dit que le restant de la journée sera au musée Yad Vashem, un musée sur l’holocauste… je suis furieuse. J’avais spécifié à notre guide que nous ne voulions pas visiter de musée, car nous voulions passer plus de temps dans Jérusalem. Nous finissons pas comprendre qu’il avait promis au couple qui nous accompagnaient qu’ils pourraient en faire la visite. En fait, même sa femme ne voulait pas visiter ce musée… Aucun doute qu’on peut y passer plusieurs heures, ma mère et moi avons visité celui de Berlin l’été dernier et y sommes restés plus de 6 heures. Mais une fois suffit. De plus nos amis avaient aussi spécifié qu’ils ne voulaient pas s’attarder à des musées. Mais le mal était fait, nous étions au musée avec peu d’option. Nous avons donc profité des chaises à l’extérieur et avons relaxé pendant une heure et demie, temps accordé à notre ami pour faire une petite visite express.
Nous sommes partis de Jérusalem vers 15h30. Afin d’éviter le trafic, nous avons emprunté une route secondaire, étroite et sinueuse, qui traverse de magnifiques boisés. La route a été assez rapide et nous étions de retour à Ashdod vers 16h30… Yeah, on allait pouvoir enfin profiter de notre 5 à 7 Elite !
C’est ainsi que se sont terminés nos 4 jours en Israël… Qu’est-ce que j’en retire ? · Que les guides, peu importe leur allégeance, nous donnent toujours ‘leur’ version de l’histoire… · Une toute nouvelle perception de ce pays… d’ailleurs, depuis notre retour, il n’y a pas eu une journée sans qu’on entende parler d’Israël. · Je suis encore plus perplexe qu’avant quant aux chances des israéliens et des palestiniens de ne jamais arriver à une entente de paix. · J’ai découvert un peuple prêt à tout pour avoir raison… pour justifier leurs revendications… mais qui valorise aussi la vie de leurs soldats par dessus tout… * · J’ai découvert un pays riche d’histoire avec des paysages magnifiques et des régions qui m’étaient encore inconnues. · J’aurais passé beaucoup plus de temps dans la vieille ville de Jérusalem… la ville sainte des trois grandes religions monothéistes, convoitée par tous les peuples de tous les temps… il y a tant à découvrir. Je devrai y revenir ! · 4 jours en Israël et tout ce que j’ai réussi à acheter : 6 bouteilles d’eau, un paquet de gomme et une bouteille de vin… décidément, notre guide ne poussait pas les opportunités shopping ! La prochaine fois, je me garderai un peu de temps pour les marchés de la vieille ville…
* Dernière note… au sujet du soldat Gil’Ad Shalit. Dès notre arrivée en Israël, ce nom était sur toutes les lèvres et de toutes les discussions. Gil’Ad Shalit est un soldat de l’armée israélienne qui a été pris en otage par le Hamas et détenu depuis 5 ans sans aucun contact et dans des conditions très précaires. La veille de notre arrivée, l’Égypte a annoncée qu’elle avait réussi à négocier une entente entre la Palestine et Israël afin de relâcher le soldat Gil’Ad Shalit contre 1027 prisonniers palestiniens… Le soldat sera remis à l’armée israélienne le mardi 18 octobre, le lendemain de notre départ. La nouvelle ne fait pas l’unanimité. Les israéliens sont divisés sur cette entente car beaucoup trouvent le prix à payer beaucoup trop élevé, surtout les familles qui ont perdus des membres dans les attaques terroristes. Toutefois, Israël tient à démontrer à ses soldats que leur vie est entre bonne main, et que tout sera fait pour eux… Ça donne froid dans le dos…
En mer - 18 octobre 2011 – Soleil – 19C
Après quatre jours intensifs en Israël, cette petite journée en mer était la bienvenue ! D’ailleurs, je me suis couchée complètement vannée hier soir, manquant même le départ d’Israël à 22 heures. Et je me suis levée à 9h30… je ne sais pas depuis combien de temps j’ai dormi aussi tard… je suis plutôt du genre à être debout à 5h30-6h00 ! J’étais toute déboussolée. Après un déjeuner tardif au buffet, qui m’a confirmé que nous étions loin d’être les seules à avoir fait la très grasse matinée, nous avons été s’installer dans les coins fauteuils du Lido où nous avons paressé une bonne partie de l’après-midi. Nos activités de la journée se résument à lecture, sieste, écriture, sieste, jeux de cartes, sieste, vous voyez le genre ! Evidemment, nous avons retrouvé notre groupe de gais lurons au cocktail 5 à 7, qui fut suivi d’un excellent souper au Grande Cuvée !
Mykonos, Grèce - 19 octobre 2011 – Soleil – 25C
Après une journée de paresse incroyable, mes bonnes vieilles habitudes ont repris et je me suis réveillée très tôt. Je suis sortie sur le balcon pour écrire un peu au fil de l’eau et pour voir poindre le jour derrière l’île de Mykonos… quel bonheur. Le ciel était sans nuage et se teintait d’orange et de rose, au fur et à mesure que le soleil montait dans le ciel. La lumière dévoilait doucement les maisonnettes blanches agrippées aux flancs de l’île. Ces maisons toute blanches de chaux aux portes et volets bleu ciel font la renommée de cette île grecque, ainsi que ses moulins à vent, et son pélican Petrus !
Plusieurs navires mouillaient déjà les eaux entourant Mykonos, l’Amadea et le Thomson Spirit. Le Silhouette lui est venu s’accoster au port commercial, à quelques kilomètres du centre de l’île. Une navette (7$ par personne pour la journée) était disponible pour nous conduire près du centre. Comme nous n’étions pas pressée, nous sommes partis peu après 9h00. En moins de 10 minutes nous étions arrivées. Mykonos se découvre simplement en flânant à travers ses petites ruelles sinueuses qui montent et descendent vers la mer. C’est le paradis du shopping car on retrouve des dizaines de jolis boutiques avec vraiment de tout. Comme j’ai été privée de shopping en Israël, je me suis un peu reprise ici ! Nous n’avons pu résister à prendre un petit café et un baklava à l’une des terrasses devant le vieux port tout en regardant les pêcheurs vendre leurs prises du jour. Le café était bon, mais le baklava décevant… c’est vrai que ceux de chez Adonis* sont difficiles à battre ! J’avais une quête, celle de découvrir les fameux moulins à vent de l’île. Mais bien que nous suivions les indications des habitants, le dédale de ruelles nous a perdu… finalement, la faim nous a guidé jusqu’à la taverne Babulas où nous avons fait bombance avec un repas de mezzés grecs : saganaki – un fromage de brebis poêlé et flambé, puis le tzatziki, le taramasalata, la pâte d’ail, et des pitas rôtis à l’origan et fleur de sel… Le tout accompagné d’une bonne bière locale… le bonheur.
Après avoir raccompagné ma mère au Silhouette, ma quête n’était pas complète… je devais trouver les moulins et peut-être même pousser ma chance jusqu’à rencontrer Petrus, le pélican fétiche de l’île ! Je suis donc retournée au centre, déterminée à cocher de ma liste ces deux ‘musts’ de Mykonos. J’ai repassé plusieurs des petites ruelles et tout à coup, au bout de l’une d’elles, les voici : cinq moulins à vent majestueux se dressant devant moi. Ces moulins sont devenus la marque de commerce de Mykonos. Ils datent du 16e s. et auraient été construits par les vénitiens. Aujourd’hui, il n’en reste que 16 sur toute l’île. Après une séance photo, je me retrouve dans le quartier de la ‘Petite Venise’ où les maisons donnent directement sur la mer, plusieurs ayant des balcons suspendus au dessus de l’eau. Une foule de café, restaurant et boîtes de nuit y sont installés. Devinez sur qui je suis tombée… et oui, Petrus en personne ! Un beau pélican tout blanc, recevant des câlins des touristes attablés dans l’un des restaurants. Mais je le croyais gris ce Petrus… le proprio du resto m’explique alors que le ‘vieux’ Petrus s’était fait écrasé par la voiture d’une touriste anglaise il y a quelques mois… ils ont donc dû le remplacer. Imaginer cette dame et la culpabilité qu’elle a dû ressentir d’avoir tué l’emblème de ce peuple ! Contente d’avoir pu cocher mes deux items de ma liste, je suis rentré en zigzagant à travers les ruelles bordées de jolies maisonnettes blanches.
Mykonos est une petite île facile à découvrir par soi-même. J’ai aimé prendre le pouls de la place en déambulant à travers les rues typiques, en s’imprégnant des effluves de la mer et de celle du marché de poisson, en dégustant les spécialités de la place en regardant les touristes passer, et en faisant de belles surprises au gré de ma promenade. Le seule hic de ma journée est le touriste malotru qui m’a éternué dessus… j’ai senti son virus entrer dans mes veines et se répandre… et en effet, rendu à l’heure du souper, j’étais complètement congestionnée… Mais la croisière tire à sa fin, je pourrai profiter des deux derniers jours pour me reposer et reprendre du mieux !
* Adonis est une épicerie libanaise montréalaise Pour les photos de Mykonos:
En mer - 20 octobre 2011 – Soleil – 19C
Notre dernière journée en mer… rien de bien spécial au programme aujourd’hui ! On en profite pour explorer le bateau, lire, jouer aux cartes. Mais ce qui retient l’attention aujourd’hui c’est la mort du colonel Khadafi qui a été capturé et tué à Syrte, son village natal. C’est un peu bizarre de penser que tout ça se passe pas trop loin d’où nous sommes…
Dernière soirée formelle et souper de gala : Gravlax, tartare de bœuf, tournedos Rossini avec foie gras, assiette homard mélange (1/2 queue de homard, risotto au homard, crevettes et pétoncle)… tout était excellent ! Ma grippe me fait un peu souffrir, mais heureusement, nous gagnons une heure ce soir, donc on pourra ronfler un peu plus longtemps demain!
Naples - 21 octobre 2011 – Soleil – 19C
Bien que j’avais l’intention de me joindre à nos amis pour aller visiter Capri, ma grippe a eu le meilleur de moi… j’ai décidé de rester au lit et de me reposer pour que le vol de retour demain ne soit pas trop pénible. Après un bon petit déjeuner à la salle à manger, nous sommes quand même descendues pour aller explorer le centre Maritima – une galerie commerciale installée dans le terminal du port. Nous y avons fait quelques bons achats. Et dernière journée oblige, il fallait bien faire les valises… Fidèles au rendez-vous, nous avons retrouvé nos amis au 5 à 7 qui nous ont raconté leur traversée très houleuse vers Capri. La mer était tellement agitée que près de 75% des passagers ont été malades… Malgré ce début de journée un peu déroutant, ils ont adoré leur journée. Mais la seule pensée d’être à bord du traversier avec ma grippe m’a toute de suite réconcilié avec ma décision de prendre ça mollo aujourd’hui !
Civitavecchia - 22 octobre 2011 – Soleil – 21C
Contrairement à bien des lignes de croisière, Celebrity nous permet de prendre le dernier petit déjeuner à la salle à manger… tellement plus civilisé ! Pas besoin de se faufiler entre les valises au buffet ! De plus, il n’y a pas d’annonces faites pour le débarquement, les gens se présentent à la sortie à l’heure indiquée sur leurs étiquettes à bagages. Un système qui fonctionne bien, du moins sur notre croisière. Nous avons quitté notre chambre pour 8h00 et nous avons attendu au salon de cartes jusqu’à 8h30, heure de notre sortie. En moins de deux, nous avions repéré nos valises qu’un porteur nous a amené jusqu’au débarcadère pour voitures privées. À 9h00 pile notre chauffeur est arrivé et hop ! en route vers Fiumicino. Croyez-le ou non, nous étions les premiers dans la file d’Air Transat à l’aéroport, à 9h45 ! On a dû attendre 15 minutes que le comptoir ouvre. 75 minutes de la sortie du bateau au comptoir de l’aéroport… je crois bien que c’est notre record ! Je vous épargne les détails de notre vol qui s’est bien déroulé, mais qui curieusement a pris 9 heures… je ne me souvenais pas que c’était si loin Rome !
Mais c’est la tête remplie de souvenirs inoubliables que nous rentrons dans notre beau Québec si paisible… appréciant encore plus la sérénité d’y vivre, et espérant que ça continue et que les guerres de religions ne viennent pas nous y empoisonner la vie…
Un mot sur nous : J’ai fait cette croisière avec ma mère, ma fidèle compagne de voyage. Je suis dans la quarantaine et cette croisière était ma 23e! Avant de voyager en croisière, j’ai aussi parcouru l’Amérique et l’Europe en voyage terrestre de tout type.
Appréciation générale du navire: Le Silhouette est un nouveau navire qui a pris les flots en juillet 2011. Il brille encore comme un sou neuf! Dès notre montée à bord, nous avons reconnu le décor type de la classe Solstice que nous aimons tant, mais déjà, nous sentions que le personnel était extrêmement attentionné et dynamique!
La cabine : Le verre de champagne à la main, nous avons pu immédiatement nous rendre à notre cabine (6127) puisqu’on venait tout juste d’annoncer qu’elles étaient prêtes (à 13h00). Notre cabine balcon est identique à celle que nous avions eu sur l’Équinox (Aqua Class) l’an dernier, à part quelques petits détails. Le décor est contemporain, la cabine est bien aménagée, mais le rangement reste un peu insuffisant. Mais on finit par tout ranger. La salle de bain est super – avec une grande douche à porte vitrée (pas de rideau collant qui nous étreint tout le temps!!) et plusieurs armoires et petits tiroirs pour ranger tous les petits pots de crème de deux dames en vacances!!!
Dès notre première nuit, nous avons vite réalisé que la situation de notre cabine serait problématique… nous étions en fait, juste en haut du théâtre, et aussitôt que l’orchestre jouait, on avait vraiment l’impression d’avoir le bassiste dans notre lit… J’ai téléphoné au Desk pour les aviser de ce petit problème, mais évidemment, il ne pouvait y faire grand chose. On n’a bien fini par s’endormir, mais je savais bien que cette situation risquait de rendre notre croisière un peu épuisante! Dès le lendemain après-midi, au retour de notre première escale, je suis allée au Service à la clientèle pour voir ce qui pouvait être fait et à ma grande surprise, on m’a donné deux choix : 1) nous pouvons demander à ce que le régisseur baisse la basse du système de son ou 2) nous pouvons vous changer de cabine. Ah bon? Je croyais que le bateau était plein? Il l’est, mais nous avons une cabine balcon pour laquelle les passagers ne sont pas présentés… Après avoir vérifié la situation de la cabine, j’ai sauté sur l’occasion! Cabine 9215, sur le ‘hump’ du bateau – la partie qui ressort, et donc avec un beau balcon double. En plus, la cabine est juste en face des ascenseurs de l’atrium, ce qui est beaucoup plus pratique! J’étais aux anges! En plus, pas besoin de trop se casser la tête pour déménager, un garçon de cabine est mis à notre disposition pour faire le transfert de nos choses. Quelle différence de service de notre dernière croisière avec Princess… Notre nouvelle cabine était identique, à l’exception du beau grand balcon.
En cabine, le service a été impeccable. Notre équipe de chambre était attentive à tous nos besoins, toujours disponibles – rien à redire!
Les restaurants : Pour ceux et celles qui suivent mes aventures, vous vous souviendrez peut-être de ma réserve quant au buffet de l’Équinox. Peut-être étais-je dans de meilleures dispositions cette année, mais franchement, je n’ai rien à redire. Le buffet était extra – tant au niveau de la variété du déjeuner, lunch et souper, que sur la propreté, la disponibilité et surtout sur la qualité des aliments. C’était impeccable.
La salle à manger principale – Grande Cuvée, nous a aussi offert un menu varié de très haute qualité. Le menu classique offert tous les soirs est aussi très intéressant et offre les grands favoris comme la soupe à l’oignon gratinée, la bisque de homard, les escargots, la salade césar, cocktail de crevettes, poulet grillé, saumon ou steak. Nous avons eu de belles présentations et d’excellents plats à tous les soirs. La seule faiblesse à mon avis était les poissons, un peu trop cuits à mon goût. Le service était extraordinaire! De la sommelière thaïe qui dès le premier jour a retenu nos préférences et qui apportait sans même demander notre numéro de chambre notre vin dès notre arrivée, à notre équipe de service menée de main de maître par Conrad, un indien des plus polis et serviable. Bien que nous ayons choisi le ‘Anytime Dining’, nous allions souper vers 19h00-19h30 tous les soirs. L’hôtesse a rapidement découvert notre ‘pattern’ et nous a réservé la même table tous les soirs. Une attention bien appréciée! J’avais un peu peur de m’ennuyer du BLU, lequel nous avions tellement aimé l’an dernier, mais franchement, j’ai été tout aussi satisfaite dans la salle à manger principale où le choix est meilleur qu’au BLU.
Nous n’avons essayé qu’un seul restaurant de spécialité : le QSine. Le coût de 40$ par personne est bien justifié car plus qu’un repas, la soirée au QSine nous offre aussi un divertissement… le repas est composé de petits plats de différentes origines que nous commandons à partir d’un I-Pad. Les plats sont faits pour être partagés – donc plus on est de convives, plus c’est amusant car on peut prendre une bouchée de tout. À deux, ça pourrait être plus difficile car ça fait beaucoup de nourriture, et on goûterait à moins de choses. Les présentations sont éclatées et contribuent à l’euphorie de cette soirée. Le vin y est aussi surement pour quelque chose! Il faut planifier un bon 3-4 heures si on veut profiter de l’expérience sans se faire gaver comme des oies! Une expérience à vivre au moins une fois. Ne ratez pas les crevettes disco, les sushis en suçon, M’s favorites (une série de mezze méditerranéens), et évidemment, les cupcakes qu’on fait soit même avec des bonbons de toutes sortes et des Pop-Rocks! Capotant!
Nous avons pris plusieurs déjeuners et lunch à la salle à manger principale, encore une fois, service impeccable et menu toujours intéressant. Souvent bien plus agréable que d’aller faire la ligne au buffet.
Quant au service aux chambres, nous avons eu un excellent service toujours ponctuel. On nous téléphone quelques minutes avant l’arrivée du déjeuner, question de se préparer un peu et d’être présentable! Les demandes spéciales inscrites sur la carte sont toujours honorées.
Captain’s Club : Cette croisière était la première pour nous avec le statut Élite! Nous avons pu bénéficier de plusieurs des avantages accordés aux membres du Captain’s Club : - Embarquement prioritaire vraiment efficace – aucune attente! - Forfait internet de 90 minutes gratuites (un par personne) - Dégustation de vin, toujours intéressant - 30 items de lavages par personne - 2 items pressés par personne - Petit déjeuner continental avec cafés de spécialités; ce petit déjeuner avait lieu tous les matins au Tuscan Grill. Mais il faut consommer les cafés sur place… je pensais pouvoir aller m’en chercher un pour savourer en cabine, mais pas possible… - Mais l’avantage le plus agréable est le cocktail 5 à 7 au Sky Lounge. Nous avons eu droit à ce cocktail 10 soirs sur 12 – pas disponible le soir d’embarquement et le soir de la soirée des officiers. Une gamme complète de cocktail, vins et bière sont disponible avec des hors d’œuvres chauds et froids. Bien agréable après une journée d’excursion. Nous y sommes allés presqu’à tous les soirs, à part nos jours en Israël où nous sommes rentrés tard. L’hôtesse, Juliana, une gentille brésilienne, était disponible à tous les jours au déjeuner, au cocktail ou à son bureau. Elle s’assurait de dire bonjour à tout le monde et c’est avec elle que nous avons réservé notre passage ouvert. Elle nous a donné un excellent service.
Lieux publics: Ce qui particularise cette classe de navire est le grand nombre de salons, de bars et de restaurants. Tous offrent des sièges confortables et il est très facile de trouver un coin pour faire du ‘people watching’ ou pour faire un brin de lecture! De plus, le navire est l’hôte d’une collection imposante d’œuvres d’art contemporain intéressante – d’ailleurs, un petit livre avec la collection complète est disponible dans notre cabine. Ça vaut la peine d’y jeter un coup d’œil.
L’atrium est l’hôte de plusieurs petits coins tranquillité : - au pont 10, on retrouve la librairie, toujours bien garnie mais avec peu de livres français - au pont 9, on retrouve le salon de cartes, toujours très achalandé, avec des jeux de cartes et de société, en plus des sudokus et mots croisés quotidiens (avis aux amateurs, ils sont vraiment difficiles…) - au pont 7-8, un nouveau salon, le Hideaway. Un salon amusant et tranquille avec toutes sortes d’alcôves et de sièges futuristes dans lesquels on peut se nicher! En plus, une station café y est installée – très pratique pour une pause café sans avoir à aller au buffet! - au pont 6, c’est le ILounge, le café internet. Tout en MAC!!! Quel bonheur… J’avoue qu’au début de la croisière c’était un peu infernal car il y avait une file incroyable… mais après deux jours, ça c’est calmé et le staff était très très accommodant et patient!
Le pont 5 est le pont des belles boutiques : Michael Kors, Bvlgari, etc. On y retrouve aussi le Bistro on Five, le Café El Bacio où on peut avoir des desserts à toutes heures du jour (gratuit) et des cafés spécialités ($), et la Gelateria ($). C’est sur ce pont qu’on retrouve aussi les restos de spécialités, le Michael’s Club, l’Agence de voyage etc. Vers le devant du bateau, on retrouve le Central, le cinéma et salle de conférence ainsi que l’accès à la mezzanine du grand Théâtre.
Au pont 4, on peut aller prendre un verre au Martini Bar, toujours bien occupé, ou au bar à vin Cellar Master, qui offre un bar à vin hallucinant où un peut goûter une panoplie de vins à l’once grâce à un système de distribution automatique avec carte à puce ($)! C’est ici qu’on peut aussi magasiner dans les différentes boutiques plus abordables, ou encore aller jouer au casino. Vers le devant du bateau, on retrouve la discothèque Quasar et le grand Théâtre. Le Lawn Club est différent de celui de l’Équinox. L’atelier de verre soufflé a disparu. On peut maintenant prendre tous nos repas ($) sur le 15e pont. Le Porch est un petit café installé tout en haut qui sert des paninis déjeuners et lunch (5$). On peut aussi réserver au Lawn Club Grill pour un repas de grillades. Des alcôves ont été aménagées autour de la pelouse – ces alcôves peuvent être louées à la journée (99$ pour les jours d’escales, 149$ pour les jours en mer), pour de 2 à 4 personnes, avec I-Pad et repas pique-nique. On peut toujours jouer à différents jeux de gazon comme le bocce, les fers etc.
Bien que la température ait été tout à fait propice à la baignade, je n’ai pas fait l’essai des piscines… toutefois, le Solarium est toujours un endroit absolument divin pour passer un après-midi à relaxer! Avec ses nombreuses chaises longues bien coussinées, et les divers fauteuils, ainsi qu’une musique d’ambiance douce, c’est l’endroit tout indiqué pour une petite sieste!
Divertissement : Les spectacles avaient lieu à 20h30 et 22h45. Comme nous soupions vers 19h30, il nous était pratiquement impossible d’attraper la première représentation, et la deuxième était définitivement trop tard…nous avions quand même un itinéraire assez chargé et on devait se lever assez tôt! Nous avons vu une chanteuse, assez moche… plutôt que de sombrer dans un sommeil profond, on a décidé de se sauver après quelques chansons. Nous avons aussi assisté au dernier spectacle avec une série d’artistes – on y a vu un excellent flutiste et un groupe de style Barber Shop intéressant.
En conclusion : Nous avons adoré le Silhouette, encore plus que l’Équinox l’an dernier. Le navire est magnifique, la nourriture excellente, et le service hors pair! Quoi demander de plus? Ah oui, un itinéraire unique et des compagnons de voyage adorables!!!!
Séjour Pré-croisière à Rome : Comme la croisière partait un lundi, j’ai décidé de maximiser mes vacances et de passer quelques jours à Rome avant la croisière, question de passer par dessus notre décalage ‘horreur’ et aussi d’en profiter pour aller voir nos amis de Rome. Après moult recherches et discussions, nous avons décidé de choisir un hôtel en plein centre de Rome, près de la Piazza Spagna. Cette situation nous a permis de profiter pleinement de notre temps là bas et de pouvoir découvrir ce quartier à pieds. Notre choix s’est arrêté sur l’Hôtel Forte, sur la Via Margutta, une petite rue avec de jolis restaurants et de magnifiques boutiques d’antiquités. Distance des marches d’Espagne : 1 minute!!! C’était vraiment super car nous étions près de l’action mais sur une rue tranquille. C’est un petit hôtel situé au 2e étage. Un autre hôtel plus luxueux se logeait au 4 et 5e étage. Un tout petit ascenseur dans une cage grillagée nous rappelait les vieux films français et nous menait au lobby de l’hôtel. Les chambres étaient plutôt petite mais par chance, nous avons eu une chambre triple qui nous a permis d’installer nos deux valises sur le petit lit… La salle de bain était de bonne taille avec un grand bain, douche, bidet etc. Un bon petit déjeuner nous était offert avec une charmante mama italienne pour nous faire le petit café du matin! Comme partout en Italie, on peut obtenir de bons escomptes si on paye comptant – pas surprenant que ce pays soit en chaos économique… J’avais donc opté pour payer comptant. A part une altercation avec la dame de service à notre départ qui avait mal compté l’argent que je lui ai remis, le service était bien. Somme toute, je recommanderais cet hôtel ne serait-ce que pour sa situation idéale. J’avais réservé l’hôtel directement par le site web : http://www.hotelforte.com/eng/home.htm
Après trois visites à Rome et plusieurs tentatives, nous avons enfin visité la Galleria Borghèse où on peut retrouver la plus belle collection de sculptures de Bernini, des œuvres absolument célestes! C’est qu’il faut réserver les billets au moins une semaine à l’avance – ce que j’avais fait cette fois par internet avant de partir. http://www.ticketeria.it/ticketeria/borghese-regolamento-eng.asp#
Nous avons visité le quartier, Piazza di Spagna, Via Condotti, avec ses boutiques chics, Via Babuino, la Piazza del Popolo. J’ai aussi payé une petite visite à la fontaine de Trevi, on ne peut s’empêcher d’aller la voir et la revoir et la magnifique fontaine du Triton. Nous avons vu plusieurs églises magnifiques… à Rome, il y en a pratiquement à tous les coins de rue!
Nous avons fait un festin de spécialités romaines : tortellini al tartufo, saltimbocca romana et tiramisu dans un resto de la Via Margutta : Osteria Margutta. Ce restaurant était recommandé dans mon guide Lonely Planet, et se trouvait tout juste à côté de notre hôtel… c’était parfait et délicieux! http://www.osteriamargutta.it/
Nous avons aussi passé notre dimanche soir avec nos amis romains qui nous ont fait découvrir leur pizzeria préférée à Rome : la pizzeria Ciro sur la Via della Mercede. http://www.pizzaciro.it/
J’ai aussi couru les cafés afin de me régaler des espresso italiens… déformation professionnelle… Je n’ai pas pu tous les faire, mais j’ai réussi à prendre un petit noir au Caffè Greco sur Via Condotti, le plus vieux café de Rome!
Nos transferts ont été assurés par Rome Shuttle Limousine. J’avais tout réservé par internet et avais choisi cette compagnie car elle me permettait de payer sur place avec carte de crédit. À notre arrivée à FCO, le chauffeur nous attendait avec mon nom sur une pancarte et sa voiture, une Mercedès neuve était en parfait état. Par contre le chauffeur qui est venu nous chercher pour se rendre au port, était d’une compagnie différente… notre compagnie manquait de voiture et a demandé à une autre de les dépanner… tout a bien fini, mais ça nous a créé un peu d’angoisse car sa voiture n’était pas en bon état, et en plus, il ne voulait pas prendre ma carte de crédit. Mais après avoir obstinément dit que je n’irais pas au guichet, il a fini par trouver une solution. Le proprio est venu nous rencontrer au poste de péage sur l’autoroute avec une machine à carte de crédit. J’ai envoyé un courriel à la compagnie et lui ai dit que je n’avais pas apprécié le tacot et le service… au retour, nous avons eu le même chauffeur que notre premier transfert avec sa belle Mercedès! Donc je ne leur en tiens pas trop rigueur. Au final, nous avons eu tous les services promis. Le tarif de l’aéroport au centre de Rome – 40 Euros Du centre de Rome à Civitavecchia – 110 Euros De Civitavecchia à l’aéroport – 110 Euros http://www.romeshuttlelimousine.com/
Première escale : Palerme, Sicile – 11 octobre 2011 – Soleil – 24C
À notre réveil, vers 7h00, nous avons eu droit à un magnifique lever du jour qui illumine les côtes de la Sicile… ça commence bien! Petit déjeuner sur le balcon – un peu frisquet, mais la vue est magnifique. Le Silhouette vient doucement prendre sa place au port à côté du MSC Splendida, déjà bien installé.
Le couple d’ami avec qui nous avons fait cette croisière nous avait déniché un tour privé avec un opérateur local. Alors, tel que convenu, nous les avons rencontrés à 8h45 pile afin d’aller retrouver notre guide-chauffeur pour notre journée à Palerme. Le lieu de rencontre était au pied de la statue dans le port… sauf que au port, il y en a 2 statues… on se rend à la première, personne. Notre ami va voir à la deuxième, non plus… Les amis commencent à s’inquiéter un peu, et vont ici et là à la recherche de notre fameux chauffeur. Après une quinzaine de minutes, un retourne vers le bateau pour voir si nous ne l’avions pas manqué au pied de la passerelle, tandis que l’autre part à la recherche d’un téléphone pour le rejoindre. Finalement, la pêche a été fructueuse et notre amie revient avec notre Alessandro… Aussitôt, elle repart pour aller retrouver son mari… Au bout d’une vingtaine de minute, nous retrouvons tous nos poussins et pouvons enfin prendre la route… on a eu une petite frousse momentané, mais tout est bien qui finit bien, et le bonus c’est qu’Alessandro parle un très bon français! Nous embarquons dans le minibus – on ne se chicanera pas aujourd’hui car il y a de la place en masse – direction Monreale.
À environ 8 km de Palerme, il n’y a plus vraiment de distinction entre les deux villes qui se rejoignent maintenant. Mais Monreale est tout en haut des montagnes qui encerclent Palerme. Le point d’intérêt principal est la cathédrale et son cloître. En fait, toute la ville s’est construite autour de l’abbaye bénédictine fondée par le roi normand Guillaume II au 12e s. L’intérieur de la cathédrale est éblouissant. Des mosaïques dorées datant du 12e-13e s. recouvrent les voûtes et les parois de l’église. Elles racontent les histoires de l’Ancien et du Nouveau Testament – dont ma préférée, celle de l’arche de Noé. Au dessus de l’autel, la mosaïque du Christ bénissant est franchement envoûtante, même pour les plus cyniques d’entre nous. Le cloître quant à lui offre une vue intéressante sur les toits de la cathédrale. Mais le point fort est que chacune des colonnes l’entourant offre un motif différent et leurs chapiteaux sont aussi très uniques avec des représentations animales, florales et humaines. Ça me rappelle beaucoup le cloître de Dubrovnik. Après la visite, nous sommes allés attendre notre chauffeur sur un belvédère donnant sur la plaine palermitaine appelée Conca d’Oro, ou la plaine d’or. On lui donne ce nom car autrefois, elle était planté de citronniers et d’orangers ce qui lui donnait une couleur dorée. (Entrée pour la cathédrale et le cloître de Monreale : 6 euros, et pour les +65 ans gratuit).
Nous retournons vers Palerme pour aller visiter les catacombes. Nous arrivons Piazza Cappuccini, car ce sont les catacombes des moines capucins, et alors là… surprise ! Nous ne savions pas trop à quoi s’attendre, à part peut-être une série de tunnels creusés dans le roc. Mais ces couloirs sous terrains accueillent plus de 8000 cadavres momifiés… oui, des cadavres ! Ils sont tous exposés, accrochés au mur ou couchés sur une tablette, vêtus de leurs plus beaux vêtements. Au premier coup d’œil, on avait l’impression d’être dans une maison hantée de mauvais goût d’une fête foraine… mais au fur et à mesure que l’on avance dans ces couloirs, nous réalisons que ce sont de vrais squelettes… Ils sont classés par catégories : les enfants, les femmes, les professionnels, le clergé, les soldats… vraiment, très très macabre. Malgré tout, nous ne regrettons pas cette visite car aucun d’entre nous n’a jamais vu quelque chose comme ça… c’est vraiment unique ! (Entrée pour les catacombes 3 euros).
À la sortie, mon amie et moi allons prendre quelques photos d’un joli petit marché juste en face. De retour au minibus, nous voyons plusieurs personnes dans le bus… que ce passe-t-il ? Je suis prise d’une petite panique de voir ma mère assise au milieu de ces messieurs siciliens… Alessandro nous dit que ce sont des policiers ( ?) qui viennent faire l’inspection de ses permis… bon… on goûte à la police sicilienne… notre chauffeur aurait-il oublié de payer sa cotisation à la bonne cause ??? Ma mère et mon amie ont la folle envie de faire une scène, mais dans les circonstances, s’abstiennent… bonne idée ! Mais nos messieurs nous font perdre un bon 45 minutes… Ils prennent en note toutes les informations du passeport de notre ami, rédigent des constats à n’en plus finir… Le problème, c’est que notre papier de réservation est en anglais, pas en italien, et ces messieurs ne parlent ni ne lisent l’anglais. Il nous faut le papier en italien !!! Quels emmerdeurs… Alessandro s’en tire avec un avis de produire le dit papier en italien dans les 30 jours, sinon… Mais que serait un voyage sans mésaventures ! Surtout quand on voyage avec une princesse et son chat !
On finit par repartir, cette fois pour aller visiter le palais des Normands. Le palais est toutefois fermé pour les visites, mais heureusement, la chapelle Palatine, le clou de cette visite, est ouverte. Bâtie sous le règne de Roger II, entre 1130-1140, elle présente une décoration presque décadente de style arabo-normand. Les mosaïques byzantines étincelantes d’or sont encore plus impressionnantes que celles d’Istanbul ou de Monreale. Un peu déçue de voir une pancarte interdisant les photos, ma crainte est vite oubliée quand nous entrons et voyons les centaines de touristes caméra à la main cliquant à tout vent ! On s’en est donc donné à cœur joie nous aussi ! (Entrée chapelle Palatine 7 euros, +65 ans gratuit).
Il est maintenant temps d’aller faire bombance… toutes ces émotions nous ont creusé l’appétit. Alessandro nous amène dans la vieille ville dans une pizzeria : Ristorante Palazzo Trabucco. Nous profitons de la belle terrasse couverte et nous régalons de pizzas avec une bonne bière.
Avant de monter sur le Monte Pelligrino, un mont calcaire de 606m qui surplombe Palermo, nous faisons un bref arrêt pour voir la cathédrale de style siculo-normand. Mais on commence à faire une overdose de cathédrale, donc on décide de ne pas la visiter et on file vers la montagne. Tout en haut, le sanctuaire de Ste-Rosalie, la patronne de Palerme, est creusé à même le roc. L’église est donc comme une grotte. La montée et la descente sur une route en tête d’épingle nous donne, en plus d’un certain vertige, une vue imprenable sur Palerme et la Conca d’Oro.
Après un petit arrêt ravitaillement pour faire provision d’eau, nous retournons au port, très satisfaits de notre première escale et de ses quelques mésaventures !
De retour sur le bateau, j’ai immédiatement été voir le Service aux passagers pour discuter de notre cabine bruyante. Mais vous connaissez déjà l’histoire ! Nous avons réussi à tout déménager avant de se rendre au cocktail pour rejoindre nos amis à 18h00 !
Haïfa, Israël – Côte Ouest : Megiddo, Césarée, Jaffa, Tel-Aviv et Haïfa – 14 octobre 2011 – Soleil – 25C
Nos deux journées en mer nous ont permis de relaxer, de profiter du navire et de ses activités. Nous avons participé à la dégustation de vin réservée aux membres Elite. Cette fois-ci nous avons dégusté un blanc, rosé et deux rouges. Une belle dégustation toujours intéressante ! De plus, nous avons assisté à quelques présentations de la conférencière invitée, Mary O’Neill de l’institut Smithsonian de Washington. Une dame très connaissante mais avec un timbre de voix, disons… un peu endormant ! J’en ai surement réveillé quelques uns quand elle a demandé à l’audience qui avait entendu parlé du syndrome de Jérusalem… et que je me suis mis à applaudir très fort, et que j’étais la seule ! Comment attirer l’attention sans le vouloir ! Finalement nous avons été au ‘Elegant Tea’ pour les membres Elite… ma seule déception de toute la croisière. C’était mal organisé, le thé était le même qu’au buffet, impossible d’avoir du lait, et en plus, après nous avoir servi les pâtisseries et les scones, ils arrivent avec le saumon fumé et les sandwiches… pas fort ! Mais ces deux journées en mer nous ont redonné l’énergie qu’on avait besoin pour nos quatre jours en Israël !
Comme nous avions 4 jours en Israël et que nous étions 4, j’avais fait les recherches nécessaires afin de trouver un guide privé qui nous accompagnerait pour toutes ces escales. Le tour opérateur que j’avais trouvé l’an dernier était déjà complet, alors j’ai dû utiliser toutes mes ressources avant de trouver notre guide via le site www.IsraelPrivateTourGuide.com qui m’a rapidement mis en contact avec Ofir Horn, un de leur guide. J’ai élaboré l’itinéraire avec les recommandations d’Ofir et après consultation avec mes compagnons de voyage afin de couvrir le plus possible durant nos quatre jours. Quelques jours avant notre départ, Ofir me contacte afin de voir si nous étions ouverts à accueillir un autre couple pour nos excursions… après confirmation que ce couple suivrait notre itinéraire, nous avons accepté en considérant que nous aurions un véhicule plus confortable et une réduction du coût.
Nous voici donc le matin du 14 octobre aux abords de Haïfa, avec un magnifique soleil qui illumine les côtes israéliennes. Le port d’Haïfa est le plus important d’Israël et les raffineries de pétrole donnent un aspect un peu trop industriel à cette belle ville qui s’étend tout autour du verdoyant Mont Carmel. Le navire vient prendre sa place au quai, juste en face des impressionnants jardins Baha’ies. Nous sommes fébriles d’enfin mettre les pieds sur la Terra santa… la terre convoitée par tant de peuples depuis des siècles !
Bien qu’une vingtaine d’autobus soient alignés au pied du Silhouette, les véhicules privés ne sont pas admis sur le port. Nous retrouvons donc notre guide sur l’esplanade du terminal, à quelques minutes de la passerelle. Il arrive à 8h30 pile, notre heure de rencontre. Il nous manque toutefois l’autre couple. Ofir finit par les retrouver, et dès que je vois leur nom sur la pancarte qu’il tient, je me doute qu’il y aura du sable dans l’engrenage… leur nom est Nathanson… un nom d’origine bien hébraïque. Ofir m’a confirmé que le couple qu’il rajoutait à notre groupe était d’origine chrétienne et partageait les mêmes intérêts que nous. En voyant l’air de la dame quand elle nous a vu, j’ai réalisé qu’elle en venait à la même conclusion… nous n’avions pas la tête de gens de confession juive ! En effet, notre super guide leur avait dit que nous étions juifs, alors qu’il nous avait dit qu’ils étaient chrétiens… Pas que ça change grand chose car nous ne voulions pas un tour religieux, mais plutôt une exploration historique, mais le fait reste qu’Ofir nous a un peu manipulé de part et d’autre afin d’avoir 6 personnes dans le groupe. Donc tout le monde était un peu sur ses ergots au moment d’embarquer dans le véhicule… et là, la madame nous dit qu’elle a mal au cœur et qu’elle devra s’asseoir en avant, tout le temps ! Oh la la… ça se passera pas comme ça… Le ton monte… Le début de cette excursion commence bien mal… Ofir tente de nous convaincre, tant bien que mal, que le tour satisfera tout le monde, juif ou chrétien, et que tout ira pour le mieux… Mais l’atmosphère est tendue. Mel, notre nouvel ami, tente lui aussi d’arriver à un compromis avec le guide… Ah oui, il nous dit aussi qu’on fera le jour 2 au jour 1, et le jour 3 au jour 4… car c’est la grande fête de Souccot durant le weekend, donc il y aura foule à Jérusalem…
Nous partons donc en direction de Megiddo, qu’on connaît sous le nom d’Armageddon, le lieu du combat final au jour de l’Apocalypse ! Ce site archéologique, un des plus importants d’Israël, fut habité de 7000 à 500 av. J.-C. et dévoile plus de 25 strates de civilisations différentes. La cité de Megiddo se situait à un endroit stratégique : on dit que sa plaine est la plus fertile de tout Israël, et elle était à la croisée des principales routes commerciales entre l'Égypte et l'Assyrie, une artère importante de l'Empire romain, la Via Maris. Du haut de la cité antique, nous voyons à l’horizon les frontières du Liban, puis le Mont Tabor, lieu de la Transfiguration du Christ. Cette montagne est facilement reconnaissable par sa forme semi-circulaire… comme le dit Ofir, si on demande à un enfant de dessiner une montagne, il dessine le Mont Tabor ! On a pu y voir d’anciennes écuries, qui dit-on aurait hébergé des milliers de chevaux. Bien qu’on les appelle les écuries de Salomon, elle serait plutôt de l’époque d’Achad, roi d’Israël en 874 av. J.-C. Afin de sortir du site, nous devons traverser la citerne. Ofir nous explique que nous devons descendre quelques marches, traverser un tunnel sous terrain d’environ 70 m, puis de remonter une vingtaine de marche… encore une belle histoire de notre super guide… On a dû descendre 180 marches, et en remonter 80 !! Pas la peine de vous dire que ma pauvre maman en a arraché un peu… Mais c’est par ce tunnel que l’eau était acheminée à une citerne tout au fond du trou, afin de la garder à l’abri des envahisseurs potentiels. Imaginez que les habitants devaient faire ce trajet tous les jours pour aller chercher l’eau pour leurs besoins quotidiens ! (Coût d’entrée au parc national de Megiddo : 22 NIS par personne, soit $6 CAD)
Après cette dépense d’énergie sous le soleil ardent, les esprits s’étaient un peu refroidis et nous avons pris la route pour notre deuxième destination de la journée : Césarée. Le village fut établi pendant la période perse (586 av. J.-C.) mais en 30 av. J.-C., il fut donné en récompense à Hérode qui y fit bâtir une large ville portuaire qu'il nomma Césarée en honneur d’Octave Auguste César. Le théâtre datant de cette époque est encore utilisé aujourd’hui pour des spectacles. On peut aussi y voir un ancien hippodrome ou cirque qui fut transformé en amphithéâtre. Un site magnifique aux abords de la mer Méditerranée… d’ailleurs, les israélites en congé ont envahis le site, et des dizaines de petits voiliers sillonnent les côtes. Un peu à l’extérieur du site, nous allons voir l’ancien aqueduc romain qui serpente la côte et ajoute à l’histoire de ce site. (Coût d’entrée au parc national de Césaré: 34 NIS par personne, soit $9 CAD)
Nous avons maintenant l’estomac dans les talons… C’est dans le vieux Jaffa que nous irons luncher. Mais nous devons faire 45 minutes de route avant d’arriver au cœur de cette vieille ville arabe, voisine de la nouvelle Tel-Aviv. Ofir nous propose un restaurant où nous pourrons goûter les spécialités : bien que le service laisse à désirer, la multitude de mezze qui arrivent sur la table nous mettent l’eau à la bouche. J’opte pour un pita falafel tandis que ma mère tente le Shawarma au poulet, mon amie grignote une petite salade et son mari se régale d’une brochette de cœurs de poulets. Le houmous est délicieux et mon falafel remporte, à mon avis, la palme du lunch ! Bien repus, nous partons à la découverte de la vieille ville de Jaffa. Nous traversons le parc de l’esplanade et du jardin HaPisga d’où nous avons une vista magnifique du front de mer de Tel-Aviv. Nous traversons le pont des Vœux où la coutume veut que nous faisions un souhait en touchant notre signe de zodiaque sur la rampe du pont, tout en regardant la mer ! Nous arrivons au cœur du vieux Jaffa, à la place Kika Kedumin. C’est de là que nous partons explorer les petites ruelles où nous verrons la maison de Simon le tanneur. C’est dans cette maison que l’apôtre Pierre aurait logé après avoir ramené Tabitha à la vie… Durant la nuit, il aurait fait un rêve dans lequel il était tenté par toutes sortes d’aliments non cachères… Dieu lui aurait alors dit que tout ce qu’il avait créé était bon pour lui. C’est dès lors que les chrétiens se distinguèrent des juifs et changèrent leur façon de manger ! Grâce à ce songe, on peut maintenant se régaler de cheeseburger, sans trop de remords… enfin, juste quelques uns !
Comme les petites rues du vieux Jaffa étaient un peu ardues, ma mère et notre nouvelle amie avaient décidé de nous attendre. Elles ont donc fait plus ample connaissance, et on a pu voir une nette amélioration de l’humeur de nos nouveaux amis, qui - je dois faire cesser le suspens - resteront des nôtres pour les 4 jours, et deviendront de bons amis ! Après cette randonnée dans cette ville presqu’aussi vieille que l’humanité, nous prenons la route pour traverser Tel-Aviv. Nous y verrons les maisons de style Bauhaus qui font sa renommée, ainsi que plusieurs des nouveaux buildings très modernes. Après tout, Tel-Aviv est toute jeune – elle a été fondée en 1909.
Nous rentrons à Haïfa par l’autoroute mais avant de rentrer au port, nous montons sur le Mont Carmel afin d’aller admirer les magnifiques terrasses des jardins Bahaï. La foi bahaïe est née d’une scission de l’islam chiite, et le Bab, le prophète bahaï, est enseveli dans le mausolée au dôme doré au centre des jardins. Étalés en 19 terrasses de part et d’autre du mausolée, et installés sur le versant du Mont Carmel, ces jardins sont considérés par plusieurs comme la huitième merveille du monde. Leur beauté donne au paysage une sérénité et une harmonie rare autant de jour qu’à la tombée de la nuit… magique ! Quelle façon de terminer cette première journée en Israël…
Haïfa, Israël – Galilée et le plateau de Golan: Nazareth, Capharnaüm, Tabgha, lac Tibériade, plateau de Golan, le Jourdain - 15 octobre 2011 – Soleil – 25C
Ce matin, nous partons sur les traces de Jésus… nous n’avons pas subi de transfiguration hier, pourrons-nous marcher sur l’eau aujourd’hui ? Bien que mon miracle préféré soit l’eau changée en vin !
Nous prenons la route direction Nazareth. Alors que je m’attends à voir un petit village de maisons en pierre, avec une présence chrétienne importante – après tout c’est la ville natale de Joseph et Marie, nous arrivons plutôt dans la plus grande ville arabe du pays ! Mais c’est pour visiter la plus grande église du Moyen-Orient que nous y faisons arrêt. La basilique de l’Annonciation est moderne, elle a été construite en 1964, mais on dit qu’elle a été construite à l'endroit même où l'archange Gabriel apparut à Marie pour lui annoncer qu'elle portait l'enfant de Dieu. La cour de la basilique a été ornée de plusieurs mosaïques provenant de tous les pays chrétiens représentant ‘leurs’ versions de la vierge et l’enfant – la vierge aux yeux bridés, ou à la peau noire ! Nous avons tous eu un choc en voyant celle donné par le Canada… un genre de collage de bouts de bois mi-abstrait, mi-inuit ? Vraiment bizarre… La basilique est constituée de deux églises superposées. Dans celle située au niveau inférieur, se trouve la « grotte de l'Annonciation », où Marie aurait vécu. Un prêtre japonais y célébrait une messe pour un groupe de touristes japonais. C’est dans l'église à l'étage que se réunit la communauté chrétienne catholique de Nazareth. Juste à côté, l’église St-Joseph a été construite sur les ruines de l’atelier où Joseph aurait eu son échoppe.
Nous quittons Nazareth pour le Mont des Béatitudes, aux abords de la mer de Galilée aussi appelée le lac Tibériade. Sur la route, nous passons à Cana, là même où Jésus fit son premier miracle : celui de changer l’eau en vin ! Aurons-nous droit à un petit verre de rouge miraculé ? C’est plutôt une ville un peu déglinguée que nous voyons, avec tout plein de magasins ‘cheap’ aux noms des Noces de Cana à toutes les sauces… un peu décevant. Ça nous rappelle la colère de Jésus face aux vendeurs du Temple…
Nous arrivons finalement sur le Mont des Béatitudes, un endroit magnifiquement bien entretenu, avec de beaux jardins et une vue superbe sur le lac Tibériade. C’est ici que Jésus aurait fait le Sermon sur la montagne, duquel nous viennent les 8 béatitudes dont la fameuse : ‘Heureux les pauvres d’esprit, car le Royaume des Cieux est à eux’, et aussi le Notre-Père ! Après la visite de l’église ornée de vitraux rappelant les vertus, Ofir notre guide nous amène sur la promenade donnant sur le lac et il sort son évangile ! Mais plutôt que de nous réciter quelques versets, il demande un volontaire pour faire la lecture des 8 béatitudes… et oui, je me suis offerte ! J’avoue que c’était assez surprenant… bien que je ne sois pas très dévote, je me suis sentie un peu transportée, tentant d’imaginer tous les disciples buvant les paroles de Jésus.
Prochain arrêt : Capharnaüm… pour nous aujourd’hui, ce terme signifie un lieu un peu désordonné, ou un bric à brac ! Cette connotation vient du fait que cette ville était un lieu de commerce important rempli de marchandises de toute sortes. Mais c’est surtout parce que Jésus y a prêché et séjourné durant l’apogée de son ministère en Galilée que nous la connaissons. Le site appartient aux Franciscains depuis 1894. Ils entreprirent la restauration de la synagogue et de l’église construite sur les ruines de la maison de St-Pierre. C’est ici que Jésus aurait vécut avec Pierre et sa belle-famille. La synagogue date d’environ un siècle après la crucifixion, mais on voit encore très bien le mikveh de la synagogue précédente sur laquelle elle a été construite, celle-là même où Jésus aurait prêché. Plusieurs fondations des habitations datant du 2e s. av J-C sont encore bien visibles. Notre guide n’a pas manqué de nous faire remarquer le grand nombre de symboles juifs inscrits dans le marbre du fronton de la synagogue – la grenade, l’étoile de David, les raisins… une autre marque d’appartenance de cette terre qui appuie leur revendication !
On commence à avoir l’estomac dans les talons… mais avant de pouvoir s’attabler, il nous reste une petite visite à faire à Tabgha, l’Heptapegon, le lieu où Jésus fit la multiplication des pains et des poissons. Cette petite église byzantine est pavée de superbes mosaïques du 5e s. Elles représentent les plantes et animaux divers ainsi que la scène des pains et poissons. L’église abrite la pierre où Jésus aurait déposé les 5 pains et 2 poissons qu’il multiplia pour nourrir une foule de 5000 personnes.
Parlant de poisson et de pain… on a faim !! Nous prenons la route pour se rendre à un restaurant sur une des plages du lac Tibériade. Le restaurant est rustique, un peu comme une cabane à sucre ! Mais aussitôt assis, une parade de mezzés arrivent devant nous… houmous, taboulé, aubergine, salades, pain pita moelleux… c’est un vrai régal. Puis, on vient prendre la commande… quoi ? C’est pas ça le repas ? Notre table s’aventure avec des kibbehs, d’autres tentent le poisson… le St-Pierre ! Evidemment, nous sommes à quelques mètres du lac hôte de pêches miraculeuses ! Le poisson est servi avec tous ses attraits naturels… pas que je sois bouche fine, mais je n’ose pas et demande qu’on me le fasse en filet… mais la photo est beaucoup plus spectaculaire dans l’assiette de notre guide !
Après ce copieux repas, arrosé de bonne bière israélienne, la Gold Star, nous reprenons la route, cette fois direction Nord, vers le plateau du Golan. Je dois dire merci à nos nouveaux amis juifs qui se sont joints à notre groupe car c’est eux qui avaient demandé à inclure cette région dans l’itinéraire de la journée. Comme nos visites en Galilée étaient assez centrées sur la vie de Jésus, nous avons accepté d’ajouter cette région que je ne connaissais pas… quelle chance, car ce fut toute une révélation pour moi. Ce fut aussi une opportunité incroyable pour Ofir, notre guide de nous faire une leçon d’histoire et de parler de la guerre et des conflits qui perdurent avec la Syrie. En fait, cette région est encore contestée. Ce plateau qui borde de lac de Tibériade, procure un accès privilégié à de l’eau, une ressource des plus importantes pour ces pays assez arides. Selon Wikipédia : Le plateau du Golan est une région du sud-ouest de la Syrie occupée par Israël suite à la guerre des Six Jours de 1967 et annexée par l’État hébreu le 14 décembre 1981. Cette annexion de la région a été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies et n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Pas surprenant de voir que les routes sont bordées de bunkers… Comme je ne connaissais pas vraiment l’histoire de cette région, nous l’avons traversé sans que je ne me pose beaucoup de questions sur le statut ou même la sécurité d’être ici… c’est en approfondissant mes lectures au retour que j’ai réalisé que cette bande de terre est encore revendiquée par la Syrie, et qu’à tout moment un conflit pourrait éclater. Mais disons que la Syrie a d’autres chats à fouetter en ce moment, mais quand même… Toutefois, cette région est d’une grande beauté. Nous sommes passés près des frontières avec la Syrie, et au triangle où se joignent les frontières non officielles de la Jordanie, de la Syrie et d’Israël.
Nous faisons un arrêt à un belvédère, le Peace Vista, d’où nous avons une vue absolument spectaculaire sur le soleil se couchant sur la mer de Galilée. Nous voyons aussi les nombreux villages qui bordent le lac, qui furent attaqués par les syriens durant la guerre. Suite à l’annexe du plateau par Israël, les arabes ont été chassés mais les israéliens ont permis aux Druzes de rester en place. J’ai été extrêmement perturbée de voir un soldat armé d’un M-16 se baladant sur le belvédère avec sa fiancée et ses parents. Je vole une photo furtive car je trouve vraiment ironique d’être à la place ‘Peace Vista’ et de voir ainsi un soldat armé… sa mère s’avance alors vers moi et entame la conversation avec moi ! Elle est curieuse de savoir d’où nous sommes. S’ensuit une conversation un peu bizarre avec ce couple de parents si fiers de leur garçon, de 19 ? 20 ans ? qui vient d’être nommé capitaine ! Comme il porte son arme, je lui demande s’il est en devoir, espérant qu’il me réponde qu’il était en permission. Mais non, il est bien en devoir, son arme est chargée, et il a pris quelques minutes avec ses parents et sa fiancée avant leur départ… Il faut avoir beaucoup d’ouverture d’esprit pour tenter de comprendre ce mode de vie… mais malgré tout, j’ai peine à comprendre cette motivation profonde à défendre cette terre et ce peuple à tout prix… celui de la vie de la jeunesse israélienne. Mais nous ne sommes pas là pour juger ou imposer notre vision, mais pour apprendre, et tenter de comprendre… pas facile.
Nous reprenons la route afin de revenir au sud de la mer de Galilée, là où le Jourdain prend sa source. Nous faisons une brève visite au kibboutz Degania. C’est le tout premier kibboutz au monde, fondé en 1910. Rien de très impressionnant – des habitations, des parcs etc. Mais la proximité au lac de Tibériade et donc à un approvisionnement abondant en eau permet une agriculture foisonnante. Une ferme de poulet est aussi administrée par ce collectif. Le plus cocasse est que nos amis juifs nous racontaient que leur belle-fille avait passé quelques mois dans un kibboutz dans sa jeunesse. Ils décident de lui téléphoner (en Floride) et quelle surprise d’apprendre que c’est dans ce même kibboutz qu’elle vécut ces quelques mois en Israël !
À peine quelques kilomètres plus loin le Yardenit est un lieu de baptême où les croyants tout de blanc vêtus, chantant et priant, attendent en file afin d’être immergé pour recevoir le baptême. Le bassin de baptême est situé au bord du Jourdain, niché au milieu de grands eucalyptus et de la magnifique végétation des rives du fleuve. Des gens de partout s’y retrouvent pour chanter et célébrer leur foi… Nous avons rencontré des gens de la Côte d’ivoire, des Philippines. Le baptême est gratuit, mais on doit payer 10$ pour la robe baptismale et l’utilisation des salles pour se changer. Le jour étant tombé, nous avons repris la route direction Haïfa. Nous sommes arrivés vers 19h30, exténués après cette journée vraiment bien remplie…
Demain, départ tôt à 9h00 pour traverser le désert de Néguev et la visite de Massada et notre baignade dans la mer Morte !!
Ashdod, Israël – Massada et la mer Morte - 16 octobre 2011 – Soleil – 25C
Le port d’Ashdod est un grand port, très commercial. Seules les autobus des excursions organisées par Celebrity sont autorisées sur le quai. Les gens qui ont des tours privés, ou ceux qui veulent sortir du port doivent prendre un autobus-navette (gratuite) pour aller jusqu’à un petit terminal, de l’autre côté de la guérite du port. Nous rejoignons nos compagnons mais ce matin, il nous manquera un joueur… Ma mère a trouvé la dernière journée éreintante et elle craint le soleil tapant du désert. Elle a donc décidé de se reposer et de garder son énergie pour Jérusalem demain – sage décision !
Nous quittons Ashdod à 9h00. La route est longue pour se rendre à Massada, et nous fera traverser une partie du désert de Néguev. C’est assez impressionnant de voir ces dunes de rocs et de sable, sans végétation. On a même vu quelques panneaux de traverses de chameaux ! Le désert est parsemé de quelques villes bédouines. Selon Wikipédia, le Néguev constitue 60 % de la surface d'Israël mais n'abrite que 8 % de sa population, dont une forte communauté de Bédouins (25 % de la population régionale). La population de Bédouins, qui sont des citoyens arabes, est estimée à 160 000 personnes. La volonté des autorités israéliennes serait de les sédentariser, et à ce titre, ils ont été dirigés en grande partie vers des villages construits par le gouvernement. Une autre moitié est restée sur ses terres d'origine, dans des villages qui ne sont pas reconnus et où les conditions d'existence sont précaires en raison de l'absence d'infrastructures et des démolitions exercées par les autorités israéliennes. La situation est conflictuelle entre les autorités israéliennes et la population bédouine, et des incidents se déroulent de manière récurrente. Ça vous rappelle quelque chose ? Plus ça change, plus c’est pareil… c’est exactement les mêmes problèmes que la Canada vit avec ses premières nations, qu’on a voulu sédentariser, puis caser dans des villages qu’ils ont brûlés pour se chauffer… Comme les arabes ne paient pas de taxe en Israël (au grand dam des juifs !!), ils ont peu de ressources municipales pour bâtir et maintenir leurs infrastructures. C’est pourquoi les cités arabes sont souvent un peu mal en point et en laisser-aller. Quant aux bédouins, ils s’abritent avec ce qu’ils trouvent. On a vu une clôture faite de vieilles voitures empilées !
A mi-chemin, nous avons fait un arrêt pour aller prendre un café au Aroma, une chaine de café israélienne ‘à la’ Starbucks. J’avoue qu’avec le café infect du bateau, un bon espresso double bien serré sera le bienvenue ! Que ne fut ma surprise de voir que la belle jeune fille devant moi dans la file portait une carabine en bandoulière… Quand j’ai demandé à Ofir pourquoi elle portait une arme, il m’a répondu qu’elle était avec un groupe de scouts ! Pensant avoir mal compris où que la traduction du guide était erronée, je lui explique qu’en anglais, les scouts vont dans les bois pour identifier des arbres, apprendre à lire une boussole et à faire des nœuds… Oui, oui, dit-il. C’est ça, ici aussi ! Alors pourquoi une carabine ? Pour protéger son groupe… pas rassurant je vous dis, et définitivement quelque chose à laquelle je ne peux pas m’habituer.
Ce trajet de quelques heures nous a permis de nourrir plusieurs discussions, disons, assez épineuses ! D’avoir un couple juif américain modéré amenait un peu d’équilibre dans ce discours un peu propagande, mais nous étions curieux de comprendre pourquoi ce peuple confond citoyenneté et religion, écrit biblique et acte de propriété… enfin, les grandes questions auxquelles nous n’auront pas de réponses, et que depuis plus de 10 000 ans, causent les conflits entre les peuples de Palestine et du Moyen-Orient…
La route sinueuse entre roc et sable est impressionnante. À un moment donné, nous commençons à voir des marqueurs d’altitude : 500m, 400m, 300m, 150m, puis, -100m, -200m jusqu’à ce que nous arrivions à la mer Morte à -417m !
Nous sommes arrivés à Massada à midi pile, en plein soleil ! Il fait vraiment chaud, et pas un arbre pour s’abriter. Nous avons immédiatement été voir le petit diaporama qui nous raconte l’histoire tragique de Massada. Dressée sur un éperon rocheux, Massada est une forteresse naturelle d'une beauté majestueuse qui domine la mer Morte en plein désert. Les zélotes, des juifs soulevés contre les Romains, s'y réfugièrent en 66 av. J.-C. Les Romains installèrent des camps tout autour de la forteresse et coupèrent les juifs de tout contact extérieur et d’approvisionnement. Mais plutôt que de se rendre, les 967 hommes, femmes et enfants se donnèrent la mort dans un suicide collectif. Ce suicide marquât la fin de la Palestine juive et ce siège est devenu le symbole de l'État moderne d'Israël … Live Free or Die ! Une visite à Massada est comme un rite de passage pour les écoliers israéliens et c’est aussi ici que prête serment les unités de l’armée : « Massada ne tombera pas une nouvelle fois ».
Ce palais-forteresse fut construit dans le style classique du début de l'empire romain par Hérode le Grand, roi de Judée, qui régna de 37 à 4 av. J.-C. Les camps militaires, les fortifications et la rampe d'assaut qui entourent le monument sont l'exemple le plus complet de travaux de siège de l'époque romaine conservés jusqu'à ce jour.
Deux choix s’offrent au visiteur pour escalader ce promontoire de plus de 450m. Le sentier du serpent, qui zigzague sur le versant est et qui prend environ 1 heure à escalader, ou encore le téléphérique… le choix est facile ! La vue d’en haut est à couper le souffle. On voit le désert à perte de vue, la mer Morte aux couleurs pastel tout en bas… mais on peut aussi voir les vestiges de plusieurs des camps romains qui ont assiégés les juifs de Massada pendant plusieurs années.
Nous avons passé environ deux heures sur les vestiges au gros soleil. La seule source d’ombre que nous avions provenait des parapluies que mon amie avait apportés ! Quelle prévoyance… Après la visite, on a pris une bouchée dans le centre d’accueil du parc de Massada. De tous les restaurants de la petite foire alimentaire, c’est le McDonald qui fut l’heureux élus de tous ! Comment passer à côté d’essayer un Big Mac en terre israélienne ! Mais l’expérience n’était pas des plus heureuses… plutôt sec ! (Coût d’entrée, montée et descente en téléphérique : 72 NIS par personne soit 20$ CAD Trio Big Mac chez McDo : 34 NIS soit 9,25$ CAD)
Nous quittons Massada pour se rendre à la plage pour notre baignade dans la mer Morte. Nous allons à Mineral Beach, une plage rendue encore plus célèbre par la récente visite du photographe Spencer Tunick, celui-là même qui fait de grandes fresques urbaines avec des personnes nues… et c’est à Mineral Beach que se sont réunis plus de 1200 personnes pour faire des photos en vue d’une campagne de sensibilisation pour sauver la mer Morte. http://naturisme-bio-famille.fr/spencer_tunick__mer_morte__mer_nue_3289.htm Un mois plus tôt et nous aurions pu passer à la postérité !
Mais notre petit groupe était plutôt frileux à l’idée d’aller faire saucette dans la saumure un peu grisâtre de cette mer qu’on dit si bienfaisante pour la peau et le système nerveux. Alors que la salinité moyenne de l’eau de mer varie entre 2 et 4 %, celle de la mer Morte est d’environ 27,5 %. Aucun poisson et aucune algue ne peuvent donc subsister dans de telles conditions. Et c’est cette grande teneur en sel et en minéraux qui lui donnât le qualificatif de « morte ». Mais ne reculant devant rien, j’enfile mon maillot et accompagné de notre nouvel ami de Floride, nous mettons l’orteil dans la mer ! Ouch… on nous avait avisé de ne pas se raser et de faire attention à ne pas se couper… J’ai vite compris ce que mettre du sel sur une plaie voulait dire… j’avais une petite ampoule sur le pied… Mais la sensation enivrante de se sentir soulever par l’eau m’a vite fait oublier mon petit bobo ! Impossible de nager ou se mettre sur le ventre… on flotte comme des bouchons ! C’est vraiment une expérience unique et extrêmement relaxante. De gros bidons de boue sont disponibles sur la plage afin de se badigeonner et se faire le traitement ultime ! J’ai plutôt choisi de prendre la boue du fond de la mer et de me faire un petit traitement sur le haut du corps… C’est fou comme ça adoucit la peau ! Après cette trempette bienfaisante, une bonne douche s’impose car l’eau nous laisse un film presque gluant sur la peau. Mais une fois rincé, la sensation est très agréable.
Nous repartons de la plage vers 18h00 au moment où le soleil couchant teinte de rose et d’orangé la rive jordanienne de la mer Morte… vraiment spectaculaire. Après avoir traversé un poste frontalier nous faisant entrer en Cisjordanie, nous faisons un arrêt rapide à Qumrân. Qumrân est un site archéologique constitué de 11 grottes dans lesquelles on a retrouvé, entre 1947 et 1956, les plus anciens manuscrits hébraïques actuellement répertoriés, connus sous le nom de manuscrits de la mer Morte, et d'un cimetière d'environ 1000 tombes. En fait, ce serait un berger bédouin qui a trouvé les premiers manuscrits. Il aurait voulu utiliser le cuir pour s’en faire des sandales, mais le cordonnier a rapidement vu la valeur de ces parchemins et les a donnés aux autorités. Ils ont trouvé plus de 900 parchemins qui relatent la vie de cette communauté. On dit que ces gens vivaient un peu comme des moines et que Jean-Baptiste aurait vécut parmi eux pendant 3 ans.
Nous avons donc longé la mer Morte sur toute sa longueur, du sud au nord. Nous avons passé un autre poste de contrôle avant Jérusalem, tout près de Jéricho – une des plus vieilles cités du monde, puis traversé tout Jérusalem par l’autoroute 1 qui nous a ramené à Ashdod vers 19h00. Quelle journée… si différente des deux autres en Israël. Décidément, ce pays nous réserve des surprises à chaque jour.
Je retrouve ma mère qui a pu lézarder et se reposer toute la journée. Bien que j’aurais aimé qu’elle puisse voir le désert et la mer Morte, c’était quand même une journée très aride et fatigante. Elle aura toute l’énergie nécessaire pour notre dernière journée en Terre Sainte. Demain… Jérusalem !
Ashdod, Israël – Jérusalem - 17 octobre 2011 – Soleil – 25C
Comme nous sommes en pleines célébrations du Souccot et que tous les juifs sont en congé, notre guide nous avait proposé de partir plus tôt afin d’éviter les embouteillages et de faciliter notre visite au mur des Lamentations. On nous a dit qu’il y avait tellement de monde hier que les gens n’avaient pas pu se rendre au mur. Notre petit groupe était donc sur la première navette et au terminal à 7h30 pour rencontre Ofir. Nous avons pris la route et sommes arrivés à Jérusalem en moins d’une heure !
Notre premier arrêt fut sur le Mont des Oliviers d’où nous avons une vue imprenable sur la vieille ville de Jérusalem dominée par le dôme du rocher. Toute la ville est ocre… Jérusalem a une loi par laquelle tous les bâtiments doivent être construits avec la pierre de Jérusalem. La seule dérogation visible est le dôme du rocher dont les murs sont en tuiles bleues, mais le dôme doré vient rétablir l’équilibre esthétique de la ville. L’ensemble est saisissant. A nos pieds se trouve le plus grand cimetière juif au monde. Selon la tradition juive, le Messie, qui amènera la résurrection des morts, passera en premier lieu par le Mont des Oliviers avant d'entrer dans Jérusalem. C'est donc les personnes enterrées en ce lieu qui seront les premières ressuscitées. On peut voir la porte Dorée, qui date de l’époque d’Hérode. Elle a été murée au 7e s. par les musulmans afin d’empêcher le Messie d’accéder à la ville – comme si le Messie ne pouvait pas passer au travers de quelques briques !
Nous sommes redescendus au pied du Mont des Oliviers pour aller visiter le jardin de Gethsémani et l’église de Toutes-les-Nations. Ces dans ces jardins, autrefois une grande oliveraie, que Jésus aurait prié seul la nuit de son arrestation et que Judas l’aurait renié. On dit aussi que Judas se serait pendu à l’un de ces arbres. Les oliviers de ce jardin sont parmi les plus anciens au monde. Certains experts disent que trois d’entres eux auraient été plantés il y a plus de 2000 ans ! L’église est assez récente, 1924, et présente un magnifique fronton de mosaïques enluminées d’or représentant Jésus portant les souffrances du monde.
Nous allons enfin vers la vieille ville. Ofir a stationné la voiture dans le centre commercial Mamilla, tout près de la porte de Jaffa. Déjà si tôt, la ville fourmillait de monde, mais plutôt que d’être pris d’assaut par les touristes, la ville était plutôt assaillie par les israéliens qui venaient y célébrer Souccot. Habillés de leurs habits des jours de fête, toutes les tribus juives s’étaient donné rendez-vous, ajoutant à l’aura définitivement mystique ce la vieille ville de Jérusalem.
Nous avons franchi le mur par la porte de Jaffa, puis, nous avons arpenté les petites ruelles du quartier chrétien jusqu’à la Basilique du St-Sépulcre, le site chrétien le plus sacré de la vieille ville. L’église se dresse sur le site du Golgotha, le lieu de crucifixion de Jésus, et sur la grotte où il aurait été enterré. La basilique comprend un certain nombre de reliques et de lieux sacrés dont les cinq dernières stations du chemin de croix. Elle appartient aujourd’hui à plusieurs sectes chrétiennes, dont les franciscains et les grecs orthodoxes, qui chacune pourvoit à l’entretien de partie spécifique. On y trouve la Pierre de l’Onction, où Jésus aurait été lavé après son supplice. Puis au milieu de la rotonde, on entre dans le tombeau proprement dit. Des cierges et lanternes illuminent une minuscule pièce où on ne peut être que deux personnes à la fois. Une dalle de marbre recouvre le rocher sur lequel le corps de Jésus aurait été déposé. Les groupes de croyants défilent devant les différentes stations du chemin de croix, déposant des vêtements, des médailles, ou tout ce qu’ils trouvent, dans l’espoir d’obtenir un peu de la sainteté de ces lieux. C’est émouvant et troublant à la fois. Cette image montre bien comment l’église a été construite sur le mont du Calvaire et la grotte de sépulture. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Site_de_la_tombe_du_Christ.JPG
Nous poursuivons notre exploration par le quartier musulman. Nous traversons le souk avec les étals de toute sorte… vraiment, on y trouve de tout, des épices aux fruits séchés, des souliers aux vêtements sexy… de tout pour tous ! Nous arrivons sur le Cardo, au cœur du quartier juif. Après la répression de la révolte juive de 70 par les troupes Romaines, l'empereur Hadrien entreprit la reconstruction de Jérusalem sur le modèle romain et les nouveaux plans de la ville incorporaient un cardo avec colonnades, une avenue principale avec galerie couverte de part et d’autre, allant du nord au sud. Ce cardo fait encore aujourd'hui partie de la ville de Jérusalem. Des puits nous permettent de voir les couches successives d’un mur datant du premier et deuxième Temples.
Nous arrivons enfin au Mur des Lamentations ou Mur occidental, le lieu le plus saint des Juifs. Il est situé sur une esplanade pouvant accueillir 250 000 fidèles. C'est ici qu'eut lieu le sacrifice d'Isaac et que Salomon éleva le Temple dans lequel il déposa l'arche d'Alliance. Détruit par Nabuchodonosor, il fut reconstruit par le roi Hérode (vers 20 av. JC), puis à nouveau détruit par les Romains en 70. Le Mur occidental constitue le seul vestige de ce Second Temple. Les juifs pieux y viennent pour réciter les textes saints, de même qu’une foule de touristes de la diaspora qui y vient pour se recueillir sur ces ruines, symbole de la nation juive. Comme les juifs célèbrent Souccot, l’esplanade est remplie ! Des dizaines de jeunes garçons y étaient pour faire leur Bar-Mitzvah, un rite initiatique par lequel le jeune garçon juif marque sa majorité vers 13 ans. Nous sommes descendus sur l’esplanade en se frayant un chemin au travers tous ces fervents aux habits tous plus spectaculaires que les autres ! Robes de soie noire, chapeau de fourrure, boudins bien serrés… On n’aurait pas pu mieux tomber ! Bien que les femmes puissent aussi se rendre au mur pour y glisser leur prière écrite sur un petit papier, elles sont séparées des hommes. Un mur grillagé permet aux mères, sœurs, cousines, tantes, de regarder d’un œil lointain, la cérémonie où leur petit devient homme. Certaines des femmes poussaient de forts youyous – ces longs cris de joie aigus et ondulés qui manifestent leur joie ! Plutôt que de jouer du coude pour se rendre jusqu’au mur, nous avons plutôt profiter de notre temps pour absorber tout ce qui se passait ici… se rapprocher du mur grillagé relevait de l’exploit avec toutes ces femmes qui tentaient tant bien que mal de participer de loin à ces célébrations. Après ce bain de foule bigarrée, nous sommes sortis de la vieille ville par la porte des Immondices, et nous avons sauté dans un taxi pour retourner au stationnement du minibus.
Nous avons quitté la vieille ville en traversant le chic quartier de Mamilla dominé par le chic hôtel King David. Un magnifique complexe de tours à condo y a été construit – le Holy Land. Mais le complexe n’a pas connu le succès escompté car les juifs ne peuvent pas utiliser d’ascenseur le jour du Sabbat ! Nous avons passé près de la ville de Beth’léem, puis avons poursuivi vers le restaurant du monastère orthodoxe St-Élie où nous avons dîné. Le restaurant offrait trois types de buffets, bar à salade et mezze, plats chauds ou barbecue. C’était parfait ! On a même pu goûter une bière palestinienne de Ramallah, la Taybeh.
Ofir nous dit que le restant de la journée sera au musée Yad Vashem, un musée sur l’holocauste… je suis furieuse. J’avais spécifié à notre guide que nous ne voulions pas visiter de musée, car nous voulions passer plus de temps dans Jérusalem. Nous finissons pas comprendre qu’il avait promis au couple qui nous accompagnaient qu’ils pourraient en faire la visite. En fait, même sa femme ne voulait pas visiter ce musée… Aucun doute qu’on peut y passer plusieurs heures, ma mère et moi avons visité celui de Berlin l’été dernier et y sommes restés plus de 6 heures. Mais une fois suffit. De plus nos amis avaient aussi spécifié qu’ils ne voulaient pas s’attarder à des musées. Mais le mal était fait, nous étions au musée avec peu d’option. Nous avons donc profité des chaises à l’extérieur et avons relaxé pendant une heure et demie, temps accordé à notre ami pour faire une petite visite express.
Nous sommes partis de Jérusalem vers 15h30. Afin d’éviter le trafic, nous avons emprunté une route secondaire, étroite et sinueuse, qui traverse de magnifiques boisés. La route a été assez rapide et nous étions de retour à Ashdod vers 16h30… Yeah, on allait pouvoir enfin profiter de notre 5 à 7 Elite !
C’est ainsi que se sont terminés nos 4 jours en Israël… Qu’est-ce que j’en retire ? · Que les guides, peu importe leur allégeance, nous donnent toujours ‘leur’ version de l’histoire… · Une toute nouvelle perception de ce pays… d’ailleurs, depuis notre retour, il n’y a pas eu une journée sans qu’on entende parler d’Israël. · Je suis encore plus perplexe qu’avant quant aux chances des israéliens et des palestiniens de ne jamais arriver à une entente de paix. · J’ai découvert un peuple prêt à tout pour avoir raison… pour justifier leurs revendications… mais qui valorise aussi la vie de leurs soldats par dessus tout… * · J’ai découvert un pays riche d’histoire avec des paysages magnifiques et des régions qui m’étaient encore inconnues. · J’aurais passé beaucoup plus de temps dans la vieille ville de Jérusalem… la ville sainte des trois grandes religions monothéistes, convoitée par tous les peuples de tous les temps… il y a tant à découvrir. Je devrai y revenir ! · 4 jours en Israël et tout ce que j’ai réussi à acheter : 6 bouteilles d’eau, un paquet de gomme et une bouteille de vin… décidément, notre guide ne poussait pas les opportunités shopping ! La prochaine fois, je me garderai un peu de temps pour les marchés de la vieille ville…
* Dernière note… au sujet du soldat Gil’Ad Shalit. Dès notre arrivée en Israël, ce nom était sur toutes les lèvres et de toutes les discussions. Gil’Ad Shalit est un soldat de l’armée israélienne qui a été pris en otage par le Hamas et détenu depuis 5 ans sans aucun contact et dans des conditions très précaires. La veille de notre arrivée, l’Égypte a annoncée qu’elle avait réussi à négocier une entente entre la Palestine et Israël afin de relâcher le soldat Gil’Ad Shalit contre 1027 prisonniers palestiniens… Le soldat sera remis à l’armée israélienne le mardi 18 octobre, le lendemain de notre départ. La nouvelle ne fait pas l’unanimité. Les israéliens sont divisés sur cette entente car beaucoup trouvent le prix à payer beaucoup trop élevé, surtout les familles qui ont perdus des membres dans les attaques terroristes. Toutefois, Israël tient à démontrer à ses soldats que leur vie est entre bonne main, et que tout sera fait pour eux… Ça donne froid dans le dos…
En mer - 18 octobre 2011 – Soleil – 19C
Après quatre jours intensifs en Israël, cette petite journée en mer était la bienvenue ! D’ailleurs, je me suis couchée complètement vannée hier soir, manquant même le départ d’Israël à 22 heures. Et je me suis levée à 9h30… je ne sais pas depuis combien de temps j’ai dormi aussi tard… je suis plutôt du genre à être debout à 5h30-6h00 ! J’étais toute déboussolée. Après un déjeuner tardif au buffet, qui m’a confirmé que nous étions loin d’être les seules à avoir fait la très grasse matinée, nous avons été s’installer dans les coins fauteuils du Lido où nous avons paressé une bonne partie de l’après-midi. Nos activités de la journée se résument à lecture, sieste, écriture, sieste, jeux de cartes, sieste, vous voyez le genre ! Evidemment, nous avons retrouvé notre groupe de gais lurons au cocktail 5 à 7, qui fut suivi d’un excellent souper au Grande Cuvée !
Mykonos, Grèce - 19 octobre 2011 – Soleil – 25C
Après une journée de paresse incroyable, mes bonnes vieilles habitudes ont repris et je me suis réveillée très tôt. Je suis sortie sur le balcon pour écrire un peu au fil de l’eau et pour voir poindre le jour derrière l’île de Mykonos… quel bonheur. Le ciel était sans nuage et se teintait d’orange et de rose, au fur et à mesure que le soleil montait dans le ciel. La lumière dévoilait doucement les maisonnettes blanches agrippées aux flancs de l’île. Ces maisons toute blanches de chaux aux portes et volets bleu ciel font la renommée de cette île grecque, ainsi que ses moulins à vent, et son pélican Petrus !
Plusieurs navires mouillaient déjà les eaux entourant Mykonos, l’Amadea et le Thomson Spirit. Le Silhouette lui est venu s’accoster au port commercial, à quelques kilomètres du centre de l’île. Une navette (7$ par personne pour la journée) était disponible pour nous conduire près du centre. Comme nous n’étions pas pressée, nous sommes partis peu après 9h00. En moins de 10 minutes nous étions arrivées. Mykonos se découvre simplement en flânant à travers ses petites ruelles sinueuses qui montent et descendent vers la mer. C’est le paradis du shopping car on retrouve des dizaines de jolis boutiques avec vraiment de tout. Comme j’ai été privée de shopping en Israël, je me suis un peu reprise ici ! Nous n’avons pu résister à prendre un petit café et un baklava à l’une des terrasses devant le vieux port tout en regardant les pêcheurs vendre leurs prises du jour. Le café était bon, mais le baklava décevant… c’est vrai que ceux de chez Adonis* sont difficiles à battre ! J’avais une quête, celle de découvrir les fameux moulins à vent de l’île. Mais bien que nous suivions les indications des habitants, le dédale de ruelles nous a perdu… finalement, la faim nous a guidé jusqu’à la taverne Babulas où nous avons fait bombance avec un repas de mezzés grecs : saganaki – un fromage de brebis poêlé et flambé, puis le tzatziki, le taramasalata, la pâte d’ail, et des pitas rôtis à l’origan et fleur de sel… Le tout accompagné d’une bonne bière locale… le bonheur.
Après avoir raccompagné ma mère au Silhouette, ma quête n’était pas complète… je devais trouver les moulins et peut-être même pousser ma chance jusqu’à rencontrer Petrus, le pélican fétiche de l’île ! Je suis donc retournée au centre, déterminée à cocher de ma liste ces deux ‘musts’ de Mykonos. J’ai repassé plusieurs des petites ruelles et tout à coup, au bout de l’une d’elles, les voici : cinq moulins à vent majestueux se dressant devant moi. Ces moulins sont devenus la marque de commerce de Mykonos. Ils datent du 16e s. et auraient été construits par les vénitiens. Aujourd’hui, il n’en reste que 16 sur toute l’île. Après une séance photo, je me retrouve dans le quartier de la ‘Petite Venise’ où les maisons donnent directement sur la mer, plusieurs ayant des balcons suspendus au dessus de l’eau. Une foule de café, restaurant et boîtes de nuit y sont installés. Devinez sur qui je suis tombée… et oui, Petrus en personne ! Un beau pélican tout blanc, recevant des câlins des touristes attablés dans l’un des restaurants. Mais je le croyais gris ce Petrus… le proprio du resto m’explique alors que le ‘vieux’ Petrus s’était fait écrasé par la voiture d’une touriste anglaise il y a quelques mois… ils ont donc dû le remplacer. Imaginer cette dame et la culpabilité qu’elle a dû ressentir d’avoir tué l’emblème de ce peuple ! Contente d’avoir pu cocher mes deux items de ma liste, je suis rentré en zigzagant à travers les ruelles bordées de jolies maisonnettes blanches.
Mykonos est une petite île facile à découvrir par soi-même. J’ai aimé prendre le pouls de la place en déambulant à travers les rues typiques, en s’imprégnant des effluves de la mer et de celle du marché de poisson, en dégustant les spécialités de la place en regardant les touristes passer, et en faisant de belles surprises au gré de ma promenade. Le seule hic de ma journée est le touriste malotru qui m’a éternué dessus… j’ai senti son virus entrer dans mes veines et se répandre… et en effet, rendu à l’heure du souper, j’étais complètement congestionnée… Mais la croisière tire à sa fin, je pourrai profiter des deux derniers jours pour me reposer et reprendre du mieux !
* Adonis est une épicerie libanaise montréalaise Pour les photos de Mykonos:
En mer - 20 octobre 2011 – Soleil – 19C
Notre dernière journée en mer… rien de bien spécial au programme aujourd’hui ! On en profite pour explorer le bateau, lire, jouer aux cartes. Mais ce qui retient l’attention aujourd’hui c’est la mort du colonel Khadafi qui a été capturé et tué à Syrte, son village natal. C’est un peu bizarre de penser que tout ça se passe pas trop loin d’où nous sommes…
Dernière soirée formelle et souper de gala : Gravlax, tartare de bœuf, tournedos Rossini avec foie gras, assiette homard mélange (1/2 queue de homard, risotto au homard, crevettes et pétoncle)… tout était excellent ! Ma grippe me fait un peu souffrir, mais heureusement, nous gagnons une heure ce soir, donc on pourra ronfler un peu plus longtemps demain!
Naples - 21 octobre 2011 – Soleil – 19C
Bien que j’avais l’intention de me joindre à nos amis pour aller visiter Capri, ma grippe a eu le meilleur de moi… j’ai décidé de rester au lit et de me reposer pour que le vol de retour demain ne soit pas trop pénible. Après un bon petit déjeuner à la salle à manger, nous sommes quand même descendues pour aller explorer le centre Maritima – une galerie commerciale installée dans le terminal du port. Nous y avons fait quelques bons achats. Et dernière journée oblige, il fallait bien faire les valises… Fidèles au rendez-vous, nous avons retrouvé nos amis au 5 à 7 qui nous ont raconté leur traversée très houleuse vers Capri. La mer était tellement agitée que près de 75% des passagers ont été malades… Malgré ce début de journée un peu déroutant, ils ont adoré leur journée. Mais la seule pensée d’être à bord du traversier avec ma grippe m’a toute de suite réconcilié avec ma décision de prendre ça mollo aujourd’hui !
Civitavecchia - 22 octobre 2011 – Soleil – 21C
Contrairement à bien des lignes de croisière, Celebrity nous permet de prendre le dernier petit déjeuner à la salle à manger… tellement plus civilisé ! Pas besoin de se faufiler entre les valises au buffet ! De plus, il n’y a pas d’annonces faites pour le débarquement, les gens se présentent à la sortie à l’heure indiquée sur leurs étiquettes à bagages. Un système qui fonctionne bien, du moins sur notre croisière. Nous avons quitté notre chambre pour 8h00 et nous avons attendu au salon de cartes jusqu’à 8h30, heure de notre sortie. En moins de deux, nous avions repéré nos valises qu’un porteur nous a amené jusqu’au débarcadère pour voitures privées. À 9h00 pile notre chauffeur est arrivé et hop ! en route vers Fiumicino. Croyez-le ou non, nous étions les premiers dans la file d’Air Transat à l’aéroport, à 9h45 ! On a dû attendre 15 minutes que le comptoir ouvre. 75 minutes de la sortie du bateau au comptoir de l’aéroport… je crois bien que c’est notre record ! Je vous épargne les détails de notre vol qui s’est bien déroulé, mais qui curieusement a pris 9 heures… je ne me souvenais pas que c’était si loin Rome !
Mais c’est la tête remplie de souvenirs inoubliables que nous rentrons dans notre beau Québec si paisible… appréciant encore plus la sérénité d’y vivre, et espérant que ça continue et que les guerres de religions ne viennent pas nous y empoisonner la vie…
Résumé croisière Costa Atlantica du 21 novembre au 1er décembre 2011 "Civilisations Antiques" English translation pending
Ce compte rendu est d’abord pour mes archives personnel, c’est bien entendu notre propre vécu, il peut être ressenti différemment par d’autres, lors de la croisière je prends des notes et ensuite à la maison je l’écris définitivement, en le peaufinant, sur word avec l’ordinateur, puis je fais du copier coller pour le mettre sur le forum afin d’en faire profiter tous ceux qui veulent bien le lire et éventuellement le commenter.
Préambule : Etant à l’affut sur internet nous avons flasher sur cette croisière « Les Civilisations Antiques » du 21 novembre au 1er décembre 2011 sur le Costa Atlantica (10 nuits 11 jours) parce qu’il y a quatre escales que l’on ne connaît pas : Messine, Limassol, Marmaris er surtout Santorin, de plus il y a une belle promotion : cabine balcon « garantie » B1, 1er passager tarif prima 1150€, 2ème 190€, soit au total 1340€, alors le vendredi 14 octobre on fait mettre une option par l’intermédiaire de notre agence préférée « Bleue Croisière » de Lyon, puis le lundi 17 octobre nous confirmons définitivement en réglant la totalité, en même temps on apprends que nous somme surclasser en B5 cabine 7133 (10 jours plus tard les prix on encore baissés : cabine balcon quelque soit la catégorie 632€ X 2 = 1264€ en plus on peut choisir sa cabine…on perd seulement …76€ ! la prochaine fois on attendra plus longtemps avant de commander !!!) se sera notre 3ème fois sur l’Atlantica. Le soir même je commande par internet les billets TGV A/R : 146€ pour deux et l’hôtel « Best Western Riviera ***» 61,50€ TTC pour la nuit du 20 au 21 novembre, plus tard je réserve sur le site Costa une excursion à Santorin « Le village d’Oia » 59€ X 2 = 118€, je ne veux pas rater l’endroit alors je préfère payer plus cher pour être sûr de voir ce lieu exceptionnel, parce que en individuel cela me parait aléatoire.
Dimanche 20 novembre: beau temps, quelques nuages, pas de vent, température de 10 à 18°.
Départ en TGV de Lyon part dieu à 11h07, nous déjeunerons avec les sandwichs préparés auparavant à la maison, arrivée à Nice 15h28, beaucoup de place vides dans notre compartiment, train à l’heure au départ comme à l’arrivée. Avec nos deux grosses valises à roulettes plus deux bagages à main, nous faisons les 200m à pieds qui nous sépare de l’hôtel « Best Western Riviera ***» excellent accueil, dans les 61,50€ pour la nuit sont compris un boisson de bienvenue (en l’occurrence, nous avons choisi, jus d’orage), le petit déjeuner et un panier repas de départ, la chambre 306, avec un minuscule balcon donne sur l’avenue Thiers (un peu bruyant), propre, de superficie assez petite, lit de 180, pas de coffre fort, salle de bains avec baignoire, je signale que le chauffage ne marche pas il sera mis en route lors de notre balade jusqu'à la promenade des anglais, retour par l’avenue Jean Médecin, il est 19h, nous dinons à la cafétéria « fluch » juste à côté de la gare, au menu moules frites à volonté, nous n’en prenons qu’une part 7,50€ + 1€ la boisson, excellentes je retourne en chercher, après un bonne glace, vers 20h20, nous regagnions l’hôtel et regardons un film à la télé, je mets deux étiquettes autocollantes « Costa Priority » par valises (une autour de la poignée, l’autre collée directement sur la valise), un petit bain et puis dodo,
Lundi 21 novembre : beau temps à Nice, puis plus tard couvert en Italie, il pleuvra le soir à Savone, vent faible, température de 12 à 15°, mer agitée.
Lever 8h, bains, petit déjeuner copieux excellents petits pains aux chocolats, très bon petits croissants, jambon, fromage, etc. j’ai oublié ma carte-clef de la chambre dans celle-ci, le réceptionniste m’en fait une autre sans problème, nous quittons l’hôtel, dans les paniers repas nous ne prenons que les petites bouteilles d’eau, puisque nous allons déjeuner sur le bateau.
10h devant le gare SNCF, déjà un bus complet qui part sous nos yeux, nous prendrons le second qui est commun aux passagers Concordia et Atlantica, je laisse nos valises au chauffeur qui les rangent dans la soute, il me semble reconnaître Maureen68 mais pas sûr alors je m’abstiens, le bus démarre à 10h35, direct sans arrêt, embouteillage à Savone, nous arrivons au Palacrocière vers 12h50, trois bateaux sont amarrés dans le port, le Concordia, l’Atlantica et le Méditerranéa, 2 ou 3 bus sont devant le notre, donc un peu d’attente, puis, au début du bâtiment les valises et passagers du Concordia descendent, le bus avance jusqu’au bout du bâtiment les Costamen déchargent les valises pendant qu’un assistant Costa monte pour nous souhaiter la bienvenue et distribuer le n°17 à tous les couples ainsi que les questionnaires de santé H1N1 (encore !!! comme j’ai récupérer sur d’autres croisières des photocopies vierges je les ai tranquillement remplis à la maison !!!) 13h10 lorsque l’on entre dans le Palacrocière, je me rends au service clients pour changer mon n°17 par un n°1 (avantage gold pearl), l’embarquement est déjà commencé, nous prenons la file spécifique aux n°1, personne devant, contrôle des papiers, portiques, police et 1ère photo devant l’antique barre de bateau, un bus navette nous transfert du Palacrocière jusqu’au bateau qui est amarré tribord à 150m face au parking voitures, nouveau contrôle des papiers avant de monter sur le bateau, a l’entrée de l’atrium scannage du code barre de la fiche d’embarquement qu’ils conservent, puis avec ce scanner photo qui doit correspondre au code barre de la carte Costa de bord, on monte direct à notre cabine 7133 (à l’avant tribord), elle est prête, et là… oh stupeur ! il s’agit bien d’une cabine communicante comme indiqué sur le plan du catalogue (j’espérais que non…) bien entendu la porte entre les deux est fermée à clef, on avais déjà eu la mauvaise expérience sur le MSC Poésia où l’on entendait parfaitement les voisins parler, mais heureusement là se ne sera pas le cas pendant toute la croisière silence complet, peut être meilleure isolation et des voisins italiens très calme.. ouf !!! tous les documents sont sur le lit Today du jour, invitations restaurant club, cartes rouges émergy, ticket table n°348 pour le restaurant, les pantoufles (gold pearl) etc. sur la table la bouteille de prosecco ainsi que la corbeille de fruits, il est 13h30 environ, nous déposons nos bagages à main, entreposons tous ce qui craint dans le coffre, récupérons nos cartes Costa et allons déjeuner au self-service Botticelli pont 9, déjà du monde, nous rencontrons Maureen et son mari attablé en train de se restaurés, salutation, présentation, on s’installe à une table près des baies vitrées, un serveur passe je lui commande 1 pack de 13 bouteilles d’eau 26,50€ + 15% et 1 pack de 20 boissons non alcoolisées (Boys&Girls) 42€ +15% de surcharge, (de cette manière c’est crédités immédiatement sur la carte, en les commandant par internet se ne sera, au mieux, que le soir, c’est le même prix dans les deux cas et un plus en les achetant sur le bateau je fais bénéficier le serveur d’un bonus sur son compte) pas mal de choix sur les présentoirs nourritures, on se sert nous même, pas d’attente, après ce repas et le café américain (pas trop mauvais) nous redescendons à la cabine, on s’offre une petite flûte de prosecco, les valises arrivent en « priority » (toujours avantage gold pearl) portage spécial puisqu’il n’y en a aucune autre dans la coursive, petit pourboire au livreur, on déballe chaque chose a déjà sa place attribuée étant donné que sur tous les bateaux Costa les cabines ont la même disposition, notre cabinier Karl se presente, un philippin, très souriant, il nous ouvre le frigo, je lui signale qu’un des peignoirs est trop petit pour moi (encore avantage gold pearl), que le chauffage ne fonctionne pas bien, à peine 20° dans la pièce et en sortie de ventilation 16,5° (j’ai un petit thermomètre instantané, bien pratique pour connaître avec exactitude la température extérieure parce que celle affichée sur la TV est rarement juste) je lui glisse un petit billet et le soir tout sera en ordre, il a même changer les deux peignoirs de ce fait Florence flotte dans le sien !!! bof…on fera avec, nous n’allons pas le déranger à nouveau pour si peu ! mauvaise compréhension, sans doute, il ne parle pas un mot de français et nous si peu l’anglais.
16h30 réunion d’information au théâtre Caruso avec notre hôtesse francophone Caroline Chaillou, bien sympa et très à l’aise, rien de nouveau on connaît déjà tout, si ce n’est que nous sommes majoritaire, près de 800 francophones, pour une fois plus nombreux que les italiens, à propos de nombre, plus tard, lors d’une permanence Costa Club, Manuel Calamani le « Guest Relation Manager » m’apprends que nous sommes 34 gold pearl et seulement 1800 passagers mais après Naples et Messine nous serons encore moins nombreux étant donné que beaucoup d’italiens vont quitter le bateau et qu’ il n’en monteras pas autant pour les remplacer puisque c’est le dernier tour en Méditerrané, le terminus pour ces derniers sera Savone, après l’Atlantica part en transat pour rejoindre Miami.
17h20 il fait nuit, il pleut depuis un moment, le bateau quitte le port avec 20mn de retard, je n’ai pas entendu la corne de brume, le Concordia n’est plus là, le Méditerranéa je ne sais parce qu’il se trouve de l’autre côté.
17h30 exercice d’abandon du navire : tout le monde, avec les gilets et les cartes rouges, au théâtre Caruso et au salon madama Butterfly, parmi nos nombreuses croisières c’est la 2ème fois que cela nous arrive de le faire à l’intérieur (la 1ère c’était sur le MSC Splendida en février dernier) c’est moins pénible et plus agréable, dehors il pleut, il fait nuit noire, la température est fraîche, ceci expliquant peut être cela ?
19h30 spectacle au théâtre Caruso présenté par la directrice de croisière Pétra Malin: chanteur italien « Antonio Colamoréa » un peu lassant, que des chansons classiques d’autrefois, pas terrible, on l’a déjà vu sur une autre croisière. En sortant on prend des cocktails sans alcool B&G au café Florian.
21 diner au restaurant Tiziano pont 3 donc à l’étage, normalement table 348 mais elle occupé par 6 italiens, retour vers le maître d’hôtel qui semble dépassé parce que nous ne sommes pas seul dans ce cas, il tente de nous installer à une table ronde de 10 près de son pupitre (qui semble être de réserve) mais un français y a déjà pris place et prétend attendre d’autres convives, vérification impossible il n’a pas son ticket, finalement ses amis viennent le chercher il s’était tout simplement trompé, nous voila provisoirement installés à cette grande table avec un couple de Saint Brieux Francine et Richard (la soixantaine) plus un toulonnais, seul, qui devait être à la table 7. On bavarde un peu, comme tous les 1er soirs le service est un peu long, Richard pensait que pension complète c’était avec les boissons comprises, je lui dis qu’il peut choisir tous les plats de la carte s’il le veut, il en prend trop, au cours du repas il quitte la table pour aller aux toilettes afin de rendre le superflu !!! d’autant que le bateau bouge un peu, un gamin accompagné de sa mère, n’a pas eu le temps d’arrivé aux toilettes il fera dans l’entrée du restaurant, pas très ragoutant pour l’employé appelé pour nettoyer, sortie de table tardive nous faisons un petit tour dans les boutiques juste pour regarder !
23h40 direction cabine, Karl nous a fait une petite figure avec le dessus de lit, lecture du Today de demain, plan sommaire de Naples, billets d’excursions réservés par internet, publicité pour le SPA, une feuille nous indique que pour les descentes prioritaires des gold pearl aux excursions il faut se présenter 10mn avant l’horaire au salon Paparazzi, je rempli la fiche cravate du petit déjeuner et je l’accroche à la poignée extérieure de la porte (prévu pour 8h30/ 9h). On va se faire dormir les yeux.
La suite Naples au prochain numéro !!! @+
Préambule : Etant à l’affut sur internet nous avons flasher sur cette croisière « Les Civilisations Antiques » du 21 novembre au 1er décembre 2011 sur le Costa Atlantica (10 nuits 11 jours) parce qu’il y a quatre escales que l’on ne connaît pas : Messine, Limassol, Marmaris er surtout Santorin, de plus il y a une belle promotion : cabine balcon « garantie » B1, 1er passager tarif prima 1150€, 2ème 190€, soit au total 1340€, alors le vendredi 14 octobre on fait mettre une option par l’intermédiaire de notre agence préférée « Bleue Croisière » de Lyon, puis le lundi 17 octobre nous confirmons définitivement en réglant la totalité, en même temps on apprends que nous somme surclasser en B5 cabine 7133 (10 jours plus tard les prix on encore baissés : cabine balcon quelque soit la catégorie 632€ X 2 = 1264€ en plus on peut choisir sa cabine…on perd seulement …76€ ! la prochaine fois on attendra plus longtemps avant de commander !!!) se sera notre 3ème fois sur l’Atlantica. Le soir même je commande par internet les billets TGV A/R : 146€ pour deux et l’hôtel « Best Western Riviera ***» 61,50€ TTC pour la nuit du 20 au 21 novembre, plus tard je réserve sur le site Costa une excursion à Santorin « Le village d’Oia » 59€ X 2 = 118€, je ne veux pas rater l’endroit alors je préfère payer plus cher pour être sûr de voir ce lieu exceptionnel, parce que en individuel cela me parait aléatoire.
Dimanche 20 novembre: beau temps, quelques nuages, pas de vent, température de 10 à 18°.
Départ en TGV de Lyon part dieu à 11h07, nous déjeunerons avec les sandwichs préparés auparavant à la maison, arrivée à Nice 15h28, beaucoup de place vides dans notre compartiment, train à l’heure au départ comme à l’arrivée. Avec nos deux grosses valises à roulettes plus deux bagages à main, nous faisons les 200m à pieds qui nous sépare de l’hôtel « Best Western Riviera ***» excellent accueil, dans les 61,50€ pour la nuit sont compris un boisson de bienvenue (en l’occurrence, nous avons choisi, jus d’orage), le petit déjeuner et un panier repas de départ, la chambre 306, avec un minuscule balcon donne sur l’avenue Thiers (un peu bruyant), propre, de superficie assez petite, lit de 180, pas de coffre fort, salle de bains avec baignoire, je signale que le chauffage ne marche pas il sera mis en route lors de notre balade jusqu'à la promenade des anglais, retour par l’avenue Jean Médecin, il est 19h, nous dinons à la cafétéria « fluch » juste à côté de la gare, au menu moules frites à volonté, nous n’en prenons qu’une part 7,50€ + 1€ la boisson, excellentes je retourne en chercher, après un bonne glace, vers 20h20, nous regagnions l’hôtel et regardons un film à la télé, je mets deux étiquettes autocollantes « Costa Priority » par valises (une autour de la poignée, l’autre collée directement sur la valise), un petit bain et puis dodo,
Lundi 21 novembre : beau temps à Nice, puis plus tard couvert en Italie, il pleuvra le soir à Savone, vent faible, température de 12 à 15°, mer agitée.
Lever 8h, bains, petit déjeuner copieux excellents petits pains aux chocolats, très bon petits croissants, jambon, fromage, etc. j’ai oublié ma carte-clef de la chambre dans celle-ci, le réceptionniste m’en fait une autre sans problème, nous quittons l’hôtel, dans les paniers repas nous ne prenons que les petites bouteilles d’eau, puisque nous allons déjeuner sur le bateau.
10h devant le gare SNCF, déjà un bus complet qui part sous nos yeux, nous prendrons le second qui est commun aux passagers Concordia et Atlantica, je laisse nos valises au chauffeur qui les rangent dans la soute, il me semble reconnaître Maureen68 mais pas sûr alors je m’abstiens, le bus démarre à 10h35, direct sans arrêt, embouteillage à Savone, nous arrivons au Palacrocière vers 12h50, trois bateaux sont amarrés dans le port, le Concordia, l’Atlantica et le Méditerranéa, 2 ou 3 bus sont devant le notre, donc un peu d’attente, puis, au début du bâtiment les valises et passagers du Concordia descendent, le bus avance jusqu’au bout du bâtiment les Costamen déchargent les valises pendant qu’un assistant Costa monte pour nous souhaiter la bienvenue et distribuer le n°17 à tous les couples ainsi que les questionnaires de santé H1N1 (encore !!! comme j’ai récupérer sur d’autres croisières des photocopies vierges je les ai tranquillement remplis à la maison !!!) 13h10 lorsque l’on entre dans le Palacrocière, je me rends au service clients pour changer mon n°17 par un n°1 (avantage gold pearl), l’embarquement est déjà commencé, nous prenons la file spécifique aux n°1, personne devant, contrôle des papiers, portiques, police et 1ère photo devant l’antique barre de bateau, un bus navette nous transfert du Palacrocière jusqu’au bateau qui est amarré tribord à 150m face au parking voitures, nouveau contrôle des papiers avant de monter sur le bateau, a l’entrée de l’atrium scannage du code barre de la fiche d’embarquement qu’ils conservent, puis avec ce scanner photo qui doit correspondre au code barre de la carte Costa de bord, on monte direct à notre cabine 7133 (à l’avant tribord), elle est prête, et là… oh stupeur ! il s’agit bien d’une cabine communicante comme indiqué sur le plan du catalogue (j’espérais que non…) bien entendu la porte entre les deux est fermée à clef, on avais déjà eu la mauvaise expérience sur le MSC Poésia où l’on entendait parfaitement les voisins parler, mais heureusement là se ne sera pas le cas pendant toute la croisière silence complet, peut être meilleure isolation et des voisins italiens très calme.. ouf !!! tous les documents sont sur le lit Today du jour, invitations restaurant club, cartes rouges émergy, ticket table n°348 pour le restaurant, les pantoufles (gold pearl) etc. sur la table la bouteille de prosecco ainsi que la corbeille de fruits, il est 13h30 environ, nous déposons nos bagages à main, entreposons tous ce qui craint dans le coffre, récupérons nos cartes Costa et allons déjeuner au self-service Botticelli pont 9, déjà du monde, nous rencontrons Maureen et son mari attablé en train de se restaurés, salutation, présentation, on s’installe à une table près des baies vitrées, un serveur passe je lui commande 1 pack de 13 bouteilles d’eau 26,50€ + 15% et 1 pack de 20 boissons non alcoolisées (Boys&Girls) 42€ +15% de surcharge, (de cette manière c’est crédités immédiatement sur la carte, en les commandant par internet se ne sera, au mieux, que le soir, c’est le même prix dans les deux cas et un plus en les achetant sur le bateau je fais bénéficier le serveur d’un bonus sur son compte) pas mal de choix sur les présentoirs nourritures, on se sert nous même, pas d’attente, après ce repas et le café américain (pas trop mauvais) nous redescendons à la cabine, on s’offre une petite flûte de prosecco, les valises arrivent en « priority » (toujours avantage gold pearl) portage spécial puisqu’il n’y en a aucune autre dans la coursive, petit pourboire au livreur, on déballe chaque chose a déjà sa place attribuée étant donné que sur tous les bateaux Costa les cabines ont la même disposition, notre cabinier Karl se presente, un philippin, très souriant, il nous ouvre le frigo, je lui signale qu’un des peignoirs est trop petit pour moi (encore avantage gold pearl), que le chauffage ne fonctionne pas bien, à peine 20° dans la pièce et en sortie de ventilation 16,5° (j’ai un petit thermomètre instantané, bien pratique pour connaître avec exactitude la température extérieure parce que celle affichée sur la TV est rarement juste) je lui glisse un petit billet et le soir tout sera en ordre, il a même changer les deux peignoirs de ce fait Florence flotte dans le sien !!! bof…on fera avec, nous n’allons pas le déranger à nouveau pour si peu ! mauvaise compréhension, sans doute, il ne parle pas un mot de français et nous si peu l’anglais.
16h30 réunion d’information au théâtre Caruso avec notre hôtesse francophone Caroline Chaillou, bien sympa et très à l’aise, rien de nouveau on connaît déjà tout, si ce n’est que nous sommes majoritaire, près de 800 francophones, pour une fois plus nombreux que les italiens, à propos de nombre, plus tard, lors d’une permanence Costa Club, Manuel Calamani le « Guest Relation Manager » m’apprends que nous sommes 34 gold pearl et seulement 1800 passagers mais après Naples et Messine nous serons encore moins nombreux étant donné que beaucoup d’italiens vont quitter le bateau et qu’ il n’en monteras pas autant pour les remplacer puisque c’est le dernier tour en Méditerrané, le terminus pour ces derniers sera Savone, après l’Atlantica part en transat pour rejoindre Miami.
17h20 il fait nuit, il pleut depuis un moment, le bateau quitte le port avec 20mn de retard, je n’ai pas entendu la corne de brume, le Concordia n’est plus là, le Méditerranéa je ne sais parce qu’il se trouve de l’autre côté.
17h30 exercice d’abandon du navire : tout le monde, avec les gilets et les cartes rouges, au théâtre Caruso et au salon madama Butterfly, parmi nos nombreuses croisières c’est la 2ème fois que cela nous arrive de le faire à l’intérieur (la 1ère c’était sur le MSC Splendida en février dernier) c’est moins pénible et plus agréable, dehors il pleut, il fait nuit noire, la température est fraîche, ceci expliquant peut être cela ?
19h30 spectacle au théâtre Caruso présenté par la directrice de croisière Pétra Malin: chanteur italien « Antonio Colamoréa » un peu lassant, que des chansons classiques d’autrefois, pas terrible, on l’a déjà vu sur une autre croisière. En sortant on prend des cocktails sans alcool B&G au café Florian.
21 diner au restaurant Tiziano pont 3 donc à l’étage, normalement table 348 mais elle occupé par 6 italiens, retour vers le maître d’hôtel qui semble dépassé parce que nous ne sommes pas seul dans ce cas, il tente de nous installer à une table ronde de 10 près de son pupitre (qui semble être de réserve) mais un français y a déjà pris place et prétend attendre d’autres convives, vérification impossible il n’a pas son ticket, finalement ses amis viennent le chercher il s’était tout simplement trompé, nous voila provisoirement installés à cette grande table avec un couple de Saint Brieux Francine et Richard (la soixantaine) plus un toulonnais, seul, qui devait être à la table 7. On bavarde un peu, comme tous les 1er soirs le service est un peu long, Richard pensait que pension complète c’était avec les boissons comprises, je lui dis qu’il peut choisir tous les plats de la carte s’il le veut, il en prend trop, au cours du repas il quitte la table pour aller aux toilettes afin de rendre le superflu !!! d’autant que le bateau bouge un peu, un gamin accompagné de sa mère, n’a pas eu le temps d’arrivé aux toilettes il fera dans l’entrée du restaurant, pas très ragoutant pour l’employé appelé pour nettoyer, sortie de table tardive nous faisons un petit tour dans les boutiques juste pour regarder !
23h40 direction cabine, Karl nous a fait une petite figure avec le dessus de lit, lecture du Today de demain, plan sommaire de Naples, billets d’excursions réservés par internet, publicité pour le SPA, une feuille nous indique que pour les descentes prioritaires des gold pearl aux excursions il faut se présenter 10mn avant l’horaire au salon Paparazzi, je rempli la fiche cravate du petit déjeuner et je l’accroche à la poignée extérieure de la porte (prévu pour 8h30/ 9h). On va se faire dormir les yeux.
La suite Naples au prochain numéro !!! @+
Cycling Through Provence's Big Climbs
Cycling Through Provence's Big Climbs
In the autumn of 2011, Provence was hit by apocalyptic weather—torrential rain and a particularly violent east wind, reaching 130 kilometers per hour, whipping up waves as high as seven meters. It wasn’t the best time to venture outside. Yet, I told myself that after the storm, calm would return. I kept an eye on the weather forecast and noticed that starting November 10th, a favorable window should open for a little 600-kilometer cycling trip across Provence. The weather reports promised a high-pressure system that would keep the bad weather at bay over these highlands. That was all I needed to decide to set off. The planned route would take me through Provence’s biggest climbs: Mont Ventoux, Montagne de Lure, the Verdon Gorge, the Massif des Maures, and Sainte-Baume.
And so, despite my doubts, the call of adventure was stronger. The train pulled away, and once again, a journey began at Part-Dieu station. This time, I headed toward Haute-Provence for a cycling adventure. It would be my first solo bike trip. I was a little nervous—cycling with panniers makes you feel vulnerable to theft. I’d already been robbed while traveling in a group in Peru, and that experience left me deeply shaken. Alone, I hesitated. But no need to panic—I’d read accounts from long-distance cyclists who hadn’t been robbed, even if it does happen sometimes. I was particularly thinking of a young schoolteacher who had taken a sabbatical to cycle around the world. Her students had remarked, "Teacher, you’re not sporty—how will you manage to cycle around the world?" This young woman was full of resourcefulness. In South America, before flying to China, she locked her bike to a post to take care of a natural need. When she returned, the post had been torn out, and her bike—along with all her gear—was gone. It was a shock for many, but not for her. She boarded her flight to the Middle Kingdom, bought the essentials (including a new bike) once there, and continued her journey! Remembering this story, I almost felt ashamed of my cowardice. These were the thoughts running through my mind as the Rhône Valley rolled by toward Orange, the starting point of my Provençal adventure through the big climbs.
Day One: Orange to Sault via Mont Ventoux – 90 km
9:30 AM, I stepped off the train. With all my gear, I had to navigate the underground passage—no easy feat, given that my bike and luggage weighed 35 kilos. At this time of year, I expected some areas to be deserted, so I’d packed enough to bivouac comfortably. Once outside the station, the southern light flooded over me. I understood why people dream of retiring in these sun-drenched regions. As always, after disembarking from public transport, I had to get my bearings and decide which way to go. The sun, still low on the horizon, pointed east. The roar of fighter jet engines helped me locate the Air Base 115. That was all I needed to "reset the gyros."
As soon as I started pedaling, all my apprehensions vanished. The joy of discovery and physical effort took over, and euphoria washed over me. It’s amazing how emotions can shift from one moment to the next based on seemingly minor circumstances.
The weather was splendid—the forecast had predicted continuous showers, but it was completely wrong. I quickly left the city behind. Mont Ventoux loomed mysteriously, its dimensions hard to gauge. It was even more enigmatic with its summit hidden beneath swirling, mottled clouds clinging to the ridges. It reminded me of a great South American volcano. I struggled to imagine that in a few hours, I’d be up there under that blanket of mist.
The countryside was shaking off its autumnal nighttime dampness. The vineyards, interspersed with tall cypress hedges, confirmed I was in the magnificent Côtes du Rhône wine region. The distinctive Dentelles de Montmirail were very much in evidence. The air force base wasn’t far. I passed the runway’s end markers. A Mirage 2000 flew overhead in a tight turn, followed by another roaring into takeoff. It came straight at me before climbing sharply with a thunderous roar. Thirty years spent in that captivating world came rushing back. I recalled countless extraordinary human and technical experiences from my time in the service. But the purpose of this post isn’t to promote the air force—though I might post some articles one day about travels among men at war.
I continued on my way, leaving my past loves behind. As I pedaled, delightful names rolled by: Violès, Vacqueyras, Gigondas, Beaumes-de-Venise—the crème de la crème of the Côtes du Rhône Villages appellation. I let myself be enchanted by the vineyards and the little paths crisscrossing them. I started to doubt my route, though the imposing mass of Mont Ventoux in the distance acted like a giant beacon. At a crossroads, a car appeared. I approached to ask the driver for directions, but she didn’t even look at me and sped off, clearly frightened. I’d almost forgotten what a fearful world we live in, no doubt traumatized by all the horrors we see in the news and on TV.
The kilometers started adding up, but was my day’s goal too ambitious? It had been two months since I’d last ridden my bike. True, my last trip had been good training—the Route des Grandes Alpes—but that was two months ago. I can’t just take my bike out for a day trip; I need that sense of adventure to find the courage to exercise.
Two cyclists overtook me. Intrigued by my load, they struck up a conversation. They were skeptical when I told them I planned to cross Mont Ventoux that day. One of them pointed out a small chapel near the summit where I could bivouac sheltered. That motivated me even more to reach the top on this first stage. The chapel also had a mythical name for me—Sainte-Anne, the name of my parents’ villa. It was already noon, and I’d covered 50 kilometers. Malaucène appeared—the sacred village of Ventoux’s mad cyclists. Surprisingly, I didn’t see any other cyclists today. I remembered this place in June, teeming with aspirants for the king of summits. Before tackling the climb ahead, I needed to refuel. I enjoyed a pleasant gastronomic break at Max’s. At 1 PM, I started the most famous climb in cycling—21 kilometers, which would actually be 23. I knew it would be tough, especially with two handicaps: 50 kilometers already in my legs and 20 kilos of luggage. But I was counting on my tiny chainring, which let me climb trees to tackle the steep ramps.
I set off at a brisk pace along a deserted road. My speed held up for the first few kilometers. I quickly rose above the valley, the horizon widening. I was surprised to see no one on this world-renowned route among cycling enthusiasts. During the climb and descent, I’d only see five cyclists—but I’ll come back to that. I passed a sign explaining that the effort would be roughly equivalent to climbing the Col de la Bonnette. Having done the latter in September, I figured I’d be fine. I crossed paths with my first cyclist—a woman speeding downhill. After 12 kilometers, I hit slopes averaging 12%. I don’t know if the number 12 is cursed, but I got such a "bamboo" hit that I’d never experienced before. I thought I wouldn’t make it to the summit today. I stopped. My thighs burned so much I could barely walk—lactic acid overload. I looked for a relatively flat spot to pitch my tent. It was 3:30 PM, with two hours of daylight left. But I found nothing.
I got back on my bike, intending to stop as soon as I found a good bivouac spot. But nothing came up. However, my strength slowly returned, perhaps because the slope eased, though it remained around 10%. I entered the summit mists. A cyclist overtook me. I was in the zone where I had to pass the summit. Dusk caught me in the final difficulties. The atmosphere was downright austere. In the twilight, a kilometer from the summit, a cyclist was fixing his bike. I asked if he needed help. He made it clear he didn’t understand. So I asked, "Do you need some help?" His answer was clear: "No, thank you." He showed me his new inner tube. Inside, I thought, "Phew!" If I’d had to stop, sweating in the falling night with the cold intensifying, I’d have struggled to get going again. But he managed, and I continued into the twilight fog. I could barely make out the summit’s large antennas in the clouds, like immense ghosts trying to evade sight. The bike delivered sensations worthy of mountain racing. My goal was to quickly find the famous chapel in the descent to take shelter. As I glided down the southern slope, two cyclists without lights crossed my path in the night—probably heading to the station above, its lights visible in the fog.
I scanned the roadside in the dark for the chapel but saw nothing. After a kilometer or two, I lost all hope. I stopped to put on more clothes as the cold became intense. I had no idea where I could stop on these steep slopes to set up camp. Between the swirls of mist, I could intermittently see the Rhône Valley below, dotted with illuminated towns and villages. The sight was striking. What was I doing on this mountain at night? Then the miracle happened—the clouds parted, and from the ridge above me to the east, a beautiful full moon emerged, casting enough light to consider a nighttime descent to Sault, 26 kilometers away.
In this eerie atmosphere between the moon’s pale rays and patches of fog, I began my descent through a hazy, almost unreal world. The Ventoux’s characteristic white scree reflected the moonlight faintly, dimmed by the mist. In places, entire mountainsides were plunged into complete darkness, and I lost all sense of the road’s path. Then, around a tight bend caused by a land shift, the light returned. It seemed extreme compared to the darkness I’d left behind. I could once again clearly see the road’s contours, though not its potholes or gravel patches. Still, I let the slope carry me, and the speed felt significant, though the low light prevented me from reading my speedometer. In these moments, concentration was at its peak—all senses alert, reflexes ready to react to the slightest incident that could lead to a fall.
I was relieved to see Sault’s lights growing closer. In less than an hour, I reached it, considering the final little climb that required one last push. This village, bustling in summer, was deserted at this time of year—almost dead. The first hotel I came across was closed. A quick shadow passed in a small sloping street. Before it disappeared into the darkness at a house corner, I chased after it and asked about accommodation options. Very kindly, I was directed to what was probably the only hotel open in November. I quickly found it, and the reception was open. I entered wearing my black balaclava, bought in the Ayacucho region—the birthplace of Peru’s Shining Path. At this late hour, I saw questioning glances directed at me. I prefaced, "This isn’t a hold-up." Clearly, the owners had a sense of humor—they started smiling. I took off my balaclava and asked for a room. No problem, and from that moment, the pressure eased. I really didn’t feel like going back out to find a spot to pitch my tent in the biting cold.
The stage had been nearly 100 kilometers, and it was the first. It had been two months since I’d touched my bike, and I probably lacked even minimal training, even though my last bike trip had been crossing the French Alps. I really had to dig deep to overcome my weakness on Ventoux’s steep section. I don’t remember ever having to search so deeply for the energy to keep going. I knew the stage I’d set for tomorrow was significant, with the climb up Montagne de Lure’s northern slope—Ventoux’s little sister, whose ascent is reputed to be endless, over 25 kilometers. I hoped this first day wouldn’t leave me too sore to avoid suffering excessively tomorrow.
For now, relaxation—a hot shower did me a world of good, followed by a good meal. I ate a delicious andouillette from Troyes, very fine, with a particularly successful herb seasoning. I loved it, and yet I’m from Lyon and pride myself on knowing a thing or two about andouillette—not just a sausage but a whole category! A bit chauvinistic, I had to admit, though reluctantly, that I found it better than the ones I usually eat in the Lyon region!
Day Two: Sault to Forcalquier via Montagne de Lure – 116 km
This morning, the weather was magnificent—the air clear, still, very fresh, and invigorating, as only the late season can offer on these Provençal highlands. In summer, they’re known for their scorching heat and drought, but often overlooked is how harsh they can be with cold and storms. Authors like Giono or Bosco described them and their inhabitants wonderfully in books like "Les Âmes Fortes."
The miracle of the night had worked. I wasn’t sore anywhere and felt in great shape. I set off well-equipped, but the effort and sun soon made me sweat. It was time to shed some layers—hat and gloves. A gentle warmth replaced the cold, making for excellent cycling conditions. On the road to Trinit, there was no traffic—only the occasional hunters’ cars parked in the distance. These vehicles were recognizable by their large cages, used to transport hunting dogs. Sometimes, the silence was broken by a distant gunshot. The deciduous forests were losing their foliage, taking on that dull brown hue of late autumn, though here and there, a tree or shrub still resisted, displaying vivid yellow or red. The meadows, their grass already scorched by the cold, were damp from the night’s heavy humidity. The low sun highlighted thousands of spider webs that had trapped insects during the warm season.
Behind me, Mont Ventoux dominated these vast spaces. As often, its imposing, stony summit was crowned with a blanket of clouds. What an impressive mountain—it’s always so hard to gauge its dimensions. I struggled to realize that last night I’d been at the summit and descended its immense southern ridge in the dark. I hoped to return one day in favorable conditions—daylight and no clouds—to enjoy the vast panorama from this unique summit.
Leaving the very Provençal village of Trinit, I tackled my first climb of the day—the Col de l’Homme Mort. The road rose moderately for five kilometers in gentle warmth. The view over the region widened, and I felt the sheer joy of pedaling. At a good pace, I overcame this first little challenge. Once at the pass, I couldn’t resist the ritual of photographing my bike in front of the sign, giving the name and altitude—1,213 meters.
The northern slope was austere and still in shadow. The cold bit again. The road was wet and covered with leaves in places. It wasn’t impossible that some treacherous patches of black ice lurked around a bend. I descended toward the Jabron Valley with caution. Suddenly, around a bend in a forest clearing, the freshly snow-covered Alps, gleaming in the sun, leapt into view, blocking the horizon. I thought I recognized the distinctive silhouette of the Écrins’ south face above a multitude of jagged peaks.
This snow and these mountains awakened a flood of memories of great joys, but I also thought of the guide and his client who had just lost their lives on the Grandes Jorasses’ north face, at the top of a route called the Linceul. The name comes from the face’s appearance—a great ice slope bordering the Grandes Jorasses’ north wall. It was first climbed by René Desmaison in 1968. He passed away a few years ago and, in his final wishes, asked that his ashes be scattered in the Dévoluy Massif at the foot of Pic de Bure, not far from here in these immense pre-Alpine folds.
At my feet, the Jabron Valley stretched almost endlessly east toward Sisteron. In the distance, the dark mass of Montagne de Lure’s north face loomed. This mountain shares similarities with Mont Ventoux. It has the same summit scree of bright limestone, the same forests climbing up to the final rocky stretch, and that blanket of clouds adding a secretive, austere touch to the scene.
I turned left past the town of Séderon and headed toward the little Col de la Pigière, which in a few kilometers allowed me to truly plunge into the beautiful Jabron Valley. I passed through several villages with charming local names—Saint-Vincent, Noyer-sur-Jabron. The river offered lovely views of its narrow gorges with clear, cold water. Autumn seemed less advanced here than on the plateau I’d just left. Many trees still wore brilliant colors, some revealing extraordinary hues—mixes of crimson, pink, and bright red.
Arriving in Noyer-sur-Jabron, I took a tiny road on the river’s right bank, leading in a few kilometers to the foot of Montagne de Lure. In the village of Valbelle, I picnicked on leftovers I’d brought from home—an old cheese and a somewhat stale loaf of bread. It was 1:30 PM. I began the long climb of about 25 kilometers. According to a friend who’s a cycling expert in the region, this section is tough. No wonder it’s called Ventoux’s little sister—the Mont Blanc of cyclists. The elevation gain on this side is still 1,200 meters, while Ventoux via Malaucène is nearly 1,600 meters.
I hoped to reach the summit before nightfall and avoid reliving a nighttime descent. The route wound through a vast forest, following the terrain’s folds. There was activity—mushroom hunters were busy searching for the coveted chanterelle. The climb, though never very steep (only one kilometer at 9%), was interminable. Though traffic was practically nonexistent, I was overtaken by a group of Harley bikers—I counted about forty. Perched high on their machines, hands in the air on wildly shaped handlebars, some with their feet nearly in the sky due to the high footpegs, they didn’t even glance my way. What’s this idiot doing, unable to ride a motorcycle and forced to climb these mountains on a bike with big bags! I wasn’t offended—real Harley purists often see other motorcyclists as renegades, so bikes are even lower on the totem pole! But I didn’t want to start a debate about motorcycles. In my youth, when I was a wild motorcyclist (22 accidents on two wheels), clans were divided into Japanese, German, Italian, and British bike owners. The latter, on their vibrating, oil-leaking machines, considered themselves the purest. But let’s not fight—there’s a statute of limitations, and it’s been nearly forty years.
As yesterday, a few kilometers below the summit, I entered the fog, and the light dropped suddenly. What a hostile mountain in these conditions! It heightened the sense of living an incredible experience. The conditions we encounter play a major role in how the adventure imprints on our memory. I realized once again that in France, you can feel like you’re very far away. Finally, after this very long climb, the Pas de Graille sign suddenly appeared out of the grayness. Strange! Below the sign, a kilometer marker indicated this same pass was over three kilometers away. Clearly, the climb continued. In these final kilometers through the scree, I gained another 130 meters of elevation. Finally, the road’s high point was reached—1,720 meters. It was cold and damp. I quickly covered up, added my balaclava under my helmet, and put on warm gloves. As I was about to start the descent, a car stopped at the summit, and one of the passengers was surprised to find a bike there in these chilly, twilight conditions.
A 20-kilometer descent led me to the village of Saint-Étienne-les-Orgues. I hoped to find a place to stay for the night. No such luck! Everything was clearly closed—no chance of finding shelter. Tonight was getting complicated. I already had exactly 100 kilometers in my legs and didn’t feel like pedaling anymore, especially at night. But I had even less desire to sleep outside. What to do to avoid it? The town of Forcalquier was 16 kilometers away—I hoped the road would descend. I set off in that direction. The first third was along a beautiful, lightly trafficked departmental road with a slight downhill—I pedaled hard. But it got tougher. I joined a busier road, and night had fallen. A several-kilometer climb finished the journey. I knew my magnetic lights weren’t very powerful—hence the danger. They were even less so on the climb because the slower I went, the less they illuminated. Cars coming the opposite way often saw me late and blinded me with their high beams. After passing, I was plunged into total darkness for a few seconds while my pupils readjusted to the night. I imagined those coming up behind me saw me with little warning, despite my slightly fluorescent jacket. When the roadside was clear, I always positioned myself to quickly jump off the road. But unfortunately, in this long final climb, a guardrail prevented any escape to the right in case of sudden braking behind me. That was even more anxiety-inducing since I was stuck at a snail’s pace. Time seemed long. I pedaled as hard as I could, on the verge of asphyxiation, trying to escape this dangerous situation as quickly as possible. My only reference point was the vehicles in front of me, letting me know the climb wasn’t over. Then suddenly, the ordeal ended—the road’s high point was reached. The town and its lights emerged from the void, and clarity returned. Phew! I glided down toward this little town bathed in light. On November 11th, I hoped to find an open hotel since I’d clearly exceeded 100 kilometers, and the idea of having to leave town to find a bivouac spot somewhat frightened me.
I arrived in the town center. Activity was low. The first hotel was closed, but I spotted a lit sign for another establishment further on. I headed there, got off my bike, and entered. The welcome was immediately friendly—a big cat came to rub against me. For me, that was a very good sign, and the first impression was confirmed. I still had to go out to eat. I covered the minimum distance. A restaurant advertised "Mom’s Cooking." I expected Provençal specialties, but they were Moroccan. I chose a delicious tagine with lime and olives, followed by almond and honey ice cream. Exhausted after this 116-kilometer stage, I returned to my room. As often after intense efforts, it was hard to fall asleep.
Day Three: Forcalquier to Moustiers-Sainte-Marie – 58 km
On this third day, due to the progress made yesterday, the stage would be short. I’d call it a transition between two mountain ranges. Indeed, the next big climb is the Verdon Gorge. I planned to position myself at its foot this evening in preparation for a tough stage tomorrow. I made a few purchases—bread, bananas, and medicine for stomach burns (the midday sausage wasn’t always kind to me). The weather was still perfect. The route began with a long descent toward the Durance. It’s always nice to start a cycling day with a downhill—it boosts morale and allows for a gentle warm-up.
I quickly reached the town of Oraison. Just at its entrance, I crossed the Durance, which still bore traces of last week’s heavy rains along its sandbanks. Indeed, numerous stumps and trunks were scattered along its vast gravel bed, along with less ecological debris like old tires.
A little south of Oraison, I took the D907, a small road heading due east between scrubland and meadows. There it was—the Provence we imagine. This stable autumn weather, with still air, neither hot nor cold, just a fresh feeling when emerging from a shaded valley or a slight warmth under the sun, was ideal for a cyclist. After about ten kilometers at the bottom of a small valley I quickly passed through, the village of Le Brunet appeared on the right. It clung to the slopes leading to the Valensole Plateau. A few steep kilometers along a tiny winding road, and suddenly a vast panorama unfolded as the climb ended.
What a magnificent plateau! Though known for its wind, luckily today was completely calm. Far to the east, the Verdon’s great cliffs blocked the horizon. This allowed me to contemplate part of tomorrow’s stage. This place is full of mysteries—many UFO and extraterrestrial encounter stories are associated with it. Moreover, for about thirty years, France hid its ground-to-ground nuclear ballistic missiles here, grouped in the 1st GMS (Ballistic Missile Group), under the air force. Naturally, these rockets fueled fantasies, and pacifist groups settled in the region to protest this type of armament. This gives many reasons to shroud this austere, deserted land in mystery.
I took a dirt path leading to the heart of this zone and stopped at the forest’s edge for lunch. The silence was total, the view stretched very far. But nothing strange or bizarre manifested. No Martian came to share my frankly moldy cheese, very peppery sausage, or bruised banana—sniff! I resumed my route, and as often when crossing places with strong character, I tended to slow down to enjoy them longer. The immense lavender fields stretched endlessly, not very fragrant at this season. I arrived at a group of truffle oaks protected by a fence, with large red signs warning "Firearm." Clearly, the war for the black diamond was raging in this region. I remembered a novel where an old farmer made buyers believe nothing grew on his land. Every year, he secretly stole the mushrooms from the unsuspecting owners. Then one day, they discovered the truth, catching this "polite" neighbor trying to hide a basket full of beautiful, large truffles!
In these vast spaces, I felt good—a sense of plenitude. It’s strange that I only conceive of cycling through wandering. I struggle to plan a day trip. And if I do, it’s highly likely I won’t get up. I need that sense of adventure to fully appreciate my physical effort. Maybe one day I should get psychoanalyzed, but at my age, it’s probably too late! Today, I had all the time in the world—the stage was half as long as yesterday’s, with very little elevation gain. Not a sound, an impressive calm, a beautiful landscape—I pedaled in a wonderful place. That’s probably happiness!
I reached the village of Puimoisson on the plateau’s eastern edge—only 12 kilometers left to Moustiers. I took my time, sat at a café terrace in the sun, and leisurely enjoyed a coffee while listening to the village come to life. I was delighted by these melodious southern voices, bursting into great laughter. There are places where, despite the anxieties caused by our debt-ridden, dysfunctional societies, some have decided to take life on the bright side and show a saving insouciance.
The rest of the journey was a simple formality—I let the slope carry me toward the pretty little town of Moustiers-Sainte-Marie, clinging to the cliff and famous for its faïence. Arriving early for once, I went to the tourist office to choose a comfortable hotel. Indeed, the Hôtel des Restanques was very comfortable and admirably well-located. But at this time of year, I’d have to return to the village center for dinner. The very kind receptionist reserved a table for me at La Treille Muscate, a restaurant with a magnificently arranged room on the church square. It was only 3:30 PM—I continued to take my time, showering and relaxing in front of the TV. Then I set off to explore—or rather, re-explore—this village I’d visited several times before. But I’d never climbed to its chapel perched in the middle of the great cliff towering over the houses. A stony, aerial path led there. The first mentions of the Notre-Dame de Beauvoir chapel, known in ancient times as Notre-Dame d’Entre-Roches, date back to the 9th century. It’s one of the rare "respite" chapels found in Provence. These are chapels where stillborn children were brought to be revived for a few moments, just long enough to baptize them. They could then be buried religiously, ensuring the salvation of their souls. I was also very moved by reading some ex-votos, like the one from "A mother for her three children returned from the war."
The place was impressive, especially as night fell. I was alone and watched the shadows fill the great cliffs above me. With an old climber’s reflex, I looked for possible climbing routes among these slabs and cracks. But climbing is probably forbidden here, too close to the houses. Then I descended to stroll through the village, admiring the magnificent, finely crafted faïence patterns found in many shops. Finally, dinnertime arrived, and I joined my restaurant, which had been highly recommended. I was delighted by the foie gras ravioli and the pieds et paquets—the chef’s specialty. I’ll come back with family.
Day Four: Moustiers to Fréjus via the Verdon – 122 km
A hearty breakfast prepared me for the day’s tough efforts. Next to me, four Chinese people chatted animatedly. Of course, I didn’t understand a word—it was a language with strange intonations and sounds. I left the dining room and prepared my bike on the terrace. Seeing the volume of my luggage, my Chinese friends rushed over and asked to take turns having their photo taken in front of this funny setup. All laughing, they took photos in front of what they probably considered a French coolie off on some trading business! When they show these photos to their relatives, they’ll likely be perplexed about what motivates some to travel by bike rather than car. For them, the car is a symbol of success—according to an article I read last year, 14,000 cars are registered in China every day!
This morning, the air was fresh. As yesterday, I started with a long descent, this time leading to the edge of Lac de Sainte-Croix. A strong, biting headwind slowed me down. It wouldn’t last, as it was generated by the gorge’s outlet, which I’d reach in a few kilometers. On this cold morning, the lake’s shores exuded great tranquility. The sun was still hidden behind the Verdon’s mountainous mass. Trees with yellow leaves stood out against the water’s pale blue. The bridge marking the gorge’s beginning at the lake’s edge was an ideal spot to admire this natural splendor. At this early hour, the play of light and shadow on the water and the immense cliffs delivered a grandiose spectacle in beautiful harmony. This first contact with the gorges, which I knew well, amazed me.
Once past the bridge, the wind calmed. A little further on, I began the long climb that would take me to the top of this immense natural gash, which water had taken millions of years to carve. I was in good shape and highly motivated by the splendors to come. First, I reached the village of Aiguines, which offered a magnificent viewpoint over the lake. Then I continued toward the Corniche Sublime, where countless breathtaking panoramas unfolded as I progressed. But the climb was sustained and long, requiring effort—though my small chainring worked miracles. I first passed the Col d’Illoire, already 500 meters above the lake. Seeing all these great cliffs, countless climbing memories came flooding back. The classic routes of the Escalès cliff, over 300 meters high, flashed by. Routes with legendary names—La Demande, Les Écureuils, Luna-Bong, and many others. The one that left me with the best memory was ULA—a crack, vertical or even overhanging, of sheer beauty rising above a 40-meter slab in one go for 280 meters of sustained, beautiful climbing on extraordinary rock. It made me want to return to climb there, to immerse myself in the atmosphere of those past times. But climbing habits have changed—now routes are accessed from above by rappel, and people don’t always bother to do these great climbs in their entirety, focusing instead on shorter but technically much more difficult enterprises.
At almost every bend, I stopped and scanned these great cliffs, searching for memories of past experiences and emotions in these secret rock folds. The road climbed well above the pass, exceeding 1,200 meters. It was cool, especially since I was sweating. Finally reaching the high point of the Corniche Sublime, I couldn’t gain speed on the descent—my gaze was always drawn to this astonishing canyon. Around a bend, two cyclists with funny small-wheeled bikes. Wow! It was a couple of Australians doing a year-long tour of France. We chatted passionately about our two-wheeled experiences for a moment. But time was passing, and if I wanted to reach Fréjus before nightfall, I’d have to pedal seriously.
I stopped at the Pont de l’Artuby, where bungee jumping was in full swing. But I quickly set off again toward Comps. The wind was against me, and it was climbing. I started to doubt whether I’d make it to the coast that evening. At 2 PM, I was in Comps-sur-Artuby. I didn’t stop, knowing that before reaching the coast, I’d have no alternative to bivouacking, and I had 70 kilometers left to cover. Sure, it should be downhill, but a few climbs were on the program. After a descent out of the village, I crossed the Artuby River again on the Canjuers military camp. A several-kilometer climb followed, fortunately not too steep. I took the D19 toward Barjols. From there, despite the late hour, I opted for a tiny road passing through Claviers, a small perched village. Time passed quickly, but the kilometers added up. I regained hope. Fifteen kilometers after this last village, I reached Saint-Paul-en-Forêt via a magnificent forested route. I had plenty of time to observe mushroom hunters. I asked one who clearly had some in a plastic bag. He gave me this hilarious answer with a magnificent southern accent: "I only picked the bad ones." No reply was possible. I moved on with a smile. A little further on, another hunter carried a basket. As soon as he saw me, he quickly hid it—just in case I saw what it contained. Arriving at the village involved a steep climb, and I was close to 100 kilometers. I still had a little over 20 kilometers to go before reaching Fréjus. The race against nightfall had begun. Over there to my right, I saw the sun setting behind Roquebrune-sur-Argens’ distinctive rock. The sea appeared. There it was—I was in Fréjus’ industrial zone. On this Sunday evening, traffic was heavy. Indeed, many had taken advantage of the return of good weather after very heavy storms to go for a walk. After quite a few detours, I arrived at the seaside just as night fell. My odometer showed 122 km for the day. I quickly found a simple hotel, ate just as quickly, and went to bed.
Day Five: Fréjus to Solliès-Pont – 92 km
Once again, the night had done its restorative work, and I prepared to cross the Massif des Maures feeling quite fresh. The weather forecast was still favorable for today, but a deterioration was expected tomorrow. I tended to trust it because the east wind was blowing, and in the region, that’s a sign of rain. For now, in the short term, this wind would be very useful—it would push me generously throughout the day.
I started calmly along the harbor quays, looking at the boats. Then I joined the road to Saint-Aygulf and followed the coast for forty kilometers to Port-Grimaud. All these seaside resorts—Saint-Aygulf, Les Issambres, Sainte-Maxime—reminded me of my youth when we spent all our vacations fishing, whether from shore, underwater, or by boat. Looking at the sea roll by, I knew what the seabeds looked like under that surface hiding them. The marine areas we knew best were now under the parking lots and commercial zones of Saint-Raphaël’s new port. In our youth, these infrastructures didn’t exist, and their construction came at the expense of coastal marine areas. Our wonderful fishing spots were permanently buried. I remember seeing the first big trucks that came to dump their loads of earth and rubble, destroying all those wonderful places—sandbanks, seaweed beds, groups of rocky holes teeming with fish that enchanted our youth. Over forty years later, I can still visualize them in my imagination under those parking lots and stores, with the names we gave them—my brothers and I: le casse-croûte, le casse-pipe, les montagnes, la digue, la grille, la mare à mulets, la petite-plage, le trou, etc.
Let’s not be overwhelmed by nostalgia. I left the coast and took the little road through the Maures to Collobrières. The route led from ridge to ridge following the terrain’s movements. At this time of year, the region was admirable. Due to the heavy storms of recent weeks, water was streaming everywhere. Waterfalls and streams murmured all along the way. I didn’t recognize the Maures, which I knew for their dryness causing apocalyptic fires. Indeed, around a bend, I came across a small rest area where a memorial had been erected for three firefighters who lost their lives here while fighting one of those gigantic fires fanned by the mistral.
This forest holds treasures—first, the cork oak, then the arbutus, chestnut trees, and of course, mushrooms that love this granitic soil:
The cork oak can be found all along the road. It’s the forest’s essential element. You can recognize it by its light bark (before exploitation), which forms large bulges along the trunk. But after exploitation, the trunks are much smoother, less voluminous, and dark in color. The arbutus is a large berry with red skin covered in small protuberances, growing on the arbutus tree. This fruit, common in Mediterranean areas, ripens in November. That means today, there were plenty around me. Its flesh is orange, with the consistency of firm purée, and it crushes softly in the mouth. The taste of this berry is sweet and excellent. I didn’t hold back—I gorged myself on them, which served as my midday meal. Sometimes I had to climb embankments to get them.
The chestnut tree, a true industry of the region, brings wealth to the surrounding villages. They make candied chestnuts, ice cream, and other products derived from chestnut flour. Be careful not to stop just anywhere to pick this fruit, as the tree owners might not agree. They even make this clear with signs and surround their chestnut trees with fences. Mushrooms—saffron milk caps and porcini—are highly prized in the area. I saw a few hunters, but it clearly wasn’t miraculous. Supposedly, there had been too much rain?
There’s no time to get bored along this little road, from which you can sometimes see the sea. I passed the Col de Taillude at over 400 meters. I began the descent to Collobrières, the chestnut capital, whose festival attracts many people. Before entering, about a hundred meters from the first houses, a cyclist—probably an agricultural worker—came toward me. As he passed, he cheerfully called out, "Go on, little guy! It’s almost there!" We both smiled. At the end of November, the village was cold and almost deserted. Dead leaves swept the wet streets of the town. You could feel winter on the way. I continued my route to Pierrefeu-du-Var, on the western edge of the Massif des Maures. So I gave my last pedal strokes in this pretty little massif so characteristic of Provence.
I looked for a hotel in Cuers but without success. I descended toward Toulon and finally found one on the outskirts of Solliès-Pont. It catered to people coming to work in the region, so nothing very bucolic. But if the weather were to deteriorate tomorrow and turn to rain, I could quickly reach Hyères or Toulon station, which was a significant advantage. Indeed, November rains aren’t usually very pleasant on a bike.
Day Six: Solliès-Pont to Cassis via Sainte-Baume – 85 km
This morning, contrary to the weather forecast, the weather was beautiful, and the latest bulletin seemed to contradict yesterday’s. So no escape to Toulon—I resumed my route toward Sainte-Baume. I left the hotel via a tiny road that, through ups and downs, led me via shortcuts to the road to Belgentier. My body had gotten used to intense daily efforts, and I felt in Olympic form. At a good pace, I launched into a long climb with a moderate slope. The road was busy, but fortunately, the side lane for cyclists often made the exercise more pleasant. The villages rolled by—Méounes, La Roquebrussanne. Near the latter, I observed a Tiger combat helicopter in training. It hovered motionless for long periods—perhaps the pilots were training to master their increasingly sophisticated weapon systems, requiring even more learning?
I left the busy road and headed via an almost deserted route toward the village of Mazaugues. The climbs became steeper. A long descent, and there I was in this pretty village. A grocery store, which besides selling a few ingredients also served as a café. I sat near the electric heater—it was cold, and I was sweaty. I watched customers come and go and listened to the shopkeeper tell me about village life. The name Mazaugues comes from "water mass," which is why drought doesn’t usually affect this area. Apparently, you can even find mushrooms here in summer! I had a good time, and as I was leaving, a local cyclist started a conversation and told me about her dreams of long bike trips, currently limited by her situation as a mother of terrible children. She settled for day trips with her club, which was already good in this very hilly region. I told her the story of a man who, at 73, cycled solo around Morocco. So no panic—she still had thirty or forty years to realize her wildest dreams!
I was warned that it would be a tough climb to reach Sainte-Baume’s northern slope. Indeed, over eight kilometers, the average slope was sustained, but the landscape was wonderful. Here too, water was streaming everywhere. I passed one of those famous icehouses that used to supply Marseille with ice throughout the year. This northern slope of Sainte-Baume is very cold, and this characteristic was exploited in previous centuries to produce ice. Large cylindrical structures, well-protected to the north and semi-buried, received large quantities of water in late autumn, which froze during winter and was kept cool for months until the following winter. Ice blocks were cut and delivered by cart to the city. That’s how, in ancient times, ice was available in summer to keep fish fresh in Marseille. Did pastis exist at that time? If not, the ice cubes must have been bored!
Once the climb was over, the long ridge of Sainte-Baume appeared, and I could see its characteristic antennas. Nestled at the foot of the cliffs, the magnificent millennial forest revealed itself with its autumn colors. I stopped at the monastery. I’d been there several times before and had even slept there during a long walking trip. The welcome had been first-rate by the Dominicans, especially the sisters in their long immaculate robes. They radiated a serenity that was very contagious. Don’t hesitate to stop there for the night. I struggled to get back on my way—some places have a special spirit.
I was soon at the end of my journey. I continued along this magnificent mountain to the Col de l’Espigoulier. To the north, another immense wave of white limestone rose—Montagne Sainte-Victoire, a high place in Provence that painter Cézanne made world-famous. Once at the pass, the entire city of Marseille spread out at my feet, the Mediterranean coast revealed itself from the Calanques to La Ciotat, passing by the famous Cap Canaille, Europe’s highest sea cliff. Above me, bathed in sunlight, Bartagne’s northwest face, very popular among climbers, showed all its reliefs. With an old climber’s reflex, I spotted the many climbs I’d done there. I let myself be carried into a steep, winding descent toward the village of Gémenos in a beautiful setting full of cliffs.
A few more kilometers of climbing toward the Col de l’Ange, then toward Roquefort-la-Bédoule. In this last climb, I raced with two cyclists, admittedly not very young. Then, in a six-kilometer descent, I reached Cassis station, the endpoint of my six-day journey through this wild Provençal land between sea and mountain. I experienced great pleasure during these 570 kilometers through these renowned yet wild French massifs. As always, when a beautiful project comes to an end, you feel a bit orphaned by a beautiful dream come true. You have to quickly envision the next one to avoid a vague sense of emptiness taking over. My next adventure is already taking shape in my mind, but that’s another story.
In the autumn of 2011, Provence was hit by apocalyptic weather—torrential rain and a particularly violent east wind, reaching 130 kilometers per hour, whipping up waves as high as seven meters. It wasn’t the best time to venture outside. Yet, I told myself that after the storm, calm would return. I kept an eye on the weather forecast and noticed that starting November 10th, a favorable window should open for a little 600-kilometer cycling trip across Provence. The weather reports promised a high-pressure system that would keep the bad weather at bay over these highlands. That was all I needed to decide to set off. The planned route would take me through Provence’s biggest climbs: Mont Ventoux, Montagne de Lure, the Verdon Gorge, the Massif des Maures, and Sainte-Baume.
And so, despite my doubts, the call of adventure was stronger. The train pulled away, and once again, a journey began at Part-Dieu station. This time, I headed toward Haute-Provence for a cycling adventure. It would be my first solo bike trip. I was a little nervous—cycling with panniers makes you feel vulnerable to theft. I’d already been robbed while traveling in a group in Peru, and that experience left me deeply shaken. Alone, I hesitated. But no need to panic—I’d read accounts from long-distance cyclists who hadn’t been robbed, even if it does happen sometimes. I was particularly thinking of a young schoolteacher who had taken a sabbatical to cycle around the world. Her students had remarked, "Teacher, you’re not sporty—how will you manage to cycle around the world?" This young woman was full of resourcefulness. In South America, before flying to China, she locked her bike to a post to take care of a natural need. When she returned, the post had been torn out, and her bike—along with all her gear—was gone. It was a shock for many, but not for her. She boarded her flight to the Middle Kingdom, bought the essentials (including a new bike) once there, and continued her journey! Remembering this story, I almost felt ashamed of my cowardice. These were the thoughts running through my mind as the Rhône Valley rolled by toward Orange, the starting point of my Provençal adventure through the big climbs.
Day One: Orange to Sault via Mont Ventoux – 90 km
9:30 AM, I stepped off the train. With all my gear, I had to navigate the underground passage—no easy feat, given that my bike and luggage weighed 35 kilos. At this time of year, I expected some areas to be deserted, so I’d packed enough to bivouac comfortably. Once outside the station, the southern light flooded over me. I understood why people dream of retiring in these sun-drenched regions. As always, after disembarking from public transport, I had to get my bearings and decide which way to go. The sun, still low on the horizon, pointed east. The roar of fighter jet engines helped me locate the Air Base 115. That was all I needed to "reset the gyros."
As soon as I started pedaling, all my apprehensions vanished. The joy of discovery and physical effort took over, and euphoria washed over me. It’s amazing how emotions can shift from one moment to the next based on seemingly minor circumstances.
The weather was splendid—the forecast had predicted continuous showers, but it was completely wrong. I quickly left the city behind. Mont Ventoux loomed mysteriously, its dimensions hard to gauge. It was even more enigmatic with its summit hidden beneath swirling, mottled clouds clinging to the ridges. It reminded me of a great South American volcano. I struggled to imagine that in a few hours, I’d be up there under that blanket of mist.
The countryside was shaking off its autumnal nighttime dampness. The vineyards, interspersed with tall cypress hedges, confirmed I was in the magnificent Côtes du Rhône wine region. The distinctive Dentelles de Montmirail were very much in evidence. The air force base wasn’t far. I passed the runway’s end markers. A Mirage 2000 flew overhead in a tight turn, followed by another roaring into takeoff. It came straight at me before climbing sharply with a thunderous roar. Thirty years spent in that captivating world came rushing back. I recalled countless extraordinary human and technical experiences from my time in the service. But the purpose of this post isn’t to promote the air force—though I might post some articles one day about travels among men at war.
I continued on my way, leaving my past loves behind. As I pedaled, delightful names rolled by: Violès, Vacqueyras, Gigondas, Beaumes-de-Venise—the crème de la crème of the Côtes du Rhône Villages appellation. I let myself be enchanted by the vineyards and the little paths crisscrossing them. I started to doubt my route, though the imposing mass of Mont Ventoux in the distance acted like a giant beacon. At a crossroads, a car appeared. I approached to ask the driver for directions, but she didn’t even look at me and sped off, clearly frightened. I’d almost forgotten what a fearful world we live in, no doubt traumatized by all the horrors we see in the news and on TV.
The kilometers started adding up, but was my day’s goal too ambitious? It had been two months since I’d last ridden my bike. True, my last trip had been good training—the Route des Grandes Alpes—but that was two months ago. I can’t just take my bike out for a day trip; I need that sense of adventure to find the courage to exercise.
Two cyclists overtook me. Intrigued by my load, they struck up a conversation. They were skeptical when I told them I planned to cross Mont Ventoux that day. One of them pointed out a small chapel near the summit where I could bivouac sheltered. That motivated me even more to reach the top on this first stage. The chapel also had a mythical name for me—Sainte-Anne, the name of my parents’ villa. It was already noon, and I’d covered 50 kilometers. Malaucène appeared—the sacred village of Ventoux’s mad cyclists. Surprisingly, I didn’t see any other cyclists today. I remembered this place in June, teeming with aspirants for the king of summits. Before tackling the climb ahead, I needed to refuel. I enjoyed a pleasant gastronomic break at Max’s. At 1 PM, I started the most famous climb in cycling—21 kilometers, which would actually be 23. I knew it would be tough, especially with two handicaps: 50 kilometers already in my legs and 20 kilos of luggage. But I was counting on my tiny chainring, which let me climb trees to tackle the steep ramps.
I set off at a brisk pace along a deserted road. My speed held up for the first few kilometers. I quickly rose above the valley, the horizon widening. I was surprised to see no one on this world-renowned route among cycling enthusiasts. During the climb and descent, I’d only see five cyclists—but I’ll come back to that. I passed a sign explaining that the effort would be roughly equivalent to climbing the Col de la Bonnette. Having done the latter in September, I figured I’d be fine. I crossed paths with my first cyclist—a woman speeding downhill. After 12 kilometers, I hit slopes averaging 12%. I don’t know if the number 12 is cursed, but I got such a "bamboo" hit that I’d never experienced before. I thought I wouldn’t make it to the summit today. I stopped. My thighs burned so much I could barely walk—lactic acid overload. I looked for a relatively flat spot to pitch my tent. It was 3:30 PM, with two hours of daylight left. But I found nothing.
I got back on my bike, intending to stop as soon as I found a good bivouac spot. But nothing came up. However, my strength slowly returned, perhaps because the slope eased, though it remained around 10%. I entered the summit mists. A cyclist overtook me. I was in the zone where I had to pass the summit. Dusk caught me in the final difficulties. The atmosphere was downright austere. In the twilight, a kilometer from the summit, a cyclist was fixing his bike. I asked if he needed help. He made it clear he didn’t understand. So I asked, "Do you need some help?" His answer was clear: "No, thank you." He showed me his new inner tube. Inside, I thought, "Phew!" If I’d had to stop, sweating in the falling night with the cold intensifying, I’d have struggled to get going again. But he managed, and I continued into the twilight fog. I could barely make out the summit’s large antennas in the clouds, like immense ghosts trying to evade sight. The bike delivered sensations worthy of mountain racing. My goal was to quickly find the famous chapel in the descent to take shelter. As I glided down the southern slope, two cyclists without lights crossed my path in the night—probably heading to the station above, its lights visible in the fog.
I scanned the roadside in the dark for the chapel but saw nothing. After a kilometer or two, I lost all hope. I stopped to put on more clothes as the cold became intense. I had no idea where I could stop on these steep slopes to set up camp. Between the swirls of mist, I could intermittently see the Rhône Valley below, dotted with illuminated towns and villages. The sight was striking. What was I doing on this mountain at night? Then the miracle happened—the clouds parted, and from the ridge above me to the east, a beautiful full moon emerged, casting enough light to consider a nighttime descent to Sault, 26 kilometers away.
In this eerie atmosphere between the moon’s pale rays and patches of fog, I began my descent through a hazy, almost unreal world. The Ventoux’s characteristic white scree reflected the moonlight faintly, dimmed by the mist. In places, entire mountainsides were plunged into complete darkness, and I lost all sense of the road’s path. Then, around a tight bend caused by a land shift, the light returned. It seemed extreme compared to the darkness I’d left behind. I could once again clearly see the road’s contours, though not its potholes or gravel patches. Still, I let the slope carry me, and the speed felt significant, though the low light prevented me from reading my speedometer. In these moments, concentration was at its peak—all senses alert, reflexes ready to react to the slightest incident that could lead to a fall.
I was relieved to see Sault’s lights growing closer. In less than an hour, I reached it, considering the final little climb that required one last push. This village, bustling in summer, was deserted at this time of year—almost dead. The first hotel I came across was closed. A quick shadow passed in a small sloping street. Before it disappeared into the darkness at a house corner, I chased after it and asked about accommodation options. Very kindly, I was directed to what was probably the only hotel open in November. I quickly found it, and the reception was open. I entered wearing my black balaclava, bought in the Ayacucho region—the birthplace of Peru’s Shining Path. At this late hour, I saw questioning glances directed at me. I prefaced, "This isn’t a hold-up." Clearly, the owners had a sense of humor—they started smiling. I took off my balaclava and asked for a room. No problem, and from that moment, the pressure eased. I really didn’t feel like going back out to find a spot to pitch my tent in the biting cold.
