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Oisans sauvage, passion d'une vie English translation pending
Oisans Sauvage
Passion d’une vie
Le massif de l’Oisans restera pour moi cette région montagneuse privilégiée, que j’ai appris à connaître dès mon plus jeune âge, grâce à mon père, qui nourrissait une passion pour cette terre sauvage du Haut Dauphiné. Cependant, cette préférence ne tient pas à cette précocité de ma découverte, mais bien aux caractéristiques extraordinaires de ce territoire. Sans vouloir les énumérer, je me contenterai de laisser courir l’écriture au fil des émotions, que fait naître cette région chez l’amoureux de la nature, de la montagne et des grands espaces.
Sa diversité liée à son immensité, en fait un massif aux multiples visages, du nord au sud, forts différents. Pour s’en convaincre deux points d’observation, l’un au nord le plateau d’Emparis, et l’autre au sud à partir de Champoléon, vous révèlent deux aspects opposés. Du premier endroit, le regard embrasse les extraordinaires faces nord de la Meije et du Râteau, parois sombres, auréolées de neige même au cœur de l’été, s’élevant majestueusement par delà de vastes glaciers chaotiques, bardés d’impressionnantes crevasses. Du sud, au contraire vous découvrez une immense vallée sèche qui vient buter sur le Sirac et son interminable crête en dents de scie qui approche les 3500 mètres d’altitude. Là, au cœur de l’été tout n’est que roches arides, écrasées de chaleur. On pourrait s’imaginer dans un désert, bien loin de nos régions tempérées. Ces deux caractères d’une même région m’ont toujours fasciné. Le long de la Durance qui borde ces montagnes à l’est on est déjà dans le midi, presque en Provence. Le thym et d’autres herbes aromatiques embaument les chemins et les pierriers. Par contre, lorsque vous descendez du col du Lautaret, les prairies et les austères parois vous rappellent que vous êtes dans les Alpes du nord, où règne une climatologie différente. Pourtant, il s’agit d’une même et unique région montagneuse, le massif des Ecrins ou de l’Oisans. Deux noms pour un même espace. Les Ecrins, car il s’agit du sommet culminant, et qui de plus dépasse les 4000 mètres. On l’appelait aussi, il y a fort longtemps le massif du Pelvoux, à l’époque on pensait, à tort, que ce sommet plus visible que les Ecrins était le point culminant. L’origine du nom Oisans, quant à lui, se réfère à la peuplade qui vivait dans ces contrées avant la conquête romaine. Deux dénominations pour une même région aux deux visages, rien de plus naturel !
Après avoir regardé ces montagnes de leur périphérie, rentrons en leur cœur. Deux vallées grandioses nous conduisent au centre de ce sanctuaire. D’un côté la vallée de la Bérarde et de l’autre celle de Vallouise. Tout en cheminant le long de chacune de ces routes remontant ces vallées, lentement les points de vue s’affinent et les grands sommets deviennent toujours plus imposants. Pêle-mêle, apparaissent la Meije, la Barre des Ecrins, l’Ailefroide, le Pelvoux, et de nombreuses autres éminences rocheuses ou neigeuses. Ces deux axes d’entrée sont en été très fréquentés. Mais, dès que vous vous éloignez des routes, des chemins et des rares escalades à la mode vous vous retrouvez seuls ou presque face à ces immensités de roche et de glace.
En matière d’escalade les usages et les pratiques ont évolué. Avec le développement d’une multitude de voies de varappe à proximité des routes en fond de vallée aussi bien à la Bérarde qu’à Vallouise, les grimpeurs désertent les grandes voies d’alpinisme. En effet, le jeu n’est pas le même. D’un côté un excellent rocher avec de très courtes marches d’approche, de l’autre de grandes parois austères aux approches interminables, souvent défendues par des glaciers particulièrement hostiles en été, lorsque la glace dure et dénudée de toute trace de neige barre l’accès au rocher. Pour se confronter aux premières, un lever tardif suffit, par contre pour aller à la rencontre des secondes, un réveil très matinal s’impose, suivi d’une gigantesque marche que l’on commence de nuit dans la caillasse. Ce départ aux aurores constitue un préalable indispensable, car l’expédition sera longue. Dans le premier cas, on est plus à la recherche du joli parcours technique, et dans le second plus à la quête d’une confrontation à la nature sauvage, par définition hostile à l’homme. Là, un jugement sûr et le sens de la lecture du rocher sont indispensables, afin de mettre de son côté de bonnes chances de réussite. Mais, il n’est pas question de juger une pratique à l’aune de l’autre. Cela me rappelle un débat sur le classement des sociétés humaines. La grand question étant : y-a-t-il des sociétés supérieures à d’autres ? Par définition la question est stupide, car chaque société se juge, et par conséquent classe les autres, en fonction de ses propres critères. On se mord très vite la queue dans ce genre de débat. Bien évidemment, la confrontation entre les sociétés et leurs modes de vie différents crée des mésententes voire des ruptures, mais je ne vais pas aborder ce sujet qui nous emmènerait très loin des montagnes.
Je reviens au cœur du massif de l’Oisans et tout particulièrement vers un groupe de montagnes que j’ai regardé depuis ma plus tendre enfance et dont je n’avais gravi jusqu’à ce jour aucun des sommets. Il s’agit de cette immense arête qui s’étire sur plusieurs kilomètres, dont les pointements frisent les 4000 mètres sans toutefois les atteindre. Tout au long de cette dentelle de pierre, on égrène des noms qui font rêver : Pelvoux avec ses deux cimes, Puiseux et Durand, le Pic Sans Nom (qui a quand même un nom !), le Coup de Sabre et la longue arête des Ailfroides avec leur terrible et sombre face nord-ouest, qui s’élève d’un jet sur 1,2 kilomètre de roche à pic. Cette immense vague de pierre domine le glacier noir, ainsi nommé car en été il est entièrement recouvert de débris morainiques, qui lui donnent cette couleur noire. Je l’ai à plusieurs reprises remonté les yeux levés vers ces pics acérés, presque inaccessibles, en songeant aux récits épiques des alpinistes qui les premiers se sont lancés à l’assaut de ces faces.
Sur l’autre bord de ce glacier j’avais, il a déjà longtemps, gravi deux montagnes célèbres, tout d’abord le pilier sud des Ecrins, jaillissement de pierre de plus de mille mètres de haut culminant à 4102 mètres, et le Pic Coolidge plus modeste avec ses 3775 mètres, mais qui constitue un belvédère de tout premier plan pour admirer les grands sommets qui l’entourent. Cela m’avait laissé, au cours de longues marches, tout le loisir de contempler ce décor extraordinaire.
Cet été, Christophe me propose d’aller escalader la face sud du pic du Coup de Sabre. Cela fait déjà très longtemps que je n’ai pas fait une voie de cette ampleur en haute montagne. Certes, au cours de ces dernières années nous avons gravi ensemble des voies techniquement aussi difficiles, mais qui ne nécessitaient pas une telle marche d’approche de plus de 1700 mètres et qui atteignaient une altitude plus modeste. Je me suis empressé d’accepter la proposition, et voilà comment nous nous retrouvons au village d’Ailefroide en partance pour le refuge du Sélé, lieu d’où nous partirons demain matin pour notre ascension.
Tout au long de ce parcours sur sentier en ce début d’après-midi de chaleur, des souvenirs anciens me reviennent en mémoire au fur et à mesure de notre progression. Je me souviens d’une magnifique course à ski de randonnée en direction de la pointe des Bœufs Rouges, par des conditions de neige fabuleuses, qui nous permettaient une progression rapide. Je me remémore aussi l’ascension du très étroit couloir du Pelas-Vernet, qui se cache au fond d’une faille profonde. Tout cela remonte à plus de trente ans, cependant les souvenirs sont très présents et précis. Certaines expériences vous marquent de façon indélébile au-delà des jours qui s’écoulent. Une vie est balisée un peu à la manière d’une côte dans le brouillard, ponctuée de phares afin de permettre la poursuite de sa route vers un futur peuplé d’incertitudes. Le temps passe vite !
Voilà aussi ce que je viens chercher en acceptant la proposition de mon guide. Je suis à la recherche du souvenir, faisant revivre des sensations fortes éprouvées dans ce massif montagneux, il y a déjà bien longtemps. Tout à ma réflexion, nous avançons rapidement et en deux heures et demie nous atteignons le refuge du Sélé. C’est la première fois que je m’y rends. Ces dernières années, je ne fréquentais plus trop les refuges, de peur de la surpopulation, entraînant des nuits très inconfortables, dans la chaleur des dortoirs et dans le bruit des ronfleurs. Mais les modifications des habitudes des randonneurs et des grimpeurs, ainsi que des conditions d’enneigement ont amené à une fréquentation beaucoup moins importante de nombre de refuges de haute montagne. Cela n’est pas pour me déplaire, bien que ce soit fort triste pour les gardiens de ces refuges, qui exercent ce métier avec conviction, un peu à la manière d’un sacerdoce.
