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Népal - Novembre 2007 English translation pending
Pour tous les voyageurs, Katmandou est une destination mythique. Pour diverses raisons ... Moi, ce sont les yeux … Ces yeux de Bouddha sur les stupas, mi-clos, apaisants, ce regard détaché, sage, impassible … Ils m’ont toujours attirée, à la limite de l’hypnose …
Et puis, l’Himalaya … Le pays du Mont Everest. Le toit du monde … excusez du peu ! Les hauts sommets me fascinent et j’ai pour eux un respect presque … humain.
Et pourtant, au départ, notre voyage devait être plus culturel que sportif. On s’est même longtemps demandé si nous allions ou non faire un trek … Pas question en tous cas d’y consacrer nos 3 semaines. Mais enfin quand même ?… Aller au Népal sans s’approcher des sommets ?... C’était peut-être dommage … En bons cartésiens que nous sommes, nous avons fini par couper la poire en 2 : faisons le plus court des grands treks et consacrons le reste du temps à Katmandou et à sa vallée.
Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix !
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Jeu 1er Nov- Vol GulfAir Paris/Bahrein – Longue escale et nuit à Bahrein Ven- Vol GulfAir Bahrein/Katmandou - Nuit à Katmandou (International GH) Sam - A pied : Swayambhunath Stupa – Durbar Square de Katmandou - Nuit à Katmandou Dim - Bus vers Pokhara (bus touristique – 7 heures) - Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Lun - Trek de Jomsom J1 - Envol pour Jomsom - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - Trek J2 - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- Trek J3 - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - Trek J4 - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- Trek J5 - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- Trek J6 - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - Trek J7 - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - Trek J8 - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar- Trek J9 - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Mer - Bus vers Katmandou (bus touristique – 9 heures) - Nuit à Katmandou (International GH) Jeu - Katmandou - Nuit à Katmandou (Holy Himalaya Hotel) Ven - Patan (taxi : 150 Rs l’aller + 150 Rs le retour) - Nuit à Katmandou Sam - Katmandou - Nuit à Katmandou Dim- Pashupathinath (taxi 120 Rs) – Bodhnath (à pied depuis Pashu) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Lun- Kirtipur (bus local 9 Rs/p) – Chobar (à pied) – Patan (à pied) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Mar- Bhaktapur (minibus express 15 Rs/p) - Changu Narayan (taxi 300 Rs A/R depuis Bhaktapur) – Retour minibus (18 Rs) - Nuit à Katmandou Mer- Katmandou - Nuit à Katmandou Jeu- Bhaktapur (minibus 15 Rs/p aller et 18 retour) - Nuit à Katmandou Ven 23 Nov–Aéroport (taxi 300 Rs) - Vols GulfAir Katmandou/Bahrein/Paris
BUDGET :
La Roupie Népalaise (Rs) Cours : 1 € = 90 Rs
Dépenses préalables : Vols réguliers GulfAir Paris/Katmandou via Bahrein : 989 €/p = 1 978 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso de souvenirs) : Trek de Jomsom par Nepal Ecology Treks : 467 €/p = 934 € payé cash sur place Hôtel : 300 US$ en TC pour 11 nuits (hors trek) Cash et CB : 550 € (transport, repas, entrées)
Je le répète à chaque fois, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative … Evidemment, on peut dormir et manger à Katmandou pour vraiment beaucoup moins cher ... Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtel confortable et restaurant midi et soir).
Vous trouverez partout des petits bureaux de change, ouverts tous les jours. Taux affichés, identiques partout, sans commission. Il devient alors très facile de changer nos euros, petit à petit, au fil de l’eau. Demandez un reçu si vous voulez pouvoir les rechanger à l’aéroport avant de partir. Je me suis fait avoir … J’y ai vu un signe : nous voilà obligés de revenir !
GUIDES :
Lonely Planet Népal - Version française 5è édition – Septembre 2006 – Excellentissime - Nécessaire et suffisant. Guide du Routard Népal Tibet – 2007-2008 - Inutile. Ca fait 17 ans qu’on voyage, 17 ans qu’on peste contre le GdR, 17 ans qu’on continue à l’acheter … Allez comprendre … 🤪
TRANSPORTS :1 - Vols Paris/Bahrein/Katmandou – GulfAir Aucun vol direct vers Katmandou depuis Paris. C’est donc forcément long … Achetés début mai sur le site Voyages-sncf : 989 € l’A/R. J’étais assez contente de ma trouvaille. Au moment de l’achat, l’escale à Bahrein à l’aller était de quelques heures. Les mois passant, elle s’est allongée, allongée, allongée … Au final, nous avons dû passer la nuit à Bahrein (tous frais payés par GulfAir bien sûr). Bon, une nuit ça va, mais je n’y passerais pas mes vacances ! Contact avec GulfAir très courtois. Nous avons fait reconfirmer notre vol de retour, le Lonely Planet insistant sur la nécessité de le faire. L’hôtel s’en est chargé gracieusement et efficacement. De fait, le vol Katmandou/Bahrein était surbooké et nous avons été … surclassés !! (j’en connais une qui va ENFIN arrêter de se la péter maintenant 😛 !) C’est magique !! Je dis souvent que si on gagnait au loto, on ne changerait rien à notre façon de voyager SAUF qu’on se paierait la classe business.
2 – Taxi sur place Négociez la course avant de partir. Le mieux c’est d’avoir une idée du prix (cf Lonely Planet) et de l’annoncer. Le chauffeur va rabioter quelques dizaines de Rs et tout le monde est content. J’ai indiqué le prix des taxis qu’on a pris dans mon itinéraire, plus haut.
3 - Bus Epique !! Nous, on est des fanas de bus. Les paysages défilent, la vie dans le bus est typique et les arrêts pour manger sont sympas … Bref, on a là l’impression d’être au plus près de la population et des habitudes locales. Ici, le problème ce ne sont pas les bus, ce sont les bouchons aux abords de Katmandou. D’ailleurs, ça s’applique aussi aux taxis.
4 - Katmandou Des bouchons monstres ! Pire qu’à Paris. Des klaxons. Du gaz carbonique. Des motos, des camionnettes, des voitures, des minibus, une vache, 25 chiens, des piétons … bref, un immense bordel. Surtout en début et fin de journée. Pensez-y pour vos déplacements (surtout pour rejoindre l’aéroport). Thamel est quasi déserte en milieu d’après-midi.
HEBERGEMENT :
Katmandou : Sur les conseils avisés de Sawaddeekha (merci Régine !), nous avions réservé par internet nos 2 premières nuits d’hôtel à l’International Guest House (cliquer ici) en deluxe (25$-20% car résa via internet). A l’arrivée, ils n’ont pu nous proposer qu’une standard à 20$ (-20% aussi) + 13% de taxes + 3$ pour les 2 petits dej (soit 21$ au total). On prend. L’hôtel est situé dans une rue au calme à l’Ouest de Thamel ; il est très agréable, bourré de charme, avec un joli petit jardin dans lequel est servi le petit déjeuner pour les moins frileux. Néanmoins, les chambres standards sont assez petites, un peu vieillottes mais les douches sont puissantes et bien chaudes. Pas de groupe électrogène (et à Katmandou, ça a son importance !) Système de consignes de bagages (gratuit) très sécurisé pour ceux qui partent en trek : d’une part un local sous clé pour les bagages (avec étiquetage de chaque sac) et, d’autre part, des coffres individuels pour les valeurs. C’est vraiment sûr. Moi, la grande inquiète, je suis partie en trek l’esprit totalement libre, avec pour seule inquiétude celle de ne pas perdre la clé du coffre ! Gérable !... Avant de partir, on réserve une nuit pour notre retour, en deluxe cette fois svp. Au retour … encore pas de deluxe et le patron prend de haut notre tentative de négociation sur les prix quand on lui dit qu’on veut rester 9 nuits. Il nous la joue "c’est complet". On n’en croit pas un mot et ça nous agace un peu ; on ne dit rien mais, 1 heure plus tard, on avait trouvé un autre hôtel pour le reste du séjour. Des fois, on est un peu tête de cochon (pas Lorrains pour rien !). Et quand le soir, le patron, avec un grand sourire, nous a annoncé que finalement il avait réussi à se débrouiller pour nous garder notre petite chambre pour les 8 nuits supplémentaires, ce n’est pas sans une certaine jubilation contenue qu’on lui a sorti "too late, we’ll check out tomorrow". 😎 A part ça, pas de conclusion hâtive : c’est un très chouette endroit, bien situé, et très au calme. Paiement en TC $, sans commission.
Nous avons donc émigré ensuite pour le reste du séjour à l’Hotel Holy Himalaya (ex Dynasty) (cliquer ici). Dans une petite rue déserte, à l’Est de Thamel. Rien à voir avec le précédent : grand complexe impersonnel, sans charme particulier, mais très propre ; grande chambre lumineuse avec belle salle de bain complète. Eau bien chaude. Groupe électrogène. Internet 24h/24 en libre service (d’une lenteur effroyable comme partout !). Thé à volonté. Eau à 9rs (en refill). Accueil souriant et agréable. Nous avons pu choisir entre plusieurs chambres qu’ils nous ont proposées d’emblée à 30$ ttc petit dej inclus. On a gagné ici en confort ce qu’on a perdu en charme. Mais, c’est aussi une très bonne adresse que je recommande également. Paiement en TC $, sans commission.
Pokhara : 2 nuits passées à l’Hotel Moonlight (cliquer ici), intégrées au package trekking réservé auprès de Nepal Ecology Trek. Certes bien situé au bord du lac, mais aucun charme voire un peu tristounet. Un filet d’eau chaude. Accueil froid. Restaurant glauque. Vous avez compris : une adresse à oublier ! Heureusement, c’était avant et après le trek. Avant, on était surexcité, après on était euphorique. Donc, ça ne nous a pas gênés plus que ça ….
REPAS :
Le service est lent. Partout. Comptez 20 minutes mini entre la commande et le service. Le summum a été atteint au Ganesh (Freak Street) où on a attendu plus d’une heure nos 2 plats alors que nous étions les seuls clients … Une fois qu’on le sait, on prévoit : mon carnet de voyage s’est rempli principalement sur les tables des restaurants en attendant la commande … Attention aussi aux prix affichés, dans les restaurants un peu chics (genre Kilroy’s) : il faut rajouter 13% de taxes. De nombreuses pâtisseries proposent des viennoiseries, des brownies, des tartes, des gâteaux … plus savoureux les uns que les autres. Quelques vendeurs de fruits dans la rue jusque tard. Enfin tard … entendons-nous … nous à 20h, on était rentrés … on est des vraies poules en voyage. On a beaucoup profité des restaurants en toit-terrasse, à Bodnath, sur les Durbar Square de Patan et de Bhaktapur. C’est très agréable et encore mieux si on dispose de la table en bord de terrasse. Pour cela, c’est facile, arrivez un peu avant midi, vous serez les premiers. Le Taleju Restaurant sur Dubar Square à Patan permet de dominer toute la place tout en ayant les sommets en arrière-plan. Superbe vue. A Bodnath, un toit terrasse (il y en a beaucoup) permet de jolies photos des Yeux … En dehors du trek, nos repas se composaient généralement d’une seule entrée pour nous 2 (souvent des momos), d’un plat de riz avec de temps en temps du poulet, de 2 naans (pure gourmandise) et d’un grand pot de thé noir. Un tel régime tournait autour de 700 Rs pour nous 2. Les momos : cuits à la vapeur ou frits, ils sont toujours vendus par 10. Ca ressemble aux Dim Sum, les vapeurs d’Asie du SE (je ne prends pas de risque, ne sachant pas précisément si les Dim Sum sont chinois, thaïlandais ou vietnamiens 😉 …). Bref, donc, un beignet de légumes dans une feuille de riz. Nous n’avons testé que les végé momos vapeur. Qualité très variable selon la fraîcheur et les légumes à l’intérieur. Nos préférés : ceux du Jatra (aux épinards) à 90 Rs (toujours les 10) mais peut-être parce que c’était les premiers ! Egalement ceux du Helena’s (105 Rs), bien moelleux. Ceux du Yak Café (50 Rs) par contre étaient vraiment secs … Le dahl baht : voir § suivant car c’est surtout lors du trek que nous en avons mangé.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un restau à un autre … Une bouteille d’eau (1 litre) : autour de 15 Rs Une assiette de 10 momos végétariens vapeur : entre 40 et 110 Rs Une bouteille de bière (600 ml) : autour de 200 Rs – L’Everest est très douce. Un plat végétarien (dahl baht, fried rice, biryani, chop suey, chow mein …) : entre 100 et 250 Rs Un plain naan : de 25 à 70 Rs – Nos préférés : ceux du Helena’s. Une théière familiale de thé noir (4 tasses au moins) : entre 40 et 100 Rs Très difficile de trouver du coca light ou bien à 100 Rs la canette. A ce prix là, on s’est enfilé des litres de thé.
Voici quelques adresses qu’on a bien aimées : (Vous trouverez les adresses dans le Lonely Planet ou sur un plan touristique de Katmandou)
1 - Dans Thamel
Loin devant, le Helena’s. Ce n’est pas un petit restau cosy, plutôt un grand machin, sur plusieurs étages, aux grandes pièces et grandes tables. Pas beaucoup de charme, ça fait un peu grande cantine. Mais l’accueil est vraiment souriant et la nourriture est succulente. En plus, il y a vraiment de la place et on peut s’y installer pour lire ou écrire son carnet en attendant son repas. On y est allé 4 fois ! 110 Rs la théière familiale avec 3 sachets de thé. Ils la remplissent d’eau chaude gracieusement une fois vide et les sachets infusent encore suffisamment ; 105 Rs les vege momos (ultra frais) ; entre 150 et 250 Rs le plat végétarien (fried rice, biryani, moussaka …) ; 45 Rs le naan tout chaud et tout moelleux. Bref, autour de 700 Rs pour nous 2.
Tashi Deleg : Tout autre ambiance pour ce petit restaurant tibétain qu’il faut trouver. Il est caché au fond d’un couloir. Vous pourrez y tester le fameux tongba (bière de millet chaude). Surprenant, pas mauvais, mais on n’y est pas revenu … Les plats y sont copieux, un peu lourdauds mais vraiment pas chers. Excellents momos (70 Rs). Autour de 400 Rs pour nous 2.
Roadhouse Café : Belle pizzeria tout en bois. Les pizzas, cuites au feu de bois, sont énormes et délicieuses. Autour de 350 Rs la pizza. Ca change du riz …
Kilroy’s Rest : Restaurant réputé, huppé, bondé. Ici, les serviettes sont en tissu … Beaucoup plus cher mais ça vaut le coup. On paie notre repas complet (plats de mouton et de poulet / riz / naan / vrais desserts / 1 bière) 1943 Rs ttc. Pensez aux 13% de taxe à ajouter aux prix de la carte. Ouf … 🤪 Ca les vaut, c’est délicieux mais attention, certains plats sont très pimentés. La carte est sympa, pleine d’humour. Une belle adresse pour un repas en amoureux, surtout en cas de panne d’électricité, les bougies apportant un romantisme fou ! Paiement par CB sans commission.
Thamel House Rest : Restaurant traditionnel dans une belle demeure sur plusieurs étages. Arrivez tôt pour pouvoir profiter de la salle sous le toit. Ambiance chaleureuse où l’on mange assis par terre (ah, oui, il faut aimer ça …) Service à la carte ou bien menu complet de 12 ou 15 (je ne sais plus) plats. En fait, c’est une version très raffinée du dhal bhat. Version vegé ou non. On a pris un de chaque. Ici, le service est rapide ! Quelques momos (pas 10, 5 ou 6 je crois), parmi les meilleurs qu’on ait mangés suivi du dhal bhat. Ils vous disent à chaque fois ce qu’ils vous servent. C’est bon, servi à volonté, comme tous les dhal bhat. Cadre agréable. Forcément plus cher (500 ou 600 Rs le menu végé ou non) … A faire une fois.
2 - Dans Freak Street, du côté de Durbar Square
Ganesh Rest : 400 Rs pour 2 plat vég et 1 grand pot de thé. C’est très bon, pas cher mais vraiment sale et vraiment, mais alors vraiment long ! C’est le seul endroit où je n’ai pas été à mon aise pour manger … Nos verres ont été essuyés avec une méchante lavette grise traînant par terre … Je ne crois pas être chochotte mais j’ai trouvé là ma limite …
Par contre, pas bien loin, le Snowman Restaurant est, parait-il, très réputé pour ses gâteaux. Après l’expérience un peu tristounette du Ganesh Rest, on a envie de se remonter le moral et on ne résiste pas, on commande 2 apple crumble, 1 brownie, 1 chocolat chaud et 1 thé. Euh oui oui, on n’était que tous les 2 … On s’est demandé où on avait pris nos 2 kilos. Je crois que je sais … Enfin, tant pis pour les kilos, n’hésitez pas, c’est un grand moment 🙂 ! Cet endroit nous a rappelé le café de Solitaire en Namibie. Pas du tout pour l’ambiance bien sûr, mais pour le mythe qu’il transporte : passage obligé …
3 - A Chobar
Chobar Village : Suivez les panneaux, il est tout en haut … Très bel endroit, bien aménagé, très calme, accueil chaleureux. Pas un rat … Cuisine quelconque mais superbe vue sur toute la vallée.
4 - A Bhaktapur
Ne manquez pas de goûter les yaourts et les sikarnis (yaourt aux noisettes et fruits), spécialité de la ville. Le café Nyatapola est hors de prix mais les tables en balcon jouissent d’une belle vue sur la place et le grand temple. Au moins, pour y prendre un thé et un sikarni …
LE TREKKING :
Au départ, nous n’avions pas envisagé de trekking. Dans mon salon, quand je pensais à un trekking au Népal, je voyais des cordées sur neige avec piolets et crampons … Pas pour nous tout ça … Allez, peut-être 2 ou 3 jours dans la région de Katmandou … Finalement, à la lecture de différentes infos, j’ai d’abord compris que mon imagination avait déliré et qu’on ratait sans doute quelque chose. D’autant qu’on adore marcher ! Enfin, il y a eu les échanges avec Sawaddeekha qui nous ont totalement convaincus de faire le plus court des grands treks : le trek de Jomsom. Ca nous a semblé être un bon compromis pour tester notre condition physique, notre endurance en altitude et découvrir la logistique d’un trek (relation au porteur, relation au guide, manger, dormir, se laver …). Bref, des questions qu’on se pose tous (j’en suis sûre !) tant qu'on ne l'a pas vécu. Et tout ça dans des paysages paraît-il fabuleux. Donc, nous voilà décidés : c’était parti pour le trek de Jomsom !
On pensait tout organiser depuis Katmandou auprès des nombreuses agences citées dans les guides. En réfléchissant un peu, on a fini par se dire (10 jours avant notre départ !) que ce ne serait sûrement pas très facile et de toute façon très long de comparer les offres sur place ; on se voyait mal courir d’une agence à une autre. Or, toutes ces agences ont des sites et des adresses e-mail. Vive Internet ! En 10 minutes notre demande fut envoyée à 5 agences. Réponse immédiate. On constate que les devis sont assez comparables. Quelques compléments d’infos, quelques modifs … tout est possible, c’est du sur mesure, c’est facile. On finit par se décider. On opte pour Nepal Ecology Trek, d’une part pour leur réputation (unanime sur le Net), d’autre part pour le sérieux de leurs réponses et leur écoute de nos besoins. Réservation sur parole, sans acompte. Ils n’ont apparemment pas de site internet (en tous cas, pas trouvé …) mais voici leur e-mail : ecotrek@mos.com.np Leur package comprend : les services d’un guide anglophone et d’un porteur, de Katmandou à Katmandou les transferts de Katmandou à Pokhara et retours en bus touristique (pour nous 4) les 2 nuits d’hôtel à Pokhara avec petit dej (pour nous 4) le vol Pokhara / Jomsom (pour nous 4) le trek en pension complète (pour nous 4) les permis de l’ACAP la location de 2 sacs de couchage (North Face ou simili, excellent état, propre et bien chaud) 934 € au total que je paierai en liquide (et en €) à un responsable de l’agence venu nous rencontrer à la GuestHouse de Katmandou le samedi matin. Il nous présente notre guide Santa qui nous donne rendez-vous pour le transfert à Pokhara le lendemain matin. Je reviendrai plus loin sur le coût. A propos du permis(2000 Rs/p), l’agence s’est chargée de les faire grâce à un scan de nos passeports et à 2 photos numériques (qu’on a faites dans notre salon !), le tout envoyé par mail … Efficace !
1 - La randonnée en elle-même Le trek de Jomsom constitue la fin du très fameux Tour des Annapurnas, après le passage du col de Thorung à 5400m. C’est un trek facile : 9 jours de marche maxi, 3 à 6h de marche par jour, 3800m au point le plus haut (à Muktinath), sentiers sans danger, quelques ponts suspendus en bon état. Ce circuit traverse fréquemment de jolis villages de pierre, très authentiques. Paysages superbes, variés, et chaînes des Annapurnas et des Dhaulagiris en toile de fond. Je dis bien en toile de fond : ne vous attendez pas sur ce trek à être au pied des grands sommets.
Rappel de nos étapes et durée de marche Lun - J1 - Envol pour Jomsom - 2h30 de marche - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - J2 -4h de marche - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- J3 -5h de marche - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - J4 - 5h de marche - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- J5 -6h de marche - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- J6 - 3h30 de marche - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - J7 -3h de marche - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - J8 - Montée vers Poon Hill +4h de marche - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar - J9 - 2h30 de marche - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel)
Nous avons suivi les conseils d’internautes et de VFistes (encore merci Sawaddeekha !) en coupant en 2 la longue montée de Tatopani vers Ghorepani. Nous n’avons pas regretté ! La descente de Ghorepani vers Nayapul peut se faire aussi en une seule étape. L’arrêt à Tikhe Dhunga permet juste d’assurer le bus local à Nayapul en y arrivant assez tôt. La montée à Poon Hill permet d’atteindre en 40 minutes un plateau duquel, par temps clair, on peut assister à un magnifique lever de soleil sur le Dhaulagiri et les Annapurnas. Nous sommes partis vers 5h et étions redescendus au lodge à 7h30 pour le petit déjeuner. La montée est facile mais ça monte bien donc on a chaud. Par contre, une fois en haut, ça caille vraiment. C’est le moment de tout prendre. Pour ma part, j’avais même gardé mon pantalon polaire et enfilé mon surpantalon coupe-vent. J’étais bien … Thé ou chocolat chaud dispo là haut bien sûr. Emportez quelques roupies, trop sympa !… Ne boudez surtout pas ce point de vue même si se lever à 4h30 dans le froid et la nuit, ce n’est pas hyper cool. Vous serez payés de vos efforts. Pas de regret sur les étapes choisies. On gardera ce découpage pour la prochaine fois … 😉 J’avais entendu dire que le sentier était sale. Je n’ai pas trouvé. De gros efforts ont sans doute été faits. Les villages sont aussi bien entretenus et très accueillants. Notre préféré est Marpha, de très loin !
2 - Condition physique Nous aimons marcher. Sans être des montagnards (on est Lorrains et on habite en banlieue parisienne !) on crapahute régulièrement à Fontainebleau (circuit des 25 bosses pour ceux qui connaissent) et on y a usé nos chaussures de marche avant le départ. Nous avons 45 ans, pas de problèmes de santé particuliers, une alimentation et des habitudes de vie saines. Partant de là, nous n’avons eu aucun problème. Pas de courbature, pas de problème de souffle, pas d’ampoule. Aucune difficulté technique, c’est de la randonnée, ni alpinisme ni escalade. J’ose dire que c’est ouvert à tous ceux qui sont en bonne santé et qui aiment marcher. Mal des montagnes : vous savez qu’aucun entraînement ne peut permettre d’éviter ce désagrément. Seule l’acclimatation lente y contribue. Ce trek ne monte pas très haut. Et même en arrivant à Jomsom en avion (une hérésie en terme d’acclimatation !!), ça ne pose pas de problème. Soyons honnêtes, notre boîte de Doliprane (j’ai lu que pour combattre le mal des montagnes, le paracétamol était préférable à l’aspirine) y est passée quand même et nous mouchions un peu de sang. Mais rien d’inquiétant ou de vraiment gênant. Et les genoux ? 2 écoles : avec ou sans bâtons. Nous, on fait partie de l’école sans. Ce sont les descentes qui bousillent les genoux. Et il y en a !… Nous étions très attentifs à faire travailler les muscles et non les articulations. Ca oblige à descendre avec les genoux très légèrement fléchis et à freiner la descente pour éviter les à-coups mais c’est efficace. Les cuisses et les mollets travaillent et l’articulation du genou est beaucoup moins sollicitée. Bon, que les pros ne me tombent pas dessus, ce sont nos conclusions personnelles ! Et puis après, on a des mollets et des cuisses en béton !...
3 - Les ponts Dans mon salon … je voyais des ponts de singe : une grosse liane sur laquelle on marche en équilibre en s’aidant de 2 autres lianes pour les mains. C’est vrai qu’on voit souvent les yacks passer sur de tels ponts, accrochés par les cornes pour garder leur équilibre … 😛 Sur le terrain, bien sûr, c’est tout autre chose. Ce sont des ponts métalliques pour la majorité (1 ou 2 encore en bois), larges, protégés de part et d’autre par un grillage de plus d’un mètre de hauteur où même les mules n’hésitent pas une seconde. Aucun danger. Bien sûr ça tangue un peu. Bien sûr c’est à claire voie. Parfois (très très rarement) le grillage est béant sur 20 cm (pas même de quoi passer un pied !). Je fais la fière maintenant mais le premier est quand même assez impressionnant. Et puis, on s’habitue et j’ai même réussi à m’arrêter au milieu du dernier (pour la photo, histoire d’en mettre plein la vue à certaine !). Non, je n’ai pas trop regardé en bas quand même !... Enfin bref, pour les inquiets du vide comme moi, soyez rassurés, ça se passe bien. Mieux que la chaîne sur l’Olive Trail en Namibie !!
4 - Le racket des maoïstes Toujours dans mon salon, j’imaginais l’assaut d’un groupe d’une dizaine de communistes, l’œil sévère, armés jusqu’aux dents, kalachnikov à l’épaule, le verbe haut, exigeant leur dû. Et nous de nous soumettre, sans oser les regarder, tendant les billets réclamés en tremblant, et repartant, heureux d’avoir échappé à une mort certaine. Ah, j’vous le dis, j’ai une imagination débordante quand il s’agit de se faire peur toute seule. Sur le terrain, un peu avant Jomsom (au retour de Muktinath), nous apercevons une vieille cahute en bois et 2 mecs, cools, se marrant ensemble. Ils viennent vers nous, tout sourire. Tiens, que veulent-ils ? Et d’un seul coup, ARGH ! je comprends, je vois le drapeau rouge, le marteau, la faucille !! Ce sont eux !!.... comment ça ce sont eux ??... Mais où sont les kalachnikovs, les tanks, les bazookas ?…. Au final, c’est d’un gentil racket dont il s’agit, négociable même. Ils nous remettent un reçu sur l’obole perçue en nous engageant à bien le garder pour le présenter à un éventuel autre groupe et ne pas avoir à payer 2 fois. Grand sourire, échange d’amabilités, photos … bref, je m’étais vraiment fait un film et non, là décidément pas de quoi pavaner en racontant qu’on a survécu aux rackets des maoïstes … Maintenant, ne vous méprenez pas, je ne les défends pas pour autant et je n’en conclus pas qu’ils sont de doux agneaux angéliques … Pour notre part, nous avons payé 500 Rs pour nous 2. Notre guide nous a affirmé que c’est grâce à ses talents de négociateurs que nous avons payé si peu. D’ordinaire c’est 2000 Rs/p. C’était peut-être vrai.
5 - Logistique La logistique est très facilitée par les nombreux petits villages traversés où l’on peut toujours trouver à boire et bien souvent s’y nourrir (ah les tartes aux pommes !!) et y dormir. C’est l’embarras du choix ! Des fontaines jalonnent le parcours. Une pastille de micropur et c’est reparti ! Nous profitions aussi très souvent d’une pause pour boire un black tea dans une tea shop, ou mieux encore un chocolat chaud (du vrai, avec plus de lait que d’eau). Très chaud. Avec un crumble aux pommes, sur fond d’Himalaya … Vous imaginez ? C’est à pleurer !!! Dans ces conditions, une gourde d’1 litre pour nous 2 nous a largement suffi tout au long du parcours.
5.1 - Les lodges Aucun lodge n’était réservé. C’est bien sûr toujours Santa qui nous a guidés vers les lodges de son choix, en nous demandant si ça nous convenait (ce qui a toujours été le cas). C’est quoi un lodge ? Dans mon salon (dernière fois, promis 😛) … j’imaginais des refuges de montagne, avec une immense salle/dortoir où se superposaient trois étages de lits en rangs d’oignons … (j’ai connu ça à la caverne Dufour à la Réunion). Ici, c’est vraiment mieux que ça. Nous avons toujours eu une chambre pour 2. Certes, sommaire : 2 lits, 2 matelas (vraiment minces !), 2 oreillers. Soyons clairs, ça n’incite pas aux câlins … Toujours un petite table où poser son sac à dos. Parfois une prise électrique qui permettait (quand elle fonctionnait) de recharger la batterie de l’appareil photo. WC communs, assez souvent à la turque, avec papier et eau. Douches communes, pas toujours chaudes, parfois dans le même local que les wc, parfois, juste un robinet. Et parfois 1 seule douche pour 10 ou 15 chambres … C’est très sommaire, c’est froid mais c’est propre. Pour ma part, je me suis lavée complètement tous les jours (mais c’est sûr que les Lorrains sont un peu moins frileux que les Drômois 😛 …). Chambre, wc et douches ne sont pas chauffés. Il faut donc un bon duvet et avoir vraiment une grosse envie pour avoir le courage de se relever la nuit … Pensez-y avant de boire le dernier thé du soir … La salle à manger commune est la seule pièce chauffée, soit par un poêle, soit par des braseros glissés sous les grandes tables elles-mêmes recouvertes de couvertures qui vous tombent sur les genoux. En soirée, tous les trekkeurs se retrouvent dans cette pièce pour y manger, lire, jouer, discuter … Ambiance toujours sympa, décontractée et simple. Nous y avons fait de belles rencontres. Notamment 2 jeunes Japonaises ne parlant pas un mot d’Anglais mais tellement ouvertes, tellement joviales, tellement communicatives qu’on prenait un grand plaisir à se retrouver d’une étape à une autre … Elles ont même réussi à nous apprendre un jeu (une histoire de pouces levés) qui nous a tous (guides, porteurs, trekkeurs) beaucoup amusés. Séquence fou rire. Comme quoi, le langage parlé ne fait pas tout … Mais est-il un voyageur qui en doutait encore ?… Nous étions plus couverts dans les lodges que sur le chemin, d’autant plus que les Népalais ont la fâcheuse habitude de laisser les portes grandes ouvertes (il faut bien le reconnaître, les Népalais sont encore moins frileux que les Lorrains …). Bref, on se couvrait donc : pantalon polaire, chaussettes de laine (prévoyez des sandales à scratch plutôt que des tongs …), T-shirt manches longues, petite et grosse polaire, écharpe polaire. Indispensable également de disposer d’un sac de couchage bien chaud. Je dormais avec une chemisette style Damart et des chaussettes. Je vous l’ai dit, ça n’incite pas aux câlins … Cela étant dit, ainsi parés, nous n’avons jamais souffert du froid. Je n’ai pas de remarque particulière sur nos lodges. Le New Asia Trekker’s Home était de loin le plus confortable (sanitaires privés) mais tous étaient bien. Aucun à éviter absolument. On s’est offert une tarte aux pommes (oh ? 😇) à l’Eagle Nest Guest House de Ghasa (entre Kalopani et Tatopani) et ce lodge nous a paru vraiment vraiment bien … presque douillet … Et l’apple pie était divine !! On a retenu son nom pour la prochaine fois …
5.2 - Les repas Nous arrivions au lodge généralement un peu après midi, pour y déjeuner. Tous les lodges proposent une carte longue et variée (mais la même partout). Contrairement à ce qui était stipulé dans notre devis, Santa nous a toujours laissés libres de choisir tout ce qu’on voulait. Tous les guides font ça apparemment : ils disposent d’un forfait pour l’hébergement et les repas et si les trekkeurs sont raisonnables tout le monde y gagne … nous en liberté, eux sur le forfait. On n’a jamais dû le dépasser puisque, jusqu’au bout, on a eu "carte libre" pour les 3 repas par jour (le petit déj aussi est à la carte). On n’a jamais abusé non plus (mais on n’avait pas envie). Ni bière, ni dessert … Juste un bon gros dahl baht et une grosse théière de thé noir et on était heureux. Entre la commande du déjeuner et l’arrivée de votre plat, il faut bien compter … au moins 30 minutes (moi, j’en profitais pour me doucher !). Aussi, pour le dîner, les lodges ont-ils pris l’habitude de prendre la commande dans le courant de l’après-midi et de vous demander à quelle heure vous voulez être servis (généralement, entre 18 et 19h). Idem pour le petit déj, la commande est passée la veille en indiquant l’heure de service. Le rituel est toujours le même : vous notez dans un cahier votre numéro de chambre, votre commande et l’heure. Lents mais bien organisés ! Les frais de repas et d’hébergement sont totalement pris en charge par le guide. Rien à débourser (hormis le thé que nous sirotions dans l’après midi et que nous payions aussitôt). Pour information (pour notre prochain trek et pour VF !!), j’ai noté que chacun de nos 3 repas revenait en moyenne à 500 Rs pour nous 2 (soit 1500 au total) et que la nuit en lodge coûtait entre 100 et 150 Rs pour un confort simple (sanitaires communs).
5.3 - Le fameux dahl baht C’est le plat national du Népal, a fortiori du trek. Très nourrissant, très copieux puisque servi à volonté, très bon, nous, on ne s’en est pas lassé !! Une énorme assiette de riz cuit vapeur et autour un curry de légumes, une soupe de lentilles, des épinards, des achards. Tout est resservi à volonté et dès que votre assiette se vide, ils arrivent avec les gamelles. C’est génial. Je vous assure que, lorsque vous avez marché 4 ou 5 heures, l’estomac dans les talons, ce plat bien chaud est divin. Le serait-il autant un samedi soir ici à Paris avec des amis, je n’en suis pas si sûre … mais, là, en montagne, il avait toute sa saveur ! Vous devez goûter ça ! Et goûtez le vite car si vous aimez, vous pourrez y revenir !
5.4 - L’équipement (à cette époque, début Novembre) Dans la journée, il fait doux mais on sent qu’on est en altitude. Le matin, on démarrait (entre 7h30 et 8h) avec 4 couches (T-shirt + polaire légère + grosse polaire + coupe-vent). Généralement, après 1 heure de marche, nous tombions le GoreTex (coupe vent et grosse polaire) et parfois même la polaire légère (surtout si on montait !). La partie de Jomsom vers Kagbeni est très ventée. Le coupe-vent est très appréciable ici, ainsi que des lunettes de soleil (pour protéger les yeux des grains de sable qui volent). Finalement, nous n’avons jamais souffert du froid pendant la journée.
Notre sac à dos (1 seul pour nous 2) pesait environ 14 kg (sacs de couchage compris). Eh bien, vous savez quoi ? on a encore ramené du linge propre ! On emporte toujours trop ! Sur ce trek, on transpire peu, on ne se salit pas, on peut se laver facilement et il n’est pas utile de changer de T-shirt tous les jours. Bien sûr au bout de 5 jours, je ne dis pas que je sentais encore l’Ariel Grand Large mais je ne faisais pas fuir mes voisins non plus, je vous assure … Après la douche, je m’habillais d’une tenue propre pour la fin de journée. Et le lendemain matin, je ré-enfilais ma tenue de marche qui avait eu le temps de s’aérer. Un changement de T-shirt au bout de 5 jours et voilà ! Sachez néanmoins qu’il fait froid la nuit et qu’un slip lavé ne sera pas sec le lendemain matin … Pensez aux protections jetables, c’est idéal (d’accord, ce sont des déchets qui polluent, c’est vrai …). Un soutien gorge de sport est plus confortable. Comment ça "pour quoi faire ?" ? Même pour les petits gabarits comme moi, c’est plus agréable.
Voilà ce que j’ai utilisé en 9 jours : 2 T-shirt manches courtes (en fibre technique, c’est mieux pour éviter la sensation de froid après transpiration) 1 T-shirt manches longues, un peu épais, pour le soir (je ne l’ai pas porté en journée) 1 polaire légère (journée et soir) 1 pantalon de rando coton 1 surpantalon imperméable et coupe-vent (Lafuma, entièrement zippé, très bien, trouvé chez Go Sport) 1 pantalon polaire (pour le soir ou sous le surpantalon pour monter à Poon Hill) 1 grosse polaire 1 coupe-vent Gore Tex 2 paires de chaussettes de rando 3 slips, 2 SG 1 chemisette manches longues style Damart (mais moins chère que Damart) pour la nuit Bonnet, écharpe, gants
Indispensable : Chargeur pour votre batterie d’appareil photo numérique (pas besoin d’adaptateur mais les prises ne fonctionnent pas toujours bien) Lampe frontale pour les pannes d’électricité (courantes si j’ose dire !!) et aussi pour lire au lit quand l’interrupteur est près de la porte … Vous trouverez des piles rondes de rechange partout. Protection solaire, mais n’emportez pas 25 flacons, il n’y a que le visage qui est exposé … un petit tube suffit (et toc, encore 50 gr d’économisé !) Des mouchoirs en papier : on mouche beaucoup. Ceux vendus sur place sont ultra fins et se transforment en dentelle après une seule narine. Pas très agréable … Offrez-vous ce petit luxe d’apporter vos Kleenex habituels. Des sandales et non des tongs, pour pouvoir garder des chaussettes. C’est vraiment agréable de quitter les chaussures à l’étape. Du papier toilette pour vos besoins dans les petites tea houses en chemin. Un peu de lecture. Pour ma part j’ai lu Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog. En dehors des passionnés de montagnes, ce livre n’a aucun intérêt SAUF ici !! On est dans ses pas, il cite des villages qu’on traverse, des sommets qui nous dominent, des cols qu’on aperçoit … Fabuleux ! Je le conseille. Un jeu de cartes. De l’argent liquide : pour payer les dépenses hors repas (les thés, les tartes aux pommes, les maoïstes …). On a dépensé 60€ pour nous 2 pendant les 9 jours de trek (ça file vite quand même …). Ne cherchez pas à tout prix à n’emporter que des petites coupures, les billets de 500 Rs ne posent aucun problème. Prenez soin de votre permis de l’ACAP, vous aurez à le présenter assez souvent. Nous avions laissé nos passeports dans le coffre de Katmandou. Mais vous en aurez besoin ainsi qu'une photo d'identité si vous devez faire ce permis sur place.
5.5 - Une journée type Petit déjeuner autour de 7h Départ entre 7h30 et 8h Arrivée à l’étape entre 11 et 13h Repas / Douche Visite du village / Lecture / Ecriture / Recherche d’une tarte aux pommes (encore ??!!) / Repos … Dîner entre 18h et 18h30 Dodo vers 20h
6 - Santa, le guide et Divi, le porteur Nos relations ont été agréables, amicales et saines, d’autant plus que Santa avait une attitude très paternelle et très protectrice envers le jeune Divi. Ce qui n’est pas toujours le cas ... Divi ne nous attendait pas. Il marchait à son rythme, à savoir très très vite (en sandales de plastique !) avec de nombreuses pauses assez courtes. Santa, lui, démarrait avec nous. Son niveau d’Anglais était vraiment très faible et ne nous permettait aucune discussion. Ce qui ne nous gênait pas beaucoup, et lui non plus apparemment. Nous marchions côte à côte, sans non plus être collés. Parfois il s’arrêtait pour discuter avec un copain et l’écart se creusait. Nous sommes même montés à Poon Hill seuls car il avait une gueule de bois à gérer …. Lors des pauses, il est de coutume et de bon ton de payer l’ensemble des consommations. Mais ils étaient tous 2 bien moins gourmands que nous ! Qu’est-ce qu’on a pu manger comme tartes aux pommes !! Aux étapes, guides et porteurs se retrouvaient tous ensemble pour manger, boire de l’alcool de pomme et jouer aux cartes. De temps à autre (entre 2 donnes), un petit coup d’œil, un petit sourire pour vérifier que tout allait bien pour nous. Pas du tout envahissants et je pense que Santa a vite compris que ça ne nous gênait pas (ceux qui ont lu mes précédents carnets savent que nous ne sommes pas très liants). Il vivait sa vie, nous la nôtre, en bonne entente. C’était parfait pour nous. Lors de l’étape à Muktinath, nous avons passé la soirée avec un couple d’Allemands, nos guides et nos porteurs. A 8, tous ensemble à la même grande table pour profiter du brasero à nos pieds. Mais ce fut la seule fois. Le porteur des Allemands n’était d’ailleurs pas du tout à son aise … Le pourboire. Toujours un peu délicat … Surtout ne pas les brimer, mais sans donner trop non plus … Nous avons suivi les conseils d’autres trekkeurs disant de prévoir 3€ pour le guide par jour de trek et 2€ pour le porteur. Nous avons donné 2500 Rs à chacun. Pas eu envie de faire de différence.
7 - Le bilan
7.1 - L’agence Nepal Ecology Trek Je pense vraiment que NET est une excellente agence. Tous les guides qu’on a croisés (de chez NET ou non) nous ont dit que NET était correcte avec ses guides et ses porteurs. Par ailleurs, les bénéfices servant des œuvres humanitaires, ça aide à ouvrir le porte-monnaie pour une somme aussi lourde … Car, tout de même, la satisfaction n’exclut pas le bilan et il faut bien convenir que passer par une agence (même locale, je ne parle pas des agences françaises !) revient très cher. En comptant très large, j’ai estimé avoir payé plus du double du prix de revient (salaire, hébergement et repas de nos 2 compagnons de voyage inclus). Aucun regret bien sûr, d’abord c’est pour la bonne cause, on a fait travailler un guide et un porteur et on n’aurait jamais imaginé partir seul pour une première approche de l’Himalaya. On a payé notre confort, notre tranquillité d’esprit et notre sécurité. On a rencontré en chemin plusieurs couples faisant le grand Tour seuls, sans guide, sans porteur. Liberté totale … C’est vraiment faisable … Clairement, sur ce trek, le guide est inutile. Il n’y a aucune ambiguïté de parcours, du monde partout (Népalais et trekkeurs) pour vous aiguiller si nécessaire, des lodges en abondance et les maoïstes sont calmes. Si c’était à refaire, et toujours dans le cadre d’un premier voyage, je conseillerais, l’embauche d’un seul guide/porteur, directement (hors agence). Dans ce cas, il faut embaucher quelqu’un recommandé par d’autres pour éviter de tomber sur des filous … Sawaddeekha (entre autres !) donne le mail de son guide/porteur dans son post (cliquer ici).
7.2 - Le trek en lui-même ENCHANTES !! Mais avec un énorme goût de TROP PEU au final … On s’aperçoit que décidément on aime marcher ! Notre but est atteint. Ce trek était une première approche. Nous voulions voir ce qu’était un trek dans l’Himalaya, nous voulions voir si nous avions la condition physique pour le faire, l’esprit, le goût, l’envie d’aller plus loin. On a répondu … Résultat : en arrivant à Katmandou, on a couru acheter une carte du Tour des Annapurnas au 1/100 000 pour préparer le prochain. Que nous ferons seuls, cette fois, puisque maintenant on sait où on va, on peut se le permettre. En prévoyant 4 semaines (pour 16 à 20 jours de trek), ça nous parait large et prudent, tout le temps nécessaire pour s’acclimater et parer aux imprévus. Thorung La, attends-nous, on revient ! Maintenant il faut que j’explique à mon patron que je veux partir 4 semaines … pas gagné !! 🤪
KATMANDOU :
Rien de ce que je peux dire ici ne suffira à vous en donner une image exacte. Tant mieux ! La première impression que fait Katmandou (surtout en arrivant en début de soirée, période de rush) est déconcertante. Katmandou est la ville de tous les contrastes : le sublime côtoie le sordide, le spirituel côtoie l’immonde … Mais voilà qui fait tout son charme. Jamais vu ville plus bruyante, plus polluée, plus délabrée. Les ordures jonchent les rues, apportant avec elles leurs lots d’odeurs ! Imaginez un peu : des femmes magnifiques dans leurs saris vifs et colorés, assises au milieu des gravats ; un doux fumet de curry couvert d’un seul coup par l’odeur âcre de l’urine ; un rat crevé devant un temple de Ganesh ( !) ; des embouteillages monstres, bruyants, juste aux abords d’une petite cour sereine où du linge sèche sur un temple … Ce sont ces contrastes aussi marqués qui rendent Katmandou fascinante. Soyez prévenus, Katmandou n’est pas Luang Prabang, loin s’en faut. Mais que ça ne vous empêche pas de plonger avec délices dans cette ville intemporelle.
Swayambhunath 100 Rs (guichet tout en haut des marches) – Tous les prix indiqués s’entendent par personne Depuis Thamel, on peut s’y rendre à pied : les explications du Lonely Planet dégrossissent, les Népalais font le reste. Ils devinent tous où vous allez quand vous êtes dans le coin … Environnement agréable, long escalier pour atteindre le stupa où les singes se donnent en spectacle. Nous avons supposé que nous y étions un jour de fête, tant les Népalaises aux saris rouges étaient nombreuses. Superbes scènes d’offrandes. Tous les sens sont sollicités : la vue en premier lieu avec tout ce rouge déployé, l’odorat avec les bougies et les petites lampes à huile, l’ouïe avec le son des clochettes que tous font tinter pour appeler les divinités, le toucher avec les moulins à prières qu’on n’a pas manqué de faire virevolter nous aussi. Pour nous ne manquait que le goût. Les Népalais l’ont eux développé au cours d’un grand repas rituel partagé au sein du temple, à même le sol, des journaux en guise d’assiettes. Notre premier temple, nos premiers Yeux, nos premières rencontres, nos premiers portraits. Belle visite, le ton de notre voyage était donné !
Durbar Square 200 Rs Si vous comptez y passer plus d’une fois, ne manquez pas de demander un pass. Il vous faut une photo d’identité et votre passeport. Si vous avez le temps, ne cherchez pas à la comprendre en une seule fois. Venez-y en fin d’après midi, avec une belle lumière rasante et laissez-vous simplement porter par l’ambiance, perdez-vous dans ce dédale de temples newar et shikhara. Et puis revenez, cette fois pour une visite plus approfondie, plus studieuse. Arrivez, cette fois, tôt le matin quand la place commence seulement à s’animer. Montez en haut de Maju Dega et prenez le temps de lire vos guides. Le petit plan fourni par le guichet et le Lonely Planet suffisent pour faire une visite complète et agréable. Mais si vous préférez être guidés, vous n’aurez que l’embarras du choix … Nous, nous préférons toujours être seuls et avons écarté gentiment les guides qui proposaient leurs services. Lonely Planet, plan et boussole à la main, on vit alors notre visite un peu comme une chasse aux trésors, et les efforts que l’on fait pour découvrir tel ou tel indice nous permettent de nous approprier le lieu, de noter les détails truculents et de fixer les images. On aime cette quête. Le musée Tribhuvan (250 Rs) n’a d’intérêt que pour l’architecture du bâtiment. Le contenu, à la gloire des derniers rois, m’a prodigieusement barbée (et je reste polie) ! Le berceau du roi, la tétine du roi, le jouet du roi, une photo du roi avec Machin, et encore une avec Bidule, et encore une avec Truc … Pfff … En plus, que c’est grand … Je pense qu’on peut vraiment en faire l’économie …
Pashupatinath 250 Rs Pour ce prix, vous n’aurez accès qu’à l’extérieur. L’entrée du temple est interdit aux non-hindouistes. On y va en taxi depuis Thamel (120 Rs). Je suis un peu mal à l’aise avec cette visite … Pashupatinath se situe au bord de la rivière sacrée Bagmati le long de laquelle ont lieu très régulièrement des crémations. Agglutinés le long de la rive opposée, on assiste à ce spectacle bien orchestré. J’ai beau y assister avec discrétion et humilité, je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur le bien fondé de ma présence. Bien sûr c’est une cérémonie, intéressante sur le plan culturel, et s’il s’agissait d’un mariage ou d’un baptême, je n’aurais aucun scrupule. Le problème c’est la mort … Autant il me parait sain et agréable d’assister à la joie des gens, autant j’ai plus de mal avec le chagrin. Quelle est la part de voyeurisme ?... Bon, je n’ai pas répondu à cette question … et je suis toujours partagé entre l’enrichissement culturel que m’a apporté cette cérémonie si loin de nos coutumes, et la gêne et le sentiment d’avoir peut-être manqué de compassion et de respect. A l’Est de la rivière s’élève un large escalier avec, de part et d’autre, une forêt de chatryas dédiés à Shiva. Dans ce dédale de petits temples, quelques sadhous, plus ou moins comédiens, attendent le touriste pour monnayer une photo. Bref, voici un endroit intéressant mais qui m’a laissé un souvenir mitigé … A chacun de voir …
Bodhnath 100 Rs On rejoint Bodhnath à pied depuis Pashupatinath à travers villages et champs grâce aux explications claires du Lonely Planet. Bien peu de touristes ici finalement comparé à l’affluence à Thamel le soir. Ce n’est peut-être pas ce que la majorité vient chercher. Peu importe, tant mieux pour moi ! Car les Yeux, ceux que l’on voit partout, c’est ici !! Un cube doré sur un dôme blanc festonné de guirlandes de peinture jaune. Et la musique sacrée Om mani padme hum qui partout résonne, relaxante, lancinante. Tous dans le même sens, Népalais et Tibétains tournent autour du stupa en faisant valser les moulins. Et dominant toute cette ferveur, ce Regard impassible, envoûtant … Mon regard à moi se voile … Séquence émotion. Nous tournerons nous aussi autour du stupa, d’un lent pas de sénateur, comme il convient. Un tour, 2 tours, 10 tours … jusqu’à plus soif, jusqu’à pouvoir se décrocher de ce lieu magique. Une fois encore, je prends conscience ici du privilège et de la chance que j’ai de pouvoir réaliser mes rêves.
Thamel Quartier touristique de Katmandou qui regorge de petits hôtels et de bons restaurants. Sans parler des boutiques, des agences, des bureaux de change … tout est fait pour les touristes. Absolument aucune authenticité, pourtant ce quartier vivant n’est pas désagréable. Il est en tout cas extrêmement pratique. Vous y trouverez entre autres de nombreuses librairies vendant des livres (ben oui !) mais aussi et surtout des cartes détaillées de tout le Népal, vraiment pas chères. Quand Philippe veut me faire plaisir, il ne m’emmène pas dans une bijouterie, il m’emmène à l’IGN. Alors là, comme il disait, j’étais comme une gamine dans une confiserie, les yeux écarquillés, ne sachant plus où donner de la tête, totalement survoltée. Je crois même l’avoir un peu saoulé 😇 … Nous y avons acheté les cartes qui nous serviront à préparer notre retour …
LA VALLEE :
1 – Bhaktapur
Minibus express : 15 Rs/p l’aller, 18 le retour. Bhaktapur, savamment restaurée, est un joyau !
Durbar Square 750 Rs – Avec votre n° de passeport, le guichetier indiquera au dos du billet la durée de validité que vous lui demanderez Nous savions que nous reviendrions … Comme pour Katmandou, une première visite où on a goûté l’ambiance, flâné dans les rues et consacré du temps pour Changu Narayan. La veille de notre départ, nous y sommes revenus. L’impression d’être déjà en terrain connu, le plaisir de retrouver ce que l’on a adoré 2 jours plus tôt. Revenir, c’est bénéficier d'un bonus. Pourtant, pour être parfaitement honnête la Durbar Square de Bhaktapur n’est pas ma préférée mais on est quand même à un très haut niveau d’émerveillement … Pour contempler le temple Nyatapola depuis la terrasse du café éponyme, il faut accepter de payer le prix fort … c’est hors de prix. Mais que le sikarni (yaourt local agrémenté de noisettes et de fruits) y est bon !! Allez, petit luxe …
Changu Narayan 60 Rs A défaut du bus local vraiment trop bondé, on revient à Durbar Square où on négocie âprement un taxi pour nous y emmener, nous attendre et nous redescendre. 300 Rs l’A/R. Route défoncée comme il se doit, qui s’élève vers un temple superbe, haut en couleurs. Nous y arrivons un jour de fête. Le monde, le rouge, les tikas épaisses et colorées sur tous les fronts (hommes, femmes et enfants) ne nous laissent pas en douter. Une fois de plus, nous passerons davantage de temps à admirer les gens et leurs coutumes que les sculptures des étais de bois (pourtant d’une rare finesse). Nous redescendrons trop sagement (et un peu à regret) retrouver notre taxi au bout d’une heure, durée d’attente convenue avec le chauffeur. Sommes-nous trop disciplinés ?…
2 – Patan
Taxi de Thamel à Patan Dokha pour 150 Rs. Là encore, nous suivons l’itinéraire du Lonely Planet qui nous entraîne de petites ruelles en minuscules passages couverts, de cours en cours, toutes pourvues de leur petit temple, de leur bassin, de leur puits. L’objectif est d’atteindre Durbar Square en profitant de toutes les splendeurs de Patan. Superbe balade.
Golden Temple 25 Rs Un peu lourd (à mon goût) mais superbe ! Montez à l’étage visiter le monastère bouddhiste.
Durbar Square 200 Rs Mon préféré … c’est mon esprit cartésien qui parle : celui-là est tiré au cordeau ! Le toit terrasse du Taleju Restaurant domine toute la place, avec les montages en toile de fond.
Musée 250 Rs Remarquable, didactique, on y passerait des heures. Belle muséographie, belles pièces, nombreuses clés sur l’iconographie bouddhiste et hindouiste. On y apprend beaucoup de choses, facilement, pour peu qu’on lise l’Anglais …
3 – Kirtipur et Chobar
Kirtipur est un petit village agréable qui permet de découvrir les environs de la capitale. Nous nous y sommes rendus en bus (9Rs/p) et ensuite, à l’aide du Lonely Planet, d’une boussole et des habitants, nous avons visité les lieux. Jolies petites ruelles de briques rouges avec partout des petits temples, tout poisseux de paraffine et enduits de pigments rouges, orange, jaunes au point parfois de ne plus reconnaître la divinité … Perdez-vous et profitez. Ce n’est pas bien grand, on ne risque rien …
Nous quittons Kirtipur à pied pour rejoindre Chobar. Toujours grâce aux indications des villageois, nous y arriverons sans problème par une agréable promenade dans la campagne, le long des rizières. N’hésitez pas. Avant de chercher les fameuses gorges, on décide d’aller manger … Le Chobar Village est réputé. Repas quelconque (voir § plus haut) mais surtout vue superbe sur toute la vallée et accueil chaleureux. La gorge de Chobar ne vaut pas tripette … surtout quand on rentre de l’Annapurna … Mais qu’importe, elle fournit un objectif à une jolie balade en campagne.
Nous rejoignons ensuite Patan à pied (ça fait un petit bout quand même) pour revoir encore Durbar Square. Nous y sommes arrivés à 17h15, la nuit tombait, les bibelotiers remballaient leur étals, quelques ampoules à droite à gauche formaient des ombres sur les grands temples … ambiance magique … Enfin, taxi pour rentrer à Thamel (150 Rs et ½ h de bouchon …).
C’est une très belle journée mais Patan et Bhaktapur restent prioritaires. C’est parce que nous avions le temps …
DIVERS :
L’accueil : souriants, gentils, aimables, serviables … un vrai bonheur Logistique : pensez à apporter des photos d’identité. Au moins 2 : une pour le pass de Durbar Square de Katmandou, une autre pour le permis de trekking. Vous trouverez tout à Thamel ou à Pokhara. On a acheté 2 gourdes en métal à Pokhara la veille de partir en trek, vraiment pas chères (400 Rs chaque). On en a eu pour notre argent : elles fuyaient !... D’ailleurs, elles sont restées au Népal … Pannes d’électricité fréquentes et parfois assez longues. Certains lieux (hôtels, boutiques, restau) ont des groupes électrogènes, d’autres pas … On a mangé aux bougies au Kilroy’s, c’était super ! Finir sa douche dans le noir, ça l’est moins … Les cybercafés sont très nombreux, pas chers mais les tarifs varient du simple au décuple ! Débit effroyablement long … Il faut parfois ½ h d’attente pour avoir enfin accès à la messagerie. 10 minutes pour faire un beau grand message détaillé, je me relis, oui, c’est bien, ouf ! allez "ENVOYER" et vlan … panne de courant !!! j’ai failli jeter la souris sur l’écran … Bref, n’entrez pas dans un cybercafé sans votre bouquin, une petite heure devant vous … et une bonne dose de fatalisme … La carte bancaire : oui, elle peut servir, pour les achats un peu plus coûteux. Nous l’avons utilisé 2 fois : un restau (le Kilroy’s) et l’achat d’un mandala. Je ne l’ai pas utilisée en retrait cash, j’avais apporté des € et des TC en $ (mais pourquoi donc des TC en $ ?? Je les traîne depuis 17 ans, j’en ai marre, on a décidé de les utiliser …). Le climat à cette époque : sec, lumineux, doux. N’oubliez pas une polaire pour les soirées à Katmandou. Sans faire froid, il fait frais … Vous pouvez oublier les débardeurs et les shorts. Pour nous Lorrains, ça nous semble être le temps idéal pour voyager ! Je déteste transpirer !.... L’affluence touristique à cette époque : énorme, disparate, beaucoup de groupes de Français sur le trek. Thamel se vide de ses touristes en journée. Ambiance plus cool … Il devient alors agréable d’y flâner. Les problèmes de santé : ni Philippe, ni moi-même n’avons souffert de tourista. Nous buvions de l’eau en bouteille ou purifiée à la pastille (l’équivalent de Micropur) et nous nous lavions les dents à l’eau du robinet. Pas de précautions particulières non plus sur les légumes, les fruits et les crudités. Hors de question de s’en priver, on a juste habitué nos estomacs progressivement. Je suis convaincue qu’à trop prendre de précaution, on ne s’immunise pas et que c’est comme ça qu’on finit sur les toilettes … Ca n’engage que moi et je dégage toute responsabilité bla bla bla … Par contre, on a beaucoup souffert de la gorge et des bronches à Katmandou, très sûrement à cause de la pollution. Mais quoi, on n’allait quand même pas se trimballer avec un masque ?… On en a vu ! Les devantures des pharmacies regorgent de Strepsil. Comme quoi !… L’air pur de Paris a suffi à nous remettre sur pieds … Quoi ?... 😇 L’itinéraire : notre choix a été très particulier : un "petit grand" trek qui occupe la moitié du séjour et le reste à Katmandou. On aurait pu aller à Chitwan ou à Bardia, je sais Sawaddeekha, tu avais insisté sur ce point … On aurait dû courir … On a fait le choix de se poser … On ne regrette pas, Katmandou mérite qu’on s’en imprègne pour passer derrière l’écran, sinon, on risque de repartir avec juste la vision d’une ville dépotoir … Affaire de temps, affaire de choix, affaire d’envie ... Nous avons privilégié le confort de se poser 8 jours dans le même hôtel et de rayonner. Peut-être aurions-nous dû consacrer une nuit à Bhaktapur pour profiter de la ville le soir. On a peut-être été un peu mous sur ce coup-là … Photos : portraits faciles pour peu que vous disposiez d’un numérique et que vous montriez le résultat. Les voisins voudront voir et vous demanderont d’être pris eux aussi. Ca peut parfois durer longtemps … Un jour, j’ai vu un touriste faire une photo d’un Népalais, en guenilles, un peu hagard, pauvre hère … Certes, allure vraiment exotique. Le photographe demande à sa femme de se mettre à côté (tel un trophée). Gros rire niais de la femme, elle s’exécute et s’approche de notre homme, assez près pour être dans le cadre, mais pas trop non plus des fois que ses puces aient envie de changer de propriétaire … sourire conquérant de la femme, regard perdu du pauvre homme, voilà, c’est parfait, la photo est faite. La femme rejoint son mari affairé à vérifier son œuvre tout en rejoignant déjà son groupe. Ils n’auront pas un regard, pas un geste, pas un merci pour le pauvre homme qui est resté planté comme un I, le regard totalement éperdu. J’ai été lâche, ils n’étaient pas Français et je ne me suis pas sentie capable de les insulter en Anglais. Mais j’aurais dû le faire en Français. Le numérique a un énorme avantage : celui de partager avec son sujet la photo faite. Et ce moment de partage est divin : le regard s’illumine, il touche l’écran, un sourire point, pudique, et levant alors les yeux vers moi, il me remercie encore plus que moi je ne le faisais. Gratitude partagée, échange de sourires, les mots sont inutiles, l’émotion passe. Ce moment est bien plus important que la photo en elle-même. Prenez en photo un enfant porté par sa mère et regardez le sourire et l’air fier de la mère devant le résultat. On n’oublie pas de tels moments. Combien de portraits ai-je fait, que je n’ai pas conservés, juste pour créer cet instant magique ! L'artisanat : beaucoup de babioles sympa pour faire plaisir à moindre frais … Rien d’extraordinaire en terme de sculptures sur bois, les pays d’Asie du Sud-Ouest proposent un artisanat bien plus fini. Les boutiques "d’antiquités" disposent parfois de belles pièces (de bronze notamment) mais attention aux prix. Nous avons aimé les peintures (aquarelles, huiles, mandalas). Aucun conseil, c’est tellement affaire de goût. Prenez le temps avant d’acheter car les qualités varient beaucoup d’un artiste à un autre. Les boutiques de Thamel ferment entre 19 et 20h et ouvrent assez tard (vers 10h). Ambiance agréable dans les boutiques, les vendeurs vous hèlent sans agressivité et avec le sourire.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le trek - Etre dominés par des plus de 8000. Dormir dans des sacs de couchage bien chauds dans des chambres bien froides Les apple crumble de Marpha … et d’ailleurs Les magnifiques temples newar aux fines sculptures sur bois, prélude des pagodes chinoises
On a moins aimé : 😕 Sentir les mollards passer parfois bien près … A Bodhnath, j’en ai pris une éclaboussure sur la main. Beurk, beurk, beurk … Ah, quels cracheurs !! Les klaxons La minceur des matelas
En conclusion ... Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix, disais-je en intro ! Il est très peu de pays dont on soit revenu en disant qu’on y retournerait. Le Népal en est un. Certes, les yeux de Bouddha sont envoûtants, énigmatiques ; Katmandou est fascinante, tellement fatigante, polluée, bruyante, mais tellement hors du temps, chatoyante, joyeuse, hallucinante ; les Népalais sont d’une gentillesse et d’une patience incomparables ; les dahl baht sont délicieux … Mais au-delà de tout ça, ce qui nous a émerveillés, ce sont les montagnes, ces sommets blancs majestueux. Ce sont eux que nous voulons revoir. Correction ! Pas seulement en fait, c’est un tout. Ce qu’on veut revoir, ce qu’on veut revivre, c’est l’arrivée dans les villages de pierre, le sourire des villageois en chemin, le chocolat chaud qui réchauffe les doigts engourdis, les repas roboratifs mais toujours hauts en saveur, les mules, les yacks souvent croisés sur les sentiers, les porteurs qui malgré leur charge continuent à sourire, les paysages changeants, variés, toujours grandioses, les ponts, défi vaincu à ma peur du vide, les soirées autour d’un brasero emmitouflés dans 2 polaires, les nuits froides et noires, chacun blotti dans son sac de couchage bien douillet, à se sourire sans rien se dire … Non, ce qu’on veut revoir, ce ne sont pas les montagnes, ce n’est pas vrai. Ce qu’on veut revoir, finalement … c’est le Népal. Thorung La, on reviendra.
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Jeu 1er Nov- Vol GulfAir Paris/Bahrein – Longue escale et nuit à Bahrein Ven- Vol GulfAir Bahrein/Katmandou - Nuit à Katmandou (International GH) Sam - A pied : Swayambhunath Stupa – Durbar Square de Katmandou - Nuit à Katmandou Dim - Bus vers Pokhara (bus touristique – 7 heures) - Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Lun - Trek de Jomsom J1 - Envol pour Jomsom - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - Trek J2 - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- Trek J3 - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - Trek J4 - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- Trek J5 - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- Trek J6 - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - Trek J7 - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - Trek J8 - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar- Trek J9 - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Mer - Bus vers Katmandou (bus touristique – 9 heures) - Nuit à Katmandou (International GH) Jeu - Katmandou - Nuit à Katmandou (Holy Himalaya Hotel) Ven - Patan (taxi : 150 Rs l’aller + 150 Rs le retour) - Nuit à Katmandou Sam - Katmandou - Nuit à Katmandou Dim- Pashupathinath (taxi 120 Rs) – Bodhnath (à pied depuis Pashu) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Lun- Kirtipur (bus local 9 Rs/p) – Chobar (à pied) – Patan (à pied) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Mar- Bhaktapur (minibus express 15 Rs/p) - Changu Narayan (taxi 300 Rs A/R depuis Bhaktapur) – Retour minibus (18 Rs) - Nuit à Katmandou Mer- Katmandou - Nuit à Katmandou Jeu- Bhaktapur (minibus 15 Rs/p aller et 18 retour) - Nuit à Katmandou Ven 23 Nov–Aéroport (taxi 300 Rs) - Vols GulfAir Katmandou/Bahrein/Paris
BUDGET :
La Roupie Népalaise (Rs) Cours : 1 € = 90 Rs
Dépenses préalables : Vols réguliers GulfAir Paris/Katmandou via Bahrein : 989 €/p = 1 978 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso de souvenirs) : Trek de Jomsom par Nepal Ecology Treks : 467 €/p = 934 € payé cash sur place Hôtel : 300 US$ en TC pour 11 nuits (hors trek) Cash et CB : 550 € (transport, repas, entrées)
Je le répète à chaque fois, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative … Evidemment, on peut dormir et manger à Katmandou pour vraiment beaucoup moins cher ... Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtel confortable et restaurant midi et soir).
Vous trouverez partout des petits bureaux de change, ouverts tous les jours. Taux affichés, identiques partout, sans commission. Il devient alors très facile de changer nos euros, petit à petit, au fil de l’eau. Demandez un reçu si vous voulez pouvoir les rechanger à l’aéroport avant de partir. Je me suis fait avoir … J’y ai vu un signe : nous voilà obligés de revenir !
GUIDES :
Lonely Planet Népal - Version française 5è édition – Septembre 2006 – Excellentissime - Nécessaire et suffisant. Guide du Routard Népal Tibet – 2007-2008 - Inutile. Ca fait 17 ans qu’on voyage, 17 ans qu’on peste contre le GdR, 17 ans qu’on continue à l’acheter … Allez comprendre … 🤪
TRANSPORTS :1 - Vols Paris/Bahrein/Katmandou – GulfAir Aucun vol direct vers Katmandou depuis Paris. C’est donc forcément long … Achetés début mai sur le site Voyages-sncf : 989 € l’A/R. J’étais assez contente de ma trouvaille. Au moment de l’achat, l’escale à Bahrein à l’aller était de quelques heures. Les mois passant, elle s’est allongée, allongée, allongée … Au final, nous avons dû passer la nuit à Bahrein (tous frais payés par GulfAir bien sûr). Bon, une nuit ça va, mais je n’y passerais pas mes vacances ! Contact avec GulfAir très courtois. Nous avons fait reconfirmer notre vol de retour, le Lonely Planet insistant sur la nécessité de le faire. L’hôtel s’en est chargé gracieusement et efficacement. De fait, le vol Katmandou/Bahrein était surbooké et nous avons été … surclassés !! (j’en connais une qui va ENFIN arrêter de se la péter maintenant 😛 !) C’est magique !! Je dis souvent que si on gagnait au loto, on ne changerait rien à notre façon de voyager SAUF qu’on se paierait la classe business.
2 – Taxi sur place Négociez la course avant de partir. Le mieux c’est d’avoir une idée du prix (cf Lonely Planet) et de l’annoncer. Le chauffeur va rabioter quelques dizaines de Rs et tout le monde est content. J’ai indiqué le prix des taxis qu’on a pris dans mon itinéraire, plus haut.
3 - Bus Epique !! Nous, on est des fanas de bus. Les paysages défilent, la vie dans le bus est typique et les arrêts pour manger sont sympas … Bref, on a là l’impression d’être au plus près de la population et des habitudes locales. Ici, le problème ce ne sont pas les bus, ce sont les bouchons aux abords de Katmandou. D’ailleurs, ça s’applique aussi aux taxis.
4 - Katmandou Des bouchons monstres ! Pire qu’à Paris. Des klaxons. Du gaz carbonique. Des motos, des camionnettes, des voitures, des minibus, une vache, 25 chiens, des piétons … bref, un immense bordel. Surtout en début et fin de journée. Pensez-y pour vos déplacements (surtout pour rejoindre l’aéroport). Thamel est quasi déserte en milieu d’après-midi.
HEBERGEMENT :
Katmandou : Sur les conseils avisés de Sawaddeekha (merci Régine !), nous avions réservé par internet nos 2 premières nuits d’hôtel à l’International Guest House (cliquer ici) en deluxe (25$-20% car résa via internet). A l’arrivée, ils n’ont pu nous proposer qu’une standard à 20$ (-20% aussi) + 13% de taxes + 3$ pour les 2 petits dej (soit 21$ au total). On prend. L’hôtel est situé dans une rue au calme à l’Ouest de Thamel ; il est très agréable, bourré de charme, avec un joli petit jardin dans lequel est servi le petit déjeuner pour les moins frileux. Néanmoins, les chambres standards sont assez petites, un peu vieillottes mais les douches sont puissantes et bien chaudes. Pas de groupe électrogène (et à Katmandou, ça a son importance !) Système de consignes de bagages (gratuit) très sécurisé pour ceux qui partent en trek : d’une part un local sous clé pour les bagages (avec étiquetage de chaque sac) et, d’autre part, des coffres individuels pour les valeurs. C’est vraiment sûr. Moi, la grande inquiète, je suis partie en trek l’esprit totalement libre, avec pour seule inquiétude celle de ne pas perdre la clé du coffre ! Gérable !... Avant de partir, on réserve une nuit pour notre retour, en deluxe cette fois svp. Au retour … encore pas de deluxe et le patron prend de haut notre tentative de négociation sur les prix quand on lui dit qu’on veut rester 9 nuits. Il nous la joue "c’est complet". On n’en croit pas un mot et ça nous agace un peu ; on ne dit rien mais, 1 heure plus tard, on avait trouvé un autre hôtel pour le reste du séjour. Des fois, on est un peu tête de cochon (pas Lorrains pour rien !). Et quand le soir, le patron, avec un grand sourire, nous a annoncé que finalement il avait réussi à se débrouiller pour nous garder notre petite chambre pour les 8 nuits supplémentaires, ce n’est pas sans une certaine jubilation contenue qu’on lui a sorti "too late, we’ll check out tomorrow". 😎 A part ça, pas de conclusion hâtive : c’est un très chouette endroit, bien situé, et très au calme. Paiement en TC $, sans commission.
Nous avons donc émigré ensuite pour le reste du séjour à l’Hotel Holy Himalaya (ex Dynasty) (cliquer ici). Dans une petite rue déserte, à l’Est de Thamel. Rien à voir avec le précédent : grand complexe impersonnel, sans charme particulier, mais très propre ; grande chambre lumineuse avec belle salle de bain complète. Eau bien chaude. Groupe électrogène. Internet 24h/24 en libre service (d’une lenteur effroyable comme partout !). Thé à volonté. Eau à 9rs (en refill). Accueil souriant et agréable. Nous avons pu choisir entre plusieurs chambres qu’ils nous ont proposées d’emblée à 30$ ttc petit dej inclus. On a gagné ici en confort ce qu’on a perdu en charme. Mais, c’est aussi une très bonne adresse que je recommande également. Paiement en TC $, sans commission.
Pokhara : 2 nuits passées à l’Hotel Moonlight (cliquer ici), intégrées au package trekking réservé auprès de Nepal Ecology Trek. Certes bien situé au bord du lac, mais aucun charme voire un peu tristounet. Un filet d’eau chaude. Accueil froid. Restaurant glauque. Vous avez compris : une adresse à oublier ! Heureusement, c’était avant et après le trek. Avant, on était surexcité, après on était euphorique. Donc, ça ne nous a pas gênés plus que ça ….
REPAS :
Le service est lent. Partout. Comptez 20 minutes mini entre la commande et le service. Le summum a été atteint au Ganesh (Freak Street) où on a attendu plus d’une heure nos 2 plats alors que nous étions les seuls clients … Une fois qu’on le sait, on prévoit : mon carnet de voyage s’est rempli principalement sur les tables des restaurants en attendant la commande … Attention aussi aux prix affichés, dans les restaurants un peu chics (genre Kilroy’s) : il faut rajouter 13% de taxes. De nombreuses pâtisseries proposent des viennoiseries, des brownies, des tartes, des gâteaux … plus savoureux les uns que les autres. Quelques vendeurs de fruits dans la rue jusque tard. Enfin tard … entendons-nous … nous à 20h, on était rentrés … on est des vraies poules en voyage. On a beaucoup profité des restaurants en toit-terrasse, à Bodnath, sur les Durbar Square de Patan et de Bhaktapur. C’est très agréable et encore mieux si on dispose de la table en bord de terrasse. Pour cela, c’est facile, arrivez un peu avant midi, vous serez les premiers. Le Taleju Restaurant sur Dubar Square à Patan permet de dominer toute la place tout en ayant les sommets en arrière-plan. Superbe vue. A Bodnath, un toit terrasse (il y en a beaucoup) permet de jolies photos des Yeux … En dehors du trek, nos repas se composaient généralement d’une seule entrée pour nous 2 (souvent des momos), d’un plat de riz avec de temps en temps du poulet, de 2 naans (pure gourmandise) et d’un grand pot de thé noir. Un tel régime tournait autour de 700 Rs pour nous 2. Les momos : cuits à la vapeur ou frits, ils sont toujours vendus par 10. Ca ressemble aux Dim Sum, les vapeurs d’Asie du SE (je ne prends pas de risque, ne sachant pas précisément si les Dim Sum sont chinois, thaïlandais ou vietnamiens 😉 …). Bref, donc, un beignet de légumes dans une feuille de riz. Nous n’avons testé que les végé momos vapeur. Qualité très variable selon la fraîcheur et les légumes à l’intérieur. Nos préférés : ceux du Jatra (aux épinards) à 90 Rs (toujours les 10) mais peut-être parce que c’était les premiers ! Egalement ceux du Helena’s (105 Rs), bien moelleux. Ceux du Yak Café (50 Rs) par contre étaient vraiment secs … Le dahl baht : voir § suivant car c’est surtout lors du trek que nous en avons mangé.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un restau à un autre … Une bouteille d’eau (1 litre) : autour de 15 Rs Une assiette de 10 momos végétariens vapeur : entre 40 et 110 Rs Une bouteille de bière (600 ml) : autour de 200 Rs – L’Everest est très douce. Un plat végétarien (dahl baht, fried rice, biryani, chop suey, chow mein …) : entre 100 et 250 Rs Un plain naan : de 25 à 70 Rs – Nos préférés : ceux du Helena’s. Une théière familiale de thé noir (4 tasses au moins) : entre 40 et 100 Rs Très difficile de trouver du coca light ou bien à 100 Rs la canette. A ce prix là, on s’est enfilé des litres de thé.
Voici quelques adresses qu’on a bien aimées : (Vous trouverez les adresses dans le Lonely Planet ou sur un plan touristique de Katmandou)
1 - Dans Thamel
Loin devant, le Helena’s. Ce n’est pas un petit restau cosy, plutôt un grand machin, sur plusieurs étages, aux grandes pièces et grandes tables. Pas beaucoup de charme, ça fait un peu grande cantine. Mais l’accueil est vraiment souriant et la nourriture est succulente. En plus, il y a vraiment de la place et on peut s’y installer pour lire ou écrire son carnet en attendant son repas. On y est allé 4 fois ! 110 Rs la théière familiale avec 3 sachets de thé. Ils la remplissent d’eau chaude gracieusement une fois vide et les sachets infusent encore suffisamment ; 105 Rs les vege momos (ultra frais) ; entre 150 et 250 Rs le plat végétarien (fried rice, biryani, moussaka …) ; 45 Rs le naan tout chaud et tout moelleux. Bref, autour de 700 Rs pour nous 2.
Tashi Deleg : Tout autre ambiance pour ce petit restaurant tibétain qu’il faut trouver. Il est caché au fond d’un couloir. Vous pourrez y tester le fameux tongba (bière de millet chaude). Surprenant, pas mauvais, mais on n’y est pas revenu … Les plats y sont copieux, un peu lourdauds mais vraiment pas chers. Excellents momos (70 Rs). Autour de 400 Rs pour nous 2.
Roadhouse Café : Belle pizzeria tout en bois. Les pizzas, cuites au feu de bois, sont énormes et délicieuses. Autour de 350 Rs la pizza. Ca change du riz …
Kilroy’s Rest : Restaurant réputé, huppé, bondé. Ici, les serviettes sont en tissu … Beaucoup plus cher mais ça vaut le coup. On paie notre repas complet (plats de mouton et de poulet / riz / naan / vrais desserts / 1 bière) 1943 Rs ttc. Pensez aux 13% de taxe à ajouter aux prix de la carte. Ouf … 🤪 Ca les vaut, c’est délicieux mais attention, certains plats sont très pimentés. La carte est sympa, pleine d’humour. Une belle adresse pour un repas en amoureux, surtout en cas de panne d’électricité, les bougies apportant un romantisme fou ! Paiement par CB sans commission.
Thamel House Rest : Restaurant traditionnel dans une belle demeure sur plusieurs étages. Arrivez tôt pour pouvoir profiter de la salle sous le toit. Ambiance chaleureuse où l’on mange assis par terre (ah, oui, il faut aimer ça …) Service à la carte ou bien menu complet de 12 ou 15 (je ne sais plus) plats. En fait, c’est une version très raffinée du dhal bhat. Version vegé ou non. On a pris un de chaque. Ici, le service est rapide ! Quelques momos (pas 10, 5 ou 6 je crois), parmi les meilleurs qu’on ait mangés suivi du dhal bhat. Ils vous disent à chaque fois ce qu’ils vous servent. C’est bon, servi à volonté, comme tous les dhal bhat. Cadre agréable. Forcément plus cher (500 ou 600 Rs le menu végé ou non) … A faire une fois.
2 - Dans Freak Street, du côté de Durbar Square
Ganesh Rest : 400 Rs pour 2 plat vég et 1 grand pot de thé. C’est très bon, pas cher mais vraiment sale et vraiment, mais alors vraiment long ! C’est le seul endroit où je n’ai pas été à mon aise pour manger … Nos verres ont été essuyés avec une méchante lavette grise traînant par terre … Je ne crois pas être chochotte mais j’ai trouvé là ma limite …
Par contre, pas bien loin, le Snowman Restaurant est, parait-il, très réputé pour ses gâteaux. Après l’expérience un peu tristounette du Ganesh Rest, on a envie de se remonter le moral et on ne résiste pas, on commande 2 apple crumble, 1 brownie, 1 chocolat chaud et 1 thé. Euh oui oui, on n’était que tous les 2 … On s’est demandé où on avait pris nos 2 kilos. Je crois que je sais … Enfin, tant pis pour les kilos, n’hésitez pas, c’est un grand moment 🙂 ! Cet endroit nous a rappelé le café de Solitaire en Namibie. Pas du tout pour l’ambiance bien sûr, mais pour le mythe qu’il transporte : passage obligé …
3 - A Chobar
Chobar Village : Suivez les panneaux, il est tout en haut … Très bel endroit, bien aménagé, très calme, accueil chaleureux. Pas un rat … Cuisine quelconque mais superbe vue sur toute la vallée.
4 - A Bhaktapur
Ne manquez pas de goûter les yaourts et les sikarnis (yaourt aux noisettes et fruits), spécialité de la ville. Le café Nyatapola est hors de prix mais les tables en balcon jouissent d’une belle vue sur la place et le grand temple. Au moins, pour y prendre un thé et un sikarni …
LE TREKKING :
Au départ, nous n’avions pas envisagé de trekking. Dans mon salon, quand je pensais à un trekking au Népal, je voyais des cordées sur neige avec piolets et crampons … Pas pour nous tout ça … Allez, peut-être 2 ou 3 jours dans la région de Katmandou … Finalement, à la lecture de différentes infos, j’ai d’abord compris que mon imagination avait déliré et qu’on ratait sans doute quelque chose. D’autant qu’on adore marcher ! Enfin, il y a eu les échanges avec Sawaddeekha qui nous ont totalement convaincus de faire le plus court des grands treks : le trek de Jomsom. Ca nous a semblé être un bon compromis pour tester notre condition physique, notre endurance en altitude et découvrir la logistique d’un trek (relation au porteur, relation au guide, manger, dormir, se laver …). Bref, des questions qu’on se pose tous (j’en suis sûre !) tant qu'on ne l'a pas vécu. Et tout ça dans des paysages paraît-il fabuleux. Donc, nous voilà décidés : c’était parti pour le trek de Jomsom !
On pensait tout organiser depuis Katmandou auprès des nombreuses agences citées dans les guides. En réfléchissant un peu, on a fini par se dire (10 jours avant notre départ !) que ce ne serait sûrement pas très facile et de toute façon très long de comparer les offres sur place ; on se voyait mal courir d’une agence à une autre. Or, toutes ces agences ont des sites et des adresses e-mail. Vive Internet ! En 10 minutes notre demande fut envoyée à 5 agences. Réponse immédiate. On constate que les devis sont assez comparables. Quelques compléments d’infos, quelques modifs … tout est possible, c’est du sur mesure, c’est facile. On finit par se décider. On opte pour Nepal Ecology Trek, d’une part pour leur réputation (unanime sur le Net), d’autre part pour le sérieux de leurs réponses et leur écoute de nos besoins. Réservation sur parole, sans acompte. Ils n’ont apparemment pas de site internet (en tous cas, pas trouvé …) mais voici leur e-mail : ecotrek@mos.com.np Leur package comprend : les services d’un guide anglophone et d’un porteur, de Katmandou à Katmandou les transferts de Katmandou à Pokhara et retours en bus touristique (pour nous 4) les 2 nuits d’hôtel à Pokhara avec petit dej (pour nous 4) le vol Pokhara / Jomsom (pour nous 4) le trek en pension complète (pour nous 4) les permis de l’ACAP la location de 2 sacs de couchage (North Face ou simili, excellent état, propre et bien chaud) 934 € au total que je paierai en liquide (et en €) à un responsable de l’agence venu nous rencontrer à la GuestHouse de Katmandou le samedi matin. Il nous présente notre guide Santa qui nous donne rendez-vous pour le transfert à Pokhara le lendemain matin. Je reviendrai plus loin sur le coût. A propos du permis(2000 Rs/p), l’agence s’est chargée de les faire grâce à un scan de nos passeports et à 2 photos numériques (qu’on a faites dans notre salon !), le tout envoyé par mail … Efficace !
1 - La randonnée en elle-même Le trek de Jomsom constitue la fin du très fameux Tour des Annapurnas, après le passage du col de Thorung à 5400m. C’est un trek facile : 9 jours de marche maxi, 3 à 6h de marche par jour, 3800m au point le plus haut (à Muktinath), sentiers sans danger, quelques ponts suspendus en bon état. Ce circuit traverse fréquemment de jolis villages de pierre, très authentiques. Paysages superbes, variés, et chaînes des Annapurnas et des Dhaulagiris en toile de fond. Je dis bien en toile de fond : ne vous attendez pas sur ce trek à être au pied des grands sommets.
Rappel de nos étapes et durée de marche Lun - J1 - Envol pour Jomsom - 2h30 de marche - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - J2 -4h de marche - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- J3 -5h de marche - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - J4 - 5h de marche - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- J5 -6h de marche - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- J6 - 3h30 de marche - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - J7 -3h de marche - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - J8 - Montée vers Poon Hill +4h de marche - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar - J9 - 2h30 de marche - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel)
Nous avons suivi les conseils d’internautes et de VFistes (encore merci Sawaddeekha !) en coupant en 2 la longue montée de Tatopani vers Ghorepani. Nous n’avons pas regretté ! La descente de Ghorepani vers Nayapul peut se faire aussi en une seule étape. L’arrêt à Tikhe Dhunga permet juste d’assurer le bus local à Nayapul en y arrivant assez tôt. La montée à Poon Hill permet d’atteindre en 40 minutes un plateau duquel, par temps clair, on peut assister à un magnifique lever de soleil sur le Dhaulagiri et les Annapurnas. Nous sommes partis vers 5h et étions redescendus au lodge à 7h30 pour le petit déjeuner. La montée est facile mais ça monte bien donc on a chaud. Par contre, une fois en haut, ça caille vraiment. C’est le moment de tout prendre. Pour ma part, j’avais même gardé mon pantalon polaire et enfilé mon surpantalon coupe-vent. J’étais bien … Thé ou chocolat chaud dispo là haut bien sûr. Emportez quelques roupies, trop sympa !… Ne boudez surtout pas ce point de vue même si se lever à 4h30 dans le froid et la nuit, ce n’est pas hyper cool. Vous serez payés de vos efforts. Pas de regret sur les étapes choisies. On gardera ce découpage pour la prochaine fois … 😉 J’avais entendu dire que le sentier était sale. Je n’ai pas trouvé. De gros efforts ont sans doute été faits. Les villages sont aussi bien entretenus et très accueillants. Notre préféré est Marpha, de très loin !
2 - Condition physique Nous aimons marcher. Sans être des montagnards (on est Lorrains et on habite en banlieue parisienne !) on crapahute régulièrement à Fontainebleau (circuit des 25 bosses pour ceux qui connaissent) et on y a usé nos chaussures de marche avant le départ. Nous avons 45 ans, pas de problèmes de santé particuliers, une alimentation et des habitudes de vie saines. Partant de là, nous n’avons eu aucun problème. Pas de courbature, pas de problème de souffle, pas d’ampoule. Aucune difficulté technique, c’est de la randonnée, ni alpinisme ni escalade. J’ose dire que c’est ouvert à tous ceux qui sont en bonne santé et qui aiment marcher. Mal des montagnes : vous savez qu’aucun entraînement ne peut permettre d’éviter ce désagrément. Seule l’acclimatation lente y contribue. Ce trek ne monte pas très haut. Et même en arrivant à Jomsom en avion (une hérésie en terme d’acclimatation !!), ça ne pose pas de problème. Soyons honnêtes, notre boîte de Doliprane (j’ai lu que pour combattre le mal des montagnes, le paracétamol était préférable à l’aspirine) y est passée quand même et nous mouchions un peu de sang. Mais rien d’inquiétant ou de vraiment gênant. Et les genoux ? 2 écoles : avec ou sans bâtons. Nous, on fait partie de l’école sans. Ce sont les descentes qui bousillent les genoux. Et il y en a !… Nous étions très attentifs à faire travailler les muscles et non les articulations. Ca oblige à descendre avec les genoux très légèrement fléchis et à freiner la descente pour éviter les à-coups mais c’est efficace. Les cuisses et les mollets travaillent et l’articulation du genou est beaucoup moins sollicitée. Bon, que les pros ne me tombent pas dessus, ce sont nos conclusions personnelles ! Et puis après, on a des mollets et des cuisses en béton !...
3 - Les ponts Dans mon salon … je voyais des ponts de singe : une grosse liane sur laquelle on marche en équilibre en s’aidant de 2 autres lianes pour les mains. C’est vrai qu’on voit souvent les yacks passer sur de tels ponts, accrochés par les cornes pour garder leur équilibre … 😛 Sur le terrain, bien sûr, c’est tout autre chose. Ce sont des ponts métalliques pour la majorité (1 ou 2 encore en bois), larges, protégés de part et d’autre par un grillage de plus d’un mètre de hauteur où même les mules n’hésitent pas une seconde. Aucun danger. Bien sûr ça tangue un peu. Bien sûr c’est à claire voie. Parfois (très très rarement) le grillage est béant sur 20 cm (pas même de quoi passer un pied !). Je fais la fière maintenant mais le premier est quand même assez impressionnant. Et puis, on s’habitue et j’ai même réussi à m’arrêter au milieu du dernier (pour la photo, histoire d’en mettre plein la vue à certaine !). Non, je n’ai pas trop regardé en bas quand même !... Enfin bref, pour les inquiets du vide comme moi, soyez rassurés, ça se passe bien. Mieux que la chaîne sur l’Olive Trail en Namibie !!
4 - Le racket des maoïstes Toujours dans mon salon, j’imaginais l’assaut d’un groupe d’une dizaine de communistes, l’œil sévère, armés jusqu’aux dents, kalachnikov à l’épaule, le verbe haut, exigeant leur dû. Et nous de nous soumettre, sans oser les regarder, tendant les billets réclamés en tremblant, et repartant, heureux d’avoir échappé à une mort certaine. Ah, j’vous le dis, j’ai une imagination débordante quand il s’agit de se faire peur toute seule. Sur le terrain, un peu avant Jomsom (au retour de Muktinath), nous apercevons une vieille cahute en bois et 2 mecs, cools, se marrant ensemble. Ils viennent vers nous, tout sourire. Tiens, que veulent-ils ? Et d’un seul coup, ARGH ! je comprends, je vois le drapeau rouge, le marteau, la faucille !! Ce sont eux !!.... comment ça ce sont eux ??... Mais où sont les kalachnikovs, les tanks, les bazookas ?…. Au final, c’est d’un gentil racket dont il s’agit, négociable même. Ils nous remettent un reçu sur l’obole perçue en nous engageant à bien le garder pour le présenter à un éventuel autre groupe et ne pas avoir à payer 2 fois. Grand sourire, échange d’amabilités, photos … bref, je m’étais vraiment fait un film et non, là décidément pas de quoi pavaner en racontant qu’on a survécu aux rackets des maoïstes … Maintenant, ne vous méprenez pas, je ne les défends pas pour autant et je n’en conclus pas qu’ils sont de doux agneaux angéliques … Pour notre part, nous avons payé 500 Rs pour nous 2. Notre guide nous a affirmé que c’est grâce à ses talents de négociateurs que nous avons payé si peu. D’ordinaire c’est 2000 Rs/p. C’était peut-être vrai.
5 - Logistique La logistique est très facilitée par les nombreux petits villages traversés où l’on peut toujours trouver à boire et bien souvent s’y nourrir (ah les tartes aux pommes !!) et y dormir. C’est l’embarras du choix ! Des fontaines jalonnent le parcours. Une pastille de micropur et c’est reparti ! Nous profitions aussi très souvent d’une pause pour boire un black tea dans une tea shop, ou mieux encore un chocolat chaud (du vrai, avec plus de lait que d’eau). Très chaud. Avec un crumble aux pommes, sur fond d’Himalaya … Vous imaginez ? C’est à pleurer !!! Dans ces conditions, une gourde d’1 litre pour nous 2 nous a largement suffi tout au long du parcours.
5.1 - Les lodges Aucun lodge n’était réservé. C’est bien sûr toujours Santa qui nous a guidés vers les lodges de son choix, en nous demandant si ça nous convenait (ce qui a toujours été le cas). C’est quoi un lodge ? Dans mon salon (dernière fois, promis 😛) … j’imaginais des refuges de montagne, avec une immense salle/dortoir où se superposaient trois étages de lits en rangs d’oignons … (j’ai connu ça à la caverne Dufour à la Réunion). Ici, c’est vraiment mieux que ça. Nous avons toujours eu une chambre pour 2. Certes, sommaire : 2 lits, 2 matelas (vraiment minces !), 2 oreillers. Soyons clairs, ça n’incite pas aux câlins … Toujours un petite table où poser son sac à dos. Parfois une prise électrique qui permettait (quand elle fonctionnait) de recharger la batterie de l’appareil photo. WC communs, assez souvent à la turque, avec papier et eau. Douches communes, pas toujours chaudes, parfois dans le même local que les wc, parfois, juste un robinet. Et parfois 1 seule douche pour 10 ou 15 chambres … C’est très sommaire, c’est froid mais c’est propre. Pour ma part, je me suis lavée complètement tous les jours (mais c’est sûr que les Lorrains sont un peu moins frileux que les Drômois 😛 …). Chambre, wc et douches ne sont pas chauffés. Il faut donc un bon duvet et avoir vraiment une grosse envie pour avoir le courage de se relever la nuit … Pensez-y avant de boire le dernier thé du soir … La salle à manger commune est la seule pièce chauffée, soit par un poêle, soit par des braseros glissés sous les grandes tables elles-mêmes recouvertes de couvertures qui vous tombent sur les genoux. En soirée, tous les trekkeurs se retrouvent dans cette pièce pour y manger, lire, jouer, discuter … Ambiance toujours sympa, décontractée et simple. Nous y avons fait de belles rencontres. Notamment 2 jeunes Japonaises ne parlant pas un mot d’Anglais mais tellement ouvertes, tellement joviales, tellement communicatives qu’on prenait un grand plaisir à se retrouver d’une étape à une autre … Elles ont même réussi à nous apprendre un jeu (une histoire de pouces levés) qui nous a tous (guides, porteurs, trekkeurs) beaucoup amusés. Séquence fou rire. Comme quoi, le langage parlé ne fait pas tout … Mais est-il un voyageur qui en doutait encore ?… Nous étions plus couverts dans les lodges que sur le chemin, d’autant plus que les Népalais ont la fâcheuse habitude de laisser les portes grandes ouvertes (il faut bien le reconnaître, les Népalais sont encore moins frileux que les Lorrains …). Bref, on se couvrait donc : pantalon polaire, chaussettes de laine (prévoyez des sandales à scratch plutôt que des tongs …), T-shirt manches longues, petite et grosse polaire, écharpe polaire. Indispensable également de disposer d’un sac de couchage bien chaud. Je dormais avec une chemisette style Damart et des chaussettes. Je vous l’ai dit, ça n’incite pas aux câlins … Cela étant dit, ainsi parés, nous n’avons jamais souffert du froid. Je n’ai pas de remarque particulière sur nos lodges. Le New Asia Trekker’s Home était de loin le plus confortable (sanitaires privés) mais tous étaient bien. Aucun à éviter absolument. On s’est offert une tarte aux pommes (oh ? 😇) à l’Eagle Nest Guest House de Ghasa (entre Kalopani et Tatopani) et ce lodge nous a paru vraiment vraiment bien … presque douillet … Et l’apple pie était divine !! On a retenu son nom pour la prochaine fois …
5.2 - Les repas Nous arrivions au lodge généralement un peu après midi, pour y déjeuner. Tous les lodges proposent une carte longue et variée (mais la même partout). Contrairement à ce qui était stipulé dans notre devis, Santa nous a toujours laissés libres de choisir tout ce qu’on voulait. Tous les guides font ça apparemment : ils disposent d’un forfait pour l’hébergement et les repas et si les trekkeurs sont raisonnables tout le monde y gagne … nous en liberté, eux sur le forfait. On n’a jamais dû le dépasser puisque, jusqu’au bout, on a eu "carte libre" pour les 3 repas par jour (le petit déj aussi est à la carte). On n’a jamais abusé non plus (mais on n’avait pas envie). Ni bière, ni dessert … Juste un bon gros dahl baht et une grosse théière de thé noir et on était heureux. Entre la commande du déjeuner et l’arrivée de votre plat, il faut bien compter … au moins 30 minutes (moi, j’en profitais pour me doucher !). Aussi, pour le dîner, les lodges ont-ils pris l’habitude de prendre la commande dans le courant de l’après-midi et de vous demander à quelle heure vous voulez être servis (généralement, entre 18 et 19h). Idem pour le petit déj, la commande est passée la veille en indiquant l’heure de service. Le rituel est toujours le même : vous notez dans un cahier votre numéro de chambre, votre commande et l’heure. Lents mais bien organisés ! Les frais de repas et d’hébergement sont totalement pris en charge par le guide. Rien à débourser (hormis le thé que nous sirotions dans l’après midi et que nous payions aussitôt). Pour information (pour notre prochain trek et pour VF !!), j’ai noté que chacun de nos 3 repas revenait en moyenne à 500 Rs pour nous 2 (soit 1500 au total) et que la nuit en lodge coûtait entre 100 et 150 Rs pour un confort simple (sanitaires communs).
5.3 - Le fameux dahl baht C’est le plat national du Népal, a fortiori du trek. Très nourrissant, très copieux puisque servi à volonté, très bon, nous, on ne s’en est pas lassé !! Une énorme assiette de riz cuit vapeur et autour un curry de légumes, une soupe de lentilles, des épinards, des achards. Tout est resservi à volonté et dès que votre assiette se vide, ils arrivent avec les gamelles. C’est génial. Je vous assure que, lorsque vous avez marché 4 ou 5 heures, l’estomac dans les talons, ce plat bien chaud est divin. Le serait-il autant un samedi soir ici à Paris avec des amis, je n’en suis pas si sûre … mais, là, en montagne, il avait toute sa saveur ! Vous devez goûter ça ! Et goûtez le vite car si vous aimez, vous pourrez y revenir !
5.4 - L’équipement (à cette époque, début Novembre) Dans la journée, il fait doux mais on sent qu’on est en altitude. Le matin, on démarrait (entre 7h30 et 8h) avec 4 couches (T-shirt + polaire légère + grosse polaire + coupe-vent). Généralement, après 1 heure de marche, nous tombions le GoreTex (coupe vent et grosse polaire) et parfois même la polaire légère (surtout si on montait !). La partie de Jomsom vers Kagbeni est très ventée. Le coupe-vent est très appréciable ici, ainsi que des lunettes de soleil (pour protéger les yeux des grains de sable qui volent). Finalement, nous n’avons jamais souffert du froid pendant la journée.
Notre sac à dos (1 seul pour nous 2) pesait environ 14 kg (sacs de couchage compris). Eh bien, vous savez quoi ? on a encore ramené du linge propre ! On emporte toujours trop ! Sur ce trek, on transpire peu, on ne se salit pas, on peut se laver facilement et il n’est pas utile de changer de T-shirt tous les jours. Bien sûr au bout de 5 jours, je ne dis pas que je sentais encore l’Ariel Grand Large mais je ne faisais pas fuir mes voisins non plus, je vous assure … Après la douche, je m’habillais d’une tenue propre pour la fin de journée. Et le lendemain matin, je ré-enfilais ma tenue de marche qui avait eu le temps de s’aérer. Un changement de T-shirt au bout de 5 jours et voilà ! Sachez néanmoins qu’il fait froid la nuit et qu’un slip lavé ne sera pas sec le lendemain matin … Pensez aux protections jetables, c’est idéal (d’accord, ce sont des déchets qui polluent, c’est vrai …). Un soutien gorge de sport est plus confortable. Comment ça "pour quoi faire ?" ? Même pour les petits gabarits comme moi, c’est plus agréable.
Voilà ce que j’ai utilisé en 9 jours : 2 T-shirt manches courtes (en fibre technique, c’est mieux pour éviter la sensation de froid après transpiration) 1 T-shirt manches longues, un peu épais, pour le soir (je ne l’ai pas porté en journée) 1 polaire légère (journée et soir) 1 pantalon de rando coton 1 surpantalon imperméable et coupe-vent (Lafuma, entièrement zippé, très bien, trouvé chez Go Sport) 1 pantalon polaire (pour le soir ou sous le surpantalon pour monter à Poon Hill) 1 grosse polaire 1 coupe-vent Gore Tex 2 paires de chaussettes de rando 3 slips, 2 SG 1 chemisette manches longues style Damart (mais moins chère que Damart) pour la nuit Bonnet, écharpe, gants
Indispensable : Chargeur pour votre batterie d’appareil photo numérique (pas besoin d’adaptateur mais les prises ne fonctionnent pas toujours bien) Lampe frontale pour les pannes d’électricité (courantes si j’ose dire !!) et aussi pour lire au lit quand l’interrupteur est près de la porte … Vous trouverez des piles rondes de rechange partout. Protection solaire, mais n’emportez pas 25 flacons, il n’y a que le visage qui est exposé … un petit tube suffit (et toc, encore 50 gr d’économisé !) Des mouchoirs en papier : on mouche beaucoup. Ceux vendus sur place sont ultra fins et se transforment en dentelle après une seule narine. Pas très agréable … Offrez-vous ce petit luxe d’apporter vos Kleenex habituels. Des sandales et non des tongs, pour pouvoir garder des chaussettes. C’est vraiment agréable de quitter les chaussures à l’étape. Du papier toilette pour vos besoins dans les petites tea houses en chemin. Un peu de lecture. Pour ma part j’ai lu Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog. En dehors des passionnés de montagnes, ce livre n’a aucun intérêt SAUF ici !! On est dans ses pas, il cite des villages qu’on traverse, des sommets qui nous dominent, des cols qu’on aperçoit … Fabuleux ! Je le conseille. Un jeu de cartes. De l’argent liquide : pour payer les dépenses hors repas (les thés, les tartes aux pommes, les maoïstes …). On a dépensé 60€ pour nous 2 pendant les 9 jours de trek (ça file vite quand même …). Ne cherchez pas à tout prix à n’emporter que des petites coupures, les billets de 500 Rs ne posent aucun problème. Prenez soin de votre permis de l’ACAP, vous aurez à le présenter assez souvent. Nous avions laissé nos passeports dans le coffre de Katmandou. Mais vous en aurez besoin ainsi qu'une photo d'identité si vous devez faire ce permis sur place.
5.5 - Une journée type Petit déjeuner autour de 7h Départ entre 7h30 et 8h Arrivée à l’étape entre 11 et 13h Repas / Douche Visite du village / Lecture / Ecriture / Recherche d’une tarte aux pommes (encore ??!!) / Repos … Dîner entre 18h et 18h30 Dodo vers 20h
6 - Santa, le guide et Divi, le porteur Nos relations ont été agréables, amicales et saines, d’autant plus que Santa avait une attitude très paternelle et très protectrice envers le jeune Divi. Ce qui n’est pas toujours le cas ... Divi ne nous attendait pas. Il marchait à son rythme, à savoir très très vite (en sandales de plastique !) avec de nombreuses pauses assez courtes. Santa, lui, démarrait avec nous. Son niveau d’Anglais était vraiment très faible et ne nous permettait aucune discussion. Ce qui ne nous gênait pas beaucoup, et lui non plus apparemment. Nous marchions côte à côte, sans non plus être collés. Parfois il s’arrêtait pour discuter avec un copain et l’écart se creusait. Nous sommes même montés à Poon Hill seuls car il avait une gueule de bois à gérer …. Lors des pauses, il est de coutume et de bon ton de payer l’ensemble des consommations. Mais ils étaient tous 2 bien moins gourmands que nous ! Qu’est-ce qu’on a pu manger comme tartes aux pommes !! Aux étapes, guides et porteurs se retrouvaient tous ensemble pour manger, boire de l’alcool de pomme et jouer aux cartes. De temps à autre (entre 2 donnes), un petit coup d’œil, un petit sourire pour vérifier que tout allait bien pour nous. Pas du tout envahissants et je pense que Santa a vite compris que ça ne nous gênait pas (ceux qui ont lu mes précédents carnets savent que nous ne sommes pas très liants). Il vivait sa vie, nous la nôtre, en bonne entente. C’était parfait pour nous. Lors de l’étape à Muktinath, nous avons passé la soirée avec un couple d’Allemands, nos guides et nos porteurs. A 8, tous ensemble à la même grande table pour profiter du brasero à nos pieds. Mais ce fut la seule fois. Le porteur des Allemands n’était d’ailleurs pas du tout à son aise … Le pourboire. Toujours un peu délicat … Surtout ne pas les brimer, mais sans donner trop non plus … Nous avons suivi les conseils d’autres trekkeurs disant de prévoir 3€ pour le guide par jour de trek et 2€ pour le porteur. Nous avons donné 2500 Rs à chacun. Pas eu envie de faire de différence.
7 - Le bilan
7.1 - L’agence Nepal Ecology Trek Je pense vraiment que NET est une excellente agence. Tous les guides qu’on a croisés (de chez NET ou non) nous ont dit que NET était correcte avec ses guides et ses porteurs. Par ailleurs, les bénéfices servant des œuvres humanitaires, ça aide à ouvrir le porte-monnaie pour une somme aussi lourde … Car, tout de même, la satisfaction n’exclut pas le bilan et il faut bien convenir que passer par une agence (même locale, je ne parle pas des agences françaises !) revient très cher. En comptant très large, j’ai estimé avoir payé plus du double du prix de revient (salaire, hébergement et repas de nos 2 compagnons de voyage inclus). Aucun regret bien sûr, d’abord c’est pour la bonne cause, on a fait travailler un guide et un porteur et on n’aurait jamais imaginé partir seul pour une première approche de l’Himalaya. On a payé notre confort, notre tranquillité d’esprit et notre sécurité. On a rencontré en chemin plusieurs couples faisant le grand Tour seuls, sans guide, sans porteur. Liberté totale … C’est vraiment faisable … Clairement, sur ce trek, le guide est inutile. Il n’y a aucune ambiguïté de parcours, du monde partout (Népalais et trekkeurs) pour vous aiguiller si nécessaire, des lodges en abondance et les maoïstes sont calmes. Si c’était à refaire, et toujours dans le cadre d’un premier voyage, je conseillerais, l’embauche d’un seul guide/porteur, directement (hors agence). Dans ce cas, il faut embaucher quelqu’un recommandé par d’autres pour éviter de tomber sur des filous … Sawaddeekha (entre autres !) donne le mail de son guide/porteur dans son post (cliquer ici).
7.2 - Le trek en lui-même ENCHANTES !! Mais avec un énorme goût de TROP PEU au final … On s’aperçoit que décidément on aime marcher ! Notre but est atteint. Ce trek était une première approche. Nous voulions voir ce qu’était un trek dans l’Himalaya, nous voulions voir si nous avions la condition physique pour le faire, l’esprit, le goût, l’envie d’aller plus loin. On a répondu … Résultat : en arrivant à Katmandou, on a couru acheter une carte du Tour des Annapurnas au 1/100 000 pour préparer le prochain. Que nous ferons seuls, cette fois, puisque maintenant on sait où on va, on peut se le permettre. En prévoyant 4 semaines (pour 16 à 20 jours de trek), ça nous parait large et prudent, tout le temps nécessaire pour s’acclimater et parer aux imprévus. Thorung La, attends-nous, on revient ! Maintenant il faut que j’explique à mon patron que je veux partir 4 semaines … pas gagné !! 🤪
KATMANDOU :
Rien de ce que je peux dire ici ne suffira à vous en donner une image exacte. Tant mieux ! La première impression que fait Katmandou (surtout en arrivant en début de soirée, période de rush) est déconcertante. Katmandou est la ville de tous les contrastes : le sublime côtoie le sordide, le spirituel côtoie l’immonde … Mais voilà qui fait tout son charme. Jamais vu ville plus bruyante, plus polluée, plus délabrée. Les ordures jonchent les rues, apportant avec elles leurs lots d’odeurs ! Imaginez un peu : des femmes magnifiques dans leurs saris vifs et colorés, assises au milieu des gravats ; un doux fumet de curry couvert d’un seul coup par l’odeur âcre de l’urine ; un rat crevé devant un temple de Ganesh ( !) ; des embouteillages monstres, bruyants, juste aux abords d’une petite cour sereine où du linge sèche sur un temple … Ce sont ces contrastes aussi marqués qui rendent Katmandou fascinante. Soyez prévenus, Katmandou n’est pas Luang Prabang, loin s’en faut. Mais que ça ne vous empêche pas de plonger avec délices dans cette ville intemporelle.
Swayambhunath 100 Rs (guichet tout en haut des marches) – Tous les prix indiqués s’entendent par personne Depuis Thamel, on peut s’y rendre à pied : les explications du Lonely Planet dégrossissent, les Népalais font le reste. Ils devinent tous où vous allez quand vous êtes dans le coin … Environnement agréable, long escalier pour atteindre le stupa où les singes se donnent en spectacle. Nous avons supposé que nous y étions un jour de fête, tant les Népalaises aux saris rouges étaient nombreuses. Superbes scènes d’offrandes. Tous les sens sont sollicités : la vue en premier lieu avec tout ce rouge déployé, l’odorat avec les bougies et les petites lampes à huile, l’ouïe avec le son des clochettes que tous font tinter pour appeler les divinités, le toucher avec les moulins à prières qu’on n’a pas manqué de faire virevolter nous aussi. Pour nous ne manquait que le goût. Les Népalais l’ont eux développé au cours d’un grand repas rituel partagé au sein du temple, à même le sol, des journaux en guise d’assiettes. Notre premier temple, nos premiers Yeux, nos premières rencontres, nos premiers portraits. Belle visite, le ton de notre voyage était donné !
Durbar Square 200 Rs Si vous comptez y passer plus d’une fois, ne manquez pas de demander un pass. Il vous faut une photo d’identité et votre passeport. Si vous avez le temps, ne cherchez pas à la comprendre en une seule fois. Venez-y en fin d’après midi, avec une belle lumière rasante et laissez-vous simplement porter par l’ambiance, perdez-vous dans ce dédale de temples newar et shikhara. Et puis revenez, cette fois pour une visite plus approfondie, plus studieuse. Arrivez, cette fois, tôt le matin quand la place commence seulement à s’animer. Montez en haut de Maju Dega et prenez le temps de lire vos guides. Le petit plan fourni par le guichet et le Lonely Planet suffisent pour faire une visite complète et agréable. Mais si vous préférez être guidés, vous n’aurez que l’embarras du choix … Nous, nous préférons toujours être seuls et avons écarté gentiment les guides qui proposaient leurs services. Lonely Planet, plan et boussole à la main, on vit alors notre visite un peu comme une chasse aux trésors, et les efforts que l’on fait pour découvrir tel ou tel indice nous permettent de nous approprier le lieu, de noter les détails truculents et de fixer les images. On aime cette quête. Le musée Tribhuvan (250 Rs) n’a d’intérêt que pour l’architecture du bâtiment. Le contenu, à la gloire des derniers rois, m’a prodigieusement barbée (et je reste polie) ! Le berceau du roi, la tétine du roi, le jouet du roi, une photo du roi avec Machin, et encore une avec Bidule, et encore une avec Truc … Pfff … En plus, que c’est grand … Je pense qu’on peut vraiment en faire l’économie …
Pashupatinath 250 Rs Pour ce prix, vous n’aurez accès qu’à l’extérieur. L’entrée du temple est interdit aux non-hindouistes. On y va en taxi depuis Thamel (120 Rs). Je suis un peu mal à l’aise avec cette visite … Pashupatinath se situe au bord de la rivière sacrée Bagmati le long de laquelle ont lieu très régulièrement des crémations. Agglutinés le long de la rive opposée, on assiste à ce spectacle bien orchestré. J’ai beau y assister avec discrétion et humilité, je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur le bien fondé de ma présence. Bien sûr c’est une cérémonie, intéressante sur le plan culturel, et s’il s’agissait d’un mariage ou d’un baptême, je n’aurais aucun scrupule. Le problème c’est la mort … Autant il me parait sain et agréable d’assister à la joie des gens, autant j’ai plus de mal avec le chagrin. Quelle est la part de voyeurisme ?... Bon, je n’ai pas répondu à cette question … et je suis toujours partagé entre l’enrichissement culturel que m’a apporté cette cérémonie si loin de nos coutumes, et la gêne et le sentiment d’avoir peut-être manqué de compassion et de respect. A l’Est de la rivière s’élève un large escalier avec, de part et d’autre, une forêt de chatryas dédiés à Shiva. Dans ce dédale de petits temples, quelques sadhous, plus ou moins comédiens, attendent le touriste pour monnayer une photo. Bref, voici un endroit intéressant mais qui m’a laissé un souvenir mitigé … A chacun de voir …
Bodhnath 100 Rs On rejoint Bodhnath à pied depuis Pashupatinath à travers villages et champs grâce aux explications claires du Lonely Planet. Bien peu de touristes ici finalement comparé à l’affluence à Thamel le soir. Ce n’est peut-être pas ce que la majorité vient chercher. Peu importe, tant mieux pour moi ! Car les Yeux, ceux que l’on voit partout, c’est ici !! Un cube doré sur un dôme blanc festonné de guirlandes de peinture jaune. Et la musique sacrée Om mani padme hum qui partout résonne, relaxante, lancinante. Tous dans le même sens, Népalais et Tibétains tournent autour du stupa en faisant valser les moulins. Et dominant toute cette ferveur, ce Regard impassible, envoûtant … Mon regard à moi se voile … Séquence émotion. Nous tournerons nous aussi autour du stupa, d’un lent pas de sénateur, comme il convient. Un tour, 2 tours, 10 tours … jusqu’à plus soif, jusqu’à pouvoir se décrocher de ce lieu magique. Une fois encore, je prends conscience ici du privilège et de la chance que j’ai de pouvoir réaliser mes rêves.
Thamel Quartier touristique de Katmandou qui regorge de petits hôtels et de bons restaurants. Sans parler des boutiques, des agences, des bureaux de change … tout est fait pour les touristes. Absolument aucune authenticité, pourtant ce quartier vivant n’est pas désagréable. Il est en tout cas extrêmement pratique. Vous y trouverez entre autres de nombreuses librairies vendant des livres (ben oui !) mais aussi et surtout des cartes détaillées de tout le Népal, vraiment pas chères. Quand Philippe veut me faire plaisir, il ne m’emmène pas dans une bijouterie, il m’emmène à l’IGN. Alors là, comme il disait, j’étais comme une gamine dans une confiserie, les yeux écarquillés, ne sachant plus où donner de la tête, totalement survoltée. Je crois même l’avoir un peu saoulé 😇 … Nous y avons acheté les cartes qui nous serviront à préparer notre retour …
LA VALLEE :
1 – Bhaktapur
Minibus express : 15 Rs/p l’aller, 18 le retour. Bhaktapur, savamment restaurée, est un joyau !
Durbar Square 750 Rs – Avec votre n° de passeport, le guichetier indiquera au dos du billet la durée de validité que vous lui demanderez Nous savions que nous reviendrions … Comme pour Katmandou, une première visite où on a goûté l’ambiance, flâné dans les rues et consacré du temps pour Changu Narayan. La veille de notre départ, nous y sommes revenus. L’impression d’être déjà en terrain connu, le plaisir de retrouver ce que l’on a adoré 2 jours plus tôt. Revenir, c’est bénéficier d'un bonus. Pourtant, pour être parfaitement honnête la Durbar Square de Bhaktapur n’est pas ma préférée mais on est quand même à un très haut niveau d’émerveillement … Pour contempler le temple Nyatapola depuis la terrasse du café éponyme, il faut accepter de payer le prix fort … c’est hors de prix. Mais que le sikarni (yaourt local agrémenté de noisettes et de fruits) y est bon !! Allez, petit luxe …
Changu Narayan 60 Rs A défaut du bus local vraiment trop bondé, on revient à Durbar Square où on négocie âprement un taxi pour nous y emmener, nous attendre et nous redescendre. 300 Rs l’A/R. Route défoncée comme il se doit, qui s’élève vers un temple superbe, haut en couleurs. Nous y arrivons un jour de fête. Le monde, le rouge, les tikas épaisses et colorées sur tous les fronts (hommes, femmes et enfants) ne nous laissent pas en douter. Une fois de plus, nous passerons davantage de temps à admirer les gens et leurs coutumes que les sculptures des étais de bois (pourtant d’une rare finesse). Nous redescendrons trop sagement (et un peu à regret) retrouver notre taxi au bout d’une heure, durée d’attente convenue avec le chauffeur. Sommes-nous trop disciplinés ?…
2 – Patan
Taxi de Thamel à Patan Dokha pour 150 Rs. Là encore, nous suivons l’itinéraire du Lonely Planet qui nous entraîne de petites ruelles en minuscules passages couverts, de cours en cours, toutes pourvues de leur petit temple, de leur bassin, de leur puits. L’objectif est d’atteindre Durbar Square en profitant de toutes les splendeurs de Patan. Superbe balade.
Golden Temple 25 Rs Un peu lourd (à mon goût) mais superbe ! Montez à l’étage visiter le monastère bouddhiste.
Durbar Square 200 Rs Mon préféré … c’est mon esprit cartésien qui parle : celui-là est tiré au cordeau ! Le toit terrasse du Taleju Restaurant domine toute la place, avec les montages en toile de fond.
Musée 250 Rs Remarquable, didactique, on y passerait des heures. Belle muséographie, belles pièces, nombreuses clés sur l’iconographie bouddhiste et hindouiste. On y apprend beaucoup de choses, facilement, pour peu qu’on lise l’Anglais …
3 – Kirtipur et Chobar
Kirtipur est un petit village agréable qui permet de découvrir les environs de la capitale. Nous nous y sommes rendus en bus (9Rs/p) et ensuite, à l’aide du Lonely Planet, d’une boussole et des habitants, nous avons visité les lieux. Jolies petites ruelles de briques rouges avec partout des petits temples, tout poisseux de paraffine et enduits de pigments rouges, orange, jaunes au point parfois de ne plus reconnaître la divinité … Perdez-vous et profitez. Ce n’est pas bien grand, on ne risque rien …
Nous quittons Kirtipur à pied pour rejoindre Chobar. Toujours grâce aux indications des villageois, nous y arriverons sans problème par une agréable promenade dans la campagne, le long des rizières. N’hésitez pas. Avant de chercher les fameuses gorges, on décide d’aller manger … Le Chobar Village est réputé. Repas quelconque (voir § plus haut) mais surtout vue superbe sur toute la vallée et accueil chaleureux. La gorge de Chobar ne vaut pas tripette … surtout quand on rentre de l’Annapurna … Mais qu’importe, elle fournit un objectif à une jolie balade en campagne.
Nous rejoignons ensuite Patan à pied (ça fait un petit bout quand même) pour revoir encore Durbar Square. Nous y sommes arrivés à 17h15, la nuit tombait, les bibelotiers remballaient leur étals, quelques ampoules à droite à gauche formaient des ombres sur les grands temples … ambiance magique … Enfin, taxi pour rentrer à Thamel (150 Rs et ½ h de bouchon …).
C’est une très belle journée mais Patan et Bhaktapur restent prioritaires. C’est parce que nous avions le temps …
DIVERS :
L’accueil : souriants, gentils, aimables, serviables … un vrai bonheur Logistique : pensez à apporter des photos d’identité. Au moins 2 : une pour le pass de Durbar Square de Katmandou, une autre pour le permis de trekking. Vous trouverez tout à Thamel ou à Pokhara. On a acheté 2 gourdes en métal à Pokhara la veille de partir en trek, vraiment pas chères (400 Rs chaque). On en a eu pour notre argent : elles fuyaient !... D’ailleurs, elles sont restées au Népal … Pannes d’électricité fréquentes et parfois assez longues. Certains lieux (hôtels, boutiques, restau) ont des groupes électrogènes, d’autres pas … On a mangé aux bougies au Kilroy’s, c’était super ! Finir sa douche dans le noir, ça l’est moins … Les cybercafés sont très nombreux, pas chers mais les tarifs varient du simple au décuple ! Débit effroyablement long … Il faut parfois ½ h d’attente pour avoir enfin accès à la messagerie. 10 minutes pour faire un beau grand message détaillé, je me relis, oui, c’est bien, ouf ! allez "ENVOYER" et vlan … panne de courant !!! j’ai failli jeter la souris sur l’écran … Bref, n’entrez pas dans un cybercafé sans votre bouquin, une petite heure devant vous … et une bonne dose de fatalisme … La carte bancaire : oui, elle peut servir, pour les achats un peu plus coûteux. Nous l’avons utilisé 2 fois : un restau (le Kilroy’s) et l’achat d’un mandala. Je ne l’ai pas utilisée en retrait cash, j’avais apporté des € et des TC en $ (mais pourquoi donc des TC en $ ?? Je les traîne depuis 17 ans, j’en ai marre, on a décidé de les utiliser …). Le climat à cette époque : sec, lumineux, doux. N’oubliez pas une polaire pour les soirées à Katmandou. Sans faire froid, il fait frais … Vous pouvez oublier les débardeurs et les shorts. Pour nous Lorrains, ça nous semble être le temps idéal pour voyager ! Je déteste transpirer !.... L’affluence touristique à cette époque : énorme, disparate, beaucoup de groupes de Français sur le trek. Thamel se vide de ses touristes en journée. Ambiance plus cool … Il devient alors agréable d’y flâner. Les problèmes de santé : ni Philippe, ni moi-même n’avons souffert de tourista. Nous buvions de l’eau en bouteille ou purifiée à la pastille (l’équivalent de Micropur) et nous nous lavions les dents à l’eau du robinet. Pas de précautions particulières non plus sur les légumes, les fruits et les crudités. Hors de question de s’en priver, on a juste habitué nos estomacs progressivement. Je suis convaincue qu’à trop prendre de précaution, on ne s’immunise pas et que c’est comme ça qu’on finit sur les toilettes … Ca n’engage que moi et je dégage toute responsabilité bla bla bla … Par contre, on a beaucoup souffert de la gorge et des bronches à Katmandou, très sûrement à cause de la pollution. Mais quoi, on n’allait quand même pas se trimballer avec un masque ?… On en a vu ! Les devantures des pharmacies regorgent de Strepsil. Comme quoi !… L’air pur de Paris a suffi à nous remettre sur pieds … Quoi ?... 😇 L’itinéraire : notre choix a été très particulier : un "petit grand" trek qui occupe la moitié du séjour et le reste à Katmandou. On aurait pu aller à Chitwan ou à Bardia, je sais Sawaddeekha, tu avais insisté sur ce point … On aurait dû courir … On a fait le choix de se poser … On ne regrette pas, Katmandou mérite qu’on s’en imprègne pour passer derrière l’écran, sinon, on risque de repartir avec juste la vision d’une ville dépotoir … Affaire de temps, affaire de choix, affaire d’envie ... Nous avons privilégié le confort de se poser 8 jours dans le même hôtel et de rayonner. Peut-être aurions-nous dû consacrer une nuit à Bhaktapur pour profiter de la ville le soir. On a peut-être été un peu mous sur ce coup-là … Photos : portraits faciles pour peu que vous disposiez d’un numérique et que vous montriez le résultat. Les voisins voudront voir et vous demanderont d’être pris eux aussi. Ca peut parfois durer longtemps … Un jour, j’ai vu un touriste faire une photo d’un Népalais, en guenilles, un peu hagard, pauvre hère … Certes, allure vraiment exotique. Le photographe demande à sa femme de se mettre à côté (tel un trophée). Gros rire niais de la femme, elle s’exécute et s’approche de notre homme, assez près pour être dans le cadre, mais pas trop non plus des fois que ses puces aient envie de changer de propriétaire … sourire conquérant de la femme, regard perdu du pauvre homme, voilà, c’est parfait, la photo est faite. La femme rejoint son mari affairé à vérifier son œuvre tout en rejoignant déjà son groupe. Ils n’auront pas un regard, pas un geste, pas un merci pour le pauvre homme qui est resté planté comme un I, le regard totalement éperdu. J’ai été lâche, ils n’étaient pas Français et je ne me suis pas sentie capable de les insulter en Anglais. Mais j’aurais dû le faire en Français. Le numérique a un énorme avantage : celui de partager avec son sujet la photo faite. Et ce moment de partage est divin : le regard s’illumine, il touche l’écran, un sourire point, pudique, et levant alors les yeux vers moi, il me remercie encore plus que moi je ne le faisais. Gratitude partagée, échange de sourires, les mots sont inutiles, l’émotion passe. Ce moment est bien plus important que la photo en elle-même. Prenez en photo un enfant porté par sa mère et regardez le sourire et l’air fier de la mère devant le résultat. On n’oublie pas de tels moments. Combien de portraits ai-je fait, que je n’ai pas conservés, juste pour créer cet instant magique ! L'artisanat : beaucoup de babioles sympa pour faire plaisir à moindre frais … Rien d’extraordinaire en terme de sculptures sur bois, les pays d’Asie du Sud-Ouest proposent un artisanat bien plus fini. Les boutiques "d’antiquités" disposent parfois de belles pièces (de bronze notamment) mais attention aux prix. Nous avons aimé les peintures (aquarelles, huiles, mandalas). Aucun conseil, c’est tellement affaire de goût. Prenez le temps avant d’acheter car les qualités varient beaucoup d’un artiste à un autre. Les boutiques de Thamel ferment entre 19 et 20h et ouvrent assez tard (vers 10h). Ambiance agréable dans les boutiques, les vendeurs vous hèlent sans agressivité et avec le sourire.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le trek - Etre dominés par des plus de 8000. Dormir dans des sacs de couchage bien chauds dans des chambres bien froides Les apple crumble de Marpha … et d’ailleurs Les magnifiques temples newar aux fines sculptures sur bois, prélude des pagodes chinoises
On a moins aimé : 😕 Sentir les mollards passer parfois bien près … A Bodhnath, j’en ai pris une éclaboussure sur la main. Beurk, beurk, beurk … Ah, quels cracheurs !! Les klaxons La minceur des matelas
En conclusion ... Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix, disais-je en intro ! Il est très peu de pays dont on soit revenu en disant qu’on y retournerait. Le Népal en est un. Certes, les yeux de Bouddha sont envoûtants, énigmatiques ; Katmandou est fascinante, tellement fatigante, polluée, bruyante, mais tellement hors du temps, chatoyante, joyeuse, hallucinante ; les Népalais sont d’une gentillesse et d’une patience incomparables ; les dahl baht sont délicieux … Mais au-delà de tout ça, ce qui nous a émerveillés, ce sont les montagnes, ces sommets blancs majestueux. Ce sont eux que nous voulons revoir. Correction ! Pas seulement en fait, c’est un tout. Ce qu’on veut revoir, ce qu’on veut revivre, c’est l’arrivée dans les villages de pierre, le sourire des villageois en chemin, le chocolat chaud qui réchauffe les doigts engourdis, les repas roboratifs mais toujours hauts en saveur, les mules, les yacks souvent croisés sur les sentiers, les porteurs qui malgré leur charge continuent à sourire, les paysages changeants, variés, toujours grandioses, les ponts, défi vaincu à ma peur du vide, les soirées autour d’un brasero emmitouflés dans 2 polaires, les nuits froides et noires, chacun blotti dans son sac de couchage bien douillet, à se sourire sans rien se dire … Non, ce qu’on veut revoir, ce ne sont pas les montagnes, ce n’est pas vrai. Ce qu’on veut revoir, finalement … c’est le Népal. Thorung La, on reviendra.
Grande Canarie ou Ténérife? English translation pending
Salutà tous !
Voilà, avec un ami nous comptons nous offrir env 7-8 jours dans l'archipel grâce aux prix des cie low cost mais j hesite entre grand canarie et ténériffe. Nous recherchons des plages sympa pour se baigner et également des paysages variés pour des randos.
Merci😏
Voilà, avec un ami nous comptons nous offrir env 7-8 jours dans l'archipel grâce aux prix des cie low cost mais j hesite entre grand canarie et ténériffe. Nous recherchons des plages sympa pour se baigner et également des paysages variés pour des randos.
Merci😏
Ouzbékistan - Juin 2006 English translation pending
Samarcande … Qui n’a pas les yeux qui s’agrandissent, la gorge qui se noue et les doigts qui tremblent d’envie au nom évocateur de Samarcande ?...
Depuis toute jeune et plus encore depuis la lecture du roman éponyme d’Amin Maalouf, Samarcande était pour moi une cité tellement lointaine, tellement magique, tellement fascinante qu’elle en était devenue un mythe inaccessible.
Les années ont passé, j’ai grandi, j’ai voyagé … Samarcande brillait toujours au loin de son aura même si, avec nos voyages, le monde s’est rétréci et que la Cité s’est rapprochée. Pas une année sans qu’on parle d’Elle et qu’on organise … un autre voyage ! Et plus on voyageait et plus le mythe grandissait … Jusqu’à cette année …
Maintenant, il vous est facile d’imaginer mon émotion en arrivant à Samarcande !
Pourquoi avoir tant tardé ? Sans doute à cause du paradoxe des rêves : l’envie de les réaliser tout en sachant qu’alors on les perd … Faire durer le plaisir au maximum !
Aujourd’hui, le souvenir a remplacé le rêve. Avec bonheur, puisqu’au-delà de Samarcande, Khiva et Boukhara rivalisent de charme.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
On a vraiment pris notre temps. Principe de base de nos voyages : en voir moins, mais le voir bien. En cela, cet itinéraire n’a rien d’un modèle, c’est juste un témoignage. On s’est concentrés uniquement sur les 3 grandes cités. Et on n’a pas été jusqu’à Noukous, ni à Chakhrisabz, ni dans la vallée du Ferghana … On a fait nos choix qui étaient d’imprimer à fond nos émotions, choix définis à partir des guides et surtout des nombreux posts de VF, en particulier l’excellent carnet de Maxicool. Ces 2 semaines nous ont permis de voir et de revoir certains monuments, sous différentes lumières, et surtout de laisser notre œil s’habituer à cette architecture pour d’abord la comprendre, ensuite l’apprécier et finir envoûtés. Nous avons quitté chaque ville avec le sentiment d’en avoir fait le tour, en lui ayant consacré le temps qu’elle méritait. Avec nostalgie mais sans regret.
Ven 16 Juin - Vols Uzbekistan Airways Paris/Tashkent Sam - Vol Tashkent/Urgench – 3 nuits à Khiva Dim - Khiva Lun - Khiva Mar -Transfert vers Boukhara – 5 nuits à Boukhara Mer - Boukhara Jeu- Boukhara Ven - Boukhara Sam - Boukhara Dim - Transfert vers Samarcande – 4 nuits à Samarcande Lun - Samarcande Mar - Samarcande Mer - Samarcande Jeu - Transfert vers Tashkent – 1 nuit à Tashkent Ven 30 Juin - Vol Tashkent/Paris
BUDGET :
Le soum, sum, som (CYM en cyrillique) 1 € = 1 550 soms. Cours officiel dans tous les bureaux de change (notamment à l’aéroport) 1 $ = 1 220 soms. 1 $ = 0, 8 € Pour connaître le cours actuel du som, cliquer ici.
Visa : suffisamment cher pour que j’en parle ici. 70 € par personne pour un visa de 15 jours avec 1 seule entrée. Dépôt du dossier (formulaire avec photo, passeport et un chèque) à l’ambassade, récupération 1 semaine plus tard. Joignez l’utile à l’agréable : l’ambassade est située à côté de la maison du whisky 😛. Pour télécharger le formulaire depuis le site de l’ambassade, cliquer ici. Aucune difficulté rencontrée.
Vols réguliers Uzbekistan Airways : 622 € (international) + 49 € (national) par personne = 1 342 € au total pour nous 2.
Sur place (pour nous 2) : 520 € soit 40 € / jour pour nous 2 (hors achat souvenirs) Nous n’avons utilisé ni carte bancaire, ni travellers cheques, ni $. Que des €, changés principalement à l’aéroport à l’arrivée puis quelques compléments à Samarcande. Nécessité d’avoir des coupures en très bon état. La moindre encoche d’un ½ millimètre suffit à ce qu’ils vous soient refusés. Attention au bureau de change à l’intérieur de la médersa Tilia Kari à Samarcande, recomptez bien vos billets ... 100 € changés au noir à 1500 soms par un vendeur de souvenirs sur le Reghistan de Samarcande. Pour le coup, il ne manquait pas un seul billet. Et après avoir recompté et l’avoir chaleureusement remercié (car il nous évitait ainsi de courir dans toute la ville), je partais d’un pas tranquille sans lui avoir donné mes 100 €. Il me les a réclamés gentiment, sans s’énerver … euh … j’étais un peu gênée
…. Lui, riait ! Cool !
Répartition des dépenses :
270 € d’hôtels
150 € de nourriture, boissons et petits transports …
50 € de transferts en taxis collectifs
50 € environ d’entrées de sites
En aucun cas, ce budget n’est une référence ; c’est un témoignage parmi d’autres, à prendre comme tel. Nous avons choisi des hôtels simples mais confortables (AC, sdb), des transferts en taxi collectifs (plus chers que le bus) et ne nous sommes jamais privés d’une bière le soir … Vous pourrez sans difficulté faire ce même voyage avec un budget bien plus serré … ou bien plus large.
GUIDES :
Lonely Planet Asie Centrale - version française 1è édition – Novembre 2004 – découpé pour n’emporter que la petite partie sur l’Ouzbékistan (une erreur, il a fini en pages volantes !) … Les prix ont beaucoup augmenté en 2 ans. Les plans sont approximatifs. Guide Olizane – Complément indispensable du LP pour l’aspect culturel - Très bien fait, très détaillé – Pas mal d’infos pratiques aussi. Et puis bien sûr, les nombreux posts de VF, en particulier l’incontournable carnet de Maxicool bourré d’informations très précises (cliquer ici).
TRANSPORTS :
1 - Vols
Vols internationaux - Seul Uzbekistan Airways propose des vols directs. 3 par semaine (mardi, jeudi et vendredi) - Achetés sur internet via Go Voyage mi mai ; billets récupérés à leur agence. 616 € l’A/R (+ 12 € de frais de dossier). Horaires de vol confortables : départ à 21h30, arrivée à 7h00 ce qui nous a permis d’enchaîner facilement avec le vol intérieur. Et au retour, départ à 15h45, arrivée à Paris à 20h00. Avion au 2/3 vide, à l’aller comme au retour. Boeing 767, prestations de qualité. Rien à redire. Pendant le vol de Paris, les hôtesses nous ont remis un formulaire d’immigration en anglais. A l’arrivée, il faut en remplir un second, identique, mais tout en russe (il suffit de recopier dans les bonnes cases). Les douaniers vont en conserver un et vous rendre l’autre. Conservez-le bien. Il faudra leur remettre, pour repartir, accompagné de 2 nouveaux formulaires en russe (toujours les mêmes). Plusieurs bureaux de change dans l’aéroport. On peut reconfirmer le vol international de retour dans un bureau à l’extrême droite de l’étage des départs internationaux. Nous l’avons fait dès notre arrivée (nous avions quelques heures à perdre en attendant notre vol pour Urgench et ce n’est pas les boutiques qui nous ont beaucoup occupés !) Pas de taxe d’aéroport. Vous pouvez arriver à l’aéroport sans plus aucun som.Vols intérieurs - Achetés directement auprès d’Uzbekistan Airways - 4, passage Saint Roch – Paris 1er – Tel 01 42 96 10 10 – 49 € /p tout inclus. Suzanna n’est pas particulièrement chaleureuse …. Dommage. Départ de Tashkent à 12h30, arrivée à Urgench à 15h00. Ca secoue moins que je le craignais … L’aéroport des vols domestiques se situe à 100 mètres de l’international : prenez à droite en sortant et passez les grilles. Vous y êtes. Aucune indication. Pas de panique, ce n’est pas Singapour !… c’est minuscule. C’est la lecture des posts sur VF qui nous a incités à quitter Tashkent le plus vite possible. On ne regrette pas.2 - Transfert entre les grandes villes
Par confort et parce qu’il faisait très chaud, nous avons choisi la solution taxi collectif (vous demandez "Nexia", ils comprennent). Il s’agit de bonnes voitures (des Nexia donc généralement) qui chargent 4 personnes. On partage la course. Pas de clim, fenêtres grandes ouvertes … Les routes sont bonnes, ils roulent vite. Nombreux radars et autres contrôles de police. En ce qui nous concerne, nous n’avons jamais été contrôlés. Fait du hasard, nous avons toujours voyagé avec le même couple de touristes anglais qu’on recroisait la veille de nos départs.
Khiva/Boukhara : 15 000 soms X 4 1 – prendre un marshrout à la porte Nord de Khiva pour aller jusqu’à Ourgench (25km) : 500 soms. Ils partent quand ils sont pleins. A 8h00, nous n’avons pas attendu 2 – au terminus, sur la même route, arrêter le marshrout n° 19 pour aller jusqu’à la station de taxi collectif (200 soms pour qq minutes). Gare routière à gauche, Nexias à droite. 3 – compléter une Nexia (ou attendre) pour quitter Ourgench. Expliquez bien que vous voulez partager sinon, vous risquez de partir à 2 … et de payer à 2 … 5 heures de route en plein désert, il fait très chaud. Une pause d’1/2 h. Déposés sur la Lyabi Haus, à 2 pas du Fatima B&B.
Boukhara/Samarcande : 10 000 soms X 4 Organisé par Fatima pour nous 4 le matin même. Porte à porte. Il nous a emmenés au B&B Timur the Great (complet) puis au Zarina. Sans pb. 3h30 de route
Samarcande/Tashkent : 12 000 soms X 4 Trouvé la veille sur le Reghistan. Porte à porte également. 3h30 de route
Ce n’est pas la solution la plus économique, par rapport aux bus, c’est beaucoup plus cher mais ça reste encore abordable, c’est vraiment plus rapide et c’est pratique puisqu’ils nous ont toujours déposés à 2 pas de l’hôtel de notre choix, ce qui ne plombait pas pour autant notre négociation de prix de la chambre (vérifié après coup avec d’autres clients de l’hôtel). Par contre, c’est moins local. Moi qui adore les transports locaux, c’est très frustrant.
3 - A l'intérieur des villes Aéroport d’Ourgench/Khiva (25km) : 6 000 soms pour nous 2 en taxi Marshrout (petit minibus) en ville : 100 à 300 soms/p Demandez le prix plutôt à un client qu’au chauffeur. "Nitcha som ?". Ils nous ont toujours compris. Métro dans Tashkent : 160 soms le jeton. Ne ratez pas cette expérience, les stations sont magnifiques quoiqu’un peu … soviétiques. Hôtel Orzu / Aéroport de Tashkent (3 km) : 1 000 soms pour nous 2 en taxi
HEBERGEMENT :
Nous avons choisi nos hôtels dans la catégorie moyenne (ref LP). Les prix indiqués sont pour la chambre (toujours après petite négociation) avec le petit déjeuner. Aucun de ces hôtels n’avait vraiment de charme …Confort simple, sdb privée, AC (indispensable à cette époque, pour la première fois de notre vie de voyageurs, nous dormions avec l’AC en marche). A propos des petits papiers pour l’OVIR : nous n’avons eu aucun contrôle. A Boukhara, Fatima a même oublié de me le donner … Dans cette catégorie, les prix sont indiqués et négociés en $. Par contre, sauf pour le Fatima B&B, j’ai toujours payé en soms (1 $ = 1 220 soms).
Khiva : hôtel Zafarbek(20 $ (30 au départ) - 24 400 soms) Chambres réparties sur 2 étages autour d’une cour. Spacieuse mais vétuste. Juste propre. Filet d’eau à la sdb.
Boukhara : Fatima B&B (25 $ (30 au départ) - 20 € - seul hôtel où j’ai payé mes 5 nuits directement en €. Fatima a vérifié attentivement que les 2 billets de 50 étaient parfaitement intacts.) Notre préféré sans pour autant être un coup de cœur. Sdb toute neuve, très propre, bonne literie. Là encore, filet d’eau, voire rien du tout pendant parfois de longues heures (il suffit alors d’aller leur réclamer la mise en route du moteur). Petit déjeuner extraordinaire ! Là, un vrai coup de cœur. Excellent dîner maison sur demande (3 500 soms) - Accueil très chaleureux – Une jeune fille (la fille de Fatima ?) y parle très bien français.
Samarcande : hôtel Zarina (30 $ (40 au départ) - 36 600 soms) Chambre spacieuse, confortable, claire et propre. Beaucoup d’eau cette fois mais chaude en permanence. Petit frigo pratique dans la chambre. Petit dej buffet très agréable. Piscine minuscule et un peu trop en vue à notre goût mais certains ont semblé l’apprécier. Accueil pas très chaleureux. Très bien situé entre Reghistan et Gour Emir.
Tashkent : hôtel Orzu (30 $ (45 au départ) - 36 600 soms) 🙁 L’erreur ! Glauque, literie épouvantable. Pour le même prix (on est allé voir), préférez-lui le Grand hôtel Orzu, très mignon. Oui, je sais, après relecture des posts de VF, c’est bien lui, le Grand, qui était conseillé. Bon, on s’est planté 😕 et pour une nuit, on a laissé couler. Cela dit cette fois, nous avions de l’eau en quantité, chaude et froide. Petit déjeuner dégueu, dans une salle couloir horrible. Fuyez !
REPAS :
La nourriture n’est pas ce que l’Ouzbékistan a de mieux à offrir … D’abord, on retrouve toujours les mêmes choses, ensuite c’est assez gras, enfin il est parfois difficile de trouver des légumes cuits. Néanmoins, on ne meurt pas de faim non plus ! Nous avons commencé par le traditionnel plov (plat de riz agrémenté de carottes, pois chiches, raisins et quelques petits morceaux de viande), les chachliks (brochettes) et l’habituelle salade tomates/concombre/oignons. Ca nourrit.
Plusieurs fois, nous nous sommes contentés de fruits achetés au marché en guise de repas de midi. A cette époque, grand choix : cerises, abricots (à la peau lisse), pêches, raisin (absolument extraordinaire !), fraises, poires, pommes, melons, pastèques. La pastèque est une véritable institution. Elle nourrit tout en désaltérant. Ces repas de fruits, assis sous le portique d’une médersa furent de vrais moments de bonheur !
Le matin au petit déjeuner, goûtez les laitages. Ils sont très bons. Attention toutefois aux abus ; entre les laitages, les crudités, les jus de fruits maison (goûtez la cerise) … on n’a pas échappé tous les 2 à une bonne tourista …. Comme d’hab, imodium, ercefuryl et coca ont réglé le problème en peu de temps.
Quelques prix : Bouteille d’eau 1, 5l non gazeuse (attention, on trouve presque plus facilement de l’eau gazeuse que non gazeuse. Vérifiez bien avant d’ouvrir) : 400 en supermarché, 500 dans la rue, 600 ou 700 sur les sites. Le budget eau n’est pas totalement négligeable. Nous buvions au moins 5 bouteilles à nous 2 par 24h (on boit aussi la nuit !) 5 X 13 jours X 500 soms = 32 500 soms soit 20 € ... Coca cola 25cl : 300 à 500 – 1 000 au Farruh à Khiva ! Bière 50 cl : Baltika (russe) 3 000 soms, pression ouzbek 1 000 soms. La Baltika est bien meilleure… Glace : 300 à 500 soms (il y a partout des vendeurs de glaces et sorbets). On n’a goûté que les glaces, pas les sorbets.. Chachlik : 800 soms au Labi Gor de Samarcande 1 repas : entre 2 000 et 4 500 soms (pain, salade, chachliks, fruits, boisson)
Pas de coup de cœur ni de grands souvenirs en terme de restaurants.
A Khiva : Le Farruh : très agréable mais très cher (bouteille 25 cl de coca à 1000 soms !) La Bir Gumbaz chaïkhana : quelques tables sur une petite place face au minaret court. Bon et prix raisonnables (8 500 soms pour 2 brochettes, 1 samsa, 2 salades, 1 bière Baltika, 1 bouteille d’eau) Jamais trouvé le restau conseillé par Maxicool à la sortie Nord. On a reconnu le jardin, les jets d’eau, mais tout semblait tristement fermé ... Un peu étonnamment, on a trouvé le pain à Khiva bien moins bon qu’ailleurs (en fait, il était toujours rassis …)
A Boukhara : Repas chez Fatima excellent (menu maison), copieux et très goûteux qui se termine par une énorme assiette de fruits frais divins. 3 500 soms le repas complet. Les petits restau sur la Lyabi Haus ne sont pas tous de qualité égale.