The stage had been nearly 100 kilometers, and it was the first. It had been two months since I’d touched my bike, and I probably lacked even minimal training, even though my last bike trip had been crossing the French Alps. I really had to dig deep to overcome my weakness on Ventoux’s steep section. I don’t remember ever having to search so deeply for the energy to keep going. I knew the stage I’d set for tomorrow was significant, with the climb up Montagne de Lure’s northern slope—Ventoux’s little sister, whose ascent is reputed to be endless, over 25 kilometers. I hoped this first day wouldn’t leave me too sore to avoid suffering excessively tomorrow.
For now, relaxation—a hot shower did me a world of good, followed by a good meal. I ate a delicious andouillette from Troyes, very fine, with a particularly successful herb seasoning. I loved it, and yet I’m from Lyon and pride myself on knowing a thing or two about andouillette—not just a sausage but a whole category! A bit chauvinistic, I had to admit, though reluctantly, that I found it better than the ones I usually eat in the Lyon region!
Day Two: Sault to Forcalquier via Montagne de Lure – 116 km
This morning, the weather was magnificent—the air clear, still, very fresh, and invigorating, as only the late season can offer on these Provençal highlands. In summer, they’re known for their scorching heat and drought, but often overlooked is how harsh they can be with cold and storms. Authors like Giono or Bosco described them and their inhabitants wonderfully in books like "Les Âmes Fortes."
The miracle of the night had worked. I wasn’t sore anywhere and felt in great shape. I set off well-equipped, but the effort and sun soon made me sweat. It was time to shed some layers—hat and gloves. A gentle warmth replaced the cold, making for excellent cycling conditions. On the road to Trinit, there was no traffic—only the occasional hunters’ cars parked in the distance. These vehicles were recognizable by their large cages, used to transport hunting dogs. Sometimes, the silence was broken by a distant gunshot. The deciduous forests were losing their foliage, taking on that dull brown hue of late autumn, though here and there, a tree or shrub still resisted, displaying vivid yellow or red. The meadows, their grass already scorched by the cold, were damp from the night’s heavy humidity. The low sun highlighted thousands of spider webs that had trapped insects during the warm season.
Behind me, Mont Ventoux dominated these vast spaces. As often, its imposing, stony summit was crowned with a blanket of clouds. What an impressive mountain—it’s always so hard to gauge its dimensions. I struggled to realize that last night I’d been at the summit and descended its immense southern ridge in the dark. I hoped to return one day in favorable conditions—daylight and no clouds—to enjoy the vast panorama from this unique summit.
Leaving the very Provençal village of Trinit, I tackled my first climb of the day—the Col de l’Homme Mort. The road rose moderately for five kilometers in gentle warmth. The view over the region widened, and I felt the sheer joy of pedaling. At a good pace, I overcame this first little challenge. Once at the pass, I couldn’t resist the ritual of photographing my bike in front of the sign, giving the name and altitude—1,213 meters.
The northern slope was austere and still in shadow. The cold bit again. The road was wet and covered with leaves in places. It wasn’t impossible that some treacherous patches of black ice lurked around a bend. I descended toward the Jabron Valley with caution. Suddenly, around a bend in a forest clearing, the freshly snow-covered Alps, gleaming in the sun, leapt into view, blocking the horizon. I thought I recognized the distinctive silhouette of the Écrins’ south face above a multitude of jagged peaks.
This snow and these mountains awakened a flood of memories of great joys, but I also thought of the guide and his client who had just lost their lives on the Grandes Jorasses’ north face, at the top of a route called the Linceul. The name comes from the face’s appearance—a great ice slope bordering the Grandes Jorasses’ north wall. It was first climbed by René Desmaison in 1968. He passed away a few years ago and, in his final wishes, asked that his ashes be scattered in the Dévoluy Massif at the foot of Pic de Bure, not far from here in these immense pre-Alpine folds.
At my feet, the Jabron Valley stretched almost endlessly east toward Sisteron. In the distance, the dark mass of Montagne de Lure’s north face loomed. This mountain shares similarities with Mont Ventoux. It has the same summit scree of bright limestone, the same forests climbing up to the final rocky stretch, and that blanket of clouds adding a secretive, austere touch to the scene.
I turned left past the town of Séderon and headed toward the little Col de la Pigière, which in a few kilometers allowed me to truly plunge into the beautiful Jabron Valley. I passed through several villages with charming local names—Saint-Vincent, Noyer-sur-Jabron. The river offered lovely views of its narrow gorges with clear, cold water. Autumn seemed less advanced here than on the plateau I’d just left. Many trees still wore brilliant colors, some revealing extraordinary hues—mixes of crimson, pink, and bright red.
Arriving in Noyer-sur-Jabron, I took a tiny road on the river’s right bank, leading in a few kilometers to the foot of Montagne de Lure. In the village of Valbelle, I picnicked on leftovers I’d brought from home—an old cheese and a somewhat stale loaf of bread. It was 1:30 PM. I began the long climb of about 25 kilometers. According to a friend who’s a cycling expert in the region, this section is tough. No wonder it’s called Ventoux’s little sister—the Mont Blanc of cyclists. The elevation gain on this side is still 1,200 meters, while Ventoux via Malaucène is nearly 1,600 meters.
I hoped to reach the summit before nightfall and avoid reliving a nighttime descent. The route wound through a vast forest, following the terrain’s folds. There was activity—mushroom hunters were busy searching for the coveted chanterelle. The climb, though never very steep (only one kilometer at 9%), was interminable. Though traffic was practically nonexistent, I was overtaken by a group of Harley bikers—I counted about forty. Perched high on their machines, hands in the air on wildly shaped handlebars, some with their feet nearly in the sky due to the high footpegs, they didn’t even glance my way. What’s this idiot doing, unable to ride a motorcycle and forced to climb these mountains on a bike with big bags! I wasn’t offended—real Harley purists often see other motorcyclists as renegades, so bikes are even lower on the totem pole! But I didn’t want to start a debate about motorcycles. In my youth, when I was a wild motorcyclist (22 accidents on two wheels), clans were divided into Japanese, German, Italian, and British bike owners. The latter, on their vibrating, oil-leaking machines, considered themselves the purest. But let’s not fight—there’s a statute of limitations, and it’s been nearly forty years.
As yesterday, a few kilometers below the summit, I entered the fog, and the light dropped suddenly. What a hostile mountain in these conditions! It heightened the sense of living an incredible experience. The conditions we encounter play a major role in how the adventure imprints on our memory. I realized once again that in France, you can feel like you’re very far away. Finally, after this very long climb, the Pas de Graille sign suddenly appeared out of the grayness. Strange! Below the sign, a kilometer marker indicated this same pass was over three kilometers away. Clearly, the climb continued. In these final kilometers through the scree, I gained another 130 meters of elevation. Finally, the road’s high point was reached—1,720 meters. It was cold and damp. I quickly covered up, added my balaclava under my helmet, and put on warm gloves. As I was about to start the descent, a car stopped at the summit, and one of the passengers was surprised to find a bike there in these chilly, twilight conditions.
A 20-kilometer descent led me to the village of Saint-Étienne-les-Orgues. I hoped to find a place to stay for the night. No such luck! Everything was clearly closed—no chance of finding shelter. Tonight was getting complicated. I already had exactly 100 kilometers in my legs and didn’t feel like pedaling anymore, especially at night. But I had even less desire to sleep outside. What to do to avoid it? The town of Forcalquier was 16 kilometers away—I hoped the road would descend. I set off in that direction. The first third was along a beautiful, lightly trafficked departmental road with a slight downhill—I pedaled hard. But it got tougher. I joined a busier road, and night had fallen. A several-kilometer climb finished the journey. I knew my magnetic lights weren’t very powerful—hence the danger. They were even less so on the climb because the slower I went, the less they illuminated. Cars coming the opposite way often saw me late and blinded me with their high beams. After passing, I was plunged into total darkness for a few seconds while my pupils readjusted to the night. I imagined those coming up behind me saw me with little warning, despite my slightly fluorescent jacket. When the roadside was clear, I always positioned myself to quickly jump off the road. But unfortunately, in this long final climb, a guardrail prevented any escape to the right in case of sudden braking behind me. That was even more anxiety-inducing since I was stuck at a snail’s pace. Time seemed long. I pedaled as hard as I could, on the verge of asphyxiation, trying to escape this dangerous situation as quickly as possible. My only reference point was the vehicles in front of me, letting me know the climb wasn’t over. Then suddenly, the ordeal ended—the road’s high point was reached. The town and its lights emerged from the void, and clarity returned. Phew! I glided down toward this little town bathed in light. On November 11th, I hoped to find an open hotel since I’d clearly exceeded 100 kilometers, and the idea of having to leave town to find a bivouac spot somewhat frightened me.
I arrived in the town center. Activity was low. The first hotel was closed, but I spotted a lit sign for another establishment further on. I headed there, got off my bike, and entered. The welcome was immediately friendly—a big cat came to rub against me. For me, that was a very good sign, and the first impression was confirmed. I still had to go out to eat. I covered the minimum distance. A restaurant advertised "Mom’s Cooking." I expected Provençal specialties, but they were Moroccan. I chose a delicious tagine with lime and olives, followed by almond and honey ice cream. Exhausted after this 116-kilometer stage, I returned to my room. As often after intense efforts, it was hard to fall asleep.
Day Three: Forcalquier to Moustiers-Sainte-Marie – 58 km
On this third day, due to the progress made yesterday, the stage would be short. I’d call it a transition between two mountain ranges. Indeed, the next big climb is the Verdon Gorge. I planned to position myself at its foot this evening in preparation for a tough stage tomorrow. I made a few purchases—bread, bananas, and medicine for stomach burns (the midday sausage wasn’t always kind to me). The weather was still perfect. The route began with a long descent toward the Durance. It’s always nice to start a cycling day with a downhill—it boosts morale and allows for a gentle warm-up.
I quickly reached the town of Oraison. Just at its entrance, I crossed the Durance, which still bore traces of last week’s heavy rains along its sandbanks. Indeed, numerous stumps and trunks were scattered along its vast gravel bed, along with less ecological debris like old tires.
A little south of Oraison, I took the D907, a small road heading due east between scrubland and meadows. There it was—the Provence we imagine. This stable autumn weather, with still air, neither hot nor cold, just a fresh feeling when emerging from a shaded valley or a slight warmth under the sun, was ideal for a cyclist. After about ten kilometers at the bottom of a small valley I quickly passed through, the village of Le Brunet appeared on the right. It clung to the slopes leading to the Valensole Plateau. A few steep kilometers along a tiny winding road, and suddenly a vast panorama unfolded as the climb ended.
What a magnificent plateau! Though known for its wind, luckily today was completely calm. Far to the east, the Verdon’s great cliffs blocked the horizon. This allowed me to contemplate part of tomorrow’s stage. This place is full of mysteries—many UFO and extraterrestrial encounter stories are associated with it. Moreover, for about thirty years, France hid its ground-to-ground nuclear ballistic missiles here, grouped in the 1st GMS (Ballistic Missile Group), under the air force. Naturally, these rockets fueled fantasies, and pacifist groups settled in the region to protest this type of armament. This gives many reasons to shroud this austere, deserted land in mystery.
I took a dirt path leading to the heart of this zone and stopped at the forest’s edge for lunch. The silence was total, the view stretched very far. But nothing strange or bizarre manifested. No Martian came to share my frankly moldy cheese, very peppery sausage, or bruised banana—sniff! I resumed my route, and as often when crossing places with strong character, I tended to slow down to enjoy them longer. The immense lavender fields stretched endlessly, not very fragrant at this season. I arrived at a group of truffle oaks protected by a fence, with large red signs warning "Firearm." Clearly, the war for the black diamond was raging in this region. I remembered a novel where an old farmer made buyers believe nothing grew on his land. Every year, he secretly stole the mushrooms from the unsuspecting owners. Then one day, they discovered the truth, catching this "polite" neighbor trying to hide a basket full of beautiful, large truffles!
In these vast spaces, I felt good—a sense of plenitude. It’s strange that I only conceive of cycling through wandering. I struggle to plan a day trip. And if I do, it’s highly likely I won’t get up. I need that sense of adventure to fully appreciate my physical effort. Maybe one day I should get psychoanalyzed, but at my age, it’s probably too late! Today, I had all the time in the world—the stage was half as long as yesterday’s, with very little elevation gain. Not a sound, an impressive calm, a beautiful landscape—I pedaled in a wonderful place. That’s probably happiness!
I reached the village of Puimoisson on the plateau’s eastern edge—only 12 kilometers left to Moustiers. I took my time, sat at a café terrace in the sun, and leisurely enjoyed a coffee while listening to the village come to life. I was delighted by these melodious southern voices, bursting into great laughter. There are places where, despite the anxieties caused by our debt-ridden, dysfunctional societies, some have decided to take life on the bright side and show a saving insouciance.
The rest of the journey was a simple formality—I let the slope carry me toward the pretty little town of Moustiers-Sainte-Marie, clinging to the cliff and famous for its faïence. Arriving early for once, I went to the tourist office to choose a comfortable hotel. Indeed, the Hôtel des Restanques was very comfortable and admirably well-located. But at this time of year, I’d have to return to the village center for dinner. The very kind receptionist reserved a table for me at La Treille Muscate, a restaurant with a magnificently arranged room on the church square. It was only 3:30 PM—I continued to take my time, showering and relaxing in front of the TV. Then I set off to explore—or rather, re-explore—this village I’d visited several times before. But I’d never climbed to its chapel perched in the middle of the great cliff towering over the houses. A stony, aerial path led there. The first mentions of the Notre-Dame de Beauvoir chapel, known in ancient times as Notre-Dame d’Entre-Roches, date back to the 9th century. It’s one of the rare "respite" chapels found in Provence. These are chapels where stillborn children were brought to be revived for a few moments, just long enough to baptize them. They could then be buried religiously, ensuring the salvation of their souls. I was also very moved by reading some ex-votos, like the one from "A mother for her three children returned from the war."
The place was impressive, especially as night fell. I was alone and watched the shadows fill the great cliffs above me. With an old climber’s reflex, I looked for possible climbing routes among these slabs and cracks. But climbing is probably forbidden here, too close to the houses. Then I descended to stroll through the village, admiring the magnificent, finely crafted faïence patterns found in many shops. Finally, dinnertime arrived, and I joined my restaurant, which had been highly recommended. I was delighted by the foie gras ravioli and the pieds et paquets—the chef’s specialty. I’ll come back with family.
Day Four: Moustiers to Fréjus via the Verdon – 122 km
A hearty breakfast prepared me for the day’s tough efforts. Next to me, four Chinese people chatted animatedly. Of course, I didn’t understand a word—it was a language with strange intonations and sounds. I left the dining room and prepared my bike on the terrace. Seeing the volume of my luggage, my Chinese friends rushed over and asked to take turns having their photo taken in front of this funny setup. All laughing, they took photos in front of what they probably considered a French coolie off on some trading business! When they show these photos to their relatives, they’ll likely be perplexed about what motivates some to travel by bike rather than car. For them, the car is a symbol of success—according to an article I read last year, 14,000 cars are registered in China every day!
This morning, the air was fresh. As yesterday, I started with a long descent, this time leading to the edge of Lac de Sainte-Croix. A strong, biting headwind slowed me down. It wouldn’t last, as it was generated by the gorge’s outlet, which I’d reach in a few kilometers. On this cold morning, the lake’s shores exuded great tranquility. The sun was still hidden behind the Verdon’s mountainous mass. Trees with yellow leaves stood out against the water’s pale blue. The bridge marking the gorge’s beginning at the lake’s edge was an ideal spot to admire this natural splendor. At this early hour, the play of light and shadow on the water and the immense cliffs delivered a grandiose spectacle in beautiful harmony. This first contact with the gorges, which I knew well, amazed me.
Once past the bridge, the wind calmed. A little further on, I began the long climb that would take me to the top of this immense natural gash, which water had taken millions of years to carve. I was in good shape and highly motivated by the splendors to come. First, I reached the village of Aiguines, which offered a magnificent viewpoint over the lake. Then I continued toward the Corniche Sublime, where countless breathtaking panoramas unfolded as I progressed. But the climb was sustained and long, requiring effort—though my small chainring worked miracles. I first passed the Col d’Illoire, already 500 meters above the lake. Seeing all these great cliffs, countless climbing memories came flooding back. The classic routes of the Escalès cliff, over 300 meters high, flashed by. Routes with legendary names—La Demande, Les Écureuils, Luna-Bong, and many others. The one that left me with the best memory was ULA—a crack, vertical or even overhanging, of sheer beauty rising above a 40-meter slab in one go for 280 meters of sustained, beautiful climbing on extraordinary rock. It made me want to return to climb there, to immerse myself in the atmosphere of those past times. But climbing habits have changed—now routes are accessed from above by rappel, and people don’t always bother to do these great climbs in their entirety, focusing instead on shorter but technically much more difficult enterprises.
At almost every bend, I stopped and scanned these great cliffs, searching for memories of past experiences and emotions in these secret rock folds. The road climbed well above the pass, exceeding 1,200 meters. It was cool, especially since I was sweating. Finally reaching the high point of the Corniche Sublime, I couldn’t gain speed on the descent—my gaze was always drawn to this astonishing canyon. Around a bend, two cyclists with funny small-wheeled bikes. Wow! It was a couple of Australians doing a year-long tour of France. We chatted passionately about our two-wheeled experiences for a moment. But time was passing, and if I wanted to reach Fréjus before nightfall, I’d have to pedal seriously.
I stopped at the Pont de l’Artuby, where bungee jumping was in full swing. But I quickly set off again toward Comps. The wind was against me, and it was climbing. I started to doubt whether I’d make it to the coast that evening. At 2 PM, I was in Comps-sur-Artuby. I didn’t stop, knowing that before reaching the coast, I’d have no alternative to bivouacking, and I had 70 kilometers left to cover. Sure, it should be downhill, but a few climbs were on the program. After a descent out of the village, I crossed the Artuby River again on the Canjuers military camp. A several-kilometer climb followed, fortunately not too steep. I took the D19 toward Barjols. From there, despite the late hour, I opted for a tiny road passing through Claviers, a small perched village. Time passed quickly, but the kilometers added up. I regained hope. Fifteen kilometers after this last village, I reached Saint-Paul-en-Forêt via a magnificent forested route. I had plenty of time to observe mushroom hunters. I asked one who clearly had some in a plastic bag. He gave me this hilarious answer with a magnificent southern accent: "I only picked the bad ones." No reply was possible. I moved on with a smile. A little further on, another hunter carried a basket. As soon as he saw me, he quickly hid it—just in case I saw what it contained. Arriving at the village involved a steep climb, and I was close to 100 kilometers. I still had a little over 20 kilometers to go before reaching Fréjus. The race against nightfall had begun. Over there to my right, I saw the sun setting behind Roquebrune-sur-Argens’ distinctive rock. The sea appeared. There it was—I was in Fréjus’ industrial zone. On this Sunday evening, traffic was heavy. Indeed, many had taken advantage of the return of good weather after very heavy storms to go for a walk. After quite a few detours, I arrived at the seaside just as night fell. My odometer showed 122 km for the day. I quickly found a simple hotel, ate just as quickly, and went to bed.
Day Five: Fréjus to Solliès-Pont – 92 km
Once again, the night had done its restorative work, and I prepared to cross the Massif des Maures feeling quite fresh. The weather forecast was still favorable for today, but a deterioration was expected tomorrow. I tended to trust it because the east wind was blowing, and in the region, that’s a sign of rain. For now, in the short term, this wind would be very useful—it would push me generously throughout the day.
I started calmly along the harbor quays, looking at the boats. Then I joined the road to Saint-Aygulf and followed the coast for forty kilometers to Port-Grimaud. All these seaside resorts—Saint-Aygulf, Les Issambres, Sainte-Maxime—reminded me of my youth when we spent all our vacations fishing, whether from shore, underwater, or by boat. Looking at the sea roll by, I knew what the seabeds looked like under that surface hiding them. The marine areas we knew best were now under the parking lots and commercial zones of Saint-Raphaël’s new port. In our youth, these infrastructures didn’t exist, and their construction came at the expense of coastal marine areas. Our wonderful fishing spots were permanently buried. I remember seeing the first big trucks that came to dump their loads of earth and rubble, destroying all those wonderful places—sandbanks, seaweed beds, groups of rocky holes teeming with fish that enchanted our youth. Over forty years later, I can still visualize them in my imagination under those parking lots and stores, with the names we gave them—my brothers and I: le casse-croûte, le casse-pipe, les montagnes, la digue, la grille, la mare à mulets, la petite-plage, le trou, etc.
Let’s not be overwhelmed by nostalgia. I left the coast and took the little road through the Maures to Collobrières. The route led from ridge to ridge following the terrain’s movements. At this time of year, the region was admirable. Due to the heavy storms of recent weeks, water was streaming everywhere. Waterfalls and streams murmured all along the way. I didn’t recognize the Maures, which I knew for their dryness causing apocalyptic fires. Indeed, around a bend, I came across a small rest area where a memorial had been erected for three firefighters who lost their lives here while fighting one of those gigantic fires fanned by the mistral.
This forest holds treasures—first, the cork oak, then the arbutus, chestnut trees, and of course, mushrooms that love this granitic soil:
The cork oak can be found all along the road. It’s the forest’s essential element. You can recognize it by its light bark (before exploitation), which forms large bulges along the trunk. But after exploitation, the trunks are much smoother, less voluminous, and dark in color. The arbutus is a large berry with red skin covered in small protuberances, growing on the arbutus tree. This fruit, common in Mediterranean areas, ripens in November. That means today, there were plenty around me. Its flesh is orange, with the consistency of firm purée, and it crushes softly in the mouth. The taste of this berry is sweet and excellent. I didn’t hold back—I gorged myself on them, which served as my midday meal. Sometimes I had to climb embankments to get them.
The chestnut tree, a true industry of the region, brings wealth to the surrounding villages. They make candied chestnuts, ice cream, and other products derived from chestnut flour. Be careful not to stop just anywhere to pick this fruit, as the tree owners might not agree. They even make this clear with signs and surround their chestnut trees with fences. Mushrooms—saffron milk caps and porcini—are highly prized in the area. I saw a few hunters, but it clearly wasn’t miraculous. Supposedly, there had been too much rain?
There’s no time to get bored along this little road, from which you can sometimes see the sea. I passed the Col de Taillude at over 400 meters. I began the descent to Collobrières, the chestnut capital, whose festival attracts many people. Before entering, about a hundred meters from the first houses, a cyclist—probably an agricultural worker—came toward me. As he passed, he cheerfully called out, "Go on, little guy! It’s almost there!" We both smiled. At the end of November, the village was cold and almost deserted. Dead leaves swept the wet streets of the town. You could feel winter on the way. I continued my route to Pierrefeu-du-Var, on the western edge of the Massif des Maures. So I gave my last pedal strokes in this pretty little massif so characteristic of Provence.
I looked for a hotel in Cuers but without success. I descended toward Toulon and finally found one on the outskirts of Solliès-Pont. It catered to people coming to work in the region, so nothing very bucolic. But if the weather were to deteriorate tomorrow and turn to rain, I could quickly reach Hyères or Toulon station, which was a significant advantage. Indeed, November rains aren’t usually very pleasant on a bike.
Day Six: Solliès-Pont to Cassis via Sainte-Baume – 85 km
This morning, contrary to the weather forecast, the weather was beautiful, and the latest bulletin seemed to contradict yesterday’s. So no escape to Toulon—I resumed my route toward Sainte-Baume. I left the hotel via a tiny road that, through ups and downs, led me via shortcuts to the road to Belgentier. My body had gotten used to intense daily efforts, and I felt in Olympic form. At a good pace, I launched into a long climb with a moderate slope. The road was busy, but fortunately, the side lane for cyclists often made the exercise more pleasant. The villages rolled by—Méounes, La Roquebrussanne. Near the latter, I observed a Tiger combat helicopter in training. It hovered motionless for long periods—perhaps the pilots were training to master their increasingly sophisticated weapon systems, requiring even more learning?
I left the busy road and headed via an almost deserted route toward the village of Mazaugues. The climbs became steeper. A long descent, and there I was in this pretty village. A grocery store, which besides selling a few ingredients also served as a café. I sat near the electric heater—it was cold, and I was sweaty. I watched customers come and go and listened to the shopkeeper tell me about village life. The name Mazaugues comes from "water mass," which is why drought doesn’t usually affect this area. Apparently, you can even find mushrooms here in summer! I had a good time, and as I was leaving, a local cyclist started a conversation and told me about her dreams of long bike trips, currently limited by her situation as a mother of terrible children. She settled for day trips with her club, which was already good in this very hilly region. I told her the story of a man who, at 73, cycled solo around Morocco. So no panic—she still had thirty or forty years to realize her wildest dreams!
I was warned that it would be a tough climb to reach Sainte-Baume’s northern slope. Indeed, over eight kilometers, the average slope was sustained, but the landscape was wonderful. Here too, water was streaming everywhere. I passed one of those famous icehouses that used to supply Marseille with ice throughout the year. This northern slope of Sainte-Baume is very cold, and this characteristic was exploited in previous centuries to produce ice. Large cylindrical structures, well-protected to the north and semi-buried, received large quantities of water in late autumn, which froze during winter and was kept cool for months until the following winter. Ice blocks were cut and delivered by cart to the city. That’s how, in ancient times, ice was available in summer to keep fish fresh in Marseille. Did pastis exist at that time? If not, the ice cubes must have been bored!
Once the climb was over, the long ridge of Sainte-Baume appeared, and I could see its characteristic antennas. Nestled at the foot of the cliffs, the magnificent millennial forest revealed itself with its autumn colors. I stopped at the monastery. I’d been there several times before and had even slept there during a long walking trip. The welcome had been first-rate by the Dominicans, especially the sisters in their long immaculate robes. They radiated a serenity that was very contagious. Don’t hesitate to stop there for the night. I struggled to get back on my way—some places have a special spirit.
I was soon at the end of my journey. I continued along this magnificent mountain to the Col de l’Espigoulier. To the north, another immense wave of white limestone rose—Montagne Sainte-Victoire, a high place in Provence that painter Cézanne made world-famous. Once at the pass, the entire city of Marseille spread out at my feet, the Mediterranean coast revealed itself from the Calanques to La Ciotat, passing by the famous Cap Canaille, Europe’s highest sea cliff. Above me, bathed in sunlight, Bartagne’s northwest face, very popular among climbers, showed all its reliefs. With an old climber’s reflex, I spotted the many climbs I’d done there. I let myself be carried into a steep, winding descent toward the village of Gémenos in a beautiful setting full of cliffs.
A few more kilometers of climbing toward the Col de l’Ange, then toward Roquefort-la-Bédoule. In this last climb, I raced with two cyclists, admittedly not very young. Then, in a six-kilometer descent, I reached Cassis station, the endpoint of my six-day journey through this wild Provençal land between sea and mountain. I experienced great pleasure during these 570 kilometers through these renowned yet wild French massifs. As always, when a beautiful project comes to an end, you feel a bit orphaned by a beautiful dream come true. You have to quickly envision the next one to avoid a vague sense of emptiness taking over. My next adventure is already taking shape in my mind, but that’s another story.
Jeu des photos (épisode 64) English translation pending
Bon voila 3 photo d'une belle ville laquelle ?
En direct d’une croisière Hurtigruten Kirkenes - Bergen en novembre 2011 (peut-être) English translation pending
Bonjour,
L’automne venant timidement, je me suis dit que cette année devrait être idéale pour une visite du grand Nord. Apres avoir consulté le forum et lu les CR des convertis d’Hurtigruten (Salut!) j’ai décidé de tenter l’aventure.
Réservation prise pour un départ le 16 Novembre de Kirkenes, à bord du MS Richard With (départ le 15 en soirée de Londres, nuit a Oslo, puis vol pour Kirkenes le matin). Il ne me reste que quelques 15 jours pour préparer mon départ. J’avoue que je préfère les départs dernières minutes. Ca m’évite de me languir de mon voyage pendant des mois, et avoir à tout organiser d’un coup, c’est plutôt excitant. La preuve, j’investis dans mes premiers Damart !😎
Je consulte la météo régulierement. Les prévisions évoluent dans tous les sens. Mes émotions aussi. De “Oh, non, on dirait qu’il va neiger!” a “Oh non, on dirait qu’l ne va pas neiger!”. Le week-end avant le départ, je vois des grosses flèches bleues apparaitre sur le site, au lieu des nuages habituels et les températures annoncées descendent dans le négatif. Automne timide, mais oui !🤪
Comment il a dit le cher Pap ? C’est bouclé …on part ! Ou peut-être pas…🤪
Le 15 je suis contactée par Hurtigruten. Le MS Richard WIth n’accostera pas a Kirkenes en raison du mauvais temps (il ne doit pas aimer les flèches bleues). On me propose un départ le 17 sur le MS Trollfjord. Première inquiétude, j’ai pris mon billet indépendamment, je vais avoir des frais. Surtout qu’au moment de la réservation, j’avais constaté que les prix montaient vite. En effet, ils sont maintenant le double de ce que j’ai payé 15 jours plus tôt. Mais Hurtigruten m’annonce que mes frais de transport seront pris en charge. J’apprécie énormément. Je me lancerai dans un éloge quand j’aurai pu leur envoyer le reçu et que le remboursement sera fait. Mais si tout se passe comme ils l’ont promis, cet éloge sera dithyrambique. 🙂😉
Heureusement, changer mes congés à la dernière heure n’est pas un problème avec mon travail. Faire le changement de billet d’avion fut long, fastidieux et couteux. Mais c’est bon.
Ce message est tapé depuis le vol Oslo-Kirkenes, ou a priori le temps est « neigeux » et la température de –2 degrés. Espérons qu’il y a un bateau qui m’attend là-bas...
PS: J'ai apercu le bataeu de l'avion. a suivre.
Cat
L’automne venant timidement, je me suis dit que cette année devrait être idéale pour une visite du grand Nord. Apres avoir consulté le forum et lu les CR des convertis d’Hurtigruten (Salut!) j’ai décidé de tenter l’aventure.
Réservation prise pour un départ le 16 Novembre de Kirkenes, à bord du MS Richard With (départ le 15 en soirée de Londres, nuit a Oslo, puis vol pour Kirkenes le matin). Il ne me reste que quelques 15 jours pour préparer mon départ. J’avoue que je préfère les départs dernières minutes. Ca m’évite de me languir de mon voyage pendant des mois, et avoir à tout organiser d’un coup, c’est plutôt excitant. La preuve, j’investis dans mes premiers Damart !😎
Je consulte la météo régulierement. Les prévisions évoluent dans tous les sens. Mes émotions aussi. De “Oh, non, on dirait qu’il va neiger!” a “Oh non, on dirait qu’l ne va pas neiger!”. Le week-end avant le départ, je vois des grosses flèches bleues apparaitre sur le site, au lieu des nuages habituels et les températures annoncées descendent dans le négatif. Automne timide, mais oui !🤪
Comment il a dit le cher Pap ? C’est bouclé …on part ! Ou peut-être pas…🤪
Le 15 je suis contactée par Hurtigruten. Le MS Richard WIth n’accostera pas a Kirkenes en raison du mauvais temps (il ne doit pas aimer les flèches bleues). On me propose un départ le 17 sur le MS Trollfjord. Première inquiétude, j’ai pris mon billet indépendamment, je vais avoir des frais. Surtout qu’au moment de la réservation, j’avais constaté que les prix montaient vite. En effet, ils sont maintenant le double de ce que j’ai payé 15 jours plus tôt. Mais Hurtigruten m’annonce que mes frais de transport seront pris en charge. J’apprécie énormément. Je me lancerai dans un éloge quand j’aurai pu leur envoyer le reçu et que le remboursement sera fait. Mais si tout se passe comme ils l’ont promis, cet éloge sera dithyrambique. 🙂😉
Heureusement, changer mes congés à la dernière heure n’est pas un problème avec mon travail. Faire le changement de billet d’avion fut long, fastidieux et couteux. Mais c’est bon.
Ce message est tapé depuis le vol Oslo-Kirkenes, ou a priori le temps est « neigeux » et la température de –2 degrés. Espérons qu’il y a un bateau qui m’attend là-bas...
PS: J'ai apercu le bataeu de l'avion. a suivre.
Cat
L'Ouest américain cet hiver English translation pending
Bonjour à tous !
Nous avons la chance de partir en famille cet hiver dans l'ouest américain. Après 1 semaine à Las Vegas, nous pensons partir à la découverte des parcs (Zion, Bryce, Monument Valley, Arches, Antelope ...) environ 2 semaines puis remonter sur San Francisco (itinéraire à travailler !!), y passer 3 jours avant de reprendre l'avion pour Paris. J'ai lu que la plupart de ces parcs sont ouverts en hiver, mais faut-il une voiture spéciale type 4*4 ou une voiture "ordinaire" suffit? Faut-il réserver toutes nos nuits à l'avance ou pourrons nous improviser au gré de la météo et de nos envies ? Merci de vos précieux conseils, les récits de voyages en hiver sont rares !!
Nous avons la chance de partir en famille cet hiver dans l'ouest américain. Après 1 semaine à Las Vegas, nous pensons partir à la découverte des parcs (Zion, Bryce, Monument Valley, Arches, Antelope ...) environ 2 semaines puis remonter sur San Francisco (itinéraire à travailler !!), y passer 3 jours avant de reprendre l'avion pour Paris. J'ai lu que la plupart de ces parcs sont ouverts en hiver, mais faut-il une voiture spéciale type 4*4 ou une voiture "ordinaire" suffit? Faut-il réserver toutes nos nuits à l'avance ou pourrons nous improviser au gré de la météo et de nos envies ? Merci de vos précieux conseils, les récits de voyages en hiver sont rares !!
Six semaines de bonheur face à soi-même en Inde du Sud English translation pending
DEPART POUR UN NOUVEAU VOYAGE: INDE DU SUD
DATE : le 29 OCTOBRE 2011.
Je quitte mon domicile à midi pour attraper le train qui me conduira à Bruxelles National. Je prends l’avion pour Londres à 17H20. J’attends jusqu’à 22 H la correspondance pour MUMBAY. J’ai très chaud à l’aéroport. Le vol se passe bien et mes bagages sont au rendez-vous!
30 septembre: arrivée à MUMBAY. 2H de taxi prépayé pour atteindre l‘hôtel. Trafic monstre. Discussion avec le chauffeur concernant la taxe du droit de passage d’un pont dont je ne veux pas payer car je pense que c’est inclus dans le prépayage! Pas sûr… mais bon, pas payé quand même! L’hôtel est simple mais propre; le lit est correct. Douche bien méritée. Je suis mon programme à la lettre c’est-à-dire: acheter une carte GSM et balade de 500m dans les parages avec petite visite d’un magnifique temple jaïn sur mon passage. Je mange une dosa (végétarien), me redouche et zut, ma carte de téléphone ne va pas, je retourne à la boutique; elle n’était pas activée! Dodo excellent. Un peu mal au dos à cause des valises et l’avion.
HOTEL ROYAL CASTEL: 35€ (rés av Hotel.com).Pte ch, propre, sympa,25km aéro internat, env centre.
1er octobre: Je me rends au terminus Victoria qui est une gare, comme le nom l’indique, typiquement anglaise; elle date de 1888. C’est une des plus belles gares d’Asie. En chemin, ce n’est que bâtiments à structure anglaise; on ne peut nier que Bombay, nom de l’époque, était sous l’emprise britannique! J’ai un rendez-vous avec les Dabbawallaks. Ce sont des centaines d’hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur propre famille; et eux les font parvenir, par train, à la personne concernée qui mangera ainsi un diner familial. Ils font cela tous les jours à 11H30 précise à la gare de Churgate. J’ai arpenté de long en large pour trouver la bonne place afin de ne pas les louper, et ce pendant ¾ d’heure. Le seul problème qui fut négligé, est que le week-end, ils ne travaillent pas… et on est samedi! Je ne me laisse pas abattre et de ce pas vais visiter le musée Chhatapati Shivaji, ex Prince de Galles. Ce nom lui fut donné après la visite du Prince de Galles, devenu ensuite roi George V. Le musée fut terminé en 1922. La visite dure 2H avec guide audio en français, ce que j‘adore. On y trouve de tout: peintures, miniatures, statues, monnaies, tissus, armes.
Je décide d’aller voir les temples creusés dans la roche sur l’Ile Elephanta. Je prends mon ticket; j’embarque; je vogue; j’arrive après 1H de mer. Je ne trouve pas le petit train, décrit dans le routard, qui doit nous attendre à l’arrivée pour nous emmener un bout de chemin mais je pense, à ce moment, que peut-être ça a changé. Pas du tout… je n’étais pas sur l’Ile Elephanta… mais j’avais fait une traversée sans importance pour nous touristes puisqu‘elle mène à de petits villages. Retour à Mumbay par un bateau de fortune et ferme intention d’attaquer l’homme qui m’a vendu ce billet. Plus là évidemment, il n’a pas attendu mon retour! J’en ai parlé à la police qui n’a rien pu faire car ce n’est pas dans la baraque qu’on me l’a vendu mais juste devant! L’arnaque quoi. Ce n’est pas pour les 2€ mais j’ai perdu 2H. J’espère pouvoir me rendre sur la bonne île en fin du séjour.
Enfin, j’ai vu la gâte India (porte de l’Inde) car l’embarquement se faisait là. Elle fut construite en 1914 encore en l’honneur de George V.
Je termine ma journée par une balade aux jardins suspendus d’où on domine la ville. Journée bien remplie dans cette ville polluée.
2 octobre: Je me suis rendormie ce matin jusqu’à 13 heures. Adios la visite du musée de Gandhi prévue, en plus, aujourd’hui c’était son anniversaire! Le check-out devait avoir lieu à 12H et j’ai quitté l’hôtel pour l’aéroport à 14H; ils ont été gentils de ne pas réclamer un supplément voire une nuit…
Une heure de voiture pour l’aéroport domestique; j’ai trop de kilos dans mon bagage à main mais encore place dans la valise à enregistrer. Ils me demandent de transférer trois kilos ce qui parait réalisable à première vue mais le problème est que ma valise est petite et qu’il est difficile d’y caser encore des affaires. Je fais une tentative dans un coin de l‘aéroport sous le regard perçants des Indiens. Je repese; je n’ai gagné qu’un kilo. Retour à la case départ pour une 2ème tentative. Ils sont patients ces indiens… mais moi, je commence à avoir très chaud…Il me reste encore 1,5 kg à caser mais sûrement par pitié vu la sueur de mon front, ils acceptent d’enregistrer sans supplément. Heureusement que j’étais très tôt! Et puis, ça m’apprendra à me charger trop. Mon vol a une heure de retard. Le chauffeur m’attend à Hubli; il m’a déjà téléphoné. Il faut dire qu’au téléphone, en anglais, ce n’est pas évident! Si je n’avais pas perçu le mot Hubli, je raccrochais; j’ai donc pu dire un des seuls mots connus: DRIVER….YES. La conversation s’est terminée là!
A notre arrivée à Hubli, dans une belle ambassador bien entretenue, je descends dans un hôtel minable que j’avais réservé; j’ai déjà vu un cafard en arrivant dans la chambre; bon, ce n’est qu’une nuit! Je vais essayer de dormir là-dessus!… Non pas sur le cafard…. Je rentre dans mon sac à viande…
HOTEL ASHOKA TOWERS: 12€ (rés av Stayzilla sinon -cher)- bêtes, Draps sales.
3 octobre: J’ai survécu mais pas beaucoup dormi! A 10H, nous mettons le cap sur BADAMI, somnolant tout le chemin, sautant en l’air aux milles dos de buffle que nous prenions… le chemin a duré 3H. Je suis bien installée cette fois; c’est un cottage superbe mais il y a quand même toutes sortes de bestioles.
A 16H, je visite les grottes rupestres construites dans la roche granite il y a env. 1500 ans. A ma grande surprise, en arrivant, je me rappelle que je suis déjà venue avec un groupe lors d’un précédent voyage (j’avais oublié ce nom; à ce moment, je ne faisais pas encore de récit). Ces 4 grottes sont étagées à flanc de falaise; la dernière donc la plus haute fut construite 100 ans plus tard que les 3 autres. Le travail de la pierre est saisissant pour l’époque. Les reflets de la lumière sur cette falaise sont à vous couper le souffle. La 1ère et la 3ème grottes sont dédiées à Shiva; la 2ème à Vishnu et la 4ème à Tirthankara. La 3ème est certes la plus belle avec d’énormes statues taillées dans la roche. Du haut de la dernière grotte, le paysage sur la ville est splendide. On aperçoit d’autres falaises en face, des maisons blanches, une mosquée, un temple blanc, le lac et ses ghâts (escaliers menant au lac) où les femmes lavent leur linge.
Je vais à leur rencontre au lac. J’admire la force qu’elles ont pour laver, tordre, rincer, retordre le linge. En continuant, j’arrive devant un petit musée, fermé. Les enfants sont agressifs ici. J’ai déjà connu ça à Bundi.
Le soleil se couche. La falaise devient rouge. C’est magnifique. J’admire trois chèvres tout en haut sautant de rocher en rocher…. Enfin, c’est Ravi, mon chauffeur, qui me l’a dit; en fait, moi je n’ai vu que les chèvres sans les voir sauter! Après cette balade de 2H30, je rentre souper à l’hôtel. La journée fut agréable.
HOTEL HERITAGE RESORT: 38€ (rés av Kamu voyage); 5cottages implantés ds espace aéré - propre - bonne cuisine, éloigné de 2km du bruit de la ville.
4 octobre: Je commence mon périple à 9H; départ pour les temples de AIHOLE à 40 km de Bâdâmi; il faut toutefois 1H30 pour s’y rendre tellement la route est mauvaise. Ce site comprend une centaine de temples construits entre le 4ème et le 6ème siècles. Nombreux sont ceux en ruine ou ensevelis sous la ville. Le plus ancien tenant encore debout est le temple Jaïn Meguti qui serait de 634 selon une inscription, se trouvant face au site archéologique. La grande différence avec les autres est qu’on voit bien les blocs de pierre posés en quinconce l’un sur l’autre, sans joint. Je commence par le musée du site archéologique car il y a une maquette du lieu, ce qui pourrait éventuellement m’aider à m’y retrouver. Ce ne fut pas le cas mais je m’en suis bien sortie quand même. Le plus beau temple est celui de Durga qui exceptionnellement a une forme semi-circulaire, inspirée des temples bouddhistes. Les représentations des Dieux y sont splendides. Dans le temple Ladh Khan, il y a la plus vieille échelle du monde, en pierre, du 5ème siècle. Je ne peux pas décrire tous les temples.
La visite terminée, je me rends sur la colline avoisinante, montant les 120 escaliers. Je suis rassurée, je vois trois vaches qui m’attendent tout en haut! Je ne serais pas seule… quoique cinq indiens viennent d’arriver! C’est le temple troglodyte Ravala Phadi qui domine le village. Il ressemble aux temples d’Ellorâ parait-il! Le point de vue est sensationnel. La visite aura duré au total 3H30.
A 5H, je vais acheter des petites bananes puis me rends au lac pour voir le coucher de soleil à 18H30. Encore une bonne marche pour revenir sur mes pas. Ce soir, L’hôtel ne cuisine pas prétextant une panne de gaz; Ravi me conduit donc souper à l’hôtel voisin où je rencontre un couple de Belge que j’avais croisé ce matin à Aihole. Nous nous attardons lors du souper; résultat le chauffeur me fait la tête; il a démarré sur les chapeaux de roues et ne m’a pas dit bonsoir. Demain, on verra sinon je lui ferai une remarque. Il parait vouloir mener la barque, me semble t’il!
5 octobre: départ à 9H pour voir les temples de PATTADAKAL à 29 km de BADAMI. Je revois mes compatriotes sur le site. J’ai aimé le temple Virupashka avec l’énorme taureau Nandi en pierre noire, magnifique; dans ce temple, il y avait un Brahman. J’ai eu un coup de cœur pour le temple Mallikarjuna où j’ai fait un rituel religieux en faisant 7 fois le tour du sanctuaire principal où le Dieu est posé. Ces deux temples ont de belles sculptures. La spécialité du temple Galaganath est qu’il est a au sommet une grosse boule de pierre. L’érosion a beaucoup abimé les sculptures. Les autres petits temples sont moins signifiants. Ma visite sur ce site a duré 3H sous un soleil de plomb. En sortant, je m’abreuve d’un jus de noix de coco.
En chemin, je fais quelques photos insolites de la vie paysanne: des buffles couchés dans la boue, un pont recouvert par des récoltes diverses que les paysans font séchés (les voitures roulent dessus et ainsi les concassent). Je m’arrête à hauteur d’un ferronnier fabriquant des outils; son collègue fait marcher un soufflet avec une poutre qu’il agite de bas en haut continuellement. Le soufflet à l’intérieur dirige l’air sur le petit foyer qui permet au ferronnier de travailler.
Hier, j’étais passée devant un petit temple rose qui me plaisait; j’ai voulu aller le voir aujourd’hui. En fait, il est dédié à Sai Baba. L’accueil y fut chaleureux par les enfants et le brahman qui après m’avoir marqué le front, m’offre à manger des offrandes qui, en principe, étaient pour les Dieux. Serais-je devenue Déesse???
Au retour, à mi-chemin, je vais voir le temple Sri Mahakoota qui est aussi un ashram. Voyant de drôles de personnages teintés de blanc, aux longs cheveux et à la barbe immense, mon instinct me dit d’assouvir ma curiosité en m‘approchant. On tournait un film de cinéma. Résultat: je n’ai plus su bouger pendant une heure car le tournage débutait. De ce fait, je n’ai pas vu le temple de Kali ni la cachette souterraine sous le bassin d’ablution qui était le but de cette visite.
En arrivant à l’hôtel, Ravi me dit qu’il a fini journée car demain c’est le festival des chauffeurs et il doit avoir une belle voiture… Ca tombe bien, je suis fatiguée. La visite d’aujourd’hui aura duré au total 6H.
6 octobre: Ce matin, départ à 10H pour HAMPI. La route est mauvaise sur la première moitié du chemin. Nous mettons 5H pour arriver. La guest-housse est petite, sympa et très propre. J’aménage ma chambre à ma manière c’est-à-dire mettre les deux matelas un sur l’autre. Je vais faire un petit tour dans un périmètre de 500m et trouve quand même le moyen de me faire faire sur mesure une tunique car je n’ai que des manches longues et j’ai chaud. Un peu plus loin, je profite d’un massage ayurvédique; un vrai, fait par un malabar que je ne sais pas si je sentirais encore mon corps demain car il employe la force! Surprise demain au réveil…
RANJANA GUEST HOUSE: 15€ (rés av Stayzilla sinon -cher), 5 belles chambres av terrasse dans Hampi Bazar - propre - sympa - agréable.
7 octobre: Je n’arrête pas de transpirer; on m’a dit qu’il fait la température du mois de juin; le climat est déréglé ici aussi. HAMPI était une ville aussi importante que Rome avec 500.000 habitants au 16ème siècle lors de son apogée. Sur ce site de 30m² sont dispersés 400 temples. Il y a un chaos de rochers. S’il faut une preuve que le big-bang a existé, c’est ici qu’on la trouve!!! C’est fantastique, majestueux, magique, étourdissant. Il paraîtrait qu’il y ait encore des vestiges enfouis. 200 espèces de singes ont été lâchées sur ce site suite au film Hanuman.
J’ai commencé ma visite à 10H pendant 5H30 non stop. J’ai fait la ville royale en commençant par le temple Vitthala à quelques kilomètres. C’est celui qui est le mieux conservé sur tout le site. En entrant dans la cour, un incroyable chariot en pierre à quatre roues est implanté. Il y a des piliers musicaux mais j’ai eu bon essayer, il n’y a pas eu de réponse. Le déambulatoire faisant le tour du sanctuaire principal est en sous-bassement, ce qui est très rare; il est magnifique. Le temple Underground est souterrain et baigne dans l’eau; un gamin me le fait visiter. Le temple Queens’ bath avec son grand bassin entouré de balconnets où chanteurs et musiciens s’installaient. L’eau alimentant le bassin était pure, provenant d’un lac. Le temple Mahanavami Dibba avec son estrade pyramidale donnant sur la cour du roi. Du haut de cette estrade, on aperçoit aisément les bassins et les ruines du temple. Le dernier bassin est en pierre noire avec sa canalisation en pierre faisant plusieurs dizaines de mètres. Une indienne m’emmène voir la chambre secrète du roi en sous-sol. Il y a un couloir faisant le tour de cette chambre. Elle m’a pris la main et jamais de ma vie, je n’ai été plongée dans un noir intense pareil. Le néant complet. Moment intense! Je me demandais quand même où on allait sortir; je n’aurais pas voulu y faire des kilomètres!
Ravi me conduit maintenant au temple Hazara Rama qui a la particularité d’avoir quatre piliers noirs, remarquables, ce qui serait unique en Inde d’après les historiens. Nous arrivons au temple de Krishnaavec son gigantesque porche et des statues de danseuses. Puis le Zenana, quartier des femmes du roi, le harem quoi! Il y a un joli pavillon qui s’appelle le Lotus Mahal et des tours de guet. Après quelques mètres, l’étable des éléphants où le roi logeait ses préférés; il en avait 800. Je termine par quelques photos de rochers énormes qui s’appuient l’un sur l’autre. Je ne monterais pas les 600 marches pour voir le temple Hanuman!
Je m’offre à nouveau un massage, tellement celui de hier était bon. Je pense même y retourner demain car c’est rare d’avoir un massage de cette qualité. Je passe chercher ma tunique; elle est trop étroite; j’espère qu’elle va pouvoir m’arranger ça.
8 octobre: aujourd’hui, je démarre à 11H sans chauffeur. J’ai tout un programme à faire à pied mais il n’en sera rien, il est tout chambouler: normal en Inde. Le seul que j’ai visité et qui est toujours en activité est le temple Virupaksha, qui se trouve à deux pas de ma guest-house. Il est assez grand; il a une tour pyramidale de neuf niveaux et une grande cour où des indiens dorment la nuit. Il a un beau plafond décoré. Dans la cour, on met une pièce dans la trompe de l’éléphante Lakshmi, décorée; elle s’empresse de le donner au cornac puis vous met la trompe sur la tête en signe de bénédiction; j’ai trouvé ça comique! Je continue mon périple en chaussette puisque j’ai dû enlever mes chaussures à l’entrée. Je me retrouve à la rivière. Je fais de l’escalade sur les gros rochers afin d’arriver à la barque; tout va bien, je suis de l’autre côté. Montant un chemin, toujours sans chaussure, je trouve un petit resto sympa; je m’installe sur un matelas et déguste un vrai jus de papaye avec une salade de fruits.
Il n’y a rien d’autre à faire donc je réembarque pour la traversée. Cette fois, pas de chance, une jambe est passée, l’autre tombe à l’eau; deux indiens me tirent sur la barque sinon je versais complètement dans la rivière. Ré escalade sur les rochers brûlants pour atteindre la petite rue. Mes pieds brûlent vraiment. Quelle idée de ne pas avoir été rechercher mes chaussures avant tout ça! Je verse ma bouteille d’eau sur mes pieds mais ce fut pire, la pierre est tellement chaude que l’eau bouillait presque sur mes pieds. J’ai vite enlevé mes chaussettes et me suis assise par terre. Le Mango Tree est un resto recommandé dans les guides. C’est un peu loin surtout sans chaussure et y vais en rickshaw mais il y a quand même toute une bananeraie à traverser. Surprise en arrivant, j’y étais allée avec mon petit groupe il y a quelques années. Je bois un jeu de papaye et retourne en rickshaw jusqu‘à l‘entrée du temple où je récupère ce que j‘aurais dû avoir bien plus tôt: mes chaussures. Tout cela m’a pris 5H. J’ai rendez-vous pour un nouveau massage. En fait, j’ai récupéré ma tunique, pas terrible! Elle finira à la poubelle…
9 octobre: on a fait le trajet jusqu’HASSAN, ce qui fait 8H15 de route, non stop pour 380 km. Route en très mauvais état. Je suis bien installée à l’hôtel, heureusement pour le prix!!! Il y a internet dans les chambres sauf dans la mienne car je suis au 3ème et je dois aller dans le couloir du 5ème pour lire mes mails.
SOUTHERN STAR HOTAL: 46€ av pt déj anglais, ce qui n’est pas trop notre truc de manger un repas chaud le matin et piquant en plus (rés av Makemytrip), propre, grand, internet dans room mais pas avant le 4ème étage, pas eau chaude journée; ne vaut pas le prix du tout…
10 octobre: hier soir, j’ai eu des crampes au ventre et ce matin, encore un peu barbouillée. J’ai donc décidé de supprimer ma visite de Bélur; je la ferai demain avec Halebid. J’ai donc profité de ma belle chambre d’hôtel en me reposant. Je suis sortie quand même acheter mes fruits, poster mes cartes postales qui fut toute une entreprise; la poste en Inde n’est pas vigoureuse; on dirait qu’on leur amène des lettres à poster pour la première fois. J’ai eu le plaisir de revoir mes compatriotes vu à Bâdâmi, à Pattadakal et à Hampi. Je les reverrai certainement à Mysore. Le soir, j’ai fait quelques achats dans une grande surface à deux pas puis j’ai pris mon repas au resto de l’hôtel Sri Krishna qui est moins cher que celui du Southern Star.
11 octobre: démarrage à 9H pour le site historique de BELUR et HALEBID. Une heure de route et me voici devant le temple de Chennakeshava à Bélur. On pénètre dans l’enceinte par l’extraordinaire gopuram à 7 étages; on arrive dans une grande cour où sont implantés le grand temple et d’autres petits le contournant.
Sa particularité est qu’il est situé sur une plate forme en forme d’étoile. Je n’avais jamais vu cela auparavant. C’est magnifique! Il aura fallu 103 ans pour faire ce chef d’œuvre. A l’intérieur, se trouve des piliers noirs brillants. Dans la cella, se trouve un Vishnu de 3m de haut. Un gros spot dirige la lumière vers la cella et les sculptures du plafond du mandapa. Ces sculptures sont fines et je me demande toujours comment il a été possible de réaliser de telles merveilles à l‘époque (12ème siècle). En sortant, je passe devant un cobra géant dressé, doré. Enfin, moi je suis passée quatre fois devant tellement je rentrais et sortais d’un côté puis d’un autre. C’est un des plus beaux temples en Inde du Sud parait-il, d’après les guides. Il est toujours en activité.
Les quelques petits temples sont de moindre importance. Je passe dans une galerie où il y a plusieurs statues dont un super Ganèche qui m’attire tout spécialement. La visite aura duré 2H.
Maintenant, direction Halebid à 16 km. Ici, c’est le temple de Hoysaleshera, une merveille du point de vue architectural. Les sculptures sont encore plus fines que celles de Bélur. En fait, c’est un grand couloir avec une petite salle qui relie deux temples, un du roi et l’autre de la reine. Devant leur entrée respective, il y a un énorme Nandi (taureau, monture du Dieu Shiva). Celui du roi, le 2ème est majestueux et serait le plus gros Nandi de l’Inde. Celui de la reine, plus petit, est gracieux. Je m’émerveille devant le travail réalisé. Je pense me souvenir qu’il est en forme d’étoile. Il y a un petit musée dont le tour est vite fait. La visite a duré 2H15.
Ravi m’arrête 1 km plus loin pour voir les temples jains; je refuse car j’en ai vu beaucoup lors du voyage précédent. Je regrette car je lis après dans ma documentation qu’il y avait une statue de Tirkankara (Dieu Jain) de 4,5 m.
Par contre, j’avais lu qu’il y avait un curieux temple à DODDAGADAVAHALLI, à 20 km. Le chauffeur ne connaissait pas mais un copain lui avait dit que le chemin était difficile, ce fût le cas. Mais aucun regret en arrivant au temple Mahâ Lakshmi. Le Brahman nous fait visiter les lieux; il fait sombre et est muni d’une lampe. C’est vrai qu’il est bizarre ce temple. Les quatre sanctuaires en croix marquent les quatre points cardinaux. Un des sanctuaires représente Kali avec deux grands squelettes effrayants à l’entrée. Les autres représentent Shiva, Vishnu et Lakshmi. L’extérieur n’est pas bien conservé. En partant, le brahman nous offre des bananes. Petite visite insolite. Retour à l’hôtel à 16H30 où je comptais prendre une douche chaude mais pas d’eau chaude, quand même pour un hôtel de ce prix!
12 octobre: Journée rude. Départ pour Mysore à 8H. En chemin, à 50km d’Hassan, je fais une halte à SRANAVABELAGOLA voir la statue du saint Jaïn Gomateshvara (noir et nu) comme ses adeptes; et oui, j’en ai vu deux nus qui descendaient les escaliers avec un bouquet de plumes de paon à la main gauche mais rien ne cachait leur sexe (hommes). Cette statue, sculptée d’un bloc de granit, a plus de 1000 ans et mesure 17,50m de haut (plus grand monolithe du monde). Elle est perchée sur une colline et il faut monter 614 marches pour y arriver. Un guide dit qu’il faut 20 minutes mais moi, il m’a fallu 1H30 en faisant presque’ autant d’arrêts que de marches! Je ne suis pas récompensée car mon appareil photo fait une chute de 2m; n’y croyant plus, après une panne de 10 min, il se remet en marche. Miracle du saint! La descente dure 30 min. Nous continuons le chemin de Mysore à 83 km d’ici. Ravi m’annonce qu’on va voir la forteresse de SRIRANGAPATNAM. Mais au passage, je vais admirer le Palais d’été du Sultan Tipu: le Darya Daulat Bagh Mahal. Alors là, c’est mon gros coup de cœur. Sa décoration me plait; il y a toutes les couleurs et des scènes représentées aux murs décrivent la carrière militaire de Tipu. Un seul des quatre balcons est abimé. Il date de1784. Puisqu’on y est, j’avais prévu d’aller voir son tombeau: GUMBAZ. Je taille une petite bavette avec quatre personnes de Mysore. J’avais encore prévu là tout près la colline de Karighatta mais en arrivant devant, je vois 1km de marche! Demi-tour, ce sera pour une autre vie. Enfin, la forteresse mais pas très intéressante et je ne fais que quelques photos sans m’y promener. Nous passons devant l’ancien palais du Sultan, détruit par les Anglais, il n’en reste plus rien et c’est maintenant une place pelouse. En fait, ces visites étaient prévues pour demain mais Ravi a organisé par rapport au fait qu’on était sur le chemin. Pensant sûrement que je n’en avais pas assez, il a vu sur mes papiers que je voulais me rendre à la cathédrale Philomena’s et m’y emmène dans la foulée. Je n’ai jamais vu une si belle cathédrale très haute; elle date de 1931 et son cloché mesure 54 m. La crypte est grandiose, du jamais vu avec la représentation d’une femme morte, je pense que ça doit être Marie-Madeleine, sans certitude! Journée bien remplie. Demain, Ravi va à Bangalore pendant que je ferai ma tournée seule; tout est groupé près de l’hôtel. HOTEL THE GALLERY VIEW: 14€ (rés av Hotelpushpak), propre, pas eau ch. faut la réclamer plusieurs fois; pas très chaleureux… 13 octobre: Grosse journée en perspective. Je prends un rickshaw pour me rendre au palais du Maharajah; au passage, je signale que les Maharajah ne sont plus rois depuis 1947. Je débute mal la visite puisqu’on ne veut pas me donner un guide audio vu que je n’ai qu’une copie de mon passeport sur moi. Comme j’avais vu le directeur en arrivant, je suis allée le trouver et j’ai eu mon guide audio. Je commence par apprendre que l’ancien palais, entièrement construit en bois, fut ravagé par les flammes en 1897. Il fût reconstruit directement à la même place et avec le moins de matériau inflammable. Il est magnifique. Je retiens la salle des fêtes avec des ses couleurs chatoyantes, sa coupole en vitraux, et ses piliers. Il y a de superbes peintures, des lustres immenses. Il y a le trône et ses 7 marches pour y accéder. Une belle salle pour les audiences. Quelle richesse ces maharajah! Je voudrais connaître l’histoire avant leur règne pour savoir comment ils ont eu cet argent. Le jardin est sensationnel, fleuri de partout. La visite aura duré 4 heures. Je me dirige ensuite vers le Jagonmohan Palace mais je n’ai pas profité d’abord par fatigue d’être debout puis il ne m’a pas beaucoup intéressé certainement parce que j’avais vu trop de belles choses juste avant. Je rentre un moment à l’hôtel avant de faire le Devaraja Market qui est un des plus beaux marchés de l’Inde. Il y a des odeurs d’épices, de jasmin, d’encens et les échoppes sont des mieux arrangées. On se régale en se perdant dans toutes les ruelles comblées. Je ne dois, par contre, avoir fait qu’une petite partie. Un couturier m’a réajusté ma tunique qui ne va toujours pas. Il fait nuit et je décide de rentrer en rickshaw mais au passage, j’aperçois le palais illuminé. J’ai la chance d’être en période de la fête Dussehra et dès lors, le palais est illuminé de milliers de lampes. J’ai le grand bonheur, en entrant dans le temple du palais, fermé le matin, d’arriver au moment où commence la cérémonie du soir. Ce fut un moment magique pour moi qui adore ça! J’ai assisté à tout le rituel: se recueillir au son de timbale et cloche en attendant qu’on ouvre le rideau où le brahman habille le je ne sais plus quel Dieu. A l’ouverture du rideau, le brahman passe avec du feu et nous passons nos mains au-dessus sur nous. Puis, il repasse avec de l’eau qu’il nous met dans les mains, on la boit ou on la met sur les cheveux. La dernière chose est une sorte de récipient qu’il pose sur nos têtes baissées. Je me sens bien et en plus, il remette ça dans le petit temple derrière. Je n’hésite pas à y participer. Je suis contente. En sortant du temple, à 20H, j’arrive juste pour faire mes dernières photos car s’éteignent les lumières. 14 octobre: La journée commence par la colline Sri CHAMUNDESHWARI à 12 km. On peut y accéder en montant 1000 marches mais vu mon expérience d’il y a quelques jours, je préfère la voiture. Là se trouve le temple Chamundi Hill, toujours en activité et très fréquenté. Il y a une file épouvantable (1/2H d’attente) mais je m’octroie un ticket de 100 roupies qui me donne un droit de passage direct. En plus, je n’ai rien vu avec la foule; on nous laisse juste passer devant la Déesse Durga sans s’arrêter. Il y a un autre petit temple derrière moins fréquenté. Par contre, on est a 1062 m, ce qui veut dire qu’on a une vue sublime sur Mysore. A la sortie, il y a un petit musée religieux; je n’ai rien compris à ce qu’il représentait… A mi-chemin, on s’arrête pour y voir le géant Nandi taillé dans un bloc de pierre noire, datant du 17ème siècle. Il est très beau; un brahman fait la bénédiction devant. Il est déjà 11H et nous filons au temple de SOMNAPTHUR à une heure de voiture. Petite merveille du 13ème siècle. Il est construit en étoile (24 pointes). C’est le 3ème joyau après Bélur et Halebid. Les frises sont finement sculptées: éléphant, chevaux, guerriers, etc… Au-dessus, ce sont des statues divines. Il y a trois cellas (Shiva, Vishnou et Krisna). Je rentre à l’hôtel puis vais faire réajuster ma tunique qui ne va toujours pas. Maintenant, poubelle! A 4H, visite du Railway Muséum avec des wagons de 1920. Je vois pour la première fois un wagon royal; c’est surprenant de voir le confort qu’il y a l’intérieur; le lit est réel, ce n‘est pas une banquette. A côté de ça, il y a les wagons très sommaires d’antan. Je termine ma visite en faisant un minitour sur le toy trein. Le soleil va bientôt se coucher; c’est le moment de se rendre aux JARDINS DE BRINDAVAN aux milles fontaines illuminées. Ce jardin, à 20 km de Mysore, fait 2 km de long et est séparé par une rivière. J’ai fait la traversée en bateau sinon il y a un pont. Ce n’est que cascades, rapides, terrasses, parterres, fontaines dont une musicale où les jets vont selon la musique. Ce serait le plus joliment disposé dans le monde. 15 octobre: aujourd’hui, départ à 8H30 pour MUDUMALAI à 130 km. En chemin, Ravi m’arrête à NANJANGUD au temple de Shiva Shrikantheshvara que j’avais envisagé zapper car vu assez de temples pour le moment. Finalement, je ne regrette pas du tout car c’est un temple en activité et il y règne une ambiance comme j’aime; je me suis régalée, assistant même à un office. J’ai fait deux fois le tour pour trouver le Ganèche en beurre clarifié, je ne l’ai pas vu à moins que ce soit celui où j’ai fait le rituel mais alors trop petit pour le voir si c’est ça! Il est 11H et nous reprenons la route pour Mudumalai dans le parc national. Le KARNATAKA est maintenant terminé et on rentre dans le TAMIL NADU. Quelle surprise en arrivant à la Guest house Bamboo Banks Farm où le propriétaire m’accueille sympathiquement. Nous échangeons quelques mots notamment sur ses 5 chiens et 5 chevaux puis la patronne me conduit à mon immense cottage: deux chambres, un salon complet, TV, salle de bain immense et pratique. Il est isolé au milieu de l’immense propriété boisée; l’endroit est charmant, super pour se ressourcer. Je suis la seule cliente, c’est dire le calme qui règne ici. Le paradis, c’est ici… Je me ressource pleinement. Je propose au chauffeur d’utiliser la deuxième chambre vu qu’il y a deux entrées indépendantes et qu’il y a un verrou séparant les deux chambres; bien sûr, il fait sa toilette dans la douche publique. A16H, je pars faire un mini-safari en petit bus (35 roupies soit 50 cents) dans la réserve de 321 km². Je n’ai pas vu de tigres mais des gaurs (bisons indiens), biches, cerfs, des singes à gogo et une végétation luxuriante. En rentrant en voiture, on s’arrête pour laisser traverser un éléphant avec deux grandes défenses et son cornac sur le dos; je sors le prendre en photo. Peu après, je revois un éléphant sauvage mais le chauffeur n’a pas voulu s’arrêter prétextant que c’est dangereux et qu’ils peuvent charger quand ils sont seuls. Le soir arrivé, un festin m’attendait; il y avait exactement 9 plats pour moi seule en plus du dessert. Je crois vivre un conte de fée. Il ne manque que mon chéri qui apprécierait cet endroit, je suis sûre! BAMBOO BANKS FARM: 50€ (réservé par mail, acompte par virement-frais-sinon 44€, pt déj inclus). 16 octobre: J’aurais passé une bonne nuit si à 3H du matin, je n’avais eu une crise sciatique qui m’a fait mal jusqu’au matin. A 9H, j’ai pris mon petit-déjeuner qui fut grandiose. Ensuite, j’ai fait 3 km dans la propriété agréable et calme. Dommage que je n’y suis pas plus longtemps! On m’a apporté une grosse assiette de fruits pour diner vu que je ne mange que cela à midi depuis que je suis en Inde. Le matin, j’ai fait un tour de la propriété puis cool à l’air avec mon ordi, tapant mon récit. A 16H, je vais voir les éléphants prendre leur bain dans la rivière à côté d’autres personnes lavant leur linge ou leur vaisselle et d’autres faisant leur toilette; l’eau est brunâtre. Ils ont du courage! Je m’amuse à regarder un éléphant traverser la rivière puis se couchant sur le côté puis sur l’autre; à un autre moment, il s’assied et tout ça pendant que son cornac et deux autres compagnons le lave avec une brosse. Ils ont l’air d’adorer de prendre leur bain. Après, je me rends à la ferme où l’on donne à manger aux éléphants; je suis une heure à l’avance car leur repas est à 18H. Ils sont vraiment bien traités. Ils étaient dix. Leur cornac leur met de l’huile sur le dessous des pattes, leur donne une petite tape amicale. Chacun prépare la nourriture de son éléphant; c’est un mélange de je ne sais quoi formé en un bloc et comme dessert une noix de coco. Ensuite, ils repartent à un autre endroit pour dormir. Ce fut un moment agréable car le fait d’être tôt, je les ai vu arriver un par un et j’ai pu observer leurs mimiques. 17 octobre: Départ à 6H du matin pour MUNNAR à 300 km. Nous faisons une halte à de 20 min pour manger et boire un café vu qu’il n’y a pas eu de petit-déjeuner avant de partir. Je rencontre un indien qui m’accoste dans un français parfait, sa femme est bordelaise! Nous redémarrons notre périple cette fois sans halte, sauf photo vite fait. Nous avons roulé 13H pour faire 300 km. La route vers Munnar est pénible. Nous arrivons à la nuit et cherchons l’hôtel: inconnu de tous même les rickshaws. Ravi téléphone à cet hôtel mais n’est pas plus avancé vu tous les tours qu’il y a à faire. Il demande à un rickshaws, à qui l’hôtelier a expliqué le chemin, de rouler devant nous les 25 km qui nous séparent de Munnar! Nous avons mis au moins 1H30 pour y arriver, ce n’était que trous dans la rue non goudronnée. C’est en étant soulagé que nous arrivons. Le chemin ne va pas plus loin, c’est une cascade après. Hélas, le tour opérateur avec qui j’ai réservé n’a pas confirmé mon arrivée bien que j’aie payé le total. L’hôtelier dit ne pas avoir de chambre libre. Il téléphone, Ravi aussi, Kamu téléphone à une agence de Pondichéry parlant mieux français que lui, l’agence me retéléphone. Rien à faire, il faudra essayer de joindre Rates.com avec qui j’ai réservé mais il est trop tard et je suis logée quand même dans une belle suite au bord de la cascade. Je suis un rien énervée…mais quand même contente de ne pas devoir retourner sur Munnar à la recherche d’un hôtel. Hôtel AMBADY‘S FALLING WATERS: 35€ (rés av Hôtel-Rates.com - bon service, endroit féérique) 18 octobre: au petit-déjeuner, après m’avoir regardé sans me quitter des yeux un instant tout le temps que je déjeunais, l’hôtelier m’annonce que rates.com a confirmé hier soir!!! Moi, j’avais réservé depuis au moins quatre mois… j’opterais sur le fait que l’hôtelier a oublié de m’inscrire et a dû vérifier ses comptes. Je ne sais pas où est le mystère mais il y en a un. Je me sens mieux pour profiter de l’endroit. J’ai décidé de ne rien faire aujourd’hui, de toute façon, je ne me vois pas refaire de la voiture ni marcher. Je visite donc la propriété; les cascades coulent à flot, le bruit est relaxant, l’endroit est féérique. Je ne fais rien. Je profite du temps, fais une sieste et me fais même servir le souper dans la chambre. 19 octobre: départ matinal 8H pour le Parc National ERAVIKULAM à 15 km de Munnar. Il faut d’abord refaire le sinueux chemin de 25 km pour rejoindre Munnar avant d’entamer la montée sur Eravikulam. A partir de là, le paysage est somptueux, ce n’est que montagne tout autour et des plantations de thé à perdre de vue. A l’arrivée au parc, obligation de prendre comme à Madumalai le minibus ou une jeep nettement plus onéreuse. C’est donc en minibus que je me rends presque’ au-dessus de la montagne quoiqu’il y ait encore beaucoup à faire pour y arriver! Au terminus, il y a une montée d’environ 1km pour être sensé aller voir les chèvres Nilgiri Tahr qui sont des chèvres d’altitude très rare; tellement rare, que je n’en ai pas vu une seule! Par contre, le paysage là haut est on ne peut plus splendide. Quand on a vu cette merveille, ces plantations à l’infini, on les garde dans ses yeux pour le restant de la vie. C’est en faisant une photo d’un panneau en redescendant que j’aurais le souvenir de la chèvre Nilgiri Tahr. Je décide de ne pas me rendre à PERIYAR comme prévu car de la végétation, j’en ai vu tant et tant; je ne crois pas que c’est là que je verrai un tigre ou un ours! Comme par hasard, c’est le seul hôtel non réservé! Direction directe vers MADURAI avec un jour d’avance. Encore beaucoup de kilomètres mais surtout beaucoup de descente avec tournants, épingle à cheveux, et nausées … Enfin, la route redevient roulable et nous fonçons comme un bolide c’est-à-dire à 60 km/H. J’ai même vu pousser une pointe à 65. Arrivée à Madurai à 17H30. Comme à mon habitude, petit tour des alentours pour me repérer. MADURAI RESIDENCY: 30€ (rés av Expédia), hôtel à touristes, propre, gr chambre, bonne nourriture 20 octobre: le chauffeur doit conduire la voiture au garage. je vais donc faire ma visite seule. De toute façon, c’est ce que j’avais prévu car pour circuler ici, il vaut mieux le tuc-tuc. Madurai est une des plus vieilles villes d’Inde, 2ème ville du Tamil Nadu en taille. C’est une ville Sainte à 100,58m d’altitude! Je commence par le fameux temple Minakshî-Sundareshvar, très vénéré et où a lieu de nombreux pèlerinages; c‘est un des plus exceptionnel du pays. Très en couleur, rénové tous les 20 ans, avec quatre portes d‘entrée aux 4 points cardinaux. Il est double car dédié à Shiva et à Minakshî. Il règne toute une vie dans ce temple; c’est une petite ville à l’intérieur de la ville avec ses échoppes, ses statues phénoménales, des pèlerins qui vont dans tous les sens; ils prient, font leurs rituels divers. Je rentre par la porte Sud après avoir déposé mes chaussures. Un guide français se présente et j’accepte ses services bien que je ne retiendrai pas le quart de ce qu’il va raconter. Nous allons de statues en statues parmi ce labyrinthe autour du bassin d’ablution avec un grand lotus en or au milieu et ses plantes aquatiques. Les plafonds du temple sont joliment ornés ainsi que le sol. J’ai la chance d’arriver au moment où on lave le grand Ganèche au lait. Dans ce temple, il y a beaucoup de grandes statues. Au milieu, il y a le temple proprement dit de Mînaskî interdit aux non hindous bien que j’aie fait quand même une tentative qui a échoué! A la fin de la visite du temple qui pourrait ne pas avoir de fin, tellement on peut tourner sans se lasser, il y a un musée avec encore des statues. J’y retourne le soir car il y a la cérémonie où on ramène Shiva à sa femme pour la nuit; tout est en musique et des milliers de gens suivent. J’étais fidèle au poste à la borne N°15, comme d’autres touristes qui avaient eu la même instruction du guide, pour bien voir l’arrivée du Dieu. Lorsque la cérémonie fut finie, je suis sortie par la porte Est mais cette fois, j’étais rentrée par la porte Ouest; c’est donc sans chaussure encore une fois que j’ai fait ce tour interminable avec un pied qui commençait vraiment à me faire mal. Je considère cela comme mon pèlerinage personnel! Pour en revenir à l’après-midi, je fais un peu le Puthu Mandapam près du temple. Ce sont surtout des magasins de saris. Après un bon jus de papaye et une pomme, je visite le Palais Thirumalai Naick qui a une façade encore superbe; d’ailleurs, on ne voit que la cour, ses vestibules extérieurs et un petit musée. Le soir, ils font son et lumière mais j’ai lu dans le guide que c’est plein de moustiques. Je rentre à l’hôtel car j’ai rendez-vous avec le chauffeur pour lui donner une 2ème partie de l’argent du voyage. Il déconne en me disant qu’il a des frais à sa voiture et me demande de lui donner 16000 roupies de plus sur la totalité du voyage. J’en ai référé directement à KAMU de l’agence Kamuvoyage qui est un homme très honnête et qui m’a bien confirmé que le prix n’avait pas augmenté. Le chauffeur n’avait absolument aucun droit de faire cela. J’espère pouvoir continuer le voyage sereinement. Je fête aujourd’hui la moitié de mon séjour avec un mouton, non spice, qui m’a quand même arraché la gorge… et une bonne bière de 600 ml. 21 octobre: le chauffeur souriant vient me chercher avec un de ses copains car sa voiture est au garage. Les deux bavards me conduisent au Gandhi Mémorial Muséum que Nehru inaugura en l’hommage de Gandhi. Il y a beaucoup de photos mais je préfère le musée de Delhi. Je n’ai rien appris de nouveau. La seule chose, c’est qu’il y a ici l’habit original qu’il portait lors de son assassinat. A la sortie, faisant quelques photos, j’aperçois un chapiteau en paille; curieuse comme toujours, je m’y dirige pour voir ce que ça peut bien être. Deux jeunes filles m’expliquent que c’est une école de chant. L’une d’entre elle me fait l’immense honneur de me chanter une chanson qui m’a beaucoup émue. Cette fille avait une voix en or, douce; je la remercie de m’avoir fait vivre un de ces petits moments magiques comme on peut connaître en Inde… Il fait toujours très chaud. Nous allons maintenant dans le petit village d’ALAGARKOIL qui était, pour le chauffeur, sans importance. J’y trouve un très beau temple bien coloré, surtout bien vivant. Toute la vie locale se fait autour du temple, commerçants, mendiants, enfants, sâdhus, brahmanes, chèvres, singes, chiens; tout le monde est là. Beaucoup d’entres-eux dorment dans le temple, à même le sol. En entrant, je vois une foule se précipiter devant une porte verte, je me dis qu’il va se passer quelque chose donc j’y vais aussi. Il me semblait bien quand même que ces personnes étaient très pauvres et maigres; Finalement, un homme me demande si je veux aussi aller manger le riz. J’ai compris. Je prends une autre direction. Je visite le temple qui est très beau, très vivant. Les singes sont infernaux; ils volent; ils grognent, ils retournent les poubelles. En sortant, je bois un petit café et mange 4 bricoles de pâte puis reprend un thé. Nous étions sensé aller ensuite aux grottes Umaiyantankovil mais ce sont les élections aujourd’hui et le passage est barré. La ville est hautement surveillée. Des sirènes retentissent. Des pétards vont dans tous les sens. J’ai toujours mal au pied à cause d’avoir marché trop pieds nus sur des pavés hier, donc je décide que je serais aussi bien à l’intérieur à me relaxer que dans cette foule en délire. La visite se fera demain en partant vers ma prochaine destination, en espérant ne plus avoir mal car c’est encore des temples. 22 octobre: la journée débute à 8H en direction des grottes Umaiyantankovil que je ne n’ai pas su faire hier à cause des élections. Pas mieux aujourd’hui, c’est fermé; on est trop tôt. Comme on a de la route, je préfère ne pas perdre de temps à attendre au milieu des singes qui grognent et d’aller au petit village de PILLAYARPATTI. Pour se faire, nous devons repasser par Madurai. Le chauffeur retourne au garage pour une bricole et va faire le plein d’essence. En fait, s’il l’avait fait avant, la grotte aurait été ouverte. Une bonne heure plus tard, nous sommes enfin arrivés au temple où il y a un Ganeshe magnifique et impressionnant. Ce serait celui-ci qu’on voit sur les cartes postales au Tamil Nadu. C’est un temple vivant. En arrivant, je cherche directement Ganèche, pas de mal à le trouver, je le regarde comme hypnotisée: je le pensais même en or alors qu’il est taillé dans la roche mais le reflet de toutes les bougies autour de lui donne cet effet optique. Ce Ganèche a aussi la particularité d’avoir la trompe à droite, ce qui est très rare; pour ma part, c’est la première fois que je le vois ainsi. Je suis tellement séduite que je refais un tour pour le revoir, qu’il est beau!!! A ce moment, la musique entre dans le temple avec un jeune homme et sa mère tout deux fleuris, et leur suite. Mon hindi n’est pas assez bon pour comprendre ce qu’un indien m’a expliqué!!! Quand la cérémonie fut terminée, en sortant, il y avait une autre fête dans le petit temple à côté. Là, c’était une vache et son petit qui étaient fleuris et avaient leur suite. Il s’en suit une cérémonie avec toutes sortes de produits que le brahman a mis sur la vache puis tout le monde l’a touchée; ensuite, ils ont fait un grand feu et jeté des offrandes, des branches et je ne sais tout quoi. Je n’ai rien compris non plus mais ce fût encore un moment magique. A la fin, je veux récupérer mes chaussures mais il pleuvait à seau, je vous laisse imaginer la suite… toujours des problèmes avec ou sans chaussures… Quelques heures de voiture et enfin voici RAMESWARAM. On y arrive en traversant un pont impressionnant en longueur, au-dessus de la mer. Ma première impression me fait un peu peur car il y a des ordures partout, des huttes en paillotte, c’est vrai qu’il y a eu un cyclone en 1964 ravageant beaucoup de choses. Je m’en rends encore mieux compte à la pointe de DANUSHKODI là où on peut voir le Sri Lanka. Je n’ai pas été à l’aise aujourd’hui car je sens le chauffeur tendu, irrité voir énervé. Le soir même, je lui envoie un sms avec l’aide de mon dictionnaire anglais, pour lui signaler que si ça continue, je termine le voyage sans lui. Il ne m’a pas répondu. Kamu m’a téléphoné ce soir pour voir comment ça se passait, je lui explique et 1H après, il m’appelait pour me dire qu’il m’envoyait un autre chauffeur après-demain. Il est très professionnel. Je crois qu’il est fort déçu car c’était un ancien collège à lui et il ne croyait pas ça de lui. Hôtel VINAYAGA: 33€ (rés av Rameszhwaramhotel.net) Propre, bonne cuisine, personnel neutre. Il y règne une odeur désagréable. Bcp trop cher pour cet hôtel.
23 octobre: la journée commence mal. En me levant cette nuit, j’ai glissé dans la salle de bain et fait le grand écart (enfin presque). Je vais redormir. Je devais aller voir le lever du soleil. A mon réveil, je ne pouvais plus poser la jambe à terre. J’ai pris du relaxant musculaire, antidouleurs, anti-inflammatoires et massage à l’huile et me suis rendormie. A 9H, j’étais à peu près retapée. Départ pour le dernier jour avec Ravi puisque Kamu a décidé de me changer le chauffeur. Je me rends au temple Ramanath Swami où je réussi à m’introduire dans le lieu où seuls les hindous peuvent aller; j’ai suivi une famille pour le rituel tout le long des couloirs mesurant 210m. Le rituel veut qu’on reçoive un seau d’eau sur la tête au début puis tout le corps ensuite (habillé). Cette eau est puisée dans les 22 puits contournant le temple (en fait, j‘ai loupé les 3 premiers). Ensuite, les pèlerins terminent par un bain dans la mer; ça je ne l’ai pas fait! J’ai préféré prendre le bateau pour faire un tour en mer, ce n’était pas fort intéressant. On n’a pas été bien loin! Il y a du soleil donc les habits sont secs. Je pars en direction de DANUSHKODI qui est le chemin menant à la pointe mais les 4 derniers kilomètres sont faits en camion, serré comme des sardines, et les fesses sautant sur la planche qui nous sert de siège. Nous sommes au moins 30 dans ce petit camion, et encore avec plein de monde sur le toit. Là, tout est détruit et rien reconstruit, tout un village en ruine. Des briques partout sur la plage. Quelques familles vivent dans des maisons en paille. Je rentre à l’hôtel pour m’endormir de 3H½ à 10H½; J’étais vraiment fatiguée. 24 octobre: Ce matin, je me lève à 5H et me dépêche pour aller voir le lever du soleil et les pèlerins se baigner. Pas de chance, nuages, pas de soleil mais des pèlerins tant qu’on veut. Je rentre à l’hôtel et fait connaissance avec mon nouveau chauffeur. Je ne sais pas pourquoi mais il ne me plait pas. Nous roulons 12H pour arriver à KANYAKUMARI en passant par les cascades de Courttalam. Puis de plus belle nous continuons notre route sous une pluie torrentielle jusqu’à la pointe de l’Inde. LAKSHMI TOURIST HOME: 14€ (rés avec Laterooms - pte ch, propre, simple, pas eau ch). 25 octobre: aujourd’hui, j’ai du mal à commencer ma journée; ça m’ennuie qu’il n’y a pas de pet-déj dans l’hôtel et que je dois remonter 4 étages à pied. C’est à 10H, sous la pluie, que je démarre ma randonnée. D’abord, je cherche le chauffeur pour récupérer mon KW dans la voiture; comme je ne le trouve pas, je lui téléphone et vais déjeuner/diner en attendant. A partir de ce moment, il a fait soleil; je n’ai jamais eu besoin du KW. Kamu m’a téléphoné pour voir si tout se passait bien avec le chauffeur. Je commence enfin mon périple par la visite du mémorial de Gandhi. Il y a quelques portraits le représentant depuis son jeune âge jusqu’à sa mort. Mais, c’est surtout la structure qui attire l’attention; elle fut érigée à l’endroit où une partie de ses cendres ont été plongées dans la mer. Je prends un moment pour méditer. Tout à côté, il y a le mémorial Kamaragar, qui fut un peu le Gandhi de l’Inde du sud. Uniquement des photos. Pas très intéressant pour nous car beaucoup moins populaire que Gandhi donc moins connu. Je pousse une pointe jusqu’à la vieille tour, vraiment pas belle, mais d’où on peut mieux voir le rock Vivecananda et le coucher du soleil. Je comptais continuer jusqu’au Sunset point (vue) quand, tout à coup, je suis attirée par des tambourins et des cris sur la plage. Je me dirige vers l’assemblée et là, j’assiste à un rituel étrange: un homme en transe puis un deuxième. Ils crient, rient, tournent les yeux, sont suivis de très près par deux brâhmanes et au fur et à mesure, on leur met des produits colorants sur la peau. Je suis assise à terre parmi eux me demandant comment cela allait finir! En fait, ils se sont à un moment calmés et tous les gens ont été les trouver pour recevoir leur bénédiction, en leur offrant des cadeaux ou de l’argent; c’est à ce moment que je me suis éclipsée me demandant toujours ce que c’était pour un rituel! Bien ou mal! Enfin, je n’ai pas été me faire bénir là… Je rentre à l’hôtel prendre une douche froide et téléphoner à mon chéri, ayant un peu le cafard aujourd’hui. Je pleure un peu; je crois que la fatigue me gagne. Mais je me reprends assez vite en repartant dans l’intention de prendre le bateau mais trop tard, ils ne sortent plus aujourd’hui. C’est au temple Kumaïri Amman que je me retrouve à faire un rituel, accompagnée d’un guide. J’aperçois la magnifique déesse Kanya Devi qui protège le pays. On dit que lorsqu‘on la vue une fois, elle reste dans notre tête; je le crois aussi! Pas de photo. Un peu plus loin, un tout petit temple; je rentre et c‘est elle aussi; je peux la photographier. Demain c’est la Diwali, grande fête des lumières; beaucoup de monde se promènent, comme moi, le long de la plage parmi les nombreuses échoppes. Il y règne une ambiance festive. Les pétards commencent à résonner et les feux d’artifice à étinceler. Je fais quelques achats avant de me rendre dans un resto conseillé par le routard et le lonely planet; et bien, je me suis crue à la cantine d’un pénitencier. Pas un des dix serveurs présents n’avaient un semblant de sourire. Bonjour l’ambiance. J’ai eu vite fini mon repas pas si extraordinaire que ça. De ma chambre d’hôtel, j’aperçois le rock Vivekananda et la statue de Thiruvalluvar illuminés; j’en parlerai plus demain quand j’aurai pris le bateau de grand matin! 26 octobre: aujourd’hui, c’est la fête DIWALI; pétards, lumières partout…..Je me rends au point de vue où se rencontrent l’océan indien droit devant le mémorial Gandhi; à sa droite, le golf du Bengale; à sa gauche, la mer d’Oman. Kanyakumari ainsi que tant d’autres villes environnantes ont été victime du Tsunami en 2004. Il y avait dix jours que j’étais rentrée de mon voyage au Kerala et à Goa. On a construit des hébergements sans chambre pour les plus démunis. Je les ai vus dormir à même le sol, moi qui me plains toujours de mes matelas, je ne devrais plus….. A 6H du matin, je pars pour voir le lever du soleil qui n’aura pas lieu puisqu’il y a des nuages mais on peut l’imaginer à certains moments. Je me plante jusque 7H45 pour prendre le ferry qui nous conduira au Rock Vivekbananda dédié à un philosophe du 19ème siècle. C’est sur ce rocher qu’il lui a pris l’idée d’aller méditer trouvant l‘endroit propice. A 10H, je visite son ashram étonnement grand; on y trouve des dizaines de loges, des écoles, un restaurant, une réception et au final, une étonnante statue de lui, très beau, face à son tombeau. Ensuite, direction SUCINDRUM et NAGERCOIL pour voir deux temples. En chemin, des jeunes m’interpellent pour assister à un petit festival; j’y vais sans hésiter mais comme j’étais juste partie pour faire une photo, le chauffeur s’est inquiété et est venu à ma rencontre. A Sucindrum, je n’ai pas pu rentrer dans le temple car j’avais mon appareil photo et pas d’argent sur moi pour le laisser à la consigne. Au retour, il était fermé. L’aspect extérieur est très joli, tout gris. A Nagercoil, j’arrive au moment de l’office ce qui m’arrange; le serpent et Shiva sont vénérés. Dans la cour, il y a deux énormes serpents de chaque côté de la porte argentée. A 5H, j’arpente les ruelles, aux endroits douteux, pour me rendre à l’église; je ne cache pas que j’avais hâte d’arriver! Très belle église avec un christ bleu ciel magnifique; pas de chaises; on s’assied à terre; le confessionnal vaut la peine d’être vu; ça doit être le premier qu’on a créé… Je vais à la place des commerçants pour terminer ma soirée. Je voudrais aller voir le fakir mais n’ai plus retrouvé l’endroit que j’avais vu en passant en voiture. C’est fête, je mange du mouton et bois de la bière. 27 octobre: pas grand-chose à dire aujourd’hui. A 6H du matin, je suis sur le toit de l’hôtel pour admirer le lever du soleil; il pleut; il y a de gros nuages; je n’aurais pas eu mon lever de soleil. Le TAMIL NADU est maintenant terminé et on rentre dans le KERALA. En chemin, je visite le palais Padmabbapuram qui est construit en grande partie en bois de teck. Son style est proche des palais chinois ou japonais. Le sol est luisant grâce à sa composition: blanc d’œuf, coque de noix de coco brûlées, acajou, ébène. Il est original. Mais il faut tout faire pieds nus même le jardin qui, par contre, est magnifique. J’ai mal aux pieds nus… Nous continuons notre route jusqu’à KOVALAM où je profite d’emblée d’un massage ayurvédique qui consiste à m’enduire d’huile sur tout le corps comme si j’étais tombée dans une cuve. Puis avec des gestes très précis, a lieu le massage complet. Ensuite, mise dans un caisson à vapeur avec juste la tête qui sort puis lavée comme un bébé; en plus, on me fait prendre un médicament ayurvédique qui m’était nécessaire. Hôtel SANTHIGIRI: 27€ (mais rés av hostelbookers- correct - personnel chaleureux. Centre ayurvédique.
28 octobre: j’ai été malade la nuit donc je suis très fatiguée le matin; je me repose et ne sortirais que pour aller voir le bord de mer et boire un coca sur la digue. Le soir, je fais mon 2ème massage. 29 octobre: Ce matin, je vais me baigner dans la mer d’Oman qui est chaude; c’est très agréable; je passe la matinée à la plage. A 2H, je fais venir le chauffeur pour m’emmener au petit village de vizhinjam Harbour à 3 km. C’est un village de pêcheurs, village pauvre mais typique à souhait. Les trois communautés cohabitent donc les chrétiens, les musulmans et les hindous. J’assiste à la vente aux enchères des poissons. J’y serais restée des heures tellement ça vit puis je vois de beaux gros poissons. Toutes les barques rentrées au port sont très bien alignées. Ca valait vraiment la peine de pousser une pointe jusque là. Ensuite, quelques kilomètres plus loin, nous roulons vers la colline de Chowara d’où la vue est saisissante; elle offre un paysage unissant la palmeraie, la plage et la mer de Kovalam. Super mais il commence à pleuvoir. Je rentre faire mon massage. 30 octobre: Je quitte Kovalam à 9H après avoir acheté quelques produits ayurvédiques. Je passe d’abord voir le temple de VARKALA mais on ne me laisse pas entrer car réservé aux hindous, juste la cour. Puis je me rends au point de vue où on a une vue plongeante sur la plage. Je fais un tour au marché tibétain et vais boire un cocktail de jus comprenant ananas, betterave, carotte, citron et Ginger. Délicieux. C’est à KOLLAM que je fais mon prochain arrêt mais sans plus, juste un coup d’œil sur la plage. Je suis de nouveau fatiguée. Enfin, il est 3H; j’arrive à ALLEPEY. Petite guest-housse super bien tenue et accueil très chaleureux. Je demande à Rachid de s’occuper de mon programme pour les 2 prochains jours sinon, ici, je ne suis pas sortie de l’auberge. Je suis très loin de tout. Hôtel SOUTHCANAL HOLIDAY: 25€ (rés par mail - Belle petite ch. Très propre. Bon accueil)
31 octobre: Je débute cette journée en rechargeant ma carte Vodafone ce qui nous a pris exactement 3/4 H. C’est l’Inde... Ensuite, je fais 5H de pirogue à travers les bachwaters qui sont des petits canaux qui mènent partout. Je passe à travers de petits villages typiques où les habitants ne peuvent se déplacer qu’en pirogue ou canoë. On traverse les rizières. C’est vraiment un moment de relaxation où l’on se fait bercer par les vagues provenant des gros bateaux! Seulement, après ce moment de relaxation, arrivée au port, je ne trouve pas mon chauffeur qui a 1/2H de retard. Je l’engueule comme un poisson pourri et il l’a bien mérité parce qu’il me prend pour une novice, s’éclipsant à chaque fois qu’il peut et essayant de me ramener à l’hôtel le plus vite possible. Je n’ai pas de chance avec mes chauffeurs; je crois que c’est parce que je suis une femme seule…..ils se croient tout permis, me pensant faible, mais ils se trompent!!! 1er novembre: en matinée, je fais le vieux marché où l’on vend en gros; des camions pleins de bananes, des épices par sacs et une ambiance indienne; je n’apprécie pas car je suis fatiguée. Je fais ensuite le new marché que je n’apprécie pas plus car j’ai trop chaud et je dégouline; en plus, je ne suis pas dans le secteur qui m’intéresse. Le chauffeur m’a laissé dans le secteur bijoux… Je visite une église et un temple jaïn où je ne peux pas entrer. Après-midi, c’est en ferry que je vais à CHANGANASSERY pour découvrir, cette fois, les grands canaux. Nous mettons 3H pour faire 25 km vu qu’il s’arrête tous les 300m pour déposer ou embarquer des riverains. Je fini par m’endormir. Après, je visite encore une église puis je rentre à l’hôtel où je rencontre deux français qui viennent d’arriver. Nous avons pris l’apéro et manger dans la cuisine avec les propriétaires. 2 novembre: ce matin, nouvelle direction mais avant je m’arrête un moment admirer la mer et ses rouleaux à MARANI Beach. Ensuite, direction COCHIN. Je ne fais rien l’après-midi sauf à 4H où j’assiste au spectacle de Kathakali qui est une forme très ancienne de danse théâtrale mimée du Kerala. Il n’y a pas de paroles, juste des gestes bien précis, des mouvements des yeux. J’assiste auparavant à leur maquillage qui prendra 1H15. C’est spectaculaire…En fait, le spectacle qui pour les touristes durent 1H30, en réalité, prend toute une nuit. Je vais me restaurer au Tibétain juste à côté de la salle. Je me régale. Hôtel ORION HOLIDAYS: 22€ (rés av IHS - Intech hôtel solution - très propre, eau chaude, accueil sympa. 3 novembre: Je commence ma journée de bon matin après un copieux petit-déjeuner. Mon point de départ est la Basique Santa Cruz construite en 1557 par les Portugais. Quelques mètres plus loin, ce sera l’église Saint Francis que je visiterais. C’est la plus ancienne église du pays, fondée en 1503. C’est là que l’explorateur Vasco de Gama fut inhumé en 1524 avant d’être rapatrié à Lisbonne quelques années plus tard. Tout droit devant moi, je vais vers la mer où m’attendent les carrelets chinois qui sont des filets de pêche carrés, accrochés au bout d’un bras articulé que les pêcheurs descendent pour les remonter quelques minutes après. Ils n’ont plus beaucoup de travail alors ils appellent les touristes sur leur bateau pour les faire visiter ou les prendre en photos, pour se faire un peu d’argent. Je me dirige vers le palais Mattancherry appelé aussi palais Hollandais, qui fut construit au 16ème siècle par les Portugais évidemment. Je traverse ensuite le quartier juif pour arriver à la synagogue construite en 1568. Elle contient des textes sacrés très anciens. Je téléphone au chauffeur qu’il vienne me chercher mais il arrive avec 3/4H de retard; il attendait d’un côté et moi de l’autre. L’après-midi, il me conduit au cimetière des néerlandais qui est fermé. Ensuite, il m’emmène visiter le musée de la marine qui m’a beaucoup plu. Il y a eu une panne de courant quand j’étais à l’intérieur; je me suis retrouvée dans le noir total. Ça fera deux fois dans le voyage… C’est à tâtons que je regagne la sortie! Je termine la visite une torche en main! Je me rends après au musée indo-portugais où je découvre différents articles religieux. Le soir, je retourne au resto tibétain manger des momos délicieux! 4 novembre: Journée plutôt calme aujourd’hui. J’attends Kamu qui vient me rencontrer. Il a fait expressément le trajet en train de nuit pour me voir; il retourne ce soir également en train de nuit. C’est un homme très gentil, honnête qui mérite vraiment que son agence prenne de l’ampleur. Il n’a pas hésité à me changer de chauffeur quand celui-ci fut malhonnête financièrement. Il est arrivé un bouquet de rose à la main. Très sympa. Après avoir discuté un long moment dans un café, nous sommes allés promener dans le quartier juif. Je le quitte à 3H car j’ai rendez-vous aux arts martiaux où je vais assister à une démonstration; Je n’ai jamais tant regretté d’être assise au premier rang. Ouf!!! J’ai bien cru ramasser un sabre ou un couteau qui se serait échappé de leurs mains. C’est surprenant, fascinant comme un corps humain peut arriver à faire des choses semblables avec de l’entraînement, de la concentration, du yoga. Ca s’appelle le kalaripayattu qui est la base de tous les arts martiaux confondus. Je compte assister à un concert de musique classique au violon mais je ne sais pas encore si j’aurais le courage. Kamu vient de m’apprendre que demain de 6H du matin à 6H du soir, aucun véhicule ne circulera dans le Kerala (grève des communistes qui sont majoritaires ici). Donc, nous devons partir à 3H30 du matin si on ne veut pas être bloqué ici. 5 novembre: Bien réveillée, je me mets en route à 3H30 comme prévu. Arrivée à 6H du matin à GURUVAYOOR. La chambre est prête car Kamu avait téléphoné la veille à l’hôtel pour expliquer le problème. Donc, je peux directement me reposer et je me rendors jusqu’à 9H. Après, j’ai du mal à me mettre en route. Mais après avoir trainé dans la chambre une heure, je pars à pied découvrir le fameux temple de Krisna où je ne peux pas rentrer (je le savais). J’ai donc tourné autour en m’imprégnant de l’ambiance spirituelle crée par les nombreux pèlerins. Le temple n’a aucune allure extérieure; on dirait l’entrée d’une gare; je ne mets pas en doute qu’une fois à l’intérieur, c’est autre chose… Je profite pour acheter quelques petits cadeaux en traînant dans les alentours. Je rentre à l’hôtel après avoir mangé un plat végétarien mais je me trompe de chemin et je suis revenue dans l‘autre sens; j’ai fait une boucle derrière l’hôtel!!! A 2H30, je fais un massage ayurvédique; ce sera le dernier. J’ai été massée par deux dames: le massage à quatre mains. Sitôt après, j’ai hâte de me rendre à la résidence des éléphants; le chauffeur ne roule pas assez vite pour moi tellement j’ai peur de ne pas les voir manger. Mais pas de soucis, j’ai tout vu... Ils étaient une soixantaine, tous attachés par une patte, à une bonne distance l’un de l’autre. Il y a plusieurs espèces. Ils ont tous un petit quelque chose de différent parfois un grand quelque chose de différent! Ils mangeaient des feuillages, des branches; ils balançaient les branches sur leur dos; ils font des mimiques incroyables avec leur trompe; ils sont joueurs. J’ai assisté aux bains de quelques uns d’entre-eux. Ils écoutent bien leur cornac. Ils adorent se faire laver. Ils se couchent sur leur côté avec délicatesse quoiqu’on puisse en penser…. J’ai vu….C’est vrai! Bref, je me suis régalée et j’ai passé un merveilleux moment parmi ces pachydermes; un moment magique que je n’oublierai jamais… Hôtel SREE GOKULAM SABARI: 10€ (rés av Makemy trip - très propre - confortable - aimable)
6 novembre: Départ pour CALICUT, la dernière ville de mon périple. D’abord, on s’arrête à quelques km de Guruvayoor pour voir l’église St Thomas à Palayur qui date de 1607 et où l’apôtre Thomas aurait atterri, si j’ai bien compris car je ne peux que supposer vu mon manque de progrès en anglais. Je visite le petit musée qui pleins de vieilles choses catholiques remontant à l’église précédente. J’assiste aussi à un office; ce qui est marrant, c’est que les catholiques procèdent de la même façon que les hindous; ils sont assis à terre, pieds nus, font des chants; ils étaient nombreux! Il faut savoir aussi qu’en Inde, chaque église a son école avoisinante. Ensuite, arrivant à Calicut, escale au port où je fais l’aller-retour de la jetée faisant 2 km puis visite du port normalement non autorisée. J’arrive enfin dans la big city de Calicut; quel fouillis là-dedans; je verrais tout cela demain. Ca me paraît bien arde! Hôtel MALABAR PALACE: 40€ (rés av Stayzilla - luxe - propre - sympa). 7 novembre: Je n’ai pas fait grand-chose. Tout est fermé, si j’ai bien compris, c’est une fête musulmane mais je ne comprends pas pourquoi les hindous font la fête aussi… Tout est prétexte!!8 Je me remets de ma petite soirée bien arrosée en solo…. Il ne manquait que mon chéri pour partager ce moment avec moi. 8 novembre: Départ aéroport vers MUMBAY; le vol est à 1H55. Je me sépare de mon chauffeur. Kamu me téléphone pour me remercier d’avoir fait le voyage avec kamuvoyage mais c’est moi qui le remercie car il a toujours été là quand il fallait, prenant régulièrement des nouvelles, n’hésitant pas à changer le chauffeur pour que j’aie un meilleur confort. Il est même venu me rencontrer à Cochin. Je le recommande vivement. Pas de soucis pour mes bagages; la balance n’allait pas donc pas de kilos superflus… Je me bats avec les taxis à l’aéroport comme d’habitude mais j’ai gain de cause. Hôtel ARMA RESIDENCY: 23€ (rés av hôtels.com - pte chambre propre ms défraîchie - près aéro international -sinon très mal placé, loin du centre - pas cher pour Mumbay) 9 novembre: Je ne voulais pas sortir de la chambre ce matin mais je me dis pour mon dernier jour, je vais sortir quand même. Tout compte fait, j’aurais mieux fait de suivre ma première idée. Je n’ai pas bien profité. Je suis partie de l’hôtel à 10H pour aller voir les Dabbawallaks, ces hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur famille les font parvenir, par train, à la personne concernée. Il faut rappeler que je les avais loupés à mon arrivée vu que c’était le week-end et qu’ils ne travaillaient pas… Aujourd’hui, j’ai loupé l’arrivage du train donc je n’ai vu que la fin quand ils chargent les récipients sur les vélos et les charrettes pourtant j’étais partie 1H30 à l’avance mais les embouteillages et l’hôtel à 20 km, le banquier qui me tient 25 minutes pour me changer 30 euros qui finalement ne me changera pas… En fait, j’ai fait 5 banques et personnes n’a pu me changer mes 30 euros; c’est finalement un type à qui j’ai demandé le chemin qui m’a accompagné et me les a fait changer en noir à un gars sur le trottoir. Il y a des choses ainsi en Inde qu’on ne peut expliquer! À quoi sert une banque ici? L’hôtelier lui voulait me les reprendre à 55 alors que le taux est de 67 actuellement. Bon après tout ça, je reprends un taxi et me dirige vers le planétarium et le musée Nehru. J’ai assisté à la séance en langue du pays qui n’est pas l’hindi mais de toute façon, je ne comprends pas l’anglais alors… c’est juste pour la vue; j’avais fait la même chose à Calcutta. Le musée ne m’a pas intéressé comme je croyais mais c’est sûrement le trop plein de visites! J’avais réservé ma nuit à l’hôtel pour me reposer avant de partir et me doucher et voilà que trois hommes viennent démonter la télévision alors que je suis dans mes préparatifs; je les ai viré de la chambre après dix minutes. Mon avion part à 2H45 du matin et ainsi se termine mon voyage de six semaines en Inde! Merci à mon amour de m’avoir laissé faire ce long périple! Marie MUMBAY HOTEL ROYAL CASTLE 76 August Kranti Marg MUMBAY (+91222388388887) HUBLI HOTEL ASHOKA TOWERS Lamington Road HUBLI (0836 2362271/2362271/09845557790 BADAMI HOTEL LIKE HERITAGE HAMPI RANJANA GUEST HOUSE Behind Govt School HAMPI TEL/09448989304 / 08394 / 241696 HASSAN SOUTHERN STAR HOTEL B.M. Road HASSAN (0091/8172251816 MYSORE HOTEL THE GALLERY VIEW Deshika Road MYSORE BANDIPUR-MUDUMALAI BAMBOO BANKS FARM GUEST HOUSE MUNNAR HOTEL AMBADY’S FALLING WATERS Kurisupara, Kallar - Mangulam Road Kallar - Vattayar PO MADURAI THE MADURAI RESIDENCY 15, West Marret Street RAMESHWARAM HOTEL VINAYAGA 5, Railway Feeder Road RAMESHWARAM KANYAKUMARI LAKSHMI TOURIST HOME 2-18, A6 Near Thaermoodu KANYAKUMARI TEL 04652 246262/00914652-246161 KOVALAM HOTEL SHANTIGIRI LIGHT HOUSE ROAD - KOVALAM ALLEPEY HOTEL SOUTHCANAL HOLIDAY Civil station Ward (near Lighhouse) MUPPALAM - ALLEPEY TEL (SHARMER 9895570966 / 9349870966 COCHIN ORION HOLIDAYS K L Bernard Master - Road Njaliparambu jonction (fort Cochin)Tel 9846052897 GURUVAYOOR SREE GOKULAM SABARI North Outer Ring Road GURUVAYOR (487 2560 148) CALICUT HOTEL MALABAR PALACE Manuelsons Jn, G.H. Road, KOZHIKODE (0495 2721511) MUMBAYHOTEL ARMA RESIDENCY 74/P Kherani Road, Opp. Andromeda Gundocha Oncl., Sakinaka, Andheri E MUMBAY Tel: +912267314100 MARIE
12 octobre: Journée rude. Départ pour Mysore à 8H. En chemin, à 50km d’Hassan, je fais une halte à SRANAVABELAGOLA voir la statue du saint Jaïn Gomateshvara (noir et nu) comme ses adeptes; et oui, j’en ai vu deux nus qui descendaient les escaliers avec un bouquet de plumes de paon à la main gauche mais rien ne cachait leur sexe (hommes). Cette statue, sculptée d’un bloc de granit, a plus de 1000 ans et mesure 17,50m de haut (plus grand monolithe du monde). Elle est perchée sur une colline et il faut monter 614 marches pour y arriver. Un guide dit qu’il faut 20 minutes mais moi, il m’a fallu 1H30 en faisant presque’ autant d’arrêts que de marches! Je ne suis pas récompensée car mon appareil photo fait une chute de 2m; n’y croyant plus, après une panne de 10 min, il se remet en marche. Miracle du saint! La descente dure 30 min. Nous continuons le chemin de Mysore à 83 km d’ici. Ravi m’annonce qu’on va voir la forteresse de SRIRANGAPATNAM. Mais au passage, je vais admirer le Palais d’été du Sultan Tipu: le Darya Daulat Bagh Mahal. Alors là, c’est mon gros coup de cœur. Sa décoration me plait; il y a toutes les couleurs et des scènes représentées aux murs décrivent la carrière militaire de Tipu. Un seul des quatre balcons est abimé. Il date de1784. Puisqu’on y est, j’avais prévu d’aller voir son tombeau: GUMBAZ. Je taille une petite bavette avec quatre personnes de Mysore. J’avais encore prévu là tout près la colline de Karighatta mais en arrivant devant, je vois 1km de marche! Demi-tour, ce sera pour une autre vie. Enfin, la forteresse mais pas très intéressante et je ne fais que quelques photos sans m’y promener. Nous passons devant l’ancien palais du Sultan, détruit par les Anglais, il n’en reste plus rien et c’est maintenant une place pelouse. En fait, ces visites étaient prévues pour demain mais Ravi a organisé par rapport au fait qu’on était sur le chemin. Pensant sûrement que je n’en avais pas assez, il a vu sur mes papiers que je voulais me rendre à la cathédrale Philomena’s et m’y emmène dans la foulée. Je n’ai jamais vu une si belle cathédrale très haute; elle date de 1931 et son cloché mesure 54 m. La crypte est grandiose, du jamais vu avec la représentation d’une femme morte, je pense que ça doit être Marie-Madeleine, sans certitude! Journée bien remplie. Demain, Ravi va à Bangalore pendant que je ferai ma tournée seule; tout est groupé près de l’hôtel. HOTEL THE GALLERY VIEW: 14€ (rés av Hotelpushpak), propre, pas eau ch. faut la réclamer plusieurs fois; pas très chaleureux… 13 octobre: Grosse journée en perspective. Je prends un rickshaw pour me rendre au palais du Maharajah; au passage, je signale que les Maharajah ne sont plus rois depuis 1947. Je débute mal la visite puisqu’on ne veut pas me donner un guide audio vu que je n’ai qu’une copie de mon passeport sur moi. Comme j’avais vu le directeur en arrivant, je suis allée le trouver et j’ai eu mon guide audio. Je commence par apprendre que l’ancien palais, entièrement construit en bois, fut ravagé par les flammes en 1897. Il fût reconstruit directement à la même place et avec le moins de matériau inflammable. Il est magnifique. Je retiens la salle des fêtes avec des ses couleurs chatoyantes, sa coupole en vitraux, et ses piliers. Il y a de superbes peintures, des lustres immenses. Il y a le trône et ses 7 marches pour y accéder. Une belle salle pour les audiences. Quelle richesse ces maharajah! Je voudrais connaître l’histoire avant leur règne pour savoir comment ils ont eu cet argent. Le jardin est sensationnel, fleuri de partout. La visite aura duré 4 heures. Je me dirige ensuite vers le Jagonmohan Palace mais je n’ai pas profité d’abord par fatigue d’être debout puis il ne m’a pas beaucoup intéressé certainement parce que j’avais vu trop de belles choses juste avant. Je rentre un moment à l’hôtel avant de faire le Devaraja Market qui est un des plus beaux marchés de l’Inde. Il y a des odeurs d’épices, de jasmin, d’encens et les échoppes sont des mieux arrangées. On se régale en se perdant dans toutes les ruelles comblées. Je ne dois, par contre, avoir fait qu’une petite partie. Un couturier m’a réajusté ma tunique qui ne va toujours pas. Il fait nuit et je décide de rentrer en rickshaw mais au passage, j’aperçois le palais illuminé. J’ai la chance d’être en période de la fête Dussehra et dès lors, le palais est illuminé de milliers de lampes. J’ai le grand bonheur, en entrant dans le temple du palais, fermé le matin, d’arriver au moment où commence la cérémonie du soir. Ce fut un moment magique pour moi qui adore ça! J’ai assisté à tout le rituel: se recueillir au son de timbale et cloche en attendant qu’on ouvre le rideau où le brahman habille le je ne sais plus quel Dieu. A l’ouverture du rideau, le brahman passe avec du feu et nous passons nos mains au-dessus sur nous. Puis, il repasse avec de l’eau qu’il nous met dans les mains, on la boit ou on la met sur les cheveux. La dernière chose est une sorte de récipient qu’il pose sur nos têtes baissées. Je me sens bien et en plus, il remette ça dans le petit temple derrière. Je n’hésite pas à y participer. Je suis contente. En sortant du temple, à 20H, j’arrive juste pour faire mes dernières photos car s’éteignent les lumières. 14 octobre: La journée commence par la colline Sri CHAMUNDESHWARI à 12 km. On peut y accéder en montant 1000 marches mais vu mon expérience d’il y a quelques jours, je préfère la voiture. Là se trouve le temple Chamundi Hill, toujours en activité et très fréquenté. Il y a une file épouvantable (1/2H d’attente) mais je m’octroie un ticket de 100 roupies qui me donne un droit de passage direct. En plus, je n’ai rien vu avec la foule; on nous laisse juste passer devant la Déesse Durga sans s’arrêter. Il y a un autre petit temple derrière moins fréquenté. Par contre, on est a 1062 m, ce qui veut dire qu’on a une vue sublime sur Mysore. A la sortie, il y a un petit musée religieux; je n’ai rien compris à ce qu’il représentait… A mi-chemin, on s’arrête pour y voir le géant Nandi taillé dans un bloc de pierre noire, datant du 17ème siècle. Il est très beau; un brahman fait la bénédiction devant. Il est déjà 11H et nous filons au temple de SOMNAPTHUR à une heure de voiture. Petite merveille du 13ème siècle. Il est construit en étoile (24 pointes). C’est le 3ème joyau après Bélur et Halebid. Les frises sont finement sculptées: éléphant, chevaux, guerriers, etc… Au-dessus, ce sont des statues divines. Il y a trois cellas (Shiva, Vishnou et Krisna). Je rentre à l’hôtel puis vais faire réajuster ma tunique qui ne va toujours pas. Maintenant, poubelle! A 4H, visite du Railway Muséum avec des wagons de 1920. Je vois pour la première fois un wagon royal; c’est surprenant de voir le confort qu’il y a l’intérieur; le lit est réel, ce n‘est pas une banquette. A côté de ça, il y a les wagons très sommaires d’antan. Je termine ma visite en faisant un minitour sur le toy trein. Le soleil va bientôt se coucher; c’est le moment de se rendre aux JARDINS DE BRINDAVAN aux milles fontaines illuminées. Ce jardin, à 20 km de Mysore, fait 2 km de long et est séparé par une rivière. J’ai fait la traversée en bateau sinon il y a un pont. Ce n’est que cascades, rapides, terrasses, parterres, fontaines dont une musicale où les jets vont selon la musique. Ce serait le plus joliment disposé dans le monde. 15 octobre: aujourd’hui, départ à 8H30 pour MUDUMALAI à 130 km. En chemin, Ravi m’arrête à NANJANGUD au temple de Shiva Shrikantheshvara que j’avais envisagé zapper car vu assez de temples pour le moment. Finalement, je ne regrette pas du tout car c’est un temple en activité et il y règne une ambiance comme j’aime; je me suis régalée, assistant même à un office. J’ai fait deux fois le tour pour trouver le Ganèche en beurre clarifié, je ne l’ai pas vu à moins que ce soit celui où j’ai fait le rituel mais alors trop petit pour le voir si c’est ça! Il est 11H et nous reprenons la route pour Mudumalai dans le parc national. Le KARNATAKA est maintenant terminé et on rentre dans le TAMIL NADU. Quelle surprise en arrivant à la Guest house Bamboo Banks Farm où le propriétaire m’accueille sympathiquement. Nous échangeons quelques mots notamment sur ses 5 chiens et 5 chevaux puis la patronne me conduit à mon immense cottage: deux chambres, un salon complet, TV, salle de bain immense et pratique. Il est isolé au milieu de l’immense propriété boisée; l’endroit est charmant, super pour se ressourcer. Je suis la seule cliente, c’est dire le calme qui règne ici. Le paradis, c’est ici… Je me ressource pleinement. Je propose au chauffeur d’utiliser la deuxième chambre vu qu’il y a deux entrées indépendantes et qu’il y a un verrou séparant les deux chambres; bien sûr, il fait sa toilette dans la douche publique. A16H, je pars faire un mini-safari en petit bus (35 roupies soit 50 cents) dans la réserve de 321 km². Je n’ai pas vu de tigres mais des gaurs (bisons indiens), biches, cerfs, des singes à gogo et une végétation luxuriante. En rentrant en voiture, on s’arrête pour laisser traverser un éléphant avec deux grandes défenses et son cornac sur le dos; je sors le prendre en photo. Peu après, je revois un éléphant sauvage mais le chauffeur n’a pas voulu s’arrêter prétextant que c’est dangereux et qu’ils peuvent charger quand ils sont seuls. Le soir arrivé, un festin m’attendait; il y avait exactement 9 plats pour moi seule en plus du dessert. Je crois vivre un conte de fée. Il ne manque que mon chéri qui apprécierait cet endroit, je suis sûre! BAMBOO BANKS FARM: 50€ (réservé par mail, acompte par virement-frais-sinon 44€, pt déj inclus). 16 octobre: J’aurais passé une bonne nuit si à 3H du matin, je n’avais eu une crise sciatique qui m’a fait mal jusqu’au matin. A 9H, j’ai pris mon petit-déjeuner qui fut grandiose. Ensuite, j’ai fait 3 km dans la propriété agréable et calme. Dommage que je n’y suis pas plus longtemps! On m’a apporté une grosse assiette de fruits pour diner vu que je ne mange que cela à midi depuis que je suis en Inde. Le matin, j’ai fait un tour de la propriété puis cool à l’air avec mon ordi, tapant mon récit. A 16H, je vais voir les éléphants prendre leur bain dans la rivière à côté d’autres personnes lavant leur linge ou leur vaisselle et d’autres faisant leur toilette; l’eau est brunâtre. Ils ont du courage! Je m’amuse à regarder un éléphant traverser la rivière puis se couchant sur le côté puis sur l’autre; à un autre moment, il s’assied et tout ça pendant que son cornac et deux autres compagnons le lave avec une brosse. Ils ont l’air d’adorer de prendre leur bain. Après, je me rends à la ferme où l’on donne à manger aux éléphants; je suis une heure à l’avance car leur repas est à 18H. Ils sont vraiment bien traités. Ils étaient dix. Leur cornac leur met de l’huile sur le dessous des pattes, leur donne une petite tape amicale. Chacun prépare la nourriture de son éléphant; c’est un mélange de je ne sais quoi formé en un bloc et comme dessert une noix de coco. Ensuite, ils repartent à un autre endroit pour dormir. Ce fut un moment agréable car le fait d’être tôt, je les ai vu arriver un par un et j’ai pu observer leurs mimiques. 17 octobre: Départ à 6H du matin pour MUNNAR à 300 km. Nous faisons une halte à de 20 min pour manger et boire un café vu qu’il n’y a pas eu de petit-déjeuner avant de partir. Je rencontre un indien qui m’accoste dans un français parfait, sa femme est bordelaise! Nous redémarrons notre périple cette fois sans halte, sauf photo vite fait. Nous avons roulé 13H pour faire 300 km. La route vers Munnar est pénible. Nous arrivons à la nuit et cherchons l’hôtel: inconnu de tous même les rickshaws. Ravi téléphone à cet hôtel mais n’est pas plus avancé vu tous les tours qu’il y a à faire. Il demande à un rickshaws, à qui l’hôtelier a expliqué le chemin, de rouler devant nous les 25 km qui nous séparent de Munnar! Nous avons mis au moins 1H30 pour y arriver, ce n’était que trous dans la rue non goudronnée. C’est en étant soulagé que nous arrivons. Le chemin ne va pas plus loin, c’est une cascade après. Hélas, le tour opérateur avec qui j’ai réservé n’a pas confirmé mon arrivée bien que j’aie payé le total. L’hôtelier dit ne pas avoir de chambre libre. Il téléphone, Ravi aussi, Kamu téléphone à une agence de Pondichéry parlant mieux français que lui, l’agence me retéléphone. Rien à faire, il faudra essayer de joindre Rates.com avec qui j’ai réservé mais il est trop tard et je suis logée quand même dans une belle suite au bord de la cascade. Je suis un rien énervée…mais quand même contente de ne pas devoir retourner sur Munnar à la recherche d’un hôtel. Hôtel AMBADY‘S FALLING WATERS: 35€ (rés av Hôtel-Rates.com - bon service, endroit féérique) 18 octobre: au petit-déjeuner, après m’avoir regardé sans me quitter des yeux un instant tout le temps que je déjeunais, l’hôtelier m’annonce que rates.com a confirmé hier soir!!! Moi, j’avais réservé depuis au moins quatre mois… j’opterais sur le fait que l’hôtelier a oublié de m’inscrire et a dû vérifier ses comptes. Je ne sais pas où est le mystère mais il y en a un. Je me sens mieux pour profiter de l’endroit. J’ai décidé de ne rien faire aujourd’hui, de toute façon, je ne me vois pas refaire de la voiture ni marcher. Je visite donc la propriété; les cascades coulent à flot, le bruit est relaxant, l’endroit est féérique. Je ne fais rien. Je profite du temps, fais une sieste et me fais même servir le souper dans la chambre. 19 octobre: départ matinal 8H pour le Parc National ERAVIKULAM à 15 km de Munnar. Il faut d’abord refaire le sinueux chemin de 25 km pour rejoindre Munnar avant d’entamer la montée sur Eravikulam. A partir de là, le paysage est somptueux, ce n’est que montagne tout autour et des plantations de thé à perdre de vue. A l’arrivée au parc, obligation de prendre comme à Madumalai le minibus ou une jeep nettement plus onéreuse. C’est donc en minibus que je me rends presque’ au-dessus de la montagne quoiqu’il y ait encore beaucoup à faire pour y arriver! Au terminus, il y a une montée d’environ 1km pour être sensé aller voir les chèvres Nilgiri Tahr qui sont des chèvres d’altitude très rare; tellement rare, que je n’en ai pas vu une seule! Par contre, le paysage là haut est on ne peut plus splendide. Quand on a vu cette merveille, ces plantations à l’infini, on les garde dans ses yeux pour le restant de la vie. C’est en faisant une photo d’un panneau en redescendant que j’aurais le souvenir de la chèvre Nilgiri Tahr. Je décide de ne pas me rendre à PERIYAR comme prévu car de la végétation, j’en ai vu tant et tant; je ne crois pas que c’est là que je verrai un tigre ou un ours! Comme par hasard, c’est le seul hôtel non réservé! Direction directe vers MADURAI avec un jour d’avance. Encore beaucoup de kilomètres mais surtout beaucoup de descente avec tournants, épingle à cheveux, et nausées … Enfin, la route redevient roulable et nous fonçons comme un bolide c’est-à-dire à 60 km/H. J’ai même vu pousser une pointe à 65. Arrivée à Madurai à 17H30. Comme à mon habitude, petit tour des alentours pour me repérer. MADURAI RESIDENCY: 30€ (rés av Expédia), hôtel à touristes, propre, gr chambre, bonne nourriture 20 octobre: le chauffeur doit conduire la voiture au garage. je vais donc faire ma visite seule. De toute façon, c’est ce que j’avais prévu car pour circuler ici, il vaut mieux le tuc-tuc. Madurai est une des plus vieilles villes d’Inde, 2ème ville du Tamil Nadu en taille. C’est une ville Sainte à 100,58m d’altitude! Je commence par le fameux temple Minakshî-Sundareshvar, très vénéré et où a lieu de nombreux pèlerinages; c‘est un des plus exceptionnel du pays. Très en couleur, rénové tous les 20 ans, avec quatre portes d‘entrée aux 4 points cardinaux. Il est double car dédié à Shiva et à Minakshî. Il règne toute une vie dans ce temple; c’est une petite ville à l’intérieur de la ville avec ses échoppes, ses statues phénoménales, des pèlerins qui vont dans tous les sens; ils prient, font leurs rituels divers. Je rentre par la porte Sud après avoir déposé mes chaussures. Un guide français se présente et j’accepte ses services bien que je ne retiendrai pas le quart de ce qu’il va raconter. Nous allons de statues en statues parmi ce labyrinthe autour du bassin d’ablution avec un grand lotus en or au milieu et ses plantes aquatiques. Les plafonds du temple sont joliment ornés ainsi que le sol. J’ai la chance d’arriver au moment où on lave le grand Ganèche au lait. Dans ce temple, il y a beaucoup de grandes statues. Au milieu, il y a le temple proprement dit de Mînaskî interdit aux non hindous bien que j’aie fait quand même une tentative qui a échoué! A la fin de la visite du temple qui pourrait ne pas avoir de fin, tellement on peut tourner sans se lasser, il y a un musée avec encore des statues. J’y retourne le soir car il y a la cérémonie où on ramène Shiva à sa femme pour la nuit; tout est en musique et des milliers de gens suivent. J’étais fidèle au poste à la borne N°15, comme d’autres touristes qui avaient eu la même instruction du guide, pour bien voir l’arrivée du Dieu. Lorsque la cérémonie fut finie, je suis sortie par la porte Est mais cette fois, j’étais rentrée par la porte Ouest; c’est donc sans chaussure encore une fois que j’ai fait ce tour interminable avec un pied qui commençait vraiment à me faire mal. Je considère cela comme mon pèlerinage personnel! Pour en revenir à l’après-midi, je fais un peu le Puthu Mandapam près du temple. Ce sont surtout des magasins de saris. Après un bon jus de papaye et une pomme, je visite le Palais Thirumalai Naick qui a une façade encore superbe; d’ailleurs, on ne voit que la cour, ses vestibules extérieurs et un petit musée. Le soir, ils font son et lumière mais j’ai lu dans le guide que c’est plein de moustiques. Je rentre à l’hôtel car j’ai rendez-vous avec le chauffeur pour lui donner une 2ème partie de l’argent du voyage. Il déconne en me disant qu’il a des frais à sa voiture et me demande de lui donner 16000 roupies de plus sur la totalité du voyage. J’en ai référé directement à KAMU de l’agence Kamuvoyage qui est un homme très honnête et qui m’a bien confirmé que le prix n’avait pas augmenté. Le chauffeur n’avait absolument aucun droit de faire cela. J’espère pouvoir continuer le voyage sereinement. Je fête aujourd’hui la moitié de mon séjour avec un mouton, non spice, qui m’a quand même arraché la gorge… et une bonne bière de 600 ml. 21 octobre: le chauffeur souriant vient me chercher avec un de ses copains car sa voiture est au garage. Les deux bavards me conduisent au Gandhi Mémorial Muséum que Nehru inaugura en l’hommage de Gandhi. Il y a beaucoup de photos mais je préfère le musée de Delhi. Je n’ai rien appris de nouveau. La seule chose, c’est qu’il y a ici l’habit original qu’il portait lors de son assassinat. A la sortie, faisant quelques photos, j’aperçois un chapiteau en paille; curieuse comme toujours, je m’y dirige pour voir ce que ça peut bien être. Deux jeunes filles m’expliquent que c’est une école de chant. L’une d’entre elle me fait l’immense honneur de me chanter une chanson qui m’a beaucoup émue. Cette fille avait une voix en or, douce; je la remercie de m’avoir fait vivre un de ces petits moments magiques comme on peut connaître en Inde… Il fait toujours très chaud. Nous allons maintenant dans le petit village d’ALAGARKOIL qui était, pour le chauffeur, sans importance. J’y trouve un très beau temple bien coloré, surtout bien vivant. Toute la vie locale se fait autour du temple, commerçants, mendiants, enfants, sâdhus, brahmanes, chèvres, singes, chiens; tout le monde est là. Beaucoup d’entres-eux dorment dans le temple, à même le sol. En entrant, je vois une foule se précipiter devant une porte verte, je me dis qu’il va se passer quelque chose donc j’y vais aussi. Il me semblait bien quand même que ces personnes étaient très pauvres et maigres; Finalement, un homme me demande si je veux aussi aller manger le riz. J’ai compris. Je prends une autre direction. Je visite le temple qui est très beau, très vivant. Les singes sont infernaux; ils volent; ils grognent, ils retournent les poubelles. En sortant, je bois un petit café et mange 4 bricoles de pâte puis reprend un thé. Nous étions sensé aller ensuite aux grottes Umaiyantankovil mais ce sont les élections aujourd’hui et le passage est barré. La ville est hautement surveillée. Des sirènes retentissent. Des pétards vont dans tous les sens. J’ai toujours mal au pied à cause d’avoir marché trop pieds nus sur des pavés hier, donc je décide que je serais aussi bien à l’intérieur à me relaxer que dans cette foule en délire. La visite se fera demain en partant vers ma prochaine destination, en espérant ne plus avoir mal car c’est encore des temples. 22 octobre: la journée débute à 8H en direction des grottes Umaiyantankovil que je ne n’ai pas su faire hier à cause des élections. Pas mieux aujourd’hui, c’est fermé; on est trop tôt. Comme on a de la route, je préfère ne pas perdre de temps à attendre au milieu des singes qui grognent et d’aller au petit village de PILLAYARPATTI. Pour se faire, nous devons repasser par Madurai. Le chauffeur retourne au garage pour une bricole et va faire le plein d’essence. En fait, s’il l’avait fait avant, la grotte aurait été ouverte. Une bonne heure plus tard, nous sommes enfin arrivés au temple où il y a un Ganeshe magnifique et impressionnant. Ce serait celui-ci qu’on voit sur les cartes postales au Tamil Nadu. C’est un temple vivant. En arrivant, je cherche directement Ganèche, pas de mal à le trouver, je le regarde comme hypnotisée: je le pensais même en or alors qu’il est taillé dans la roche mais le reflet de toutes les bougies autour de lui donne cet effet optique. Ce Ganèche a aussi la particularité d’avoir la trompe à droite, ce qui est très rare; pour ma part, c’est la première fois que je le vois ainsi. Je suis tellement séduite que je refais un tour pour le revoir, qu’il est beau!!! A ce moment, la musique entre dans le temple avec un jeune homme et sa mère tout deux fleuris, et leur suite. Mon hindi n’est pas assez bon pour comprendre ce qu’un indien m’a expliqué!!! Quand la cérémonie fut terminée, en sortant, il y avait une autre fête dans le petit temple à côté. Là, c’était une vache et son petit qui étaient fleuris et avaient leur suite. Il s’en suit une cérémonie avec toutes sortes de produits que le brahman a mis sur la vache puis tout le monde l’a touchée; ensuite, ils ont fait un grand feu et jeté des offrandes, des branches et je ne sais tout quoi. Je n’ai rien compris non plus mais ce fût encore un moment magique. A la fin, je veux récupérer mes chaussures mais il pleuvait à seau, je vous laisse imaginer la suite… toujours des problèmes avec ou sans chaussures… Quelques heures de voiture et enfin voici RAMESWARAM. On y arrive en traversant un pont impressionnant en longueur, au-dessus de la mer. Ma première impression me fait un peu peur car il y a des ordures partout, des huttes en paillotte, c’est vrai qu’il y a eu un cyclone en 1964 ravageant beaucoup de choses. Je m’en rends encore mieux compte à la pointe de DANUSHKODI là où on peut voir le Sri Lanka. Je n’ai pas été à l’aise aujourd’hui car je sens le chauffeur tendu, irrité voir énervé. Le soir même, je lui envoie un sms avec l’aide de mon dictionnaire anglais, pour lui signaler que si ça continue, je termine le voyage sans lui. Il ne m’a pas répondu. Kamu m’a téléphoné ce soir pour voir comment ça se passait, je lui explique et 1H après, il m’appelait pour me dire qu’il m’envoyait un autre chauffeur après-demain. Il est très professionnel. Je crois qu’il est fort déçu car c’était un ancien collège à lui et il ne croyait pas ça de lui. Hôtel VINAYAGA: 33€ (rés av Rameszhwaramhotel.net) Propre, bonne cuisine, personnel neutre. Il y règne une odeur désagréable. Bcp trop cher pour cet hôtel.
23 octobre: la journée commence mal. En me levant cette nuit, j’ai glissé dans la salle de bain et fait le grand écart (enfin presque). Je vais redormir. Je devais aller voir le lever du soleil. A mon réveil, je ne pouvais plus poser la jambe à terre. J’ai pris du relaxant musculaire, antidouleurs, anti-inflammatoires et massage à l’huile et me suis rendormie. A 9H, j’étais à peu près retapée. Départ pour le dernier jour avec Ravi puisque Kamu a décidé de me changer le chauffeur. Je me rends au temple Ramanath Swami où je réussi à m’introduire dans le lieu où seuls les hindous peuvent aller; j’ai suivi une famille pour le rituel tout le long des couloirs mesurant 210m. Le rituel veut qu’on reçoive un seau d’eau sur la tête au début puis tout le corps ensuite (habillé). Cette eau est puisée dans les 22 puits contournant le temple (en fait, j‘ai loupé les 3 premiers). Ensuite, les pèlerins terminent par un bain dans la mer; ça je ne l’ai pas fait! J’ai préféré prendre le bateau pour faire un tour en mer, ce n’était pas fort intéressant. On n’a pas été bien loin! Il y a du soleil donc les habits sont secs. Je pars en direction de DANUSHKODI qui est le chemin menant à la pointe mais les 4 derniers kilomètres sont faits en camion, serré comme des sardines, et les fesses sautant sur la planche qui nous sert de siège. Nous sommes au moins 30 dans ce petit camion, et encore avec plein de monde sur le toit. Là, tout est détruit et rien reconstruit, tout un village en ruine. Des briques partout sur la plage. Quelques familles vivent dans des maisons en paille. Je rentre à l’hôtel pour m’endormir de 3H½ à 10H½; J’étais vraiment fatiguée. 24 octobre: Ce matin, je me lève à 5H et me dépêche pour aller voir le lever du soleil et les pèlerins se baigner. Pas de chance, nuages, pas de soleil mais des pèlerins tant qu’on veut. Je rentre à l’hôtel et fait connaissance avec mon nouveau chauffeur. Je ne sais pas pourquoi mais il ne me plait pas. Nous roulons 12H pour arriver à KANYAKUMARI en passant par les cascades de Courttalam. Puis de plus belle nous continuons notre route sous une pluie torrentielle jusqu’à la pointe de l’Inde. LAKSHMI TOURIST HOME: 14€ (rés avec Laterooms - pte ch, propre, simple, pas eau ch). 25 octobre: aujourd’hui, j’ai du mal à commencer ma journée; ça m’ennuie qu’il n’y a pas de pet-déj dans l’hôtel et que je dois remonter 4 étages à pied. C’est à 10H, sous la pluie, que je démarre ma randonnée. D’abord, je cherche le chauffeur pour récupérer mon KW dans la voiture; comme je ne le trouve pas, je lui téléphone et vais déjeuner/diner en attendant. A partir de ce moment, il a fait soleil; je n’ai jamais eu besoin du KW. Kamu m’a téléphoné pour voir si tout se passait bien avec le chauffeur. Je commence enfin mon périple par la visite du mémorial de Gandhi. Il y a quelques portraits le représentant depuis son jeune âge jusqu’à sa mort. Mais, c’est surtout la structure qui attire l’attention; elle fut érigée à l’endroit où une partie de ses cendres ont été plongées dans la mer. Je prends un moment pour méditer. Tout à côté, il y a le mémorial Kamaragar, qui fut un peu le Gandhi de l’Inde du sud. Uniquement des photos. Pas très intéressant pour nous car beaucoup moins populaire que Gandhi donc moins connu. Je pousse une pointe jusqu’à la vieille tour, vraiment pas belle, mais d’où on peut mieux voir le rock Vivecananda et le coucher du soleil. Je comptais continuer jusqu’au Sunset point (vue) quand, tout à coup, je suis attirée par des tambourins et des cris sur la plage. Je me dirige vers l’assemblée et là, j’assiste à un rituel étrange: un homme en transe puis un deuxième. Ils crient, rient, tournent les yeux, sont suivis de très près par deux brâhmanes et au fur et à mesure, on leur met des produits colorants sur la peau. Je suis assise à terre parmi eux me demandant comment cela allait finir! En fait, ils se sont à un moment calmés et tous les gens ont été les trouver pour recevoir leur bénédiction, en leur offrant des cadeaux ou de l’argent; c’est à ce moment que je me suis éclipsée me demandant toujours ce que c’était pour un rituel! Bien ou mal! Enfin, je n’ai pas été me faire bénir là… Je rentre à l’hôtel prendre une douche froide et téléphoner à mon chéri, ayant un peu le cafard aujourd’hui. Je pleure un peu; je crois que la fatigue me gagne. Mais je me reprends assez vite en repartant dans l’intention de prendre le bateau mais trop tard, ils ne sortent plus aujourd’hui. C’est au temple Kumaïri Amman que je me retrouve à faire un rituel, accompagnée d’un guide. J’aperçois la magnifique déesse Kanya Devi qui protège le pays. On dit que lorsqu‘on la vue une fois, elle reste dans notre tête; je le crois aussi! Pas de photo. Un peu plus loin, un tout petit temple; je rentre et c‘est elle aussi; je peux la photographier. Demain c’est la Diwali, grande fête des lumières; beaucoup de monde se promènent, comme moi, le long de la plage parmi les nombreuses échoppes. Il y règne une ambiance festive. Les pétards commencent à résonner et les feux d’artifice à étinceler. Je fais quelques achats avant de me rendre dans un resto conseillé par le routard et le lonely planet; et bien, je me suis crue à la cantine d’un pénitencier. Pas un des dix serveurs présents n’avaient un semblant de sourire. Bonjour l’ambiance. J’ai eu vite fini mon repas pas si extraordinaire que ça. De ma chambre d’hôtel, j’aperçois le rock Vivekananda et la statue de Thiruvalluvar illuminés; j’en parlerai plus demain quand j’aurai pris le bateau de grand matin! 26 octobre: aujourd’hui, c’est la fête DIWALI; pétards, lumières partout…..Je me rends au point de vue où se rencontrent l’océan indien droit devant le mémorial Gandhi; à sa droite, le golf du Bengale; à sa gauche, la mer d’Oman. Kanyakumari ainsi que tant d’autres villes environnantes ont été victime du Tsunami en 2004. Il y avait dix jours que j’étais rentrée de mon voyage au Kerala et à Goa. On a construit des hébergements sans chambre pour les plus démunis. Je les ai vus dormir à même le sol, moi qui me plains toujours de mes matelas, je ne devrais plus….. A 6H du matin, je pars pour voir le lever du soleil qui n’aura pas lieu puisqu’il y a des nuages mais on peut l’imaginer à certains moments. Je me plante jusque 7H45 pour prendre le ferry qui nous conduira au Rock Vivekbananda dédié à un philosophe du 19ème siècle. C’est sur ce rocher qu’il lui a pris l’idée d’aller méditer trouvant l‘endroit propice. A 10H, je visite son ashram étonnement grand; on y trouve des dizaines de loges, des écoles, un restaurant, une réception et au final, une étonnante statue de lui, très beau, face à son tombeau. Ensuite, direction SUCINDRUM et NAGERCOIL pour voir deux temples. En chemin, des jeunes m’interpellent pour assister à un petit festival; j’y vais sans hésiter mais comme j’étais juste partie pour faire une photo, le chauffeur s’est inquiété et est venu à ma rencontre. A Sucindrum, je n’ai pas pu rentrer dans le temple car j’avais mon appareil photo et pas d’argent sur moi pour le laisser à la consigne. Au retour, il était fermé. L’aspect extérieur est très joli, tout gris. A Nagercoil, j’arrive au moment de l’office ce qui m’arrange; le serpent et Shiva sont vénérés. Dans la cour, il y a deux énormes serpents de chaque côté de la porte argentée. A 5H, j’arpente les ruelles, aux endroits douteux, pour me rendre à l’église; je ne cache pas que j’avais hâte d’arriver! Très belle église avec un christ bleu ciel magnifique; pas de chaises; on s’assied à terre; le confessionnal vaut la peine d’être vu; ça doit être le premier qu’on a créé… Je vais à la place des commerçants pour terminer ma soirée. Je voudrais aller voir le fakir mais n’ai plus retrouvé l’endroit que j’avais vu en passant en voiture. C’est fête, je mange du mouton et bois de la bière. 27 octobre: pas grand-chose à dire aujourd’hui. A 6H du matin, je suis sur le toit de l’hôtel pour admirer le lever du soleil; il pleut; il y a de gros nuages; je n’aurais pas eu mon lever de soleil. Le TAMIL NADU est maintenant terminé et on rentre dans le KERALA. En chemin, je visite le palais Padmabbapuram qui est construit en grande partie en bois de teck. Son style est proche des palais chinois ou japonais. Le sol est luisant grâce à sa composition: blanc d’œuf, coque de noix de coco brûlées, acajou, ébène. Il est original. Mais il faut tout faire pieds nus même le jardin qui, par contre, est magnifique. J’ai mal aux pieds nus… Nous continuons notre route jusqu’à KOVALAM où je profite d’emblée d’un massage ayurvédique qui consiste à m’enduire d’huile sur tout le corps comme si j’étais tombée dans une cuve. Puis avec des gestes très précis, a lieu le massage complet. Ensuite, mise dans un caisson à vapeur avec juste la tête qui sort puis lavée comme un bébé; en plus, on me fait prendre un médicament ayurvédique qui m’était nécessaire. Hôtel SANTHIGIRI: 27€ (mais rés av hostelbookers- correct - personnel chaleureux. Centre ayurvédique.
28 octobre: j’ai été malade la nuit donc je suis très fatiguée le matin; je me repose et ne sortirais que pour aller voir le bord de mer et boire un coca sur la digue. Le soir, je fais mon 2ème massage. 29 octobre: Ce matin, je vais me baigner dans la mer d’Oman qui est chaude; c’est très agréable; je passe la matinée à la plage. A 2H, je fais venir le chauffeur pour m’emmener au petit village de vizhinjam Harbour à 3 km. C’est un village de pêcheurs, village pauvre mais typique à souhait. Les trois communautés cohabitent donc les chrétiens, les musulmans et les hindous. J’assiste à la vente aux enchères des poissons. J’y serais restée des heures tellement ça vit puis je vois de beaux gros poissons. Toutes les barques rentrées au port sont très bien alignées. Ca valait vraiment la peine de pousser une pointe jusque là. Ensuite, quelques kilomètres plus loin, nous roulons vers la colline de Chowara d’où la vue est saisissante; elle offre un paysage unissant la palmeraie, la plage et la mer de Kovalam. Super mais il commence à pleuvoir. Je rentre faire mon massage. 30 octobre: Je quitte Kovalam à 9H après avoir acheté quelques produits ayurvédiques. Je passe d’abord voir le temple de VARKALA mais on ne me laisse pas entrer car réservé aux hindous, juste la cour. Puis je me rends au point de vue où on a une vue plongeante sur la plage. Je fais un tour au marché tibétain et vais boire un cocktail de jus comprenant ananas, betterave, carotte, citron et Ginger. Délicieux. C’est à KOLLAM que je fais mon prochain arrêt mais sans plus, juste un coup d’œil sur la plage. Je suis de nouveau fatiguée. Enfin, il est 3H; j’arrive à ALLEPEY. Petite guest-housse super bien tenue et accueil très chaleureux. Je demande à Rachid de s’occuper de mon programme pour les 2 prochains jours sinon, ici, je ne suis pas sortie de l’auberge. Je suis très loin de tout. Hôtel SOUTHCANAL HOLIDAY: 25€ (rés par mail - Belle petite ch. Très propre. Bon accueil)
31 octobre: Je débute cette journée en rechargeant ma carte Vodafone ce qui nous a pris exactement 3/4 H. C’est l’Inde... Ensuite, je fais 5H de pirogue à travers les bachwaters qui sont des petits canaux qui mènent partout. Je passe à travers de petits villages typiques où les habitants ne peuvent se déplacer qu’en pirogue ou canoë. On traverse les rizières. C’est vraiment un moment de relaxation où l’on se fait bercer par les vagues provenant des gros bateaux! Seulement, après ce moment de relaxation, arrivée au port, je ne trouve pas mon chauffeur qui a 1/2H de retard. Je l’engueule comme un poisson pourri et il l’a bien mérité parce qu’il me prend pour une novice, s’éclipsant à chaque fois qu’il peut et essayant de me ramener à l’hôtel le plus vite possible. Je n’ai pas de chance avec mes chauffeurs; je crois que c’est parce que je suis une femme seule…..ils se croient tout permis, me pensant faible, mais ils se trompent!!! 1er novembre: en matinée, je fais le vieux marché où l’on vend en gros; des camions pleins de bananes, des épices par sacs et une ambiance indienne; je n’apprécie pas car je suis fatiguée. Je fais ensuite le new marché que je n’apprécie pas plus car j’ai trop chaud et je dégouline; en plus, je ne suis pas dans le secteur qui m’intéresse. Le chauffeur m’a laissé dans le secteur bijoux… Je visite une église et un temple jaïn où je ne peux pas entrer. Après-midi, c’est en ferry que je vais à CHANGANASSERY pour découvrir, cette fois, les grands canaux. Nous mettons 3H pour faire 25 km vu qu’il s’arrête tous les 300m pour déposer ou embarquer des riverains. Je fini par m’endormir. Après, je visite encore une église puis je rentre à l’hôtel où je rencontre deux français qui viennent d’arriver. Nous avons pris l’apéro et manger dans la cuisine avec les propriétaires. 2 novembre: ce matin, nouvelle direction mais avant je m’arrête un moment admirer la mer et ses rouleaux à MARANI Beach. Ensuite, direction COCHIN. Je ne fais rien l’après-midi sauf à 4H où j’assiste au spectacle de Kathakali qui est une forme très ancienne de danse théâtrale mimée du Kerala. Il n’y a pas de paroles, juste des gestes bien précis, des mouvements des yeux. J’assiste auparavant à leur maquillage qui prendra 1H15. C’est spectaculaire…En fait, le spectacle qui pour les touristes durent 1H30, en réalité, prend toute une nuit. Je vais me restaurer au Tibétain juste à côté de la salle. Je me régale. Hôtel ORION HOLIDAYS: 22€ (rés av IHS - Intech hôtel solution - très propre, eau chaude, accueil sympa. 3 novembre: Je commence ma journée de bon matin après un copieux petit-déjeuner. Mon point de départ est la Basique Santa Cruz construite en 1557 par les Portugais. Quelques mètres plus loin, ce sera l’église Saint Francis que je visiterais. C’est la plus ancienne église du pays, fondée en 1503. C’est là que l’explorateur Vasco de Gama fut inhumé en 1524 avant d’être rapatrié à Lisbonne quelques années plus tard. Tout droit devant moi, je vais vers la mer où m’attendent les carrelets chinois qui sont des filets de pêche carrés, accrochés au bout d’un bras articulé que les pêcheurs descendent pour les remonter quelques minutes après. Ils n’ont plus beaucoup de travail alors ils appellent les touristes sur leur bateau pour les faire visiter ou les prendre en photos, pour se faire un peu d’argent. Je me dirige vers le palais Mattancherry appelé aussi palais Hollandais, qui fut construit au 16ème siècle par les Portugais évidemment. Je traverse ensuite le quartier juif pour arriver à la synagogue construite en 1568. Elle contient des textes sacrés très anciens. Je téléphone au chauffeur qu’il vienne me chercher mais il arrive avec 3/4H de retard; il attendait d’un côté et moi de l’autre. L’après-midi, il me conduit au cimetière des néerlandais qui est fermé. Ensuite, il m’emmène visiter le musée de la marine qui m’a beaucoup plu. Il y a eu une panne de courant quand j’étais à l’intérieur; je me suis retrouvée dans le noir total. Ça fera deux fois dans le voyage… C’est à tâtons que je regagne la sortie! Je termine la visite une torche en main! Je me rends après au musée indo-portugais où je découvre différents articles religieux. Le soir, je retourne au resto tibétain manger des momos délicieux! 4 novembre: Journée plutôt calme aujourd’hui. J’attends Kamu qui vient me rencontrer. Il a fait expressément le trajet en train de nuit pour me voir; il retourne ce soir également en train de nuit. C’est un homme très gentil, honnête qui mérite vraiment que son agence prenne de l’ampleur. Il n’a pas hésité à me changer de chauffeur quand celui-ci fut malhonnête financièrement. Il est arrivé un bouquet de rose à la main. Très sympa. Après avoir discuté un long moment dans un café, nous sommes allés promener dans le quartier juif. Je le quitte à 3H car j’ai rendez-vous aux arts martiaux où je vais assister à une démonstration; Je n’ai jamais tant regretté d’être assise au premier rang. Ouf!!! J’ai bien cru ramasser un sabre ou un couteau qui se serait échappé de leurs mains. C’est surprenant, fascinant comme un corps humain peut arriver à faire des choses semblables avec de l’entraînement, de la concentration, du yoga. Ca s’appelle le kalaripayattu qui est la base de tous les arts martiaux confondus. Je compte assister à un concert de musique classique au violon mais je ne sais pas encore si j’aurais le courage. Kamu vient de m’apprendre que demain de 6H du matin à 6H du soir, aucun véhicule ne circulera dans le Kerala (grève des communistes qui sont majoritaires ici). Donc, nous devons partir à 3H30 du matin si on ne veut pas être bloqué ici. 5 novembre: Bien réveillée, je me mets en route à 3H30 comme prévu. Arrivée à 6H du matin à GURUVAYOOR. La chambre est prête car Kamu avait téléphoné la veille à l’hôtel pour expliquer le problème. Donc, je peux directement me reposer et je me rendors jusqu’à 9H. Après, j’ai du mal à me mettre en route. Mais après avoir trainé dans la chambre une heure, je pars à pied découvrir le fameux temple de Krisna où je ne peux pas rentrer (je le savais). J’ai donc tourné autour en m’imprégnant de l’ambiance spirituelle crée par les nombreux pèlerins. Le temple n’a aucune allure extérieure; on dirait l’entrée d’une gare; je ne mets pas en doute qu’une fois à l’intérieur, c’est autre chose… Je profite pour acheter quelques petits cadeaux en traînant dans les alentours. Je rentre à l’hôtel après avoir mangé un plat végétarien mais je me trompe de chemin et je suis revenue dans l‘autre sens; j’ai fait une boucle derrière l’hôtel!!! A 2H30, je fais un massage ayurvédique; ce sera le dernier. J’ai été massée par deux dames: le massage à quatre mains. Sitôt après, j’ai hâte de me rendre à la résidence des éléphants; le chauffeur ne roule pas assez vite pour moi tellement j’ai peur de ne pas les voir manger. Mais pas de soucis, j’ai tout vu... Ils étaient une soixantaine, tous attachés par une patte, à une bonne distance l’un de l’autre. Il y a plusieurs espèces. Ils ont tous un petit quelque chose de différent parfois un grand quelque chose de différent! Ils mangeaient des feuillages, des branches; ils balançaient les branches sur leur dos; ils font des mimiques incroyables avec leur trompe; ils sont joueurs. J’ai assisté aux bains de quelques uns d’entre-eux. Ils écoutent bien leur cornac. Ils adorent se faire laver. Ils se couchent sur leur côté avec délicatesse quoiqu’on puisse en penser…. J’ai vu….C’est vrai! Bref, je me suis régalée et j’ai passé un merveilleux moment parmi ces pachydermes; un moment magique que je n’oublierai jamais… Hôtel SREE GOKULAM SABARI: 10€ (rés av Makemy trip - très propre - confortable - aimable)
6 novembre: Départ pour CALICUT, la dernière ville de mon périple. D’abord, on s’arrête à quelques km de Guruvayoor pour voir l’église St Thomas à Palayur qui date de 1607 et où l’apôtre Thomas aurait atterri, si j’ai bien compris car je ne peux que supposer vu mon manque de progrès en anglais. Je visite le petit musée qui pleins de vieilles choses catholiques remontant à l’église précédente. J’assiste aussi à un office; ce qui est marrant, c’est que les catholiques procèdent de la même façon que les hindous; ils sont assis à terre, pieds nus, font des chants; ils étaient nombreux! Il faut savoir aussi qu’en Inde, chaque église a son école avoisinante. Ensuite, arrivant à Calicut, escale au port où je fais l’aller-retour de la jetée faisant 2 km puis visite du port normalement non autorisée. J’arrive enfin dans la big city de Calicut; quel fouillis là-dedans; je verrais tout cela demain. Ca me paraît bien arde! Hôtel MALABAR PALACE: 40€ (rés av Stayzilla - luxe - propre - sympa). 7 novembre: Je n’ai pas fait grand-chose. Tout est fermé, si j’ai bien compris, c’est une fête musulmane mais je ne comprends pas pourquoi les hindous font la fête aussi… Tout est prétexte!!8 Je me remets de ma petite soirée bien arrosée en solo…. Il ne manquait que mon chéri pour partager ce moment avec moi. 8 novembre: Départ aéroport vers MUMBAY; le vol est à 1H55. Je me sépare de mon chauffeur. Kamu me téléphone pour me remercier d’avoir fait le voyage avec kamuvoyage mais c’est moi qui le remercie car il a toujours été là quand il fallait, prenant régulièrement des nouvelles, n’hésitant pas à changer le chauffeur pour que j’aie un meilleur confort. Il est même venu me rencontrer à Cochin. Je le recommande vivement. Pas de soucis pour mes bagages; la balance n’allait pas donc pas de kilos superflus… Je me bats avec les taxis à l’aéroport comme d’habitude mais j’ai gain de cause. Hôtel ARMA RESIDENCY: 23€ (rés av hôtels.com - pte chambre propre ms défraîchie - près aéro international -sinon très mal placé, loin du centre - pas cher pour Mumbay) 9 novembre: Je ne voulais pas sortir de la chambre ce matin mais je me dis pour mon dernier jour, je vais sortir quand même. Tout compte fait, j’aurais mieux fait de suivre ma première idée. Je n’ai pas bien profité. Je suis partie de l’hôtel à 10H pour aller voir les Dabbawallaks, ces hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur famille les font parvenir, par train, à la personne concernée. Il faut rappeler que je les avais loupés à mon arrivée vu que c’était le week-end et qu’ils ne travaillaient pas… Aujourd’hui, j’ai loupé l’arrivage du train donc je n’ai vu que la fin quand ils chargent les récipients sur les vélos et les charrettes pourtant j’étais partie 1H30 à l’avance mais les embouteillages et l’hôtel à 20 km, le banquier qui me tient 25 minutes pour me changer 30 euros qui finalement ne me changera pas… En fait, j’ai fait 5 banques et personnes n’a pu me changer mes 30 euros; c’est finalement un type à qui j’ai demandé le chemin qui m’a accompagné et me les a fait changer en noir à un gars sur le trottoir. Il y a des choses ainsi en Inde qu’on ne peut expliquer! À quoi sert une banque ici? L’hôtelier lui voulait me les reprendre à 55 alors que le taux est de 67 actuellement. Bon après tout ça, je reprends un taxi et me dirige vers le planétarium et le musée Nehru. J’ai assisté à la séance en langue du pays qui n’est pas l’hindi mais de toute façon, je ne comprends pas l’anglais alors… c’est juste pour la vue; j’avais fait la même chose à Calcutta. Le musée ne m’a pas intéressé comme je croyais mais c’est sûrement le trop plein de visites! J’avais réservé ma nuit à l’hôtel pour me reposer avant de partir et me doucher et voilà que trois hommes viennent démonter la télévision alors que je suis dans mes préparatifs; je les ai viré de la chambre après dix minutes. Mon avion part à 2H45 du matin et ainsi se termine mon voyage de six semaines en Inde! Merci à mon amour de m’avoir laissé faire ce long périple! Marie MUMBAY HOTEL ROYAL CASTLE 76 August Kranti Marg MUMBAY (+91222388388887) HUBLI HOTEL ASHOKA TOWERS Lamington Road HUBLI (0836 2362271/2362271/09845557790 BADAMI HOTEL LIKE HERITAGE HAMPI RANJANA GUEST HOUSE Behind Govt School HAMPI TEL/09448989304 / 08394 / 241696 HASSAN SOUTHERN STAR HOTEL B.M. Road HASSAN (0091/8172251816 MYSORE HOTEL THE GALLERY VIEW Deshika Road MYSORE BANDIPUR-MUDUMALAI BAMBOO BANKS FARM GUEST HOUSE MUNNAR HOTEL AMBADY’S FALLING WATERS Kurisupara, Kallar - Mangulam Road Kallar - Vattayar PO MADURAI THE MADURAI RESIDENCY 15, West Marret Street RAMESHWARAM HOTEL VINAYAGA 5, Railway Feeder Road RAMESHWARAM KANYAKUMARI LAKSHMI TOURIST HOME 2-18, A6 Near Thaermoodu KANYAKUMARI TEL 04652 246262/00914652-246161 KOVALAM HOTEL SHANTIGIRI LIGHT HOUSE ROAD - KOVALAM ALLEPEY HOTEL SOUTHCANAL HOLIDAY Civil station Ward (near Lighhouse) MUPPALAM - ALLEPEY TEL (SHARMER 9895570966 / 9349870966 COCHIN ORION HOLIDAYS K L Bernard Master - Road Njaliparambu jonction (fort Cochin)Tel 9846052897 GURUVAYOOR SREE GOKULAM SABARI North Outer Ring Road GURUVAYOR (487 2560 148) CALICUT HOTEL MALABAR PALACE Manuelsons Jn, G.H. Road, KOZHIKODE (0495 2721511) MUMBAYHOTEL ARMA RESIDENCY 74/P Kherani Road, Opp. Andromeda Gundocha Oncl., Sakinaka, Andheri E MUMBAY Tel: +912267314100 MARIE
Croisière sur le Celebrity Solstice du 23 octobre au 4 novembre: le retour English translation pending
Bonjour à tous 😉
1° étape : Par sécurité, nous avons décidé de partir un jour avant l'embarquement. Donc vol Easyjet St Exupéry-Barcelone ( une heure et des poussières), puis bus aéroport-place Catalunya (5,30€). L'hôtel réservé est à deux pas de la place, sur les Ramblas. Comme nous connaissons bien la ville, et le temps étant très clair, nous prendrons le téléphérique qui surplombe le port, de la plage Barceloneta jusqu'à Montjuic; Je signale que l'on ne peut pas le prendre à partir du pylône intermédiaire du Centre commercial, donc un bus nous emmène directement à Barceloneta. Pour la super paella aux fruits de mer, ce n'est pas l'heure, donc ce sera pour une autre fois ! La vue est magnifique sur Barcelone et le port, ou l'on aperçoit le Brilliance, le Liberty, et le Sovereign. Retour à pieds depuis le parc de Montjuic jusqu'aux Ramblas. Le samedi soir, sur les Ramblas, il y a un monde fou, un rassemblement du tout Barcelone, touristes et autres !!! A éviter ...🙁😠🏴☠️ Le dimanche matin, petite promenade dans le quartier Gotic, jusqu'à la cathédrale, toujours en travaux (comme la Sagrada). Vers 11 heures, taxi pour le port et le grand départ... Le Solstice n'est pas nouveau pour nous ( c'est notre 2° croisière)...à côté de lui l'immeuble-paquebot Epic (encore plus grand que lui)... et un peu plus loin, Grand Holiday et un Ryndam. Etiquettes et prise en charge immédiate des bagages. Il est 11h30. Salle d'embarquement très bien organisée, avec plusieurs comptoirs par pont, donc presque pas d'attente. Passage obligé par la boutique duty-free pour l'achat des 2 bouteilles (autorisées par la compagnie) pour le petit apéritif sympa dans la cabine ou sur le balcon. Nous retrouvons la même cabine qu'en 2009, où nous déposons les bagages à main, puis direction le buffet, car nous avons un petit creux ! Retour dans la cabine, les bagages sont arrivés, et sur le lit les divers documents : Journal de bord (to day) en français, invitations aux cocktails Cruise critic et Captain's club pour le lendemain, jour de navigation. Départ de Barcelone à l'heure : 17h. Nous retrouvons les autres Français au dîner du Restaurant Grand Epernay. Nous serons 6 en tout. Spectacle au grand théâtre, avec présentation de tous les artistes du Solstice. Ouf, la cabine et le lit sont les bienvenus ! La suite dans un autre post
Josiane
1° étape : Par sécurité, nous avons décidé de partir un jour avant l'embarquement. Donc vol Easyjet St Exupéry-Barcelone ( une heure et des poussières), puis bus aéroport-place Catalunya (5,30€). L'hôtel réservé est à deux pas de la place, sur les Ramblas. Comme nous connaissons bien la ville, et le temps étant très clair, nous prendrons le téléphérique qui surplombe le port, de la plage Barceloneta jusqu'à Montjuic; Je signale que l'on ne peut pas le prendre à partir du pylône intermédiaire du Centre commercial, donc un bus nous emmène directement à Barceloneta. Pour la super paella aux fruits de mer, ce n'est pas l'heure, donc ce sera pour une autre fois ! La vue est magnifique sur Barcelone et le port, ou l'on aperçoit le Brilliance, le Liberty, et le Sovereign. Retour à pieds depuis le parc de Montjuic jusqu'aux Ramblas. Le samedi soir, sur les Ramblas, il y a un monde fou, un rassemblement du tout Barcelone, touristes et autres !!! A éviter ...🙁😠🏴☠️ Le dimanche matin, petite promenade dans le quartier Gotic, jusqu'à la cathédrale, toujours en travaux (comme la Sagrada). Vers 11 heures, taxi pour le port et le grand départ... Le Solstice n'est pas nouveau pour nous ( c'est notre 2° croisière)...à côté de lui l'immeuble-paquebot Epic (encore plus grand que lui)... et un peu plus loin, Grand Holiday et un Ryndam. Etiquettes et prise en charge immédiate des bagages. Il est 11h30. Salle d'embarquement très bien organisée, avec plusieurs comptoirs par pont, donc presque pas d'attente. Passage obligé par la boutique duty-free pour l'achat des 2 bouteilles (autorisées par la compagnie) pour le petit apéritif sympa dans la cabine ou sur le balcon. Nous retrouvons la même cabine qu'en 2009, où nous déposons les bagages à main, puis direction le buffet, car nous avons un petit creux ! Retour dans la cabine, les bagages sont arrivés, et sur le lit les divers documents : Journal de bord (to day) en français, invitations aux cocktails Cruise critic et Captain's club pour le lendemain, jour de navigation. Départ de Barcelone à l'heure : 17h. Nous retrouvons les autres Français au dîner du Restaurant Grand Epernay. Nous serons 6 en tout. Spectacle au grand théâtre, avec présentation de tous les artistes du Solstice. Ouf, la cabine et le lit sont les bienvenus ! La suite dans un autre post
Josiane
Carnet de voyage Pérou/Bolivie été 2011 English translation pending
Voyage Pérou / Bolivie été 2011
D’abord un grand merci à tous les forumistes qui nous ont permis de préparer ce nouveau voyage. Ma fille Zoé est toute excitée à l’idée de découvrir un nouveau continent, ses étendues sauvages, ses montagnes majestueuses et sa culture inca encore bien présente et enfin respectée, après avoir été quasiment anéantie par les Conquistadores voleurs pilleurs. lundi 18 juillet
départ tôt le matin mal réveillés mais très excités. Vol Ibéria via Madrid. Après 4h d’attente nous embarquons pour Lima dans un “vieux” A340 bondé. Le survol de l’Amazonie puis de la Cordillère des Andes au soleil couchant nous donne un avant goût prometteur de ce qui nous attend. Ce sera la brume épaisse qui recouvre Lima! comme une mer de nuages dont les îles sont les sommets environnants, léchés par la chaleur du couchant. Les formalités douanières achevées avec nonchalance, nous sommes recueillis par César, chauffeur débonnaire et débrouillard, dépêché par nos hôtes, chargé de nous amener à nôtre point de chute dans le quartier de Chorrillos, au bord de l’océan, en dehors des endroits fréquentés. A la frontière des “favellas” du sud.
Cette maison d’hôtes a appartenu à un de mes amis et les nouveaux propriétaires veulent garder l’esprit d’accueil instauré par mon pote. Ca commence bien, même si c’est tout nouveau pour eux.
mardi 19 juillet
Après un bon petit déjeuner revigorant (on en a besoin car le décalage horaire fait des siennes), nous nous plongeons dans le quartier, accompagnés de notre hôtesse Elsita (qui ne parle qu’espagnol) pour changer argent et acheter une puce pour le téléphone mobile. Notre espagnol n’étant que très rudimentaire, c’est avec force gestes que nous nous faisons comprendre. Mais l’apprentissage de la langue se fera facilement au cours du voyage.... A noter que pour retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques, certaines banques prennent des commissions et d’autres pas. Ces obligations étant réalisées, le reste de la journée est dédié à la découverte de Lima emmitouflée dans son manteau de brume hivernale. Nous jetons notre dévolu sur le “centre historique” et la Plaza de Armas fourmillant de touristes alpagués par des “guides locaux” attirés par les dollars mais surveillés par une police débonnaire. Journée passée à marcher, visiter et découvrir une ville très attachante.
mercredi 20 juillet
Après une nouvelle nuit passée à Chorrillos, quartier grouillant et coloré, nous prenons un bus local en direction de Pisco. Ce dernier nous déposera sur la Panamericana Sur après 4h de trajet (20 soles/personne) puis un taxi jusqu’à Paracas. A noter que la compagnie Cruz del Sur assure ce trajet en direct mais l’agence que nous avions contactée à Lima n’était pas au courant (en fait, le bus reliant Lima à Ica s’arrête à Paracas!). Hôtel puis balade sur la plage, suivis par les pélicans en partie nourris par des pêcheurs du coin qui soulagent les touristes de quelques soles en échange d’une photo “inoubliable” prise en compagnie des palmidés gourmands gobant les poissons lancés à la volée. scénario convenu “attrape touristes” imaginé par les pêcheurs. Classique.