Ce soir, nous sommes une petite dizaine, ce qui est très peu en pleine saison estivale. Une cordée part pour la traversée du col du Sélé. Etant donné le faible enneigement et la longue distance sur glace vive cette randonnée représente à mon sens un véritable calvaire. Très logiquement les candidats ne se bousculent pas. Deux grimpeurs envisagent une escalade dans la face sud de Sialouze, réputée pour son rocher de grande qualité, ce qui est tout à fait remarquable pour l’Oisans, dont la réputation est plutôt liée au rocher incertain. Un guide et son client ont jeté leur dévolu sur la voie normale d’Ailefroide. Avec ces derniers, à cinq heures du matin nous partirons ensemble, nos chemins étant communs les premières heures. Cela ne fait pas grand monde pour cette bâtisse à large capacité. Demain soir, au grand désespoir du gardien, ils ne seront que trois, alors que nous sommes presque au week-end du 15 août, traditionnellement l’un des plus fréquentés.
Le repas du soir sera animé, discussion intéressante sur la montagne et autres sujets à connotation plus professionnelle. Nous aurons droit à du chamois en sauce, je ne sais pas s’il a été braconné dans le coin ? A la fin du repas le gardien, fort sympathique, nous fera un sérieux appel pour nous offrir un génépi maison. Mais nous résisterons et ignorerons son invitation. En effet, il détient une fameuse réputation, dont certains grimpeurs ne se sont pas relevés, étant redescendus du refuge avec une sérieuse gueule de bois, en oubliant jusqu’à la paroi pour laquelle ils étaient venus !
4heures30 lever, petit déjeuner sans entrain avec du pain pour le moins plus très frais, agrémenté d’un peu de beurre et d’une minuscule portion de confiture. A ces moments très matinaux, la faim n’est pour le moins pas très forte. Je me force donc à engloutir quelques tranches de pain. Dans le refuge nous nous équipons de nos baudriers dans un léger cliquetis métallique, dû aux mousquetons qui s’entrechoquent.
Nous attaquons la marche d’approche de nuit. Très vite le chemin conduit dans de petites barres rocheuses. Seul le halo de la lampe frontale permet de discerner les quelques mètres qui nous entourent. Ces marches sur terrain raide de nuit, alors que l’on vient juste de se réveiller, que les muscles sont encore froids et les mouvements mal assurés, sont impressionnantes et pas toujours très agréables. Dans une nuit opaque on s’imagine se promener au-dessus de vides abyssaux, toujours un peu tendu à l’idée de faire un faux pas, qui vous précipiterait vers une mort probable. Il n’en faut pas plus pour que le cerveau se réveille franchement et que la vigilance devienne extrême, à la recherche de prises de pied et de main au milieu des ténèbres. Cependant ces marches de nuit, un peu à tâtons, entouré d’immenses parois dont on ne distingue que les gigantesques silhouettes noir d’encre, qui se dessinent sur les étoiles, font partie intégrante des émotions que l’on vient chercher dans ces quêtes de sommets de haute montagne. On avance dans sa minuscule bulle de lumière, un peu à l’aveugle au milieu de ce décor d’immenses parois peuplées d’à-pics que l’on côtoie, à la manière d’un funambule qui ne distinguerait pas toujours très bien le filin sur lequel il est en équilibre. Ces absences de références précises, au milieu d’ombres qui migrent et se modifient au fil de vos pas font naître des illusions qui peuvent procurer de vrais vertiges, les informations fournies par les yeux et celles fournies par l’oreille interne pouvant différer. Voilà ce que représentent pour moi ces départs nocturnes, sur ce qui n’est plus des chemins et pas encore de l’escalade à proprement parler.
Heureusement, le jour ne tarde pas à se lever et cela rend la progression plus agréable. Les montagnes révèlent enfin leurs formes véritables. Éperons, faces et étendues glaciaires se différencient lentement dans une pénombre de moins en moins intense. Le ciel passe du noir profond au bleu, et enfin une teinte rouge sombre prend le dessus. Ce rouge devient de plus en plus vif, et cède à son tour devant le jaune, annonce imminente de l’apparition du soleil. Les faces rocheuses, par leurs teintes, en commençant par le sommet et avec un certain décalage dans le temps, suivent l’éclairement amorcé dans le ciel. De noires, elles virent au gris puis le rouge à son tour passe par tous les dégradés, pour enfin déboucher sur la véritable couleur de ce gneiss de l’Oisans, qui révèle une multitude de couleurs de l’ocre au vert pâle dû à certains lichens, sans oublier le rouge couleur rouille généré par certains oxydes de fer. Les glaciers dévoilent leurs véritables conditions. Ayant pris de l’altitude nous pouvons les observer du haut. Très nettement les parties de glace vive tranchent par leur froide couleur métallique bleutée sur les parties enneigées, plus blanches, quoique saupoudrées de débris de poussière dus à l’érosion très active dans ces zones de fortes amplitudes thermiques.
Après avoir contourné un vaste éperon, nous dépassons l’ancien refuge. Cette apparition d’une époque révolue nous plonge une centaine d’années dans le passé. Nous nous attendrions presque à voir sortir quelques alpinistes à chapeau, chaussés de chaussures à clous et portant des cordes en chanvre. Mais non, rien ne bouge, seuls peut-être les esprits des premiers ascensionnistes de ces cimes de l’Oisans se cachent encore parmi ce décor fantastique ? Un vaste vallon se découvre, et devant nous se dressent l’Ailefroide, le Coup de Sabre, le Pic sans Nom et son avant-poste l’aiguille de Sialouze. Le lieu est étrangement calme, Alors que 1500 mètres plus bas la vallée grouille de touristes, nous sommes seuls à contempler ce spectacle de la montagne qu’incendie le soleil. Il fait bon, pas un brin d’air. D’un pas alerte nous franchissons les quelques centaines de mètres qui nous séparent du glacier. Lorsque nous l’atteignons, nous chaussons les crampons pour parcourir une glace dure mais heureusement peu raide. Rapidement elle cède la place à la neige, ce qui rend notre progression plus confortable. Plus nous approchons du pied de la paroi, plus elle nous semble immense du haut de ses 400 mètres. La neige se redresse en finale, alors que nous touchons au rocher.
Le départ de notre escalade n’est pas évident à trouver. En effet, on recherche toujours le premier piton qui indique le démarrage. Dans le cas présent il se situe à une quinzaine de mètres du sol et ne se distingue pas très bien. Christophe l’identifie cependant assez rapidement, après quelques tâtonnements dans une pente de neige raide. Nous soufflons, car le gardien nous a dit que la veille une cordée d’Anglais n’avait pas réussi à localiser le départ.
Nous enlevons nos crampons et nos chaussures de montagne, et enfilons nos chaussons d’escalade L’opération est assez aisée, car la neige fait un replat juste avant le rocher. Ce n’est pas toujours le cas, et parfois il faut faire tout un tas d’acrobaties dans une pente raide, en faisant attention de ne pas tomber et de ne pas laisser filer crampons ou chaussures dans la pente ou pire dans une crevasse. Rien de tel aujourd’hui, et c’est sans stress particulier que je me prépare.
Christophe attaque la première longueur et arrive à bout de corde sans avoir trouvé de vrai relais pour me faire venir. Assuré sur un seul piton il me demande de démarrer. Dans cette première longueur le rocher est constitué d’un granit sans grain assez glissant. La sensation est désagréable aux pieds, car justement ces derniers manquent d’adhérence. Mais l’escalade n’est pas trop difficile et le passage n’oppose pas de vraies difficultés. Après une vingtaine de mètres, je marque l’arrêt à mon tour, pour que Christophe reprenne sa progression à la recherche d’un véritable relais. Après une longue dalle à faible inclinaison, il trouve enfin ce qu’il cherche. Et tout au long de notre escalade, nous n’aurons plus de mauvaise surprise et les points d’arrêts sécurisés par au moins deux pitons se succéderont régulièrement. Après les cent premiers mètres, le granit glissant laisse soudainement la place à un joli gneiss coloré, au gros grain sur lequel les chaussons d’escalade font merveille.
La paroi est toujours très raide, pas très loin de la verticale, même par petites sections surplombante. L’itinéraire reste bien balisé par les pitons en place. Cependant ce rocher demande de la recherche dans le positionnement, car les prises bien souvent ne sont pas directes. Il faut alors recourir à des tractions en opposition sur des fissures que l’on prend latéralement ou par en dessous. Cela demande des efforts importants dans les doigts et les avant-bras. Pour moi qui n’ai pas un gros entraînement cela va virer dans la onzième et dernière longueur à la « bagarre de rue» et c’est à la limite des crampes dans les doigts que je vais me hisser sur ce sommet qui frôle les 3700 mètres d’altitude à un mètre près.
La vue y est saisissante de toutes parts. Là-bas au nord dans le lointain le Mont Blanc affiche sa silhouette, toute de blancheur, si caractéristique. Juste à nos pieds l’immense glacier noir déroule sa surface de cailloux. Juste en face la gigantesque face sud des Ecrins nous domine de plus de 400 mètres. Nous sommes encadrés le long de notre arête, d’un côté par le Pic sans Nom et de l’autre par l’Ailefroide. Loin au sud, le Sirac déploie sa grande crête, telle un râteau aux dents émoussées, si particulière. Je suis tout content de me trouver perché en ce lieu aérien. La fatigue fait son effet. J’ai du mal à m’alimenter. Cependant, je dois me forcer à ingurgiter quelques aliments énergétiques, comme des fruits secs, car une longue descente en rappel nous attend. Bien souvent, les accidents arrivent au cours de ces manœuvres du fait du relâchement de la vigilance due à la fatigue.