A Samarcande : On a fait du Labi Gor notre cantine. La cuisine est faite dans la rue (brochettes, soupe, manty, plov …). C’est facile : on choisit en montrant ce qu’on veut. On a trouvé ici le moyen de goûter une cuisine plus variée et très bonne. La soupe ouzbek (sorte de pot au feu cuit dans un petit pot en terre), les poivrons ou les choux farcis, les chachliks, le pain parfumé et moelleux, tout ici est délicieux. Bière pression locale, un peu forte à mon goût. Environ 3 500 soms le repas.
A Tashkent : 2 repas pris au Caravan (à 2 pas du Grand hôtel Orzu, c’est comme ça qu’on a compris notre erreur). Restaurant décoré avec soin et goût, grande carte originale (les goûts sont adaptés à nos palais) c’est beaucoup plus cher que partout ailleurs, mais ça vaut le coup. Le thé glacé maison (avec de la menthe et des fruits rouges) est un délice. Comptez au moins 12 000 soms à 2 (ah oui, on change de registre). Très fréquenté par les Ouzbeks aisés de Tashkent.
SITES CULTURELS :
Vous l’avez compris … hébergement et nourriture ne sont pas des grands moments de fête. Par contre, les sites sont fabuleux ! Nous voila bien payés de nos efforts … Encore faut-il aimer les vieux bâtiments, l’art arabe, les mosaïques et ne pas avoir une aversion pour le bleu ! Khiva, Boukhara et Samarcande sont très différentes. Les monuments y sont de plus en plus grandioses, les mosaïques de plus en plus fines. On passe de la brique vernissée et céramique peinte de Khiva à la mosaïque de Boukhara pour finir en apothéose avec la mosaïque ajourée et les dômes cannelés de Samarcande. Par contre, l’ambiance est de plus en plus urbaine. D’une magnifique petite bourgade aux ruelles pavées, totalement préservée, à Khiva, on passe à une petite ville à Boukhara dont certaines rues sont asphaltées mais avec encore une grande partie de ruelles, pour finir dans une ville moderne à Samarcande. Ainsi on perd en ambiance ce qu’on gagne en finesse dans les édifices. 3 villes très différentes qui n’apportent pas la même chose. Même après 2 semaines, nous n’étions pas lassés (mais vous savez à quel point on aime les vieilles pierres 😛….). Par choix, on a même éliminé Chakhrisabz pour profiter encore et encore de Samarcande. C’est dire …
Un regret : les monuments ferment leurs portes tôt, vers 18 ou 19h, bien avant le coucher du soleil. Dommage qu’on ne puisse pas visiter quand enfin la température est plus douce … Non, ils n’ouvrent pas non plus très tôt …
Le budget visite finit par chiffrer … Il y a tellement à voir … près de 50 € pour nous 2. Les billets sont généralement valables pour une journée. Ainsi est-il toujours possible de sortir pour manger ou se reposer et revenir plus tard.
1 – Khiva (2 jours pleins)
Notre ville préférée, toute petite, enfermée dans des murailles crénelées épaisses, totalement préservée, tout en brique. Un mélange de sobriété voire d’austérité, et d’exubérance. C’est la ville aux nœuds papillon, ces petites briques vernissées bleues ou vertes, incrustées dans les murs bruns des palais, des mosquées, des médersas. Magnifique. On y flânerait des heures et des heures s’il n’y faisait pas si chaud … Perdez-vous dans cette petite ville, c’est le meilleur moyen d’en profiter.
Pass à 7 000 soms/p + 2 500 de droit photo. Ce qui n’empêche pas quelques suppléments … A acheter à la porte Ouest.
Nos avis sur quelques endroits (c’est loin d’être exhaustif) :
La mosquée du vendredi A ne pas rater, tellement sobre avec sa forêt de piliers en bois sculpté.
Kukhna Ark Même s’il faut rajouter 1 500 soms de supplément, je vous conseille la vue depuis la terrasse du Kukhna Ark. Nous y sommes montés vers 11h, la lumière n’était pas bonne. Nous sommes revenus vers 17h, nettement plus beau. Vraiment une jolie vue qui embrasse bien cette petite bourgade moyenâgeuse.
Le coin du minaret court On y rencontrera d’ailleurs, dès notre premier soir à Khiva, 3 compères aux yeux rougis par autre chose que la fatigue … Ils nous appellent, nous invitent à leur table, nous prennent en photo, et finissent par nous offrir le fameux verre de l’amitié entre les peuples, sorte de vodka coupée d’eau, vraiment pas forte qu’on boira avec plaisir. On réussit à s’en tenir là, le 2ème verre ayant été servi dès notre verre vide reposé. Pendant 10 minutes, ils essaieront en vain de nous faire comprendre … je ne sais pas quoi. Le fait qu’ils ne parlaient qu’ouzbek n’était pas la seule raison au fait qu’on ne les comprenait pas. Ils avaient pris beaucoup d’avance … Bref, des sourires, des accolades, des photos, des gestes amicaux, tout ça, c’est du langage international et la rencontre, si elle fut un peu stérile, fut bien agréable et donnait le ton de ce voyage. Hips 🤪 …. Belles lumières le soir (avec ou sans vodka).
Le palais Isfandiyar Hors forfait : 1 000/p En dehors de la vieille ville. Palais vide, mais pas cher … Seulement si vous êtes épris d’exhaustivité …
2 – Boukhara (4, 5 jours)
Arrivés vers 14h30, nous commençons par une bonne douche, enfin, disons une douche … trop peu de pression pour qu’elle soit vraiment bonne. Qu’importe, nous voila propres. Nous décidons de partir flâner dans les ruelles si vantées de Boukhara. On part vers le Sud, le plan dans une main, la boussole dans l’autre. Très vite, on range les 2 …. A la différence de Khiva, Boukhara n’est pas à proprement parler jolie, mais plus vivante, plus authentique, moins ville-musée. Elle perd en charme ce qu’elle gagne en activité. Signe de cette activité : les tuyaux (eau, gaz ?) qui défigurent les façades, les tas de gravats qui encombrent tous les coins de rues, le sol défoncé de la moindre ruelle … Dès lors, le charme n’opère pas comme à Khiva. En tous cas, pas immédiatement … Au fur et à mesure de nos pérégrinations, on a trouvé ce qu’elle avait d’attachant : des monuments qui se cachent et s’offrent moins facilement qu’à Khiva, des petits bijoux coincés, englués dans des rues délabrées, une ambiance animée, vivante. Voila pourquoi, même si nous avons été déçus à notre arrivée, nous sommes restés 1 journée de plus que prévu initialement. Comme toujours : laisser du temps au temps, laisser l’œil s’habituer et dans ce cas précis, laisser l’esprit oublier ce qu’il attendait pour profiter de ce qu’on lui offre. Boukhara n’est pas Khiva, elle se fait désirer, elle se mérite. Laissez-vous porter.
Nos avis sur quelques endroits :
Le minaret et la mosquée Kalon, la médersa Miri-Arab 1 000/p + 1 000/APN 3 000/p de supplément pour grimper dans le minaret Prenez du temps, venez la revoir à différentes heures de la journée. Je vous conseille la grimpette dans le minaret. On arrive d’abord sur le toit de la mosquée, bosselé de dizaines de petits dômes (qu’on n’imagine pas d’en bas). Dirigez-vous à l’opposé, vers le grand dôme beige et bleu. Vous aurez la surprise de voir qu’on peut y grimper. C’est magique d’être tout au bord de ce dôme majestueux. De là on embrasse toute la cour de la mosquée. L’ascension du minaret apporte une jolie vue sur la médersa Miri-Arab en face. On peut également accéder aux 2 petites niches au dessus du portail de la mosquée et avoir une vue frontale sur la médersa, à quelques mètres de hauteur, ce qui pour les photos fait parfois la différence … La médersa est en activité et ne se visite pas.
L’Ark 3 600/p Autant l’extérieur peut impressionner, autant l’intérieur avec ses quelques musées poussiéreux, n’a aucun intérêt.
La mosquée Bolo Hauz Un petit coup d’œil à son portique en bois peint. Les vieillards à longue barbe blanche qui s’y reposent ne refusent pas les photos. Même 2 jours de suite !
Le mausolée Ismaïl Samani 200/p + 25/p pour l’entrée du parc L’intérieur a assez peu d’intérêt mais cette construction cubique est surprenante. Pas de mosaïques ici. A l’intérieur d’un parc fleuri agréable avec petits manèges. Animation locale très sympa.
Le marché Juste à côté du mausolée. Nous y rencontrons 2 jeunes, dont l’un en train d’essayer un costume et un turban tout en paillettes et strass. J’en ai encore mal aux yeux 😎 ! L’autre jeune nous expliquera dans un parfait anglais que son frère est en train de louer son costume de mariage. Longue discussion sur la coutume du mariage … Moment sympa. Je lui ai envoyé la photo par internet ...
Le tchor minor 400/p pour grimper dans la tour 4 colonnes sur un petit édifice (qui n’est pas une mosquée). Tout petit, tout mignon, perdu dans des ruelles plus jolies qu’au sud de la ville.
Le palais de l’Emir (Sitoraï Makhi Khosa) 3 600/p – On a décliné le droit photo et on n’a pas regretté Pour nous qui avions le temps … Faites l’impasse si vous êtes plus pressé. A défaut d’un marshrout n°70 tous bondés, nous avons pris le bus n° 21 (100 soms/p). On descend juste au moment où il fait demi-tour. Le palais est au fond de l’impasse à droite, 500 mètres. C’est le terminus des marshrout n°70. Pour le retour, c’est donc plus simple …
Le Zindan 1 500/p La prison. Intéressant. D’autant que les sévices infligés ici parce qu’on a dit du mal d’un homme riche ou parce qu’on n’a pas respecté le ramadan ne datent pas de si longtemps …
3 – Samarcande(3, 5 jours)
Vous avez lu mon introduction. L’arrivée à Samarcande a eu lieu dans la fébrilité, c’est le moins qu’on puisse dire, et le départ avec la gorge bien nouée. Au-delà de ces émotions toutes personnelles, et tout à fait objectivement (si, si, je vais y arriver !) cette cité est fabuleuse par les monuments qu’elle recèle. Mais c’est une ville, avec ses grandes rues, sa circulation (ce n’est pas Paris non plus !). Cette fois, la vieille ville est vraiment très réduite et le moderne l’emporte sur l’ancien, le soviétique sur l'arabe. Et pourtant, les monuments atteignent ici un paroxysme de finesse, je pense surtout à l’époustouflante nécropole Chah i Zinda. Le marché est très animé, très authentique, très sympa. Nous y passerons des heures et des heures, à manger les fruits offerts, à photographier les gamins qui le réclament, à faire des portraits qui ont un peu de mal à être naturels tellement ils se font un devoir, un honneur de poser, à discuter à droite à gauche (oh, ça ne va pas bien loin, mais que c’est sympa !). C’est aussi ici que nous ferons notre plus belle rencontre avec un jeune, Akmal, étudiant en français qui, nous voyant en pleine méditation sous un porche du Reghistan a osé s’approcher (pourtant, qu’il hésitait ! Le pauvre, s’il comptait sur moi pour faire le premier pas, c’était mal connaître mon côté sauvage). Il parlait très bien français et la discussion a été agréable, ouverte et intéressante (et désintéressée). Sans se donner rendez-vous (pas notre truc à nous, les lecteurs de mes carnets le savent, on est des vrais ours) on s’est retrouvés plusieurs fois et les échanges furent spontanés, amicaux et enrichissants à chaque fois. Enfin, nous pouvions parler d’autre chose que du talent de Zidane. Religion, vie courante, mariage, école … bien des sujets abordés sans retenue ni tabou. Le premier soir, sur le Reghistan, nous le retrouvons. Nous étions alors un peu dépités de n’y voir aucune illumination (bon, je n’attendais pas non plus les scintillements de la Tour Eiffel, mais enfin quand même). Bref, rien … Akmal nous conseille d’aller à Gour Emir. Quel bon conseil ! Tous les soirs, ce fut notre promenade digestive. Eclairage un peu à la Disney, mais quelle magie ! Seuls, allongés à plat dos dans la cour, la tête soutenue exactement comme il faut par un petit rebord pile poil au bon endroit, on restait des heures (non, là j’exagère un peu) à admirer le dôme cannelé de Gour Emir, tout illuminé (en bleu bien sûr) se détacher sur le ciel noir piqué d’étoiles. Magique, merci Akmal.
En 3 jours pleins, nous avons fait toutes nos visites à pied hormis l’observatoire d’Ouloug Beg et le musée Afrosyob.
Nos avis sur quelques endroits :
Le Reghistan 3 500/p – Billet valable une journée. Il faut du temps. On a vu des groupes faire cette visite en 2 heures. A mon sens, c’est une aberration. Il faut s’imprégner, laisser agir, décanter, maturer, imprimer. Nous y avons passé 3 demi-journées. Nous avons d’ailleurs réussi à ne pas payer la première car on ne voulait pas rentrer dans les médersas mais juste profiter de la place et se poser sous les portiques. La guichetière nous a crus (à juste titre, nous étions parfaitement honnêtes et avons respecté notre engagement). 2 autres visites nous ont paru nécessaires pour bien profiter. Les 3 médersas sont envahies par des boutiques d’artisanat, comme à Angkor ou à Bagan. C’est à la fois un peu invasif, moi j’ai toujours un peu de mal, mais d’un autre côté, ça redonne de la vie à ces édifices qui ne devaient pas en manquer à l’époque de leur activité. Alors, ma foi ….. Par contre, ce qui est idiot, c’est que si vous voulez aller acheter un truc qui vous a plu la veille, il faut payer pour y aller …. Pensez-y … On n’est pas monté en haut du minaret.
Le Gour Emir 2 400/p + supplément 2 000/p pour descendre dans la crypte L’intérieur du mausolée est richement décoré et vaut la visite. La cryte est jolie et émouvante, c’est là que repose ce coupeur de têtes qu’était Tamerlan devenu maintenant la grande figure de l’unité nationale ouzbek, mais bon … on peut faire l’impasse (de la crypte). C’est assez petit, 2 heures peuvent largement suffire. Ne ratez pas les éclairages de nuit. C’est kitsch mais sympa.
La Nécropole Chah-i-Zinda 2 400/p La cerise sur le gâteau ! Je ne veux pas en dire plus, c’est merveilleux.
Bibi Khanoum Par contre, on n’a pas trop aimé la mosquée de Bibi Khanoum (2 400/p) et son mausolée (1 150/p) La mosquée est en fort mauvais état quant au mausolée, il n’y a strictement rien à y voir (limite arnaque). L’extérieur suffit dans les 2 cas …
Le marché A côté de Bibi Khanoum, juste avant Chah-I-Zinda. Les fruits sont bons, les gens souriants et avenants, les photos faciles. Incontournable. Attention, une fois à l’intérieur du marché, on a eu du mal à trouver de l’eau …
L’observatoire d’Ouloug Beg 2 400/p Les plus préssés passeront leur chemin. C’est bien cher pour les vestiges du sextant d’Ouloug Beg et un petit musée. Pour y aller, on a pris un marshrout au Nord du marché. En fait, le 45 indiqué par le LP ne circulait pas (route fermée), on a demandé "Ouloug Beg", et on s’est retrouvé dans le marshrout n°100 et 10 minutes plus tard à pied d’œuvre.
Le musée Afrosyob 2 400/p Bôf, bôf …que pour les passionnés, et encore … Seules les fresques sont intéressantes mais bien dégradées … La route principale y menant était coupée à la circulation, aucun marshrout n’y allait. L’un d’eux moyennant un petit supplément a fait un détour pour nous y déposer. Nous sommes redescendus au marché à pied. 1km : à droite en sortant, on passe devant la grande mosquée moderne genre grosse pâtisserie. Le marché est en contre bas.
4 – Tashkent (0, 5 jour)
On a suivi les conseils avisés des VFistes. On a consacré le minimum de ce qu’on pouvait à Tashkent. On a même hésité à rejoindre l’aéroport directement de Samarcande. Un peu risqué quand même … allez, on ne joue pas … De fait, c’est une capitale. Des avenues énormes, des bâtiments soviétiques écrasants et ridicules de mégalomanie, et des femmes ici plus voilées qu’ailleurs … Cela dit, cela dit … l’après midi qu’on y a passée n’était pas désagréable du tout. D’abord, il faut prendre le métro (160 soms le jeton). C’est propre, sûr, et les stations sont … soviétiques. Ca vaut le détour, vraiment. C’est beau dans la démesure. Marché Chorsu, médersa en activité qu’on peut visiter, opéra (on a voulu suivre les conseils de bertrand31 mais on a raté la séance de 30 minutes. Ca commençait à 19h avec un programme différent tous les jours. Vu ce qu’on entendait de dehors ce jour-là, je ne suis pas sûre de le regretter 😏) et restaurant Caravan. C’était sympa, court et suffisant à notre goût.
MARCHES :
Celui de Samarcande est mon préféré.
DIVERS :
L’accueil : qu’ils sont agréables, souriants et chaleureux ! De belles rencontres pendant ce voyage. Facile. Ils s’approchent et vous demandent en anglais ou en français la permission, oui oui, la permission, de discuter avec vous. Avec plaisir ! C’est sincère et désintéressé, ça ne se termine pas par "viens voir ma boutique à côté". Des gamins aussi qui cherchent à reconnaître les photos du guide sur l’Ouzbékistan, le frère d’un marié qui louait son costume au marché de Boukhara (on sait tout sur les mariages maintenant), et puis Akmal, ce jeune étudiant en français qui, je l’espère, aura retenu le seul mot que je lui ai appris : boussole. Comment ça, pas très utile pour la conversation courante ?.... Bref, pas de doute, ils sont plus liants que les Islandais 😉 … La police : très présente mais nous n’avons jamais eu affaire avec elle. On n’a pas fait les malins non plus … Logistique : cybercafés à Boukhara et Samarcande. Je ne me souviens pas en avoir vu à Khiva. Débit affreusement lent. La carte bancaire : pas utilisée une seule fois. Le climat : si on devait refaire ce voyage, on partirait plus tôt, c’est sûr. Il a fait vraiment très chaud. 35° 40° … Par contre, l’air est très sec, du coup c’est beaucoup plus supportable que la chaleur humide du Cambodge par exemple. On boit beaucoup (pas de panique, les toilettes sont inutiles), on transpire beaucoup, ça sèche aussitôt, on n’est pas trempé … Tout pull est totalement superflu (merci Maxicool !). Même les nuits sont chaudes. Premier voyage de notre vie de voyageurs où on dort avec l’AC et où on fait la sieste. La chaleur nous épuisait. Inutile également de prévoir beaucoup de vêtements de rechange, c’est tellement sec que tout sèche très vite. Ca permet de voyager léger. Longue journée : il faisait jour vers 5h et nuit vers 21h. L’affluence touristique : beaucoup de groupes (de Français notamment) qui ne nous ont jamais gênés car on n’a pas le même rythme. Peu de touristes individuels. Tellement peu, qu’on finit par se reconnaître (car là par contre, généralement on se croise plusieurs fois lors du voyage ….) et engager la conversation. Les Français rencontrés (salut Hélène et Olivier 😉) connaissaient VF et avaient eux aussi imprimé le carnet de Maxicool. L’itinéraire : affaire de goût … si vous avez eu la patience de tout lire, vous aurez compris que 2 semaines pour ces seules 3 villes, c’est bien … Nous, ce rythme lent nous a plu. N’oubliez pas, à cette époque, il fait chaud. Les photos : encore un pays où il fait bon aimer faire des portraits. Ils s’y prêtent, voire les réclament. Bien sûr, ils attendent en retour qu’on leur montre le résultat sur l’appareil. Que ceux qui sont encore en argentique soient prêts à gérer leur frustration ! Comme d’habitude, je n’ai jamais payé mes photos, il n’en a d’ailleurs jamais été question. N’hésitez pas : demandez. C’est la première demande qui coûte. Quand vous verrez comme ils sont heureux et flattés d’être photographiés, vous n’arrêterez plus. Pour des photos plus naturelles, j’ai fini par ne plus demander. Je leur montrais le résultat, ils m’ont toujours reçue avec un grand sourire. Certains vous demanderont de la leur envoyer en griffonnant leur adresse sur un morceau de papier ou en donnant une adresse internet et là ça devient vraiment plus facile. L’air est pur et sec, les couleurs claquent et les ciels sont bleus. Attention néanmoins à la surexposition sur les tuiles vernissées des dômes. On n’y pense pas forcément …. Evidemment, lumières divines en fin d’après midi. Prises électriques : compatibles. Ne vous encombrez pas d’un adaptateur. Merci VF ! L'artisanat : bôf … là encore affaire de goût. On n’aime pas du tout leurs broderies (les suzannee), ça limite les achats. Par contre, on a trouvé de très jolies miniatures sur papier de mûrier (ce qu’ils appellent par extension le papier soie et parfois par abus surprenant papyrus). Qualité très très variable d’un artiste à un autre. Attention, négociation de rigueur ; le prix d’annonce est exagérément haut et quand on a l’habitude des prix d’Inde ou de l’Asie du SE, ça perturbe. On peut diviser facilement par 3, par 4 ou par 5. Marchandage agréable et sans agressivité. Pensez au marché si vous voulez acheter des objets usuels (les calots, les tampons à pain …). J’ai payé 1 000 soms un tampon à pain au marché de Boukhara, vendu 8$ dans une échoppe … Vraiment, ils flambent.
On a beaucoup aimé : 🙂 Evidemment, ces 3 perles bleues sur fond bleu. La vraie découverte, le vrai coup de cœur c’est la nécropole Chah-i-Zinda à Samarcande L’accueil, la gentillesse, les sourires et les portraits faciles Les fruits et les crudités La pureté de l’atmosphère Les échoppes qui donnent de la vie aux médersas
On a moins aimé : 😕 Les "first price" prohibitifs de tout l’artisanat. Même plus envie de marchander parfois … La nourriture assez grasse en général La trop grosse chaleur à cette époque (mais ça, c’est de notre faute) Les échoppes qui dénaturent les médersas
En conclusion … C’est un voyage culturel et un voyage de rencontres. Il faut s’attendre à manquer de ces petits moments festifs que j’appelle "les vacances au sein du voyage" (hôtels et restaurants sans charme, nourriture … qui nourrit, pas d’artisanat à faire péter les valises …). Pas de petits plaisirs, non, mais de grands moments de bonheur dans la contemplation émerveillée des monuments et lors des discussions franches et ouvertes avec les Ouzbeks. Samarcande n’est plus un rêve, l’Ouzbékistan est devenu un merveilleux souvenir … tout bleu ….
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
On a vraiment pris notre temps. Principe de base de nos voyages : en voir moins, mais le voir bien. En cela, cet itinéraire n’a rien d’un modèle, c’est juste un témoignage. On s’est concentrés uniquement sur les 3 grandes cités. Et on n’a pas été jusqu’à Noukous, ni à Chakhrisabz, ni dans la vallée du Ferghana … On a fait nos choix qui étaient d’imprimer à fond nos émotions, choix définis à partir des guides et surtout des nombreux posts de VF, en particulier l’excellent carnet de Maxicool. Ces 2 semaines nous ont permis de voir et de revoir certains monuments, sous différentes lumières, et surtout de laisser notre œil s’habituer à cette architecture pour d’abord la comprendre, ensuite l’apprécier et finir envoûtés. Nous avons quitté chaque ville avec le sentiment d’en avoir fait le tour, en lui ayant consacré le temps qu’elle méritait. Avec nostalgie mais sans regret.
Ven 16 Juin - Vols Uzbekistan Airways Paris/Tashkent Sam - Vol Tashkent/Urgench – 3 nuits à Khiva Dim - Khiva Lun - Khiva Mar -Transfert vers Boukhara – 5 nuits à Boukhara Mer - Boukhara Jeu- Boukhara Ven - Boukhara Sam - Boukhara Dim - Transfert vers Samarcande – 4 nuits à Samarcande Lun - Samarcande Mar - Samarcande Mer - Samarcande Jeu - Transfert vers Tashkent – 1 nuit à Tashkent Ven 30 Juin - Vol Tashkent/Paris
BUDGET :
Le soum, sum, som (CYM en cyrillique) 1 € = 1 550 soms. Cours officiel dans tous les bureaux de change (notamment à l’aéroport) 1 $ = 1 220 soms. 1 $ = 0, 8 € Pour connaître le cours actuel du som, cliquer ici.
Visa : suffisamment cher pour que j’en parle ici. 70 € par personne pour un visa de 15 jours avec 1 seule entrée. Dépôt du dossier (formulaire avec photo, passeport et un chèque) à l’ambassade, récupération 1 semaine plus tard. Joignez l’utile à l’agréable : l’ambassade est située à côté de la maison du whisky 😛. Pour télécharger le formulaire depuis le site de l’ambassade, cliquer ici. Aucune difficulté rencontrée.
Vols réguliers Uzbekistan Airways : 622 € (international) + 49 € (national) par personne = 1 342 € au total pour nous 2.
Sur place (pour nous 2) : 520 € soit 40 € / jour pour nous 2 (hors achat souvenirs) Nous n’avons utilisé ni carte bancaire, ni travellers cheques, ni $. Que des €, changés principalement à l’aéroport à l’arrivée puis quelques compléments à Samarcande. Nécessité d’avoir des coupures en très bon état. La moindre encoche d’un ½ millimètre suffit à ce qu’ils vous soient refusés. Attention au bureau de change à l’intérieur de la médersa Tilia Kari à Samarcande, recomptez bien vos billets ... 100 € changés au noir à 1500 soms par un vendeur de souvenirs sur le Reghistan de Samarcande. Pour le coup, il ne manquait pas un seul billet. Et après avoir recompté et l’avoir chaleureusement remercié (car il nous évitait ainsi de courir dans toute la ville), je partais d’un pas tranquille sans lui avoir donné mes 100 €. Il me les a réclamés gentiment, sans s’énerver … euh … j’étais un peu gênée
…. Lui, riait ! Cool !
Répartition des dépenses :
270 € d’hôtels
150 € de nourriture, boissons et petits transports …
50 € de transferts en taxis collectifs
50 € environ d’entrées de sitesEn aucun cas, ce budget n’est une référence ; c’est un témoignage parmi d’autres, à prendre comme tel. Nous avons choisi des hôtels simples mais confortables (AC, sdb), des transferts en taxi collectifs (plus chers que le bus) et ne nous sommes jamais privés d’une bière le soir … Vous pourrez sans difficulté faire ce même voyage avec un budget bien plus serré … ou bien plus large.
GUIDES :
Lonely Planet Asie Centrale - version française 1è édition – Novembre 2004 – découpé pour n’emporter que la petite partie sur l’Ouzbékistan (une erreur, il a fini en pages volantes !) … Les prix ont beaucoup augmenté en 2 ans. Les plans sont approximatifs. Guide Olizane – Complément indispensable du LP pour l’aspect culturel - Très bien fait, très détaillé – Pas mal d’infos pratiques aussi. Et puis bien sûr, les nombreux posts de VF, en particulier l’incontournable carnet de Maxicool bourré d’informations très précises (cliquer ici).
TRANSPORTS :
1 - Vols
Vols internationaux - Seul Uzbekistan Airways propose des vols directs. 3 par semaine (mardi, jeudi et vendredi) - Achetés sur internet via Go Voyage mi mai ; billets récupérés à leur agence. 616 € l’A/R (+ 12 € de frais de dossier). Horaires de vol confortables : départ à 21h30, arrivée à 7h00 ce qui nous a permis d’enchaîner facilement avec le vol intérieur. Et au retour, départ à 15h45, arrivée à Paris à 20h00. Avion au 2/3 vide, à l’aller comme au retour. Boeing 767, prestations de qualité. Rien à redire. Pendant le vol de Paris, les hôtesses nous ont remis un formulaire d’immigration en anglais. A l’arrivée, il faut en remplir un second, identique, mais tout en russe (il suffit de recopier dans les bonnes cases). Les douaniers vont en conserver un et vous rendre l’autre. Conservez-le bien. Il faudra leur remettre, pour repartir, accompagné de 2 nouveaux formulaires en russe (toujours les mêmes). Plusieurs bureaux de change dans l’aéroport. On peut reconfirmer le vol international de retour dans un bureau à l’extrême droite de l’étage des départs internationaux. Nous l’avons fait dès notre arrivée (nous avions quelques heures à perdre en attendant notre vol pour Urgench et ce n’est pas les boutiques qui nous ont beaucoup occupés !) Pas de taxe d’aéroport. Vous pouvez arriver à l’aéroport sans plus aucun som.Vols intérieurs - Achetés directement auprès d’Uzbekistan Airways - 4, passage Saint Roch – Paris 1er – Tel 01 42 96 10 10 – 49 € /p tout inclus. Suzanna n’est pas particulièrement chaleureuse …. Dommage. Départ de Tashkent à 12h30, arrivée à Urgench à 15h00. Ca secoue moins que je le craignais … L’aéroport des vols domestiques se situe à 100 mètres de l’international : prenez à droite en sortant et passez les grilles. Vous y êtes. Aucune indication. Pas de panique, ce n’est pas Singapour !… c’est minuscule. C’est la lecture des posts sur VF qui nous a incités à quitter Tashkent le plus vite possible. On ne regrette pas.2 - Transfert entre les grandes villes
Par confort et parce qu’il faisait très chaud, nous avons choisi la solution taxi collectif (vous demandez "Nexia", ils comprennent). Il s’agit de bonnes voitures (des Nexia donc généralement) qui chargent 4 personnes. On partage la course. Pas de clim, fenêtres grandes ouvertes … Les routes sont bonnes, ils roulent vite. Nombreux radars et autres contrôles de police. En ce qui nous concerne, nous n’avons jamais été contrôlés. Fait du hasard, nous avons toujours voyagé avec le même couple de touristes anglais qu’on recroisait la veille de nos départs.
Khiva/Boukhara : 15 000 soms X 4 1 – prendre un marshrout à la porte Nord de Khiva pour aller jusqu’à Ourgench (25km) : 500 soms. Ils partent quand ils sont pleins. A 8h00, nous n’avons pas attendu 2 – au terminus, sur la même route, arrêter le marshrout n° 19 pour aller jusqu’à la station de taxi collectif (200 soms pour qq minutes). Gare routière à gauche, Nexias à droite. 3 – compléter une Nexia (ou attendre) pour quitter Ourgench. Expliquez bien que vous voulez partager sinon, vous risquez de partir à 2 … et de payer à 2 … 5 heures de route en plein désert, il fait très chaud. Une pause d’1/2 h. Déposés sur la Lyabi Haus, à 2 pas du Fatima B&B.
Boukhara/Samarcande : 10 000 soms X 4 Organisé par Fatima pour nous 4 le matin même. Porte à porte. Il nous a emmenés au B&B Timur the Great (complet) puis au Zarina. Sans pb. 3h30 de route
Samarcande/Tashkent : 12 000 soms X 4 Trouvé la veille sur le Reghistan. Porte à porte également. 3h30 de route
Ce n’est pas la solution la plus économique, par rapport aux bus, c’est beaucoup plus cher mais ça reste encore abordable, c’est vraiment plus rapide et c’est pratique puisqu’ils nous ont toujours déposés à 2 pas de l’hôtel de notre choix, ce qui ne plombait pas pour autant notre négociation de prix de la chambre (vérifié après coup avec d’autres clients de l’hôtel). Par contre, c’est moins local. Moi qui adore les transports locaux, c’est très frustrant.
3 - A l'intérieur des villes Aéroport d’Ourgench/Khiva (25km) : 6 000 soms pour nous 2 en taxi Marshrout (petit minibus) en ville : 100 à 300 soms/p Demandez le prix plutôt à un client qu’au chauffeur. "Nitcha som ?". Ils nous ont toujours compris. Métro dans Tashkent : 160 soms le jeton. Ne ratez pas cette expérience, les stations sont magnifiques quoiqu’un peu … soviétiques. Hôtel Orzu / Aéroport de Tashkent (3 km) : 1 000 soms pour nous 2 en taxi
HEBERGEMENT :
Nous avons choisi nos hôtels dans la catégorie moyenne (ref LP). Les prix indiqués sont pour la chambre (toujours après petite négociation) avec le petit déjeuner. Aucun de ces hôtels n’avait vraiment de charme …Confort simple, sdb privée, AC (indispensable à cette époque, pour la première fois de notre vie de voyageurs, nous dormions avec l’AC en marche). A propos des petits papiers pour l’OVIR : nous n’avons eu aucun contrôle. A Boukhara, Fatima a même oublié de me le donner … Dans cette catégorie, les prix sont indiqués et négociés en $. Par contre, sauf pour le Fatima B&B, j’ai toujours payé en soms (1 $ = 1 220 soms).
Khiva : hôtel Zafarbek(20 $ (30 au départ) - 24 400 soms) Chambres réparties sur 2 étages autour d’une cour. Spacieuse mais vétuste. Juste propre. Filet d’eau à la sdb.
Boukhara : Fatima B&B (25 $ (30 au départ) - 20 € - seul hôtel où j’ai payé mes 5 nuits directement en €. Fatima a vérifié attentivement que les 2 billets de 50 étaient parfaitement intacts.) Notre préféré sans pour autant être un coup de cœur. Sdb toute neuve, très propre, bonne literie. Là encore, filet d’eau, voire rien du tout pendant parfois de longues heures (il suffit alors d’aller leur réclamer la mise en route du moteur). Petit déjeuner extraordinaire ! Là, un vrai coup de cœur. Excellent dîner maison sur demande (3 500 soms) - Accueil très chaleureux – Une jeune fille (la fille de Fatima ?) y parle très bien français.
Samarcande : hôtel Zarina (30 $ (40 au départ) - 36 600 soms) Chambre spacieuse, confortable, claire et propre. Beaucoup d’eau cette fois mais chaude en permanence. Petit frigo pratique dans la chambre. Petit dej buffet très agréable. Piscine minuscule et un peu trop en vue à notre goût mais certains ont semblé l’apprécier. Accueil pas très chaleureux. Très bien situé entre Reghistan et Gour Emir.
Tashkent : hôtel Orzu (30 $ (45 au départ) - 36 600 soms) 🙁 L’erreur ! Glauque, literie épouvantable. Pour le même prix (on est allé voir), préférez-lui le Grand hôtel Orzu, très mignon. Oui, je sais, après relecture des posts de VF, c’est bien lui, le Grand, qui était conseillé. Bon, on s’est planté 😕 et pour une nuit, on a laissé couler. Cela dit cette fois, nous avions de l’eau en quantité, chaude et froide. Petit déjeuner dégueu, dans une salle couloir horrible. Fuyez !
REPAS :
La nourriture n’est pas ce que l’Ouzbékistan a de mieux à offrir … D’abord, on retrouve toujours les mêmes choses, ensuite c’est assez gras, enfin il est parfois difficile de trouver des légumes cuits. Néanmoins, on ne meurt pas de faim non plus ! Nous avons commencé par le traditionnel plov (plat de riz agrémenté de carottes, pois chiches, raisins et quelques petits morceaux de viande), les chachliks (brochettes) et l’habituelle salade tomates/concombre/oignons. Ca nourrit.
Plusieurs fois, nous nous sommes contentés de fruits achetés au marché en guise de repas de midi. A cette époque, grand choix : cerises, abricots (à la peau lisse), pêches, raisin (absolument extraordinaire !), fraises, poires, pommes, melons, pastèques. La pastèque est une véritable institution. Elle nourrit tout en désaltérant. Ces repas de fruits, assis sous le portique d’une médersa furent de vrais moments de bonheur !
Le matin au petit déjeuner, goûtez les laitages. Ils sont très bons. Attention toutefois aux abus ; entre les laitages, les crudités, les jus de fruits maison (goûtez la cerise) … on n’a pas échappé tous les 2 à une bonne tourista …. Comme d’hab, imodium, ercefuryl et coca ont réglé le problème en peu de temps.
Quelques prix : Bouteille d’eau 1, 5l non gazeuse (attention, on trouve presque plus facilement de l’eau gazeuse que non gazeuse. Vérifiez bien avant d’ouvrir) : 400 en supermarché, 500 dans la rue, 600 ou 700 sur les sites. Le budget eau n’est pas totalement négligeable. Nous buvions au moins 5 bouteilles à nous 2 par 24h (on boit aussi la nuit !) 5 X 13 jours X 500 soms = 32 500 soms soit 20 € ... Coca cola 25cl : 300 à 500 – 1 000 au Farruh à Khiva ! Bière 50 cl : Baltika (russe) 3 000 soms, pression ouzbek 1 000 soms. La Baltika est bien meilleure… Glace : 300 à 500 soms (il y a partout des vendeurs de glaces et sorbets). On n’a goûté que les glaces, pas les sorbets.. Chachlik : 800 soms au Labi Gor de Samarcande 1 repas : entre 2 000 et 4 500 soms (pain, salade, chachliks, fruits, boisson)
Pas de coup de cœur ni de grands souvenirs en terme de restaurants.
A Khiva : Le Farruh : très agréable mais très cher (bouteille 25 cl de coca à 1000 soms !) La Bir Gumbaz chaïkhana : quelques tables sur une petite place face au minaret court. Bon et prix raisonnables (8 500 soms pour 2 brochettes, 1 samsa, 2 salades, 1 bière Baltika, 1 bouteille d’eau) Jamais trouvé le restau conseillé par Maxicool à la sortie Nord. On a reconnu le jardin, les jets d’eau, mais tout semblait tristement fermé ... Un peu étonnamment, on a trouvé le pain à Khiva bien moins bon qu’ailleurs (en fait, il était toujours rassis …)
A Boukhara : Repas chez Fatima excellent (menu maison), copieux et très goûteux qui se termine par une énorme assiette de fruits frais divins. 3 500 soms le repas complet. Les petits restau sur la Lyabi Haus ne sont pas tous de qualité égale.
A Samarcande : On a fait du Labi Gor notre cantine. La cuisine est faite dans la rue (brochettes, soupe, manty, plov …). C’est facile : on choisit en montrant ce qu’on veut. On a trouvé ici le moyen de goûter une cuisine plus variée et très bonne. La soupe ouzbek (sorte de pot au feu cuit dans un petit pot en terre), les poivrons ou les choux farcis, les chachliks, le pain parfumé et moelleux, tout ici est délicieux. Bière pression locale, un peu forte à mon goût. Environ 3 500 soms le repas.
A Tashkent : 2 repas pris au Caravan (à 2 pas du Grand hôtel Orzu, c’est comme ça qu’on a compris notre erreur). Restaurant décoré avec soin et goût, grande carte originale (les goûts sont adaptés à nos palais) c’est beaucoup plus cher que partout ailleurs, mais ça vaut le coup. Le thé glacé maison (avec de la menthe et des fruits rouges) est un délice. Comptez au moins 12 000 soms à 2 (ah oui, on change de registre). Très fréquenté par les Ouzbeks aisés de Tashkent.
SITES CULTURELS :
Vous l’avez compris … hébergement et nourriture ne sont pas des grands moments de fête. Par contre, les sites sont fabuleux ! Nous voila bien payés de nos efforts … Encore faut-il aimer les vieux bâtiments, l’art arabe, les mosaïques et ne pas avoir une aversion pour le bleu ! Khiva, Boukhara et Samarcande sont très différentes. Les monuments y sont de plus en plus grandioses, les mosaïques de plus en plus fines. On passe de la brique vernissée et céramique peinte de Khiva à la mosaïque de Boukhara pour finir en apothéose avec la mosaïque ajourée et les dômes cannelés de Samarcande. Par contre, l’ambiance est de plus en plus urbaine. D’une magnifique petite bourgade aux ruelles pavées, totalement préservée, à Khiva, on passe à une petite ville à Boukhara dont certaines rues sont asphaltées mais avec encore une grande partie de ruelles, pour finir dans une ville moderne à Samarcande. Ainsi on perd en ambiance ce qu’on gagne en finesse dans les édifices. 3 villes très différentes qui n’apportent pas la même chose. Même après 2 semaines, nous n’étions pas lassés (mais vous savez à quel point on aime les vieilles pierres 😛….). Par choix, on a même éliminé Chakhrisabz pour profiter encore et encore de Samarcande. C’est dire …
Un regret : les monuments ferment leurs portes tôt, vers 18 ou 19h, bien avant le coucher du soleil. Dommage qu’on ne puisse pas visiter quand enfin la température est plus douce … Non, ils n’ouvrent pas non plus très tôt …
Le budget visite finit par chiffrer … Il y a tellement à voir … près de 50 € pour nous 2. Les billets sont généralement valables pour une journée. Ainsi est-il toujours possible de sortir pour manger ou se reposer et revenir plus tard.
1 – Khiva (2 jours pleins)
Notre ville préférée, toute petite, enfermée dans des murailles crénelées épaisses, totalement préservée, tout en brique. Un mélange de sobriété voire d’austérité, et d’exubérance. C’est la ville aux nœuds papillon, ces petites briques vernissées bleues ou vertes, incrustées dans les murs bruns des palais, des mosquées, des médersas. Magnifique. On y flânerait des heures et des heures s’il n’y faisait pas si chaud … Perdez-vous dans cette petite ville, c’est le meilleur moyen d’en profiter.
Pass à 7 000 soms/p + 2 500 de droit photo. Ce qui n’empêche pas quelques suppléments … A acheter à la porte Ouest.
Nos avis sur quelques endroits (c’est loin d’être exhaustif) :
La mosquée du vendredi A ne pas rater, tellement sobre avec sa forêt de piliers en bois sculpté.
Kukhna Ark Même s’il faut rajouter 1 500 soms de supplément, je vous conseille la vue depuis la terrasse du Kukhna Ark. Nous y sommes montés vers 11h, la lumière n’était pas bonne. Nous sommes revenus vers 17h, nettement plus beau. Vraiment une jolie vue qui embrasse bien cette petite bourgade moyenâgeuse.
Le coin du minaret court On y rencontrera d’ailleurs, dès notre premier soir à Khiva, 3 compères aux yeux rougis par autre chose que la fatigue … Ils nous appellent, nous invitent à leur table, nous prennent en photo, et finissent par nous offrir le fameux verre de l’amitié entre les peuples, sorte de vodka coupée d’eau, vraiment pas forte qu’on boira avec plaisir. On réussit à s’en tenir là, le 2ème verre ayant été servi dès notre verre vide reposé. Pendant 10 minutes, ils essaieront en vain de nous faire comprendre … je ne sais pas quoi. Le fait qu’ils ne parlaient qu’ouzbek n’était pas la seule raison au fait qu’on ne les comprenait pas. Ils avaient pris beaucoup d’avance … Bref, des sourires, des accolades, des photos, des gestes amicaux, tout ça, c’est du langage international et la rencontre, si elle fut un peu stérile, fut bien agréable et donnait le ton de ce voyage. Hips 🤪 …. Belles lumières le soir (avec ou sans vodka).
Le palais Isfandiyar Hors forfait : 1 000/p En dehors de la vieille ville. Palais vide, mais pas cher … Seulement si vous êtes épris d’exhaustivité …
2 – Boukhara (4, 5 jours)
Arrivés vers 14h30, nous commençons par une bonne douche, enfin, disons une douche … trop peu de pression pour qu’elle soit vraiment bonne. Qu’importe, nous voila propres. Nous décidons de partir flâner dans les ruelles si vantées de Boukhara. On part vers le Sud, le plan dans une main, la boussole dans l’autre. Très vite, on range les 2 …. A la différence de Khiva, Boukhara n’est pas à proprement parler jolie, mais plus vivante, plus authentique, moins ville-musée. Elle perd en charme ce qu’elle gagne en activité. Signe de cette activité : les tuyaux (eau, gaz ?) qui défigurent les façades, les tas de gravats qui encombrent tous les coins de rues, le sol défoncé de la moindre ruelle … Dès lors, le charme n’opère pas comme à Khiva. En tous cas, pas immédiatement … Au fur et à mesure de nos pérégrinations, on a trouvé ce qu’elle avait d’attachant : des monuments qui se cachent et s’offrent moins facilement qu’à Khiva, des petits bijoux coincés, englués dans des rues délabrées, une ambiance animée, vivante. Voila pourquoi, même si nous avons été déçus à notre arrivée, nous sommes restés 1 journée de plus que prévu initialement. Comme toujours : laisser du temps au temps, laisser l’œil s’habituer et dans ce cas précis, laisser l’esprit oublier ce qu’il attendait pour profiter de ce qu’on lui offre. Boukhara n’est pas Khiva, elle se fait désirer, elle se mérite. Laissez-vous porter.
Nos avis sur quelques endroits :
Le minaret et la mosquée Kalon, la médersa Miri-Arab 1 000/p + 1 000/APN 3 000/p de supplément pour grimper dans le minaret Prenez du temps, venez la revoir à différentes heures de la journée. Je vous conseille la grimpette dans le minaret. On arrive d’abord sur le toit de la mosquée, bosselé de dizaines de petits dômes (qu’on n’imagine pas d’en bas). Dirigez-vous à l’opposé, vers le grand dôme beige et bleu. Vous aurez la surprise de voir qu’on peut y grimper. C’est magique d’être tout au bord de ce dôme majestueux. De là on embrasse toute la cour de la mosquée. L’ascension du minaret apporte une jolie vue sur la médersa Miri-Arab en face. On peut également accéder aux 2 petites niches au dessus du portail de la mosquée et avoir une vue frontale sur la médersa, à quelques mètres de hauteur, ce qui pour les photos fait parfois la différence … La médersa est en activité et ne se visite pas.
L’Ark 3 600/p Autant l’extérieur peut impressionner, autant l’intérieur avec ses quelques musées poussiéreux, n’a aucun intérêt.
La mosquée Bolo Hauz Un petit coup d’œil à son portique en bois peint. Les vieillards à longue barbe blanche qui s’y reposent ne refusent pas les photos. Même 2 jours de suite !
Le mausolée Ismaïl Samani 200/p + 25/p pour l’entrée du parc L’intérieur a assez peu d’intérêt mais cette construction cubique est surprenante. Pas de mosaïques ici. A l’intérieur d’un parc fleuri agréable avec petits manèges. Animation locale très sympa.
Le marché Juste à côté du mausolée. Nous y rencontrons 2 jeunes, dont l’un en train d’essayer un costume et un turban tout en paillettes et strass. J’en ai encore mal aux yeux 😎 ! L’autre jeune nous expliquera dans un parfait anglais que son frère est en train de louer son costume de mariage. Longue discussion sur la coutume du mariage … Moment sympa. Je lui ai envoyé la photo par internet ...
Le tchor minor 400/p pour grimper dans la tour 4 colonnes sur un petit édifice (qui n’est pas une mosquée). Tout petit, tout mignon, perdu dans des ruelles plus jolies qu’au sud de la ville.
Le palais de l’Emir (Sitoraï Makhi Khosa) 3 600/p – On a décliné le droit photo et on n’a pas regretté Pour nous qui avions le temps … Faites l’impasse si vous êtes plus pressé. A défaut d’un marshrout n°70 tous bondés, nous avons pris le bus n° 21 (100 soms/p). On descend juste au moment où il fait demi-tour. Le palais est au fond de l’impasse à droite, 500 mètres. C’est le terminus des marshrout n°70. Pour le retour, c’est donc plus simple …
Le Zindan 1 500/p La prison. Intéressant. D’autant que les sévices infligés ici parce qu’on a dit du mal d’un homme riche ou parce qu’on n’a pas respecté le ramadan ne datent pas de si longtemps …
3 – Samarcande(3, 5 jours)
Vous avez lu mon introduction. L’arrivée à Samarcande a eu lieu dans la fébrilité, c’est le moins qu’on puisse dire, et le départ avec la gorge bien nouée. Au-delà de ces émotions toutes personnelles, et tout à fait objectivement (si, si, je vais y arriver !) cette cité est fabuleuse par les monuments qu’elle recèle. Mais c’est une ville, avec ses grandes rues, sa circulation (ce n’est pas Paris non plus !). Cette fois, la vieille ville est vraiment très réduite et le moderne l’emporte sur l’ancien, le soviétique sur l'arabe. Et pourtant, les monuments atteignent ici un paroxysme de finesse, je pense surtout à l’époustouflante nécropole Chah i Zinda. Le marché est très animé, très authentique, très sympa. Nous y passerons des heures et des heures, à manger les fruits offerts, à photographier les gamins qui le réclament, à faire des portraits qui ont un peu de mal à être naturels tellement ils se font un devoir, un honneur de poser, à discuter à droite à gauche (oh, ça ne va pas bien loin, mais que c’est sympa !). C’est aussi ici que nous ferons notre plus belle rencontre avec un jeune, Akmal, étudiant en français qui, nous voyant en pleine méditation sous un porche du Reghistan a osé s’approcher (pourtant, qu’il hésitait ! Le pauvre, s’il comptait sur moi pour faire le premier pas, c’était mal connaître mon côté sauvage). Il parlait très bien français et la discussion a été agréable, ouverte et intéressante (et désintéressée). Sans se donner rendez-vous (pas notre truc à nous, les lecteurs de mes carnets le savent, on est des vrais ours) on s’est retrouvés plusieurs fois et les échanges furent spontanés, amicaux et enrichissants à chaque fois. Enfin, nous pouvions parler d’autre chose que du talent de Zidane. Religion, vie courante, mariage, école … bien des sujets abordés sans retenue ni tabou. Le premier soir, sur le Reghistan, nous le retrouvons. Nous étions alors un peu dépités de n’y voir aucune illumination (bon, je n’attendais pas non plus les scintillements de la Tour Eiffel, mais enfin quand même). Bref, rien … Akmal nous conseille d’aller à Gour Emir. Quel bon conseil ! Tous les soirs, ce fut notre promenade digestive. Eclairage un peu à la Disney, mais quelle magie ! Seuls, allongés à plat dos dans la cour, la tête soutenue exactement comme il faut par un petit rebord pile poil au bon endroit, on restait des heures (non, là j’exagère un peu) à admirer le dôme cannelé de Gour Emir, tout illuminé (en bleu bien sûr) se détacher sur le ciel noir piqué d’étoiles. Magique, merci Akmal.
En 3 jours pleins, nous avons fait toutes nos visites à pied hormis l’observatoire d’Ouloug Beg et le musée Afrosyob.
Nos avis sur quelques endroits :
Le Reghistan 3 500/p – Billet valable une journée. Il faut du temps. On a vu des groupes faire cette visite en 2 heures. A mon sens, c’est une aberration. Il faut s’imprégner, laisser agir, décanter, maturer, imprimer. Nous y avons passé 3 demi-journées. Nous avons d’ailleurs réussi à ne pas payer la première car on ne voulait pas rentrer dans les médersas mais juste profiter de la place et se poser sous les portiques. La guichetière nous a crus (à juste titre, nous étions parfaitement honnêtes et avons respecté notre engagement). 2 autres visites nous ont paru nécessaires pour bien profiter. Les 3 médersas sont envahies par des boutiques d’artisanat, comme à Angkor ou à Bagan. C’est à la fois un peu invasif, moi j’ai toujours un peu de mal, mais d’un autre côté, ça redonne de la vie à ces édifices qui ne devaient pas en manquer à l’époque de leur activité. Alors, ma foi ….. Par contre, ce qui est idiot, c’est que si vous voulez aller acheter un truc qui vous a plu la veille, il faut payer pour y aller …. Pensez-y … On n’est pas monté en haut du minaret.
Le Gour Emir 2 400/p + supplément 2 000/p pour descendre dans la crypte L’intérieur du mausolée est richement décoré et vaut la visite. La cryte est jolie et émouvante, c’est là que repose ce coupeur de têtes qu’était Tamerlan devenu maintenant la grande figure de l’unité nationale ouzbek, mais bon … on peut faire l’impasse (de la crypte). C’est assez petit, 2 heures peuvent largement suffire. Ne ratez pas les éclairages de nuit. C’est kitsch mais sympa.
La Nécropole Chah-i-Zinda 2 400/p La cerise sur le gâteau ! Je ne veux pas en dire plus, c’est merveilleux.
Bibi Khanoum Par contre, on n’a pas trop aimé la mosquée de Bibi Khanoum (2 400/p) et son mausolée (1 150/p) La mosquée est en fort mauvais état quant au mausolée, il n’y a strictement rien à y voir (limite arnaque). L’extérieur suffit dans les 2 cas …
Le marché A côté de Bibi Khanoum, juste avant Chah-I-Zinda. Les fruits sont bons, les gens souriants et avenants, les photos faciles. Incontournable. Attention, une fois à l’intérieur du marché, on a eu du mal à trouver de l’eau …
L’observatoire d’Ouloug Beg 2 400/p Les plus préssés passeront leur chemin. C’est bien cher pour les vestiges du sextant d’Ouloug Beg et un petit musée. Pour y aller, on a pris un marshrout au Nord du marché. En fait, le 45 indiqué par le LP ne circulait pas (route fermée), on a demandé "Ouloug Beg", et on s’est retrouvé dans le marshrout n°100 et 10 minutes plus tard à pied d’œuvre.
Le musée Afrosyob 2 400/p Bôf, bôf …que pour les passionnés, et encore … Seules les fresques sont intéressantes mais bien dégradées … La route principale y menant était coupée à la circulation, aucun marshrout n’y allait. L’un d’eux moyennant un petit supplément a fait un détour pour nous y déposer. Nous sommes redescendus au marché à pied. 1km : à droite en sortant, on passe devant la grande mosquée moderne genre grosse pâtisserie. Le marché est en contre bas.
4 – Tashkent (0, 5 jour)
On a suivi les conseils avisés des VFistes. On a consacré le minimum de ce qu’on pouvait à Tashkent. On a même hésité à rejoindre l’aéroport directement de Samarcande. Un peu risqué quand même … allez, on ne joue pas … De fait, c’est une capitale. Des avenues énormes, des bâtiments soviétiques écrasants et ridicules de mégalomanie, et des femmes ici plus voilées qu’ailleurs … Cela dit, cela dit … l’après midi qu’on y a passée n’était pas désagréable du tout. D’abord, il faut prendre le métro (160 soms le jeton). C’est propre, sûr, et les stations sont … soviétiques. Ca vaut le détour, vraiment. C’est beau dans la démesure. Marché Chorsu, médersa en activité qu’on peut visiter, opéra (on a voulu suivre les conseils de bertrand31 mais on a raté la séance de 30 minutes. Ca commençait à 19h avec un programme différent tous les jours. Vu ce qu’on entendait de dehors ce jour-là, je ne suis pas sûre de le regretter 😏) et restaurant Caravan. C’était sympa, court et suffisant à notre goût.
MARCHES :
Celui de Samarcande est mon préféré.
DIVERS :
L’accueil : qu’ils sont agréables, souriants et chaleureux ! De belles rencontres pendant ce voyage. Facile. Ils s’approchent et vous demandent en anglais ou en français la permission, oui oui, la permission, de discuter avec vous. Avec plaisir ! C’est sincère et désintéressé, ça ne se termine pas par "viens voir ma boutique à côté". Des gamins aussi qui cherchent à reconnaître les photos du guide sur l’Ouzbékistan, le frère d’un marié qui louait son costume au marché de Boukhara (on sait tout sur les mariages maintenant), et puis Akmal, ce jeune étudiant en français qui, je l’espère, aura retenu le seul mot que je lui ai appris : boussole. Comment ça, pas très utile pour la conversation courante ?.... Bref, pas de doute, ils sont plus liants que les Islandais 😉 … La police : très présente mais nous n’avons jamais eu affaire avec elle. On n’a pas fait les malins non plus … Logistique : cybercafés à Boukhara et Samarcande. Je ne me souviens pas en avoir vu à Khiva. Débit affreusement lent. La carte bancaire : pas utilisée une seule fois. Le climat : si on devait refaire ce voyage, on partirait plus tôt, c’est sûr. Il a fait vraiment très chaud. 35° 40° … Par contre, l’air est très sec, du coup c’est beaucoup plus supportable que la chaleur humide du Cambodge par exemple. On boit beaucoup (pas de panique, les toilettes sont inutiles), on transpire beaucoup, ça sèche aussitôt, on n’est pas trempé … Tout pull est totalement superflu (merci Maxicool !). Même les nuits sont chaudes. Premier voyage de notre vie de voyageurs où on dort avec l’AC et où on fait la sieste. La chaleur nous épuisait. Inutile également de prévoir beaucoup de vêtements de rechange, c’est tellement sec que tout sèche très vite. Ca permet de voyager léger. Longue journée : il faisait jour vers 5h et nuit vers 21h. L’affluence touristique : beaucoup de groupes (de Français notamment) qui ne nous ont jamais gênés car on n’a pas le même rythme. Peu de touristes individuels. Tellement peu, qu’on finit par se reconnaître (car là par contre, généralement on se croise plusieurs fois lors du voyage ….) et engager la conversation. Les Français rencontrés (salut Hélène et Olivier 😉) connaissaient VF et avaient eux aussi imprimé le carnet de Maxicool. L’itinéraire : affaire de goût … si vous avez eu la patience de tout lire, vous aurez compris que 2 semaines pour ces seules 3 villes, c’est bien … Nous, ce rythme lent nous a plu. N’oubliez pas, à cette époque, il fait chaud. Les photos : encore un pays où il fait bon aimer faire des portraits. Ils s’y prêtent, voire les réclament. Bien sûr, ils attendent en retour qu’on leur montre le résultat sur l’appareil. Que ceux qui sont encore en argentique soient prêts à gérer leur frustration ! Comme d’habitude, je n’ai jamais payé mes photos, il n’en a d’ailleurs jamais été question. N’hésitez pas : demandez. C’est la première demande qui coûte. Quand vous verrez comme ils sont heureux et flattés d’être photographiés, vous n’arrêterez plus. Pour des photos plus naturelles, j’ai fini par ne plus demander. Je leur montrais le résultat, ils m’ont toujours reçue avec un grand sourire. Certains vous demanderont de la leur envoyer en griffonnant leur adresse sur un morceau de papier ou en donnant une adresse internet et là ça devient vraiment plus facile. L’air est pur et sec, les couleurs claquent et les ciels sont bleus. Attention néanmoins à la surexposition sur les tuiles vernissées des dômes. On n’y pense pas forcément …. Evidemment, lumières divines en fin d’après midi. Prises électriques : compatibles. Ne vous encombrez pas d’un adaptateur. Merci VF ! L'artisanat : bôf … là encore affaire de goût. On n’aime pas du tout leurs broderies (les suzannee), ça limite les achats. Par contre, on a trouvé de très jolies miniatures sur papier de mûrier (ce qu’ils appellent par extension le papier soie et parfois par abus surprenant papyrus). Qualité très très variable d’un artiste à un autre. Attention, négociation de rigueur ; le prix d’annonce est exagérément haut et quand on a l’habitude des prix d’Inde ou de l’Asie du SE, ça perturbe. On peut diviser facilement par 3, par 4 ou par 5. Marchandage agréable et sans agressivité. Pensez au marché si vous voulez acheter des objets usuels (les calots, les tampons à pain …). J’ai payé 1 000 soms un tampon à pain au marché de Boukhara, vendu 8$ dans une échoppe … Vraiment, ils flambent.
On a beaucoup aimé : 🙂 Evidemment, ces 3 perles bleues sur fond bleu. La vraie découverte, le vrai coup de cœur c’est la nécropole Chah-i-Zinda à Samarcande L’accueil, la gentillesse, les sourires et les portraits faciles Les fruits et les crudités La pureté de l’atmosphère Les échoppes qui donnent de la vie aux médersas
On a moins aimé : 😕 Les "first price" prohibitifs de tout l’artisanat. Même plus envie de marchander parfois … La nourriture assez grasse en général La trop grosse chaleur à cette époque (mais ça, c’est de notre faute) Les échoppes qui dénaturent les médersas
En conclusion … C’est un voyage culturel et un voyage de rencontres. Il faut s’attendre à manquer de ces petits moments festifs que j’appelle "les vacances au sein du voyage" (hôtels et restaurants sans charme, nourriture … qui nourrit, pas d’artisanat à faire péter les valises …). Pas de petits plaisirs, non, mais de grands moments de bonheur dans la contemplation émerveillée des monuments et lors des discussions franches et ouvertes avec les Ouzbeks. Samarcande n’est plus un rêve, l’Ouzbékistan est devenu un merveilleux souvenir … tout bleu ….
Restaurants à Saly (Sénégal) English translation pending
Nous allons (en amoureux) à l'hôtel Neptune 1 semaine 😎 à saly fin février et avons pris la 1/2 pension, histoire d'aller voir ailleurs pour quelques excursions.
Certains diront oh 🤪 encore Saly c'est pas le vrai sénégal ... et tout et tout ... 😠 que je lis depuis quelques semaines sur les forum. Mais, nous avons choisi une semaine de vacances là bas pour notre premier voyage au Sénégal (c'est fait, c'est payé et on ne changera pas!!) ET 1 semaine c'est court!
Cependant comme nous ne pensons pas rester tout le temps dans l'hôtel et qu'il faut bien "grailler" le midi notemment, quelqu'un pourrait il nous renseigner sur les restos dans le coin (nourriture, accueil, proximité de l'hôtel...) et sur quelques taxis-guides (sûrs et pro et pas chers😛!!).
PS: Si quelqu'un a déjà séjourné en 1/2 pension au Neptune, comment a t il fait pour les boissons (l'eau ...) dans l'hôtel?
D'avance merci à ceux qui répondront.
Certains diront oh 🤪 encore Saly c'est pas le vrai sénégal ... et tout et tout ... 😠 que je lis depuis quelques semaines sur les forum. Mais, nous avons choisi une semaine de vacances là bas pour notre premier voyage au Sénégal (c'est fait, c'est payé et on ne changera pas!!) ET 1 semaine c'est court!
Cependant comme nous ne pensons pas rester tout le temps dans l'hôtel et qu'il faut bien "grailler" le midi notemment, quelqu'un pourrait il nous renseigner sur les restos dans le coin (nourriture, accueil, proximité de l'hôtel...) et sur quelques taxis-guides (sûrs et pro et pas chers😛!!).
PS: Si quelqu'un a déjà séjourné en 1/2 pension au Neptune, comment a t il fait pour les boissons (l'eau ...) dans l'hôtel?
D'avance merci à ceux qui répondront.
Inde du Nord (Rajasthan) - Novembre 2000 English translation pending
Voici quelques infos pratiques concernant un voyage de 4 semaines au Rajasthan en Novembre 2000 (ça date un peu ...). Voyage en couple, en individuel et en itinérant. Sauf pour les hôtels, les prix indiqués sont toujours par personne.
Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.
NOTRE PERIPLE EN 4 SEMAINES : (nous avons couvert ce programme sans jamais courir)
Mer 1er/11/2000 : vol Paris --> New Dehli (avion - 3 900 F l'A/R) - Nuit à New Dehli Jeu : New Dehli (prise de contact - résa du train Shatabdi Express pour Agra - Main Bazar) - Nuit à New Dehli Ven : Train pour Agra (2h - 10$ - voir § transport) - Fathepur Skiri (1h de bus = 17 Rs) - Taj Mahal (gratuit le vendredi - profitons-en !) au coucher du soleil - Nuit à Agra Sam : Taj Mahal - Tombeau d'Akbar à Sikandara - Fort Rouge - Journée coûteuse mais inoubliable - Nuit à Agra Dim : Bus pour Jaipur (5h - 117 Rs) - Palais des Vents (Hawa Mahal) - Nuit à Jaipur Lun : Rickshaw à la journée (300 Rs) pour les environs de Jaipur : Cénotaphes de Gaïtor - Amber Palace - Fort de Jaigarh - Temple de Shiromani - Nuit à Jaipur Mar : Jaipur : City Palace - Observatoire - Nuit à Jaipur Mer : Bus pour Ajmer (3h - 66 Rs) - Bus pour Pushkar (1/2 h - 7 Rs) - Foire de Puskar - Nuit à Pushkar Jeu : Pushkar : la foire et la ville - Nuit à Pushkar Ven : Bus pour Udaipur (7h30- 150 Rs) - Nuit à Udaipur Sam : Udaipur : City Palace - Marché tibétain - Nuit à Udaipur Dim : Bus A/R pour Chittorgarh (2X 2h - 45 Rs par voyage) - Nuit à Udaipur Lun : En voiture avec chauffeur (3, 75 Rs/km - je n'ai pas noté le coût total ... dommage ...- voir § transport) : Ranakpur - Kumbhalgarh - Eklingji - Nuit à Udaipur Mar : Bus pour Abu Road (6h - 62 Rs) - Bus pour Mount Abu (1h - 13 Rs) - nuit à Mount Abu Mer : Mount Abu : temples jaïns de Delwara - Nuit à Mount Abu Jeu : Bus pour Jodhpur (6h30 - 130 Rs) - Nuit à Jodhpur Ven : Jodhpur : Fort Mehrangarh - Clock Tower - Marché - Nuit à Jodhpur Sam : En jeep (1/2 journée - 400 Rs - voir § transport) : villages bishnois - Nuit à Jodhpur Dim : Bus pour Jaisalmer (5h prévues - 7h30 avec la panne ... - 100 Rs) - Nuit à Jaisalmer Lun : Jaisalmer : Citadelle - Ville haute - Temples jaïns - Ville basse - Havelis - Nuit à Jaisalmer Mar : En jeep (1/2 journée - 750 Rs - voir § transport) - Safari dans le désert : Cénotaphes - temples jaïns, village médiéval - Dunes de Khuri et tour à dos de chameau ... - Nuit à Jaisalmer Mer : Bus pour Bikaner (10h - 150 Rs) - Beaux paysages en route - Nuit à Bikaner Jeu : Bus A/R pour Deshnoke (2X1h - 13 Rs par voyage) - Bikaner : Junagarth Fort - Vieille ville - Temples jaïns - Nuit à Bikaner Ven : En voiture privée (nous profitons d'une opportunité - 4h - voir § transport) pour Mandawa - Nuit à Mandawa Sam : En jeep (1/2 journée - 300 Rs) : Shekhawati - Nuit à Mandawa Dim : Jeep-taxi pour Junjunhu (1h - 10 Rs) - Bus pour Dehli (6h - 100 Rs) - Nuit à New Dehli Lun : New Dehli : Tombeaux de Nizamuddin - Nuit à New Dehli Mar 28/11/2000 : Avion pour Paris ....... les meilleures choses ont une fin .......
BUDGET :
L'Euro n'était pas encore d'actualité. En Novembre 2000, 1F = 6 Roupies ; 10 Rs = 1, 74 F Niveau de vie très peu élevé.
TRANSPORT :
1. Vols Billets achetés auprès de Voyageurs du Monde (Jagmohan SHARMA 01.42.86.17.33) : http://www.vdm.com/vdm/index.asp - 3, 5 mois à l'avance. Vol Air France/Air India - direct - arrivée à New Dehli à 23h - Prix : 3900 F l'AR
2. Sur place New Dehli - Agra : train Shatabdi Express - 10$ via une agence locale - Je pense qu'on s'est fait arnaquer 😕 comme des bleus ! Quand on a demandé au rickshaw de nous déposer à la gare, il a pretexté qu'il n'y avait plus de train pour Agra et nous a déposé dans une agence qui nous a vendu un billet de train pour le surlendemain ... Soyez plus méfiants que nous ....😉 Départ à 6h00 - durée : 2 heures -
Pour tout le reste, nous avons privilégié le bus au train ... sans vraiment de raison, ça s'est fait comme ça ... Les bus sont fréquents, facile d'utilisation, et partent à l'heure. Deluxe (siège individuel) ou express (banquette), nous avons toujours voyagé assis - confort simple - Nous achetions nos billets le jour même, au guichet ou directement dans le bus. Les trajets sont longs et épuisants mais donnent l'occasion d'approcher les locaux, de s'arrêter dans les villages de campagne, de manger au coin d'une route ... Ces transferts restent parmi mes plus forts souvenirs 🙂 ! Pour les grands transferts, il est prudent d'y consacrer la journée sans espérer visiter quoi que ce soit à l'arrivée. Nous avons souffert de 2 pannes : tout le monde descend sur le bas côté et attend le prochain bus qui ne tarde généralement pas à arriver ... seul ennui : on est alors 2 fois plus nombreux dans le même espace 🤪 !!
Autour d'Udaipur : location d'une voiture avec chauffeur - Ambassador non A/C pour 1 journée, négociée à 3, 75 Rs/km - apporte souplesse et confort lors de l'excursion : possibilité de s'arrêter en pleine campagne pour faire des photos notamment ...
Jeep avec chauffeur : villages bishnois - 1/2 journée - Agence Poly Travel à Jodhpur - 400 Rs / p
Jeep avec chauffeur : safari dans le désert aux environs de Jaisalmer -1/2 journée + camel ride - Agence Satyam Tours - 750 Rs / p
Voiture privée ... le transfert Bikaner-Mandawa s'est fait avec un Indien qui rentrait à Dehli et nous a proposé de nous déposer, pour le prix du bus ....
Rickshaws : de 10 à 40 Rs la course.
HEBERGEMENT :
Les prix indiqués sont par nuit (pour nous 2), généralement hors petit déjeuner. A la descente du bus, des auto rickshaws attendent le touriste. Ils sont nombreux, les touristes rares .... d'où une certaine frénésie ... Il vaut donc mieux savoir où l'on veut aller avant d'arriver et réclamer fermement d'y être emmenés même si le rickshaw wallah vous assure que c'est fermé, que c'est trop cher, qu'il connait qqchose de mieux .... Cela dit, la fermeté et la gentillesse paient : il n'y a jamais d'embrouille après s'être mis d'accord (sur la destination et le prix).
Nous recherchons toujours des hôtels de petite taille, typique, avec du charme ; à défaut, on veut au minimum avoir des sanitaires privés, draps et couvertures (nous voyageons sans sac de couchage). Nous n'avons jamais eu de problèmes pour trouver. Généralement, on faisait notre sélection dans le bus avant d'arriver (Lonely Planet et Guide du Routard).
New Dehli : nuit du 1er nov réservée auprès de Voyageurs du Monde : Connaught Palace - 820 F - Petit déj buffet inclus - Super mais ... cher.
nuit du 2 : Sun Star Residency - 2400 Rs (CB) - un certain charme mais bruyant et sentant la fumée (dans les rideaux ou par le clim ...?)
nuit des 26 et 27 : Hotel Marina (ref LP et GR) - 3100 Rs (CB) - sur Connaught Circus - simple - petit dej inclus - bonne adresse -
Agra : Hotel Atithi (ref LP) - 2000 Rs (CB) - bien situé à 1km du Taj - chambre spacieuse mais sanitaires très vieillots - bonne adresse
Jaipur : Hotel Meghniwas (ref LP et GR) - 1100 Rs (CB) - calme, jardin, piscine propre - loin de la ville - sans charme - sombre
Pushkar : JP's Village Resort (ref LP) - 117 $ (n'accepte pas la CB) - réservé par mail depuis la France - Une véritable arnaque !!! Très loin du centre (et pas de rickshaw - taxi obligatoire qui réclame 100 Rs !!) - pas du tout au niveau du prix ! piscine boueuse impratiquable (à mon avis depuis des années, vu son état !) - sanitaires privés très sommaires - volonté de décoration typique mais effet raté - A FUIR
😠 !!! Cela dit, attention en période de foire, il vaut mieux réserver. Mais pas chez JP !
Udaipur : Hotel Caravanserai (ref LP) - 800 Rs (n'accepte pas la CB) - très bien situé - superbe vue sur le lac - propre et spacieux - accueil convivial - une EXCELLENTE ADRESSE 🙂. Notre meilleur rapport qualité/prix.
Mount Abu : Hotel Hilltone (ref LP) - 1675 Rs (CB) - calme, sympa - chambre très agréable et bon restau - vraie belle piscine
Jodhpur : Ajit Bhawan (ref LP et GR) - 3000 Rs (CB) - le COUP de COEUR 🙂🙂 du voyage - superbe grande chambre, décorée avec soin et originalité, salle de bain impeccable - grand jardin - piscine avec noria et arcades - beaucoup de charme - petit dej buffet à 200 Rs
Jaisalmer : Rang Mahal (ref LP) - 2900 Rs (CB) - manque d'ambiance - moderne et froid - à l'écart de la ville - belle piscine -
Bikaner : Hotel Sagar (ref LP et GR) - 1200 Rs (CB) - patron charmant et restau EXCELLENT mais chambre décrépie ...
Mandawa : The Desert Resort (ref LP et GR) - 3000 Rs (CB) - superbe complexe 🙂 de petits bungalows en terre battue - propre, soigné, bien entretenu et décoré avec beaucoup de goût - au milieu du désert, calme - excentré -
REPAS :
dans la rue : 1 coca = 10 Rs - 1 l d'eau (Bisleri) = 13 Rs ; 2 litres = 17 Rs - 1 samossa = 3 Rs - 1 kg de bananes = 10 à 12 Rs (1 Rs la banane) - 1 lassi au Lassiwala de Jaipur (ref GR) : 10 Rs le petit, 20 le grand ! délicieux et inouliable !
au restau : 1 chapati = 3 Rs - 1 nan = 10 Rs - 1 dal fry = 25 Rs - 1 plain rice = 18 Rs - 1 repas (1 plat + 1 raïta + 1 nan + 1 coca et du riz bien sûr) = moins de 90 Rs, 40 à 45 Rs pour 1 repas végétarien - 1 repas dans un restau "chic" = envciron 250 Rs
SITES :
Fathepur Skiri - Mosquée : gratuite - Palais : 10$ - superbe site où nous avons passé plus de 3 heures - belle couleur rouge
Agra - Taj Mahal (gratuit le vendredi sinon 20$, évidemment c'est très cher mais ça les mérite) - y aller tôt pour profiter du site à la fraîche et au calme -à partir de 8h30, beaucoup de touristes indiens - les saris colorés ressortent sur le marbre blanc - effet superbe ! nous y avons passé 5 heures.
Agra - Fort Rouge (10$) Grandiose - 1 après-midi pour Sikandara et Fort Rouge
Sikandara - Tombeau d'Akbar (5$) - Belles mosaïques -
Jaipur - Hawa Mahal (2Rs + 30/app photos) - nous retrouvons des prix raisonnables - l'appareil photo est toujours taxé (20 à 30 Rs généralement), le caméscope également (100 Rs généralement) - très beau palais qui se visite assez rapidement.
Gaïtor - Cénotaphes (10 Rs/app ph) - Superbement sculptés - visite à ne pas rater !
Jaipur - Amber Palace (50 Rs + 25/app ph) - Vieillit : la pierre noircit - après les merveilles précédentes, on est un peu déçu par ce palais
Fort de Jaigarh (20 Rs + 20/app ph) - peu d'intérêt ...
Jaipur - Shiromani Temple - à côté de l'Amber Palace - Superbe temple hindou qui nous a beaucoup plu (d'autant que c'était le premier que l'on voyait).
Pushkar : foire bruyante, poussiéreuse, colorée et chaleureuse. Beaucoup de touristes. Beaucoup d'Indiens aussi et beaucoup de chameaux - Amateurs de photos, c'est le lieu idéal pour les portraits ! Les turbans sont colorés, les visages tanés et expressifs, l'environnement est magnifique ... - Par ailleurs, en dehors de la foire, la ville aussi vaut la visite : ville sainte près d'un lac très agréable où il fait bon flâner - Ghats (escaliers descendant vers l'eau) impressionnants (photo interdite). C'est une journée hors du temps ...
Udaipur - City Palace (40 Rs + 75 Rs/app ph) - ràs -
Chittorgarh : nous avons fait cette excursion en bus dans la journée. Nous sommes partis à 6h00. Arrivés à Chittorgarh à 8h00 - Rickshaw pour la visite complète négocié à 150 Rs - 4 heures de visite (+ 50 Rs l'entrée du site) - Vestiges extraordinaires - sculptures très fines - temples superbes - un des plus beaux sites du voyage.
Ranakpur (40 Rs/app ph) - Extraordinaire ! A ne surtout pas rater - Temples jaïns - Forêt de piliers de marbre blanc finement ciselé.
Kumbhalgarh : 36 km de remparts à travers les monts Arawelli - Après Ranakpur, on passe de la finesse au gigantisme ! Ranakpur et Kumbhalgarh justifient une petite journée depuis Udaipur.
Eklingji : temple en activité près d'Udaipur - bôf ... on peut s'en passer ....
Mount Abu : petite ville autour d'un lac - ambiance quasi balnéaire ... - Temples de Delwara : gratuit, photo interdite - plus petit que Ranakpur mais d'une plus grande finesse encore.
Jodhpur - Fort Mehrangarh (50 Rs + 50 Rs/App ph) : absolument superbe, domine la ville bleue de Jodhpur - le plus beau palais qu'on ait vu, agréablement transformé en musée.
Jodhpur - le marché : authentique, peu de touristes, haut en couleurs et vivant.
Environs de Jodhpur - villages bishnois : visite sympa (1 après midi) d'une communauté végétarienne qui respecte 29 principes (dont celui de respecter encore plus qu'ailleurs les animaux) - Intéressant certes, mais rien de vraiment différent de ce que l'on voit en prenant le bus tous les 2-3 jours .... A mon avis, cette excursion s'adresse davantage aux tours organisés qui n'approchent pas la campagne autrement ... Pour ceux qui ont des contraintes de temps ou de budget, je conseille l'impasse ....
Jaisalmer : ma ville préférée, calme, paisible, aux couleurs chaudes et douces du désert, propre, moins polluée que d'autres ... Temples jaïns coincés dans la ville. Jolis mais après Ranakpur et Mount Abu, on devient exigeant ... Jolies havelis (anciennes maisons de riches marchands, aux balcons ciselés et aux façades couvertes de décorations peintes)
Jaisalmer : safari dans le désert - Vraiment sympa, le désert est magnifique, les sites visités sont intéressants (surtout de par leur situation) - Le tour à dos de chameau nous a bien amusés ... bon, d'accord, c'est un peu tourisitique ... On avait chacun son chameau et son guide (sur le chameau), ce qui a permis un peu d'allure (amis cavaliers, c'est le moment de montrer que vous avez de l'assiette !) et même de faire la course !! On termine cette balade aux dunes de Khuri pour y attendre le coucher de soleil ... On n'y est pas seuls .... Un après-midi agréable et ludique. On a décliné le diner foklorique avec danses et musiques indiennes (ça nous a paru trop touristique et d'une qualité moyenne). Nous avons préféré retourner diner au restaurant très agréable The Trio de Jaisalmer.
Environs de Bikaner - temple de Deshnoke où les rats sont vénérés (phobiques, abstenez-vous !). Comme tous les temples, celui-ci se visite pieds nus ... pensez donc à apporter une paire de chaussettes si vous redoutez de voir les rats vous grimper sur les orteils ... ils sont hardis ! Ce temple n'a d'intérêt que ces rats. Si vous les supportez, c'est incroyable et ça mérite les 2 heures de bus ! Cette excursion prend 1 matinée.
Bikaner - Fort Junagarth (50 Rs) : bonne surprise à l'intérieur, plafond de bois sculpté, murs peints. Ambiance chaude. Belles havelis en ville
Mandawa : petit village du Shekhawati, pas de rickshaws ... à visiter à pied (1/2 journée) pour ses havelis
Shekhawati : Fort-hôtel de Mukundgarh (50 Rs) : on paie -cher, en plus !- pour visiter un hôtel totalement décrépi sans aucun intérêt ! Dundlod Castle (10 Rs), pas mal - Nawalgarh et ses havelis - Cette matinée de visite, qui nécessite la location d'une jeep, n'est pas indispensable ... on peut se contenter de la visite de Mandawa, par soi-même, ce que nous avons fait l'après-midi. Le Shekhawati présente un visage de l'Inde moins touristique, désertique, rural et rustique. Chameaux et ânes omniprésents, pas de voiture, routes en terre battue parfois complètement ensablées ...
New Dehli : la fin proche du voyage, une bonne turista pour moi, la pluie, la fatigue après 1 mois de pérégrinations et le prix exhorbitant des monuments de New Dehli nous ont amenés à limiter nos visites ... Tombeaux de Nizamuddin (je n'ai plus le prix), pieds nus sous la pluie, drôle d'ambiance ...
Quelques remarques :
Les Indiens ont le sens du service ... rémunéré. Tout est sujet à pourboire. Il faut donc avoir en permanence dans sa poche quelques roupies à distribuer ... il faut comprendre et accepter ce principe pour bien le vivre.
A propos des ennuis de santé : rien de méchant. Seule précaution à laquelle on ne déroge jamais : l'eau en bouteille. Pour le reste, on ne s'est privé de rien ... mais progressivement ... ni de se laver les dents à l'eau du robinet, ni des fruits, ni des glaçons, ni de manger n'importe quoi n'importe où ... Un Coca (potion magique du voyageur) par jour pour désinfecter. Cela dit, nous n'y avons pas échappé : Philippe a eu un petit coup de fatigue au milieu du voyage et j'ai eu une bonne tourista à la fin. Ercefuryl et Imodium ont tout réglé aussitôt.
Transports locaux ou voiture avec chauffeur ? : nous avions beaucoup hésité lors de la préparation du voyage, pour finalement choisir les transports locaux. Sur place, nous avons utilisé une voiture avec chauffeur pour une excursion. Certes, c'est plus confortable, plus souple, plus facile, ... mais ce n'est plus le même voyage. On devient spectateur, alors qu'en bus, on partage, on fait partie de la pièce ... Je ne regrette vraiment pas mon choix. Les souvenirs rapportés valent bien un peu d'inconfort.
Le climat en Novembre était ensoleillé, chaud sans être caniculaire, sec. Un peu plus frais en fin de mois. L'équivalent chez nous d'un 15 Août - 15 Septembre (quand la saison est belle !).
Pour nous aider dans notre voyage, nous avions 3 guides. Pour assurer la logistique : Guide du Routard et Lonely Planet (sur place, nous avons, cette fois, préféré le GR) ; pour les commentaires plus culturels sur les sites, le Guide Bleu. Nécessaire et suffisant.
On a beaucoup aimé : 🙂
Les balades en ville sont assez fatigantes en raison des longues distances, de la chaleur, des rickshaws qui raccolent, de la pollution, du bruit ...Néanmoins, le spectacle de la rue est inoubliable et en fait oublier toutes ces difficultés ! Jaisalmer et Jodhpur sont les villes les plus agréables.
Les voyages en bus qui nous permettaient, le temps d'un transfert, de partager totalement la vie des locaux.
La gentillesse des Indiens, leur sourire, la variété des couleurs des saris, tous plus beaux et plus éclatants les uns que les autres, les photos faciles ... Les Indiens et les Indiennes adorent se faire photographier. Nous n'avons essuyé aucun refus et n'avons jamais eu à payer la photo (pratique que, par principe, je refuse). Quelques-uns nous ont demandé de leur envoyer la photo, ce qu'on a fait bien volontiers !...
Les vaches dans les rues et d'une façon générale, le respect des Indiens envers les animaux.
La nourriture, végétarienne la plupart du temps, variée, épicée sans être trop pimentée.
Au niveau des sites, les temples jaïns de Ranakpur et Mount Abu ont eu ma préférence ... Le Taj Mahal est hors compétition.
On a moins aimé ... : 😕
La nuée de rabatteurs en rickshaws qui vous assaille à l'arrivée du bus (parfois après 10 h de voyage) ... cela dit, il y a de l'effervescence mais jamais d'agressivité.
En ville, les rickshaws raccolent énormément et resteront à vos côtés si vous avez décidé de vous balader à pied dans la ville ... jusqu'à ce que vous cédiez ... Ca rend les balades parfois lourdes ...
Les Sikhs (on les reconnait facilement à leur turban savamment enroulé). Les seuls à ne pas sourire ...
Après les monuments spectaculaires du sud, nous avons été un peu déçus par les havélis du Shekhawati. Mais ça, c'est affaire de goût ...
Conclusion : 🙂🙂🙂
L'Inde est un merveilleux voyage qui mérite, peut-être plus que tout autre, qu'on lui consacre du temps. Le temps de perdre ses repères d'Occidentaux, le temps d'en trouver d'autres, le temps de se laisser imprégner des ambiances, le temps de voyager en individuel ....Le voyage organisé n'apporte absolument pas la même vision du pays que le voyage individuel. Ici, le partage, ou tout au moins l'approche du mode de vie local est tout aussi (certains diraient même plus) important que l'aspect culturel, lui même très riche. Je suis venue en Inde pour voir des temples, j'ai maintenant envie d'y retourner pour retrouver les Indiens !
Même si l'Inde a depuis toujours fait partie de nos rêves de voyage, nous avons attendu d'être prêts et aguerris avant de l'entreprendre ... C'est un voyage fort où l'on perd totalement ses marques. On y côtoie une misère qu'il faut être prêt à supporter ...
C'est, à ce jour, le voyage qui m'a le plus marquée, qui m'a laissé le plus grand nombre d'impressions fortes. J'y retournerai. 🙂
NOTRE PERIPLE EN 4 SEMAINES : (nous avons couvert ce programme sans jamais courir)
Mer 1er/11/2000 : vol Paris --> New Dehli (avion - 3 900 F l'A/R) - Nuit à New Dehli Jeu : New Dehli (prise de contact - résa du train Shatabdi Express pour Agra - Main Bazar) - Nuit à New Dehli Ven : Train pour Agra (2h - 10$ - voir § transport) - Fathepur Skiri (1h de bus = 17 Rs) - Taj Mahal (gratuit le vendredi - profitons-en !) au coucher du soleil - Nuit à Agra Sam : Taj Mahal - Tombeau d'Akbar à Sikandara - Fort Rouge - Journée coûteuse mais inoubliable - Nuit à Agra Dim : Bus pour Jaipur (5h - 117 Rs) - Palais des Vents (Hawa Mahal) - Nuit à Jaipur Lun : Rickshaw à la journée (300 Rs) pour les environs de Jaipur : Cénotaphes de Gaïtor - Amber Palace - Fort de Jaigarh - Temple de Shiromani - Nuit à Jaipur Mar : Jaipur : City Palace - Observatoire - Nuit à Jaipur Mer : Bus pour Ajmer (3h - 66 Rs) - Bus pour Pushkar (1/2 h - 7 Rs) - Foire de Puskar - Nuit à Pushkar Jeu : Pushkar : la foire et la ville - Nuit à Pushkar Ven : Bus pour Udaipur (7h30- 150 Rs) - Nuit à Udaipur Sam : Udaipur : City Palace - Marché tibétain - Nuit à Udaipur Dim : Bus A/R pour Chittorgarh (2X 2h - 45 Rs par voyage) - Nuit à Udaipur Lun : En voiture avec chauffeur (3, 75 Rs/km - je n'ai pas noté le coût total ... dommage ...- voir § transport) : Ranakpur - Kumbhalgarh - Eklingji - Nuit à Udaipur Mar : Bus pour Abu Road (6h - 62 Rs) - Bus pour Mount Abu (1h - 13 Rs) - nuit à Mount Abu Mer : Mount Abu : temples jaïns de Delwara - Nuit à Mount Abu Jeu : Bus pour Jodhpur (6h30 - 130 Rs) - Nuit à Jodhpur Ven : Jodhpur : Fort Mehrangarh - Clock Tower - Marché - Nuit à Jodhpur Sam : En jeep (1/2 journée - 400 Rs - voir § transport) : villages bishnois - Nuit à Jodhpur Dim : Bus pour Jaisalmer (5h prévues - 7h30 avec la panne ... - 100 Rs) - Nuit à Jaisalmer Lun : Jaisalmer : Citadelle - Ville haute - Temples jaïns - Ville basse - Havelis - Nuit à Jaisalmer Mar : En jeep (1/2 journée - 750 Rs - voir § transport) - Safari dans le désert : Cénotaphes - temples jaïns, village médiéval - Dunes de Khuri et tour à dos de chameau ... - Nuit à Jaisalmer Mer : Bus pour Bikaner (10h - 150 Rs) - Beaux paysages en route - Nuit à Bikaner Jeu : Bus A/R pour Deshnoke (2X1h - 13 Rs par voyage) - Bikaner : Junagarth Fort - Vieille ville - Temples jaïns - Nuit à Bikaner Ven : En voiture privée (nous profitons d'une opportunité - 4h - voir § transport) pour Mandawa - Nuit à Mandawa Sam : En jeep (1/2 journée - 300 Rs) : Shekhawati - Nuit à Mandawa Dim : Jeep-taxi pour Junjunhu (1h - 10 Rs) - Bus pour Dehli (6h - 100 Rs) - Nuit à New Dehli Lun : New Dehli : Tombeaux de Nizamuddin - Nuit à New Dehli Mar 28/11/2000 : Avion pour Paris ....... les meilleures choses ont une fin .......
BUDGET :
L'Euro n'était pas encore d'actualité. En Novembre 2000, 1F = 6 Roupies ; 10 Rs = 1, 74 F Niveau de vie très peu élevé.
TRANSPORT :
1. Vols Billets achetés auprès de Voyageurs du Monde (Jagmohan SHARMA 01.42.86.17.33) : http://www.vdm.com/vdm/index.asp - 3, 5 mois à l'avance. Vol Air France/Air India - direct - arrivée à New Dehli à 23h - Prix : 3900 F l'AR
2. Sur place New Dehli - Agra : train Shatabdi Express - 10$ via une agence locale - Je pense qu'on s'est fait arnaquer 😕 comme des bleus ! Quand on a demandé au rickshaw de nous déposer à la gare, il a pretexté qu'il n'y avait plus de train pour Agra et nous a déposé dans une agence qui nous a vendu un billet de train pour le surlendemain ... Soyez plus méfiants que nous ....😉 Départ à 6h00 - durée : 2 heures -
Pour tout le reste, nous avons privilégié le bus au train ... sans vraiment de raison, ça s'est fait comme ça ... Les bus sont fréquents, facile d'utilisation, et partent à l'heure. Deluxe (siège individuel) ou express (banquette), nous avons toujours voyagé assis - confort simple - Nous achetions nos billets le jour même, au guichet ou directement dans le bus. Les trajets sont longs et épuisants mais donnent l'occasion d'approcher les locaux, de s'arrêter dans les villages de campagne, de manger au coin d'une route ... Ces transferts restent parmi mes plus forts souvenirs 🙂 ! Pour les grands transferts, il est prudent d'y consacrer la journée sans espérer visiter quoi que ce soit à l'arrivée. Nous avons souffert de 2 pannes : tout le monde descend sur le bas côté et attend le prochain bus qui ne tarde généralement pas à arriver ... seul ennui : on est alors 2 fois plus nombreux dans le même espace 🤪 !!
Autour d'Udaipur : location d'une voiture avec chauffeur - Ambassador non A/C pour 1 journée, négociée à 3, 75 Rs/km - apporte souplesse et confort lors de l'excursion : possibilité de s'arrêter en pleine campagne pour faire des photos notamment ...
Jeep avec chauffeur : villages bishnois - 1/2 journée - Agence Poly Travel à Jodhpur - 400 Rs / p
Jeep avec chauffeur : safari dans le désert aux environs de Jaisalmer -1/2 journée + camel ride - Agence Satyam Tours - 750 Rs / p
Voiture privée ... le transfert Bikaner-Mandawa s'est fait avec un Indien qui rentrait à Dehli et nous a proposé de nous déposer, pour le prix du bus ....
Rickshaws : de 10 à 40 Rs la course.
HEBERGEMENT :
Les prix indiqués sont par nuit (pour nous 2), généralement hors petit déjeuner. A la descente du bus, des auto rickshaws attendent le touriste. Ils sont nombreux, les touristes rares .... d'où une certaine frénésie ... Il vaut donc mieux savoir où l'on veut aller avant d'arriver et réclamer fermement d'y être emmenés même si le rickshaw wallah vous assure que c'est fermé, que c'est trop cher, qu'il connait qqchose de mieux .... Cela dit, la fermeté et la gentillesse paient : il n'y a jamais d'embrouille après s'être mis d'accord (sur la destination et le prix).
Nous recherchons toujours des hôtels de petite taille, typique, avec du charme ; à défaut, on veut au minimum avoir des sanitaires privés, draps et couvertures (nous voyageons sans sac de couchage). Nous n'avons jamais eu de problèmes pour trouver. Généralement, on faisait notre sélection dans le bus avant d'arriver (Lonely Planet et Guide du Routard).
New Dehli : nuit du 1er nov réservée auprès de Voyageurs du Monde : Connaught Palace - 820 F - Petit déj buffet inclus - Super mais ... cher.
nuit du 2 : Sun Star Residency - 2400 Rs (CB) - un certain charme mais bruyant et sentant la fumée (dans les rideaux ou par le clim ...?)
nuit des 26 et 27 : Hotel Marina (ref LP et GR) - 3100 Rs (CB) - sur Connaught Circus - simple - petit dej inclus - bonne adresse -
Agra : Hotel Atithi (ref LP) - 2000 Rs (CB) - bien situé à 1km du Taj - chambre spacieuse mais sanitaires très vieillots - bonne adresse
Jaipur : Hotel Meghniwas (ref LP et GR) - 1100 Rs (CB) - calme, jardin, piscine propre - loin de la ville - sans charme - sombre
Pushkar : JP's Village Resort (ref LP) - 117 $ (n'accepte pas la CB) - réservé par mail depuis la France - Une véritable arnaque !!! Très loin du centre (et pas de rickshaw - taxi obligatoire qui réclame 100 Rs !!) - pas du tout au niveau du prix ! piscine boueuse impratiquable (à mon avis depuis des années, vu son état !) - sanitaires privés très sommaires - volonté de décoration typique mais effet raté - A FUIR
😠 !!! Cela dit, attention en période de foire, il vaut mieux réserver. Mais pas chez JP ! Udaipur : Hotel Caravanserai (ref LP) - 800 Rs (n'accepte pas la CB) - très bien situé - superbe vue sur le lac - propre et spacieux - accueil convivial - une EXCELLENTE ADRESSE 🙂. Notre meilleur rapport qualité/prix.
Mount Abu : Hotel Hilltone (ref LP) - 1675 Rs (CB) - calme, sympa - chambre très agréable et bon restau - vraie belle piscine
Jodhpur : Ajit Bhawan (ref LP et GR) - 3000 Rs (CB) - le COUP de COEUR 🙂🙂 du voyage - superbe grande chambre, décorée avec soin et originalité, salle de bain impeccable - grand jardin - piscine avec noria et arcades - beaucoup de charme - petit dej buffet à 200 Rs
Jaisalmer : Rang Mahal (ref LP) - 2900 Rs (CB) - manque d'ambiance - moderne et froid - à l'écart de la ville - belle piscine -
Bikaner : Hotel Sagar (ref LP et GR) - 1200 Rs (CB) - patron charmant et restau EXCELLENT mais chambre décrépie ...
Mandawa : The Desert Resort (ref LP et GR) - 3000 Rs (CB) - superbe complexe 🙂 de petits bungalows en terre battue - propre, soigné, bien entretenu et décoré avec beaucoup de goût - au milieu du désert, calme - excentré -
REPAS :
dans la rue : 1 coca = 10 Rs - 1 l d'eau (Bisleri) = 13 Rs ; 2 litres = 17 Rs - 1 samossa = 3 Rs - 1 kg de bananes = 10 à 12 Rs (1 Rs la banane) - 1 lassi au Lassiwala de Jaipur (ref GR) : 10 Rs le petit, 20 le grand ! délicieux et inouliable !
au restau : 1 chapati = 3 Rs - 1 nan = 10 Rs - 1 dal fry = 25 Rs - 1 plain rice = 18 Rs - 1 repas (1 plat + 1 raïta + 1 nan + 1 coca et du riz bien sûr) = moins de 90 Rs, 40 à 45 Rs pour 1 repas végétarien - 1 repas dans un restau "chic" = envciron 250 Rs
SITES :
Fathepur Skiri - Mosquée : gratuite - Palais : 10$ - superbe site où nous avons passé plus de 3 heures - belle couleur rouge
Agra - Taj Mahal (gratuit le vendredi sinon 20$, évidemment c'est très cher mais ça les mérite) - y aller tôt pour profiter du site à la fraîche et au calme -à partir de 8h30, beaucoup de touristes indiens - les saris colorés ressortent sur le marbre blanc - effet superbe ! nous y avons passé 5 heures.
Agra - Fort Rouge (10$) Grandiose - 1 après-midi pour Sikandara et Fort Rouge
Sikandara - Tombeau d'Akbar (5$) - Belles mosaïques -
Jaipur - Hawa Mahal (2Rs + 30/app photos) - nous retrouvons des prix raisonnables - l'appareil photo est toujours taxé (20 à 30 Rs généralement), le caméscope également (100 Rs généralement) - très beau palais qui se visite assez rapidement.
Gaïtor - Cénotaphes (10 Rs/app ph) - Superbement sculptés - visite à ne pas rater !
Jaipur - Amber Palace (50 Rs + 25/app ph) - Vieillit : la pierre noircit - après les merveilles précédentes, on est un peu déçu par ce palais
Fort de Jaigarh (20 Rs + 20/app ph) - peu d'intérêt ...
Jaipur - Shiromani Temple - à côté de l'Amber Palace - Superbe temple hindou qui nous a beaucoup plu (d'autant que c'était le premier que l'on voyait).
Pushkar : foire bruyante, poussiéreuse, colorée et chaleureuse. Beaucoup de touristes. Beaucoup d'Indiens aussi et beaucoup de chameaux - Amateurs de photos, c'est le lieu idéal pour les portraits ! Les turbans sont colorés, les visages tanés et expressifs, l'environnement est magnifique ... - Par ailleurs, en dehors de la foire, la ville aussi vaut la visite : ville sainte près d'un lac très agréable où il fait bon flâner - Ghats (escaliers descendant vers l'eau) impressionnants (photo interdite). C'est une journée hors du temps ...
Udaipur - City Palace (40 Rs + 75 Rs/app ph) - ràs -
Chittorgarh : nous avons fait cette excursion en bus dans la journée. Nous sommes partis à 6h00. Arrivés à Chittorgarh à 8h00 - Rickshaw pour la visite complète négocié à 150 Rs - 4 heures de visite (+ 50 Rs l'entrée du site) - Vestiges extraordinaires - sculptures très fines - temples superbes - un des plus beaux sites du voyage.
Ranakpur (40 Rs/app ph) - Extraordinaire ! A ne surtout pas rater - Temples jaïns - Forêt de piliers de marbre blanc finement ciselé.
Kumbhalgarh : 36 km de remparts à travers les monts Arawelli - Après Ranakpur, on passe de la finesse au gigantisme ! Ranakpur et Kumbhalgarh justifient une petite journée depuis Udaipur.
Eklingji : temple en activité près d'Udaipur - bôf ... on peut s'en passer ....
Mount Abu : petite ville autour d'un lac - ambiance quasi balnéaire ... - Temples de Delwara : gratuit, photo interdite - plus petit que Ranakpur mais d'une plus grande finesse encore.
Jodhpur - Fort Mehrangarh (50 Rs + 50 Rs/App ph) : absolument superbe, domine la ville bleue de Jodhpur - le plus beau palais qu'on ait vu, agréablement transformé en musée.
Jodhpur - le marché : authentique, peu de touristes, haut en couleurs et vivant.
Environs de Jodhpur - villages bishnois : visite sympa (1 après midi) d'une communauté végétarienne qui respecte 29 principes (dont celui de respecter encore plus qu'ailleurs les animaux) - Intéressant certes, mais rien de vraiment différent de ce que l'on voit en prenant le bus tous les 2-3 jours .... A mon avis, cette excursion s'adresse davantage aux tours organisés qui n'approchent pas la campagne autrement ... Pour ceux qui ont des contraintes de temps ou de budget, je conseille l'impasse ....
Jaisalmer : ma ville préférée, calme, paisible, aux couleurs chaudes et douces du désert, propre, moins polluée que d'autres ... Temples jaïns coincés dans la ville. Jolis mais après Ranakpur et Mount Abu, on devient exigeant ... Jolies havelis (anciennes maisons de riches marchands, aux balcons ciselés et aux façades couvertes de décorations peintes)
Jaisalmer : safari dans le désert - Vraiment sympa, le désert est magnifique, les sites visités sont intéressants (surtout de par leur situation) - Le tour à dos de chameau nous a bien amusés ... bon, d'accord, c'est un peu tourisitique ... On avait chacun son chameau et son guide (sur le chameau), ce qui a permis un peu d'allure (amis cavaliers, c'est le moment de montrer que vous avez de l'assiette !) et même de faire la course !! On termine cette balade aux dunes de Khuri pour y attendre le coucher de soleil ... On n'y est pas seuls .... Un après-midi agréable et ludique. On a décliné le diner foklorique avec danses et musiques indiennes (ça nous a paru trop touristique et d'une qualité moyenne). Nous avons préféré retourner diner au restaurant très agréable The Trio de Jaisalmer.
Environs de Bikaner - temple de Deshnoke où les rats sont vénérés (phobiques, abstenez-vous !). Comme tous les temples, celui-ci se visite pieds nus ... pensez donc à apporter une paire de chaussettes si vous redoutez de voir les rats vous grimper sur les orteils ... ils sont hardis ! Ce temple n'a d'intérêt que ces rats. Si vous les supportez, c'est incroyable et ça mérite les 2 heures de bus ! Cette excursion prend 1 matinée.
Bikaner - Fort Junagarth (50 Rs) : bonne surprise à l'intérieur, plafond de bois sculpté, murs peints. Ambiance chaude. Belles havelis en ville
Mandawa : petit village du Shekhawati, pas de rickshaws ... à visiter à pied (1/2 journée) pour ses havelis
Shekhawati : Fort-hôtel de Mukundgarh (50 Rs) : on paie -cher, en plus !- pour visiter un hôtel totalement décrépi sans aucun intérêt ! Dundlod Castle (10 Rs), pas mal - Nawalgarh et ses havelis - Cette matinée de visite, qui nécessite la location d'une jeep, n'est pas indispensable ... on peut se contenter de la visite de Mandawa, par soi-même, ce que nous avons fait l'après-midi. Le Shekhawati présente un visage de l'Inde moins touristique, désertique, rural et rustique. Chameaux et ânes omniprésents, pas de voiture, routes en terre battue parfois complètement ensablées ...
New Dehli : la fin proche du voyage, une bonne turista pour moi, la pluie, la fatigue après 1 mois de pérégrinations et le prix exhorbitant des monuments de New Dehli nous ont amenés à limiter nos visites ... Tombeaux de Nizamuddin (je n'ai plus le prix), pieds nus sous la pluie, drôle d'ambiance ...
Quelques remarques :
Les Indiens ont le sens du service ... rémunéré. Tout est sujet à pourboire. Il faut donc avoir en permanence dans sa poche quelques roupies à distribuer ... il faut comprendre et accepter ce principe pour bien le vivre.
A propos des ennuis de santé : rien de méchant. Seule précaution à laquelle on ne déroge jamais : l'eau en bouteille. Pour le reste, on ne s'est privé de rien ... mais progressivement ... ni de se laver les dents à l'eau du robinet, ni des fruits, ni des glaçons, ni de manger n'importe quoi n'importe où ... Un Coca (potion magique du voyageur) par jour pour désinfecter. Cela dit, nous n'y avons pas échappé : Philippe a eu un petit coup de fatigue au milieu du voyage et j'ai eu une bonne tourista à la fin. Ercefuryl et Imodium ont tout réglé aussitôt.
Transports locaux ou voiture avec chauffeur ? : nous avions beaucoup hésité lors de la préparation du voyage, pour finalement choisir les transports locaux. Sur place, nous avons utilisé une voiture avec chauffeur pour une excursion. Certes, c'est plus confortable, plus souple, plus facile, ... mais ce n'est plus le même voyage. On devient spectateur, alors qu'en bus, on partage, on fait partie de la pièce ... Je ne regrette vraiment pas mon choix. Les souvenirs rapportés valent bien un peu d'inconfort.
Le climat en Novembre était ensoleillé, chaud sans être caniculaire, sec. Un peu plus frais en fin de mois. L'équivalent chez nous d'un 15 Août - 15 Septembre (quand la saison est belle !).
Pour nous aider dans notre voyage, nous avions 3 guides. Pour assurer la logistique : Guide du Routard et Lonely Planet (sur place, nous avons, cette fois, préféré le GR) ; pour les commentaires plus culturels sur les sites, le Guide Bleu. Nécessaire et suffisant.
On a beaucoup aimé : 🙂
Les balades en ville sont assez fatigantes en raison des longues distances, de la chaleur, des rickshaws qui raccolent, de la pollution, du bruit ...Néanmoins, le spectacle de la rue est inoubliable et en fait oublier toutes ces difficultés ! Jaisalmer et Jodhpur sont les villes les plus agréables.
Les voyages en bus qui nous permettaient, le temps d'un transfert, de partager totalement la vie des locaux.
La gentillesse des Indiens, leur sourire, la variété des couleurs des saris, tous plus beaux et plus éclatants les uns que les autres, les photos faciles ... Les Indiens et les Indiennes adorent se faire photographier. Nous n'avons essuyé aucun refus et n'avons jamais eu à payer la photo (pratique que, par principe, je refuse). Quelques-uns nous ont demandé de leur envoyer la photo, ce qu'on a fait bien volontiers !...
Les vaches dans les rues et d'une façon générale, le respect des Indiens envers les animaux.
La nourriture, végétarienne la plupart du temps, variée, épicée sans être trop pimentée.
Au niveau des sites, les temples jaïns de Ranakpur et Mount Abu ont eu ma préférence ... Le Taj Mahal est hors compétition.
On a moins aimé ... : 😕
La nuée de rabatteurs en rickshaws qui vous assaille à l'arrivée du bus (parfois après 10 h de voyage) ... cela dit, il y a de l'effervescence mais jamais d'agressivité.
En ville, les rickshaws raccolent énormément et resteront à vos côtés si vous avez décidé de vous balader à pied dans la ville ... jusqu'à ce que vous cédiez ... Ca rend les balades parfois lourdes ...
Les Sikhs (on les reconnait facilement à leur turban savamment enroulé). Les seuls à ne pas sourire ...
Après les monuments spectaculaires du sud, nous avons été un peu déçus par les havélis du Shekhawati. Mais ça, c'est affaire de goût ...
Conclusion : 🙂🙂🙂
L'Inde est un merveilleux voyage qui mérite, peut-être plus que tout autre, qu'on lui consacre du temps. Le temps de perdre ses repères d'Occidentaux, le temps d'en trouver d'autres, le temps de se laisser imprégner des ambiances, le temps de voyager en individuel ....Le voyage organisé n'apporte absolument pas la même vision du pays que le voyage individuel. Ici, le partage, ou tout au moins l'approche du mode de vie local est tout aussi (certains diraient même plus) important que l'aspect culturel, lui même très riche. Je suis venue en Inde pour voir des temples, j'ai maintenant envie d'y retourner pour retrouver les Indiens !
Même si l'Inde a depuis toujours fait partie de nos rêves de voyage, nous avons attendu d'être prêts et aguerris avant de l'entreprendre ... C'est un voyage fort où l'on perd totalement ses marques. On y côtoie une misère qu'il faut être prêt à supporter ...
C'est, à ce jour, le voyage qui m'a le plus marquée, qui m'a laissé le plus grand nombre d'impressions fortes. J'y retournerai. 🙂
Sri Lanka - Avril 2003 English translation pending
Je rentre d'un voyage de 2 semaines au Sri Lanka. Un vrai régal 🙂 !! Voici quelques infos pratiques qui vous aideront peut-être à préparer ce magnifique voyage sans faire les mêmes erreurs que nous ... Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Nous avons privilégié les sites culturels aux dépens des plages du Sud.
Ven 28/03 Paris --> Colombo (en avion - 790 Euros) + Colombo --> Anuradhapura (bus - 118 Rs) Sam Anuradhapura (en vélo) Dim Anuradhapura (en vélo) Lun Mihintale (en tuk tuk - 550 Rs) Mar Avukana - Sasseruwa - Ritigala (en voiture - 3000 Rs) Mer Polonnaruwa (en vélo) Jeu Medirigiriya (en voiture - 3000 Rs) Ven Sigiriya - Dambulla - Nalanda Gedige - Alu Vihara - Jardin d'épices (en voiture - 3000 Rs) Sam Kandy (à pied) // Jardin botanique - Temples de l'Ouest - Orphelinat d'éléphants (en voiture - 1700 Rs) Dim Kandy (à pied) Lun Kandy --> Haputale (en train - 79 Rs) Mar Liptons's Seat (bus - 10 Rs + rando 14km) Mer Horton Plains (voiture - 2250 Rs + rando 9km) // Diyaluma Falls - Buduruwagala - Ravana Falls - Ella Gap - Dowa Temple (en voiture - 3250 Rs) Jeu Haputale --> Colombo (en train - 294 Rs) + Colombo --> Negombo (en tuk tuk - 600 Rs) Ven Negombo (à pied et en tuk tuk) Sam Negombo (à pied et en tuk tuk) Dim Colombo --> Paris (en avion)
Cet itinéraire, fait de nombreux choix (impasse sur Colombo, Adam's Peak et la Côte Sud), nous a permis d'avoir un rythme agréable. Nous n'avons jamais eu l'impression de bâcler la visite d'un site. Nous étions généralement de retour à l'hôtel au plus tard vers 17h pour profiter d'une bonne douche "fraîche" réparatrice avant la soirée. La nuit tombe vers 19h. BUDGET :
100 Roupies Sri lankaises = 1 Euro en Avril 2003 Les Euros sont changés partout. Plusieurs banques à l'aéroport ouvertes dans la nuit. Taux intéressant. Paiement par CB peu répandu (uniquement les hôtels de prix moyens et certaines boutiques d'artisanat). Change possible dans certains hôtels à un taux moins intéressant (mais ça peut dépanner ...) Niveau de vie très peu élevé.
TRANSPORTS :1 - Vols Nous avons fait le choix de Sri Lankan Airlines qui proposent des vols directs pour éviter, en ces temps troublés, une escale à Amman, Koweit City ou Dubaï ... L'avion, à l'aller comme au retour, était d'ailleurs à moitié vide ... Billets achetés auprès de Voyageurs du Monde (Jagmohan SHARMA) : www.vdm.com/vdm/index.asp 2 mois à l'avance. 11 heures de vol direct. Bonnes prestations en vol. Horaires respectés. Inconvénient : arrivée et départ de Colombo en pleine nuit. Avantage : départ et arrivée à Paris en mi-jounée ... Prix : 790 Euros l'AR Taxe d'aéroport au retour = 1000 Rs (payable en Rs uniquement)2 - Sur place Je déconseille la location de voiture sans chauffeur, peu répandue (mais on en a vu ...). Plus encore en raison du manque d'indication qu'en raison de la conduite des locaux.
Nous avons panaché les moyens de transport ...Transferts aéroport en taxi (pas de bus à nos heures d'arrivée et de départ) : Taxi Aéroport --> Bus Station à Colombo : 1200 Rs (en prepaid) - 45 minutes - Taxi Negombo --> Aéroport : 1000 Rs - 20 minutes - A ces heures-là, les rues sont désertes (c'est bien le seul avantage !) Bus Colombo --> Anuradhapura : 118 Rs (pas AC) - 4 heures d'une conduite à toute allure - Préférez le train si vous le pouvez !... On a enchainé le bus de nuit dès la sortie de l'avion. C'est un peu fatigant mais ça nous a évité de dormir à Colombo et à 8h du matin, on était à pied d'oeuvre ! Et de nuit, il y a beaucoup moins de circulation ... ce qui nous a rassurés quand on a vu a quelle allure le bus roulait ! Train Kandy --> Haputale en 2nde classe : 79 Rs - 7 heures - Attention, beaucoup de monde - Nous avons eu la chance de voyager assis ... Il n'y avait plus de places dans le wagon panoramique quand on a voulu réserver (2 jours avant). Paysages magnifiques.Train Haputale --> Colombo en 1ère, wagon panoramique : 294 Rs - 8 heures - Place réservée - Paysages magnifiques tout le long du voyage ... On ne range pas l'appareil photos : pour 3 Euros, 8 heures de spectacle 🙂 !! Dans ce sens, plus facile d'avoir de la place dans le wagon panoramique ... Pour ceux qui manquent de temps : il existe aussi un train de nuit. Mais il faut réserver les couchettes longtemps à l'avance. Cela dit, on peut toujours le prendre en acceptant de voyager debout ... mais c'est tout de même 8 à 10 heures ... 🤪Voiture avec chauffeur : 3 jours (non continus) - Liaison inter villes en passant par quelques sites : d'Anuradhapura à Polonnaruwa de Polonnaruwa à Sigiriya de Sigiriya à Kandy 3000 Rs / jour (+ 1000 Rs de pourboire bien mérité au final) Bonnes prestations de Sisira, notre chauffeur, qui a répondu à nos attentes (on est resté totalement maître du parcours, il a respecté toutes nos demandes sans jamais chercher s'y soustraire, sans jamais nous imposer quelque durée de visite), il était fiable et ponctuel, de bons conseils, intéressant sans être envahissant, voire ... un peu timide. Nous avons trouvé ce chauffeur sans aucune difficulté à Anuradhapura : on a demandé à l'hôtel qui nous a mis en contact avec Sisira avec qui on s'est mis d'accord très rapidement pour le transfert du lendemain. Au départ, il devait juste nous emmener à Polonnaruwa en passant par 3 sites. Nous nous sommes ensuite mis d'accord pour 2 jours supplémentaires (après notre visite de Polonna, où nous n'avions pas besoin de lui). Ses coordonnées : Sisira JAYALATH à Anuradhapura tel : 025 25638. L'organisation sur place au jour le jour laisse plus de champ libre qu'une réservation à l'avance pour une durée convenue. Voiture Environs de Kandy (1 apm) : 1700 Rs - trouvée, sans chercher, près de la gare ferroviaire.Voiture Haputale --> Horton Plains et retour (1 matinée) : 2250 Rs (il parait que c'est plus cher ici parce que ce sont des routes de montagnes ..... hmmmm ....)Voiture Environs d'Haputale (1 apm) : 3250 Rs (trop cher pour les km parcourus. Négociez mieux que nous !) A mon sens (et après coup) on a payé trop cher 😕 ces 2 dernières prestations qui nous ont été vendues par Mohamed, responsable de la GuestHouse d'Haputale. Ah, il est gentil Mohamed .... et bon vendeur !... Bus Haputale --> Dembetana Tea Estate : 10 Rs (à 9h30 - Attention, se renseigner sur les horaires, il n'y en pas énormément ; ce sont des petits micro bus). Mohamed proposait de nous y emmener en taxi pour 300 Rs ...Vélo mis à disposition dans les hôtels d'Anuradhapura et Polonnaruwa pour visiter les sites. On n'a rien payé.
HEBERGEMENT :
Hôtellerie pour tous les budgets. Globalemement assez simple sur Haputale. Voici ceux qu'on a faits. Tous disposaient de sanitaires privés, ventilo et/ou AC (sauf Haputale où ce n'est pas nécessaire). L'eau chaude est un luxe totalement inutile (sauf à Haputale). Après coup, le seul qu'on conseille vraiment (bon rapport qualité/prix et bcp de charme), c'est celui d'Anuradhapura. Tous les prix indiqués sont pour une formule B&B.Anuradhapura : Tissawewa Rest House (29 US$) Tout près du site. Prête des vélos. Un peu vieillot ...Cadre très agréable, dans un grand jardin peuplé de nombreux singes. Chambre (ventilo et moustiquaire) assez sombre mais spacieuse au charme suranné, colonial. Balcons et vérandas très agréables. Pas de piscine.Excellent Rice&Curry au restaurant. Notre coup de coeur 🙂.Polonnaruwa : Sudu Araliya (48 US$) N'a pas le charme du précédent. C'est plus un hotel traditionnel de groupes mais il a quelques avantages. Bien situé, au sud du site. Prête des vélos. Cadre là aussi très agréable dans un jardin face au lac. Attention aux moustiques le soir. Chambre spacieuse, confortable (AC) et propre mais sans charme particulier. Petit déj sous forme buffet s'il y a du monde. Propose des messages ayurvédiques chers (body massage -45 min- 2000 Rs) mais agréablesSigiriya : Hotel Sigiriya (70 US$) Belle vue sur le rocher de Sigiriya que l'on rejoint à pied en 20 minutes. Piscine. Chambre AC très spacieuse avec beaucoup de charme (décorée de batiks ...). On a pris notre petit déjeuner (superbe buffet) et notre douche après avoir visité Sigiriya. Hôtel agréable mais encore bcp de groupes. Massage ayurvédique plus professionel (prise de tension ...) mais moins agréable .... (body massage -60 min- 1980 Rs) Kandy : Hotel Thilanka (50 US$) Permet de rejoindre le Temple de la Dent à pied. Piscine très agréable sur une terrasse donnant sur le lac. La baignade à 19h après une journée de visite, seuls dans la piscine survolée par les chauves-souris au crépuscule, restera un excellent souvenir ! Hôtel agréable. Très grande chambre AC avec un petit balcon. Petit déj buffet. Massage ayurvédique encore moins cher que les précédents - Pas testé - Je ne me souviens plus du prix ... Haputale : Sri Lak View Holiday Inn (1750 Rs) Sans e à Lak ... Sans doute le meilleur du village ... Plus une pension qu'un hôtel. Magnifique vue sur la vallée (quand il n'y a pas de brouillard !) Chambre (moustiquaire) et sanitaires (eau chaude) très très simples : il faut réclamer draps et serviettes ou venir avec son sac à viande. Propre sans être irréprochable ... Accueil familial, ambiance attentive. Peu de chambres, 6 je crois, (nous avions réservé depuis Kandy). Préférez celles donnant sur la vallée. Pas de groupes, des routards. Mohamed vient nous chercher à la gare. Bon Rice & Curry (peu de choix en ville). Petit déj très simple. Mohamed est charmant et de bons conseils. Attention, rien n'est gratuit .... même les cashew nuts fraîchement grillées qu'il propose avec la bière ... mais à ce prix-là, ça se comprend ! Negombo : Royal Oceanic Hotel (90 US$ et il a fallu bagarrer pour que ce prix exhorbitant comprenne le petit dej !) Hors de prix. D'autant plus qu'il n'avait plus qu'une chambre dans la partie ancienne. Il était tard ... on venait de se taper 8 heures de train ... il pleuvait ... et c'était la veille du Nouvel An donc beaucoup d'hôtels pleins. Evidemment, on ne le conseille pas 🙁... Vraiment trop cher pour la qualité de la chambre. Cela dit : excellent petit déj buffet (heureusement !), très belle piscine à l'ombre (et là, c'est appréciable !), belle plage bien propre. Et contrairement à ce qu'on craignait, les extras (bière, glace, coca, jus de fruit ...) n'y étaient pas chers. On n'y a pas mangé, Negombo offrant des tas de petits restaurants sympas.
Sauf à Haputale, on a toujours payé par carte Visa.
REPAS :
Rice & Curry : un énorme plat de riz accompagné de 4, 5 ..., 10 pour les plus copieux, bols de légumes (éventuellement de viande) cuisinés, épicés, plus ou moins pimentés. Jamais les mêmes : noix de coco rapée, aubergine, fruit du jacquier, citrouille, fleur de bananier, haricot vert ... Pas cher : entre 150 et 200 Rs Par manque d'appétit, nous n'avons pratiquement jamais déjeuné : on se contentait d'un bon petit déj et d'un bon diner.La grosse chaleur ambiante coupe la faim. Dans la rue : 1 bouteille d'eau (1, 5 l) = 60 Rs si elle sort du frigo, 40 sinon. 1 coca en bouteille = 20 Rs, en cannette = 50 Rs 1 bière (notre locale préférée : Lion - 620 ml ! - 4, 8°) = 150 à 200 Rs (elle est douce et toujours servie très fraiche dans les restaurants) 1 banane = 2 Rs 1 hopper à l'oeuf = 13 Rs (sorte de pancake en forme de bol à l'intérieur duquel ils cuisent un oeuf au plat - c'est délicieux !) 1 patisserie = 7 Rs (genre croissant) SITES :
Le forfait du Triangle Culturel (3120 Rs) donne accès aux sites de Anuradhapura, Polonnaruwa, Sigiriya, Kandy (hors Temple de la Dent), Nalanda, Medirigiriya, Ritigala. Hormis celui de Kandy (musée fermé), on les a tous utilisés. C'est donc vraiment rentable. Nous l'avons acheté à Anuradhapura, à l'entrée du Musée. Ce forfait est valable 14 jours. Chaque ticket n'est généralement valable que pour une seule journée. Pour Anuradhapura et Polonnaruwa, ça peut être un problème ... il faut se lever tôt (il fait bien meilleur, d'ailleurs !). Cela dit, à Anuradhapura, nous avons commencé la visite le samedi à 16h00. Le gardien l'a indiqué sur le billet et nous avons pu continuer le lendemain jusqu'à 16h00 ... Ici, tout a toujours une solution ...
Anuradhapura : compter une bonne journée de visite (à vélo). Au début on se perd un peu sur le site qui est très étendu ... mais on finit par s'y retrouver !
Polonnaruwa : là encore, une bonne journée, en vélo. Sous la chaleur accablante, le vélo a un effet rafraichissant. C'est extrêmement agréable et pas fatigant. Pour ceux qui manquent de temps : si vous devez faire un choix entre ces 2 grands sites, je conseillerai Polonnaruwa, plus mignon, plus soigné, plus varié.
Sur la route entre Anuradha et Polonna, quelques petits sites mineurs (il faut être motorisé) : Avukana, Sasseruwa, Ritigala. Sympas.
Mihintale (hors forfait - 250 Rs) : Site et panoramas superbes. Guide inutile - Compter 1 matinée. Partir tôt, il y a des marches ...
Medirigiriya : Magnifique reste d'un vatadage. 1 bonne heure. La route qui y mène depuis Polonnaruwa est splendide (petit canal enjambé de nombreux petits ponts de bois). Sigiriya : le site ouvre à 6h30. A cette heure là, il n'y a personne et il ne fait pas encore trop chaud : 2 conditions importantes pour gravir le rocher et voir les Demoiselles en toute tranquilité. De retour à l'hôtel vers 8h30, vous pourrez alors prendre douche et petit déjeuner.Dambulla (hors forfait - 500 Rs). C'est cher mais ça les vaut largement. Notre site préféré 🙂. Compter 2 heures de visite. Abris sous roche transformés en temples et couverts de peintures rupestres. Magnifique - Peu de touristes.
Sur la route entre Dambulla et Kandy, sites mineurs : Nalanda Gedige, Alu Vihara (il faut être motorisé). Vraiment de moindre importance.Kandy : Temple de la Dent. Compter 2 heures. 200 Rs + 100 Rs pour l'appareil photos (seul site où on paie pour l'appareil photos)
A l'Ouest de Kandy, quelques temples mineurs Kataragama, Lankatilaka, Gadaladeniya.
Buduruwagala : site mineur à l'est d'Haputale que j'ai beaucoup aimé : 7 grandes statues rupestres taillées finement dans la falaise. 20 minutes suffisent.
L'entrée de tous ces sites mineurs se situe généralement entre 100 et 150 Rs (par billet prix fixe ou par donation). Ils sont intéressants sans être incontournables ... Buduruwegala est le plus impressionnant.
Conseils :
Les sites se visitent pieds nus. Or, le sol est parfois brûlant. Pensez à apporter une vieille paire de chaussettes. Pensez également à avoir une paire de chaussures sans lacets (à la longue, ça lasse ...). Pour les petits sites, l'idéal ce sont des tongs (sans oublier dans ce cas, les chaussettes ...)
Compte tenu de la chaleur, on boit beaucoup (on trouve de l'eau fraîche capsulée partout). Nous avions emporté un porte-bouteille isolant qui nous a été très très utile ...
On a raté le spectacle de danse de Kandy (on a vu la dernière danse) au Kandy Lake Club (à côté de l'hôtel Thilanka). C'est bien dommage 😕, le peu qu'on en a vu nous a paru de très bonne qualité. Vérifiez les horaires !... NATURE :
Au coeur de l'ile, en altitude. Il y fait plus frais. C'est le seul moment de notre voyage où on a mis un gilet en soirée. Nous avions opté pour Haputale, faisant confiance à nos guides (Neos et Guide du Routard). Haputale est un petit bourg, magnifiquement situé face à des vallées profondes couvertes de plantations de thé. Néanmoins, le village en lui-même nous a déçus. Certes, c'est un village authentique et typique mais sans grand charme. Nous avons voulu éviter Nuwara Eliya ... peut-être avons nous eu tort 😕 ?... Nous avons passé 3 nuits à Haputale (2 jours pleins). 1 jour consacré à Lipton's Seat : on rejoint par bus la factory (Dembetana Tea Estate) où un vieux contremaître nous explique toute la fabrication du thé. C'est passionnant ! 100 Rs + pourboire. Ensuite, on peut faire une longue balade pour monter à un point de vue (Lipton's Seat). Ca grimpe gentiment sur 7 km à travers les plantations où les cueilleuses acceptent volontiers (quand elles ne le réclament pas !) de se faire prendre en photo. A notre arrivée, le panorama était totalement bouché par les nuages et la brume mais qu'importe, la balade se suffit à elle seule. Retour sur Haputale en empruntant de nouveau le bus des ouvriers. Une superbe balade 🙂 (14 km au total) quasi gratuite. Pas de difficulté majeure. Le lendemain, nous sommes partis à 5h du matin pour rejoindre Horton Plains. L'entrée de ce parc naturel est très très chère : 1550 Rs ! Bien sûr la balade en boucle de 9km à l'intérieur du parc est splendide mais ... ne vaut pas ce prix là. A ne faire donc que s'il fait très beau (pour les points de vue) et partir tôt pour avoir une chance de voir les animaux. Nous avons vu des sortes de daims à fourrure épaisse, des bear monkeys (désolée, je n'ai pas le nom en français), des lézards, ... mais pas de panthères (il y en une quinzaine dans ce pars). La végétation est très belle, le sentier sans ambiguité (9km faciles, à plat) et nous y étions seuls. Compter 2h30 à 3h de balade (en incluant le petit déj picnic en cours de route). L'après-midi, nous avons fait une grande boucle (en voiture) à l'est d'Haputale. Diyaluma Falls, le site de Buduruwagala (vraiment chouette - compter 20 minutes), Ravanna Falls (ces 2 chutes d'eau n'ont rien d'extraordinaires), Ella Gap (magnifique faille, paysages grandioses très impressionnants), Dowa Temple (sympa).
Mon conseil : ne pas manquer Lipton's Seat ni Ella Gap.
Nous avons passé les 2 derniers jours à Negombo qui présente l'avantage d'être tout proche de l'aéroport. Petite ville balnéaire assez sympathique. Beaucoup de petites boutiques d'artisanat pour les derniers achats (batik, sculptures sur bois, bijouterie, ...) Ne ratez pas les 2 marchés aux poissons (dans la péninsule de Duwa -pour le gros- et près du Fort) ! Haut en couleurs et en odeurs ! Plage propre, mer agréable, pas trop chaude (évidemment pas froide ! l'eau devait être à 28 ou 29 ° !). Agréable pour passer la dernière journée.
Nous n'avons pas fait les côtes. On a beaucoup aimé : 🙂
Le tiercé gagnant : nature, culture, accueil ! Pas de sollicitation agressive, ni des vendeurs, ni des faux-guides, ni des tuk-tuk ... Toute conclusion se fait par un sourire ! Portraits toujours faciles et gratuits (certains remercient même qu'on les ait pris en photos !) Le sourire des locaux. Ils le savent d'ailleurs et se font un point d'honneur à ne pas trahir leur réputation. Les fruits : ananas, petites bananes, mangoustans, petites mandarines ... Le Rice & Curry : c'est bon et sain. Pas de problème de tourista. Le guide NEOS (éditions Michelin) très complet.On a moins aimé : 😕
La chaleur moite ; les douches froides encore trop chaudes ! La conduite des chauffeurs de bus et de certains tuk-tuk L'orphelinat des éléphants de Pinnewala. Nous sommes arrivés pour le repas des éléphanteaux. Les gardiens proposent aux quelques touristes de tenir le biberon pour ensuite leur réclamer un pourboire. C'est sans intérêt (on pose la main sur le biberon ! tu parles !) mais surtout, ça fait très envie aux petits gamins locaux qui sont là et à qui bien sûr ils ne le proposent pas ! Ca m'a vraiment mise en colère 😠. Seule fois ....En conclusion, c'est un très très beau voyage, facile à organiser, facile à vivre grâce à la convivialité des gens, riche tant sur le plan culturel que naturel, qui ne revient pas cher. 2 semaines me paraissent être un minimum ... mais c'est toujours pareil : on a toujours le sentiment d'avoir trop peu de temps ...
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Nous avons privilégié les sites culturels aux dépens des plages du Sud.
Ven 28/03 Paris --> Colombo (en avion - 790 Euros) + Colombo --> Anuradhapura (bus - 118 Rs) Sam Anuradhapura (en vélo) Dim Anuradhapura (en vélo) Lun Mihintale (en tuk tuk - 550 Rs) Mar Avukana - Sasseruwa - Ritigala (en voiture - 3000 Rs) Mer Polonnaruwa (en vélo) Jeu Medirigiriya (en voiture - 3000 Rs) Ven Sigiriya - Dambulla - Nalanda Gedige - Alu Vihara - Jardin d'épices (en voiture - 3000 Rs) Sam Kandy (à pied) // Jardin botanique - Temples de l'Ouest - Orphelinat d'éléphants (en voiture - 1700 Rs) Dim Kandy (à pied) Lun Kandy --> Haputale (en train - 79 Rs) Mar Liptons's Seat (bus - 10 Rs + rando 14km) Mer Horton Plains (voiture - 2250 Rs + rando 9km) // Diyaluma Falls - Buduruwagala - Ravana Falls - Ella Gap - Dowa Temple (en voiture - 3250 Rs) Jeu Haputale --> Colombo (en train - 294 Rs) + Colombo --> Negombo (en tuk tuk - 600 Rs) Ven Negombo (à pied et en tuk tuk) Sam Negombo (à pied et en tuk tuk) Dim Colombo --> Paris (en avion)
Cet itinéraire, fait de nombreux choix (impasse sur Colombo, Adam's Peak et la Côte Sud), nous a permis d'avoir un rythme agréable. Nous n'avons jamais eu l'impression de bâcler la visite d'un site. Nous étions généralement de retour à l'hôtel au plus tard vers 17h pour profiter d'une bonne douche "fraîche" réparatrice avant la soirée. La nuit tombe vers 19h. BUDGET :
100 Roupies Sri lankaises = 1 Euro en Avril 2003 Les Euros sont changés partout. Plusieurs banques à l'aéroport ouvertes dans la nuit. Taux intéressant. Paiement par CB peu répandu (uniquement les hôtels de prix moyens et certaines boutiques d'artisanat). Change possible dans certains hôtels à un taux moins intéressant (mais ça peut dépanner ...) Niveau de vie très peu élevé.
TRANSPORTS :1 - Vols Nous avons fait le choix de Sri Lankan Airlines qui proposent des vols directs pour éviter, en ces temps troublés, une escale à Amman, Koweit City ou Dubaï ... L'avion, à l'aller comme au retour, était d'ailleurs à moitié vide ... Billets achetés auprès de Voyageurs du Monde (Jagmohan SHARMA) : www.vdm.com/vdm/index.asp 2 mois à l'avance. 11 heures de vol direct. Bonnes prestations en vol. Horaires respectés. Inconvénient : arrivée et départ de Colombo en pleine nuit. Avantage : départ et arrivée à Paris en mi-jounée ... Prix : 790 Euros l'AR Taxe d'aéroport au retour = 1000 Rs (payable en Rs uniquement)2 - Sur place Je déconseille la location de voiture sans chauffeur, peu répandue (mais on en a vu ...). Plus encore en raison du manque d'indication qu'en raison de la conduite des locaux.
Nous avons panaché les moyens de transport ...Transferts aéroport en taxi (pas de bus à nos heures d'arrivée et de départ) : Taxi Aéroport --> Bus Station à Colombo : 1200 Rs (en prepaid) - 45 minutes - Taxi Negombo --> Aéroport : 1000 Rs - 20 minutes - A ces heures-là, les rues sont désertes (c'est bien le seul avantage !) Bus Colombo --> Anuradhapura : 118 Rs (pas AC) - 4 heures d'une conduite à toute allure - Préférez le train si vous le pouvez !... On a enchainé le bus de nuit dès la sortie de l'avion. C'est un peu fatigant mais ça nous a évité de dormir à Colombo et à 8h du matin, on était à pied d'oeuvre ! Et de nuit, il y a beaucoup moins de circulation ... ce qui nous a rassurés quand on a vu a quelle allure le bus roulait ! Train Kandy --> Haputale en 2nde classe : 79 Rs - 7 heures - Attention, beaucoup de monde - Nous avons eu la chance de voyager assis ... Il n'y avait plus de places dans le wagon panoramique quand on a voulu réserver (2 jours avant). Paysages magnifiques.Train Haputale --> Colombo en 1ère, wagon panoramique : 294 Rs - 8 heures - Place réservée - Paysages magnifiques tout le long du voyage ... On ne range pas l'appareil photos : pour 3 Euros, 8 heures de spectacle 🙂 !! Dans ce sens, plus facile d'avoir de la place dans le wagon panoramique ... Pour ceux qui manquent de temps : il existe aussi un train de nuit. Mais il faut réserver les couchettes longtemps à l'avance. Cela dit, on peut toujours le prendre en acceptant de voyager debout ... mais c'est tout de même 8 à 10 heures ... 🤪Voiture avec chauffeur : 3 jours (non continus) - Liaison inter villes en passant par quelques sites : d'Anuradhapura à Polonnaruwa de Polonnaruwa à Sigiriya de Sigiriya à Kandy 3000 Rs / jour (+ 1000 Rs de pourboire bien mérité au final) Bonnes prestations de Sisira, notre chauffeur, qui a répondu à nos attentes (on est resté totalement maître du parcours, il a respecté toutes nos demandes sans jamais chercher s'y soustraire, sans jamais nous imposer quelque durée de visite), il était fiable et ponctuel, de bons conseils, intéressant sans être envahissant, voire ... un peu timide. Nous avons trouvé ce chauffeur sans aucune difficulté à Anuradhapura : on a demandé à l'hôtel qui nous a mis en contact avec Sisira avec qui on s'est mis d'accord très rapidement pour le transfert du lendemain. Au départ, il devait juste nous emmener à Polonnaruwa en passant par 3 sites. Nous nous sommes ensuite mis d'accord pour 2 jours supplémentaires (après notre visite de Polonna, où nous n'avions pas besoin de lui). Ses coordonnées : Sisira JAYALATH à Anuradhapura tel : 025 25638. L'organisation sur place au jour le jour laisse plus de champ libre qu'une réservation à l'avance pour une durée convenue. Voiture Environs de Kandy (1 apm) : 1700 Rs - trouvée, sans chercher, près de la gare ferroviaire.Voiture Haputale --> Horton Plains et retour (1 matinée) : 2250 Rs (il parait que c'est plus cher ici parce que ce sont des routes de montagnes ..... hmmmm ....)Voiture Environs d'Haputale (1 apm) : 3250 Rs (trop cher pour les km parcourus. Négociez mieux que nous !) A mon sens (et après coup) on a payé trop cher 😕 ces 2 dernières prestations qui nous ont été vendues par Mohamed, responsable de la GuestHouse d'Haputale. Ah, il est gentil Mohamed .... et bon vendeur !... Bus Haputale --> Dembetana Tea Estate : 10 Rs (à 9h30 - Attention, se renseigner sur les horaires, il n'y en pas énormément ; ce sont des petits micro bus). Mohamed proposait de nous y emmener en taxi pour 300 Rs ...Vélo mis à disposition dans les hôtels d'Anuradhapura et Polonnaruwa pour visiter les sites. On n'a rien payé.
HEBERGEMENT :
Hôtellerie pour tous les budgets. Globalemement assez simple sur Haputale. Voici ceux qu'on a faits. Tous disposaient de sanitaires privés, ventilo et/ou AC (sauf Haputale où ce n'est pas nécessaire). L'eau chaude est un luxe totalement inutile (sauf à Haputale). Après coup, le seul qu'on conseille vraiment (bon rapport qualité/prix et bcp de charme), c'est celui d'Anuradhapura. Tous les prix indiqués sont pour une formule B&B.Anuradhapura : Tissawewa Rest House (29 US$) Tout près du site. Prête des vélos. Un peu vieillot ...Cadre très agréable, dans un grand jardin peuplé de nombreux singes. Chambre (ventilo et moustiquaire) assez sombre mais spacieuse au charme suranné, colonial. Balcons et vérandas très agréables. Pas de piscine.Excellent Rice&Curry au restaurant. Notre coup de coeur 🙂.Polonnaruwa : Sudu Araliya (48 US$) N'a pas le charme du précédent. C'est plus un hotel traditionnel de groupes mais il a quelques avantages. Bien situé, au sud du site. Prête des vélos. Cadre là aussi très agréable dans un jardin face au lac. Attention aux moustiques le soir. Chambre spacieuse, confortable (AC) et propre mais sans charme particulier. Petit déj sous forme buffet s'il y a du monde. Propose des messages ayurvédiques chers (body massage -45 min- 2000 Rs) mais agréablesSigiriya : Hotel Sigiriya (70 US$) Belle vue sur le rocher de Sigiriya que l'on rejoint à pied en 20 minutes. Piscine. Chambre AC très spacieuse avec beaucoup de charme (décorée de batiks ...). On a pris notre petit déjeuner (superbe buffet) et notre douche après avoir visité Sigiriya. Hôtel agréable mais encore bcp de groupes. Massage ayurvédique plus professionel (prise de tension ...) mais moins agréable .... (body massage -60 min- 1980 Rs) Kandy : Hotel Thilanka (50 US$) Permet de rejoindre le Temple de la Dent à pied. Piscine très agréable sur une terrasse donnant sur le lac. La baignade à 19h après une journée de visite, seuls dans la piscine survolée par les chauves-souris au crépuscule, restera un excellent souvenir ! Hôtel agréable. Très grande chambre AC avec un petit balcon. Petit déj buffet. Massage ayurvédique encore moins cher que les précédents - Pas testé - Je ne me souviens plus du prix ... Haputale : Sri Lak View Holiday Inn (1750 Rs) Sans e à Lak ... Sans doute le meilleur du village ... Plus une pension qu'un hôtel. Magnifique vue sur la vallée (quand il n'y a pas de brouillard !) Chambre (moustiquaire) et sanitaires (eau chaude) très très simples : il faut réclamer draps et serviettes ou venir avec son sac à viande. Propre sans être irréprochable ... Accueil familial, ambiance attentive. Peu de chambres, 6 je crois, (nous avions réservé depuis Kandy). Préférez celles donnant sur la vallée. Pas de groupes, des routards. Mohamed vient nous chercher à la gare. Bon Rice & Curry (peu de choix en ville). Petit déj très simple. Mohamed est charmant et de bons conseils. Attention, rien n'est gratuit .... même les cashew nuts fraîchement grillées qu'il propose avec la bière ... mais à ce prix-là, ça se comprend ! Negombo : Royal Oceanic Hotel (90 US$ et il a fallu bagarrer pour que ce prix exhorbitant comprenne le petit dej !) Hors de prix. D'autant plus qu'il n'avait plus qu'une chambre dans la partie ancienne. Il était tard ... on venait de se taper 8 heures de train ... il pleuvait ... et c'était la veille du Nouvel An donc beaucoup d'hôtels pleins. Evidemment, on ne le conseille pas 🙁... Vraiment trop cher pour la qualité de la chambre. Cela dit : excellent petit déj buffet (heureusement !), très belle piscine à l'ombre (et là, c'est appréciable !), belle plage bien propre. Et contrairement à ce qu'on craignait, les extras (bière, glace, coca, jus de fruit ...) n'y étaient pas chers. On n'y a pas mangé, Negombo offrant des tas de petits restaurants sympas.
Sauf à Haputale, on a toujours payé par carte Visa.
REPAS :
Rice & Curry : un énorme plat de riz accompagné de 4, 5 ..., 10 pour les plus copieux, bols de légumes (éventuellement de viande) cuisinés, épicés, plus ou moins pimentés. Jamais les mêmes : noix de coco rapée, aubergine, fruit du jacquier, citrouille, fleur de bananier, haricot vert ... Pas cher : entre 150 et 200 Rs Par manque d'appétit, nous n'avons pratiquement jamais déjeuné : on se contentait d'un bon petit déj et d'un bon diner.La grosse chaleur ambiante coupe la faim. Dans la rue : 1 bouteille d'eau (1, 5 l) = 60 Rs si elle sort du frigo, 40 sinon. 1 coca en bouteille = 20 Rs, en cannette = 50 Rs 1 bière (notre locale préférée : Lion - 620 ml ! - 4, 8°) = 150 à 200 Rs (elle est douce et toujours servie très fraiche dans les restaurants) 1 banane = 2 Rs 1 hopper à l'oeuf = 13 Rs (sorte de pancake en forme de bol à l'intérieur duquel ils cuisent un oeuf au plat - c'est délicieux !) 1 patisserie = 7 Rs (genre croissant) SITES :
Le forfait du Triangle Culturel (3120 Rs) donne accès aux sites de Anuradhapura, Polonnaruwa, Sigiriya, Kandy (hors Temple de la Dent), Nalanda, Medirigiriya, Ritigala. Hormis celui de Kandy (musée fermé), on les a tous utilisés. C'est donc vraiment rentable. Nous l'avons acheté à Anuradhapura, à l'entrée du Musée. Ce forfait est valable 14 jours. Chaque ticket n'est généralement valable que pour une seule journée. Pour Anuradhapura et Polonnaruwa, ça peut être un problème ... il faut se lever tôt (il fait bien meilleur, d'ailleurs !). Cela dit, à Anuradhapura, nous avons commencé la visite le samedi à 16h00. Le gardien l'a indiqué sur le billet et nous avons pu continuer le lendemain jusqu'à 16h00 ... Ici, tout a toujours une solution ...
Anuradhapura : compter une bonne journée de visite (à vélo). Au début on se perd un peu sur le site qui est très étendu ... mais on finit par s'y retrouver !
Polonnaruwa : là encore, une bonne journée, en vélo. Sous la chaleur accablante, le vélo a un effet rafraichissant. C'est extrêmement agréable et pas fatigant. Pour ceux qui manquent de temps : si vous devez faire un choix entre ces 2 grands sites, je conseillerai Polonnaruwa, plus mignon, plus soigné, plus varié.
Sur la route entre Anuradha et Polonna, quelques petits sites mineurs (il faut être motorisé) : Avukana, Sasseruwa, Ritigala. Sympas.
Mihintale (hors forfait - 250 Rs) : Site et panoramas superbes. Guide inutile - Compter 1 matinée. Partir tôt, il y a des marches ...
Medirigiriya : Magnifique reste d'un vatadage. 1 bonne heure. La route qui y mène depuis Polonnaruwa est splendide (petit canal enjambé de nombreux petits ponts de bois). Sigiriya : le site ouvre à 6h30. A cette heure là, il n'y a personne et il ne fait pas encore trop chaud : 2 conditions importantes pour gravir le rocher et voir les Demoiselles en toute tranquilité. De retour à l'hôtel vers 8h30, vous pourrez alors prendre douche et petit déjeuner.Dambulla (hors forfait - 500 Rs). C'est cher mais ça les vaut largement. Notre site préféré 🙂. Compter 2 heures de visite. Abris sous roche transformés en temples et couverts de peintures rupestres. Magnifique - Peu de touristes.
Sur la route entre Dambulla et Kandy, sites mineurs : Nalanda Gedige, Alu Vihara (il faut être motorisé). Vraiment de moindre importance.Kandy : Temple de la Dent. Compter 2 heures. 200 Rs + 100 Rs pour l'appareil photos (seul site où on paie pour l'appareil photos)
A l'Ouest de Kandy, quelques temples mineurs Kataragama, Lankatilaka, Gadaladeniya.
Buduruwagala : site mineur à l'est d'Haputale que j'ai beaucoup aimé : 7 grandes statues rupestres taillées finement dans la falaise. 20 minutes suffisent.
L'entrée de tous ces sites mineurs se situe généralement entre 100 et 150 Rs (par billet prix fixe ou par donation). Ils sont intéressants sans être incontournables ... Buduruwegala est le plus impressionnant.
Conseils :
Les sites se visitent pieds nus. Or, le sol est parfois brûlant. Pensez à apporter une vieille paire de chaussettes. Pensez également à avoir une paire de chaussures sans lacets (à la longue, ça lasse ...). Pour les petits sites, l'idéal ce sont des tongs (sans oublier dans ce cas, les chaussettes ...)
Compte tenu de la chaleur, on boit beaucoup (on trouve de l'eau fraîche capsulée partout). Nous avions emporté un porte-bouteille isolant qui nous a été très très utile ...
On a raté le spectacle de danse de Kandy (on a vu la dernière danse) au Kandy Lake Club (à côté de l'hôtel Thilanka). C'est bien dommage 😕, le peu qu'on en a vu nous a paru de très bonne qualité. Vérifiez les horaires !... NATURE :
Au coeur de l'ile, en altitude. Il y fait plus frais. C'est le seul moment de notre voyage où on a mis un gilet en soirée. Nous avions opté pour Haputale, faisant confiance à nos guides (Neos et Guide du Routard). Haputale est un petit bourg, magnifiquement situé face à des vallées profondes couvertes de plantations de thé. Néanmoins, le village en lui-même nous a déçus. Certes, c'est un village authentique et typique mais sans grand charme. Nous avons voulu éviter Nuwara Eliya ... peut-être avons nous eu tort 😕 ?... Nous avons passé 3 nuits à Haputale (2 jours pleins). 1 jour consacré à Lipton's Seat : on rejoint par bus la factory (Dembetana Tea Estate) où un vieux contremaître nous explique toute la fabrication du thé. C'est passionnant ! 100 Rs + pourboire. Ensuite, on peut faire une longue balade pour monter à un point de vue (Lipton's Seat). Ca grimpe gentiment sur 7 km à travers les plantations où les cueilleuses acceptent volontiers (quand elles ne le réclament pas !) de se faire prendre en photo. A notre arrivée, le panorama était totalement bouché par les nuages et la brume mais qu'importe, la balade se suffit à elle seule. Retour sur Haputale en empruntant de nouveau le bus des ouvriers. Une superbe balade 🙂 (14 km au total) quasi gratuite. Pas de difficulté majeure. Le lendemain, nous sommes partis à 5h du matin pour rejoindre Horton Plains. L'entrée de ce parc naturel est très très chère : 1550 Rs ! Bien sûr la balade en boucle de 9km à l'intérieur du parc est splendide mais ... ne vaut pas ce prix là. A ne faire donc que s'il fait très beau (pour les points de vue) et partir tôt pour avoir une chance de voir les animaux. Nous avons vu des sortes de daims à fourrure épaisse, des bear monkeys (désolée, je n'ai pas le nom en français), des lézards, ... mais pas de panthères (il y en une quinzaine dans ce pars). La végétation est très belle, le sentier sans ambiguité (9km faciles, à plat) et nous y étions seuls. Compter 2h30 à 3h de balade (en incluant le petit déj picnic en cours de route). L'après-midi, nous avons fait une grande boucle (en voiture) à l'est d'Haputale. Diyaluma Falls, le site de Buduruwagala (vraiment chouette - compter 20 minutes), Ravanna Falls (ces 2 chutes d'eau n'ont rien d'extraordinaires), Ella Gap (magnifique faille, paysages grandioses très impressionnants), Dowa Temple (sympa).
Mon conseil : ne pas manquer Lipton's Seat ni Ella Gap.
Nous avons passé les 2 derniers jours à Negombo qui présente l'avantage d'être tout proche de l'aéroport. Petite ville balnéaire assez sympathique. Beaucoup de petites boutiques d'artisanat pour les derniers achats (batik, sculptures sur bois, bijouterie, ...) Ne ratez pas les 2 marchés aux poissons (dans la péninsule de Duwa -pour le gros- et près du Fort) ! Haut en couleurs et en odeurs ! Plage propre, mer agréable, pas trop chaude (évidemment pas froide ! l'eau devait être à 28 ou 29 ° !). Agréable pour passer la dernière journée.
Nous n'avons pas fait les côtes. On a beaucoup aimé : 🙂
Le tiercé gagnant : nature, culture, accueil ! Pas de sollicitation agressive, ni des vendeurs, ni des faux-guides, ni des tuk-tuk ... Toute conclusion se fait par un sourire ! Portraits toujours faciles et gratuits (certains remercient même qu'on les ait pris en photos !) Le sourire des locaux. Ils le savent d'ailleurs et se font un point d'honneur à ne pas trahir leur réputation. Les fruits : ananas, petites bananes, mangoustans, petites mandarines ... Le Rice & Curry : c'est bon et sain. Pas de problème de tourista. Le guide NEOS (éditions Michelin) très complet.On a moins aimé : 😕
La chaleur moite ; les douches froides encore trop chaudes ! La conduite des chauffeurs de bus et de certains tuk-tuk L'orphelinat des éléphants de Pinnewala. Nous sommes arrivés pour le repas des éléphanteaux. Les gardiens proposent aux quelques touristes de tenir le biberon pour ensuite leur réclamer un pourboire. C'est sans intérêt (on pose la main sur le biberon ! tu parles !) mais surtout, ça fait très envie aux petits gamins locaux qui sont là et à qui bien sûr ils ne le proposent pas ! Ca m'a vraiment mise en colère 😠. Seule fois ....En conclusion, c'est un très très beau voyage, facile à organiser, facile à vivre grâce à la convivialité des gens, riche tant sur le plan culturel que naturel, qui ne revient pas cher. 2 semaines me paraissent être un minimum ... mais c'est toujours pareil : on a toujours le sentiment d'avoir trop peu de temps ...
Voyages inter-îles en bateau Santiago, Sao Vicente et Sao Antao (Cap Vert) English translation pending
Bonjour, est-il nécessaire de réserver tous les trajets inter iles au Cap Vert à l'avance. Peut-on se permettre de compter sur les horaires et dates de départ annoncés et de choisir sa destination au jour le jour si on prévoit de visiter par exemple Santiago, Sao Vicente et Sao Antao en 12 jours? Merci
Herviche
Je vous invite à découvrir le Portugal English translation pending
INTRODUCTION
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Nous avons séjourné 16 jours au Portugal fin mai - début juin de cette année et avons parcouru près de 2300 km pour découvrir différents attraits de ce magnifique pays.
Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Durant ce voyage, je n'ai pris aucune photo des établissements dans lesquels nous avons séjourné.
Si vous désirez obtenir des informations supplémentaires sur ces établissements, la majorité d'entre eux possèdent déjà leur propre site web.
Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:
Sintra Azenhas do Mar Obidos Nazaré Alcobaça Batalha Alvados: Grutas de San Antonio Grutas de Mira de Aire Fatima: Grutas da Moeda Fatima - Sanctuaire Tomar Coimbra Aveiro Porto Braga et son sanctuaire Bom Jesus do Monte Sanctuaire de Sameiro Guimaraes Lamego et son sanctuaire Nossa Senhora dos Remédios Serra da Estrela: Poço da Broca Falls Serra da Estrela: Praia Fluvial de Loriga Serra da Estrela: Torre Serra da Estrela: Covão do Boi Monsanto Penha Garcia Marvao Evora Mertola Cacela Velha Tavira Santo Estevao: Pego do Inferno Loulé Faro Albufeira: Praia da Falesia Carvoeiro: Praia de Albandeira Lagoa: Sentier des septs vallées suspendues Grottes de Carvoeiro (Aurora Boat Trips) Alvor: Praia Três Irmãos Lagos: Ponta da Piedade Grottes de Lagos (Blue Fleet Boat Trips) Carrapateira: Praia da Bordeira Aljezur: Praia de Monte Clérigo Aljezur: Praia da Amoreira Praia de Odeceixe
Voici un aperçu de l'itinéraire que nous avons parcouru. Il ne reflète pas exactement tous les arrêts que nous avons fait. Cependant, cela vous permet de visualiser l'étendue du trajet.
Veuillez cliquer sur chaque image afin d'obtenir une vue agrandie.