jeudi 21 juillet
Ce matin nous partons en bateau faire le tour des îles Ballestas. Balade touristique mais plaisante malgré le ciel voilé qui donne une teinte terne aux rochers couverts de guano. Peut importe, les colonies d’oiseaux et d’éléphants de mers répondent présent et se laissent photographier sans relâche affichant une certaine nonchalance.
L’après-midi est consacré à musarder dans le petit village touristique, la balade au sein de la réserve nous ayant été déconseillée par des routards rencontrés... et le LP!
Le soir venu nous prenons le “fameux” bus Cruz del Sur pour Arequipa via Ica. A noter que la gare routière de Paracas est à 100m de notre Hôtel! Trajet de nuit, confortable.
vendredi 22 juillet
Arrivée par un matin frais et ensoleillé à Aréquipa. A peine sortis du bus nous sautons dans un taxi qui nous dépose à la Casa de Avila qui sera notre point de replis pour les jours suivants. Immense bâtiment entourant un grand et paisible jardin. Accueil chaleureux, chambres spacieuses et simples. A 5 mn à pied de la Plaza de Armas. Une fois douchés et restaurés nous partons à la découverte de cette ville attachante qui s’étend au pied du Misti, magnifique volcan conique coiffé de neige. Sous un soleil qui chauffe rapidement notre peau. Visite troublante et instructive du museo Santury où se trouve la Princesse des glaces.
Après un déjeuner dans un restaurant où on nous arnaque avec le sourire, nous partons visiter le couvent Santa Catalina, ville dans la ville, à ne pas rater. Puis nous écumons la rue Jerusalen qui concentre les agences de trekking. C’est à Colca Trek que nous rencontrons une personne parlant parfaitement français qui nous conseillera très bien. En effet, je désire nous acclimater au mieux car ma fille de 13 ans n’est pas habituée à randonner au delà de 3000m, même si nous nous sommes déjà retrouvés au dessus des 4000m en Indes il y a 3 ans.
Nuit fraîche mais agréable. Sommeil réparateur.
samedi 23 juillet
Nous partons en taxi privé (négocié avec l’hôtel à un prix correct) pour Chiguata, petit village peu fréquenté à 40 mn d’Arequipa. Pendant que le chauffeur nous attend, lézardant au soleil sur l’inévitable plaza de armas, nous partons randonner à la découverte de la campagne paisible, au hasard des chemins qui traversent de petits hameaux de paysans. Nous arriverons quasiment au pied du Misti à plus de 3000m. Jolie balade qui s’avère être une bonne “mise en bouche” pour notre acclimatation. Nous ne croiserons que des paysans surpris de nous voir et des animaux de bât.
De retour à Arequipa, nous poursuivons notre visite de la ville et planifions la suite du voyage.