Christophe se lance dans le premier rappel, puis vient mon tour. Un dernier regard circulaire du haut de ce pic et je me laisse glisser le long de la corde. Ces opérations de descente sur un vide de plusieurs centaines de mètres sont toujours impressionnantes, bien que généralement techniquement faciles. D’où l’importance de ne pas se laisser gagner par la routine qui peut conduire à l’erreur, que l’on croirait impossible, et qui malheureusement se produit, même au détriment des plus forts. Et c’est ainsi que l’on se retrouve précipité dans le vide pour un dernier grand vol. Nos onze rappels se passent sans incident, si ce n’est une corde bloquée au cours du premier, et une petite manœuvre à quinze mètres du glacier, du fait de notre corde trop courte de cinquante centimètres pour rejoindre le dernier piton, ce qui a impliqué un petit pas d’équilibriste sans assurance.
Enfin nous voilà de retour sur la neige. Durant notre escalade la glace sous-jacente a bougé, et l’une de mes chaussures posée à même le sol s’est déplacée, enfoncée dans une petite dépression. Il n’aurait pas fallu grand-chose pour qu’elle soit précipitée dans la rimaye, profonde crevasse à la séparation de la glace et du rocher. Je n’ose imaginer comment j’aurais pu redescendre ce glacier avec une seule chaussure de montagne, les chaussons d’escalade, n’étant pas du tout, mais alors pas du tout prévus à cet effet. Mais la montagne s’est montrée encore une fois clémente à mon égard.
Il ne nous reste plus qu’à nous lancer dans une immense descente de 1700 mètres de dénivelé, en passant par le refuge, afin de retrouver la voiture tout en bas dans la vallée. A 19 heures nous atteignons le refuge. Plus que 1000mètres de dénivelé à descendre. Ils vont me sembler très longs. La montagne a été désertée par les randonneurs, montés pour la journée au refuge. Les chamois ont repris possession des lieux et ils ne sont pas farouches du tout. Nous les approchons à quelques dizaines de mètres et ils continuent sans trop d’inquiétude à brouter herbe et feuillage. Une mère et son petit, juchés sur une légère crête juste au-dessus du chemin nous regardent passer avec curiosité. La nuit nous surprend dans la descente, que nous finissons par trouver interminable. Dans les passages en forêt, la pénombre se fait bien réelle. Enfin, entre les troncs d’arbres, nous voyons apparaître les lumières du camping. Ça y est nous en avons fini, la voiture nous attend bien sagement. Il est 21heure30. Depuis cinq heures du matin, nous ne nous sommes pratiquement pas arrêtés et c’est avec plaisir que je m’assois dans mon véhicule. Il ne nous reste plus qu’à retourner à Gap qui est distante de 80 kilomètres. La nuit est particulièrement limpide et nous sommes le 11 août, période des pluies d’étoiles filantes. J’en vois une belle zébrer le ciel au-dessus du lac de Serre-Ponçon, alors que je conduis. Dernier petit clin d’œil de la nature au cours de cette journée bien remplie.
Je suis rentré chez moi depuis deux jours, je prends le (vieux) guide du massif des Ecrins de Lucien Devies et Maurice Laloue. Pour moi ce livre de couleur rouge, édité en 1946, représente une véritable bible du massif. A le lire, c’est toute l’histoire de la découverte de ces montagnes que l’on suit. Les dessins des parois à l’encre sont très précis. Page 61, sur une demi-feuille le Pic Sans Nom, entouré de la Pointe Puiseux et du Pic du Coup de Sabre, affiche sa grandiose face nord. Le Pic du Coup de Sabre est dénommé Petit Pic Sans Nom. Une correction à l’encre bleue rectifie cette erreur d’appellation. Je reconnais cette écriture, c’est celle de mon père qui avait acheté ce livre en 1956. Je sais que son esprit est encore là-haut. Il m’avait demandé d’aller répandre ses cendres sur un sommet de la région. Il avait finalement changé d’avis, de peur que je prenne des risques en accomplissant ses dernières volontés. Cette rectification à l’encre bleue, d’une écriture ferme et droite, est la preuve, qu’au cours de cette plongée de ces deux derniers jours au cœur de ce sanctuaire qu’il aimait tant, il était là, et qu’il participait à mon plaisir, bien que ma pratique de l’escalade difficile ait toujours provoqué chez lui une certaine crainte pour mon intégrité physique.
Le massif de l’Oisans restera pour moi cette région montagneuse privilégiée, que j’ai appris à connaître dès mon plus jeune âge, grâce à mon père, qui nourrissait une passion pour cette terre sauvage du Haut Dauphiné. Cependant, cette préférence ne tient pas à cette précocité de ma découverte, mais bien aux caractéristiques extraordinaires de ce territoire. Sans vouloir les énumérer, je me contenterai de laisser courir l’écriture au fil des émotions, que fait naître cette région chez l’amoureux de la nature, de la montagne et des grands espaces.
Sa diversité liée à son immensité, en fait un massif aux multiples visages, du nord au sud, forts différents. Pour s’en convaincre deux points d’observation, l’un au nord le plateau d’Emparis, et l’autre au sud à partir de Champoléon, vous révèlent deux aspects opposés. Du premier endroit, le regard embrasse les extraordinaires faces nord de la Meije et du Râteau, parois sombres, auréolées de neige même au cœur de l’été, s’élevant majestueusement par delà de vastes glaciers chaotiques, bardés d’impressionnantes crevasses. Du sud, au contraire vous découvrez une immense vallée sèche qui vient buter sur le Sirac et son interminable crête en dents de scie qui approche les 3500 mètres d’altitude. Là, au cœur de l’été tout n’est que roches arides, écrasées de chaleur. On pourrait s’imaginer dans un désert, bien loin de nos régions tempérées. Ces deux caractères d’une même région m’ont toujours fasciné. Le long de la Durance qui borde ces montagnes à l’est on est déjà dans le midi, presque en Provence. Le thym et d’autres herbes aromatiques embaument les chemins et les pierriers. Par contre, lorsque vous descendez du col du Lautaret, les prairies et les austères parois vous rappellent que vous êtes dans les Alpes du nord, où règne une climatologie différente. Pourtant, il s’agit d’une même et unique région montagneuse, le massif des Ecrins ou de l’Oisans. Deux noms pour un même espace. Les Ecrins, car il s’agit du sommet culminant, et qui de plus dépasse les 4000 mètres. On l’appelait aussi, il y a fort longtemps le massif du Pelvoux, à l’époque on pensait, à tort, que ce sommet plus visible que les Ecrins était le point culminant. L’origine du nom Oisans, quant à lui, se réfère à la peuplade qui vivait dans ces contrées avant la conquête romaine. Deux dénominations pour une même région aux deux visages, rien de plus naturel !
Après avoir regardé ces montagnes de leur périphérie, rentrons en leur cœur. Deux vallées grandioses nous conduisent au centre de ce sanctuaire. D’un côté la vallée de la Bérarde et de l’autre celle de Vallouise. Tout en cheminant le long de chacune de ces routes remontant ces vallées, lentement les points de vue s’affinent et les grands sommets deviennent toujours plus imposants. Pêle-mêle, apparaissent la Meije, la Barre des Ecrins, l’Ailefroide, le Pelvoux, et de nombreuses autres éminences rocheuses ou neigeuses. Ces deux axes d’entrée sont en été très fréquentés. Mais, dès que vous vous éloignez des routes, des chemins et des rares escalades à la mode vous vous retrouvez seuls ou presque face à ces immensités de roche et de glace.
En matière d’escalade les usages et les pratiques ont évolué. Avec le développement d’une multitude de voies de varappe à proximité des routes en fond de vallée aussi bien à la Bérarde qu’à Vallouise, les grimpeurs désertent les grandes voies d’alpinisme. En effet, le jeu n’est pas le même. D’un côté un excellent rocher avec de très courtes marches d’approche, de l’autre de grandes parois austères aux approches interminables, souvent défendues par des glaciers particulièrement hostiles en été, lorsque la glace dure et dénudée de toute trace de neige barre l’accès au rocher. Pour se confronter aux premières, un lever tardif suffit, par contre pour aller à la rencontre des secondes, un réveil très matinal s’impose, suivi d’une gigantesque marche que l’on commence de nuit dans la caillasse. Ce départ aux aurores constitue un préalable indispensable, car l’expédition sera longue. Dans le premier cas, on est plus à la recherche du joli parcours technique, et dans le second plus à la quête d’une confrontation à la nature sauvage, par définition hostile à l’homme. Là, un jugement sûr et le sens de la lecture du rocher sont indispensables, afin de mettre de son côté de bonnes chances de réussite. Mais, il n’est pas question de juger une pratique à l’aune de l’autre. Cela me rappelle un débat sur le classement des sociétés humaines. La grand question étant : y-a-t-il des sociétés supérieures à d’autres ? Par définition la question est stupide, car chaque société se juge, et par conséquent classe les autres, en fonction de ses propres critères. On se mord très vite la queue dans ce genre de débat. Bien évidemment, la confrontation entre les sociétés et leurs modes de vie différents crée des mésententes voire des ruptures, mais je ne vais pas aborder ce sujet qui nous emmènerait très loin des montagnes.