Au début de chaque journée, j'indique la distance parcourue, le temps passé sur la route et le temps des activités.
Toutes ces informations sont données à titre indicatif seulement, puisque les valeurs indiquées peuvent varier pour différentes raisons.
Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités lors de notre séjour au Portugal.
POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:
Jour 1: Sintra Jour 2: Sintra (suite), Azenhas do Mar, Obidos et Peniche Jour 3: Nazaré et Alcobaça Jour 4: Monastère de Batalha, Fatima et les grottes Mira de Aire, Moeda et San Antonio Jour 5: Tomar, Coimbra et Aveiro Jour 6: Porto Jour 7: Braga, Sanctuaire Bom Jesus do Monte, Sanctuaire de Sameiro et Guimarães Jour 8: Guimarães, Lamego et le Sanctuaire Dos Remedios Jour 9: Serra da Estrela (Plage fluviale Poço da Broca, Plage fluviale de Loriga, Torre, Senhora da Boa Estrela) et Idanha-a-Nova Jour 10: Monsanto, Penha Garcia, Marvao Jour 11: Évora et Mertola Jour 12: Cacela Velha, Tavira, Cascade du Pego do Inferno, Loulé, Faro et sa Chapelle des Os, Praia da Falesia (Albufeira)
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Nous avons séjourné 16 jours au Portugal fin mai - début juin de cette année et avons parcouru près de 2300 km pour découvrir différents attraits de ce magnifique pays.
Comme la plupart de nos précédents voyages, plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Lors de notre séjour, nous avons utilisé l'application Maps.me, une application mobile qui fournit des cartes hors ligne. Cette application s'avère très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Durant ce voyage, je n'ai pris aucune photo des établissements dans lesquels nous avons séjourné.
Si vous désirez obtenir des informations supplémentaires sur ces établissements, la majorité d'entre eux possèdent déjà leur propre site web.
Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:
Sintra Azenhas do Mar Obidos Nazaré Alcobaça Batalha Alvados: Grutas de San Antonio Grutas de Mira de Aire Fatima: Grutas da Moeda Fatima - Sanctuaire Tomar Coimbra Aveiro Porto Braga et son sanctuaire Bom Jesus do Monte Sanctuaire de Sameiro Guimaraes Lamego et son sanctuaire Nossa Senhora dos Remédios Serra da Estrela: Poço da Broca Falls Serra da Estrela: Praia Fluvial de Loriga Serra da Estrela: Torre Serra da Estrela: Covão do Boi Monsanto Penha Garcia Marvao Evora Mertola Cacela Velha Tavira Santo Estevao: Pego do Inferno Loulé Faro Albufeira: Praia da Falesia Carvoeiro: Praia de Albandeira Lagoa: Sentier des septs vallées suspendues Grottes de Carvoeiro (Aurora Boat Trips) Alvor: Praia Três Irmãos Lagos: Ponta da Piedade Grottes de Lagos (Blue Fleet Boat Trips) Carrapateira: Praia da Bordeira Aljezur: Praia de Monte Clérigo Aljezur: Praia da Amoreira Praia de Odeceixe
Voici un aperçu de l'itinéraire que nous avons parcouru. Il ne reflète pas exactement tous les arrêts que nous avons fait. Cependant, cela vous permet de visualiser l'étendue du trajet.
Veuillez cliquer sur chaque image afin d'obtenir une vue agrandie.