dimanche 24 juillet
Levés rudement à 2h30 pour partir dans le canyon de Colca à la Cruz del Condor. Trajet en mini bus peu confortable où nous tentons de “finir” notre nuit, malgré une personne malade. Je passe les détails! Petit déjeuner réparateur à Chivay avant de reprendre la piste alors que le soleil se lève. On avale les km et la poussière, en faisant quelques pauses photos/lama/pièges à touristes convenus jusqu’au Cruz del Condor surplombant quelques 1200m d’à pic dans le cañon. Nous sommes alors à 3600m et l’altitude se fait sentir, surtout dès que l’on marche pour trouver le spot idéal pour photographier ces superbes oiseaux. Parmi le flot de touristes ayant colonisés le promontoire... Tels des piafs patauds caquetants sur un îlot perdu! Malgré l’affluence, ça vaut le coup. En témoigne le nombre de photos que j’ai pu réaliser!
Retour sur Chivay où nous allons nous prélasser dans des thermes d’eau sulfureuse, en plein soleil. Hmm c’est bon! le déjeuner, local et copieux se prend dans un restaurant où se concentrent les touristes venus “faire” l’excursion.
Puis retour sur Arequipa en passant par la Reserva Salinas et un col à 4960m. Somptueux panorama sur les volcans alentours. Je marche difficilement contre le vent violent, sous l’effet de l’altitude. Les autres occupants du bus ont préféré rester blottis et à l’abri!
Durant la descente, nous croiserons lamas, alpacas et vigognes dans des paysages magnifiques et sauvages.