Je reviens au cœur du massif de l’Oisans et tout particulièrement vers un groupe de montagnes que j’ai regardé depuis ma plus tendre enfance et dont je n’avais gravi jusqu’à ce jour aucun des sommets. Il s’agit de cette immense arête qui s’étire sur plusieurs kilomètres, dont les pointements frisent les 4000 mètres sans toutefois les atteindre. Tout au long de cette dentelle de pierre, on égrène des noms qui font rêver : Pelvoux avec ses deux cimes, Puiseux et Durand, le Pic Sans Nom (qui a quand même un nom !), le Coup de Sabre et la longue arête des Ailfroides avec leur terrible et sombre face nord-ouest, qui s’élève d’un jet sur 1,2 kilomètre de roche à pic. Cette immense vague de pierre domine le glacier noir, ainsi nommé car en été il est entièrement recouvert de débris morainiques, qui lui donnent cette couleur noire. Je l’ai à plusieurs reprises remonté les yeux levés vers ces pics acérés, presque inaccessibles, en songeant aux récits épiques des alpinistes qui les premiers se sont lancés à l’assaut de ces faces.
Sur l’autre bord de ce glacier j’avais, il a déjà longtemps, gravi deux montagnes célèbres, tout d’abord le pilier sud des Ecrins, jaillissement de pierre de plus de mille mètres de haut culminant à 4102 mètres, et le Pic Coolidge plus modeste avec ses 3775 mètres, mais qui constitue un belvédère de tout premier plan pour admirer les grands sommets qui l’entourent. Cela m’avait laissé, au cours de longues marches, tout le loisir de contempler ce décor extraordinaire.
Cet été, Christophe me propose d’aller escalader la face sud du pic du Coup de Sabre. Cela fait déjà très longtemps que je n’ai pas fait une voie de cette ampleur en haute montagne. Certes, au cours de ces dernières années nous avons gravi ensemble des voies techniquement aussi difficiles, mais qui ne nécessitaient pas une telle marche d’approche de plus de 1700 mètres et qui atteignaient une altitude plus modeste. Je me suis empressé d’accepter la proposition, et voilà comment nous nous retrouvons au village d’Ailefroide en partance pour le refuge du Sélé, lieu d’où nous partirons demain matin pour notre ascension.
Tout au long de ce parcours sur sentier en ce début d’après-midi de chaleur, des souvenirs anciens me reviennent en mémoire au fur et à mesure de notre progression. Je me souviens d’une magnifique course à ski de randonnée en direction de la pointe des Bœufs Rouges, par des conditions de neige fabuleuses, qui nous permettaient une progression rapide. Je me remémore aussi l’ascension du très étroit couloir du Pelas-Vernet, qui se cache au fond d’une faille profonde. Tout cela remonte à plus de trente ans, cependant les souvenirs sont très présents et précis. Certaines expériences vous marquent de façon indélébile au-delà des jours qui s’écoulent. Une vie est balisée un peu à la manière d’une côte dans le brouillard, ponctuée de phares afin de permettre la poursuite de sa route vers un futur peuplé d’incertitudes. Le temps passe vite !
Voilà aussi ce que je viens chercher en acceptant la proposition de mon guide. Je suis à la recherche du souvenir, faisant revivre des sensations fortes éprouvées dans ce massif montagneux, il y a déjà bien longtemps. Tout à ma réflexion, nous avançons rapidement et en deux heures et demie nous atteignons le refuge du Sélé. C’est la première fois que je m’y rends. Ces dernières années, je ne fréquentais plus trop les refuges, de peur de la surpopulation, entraînant des nuits très inconfortables, dans la chaleur des dortoirs et dans le bruit des ronfleurs. Mais les modifications des habitudes des randonneurs et des grimpeurs, ainsi que des conditions d’enneigement ont amené à une fréquentation beaucoup moins importante de nombre de refuges de haute montagne. Cela n’est pas pour me déplaire, bien que ce soit fort triste pour les gardiens de ces refuges, qui exercent ce métier avec conviction, un peu à la manière d’un sacerdoce.
Ce soir, nous sommes une petite dizaine, ce qui est très peu en pleine saison estivale. Une cordée part pour la traversée du col du Sélé. Etant donné le faible enneigement et la longue distance sur glace vive cette randonnée représente à mon sens un véritable calvaire. Très logiquement les candidats ne se bousculent pas. Deux grimpeurs envisagent une escalade dans la face sud de Sialouze, réputée pour son rocher de grande qualité, ce qui est tout à fait remarquable pour l’Oisans, dont la réputation est plutôt liée au rocher incertain. Un guide et son client ont jeté leur dévolu sur la voie normale d’Ailefroide. Avec ces derniers, à cinq heures du matin nous partirons ensemble, nos chemins étant communs les premières heures. Cela ne fait pas grand monde pour cette bâtisse à large capacité. Demain soir, au grand désespoir du gardien, ils ne seront que trois, alors que nous sommes presque au week-end du 15 août, traditionnellement l’un des plus fréquentés.
Le repas du soir sera animé, discussion intéressante sur la montagne et autres sujets à connotation plus professionnelle. Nous aurons droit à du chamois en sauce, je ne sais pas s’il a été braconné dans le coin ? A la fin du repas le gardien, fort sympathique, nous fera un sérieux appel pour nous offrir un génépi maison. Mais nous résisterons et ignorerons son invitation. En effet, il détient une fameuse réputation, dont certains grimpeurs ne se sont pas relevés, étant redescendus du refuge avec une sérieuse gueule de bois, en oubliant jusqu’à la paroi pour laquelle ils étaient venus !
4heures30 lever, petit déjeuner sans entrain avec du pain pour le moins plus très frais, agrémenté d’un peu de beurre et d’une minuscule portion de confiture. A ces moments très matinaux, la faim n’est pour le moins pas très forte. Je me force donc à engloutir quelques tranches de pain. Dans le refuge nous nous équipons de nos baudriers dans un léger cliquetis métallique, dû aux mousquetons qui s’entrechoquent.
Nous attaquons la marche d’approche de nuit. Très vite le chemin conduit dans de petites barres rocheuses. Seul le halo de la lampe frontale permet de discerner les quelques mètres qui nous entourent. Ces marches sur terrain raide de nuit, alors que l’on vient juste de se réveiller, que les muscles sont encore froids et les mouvements mal assurés, sont impressionnantes et pas toujours très agréables. Dans une nuit opaque on s’imagine se promener au-dessus de vides abyssaux, toujours un peu tendu à l’idée de faire un faux pas, qui vous précipiterait vers une mort probable. Il n’en faut pas plus pour que le cerveau se réveille franchement et que la vigilance devienne extrême, à la recherche de prises de pied et de main au milieu des ténèbres. Cependant ces marches de nuit, un peu à tâtons, entouré d’immenses parois dont on ne distingue que les gigantesques silhouettes noir d’encre, qui se dessinent sur les étoiles, font partie intégrante des émotions que l’on vient chercher dans ces quêtes de sommets de haute montagne. On avance dans sa minuscule bulle de lumière, un peu à l’aveugle au milieu de ce décor d’immenses parois peuplées d’à-pics que l’on côtoie, à la manière d’un funambule qui ne distinguerait pas toujours très bien le filin sur lequel il est en équilibre. Ces absences de références précises, au milieu d’ombres qui migrent et se modifient au fil de vos pas font naître des illusions qui peuvent procurer de vrais vertiges, les informations fournies par les yeux et celles fournies par l’oreille interne pouvant différer. Voilà ce que représentent pour moi ces départs nocturnes, sur ce qui n’est plus des chemins et pas encore de l’escalade à proprement parler.
Heureusement, le jour ne tarde pas à se lever et cela rend la progression plus agréable. Les montagnes révèlent enfin leurs formes véritables. Éperons, faces et étendues glaciaires se différencient lentement dans une pénombre de moins en moins intense. Le ciel passe du noir profond au bleu, et enfin une teinte rouge sombre prend le dessus. Ce rouge devient de plus en plus vif, et cède à son tour devant le jaune, annonce imminente de l’apparition du soleil. Les faces rocheuses, par leurs teintes, en commençant par le sommet et avec un certain décalage dans le temps, suivent l’éclairement amorcé dans le ciel. De noires, elles virent au gris puis le rouge à son tour passe par tous les dégradés, pour enfin déboucher sur la véritable couleur de ce gneiss de l’Oisans, qui révèle une multitude de couleurs de l’ocre au vert pâle dû à certains lichens, sans oublier le rouge couleur rouille généré par certains oxydes de fer. Les glaciers dévoilent leurs véritables conditions. Ayant pris de l’altitude nous pouvons les observer du haut. Très nettement les parties de glace vive tranchent par leur froide couleur métallique bleutée sur les parties enneigées, plus blanches, quoique saupoudrées de débris de poussière dus à l’érosion très active dans ces zones de fortes amplitudes thermiques.