Au début de chaque journée, j'indique la distance parcourue, le temps passé sur la route et le temps des activités.
Toutes ces informations sont données à titre indicatif seulement, puisque les valeurs indiquées peuvent varier pour différentes raisons.
Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités lors de notre séjour au Portugal.
POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:
Jour 1: Sintra Jour 2: Sintra (suite), Azenhas do Mar, Obidos et Peniche Jour 3: Nazaré et Alcobaça Jour 4: Monastère de Batalha, Fatima et les grottes Mira de Aire, Moeda et San Antonio Jour 5: Tomar, Coimbra et Aveiro Jour 6: Porto Jour 7: Braga, Sanctuaire Bom Jesus do Monte, Sanctuaire de Sameiro et Guimarães Jour 8: Guimarães, Lamego et le Sanctuaire Dos Remedios Jour 9: Serra da Estrela (Plage fluviale Poço da Broca, Plage fluviale de Loriga, Torre, Senhora da Boa Estrela) et Idanha-a-Nova Jour 10: Monsanto, Penha Garcia, Marvao Jour 11: Évora et Mertola Jour 12: Cacela Velha, Tavira, Cascade du Pego do Inferno, Loulé, Faro et sa Chapelle des Os, Praia da Falesia (Albufeira)
Novembre - décembre 2017: Thaïlande et Myanmar, un peu hors des sentiers battus English translation pending
Carnet d’un voyage de 38 jours en Thaïlande (Bangkok, Singburi, Uthai Thani, Kamphaeng Phet, Mae Sot) et au Myanmar (Malwamyine, Hpa An, Kyaik Hti Yo, Bago, Ngwe Saung, Chaung Tha, Sittwe, Mrauk U, Yangon)
8/11 de Bâle à Istanbul
Une journée marquée par de nombreuses heures d'attente tant à Bâle qu'à Istanbul, liées à des vols retardés et à une longue escale à Istanbul. Le grand aéroport Ataturk, s'il est bien calme dans les allées d'embarquement, est beaucoup plus fréquenté et cosmopolite dans la grande avenue commerciale où se concentrent magasins, boutiques hors-douane et restaurants. Malgré le retard de 2h à Bâle, il nous reste encore 6h à attendre avant le décollage prévu à 2h du matin et il n'est que 20h. Entre les tentatives de sieste, allongés sur un banc, la lecture de revues et de guides du voyage et une déambulation dans les allées commerciales, le temps finit quand même par passer et nous embarquons et décollons dans un Boeing 777 bien plein. Au bout de 8h et 25 mn nous voilà rendus à Bangkok. Les formalités de visas (exemption pour un séjour de moins de 30 jours) ont été expédiées en deux temps trois mouvements, les bagages par contre ont été plus longs à récupérer. Nous nous préparions à prendre l'airport link pour nous rapprocher du centre ville mais après nous être renseignés, l’employée de l' office du tourisme nous conseille plutôt de prendre le bus S1 qui part devant la sortie 7 et qui peut nous laisser devant le « Democracy monument » situé à 10mn à pied du Lamphu tree pour seulement 60B p.p. En dépit de quelques bouchons devant les postes de péages nous ne mettrons qu'une heure pour faire ce trajet jusqu'au monument. Si dans le bus il faisait frais, clim oblige, dans la rue par contre il fait moite et chaud (30°). Troisième retrouvaille avec le Lamphu tree ! Douche, rangement des vêtements d'hiver, nous ressortons plus légers et allons dîner à Khao San au Pannee restaurant que nous connaissions déjà. Ici à Khao San c’est toujours la même ambiance cosmopolite, routarde un peu artificielle, enclave du tourisme international dominée par le business de pacotille. Après la chaleur moite nous retrouvons aussi avec plaisir les odeurs, les sons et les couleurs de ce pays, on est bien contents d'être de nouveau en Asie ! Mon premier curry vert du séjour est le bienvenu et ses parfums à base de coco, galanga, citronnelle en bâton me ravissent. Monique quant à elle se pâme devant son premier phat thai. Promenade rapide dans le quartier et retour au Lamphu pour une nuit réparatrice de 10h.
9/11 de Bangkok à Singburi
C'est avec plaisir que nous nous installons à notre table habituelle, celle qui donne sur l'allée le long du canal, pour prendre le petit-déjeuner : toujours autant de choix entre les plats thaïs, les omelettes, les fruits, yaourts, toasts beurre et confitures. Nous quittons l'hôtel et hélons un taxi qui nous emmène à la station de bus de Mochit pour 100B (pile au compteur). Là on nous indique le guichet 32 où nous prenons deux tickets pour Singburi avec un départ à 10h. Nous partons à l'heure, le bus est loin d'être rempli et ne le sera pas jusqu'à l'arrivée 2h plus tard. Après avoir longtemps longé les faubourgs de Bangkok, avec leurs habitations et leurs commerces, la campagne avec ses rizières et ses champs a pris le relais. A la station de bus de Singburi, nous avons pris un songthaew pour faire les quelques km qui nous séparait du Sumali villa, notre hôtel pour deux jours. Nous sommes agréablement accueillis par le patron, Philippe un français installé depuis de longues années en Thaïlande. La chambre est grande, propre et dispose de tout le confort. Une grande piscine nous tend les bras, le jardin tout autour est très beau et de plus très bien entretenu. En fin d'après-midi je vais faire un petit tour à pied jusqu'au Wat tout proche, le premier du voyage mais qui sera suivi par de nombreux autres !!! Eloigné de tout restaurant digne de ce nom nous dînons au Sumali : une soupe Tom Yang Khung bien épicée (à base de coco, combawa, citronnelle, crevettes, champignons et légumes variés pour moi et un matsaman à la noix de cajou et au poulet pour Monique, délicieux !.
11/11 Sing Buri Bonne nuit dans un lit king size et avec une clim bien réglée. Petit-déjeuner sur la terrasse en face du jardin avec de bons produits. Discussion avec Philippe qui nous prête sa moto tricycle pour aller nous balader dans les environs. Ciel bleu et chaleur sont au rendez-vous. Nous mettons nos casques et c'est parti sur environ 10 km jusqu'au « Musée des héros » à Bang Rachan où est retracée l'héroïque résistance de quelques villageois qui ont arrêté et provisoirement battu l'armée birmane qui s'apprêtait à envahir la ville d'Ayutthaya en 1766. Musée pédagogique comme souvent dans ces pays avec force maquettes très bien faites, scènes grandeur nature où l'on présente les phases importantes des combats victorieux. Le musée est installé au milieu d'un grand jardin d'agrément où est repris la thématique de la résistance. De façon générale il y a, tant à la ville qu'à la campagne, de beaux parcs publics avec animation, petits commerces, stands de nourriture très fréquentés surtout le W-E par les habitants. Nous reprenons notre moto pour aller voir le grand Wat Phikung Thong réputé pour son très grand bouddha assis qui se voit à des km à la ronde. Le site plutôt kitch est très fréquenté, de plus on est samedi et il y a une belle animation. Des dizaines d'animaux en plâtre grandeur nature égaient les parterres de fleurs et de buissons, tout le bestiaire très coloré est représenté : lions, tigres, éléphants, biches et cerfs, lapin, coqs et poules, buffles.
Nous ressortons à pied pour aller voir le Wat Phra Non Chakrasi Worawihan situé juste à côté de l'hôtel. Alors qu'hier au soir tout semblait fermé aujourd'hui tout est ouvert et éclairé et les fidèles se pressent pour prier, allumer des bougies ou des bâtons d'encens, secouer un fagot de baguettes devant le grand Bouddha couché où y faire adhérer des feuilles d’or. Il est toujours étonnant pour des occidentaux de voir la ferveur que témoignent les Thaïs à la religion bouddhiste : des petits enfants aux vieillards, chacun vient s'agenouiller, prier et faire des offrandes. Beaucoup de commerces prolifèrent autour des temples, spécialement quand ils sont réputés. On est samedi, il y a beaucoup de monde et les gargotes qui entourent le temple sont toutes très sollicitées. Retour à l'hôtel pour se rafraîchir dans la piscine. Vers 17h la fille de Philippe qui doit aller au grand marché de nuit du samedi à Sing Buri se propose de nous y emmener : c'est un grand marché couvert où l'on trouve les secteurs habituels des marchés thaïs : celui de le nourriture avec les vendeurs de poissons, de viande, de fruits et légumes, celui des petites cantines qui cuisinent tout ce qu'il est possible de cuisiner en Asie et croyez-moi il n'y a pas de limite ! Il y a aussi les vendeurs de billets de loterie, de fringues, de parfums et de bijoux. Les allées étroites sont noires de monde et ça achète, et ça marchande avec le sourire. Retour à l'hôtel et diner de Kaï pta met Mamuang (noix de cajou et porc grillés) et de Panaeng pork (soupe parfumée et épicée à l’ananas).
12/11 de Singburi à Uthai Thani
Pan, la fille de Philippe nous emmène en ville pour essayer de régler nos problèmes de transport : en effet quitter Singburi pour Uthai Thani pourtant assez proche et sur une grande route n'est pas évident. Finalement elle va nous emmener assez loin à plus de 10 km de la ville pour nous laisser à un arrêt de bus le long de l'autoroute d'où nous allons prendre un minivan pour Nakhon Sawan. Après 2h d'autoroute nous voilà à la station de bus de Nakhon Sawan. À 11h30 un vieux bus brinquebalant va nous amener à Uthon Thani en redescendant l'autoroute n°1 vers Bangkok sur 25 km avant de bifurquer vers l'Est pour atteindre Uthaï Thani où nous arriverons au bout d'une heure ¼. Là il nous faut choisir un hôtel mais nous ne savons pas trop où nous sommes, finalement nous nous entassons difficilement dans un tuktuk, (à 2 avec les sacs c'est pas gagné) qui nous emmène au Payamai resort, la 1re adresse que j'avais sélectionnée : mauvaise pioche, c'est loin, isolé, rustique et cher. Retour en tuktuk en ville où nous allons au Phiboonsook hôtel : c'est un hôtel standard en pleine ville, sans charme avec des chambres classiques mais avec clim, sdb privative et propre, pour 650B, c'est donc d’un bon rapport qualité/prix. Nous nous installons puis allons découvrir la ville. Il est presque une heure et la ville semble dormir ! Les magasins ont tiré leurs rideaux, les restaurants et buvettes itou. Nous découvrons les bords de la rivière qui font le charme de la ville. Première constatation, il n'y a pas de touristes à l'horizon et les locaux parlant anglais sont quasi inexistants. Le long de la rivière nous rencontrons un couple de belges qui font les mêmes constatations que nous. Du bord de la rivière on aperçoit quelques maisons flottantes amarrées le long de la berge.
Nous voilà donc dans une ville authentiquement thaïe : peu ou pas d'inscription en anglais, peu de gargotes ouvertes le dimanche sauf près du marché, il est encore plus difficile de boire de la bière, la plupart des cantines sollicitées n'en ont pas et les magasins et débits de boissons ne les vendent qu'à certains créneaux horaires (9-12 et 17-20), il y a ici une prohibition de l'alcool qui surprend par rapport aux sites touristiques habituels où l'alcool coule à flot !!! Finalement nous allons boire un thé glacé dans un kiosque près du marché au bord de la rivière. Dans la soirée nous irons de même dîner dans le même kiosque de deux matsaman poulet et bœuf arrosés d'un délicieux citron pressé dans une mer de glaçons. Retour à l'hôtel, nuit moyenne la clim et la couette font alterner chaleur et fraîcheur, une horde de chiens ajoute une note bruyante....
13/11 Uthai Thani Petit-déjeuner de rôtis et cafés au kiosque musulman près de la rivière. Nous louons des vélos et partons en direction du « glass temple » ou Wat Tha Sung. C'est un temple moderne du milieu du 20e siècle dont la particularité est d'être à l’intérieur entièrement recouvert de miroirs. De même les colonnes sont recouvertes de milliers de losanges en verre qui se reflètent les uns les autres à l'image de la galerie des glaces de Versailles. L'effet est vraiment impressionnant et esthétique. A part un car de touristes il y a peu de monde. Avant de partir nous profitons des grands jardins et du lac qui entourent le temple.
Nous reprenons nos vélos et pédalons 30 mn pour rejoindre Uthai Thani et notre hôtel. Nous ressortons peu avant 14h en direction du port d'où partent les bateaux qui font la croisière sur la rivière.
Le batelier que nous avions réservé ce matin vient nous prendre pour une balade de 45 mn (100B pp) sur une petite barquette pour 2 passagers. Sympathique balade qui permet de longer les nombreuses maisons flottantes amarrées le long de la rivière. De retour, je loue un vélo pour aller voir de près le Wat Sangkat Rattana Khiri, celui perché sur la colline accessible par une longue montée en escalier de 445 marches, heureusement à l'ombre à cette heure. Très belle vue sur la ville et les environs, il n'y a pas un chat là haut, seul un bonze avec sa tenue safran et quelques ouvriers et ouvrières réparant une terrasse. Au loin on peut voir de belles rizières cerclées par les méandres d'une rivière. Vers 18h30 tenaillés par la faim nous cherchons de quoi dîner. C'est paradoxal car les petites cantines ne manquent pas mais il est impossible de se faire comprendre pour savoir ce qu'on y sert. Au marché nous trouvons notre bonheur et dînons d'un excellent padt thai à 40B la portion, soit à peine plus de 1 €. Nous terminons notre repas par des dimsuns.
14/11 d'Uthai Thani à Kamphaeng Phet Levés à 7h nous improvisons un petit-déjeuner sur place, grâce aux cafés disponibles à l'hôtel, et à quelques achats : le tout est très sucré, tant le café que les banana cakes que les yaourts. Nous faisons téléphoner la réceptionniste pour qu'elle nous appelle notre sympathique chauffeur de tuktuk utilisé l'avant veille. 5mn plus tard nous voilà à la station de bus. Le bus pour Nakhon Sawan mettra 1h30mn après moult détours avant d'arriver. Là nous attendrons jusqu'à 11h avant de reprendre un bus VIP à 2 étages pour Kamphaeng Phet. Peu après le départ nous nous arrêtons pour déjeuner (2 plats à 10B, c'est très bon marché) puis pour faire le plein et enfin vers 13h50 nous voilà rendus. Nous négocions un songthaeun (espèce de tuktuk collectif) avec un couple de Belges rencontré la veille à Uthai Thani. Le marchandage est laborieux compte tenu du fait que nous n'allons pas dans la même direction. Nous nous installons au Three J GH, sympathique GH routard dans le centre de K.P. avec un patron très avenant et de bons conseils pour tout ce qui concerne le ville et la région. Après nous être reposés, nous partons à pied vers le centre ville et la rivière Ping distante d'1 km environ. Nous commençons par passer devant le marché couvert qui à cette heure, il est près de 16h30, n'est plus fréquenté. Par contre et c'est évident c'est le marché de nuit presque en face qui a pris le relais. Les cuisiniers s'affairent et les clients ne manquent pas ! Nous continuons en direction de la rivière et nous nous promenons sur la grande allée qui la longe en compagnie des joggeurs et des promeneurs de chiens. Un temple chinois très coloré va servir de lieu pour une fête. Retour au marché de nuit où je vais dîner d'un « pad tyoui ? » (plat de très larges pâtes mélangées au wok avec des légumes variés et un peu de porc mariné, c'est bon, copieux et pas cher (35B=1€.)
15/11 Kamphaeng Phet Levé vers 7h30 petit-déjeuner sur place (salade de fruits, œufs frits, toasts, beurre et confiture). Nous louons des vélos (50B pp) et partons vers le site historique de K.P. Comme rien n'est indiqué nous nous perdons vers le nord de la ville et après un détour de plusieurs km nous arrivons à l'entrée Nord du site ! Nous payons l'entrée (150B pp) et nous voilà dans un cadre forestier et ombragé à visiter les uns après les autres les différents sites de K.P. Si certains ne sont que des ruines peu parlantes d'autres par contre sont très intéressantes comme le Wat Chang Rob avec sa galerie de 66 éléphants qui ceinture la base des quatre côtés du temple. Le Wat Singha et son grand Bouddha est également très beau ainsi que le Wat Phra si Riyabot et le Wat Phra Non. La balade est agréable et les oiseaux s'en donnent à cœur joie dans les grands arbres du site. Nous quittons le parc Nord puis pénétrons dans le parc sud avec le magnifique Wat Phra Khéo et ses trois bouddhas presque intactes encore recouverts du stuc d'origine. Retour à l'hôtel, vite un citron pressé et une Chang bien fraiche !!! Je ressors vers 17h faire un tour au marché de nuit et le long de la rivière Ping. Dîner dans un restaurant chinois tout près de l'hôtel : poulet à la sauce citron, springrolls deep fried, légumes bouillis.

16/11 de Kamphaeng Phet à Sukhothai
Il a plu une bonne partie de la nuit et ça continue ce matin, il s'agit d'une petite pluie fine, il fait un peu plus frais. Le patron du GH nous emmène à la station de bus, là plutôt que d'attendre encore plus d'une heure le bus pour Sukhothai nous embarquons à bord d'un songthaeun, la pluie a cessé et nous voyagerons assez confortablement et rapidement puisqu'il nous laissera à Sukhothai au bout d'1h20mn. Nous nous installons au Lotus village hôtel. 20 mn plus tard nous sommes attablés au Poo restaurant (ancien resto belge que nous avions déjà fréquenté il y a 3ans) à déguster pad thai et curry vert : délicieux !
17/11 visite du site de Sukhothai
Pour rejoindre le site d’old Sukhothai nous prenons un songthaeun juste après le Poo restaurant (durée 20mn et 30B pp). Nous louons deux vélos (2x30B) et partons visiter ce site déjà vu il y a 3 ans. C'est toujours aussi beau et la redécouverte du site en vélo est très agréable. Si au début nous avons été confrontés à des groupes de touristes importants, cela s'est rapidement tassé. Nous avons pu à partir de midi visiter tranquillement les plus importants monuments sans être dérangés le moins du monde. Une petite pause boissons et grignotis (springrolls) a été la bienvenue en compagnie d'un groupe de cyclistes français dont certains étaient aveugles et qui faisaient un grand tour de la Thaïlande en un mois à vélo ! L'après-midi nous avons visité d'autres temples et nous avons pu assister à une séance de danses folkloriques devant le monument du roi Ramkhamhaeng.

18/11 de Sukhothai à Mae Sot
Départ du Lotus village vers 11h20 en tuktuk. À la station de bus un minivan s'apprête à partir pour Tak, alors plutôt que d'attendre 2h un bus direct nous saisissons cette occasion, 1h plus tard nous voilà à Tak, une 1/2h plus tard nous reprenons un minivan pour Mae Sot que nous atteignons en 1h1/2 par une route en partie en travaux et qui sera bientôt une superbe 4 voies qui traversera à la manière suisse cette chaîne de montagne qui sépare la Thaïlande du Myanmar. Nous prenons 2 motos taxis pour la Phannu GH, très bien pour 500B avec clim et sdb privée. Balade dans deux temples typiquement birmans, avec leur stupa doré style « shwedagon » et leurs bonzes safran qui s'affairent ici à cueillir des noix de coco et à les ouvrir pour les boire ! Le marché de Mae Sot est très grand et actif et influencé par le Myanmar tout proche : on y voit des musulmans et musulmanes avec leurs habits caractéristiques, des birmans en longyis, des femmes maquillées au tanaka, des stands vendant des longyis et des restaurants proposant des spécialités birmanes... le soir nous sommes allés au plus proche, le restaurant Borderline, qui fait partie d'une ONG anglo-saxonne. On y trouve cette faune caractéristique, celle des « bonnes âmes occidentales » qui organisait ce soir là une exposition et un vernissage avec petits fours et boissons. une occasion pour justifier je suppose l'argent versé par les Etats occidentaux. Devant le resto se trouvait un énorme 4X4 blanc immaculé avec une plaque bleue (= ONG internationales), on sait au moins à quoi leur sert l'argent des dons !!!
19/11 de Mae Sot à Mawlamyine Nous quittons l'hôtel et avons un peu de mal au début à trouver un tuktuk pour nous emmener à la frontière toute proche (5km). Finalement un vieux tuktuk conduit par un chauffeur aussi vieux nous y emmènera à très petite vitesse. Les formalités sont vite remplies des deux côtés : à peine la frontière passée nous sommes « pris en main » par des rabatteurs qui nous pilotent et nous dirigent vers les bureaux de change et les minivans partagés qui attendent de partir pour Mawlamyine ou ailleurs. 10 mn plus tard nous sommes partis dans une Probox de Toyota, apparemment la voiture type la plus courante ici. On s'extraie de la circulation dense de la ville et prenons une route assez correcte pendant une heure, puis cela se dégrade, la route est pleine de nids de poule, de cassis et de dos d'ânes, c'est une route à deux voies étroites où deux camions ont du mal à se croiser et avec les motos, les tracteurs, les vélos, la conduite est sportive et notre chauffeur aime la conduite sportive, dès que la route se dégage il appuie sur le champignon et la voiture dépasse les 100 km/h. Un peu plus loin la route redevient plus large et mieux revêtue et au bout de 3h1/2 nous sommes rendus. Le taxi nous laisse à notre demande devant l'hôtel Cinderella mais les prix sont corsés (60$) et il n'y a de la place que pour ce soir. Nous essayons le Sandalwood tout proche: la chambre toute carrelée de blanc est propre, lumineuse avec AC, sdb et le petit-déjeuner pour 26500K soit 18€. Nous allons déjeuner au Cinderella réputé pour sa bonne cuisine et des prix corrects : nous mangerons, un massala de mouton, un « Konbao » de poulet copieux et goûteux avec plein de légumes, une bière, un jus de citron et deux cafés (20000K = 13 € à deux). Nous partons ensuite à pied visiter une partie de la colline aux pagodes. Nous commençons par celle du Bouddha en bambou vanné puis continuons par les suivantes en direction du Nord. Nous retrouvons des touristes occidentaux en nombre et surtout des Français. L'ambiance de fin d'après-midi est super, le soleil va bientôt se coucher et les chedis d'or reluisent au soleil couchant. De plus on a une belle vue sur la ville, le fleuve et les îles au loin. Nous vivons un beau moment un peu magique.
20/11 Mawlamyine

Levé vers 7h nous prenons le petit-déjeuner sur place : minimaliste surtout pour le beurre et la confiture qui permettrait de tartiner au mieux une demie tartine, café lyophilisé, 2 œufs avec toasts et un verre de jus sucré. N'ayant pas rencontré de touristes prêts à partager un taxi pour aller visiter les curiosités locales, je m'en vais enquêter auprès du Breeze GH par chance deux Françaises sont là en train de négocier le même tour que nous. Nous tombons vite d'accord et ¼ d'heure plus tard nous partons dans une Susuki Every presque neuve pour le sud en direction des deux pitons karstiques qui émergent singulièrement de la plaine évidemment les Birmans en ont profité pour construire des temples et pagodes au sommet de ces deux pitons et les braves touristes pieds nus sous une chaleur déjà intense n'ont pas le choix, il faut y aller ! Pas sûr que la vue vaille le déplacement. Un peu plus loin s'est construit le plus grand bouddha couché du monde, c'est kitch et original. A l'intérieur se trouve un musée didactique du bouddhisme : on y voit des scènes très réalistes avec des personnages grandeur nature en trois dimensions, plutôt gores quand il s'agit de représenter les méfaits de l'enfer avec le diable et toutes les tortures possibles et imaginables !
Un peu plus loin nous nous arrêtons au monastère Pa Auk, centre de méditation pour hommes ou femmes. C'est un immense terrain sur lequel ont été construit des temples et des petits bungalows pour les moines, disséminés dans la forêt. Dans chaque grande salle de méditation on trouve des dizaines de petites tentes moustiquaires qui permettent de s'isoler et de méditer dans le silence total. Nous terminons notre tour par la pagode U Zina, celle qui est située le plus au sud sur la colline des pagodes de Malwamyine. En fin d’après-midi je ressors faire quelques photos du coté du marché et de la vieille ville : Impressions du siècle dernier, de vieilles bâtisses décrépites, des coolies qui trimballent d'énormes sacs des bateaux aux entrepôts. Les ruelles étroites sont encombrées d'un fatras de colis et de sacs, la rue est sale ainsi que les environs immédiats des échoppes. Je remonte vers la rue principale passe devant une superbe mosquée de style anglais victorien puis remonte vers la prison de l'époque anglaise toujours utilisée. Certaines ruelles sont assez misérables et comme toujours il y a partout de petites cantines simplissimes installées dans des abris de fortune au bord des trottoirs. J'arrive ensuite à la pagode Mahamouni, la seule qui manquait à notre palmarès. La pagode à une forme originale de pyramide à degrés, alors que les chedis sont habituellement de forme courbe sans angles. Là aussi c'est une débauche d'or, de pierreries et de verre destinée à impressionner le croyant et à adorer Bouddha. Le coucher du soleil n'a pas eu lieu à cause des nuages, d'ailleurs il a plu dans la soirée. Vers 19h nous allons faire un tour au marché de nuit : une quinzaine de petites cantines, souvent tenues par des musulmans et qui proposent des plats à consommer sur de petites tables et chaises installées le long de la rivière Thanlwin.
21/11 de Mawlamyine à Hpa An
À 8h un tuktuk nous emmène au port d'où partent les bateaux pour Hpa An. Nous sommes une douzaine de touristes, (essentiellement des Français) et nous voilà partis pour 5h30 de navigation, au cours de laquelle nous longerons des champs fertiles où poussent des bananiers, de la canne à sucre et du riz. Au départ de Malwamyine nous croiserons de nombreux pêcheurs sur leurs barques, lançant leurs filets. De ci de là une pointe dorée dépassant des arbres signale un chedi, il fait chaud mais avec la brise du fleuve c'est supportable. Un arrêt est prévu peu avant la moitié du trajet pour aller visiter un vieux temple du XIXe siècle. Des tuktuk nous attendent à l'embarcadère et nous amènent en 5mn au monastère U Na Auk : L'ensemble est composé de très beaux bâtiments, on remarque en particulier dans deux temples, une superbe frise sculptée en haut relief relatant des épisodes de la vie de Bouddha. Il y a également de belles peintures d'or sur fond rouge et bordeaux. Les plafonds sont à caissons et surlignés d'or. Quant à l'extérieur l'or et l'argent coulent à flot, entre autres sur les frises métalliques qui ceinturent les temples. Retour à la barque puis c'est reparti pour encore 2h de navigation tranquille sur un fleuve calme et très large. Régulièrement des bateaux dragueurs raclent le fond du fleuve pour ramener des graviers. Vers 13h30 nous voilà arrivés à Hpa An. L'hôtellerie à Hpa An est relativement limitée donc souvent complète et d'un rapport qualité-prix défavorable! Après avoir visité plusieurs GH, le choix étant limité nous acceptons une chambre ridiculement petite (pas plus de 8m2) au Golden Sky..
22/11 Hpa An
Petit-déjeuner sur la terrasse du Golden sky d’où l’on bénéficie d'une belle vue sur les rizières environnantes. A 8h30mn on part faire un tour avec un tuktuk du Galaxy (5000K pp) avec nos amis pharmaciens Dominique et Alain et deux jeunes femmes israéliennes. Le tour consiste à visiter plusieurs grottes, la plupart ornées de bouddhas et de temples.
En plus des sites visités, l'intérêt du tour est de se balader dans cette campagne caractéristique avec ces rizières et ses pitons karstiques. On est en période de récolte et les paysans s'affairent dans les rizières, moissonnant à la main ou utilisant plus rarement un tracteur.
Ce tour nous a permis de voir : une belle grotte décorée, la Sadan cave, un temple du VIIe siècle remarquable par ses sculptures votives gravées dans la falaise, et la grotte aux 300 000 chauves-souris dont l'envol a duré au minimum 15 mn. Ce soir nous avons pu changer de chambre et occuper la 404 nettement plus spacieuse.
23/11 de Hpa An au Rocher d'Or (Kinpun) A 8h30 nous prenons le bus à la « clocktower » pour 2h30mn de bonne route jusqu'à Kyak thi yo. Là nous négocions une voiture privée pour 6000K pour nous amener en 15mn à Kinpun. Ici aussi l'hôtellerie est d'un mauvais rapport qualité-prix : le 1er hôtel visité le Sea Star est sale et cher, de plus le gérant ne semble pas avoir envie de nous louer des chambres ! Le 2me le Pann Myo Thu est « un peu » mieux, mais même pour 20$ c'est pas terrible mais on fera avec pour une nuit. On part ensuite vers la station de camion pour le Rocher d'Or. Sous un grand hangar, des camions dont la benne est équipée de 7 rangées de bancs superficiellement capitonnés attendent à tour de rôle d'avoir fait le plein à raison de 6 personnes par rangée. Ce choix de serrer les gens au maximum répond à mon avis à deux impératifs, rentabiliser le camion mais aussi empêcher les gens de bouger dans les virages, et Dieu sait, oups, Bouddha sait qu'ils sont nombreux. On monte une échelle de coupée et on s'entasse. Quand le camion est plein, il démarre et grimpe une route impossible à au moins 15 à 20% de pente, le moteur en surrégime en 1re ou 2nde. Au bout de 15 mn on s'arrête pour permettre à des fidèles de faire la quête pour les « bonnes œuvres » du bouddhisme puis on repart secoués dans tous les sens et agrippés au montant pour ne pas écraser son voisin dans les nombreuses épingles à cheveux. Nouvel arrêt pour payer et pour laisser passer les voitures qui descendent puis la montée infernale reprend : durée 45 mn jusqu'en haut, on passe devant une télécabine et c'est la dernière montée vers 1000m d'altitude. Tout le monde descend. Une longue allée bordée par les marchands du temple mène progressivement vers le Rocher d'Or. Des porteurs montent de grosses charges dans des hottes en osier. D'autres attendent avec des palanquins les pèlerins susceptibles de se payer 4 porteurs pour les trimballer jusqu'au Rocher. Les sollicitations pour laisser de l'argent sont nombreuses comme ces boites transparentes remplies de billets où ces plaques indiquant des dons. Autour du Rocher la ferveur est intense, des hommes (les femmes ne peuvent approcher le rocher) collent des feuilles d'or sur le rocher et prient. Plus loin un bonze tient son auditoire en haleine. Un peu partout les occasions de prier ou de brûler un cierge ne manquent pas. Plus au nord on quitte le sacré et re-voilà les marchands du temple avec leurs bondieuseries, leurs cochonneries chinoises, leurs sucreries... Retour au camion et redescente dans les mêmes conditions : accélération, freinage, virage et rebelote, toujours à la limite. Nuit calme à part les psalmodies d'un bonze, relayées par un haut parleur, et qui veut faire profiter tout la ville de sa sagesse nous abrutissant de Purima...purima...purima une bonne partie de la nuit
24/11 du Rocher d'Or à Bago
A 8h nous prenons le bus pour Bago que nous atteindrons en 3h. Paysage de campagne avec rizières, les montagnes se sont effacées. Le bus nous laisse à l'entrée de la ville car on suppose qu'il continue vers Yangon par la nationale. Les motos taxis et tuktuk nous tombent sur le râble pour nous proposer leurs services ! Comme ils sont tous en cheville avec des revendeurs de billets de bus nous nous retrouvons vite dans une pseudo agence de voyages. En effet des touristes sacs à dos comme nous, sont des clients potentiels car Bago n’est qu’une étape. Le gérant nous propose pour le lendemain un taxi à 5h du matin pour rejoindre la gare de bus de Yangon Dagon Ayar d'où partent les bus vers l'Ouest pour Chaung Tha ou pour Ngwe Saung. Bon même s'il a un peu une tête d'escroc nous lui faisons confiance. Il nous emmène ensuite gratis jusqu'à l'hôtel Amaragold recommandé par Dominique et Alain où nous nous installons. Chambre standard, clim, sdb privée, draps à changer, eau froide à volonté, location de vélos, personnel agréable et même petit-déjeuner aux aurores. je vais découvrir à vélo les principaux monuments de Bago : le plus emblématique est la pagode Shwemawdaw, l'équivalent de la schwedagon de Yangon, en plus moderne et avec moins de curiosités annexes. Peu de monde à cette heure (15h) il fait très chaud et humide. Entre temps j'ai perdu beaucoup de temps à changer de l'argent, une 1re fois chez KBZ où je n'ai pu changer que 100€ au maximum, une 2nde fois dans une autre banque où on a accepté de me changer 300€ en billets neufs, ces billets neufs ont intrigué les jeunes employés de la banque, ils les ont regardés, touchés, passé le doigt sur le fil, au final ça a duré près de 20 mn ! Après la grande pagode je me suis perdu a essayer de trouver deux autres temples mais le plan du routard comme celui de l'OT était tellement faux que j'ai laissé tomber, de plus rien n'est écrit en lettres latines, ni le nom des rues ni les temples. J'ai néanmoins trouvé le lac Pyan et son temple, puis le grand monastère qui jouxte un quartier populaire de type bidonville dont les habitants se débarrassent de leurs ordures en les jetant sur les bords de la rivière, pas très ragoutant ! J'ai ensuite eu du mal à trouver la pagode schwethalyaung réputée pour son grand bouddha couché : un de plus, pas remarquable me semble-t-il. Il est 17h45, la nuit tombe et je n'ai pas de lumière sur mon vélo, je retourne donc rapidement à l'hôtel. Pour dîner nous allons trois rues plus loin dans un restaurant populaire birman : nouilles légumes et cheveux d'ange avec poulet, correct et pas cher.
25/11 de Bago à Yangon et Ngwe Saung
Réveil à 4h30, petit-déjeuner rapide puis attente, longue, on s'impatiente vers 5h20 on fait téléphoner par l’employé de l’hôtel, on nous répond que le chauffeur va arriver dans 5mn finalement vers 5h45 le taxi arrive, chauffeur endormi. La route est assez dégagée et le conducteur conduit vite, bientôt les faubourgs de Yangon et déjà une grande activité règne au bord des routes. À 7h le taxi nous laisse devant la gare de bus Dragon. Les rabatteurs se précipitent tout autour du taxi, puis sachant que nous avons déjà un billet, se désintéressent de nous. Attente dans une « gare routière » d'un autre monde : un long bâtiment sommaire à deux étages, divisé en une vingtaine de box permettant l’accueil des passagers. Des minuscules cantines coincées entre les gaz d'échappement des bus et le bâtiment offrent de quoi se rassasier ou de quoi acheter des doses de bétel à chiquer, les doses de particules fines des gaz d’échappement sont gratuites ! Les alentours de la gare sont transformés en dépôts d'ordures. Démarrage vers 8h15 dans un bus correct mais sans AC (contrairement à l'annonce mais on ne le regrette pas !), 2me arrêt de 15 mn un plus loin sans raison apparente puis on repart tranquillement s'arrêtant pour prendre ou faire descendre des passagers. Très vite la ville laisse sa place à la campagne : des rizières à perte de vue, des lacs et des étangs, des digues, des rivières larges que l'on franchit par de grands ponts, des plantations de courges sur châssis... on y voit des paysans, moissonner le riz, faire des gerbes, de gros tas de riz sont étalés sur des bâches au bord de la route pour être séchés. Des meules de paille apparaissent un peu partout. Des bovins (zébus, buffles ou vaches) paissent ou se repaissent dans les mares. Des échassiers blancs de toutes tailles ponctuent de taches blanches les nuances de verts des rizières. Après quelques arrêts, dont un arrêt déjeuner nous arrivons à Ngwe Saung vers 14h30 soit 6h de trajet. De l'arrêt de bus nous partons à pied vers le « All Seasons » réservé sur booking car étant samedi nous avions quelques craintes concernant la disponibilité des chambres le W-E. L'hôtel est un bloc de couleur mauve sans esthétique particulière, le prix de 44$ est très nettement surévalué : les petits jeunes qui gèrent sur place sont gentils mais difficilement compréhensibles vue leur connaissance limitée de l'anglais. Pas de verre de bienvenue, pas de bouteille d'eau non plus, pas de wifi, de l'électricité seulement entre 18h et 6h. Ici on pratique des prix hors sol ! On le constatera également dans les restaurants où le prix de la bière Myanmar est uniformément à 3000 contre 2000 à Malwamyine et 2300 à Hpa An. Les plats aussi subissent une inflation. Ngwe Saung est un village-rue bordé de restaurants, bars, magasins divers, et plus loin sur plusieurs km de grands resorts qui se réservent les accès à la plage. Cela fait un drôle de mélange entre les resorts à 150$ la chambre et quelques petits hôtels et GH à 15€ la chambre. Dans l'après-midi nous allons voir quelques hôtels ou resorts pour trouver ce qui pourrait nous convenir. Après avoir tourné nous hésitons entre le Shwin Tha et le Seconda Casa. L'un est très éloigné, pas de wifi mais avec une belle vue depuis les bungalows sur la mer. Le Seconda Casa est moins cher avec clim, wifi, électricité 18h/24h, bungalow en bois mais sans vue directe sur la mer, par contre il est au centre du village. Finalement nous le choisissons. Dîner copieux au Golden Myanmar de soupe et riz aux légumes.
26/11 Ngwe Saung
Nous nous installons au Casa et partons faire un tour à la plage toute proche. La plage de sable blanc très vaste s'étire sur des km et est bordée de cocotiers et de resorts tout du long. Tous les 300m on peut voir des ensembles de tables, chaises et parasols, restaurants populaires, location de bouées, et de quads. La plage est parcourue par quelques quads, quelques chevaux et pas mal de motos qui utilisent la plage comme route de desserte. Mais ça reste somme toute assez calme, pourtant on est dimanche. L'eau est très chaude et les rouleaux ne sont pas très impressionnants. Pour me sécher, je pars me promener, sans appareil photo hélas et je tombe sur la remontée des filets par une douzaine de pêcheurs. Je ressors en fin d'après-midi et vais me balader vers le sud de la plage, en revenant je revois une nouvelle remontée des filets de pêche et cette fois-ci je peux la photographier : la pêche est bonne, des petits poissons blancs, type anchois, brillent et s'agitent dans le filet. En 5 mn les poissons sont transférés dans des paniers que deux hommes ramènent au village. Les filets sont disposés d'une certaine façon sur le sable prêts à être immergés une nouvelle fois. Diner au Home restaurant juste en face de notre hôtel : excellent vivaneau à la sauce citron ainsi que de grosses crevettes.
27/11 Ngwe Saung
Nuit un peu perturbée par une climatisation très bruyante et des couvertures rappeuses d'autant plus que nous n'avons pas de draps de dessus. Nous sommes maintenant les seuls clients de l'hôtel ! En effet cette station balnéaire n’est fréquentée que par des touristes birmans ou asiatiques le week-end. Première baignade de la journée dans une eau agréable, presque personne dans l'eau à des kilomètres à la ronde. Je m'en vais louer un vélo juste à côté de l'hôtel (3000/j) puis je pars sur la plage en direction du sud sur plusieurs km jusqu'à une rivière qu'il faudrait franchir à gué pour continuer vers un phare. Là un raidillon accède à la route goudronnée qui longe les resorts du N au S. En arrivant au village je prends une rue parallèle à la rue commerçante pour m'approcher du vrai village de pêcheurs et d'agriculteurs. Petites maisons en dur ou en bois, pimpantes ou non, c'est le village traditionnel typique de l'Asie du S-E. Diner le soir au Home restaurant d'un curry rouge aux crevettes et d'un curry vert au poulet (moins bon que le rouge).
28/11
Ngwe Saung
Balade matinale en vélo sur la plage, d'abord vers le Nord puis le sud : à cette heure (7h) il y a déjà de l'animation, deux birmans escortent deux vaches sur la plage qu'ils vont amener dans un champ un peu plus au nord, des touristes locaux se selfisent à qui mieux-mieux sur la plage. Si certains pédalent, d'autres courent, d'autres encore parcourent la plage en quad ou à moto. Petit-déjeuner sur la terrasse puis baignade dans une mer chaude à peine troublée par quelques rouleaux inoffensifs. Matinée lecture, puis déjeuner chez Home (pad thaï, bière et smoothie au coco.) puis balade à vélo dans les environs du village. En fin de journée je retourne à la plage, baignade puis photos de pêcheurs remballant des filets et répartissant des seaux de petits poissons sur des bâches et des filets pour les faire sécher. Beau coucher de soleil. Diner au Golden Myanmar (excellente soupe thaïe très copieuse et très piquante à 4500K.)
28/11 de Ngwe Saung à Chaung Tha Levé vers 7h je pars faire mon tour de plage quotidien à vélo sous un soleil encore légèrement voilé, la température est agréable et la plage est quasi déserte. Vers 10h nous allons au resto Home, où nous devons retrouver les motos taxi réservés par l'intermédiaire de la patronne. Ils arrivent peu avant 10h et nous partons à moto vers le Nord pour rejoindre Chaung Tha. Ce sera un superbe voyage, alternant pistes étroites dans la forêt, le long de plages désertes, traversant des villages de pêcheurs aux maisons sur pilotis. Il nous faudra également traverser des bras de fleuves et de rivières et pour ce utiliser trois traversiers (soit une barque pour 3 motos au maximum, soit pour le dernier une barque pouvant accueillir plusieurs motos et une dizaine de passagers. A midi donc au bout de 2h nous arrivons à Chaung Tha. Nos conducteurs nous montrent un 1er hôtel qui ne nous convient pas trop puis nous allons voir celui que nous pensions prendre et ce sera le bon, le Shwe Hin Tha : belle chambre au 1er étage avec lit à baldaquin et moustiquaire, ventilo et une belle vue sur le jardin, ses tecks et ses frangipaniers, on peut même voir la mer dans le coin ! Le prix est très raisonnable (33000k). Balade sur la grande plage, retour à l'hôtel. Dîner au restaurant de l'hôtel Shwe Ya Min (crevettes à l'ail et baracuda à la sauce lait de coco : moyen, c'est un peu sucré et ça manque bigrement de sel.) Il fait presque frais ce soir, il y a du vent, le soleil s'est caché en fin d'après-midi, on ne ressent pas d'humidité, mais les moustiques sont toujours là, hélas !!!
30/11 Chaung Tha Nuit un peu perturbée par des moustiques silencieux et voraces, de guerre lasse on a déplié les moustiquaires que l'on pensait inutile avec le ventilo ! Après, heureusement ça allait mieux, le ventilo permettait de garder un air un peu frais. On part sur la grande plage en direction du sud : la plage s’anime, les vendeurs sont de plus en plus nombreux, les estivants ont déplié leurs bâches et s'installent avec casse-croûtes et thermos. Les loueurs de chambres à air sont débordés, des ânes et quelques zèbres birmans attendent le chaland. C'est tout un monde bon enfant qui profite de la plage. Nous continuons notre chemin et passons devant les cahutes délabrées du quartier des pêcheurs : De grands espaces de séchage du poisson sur pilotis sont construits sur le bord de mer.
01/12 Chaung Tha Ce mati, début de week-end, petit-déjeuner buffet très copieux et de bonne qualité. Peu après nous partons à pied en direction de la belle plage située au Nord après du Hill garden resort. Personne, une superbe plage de sable blanc, des cocotiers et une mer chaude. Retour par la plage jusqu'à l'hôtel puis détour par la banque pour changer de l'argent (les billets de 20€ même neufs valent moins que ceux de 50€ !) puis j'achète les billets de bus pour Yangon. Retour par la plage, arrêt bière et noix de coco devant l'hôtel sur la plage. Vers 16h30 je pars faire mon tour photos sur la partie de la plage la plus animée, guettant des scènes intéressantes avec un bel éclairage et il y en a toujours !
02/12 Chaung Tha Aujourd’hui samedi il y a plus de monde, même sur notre plage déserte, des vacanciers ont loué des bouées et un zodiaque pour s'amuser dans les vagues. Quelle différence entre Ngwe Saung et Chaung Tha ? Les deux stations balnéaires ont leurs avantages et leurs faiblesses : N.S. dispose d'une plus belle plage en arc de cercle, il y a les pêcheurs qui ramènent leurs filets sur la plage le soir, la rue principale ombragée est agréable, les vélos sont pas chers à louer mais comme il y a peu d'hôtels accessibles à la clientèle birmane de classe moyenne il y a peu d’animation populaire comme à Chaung Tha. C.H. est un grand village avec des habitants et des pêcheurs, la plage est moins belle mais très animée et très populaire et les vélos y sont beaucoup plus chers à louer (1000K/h au lieu de 3000k/j). Il y a par contre une très belle plage déserte au nord. Balade au coucher du soleil pour m'immerger dans la fête pour les vacanciers, et observer les vendeurs essayant de gagner péniblement quelques kyats. En effet il y a une suite ininterrompue de vendeurs, femmes, enfants, hommes qui arpentent la plage ou hèlent le client depuis leur stand pour leur proposer : des plats cuisinés, des brochettes de crevettes ou de poissons, des coquillages, des boissons, des cadres , du poisson séché, des locations de vélos, bouées, zodiaques etc.
03/12 de Chaung Tha à Yangon A 9h30 le bus doit nous prendre devant l'hôtel mais à 10h toujours pas de bus, l'inquiétude grandit mais pas chez les birmans interrogés « wait, wait » nous disent-ils ! En effet le bus fait la tournée des hôtels pour récupérer ses clients, et vers 10h30 le voilà enfin et nous partons : le bus est correctement climatisé, les fauteuils confortables mais il y a peu d'espace entre les sièges alors avec une taille de 1m80 j'ai les genoux au niveau de la poitrine ! Même paysage qu'à l'aller : des rizières à perte de vue et la récolte va bon train, en effet on voit de gros tas de riz non décortiqué en bordure des routes et des rizières, des camions et des tracteurs chargés de gros sacs blancs. Le bus s'est arrêté 40 mn pour déjeuner puis au bout de 2h, encore 30 mn d’arrêt pour prendre de l'essence et on est arrivé dans les embouteillages de Yangon à la nuit tombée vers 18h soit après 7h30 de voyage. Le bus nous a laissé près du lac Inya, un taxi hélé nous a emmenés jusqu'à l'hôtel. L'hôtel au fond d'une impasse est super propre : grande chambre, lit confortable, sdb impeccable clim silencieuse et efficace et de plus excellent rapport qualité-prix (34€ avec petit-déjeuner). Nous dînons sur place, les restaurants avoisinants étant un peu loin.
04/12 de Yangon à Sittwe en avion
Balade le long du lac Inya et visite du Myanmar Plazza : immense mall à l'américaine avec toutes les enseignes chics du moment : Samsung, KFC, Adidas, Nike, le prêt-à-porter français, Bata, et un supermarché avec des produits français : fromage, vins, charcuterie etc. Une bulle capitaliste dans l'un des pays les plus pauvres du monde ! Si l'on met cela en regard des innombrables bidonvilles misérables longés hier soir en arrivant de Chaung Tha, c'est terrifiant ! Le Myanmar est déjà l'un des pays les plus corrompus de la planète, avec les appétits entraînés par son ouverture au monde, la situation va s’agraver et le peuple n'en profitera pas ! A l'aéroport nous attendrons notre vol pour Sittwe un peu plus longtemps que prévu soit un retard d'une heure ce qui semblerait normal pour cette compagnie. Finalement décollage à 14h35 dans un ATR 72 de la Mann Yadanarpon pour 1h10mn de vol : beaux paysages, d'abord des centaines de bras de fleuves et des rivières qui serpentent et cloisonnent des milliers de rizières plus ou moins grandes et plus ou moins vertes puis place à des collines et montagnes recouvertes de forêts et on longe finalement la côte sableuse du Golfe du Bengale avant d'atterrir à Sittwe. L'avion est au bord de la piste, nous descendons sur le tarmac, des employés déchargent les bagages, nous partons à pied vers le bâtiment, d'autres passagers nous remplacent et l'avion repart. Nous bagages arrivent dans des charrettes tirées par des hommes, chacun récupère les siens, dernier contrôle par un agent et nous prenons un tuktuk pour le centre ville (3500K). Nous le faisons arrêter au Shwe Thazin hôtel, c'est cher pour ce que c'est mais il n'y a pas beaucoup d'alternatives : le Memory est plein et les autres sont moins bien, donc on reste. Petite balade avant la nuit dans Strand street et le grand marché qui va fermer ses portes. Impressions un peu glauques de ce marché sombre, resserré, misérable, de ces quais sur le fleuve, transformé en dépotoir géant, de ces miséreux qui zonent et qui survivent... Dîner au River View, sur Main road, restaurant un peu occidentalisé même si la clientèle est locale essentiellement : excellent dîner de tempura de poissons et beignets de crevettes aux minuscules pommes de terre frites.
05/12 de Sittwe à Mrauk U
Levés aux aurores, en fait il fait nuit noire et il est 5h30, petit-déjeuner sur la terrasse de l'hôtel, puis taxi (3500 par couple) jusqu'à la station de bus d'où un beau bus part vers 6h30 pour Mrauk U.Le bus est plein et mettra 3h30 par une route en travaux et qui devrait d'ici 1 an ou 2 être entièrement bétonnée, pour l'instant ça cahote sec. De part et d'autres de la route, une fois de plus des rizières, des paysans qui travaillent : repiquent le riz ou le récoltent, le dépiquent puis le mettent en sac. Il y a plusieurs récoltes par an. De gros tas de sacs bien gonflés attendent les camions au bord de la route. D'après la presse locale les Chinois ont acheté la semaine dernière 50 000 tonnes de riz birman ! En arrivant à Mrauk U on partage un tuktuk collectif à 6 touristes (1000k pp) nous descendons au Prince GH avec un couple de jeunes allemands. Contrairement à l’avis du Routard qui n’y a pas mis les pieds depuis longtemps ! La GH est très sommaire, la chambre pas très propre et la salle de bains de même et le prix est nettement surévalué : 30$! Bon, comme on a réservé 2 nuits sur internet on reste ! Petite balade dans la ville assez pauvre avec de petites huttes en paille tressée ou en bois, rarement en dur. On voit en passant de ci de là de vieux chedis recouverts de végétation et de mousse, traces du passé glorieux médiéval de Mrauk U quand elle était la capitale du royaume d’Arakan du XVe au XVIIIe siècle. En fin de journée je pars explorer les environs et les points de vue en hauteur susceptibles de me fournir de belles photos au coucher ou au lever du soleil. Il y en a un depuis une pagode dorée située en hauteur près du Prince. Le sentier est un peu difficile à trouver au début et grimpe raide, mais la vue depuis là- haut mérite ces efforts. Belle vue sur les environs, bel éclairage avec les fumées nombreuses qui se dégagent du village à la tombée du jour. Dîner au GH avec un couple de médecins allemands sympathiques, Béatrice et Michel.