Ce soir nous prenons le bus pour Cusco.
lundi 25 juillet
Arrivée plus que matinale à Cusco, le soleil venant à peine de se lever. La fraîcheur de l’aube est palpable. le taxi nous emmène sur la place de l’église à San Blas, quartier sur les hauteurs de la ville. Mais il faut encore marcher sur l’escalier qui monte raide. Les sacs paraissent plus lourds que d’habitude à cette altitude (3300m)! Zoé est rapidement essoufflée et je n’en mène pas large... avec 21kg sur le dos+ le sac photo! Nous arrivons enfin à l’hospedaje del artesiano où nous passerons nos prochaines nuits. Sympathique auberge avec un grand patio qui s’éclaire au soleil du matin. Notre chambre n’étant pas encore prête, nous allons prendre un petit dèj qui devrait bien nous réchauffer. Sur les conseils de Fredi le gérant de l’auberge, nous descendons une ruelle raide, étroite et pavée jusqu’au bon Pasteur, boulangerie dont les effluves parfument la rue. Un régal. Puis nous remontons à l’auberge, prendre une douche chaude et réparatrice pour, ensuite... redescendre explorer la ville!... Ca c’est le meilleur moyen de poursuivre notre acclimatation!... vive les ruelles, fort agréables au demeurant, du quartier San Blas!
Propres et restaurés nous partons donc à la découverte de Cusco, sous un grand soleil revigorant. Bien que pleine de touristes et autres “zonards européens”, cette ville est attachante. nous nous perdons dans les ruelles et les marchés d’artisanat où nous nous faisons régulièrement accoster pour nous vendre toutes sortes de choses en “pur alpaca”. Il faut vraiment faire attention, comparer les prix et marchander, pour ne pas trop se “faire arnaquer”... ce qui est humain!... surtout quand on sait que les revenus des cusquenios proviennent quasi exclusivement du tourisme.
Sur la plaza de armas, nous assistons au défilés des écoles pour la fête nationale péruvienne; chaque jour durant la semaine vont défiler différents corps de métiers, pour finir par les militaires.
Puis nous organisons les jours suivants dont la visite du Machu Picchu. Heureusement que nous avons Fredi et Allan (à l’auberge) qui vont nous tirer d’un mauvais pas. En effet, si j’ai réservé les billets de train pour le Machu (et 6 semaines avant le départ c’était déjà trop juste!) je n’avais pu le faire pour les billets d’entrée, car le site internet était trop lent (surchargé?) et donc il n’y avait plus de place pour le 28/07!... venir jusqu’ici, avoir le train mais pas les entrées au Machu... nous étions effondrés! Mais Allan, travaillant aussi pour une agence locale a pu me trouver les 2 dernières places (dans le lot des pré-réservées des agences!)... ceci a été finalisé 20mn avant la clôture des réservations!! OUF!
Nous convenons de la location d’un taxi/guide pour nous emmener de site en site le long de la Vallée Sacrée sur les 2 jours suivants (200 soles/j, correct).
mardi 26 juillet
Après un petit dèj au bon Pasteur, désormais incontournable, nous retrouvons notre chauffeur fort sympathique qui sera donc notre guide pour la journée. Nous allons à Pisacq, visiter les ruines. Quelques haltes sont prévues pour faire des achats (si on veut!), des photos, ... il est intarissable, nous racontant l’histoire des lieux visités agrémentés d’anecdotes... Arrivés à Pisacq en fin de matinée, nous sommes surpris par le nombre de touristes (il est peut-être préférable d’y aller plus tôt... ou plus tard dans l’après-midi). Nous nous frayons un passage entre les groupes guidés qui font la queue, pour essayer de trouver un peu de calme. Nous sommes alors en plein soleil et à près de 3000m d’altitude. Malgré la fréquentation, les ruines de la citadelle inca valent le détour. Nous marcherons 2 bonnes heures durant, le retour à la voiture se faisant par un chemin inédit et ardu ... nous étions seuls! A noter que si vous choisissez cette option, demandez à votre chauffeur de vous attendre au village et prenez le chemin descendant de la citadelle au village de Pisacq. Super balade assurée!