Après avoir contourné un vaste éperon, nous dépassons l’ancien refuge. Cette apparition d’une époque révolue nous plonge une centaine d’années dans le passé. Nous nous attendrions presque à voir sortir quelques alpinistes à chapeau, chaussés de chaussures à clous et portant des cordes en chanvre. Mais non, rien ne bouge, seuls peut-être les esprits des premiers ascensionnistes de ces cimes de l’Oisans se cachent encore parmi ce décor fantastique ? Un vaste vallon se découvre, et devant nous se dressent l’Ailefroide, le Coup de Sabre, le Pic sans Nom et son avant-poste l’aiguille de Sialouze. Le lieu est étrangement calme, Alors que 1500 mètres plus bas la vallée grouille de touristes, nous sommes seuls à contempler ce spectacle de la montagne qu’incendie le soleil. Il fait bon, pas un brin d’air. D’un pas alerte nous franchissons les quelques centaines de mètres qui nous séparent du glacier. Lorsque nous l’atteignons, nous chaussons les crampons pour parcourir une glace dure mais heureusement peu raide. Rapidement elle cède la place à la neige, ce qui rend notre progression plus confortable. Plus nous approchons du pied de la paroi, plus elle nous semble immense du haut de ses 400 mètres. La neige se redresse en finale, alors que nous touchons au rocher.
Le départ de notre escalade n’est pas évident à trouver. En effet, on recherche toujours le premier piton qui indique le démarrage. Dans le cas présent il se situe à une quinzaine de mètres du sol et ne se distingue pas très bien. Christophe l’identifie cependant assez rapidement, après quelques tâtonnements dans une pente de neige raide. Nous soufflons, car le gardien nous a dit que la veille une cordée d’Anglais n’avait pas réussi à localiser le départ.
Nous enlevons nos crampons et nos chaussures de montagne, et enfilons nos chaussons d’escalade L’opération est assez aisée, car la neige fait un replat juste avant le rocher. Ce n’est pas toujours le cas, et parfois il faut faire tout un tas d’acrobaties dans une pente raide, en faisant attention de ne pas tomber et de ne pas laisser filer crampons ou chaussures dans la pente ou pire dans une crevasse. Rien de tel aujourd’hui, et c’est sans stress particulier que je me prépare.
Christophe attaque la première longueur et arrive à bout de corde sans avoir trouvé de vrai relais pour me faire venir. Assuré sur un seul piton il me demande de démarrer. Dans cette première longueur le rocher est constitué d’un granit sans grain assez glissant. La sensation est désagréable aux pieds, car justement ces derniers manquent d’adhérence. Mais l’escalade n’est pas trop difficile et le passage n’oppose pas de vraies difficultés. Après une vingtaine de mètres, je marque l’arrêt à mon tour, pour que Christophe reprenne sa progression à la recherche d’un véritable relais. Après une longue dalle à faible inclinaison, il trouve enfin ce qu’il cherche. Et tout au long de notre escalade, nous n’aurons plus de mauvaise surprise et les points d’arrêts sécurisés par au moins deux pitons se succéderont régulièrement. Après les cent premiers mètres, le granit glissant laisse soudainement la place à un joli gneiss coloré, au gros grain sur lequel les chaussons d’escalade font merveille.
La paroi est toujours très raide, pas très loin de la verticale, même par petites sections surplombante. L’itinéraire reste bien balisé par les pitons en place. Cependant ce rocher demande de la recherche dans le positionnement, car les prises bien souvent ne sont pas directes. Il faut alors recourir à des tractions en opposition sur des fissures que l’on prend latéralement ou par en dessous. Cela demande des efforts importants dans les doigts et les avant-bras. Pour moi qui n’ai pas un gros entraînement cela va virer dans la onzième et dernière longueur à la « bagarre de rue» et c’est à la limite des crampes dans les doigts que je vais me hisser sur ce sommet qui frôle les 3700 mètres d’altitude à un mètre près.
La vue y est saisissante de toutes parts. Là-bas au nord dans le lointain le Mont Blanc affiche sa silhouette, toute de blancheur, si caractéristique. Juste à nos pieds l’immense glacier noir déroule sa surface de cailloux. Juste en face la gigantesque face sud des Ecrins nous domine de plus de 400 mètres. Nous sommes encadrés le long de notre arête, d’un côté par le Pic sans Nom et de l’autre par l’Ailefroide. Loin au sud, le Sirac déploie sa grande crête, telle un râteau aux dents émoussées, si particulière. Je suis tout content de me trouver perché en ce lieu aérien. La fatigue fait son effet. J’ai du mal à m’alimenter. Cependant, je dois me forcer à ingurgiter quelques aliments énergétiques, comme des fruits secs, car une longue descente en rappel nous attend. Bien souvent, les accidents arrivent au cours de ces manœuvres du fait du relâchement de la vigilance due à la fatigue.
Christophe se lance dans le premier rappel, puis vient mon tour. Un dernier regard circulaire du haut de ce pic et je me laisse glisser le long de la corde. Ces opérations de descente sur un vide de plusieurs centaines de mètres sont toujours impressionnantes, bien que généralement techniquement faciles. D’où l’importance de ne pas se laisser gagner par la routine qui peut conduire à l’erreur, que l’on croirait impossible, et qui malheureusement se produit, même au détriment des plus forts. Et c’est ainsi que l’on se retrouve précipité dans le vide pour un dernier grand vol. Nos onze rappels se passent sans incident, si ce n’est une corde bloquée au cours du premier, et une petite manœuvre à quinze mètres du glacier, du fait de notre corde trop courte de cinquante centimètres pour rejoindre le dernier piton, ce qui a impliqué un petit pas d’équilibriste sans assurance.
Enfin nous voilà de retour sur la neige. Durant notre escalade la glace sous-jacente a bougé, et l’une de mes chaussures posée à même le sol s’est déplacée, enfoncée dans une petite dépression. Il n’aurait pas fallu grand-chose pour qu’elle soit précipitée dans la rimaye, profonde crevasse à la séparation de la glace et du rocher. Je n’ose imaginer comment j’aurais pu redescendre ce glacier avec une seule chaussure de montagne, les chaussons d’escalade, n’étant pas du tout, mais alors pas du tout prévus à cet effet. Mais la montagne s’est montrée encore une fois clémente à mon égard.
Il ne nous reste plus qu’à nous lancer dans une immense descente de 1700 mètres de dénivelé, en passant par le refuge, afin de retrouver la voiture tout en bas dans la vallée. A 19 heures nous atteignons le refuge. Plus que 1000mètres de dénivelé à descendre. Ils vont me sembler très longs. La montagne a été désertée par les randonneurs, montés pour la journée au refuge. Les chamois ont repris possession des lieux et ils ne sont pas farouches du tout. Nous les approchons à quelques dizaines de mètres et ils continuent sans trop d’inquiétude à brouter herbe et feuillage. Une mère et son petit, juchés sur une légère crête juste au-dessus du chemin nous regardent passer avec curiosité. La nuit nous surprend dans la descente, que nous finissons par trouver interminable. Dans les passages en forêt, la pénombre se fait bien réelle. Enfin, entre les troncs d’arbres, nous voyons apparaître les lumières du camping. Ça y est nous en avons fini, la voiture nous attend bien sagement. Il est 21heure30. Depuis cinq heures du matin, nous ne nous sommes pratiquement pas arrêtés et c’est avec plaisir que je m’assois dans mon véhicule. Il ne nous reste plus qu’à retourner à Gap qui est distante de 80 kilomètres. La nuit est particulièrement limpide et nous sommes le 11 août, période des pluies d’étoiles filantes. J’en vois une belle zébrer le ciel au-dessus du lac de Serre-Ponçon, alors que je conduis. Dernier petit clin d’œil de la nature au cours de cette journée bien remplie.
Je suis rentré chez moi depuis deux jours, je prends le (vieux) guide du massif des Ecrins de Lucien Devies et Maurice Laloue. Pour moi ce livre de couleur rouge, édité en 1946, représente une véritable bible du massif. A le lire, c’est toute l’histoire de la découverte de ces montagnes que l’on suit. Les dessins des parois à l’encre sont très précis. Page 61, sur une demi-feuille le Pic Sans Nom, entouré de la Pointe Puiseux et du Pic du Coup de Sabre, affiche sa grandiose face nord. Le Pic du Coup de Sabre est dénommé Petit Pic Sans Nom. Une correction à l’encre bleue rectifie cette erreur d’appellation. Je reconnais cette écriture, c’est celle de mon père qui avait acheté ce livre en 1956. Je sais que son esprit est encore là-haut. Il m’avait demandé d’aller répandre ses cendres sur un sommet de la région. Il avait finalement changé d’avis, de peur que je prenne des risques en accomplissant ses dernières volontés. Cette rectification à l’encre bleue, d’une écriture ferme et droite, est la preuve, qu’au cours de cette plongée de ces deux derniers jours au cœur de ce sanctuaire qu’il aimait tant, il était là, et qu’il participait à mon plaisir, bien que ma pratique de l’escalade difficile ait toujours provoqué chez lui une certaine crainte pour mon intégrité physique.
Campement à Merzouga au Maroc English translation pending
Que pensez vous de Merzouga expérience qui propose des treks dans le désert ?
je par a Merzouga le 10 octobre avec 4 amies et on sait toujours pas ou dormir
je veux avant tout de la tranquillité et trouver un endroit calme éloigné
Excursions de croisière "Mer Égée et Galilée" English translation pending
bonjour,
Nous devons faire une croisière départ le 27 septembre sur le Costa Atlantica, mer Egée et Galilée, peut-on faire des excursions seuls à Santorin , Limasol, Alanya et Rhodes, les excursions achetée sur le bateau étant très chères, nous pensons tout de même prendre l'excusion à Haifa en Israël.