6/12 Mrauk U Nuit froide et humide la 1re du séjour ! Vers 6h30 je suis parti pour grimper vers la pagode dorée et assister au lever de soleil à 6h50. Là haut 4 jeunes birmans attendaient pour la même raison que moi avec leurs appareils photos prêts. Pour y aller depuis le Prince, prendre à gauche la route pour aller au village et tourner à gauche avant le pont (il y a un puits circulaire à côté de cette route) continuer sur 200m et prendre la 2me piste à gauche qui se dirige vers un portique décoré, juste avant cette entrée une large piste part à gauche vers un temple et 10 m plus loin à la hauteur d'un poteau électrique un petit sentier grimpe à droite, le suivre en montée raide jusqu'à la pagode dorée tout en haut, en cas d'embranchement prendre à gauche toujours en montée. Durée depuis le Prince 15/20 mn, attention le sentier est étroit et glissant surtout le matin avec la rosée ! En haut superbe panorama à voir le soir comme le matin. Nous partons ensuite chercher un nouveau gîte celui-là ne convenant vraiment pas. Après avoir testé le Shwe Thanzin, nous lui préférons le Mrauk U hôtel (50$ la chambre, belle et propre avec petit-déjeuner). Je pars vers le marché faire quelques photos et louer un vélo près des 3 pagodes de l'autre côté du pont, pour visiter quelques pagodes situées en dehors du centre de la ville, en particulier la Sakyamanaung (bel ensemble avec un chedi central entouré de 12 pagodons), la Ratanamaung, le temple Kothaung (avec ses multiples pinacles tout autour du haut mur d'enceinte et sa galerie intérieure couverte de milliers de Bouddhas minuscules ou non), la Paya Haridaung (belle vue), la Paya Peisi Daung (et ses bouddhas à dem- enterrés dans un petit temple octogonal mangé par la végétation. Avec un ciel malheureusement assez couvert les photos sont plombées ! Dîner avec Béa et Michel au Moe Cherry restauran, une adresse sympa avec de bons plats à prix correct.
7/12 Mrauk U Petit-déjeuner en compagnie de Claudia, une Allemande voyageuse professeur de français à Aix la Chapelle. Changement d’hôtel, nous quittons le Prince (mal nommé !) pour nous installer au Mrauk U hôtel. Visite ensuite des sites principaux de Mrauk U : le temple Shitthaung, les temples Andaw et Ratanabon, la pagode Laymyetnha, et Htut Kanthein : où que le regard se tourne, on peut voir des stupas se dresser sur les sommets des collines ou plus bas, leurs clochetons dépassant des maisons et des arbres alentours. Les palais principaux sont massifs avec d'épais murs d'enceinte à l'intérieur plusieurs galeries circulaires présentent des statues de bouddhas ou des scènes sculptées inspirées de la vie de Bouddha. Dans l'après-midi j'essaye de faire confirmer nos billets d'avion-indispensable !- par la standardiste de l'hôtel mais aucun numéro sur les dix essayés ne répond ! Le responsable de l'hôtel après plusieurs tentatives y arrivera finalement. Je reprends mon vélo pour aller explorer quelques temples vers l'ouest de Mrauk : la pagode Parabaw et la Lokamanaung. Certaines sont difficiles à trouver. Je reviens vers le grand temple pour tester les points de vue en hauteur qui pourrait être intéressants au couchant, certains sont excellents (celui à gauche avant d'arriver au Shittaung, ainsi que celui qui domine le Leymethna au Nord). Il yen a également un autre derrière l'hôtel Mrauk U.
8/12 Mrauk U Très bonne nuit, calme, fraîche, bonne literie. Je vais ramener le vélo puis reviens par le marché toujours aussi animé et intéressant à voir, humer et photographier. Vers 9h nous repartons voir et revoir les palais principaux du site de Mrauk U, pour admirer en particulier les statues de bouddhas et celles des femmes aux coiffures différentes dans le Htut Kanthein. Nous essayons de nous faire confirmer la possibilité de quitter Mrauk U et de rejoindre Sittwe par le ferry dimanche prochain mais les avis divergent. Finalement le gérant de l’hôtel nous confirme qu’il y a bien un ferry public « lent » qui quitte Mrauk U le dimanche matin à 7h et il peut nous prendre les billets. Ce soir il a un peu plu.
9/12 Mrauk U
Balade à pied vers le temple Koh Taung à travers la campagne et par des chemins très boueux, normal il a plu hier et dans la nuit. Des séances de photos avec des bonzes ont été organisées sur le site du temple et j'en profite !
10/12 de Mrauk U à Sittwe Il pleut, à 6h30 on prend le tuktuk pour l'embarcadère. Il règne ici une belle animation. Le vieux bateau est amarré au quai et deux planches de bois brut en pente permettent d'y accéder. C'est un peu casse- gueule pour les passagers mais encore plus pour y faire monter des motos et ce n'est pas ce qui manque. A 7h15 c'est le départ, le bateau est bien rempli et on commence à longer les rives du fleuve. C'est bucolique avec les pêcheurs qui attendent dans leurs barques que le poisson morde. Des rizières à perte de vue s'étendent des rives de la rivière au lointain, les buffles paissent, les paysans fauchent, c'est dimanche mais l'activité ne cesse pas. Au bout de 2h la rivière se transforme en fleuve et en bras de mer, le ciel toujours couvert laisse quelques fois filtré quelques rayons de soleil. Sur le bateau, les passagers dorment, mangent, regardent éventuellement la série télé où « les femmes pleurnichent et crient pendant que les hommes se disputent ou se battent », au bout de 4h précises la ville de Sittwe se signale, nous débarquons prenons un tuktuk avec Claudia. Balade dans l’après-midi le long de la mer jusqu'au point de vue aménagé autour du phare, lieu de rencontre familial privilégié ce dimanche.

11/12 de Sittwe à Yangon en avion Agréable petit-déjeuner buffet sur la terrasse panoramique du Memory au 5me étage avec le soleil levant en bonus. Je repars une dernière fois faire un tour au marché de fruits et légumes déjà bien animé puis à celui des poissons, forte odeur, sol mouillé, sale et glissant, un peu plus loin des barques font l'aller retour entre les barques de pêche et le quai pour décharger le poisson, d'autres transportent des passagers. Les alentours se limitent à une grande décharge à ciel ouvert, un peu plus à l'est de gros engins font des travaux de terrassement pour aménager, je suppose un nouveau port plus adapté aux conditions modernes. De part et d'autres de la zone centrale du marché les tuktuk et autres moyens de transports attendent le client dans un bel embouteillage le tout ponctué de klaxons, de cris, de rires donc d'une bonne ambiance. Des portefaix lourdement chargés essaient de se frayer un chemin dans les allées déjà très étroites du marché où stationnent les clients en train de choisir leurs poissons ou leurs légumes. Les mouches omniprésentes se régalent de toute cette marchandise, le soleil commence à taper dur et les gens se protègent du soleil avec leurs chapeaux originaux, triangulaires, en palmes tressées. Au secteur des bijoutiers, on les entend jouer du marteau, ou actionner des laminoirs pour amincir des feuilles d'or ou des tiges d'argent. Plus loin des ferblantiers débossellent des cruches et des récipients en fer blanc. Plus loin encore se tient le marché au riz : de gros sacs s'entassent devant et dans les magasins, des porteurs chargent et déchargent les sacs depuis des camions et des rickshaws. Les petites stations de vente de noix de bétel se succèdent le long de la rue, les vendeurs préparent à la chaîne un mélange à base de feuilles de bétel, de noix d'arec, d'épices et de chaux. Les rickshaws ont vraiment l'air d'être du siècle dernier, les mêmes que ceux utilisés par les anglais durant la colonisation. Leurs propriétaires sont à peine moins vieux ! Retour à l'hôtel puis départ en tutktuk pour l'aéroport où il nous faudra patienter plusieurs heures, l'avion prévu à l'origine à 13h35 a été retardé vers 14h (info communiquée il y a déjà quelques jours) puis finalement à 14h30 et définitivement à 15h07, c'est coutumier dans cette compagnie ! Durée du vol 1h14mn. A Yangon nous prenons un taxi (négocié à 5000 k) pour le Serene hôtel. La chambre réservée est moins belle qu'à l'aller et les draps douteux. Pas question de quitter Yangon sans avoir revu la Shwedagon ! On repart sur University Rd où l'on trouve un taxi pour aller à la Shwedagon (3000K). Le trafic est dense et les bouchons nombreux, il est plus de18h, il fait nuit mais le miracle joue à plein : en arrivant devant la pagode qui se signale au loin grâce à un éclairage bien conçu on tombe sous le charme : l'or qui étincelle de tous les côtés, les bougies qui brillent dans la nuit, les fidèles qui prient, d'autres qui se prennent des selfies, des familles qui déambulent avec enfants, d'autres encore vont arroser d'eau les statues de certains autels, cela porte chance, ça grouille de vie. Le fond sonore est assuré par une bonzesse qui récite dans un mauvais micro et de façon nasillarde des mantras bouddhiques, un peu énervants à la longue. Au bout de 1h30 nous rentrons en taxi et nous nous faisons déposer au Myanmar Plazza pour dîner dans un des nombreux restaurants qui occupent le dernier étage de ce centre commercial. Nous choisissons le Tadka Indian restaurant : bon choix, c'est délicieux (mutton korma masala et mutton madurai masala, du riz, un cheese naan et un pain tandoori à un prix abordable.)

12/12 de Yangon à Bangkok en avion
Nous quittons Yangon et le Myan
mar pour Bangkok : Le taxi nous dépose à l'aéroport, attente au Terminal 2 puis décollage dans un Boeing de Nok Air pour une heure de vol. A l’aéroport domestique Don Mueang nous prenons le bus A4 à la porte 6 jusqu'à Democracy monument, atteint en 30 mn pour rejoindre à pied Lamphutree house.
13/12 Bangkok
Ce matin nous partons à pied (20mn) en direction de l'embarcadère Phra Athit prendre le ferry en direction du Wat Arun. Le trajet en ferry sur la Chao Phraia est une expérience en soi et de plus à coût modéré (15B pp). Il y règne un trafic intense qui génère beaucoup de vagues, on y voit des ensemble de barges tirées par des remorqueurs et une quantité invraisemblable de « long boats » qui se croisent, se dépassent, s’évitent de justesse quelques fois. Amusante est aussi la façon dont l'employé à l’arrière du ferry signale au conducteur la manœuvre à effectuer par des grands coups de sifflet nuancés. C'est avec plaisir que nous revoyons le Wat Arun et ses couleurs variées que l’on doit au revêtement de céramique colorée. Puis nous traversons la Chao Phraia en direction du Wat Po autre merveille de Bangkok. C'est un grand espace qui renferme plusieurs temples, des stupas en céramique, des statues chinoises, de petits jardins, des centaines de bouddhas de toute tailles, une école de médecine, une autre de massage : le tout est très beau surtout le grand bouddha couch�� en or. Retour par le même trajet : ferry jusqu'au Wat Arun (2x4B) puis la ligne de ferry vers le nord (2x15B) jusqu'à Phra Athit. C'est toujours un vrai plaisir de se balader, tout autour de Khao San, dans ces rues très animées où se pressent les petites cantines, et les vendeurs de toutes sortes de choses. Dans l'après-midi une grosse averse nous rappelle le temps de la mousson quand nous venions ici en été. En fin de journée je repars faire un tour à Khao San où se retrouve toute une faune occidentale : vieux et jeunes routards s'y croisent dans les salons de massage, les magasins ou les bars et restaurants.
14/12 Journée attente et achat de quelques souvenirs à Khao San ; en fait il n'y a rien de bien folichon à acheter. Vers 18h nous prenons le taxi de l'hôtel pour 1h40mn de trajet à cause des bouchons. Décollage peu avant minuit dans un airbus A330 pour 10h de vol avec quelques turbulences jusqu’à Istanbul. Après 4h d'attente, nous reprenons un Boeing 737 pour 3h de vol avec 30 mn de retard dû à un trafic intense à Istanbul Ataturk. Fin du voyage
Impressions birmanes :
Quand on arrive au Myanmar venant d'un autre pays limitrophe, on est vite frappé par de nombreuses différences dans tous les domaines : – les Birmans sont habillés différemment, longhis pour les hommes et dans certaines régions des chapeaux en paille tressée de forme cylindrique et pyramidale tant pour les hommes que pour les femmes. – les hommes comme les femmes ont l'habitude soit de chiquer des noix de bétel et donc de cracher un filet rouge soit de fumer des cigares (cheroots) ou même la pipe.
– Les femmes et les enfants, plus rarement les hommes, sont maquillés avec le fameux tanaka, cette pâte que l’on étale sur le visage de façon plus ou moins esthétique, crème solaire locale et protection contre les piqûres de moustiques.
– Dans les temples, les chedis (pagodes ou stupas) ont une forme caractéristique en cloche souvent dorée, différentes des autres pays, les accès au temple se font par de grandes rampes d'escaliers couvertes.
– Sur quasiment toutes les routes, mêmes les plus pourries, il y a de multiples péages qui s'imposent à tous les moyens de transport selon un barème précis. – Concernant les moyens de transport on peut voir des tuktuk mobylette qui peuvent transporter plus de 10 passagers, on voit aussi des rickshaws antédiluviens de l'époque coloniale anglais. – Au Myanmar sur les routes on roule à droite, de plus les voitures comme les camions ont aussi le volant à droite ! Bonjour les dépassements quand on n’y voit rien !!! – Dans les rues, sur les trottoirs on peut voir des générateurs qui pallient les nombreuses coupures d'électricité. – De même dans les chambres d'hôtels il y a de gros boitiers régulateurs du courant électrique au’ dessus d’appareils comme les climatiseurs. – J'ai beaucoup aimé dans les réceptions d'hôtels ou dans les banques les nombreuses horloges indiquant l'heure de Hong-Kong, Londres, Paris, Pékin etc. – De même dans certains hôtels type resort le personnel de maison et d'entretien se balade avec des talkies-walkies dont on se demande à quoi ils peuvent servir !
Quelques « légers » désagréments :
En préambule de il ne faut jamais oublier que l'on est dans l'un des pays les plus pauvres du monde et qu'une ouverture au monde aussi récente après un enfermement aussi long entraîne pour les touristes occidentaux que nous sommes un certain nombre de désagréments. On ne peut pas s'extasier devant l'authenticité d'un pays encore peu touché par la mondialisation, même si elle avance à grands pas, et en même temps se plaindre de la mauvaise qualité des hôtels, de la nourriture, de l'hygiène ou des transports. C'est le revers de la médaille. Et si les Birmans en général ne semblent pas pour l'instant être obnubilés par l'appât du gain comme dans d'autres pays proches combien de temps cela durera-t-il ? Cela dit, nous ont un peu « lassés »:
- les ersatz de jus super sucrés que l’on trouve dans les hôtels au petit-déjeuner entre autres - l’inévitable pain toast, regrettable héritage anglais ! - le manque de sel dans les plats et de l'eau en bouteille au goût quelquefois désagréable - les incessantes quêtes, offrandes à Bouddha alors que les temples bouddhistes regorgent d'or et de pierreries - les coupures de courant dans la journée dans l'Ouest et un wifi faiblard et instable - la pollution liée, surtout en ville, aux gaz d'échappement des voitures et à la campagne à la poussière omniprésente. Il en résulte une passion inextinguible des Birmans pour le balayage, et ce dès le matin tôt !
Photographier au Myanmar Comme les autres pays d'Asie du Sud-Est le Myanmar est un paradis pour le photographe. En effet les gens se laissent facilement prendre en photos. Cela dit il vaut mieux être discret, se faire oublier en se cachant un peu, utiliser les grandes focales et plutôt l'écran orientable que le viseur pour être moins repérable et obtenir des portraits au naturel. Comme souvent dans ces pays il est difficile de gérer les contrastes entre ombre et lumière, en effet dans les marchés les étals sont au soleil et les marchandes à l'ombre ou abritées par de grands chapeaux ! Pour les instantanés, (scènes imprévues) il faut réagir très vite, on ne peut pas se permettre de perdre du temps dans des mises au point sophistiquées, ça passe ou ça casse, mieux vaut disposer d'un mode automatique efficace et rapide dans toutes les situations ! Par beau temps il faut privilégier les éclairages du matin ou de la fin d'après-midi, mais en cas de couverture nuageuse pas de solution, les photos seront plombées et sans relief, hélas !
Les hôtels
Si en Thaïlande les hôtels présentent un rapport qualité/prix assez juste et compréhensible ce n'est pas le cas au Myanmar. On a eu des chambres minables et sales pour plus de 30$, alors que d'autres étaient luxueuses et propres pour 36$. De plus les prix sont variables et peuvent évoluer selon la tête du client ou selon vos aptitudes au marchandage ! Dans un même hôtel on peut trouver des chambres minables et d'autres pas mal du tout ! Autant dire qu'il y a des efforts à faire ! Par contre on a eu rarement à se plaindre du personnel toujours agréable même s'il ne comprenait pas toujours nos demandes exprimées en anglais.
En résumé
C’est avec grand plaisir que nous avons retrouvé ces deux pays déjà visités auparavant. Nous avions délibérément opté pour une Thaïlande moins touristique et plus authentique (à l’exception de Sukhothai) et ne l’avons pas regretté, bien au contraire. Ce même raisonnement nous a guidés pour notre deuxième voyage au Myanmar. De ce fait nous avons croisé très peu de touristes occidentaux durant notre périple à l’exception de Hpa An, du Rocher d’Or et de Yangon.
Les grands moments du voyage
En Thaïlande, Kamphaeng Phet tout comme Uthai Thani sont des villes agréables authentiques et intéressantes surtout Kamphaeng Phet du fait de son parc historique. Sukhothai est incontestablement un site remarquable et incontournable. Au Myanmar, nous avons bien aimé Malwamyine, sa colline de superbes pagodes et ses environs, Hpa An pour ses paysages de rizières ponctuées de pitons karstiques, Le Rocher d’or pour l’animation qui y règne, Ngwe Saung et Chaungtha stations balnéaires birmanes typiques quant à Mrauk U c’est un très beau site encore très peu valorisé et d’une très grande beauté. L’alternance de collines boisée et de rizières d’où dépassent des stupas dont certains sont recouverts de végétation en fait son charme principal.
Sans répéter ce que nous avons constaté et relaté plus haut, si le Myanmar me parait sans conteste être un pays très pauvre à l’infrastructure touristique encore balbutiante, les progrès constatés en six ans sont notables : amélioration du réseau routier, mais il reste beaucoup à faire, construction de stations d’essence, de nouveaux hôtels, de banques et d’ATM (Distributeur Automatique de Billets). La mondialisation pointe également le bout de son nez avec la publicité en anglais omniprésente pour les nouveaux objets de consommation comme les smartphones ou les sodas étatsuniens et les fast food. J’ai souvent été étonné par le nombre très élevé des petites cantines qui squattent tous les espaces disponibles tant à la ville que dans les villages. Ayant compris que les Thaïs comme les Birmans cuisinent rarement chez eux et qu’ils mangent à n’importe quelle heure du jour dès qu’ils ont faim on comprend mieux l’importance de ces minuscules gargotes et leurs succès. Enfin pour terminer il faut évoquer l’extrême gentillesse de ces peuples du sud-est asiatique qui malgré la barrière de la langue nous ont toujours témoigné beaucoup d’attention et offert des sourires.
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Budget total pour 2 personnes et 38 jours : 3510 € NB : Le change avec des euros a toujours été plus intéressant qu'avec des $ compte tenu du prix d'achat de ces derniers en France.
avion Bâle/Mulhouse – Bangkok AR (Turkish) 983 € avion Yangon-Sittwe AR (Maan Yadanarpon) 414 € avion Yangon – Bangkok (Nok Air) 63 € transports terrestres/fluviales sur place 308 € hôtels (35 nuits soit 28 € par nuit) 981 € nourriture/restaurants 491 € visites + visas + divers 270 €
L’album de photos est visible en cliquant sur ce lien : https://photos.app.goo.gl/3RqpUbPvYp6xBRh92
NB : Les légendes ne sont pas visibles en mode diaporama
8/11 de Bâle à Istanbul
Une journée marquée par de nombreuses heures d'attente tant à Bâle qu'à Istanbul, liées à des vols retardés et à une longue escale à Istanbul. Le grand aéroport Ataturk, s'il est bien calme dans les allées d'embarquement, est beaucoup plus fréquenté et cosmopolite dans la grande avenue commerciale où se concentrent magasins, boutiques hors-douane et restaurants. Malgré le retard de 2h à Bâle, il nous reste encore 6h à attendre avant le décollage prévu à 2h du matin et il n'est que 20h. Entre les tentatives de sieste, allongés sur un banc, la lecture de revues et de guides du voyage et une déambulation dans les allées commerciales, le temps finit quand même par passer et nous embarquons et décollons dans un Boeing 777 bien plein. Au bout de 8h et 25 mn nous voilà rendus à Bangkok. Les formalités de visas (exemption pour un séjour de moins de 30 jours) ont été expédiées en deux temps trois mouvements, les bagages par contre ont été plus longs à récupérer. Nous nous préparions à prendre l'airport link pour nous rapprocher du centre ville mais après nous être renseignés, l’employée de l' office du tourisme nous conseille plutôt de prendre le bus S1 qui part devant la sortie 7 et qui peut nous laisser devant le « Democracy monument » situé à 10mn à pied du Lamphu tree pour seulement 60B p.p. En dépit de quelques bouchons devant les postes de péages nous ne mettrons qu'une heure pour faire ce trajet jusqu'au monument. Si dans le bus il faisait frais, clim oblige, dans la rue par contre il fait moite et chaud (30°). Troisième retrouvaille avec le Lamphu tree ! Douche, rangement des vêtements d'hiver, nous ressortons plus légers et allons dîner à Khao San au Pannee restaurant que nous connaissions déjà. Ici à Khao San c’est toujours la même ambiance cosmopolite, routarde un peu artificielle, enclave du tourisme international dominée par le business de pacotille. Après la chaleur moite nous retrouvons aussi avec plaisir les odeurs, les sons et les couleurs de ce pays, on est bien contents d'être de nouveau en Asie ! Mon premier curry vert du séjour est le bienvenu et ses parfums à base de coco, galanga, citronnelle en bâton me ravissent. Monique quant à elle se pâme devant son premier phat thai. Promenade rapide dans le quartier et retour au Lamphu pour une nuit réparatrice de 10h.
9/11 de Bangkok à Singburi
C'est avec plaisir que nous nous installons à notre table habituelle, celle qui donne sur l'allée le long du canal, pour prendre le petit-déjeuner : toujours autant de choix entre les plats thaïs, les omelettes, les fruits, yaourts, toasts beurre et confitures. Nous quittons l'hôtel et hélons un taxi qui nous emmène à la station de bus de Mochit pour 100B (pile au compteur). Là on nous indique le guichet 32 où nous prenons deux tickets pour Singburi avec un départ à 10h. Nous partons à l'heure, le bus est loin d'être rempli et ne le sera pas jusqu'à l'arrivée 2h plus tard. Après avoir longtemps longé les faubourgs de Bangkok, avec leurs habitations et leurs commerces, la campagne avec ses rizières et ses champs a pris le relais. A la station de bus de Singburi, nous avons pris un songthaew pour faire les quelques km qui nous séparait du Sumali villa, notre hôtel pour deux jours. Nous sommes agréablement accueillis par le patron, Philippe un français installé depuis de longues années en Thaïlande. La chambre est grande, propre et dispose de tout le confort. Une grande piscine nous tend les bras, le jardin tout autour est très beau et de plus très bien entretenu. En fin d'après-midi je vais faire un petit tour à pied jusqu'au Wat tout proche, le premier du voyage mais qui sera suivi par de nombreux autres !!! Eloigné de tout restaurant digne de ce nom nous dînons au Sumali : une soupe Tom Yang Khung bien épicée (à base de coco, combawa, citronnelle, crevettes, champignons et légumes variés pour moi et un matsaman à la noix de cajou et au poulet pour Monique, délicieux !.
11/11 Sing Buri Bonne nuit dans un lit king size et avec une clim bien réglée. Petit-déjeuner sur la terrasse en face du jardin avec de bons produits. Discussion avec Philippe qui nous prête sa moto tricycle pour aller nous balader dans les environs. Ciel bleu et chaleur sont au rendez-vous. Nous mettons nos casques et c'est parti sur environ 10 km jusqu'au « Musée des héros » à Bang Rachan où est retracée l'héroïque résistance de quelques villageois qui ont arrêté et provisoirement battu l'armée birmane qui s'apprêtait à envahir la ville d'Ayutthaya en 1766. Musée pédagogique comme souvent dans ces pays avec force maquettes très bien faites, scènes grandeur nature où l'on présente les phases importantes des combats victorieux. Le musée est installé au milieu d'un grand jardin d'agrément où est repris la thématique de la résistance. De façon générale il y a, tant à la ville qu'à la campagne, de beaux parcs publics avec animation, petits commerces, stands de nourriture très fréquentés surtout le W-E par les habitants. Nous reprenons notre moto pour aller voir le grand Wat Phikung Thong réputé pour son très grand bouddha assis qui se voit à des km à la ronde. Le site plutôt kitch est très fréquenté, de plus on est samedi et il y a une belle animation. Des dizaines d'animaux en plâtre grandeur nature égaient les parterres de fleurs et de buissons, tout le bestiaire très coloré est représenté : lions, tigres, éléphants, biches et cerfs, lapin, coqs et poules, buffles.
Nous ressortons à pied pour aller voir le Wat Phra Non Chakrasi Worawihan situé juste à côté de l'hôtel. Alors qu'hier au soir tout semblait fermé aujourd'hui tout est ouvert et éclairé et les fidèles se pressent pour prier, allumer des bougies ou des bâtons d'encens, secouer un fagot de baguettes devant le grand Bouddha couché où y faire adhérer des feuilles d’or. Il est toujours étonnant pour des occidentaux de voir la ferveur que témoignent les Thaïs à la religion bouddhiste : des petits enfants aux vieillards, chacun vient s'agenouiller, prier et faire des offrandes. Beaucoup de commerces prolifèrent autour des temples, spécialement quand ils sont réputés. On est samedi, il y a beaucoup de monde et les gargotes qui entourent le temple sont toutes très sollicitées. Retour à l'hôtel pour se rafraîchir dans la piscine. Vers 17h la fille de Philippe qui doit aller au grand marché de nuit du samedi à Sing Buri se propose de nous y emmener : c'est un grand marché couvert où l'on trouve les secteurs habituels des marchés thaïs : celui de le nourriture avec les vendeurs de poissons, de viande, de fruits et légumes, celui des petites cantines qui cuisinent tout ce qu'il est possible de cuisiner en Asie et croyez-moi il n'y a pas de limite ! Il y a aussi les vendeurs de billets de loterie, de fringues, de parfums et de bijoux. Les allées étroites sont noires de monde et ça achète, et ça marchande avec le sourire. Retour à l'hôtel et diner de Kaï pta met Mamuang (noix de cajou et porc grillés) et de Panaeng pork (soupe parfumée et épicée à l’ananas).
12/11 de Singburi à Uthai Thani
Pan, la fille de Philippe nous emmène en ville pour essayer de régler nos problèmes de transport : en effet quitter Singburi pour Uthai Thani pourtant assez proche et sur une grande route n'est pas évident. Finalement elle va nous emmener assez loin à plus de 10 km de la ville pour nous laisser à un arrêt de bus le long de l'autoroute d'où nous allons prendre un minivan pour Nakhon Sawan. Après 2h d'autoroute nous voilà à la station de bus de Nakhon Sawan. À 11h30 un vieux bus brinquebalant va nous amener à Uthon Thani en redescendant l'autoroute n°1 vers Bangkok sur 25 km avant de bifurquer vers l'Est pour atteindre Uthaï Thani où nous arriverons au bout d'une heure ¼. Là il nous faut choisir un hôtel mais nous ne savons pas trop où nous sommes, finalement nous nous entassons difficilement dans un tuktuk, (à 2 avec les sacs c'est pas gagné) qui nous emmène au Payamai resort, la 1re adresse que j'avais sélectionnée : mauvaise pioche, c'est loin, isolé, rustique et cher. Retour en tuktuk en ville où nous allons au Phiboonsook hôtel : c'est un hôtel standard en pleine ville, sans charme avec des chambres classiques mais avec clim, sdb privative et propre, pour 650B, c'est donc d’un bon rapport qualité/prix. Nous nous installons puis allons découvrir la ville. Il est presque une heure et la ville semble dormir ! Les magasins ont tiré leurs rideaux, les restaurants et buvettes itou. Nous découvrons les bords de la rivière qui font le charme de la ville. Première constatation, il n'y a pas de touristes à l'horizon et les locaux parlant anglais sont quasi inexistants. Le long de la rivière nous rencontrons un couple de belges qui font les mêmes constatations que nous. Du bord de la rivière on aperçoit quelques maisons flottantes amarrées le long de la berge.
Nous voilà donc dans une ville authentiquement thaïe : peu ou pas d'inscription en anglais, peu de gargotes ouvertes le dimanche sauf près du marché, il est encore plus difficile de boire de la bière, la plupart des cantines sollicitées n'en ont pas et les magasins et débits de boissons ne les vendent qu'à certains créneaux horaires (9-12 et 17-20), il y a ici une prohibition de l'alcool qui surprend par rapport aux sites touristiques habituels où l'alcool coule à flot !!! Finalement nous allons boire un thé glacé dans un kiosque près du marché au bord de la rivière. Dans la soirée nous irons de même dîner dans le même kiosque de deux matsaman poulet et bœuf arrosés d'un délicieux citron pressé dans une mer de glaçons. Retour à l'hôtel, nuit moyenne la clim et la couette font alterner chaleur et fraîcheur, une horde de chiens ajoute une note bruyante....
13/11 Uthai Thani Petit-déjeuner de rôtis et cafés au kiosque musulman près de la rivière. Nous louons des vélos et partons en direction du « glass temple » ou Wat Tha Sung. C'est un temple moderne du milieu du 20e siècle dont la particularité est d'être à l’intérieur entièrement recouvert de miroirs. De même les colonnes sont recouvertes de milliers de losanges en verre qui se reflètent les uns les autres à l'image de la galerie des glaces de Versailles. L'effet est vraiment impressionnant et esthétique. A part un car de touristes il y a peu de monde. Avant de partir nous profitons des grands jardins et du lac qui entourent le temple.
Nous reprenons nos vélos et pédalons 30 mn pour rejoindre Uthai Thani et notre hôtel. Nous ressortons peu avant 14h en direction du port d'où partent les bateaux qui font la croisière sur la rivière.
Le batelier que nous avions réservé ce matin vient nous prendre pour une balade de 45 mn (100B pp) sur une petite barquette pour 2 passagers. Sympathique balade qui permet de longer les nombreuses maisons flottantes amarrées le long de la rivière. De retour, je loue un vélo pour aller voir de près le Wat Sangkat Rattana Khiri, celui perché sur la colline accessible par une longue montée en escalier de 445 marches, heureusement à l'ombre à cette heure. Très belle vue sur la ville et les environs, il n'y a pas un chat là haut, seul un bonze avec sa tenue safran et quelques ouvriers et ouvrières réparant une terrasse. Au loin on peut voir de belles rizières cerclées par les méandres d'une rivière. Vers 18h30 tenaillés par la faim nous cherchons de quoi dîner. C'est paradoxal car les petites cantines ne manquent pas mais il est impossible de se faire comprendre pour savoir ce qu'on y sert. Au marché nous trouvons notre bonheur et dînons d'un excellent padt thai à 40B la portion, soit à peine plus de 1 €. Nous terminons notre repas par des dimsuns.
14/11 d'Uthai Thani à Kamphaeng Phet Levés à 7h nous improvisons un petit-déjeuner sur place, grâce aux cafés disponibles à l'hôtel, et à quelques achats : le tout est très sucré, tant le café que les banana cakes que les yaourts. Nous faisons téléphoner la réceptionniste pour qu'elle nous appelle notre sympathique chauffeur de tuktuk utilisé l'avant veille. 5mn plus tard nous voilà à la station de bus. Le bus pour Nakhon Sawan mettra 1h30mn après moult détours avant d'arriver. Là nous attendrons jusqu'à 11h avant de reprendre un bus VIP à 2 étages pour Kamphaeng Phet. Peu après le départ nous nous arrêtons pour déjeuner (2 plats à 10B, c'est très bon marché) puis pour faire le plein et enfin vers 13h50 nous voilà rendus. Nous négocions un songthaeun (espèce de tuktuk collectif) avec un couple de Belges rencontré la veille à Uthai Thani. Le marchandage est laborieux compte tenu du fait que nous n'allons pas dans la même direction. Nous nous installons au Three J GH, sympathique GH routard dans le centre de K.P. avec un patron très avenant et de bons conseils pour tout ce qui concerne le ville et la région. Après nous être reposés, nous partons à pied vers le centre ville et la rivière Ping distante d'1 km environ. Nous commençons par passer devant le marché couvert qui à cette heure, il est près de 16h30, n'est plus fréquenté. Par contre et c'est évident c'est le marché de nuit presque en face qui a pris le relais. Les cuisiniers s'affairent et les clients ne manquent pas ! Nous continuons en direction de la rivière et nous nous promenons sur la grande allée qui la longe en compagnie des joggeurs et des promeneurs de chiens. Un temple chinois très coloré va servir de lieu pour une fête. Retour au marché de nuit où je vais dîner d'un « pad tyoui ? » (plat de très larges pâtes mélangées au wok avec des légumes variés et un peu de porc mariné, c'est bon, copieux et pas cher (35B=1€.)
15/11 Kamphaeng Phet Levé vers 7h30 petit-déjeuner sur place (salade de fruits, œufs frits, toasts, beurre et confiture). Nous louons des vélos (50B pp) et partons vers le site historique de K.P. Comme rien n'est indiqué nous nous perdons vers le nord de la ville et après un détour de plusieurs km nous arrivons à l'entrée Nord du site ! Nous payons l'entrée (150B pp) et nous voilà dans un cadre forestier et ombragé à visiter les uns après les autres les différents sites de K.P. Si certains ne sont que des ruines peu parlantes d'autres par contre sont très intéressantes comme le Wat Chang Rob avec sa galerie de 66 éléphants qui ceinture la base des quatre côtés du temple. Le Wat Singha et son grand Bouddha est également très beau ainsi que le Wat Phra si Riyabot et le Wat Phra Non. La balade est agréable et les oiseaux s'en donnent à cœur joie dans les grands arbres du site. Nous quittons le parc Nord puis pénétrons dans le parc sud avec le magnifique Wat Phra Khéo et ses trois bouddhas presque intactes encore recouverts du stuc d'origine. Retour à l'hôtel, vite un citron pressé et une Chang bien fraiche !!! Je ressors vers 17h faire un tour au marché de nuit et le long de la rivière Ping. Dîner dans un restaurant chinois tout près de l'hôtel : poulet à la sauce citron, springrolls deep fried, légumes bouillis.

16/11 de Kamphaeng Phet à Sukhothai
Il a plu une bonne partie de la nuit et ça continue ce matin, il s'agit d'une petite pluie fine, il fait un peu plus frais. Le patron du GH nous emmène à la station de bus, là plutôt que d'attendre encore plus d'une heure le bus pour Sukhothai nous embarquons à bord d'un songthaeun, la pluie a cessé et nous voyagerons assez confortablement et rapidement puisqu'il nous laissera à Sukhothai au bout d'1h20mn. Nous nous installons au Lotus village hôtel. 20 mn plus tard nous sommes attablés au Poo restaurant (ancien resto belge que nous avions déjà fréquenté il y a 3ans) à déguster pad thai et curry vert : délicieux !
17/11 visite du site de Sukhothai
Pour rejoindre le site d’old Sukhothai nous prenons un songthaeun juste après le Poo restaurant (durée 20mn et 30B pp). Nous louons deux vélos (2x30B) et partons visiter ce site déjà vu il y a 3 ans. C'est toujours aussi beau et la redécouverte du site en vélo est très agréable. Si au début nous avons été confrontés à des groupes de touristes importants, cela s'est rapidement tassé. Nous avons pu à partir de midi visiter tranquillement les plus importants monuments sans être dérangés le moins du monde. Une petite pause boissons et grignotis (springrolls) a été la bienvenue en compagnie d'un groupe de cyclistes français dont certains étaient aveugles et qui faisaient un grand tour de la Thaïlande en un mois à vélo ! L'après-midi nous avons visité d'autres temples et nous avons pu assister à une séance de danses folkloriques devant le monument du roi Ramkhamhaeng.

18/11 de Sukhothai à Mae Sot
Départ du Lotus village vers 11h20 en tuktuk. À la station de bus un minivan s'apprête à partir pour Tak, alors plutôt que d'attendre 2h un bus direct nous saisissons cette occasion, 1h plus tard nous voilà à Tak, une 1/2h plus tard nous reprenons un minivan pour Mae Sot que nous atteignons en 1h1/2 par une route en partie en travaux et qui sera bientôt une superbe 4 voies qui traversera à la manière suisse cette chaîne de montagne qui sépare la Thaïlande du Myanmar. Nous prenons 2 motos taxis pour la Phannu GH, très bien pour 500B avec clim et sdb privée. Balade dans deux temples typiquement birmans, avec leur stupa doré style « shwedagon » et leurs bonzes safran qui s'affairent ici à cueillir des noix de coco et à les ouvrir pour les boire ! Le marché de Mae Sot est très grand et actif et influencé par le Myanmar tout proche : on y voit des musulmans et musulmanes avec leurs habits caractéristiques, des birmans en longyis, des femmes maquillées au tanaka, des stands vendant des longyis et des restaurants proposant des spécialités birmanes... le soir nous sommes allés au plus proche, le restaurant Borderline, qui fait partie d'une ONG anglo-saxonne. On y trouve cette faune caractéristique, celle des « bonnes âmes occidentales » qui organisait ce soir là une exposition et un vernissage avec petits fours et boissons. une occasion pour justifier je suppose l'argent versé par les Etats occidentaux. Devant le resto se trouvait un énorme 4X4 blanc immaculé avec une plaque bleue (= ONG internationales), on sait au moins à quoi leur sert l'argent des dons !!!
19/11 de Mae Sot à Mawlamyine Nous quittons l'hôtel et avons un peu de mal au début à trouver un tuktuk pour nous emmener à la frontière toute proche (5km). Finalement un vieux tuktuk conduit par un chauffeur aussi vieux nous y emmènera à très petite vitesse. Les formalités sont vite remplies des deux côtés : à peine la frontière passée nous sommes « pris en main » par des rabatteurs qui nous pilotent et nous dirigent vers les bureaux de change et les minivans partagés qui attendent de partir pour Mawlamyine ou ailleurs. 10 mn plus tard nous sommes partis dans une Probox de Toyota, apparemment la voiture type la plus courante ici. On s'extraie de la circulation dense de la ville et prenons une route assez correcte pendant une heure, puis cela se dégrade, la route est pleine de nids de poule, de cassis et de dos d'ânes, c'est une route à deux voies étroites où deux camions ont du mal à se croiser et avec les motos, les tracteurs, les vélos, la conduite est sportive et notre chauffeur aime la conduite sportive, dès que la route se dégage il appuie sur le champignon et la voiture dépasse les 100 km/h. Un peu plus loin la route redevient plus large et mieux revêtue et au bout de 3h1/2 nous sommes rendus. Le taxi nous laisse à notre demande devant l'hôtel Cinderella mais les prix sont corsés (60$) et il n'y a de la place que pour ce soir. Nous essayons le Sandalwood tout proche: la chambre toute carrelée de blanc est propre, lumineuse avec AC, sdb et le petit-déjeuner pour 26500K soit 18€. Nous allons déjeuner au Cinderella réputé pour sa bonne cuisine et des prix corrects : nous mangerons, un massala de mouton, un « Konbao » de poulet copieux et goûteux avec plein de légumes, une bière, un jus de citron et deux cafés (20000K = 13 € à deux). Nous partons ensuite à pied visiter une partie de la colline aux pagodes. Nous commençons par celle du Bouddha en bambou vanné puis continuons par les suivantes en direction du Nord. Nous retrouvons des touristes occidentaux en nombre et surtout des Français. L'ambiance de fin d'après-midi est super, le soleil va bientôt se coucher et les chedis d'or reluisent au soleil couchant. De plus on a une belle vue sur la ville, le fleuve et les îles au loin. Nous vivons un beau moment un peu magique.
20/11 Mawlamyine

Levé vers 7h nous prenons le petit-déjeuner sur place : minimaliste surtout pour le beurre et la confiture qui permettrait de tartiner au mieux une demie tartine, café lyophilisé, 2 œufs avec toasts et un verre de jus sucré. N'ayant pas rencontré de touristes prêts à partager un taxi pour aller visiter les curiosités locales, je m'en vais enquêter auprès du Breeze GH par chance deux Françaises sont là en train de négocier le même tour que nous. Nous tombons vite d'accord et ¼ d'heure plus tard nous partons dans une Susuki Every presque neuve pour le sud en direction des deux pitons karstiques qui émergent singulièrement de la plaine évidemment les Birmans en ont profité pour construire des temples et pagodes au sommet de ces deux pitons et les braves touristes pieds nus sous une chaleur déjà intense n'ont pas le choix, il faut y aller ! Pas sûr que la vue vaille le déplacement. Un peu plus loin s'est construit le plus grand bouddha couché du monde, c'est kitch et original. A l'intérieur se trouve un musée didactique du bouddhisme : on y voit des scènes très réalistes avec des personnages grandeur nature en trois dimensions, plutôt gores quand il s'agit de représenter les méfaits de l'enfer avec le diable et toutes les tortures possibles et imaginables !
Un peu plus loin nous nous arrêtons au monastère Pa Auk, centre de méditation pour hommes ou femmes. C'est un immense terrain sur lequel ont été construit des temples et des petits bungalows pour les moines, disséminés dans la forêt. Dans chaque grande salle de méditation on trouve des dizaines de petites tentes moustiquaires qui permettent de s'isoler et de méditer dans le silence total. Nous terminons notre tour par la pagode U Zina, celle qui est située le plus au sud sur la colline des pagodes de Malwamyine. En fin d’après-midi je ressors faire quelques photos du coté du marché et de la vieille ville : Impressions du siècle dernier, de vieilles bâtisses décrépites, des coolies qui trimballent d'énormes sacs des bateaux aux entrepôts. Les ruelles étroites sont encombrées d'un fatras de colis et de sacs, la rue est sale ainsi que les environs immédiats des échoppes. Je remonte vers la rue principale passe devant une superbe mosquée de style anglais victorien puis remonte vers la prison de l'époque anglaise toujours utilisée. Certaines ruelles sont assez misérables et comme toujours il y a partout de petites cantines simplissimes installées dans des abris de fortune au bord des trottoirs. J'arrive ensuite à la pagode Mahamouni, la seule qui manquait à notre palmarès. La pagode à une forme originale de pyramide à degrés, alors que les chedis sont habituellement de forme courbe sans angles. Là aussi c'est une débauche d'or, de pierreries et de verre destinée à impressionner le croyant et à adorer Bouddha. Le coucher du soleil n'a pas eu lieu à cause des nuages, d'ailleurs il a plu dans la soirée. Vers 19h nous allons faire un tour au marché de nuit : une quinzaine de petites cantines, souvent tenues par des musulmans et qui proposent des plats à consommer sur de petites tables et chaises installées le long de la rivière Thanlwin.
21/11 de Mawlamyine à Hpa AnÀ 8h un tuktuk nous emmène au port d'où partent les bateaux pour Hpa An. Nous sommes une douzaine de touristes, (essentiellement des Français) et nous voilà partis pour 5h30 de navigation, au cours de laquelle nous longerons des champs fertiles où poussent des bananiers, de la canne à sucre et du riz. Au départ de Malwamyine nous croiserons de nombreux pêcheurs sur leurs barques, lançant leurs filets. De ci de là une pointe dorée dépassant des arbres signale un chedi, il fait chaud mais avec la brise du fleuve c'est supportable. Un arrêt est prévu peu avant la moitié du trajet pour aller visiter un vieux temple du XIXe siècle. Des tuktuk nous attendent à l'embarcadère et nous amènent en 5mn au monastère U Na Auk : L'ensemble est composé de très beaux bâtiments, on remarque en particulier dans deux temples, une superbe frise sculptée en haut relief relatant des épisodes de la vie de Bouddha. Il y a également de belles peintures d'or sur fond rouge et bordeaux. Les plafonds sont à caissons et surlignés d'or. Quant à l'extérieur l'or et l'argent coulent à flot, entre autres sur les frises métalliques qui ceinturent les temples. Retour à la barque puis c'est reparti pour encore 2h de navigation tranquille sur un fleuve calme et très large. Régulièrement des bateaux dragueurs raclent le fond du fleuve pour ramener des graviers. Vers 13h30 nous voilà arrivés à Hpa An. L'hôtellerie à Hpa An est relativement limitée donc souvent complète et d'un rapport qualité-prix défavorable! Après avoir visité plusieurs GH, le choix étant limité nous acceptons une chambre ridiculement petite (pas plus de 8m2) au Golden Sky..
22/11 Hpa An
Petit-déjeuner sur la terrasse du Golden sky d’où l’on bénéficie d'une belle vue sur les rizières environnantes. A 8h30mn on part faire un tour avec un tuktuk du Galaxy (5000K pp) avec nos amis pharmaciens Dominique et Alain et deux jeunes femmes israéliennes. Le tour consiste à visiter plusieurs grottes, la plupart ornées de bouddhas et de temples.
En plus des sites visités, l'intérêt du tour est de se balader dans cette campagne caractéristique avec ces rizières et ses pitons karstiques. On est en période de récolte et les paysans s'affairent dans les rizières, moissonnant à la main ou utilisant plus rarement un tracteur.
Ce tour nous a permis de voir : une belle grotte décorée, la Sadan cave, un temple du VIIe siècle remarquable par ses sculptures votives gravées dans la falaise, et la grotte aux 300 000 chauves-souris dont l'envol a duré au minimum 15 mn. Ce soir nous avons pu changer de chambre et occuper la 404 nettement plus spacieuse.23/11 de Hpa An au Rocher d'Or (Kinpun) A 8h30 nous prenons le bus à la « clocktower » pour 2h30mn de bonne route jusqu'à Kyak thi yo. Là nous négocions une voiture privée pour 6000K pour nous amener en 15mn à Kinpun. Ici aussi l'hôtellerie est d'un mauvais rapport qualité-prix : le 1er hôtel visité le Sea Star est sale et cher, de plus le gérant ne semble pas avoir envie de nous louer des chambres ! Le 2me le Pann Myo Thu est « un peu » mieux, mais même pour 20$ c'est pas terrible mais on fera avec pour une nuit. On part ensuite vers la station de camion pour le Rocher d'Or. Sous un grand hangar, des camions dont la benne est équipée de 7 rangées de bancs superficiellement capitonnés attendent à tour de rôle d'avoir fait le plein à raison de 6 personnes par rangée. Ce choix de serrer les gens au maximum répond à mon avis à deux impératifs, rentabiliser le camion mais aussi empêcher les gens de bouger dans les virages, et Dieu sait, oups, Bouddha sait qu'ils sont nombreux. On monte une échelle de coupée et on s'entasse. Quand le camion est plein, il démarre et grimpe une route impossible à au moins 15 à 20% de pente, le moteur en surrégime en 1re ou 2nde. Au bout de 15 mn on s'arrête pour permettre à des fidèles de faire la quête pour les « bonnes œuvres » du bouddhisme puis on repart secoués dans tous les sens et agrippés au montant pour ne pas écraser son voisin dans les nombreuses épingles à cheveux. Nouvel arrêt pour payer et pour laisser passer les voitures qui descendent puis la montée infernale reprend : durée 45 mn jusqu'en haut, on passe devant une télécabine et c'est la dernière montée vers 1000m d'altitude. Tout le monde descend. Une longue allée bordée par les marchands du temple mène progressivement vers le Rocher d'Or. Des porteurs montent de grosses charges dans des hottes en osier. D'autres attendent avec des palanquins les pèlerins susceptibles de se payer 4 porteurs pour les trimballer jusqu'au Rocher. Les sollicitations pour laisser de l'argent sont nombreuses comme ces boites transparentes remplies de billets où ces plaques indiquant des dons. Autour du Rocher la ferveur est intense, des hommes (les femmes ne peuvent approcher le rocher) collent des feuilles d'or sur le rocher et prient. Plus loin un bonze tient son auditoire en haleine. Un peu partout les occasions de prier ou de brûler un cierge ne manquent pas. Plus au nord on quitte le sacré et re-voilà les marchands du temple avec leurs bondieuseries, leurs cochonneries chinoises, leurs sucreries... Retour au camion et redescente dans les mêmes conditions : accélération, freinage, virage et rebelote, toujours à la limite. Nuit calme à part les psalmodies d'un bonze, relayées par un haut parleur, et qui veut faire profiter tout la ville de sa sagesse nous abrutissant de Purima...purima...purima une bonne partie de la nuit
24/11 du Rocher d'Or à BagoA 8h nous prenons le bus pour Bago que nous atteindrons en 3h. Paysage de campagne avec rizières, les montagnes se sont effacées. Le bus nous laisse à l'entrée de la ville car on suppose qu'il continue vers Yangon par la nationale. Les motos taxis et tuktuk nous tombent sur le râble pour nous proposer leurs services ! Comme ils sont tous en cheville avec des revendeurs de billets de bus nous nous retrouvons vite dans une pseudo agence de voyages. En effet des touristes sacs à dos comme nous, sont des clients potentiels car Bago n’est qu’une étape. Le gérant nous propose pour le lendemain un taxi à 5h du matin pour rejoindre la gare de bus de Yangon Dagon Ayar d'où partent les bus vers l'Ouest pour Chaung Tha ou pour Ngwe Saung. Bon même s'il a un peu une tête d'escroc nous lui faisons confiance. Il nous emmène ensuite gratis jusqu'à l'hôtel Amaragold recommandé par Dominique et Alain où nous nous installons. Chambre standard, clim, sdb privée, draps à changer, eau froide à volonté, location de vélos, personnel agréable et même petit-déjeuner aux aurores. je vais découvrir à vélo les principaux monuments de Bago : le plus emblématique est la pagode Shwemawdaw, l'équivalent de la schwedagon de Yangon, en plus moderne et avec moins de curiosités annexes. Peu de monde à cette heure (15h) il fait très chaud et humide. Entre temps j'ai perdu beaucoup de temps à changer de l'argent, une 1re fois chez KBZ où je n'ai pu changer que 100€ au maximum, une 2nde fois dans une autre banque où on a accepté de me changer 300€ en billets neufs, ces billets neufs ont intrigué les jeunes employés de la banque, ils les ont regardés, touchés, passé le doigt sur le fil, au final ça a duré près de 20 mn ! Après la grande pagode je me suis perdu a essayer de trouver deux autres temples mais le plan du routard comme celui de l'OT était tellement faux que j'ai laissé tomber, de plus rien n'est écrit en lettres latines, ni le nom des rues ni les temples. J'ai néanmoins trouvé le lac Pyan et son temple, puis le grand monastère qui jouxte un quartier populaire de type bidonville dont les habitants se débarrassent de leurs ordures en les jetant sur les bords de la rivière, pas très ragoutant ! J'ai ensuite eu du mal à trouver la pagode schwethalyaung réputée pour son grand bouddha couché : un de plus, pas remarquable me semble-t-il. Il est 17h45, la nuit tombe et je n'ai pas de lumière sur mon vélo, je retourne donc rapidement à l'hôtel. Pour dîner nous allons trois rues plus loin dans un restaurant populaire birman : nouilles légumes et cheveux d'ange avec poulet, correct et pas cher.
25/11 de Bago à Yangon et Ngwe Saung
Réveil à 4h30, petit-déjeuner rapide puis attente, longue, on s'impatiente vers 5h20 on fait téléphoner par l’employé de l’hôtel, on nous répond que le chauffeur va arriver dans 5mn finalement vers 5h45 le taxi arrive, chauffeur endormi. La route est assez dégagée et le conducteur conduit vite, bientôt les faubourgs de Yangon et déjà une grande activité règne au bord des routes. À 7h le taxi nous laisse devant la gare de bus Dragon. Les rabatteurs se précipitent tout autour du taxi, puis sachant que nous avons déjà un billet, se désintéressent de nous. Attente dans une « gare routière » d'un autre monde : un long bâtiment sommaire à deux étages, divisé en une vingtaine de box permettant l’accueil des passagers. Des minuscules cantines coincées entre les gaz d'échappement des bus et le bâtiment offrent de quoi se rassasier ou de quoi acheter des doses de bétel à chiquer, les doses de particules fines des gaz d’échappement sont gratuites ! Les alentours de la gare sont transformés en dépôts d'ordures. Démarrage vers 8h15 dans un bus correct mais sans AC (contrairement à l'annonce mais on ne le regrette pas !), 2me arrêt de 15 mn un plus loin sans raison apparente puis on repart tranquillement s'arrêtant pour prendre ou faire descendre des passagers. Très vite la ville laisse sa place à la campagne : des rizières à perte de vue, des lacs et des étangs, des digues, des rivières larges que l'on franchit par de grands ponts, des plantations de courges sur châssis... on y voit des paysans, moissonner le riz, faire des gerbes, de gros tas de riz sont étalés sur des bâches au bord de la route pour être séchés. Des meules de paille apparaissent un peu partout. Des bovins (zébus, buffles ou vaches) paissent ou se repaissent dans les mares. Des échassiers blancs de toutes tailles ponctuent de taches blanches les nuances de verts des rizières. Après quelques arrêts, dont un arrêt déjeuner nous arrivons à Ngwe Saung vers 14h30 soit 6h de trajet. De l'arrêt de bus nous partons à pied vers le « All Seasons » réservé sur booking car étant samedi nous avions quelques craintes concernant la disponibilité des chambres le W-E. L'hôtel est un bloc de couleur mauve sans esthétique particulière, le prix de 44$ est très nettement surévalué : les petits jeunes qui gèrent sur place sont gentils mais difficilement compréhensibles vue leur connaissance limitée de l'anglais. Pas de verre de bienvenue, pas de bouteille d'eau non plus, pas de wifi, de l'électricité seulement entre 18h et 6h. Ici on pratique des prix hors sol ! On le constatera également dans les restaurants où le prix de la bière Myanmar est uniformément à 3000 contre 2000 à Malwamyine et 2300 à Hpa An. Les plats aussi subissent une inflation. Ngwe Saung est un village-rue bordé de restaurants, bars, magasins divers, et plus loin sur plusieurs km de grands resorts qui se réservent les accès à la plage. Cela fait un drôle de mélange entre les resorts à 150$ la chambre et quelques petits hôtels et GH à 15€ la chambre. Dans l'après-midi nous allons voir quelques hôtels ou resorts pour trouver ce qui pourrait nous convenir. Après avoir tourné nous hésitons entre le Shwin Tha et le Seconda Casa. L'un est très éloigné, pas de wifi mais avec une belle vue depuis les bungalows sur la mer. Le Seconda Casa est moins cher avec clim, wifi, électricité 18h/24h, bungalow en bois mais sans vue directe sur la mer, par contre il est au centre du village. Finalement nous le choisissons. Dîner copieux au Golden Myanmar de soupe et riz aux légumes.
26/11 Ngwe Saung
Nous nous installons au Casa et partons faire un tour à la plage toute proche. La plage de sable blanc très vaste s'étire sur des km et est bordée de cocotiers et de resorts tout du long. Tous les 300m on peut voir des ensembles de tables, chaises et parasols, restaurants populaires, location de bouées, et de quads. La plage est parcourue par quelques quads, quelques chevaux et pas mal de motos qui utilisent la plage comme route de desserte. Mais ça reste somme toute assez calme, pourtant on est dimanche. L'eau est très chaude et les rouleaux ne sont pas très impressionnants. Pour me sécher, je pars me promener, sans appareil photo hélas et je tombe sur la remontée des filets par une douzaine de pêcheurs. Je ressors en fin d'après-midi et vais me balader vers le sud de la plage, en revenant je revois une nouvelle remontée des filets de pêche et cette fois-ci je peux la photographier : la pêche est bonne, des petits poissons blancs, type anchois, brillent et s'agitent dans le filet. En 5 mn les poissons sont transférés dans des paniers que deux hommes ramènent au village. Les filets sont disposés d'une certaine façon sur le sable prêts à être immergés une nouvelle fois. Diner au Home restaurant juste en face de notre hôtel : excellent vivaneau à la sauce citron ainsi que de grosses crevettes.
27/11 Ngwe Saung
Nuit un peu perturbée par une climatisation très bruyante et des couvertures rappeuses d'autant plus que nous n'avons pas de draps de dessus. Nous sommes maintenant les seuls clients de l'hôtel ! En effet cette station balnéaire n’est fréquentée que par des touristes birmans ou asiatiques le week-end. Première baignade de la journée dans une eau agréable, presque personne dans l'eau à des kilomètres à la ronde. Je m'en vais louer un vélo juste à côté de l'hôtel (3000/j) puis je pars sur la plage en direction du sud sur plusieurs km jusqu'à une rivière qu'il faudrait franchir à gué pour continuer vers un phare. Là un raidillon accède à la route goudronnée qui longe les resorts du N au S. En arrivant au village je prends une rue parallèle à la rue commerçante pour m'approcher du vrai village de pêcheurs et d'agriculteurs. Petites maisons en dur ou en bois, pimpantes ou non, c'est le village traditionnel typique de l'Asie du S-E. Diner le soir au Home restaurant d'un curry rouge aux crevettes et d'un curry vert au poulet (moins bon que le rouge).
28/11
Ngwe SaungBalade matinale en vélo sur la plage, d'abord vers le Nord puis le sud : à cette heure (7h) il y a déjà de l'animation, deux birmans escortent deux vaches sur la plage qu'ils vont amener dans un champ un peu plus au nord, des touristes locaux se selfisent à qui mieux-mieux sur la plage. Si certains pédalent, d'autres courent, d'autres encore parcourent la plage en quad ou à moto. Petit-déjeuner sur la terrasse puis baignade dans une mer chaude à peine troublée par quelques rouleaux inoffensifs. Matinée lecture, puis déjeuner chez Home (pad thaï, bière et smoothie au coco.) puis balade à vélo dans les environs du village. En fin de journée je retourne à la plage, baignade puis photos de pêcheurs remballant des filets et répartissant des seaux de petits poissons sur des bâches et des filets pour les faire sécher. Beau coucher de soleil. Diner au Golden Myanmar (excellente soupe thaïe très copieuse et très piquante à 4500K.)

28/11 de Ngwe Saung à Chaung Tha Levé vers 7h je pars faire mon tour de plage quotidien à vélo sous un soleil encore légèrement voilé, la température est agréable et la plage est quasi déserte. Vers 10h nous allons au resto Home, où nous devons retrouver les motos taxi réservés par l'intermédiaire de la patronne. Ils arrivent peu avant 10h et nous partons à moto vers le Nord pour rejoindre Chaung Tha. Ce sera un superbe voyage, alternant pistes étroites dans la forêt, le long de plages désertes, traversant des villages de pêcheurs aux maisons sur pilotis. Il nous faudra également traverser des bras de fleuves et de rivières et pour ce utiliser trois traversiers (soit une barque pour 3 motos au maximum, soit pour le dernier une barque pouvant accueillir plusieurs motos et une dizaine de passagers. A midi donc au bout de 2h nous arrivons à Chaung Tha. Nos conducteurs nous montrent un 1er hôtel qui ne nous convient pas trop puis nous allons voir celui que nous pensions prendre et ce sera le bon, le Shwe Hin Tha : belle chambre au 1er étage avec lit à baldaquin et moustiquaire, ventilo et une belle vue sur le jardin, ses tecks et ses frangipaniers, on peut même voir la mer dans le coin ! Le prix est très raisonnable (33000k). Balade sur la grande plage, retour à l'hôtel. Dîner au restaurant de l'hôtel Shwe Ya Min (crevettes à l'ail et baracuda à la sauce lait de coco : moyen, c'est un peu sucré et ça manque bigrement de sel.) Il fait presque frais ce soir, il y a du vent, le soleil s'est caché en fin d'après-midi, on ne ressent pas d'humidité, mais les moustiques sont toujours là, hélas !!!
30/11 Chaung Tha Nuit un peu perturbée par des moustiques silencieux et voraces, de guerre lasse on a déplié les moustiquaires que l'on pensait inutile avec le ventilo ! Après, heureusement ça allait mieux, le ventilo permettait de garder un air un peu frais. On part sur la grande plage en direction du sud : la plage s’anime, les vendeurs sont de plus en plus nombreux, les estivants ont déplié leurs bâches et s'installent avec casse-croûtes et thermos. Les loueurs de chambres à air sont débordés, des ânes et quelques zèbres birmans attendent le chaland. C'est tout un monde bon enfant qui profite de la plage. Nous continuons notre chemin et passons devant les cahutes délabrées du quartier des pêcheurs : De grands espaces de séchage du poisson sur pilotis sont construits sur le bord de mer.
01/12 Chaung Tha Ce mati, début de week-end, petit-déjeuner buffet très copieux et de bonne qualité. Peu après nous partons à pied en direction de la belle plage située au Nord après du Hill garden resort. Personne, une superbe plage de sable blanc, des cocotiers et une mer chaude. Retour par la plage jusqu'à l'hôtel puis détour par la banque pour changer de l'argent (les billets de 20€ même neufs valent moins que ceux de 50€ !) puis j'achète les billets de bus pour Yangon. Retour par la plage, arrêt bière et noix de coco devant l'hôtel sur la plage. Vers 16h30 je pars faire mon tour photos sur la partie de la plage la plus animée, guettant des scènes intéressantes avec un bel éclairage et il y en a toujours !
02/12 Chaung Tha Aujourd’hui samedi il y a plus de monde, même sur notre plage déserte, des vacanciers ont loué des bouées et un zodiaque pour s'amuser dans les vagues. Quelle différence entre Ngwe Saung et Chaung Tha ? Les deux stations balnéaires ont leurs avantages et leurs faiblesses : N.S. dispose d'une plus belle plage en arc de cercle, il y a les pêcheurs qui ramènent leurs filets sur la plage le soir, la rue principale ombragée est agréable, les vélos sont pas chers à louer mais comme il y a peu d'hôtels accessibles à la clientèle birmane de classe moyenne il y a peu d’animation populaire comme à Chaung Tha. C.H. est un grand village avec des habitants et des pêcheurs, la plage est moins belle mais très animée et très populaire et les vélos y sont beaucoup plus chers à louer (1000K/h au lieu de 3000k/j). Il y a par contre une très belle plage déserte au nord. Balade au coucher du soleil pour m'immerger dans la fête pour les vacanciers, et observer les vendeurs essayant de gagner péniblement quelques kyats. En effet il y a une suite ininterrompue de vendeurs, femmes, enfants, hommes qui arpentent la plage ou hèlent le client depuis leur stand pour leur proposer : des plats cuisinés, des brochettes de crevettes ou de poissons, des coquillages, des boissons, des cadres , du poisson séché, des locations de vélos, bouées, zodiaques etc.
03/12 de Chaung Tha à Yangon A 9h30 le bus doit nous prendre devant l'hôtel mais à 10h toujours pas de bus, l'inquiétude grandit mais pas chez les birmans interrogés « wait, wait » nous disent-ils ! En effet le bus fait la tournée des hôtels pour récupérer ses clients, et vers 10h30 le voilà enfin et nous partons : le bus est correctement climatisé, les fauteuils confortables mais il y a peu d'espace entre les sièges alors avec une taille de 1m80 j'ai les genoux au niveau de la poitrine ! Même paysage qu'à l'aller : des rizières à perte de vue et la récolte va bon train, en effet on voit de gros tas de riz non décortiqué en bordure des routes et des rizières, des camions et des tracteurs chargés de gros sacs blancs. Le bus s'est arrêté 40 mn pour déjeuner puis au bout de 2h, encore 30 mn d’arrêt pour prendre de l'essence et on est arrivé dans les embouteillages de Yangon à la nuit tombée vers 18h soit après 7h30 de voyage. Le bus nous a laissé près du lac Inya, un taxi hélé nous a emmenés jusqu'à l'hôtel. L'hôtel au fond d'une impasse est super propre : grande chambre, lit confortable, sdb impeccable clim silencieuse et efficace et de plus excellent rapport qualité-prix (34€ avec petit-déjeuner). Nous dînons sur place, les restaurants avoisinants étant un peu loin.
04/12 de Yangon à Sittwe en avion
Balade le long du lac Inya et visite du Myanmar Plazza : immense mall à l'américaine avec toutes les enseignes chics du moment : Samsung, KFC, Adidas, Nike, le prêt-à-porter français, Bata, et un supermarché avec des produits français : fromage, vins, charcuterie etc. Une bulle capitaliste dans l'un des pays les plus pauvres du monde ! Si l'on met cela en regard des innombrables bidonvilles misérables longés hier soir en arrivant de Chaung Tha, c'est terrifiant ! Le Myanmar est déjà l'un des pays les plus corrompus de la planète, avec les appétits entraînés par son ouverture au monde, la situation va s’agraver et le peuple n'en profitera pas ! A l'aéroport nous attendrons notre vol pour Sittwe un peu plus longtemps que prévu soit un retard d'une heure ce qui semblerait normal pour cette compagnie. Finalement décollage à 14h35 dans un ATR 72 de la Mann Yadanarpon pour 1h10mn de vol : beaux paysages, d'abord des centaines de bras de fleuves et des rivières qui serpentent et cloisonnent des milliers de rizières plus ou moins grandes et plus ou moins vertes puis place à des collines et montagnes recouvertes de forêts et on longe finalement la côte sableuse du Golfe du Bengale avant d'atterrir à Sittwe. L'avion est au bord de la piste, nous descendons sur le tarmac, des employés déchargent les bagages, nous partons à pied vers le bâtiment, d'autres passagers nous remplacent et l'avion repart. Nous bagages arrivent dans des charrettes tirées par des hommes, chacun récupère les siens, dernier contrôle par un agent et nous prenons un tuktuk pour le centre ville (3500K). Nous le faisons arrêter au Shwe Thazin hôtel, c'est cher pour ce que c'est mais il n'y a pas beaucoup d'alternatives : le Memory est plein et les autres sont moins bien, donc on reste. Petite balade avant la nuit dans Strand street et le grand marché qui va fermer ses portes. Impressions un peu glauques de ce marché sombre, resserré, misérable, de ces quais sur le fleuve, transformé en dépotoir géant, de ces miséreux qui zonent et qui survivent... Dîner au River View, sur Main road, restaurant un peu occidentalisé même si la clientèle est locale essentiellement : excellent dîner de tempura de poissons et beignets de crevettes aux minuscules pommes de terre frites.
05/12 de Sittwe à Mrauk U
Levés aux aurores, en fait il fait nuit noire et il est 5h30, petit-déjeuner sur la terrasse de l'hôtel, puis taxi (3500 par couple) jusqu'à la station de bus d'où un beau bus part vers 6h30 pour Mrauk U.Le bus est plein et mettra 3h30 par une route en travaux et qui devrait d'ici 1 an ou 2 être entièrement bétonnée, pour l'instant ça cahote sec. De part et d'autres de la route, une fois de plus des rizières, des paysans qui travaillent : repiquent le riz ou le récoltent, le dépiquent puis le mettent en sac. Il y a plusieurs récoltes par an. De gros tas de sacs bien gonflés attendent les camions au bord de la route. D'après la presse locale les Chinois ont acheté la semaine dernière 50 000 tonnes de riz birman ! En arrivant à Mrauk U on partage un tuktuk collectif à 6 touristes (1000k pp) nous descendons au Prince GH avec un couple de jeunes allemands. Contrairement à l’avis du Routard qui n’y a pas mis les pieds depuis longtemps ! La GH est très sommaire, la chambre pas très propre et la salle de bains de même et le prix est nettement surévalué : 30$! Bon, comme on a réservé 2 nuits sur internet on reste ! Petite balade dans la ville assez pauvre avec de petites huttes en paille tressée ou en bois, rarement en dur. On voit en passant de ci de là de vieux chedis recouverts de végétation et de mousse, traces du passé glorieux médiéval de Mrauk U quand elle était la capitale du royaume d’Arakan du XVe au XVIIIe siècle. En fin de journée je pars explorer les environs et les points de vue en hauteur susceptibles de me fournir de belles photos au coucher ou au lever du soleil. Il y en a un depuis une pagode dorée située en hauteur près du Prince. Le sentier est un peu difficile à trouver au début et grimpe raide, mais la vue depuis là- haut mérite ces efforts. Belle vue sur les environs, bel éclairage avec les fumées nombreuses qui se dégagent du village à la tombée du jour. Dîner au GH avec un couple de médecins allemands sympathiques, Béatrice et Michel.

6/12 Mrauk U Nuit froide et humide la 1re du séjour ! Vers 6h30 je suis parti pour grimper vers la pagode dorée et assister au lever de soleil à 6h50. Là haut 4 jeunes birmans attendaient pour la même raison que moi avec leurs appareils photos prêts. Pour y aller depuis le Prince, prendre à gauche la route pour aller au village et tourner à gauche avant le pont (il y a un puits circulaire à côté de cette route) continuer sur 200m et prendre la 2me piste à gauche qui se dirige vers un portique décoré, juste avant cette entrée une large piste part à gauche vers un temple et 10 m plus loin à la hauteur d'un poteau électrique un petit sentier grimpe à droite, le suivre en montée raide jusqu'à la pagode dorée tout en haut, en cas d'embranchement prendre à gauche toujours en montée. Durée depuis le Prince 15/20 mn, attention le sentier est étroit et glissant surtout le matin avec la rosée ! En haut superbe panorama à voir le soir comme le matin. Nous partons ensuite chercher un nouveau gîte celui-là ne convenant vraiment pas. Après avoir testé le Shwe Thanzin, nous lui préférons le Mrauk U hôtel (50$ la chambre, belle et propre avec petit-déjeuner). Je pars vers le marché faire quelques photos et louer un vélo près des 3 pagodes de l'autre côté du pont, pour visiter quelques pagodes situées en dehors du centre de la ville, en particulier la Sakyamanaung (bel ensemble avec un chedi central entouré de 12 pagodons), la Ratanamaung, le temple Kothaung (avec ses multiples pinacles tout autour du haut mur d'enceinte et sa galerie intérieure couverte de milliers de Bouddhas minuscules ou non), la Paya Haridaung (belle vue), la Paya Peisi Daung (et ses bouddhas à dem- enterrés dans un petit temple octogonal mangé par la végétation. Avec un ciel malheureusement assez couvert les photos sont plombées ! Dîner avec Béa et Michel au Moe Cherry restauran, une adresse sympa avec de bons plats à prix correct.

7/12 Mrauk U Petit-déjeuner en compagnie de Claudia, une Allemande voyageuse professeur de français à Aix la Chapelle. Changement d’hôtel, nous quittons le Prince (mal nommé !) pour nous installer au Mrauk U hôtel. Visite ensuite des sites principaux de Mrauk U : le temple Shitthaung, les temples Andaw et Ratanabon, la pagode Laymyetnha, et Htut Kanthein : où que le regard se tourne, on peut voir des stupas se dresser sur les sommets des collines ou plus bas, leurs clochetons dépassant des maisons et des arbres alentours. Les palais principaux sont massifs avec d'épais murs d'enceinte à l'intérieur plusieurs galeries circulaires présentent des statues de bouddhas ou des scènes sculptées inspirées de la vie de Bouddha. Dans l'après-midi j'essaye de faire confirmer nos billets d'avion-indispensable !- par la standardiste de l'hôtel mais aucun numéro sur les dix essayés ne répond ! Le responsable de l'hôtel après plusieurs tentatives y arrivera finalement. Je reprends mon vélo pour aller explorer quelques temples vers l'ouest de Mrauk : la pagode Parabaw et la Lokamanaung. Certaines sont difficiles à trouver. Je reviens vers le grand temple pour tester les points de vue en hauteur qui pourrait être intéressants au couchant, certains sont excellents (celui à gauche avant d'arriver au Shittaung, ainsi que celui qui domine le Leymethna au Nord). Il yen a également un autre derrière l'hôtel Mrauk U.
8/12 Mrauk U Très bonne nuit, calme, fraîche, bonne literie. Je vais ramener le vélo puis reviens par le marché toujours aussi animé et intéressant à voir, humer et photographier. Vers 9h nous repartons voir et revoir les palais principaux du site de Mrauk U, pour admirer en particulier les statues de bouddhas et celles des femmes aux coiffures différentes dans le Htut Kanthein. Nous essayons de nous faire confirmer la possibilité de quitter Mrauk U et de rejoindre Sittwe par le ferry dimanche prochain mais les avis divergent. Finalement le gérant de l’hôtel nous confirme qu’il y a bien un ferry public « lent » qui quitte Mrauk U le dimanche matin à 7h et il peut nous prendre les billets. Ce soir il a un peu plu.
9/12 Mrauk U
Balade à pied vers le temple Koh Taung à travers la campagne et par des chemins très boueux, normal il a plu hier et dans la nuit. Des séances de photos avec des bonzes ont été organisées sur le site du temple et j'en profite !10/12 de Mrauk U à Sittwe Il pleut, à 6h30 on prend le tuktuk pour l'embarcadère. Il règne ici une belle animation. Le vieux bateau est amarré au quai et deux planches de bois brut en pente permettent d'y accéder. C'est un peu casse- gueule pour les passagers mais encore plus pour y faire monter des motos et ce n'est pas ce qui manque. A 7h15 c'est le départ, le bateau est bien rempli et on commence à longer les rives du fleuve. C'est bucolique avec les pêcheurs qui attendent dans leurs barques que le poisson morde. Des rizières à perte de vue s'étendent des rives de la rivière au lointain, les buffles paissent, les paysans fauchent, c'est dimanche mais l'activité ne cesse pas. Au bout de 2h la rivière se transforme en fleuve et en bras de mer, le ciel toujours couvert laisse quelques fois filtré quelques rayons de soleil. Sur le bateau, les passagers dorment, mangent, regardent éventuellement la série télé où « les femmes pleurnichent et crient pendant que les hommes se disputent ou se battent », au bout de 4h précises la ville de Sittwe se signale, nous débarquons prenons un tuktuk avec Claudia. Balade dans l’après-midi le long de la mer jusqu'au point de vue aménagé autour du phare, lieu de rencontre familial privilégié ce dimanche.

11/12 de Sittwe à Yangon en avion Agréable petit-déjeuner buffet sur la terrasse panoramique du Memory au 5me étage avec le soleil levant en bonus. Je repars une dernière fois faire un tour au marché de fruits et légumes déjà bien animé puis à celui des poissons, forte odeur, sol mouillé, sale et glissant, un peu plus loin des barques font l'aller retour entre les barques de pêche et le quai pour décharger le poisson, d'autres transportent des passagers. Les alentours se limitent à une grande décharge à ciel ouvert, un peu plus à l'est de gros engins font des travaux de terrassement pour aménager, je suppose un nouveau port plus adapté aux conditions modernes. De part et d'autres de la zone centrale du marché les tuktuk et autres moyens de transports attendent le client dans un bel embouteillage le tout ponctué de klaxons, de cris, de rires donc d'une bonne ambiance. Des portefaix lourdement chargés essaient de se frayer un chemin dans les allées déjà très étroites du marché où stationnent les clients en train de choisir leurs poissons ou leurs légumes. Les mouches omniprésentes se régalent de toute cette marchandise, le soleil commence à taper dur et les gens se protègent du soleil avec leurs chapeaux originaux, triangulaires, en palmes tressées. Au secteur des bijoutiers, on les entend jouer du marteau, ou actionner des laminoirs pour amincir des feuilles d'or ou des tiges d'argent. Plus loin des ferblantiers débossellent des cruches et des récipients en fer blanc. Plus loin encore se tient le marché au riz : de gros sacs s'entassent devant et dans les magasins, des porteurs chargent et déchargent les sacs depuis des camions et des rickshaws. Les petites stations de vente de noix de bétel se succèdent le long de la rue, les vendeurs préparent à la chaîne un mélange à base de feuilles de bétel, de noix d'arec, d'épices et de chaux. Les rickshaws ont vraiment l'air d'être du siècle dernier, les mêmes que ceux utilisés par les anglais durant la colonisation. Leurs propriétaires sont à peine moins vieux ! Retour à l'hôtel puis départ en tutktuk pour l'aéroport où il nous faudra patienter plusieurs heures, l'avion prévu à l'origine à 13h35 a été retardé vers 14h (info communiquée il y a déjà quelques jours) puis finalement à 14h30 et définitivement à 15h07, c'est coutumier dans cette compagnie ! Durée du vol 1h14mn. A Yangon nous prenons un taxi (négocié à 5000 k) pour le Serene hôtel. La chambre réservée est moins belle qu'à l'aller et les draps douteux. Pas question de quitter Yangon sans avoir revu la Shwedagon ! On repart sur University Rd où l'on trouve un taxi pour aller à la Shwedagon (3000K). Le trafic est dense et les bouchons nombreux, il est plus de18h, il fait nuit mais le miracle joue à plein : en arrivant devant la pagode qui se signale au loin grâce à un éclairage bien conçu on tombe sous le charme : l'or qui étincelle de tous les côtés, les bougies qui brillent dans la nuit, les fidèles qui prient, d'autres qui se prennent des selfies, des familles qui déambulent avec enfants, d'autres encore vont arroser d'eau les statues de certains autels, cela porte chance, ça grouille de vie. Le fond sonore est assuré par une bonzesse qui récite dans un mauvais micro et de façon nasillarde des mantras bouddhiques, un peu énervants à la longue. Au bout de 1h30 nous rentrons en taxi et nous nous faisons déposer au Myanmar Plazza pour dîner dans un des nombreux restaurants qui occupent le dernier étage de ce centre commercial. Nous choisissons le Tadka Indian restaurant : bon choix, c'est délicieux (mutton korma masala et mutton madurai masala, du riz, un cheese naan et un pain tandoori à un prix abordable.)

12/12 de Yangon à Bangkok en avion
Nous quittons Yangon et le Myan
mar pour Bangkok : Le taxi nous dépose à l'aéroport, attente au Terminal 2 puis décollage dans un Boeing de Nok Air pour une heure de vol. A l’aéroport domestique Don Mueang nous prenons le bus A4 à la porte 6 jusqu'à Democracy monument, atteint en 30 mn pour rejoindre à pied Lamphutree house.
13/12 Bangkok

Ce matin nous partons à pied (20mn) en direction de l'embarcadère Phra Athit prendre le ferry en direction du Wat Arun. Le trajet en ferry sur la Chao Phraia est une expérience en soi et de plus à coût modéré (15B pp). Il y règne un trafic intense qui génère beaucoup de vagues, on y voit des ensemble de barges tirées par des remorqueurs et une quantité invraisemblable de « long boats » qui se croisent, se dépassent, s’évitent de justesse quelques fois. Amusante est aussi la façon dont l'employé à l’arrière du ferry signale au conducteur la manœuvre à effectuer par des grands coups de sifflet nuancés. C'est avec plaisir que nous revoyons le Wat Arun et ses couleurs variées que l’on doit au revêtement de céramique colorée. Puis nous traversons la Chao Phraia en direction du Wat Po autre merveille de Bangkok. C'est un grand espace qui renferme plusieurs temples, des stupas en céramique, des statues chinoises, de petits jardins, des centaines de bouddhas de toute tailles, une école de médecine, une autre de massage : le tout est très beau surtout le grand bouddha couch�� en or. Retour par le même trajet : ferry jusqu'au Wat Arun (2x4B) puis la ligne de ferry vers le nord (2x15B) jusqu'à Phra Athit. C'est toujours un vrai plaisir de se balader, tout autour de Khao San, dans ces rues très animées où se pressent les petites cantines, et les vendeurs de toutes sortes de choses. Dans l'après-midi une grosse averse nous rappelle le temps de la mousson quand nous venions ici en été. En fin de journée je repars faire un tour à Khao San où se retrouve toute une faune occidentale : vieux et jeunes routards s'y croisent dans les salons de massage, les magasins ou les bars et restaurants.
14/12 Journée attente et achat de quelques souvenirs à Khao San ; en fait il n'y a rien de bien folichon à acheter. Vers 18h nous prenons le taxi de l'hôtel pour 1h40mn de trajet à cause des bouchons. Décollage peu avant minuit dans un airbus A330 pour 10h de vol avec quelques turbulences jusqu’à Istanbul. Après 4h d'attente, nous reprenons un Boeing 737 pour 3h de vol avec 30 mn de retard dû à un trafic intense à Istanbul Ataturk. Fin du voyage
Impressions birmanes :
Quand on arrive au Myanmar venant d'un autre pays limitrophe, on est vite frappé par de nombreuses différences dans tous les domaines : – les Birmans sont habillés différemment, longhis pour les hommes et dans certaines régions des chapeaux en paille tressée de forme cylindrique et pyramidale tant pour les hommes que pour les femmes. – les hommes comme les femmes ont l'habitude soit de chiquer des noix de bétel et donc de cracher un filet rouge soit de fumer des cigares (cheroots) ou même la pipe.
– Les femmes et les enfants, plus rarement les hommes, sont maquillés avec le fameux tanaka, cette pâte que l’on étale sur le visage de façon plus ou moins esthétique, crème solaire locale et protection contre les piqûres de moustiques.
– Dans les temples, les chedis (pagodes ou stupas) ont une forme caractéristique en cloche souvent dorée, différentes des autres pays, les accès au temple se font par de grandes rampes d'escaliers couvertes.
– Sur quasiment toutes les routes, mêmes les plus pourries, il y a de multiples péages qui s'imposent à tous les moyens de transport selon un barème précis. – Concernant les moyens de transport on peut voir des tuktuk mobylette qui peuvent transporter plus de 10 passagers, on voit aussi des rickshaws antédiluviens de l'époque coloniale anglais. – Au Myanmar sur les routes on roule à droite, de plus les voitures comme les camions ont aussi le volant à droite ! Bonjour les dépassements quand on n’y voit rien !!! – Dans les rues, sur les trottoirs on peut voir des générateurs qui pallient les nombreuses coupures d'électricité. – De même dans les chambres d'hôtels il y a de gros boitiers régulateurs du courant électrique au’ dessus d’appareils comme les climatiseurs. – J'ai beaucoup aimé dans les réceptions d'hôtels ou dans les banques les nombreuses horloges indiquant l'heure de Hong-Kong, Londres, Paris, Pékin etc. – De même dans certains hôtels type resort le personnel de maison et d'entretien se balade avec des talkies-walkies dont on se demande à quoi ils peuvent servir !
Quelques « légers » désagréments :
En préambule de il ne faut jamais oublier que l'on est dans l'un des pays les plus pauvres du monde et qu'une ouverture au monde aussi récente après un enfermement aussi long entraîne pour les touristes occidentaux que nous sommes un certain nombre de désagréments. On ne peut pas s'extasier devant l'authenticité d'un pays encore peu touché par la mondialisation, même si elle avance à grands pas, et en même temps se plaindre de la mauvaise qualité des hôtels, de la nourriture, de l'hygiène ou des transports. C'est le revers de la médaille. Et si les Birmans en général ne semblent pas pour l'instant être obnubilés par l'appât du gain comme dans d'autres pays proches combien de temps cela durera-t-il ? Cela dit, nous ont un peu « lassés »:
- les ersatz de jus super sucrés que l’on trouve dans les hôtels au petit-déjeuner entre autres - l’inévitable pain toast, regrettable héritage anglais ! - le manque de sel dans les plats et de l'eau en bouteille au goût quelquefois désagréable - les incessantes quêtes, offrandes à Bouddha alors que les temples bouddhistes regorgent d'or et de pierreries - les coupures de courant dans la journée dans l'Ouest et un wifi faiblard et instable - la pollution liée, surtout en ville, aux gaz d'échappement des voitures et à la campagne à la poussière omniprésente. Il en résulte une passion inextinguible des Birmans pour le balayage, et ce dès le matin tôt !
Photographier au Myanmar Comme les autres pays d'Asie du Sud-Est le Myanmar est un paradis pour le photographe. En effet les gens se laissent facilement prendre en photos. Cela dit il vaut mieux être discret, se faire oublier en se cachant un peu, utiliser les grandes focales et plutôt l'écran orientable que le viseur pour être moins repérable et obtenir des portraits au naturel. Comme souvent dans ces pays il est difficile de gérer les contrastes entre ombre et lumière, en effet dans les marchés les étals sont au soleil et les marchandes à l'ombre ou abritées par de grands chapeaux ! Pour les instantanés, (scènes imprévues) il faut réagir très vite, on ne peut pas se permettre de perdre du temps dans des mises au point sophistiquées, ça passe ou ça casse, mieux vaut disposer d'un mode automatique efficace et rapide dans toutes les situations ! Par beau temps il faut privilégier les éclairages du matin ou de la fin d'après-midi, mais en cas de couverture nuageuse pas de solution, les photos seront plombées et sans relief, hélas !
Les hôtels
Si en Thaïlande les hôtels présentent un rapport qualité/prix assez juste et compréhensible ce n'est pas le cas au Myanmar. On a eu des chambres minables et sales pour plus de 30$, alors que d'autres étaient luxueuses et propres pour 36$. De plus les prix sont variables et peuvent évoluer selon la tête du client ou selon vos aptitudes au marchandage ! Dans un même hôtel on peut trouver des chambres minables et d'autres pas mal du tout ! Autant dire qu'il y a des efforts à faire ! Par contre on a eu rarement à se plaindre du personnel toujours agréable même s'il ne comprenait pas toujours nos demandes exprimées en anglais.
En résumé
C’est avec grand plaisir que nous avons retrouvé ces deux pays déjà visités auparavant. Nous avions délibérément opté pour une Thaïlande moins touristique et plus authentique (à l’exception de Sukhothai) et ne l’avons pas regretté, bien au contraire. Ce même raisonnement nous a guidés pour notre deuxième voyage au Myanmar. De ce fait nous avons croisé très peu de touristes occidentaux durant notre périple à l’exception de Hpa An, du Rocher d’Or et de Yangon.
Les grands moments du voyage
En Thaïlande, Kamphaeng Phet tout comme Uthai Thani sont des villes agréables authentiques et intéressantes surtout Kamphaeng Phet du fait de son parc historique. Sukhothai est incontestablement un site remarquable et incontournable. Au Myanmar, nous avons bien aimé Malwamyine, sa colline de superbes pagodes et ses environs, Hpa An pour ses paysages de rizières ponctuées de pitons karstiques, Le Rocher d’or pour l’animation qui y règne, Ngwe Saung et Chaungtha stations balnéaires birmanes typiques quant à Mrauk U c’est un très beau site encore très peu valorisé et d’une très grande beauté. L’alternance de collines boisée et de rizières d’où dépassent des stupas dont certains sont recouverts de végétation en fait son charme principal.
Sans répéter ce que nous avons constaté et relaté plus haut, si le Myanmar me parait sans conteste être un pays très pauvre à l’infrastructure touristique encore balbutiante, les progrès constatés en six ans sont notables : amélioration du réseau routier, mais il reste beaucoup à faire, construction de stations d’essence, de nouveaux hôtels, de banques et d’ATM (Distributeur Automatique de Billets). La mondialisation pointe également le bout de son nez avec la publicité en anglais omniprésente pour les nouveaux objets de consommation comme les smartphones ou les sodas étatsuniens et les fast food. J’ai souvent été étonné par le nombre très élevé des petites cantines qui squattent tous les espaces disponibles tant à la ville que dans les villages. Ayant compris que les Thaïs comme les Birmans cuisinent rarement chez eux et qu’ils mangent à n’importe quelle heure du jour dès qu’ils ont faim on comprend mieux l’importance de ces minuscules gargotes et leurs succès. Enfin pour terminer il faut évoquer l’extrême gentillesse de ces peuples du sud-est asiatique qui malgré la barrière de la langue nous ont toujours témoigné beaucoup d’attention et offert des sourires.
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Budget total pour 2 personnes et 38 jours : 3510 € NB : Le change avec des euros a toujours été plus intéressant qu'avec des $ compte tenu du prix d'achat de ces derniers en France.
avion Bâle/Mulhouse – Bangkok AR (Turkish) 983 € avion Yangon-Sittwe AR (Maan Yadanarpon) 414 € avion Yangon – Bangkok (Nok Air) 63 € transports terrestres/fluviales sur place 308 € hôtels (35 nuits soit 28 € par nuit) 981 € nourriture/restaurants 491 € visites + visas + divers 270 €
L’album de photos est visible en cliquant sur ce lien : https://photos.app.goo.gl/3RqpUbPvYp6xBRh92
NB : Les légendes ne sont pas visibles en mode diaporama
Mimi et Maumau, Martine et DD ou 4 amis dans l’Ouest américain English translation pending
Bonjour 🙂
Nous voilà de retour depuis presque deux semaines et il faut que je me colle à ma tablette tant que mes souvenirs sont encore bien ancrés dans ma tête de sexagénaire !!Bon je me lance !! Quand je vois les superbes comptes rendus ça craint !! L’ordi et moi c’est pas une longue histoire d’amour, je tape avec deux doigts et je n’ai pas la plume facile !! Alors soyez indulgents !! J’espere surtout que ça pourra servir à d’autres comme ceux déjà écrits m’ont été utiles. Comme je vais mettre longtemps à tout retranscrire, n’hesitez pas à me contacter en MP si ça urge Tout d’abord un immense merci à tous ceux qui m’ont aidée à préparer cette virée du 7 au 24 septembre 2017 en répondant à mes nombreuses questions par leurs conseils avisés ( je ne les nomme pas, ils se reconnaîtront !! ) Tout d’abord nous !! On est 4 amis entre 59 et 62 ans ( la vieille, c’est moi !!!). On habite le Var et on se connaît depuis plus de 20 ans Mimi ( Michèle) : la plus petite, la rigolote, celle de la bande qui parle le mieux anglais et n’a pas la langue dans sa poche si on la chatouille Maumau ( Maurice) : son mari, le renard argenté à moustache, de l’humour ponctué d’expressions provençales poilantes, un de nos chauffeurs DD ( André) : le barbu, mon petit mari depuis 39 ans, le plus sérieux de la bande, notre deuxième chauffeur Marcalamar (Martine): moi, la blonde à lunettes, la pipelette de service, qui ai passé des heures sur les forums en ayant une peur bleue de ne pas réussir l’organisation du voyage
BLa Casamance: jardin d'Eden du Sénégal English translation pending
En février 2017 notre circuit en Casamance a été pour nous une découverte magnifique faite de visites et rencontres exceptionnelles.
Nous avons séjourné dans les campements «CHEZ PIERRE» à Oussouye, tout nouveau campement (encore un peu en chantier) en forme de case à impluvium , chambres ventilées et climatisées, ensuite au «MUSSUWAM» à Cap Skirring dans un bel environnement arboré et fleuri en bord de mer mais aux cases défraîchies, puis au «BARRACUDA» sur l’île de Carabane, encore plus défraîchi. La chute du tourisme depuis plus de 10 ans se ressent. Toutefois les tarifs pratiqués ne permettent pas d’être trop exigeants. Partout cuisine locale excellente à base de riz, crevettes, poissons grillés, viande, et fruits locaux (papayes, mangues, goyaves...) -Rencontre dans le bois sacré avec le roi d'Oussouye (qui n'a pas le droit de porter de chaussures ni de vous parler directement, un guide faisant l’interprète en Diola). Les habitants de ce petit royaume de 17 villages travaillent à tour de rôle les rizières du roi dont les récoltes sont destinées à subvenir aux besoins des plus pauvres qui déposent à la nuit tombée un plat qu'ils récupèrent discrètement au petit matin plein de riz. Ainsi la solidarité exclut la mendicité qui est bannie dans la culture Diola.Article de presse: http://mobile.lemonde.fr/afrique/article/2017/04/05/quand-la-republique-du-senegal-appelle-a-la-rescousse-ses-reines-et-ses-rois_5106351_3212.html

-Visite du centre de vannerie pour Handicapés d'Oussouye.
-Ballade à pieds dans les 6 villages autour de Oussouye (environ 3H de marche) à travers une végétation luxuriante, rencontre et discussions avec la population locale et décryptage des fétiches présents partout, devant les maisons et toutes sortes de lieux, pour la pluie, pour les récoltes, ou toute autre invocation des différentes divinités. Composés de matériaux très hétéroclites (cranes ou os d'animaux, assemblages de bouts de bois, morceaux de tissus, et autres objets divers) ils sont invisibles à nos regards occidentaux. Seul un œil avisé connaissant cette culture peut les identifier. Mais il est mal perçu par les habitants de les photographier sans leur autorisation . Cette culture animiste a de quoi surprendre.

Rencontre des jeunes initiés en préparation pour la cérémonie traditionnelle d'initiation qui restent reclus pendant 15 jours dans un bois sacré interdit d’accès. Cérémonie après laquelle ces adolescents sont considérés comme des hommes.


-visite d'Eloubaline, village hors du temps sur une île du bout du monde (appelée l' île aux enfants) accessible uniquement en pirogue (1H30 par les bolongs depuis Oussouye) Visite du village et des cases à impluvium, accompagnés d'un dignitaire de l’île, repas et rencontre très chaleureuse avec la population et les enfants, très nombreux sur cette île.

Les grandes cases à impluvium sont habitées par plusieurs familles, chacune ayant son secteur et son coin feu dans l'impluvium pour cuisiner.

Journée de découverte par les pistes et bord de plage à marée basse, en 4x4 à plateau depuis le Cap Skirring par Diembering jusqu’à Nikine, , sur 30 Km de plage déserte absolument magnifique. Repas avec huîtres de palétuviers grillées au feu de bois, sous une paillote en bord de mer au milieu de cette zone désertique. Souvent décrit comme usine à touristes, nous avons bien aimé le Cap Skirring. Très peu de touristes, les campements sont vides et auraient bien besoin de plus de fréquentation. Le village garde un caractère sénégalais avec son marché artisanal sympa. Seules les vaches occupent la plage, et quelques pécheurs tout au long de ces 30Km de plage déserte. On a vu un pécheur sortir depuis la plage un poisson de 17Kg ( poids exceptionnel mais plusieurs Kg c'est courant.)


La beauté de la nature et la gentillesse de ses habitants font vraiment de la Casamance une région à découvrir. Nous avons fait ce circuit avec un guide local natif de Oussouye qui nous a fait découvrir la Casamance profonde et authentique ainsi que la culture animiste Diola surprenante et passionnante.
Si vous n’êtes pas des baroudeurs aguerris prêts à partir à l'aventure sac au dos et improviser votre voyage au fur et à mesure, ce choix est la solution idéale pour découvrir la Casamance dans un budget comparable.
Détail du circuit, budget, et autres renseignements en privé si vous le souhaitez. Jean et Joëlle
Nous avons séjourné dans les campements «CHEZ PIERRE» à Oussouye, tout nouveau campement (encore un peu en chantier) en forme de case à impluvium , chambres ventilées et climatisées, ensuite au «MUSSUWAM» à Cap Skirring dans un bel environnement arboré et fleuri en bord de mer mais aux cases défraîchies, puis au «BARRACUDA» sur l’île de Carabane, encore plus défraîchi. La chute du tourisme depuis plus de 10 ans se ressent. Toutefois les tarifs pratiqués ne permettent pas d’être trop exigeants. Partout cuisine locale excellente à base de riz, crevettes, poissons grillés, viande, et fruits locaux (papayes, mangues, goyaves...) -Rencontre dans le bois sacré avec le roi d'Oussouye (qui n'a pas le droit de porter de chaussures ni de vous parler directement, un guide faisant l’interprète en Diola). Les habitants de ce petit royaume de 17 villages travaillent à tour de rôle les rizières du roi dont les récoltes sont destinées à subvenir aux besoins des plus pauvres qui déposent à la nuit tombée un plat qu'ils récupèrent discrètement au petit matin plein de riz. Ainsi la solidarité exclut la mendicité qui est bannie dans la culture Diola.Article de presse: http://mobile.lemonde.fr/afrique/article/2017/04/05/quand-la-republique-du-senegal-appelle-a-la-rescousse-ses-reines-et-ses-rois_5106351_3212.html

-Visite du centre de vannerie pour Handicapés d'Oussouye.
-Ballade à pieds dans les 6 villages autour de Oussouye (environ 3H de marche) à travers une végétation luxuriante, rencontre et discussions avec la population locale et décryptage des fétiches présents partout, devant les maisons et toutes sortes de lieux, pour la pluie, pour les récoltes, ou toute autre invocation des différentes divinités. Composés de matériaux très hétéroclites (cranes ou os d'animaux, assemblages de bouts de bois, morceaux de tissus, et autres objets divers) ils sont invisibles à nos regards occidentaux. Seul un œil avisé connaissant cette culture peut les identifier. Mais il est mal perçu par les habitants de les photographier sans leur autorisation . Cette culture animiste a de quoi surprendre.

Rencontre des jeunes initiés en préparation pour la cérémonie traditionnelle d'initiation qui restent reclus pendant 15 jours dans un bois sacré interdit d’accès. Cérémonie après laquelle ces adolescents sont considérés comme des hommes.


-visite d'Eloubaline, village hors du temps sur une île du bout du monde (appelée l' île aux enfants) accessible uniquement en pirogue (1H30 par les bolongs depuis Oussouye) Visite du village et des cases à impluvium, accompagnés d'un dignitaire de l’île, repas et rencontre très chaleureuse avec la population et les enfants, très nombreux sur cette île.

Les grandes cases à impluvium sont habitées par plusieurs familles, chacune ayant son secteur et son coin feu dans l'impluvium pour cuisiner.


Journée de découverte par les pistes et bord de plage à marée basse, en 4x4 à plateau depuis le Cap Skirring par Diembering jusqu’à Nikine, , sur 30 Km de plage déserte absolument magnifique. Repas avec huîtres de palétuviers grillées au feu de bois, sous une paillote en bord de mer au milieu de cette zone désertique. Souvent décrit comme usine à touristes, nous avons bien aimé le Cap Skirring. Très peu de touristes, les campements sont vides et auraient bien besoin de plus de fréquentation. Le village garde un caractère sénégalais avec son marché artisanal sympa. Seules les vaches occupent la plage, et quelques pécheurs tout au long de ces 30Km de plage déserte. On a vu un pécheur sortir depuis la plage un poisson de 17Kg ( poids exceptionnel mais plusieurs Kg c'est courant.)



La beauté de la nature et la gentillesse de ses habitants font vraiment de la Casamance une région à découvrir. Nous avons fait ce circuit avec un guide local natif de Oussouye qui nous a fait découvrir la Casamance profonde et authentique ainsi que la culture animiste Diola surprenante et passionnante.
Si vous n’êtes pas des baroudeurs aguerris prêts à partir à l'aventure sac au dos et improviser votre voyage au fur et à mesure, ce choix est la solution idéale pour découvrir la Casamance dans un budget comparable.
Détail du circuit, budget, et autres renseignements en privé si vous le souhaitez. Jean et Joëlle
Traversée du GR 34 English translation pending
Un soir ensoleillé de Mai, après une journée de travail harassante, je me décide à flâner dans la ville de Vitré, et me laisser guider par mes pas au hasard des rues, d'humeur rêveuse et contemplatrice, histoire d'oublier les tracas de la journée. J'arpente les ruelles de la vieille ville, tutoyant les maisons à colombages. Je remonte vers le Nord, puis bifurque sur la Promenade du Val. A mi-chemin, j'avise une petite allée pentue donnant sur des jardins. Un petit panneau GR34 l'introduit. N'ayant pas de but précis, je longe l'allée, puis traverse le dernier pâté de maison qui forme la ville, enjambe la Vilaine. Quelques poignées de minutes et me voilà en zone champêtre, à la limite de la ville. L'allée se mue en sentier...je traverse un champ, puis un deuxième...à ce moment précis, l'idée de continuer me prend à coeur. Cette petite ballade, si futile soit-elle, m'a permis de m'évader, corps et esprit, des vicissitudes de la vie professionnelle. Le crépuscule s'annonce, je dois revenir sur mes pas, mais je me promets à moi-même de revenir sur ce sentier, dont les simples premiers kilomètres ont déjà été bénéfiques. Je reviendrai dès que possible, pour épancher mes envies d'évasion, d'exploration et de découverte.
Ce soir-là, j'ignore que c'est le début d'un long périple...
Ce soir-là, j'ignore que c'est le début d'un long périple...
3 semaines au Myanmar avec "Les Gros Sacs"! English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous sommes actuellement en tour du monde et venons de quitter le Myanmar il y a tout juste une semaine. Nous avons vraiment aimé ce pays et souhaitons partager cela avec vous :)
En espérant que : - ces infos puissent servir à d'autres pour organiser leur voyage - les photos vous plairont - cela vous fasse un peu sourire
Le contexte : - Du 24 septembre au 16 octobre 2016 - En couple - 2ème destination d'un tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent :) - Notre blog si par hasard notre style vous plait : www.lesgrossacs.com
Sommaire du carnet : - Yangon - Mandalay, Amarapura, Inwa - Bagan <3 - Trek de Kalaw au Lac Inle - Le Lac Inle - Moulmein & Hpa An - Le bilan (en chiffre et en lettres) - La vidéo - Vos critiques et insultes :D
Allez c'est parti avec la 1ère partie sur Yangon (pour info, nous venions du Sri Lanka). Bon c'est pas l'endroit que nous avons préféré et surtout on ne s'y est pas trop attardé donc ça ne sera pas la partie la plus intéressante :p
A la découverte de Yangon Dimanche 25 septembre. Grosse journée en perspective, car nous avons décidé de partir le soir même pour Mandalay, au centre du pays. Nous ne sommes pas trop grandes villes, et préférons ne pas nous attarder à Yangon.
Malgré tout, on commence à ressentir un petit dépaysement, cette « capitale » (qui n’en est plus une) a un petit quelque chose de différent des autres mégapoles asiatiques que nous connaissons. On s’affère le matin à trouver le point de départ des minibus qui nous mèneront à la station de bus principale en dehors de la ville. Et ce n’est pas gagné ! Oui, première grosse claque, ici ils ne bitent pas un mot d’anglais et nous ben… on ne bite pas un mot de birman. Ça donne lieu à des situations assez cocasses, car Flo ne se laisse jamais démonter. Exemple de conversation entre Flo et un gentil monsieur voulant aider (cette conversation a été traduite pour le bien de tous) :
Flo : Bonjour, vous savez si les minibus d’ici vont bien à la station centrale ? Gentil monsieur voulant aider : Oui, oké ! Flo : Et vous savez tout les combien de temps il passe ? Gentil monsieur voulant aider : Oké, oké ! Anaïs : Flo, il ne parle pas anglais… Flo : Il passe toutes les heures, toutes les deux heures ? Pour ce soir c’est bon ? Gentil monsieur voulant aider : Oui, oké ! Flo : Sinon, on passe ce soir, on se fait une bouffe ? Gentil monsieur voulant aider : Oké, oké !
On part donc du postulat que ca sera « oké », mais on prévoira quand même un peu de marge. On se laisse déambuler dans les rues de downtown, plutôt surprenantes par leur taille et nous imprégnons de cette toute nouvelle atmosphère. Le gros problème de Yangon, c’est sa démesure. Pour vous donner une idée, la ville fait quasiment six fois la taille de Paris. Il est donc très compliqué de la visiter à pied, qui plus est en une journée. Donc taxi oblige… tout ce qu’on déteste.
On visite notre première pagode appelée : Chauzkhtakyi pagoda (à vos souhaits). Elle abrite un des plus grands Buddha couchés du pays. Ca n’avait pas beaucoup de charme, mais c’est quand même assez impressionnant. On connaît ensuite notre première pluie de mousson (#WoopWoop). C’est la fin de la saison des pluies au Myanmar, on espérait passer entre les gouttes, c’est raté.
S’il y a un lieu à visiter à Yangon, il s’agit de la Shwedagon pagoda. Ce temple est incroyablement beau et l’atmosphère qui y règne avec tous ces fidèles est géniale. On vous épargne les détails de la visite, mais vraiment on recommande.

Aparté cuteness Anaïs : j’ai vécu un moment ultra trognon à la Shwedagon pagoda. J’étais assise sur l’immense escalier de la pagode en attendant Flo quand un petit bout de chou d’à peine 2 ans m’a remarqué. Il était en train de manger ses chips (enfin leur équivalent). Voyant que j’étais seule, il s’est assis à côté de moi et a partagé une énorme poignée de ses chips avec moi. Bon voilà, le moment gnangnan s’est arrêté quand Flo est arrivé, que le gamin a pris peur et qu’il s’est enfuit voir sa mère.

A la découverte de la mousson Direction l’hôtel pour récupérer nos affaires et prendre notre minibus. C’est forcément à ce moment là que le petit Jésus de la Mousson s’est dit qu’il était temps de nous baptiser. On se prend une première saucée (oui, car il y en aura une autre) pour sauter dans un taxi avec nos affaires.
On se fait larguer au point repéré le matin même, mais le déluge redouble d’intensité. Et là, aucun minibus ne veut nous prendre. En l’espace deux minutes, on est complètement trempés (chaussures & chaussettes comprises après avoir marché dans une flaque de 10cm de hauteur). Et là, gros fou-rire nerveux d’Anaïs. Impossible de s’arrêter, surtout en voyant Flo courir partout pour trouver un bus. Et comme d’habitude, il y est parvenu.
On prendra finalement un bus de ville. Les femmes du bus n’ont pas eu l’air de beaucoup apprécier Anaïs. C’est ce qu’on en a déduit après que 4 femmes d’affilé assises à sa droite aient changé de place et que la vieille dame assise à sa gauche crachait à ses pieds (j’ai vérifié, je puais même pas).
A ce moment là, on se dit « qu’est-ce qu’on fout là, alors qu’on pourrait être tranquille Emile dans notre appart vue Tour Eiffel devant la téloche en mangeant un bon morceau de morbier ?! ». C’est le paradoxe du voyageur, c’est exactement pour ça qu’on voyage. On se marrait, mais on avait surtout aussi très peur, car on savait que 8h de bus nous attendait. Et ici le bus même si c’est très confort c’est 9° pour tout le monde., pas un de plus. Finalement, nos sacs n’ont pas (trop) pris l’eau et heureusement vue la nuit polaire que l’on passera dans le bus.
Infos Pratiques
Trajet aéroport Yangon/Downtown : 6000 Kyatts (4€). Durée : 20mn (sans bouchons le soir) Entrée Shewdagon Pagoda : 8000 Kyatts (6€) Yangon – Agga Bed & Breakfast: 29750 Kyatts (21€) la nuit. Pas terrible du tout.
A suivre, Mandalay et sa région
*** Update : je vous mets le lien vers la vidéo qui retrace ce voyage en 3mn, enjoy ! www.facebook.com/...os/1334432063254398/
Nous sommes actuellement en tour du monde et venons de quitter le Myanmar il y a tout juste une semaine. Nous avons vraiment aimé ce pays et souhaitons partager cela avec vous :)
En espérant que : - ces infos puissent servir à d'autres pour organiser leur voyage - les photos vous plairont - cela vous fasse un peu sourire
Le contexte : - Du 24 septembre au 16 octobre 2016 - En couple - 2ème destination d'un tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent :) - Notre blog si par hasard notre style vous plait : www.lesgrossacs.com
Sommaire du carnet : - Yangon - Mandalay, Amarapura, Inwa - Bagan <3 - Trek de Kalaw au Lac Inle - Le Lac Inle - Moulmein & Hpa An - Le bilan (en chiffre et en lettres) - La vidéo - Vos critiques et insultes :D
Allez c'est parti avec la 1ère partie sur Yangon (pour info, nous venions du Sri Lanka). Bon c'est pas l'endroit que nous avons préféré et surtout on ne s'y est pas trop attardé donc ça ne sera pas la partie la plus intéressante :p
A la découverte de Yangon Dimanche 25 septembre. Grosse journée en perspective, car nous avons décidé de partir le soir même pour Mandalay, au centre du pays. Nous ne sommes pas trop grandes villes, et préférons ne pas nous attarder à Yangon.
Malgré tout, on commence à ressentir un petit dépaysement, cette « capitale » (qui n’en est plus une) a un petit quelque chose de différent des autres mégapoles asiatiques que nous connaissons. On s’affère le matin à trouver le point de départ des minibus qui nous mèneront à la station de bus principale en dehors de la ville. Et ce n’est pas gagné ! Oui, première grosse claque, ici ils ne bitent pas un mot d’anglais et nous ben… on ne bite pas un mot de birman. Ça donne lieu à des situations assez cocasses, car Flo ne se laisse jamais démonter. Exemple de conversation entre Flo et un gentil monsieur voulant aider (cette conversation a été traduite pour le bien de tous) :
Flo : Bonjour, vous savez si les minibus d’ici vont bien à la station centrale ? Gentil monsieur voulant aider : Oui, oké ! Flo : Et vous savez tout les combien de temps il passe ? Gentil monsieur voulant aider : Oké, oké ! Anaïs : Flo, il ne parle pas anglais… Flo : Il passe toutes les heures, toutes les deux heures ? Pour ce soir c’est bon ? Gentil monsieur voulant aider : Oui, oké ! Flo : Sinon, on passe ce soir, on se fait une bouffe ? Gentil monsieur voulant aider : Oké, oké !
On part donc du postulat que ca sera « oké », mais on prévoira quand même un peu de marge. On se laisse déambuler dans les rues de downtown, plutôt surprenantes par leur taille et nous imprégnons de cette toute nouvelle atmosphère. Le gros problème de Yangon, c’est sa démesure. Pour vous donner une idée, la ville fait quasiment six fois la taille de Paris. Il est donc très compliqué de la visiter à pied, qui plus est en une journée. Donc taxi oblige… tout ce qu’on déteste.
On visite notre première pagode appelée : Chauzkhtakyi pagoda (à vos souhaits). Elle abrite un des plus grands Buddha couchés du pays. Ca n’avait pas beaucoup de charme, mais c’est quand même assez impressionnant. On connaît ensuite notre première pluie de mousson (#WoopWoop). C’est la fin de la saison des pluies au Myanmar, on espérait passer entre les gouttes, c’est raté.S’il y a un lieu à visiter à Yangon, il s’agit de la Shwedagon pagoda. Ce temple est incroyablement beau et l’atmosphère qui y règne avec tous ces fidèles est géniale. On vous épargne les détails de la visite, mais vraiment on recommande.

Aparté cuteness Anaïs : j’ai vécu un moment ultra trognon à la Shwedagon pagoda. J’étais assise sur l’immense escalier de la pagode en attendant Flo quand un petit bout de chou d’à peine 2 ans m’a remarqué. Il était en train de manger ses chips (enfin leur équivalent). Voyant que j’étais seule, il s’est assis à côté de moi et a partagé une énorme poignée de ses chips avec moi. Bon voilà, le moment gnangnan s’est arrêté quand Flo est arrivé, que le gamin a pris peur et qu’il s’est enfuit voir sa mère.