Nous retournons ensuite sur Cusco en s’arrêtant à Tambo Machay, Qenko et surtout les imposantes ruines de Saqsaywaman qui surplombent Cusco.

Après un dîner réparateur, nous allons nous coucher. A noter que le mal de tête a disparu et que les escaliers ne sont plus un calvaire!
mercredi 27 juillet
Contre toute attente “on” nous a changé de chauffeur. mais le nouveau étant un copain du premier, nous ne perdrons rien au change. Direction Chinchero, village agréable et ensoleillé, sur un plateau cerné de hauts sommets enneigés. Tout est paisible, hormis la ruelle concentrant les boutiques à touristes et la place... de l’église où les marchands à la sauvette ont installé leur bardas à même le sol. Ambiance plus sympathique qu’ailleurs. A noter que ce n’est pas jour de marché. l’église est magnifique, murs et plafonds entièrement recouverts de fresques racontant la vie des saints et de Jésus, telles une immense BD! A ne pas manquer!
Nous nous dirigeons vers les très connues Salinas, spectaculaire site à flan de montagne où on extrait le sel depuis l’époque inca. Les touristes sont accueillis “comme il se doit” mais le lieu vaut vraiment la peine d’être arpenté.


Nous poursuivons notre visite de la Vallée Sacrée par les terrasses de Moray, à quelques km du petit village de Maras où se déroule le traditionnel défilé de la fête nationale, tous les gamins sont en uniforme repassé mais poussiéreux (en fait une partie des enfants vient de Moray et environs à pied par la piste!... 9 bons km!). Bel endroit mais nous y arrivons peu après un bus de touristes beuglants au centre des terrasses en gradins très bien restaurées. A noter qu’il existe d’autres terrasses en ruines ignorées des touristes séparées des premières par un relief du terrain... Nous y étions seuls, au soleil chauffant du midi. Un régal.

Nous traversons de nouveau Maras très animé en direction d’Urubamba où nous irons déjeuner au marché ( je regrette de ne pas être resté à Maras pour manger sur la Plaza de armas au milieu des villageois). Nous sommes les seuls étrangers, les bus bondés de touristes s’arrêtant aux restaurants alignés le long de la route principale. enfin, nous atteignons Ollantaytambo, terme de notre journée où nous posons les sacs dans une “hospedaje” à l’entrée de la petite ville, au calme au fond d’un jardin fleuri. Nous nous retrouvons alors faisant la queue pour monter les terrasses escarpées qui gardent les ruines incas. Des dizaines de bus déversant des flots de touristes bruyants. La tour de Babel c’est ici!
jeudi 28 juillet
Ce matin nous prenons le train pour le Machu Picchu. Petit dèj à la gare d’Ollanta. On a le temps car le train part à 8h30 (pas de train plus tôt car je m’y suis pris trop tard pour la réservation: 6 semaines avant de partir pourtant!). Sur le quai, touristes et vendeurs des sempiternels souvenirs. Habituel.
Arrivée à Aguas Calientes, village qui semble née du tourisme: les hôtels alternent avec les pizzerias et les magasins de souvenirs. Les rues peuplées de touristes partant ou revenant du Machu Picchu. Bus hors de prix pour monter au site (ne sachant pas si Zoé était capable d’enchaîner la montée à pied et la balade, d’autant plus que nous n’avions pas pu partir tôt, j’ai opté pour le bus). Queue pour déposer un sac à la consigne, queue pour pénétrer dans l’enceinte, queue pour grimper les escaliers escarpés. Mais quel endroit!! Inoubliable... Incontournable... malgré la fréquentation. Il paraît d’ailleurs que pour préserver le site il ne faudrait pas plus de 1000 à 1500 visiteurs/j alors qu’il en passe entre 2000 et 2500! Nous sommes rentrés en fin d’après midi à Aguas exténués et ravis, malgré un ciel plus que couvert... mais qu’importe!

Nous partons à la recherche d’un hôtel car pas de retour possible sur Ollanta le jour même!... Il faut vraiment réserver très tôt ses billets de train et d’entrée au Machu TRES longtemps à l’avance, quitte à adapter le reste du voyage! Bon c’est facile car on a l’impression qu’ici il y a plus d’hôtels que de chiens errant! Nous trouvons vite. hospedaje sobre et propre mais cher (40$US la nuit+ petit dèj!). La nuit sera très bruyante. Je n’ai pas aimé ce village... du moins ce que le tourisme excessif en a fait... car ce lieu niché au creux de montagnes comme des pains de sucre emmitouflés d’une forêt de nuages devait être beau et paisible... à l’Origine!
vendredi 29 juillet
Retour sur Cusco. Avant de prendre le bus pour Copacabana et la Bolivie via Puno, nous visitons l’église de San Blas et la cathédrale. Superbe édifice mais les commentaires de l’audio guide me laissent un peu perplexe...
Samedi 30 juillet
Halte ennuyeuse et froide dans la gare routière de Puno. Le soleil se lève avec une odeur tenace de poisson. Le lac Titicaca est à 2 pas. Nous repartons dans un bus poussif, longeant le lac aux teintes changeantes au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel d’un bleu profond et pur. Nous sommes à plus de 3800m d’altitude. Les montagnes sculptées de glaciers de la Cordillère Real sont comme incrustées dans l’azur. C’est magnifique et j’en oublie la nuit difficile passée de le bus (pourtant “cama”) plus que vieillissant. Zoé dort à points fermés. On passe la frontière à pied entre 2 bus. Attente modérée pour changer de l’argent (en boutique ou dans la rue c’est le même taux) puis pour “tamponner” les passeports.
Enfin on arrive à Copacabana sous un soleil déjà chaud. Estival! Galère pour trouver une chambre vu qu’on a rien réservé! En fait il est préférable de réserver si l’on veut directement prendre le bateau pour l’Isla del Sol à l’embarcadère du port (ils partent vers 13h30). On finit par trouver notre bonheur à Las Olas (grâce à un désistement de dernière minute), cadre superbe pour un prix “modique” : 40$US la nuit petit dèj compris avec vue imprenable sur le lac (pour mémoire, c’est ce que l’on a payé à Aguas Calientes!).

On descend vers l’embarcadère pour malgré tout tenter une excursion vers l’Isla del Sol, même si les bateaux sont tous partis (il est 15h). Mais le prix pour une embarcation privée est exorbitant. Engageant la conversation avec des “touristes bolivien” on se retrouve à partager un bateau pour visiter des îles flottantes bien artificielles construites pour les touristes qui y viennent pêcher des truites dans un bassin pour les manger. C’est l’occasion de rencontrer des gens bien sympathiques.
De retour à notre chambre, Zoé s’endort dans le hamac, exténuée par la balade à une telle altitude, tandis que je prépare le feu dans le poêle à bois... il fait froid la nuit!
Dimanche 31 juillet
C’est LA journée de transport. Longue, ennuyeuse. Exténuante. On se lève “tôt” dans le froid matinal pour aller prendre le petit dèj au marché, parmi les locaux, avant de prendre le bus pour La Paz où, théoriquement, nous attendent Lisa et Johann. Le petit bus démarre à 8h du matin, dévalant la route en longs méandres surplombant la rive du lac Titicaca, dans la fraîche clarté du matin. Puis l’on stoppe pour embarquer dans un canot qui nous fait traverser un des nombreux recoins du lac, tandis que le bus vide emprunte une barge.
Puis nous reprenons la route jusqu’à la gare routière “du cimetière” de La Paz. Ville que nous prendrons le temps de découvrir à notre retour de “trek”.
Un taxi plus loin et nous nous retrouvons à la gare centrale. A peine les bagages en main, nous voyons arriver Lisa... Quelle ponctualité, pour un rendez-vous donné par mail il y a plus de 15j!... sans nous connaître autrement que par le web!
Petit dèj dans les courants d’air glacial de la gare routière, durant lequel on fait connaissance. Beaucoup de mendiants, “zonards” et agents de sécurité dans cette gare où il faut donc surveiller étroitement ses bagages. Billets de bus (encore!) pour Oruro d’où nous prendrons le train de nuit pour Tupiza, pré réservé par Tupiza Tour.
Bus local où nous sommes les seuls étrangers. Inconfortable. Voyage agrémenté par des films de série Z que tonitrue une TV d’un autre âge. Têtes pleines du cahotement du bus agrémenté du brouhaha strident de la TV, saupoudré du ronflement de quelques passagers.
Arrivée à Oruro dans la brume glaciale du crépuscule, un taxi nous jette à la gare où nous nous engouffrons dans le train. La plupart des passagers sont des touristes étrangers.
Nous ne verrons quasiment rien d’un paysage a priori superbe. Dîner dans le wagon restaurant bringuebalant, où toute tentative de porter la fourchette à la bouche relève d’un exploit... Puis film DVD sur TV “géante” avant de plonger dans un sommeil saccadé.
Lundi 1er Août
Arrivée à Tupiza. Le soleil matinal ne parvient pas à nous réchauffer, tant le vent soutenu nous glace la couenne, projetant des milliers de grains de sable qui nous mitraillent le visage. On se croirait dans un western. Notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’agence. Discussion car il est possible que nous ne puissions réaliser le circuit prévu en raison d’une neige abondante et inhabituelle tombée il y a 3 semaines. Le vent continu ayant formé des congères! Nous partons à “l’aventure” dans un toy land cruiser en bon état, accompagnés d’une cuisinière. Mais après une demi heure de route, une pierre vicieuse perfore le radiateur!
Nous attendons 2 heures dans le vent mais avec une vue splendide sur la “quebrada de Palala” ravines ocre/rouge aux reflets bleutés ciselées par le vent (encore lui!) et les pluies. Enfin un nouveau 4X4 arrive. Le temps de transférer les bagages et les réserves d’essence et nous repartons sur une piste sinueuse et déserte.

Nous faisons halte dans un “hameau” à l’entrée d’une petite vallée pour déjeuner dans une petite épicerie qui propose l’essentiel pour dépanner un voyageur étourdi... ou un “routier” dans le besoin. Elle est tenue par 3 indiennes sans âge qui nous regardent manger, un sourire édenté et débonnaire accroché à leurs lèvres.
Nous repartons rapidement sur une route toujours déserte, traversant des cañons déserts et sauvages, animés par un vent tourbillonnant. Notre chauffeur nous permettant régulièrement de marcher durant 30 à 40 minutes pour nous dégourdir les jambes et nous imprégner de ces lieux changeant au gré des rayons du soleil se jouant des rochers et du sable en mouvement.
On arrive à San Antonio de Lipez village perdu à 4200m, surgi au détour d’un méandre du torrent asséché que nous suivons. Sous un soleil rougi, comme préparant sa couche sur ce paysage aride. Désert le village. Nous nous aventurons dans la rue principale, les sens en éveils. Bruits du vent entre les maisons. Puis nous croisons des enfants surpris de nous voir (autant que nous!) sortant de nulle part, joueurs et hilares. Nous retournons sur la place de l’église où nous avait laissé notre 4X4, accompagnés des gamins.
Nous arriverons à notre auberge rustique et spartiate, alors que la nuit est tombée. Dans un froid sec qui nous hérisse l’échine. Les doudounes sont les bienvenues. Toujours seuls. Nous installons nos duvets dans notre chambre qui se réduit à l’essentiel et nous préparons au goûter, thé brûlant et biscuits secs, installé par notre cuisinière qui va préparer le dîner dans une cuisine attenante. Poêle à bois et terre battue.

Bon repas copieux et réparateur. Notre chauffer nous briefe sur le trajet de demain. Partie de cartes endiablée. Puis c’est l’épreuve du coucher: se déshabiller en un éclair avant de s’engouffrer dans le duvet... et garder les vêtements au chaud pour le lever!... à la lumière de nos frontales!
Mardi 2 Août
Nuit très froide. Réveil à l’aube. Personne n’ose aventurer ne serait ce qu’une main hors du duvet. Vu que nous avons tous le bout du nez glacé! Petit dèj’ rapidement englouti et nous voilà de nouveau sur la route. Soleil et froid toujours au rendez-vous. Paysages toujours superbes et changeants. Stop au “vieux” village fantôme de San Antonio où les conquistadores ont longtemps exploité les mines d’argent... et les habitants..... Seuls les viskashs (kangourous andins) ont recolonisé l’endroit. Ce sont de gros lapins avec des pattes arrières surdimensionnées et une queue d’écureuil... comme de gros chinchillas quoi! On est toujours seuls.
On poursuit le périple sur des pistes cahoteuses entre 4000 et 5000m.
Nous nous approchons du volcan Uturuncu sans pouvoir le gravir (ce qui était initialement prévu) en raison du vent et des congères qui se sont formées. Trop dangereux. En effet, même si la neige a fondu et la piste globalement dégagée, les faces nord sont encore bien blanches et les gués souvent glacés. On est parfois obligé de dégager les torrents de leur couverture instable pour ne pas déchirer les pneus en traversant le manteau glacé qui s’effondre sous le poids du 4X4.

Pose à la superbe Laguna Celeste, en partie recouverte d’une épaisse couche de glace. Nous y restons une bonne heure à déambuler dans ce paysage magique et désolé.

Arrivée en fin d’après midi à notre gîte étape, toujours aussi spartiate que le précédent. Ici aussi l’eau, quand il y en a, est glacée. Mais la douche ne fonctionne pas... de toute façon personne n’avait envie de se doucher à l’eau froide... à 4300m et à 5°C environ! Goûter et bon repas. J’emmène Zoé braver la nuit glaciale et planter notre regard dans le ciel lacté d’étoiles. On se croirait en plein espace. Dans la navette spatiale! Puis de nouveau l’épreuve du couchage.... A noter que nous ne sommes plus seuls... Deux 4X4 on déversé leur contenu de touristes (tout comme nous!) avec qui nous échangeons nos impressions.
Mercredi 3 Août Réveil glacé... on se prépare vite. Question d’entraînement. Petit dèj partagé avec les autres groupes. Les autres trekkeurs sont aussi transis que nous... cherchant un réconfort dans le café du matin. Les véhicules s’ébrouent et nous partons en convoi peu après l’aube. Luminosité contrastée caractéristique du matin en altitude. On s’en lasse pas! Après quelques passages de gués on aborde la laguna Hedionda vert orangé en raison du soufre dissout dans l’eau. En partie gelée. Tout le monde reste sur la “plage” enneigée. Je m’aventure sur la glace tout en la testant du pied.... sauf qu’elle cède brutalement! J’ai eu juste le temps de prendre une photo!...
je me débats, de l’eau jusqu’aux cuisses.... étrangement tiède l’eau!... tout en protégeant l’appareil photo je m’extirpe de la laguna, sous les rires des autres et le regard inquiet de ma fille. Hors de l’eau il fait soudainement froid! je me change rapidement et nous continuons notre route, traversant des paysages lunaires saupoudrés de neige.
Arrivée cahoteuse sur la rive de la Laguna Verde. d’un vert turquoise saisissant, battue d’écume soulevée par le vent quasi permanent . Au loin, le Licancabur que nous ne pourrons pas non plus gravir. Sempiternels vent et congères.
Nous ferons halte au bord de la Laguna Kollpa (si je ne me trompe pas!) où se déverse une eau chaude volcanique. Une “piscine” de pierres accueille les touristes. Nous déjeunons dans une grande salle bruyante et quelconque. Une indienne vend des produits de première nécessité.
Nous reprenons la piste qui est de plus en plus fréquentée. Elle grimpe à Sol de Manana (près de 5000m) où on se retrouve au milieu de geyser bruyants crachant leurs volutes soufrées. Entre les bulles boueuses qui donnent vie aux cratères. Paysages d’Origine du Monde.

Notre gîte étape est aussi basique que les précédents... eau congelée dans les conduites, plus d’électricité... seul luxe un poêle à bois qui fuit où je peux tenter de faire sécher mes chaussures. Nous repartons vite pour assister au coucher du soleil sur la Laguna Colorada, lac rougeoyant au pied d’un volcan éteint. Roche noire maculée de neige découpant un ciel bleu intense. Spectacle somptueux qui nous laisse sans voix. Les flamants roses et les lamas animent ce décors digne d’un film fantastique. Nous passons quelques heures à déambuler sur les rives de cette apparition. Imprégnés de la magie du lieu.

Nous attendons le coucher du soleil et sommes les derniers à regagner le gîte. Dîner bon enfant. Nous échangeons nos plats avec les autres groupes. Faut dire que les cuisinières se surpassent quotidiennement, préparant une abondante nourriture locale et goûteuse. On en oublie le froid qui atteint un niveau inégalé. Emmitouflés dans nos doudounes comme des scaphandres d’astronautes, nous sortons du gîte pour nous vautrer dans le ciel cristallin. Et, comme le chantent les indiens, ouvrir les yeux pour cueillir les étoiles. Nous nous couchons avec la rapidité d’un ravitaillement de F1!
Jeudi 4 Août
Nous sommes les derniers à partir. Les autres ont eu le courage de se réveiller à l’aube pour assister au lever du soleil sur la Laguna Colorada. Pas de chauffage dans le 4X4. On roule à vue au travers d’un pare brise occulté par le gel. Nous descendons progressivement vers la Laguna Negra et le désert de Siloli, parsemé de rocs comme en suspension.
Le volcan Ollagüe imprime l’horizon du haut de ses 5865m fumants. Mais impossible à gravir. Vent et congères.... Toujours.
La piste nous bringuebale jusqu’à la voie ferrée westernienne transportant minerais et sel de la Bolivie au Chili. Contrôle militaire débonnaire.
Nous pénétrons le Salar de Chiguana en traversant un entrelacs de coraux et d’algues fossilisés témoins d’un ancien lac... il y a quelques millions d’années.... à 3600m d’altitude environ. Halte à la gruta de las galaxias, grotte couverte d’algues fossilisées, jouxtant la cueva del diablo, grotte contenant des tombes Chullpas pillées. Le tout coiffé de cactus pétrifiés.

Le soleil couchant éclaire notre arrivée à l’hôtel de sel qui sera notre point de chute de la nuit. Sur une rive du Salar de Uyuni. Hormis le fait qu’il soit entièrement construit de briques de sel, sa qualité première est que l’on peut bénéficier d’une douche chaude!.... Si si... même s’il faut débourser 10 bolivianos et que l’attente ressemble à celle endurée dans une administration bien de chez nous. Mais la douche est longuement fêtée... Comme une résurrection! La nuit étoilée est presque tiède, comparée aux précédentes... il est vrai que nous sommes à 3600m et sans vent!... Il fera même trop chaud dans mon duvet...
Vendredi 5 Août
Après une “grasse matinée” (lever 7h!), nous roulons enfin sur la piste du Salar de Uyuni. Crissements et craquèlements sous les pneus du 4X4. Le soleil déjà haut joue avec les cristaux de sel... rien que pour nous éblouir. Ombres contrastées des îles de rocs sur cette immensité d’un blanc scintillant. Yeux écarquillés derrière les lunettes de soleil. Emerveillés.... et c’est que le début! Halte sur l’Isla Incahuasi, recouverte de cactus tendus comme des doigts de géants. Nous sommes quasiment seuls car les autres touristes, arrivés plus tôt, on déjà visité l’île et en sont à la pause près des 4X4 alignés sur la grève, comme des bateaux posés à marée basse. Nous en profitons pour déambuler sur les chemins et faire chauffer les cartes mémoire des appareils photo.

Nous repartons vers le volcan Tunupa que nous apercevons au loin... difficile d’apprécier les distances sur une telle étendue!... on roule bon train et pourtant on à l’impression de faire du sur place! Arrivée saisissante sur l’île en traversant un gué car l’eau crée un fin nappage sur le sel où tout se reflète... Impression d’être en suspension. On perd du temps à trouver un gîte dans le petit village de Coquesa car ceux espérés par notre chauffeur sont tous pleins. On jette notre dévolu sur un bâtisse de sel, très spartiate.... pas de douche... Pas grave on est propres d’hier! Nous prenons possession de la chambre et repartons sur une piste cahoteuse pour enfin grimper un volcan. petite altercation avec notre chauffeur et la cuisinière qui n’ont “pas compris” notre demande de panier repas pour nous restaurer en cours de rando (ils s’imaginaient qu’on déjeunerait au retour)... Munis de nos sandwiches, biscuits et bouteilles de maté de coca (légère collation au vu de ce qui nous attend!) nous débutons l’ascension du Tunupa. Pente très raide et caillouteuse qui débute à 3800m. Le soleil tape dur à cette altitude et l’air sec nous ramone les bronches. Zoé est vite essoufflée... mais courageuse, continue sa rude progression tel le Sisyphe de la mythologie...La pente s’adoucit enfin. Le pas se fait moins lourd et les poumons ne sont plus des soufflets de forge. On s’arrête à plus de 4500m pour admirer le paysage saisissant tout en dévorant notre pitance. Il se fait tard mais nous décidons de poursuivre un peu l’ascension. On ne peut se résigner à redescendre de suite! Mais nous ne pourrons atteindre le “balcon” du volcan à 5000m car le soleil rougeoie et Zoé a tout donné. je la comprend et suis fier d’elle! Le pic sommital du Tunupa, à 5400m, nous enveloppe de son ombre.
Il est temps de rebrousser chemin. Le retour est bien plus facile même s’il est “casse pattes”. On se régale de la lumière qui enveloppe les îles au loin et donne cet atmosphère ouaté au Salar. Nous arrivons au 4X4, les cuisses éreintées, les genoux surchauffés.
A peine de retour au gîte, le chauffeur nous propose une balade sur le Salar pour regarder le couchant sur le Tunupa. Je suis seul à accepter l’invitation. Il stoppe le 4X4 à quelques km de l’île. Je déambule sur le Salar... plein du silence profond. Comme irrigué de son flux. Surprenante situation... seule la lumière changeante du couchant paraît mobile. Vivante. le village de Coquesa paraît inhabité. je reste là 2 heures à regarder le soleil retoucher ce paysage d’un autre âge comme un peintre modifiant une toile qu’il ne finira jamais. Le froid m’imprègne peu à peu mais je ne le ressens pas. Comme anesthésié... sensation irréelle. J’en oublie parfois de prendre des photos...
Le soleil est maintenant couché. Le froid est bien présent et nous retournons au gîte où 2 groupes nous ont rejoints. La nuit sera “douce” comparée aux précédentes. Mais je serai réveillé par une courte, dense et intrigante pluie... puis par les aboiements d’un chien... ça c’est tout comme chez nous!
Samedi 6 Août
Nous partons après le lever du soleil que nous ne pourrons donc pas admirer. Nous roulons vers Colchani puis Uyuni. C’est donc le dernier jour de notre circuit... Semaine trop vite passée. Au milieu de “nulle part” le chauffeur stoppe. Nous voyons le Tunupa se dessiné sur l’horizon, tout comme les reliefs environnants... comme encore embrumés de la nuit passée. Moteur coupé, le silence est encore une fois saisissant. Presque pesant. Le Salar est vraiment un lieu fascinant où l’on ressent l’emprise du minéral. Comme plongé dans la Préhistoire. Drôle de saut dans le temps!

Après quelques achats réalisés auprès des petits marchands de Colchani, nous roulons sur Uyuni. Le vent vigoureux tournoie entre les maisons. Poussière et déchets comme en suspension. Nous visitons le traditionnel cimetière de locomotives et pénétrons dans cette ville toute surgie d’un western de série B.
Nous quittons chauffeur et cuisinière et attendons notre bus qui doit nos ramener à La Paz. Le quartier de la “gare routière” s’anime à la nuit tombée, dans le froid venteux. impression de pauvreté omniprésente. Nous embarquons dans un bus qui doit avoir quelques milliers d’aller/retours su la capitale, à en juger par son état très fatigué... proche du délabrement. Le trajet s’avère mouvementé. Sportif même. Durant les premières heures, la piste en tôle ondulée torture le bus et nos pauvres vertèbres. Ma tête heurtant régulièrement la fenêtre qui reste entrouverte laissant passer le froid poussiéreux. Un ou deux gués ferons gîter et tanguer dangereusement notre bus qui couine, geint et grince de toutes parts... Puis c’est au tour des WC chimiques de rendre l’âme et déverser une odeur nauséabonde dans la travée. Arrêt pipi dans un bled sans nom surgit de la nuit poussiéreuse et sans étoiles. Un passager se fait courser par un chien errant...
Dimanche 7 Août
Nous arrivons enfin à La Paz dans le froid matinal, fourbus et endoloris, pas fâchés de marcher enfin sur un sol ferme... comme après une longue traversée océanique. Hostal Naira que j’avais pris soin de réserver (la veille!) sur les conseils de l’agence de Tupiza. Nous passons tous sous une douche revigorante. Puis balade en ville où nous découvrons le quartier des vendeuses de foetus de lama et autres décoctions toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Zoé est à la fois fascinée et dégoûtée. Nous allons déjeuner dans un restaurant argentin qui se remplit de locaux venus en famille. Ambiance chaleureuse et repas pantagruélique. L’heure des adieux est venue. Nous laissons Lisa et Johann poursuivre leurs aventures vers Arequipa et la Cordillère Blanche. Super semaine avec ce couple “démarché” sur VF... merci VF!! Nous continuons notre découverte de la ville. Derniers cadeaux. Nuit bruyantissime dans l’Hostal pourtant sympa et confortable.
Lundi 8 Août
Avion LAN pour Lima. Voyage un peu long car escale à Santa Cruz. Mais confortable. César nous récupère à l’aéroport de Lima. Il fait nuit. Accueil toujours aussi chaleureux à l’auberge. Repas délicieux et nuit réparatrice.
Mardi 9 Août
Journée dédiée à la poursuite de la découverte de Lima. Le ciel est toujours aussi couvert, le gris bleuté métallique du ciel se mélangeant au gris vert de l’océan. Mise en jambe matinale avant la visite des musées. Le taxi que nous hélons ne sait en fait pas où se trouve le musée d’archéologie et d’anthropologie et nous perd dans les rues de Pueblo Libre. Puis nous allons découvrir le MALi (Museo de Arte de Lima) qui est en partie en réfection. L’après-midi sera passé à nous promener au hasard dans Miraflores avant de regagner “notre” quartier Chorillos.
Mercredi 10 Août
C’est le départ. Adieux à nos hôtes, L'immuable César nous accompagne à l’aéroport. Puis galère Ibéria jusqu’à Bordeaux: Attentes interminables à Lima puis Madrid. Personnel fermé et peu aimable, ne sachant que dire “on embarque bientôt”.Carrément “Je m’en foutiste” à Madrid. Attitude qu’on peut “laisser passer” à une compagnie Low Cost... mais vu le prix payé pour le vol.... j’ai jamais vu ça! Bref j’en fais quand même pas une affaire d’état!... Chacun doit avoir des histoires croustillantes au sujet des compagnies aériennes!
Arrivée à Bordeaux. bien secoués par le jet lag. C’est quand qu’on repart???
D’abord un grand merci à tous les forumistes qui nous ont permis de préparer ce nouveau voyage. Ma fille Zoé est toute excitée à l’idée de découvrir un nouveau continent, ses étendues sauvages, ses montagnes majestueuses et sa culture inca encore bien présente et enfin respectée, après avoir été quasiment anéantie par les Conquistadores voleurs pilleurs. lundi 18 juillet
départ tôt le matin mal réveillés mais très excités. Vol Ibéria via Madrid. Après 4h d’attente nous embarquons pour Lima dans un “vieux” A340 bondé. Le survol de l’Amazonie puis de la Cordillère des Andes au soleil couchant nous donne un avant goût prometteur de ce qui nous attend. Ce sera la brume épaisse qui recouvre Lima! comme une mer de nuages dont les îles sont les sommets environnants, léchés par la chaleur du couchant. Les formalités douanières achevées avec nonchalance, nous sommes recueillis par César, chauffeur débonnaire et débrouillard, dépêché par nos hôtes, chargé de nous amener à nôtre point de chute dans le quartier de Chorrillos, au bord de l’océan, en dehors des endroits fréquentés. A la frontière des “favellas” du sud.

Cette maison d’hôtes a appartenu à un de mes amis et les nouveaux propriétaires veulent garder l’esprit d’accueil instauré par mon pote. Ca commence bien, même si c’est tout nouveau pour eux.

mardi 19 juillet
Après un bon petit déjeuner revigorant (on en a besoin car le décalage horaire fait des siennes), nous nous plongeons dans le quartier, accompagnés de notre hôtesse Elsita (qui ne parle qu’espagnol) pour changer argent et acheter une puce pour le téléphone mobile. Notre espagnol n’étant que très rudimentaire, c’est avec force gestes que nous nous faisons comprendre. Mais l’apprentissage de la langue se fera facilement au cours du voyage.... A noter que pour retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques, certaines banques prennent des commissions et d’autres pas. Ces obligations étant réalisées, le reste de la journée est dédié à la découverte de Lima emmitouflée dans son manteau de brume hivernale. Nous jetons notre dévolu sur le “centre historique” et la Plaza de Armas fourmillant de touristes alpagués par des “guides locaux” attirés par les dollars mais surveillés par une police débonnaire. Journée passée à marcher, visiter et découvrir une ville très attachante.

mercredi 20 juillet
Après une nouvelle nuit passée à Chorrillos, quartier grouillant et coloré, nous prenons un bus local en direction de Pisco. Ce dernier nous déposera sur la Panamericana Sur après 4h de trajet (20 soles/personne) puis un taxi jusqu’à Paracas. A noter que la compagnie Cruz del Sur assure ce trajet en direct mais l’agence que nous avions contactée à Lima n’était pas au courant (en fait, le bus reliant Lima à Ica s’arrête à Paracas!). Hôtel puis balade sur la plage, suivis par les pélicans en partie nourris par des pêcheurs du coin qui soulagent les touristes de quelques soles en échange d’une photo “inoubliable” prise en compagnie des palmidés gourmands gobant les poissons lancés à la volée. scénario convenu “attrape touristes” imaginé par les pêcheurs. Classique.

jeudi 21 juillet
Ce matin nous partons en bateau faire le tour des îles Ballestas. Balade touristique mais plaisante malgré le ciel voilé qui donne une teinte terne aux rochers couverts de guano. Peut importe, les colonies d’oiseaux et d’éléphants de mers répondent présent et se laissent photographier sans relâche affichant une certaine nonchalance.

L’après-midi est consacré à musarder dans le petit village touristique, la balade au sein de la réserve nous ayant été déconseillée par des routards rencontrés... et le LP!Le soir venu nous prenons le “fameux” bus Cruz del Sur pour Arequipa via Ica. A noter que la gare routière de Paracas est à 100m de notre Hôtel! Trajet de nuit, confortable.
vendredi 22 juillet
Arrivée par un matin frais et ensoleillé à Aréquipa. A peine sortis du bus nous sautons dans un taxi qui nous dépose à la Casa de Avila qui sera notre point de replis pour les jours suivants. Immense bâtiment entourant un grand et paisible jardin. Accueil chaleureux, chambres spacieuses et simples. A 5 mn à pied de la Plaza de Armas. Une fois douchés et restaurés nous partons à la découverte de cette ville attachante qui s’étend au pied du Misti, magnifique volcan conique coiffé de neige. Sous un soleil qui chauffe rapidement notre peau. Visite troublante et instructive du museo Santury où se trouve la Princesse des glaces.
Après un déjeuner dans un restaurant où on nous arnaque avec le sourire, nous partons visiter le couvent Santa Catalina, ville dans la ville, à ne pas rater. Puis nous écumons la rue Jerusalen qui concentre les agences de trekking. C’est à Colca Trek que nous rencontrons une personne parlant parfaitement français qui nous conseillera très bien. En effet, je désire nous acclimater au mieux car ma fille de 13 ans n’est pas habituée à randonner au delà de 3000m, même si nous nous sommes déjà retrouvés au dessus des 4000m en Indes il y a 3 ans.
Nuit fraîche mais agréable. Sommeil réparateur.samedi 23 juillet
Nous partons en taxi privé (négocié avec l’hôtel à un prix correct) pour Chiguata, petit village peu fréquenté à 40 mn d’Arequipa. Pendant que le chauffeur nous attend, lézardant au soleil sur l’inévitable plaza de armas, nous partons randonner à la découverte de la campagne paisible, au hasard des chemins qui traversent de petits hameaux de paysans. Nous arriverons quasiment au pied du Misti à plus de 3000m. Jolie balade qui s’avère être une bonne “mise en bouche” pour notre acclimatation. Nous ne croiserons que des paysans surpris de nous voir et des animaux de bât.
De retour à Arequipa, nous poursuivons notre visite de la ville et planifions la suite du voyage.

dimanche 24 juillet
Levés rudement à 2h30 pour partir dans le canyon de Colca à la Cruz del Condor. Trajet en mini bus peu confortable où nous tentons de “finir” notre nuit, malgré une personne malade. Je passe les détails! Petit déjeuner réparateur à Chivay avant de reprendre la piste alors que le soleil se lève. On avale les km et la poussière, en faisant quelques pauses photos/lama/pièges à touristes convenus jusqu’au Cruz del Condor surplombant quelques 1200m d’à pic dans le cañon. Nous sommes alors à 3600m et l’altitude se fait sentir, surtout dès que l’on marche pour trouver le spot idéal pour photographier ces superbes oiseaux. Parmi le flot de touristes ayant colonisés le promontoire... Tels des piafs patauds caquetants sur un îlot perdu! Malgré l’affluence, ça vaut le coup. En témoigne le nombre de photos que j’ai pu réaliser!
Retour sur Chivay où nous allons nous prélasser dans des thermes d’eau sulfureuse, en plein soleil. Hmm c’est bon! le déjeuner, local et copieux se prend dans un restaurant où se concentrent les touristes venus “faire” l’excursion.
Puis retour sur Arequipa en passant par la Reserva Salinas et un col à 4960m. Somptueux panorama sur les volcans alentours. Je marche difficilement contre le vent violent, sous l’effet de l’altitude. Les autres occupants du bus ont préféré rester blottis et à l’abri!
Durant la descente, nous croiserons lamas, alpacas et vigognes dans des paysages magnifiques et sauvages.

Ce soir nous prenons le bus pour Cusco.
lundi 25 juillet
Arrivée plus que matinale à Cusco, le soleil venant à peine de se lever. La fraîcheur de l’aube est palpable. le taxi nous emmène sur la place de l’église à San Blas, quartier sur les hauteurs de la ville. Mais il faut encore marcher sur l’escalier qui monte raide. Les sacs paraissent plus lourds que d’habitude à cette altitude (3300m)! Zoé est rapidement essoufflée et je n’en mène pas large... avec 21kg sur le dos+ le sac photo! Nous arrivons enfin à l’hospedaje del artesiano où nous passerons nos prochaines nuits. Sympathique auberge avec un grand patio qui s’éclaire au soleil du matin. Notre chambre n’étant pas encore prête, nous allons prendre un petit dèj qui devrait bien nous réchauffer. Sur les conseils de Fredi le gérant de l’auberge, nous descendons une ruelle raide, étroite et pavée jusqu’au bon Pasteur, boulangerie dont les effluves parfument la rue. Un régal. Puis nous remontons à l’auberge, prendre une douche chaude et réparatrice pour, ensuite... redescendre explorer la ville!... Ca c’est le meilleur moyen de poursuivre notre acclimatation!... vive les ruelles, fort agréables au demeurant, du quartier San Blas!
Propres et restaurés nous partons donc à la découverte de Cusco, sous un grand soleil revigorant. Bien que pleine de touristes et autres “zonards européens”, cette ville est attachante. nous nous perdons dans les ruelles et les marchés d’artisanat où nous nous faisons régulièrement accoster pour nous vendre toutes sortes de choses en “pur alpaca”. Il faut vraiment faire attention, comparer les prix et marchander, pour ne pas trop se “faire arnaquer”... ce qui est humain!... surtout quand on sait que les revenus des cusquenios proviennent quasi exclusivement du tourisme.
Sur la plaza de armas, nous assistons au défilés des écoles pour la fête nationale péruvienne; chaque jour durant la semaine vont défiler différents corps de métiers, pour finir par les militaires.
Puis nous organisons les jours suivants dont la visite du Machu Picchu. Heureusement que nous avons Fredi et Allan (à l’auberge) qui vont nous tirer d’un mauvais pas. En effet, si j’ai réservé les billets de train pour le Machu (et 6 semaines avant le départ c’était déjà trop juste!) je n’avais pu le faire pour les billets d’entrée, car le site internet était trop lent (surchargé?) et donc il n’y avait plus de place pour le 28/07!... venir jusqu’ici, avoir le train mais pas les entrées au Machu... nous étions effondrés! Mais Allan, travaillant aussi pour une agence locale a pu me trouver les 2 dernières places (dans le lot des pré-réservées des agences!)... ceci a été finalisé 20mn avant la clôture des réservations!! OUF!
Nous convenons de la location d’un taxi/guide pour nous emmener de site en site le long de la Vallée Sacrée sur les 2 jours suivants (200 soles/j, correct).mardi 26 juillet
Après un petit dèj au bon Pasteur, désormais incontournable, nous retrouvons notre chauffeur fort sympathique qui sera donc notre guide pour la journée. Nous allons à Pisacq, visiter les ruines. Quelques haltes sont prévues pour faire des achats (si on veut!), des photos, ... il est intarissable, nous racontant l’histoire des lieux visités agrémentés d’anecdotes... Arrivés à Pisacq en fin de matinée, nous sommes surpris par le nombre de touristes (il est peut-être préférable d’y aller plus tôt... ou plus tard dans l’après-midi). Nous nous frayons un passage entre les groupes guidés qui font la queue, pour essayer de trouver un peu de calme. Nous sommes alors en plein soleil et à près de 3000m d’altitude. Malgré la fréquentation, les ruines de la citadelle inca valent le détour. Nous marcherons 2 bonnes heures durant, le retour à la voiture se faisant par un chemin inédit et ardu ... nous étions seuls! A noter que si vous choisissez cette option, demandez à votre chauffeur de vous attendre au village et prenez le chemin descendant de la citadelle au village de Pisacq. Super balade assurée!

Nous retournons ensuite sur Cusco en s’arrêtant à Tambo Machay, Qenko et surtout les imposantes ruines de Saqsaywaman qui surplombent Cusco.

Après un dîner réparateur, nous allons nous coucher. A noter que le mal de tête a disparu et que les escaliers ne sont plus un calvaire!
mercredi 27 juillet
Contre toute attente “on” nous a changé de chauffeur. mais le nouveau étant un copain du premier, nous ne perdrons rien au change. Direction Chinchero, village agréable et ensoleillé, sur un plateau cerné de hauts sommets enneigés. Tout est paisible, hormis la ruelle concentrant les boutiques à touristes et la place... de l’église où les marchands à la sauvette ont installé leur bardas à même le sol. Ambiance plus sympathique qu’ailleurs. A noter que ce n’est pas jour de marché. l’église est magnifique, murs et plafonds entièrement recouverts de fresques racontant la vie des saints et de Jésus, telles une immense BD! A ne pas manquer!
Nous nous dirigeons vers les très connues Salinas, spectaculaire site à flan de montagne où on extrait le sel depuis l’époque inca. Les touristes sont accueillis “comme il se doit” mais le lieu vaut vraiment la peine d’être arpenté.


Nous poursuivons notre visite de la Vallée Sacrée par les terrasses de Moray, à quelques km du petit village de Maras où se déroule le traditionnel défilé de la fête nationale, tous les gamins sont en uniforme repassé mais poussiéreux (en fait une partie des enfants vient de Moray et environs à pied par la piste!... 9 bons km!). Bel endroit mais nous y arrivons peu après un bus de touristes beuglants au centre des terrasses en gradins très bien restaurées. A noter qu’il existe d’autres terrasses en ruines ignorées des touristes séparées des premières par un relief du terrain... Nous y étions seuls, au soleil chauffant du midi. Un régal.

Nous traversons de nouveau Maras très animé en direction d’Urubamba où nous irons déjeuner au marché ( je regrette de ne pas être resté à Maras pour manger sur la Plaza de armas au milieu des villageois). Nous sommes les seuls étrangers, les bus bondés de touristes s’arrêtant aux restaurants alignés le long de la route principale. enfin, nous atteignons Ollantaytambo, terme de notre journée où nous posons les sacs dans une “hospedaje” à l’entrée de la petite ville, au calme au fond d’un jardin fleuri. Nous nous retrouvons alors faisant la queue pour monter les terrasses escarpées qui gardent les ruines incas. Des dizaines de bus déversant des flots de touristes bruyants. La tour de Babel c’est ici!

jeudi 28 juillet
Ce matin nous prenons le train pour le Machu Picchu. Petit dèj à la gare d’Ollanta. On a le temps car le train part à 8h30 (pas de train plus tôt car je m’y suis pris trop tard pour la réservation: 6 semaines avant de partir pourtant!). Sur le quai, touristes et vendeurs des sempiternels souvenirs. Habituel.
Arrivée à Aguas Calientes, village qui semble née du tourisme: les hôtels alternent avec les pizzerias et les magasins de souvenirs. Les rues peuplées de touristes partant ou revenant du Machu Picchu. Bus hors de prix pour monter au site (ne sachant pas si Zoé était capable d’enchaîner la montée à pied et la balade, d’autant plus que nous n’avions pas pu partir tôt, j’ai opté pour le bus). Queue pour déposer un sac à la consigne, queue pour pénétrer dans l’enceinte, queue pour grimper les escaliers escarpés. Mais quel endroit!! Inoubliable... Incontournable... malgré la fréquentation. Il paraît d’ailleurs que pour préserver le site il ne faudrait pas plus de 1000 à 1500 visiteurs/j alors qu’il en passe entre 2000 et 2500! Nous sommes rentrés en fin d’après midi à Aguas exténués et ravis, malgré un ciel plus que couvert... mais qu’importe!

Nous partons à la recherche d’un hôtel car pas de retour possible sur Ollanta le jour même!... Il faut vraiment réserver très tôt ses billets de train et d’entrée au Machu TRES longtemps à l’avance, quitte à adapter le reste du voyage! Bon c’est facile car on a l’impression qu’ici il y a plus d’hôtels que de chiens errant! Nous trouvons vite. hospedaje sobre et propre mais cher (40$US la nuit+ petit dèj!). La nuit sera très bruyante. Je n’ai pas aimé ce village... du moins ce que le tourisme excessif en a fait... car ce lieu niché au creux de montagnes comme des pains de sucre emmitouflés d’une forêt de nuages devait être beau et paisible... à l’Origine!
vendredi 29 juillet
Retour sur Cusco. Avant de prendre le bus pour Copacabana et la Bolivie via Puno, nous visitons l’église de San Blas et la cathédrale. Superbe édifice mais les commentaires de l’audio guide me laissent un peu perplexe...
Samedi 30 juillet
Halte ennuyeuse et froide dans la gare routière de Puno. Le soleil se lève avec une odeur tenace de poisson. Le lac Titicaca est à 2 pas. Nous repartons dans un bus poussif, longeant le lac aux teintes changeantes au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel d’un bleu profond et pur. Nous sommes à plus de 3800m d’altitude. Les montagnes sculptées de glaciers de la Cordillère Real sont comme incrustées dans l’azur. C’est magnifique et j’en oublie la nuit difficile passée de le bus (pourtant “cama”) plus que vieillissant. Zoé dort à points fermés. On passe la frontière à pied entre 2 bus. Attente modérée pour changer de l’argent (en boutique ou dans la rue c’est le même taux) puis pour “tamponner” les passeports.
Enfin on arrive à Copacabana sous un soleil déjà chaud. Estival! Galère pour trouver une chambre vu qu’on a rien réservé! En fait il est préférable de réserver si l’on veut directement prendre le bateau pour l’Isla del Sol à l’embarcadère du port (ils partent vers 13h30). On finit par trouver notre bonheur à Las Olas (grâce à un désistement de dernière minute), cadre superbe pour un prix “modique” : 40$US la nuit petit dèj compris avec vue imprenable sur le lac (pour mémoire, c’est ce que l’on a payé à Aguas Calientes!).

On descend vers l’embarcadère pour malgré tout tenter une excursion vers l’Isla del Sol, même si les bateaux sont tous partis (il est 15h). Mais le prix pour une embarcation privée est exorbitant. Engageant la conversation avec des “touristes bolivien” on se retrouve à partager un bateau pour visiter des îles flottantes bien artificielles construites pour les touristes qui y viennent pêcher des truites dans un bassin pour les manger. C’est l’occasion de rencontrer des gens bien sympathiques.
De retour à notre chambre, Zoé s’endort dans le hamac, exténuée par la balade à une telle altitude, tandis que je prépare le feu dans le poêle à bois... il fait froid la nuit!Dimanche 31 juillet
C’est LA journée de transport. Longue, ennuyeuse. Exténuante. On se lève “tôt” dans le froid matinal pour aller prendre le petit dèj au marché, parmi les locaux, avant de prendre le bus pour La Paz où, théoriquement, nous attendent Lisa et Johann. Le petit bus démarre à 8h du matin, dévalant la route en longs méandres surplombant la rive du lac Titicaca, dans la fraîche clarté du matin. Puis l’on stoppe pour embarquer dans un canot qui nous fait traverser un des nombreux recoins du lac, tandis que le bus vide emprunte une barge.
Puis nous reprenons la route jusqu’à la gare routière “du cimetière” de La Paz. Ville que nous prendrons le temps de découvrir à notre retour de “trek”.
Un taxi plus loin et nous nous retrouvons à la gare centrale. A peine les bagages en main, nous voyons arriver Lisa... Quelle ponctualité, pour un rendez-vous donné par mail il y a plus de 15j!... sans nous connaître autrement que par le web!
Petit dèj dans les courants d’air glacial de la gare routière, durant lequel on fait connaissance. Beaucoup de mendiants, “zonards” et agents de sécurité dans cette gare où il faut donc surveiller étroitement ses bagages. Billets de bus (encore!) pour Oruro d’où nous prendrons le train de nuit pour Tupiza, pré réservé par Tupiza Tour.
Bus local où nous sommes les seuls étrangers. Inconfortable. Voyage agrémenté par des films de série Z que tonitrue une TV d’un autre âge. Têtes pleines du cahotement du bus agrémenté du brouhaha strident de la TV, saupoudré du ronflement de quelques passagers.
Arrivée à Oruro dans la brume glaciale du crépuscule, un taxi nous jette à la gare où nous nous engouffrons dans le train. La plupart des passagers sont des touristes étrangers.
Nous ne verrons quasiment rien d’un paysage a priori superbe. Dîner dans le wagon restaurant bringuebalant, où toute tentative de porter la fourchette à la bouche relève d’un exploit... Puis film DVD sur TV “géante” avant de plonger dans un sommeil saccadé.Lundi 1er Août
Arrivée à Tupiza. Le soleil matinal ne parvient pas à nous réchauffer, tant le vent soutenu nous glace la couenne, projetant des milliers de grains de sable qui nous mitraillent le visage. On se croirait dans un western. Notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’agence. Discussion car il est possible que nous ne puissions réaliser le circuit prévu en raison d’une neige abondante et inhabituelle tombée il y a 3 semaines. Le vent continu ayant formé des congères! Nous partons à “l’aventure” dans un toy land cruiser en bon état, accompagnés d’une cuisinière. Mais après une demi heure de route, une pierre vicieuse perfore le radiateur!

Nous attendons 2 heures dans le vent mais avec une vue splendide sur la “quebrada de Palala” ravines ocre/rouge aux reflets bleutés ciselées par le vent (encore lui!) et les pluies. Enfin un nouveau 4X4 arrive. Le temps de transférer les bagages et les réserves d’essence et nous repartons sur une piste sinueuse et déserte.

Nous faisons halte dans un “hameau” à l’entrée d’une petite vallée pour déjeuner dans une petite épicerie qui propose l’essentiel pour dépanner un voyageur étourdi... ou un “routier” dans le besoin. Elle est tenue par 3 indiennes sans âge qui nous regardent manger, un sourire édenté et débonnaire accroché à leurs lèvres.Nous repartons rapidement sur une route toujours déserte, traversant des cañons déserts et sauvages, animés par un vent tourbillonnant. Notre chauffeur nous permettant régulièrement de marcher durant 30 à 40 minutes pour nous dégourdir les jambes et nous imprégner de ces lieux changeant au gré des rayons du soleil se jouant des rochers et du sable en mouvement.
On arrive à San Antonio de Lipez village perdu à 4200m, surgi au détour d’un méandre du torrent asséché que nous suivons. Sous un soleil rougi, comme préparant sa couche sur ce paysage aride. Désert le village. Nous nous aventurons dans la rue principale, les sens en éveils. Bruits du vent entre les maisons. Puis nous croisons des enfants surpris de nous voir (autant que nous!) sortant de nulle part, joueurs et hilares. Nous retournons sur la place de l’église où nous avait laissé notre 4X4, accompagnés des gamins.
Nous arriverons à notre auberge rustique et spartiate, alors que la nuit est tombée. Dans un froid sec qui nous hérisse l’échine. Les doudounes sont les bienvenues. Toujours seuls. Nous installons nos duvets dans notre chambre qui se réduit à l’essentiel et nous préparons au goûter, thé brûlant et biscuits secs, installé par notre cuisinière qui va préparer le dîner dans une cuisine attenante. Poêle à bois et terre battue.

Bon repas copieux et réparateur. Notre chauffer nous briefe sur le trajet de demain. Partie de cartes endiablée. Puis c’est l’épreuve du coucher: se déshabiller en un éclair avant de s’engouffrer dans le duvet... et garder les vêtements au chaud pour le lever!... à la lumière de nos frontales!
Mardi 2 Août
Nuit très froide. Réveil à l’aube. Personne n’ose aventurer ne serait ce qu’une main hors du duvet. Vu que nous avons tous le bout du nez glacé! Petit dèj’ rapidement englouti et nous voilà de nouveau sur la route. Soleil et froid toujours au rendez-vous. Paysages toujours superbes et changeants. Stop au “vieux” village fantôme de San Antonio où les conquistadores ont longtemps exploité les mines d’argent... et les habitants..... Seuls les viskashs (kangourous andins) ont recolonisé l’endroit. Ce sont de gros lapins avec des pattes arrières surdimensionnées et une queue d’écureuil... comme de gros chinchillas quoi! On est toujours seuls.
On poursuit le périple sur des pistes cahoteuses entre 4000 et 5000m.
Nous nous approchons du volcan Uturuncu sans pouvoir le gravir (ce qui était initialement prévu) en raison du vent et des congères qui se sont formées. Trop dangereux. En effet, même si la neige a fondu et la piste globalement dégagée, les faces nord sont encore bien blanches et les gués souvent glacés. On est parfois obligé de dégager les torrents de leur couverture instable pour ne pas déchirer les pneus en traversant le manteau glacé qui s’effondre sous le poids du 4X4.

Pose à la superbe Laguna Celeste, en partie recouverte d’une épaisse couche de glace. Nous y restons une bonne heure à déambuler dans ce paysage magique et désolé.

Arrivée en fin d’après midi à notre gîte étape, toujours aussi spartiate que le précédent. Ici aussi l’eau, quand il y en a, est glacée. Mais la douche ne fonctionne pas... de toute façon personne n’avait envie de se doucher à l’eau froide... à 4300m et à 5°C environ! Goûter et bon repas. J’emmène Zoé braver la nuit glaciale et planter notre regard dans le ciel lacté d’étoiles. On se croirait en plein espace. Dans la navette spatiale! Puis de nouveau l’épreuve du couchage.... A noter que nous ne sommes plus seuls... Deux 4X4 on déversé leur contenu de touristes (tout comme nous!) avec qui nous échangeons nos impressions.
Mercredi 3 Août Réveil glacé... on se prépare vite. Question d’entraînement. Petit dèj partagé avec les autres groupes. Les autres trekkeurs sont aussi transis que nous... cherchant un réconfort dans le café du matin. Les véhicules s’ébrouent et nous partons en convoi peu après l’aube. Luminosité contrastée caractéristique du matin en altitude. On s’en lasse pas! Après quelques passages de gués on aborde la laguna Hedionda vert orangé en raison du soufre dissout dans l’eau. En partie gelée. Tout le monde reste sur la “plage” enneigée. Je m’aventure sur la glace tout en la testant du pied.... sauf qu’elle cède brutalement! J’ai eu juste le temps de prendre une photo!...
je me débats, de l’eau jusqu’aux cuisses.... étrangement tiède l’eau!... tout en protégeant l’appareil photo je m’extirpe de la laguna, sous les rires des autres et le regard inquiet de ma fille. Hors de l’eau il fait soudainement froid! je me change rapidement et nous continuons notre route, traversant des paysages lunaires saupoudrés de neige.
Arrivée cahoteuse sur la rive de la Laguna Verde. d’un vert turquoise saisissant, battue d’écume soulevée par le vent quasi permanent . Au loin, le Licancabur que nous ne pourrons pas non plus gravir. Sempiternels vent et congères.
Nous ferons halte au bord de la Laguna Kollpa (si je ne me trompe pas!) où se déverse une eau chaude volcanique. Une “piscine” de pierres accueille les touristes. Nous déjeunons dans une grande salle bruyante et quelconque. Une indienne vend des produits de première nécessité.
Nous reprenons la piste qui est de plus en plus fréquentée. Elle grimpe à Sol de Manana (près de 5000m) où on se retrouve au milieu de geyser bruyants crachant leurs volutes soufrées. Entre les bulles boueuses qui donnent vie aux cratères. Paysages d’Origine du Monde.

Notre gîte étape est aussi basique que les précédents... eau congelée dans les conduites, plus d’électricité... seul luxe un poêle à bois qui fuit où je peux tenter de faire sécher mes chaussures. Nous repartons vite pour assister au coucher du soleil sur la Laguna Colorada, lac rougeoyant au pied d’un volcan éteint. Roche noire maculée de neige découpant un ciel bleu intense. Spectacle somptueux qui nous laisse sans voix. Les flamants roses et les lamas animent ce décors digne d’un film fantastique. Nous passons quelques heures à déambuler sur les rives de cette apparition. Imprégnés de la magie du lieu.

Nous attendons le coucher du soleil et sommes les derniers à regagner le gîte. Dîner bon enfant. Nous échangeons nos plats avec les autres groupes. Faut dire que les cuisinières se surpassent quotidiennement, préparant une abondante nourriture locale et goûteuse. On en oublie le froid qui atteint un niveau inégalé. Emmitouflés dans nos doudounes comme des scaphandres d’astronautes, nous sortons du gîte pour nous vautrer dans le ciel cristallin. Et, comme le chantent les indiens, ouvrir les yeux pour cueillir les étoiles. Nous nous couchons avec la rapidité d’un ravitaillement de F1!
Jeudi 4 Août
Nous sommes les derniers à partir. Les autres ont eu le courage de se réveiller à l’aube pour assister au lever du soleil sur la Laguna Colorada. Pas de chauffage dans le 4X4. On roule à vue au travers d’un pare brise occulté par le gel. Nous descendons progressivement vers la Laguna Negra et le désert de Siloli, parsemé de rocs comme en suspension.
Le volcan Ollagüe imprime l’horizon du haut de ses 5865m fumants. Mais impossible à gravir. Vent et congères.... Toujours.
La piste nous bringuebale jusqu’à la voie ferrée westernienne transportant minerais et sel de la Bolivie au Chili. Contrôle militaire débonnaire.
Nous pénétrons le Salar de Chiguana en traversant un entrelacs de coraux et d’algues fossilisés témoins d’un ancien lac... il y a quelques millions d’années.... à 3600m d’altitude environ. Halte à la gruta de las galaxias, grotte couverte d’algues fossilisées, jouxtant la cueva del diablo, grotte contenant des tombes Chullpas pillées. Le tout coiffé de cactus pétrifiés.
Le soleil couchant éclaire notre arrivée à l’hôtel de sel qui sera notre point de chute de la nuit. Sur une rive du Salar de Uyuni. Hormis le fait qu’il soit entièrement construit de briques de sel, sa qualité première est que l’on peut bénéficier d’une douche chaude!.... Si si... même s’il faut débourser 10 bolivianos et que l’attente ressemble à celle endurée dans une administration bien de chez nous. Mais la douche est longuement fêtée... Comme une résurrection! La nuit étoilée est presque tiède, comparée aux précédentes... il est vrai que nous sommes à 3600m et sans vent!... Il fera même trop chaud dans mon duvet...
Vendredi 5 Août
Après une “grasse matinée” (lever 7h!), nous roulons enfin sur la piste du Salar de Uyuni. Crissements et craquèlements sous les pneus du 4X4. Le soleil déjà haut joue avec les cristaux de sel... rien que pour nous éblouir. Ombres contrastées des îles de rocs sur cette immensité d’un blanc scintillant. Yeux écarquillés derrière les lunettes de soleil. Emerveillés.... et c’est que le début! Halte sur l’Isla Incahuasi, recouverte de cactus tendus comme des doigts de géants. Nous sommes quasiment seuls car les autres touristes, arrivés plus tôt, on déjà visité l’île et en sont à la pause près des 4X4 alignés sur la grève, comme des bateaux posés à marée basse. Nous en profitons pour déambuler sur les chemins et faire chauffer les cartes mémoire des appareils photo.

Nous repartons vers le volcan Tunupa que nous apercevons au loin... difficile d’apprécier les distances sur une telle étendue!... on roule bon train et pourtant on à l’impression de faire du sur place! Arrivée saisissante sur l’île en traversant un gué car l’eau crée un fin nappage sur le sel où tout se reflète... Impression d’être en suspension. On perd du temps à trouver un gîte dans le petit village de Coquesa car ceux espérés par notre chauffeur sont tous pleins. On jette notre dévolu sur un bâtisse de sel, très spartiate.... pas de douche... Pas grave on est propres d’hier! Nous prenons possession de la chambre et repartons sur une piste cahoteuse pour enfin grimper un volcan. petite altercation avec notre chauffeur et la cuisinière qui n’ont “pas compris” notre demande de panier repas pour nous restaurer en cours de rando (ils s’imaginaient qu’on déjeunerait au retour)... Munis de nos sandwiches, biscuits et bouteilles de maté de coca (légère collation au vu de ce qui nous attend!) nous débutons l’ascension du Tunupa. Pente très raide et caillouteuse qui débute à 3800m. Le soleil tape dur à cette altitude et l’air sec nous ramone les bronches. Zoé est vite essoufflée... mais courageuse, continue sa rude progression tel le Sisyphe de la mythologie...La pente s’adoucit enfin. Le pas se fait moins lourd et les poumons ne sont plus des soufflets de forge. On s’arrête à plus de 4500m pour admirer le paysage saisissant tout en dévorant notre pitance. Il se fait tard mais nous décidons de poursuivre un peu l’ascension. On ne peut se résigner à redescendre de suite! Mais nous ne pourrons atteindre le “balcon” du volcan à 5000m car le soleil rougeoie et Zoé a tout donné. je la comprend et suis fier d’elle! Le pic sommital du Tunupa, à 5400m, nous enveloppe de son ombre.

Il est temps de rebrousser chemin. Le retour est bien plus facile même s’il est “casse pattes”. On se régale de la lumière qui enveloppe les îles au loin et donne cet atmosphère ouaté au Salar. Nous arrivons au 4X4, les cuisses éreintées, les genoux surchauffés.
A peine de retour au gîte, le chauffeur nous propose une balade sur le Salar pour regarder le couchant sur le Tunupa. Je suis seul à accepter l’invitation. Il stoppe le 4X4 à quelques km de l’île. Je déambule sur le Salar... plein du silence profond. Comme irrigué de son flux. Surprenante situation... seule la lumière changeante du couchant paraît mobile. Vivante. le village de Coquesa paraît inhabité. je reste là 2 heures à regarder le soleil retoucher ce paysage d’un autre âge comme un peintre modifiant une toile qu’il ne finira jamais. Le froid m’imprègne peu à peu mais je ne le ressens pas. Comme anesthésié... sensation irréelle. J’en oublie parfois de prendre des photos...
Le soleil est maintenant couché. Le froid est bien présent et nous retournons au gîte où 2 groupes nous ont rejoints. La nuit sera “douce” comparée aux précédentes. Mais je serai réveillé par une courte, dense et intrigante pluie... puis par les aboiements d’un chien... ça c’est tout comme chez nous!Samedi 6 Août
Nous partons après le lever du soleil que nous ne pourrons donc pas admirer. Nous roulons vers Colchani puis Uyuni. C’est donc le dernier jour de notre circuit... Semaine trop vite passée. Au milieu de “nulle part” le chauffeur stoppe. Nous voyons le Tunupa se dessiné sur l’horizon, tout comme les reliefs environnants... comme encore embrumés de la nuit passée. Moteur coupé, le silence est encore une fois saisissant. Presque pesant. Le Salar est vraiment un lieu fascinant où l’on ressent l’emprise du minéral. Comme plongé dans la Préhistoire. Drôle de saut dans le temps!

Après quelques achats réalisés auprès des petits marchands de Colchani, nous roulons sur Uyuni. Le vent vigoureux tournoie entre les maisons. Poussière et déchets comme en suspension. Nous visitons le traditionnel cimetière de locomotives et pénétrons dans cette ville toute surgie d’un western de série B.
Nous quittons chauffeur et cuisinière et attendons notre bus qui doit nos ramener à La Paz. Le quartier de la “gare routière” s’anime à la nuit tombée, dans le froid venteux. impression de pauvreté omniprésente. Nous embarquons dans un bus qui doit avoir quelques milliers d’aller/retours su la capitale, à en juger par son état très fatigué... proche du délabrement. Le trajet s’avère mouvementé. Sportif même. Durant les premières heures, la piste en tôle ondulée torture le bus et nos pauvres vertèbres. Ma tête heurtant régulièrement la fenêtre qui reste entrouverte laissant passer le froid poussiéreux. Un ou deux gués ferons gîter et tanguer dangereusement notre bus qui couine, geint et grince de toutes parts... Puis c’est au tour des WC chimiques de rendre l’âme et déverser une odeur nauséabonde dans la travée. Arrêt pipi dans un bled sans nom surgit de la nuit poussiéreuse et sans étoiles. Un passager se fait courser par un chien errant...Dimanche 7 Août
Nous arrivons enfin à La Paz dans le froid matinal, fourbus et endoloris, pas fâchés de marcher enfin sur un sol ferme... comme après une longue traversée océanique. Hostal Naira que j’avais pris soin de réserver (la veille!) sur les conseils de l’agence de Tupiza. Nous passons tous sous une douche revigorante. Puis balade en ville où nous découvrons le quartier des vendeuses de foetus de lama et autres décoctions toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Zoé est à la fois fascinée et dégoûtée. Nous allons déjeuner dans un restaurant argentin qui se remplit de locaux venus en famille. Ambiance chaleureuse et repas pantagruélique. L’heure des adieux est venue. Nous laissons Lisa et Johann poursuivre leurs aventures vers Arequipa et la Cordillère Blanche. Super semaine avec ce couple “démarché” sur VF... merci VF!! Nous continuons notre découverte de la ville. Derniers cadeaux. Nuit bruyantissime dans l’Hostal pourtant sympa et confortable.
Lundi 8 Août
Avion LAN pour Lima. Voyage un peu long car escale à Santa Cruz. Mais confortable. César nous récupère à l’aéroport de Lima. Il fait nuit. Accueil toujours aussi chaleureux à l’auberge. Repas délicieux et nuit réparatrice.
Mardi 9 Août
Journée dédiée à la poursuite de la découverte de Lima. Le ciel est toujours aussi couvert, le gris bleuté métallique du ciel se mélangeant au gris vert de l’océan. Mise en jambe matinale avant la visite des musées. Le taxi que nous hélons ne sait en fait pas où se trouve le musée d’archéologie et d’anthropologie et nous perd dans les rues de Pueblo Libre. Puis nous allons découvrir le MALi (Museo de Arte de Lima) qui est en partie en réfection. L’après-midi sera passé à nous promener au hasard dans Miraflores avant de regagner “notre” quartier Chorillos.