Tous vos conseils nous serons précieux
Merci
Idée de parcours en Grèce? English translation pending
J'aimerai partir à deux en septembre pour 15 jours, avec un budget limité, j'hésite à choisir la Grèce que je ne connais pas et qui semble abordable , j'aimerais avoir des conseils de trajets dans ce pays...Merci.
Prix d'une cartouche de cigarettes actuellement à Prague? English translation pending
Bonjour,
j'aimerais connaitre quel était le prix approximatif d'une cartouche de cigarette en ce moment? (pour info ce sont des M******* qu'il me faut)
Merci
j'aimerais connaitre quel était le prix approximatif d'une cartouche de cigarette en ce moment? (pour info ce sont des M******* qu'il me faut)
Merci
Violence à Madagascar? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4 amis qui veulent voyager à vélo à Madagascar le prochain septembre. Nous sommes inquiets pour la situation politique actuelle, les grèves, etc... et on se démande s'il y a a de violence et c'est meilleur renoncer a notre idée. Possibilité des vols à main armée dans les routes?
Quelque conseil?
Merci
Francesc Sabater
Nous sommes 4 amis qui veulent voyager à vélo à Madagascar le prochain septembre. Nous sommes inquiets pour la situation politique actuelle, les grèves, etc... et on se démande s'il y a a de violence et c'est meilleur renoncer a notre idée. Possibilité des vols à main armée dans les routes?
Quelque conseil?
Merci
Francesc Sabater
Astuces pour un premier voyage en Grèce? English translation pending
Bonjour,
Je vais partir en Grèce pour la 1ere fois début Octobre pour 1 semaine seulement. - Nous arriverons à Athenes en avion.
1. Est-il facile de communiquer en Grèce en Français et/ou Anglais?
2. Quelles visites typiques me conseiller vous sur place et autour de la ville d'Athenes (trajet en train ou bus pas trop long) ? Au delà des visites de monuments, musées, sites historiques, quels endoits me conseillez-vous pour la beauté du paysage et également ceux pour être au contact de la population locale = marchés, Puces, quartiers populaires, endroits habituels des locaux (promenades, bars...) etc..
- J'aimerais dormir chez l'habitant si c'est possible pour avoir un contact direct- Savez-vous si c'est facilement gèrable et si je peux trouver des infos sur le web avant de partir pour réserver?
Merci Par avance
Isabelle
Je vais partir en Grèce pour la 1ere fois début Octobre pour 1 semaine seulement. - Nous arriverons à Athenes en avion.
1. Est-il facile de communiquer en Grèce en Français et/ou Anglais?
2. Quelles visites typiques me conseiller vous sur place et autour de la ville d'Athenes (trajet en train ou bus pas trop long) ? Au delà des visites de monuments, musées, sites historiques, quels endoits me conseillez-vous pour la beauté du paysage et également ceux pour être au contact de la population locale = marchés, Puces, quartiers populaires, endroits habituels des locaux (promenades, bars...) etc..
- J'aimerais dormir chez l'habitant si c'est possible pour avoir un contact direct- Savez-vous si c'est facilement gèrable et si je peux trouver des infos sur le web avant de partir pour réserver?
Merci Par avance
Isabelle
Séjour de dix jours en Grèce et les environs English translation pending
Bonjour,
mon copain et moi sommes dans la vingtaine et planifions un petit voyage de 10 jours en Grece et les environs. Nous allons atterir a Athenes.
nous aimerions avoir des suggestions d'endroits a visiter, d'excursions a faire.
merci neaucoup!
mon copain et moi sommes dans la vingtaine et planifions un petit voyage de 10 jours en Grece et les environs. Nous allons atterir a Athenes.
nous aimerions avoir des suggestions d'endroits a visiter, d'excursions a faire.
merci neaucoup!
Séjour all inclusive en Grèce English translation pending
Pouvez vous me conseiller ? Je recherche un séjour pour un groupe en all inclusive en grece. Quelle destination est la plus apporpriée entre ermio, i l'ile d'eubée et rhodes ? a savoir des personnes veulent se reposer d'autres visiter et rencontrer les populations.
Je recherche le même genre de prestation en sardaigne, en sicile plus siacca et en république dominicaine et au keynia.
merci à tous 😛
petite précision pour octobre 2013
petite précision pour octobre 2013
Irun-Santander ou Oviedo à vélo English translation pending
Bonjour,
Nous nous préparons à faire le trajet irun -> santander à vélo, voire jusqu'à oviedo si nous avons le temps. Quelqu'un a-t-il déjà fait ce trajet ?
Des bons plans, des choses à dire ?
Merci de vos avis !
Estelle
Isla del Sol (Bolivie) ou Puno (Pérou)? English translation pending
Bonjour,
En Aout je serai de passage à puno et copacabana. Je me demande ce qui vaut le plus la peine d'etre visité: ila del sol ou les iles a partir de Puno (taquile et les autres). j ai du mal a me decider pourtant je ne pourrai faire qu'un endroit des deux....
Merci des vos conseils et expériences
🙂
En Aout je serai de passage à puno et copacabana. Je me demande ce qui vaut le plus la peine d'etre visité: ila del sol ou les iles a partir de Puno (taquile et les autres). j ai du mal a me decider pourtant je ne pourrai faire qu'un endroit des deux....
Merci des vos conseils et expériences
🙂
Contrefaçon dans un hôtel de Taba! English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai passé un séjour chez MARMARA à TABA il y a peu et j'ai acheté dans l'enceinte de l'hôtel , un sac longchamp quasiment au prix d'achat en France🤪. Je n'ai donc pas pensé qu'il pouvait s'agir d'une contrefaçon. Arrivée en France la fermeture éclair casse, je l'amène donc dans une boutique Longchamp. Et là on me dit que c'est une contrefaçon et que je me suis faite avoir. Je trouve inadmissible que dans le cadre d'un hôtel club de ce type: MARMARA, on puisse manipuler les clients français pour leur faire acheter de la contrefaçon. Je lance donc un appel à la méfiance et attends vous réactions sur ce soucis.
Sophie
j'ai passé un séjour chez MARMARA à TABA il y a peu et j'ai acheté dans l'enceinte de l'hôtel , un sac longchamp quasiment au prix d'achat en France🤪. Je n'ai donc pas pensé qu'il pouvait s'agir d'une contrefaçon. Arrivée en France la fermeture éclair casse, je l'amène donc dans une boutique Longchamp. Et là on me dit que c'est une contrefaçon et que je me suis faite avoir. Je trouve inadmissible que dans le cadre d'un hôtel club de ce type: MARMARA, on puisse manipuler les clients français pour leur faire acheter de la contrefaçon. Je lance donc un appel à la méfiance et attends vous réactions sur ce soucis.
Sophie
Gare de Lyon Part Dieu - Courzieu (sortie de ville) English translation pending
Bonjour,
J'ai regardé sur via michelin vélo la route proposée pour sortir de Lyon à vélo vers le destination Courzieu.
Je ne connais pas du tout Lyon mais j'ai l'habitude de circuler à vélo.
cela vous semble-t-il accessible? ou avez une route à me proposer?
Merci.
J'ai regardé sur via michelin vélo la route proposée pour sortir de Lyon à vélo vers le destination Courzieu.
Je ne connais pas du tout Lyon mais j'ai l'habitude de circuler à vélo.
cela vous semble-t-il accessible? ou avez une route à me proposer?
Merci.
Randonnée sur le GR2 (Réunion): itinéraire? English translation pending
Bonjour la communauté, 😎
Je pense faire le GR2 en Novembre et j'aimerais avoir quelques renseignements concernant :
- le ravitaillement en eau sur ce parcours car sur le topo de la frpp, ils préviennent que sur certains tronçons il n'y a rien (Dos d'Ane-Aurère/Marla-Cilaos/ Caverne Dufour-Bourg Murat) . Notamment peut-on "faire le plein" au gite de la caverne Dufour.
- A Roche Plate, je pense emprunter le sentier de droite qui rejoint directement Marla (GR3); quelqu'un a-t'il des infos sur cet itinéraire ?
Merci pour tous vos bons conseils et renseignements
Amicalement
Destination pour maman solo fatiguée avec fils hyperdynamique? English translation pending
Bonjour, cinq ans sans vacances, cette année je pars enfin, en tout inclus pour un repos total. Mon fils de 10 ans court du matin au soir, toujours en quête d'une nouvelle aventure. Pourriez vous me conseiller une destination idéale qui conjuguerais détente pour maman et activités pour enfants ?
Le Westweg en Forêt Noire English translation pending
Bonjour,
Je pense partir cet été (à mon avis début aout) pour faire une partie de Westweg en foret noire.
Je suis preneuse de toutes les infos possible sur : les ravitaillements possibles en eau, les campings le long de cet itinéraire, les villes/villages que je vais croiser etc...
Question: Peut-on faire du camping sauvage en Foret noire? (Au cas où je devrais écourter une étape et m'arrêter au milieu des bois)
Merci d'avance 😄
Je pense partir cet été (à mon avis début aout) pour faire une partie de Westweg en foret noire.