A la découverte de la mousson Direction l’hôtel pour récupérer nos affaires et prendre notre minibus. C’est forcément à ce moment là que le petit Jésus de la Mousson s’est dit qu’il était temps de nous baptiser. On se prend une première saucée (oui, car il y en aura une autre) pour sauter dans un taxi avec nos affaires.
On se fait larguer au point repéré le matin même, mais le déluge redouble d’intensité. Et là, aucun minibus ne veut nous prendre. En l’espace deux minutes, on est complètement trempés (chaussures & chaussettes comprises après avoir marché dans une flaque de 10cm de hauteur). Et là, gros fou-rire nerveux d’Anaïs. Impossible de s’arrêter, surtout en voyant Flo courir partout pour trouver un bus. Et comme d’habitude, il y est parvenu.
On prendra finalement un bus de ville. Les femmes du bus n’ont pas eu l’air de beaucoup apprécier Anaïs. C’est ce qu’on en a déduit après que 4 femmes d’affilé assises à sa droite aient changé de place et que la vieille dame assise à sa gauche crachait à ses pieds (j’ai vérifié, je puais même pas).
A ce moment là, on se dit « qu’est-ce qu’on fout là, alors qu’on pourrait être tranquille Emile dans notre appart vue Tour Eiffel devant la téloche en mangeant un bon morceau de morbier ?! ». C’est le paradoxe du voyageur, c’est exactement pour ça qu’on voyage. On se marrait, mais on avait surtout aussi très peur, car on savait que 8h de bus nous attendait. Et ici le bus même si c’est très confort c’est 9° pour tout le monde., pas un de plus. Finalement, nos sacs n’ont pas (trop) pris l’eau et heureusement vue la nuit polaire que l’on passera dans le bus.
Infos Pratiques
Trajet aéroport Yangon/Downtown : 6000 Kyatts (4€). Durée : 20mn (sans bouchons le soir) Entrée Shewdagon Pagoda : 8000 Kyatts (6€) Yangon – Agga Bed & Breakfast: 29750 Kyatts (21€) la nuit. Pas terrible du tout.
A suivre, Mandalay et sa région
*** Update : je vous mets le lien vers la vidéo qui retrace ce voyage en 3mn, enjoy ! www.facebook.com/...os/1334432063254398/
Brésil (Rio, Pantanal et Iguaçu) - Août 2015 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
2 semaines au Brésil, c’est très court. Une ineptie. Sauf à limiter drastiquement ses ambitions. Nous avons privilégié la Nature : Pantanal et Iguaçu. Et quelques jours avant et après à Rio. C’est tout. Du coup, malgré plusieurs vols intérieurs, nous n’avons pas eu l’impression de courir ou de bâcler. Mais nous repartons avec une toute petite vision du Brésil. On en est bien conscient.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 21 Août – Vol Air France : Paris CDG / Rio de Janeiro Sam – Arrivée du vol à 5h30 – 3 nuits à Rio (Catete) Dim – RIO – Corcovado … Lun – RIO – Quartier historique … Mar – Vols TAM Rio / Brasilia / Cuiabà – Arrivée à Cuiabà à midi – Programme de 7 jours dans le PANTANAL (détaillé plus bas) - 6 nuits dans le Pantanal Mer – PANTANAL Jeu – PANTANAL Ven – PANTANAL Sam – PANTANAL Dim – PANTANAL Lun – PANTANAL – Retour Cuiabà - 1 nuit à Cuiabà Mar – Vols TAM Cuiabà / Sao Paulo / Foz do Iguaçu – Arrivée à 11h – IGUAÇU : Chutes côté brésilien – 3 nuits dans le PN Mer – IGUAZU : Chutes côté argentin Jeu – IGUAÇU : Parc des Oiseaux Ven – Vol TAM Foz de Iguaçu / Rio – Arrivée à 12h40 – 2 nuits à Rio (Copacabana) Sam – RIO – Pain de sucre … Dim 6 Sept – RIO - Vol Air France : Rio / Paris - Départ différé (à notre plus grande joie) à 19h05
BUDGET : Cours du Real : 1 R$ = 0,25 € environ
Dépenses préalables : Vol régulier sur Air France : 938 € l’AR/p 5 Vols TAM (via VoyagesSncf.com) : 514 € au total Prestation Pantanal Pascal Crépin : 3 340 €
Dépenses sur place : Retraits cash ATM : 2 X 1 000 R$ à l’aéroport. Ca nous a suffi, la CB est bien acceptée. Hébergements (hors Pantanal) : 1 670 € - Paiement par CB et Amex. Extras Pantanal (boissons et pourboires) : 270 € Autres : (repas, transports, entrées des sites) : 585 €
Budget total tout compris : > 7 000 € Nous avons fait des choix très onéreux (long séjour dans le Pantanal et hôtel Das Cataratas en particulier). Ce budget n’est pas représentatif même si le Brésil est un pays cher.
GUIDES : Guide Gallimard – Cartoville Rio de Janeiro. Utile pour préparer les visites et choisir un hôtel à l’emplacement judicieux. Guide du Routard 2015
TRANSPORTS :
1 – Vols TAM Tous réservés sur VoyageSncf.com. Aucune annulation, aucun retard, aucun souci, les bagages ont toujours bien suivi jusqu’à la destination finale. La compagnie semble tout à fait fiable. Je m’attendais à de petits coucous alors que ce furent des A320, quasiment pleins à chaque fois. L’enregistrement se fait par compagnie (TAM, GOL ou AZUL), en continu. Pour le vol Iguaçu-Rio, nous étions à l’aéroport en avance et avons pu embarquer sur le vol précédent. Chouette ! 2 heures de gagnées à Rio plutôt que d’attendre bêtement à l’aéroport !
A Rio, il y a 2 aéroports. L’aéroport Santos Dumont est bien plus près du centre. Ca a joué dans notre choix des vols intérieurs. Transfert en taxi jaune (yellow cab) avec compteur (non prépayé) : - Aéroport International - Catete : 70 R$ - Catete - Santos Dumont : 24 R$ - Aéroport International – Copacabana : 66 R$ (avec un énorme embouteillage)
A Iguaçu, il y a des bus locaux qui déposent au centre de Foz do Iguaçu ou à l’entrée du Parc National. Ils partent du même arrêt, en alternance. Pour les trouver : sortir de l’aéroport, descendre la rampe vers tous les bus (touristiques). Sur ce même trottoir, à gauche, tout au bout un panneau bleu "ônibus coletivo". Vous y êtes. Ensuite, vérifiez juste que celui qui arrive va bien dans le sens où vous voulez. Pour aller jusqu’au Visitor Center du parc : 3 R$/p En taxi : entrée du Parc – Aéroport : 15 R$
2 – Transports publics à Rio Bus urbain : 3,40 R$ Un tourniquet à l’avant du bus permet de contrôler les entrées. Aucun doute, c’est super efficace. Mais c’est ultra lent et ultra chiant. Il faut pousser comme un âne pour l’actionner et pour peu qu’on ait un gros sac (ou un gros c.. !), ça devient une vraie galère. Rio est une ville facile, où l’on se repère vite. On prenait les bus en se fiant uniquement à leur destination finale affichée en haut du pare-brise. Ca nous permettait de nous rapprocher et on terminait à pied. Il y en a beaucoup. Notamment dans l’avenue Nossa Senhora de Copacabana (la rue parallèle à l’avenue Atlantica qui longe la plage). Leur circuit est (parfois) grossièrement décrit aux arrêts de bus. Le 511 et le 512 (au moins !) desservent le pain de sucre (Pao de Açucar) Métro : 3,70 R$ - Attention à la clim’. Couvrez-vous. Taxi : pas pris sauf pour ou depuis l’aéroport. Vélo : on peut en louer très facilement. On n’a pas fait, je le regrette. C’est un bon moyen surtout pour la région des plages.
HEBERGEMENTS : J’ai réservé longtemps à l’avance les hôtels (hors Taina) sur Booking.com sans acompte et sans surprise au moment de la note (paiement par Amex).
Rio (Catete) – Hotel 1900 279 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus. Bien situé au cœur de Catete, proche du métro Largo do Machado et de bus allant vers le Corcovado. Chambre minuscule et petit déj servi dans une salle un peu tristounette. Les avantages compensent les inconvénients …
Rio (Copacabana) – Rio Othon Palace 648 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus. Très bien situé à Copacabana, poste 5, assez proche d’Ipanema. Très belle vue du toit terrasse au 30ème. Nous avons choisi une chambre avec vue frontale sur la mer. C’est vraiment chouette. Ca reste une usine à touristes, très impersonnelle, sans aucun charme. La quantité du petit-déj ne compense pas le manque de qualité … Pas vraiment sûre de vouloir le conseiller.
Chutes d’Iguaçu – Hotel Das Cataratas 1 204 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus. Cet hôtel mythique est situé dans le Parc National, face aux Chutes. On paye cette exclusivité. Cela dit, c’est à la hauteur. Absolument rien à redire. Une grosse folie certes mais qui laisse de grands souvenirs. Nous avions choisi une chambre côté forêt. C’est déjà superbe. C’est un magnifique bâtiment, très bien entretenu, ultra propre, tout confort. Avec un accueil très courtois (ça c’est bien le moins !) mais également très chaleureux (ça c’est moins évident dans ce genre d’établissement). Un inconvénient : on est un peu captif pour les repas et les prix sont prohibitifs. La caïpirinha est à 26 R$ (contre 10 dans le Pantanal …) et bien moins bonne. Nous avons testé le diner-buffet au bord de la piscine. C’est évidemment superbe mais pour le prix (129 R$ ht/p), j’attendais une meilleure qualité. Il faut donc anticiper et prévoir de diner ailleurs (au restaurant de Porto Canoas (buffet à 58 R$) situé au bout de la rando des Chutes ou à l’extérieur du parc). Des navettes gratuites tournent entre l’hôtel et la porte du parc (15 minutes de route) toutes les ½ heures, 24h/24. Bien sûr, on ne paye l’entrée du parc qu’une seule fois. Après, pour y entrer et en sortir, on utilise ces navettes en montrant la carte de l’hôtel en guise de pass. Simple et bien organisé.
Cuiabà – Hotel Taina 219 R$ / nuit ttc – Petit déj ? Hôtel fonctionnel juste en face de l’aéroport. Service de navette gratuite 24/24 sur demande pour vous déposer à l’aéroport en 3 minutes. Pizzeria à 100 mètres. Au bord de la grande route. Bon … On a connu mieux mais pas trop le choix. Bon plan pour une nuit étape. Nous avions notre vol à 3h45 du matin !...
REPAS :
Je vais être honnête, je préfère de loin la cuisine asiatique que je trouve plus délicate, plus parfumée et moins roborative … Mais reconnaissons que la viande est délicieuse et divinement grillée. Nous qui ne sommes vraiment pas très carnivores, je dois dire qu’ici on s’est régalé !!!
Ne ratez pas le pão de queijo, ces petits choux au fromage. Souvent servis sur les buffets du petit déj. C’est sympa. Essayez aussi le manioc, la banane frite, la patate douce, la cassave, la farine de banane … Vous en trouverez parfois à côté du traditionnel riz blanc et haricots rouges.
Le service (10%) n’est jamais compris.
Quelques bonnes adresses à Rio : Toutes les 3 sont dans le GdR.
Churrascaria Porcão Av. Infante Dom Henrique – Sur la plage de Flamengo, tout au bout (au sud). www.porcao.com.br/...rio%C2%B4s/#o-porcao Rodizio. C'est-à-dire un buffet (immense !) de salades, crudités, crustacés … et de la viande grillée servie à volonté à table. Des serveurs passent et vous proposent chacun leur viande grillée (plus ou moins noble) sur de grandes épées tout juste sorties du bbq. Des petites saucisses, du poulet, du filet de bœuf … Vous dites oui si ça vous tente ; le serveur vous coupe alors de très fines tranches dans votre assiette, vous pouvez même choisir là où vous voulez qu’il coupe, selon la cuisson. Les tranches sont si fines qu’on peut goûter différentes viandes. Et y revenir encore et encore. C’est très connu et très couru. Nous y sommes allés sans réservation un peu avant midi et nous avons eu la chance d’avoir une table près d’une fenêtre et de profiter de la magnifique vue sur le pain de sucre. C’est une très belle expérience. Et le buffet ici est impressionnant de qualité, variété et fraîcheur. Le rodizio est à 116R$ ht (hors boissons et hors desserts –mais personne ne prend de dessert car on n’a plus faim- !). La caïpirinha est à 23R$ ht. 306 R$ tc au total pour nous 2. C’est un peu cher mais vraiment ça les vaut. Je recommande très vivement.
Boteco Belmonte Rua Domingos Ferreira, 242 - Copacabana Restaurant animé, chaleureux, cadre sympa, très brésilien. Un poil bruyant mais on passe un très bon moment. Excellent plat de viande. Notamment la picanha à 112 R$ ht (pour 2)
Adega Flor de Coimbra Rua Teotonio Regadas, 34 – Au pied du fameux escalier Selarón. Dans un décor très sympa, délicieuse morue (bacalhau) à la portugaise. 176 R$ tc pour nous 2 avec 2 bières.
La bière (Bohemia, Brahma) est douce. Servie toujours très froide. Parfois même dans des verres glacés.
Un petit mot sur la caïpirinha : On en trouve partout, de 5-8R$ sur l’extrême Est d’Ipanema, 10-12 sur Copa, 10 dans la Pantanal, à plus de 25 dans les restau un peu chics … Et ce ne sont pas les plus chères les meilleures, loin de là. Le problème, c’est qu’une fois qu’on y a goûté, on y revient … souvent …
RIO : Visite de Rio en 2 temps, 3 jours à notre arrivée et 2 jours avant notre départ. Ca m’a paru suffisant pour voir l’essentiel et avoir déjà une belle idée de Rio et de son ambiance si particulière. Les points de vue : Corcovado et Pain de Sucre. Incontournables … Nous sommes montés au Pain de Sucre malgré un temps très couvert et menaçant. Le Corcovado n’apparaissait qu’occasionnellement quand les nuages étaient déchirés par le vent. Pour autant, nous n’avons pas regretté car, malgré cette vue tronquée, ça reste une belle expérience. Ce sont bien sûr de ces 2 points de vue que l’on comprend le mieux la structure géographique et le clivage architectural de Rio. Par choix, nous avons limité notre expérience des favelas à ces vues d’ensemble. Nous nous sommes rendus à ces 2 points de vue en début de matinée (vers 9h). A cette époque de l’année, nous n’avons pas eu à attendre. Ca s’est fait tout seul. Du monde quand même ... aux 2. Le quartier historique : Quelques belles maisons coloniales aux façades colorées et aux balcons de fer forgé. Un peu toutes décrépies malheureusement. Rio n’est pas une ville riche, loin s’en faut. Quelques rues piétonnes agréables. Le fameux escalier Selarón, plus original que vraiment beau. Ne ratez pas l’extraordinaire bibliothèque Real Gabinete Português de Leitura, rua Luis de Camöes, 30. Les églises baroques sont chargées, très chargées … Le jardin botanique : 9R$ Très agréable, bien entretenu mais là encore on sent le manque de moyens. Ca reste un bel intermède. Les plages : Nous avons vu Copacabana noire de monde le dimanche de notre arrivée et déserte 2 semaines plus tard, un jour de pluie. Le contraste est saisissant. Nous avons parcouru à pied les 2 grandes baies de bout en bout, de Leme à Leblon via Copacabana et Ipanema. Il faut les voir pour donner vie aux cartes postales qu’on a tous vues, c’est mythique. Les trottoirs de mosaïques noires et blanches participent également largement au mythe. Ambiance festive, sportive et … fessue. C’est un bon endroit pour louer un vélo et s’enfoncer un peu dans les rues à l’arrière de la plage. Quelques beaux quartiers à Ipanema. La feira hippie est un marché artisanal touristique mais sympa qui se tient tous les dimanches sur la praça General Osario, au début (à l’Est) de la plage d’Ipanema. Métro. La plage de Flamengo est de très loin ma préférée. Ici, les immeubles sont cachés par un grand parc verdoyant. Vous la verrez si vous allez à la churrascaria Porcão.
Jamais nous ne nous sommes sentis en insécurité. Cela dit, nous n’avions rien sur nous pour tenter le moindre filou. Et, fidèles à nos habitudes en voyage, nous étions sous la couette dès 21h. On ne peut donc pas parler de l’ambiance ou des risques de Rio la nuit.
Attention, aucun wc publics …
LE PANTANAL : Le Pantanal est une grande région marécageuse au sud de l’Amazonie. Son intérêt est d’avoir une végétation moins haute et moins dense qu’en Amazonie qui permet une observation plus aisée des oiseaux. Fin août c’est la période de vidage (entre les pluies et la saison sèche). Elle porte bien son nom, c’est le moment où les marais s’assèchent pour ne laisser que quelques mares plus ou moins grandes. Il fait chaud, nous avons eu jusque 40°. Notre but était donc de découvrir cette région particulière, ses oiseaux et, peut-être, avec un peu de chance d’y voir un jaguar puisque nous étions dans la bonne période. Philippe s’adresse à Pascal Crépin (coordonnées par MP sur demande), un Français installé là-bas, avec une super réputation. Il nous propose rapidement un programme. Après quelques petits ajustements par mail pour coller à nos impératifs de vols et à nos souhaits (notamment pouvoir faire du cheval), nous bouclons. Nous allons parcourir la Transpantaneira, de bout en bout, de Poconé jusqu’à Porto Jofre.
J1 – Accueil aéroport à Cuiabà – Entrée dans le Pantanal - Nuit à la Pousada Piuval J2 – Nuit à l’Araras Ecolodge J3 – Nuit à l’Araras Ecolodge J4 – Nuit à Porto Jofre sur le bateau-hôtel Jacaré sur le Rio Cuiabà J5 – Nuit à Porto Jofre sur le bateau-hôtel Jacaré sur le Rio Cuiabà J6 – Remontée de la Transpantaneira – Nuit à la Fazenda Pouso Alegre J7 – Sortie du Parc National – (Nuit à Cuiabà – non icluse dans le coût)
Bien sûr, le programme que nous avons reçu détaille par le menu toutes les activités prévues. 3 340 € pour ce programme pour nous 2. Nous serons accompagnés de bout en bout par Yoann, dans son 4X4.
Les activités : Le but est donc de débusquer principalement des oiseaux mais aussi des mammifères (attention, on n’est pas en Afrique …) dans un paysage varié de savanes, de marais, de rivières et ce, par tous les moyens. Sorties en matinal, en journée, en nocturne, à pied, en 4X4, à cheval, en canoë, en bateau à moteur. Nous découvrons ainsi dans différents environnements, des dizaines d’espèces d’oiseaux ainsi que quelques surprenants mammifères comme le fourmilier géant, le tapir, le capivara, l’agouti et bien-sûr le jaguar. N’oublions pas les caïmans mais là, inutile de les chercher, il y en avait partout ! La tête d’affiche chez les oiseaux est le magnifique ara hyacinthe, le plus grand des aras, tout bleu. Nous avons été gâtés, nous en avons vu très souvent et de très près.
A la poursuite du jaguar : C’est à Porto Jofre que nous espérions le voir, lors de nos sorties en bateau, sur la rivière Cuiabá et ses affluents. 3 longues sorties étaient prévues pour multiplier les chances de le trouver. Nous avons eu la chance de voir un jaguar à chacune d’elle ! Nous sommes tranquilles sur le petit bateau, juste nous 4 : Bouyou, le chauffeur, Yoann et nous 2. Au-delà du jaguar qui est le but ultime de ces sorties, les balades sont en elles-mêmes très agréables. C’est paisible, dans une nature évidemment très préservée, à la végétation luxuriante, avec des décors beaucoup plus variés qu’on ne l’imagine. Un moment rare, unique. Le jaguar, c’est juste la cerise sur le gâteau ! Pause pipi à la demande quand le chauffeur trouve un endroit adapté (i.e. sans risque de jaguar). Lors de la 1ère sortie, Bouyou amarre sur une petite île de rêve. Sable doré ultra fin, jacinthes d’eau, végétation fleurie … bref, un paradis. Je m’éloigne un peu et je m’aperçois, en pleine action, qu’un caïman est en train de me mater les fesses à quelques pas … Heureusement, je n’ai pas eu l’air d’être à son goût ! En fait, et nous le savions déjà d’expérience, les caïmans sont nombreux (très nombreux) mais pas agressifs, bien plus amateurs de poissons que de chair humaine. Mais même le sachant, je vous assure que je n’en menais pas large quand, dans une position bien délicate, je l’ai vu ! La puissance de l’imaginaire ! Et le ridicule de la situation !... Evidemment crème solaire, chapeau, jumelles indispensables. Et appareil photos !
Le guide : Il est évident que la réussite d’une telle expérience dépend de la qualité du guide. Yoann Lebrun (coordonnées par MP sur demande), Français, 32 ans, est un passionné d’oiseaux et du Pantanal. Il a su, grâce à son enthousiasme, à ses compétences, à sa patience et à son sens de la pédagogie nous transmettre sa passion. Avec lui, c’est très vite devenu un plaisir que de débusquer, reconnaitre, admirer et photographier ces magnifiques oiseaux, du plus petit (le colibri) au plus gros (la cigogne Jabiru) ! Très attentif et très attentionné, il a beaucoup apporté à ce voyage. Tout en finesse, il a su également adapter les sorties pour qu’elles collent parfaitement à ce qu’il avait senti nous plaire le plus. Remarquable ! La présence d’un guide pendant une semaine à nos côtés nous inquiétait franchement. D’autant qu’avec l’âge et l’expérience des voyages seuls, on a vraiment pris l’habitude, soyons clairs, de ne pas se laisser emmerder. Yoann partait avec un gros handicap. Mais … il ne le savait pas ! Finalement, dès le premier contact, le courant est passé. Pas une seule minute, sa présence n’a été pesante. Et il a su transformer cette semaine en pleine nature en une expérience riche, unique et inoubliable. Ce ne fut que du bonheur ! Et aujourd’hui, je ne peux plus voir un oiseau sans penser à lui.
L’hébergement : Piuval : très bien, tant pour la chambre que pour les repas. Araras Ecolodge : superbe ! A tout point de vue. Notre étape préférée. 2 magnifiques parcours dans la forêt, sur des planches surélevées, pour permettre une balade à pied même en saison des pluies. 2 grands belvédères permettent d’admirer un panorama grandiose et d’observer les oiseaux par au-dessus ! Que de temps nous y avons passé ! J'aurais passé volontiers une journée de plus dans ce lodge très agréable et magnifiquement situé. Il y a de quoi faire ! Bateau-hôtel Jacaré : pour permettre d’être au plus près du jaguar et puisque les hôtels sont interdits, les bateaux-hôtels ont fleuri sur les rives. Il ne s’agit pas de croisière, juste du lieu d’hébergement. Et de là, on part en petit bateau rapide à moteur sillonner la rivière Cuiabá et ses affluents pour essayer de dénicher un jaguar. Certes, les cabines sont bien petites mais elles sont claires, fonctionnelles, agréables. Le salon/restau est très agréable et compense la petitesse des chambres. La qualité des repas est remarquable alors que nous étions bien peu nombreux, 8 au total sur ce grand bateau-hôtel. Le cuisinier a fait des prouesses. C'est ici que nous avons fait nos meilleurs repas ! Et les caïpirinhas sont vraiment délicieuses (10R$) ! Fazenda Pouso Alegre : bof, bof … spartiate et repas nettement moins bons. A choisir, on aurait préféré retourner à l’Araras Ecolodge, tout proche … Mais ce n’est pas le même prix.
Partout l'accueil fut très cordial. Avec encore un petit plus pour l'Araras Ecolodge où c’est particulièrement chaleureux. J'ai également beaucoup apprécié l'habitude généralisée de laisser les clients noter leurs consommations eux-mêmes. Voilà une preuve de confiance bien agréable. Et ici, pas de taxe de service. La caïpirinha est à 10 R$ tc. Les cannettes de coca à 5. Partout, y compris sur le bateau-hôtel, les repas sont servis en buffet. C’est très agréable.
Conseils pratiques : Prévoyez de l’argent liquide (les CB ne sont pas acceptées), des jumelles, de la crème solaire, de l’anti-moustique LOCAL, des chemises manches longues. Les moustiques et le soleil sont violents. Petite mise en garde : ne vous trompez pas de safari. Ici, ce sont principalement les oiseaux qui sont à l’honneur.
LES CHUTES D’IGUAÇU : Iguaçu en brésilien, Iguazu en argentin, Iguassu en anglais. De l’aéroport, nous prenons un bus local qui nous amène à l’entrée du Parc (Visitor Center). J’ai décrit dans le § Vols TAM où le trouver. Nous achetons notre entrée (53 R$/p) puis nous prenons la navette du parc* qui, après 4 arrêts, nous débarque devant l’hôtel Das Cataratas. Early check-in possible et gratuit, tant mieux ! On s’installe, on s’émerveille et on file vers les Chutes. Le sentier des Chutes démarre juste en face de l’hôtel. Que dire des Chutes ? Il faut les voir pour en comprendre la magie. Côté brésilien : La toute 1ère vue que nous en avons eue, au début du sentier, nous a dépités. C’est tout ?... Ben non, justement, ce n’est pas tout. La balade fait découvrir des points de vue et des cascades de plus en plus belles, de plus en plus grandes. Petit tour sur la passerelle pour faire face et défier la Gorge du Diable. C’est elle qui gagne, on ressort trempés ! On grimpe ensuite par un ascenseur jusqu’au belvédère. De là, on domine la Gorge du Diable et on aperçoit, juste de l’autre côté de la Chute, le drapeau argentin flotter sur une plateforme noire de monde. On devine déjà que de là-bas, la vue est bien différente. La balade de ce côté prend 2-3 heures. En flânant bien. Nous avons refait cette balade un matin tôt, nous avons été récompensé par un soleil levant splendide et un arc en ciel à 180° ! Un spectacle fabuleux ! Côté argentin : Juste après le petit déj, nous filons jusqu’au Visitor Center (par la navette gratuite de l’hôtel). Il est presque 9h, les touristes commencent à arriver. Juste sur la gauche, l’arrêt des taxis. Il y en a déjà un qui attend. On se renseigne : il nous annonce 100-110 R$ avec le compteur. De fait, sa prévision s’avère exact, nous mettrons 20 min pour arriver au parc argentin et nous paierons 110 R$. Nickel ! Passage de la frontière rapide et sans problème. Mauvaise surprise : contrairement à ce qu’on m’avait dit, on ne peut payer les entrées du parc qu’en pesos argentins. Ni Real, ni CB. Je change 50 € qui vont couvrir les entrées (260 pesos /p). Le parc est très organisé. Un plan et de nombreux panneaux permettent de se repérer facilement. Nous décidons de parcourir les 3 sentiers principaux (celui de l’ile San Martin était fermé) : le sentier supérieur, le sentier des Gorges du Diable (qui se termine sur la fameuse plateforme que l’on voit du Brésil), le sentier inférieur. C’est absolument magnifique. D’abord le parc en lui-même est bien entretenu, propre, dans une belle forêt. Et les vues sur les Chutes sont plus spectaculaires. On y passe facilement la journée. Surtout si vous voulez ajouter un tour en bateau (que nous n’avons pas fait). Si vous n’avez du temps que pour un seul côté, alors, sans hésitation, choisissez le côté argentin. Retour facile. A la sortie du Visitor Center, des taxis attendent. Ceux pour le Brésil sont sur la gauche en sortant. Ils tentent 150 R$ … ben non, c’est 110 R$ … ok. Cool. N’oubliez pas votre passeport. Le Parc aux Oiseaux : Il se situe en dehors du parc (brésilien), à 100 mètres du Visitor Center sur la route principale. 32 R$/p. On y a passé 6 heures ! c’est dire si ça nous a plu ! Oui c’est sûr, nous étions conditionnés par notre séjour dans le Pantanal et heureux de retrouver ici certains amis. L’intérêt ce sont les 2 gigantesques volières dans lesquelles on entre. L’une est consacrée au Pantanal, forcément, nous on l’a trouvée un peu minable (une quinzaine d’espèces ici alors que nous en avions vu plus de 60 in situ). L’autre est consacrée aux perroquets. Celle-ci est fabuleuse, magique. Des centaines de perroquets aux couleurs vives et variées vivent, volent et sifflent au dessus de nos têtes. C’est l’occasion de voir de très très près de très nombreuses espèces même si certaines volières (celles des aigles notamment) sont bien insuffisantes par rapport à leurs besoins. Expérience unique et inoubliable
* Ne pas confondre navette de l’hôtel (petits minibus privés de l’hôtel qui tourne entre l’entrée du parc et l’hôtel, dédiés aux seuls clients de l’hôtel) et les navettes du parc (grands bus colorés qui tournent dans le parc entre le Visitor Center et le Restau Porto Canoas en proposant 5 arrêts). Les navettes du parc sont gratuites et accessibles à tous.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Rio : nous louerions des vélos à Copacabana ou Ipanema pour pouvoir davantage vadrouiller et nous retournerions une fois de plus à la churrascaria Porcão. J’en salive encore … Pantanal : une nuit de plus à l’Araras Ecolodge. Iguaçu : aucun changement, même durée, même lieu, on n’a pas regretté d’avoir cassé la tirelire …
DIVERS : L’accueil : vraiment cordial, partout. L’Anglais est souvent parlé et bien parlé, sans répugnance. La carte bancaire : très bien acceptée (y compris l’Amex). Sauf dans le Pantanal. Le climat à cette époque : agréable sur Rio et Iguaçu (18 à 25°C), chaud dans le Pantanal (jusque 40). Vêtements : dans le Pantanal, on s’est beaucoup sali : poussière, transpiration, merde de singe (ça c’était juste pour baptiser Philippe) … Prévoyez des pantalons, des chaussures fermées et des manches longues pour vous protéger à la fois du soleil et des moustiques voraces. L’affluence touristique à cette époque : rien d’insupportable Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : une vraie calamité. Je m’arrache encore la peau ! Notre lotion 5/5 spécial Tropiques les a bien amusés ! Les photos : trop ! Tout s’y prête. Vive le numérique ! Nous rentrons avec plus de 2 000 photos. Reste à les trier ! L'artisanat : rien à notre goût … On rentre avec 2 porte-clés !
On a beaucoup aimé : 🙂 Débusquer et reconnaître les oiseaux dans le Pantanal. Aujourd’hui, je ne regarde plus les mésanges qui se posent sur ma terrasse de la même façon. Avoir la chance de voir le splendide ara hyacinthe et le jaguar. Et tant d’autres … Voir les Chutes sous le soleil avec un arc en ciel de 180° Le Parc aux Oiseaux d’Iguaçu La churrascaria Porcão La caïpirinha
On a moins aimé : 🙁 Les piqûres de moustiques, de tiques et d’autres bestioles "sympathiques" … Les tourniquets des bus à Rio. Véritable engin de torture !
En conclusion : nous avions envie de renouer avec un voyage essentiellement axé sur la Nature. Le Pantanal et Iguaçu ont dépassé nos espérances. Fonds de tiroirs raclés mais images féériques plein la tête.
2 semaines au Brésil, c’est très court. Une ineptie. Sauf à limiter drastiquement ses ambitions. Nous avons privilégié la Nature : Pantanal et Iguaçu. Et quelques jours avant et après à Rio. C’est tout. Du coup, malgré plusieurs vols intérieurs, nous n’avons pas eu l’impression de courir ou de bâcler. Mais nous repartons avec une toute petite vision du Brésil. On en est bien conscient.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 21 Août – Vol Air France : Paris CDG / Rio de Janeiro Sam – Arrivée du vol à 5h30 – 3 nuits à Rio (Catete) Dim – RIO – Corcovado … Lun – RIO – Quartier historique … Mar – Vols TAM Rio / Brasilia / Cuiabà – Arrivée à Cuiabà à midi – Programme de 7 jours dans le PANTANAL (détaillé plus bas) - 6 nuits dans le Pantanal Mer – PANTANAL Jeu – PANTANAL Ven – PANTANAL Sam – PANTANAL Dim – PANTANAL Lun – PANTANAL – Retour Cuiabà - 1 nuit à Cuiabà Mar – Vols TAM Cuiabà / Sao Paulo / Foz do Iguaçu – Arrivée à 11h – IGUAÇU : Chutes côté brésilien – 3 nuits dans le PN Mer – IGUAZU : Chutes côté argentin Jeu – IGUAÇU : Parc des Oiseaux Ven – Vol TAM Foz de Iguaçu / Rio – Arrivée à 12h40 – 2 nuits à Rio (Copacabana) Sam – RIO – Pain de sucre … Dim 6 Sept – RIO - Vol Air France : Rio / Paris - Départ différé (à notre plus grande joie) à 19h05
BUDGET : Cours du Real : 1 R$ = 0,25 € environ
Dépenses préalables : Vol régulier sur Air France : 938 € l’AR/p 5 Vols TAM (via VoyagesSncf.com) : 514 € au total Prestation Pantanal Pascal Crépin : 3 340 €
Dépenses sur place : Retraits cash ATM : 2 X 1 000 R$ à l’aéroport. Ca nous a suffi, la CB est bien acceptée. Hébergements (hors Pantanal) : 1 670 € - Paiement par CB et Amex. Extras Pantanal (boissons et pourboires) : 270 € Autres : (repas, transports, entrées des sites) : 585 €
Budget total tout compris : > 7 000 € Nous avons fait des choix très onéreux (long séjour dans le Pantanal et hôtel Das Cataratas en particulier). Ce budget n’est pas représentatif même si le Brésil est un pays cher.
GUIDES : Guide Gallimard – Cartoville Rio de Janeiro. Utile pour préparer les visites et choisir un hôtel à l’emplacement judicieux. Guide du Routard 2015
TRANSPORTS :
1 – Vols TAM Tous réservés sur VoyageSncf.com. Aucune annulation, aucun retard, aucun souci, les bagages ont toujours bien suivi jusqu’à la destination finale. La compagnie semble tout à fait fiable. Je m’attendais à de petits coucous alors que ce furent des A320, quasiment pleins à chaque fois. L’enregistrement se fait par compagnie (TAM, GOL ou AZUL), en continu. Pour le vol Iguaçu-Rio, nous étions à l’aéroport en avance et avons pu embarquer sur le vol précédent. Chouette ! 2 heures de gagnées à Rio plutôt que d’attendre bêtement à l’aéroport !
A Rio, il y a 2 aéroports. L’aéroport Santos Dumont est bien plus près du centre. Ca a joué dans notre choix des vols intérieurs. Transfert en taxi jaune (yellow cab) avec compteur (non prépayé) : - Aéroport International - Catete : 70 R$ - Catete - Santos Dumont : 24 R$ - Aéroport International – Copacabana : 66 R$ (avec un énorme embouteillage)
A Iguaçu, il y a des bus locaux qui déposent au centre de Foz do Iguaçu ou à l’entrée du Parc National. Ils partent du même arrêt, en alternance. Pour les trouver : sortir de l’aéroport, descendre la rampe vers tous les bus (touristiques). Sur ce même trottoir, à gauche, tout au bout un panneau bleu "ônibus coletivo". Vous y êtes. Ensuite, vérifiez juste que celui qui arrive va bien dans le sens où vous voulez. Pour aller jusqu’au Visitor Center du parc : 3 R$/p En taxi : entrée du Parc – Aéroport : 15 R$
2 – Transports publics à Rio Bus urbain : 3,40 R$ Un tourniquet à l’avant du bus permet de contrôler les entrées. Aucun doute, c’est super efficace. Mais c’est ultra lent et ultra chiant. Il faut pousser comme un âne pour l’actionner et pour peu qu’on ait un gros sac (ou un gros c.. !), ça devient une vraie galère. Rio est une ville facile, où l’on se repère vite. On prenait les bus en se fiant uniquement à leur destination finale affichée en haut du pare-brise. Ca nous permettait de nous rapprocher et on terminait à pied. Il y en a beaucoup. Notamment dans l’avenue Nossa Senhora de Copacabana (la rue parallèle à l’avenue Atlantica qui longe la plage). Leur circuit est (parfois) grossièrement décrit aux arrêts de bus. Le 511 et le 512 (au moins !) desservent le pain de sucre (Pao de Açucar) Métro : 3,70 R$ - Attention à la clim’. Couvrez-vous. Taxi : pas pris sauf pour ou depuis l’aéroport. Vélo : on peut en louer très facilement. On n’a pas fait, je le regrette. C’est un bon moyen surtout pour la région des plages.
HEBERGEMENTS : J’ai réservé longtemps à l’avance les hôtels (hors Taina) sur Booking.com sans acompte et sans surprise au moment de la note (paiement par Amex).
Rio (Catete) – Hotel 1900 279 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus. Bien situé au cœur de Catete, proche du métro Largo do Machado et de bus allant vers le Corcovado. Chambre minuscule et petit déj servi dans une salle un peu tristounette. Les avantages compensent les inconvénients …
Rio (Copacabana) – Rio Othon Palace 648 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus. Très bien situé à Copacabana, poste 5, assez proche d’Ipanema. Très belle vue du toit terrasse au 30ème. Nous avons choisi une chambre avec vue frontale sur la mer. C’est vraiment chouette. Ca reste une usine à touristes, très impersonnelle, sans aucun charme. La quantité du petit-déj ne compense pas le manque de qualité … Pas vraiment sûre de vouloir le conseiller.
Chutes d’Iguaçu – Hotel Das Cataratas 1 204 R$ / nuit ttc via Booking.com – Petit déj buffet inclus. Cet hôtel mythique est situé dans le Parc National, face aux Chutes. On paye cette exclusivité. Cela dit, c’est à la hauteur. Absolument rien à redire. Une grosse folie certes mais qui laisse de grands souvenirs. Nous avions choisi une chambre côté forêt. C’est déjà superbe. C’est un magnifique bâtiment, très bien entretenu, ultra propre, tout confort. Avec un accueil très courtois (ça c’est bien le moins !) mais également très chaleureux (ça c’est moins évident dans ce genre d’établissement). Un inconvénient : on est un peu captif pour les repas et les prix sont prohibitifs. La caïpirinha est à 26 R$ (contre 10 dans le Pantanal …) et bien moins bonne. Nous avons testé le diner-buffet au bord de la piscine. C’est évidemment superbe mais pour le prix (129 R$ ht/p), j’attendais une meilleure qualité. Il faut donc anticiper et prévoir de diner ailleurs (au restaurant de Porto Canoas (buffet à 58 R$) situé au bout de la rando des Chutes ou à l’extérieur du parc). Des navettes gratuites tournent entre l’hôtel et la porte du parc (15 minutes de route) toutes les ½ heures, 24h/24. Bien sûr, on ne paye l’entrée du parc qu’une seule fois. Après, pour y entrer et en sortir, on utilise ces navettes en montrant la carte de l’hôtel en guise de pass. Simple et bien organisé.
Cuiabà – Hotel Taina 219 R$ / nuit ttc – Petit déj ? Hôtel fonctionnel juste en face de l’aéroport. Service de navette gratuite 24/24 sur demande pour vous déposer à l’aéroport en 3 minutes. Pizzeria à 100 mètres. Au bord de la grande route. Bon … On a connu mieux mais pas trop le choix. Bon plan pour une nuit étape. Nous avions notre vol à 3h45 du matin !...
REPAS :
Je vais être honnête, je préfère de loin la cuisine asiatique que je trouve plus délicate, plus parfumée et moins roborative … Mais reconnaissons que la viande est délicieuse et divinement grillée. Nous qui ne sommes vraiment pas très carnivores, je dois dire qu’ici on s’est régalé !!!
Ne ratez pas le pão de queijo, ces petits choux au fromage. Souvent servis sur les buffets du petit déj. C’est sympa. Essayez aussi le manioc, la banane frite, la patate douce, la cassave, la farine de banane … Vous en trouverez parfois à côté du traditionnel riz blanc et haricots rouges.
Le service (10%) n’est jamais compris.
Quelques bonnes adresses à Rio : Toutes les 3 sont dans le GdR.
Churrascaria Porcão Av. Infante Dom Henrique – Sur la plage de Flamengo, tout au bout (au sud). www.porcao.com.br/...rio%C2%B4s/#o-porcao Rodizio. C'est-à-dire un buffet (immense !) de salades, crudités, crustacés … et de la viande grillée servie à volonté à table. Des serveurs passent et vous proposent chacun leur viande grillée (plus ou moins noble) sur de grandes épées tout juste sorties du bbq. Des petites saucisses, du poulet, du filet de bœuf … Vous dites oui si ça vous tente ; le serveur vous coupe alors de très fines tranches dans votre assiette, vous pouvez même choisir là où vous voulez qu’il coupe, selon la cuisson. Les tranches sont si fines qu’on peut goûter différentes viandes. Et y revenir encore et encore. C’est très connu et très couru. Nous y sommes allés sans réservation un peu avant midi et nous avons eu la chance d’avoir une table près d’une fenêtre et de profiter de la magnifique vue sur le pain de sucre. C’est une très belle expérience. Et le buffet ici est impressionnant de qualité, variété et fraîcheur. Le rodizio est à 116R$ ht (hors boissons et hors desserts –mais personne ne prend de dessert car on n’a plus faim- !). La caïpirinha est à 23R$ ht. 306 R$ tc au total pour nous 2. C’est un peu cher mais vraiment ça les vaut. Je recommande très vivement.
Boteco Belmonte Rua Domingos Ferreira, 242 - Copacabana Restaurant animé, chaleureux, cadre sympa, très brésilien. Un poil bruyant mais on passe un très bon moment. Excellent plat de viande. Notamment la picanha à 112 R$ ht (pour 2)
Adega Flor de Coimbra Rua Teotonio Regadas, 34 – Au pied du fameux escalier Selarón. Dans un décor très sympa, délicieuse morue (bacalhau) à la portugaise. 176 R$ tc pour nous 2 avec 2 bières.
La bière (Bohemia, Brahma) est douce. Servie toujours très froide. Parfois même dans des verres glacés.
Un petit mot sur la caïpirinha : On en trouve partout, de 5-8R$ sur l’extrême Est d’Ipanema, 10-12 sur Copa, 10 dans la Pantanal, à plus de 25 dans les restau un peu chics … Et ce ne sont pas les plus chères les meilleures, loin de là. Le problème, c’est qu’une fois qu’on y a goûté, on y revient … souvent …
RIO : Visite de Rio en 2 temps, 3 jours à notre arrivée et 2 jours avant notre départ. Ca m’a paru suffisant pour voir l’essentiel et avoir déjà une belle idée de Rio et de son ambiance si particulière. Les points de vue : Corcovado et Pain de Sucre. Incontournables … Nous sommes montés au Pain de Sucre malgré un temps très couvert et menaçant. Le Corcovado n’apparaissait qu’occasionnellement quand les nuages étaient déchirés par le vent. Pour autant, nous n’avons pas regretté car, malgré cette vue tronquée, ça reste une belle expérience. Ce sont bien sûr de ces 2 points de vue que l’on comprend le mieux la structure géographique et le clivage architectural de Rio. Par choix, nous avons limité notre expérience des favelas à ces vues d’ensemble. Nous nous sommes rendus à ces 2 points de vue en début de matinée (vers 9h). A cette époque de l’année, nous n’avons pas eu à attendre. Ca s’est fait tout seul. Du monde quand même ... aux 2. Le quartier historique : Quelques belles maisons coloniales aux façades colorées et aux balcons de fer forgé. Un peu toutes décrépies malheureusement. Rio n’est pas une ville riche, loin s’en faut. Quelques rues piétonnes agréables. Le fameux escalier Selarón, plus original que vraiment beau. Ne ratez pas l’extraordinaire bibliothèque Real Gabinete Português de Leitura, rua Luis de Camöes, 30. Les églises baroques sont chargées, très chargées … Le jardin botanique : 9R$ Très agréable, bien entretenu mais là encore on sent le manque de moyens. Ca reste un bel intermède. Les plages : Nous avons vu Copacabana noire de monde le dimanche de notre arrivée et déserte 2 semaines plus tard, un jour de pluie. Le contraste est saisissant. Nous avons parcouru à pied les 2 grandes baies de bout en bout, de Leme à Leblon via Copacabana et Ipanema. Il faut les voir pour donner vie aux cartes postales qu’on a tous vues, c’est mythique. Les trottoirs de mosaïques noires et blanches participent également largement au mythe. Ambiance festive, sportive et … fessue. C’est un bon endroit pour louer un vélo et s’enfoncer un peu dans les rues à l’arrière de la plage. Quelques beaux quartiers à Ipanema. La feira hippie est un marché artisanal touristique mais sympa qui se tient tous les dimanches sur la praça General Osario, au début (à l’Est) de la plage d’Ipanema. Métro. La plage de Flamengo est de très loin ma préférée. Ici, les immeubles sont cachés par un grand parc verdoyant. Vous la verrez si vous allez à la churrascaria Porcão.
Jamais nous ne nous sommes sentis en insécurité. Cela dit, nous n’avions rien sur nous pour tenter le moindre filou. Et, fidèles à nos habitudes en voyage, nous étions sous la couette dès 21h. On ne peut donc pas parler de l’ambiance ou des risques de Rio la nuit.
Attention, aucun wc publics …
LE PANTANAL : Le Pantanal est une grande région marécageuse au sud de l’Amazonie. Son intérêt est d’avoir une végétation moins haute et moins dense qu’en Amazonie qui permet une observation plus aisée des oiseaux. Fin août c’est la période de vidage (entre les pluies et la saison sèche). Elle porte bien son nom, c’est le moment où les marais s’assèchent pour ne laisser que quelques mares plus ou moins grandes. Il fait chaud, nous avons eu jusque 40°. Notre but était donc de découvrir cette région particulière, ses oiseaux et, peut-être, avec un peu de chance d’y voir un jaguar puisque nous étions dans la bonne période. Philippe s’adresse à Pascal Crépin (coordonnées par MP sur demande), un Français installé là-bas, avec une super réputation. Il nous propose rapidement un programme. Après quelques petits ajustements par mail pour coller à nos impératifs de vols et à nos souhaits (notamment pouvoir faire du cheval), nous bouclons. Nous allons parcourir la Transpantaneira, de bout en bout, de Poconé jusqu’à Porto Jofre.
J1 – Accueil aéroport à Cuiabà – Entrée dans le Pantanal - Nuit à la Pousada Piuval J2 – Nuit à l’Araras Ecolodge J3 – Nuit à l’Araras Ecolodge J4 – Nuit à Porto Jofre sur le bateau-hôtel Jacaré sur le Rio Cuiabà J5 – Nuit à Porto Jofre sur le bateau-hôtel Jacaré sur le Rio Cuiabà J6 – Remontée de la Transpantaneira – Nuit à la Fazenda Pouso Alegre J7 – Sortie du Parc National – (Nuit à Cuiabà – non icluse dans le coût)
Bien sûr, le programme que nous avons reçu détaille par le menu toutes les activités prévues. 3 340 € pour ce programme pour nous 2. Nous serons accompagnés de bout en bout par Yoann, dans son 4X4.
Les activités : Le but est donc de débusquer principalement des oiseaux mais aussi des mammifères (attention, on n’est pas en Afrique …) dans un paysage varié de savanes, de marais, de rivières et ce, par tous les moyens. Sorties en matinal, en journée, en nocturne, à pied, en 4X4, à cheval, en canoë, en bateau à moteur. Nous découvrons ainsi dans différents environnements, des dizaines d’espèces d’oiseaux ainsi que quelques surprenants mammifères comme le fourmilier géant, le tapir, le capivara, l’agouti et bien-sûr le jaguar. N’oublions pas les caïmans mais là, inutile de les chercher, il y en avait partout ! La tête d’affiche chez les oiseaux est le magnifique ara hyacinthe, le plus grand des aras, tout bleu. Nous avons été gâtés, nous en avons vu très souvent et de très près.
A la poursuite du jaguar : C’est à Porto Jofre que nous espérions le voir, lors de nos sorties en bateau, sur la rivière Cuiabá et ses affluents. 3 longues sorties étaient prévues pour multiplier les chances de le trouver. Nous avons eu la chance de voir un jaguar à chacune d’elle ! Nous sommes tranquilles sur le petit bateau, juste nous 4 : Bouyou, le chauffeur, Yoann et nous 2. Au-delà du jaguar qui est le but ultime de ces sorties, les balades sont en elles-mêmes très agréables. C’est paisible, dans une nature évidemment très préservée, à la végétation luxuriante, avec des décors beaucoup plus variés qu’on ne l’imagine. Un moment rare, unique. Le jaguar, c’est juste la cerise sur le gâteau ! Pause pipi à la demande quand le chauffeur trouve un endroit adapté (i.e. sans risque de jaguar). Lors de la 1ère sortie, Bouyou amarre sur une petite île de rêve. Sable doré ultra fin, jacinthes d’eau, végétation fleurie … bref, un paradis. Je m’éloigne un peu et je m’aperçois, en pleine action, qu’un caïman est en train de me mater les fesses à quelques pas … Heureusement, je n’ai pas eu l’air d’être à son goût ! En fait, et nous le savions déjà d’expérience, les caïmans sont nombreux (très nombreux) mais pas agressifs, bien plus amateurs de poissons que de chair humaine. Mais même le sachant, je vous assure que je n’en menais pas large quand, dans une position bien délicate, je l’ai vu ! La puissance de l’imaginaire ! Et le ridicule de la situation !... Evidemment crème solaire, chapeau, jumelles indispensables. Et appareil photos !
Le guide : Il est évident que la réussite d’une telle expérience dépend de la qualité du guide. Yoann Lebrun (coordonnées par MP sur demande), Français, 32 ans, est un passionné d’oiseaux et du Pantanal. Il a su, grâce à son enthousiasme, à ses compétences, à sa patience et à son sens de la pédagogie nous transmettre sa passion. Avec lui, c’est très vite devenu un plaisir que de débusquer, reconnaitre, admirer et photographier ces magnifiques oiseaux, du plus petit (le colibri) au plus gros (la cigogne Jabiru) ! Très attentif et très attentionné, il a beaucoup apporté à ce voyage. Tout en finesse, il a su également adapter les sorties pour qu’elles collent parfaitement à ce qu’il avait senti nous plaire le plus. Remarquable ! La présence d’un guide pendant une semaine à nos côtés nous inquiétait franchement. D’autant qu’avec l’âge et l’expérience des voyages seuls, on a vraiment pris l’habitude, soyons clairs, de ne pas se laisser emmerder. Yoann partait avec un gros handicap. Mais … il ne le savait pas ! Finalement, dès le premier contact, le courant est passé. Pas une seule minute, sa présence n’a été pesante. Et il a su transformer cette semaine en pleine nature en une expérience riche, unique et inoubliable. Ce ne fut que du bonheur ! Et aujourd’hui, je ne peux plus voir un oiseau sans penser à lui.
L’hébergement : Piuval : très bien, tant pour la chambre que pour les repas. Araras Ecolodge : superbe ! A tout point de vue. Notre étape préférée. 2 magnifiques parcours dans la forêt, sur des planches surélevées, pour permettre une balade à pied même en saison des pluies. 2 grands belvédères permettent d’admirer un panorama grandiose et d’observer les oiseaux par au-dessus ! Que de temps nous y avons passé ! J'aurais passé volontiers une journée de plus dans ce lodge très agréable et magnifiquement situé. Il y a de quoi faire ! Bateau-hôtel Jacaré : pour permettre d’être au plus près du jaguar et puisque les hôtels sont interdits, les bateaux-hôtels ont fleuri sur les rives. Il ne s’agit pas de croisière, juste du lieu d’hébergement. Et de là, on part en petit bateau rapide à moteur sillonner la rivière Cuiabá et ses affluents pour essayer de dénicher un jaguar. Certes, les cabines sont bien petites mais elles sont claires, fonctionnelles, agréables. Le salon/restau est très agréable et compense la petitesse des chambres. La qualité des repas est remarquable alors que nous étions bien peu nombreux, 8 au total sur ce grand bateau-hôtel. Le cuisinier a fait des prouesses. C'est ici que nous avons fait nos meilleurs repas ! Et les caïpirinhas sont vraiment délicieuses (10R$) ! Fazenda Pouso Alegre : bof, bof … spartiate et repas nettement moins bons. A choisir, on aurait préféré retourner à l’Araras Ecolodge, tout proche … Mais ce n’est pas le même prix.
Partout l'accueil fut très cordial. Avec encore un petit plus pour l'Araras Ecolodge où c’est particulièrement chaleureux. J'ai également beaucoup apprécié l'habitude généralisée de laisser les clients noter leurs consommations eux-mêmes. Voilà une preuve de confiance bien agréable. Et ici, pas de taxe de service. La caïpirinha est à 10 R$ tc. Les cannettes de coca à 5. Partout, y compris sur le bateau-hôtel, les repas sont servis en buffet. C’est très agréable.
Conseils pratiques : Prévoyez de l’argent liquide (les CB ne sont pas acceptées), des jumelles, de la crème solaire, de l’anti-moustique LOCAL, des chemises manches longues. Les moustiques et le soleil sont violents. Petite mise en garde : ne vous trompez pas de safari. Ici, ce sont principalement les oiseaux qui sont à l’honneur.
LES CHUTES D’IGUAÇU : Iguaçu en brésilien, Iguazu en argentin, Iguassu en anglais. De l’aéroport, nous prenons un bus local qui nous amène à l’entrée du Parc (Visitor Center). J’ai décrit dans le § Vols TAM où le trouver. Nous achetons notre entrée (53 R$/p) puis nous prenons la navette du parc* qui, après 4 arrêts, nous débarque devant l’hôtel Das Cataratas. Early check-in possible et gratuit, tant mieux ! On s’installe, on s’émerveille et on file vers les Chutes. Le sentier des Chutes démarre juste en face de l’hôtel. Que dire des Chutes ? Il faut les voir pour en comprendre la magie. Côté brésilien : La toute 1ère vue que nous en avons eue, au début du sentier, nous a dépités. C’est tout ?... Ben non, justement, ce n’est pas tout. La balade fait découvrir des points de vue et des cascades de plus en plus belles, de plus en plus grandes. Petit tour sur la passerelle pour faire face et défier la Gorge du Diable. C’est elle qui gagne, on ressort trempés ! On grimpe ensuite par un ascenseur jusqu’au belvédère. De là, on domine la Gorge du Diable et on aperçoit, juste de l’autre côté de la Chute, le drapeau argentin flotter sur une plateforme noire de monde. On devine déjà que de là-bas, la vue est bien différente. La balade de ce côté prend 2-3 heures. En flânant bien. Nous avons refait cette balade un matin tôt, nous avons été récompensé par un soleil levant splendide et un arc en ciel à 180° ! Un spectacle fabuleux ! Côté argentin : Juste après le petit déj, nous filons jusqu’au Visitor Center (par la navette gratuite de l’hôtel). Il est presque 9h, les touristes commencent à arriver. Juste sur la gauche, l’arrêt des taxis. Il y en a déjà un qui attend. On se renseigne : il nous annonce 100-110 R$ avec le compteur. De fait, sa prévision s’avère exact, nous mettrons 20 min pour arriver au parc argentin et nous paierons 110 R$. Nickel ! Passage de la frontière rapide et sans problème. Mauvaise surprise : contrairement à ce qu’on m’avait dit, on ne peut payer les entrées du parc qu’en pesos argentins. Ni Real, ni CB. Je change 50 € qui vont couvrir les entrées (260 pesos /p). Le parc est très organisé. Un plan et de nombreux panneaux permettent de se repérer facilement. Nous décidons de parcourir les 3 sentiers principaux (celui de l’ile San Martin était fermé) : le sentier supérieur, le sentier des Gorges du Diable (qui se termine sur la fameuse plateforme que l’on voit du Brésil), le sentier inférieur. C’est absolument magnifique. D’abord le parc en lui-même est bien entretenu, propre, dans une belle forêt. Et les vues sur les Chutes sont plus spectaculaires. On y passe facilement la journée. Surtout si vous voulez ajouter un tour en bateau (que nous n’avons pas fait). Si vous n’avez du temps que pour un seul côté, alors, sans hésitation, choisissez le côté argentin. Retour facile. A la sortie du Visitor Center, des taxis attendent. Ceux pour le Brésil sont sur la gauche en sortant. Ils tentent 150 R$ … ben non, c’est 110 R$ … ok. Cool. N’oubliez pas votre passeport. Le Parc aux Oiseaux : Il se situe en dehors du parc (brésilien), à 100 mètres du Visitor Center sur la route principale. 32 R$/p. On y a passé 6 heures ! c’est dire si ça nous a plu ! Oui c’est sûr, nous étions conditionnés par notre séjour dans le Pantanal et heureux de retrouver ici certains amis. L’intérêt ce sont les 2 gigantesques volières dans lesquelles on entre. L’une est consacrée au Pantanal, forcément, nous on l’a trouvée un peu minable (une quinzaine d’espèces ici alors que nous en avions vu plus de 60 in situ). L’autre est consacrée aux perroquets. Celle-ci est fabuleuse, magique. Des centaines de perroquets aux couleurs vives et variées vivent, volent et sifflent au dessus de nos têtes. C’est l’occasion de voir de très très près de très nombreuses espèces même si certaines volières (celles des aigles notamment) sont bien insuffisantes par rapport à leurs besoins. Expérience unique et inoubliable
* Ne pas confondre navette de l’hôtel (petits minibus privés de l’hôtel qui tourne entre l’entrée du parc et l’hôtel, dédiés aux seuls clients de l’hôtel) et les navettes du parc (grands bus colorés qui tournent dans le parc entre le Visitor Center et le Restau Porto Canoas en proposant 5 arrêts). Les navettes du parc sont gratuites et accessibles à tous.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Rio : nous louerions des vélos à Copacabana ou Ipanema pour pouvoir davantage vadrouiller et nous retournerions une fois de plus à la churrascaria Porcão. J’en salive encore … Pantanal : une nuit de plus à l’Araras Ecolodge. Iguaçu : aucun changement, même durée, même lieu, on n’a pas regretté d’avoir cassé la tirelire …
DIVERS : L’accueil : vraiment cordial, partout. L’Anglais est souvent parlé et bien parlé, sans répugnance. La carte bancaire : très bien acceptée (y compris l’Amex). Sauf dans le Pantanal. Le climat à cette époque : agréable sur Rio et Iguaçu (18 à 25°C), chaud dans le Pantanal (jusque 40). Vêtements : dans le Pantanal, on s’est beaucoup sali : poussière, transpiration, merde de singe (ça c’était juste pour baptiser Philippe) … Prévoyez des pantalons, des chaussures fermées et des manches longues pour vous protéger à la fois du soleil et des moustiques voraces. L’affluence touristique à cette époque : rien d’insupportable Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : une vraie calamité. Je m’arrache encore la peau ! Notre lotion 5/5 spécial Tropiques les a bien amusés ! Les photos : trop ! Tout s’y prête. Vive le numérique ! Nous rentrons avec plus de 2 000 photos. Reste à les trier ! L'artisanat : rien à notre goût … On rentre avec 2 porte-clés !
On a beaucoup aimé : 🙂 Débusquer et reconnaître les oiseaux dans le Pantanal. Aujourd’hui, je ne regarde plus les mésanges qui se posent sur ma terrasse de la même façon. Avoir la chance de voir le splendide ara hyacinthe et le jaguar. Et tant d’autres … Voir les Chutes sous le soleil avec un arc en ciel de 180° Le Parc aux Oiseaux d’Iguaçu La churrascaria Porcão La caïpirinha
On a moins aimé : 🙁 Les piqûres de moustiques, de tiques et d’autres bestioles "sympathiques" … Les tourniquets des bus à Rio. Véritable engin de torture !
En conclusion : nous avions envie de renouer avec un voyage essentiellement axé sur la Nature. Le Pantanal et Iguaçu ont dépassé nos espérances. Fonds de tiroirs raclés mais images féériques plein la tête.
Retour d'une semaine en Martinique English translation pending
Voilà après une semaine (du 25 Décembre au 01 Janvier) sous le soleil de la Martinique, nous voici de retour sous la neige montréalaise!!
J'avais promis la réalisation d'un carnet de voyage à mon retour alors chose promise, chose due le voici!! C'est pour moi une grande première alors soyez indulgents 😊
Avant de commencer je voudrais remercier Madikera pour son aide précieuse quand à la réussite de cette semaine de vacances....Merci à toi Madikera😉
Jeudi 25 Décembre (Jour 1) : Montréal-Fort de France
Il est 03h00, le réveil nous rappelle que c'est aujourd'hui que nous filons vers le Sud (comme bien des québécois à cette période!). Le réveil est un peu dur mais la motivation de quitter Montréal et de découvrir la Martinique prend rapidement le dessus!! A 4h30 nous fermons la maison et filons vers l'aéroport. Il pleut et le thermomètre indique +7 degrés...Plutôt exceptionnel un 25 Décembre...L'avion décolle à l'heure et après 5 heures de vol nous ''débarquons'' à Fort de France où la température est de +27 degrés 😎. Dans le Hall ''Arrivée'' un martiniquais très sympa nous attend pour nous emmener à quelques km de l'aéroport pour récupérer notre voiture de location (Doudou Location Martinique gérée par Annie). Annie nous reçoit comme des amis, les formalités ''administratives'' se font dans une ambiance très décontractée, les conseils avisés d'Annie sont notés..bref un ''bon plan'' pour louer une voiture en Martinique! Nous voici donc aux ''commandes'' de notre titinne pour une semaine.
Il est temps de rejoindre le gîte que nous avons loué aux Anses d'Arlet. Après une trentaine de mn de route nous arrivons devant notre gîte. Les propriétaires nous attendent avec un petit pot de bienvenue (Punch, patés antillais maison, boudin créole...), bref un accueil parfait 😉
Nous nous installons tranquillement, profitons de la vue depuis la terrasse puis décidons de descendre pour voir un peu la plage.
L e soleil se couche lorsque nous remontons au gîte, et la fatigue du voyage prend rapidement le dessus...ce soir nous dormirons sous la chaleur des tropiques 😇
Avant de commencer je voudrais remercier Madikera pour son aide précieuse quand à la réussite de cette semaine de vacances....Merci à toi Madikera😉
Jeudi 25 Décembre (Jour 1) : Montréal-Fort de France
Il est 03h00, le réveil nous rappelle que c'est aujourd'hui que nous filons vers le Sud (comme bien des québécois à cette période!). Le réveil est un peu dur mais la motivation de quitter Montréal et de découvrir la Martinique prend rapidement le dessus!! A 4h30 nous fermons la maison et filons vers l'aéroport. Il pleut et le thermomètre indique +7 degrés...Plutôt exceptionnel un 25 Décembre...L'avion décolle à l'heure et après 5 heures de vol nous ''débarquons'' à Fort de France où la température est de +27 degrés 😎. Dans le Hall ''Arrivée'' un martiniquais très sympa nous attend pour nous emmener à quelques km de l'aéroport pour récupérer notre voiture de location (Doudou Location Martinique gérée par Annie). Annie nous reçoit comme des amis, les formalités ''administratives'' se font dans une ambiance très décontractée, les conseils avisés d'Annie sont notés..bref un ''bon plan'' pour louer une voiture en Martinique! Nous voici donc aux ''commandes'' de notre titinne pour une semaine.
Il est temps de rejoindre le gîte que nous avons loué aux Anses d'Arlet. Après une trentaine de mn de route nous arrivons devant notre gîte. Les propriétaires nous attendent avec un petit pot de bienvenue (Punch, patés antillais maison, boudin créole...), bref un accueil parfait 😉
Nous nous installons tranquillement, profitons de la vue depuis la terrasse puis décidons de descendre pour voir un peu la plage.
L e soleil se couche lorsque nous remontons au gîte, et la fatigue du voyage prend rapidement le dessus...ce soir nous dormirons sous la chaleur des tropiques 😇Chine du Sud (Yunnan) - Avril 2014 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Depuis longtemps, la Chine nous apparaissait, pour nous voyageurs individuels, comme une destination compliquée. Barrage de la langue, herméticité des idéogrammes, surpopulation locale, accueil indifférent voire inamical … C’est, en tout cas, ce que nos lectures nous faisaient ressentir. Pourtant, impossible de faire l’impasse. Une Histoire, une culture, une architecture trop riches pour qu’on puisse les ignorer. L’envie était là, à défaut de l’audace. Avec le recul et la maturité liés à notre expérience, nous voici prêts à entreprendre ce prétendument difficile voyage. Nous ne dérogerons pas à notre goût de la liberté, nous ne ferons quasiment aucune réservation, au risque de gérer quelques galères. Nous choisissons, pour cette 1ère approche, le Yunnan. Il nous a semblé que commencer par cette province rurale serait peut-être plus facile que de débarquer dans une grande mégalopole comme Pékin ou Shangaï, sans doute plus frénétique, plus impersonnelle, où le contact doit sûrement être encore plus difficile. Je ne sais pas si on a eu raison. Je ne le saurai qu’après avoir vu Pékin ou Shangaï. Mais en tout cas, ce qu’on peut dire, c’est que toutes nos inquiétudes et nos a priori étaient totalement infondés. Le voyage fut facile et facilité, nous avons tenu notre programme (qui, sur le papier, me paraissait tellement trop ambitieux) sans aucune difficulté. Des galères ? Aucune ! Des souvenirs merveilleux ? Une multitude ! Une fois de plus, c’est par le voyage que nous faisons tomber les hauts murs de nos préjugés. Aujourd’hui, notre expérience nous sert finalement à une chose essentielle : oser. Et nous en sommes toujours largement récompensés. Ce carnet, plus qu’aucun autre sans doute, a essentiellement pour but de rassurer le futur voyageur. Peut-être aussi de l’aider un peu sur la logistique. Et s’il peut permettre à certains hésitants d’oser, alors il aura atteint son but.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 29 Mars – Arrivée du vol China Southern à Lijiang – 4 nuits à Lijiang Dim – Lijiang Lun – Baisha – Shuhe Mar – Lijiang Mer – Transfert vers Shaxi (via Jianchuan) – Nuit à Shaxi Jeu – Transfert vers Dali (via Jianchuan) – 2 nuits à Dali Ven – Chengzhu – Dali Sam – Dali – Train de nuit vers Kunming Dim – Transfert vers Yuanyang – 2 nuits à Xinjie (Yuanyang) Lun – Les rizières de Yuanyang Mar – Transfert vers Jianshui – 2 nuits à Jianshui Mer – TuanShan – Jianshui Jeu – Transfert vers Kunming – 2 nuits à Kunming Ven – La Stone Forest de Shilin Sam 12 Avril – Départ du vol China Southern vers Guangzhou (Canton) à 11h45
Je détaille minutieusement plus bas tous les transferts.
BUDGET : Cours : 10 Yuans (ou RMB) = 1,2 € Les ATM sont nombreux mais ne permettent de retirer qu’un montant limité (3 000 Yuans). Consignes en anglais. Nous avons également changé plusieurs fois des Euros, à bon taux, dans les Bank of China. Les préposés au change parlent anglais. Munissez-vous de votre passeport, un peu de paperasse … Attention, il faut prévoir beaucoup de cash. Notre CB Visa ne nous a servi qu’une seule fois en paiement, pour l’hôtel à Lijiang, et ça ne s’est pas fait sans mal … Pensez à vérifier votre plafond de retrait et/ou à emporter des Euros à changer sur place.
Dépenses préalables : Visa : 71 €/p Vols : 970 € l’A/R /p Train de nuit Dali/Kunming : 56 € pour nous 2 Dépenses sur place : Hébergement : 484 € pour 13 nuits – L’hôtel de Lijiang fausse la moyenne. Autres (repas, transports, entrées des sites …) : 774 € Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3396 €
Hormis l’hôtel de Lijiang, pas de grosses folies lors de ce voyage : on a choisi des hôtels moyens de gamme, très souvent mangé dans la rue et voyagé en bus. On peut serrer ce budget en choisissant des hôtels plus simples et en évitant totalement les restaurants, toujours beaucoup plus chers que les gargotes de rue (et pas forcément meilleurs). L’excursion à Shilin revient chère. Mais, franchement, difficile d’en faire l’impasse …
VISA : N’attendez pas le dernier moment, ça prend du temps pour constituer le dossier … http://www.otchine.com/Formalites_et_Visa.htm Il faut fournir une adresse en Chine pour la durée du séjour … Casse-tête ! Pour y remédier, nous avons réservé un hôtel à Kunming pour tout notre séjour via Booking.com, fourni la réservation et annulé (sans frais) dès le visa obtenu. Je ne pense pas avoir innové … Il est relativement cher : 71€
GUIDES : Lonely Planet Pour éviter l’achat (et l’encombrement) du guide complet sur la Chine, j’ai commandé la version numérique du seul chapitre sur le Yunnan et imprimé le pdf envoyé. Simple et très économique. Guide du Routard Les sites y sont mieux décrits que dans le LP. Les prix sont un peu plus à jour.
Ces 2 guides se complètent mais nous avons, de loin, préféré le GdR. Attention, la Chine évolue vite. Nombre d’adresses (restau) ont disparu.
Un guide papier est indispensable pour avoir la transcription en idéogrammes chinois des endroits où l’on souhaite aller. C’est suffisant mais indispensable. D’autant que nous ne pouvons pas compter sur la seule prononciation des mots transcrits en pinyin …
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Guangzhou/Lijiang et Kunming/Guangzhou/Paris – China Southern/Air France Achetés mi décembre via GoVoyages. 970 € l’AR/p Au retour, à l’aéroport de Kunming, notre vol n’était pas affiché. Pas de panique ! Il semble que tous les vols nationaux de la China Southern soient enregistrés aux mêmes comptoirs, zone D. L’enregistrement de nos bagages pour Paris s’est fait mais non sans mal. Manque d’habitude apparemment. La jeune fille a été cherché de l’aide … Ca a pris du temps, mais tout s’est réglé et notre sac est bien arrivé à Paris (je n’en menais pas large quand même en l’attendant !) Un petit regret : celui de ne pas avoir prévu la visite de Guangzhou lors de notre escale au retour. La longue escale (plus de 10 heures) nous l’aurait permis. Nous n’avions que notre sac cabine, nous n’étions pas sous douane, le métro dessert l’aéroport. Ca aurait donc pu être assez facile. On a longuement hésité, trop longtemps … Un peu idiot d’avoir raté cette belle occasion.
2 – Transports locaux Voilà LE paragraphe important pour un tel voyage. Fastidieux mais important. Il n’aura d’intérêt que pour les voyageurs en partance. Je vais être honnête, j’étais très inquiète … On lit tellement de choses. Ca vous explique la taille de ce paragraphe, son but est de rassurer (et peut-être de faciliter un peu) !
PRELIMINAIRE Je pense essentiel de bien insister sur un point. Il existe différents types de bus : - les bus “grandes lignes” (35 places environ). Pour ceux-là, il faut acheter son billet au ticket office de la gare routière. La réservation est possible (à la gare, via l’hôtel, via une agence). Les places sont numérotées, les heures de départ sont fixes. Ce sont les seuls pour qui on aura véritablement un ticket (avec le prix, le n° de la place, l’heure de départ, la destination …) et les seuls qu’on peut réserver. - les minibus (20 places environ). Ils partent quand ils sont pleins. On grimpe, on s’installe et on paie sa place à bord du minibus. Pas de réservation possible. Pas de ticket souvenir … - les minivans IVECO (6-8 places). Même système que les minibus. - Enfin, et un peu à part, les bus de ville. On paie en glissant les billets dans la boite transparente près du chauffeur. 1 à 2 Y la course. Par exemple, à la petite gare routière de Xinjie (Yuanyang), il n’y a qu’un seul bus par jour pour Jianshui, à 16h30. Zut, ce n’est pas ce que nous lisons dans nos guides qui parlent de départs tout au long de la journée ! Petit moment de solitude, suivi d’un gros coup de gueule contre ces pu… de guides à la c.. Et soudain, on comprend !… mais oui, effectivement : il n’y a qu’un seul bus mais de nombreux minibus qui, eux, ne sont pas affichés. Attention donc à bien interpréter les indications des guides … Cela dit, tout cela est très clairement expliqué dans les pages d’entête du GdR … que j’ai découvertes quelques jours plus tard … Quand on a bien compris ça, c’est déjà plus simple …
Voici le détail de tous nos transferts, par ordre chronologique. Sauf indication contraire, nous n’avons jamais réservé. Nous montrions la transcription en idéogrammes de l’endroit où on voulait aller (au ticket office, à un chauffeur de minibus, au taxi, à un passager, à un passant … peu importe, toujours un excellent accueil). On ne s’est jamais fié à notre seule prononciation, par prudence, on préférait leur montrer les idéogrammes. Ca a toujours bien marché. En tout dernier lieu, Philippe vérifiait les idéogrammes affichés sur l’avant du bus. Oui, c’est bien Jianshui ! Pas de doute, on monte ! Sauf pour les bus, les horaires de départ sont indicatifs. Encore une fois, minibus et minivan partent quand ils sont pleins. Avons-nous eu de la chance, nous n’avons jamais attendu. Je ne les mentionne que pour nuancer la durée du transfert (la durée d’une course en taxi à 6h30 du matin n’est peut-être pas la même qu’à 10h …) GR = gare routière – GF = gare ferroviaire.
Lijiang : de l’aéroport à l’entrée de la vieille ville Taxi – 100 Y – départ vers 16h30 - durée ½ h Tarif affiché, on ne négocie pas. Je montre au chauffeur ma résa Booking.com imprimée en chinois. OK ! On démarre. Aux abords de la ville, il redemande à voir ma résa. Et téléphone, je le comprendrai plus tard, à l’hôtel. Ainsi, quand il se gare au parking d’une des entrées de la vieille ville, sommes-nous déjà attendus par un employé de l’hôtel qui va prendre le relai et nous guider en quelques minutes à l’hôtel. Voilà un bon début !
Lijiang – Baisha – Shuhe – Lijiang Excursion (prévoir 1 petite journée) o-o Lijiang – Baisha Minivan – 60 Y (60 ?! – explications ci-dessous) – départ vers 9h30 - durée ½ h Beaucoup de travaux autour de la place des roues à aubes ne facilitent pas notre recherche. On repère néanmoins les minivans. On est abordé par un chauffeur, on lui montre notre guide. 6 nous montre-t-il avec ses mains. OK, nous grimpons et … on part aussitôt …. Bizarre. On n’est que tous les 2 … On comprendra à l’arrivée que nous avons payé le minivan complet et qu’en fait de 6 Y, il attendait 60 Y … Nous paierons les 60 Y (pour nous 2) mais on ne nous y reprendra pas ! Erreur de débutant ! Il faut qu’on prenne nos marques ! A la décharge du conducteur, je suis convaincue qu’il n’a pas cherché à nous arnaquer. Je pense qu’il croyait sincèrement qu’on avait compris et accepté le deal pour partir aussitôt plutôt que d’attendre d’hypothétiques candidats au voyage. Et après tout … o-o Baisha – Shuhe Bus de ville n°6 – 1 Y L’arrêt se trouve sur la route goudronnée (il n’y en a pas 36 000) pas bien loin de l’entrée du temple. Nous descendons au moment où l’on voit que les panneaux marron indiquent Shuhe à droite et que le bus continue tout droit. Nous finirons à pied, 2 km quand même, pour rejoindre Shuhe … o-o Shuhe – Lijiang Bus de ville n°12 – 1 Y Sur la grande route (Shangri Av) à un bon km à la sortie du site de Shuhe. Pour vous mettre sur la voie, renseignez-vous auprès du bureau d’infos touristiques. Cela dit, c’est tout droit … Retour à Lijiang vers 16h
Lijiang – Jianchuan – Shaxi o-o Lijiang – GR de Lijiang Taxi – 15 Y – départ vers 7h20 – durée 10min Pris à une entrée de la ville, 10 min à pied de l’hôtel. o-o GR de Lijiang – GR de Jianshui Bus – 20 Y (+4 Y de comm) - départ fixe à 8h20 – durée 1h30 (via autoroute) Billets réservés la veille par l’hôtel et livrés à domicile (4 Y de plus de commission). Seule cette première portion a pu être réservée puisque la portion Jianshui-Shaxi se fait par minivan. Ne demandez donc pas à réserver un billet de bus pour Shaxi car on va vous regarder avec des yeux tout ronds ! C’est du vécu et maintenant je comprends bien pourquoi. Cf mon préliminaire. En cours de route, le chauffeur s’arrête et pose une question aux passagers, qui opinent de concert et sortent tous un billet de 5 Y. Sans comprendre, on fait pareil … La quiétude des passagers nous laissent penser qu’il ne s’agit pas d’une arnaque … En fait, le chauffeur proposait l’option autoroute moyennant la prise en charge du péage par les passagers. Gros gain de temps. Du coup, nous arrivons à Jianchuan avant 10h. o-o GR de Jianchuan – Shaxi Minivan – 10 Y – départ vers 10h - durée 1h Les minivans sont garés devant la GR de Jianchuan alors que les bus arrivent sur l’arrière, comme souvent. Il suffit donc de traverser la gare pour trouver les minivans. On arrive à l’entrée du village de Shaxi vers 11h. On descend vers la place centrale et vers l’hôtel en quelques minutes à pied. Voilà qui nous laisse une belle après-midi et une soirée à Shaxi. Ce sera suffisant.
Shaxi – Jianchuan – Dali o-o Shaxi - Jianchuan Minivan – 10 Y – départ vers 7h20 - durée 1h Repris au même endroit, à l’entrée du village (en amont). Nous n’irons même pas jusqu’à la GR de Jianchuan, le minivan s’arrête à un rond point, à l’entrée de Jianchuan. Un minibus attend, portes ouvertes, quasi plein. Il va à Dali. On transite … Coup de pot !... o-o Jianchuan – Dali Old Town Minibus – 40 Y – départ vers 8h30 - durée 2h (via autoroute) De nouveau, le chauffeur palabre avec les voyageurs qui lui donnent tous (nous y compris) 5 Y pour prendre l’autoroute. Cette fois, on biche car on a compris tout de suite ! Le minibus s’arrête devant la porte Est de la vieille ville. Nous sommes à pied d’œuvre et pouvons rejoindre l’hôtel choisi à pied. Nous arriverons à Dali Old Town à 10h30. Soit un transfert de 3 heures au total.
Dali – Zhoucheng – Dali Excursion (prévoir quelques heures) o-o Dali – Zhoucheng Minibus – 8 Y – départ vers 10h – durée 45 min Départ de la Porte Ouest o-o Zhoucheng – Dali Minibus – 8 Y Devant la grande porte de sortie du marché.
Dali – Kunming o-o Dali – GF de Dali Taxi - ??(oups !) Y – durée 25 min Taxi trouvé à la porte Sud On n’a jamais réussi à trouver les bus ou les taxis qui devaient passer à la porte Est … du coup, on a retraversé la ville et on s’est rabattu sur un taxi, porte Sud. Heureusement, nos sacs à dos sont légers et nous avions du temps à perdre. Et puis, après tout, quel bonheur que de traverser une dernière fois cette jolie ville ! o-o GF de Dali – GF de Kunming Train de nuit K9620 – 149 Y et 155 Y (couchettes molles, haute et basse) – départ 23h44 – durée 6h Billets de train réservés via internet depuis la France le 24/03 (12 jours avant) avec une demande de livraison des tickets à l’hôtel de Lijiang (j’ai envoyé par mail la confirmation Booking.com en chinois pour qu’ils aient l’adresse précise). http://www.chinatripadvisor.com/english/ Extrêmement simple et efficace avec quelques échanges de mails de validation. Un excellent service mais qui a un coût : les 2 billets coûtent 304 Yuans facturés 55 € soit 50% de plus que le coût net des billets … Au final, il est très probablement bien moins cher de réserver ses billets sur place par l’hôtel ou par une agence. Nous avons payé la simplicité et la tranquillité. Pour des couchettes, il me semble impératif de réserver. Aucun problème, nous avons même plutôt bien dormi. Un peu court mais bien. Attention, aucune gargote pour manger chaud à la gare.
Des renseignements très précieux ici : http://www.seat61.com/China.htm Je suis une fan inconditionnelle de ce site absolument remarquable !
Arrivés à la GF de Kunming, on enchaîne direct avec un long transfert : Kunming - Yuanyang o-o GF de Kunming – GR Sud de Kunming Bus de ville C71 – 5 Y – départ 6h20 – durée ½ h On trouve ce bus, juste à la sortie de la gare ferroviaire. Là, je dois dire que nous avons eu la chance d’avoir dans notre compartiment un Chinois qui parlait anglais et qui nous a aidés à trouver le terminal de bus. Il est dans l’enceinte de la GF, il ne faut que quelques minutes pour y parvenir. Le ticket office ne nous sert à rien (le C71 est un bus de ville, on paie dans le bus) ; j’ai essayé d’y acheter mes billets de bus pour Yuanyang, sans succès. Je ne sais pas trop pourquoi … On attend donc patiemment que les grilles s’ouvrent et on s’engouffre dans ce gros bus de ville. o-o GR Sud de Kunming – Yuanyang (Xinjie) Bus – 139 Y – départ fixe à 10h20 – durée 8h Avec le C71, nous arrivons à l’arrière de la gare. Pour acheter son ticket, il faut donc contourner la grande gare pour trouver le ticket office. A cette heure matinale, pas de queue. Nous prions pour qu’il reste des places dans le bus vers Yuanyang (1 seul le matin). Bingo ! Nous avons les places 25 et 26 (sur 35 places). Retour dans la salle d’attente pour quelques heures de patience. Nous trouvons un robinet d’eau bouillante pour nous permettre de remplir notre bol de nouilles déshydratées parfumées (petit magasin dans la salle d’attente). Ca nourrit … mais c’est tout. Arrivée à Yuanyang (Xinjie) à 18h30. Une fois de plus, nous sommes arrivés directement en ville, à pied d’œuvre. “Notre” hôtel est à 2 min à pied. Journée lourde et inintéressante mais qui nous a paru être une bonne optimisation pour notre périple.
Xinjie – Jianshui o-o Xinjie – GR de Jianshui Minibus – 45 Y – départ vers 8h00 – durée 3h30 Un seul bus par jour pour Jianshui (à 16h30) mais de nombreux minibus, garés devant la gare. Nous devrons changer de minibus à Nansha, 1 heure après le départ de Xinjie. Ca se fait tout seul, sur le bord d’une route. o-o GR de Jianshui - Hôtel Tuktuk – 20 Y pour nous 2 A 12h30, nous étions installés à l’hôtel
Jianshui – TuanShan – Pont du Double Dragon - Jianshui Excursion (prévoir une bonne matinée) o-o Jianshui – TuanShan Minivan n°4 jaune jusqu’à Huang Long Si – 3 Y – départ vers 7h50 – durée 15 min Ils partent du rond-point au Nord du Temple de Confucius, à côté du KFC et du Linan Hotel. On descend à Huang Long Si. Puis tuk tuk pour TuanShan – 10 Y pour nous 2 (pris à la sortie du minivan, il “nous” attendait) Arrivés à TuanShan à 8h35 o-o TuanShan – Pont du Double Dragon Minivan 10 Y … j’attends encore ma monnaie … On le trouve sur le parking de TuanShan. Coup de pot ?!... Il nous débarque en face du Pont. o-o Pont du Double Dragon – Jianshui Minivan 4 jaune – 3 Y – durée 15 min Un peu de mal à trouver où ils passent, les explications du GdR sont incompréhensibles. Il faut sortir du pont du côté des éléphants, suivre la route goudronnée vers la gauche, traverser une ancienne voie ferrée et continuer jusqu’à la route principale. C’est plus long à écrire qu’à faire ! Et là, vous patientez jusqu’au passage d’un minivan jaune. Il nous laisse à côté du KFC.
Jianshui – Kunming o-o Jianshui – GR de Jianshui Taxi – 7 Y (compteur) – départ vers 9h30 – durée 15 min On attendait un bus … qui tarde trop. Un taxi s’arrête devant nous … o-o GR de Jianshui – GR Sud de Kunming Bus – 73 Y – départ fixe à 10h05 – durée 3h40 Nous avons acheté le billet à 9h55 au ticket office de la gare ! Places 5 et 6 … c’est dire : le bus est vide ! o-o GR Sud de Kunming - Hôtel Taxi – 60 Y – durée 30 min ? Des rabatteurs dès notre sortie du bus nous entraînent vers les taxis. On n’arrive pas à s’en défaire. On tente de négocier les prix. Mal … C’est la seule fois où on a senti l’arnaque. Gros malaise, pas agréable.
Kunming – Shilin - Kunming Excursion (prévoir une journée) o-o Kunming – GR Est de Kunming Taxi – 24 Y (compteur) – départ vers 7h15 – durée 20 min Hélé dans la rue. o-o GR Est de Kunming – Terminal de bus Stone Forest à Shilin Bus – 27 Y – départ à 8h20 – durée 1h15 Pour ce bus, je ne suis pas sûre que l’heure de départ soit vraiment fixe. Arrivée au terminal de bus directement sur le site de la Stone Forest. Je détaille l’accès au site dans le paragraphe spécifique plus bas. o-o Terminal de bus Stone Forest – GR Est Kunming Bus – 27 Y – départ à 15h – durée 1h30 On achète les billets au ticket office. Sur le billet, un numéro écrit au stylo : c’est le n° de la plaque d’immatriculation du bus. Nous l’attendrons plus d’une heure … ce n’est pas ce que nous annonçaient les guides … Même chose ici : je ne suis pas bien sûre que l’horaire de départ soit fixe. Ca dépend peut-être de l’affluence … o-o GR Est de Kunming - Hôtel Bus de ville n°22 – 2 Y Facile à trouver : à la sortie de la GR, suivre les panneaux Bus Hub qui amènent au terminal des bus de ville. Les n° des bus de ville en partance sont affichés sur des panneaux numériques au dessus des quelques quais. C’est facile. On descend sur la Beijing Road, tellement facile à reconnaitre avec ses lampadaires futuristes.
Kunming : de l’hôtel à l’aéroport Taxi – 73 Y (compteur) – départ 6h30 – durée 30 min Nous hélons un taxi dans la Beijing Road, proche de notre hôtel. Vu qu’on est samedi (moins de circulation), vue l’heure matinale et surtout vue la marge qu’on a pris pour notre vol (Philippe s’est soumis mais il me le reproche encore !), on n’a pas cru nécessaire de réserver. On a eu raison. Le compteur est actionné immédiatement et 30 minutes plus tard nous étions arrivés. Nous avons eu le temps d’admirer la beauté de l’aéroport tout neuf de Kunming …
HEBERGEMENTS : Dans chacun de ces hôtels, nous avions à disposition de gros flacons de savon liquide, de shampooing, des mules jetables en papier-tissu, des petites bouteilles d’eau, une bouilloire électrique, parfois des sachets de thé. Sympa et agréable. Sauf à Lijiang, le petit déj n’était jamais inclus. Sauf à Lijiang, paiement cash. Une caution est parfois demandée, rendue au moment du check out. Enfin, sauf pour l’hôtel de Lijiang que j’avais réservé par Booking.com, nous n’avons pas réservé les autres. Il n’y a qu’à Dali que nous avons dû chercher un peu …
Lijiang Blossom Hill Inn – Joyland – 585 Y/nuit http://www.blossomhillinnlijiang.com/index.htm 4 nuits réservées par Booking.com fin décembre. Aucun pré-paiement. Paiement sur place en CB Visa, non sans mal, le terminal de paiement ne fonctionnait pas … Superbe grande maison, superbe chambre bourrée de charme, excellente literie (ça prendra vraiment tout son sens lors de la suite de notre circuit), accueil très chaleureux, belle situation dans Lijiang, au calme. Ca reste néanmoins un peu cher pour la prestation d’autant que Lijiang semble regorger d’hôtels comparables.
Shaxi Cato’s Inn – 238 Y/nuit (GdR) http://www.catosinn.com/en/index.asp?c=1 Situé dans la petite rue qui sort de la place, à gauche quand on est face au temple (avec les 2 grosses sculptures en façade). Moderne et sans aucun charme, mais confortable et propre.
Dali Sunny Guesthouse – 100 Y/nuit 56# Fuan Alley, Renming Road. http://www.agoda.com/...e/hotel/dali-cn.html Non référencé dans les guides, à 2 pas de l’hôtel Six, dans une ruelle perpendiculaire. Simple.
Xinjie (Yuanyang) Yun Ti Shunjie Hotel – 220 Y/nuit (GdR) Sur la place, à 2 pas de la gare routière de Xinjie. http://www.tripadvisor.fr/...g_County_Yunnan.html Assez impersonnel, l’hôtel a un côté stalinien … L’accueil est du même acabit, aucun effort. Réveil en musique à 6h30 par les fondus de gymnastique qui se déchaînent sur la place au rythme d’une musique tonique. Nous, on a trouvé ça plutôt sympa mais, amateurs de grasse mat’, cherchez ailleurs ... Pas de wifi.
Jianshui Linan Inn – 288 Y/nuit (GdR et LP) 32# Hanlin Street http://www.tripadvisor.fr/...i_County_Yunnan.html Un vrai gros coup de cœur. Une très jolie suite qui donne sur la galerie du 1er étage. Salle de bain très agréable. Il ne restait plus que cette chambre mais l’hôtel dispose de nombreuses chambres toutes différentes. Apparemment très prisé. Prix justifié, tout au moins pour cette immense chambre. Attention, à ne pas confondre avec le très grand et très moderne Linan Hotel, à quelques pas.
Kunming Mingtong Yingxian Youth Hostel – 168 Y/nuit (GdR) 94# Mingtong Alley http://www.tripadvisor.fr/...-Kunming_Yunnan.html Auberge de jeunesse. Comment ça, on n’a plus l’âge ?... Simple, un peu décrépi et tristounet mais propre et spacieux. Bien situé et pas cher. Pas de wifi
REPAS : Si vous pensez que vous ne mangerez que du riz en Chine, vous vous trompez … D’ailleurs, il ne va pas de soi, il faut souvent le commander. Pour notre plus grand bonheur, c’est le royaume des légumes. Profusion, variété, fraîcheur ! Cuisson al dente, tout ce qu’on aime. Parfois, un peu gras …
Quelques prix :
Bouteille d’eau (50cl) : 2 Y Jus de fruit frais : 20 Y Canette de coca : 10 Y Petits encas de rue (dont les fruits frais coupés) : 3 à 7 Y Portion de légume dans une gargote : 5 à 20 Y (à multiplier par le nombre de légumes choisis) Plat sans viande dans un restau : 10-20 Y Plat avec viande dans un restau : 30-60 Y
Le thé est souvent offert. Attention, quand il ne l’est pas, de façon assez surprenante, il peut être cher. Tout comme le café.
Nous avons beaucoup fréquenté les petits restaurants de rue, les gargotes comme je les appelle un peu abusivement (pour les différencier des restaurants traditionnels). Ils sont toujours largement ouverts sur la rue, débordant même sur le trottoir. Ici, pas de menu, pas de nappe, pas de décorum, un rouleau de PQ sur la table en guise de serviette. Parfois, le plat unique est préparé devant nous et notre seule intervention consistait à choisir le type de nouilles, le bouillon, les aromates … Parfois, ils sont dotés d’un grand frigo-vitrine où les produits frais (légumes et viande) attendent le client. A Dali, les produits sont en devanture, étalés sur la rue, dans des bacs d’eau fraîche. On y trouve alors aussi du poisson frais (ultra frais puisque vivant). Plaisir des yeux (car ces étalages sont montés avec beaucoup de soin et de goût) avant le plaisir du palais. On choisit ses produits en les montrant du doigt. Le cuisinier les emporte et les cuisine à sa façon. Les légumes sont frits au wok, cuits al dente. Mais … comment va-t-il les associer ? Quel aromate va-t-il ajouter ? Quelle épice ?... Pour notre part, nous avons toujours choisi un assortiment de légumes (de 3 à 5) car peu portés sur la viande et le choix d’un poisson vivant est au dessus de nos forces. Les légumes sont variés, magnifiques et ultra frais. Le résultat a toujours été une heureuse surprise, parfois tellement bonne que nous revenions le soir pour faire le même choix. Osez les champignons, tous, c’est un vrai régal. Essayez aussi la racine de lotus, cette grosse racine ocre qui, une fois tranchée donne de jolies rondelles blanches pleines de trous. C’est délicieux ! Chaque plat arrive sur une assiette qu’on est sensé partager (Philippe, tu en veux ?... oui ?... ah … zut). Accompagné de riz et de thé, c’était un véritable festin ! Une seule erreur : le concombre amer (concombre un peu plus court que les nôtres, vert très clair et plein de pustules). C’est vraiment amer ! La patronne en rit encore ! On paie selon le nombre et le type de produits choisis. Entre 5 et 20 Y la portion de légume. A Dali, c’est bien sûr plus cher qu’à Xinjie, mais dans tous les cas, c’est toujours très raisonnable. Les 2 extrêmes : à Dali, nos orgies nous coutaient environ 75 Y (pour nous 2) avec, entre autres, asperges vertes et champignons ; à Xintié, nous ne dépassions pas les 30 Y (toujours pour nous 2) avec champignons, racine de lotus, fèves …
Nous avons aussi testé quelques restaurants traditionnels, plus cossus (recommandés par le GdR). Ils sont aménagés dans de superbes vieilles demeures de bois, avec des tables installées tout autour d’un grand patio, en rez-de-chaussée et sur une galerie. Pour le cadre, ça vaut le coup. Maintenant, la cuisine nous a souvent déçus : parfois trop épicée, trop grasse, trop d’escarbilles d’os (le poulet est fracassé) … Voici 2 adresses qui offrent un cadre inoubliable, à défaut de la cuisine … A Dali : MeiziJing Jiujia (en descendant Renmin Lu, 1ère ruelle à droite après Fuxing Lu) Poisson de rivière et poulet au gingembre. Petite bouteille d’alcool de prune (80Y). Trop pimenté, trop de bouts d’os pointus. L’alcool de prune est doux et parfumé. On emportera la petite bouteille pour la terminer tranquillement. (180 Y tout compris) A Kunming : Kunming Lao Fangzi (dans le marché aux fleurs. Jeu de piste pour y aller) Menu avec photos. Des vapeurs délicieux et 2 plats, l’un vraiment succulent, l’autre immangeable tant il est gras et pimenté … (142 Y pour nous 2)
Mes plus grands souvenirs restent, de loin, les restaurants de rue.
L'ITINERAIRE :
Lijiang Ce premier contact avec la Chine fut pour nous extraordinaire. Une vieille ville labyrinthe, tout en rues pavées piétonnes, tortueuses, tout en maisons de bois et de pierre. Les portes de bois rouge carmin sont souvent sculptées. Les pans des toits de tuiles rondes et grises se redressent fièrement, donnant une allure aérienne unique aux temples comme aux maisons. Partout, des canaux serpentent, l’eau claire coule vivement, alimentant parfois 3 bassins, toujours utilisés, pour la consommation, les légumes, le linge. De vieux ponts aux pierres patinées les enjambent. Enfin des lanternes rouges, tellement chinoises, apportent une touche finale et créent une ambiance unique, pittoresque, magique. C’est exactement cette image de vieux villages chinois qu’on est venu chercher. Bien sûr, en approchant du centre (Square Street), on déchante un peu … toutes les maisons sont alors devenues boutiques, vouées uniquement au commerce avec des touristes à 99% asiatiques vraiment trop nombreux … Les objets qui s’y vendent sont kitsch, totalement quelconques. Et pourtant, on réussit à faire abstraction de cette dérive, en levant les yeux vers les toits, vers les temples, et surtout, et simplement, en fuyant les rues trop courues. Il suffit de quelques minutes, à peine, pour retrouver le charme, la quiétude, la beauté et l’âme des rues de Lijiang. Toute la partie Sud offre de très jolis quartiers, avec son lot d’écoles d’où montent les récitations en chœur des élèves, de terrains vagues où jouent des enfants, de vieux Chinois qui s’affrontent au Mah Jong dans la rue, de Chinoises qui vendent leur belle récolte sur le bord du canal où s’épanouissent de splendides arums, de petites échoppes, de demeures superbes fleuries de glycines ou de roses, de petits ponts de bois qui serpentent au dessus de la rivière … Il faut oser se perdre dans Lijiang. Un plan, une boussole, la carte de l’hôtel dans la poche et perdez-vous ! Tournez le dos aux enfilades de boutiques sans intérêt. Cela dit, ne jugez pas trop vite la place carrée. Si elle est absolument insupportable le soir avec ses karaokés hurlants et ses lumières aveuglantes, elle est bourrée de charme, tôt le matin, quand tout est fermé et qu’elle est déserte.
Le marché nous a offert dès le tout 1er soir, un vrai festin. Oui, on est très gourmand ! La découverte des spécialités culinaires, ou plus simplement encore, des habitudes alimentaires fait pour nous partie du plaisir de voyager. Ici sur ce marché, des dizaines de cuisiniers préparent chacun leur spécialité sur des plaques de cuisson, tout autour d’une grande halle garnie de tables et de bancs de bois. Il suffit de les regarder cuisiner avec adresse, de choisir et de déguster. Puis d’y revenir pour passer à une nouvelle aventure gustative. Pas cher du tout, 10 à 20 Y le petit bol de carton. Ca permet de tout goûter. On commence prudemment par des nouilles avec des œufs, pour passer au mélange de champignons, puis on essaye une soupe de nouilles, un baba (espèce de grosse tortilla, spécialité de Lijiang) ... Les petits œufs (de caille ?) cuits sur un gros champignon sont aussi succulents qu’ils sont beaux ! Quant aux vapeurs verts de légumes et d’aromates, mais quel régal ! Et pour arroser tout ça, un jus de canne ou de noix de coco … Cette caverne d’Ali Baba de la cuisine de rue est merveilleuse pour le voyageur qui débarque puisqu’il suffit de regarder, de saliver et de montrer du doigt. Pourtant ultra-touristique, nous avons adoré l’ambiance de ce marché aux mille gargotes où l’accueil des cuisiniers est chaleureux et amical ! Il a ravi nos yeux et nos papilles.
Chaque visiteur est tenu de payer une “taxe écologique”. 80 Y. Le billet jaune nous sera vendu dès notre arrivée, par notre hôtel. Conservez-le sur vous, il vous sera demandé à plusieurs endroits. Notamment, à l’entrée du Parc de l’Etang du Dragon Noir. Ne manquez pas ce parc : un étang, un pont de pierre, un temple et une montagne enneigée en toile de fond. Oui, c’est bien la photo emblématique qu’on voit partout dès lors qu’on parle du Yunnan. Ce n’est pas pour rien, c’est beau à pleurer. Nous avons osé nous re-présenter à l’entrée 2 jours plus tard (car il faisait soleil cette fois). Pleins d’espoir, nous présentons de nouveau nos billets jaunes au gardien … Yes ! Il nous laisse entrer de nouveau ! Chouette ! Erreur du gardien, permissivité indulgente, ou simplement juste droit ?… je ne sais pas trop. On n’a pas demandé, trop heureux de pouvoir retourner voir ce merveilleux lac. Résidence de la famille Mu (60 Y) : belle résidence où s’étagent les pavillons, les jardins, les cours. La restauration est un peu clinquante. En haut de la colline, belle vue sur les toits de Lijiang. Marché Zhongyi : petit marché bien authentique. Beaucoup d’ingrédients de la médecine chinoise. Vraiment sympa. Pavillon Wanggu (50 Y) : la pagode est moderne et assez laide. Les tours du tambour et de la cloche sont, elles, très jolies. Superbe vue sur Lijiang.
Nous avions hésité à aller jusqu’à Baisha en vélo. En chemin, nous ne l’avons pas regretté … La route ne nous a pas paru très intéressante. Mais peut-être y a-t-il un autre accès pour les vélos … Baisha est un vieux village, pas touristique du tout à quelques km de Lijiang. Nous avons été débarqués sur la place centrale du vieux Baisha. Toute petite place pavée, juste après un grand portail. On cherche un peu pour trouver le vieux temple (30 Y) et ses fresques. En fait, il suffit de rejoindre la route goudronnée (au bout de la rue pavée qui part à droite quand on est sur la petite place, porte dans le dos). Il est tout de suite à gauche. Beau temple, un peu désuet, qui manque cruellement d’entretien, mais dont se dégagent une histoire, une âme. Après le factice de Lijiang, ça recadre les choses … Les fresques sont … défraîchies. Le tour de Baisha est rapide, le village est vraiment tout petit. Même sans plan, impossible de s’y perdre. Le bus 6 passe sur la route goudronnée et va nous déposer non loin de Shuhe. Nous devrons terminer à pied le long d’une large avenue. J’ai lu quelque part que l’entrée était payante, on n’a rien vu (et pas cherché non plus du coup). Changement de décor. Nous voici dans un village à la Disney ! Le site (du moins à l’entrée) est totalement reconstitué, rutilant, trop neuf, trop clinquant. Ca ne manque pas d’un certain charme, mais certainement pas celui de l’authenticité. Nous nous promenons dans des ruelles pimpantes, nous y faisons même une agréable pause repas. Nous ne boudons pas notre plaisir, c’est factice, mais encore une fois, ça ne manque pas d’un autre charme. Nous finissons par arriver sur la place carrée, tout au Nord Ouest. Là, un vieux pont de pierre nous conduit vers le vieux village qui lui, n’a pas été retapé. Redoublement de bonheur. Cette fois, le charme de l’authentique vient s’ajouter au charme de l’esthétique. De petits potagers cernent ce bel endroit à ne surtout pas rater.
Nous n’avons pas regretté notre long séjour de 4 nuits à Lijiang. Ca nous a permis de démarrer doucement notre voyage, de commencer à prendre nos marques en Chine. 3 jours pleins nous ont permis de découvrir les incontournables de Lijiang, de pousser vers les environs (Baisha et Shuhe) et surtout de flâner longuement dans les quartiers Sud, encore préservés du tourisme de masse. Et puis, le matin, Lijiang s’éveille doucement. Les rues désertes, bordées par cet alignement de portes sculptées rouge carmin, sont magnifiques. Sur les pavés, un vieil homme pousse son vélo, une vielle femme portefaix emportent ses 2 paniers chargés de légumes frais vers le marché, tous 2 portent le calot bleu sur leur cheveux gris ... L’image de la Chine ancestrale. On y est.
Lijiang est une auberge espagnole. Vous trouverez (très facilement) autant de raisons de la décrier que de la vanter. Je vous ai donné mon point de vue. Vous en lirez d’autres …
Shaxi Petit village, tout petit village, qui se visite en 1 ou 2 heures … La place centrale est sublime : un vieux temple d’un côté, un théâtre ancien en face, 2 arbres pluri-centenaires au centre. Et partout des maisons de bois, certaines transformées avec goût et mesure en échoppe, en petit restaurant. Pas grand-chose à faire, pas grand-chose à visiter, juste le temple (20 Y), le théâtre est fermé. Aux abords de la ville, un petit autel et un vieux pont de pierre marquent le départ d’une route caravanière. Emouvant. Shaxi n’est pas un lieu qui se visite, c’est un lieu qui se goûte. S’imprégner de son ambiance, se laisse porter, ne rien faire d’autre que se poser sur cette incroyable place, regarder les mamies assises sur leur banc discuter entre elles, profiter d’un lieu, encore préservé, chargé d’histoire et d’histoires. Nous avons cru comprendre (au vu d’affiches prétentieuses) qu’un quartier du village est en cours de transformation pour donner naissance à un truc ressemblant à un complexe hôtelier … C’est la mort annoncée de Shaxi. Nous prendrons nos repas dans le petit restau sur la place (à droite du temple). Belle et bonne adresse. 2 plats avec viande et 2 jus frais, 95 Y. Une seule nuit à Shaxi est suffisante. Bien sûr, pour ceux qui ont du temps et veulent se ressourcer, c’est l’endroit idéal pour une retraite.
Dali Nous voilà ici dans une ville moderne au plan en damier. Les rues sont larges, commerçantes, avec des demeures de toute beauté, des portes monumentales extraordinaires. Une ambiance très différente de Lijiang ; les 2 sont incomparables. C’est moins confiné, plus moderne, mais très agréable à vivre. Pas le même tourisme d’ailleurs qu’à Lijiang : on est plus ici dans le tourisme de routards, de baba cools, que dans le tourisme de grands groupes organisés. On rencontre d’ailleurs beaucoup plus d’occidentaux et on trouve plus d’infos en anglais. Les karaokés ont cédé la place à des joueurs de guitare, des chanteurs, des tamtams … On préfère nettement !
Ne ratez pas la jolie rue piétonne Hong Long Jin. Bordée par des restaurants et des bars, ouverts sur le canal qui dégringole en cascade au milieu de la rue. Très touristique, mais très sympa. Pause cocktail (50-60 Y). Très bons !... Beaucoup de stands de petits encas : des espèces de rouleaux de printemps, des sandwiches au tofu et aux herbes, des crêpes omelettes, des fruits frais coupés … Tout est bon. Entre 3 et 7 Y. Et une profusion de petits restau qui présentent leurs produits sur leurs trottoirs (voir plus haut § repas). Simplement divin !
Balade au bord du lac. Nous prenons le bus de ville n°2 (1,5 Y) à la porte Nord pour aller jusqu’à CaiCun. Longue balade au bord du lac. Nous ne traverserons pas. Retour par le même bus.
2 marchés à ne pas rater : o-o au Sud Est du carrefour de Renmin et Fuxing petit marché autour d’une halle en pierre où s’abritent les bouchers. Tout autour, de magnifiques légumes vendus par des paysans aux visages burinés, aux costumes traditionnels, aux sourires spontanés et sincères. Un très beau moment, très authentique. Un marché comme on les aime. Un de nos plus beaux, même s’il est assez petit. Que les légumes sont beaux ! Nous avons fait des dizaines de photos de légumes ! Et de beaux portraits aussi 😉 o-o au Nord de la Porte Ouest, le long de Bo’ai Road, à l’Ouest grand marché : même organisation, la viande au centre, les légumes sur le pourtour.
Une petite adresse sympa : Gogo Café dans Remin, à l’Ouest de Fuxing. Excellents cocktails à 40 Y Plats avec de la viande à 30 Y Petit déjeuner sympa (pancake à 20 Y !) Une belle adresse pour toutes les occasions.
Excursion à Zhoucheng : le marché se tient sur la magnifique place centrale, face au temple. Pas très animé, mais les paysannes y portent un très beau costume traditionnel, avec un bonnet haut en couleurs et en perles. Par un léger forcing tout en sourire, nous n’avons pas pu échapper à la visite de la fabrique artisanale de batik. L’occasion de voir de près de l’indigo. Et l’occasion aussi de traverser ce village bien miséreux. Même sans être amateurs, nous avons trouvé cette visite intéressante. Quelques heures suffisent pour cette excursion plaisante.
Yuanyang En fin d’après-midi, nous flânons sur la grande place, à la recherche d’infos pour parcourir les rizières le lendemain. Nous l’espérions, c’est arrivé : une jeune femme nous aborde. Et, sans un seul mot d’anglais, nous explique sa proposition. Pas bien compliqué … on se doute qu’elle n’est pas en train de nous proposer un survol de Pékin en montgolfière … On fait vite affaire, ses tarifs nous conviennent. 300 Y pour la “journée” de voiture (2 fois quelques heures en fait). OK. Nous allons nous laisser porter pour cette journée d’excursion dans les rizières, lui faisant confiance sur le circuit. Le lendemain matin, nous la retrouvons comme prévu à 6h devant l’hôtel. C’est à bord d’un confortable monospace que nous partons dans la nuit noire pour profiter du lever de soleil sur Duoyishu. En chemin, nous nous arrêtons au ticket office : 100 Y/p. Ticket unique, valable 1 jour pour la région. A conserver précieusement sur soi. Le site de Duoyishu est aménagé. Bien aménagé. De jolies plateformes en bois s’étagent sur la colline, comme en réponse aux terrasses en face. Elles permettent aux nombreux touristes (ah oui, on n’est pas seul !) de profiter de la vue sur ce décor époustouflant. Sans se gêner. Certes, c’est bien sûr moins naturel mais j’imagine que, vue l’affluence, cet aménagement a été indispensable. Partant de là, reconnaissons que c’est joliment construit. Il fait frisquet. Le soleil apparait dans un émouvant murmure d’approbation et de respect qui monte de la foule. Le disque rouge provoque des reflets superbes sur les rizières en eau. PhotoS. Au pluriel, vous imaginez bien ! A 7h20, nous quittons le site et rejoignons la douceur de la voiture. En route, nous nous arrêterons à différents points de vue intéressants (dont la splendide Bada). Nous admirons aussi les maisons champignons dont le toit est si original. Le soleil réchauffe enfin l’atmosphère. En cours de route, petit déjeuner d’un bol de nouilles dans une gargote avec notre chauffeur. Et retour à Xinjie vers 10h40. On profite de l’après-midi pour parcourir le marché coloré et étagé de Xinjie. On retrouve notre voiture à 16h pour les points de vue du soir, au coucher de soleil. N’oubliez pas votre ticket, il va encore servir ! Devinez pourquoi je dis ça … 😊 Nous partons cette fois vers Laohuzui, avec toujours quelques arrêts en route pour des points de vue “mineurs”. Là encore, site aménagé. Une plateforme haute et une plus basse, que l’on atteint par une très longue volée de marches (15 min environ). Le soleil est encore haut dans le ciel, les reflets sur les rizières créent un patchwork de camaïeu allant du bronze au vert tendre … C’est déjà splendide. Nous passerons 2 heures à profiter de cet endroit unique. Nous partirons avant le coucher du soleil qui n’a pas prévu d’embraser le ciel aujourd’hui. Qu’importe ! C’était déjà extraordinaire ! Nous serons de retour à Xinjie vers 19h45. Nous payons le chauffeur, ravis de cette journée et de la prestation. Si vous avez plus de temps que nous, je vous encourage vivement à opter pour un trek dans ces rizières. C’est sans aucun doute la meilleure façon de les découvrir. Sur place, nous avons vu la dynamique Sophia qui nous a assez convaincu de la qualité de son offre (mais attention, pas testé !) http://blog.sina.com.cn/sophiaguide
A Xinjie, on a particulièrement apprécié le petit restaurant Xiao Cheng, en contrebas de la place.
Jianshui Très jolie petite ville. On peut apprécier de s’y poser plus longuement qu’on ne l’a fait. Puisqu’ils proposaient une petite réduc, nous avons acheté à l’hôtel les tickets d’entrée pour - le temple de Confucius : 50 Y au lieu de 60 - la résidence de la famille Zhu : 45 Y au lieu de 50 - le village de TuanShan : 45 Y au lieu de 50 Le temple de Confucius comme la résidence Zhu occupent 2 bonnes heures chacun. La visite du village de TuanShan est assez surprenante puisqu’on parcourt un vieux village, habité, dont les maisons sont ouvertes à la visite. On rentre donc chez les gens. Impression un peu bizarre. Certaines maisons sont extrêmement bien entretenues et mises en valeur, d’autres malheureusement servent parfois de débarras et l’on sent que les moyens nécessaires à l’entretien minimal manquent. Dommage … Le village de TuanShan se couple facilement avec le très spectaculaire Pont du Double Dragon et occupent à eux 2 une bonne matinée fort agréable. Ca laisse encore le temps de flâner et de découvrir la surprenante mode chinoise en termes de chaussures à travers les innombrables magasins de Jianshui ! LOL ! Etape trop courte pour aller jusqu’à la grotte des hirondelles. Pas sûre qu’on ait raté grand-chose …
2 adresses intéressantes (hors guides). D’abord, une gargote, originale, à 2 pas de la Tour Face Au Soleil (dans JianZhong Lu, tout de suite à droite avec la tour dans le dos) Une grande salle totalement ouverte sur la rue, remplie de tables rondes. A l’entrée un stand de nouilles. Comme souvent, on y choisit d’abord son type de nouilles (riz, blé, plates, enroulées …) puis son bouillon. Devant mon indécision, la vendeuse prend l’heureuse initiative d’en mettre un peu de chaque. Un tout petit peu de piment (ils savent !), des aromates. Je paie : 3 Y le gros bol ! On va s’asseoir, on remue, on mange avec des baguettes, aussi proprement que possible. Surprise ! C’est froid ! Et délicieux, rafraichissant, nourrissant. Tellement bon que j’ai redoublé ! 3 Y ! 36 centimes d’€ ! Ensuite, un restaurant traditionnel : Je n’ai pas le nom. Hanlin Street, en face du n°12. Belle demeure tout en bois. Restaurant bien aménagé sur 2 niveaux, avec un joli balcon. Carte présentée sur une tablette électronique où l’on fait défiler les photos, il suffit de cocher ce qu’on choisit. 1ère fois que je vois ça ! Bonne cuisine et prix doux (86 Y pour nous 2 avec 4 plats et 1 bière).
Shilin Petit moment de solitude quand nous descendons du bus. Nous sommes bien sur le parking du terminal de bus sur le site de Stone Forest … mais où aller ?... Le LP est muet, le GdR confus … En fait, comme souvent, le parking des bus se trouve sur l’arrière de la gare. Il faut donc commencer par la traverser pour se retrouver devant, puis descendre la route vers le Nord (une boussole !) en suivant les panneaux Entrance (ce qui parait logique). On arrive alors aux tickets offices. Un petit guichet destiné aux touristes. Chouette ! Sur les 2 employés, le 1er ne parle pas anglais, le 2e parle un anglais totalement incompréhensible … Bon … retour aux gestes, qui, comme toujours suffisent ! On achète le plan du site (10 Y) et on se dirige vers les guichets : les 3 de gauche pour l’entrée du parc (175 Y), les 3 de droite pour les voiturettes électriques (25 Y l’A/R, j’insiste : A/R). On prend tout. On grimpe dans la voiturette qui nous mène à l’entrée. Route longue et sans intérêt, on ne regrette pas nos 25 Y. Gardez votre ticket pour le retour … La magie opère tout de suite après avoir passé les tourniquets pour rentrer sur le site. Et sera de plus en plus forte. C’est un endroit incroyable ! Une féérie de pics karstiques. Les sentiers sont bien aménagés, les nombreuses poubelles qui les jalonnent ainsi que les employés attentifs permettent d’avoir un lieu très propre. Attention, une fois sur le site, nous n’avons vu aucun moyen de nous restaurer. Et heureusement en fait. Emportez votre eau et votre encas. Beaucoup de monde. Mais comme toujours, seulement aux endroits stratégiques. Sur la place des pierres gravées et au belvédère. Dès qu’on s’éloigne, on est seul. Nous avons tourné plus de 3h30 dans ce parc. C’est vraiment magique. Bien sûr il faut absolument quitter la route goudronnée, la Ring Road (empruntée par les voiturettes pour les visites guidées) et s’enfoncer dans la forêt par les petits sentiers de pierre. Les passages sont parfois époustouflants. Dans Major Forest Area, notre endroit préféré fut Sword Pond. Mais on n’a pas tout vu !... La majorité des touristes (asiatiques ici aussi) choisissent les tours guidés. Du coup, rien n’est fait pour ceux qui choisissent la découverte seuls. Le plan n’est d’aucune aide puisque les nombreux panneaux indicateurs dans le parc ne correspondent que rarement aux indications du plan, qui d’ailleurs est orienté avec l’Est en haut. Il nous a déjà fallu ¼h pour nous en rendre compte … Un peu dommage tout ça. Nous avons fini par accepter de déambuler sans but, de nous perdre, avec la boussole pour seul garant. Il n’y a aucun risque, nous n’avons vu aucun squelette séché … Bien sûr, on peut déplorer que cet endroit soit devenu un parc hyper aménagé. C’est la rançon de la gloire … Mais, ça n’a pas justifié, pour nous en tout cas, de l’écarter et nous ne regrettons pas cette excursion qui, pourtant, revient cher : 254 Y/p avec le bus et la voiturette.
Kunming Nous y avons passé très peu de temps. Kunming est en pleins travaux dû au métro et peut-être aussi à d’autres travaux de rénovation (comme le quartier du marché aux oiseaux). Pour autant, le peu qu’on en a vu nous a laissé une impression agréable. La ville est calme, peu de circulation, pas de klaxon. De beaux gratte-ciel, une très belle avenue que la Beijing Road, surtout le soir quand les lampadaires art déco sont allumés, quelques rues piétonnes animées … Sympa pour terminer un voyage.
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : En 2 semaines, on a dû faire des choix. Comme toujours. On a choisi de rester 4 nuits à Lijiang et d’abandonner les gorges du Saut du Tigre et Shangri-La … On ne l’a pas regretté, mais on ne sait pas ce qu’on a raté … Par contre, et là on sait ce qu’on a raté, 1 ou 2 jours de plus à Yuanyang nous auraient permis d’envisager un trek dans les rizières sans doute plus intéressant qu’un rapide tour des “points de vue”.
DIVERS : L’accueil : nous étions inquiets. Je craignais un accueil réservé, froid, inamical voire irrespectueux. Il n’en fut rien. Encore, toujours des a priori !... Qu’il fait bon de voyager ! La grande majorité des Chinois nous a offert de beaux sourires et nous donnait volontiers les informations recherchées (toujours en montrant le nom en idéogrammes sur nos guides). Quelques rencontres plus rêches (notamment les chauffeurs de bus de ville, peut-être moins patients) mais rien de bloquant. Mon inquiétude était totalement infondée. La communication : ils ne parlent pas anglais. On était prévenus, on l’a vérifié. Même dans les petites agences de voyage … La prononciation des noms transcrits en pinyin n’est pas simple ; bien souvent, si nous essayions de parler, ils ne nous comprenaient pas. Le meilleur moyen : montrer dans le guide la transcription en idéogrammes de ce qu’on cherche (une destination, un lieu, un hôtel, un restaurant, un site …). Et accepter le jeu de piste, c'est-à-dire avancer pas à pas, multiplier les contrôles. Essayer aussi de reconnaître sur le pare-brise du bus les idéogrammes de la destination voulue. Ca devient presque un jeu d’observation. De la même façon, nous avons montré la carte de l’hôtel à Lijiang, une fois perdus dans ce grand labyrinthe ; notre billet de bus dans la grande gare routière de Lijiang pour trouver où le prendre … Nous n’hésitions pas à montrer, montrer, montrer et à tripler les vérifications. Partant de là, ça a très bien marché et nous n’avons eu aucune galère. Dans les Bank of China et à l’aéroport lors du check-in, ils parlent anglais. La carte bancaire : très peu utilisée sauf pour retirer du cash. Sur les ATM, un 1er écran vous permet de switcher sur des consignes en anglais. Le climat à cette époque : vraiment vraiment froid la première semaine (Lijiang et Dali). 2ème semaine beaucoup plus douce. Vêtements : polaires, gants, Kway (contre la pluie et le vent) indispensables la 1ère semaine L’affluence touristique à cette époque : énormément de touristes locaux et asiatiques Les problèmes de santé : ràs et pourtant on s’est lâché sur les fruits et légumes – Pensez à toujours avoir avec vous votre papier-toilette, il n’y en a jamais dans les wc publics. Les moustiques : ràs Les photos : beaucoup ! beaucoup trop ! Les portraits sont parfois plus difficiles à obtenir qu’ailleurs mais, majoritairement, ils acceptent avec gentillesse. Comme toujours, le visage s’illumine d’un immense sourire quand vous leur montrez leur photo sur l’écran. Attendez-vous aussi à être vous-même beaucoup pris en photo par les touristes locaux. A Forest Stone, sur le belvédère, séance photo de plus de 10 min ! Trop drôle ! Les achats perso : rien de bien remarquable Le Wifi : très répandu, gratuit La boussole : petite boussole de pacotille qu’on glisse dans notre poche, elle nous accompagne depuis toujours dans tous nos voyages, vieille habitude prise pendant nos randonnées pédestres. Ici peut-être un peu plus qu’ailleurs, elle nous a bien servi. Avec elle, nous nous perdions sans crainte (dans les ruelles de Lijiang, dans la Stone Forest …). Ou juste pour savoir de quel côté de la rue prendre le bus.
On a beaucoup aimé : 🙂 Evidemment, et en tout 1er lieu, ces images de la Chine comme on les rêvait : les temples aux toits en ailes d'hirondelles, les maisons tout en bois, les lanternes, les merveilleux visages burinés sous des coiffes traditionnelles, les sourires échangés, les places, ancestrales, chargées d’histoire, dans le moindre petit village, les marchés colorés, animés, gais, les paysages stupéfiants … Chaque jour nous a apporté son lot d’éblouissement. Je n’attendais pas un tel dépaysement, une telle richesse. Un contact bien plus facile, plus patient, plus indulgent, plus attentif que je ne l’imaginais avec la population locale Ne jamais se faire arnaquer (transports, gargotes) Un sentiment de sécurité, partout Les légumes, magnifiques, tant sur les marchés (plaisir des yeux) que dans nos assiettes (plaisir des papilles) !
On a moins aimé : 😕 Leur habitude de cracher en allant chercher bruyamment ce qui doit être éjecté La minceur des matelas Les wc publics, parfois trop publics (sans porte).
En conclusion : C’était une première approche. Après 25 ans de voyage, nous nous sentions enfin prêts à “affronter” la Chine et les Chinois. D’affrontement, il n’y a pas eu ! Ce ne fut que du bonheur. Dire que cette 1ère expérience a été réussie serait un euphémisme. Certes, le barrage de la langue nous a empêchés d’avoir de longues conversations (mais en a-t-on jamais eues ?... pas trop notre truc en fait). Mais en aucun cas, ça ne fut un frein lors de notre voyage. Le Yunnan est très touristique, d’un tourisme asiatique essentiellement. Mais il suffit de s’éloigner de quelques dizaines de mètres pour retrouver calme, authenticité et sérénité.
Nous n’avons pas changé les Yuans qui nous restaient. C’est tout dire. Nous comptons bien poursuivre notre découverte de cet immense pays. Bien vite.
Depuis longtemps, la Chine nous apparaissait, pour nous voyageurs individuels, comme une destination compliquée. Barrage de la langue, herméticité des idéogrammes, surpopulation locale, accueil indifférent voire inamical … C’est, en tout cas, ce que nos lectures nous faisaient ressentir. Pourtant, impossible de faire l’impasse. Une Histoire, une culture, une architecture trop riches pour qu’on puisse les ignorer. L’envie était là, à défaut de l’audace. Avec le recul et la maturité liés à notre expérience, nous voici prêts à entreprendre ce prétendument difficile voyage. Nous ne dérogerons pas à notre goût de la liberté, nous ne ferons quasiment aucune réservation, au risque de gérer quelques galères. Nous choisissons, pour cette 1ère approche, le Yunnan. Il nous a semblé que commencer par cette province rurale serait peut-être plus facile que de débarquer dans une grande mégalopole comme Pékin ou Shangaï, sans doute plus frénétique, plus impersonnelle, où le contact doit sûrement être encore plus difficile. Je ne sais pas si on a eu raison. Je ne le saurai qu’après avoir vu Pékin ou Shangaï. Mais en tout cas, ce qu’on peut dire, c’est que toutes nos inquiétudes et nos a priori étaient totalement infondés. Le voyage fut facile et facilité, nous avons tenu notre programme (qui, sur le papier, me paraissait tellement trop ambitieux) sans aucune difficulté. Des galères ? Aucune ! Des souvenirs merveilleux ? Une multitude ! Une fois de plus, c’est par le voyage que nous faisons tomber les hauts murs de nos préjugés. Aujourd’hui, notre expérience nous sert finalement à une chose essentielle : oser. Et nous en sommes toujours largement récompensés. Ce carnet, plus qu’aucun autre sans doute, a essentiellement pour but de rassurer le futur voyageur. Peut-être aussi de l’aider un peu sur la logistique. Et s’il peut permettre à certains hésitants d’oser, alors il aura atteint son but.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 29 Mars – Arrivée du vol China Southern à Lijiang – 4 nuits à Lijiang Dim – Lijiang Lun – Baisha – Shuhe Mar – Lijiang Mer – Transfert vers Shaxi (via Jianchuan) – Nuit à Shaxi Jeu – Transfert vers Dali (via Jianchuan) – 2 nuits à Dali Ven – Chengzhu – Dali Sam – Dali – Train de nuit vers Kunming Dim – Transfert vers Yuanyang – 2 nuits à Xinjie (Yuanyang) Lun – Les rizières de Yuanyang Mar – Transfert vers Jianshui – 2 nuits à Jianshui Mer – TuanShan – Jianshui Jeu – Transfert vers Kunming – 2 nuits à Kunming Ven – La Stone Forest de Shilin Sam 12 Avril – Départ du vol China Southern vers Guangzhou (Canton) à 11h45
Je détaille minutieusement plus bas tous les transferts.
BUDGET : Cours : 10 Yuans (ou RMB) = 1,2 € Les ATM sont nombreux mais ne permettent de retirer qu’un montant limité (3 000 Yuans). Consignes en anglais. Nous avons également changé plusieurs fois des Euros, à bon taux, dans les Bank of China. Les préposés au change parlent anglais. Munissez-vous de votre passeport, un peu de paperasse … Attention, il faut prévoir beaucoup de cash. Notre CB Visa ne nous a servi qu’une seule fois en paiement, pour l’hôtel à Lijiang, et ça ne s’est pas fait sans mal … Pensez à vérifier votre plafond de retrait et/ou à emporter des Euros à changer sur place.
Dépenses préalables : Visa : 71 €/p Vols : 970 € l’A/R /p Train de nuit Dali/Kunming : 56 € pour nous 2 Dépenses sur place : Hébergement : 484 € pour 13 nuits – L’hôtel de Lijiang fausse la moyenne. Autres (repas, transports, entrées des sites …) : 774 € Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3396 €
Hormis l’hôtel de Lijiang, pas de grosses folies lors de ce voyage : on a choisi des hôtels moyens de gamme, très souvent mangé dans la rue et voyagé en bus. On peut serrer ce budget en choisissant des hôtels plus simples et en évitant totalement les restaurants, toujours beaucoup plus chers que les gargotes de rue (et pas forcément meilleurs). L’excursion à Shilin revient chère. Mais, franchement, difficile d’en faire l’impasse …
VISA : N’attendez pas le dernier moment, ça prend du temps pour constituer le dossier … http://www.otchine.com/Formalites_et_Visa.htm Il faut fournir une adresse en Chine pour la durée du séjour … Casse-tête ! Pour y remédier, nous avons réservé un hôtel à Kunming pour tout notre séjour via Booking.com, fourni la réservation et annulé (sans frais) dès le visa obtenu. Je ne pense pas avoir innové … Il est relativement cher : 71€
GUIDES : Lonely Planet Pour éviter l’achat (et l’encombrement) du guide complet sur la Chine, j’ai commandé la version numérique du seul chapitre sur le Yunnan et imprimé le pdf envoyé. Simple et très économique. Guide du Routard Les sites y sont mieux décrits que dans le LP. Les prix sont un peu plus à jour.
Ces 2 guides se complètent mais nous avons, de loin, préféré le GdR. Attention, la Chine évolue vite. Nombre d’adresses (restau) ont disparu.
Un guide papier est indispensable pour avoir la transcription en idéogrammes chinois des endroits où l’on souhaite aller. C’est suffisant mais indispensable. D’autant que nous ne pouvons pas compter sur la seule prononciation des mots transcrits en pinyin …
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Guangzhou/Lijiang et Kunming/Guangzhou/Paris – China Southern/Air France Achetés mi décembre via GoVoyages. 970 € l’AR/p Au retour, à l’aéroport de Kunming, notre vol n’était pas affiché. Pas de panique ! Il semble que tous les vols nationaux de la China Southern soient enregistrés aux mêmes comptoirs, zone D. L’enregistrement de nos bagages pour Paris s’est fait mais non sans mal. Manque d’habitude apparemment. La jeune fille a été cherché de l’aide … Ca a pris du temps, mais tout s’est réglé et notre sac est bien arrivé à Paris (je n’en menais pas large quand même en l’attendant !) Un petit regret : celui de ne pas avoir prévu la visite de Guangzhou lors de notre escale au retour. La longue escale (plus de 10 heures) nous l’aurait permis. Nous n’avions que notre sac cabine, nous n’étions pas sous douane, le métro dessert l’aéroport. Ca aurait donc pu être assez facile. On a longuement hésité, trop longtemps … Un peu idiot d’avoir raté cette belle occasion.
2 – Transports locaux Voilà LE paragraphe important pour un tel voyage. Fastidieux mais important. Il n’aura d’intérêt que pour les voyageurs en partance. Je vais être honnête, j’étais très inquiète … On lit tellement de choses. Ca vous explique la taille de ce paragraphe, son but est de rassurer (et peut-être de faciliter un peu) !
PRELIMINAIRE Je pense essentiel de bien insister sur un point. Il existe différents types de bus : - les bus “grandes lignes” (35 places environ). Pour ceux-là, il faut acheter son billet au ticket office de la gare routière. La réservation est possible (à la gare, via l’hôtel, via une agence). Les places sont numérotées, les heures de départ sont fixes. Ce sont les seuls pour qui on aura véritablement un ticket (avec le prix, le n° de la place, l’heure de départ, la destination …) et les seuls qu’on peut réserver. - les minibus (20 places environ). Ils partent quand ils sont pleins. On grimpe, on s’installe et on paie sa place à bord du minibus. Pas de réservation possible. Pas de ticket souvenir … - les minivans IVECO (6-8 places). Même système que les minibus. - Enfin, et un peu à part, les bus de ville. On paie en glissant les billets dans la boite transparente près du chauffeur. 1 à 2 Y la course. Par exemple, à la petite gare routière de Xinjie (Yuanyang), il n’y a qu’un seul bus par jour pour Jianshui, à 16h30. Zut, ce n’est pas ce que nous lisons dans nos guides qui parlent de départs tout au long de la journée ! Petit moment de solitude, suivi d’un gros coup de gueule contre ces pu… de guides à la c.. Et soudain, on comprend !… mais oui, effectivement : il n’y a qu’un seul bus mais de nombreux minibus qui, eux, ne sont pas affichés. Attention donc à bien interpréter les indications des guides … Cela dit, tout cela est très clairement expliqué dans les pages d’entête du GdR … que j’ai découvertes quelques jours plus tard … Quand on a bien compris ça, c’est déjà plus simple …
Voici le détail de tous nos transferts, par ordre chronologique. Sauf indication contraire, nous n’avons jamais réservé. Nous montrions la transcription en idéogrammes de l’endroit où on voulait aller (au ticket office, à un chauffeur de minibus, au taxi, à un passager, à un passant … peu importe, toujours un excellent accueil). On ne s’est jamais fié à notre seule prononciation, par prudence, on préférait leur montrer les idéogrammes. Ca a toujours bien marché. En tout dernier lieu, Philippe vérifiait les idéogrammes affichés sur l’avant du bus. Oui, c’est bien Jianshui ! Pas de doute, on monte ! Sauf pour les bus, les horaires de départ sont indicatifs. Encore une fois, minibus et minivan partent quand ils sont pleins. Avons-nous eu de la chance, nous n’avons jamais attendu. Je ne les mentionne que pour nuancer la durée du transfert (la durée d’une course en taxi à 6h30 du matin n’est peut-être pas la même qu’à 10h …) GR = gare routière – GF = gare ferroviaire.
Lijiang : de l’aéroport à l’entrée de la vieille ville Taxi – 100 Y – départ vers 16h30 - durée ½ h Tarif affiché, on ne négocie pas. Je montre au chauffeur ma résa Booking.com imprimée en chinois. OK ! On démarre. Aux abords de la ville, il redemande à voir ma résa. Et téléphone, je le comprendrai plus tard, à l’hôtel. Ainsi, quand il se gare au parking d’une des entrées de la vieille ville, sommes-nous déjà attendus par un employé de l’hôtel qui va prendre le relai et nous guider en quelques minutes à l’hôtel. Voilà un bon début !
Lijiang – Baisha – Shuhe – Lijiang Excursion (prévoir 1 petite journée) o-o Lijiang – Baisha Minivan – 60 Y (60 ?! – explications ci-dessous) – départ vers 9h30 - durée ½ h Beaucoup de travaux autour de la place des roues à aubes ne facilitent pas notre recherche. On repère néanmoins les minivans. On est abordé par un chauffeur, on lui montre notre guide. 6 nous montre-t-il avec ses mains. OK, nous grimpons et … on part aussitôt …. Bizarre. On n’est que tous les 2 … On comprendra à l’arrivée que nous avons payé le minivan complet et qu’en fait de 6 Y, il attendait 60 Y … Nous paierons les 60 Y (pour nous 2) mais on ne nous y reprendra pas ! Erreur de débutant ! Il faut qu’on prenne nos marques ! A la décharge du conducteur, je suis convaincue qu’il n’a pas cherché à nous arnaquer. Je pense qu’il croyait sincèrement qu’on avait compris et accepté le deal pour partir aussitôt plutôt que d’attendre d’hypothétiques candidats au voyage. Et après tout … o-o Baisha – Shuhe Bus de ville n°6 – 1 Y L’arrêt se trouve sur la route goudronnée (il n’y en a pas 36 000) pas bien loin de l’entrée du temple. Nous descendons au moment où l’on voit que les panneaux marron indiquent Shuhe à droite et que le bus continue tout droit. Nous finirons à pied, 2 km quand même, pour rejoindre Shuhe … o-o Shuhe – Lijiang Bus de ville n°12 – 1 Y Sur la grande route (Shangri Av) à un bon km à la sortie du site de Shuhe. Pour vous mettre sur la voie, renseignez-vous auprès du bureau d’infos touristiques. Cela dit, c’est tout droit … Retour à Lijiang vers 16h
Lijiang – Jianchuan – Shaxi o-o Lijiang – GR de Lijiang Taxi – 15 Y – départ vers 7h20 – durée 10min Pris à une entrée de la ville, 10 min à pied de l’hôtel. o-o GR de Lijiang – GR de Jianshui Bus – 20 Y (+4 Y de comm) - départ fixe à 8h20 – durée 1h30 (via autoroute) Billets réservés la veille par l’hôtel et livrés à domicile (4 Y de plus de commission). Seule cette première portion a pu être réservée puisque la portion Jianshui-Shaxi se fait par minivan. Ne demandez donc pas à réserver un billet de bus pour Shaxi car on va vous regarder avec des yeux tout ronds ! C’est du vécu et maintenant je comprends bien pourquoi. Cf mon préliminaire. En cours de route, le chauffeur s’arrête et pose une question aux passagers, qui opinent de concert et sortent tous un billet de 5 Y. Sans comprendre, on fait pareil … La quiétude des passagers nous laissent penser qu’il ne s’agit pas d’une arnaque … En fait, le chauffeur proposait l’option autoroute moyennant la prise en charge du péage par les passagers. Gros gain de temps. Du coup, nous arrivons à Jianchuan avant 10h. o-o GR de Jianchuan – Shaxi Minivan – 10 Y – départ vers 10h - durée 1h Les minivans sont garés devant la GR de Jianchuan alors que les bus arrivent sur l’arrière, comme souvent. Il suffit donc de traverser la gare pour trouver les minivans. On arrive à l’entrée du village de Shaxi vers 11h. On descend vers la place centrale et vers l’hôtel en quelques minutes à pied. Voilà qui nous laisse une belle après-midi et une soirée à Shaxi. Ce sera suffisant.
Shaxi – Jianchuan – Dali o-o Shaxi - Jianchuan Minivan – 10 Y – départ vers 7h20 - durée 1h Repris au même endroit, à l’entrée du village (en amont). Nous n’irons même pas jusqu’à la GR de Jianchuan, le minivan s’arrête à un rond point, à l’entrée de Jianchuan. Un minibus attend, portes ouvertes, quasi plein. Il va à Dali. On transite … Coup de pot !... o-o Jianchuan – Dali Old Town Minibus – 40 Y – départ vers 8h30 - durée 2h (via autoroute) De nouveau, le chauffeur palabre avec les voyageurs qui lui donnent tous (nous y compris) 5 Y pour prendre l’autoroute. Cette fois, on biche car on a compris tout de suite ! Le minibus s’arrête devant la porte Est de la vieille ville. Nous sommes à pied d’œuvre et pouvons rejoindre l’hôtel choisi à pied. Nous arriverons à Dali Old Town à 10h30. Soit un transfert de 3 heures au total.
Dali – Zhoucheng – Dali Excursion (prévoir quelques heures) o-o Dali – Zhoucheng Minibus – 8 Y – départ vers 10h – durée 45 min Départ de la Porte Ouest o-o Zhoucheng – Dali Minibus – 8 Y Devant la grande porte de sortie du marché.
Dali – Kunming o-o Dali – GF de Dali Taxi - ??(oups !) Y – durée 25 min Taxi trouvé à la porte Sud On n’a jamais réussi à trouver les bus ou les taxis qui devaient passer à la porte Est … du coup, on a retraversé la ville et on s’est rabattu sur un taxi, porte Sud. Heureusement, nos sacs à dos sont légers et nous avions du temps à perdre. Et puis, après tout, quel bonheur que de traverser une dernière fois cette jolie ville ! o-o GF de Dali – GF de Kunming Train de nuit K9620 – 149 Y et 155 Y (couchettes molles, haute et basse) – départ 23h44 – durée 6h Billets de train réservés via internet depuis la France le 24/03 (12 jours avant) avec une demande de livraison des tickets à l’hôtel de Lijiang (j’ai envoyé par mail la confirmation Booking.com en chinois pour qu’ils aient l’adresse précise). http://www.chinatripadvisor.com/english/ Extrêmement simple et efficace avec quelques échanges de mails de validation. Un excellent service mais qui a un coût : les 2 billets coûtent 304 Yuans facturés 55 € soit 50% de plus que le coût net des billets … Au final, il est très probablement bien moins cher de réserver ses billets sur place par l’hôtel ou par une agence. Nous avons payé la simplicité et la tranquillité. Pour des couchettes, il me semble impératif de réserver. Aucun problème, nous avons même plutôt bien dormi. Un peu court mais bien. Attention, aucune gargote pour manger chaud à la gare.
Des renseignements très précieux ici : http://www.seat61.com/China.htm Je suis une fan inconditionnelle de ce site absolument remarquable !
Arrivés à la GF de Kunming, on enchaîne direct avec un long transfert : Kunming - Yuanyang o-o GF de Kunming – GR Sud de Kunming Bus de ville C71 – 5 Y – départ 6h20 – durée ½ h On trouve ce bus, juste à la sortie de la gare ferroviaire. Là, je dois dire que nous avons eu la chance d’avoir dans notre compartiment un Chinois qui parlait anglais et qui nous a aidés à trouver le terminal de bus. Il est dans l’enceinte de la GF, il ne faut que quelques minutes pour y parvenir. Le ticket office ne nous sert à rien (le C71 est un bus de ville, on paie dans le bus) ; j’ai essayé d’y acheter mes billets de bus pour Yuanyang, sans succès. Je ne sais pas trop pourquoi … On attend donc patiemment que les grilles s’ouvrent et on s’engouffre dans ce gros bus de ville. o-o GR Sud de Kunming – Yuanyang (Xinjie) Bus – 139 Y – départ fixe à 10h20 – durée 8h Avec le C71, nous arrivons à l’arrière de la gare. Pour acheter son ticket, il faut donc contourner la grande gare pour trouver le ticket office. A cette heure matinale, pas de queue. Nous prions pour qu’il reste des places dans le bus vers Yuanyang (1 seul le matin). Bingo ! Nous avons les places 25 et 26 (sur 35 places). Retour dans la salle d’attente pour quelques heures de patience. Nous trouvons un robinet d’eau bouillante pour nous permettre de remplir notre bol de nouilles déshydratées parfumées (petit magasin dans la salle d’attente). Ca nourrit … mais c’est tout. Arrivée à Yuanyang (Xinjie) à 18h30. Une fois de plus, nous sommes arrivés directement en ville, à pied d’œuvre. “Notre” hôtel est à 2 min à pied. Journée lourde et inintéressante mais qui nous a paru être une bonne optimisation pour notre périple.
Xinjie – Jianshui o-o Xinjie – GR de Jianshui Minibus – 45 Y – départ vers 8h00 – durée 3h30 Un seul bus par jour pour Jianshui (à 16h30) mais de nombreux minibus, garés devant la gare. Nous devrons changer de minibus à Nansha, 1 heure après le départ de Xinjie. Ca se fait tout seul, sur le bord d’une route. o-o GR de Jianshui - Hôtel Tuktuk – 20 Y pour nous 2 A 12h30, nous étions installés à l’hôtel
Jianshui – TuanShan – Pont du Double Dragon - Jianshui Excursion (prévoir une bonne matinée) o-o Jianshui – TuanShan Minivan n°4 jaune jusqu’à Huang Long Si – 3 Y – départ vers 7h50 – durée 15 min Ils partent du rond-point au Nord du Temple de Confucius, à côté du KFC et du Linan Hotel. On descend à Huang Long Si. Puis tuk tuk pour TuanShan – 10 Y pour nous 2 (pris à la sortie du minivan, il “nous” attendait) Arrivés à TuanShan à 8h35 o-o TuanShan – Pont du Double Dragon Minivan 10 Y … j’attends encore ma monnaie … On le trouve sur le parking de TuanShan. Coup de pot ?!... Il nous débarque en face du Pont. o-o Pont du Double Dragon – Jianshui Minivan 4 jaune – 3 Y – durée 15 min Un peu de mal à trouver où ils passent, les explications du GdR sont incompréhensibles. Il faut sortir du pont du côté des éléphants, suivre la route goudronnée vers la gauche, traverser une ancienne voie ferrée et continuer jusqu’à la route principale. C’est plus long à écrire qu’à faire ! Et là, vous patientez jusqu’au passage d’un minivan jaune. Il nous laisse à côté du KFC.
Jianshui – Kunming o-o Jianshui – GR de Jianshui Taxi – 7 Y (compteur) – départ vers 9h30 – durée 15 min On attendait un bus … qui tarde trop. Un taxi s’arrête devant nous … o-o GR de Jianshui – GR Sud de Kunming Bus – 73 Y – départ fixe à 10h05 – durée 3h40 Nous avons acheté le billet à 9h55 au ticket office de la gare ! Places 5 et 6 … c’est dire : le bus est vide ! o-o GR Sud de Kunming - Hôtel Taxi – 60 Y – durée 30 min ? Des rabatteurs dès notre sortie du bus nous entraînent vers les taxis. On n’arrive pas à s’en défaire. On tente de négocier les prix. Mal … C’est la seule fois où on a senti l’arnaque. Gros malaise, pas agréable.
Kunming – Shilin - Kunming Excursion (prévoir une journée) o-o Kunming – GR Est de Kunming Taxi – 24 Y (compteur) – départ vers 7h15 – durée 20 min Hélé dans la rue. o-o GR Est de Kunming – Terminal de bus Stone Forest à Shilin Bus – 27 Y – départ à 8h20 – durée 1h15 Pour ce bus, je ne suis pas sûre que l’heure de départ soit vraiment fixe. Arrivée au terminal de bus directement sur le site de la Stone Forest. Je détaille l’accès au site dans le paragraphe spécifique plus bas. o-o Terminal de bus Stone Forest – GR Est Kunming Bus – 27 Y – départ à 15h – durée 1h30 On achète les billets au ticket office. Sur le billet, un numéro écrit au stylo : c’est le n° de la plaque d’immatriculation du bus. Nous l’attendrons plus d’une heure … ce n’est pas ce que nous annonçaient les guides … Même chose ici : je ne suis pas bien sûre que l’horaire de départ soit fixe. Ca dépend peut-être de l’affluence … o-o GR Est de Kunming - Hôtel Bus de ville n°22 – 2 Y Facile à trouver : à la sortie de la GR, suivre les panneaux Bus Hub qui amènent au terminal des bus de ville. Les n° des bus de ville en partance sont affichés sur des panneaux numériques au dessus des quelques quais. C’est facile. On descend sur la Beijing Road, tellement facile à reconnaitre avec ses lampadaires futuristes.
Kunming : de l’hôtel à l’aéroport Taxi – 73 Y (compteur) – départ 6h30 – durée 30 min Nous hélons un taxi dans la Beijing Road, proche de notre hôtel. Vu qu’on est samedi (moins de circulation), vue l’heure matinale et surtout vue la marge qu’on a pris pour notre vol (Philippe s’est soumis mais il me le reproche encore !), on n’a pas cru nécessaire de réserver. On a eu raison. Le compteur est actionné immédiatement et 30 minutes plus tard nous étions arrivés. Nous avons eu le temps d’admirer la beauté de l’aéroport tout neuf de Kunming …
HEBERGEMENTS : Dans chacun de ces hôtels, nous avions à disposition de gros flacons de savon liquide, de shampooing, des mules jetables en papier-tissu, des petites bouteilles d’eau, une bouilloire électrique, parfois des sachets de thé. Sympa et agréable. Sauf à Lijiang, le petit déj n’était jamais inclus. Sauf à Lijiang, paiement cash. Une caution est parfois demandée, rendue au moment du check out. Enfin, sauf pour l’hôtel de Lijiang que j’avais réservé par Booking.com, nous n’avons pas réservé les autres. Il n’y a qu’à Dali que nous avons dû chercher un peu …
Lijiang Blossom Hill Inn – Joyland – 585 Y/nuit http://www.blossomhillinnlijiang.com/index.htm 4 nuits réservées par Booking.com fin décembre. Aucun pré-paiement. Paiement sur place en CB Visa, non sans mal, le terminal de paiement ne fonctionnait pas … Superbe grande maison, superbe chambre bourrée de charme, excellente literie (ça prendra vraiment tout son sens lors de la suite de notre circuit), accueil très chaleureux, belle situation dans Lijiang, au calme. Ca reste néanmoins un peu cher pour la prestation d’autant que Lijiang semble regorger d’hôtels comparables.
Shaxi Cato’s Inn – 238 Y/nuit (GdR) http://www.catosinn.com/en/index.asp?c=1 Situé dans la petite rue qui sort de la place, à gauche quand on est face au temple (avec les 2 grosses sculptures en façade). Moderne et sans aucun charme, mais confortable et propre.
Dali Sunny Guesthouse – 100 Y/nuit 56# Fuan Alley, Renming Road. http://www.agoda.com/...e/hotel/dali-cn.html Non référencé dans les guides, à 2 pas de l’hôtel Six, dans une ruelle perpendiculaire. Simple.
Xinjie (Yuanyang) Yun Ti Shunjie Hotel – 220 Y/nuit (GdR) Sur la place, à 2 pas de la gare routière de Xinjie. http://www.tripadvisor.fr/...g_County_Yunnan.html Assez impersonnel, l’hôtel a un côté stalinien … L’accueil est du même acabit, aucun effort. Réveil en musique à 6h30 par les fondus de gymnastique qui se déchaînent sur la place au rythme d’une musique tonique. Nous, on a trouvé ça plutôt sympa mais, amateurs de grasse mat’, cherchez ailleurs ... Pas de wifi.
Jianshui Linan Inn – 288 Y/nuit (GdR et LP) 32# Hanlin Street http://www.tripadvisor.fr/...i_County_Yunnan.html Un vrai gros coup de cœur. Une très jolie suite qui donne sur la galerie du 1er étage. Salle de bain très agréable. Il ne restait plus que cette chambre mais l’hôtel dispose de nombreuses chambres toutes différentes. Apparemment très prisé. Prix justifié, tout au moins pour cette immense chambre. Attention, à ne pas confondre avec le très grand et très moderne Linan Hotel, à quelques pas.
Kunming Mingtong Yingxian Youth Hostel – 168 Y/nuit (GdR) 94# Mingtong Alley http://www.tripadvisor.fr/...-Kunming_Yunnan.html Auberge de jeunesse. Comment ça, on n’a plus l’âge ?... Simple, un peu décrépi et tristounet mais propre et spacieux. Bien situé et pas cher. Pas de wifi
REPAS : Si vous pensez que vous ne mangerez que du riz en Chine, vous vous trompez … D’ailleurs, il ne va pas de soi, il faut souvent le commander. Pour notre plus grand bonheur, c’est le royaume des légumes. Profusion, variété, fraîcheur ! Cuisson al dente, tout ce qu’on aime. Parfois, un peu gras …
Quelques prix :
Bouteille d’eau (50cl) : 2 Y Jus de fruit frais : 20 Y Canette de coca : 10 Y Petits encas de rue (dont les fruits frais coupés) : 3 à 7 Y Portion de légume dans une gargote : 5 à 20 Y (à multiplier par le nombre de légumes choisis) Plat sans viande dans un restau : 10-20 Y Plat avec viande dans un restau : 30-60 Y
Le thé est souvent offert. Attention, quand il ne l’est pas, de façon assez surprenante, il peut être cher. Tout comme le café.
Nous avons beaucoup fréquenté les petits restaurants de rue, les gargotes comme je les appelle un peu abusivement (pour les différencier des restaurants traditionnels). Ils sont toujours largement ouverts sur la rue, débordant même sur le trottoir. Ici, pas de menu, pas de nappe, pas de décorum, un rouleau de PQ sur la table en guise de serviette. Parfois, le plat unique est préparé devant nous et notre seule intervention consistait à choisir le type de nouilles, le bouillon, les aromates … Parfois, ils sont dotés d’un grand frigo-vitrine où les produits frais (légumes et viande) attendent le client. A Dali, les produits sont en devanture, étalés sur la rue, dans des bacs d’eau fraîche. On y trouve alors aussi du poisson frais (ultra frais puisque vivant). Plaisir des yeux (car ces étalages sont montés avec beaucoup de soin et de goût) avant le plaisir du palais. On choisit ses produits en les montrant du doigt. Le cuisinier les emporte et les cuisine à sa façon. Les légumes sont frits au wok, cuits al dente. Mais … comment va-t-il les associer ? Quel aromate va-t-il ajouter ? Quelle épice ?... Pour notre part, nous avons toujours choisi un assortiment de légumes (de 3 à 5) car peu portés sur la viande et le choix d’un poisson vivant est au dessus de nos forces. Les légumes sont variés, magnifiques et ultra frais. Le résultat a toujours été une heureuse surprise, parfois tellement bonne que nous revenions le soir pour faire le même choix. Osez les champignons, tous, c’est un vrai régal. Essayez aussi la racine de lotus, cette grosse racine ocre qui, une fois tranchée donne de jolies rondelles blanches pleines de trous. C’est délicieux ! Chaque plat arrive sur une assiette qu’on est sensé partager (Philippe, tu en veux ?... oui ?... ah … zut). Accompagné de riz et de thé, c’était un véritable festin ! Une seule erreur : le concombre amer (concombre un peu plus court que les nôtres, vert très clair et plein de pustules). C’est vraiment amer ! La patronne en rit encore ! On paie selon le nombre et le type de produits choisis. Entre 5 et 20 Y la portion de légume. A Dali, c’est bien sûr plus cher qu’à Xinjie, mais dans tous les cas, c’est toujours très raisonnable. Les 2 extrêmes : à Dali, nos orgies nous coutaient environ 75 Y (pour nous 2) avec, entre autres, asperges vertes et champignons ; à Xintié, nous ne dépassions pas les 30 Y (toujours pour nous 2) avec champignons, racine de lotus, fèves …
Nous avons aussi testé quelques restaurants traditionnels, plus cossus (recommandés par le GdR). Ils sont aménagés dans de superbes vieilles demeures de bois, avec des tables installées tout autour d’un grand patio, en rez-de-chaussée et sur une galerie. Pour le cadre, ça vaut le coup. Maintenant, la cuisine nous a souvent déçus : parfois trop épicée, trop grasse, trop d’escarbilles d’os (le poulet est fracassé) … Voici 2 adresses qui offrent un cadre inoubliable, à défaut de la cuisine … A Dali : MeiziJing Jiujia (en descendant Renmin Lu, 1ère ruelle à droite après Fuxing Lu) Poisson de rivière et poulet au gingembre. Petite bouteille d’alcool de prune (80Y). Trop pimenté, trop de bouts d’os pointus. L’alcool de prune est doux et parfumé. On emportera la petite bouteille pour la terminer tranquillement. (180 Y tout compris) A Kunming : Kunming Lao Fangzi (dans le marché aux fleurs. Jeu de piste pour y aller) Menu avec photos. Des vapeurs délicieux et 2 plats, l’un vraiment succulent, l’autre immangeable tant il est gras et pimenté … (142 Y pour nous 2)
Mes plus grands souvenirs restent, de loin, les restaurants de rue.
L'ITINERAIRE :
Lijiang Ce premier contact avec la Chine fut pour nous extraordinaire. Une vieille ville labyrinthe, tout en rues pavées piétonnes, tortueuses, tout en maisons de bois et de pierre. Les portes de bois rouge carmin sont souvent sculptées. Les pans des toits de tuiles rondes et grises se redressent fièrement, donnant une allure aérienne unique aux temples comme aux maisons. Partout, des canaux serpentent, l’eau claire coule vivement, alimentant parfois 3 bassins, toujours utilisés, pour la consommation, les légumes, le linge. De vieux ponts aux pierres patinées les enjambent. Enfin des lanternes rouges, tellement chinoises, apportent une touche finale et créent une ambiance unique, pittoresque, magique. C’est exactement cette image de vieux villages chinois qu’on est venu chercher. Bien sûr, en approchant du centre (Square Street), on déchante un peu … toutes les maisons sont alors devenues boutiques, vouées uniquement au commerce avec des touristes à 99% asiatiques vraiment trop nombreux … Les objets qui s’y vendent sont kitsch, totalement quelconques. Et pourtant, on réussit à faire abstraction de cette dérive, en levant les yeux vers les toits, vers les temples, et surtout, et simplement, en fuyant les rues trop courues. Il suffit de quelques minutes, à peine, pour retrouver le charme, la quiétude, la beauté et l’âme des rues de Lijiang. Toute la partie Sud offre de très jolis quartiers, avec son lot d’écoles d’où montent les récitations en chœur des élèves, de terrains vagues où jouent des enfants, de vieux Chinois qui s’affrontent au Mah Jong dans la rue, de Chinoises qui vendent leur belle récolte sur le bord du canal où s’épanouissent de splendides arums, de petites échoppes, de demeures superbes fleuries de glycines ou de roses, de petits ponts de bois qui serpentent au dessus de la rivière … Il faut oser se perdre dans Lijiang. Un plan, une boussole, la carte de l’hôtel dans la poche et perdez-vous ! Tournez le dos aux enfilades de boutiques sans intérêt. Cela dit, ne jugez pas trop vite la place carrée. Si elle est absolument insupportable le soir avec ses karaokés hurlants et ses lumières aveuglantes, elle est bourrée de charme, tôt le matin, quand tout est fermé et qu’elle est déserte.