Mercredi 10 AoûtC’est le départ. Adieux à nos hôtes, L'immuable César nous accompagne à l’aéroport. Puis galère Ibéria jusqu’à Bordeaux: Attentes interminables à Lima puis Madrid. Personnel fermé et peu aimable, ne sachant que dire “on embarque bientôt”.Carrément “Je m’en foutiste” à Madrid. Attitude qu’on peut “laisser passer” à une compagnie Low Cost... mais vu le prix payé pour le vol.... j’ai jamais vu ça! Bref j’en fais quand même pas une affaire d’état!... Chacun doit avoir des histoires croustillantes au sujet des compagnies aériennes!
Arrivée à Bordeaux. bien secoués par le jet lag. C’est quand qu’on repart???
Un mois à Vaison-la-Romaine et dans le Vaucluse (France) English translation pending
1er jour : samedi 24 septembre 2011
Départ de Bandol vers 7 h 30, petit déjeuner à Saint-Cyr les Lecques.
Puis, autoroute jusqu'à Aix-en-Provence, ensuite route D7N via Saint-Cannat, Lambesc, Cavaillon, Malaucène et Vaison-la-Romaine. A la sortie de Malaucène, à droite, grand terrain pour camping cars en face de la gendarmerie, pas arboré, avec terrains pour jouer aux boules à côté et un petit étang/parc. De l'autre côté de la route, env. 100 m. plus loin, il est possible de mettre environ 2 camping car à l'ombre à côté d'une aire de pique nique.
Nous avons réservé un mobilhome au camping Carpe Diem, via Carrefour Voyages, pour 169 euros pour un mois (depuis aujourd'hui, que l'on reste 1 semaine, 2, 3 ou 4, le prix total est le même...)
En arrivant de Malaucène, en suivant à droite la sortie « Vaison centre », le camping est sur la route à droite. Nous arrivons vers 11 h 30, jetons un coup d'oeil, mais n'y allons pas car nous devons nous présenter entre 16 h et 18 h. Dans les faits, la réception est ouverte dès 14 h pour les campeurs et nous n'aurons pas de problème tout à l'heure en arrivant à 15 h 30.
Vers 11 h 30, nous nous garons à côté de la poste (grand parking gratuit, sur lequel le marché a lieu le mardi matin). Les 2 sites archéologiques sont de part et d'autre du parking, l'office du tourisme également face au parking. Il y a des WC publics gratuits sur le parking. Nous allons ramasser des prospectus à l'office du tourisme, qui ferme entre 12 h et 14 h, puis faire une petite reconnaissance. Il y a une rue piétonne qui mène au vieux pont romain.
Nous allons jusqu'au pont et revenons en arrière, sur notre droite, place Montfort, nous mangeons au UNKfe. 2 menus du jour à 15 euros (salade et aubergine farcie, lapin et gratin, ananas avec crumble, 2 cafés, 1 coca light, 1/4 vin rouge local = 39 euros. Le plat du jour seul coûte 8.50 euros, l'entrée et le plat du jour, 11.90 euros.
Sur la place Montfort, une dizaine de places de parking payantes de 8 h à 19 h, on peut prendre un billet gratuit pour une heure au parcomètre.
Puis, nous retournons vers le pont pour prendre à pied la route pour Saint Marcellin pour vérifier si elle arrive bien vers le camping. Effectivement, en longeant l'Ouvèze, c'est tout plat et goudronné, on arrive sur la route importante où il y a le camping, on peut tourner à droite dans un chemin non goudronné en contrebas de la route, la longer sur 200 mètres, traverser la route pour aller au camping. Il faut 25 à 30 min pour aller du centre du camping au centre ville vers l'office du tourisme.
Juste avant le débouché de la petite route sur la grande route, il y a à droite un centre de vacances « Escapade » où l'on peut louer des studios (http://www.provenceguide.com/centre-escapade-a-coeur-joie/vaison-la-romaine/tabid/8363/offreid/07e46b2a-f261-42f4-8344-3428e49aea6e/detail-hebergements-collectifs.aspx)
Agréable ballade. Nous revenons au centre ville.
Je me renseigne au site archéologique, nous allons prendre un billet groupé à 12 euros pour Vaison et Orange. Il est valable 6 jours, mais les 2 sites de Vaison doivent être visités sur 24 heures. Pour Orange, théâtre antique et musée, on peut y aller sur les 5 jours suivants. Demain dimanche, il y a un vide-greniers sur la place à côté de la poste, cela semble être le cas tous les dimanches matin. Le 3e dimanche du mois, il y a aussi une brocante en plein air à cet endroit.
Nous reprenons la voiture, trouvons la route qui contourne la rue piétonne, via la rue Jules Ferry, et qui mène à un autre pont sur l'Ouvèze. Là, on tourne à gauche et on se retrouve vers le pont romain. On peut soit continuer sur ce côté de l'Ouvèze et plus loin tourner à gauche pour Saint-Marcellin, ce que nous faisons, soit franchir le pont romain en voiture et tourner à droite pour effectuer en voiture le trajet que nous avons fait auparavant à pied. C'est ce que nous ferons la prochaine fois, c'est plus court et plus agréable. A droite du chemin que nous avons fait à pied à 50 mètres du pont, il y a une grande surface terre/herbe pour pique nique, voitures, etc. La zone est inondable, il suffit hélas de se rappeler ce qui s'est passé le 22 septembre 1992... C'est noté interdit aux camping cars, mais il n'y a pas d'arceau en hauteur interdisant l'entrée du terrain et il y a 2 camping cars qui piqueniquent...
Vers 15 h 30, nous arrivons au camping. Je dépose une caution de 200 euros en espèces et nous prenons possession de notre mobilhome, no 269, presque tout en haut du camping. La voiture est garée à 2 mètres sur la droite. Ceux qui sont en bas doivent être bruyants, à cause de la route en contrebas. Certains sont sous les arbres, d'autres pas. Ceux qui sont en haut, comme le nôtre, ne sont pas du tout sous les arbres, il doit y faire très chaud en été, à cette saison, bien sûr ça va très bien.
Les douches, WC, etc.. du camping sont très proches de l'entrée piétonne du camping, on peut se demander si certaines personnes extérieures n'en profitent pas en passant, car on peut y accéder facilement et gratuitement 24 h/24 sans passer devant la réception...
Mobilhome très pratique, une chambre à coucher avec un grand lit pour les adultes (140 x 190), un WC, une douche avec lavabo, une petite chambre pour 2 enfants, un coin salon avec cuisine, frigo/congélateur, micro-ondes, cuisinière à gaz 4 feux, une machine à café, apparemment une prise d'antenne TV ronde (mais pas vu d'antenne sur le toit) peut-être pour les gens qui auraient une TV portative, une terrasse couverte, une place pour mettre la voiture.
Pour info, pour 2 personnes, j'ai apporté :
- un protège-matelas
- un drap housse 140 x 190 cm
- un drap simple de dessus
- un duvet avec taie
- 2 oreillers avec taies
- linges, lavettes, etc. pour salle de bains et cuisine
- sacs poubelle, liquide vaisselle, grattoir pour laver vaisselle, sopalin, papier WC, boîte kleenex, papier aluminium, filtres à café, café moulu, serviettes en papier, ciseaux, scotch
- 1 tube de lessive liquide pour lavage à la main.
Sinon, ce matériel (draps/taies/couvertures) est à disposition gratuitement dans le mobilhome.
Il y avait sur place 5 oreillers, 4 couvertures, draps, taies. Du matériel (genre draps, taies d'oreiller, je pense en papier à usage unique) emballé, etc... Nous avons déposé tout ceci dans la chambre d'enfants sans y toucher.
L'eau chaude de la salle de bains et de la cuisine est fournie par un chauffe-eau à gaz et il y a 4 radiateurs électriques dans le mobilhome (étrangement, la lumière ne s'allume pas lorsqu'on les met en position « on », mais ils fonctionnent très bien...)
Nous nous installons pendant env. 2 h. Puis nous descendons à pied voir l'entrée du camping, les piscines, etc. On n'arrive pas à fermer à clef la porte du mobilhome, en fait, on nous explique qu'il faut soulever la poignée pour arriver à tourner la clef, effectivement...
Il y a une barrière à l'entrée, on entre avec un code fourni à l'accueil. Aucune voiture ne peut entrer ou sortir entre 22 h 30 et 7 h 30 du matin. Sinon, si nécessaire, il faut laisser sa voiture devant l'entrée, il y a un parking pour ce faire, et entrer ou sortir à pied. A côté de l'accueil, grande table et banc avec zone WIFI. Je me connecte facilement avec mon PC portable. En fait, je constaterai par la suite que je peux me connecter aussi dans le mobilhome sans problème... Les choses vont changer en cours de route (voir le 21e jour).
2e jour : dimanche 25 septembre 2011
Départ du mobilhome vers 8 h 30.
Nous nous garons vers le pont romain à Vaison.
2 cafés sur la place Montfort, 2.60 euros
Visite du vide-greniers à côté de la poste, il pleut quelques gouttes... ça va juste.
Puis, nous descendons voir la cathédrale, nous entrons brièvement vers 10 h 20, juste avant la messe de 10 h 30, nous faisons le tour du bâtiment, cloître à l'arrière, fermé, nous reviendrons voir ceci plus en détail un autre jour.
Ensuite, nous allons voir la chapelle Saint-Quenin, fermée... L'arrière extérieur est intéressant de par sa forme + chapiteaux et a dû être restauré.
Puis, nous revenons au centre ville, nous allons voir les prix dans la laverie, 4.20 euros pour 6 kg de linge avec lessive, séchoir 1 euro pour 11 minutes. Au camping même, 5 euros pour 6 kg, séchoir 2 euros pour 45 min.
Nous mangeons à midi une pizza au feu de bois sur la place Montfort, restaurant Ma Ma Mia, 2 pizzas 4 saisons (11 euros chacune), 1 coca light, 1/4 vin rouge, 2 cafés = 30.90 euros. Menu complet du dimanche possible (entrée, plat, glace) à 13 euros.
A côté de ce restaurant, il y a un magasin Petit Casino. Achat de filtres à café pour la cafetière du mobilhome (69 ct les 40...)
Ensuite, nous reprenons la voiture pour aller voir Malaucène, il pleut toujours par moments.
Parking devant l'école, car au centre ville, fête foraine sur le parking. Nous faisons un tour à pied, fontaines, lavoir, cathédrale (intérieur peu intéressant à notre goût), quelques vieilles maisons.
Presque au croisement de la D974 qui monte au Ventoux, il y a un magasin de vélos, réparations, etc, ouvert le dimanche jusqu'à 13 h...
Au milieu du village, il y a l'hôtel Origan qui semble être fréquenté par de nombreux cyclistes (avec terrasse fermée chauffée pour les petits déjeuners). Presqu'à côté, il y a un magasin Super U.
Une laverie, ici 3.80 euros pour 5 kg de linge avec lessive.
2 cafés face à la fête foraine = 2.60 euros.
Nous rentrons vers 16 h au camping. Repos.
Pas très faim après la pizza de midi, petit casse croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, nous retournons à Vaison, parking vers le pont, promenade.
2 cafés sur la place Montfort = 2.60 euros.
Nous voyons ensuite le pont illuminé et rentrons vers 20 h 20 au camping.
3e jour : lundi 26 septembre 2011
Départ vers 8 h pour Carpentras.
Nous nous arrêtons près du centre et allons à pied vers la cathédrale, en suivant le plan du guide Michelin.
2 cafés, 2 pains au chocolat au café restaurant Restopouce, près de la cathédrale, 4.60 euros. Cet endroit semble faire caféteria à midi.
Puis visite de la cathédrale, voir le trésor à gauche du choeur (derrière une grille, interrupteur gratuit à disposition). A l'arrière de la cathédrale, petit arc romain, peu accessible en ce moment car travaux, puis porte de la ville avec une tour, puis rue des Halles, puis synagogue (quelqu'un en sort à 10 h 35, nous profitons pour entrer) visite libre, on prête une kippa aux hommes sur place, une personne surveille et donne quelques informations très sommaires. Je pense inaccessible aux handicapés car escalier pour monter au premier étage (sauf s'il existe un ascenseur, je n'en ai pas vu). La partie ancienne sous le bâtiment n'est pas visitable en ce moment car travaux.
2 cafés en face = 2.60 euros.
Nous continuons voir l'hôtel de ville, la fontaine sur la place (copie d'une ancienne, refaite en 2004), la Chapelle des Pénitents blancs, puis la Charité, transformée en centre culturel, nous entrons voir les 2 cours intérieures et revenons à la voiture vers 11 h 30.
Nous reviendrons vendredi matin pour voir spécifiquement le marché hebdomadaire.
Nous prenons la voiture pour aller faire le plein chez Leclerc. Il est tout à fait possible d'atteindre à pied ce centre Leclerc depuis le centre ville, il n'est pas « en pleine campagne » comme certains dans les zones industrielles...
Essence à 1.485 euro. Le plein = 33 euros.
Sur place, nous mangeons au Flunch. 1 foie de veau, 1 tartelette aux fraises, 1 Bordeaux 18.75 cl = 13.50 euros 1 spaghetti bolognaise, 1 religieuse, 1 coca light = 8.20 euros
Quelques achats pour le soir dans le supermarché, 10.30 euros.
Nous repartons vers 13 h pour aller au sommet du Ventoux. Donc, retour à Malaucène, route D974, piste cyclable dans le sens de la montée jusqu'à env. 5 km du sommet. Depuis cet endroit, plus de piste cyclable et les caravanes sont interdites. Dans le sens de la descente, il n'y a pas de piste cyclable du tout. Tous les kilomètres, il est indiqué le nombre de kilomètres restant et la pente en pourcentage... Environ 21 km depuis Malaucène jusqu'au sommet.
Nous montons jusqu'au sommet et nous garons à côté de l'émetteur. Une belle vue alentours, un peu de brume tout de même... Il y a des marchands de bonbons, un magasin de souvenirs (à noter de jolis t-shirts brodés Mont Ventoux à 20 euros pour les amateurs...) et un café-restaurant. 2 cafés = 3 euros. Il y a par ex. ce jour 1 menu avec plat principal et dessert à 16 euros. Toilettes gratuites pour les clients, sinon 1 euro.
Nous redescendons par la même route en faisant un crochet dans la station de ski de Mont-Serein ; un petit sentier botanique, quelques restaurants, au bout de la route, un camping qui paraît ouvert, et redescendons à Malaucène ; 1 km avant Malaucène, il y a la chapelle romane du Groseau à côté de la route, petit arrêt pour voir le chevet, tout près un camping municipal, une place pour camping cars avec WC.
Nous arrivons au camping vers 16 h. Repos, il fait très chaud sur la terrasse au soleil du mobilhome...
Nous mangeons ici et repartons à Vaison vers 19 h. Parking vers le pont, promenade et 2 cafés sur la place Montfort, café-restaurant Dolce Vita, sur la terrasse, 2.40 euros. WIFI gratuit sur place.
Ensuite, nous rentrons au camping et allons voir comment est Saint-Marcellin au dessus, petit village, demi-tour, nous redescendons au camping, arrivée vers 20 h 15.
4e jour : mardi 27 septembre 2011
Départ vers 8 h 15. Nous nous garons vers le pont romain, pour l'instant, peu de monde, la place sera pleine vers 11 h 30 (marché aujourd'hui).
Nous allons boire 2 cafés au restaurant Dolce Vita, 2,40 euros et lire les journaux, puis nous faisons le tour du marché, très grand, beaucoup de vendeurs de savons provençaux, de fromages, etc. et nous regardons les stands de fripes... (près de l'hôtel l'Athéna)...
Nous repassons brièvement vers 11 h 30 à la voiture poser nos vestes et le pain acheté sur le marché (1.10 euros pour 400 gr.).
Puis, sur la place Montfort, repas à midi au restaurant Le Refuge des Pirates. Menus du jour à 15 euros, 2 énormes salades en entrée, sauté de veau avec pâtes, 2 boules de glace, 2 cafés, 1 coca light, 1/4 vin rouge = 36.60 euros. Les cafés semblent être compris dans le menu. Excellent et très copieux. Normalement, nous aurions dû avoir un flan comme dessert, mais avons pris la glace plus légère... Il faut également aller visiter les toilettes du rez-de-chaussée, assez spéciales dirons-nous..., sorte de géoles pour les pirates justement !
Ensuite, nous allons acheter 2 entrées aux sites à visiter, entrées combinées avec le théâtre d'Orange et le musée d'Orange (comme expliqué précédemment) = 24 euros pour les deux personnes. On peut avoir un audioguide pour les 2 sites à l'entrée du musée contre dépôt d'une pièce d'identité.
Nous visitons le premier site historique (Puymin) pendant 2 h. Il fait 30 degrés... avec le musée et le théâtre au sommet. Plusieurs endroits à l'ombre possibles. Un peu déçue par le théâtre « trop neuf »... Il y a des WC à côté du théâtre. C'est le site le plus intéressant des deux. 1 très belle mosaïque dans le musée.
Ensuite, il faut traverser la route et entrer dans l'autre site (La Villasse) avec une carte magnétique remise à l'achat et à conserver pour Orange. Ce côté-là, nous y restons environ 30 min. 2 mosaïques sous un auvent. Aucun arbre ou presque... Il n'y a pas de WC dans ce site-là. On peut aussi le voir dans son ensemble en faisant le tour extérieur, notamment pour descendre à la Cathédrale.
Ensuite, repos sur une terrasse face à la poste un moment, 2 cocas light = 6 euros.
Puis, nous descendons à la Cathédrale en longeant La Villasse. Le choeur en partie roman est très intéressant, avec une cathèdre pré-romane, je crois n'en avoir jamais vu ailleurs... Depuis l'intérieur de la cathédrale, on accède gratuitement au cloître, quelques chapiteaux intéressants et une inscription latine contre le mur extérieur de la cathédrale.
Nous revenons au centre ville en passant devant l'école Jules Ferry et le cinéma de Vaison (le Florian).
A côté du cinéma, 1 boutique de la Croix-Rouge, ouverte lundi 15 h -17 h, mardi 10 h -12 h, vendredi 15 h - 17 h et 1 boutique du Secours catholique, ouverte mardi 9 h 30 -11 h 30 et jeudi 9 h 30 – 11 h 30. Nous reviendrons fouiller par ici mardi prochain lors du marché hebdomadaire...
Nous rejoignons notre voiture et revenons au camping vers 17 h.
Repos.
Petit repas dans le mobilhome, on reste ici, il fait trop chaud...
5e jour : mercredi 28 septembre 2011
Départ vers 8 h pour aller à Orange.
Arrêt en route à Camaret, joli petit village, avec portes de ville anciennes.
2 cafés, 2.80 euros, lecture des journaux.
A 9 h 30, parking gratuit à côté de l'arc de triomphe d'Orange. WC publics gratuit à gauche du parking.
Nous le regardons et allons en ville par l'avenue de l'arc de Triomphe et la rue Victor Hugo.
Dans la rue Victor Hugo, boutique La Ruche, fripes, objets, etc. nous entrons un moment. Ouvert tous les jours matin et après-midi du lundi au samedi.
Apparemment, grand marché en ville le jeudi matin.
Ensuite, nous allons voir le théâtre, nous préférons commencer par là plutôt que par le musée en face car il fait déjà chaud... Nous y arrivons à 10 h 30 et y restons jusqu'à midi. Nous avons bien fait d'acheter un billet groupé Vaison + Orange à 12 euros. Vaison seul fait 8 euros et Orange seul fait 8.50 euros. Ici, on offre d'autres billets groupés Orange + les Baux de Provence ou Orange + Nîmes, ou théâtre Orange + musée Orange + petit train à 11 euros. Curieusement, aucune offre Orange + Vaison n'est affichée ici. Notre ticket ne passe pas dans la machine à l'entrée, on arrive pourtant à nous refaire gratuitement un ticket Orange + Vaison...
Entrée dans le théâtre, boutique souvenirs, où l'on peut avoir un audioguide en 10 langues, WC à droite après l'entrée à côté des ruines d'un temple. Restaurant La grotte d'Auguste à l'intérieur à droite également (menu du jour à 16 euros).
Visite du théâtre, à mi-hauteur, à l'intérieur, aménagement de 4 petites salles avec 4 films retraçant 4 périodes différentes. WC à côté des salles de projection. Puis, nous montons tout en haut.
A midi, nous partons au centre ville et mangeons dans un restaurant italien Il Peperoncino di Barbara, tenu par des Italiennes cuisinant avec des produits de leur jardin. 2 menus à 15 euros. Assiette végétarienne, fusilli au jambon, spaghetti aux fruits de mer, gâteau au chocolat, 2 cafés, 1 coca light, 1/4 de vin rouge = 39.50 euros.
Vers 13 h 45, nous repartons visiter le musée face au théâtre. Essentiellement, 2 mosaïques à l'intérieur, 3 cadastres romains en marbre, 1 reconstitution d'un atelier d'indienneries. Apparemment, pas de WC à l'intérieur ici. Nous y restons env. 1/2 h.
Avant d'arriver au musée, nous voyons l'hôtel de ville, la cour d'un hôtel particulier à côté et la cathédrale (la porte extérieure côté hôtel-de-ville est intéressante).
Nous revenons à la voiture en passant vers le tribunal, le nouveau théâtre, l'office du tourisme.
Près de l'office du tourisme, 1 coca et 1 eau minérale sous les arbres, 5.90 euros.
Nous quittons Orange vers 16 h 30 et arrivons au camping vers 17 h.
Petit essai de la piscine, extérieure froide, celle couverte, ça va.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Nous repartons à Vaison vers 19 h et nous garons vers le pont romain.
2 cafés place Montfort au restaurant Le Refuge des Pirates, 2.40 euros.
Nous allons ensuite voir si les ruines sont éclairées, apparemment non, un petit peu la cathédrale au loin seulement et la ville médiévale sur la colline près du pont romain aussi.
Nous rentrons vers 20 h 15 au camping.
6e jour : jeudi 29 septembre 2011
Départ vers 8 h 10 pour Nyons.
Nous nous arrêtons pour un café à Mirabel-les-Baronnies. Lecture des journaux. 2 cafés = 2 euros.
Arrivée à Nyons vers 9 h 30, parking à l'entrée de la ville, grand marché aujourd'hui jeudi... beaucoup de monde.
Nous allons voir les fripes derrière l'office du tourisme, certains marchands étaient déjà à Vaison mardi... et le reste du marché...
Puis, nous allons voir la place à arcades, la cathédrale (beaucoup de tableaux), le pont roman, le magasin Autrand (dont nous avions visité le pressoir à huile il y a quelques années), nous montons à la chapelle Notre-Dame de Bon Secours, puis voyons le château fort et le quartier autour.
Une excellente impression de cette ville, de belles maisons, un quartier ancien agréable (sans voiture)
A 12 h, nous mangeons au restaurant salon de thé L'Aveyriane un menu du jour à 12 euros. 2 quiches lorraines avec salade, 2 osso bucco de veau avec pommes vapeur, 1 gâteau au chocolat, 2 boules glace mangue, 2 cafés, 1 coca, 1/4 vin rouge = 33.10 euros.
Nous quittons Nyons vers 13 h 45 pour aller à Valréas, l'enclave des papes.
A l'entrée de Valréas, essence au supermarché Leclerc, 1.464 euro, nous refaisons le plein, 17 euros.
Vers 14 h 30 parking à Valréas, petit tour en ville, hôtels particuliers dans la Grand Rue, mais beaucoup à vendre et en mauvais état, tour de Tivoli (reste de rempart), église fermée, très déçue par cette ville dont le centre comporte de nombreux magasins vides et maisons à vendre...
Le marché semble avoir lieu le mercredi dans cette ville.
A 15 h, nous voyons par hasard en passant rue Victor Hugo, la brocante du Secours Catholique (ouverte 2 h le jeudi après-midi), beaucoup de désordre, peu de choses intéressantes.
A dire vrai, plutôt que l'enclave des Papes, j'ai eu une impression « d'une enclave maghrébine »... un peu désertée par les Français...
Nous quittons vers 15 h 15 et allons à Tulette.
2 coca light (servis au verre) = 3 euros, sur la place du marché (qui semble avoir lieu ici le lundi). Très étonnée par une tribune montée sur la place avec une inscription devant « Honneur aux étrangers »... ?! Quelques carrousels alentours pour une fête vendredi si j'ai bien compris.
Puis, petit tour de l'église (fermée), des restes de remparts et du village qui fait un effort de restauration, nettement plus joli que Valréas, même s'il y a encore du travail à accomplir...
Ensuite, retour à Vaison-la-Romaine vers 16 h 30. Il fait toujours très chaud...
Vers 19 h, on se gare au pont romain.
2 cafés à l'hôtel l'Athéna, 2.80 euros.
Retour vers 20 h 15 au camping.
7e jour : vendredi 30 septembre 2011
Départ vers 8 h 15 pour aller voir le marché de Carpentras. Arrêt à Carpentras vers 8 h 40.
2 cafés et lecture des journaux, 2.60 euros.
Puis, nous visitons le marché. Les 3 stands de fripes sont d'ailleurs les mêmes que ceux de Nyons et de Vaison... Immense marché dans la ville et sur le cours ceinturant la ville.
Nous repartons vers 10 h 45 pour Monteux.
11 h, arrêt à Monteux (places parking blanches gratuites dans le village, bleues sur le boulevard circulaire...). Petit tour, nous voyons une tour (reste du château d'un pape, ne se visite pas, sert de transformateur électrique...), l'église, le monument à Saint Gens, il n'y a pratiquement plus aucun commerce au centre ville, uniquement sur le boulevard circulaire.
A 12 h, nous mangeons face à une porte d'entrée médiévale de la ville, au Café de Paris. 1 aioli, 1 entrecôte, 2 salades vertes, 2 desserts, 2 cafés = 28 euros.
Départ vers 12 h 45 pour Avignon.
Nous nous garons à l'arrière de la gare, dans l'impasse Calvet, passons à pied sous la voie ferrée et entrons par la porte Saint-Michel.
Nous allons voir le couvent des Célestins (extérieur), le parc à côté, la rue de la République, nous passons devant le musée lapidaire, la place de l'Horloge, l'Hôtel de Ville (magnifique intérieur), puis déambulons dans les rues piétonnes derrière la place de l'Horloge et revenons en direction de notre voiture par la rue des Fourbisseurs. Nous reviendrons pour voir la suite...
2 cocas light au bas de la rue des Fourbisseurs, 5 euros.
Nous arrivons à la voiture vers 16 h 30. Pas mal de circulation, nous mettrons 1 heure pour rentrer au camping.
Ensuite, repos, on ne bouge plus.
8e jour : samedi 1er octobre 2011
Départ vers 8 h 10 pour Cavaillon.
Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés 2.60 euros. Lecture des journaux.
9 h 30, arrivée à Cavaillon, on s'arrête sur le parking gratuit devant l'Office du tourisme et l'arc de triomphe romain.
Nous prenons un plan à l'Office du tourisme.
Promenade au centre ville à pied depuis là. Le marché ici semble avoir lieu le lundi matin.
Arc de triomphe, 1 hôtel particulier (fermé), l'hôtel de ville, la cathédrale (fermée le samedi matin), les petites rues avec magasins.
On arrive à la Synagogue qui se visite également le samedi car musée uniquement. Une visite à 10 h et une à 11 h, puis à 14 h l'après-midi, etc. Nous prenons celle de 11 h. (3 euros par personne). Visite guidée très intéressante, nous voyons l'extérieur du bâtiment, la salle de prière, la salle au dessous où se trouvaient femmes et enfants et qui servaient aussi pour cuire le pain. Il y avait là auparavant un petit musée, mais trop humide, donc on a dû enlever les pièces fragiles et l'on cherche actuellement une solution pour les exposer ailleurs. Notamment dans un immeuble voisin que l'on cherche à acquérir, mais ceci semble difficile à réaliser. On ne peut pas visiter les bains, situés à côté, parce qu'il faut les restaurer et en plus il faudrait, semble-t-il, justement pouvoir passer par l'immeuble que l'on essaie d'acquérir...
Le billet à 3 euros permettrait de visiter aussi le musée archéologique (dans l'ancien Hôtel Dieu), mais ce dernier n'est ouvert que de mai à septembre et nous sommes le 1er octobre...
A 12 h, nous ressortons et allons manger place Gambetta.
Café brasserie La Fourmi. Menu du jour à 9.90 euros. 1 salade mixte, 1 terrine, 1 magret de canard, 1 pièce de boeuf, 1 tarte tropézienne, 1 fromage, 1 coca light, 1/4 de vin, 2 cafés = 27.20 euros. Un peu gras tout ça... Je ne pense pas que nous y retournerons...
A 13 h 45, nous remontons le cours Gambetta en travaux et arrivons à la porte d'Avignon, passons devant le Musée archéologique (ancien Hôtel Dieu), ensuite nous allons à la Chapelle du Grand Couvent (qui ouvre à 13 h 30). La porte en bois est magnifique.
3 tableaux restaurés récemment sont temporairement exposés là, avant de rejoindre la cathédrale.
Ensuite, nous allons visiter la cathédrale (sachant qu'elle ouvre à 14 h et qu'à 16 h il y aura un mariage...). L'extérieur n'est pas terrible, mais l'intérieur est somptueux. Peintures, fresques et plusieurs tableaux de Mignard. Un mignon petit cloître est accessible depuis l'intérieur de l'église (chapiteaux assez endommagés en revanche).
Nous retournons à la voiture, il est 15 h 30.
Nous décidons de monter à la chapelle Saint-Jacques, mais pas à pied vu la chaleur... Sinon, il y a un chemin partant vers l'office du tourisme pour y monter à pied en 45 min. env.
Nous ressortons par la porte d'Avignon en voiture et prenons la route Avignon/Carpentras, un ou deux kilomètres après, il y a une route à gauche pour y monter, c'est fléché « Saint-Baldou », on doit se garer à env. 200 mètres de la chapelle et terminer à pied le chemin. On n'entre pas, mais la vue y est magnifique sur la ville, le Ventoux...
Départ vers 16 h 15.
Une heure après, nous sommes sur la place Montfort à Vaison-la-Romaine. On peut se garer et prendre un ticket gratuitement pour 1 h. Nous allons acheter quelques provisions au Petit Casino et un pain à côté. 23 euros.
Retour au camping vers 17 h 30.
Repos, il fait toujours très chaud. Piscine.
On ne bouge plus pour ce soir...
9e jour : dimanche 2 octobre 2011
Départ vers 8 h pour Mazan, près de Carpentras où il y a un immense vide-greniers annuel (avec env. 400 participants selon le journal local).
Arrivée et parking vers 8 h 30.
2 cafés, 1 pain au chocolat = 3 euros. Lecture des journaux.
On attaque le vide-greniers, très étendu dans tout le village, nous verrons en même temps l'ex-château du Marquis de Sade reconverti en hôtel restaurant 4 étoiles..., l'église, quelques fontaines et de jolies maisons.
A midi, repas dans un restaurant dénommé La Pizzeria, 2 pizzas au feu de bois, 2 salades, 1 coca light, 1 Perrier, 2 cafés = 34,40 euros. Très bon et accueil très agréable.
Nous finissons ensuite la visite du vide-greniers de 13 h à 14 h 15.
Départ pour aller visiter le château de Barroux. Vu la chaleur, nous sommes assez contents de pouvoir nous garer 50 mètres au dessous du château... Extérieur impressionnant, intérieur assez hétéroclite je trouve... 2 entrées = 10 euros.
Vers 15 h 15, nous repartons et nous nous arrêtons à Malaucène.
2 coca light, 1 glace 2 boules mangue = 8 euros.
Il fait vraiment très chaud.
Retour au camping vers 16 h 30.
Repos.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h 15, nous repartons nous garer vers le pont.
2 cafés sur la place Montfort = 2.40 euros.
Petit tour à pied et retour au camping vers 20 h 15, il commence enfin à faire un peu plus frais...
10e jour : lundi 3 octobre 2011
Départ vers 8 h.
Arrêt à Malaucène, 2 cafés = 2.60 euros. Les journaux du jour ne sont pas arrivés...
Départ pour Bédouin. Arrêt dans un parking derrière l'école communale, aujourd'hui, grand marché en ville. Curieusement, ici, apparemment pas de fripes... Nous regardons le marché, puis montons voir l'église, fermée pour travaux. Façade de l'église ressemblant à celle du Gesu Nuovo à Rome, avec un figuier de Barbarie qui est venu s'enraciner là très haut au dessus de la porte... De nombreuses fontaines/lavoirs en ville et quelques belles maisons. On voit que beaucoup de vélos passent par là pour aller au Ventoux, 2 magasins de vélos/réparations en ville, dont l'un affiche « navettes Ventoux ».
Vers 10 h, nous repartons en direction de Sault. La route monte en direction du sommet du Ventoux, sans piste cyclable ni à droite, ni à gauche, pas mal de vélos montent également, puis à 6 km du sommet, on peut bifurquer pour aller à Sault, ce que nous faisons.
En route, chapelle de la Madeleine, romane, au bord de la route à droite, mais ne se visite que sur rendez-vous, elle est dans une propriété privée en fait.
Vers 11 h, arrêt à Sault, à l'entrée du village, devant l'office du tourisme. Ici, le marché semble avoir lieu le mercredi (et ce depuis l'an 1500 environ nous dit un panneau...).
Petit tour de la ville, de l'église, d'un magasin vendant les produits des producteurs de la région (lavande, etc.). De nombreux champs de lavande autour de Sault (bien sûr pas en fleur à cette saison).
A 12 h, nous mangeons à l'entrée du village, restaurant O'Pitchoun, excellent. Menu du jour à 15 euros (mais avec plusieurs suppléments possibles selon ce que l'on choisit dans le menu). Restaurant, terrasse et WC accessibles facilement aux personnes en chaise roulante.
1 menu à 15 euros, 1 terrine de canard, 1 cuisse de canard, 2 boules de glace parfum lavande 1 menu « spécial cycliste », à 13 euros, tagliatelles bolognaise, 1 pannacotta, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 41.60 euros
Vers 13 h 15, nous repartons pour aller voir l'église romane de Saint-Christol (22 km aller-retour). Magnifique autel et chevet roman, il faut voir l'intérieur, l'extérieur n'est pas spécialement intéressant, ouf, c'est ouvert ! Bouton pour la lumière à gauche du chevet.
Vers 14 h, nous sommes de retour à l'entrée de Sault et partons pour Monieux. Arrêt à la sortie du village, nous montons à l'église, intérieur assez curieux, en partie roman également. Petit tour dans le village.
Nous repartons pour rentrer à Carpentras par les gorges de la Nesque. Magnifique canyon qui rappelle un peu le Verdon.
Vers 16 h, nous arrivons à Carpentras.
Essence chez Leclerc, à 1.415 (essence E10) = 37.50 euros
Nous arrivons au camping vers 17 h.
Repos.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Ensuite, vers 19 h, parking vers le pont romain.
2 cafés sur la place Montfort et lecture du journal = 2.40 euros.
Retour au camping vers 20 h 15.
11e jour : mardi 4 octobre 2011
Départ vers 8 h.
Parking vers le pont romain.
Nous montons à pied dans la vieille ville de l'autre côté du pont, profitant de la fraîcheur pour ce faire...
Très jolies maisons, hôtels particuliers, heureusement peu de boutiques, sauf au début de la montée.
Nous allons jusqu'au château, les derniers 50 mètres ne sont pas à faire avec des talons aiguille... Il est fermé car dangereux, mais très beau sur son éperon en plein soleil.
Nous allons voir l'église, fermée elle aussi pour travaux futurs, on voit un petit peu l'intérieur depuis la serrure.
La vieille ville m'a beaucoup plu, très authentique et habitée.
Nous redescendons de l'autre côté pour arriver vers la cathédrale et la rue Jules Ferry.
Vers 9 h 30, 2 cafés face à la poste = 2.40 euros, lecture d'un journal.
Puis, nous retournons voir les boutiques du Secours populaire (très petite) et de la Croix Rouge en face (plus grande) dans la rue Jules Ferry.
Ensuite, petit tour au marché hebdomadaire.
Repas près de la poste vers 11 h 45 dans le restaurant « Bar à Thym ». Menu du jour à 12 euros.
1 salade de riz, poisson, 1 terrine, 2 rôtis de boeuf (en fait rumpfsteack) avec frites et flageollets, 1 gâteau aux fraises, 1 mousse au chocolat, 1 coca light, 1 Perrier, 2 cafés = 32.80 euros. Rien d'extraordinaire...
Vers 13 h 15, nous reprenons la voiture pour aller au Crestet, le vieux village sur la colline que nous voyons en face de notre mobilhome.
A nouveau, très joli petit village, pratiquement pas de commerces, une église (fermée, mais on peut voir l'intérieur d'une grille derrière la porte. Lumière si nécessaire avec une pièce de 50 ct.
Ensuite, nous allons après Malaucène, voir le village de Caromb. Quelques jolies maisons, des passages, un beffroi, église fermée, travaux autour également. Des WC à côté de l'église (actuellement inaccessibles vu les travaux). Ce n'est pas le plus bel endroit que j'ai vu par ici. Le marché semble avoir lieu ici le mardi matin.
2 coca-light sur le cours = 5 euros.
Ensuite, nous allons voir le lac de Paty (interdit de se baigner, de mettre un bateau, une bouée, une planche à voile, etc. et de camper, pêche réglementée, et le réglement affiché me semble compliqué). Néanmoins, 2 personnes se baignaient et il y avait un camping car + auvent installé...
L'endroit est très joli, il y a une buvette (fermée à cette époque), des tables de pique-nique, des WC publics.
Nous rentrons par Malaucène, arrêt pour voir un magasin de brocante.
Retour au camping vers 16 h 15.
Mon mari part à pied en ville, il veut aller voir un film au cinéma à 18 h 30 (ici, 6 euros la séance pour info).
Je le rejoindrai avec la voiture vers 20 h 15.
Nous allons manger au bar le Sporting devant la poste (la poste va fermer du 6 octobre au 19 décembre pour travaux). 2 omelettes au jambon avec salade, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 cafés = 22.20 euros.
Retour au camping vers 21 h 45.
12e jour : mercredi 5 octobre 2011
Départ à 8 h 15.
Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés 2.60 euros, lecture du journal.
9 h 15, arrêt à côté du baptistère de Venasque. C'est mal parti, aujourd'hui fermeture exceptionnelle, le personnel est en formation... On reviendra un autre jour...
Nous allons voir l'église, très belle extérieurement et intérieurement (notamment explications très claires sur un tableau avec Marie Madeleine et sur une croix de procession du XVe siècle).
Tour de la ville à pied, jusqu'au 2 tours de rempart. WC à l'extérieur du rempart face à la porte de sortie.
Les maisons sont extrêmement belles et il n'y a pas trop de magasins de souvenirs, etc.
Nous repartons pour l'abbaye de Sénanque (que nous avions déjà visitée une fois il y a longtemps). Parking gratuit. Nous arrivons à 10 h 59 dans l'accueil et arrivons encore juste à acheter 2 billets d'entrée individuels (7 euros par personne), sinon, la prochaine visite guidée obligatoire aurait été à 12 h 40 (apparemment au même prix), mais nous devons être ressortis à 11 h 30 au plus tard nous dit-on. On ne peut plus du tout rentrer en individuel après 11 h apparemment, en tout cas en octobre. Ca va, ce n'est pas très grand à visiter, ouf. WC dans le magasin d'accueil et de nombreux ouvrages religieux ainsi que des CD de musique religieuse, etc.
Dortoir des moines, église proprement dite, cloître, salle capitulaire, salle chauffée pour les moines où ils travaillaient. Tout est extrêmement sobre et nous adorons cette sobriété...
En arrivant depuis le parking, il est possible de passer à gauche en direction de l'hôtellerie des moines et d'entrer dans l'église gratuitement. A ce moment-là, on voit l'ensemble de l'église, mais on ne peut pas faire plus qu'environ 5 mètres à l'intérieur, on ne voit bien sûr pas le cloître et le reste...
Nous repartons vers 11 h 45 pour Gordes. Pour ce faire, à la sortie de l'abbaye, nous prenons une route étroite interdite aux campings car avec de belles vues.
Parking à l'entrée derrière la gendarmerie, 3 euros par jour, c'est aussi le parking des campings car qui paient d'autres tarifs, il y a pour eux une prise d'eau et de vidange WC, etc.
Vers 12 h, nous sommes au restaurant l'Estaminet, près du château. Plat du jour + dessert = 15 euros. 2 brochettes de boeuf, salade mesclun, écrasé de patates à l'ail, 1 île flottante, 1 boule glace moka, pas de café, 1 Vittel, 1 coca light = 37 euros. Très bon et très frais.
Nous allons faire un petit tour : intérieur de l'église, très kitch et aurait besoin de restauration urgente, le château extérieur très beau, ressemble à celui du Barroux, nous ne sommes pas entrés, le peintre hollandais exposé ne nous intéressant pas. L'office du tourisme est face à l'entrée du musée du château. Quelques belles maisons, trop de magasins de souvenirs, de peintures, personnellement je préfère de loin Vénasque...
Nous partons pour aller voir le Village des Bories, sans conviction, parking gratuit, env. 200 m. à pied pour y arriver, 6 euros l'entrée par personne, il fait très chaud, nous renonçons, ayant déjà vu en plus des bories ailleurs... Les campings car, eux, doivent s'arrêter beaucoup plus loin de l'entrée du Village, env. 2 km à pied je dirais...
Ensuite, nous nous arrêtons devant le musée du Vitrail, nous entrons dans le jardin, des vitraux modernes, des sculptures modernes, pas de vitraux à vendre à l'échoppe, ce qui aurait pu nous intéresser, il y a un moulin à huile ancien (Moulin du Bouillon) dans le même jardin. On nous explique qu'une entrée pour les 2 musées = 7.50 euros par personne, sinon 5 euros par musée par personne. Il y a des WC dans le jardin près de l'entrée du musée du vitrail. Peu convaincus, nous repartons sans rien visiter...
Nous allons ensuite à Saint-Pantaléon voir l'église romane et sa nécropole.
Parking au dessous de l'église le long d'une auberge. Nous remontons 50 mètres pour aller voir l'église et passons devant un salon de thé fermé ce jour et en travaux. L'extérieur de l'église est magnifique, + tombes d'enfants et d'adultes à l'arrière à l'extérieur creusées dans le roc. Il est marqué que l'on peut obtenir la clef soit à l'auberge, soit au salon de thé. Ce dernier étant fermé, je redescends à l'auberge. Je traverse le jardin/terrasse. Une femme lisant le journal me voyant arriver s'empresse de rentrer et de fermer hermétiquement sa porte... Autant dire que je n'irai jamais manger là pendant mon séjour... J'essaie au salon de thé, là, accueil plus agréable, bien que je dérange une personne faisant de la peinture, on obtient la clef, on retourne voir l'intérieur, très sobre, petits vitraux neufs assez vifs provenant du fameux musée du vitrail (même artiste)... Peu romans, mais ça va, parce qu'ils sont petits et sobres... Photos à l'intérieur d'une nécropole sous le sol, mais, après la découverte, le dallage en pierre a été remis, on ne voit plus rien.
Vers 15 h 15, arrêt à Lumières, 2 cocas light = 5.40 euros, juste avant de rejoindre la D900 menant à Avignon, puis, nous rentrons via Isle-sur-la-Sorgue, Carpentras et arrivons à 17 h 15 au camping.
Repos et petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 18 h 45, on se gare au pont romain.
2 cafés à l'hôtel l'Athéna, promenade et retour vers 20 h 15 au camping.
13e jour : jeudi 6 octobre 2011
Départ à 8 h. Arrêt sur la place Montfort à Vaison, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros, lecture du journal.
Vers 9 h, arrêt à Séguret, au pied du villge, petite montée vers le centre en passant devant une source, je pense, faisant cascade de mousse. En haut de la montée, avant la porte d'entrée de la ville, WC publics à gauche en montant.
Très joli village, le plus beau que l'on verra ce jour à mon goût, avec quelques ateliers de poterie, etc, mais discrets à cette période et à cette heure, c'est parfait, ballade dans les ruelles, montée à l'église (fermée), de belles vues sur Sablet et les montagnes environnantes. Nous poursuivons sur la route goudronnée pour essayer de monter au château (donjon uniquement, en ruines), un moment donné, il y a sur la droite un chemin très pierreux et très pentu, nous renonçons donc, et poursuivons encore environ 500 mètres sur la route pour voir s'il y avait éventuellement une vue de l'arrière du village, un beau renard traverse la route devant nous... Ne voyant rien de plus, nous rebroussons chemin, tiens un beau trèfle à 4 feuilles aperçu par hasard sur le bas côté et ramassé.
Nous revenons jusqu'au village et redescendons à la voiture. Là, un car de Valaisans qui nous saluent...
Puis, nous allons à Sablet, arrêt, petit tour jusqu'à l'église, rien de notoire je trouve.
Ensuite, vers 10 h 30, nous arrivons à Gigondas, nous nous garons avant la poste. Face à la poste, il y a un WC public. Après la poste, un autre parking voitures et campings cars.
Petit tour du village, montée assez rude jusqu'à l'église, restes de château à l'arrière, joli village, mais envahi de marchands de vin évidemment. 2 cafés dans le village = 2.60 euros.
Nous repartons ensuite pour aller manger à Courthézon, parking près du restaurant. Petit tour dans le village, église (fermée), rien de notoire.
Restaurant Chez Marielle, menu du jour sans entrée à 11 euros ou plat du jour à 9 euros. Nous prenons 2 menus, rôti de boeuf, salade haricots, salade verte, 1 mousse au chocolat, 1 choix de fromages, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 cafés = 26.60 euros.
Nous repartons pour aller voir Emmaus qui ouvre à 14 h. Nous trouvons assez facilement, c'est fléché, et arrivons à 13 h 30, nous attendons l'ouverture. Quelques jolis objets, des meubles, des fripes. Départ vers 14 h 50.
Vers 15 h 15, nous sommes garés au centre de Châteauneuf du Pape. Parking 1 euro pour 1 h 15 env.
1 coca light et 1 Perrier au café-restaurant La Mule du Pape = 5.60 euros. Il fait 32 degrés selon la pharmacie en face...
Nous montons la rue centrale jusqu'à l'église, ouverte, rien de notoire. Au vu de la température, nous ne monterons pas au château, trop c'est trop ! A nouveau, évidemment, beaucoup de magasins de vin... Petit arrêt au magasin Casino en descendant, 23 euros d'achats pour les casse croûtes des prochains soirs...
Nous partons vers 16 h 15, arrivée au camping à 16 h. 40.
Repos et casse croûte dans le mobilhome.
Vers 18 h 45, parking au pont romain, 1 café et 1 glace 3 boules mangue sur la place Montfort au restaurant le Refuge des Pirates = 5.60 euros.
Retour au camping vers 20 h 15.
14e jour : vendredi 7 octobre 2011
Départ vers 8 h.
Fort mistral, il fait nettement moins chaud que les jours précédents, environ 20 degrés dans l'après midi.
Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros. Lecture des journaux.
Passage au Leclerc de Carpentras, essence (E10) à 1.415 euros = 27 euros.
Nous retournons à Vénasque voir le baptistère qui était fermé le 5 octobre, nous y arrivons vers 9 h 20.
3 euros d'entrée par personne. Absolument magnifique, ressemble à celui de Fréjus notamment et certainement à celui d'Albenga en Italie (dans lequel je n'avais pas pu entrer lors d'un autre voyage). Sur place, on nous parle d'ailleurs également de celui de Riez dans les Alpes de Haute Provence (sur la route entre Valensole et Moustiers Sainte-Marie.
Puis, nous prenons la route par Murs pour aller à Apt. Route de montagne très jolie, mais ça ne va pas vite, surtout avec le soleil dans l'oeil...
Arrêt à la sortie de Murs, dans une épicerie qui fait café. 2 cafés = 2.40 euros. Pas de WC.
A l'entrée d'Apt, gare SNCF, Etap Hôtel, Hôtel Mont Ventoux à côté de la gare, magasin Leclerc aussi.
Vers 11 h, nous sommes parqués gratuitement près du monument aux morts (assez spécial) d'Apt.
Visite de la rue centrale piétonnière, 1 beffroi, 1 porte de sortie de ville. Visite de la Basilique (ex-cathédrale, 2 cryptes superposées très dépouillées, la plus ancienne du IVe siècle, l'autre du XIe siècle. 1 autel et 1 sarcophage anciens également dans l'église. Nous voyons également le hall d'entrée du Musée local dont l'accès est libre (+ WC accessibles), installé dans une ancienne usine.
Achat d'un pain dans une boulangerie au passage pour ce soir = 0.40 ct.
Vers 12 h, repas au restaurant-crèperie « Le Chant de l'Heure » dans la rue centrale. Joli restaurant sur 2 étages dans une maison ancienne + terrasse ouverte dans une cour intérieure avec un noyer de Chine (arbre). Absolument inaccessible en chaise roulante... sauf peut-être les WC, seule chose au rez-de-chaussée...
2 plats du jour à 12 euros = raclette, jambon, salade, pomme de terre, servis sur une assiette, 1 coca light, 1/4 de vin, 2 cafés = 34 euros.
Départ d'Apt vers 13 h 15, nous allons en direction de Rustrel pour voir le Colorado (circuit montrant l'ocre contre les montagnes), sans trop insister sachant qu'on ira ensuite à Roussillon. Tour en voiture par Gignac et retour à Apt. A un endroit, il est possible de se garer, en payant, et d'aller à pied dans la gorge, ce que nous ne faisons pas.
Vers 14 h, nous sommes à Apt et partons à Roussillon.
A l'entrée de Roussillon, arrêt dans une ancienne usine où il y a possibilité d'acheter de l'ocre, des livres, de faire des stages de formation, etc. On peut aussi faire une visite guidée ou non, payante. On fait juste un petit tour dans le magasin et dans la cour. Là aussi, WC accessibles.
Parking gratuit vers 14 h 30 à la sortie du village de Roussillon. Il y a différents parkings payants en ville et à la sortie de la ville (2 à 3 euros, selon le parking). Il y en a un juste à côté du départ du Sentier des Ocres notamment.
Nous montons 200 mètres à pied depuis la voiture, belles vues sur le village et allons directement visiter le Sentier (qui ferme ce jour à 16 h 30 selon un panneau aperçu avant d'arriver au village). Entrée, 2.5 euros par personne. Il est possible de faire (pour le même prix) soit un tour fléché en jaune qui dure 35 min. env. soit un tour fléché en rouge qui dure env. 50 min. Dès l'entrée, c'est très impressionnant, les couleurs du sol et des falaises allant du rouge au jaune, etc. Nous optons pour la version à 35 min. En fait, nous nous sommes arrêtés en route et sans stresser nous avons mis 40 min. Evitez peut-être les baskets blanches, car l'ocre au sol colore les semelles... Je me demande ce que ça donne quand il pleut...
A la sortie, 2 x 2 boules de glace lavande = 8 euros. Nous les mangeons sur un banc et montons ensuite dans le village, magnifiques couleurs des maisons peintes avec l'ocre locale sous le soleil et les feuilles d'automne. Tout en haut, église, rien d'extraordinaire à l'intérieur et belvédère à l'arrière avec magnifiques vues. Beaucoup (trop !) de magasins vendant des tableaux...
Puis, nous regagnons notre voiture et partons à 16 h 30 en direction d'Apt, pour retrouver la D900 et revenir via l'Isle sur la Sorgue, Carpentras, sans reprendre le col de ce matin...
Nous arrivons au camping à 18 h 15.
Petit casse croûte, nous ne bougerons plus... et nous allumons les radiateurs du mobilhome... fait frisquet avec ce mistral...
15e jour : samedi 8 octobre 2011
Départ à 8 h. 20 pour aller à Avignon.
Fort mistral et soleil, on ne dépassera pas 18 degrés ce jour...
Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros. Lecture des journaux.
Vers 9 h 30, on se gare gratuitement à Avignon, près de la porte Saint-Dominique, allée des Oulles.
9 h 45, nous arrivons vers le musée Calvet qui ouvre à 10 h.
2 cafés à côté en attendant au chaud = 2.20 euros.
10 h, on entre dans le Musée, 2 entrées à demi-tarif, 4 euros par personne (au lieu de 7.50) si j'ai bien compris parce que certaines salles sont fermées au premier étage. Ce qui nous intéresse surtout c'est l'exposition temporaire sur l'Egypte en fait.
WC et vestiaire gratuit pour poser les sacs à dos après la caisse.
Compter au minimum 1 h pour faire le tour du musée (sans s'arrêter dans le local de projection de films de l'exposition temporaire, les 3 films proposés durant 1 h en tout environ).
Nous ressortons vers 11 h 40.
Nous nous dirigeons vers le musée lapidaire (annexe du musée Calvet), rue de la République.
A 12 h, repas au restaurant « Maison Nani » : 1 menu du jour, avec plat principal, dessert et café, magret de canard, crumble de fruits = 14.20 1 brochettes de boeuf avec frites et salade (10.90 euros) + 1 café gourmand (4.90 euros) 1 coca light (3 euros) et 1/4 vin rouge (2.90 euros). Total = 35.90 euros. Très bon, restaurant bien chauffé, personnel agréable et souriant, ce qui est rare...
Un enfant a mangé à la table à côté de nous, sans nous déranger, mais la patronne nous offre 2 cafés pour s'excuser « du dérangement »... Un geste commercial spontané très apprécié car nous ne nous étions pas plaints du tout..., l'enfant n'était pas bruyant, même plutôt drôle...
Ensuite, nous allons en direction de la gare en attendant 14 h. Sur notre droite, nous allons voir le cloître Saint-Louis (ancien hospice), avec hôtel 4 étoiles à côté, ainsi que la chapelle Saint-Louis attenante ouverte.
Nous marchons jusqu'à l'intérieur de la gare centrale d'Avignon. Un fléchage au sol mène devant la gare, en franchissant le rempart, au bus navette pour l'aéroport, à 100 m. environ de la sortie de la gare.
Nous revenons sur nos pas jusqu'au musée lapidaire où nous entrons à 14 h 05. Normalement, entrée 2 euros pas personne. Dès que j'ai eu dit que nous venions du musée Calvet le matin, sans même montrer nos tickets, on nous a dit que c'était gratuit... Je n'ai rien vu d'indiqué dans ce sens ni ici, ni au musée Calvet, mais bon, on en profite. Compter au minimum 30 min pour voir de très belles stèles, statues et 4 mosaïques, exposée dans l'ancienne église des Jésuites. Nous restons env. 40 min.
Puis, nous remontons la rue de la République, fermée à la circulation sauf pour les bus, pour faciliter la promenade des piétons le samedi nous dit-on, dans l'idée d'aller voir l'église Saint-Agricole, qui, selon mon guide, n'est ouverte que le samedi après-midi ; nous en faisons le tour pour passer voir les anciens murs romains et trouvons la porte de l'église dans la rue Saint-Agricole, là, le curé nous dit que c'est fermé... En passant, avant l'église, nous voyons la cour du Palais Roure (dont l'intérieur semble ne se visiter que le mardi après-midi).
Ensuite, nous poursuivons en direction de la Place Crillon, pour passer le rempart et rejoindre la voiture. Nous arrivons à la voiture à 15 h 45 environ.
Beaucoup de circulation en direction de la zone commerciale du Pontet ce samedi après-midi, mais ça avance...
Arrêt 10 min. au Lidl à l'entrée de Carpentras, achats bricoles 5.45 euros.
On arrive à 17 h 05 au camping.
Repos et casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 18 h 45, petit tour en ville, 2 cafés au chaud sur la place Montfort = 2.40 euros
Retour au camping vers 20 h, il y a un mistral fou...
16e jour : dimanche 9 octobre 2011
Heureux de constater que le toit du mobilhome a résisté au mistral de cette nuit... !
Départ 7 h 45. Toujours fort mistral et grand soleil, la température n'excédera pas 18 degrés dans la journée...
Arrêt à Malaucène, 2 cafés = 2.40 euros, 2 croissants dans une boulangerie = 1.60 euros.
Visite du vide-greniers sur la place (30 minutes).
Départ vers 9 h pour Saint-Didier, arrivée env. 9 h 30, vide-greniers sur le terrain à côté de la cave coopérative (env. 200 exposants selon le journal local, en fait plutôt 150).
Départ vers 11 h 40.
Nous retournons manger au Flunch à Carpentras.
1 cuisse de canard, 1 paella, 1 portion de fraises, 1 tarte tropézienne, 3 petits pains, 1 bouteille de Bordeaux (18.75 cl), 1 coca light, pas de café = 27.50 euros.
Puis, nous retournons en centre ville et visitons la brocante/antiquité sous les arbres du cours (pendant 1 h environ).
Retour au camping vers 14 h 30.
Repos.
Lessive et séchage du linge au camping = 5 euros (machine 6 kg) et 2 euros (séchage 45 min.). Pas besoin de lessive, la machine en met automatiquement. Parfait et bien sec.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 18 h 30, 2 cafés sur la place Montfort à Vaison, 3 euros.
Retour vers 19 h 30 au camping.
17e jour : lundi 10 octobre 2011
Il fait nettement plus chaud que les 3 jours précédents et presque plus de mistral.
Départ vers 7 h 45.
2 cafés, 1 croissant au Hameau de Serres = 3.70 euros. Lecture des journaux.
Arrêt au Leclerc à Carpentras, essence E10 à 1.415 euros = 33 euros. Départ à 9 h.
10 h, nous sommes garés au Pont du Gard (rive gauche), on prend un ticket à l'entrée du parking et l'on paie à la sortie 15 euros pour une voiture (avec 1 à 5 passagers compris). Donc, apparemment, si l'on arrive à pied ou à vélo, c'est gratuit, aucun contrôle du ticket après (au pont, au musée, etc.).
Nous passons l'entrée, WC, souvenirs, caféteria, musée, etc... et allons revoir le pont, nous le traversons et allons jusqu'au parking (rive droite) et revenons tranquillement. Tiens, une mante religieuse traverse le chemin en marchant, nous la poussons pour que personne ne l'écrase par mégarde...
Magnifique en ce jour d'automne ensoleillé. Nous avons mis 1 h pour l'aller retour. Sur la rive droite, essentiellement un restaurant avec terrasse (menu du jour à 15.50 euros).
Un souvenir nostalgique du temps où l'on pouvait encore marcher à l'intérieur du pont et même tout en haut sur l'aqueduc... Maintenant, seulement au pied du pont sur la route...
Ensuite, nous visitons le musée et ciné (toilettes aussi au sous-sol à côté de l'entrée du musée), il y a aussi une ludothèque dans le bâtiment. Compter aussi 1 h pour bien voir le musée, les films, etc.
On peut payer son ticket 15 euros à une machine ou au stand d'information juste en face avant de partir.
Nous quittons le parking à 12 h 30.
Nous nous arrêtons 10 min. après à Rémoulins, zone bleue 1 h 30 devant l'office du tourisme.
Repas au restaurant de l'hôtel du Nord, menus entrée/plat/dessert à 13 euros. 1 assiette tomate/mozarella, 1 salade de gésiers, 1 cuisse de canard, 1 entrecôte, 2 glaces 2 boules, 2 cafés, 1 coca, 1/4 de vin = 35.20 euros.
Vers 14 h, départ pour Avignon. En route, arrêt au Leclerc à la sortie de Rémoulins pour quelques bricoles et une bouteille de Châteauneuf du Pape = 20 euros.
Nous nous garons à Avignon en dehors des remparts, allée des Oulles.
A pied, nous allons en direction du Palais des Papes. A côté du Palais des Papes, nous allons voir l'église Sainte-Marie des Doms, essentiellement pour voir la cathèdre du 12e siècle en marbre (à gauche du choeur).
Nous arrivons à 15 h 45 au Palais des Papes. Entrée 10.50 euros par personne (sans le pont Bénézet, sinon 13 euros pour info), nous passons les 24 étapes/pièces à visiter. Audioguides disponibles à l'entrée compris dans le prix. Au milieu de la visite, il y a dans le cloître des WC, distributeurs de boissons, bancs, cendriers. Un petit Vichy citron à 2 euros... et on repart courageusement...
Nous sortons à 17 h 30 et rejoignons la voiture, départ 17 h 45, énormément de circulation, 25 min. pour arriver au Pontet, ensuite ça va.
Nous arrivons au camping à 19 h 15.
Petit casse-croûte dans le mobilhome, on ne bouge plus, mal aux pieds...
18e jour : mardi 11 octobre 2011
Quelques grèves diverses sont annoncées ce jour... et plusieurs musées sont fermés le mardi, donc, nous organisons notre journée pour éviter tout ça...
Départ 7 h 50.
Malaucène, 2 cafés = 2.40 euros, 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.65 euro.
Départ pour Beaumes de Venise en passant par la route avec panoramas sur les Dentelles de Montmirail, magnifique, cela vaut le passage.
9 h, nous sommes garés place du Marché, près de l'Office du tourisme. Il y a effectivement un petit marché ce jour, mais plus haut dans le village, près de l'église.
Nous partons à pied visiter, très belles maisons, nous montons au pied du château en ruine et voyons plusieurs rues et portes, puis visite de l'église néo-romane (extérieur pas mal, intérieur assez quelconque).
2 cafés sur une terrasse en face de l'église = 3 euros.
Puis, nous prenons la route de Vaquéras et à la sortie de Beaumes de Venise à droite, une toute petite route pour aller voir la chapelle Notre-Dame d'Aubune, route qui passe par dessus le Canal de Carpentras. On pourrait y aller à pied depuis le centre ville (env. 2 km). La chapelle est très belle mais fermée. Accolé à la chapelle, il y a un gite de France (17 places). A l'arrière, plusieurs chemins piétonniers pour aller voir diverses chapelles en ruine ou non sur la colline.
Ensuite, un bref arrêt à la sortie d'Aubignan, vers le Carrefour Market, pour regarder un curieux pont ancien aperçu depuis la route.
Nous partons ensuite pour Pernes-les-Fontaines, arrêt à 11 h 15 derrière l'Office du Tourisme (= aussi parking pour camping cars), parking avec WC publics gratuits.
Nous partons à pied dans le village, très belles maisons, fontaines, portes, tours et église (fermée).
A 12 h, repas au restaurant La Nesque, le carrefour est bruyant, nous mangeons à l'intérieur... WIFI gratuit disponible pour le restaurant. Menus du jour entrée/plat/dessert = 12 euros. 2 tartines paysannes avec salade, 2 bouchées à la reine avec riz et haricots, 2 glaces 2 boules chocolat et caramel, 1 coca light, 1/4 vin, 2 cafés = 26.40 euros, le vin étant offert nous dit-on.
Vers 13 h, nous poursuivons la visite de la ville et nous reprenons la voiture vers 14 h 15.
Nous allons à l'Isle-sur-la-Sorgue. Parking gratuit derrière le parc Gautier. Nous traversons ce parc à pied pour rejoindre le centre ville. WC à la sortie du parc, près de la Sorgue.
Nous voyons que le Village des Antiquaires n'est ouvert que les samedi, dimanche et lundi. Il se trouve près de la gare.
Tour de la ville à pied, petit arrêt à la brocante de la Croix-Rouge, place Henri Dunant, ouverte mardi après-midi, vendredi après-midi et samedi matin. Nous allons voir la cathédrale très baroque à l'intérieur, une personne présente demande aux visiteurs s'ils veulent une visite guidée, nous ne sommes pas intéressés.
2 cocas light devant la cathédrale, 5.60 euros.
De jolis canaux, on se croirait un peu à Annecy, quelques roues à aubes.
Nous repartons à 16 h 30 et arrivons au camping à 17 h 45.
Vers 19 h, nous allons manger au centre ville de Vaison au restaurant le Sporting, une envie d'avoir la même omelette qui nous a plu il y a une semaine...
1 omelette jambon avec salade, 1 omelette jambon-fromage avec salade, 1 coca light, 1 carafe d'eau, 2 cafés = 19.30 euros. On peut prendre les omelettes soit avec salade, soit avec frites pour les amateurs.
Toujours aussi bon...
Retour au camping vers 20 h 30.
19e jour : mercredi 12 octobre 2011
Départ vers 7 h 50
2 cafés et 2 croissants au Hameau de Serres = 4.60 euros. Lecture du journal.
Essence chez Leclerc à Carpentras, essence E10 à 1.415 euro = 22 euros. Départ vers 9 h.
10 h, nous nous garons à Saint-Rémy-de-Provence, au tout début de la route pour Tarascon. Marché ce jour au centre ville...
Nous faisons un tour du marché et de la ville, visite de la Cathédrale, il y aurait des restaurations à faire, rien d'extraordinaire.
Départ vers 11 h 15.
Petit arrêt pour revoir sur la route les Antiques de Glanum qui ont été restaurés récemment. Nous ne visiterons pas le site de Glanum proprement dit en face, déjà vu une fois et qui ne nous avait pas laissé un souvenir impérissable (pour info, entrée = 7 euros).
A 12 h, parking au pied des Baux-de-Provence = 4 euros.
Nous montons à pied, voyons l'église, la chapelle en face, la place devant. WC habilement dissimulés sous le rocher.
Repas au restaurant Le Jardin des Délices. 1 plat du jour à 10 euros = filets de poulet, ratatouille, riz et 2 boules de glace rhum/raisin. 1 menu à 15 euros = salade mêlée, entrecôte, ratatouille, riz, 1 crèpe au sucre. 1 coca light, 1/4 vin, 2 cafés = 36.90 euros. Tout était très bon.
Nous poursuivons la visite du village, sans entrer au château (pour info, entrée = 7.50 euros). Le village et son site sont magnifiques, mais un peu trop de magasins de souvenirs...
Départ vers 14 h 30 pour aller à l'abbaye de Montmajour.
En route, petit détour sur la gauche pour aller voir un aqueduc romain fléché. Tiens, un faisan traverse la rue en marchant... L'aqueduc est très abimé, demi-tour, nous revenons sur la route.
14 h 50, parking en face de l'abbaye de Montmajour, de l'autre côté de la route. Il y a un arrêt de bus Cartreize devant l'abbaye. Nous visitons, 7 euros d'entrée par personne. Très sobre et dépouillé. Là aussi, une restauration du cloître s'imposerait. Quelques magnifiques chapiteaux, mais beaucoup très endommagés. WC dans la cour à côté du cloître. La chapelle Saint-Pierre est fermée pour restauration, dommage.
Nous repartons vers 15 h 50 et rentrons via Avignon. 16 h 15, Avignon, pratiquement pas de circulation, pas comme l'autre jour... Nous arrivons au camping à 17 h 25.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
A 19 h 15, nous repartons boire un café à la Place Montfort = 2.40 euros.
Nous rentrons vers 20 h 15, un frelon dans le mobilhome, 10 min. pour arriver à le faire sortir, brrrr.... Sinon, ici, nous n'avons jusqu'à maintenant été « importunés » que par quelques mouches, jamais vu d'abeilles ou de guêpes.
20e jour : jeudi 13 octobre 2011
Départ 7 h 45.
2 cafés au Hameau de Serres = 2.60 euros. Lecture du journal.
Nous partons en direction de Cavaillon, puis route d'Apt.
Arrêt au Pont Julien, pont romain, très beau et également joli lit de rivière, belles pierres. Beaucoup de routes pour vélos autour.
Départ pour Lourmarin, via Bonnieux, très jolie route avec vues sur Lacoste et sur Bonnieux.
10 h 45, nous sommes garés à Lourmarin (près d'une maison d'hôte dénommée Villa Saint Louis qui semble magnifique).
Petit tour dans le village, belles maisons, un peu trop de galeries de peinture, etc, nous allons au château, sans y entrer pour visiter (pour info, entrée = 7.50 euros), nous voyons l'extérieur à l'arrière et le bassin à l'entrée de la cour, ainsi qu'une cave à vins sous le château. WC à l'entrée de la cour, avant la caisse, en principe réservés aux visiteurs...
Puis, tout près, le temple protestant (fermé), nous revenons au centre et nous allons voir l'église catholique et une tour-horloge, le village est agréable, assez plat, assez aéré, le château et le temple sont légèrement à l'extérieur du village. Le marché semble avoir lieu le vendredi ici. WC à côté de l'office du tourisme.
Ensuite, repas à la Pizzeria Nonni (pizzas au feu de bois). 2 pizzas Parma à 13 euros (c'est la plus chère de la carte), 1 coca light, 1/4 de vin, 2 cafés = 38 euros. La pizza était excellente et copieuse.
Nous quittons vers 13 h 30 et arrivons un peu avant 14 h à l'abbaye cistercienne de Silvacane. Parking au bord de la route, il est écrit « parking surveillé 2 euros », aucun parcomètre dans le secteur, et certainement aucun surveillant non plus, nous ne payons rien. Peut-être en été ?
Nous attendons 14 h pour pouvoir entrer. Entrée 7 euros par personne. Magnifique de sobriété, ceux qui veulent voir des chapiteaux décorés ne doivent pas venir ici... WC après la caisse.
Nous partons à 14 h 50 et allons dans le centre ancien de la Roque d'Anthéron, château reconverti en clinique... 2 cocas light devant le château = 6 euros.
Nous repartons à 15 h 40 et rentrons via Sénas, Orgon, Cavaillon, Carpentras. Nous arrivons au camping à 17 h 05.
Petit casse croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, 2 cafés sur la place Montfort à Vaison = 2.40 euros.
Retour au camping à 20 h 30.
21e jour : vendredi 14 octobre 2011
Départ 7 h 45.
Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros. Lecture du journal.
Essence chez Leclerc à Carpentras, essence E10 à 1.415 euro le litre = 31 euros. Départ 9 h.
Nous allons à Avignon, suivons le Rhône (fléchage Avignon Centre) en nous tenant sur la voie de gauche, pour prendre le pont Daladier et aller à Villefranche-lez-Avignon.
9 h 35 parking gratuit près de la Tour Philippe le Bel, le long de la promenade du Canal (selon un panneau, il semble y avoir des castors le long du canal). On peut aussi s'arrêter au pied de la tour. Très belle tour, très imposante.
La tour n'ouvre qu'à 14 h en octobre, de toute façon, pas envie d'y monter...
Nous montons la rue à côté, de très belles maisons.
Sur la gauche, parc de la Colline de Mourgues (ouvert à 8 h), nous montons, magnifiques vues sur la tour, sur le fort Saint-André, la collégiale, la chartreuse. A conseiller pour les amateurs de photos... Dans le parc, restes d'un ermitage et chapelle Notre-Dame de la Consolation (avec fresques new look de 2002... no comment....), ce qui est intéressant, c'est la vue.
Ensuite, nous poursuivons la même rue, arrivons place de l'Oratoire et rue de l'Hôpital, toujours de belles maisons et des arcades.
Nous arrivons vers la Collégiale (aussi ouverte à 14 h en octobre...), nous passons devant le musée Pierre de Luxembourg (idem, ouvert à 14 h en octobre, entrée = 3.20 euros pour info), voyons la place centrale (restaurants), sur la place une petite sculpture de lézard de 2005 nous invite à « lézarder » dans la ville...
Nous prenons la rue de la République, fléchage pour le cloître de la Collégiale, ceci mène dans une cour... le cloître n'est accessible apparemment que depuis l'intérieur de la Collégiale. Egalement un fléchage pour la chapelle des pénitents dans une cour.
Ensuite, nous arrivons à 10 h 50 à la Chartreuse du Val de Bénédiction. A Avignon, lorsque j'ai acheté le billet pour le Palais des Papes, on m'a remis une carte de réduction pour 5 personnes sur des monuments à Avignon et à Villeneuve (= Avignon Pass) . Nous achetons un billet à 6.50 euros par personne valable pour la Chartreuse et le Fort Saint-André (grâce à la carte de réduction Avignon Pass).
Sinon, billet combiné à 8.50 euros. Le billet pour la Chartreuse seule = 7.50 euros, celui pour le Fort Saint André = 5 euros.
WC dans la cour après la caisse.
Compter 1 heure pour suivre le fléchage.
Très sobre, très beau, une chapelle aussi avec fresques XIVe siècle. Dans l'un des jardins intérieurs, un magnifique kaki géant couvert de ses fruits orangés.
Ensuite, nous allons encore jusqu'au bout de la rue voir la porte d'entrée de la ville. Un magasin vend de l'huile de la Chartreuse.
Nous revenons à la place centrale.
Repas au bar tabac « l'Univers ». Plat du jour à 10 euros. 1 tartare de boeuf, frites, salade, 1 tagliatelles bolognaise, 1 fondant au chocolat, 1 pièce glacée au nougat, 1 coca light, 1 Perrier, 2 cafés (à 1 euro) = 35.40 euros. Tout était très bon.
Nous montons ensuite au Fort Saint-André qui ferme entre 13 h et 14 h. Nous entrons un peu avant 14 h, la porte étant ouverte et nous avons nos tickets. WC dans la maison vendant les tickets d'entrée. Ne pas aller au fort avec des talons aiguille... !
Nous voyons une chapelle assez quelconque et arrivons pour monter sur la tour et les remparts, contrôle des tickets, nous montons sur une tour, escaliers sur les remparts et redescendons par une autre tour près de l'entrée. A nouveau, de magnifiques vues. Compter 30 à 40 min. pour visiter, sans l'abbaye Saint-André.
Une bonne moitié de la surface de la colline est occupée par l'Abbaye Saint-André, privée, si l'on veut y entrer, soit billet à 5 euros pour les jardins, soit billet à 10 euros pour abbaye + jardins. Nous n'y allons pas.
Nous redescendons à la place centrale et allons voir la Collégiale et son cloître, quelques travaux à l'intérieur, très beau cloître gothique.
Nous avons beaucoup aimé cette ville, ses maisons, ses monuments. La quasi totalité des monuments sont fermés le lundi ici.
Puis, nous rejoignons la voiture en suivant la route le long du Rhône.
Départ 15 h 45.
Nous nous arrêtons au Carrefour Market à Monteux pour des bricoles = 22.20 euros.
Arrivée au camping à 17 h 25.
Jusqu'à maintenant, le WIFI était gratuit. Apparemment, ceci a changé aujourd'hui, 5 euros pour 1 semaine ou 2 euros par jour. Il faut demander un code via son téléphone portable. Pour la Suisse, apparemment 3 frs par semaine. Je demande le code, ça fonctionne très bien.
Repos et petit casse-croûte dans le mobilhome.
Nous ne bougerons plus...
22e jour : samedi 15 octobre 2011
Départ 7 h 55 après 10 min. pour franchir la barrière du camping qui ne voulait pas s'ouvrir...
Hameau de Serres, 2 cafés et 2 croissants = 4.60 euros. Lecture des journaux.
Route en direction d'Avignon, sortie pour Sorgues, arrêt pour visiter une friperie sur la gauche.
Ensuite, arrêt au Thor pour voir l'église, portail et choeur romans, mais besoin urgent de restauration... De jolis chapiteaux. Nous allons voir également le beffroi. Derrière le beffroi, marché hebdomadaire.
Ensuite, nous retournons à l'Isle-sur-la-Sorgue, pour aller voir le Village des Antiquaires. A 11 h, parking gratuit à côté de la gare, c'est tout près. WC publics devant la gare (adaptés pour les handicapés aussi). La gare dessert l'Isle-sur-la-Sorgue et Fontaine-de-Vaucluse.
De 11 h à 12 h, visite d'une partie du Village des Antiquaires.
Repas à la Brasserie Pascal, en face, près de la roue à aube. 2 lasagnes salade, 1 profiteroles, 1 tarte tatin, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 45 euros.
De 13 h à 14 h, suite de la visite du Village des Antiquaires. De magnifiques meubles, tableaux, fontaines et cheminées anciennes en pierre, etc.
A 14 h 15, nous partons pour Fontaine-de-Vaucluse.
Vers 14 h 30, nous nous garons à l'entrée du village, en face du centre pour kayak, gratuitement au bord de la route, devant un gîte. Sinon, 300 m. plus loin et également de l'autre côté du village, parkings 3,50 euros la journée. A l'entrée du village, parking pour camping cars avec WC publics gratuits.
Nous revenons dans le village en admirant l'eau « verte » de la rivière en route.
A l'entrée, visite de l'église. Quelques pièces très anciennes à l'intérieur. Prenez une torche pour voir la tombe mérovingienne... Très beau, très sobre.
Puis, nous allons à pied à la source (500 m. depuis le centre du village), là aussi, talons aiguille déconseillés, surtout sur les derniers 100 m. Pour ce faire, nous traversons une galerie commerciale menant à l'exposition gratuite d'une papeterie d'époque (roue, appareils, etc.) où l'on peut acheter divers papiers également.
Avant la galerie commerciale, on peut également descendre voir le Musée du Monde souterrain. Tout près, il y a aussi un musée de la Résistance. Dans le village, il y a également un musée Pétrarque.
La source à cette époque n'est pas à son niveau maximum, certaines personnes descendent pour s'approcher de l'eau, c'est très dangereux, mieux vaut regarder d'en haut. A certaines périodes, l'eau monte davantage et fait cascade semble-t-il, loin d'être le cas ce jour...
Nous redescendons par le chemin sans retraverser la galerie commerciale. Sur la gauche, WC publics avec une dame-pipi d'un autre âge, 20 ct...
De nombreux restaurants et magasins de souvenirs dans tout le village... Au dessus du village, ruines d'un château et de nombreux trous dans les rochers. Le site est très beau.
Nous retraversons le village et retournons à la voiture.
Nous partons à 16 h 30 et arrivons au camping à 17 h 40.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, nous retournons à Vaison.
2 cafés au bar le Sporting = 2.80 euros.
Retour au camping vers 20 h 15.
23e jour : dimanche 16 octobre 2011
Départ à 7 h 45, à nouveau quelques soucis pendant 5 min. avec la barrière d'entrée du parking, rien de bien méchant...
2 cafés à Malaucène = 2.40 euros, départ à 8 h 20
Route pour Avignon, sortie pour Sorgues.
Parking gratuit près de la place du marché à 9 h. WC publics sur la place du marché.
Nous faisons un tour du marché, tiens un seul stand de fripes ici, autrefois, il y en avait davantage. Puis, petit tour dans la ville. Rien de notoire.
Départ 10 h 20.
Nous allons à Caumont-sur-Durance.
Parking gratuit sur la place du marché, WC publics à côté.
Nous montons à pied sur 200 m. environ pour voir la chapelle Saint Symphorien (fermée, extérieur très sobre) et le jardin romain à côté, il n'ouvre qu'à 14 h en cette saison, nous abandonnons pour aujourd'hui et allons voir l'église du village, très belle, il y a la messe, mais on peut au moins voir l'ensemble en entrant, puis de jolies maisons restaurées ou non dans le village.
Nous allons ensuite à Cavaillon et nous dirigeons vers le village des Taillades, nous y arrivons vers 11 h 45.
Nous nous garons sur la place de la Mairie. WC publics à côté de la place. Nous montons à pied voir les anciennes carrières et les maisons construites au dessus ainsi que l'église (fermée) et le théâtre. C'est très petit, mais le site est assez spectaculaire. Il me fait un peu penser aux Météores en Grèce, mais en moins haut... Nous repartons à 12 h 20.
Nous nous arrêtons à Robion 10 min. plus tard au bord de la route, nous n'irons pas dans le vieux village car il y a une foire agricole ce jour...
Repas à 12 h 30 au restaurant Lou Luberon. 1 faux filet, 1 assiette avec merguez et côtelette agneau, accompagnés de ratatouille, haricots et salade à 13.50 euros par personne. 2 boules de glace rhum raisin, 1 coca light, 1/4 vin, 2 cafés = 40.20 euros. Tout était très bon. Repas sur la terrasse, dans la véranda ou à l'intérieur. La loi Evin semble inconnue à l'intérieur au bar... !
Nous repartons vers 13 h 40 et allons voir le vieux village de Maubec, sans s'arrêter, juste pour voir l'ensemble, puis, nous allons à Oppède-le-Vieux.
Parking à 14 h 10 au pied du village, 3 euros pour 1 jour.
Nous montons à pied jusqu'à la place centrale du village. WC publics au droit de la place (en fait sous la place). Quelques restaurants. L'endroit est très beau, certaines maisons sont restaurées, d'autres pas. Nous montons voir le château (privé), sa chapelle (fermée) et ensuite l'église en cours de restauration. Intérieur et clocher très beaux, vue magnifique, talons aiguilles fortement déconseillés ici aussi...
Nous redescendons à la voiture et partons vers 15 h 50.
17 h 10, retour au camping.
Repos au soleil, délicieux...
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, petit café au Sporting à Vaison = 3 euros, en fait 2.80 euros, mais le garçon « oublie » de rapporter la monnaie, peut-être même oublie-t-il de tiper car aucun ticket fourni... peu importe, mais comportement bizarre...
Retour au camping vers 20 h 15.
24e jour : lundi 17 octobre 2011
Départ 8 h.
2 cafés et 2 croissants sur la place Montfort = 4 euros.
Nous allons à Crestet prendre la route pour Entrechaux et Buis-les-Baronies.
Parking gratuit à Buis-les-Baronies devant l'office du tourisme vers 9 h. WC publics sur la place devant l'office du tourisme. Il fait 8 degrés...
Petit tour en ville, magnifique place à arcades du XVe siècle (marché sous les arcades le mercredi et le samedi). Un très joli hôtel 2 étoiles, hôtel le Lion d'Or les Arcades, dans un bâtiment ancien de la place, à prix très corrects.
Puis, nous allons voir l'église, le cloître d'un ancien couvent des Dominicains converti en centre d'accueil Escapade (la même société que celui de Vaison la Romaine, voir http://www.escapade-vacances.com/fr/. Très bel endroit pour un centre d'accueil, évidemment plus joli que celui de Vaison. Nous allons voir le reste des remparts et une tour.
Nous repartons vers 9 h 45.
Nous passons par Vercoiran, Saint-Auban, Aulan (magnifique château), les gorges du Toulourenc, magnifiques paysages d'automne, et arrivons à Montbrun-les-Bains vers 10 h 30. Arrêt au bas du village et nous montons à pied. Ravissant beffroi (avec WC publics dissimulés à côté derrière une porte de bois), adorable rue étroite, là aussi il vaut mieux éviter les talons aiguille..., et montons voir l'église, ouverte (une fresque du XVIe siècle), belles maisons, ruines du château visibles de l'église sans y monter, vues magnifiques.
A 12 h, nous mangeons à l'hôtel des Voyageurs. Très beau restaurant, tables pas trop serrées, très calme, serviettes en tissu, personnel charmant, menu du jour entrée/plat/dessert à 12 euros. 2 salades endive/fromage/noix, 2 poulet curry avec riz, dessert à choix sur la carte, 1 tarte au sucre et sirop d'érable, 2 boules fruit passion, 1 coca, 1/4 vin, 2 cafés = 33 euros. Excellent rapport qualité/prix.
A 13 h, nous repartons, non sans avoir été voir au passage le centre thermal au bas du village en voiture, le bâtiment paraît assez neuf.
Nous passons par Sault et revenons sur Carpentras par la route principale, pas par les gorges de la Nesque.
Vers 14 h 30, arrêt au Leclerc. Achat de bricoles = 14.15 euros et plein esssence E10 à 1.415 euro le litre = 40.20 euros.
Nous allons ensuite voir le village de Velleron.
Parking à l'entrée, au dessous d'un château.
Petit tour à pied, 2 châteaux face à face, l'un est devenu l'hôtel-de-ville, l'autre la bibliothèque, puis passage à l'église (fermée), quelques jolies maisons, le centre ancien a une surface assez restreinte.
2 cocas light au café au dessous de l'église = 6 euros.
Nous repartons vers 15 h 45 et arrivons au camping à 17 h 10.
Repos au soleil, délicieux...
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, 2 cafés sur la place Montfort = 2.40 euros.
Retour au camping vers 20 h.
25e jour : mardi 18 octobre 2011
Départ 8 h.
2 cafés, 2 croissants au Hameau de Serres = 4.60 euros. Lecture du journal, départ 9 h.
9 h 30, parking gratuit à Orange, à côté de l'Arc de Triomphe.
Nous allons en ville à pied, arrêt dans le magasin La Ruche vu lors de notre dernière visite et, près du théâtre, dans le magasin de la Croix-Rouge (ouvert mardi, jeudi et vendredi matin). Il fait 14 degrés.
Retour à la voiture, départ à 11 h 10.
Nous passons par Mornas, sans nous arrêter car nous connaissons.
11 h 35, nous nous garons gratuitement à Bollène, boulevard Gambetta.
Traversée du centre ville à pied par la rue de la Paix, arrêt rapide au magasin du Secours Catholique... qui ferme à 12 h pile...
Encore quelques rues et église fermée...
A 12 h 30, repas à la Brasserie de Paris. Plat du jour à 7 euros. 1 plat du jour, escalope de dinde roulée avec jambon-mozarella à l'intérieur, riz et velouté de courgettes, original et pas mauvais du tout. 1 magret de canard, 1 coca light, 1/4 vin, 1 tarte normande aux pommes avec boule de glace vanille, 1 fondant au chocolat, 2 cafés = 34 euros.
Cette ville ne me plaît toujours pas, ça n'a pas beaucoup changé depuis au moins 10 ans...
Nous rentrons via Uchaud. Avant Uchaud, petit détour de 2 km env. sur la gauche pour voir une chapelle romane fléchée et fermée d'ailleurs (sans nom ?). Rien de notoire, nous revenons sur la route.
Nous nous arrêtons à Sérignan-du-Comtat, jolie église, voir la façade « très italienne » (ouverte, mais vue générale de l'intérieur, car grille après l'entrée), belles maisons alentours, la surface de la vieille ville est assez restreinte. Beaucoup de vignobles et châteaux viticoles dans la région.
Départ vers 14 h 30, nous retournons à Courthézon voir Emmaus, arrivée vers 15 h. Nous repartons à 15 h 40 et arrivons au camping à 16 h 10.
Délicieux repos au soleil.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, 2 cafés sur la place Montfort = 2.40 euros.
Retour vers 20 h 15 au camping.
26e jour : mercredi 19 octobre 2011
Grosse averse à 4 h du matin pendant 30 min... Des cordes ! Pendant toute la journée, nous aurons un temps nuageux et de petites averses, surtout l'après-midi. 15 degrés env. dans l'après-midi.
Départ 7 h 50.
2 cafés et 2 croissants sur la place Montfort à Vaison = 4 euros.
Nous passons par Buisson, Visan, Valréas pour aller à Grignan. Parking gratuit rue de l'Hôpital à 9 h 30. Nous montons à travers le village à pied en direction de la Collégiale. Très belles maisons, la Collégiale est ouverte (remarquer la loge à 15 m. de haut qui communiquait avec le château voisin). Puis, nous allons visiter le château. 4.50 euros par personne visite non commentée (sinon 5.50 euros). On peut aussi acheter différents billets groupés avec le château de Suze-la-Rousse et/ou celui de Montélimar (qui est d'ailleurs fermé jusqu'au 5 novembre). WC avant l'entrée sous le porche ainsi qu'un distributeur de boissons. Sinon WC après la caisse, dans la cour du château.
Le château est très imposant, bien meublé, beaux tableaux, belles tapisseries. On visite le 1er étage et, si l'on veut, il y a un point rencontre à heures fixes (genre 10 h, 10 h 30, 11 h, etc.) pour être accompagnés au 2e étage voir 4 autres pièces (nous le ferons à 10 h 30). Ensuite, nous faisons un petit tour du jardin. Belles vues sur les environs. On peut également ne visiter que le jardin gratuitement. Sortie du château à 11 h 15.
Nous rejoignons la voiture et partons à La Garde Adhémar. Parking gratuit à l'entrée du village vers 11 h 45. Nous montons au centre voir l'église romane, magnifique vierge du XIIe s. à gauche en entrant, l'autre statue provenant du val des Nymphes a été volée en 2006, il n'y a plus que sa photo... Belle église extérieure et intérieure, magnifiques vues sur les alentours. Une épicerie/dépôt de pain, nous achetons un pain au passage = 1.35 euro.
Vers 12 h 15, nous allons manger au restaurant « L'Absynthe » sur la place centrale, paraît-il ouvert tous les jours toute l'année, terrasse avec jeux pour enfants à disposition (c'est-à-dire trottinettes, petits vélos, tricycles, etc.). Très joli restaurant, calme, accueil agréable. Plat du jour = 13.50 euros. 2 plats du jour = côte de veau avec purée maison et carottes Vichy, 1 fondant au chocolat et 1 fondant aux marrons. 1 coca light, 1/4 vin, 2 cafés = 49.80 euros. Tout était très bon.
En sortant du village, nous allons voir la chapelle romane du Val des Nymphes, à environ 2 km. Intérieur visible à travers une grille, extérieur imposant avec des contreforts (à cause du sol instable). Devant la chapelle, un petit étang avec de minuscules poissons rouges. L'endroit est assez joli, assez bucolique, mais comme il pleut, nous ne nous éternisons pas...
Vers 14 h, départ pour Saint-Paul-Trois-Châteaux. Parking gratuit à l'extérieur de la vieille ville, devant l'Espace Médical. Nous montons voir la place centrale et surtout l'église romane, une merveille à l'extérieur comme à l'intérieur. Fresques, chapiteaux, une mosaïque du XIIe siècle dans le choeur (au sol), tout est bien mis en valeur par des lumières. De jolies maisons dans le village.
Nous partons vers 14 h 50 pour Saint-Restitut. Arrêt à l'entrée du village, nous allons voir l'église romane. Une frise extérieure sur 3 façades de la tour. L'intérieur pourrait être intéressant s'il était éclairé... Prenez une torche ! Sinon, il faudrait restaurer le porche d'entrée. Les maisons ici sont assez « rustiques »...
Nous allons ensuite voir le château de Suze-la-Rousse, avec son jeu de paume avant l'entrée. Nous nous garons gratuitement avant le jeu de paume. Très imposant château à nouveau. Nous ne voulons pas le visiter, seulement entrer et voir la cour intérieure, belle cour avec un puits sur le côté. Sur la gauche, un escalier mène à l'Université du Vin. Il y a des WC dans la cour après la caisse.
Nous repartons vers 15 h 45 et arrivons au camping à 16 h 20. Il pleut.
Repos à l'intérieur du mobilhome.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, 2 cafés sur la place Montfort à Vaison = 2.80 euros.
Retour au camping vers 20 h, il ne pleut plus...
27e jour : jeudi 20 octobre 2011
Départ 7 h 45.
Fort mistral et grand soleil toute la journée, env. 15 degrés dans l'après-midi.
Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros.
Carpentras à 9 h
Nous passons par Cavaillon, prenons la route d'Apt et sortons pour aller visiter Lacoste.
Parking au bas du village vers 9 h 45, nous montons à pied, belle église, WC publics gratuits à côté, 1 café sur la place, nous continuons à monter jusqu'au château, ici aussi, talons aiguille à proscrire, nous finissons dans le fossé du château et ressortons devant l'entrée, 3 bronzes modernes, le château est en partie restauré, la vue de loin est plus belle que de près. De belles maisons dans le village, de belles vues sur le Ventoux et les environs. Nous redescendons par un autre chemin. 2 restaurants sur le début de la route menant à Ménerbes, dont l'un avec une terrasse panoramique.
Nous repartons vers 10 h 45 et allons à Ménerbes où nous arrivons une dizaine de minutes après. Parking gratuit à l'entrée du village, WC publics gratuits sur ce parking. Nous montons à pied, le chemin est plat (dalles semblant avoir été posées récemment), praticable avec chaussures à talon, et les rues sont relativement larges pour un village ancien, pas mal de voitures y circulent malheureusement. Nous montons à l'église, tout au bout du village, fresques assez endommagées, l'extérieur semble avoir été rénové récemment. De très belles maisons, un peu trop de boutiques à mon goût, à nouveau de belles vues, également sur une carrière (qui ne semble pas être le village de Taillades vu l'autre jour, mais il y a une lointaine ressemblance).
Vers 12 h, nous repartons pour aller manger à Robion dans le restaurant déjà testé l'autre jour Lou Luberon.
Parking gratuit devant vers 12 h 15. La loi Evin est massacrée dans la véranda du café-restaurant, dont les 3 côtés sont clos ce jour et au bar, la salle intérieure du restaurant semble épargnée... Menus du jour à 12.90 euros (entrée/plat/dessert). 2 menus = 2 vols au vent, salade, 1 fois fricassée de lapin, riz, ratatouille, 1 fois 3 saucisses (2 merguez et 1 chipolata), patates, haricots, 2 tranches napolitaines, 2 cafés = 36 euros.
Nous repartons vers 13 h 15 et allons à Caumont-sur-Durance pour voir le Jardin romain qu'on n'a pas pu voir l'autre jour... Arrivée vers 13 h 30. Parking gratuit au dessus du Jardin romain, face au cimetière. Nous redescendons sur la place du Marché à pied et nous nous installons au soleil au café en attendant l'ouverture à 14 h. 2 cafés = 2.40 euros.
Il y a un arrêt du bus no 21 allant à Avignon Poste en passant par l'aéroport devant le café, place du Marché. Un bus à 14 h, apparemment ensuite, un par heure.
Vers 14 h 15, nous allons au Jardin romain. Entrée 3.10 euros par personne. WC face à la caisse (il me semble qu'il serait difficile d'utiliser les WC sans payer l'entrée...).
On nous présente un diaporama sur le site et son historique, puis quelques objets exposés à voir dans la salle du diaporama. Dans le jardin, surtout un bassin de 65 m. de long, le plus long de toute la Gaule, sinon, une reconstitution de jardins romains tel qu'ils pouvaient être à l'époque sur la base de documents trouvés dans d'autres lieux. On ne peut pas visiter les ruines de la villa romaine proprement dite, elles sont sous les villas actuelles environnantes... Le site a été découvert il y a environ 10 ans seulement et mis en valeur.
Nous repartons à 15 h 15, passons par l'Isle-sur-la-Sorgue, Carpentras, ça ne va pas vite, quelques transports exceptionnels, etc. A 16 h 15, nous nous arrêtons au Super U à Malaucène pour quelques achats = 9.80 euros.
Arrivée au camping vers 16 h 30.
Petit casse-croûte dans le mobilhome...
On ne bouge plus...
28e jour : vendredi 21 octobre 2011
Départ 8 h, après 15 min. de grattage de pare-brise, il a dû faire froid cette nuit, ce matin env. 5 degrés, mais plus de vent. Dans l'après-midi, env. 15 degrés, grand soleil, pas de vent non plus, ouf !
Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros. Lecture des journaux.
Carpentras, essence chez Leclerc, essence E10 à 1.415 euro le litre = 40 euros.
A 9 h 30, parking gratuit près du marché.
Tour du marché et de la ville à pied. En route, 2 cafés près de la cathédrale = 3 euros.
A midi, repas à l'hôtel restaurant « Les Lavandes », menu du jour (entrée/plat/dessert) à 15 euros. 1 soupe de poisson, 1 salade mêlée, 2 gigots d'agneau avec pommes sautées, 2 tartes au citron, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 cafés = 38.50 euros. Tout est très bon et semble fait maison, le personnel est charmant.
Vers 13 h 45, nous reprenons la voiture et rentrons au camping où nous arrivons à 14 h 15.
Le reste de l'après-midi sera consacré au nettoyage du mobilhome et à prendre le soleil sur sa terrasse. Malheureusement, le personnel du camping a décidé de brûler des branchages au dessus de notre mobilhome, nous serons enfumés sur la terrasse et à l'intérieur... grrr... ! Pour ceux qui ne veulent pas nettoyer eux-mêmes leur mobilhome, le nettoyage est facturé de 50 à 80 euros selon le type de mobilhome. Demain, à 9 h, nous devons rendre les clefs et récupérer notre caution versée en espèces.
En rentrant, je règle encore la taxe de séjour de 40 ct par personne et par jour (28 jours) = 22.40 euros.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, 2 cafés place Montfort à Vaison = 2.40 euros.
Retour au camping à 20 h 15.
29e jour : samedi 22 octobre 2011
Seulement un peu de buée sur la voiture ce matin, ouf !
Nuageux et brumeux jusqu'au repas de midi, ensuite, frais, mais grand soleil jusqu'à Genève.
Finalement, la personne vérifiant le mobilhome vient à 8 h 35. Tout est OK, je passe au bureau récupérer ma caution.
Départ 8 h 50, 2 cafés et 2 croissants sur la place Montfort à Vaison = 4 euros, départ 9 h 20.
Nous passons par Buisson, Suze-la-Rousse, Bollène, Montélimar, Valence, Romans.
11 h 45, arrêt à la Cafétéria Casino près de Romans, 1 petite salade mimosa, 1 tortellini, 1 foie de veau avec riz/endives, 1 gâteau aux poires, 1 mousse au chocolat, 1 coca light, 1 bouteille Bordeaux 25 cl = 26.70 euros. Départ vers 12 h 40.
Vers 13 h 30, arrêt 20 min. pour 2 cafés au soleil à Vinay = 2.40 euros.
Nous passons par Voiron, Chambéry.
15 h 10, Aix-les-Bains
16 h 30, arrivée à Genève, nous avons fait 350 km.
Départ de Bandol vers 7 h 30, petit déjeuner à Saint-Cyr les Lecques.
Puis, autoroute jusqu'à Aix-en-Provence, ensuite route D7N via Saint-Cannat, Lambesc, Cavaillon, Malaucène et Vaison-la-Romaine. A la sortie de Malaucène, à droite, grand terrain pour camping cars en face de la gendarmerie, pas arboré, avec terrains pour jouer aux boules à côté et un petit étang/parc. De l'autre côté de la route, env. 100 m. plus loin, il est possible de mettre environ 2 camping car à l'ombre à côté d'une aire de pique nique.
Nous avons réservé un mobilhome au camping Carpe Diem, via Carrefour Voyages, pour 169 euros pour un mois (depuis aujourd'hui, que l'on reste 1 semaine, 2, 3 ou 4, le prix total est le même...)
En arrivant de Malaucène, en suivant à droite la sortie « Vaison centre », le camping est sur la route à droite. Nous arrivons vers 11 h 30, jetons un coup d'oeil, mais n'y allons pas car nous devons nous présenter entre 16 h et 18 h. Dans les faits, la réception est ouverte dès 14 h pour les campeurs et nous n'aurons pas de problème tout à l'heure en arrivant à 15 h 30.
Vers 11 h 30, nous nous garons à côté de la poste (grand parking gratuit, sur lequel le marché a lieu le mardi matin). Les 2 sites archéologiques sont de part et d'autre du parking, l'office du tourisme également face au parking. Il y a des WC publics gratuits sur le parking. Nous allons ramasser des prospectus à l'office du tourisme, qui ferme entre 12 h et 14 h, puis faire une petite reconnaissance. Il y a une rue piétonne qui mène au vieux pont romain.
Nous allons jusqu'au pont et revenons en arrière, sur notre droite, place Montfort, nous mangeons au UNKfe. 2 menus du jour à 15 euros (salade et aubergine farcie, lapin et gratin, ananas avec crumble, 2 cafés, 1 coca light, 1/4 vin rouge local = 39 euros. Le plat du jour seul coûte 8.50 euros, l'entrée et le plat du jour, 11.90 euros.
Sur la place Montfort, une dizaine de places de parking payantes de 8 h à 19 h, on peut prendre un billet gratuit pour une heure au parcomètre.
Puis, nous retournons vers le pont pour prendre à pied la route pour Saint Marcellin pour vérifier si elle arrive bien vers le camping. Effectivement, en longeant l'Ouvèze, c'est tout plat et goudronné, on arrive sur la route importante où il y a le camping, on peut tourner à droite dans un chemin non goudronné en contrebas de la route, la longer sur 200 mètres, traverser la route pour aller au camping. Il faut 25 à 30 min pour aller du centre du camping au centre ville vers l'office du tourisme.
Juste avant le débouché de la petite route sur la grande route, il y a à droite un centre de vacances « Escapade » où l'on peut louer des studios (http://www.provenceguide.com/centre-escapade-a-coeur-joie/vaison-la-romaine/tabid/8363/offreid/07e46b2a-f261-42f4-8344-3428e49aea6e/detail-hebergements-collectifs.aspx)
Agréable ballade. Nous revenons au centre ville.
Je me renseigne au site archéologique, nous allons prendre un billet groupé à 12 euros pour Vaison et Orange. Il est valable 6 jours, mais les 2 sites de Vaison doivent être visités sur 24 heures. Pour Orange, théâtre antique et musée, on peut y aller sur les 5 jours suivants. Demain dimanche, il y a un vide-greniers sur la place à côté de la poste, cela semble être le cas tous les dimanches matin. Le 3e dimanche du mois, il y a aussi une brocante en plein air à cet endroit.
Nous reprenons la voiture, trouvons la route qui contourne la rue piétonne, via la rue Jules Ferry, et qui mène à un autre pont sur l'Ouvèze. Là, on tourne à gauche et on se retrouve vers le pont romain. On peut soit continuer sur ce côté de l'Ouvèze et plus loin tourner à gauche pour Saint-Marcellin, ce que nous faisons, soit franchir le pont romain en voiture et tourner à droite pour effectuer en voiture le trajet que nous avons fait auparavant à pied. C'est ce que nous ferons la prochaine fois, c'est plus court et plus agréable. A droite du chemin que nous avons fait à pied à 50 mètres du pont, il y a une grande surface terre/herbe pour pique nique, voitures, etc. La zone est inondable, il suffit hélas de se rappeler ce qui s'est passé le 22 septembre 1992... C'est noté interdit aux camping cars, mais il n'y a pas d'arceau en hauteur interdisant l'entrée du terrain et il y a 2 camping cars qui piqueniquent...
Vers 15 h 30, nous arrivons au camping. Je dépose une caution de 200 euros en espèces et nous prenons possession de notre mobilhome, no 269, presque tout en haut du camping. La voiture est garée à 2 mètres sur la droite. Ceux qui sont en bas doivent être bruyants, à cause de la route en contrebas. Certains sont sous les arbres, d'autres pas. Ceux qui sont en haut, comme le nôtre, ne sont pas du tout sous les arbres, il doit y faire très chaud en été, à cette saison, bien sûr ça va très bien.
Les douches, WC, etc.. du camping sont très proches de l'entrée piétonne du camping, on peut se demander si certaines personnes extérieures n'en profitent pas en passant, car on peut y accéder facilement et gratuitement 24 h/24 sans passer devant la réception...
Mobilhome très pratique, une chambre à coucher avec un grand lit pour les adultes (140 x 190), un WC, une douche avec lavabo, une petite chambre pour 2 enfants, un coin salon avec cuisine, frigo/congélateur, micro-ondes, cuisinière à gaz 4 feux, une machine à café, apparemment une prise d'antenne TV ronde (mais pas vu d'antenne sur le toit) peut-être pour les gens qui auraient une TV portative, une terrasse couverte, une place pour mettre la voiture.
Pour info, pour 2 personnes, j'ai apporté :
- un protège-matelas
- un drap housse 140 x 190 cm
- un drap simple de dessus
- un duvet avec taie
- 2 oreillers avec taies
- linges, lavettes, etc. pour salle de bains et cuisine
- sacs poubelle, liquide vaisselle, grattoir pour laver vaisselle, sopalin, papier WC, boîte kleenex, papier aluminium, filtres à café, café moulu, serviettes en papier, ciseaux, scotch
- 1 tube de lessive liquide pour lavage à la main.
Sinon, ce matériel (draps/taies/couvertures) est à disposition gratuitement dans le mobilhome.
Il y avait sur place 5 oreillers, 4 couvertures, draps, taies. Du matériel (genre draps, taies d'oreiller, je pense en papier à usage unique) emballé, etc... Nous avons déposé tout ceci dans la chambre d'enfants sans y toucher.
L'eau chaude de la salle de bains et de la cuisine est fournie par un chauffe-eau à gaz et il y a 4 radiateurs électriques dans le mobilhome (étrangement, la lumière ne s'allume pas lorsqu'on les met en position « on », mais ils fonctionnent très bien...)
Nous nous installons pendant env. 2 h. Puis nous descendons à pied voir l'entrée du camping, les piscines, etc. On n'arrive pas à fermer à clef la porte du mobilhome, en fait, on nous explique qu'il faut soulever la poignée pour arriver à tourner la clef, effectivement...
Il y a une barrière à l'entrée, on entre avec un code fourni à l'accueil. Aucune voiture ne peut entrer ou sortir entre 22 h 30 et 7 h 30 du matin. Sinon, si nécessaire, il faut laisser sa voiture devant l'entrée, il y a un parking pour ce faire, et entrer ou sortir à pied. A côté de l'accueil, grande table et banc avec zone WIFI. Je me connecte facilement avec mon PC portable. En fait, je constaterai par la suite que je peux me connecter aussi dans le mobilhome sans problème... Les choses vont changer en cours de route (voir le 21e jour).
2e jour : dimanche 25 septembre 2011
Départ du mobilhome vers 8 h 30.
Nous nous garons vers le pont romain à Vaison.
2 cafés sur la place Montfort, 2.60 euros
Visite du vide-greniers à côté de la poste, il pleut quelques gouttes... ça va juste.
Puis, nous descendons voir la cathédrale, nous entrons brièvement vers 10 h 20, juste avant la messe de 10 h 30, nous faisons le tour du bâtiment, cloître à l'arrière, fermé, nous reviendrons voir ceci plus en détail un autre jour.
Ensuite, nous allons voir la chapelle Saint-Quenin, fermée... L'arrière extérieur est intéressant de par sa forme + chapiteaux et a dû être restauré.
Puis, nous revenons au centre ville, nous allons voir les prix dans la laverie, 4.20 euros pour 6 kg de linge avec lessive, séchoir 1 euro pour 11 minutes. Au camping même, 5 euros pour 6 kg, séchoir 2 euros pour 45 min.
Nous mangeons à midi une pizza au feu de bois sur la place Montfort, restaurant Ma Ma Mia, 2 pizzas 4 saisons (11 euros chacune), 1 coca light, 1/4 vin rouge, 2 cafés = 30.90 euros. Menu complet du dimanche possible (entrée, plat, glace) à 13 euros.
A côté de ce restaurant, il y a un magasin Petit Casino. Achat de filtres à café pour la cafetière du mobilhome (69 ct les 40...)
Ensuite, nous reprenons la voiture pour aller voir Malaucène, il pleut toujours par moments.
Parking devant l'école, car au centre ville, fête foraine sur le parking. Nous faisons un tour à pied, fontaines, lavoir, cathédrale (intérieur peu intéressant à notre goût), quelques vieilles maisons.
Presque au croisement de la D974 qui monte au Ventoux, il y a un magasin de vélos, réparations, etc, ouvert le dimanche jusqu'à 13 h...
Au milieu du village, il y a l'hôtel Origan qui semble être fréquenté par de nombreux cyclistes (avec terrasse fermée chauffée pour les petits déjeuners). Presqu'à côté, il y a un magasin Super U.
Une laverie, ici 3.80 euros pour 5 kg de linge avec lessive.
2 cafés face à la fête foraine = 2.60 euros.
Nous rentrons vers 16 h au camping. Repos.
Pas très faim après la pizza de midi, petit casse croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, nous retournons à Vaison, parking vers le pont, promenade.
2 cafés sur la place Montfort = 2.60 euros.
Nous voyons ensuite le pont illuminé et rentrons vers 20 h 20 au camping.
3e jour : lundi 26 septembre 2011
Départ vers 8 h pour Carpentras.
Nous nous arrêtons près du centre et allons à pied vers la cathédrale, en suivant le plan du guide Michelin.
2 cafés, 2 pains au chocolat au café restaurant Restopouce, près de la cathédrale, 4.60 euros. Cet endroit semble faire caféteria à midi.
Puis visite de la cathédrale, voir le trésor à gauche du choeur (derrière une grille, interrupteur gratuit à disposition). A l'arrière de la cathédrale, petit arc romain, peu accessible en ce moment car travaux, puis porte de la ville avec une tour, puis rue des Halles, puis synagogue (quelqu'un en sort à 10 h 35, nous profitons pour entrer) visite libre, on prête une kippa aux hommes sur place, une personne surveille et donne quelques informations très sommaires. Je pense inaccessible aux handicapés car escalier pour monter au premier étage (sauf s'il existe un ascenseur, je n'en ai pas vu). La partie ancienne sous le bâtiment n'est pas visitable en ce moment car travaux.
2 cafés en face = 2.60 euros.
Nous continuons voir l'hôtel de ville, la fontaine sur la place (copie d'une ancienne, refaite en 2004), la Chapelle des Pénitents blancs, puis la Charité, transformée en centre culturel, nous entrons voir les 2 cours intérieures et revenons à la voiture vers 11 h 30.
Nous reviendrons vendredi matin pour voir spécifiquement le marché hebdomadaire.
Nous prenons la voiture pour aller faire le plein chez Leclerc. Il est tout à fait possible d'atteindre à pied ce centre Leclerc depuis le centre ville, il n'est pas « en pleine campagne » comme certains dans les zones industrielles...
Essence à 1.485 euro. Le plein = 33 euros.
Sur place, nous mangeons au Flunch. 1 foie de veau, 1 tartelette aux fraises, 1 Bordeaux 18.75 cl = 13.50 euros 1 spaghetti bolognaise, 1 religieuse, 1 coca light = 8.20 euros
Quelques achats pour le soir dans le supermarché, 10.30 euros.
Nous repartons vers 13 h pour aller au sommet du Ventoux. Donc, retour à Malaucène, route D974, piste cyclable dans le sens de la montée jusqu'à env. 5 km du sommet. Depuis cet endroit, plus de piste cyclable et les caravanes sont interdites. Dans le sens de la descente, il n'y a pas de piste cyclable du tout. Tous les kilomètres, il est indiqué le nombre de kilomètres restant et la pente en pourcentage... Environ 21 km depuis Malaucène jusqu'au sommet.
Nous montons jusqu'au sommet et nous garons à côté de l'émetteur. Une belle vue alentours, un peu de brume tout de même... Il y a des marchands de bonbons, un magasin de souvenirs (à noter de jolis t-shirts brodés Mont Ventoux à 20 euros pour les amateurs...) et un café-restaurant. 2 cafés = 3 euros. Il y a par ex. ce jour 1 menu avec plat principal et dessert à 16 euros. Toilettes gratuites pour les clients, sinon 1 euro.
Nous redescendons par la même route en faisant un crochet dans la station de ski de Mont-Serein ; un petit sentier botanique, quelques restaurants, au bout de la route, un camping qui paraît ouvert, et redescendons à Malaucène ; 1 km avant Malaucène, il y a la chapelle romane du Groseau à côté de la route, petit arrêt pour voir le chevet, tout près un camping municipal, une place pour camping cars avec WC.
Nous arrivons au camping vers 16 h. Repos, il fait très chaud sur la terrasse au soleil du mobilhome...
Nous mangeons ici et repartons à Vaison vers 19 h. Parking vers le pont, promenade et 2 cafés sur la place Montfort, café-restaurant Dolce Vita, sur la terrasse, 2.40 euros. WIFI gratuit sur place.
Ensuite, nous rentrons au camping et allons voir comment est Saint-Marcellin au dessus, petit village, demi-tour, nous redescendons au camping, arrivée vers 20 h 15.
4e jour : mardi 27 septembre 2011
Départ vers 8 h 15. Nous nous garons vers le pont romain, pour l'instant, peu de monde, la place sera pleine vers 11 h 30 (marché aujourd'hui).
Nous allons boire 2 cafés au restaurant Dolce Vita, 2,40 euros et lire les journaux, puis nous faisons le tour du marché, très grand, beaucoup de vendeurs de savons provençaux, de fromages, etc. et nous regardons les stands de fripes... (près de l'hôtel l'Athéna)...
Nous repassons brièvement vers 11 h 30 à la voiture poser nos vestes et le pain acheté sur le marché (1.10 euros pour 400 gr.).
Puis, sur la place Montfort, repas à midi au restaurant Le Refuge des Pirates. Menus du jour à 15 euros, 2 énormes salades en entrée, sauté de veau avec pâtes, 2 boules de glace, 2 cafés, 1 coca light, 1/4 vin rouge = 36.60 euros. Les cafés semblent être compris dans le menu. Excellent et très copieux. Normalement, nous aurions dû avoir un flan comme dessert, mais avons pris la glace plus légère... Il faut également aller visiter les toilettes du rez-de-chaussée, assez spéciales dirons-nous..., sorte de géoles pour les pirates justement !
Ensuite, nous allons acheter 2 entrées aux sites à visiter, entrées combinées avec le théâtre d'Orange et le musée d'Orange (comme expliqué précédemment) = 24 euros pour les deux personnes. On peut avoir un audioguide pour les 2 sites à l'entrée du musée contre dépôt d'une pièce d'identité.
Nous visitons le premier site historique (Puymin) pendant 2 h. Il fait 30 degrés... avec le musée et le théâtre au sommet. Plusieurs endroits à l'ombre possibles. Un peu déçue par le théâtre « trop neuf »... Il y a des WC à côté du théâtre. C'est le site le plus intéressant des deux. 1 très belle mosaïque dans le musée.
Ensuite, il faut traverser la route et entrer dans l'autre site (La Villasse) avec une carte magnétique remise à l'achat et à conserver pour Orange. Ce côté-là, nous y restons environ 30 min. 2 mosaïques sous un auvent. Aucun arbre ou presque... Il n'y a pas de WC dans ce site-là. On peut aussi le voir dans son ensemble en faisant le tour extérieur, notamment pour descendre à la Cathédrale.
Ensuite, repos sur une terrasse face à la poste un moment, 2 cocas light = 6 euros.
Puis, nous descendons à la Cathédrale en longeant La Villasse. Le choeur en partie roman est très intéressant, avec une cathèdre pré-romane, je crois n'en avoir jamais vu ailleurs... Depuis l'intérieur de la cathédrale, on accède gratuitement au cloître, quelques chapiteaux intéressants et une inscription latine contre le mur extérieur de la cathédrale.
Nous revenons au centre ville en passant devant l'école Jules Ferry et le cinéma de Vaison (le Florian).
A côté du cinéma, 1 boutique de la Croix-Rouge, ouverte lundi 15 h -17 h, mardi 10 h -12 h, vendredi 15 h - 17 h et 1 boutique du Secours catholique, ouverte mardi 9 h 30 -11 h 30 et jeudi 9 h 30 – 11 h 30. Nous reviendrons fouiller par ici mardi prochain lors du marché hebdomadaire...
Nous rejoignons notre voiture et revenons au camping vers 17 h.
Repos.
Petit repas dans le mobilhome, on reste ici, il fait trop chaud...
5e jour : mercredi 28 septembre 2011
Départ vers 8 h pour aller à Orange.
Arrêt en route à Camaret, joli petit village, avec portes de ville anciennes.
2 cafés, 2.80 euros, lecture des journaux.
A 9 h 30, parking gratuit à côté de l'arc de triomphe d'Orange. WC publics gratuit à gauche du parking.
Nous le regardons et allons en ville par l'avenue de l'arc de Triomphe et la rue Victor Hugo.
Dans la rue Victor Hugo, boutique La Ruche, fripes, objets, etc. nous entrons un moment. Ouvert tous les jours matin et après-midi du lundi au samedi.
Apparemment, grand marché en ville le jeudi matin.
Ensuite, nous allons voir le théâtre, nous préférons commencer par là plutôt que par le musée en face car il fait déjà chaud... Nous y arrivons à 10 h 30 et y restons jusqu'à midi. Nous avons bien fait d'acheter un billet groupé Vaison + Orange à 12 euros. Vaison seul fait 8 euros et Orange seul fait 8.50 euros. Ici, on offre d'autres billets groupés Orange + les Baux de Provence ou Orange + Nîmes, ou théâtre Orange + musée Orange + petit train à 11 euros. Curieusement, aucune offre Orange + Vaison n'est affichée ici. Notre ticket ne passe pas dans la machine à l'entrée, on arrive pourtant à nous refaire gratuitement un ticket Orange + Vaison...
Entrée dans le théâtre, boutique souvenirs, où l'on peut avoir un audioguide en 10 langues, WC à droite après l'entrée à côté des ruines d'un temple. Restaurant La grotte d'Auguste à l'intérieur à droite également (menu du jour à 16 euros).
Visite du théâtre, à mi-hauteur, à l'intérieur, aménagement de 4 petites salles avec 4 films retraçant 4 périodes différentes. WC à côté des salles de projection. Puis, nous montons tout en haut.
A midi, nous partons au centre ville et mangeons dans un restaurant italien Il Peperoncino di Barbara, tenu par des Italiennes cuisinant avec des produits de leur jardin. 2 menus à 15 euros. Assiette végétarienne, fusilli au jambon, spaghetti aux fruits de mer, gâteau au chocolat, 2 cafés, 1 coca light, 1/4 de vin rouge = 39.50 euros.
Vers 13 h 45, nous repartons visiter le musée face au théâtre. Essentiellement, 2 mosaïques à l'intérieur, 3 cadastres romains en marbre, 1 reconstitution d'un atelier d'indienneries. Apparemment, pas de WC à l'intérieur ici. Nous y restons env. 1/2 h.
Avant d'arriver au musée, nous voyons l'hôtel de ville, la cour d'un hôtel particulier à côté et la cathédrale (la porte extérieure côté hôtel-de-ville est intéressante).
Nous revenons à la voiture en passant vers le tribunal, le nouveau théâtre, l'office du tourisme.
Près de l'office du tourisme, 1 coca et 1 eau minérale sous les arbres, 5.90 euros.
Nous quittons Orange vers 16 h 30 et arrivons au camping vers 17 h.
Petit essai de la piscine, extérieure froide, celle couverte, ça va.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Nous repartons à Vaison vers 19 h et nous garons vers le pont romain.
2 cafés place Montfort au restaurant Le Refuge des Pirates, 2.40 euros.
Nous allons ensuite voir si les ruines sont éclairées, apparemment non, un petit peu la cathédrale au loin seulement et la ville médiévale sur la colline près du pont romain aussi.
Nous rentrons vers 20 h 15 au camping.
6e jour : jeudi 29 septembre 2011
Départ vers 8 h 10 pour Nyons.
Nous nous arrêtons pour un café à Mirabel-les-Baronnies. Lecture des journaux. 2 cafés = 2 euros.
Arrivée à Nyons vers 9 h 30, parking à l'entrée de la ville, grand marché aujourd'hui jeudi... beaucoup de monde.
Nous allons voir les fripes derrière l'office du tourisme, certains marchands étaient déjà à Vaison mardi... et le reste du marché...
Puis, nous allons voir la place à arcades, la cathédrale (beaucoup de tableaux), le pont roman, le magasin Autrand (dont nous avions visité le pressoir à huile il y a quelques années), nous montons à la chapelle Notre-Dame de Bon Secours, puis voyons le château fort et le quartier autour.
Une excellente impression de cette ville, de belles maisons, un quartier ancien agréable (sans voiture)
A 12 h, nous mangeons au restaurant salon de thé L'Aveyriane un menu du jour à 12 euros. 2 quiches lorraines avec salade, 2 osso bucco de veau avec pommes vapeur, 1 gâteau au chocolat, 2 boules glace mangue, 2 cafés, 1 coca, 1/4 vin rouge = 33.10 euros.
Nous quittons Nyons vers 13 h 45 pour aller à Valréas, l'enclave des papes.
A l'entrée de Valréas, essence au supermarché Leclerc, 1.464 euro, nous refaisons le plein, 17 euros.
Vers 14 h 30 parking à Valréas, petit tour en ville, hôtels particuliers dans la Grand Rue, mais beaucoup à vendre et en mauvais état, tour de Tivoli (reste de rempart), église fermée, très déçue par cette ville dont le centre comporte de nombreux magasins vides et maisons à vendre...
Le marché semble avoir lieu le mercredi dans cette ville.
A 15 h, nous voyons par hasard en passant rue Victor Hugo, la brocante du Secours Catholique (ouverte 2 h le jeudi après-midi), beaucoup de désordre, peu de choses intéressantes.
A dire vrai, plutôt que l'enclave des Papes, j'ai eu une impression « d'une enclave maghrébine »... un peu désertée par les Français...
Nous quittons vers 15 h 15 et allons à Tulette.
2 coca light (servis au verre) = 3 euros, sur la place du marché (qui semble avoir lieu ici le lundi). Très étonnée par une tribune montée sur la place avec une inscription devant « Honneur aux étrangers »... ?! Quelques carrousels alentours pour une fête vendredi si j'ai bien compris.
Puis, petit tour de l'église (fermée), des restes de remparts et du village qui fait un effort de restauration, nettement plus joli que Valréas, même s'il y a encore du travail à accomplir...
Ensuite, retour à Vaison-la-Romaine vers 16 h 30. Il fait toujours très chaud...
Vers 19 h, on se gare au pont romain.
2 cafés à l'hôtel l'Athéna, 2.80 euros.
Retour vers 20 h 15 au camping.
7e jour : vendredi 30 septembre 2011
Départ vers 8 h 15 pour aller voir le marché de Carpentras. Arrêt à Carpentras vers 8 h 40.
2 cafés et lecture des journaux, 2.60 euros.
Puis, nous visitons le marché. Les 3 stands de fripes sont d'ailleurs les mêmes que ceux de Nyons et de Vaison... Immense marché dans la ville et sur le cours ceinturant la ville.
Nous repartons vers 10 h 45 pour Monteux.
11 h, arrêt à Monteux (places parking blanches gratuites dans le village, bleues sur le boulevard circulaire...). Petit tour, nous voyons une tour (reste du château d'un pape, ne se visite pas, sert de transformateur électrique...), l'église, le monument à Saint Gens, il n'y a pratiquement plus aucun commerce au centre ville, uniquement sur le boulevard circulaire.
A 12 h, nous mangeons face à une porte d'entrée médiévale de la ville, au Café de Paris. 1 aioli, 1 entrecôte, 2 salades vertes, 2 desserts, 2 cafés = 28 euros.
Départ vers 12 h 45 pour Avignon.
Nous nous garons à l'arrière de la gare, dans l'impasse Calvet, passons à pied sous la voie ferrée et entrons par la porte Saint-Michel.
Nous allons voir le couvent des Célestins (extérieur), le parc à côté, la rue de la République, nous passons devant le musée lapidaire, la place de l'Horloge, l'Hôtel de Ville (magnifique intérieur), puis déambulons dans les rues piétonnes derrière la place de l'Horloge et revenons en direction de notre voiture par la rue des Fourbisseurs. Nous reviendrons pour voir la suite...
2 cocas light au bas de la rue des Fourbisseurs, 5 euros.
Nous arrivons à la voiture vers 16 h 30. Pas mal de circulation, nous mettrons 1 heure pour rentrer au camping.
Ensuite, repos, on ne bouge plus.
8e jour : samedi 1er octobre 2011
Départ vers 8 h 10 pour Cavaillon.
Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés 2.60 euros. Lecture des journaux.
9 h 30, arrivée à Cavaillon, on s'arrête sur le parking gratuit devant l'Office du tourisme et l'arc de triomphe romain.
Nous prenons un plan à l'Office du tourisme.
Promenade au centre ville à pied depuis là. Le marché ici semble avoir lieu le lundi matin.
Arc de triomphe, 1 hôtel particulier (fermé), l'hôtel de ville, la cathédrale (fermée le samedi matin), les petites rues avec magasins.
On arrive à la Synagogue qui se visite également le samedi car musée uniquement. Une visite à 10 h et une à 11 h, puis à 14 h l'après-midi, etc. Nous prenons celle de 11 h. (3 euros par personne). Visite guidée très intéressante, nous voyons l'extérieur du bâtiment, la salle de prière, la salle au dessous où se trouvaient femmes et enfants et qui servaient aussi pour cuire le pain. Il y avait là auparavant un petit musée, mais trop humide, donc on a dû enlever les pièces fragiles et l'on cherche actuellement une solution pour les exposer ailleurs. Notamment dans un immeuble voisin que l'on cherche à acquérir, mais ceci semble difficile à réaliser. On ne peut pas visiter les bains, situés à côté, parce qu'il faut les restaurer et en plus il faudrait, semble-t-il, justement pouvoir passer par l'immeuble que l'on essaie d'acquérir...
Le billet à 3 euros permettrait de visiter aussi le musée archéologique (dans l'ancien Hôtel Dieu), mais ce dernier n'est ouvert que de mai à septembre et nous sommes le 1er octobre...
A 12 h, nous ressortons et allons manger place Gambetta.
Café brasserie La Fourmi. Menu du jour à 9.90 euros. 1 salade mixte, 1 terrine, 1 magret de canard, 1 pièce de boeuf, 1 tarte tropézienne, 1 fromage, 1 coca light, 1/4 de vin, 2 cafés = 27.20 euros. Un peu gras tout ça... Je ne pense pas que nous y retournerons...
A 13 h 45, nous remontons le cours Gambetta en travaux et arrivons à la porte d'Avignon, passons devant le Musée archéologique (ancien Hôtel Dieu), ensuite nous allons à la Chapelle du Grand Couvent (qui ouvre à 13 h 30). La porte en bois est magnifique.
3 tableaux restaurés récemment sont temporairement exposés là, avant de rejoindre la cathédrale.
Ensuite, nous allons visiter la cathédrale (sachant qu'elle ouvre à 14 h et qu'à 16 h il y aura un mariage...). L'extérieur n'est pas terrible, mais l'intérieur est somptueux. Peintures, fresques et plusieurs tableaux de Mignard. Un mignon petit cloître est accessible depuis l'intérieur de l'église (chapiteaux assez endommagés en revanche).
Nous retournons à la voiture, il est 15 h 30.
Nous décidons de monter à la chapelle Saint-Jacques, mais pas à pied vu la chaleur... Sinon, il y a un chemin partant vers l'office du tourisme pour y monter à pied en 45 min. env.
Nous ressortons par la porte d'Avignon en voiture et prenons la route Avignon/Carpentras, un ou deux kilomètres après, il y a une route à gauche pour y monter, c'est fléché « Saint-Baldou », on doit se garer à env. 200 mètres de la chapelle et terminer à pied le chemin. On n'entre pas, mais la vue y est magnifique sur la ville, le Ventoux...
Départ vers 16 h 15.
Une heure après, nous sommes sur la place Montfort à Vaison-la-Romaine. On peut se garer et prendre un ticket gratuitement pour 1 h. Nous allons acheter quelques provisions au Petit Casino et un pain à côté. 23 euros.
Retour au camping vers 17 h 30.
Repos, il fait toujours très chaud. Piscine.
On ne bouge plus pour ce soir...
9e jour : dimanche 2 octobre 2011
Départ vers 8 h pour Mazan, près de Carpentras où il y a un immense vide-greniers annuel (avec env. 400 participants selon le journal local).
Arrivée et parking vers 8 h 30.
2 cafés, 1 pain au chocolat = 3 euros. Lecture des journaux.
On attaque le vide-greniers, très étendu dans tout le village, nous verrons en même temps l'ex-château du Marquis de Sade reconverti en hôtel restaurant 4 étoiles..., l'église, quelques fontaines et de jolies maisons.
A midi, repas dans un restaurant dénommé La Pizzeria, 2 pizzas au feu de bois, 2 salades, 1 coca light, 1 Perrier, 2 cafés = 34,40 euros. Très bon et accueil très agréable.
Nous finissons ensuite la visite du vide-greniers de 13 h à 14 h 15.
Départ pour aller visiter le château de Barroux. Vu la chaleur, nous sommes assez contents de pouvoir nous garer 50 mètres au dessous du château... Extérieur impressionnant, intérieur assez hétéroclite je trouve... 2 entrées = 10 euros.
Vers 15 h 15, nous repartons et nous nous arrêtons à Malaucène.
2 coca light, 1 glace 2 boules mangue = 8 euros.
Il fait vraiment très chaud.
Retour au camping vers 16 h 30.
Repos.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h 15, nous repartons nous garer vers le pont.
2 cafés sur la place Montfort = 2.40 euros.
Petit tour à pied et retour au camping vers 20 h 15, il commence enfin à faire un peu plus frais...
10e jour : lundi 3 octobre 2011
Départ vers 8 h.
Arrêt à Malaucène, 2 cafés = 2.60 euros. Les journaux du jour ne sont pas arrivés...
Départ pour Bédouin. Arrêt dans un parking derrière l'école communale, aujourd'hui, grand marché en ville. Curieusement, ici, apparemment pas de fripes... Nous regardons le marché, puis montons voir l'église, fermée pour travaux. Façade de l'église ressemblant à celle du Gesu Nuovo à Rome, avec un figuier de Barbarie qui est venu s'enraciner là très haut au dessus de la porte... De nombreuses fontaines/lavoirs en ville et quelques belles maisons. On voit que beaucoup de vélos passent par là pour aller au Ventoux, 2 magasins de vélos/réparations en ville, dont l'un affiche « navettes Ventoux ».
Vers 10 h, nous repartons en direction de Sault. La route monte en direction du sommet du Ventoux, sans piste cyclable ni à droite, ni à gauche, pas mal de vélos montent également, puis à 6 km du sommet, on peut bifurquer pour aller à Sault, ce que nous faisons.
En route, chapelle de la Madeleine, romane, au bord de la route à droite, mais ne se visite que sur rendez-vous, elle est dans une propriété privée en fait.
Vers 11 h, arrêt à Sault, à l'entrée du village, devant l'office du tourisme. Ici, le marché semble avoir lieu le mercredi (et ce depuis l'an 1500 environ nous dit un panneau...).
Petit tour de la ville, de l'église, d'un magasin vendant les produits des producteurs de la région (lavande, etc.). De nombreux champs de lavande autour de Sault (bien sûr pas en fleur à cette saison).
A 12 h, nous mangeons à l'entrée du village, restaurant O'Pitchoun, excellent. Menu du jour à 15 euros (mais avec plusieurs suppléments possibles selon ce que l'on choisit dans le menu). Restaurant, terrasse et WC accessibles facilement aux personnes en chaise roulante.
1 menu à 15 euros, 1 terrine de canard, 1 cuisse de canard, 2 boules de glace parfum lavande 1 menu « spécial cycliste », à 13 euros, tagliatelles bolognaise, 1 pannacotta, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 41.60 euros
Vers 13 h 15, nous repartons pour aller voir l'église romane de Saint-Christol (22 km aller-retour). Magnifique autel et chevet roman, il faut voir l'intérieur, l'extérieur n'est pas spécialement intéressant, ouf, c'est ouvert ! Bouton pour la lumière à gauche du chevet.
Vers 14 h, nous sommes de retour à l'entrée de Sault et partons pour Monieux. Arrêt à la sortie du village, nous montons à l'église, intérieur assez curieux, en partie roman également. Petit tour dans le village.
Nous repartons pour rentrer à Carpentras par les gorges de la Nesque. Magnifique canyon qui rappelle un peu le Verdon.
Vers 16 h, nous arrivons à Carpentras.
Essence chez Leclerc, à 1.415 (essence E10) = 37.50 euros
Nous arrivons au camping vers 17 h.
Repos.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Ensuite, vers 19 h, parking vers le pont romain.
2 cafés sur la place Montfort et lecture du journal = 2.40 euros.
Retour au camping vers 20 h 15.
11e jour : mardi 4 octobre 2011
Départ vers 8 h.
Parking vers le pont romain.
Nous montons à pied dans la vieille ville de l'autre côté du pont, profitant de la fraîcheur pour ce faire...
Très jolies maisons, hôtels particuliers, heureusement peu de boutiques, sauf au début de la montée.
Nous allons jusqu'au château, les derniers 50 mètres ne sont pas à faire avec des talons aiguille... Il est fermé car dangereux, mais très beau sur son éperon en plein soleil.
Nous allons voir l'église, fermée elle aussi pour travaux futurs, on voit un petit peu l'intérieur depuis la serrure.
La vieille ville m'a beaucoup plu, très authentique et habitée.
Nous redescendons de l'autre côté pour arriver vers la cathédrale et la rue Jules Ferry.
Vers 9 h 30, 2 cafés face à la poste = 2.40 euros, lecture d'un journal.
Puis, nous retournons voir les boutiques du Secours populaire (très petite) et de la Croix Rouge en face (plus grande) dans la rue Jules Ferry.
Ensuite, petit tour au marché hebdomadaire.
Repas près de la poste vers 11 h 45 dans le restaurant « Bar à Thym ». Menu du jour à 12 euros.
1 salade de riz, poisson, 1 terrine, 2 rôtis de boeuf (en fait rumpfsteack) avec frites et flageollets, 1 gâteau aux fraises, 1 mousse au chocolat, 1 coca light, 1 Perrier, 2 cafés = 32.80 euros. Rien d'extraordinaire...
Vers 13 h 15, nous reprenons la voiture pour aller au Crestet, le vieux village sur la colline que nous voyons en face de notre mobilhome.
A nouveau, très joli petit village, pratiquement pas de commerces, une église (fermée, mais on peut voir l'intérieur d'une grille derrière la porte. Lumière si nécessaire avec une pièce de 50 ct.
Ensuite, nous allons après Malaucène, voir le village de Caromb. Quelques jolies maisons, des passages, un beffroi, église fermée, travaux autour également. Des WC à côté de l'église (actuellement inaccessibles vu les travaux). Ce n'est pas le plus bel endroit que j'ai vu par ici. Le marché semble avoir lieu ici le mardi matin.
2 coca-light sur le cours = 5 euros.
Ensuite, nous allons voir le lac de Paty (interdit de se baigner, de mettre un bateau, une bouée, une planche à voile, etc. et de camper, pêche réglementée, et le réglement affiché me semble compliqué). Néanmoins, 2 personnes se baignaient et il y avait un camping car + auvent installé...
L'endroit est très joli, il y a une buvette (fermée à cette époque), des tables de pique-nique, des WC publics.
Nous rentrons par Malaucène, arrêt pour voir un magasin de brocante.
Retour au camping vers 16 h 15.
Mon mari part à pied en ville, il veut aller voir un film au cinéma à 18 h 30 (ici, 6 euros la séance pour info).
Je le rejoindrai avec la voiture vers 20 h 15.
Nous allons manger au bar le Sporting devant la poste (la poste va fermer du 6 octobre au 19 décembre pour travaux). 2 omelettes au jambon avec salade, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 cafés = 22.20 euros.
Retour au camping vers 21 h 45.
12e jour : mercredi 5 octobre 2011
Départ à 8 h 15.
Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés 2.60 euros, lecture du journal.
9 h 15, arrêt à côté du baptistère de Venasque. C'est mal parti, aujourd'hui fermeture exceptionnelle, le personnel est en formation... On reviendra un autre jour...
Nous allons voir l'église, très belle extérieurement et intérieurement (notamment explications très claires sur un tableau avec Marie Madeleine et sur une croix de procession du XVe siècle).
Tour de la ville à pied, jusqu'au 2 tours de rempart. WC à l'extérieur du rempart face à la porte de sortie.
Les maisons sont extrêmement belles et il n'y a pas trop de magasins de souvenirs, etc.
Nous repartons pour l'abbaye de Sénanque (que nous avions déjà visitée une fois il y a longtemps). Parking gratuit. Nous arrivons à 10 h 59 dans l'accueil et arrivons encore juste à acheter 2 billets d'entrée individuels (7 euros par personne), sinon, la prochaine visite guidée obligatoire aurait été à 12 h 40 (apparemment au même prix), mais nous devons être ressortis à 11 h 30 au plus tard nous dit-on. On ne peut plus du tout rentrer en individuel après 11 h apparemment, en tout cas en octobre. Ca va, ce n'est pas très grand à visiter, ouf. WC dans le magasin d'accueil et de nombreux ouvrages religieux ainsi que des CD de musique religieuse, etc.
Dortoir des moines, église proprement dite, cloître, salle capitulaire, salle chauffée pour les moines où ils travaillaient. Tout est extrêmement sobre et nous adorons cette sobriété...
En arrivant depuis le parking, il est possible de passer à gauche en direction de l'hôtellerie des moines et d'entrer dans l'église gratuitement. A ce moment-là, on voit l'ensemble de l'église, mais on ne peut pas faire plus qu'environ 5 mètres à l'intérieur, on ne voit bien sûr pas le cloître et le reste...
Nous repartons vers 11 h 45 pour Gordes. Pour ce faire, à la sortie de l'abbaye, nous prenons une route étroite interdite aux campings car avec de belles vues.
Parking à l'entrée derrière la gendarmerie, 3 euros par jour, c'est aussi le parking des campings car qui paient d'autres tarifs, il y a pour eux une prise d'eau et de vidange WC, etc.
Vers 12 h, nous sommes au restaurant l'Estaminet, près du château. Plat du jour + dessert = 15 euros. 2 brochettes de boeuf, salade mesclun, écrasé de patates à l'ail, 1 île flottante, 1 boule glace moka, pas de café, 1 Vittel, 1 coca light = 37 euros. Très bon et très frais.
Nous allons faire un petit tour : intérieur de l'église, très kitch et aurait besoin de restauration urgente, le château extérieur très beau, ressemble à celui du Barroux, nous ne sommes pas entrés, le peintre hollandais exposé ne nous intéressant pas. L'office du tourisme est face à l'entrée du musée du château. Quelques belles maisons, trop de magasins de souvenirs, de peintures, personnellement je préfère de loin Vénasque...
Nous partons pour aller voir le Village des Bories, sans conviction, parking gratuit, env. 200 m. à pied pour y arriver, 6 euros l'entrée par personne, il fait très chaud, nous renonçons, ayant déjà vu en plus des bories ailleurs... Les campings car, eux, doivent s'arrêter beaucoup plus loin de l'entrée du Village, env. 2 km à pied je dirais...
Ensuite, nous nous arrêtons devant le musée du Vitrail, nous entrons dans le jardin, des vitraux modernes, des sculptures modernes, pas de vitraux à vendre à l'échoppe, ce qui aurait pu nous intéresser, il y a un moulin à huile ancien (Moulin du Bouillon) dans le même jardin. On nous explique qu'une entrée pour les 2 musées = 7.50 euros par personne, sinon 5 euros par musée par personne. Il y a des WC dans le jardin près de l'entrée du musée du vitrail. Peu convaincus, nous repartons sans rien visiter...
Nous allons ensuite à Saint-Pantaléon voir l'église romane et sa nécropole.
Parking au dessous de l'église le long d'une auberge. Nous remontons 50 mètres pour aller voir l'église et passons devant un salon de thé fermé ce jour et en travaux. L'extérieur de l'église est magnifique, + tombes d'enfants et d'adultes à l'arrière à l'extérieur creusées dans le roc. Il est marqué que l'on peut obtenir la clef soit à l'auberge, soit au salon de thé. Ce dernier étant fermé, je redescends à l'auberge. Je traverse le jardin/terrasse. Une femme lisant le journal me voyant arriver s'empresse de rentrer et de fermer hermétiquement sa porte... Autant dire que je n'irai jamais manger là pendant mon séjour... J'essaie au salon de thé, là, accueil plus agréable, bien que je dérange une personne faisant de la peinture, on obtient la clef, on retourne voir l'intérieur, très sobre, petits vitraux neufs assez vifs provenant du fameux musée du vitrail (même artiste)... Peu romans, mais ça va, parce qu'ils sont petits et sobres... Photos à l'intérieur d'une nécropole sous le sol, mais, après la découverte, le dallage en pierre a été remis, on ne voit plus rien.
Vers 15 h 15, arrêt à Lumières, 2 cocas light = 5.40 euros, juste avant de rejoindre la D900 menant à Avignon, puis, nous rentrons via Isle-sur-la-Sorgue, Carpentras et arrivons à 17 h 15 au camping.
Repos et petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 18 h 45, on se gare au pont romain.
2 cafés à l'hôtel l'Athéna, promenade et retour vers 20 h 15 au camping.
13e jour : jeudi 6 octobre 2011
Départ à 8 h. Arrêt sur la place Montfort à Vaison, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros, lecture du journal.
Vers 9 h, arrêt à Séguret, au pied du villge, petite montée vers le centre en passant devant une source, je pense, faisant cascade de mousse. En haut de la montée, avant la porte d'entrée de la ville, WC publics à gauche en montant.
Très joli village, le plus beau que l'on verra ce jour à mon goût, avec quelques ateliers de poterie, etc, mais discrets à cette période et à cette heure, c'est parfait, ballade dans les ruelles, montée à l'église (fermée), de belles vues sur Sablet et les montagnes environnantes. Nous poursuivons sur la route goudronnée pour essayer de monter au château (donjon uniquement, en ruines), un moment donné, il y a sur la droite un chemin très pierreux et très pentu, nous renonçons donc, et poursuivons encore environ 500 mètres sur la route pour voir s'il y avait éventuellement une vue de l'arrière du village, un beau renard traverse la route devant nous... Ne voyant rien de plus, nous rebroussons chemin, tiens un beau trèfle à 4 feuilles aperçu par hasard sur le bas côté et ramassé.
Nous revenons jusqu'au village et redescendons à la voiture. Là, un car de Valaisans qui nous saluent...
Puis, nous allons à Sablet, arrêt, petit tour jusqu'à l'église, rien de notoire je trouve.
Ensuite, vers 10 h 30, nous arrivons à Gigondas, nous nous garons avant la poste. Face à la poste, il y a un WC public. Après la poste, un autre parking voitures et campings cars.
Petit tour du village, montée assez rude jusqu'à l'église, restes de château à l'arrière, joli village, mais envahi de marchands de vin évidemment. 2 cafés dans le village = 2.60 euros.
Nous repartons ensuite pour aller manger à Courthézon, parking près du restaurant. Petit tour dans le village, église (fermée), rien de notoire.
Restaurant Chez Marielle, menu du jour sans entrée à 11 euros ou plat du jour à 9 euros. Nous prenons 2 menus, rôti de boeuf, salade haricots, salade verte, 1 mousse au chocolat, 1 choix de fromages, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 cafés = 26.60 euros.
Nous repartons pour aller voir Emmaus qui ouvre à 14 h. Nous trouvons assez facilement, c'est fléché, et arrivons à 13 h 30, nous attendons l'ouverture. Quelques jolis objets, des meubles, des fripes. Départ vers 14 h 50.
Vers 15 h 15, nous sommes garés au centre de Châteauneuf du Pape. Parking 1 euro pour 1 h 15 env.
1 coca light et 1 Perrier au café-restaurant La Mule du Pape = 5.60 euros. Il fait 32 degrés selon la pharmacie en face...
Nous montons la rue centrale jusqu'à l'église, ouverte, rien de notoire. Au vu de la température, nous ne monterons pas au château, trop c'est trop ! A nouveau, évidemment, beaucoup de magasins de vin... Petit arrêt au magasin Casino en descendant, 23 euros d'achats pour les casse croûtes des prochains soirs...
Nous partons vers 16 h 15, arrivée au camping à 16 h. 40.
Repos et casse croûte dans le mobilhome.
Vers 18 h 45, parking au pont romain, 1 café et 1 glace 3 boules mangue sur la place Montfort au restaurant le Refuge des Pirates = 5.60 euros.
Retour au camping vers 20 h 15.
14e jour : vendredi 7 octobre 2011
Départ vers 8 h.
Fort mistral, il fait nettement moins chaud que les jours précédents, environ 20 degrés dans l'après midi.
Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros. Lecture des journaux.
Passage au Leclerc de Carpentras, essence (E10) à 1.415 euros = 27 euros.
Nous retournons à Vénasque voir le baptistère qui était fermé le 5 octobre, nous y arrivons vers 9 h 20.
3 euros d'entrée par personne. Absolument magnifique, ressemble à celui de Fréjus notamment et certainement à celui d'Albenga en Italie (dans lequel je n'avais pas pu entrer lors d'un autre voyage). Sur place, on nous parle d'ailleurs également de celui de Riez dans les Alpes de Haute Provence (sur la route entre Valensole et Moustiers Sainte-Marie.
Puis, nous prenons la route par Murs pour aller à Apt. Route de montagne très jolie, mais ça ne va pas vite, surtout avec le soleil dans l'oeil...
Arrêt à la sortie de Murs, dans une épicerie qui fait café. 2 cafés = 2.40 euros. Pas de WC.
A l'entrée d'Apt, gare SNCF, Etap Hôtel, Hôtel Mont Ventoux à côté de la gare, magasin Leclerc aussi.
Vers 11 h, nous sommes parqués gratuitement près du monument aux morts (assez spécial) d'Apt.
Visite de la rue centrale piétonnière, 1 beffroi, 1 porte de sortie de ville. Visite de la Basilique (ex-cathédrale, 2 cryptes superposées très dépouillées, la plus ancienne du IVe siècle, l'autre du XIe siècle. 1 autel et 1 sarcophage anciens également dans l'église. Nous voyons également le hall d'entrée du Musée local dont l'accès est libre (+ WC accessibles), installé dans une ancienne usine.
Achat d'un pain dans une boulangerie au passage pour ce soir = 0.40 ct.
Vers 12 h, repas au restaurant-crèperie « Le Chant de l'Heure » dans la rue centrale. Joli restaurant sur 2 étages dans une maison ancienne + terrasse ouverte dans une cour intérieure avec un noyer de Chine (arbre). Absolument inaccessible en chaise roulante... sauf peut-être les WC, seule chose au rez-de-chaussée...
2 plats du jour à 12 euros = raclette, jambon, salade, pomme de terre, servis sur une assiette, 1 coca light, 1/4 de vin, 2 cafés = 34 euros.
Départ d'Apt vers 13 h 15, nous allons en direction de Rustrel pour voir le Colorado (circuit montrant l'ocre contre les montagnes), sans trop insister sachant qu'on ira ensuite à Roussillon. Tour en voiture par Gignac et retour à Apt. A un endroit, il est possible de se garer, en payant, et d'aller à pied dans la gorge, ce que nous ne faisons pas.
Vers 14 h, nous sommes à Apt et partons à Roussillon.
A l'entrée de Roussillon, arrêt dans une ancienne usine où il y a possibilité d'acheter de l'ocre, des livres, de faire des stages de formation, etc. On peut aussi faire une visite guidée ou non, payante. On fait juste un petit tour dans le magasin et dans la cour. Là aussi, WC accessibles.
Parking gratuit vers 14 h 30 à la sortie du village de Roussillon. Il y a différents parkings payants en ville et à la sortie de la ville (2 à 3 euros, selon le parking). Il y en a un juste à côté du départ du Sentier des Ocres notamment.
Nous montons 200 mètres à pied depuis la voiture, belles vues sur le village et allons directement visiter le Sentier (qui ferme ce jour à 16 h 30 selon un panneau aperçu avant d'arriver au village). Entrée, 2.5 euros par personne. Il est possible de faire (pour le même prix) soit un tour fléché en jaune qui dure 35 min. env. soit un tour fléché en rouge qui dure env. 50 min. Dès l'entrée, c'est très impressionnant, les couleurs du sol et des falaises allant du rouge au jaune, etc. Nous optons pour la version à 35 min. En fait, nous nous sommes arrêtés en route et sans stresser nous avons mis 40 min. Evitez peut-être les baskets blanches, car l'ocre au sol colore les semelles... Je me demande ce que ça donne quand il pleut...
A la sortie, 2 x 2 boules de glace lavande = 8 euros. Nous les mangeons sur un banc et montons ensuite dans le village, magnifiques couleurs des maisons peintes avec l'ocre locale sous le soleil et les feuilles d'automne. Tout en haut, église, rien d'extraordinaire à l'intérieur et belvédère à l'arrière avec magnifiques vues. Beaucoup (trop !) de magasins vendant des tableaux...
Puis, nous regagnons notre voiture et partons à 16 h 30 en direction d'Apt, pour retrouver la D900 et revenir via l'Isle sur la Sorgue, Carpentras, sans reprendre le col de ce matin...
Nous arrivons au camping à 18 h 15.
Petit casse croûte, nous ne bougerons plus... et nous allumons les radiateurs du mobilhome... fait frisquet avec ce mistral...
15e jour : samedi 8 octobre 2011
Départ à 8 h. 20 pour aller à Avignon.
Fort mistral et soleil, on ne dépassera pas 18 degrés ce jour...
Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros. Lecture des journaux.
Vers 9 h 30, on se gare gratuitement à Avignon, près de la porte Saint-Dominique, allée des Oulles.
9 h 45, nous arrivons vers le musée Calvet qui ouvre à 10 h.
2 cafés à côté en attendant au chaud = 2.20 euros.
10 h, on entre dans le Musée, 2 entrées à demi-tarif, 4 euros par personne (au lieu de 7.50) si j'ai bien compris parce que certaines salles sont fermées au premier étage. Ce qui nous intéresse surtout c'est l'exposition temporaire sur l'Egypte en fait.
WC et vestiaire gratuit pour poser les sacs à dos après la caisse.
Compter au minimum 1 h pour faire le tour du musée (sans s'arrêter dans le local de projection de films de l'exposition temporaire, les 3 films proposés durant 1 h en tout environ).
Nous ressortons vers 11 h 40.
Nous nous dirigeons vers le musée lapidaire (annexe du musée Calvet), rue de la République.
A 12 h, repas au restaurant « Maison Nani » : 1 menu du jour, avec plat principal, dessert et café, magret de canard, crumble de fruits = 14.20 1 brochettes de boeuf avec frites et salade (10.90 euros) + 1 café gourmand (4.90 euros) 1 coca light (3 euros) et 1/4 vin rouge (2.90 euros). Total = 35.90 euros. Très bon, restaurant bien chauffé, personnel agréable et souriant, ce qui est rare...
Un enfant a mangé à la table à côté de nous, sans nous déranger, mais la patronne nous offre 2 cafés pour s'excuser « du dérangement »... Un geste commercial spontané très apprécié car nous ne nous étions pas plaints du tout..., l'enfant n'était pas bruyant, même plutôt drôle...
Ensuite, nous allons en direction de la gare en attendant 14 h. Sur notre droite, nous allons voir le cloître Saint-Louis (ancien hospice), avec hôtel 4 étoiles à côté, ainsi que la chapelle Saint-Louis attenante ouverte.
Nous marchons jusqu'à l'intérieur de la gare centrale d'Avignon. Un fléchage au sol mène devant la gare, en franchissant le rempart, au bus navette pour l'aéroport, à 100 m. environ de la sortie de la gare.
Nous revenons sur nos pas jusqu'au musée lapidaire où nous entrons à 14 h 05. Normalement, entrée 2 euros pas personne. Dès que j'ai eu dit que nous venions du musée Calvet le matin, sans même montrer nos tickets, on nous a dit que c'était gratuit... Je n'ai rien vu d'indiqué dans ce sens ni ici, ni au musée Calvet, mais bon, on en profite. Compter au minimum 30 min pour voir de très belles stèles, statues et 4 mosaïques, exposée dans l'ancienne église des Jésuites. Nous restons env. 40 min.
Puis, nous remontons la rue de la République, fermée à la circulation sauf pour les bus, pour faciliter la promenade des piétons le samedi nous dit-on, dans l'idée d'aller voir l'église Saint-Agricole, qui, selon mon guide, n'est ouverte que le samedi après-midi ; nous en faisons le tour pour passer voir les anciens murs romains et trouvons la porte de l'église dans la rue Saint-Agricole, là, le curé nous dit que c'est fermé... En passant, avant l'église, nous voyons la cour du Palais Roure (dont l'intérieur semble ne se visiter que le mardi après-midi).
Ensuite, nous poursuivons en direction de la Place Crillon, pour passer le rempart et rejoindre la voiture. Nous arrivons à la voiture à 15 h 45 environ.
Beaucoup de circulation en direction de la zone commerciale du Pontet ce samedi après-midi, mais ça avance...
Arrêt 10 min. au Lidl à l'entrée de Carpentras, achats bricoles 5.45 euros.
On arrive à 17 h 05 au camping.
Repos et casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 18 h 45, petit tour en ville, 2 cafés au chaud sur la place Montfort = 2.40 euros
Retour au camping vers 20 h, il y a un mistral fou...
16e jour : dimanche 9 octobre 2011
Heureux de constater que le toit du mobilhome a résisté au mistral de cette nuit... !
Départ 7 h 45. Toujours fort mistral et grand soleil, la température n'excédera pas 18 degrés dans la journée...
Arrêt à Malaucène, 2 cafés = 2.40 euros, 2 croissants dans une boulangerie = 1.60 euros.
Visite du vide-greniers sur la place (30 minutes).
Départ vers 9 h pour Saint-Didier, arrivée env. 9 h 30, vide-greniers sur le terrain à côté de la cave coopérative (env. 200 exposants selon le journal local, en fait plutôt 150).
Départ vers 11 h 40.
Nous retournons manger au Flunch à Carpentras.
1 cuisse de canard, 1 paella, 1 portion de fraises, 1 tarte tropézienne, 3 petits pains, 1 bouteille de Bordeaux (18.75 cl), 1 coca light, pas de café = 27.50 euros.
Puis, nous retournons en centre ville et visitons la brocante/antiquité sous les arbres du cours (pendant 1 h environ).
Retour au camping vers 14 h 30.
Repos.
Lessive et séchage du linge au camping = 5 euros (machine 6 kg) et 2 euros (séchage 45 min.). Pas besoin de lessive, la machine en met automatiquement. Parfait et bien sec.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 18 h 30, 2 cafés sur la place Montfort à Vaison, 3 euros.
Retour vers 19 h 30 au camping.
17e jour : lundi 10 octobre 2011
Il fait nettement plus chaud que les 3 jours précédents et presque plus de mistral.
Départ vers 7 h 45.
2 cafés, 1 croissant au Hameau de Serres = 3.70 euros. Lecture des journaux.
Arrêt au Leclerc à Carpentras, essence E10 à 1.415 euros = 33 euros. Départ à 9 h.
10 h, nous sommes garés au Pont du Gard (rive gauche), on prend un ticket à l'entrée du parking et l'on paie à la sortie 15 euros pour une voiture (avec 1 à 5 passagers compris). Donc, apparemment, si l'on arrive à pied ou à vélo, c'est gratuit, aucun contrôle du ticket après (au pont, au musée, etc.).
Nous passons l'entrée, WC, souvenirs, caféteria, musée, etc... et allons revoir le pont, nous le traversons et allons jusqu'au parking (rive droite) et revenons tranquillement. Tiens, une mante religieuse traverse le chemin en marchant, nous la poussons pour que personne ne l'écrase par mégarde...
Magnifique en ce jour d'automne ensoleillé. Nous avons mis 1 h pour l'aller retour. Sur la rive droite, essentiellement un restaurant avec terrasse (menu du jour à 15.50 euros).
Un souvenir nostalgique du temps où l'on pouvait encore marcher à l'intérieur du pont et même tout en haut sur l'aqueduc... Maintenant, seulement au pied du pont sur la route...
Ensuite, nous visitons le musée et ciné (toilettes aussi au sous-sol à côté de l'entrée du musée), il y a aussi une ludothèque dans le bâtiment. Compter aussi 1 h pour bien voir le musée, les films, etc.
On peut payer son ticket 15 euros à une machine ou au stand d'information juste en face avant de partir.
Nous quittons le parking à 12 h 30.
Nous nous arrêtons 10 min. après à Rémoulins, zone bleue 1 h 30 devant l'office du tourisme.
Repas au restaurant de l'hôtel du Nord, menus entrée/plat/dessert à 13 euros. 1 assiette tomate/mozarella, 1 salade de gésiers, 1 cuisse de canard, 1 entrecôte, 2 glaces 2 boules, 2 cafés, 1 coca, 1/4 de vin = 35.20 euros.
Vers 14 h, départ pour Avignon. En route, arrêt au Leclerc à la sortie de Rémoulins pour quelques bricoles et une bouteille de Châteauneuf du Pape = 20 euros.
Nous nous garons à Avignon en dehors des remparts, allée des Oulles.
A pied, nous allons en direction du Palais des Papes. A côté du Palais des Papes, nous allons voir l'église Sainte-Marie des Doms, essentiellement pour voir la cathèdre du 12e siècle en marbre (à gauche du choeur).
Nous arrivons à 15 h 45 au Palais des Papes. Entrée 10.50 euros par personne (sans le pont Bénézet, sinon 13 euros pour info), nous passons les 24 étapes/pièces à visiter. Audioguides disponibles à l'entrée compris dans le prix. Au milieu de la visite, il y a dans le cloître des WC, distributeurs de boissons, bancs, cendriers. Un petit Vichy citron à 2 euros... et on repart courageusement...
Nous sortons à 17 h 30 et rejoignons la voiture, départ 17 h 45, énormément de circulation, 25 min. pour arriver au Pontet, ensuite ça va.
Nous arrivons au camping à 19 h 15.
Petit casse-croûte dans le mobilhome, on ne bouge plus, mal aux pieds...
18e jour : mardi 11 octobre 2011
Quelques grèves diverses sont annoncées ce jour... et plusieurs musées sont fermés le mardi, donc, nous organisons notre journée pour éviter tout ça...
Départ 7 h 50.
Malaucène, 2 cafés = 2.40 euros, 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.65 euro.
Départ pour Beaumes de Venise en passant par la route avec panoramas sur les Dentelles de Montmirail, magnifique, cela vaut le passage.
9 h, nous sommes garés place du Marché, près de l'Office du tourisme. Il y a effectivement un petit marché ce jour, mais plus haut dans le village, près de l'église.
Nous partons à pied visiter, très belles maisons, nous montons au pied du château en ruine et voyons plusieurs rues et portes, puis visite de l'église néo-romane (extérieur pas mal, intérieur assez quelconque).
2 cafés sur une terrasse en face de l'église = 3 euros.
Puis, nous prenons la route de Vaquéras et à la sortie de Beaumes de Venise à droite, une toute petite route pour aller voir la chapelle Notre-Dame d'Aubune, route qui passe par dessus le Canal de Carpentras. On pourrait y aller à pied depuis le centre ville (env. 2 km). La chapelle est très belle mais fermée. Accolé à la chapelle, il y a un gite de France (17 places). A l'arrière, plusieurs chemins piétonniers pour aller voir diverses chapelles en ruine ou non sur la colline.
Ensuite, un bref arrêt à la sortie d'Aubignan, vers le Carrefour Market, pour regarder un curieux pont ancien aperçu depuis la route.
Nous partons ensuite pour Pernes-les-Fontaines, arrêt à 11 h 15 derrière l'Office du Tourisme (= aussi parking pour camping cars), parking avec WC publics gratuits.
Nous partons à pied dans le village, très belles maisons, fontaines, portes, tours et église (fermée).
A 12 h, repas au restaurant La Nesque, le carrefour est bruyant, nous mangeons à l'intérieur... WIFI gratuit disponible pour le restaurant. Menus du jour entrée/plat/dessert = 12 euros. 2 tartines paysannes avec salade, 2 bouchées à la reine avec riz et haricots, 2 glaces 2 boules chocolat et caramel, 1 coca light, 1/4 vin, 2 cafés = 26.40 euros, le vin étant offert nous dit-on.
Vers 13 h, nous poursuivons la visite de la ville et nous reprenons la voiture vers 14 h 15.
Nous allons à l'Isle-sur-la-Sorgue. Parking gratuit derrière le parc Gautier. Nous traversons ce parc à pied pour rejoindre le centre ville. WC à la sortie du parc, près de la Sorgue.
Nous voyons que le Village des Antiquaires n'est ouvert que les samedi, dimanche et lundi. Il se trouve près de la gare.
Tour de la ville à pied, petit arrêt à la brocante de la Croix-Rouge, place Henri Dunant, ouverte mardi après-midi, vendredi après-midi et samedi matin. Nous allons voir la cathédrale très baroque à l'intérieur, une personne présente demande aux visiteurs s'ils veulent une visite guidée, nous ne sommes pas intéressés.
2 cocas light devant la cathédrale, 5.60 euros.
De jolis canaux, on se croirait un peu à Annecy, quelques roues à aubes.
Nous repartons à 16 h 30 et arrivons au camping à 17 h 45.
Vers 19 h, nous allons manger au centre ville de Vaison au restaurant le Sporting, une envie d'avoir la même omelette qui nous a plu il y a une semaine...
1 omelette jambon avec salade, 1 omelette jambon-fromage avec salade, 1 coca light, 1 carafe d'eau, 2 cafés = 19.30 euros. On peut prendre les omelettes soit avec salade, soit avec frites pour les amateurs.
Toujours aussi bon...
Retour au camping vers 20 h 30.
19e jour : mercredi 12 octobre 2011
Départ vers 7 h 50
2 cafés et 2 croissants au Hameau de Serres = 4.60 euros. Lecture du journal.
Essence chez Leclerc à Carpentras, essence E10 à 1.415 euro = 22 euros. Départ vers 9 h.
10 h, nous nous garons à Saint-Rémy-de-Provence, au tout début de la route pour Tarascon. Marché ce jour au centre ville...
Nous faisons un tour du marché et de la ville, visite de la Cathédrale, il y aurait des restaurations à faire, rien d'extraordinaire.
Départ vers 11 h 15.
Petit arrêt pour revoir sur la route les Antiques de Glanum qui ont été restaurés récemment. Nous ne visiterons pas le site de Glanum proprement dit en face, déjà vu une fois et qui ne nous avait pas laissé un souvenir impérissable (pour info, entrée = 7 euros).
A 12 h, parking au pied des Baux-de-Provence = 4 euros.
Nous montons à pied, voyons l'église, la chapelle en face, la place devant. WC habilement dissimulés sous le rocher.
Repas au restaurant Le Jardin des Délices. 1 plat du jour à 10 euros = filets de poulet, ratatouille, riz et 2 boules de glace rhum/raisin. 1 menu à 15 euros = salade mêlée, entrecôte, ratatouille, riz, 1 crèpe au sucre. 1 coca light, 1/4 vin, 2 cafés = 36.90 euros. Tout était très bon.
Nous poursuivons la visite du village, sans entrer au château (pour info, entrée = 7.50 euros). Le village et son site sont magnifiques, mais un peu trop de magasins de souvenirs...
Départ vers 14 h 30 pour aller à l'abbaye de Montmajour.
En route, petit détour sur la gauche pour aller voir un aqueduc romain fléché. Tiens, un faisan traverse la rue en marchant... L'aqueduc est très abimé, demi-tour, nous revenons sur la route.
14 h 50, parking en face de l'abbaye de Montmajour, de l'autre côté de la route. Il y a un arrêt de bus Cartreize devant l'abbaye. Nous visitons, 7 euros d'entrée par personne. Très sobre et dépouillé. Là aussi, une restauration du cloître s'imposerait. Quelques magnifiques chapiteaux, mais beaucoup très endommagés. WC dans la cour à côté du cloître. La chapelle Saint-Pierre est fermée pour restauration, dommage.
Nous repartons vers 15 h 50 et rentrons via Avignon. 16 h 15, Avignon, pratiquement pas de circulation, pas comme l'autre jour... Nous arrivons au camping à 17 h 25.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
A 19 h 15, nous repartons boire un café à la Place Montfort = 2.40 euros.
Nous rentrons vers 20 h 15, un frelon dans le mobilhome, 10 min. pour arriver à le faire sortir, brrrr.... Sinon, ici, nous n'avons jusqu'à maintenant été « importunés » que par quelques mouches, jamais vu d'abeilles ou de guêpes.
20e jour : jeudi 13 octobre 2011
Départ 7 h 45.
2 cafés au Hameau de Serres = 2.60 euros. Lecture du journal.
Nous partons en direction de Cavaillon, puis route d'Apt.
Arrêt au Pont Julien, pont romain, très beau et également joli lit de rivière, belles pierres. Beaucoup de routes pour vélos autour.
Départ pour Lourmarin, via Bonnieux, très jolie route avec vues sur Lacoste et sur Bonnieux.
10 h 45, nous sommes garés à Lourmarin (près d'une maison d'hôte dénommée Villa Saint Louis qui semble magnifique).
Petit tour dans le village, belles maisons, un peu trop de galeries de peinture, etc, nous allons au château, sans y entrer pour visiter (pour info, entrée = 7.50 euros), nous voyons l'extérieur à l'arrière et le bassin à l'entrée de la cour, ainsi qu'une cave à vins sous le château. WC à l'entrée de la cour, avant la caisse, en principe réservés aux visiteurs...
Puis, tout près, le temple protestant (fermé), nous revenons au centre et nous allons voir l'église catholique et une tour-horloge, le village est agréable, assez plat, assez aéré, le château et le temple sont légèrement à l'extérieur du village. Le marché semble avoir lieu le vendredi ici. WC à côté de l'office du tourisme.
Ensuite, repas à la Pizzeria Nonni (pizzas au feu de bois). 2 pizzas Parma à 13 euros (c'est la plus chère de la carte), 1 coca light, 1/4 de vin, 2 cafés = 38 euros. La pizza était excellente et copieuse.
Nous quittons vers 13 h 30 et arrivons un peu avant 14 h à l'abbaye cistercienne de Silvacane. Parking au bord de la route, il est écrit « parking surveillé 2 euros », aucun parcomètre dans le secteur, et certainement aucun surveillant non plus, nous ne payons rien. Peut-être en été ?
Nous attendons 14 h pour pouvoir entrer. Entrée 7 euros par personne. Magnifique de sobriété, ceux qui veulent voir des chapiteaux décorés ne doivent pas venir ici... WC après la caisse.
Nous partons à 14 h 50 et allons dans le centre ancien de la Roque d'Anthéron, château reconverti en clinique... 2 cocas light devant le château = 6 euros.
Nous repartons à 15 h 40 et rentrons via Sénas, Orgon, Cavaillon, Carpentras. Nous arrivons au camping à 17 h 05.
Petit casse croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, 2 cafés sur la place Montfort à Vaison = 2.40 euros.
Retour au camping à 20 h 30.
21e jour : vendredi 14 octobre 2011
Départ 7 h 45.
Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros. Lecture du journal.
Essence chez Leclerc à Carpentras, essence E10 à 1.415 euro le litre = 31 euros. Départ 9 h.
Nous allons à Avignon, suivons le Rhône (fléchage Avignon Centre) en nous tenant sur la voie de gauche, pour prendre le pont Daladier et aller à Villefranche-lez-Avignon.
9 h 35 parking gratuit près de la Tour Philippe le Bel, le long de la promenade du Canal (selon un panneau, il semble y avoir des castors le long du canal). On peut aussi s'arrêter au pied de la tour. Très belle tour, très imposante.
La tour n'ouvre qu'à 14 h en octobre, de toute façon, pas envie d'y monter...
Nous montons la rue à côté, de très belles maisons.
Sur la gauche, parc de la Colline de Mourgues (ouvert à 8 h), nous montons, magnifiques vues sur la tour, sur le fort Saint-André, la collégiale, la chartreuse. A conseiller pour les amateurs de photos... Dans le parc, restes d'un ermitage et chapelle Notre-Dame de la Consolation (avec fresques new look de 2002... no comment....), ce qui est intéressant, c'est la vue.
Ensuite, nous poursuivons la même rue, arrivons place de l'Oratoire et rue de l'Hôpital, toujours de belles maisons et des arcades.
Nous arrivons vers la Collégiale (aussi ouverte à 14 h en octobre...), nous passons devant le musée Pierre de Luxembourg (idem, ouvert à 14 h en octobre, entrée = 3.20 euros pour info), voyons la place centrale (restaurants), sur la place une petite sculpture de lézard de 2005 nous invite à « lézarder » dans la ville...
Nous prenons la rue de la République, fléchage pour le cloître de la Collégiale, ceci mène dans une cour... le cloître n'est accessible apparemment que depuis l'intérieur de la Collégiale. Egalement un fléchage pour la chapelle des pénitents dans une cour.
Ensuite, nous arrivons à 10 h 50 à la Chartreuse du Val de Bénédiction. A Avignon, lorsque j'ai acheté le billet pour le Palais des Papes, on m'a remis une carte de réduction pour 5 personnes sur des monuments à Avignon et à Villeneuve (= Avignon Pass) . Nous achetons un billet à 6.50 euros par personne valable pour la Chartreuse et le Fort Saint-André (grâce à la carte de réduction Avignon Pass).
Sinon, billet combiné à 8.50 euros. Le billet pour la Chartreuse seule = 7.50 euros, celui pour le Fort Saint André = 5 euros.
WC dans la cour après la caisse.
Compter 1 heure pour suivre le fléchage.
Très sobre, très beau, une chapelle aussi avec fresques XIVe siècle. Dans l'un des jardins intérieurs, un magnifique kaki géant couvert de ses fruits orangés.
Ensuite, nous allons encore jusqu'au bout de la rue voir la porte d'entrée de la ville. Un magasin vend de l'huile de la Chartreuse.
Nous revenons à la place centrale.
Repas au bar tabac « l'Univers ». Plat du jour à 10 euros. 1 tartare de boeuf, frites, salade, 1 tagliatelles bolognaise, 1 fondant au chocolat, 1 pièce glacée au nougat, 1 coca light, 1 Perrier, 2 cafés (à 1 euro) = 35.40 euros. Tout était très bon.
Nous montons ensuite au Fort Saint-André qui ferme entre 13 h et 14 h. Nous entrons un peu avant 14 h, la porte étant ouverte et nous avons nos tickets. WC dans la maison vendant les tickets d'entrée. Ne pas aller au fort avec des talons aiguille... !
Nous voyons une chapelle assez quelconque et arrivons pour monter sur la tour et les remparts, contrôle des tickets, nous montons sur une tour, escaliers sur les remparts et redescendons par une autre tour près de l'entrée. A nouveau, de magnifiques vues. Compter 30 à 40 min. pour visiter, sans l'abbaye Saint-André.
Une bonne moitié de la surface de la colline est occupée par l'Abbaye Saint-André, privée, si l'on veut y entrer, soit billet à 5 euros pour les jardins, soit billet à 10 euros pour abbaye + jardins. Nous n'y allons pas.
Nous redescendons à la place centrale et allons voir la Collégiale et son cloître, quelques travaux à l'intérieur, très beau cloître gothique.
Nous avons beaucoup aimé cette ville, ses maisons, ses monuments. La quasi totalité des monuments sont fermés le lundi ici.
Puis, nous rejoignons la voiture en suivant la route le long du Rhône.
Départ 15 h 45.
Nous nous arrêtons au Carrefour Market à Monteux pour des bricoles = 22.20 euros.
Arrivée au camping à 17 h 25.
Jusqu'à maintenant, le WIFI était gratuit. Apparemment, ceci a changé aujourd'hui, 5 euros pour 1 semaine ou 2 euros par jour. Il faut demander un code via son téléphone portable. Pour la Suisse, apparemment 3 frs par semaine. Je demande le code, ça fonctionne très bien.
Repos et petit casse-croûte dans le mobilhome.
Nous ne bougerons plus...
22e jour : samedi 15 octobre 2011
Départ 7 h 55 après 10 min. pour franchir la barrière du camping qui ne voulait pas s'ouvrir...
Hameau de Serres, 2 cafés et 2 croissants = 4.60 euros. Lecture des journaux.
Route en direction d'Avignon, sortie pour Sorgues, arrêt pour visiter une friperie sur la gauche.
Ensuite, arrêt au Thor pour voir l'église, portail et choeur romans, mais besoin urgent de restauration... De jolis chapiteaux. Nous allons voir également le beffroi. Derrière le beffroi, marché hebdomadaire.
Ensuite, nous retournons à l'Isle-sur-la-Sorgue, pour aller voir le Village des Antiquaires. A 11 h, parking gratuit à côté de la gare, c'est tout près. WC publics devant la gare (adaptés pour les handicapés aussi). La gare dessert l'Isle-sur-la-Sorgue et Fontaine-de-Vaucluse.
De 11 h à 12 h, visite d'une partie du Village des Antiquaires.
Repas à la Brasserie Pascal, en face, près de la roue à aube. 2 lasagnes salade, 1 profiteroles, 1 tarte tatin, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 45 euros.
De 13 h à 14 h, suite de la visite du Village des Antiquaires. De magnifiques meubles, tableaux, fontaines et cheminées anciennes en pierre, etc.
A 14 h 15, nous partons pour Fontaine-de-Vaucluse.
Vers 14 h 30, nous nous garons à l'entrée du village, en face du centre pour kayak, gratuitement au bord de la route, devant un gîte. Sinon, 300 m. plus loin et également de l'autre côté du village, parkings 3,50 euros la journée. A l'entrée du village, parking pour camping cars avec WC publics gratuits.
Nous revenons dans le village en admirant l'eau « verte » de la rivière en route.
A l'entrée, visite de l'église. Quelques pièces très anciennes à l'intérieur. Prenez une torche pour voir la tombe mérovingienne... Très beau, très sobre.
Puis, nous allons à pied à la source (500 m. depuis le centre du village), là aussi, talons aiguille déconseillés, surtout sur les derniers 100 m. Pour ce faire, nous traversons une galerie commerciale menant à l'exposition gratuite d'une papeterie d'époque (roue, appareils, etc.) où l'on peut acheter divers papiers également.
Avant la galerie commerciale, on peut également descendre voir le Musée du Monde souterrain. Tout près, il y a aussi un musée de la Résistance. Dans le village, il y a également un musée Pétrarque.
La source à cette époque n'est pas à son niveau maximum, certaines personnes descendent pour s'approcher de l'eau, c'est très dangereux, mieux vaut regarder d'en haut. A certaines périodes, l'eau monte davantage et fait cascade semble-t-il, loin d'être le cas ce jour...
Nous redescendons par le chemin sans retraverser la galerie commerciale. Sur la gauche, WC publics avec une dame-pipi d'un autre âge, 20 ct...
De nombreux restaurants et magasins de souvenirs dans tout le village... Au dessus du village, ruines d'un château et de nombreux trous dans les rochers. Le site est très beau.
Nous retraversons le village et retournons à la voiture.
Nous partons à 16 h 30 et arrivons au camping à 17 h 40.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, nous retournons à Vaison.
2 cafés au bar le Sporting = 2.80 euros.
Retour au camping vers 20 h 15.
23e jour : dimanche 16 octobre 2011
Départ à 7 h 45, à nouveau quelques soucis pendant 5 min. avec la barrière d'entrée du parking, rien de bien méchant...
2 cafés à Malaucène = 2.40 euros, départ à 8 h 20
Route pour Avignon, sortie pour Sorgues.
Parking gratuit près de la place du marché à 9 h. WC publics sur la place du marché.
Nous faisons un tour du marché, tiens un seul stand de fripes ici, autrefois, il y en avait davantage. Puis, petit tour dans la ville. Rien de notoire.
Départ 10 h 20.
Nous allons à Caumont-sur-Durance.
Parking gratuit sur la place du marché, WC publics à côté.
Nous montons à pied sur 200 m. environ pour voir la chapelle Saint Symphorien (fermée, extérieur très sobre) et le jardin romain à côté, il n'ouvre qu'à 14 h en cette saison, nous abandonnons pour aujourd'hui et allons voir l'église du village, très belle, il y a la messe, mais on peut au moins voir l'ensemble en entrant, puis de jolies maisons restaurées ou non dans le village.
Nous allons ensuite à Cavaillon et nous dirigeons vers le village des Taillades, nous y arrivons vers 11 h 45.
Nous nous garons sur la place de la Mairie. WC publics à côté de la place. Nous montons à pied voir les anciennes carrières et les maisons construites au dessus ainsi que l'église (fermée) et le théâtre. C'est très petit, mais le site est assez spectaculaire. Il me fait un peu penser aux Météores en Grèce, mais en moins haut... Nous repartons à 12 h 20.
Nous nous arrêtons à Robion 10 min. plus tard au bord de la route, nous n'irons pas dans le vieux village car il y a une foire agricole ce jour...
Repas à 12 h 30 au restaurant Lou Luberon. 1 faux filet, 1 assiette avec merguez et côtelette agneau, accompagnés de ratatouille, haricots et salade à 13.50 euros par personne. 2 boules de glace rhum raisin, 1 coca light, 1/4 vin, 2 cafés = 40.20 euros. Tout était très bon. Repas sur la terrasse, dans la véranda ou à l'intérieur. La loi Evin semble inconnue à l'intérieur au bar... !
Nous repartons vers 13 h 40 et allons voir le vieux village de Maubec, sans s'arrêter, juste pour voir l'ensemble, puis, nous allons à Oppède-le-Vieux.
Parking à 14 h 10 au pied du village, 3 euros pour 1 jour.
Nous montons à pied jusqu'à la place centrale du village. WC publics au droit de la place (en fait sous la place). Quelques restaurants. L'endroit est très beau, certaines maisons sont restaurées, d'autres pas. Nous montons voir le château (privé), sa chapelle (fermée) et ensuite l'église en cours de restauration. Intérieur et clocher très beaux, vue magnifique, talons aiguilles fortement déconseillés ici aussi...
Nous redescendons à la voiture et partons vers 15 h 50.
17 h 10, retour au camping.
Repos au soleil, délicieux...
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, petit café au Sporting à Vaison = 3 euros, en fait 2.80 euros, mais le garçon « oublie » de rapporter la monnaie, peut-être même oublie-t-il de tiper car aucun ticket fourni... peu importe, mais comportement bizarre...
Retour au camping vers 20 h 15.
24e jour : lundi 17 octobre 2011
Départ 8 h.
2 cafés et 2 croissants sur la place Montfort = 4 euros.
Nous allons à Crestet prendre la route pour Entrechaux et Buis-les-Baronies.
Parking gratuit à Buis-les-Baronies devant l'office du tourisme vers 9 h. WC publics sur la place devant l'office du tourisme. Il fait 8 degrés...
Petit tour en ville, magnifique place à arcades du XVe siècle (marché sous les arcades le mercredi et le samedi). Un très joli hôtel 2 étoiles, hôtel le Lion d'Or les Arcades, dans un bâtiment ancien de la place, à prix très corrects.
Puis, nous allons voir l'église, le cloître d'un ancien couvent des Dominicains converti en centre d'accueil Escapade (la même société que celui de Vaison la Romaine, voir http://www.escapade-vacances.com/fr/. Très bel endroit pour un centre d'accueil, évidemment plus joli que celui de Vaison. Nous allons voir le reste des remparts et une tour.
Nous repartons vers 9 h 45.
Nous passons par Vercoiran, Saint-Auban, Aulan (magnifique château), les gorges du Toulourenc, magnifiques paysages d'automne, et arrivons à Montbrun-les-Bains vers 10 h 30. Arrêt au bas du village et nous montons à pied. Ravissant beffroi (avec WC publics dissimulés à côté derrière une porte de bois), adorable rue étroite, là aussi il vaut mieux éviter les talons aiguille..., et montons voir l'église, ouverte (une fresque du XVIe siècle), belles maisons, ruines du château visibles de l'église sans y monter, vues magnifiques.
A 12 h, nous mangeons à l'hôtel des Voyageurs. Très beau restaurant, tables pas trop serrées, très calme, serviettes en tissu, personnel charmant, menu du jour entrée/plat/dessert à 12 euros. 2 salades endive/fromage/noix, 2 poulet curry avec riz, dessert à choix sur la carte, 1 tarte au sucre et sirop d'érable, 2 boules fruit passion, 1 coca, 1/4 vin, 2 cafés = 33 euros. Excellent rapport qualité/prix.
A 13 h, nous repartons, non sans avoir été voir au passage le centre thermal au bas du village en voiture, le bâtiment paraît assez neuf.
Nous passons par Sault et revenons sur Carpentras par la route principale, pas par les gorges de la Nesque.
Vers 14 h 30, arrêt au Leclerc. Achat de bricoles = 14.15 euros et plein esssence E10 à 1.415 euro le litre = 40.20 euros.
Nous allons ensuite voir le village de Velleron.
Parking à l'entrée, au dessous d'un château.
Petit tour à pied, 2 châteaux face à face, l'un est devenu l'hôtel-de-ville, l'autre la bibliothèque, puis passage à l'église (fermée), quelques jolies maisons, le centre ancien a une surface assez restreinte.
2 cocas light au café au dessous de l'église = 6 euros.
Nous repartons vers 15 h 45 et arrivons au camping à 17 h 10.
Repos au soleil, délicieux...
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, 2 cafés sur la place Montfort = 2.40 euros.
Retour au camping vers 20 h.
25e jour : mardi 18 octobre 2011
Départ 8 h.
2 cafés, 2 croissants au Hameau de Serres = 4.60 euros. Lecture du journal, départ 9 h.
9 h 30, parking gratuit à Orange, à côté de l'Arc de Triomphe.
Nous allons en ville à pied, arrêt dans le magasin La Ruche vu lors de notre dernière visite et, près du théâtre, dans le magasin de la Croix-Rouge (ouvert mardi, jeudi et vendredi matin). Il fait 14 degrés.
Retour à la voiture, départ à 11 h 10.
Nous passons par Mornas, sans nous arrêter car nous connaissons.
11 h 35, nous nous garons gratuitement à Bollène, boulevard Gambetta.
Traversée du centre ville à pied par la rue de la Paix, arrêt rapide au magasin du Secours Catholique... qui ferme à 12 h pile...
Encore quelques rues et église fermée...
A 12 h 30, repas à la Brasserie de Paris. Plat du jour à 7 euros. 1 plat du jour, escalope de dinde roulée avec jambon-mozarella à l'intérieur, riz et velouté de courgettes, original et pas mauvais du tout. 1 magret de canard, 1 coca light, 1/4 vin, 1 tarte normande aux pommes avec boule de glace vanille, 1 fondant au chocolat, 2 cafés = 34 euros.
Cette ville ne me plaît toujours pas, ça n'a pas beaucoup changé depuis au moins 10 ans...
Nous rentrons via Uchaud. Avant Uchaud, petit détour de 2 km env. sur la gauche pour voir une chapelle romane fléchée et fermée d'ailleurs (sans nom ?). Rien de notoire, nous revenons sur la route.
Nous nous arrêtons à Sérignan-du-Comtat, jolie église, voir la façade « très italienne » (ouverte, mais vue générale de l'intérieur, car grille après l'entrée), belles maisons alentours, la surface de la vieille ville est assez restreinte. Beaucoup de vignobles et châteaux viticoles dans la région.
Départ vers 14 h 30, nous retournons à Courthézon voir Emmaus, arrivée vers 15 h. Nous repartons à 15 h 40 et arrivons au camping à 16 h 10.
Délicieux repos au soleil.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, 2 cafés sur la place Montfort = 2.40 euros.
Retour vers 20 h 15 au camping.
26e jour : mercredi 19 octobre 2011
Grosse averse à 4 h du matin pendant 30 min... Des cordes ! Pendant toute la journée, nous aurons un temps nuageux et de petites averses, surtout l'après-midi. 15 degrés env. dans l'après-midi.
Départ 7 h 50.
2 cafés et 2 croissants sur la place Montfort à Vaison = 4 euros.
Nous passons par Buisson, Visan, Valréas pour aller à Grignan. Parking gratuit rue de l'Hôpital à 9 h 30. Nous montons à travers le village à pied en direction de la Collégiale. Très belles maisons, la Collégiale est ouverte (remarquer la loge à 15 m. de haut qui communiquait avec le château voisin). Puis, nous allons visiter le château. 4.50 euros par personne visite non commentée (sinon 5.50 euros). On peut aussi acheter différents billets groupés avec le château de Suze-la-Rousse et/ou celui de Montélimar (qui est d'ailleurs fermé jusqu'au 5 novembre). WC avant l'entrée sous le porche ainsi qu'un distributeur de boissons. Sinon WC après la caisse, dans la cour du château.
Le château est très imposant, bien meublé, beaux tableaux, belles tapisseries. On visite le 1er étage et, si l'on veut, il y a un point rencontre à heures fixes (genre 10 h, 10 h 30, 11 h, etc.) pour être accompagnés au 2e étage voir 4 autres pièces (nous le ferons à 10 h 30). Ensuite, nous faisons un petit tour du jardin. Belles vues sur les environs. On peut également ne visiter que le jardin gratuitement. Sortie du château à 11 h 15.
Nous rejoignons la voiture et partons à La Garde Adhémar. Parking gratuit à l'entrée du village vers 11 h 45. Nous montons au centre voir l'église romane, magnifique vierge du XIIe s. à gauche en entrant, l'autre statue provenant du val des Nymphes a été volée en 2006, il n'y a plus que sa photo... Belle église extérieure et intérieure, magnifiques vues sur les alentours. Une épicerie/dépôt de pain, nous achetons un pain au passage = 1.35 euro.
Vers 12 h 15, nous allons manger au restaurant « L'Absynthe » sur la place centrale, paraît-il ouvert tous les jours toute l'année, terrasse avec jeux pour enfants à disposition (c'est-à-dire trottinettes, petits vélos, tricycles, etc.). Très joli restaurant, calme, accueil agréable. Plat du jour = 13.50 euros. 2 plats du jour = côte de veau avec purée maison et carottes Vichy, 1 fondant au chocolat et 1 fondant aux marrons. 1 coca light, 1/4 vin, 2 cafés = 49.80 euros. Tout était très bon.
En sortant du village, nous allons voir la chapelle romane du Val des Nymphes, à environ 2 km. Intérieur visible à travers une grille, extérieur imposant avec des contreforts (à cause du sol instable). Devant la chapelle, un petit étang avec de minuscules poissons rouges. L'endroit est assez joli, assez bucolique, mais comme il pleut, nous ne nous éternisons pas...
Vers 14 h, départ pour Saint-Paul-Trois-Châteaux. Parking gratuit à l'extérieur de la vieille ville, devant l'Espace Médical. Nous montons voir la place centrale et surtout l'église romane, une merveille à l'extérieur comme à l'intérieur. Fresques, chapiteaux, une mosaïque du XIIe siècle dans le choeur (au sol), tout est bien mis en valeur par des lumières. De jolies maisons dans le village.
Nous partons vers 14 h 50 pour Saint-Restitut. Arrêt à l'entrée du village, nous allons voir l'église romane. Une frise extérieure sur 3 façades de la tour. L'intérieur pourrait être intéressant s'il était éclairé... Prenez une torche ! Sinon, il faudrait restaurer le porche d'entrée. Les maisons ici sont assez « rustiques »...
Nous allons ensuite voir le château de Suze-la-Rousse, avec son jeu de paume avant l'entrée. Nous nous garons gratuitement avant le jeu de paume. Très imposant château à nouveau. Nous ne voulons pas le visiter, seulement entrer et voir la cour intérieure, belle cour avec un puits sur le côté. Sur la gauche, un escalier mène à l'Université du Vin. Il y a des WC dans la cour après la caisse.
Nous repartons vers 15 h 45 et arrivons au camping à 16 h 20. Il pleut.
Repos à l'intérieur du mobilhome.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, 2 cafés sur la place Montfort à Vaison = 2.80 euros.
Retour au camping vers 20 h, il ne pleut plus...
27e jour : jeudi 20 octobre 2011
Départ 7 h 45.
Fort mistral et grand soleil toute la journée, env. 15 degrés dans l'après-midi.
Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros.
Carpentras à 9 h
Nous passons par Cavaillon, prenons la route d'Apt et sortons pour aller visiter Lacoste.
Parking au bas du village vers 9 h 45, nous montons à pied, belle église, WC publics gratuits à côté, 1 café sur la place, nous continuons à monter jusqu'au château, ici aussi, talons aiguille à proscrire, nous finissons dans le fossé du château et ressortons devant l'entrée, 3 bronzes modernes, le château est en partie restauré, la vue de loin est plus belle que de près. De belles maisons dans le village, de belles vues sur le Ventoux et les environs. Nous redescendons par un autre chemin. 2 restaurants sur le début de la route menant à Ménerbes, dont l'un avec une terrasse panoramique.
Nous repartons vers 10 h 45 et allons à Ménerbes où nous arrivons une dizaine de minutes après. Parking gratuit à l'entrée du village, WC publics gratuits sur ce parking. Nous montons à pied, le chemin est plat (dalles semblant avoir été posées récemment), praticable avec chaussures à talon, et les rues sont relativement larges pour un village ancien, pas mal de voitures y circulent malheureusement. Nous montons à l'église, tout au bout du village, fresques assez endommagées, l'extérieur semble avoir été rénové récemment. De très belles maisons, un peu trop de boutiques à mon goût, à nouveau de belles vues, également sur une carrière (qui ne semble pas être le village de Taillades vu l'autre jour, mais il y a une lointaine ressemblance).
Vers 12 h, nous repartons pour aller manger à Robion dans le restaurant déjà testé l'autre jour Lou Luberon.
Parking gratuit devant vers 12 h 15. La loi Evin est massacrée dans la véranda du café-restaurant, dont les 3 côtés sont clos ce jour et au bar, la salle intérieure du restaurant semble épargnée... Menus du jour à 12.90 euros (entrée/plat/dessert). 2 menus = 2 vols au vent, salade, 1 fois fricassée de lapin, riz, ratatouille, 1 fois 3 saucisses (2 merguez et 1 chipolata), patates, haricots, 2 tranches napolitaines, 2 cafés = 36 euros.
Nous repartons vers 13 h 15 et allons à Caumont-sur-Durance pour voir le Jardin romain qu'on n'a pas pu voir l'autre jour... Arrivée vers 13 h 30. Parking gratuit au dessus du Jardin romain, face au cimetière. Nous redescendons sur la place du Marché à pied et nous nous installons au soleil au café en attendant l'ouverture à 14 h. 2 cafés = 2.40 euros.
Il y a un arrêt du bus no 21 allant à Avignon Poste en passant par l'aéroport devant le café, place du Marché. Un bus à 14 h, apparemment ensuite, un par heure.
Vers 14 h 15, nous allons au Jardin romain. Entrée 3.10 euros par personne. WC face à la caisse (il me semble qu'il serait difficile d'utiliser les WC sans payer l'entrée...).
On nous présente un diaporama sur le site et son historique, puis quelques objets exposés à voir dans la salle du diaporama. Dans le jardin, surtout un bassin de 65 m. de long, le plus long de toute la Gaule, sinon, une reconstitution de jardins romains tel qu'ils pouvaient être à l'époque sur la base de documents trouvés dans d'autres lieux. On ne peut pas visiter les ruines de la villa romaine proprement dite, elles sont sous les villas actuelles environnantes... Le site a été découvert il y a environ 10 ans seulement et mis en valeur.
Nous repartons à 15 h 15, passons par l'Isle-sur-la-Sorgue, Carpentras, ça ne va pas vite, quelques transports exceptionnels, etc. A 16 h 15, nous nous arrêtons au Super U à Malaucène pour quelques achats = 9.80 euros.
Arrivée au camping vers 16 h 30.
Petit casse-croûte dans le mobilhome...
On ne bouge plus...
28e jour : vendredi 21 octobre 2011
Départ 8 h, après 15 min. de grattage de pare-brise, il a dû faire froid cette nuit, ce matin env. 5 degrés, mais plus de vent. Dans l'après-midi, env. 15 degrés, grand soleil, pas de vent non plus, ouf !
Arrêt au Hameau de Serres, 2 cafés, 2 croissants = 4.60 euros. Lecture des journaux.
Carpentras, essence chez Leclerc, essence E10 à 1.415 euro le litre = 40 euros.
A 9 h 30, parking gratuit près du marché.
Tour du marché et de la ville à pied. En route, 2 cafés près de la cathédrale = 3 euros.
A midi, repas à l'hôtel restaurant « Les Lavandes », menu du jour (entrée/plat/dessert) à 15 euros. 1 soupe de poisson, 1 salade mêlée, 2 gigots d'agneau avec pommes sautées, 2 tartes au citron, 1/4 de vin, 1 coca light, 2 cafés = 38.50 euros. Tout est très bon et semble fait maison, le personnel est charmant.
Vers 13 h 45, nous reprenons la voiture et rentrons au camping où nous arrivons à 14 h 15.
Le reste de l'après-midi sera consacré au nettoyage du mobilhome et à prendre le soleil sur sa terrasse. Malheureusement, le personnel du camping a décidé de brûler des branchages au dessus de notre mobilhome, nous serons enfumés sur la terrasse et à l'intérieur... grrr... ! Pour ceux qui ne veulent pas nettoyer eux-mêmes leur mobilhome, le nettoyage est facturé de 50 à 80 euros selon le type de mobilhome. Demain, à 9 h, nous devons rendre les clefs et récupérer notre caution versée en espèces.
En rentrant, je règle encore la taxe de séjour de 40 ct par personne et par jour (28 jours) = 22.40 euros.
Petit casse-croûte dans le mobilhome.
Vers 19 h, 2 cafés place Montfort à Vaison = 2.40 euros.
Retour au camping à 20 h 15.
29e jour : samedi 22 octobre 2011
Seulement un peu de buée sur la voiture ce matin, ouf !
Nuageux et brumeux jusqu'au repas de midi, ensuite, frais, mais grand soleil jusqu'à Genève.
Finalement, la personne vérifiant le mobilhome vient à 8 h 35. Tout est OK, je passe au bureau récupérer ma caution.
Départ 8 h 50, 2 cafés et 2 croissants sur la place Montfort à Vaison = 4 euros, départ 9 h 20.
Nous passons par Buisson, Suze-la-Rousse, Bollène, Montélimar, Valence, Romans.
11 h 45, arrêt à la Cafétéria Casino près de Romans, 1 petite salade mimosa, 1 tortellini, 1 foie de veau avec riz/endives, 1 gâteau aux poires, 1 mousse au chocolat, 1 coca light, 1 bouteille Bordeaux 25 cl = 26.70 euros. Départ vers 12 h 40.
Vers 13 h 30, arrêt 20 min. pour 2 cafés au soleil à Vinay = 2.40 euros.
Nous passons par Voiron, Chambéry.
15 h 10, Aix-les-Bains
16 h 30, arrivée à Genève, nous avons fait 350 km.
Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011 English translation pending
Route des Grandes Alpes
Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.
Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.
Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?
Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!
Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.
Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare �� ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.
Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.
Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.
Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km
Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !
Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.
Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.
Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.
Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.
La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.
Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.
Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km
La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.
Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.
Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.
Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !
La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !
Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.
Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.
Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !
Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km
Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.
Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.
Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.
Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.
Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.
Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?
Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.
Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km
Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.
Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.
Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.
Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.
Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.
Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.
Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !
Cinquième jour : Modane Valloire 35 km
Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.
Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.
Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!
Sixième jour : Valloire le Laus 71 km
Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.
Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.
Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.
Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.
Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km
Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.
La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.
Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.
Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !
Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.
Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.
La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.
Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km
Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.
Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.
Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.
Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.
Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.
Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km
Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.
De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.
Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.
Dixième jour : col de Turini Nice 50km
C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.
Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.
Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.
Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.
Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?
Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!
Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.
Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare �� ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.
Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.
Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.
Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km
Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !
Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.
Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.
Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.
Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.
La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.
Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.
Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km
La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.
Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.
Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.
Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !
La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !
Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.
Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.
Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !
Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km
Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.
Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.
Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.
Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.
Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.
Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?
Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.
Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km
Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.
Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.
Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.
Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.
Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.
Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.
Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !
Cinquième jour : Modane Valloire 35 km
Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.
Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.
Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!
Sixième jour : Valloire le Laus 71 km
Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.
Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.
Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.
Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.
Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km
Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.
La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.
Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.
Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !
Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.
Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.
La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.
Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km
Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.
Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.
Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.
Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.
Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.
Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km
Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.
De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.
Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.
Dixième jour : col de Turini Nice 50km
C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.
Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.
Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Inondations (encore) en Thaïlande (début octobre 2011) English translation pending
224 morts depuis juillet 2011 et l'eau continue de monter sur Ayutaya (région souvent inondée) et Chiang Mai.... 😕
Retour de croisière sur le Queen Victoria de chez Cunard du 21 septembre au 3 octobre 2011 English translation pending
Bonsoir tout le monde,
Je suis rentré hier soir de notre croisière "Mer Egée et merveilles du Monde Antique", le moins que l'on puisse dire c'est que nous rentrons enchantés de notre circuit. Que dire si ce n'est que tout nous a plu.
Le circuit: Venise, Split, Corfou, Athènes, Kusadasi, Istanbul, Rhodes, Santorin et Rome.
Pour nous que des premières sauf Venise et Rome, nous avons aimé ce circuit varié, j'y reviendrai plus en détail.
Le bateau: Magnifique, presque somptueux, beaucoup de place c'est un sister Ship du Luminosa et Délisiosa de Costa mais il n'y a que 2000 passagers.
La cabine : En taille, je pense qu' elles sont à peu près identiques aux autres compagnies sauf les grandes suites mais vu le prix, je n'y mettrais jamais les pieds. (Sauf pour visiter et faire des photos, à venir) la différence est dans le traitement. Bien sur roum service à toute heure et gratuit, service des couvertures et chocolats le soir, tous les produits pour la toilette, chaussons et peignoirs dans toutes les cabines.
La restauration: Alors là, rien à dire, au contraire que du bonheur et les papilles en ont eu pour leurs sous. Très variés et jamais deux fois le même plat.
Restaurant Gastronomique haut de gamme pour 30 dollars US mais qui un pur délice.
Cafétaria ouverte 24/24 avec une très très bonne qualité.
Hôtesses Francophones (et française) Edith joignable en permanence et Chritelle présente à la réception la nuit.
Petite parenthèse: Nous étions 30 francophones à bord dont 4 français et comme nous nous sommes présentés le premier jour et que nous avons eu un bon contact avec Edith, le soir du Cocktail du Commandant réservé aux clients les plus fidèle (Equivalant des Gold pearl et autres) Edith a eu la gentillesse de nous inviter. Je ne vous dit pas la tête que nous avions quand on a vu le peu d'invité qu'il y avait, je dirai une petite centaine de personne et que nous ne connaissions pas la raison de cette invitation. C'est une fois les présentations faites individuellement avec les officiers que nous avons vu Edith et que nous lui avons demandé l'explication de cette invitation. Edith, encore merci, nous avons passé un bon moment.
Commandant et Officiers: Très présent tout le long du voyage avec un petit mot à chaque fois qu'ils croisaient quelqu'un.
Très peu d'annonce dans les hauts parleurs, juste ce qu'il faut pour être au courant de ce qu'il se passe et ce que nous croisons. (Par exemple, heure de passage dans tel détroit et un peu d'histoire du lieu.)
Personnels de service: Très serviables et compétents, le tout avec le sourire, dès qu'ils nous entendaient parler français, il y en avait toujours un qui essayait de nous dire quelques mots.
La Compagnie CUNARD: Rien à redire.Très pro et efficace.
Nos compagnons de voyage: Bien sûr, la majorité de Grande Bretagne mais aussi, des Américains, des Canadiens anglais, des Australiens, des Néozélandais, des chinois de Hong Kong et de Singapour, des Espagnols, des Argentins et les 30 francophones. A aussi non, 4 enfants dont deux bébés. La moyenne d'age tournait pour la majorité dans les 55-65 ans avec bien entendu des gands seniors et quelques jeunes couples. ( Nous avons posait la question des enfants et Edith, nous a rassuré en nous affirmant qu'il y en avait beaucoup plus pendant les vacances scolaires.) En tous les cas, tout est prêt pour eux: Club ado, neurserie pour bébé, lieux dédiés. Je vais faire grincer les dents de certains mais nous avons bien apprécié le calme sur le bateau et ne croyait pas qu'il n'y a pas d'ambiance mais ne pas entendre brailler et chahuter autour des piscines et transat, c'est appréciable.
Bon voilà pour mes impressions à chaud, demain je vous détaillerai notre voyage.
Bonne soirée à tous.
Dilemme English translation pending
Merveilleux voyages qui permettent de s'évader, de se rencontrer, d'élargir son horizon, sa pensée... Malheureusement,
il y a un sérieux revers à la médaille.
Petit article parut récemment :
http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/09/24/shell-il-faut-4-arabies-saoudites-en-plus-dici-a-2020/ Après avoir nié l'évidence pendant tant d'années, même les compagnies pétrolières avouent désormais que la situation en termes de réserves de pétrole est critique. Sachant qu'un A/R en Thailande (par exemple) nécessite environ 1000 litres de kérozène par passager et génère environ 2 tonnes de CO2 (soit les émissions d'un français moyen durant plus de 3 mois), le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
Personnellement, n'ayant pu résoudre ce dilemme, j'ai tiré un trait sur les voyages en avion, ce qui, bien évidemment, ne m’empêche pas de voyager autrement. On y perd en vitesse, en distance mais pas en qualité.
Petit article parut récemment :
http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/09/24/shell-il-faut-4-arabies-saoudites-en-plus-dici-a-2020/ Après avoir nié l'évidence pendant tant d'années, même les compagnies pétrolières avouent désormais que la situation en termes de réserves de pétrole est critique. Sachant qu'un A/R en Thailande (par exemple) nécessite environ 1000 litres de kérozène par passager et génère environ 2 tonnes de CO2 (soit les émissions d'un français moyen durant plus de 3 mois), le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
Personnellement, n'ayant pu résoudre ce dilemme, j'ai tiré un trait sur les voyages en avion, ce qui, bien évidemment, ne m’empêche pas de voyager autrement. On y perd en vitesse, en distance mais pas en qualité.
Le Fram vers l'Antarctique English translation pending
Bonjour,
Ça y est, le Fram entame sa route (actuellement 10:20, il arrive dans les grands flux de circulation du Pas-de-Calais) vers l'Antarctique et les archipels du grand sud et fera escale demain à ROUEN. Comme par le passé, j'imagine qu'il pourra être visité en laissant à la réception une pièce d'identité en échange d'un badge. J'ai écrit « j'imagine »… Il vaut peut-être mieux se renseigner avant de se présenter éventuellement.
à Uummannaq en août 2007
Pour info, un voyage pour 2 à bord de l' Hurtigruten à gagner avec poissons de Norvège
Ça y est, le Fram entame sa route (actuellement 10:20, il arrive dans les grands flux de circulation du Pas-de-Calais) vers l'Antarctique et les archipels du grand sud et fera escale demain à ROUEN. Comme par le passé, j'imagine qu'il pourra être visité en laissant à la réception une pièce d'identité en échange d'un badge. J'ai écrit « j'imagine »… Il vaut peut-être mieux se renseigner avant de se présenter éventuellement.
à Uummannaq en août 2007Pour info, un voyage pour 2 à bord de l' Hurtigruten à gagner avec poissons de Norvège
Compte rendu "Retour en Terre Sainte" Costa Pacifica du 12 au 23 septembre 2011 English translation pending
Oyé du bateau, Bonjour,
Je vais essayer de faire un récit circonstancier de cette belle croisière «Retour en Terre Sainte » bien sûr se sera notre propre ressenti et évidemment il peut être différent pour d’autres passagers ; nous avons choisie cette croisière pour les 2 escales en Israël (Ashdod et Haïfa) puisque toutes les autres nous les connaissons déjà , en plus, 1 mois avant le départ, il y avait une promotion très intéressante pour cette date ; comme à chaque fois pour nous la 1ère destination c’est déjà le bateau !!!
Dimanche 11 septembre : arrivé la veille à Nice, par TGV, nous avions réservé une chambre à l’hôtel Trocadéro proche de la gare (simple pas cher et bien).
Lundi 12 septembre : jour du départ nous étions devant la gare à 10h10 et le 1er bus (47 passagers), pour le Pacifica, part à 10h30 (il y en avait d’autres pour le Concordia) trajet jusqu'à Savone 3h (au lieu de 2) bouchon à cause de travaux sur l’autoroute Italienne ; dans le Palacrocière, au comptoir clients, on change notre ticket n°17 contre un n°1 (privilège carte Gold Pearl) file indépendante du reste de l’embarquement qui avait déjà commencé, formalités rapides…, photos…, dépose des passeports dans l’atrium, nous prenons possession de notre cabine avec balcon 7422, à l’arrière bâbord du bateau, bouteille de prosecco sur la table, documents sur le lit mais manque les invitations pour le restaurant Club, récupérons nos cartes Costa et allons déjeuner au self service « La Paloma », commandons pack eaux et boys & girls ; au retour les valises sont déjà là puisque marquées prioritaires, déballage rangement dans les placards, notre cabinier Elmer (Honduras) se présente parle un peu français, ouvre le frigo, petit pourboire pour qu’il nous change un peignoir trop étroit pour moi ! arrive la livraison des roses rouges (bonne qualité, elles dureront tout le voyage) que j’avais commandé, par internet, pour madame, très surprise et enchantée !!! 16h45 exercice d’abandon du navire, comme toujours un peu dans la pagaille, assez long puisque explications en 5 langues et en même temps le bateau quitte le port, ensuite Marion notre hôtesse francophone fait la réunion d’information (700 francophones sur une totalité de 3200 passagers) beaucoup de primocroisièristes : rien de nouveau on sait déjà tout ! 21h diner au restaurant « New York. New York » table 321 à la poupe du bateau, tranquille moins bruyant, table de 8 nous ne seront que tout les 2 pour ce soir, notre serveur José (Pérou) parle un français impeccable, il fini cette croisière en même temps que nous pour aller se marié dans son pays, fait extraordinaire pendant toute la croisière nous y avons vu quelques messieurs en shorts !!! 23h spectacle unique pour les 2 services « Varièty Show » par la troupe du bateau « Afro Arimba », 7 danseuses, 4 danseurs, 1 chanteuse et 1 chanteur toujours en anglais, ça n’est pas le Lido mais ça reste agréable à regarder. 23h50 dodo sous la couette dans cet immense et confortable lit, sur celui-ci : billets d’excursions pour Jérusalem & Bethléem, to day pour le lendemain, fiche pour le petit dèj. que l’on remplie immédiatement et accroche à la poignée de porte (prévu pour 8h30/9h) le service est encore gratuit !!! invitation VIP pour demain 10h30 au bar « Wien Wien » mais toujours pas celles pour le resto Club ! (Amanda la responsable du Costa club n’a jamais été à la hauteur de sa tâche pendant toute la croisière)
@+ pour la suite
Je vais essayer de faire un récit circonstancier de cette belle croisière «Retour en Terre Sainte » bien sûr se sera notre propre ressenti et évidemment il peut être différent pour d’autres passagers ; nous avons choisie cette croisière pour les 2 escales en Israël (Ashdod et Haïfa) puisque toutes les autres nous les connaissons déjà , en plus, 1 mois avant le départ, il y avait une promotion très intéressante pour cette date ; comme à chaque fois pour nous la 1ère destination c’est déjà le bateau !!!
Dimanche 11 septembre : arrivé la veille à Nice, par TGV, nous avions réservé une chambre à l’hôtel Trocadéro proche de la gare (simple pas cher et bien).
Lundi 12 septembre : jour du départ nous étions devant la gare à 10h10 et le 1er bus (47 passagers), pour le Pacifica, part à 10h30 (il y en avait d’autres pour le Concordia) trajet jusqu'à Savone 3h (au lieu de 2) bouchon à cause de travaux sur l’autoroute Italienne ; dans le Palacrocière, au comptoir clients, on change notre ticket n°17 contre un n°1 (privilège carte Gold Pearl) file indépendante du reste de l’embarquement qui avait déjà commencé, formalités rapides…, photos…, dépose des passeports dans l’atrium, nous prenons possession de notre cabine avec balcon 7422, à l’arrière bâbord du bateau, bouteille de prosecco sur la table, documents sur le lit mais manque les invitations pour le restaurant Club, récupérons nos cartes Costa et allons déjeuner au self service « La Paloma », commandons pack eaux et boys & girls ; au retour les valises sont déjà là puisque marquées prioritaires, déballage rangement dans les placards, notre cabinier Elmer (Honduras) se présente parle un peu français, ouvre le frigo, petit pourboire pour qu’il nous change un peignoir trop étroit pour moi ! arrive la livraison des roses rouges (bonne qualité, elles dureront tout le voyage) que j’avais commandé, par internet, pour madame, très surprise et enchantée !!! 16h45 exercice d’abandon du navire, comme toujours un peu dans la pagaille, assez long puisque explications en 5 langues et en même temps le bateau quitte le port, ensuite Marion notre hôtesse francophone fait la réunion d’information (700 francophones sur une totalité de 3200 passagers) beaucoup de primocroisièristes : rien de nouveau on sait déjà tout ! 21h diner au restaurant « New York. New York » table 321 à la poupe du bateau, tranquille moins bruyant, table de 8 nous ne seront que tout les 2 pour ce soir, notre serveur José (Pérou) parle un français impeccable, il fini cette croisière en même temps que nous pour aller se marié dans son pays, fait extraordinaire pendant toute la croisière nous y avons vu quelques messieurs en shorts !!! 23h spectacle unique pour les 2 services « Varièty Show » par la troupe du bateau « Afro Arimba », 7 danseuses, 4 danseurs, 1 chanteuse et 1 chanteur toujours en anglais, ça n’est pas le Lido mais ça reste agréable à regarder. 23h50 dodo sous la couette dans cet immense et confortable lit, sur celui-ci : billets d’excursions pour Jérusalem & Bethléem, to day pour le lendemain, fiche pour le petit dèj. que l’on remplie immédiatement et accroche à la poignée de porte (prévu pour 8h30/9h) le service est encore gratuit !!! invitation VIP pour demain 10h30 au bar « Wien Wien » mais toujours pas celles pour le resto Club ! (Amanda la responsable du Costa club n’a jamais été à la hauteur de sa tâche pendant toute la croisière)
@+ pour la suite
Concours d'octobre 2011: L'homme et son animal English translation pending
🙂Bonjour à tous!
J’ai l’honneur de lancer le nouveau thème du concours de ce mois d’octobre 2011 en accord avec Bwindi :L’homme et son animal
Petite explication de texte : L’homme, c’est dans sa généralité incluant homme(s), femme(s) et enfant(s) .L’animal (animaux) doit(vent) être vivant(s) (Je le précise car il y aurait sans doute eu des photos avec un boucher avec une carcasse de bœuf 😕ou un pêcheur avec son poisson mort au bout de sa canne à pêche 😕!) et il doit avoir un lien entre l’homme et son animal .Une piéton passant devant un troupeau de moutons derrière un muret n’est pas bon mais un berger avec son troupeau de mouton c’est parfait !😉 Voilà quelques exemples parmi d’autres : Berger(e) avec son troupeaux de moutons , vaches, chèvres etc …, garde montée canadienne ou autres professions à cheval ou sur autres montures (Police montée , cow-boys , etc..), dresseur d’ours avec son ours , chamelier et son chameau, conducteur d’une charrette avec son attelage , agriculteur avec sa charrue et son bœuf travaillant ou non , fakir avec son serpent , vendeur d’animaux vivants , etc, etc …… (Je vous fais confiance vous devez avoir de l’imagination et plein de photos de ce genre dans vos archives !)
Comme on est sur un forum de voyageurs, il faudra donc logiquement que cette photo ait été prise lors d'un voyage. Si vous êtes japonais et que vous avez pris une photo lors d'un voyage en France (Garde républicaine défilant à cheval sur les Champs-Elysées par exemple), celle-ci sera donc tout à fait dans le thème. On évite donc son enfant dans son salon devant sa cheminée avec son chaton dans les bras !😕
Par ailleurs, merci d'essayer de nous procurer du plaisir lorsque nous regarderons vos photos! 🙂
Modalités pratiques: Chaque participant peut proposer entre une et trois photos. Celles ci devront être postées dans trois messages séparés, numérotées, et localisées. Avec un titre, ce serait encore mieux. Le must du must serait d'accompagner la photo d'un court descriptif sur le contexte.
Vous pouvez proposer vos photos jusqu'au samedi 22 octobre minuit (heure de Paris).
Les votes commenceront le dimanche 23 octobre (00H01) et s'achèveront le samedi 29 octobre à minuit, où seront alors proclamés les résultats. Vous pourrez voter pour trois photos, auxquelles vous accorderez 3, 2 ou 1 point. Exemple: Machin photo 2: 3 point 🙂 Bidule photo 3: 2 points 😕 Truc photo 1: 1 point 🙁 Vous pouvez voter sans avoir posté de photo. 😉 Le gagnant sera celui dont la photo aura remporté le plus de points. En cas d'égalité, la photo qui aura obtenu le plus de premiers votes (3 points) sera déclarée gagnante .En cas de nouvelle égalité, la photo qui aura obtenu le plus de deuxièmes votes (2 points) sera déclarée gagnante. En cas de nouvelle égalité, le total de points des photos (3 maximum)de chaque participant les départagera. Il aura l'immense honneur d'organiser à son tour le concours du mois de novembre et aura aussi un superbe Pépito au chocolat noir 🙂!
Pour rappel, thèmes déjà abordés : Transport collectif et public du monde, Métiers du monde, La couleur bleue, Scènes de rue du monde entier, Prières, On vous mène en bateau, Le monde en musique, Expressions et regards aux 4 coins du monde, Femmes du monde, Ombres et lumières à travers le monde, Intempéries, La bouffe à travers le monde , Des chiffres et des lettres , jeux et jouets du monde , Une fenêtre sur le monde.
Pour finir, ce fil est réservé aux photos à poster, puis aux votes, et enfin aux félicitations Pour tous commentaires , remarques , questions en rapport avec ce post voilà le lien ci dessous !
http://voyageforum.com/...6908;live=1;#4536908
J’ai l’honneur de lancer le nouveau thème du concours de ce mois d’octobre 2011 en accord avec Bwindi :L’homme et son animal
Petite explication de texte : L’homme, c’est dans sa généralité incluant homme(s), femme(s) et enfant(s) .L’animal (animaux) doit(vent) être vivant(s) (Je le précise car il y aurait sans doute eu des photos avec un boucher avec une carcasse de bœuf 😕ou un pêcheur avec son poisson mort au bout de sa canne à pêche 😕!) et il doit avoir un lien entre l’homme et son animal .Une piéton passant devant un troupeau de moutons derrière un muret n’est pas bon mais un berger avec son troupeau de mouton c’est parfait !😉 Voilà quelques exemples parmi d’autres : Berger(e) avec son troupeaux de moutons , vaches, chèvres etc …, garde montée canadienne ou autres professions à cheval ou sur autres montures (Police montée , cow-boys , etc..), dresseur d’ours avec son ours , chamelier et son chameau, conducteur d’une charrette avec son attelage , agriculteur avec sa charrue et son bœuf travaillant ou non , fakir avec son serpent , vendeur d’animaux vivants , etc, etc …… (Je vous fais confiance vous devez avoir de l’imagination et plein de photos de ce genre dans vos archives !)
Comme on est sur un forum de voyageurs, il faudra donc logiquement que cette photo ait été prise lors d'un voyage. Si vous êtes japonais et que vous avez pris une photo lors d'un voyage en France (Garde républicaine défilant à cheval sur les Champs-Elysées par exemple), celle-ci sera donc tout à fait dans le thème. On évite donc son enfant dans son salon devant sa cheminée avec son chaton dans les bras !😕
Par ailleurs, merci d'essayer de nous procurer du plaisir lorsque nous regarderons vos photos! 🙂
Modalités pratiques: Chaque participant peut proposer entre une et trois photos. Celles ci devront être postées dans trois messages séparés, numérotées, et localisées. Avec un titre, ce serait encore mieux. Le must du must serait d'accompagner la photo d'un court descriptif sur le contexte.
Vous pouvez proposer vos photos jusqu'au samedi 22 octobre minuit (heure de Paris).
Les votes commenceront le dimanche 23 octobre (00H01) et s'achèveront le samedi 29 octobre à minuit, où seront alors proclamés les résultats. Vous pourrez voter pour trois photos, auxquelles vous accorderez 3, 2 ou 1 point. Exemple: Machin photo 2: 3 point 🙂 Bidule photo 3: 2 points 😕 Truc photo 1: 1 point 🙁 Vous pouvez voter sans avoir posté de photo. 😉 Le gagnant sera celui dont la photo aura remporté le plus de points. En cas d'égalité, la photo qui aura obtenu le plus de premiers votes (3 points) sera déclarée gagnante .En cas de nouvelle égalité, la photo qui aura obtenu le plus de deuxièmes votes (2 points) sera déclarée gagnante. En cas de nouvelle égalité, le total de points des photos (3 maximum)de chaque participant les départagera. Il aura l'immense honneur d'organiser à son tour le concours du mois de novembre et aura aussi un superbe Pépito au chocolat noir 🙂!
Pour rappel, thèmes déjà abordés : Transport collectif et public du monde, Métiers du monde, La couleur bleue, Scènes de rue du monde entier, Prières, On vous mène en bateau, Le monde en musique, Expressions et regards aux 4 coins du monde, Femmes du monde, Ombres et lumières à travers le monde, Intempéries, La bouffe à travers le monde , Des chiffres et des lettres , jeux et jouets du monde , Une fenêtre sur le monde.
Pour finir, ce fil est réservé aux photos à poster, puis aux votes, et enfin aux félicitations Pour tous commentaires , remarques , questions en rapport avec ce post voilà le lien ci dessous !
http://voyageforum.com/...6908;live=1;#4536908
Retour de Namibie du 28 août au 19 septembre English translation pending
Bonjour,
Me voilà revenue de notre superbe voyage en Namibie et je souhaitais tout d'abord remercier tous les participants du forum, véritable mine d'or pour un voyage réussi.
A mon tour de donner mes conseils pour les futurs chanceux.
Les voyageurs : nous sommes un jeune couple (27 et 30 ans), déjà quelques voyages derrière nous mais pour tous les deux, il s'agit de nos premiers pas sur le continent africain. Un seul conducteur pour tout le voyage.
La durée: 21 jours sur place du 28 août au 19 septembre 2011
La voiture : Nous avions opté pour une 2X4 SUV (type Daihatsu Terios/ Nissan Qashqai) équipée camping. Le choix de la voiture 2X4 surélevée me semble un bon compromis pour un circuit standard en Namibie. Nous avions loué chez Camping Car Hire et je le recommande fortement. Nous n'avons eu aucun soucis. Voiture relativement neuve, roues en bon état, matériel de camping de bonne qualité (même si un coup de vent à Sesriem a malheureusement rendu la tente inutilisable … mais 36 heures plus tard, une nouvelle tente nous attendait à l'hotel où on logeait !) Par sécurité, nous avions pris 2 roues de secours … nous n'en avons utilisé aucune des deux et un bidon de 20 litres d'essence, qui lui fut utile lors de notre arrivée aux pompes à sec de Solitaire.
Le logement : Nous avions opté pour un mixte camping/lodge (plus ou moins 50/50). Nous avions réservé tous les logements à l'avance via internet. Seuls quelques hébergements doivent être réservés à temps (outre les célèbres Sesriem et Etosha, qui au final sont souvent vides sur place, je citerais aussi Okonjima, Opuwo Country Lodge et Londiningi qui sont régulièrement complets). L'équipement de camping (tente au sol) nous était fourni par Camping Car Hire, le tout en très bon état et complet !
Avant de commencer le récit de nos aventures. Un petit point sur l'état des routes actuellement. Les pluies de cette année ont dégradé fortement les routes, mais heureusement, la majorité d'entre elles ont déjà été réparées.La Spreetshoodge pass est désormais réouverte à tous les véhicules même si certains (courts) passages restent difficiles (mais faisables) pour une voiture basse.La C14 de Sesriem à Walvis Bay est en travaux et certaines parties sont en très mauvais état. La route est longue et à ne pas trop sous-estimer. Aucun soucis pour les routes menant de Swakopmund à Spitzkoppe D1918 et D3716. Idem pour la D1930 en direction du Brandberg et la route qui mène à TwyfelfonteinGros point négatif : la partie de la C39 entre Twyfelfontein et Palmwag. Vraiment très pénible et particulièrement difficile pour le moment avec une voiture basse. Compter 2h30-3h. Heureusement, ils sont au travail et peu après Palmwag vers le nord, la route redevient meilleure.Le reste de la C39: Palmwag- Opuwo-Epupa : très bon (en tout cas nettement meilleur que tout ce qu'on a pu entendre) et ne pose aucun soucis (y compris sur les 80 derniers kilomètres avant Epupa). Une voiture normale peut facilement rejoindre Epupa (compter un petit 3h pour faire Opuwo-Epupa)La suite (C35, C40, B1) devient goudronnée, je ne la commenterai donc pas ;-)Le circuit :
J0: Vol Bruxelles-Francfort-Johannesbourg J1: Vol Johannesbourg-Windhoek (Hotel : Pension Steiner) J2: Windhoek – Camp Gecko J3: Camp Gecko – Namib Desert Lodge J4: Namib Desert Lodge – Sesriem (NWR) J5: Sesriem – Walvis Bay (Lagoon Lodge) J6: Walvis Bay – Swakopmund (Pension Rapmund) J7: Swakopmund – Spitzkoppe (Nacobta) J8: Spitzkoppe – Brandberg (Brandberg White Lady Lodge) J9: Brandberg – Twyfelfontein (Aba Huab Campsite) J10: Twyfelfontein – Opuwo (Opuwo Country Lodge) J11: Opuwo – Epupa (Epupa Camp) J12: Epupa (Epupa Camp) J13: Epupa – Opuwo (Ohakane Guest Lodge) J14: Opuwo – Kamanjab (Kavita Lion Lodge) J15: Kamanjab (Otjitotongwe Cheetah Farm) J16: Kamanjab – Etosha (Okaukuejo) J17: Etosha (Halali) J18: Etosha (Namutoni) J19: Etosha- Otjiwarongo (C'est si bon Hotel) J20: Otjiwarongo (Okonjima) J21: Otjiwarongo – Windhoek (Londiningi) J22: Vol Windhoek-Johannesbourg-Francfort-Bruxelles
Voilà pour l'introduction.
Julie
Me voilà revenue de notre superbe voyage en Namibie et je souhaitais tout d'abord remercier tous les participants du forum, véritable mine d'or pour un voyage réussi.
A mon tour de donner mes conseils pour les futurs chanceux.
Les voyageurs : nous sommes un jeune couple (27 et 30 ans), déjà quelques voyages derrière nous mais pour tous les deux, il s'agit de nos premiers pas sur le continent africain. Un seul conducteur pour tout le voyage.
La durée: 21 jours sur place du 28 août au 19 septembre 2011
La voiture : Nous avions opté pour une 2X4 SUV (type Daihatsu Terios/ Nissan Qashqai) équipée camping. Le choix de la voiture 2X4 surélevée me semble un bon compromis pour un circuit standard en Namibie. Nous avions loué chez Camping Car Hire et je le recommande fortement. Nous n'avons eu aucun soucis. Voiture relativement neuve, roues en bon état, matériel de camping de bonne qualité (même si un coup de vent à Sesriem a malheureusement rendu la tente inutilisable … mais 36 heures plus tard, une nouvelle tente nous attendait à l'hotel où on logeait !) Par sécurité, nous avions pris 2 roues de secours … nous n'en avons utilisé aucune des deux et un bidon de 20 litres d'essence, qui lui fut utile lors de notre arrivée aux pompes à sec de Solitaire.
Le logement : Nous avions opté pour un mixte camping/lodge (plus ou moins 50/50). Nous avions réservé tous les logements à l'avance via internet. Seuls quelques hébergements doivent être réservés à temps (outre les célèbres Sesriem et Etosha, qui au final sont souvent vides sur place, je citerais aussi Okonjima, Opuwo Country Lodge et Londiningi qui sont régulièrement complets). L'équipement de camping (tente au sol) nous était fourni par Camping Car Hire, le tout en très bon état et complet !
Avant de commencer le récit de nos aventures. Un petit point sur l'état des routes actuellement. Les pluies de cette année ont dégradé fortement les routes, mais heureusement, la majorité d'entre elles ont déjà été réparées.La Spreetshoodge pass est désormais réouverte à tous les véhicules même si certains (courts) passages restent difficiles (mais faisables) pour une voiture basse.La C14 de Sesriem à Walvis Bay est en travaux et certaines parties sont en très mauvais état. La route est longue et à ne pas trop sous-estimer. Aucun soucis pour les routes menant de Swakopmund à Spitzkoppe D1918 et D3716. Idem pour la D1930 en direction du Brandberg et la route qui mène à TwyfelfonteinGros point négatif : la partie de la C39 entre Twyfelfontein et Palmwag. Vraiment très pénible et particulièrement difficile pour le moment avec une voiture basse. Compter 2h30-3h. Heureusement, ils sont au travail et peu après Palmwag vers le nord, la route redevient meilleure.Le reste de la C39: Palmwag- Opuwo-Epupa : très bon (en tout cas nettement meilleur que tout ce qu'on a pu entendre) et ne pose aucun soucis (y compris sur les 80 derniers kilomètres avant Epupa). Une voiture normale peut facilement rejoindre Epupa (compter un petit 3h pour faire Opuwo-Epupa)La suite (C35, C40, B1) devient goudronnée, je ne la commenterai donc pas ;-)Le circuit :
J0: Vol Bruxelles-Francfort-Johannesbourg J1: Vol Johannesbourg-Windhoek (Hotel : Pension Steiner) J2: Windhoek – Camp Gecko J3: Camp Gecko – Namib Desert Lodge J4: Namib Desert Lodge – Sesriem (NWR) J5: Sesriem – Walvis Bay (Lagoon Lodge) J6: Walvis Bay – Swakopmund (Pension Rapmund) J7: Swakopmund – Spitzkoppe (Nacobta) J8: Spitzkoppe – Brandberg (Brandberg White Lady Lodge) J9: Brandberg – Twyfelfontein (Aba Huab Campsite) J10: Twyfelfontein – Opuwo (Opuwo Country Lodge) J11: Opuwo – Epupa (Epupa Camp) J12: Epupa (Epupa Camp) J13: Epupa – Opuwo (Ohakane Guest Lodge) J14: Opuwo – Kamanjab (Kavita Lion Lodge) J15: Kamanjab (Otjitotongwe Cheetah Farm) J16: Kamanjab – Etosha (Okaukuejo) J17: Etosha (Halali) J18: Etosha (Namutoni) J19: Etosha- Otjiwarongo (C'est si bon Hotel) J20: Otjiwarongo (Okonjima) J21: Otjiwarongo – Windhoek (Londiningi) J22: Vol Windhoek-Johannesbourg-Francfort-Bruxelles
Voilà pour l'introduction.
Julie
Expédier un véhicule à Madagascar: modalités administratives? English translation pending
Bonjour aux amis internautes
Je souhaite envoyer un véhicule de tourisme à Madagascar pour mes déplacements personnels dans le cadre de mes séjours réguliers. Aussi, je suis à la recherche de précisions de la part de personnes ayant déjà réalisés de tels envois, afin d'avoir des précisions sur les modalités administratives à surmonter et les frais de dédouanement. Je connais le texte qui précise les frais à supporter, TVA et dédouanement, mais quels sont les justificatifs de papiers qui sont demandés, et comment connaitre la valeur vénale sur laquelle s'appuient les douanes (Gasynet) pour calculer les frais ? Et quels sont les pièges à éviter ?
NB : j'ai rencontré sur place des gasy qui importaient des taxis brousses (fourgons), l'un de Hong Kong, et l'autre de Belgique, mais je me voyais mal leur demander des précisions sur leur business.
A vous lire Cordialement Daniel
Je souhaite envoyer un véhicule de tourisme à Madagascar pour mes déplacements personnels dans le cadre de mes séjours réguliers. Aussi, je suis à la recherche de précisions de la part de personnes ayant déjà réalisés de tels envois, afin d'avoir des précisions sur les modalités administratives à surmonter et les frais de dédouanement. Je connais le texte qui précise les frais à supporter, TVA et dédouanement, mais quels sont les justificatifs de papiers qui sont demandés, et comment connaitre la valeur vénale sur laquelle s'appuient les douanes (Gasynet) pour calculer les frais ? Et quels sont les pièges à éviter ?
NB : j'ai rencontré sur place des gasy qui importaient des taxis brousses (fourgons), l'un de Hong Kong, et l'autre de Belgique, mais je me voyais mal leur demander des précisions sur leur business.
A vous lire Cordialement Daniel
Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines English translation pending
Bonjour,
Je publie ici mon carnet de voyage au Québec et dans les provinces martimes.
Toutefois, il est possible que les images prennent du temps à s'afficher vu que le site accepte de longues séquences sur une même page. Si vous avez des difficultés à voir les images, je vous propose d'aller directement sur mon site pour visionner le carnet jour par jour en cliquant ici
Vendredi 1er juillet
Premières impressions de la Nouvelle France ... On dit souvent que l'on a jamais deux fois l'occasion de faire une première bonne impression. Aussi, dès que l'on touche le sol d'un pays, c'est l'agent d'immigration qui donne cette première impression.... plus ou moins bonne...
Après un voyage sans problème sur Air Canada nous voici arrivés à Montréal. Nous nous avançons vers le guichet pour le contrôle des passeports où un jeune agent de l'administration canadienne ressemblant à Rock Voisine attend, avachi sur son siège. Visiblement, en ce 1er juillet, jour de la fête du Canada et donc férié pour nombre de personnes, nous avons le sentiment de le déranger. Sans même nous jeter un regard (encore moins un sourire) il nous pose les quelques questions d'usage sur ce que l'on vient faire au Canada, où l'on va se rendre, dans quel hotel nous serons logés à Montréal. Puis après les avoir tamponnés, il nous remet les passeports sans dire un mot... Les silences valent parfois des paroles et en l'occurence ça serait plutôt : " c'est bon cassez-vous ! "
Au moins quand on arrive aux USA, on sait combien l'administration de l'immigration est stricte mais on a toujours droit à un « Welcome in the US » fier et souriant... . Bref, nous sommes déçu car cela correspond plus à l'image que nous nous faisons du fonctionnaire français que celle du québécois... La récupération du véhicule chez ALAMO se fait rapidement car il n'y a personne au comptoir et le véhicule est directement avancé près de la porte de l'agence si bien que nous n'avons pas à nous aventurer dans les méandres du parking. Il s'agit d'un ford escape tout neuf (3000km), impeccable pour nos 2 valises et 2 nos deux sacs .