Je suis preneuse de toutes les infos possible sur : les ravitaillements possibles en eau, les campings le long de cet itinéraire, les villes/villages que je vais croiser etc...
Question: Peut-on faire du camping sauvage en Foret noire? (Au cas où je devrais écourter une étape et m'arrêter au milieu des bois)
Merci d'avance 😄
Voyager oui, mais où? English translation pending
Bonsoir ,
Voila j'ai 21 ans , jeune diplômé et vivant actuellement dans mon première appartement avec mon amie , CDD en Maison de retraite avec vacance hors saison possibilité de les prendre en septembre ou Octobre
Première vacances sans super papa qui trouvais toujours des voyages intéressant avec des endroits de rêves et pleins de souvenirs
Je viens vers vous car je ne sait pas où allez :( Budget de jeune très léger , l'envie de voir autre chose mais sans vraiment savoir où chercher Nous avions pensé au Maroc , L'Inde , La Crète ou La Grèce , L'Angleterre
J'ai même été en agence de voyage mais tout ce qu'ils savent vous proposé ce sont des hôtel 4 étoiles sans charme et plein de touristes
J'aimerais donc vos expériences pour pouvoirs passé une bonne semaines avec de la visite de la détente , du changement et surtout quelque chose de vivant mais pas trop touristique
Merci
Voila j'ai 21 ans , jeune diplômé et vivant actuellement dans mon première appartement avec mon amie , CDD en Maison de retraite avec vacance hors saison possibilité de les prendre en septembre ou Octobre
Première vacances sans super papa qui trouvais toujours des voyages intéressant avec des endroits de rêves et pleins de souvenirs
Je viens vers vous car je ne sait pas où allez :( Budget de jeune très léger , l'envie de voir autre chose mais sans vraiment savoir où chercher Nous avions pensé au Maroc , L'Inde , La Crète ou La Grèce , L'Angleterre
J'ai même été en agence de voyage mais tout ce qu'ils savent vous proposé ce sont des hôtel 4 étoiles sans charme et plein de touristes
J'aimerais donc vos expériences pour pouvoirs passé une bonne semaines avec de la visite de la détente , du changement et surtout quelque chose de vivant mais pas trop touristique
Merci
Îles grecques pour quinze jours: que choisir? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai décidé de partir cet été avec ma compagne, direction la Grèce et ses iles ! avec un aller retour en poche Paris Athènes...et on se débrouille la bas pour les hôtels.....Après étude de ma part, je me rends compte que les iles ne manquent pas...mais il faut faire un choix. Que pouvez vous me proposer ? nous souhaitons changer d'ile de temps en temps, afin d'allier iles relax et belles plages, et d'autres pour plus d'animations et soirées ! Et éviter plus de 2 heures entre chaque île....Je n'ai pas envie de passer mes vacances en transfert d'ile en ile......Budget 50/80 € par nuit voir plus si affinité pour quelques nuits romantiques.
Et j'adore louer des scoot pour parcourir l'ile...si vous avez des idées ?
Si vous avez des idées d’hôtel, je suis preneur également.
Merci d'avance.
J'ai décidé de partir cet été avec ma compagne, direction la Grèce et ses iles ! avec un aller retour en poche Paris Athènes...et on se débrouille la bas pour les hôtels.....Après étude de ma part, je me rends compte que les iles ne manquent pas...mais il faut faire un choix. Que pouvez vous me proposer ? nous souhaitons changer d'ile de temps en temps, afin d'allier iles relax et belles plages, et d'autres pour plus d'animations et soirées ! Et éviter plus de 2 heures entre chaque île....Je n'ai pas envie de passer mes vacances en transfert d'ile en ile......Budget 50/80 € par nuit voir plus si affinité pour quelques nuits romantiques.
Et j'adore louer des scoot pour parcourir l'ile...si vous avez des idées ?
Si vous avez des idées d’hôtel, je suis preneur également.
Merci d'avance.
Croisière "Perles de la mer Egée" le 20 septembre 2012 English translation pending
Bonjour.
Nous faisons une croisière le 20/09/2012 perles de la mer Egée sur costa Atlantica entre amis 2 couples sympa entre 61 et 64 ans "aimant rire", nous avons pris le 1er service du repas du soir.Nous joindre si êtes dans même situation.
Cordialement.
Athènes avec un enfant, excursion sur une île English translation pending
Bonjour
Je pense partir 7 jours en août en Grèce. Nous serons 2 adultes et 1 enfant de 10 ans.
J aimerai passer 2 jours à Athènes pour visiter ( j m'imagine qu il y a bien assez à visiter pour 2 jours ??) ensuite l idéal serai de se rendre sur une jolie île ou il y a des excursions à faire, pour les 5 jours restants.
Je serai ravie d avoir des conseils et infos car je n ai aucune idée des distances entre Athènes et les îles à proximité. Je suis aussi preneuse de nom d hôtel correcte avec un enfant. Le départ serai de suisse.
Merci bcps et je me réjouis de vous lire 🙂
Je pense partir 7 jours en août en Grèce. Nous serons 2 adultes et 1 enfant de 10 ans.
J aimerai passer 2 jours à Athènes pour visiter ( j m'imagine qu il y a bien assez à visiter pour 2 jours ??) ensuite l idéal serai de se rendre sur une jolie île ou il y a des excursions à faire, pour les 5 jours restants.
Je serai ravie d avoir des conseils et infos car je n ai aucune idée des distances entre Athènes et les îles à proximité. Je suis aussi preneuse de nom d hôtel correcte avec un enfant. Le départ serai de suisse.
Merci bcps et je me réjouis de vous lire 🙂
GR20 en juillet English translation pending
salut à tous
amoureux de la Corse depuis très longtemps, j'ai déjà parcouru le GR20 à plusieurs reprises (6 fois) et je retourne là-bas cette année avec deux amis parisiens qui vont le découvrir
merci à tous ceux qui ont fait part de cette fameuse modification dans le sud, je vais éviter!
pour un amateur (trice) éventuel(le), je pars d'Auvergne le 3 juillet (bateau le soir), retour prévu le 18 (je peaufine les détails) et donc je propose une place dans ma voiture
à disposition de la communauté pour précisions, renseignements sur les étapes, etc...
bonnes rands à tous😎
Bateau de nuit pour Santorin dès le 23 juin? English translation pending
bonjour , j"aimerai savoir si il y a des bateaux de nuit pour santorin à partir du 23juin!!!!!
merci
merci
Bus à Amorgos? (Grèce) English translation pending
Pour notre séjour à Amorgos, nous arrivons en ferry à Katapola et avons réservé un studio à Tholaria.
Pouvez-vous me dire si il existe des liaisons par bus ? direct ou avec changement ? Je n'arrive pas à trouver d'information.
Si non, une idée de prix du taxi entre ces deux villes.
Merci
Où voyager en Europe pour une famille et pas trop cher? English translation pending
nous sommes 5 à la maison et j'aimerais offrir un voyage à mes enfants(au moins vol avion) .Nous voudrrions découvrir un pays qui offre un large panel de découverte culturelles , paysages et activités aquatiques pour tous.
quelqu'un connait-il la perle rare pour moins de 2000E 7 à 10 jours ?
merci
Th
Avis sur itinéraire de trois semaines à Bali - Lombok? English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà je pars fin Juillet 3 semaines à Bali avec ma compagne à Bali et Lombok et je voudrais avoir votre avis sur notre itinéraire. Pour faire mon itinéraire j'ai parcouru le Lonely Planet et la description de la partie Nord Ouest de Bali me donnent plus envie que Kuta ou Semnyak (qui semblent très très touristiques, ce qui m'a fait penser que ça vaut peut-être pas la peine de s'y attarder) du coup j'ai privilégié cette partie là, qu'en pensez-vous ? Vous trouverez, ci-dessous, le 1er itinéraire que j'ai réalisé, si vous pouviez me donner votre avis je vous en remercierai beaucoup. Jour 1 (23 Juillet) : Arrivée à 18h20 à Bali – trajet jusqu’à Denpasar Jour 2 : Visite du Tanah Lot - Retour le soir sur Denpasar Jour 3 : Visite du Pura Taman Ayun – Retour le soir sur Denpasar Jour 4 : Matin Départ pour Permuteran à l’Ouest de Bali – AM plage Jour 5 : Visite du Taman Nasional Bali Barat Jour 6 : Plongée à Pulau Menjangan Jour 7 : Départ le matin pour Munduk – PM visite de la ville de Munduk Jour 8 : Munduk randonnées Rizières + Plantations de café Jour 9 : AM Départ pour Ubud – PM visites d’1 ou 2 temples (Palais Ubud + Puri Saren Agung) Jour 10 : Monkey Forest Jour 11 : Reste des temples d’Ubud à visiter (Pura Marajan Agung + Pura Desa Ubud + Pura Taman Saraswati) Jour 12 : Crête de Campuan Jour 13 : Excursion Gunung Batakau (avec rizière Jatiluwih) ou Gunung Kawi ? Retour le soir à Ubud. Jour 14 (5 juillet) : AM Départ vers Padangbai – PM bateau vers Lombok Jour 15 à 22 (13 juillet) : Lombok – PM du 13 Juillet retour vers Bali (soit Seminyak – Jimabara…). Soit 7,5 jours pour Lombok + îles Gili Jour 23 (14 juillet) : Départ à 16H
Comme vous avez pu le constater j'ai réalisé l'itinéraire précis pour la partie Bali ce qui me laisserait 7 jours plein pour Lombok + îles Gili.