Le marché nous a offert dès le tout 1er soir, un vrai festin. Oui, on est très gourmand ! La découverte des spécialités culinaires, ou plus simplement encore, des habitudes alimentaires fait pour nous partie du plaisir de voyager. Ici sur ce marché, des dizaines de cuisiniers préparent chacun leur spécialité sur des plaques de cuisson, tout autour d’une grande halle garnie de tables et de bancs de bois. Il suffit de les regarder cuisiner avec adresse, de choisir et de déguster. Puis d’y revenir pour passer à une nouvelle aventure gustative. Pas cher du tout, 10 à 20 Y le petit bol de carton. Ca permet de tout goûter. On commence prudemment par des nouilles avec des œufs, pour passer au mélange de champignons, puis on essaye une soupe de nouilles, un baba (espèce de grosse tortilla, spécialité de Lijiang) ... Les petits œufs (de caille ?) cuits sur un gros champignon sont aussi succulents qu’ils sont beaux ! Quant aux vapeurs verts de légumes et d’aromates, mais quel régal ! Et pour arroser tout ça, un jus de canne ou de noix de coco … Cette caverne d’Ali Baba de la cuisine de rue est merveilleuse pour le voyageur qui débarque puisqu’il suffit de regarder, de saliver et de montrer du doigt. Pourtant ultra-touristique, nous avons adoré l’ambiance de ce marché aux mille gargotes où l’accueil des cuisiniers est chaleureux et amical ! Il a ravi nos yeux et nos papilles.
Chaque visiteur est tenu de payer une “taxe écologique”. 80 Y. Le billet jaune nous sera vendu dès notre arrivée, par notre hôtel. Conservez-le sur vous, il vous sera demandé à plusieurs endroits. Notamment, à l’entrée du Parc de l’Etang du Dragon Noir. Ne manquez pas ce parc : un étang, un pont de pierre, un temple et une montagne enneigée en toile de fond. Oui, c’est bien la photo emblématique qu’on voit partout dès lors qu’on parle du Yunnan. Ce n’est pas pour rien, c’est beau à pleurer. Nous avons osé nous re-présenter à l’entrée 2 jours plus tard (car il faisait soleil cette fois). Pleins d’espoir, nous présentons de nouveau nos billets jaunes au gardien … Yes ! Il nous laisse entrer de nouveau ! Chouette ! Erreur du gardien, permissivité indulgente, ou simplement juste droit ?… je ne sais pas trop. On n’a pas demandé, trop heureux de pouvoir retourner voir ce merveilleux lac. Résidence de la famille Mu (60 Y) : belle résidence où s’étagent les pavillons, les jardins, les cours. La restauration est un peu clinquante. En haut de la colline, belle vue sur les toits de Lijiang. Marché Zhongyi : petit marché bien authentique. Beaucoup d’ingrédients de la médecine chinoise. Vraiment sympa. Pavillon Wanggu (50 Y) : la pagode est moderne et assez laide. Les tours du tambour et de la cloche sont, elles, très jolies. Superbe vue sur Lijiang.
Nous avions hésité à aller jusqu’à Baisha en vélo. En chemin, nous ne l’avons pas regretté … La route ne nous a pas paru très intéressante. Mais peut-être y a-t-il un autre accès pour les vélos … Baisha est un vieux village, pas touristique du tout à quelques km de Lijiang. Nous avons été débarqués sur la place centrale du vieux Baisha. Toute petite place pavée, juste après un grand portail. On cherche un peu pour trouver le vieux temple (30 Y) et ses fresques. En fait, il suffit de rejoindre la route goudronnée (au bout de la rue pavée qui part à droite quand on est sur la petite place, porte dans le dos). Il est tout de suite à gauche. Beau temple, un peu désuet, qui manque cruellement d’entretien, mais dont se dégagent une histoire, une âme. Après le factice de Lijiang, ça recadre les choses … Les fresques sont … défraîchies. Le tour de Baisha est rapide, le village est vraiment tout petit. Même sans plan, impossible de s’y perdre. Le bus 6 passe sur la route goudronnée et va nous déposer non loin de Shuhe. Nous devrons terminer à pied le long d’une large avenue. J’ai lu quelque part que l’entrée était payante, on n’a rien vu (et pas cherché non plus du coup). Changement de décor. Nous voici dans un village à la Disney ! Le site (du moins à l’entrée) est totalement reconstitué, rutilant, trop neuf, trop clinquant. Ca ne manque pas d’un certain charme, mais certainement pas celui de l’authenticité. Nous nous promenons dans des ruelles pimpantes, nous y faisons même une agréable pause repas. Nous ne boudons pas notre plaisir, c’est factice, mais encore une fois, ça ne manque pas d’un autre charme. Nous finissons par arriver sur la place carrée, tout au Nord Ouest. Là, un vieux pont de pierre nous conduit vers le vieux village qui lui, n’a pas été retapé. Redoublement de bonheur. Cette fois, le charme de l’authentique vient s’ajouter au charme de l’esthétique. De petits potagers cernent ce bel endroit à ne surtout pas rater.
Nous n’avons pas regretté notre long séjour de 4 nuits à Lijiang. Ca nous a permis de démarrer doucement notre voyage, de commencer à prendre nos marques en Chine. 3 jours pleins nous ont permis de découvrir les incontournables de Lijiang, de pousser vers les environs (Baisha et Shuhe) et surtout de flâner longuement dans les quartiers Sud, encore préservés du tourisme de masse. Et puis, le matin, Lijiang s’éveille doucement. Les rues désertes, bordées par cet alignement de portes sculptées rouge carmin, sont magnifiques. Sur les pavés, un vieil homme pousse son vélo, une vielle femme portefaix emportent ses 2 paniers chargés de légumes frais vers le marché, tous 2 portent le calot bleu sur leur cheveux gris ... L’image de la Chine ancestrale. On y est.
Lijiang est une auberge espagnole. Vous trouverez (très facilement) autant de raisons de la décrier que de la vanter. Je vous ai donné mon point de vue. Vous en lirez d’autres …
Shaxi Petit village, tout petit village, qui se visite en 1 ou 2 heures … La place centrale est sublime : un vieux temple d’un côté, un théâtre ancien en face, 2 arbres pluri-centenaires au centre. Et partout des maisons de bois, certaines transformées avec goût et mesure en échoppe, en petit restaurant. Pas grand-chose à faire, pas grand-chose à visiter, juste le temple (20 Y), le théâtre est fermé. Aux abords de la ville, un petit autel et un vieux pont de pierre marquent le départ d’une route caravanière. Emouvant. Shaxi n’est pas un lieu qui se visite, c’est un lieu qui se goûte. S’imprégner de son ambiance, se laisse porter, ne rien faire d’autre que se poser sur cette incroyable place, regarder les mamies assises sur leur banc discuter entre elles, profiter d’un lieu, encore préservé, chargé d’histoire et d’histoires. Nous avons cru comprendre (au vu d’affiches prétentieuses) qu’un quartier du village est en cours de transformation pour donner naissance à un truc ressemblant à un complexe hôtelier … C’est la mort annoncée de Shaxi. Nous prendrons nos repas dans le petit restau sur la place (à droite du temple). Belle et bonne adresse. 2 plats avec viande et 2 jus frais, 95 Y. Une seule nuit à Shaxi est suffisante. Bien sûr, pour ceux qui ont du temps et veulent se ressourcer, c’est l’endroit idéal pour une retraite.
Dali Nous voilà ici dans une ville moderne au plan en damier. Les rues sont larges, commerçantes, avec des demeures de toute beauté, des portes monumentales extraordinaires. Une ambiance très différente de Lijiang ; les 2 sont incomparables. C’est moins confiné, plus moderne, mais très agréable à vivre. Pas le même tourisme d’ailleurs qu’à Lijiang : on est plus ici dans le tourisme de routards, de baba cools, que dans le tourisme de grands groupes organisés. On rencontre d’ailleurs beaucoup plus d’occidentaux et on trouve plus d’infos en anglais. Les karaokés ont cédé la place à des joueurs de guitare, des chanteurs, des tamtams … On préfère nettement !
Ne ratez pas la jolie rue piétonne Hong Long Jin. Bordée par des restaurants et des bars, ouverts sur le canal qui dégringole en cascade au milieu de la rue. Très touristique, mais très sympa. Pause cocktail (50-60 Y). Très bons !... Beaucoup de stands de petits encas : des espèces de rouleaux de printemps, des sandwiches au tofu et aux herbes, des crêpes omelettes, des fruits frais coupés … Tout est bon. Entre 3 et 7 Y. Et une profusion de petits restau qui présentent leurs produits sur leurs trottoirs (voir plus haut § repas). Simplement divin !
Balade au bord du lac. Nous prenons le bus de ville n°2 (1,5 Y) à la porte Nord pour aller jusqu’à CaiCun. Longue balade au bord du lac. Nous ne traverserons pas. Retour par le même bus.
2 marchés à ne pas rater : o-o au Sud Est du carrefour de Renmin et Fuxing petit marché autour d’une halle en pierre où s’abritent les bouchers. Tout autour, de magnifiques légumes vendus par des paysans aux visages burinés, aux costumes traditionnels, aux sourires spontanés et sincères. Un très beau moment, très authentique. Un marché comme on les aime. Un de nos plus beaux, même s’il est assez petit. Que les légumes sont beaux ! Nous avons fait des dizaines de photos de légumes ! Et de beaux portraits aussi 😉 o-o au Nord de la Porte Ouest, le long de Bo’ai Road, à l’Ouest grand marché : même organisation, la viande au centre, les légumes sur le pourtour.
Une petite adresse sympa : Gogo Café dans Remin, à l’Ouest de Fuxing. Excellents cocktails à 40 Y Plats avec de la viande à 30 Y Petit déjeuner sympa (pancake à 20 Y !) Une belle adresse pour toutes les occasions.
Excursion à Zhoucheng : le marché se tient sur la magnifique place centrale, face au temple. Pas très animé, mais les paysannes y portent un très beau costume traditionnel, avec un bonnet haut en couleurs et en perles. Par un léger forcing tout en sourire, nous n’avons pas pu échapper à la visite de la fabrique artisanale de batik. L’occasion de voir de près de l’indigo. Et l’occasion aussi de traverser ce village bien miséreux. Même sans être amateurs, nous avons trouvé cette visite intéressante. Quelques heures suffisent pour cette excursion plaisante.
Yuanyang En fin d’après-midi, nous flânons sur la grande place, à la recherche d’infos pour parcourir les rizières le lendemain. Nous l’espérions, c’est arrivé : une jeune femme nous aborde. Et, sans un seul mot d’anglais, nous explique sa proposition. Pas bien compliqué … on se doute qu’elle n’est pas en train de nous proposer un survol de Pékin en montgolfière … On fait vite affaire, ses tarifs nous conviennent. 300 Y pour la “journée” de voiture (2 fois quelques heures en fait). OK. Nous allons nous laisser porter pour cette journée d’excursion dans les rizières, lui faisant confiance sur le circuit. Le lendemain matin, nous la retrouvons comme prévu à 6h devant l’hôtel. C’est à bord d’un confortable monospace que nous partons dans la nuit noire pour profiter du lever de soleil sur Duoyishu. En chemin, nous nous arrêtons au ticket office : 100 Y/p. Ticket unique, valable 1 jour pour la région. A conserver précieusement sur soi. Le site de Duoyishu est aménagé. Bien aménagé. De jolies plateformes en bois s’étagent sur la colline, comme en réponse aux terrasses en face. Elles permettent aux nombreux touristes (ah oui, on n’est pas seul !) de profiter de la vue sur ce décor époustouflant. Sans se gêner. Certes, c’est bien sûr moins naturel mais j’imagine que, vue l’affluence, cet aménagement a été indispensable. Partant de là, reconnaissons que c’est joliment construit. Il fait frisquet. Le soleil apparait dans un émouvant murmure d’approbation et de respect qui monte de la foule. Le disque rouge provoque des reflets superbes sur les rizières en eau. PhotoS. Au pluriel, vous imaginez bien ! A 7h20, nous quittons le site et rejoignons la douceur de la voiture. En route, nous nous arrêterons à différents points de vue intéressants (dont la splendide Bada). Nous admirons aussi les maisons champignons dont le toit est si original. Le soleil réchauffe enfin l’atmosphère. En cours de route, petit déjeuner d’un bol de nouilles dans une gargote avec notre chauffeur. Et retour à Xinjie vers 10h40. On profite de l’après-midi pour parcourir le marché coloré et étagé de Xinjie. On retrouve notre voiture à 16h pour les points de vue du soir, au coucher de soleil. N’oubliez pas votre ticket, il va encore servir ! Devinez pourquoi je dis ça … 😊 Nous partons cette fois vers Laohuzui, avec toujours quelques arrêts en route pour des points de vue “mineurs”. Là encore, site aménagé. Une plateforme haute et une plus basse, que l’on atteint par une très longue volée de marches (15 min environ). Le soleil est encore haut dans le ciel, les reflets sur les rizières créent un patchwork de camaïeu allant du bronze au vert tendre … C’est déjà splendide. Nous passerons 2 heures à profiter de cet endroit unique. Nous partirons avant le coucher du soleil qui n’a pas prévu d’embraser le ciel aujourd’hui. Qu’importe ! C’était déjà extraordinaire ! Nous serons de retour à Xinjie vers 19h45. Nous payons le chauffeur, ravis de cette journée et de la prestation. Si vous avez plus de temps que nous, je vous encourage vivement à opter pour un trek dans ces rizières. C’est sans aucun doute la meilleure façon de les découvrir. Sur place, nous avons vu la dynamique Sophia qui nous a assez convaincu de la qualité de son offre (mais attention, pas testé !) http://blog.sina.com.cn/sophiaguide
A Xinjie, on a particulièrement apprécié le petit restaurant Xiao Cheng, en contrebas de la place.
Jianshui Très jolie petite ville. On peut apprécier de s’y poser plus longuement qu’on ne l’a fait. Puisqu’ils proposaient une petite réduc, nous avons acheté à l’hôtel les tickets d’entrée pour - le temple de Confucius : 50 Y au lieu de 60 - la résidence de la famille Zhu : 45 Y au lieu de 50 - le village de TuanShan : 45 Y au lieu de 50 Le temple de Confucius comme la résidence Zhu occupent 2 bonnes heures chacun. La visite du village de TuanShan est assez surprenante puisqu’on parcourt un vieux village, habité, dont les maisons sont ouvertes à la visite. On rentre donc chez les gens. Impression un peu bizarre. Certaines maisons sont extrêmement bien entretenues et mises en valeur, d’autres malheureusement servent parfois de débarras et l’on sent que les moyens nécessaires à l’entretien minimal manquent. Dommage … Le village de TuanShan se couple facilement avec le très spectaculaire Pont du Double Dragon et occupent à eux 2 une bonne matinée fort agréable. Ca laisse encore le temps de flâner et de découvrir la surprenante mode chinoise en termes de chaussures à travers les innombrables magasins de Jianshui ! LOL ! Etape trop courte pour aller jusqu’à la grotte des hirondelles. Pas sûre qu’on ait raté grand-chose …
2 adresses intéressantes (hors guides). D’abord, une gargote, originale, à 2 pas de la Tour Face Au Soleil (dans JianZhong Lu, tout de suite à droite avec la tour dans le dos) Une grande salle totalement ouverte sur la rue, remplie de tables rondes. A l’entrée un stand de nouilles. Comme souvent, on y choisit d’abord son type de nouilles (riz, blé, plates, enroulées …) puis son bouillon. Devant mon indécision, la vendeuse prend l’heureuse initiative d’en mettre un peu de chaque. Un tout petit peu de piment (ils savent !), des aromates. Je paie : 3 Y le gros bol ! On va s’asseoir, on remue, on mange avec des baguettes, aussi proprement que possible. Surprise ! C’est froid ! Et délicieux, rafraichissant, nourrissant. Tellement bon que j’ai redoublé ! 3 Y ! 36 centimes d’€ ! Ensuite, un restaurant traditionnel : Je n’ai pas le nom. Hanlin Street, en face du n°12. Belle demeure tout en bois. Restaurant bien aménagé sur 2 niveaux, avec un joli balcon. Carte présentée sur une tablette électronique où l’on fait défiler les photos, il suffit de cocher ce qu’on choisit. 1ère fois que je vois ça ! Bonne cuisine et prix doux (86 Y pour nous 2 avec 4 plats et 1 bière).
Shilin Petit moment de solitude quand nous descendons du bus. Nous sommes bien sur le parking du terminal de bus sur le site de Stone Forest … mais où aller ?... Le LP est muet, le GdR confus … En fait, comme souvent, le parking des bus se trouve sur l’arrière de la gare. Il faut donc commencer par la traverser pour se retrouver devant, puis descendre la route vers le Nord (une boussole !) en suivant les panneaux Entrance (ce qui parait logique). On arrive alors aux tickets offices. Un petit guichet destiné aux touristes. Chouette ! Sur les 2 employés, le 1er ne parle pas anglais, le 2e parle un anglais totalement incompréhensible … Bon … retour aux gestes, qui, comme toujours suffisent ! On achète le plan du site (10 Y) et on se dirige vers les guichets : les 3 de gauche pour l’entrée du parc (175 Y), les 3 de droite pour les voiturettes électriques (25 Y l’A/R, j’insiste : A/R). On prend tout. On grimpe dans la voiturette qui nous mène à l’entrée. Route longue et sans intérêt, on ne regrette pas nos 25 Y. Gardez votre ticket pour le retour … La magie opère tout de suite après avoir passé les tourniquets pour rentrer sur le site. Et sera de plus en plus forte. C’est un endroit incroyable ! Une féérie de pics karstiques. Les sentiers sont bien aménagés, les nombreuses poubelles qui les jalonnent ainsi que les employés attentifs permettent d’avoir un lieu très propre. Attention, une fois sur le site, nous n’avons vu aucun moyen de nous restaurer. Et heureusement en fait. Emportez votre eau et votre encas. Beaucoup de monde. Mais comme toujours, seulement aux endroits stratégiques. Sur la place des pierres gravées et au belvédère. Dès qu’on s’éloigne, on est seul. Nous avons tourné plus de 3h30 dans ce parc. C’est vraiment magique. Bien sûr il faut absolument quitter la route goudronnée, la Ring Road (empruntée par les voiturettes pour les visites guidées) et s’enfoncer dans la forêt par les petits sentiers de pierre. Les passages sont parfois époustouflants. Dans Major Forest Area, notre endroit préféré fut Sword Pond. Mais on n’a pas tout vu !... La majorité des touristes (asiatiques ici aussi) choisissent les tours guidés. Du coup, rien n’est fait pour ceux qui choisissent la découverte seuls. Le plan n’est d’aucune aide puisque les nombreux panneaux indicateurs dans le parc ne correspondent que rarement aux indications du plan, qui d’ailleurs est orienté avec l’Est en haut. Il nous a déjà fallu ¼h pour nous en rendre compte … Un peu dommage tout ça. Nous avons fini par accepter de déambuler sans but, de nous perdre, avec la boussole pour seul garant. Il n’y a aucun risque, nous n’avons vu aucun squelette séché … Bien sûr, on peut déplorer que cet endroit soit devenu un parc hyper aménagé. C’est la rançon de la gloire … Mais, ça n’a pas justifié, pour nous en tout cas, de l’écarter et nous ne regrettons pas cette excursion qui, pourtant, revient cher : 254 Y/p avec le bus et la voiturette.
Kunming Nous y avons passé très peu de temps. Kunming est en pleins travaux dû au métro et peut-être aussi à d’autres travaux de rénovation (comme le quartier du marché aux oiseaux). Pour autant, le peu qu’on en a vu nous a laissé une impression agréable. La ville est calme, peu de circulation, pas de klaxon. De beaux gratte-ciel, une très belle avenue que la Beijing Road, surtout le soir quand les lampadaires art déco sont allumés, quelques rues piétonnes animées … Sympa pour terminer un voyage.
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : En 2 semaines, on a dû faire des choix. Comme toujours. On a choisi de rester 4 nuits à Lijiang et d’abandonner les gorges du Saut du Tigre et Shangri-La … On ne l’a pas regretté, mais on ne sait pas ce qu’on a raté … Par contre, et là on sait ce qu’on a raté, 1 ou 2 jours de plus à Yuanyang nous auraient permis d’envisager un trek dans les rizières sans doute plus intéressant qu’un rapide tour des “points de vue”.
DIVERS : L’accueil : nous étions inquiets. Je craignais un accueil réservé, froid, inamical voire irrespectueux. Il n’en fut rien. Encore, toujours des a priori !... Qu’il fait bon de voyager ! La grande majorité des Chinois nous a offert de beaux sourires et nous donnait volontiers les informations recherchées (toujours en montrant le nom en idéogrammes sur nos guides). Quelques rencontres plus rêches (notamment les chauffeurs de bus de ville, peut-être moins patients) mais rien de bloquant. Mon inquiétude était totalement infondée. La communication : ils ne parlent pas anglais. On était prévenus, on l’a vérifié. Même dans les petites agences de voyage … La prononciation des noms transcrits en pinyin n’est pas simple ; bien souvent, si nous essayions de parler, ils ne nous comprenaient pas. Le meilleur moyen : montrer dans le guide la transcription en idéogrammes de ce qu’on cherche (une destination, un lieu, un hôtel, un restaurant, un site …). Et accepter le jeu de piste, c'est-à-dire avancer pas à pas, multiplier les contrôles. Essayer aussi de reconnaître sur le pare-brise du bus les idéogrammes de la destination voulue. Ca devient presque un jeu d’observation. De la même façon, nous avons montré la carte de l’hôtel à Lijiang, une fois perdus dans ce grand labyrinthe ; notre billet de bus dans la grande gare routière de Lijiang pour trouver où le prendre … Nous n’hésitions pas à montrer, montrer, montrer et à tripler les vérifications. Partant de là, ça a très bien marché et nous n’avons eu aucune galère. Dans les Bank of China et à l’aéroport lors du check-in, ils parlent anglais. La carte bancaire : très peu utilisée sauf pour retirer du cash. Sur les ATM, un 1er écran vous permet de switcher sur des consignes en anglais. Le climat à cette époque : vraiment vraiment froid la première semaine (Lijiang et Dali). 2ème semaine beaucoup plus douce. Vêtements : polaires, gants, Kway (contre la pluie et le vent) indispensables la 1ère semaine L’affluence touristique à cette époque : énormément de touristes locaux et asiatiques Les problèmes de santé : ràs et pourtant on s’est lâché sur les fruits et légumes – Pensez à toujours avoir avec vous votre papier-toilette, il n’y en a jamais dans les wc publics. Les moustiques : ràs Les photos : beaucoup ! beaucoup trop ! Les portraits sont parfois plus difficiles à obtenir qu’ailleurs mais, majoritairement, ils acceptent avec gentillesse. Comme toujours, le visage s’illumine d’un immense sourire quand vous leur montrez leur photo sur l’écran. Attendez-vous aussi à être vous-même beaucoup pris en photo par les touristes locaux. A Forest Stone, sur le belvédère, séance photo de plus de 10 min ! Trop drôle ! Les achats perso : rien de bien remarquable Le Wifi : très répandu, gratuit La boussole : petite boussole de pacotille qu’on glisse dans notre poche, elle nous accompagne depuis toujours dans tous nos voyages, vieille habitude prise pendant nos randonnées pédestres. Ici peut-être un peu plus qu’ailleurs, elle nous a bien servi. Avec elle, nous nous perdions sans crainte (dans les ruelles de Lijiang, dans la Stone Forest …). Ou juste pour savoir de quel côté de la rue prendre le bus.
On a beaucoup aimé : 🙂 Evidemment, et en tout 1er lieu, ces images de la Chine comme on les rêvait : les temples aux toits en ailes d'hirondelles, les maisons tout en bois, les lanternes, les merveilleux visages burinés sous des coiffes traditionnelles, les sourires échangés, les places, ancestrales, chargées d’histoire, dans le moindre petit village, les marchés colorés, animés, gais, les paysages stupéfiants … Chaque jour nous a apporté son lot d’éblouissement. Je n’attendais pas un tel dépaysement, une telle richesse. Un contact bien plus facile, plus patient, plus indulgent, plus attentif que je ne l’imaginais avec la population locale Ne jamais se faire arnaquer (transports, gargotes) Un sentiment de sécurité, partout Les légumes, magnifiques, tant sur les marchés (plaisir des yeux) que dans nos assiettes (plaisir des papilles) !
On a moins aimé : 😕 Leur habitude de cracher en allant chercher bruyamment ce qui doit être éjecté La minceur des matelas Les wc publics, parfois trop publics (sans porte).
En conclusion : C’était une première approche. Après 25 ans de voyage, nous nous sentions enfin prêts à “affronter” la Chine et les Chinois. D’affrontement, il n’y a pas eu ! Ce ne fut que du bonheur. Dire que cette 1ère expérience a été réussie serait un euphémisme. Certes, le barrage de la langue nous a empêchés d’avoir de longues conversations (mais en a-t-on jamais eues ?... pas trop notre truc en fait). Mais en aucun cas, ça ne fut un frein lors de notre voyage. Le Yunnan est très touristique, d’un tourisme asiatique essentiellement. Mais il suffit de s’éloigner de quelques dizaines de mètres pour retrouver calme, authenticité et sérénité.
Nous n’avons pas changé les Yuans qui nous restaient. C’est tout dire. Nous comptons bien poursuivre notre découverte de cet immense pays. Bien vite.
Hong Kong - Novembre 2013 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Hong Kong a quelque chose de mythique : sa baie, son histoire, ses paradoxes culturels … On est partis plein d’espoir (comme toujours !) mais également un peu inquiets de devoir passer 9 jours au milieu des gratte ciel. C’était peut-être une drôle d’idée … Finalement non ! Hong Kong mérite bien 9 jours de visite. Au moins, même ! Voilà qui laisse le temps de visiter les différents quartiers et pas seulement les plus connus, de pousser jusqu’à Lantau, pourquoi pas jusqu’à Macao aussi. Mais surtout, au-delà de tout, un “long” séjour permet de prendre son temps (le grand luxe en voyage), en choisissant de parcourir la ville en bus ou en tramway, affreusement lent mais tellement folklorique et de mieux apprécier l’atmosphère de la ville, de jour comme de nuit Non, non, 9 jours ce n’est pas trop ! On a même dû faire des choix (l’éternel crève-cœur en voyage) … avec 2 ou 3 jours de plus, on aurait sans doute poussé jusqu’aux Nouveaux Territoires et jusqu’à l’île de Cheung Chau. Il y a vraiment de quoi faire et de quoi combler les amateurs de culture, de nature et de gastronomie.
NOTRE SEJOUR :
Ven 22 Novembre – Arrivée du vol Air France à 18h00 Sam – Wan Chai – Victoria Peak - Causeway Bay Dim – Kowloon Sud Lun – Mid Levels - Central Mar – Kowloon Nord (Monastère de Chi Lin et temple Wong Tai Sin) – De nuit, balade en tram jusqu’au terminus Ouest Mer – Sheung Wan – Hong Kong park – Hippodrome – Temple Street Market Jeu – Macao Ven – Victoria Peak – Lantau – Symphonie des Lumières à Tsim Sha Tsui Sam – Aberdeen – Jardin zoologique et botanique Dim 1er Décembre – Hong Kong Park – Balade en tram jusqu’au terminus Est - Départ du vol Air France à 23h35
BUDGET : Cours : 10 HK$ = 1€ (facile !)
Dépenses préalables : Vols : 810 € l’A/R /p 9 nuits d’hôtel : 1060 € ttc Dépenses sur place : Autres (repas, entrées des sites …) : 840 € Retrait de cash à l’aéroport. Nombreux ATM partout. Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3520 € On ne s’est privé de rien et on s’est goinfré de dim sum …
Le plus gros du budget est englouti dans les restaurants. Mais on peut très facilement serrer ce budget en privilégiant les petits restau de rue, bien moins chers. Les transports locaux sont extrêmement bon marché. Les sites sont rarement payants ; quand ils le sont, c’est symbolique.
GUIDES : Lonely Planet – Hong Kong en quelques jours. Il s’agit d’une version de poche, abrégée, en français. Mais vraiment beaucoup trop abrégé. Sur place, c’est très frustrant de n’avoir que quelques lignes sur la description de tel ou tel temple … Il permet juste de préparer son voyage mais il est totalement insuffisant in situ. Que j’ai regretté de ne pas avoir acheté le guide complet en anglais !
J’ai aussi préparé mon voyage grâce aux 2 sites web suivants : http://www.discoverhongkong.com/...ttractions/in... http://www.hongkong.net/
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Hong Kong – Air France Achetés mi octobre. 810 € l’AR/p Vol de nuit, direct. Pour rejoindre Hong Kong Island depuis l’aéroport, nous avons emprunté le bus A11 qui dessert notre hôtel. C’est un bon plan, c’est fiable, facile, assez rapide, très économique (40 HK$). http://www.nwstbus.com.hk/...bus/hotel/index.aspx Ce lien permet de trouver l’arrêt le plus proche des hôtels. A l’inverse, pour rejoindre l’aéroport depuis notre hôtel, nous avons opté cette fois pour le métro (Airport Express – 80 HK$). Juste par prudence. Pour éviter un risque d’embouteillage car il y avait, ce jour-là, un grand événement sportif.
2 – Transports locaux Pendant notre séjour, nous n’avons jamais eu besoin d’emprunter un taxi. Les transports locaux nous ont toujours donné entière satisfaction. Et nous avons limité l’utilisation du métro (MTR) aux rares occasions où nous étions vraiment pressés ou trop fatigués. Bus et tramway ont toujours eu notre préférence. Que du bonheur !
2.1 La carte Octopus http://www.hongkong.net/...rtation/octopus-card Elle est indispensable. C’est un porte monnaie électronique qui permet de régler tous les transports (pratique car sinon il faut toujours faire l’appoint car pas de rendu-monnaie) et même de payer dans quelques magasins (Starbucks, Seven Eleven, Wellcome, MacDo …). Ce fut notre premier achat à l’aéroport. Après avoir retiré quelques HK$ à un ATM, nous tombons sur un grand guichet circulaire. Inratable. Là, on achète notre carte Octopus. 150 HK$ en cash obligatoire : 50HK$ de caution et 100 HK$ de crédit. Rechargement facile dans les Seven Eleven (par exemple) qui foisonnent. Nous avons choisi de garder ces cartes en souvenir après les avoir vidés au MacDo de l’aéroport. C’est un souvenir pas bien cher. Mais on peut aussi les rendre auquel cas, vous récupèrerez l’intégralité du crédit et de la caution.
2.2 Le tramway http://www.hktramways.com/en/index.html Prix dérisoire (2,3 HK$ de mémoire). On monte par l’arrière, on sort par l’avant et on valide la carte Octopus à la sortie. Le tramway est à Hong Kong Island ce que le Star Ferry est à la baie. Une institution incontournable. Avec son drôle de look, ses drôles de proportions (bien plus haut que large), sa petite clochette pour avertir les piétons distraits, sa mise en route poussive et brinquebalante, son chant sur les rails, il nous a rappelé certaines gentilles attractions de Disneyland. Il est lent, ultra lent, mais fabuleusement original et plaisant. Et pour peu que vous dégottiez les places avant à l’étage, vous pourrez alors profiter d’une traversée de l’île d’un bout à l’autre avec des vues plongeantes extra. Nous avons fait des dizaines de photos depuis ces 2 places. Nous l’avons même emprunté pour le plaisir : direction … le bout de la ligne ! Histoire d’aller là où on ne serait jamais allé autrement. C’est comme ça d’ailleurs qu’on a découvert un petit marché de quartier très animé et très authentique (à Shau Kei Wan Terminus, tout à l’Est)
2.3 Les bus http://www.nwstbus.com.hk/...dex.aspx?intLangID=1 http://www.kmb.hk/en/ Plus compliqué d’utilisation que le tramway car pas de plan global disponible. Il faut nécessairement passer par internet. Ces 2 sites proposent une recherche interactive vraiment bien faite que vous pourrez utiliser sur place si vous disposez d’un smartphone ou d’une tablette (wifi partout). Moi qui n’en ai pas (j’étais bien la seule à Hong Kong), j’ai dû préparer mes parcours avant. Je n’ai vraiment pas regretté. Ca vaut le coup de se donner un peu de mal. Prix encore très intéressants. On valide en montant à l’avant, on descend par le milieu. Ils sont extrêmement nombreux et vont partout. C’est une façon agréable de découvrir la ville, les quartiers. Tellement plus agréable que le Métro !
2.4 Le MTR http://www.mtr.com.hk/...s_tickets/intro.html Chaque ligne a un nom. Et ce n’est pas Balard-Créteil avec le nom des 2 terminus, ce serait trop facile … Mais bon, … on s’y fait. Et puis, on avait le temps de chercher. On valide à l’entrée et à la sortie. Paiement en fonction du trajet. Attention, les correspondances sont parfois à sens unique quand 2 stations contigües sont communes à 2 lignes. Comme je le dis ici, c’est incompréhensible … mais, finalement sur place, c’est logique, et on comprend vite grâce aux petites lumières du parcours affiché dans les voitures. L’Airport Express est assez cher (80HK$/p), il se récupère à la station Hong Kong que l’on rejoint à pied (en sous-sol) depuis Central mais il a l’avantage d’être très rapide. Il s’agit d’ailleurs plus d’un train que d’un métro. Est-il utile d’ajouter que tout est ultra propre ?... A nous faire rougir de honte.
2.5 Les ferries http://www.starferry.com.hk/services.html Pour rejoindre Kowloon depuis Central (pier 7). Incontournable ! http://www.turbojet.com.hk/...-schedule-fares.aspx Pour rejoindre Macao. Attention la carte Octopus n’est pas acceptée.
HEBERGEMENTS : http://www.metroparkhotelcausewaybay.com/ Hotel Metropark Causeway Bay réservé via booking.com 1060 € ttc pour une chambre standard (comprenez sans vue sur la baie), sans petit dej. Hôtel situé sur Hong Kong Island, à côté de Victoria Park, dans un quartier calme et plutôt aéré car truffé de terrains de sport. Nombreux transports tout proche : MTR (Tin Hau), tram et nombreux arrêts de bus. Desservi par le bus Cityflyer A11 depuis et vers l’aéroport. Chambre confortable (21 m²), chaleureuse, fonctionnelle, très bien équipée, ultra propre. Vue sur les tours avoisinantes (car chambre standard), pas gênant, pas oppressant. Wifi gratuit dans la chambre. Petit déj buffet sympa mais trop cher à notre goût : 143 HK$/p. Nous l’avons testé le 1er matin, puis nous avons pris nos habitudes au Starbucks du coin en achetant quelques douceurs à la boulangerie voisine. Pour 4 fois moins cher …. Sur le toit, une jolie piscine face à la baie. Vue superbe. De jour comme de nuit. Philippe s’y est baigné 1 fois, agréable mais fraichoux quand même à cette époque …. Accueil vraiment chaleureux et attentionné. J’ai même eu droit à un gâteau pour mon anniversaire … Ce fut pour nous, un vrai coup de cœur et l’adresse où l’on redescendra si nous repassons un jour à Hong Kong (d’autant plus que maintenant on sait qu’il n’est pas loin du restau Din Tai Fung -voir plus bas-). Il me semble important, ici à Hong Kong, de bien vérifier la taille de la chambre réservée. Certaines pensions proposent des chambres très bon marché mais vraiment minuscules. Je comprends que ça puisse être un bon plan pourvu qu’on sache à quoi s’attendre …
REPAS : Pour nous, la découverte de la gastronomie locale fait partie de tout voyage. Voilà qui nous donne un excellent prétexte pour assouvir un gros défaut que nous avons tous les 2 (et que nous entretenons volontiers !) : la gourmandise !
Quelques adresses que nous avons vraiment aimées (ou pas du tout) :
Din Tai Fung – 68 Yee Wo Street (arrêt 46W-Pennintgon Street du tram) Pas trouvé de site en Anglais Plusieurs restaurants sur Hong Kong – 1 étoile au Michelin Les wontons au porc et crevette sont à se damner ! Les dumplings sont frais, originaux et délicieux. On y est allés 4 fois !! Celui de Causeway Bay avait en plus l’avantage d’être à quelques minutes à pied de l’hôtel. Et le dernier jour, on a doublé notre commande de wonton porc crevette ! A la grande surprise du serveur qui nous a fait répéter … sans réussir à nous embarrasser pour autant … Attention : préparez-vous, à toute heure du jour, à devoir faire la queue tant sa réputation est grande. Cela dit, ça se fait vite et bien, avec une très bonne gestion par ticket. On patiente en regardant les cuisiniers préparer habilement les dim sum ou la vidéo de la visite remarquée de Tom Cruise. Jolies photos à faire (des cuisiniers, pas de Tom …) Ne venez pas ici pour un repas intime en amoureux. La salle est une immense cantine forcément bruyante. Clientèle hétéroclite, autant de locaux que d’expats. Comptez entre 150 et 170 HK$/p et vous vous régalerez. Notre orgie déraisonnable du dernier jour nous a coûté 250 HK$/p.
Genki Sushi – 303 Hennessy Road http://www.genkisushi.com.hk/...html/en/shops_hk... C’est une chaîne de restau japonais sous format sushi-train … On paie à la couleur de l’assiette. Et on peut toujours commander ses sushis préférés s’ils n’arrivent pas assez vite sur le tapis. Choix énorme. Pour 150 HK$/p, vous serez gavés !
Luk Yu Tea House – 24 Stanley Street – Recommandé par le LP Attention, ne sert les fameux dim sum que de 7h à 17h, dans la salle du haut. Très beau restaurant mais ambiance plus guindée, accueil vraiment froid … On n’a pas trop aimé, préférant de très loin Din Tai Fung.
LE SEJOUR : Je l’ai découvert en préparant mon voyage, Hong Kong est en fait un “archipel” (pas sûre que le terme soit géographiquement bien correct) constitué de 3 parties principales : Hong Kong Island, Kowloon (la péninsule en face) et les Nouveaux Territoires. Plus tout un tas d’autres petites îles comme Lantau, Cheung Chau, … Avec les nombreux moyens de transport à disposition, il est très facile d’aller partout. En MTR, en bus, en tramway, en ferry … Ces transports faciles, abondants et si bon-marché nous ont permis de ne jamais hésiter à repartir en vadrouille chaque soir. Pour profiter de l’ambiance à Soho, pour voir la Symphonie des Lumières depuis Kowloon, pour photographier les tours illuminées à Central, pour flâner dans Temple Street Night Market, pour chercher un restau digne de mon anniversaire … Ainsi, l’emplacement de l’hôtel n’est-il pas déterminant, pourvu qu’il soit bien desservi. Ca me parait maintenant être le critère majeur. Nous avons été surpris et enchantés de voir à quel point Hong Kong Island est calme : très peu de circulation, grosse utilisation des transports collectifs et des taxis. De nombreuses rues ne permettent pas le stationnement des voitures en bord de trottoirs. Du coup, la circulation piétonne est facile. Aucun coup de klaxon en 9 jours !! Je n’y aurais jamais cru avant !
A – Hong Kong Island
Victoria Peak Nous y sommes allés 2 fois. La 1ère en prenant le bus 15, la 2ème en empruntant le Peak Tram. Les 2 moyens valent la peine. La carte Octopus permet de ne pas faire la queue au guichet en bas du tram, puisqu’on n’a pas besoin d’acheter de ticket. Nous n’avons pas acheté l’accès à la terrasse et nous sommes montés sur la terrasse voisine et gratuite de la Peak Galleria.
Le WanChai Market Est-ce parce que c’est le 1er qu’on a traversé ?... je l’ai adoré ! Des fruits, des légumes, 25 sortes de choux, des courges, des magnifiques fruits du dragon, des kakis (si chers chez nous), des champignons … Un vrai beau marché de fruits et légumes. Authentique, animé, vivant, populeux. Un vrai bonheur !
Les escalators des Mid Levels Incroyable !! Il faut les parcourir plusieurs fois, de jour, de nuit, en montant, en descendant, à coté … Magique ! Par ailleurs, la Shelley Street qu’ils longent assez longtemps est très sympa, truffée de bars et de restau. Attention, impossible de manger dans le quartier à midi sans accepter de faire la queue. Partout. Ce sont les cantines de tous les bureaux avoisinants. Le soir, ambiance d’expatriés qui se retrouvent autour d’un verre dans un des très nombreux bars du quartier.
Le temple de Man Mo Belle atmosphère feutrée et enfumée. Les serpentins d’encens sont ultra photogéniques. Un petit pied (genre gorillapod) facilite beaucoup les photos.
Hong Kong Park Magnifique ! Ne manquez surtout pas la volière. Nous y sommes allés 2 fois.
Battery Path Drôle de petite rue qui serpente à travers une végétation improbable à Hong Kong et qui grimpe vers la jolie cathédrale jaune St John.
L’hippodrome Desservi par le tram qui va vers Happy Valley. Les courses ont lieu le mercredi soir à partir de 18h. L’entrée est payante (10 HK$ par l’Octopus). Ambiance de folie. Cela dit, après 2 courses (soit environ 1h-1h30), on en avait assez … On a fini notre soirée à Temple Street Night Market sur Kowloon.
Aberdeen Accessible uniquement en bus mais les travaux pour implanter le MTR sont en cours. La promenade en bord de port est fort agréable, elle longe un port encombré de petits bateaux de pêche, de navettes publiques et de sampans à l’affût de touristes. L’ambiance est agréable. Un lieu de villégiature destiné peut-être (c’est en tout cas le sentiment qu’on a eu) aux retraités. On décide d’aller sur Ap Lei Chau, la petite île en face, pour aller visiter Horizon Plaza, coup de cœur du LP. Une petite traversée du port par un bac-sampan permet de la rejoindre en moins d’1 minute. Cool ! Horizon Plaza est un “grand magasin” de 30 étages de divers créateurs. On a réussi à y aller en bus mais, soyons honnêtes, en galérant pas mal. Là quand même, on aurait mieux fait de prendre un taxi. D’autant qu’au final, Horizon Plaza ne nous a pas du tout plu. D’abord, le quartier est ultra morne et le magasin n’a d’intérêt que pour les locaux. Quant aux vêtements de marque, on n’est déjà pas clients en France, aucune raison qu’on le devienne à Hong Kong. C’était une erreur. Raté ! Retour sur Aberdeen Promenade. A son extrémité Ouest, juste au niveau de la grande tour beige et verte (je donne ces précisions car le LP était totalement muet à ce sujet), se trouve une jetée nommée JUMBO où est appontée une navette gratuite qui transporte les clients jusqu’au fameux restaurant Jumbo Kingdom Floating Restaurant. On y va. Quelques minutes plus tard, on débarque dans un grand machin de 2-3 étages, hyper kitsch, totalement délirant. Nous sommes face cette fois à des tours plus cossues et à un port de plaisance couvert de yachts énormes. Ambiance ultra friquée. On visite un peu, pas longtemps, et on s’enfuit, mal à l’aise. Retour à Aberdeen Promenade par la même navette. Encore raté ! Et plus assez de temps maintenant pour aller vers Stanley et Repulse Bay (qu’on avait écarté au départ car pas amateurs de plages non plus, mais à choisir … on aurait sans doute mieux fait). Bref, on a complètement raté notre visite de ce coin de Hong Kong Island. Préparez mieux que nous. Heureusement, nous avons trouvé un restau de la chaîne Genki Sushi dans le centre commercial “Aberdeen Center” qui a apporté une petite touche festive à cette matinée un peu décevante. Attention, lisez-moi bien : ça vaut le coup mais préparez mieux que nous …
Sheung Wan A l’Ouest de Central, juste à côté des grandes tours de la finance, se trouve ce quartier qui rassemble des dizaines d’échoppes tout à fait typiques de la Chine ancestrale. Toutes sortes de poissons et de fruits de mer séchés, des pétoncles, classées selon leur taille, des concombres de mer (à la forme si équivoque), des vessies de poisson (genre de grosse capotes rigides), des lamelles de cornes de cerf (si j’ai bien compris …) là encore classées selon le diamètre, des fleurs séchées, plus loin des échoppes de nids d’hirondelle, de ginseng (l’occasion pour nous de découvrir sa fleur)… Comme si toutes les habitudes médicinales de la Chine étaient regroupées ici. Une belle balade, bien décrite dans le LP.
B - Kowloon Pour rejoindre Kowloon depuis Hong Kong Island, c’est ultra simple, et plus ou moins rapide, selon son choix. MTR ou Star Ferry ou bus. L’ambiance à Kowloon est très différente de celle de Hong Kong Island.
Le Star Ferry http://www.starferry.com.hk/services.html C’est une véritable institution. Il faut le prendre au moins 1 fois de jour, 1 fois de nuit. La traversée dure moins de 10 minutes, le coût est dérisoire. Une fois sur le bateau, vous ne pourrez pas passer du pont supérieur au pont inférieur, il faut choisir avant. Excellente raison pour multiplier les expériences.
Le musée de l’Histoire de Hong Kong Entrée dérisoire : 10 HK$ A ne pas manquer pour mieux comprendre l’histoire de Hong Kong. Musée passionnant, superbe, très didactique avec des explications en anglais, concises et claires et de très belles reconstitutions.
Le Temple Street Night Market On n’y a trouvé aucun intérêt mais alors aucun ! Sauf celui de manger correctement dans la rue pour vraiment pas cher. A part ça … on l’a traversé au pas de courses. Des vêtements et des cochonneries. Pas du tout notre truc. Ce ne sont pas ces marchés-là que l’on aime.
Monastère de Chi Lin et jardin de Nan Lian Notre plus gros coup de cœur. C’est un peu loin. Nous avons pris le MTR pour y arriver. Mais c’est incontournable. Le LP (la version abrégée en français, tout au moins) semble lui préférer le temple Wong Tai Sin voisin. Ce ne fut pas notre cas. Nous avons passé 2 heures à déambuler dans ce monastère et surtout dans le jardin attenant. Dizaines de photos.
Le temple Wong Tai Sin A une station de métro du monastère. Temple taoïste très animé, très vivant mais, du coup … très peuplé. Après le calme du monastère, c’est dur. Mais extrêmement intéressant. Les croyants sont nombreux, recueillis, 3 bâtonnets d’encens entre leurs mains jointes. Ils seront ensuite pieusement plantés dans les bacs prévus à cet effet et presqu’aussitôt retirés par le préposé pour éviter le surnombre … Les adeptes d’omikuji agitent frénétiquement les boites remplis de bâtons de bambous attendant que l’un d’eux gicle de la boite. Chaque bâton est marqué d’un numéro qui correspond à un oracle. Il sera alors interprété par les experts en art divinatoire qui, ici, sont légion. Ambiance bruyante et enfumée mais vraiment authentique et gaie.
La Symphonie des Lumières On y assiste sur l’Avenue des Stars. Grosse déception. Les photos seraient-elles truquées ou était-ce un jour-pas-de-chance ?... Je m’attendais à une explosion de lasers, de couleurs, de lumières, le tout synchronisé sur une musique rythmée, un beau spectacle technique à la Jean-Michel Jarre … On en est loin. Cela dit, qu’importe, c’est un prétexte sympa pour venir passer la soirée sur l’Avenue des Stars et profiter de la magnifique vue sur les tours illuminées de Hong Kong Island qui, finalement, n’ont besoin d’aucun artifice, ni laser, ni musique, pour nous éblouir.
C- Ile de Lantau : Certes le Grand Bouddha est vraiment impressionnant et très majestueux. Mais que c’est cher payé pour y arriver ! Un peu en argent, mais surtout beaucoup en temps. D’abord il faut prendre le MTR jusqu’au terminus Tung Chung. C’est long et pas très intéressant, c’est du métro … Ensuite, il faut emprunter le bus 23 (1h de queue mini car il y en a peu et il y a du monde donc peu d’espoir de grimper dans le 1er qui arrive) http://www.newlantaobus.com/main.html ou bien le téléphérique Ngong Ping http://www.np360.com.hk/en/ On a opté pour le téléphérique. Du coup, on s’est tapé plus de 2 heures de queue. Téléphérique qui, en lui même n’a pas un grand intérêt : on survole une végétation de fougères et d’arbustes, on a une belle vue sur l’aéroport mais bon … 2 heures de queue pour ça !... L’astuce : réserver sa place dans le téléphérique sur internet, c’est coupe-file. Attention ! Actuellement le monastère de Po Lin est en réfection. Accès totalement fermé. Mieux vaut le savoir pour éviter les déceptions. Vérifiez … Nous avons déjeuné au restaurant végétarien du monastère (resté ouvert). Il faut acheter un voucher (dans l’office, à l’intérieur du temple) avant de se présenter au restaurant où vous recevrez votre menu (fixe). C’est un peu difficile à trouver mais ça ouvre l’appétit ! Le repas est très copieux et vraiment bon (surtout si vous aimez le tofu). 78 HK$/p. En résumé, l’expédition vaut la peine (car le Bouddha est vraiment impressionnant) si tant est que 1 – vous ayez du temps (car ce n’est pas non plus incontournable) et 2 – vous ayez réservé votre place dans le Ngong Ping Cable Car. Pour redescendre, on a pris le bus 23. On a eu la chance de ne pas trop faire la queue.
D - Macao C’est une véritable expédition. Le bus 2 nous conduit jusqu’à l’embarcadère du ferry. Ensuite, il faut acheter son ticket. Et là, surprise, la carte Octopus n’est pas acceptée. On cherche le guichet, on le trouve, on achète notre ticket pour le prochain ferry disponible et on rejoint les salles d’embarquement. On est plus ici dans une ambiance d’aéroport que dans l’ambiance paisible et désuète du Star Ferry. Nous perdons une bonne ½h car les 2 prochains ferries sont déjà pleins. Enfin, on embarque. 1h de trajet confortable. A la sortie, là encore, c’est une ambiance d’aéroport. Passage de douane (remarque : le passeport seul suffit, pas de visa nécessaire). Même si ça va vite, ça prend quand même un peu de précieux temps … Dans le hall, je cherche à changer quelques centaines de HK$ en patacas (précaution bien inutile, tout se paye en HK$). Une seule banque. Une grosse queue, je m’y colle. Pendant ce temps, Philippe va repérer les navettes gratuites des casinos qui vont nous déposer au cœur de la ville. Au final, nous descendons de la navette devant le Wynn (magnifique !) vers 11h30 … C’est vraiment trop tard. Nous aurions dû booster un peu plus le matin … C’est mort pour faire les îles de Taipa et Coloane. On doit se contenter de la visite de la superbe maison du mandarin, des ruines de l’église Sao Paulo et de flâner un peu dans les ruelles aux jolis trottoirs en pavés noirs et blancs. Nous avons voulu manger dans un restaurant recommandé par le LP : l’Alfonso III. L’accueil a été si peu agréable que nous sommes ressortis. J’ai passé l’âge de me laisser piétiner. Nous sommes entrés dans une petite gargote voisine, à l’ambiance familiale et à l’accueil chaleureux. Excellent repas, simple, copieux et très bon marché. Les 2 glaces achetées chez Häagen Dazs l’après midi près de l’église nous ont coûté le double de ce repas ! On finit notre journée en traversant quelques casinos. Ambiance très différente de l’un à l’autre : du glauque au classieux … On a de loin préféré le Wynn, pour son ambiance presque feutrée et sa magnifique déco. On y a diné d’ailleurs, très bien et pour un prix raisonnable (on a payé en CB en HK$). Pour payer le ferry au retour, j’ai heureusement pu payer en patacas (que je n’ai finalement quasiment pas utilisés) et compléter en HK$. Ouf !
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : Partir vraiment plus tôt pour Macao pour avoir le temps d’aller dans les îles. Laisser tomber Ap Lei Chau et aller plutôt vers Stanley. Lantau ?... Bôf … Ca prend au minimum ½ journée. Pas bien sûre que ça les vaut tant que le monastère Po Lin est fermé. Entrer plus souvent dans les grandes tours, chercher à les découvrir de l’intérieur. On a notamment raté la magnifique tour de Central Plaza, je viens de voir le lobby sur Wikipédia … ah !… quel raté !!!
DIVERS : L’accueil : encore un paradoxe. Assez froid dans certaines échoppes. Nous n’avons jamais réussi à décrocher un sourire à la boulangère chez qui nous venions tous les matins … Et, à côté de ça, nous n’avons jamais eu le temps de chercher par nous-mêmes notre chemin. Dès qu’on regardait un plan, aussitôt, nous avions quelqu’un qui s’approchait pour proposer son aide. La carte bancaire : très bien acceptée Le climat à cette époque : belles journées, pas de pluie, mais un peu frais (de 15° à 22°C). Pas humide du tout. Donc très très agréable dès lors que vous êtes suffisamment couvert. Vêtements : rien de particulier à prévoir. L’affluence touristique à cette époque : on n’a pas été gênés, ou alors on ne fréquente pas les mêmes lieux (nous ne sommes ni très shopping ni très bar …). Le monastère de Chi Lin, lui, était totalement désert. Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : ràs Les photos : beaucoup ! Tout est très photogénique, les tours aux magnifiques reflets, les serpentins d’encens dans les temples, les étalages réguliers de légumes sur les marchés, les tramways colorés (encore eux !), les oiseaux dans Hong Kong Park … Les achats perso : rien qui nous ait emballés. Ou bien du déjà vu au Vietnam. On a fait des économies ... Maintenant, on ne fait pas partie des clients d’électronique, de fringues de marque ou de Porsche. Le Wifi : très répandu, gratuit
On a beaucoup aimé :🙂 Utiliser les bus et le tramway pour découvrir la ville L’esthétique très épurée de certaines tours La végétation tropicale au milieu des grandes tours La gratuité (ou quasi) des lieux à visiter Le calme de la ville (qui l’eût croit !?!) : très peu de circulation, peu bruyante, aucun coup de klaxon La sécurité, la propreté Le monastère de Chi Lin et son jardin, notre gros coup de cœur culturel Les wontons chez Din Tai Fung, notre gros coup de cœur culinaire
On a moins aimé : 😕 Le téléphérique de Lantau L’odeur écœurante du calamar grillé sur l’Avenue des Stars
En conclusion : Hong Kong n’est pas l’Asie. C’est une enclave très surprenante où la concentration de Porsche est hallucinante, où les tours de Central rivalisent d’originalité, de reflets, d’esthétique, de majesté, où les boutiques de ginseng, de nids d’hirondelle ou de pétoncles déshydratées jouxtent les grands restaurants de renommée internationale, où certains temples taoïstes sont parfois si discrets, coincés entre 2 grands bâtiments qu’on en arriverait à les rater … C’est le lieu des paradoxes, des grands écarts, entre une ville ultra moderne et une Chine aux traditions ancestrales.
Hong Kong a quelque chose de mythique : sa baie, son histoire, ses paradoxes culturels … On est partis plein d’espoir (comme toujours !) mais également un peu inquiets de devoir passer 9 jours au milieu des gratte ciel. C’était peut-être une drôle d’idée … Finalement non ! Hong Kong mérite bien 9 jours de visite. Au moins, même ! Voilà qui laisse le temps de visiter les différents quartiers et pas seulement les plus connus, de pousser jusqu’à Lantau, pourquoi pas jusqu’à Macao aussi. Mais surtout, au-delà de tout, un “long” séjour permet de prendre son temps (le grand luxe en voyage), en choisissant de parcourir la ville en bus ou en tramway, affreusement lent mais tellement folklorique et de mieux apprécier l’atmosphère de la ville, de jour comme de nuit Non, non, 9 jours ce n’est pas trop ! On a même dû faire des choix (l’éternel crève-cœur en voyage) … avec 2 ou 3 jours de plus, on aurait sans doute poussé jusqu’aux Nouveaux Territoires et jusqu’à l’île de Cheung Chau. Il y a vraiment de quoi faire et de quoi combler les amateurs de culture, de nature et de gastronomie.
NOTRE SEJOUR :
Ven 22 Novembre – Arrivée du vol Air France à 18h00 Sam – Wan Chai – Victoria Peak - Causeway Bay Dim – Kowloon Sud Lun – Mid Levels - Central Mar – Kowloon Nord (Monastère de Chi Lin et temple Wong Tai Sin) – De nuit, balade en tram jusqu’au terminus Ouest Mer – Sheung Wan – Hong Kong park – Hippodrome – Temple Street Market Jeu – Macao Ven – Victoria Peak – Lantau – Symphonie des Lumières à Tsim Sha Tsui Sam – Aberdeen – Jardin zoologique et botanique Dim 1er Décembre – Hong Kong Park – Balade en tram jusqu’au terminus Est - Départ du vol Air France à 23h35
BUDGET : Cours : 10 HK$ = 1€ (facile !)
Dépenses préalables : Vols : 810 € l’A/R /p 9 nuits d’hôtel : 1060 € ttc Dépenses sur place : Autres (repas, entrées des sites …) : 840 € Retrait de cash à l’aéroport. Nombreux ATM partout. Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3520 € On ne s’est privé de rien et on s’est goinfré de dim sum …
Le plus gros du budget est englouti dans les restaurants. Mais on peut très facilement serrer ce budget en privilégiant les petits restau de rue, bien moins chers. Les transports locaux sont extrêmement bon marché. Les sites sont rarement payants ; quand ils le sont, c’est symbolique.
GUIDES : Lonely Planet – Hong Kong en quelques jours. Il s’agit d’une version de poche, abrégée, en français. Mais vraiment beaucoup trop abrégé. Sur place, c’est très frustrant de n’avoir que quelques lignes sur la description de tel ou tel temple … Il permet juste de préparer son voyage mais il est totalement insuffisant in situ. Que j’ai regretté de ne pas avoir acheté le guide complet en anglais !
J’ai aussi préparé mon voyage grâce aux 2 sites web suivants : http://www.discoverhongkong.com/...ttractions/in... http://www.hongkong.net/
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Hong Kong – Air France Achetés mi octobre. 810 € l’AR/p Vol de nuit, direct. Pour rejoindre Hong Kong Island depuis l’aéroport, nous avons emprunté le bus A11 qui dessert notre hôtel. C’est un bon plan, c’est fiable, facile, assez rapide, très économique (40 HK$). http://www.nwstbus.com.hk/...bus/hotel/index.aspx Ce lien permet de trouver l’arrêt le plus proche des hôtels. A l’inverse, pour rejoindre l’aéroport depuis notre hôtel, nous avons opté cette fois pour le métro (Airport Express – 80 HK$). Juste par prudence. Pour éviter un risque d’embouteillage car il y avait, ce jour-là, un grand événement sportif.
2 – Transports locaux Pendant notre séjour, nous n’avons jamais eu besoin d’emprunter un taxi. Les transports locaux nous ont toujours donné entière satisfaction. Et nous avons limité l’utilisation du métro (MTR) aux rares occasions où nous étions vraiment pressés ou trop fatigués. Bus et tramway ont toujours eu notre préférence. Que du bonheur !
2.1 La carte Octopus http://www.hongkong.net/...rtation/octopus-card Elle est indispensable. C’est un porte monnaie électronique qui permet de régler tous les transports (pratique car sinon il faut toujours faire l’appoint car pas de rendu-monnaie) et même de payer dans quelques magasins (Starbucks, Seven Eleven, Wellcome, MacDo …). Ce fut notre premier achat à l’aéroport. Après avoir retiré quelques HK$ à un ATM, nous tombons sur un grand guichet circulaire. Inratable. Là, on achète notre carte Octopus. 150 HK$ en cash obligatoire : 50HK$ de caution et 100 HK$ de crédit. Rechargement facile dans les Seven Eleven (par exemple) qui foisonnent. Nous avons choisi de garder ces cartes en souvenir après les avoir vidés au MacDo de l’aéroport. C’est un souvenir pas bien cher. Mais on peut aussi les rendre auquel cas, vous récupèrerez l’intégralité du crédit et de la caution.
2.2 Le tramway http://www.hktramways.com/en/index.html Prix dérisoire (2,3 HK$ de mémoire). On monte par l’arrière, on sort par l’avant et on valide la carte Octopus à la sortie. Le tramway est à Hong Kong Island ce que le Star Ferry est à la baie. Une institution incontournable. Avec son drôle de look, ses drôles de proportions (bien plus haut que large), sa petite clochette pour avertir les piétons distraits, sa mise en route poussive et brinquebalante, son chant sur les rails, il nous a rappelé certaines gentilles attractions de Disneyland. Il est lent, ultra lent, mais fabuleusement original et plaisant. Et pour peu que vous dégottiez les places avant à l’étage, vous pourrez alors profiter d’une traversée de l’île d’un bout à l’autre avec des vues plongeantes extra. Nous avons fait des dizaines de photos depuis ces 2 places. Nous l’avons même emprunté pour le plaisir : direction … le bout de la ligne ! Histoire d’aller là où on ne serait jamais allé autrement. C’est comme ça d’ailleurs qu’on a découvert un petit marché de quartier très animé et très authentique (à Shau Kei Wan Terminus, tout à l’Est)
2.3 Les bus http://www.nwstbus.com.hk/...dex.aspx?intLangID=1 http://www.kmb.hk/en/ Plus compliqué d’utilisation que le tramway car pas de plan global disponible. Il faut nécessairement passer par internet. Ces 2 sites proposent une recherche interactive vraiment bien faite que vous pourrez utiliser sur place si vous disposez d’un smartphone ou d’une tablette (wifi partout). Moi qui n’en ai pas (j’étais bien la seule à Hong Kong), j’ai dû préparer mes parcours avant. Je n’ai vraiment pas regretté. Ca vaut le coup de se donner un peu de mal. Prix encore très intéressants. On valide en montant à l’avant, on descend par le milieu. Ils sont extrêmement nombreux et vont partout. C’est une façon agréable de découvrir la ville, les quartiers. Tellement plus agréable que le Métro !
2.4 Le MTR http://www.mtr.com.hk/...s_tickets/intro.html Chaque ligne a un nom. Et ce n’est pas Balard-Créteil avec le nom des 2 terminus, ce serait trop facile … Mais bon, … on s’y fait. Et puis, on avait le temps de chercher. On valide à l’entrée et à la sortie. Paiement en fonction du trajet. Attention, les correspondances sont parfois à sens unique quand 2 stations contigües sont communes à 2 lignes. Comme je le dis ici, c’est incompréhensible … mais, finalement sur place, c’est logique, et on comprend vite grâce aux petites lumières du parcours affiché dans les voitures. L’Airport Express est assez cher (80HK$/p), il se récupère à la station Hong Kong que l’on rejoint à pied (en sous-sol) depuis Central mais il a l’avantage d’être très rapide. Il s’agit d’ailleurs plus d’un train que d’un métro. Est-il utile d’ajouter que tout est ultra propre ?... A nous faire rougir de honte.
2.5 Les ferries http://www.starferry.com.hk/services.html Pour rejoindre Kowloon depuis Central (pier 7). Incontournable ! http://www.turbojet.com.hk/...-schedule-fares.aspx Pour rejoindre Macao. Attention la carte Octopus n’est pas acceptée.
HEBERGEMENTS : http://www.metroparkhotelcausewaybay.com/ Hotel Metropark Causeway Bay réservé via booking.com 1060 € ttc pour une chambre standard (comprenez sans vue sur la baie), sans petit dej. Hôtel situé sur Hong Kong Island, à côté de Victoria Park, dans un quartier calme et plutôt aéré car truffé de terrains de sport. Nombreux transports tout proche : MTR (Tin Hau), tram et nombreux arrêts de bus. Desservi par le bus Cityflyer A11 depuis et vers l’aéroport. Chambre confortable (21 m²), chaleureuse, fonctionnelle, très bien équipée, ultra propre. Vue sur les tours avoisinantes (car chambre standard), pas gênant, pas oppressant. Wifi gratuit dans la chambre. Petit déj buffet sympa mais trop cher à notre goût : 143 HK$/p. Nous l’avons testé le 1er matin, puis nous avons pris nos habitudes au Starbucks du coin en achetant quelques douceurs à la boulangerie voisine. Pour 4 fois moins cher …. Sur le toit, une jolie piscine face à la baie. Vue superbe. De jour comme de nuit. Philippe s’y est baigné 1 fois, agréable mais fraichoux quand même à cette époque …. Accueil vraiment chaleureux et attentionné. J’ai même eu droit à un gâteau pour mon anniversaire … Ce fut pour nous, un vrai coup de cœur et l’adresse où l’on redescendra si nous repassons un jour à Hong Kong (d’autant plus que maintenant on sait qu’il n’est pas loin du restau Din Tai Fung -voir plus bas-). Il me semble important, ici à Hong Kong, de bien vérifier la taille de la chambre réservée. Certaines pensions proposent des chambres très bon marché mais vraiment minuscules. Je comprends que ça puisse être un bon plan pourvu qu’on sache à quoi s’attendre …
REPAS : Pour nous, la découverte de la gastronomie locale fait partie de tout voyage. Voilà qui nous donne un excellent prétexte pour assouvir un gros défaut que nous avons tous les 2 (et que nous entretenons volontiers !) : la gourmandise !
Quelques adresses que nous avons vraiment aimées (ou pas du tout) :
Din Tai Fung – 68 Yee Wo Street (arrêt 46W-Pennintgon Street du tram) Pas trouvé de site en Anglais Plusieurs restaurants sur Hong Kong – 1 étoile au Michelin Les wontons au porc et crevette sont à se damner ! Les dumplings sont frais, originaux et délicieux. On y est allés 4 fois !! Celui de Causeway Bay avait en plus l’avantage d’être à quelques minutes à pied de l’hôtel. Et le dernier jour, on a doublé notre commande de wonton porc crevette ! A la grande surprise du serveur qui nous a fait répéter … sans réussir à nous embarrasser pour autant … Attention : préparez-vous, à toute heure du jour, à devoir faire la queue tant sa réputation est grande. Cela dit, ça se fait vite et bien, avec une très bonne gestion par ticket. On patiente en regardant les cuisiniers préparer habilement les dim sum ou la vidéo de la visite remarquée de Tom Cruise. Jolies photos à faire (des cuisiniers, pas de Tom …) Ne venez pas ici pour un repas intime en amoureux. La salle est une immense cantine forcément bruyante. Clientèle hétéroclite, autant de locaux que d’expats. Comptez entre 150 et 170 HK$/p et vous vous régalerez. Notre orgie déraisonnable du dernier jour nous a coûté 250 HK$/p.
Genki Sushi – 303 Hennessy Road http://www.genkisushi.com.hk/...html/en/shops_hk... C’est une chaîne de restau japonais sous format sushi-train … On paie à la couleur de l’assiette. Et on peut toujours commander ses sushis préférés s’ils n’arrivent pas assez vite sur le tapis. Choix énorme. Pour 150 HK$/p, vous serez gavés !
Luk Yu Tea House – 24 Stanley Street – Recommandé par le LP Attention, ne sert les fameux dim sum que de 7h à 17h, dans la salle du haut. Très beau restaurant mais ambiance plus guindée, accueil vraiment froid … On n’a pas trop aimé, préférant de très loin Din Tai Fung.
LE SEJOUR : Je l’ai découvert en préparant mon voyage, Hong Kong est en fait un “archipel” (pas sûre que le terme soit géographiquement bien correct) constitué de 3 parties principales : Hong Kong Island, Kowloon (la péninsule en face) et les Nouveaux Territoires. Plus tout un tas d’autres petites îles comme Lantau, Cheung Chau, … Avec les nombreux moyens de transport à disposition, il est très facile d’aller partout. En MTR, en bus, en tramway, en ferry … Ces transports faciles, abondants et si bon-marché nous ont permis de ne jamais hésiter à repartir en vadrouille chaque soir. Pour profiter de l’ambiance à Soho, pour voir la Symphonie des Lumières depuis Kowloon, pour photographier les tours illuminées à Central, pour flâner dans Temple Street Night Market, pour chercher un restau digne de mon anniversaire … Ainsi, l’emplacement de l’hôtel n’est-il pas déterminant, pourvu qu’il soit bien desservi. Ca me parait maintenant être le critère majeur. Nous avons été surpris et enchantés de voir à quel point Hong Kong Island est calme : très peu de circulation, grosse utilisation des transports collectifs et des taxis. De nombreuses rues ne permettent pas le stationnement des voitures en bord de trottoirs. Du coup, la circulation piétonne est facile. Aucun coup de klaxon en 9 jours !! Je n’y aurais jamais cru avant !
A – Hong Kong Island
Victoria Peak Nous y sommes allés 2 fois. La 1ère en prenant le bus 15, la 2ème en empruntant le Peak Tram. Les 2 moyens valent la peine. La carte Octopus permet de ne pas faire la queue au guichet en bas du tram, puisqu’on n’a pas besoin d’acheter de ticket. Nous n’avons pas acheté l’accès à la terrasse et nous sommes montés sur la terrasse voisine et gratuite de la Peak Galleria.
Le WanChai Market Est-ce parce que c’est le 1er qu’on a traversé ?... je l’ai adoré ! Des fruits, des légumes, 25 sortes de choux, des courges, des magnifiques fruits du dragon, des kakis (si chers chez nous), des champignons … Un vrai beau marché de fruits et légumes. Authentique, animé, vivant, populeux. Un vrai bonheur !
Les escalators des Mid Levels Incroyable !! Il faut les parcourir plusieurs fois, de jour, de nuit, en montant, en descendant, à coté … Magique ! Par ailleurs, la Shelley Street qu’ils longent assez longtemps est très sympa, truffée de bars et de restau. Attention, impossible de manger dans le quartier à midi sans accepter de faire la queue. Partout. Ce sont les cantines de tous les bureaux avoisinants. Le soir, ambiance d’expatriés qui se retrouvent autour d’un verre dans un des très nombreux bars du quartier.
Le temple de Man Mo Belle atmosphère feutrée et enfumée. Les serpentins d’encens sont ultra photogéniques. Un petit pied (genre gorillapod) facilite beaucoup les photos.
Hong Kong Park Magnifique ! Ne manquez surtout pas la volière. Nous y sommes allés 2 fois.
Battery Path Drôle de petite rue qui serpente à travers une végétation improbable à Hong Kong et qui grimpe vers la jolie cathédrale jaune St John.
L’hippodrome Desservi par le tram qui va vers Happy Valley. Les courses ont lieu le mercredi soir à partir de 18h. L’entrée est payante (10 HK$ par l’Octopus). Ambiance de folie. Cela dit, après 2 courses (soit environ 1h-1h30), on en avait assez … On a fini notre soirée à Temple Street Night Market sur Kowloon.
Aberdeen Accessible uniquement en bus mais les travaux pour implanter le MTR sont en cours. La promenade en bord de port est fort agréable, elle longe un port encombré de petits bateaux de pêche, de navettes publiques et de sampans à l’affût de touristes. L’ambiance est agréable. Un lieu de villégiature destiné peut-être (c’est en tout cas le sentiment qu’on a eu) aux retraités. On décide d’aller sur Ap Lei Chau, la petite île en face, pour aller visiter Horizon Plaza, coup de cœur du LP. Une petite traversée du port par un bac-sampan permet de la rejoindre en moins d’1 minute. Cool ! Horizon Plaza est un “grand magasin” de 30 étages de divers créateurs. On a réussi à y aller en bus mais, soyons honnêtes, en galérant pas mal. Là quand même, on aurait mieux fait de prendre un taxi. D’autant qu’au final, Horizon Plaza ne nous a pas du tout plu. D’abord, le quartier est ultra morne et le magasin n’a d’intérêt que pour les locaux. Quant aux vêtements de marque, on n’est déjà pas clients en France, aucune raison qu’on le devienne à Hong Kong. C’était une erreur. Raté ! Retour sur Aberdeen Promenade. A son extrémité Ouest, juste au niveau de la grande tour beige et verte (je donne ces précisions car le LP était totalement muet à ce sujet), se trouve une jetée nommée JUMBO où est appontée une navette gratuite qui transporte les clients jusqu’au fameux restaurant Jumbo Kingdom Floating Restaurant. On y va. Quelques minutes plus tard, on débarque dans un grand machin de 2-3 étages, hyper kitsch, totalement délirant. Nous sommes face cette fois à des tours plus cossues et à un port de plaisance couvert de yachts énormes. Ambiance ultra friquée. On visite un peu, pas longtemps, et on s’enfuit, mal à l’aise. Retour à Aberdeen Promenade par la même navette. Encore raté ! Et plus assez de temps maintenant pour aller vers Stanley et Repulse Bay (qu’on avait écarté au départ car pas amateurs de plages non plus, mais à choisir … on aurait sans doute mieux fait). Bref, on a complètement raté notre visite de ce coin de Hong Kong Island. Préparez mieux que nous. Heureusement, nous avons trouvé un restau de la chaîne Genki Sushi dans le centre commercial “Aberdeen Center” qui a apporté une petite touche festive à cette matinée un peu décevante. Attention, lisez-moi bien : ça vaut le coup mais préparez mieux que nous …
Sheung Wan A l’Ouest de Central, juste à côté des grandes tours de la finance, se trouve ce quartier qui rassemble des dizaines d’échoppes tout à fait typiques de la Chine ancestrale. Toutes sortes de poissons et de fruits de mer séchés, des pétoncles, classées selon leur taille, des concombres de mer (à la forme si équivoque), des vessies de poisson (genre de grosse capotes rigides), des lamelles de cornes de cerf (si j’ai bien compris …) là encore classées selon le diamètre, des fleurs séchées, plus loin des échoppes de nids d’hirondelle, de ginseng (l’occasion pour nous de découvrir sa fleur)… Comme si toutes les habitudes médicinales de la Chine étaient regroupées ici. Une belle balade, bien décrite dans le LP.
B - Kowloon Pour rejoindre Kowloon depuis Hong Kong Island, c’est ultra simple, et plus ou moins rapide, selon son choix. MTR ou Star Ferry ou bus. L’ambiance à Kowloon est très différente de celle de Hong Kong Island.
Le Star Ferry http://www.starferry.com.hk/services.html C’est une véritable institution. Il faut le prendre au moins 1 fois de jour, 1 fois de nuit. La traversée dure moins de 10 minutes, le coût est dérisoire. Une fois sur le bateau, vous ne pourrez pas passer du pont supérieur au pont inférieur, il faut choisir avant. Excellente raison pour multiplier les expériences.
Le musée de l’Histoire de Hong Kong Entrée dérisoire : 10 HK$ A ne pas manquer pour mieux comprendre l’histoire de Hong Kong. Musée passionnant, superbe, très didactique avec des explications en anglais, concises et claires et de très belles reconstitutions.
Le Temple Street Night Market On n’y a trouvé aucun intérêt mais alors aucun ! Sauf celui de manger correctement dans la rue pour vraiment pas cher. A part ça … on l’a traversé au pas de courses. Des vêtements et des cochonneries. Pas du tout notre truc. Ce ne sont pas ces marchés-là que l’on aime.
Monastère de Chi Lin et jardin de Nan Lian Notre plus gros coup de cœur. C’est un peu loin. Nous avons pris le MTR pour y arriver. Mais c’est incontournable. Le LP (la version abrégée en français, tout au moins) semble lui préférer le temple Wong Tai Sin voisin. Ce ne fut pas notre cas. Nous avons passé 2 heures à déambuler dans ce monastère et surtout dans le jardin attenant. Dizaines de photos.
Le temple Wong Tai Sin A une station de métro du monastère. Temple taoïste très animé, très vivant mais, du coup … très peuplé. Après le calme du monastère, c’est dur. Mais extrêmement intéressant. Les croyants sont nombreux, recueillis, 3 bâtonnets d’encens entre leurs mains jointes. Ils seront ensuite pieusement plantés dans les bacs prévus à cet effet et presqu’aussitôt retirés par le préposé pour éviter le surnombre … Les adeptes d’omikuji agitent frénétiquement les boites remplis de bâtons de bambous attendant que l’un d’eux gicle de la boite. Chaque bâton est marqué d’un numéro qui correspond à un oracle. Il sera alors interprété par les experts en art divinatoire qui, ici, sont légion. Ambiance bruyante et enfumée mais vraiment authentique et gaie.
La Symphonie des Lumières On y assiste sur l’Avenue des Stars. Grosse déception. Les photos seraient-elles truquées ou était-ce un jour-pas-de-chance ?... Je m’attendais à une explosion de lasers, de couleurs, de lumières, le tout synchronisé sur une musique rythmée, un beau spectacle technique à la Jean-Michel Jarre … On en est loin. Cela dit, qu’importe, c’est un prétexte sympa pour venir passer la soirée sur l’Avenue des Stars et profiter de la magnifique vue sur les tours illuminées de Hong Kong Island qui, finalement, n’ont besoin d’aucun artifice, ni laser, ni musique, pour nous éblouir.
C- Ile de Lantau : Certes le Grand Bouddha est vraiment impressionnant et très majestueux. Mais que c’est cher payé pour y arriver ! Un peu en argent, mais surtout beaucoup en temps. D’abord il faut prendre le MTR jusqu’au terminus Tung Chung. C’est long et pas très intéressant, c’est du métro … Ensuite, il faut emprunter le bus 23 (1h de queue mini car il y en a peu et il y a du monde donc peu d’espoir de grimper dans le 1er qui arrive) http://www.newlantaobus.com/main.html ou bien le téléphérique Ngong Ping http://www.np360.com.hk/en/ On a opté pour le téléphérique. Du coup, on s’est tapé plus de 2 heures de queue. Téléphérique qui, en lui même n’a pas un grand intérêt : on survole une végétation de fougères et d’arbustes, on a une belle vue sur l’aéroport mais bon … 2 heures de queue pour ça !... L’astuce : réserver sa place dans le téléphérique sur internet, c’est coupe-file. Attention ! Actuellement le monastère de Po Lin est en réfection. Accès totalement fermé. Mieux vaut le savoir pour éviter les déceptions. Vérifiez … Nous avons déjeuné au restaurant végétarien du monastère (resté ouvert). Il faut acheter un voucher (dans l’office, à l’intérieur du temple) avant de se présenter au restaurant où vous recevrez votre menu (fixe). C’est un peu difficile à trouver mais ça ouvre l’appétit ! Le repas est très copieux et vraiment bon (surtout si vous aimez le tofu). 78 HK$/p. En résumé, l’expédition vaut la peine (car le Bouddha est vraiment impressionnant) si tant est que 1 – vous ayez du temps (car ce n’est pas non plus incontournable) et 2 – vous ayez réservé votre place dans le Ngong Ping Cable Car. Pour redescendre, on a pris le bus 23. On a eu la chance de ne pas trop faire la queue.
D - Macao C’est une véritable expédition. Le bus 2 nous conduit jusqu’à l’embarcadère du ferry. Ensuite, il faut acheter son ticket. Et là, surprise, la carte Octopus n’est pas acceptée. On cherche le guichet, on le trouve, on achète notre ticket pour le prochain ferry disponible et on rejoint les salles d’embarquement. On est plus ici dans une ambiance d’aéroport que dans l’ambiance paisible et désuète du Star Ferry. Nous perdons une bonne ½h car les 2 prochains ferries sont déjà pleins. Enfin, on embarque. 1h de trajet confortable. A la sortie, là encore, c’est une ambiance d’aéroport. Passage de douane (remarque : le passeport seul suffit, pas de visa nécessaire). Même si ça va vite, ça prend quand même un peu de précieux temps … Dans le hall, je cherche à changer quelques centaines de HK$ en patacas (précaution bien inutile, tout se paye en HK$). Une seule banque. Une grosse queue, je m’y colle. Pendant ce temps, Philippe va repérer les navettes gratuites des casinos qui vont nous déposer au cœur de la ville. Au final, nous descendons de la navette devant le Wynn (magnifique !) vers 11h30 … C’est vraiment trop tard. Nous aurions dû booster un peu plus le matin … C’est mort pour faire les îles de Taipa et Coloane. On doit se contenter de la visite de la superbe maison du mandarin, des ruines de l’église Sao Paulo et de flâner un peu dans les ruelles aux jolis trottoirs en pavés noirs et blancs. Nous avons voulu manger dans un restaurant recommandé par le LP : l’Alfonso III. L’accueil a été si peu agréable que nous sommes ressortis. J’ai passé l’âge de me laisser piétiner. Nous sommes entrés dans une petite gargote voisine, à l’ambiance familiale et à l’accueil chaleureux. Excellent repas, simple, copieux et très bon marché. Les 2 glaces achetées chez Häagen Dazs l’après midi près de l’église nous ont coûté le double de ce repas ! On finit notre journée en traversant quelques casinos. Ambiance très différente de l’un à l’autre : du glauque au classieux … On a de loin préféré le Wynn, pour son ambiance presque feutrée et sa magnifique déco. On y a diné d’ailleurs, très bien et pour un prix raisonnable (on a payé en CB en HK$). Pour payer le ferry au retour, j’ai heureusement pu payer en patacas (que je n’ai finalement quasiment pas utilisés) et compléter en HK$. Ouf !
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : Partir vraiment plus tôt pour Macao pour avoir le temps d’aller dans les îles. Laisser tomber Ap Lei Chau et aller plutôt vers Stanley. Lantau ?... Bôf … Ca prend au minimum ½ journée. Pas bien sûre que ça les vaut tant que le monastère Po Lin est fermé. Entrer plus souvent dans les grandes tours, chercher à les découvrir de l’intérieur. On a notamment raté la magnifique tour de Central Plaza, je viens de voir le lobby sur Wikipédia … ah !… quel raté !!!
DIVERS : L’accueil : encore un paradoxe. Assez froid dans certaines échoppes. Nous n’avons jamais réussi à décrocher un sourire à la boulangère chez qui nous venions tous les matins … Et, à côté de ça, nous n’avons jamais eu le temps de chercher par nous-mêmes notre chemin. Dès qu’on regardait un plan, aussitôt, nous avions quelqu’un qui s’approchait pour proposer son aide. La carte bancaire : très bien acceptée Le climat à cette époque : belles journées, pas de pluie, mais un peu frais (de 15° à 22°C). Pas humide du tout. Donc très très agréable dès lors que vous êtes suffisamment couvert. Vêtements : rien de particulier à prévoir. L’affluence touristique à cette époque : on n’a pas été gênés, ou alors on ne fréquente pas les mêmes lieux (nous ne sommes ni très shopping ni très bar …). Le monastère de Chi Lin, lui, était totalement désert. Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : ràs Les photos : beaucoup ! Tout est très photogénique, les tours aux magnifiques reflets, les serpentins d’encens dans les temples, les étalages réguliers de légumes sur les marchés, les tramways colorés (encore eux !), les oiseaux dans Hong Kong Park … Les achats perso : rien qui nous ait emballés. Ou bien du déjà vu au Vietnam. On a fait des économies ... Maintenant, on ne fait pas partie des clients d’électronique, de fringues de marque ou de Porsche. Le Wifi : très répandu, gratuit
On a beaucoup aimé :🙂 Utiliser les bus et le tramway pour découvrir la ville L’esthétique très épurée de certaines tours La végétation tropicale au milieu des grandes tours La gratuité (ou quasi) des lieux à visiter Le calme de la ville (qui l’eût croit !?!) : très peu de circulation, peu bruyante, aucun coup de klaxon La sécurité, la propreté Le monastère de Chi Lin et son jardin, notre gros coup de cœur culturel Les wontons chez Din Tai Fung, notre gros coup de cœur culinaire
On a moins aimé : 😕 Le téléphérique de Lantau L’odeur écœurante du calamar grillé sur l’Avenue des Stars
En conclusion : Hong Kong n’est pas l’Asie. C’est une enclave très surprenante où la concentration de Porsche est hallucinante, où les tours de Central rivalisent d’originalité, de reflets, d’esthétique, de majesté, où les boutiques de ginseng, de nids d’hirondelle ou de pétoncles déshydratées jouxtent les grands restaurants de renommée internationale, où certains temples taoïstes sont parfois si discrets, coincés entre 2 grands bâtiments qu’on en arriverait à les rater … C’est le lieu des paradoxes, des grands écarts, entre une ville ultra moderne et une Chine aux traditions ancestrales.
Retour d'un voyage au Cap Vert English translation pending
Premier post de mon séjour de 8 jours au Cap vert au mois de novembre 2013.
Comme la préparation du texte est en cours je vais en premier mettre un lien concernant la plongée que j'ai effectué à Tarrafal http://youtu.be/9m64y-biNls.
Pour ce voyage j'ai choisi la formule voyage facile, bref je suis partie avec terre d'aventure, non je ne suis pas une fan de ce genre de voyage, mais je voulais partir en moins de 5 jours, à une date précise et avec un retour bien précis.
J'ai vraiment choisi la destination sur un coup de coeur par rapport aux photos, les rando proposées et je n'avais pas envie de partir seule…
la suite arrive bienôt promis nath
la suite arrive bienôt promis nath
Inde du Sud (Karnataka) - Novembre 2012 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
3ème périple en Inde – Mais pourquoi donc ?... - un riche passé historique empreint d’une forte ferveur religieuse qui se traduit par de nombreux temples, à l’architecture différente d’une région à une autre mais toujours originale, intéressante quelquefois même spectaculaire, - dans cette région, le bonus de paysages vallonnés splendides. Des rizières, des champs de cannes à sucre, de bananiers, de cocotiers, de maïs, de tournesol se disputent le moindre lopin, créant un camaïeu de vert du plus bel effet, - une gastronomie qui réjouit nos papilles, - un réseau de transports locaux qui facilite énormément le voyage individuel. Mais au-delà de ces raisons (qui ne sont en fait que des prétextes), ce qui nous attire en Inde ce sont les Indiens. Un mode de vie, un mode de pensée, une religion, des rites bref une culture bien loin de la nôtre. Une vie sociale et religieuse étroitement liées qui donnent lieu à des scènes quotidiennes surprenantes, parfois dérangeantes, toujours fascinantes. On en revient toujours plus sereins, plus indulgents, plus riches. De cette richesse que seule la découverte de l’autre apporte.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 18 Novembre – Vol sur Emirates : Paris CDG / Dubaï / Bangalore Dim – Arrivée du vol à 9h00 – Lalbagh Garden – Train de nuit vers Badami (12h-1000 Rs) Lun – Badami: Temple de Buthanath – Les grottes – 3 nuits à Badami Mar – Aihole (bus-1h-26 Rs) – Pattadakal (rickshaw-40min-150 Rs) – Retour Badami (bus-45min-20 Rs) Mer – Badami Jeu – Hospet (bus-4h30-145 Rs) – Hampi Bazaar (rickshaw-30min-150 Rs) – 4 nuits à Hampi Bazaar Ven – Hampi Sam – Hampi Dim – Hampi Lun – Hassan (bus via Shimoga-6h-164 Rs puis 4h-124 Rs) – 2 nuits à Hassan Mar – Belur (bus-45min-32 Rs) – Halebid (bus-30min-18 Rs) – Retour Hassan (bus-45min-25 Rs) Mer – Mysore (bus-3h-95 Rs) : Palais du Maharaja – Devaraja Market – 3 nuits à Mysore Jeu – Srirangapatnam (bus-45min-13 Rs) – Retour Mysore (bus-30min-18 Rs) Ven – Somnathpur (bus via Bannur-45min-21 Rs puis 15min-9 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-30 Rs) - Brindavan Gardens (bus-1h-16 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-16 Rs) Sam – Bangalore (bus-3h-105 Rs) : Palais de Tippu Sultan – Krisna Rajendra Market – Nuit à Bangalore Dim 02 Décembre – Vol sur Emirates : Bangalore /Dubaï / Paris CDG
Les prix indiqués pour le train et les bus s'entendent par personne.
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers sur la compagnie Emirates, réservés sur leur site www.emirates.com : 693 €/p l'A/R. Train de nuit Bangalore/Badami : 1000 Rs/p (29 € pour nous 2).
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : Hébergements : 218 € Autres : 279 € (repas, transports, entrées des sites) 1 seul retrait cash en ATM (40 000 Rs) à l’aéroport qui couvrira toutes nos dépenses pour les 2 semaines. Aucun paiement par CB.
Budget total tout compris (hors achats perso) : 1912 € Sans se priver.
GUIDES : Les mêmes que pour notre voyage au Tamil Nadu, 2 ans plus tôt : Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) – Edition 2009 – Je n’ai pas voulu acheter la dernière version, j’ai eu tort, celle-ci a vraiment vieilli, les tarifs (bus et hôtels) ont beaucoup augmenté en quelques années.
TRANSPORTS :
1 - Les vols Paris/Dubaï/Bangalore - Emirates Achetés mi septembre en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Toujours un plaisir que de voyager sur cette compagnie très fiable qui offre d’excellentes prestations à bord. Horaires confortables et escale très courte à Dubaï. En prime : le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380. L’ATM dans le hall des arrivées à Bangalore fonctionne. Bus pour rejoindre le centre-ville, juste à la sortie de l’aéroport : 170 Rs/p – 30 min – Clim’ poussée à fond ! Couvrez-vous !!
2 – Le train Solapur Express #16535 - Bangalore/Badami Départ de la gare Yesvantpur à 19h45 – Arrivée (prévue …) à Badami à 07h33 J’ai trouvé toutes les infos ici : http://www.indianrail.gov.in/ Mais impossible de réserver on line, ici normalement : https://www.irctc.co.in/ - Pas faute d’avoir essayé … Je suis donc passée par une collègue de Bangalore en lui envoyant le scan de nos passeports. Une heure plus tard, elle m’envoyait nos tickets électroniques ! 1000 Rs/p que j’ai remboursées par ces voleurs de Western Union. La cohue devant les guichets de la gare de Yesvantpur ainsi que l’affluence dans le train lui-même nous ont donné raison d’avoir réservé (et voilà bien ce que je n’aime pas par rapport aux bus). Les réservations sont nominatives, respectées et contrôlées. 12 heures pour parcourir les 589 km qui séparent les 2 villes. Arrivée avec 30 min de retard. Attention, lors des arrêts, aucune annonce n’est faite. A vous de guetter … Grâce à ce site bourré d’infos pratiques http://www.seat61.com/India.htm, nous avions choisi des couchettes en classe 2A. Couverture, draps et oreiller sont fournis et arrivent petit à petit. C’était très convenable. Les photos sont interdites dans la gare, on nous l’a rappelé gentiment.
3 – Les bus Je vous invite à relire mon paragraphe sur le carnet du Tamil Nadu (cliquer ici). Tout ce que j’y ai dit s’applique encore. Les gros avantages du bus : c’est simple, fiable, immédiat, pas besoin de réserver, les départs (pour partout !) sont très fréquents, et surtout, c’est l’occasion de faire partie du spectacle, d’être au plus près de leur façon de vivre. On adore ces trajets, ces petites parenthèses qui, entre 2 visites culturelles de temples, apportent de la vie, des couleurs et des odeurs au voyage. Mode d’emploi en 6 étapes : 1. rendez-vous à la gare routière, 2. repérez un employé de la compagnie KSTDC. Ici, comme au Tamil Nadu ou au Kerala, ils sont encore vêtus d’un uniforme beige très reconnaissable, 3. indiquez-lui votre destination, 4. il vous dira dans quel bus monter et, éventuellement où descendre en route s’il y a une correspondance, 5. installez-vous dans le bus (préférer les places à l’avant : on est moins secoué, on a plus de place pour jambes et sacs à dos et on profite au mieux du paysage) et attendez le départ (jamais plus de quelques minutes), 6. après le départ, un employé de la compagnie (toujours en uniforme beige) passe parmi les voyageurs pour vendre les tickets. Précisez-lui où vous descendez, il émettra grâce à un petit automate un ticket indiquant coût et destination. Vous aurez toujours quelqu’un pour vous prévenir quand vous devrez descendre. Enfin, le coût est dérisoire et la durée équivalente au train. C’est ultra simple. Plus que des inconditionnels, on est des vrais fanas !
Liaison Hampi – Hassan Très longue étape. Depuis Hampi, il faut commencer par rejoindre la gare routière de Hospet : 30 min de rickshaw réservé la veille (150-200 Rs) sur une route défoncée. C’est long et le matin, il fait frisquet ! Bus pour Shimoga – 164 Rs – 180 km – 6 heures La gare de Shimoga est grande, aérée, moderne. Correspondance pour New Hassan – 124 Rs – 149 km – 4 heures On a quitté Hampi à 6h30, attrapé un bus à 7h pour Shimoga, un autre à 13h10 pour New Hassan que nous avons atteint finalement à 17h15. C’est long et fatigant … heureusement, la route est belle. A la gare de Hospet, j’ai cru comprendre qu’il y avait des bus directs pour New Hassan. Comme celui pour Shimoga partait, nous n’avons pas tergiversé mais je pense que ça vaut le coup de se renseigner un peu mieux qu’on ne l’a fait. Ca peut permettre de gagner 1 ou 2 heures précieuses. On aurait dû se renseigner dès notre arrivée à Hospet, 3 jours plus tôt. On est toujours trop pressé d’aller chercher notre point de chute … Mais une fois à Hampi, on ne revient plus à Hospet pour s’informer …
Deux gares à Mysore : La CBS – City Bus Stand qui dessert la ville et les environs proches. La Suburban Bus Stand d’où partent les grandes lignes. Pas bien loin l’une de l’autre. Srirangapatnam est desservi par les 2.
4 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville. Un peu moins sympa à Bangalore. L’effet grande ville …
HEBERGEMENTS : Evidemment, aucune réservation préalable ici. Petit dej jamais inclus. Paiement cash. Nous avons toujours négocié un peu les prix. Tous extraits du LP - Aucun problème de disponibilité. Nous n’avons jamais opté pour l’AC, inutile à cette époque. Le ventilo suffit, les chambres en sont toutes pourvues. Salle de bain à l’indienne : une grande pièce carrelée qui réunit les WC, le lavabo, une douchette, un robinet, un seau, une louche. Rafraîchissant ! Pas de coup de cœur particulier dans ces hébergements. Hormis à Bangalore, on a choisi des hôtels et des chambres basiques, toutes spacieuses et propres. Mais aucune n’avait une petite touche personnelle qui aurait apporté un peu de charme et de chaleur. Juste fonctionnelles.
Badami - Mookambika Deluxe 850 Rs Bien situé, face à la gare routière. Et en face d’une petite boulangerie où, tôt le matin, vous trouverez des petits pains ronds simples et délicieux.
Hampi Bazaar - Gopi Guesthouse 700 Rs Petite chambre basique au 1er étage (chambre n ° 16), lumineuse, spacieuse et propre. Moustiquaire. A 2 pas du Gopi Restaurant, sur le toit terrasse où nous avons pris quasiment tous nos repas. Après avoir visité 4 autres GH dans Hampi Bazaar, celle-ci nous a paru vraiment un cran au dessus. Notamment pour la taille de la chambre et, surtout, pour son côté très lumineux. Sans qu’on puisse vraiment parler d’un coup de cœur, nous avons bien aimé cette étape à Hampi. Malgré le fait que la bourgade soit actuellement un véritable chantier, car en pleine reconstruction (et mon petit doigt me dit que ça va durer un moment), l’ambiance y est douce ; le restaurant y a contribué pour beaucoup. Sur l’autre rive (Virupapur Gaddi), une petite bourgade, née de rien, aligne entre rizières et rivière, ses guesthouses, restaurants, boutiques etc … C’est effectivement beaucoup plus calme que Hampi Bazaar, très joli quand les rizières sont vertes, moins tassé, mais … tout aussi peu authentique, peut-être même moins. Gros inconvénient : la nécessité, pour traverser la rivière, d’utiliser un bac pas très fréquent et dont le dernier service est à 18h. En lisant le LP, on avait hésité. On n’a finalement pas regretté notre choix d’être resté sur Hampi Bazaar. Moins captifs.
Hassan – Jewel Rock Hotel 780 Rs Aucun charme, totalement impersonnel. Et rien pour rattraper une salle de bains à peine propre … Trop loin du centre ville. Restaurant désert. Ambiance à mourir. Aucun intérêt, je déconseille vivement.
Mysore – The Maurya Residency 1400 Rs (ttc) Agréable, bien propre et vraiment confortable. L’hôtel Parklane juste voisin, est un poil plus cher, mais est bien agréable aussi avec notamment un restau-terrasse très sympa.
Bangalore – JP Cordial (ancien Hari International) http://www.jpcordial.com/accommodation.htm 3500 Rs (ttc et petit dej inclus) Hors catégorie. Hôtel luxueux dont la clientèle est composée exclusivement d’hommes d’affaires. Rien à redire. Finalement, pas bien cher pour ce niveau.
REPAS : Notre voyage nous a souvent amenés dans de petites bourgades où l’on trouvait des gargotes plutôt que des restaurants.
Mavalli Tiffin Room à Bangalore – Lalbagh Road à côté du grand parc Une institution. A 12h30, service unique et plat unique de thali pour tous. Le restau est bondé et les clients suivants s’entassent dans la salle d’attente attenante (si, si !) pour le 2ème service. Préparez-vous à partager votre table. Nous étions avec 2 étudiants dont ce déjeuner représentait leur sortie dominicale. 160 Rs le thali, ce qui fait cher pour un thali mais c’est justifié. Il est excellent.
Gopi Restaurant à Hampi Bazaar – à quelques mètres de la Guesthouse Un toit-terrasse vraiment sympa avec jolie vue sur le gopuram du temple de Virupaksha. Belle carte, prix raisonnable, bonne cuisine, accueil chaleureux. C’est devenu notre point de ralliement lors de notre séjour à Hampi et un de nos meilleurs souvenirs de voyage.
Mango Tree à Hampi Petites tables étagées au bord de la rivière Thungabhadra. C’est très joli, très sympa et très bon. J’y ai fait mon meilleur repas, le Mango Tree Special Curry à 120 Rs. C’était divin. Je fêtais ce jour-là mes 50 ans ! Peut-il exister plus beau souvenir ?
Golden Caves à Badami, à côté du Mookambika. Petite gargote sans charme mais bonne nourriture à des prix très très légers.
Quelques prix (moyens) :
Dans un restaurant : Thali : autour de 80 Rs (immanquable !) Egg biryani : autour de 120 Rs (60 Rs au Golden Caves de Badami) Un veg curry : autour de 80 Rs Plain rice : autour de 30 Rs Plain naan : autour de 25 Rs Un coca (300 ml) : 20 Rs Un litre d’eau : 20 Rs Un jus de fruit frais : 40 Rs Un lassi : 60 Rs Un thé : 10 Rs
Dans la rue : Un litre d’eau : 12 Rs Un petit pain rond dans une boulangerie : 3-4 Rs Un masalavada (petit beignet frit d’épices et de farine de dal) : 2-3 Rs Une banane : 3 Rs Un ananas complet épluché et découpé : 30-40 Rs Un tchai (thé au lait) : 2-3 Rs Un verre de jus de canne à sucre : 8 à 20 Rs, selon le lieu et la taille du verre (on s’en est fait une orgie !)
L’ITINERAIRE : J’ai eu bien du mal à concocter l’itinéraire. 2 semaines c’est court. Surtout en bus local. Comme toujours, on a fait le choix de ne pas courir. Tant pis pour les sultanats du Deccan : Bijapur, Gulbarga et Bidar. Quant à Goa, n’en parlons pas, c’était trop loin et pas dans l’esprit de notre voyage. Et puis, pour être tout à fait honnête, je ne suis pas bien sûre d’avoir très envie d’aller à Goa … J’ai peut-être tort, je n’avais pas non plus envie d’aller aux Canaries … (cf mon dernier carnet). Badami était donc le point le plus au Nord de notre boucle. C’est pourquoi, nous avons décidé d’y aller directement, en train, pour redescendre ensuite tranquillement vers Bangalore. Notre parcours s’est effectivement avéré facile et léger. Mais qu’il est bon, en Inde tout particulièrement, de pouvoir flâner. Les occasions de perdre son temps ne manquent pas : passer 3 heures là où 1 peut suffire tant la sculpture y est belle, se poser le long d’un ghat et regarder les femmes laver leur linge, les brahmanes préparer des offrandes, les buffles se baigner avec délectation, s’arrêter en chemin pour déguster un ananas tout frais découpé, un verre de jus de canne à sucre, se perdre dans un marché aux fleurs et y retourner le lendemain tellement il est beau !... L’Inde ne se prête pas à la course. Lors de ce périple, le style architectural est d’un intérêt croissant : d’abord le style un peu lourd des Chalukyas (Badami-Pattadakal-Aihole) puis le style des Vijayanagar (Hampi) où les magnifiques temples sont disséminés au milieu d’un chaos de rochers, enfin l’apothéose, avec l’architecture Hoysala (Belur-Halebid-Somnathpur), sans doute la plus ornée de l’Inde. Pour notre plus grand bonheur, l’émerveillement est allé crescendo.
LES SITES :
Prix des entrées : entre 100 et 250 Rs le billet. Certains temples sont gratuits.
Aihole (100 Rs) et Pattadakal (250 Rs) Nous avons fait une erreur. Voici quelques conseils pour vous aider à mieux faire … Les temples de Pattadakal sont tous regroupés, 2 heures suffisent très largement. Ceux d’Aihole sont beaucoup plus disséminés et, d’un point de vue architectural, un peu moins intéressants que ceux de Pattadakal. Par contre, le charme d’Aihole réside dans le village en lui-même qui s’est installé sur les vestiges de quelques temples. Il me parait donc judicieux de commencer par Pattadakal. Ensuite, un bus ou, à défaut, un rickshaw vous emmènera à Aihole où vous pourrez passer le reste de la journée à parcourir ce petit village où les buffles dorment adossés à des murs vieux de plus de 1500 ans … Nous avons fait la boucle dans l’autre sens et n’avons pas pu flâner dans Aihole comme on l’aurait souhaité ne sachant pas trop ce que Pattadakal nous réservait et combien de temps il faudrait. On l’a beaucoup regretté.
Hampi Il faut au moins 2 jours pleins pour découvrir le site grandiose des Vijayanagar. 1 jour supplémentaire est le bienvenu pour profiter d’un des plus beaux paysages qu’on ait vu en Inde. En effet, de gros rochers roses parsèment et décorent une nature vallonnée recouverte de cultures variées. Cannes à sucre, cocotiers, bananiers, rizières bordent les enceintes des temples, offrant des paysages fabuleux, merveilleux, tout droit sortis du Livre de la Jungle. La rivière Tungabhadra apporte une touche finale, toute de sérénité et de douceur. Les temples très souvent envahis par des hordes de singes tapageurs et facétieux sont magnifiques. Nos préférés furent le temple d’Achyuta Raya que l’on a découvert depuis la colline, au bout de la voie à portique (à l’Ouest, à l’opposé du temple de Virupaksha), celui de Vitthala (250 Rs) et celui de Hazara Rama dont les piliers de granit noir poli nous ont beaucoup impressionnés. Des vélos sont disponibles, pour 40 ou 50 Rs la journée selon leur état. Même neufs, ces vélos sont bien lourds, sans vitesse et les vallons du site rendent la promenade bien peu agréable. Lors de notre dernier jour, nous avons abandonné ces gros tanks pour partir à pied et revenir en rickshaw. Ne manquez pas d’aller déjeuner au Mango Tree, c’est vraiment un endroit magique.
Belur – Halebid – Somnathpur (100 Rs) 3 magnifiques temples de la période des Hoysalas. Le granit est devenu dentelle sous les instruments des sculpteurs. Notre préféré : Halebid. De peu … Les 3 méritent d’être vus. Belur et Halebid se font facilement dans la journée en empruntant les bus. C’est facile et rapide. Enfin, le rapide indien … Attention, à Halebid, vous recevrez peut-être un reçu « officiel » contre la consigne de vos chaussures. Reçu qui indique un prix de 100 Rs par paire ! Au retour, nous donnerons, comme les Indiens qui nous avaient d’ailleurs mis en garde, 6 Rs pour nous 2. Il n’y a pas eu de discussion.
Mysore Le palais du maharaja (200 Rs) est hyper kitsch. Il vaut néanmoins l’heure et demie que vous y passerez. L’audio guide gratuit agrémente la visite d’un commentaire détaillé très intéressant. Prenez le temps d’aller le récupérer contre une caution de 2000 Rs ou votre passeport. Voilà qui donne une idée du faste de ces cours vieilles de seulement quelques décennies. Retour à la vie quotidienne en arpentant le Devaraja Market, somptueux, haut en couleurs et en odeurs. On passerait des heures à admirer le geste que l’on sent ancestral des ces hommes ou de ces femmes qui tressent ces guirlandes de fleurs destinées aux dieux. Marché très vivant, très coloré, très photogénique. Le jardin de Brindavan a occupé notre dernier après-midi à Mysore. 1 heure de bus depuis le City Bus Stand. Il mérite d’être vu peut-être plus pour l’animation joyeuse qui y règne que pour ses massifs de fleurs. Après une grosse hésitation, nous ne sommes pas restés pour le spectacle sons et lumières. La foule impressionnante de locaux qu’il a attirée et que nous avons croisée nous a laissés penser que nous avions peut-être eu tort …
Srirangapatnam On arrive à la gare de Srirangapatnam à 8h. Gare déserte ou quasiment … aucun rickshaw … Bizarre. On comprend vite : le palais d’été n’ouvre qu’à 9h. On est trop matinaux. Les sites à visiter sont répartis un peu partout et le LP ne fournit aucun plan, aucune indication, on ne sait pas par où partir … Petit, non, gros coup de gueule de Philippe contre ce guide qui ne fait pas son boulot. Un passant nous envoie sur la route du Gumbaz. Bon … on avance, un peu perdus, pas mal agacés. On finit, évidemment, par être rattrapés par un rickshaw. On négocie pour 130 Rs qu’il nous emmène au Gumbaz puis qu’il nous laisse au Tipu Sultan Summer Palace (car à vrai dire, on a horreur d’être attendus, ça nous stresse, on préfère marcher ou prendre des rickshaws au coup par coup. Mais ne pas être attendus. C’est comme ça, on ne changera plus à notre âge). Le mausolée Gumbaz se visite assez rapidement. Le Tipu Sultan Summer Palace (100 Rs) est merveilleux. Pas un centimètre carré qui ne soit peint. C’est impressionnant et ça justifie cette virée. A l’entrée du palais, vous trouverez un panneau d’information présentant un grand plan de la bourgade avec tous les points d’intérêt. Voilà enfin le plan qui manque au LP ! Une petite photo et hop, c’est parti pour une suite facile, à pied. Du palais, vous pouvez rejoindre le temple à pied en traversant le joli petit village, en passant sous les vieux restes des murs d’enceinte. Le temple, en activité, ne m’a pas laissé un grand souvenir … En sortant, nous avons rejoint la rivière. Par curiosité. Bien récompensés, nous y avons passé 2 heures à contempler de magnifiques moments de vie sur les ghats : cérémonie religieuse, lavandières, bain … dans un cadre bucolique. Un beau moment, évidemment pas prévu dans le plan de visites …
DIVERS : L’accueil : les rues sont encombrées de gravats, d’ordures, de bouses, les maisons sont délabrées, jamais finies et déjà en ruines, les bus inconfortables, crasseux, bruyants, les locaux indisciplinés, toujours procéduriers à outrance (l’achat d’un malheureux bibelot dans un magasin d’état m’a valu une facture en 4 exemplaires !). Pourtant, c’est la 3ème fois que nous nous rendons en Inde et ce ne sera pas la dernière. Car nulle part ailleurs, on ne ressent un tel envoutement pour les scènes de la vie quotidienne. Dans les marchés, dans les rues des villages, sur la route, sur les ghats, partout … les gestes sont maîtrisés, ancestraux, immuables … Ce tailleur qui repasse une chemise à l’aide d’un énorme fer empli de tisons ardents, cette vieille femme assise en tailleur sur son étal qui enfile avec dextérité ses fleurs coupées pour en faire une guirlande interminable, ce vieil homme aussi squelettique que ses bœufs qui, debout sur son char guide sa monture sur une grande route à contre sens, ces lavandières qui rythment l’atmosphère du village par le claquement de leur linge, cet homme sexagénaire qui, avec une souplesse stupéfiante, en équilibre improbable sur un bout de rocher glissant, lave soigneusement sa tenue complète que l’on devine unique, ces prêtres, gras et bedonnants, qui, en amont de la rivière remplissent leur devoir d’offrandes … Et cette fillette que l’on croise sur un sentier de terre qui, trouvant sans doute que le don de son merveilleux sourire n’était pas suffisant, revient vers Philippe pour lui donner timidement son unique bonbon et qui s’envole aussi vite, presque gênée de son audace … C’est pour être spectateurs, aussi discrets que possible, de ces merveilleux instants de vie que nous venons, que nous revenons en Inde. Et nous savons que bien vite les désagréments (car, oui, il y en a) ne seront plus rien à côté de ce que l’Inde nous apporte. A chaque fois. La carte bancaire : utilisée une seule fois pour le retrait cash à l’aéroport. Contrairement au Tamil Nadu, on a pu retirer une grosse somme en une seule fois. La commission forfaitaire est alors bien rentabilisée. Le climat à cette époque : très agréable : 25-30° en moyenne. Ni étouffant, ni humide, ni trop chaud, juste bien, comme un beau mois de juin chez nous. Souvent, un petit vent apporte un peu d'air, donc, jamais cette impression désagréable de chape de plomb … Vêtements : une petite polaire légère n’est pas superflue. Nous la portions quand on partait tôt le matin, surtout dans les rickshaws, et parfois en soirée. Des sandales à scratch me paraissent toujours être idéales pour ce type de voyage où on se déchausse constamment pour visiter les temples. A cette époque, les chaussettes ne sont pas utiles pour se protéger des brûlures dans les temples (comme ce fut le cas dans le Tamil Nadu en Août). L’affluence touristique à cette époque : bien peu de touristes occidentaux. Par contre une belle et joyeuse affluence d’Indiens des états voisins. Les problèmes de santé : eau capsulée, très facile à trouver. Les moustiques : un peu le soir, surtout à Hampi. On s’est contenté d’un bon répulsif (5 sur 5 tropic) Photos : pensez à apporter un pied pour pouvoir photographier l’intérieur très sombre des temples. Un simple gorillapod suffit. Et là encore, préparez-vous à jouer les starlettes car les touristes Indiens (qui disposent généralement d’un appareil photo) aiment nous photographier. Plaisir partagé. Osez photographier une première femme dans un marché et montrez-lui son portrait. Devant son sourire, ses voisines, curieuses, admiratives et envieuses ne manqueront pas de vous demander la même chose. Vous reviendrez avec une longue galerie de portraits. Photos faciles, sans aucun marchandage, jamais … L'artisanat : quelques babioles achetées à l’emporium Cauvery de Mysore. On a aussi rapporté de petits blocs de sucre candi achetés 5 Rs pièce au marché de Mysore. Pour remplacer agréablement le miel dans une tisane.
On a beaucoup aimé : 🙂 Hampi et ses temples cachés, hantés par le fantôme du roi Louis Les temples Hoysalas, d’une belle finesse Encore et toujours : prendre le bus ! Laisser le temps s’écouler, assis sur des ghats Boire du jus de canne à sucre, fraîchement pressée Le climat idéal de cette période
On a moins aimé : 😕 Les klaxons L’odeur un peu écœurante du ghee qui brûle dans les lampes votives des temples Bangalore, polluée, bruyante, inintéressante
En conclusion : L’Inde n’a pas d’équivalent. J’ai toujours refusé d’engager des amis à y aller. L’envie doit venir de soi, être une démarche personnelle, une réflexion lucide et profonde. L’Inde est un voyage qui doit se sentir et qui devient, à un moment donné, une nécessité. Ou pas. En ce qui nous concerne, on n’en a pas encore fini !
3ème périple en Inde – Mais pourquoi donc ?... - un riche passé historique empreint d’une forte ferveur religieuse qui se traduit par de nombreux temples, à l’architecture différente d’une région à une autre mais toujours originale, intéressante quelquefois même spectaculaire, - dans cette région, le bonus de paysages vallonnés splendides. Des rizières, des champs de cannes à sucre, de bananiers, de cocotiers, de maïs, de tournesol se disputent le moindre lopin, créant un camaïeu de vert du plus bel effet, - une gastronomie qui réjouit nos papilles, - un réseau de transports locaux qui facilite énormément le voyage individuel. Mais au-delà de ces raisons (qui ne sont en fait que des prétextes), ce qui nous attire en Inde ce sont les Indiens. Un mode de vie, un mode de pensée, une religion, des rites bref une culture bien loin de la nôtre. Une vie sociale et religieuse étroitement liées qui donnent lieu à des scènes quotidiennes surprenantes, parfois dérangeantes, toujours fascinantes. On en revient toujours plus sereins, plus indulgents, plus riches. De cette richesse que seule la découverte de l’autre apporte.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 18 Novembre – Vol sur Emirates : Paris CDG / Dubaï / Bangalore Dim – Arrivée du vol à 9h00 – Lalbagh Garden – Train de nuit vers Badami (12h-1000 Rs) Lun – Badami: Temple de Buthanath – Les grottes – 3 nuits à Badami Mar – Aihole (bus-1h-26 Rs) – Pattadakal (rickshaw-40min-150 Rs) – Retour Badami (bus-45min-20 Rs) Mer – Badami Jeu – Hospet (bus-4h30-145 Rs) – Hampi Bazaar (rickshaw-30min-150 Rs) – 4 nuits à Hampi Bazaar Ven – Hampi Sam – Hampi Dim – Hampi Lun – Hassan (bus via Shimoga-6h-164 Rs puis 4h-124 Rs) – 2 nuits à Hassan Mar – Belur (bus-45min-32 Rs) – Halebid (bus-30min-18 Rs) – Retour Hassan (bus-45min-25 Rs) Mer – Mysore (bus-3h-95 Rs) : Palais du Maharaja – Devaraja Market – 3 nuits à Mysore Jeu – Srirangapatnam (bus-45min-13 Rs) – Retour Mysore (bus-30min-18 Rs) Ven – Somnathpur (bus via Bannur-45min-21 Rs puis 15min-9 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-30 Rs) - Brindavan Gardens (bus-1h-16 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-16 Rs) Sam – Bangalore (bus-3h-105 Rs) : Palais de Tippu Sultan – Krisna Rajendra Market – Nuit à Bangalore Dim 02 Décembre – Vol sur Emirates : Bangalore /Dubaï / Paris CDG
Les prix indiqués pour le train et les bus s'entendent par personne.
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers sur la compagnie Emirates, réservés sur leur site www.emirates.com : 693 €/p l'A/R. Train de nuit Bangalore/Badami : 1000 Rs/p (29 € pour nous 2).
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : Hébergements : 218 € Autres : 279 € (repas, transports, entrées des sites) 1 seul retrait cash en ATM (40 000 Rs) à l’aéroport qui couvrira toutes nos dépenses pour les 2 semaines. Aucun paiement par CB.
Budget total tout compris (hors achats perso) : 1912 € Sans se priver.
GUIDES : Les mêmes que pour notre voyage au Tamil Nadu, 2 ans plus tôt : Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) – Edition 2009 – Je n’ai pas voulu acheter la dernière version, j’ai eu tort, celle-ci a vraiment vieilli, les tarifs (bus et hôtels) ont beaucoup augmenté en quelques années.
TRANSPORTS :
1 - Les vols Paris/Dubaï/Bangalore - Emirates Achetés mi septembre en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Toujours un plaisir que de voyager sur cette compagnie très fiable qui offre d’excellentes prestations à bord. Horaires confortables et escale très courte à Dubaï. En prime : le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380. L’ATM dans le hall des arrivées à Bangalore fonctionne. Bus pour rejoindre le centre-ville, juste à la sortie de l’aéroport : 170 Rs/p – 30 min – Clim’ poussée à fond ! Couvrez-vous !!
2 – Le train Solapur Express #16535 - Bangalore/Badami Départ de la gare Yesvantpur à 19h45 – Arrivée (prévue …) à Badami à 07h33 J’ai trouvé toutes les infos ici : http://www.indianrail.gov.in/ Mais impossible de réserver on line, ici normalement : https://www.irctc.co.in/ - Pas faute d’avoir essayé … Je suis donc passée par une collègue de Bangalore en lui envoyant le scan de nos passeports. Une heure plus tard, elle m’envoyait nos tickets électroniques ! 1000 Rs/p que j’ai remboursées par ces voleurs de Western Union. La cohue devant les guichets de la gare de Yesvantpur ainsi que l’affluence dans le train lui-même nous ont donné raison d’avoir réservé (et voilà bien ce que je n’aime pas par rapport aux bus). Les réservations sont nominatives, respectées et contrôlées. 12 heures pour parcourir les 589 km qui séparent les 2 villes. Arrivée avec 30 min de retard. Attention, lors des arrêts, aucune annonce n’est faite. A vous de guetter … Grâce à ce site bourré d’infos pratiques http://www.seat61.com/India.htm, nous avions choisi des couchettes en classe 2A. Couverture, draps et oreiller sont fournis et arrivent petit à petit. C’était très convenable. Les photos sont interdites dans la gare, on nous l’a rappelé gentiment.
3 – Les bus Je vous invite à relire mon paragraphe sur le carnet du Tamil Nadu (cliquer ici). Tout ce que j’y ai dit s’applique encore. Les gros avantages du bus : c’est simple, fiable, immédiat, pas besoin de réserver, les départs (pour partout !) sont très fréquents, et surtout, c’est l’occasion de faire partie du spectacle, d’être au plus près de leur façon de vivre. On adore ces trajets, ces petites parenthèses qui, entre 2 visites culturelles de temples, apportent de la vie, des couleurs et des odeurs au voyage. Mode d’emploi en 6 étapes : 1. rendez-vous à la gare routière, 2. repérez un employé de la compagnie KSTDC. Ici, comme au Tamil Nadu ou au Kerala, ils sont encore vêtus d’un uniforme beige très reconnaissable, 3. indiquez-lui votre destination, 4. il vous dira dans quel bus monter et, éventuellement où descendre en route s’il y a une correspondance, 5. installez-vous dans le bus (préférer les places à l’avant : on est moins secoué, on a plus de place pour jambes et sacs à dos et on profite au mieux du paysage) et attendez le départ (jamais plus de quelques minutes), 6. après le départ, un employé de la compagnie (toujours en uniforme beige) passe parmi les voyageurs pour vendre les tickets. Précisez-lui où vous descendez, il émettra grâce à un petit automate un ticket indiquant coût et destination. Vous aurez toujours quelqu’un pour vous prévenir quand vous devrez descendre. Enfin, le coût est dérisoire et la durée équivalente au train. C’est ultra simple. Plus que des inconditionnels, on est des vrais fanas !
Liaison Hampi – Hassan Très longue étape. Depuis Hampi, il faut commencer par rejoindre la gare routière de Hospet : 30 min de rickshaw réservé la veille (150-200 Rs) sur une route défoncée. C’est long et le matin, il fait frisquet ! Bus pour Shimoga – 164 Rs – 180 km – 6 heures La gare de Shimoga est grande, aérée, moderne. Correspondance pour New Hassan – 124 Rs – 149 km – 4 heures On a quitté Hampi à 6h30, attrapé un bus à 7h pour Shimoga, un autre à 13h10 pour New Hassan que nous avons atteint finalement à 17h15. C’est long et fatigant … heureusement, la route est belle. A la gare de Hospet, j’ai cru comprendre qu’il y avait des bus directs pour New Hassan. Comme celui pour Shimoga partait, nous n’avons pas tergiversé mais je pense que ça vaut le coup de se renseigner un peu mieux qu’on ne l’a fait. Ca peut permettre de gagner 1 ou 2 heures précieuses. On aurait dû se renseigner dès notre arrivée à Hospet, 3 jours plus tôt. On est toujours trop pressé d’aller chercher notre point de chute … Mais une fois à Hampi, on ne revient plus à Hospet pour s’informer …
Deux gares à Mysore : La CBS – City Bus Stand qui dessert la ville et les environs proches. La Suburban Bus Stand d’où partent les grandes lignes. Pas bien loin l’une de l’autre. Srirangapatnam est desservi par les 2.
4 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville. Un peu moins sympa à Bangalore. L’effet grande ville …
HEBERGEMENTS : Evidemment, aucune réservation préalable ici. Petit dej jamais inclus. Paiement cash. Nous avons toujours négocié un peu les prix. Tous extraits du LP - Aucun problème de disponibilité. Nous n’avons jamais opté pour l’AC, inutile à cette époque. Le ventilo suffit, les chambres en sont toutes pourvues. Salle de bain à l’indienne : une grande pièce carrelée qui réunit les WC, le lavabo, une douchette, un robinet, un seau, une louche. Rafraîchissant ! Pas de coup de cœur particulier dans ces hébergements. Hormis à Bangalore, on a choisi des hôtels et des chambres basiques, toutes spacieuses et propres. Mais aucune n’avait une petite touche personnelle qui aurait apporté un peu de charme et de chaleur. Juste fonctionnelles.
Badami - Mookambika Deluxe 850 Rs Bien situé, face à la gare routière. Et en face d’une petite boulangerie où, tôt le matin, vous trouverez des petits pains ronds simples et délicieux.
Hampi Bazaar - Gopi Guesthouse 700 Rs Petite chambre basique au 1er étage (chambre n ° 16), lumineuse, spacieuse et propre. Moustiquaire. A 2 pas du Gopi Restaurant, sur le toit terrasse où nous avons pris quasiment tous nos repas. Après avoir visité 4 autres GH dans Hampi Bazaar, celle-ci nous a paru vraiment un cran au dessus. Notamment pour la taille de la chambre et, surtout, pour son côté très lumineux. Sans qu’on puisse vraiment parler d’un coup de cœur, nous avons bien aimé cette étape à Hampi. Malgré le fait que la bourgade soit actuellement un véritable chantier, car en pleine reconstruction (et mon petit doigt me dit que ça va durer un moment), l’ambiance y est douce ; le restaurant y a contribué pour beaucoup. Sur l’autre rive (Virupapur Gaddi), une petite bourgade, née de rien, aligne entre rizières et rivière, ses guesthouses, restaurants, boutiques etc … C’est effectivement beaucoup plus calme que Hampi Bazaar, très joli quand les rizières sont vertes, moins tassé, mais … tout aussi peu authentique, peut-être même moins. Gros inconvénient : la nécessité, pour traverser la rivière, d’utiliser un bac pas très fréquent et dont le dernier service est à 18h. En lisant le LP, on avait hésité. On n’a finalement pas regretté notre choix d’être resté sur Hampi Bazaar. Moins captifs.
Hassan – Jewel Rock Hotel 780 Rs Aucun charme, totalement impersonnel. Et rien pour rattraper une salle de bains à peine propre … Trop loin du centre ville. Restaurant désert. Ambiance à mourir. Aucun intérêt, je déconseille vivement.
Mysore – The Maurya Residency 1400 Rs (ttc) Agréable, bien propre et vraiment confortable. L’hôtel Parklane juste voisin, est un poil plus cher, mais est bien agréable aussi avec notamment un restau-terrasse très sympa.
Bangalore – JP Cordial (ancien Hari International) http://www.jpcordial.com/accommodation.htm 3500 Rs (ttc et petit dej inclus) Hors catégorie. Hôtel luxueux dont la clientèle est composée exclusivement d’hommes d’affaires. Rien à redire. Finalement, pas bien cher pour ce niveau.
REPAS : Notre voyage nous a souvent amenés dans de petites bourgades où l’on trouvait des gargotes plutôt que des restaurants.
Mavalli Tiffin Room à Bangalore – Lalbagh Road à côté du grand parc Une institution. A 12h30, service unique et plat unique de thali pour tous. Le restau est bondé et les clients suivants s’entassent dans la salle d’attente attenante (si, si !) pour le 2ème service. Préparez-vous à partager votre table. Nous étions avec 2 étudiants dont ce déjeuner représentait leur sortie dominicale. 160 Rs le thali, ce qui fait cher pour un thali mais c’est justifié. Il est excellent.
Gopi Restaurant à Hampi Bazaar – à quelques mètres de la Guesthouse Un toit-terrasse vraiment sympa avec jolie vue sur le gopuram du temple de Virupaksha. Belle carte, prix raisonnable, bonne cuisine, accueil chaleureux. C’est devenu notre point de ralliement lors de notre séjour à Hampi et un de nos meilleurs souvenirs de voyage.
Mango Tree à Hampi Petites tables étagées au bord de la rivière Thungabhadra. C’est très joli, très sympa et très bon. J’y ai fait mon meilleur repas, le Mango Tree Special Curry à 120 Rs. C’était divin. Je fêtais ce jour-là mes 50 ans ! Peut-il exister plus beau souvenir ?
Golden Caves à Badami, à côté du Mookambika. Petite gargote sans charme mais bonne nourriture à des prix très très légers.
Quelques prix (moyens) :
Dans un restaurant : Thali : autour de 80 Rs (immanquable !) Egg biryani : autour de 120 Rs (60 Rs au Golden Caves de Badami) Un veg curry : autour de 80 Rs Plain rice : autour de 30 Rs Plain naan : autour de 25 Rs Un coca (300 ml) : 20 Rs Un litre d’eau : 20 Rs Un jus de fruit frais : 40 Rs Un lassi : 60 Rs Un thé : 10 Rs
Dans la rue : Un litre d’eau : 12 Rs Un petit pain rond dans une boulangerie : 3-4 Rs Un masalavada (petit beignet frit d’épices et de farine de dal) : 2-3 Rs Une banane : 3 Rs Un ananas complet épluché et découpé : 30-40 Rs Un tchai (thé au lait) : 2-3 Rs Un verre de jus de canne à sucre : 8 à 20 Rs, selon le lieu et la taille du verre (on s’en est fait une orgie !)
L’ITINERAIRE : J’ai eu bien du mal à concocter l’itinéraire. 2 semaines c’est court. Surtout en bus local. Comme toujours, on a fait le choix de ne pas courir. Tant pis pour les sultanats du Deccan : Bijapur, Gulbarga et Bidar. Quant à Goa, n’en parlons pas, c’était trop loin et pas dans l’esprit de notre voyage. Et puis, pour être tout à fait honnête, je ne suis pas bien sûre d’avoir très envie d’aller à Goa … J’ai peut-être tort, je n’avais pas non plus envie d’aller aux Canaries … (cf mon dernier carnet). Badami était donc le point le plus au Nord de notre boucle. C’est pourquoi, nous avons décidé d’y aller directement, en train, pour redescendre ensuite tranquillement vers Bangalore. Notre parcours s’est effectivement avéré facile et léger. Mais qu’il est bon, en Inde tout particulièrement, de pouvoir flâner. Les occasions de perdre son temps ne manquent pas : passer 3 heures là où 1 peut suffire tant la sculpture y est belle, se poser le long d’un ghat et regarder les femmes laver leur linge, les brahmanes préparer des offrandes, les buffles se baigner avec délectation, s’arrêter en chemin pour déguster un ananas tout frais découpé, un verre de jus de canne à sucre, se perdre dans un marché aux fleurs et y retourner le lendemain tellement il est beau !... L’Inde ne se prête pas à la course. Lors de ce périple, le style architectural est d’un intérêt croissant : d’abord le style un peu lourd des Chalukyas (Badami-Pattadakal-Aihole) puis le style des Vijayanagar (Hampi) où les magnifiques temples sont disséminés au milieu d’un chaos de rochers, enfin l’apothéose, avec l’architecture Hoysala (Belur-Halebid-Somnathpur), sans doute la plus ornée de l’Inde. Pour notre plus grand bonheur, l’émerveillement est allé crescendo.
LES SITES :
Prix des entrées : entre 100 et 250 Rs le billet. Certains temples sont gratuits.
Aihole (100 Rs) et Pattadakal (250 Rs) Nous avons fait une erreur. Voici quelques conseils pour vous aider à mieux faire … Les temples de Pattadakal sont tous regroupés, 2 heures suffisent très largement. Ceux d’Aihole sont beaucoup plus disséminés et, d’un point de vue architectural, un peu moins intéressants que ceux de Pattadakal. Par contre, le charme d’Aihole réside dans le village en lui-même qui s’est installé sur les vestiges de quelques temples. Il me parait donc judicieux de commencer par Pattadakal. Ensuite, un bus ou, à défaut, un rickshaw vous emmènera à Aihole où vous pourrez passer le reste de la journée à parcourir ce petit village où les buffles dorment adossés à des murs vieux de plus de 1500 ans … Nous avons fait la boucle dans l’autre sens et n’avons pas pu flâner dans Aihole comme on l’aurait souhaité ne sachant pas trop ce que Pattadakal nous réservait et combien de temps il faudrait. On l’a beaucoup regretté.
Hampi Il faut au moins 2 jours pleins pour découvrir le site grandiose des Vijayanagar. 1 jour supplémentaire est le bienvenu pour profiter d’un des plus beaux paysages qu’on ait vu en Inde. En effet, de gros rochers roses parsèment et décorent une nature vallonnée recouverte de cultures variées. Cannes à sucre, cocotiers, bananiers, rizières bordent les enceintes des temples, offrant des paysages fabuleux, merveilleux, tout droit sortis du Livre de la Jungle. La rivière Tungabhadra apporte une touche finale, toute de sérénité et de douceur. Les temples très souvent envahis par des hordes de singes tapageurs et facétieux sont magnifiques. Nos préférés furent le temple d’Achyuta Raya que l’on a découvert depuis la colline, au bout de la voie à portique (à l’Ouest, à l’opposé du temple de Virupaksha), celui de Vitthala (250 Rs) et celui de Hazara Rama dont les piliers de granit noir poli nous ont beaucoup impressionnés. Des vélos sont disponibles, pour 40 ou 50 Rs la journée selon leur état. Même neufs, ces vélos sont bien lourds, sans vitesse et les vallons du site rendent la promenade bien peu agréable. Lors de notre dernier jour, nous avons abandonné ces gros tanks pour partir à pied et revenir en rickshaw. Ne manquez pas d’aller déjeuner au Mango Tree, c’est vraiment un endroit magique.
Belur – Halebid – Somnathpur (100 Rs) 3 magnifiques temples de la période des Hoysalas. Le granit est devenu dentelle sous les instruments des sculpteurs. Notre préféré : Halebid. De peu … Les 3 méritent d’être vus. Belur et Halebid se font facilement dans la journée en empruntant les bus. C’est facile et rapide. Enfin, le rapide indien … Attention, à Halebid, vous recevrez peut-être un reçu « officiel » contre la consigne de vos chaussures. Reçu qui indique un prix de 100 Rs par paire ! Au retour, nous donnerons, comme les Indiens qui nous avaient d’ailleurs mis en garde, 6 Rs pour nous 2. Il n’y a pas eu de discussion.
Mysore Le palais du maharaja (200 Rs) est hyper kitsch. Il vaut néanmoins l’heure et demie que vous y passerez. L’audio guide gratuit agrémente la visite d’un commentaire détaillé très intéressant. Prenez le temps d’aller le récupérer contre une caution de 2000 Rs ou votre passeport. Voilà qui donne une idée du faste de ces cours vieilles de seulement quelques décennies. Retour à la vie quotidienne en arpentant le Devaraja Market, somptueux, haut en couleurs et en odeurs. On passerait des heures à admirer le geste que l’on sent ancestral des ces hommes ou de ces femmes qui tressent ces guirlandes de fleurs destinées aux dieux. Marché très vivant, très coloré, très photogénique. Le jardin de Brindavan a occupé notre dernier après-midi à Mysore. 1 heure de bus depuis le City Bus Stand. Il mérite d’être vu peut-être plus pour l’animation joyeuse qui y règne que pour ses massifs de fleurs. Après une grosse hésitation, nous ne sommes pas restés pour le spectacle sons et lumières. La foule impressionnante de locaux qu’il a attirée et que nous avons croisée nous a laissés penser que nous avions peut-être eu tort …
Srirangapatnam On arrive à la gare de Srirangapatnam à 8h. Gare déserte ou quasiment … aucun rickshaw … Bizarre. On comprend vite : le palais d’été n’ouvre qu’à 9h. On est trop matinaux. Les sites à visiter sont répartis un peu partout et le LP ne fournit aucun plan, aucune indication, on ne sait pas par où partir … Petit, non, gros coup de gueule de Philippe contre ce guide qui ne fait pas son boulot. Un passant nous envoie sur la route du Gumbaz. Bon … on avance, un peu perdus, pas mal agacés. On finit, évidemment, par être rattrapés par un rickshaw. On négocie pour 130 Rs qu’il nous emmène au Gumbaz puis qu’il nous laisse au Tipu Sultan Summer Palace (car à vrai dire, on a horreur d’être attendus, ça nous stresse, on préfère marcher ou prendre des rickshaws au coup par coup. Mais ne pas être attendus. C’est comme ça, on ne changera plus à notre âge). Le mausolée Gumbaz se visite assez rapidement. Le Tipu Sultan Summer Palace (100 Rs) est merveilleux. Pas un centimètre carré qui ne soit peint. C’est impressionnant et ça justifie cette virée. A l’entrée du palais, vous trouverez un panneau d’information présentant un grand plan de la bourgade avec tous les points d’intérêt. Voilà enfin le plan qui manque au LP ! Une petite photo et hop, c’est parti pour une suite facile, à pied. Du palais, vous pouvez rejoindre le temple à pied en traversant le joli petit village, en passant sous les vieux restes des murs d’enceinte. Le temple, en activité, ne m’a pas laissé un grand souvenir … En sortant, nous avons rejoint la rivière. Par curiosité. Bien récompensés, nous y avons passé 2 heures à contempler de magnifiques moments de vie sur les ghats : cérémonie religieuse, lavandières, bain … dans un cadre bucolique. Un beau moment, évidemment pas prévu dans le plan de visites …
DIVERS : L’accueil : les rues sont encombrées de gravats, d’ordures, de bouses, les maisons sont délabrées, jamais finies et déjà en ruines, les bus inconfortables, crasseux, bruyants, les locaux indisciplinés, toujours procéduriers à outrance (l’achat d’un malheureux bibelot dans un magasin d’état m’a valu une facture en 4 exemplaires !). Pourtant, c’est la 3ème fois que nous nous rendons en Inde et ce ne sera pas la dernière. Car nulle part ailleurs, on ne ressent un tel envoutement pour les scènes de la vie quotidienne. Dans les marchés, dans les rues des villages, sur la route, sur les ghats, partout … les gestes sont maîtrisés, ancestraux, immuables … Ce tailleur qui repasse une chemise à l’aide d’un énorme fer empli de tisons ardents, cette vieille femme assise en tailleur sur son étal qui enfile avec dextérité ses fleurs coupées pour en faire une guirlande interminable, ce vieil homme aussi squelettique que ses bœufs qui, debout sur son char guide sa monture sur une grande route à contre sens, ces lavandières qui rythment l’atmosphère du village par le claquement de leur linge, cet homme sexagénaire qui, avec une souplesse stupéfiante, en équilibre improbable sur un bout de rocher glissant, lave soigneusement sa tenue complète que l’on devine unique, ces prêtres, gras et bedonnants, qui, en amont de la rivière remplissent leur devoir d’offrandes … Et cette fillette que l’on croise sur un sentier de terre qui, trouvant sans doute que le don de son merveilleux sourire n’était pas suffisant, revient vers Philippe pour lui donner timidement son unique bonbon et qui s’envole aussi vite, presque gênée de son audace … C’est pour être spectateurs, aussi discrets que possible, de ces merveilleux instants de vie que nous venons, que nous revenons en Inde. Et nous savons que bien vite les désagréments (car, oui, il y en a) ne seront plus rien à côté de ce que l’Inde nous apporte. A chaque fois. La carte bancaire : utilisée une seule fois pour le retrait cash à l’aéroport. Contrairement au Tamil Nadu, on a pu retirer une grosse somme en une seule fois. La commission forfaitaire est alors bien rentabilisée. Le climat à cette époque : très agréable : 25-30° en moyenne. Ni étouffant, ni humide, ni trop chaud, juste bien, comme un beau mois de juin chez nous. Souvent, un petit vent apporte un peu d'air, donc, jamais cette impression désagréable de chape de plomb … Vêtements : une petite polaire légère n’est pas superflue. Nous la portions quand on partait tôt le matin, surtout dans les rickshaws, et parfois en soirée. Des sandales à scratch me paraissent toujours être idéales pour ce type de voyage où on se déchausse constamment pour visiter les temples. A cette époque, les chaussettes ne sont pas utiles pour se protéger des brûlures dans les temples (comme ce fut le cas dans le Tamil Nadu en Août). L’affluence touristique à cette époque : bien peu de touristes occidentaux. Par contre une belle et joyeuse affluence d’Indiens des états voisins. Les problèmes de santé : eau capsulée, très facile à trouver. Les moustiques : un peu le soir, surtout à Hampi. On s’est contenté d’un bon répulsif (5 sur 5 tropic) Photos : pensez à apporter un pied pour pouvoir photographier l’intérieur très sombre des temples. Un simple gorillapod suffit. Et là encore, préparez-vous à jouer les starlettes car les touristes Indiens (qui disposent généralement d’un appareil photo) aiment nous photographier. Plaisir partagé. Osez photographier une première femme dans un marché et montrez-lui son portrait. Devant son sourire, ses voisines, curieuses, admiratives et envieuses ne manqueront pas de vous demander la même chose. Vous reviendrez avec une longue galerie de portraits. Photos faciles, sans aucun marchandage, jamais … L'artisanat : quelques babioles achetées à l’emporium Cauvery de Mysore. On a aussi rapporté de petits blocs de sucre candi achetés 5 Rs pièce au marché de Mysore. Pour remplacer agréablement le miel dans une tisane.
On a beaucoup aimé : 🙂 Hampi et ses temples cachés, hantés par le fantôme du roi Louis Les temples Hoysalas, d’une belle finesse Encore et toujours : prendre le bus ! Laisser le temps s’écouler, assis sur des ghats Boire du jus de canne à sucre, fraîchement pressée Le climat idéal de cette période
On a moins aimé : 😕 Les klaxons L’odeur un peu écœurante du ghee qui brûle dans les lampes votives des temples Bangalore, polluée, bruyante, inintéressante
En conclusion : L’Inde n’a pas d’équivalent. J’ai toujours refusé d’engager des amis à y aller. L’envie doit venir de soi, être une démarche personnelle, une réflexion lucide et profonde. L’Inde est un voyage qui doit se sentir et qui devient, à un moment donné, une nécessité. Ou pas. En ce qui nous concerne, on n’en a pas encore fini !
Voyage en 4x4 en Afrique de l'Ouest début 2013, visa, itinéraires...? English translation pending
bonjour à tous
j'ai bien essayé de m'insérer dans un post ancien mais je trouve interressant quand même d'en ouvrir un nouveau.
Je commence à préparer un voyage en 4x4 avec pour l'instant deux variantes dans l'itinéraire :
- Mauritanie / Sénégal / Guinée / Côte d'Ivoire / Burkina Faso / Togo / Bénin
ou
- Mauritanie / Mali / Burkina / Togo / Bénin
Il y a encore d'autres variantes possibles. L'idée du 2ème est d'éviter l'ATA du Sénégal. Est-ce que le sud malien est vraiment un problème en ce moment ?
Ce voyage serait si tout va bien en janvier et février 2013. (2 mois) retour par container du 4x4. Il semblerait à ce propos que les formalités depuis le Ghana serait plus simple que du Bénin. On peut bien aller au Ghana plutôt qu'au Bénin si ça se confirme.
Pour l'instant je suis seul et je voudrai partir avec un autre équipage. Objectif rouler tranquille, prendre le temps de s'arrêter dans les villages, ne pas chercher les plantages assurés mais éviter le goudron. voilà pour une première définition. à affiner ...
Je ne sais pas encore avec quoi je pars : land rover avec tente de toit (version light) ou le même land rover avec cellule (version confort !) trève de plaisanteries le confort peu m'importe je suis très heureux dans ma tente de toit et dans tous les cas je vis dehors. A voir en fonction de ce que l'on pense pratiquer comme pistes, de la saison etc...
Donc je suis preneur d'expériences similaires (récentes) : * point de passage de frontière, * info pour les visas, * carto pour ozi, traces, * belle piste ou piste à éviter, * avis sur l'un de ces itinéraires, ET d'un ou deux (mais pas plus) autres 4x4 pour ce beau voyage. un peu d'expérience souhaitée.
à vos claviers merci d'avance marc
j'ai bien essayé de m'insérer dans un post ancien mais je trouve interressant quand même d'en ouvrir un nouveau.
Je commence à préparer un voyage en 4x4 avec pour l'instant deux variantes dans l'itinéraire :
- Mauritanie / Sénégal / Guinée / Côte d'Ivoire / Burkina Faso / Togo / Bénin
ou
- Mauritanie / Mali / Burkina / Togo / Bénin
Il y a encore d'autres variantes possibles. L'idée du 2ème est d'éviter l'ATA du Sénégal. Est-ce que le sud malien est vraiment un problème en ce moment ?
Ce voyage serait si tout va bien en janvier et février 2013. (2 mois) retour par container du 4x4. Il semblerait à ce propos que les formalités depuis le Ghana serait plus simple que du Bénin. On peut bien aller au Ghana plutôt qu'au Bénin si ça se confirme.
Pour l'instant je suis seul et je voudrai partir avec un autre équipage. Objectif rouler tranquille, prendre le temps de s'arrêter dans les villages, ne pas chercher les plantages assurés mais éviter le goudron. voilà pour une première définition. à affiner ...
Je ne sais pas encore avec quoi je pars : land rover avec tente de toit (version light) ou le même land rover avec cellule (version confort !) trève de plaisanteries le confort peu m'importe je suis très heureux dans ma tente de toit et dans tous les cas je vis dehors. A voir en fonction de ce que l'on pense pratiquer comme pistes, de la saison etc...
Donc je suis preneur d'expériences similaires (récentes) : * point de passage de frontière, * info pour les visas, * carto pour ozi, traces, * belle piste ou piste à éviter, * avis sur l'un de ces itinéraires, ET d'un ou deux (mais pas plus) autres 4x4 pour ce beau voyage. un peu d'expérience souhaitée.
à vos claviers merci d'avance marc
Afrique du Sud - Août 2011 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Après une belle expérience en Namibie en 2005 (carnet ici : clic … mais il date un peu …), nous avons eu envie de retrouver les animaux d'Afrique. Et d'y ajouter, puisque le pays s'y prête, une nouvelle expérience : celle du camping car. 2 courtes semaines dans cet immense pays. Comme toujours, on se limite énormément, préférant se donner du temps et faire la part belle à Blyde River Canyon et Kruger.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 5 Août– Vol de nuit AF Paris CDG / Johannesburg Sam – Arrivée à JNB à 9h50 – Prise en main du camping car – Courses au supermarché SPAR voisin - Nuit à Benoni Dim – Botshabelo - Nuit à Sabie Lun– Mac Mac Pools – Mac Mac Falls – The Pinnacle – God's Window - Nuit au Forever Resorts Blyde Canyon Mar – Rando dans le canyon, belle boucle depuis le camping - Nuit au Forever Resorts Blyde Canyon Mer– Bourke's Luck Potholes – Pilgrim's Rest – Potholes bis - Nuit au Forever Resorts Blyde Canyon Jeu – Route vers le Nord via Louis Trichardt – Mapungubwe NP pour réserver le tour du lendemain matin - Nuit au Dongola Ranch Ven – Mapungubwe NP - Nuit à Tshipise Sam– Entrée dans le Parc Kruger par Pafuri Gate – Nuit à Punda Maria Dim– Parc Kruger J2 – Nuit à Tsendze, camp satellite de Mopani Lun– Parc Kruger J3 - Nuit à Letaba Mar– Parc Kruger J4 - Nuit à Skukuza Mer – Parc Kruger J5 - Nuit à Berg en Dal Jeu – Parc Kruger J6 - Nuit à Berg en Dal Ven – Parc Kruger J7 – Sortie du Parc par Phabeni Gate - En route vers JNB - Nuit à Waterval Onder Sam 20 Août – Restitution du CC - Vol AF retour vers Paris
BUDGET : Cours : 10 Rands = 1,06 €
Dépenses préalables : Vols réguliers AF Paris/JNB : 1017 €/p l'A/R 50% de la location du camping car (CC par la suite) payé un mois avant notre départ : 9840 R (1043 €)
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Solde de la location du CC : 1043 € Essence (diesel) : 307 € Péages autoroutes : 23 € Campings : 247 € Entrées des sites : 290 € Autres (essentiellement restau + alimentation) : 500 €
Budget total tout compris (hors achats perso) : 5487 € pour nous 2 Remarque : pas d'achats perso (sauf une paire de béquilles !). Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif. Pour 2, la location d'un CC n'est pas rentable. J'y reviendrai dans un paragraphe spécifique.
GUIDES : Lonely Planet Afrique du Sud – Edition française Guide Neos - Et sur internet pour préparer Kruger : http://www.krugerpark.co.za/ http://www.sanparks.org/parks/kruger/
LE CAMPING CAR : Pourquoi un CC ? A 2, ce n'est pas vraiment rentable. Alors ?... Nous avions envie de tenter cette nouvelle expérience. Il fallait un pays qui s'y prête. Et puis, en Namibie, nous avions envié ceux qui pouvaient se poser face à un point d'eau et continuer à vivre confortablement. C'est d'ailleurs pour la grande baie vitrée arrière que nous avons choisi ce modèle. Et de fait, ce furent nos meilleurs moments : prendre le petit déjeuner face à un point d'eau, en regardant les impalas ou les hippos s'abreuver ou dormir tranquillement ! On s'est vraiment régalé … Et tant qu'à faire, tant qu'à tenter l'expérience, tant qu'à péter la tirelire, nous avons opté pour un spacieux CC prévu pour 4. Pour plus de confort. Car, même avec le lit ouvert, nous disposions encore d'une table. J'y ai écrit mon carnet de voyage tous les soirs pendant que Philippe lisait au lit. Un vrai plaisir !
Nous avons choisi Bobo Campers, de bonne réputation sur VF, et nous avons bien fait. 6 mois à l'avance, je réserve un Discoverer 4. Communications faciles et courtoises par mail. http://www.bobocampers.com/...discoverer%204Fr.htm Photos et vidéos ne sont pas trompeuses. Tarif : 1300 R/j + 180 R pour l'accueil à l'aéroport et le transfert jusqu'à leur dépôt. Le transfert au retour est gratuit. Nous ne prendrons ni l'option km illimité (inutile pour notre court périple), ni les assurances de rachat de franchise, ni la location GPS ; choix faits à la réception du CC. Coût final : 1300 X 15 + 180 = 19 680 R. J'avais payé 50% 1 mois avant le départ. Paiement du solde sur place par CB. A cela, on va rajouter un atlas routier édité par Bobo Campers (que je recommande vivement) à 85 R, ainsi que 7 pastilles chimiques à 15 R chaque. Les pastilles seront rendues et remboursées au retour puisque nous n'utiliserons finalement jamais les wc du CC. Donc, aucune mauvaise surprise, aucune embrouille, aucune mesquinerie de leur part (du style, oui, mais là, il y a une petite rayure …). Pourtant, n'ayant pas pris les assurances complémentaires, je m'attendais à un peu de tatillonnage. Pas du tout ! Bref, vraiment une bonne compagnie. Bien sûr, j'ai annoncé et payé les 2 verres que nous avions cassés …
A la réception, nous passerons près de 2 heures à suivre attentivement les explications in situ de "Mme Bobo". Elle parle clairement et lentement. On prendra le temps ensuite de refaire le tour complet du CC seuls avant de partir pour vérifier qu'on a bien tout compris et tout retenu. Et de fait, on ne savait plus comment ouvrir le réservoir d'eau … Ah, oui, il faut appuyer tout en tournant. On aurait pu y penser … Bref, tout ça pour dire qu'on vous met très à l'aise pour que vous preniez votre temps avant de partir pour être tranquille après. Pour nous, c'était une 1ère, on découvrait plein de choses … Enfin, une petite brochure très bien faite nous a été remise pour servir de pense-bête … Pas eu besoin, nous avions tout compris ! En conclusion, n'hésitez pas si vous n'avez jamais fait. Ca n'est pas réservé aux pros : il n'y a rien de compliqué ou d'insurmontable !
Cabine : pour 2, c'est vraiment royal. Très spacieuse, très confortable, très bien agencée. Nous aurions même pu laisser le lit fait ; nous avons préféré consacrer 5 minutes chaque matin à le démonter pour mieux profiter de l'espace et de la baie vitrée. Un chauffage d'appoint (petit ventilo) est fourni et pour nous, a été indispensable et suffisant. Nous n'avons jamais testé la climatisation. On aurait aimé … 2 prises électriques permettent de brancher le petit ventilo et de recharger votre APN. Attention, ces prises ne fonctionnent que si le CC est branché à un powerpoint. Prises compatibles, adaptateur non nécessaire. Les campings sont très bien aménagés, très fonctionnels, très propres (j'en reparlerai). C'est pourquoi, nous n'avons au final jamais utilisé ni la douche, ni les wc du CC, préférant quand même ceux des camps, plus spacieux. Nous n'avons donc jamais eu non plus besoin de vider le bassin des wc (chouette !). L'évier (comme la douche) est directement évacuée sur le sol.
Cockpit : énorme avantage, la hauteur ! On est assis beaucoup plus haut que dans une voiture. Résultat : on débusque mieux les animaux et on peut aussi se placer à côté d'une voiture sans être gêné, on passe au-dessus … Dans Kruger, c'est un avantage fabuleux. Inconvénient, si on est au premier plan, on bouche la vue très facilement … de tout le monde !! Mais avec un peu de courtoisie et de patience tout se passe très bien.
Conduite : puissant, très maniable (un rayon de braquage incroyable), fiable, souple et confortable. Nous l'avons conduit tous les 2 (option conducteur additionnel gratuite) avec un très grand plaisir. A la location, il faut présenter le permis national + international. Conduite à gauche. Routes, parkings, villes, tout se prêtait très bien (dans notre périple) à ce grand camion. Parce que quand même, c'est vraiment grand !
Inconvénients : - Une fois installés dans le camping, on ne dispose plus de véhicule … On n'a pas pu, comme on l'a fait en Namibie avec la tente, décider de se séparer : l'un qui se pose, l'autre qui repart. - On a vaiment hésité à s'engager sur les gravel roads. En effet, les plus mauvaises se transforment en tôle ondulée. Et là, tout vibre dans le CC. Une véritable cacophonie ! Ce n'est vraiment pas agréable. Sans oublier la grosse crainte de crever (ce qui ne nous arrivera pas) car changer une roue de CC ce n'est pas comme sur une 206 Peugeot … Déjà que … - N'ayant pas pris les assurances complémentaires, Bobo fait une demande d'autorisation pour la totalité de la franchise soit 39 000 R sur la CB de Philippe. Le compte n'est pas débité, néanmoins, la demande d'autorisation a suffi, vu le montant, à bloquer pendant quelques jours la carte en paiement commerçant. Il faut le savoir et prévoir une autre CB.
CAMPINGS : Bobo Campers nous a offert une brochure présentant un grand nombre de campings. Ca nous a bien aidés. J'avais aussi imprimé les quelques pages concernant le Limpopo et le Mpumalanga depuis le site suivant : http://www.linx.co.za/...vinces/kw43camp.html On a recoupé les infos. Et bien sûr pour Kruger : http://www.sanparks.org/parks/kruger/
Aucune réservation préalable nulle part. On a eu tort, pour Kruger seulement.
Dans tous les campings (sauf à Tsendze), à la réception, en nous montrant sur un petit plan l'aire (ou les aires) réservées aux CC et aux tentes, on nous dit "installez-vous où vous voulez". Bon … Selon les campings, les emplacements sont plus ou moins bien délimités. Dans les mieux équipés (Forever Resorts de Blyde Canyon par ex), l'emplacement est clairement identifiable, voire numéroté et il offre un powerpoint, un braï (le bbq), un robinet, une grande poubelle, une table et des bancs. Là, c'est super facile et royal. Il ne reste plus qu'à choisir sa place en fonction de la platitude du sol, de la proximité du bloc sanitaires ou de la taille de l'arbre qui agrémente l'emplacement. C'est facile … Mais parfois, c'est vraiment le bordel, passez-moi l'expression, il n'y en a pas d'autres. Pour moi qui suis d'une nature à aimer ce qui est structuré et organisé (trop, je sais !), j'ai halluciné ! Pas d'emplacement fixe, juste des blocs de powerpoints auxquels se branchent les CC et les caravanes. On se pose là où on peut, là où on veut, selon la longueur de sa rallonge électrique … Le pompon est détenu par Letaba où l'on s'est branché à un powerpoint alors que normalement ils étaient tous réservés … Avons-nous lésé qqn ? … non, on a surveillé jusqu'après la fermeture du camp, il restait encore des powerpoints dispo … Cela dit, on s'en sort toujours évidemment ! Dans tous, nous avons disposé de douches chaudes et de wc, parfois un peu vétustes, mais toujours d'une propreté remarquable. Dans la plupart, nous avions aussi un coin évier, des réchauds (électriques ou au gaz), un coin buanderie. Bref, on a vu des Sud-Africains s'installer de véritables résidences secondaires dans ces campings ! On sentait là des accros à ce mode de vie ! Pendant une séance vaisselle, une famille nous disait qu'elle venait dans Kruger chaque année depuis 25 ans !... Bien sûr, vie avec le soleil : ça s'anime à partir de 5h30 le matin. En fin d'après-midi, avant la tombée de la nuit, vers 17h30, chacun lance son feu de bois (qu'ils y fassent ou non griller de la viande). Vers 18h30, il faisait nuit noire. Le camp n'était plus alors éclairé que par quelques lampadaires et surtout par les feux des uns et des autres. Chacun dîne dans le calme. Vers 20h30, tout le monde est couché ! On a trouvé dans ces campings beaucoup de discrétion, un grand respect mutuel, et une énorme solidarité entre campeurs (dont on a vraiment bénéficié quand Philippe s'est cassé le pied. Nos voisins campeurs, portant beau leurs 70 ans bien tassés, se sont mis en 4 pour nous aider). Et quel grand souvenir aussi que cette mamie avec son improbable robe de chambre rose, son petit nécessaire à toilette sous le bras, qui part vers les douches à 6h du mat'. Il fait froid. Pourtant elle s'arrête près de moi pour faire la causette, savoir d'où l'on vient et où l'on va. J'ai adoré ces contacts faciles et simples, sans chichi ni lourdeur.