Dès la sortie de l'aéroport, nous nous rendons compte de suite que la conduite est plus nerveuse qu'aux USA c'est à dire plutôt équivalente à ... la France (C'est dingue comme on ne peut s'empêcher d'établir des comparaisons). Les voitures sont également plus petites que chez le grand voisin américain. Aujourd'hui c'est fête nationale c'est à dire aussi la journée des déménagements parait-il ! Le GPS nous mène sans encombre à notre but. Il y a peu de circulation. L'HOTEL du SQUARE PHILLIPS est un bel établissement situé en centre ville. L'accueil est aimable et le valet de parking très serviable. La chambre est vaste, située au 10ème étage et nous offre la vue sur … le parking d'en bas, mais aussi la tour du parc olympique plus loin.

Au dessus, il y a une jolie piscine de style rétro, musique jazzy cool et une salle de musculation.

Nous partons à la découverte de la cité en taxi qui nous mène à « la montagne » c'est à dire le parc du mont Royal de façon à avoir une vue sur la ville. D'ici, nous nous apercevons que Montréal est une ville très verte.

Au loin le parc olympique et sa fameuse tour penchée.

Mais ce qui nous marque c'est que nous rencontrons nos premiers ratons laveurs, les seuls "vivants" et en liberté de tout notre voyage puisque nous en verrons beaucoup d'écrasés sur les bords des chaussées !


Bigre que ces bêtes sont dodues ! … moi qui imaginait de petites bestioles de la taille des écureuils !! En fait ils sont aussi gros que des chats obèses à force, sans doute, d'être nourris par les touristes de passage et les poubelles de la ville !!!

Nous prenons la direction du vieux port et arrivons pr��s de la place Jacques Cartier.





Nous déambulons sur les quais parmi les stands de la fête du Canada. Beaucoup de badauds arborent les couleurs nationales et ici et là on distribue les petits drapeaux à la feuille d'érable.


Nicolas ne se fait pas prier pour arborer le drapeau à la feuille d'érable. A peine quelques heures que nous sommes ici et il trouve déjà que c'est le plus beau pays du monde... allez savoir pourquoi !


Fier d'être Canadien !

C'est la fête partout, il fait soleil et c'est plutôt cool.

On aperçoit le chapiteau du cirque du soleil...

Port de plaisance de Montréal.Ce n'est pas Saint Tropez mais il y a tout de même de beaux spécimen de yachts.

Un autobus amphibie qui propose des tour de ville sur route et sur le fleuve.

Nous ne verrons pas la police montée mais la police à vélo qui règle la circulation des chevaux, entre autre.... l'uniforme est cool et les mollets musclés !

Il fait chaud, très chaud et nous souhaitons visiter la cathédrale. Sur le chemin nous repérons un scooter rose et ...un drapeau belge ...


Moulinsart est le chateau du capitaine Haddock dans Tintin et Milou. Nous empruntons quelques ruelles étroites du vieux Montréal.

Manque de chance la cathédrale ferme à 16h pour pouvoir installer le spectacle du soir.


Près de la cathédrale la vitrine d'une boutique de noël attire les regards...


Face à la cathédrale s'élèvent de hautes tours. L'urbanisme dans cette ville est aussi débridé qu'à Bruxelles !


Est-ce parceque c'est jour férié que les poubelles débordent ? Entre travaux et détritus, la ville ne donne pas l'impression d'être très ouverte au tourisme...

... enfin, c'est ce qu'en disent les commères...

Retour par la très plaisante et animée rue St Paul et la place Jacques Cartier.




Nous retrouvons le restaurant originaire de Lille et qui a fait des petits dont celui-ci à Montréal.. Nous n'avons pas testé pour savoir si l'on y servait du welch ou bien des tartines gratinées au Maroilles !


Nous avons réservé à 19H30 au CABARET DU ROY mais le décalage horaire faisant son effet, c'est à 18h45 que nous nous présentons devant l'entrée du restaurant, tenaillés par la faim et déjà bien fatigués C'est un restaurant à recommander aux nouveaux arrivants fraichement débarqués du bateau ! Et oui, ici vous êtes au XVIII ème siècle et on accueille les immigrants qui viennent coloniser la "Nouvelle France".

La nourriture est bonne, québécoise, et le cabaret est joyeusement animé. Le violoneux n'est pas manchot et des jeux sont menés tambour battant par un drôle de pirate .




La sympathique serveuse manie aussi bien le vieux "françois "que ses assiettes, ce qui participe efficacement à l'ambiance de cette amicale taverne.

Des plats copieux et roboratfs...


Il est 21h15 lorsque nous quittons les lieux. Nous n'attendons pas le feu d'artifice car nous sommes exténués. Le temps de rentrer à l'hotel en taxi il est 22h15 lorsque nous nous glissons sous les draps, ce qui fait 4h15 de chez nous. Comme nous nous sommes levés à 4h30 cela fait presque 2 fois le tour de l'horloge...

< Retour index
Je publie ici mon carnet de voyage au Québec et dans les provinces martimes.
Toutefois, il est possible que les images prennent du temps à s'afficher vu que le site accepte de longues séquences sur une même page. Si vous avez des difficultés à voir les images, je vous propose d'aller directement sur mon site pour visionner le carnet jour par jour en cliquant ici
Vendredi 1er juillet
Premières impressions de la Nouvelle France ... On dit souvent que l'on a jamais deux fois l'occasion de faire une première bonne impression. Aussi, dès que l'on touche le sol d'un pays, c'est l'agent d'immigration qui donne cette première impression.... plus ou moins bonne...
Après un voyage sans problème sur Air Canada nous voici arrivés à Montréal. Nous nous avançons vers le guichet pour le contrôle des passeports où un jeune agent de l'administration canadienne ressemblant à Rock Voisine attend, avachi sur son siège. Visiblement, en ce 1er juillet, jour de la fête du Canada et donc férié pour nombre de personnes, nous avons le sentiment de le déranger. Sans même nous jeter un regard (encore moins un sourire) il nous pose les quelques questions d'usage sur ce que l'on vient faire au Canada, où l'on va se rendre, dans quel hotel nous serons logés à Montréal. Puis après les avoir tamponnés, il nous remet les passeports sans dire un mot... Les silences valent parfois des paroles et en l'occurence ça serait plutôt : " c'est bon cassez-vous ! "
Au moins quand on arrive aux USA, on sait combien l'administration de l'immigration est stricte mais on a toujours droit à un « Welcome in the US » fier et souriant... . Bref, nous sommes déçu car cela correspond plus à l'image que nous nous faisons du fonctionnaire français que celle du québécois... La récupération du véhicule chez ALAMO se fait rapidement car il n'y a personne au comptoir et le véhicule est directement avancé près de la porte de l'agence si bien que nous n'avons pas à nous aventurer dans les méandres du parking. Il s'agit d'un ford escape tout neuf (3000km), impeccable pour nos 2 valises et 2 nos deux sacs .

Dès la sortie de l'aéroport, nous nous rendons compte de suite que la conduite est plus nerveuse qu'aux USA c'est à dire plutôt équivalente à ... la France (C'est dingue comme on ne peut s'empêcher d'établir des comparaisons). Les voitures sont également plus petites que chez le grand voisin américain. Aujourd'hui c'est fête nationale c'est à dire aussi la journée des déménagements parait-il ! Le GPS nous mène sans encombre à notre but. Il y a peu de circulation. L'HOTEL du SQUARE PHILLIPS est un bel établissement situé en centre ville. L'accueil est aimable et le valet de parking très serviable. La chambre est vaste, située au 10ème étage et nous offre la vue sur … le parking d'en bas, mais aussi la tour du parc olympique plus loin.

Au dessus, il y a une jolie piscine de style rétro, musique jazzy cool et une salle de musculation.

Nous partons à la découverte de la cité en taxi qui nous mène à « la montagne » c'est à dire le parc du mont Royal de façon à avoir une vue sur la ville. D'ici, nous nous apercevons que Montréal est une ville très verte.

Au loin le parc olympique et sa fameuse tour penchée.

Mais ce qui nous marque c'est que nous rencontrons nos premiers ratons laveurs, les seuls "vivants" et en liberté de tout notre voyage puisque nous en verrons beaucoup d'écrasés sur les bords des chaussées !


Bigre que ces bêtes sont dodues ! … moi qui imaginait de petites bestioles de la taille des écureuils !! En fait ils sont aussi gros que des chats obèses à force, sans doute, d'être nourris par les touristes de passage et les poubelles de la ville !!!

Nous prenons la direction du vieux port et arrivons pr��s de la place Jacques Cartier.





Nous déambulons sur les quais parmi les stands de la fête du Canada. Beaucoup de badauds arborent les couleurs nationales et ici et là on distribue les petits drapeaux à la feuille d'érable.


Nicolas ne se fait pas prier pour arborer le drapeau à la feuille d'érable. A peine quelques heures que nous sommes ici et il trouve déjà que c'est le plus beau pays du monde... allez savoir pourquoi !


Fier d'être Canadien !

C'est la fête partout, il fait soleil et c'est plutôt cool.

On aperçoit le chapiteau du cirque du soleil...

Port de plaisance de Montréal.Ce n'est pas Saint Tropez mais il y a tout de même de beaux spécimen de yachts.

Un autobus amphibie qui propose des tour de ville sur route et sur le fleuve.

Nous ne verrons pas la police montée mais la police à vélo qui règle la circulation des chevaux, entre autre.... l'uniforme est cool et les mollets musclés !

Il fait chaud, très chaud et nous souhaitons visiter la cathédrale. Sur le chemin nous repérons un scooter rose et ...un drapeau belge ...


Moulinsart est le chateau du capitaine Haddock dans Tintin et Milou. Nous empruntons quelques ruelles étroites du vieux Montréal.

Manque de chance la cathédrale ferme à 16h pour pouvoir installer le spectacle du soir.


Près de la cathédrale la vitrine d'une boutique de noël attire les regards...


Face à la cathédrale s'élèvent de hautes tours. L'urbanisme dans cette ville est aussi débridé qu'à Bruxelles !


Est-ce parceque c'est jour férié que les poubelles débordent ? Entre travaux et détritus, la ville ne donne pas l'impression d'être très ouverte au tourisme...

... enfin, c'est ce qu'en disent les commères...

Retour par la très plaisante et animée rue St Paul et la place Jacques Cartier.




Nous retrouvons le restaurant originaire de Lille et qui a fait des petits dont celui-ci à Montréal.. Nous n'avons pas testé pour savoir si l'on y servait du welch ou bien des tartines gratinées au Maroilles !


Nous avons réservé à 19H30 au CABARET DU ROY mais le décalage horaire faisant son effet, c'est à 18h45 que nous nous présentons devant l'entrée du restaurant, tenaillés par la faim et déjà bien fatigués C'est un restaurant à recommander aux nouveaux arrivants fraichement débarqués du bateau ! Et oui, ici vous êtes au XVIII ème siècle et on accueille les immigrants qui viennent coloniser la "Nouvelle France".

La nourriture est bonne, québécoise, et le cabaret est joyeusement animé. Le violoneux n'est pas manchot et des jeux sont menés tambour battant par un drôle de pirate .




La sympathique serveuse manie aussi bien le vieux "françois "que ses assiettes, ce qui participe efficacement à l'ambiance de cette amicale taverne.

Des plats copieux et roboratfs...


Il est 21h15 lorsque nous quittons les lieux. Nous n'attendons pas le feu d'artifice car nous sommes exténués. Le temps de rentrer à l'hotel en taxi il est 22h15 lorsque nous nous glissons sous les draps, ce qui fait 4h15 de chez nous. Comme nous nous sommes levés à 4h30 cela fait presque 2 fois le tour de l'horloge...

< Retour index
La Province du Hainaut à l'été indien English translation pending
La ville où Verlaine vécut dans une « prison » enchantée…(1)
Au-delà de Lille et de Valenciennes, à l’Est du Brabant, au Sud-Ouest de la Wallonie, se déroule le Hainaut, belle province belge, française et hollandaise par intermittence…
Si, par hasard, vous la parcourez à l’été indien, les villes et les villages enfouis dans la verdure, les autoroutes bordées de lacs et de canaux, vous procurent l’impression de traverser un Parc National…
Loin des stéréotypes du borinage et des friches industrielles, vous découvrez alors une population aimable et souriante, plus prompte à échanger une Chimay* et à vous indiquer avec le sourire une adresse de « kot »* où déposer votre « breul »*…
Le patois local n’est pas le moins drôle des détails pittoresques de votre voyage… La guide-conférencière du patrimoine ira même jusqu’à vous chanter en dialecte une chansonnette que vous pensiez bien française jusqu’alors…
On est à la fois dans un pays francophone, mais aussi dans une province qui revendique sa propre identité…
La ville qui vit naître Roland de Lassus, le prince de la polyphonie, la ville qui eut « l’honneur » d’emprisonner Verlaine pendant deux longues années, saura vous révéler des trésors de légendes et d’histoire si vous vous surprenez à vouloir la découvrir avec patience, au détour de « refuges d’abbaye » et d’auberges danoises*…
Mons, comme son nom l’indique « Bergen », est « montueuse »: il faudra gravir la rue de la Chaussée ou la rue Havre avant d’atteindre la Grand Place et les dépendances comtales…
Vous aurez l’impression, une fois la Grand Place conquise, de vivre le temps retrouvé de « Piazza Navone » ou de « plazza nationale » de pays du Sud…
Le soleil se reflète sur les pierres grises du palais du Bourgmestre ou sur le fronton de l’Opéra Royal, avec en fond musical, une vieille berceuse sur le carillon électronique…
Au-delà de Lille et de Valenciennes, à l’Est du Brabant, au Sud-Ouest de la Wallonie, se déroule le Hainaut, belle province belge, française et hollandaise par intermittence…
Si, par hasard, vous la parcourez à l’été indien, les villes et les villages enfouis dans la verdure, les autoroutes bordées de lacs et de canaux, vous procurent l’impression de traverser un Parc National…
Loin des stéréotypes du borinage et des friches industrielles, vous découvrez alors une population aimable et souriante, plus prompte à échanger une Chimay* et à vous indiquer avec le sourire une adresse de « kot »* où déposer votre « breul »*…
Le patois local n’est pas le moins drôle des détails pittoresques de votre voyage… La guide-conférencière du patrimoine ira même jusqu’à vous chanter en dialecte une chansonnette que vous pensiez bien française jusqu’alors…
On est à la fois dans un pays francophone, mais aussi dans une province qui revendique sa propre identité…
La ville qui vit naître Roland de Lassus, le prince de la polyphonie, la ville qui eut « l’honneur » d’emprisonner Verlaine pendant deux longues années, saura vous révéler des trésors de légendes et d’histoire si vous vous surprenez à vouloir la découvrir avec patience, au détour de « refuges d’abbaye » et d’auberges danoises*…
Mons, comme son nom l’indique « Bergen », est « montueuse »: il faudra gravir la rue de la Chaussée ou la rue Havre avant d’atteindre la Grand Place et les dépendances comtales…
Vous aurez l’impression, une fois la Grand Place conquise, de vivre le temps retrouvé de « Piazza Navone » ou de « plazza nationale » de pays du Sud…
Le soleil se reflète sur les pierres grises du palais du Bourgmestre ou sur le fronton de l’Opéra Royal, avec en fond musical, une vieille berceuse sur le carillon électronique…
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? English translation pending
S’installer de manière durable en Amérique latine ne détruit-il pas le mythe ?
C'est un long et vaste sujet, je pense que les deux opinions sont totalement complémentaires :
- L'expat met le doigt sur des choses que le voyageur n'a pas le temps de voir
- Le voyageur rappelle en permanence à l'expat qu'il doit réviser en permanence les perceptions qu'il a de son pays d'adoption
Afin de ne pas perturber une discussion consacrée à la mort des deux Françaises en Argentine http://voyageforum.com/v.f?post=4508642&idl=621915&idl2=1452325&idl3=8222623238&;#4508642 nous dérivons sur une nouvelle discussion qui ne sera finalement qu'une ouverture plus large de la précédente.
Ma première contribution sera de répondre à Jean-François, mais tout le monde est invité évidemment
Afin de ne pas perturber une discussion consacrée à la mort des deux Françaises en Argentine http://voyageforum.com/v.f?post=4508642&idl=621915&idl2=1452325&idl3=8222623238&;#4508642 nous dérivons sur une nouvelle discussion qui ne sera finalement qu'une ouverture plus large de la précédente.
Ma première contribution sera de répondre à Jean-François, mais tout le monde est invité évidemment
Itinéraire de sept jours en Sicile English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Mon copain et moi partons en Sicile fin septembre. Nous avons 7 jours sur place et on a tendance à vouloir... tout faire...
Nous avons fait un itinéraire, incluant 3 grimpettes de volcans, j'aurais aimé avoir des avis sur la faisabilité du tracé. Et si certains d'entre-vous ont des coins plongée superbes à conseiller (pour débutant, je voudrais faire un baptême et mon copain une plongée dans les 20m), je suis preneuse :o)
Voici l'itinéraire. J'ai mis en dessous une alternative, peut-être plus supportable pour le Stromboli/vulcano... ?
Si vous avez de bonnes adresses pour les logements ou des conseils divers pour les volcans, bien sûr je suis preneuse aussi :o)
Jour 1Arrivée au matin à Catane, Acireale, Taormina (nuit à Taormina) Jour 2Ascension Etna (quelle face ?), remontée vers Milazzo le soir et nuit à Milazzo Jour 3Vulcano matin, Stromboli le soir. dodo à Lipari Jour 4Retour Lipari Milazzo le matin, route vers cefalu (1h20) - Dodo cefalu Jour 5Go to Agrigente (150 km - 2h) - visite toute la journeé (Vallée des temples et Scala dei turchi) - nuit à Agrigente Jour 6Go to Noto ( au moins 3h de route) - Visite Noto aprem --> go to Siracuse - Nuit à Siracuse Jour 7visite siracuse toute la journée - Nuit à Siracuse Jour 8Vol retour au matin
L'alternative pour les jours 3 et 4
Jour 1Catane, Acireale, Taormina (nuit à Taormina) Jour 2Ascension Etna (quelle face ?), remontée vers Milazzo le soir et nuit à Milazzo Jour 3Plongée Lipari le matin, Stromboli le soir, nuit à Lipari Jour 4Vulcano au matin, retour sur milazzo l'aprem, route vers cefalu (1h20) - Nuit à Cefalu Jour 5Go to Agrigente (150 km - 2h) - visite toute la journeé (Vallée des temples et Scala dei turchi) - nuit à Agrigente Jour 6Go to Noto ( au moins 3h de route) - Visite Noto aprem --> go to Siracuse - Nuit à Siracuse Jour 7visite siracuse toute la journée - Nuit à Siracuse Jour 8Vol retour au matin
Tout grand merci.
Mon copain et moi partons en Sicile fin septembre. Nous avons 7 jours sur place et on a tendance à vouloir... tout faire...
Nous avons fait un itinéraire, incluant 3 grimpettes de volcans, j'aurais aimé avoir des avis sur la faisabilité du tracé. Et si certains d'entre-vous ont des coins plongée superbes à conseiller (pour débutant, je voudrais faire un baptême et mon copain une plongée dans les 20m), je suis preneuse :o)
Voici l'itinéraire. J'ai mis en dessous une alternative, peut-être plus supportable pour le Stromboli/vulcano... ?
Si vous avez de bonnes adresses pour les logements ou des conseils divers pour les volcans, bien sûr je suis preneuse aussi :o)
Jour 1Arrivée au matin à Catane, Acireale, Taormina (nuit à Taormina) Jour 2Ascension Etna (quelle face ?), remontée vers Milazzo le soir et nuit à Milazzo Jour 3Vulcano matin, Stromboli le soir. dodo à Lipari Jour 4Retour Lipari Milazzo le matin, route vers cefalu (1h20) - Dodo cefalu Jour 5Go to Agrigente (150 km - 2h) - visite toute la journeé (Vallée des temples et Scala dei turchi) - nuit à Agrigente Jour 6Go to Noto ( au moins 3h de route) - Visite Noto aprem --> go to Siracuse - Nuit à Siracuse Jour 7visite siracuse toute la journée - Nuit à Siracuse Jour 8Vol retour au matin
L'alternative pour les jours 3 et 4
Jour 1Catane, Acireale, Taormina (nuit à Taormina) Jour 2Ascension Etna (quelle face ?), remontée vers Milazzo le soir et nuit à Milazzo Jour 3Plongée Lipari le matin, Stromboli le soir, nuit à Lipari Jour 4Vulcano au matin, retour sur milazzo l'aprem, route vers cefalu (1h20) - Nuit à Cefalu Jour 5Go to Agrigente (150 km - 2h) - visite toute la journeé (Vallée des temples et Scala dei turchi) - nuit à Agrigente Jour 6Go to Noto ( au moins 3h de route) - Visite Noto aprem --> go to Siracuse - Nuit à Siracuse Jour 7visite siracuse toute la journée - Nuit à Siracuse Jour 8Vol retour au matin
Tout grand merci.
Croisière "Les grandes civilisations antiques" sur le Costa Atlantica du 21 novembre au 1er décembre 2011 English translation pending
😉Coucou,
Et oui c'est Capucine qui revient ! Cette fois ci pour une croisière. Bien sûre rien qu'à lire le titre et la rubrique vous l'aviez deviné !
"Les Grandes Civilisations Antiques" ! pour 10 jours avec un départ de Savone.
Le bateau ? Le Costa Atlantica. Le frère jumeau du Méditerrannéea que nous avons déjà "pratiqué".
Les dates et oui, il risque de faire un peu frisqué mais tant pis : 21 novembre au 1 décembre 2012 .
Dans 2 mois et bien nous serons presque sur le départ avec dans nos ...bagages deux gentilles dames 78 et 85 ans qui vont découvrir ce qu'est la croisière. Elles sont déjà toutes excitées.
Mon "boulet", vous le connaissez ?, Bernard et bien lui ni chaud ni froid ! Juste un petit coup d'oeil au trajet qui semble lui convenir et surtout pas un bateau trop "gros" . Il n'avait pas aimé du tout le Séréna.
86000 t! c'est bon ! Yes, un bon point !!!
Cabines côte à côte (pour avoir un oeil sur mes passagères!) pont 8 , avec balcon comme d'habitude, à tribord. Peut-être aurai-je la chance de voir les îles Eoliennes .... un de mes vieux rêves !!! et le Stromboli et si je ne le vois pas à l'aller, la chance sera au retour !!!!!
Les escales !
Départ Savone, on ne se casse pas la tête, parking Costa au port .
Naples : plusieurs fois visité la ville et les alentours dont Pompéî, Sorrente et Capri. Il faut que je trouve de quoi m'occuper !
Messine : en espérant que le temps soit au beau .... direction l'Etna !
Rhodes : connais pas mais voilà longtemps que j'ai envie de faire la découverte de l'île du .. colosse . Preneuse d'idées !
Limassol : connais pas
Marmaris : connais pas la ville escale mais les excursions proposées (Daylan et Kaunos : sites visités lors de mon voyage en autocar en Turquie)
Santorin : île magnifique escale lors de notre 1ère croisière sur le Tropicale en 2000 mais heureuse de revoir cet endroit.
Katakolon/Olympie : 3 fois !!! A cette escale j'aurai une pensée particulière pour notre Bruno 😏😏 et Bernard ne descendra pas à terre , car les guepes greques ne l'aiment pas 😠😠😠.
Voilà avec retour à Savone !
Si certains d'entre vous ont quelques idées à me soumettre, je suis preneuse !
A plus
Capucine 18
Et oui c'est Capucine qui revient ! Cette fois ci pour une croisière. Bien sûre rien qu'à lire le titre et la rubrique vous l'aviez deviné !
"Les Grandes Civilisations Antiques" ! pour 10 jours avec un départ de Savone.
Le bateau ? Le Costa Atlantica. Le frère jumeau du Méditerrannéea que nous avons déjà "pratiqué".
Les dates et oui, il risque de faire un peu frisqué mais tant pis : 21 novembre au 1 décembre 2012 .
Dans 2 mois et bien nous serons presque sur le départ avec dans nos ...bagages deux gentilles dames 78 et 85 ans qui vont découvrir ce qu'est la croisière. Elles sont déjà toutes excitées.
Mon "boulet", vous le connaissez ?, Bernard et bien lui ni chaud ni froid ! Juste un petit coup d'oeil au trajet qui semble lui convenir et surtout pas un bateau trop "gros" . Il n'avait pas aimé du tout le Séréna.
86000 t! c'est bon ! Yes, un bon point !!!
Cabines côte à côte (pour avoir un oeil sur mes passagères!) pont 8 , avec balcon comme d'habitude, à tribord. Peut-être aurai-je la chance de voir les îles Eoliennes .... un de mes vieux rêves !!! et le Stromboli et si je ne le vois pas à l'aller, la chance sera au retour !!!!!
Les escales !
Départ Savone, on ne se casse pas la tête, parking Costa au port .
Naples : plusieurs fois visité la ville et les alentours dont Pompéî, Sorrente et Capri. Il faut que je trouve de quoi m'occuper !
Messine : en espérant que le temps soit au beau .... direction l'Etna !
Rhodes : connais pas mais voilà longtemps que j'ai envie de faire la découverte de l'île du .. colosse . Preneuse d'idées !
Limassol : connais pas
Marmaris : connais pas la ville escale mais les excursions proposées (Daylan et Kaunos : sites visités lors de mon voyage en autocar en Turquie)
Santorin : île magnifique escale lors de notre 1ère croisière sur le Tropicale en 2000 mais heureuse de revoir cet endroit.
Katakolon/Olympie : 3 fois !!! A cette escale j'aurai une pensée particulière pour notre Bruno 😏😏 et Bernard ne descendra pas à terre , car les guepes greques ne l'aiment pas 😠😠😠.
Voilà avec retour à Savone !
Si certains d'entre vous ont quelques idées à me soumettre, je suis preneuse !
A plus
Capucine 18
Concours photo de septembre 2011: une fenêtre sur le monde English translation pending
Bonjour à tous!
Pour bien commencer cette semaine, j'ai l'honneur d'annoncer l'ouverture du concours photo de septembre: une fenêtre sur le monde.
Hein? quoi? comment? mais qu'est-ce qu'elle entend par là? Je m'explique: Je vous propose de mettre à l'honneur ces ouvertures qui marquent la frontière entre monde intime (l'espace privé) et espace social (la rue, la cour....). Tout comme une frontière peut être ouverte, fermée, surveillée.... une fenêtre peut elle aussi être close, grande ouverte, juste entrebaillée... J'aimerais voir des fenêtres du monde entier, et ce qu'elles révèlent des habitants qui vivent derrière.... Montrez nous des fenêtres surprenantes, dépaysantes; montrez-nous aussi des gens qui contemplent la rue, ou qui vivent accoudés à leur balustrade, des gens à la frontière entre deux monde! Seront acceptées tout types de fenêtres, à conditions qu'elles soient les ouvertures d'une maison, d'une cahutte, d'un bâtiment, d'un building. Exit les vitres des voitures, exit aussi les portes! Par ailleurs, il ne suffit pas de distinguer vaguement une fenêtre pour que la photo soit dans le thème (trop facile!), il faut que celle ci soit le sujet principal de la photo (une fenêtre originale bien mise en valeur), ou intégrée dans une scène où elle a un véritable rôle. On peut aussi renverser le point du vue: une photo prise de l'intérieur d'une maison; à condition de pouvoir distinguer les contours de la fenêtre (et que ce ne soit pas juste un chambranle oublié lors du cadrage...).
Comme on est sur un forum de voyageurs, il faudra donc logiquement que cette photo ait été prise lors d'un voyage. Si vous êtes sri lankais et que vous avez pris une photo lors d'un voyage en France, celle-ci sera donc tout à fait dans le thème. Par ailleurs, merci d'essayer de nous procurer du plaisir lorsque nous regarderons vos photos!
Modalités pratiques: Chaque participant peut proposer entre une et trois photos. Celles ci devront être postées dans trois messages séparés, numérotées, et localisées. Avec un titre, ce serait encore mieux. Le must du must serait d'accompagner la photo d'un court descriptif sur le contexte.
Vous pouvez proposer vos photos jusqu'au dimanche 18 septembre, minuit (heure de Paris).
Les votes commenceront le lundi 19 septembre et s'achèveront le dimanche 25 septembre à minuit, où seront alors proclamés les résultats. Vous pourrez voter pour trois photos, auxquelles vous accorderez 3, 2 ou 1 point. Exemple: Machin photo 2: 3 point Bidule photo 3: 2 points Truc photo 1: 1 point Vous pouvez voter sans avoir posté de photo. Le gagnant sera celui dont la photo aura remporté le plus de points. En cas d'égalité, ce sera celui qui aura remporté le plus de points sur l'ensemble des photos proposées à ce concours. Il aura l'immense honneur d'organiser à son tour le concours d'octobre!
Comme je vais très prochainement partir à l'étranger, je ne pourrai malheureusement pas assumer ma lourde tâche jusqu'au bout, et ce sera Masterpo qui prendra le relais à ce moment là. Merci à lui!!
Pour finir, ce fil est réservé aux photos à poster, puis aux votes, et enfin aux félicitations. Pour les coups de gueules, les questions, les empoignades, etc, ce sera ici http://voyageforum.com/...etre_monde_D4493975/!
A vos photos, et bon concours!😎
Pour bien commencer cette semaine, j'ai l'honneur d'annoncer l'ouverture du concours photo de septembre: une fenêtre sur le monde.
Hein? quoi? comment? mais qu'est-ce qu'elle entend par là? Je m'explique: Je vous propose de mettre à l'honneur ces ouvertures qui marquent la frontière entre monde intime (l'espace privé) et espace social (la rue, la cour....). Tout comme une frontière peut être ouverte, fermée, surveillée.... une fenêtre peut elle aussi être close, grande ouverte, juste entrebaillée... J'aimerais voir des fenêtres du monde entier, et ce qu'elles révèlent des habitants qui vivent derrière.... Montrez nous des fenêtres surprenantes, dépaysantes; montrez-nous aussi des gens qui contemplent la rue, ou qui vivent accoudés à leur balustrade, des gens à la frontière entre deux monde! Seront acceptées tout types de fenêtres, à conditions qu'elles soient les ouvertures d'une maison, d'une cahutte, d'un bâtiment, d'un building. Exit les vitres des voitures, exit aussi les portes! Par ailleurs, il ne suffit pas de distinguer vaguement une fenêtre pour que la photo soit dans le thème (trop facile!), il faut que celle ci soit le sujet principal de la photo (une fenêtre originale bien mise en valeur), ou intégrée dans une scène où elle a un véritable rôle. On peut aussi renverser le point du vue: une photo prise de l'intérieur d'une maison; à condition de pouvoir distinguer les contours de la fenêtre (et que ce ne soit pas juste un chambranle oublié lors du cadrage...).
Comme on est sur un forum de voyageurs, il faudra donc logiquement que cette photo ait été prise lors d'un voyage. Si vous êtes sri lankais et que vous avez pris une photo lors d'un voyage en France, celle-ci sera donc tout à fait dans le thème. Par ailleurs, merci d'essayer de nous procurer du plaisir lorsque nous regarderons vos photos!
Modalités pratiques: Chaque participant peut proposer entre une et trois photos. Celles ci devront être postées dans trois messages séparés, numérotées, et localisées. Avec un titre, ce serait encore mieux. Le must du must serait d'accompagner la photo d'un court descriptif sur le contexte.
Vous pouvez proposer vos photos jusqu'au dimanche 18 septembre, minuit (heure de Paris).
Les votes commenceront le lundi 19 septembre et s'achèveront le dimanche 25 septembre à minuit, où seront alors proclamés les résultats. Vous pourrez voter pour trois photos, auxquelles vous accorderez 3, 2 ou 1 point. Exemple: Machin photo 2: 3 point Bidule photo 3: 2 points Truc photo 1: 1 point Vous pouvez voter sans avoir posté de photo. Le gagnant sera celui dont la photo aura remporté le plus de points. En cas d'égalité, ce sera celui qui aura remporté le plus de points sur l'ensemble des photos proposées à ce concours. Il aura l'immense honneur d'organiser à son tour le concours d'octobre!
Comme je vais très prochainement partir à l'étranger, je ne pourrai malheureusement pas assumer ma lourde tâche jusqu'au bout, et ce sera Masterpo qui prendra le relais à ce moment là. Merci à lui!!
Pour finir, ce fil est réservé aux photos à poster, puis aux votes, et enfin aux félicitations. Pour les coups de gueules, les questions, les empoignades, etc, ce sera ici http://voyageforum.com/...etre_monde_D4493975/!
A vos photos, et bon concours!😎