Est-ce que vous pensez que c'est suffisant pour Lombok ou dois-je consacrer moins de temps à Bali pour passer plus de temps sur Lombok / îles Gili ? Le plus gros doute que j'ai est sur l'intérêt du Jour 12.
En fonction de vos réponses je réviserai la partie Bali avant de m'attaquer à Lombok / îles Gili.
Je vous remercie d'avance pour vos avis.
Voilà je pars fin Juillet 3 semaines à Bali avec ma compagne à Bali et Lombok et je voudrais avoir votre avis sur notre itinéraire. Pour faire mon itinéraire j'ai parcouru le Lonely Planet et la description de la partie Nord Ouest de Bali me donnent plus envie que Kuta ou Semnyak (qui semblent très très touristiques, ce qui m'a fait penser que ça vaut peut-être pas la peine de s'y attarder) du coup j'ai privilégié cette partie là, qu'en pensez-vous ? Vous trouverez, ci-dessous, le 1er itinéraire que j'ai réalisé, si vous pouviez me donner votre avis je vous en remercierai beaucoup. Jour 1 (23 Juillet) : Arrivée à 18h20 à Bali – trajet jusqu’à Denpasar Jour 2 : Visite du Tanah Lot - Retour le soir sur Denpasar Jour 3 : Visite du Pura Taman Ayun – Retour le soir sur Denpasar Jour 4 : Matin Départ pour Permuteran à l’Ouest de Bali – AM plage Jour 5 : Visite du Taman Nasional Bali Barat Jour 6 : Plongée à Pulau Menjangan Jour 7 : Départ le matin pour Munduk – PM visite de la ville de Munduk Jour 8 : Munduk randonnées Rizières + Plantations de café Jour 9 : AM Départ pour Ubud – PM visites d’1 ou 2 temples (Palais Ubud + Puri Saren Agung) Jour 10 : Monkey Forest Jour 11 : Reste des temples d’Ubud à visiter (Pura Marajan Agung + Pura Desa Ubud + Pura Taman Saraswati) Jour 12 : Crête de Campuan Jour 13 : Excursion Gunung Batakau (avec rizière Jatiluwih) ou Gunung Kawi ? Retour le soir à Ubud. Jour 14 (5 juillet) : AM Départ vers Padangbai – PM bateau vers Lombok Jour 15 à 22 (13 juillet) : Lombok – PM du 13 Juillet retour vers Bali (soit Seminyak – Jimabara…). Soit 7,5 jours pour Lombok + îles Gili Jour 23 (14 juillet) : Départ à 16H
Comme vous avez pu le constater j'ai réalisé l'itinéraire précis pour la partie Bali ce qui me laisserait 7 jours plein pour Lombok + îles Gili.
Est-ce que vous pensez que c'est suffisant pour Lombok ou dois-je consacrer moins de temps à Bali pour passer plus de temps sur Lombok / îles Gili ? Le plus gros doute que j'ai est sur l'intérêt du Jour 12.
En fonction de vos réponses je réviserai la partie Bali avant de m'attaquer à Lombok / îles Gili.
Je vous remercie d'avance pour vos avis.
GR20 2012 en Corse (information) English translation pending
Quelques précision suite à des réactions ou des interrogations sur le GR 20 2012 :
- Réservations dans les refuges : vivement conseillé mais pas obligatoire.
- Bivouac interdit sur tout le Parc Naturel Régional Corse donc sur le GR20 : il s'agit ici de bivouac volontaire (comme le camping sauvage). Ceci pour bien différencier avec le bivouac accidentel dû à un incident (météo, chemin perdu, accident corporel...).
- Durée classique : 16 jours au lieu de 15 (depuis 2011) car :
- Étape Usciolu<->Asinau scindée en deux depuis l'an dernier. Si on doit suivre le balisage GR (mis en place en début de saison 2011), on est obligé de passer la nuit au gîte privé de Matalza, à la bergerie-refuge aménagée d'I Crocci ou celle de Bassetta. Ceci en attendant qu'un refuge "PNR" soit construit. La raison n'est pas dans la sécurité sur une crête comme je l'ai lu plusieurs fois : le sentier a été détourné à la demande d'une commune (Zicavo ou Cozzano ?) qui évoquerait le dérangement des bêtes (vaches ou cochons?).
- Mais il n'est pas interdit d'emprunter l'ancien tracé Usciolu<->Asinaus dont le balisage a été peint en gris sur les 50 premiers mètres. Ceci pour gagner un jour, réduisant ainsi la rando à 15 jours.
Moyen de transport pour bouger en Grèce? English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi souhaiterions partir en Grèce en aoûit pour 2 semaines et demi. Nous nous posions la question du transport pour bouger une fois sur place:
est-il possible de louer des voitures sur place (est-ce cher?) ou vaut-il mieux se déplacer en bus/train (le pays est-il bien desservi)? Ou alors prendre un ferry d'Italie avec notre voiture?
Et pour aller sur les îles a -t-on besoin d'une voiture ou les iles sont petites et on visite à pieds?
Merci de votre aide!
Mon mari et moi souhaiterions partir en Grèce en aoûit pour 2 semaines et demi. Nous nous posions la question du transport pour bouger une fois sur place:
est-il possible de louer des voitures sur place (est-ce cher?) ou vaut-il mieux se déplacer en bus/train (le pays est-il bien desservi)? Ou alors prendre un ferry d'Italie avec notre voiture?
Et pour aller sur les îles a -t-on besoin d'une voiture ou les iles sont petites et on visite à pieds?
Merci de votre aide!
De Gavarnie à St Lary English translation pending
Bonjour !
J'ai rendez vous le 17 juin pour un stage de parapente à st lary. Je me donne une semaine pour rallier mon point de départ à St Lary en autonomie. Je pense partir de Gavarnie ou autre si vous avez une meilleure idée.
Que me conseillerez vous comme itinéraire ?
Je marche bien, j'ai l'habitude du portage, et je souhaite m'approcher un max de la crête des pyrénnées, le HRP est-il faisable ?
Merci pour vos conseils !
Marc
J'ai rendez vous le 17 juin pour un stage de parapente à st lary. Je me donne une semaine pour rallier mon point de départ à St Lary en autonomie. Je pense partir de Gavarnie ou autre si vous avez une meilleure idée.
Que me conseillerez vous comme itinéraire ?
Je marche bien, j'ai l'habitude du portage, et je souhaite m'approcher un max de la crête des pyrénnées, le HRP est-il faisable ?
Merci pour vos conseils !
Marc
Retour de la croisière Costa "Retour en Terre Sainte" (2012) English translation pending
Bonjour à toutes et tous !
Pour les amateurs, je viens de publier la 1ère et la 2ème partie du récit de notre croisière "Retour en Terre Sainte » dont nous sommes justement revenus il y a à peine quelques jours. Vous les trouverez sur mon blog ( http://french-dream.eklablog.com/) dans la rubrique intitulée "Voyage en TERRE SAINTE" 😇
Peut-être cela vous plaira-t-il de lire ce récit, si c’est le cas, n'oubliez pas de laisser un petit message, cela me fera bien plaisir 😉
Voir : http://french-dream.eklablog.com/ Amitiés.
Pour les amateurs, je viens de publier la 1ère et la 2ème partie du récit de notre croisière "Retour en Terre Sainte » dont nous sommes justement revenus il y a à peine quelques jours. Vous les trouverez sur mon blog ( http://french-dream.eklablog.com/) dans la rubrique intitulée "Voyage en TERRE SAINTE" 😇
Peut-être cela vous plaira-t-il de lire ce récit, si c’est le cas, n'oubliez pas de laisser un petit message, cela me fera bien plaisir 😉
Voir : http://french-dream.eklablog.com/ Amitiés.
Hôtel à choisir en Tunisie ou Grèce English translation pending
Bonjour
Mon mari et moi(59 ans) souhaitons partir du 7/07/2012 une semaine en forfait tout inclus, pour le soleil, le repos
avec de bonnes prestations dans un hotel 4 étoiles en tunisie , nous sommes déja allés au sultan a Hammamet(bien)
et au zéphir and spa à Zarzis(très bien) mais celui ci est éloigné de tout
Nous cherchons un hotel où on peut faire une ballade le soir à pied
En Grèce ou en Crète, nous n'y sommes jamais allés, on aimerai avoir un avis , le meme style d'hotel
La Corse nous tente aussi mais c'est difficile de trouver en all inclusive
Nous décollons de Lille Lesquin
Merci
Mon mari et moi(59 ans) souhaitons partir du 7/07/2012 une semaine en forfait tout inclus, pour le soleil, le repos
avec de bonnes prestations dans un hotel 4 étoiles en tunisie , nous sommes déja allés au sultan a Hammamet(bien)
et au zéphir and spa à Zarzis(très bien) mais celui ci est éloigné de tout
Nous cherchons un hotel où on peut faire une ballade le soir à pied
En Grèce ou en Crète, nous n'y sommes jamais allés, on aimerai avoir un avis , le meme style d'hotel
La Corse nous tente aussi mais c'est difficile de trouver en all inclusive
Nous décollons de Lille Lesquin
Merci