Nos coups de cœur : Dongola (magnifique et luxueux !), Forever Resorts de Blyde et Tsendze qui, bien que rustique (sans électricité du tout) était super bien aménagé et très au calme.
BENONI : Acacia Thorn Tree Campervan Park http://www.acaciacampervanpark.co.za/index.html 200 R (je donne ici le prix de l'emplacement pour nous 2) - Powerpoint Préconisé par Bobo Campers, avec un bon plan pour y aller, à moins de 10km du dépôt Une option pratique s'il est déjà tard pour ne pas avoir à trop rouler dès le 1er jour. Tout petit camping d'appoint – Rien d'exceptionnel, juste pratique …
SABIE : Merry Pebbles http://www.merrypebbles.co.za/ 220 R – Powerpoint Grande structure – Piscine extérieure chauffée dont on a profité avec bonheur – Restaurant très agréable dont on a aussi profité avec délices ! Emplacements très réduits mais vu qu'il n'y avait personne c'était royal. En pleine période, je pense qu'il doit se transformer en usine et manquer de charme.
BLYDE CANYON : Forever Resorts http://www.foreverblydecanyon.co.za/index.php?page=accomm 165 R – Powerpoint Enorme resort avec tout type de bungalows. Les emplacements y sont vraiment chouettes. Sous les flamboyants (?), ce doit être magnifique quand ils sont en fleur. Enorme avantage : de belles randonnées en boucle vers le canyon, au départ du camp. Un de nos préférés.
MAPUNGUBWE : Dongola Ranch pas de lien internet 220 R – Grand confort A 30 km à l'est du Mapungubwe National Park, sur la R572. On a préféré cette option au Mazhou Camping Site proposé par le Mapungubwe NP, à 40 km à l'Ouest, pour éviter 12km de piste. Des emplacements immenses et tout confort avec, pour chaque emplacement, toutes les commodités privées dans une rondavel : douche, wc, coin évier, powerpoint, bbq – Superbe et unique ! Le plus beau camping, de très très loin. Au même prix que Merry Pebbles ….
TSHIPISE : Forever Resorts http://www.forevertshipise.co.za/index.php?page=accomm 190 R – Powerpoint C'est une véritable usine, aucun charme. Piscine chauffée extérieure dont on a bien profité néanmoins. Beaucoup de retraités sud-africains viennent soulager leurs rhumatismes dans les eaux chaudes naturelles.
KRUGER : Punda Maria http://www.sanparks.org/...ps/punda/default.php 165 R – Powerpoint Camping assez petit, pas très sympa. Evitez si vous pouvez. Accueil glacial … Pour notre arrivée dans Kruger, c'était bien peu engageant ! C'est ici que j'ai réservé tous les autres campings de notre traversée de Kruger, à la réception, avec "l'aide" de l'hôtesse d'accueil. Ce fut vraiment pénible : nous, un peu dans la panade, elle, qui n'y mettait vraiment pas du sien et n'apportait aucune aide, aucune idée, aucune suggestion. Laborieux ! Gros coup de blues après ça ! C'est ici que j'ai le plus regretté d'avoir trop peu préparé notre visite de Kruger. J'étais trop confiante, je pensais que ça se ferait tout seul.
KRUGER : Tsendze http://www.sanparks.org/.../tsendze/default.php 185 R – Sans powerpoint Check-in à Mopani (dont Tsendze est le "rustic" camp site) où l'on nous remet un numéro d'emplacement – En soirée, Roger viendra vérifier nos identités. Perdu dans la nature – Coin cuisine avec des réchauds au gaz – Aucune alimentation électrique (on ne peut donc pas recharger ses batteries d'APN, attention) – Ni réception, ni boutique, ni restau : autonomie obligatoire. Emplacements vastes, numérotés, bien isolés les uns des autres. Une expérience vraiment sympa
KRUGER : Letaba http://www.sanparks.org/...s/letaba/default.php 150 R – Sans powerpoint (mais on s'est branché quand même … pas bien compris …)
KRUGER : Skukuza http://www.sanparks.org/.../skukuza/default.php 165 R – Avec powerpoint Grand camp (le plus grand je crois) Super restaurant dans l'ancienne gare, on s'y régale. Et un musée de l'éléphant qu'on visite trop rapidement car il fermait. Emplacements un peu mieux délimités qu'ailleurs
KRUGER : Berg en Dal http://www.sanparks.org/...g-en-dal/default.php 165 R – Avec powerpoint
Les Main Rest Camps de Kruger se ressemblent un peu tous. On trouve le même type de restaurants et de boutiques. Dans les Tree Restaurant, offrant souvent une jolie vue, la Grilled Chicken Salad à 50 R est vraiment bien. Evitez par contre les pizzas, infectes. Vous trouverez aussi un restaurant (Wooden Banana) vendant des plats préparés à emporter. Et une petite boutique pour les provisions de base.
WATERVAL ONDER : Elangedi Holiday Resort http://www.elangeni-resort.co.za/ 150 R – Avec powerpoint Nous y étions seuls dans la grande partie camping ! Confortable – De beaux emplacements – Avantage : tout près de la N4, c'est une bonne option pour la dernière nuit avant de rendre le CC Inconvénient : tout près de la N4, donc un peu bruyant. Mais ça se calme vite avec la tombée de la nuit.
REPAS : Les supermarchés SPAR sont nombreux et nous ont permis de nous réapprovisionner régulièrement. Il y en a un à une dizaine de km du dépôt de Bobo Campers. A ce propos, le CC est fourni vide de toute alimentation de base (ni sel, ni poivre …). Les boutiques des campings ne sont pas beaucoup plus chères que les SPAR mais elles ne fournissent que l'essentiel.
Chez SPAR : 1l de jus de fruit : 14 R 750 gr de muesli en sac vrac : 40 R Crackers Crispbread Provita Multigrain 500 gr : 30 R (super pour l'apéro et pour remplacer le pain, se conserve très très bien) Pot de yaourt 500 gr : 12 R Pot de cottage cheese 250 gr : 14 R 500 gr de pâtes : 10R 1 cannette de coca light : 6.50 R 1 friand au poulet ou au mouton : 10 R (vendu chaud dans le rayon traiteur des SPAR, c'est un bon plan car même froid, c'est très bon) Magnum au choco : 15 R (ben quoi !? c'est notre péché mignon des vacances !!)
Nos 3 meilleurs souvenirs de restaurants : Merry Pebbles Restaurant (à Sabie) : On s'y régalera de truite de la rivière Sabie (80 R le plat) accompagné d'un Sauvignon blanc à 80 R servi bien frais. Belle ambiance chaleureuse. Harries Pancakes (à Graskop) : 215 R pour nous 2 avec, pour chacun, 1 crêpe salée + 1 crêpe sucrée + 1 cannette de cidre. Selati (à Skukuza, Kruger ) : Restaurant installé sur le quai de l'ancienne gare. Bourré de charme et d'originalité. Excellente cuisine. Plat à moins de 100 R, vin (pinotage) à 110 R
L’ITINERAIRE : Il est très léger. C'était voulu. J'avais commencé par envisager, en plus de Blyde River Canyon et du Parc Kruger, le Drakensberg avec une montée au Lesotho par la Sani Pass, les réserves de Hluhluwe et Imfolosi, Santa Lucia et la traversée du Swaziland. C'est l'option choisie par beaucoup de voyageurs. Mais nous voulions faire la part belle à Kruger donc, on a coupé très très largement. Et on a ajouté une originalité : la réserve de Mapungubwe dans l'extrême Nord qui recèle de magnifiques baobabs.
Donc, seulement 3 grandes étapes pour notre périple :
Blyde River Canyon Entre Sabie et le camping Forever Resorts qui sera notre point de chute pour 3 nuits, la belle route 532 longe le canyon et est ponctuée de plusieurs arrêts pour profiter de ce paysage grandiose. On commence gentiment par Mac-Mac Pools (10R/p) qui offre un cadre idyllique pour pique-niquer. Mac-Mac Falls (10R/p) est une belle chute d'eau mais elle ne me laissera pas un grand souvenir. Graskop est une petite ville animée, sympathique où l'on trouve tout : un supermarché SPAR, de l'essence, des restaurants ainsi que de nombreuses boutiques d'artisanat local (attention, vous ne trouverez pas l'équivalent dans Kruger). L'arrêt suivant est The Pinnacle : un pic rocheux qui se dresse fièrement au milieu du canyon. Ne vous contentez pas de la vue sur The Pinnacle, poussez à droite jusqu'au ruisseau qui se jette dans le canyon et traversez-le pour pouvoir passer de l'autre côté du ravin. De là, vous aurez une bien jolie vue sur la cascade. On reprend la route, on continue à monter. God's Window permet d'avoir de jolies vues sur le canyon mais propose aussi (et surtout) une balade très agréable dans la Rain Forest. Enfin, nous arrivons aux fameux Bourke's Luck Potholes. La raison pour laquelle on est ici, dans cette région ! Des photos qui m'ont littéralement suffoquée ! Je piaffe d'impatience dans le CC. Nous y voici. Tiens, des chaînes ferment l'entrée … ? Et tout un attroupement … On comprend vite : grève du personnel. Argh !! On prend aussitôt la décision de se redonner une chance : il faudra revenir ! Après tout, nous avons du temps, profitons-en. Nous reprenons la route, un peu déçus et contrariés mais conscients que tout espoir n'est pas perdu. Nous passons devant le point de vue des 3 Sisters. Il est tard, nous décidons d'y revenir un autre jour. Nous arrivons au Forever Resorts. Il est quasiment vide. On s'installe. Et on organise notre plan de bataille. Enorme avantage du Forever Resort : de nombreuses randos pédestres partent de là. Un petit plan est remis à la réception. Randos en boucle bien fléchées. On se réveille le lendemain avec un magnifique soleil (chouette !). Du coup, on décide de consacrer la journée aux randos proposées. Et en une journée, on a largement le temps de parcourir la totalité des boucles. Les randos au départ du Forever Resorts : Les explications qui suivent prendront tout leur sens avec le plan fourni. On démarre de Worlds End, un petit coup d'œil à l'Upper Lookout (A2 sur le plan) qui offre une splendide vue sur les 3 Sisters mais il est trop tôt, la lumière n'est pas bonne. On prévoit d'y revenir au coucher du soleil. Le sentier A1 (Leopard Trail) est magnifique : de hautes parois rouges, du coton sauvage, de belles vues sur le canyon, la Blyde, les Sisters … Un régal ! C'est sur ce sentier qu'on s'est dit que cette journée justifiait à elle seule le voyage. C'est dire ! On arrive à l'intersection du sentier B1 (Guinea Fowl Trail) qu'on prend à rebrousse poil jusqu'à tomber sur le départ du sentier B2 (Loerie Trail). On l'emprunte. Le Loerie Trail est moins pratiqué, on cherche les marques un peu plus souvent mais on finit par les trouver et … ça vaut vraiment le coup de les chercher !!! Ici, finis les points de vue spectaculaires, on est au cœur de la forêt, on longe la rivière Kadishi qu'on va traverser plusieurs fois. C'est parfois un peu délicat, jamais dangereux, jamais infaisable. J'hésite un peu sur la dernière traversée : le rondin de bois me parait moins stable. Pourtant Philippe passe aisément, mais voilà … moi, nigaude, j'hésite !... Ni une, ni deux, je me déchausse, je traverse fièrement, les chaussures à la main, dans 15 cm d'une eau claire et fraîche et je me rechausse sur l'autre rive sous les regards incrédules et moqueurs de Philippe. M'en fous ! Le ridicule ne tue pas, et j'ai les pieds au sec. Lui aussi me dit-il ! Bref !... C'est au milieu de ce parcours du Loerie que nous faisons notre arrêt pique nique. La rivière est bordée de roseaux, je vais y laver mes pommes. L'endroit est superbe ; mon imagination débordante travaille et j'imagine un crocodile surgir des roseaux pendant que je suis accroupie, occupée à rincer mes pommes. Du coup, j'abrège le rinçage, ça va comme ça, elles sont propres … Non, non, il n'y a évidemment pas de crocos ici !! Cette rando vaut vraiment le coup et on est vraiment récompensé de l'effort qu'il faut faire, à 2 ou 3 reprises, pour trouver les balisages. En fait, les marques sont bien là, bien entretenues mais pas là où on les attend … donc, on avance trop confiant et … oups … du coup, ½ tour et recherche plus attentive. Le B2 rejoint le B1 qu'on emprunte jusqu'à la route. Et plutôt que de rentrer par l'asphalte, on emprunte le sentier C (Tufa Trail) qui passe par une superbe cascade, pas bien haute mais nichée dans un bel écrin de verdure. Le Tufa Trail se termine dans le camping à côté du chalet 64. Nous avons bouclé ! Une bonne ½ journée (4h30 de marche) suffit pour faire cette belle grande boucle qui enchaîne toutes les randos proposées par le camping. Aucune difficulté particulière. C'est accessible à tous. Retour à l'Upper Lookout vers 17h avec le soleil couchant. Nous y étions seuls. Magnifique spectacle ! Incontournable si vous êtes ici. Du coup, le lendemain, nous ne nous sommes pas arrêtés au point de vue des 3 Sisters sur la route, nous avions eu largement notre lot. Le lendemain, nous redescendons vers Graskop pour retenter notre chance aux Bourcke's Luck Potholes. Bingo, cette fois, c'est ouvert. 25 R/p + 5 R/CC. Nous sommes les premiers, la lumière est froide, dommage. Quel chef d'œuvre de la nature. Voilà encore bien une création de génie, due à l'érosion de l'eau et du vent. Le site est plus grand que je l'imaginais, on va s'y promener dans le calme pendant près d'une heure. Nombreuses photos, ça s'y prête. En partant, nous vérifions auprès du caissier à l'entrée la possibilité de repasser en fin d'après midi sans avoir à repayer. Ca marche, on le fera. Et en fin d'après midi une jolie lumière dorée nous laissait espérer de bien meilleurs clichés. Eh bien, il n'en fut rien, car avec la lumière rasante, les ombres sont bien plus marquées. Nos photos du matin sont plus belles. Pilgrim's Rest se situe à quelques km à l'Ouest de Graskop. C'est une ancienne ville de mineurs. Une partie haute et une basse, séparées par plusieurs km. Ca ne nous a pas beaucoup plu. Mais, n'en tirez pas de conclusions, je pense qu'on a raté notre visite, tout seuls comme des grands. On n'a pas su par quel bout la prendre, où était la partie haute, où la basse, si ça valait le coup de visiter ou non les maisons payantes … Les autres maisons sont toutes reconverties en boutiques ou en restau, on a un peu eu l'impression d'être dans Main Street chez Disney, avec la même foule d'ailleurs. Manque d'authenticité, trop de monde … Et pour finir, on retrouve notre CC propre comme un sou neuf, lavé de haut en bas. Racket compréhensible mais agaçant … Bref, je grognonne … Voilà comment on passe à côté d'un moment qui aurait pu être sympa. Nous avions prévu d'y manger, aucun restau ne nous tente … On a fui Pilgrim's Rest, il n'y a pas d'autres mots, mais encore une fois, je pense qu'on n'était pas disposé. J'imagine qu'on a tous connu ça un jour en voyage : une petite contrariété, une mauvaise nuit, un accueil trop glacial, une n-ième journée de pluie … et hop, ça part en sucette … et on rate la visite prévue. Nous, dans ces cas-là (bien rares heureusement), on n'insiste pas. C'est foiré, tant pis. On abandonne, on passe à autre chose. En l'occurrence, on se réfugie avec bonheur au Harries' Pancakes de Graskop ! Pour manger, on est toujours de bonne humeur !
Ce qu'on a fait ici en 3 jours peut largement se faire en 2 jours. La grève aux Potholes nous a donné un prétexte supplémentaire pour prendre notre temps.
Mapungubwe et l'extrême Nord La montée dans le Nord nous a permis de découvrir de fabuleux paysages de savane parsemée de baobabs majestueux. Au départ, nous voulions faire un tour dans la Messina Nature Reserve mais nous abandonnons devant les petites pistes de sable qu'il fallait y emprunter. Ici, mieux vaut un petit 4X4 maniable qu'un gros CC … Bonne décision, puisque nous verrons beaucoup de baobabs sur la route goudronnée de Mapungubwe … Nous y arrivons vers 15h. Nous réservons l'Heritage Site Tour & Walk (100 R/p pour l'entrée du parc + 150R/p pour le tour) pour le lendemain matin 10h. Le camping proposé par le Park ne nous convient pas, il est à 40 km dont 12 de piste. Nous retournons à Dongola Ranch, que nous avions dépassé sur la route. Le lendemain à 10h, nous voici partis avec Cédric au volant d'un grand 4X4. Nous sommes 3 couples de touristes (dont un autre couple de Français qui détient à ce jour le record d'antipathie). Après 20 min de très mauvaise piste, nous descendons dans un paysage grandiose. Nous avons une journée magnifique, les baobabs se détachent superbement sur le ciel bleu pétant. 15 minutes de marche nous conduisent au site, plus symbolique que vraiment spectaculaire. C'est là que Cédric nous explique l'histoire de cette grande civilisation dans un très bon Anglais mais c'est long et parfois un peu technique, il faut s'accrocher un peu … Puis, nous grimpons en haut d'une belle colline proche par un escalier de bois aménagé pour notre confort entre 2 énormes rochers. De là-haut, belle vue à 360° sur la plaine. A l'arrière-plan, le Zimbabwe et le Botswana. Je mentirais si je disais que cette sortie est passionnante d'un point de vue culturel, mais la beauté des lieux compense largement le reste. Maintenant, vu le prix (500R pour nous 2 quand même), ça reste optionnel.
Kruger On y entre par la Pafuri Gate, on en sort par la Phabeni Gate. Du Nord au Sud.
On a fini par abandonner les gravel roads, insupportables avec le CC tant elles nous secouaient, nous et tout l'équipement de cuisine. On ne pouvait plus parler tellement le concert des couverts et des casseroles couvraient nos voix ! Ca a fini par nous saouler d'autant plus que nous n'avons pas trouvé dans ces gravel roads d'autre intérêt que celui d'une plus jolie photo avec une jolie piste de sable orangé plutôt qu'un bête ruban de goudron. Le parc Kruger est beau, et ce, avec ou sans animaux et c'est sans doute la différence majeure avec Etosha en Namibie. Ici, la végétation, les collines, les escarpements, la savane, les grandes herbes dorées et fauves, les rivières, les rochers dans les rivières (ah pardon, il bouge, c'est un hippo !), les arbres, tout est sujet à émerveillement avec une belle évolution du paysage du Nord au Sud. Il fait donc bon s'y promener et c'est tant mieux car, nous allions y passer quelques heures !!
Les journées sont faites d'observation, à 50 km/h maxi. On scrute le paysage, on se fatigue les yeux à force de se concentrer pour débusquer le lion dans ces herbes fauves. Pas facile. Et puis, arrive la rencontre : une famille de rhino, une hyène en train de dévorer une patte d'impala, un immense troupeau de buffles traversant la route (bon, ben, on va attendre … ), un éléphant s'amusant à faire reculer les voitures toute oreille battante, des vautours perchés sur un arbre mort qui ont sans aucun doute un jour inspiré les dessinateurs de Disney, des hippos avachis sur la berge d'une mare, mêlés aux crocos endormis gueule béante … Cette rencontre, c'est pour elle que tout le jour on roule. Elle paye de l'effort, de la concentration, de la patience.
Ce qu'on a préféré : s'arrêter à un point d'eau ou le long d'une rivière, CC retourné pour profiter de la baie vitrée arrière et y prendre notre petit déjeuner ou notre thé l'après-midi. De très loin, nos meilleurs moments.
Conditions tarifaires : dès notre entrée dans Kruger, on nous remet un permis qu'il faudra soigneusement conserver. Nous aurons à le présenter à chaque camping et à la sortie. Le "conservation fee", le droit d'accès au Parc se paie par jour : 180 R/j/p. Une Wild Card peut être intéressante si on reste assez longtemps. Nous avons choisi le paiement à la journée. On a donc payé 360 R à Pafuri Gate, puis 360 R à chaque camping les jours suivants. On ne l'a pas payé à la sortie (je suppose donc que c'est pour chaque nuit passée dans le parc). Ca chiffre vite, pour 6 nuits : 2160 R quand même …
Un petit mot sur Botshabelo (25 R/p) Ce fut pour nous l'occasion d'une petite halte sympathique en allant vers Sabie. Il s'agit au départ d'un village créé par un missionnaire allemand. Transformé depuis en musée en plein air. Puis, un peu plus loin, sur la hauteur d'une colline, quelques rondavels ont été bâties et peintes dans la tradition des Ndébélé. C'est une reconstitution, rien d'authentique, mais ça permet de comprendre l'évolution de l'architecture et des peintures. Visite intéressante, sans être immanquable. Le LP n'en parle même pas … C'est sur la route N11, à une quinzaine de km au Nord de Middleburg.
ET SI C'ETAIT A REFAIRE : - la période : certes, l'observation des animaux est facilitée par des herbes moins hautes. C'est la raison de notre choix. Mais beaucoup d'arbres sont nus, dépouillés de leurs feuilles et de leurs fleurs. Et là, je pense qu'on a beaucoup perdu. J'imagine la beauté du camping Forever Resorts à Blyde Canyon au printemps ! Il faut savoir ce qu'on gagne et ce qu'on perd … Et puis, l'eau à cette époque est abondante dans Kruger, du coup, les animaux n'éprouvent pas la nécessité de se rendre aux points d'eau pour s'abreuver, du coup … plus difficiles à débusquer. - les campings dans Kruger : avec la location du CC, nous avons voulu pousser la liberté jusqu'au bout et ne rien réserver. Nulle part, pas même dans Kruger. J'avais d'ailleurs lu tout et son contraire … donc, on hésite, on se concerte et on choisit l'option liberté. On a eu tort. Dès notre entrée dans Kruger, à la porte Pafuri, le ranger nous annonce que Shingwedzi est plein, idem pour Satara, idem pour …! là, on a senti que ça merdait. Du coup, plus le choix, et réservations obligées des nuits suivantes dans les rares campings où il restait de la place. Au final, ce sont les campings qui ont défini notre itinéraire dans Kruger et pas l'inverse … Et nous n'avons jamais pu dormir à Satara, le camping central, où j'avais imaginé passer au moins 2 ou 3 nuits. Donc, tant qu'à être contraints, autant choisir ses contraintes et, si c'était à refaire, je réserverais la totalité de mes campings à Kruger (uniquement là, pour le reste, c'était largement dispo).
DIVERS : L’accueil : Magnifique entraide de la part des campeurs sud africains. On a pu le vérifier de nombreuses fois ! La carte bancaire : Les retraits dans les ATM (ABSA bien répandus) sont limités à 3 000 R par transaction. Les paiements par CB sont largement acceptés mais refusés pour l'essence et les péages d'autoroute. Le climat à cette époque : Les soirées et les matins sont frais, voire froids. En moyenne 12-15°C dans la journée. Dans le Nord, on a eu quelques très belles journées à 25°C. Une polaire est indispensable. Nous le savions et étions bien équipés pour parer au froid. Malheureusement pour nous, nous avons eu trop souvent (aux dires mêmes des SudAf') des journées maussades, pluvieuses, couvertes, avec un affreux ciel blanc. On s'attendait à de belles journées certes froides, mais ensoleillées et sèches. Elles furent trop rares. Vêtements : Polaire indispensable mais vous pouvez laisser chez vous les gants, bonnets, écharpes. L’affluence touristique à cette époque : Pas grand monde en dehors de Kruger où on a surtout rencontré des retraités sud africains qui adorent le camping et la vie dans le bush. Les problèmes de santé : Aucun en dehors d'un pied cassé pour Philippe (qui aurait pu lui arriver n'importe où !). Les moustiques : Très très peu. Décision personnelle, sans revendication ni débat : on a arrêté de bouffer des médocs et d'engraisser des labos pour se protéger du palu. Plus confiance … Photos : Pour photographier les animaux, rien ne remplace le bon reflex numérique classique avec un grand objectif. Certes, c'est lourd et volumineux, et depuis l'arrivée et la qualité des petits APN compacts, on a perdu l'habitude de s'encombrer de cette façon. Mais là, c'est indispensable, et on retrouve bien vite le plaisir de coller son œil au viseur pour faire des photos impossibles avec les petits compacts (bien utiles par ailleurs). Les 2 appareils sont complémentaires. L'artisanat : On pensait avoir le temps … On pensait avoir le choix dans Kruger … On ne voulait pas se précipiter. Ainsi nous contentons-nous dans les boutiques de Graskop, de Pilgrim's Rest ou sur les étals le long de la route de Blyde de repérer ce que nous pensions acheter plus tard dans Kruger. Erreur fatale ! Les boutiques de Kruger proposent tout à fait autre chose. Nous ne retrouverons pas cet artisanat local, ce travail du bois et du tissu. Tant pis, dommage. Nous ne rapportons qu'un ensemble de couverts à salade acheté … à l'aéroport. Dommage !
On a beaucoup aimé : 🙂 L'expérience CC Les petits déjeuners devant les points d'eau dans Kruger La journée de rando à Blyde L'ambiance dans les campings : simple et détendue tout en étant respectueuse et discrète
On a moins aimé : 😕 Le climat (pas de chance ?...) : trop de journées couvertes avec un affreux ciel blanc
En conclusion : Voyage perfectible : j'avais mal préparé Kruger, nous aurions dû y réserver nos campings. Un temps trop maussade pour la saison, des lions trop discrets dans Kruger qu'on n'a pas réussi à débusquer, nous avons joué de malchance. Un petit goût de frustration donc … Mais nous gardons néanmoins des souvenirs inoubliables de paysages grandioses, que ce soit dans Blyde, dans le Nord ou dans Kruger. L'expérience du CC nous a enchantés et a été salutaire pour le pied cassé de Philippe. Comment aurions-nous pu faire si nous avions été en bus local avec sac à dos … Ca tombait bien, si j'ose dire …
Après une belle expérience en Namibie en 2005 (carnet ici : clic … mais il date un peu …), nous avons eu envie de retrouver les animaux d'Afrique. Et d'y ajouter, puisque le pays s'y prête, une nouvelle expérience : celle du camping car. 2 courtes semaines dans cet immense pays. Comme toujours, on se limite énormément, préférant se donner du temps et faire la part belle à Blyde River Canyon et Kruger.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Ven 5 Août– Vol de nuit AF Paris CDG / Johannesburg Sam – Arrivée à JNB à 9h50 – Prise en main du camping car – Courses au supermarché SPAR voisin - Nuit à Benoni Dim – Botshabelo - Nuit à Sabie Lun– Mac Mac Pools – Mac Mac Falls – The Pinnacle – God's Window - Nuit au Forever Resorts Blyde Canyon Mar – Rando dans le canyon, belle boucle depuis le camping - Nuit au Forever Resorts Blyde Canyon Mer– Bourke's Luck Potholes – Pilgrim's Rest – Potholes bis - Nuit au Forever Resorts Blyde Canyon Jeu – Route vers le Nord via Louis Trichardt – Mapungubwe NP pour réserver le tour du lendemain matin - Nuit au Dongola Ranch Ven – Mapungubwe NP - Nuit à Tshipise Sam– Entrée dans le Parc Kruger par Pafuri Gate – Nuit à Punda Maria Dim– Parc Kruger J2 – Nuit à Tsendze, camp satellite de Mopani Lun– Parc Kruger J3 - Nuit à Letaba Mar– Parc Kruger J4 - Nuit à Skukuza Mer – Parc Kruger J5 - Nuit à Berg en Dal Jeu – Parc Kruger J6 - Nuit à Berg en Dal Ven – Parc Kruger J7 – Sortie du Parc par Phabeni Gate - En route vers JNB - Nuit à Waterval Onder Sam 20 Août – Restitution du CC - Vol AF retour vers Paris
BUDGET : Cours : 10 Rands = 1,06 €
Dépenses préalables : Vols réguliers AF Paris/JNB : 1017 €/p l'A/R 50% de la location du camping car (CC par la suite) payé un mois avant notre départ : 9840 R (1043 €)
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Solde de la location du CC : 1043 € Essence (diesel) : 307 € Péages autoroutes : 23 € Campings : 247 € Entrées des sites : 290 € Autres (essentiellement restau + alimentation) : 500 €
Budget total tout compris (hors achats perso) : 5487 € pour nous 2 Remarque : pas d'achats perso (sauf une paire de béquilles !). Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif. Pour 2, la location d'un CC n'est pas rentable. J'y reviendrai dans un paragraphe spécifique.
GUIDES : Lonely Planet Afrique du Sud – Edition française Guide Neos - Et sur internet pour préparer Kruger : http://www.krugerpark.co.za/ http://www.sanparks.org/parks/kruger/
LE CAMPING CAR : Pourquoi un CC ? A 2, ce n'est pas vraiment rentable. Alors ?... Nous avions envie de tenter cette nouvelle expérience. Il fallait un pays qui s'y prête. Et puis, en Namibie, nous avions envié ceux qui pouvaient se poser face à un point d'eau et continuer à vivre confortablement. C'est d'ailleurs pour la grande baie vitrée arrière que nous avons choisi ce modèle. Et de fait, ce furent nos meilleurs moments : prendre le petit déjeuner face à un point d'eau, en regardant les impalas ou les hippos s'abreuver ou dormir tranquillement ! On s'est vraiment régalé … Et tant qu'à faire, tant qu'à tenter l'expérience, tant qu'à péter la tirelire, nous avons opté pour un spacieux CC prévu pour 4. Pour plus de confort. Car, même avec le lit ouvert, nous disposions encore d'une table. J'y ai écrit mon carnet de voyage tous les soirs pendant que Philippe lisait au lit. Un vrai plaisir !
Nous avons choisi Bobo Campers, de bonne réputation sur VF, et nous avons bien fait. 6 mois à l'avance, je réserve un Discoverer 4. Communications faciles et courtoises par mail. http://www.bobocampers.com/...discoverer%204Fr.htm Photos et vidéos ne sont pas trompeuses. Tarif : 1300 R/j + 180 R pour l'accueil à l'aéroport et le transfert jusqu'à leur dépôt. Le transfert au retour est gratuit. Nous ne prendrons ni l'option km illimité (inutile pour notre court périple), ni les assurances de rachat de franchise, ni la location GPS ; choix faits à la réception du CC. Coût final : 1300 X 15 + 180 = 19 680 R. J'avais payé 50% 1 mois avant le départ. Paiement du solde sur place par CB. A cela, on va rajouter un atlas routier édité par Bobo Campers (que je recommande vivement) à 85 R, ainsi que 7 pastilles chimiques à 15 R chaque. Les pastilles seront rendues et remboursées au retour puisque nous n'utiliserons finalement jamais les wc du CC. Donc, aucune mauvaise surprise, aucune embrouille, aucune mesquinerie de leur part (du style, oui, mais là, il y a une petite rayure …). Pourtant, n'ayant pas pris les assurances complémentaires, je m'attendais à un peu de tatillonnage. Pas du tout ! Bref, vraiment une bonne compagnie. Bien sûr, j'ai annoncé et payé les 2 verres que nous avions cassés …
A la réception, nous passerons près de 2 heures à suivre attentivement les explications in situ de "Mme Bobo". Elle parle clairement et lentement. On prendra le temps ensuite de refaire le tour complet du CC seuls avant de partir pour vérifier qu'on a bien tout compris et tout retenu. Et de fait, on ne savait plus comment ouvrir le réservoir d'eau … Ah, oui, il faut appuyer tout en tournant. On aurait pu y penser … Bref, tout ça pour dire qu'on vous met très à l'aise pour que vous preniez votre temps avant de partir pour être tranquille après. Pour nous, c'était une 1ère, on découvrait plein de choses … Enfin, une petite brochure très bien faite nous a été remise pour servir de pense-bête … Pas eu besoin, nous avions tout compris ! En conclusion, n'hésitez pas si vous n'avez jamais fait. Ca n'est pas réservé aux pros : il n'y a rien de compliqué ou d'insurmontable !
Cabine : pour 2, c'est vraiment royal. Très spacieuse, très confortable, très bien agencée. Nous aurions même pu laisser le lit fait ; nous avons préféré consacrer 5 minutes chaque matin à le démonter pour mieux profiter de l'espace et de la baie vitrée. Un chauffage d'appoint (petit ventilo) est fourni et pour nous, a été indispensable et suffisant. Nous n'avons jamais testé la climatisation. On aurait aimé … 2 prises électriques permettent de brancher le petit ventilo et de recharger votre APN. Attention, ces prises ne fonctionnent que si le CC est branché à un powerpoint. Prises compatibles, adaptateur non nécessaire. Les campings sont très bien aménagés, très fonctionnels, très propres (j'en reparlerai). C'est pourquoi, nous n'avons au final jamais utilisé ni la douche, ni les wc du CC, préférant quand même ceux des camps, plus spacieux. Nous n'avons donc jamais eu non plus besoin de vider le bassin des wc (chouette !). L'évier (comme la douche) est directement évacuée sur le sol.
Cockpit : énorme avantage, la hauteur ! On est assis beaucoup plus haut que dans une voiture. Résultat : on débusque mieux les animaux et on peut aussi se placer à côté d'une voiture sans être gêné, on passe au-dessus … Dans Kruger, c'est un avantage fabuleux. Inconvénient, si on est au premier plan, on bouche la vue très facilement … de tout le monde !! Mais avec un peu de courtoisie et de patience tout se passe très bien.
Conduite : puissant, très maniable (un rayon de braquage incroyable), fiable, souple et confortable. Nous l'avons conduit tous les 2 (option conducteur additionnel gratuite) avec un très grand plaisir. A la location, il faut présenter le permis national + international. Conduite à gauche. Routes, parkings, villes, tout se prêtait très bien (dans notre périple) à ce grand camion. Parce que quand même, c'est vraiment grand !
Inconvénients : - Une fois installés dans le camping, on ne dispose plus de véhicule … On n'a pas pu, comme on l'a fait en Namibie avec la tente, décider de se séparer : l'un qui se pose, l'autre qui repart. - On a vaiment hésité à s'engager sur les gravel roads. En effet, les plus mauvaises se transforment en tôle ondulée. Et là, tout vibre dans le CC. Une véritable cacophonie ! Ce n'est vraiment pas agréable. Sans oublier la grosse crainte de crever (ce qui ne nous arrivera pas) car changer une roue de CC ce n'est pas comme sur une 206 Peugeot … Déjà que … - N'ayant pas pris les assurances complémentaires, Bobo fait une demande d'autorisation pour la totalité de la franchise soit 39 000 R sur la CB de Philippe. Le compte n'est pas débité, néanmoins, la demande d'autorisation a suffi, vu le montant, à bloquer pendant quelques jours la carte en paiement commerçant. Il faut le savoir et prévoir une autre CB.
CAMPINGS : Bobo Campers nous a offert une brochure présentant un grand nombre de campings. Ca nous a bien aidés. J'avais aussi imprimé les quelques pages concernant le Limpopo et le Mpumalanga depuis le site suivant : http://www.linx.co.za/...vinces/kw43camp.html On a recoupé les infos. Et bien sûr pour Kruger : http://www.sanparks.org/parks/kruger/
Aucune réservation préalable nulle part. On a eu tort, pour Kruger seulement.
Dans tous les campings (sauf à Tsendze), à la réception, en nous montrant sur un petit plan l'aire (ou les aires) réservées aux CC et aux tentes, on nous dit "installez-vous où vous voulez". Bon … Selon les campings, les emplacements sont plus ou moins bien délimités. Dans les mieux équipés (Forever Resorts de Blyde Canyon par ex), l'emplacement est clairement identifiable, voire numéroté et il offre un powerpoint, un braï (le bbq), un robinet, une grande poubelle, une table et des bancs. Là, c'est super facile et royal. Il ne reste plus qu'à choisir sa place en fonction de la platitude du sol, de la proximité du bloc sanitaires ou de la taille de l'arbre qui agrémente l'emplacement. C'est facile … Mais parfois, c'est vraiment le bordel, passez-moi l'expression, il n'y en a pas d'autres. Pour moi qui suis d'une nature à aimer ce qui est structuré et organisé (trop, je sais !), j'ai halluciné ! Pas d'emplacement fixe, juste des blocs de powerpoints auxquels se branchent les CC et les caravanes. On se pose là où on peut, là où on veut, selon la longueur de sa rallonge électrique … Le pompon est détenu par Letaba où l'on s'est branché à un powerpoint alors que normalement ils étaient tous réservés … Avons-nous lésé qqn ? … non, on a surveillé jusqu'après la fermeture du camp, il restait encore des powerpoints dispo … Cela dit, on s'en sort toujours évidemment ! Dans tous, nous avons disposé de douches chaudes et de wc, parfois un peu vétustes, mais toujours d'une propreté remarquable. Dans la plupart, nous avions aussi un coin évier, des réchauds (électriques ou au gaz), un coin buanderie. Bref, on a vu des Sud-Africains s'installer de véritables résidences secondaires dans ces campings ! On sentait là des accros à ce mode de vie ! Pendant une séance vaisselle, une famille nous disait qu'elle venait dans Kruger chaque année depuis 25 ans !... Bien sûr, vie avec le soleil : ça s'anime à partir de 5h30 le matin. En fin d'après-midi, avant la tombée de la nuit, vers 17h30, chacun lance son feu de bois (qu'ils y fassent ou non griller de la viande). Vers 18h30, il faisait nuit noire. Le camp n'était plus alors éclairé que par quelques lampadaires et surtout par les feux des uns et des autres. Chacun dîne dans le calme. Vers 20h30, tout le monde est couché ! On a trouvé dans ces campings beaucoup de discrétion, un grand respect mutuel, et une énorme solidarité entre campeurs (dont on a vraiment bénéficié quand Philippe s'est cassé le pied. Nos voisins campeurs, portant beau leurs 70 ans bien tassés, se sont mis en 4 pour nous aider). Et quel grand souvenir aussi que cette mamie avec son improbable robe de chambre rose, son petit nécessaire à toilette sous le bras, qui part vers les douches à 6h du mat'. Il fait froid. Pourtant elle s'arrête près de moi pour faire la causette, savoir d'où l'on vient et où l'on va. J'ai adoré ces contacts faciles et simples, sans chichi ni lourdeur.
Nos coups de cœur : Dongola (magnifique et luxueux !), Forever Resorts de Blyde et Tsendze qui, bien que rustique (sans électricité du tout) était super bien aménagé et très au calme.
BENONI : Acacia Thorn Tree Campervan Park http://www.acaciacampervanpark.co.za/index.html 200 R (je donne ici le prix de l'emplacement pour nous 2) - Powerpoint Préconisé par Bobo Campers, avec un bon plan pour y aller, à moins de 10km du dépôt Une option pratique s'il est déjà tard pour ne pas avoir à trop rouler dès le 1er jour. Tout petit camping d'appoint – Rien d'exceptionnel, juste pratique …
SABIE : Merry Pebbles http://www.merrypebbles.co.za/ 220 R – Powerpoint Grande structure – Piscine extérieure chauffée dont on a profité avec bonheur – Restaurant très agréable dont on a aussi profité avec délices ! Emplacements très réduits mais vu qu'il n'y avait personne c'était royal. En pleine période, je pense qu'il doit se transformer en usine et manquer de charme.
BLYDE CANYON : Forever Resorts http://www.foreverblydecanyon.co.za/index.php?page=accomm 165 R – Powerpoint Enorme resort avec tout type de bungalows. Les emplacements y sont vraiment chouettes. Sous les flamboyants (?), ce doit être magnifique quand ils sont en fleur. Enorme avantage : de belles randonnées en boucle vers le canyon, au départ du camp. Un de nos préférés.
MAPUNGUBWE : Dongola Ranch pas de lien internet 220 R – Grand confort A 30 km à l'est du Mapungubwe National Park, sur la R572. On a préféré cette option au Mazhou Camping Site proposé par le Mapungubwe NP, à 40 km à l'Ouest, pour éviter 12km de piste. Des emplacements immenses et tout confort avec, pour chaque emplacement, toutes les commodités privées dans une rondavel : douche, wc, coin évier, powerpoint, bbq – Superbe et unique ! Le plus beau camping, de très très loin. Au même prix que Merry Pebbles ….
TSHIPISE : Forever Resorts http://www.forevertshipise.co.za/index.php?page=accomm 190 R – Powerpoint C'est une véritable usine, aucun charme. Piscine chauffée extérieure dont on a bien profité néanmoins. Beaucoup de retraités sud-africains viennent soulager leurs rhumatismes dans les eaux chaudes naturelles.
KRUGER : Punda Maria http://www.sanparks.org/...ps/punda/default.php 165 R – Powerpoint Camping assez petit, pas très sympa. Evitez si vous pouvez. Accueil glacial … Pour notre arrivée dans Kruger, c'était bien peu engageant ! C'est ici que j'ai réservé tous les autres campings de notre traversée de Kruger, à la réception, avec "l'aide" de l'hôtesse d'accueil. Ce fut vraiment pénible : nous, un peu dans la panade, elle, qui n'y mettait vraiment pas du sien et n'apportait aucune aide, aucune idée, aucune suggestion. Laborieux ! Gros coup de blues après ça ! C'est ici que j'ai le plus regretté d'avoir trop peu préparé notre visite de Kruger. J'étais trop confiante, je pensais que ça se ferait tout seul.
KRUGER : Tsendze http://www.sanparks.org/.../tsendze/default.php 185 R – Sans powerpoint Check-in à Mopani (dont Tsendze est le "rustic" camp site) où l'on nous remet un numéro d'emplacement – En soirée, Roger viendra vérifier nos identités. Perdu dans la nature – Coin cuisine avec des réchauds au gaz – Aucune alimentation électrique (on ne peut donc pas recharger ses batteries d'APN, attention) – Ni réception, ni boutique, ni restau : autonomie obligatoire. Emplacements vastes, numérotés, bien isolés les uns des autres. Une expérience vraiment sympa
KRUGER : Letaba http://www.sanparks.org/...s/letaba/default.php 150 R – Sans powerpoint (mais on s'est branché quand même … pas bien compris …)
KRUGER : Skukuza http://www.sanparks.org/.../skukuza/default.php 165 R – Avec powerpoint Grand camp (le plus grand je crois) Super restaurant dans l'ancienne gare, on s'y régale. Et un musée de l'éléphant qu'on visite trop rapidement car il fermait. Emplacements un peu mieux délimités qu'ailleurs
KRUGER : Berg en Dal http://www.sanparks.org/...g-en-dal/default.php 165 R – Avec powerpoint
Les Main Rest Camps de Kruger se ressemblent un peu tous. On trouve le même type de restaurants et de boutiques. Dans les Tree Restaurant, offrant souvent une jolie vue, la Grilled Chicken Salad à 50 R est vraiment bien. Evitez par contre les pizzas, infectes. Vous trouverez aussi un restaurant (Wooden Banana) vendant des plats préparés à emporter. Et une petite boutique pour les provisions de base.
WATERVAL ONDER : Elangedi Holiday Resort http://www.elangeni-resort.co.za/ 150 R – Avec powerpoint Nous y étions seuls dans la grande partie camping ! Confortable – De beaux emplacements – Avantage : tout près de la N4, c'est une bonne option pour la dernière nuit avant de rendre le CC Inconvénient : tout près de la N4, donc un peu bruyant. Mais ça se calme vite avec la tombée de la nuit.
REPAS : Les supermarchés SPAR sont nombreux et nous ont permis de nous réapprovisionner régulièrement. Il y en a un à une dizaine de km du dépôt de Bobo Campers. A ce propos, le CC est fourni vide de toute alimentation de base (ni sel, ni poivre …). Les boutiques des campings ne sont pas beaucoup plus chères que les SPAR mais elles ne fournissent que l'essentiel.
Chez SPAR : 1l de jus de fruit : 14 R 750 gr de muesli en sac vrac : 40 R Crackers Crispbread Provita Multigrain 500 gr : 30 R (super pour l'apéro et pour remplacer le pain, se conserve très très bien) Pot de yaourt 500 gr : 12 R Pot de cottage cheese 250 gr : 14 R 500 gr de pâtes : 10R 1 cannette de coca light : 6.50 R 1 friand au poulet ou au mouton : 10 R (vendu chaud dans le rayon traiteur des SPAR, c'est un bon plan car même froid, c'est très bon) Magnum au choco : 15 R (ben quoi !? c'est notre péché mignon des vacances !!)
Nos 3 meilleurs souvenirs de restaurants : Merry Pebbles Restaurant (à Sabie) : On s'y régalera de truite de la rivière Sabie (80 R le plat) accompagné d'un Sauvignon blanc à 80 R servi bien frais. Belle ambiance chaleureuse. Harries Pancakes (à Graskop) : 215 R pour nous 2 avec, pour chacun, 1 crêpe salée + 1 crêpe sucrée + 1 cannette de cidre. Selati (à Skukuza, Kruger ) : Restaurant installé sur le quai de l'ancienne gare. Bourré de charme et d'originalité. Excellente cuisine. Plat à moins de 100 R, vin (pinotage) à 110 R
L’ITINERAIRE : Il est très léger. C'était voulu. J'avais commencé par envisager, en plus de Blyde River Canyon et du Parc Kruger, le Drakensberg avec une montée au Lesotho par la Sani Pass, les réserves de Hluhluwe et Imfolosi, Santa Lucia et la traversée du Swaziland. C'est l'option choisie par beaucoup de voyageurs. Mais nous voulions faire la part belle à Kruger donc, on a coupé très très largement. Et on a ajouté une originalité : la réserve de Mapungubwe dans l'extrême Nord qui recèle de magnifiques baobabs.
Donc, seulement 3 grandes étapes pour notre périple :
Blyde River Canyon Entre Sabie et le camping Forever Resorts qui sera notre point de chute pour 3 nuits, la belle route 532 longe le canyon et est ponctuée de plusieurs arrêts pour profiter de ce paysage grandiose. On commence gentiment par Mac-Mac Pools (10R/p) qui offre un cadre idyllique pour pique-niquer. Mac-Mac Falls (10R/p) est une belle chute d'eau mais elle ne me laissera pas un grand souvenir. Graskop est une petite ville animée, sympathique où l'on trouve tout : un supermarché SPAR, de l'essence, des restaurants ainsi que de nombreuses boutiques d'artisanat local (attention, vous ne trouverez pas l'équivalent dans Kruger). L'arrêt suivant est The Pinnacle : un pic rocheux qui se dresse fièrement au milieu du canyon. Ne vous contentez pas de la vue sur The Pinnacle, poussez à droite jusqu'au ruisseau qui se jette dans le canyon et traversez-le pour pouvoir passer de l'autre côté du ravin. De là, vous aurez une bien jolie vue sur la cascade. On reprend la route, on continue à monter. God's Window permet d'avoir de jolies vues sur le canyon mais propose aussi (et surtout) une balade très agréable dans la Rain Forest. Enfin, nous arrivons aux fameux Bourke's Luck Potholes. La raison pour laquelle on est ici, dans cette région ! Des photos qui m'ont littéralement suffoquée ! Je piaffe d'impatience dans le CC. Nous y voici. Tiens, des chaînes ferment l'entrée … ? Et tout un attroupement … On comprend vite : grève du personnel. Argh !! On prend aussitôt la décision de se redonner une chance : il faudra revenir ! Après tout, nous avons du temps, profitons-en. Nous reprenons la route, un peu déçus et contrariés mais conscients que tout espoir n'est pas perdu. Nous passons devant le point de vue des 3 Sisters. Il est tard, nous décidons d'y revenir un autre jour. Nous arrivons au Forever Resorts. Il est quasiment vide. On s'installe. Et on organise notre plan de bataille. Enorme avantage du Forever Resort : de nombreuses randos pédestres partent de là. Un petit plan est remis à la réception. Randos en boucle bien fléchées. On se réveille le lendemain avec un magnifique soleil (chouette !). Du coup, on décide de consacrer la journée aux randos proposées. Et en une journée, on a largement le temps de parcourir la totalité des boucles. Les randos au départ du Forever Resorts : Les explications qui suivent prendront tout leur sens avec le plan fourni. On démarre de Worlds End, un petit coup d'œil à l'Upper Lookout (A2 sur le plan) qui offre une splendide vue sur les 3 Sisters mais il est trop tôt, la lumière n'est pas bonne. On prévoit d'y revenir au coucher du soleil. Le sentier A1 (Leopard Trail) est magnifique : de hautes parois rouges, du coton sauvage, de belles vues sur le canyon, la Blyde, les Sisters … Un régal ! C'est sur ce sentier qu'on s'est dit que cette journée justifiait à elle seule le voyage. C'est dire ! On arrive à l'intersection du sentier B1 (Guinea Fowl Trail) qu'on prend à rebrousse poil jusqu'à tomber sur le départ du sentier B2 (Loerie Trail). On l'emprunte. Le Loerie Trail est moins pratiqué, on cherche les marques un peu plus souvent mais on finit par les trouver et … ça vaut vraiment le coup de les chercher !!! Ici, finis les points de vue spectaculaires, on est au cœur de la forêt, on longe la rivière Kadishi qu'on va traverser plusieurs fois. C'est parfois un peu délicat, jamais dangereux, jamais infaisable. J'hésite un peu sur la dernière traversée : le rondin de bois me parait moins stable. Pourtant Philippe passe aisément, mais voilà … moi, nigaude, j'hésite !... Ni une, ni deux, je me déchausse, je traverse fièrement, les chaussures à la main, dans 15 cm d'une eau claire et fraîche et je me rechausse sur l'autre rive sous les regards incrédules et moqueurs de Philippe. M'en fous ! Le ridicule ne tue pas, et j'ai les pieds au sec. Lui aussi me dit-il ! Bref !... C'est au milieu de ce parcours du Loerie que nous faisons notre arrêt pique nique. La rivière est bordée de roseaux, je vais y laver mes pommes. L'endroit est superbe ; mon imagination débordante travaille et j'imagine un crocodile surgir des roseaux pendant que je suis accroupie, occupée à rincer mes pommes. Du coup, j'abrège le rinçage, ça va comme ça, elles sont propres … Non, non, il n'y a évidemment pas de crocos ici !! Cette rando vaut vraiment le coup et on est vraiment récompensé de l'effort qu'il faut faire, à 2 ou 3 reprises, pour trouver les balisages. En fait, les marques sont bien là, bien entretenues mais pas là où on les attend … donc, on avance trop confiant et … oups … du coup, ½ tour et recherche plus attentive. Le B2 rejoint le B1 qu'on emprunte jusqu'à la route. Et plutôt que de rentrer par l'asphalte, on emprunte le sentier C (Tufa Trail) qui passe par une superbe cascade, pas bien haute mais nichée dans un bel écrin de verdure. Le Tufa Trail se termine dans le camping à côté du chalet 64. Nous avons bouclé ! Une bonne ½ journée (4h30 de marche) suffit pour faire cette belle grande boucle qui enchaîne toutes les randos proposées par le camping. Aucune difficulté particulière. C'est accessible à tous. Retour à l'Upper Lookout vers 17h avec le soleil couchant. Nous y étions seuls. Magnifique spectacle ! Incontournable si vous êtes ici. Du coup, le lendemain, nous ne nous sommes pas arrêtés au point de vue des 3 Sisters sur la route, nous avions eu largement notre lot. Le lendemain, nous redescendons vers Graskop pour retenter notre chance aux Bourcke's Luck Potholes. Bingo, cette fois, c'est ouvert. 25 R/p + 5 R/CC. Nous sommes les premiers, la lumière est froide, dommage. Quel chef d'œuvre de la nature. Voilà encore bien une création de génie, due à l'érosion de l'eau et du vent. Le site est plus grand que je l'imaginais, on va s'y promener dans le calme pendant près d'une heure. Nombreuses photos, ça s'y prête. En partant, nous vérifions auprès du caissier à l'entrée la possibilité de repasser en fin d'après midi sans avoir à repayer. Ca marche, on le fera. Et en fin d'après midi une jolie lumière dorée nous laissait espérer de bien meilleurs clichés. Eh bien, il n'en fut rien, car avec la lumière rasante, les ombres sont bien plus marquées. Nos photos du matin sont plus belles. Pilgrim's Rest se situe à quelques km à l'Ouest de Graskop. C'est une ancienne ville de mineurs. Une partie haute et une basse, séparées par plusieurs km. Ca ne nous a pas beaucoup plu. Mais, n'en tirez pas de conclusions, je pense qu'on a raté notre visite, tout seuls comme des grands. On n'a pas su par quel bout la prendre, où était la partie haute, où la basse, si ça valait le coup de visiter ou non les maisons payantes … Les autres maisons sont toutes reconverties en boutiques ou en restau, on a un peu eu l'impression d'être dans Main Street chez Disney, avec la même foule d'ailleurs. Manque d'authenticité, trop de monde … Et pour finir, on retrouve notre CC propre comme un sou neuf, lavé de haut en bas. Racket compréhensible mais agaçant … Bref, je grognonne … Voilà comment on passe à côté d'un moment qui aurait pu être sympa. Nous avions prévu d'y manger, aucun restau ne nous tente … On a fui Pilgrim's Rest, il n'y a pas d'autres mots, mais encore une fois, je pense qu'on n'était pas disposé. J'imagine qu'on a tous connu ça un jour en voyage : une petite contrariété, une mauvaise nuit, un accueil trop glacial, une n-ième journée de pluie … et hop, ça part en sucette … et on rate la visite prévue. Nous, dans ces cas-là (bien rares heureusement), on n'insiste pas. C'est foiré, tant pis. On abandonne, on passe à autre chose. En l'occurrence, on se réfugie avec bonheur au Harries' Pancakes de Graskop ! Pour manger, on est toujours de bonne humeur !
Ce qu'on a fait ici en 3 jours peut largement se faire en 2 jours. La grève aux Potholes nous a donné un prétexte supplémentaire pour prendre notre temps.
Mapungubwe et l'extrême Nord La montée dans le Nord nous a permis de découvrir de fabuleux paysages de savane parsemée de baobabs majestueux. Au départ, nous voulions faire un tour dans la Messina Nature Reserve mais nous abandonnons devant les petites pistes de sable qu'il fallait y emprunter. Ici, mieux vaut un petit 4X4 maniable qu'un gros CC … Bonne décision, puisque nous verrons beaucoup de baobabs sur la route goudronnée de Mapungubwe … Nous y arrivons vers 15h. Nous réservons l'Heritage Site Tour & Walk (100 R/p pour l'entrée du parc + 150R/p pour le tour) pour le lendemain matin 10h. Le camping proposé par le Park ne nous convient pas, il est à 40 km dont 12 de piste. Nous retournons à Dongola Ranch, que nous avions dépassé sur la route. Le lendemain à 10h, nous voici partis avec Cédric au volant d'un grand 4X4. Nous sommes 3 couples de touristes (dont un autre couple de Français qui détient à ce jour le record d'antipathie). Après 20 min de très mauvaise piste, nous descendons dans un paysage grandiose. Nous avons une journée magnifique, les baobabs se détachent superbement sur le ciel bleu pétant. 15 minutes de marche nous conduisent au site, plus symbolique que vraiment spectaculaire. C'est là que Cédric nous explique l'histoire de cette grande civilisation dans un très bon Anglais mais c'est long et parfois un peu technique, il faut s'accrocher un peu … Puis, nous grimpons en haut d'une belle colline proche par un escalier de bois aménagé pour notre confort entre 2 énormes rochers. De là-haut, belle vue à 360° sur la plaine. A l'arrière-plan, le Zimbabwe et le Botswana. Je mentirais si je disais que cette sortie est passionnante d'un point de vue culturel, mais la beauté des lieux compense largement le reste. Maintenant, vu le prix (500R pour nous 2 quand même), ça reste optionnel.
Kruger On y entre par la Pafuri Gate, on en sort par la Phabeni Gate. Du Nord au Sud.
On a fini par abandonner les gravel roads, insupportables avec le CC tant elles nous secouaient, nous et tout l'équipement de cuisine. On ne pouvait plus parler tellement le concert des couverts et des casseroles couvraient nos voix ! Ca a fini par nous saouler d'autant plus que nous n'avons pas trouvé dans ces gravel roads d'autre intérêt que celui d'une plus jolie photo avec une jolie piste de sable orangé plutôt qu'un bête ruban de goudron. Le parc Kruger est beau, et ce, avec ou sans animaux et c'est sans doute la différence majeure avec Etosha en Namibie. Ici, la végétation, les collines, les escarpements, la savane, les grandes herbes dorées et fauves, les rivières, les rochers dans les rivières (ah pardon, il bouge, c'est un hippo !), les arbres, tout est sujet à émerveillement avec une belle évolution du paysage du Nord au Sud. Il fait donc bon s'y promener et c'est tant mieux car, nous allions y passer quelques heures !!
Les journées sont faites d'observation, à 50 km/h maxi. On scrute le paysage, on se fatigue les yeux à force de se concentrer pour débusquer le lion dans ces herbes fauves. Pas facile. Et puis, arrive la rencontre : une famille de rhino, une hyène en train de dévorer une patte d'impala, un immense troupeau de buffles traversant la route (bon, ben, on va attendre … ), un éléphant s'amusant à faire reculer les voitures toute oreille battante, des vautours perchés sur un arbre mort qui ont sans aucun doute un jour inspiré les dessinateurs de Disney, des hippos avachis sur la berge d'une mare, mêlés aux crocos endormis gueule béante … Cette rencontre, c'est pour elle que tout le jour on roule. Elle paye de l'effort, de la concentration, de la patience.
Ce qu'on a préféré : s'arrêter à un point d'eau ou le long d'une rivière, CC retourné pour profiter de la baie vitrée arrière et y prendre notre petit déjeuner ou notre thé l'après-midi. De très loin, nos meilleurs moments.
Conditions tarifaires : dès notre entrée dans Kruger, on nous remet un permis qu'il faudra soigneusement conserver. Nous aurons à le présenter à chaque camping et à la sortie. Le "conservation fee", le droit d'accès au Parc se paie par jour : 180 R/j/p. Une Wild Card peut être intéressante si on reste assez longtemps. Nous avons choisi le paiement à la journée. On a donc payé 360 R à Pafuri Gate, puis 360 R à chaque camping les jours suivants. On ne l'a pas payé à la sortie (je suppose donc que c'est pour chaque nuit passée dans le parc). Ca chiffre vite, pour 6 nuits : 2160 R quand même …
Un petit mot sur Botshabelo (25 R/p) Ce fut pour nous l'occasion d'une petite halte sympathique en allant vers Sabie. Il s'agit au départ d'un village créé par un missionnaire allemand. Transformé depuis en musée en plein air. Puis, un peu plus loin, sur la hauteur d'une colline, quelques rondavels ont été bâties et peintes dans la tradition des Ndébélé. C'est une reconstitution, rien d'authentique, mais ça permet de comprendre l'évolution de l'architecture et des peintures. Visite intéressante, sans être immanquable. Le LP n'en parle même pas … C'est sur la route N11, à une quinzaine de km au Nord de Middleburg.
ET SI C'ETAIT A REFAIRE : - la période : certes, l'observation des animaux est facilitée par des herbes moins hautes. C'est la raison de notre choix. Mais beaucoup d'arbres sont nus, dépouillés de leurs feuilles et de leurs fleurs. Et là, je pense qu'on a beaucoup perdu. J'imagine la beauté du camping Forever Resorts à Blyde Canyon au printemps ! Il faut savoir ce qu'on gagne et ce qu'on perd … Et puis, l'eau à cette époque est abondante dans Kruger, du coup, les animaux n'éprouvent pas la nécessité de se rendre aux points d'eau pour s'abreuver, du coup … plus difficiles à débusquer. - les campings dans Kruger : avec la location du CC, nous avons voulu pousser la liberté jusqu'au bout et ne rien réserver. Nulle part, pas même dans Kruger. J'avais d'ailleurs lu tout et son contraire … donc, on hésite, on se concerte et on choisit l'option liberté. On a eu tort. Dès notre entrée dans Kruger, à la porte Pafuri, le ranger nous annonce que Shingwedzi est plein, idem pour Satara, idem pour …! là, on a senti que ça merdait. Du coup, plus le choix, et réservations obligées des nuits suivantes dans les rares campings où il restait de la place. Au final, ce sont les campings qui ont défini notre itinéraire dans Kruger et pas l'inverse … Et nous n'avons jamais pu dormir à Satara, le camping central, où j'avais imaginé passer au moins 2 ou 3 nuits. Donc, tant qu'à être contraints, autant choisir ses contraintes et, si c'était à refaire, je réserverais la totalité de mes campings à Kruger (uniquement là, pour le reste, c'était largement dispo).
DIVERS : L’accueil : Magnifique entraide de la part des campeurs sud africains. On a pu le vérifier de nombreuses fois ! La carte bancaire : Les retraits dans les ATM (ABSA bien répandus) sont limités à 3 000 R par transaction. Les paiements par CB sont largement acceptés mais refusés pour l'essence et les péages d'autoroute. Le climat à cette époque : Les soirées et les matins sont frais, voire froids. En moyenne 12-15°C dans la journée. Dans le Nord, on a eu quelques très belles journées à 25°C. Une polaire est indispensable. Nous le savions et étions bien équipés pour parer au froid. Malheureusement pour nous, nous avons eu trop souvent (aux dires mêmes des SudAf') des journées maussades, pluvieuses, couvertes, avec un affreux ciel blanc. On s'attendait à de belles journées certes froides, mais ensoleillées et sèches. Elles furent trop rares. Vêtements : Polaire indispensable mais vous pouvez laisser chez vous les gants, bonnets, écharpes. L’affluence touristique à cette époque : Pas grand monde en dehors de Kruger où on a surtout rencontré des retraités sud africains qui adorent le camping et la vie dans le bush. Les problèmes de santé : Aucun en dehors d'un pied cassé pour Philippe (qui aurait pu lui arriver n'importe où !). Les moustiques : Très très peu. Décision personnelle, sans revendication ni débat : on a arrêté de bouffer des médocs et d'engraisser des labos pour se protéger du palu. Plus confiance … Photos : Pour photographier les animaux, rien ne remplace le bon reflex numérique classique avec un grand objectif. Certes, c'est lourd et volumineux, et depuis l'arrivée et la qualité des petits APN compacts, on a perdu l'habitude de s'encombrer de cette façon. Mais là, c'est indispensable, et on retrouve bien vite le plaisir de coller son œil au viseur pour faire des photos impossibles avec les petits compacts (bien utiles par ailleurs). Les 2 appareils sont complémentaires. L'artisanat : On pensait avoir le temps … On pensait avoir le choix dans Kruger … On ne voulait pas se précipiter. Ainsi nous contentons-nous dans les boutiques de Graskop, de Pilgrim's Rest ou sur les étals le long de la route de Blyde de repérer ce que nous pensions acheter plus tard dans Kruger. Erreur fatale ! Les boutiques de Kruger proposent tout à fait autre chose. Nous ne retrouverons pas cet artisanat local, ce travail du bois et du tissu. Tant pis, dommage. Nous ne rapportons qu'un ensemble de couverts à salade acheté … à l'aéroport. Dommage !
On a beaucoup aimé : 🙂 L'expérience CC Les petits déjeuners devant les points d'eau dans Kruger La journée de rando à Blyde L'ambiance dans les campings : simple et détendue tout en étant respectueuse et discrète
On a moins aimé : 😕 Le climat (pas de chance ?...) : trop de journées couvertes avec un affreux ciel blanc
En conclusion : Voyage perfectible : j'avais mal préparé Kruger, nous aurions dû y réserver nos campings. Un temps trop maussade pour la saison, des lions trop discrets dans Kruger qu'on n'a pas réussi à débusquer, nous avons joué de malchance. Un petit goût de frustration donc … Mais nous gardons néanmoins des souvenirs inoubliables de paysages grandioses, que ce soit dans Blyde, dans le Nord ou dans Kruger. L'expérience du CC nous a enchantés et a été salutaire pour le pied cassé de Philippe. Comment aurions-nous pu faire si nous avions été en bus local avec sac à dos … Ca tombait bien, si j'ose dire …
Que devient le Bleu de France? English translation pending
Bonjour,
Je ne lis plus rien sur le Bleu de France! Existe-t-il toujours? Si non, est-ce qu'un autre bateau le remplace?
Je ne lis plus rien sur le Bleu de France! Existe-t-il toujours? Si non, est-ce qu'un autre bateau le remplace?
Jordanie-Syrie: itinéraire final en transport en commun et taxi English translation pending
voila les amis, merci pour votre aide pour la preparation de notre itineraire
alors nous avons decidés de ne plus louer de voiture et d'utiliser au maximum les transports en communs et taxi si necessaire
encore merci et voici mon itineraire :
JORDANIE
Jeud 2 déc : Aqaba – Wadi Rum (en taxi ou bus)
Vend 3 déc : Excursion Wadi (nuit à Petra)
Sam 4 déc : Petra
Dim 5 déc : Petra
Lun 6 déc :
a- Si Taxi : Shobak- Arrêt Dana - Kerak – Mer morte – Mont nébo - Nuit à Madaba
b- B- Si pas Taxi : Dana – Kerak – Madaba
Mar 7 déc :
Si a-Madaba – Jerash – Ajlun (si le temps) – Aman
Si b- Mt Nébo/Mer morte (matin) et Jerash (AM) (nuit à Aman)
SYRIE
Mer 8 déc : Départ pour la Syrie avec arrêt à Bosra – Nuit à Damas (Hôtel Al Haramain)
Jeud 9 déc : Palmyre (bus 8h30) (Hôtel Omayade)
Vend 10 décembre : Hama (7h30 bus pour Homs puis bus pour Hama)
Sam 11 déc : (8h) Apamée – Alep (en repassant par Hama) (Tourist Hôtel ou Pension al faris 9 euros)
Dim 12 déc : Alep (St Siméon en minibus) ou Taxi (St Siméon, Ain Darah et Eglise Mouchabak)
Lun 13 déc : Alep (acheter billet de train pour Lattaquié)
Mar 14 déc : 6 h Lattaquié- (50A/R du village Al Haffé au château) Château de Saladin- Tartous (station près de la gare) Hôtel Raffoul
Mer 15 déc : Krak des chevaliers – (de Homs minibus pour Nabek puis re-minibus j’jusqu’à Mar moussa (Nuit)
Jeud 16 déc : Maaloula-Seydnaya - Damas
Vend 17 déc : Damas
Sam 18 déc : Bosra (si pas fait à l’aller) – Aman –
Merci🙂
alors nous avons decidés de ne plus louer de voiture et d'utiliser au maximum les transports en communs et taxi si necessaire
encore merci et voici mon itineraire :
JORDANIE
Jeud 2 déc : Aqaba – Wadi Rum (en taxi ou bus)
Vend 3 déc : Excursion Wadi (nuit à Petra)
Sam 4 déc : Petra
Dim 5 déc : Petra
Lun 6 déc :
a- Si Taxi : Shobak- Arrêt Dana - Kerak – Mer morte – Mont nébo - Nuit à Madaba
b- B- Si pas Taxi : Dana – Kerak – Madaba
Mar 7 déc :
Si a-Madaba – Jerash – Ajlun (si le temps) – Aman
Si b- Mt Nébo/Mer morte (matin) et Jerash (AM) (nuit à Aman)
SYRIE
Mer 8 déc : Départ pour la Syrie avec arrêt à Bosra – Nuit à Damas (Hôtel Al Haramain)
Jeud 9 déc : Palmyre (bus 8h30) (Hôtel Omayade)
Vend 10 décembre : Hama (7h30 bus pour Homs puis bus pour Hama)
Sam 11 déc : (8h) Apamée – Alep (en repassant par Hama) (Tourist Hôtel ou Pension al faris 9 euros)
Dim 12 déc : Alep (St Siméon en minibus) ou Taxi (St Siméon, Ain Darah et Eglise Mouchabak)
Lun 13 déc : Alep (acheter billet de train pour Lattaquié)
Mar 14 déc : 6 h Lattaquié- (50A/R du village Al Haffé au château) Château de Saladin- Tartous (station près de la gare) Hôtel Raffoul
Mer 15 déc : Krak des chevaliers – (de Homs minibus pour Nabek puis re-minibus j’jusqu’à Mar moussa (Nuit)
Jeud 16 déc : Maaloula-Seydnaya - Damas
Vend 17 déc : Damas
Sam 18 déc : Bosra (si pas fait à l’aller) – Aman –
Merci🙂
Bien manger pour pas trop cher à Venise? English translation pending
Nous sommes des gourmands mais pas extrêment en moyen. Nous seront 3 jours à Venise en octobre. Pouvez-vous nous suggérer des bons retos pas trop chèr à Venise (si ça existe) Notre hotel est prêt du pont du Rialto.
Les bars à vin nous intéressent aussi.
Merci d'avance
Les bars à vin nous intéressent aussi.
Merci d'avance
Inde du Sud (Tamil Nadu et Kerala) - Août 2010 English translation pending
Pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
C'était un retour. Nous avions parcouru le Rajasthan il y a 10 ans et connaissions aussi le Sri Lanka. Donc, pour une fois, nous avions une idée de ce qui nous attendait. Mieux, nous retournions le chercher. Et nous n'avons pas été déçus. Même après 10 ans. Même dans une autre région. L'accueil des Indiens est incomparable et rend fabuleux un voyage pourtant fatigant à la base.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 21 Août – Vol Emirates Paris CDG / Dubaï / Chennai Dim – Arrivée à Chennai à 8h20- Taxi jusqu'à Mama (950 Rs) - Nuit à Mamallapuram Lun – Nuit à Mamallapuram Mar – Bus jusqu'à Pondi (2h-60 Rs) - Nuit à Pondicherry Mer – Bus jusqu'à Chidambaram (1h30-24 Rs) – Bus jusqu'à K. (2h30-25 Rs) - Nuit à Kumbakonam Jeu – Rickshaw jusqu'à Darasuram et retour (100 Rs) – Bus jusqu'à Gangaikondacholapuram et retour (1h30-16 Rs x 2) - Nuit à Kumbakonam Ven – Bus jusqu'à Thanjavur (1h30-14,5 Rs) - Nuit à Thanjavur Sam – Bus jusqu'à Trichy (1h15-16 Rs) - Nuit à Trichy Dim – Bus privé (1ère erreur !) jusqu'à Madurai (2h30-100 Rs au lieu de 60 Rs-2ème erreur !!) - Nuit à Madurai Lun – Bus jusqu'à Kumily (4h-45 Rs ) - Nuit à Kumily Mar – Jungle Safari - Nuit à Kumily Mer – Spice Garden et Tea Factory - Nuit à Kumily Jeu – Bus jusqu'à Kottayam (3h30-69 Rs) – Ferry jusqu'à Alleppey (2h30-10 Rs) - Nuit à Alleppey Ven – Houseboat – Nuit sur le bateau Sam – Bus jusqu'à Ernakulam (1h30-39 Rs) - Nuit à Ernakulam (Kochi) Dim – Ferry (10 min ?-2,5 Rs) jusqu'à Fort Kochi - Nuit à Ernakulam Lun 6 Sept – Taxi à 6h30 pour l'aéroport (45 min-650 Rs) - Vol Emirates Kochi / Dubaï / Paris – Départ de Kochi à 10h30
Les prix des bus indiqués s'entendent par personne. Des détails sont donnés dans le paragraphe itinéraire.
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers Emirates Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris : 775 €/p
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 732 € répartis ainsi : - 315 € d'hébergement (14 nuits) - 87 € (5 000 Rs) pour les activités dans la réserve de Periyar - 70 € (4 000 Rs) pour le houseboat à Alleppey - Le reste (260 €) pour les repas, les transports et les quelques rares entrées de sites. 3 retraits cash en ATM (10 000 Rs à chaque fois, pas réussi à sortir plus) et un exchange de 50€ (passeport nécessaire) au cours de 1€ = 56,9 Rs.
Budget total tout compris (hors achats perso) : 2282 € pour nous 2
Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif. Notamment en terme d'hébergement … Nos choix nous ont portés vers certains hôtels assez chers pour l'Inde. On peut très facilement se loger pour 2 ou 3 fois moins (notre coup de cœur va d'ailleurs à la petite chambre tout en bambou de Alleppey à 400 Rs).
GUIDES :
Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) - 3e édition Sept 2009 – Très fiable pour les tarifs des bus, un peu moins pour les tarifs des hôtels. Quant aux restaurants proposés, certains avaient disparu mais peut-on blâmer le LP ?...
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris - Emirates Achetés fin avril en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Ils nous offraient l'avantage de répondre parfaitement à nos besoins avec un retour différent de l'arrivée, des horaires confortables et une escale très courte à Dubaï. Le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380 … Waouh, c'est méga gros !
Arrivée à 08h20 à Chennai : Ca grouille ! Bienvenue en Inde ! On se met en quête d'un ATM. Le premier ne fonctionne pas, le second oui. L'arrivée matinale à Chennai nous permettait d'envisager de rejoindre Mamallapuram aussitôt. On hésitait entre attraper un bus sur la route de l'aéroport ou repasser par Chennai pour y voir la plus grande gare routière de l'Inde du Sud. Ca nous tentait bien mais la fatigue l'a emporté et finalement, nous avons opté pour la solution bien plus coûteuse mais ultra-simple du taxi. 950 Rs cash. A 50 Rs près, c'est bien le prix qu'on a vu affiché dans les nombreuses agences de Mama pour un retour vers l'aéroport.
Départ à 10h30 de Kochi : L'aéroport est spacieux, lumineux, agréable. Mais pas de boutiques pour y dépenser ses dernières roupies …
2 – Les bus Ah … les bus en Inde !! Ils sont l'une des raisons pour lesquelles on a eu envie de revenir. En effet, on adore ce type de transport. Pour plein de raisons : la fréquence, la rapidité (durée souvent équivalente au train ou à peine plus longue), la vue panoramique quand on arrivait (très souvent) à avoir les places avant, et surtout le plaisir d'être témoins de jolies scènes de vie (dans le bus et hors du bus). Une raison supplémentaire maintenant : la fiabilité (!) : aucune panne sur nos 13 parcours en bus. Comme nous avons quasiment toujours pris le bus au départ d'une gare routière (et non pas en l'arrêtant sur le bord d'une route), nous avons toujours voyagé assis et, le plus souvent, nous réussissions même à avoir les places avant qui nous permettaient d'avoir plus de place pour nos grandes jambes (enfin … celles de Philippe) et une vue panoramique de la route et du paysage. Enfin, le coût est dérisoire. L'ensemble de nos tickets, pour nous 2 (sauf erreur, environ 750 Rs-13 € !), nous a coûté à peine plus cher que le taxi de Kochi pour l'aéroport. Notre intérêt pour ces voyages nous a même fait refuser l'offre d'un Indien à Alleppey qui remontait sur Kochi avec sa voiture perso et nous proposait de nous emmener pour 10 Rs … Plus rapide et moins cher que le bus !? Eh bien, non merci, sans façon ! Nous n'avons jamais réservé notre place. Nous arrivions à la gare routière, généralement très tôt le matin (souvent vers 7h) ; nous cherchions les chauffeurs ou les vendeurs de tickets facilement repérables à leur uniforme-pantalon beige. On indiquait notre destination, il nous montrait le bon bus, on s'y installait (les places ne sont pas numérotées) et on attendait le départ (jamais plus de quelques minutes). Nous payions notre ticket dans le bus, pendant le trajet. Aucune arnaque, le "contrôleur" dispose d'un petit automate qui sort un ticket imprimé indiquant le trajet et le prix. Ca permet une dernière vérification. Et pour savoir où descendre, chauffeur, contrôleur ou voyageur vous préviendront ! En 13 voyages, nous n'avons jamais galéré. Que du bonheur ! Et puis, il y a aussi ces ambiances de gares routières à l'odeur si caractéristique : un mélange de thé au lait, de curry, de jasmin, de gasoil et d'urine. Unique ! Une atmosphère et une animation tellement propre à l'Inde. C'est là qu'on trouve le plus grand choix de tiffin (les petits en-cas vendus dans la rue du genre samossas, beignets de dhal, boulettes sucrées de riz …) pour quelques roupies.
Sauf à Trichy (pour Madurai) où on s'est laissé berner par un rabatteur, nous avons toujours utilisé les bus d'état ordinaires. Ce bus privé était certes plus confortable mais pas plus rapide et nous a coûté 100 Rs. Bien sûr, ici, pas de petite facturette. Et pour cause, mon voisin, lui, avait payé 60 Rs … le prix normal. Si vous voulez être sûrs d'utiliser les bus ordinaires, n'écoutez et ne suivez que les hommes en uniforme beige.
Attention, à Mamallapuram, les bus pour aller à Pondicherry ne partent pas de la gare routière mais d'un bus stop sur la route. Il faut demander à un rickshaw de vous emmener à l'ECR bus stop. ECR comme East Cost Road. Le LP est totalement muet sur ce point.
3 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville.
HEBERGEMENT : On a suivi un rabatteur efficace et convaincant à notre arrivée à Alleppey. En dehors de cette étape, nous avons suivi le Lonely Planet pour toutes les autres. En tapant dans la catégorie moyenne qui offre un peu plus de confort mais surtout un peu plus de chaleur (en terme d'ambiance) que la catégorie inférieure.
Quelques remarques sur nos choix :
Mamallapuram – Le Sea Breeze – 2500 Rs (hors taxes 12,5% offertes après courte négo) – paiement par CB Les chambres sont bien mais ne justifient pas un tel prix. Ce qui peut expliquer le prix, c'est la piscine : grande et très propre. Un pur bonheur après les 10 heures d'avion … même, voire surtout, sous la pluie. Petit déjeuner continental inclus, simple mais copieux. Les petits hôtels de Mama (j'en ai vu 4, 400 à 800 Rs la chambre) nous ont paru bien tristes. Propres mais froids, sombres et tristes. Cela dit, c'est sans doute parce que c'était notre première approche et nous n'étions pas encore adaptés. Voilà pourquoi on s'est rabattu sur le Sea Breeze. Après coup, je ne le conseille pas, il est 2 fois trop cher.
Pondicherry – Le Park Guesthouse – 600 Rs Grand complexe qui dépend de l'ashram, sans charme mais bien situé. On a eu la chance d'avoir une chambre au dernier étage, avec un petit balcon donnant sur la mer. Chambre simple mais propre et une fois les moustiquaires installées, elle avait presque du charme … A noter parce que cas unique : accueil absolument détestable ! Bizarre pour un tel lieu …
Kumily – Mickey Homestay – 750 Rs Charmante chambre d'hôte toute claire, toute pimpante, avec un balcon agrémenté de chaises et d'une balancelle en rotin. Accueil familial. Une très très bonne adresse.
Alleppey (Alappuzha) - Ashtamudi Homestay – 400 Rs Voici l'adresse indiquée sur leur carte : West of S.D.V Central School, Zilla Court Ward http://www.hostelworld.com/...Stay/Alappuzha/18851 C'est dans une petite ruelle paumée, même pas tracée sur le plan du LP. Ca explique le jeune rabatteur (Sachu de son surnom) qui nous aborde dans le ferry, un stop avant le terminus. Baratin bien rodé. Tarif vraiment attractif (on est en basse saison et la guesthouse est vide) ! On se laisse entraîner. L'entrée de la guesthouse est vraiment peu engageante. On grimpe à l'étage par un méchant escalier de métal en colimaçon et là on arrive sur un vaste espace d'accueil tout en bambou qui dessert 4 ou 5 chambres aux portes de bois élégantes. On découvre notre chambre, tout en bambou elle aussi, moustiquaire, sdb simple, ventilo, paille de riz au sol. C'est simple mais bourré de charme. On a beaucoup aimé. On y a pris notre diner et notre petit déjeuner (non inclus). Large choix à la carte, service à toute heure, prix raisonnables. C'est également par Sachu que nous avons réservé un houseboat pour le lendemain. Sans harcèlement de sa part, il a même fallu que ce soit nous qui en parlions ! Une belle adresse mais il faut la trouver …
Kochi (Ernakulam) – Grand Hotel – 2200 Rs (hors taxes 15% offertes) – paiement CB On change de style. Magnifique hôtel à la décoration soignée et de très bon goût. Accueil très cordial, très chaleureux : malgré nos sacs à dos poussiéreux et nos tee-shirts blancs de transpiration, un portier aux magnifiques bacchantes nous ouvre la porte avec un large sourire. Sympa ! Autant le Sea Breeze est vraiment surévalué, autant celui-ci vaut largement ce prix. Fréquenté principalement par des Indiens. Petit déjeuner buffet (inclus) néanmoins un peu décevant, j'attendais plus de choix. C'est une très belle adresse si on cherche du confort. Et tout ça pour moins de 40 €. J'ose le conseiller.
Nos autres adresses se ressemblent et ne méritent pas de commentaires particuliers. Chambres quelconques, spacieuses, propres mais toujours assez sombres. Kumbakonam – Hotel Raya's – 1200 Rs Thanjavur – Hotel Ramnath – 1000 Rs - Seule chambre dispo dans ce 3ème hôtel qu'on faisait … Ce jour-là à Tanjore, l'offre était inférieure à la demande et je pense que le prix de la chambre a flambé … Car, malgré le prix, nous avions des wc à la turque dans une chambre vraiment tristoune … Trichy – Hotel Femina (petit dej buffet indien inclus vraiment super !) – 1240 Rs Madurai – Hotel Madurai Residency (petit dej buffet indien plus simple) – 880 Rs
Quel que soit le type d'hôtel, la literie a toujours été de très bonne qualité : matelas épais et ferme. Le lit est parfois juste couvert d'un drap-housse et d'une couverture pliée (ou un drap épais). Les serviettes de toilette sont apportées à l'installation. Un drap supplémentaire est fourni à la demande (mais pas toujours). Un sac à viande peut s'avérer bien utile dans la petite hôtellerie. Cela dit, nous n'en avions pas (toujours notre obsession de voyager léger) et on s'est très bien débrouillé sans …
La douche est à l'asiatique : une douchette fixée au mur de la sdb, juste à côté du wc ou du lavabo ; en dessous un robinet qui remplit un seau muni d'une louche. Pas de cabine, pas de rideau, pas de bac à douche. La cabine de douche, c'est toute la salle de bain ! Le sol incliné permet d'évacuer l'eau rapidement. Tout compte fait, c'est extrêmement agréable : on n'est pas coincé, bloqué, étriqué dans une cabine. Et mes grands gestes brutaux trouvent enfin tout l'espace pour s'exprimer, sans faire tomber le shampooing ! Très vite, on a abandonné la douchette pour ne plus se laver qu'en s'aspergeant avec la petite louche. Moins de gâchis et que c'est rafraichissant !
Pensez à du papier toilette. La Mickey's Homestay n'en fournit pas. On peut en acheter dans la micro épicerie juste à côté.
REPAS : La nourriture indienne nous ravit. Oui, elle est souvent épicée mais pas au point d'avoir la bouche en feu. A moins de ne pas supporter la moindre trace de piment, ça reste tout à fait mangeable. Gros écart de prix entre les restaurants destinés aux touristes et les Family Restaurant où se pressent, comme le nom l'indique, des familles entières d'Indiens. C'est dans ces restaurants populaires que nous avons le mieux mangé. Certains n'ont pas de carte et proposent un menu unique, un thali généralement, servi sur une feuille de bananier. La bouteille d'eau capsulée (15Rs) arrivera assez souvent automatiquement mais il vous faudra réclamer une cuillère sauf si vous vous sentez capables de manger avec les mains, pardon, avec LA main, la seule main droite. Moi, j'ai essayé, et je me suis retrouvée très vite avec les 2 mains dans mon riz à patouiller comme un cochon. J'ai arrêté. Pas douée ! Finalement, la cuillère, c'est pas mal. Nous avons peu suivi les conseils du LP qui se sont avérés assez souvent dépassés.
Quelques prix :
1 bouteille d'eau (1 litre) : dans la rue ou au family restaurant 15 Rs, au restaurant touristique 20 Rs 1 bière Kingfischer (650ml) : 120 Rs au restaurant 1 canette de Coca Light : 26 Rs (très difficile à trouver) 1 black tea : 3 à 5 Rs. Par défaut, le thé est servi sucré avec du lait. Si vous le préférez noir, précisez-le. 1 tiffin (en-cas vendu dans la rue, samossa, beignet de dhal (méga bon !), ladoo boulette jaune de riz sucrée et parfumée …) : entre 2 et 4 Rs la pièce. Avec 5 ou 6 pièces, vous faites un bon repas car ça plombe bien … 1 jus de noix de coco : 15 Rs (n'oubliez pas de demander l'ouverture de la noix pour manger la pulpe une fois le jus bu) 1 jus de fruits frais pressé (grenade, ananas, pomme, raisin …) : entre 20 et 30 Rs 1 biryani ou 1 thali au family restau : 30-37 Rs (60-100 Rs au restau touristique) 1 raïta : 10 Rs au family restau (30-40 Rs au restau touristique) 1 repas au family restau (biryani + raïta + eau) = 60 Rs/p (95 Rs pour 2 car 1 seul raïta et 1 seule eau) Même repas au restau touristique = entre 2 et 3 fois plus cher.
Quelques beaux souvenirs :
Thanjavur – Restaurant Sree Ariya Bhavan (high class veg rest) 1324, South Rempart Dans le quartier de la gare routière (old bus stand), à 30 mètres de l'hôtel Ramnath (même trottoir, à gauche en sortant de l'hôtel). On nous entraîne dans l'arrière-salle. Elle n'a aucune fenêtre. Beurk, je suis toujours perturbée dans les pièces borgnes. Premier réflexe de rejet, c'est glauque. Au même moment, j'entends Philippe devant moi dire "oh, que c'est chouette !" Ah ?!?!... Du coup, je regarde la pièce autrement, j'oublie qu'elle n'a pas de fenêtre et là je vois de superbes colonnes dans un endroit certes un peu décati mais encore bourré de charme. De plus, l'affluence prouve que la nourriture doit être authentique et goûteuse. Allez, oublions l'absence de lumière naturelle. On s'assoit à la table d'un homme seul qui se moque bien de nous voir l'envahir. Pas de carte, plat unique : thali. La feuille de bananier arrive. Suivie de la plâtrée de riz blanc servie à la volée, de l'apadam (grande chips) et des 5 ou 6 sauces et petites douceurs qui l'accompagnent. Tout est à volonté ! Pas besoin de réclamer, quand y en a plus, y en a encore ! On croise beaucoup de regards surpris mais ravis de nous voir là. Entre 2 bouchées goulues, nous ne manquons pas de leur rendre leur sourire. De toute façon, vu comme je me régale, ils voient qu'on apprécie !! Quand j'aime ce que je mange, ça se voit ! 32 Rs le thali. 14 Rs la bouteille d'eau.
Thanjavur – Bombay Sweets 1344, South Rempart Pas bien loin du précédent. Lui au contraire est ouvert sur la rue, très clair. Ah !... Un grand choix de petits en-cas, de beignets (pure ghee) salés et de petites douceurs sucrées. Le bonheur pour nous fut d'avoir été guidé par le patron (?) qui a pris le temps de nous montrer, de nous expliquer. On consommera chacun 2 beignets salés et un petit dessert pour 80 Rs au total. Voilà encore une adresse raisonnable et fort agréable et qui change du thali et des biryanis. Le Rasa Gulla est une boule de lait fermenté (!) dans un sirop. Surprenant et très bon.
Kumily - Ebonys Cafe – Roof Top Restaurant En bas de la rue du Mickey Homestay. On y a pris 1 petit dej et 2 diners. Voila un chouette restau pour touristes. Surprenant, il n'est pas dans le LP. Ambiance agréable et nourriture excellente. 450 Rs le diner pour nous 2 (2 small pot of masala tea, 2 plain naan, 1 veg curry, 1 malai kofta, 1 veg raïta).
Ernakulam – Aruvi Nature Restaurant Chittor Road (cf LP) 2 ou 3 petites salles en enfilade, bleues, toute simples. On arrive vers midi. Personne. On s'installe. Aussitôt on nous explique qu'ici tout est fait selon la tradition ayurvédique. Le repas kéralais traditionnel arrive. On goûtera des mets originaux : un jus de betterave et un dessert divin de riz ou de tapioca (??) au thé au lait (??). Bref, je ne sais pas bien ce que c'était mais c'était vraiment bon. Le restaurant s'est rempli pendant notre repas. Boutique attenante de produits ayurvédiques. Bonne adresse.
Ernakulam - Restaurant de l'hôtel Sapphire - Mahatma Gandhi Road Grand restaurant familial bourré d'Indiens. Grande carte, cuisine délicieuse. Prawn biryani à 100 Rs, plain naan à 17 Rs, black tea à 6 Rs. Mon meilleur souvenir culinaire.
L’ITINERAIRE : Le Lonely Planet propose des suggestions d'itinéraires : "Si vous n'avez que 3 mois …." Argh, ça m'agace !… 2 semaines en Inde du Sud, c'est une hérésie … Oui, comme partout, comme toujours. Alors, comme toujours, nous avons limité nos ambitions. Nous avions prévu de privilégier le Tamil Nadu car nous étions en mal de temples et de ne passer que rapidement au Kerala. Mais sur place, la fréquence et la fiabilité des bus nous ont permis de gagner du temps que nous avons consacré à la réserve de Periyar et à une journée pleine en houseboat.
Mamallapuram : Petite ville tournée vers le tourisme : hôtels, restau, agences, boutiques, tout est fait pour nous. Même si, du coup, elle a perdu tout son caractère indien, elle n'est pas désagréable du tout et pour démarrer un voyage, c'est pas mal … Magnifique site archéologique. L'ascèse d'Arjuna gravé dans la roche nous a enchantés. Billet combiné pour les 5 rathas et le temple du rivage = 250 Rs. Oui, ça vaut le coup.
Pondicherry : Ville qui tombe en décrépitude. Ajouté à cela une pluie incessante, notre vision de Pondicherry s'en est forcément trouvé altérée … Peut-être qu'avec un peu de soleil on aurait sans doute trouvé la promenade le long du bord de mer tout-à-fait charmante.
Chidambaram : Petit stop sur la route de Pondi à Kumbakonam pour visiter le temple de Shiva Nataraja qu'on rejoint à pied depuis la gare routière. Juste à l'entrée du temple, on trouve une échoppe qui va nous garder pour quelques roupies nos sandales (et oui, les temples, c'est toujours pieds nus) et surtout nos 2 sacs à dos. Nous voici légers pour visiter ce grand temple. Qui vaut le coup ! On y passera 2 heures. Ne ratez pas la cérémonie du feu (il y en a plusieurs par jour) annoncée par un tintamarre effroyable de cloches, clochettes, tambours … Impossible de la rater. Tout à fait authentique. On retourne, toujours à pied, à la gare routière où on attrape un bus pour Kumbakonam. Ce petit stop se fait facilement.
Kumbakonam : Autant Mama est vouée au tourisme, autant Kumbakonam ne l'est pas. Hôtels et restaurants sont faits pour les locaux. Ca peut paraitre un poil difficile quand le coup de pompe de l'après midi arrive et qu'on aimerait tellement "prendre un pot" quelque part. Par contre, on y a vu nos plus belles scènes de rues, de marché, de vie. On y a très bien mangé dans une gargote ou en achetant des tiffins et du raisin noir qu'on a mangés dans notre chambre … On a consacré l'après midi du mercredi à visiter quelques temples "modernes" de Kumbakonam. Mais l'intérêt majeur, ce sont les 2 temples cholas des environs que nous visiterons le jeudi. On s'est planté dans l'ordre de nos visites. Car pour aller à Gangaikondacholapuram (36km), c'est long et un peu compliqué. Il vaut donc mieux commencer par celui-là et garder Darasuram (5km) pour l'après midi en rickshaw. Gangaikondacholapuram : depuis la gare routière de Kumba, il faut prendre un bus en réussissant à dire d'un seul coup la destination Gangai-konda-chola-puram. C'est déjà la première difficulté, et non des moindres ! Pas de bus direct, il faudra prendre une correspondance. Ah … on va innover ! Après ¾ h d'une jolie route, le bus (le 1er) passe un barrage et nous dépose au terminus Lower Anaic - 7,5 Rs – tout le monde descend et se dirige vers des rickshaws qui attendent sagement. On s'entasse à 5-6 par rickshaw et on retraverse le barrage dans l'autre sens (5 Rs/personne) par un autre pont, non praticable par les bus. Le rickshaw nous dépose auprès d'un second bus qui, lui, passe à Gangai. 3,5 Rs – 20 minutes. Quand on y arrive (ce n'est pas le terminus), le contrôleur nous fait signe. On saute du bus. Le temple est là, juste en bord de route. Pour le retour, nous voici donc à un arrêt de bus en bord de route et là, c'est un peu plus compliqué que dans une gare routière. Ce qui nous a aidés c'est le petit ticket facturette de l'aller. Je l'ai montré pour expliquer que je voulais y retourner. Comme il est aussi écrit en tamoul, ça a suffi. Et on fait le chemin inverse : 20 min jusqu'à Lower Anaic, 5 minutes de rickshaw puis ¾ h d'un autre bus jusqu'à Kumba. Quand on sait ce qu'il faut faire, c'est plus facile et in fine, ça se fait tout seul … Nous, heureusement qu'on a été pris en charge à l'aller par une adorable jeune femme qui avait compris où on voulait aller, qui y passait et qui s'est chargée de nous chaperonner. Pour le retour, on s'est débrouillé, mais on savait ce qu'il fallait faire. Alors, est-ce que ce temple mérite toute cette équipée ? Oui, oui, oui ! Il est superbe, dans un cadre bucolique, au calme, bien préservé, bien restauré. 1 heure peut suffire à la visite mais on peut vraiment s'y poser davantage. Le sanctuaire est fermé de 12h à 16h mais c'est surtout l'extérieur qui est remarquable. Et puis justement, parce qu'il se mérite, il n'en est que plus intéressant ! Quelques visiteurs indiens. Grand calme ! Et puis enfin, cette équipée, que c'était bien ! Allez, lancez-vous ! Darasuram : 100 Rs, c'était le prix convenu avec le rickshaw pour nous y amener, nous attendre et nous ramener. En y arrivant, on tombe sous le charme (d'autant qu'on n'avait pas encore vu Gangai.) et on flâne, on flâne, on flâne … A un moment, on voit notre chauffeur nous rejoindre dans le temple et on comprend à son sourire un peu embarrassé qu'il s'impatiente. Du coup, on l'a libéré. Ca fait cher l'aller simple mais tant pis, on veut profiter. On y restera jusqu'à plus soif et on paiera 50 Rs un nouveau rickshaw pour rentrer. Le prix de la liberté.
Avec Darasuram et Gangai, pour nous les amoureux des vieilles pierres, voilà une journée coup de cœur !
Ah, j'entends la question des moins passionnés … S'il fallait n'en faire qu'un seul ? Pfff … Gangai est plus bucolique mais moins facilement accessible. C'est tout ce que je dirais !
Thanjavur (Tanjore) : Que de monde (des Indiens !) dans ce grand temple chola ! Le plus grand. Voilà qui rend la visite bien différente de celle de Darasuram et Gangai. L'ambiance est très différente. On perd en atmosphère bucolique ce qu'on gagne en atmosphère vivante et dévote. Il faut du temps. On y passera 2 heures le matin et on y reviendra en fin d'après-midi. Le palais du centre ville (50 Rs) - Sans intérêt. La bibliothèque (gratuite) renferme de beaux manuscrits sur des palmes. Le musée (30 Rs) présente de beaux bronzes, notamment de splendides Shiva Nataraja (roi de la danse).
Trichy : Rock Fort Temple : pour y arriver, nous avons pris un bus de ville. Tous ceux qui commencent par 1 y mènent pour 3 Rs. C'est loin. L'entrée du temple ressemble à une ruelle, encombrée de boutiques. Comme toujours, on dépose nos sandales et on grimpe 430 marches. Au somment, jolie vue 360°. C'est sympa, mais ça ne vaut pas les 3 étoiles du guide bleu … Grand temple de Sri Ranganathaswami : très vivant, très animé. On vous proposera d'accéder à la terrasse pour 10Rs. C'est sympa pour voir les gopuram MAIS attention, évitez les heures trop chaudes, pieds nus, c'est totalement impraticable. A voir les gesticulations et les grimaces de Philippe, j'ai bien cru que sa peau de bébé allait cloquer !! En fait, il est plus coriace qu'il n'en a l'air … Le complexe est très grand, nous n'avions pas pris de guide (et avons eu confirmation par une touriste belge qu'ils ne sont pas tous très fiables …) mais du coup, il faut un peu chercher. Ne ratez surtout pas un grand temple au fond (oui, je sais, au fond ce n'est pas terrible comme indication) dont la façade est ornée de 8 ou 10 immenses cavaliers sculptés dans la pierre. Cherchez-le, c'est sans doute la plus belle façade qu'on ait vue. C'est extraordinaire. Un indice, il est à côté de la grande salle des 1000 piliers. Allez, brûlez-vous les pieds maintenant !
Madurai : Temple de Meenakshi : euh … encore un temple ?... Ici on paie 50 Rs l'entrée + 5 Rs pour la salle aux piliers qui abrite un musée de bronzes. Le mandapa aux 1000 piliers abrite des colonnes aux sculptures très fines. Immanquable aussi.
Un mot sur les temples : Quand on dit temple, il faut comprendre ensemble religieux, constitué d'une ou plusieurs enceintes qui protègent deS templeS. Chaque temple (cette fois, le bâtiment) est constitué d'une salle de piliers et d'un sanctuaire (le saint des saints) assez souvent interdit aux non hindous. Ce qui est très beau, ce sont les murs extérieurs de ces différents temples ainsi que les piliers gravés dans la masse. C'est très schématique mais c'est pour dire que temple ne correspond pas juste à une seule construction mais bien à un grand ensemble dans lequel les gens vivent. A Tanjore, comme à Trichy ou Madurai, le temple est quasiment un village. Ici, l'intérêt est donc double : l'architecture extraordinaire et l'ambiance dévote très vivante, tant par les différentes cérémonies conduites par les prêtres que par les habitudes des Indiens qui vivent dans ces temples : ils y travaillent, ils y prient, ils y mangent, assis en tailleur devant de larges feuilles de bananiers, ils y dorment (nous aussi d'ailleurs, on s'y est fait une petite sieste ni vu ni connu !) … Les photos sont interdites à l'intérieur des temples (principalement dans le sanctuaire) ou bien payantes en acquittant un droit photo. Par contre, elles sont permises à l'extérieur du sanctuaire : les murs, les enceintes … Ce sont d'ailleurs eux qui présentent souvent le plus grand intérêt esthétique (ça doit faire 5 fois que je le dis). Les heures de fermeture (de 12h à 16h assez souvent) ne concernent souvent que les sanctuaires. Ce n'est donc pas très gênant.
Kumily et la réserve de Periyar : Après 4 heures de bus depuis Madurai, nous arrivons à Kumily vers midi. Il fait plus frais (bonne nouvelle !) et il pleuviote (mauvaise nouvelle !). Dès notre descente de bus, nous sommes abordés par Abbas (qui s'est auto-baptisé KK, King of Kumily), un musulman dont la barbe noire est aussi large que son sourire. Il nous présente l'offre de la Thekkady Tourist Guide Association. Il parle très bien anglais et a suffisamment d'humour pour qu'on ne se sente pas agressés. Mais quand même … on voudrait bien se poser ! Donc, on l'interrompt, on lui dit avoir repéré 2 petites pensions. Ok, je vous y retrouve dans 1 heure nous dit-il. Et de nous offrir la course en rickshaw. Et de fait, il nous retrouve bien vite chez Mickey et, plus confortablement, nous propose différentes sorties. L'offre et les prix correspondent à ce qu'on avait lu dans le LP. On n'hésite pas et on opte pour : - le spectacle de Kathakali le soir même (2 x 150 Rs) - le jungle safari pour le lendemain (2 x 1 650 Rs + 2 x 300 Rs de droit d'entrée + 50 Rs de droit de photo) - un jardin d'épices et la fabrique de thé pour le surlendemain (2 x 2 x 100 Rs d'entrées + 350 Rs de rickshaw) Au total 5 000 Rs pour nous 2, payés cash. On a confiance, on paie tout d'avance. Waouh, les fous !! Ben non, on avait bien senti. Pas de coup fourré au final. Le spectacle de Khatakali : Nos billets de kathakali nous seront livrés "à domicile", chez Mickey, quelques minutes après le départ d'Abbas. Les places sont numérotées et c'est intéressant d'être devant. Il est donc important d'aller acheter ses billets "le plus tôt possible". Nous étions au 2ème rang. Voilà qui nous rassure tout de suite sur son honnêteté. La salle de spectacle est un bête hangar, sièges en plastique, scène de fortune, aucun décor. Une salle de dames patronnesses. 2 shows par jour, à 16h30 et à 19h. Nous avions réservé pour celui du soir. On avait lu que les artistes se maquillent devant les spectateurs. Nous étions donc à nos places dès 18h30 tout comme un autre touriste canadien dont les cheveux étaient épouvantablement gras (remarque gratuite et stupide me direz-vous mais qui va prendre du sens un peu plus bas …). Malheureusement, c'est peut-être vrai pour le show de 16h30 mais entre les 2, ils ne se démaquillent pas. Nous n'avons donc assisté qu'à "l'enjuponnage" d'un danseur. Mais ça valait déjà bien le déplacement. A 19h, la salle était pleine (80 personnes peut-être), à 95% des Indiens. Sur scène, 2 danseurs et 2 musiciens. Pendant ½ heure, des explications vont nous être données (en anglais) sur la signification des couleurs du maquillage et sur les gestes des mains, des yeux, du visage (ah bon, on a un muscle là !?...). Puis, ½ heure de véritable spectacle. Un résumé papier (dispo en Français) est fourni pour nous aider à comprendre le sens de la danse. A la fin du spectacle les 2 danseurs restent sur scène pour permettre aux photographes de s'en donner à cœur joie. C'est intéressant, sans être immanquable. Et ce n'est pas bien cher, pas de quoi hésiter longtemps. Je le dis souvent, il vaut mieux avoir des regrets que des remords. Le Jungle Safari : On quitte notre pension à 5h30. Comme prévu, la jeep est là à nous attendre dans la rue, avec déjà à bord, un jeune couple d'Anglais. Il fait noir et froid. On roule toutes bâches ouvertes et malgré un pull et un coupe-vent, on grelotte … En route, le chauffeur s'arrête pour payer le droit d'entrée et le droit photo. On récupère les tickets. C'est bien 300 Rs … A 7h30, on arrive à un superbe lodge, près d'un lac, où nous allons prendre un excellent petit déj buffet avec les clients du lodge. A 9h30, un guide nous remet des guêtres en coton pour nous protéger des sangsues (leech en Anglais). Les guêtres sont totalement fermées et s'enfilent comme des chaussettes, donc, même avec nos sandales, nous étions bien protégés. Et nous démarrons à pied vers la forêt. On a de la chance, il fait beau. On ne grelotte plus !! Il fait même bien chaud … On arrive au pied de collines couvertes de végétation tropicale. Et là, gros coup de bol, un éléphant, puis 2, puis 3, un petit, puis … nous en verrons 12 ! D'assez loin quand même, mais les photos au zoom rendent vraiment bien d'autant qu'ils étaient étagés sur la colline. Après avoir longuement profité de ce spectacle, nous retournons au lodge pour un déjeuner buffet tout aussi copieux et raffiné que le petit déj. Engoncés dans d'inconfortables gilets de sauvetage, nous voilà partis tous les 5 pour une balade sur le lac. Le guide rame et nous 4, on l'encourage. On arrive auprès d'une jolie cascade. Quelques photos. Retour. Thé et petits gâteaux secs. Petit pourboire au guide et de nouveau une bonne heure de jeep pour revenir à Kumily. In fine, nous avons eu beaucoup de chance avec le temps et les animaux. Ces quelques heures passées avec le guide étaient très agréables et très enrichissantes, nous avons appris des tas de choses sur les animaux et sur la végétation. Mais, même dans ces conditions optimales, je n'ai pas trouvé que ça valait 2000 Rs/p. Alors, que diront ceux qui n'ont pas eu la chance de voir un seul éléphant ? Ceci étant dit, le petit couple d'Anglais nous a dit par mail (lors d'échange de photos) que ça avait été leur meilleur souvenir de voyage … comme quoi … peut-être était-ce parce qu'ils avaient fait notre connaissance … Sérieusement, journée très sympa et qui, selon votre vécu (car je pense que tout est là), vous laissera un souvenir plus ou moins fort. Attention, ce trek n'a pas lieu DANS la réserve mais en bordure (Gavi Lake). Impossible avec ces entrées d'aller voir Thekkady (petit village au centre de la réserve). Le jardin d'épice et la fabrique de thé : A 10h, comme prévu, le rickshaw était là pour nous emmener au Spice Garden d'Abraham. Abraham nous reçoit, nos entrées sont pré-réglées (100 Rs/p). Pas d'embrouille … Il nous propose de nous guider dans son jardin en Français. Je pense qu'il rigole … et bien non ! Il connait parfaitement son sujet et maitrise les mots français qui s'y rapportent. La visite en devient passionnante. Pas de vente d'épices dans ce jardin, donc, aucune pression … La visite dure plus d'une heure qu'on ne voit pas passer. Nous rejoignons ensuite la Connemara Tea Factory. Visite guidée (100 Rs/p), nous sommes là encore tous les 2 tout seuls, accompagnés d'un employé qui, dans un très bon Anglais, va nous expliquer tout le processus de fabrication du thé. D'abord dans la plantation pour nous parler de la plante, de la même famille que le camélia, puis en nous commentant un diaporama qui illustre les étapes de la fabrication enfin, dans l'usine même, très bruyante (d'où le diaporama avant) pour voir in situ le processus. Là encore, 1 heure passionnante. Ces 2 visites nous ont enchantés. Je les recommande chaudement. Le massage ayurvédique : Avec l'âge et quelques expériences déjà vécues ici ou ailleurs, je me suis un peu décoincée sur les massages et je dois même avouer que maintenant … j'adore ça ! Je décide de tester celui de Matha Ayurveda Hospital sur Lake Road. Après une petite négo, j'obtiens un massage complet de 80 minutes pour 600 Rs. Je me déshabille. Entièrement. La jeune fille me donne un petit "cache sexe" jetable en papier. Rigolo. Il ya 10 ans, ça ne m'aurait pas faire rire du tout … Le massage commence par la tête et se poursuit par tout le corps. En fait de massage, c'était surtout un gros badigeonnage. Je suis couverte d'huile, de la tête aux pieds, mais de massage, que nenni, nada, rien. Juste un étalage. Après 60 minutes, je suis enfermée assise dans une capsule pour y transpirer. Bref, on met le poulet au four après l'avoir bien graissé. La tête est dehors (heureusement !) et le premier exploit consiste à rester assise car avec cette quantité d'huile, on glisse sur le tabouret de plastique et aucun tourne broche pour s'accrocher ! Le 2ème exploit consiste à supporter cette transpiration dans la graisse. C'est désagréable au possible. Enfin, après 10 interminables minutes, je ressors, je m'essuie (comme je peux, ça glisse !), et toc, je me prends un soupçon de poudre brune entre 2 pics de cheveux (ben oui, avec l'huile, je ressemble à la statue de la Liberté). Oui, c'est vrai, ça manquait cette touche finale ! C'est fini, thank you Mam ! Voilà comment 80 minutes de massage se sont transformées en 70 minutes de tartinage. Mais le supplice n'était pas encore fini puisqu'il fallait rentrer maintenant … Traverser la petite ville pour rejoindre la pension, avec les cheveux plus gras que si je n'étais tombée dans une bassine de friture. Que j'aurais aimé être invisible, tortiller du nez pour d'un seul coup me retrouver sous ma douche, allez, à défaut frôler les murs et rentrer le plus vite possible ! Et bien non ! Je tombe pile dans une grande procession qui réunit toute la ville ! Un monde fou dans les rues. En temps normal, j'aurais jubilé ! Quelle chance ! Là j'ai dit, quelle poisse ! Forcément … Allez, le ridicule ne tue pas, la preuve j'ai survécu. Bref, je n'ai pas du tout aimé. Vous aviez compris ? Mais attention, je suis aussi convaincue que ça a été très mal fait et je n'en tire aucune conclusion hâtive. La seule conclusion : à moins que vous ne vouliez savoir ce que ressent une sardine à l'huile, évitez soigneusement cette adresse ! Non, je n'en ai pas testé une autre !! Mais maintenant j'ai compris d'où sortait le touriste canadien rencontré au Khatakali ! Lui visiblement, ça ne le gênait pas …
Alleppey : Comme on veut pouvoir enchaîner avec un ferry à Kottayam, on quitte Kumily en bus à 6h35. On a même hésité à partir plus tôt. Sage décision que de ne l'avoir pas fait car nous aurions alors raté de magnifiques paysages. 3h30 d'une jolie route en lacets. On arrive à Kottayam vers 10h. Un rickshaw nous dépose à l'embarcadère pour 30 Rs. Argh … c'est ça le ferry ?... Le dernier ferry que nous avions pris, c'était en Norvège. Ce n'était pas le même … Celui-ci part à 11h30. Largement le temps d'aller acheter quelques petites bouchées délicieuses en guise de repas. On s'installe, le ferry se remplit sagement et à l'heure dite, on démarre. 2h30 de navigation sur des canaux bordés tantôt par des rizières, tantôt par des maisons. Magnifique voyage !! Juste avant le terminus, quelques jeunes rabatteurs montent à bord et cherchent le touriste. On n'est que 2, du coup, on se les prend tous en même temps. Ils prêchent chacun pour leur guesthouse. Chacun leur tour, ils parlent et nous glissent une carte dans la main. Un peu de surenchère, un peu de friction, mais ça reste cordial. On est habituellement assez hermétique à ces joutes, préférant nous fier aux adresses du LP, pourtant ici, on se laisse convaincre par Sachu qui nous emmène dans sa guesthouse. On ne le regrettera pas. Jolie petite adresse que j'ai décrite plus haut. C'est nous qui lui demandons s'il propose des houseboats. Bien sûr … Il arrive avec un book et nous propose 3 bateaux. On choisit le premier : 4 000 Rs les 22h. On ne négocie pas, le prix nous convient. Service et prix correspondent bien à ce qu'on avait lu et entendu. On réserve pour le lendemain. On embarque à 11h. Bateau totalement fidèle aux photos. Ca nous convient, on paie Sachu (cash) qui nous avait accompagnés jusque là. Un pilote et un cuisinier. Une jolie chambre avec des fenêtres qui ouvrent sur l'eau, une sdb complète. A 11h30 on démarre 11h30 – départ 13h00 – amarrage pour le déjeuner 14h30 – départ 17h30 – amarrage pour la nuit 19h30 – dîner 8h00 – départ et petit-déjeuner en cours de navigation 9h00 – retour au port Au total 5h30 de navigation. On a vraiment regretté de ne pas déjeuner en voguant … Malgré ce petit regret, que c'était bien !! Et pourtant, nous avions un temps gris, un ciel pâle, un peu de bruine même en fin de journée. Aucun merveilleux coucher de soleil comme on l'espérait, aucune jolie lumière chaude de fin de journée … Malgré cela, et avec des conditions météo vraiment moyennes, on a trouvé ce petit break extraordinaire. D'abord, le rythme est lent, c'est calme et très peu bruyant. On entend à peine le moteur. Ensuite, très peu de bateaux voguent sur l'eau à cette époque. En haute saison, pour la même prestation, les prix grimpent jusqu'à 10 000 Rs. Les bateaux croisés sont occupés pour la plupart par des Indiens aussi émerveillés que nous. Echange de sourire et de grands saluts. Enfin, les paysages sont splendides, même sous un ciel blanc bien triste. La pause pour la nuit nous a permis de descendre et de nous promener dans le village ruban, coincé entre canal et rizière. Quelle drôle d'impression d'habiter sur ce ruban de terre entouré d'eau. Nous ferons une très longue promenade, avec partout le sourire des habitants pour nous accueillir. Et quand la nuit tombe, les pêcheurs sortent, les enfants continuent à rire et à jouer. Quelle belle ambiance ! Nuit calme et romantique, et petit-déjeuner cette fois en voguant. Nous avons particulièrement apprécié d'avoir un petit balcon au dessus du chauffeur qui permet une vue panoramique. Tous les bateaux n'en disposent pas. Vérifiez ce point, ça me parait être vraiment un avantage. Un regret : on ne passe pas dans les tout petits canaux. Ainsi, la petite balade en canot proposée par ailleurs est-elle sans doute très complémentaire. Nous ne l'avons pas faite car il pleuvait … mais je le regrette. Ferry, houseboat et canot auraient permis une vue complète de la vie dans les Backwaters.
Kochi : On hallucine en arrivant à Kochi. De la circulation, des bouchons, de très nombreuses voitures personnelles neuves … Le Kerala est très différent du Tamil Nadu. Le bus nous laisse à Ernakulam où on avait décidé de loger car plus facile d'accès pour l'aéroport. Une fois les bagages posés, nous filons vers Fort Kochi que l'on rejoint en ferry (un guichet, 2 files, une pour les filles, une pour les mecs) pour 2,5 Rs/p. On trouve à Fort Kochi, à une centaine de mètres du débarcadère (en prenant à droite dès la sortie) une petite échoppe d'antiquités où le vieux patron loue des vélos (for tourist only !). 6 Rs de l'heure. On note l'heure de départ, on paie au retour. Aucune caution. Ca change tout !! D'abord on a moins chaud qu'en marchant, ensuite on couvre plus de distance, enfin, on évite les rickshaws qui ici sont vraiment racoleurs. Des cadenas intégrés permettent de s'arrêter comme on veut. Fort Kochi est un endroit où il fait bon flâner, a fortiori en vélo. Personnellement, j'ai beaucoup aimé la visite du palais hollandais pour ses splendides peintures murales (5Rs l'entrée) Les carrelets (les filets suspendus) m'ont moins impressionnée que prévu. L'environnement est devenu trop touristique et a perdu beaucoup d'authenticité. Et puis la toile de fond (un port grouillant d'activité) n'est pas celle que j'avais imaginée. Une bonne journée suffit à visiter Fort Kochi mais attention, évitez le dimanche, certaines rues (notamment la rue du bazar) sont mortes et c'est bien dommage.
DIVERS : L’accueil : Ils sont bruyants (good morning ! nous hurle tout sourire cet employé en nous voyant sortir de notre chambre à 6h du mat, toutes les chambres alentour ont su qu'on partait ….), indisciplinés au possible, bien peu concernés par nos normes d'hygiène, indifférents aux détritus qui jonchent leurs rues et aux (trop rares) poubelles qui restent désespérément vides, englués dans une paperasserie effroyable. Mais ils sont aussi chaleureux, avenants, toujours prêts à aider, souriants, tellement souriants, gentils, dans le bon sens du terme, ils sont heureux de nous voir aimer leur pays et nous le disent, tant de qualités humaines qui rendent l'Inde si attachante. Les contacts sont faciles et toujours ouverts et francs. Les relations ne sont jamais entachées d'une arrière-pensée mercantile, jamais agressives, jamais lourdes. Bien sûr, ça reste un voyage fatigant : le bruit permanent dans la rue, les routes défoncées et les bus tellement inconfortables, la saleté, la pollution. Des inconvénients bien minces au regard de tout ce que l'Inde apporte. Notre dernier voyage, c'était le Japon. On est ici à l'opposé. J'aime les 2. La carte bancaire : Encore peu répandue en terme de paiement commerçant. Par contre, nombreux ATM, même au Tamil Nadu. Le climat à cette époque : 3 jours de pluie en début de voyage puis retour du beau, chaud et humide mais avec souvent un ciel très pâle. On transpire beaucoup. On peut néanmoins se passer de l'A/C (qui gonfle considérablement le prix des chambres) car toutes les chambres sont pourvues d'un ventilo qui peut suffire. Vêtements : Climat chaud et humide, transpiration et poussière : on se salit beaucoup. Des sandales à scratch permettent à la fois de marcher confortablement et, surtout, d'être retirées rapidement pour entrer dans les temples. Et c'est suffisant pour le petit trek du Jungle Safari. Nous avons sortis pulls et coupe vent à Periyar. L’affluence touristique à cette époque : Low season, on l'a vu. On a rencontré de très nombreux touristes indiens (des Indiens du Tamil Nadu au Kerala et inversement) mais pas d'occidentaux. Un peu plus à Kochi mais bien peu … Même les houseboats croisés étaient à 90% occupés par des Indiens. Les problèmes de santé : Aucun. Pas de précautions particulières : on a mangé des crudités, des fruits (comment s'en passer ?...), bu des jus de fruits avec des glaçons, mangé dans la rue … Bref, la seule précaution à laquelle on ne déroge jamais, c'est l'eau capsulée. Pour la reste, on a profité ! Les moustiques : Ils sont nombreux, piquent beaucoup et souvent. Pour autant, les piqûres ne sont pas très virulentes. Choix personnel : nous avons décidé de ne pas prendre de médoc contre le palu. On assume, sans débat ni revendication. Photos : Les nôtres ou celles dont on a fait l'objet ? Car pendant ce voyage, nous avons dû plus d'une fois jouer les starlettes ! Ils ont été nombreux à nous demander une photo, les plus hardis allant jusqu'à poser avec nous. Nous avons même fini entourés par toute une famille dont on nous a présenté tous les membres. Je n'ai pas retenu les 14 prénoms (vilaine que je suis !). Voilà qui en dit long. Ils aiment nous photographier et ils aiment être photographiés. Echange amical, facile. Vive le numérique qui permet de montrer aussitôt le résultat. Et toujours, un sourire lumineux pour remerciement. Nous demandons toujours la permission avant de faire une photo. Nous n'avons essuyé aucun refus. Aucun. Que du bonheur ! L'artisanat : Rien d'extraordinaire. C'est un avis tout à fait perso. On ramène principalement des longhis colorés en coton (entre 95 et 170 Rs) qui font de bien jolies nappes. On les a fait aussitôt ourler sur place par un tailleur (20 Rs les 2 ourlets). En France, les ourlets nous auraient coûté plus cher que les longhis. Du reste, le travail de ce tailleur est un très beau souvenir : de beaux gestes précis et rapides.
On a beaucoup aimé : 🙂 Regarder vivre les Indiens Admirer leurs vêtements, les dothis blancs immaculés ou les saris vaporeux multicolores Prendre le bus Manger dans la rue
On a moins aimé : 😕 Les klaxons Se brûler les pieds dans les temples
En conclusion ... Un voyage en Inde, c'est toujours un choc. Pour beaucoup la vie y est dure et certaines scènes sont très éprouvantes. Pourtant, malgré la misère, les Indiens restent accueillants et avenants. C'est ce paradoxe qui rend l'Inde si attachante. Aller en Inde, c'est prendre une belle leçon de vie. Comme il y a 10 ans, je sais qu'une fois encore je retournerai en Inde.
C'était un retour. Nous avions parcouru le Rajasthan il y a 10 ans et connaissions aussi le Sri Lanka. Donc, pour une fois, nous avions une idée de ce qui nous attendait. Mieux, nous retournions le chercher. Et nous n'avons pas été déçus. Même après 10 ans. Même dans une autre région. L'accueil des Indiens est incomparable et rend fabuleux un voyage pourtant fatigant à la base.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 21 Août – Vol Emirates Paris CDG / Dubaï / Chennai Dim – Arrivée à Chennai à 8h20- Taxi jusqu'à Mama (950 Rs) - Nuit à Mamallapuram Lun – Nuit à Mamallapuram Mar – Bus jusqu'à Pondi (2h-60 Rs) - Nuit à Pondicherry Mer – Bus jusqu'à Chidambaram (1h30-24 Rs) – Bus jusqu'à K. (2h30-25 Rs) - Nuit à Kumbakonam Jeu – Rickshaw jusqu'à Darasuram et retour (100 Rs) – Bus jusqu'à Gangaikondacholapuram et retour (1h30-16 Rs x 2) - Nuit à Kumbakonam Ven – Bus jusqu'à Thanjavur (1h30-14,5 Rs) - Nuit à Thanjavur Sam – Bus jusqu'à Trichy (1h15-16 Rs) - Nuit à Trichy Dim – Bus privé (1ère erreur !) jusqu'à Madurai (2h30-100 Rs au lieu de 60 Rs-2ème erreur !!) - Nuit à Madurai Lun – Bus jusqu'à Kumily (4h-45 Rs ) - Nuit à Kumily Mar – Jungle Safari - Nuit à Kumily Mer – Spice Garden et Tea Factory - Nuit à Kumily Jeu – Bus jusqu'à Kottayam (3h30-69 Rs) – Ferry jusqu'à Alleppey (2h30-10 Rs) - Nuit à Alleppey Ven – Houseboat – Nuit sur le bateau Sam – Bus jusqu'à Ernakulam (1h30-39 Rs) - Nuit à Ernakulam (Kochi) Dim – Ferry (10 min ?-2,5 Rs) jusqu'à Fort Kochi - Nuit à Ernakulam Lun 6 Sept – Taxi à 6h30 pour l'aéroport (45 min-650 Rs) - Vol Emirates Kochi / Dubaï / Paris – Départ de Kochi à 10h30
Les prix des bus indiqués s'entendent par personne. Des détails sont donnés dans le paragraphe itinéraire.
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers Emirates Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris : 775 €/p
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 732 € répartis ainsi : - 315 € d'hébergement (14 nuits) - 87 € (5 000 Rs) pour les activités dans la réserve de Periyar - 70 € (4 000 Rs) pour le houseboat à Alleppey - Le reste (260 €) pour les repas, les transports et les quelques rares entrées de sites. 3 retraits cash en ATM (10 000 Rs à chaque fois, pas réussi à sortir plus) et un exchange de 50€ (passeport nécessaire) au cours de 1€ = 56,9 Rs.
Budget total tout compris (hors achats perso) : 2282 € pour nous 2
Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif. Notamment en terme d'hébergement … Nos choix nous ont portés vers certains hôtels assez chers pour l'Inde. On peut très facilement se loger pour 2 ou 3 fois moins (notre coup de cœur va d'ailleurs à la petite chambre tout en bambou de Alleppey à 400 Rs).
GUIDES :
Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) - 3e édition Sept 2009 – Très fiable pour les tarifs des bus, un peu moins pour les tarifs des hôtels. Quant aux restaurants proposés, certains avaient disparu mais peut-on blâmer le LP ?...
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris - Emirates Achetés fin avril en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Ils nous offraient l'avantage de répondre parfaitement à nos besoins avec un retour différent de l'arrivée, des horaires confortables et une escale très courte à Dubaï. Le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380 … Waouh, c'est méga gros !
Arrivée à 08h20 à Chennai : Ca grouille ! Bienvenue en Inde ! On se met en quête d'un ATM. Le premier ne fonctionne pas, le second oui. L'arrivée matinale à Chennai nous permettait d'envisager de rejoindre Mamallapuram aussitôt. On hésitait entre attraper un bus sur la route de l'aéroport ou repasser par Chennai pour y voir la plus grande gare routière de l'Inde du Sud. Ca nous tentait bien mais la fatigue l'a emporté et finalement, nous avons opté pour la solution bien plus coûteuse mais ultra-simple du taxi. 950 Rs cash. A 50 Rs près, c'est bien le prix qu'on a vu affiché dans les nombreuses agences de Mama pour un retour vers l'aéroport.
Départ à 10h30 de Kochi : L'aéroport est spacieux, lumineux, agréable. Mais pas de boutiques pour y dépenser ses dernières roupies …
2 – Les bus Ah … les bus en Inde !! Ils sont l'une des raisons pour lesquelles on a eu envie de revenir. En effet, on adore ce type de transport. Pour plein de raisons : la fréquence, la rapidité (durée souvent équivalente au train ou à peine plus longue), la vue panoramique quand on arrivait (très souvent) à avoir les places avant, et surtout le plaisir d'être témoins de jolies scènes de vie (dans le bus et hors du bus). Une raison supplémentaire maintenant : la fiabilité (!) : aucune panne sur nos 13 parcours en bus. Comme nous avons quasiment toujours pris le bus au départ d'une gare routière (et non pas en l'arrêtant sur le bord d'une route), nous avons toujours voyagé assis et, le plus souvent, nous réussissions même à avoir les places avant qui nous permettaient d'avoir plus de place pour nos grandes jambes (enfin … celles de Philippe) et une vue panoramique de la route et du paysage. Enfin, le coût est dérisoire. L'ensemble de nos tickets, pour nous 2 (sauf erreur, environ 750 Rs-13 € !), nous a coûté à peine plus cher que le taxi de Kochi pour l'aéroport. Notre intérêt pour ces voyages nous a même fait refuser l'offre d'un Indien à Alleppey qui remontait sur Kochi avec sa voiture perso et nous proposait de nous emmener pour 10 Rs … Plus rapide et moins cher que le bus !? Eh bien, non merci, sans façon ! Nous n'avons jamais réservé notre place. Nous arrivions à la gare routière, généralement très tôt le matin (souvent vers 7h) ; nous cherchions les chauffeurs ou les vendeurs de tickets facilement repérables à leur uniforme-pantalon beige. On indiquait notre destination, il nous montrait le bon bus, on s'y installait (les places ne sont pas numérotées) et on attendait le départ (jamais plus de quelques minutes). Nous payions notre ticket dans le bus, pendant le trajet. Aucune arnaque, le "contrôleur" dispose d'un petit automate qui sort un ticket imprimé indiquant le trajet et le prix. Ca permet une dernière vérification. Et pour savoir où descendre, chauffeur, contrôleur ou voyageur vous préviendront ! En 13 voyages, nous n'avons jamais galéré. Que du bonheur ! Et puis, il y a aussi ces ambiances de gares routières à l'odeur si caractéristique : un mélange de thé au lait, de curry, de jasmin, de gasoil et d'urine. Unique ! Une atmosphère et une animation tellement propre à l'Inde. C'est là qu'on trouve le plus grand choix de tiffin (les petits en-cas vendus dans la rue du genre samossas, beignets de dhal, boulettes sucrées de riz …) pour quelques roupies.
Sauf à Trichy (pour Madurai) où on s'est laissé berner par un rabatteur, nous avons toujours utilisé les bus d'état ordinaires. Ce bus privé était certes plus confortable mais pas plus rapide et nous a coûté 100 Rs. Bien sûr, ici, pas de petite facturette. Et pour cause, mon voisin, lui, avait payé 60 Rs … le prix normal. Si vous voulez être sûrs d'utiliser les bus ordinaires, n'écoutez et ne suivez que les hommes en uniforme beige.
Attention, à Mamallapuram, les bus pour aller à Pondicherry ne partent pas de la gare routière mais d'un bus stop sur la route. Il faut demander à un rickshaw de vous emmener à l'ECR bus stop. ECR comme East Cost Road. Le LP est totalement muet sur ce point.
3 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville.
HEBERGEMENT : On a suivi un rabatteur efficace et convaincant à notre arrivée à Alleppey. En dehors de cette étape, nous avons suivi le Lonely Planet pour toutes les autres. En tapant dans la catégorie moyenne qui offre un peu plus de confort mais surtout un peu plus de chaleur (en terme d'ambiance) que la catégorie inférieure.
Quelques remarques sur nos choix :
Mamallapuram – Le Sea Breeze – 2500 Rs (hors taxes 12,5% offertes après courte négo) – paiement par CB Les chambres sont bien mais ne justifient pas un tel prix. Ce qui peut expliquer le prix, c'est la piscine : grande et très propre. Un pur bonheur après les 10 heures d'avion … même, voire surtout, sous la pluie. Petit déjeuner continental inclus, simple mais copieux. Les petits hôtels de Mama (j'en ai vu 4, 400 à 800 Rs la chambre) nous ont paru bien tristes. Propres mais froids, sombres et tristes. Cela dit, c'est sans doute parce que c'était notre première approche et nous n'étions pas encore adaptés. Voilà pourquoi on s'est rabattu sur le Sea Breeze. Après coup, je ne le conseille pas, il est 2 fois trop cher.
Pondicherry – Le Park Guesthouse – 600 Rs Grand complexe qui dépend de l'ashram, sans charme mais bien situé. On a eu la chance d'avoir une chambre au dernier étage, avec un petit balcon donnant sur la mer. Chambre simple mais propre et une fois les moustiquaires installées, elle avait presque du charme … A noter parce que cas unique : accueil absolument détestable ! Bizarre pour un tel lieu …
Kumily – Mickey Homestay – 750 Rs Charmante chambre d'hôte toute claire, toute pimpante, avec un balcon agrémenté de chaises et d'une balancelle en rotin. Accueil familial. Une très très bonne adresse.
Alleppey (Alappuzha) - Ashtamudi Homestay – 400 Rs Voici l'adresse indiquée sur leur carte : West of S.D.V Central School, Zilla Court Ward http://www.hostelworld.com/...Stay/Alappuzha/18851 C'est dans une petite ruelle paumée, même pas tracée sur le plan du LP. Ca explique le jeune rabatteur (Sachu de son surnom) qui nous aborde dans le ferry, un stop avant le terminus. Baratin bien rodé. Tarif vraiment attractif (on est en basse saison et la guesthouse est vide) ! On se laisse entraîner. L'entrée de la guesthouse est vraiment peu engageante. On grimpe à l'étage par un méchant escalier de métal en colimaçon et là on arrive sur un vaste espace d'accueil tout en bambou qui dessert 4 ou 5 chambres aux portes de bois élégantes. On découvre notre chambre, tout en bambou elle aussi, moustiquaire, sdb simple, ventilo, paille de riz au sol. C'est simple mais bourré de charme. On a beaucoup aimé. On y a pris notre diner et notre petit déjeuner (non inclus). Large choix à la carte, service à toute heure, prix raisonnables. C'est également par Sachu que nous avons réservé un houseboat pour le lendemain. Sans harcèlement de sa part, il a même fallu que ce soit nous qui en parlions ! Une belle adresse mais il faut la trouver …
Kochi (Ernakulam) – Grand Hotel – 2200 Rs (hors taxes 15% offertes) – paiement CB On change de style. Magnifique hôtel à la décoration soignée et de très bon goût. Accueil très cordial, très chaleureux : malgré nos sacs à dos poussiéreux et nos tee-shirts blancs de transpiration, un portier aux magnifiques bacchantes nous ouvre la porte avec un large sourire. Sympa ! Autant le Sea Breeze est vraiment surévalué, autant celui-ci vaut largement ce prix. Fréquenté principalement par des Indiens. Petit déjeuner buffet (inclus) néanmoins un peu décevant, j'attendais plus de choix. C'est une très belle adresse si on cherche du confort. Et tout ça pour moins de 40 €. J'ose le conseiller.
Nos autres adresses se ressemblent et ne méritent pas de commentaires particuliers. Chambres quelconques, spacieuses, propres mais toujours assez sombres. Kumbakonam – Hotel Raya's – 1200 Rs Thanjavur – Hotel Ramnath – 1000 Rs - Seule chambre dispo dans ce 3ème hôtel qu'on faisait … Ce jour-là à Tanjore, l'offre était inférieure à la demande et je pense que le prix de la chambre a flambé … Car, malgré le prix, nous avions des wc à la turque dans une chambre vraiment tristoune … Trichy – Hotel Femina (petit dej buffet indien inclus vraiment super !) – 1240 Rs Madurai – Hotel Madurai Residency (petit dej buffet indien plus simple) – 880 Rs
Quel que soit le type d'hôtel, la literie a toujours été de très bonne qualité : matelas épais et ferme. Le lit est parfois juste couvert d'un drap-housse et d'une couverture pliée (ou un drap épais). Les serviettes de toilette sont apportées à l'installation. Un drap supplémentaire est fourni à la demande (mais pas toujours). Un sac à viande peut s'avérer bien utile dans la petite hôtellerie. Cela dit, nous n'en avions pas (toujours notre obsession de voyager léger) et on s'est très bien débrouillé sans …
La douche est à l'asiatique : une douchette fixée au mur de la sdb, juste à côté du wc ou du lavabo ; en dessous un robinet qui remplit un seau muni d'une louche. Pas de cabine, pas de rideau, pas de bac à douche. La cabine de douche, c'est toute la salle de bain ! Le sol incliné permet d'évacuer l'eau rapidement. Tout compte fait, c'est extrêmement agréable : on n'est pas coincé, bloqué, étriqué dans une cabine. Et mes grands gestes brutaux trouvent enfin tout l'espace pour s'exprimer, sans faire tomber le shampooing ! Très vite, on a abandonné la douchette pour ne plus se laver qu'en s'aspergeant avec la petite louche. Moins de gâchis et que c'est rafraichissant !
Pensez à du papier toilette. La Mickey's Homestay n'en fournit pas. On peut en acheter dans la micro épicerie juste à côté.
REPAS : La nourriture indienne nous ravit. Oui, elle est souvent épicée mais pas au point d'avoir la bouche en feu. A moins de ne pas supporter la moindre trace de piment, ça reste tout à fait mangeable. Gros écart de prix entre les restaurants destinés aux touristes et les Family Restaurant où se pressent, comme le nom l'indique, des familles entières d'Indiens. C'est dans ces restaurants populaires que nous avons le mieux mangé. Certains n'ont pas de carte et proposent un menu unique, un thali généralement, servi sur une feuille de bananier. La bouteille d'eau capsulée (15Rs) arrivera assez souvent automatiquement mais il vous faudra réclamer une cuillère sauf si vous vous sentez capables de manger avec les mains, pardon, avec LA main, la seule main droite. Moi, j'ai essayé, et je me suis retrouvée très vite avec les 2 mains dans mon riz à patouiller comme un cochon. J'ai arrêté. Pas douée ! Finalement, la cuillère, c'est pas mal. Nous avons peu suivi les conseils du LP qui se sont avérés assez souvent dépassés.
Quelques prix :
1 bouteille d'eau (1 litre) : dans la rue ou au family restaurant 15 Rs, au restaurant touristique 20 Rs 1 bière Kingfischer (650ml) : 120 Rs au restaurant 1 canette de Coca Light : 26 Rs (très difficile à trouver) 1 black tea : 3 à 5 Rs. Par défaut, le thé est servi sucré avec du lait. Si vous le préférez noir, précisez-le. 1 tiffin (en-cas vendu dans la rue, samossa, beignet de dhal (méga bon !), ladoo boulette jaune de riz sucrée et parfumée …) : entre 2 et 4 Rs la pièce. Avec 5 ou 6 pièces, vous faites un bon repas car ça plombe bien … 1 jus de noix de coco : 15 Rs (n'oubliez pas de demander l'ouverture de la noix pour manger la pulpe une fois le jus bu) 1 jus de fruits frais pressé (grenade, ananas, pomme, raisin …) : entre 20 et 30 Rs 1 biryani ou 1 thali au family restau : 30-37 Rs (60-100 Rs au restau touristique) 1 raïta : 10 Rs au family restau (30-40 Rs au restau touristique) 1 repas au family restau (biryani + raïta + eau) = 60 Rs/p (95 Rs pour 2 car 1 seul raïta et 1 seule eau) Même repas au restau touristique = entre 2 et 3 fois plus cher.
Quelques beaux souvenirs :
Thanjavur – Restaurant Sree Ariya Bhavan (high class veg rest) 1324, South Rempart Dans le quartier de la gare routière (old bus stand), à 30 mètres de l'hôtel Ramnath (même trottoir, à gauche en sortant de l'hôtel). On nous entraîne dans l'arrière-salle. Elle n'a aucune fenêtre. Beurk, je suis toujours perturbée dans les pièces borgnes. Premier réflexe de rejet, c'est glauque. Au même moment, j'entends Philippe devant moi dire "oh, que c'est chouette !" Ah ?!?!... Du coup, je regarde la pièce autrement, j'oublie qu'elle n'a pas de fenêtre et là je vois de superbes colonnes dans un endroit certes un peu décati mais encore bourré de charme. De plus, l'affluence prouve que la nourriture doit être authentique et goûteuse. Allez, oublions l'absence de lumière naturelle. On s'assoit à la table d'un homme seul qui se moque bien de nous voir l'envahir. Pas de carte, plat unique : thali. La feuille de bananier arrive. Suivie de la plâtrée de riz blanc servie à la volée, de l'apadam (grande chips) et des 5 ou 6 sauces et petites douceurs qui l'accompagnent. Tout est à volonté ! Pas besoin de réclamer, quand y en a plus, y en a encore ! On croise beaucoup de regards surpris mais ravis de nous voir là. Entre 2 bouchées goulues, nous ne manquons pas de leur rendre leur sourire. De toute façon, vu comme je me régale, ils voient qu'on apprécie !! Quand j'aime ce que je mange, ça se voit ! 32 Rs le thali. 14 Rs la bouteille d'eau.
Thanjavur – Bombay Sweets 1344, South Rempart Pas bien loin du précédent. Lui au contraire est ouvert sur la rue, très clair. Ah !... Un grand choix de petits en-cas, de beignets (pure ghee) salés et de petites douceurs sucrées. Le bonheur pour nous fut d'avoir été guidé par le patron (?) qui a pris le temps de nous montrer, de nous expliquer. On consommera chacun 2 beignets salés et un petit dessert pour 80 Rs au total. Voilà encore une adresse raisonnable et fort agréable et qui change du thali et des biryanis. Le Rasa Gulla est une boule de lait fermenté (!) dans un sirop. Surprenant et très bon.
Kumily - Ebonys Cafe – Roof Top Restaurant En bas de la rue du Mickey Homestay. On y a pris 1 petit dej et 2 diners. Voila un chouette restau pour touristes. Surprenant, il n'est pas dans le LP. Ambiance agréable et nourriture excellente. 450 Rs le diner pour nous 2 (2 small pot of masala tea, 2 plain naan, 1 veg curry, 1 malai kofta, 1 veg raïta).
Ernakulam – Aruvi Nature Restaurant Chittor Road (cf LP) 2 ou 3 petites salles en enfilade, bleues, toute simples. On arrive vers midi. Personne. On s'installe. Aussitôt on nous explique qu'ici tout est fait selon la tradition ayurvédique. Le repas kéralais traditionnel arrive. On goûtera des mets originaux : un jus de betterave et un dessert divin de riz ou de tapioca (??) au thé au lait (??). Bref, je ne sais pas bien ce que c'était mais c'était vraiment bon. Le restaurant s'est rempli pendant notre repas. Boutique attenante de produits ayurvédiques. Bonne adresse.
Ernakulam - Restaurant de l'hôtel Sapphire - Mahatma Gandhi Road Grand restaurant familial bourré d'Indiens. Grande carte, cuisine délicieuse. Prawn biryani à 100 Rs, plain naan à 17 Rs, black tea à 6 Rs. Mon meilleur souvenir culinaire.
L’ITINERAIRE : Le Lonely Planet propose des suggestions d'itinéraires : "Si vous n'avez que 3 mois …." Argh, ça m'agace !… 2 semaines en Inde du Sud, c'est une hérésie … Oui, comme partout, comme toujours. Alors, comme toujours, nous avons limité nos ambitions. Nous avions prévu de privilégier le Tamil Nadu car nous étions en mal de temples et de ne passer que rapidement au Kerala. Mais sur place, la fréquence et la fiabilité des bus nous ont permis de gagner du temps que nous avons consacré à la réserve de Periyar et à une journée pleine en houseboat.
Mamallapuram : Petite ville tournée vers le tourisme : hôtels, restau, agences, boutiques, tout est fait pour nous. Même si, du coup, elle a perdu tout son caractère indien, elle n'est pas désagréable du tout et pour démarrer un voyage, c'est pas mal … Magnifique site archéologique. L'ascèse d'Arjuna gravé dans la roche nous a enchantés. Billet combiné pour les 5 rathas et le temple du rivage = 250 Rs. Oui, ça vaut le coup.
Pondicherry : Ville qui tombe en décrépitude. Ajouté à cela une pluie incessante, notre vision de Pondicherry s'en est forcément trouvé altérée … Peut-être qu'avec un peu de soleil on aurait sans doute trouvé la promenade le long du bord de mer tout-à-fait charmante.
Chidambaram : Petit stop sur la route de Pondi à Kumbakonam pour visiter le temple de Shiva Nataraja qu'on rejoint à pied depuis la gare routière. Juste à l'entrée du temple, on trouve une échoppe qui va nous garder pour quelques roupies nos sandales (et oui, les temples, c'est toujours pieds nus) et surtout nos 2 sacs à dos. Nous voici légers pour visiter ce grand temple. Qui vaut le coup ! On y passera 2 heures. Ne ratez pas la cérémonie du feu (il y en a plusieurs par jour) annoncée par un tintamarre effroyable de cloches, clochettes, tambours … Impossible de la rater. Tout à fait authentique. On retourne, toujours à pied, à la gare routière où on attrape un bus pour Kumbakonam. Ce petit stop se fait facilement.
Kumbakonam : Autant Mama est vouée au tourisme, autant Kumbakonam ne l'est pas. Hôtels et restaurants sont faits pour les locaux. Ca peut paraitre un poil difficile quand le coup de pompe de l'après midi arrive et qu'on aimerait tellement "prendre un pot" quelque part. Par contre, on y a vu nos plus belles scènes de rues, de marché, de vie. On y a très bien mangé dans une gargote ou en achetant des tiffins et du raisin noir qu'on a mangés dans notre chambre … On a consacré l'après midi du mercredi à visiter quelques temples "modernes" de Kumbakonam. Mais l'intérêt majeur, ce sont les 2 temples cholas des environs que nous visiterons le jeudi. On s'est planté dans l'ordre de nos visites. Car pour aller à Gangaikondacholapuram (36km), c'est long et un peu compliqué. Il vaut donc mieux commencer par celui-là et garder Darasuram (5km) pour l'après midi en rickshaw. Gangaikondacholapuram : depuis la gare routière de Kumba, il faut prendre un bus en réussissant à dire d'un seul coup la destination Gangai-konda-chola-puram. C'est déjà la première difficulté, et non des moindres ! Pas de bus direct, il faudra prendre une correspondance. Ah … on va innover ! Après ¾ h d'une jolie route, le bus (le 1er) passe un barrage et nous dépose au terminus Lower Anaic - 7,5 Rs – tout le monde descend et se dirige vers des rickshaws qui attendent sagement. On s'entasse à 5-6 par rickshaw et on retraverse le barrage dans l'autre sens (5 Rs/personne) par un autre pont, non praticable par les bus. Le rickshaw nous dépose auprès d'un second bus qui, lui, passe à Gangai. 3,5 Rs – 20 minutes. Quand on y arrive (ce n'est pas le terminus), le contrôleur nous fait signe. On saute du bus. Le temple est là, juste en bord de route. Pour le retour, nous voici donc à un arrêt de bus en bord de route et là, c'est un peu plus compliqué que dans une gare routière. Ce qui nous a aidés c'est le petit ticket facturette de l'aller. Je l'ai montré pour expliquer que je voulais y retourner. Comme il est aussi écrit en tamoul, ça a suffi. Et on fait le chemin inverse : 20 min jusqu'à Lower Anaic, 5 minutes de rickshaw puis ¾ h d'un autre bus jusqu'à Kumba. Quand on sait ce qu'il faut faire, c'est plus facile et in fine, ça se fait tout seul … Nous, heureusement qu'on a été pris en charge à l'aller par une adorable jeune femme qui avait compris où on voulait aller, qui y passait et qui s'est chargée de nous chaperonner. Pour le retour, on s'est débrouillé, mais on savait ce qu'il fallait faire. Alors, est-ce que ce temple mérite toute cette équipée ? Oui, oui, oui ! Il est superbe, dans un cadre bucolique, au calme, bien préservé, bien restauré. 1 heure peut suffire à la visite mais on peut vraiment s'y poser davantage. Le sanctuaire est fermé de 12h à 16h mais c'est surtout l'extérieur qui est remarquable. Et puis justement, parce qu'il se mérite, il n'en est que plus intéressant ! Quelques visiteurs indiens. Grand calme ! Et puis enfin, cette équipée, que c'était bien ! Allez, lancez-vous ! Darasuram : 100 Rs, c'était le prix convenu avec le rickshaw pour nous y amener, nous attendre et nous ramener. En y arrivant, on tombe sous le charme (d'autant qu'on n'avait pas encore vu Gangai.) et on flâne, on flâne, on flâne … A un moment, on voit notre chauffeur nous rejoindre dans le temple et on comprend à son sourire un peu embarrassé qu'il s'impatiente. Du coup, on l'a libéré. Ca fait cher l'aller simple mais tant pis, on veut profiter. On y restera jusqu'à plus soif et on paiera 50 Rs un nouveau rickshaw pour rentrer. Le prix de la liberté.
Avec Darasuram et Gangai, pour nous les amoureux des vieilles pierres, voilà une journée coup de cœur !
Ah, j'entends la question des moins passionnés … S'il fallait n'en faire qu'un seul ? Pfff … Gangai est plus bucolique mais moins facilement accessible. C'est tout ce que je dirais !
Thanjavur (Tanjore) : Que de monde (des Indiens !) dans ce grand temple chola ! Le plus grand. Voilà qui rend la visite bien différente de celle de Darasuram et Gangai. L'ambiance est très différente. On perd en atmosphère bucolique ce qu'on gagne en atmosphère vivante et dévote. Il faut du temps. On y passera 2 heures le matin et on y reviendra en fin d'après-midi. Le palais du centre ville (50 Rs) - Sans intérêt. La bibliothèque (gratuite) renferme de beaux manuscrits sur des palmes. Le musée (30 Rs) présente de beaux bronzes, notamment de splendides Shiva Nataraja (roi de la danse).
Trichy : Rock Fort Temple : pour y arriver, nous avons pris un bus de ville. Tous ceux qui commencent par 1 y mènent pour 3 Rs. C'est loin. L'entrée du temple ressemble à une ruelle, encombrée de boutiques. Comme toujours, on dépose nos sandales et on grimpe 430 marches. Au somment, jolie vue 360°. C'est sympa, mais ça ne vaut pas les 3 étoiles du guide bleu … Grand temple de Sri Ranganathaswami : très vivant, très animé. On vous proposera d'accéder à la terrasse pour 10Rs. C'est sympa pour voir les gopuram MAIS attention, évitez les heures trop chaudes, pieds nus, c'est totalement impraticable. A voir les gesticulations et les grimaces de Philippe, j'ai bien cru que sa peau de bébé allait cloquer !! En fait, il est plus coriace qu'il n'en a l'air … Le complexe est très grand, nous n'avions pas pris de guide (et avons eu confirmation par une touriste belge qu'ils ne sont pas tous très fiables …) mais du coup, il faut un peu chercher. Ne ratez surtout pas un grand temple au fond (oui, je sais, au fond ce n'est pas terrible comme indication) dont la façade est ornée de 8 ou 10 immenses cavaliers sculptés dans la pierre. Cherchez-le, c'est sans doute la plus belle façade qu'on ait vue. C'est extraordinaire. Un indice, il est à côté de la grande salle des 1000 piliers. Allez, brûlez-vous les pieds maintenant !
Madurai : Temple de Meenakshi : euh … encore un temple ?... Ici on paie 50 Rs l'entrée + 5 Rs pour la salle aux piliers qui abrite un musée de bronzes. Le mandapa aux 1000 piliers abrite des colonnes aux sculptures très fines. Immanquable aussi.
Un mot sur les temples : Quand on dit temple, il faut comprendre ensemble religieux, constitué d'une ou plusieurs enceintes qui protègent deS templeS. Chaque temple (cette fois, le bâtiment) est constitué d'une salle de piliers et d'un sanctuaire (le saint des saints) assez souvent interdit aux non hindous. Ce qui est très beau, ce sont les murs extérieurs de ces différents temples ainsi que les piliers gravés dans la masse. C'est très schématique mais c'est pour dire que temple ne correspond pas juste à une seule construction mais bien à un grand ensemble dans lequel les gens vivent. A Tanjore, comme à Trichy ou Madurai, le temple est quasiment un village. Ici, l'intérêt est donc double : l'architecture extraordinaire et l'ambiance dévote très vivante, tant par les différentes cérémonies conduites par les prêtres que par les habitudes des Indiens qui vivent dans ces temples : ils y travaillent, ils y prient, ils y mangent, assis en tailleur devant de larges feuilles de bananiers, ils y dorment (nous aussi d'ailleurs, on s'y est fait une petite sieste ni vu ni connu !) … Les photos sont interdites à l'intérieur des temples (principalement dans le sanctuaire) ou bien payantes en acquittant un droit photo. Par contre, elles sont permises à l'extérieur du sanctuaire : les murs, les enceintes … Ce sont d'ailleurs eux qui présentent souvent le plus grand intérêt esthétique (ça doit faire 5 fois que je le dis). Les heures de fermeture (de 12h à 16h assez souvent) ne concernent souvent que les sanctuaires. Ce n'est donc pas très gênant.
Kumily et la réserve de Periyar : Après 4 heures de bus depuis Madurai, nous arrivons à Kumily vers midi. Il fait plus frais (bonne nouvelle !) et il pleuviote (mauvaise nouvelle !). Dès notre descente de bus, nous sommes abordés par Abbas (qui s'est auto-baptisé KK, King of Kumily), un musulman dont la barbe noire est aussi large que son sourire. Il nous présente l'offre de la Thekkady Tourist Guide Association. Il parle très bien anglais et a suffisamment d'humour pour qu'on ne se sente pas agressés. Mais quand même … on voudrait bien se poser ! Donc, on l'interrompt, on lui dit avoir repéré 2 petites pensions. Ok, je vous y retrouve dans 1 heure nous dit-il. Et de nous offrir la course en rickshaw. Et de fait, il nous retrouve bien vite chez Mickey et, plus confortablement, nous propose différentes sorties. L'offre et les prix correspondent à ce qu'on avait lu dans le LP. On n'hésite pas et on opte pour : - le spectacle de Kathakali le soir même (2 x 150 Rs) - le jungle safari pour le lendemain (2 x 1 650 Rs + 2 x 300 Rs de droit d'entrée + 50 Rs de droit de photo) - un jardin d'épices et la fabrique de thé pour le surlendemain (2 x 2 x 100 Rs d'entrées + 350 Rs de rickshaw) Au total 5 000 Rs pour nous 2, payés cash. On a confiance, on paie tout d'avance. Waouh, les fous !! Ben non, on avait bien senti. Pas de coup fourré au final. Le spectacle de Khatakali : Nos billets de kathakali nous seront livrés "à domicile", chez Mickey, quelques minutes après le départ d'Abbas. Les places sont numérotées et c'est intéressant d'être devant. Il est donc important d'aller acheter ses billets "le plus tôt possible". Nous étions au 2ème rang. Voilà qui nous rassure tout de suite sur son honnêteté. La salle de spectacle est un bête hangar, sièges en plastique, scène de fortune, aucun décor. Une salle de dames patronnesses. 2 shows par jour, à 16h30 et à 19h. Nous avions réservé pour celui du soir. On avait lu que les artistes se maquillent devant les spectateurs. Nous étions donc à nos places dès 18h30 tout comme un autre touriste canadien dont les cheveux étaient épouvantablement gras (remarque gratuite et stupide me direz-vous mais qui va prendre du sens un peu plus bas …). Malheureusement, c'est peut-être vrai pour le show de 16h30 mais entre les 2, ils ne se démaquillent pas. Nous n'avons donc assisté qu'à "l'enjuponnage" d'un danseur. Mais ça valait déjà bien le déplacement. A 19h, la salle était pleine (80 personnes peut-être), à 95% des Indiens. Sur scène, 2 danseurs et 2 musiciens. Pendant ½ heure, des explications vont nous être données (en anglais) sur la signification des couleurs du maquillage et sur les gestes des mains, des yeux, du visage (ah bon, on a un muscle là !?...). Puis, ½ heure de véritable spectacle. Un résumé papier (dispo en Français) est fourni pour nous aider à comprendre le sens de la danse. A la fin du spectacle les 2 danseurs restent sur scène pour permettre aux photographes de s'en donner à cœur joie. C'est intéressant, sans être immanquable. Et ce n'est pas bien cher, pas de quoi hésiter longtemps. Je le dis souvent, il vaut mieux avoir des regrets que des remords. Le Jungle Safari : On quitte notre pension à 5h30. Comme prévu, la jeep est là à nous attendre dans la rue, avec déjà à bord, un jeune couple d'Anglais. Il fait noir et froid. On roule toutes bâches ouvertes et malgré un pull et un coupe-vent, on grelotte … En route, le chauffeur s'arrête pour payer le droit d'entrée et le droit photo. On récupère les tickets. C'est bien 300 Rs … A 7h30, on arrive à un superbe lodge, près d'un lac, où nous allons prendre un excellent petit déj buffet avec les clients du lodge. A 9h30, un guide nous remet des guêtres en coton pour nous protéger des sangsues (leech en Anglais). Les guêtres sont totalement fermées et s'enfilent comme des chaussettes, donc, même avec nos sandales, nous étions bien protégés. Et nous démarrons à pied vers la forêt. On a de la chance, il fait beau. On ne grelotte plus !! Il fait même bien chaud … On arrive au pied de collines couvertes de végétation tropicale. Et là, gros coup de bol, un éléphant, puis 2, puis 3, un petit, puis … nous en verrons 12 ! D'assez loin quand même, mais les photos au zoom rendent vraiment bien d'autant qu'ils étaient étagés sur la colline. Après avoir longuement profité de ce spectacle, nous retournons au lodge pour un déjeuner buffet tout aussi copieux et raffiné que le petit déj. Engoncés dans d'inconfortables gilets de sauvetage, nous voilà partis tous les 5 pour une balade sur le lac. Le guide rame et nous 4, on l'encourage. On arrive auprès d'une jolie cascade. Quelques photos. Retour. Thé et petits gâteaux secs. Petit pourboire au guide et de nouveau une bonne heure de jeep pour revenir à Kumily. In fine, nous avons eu beaucoup de chance avec le temps et les animaux. Ces quelques heures passées avec le guide étaient très agréables et très enrichissantes, nous avons appris des tas de choses sur les animaux et sur la végétation. Mais, même dans ces conditions optimales, je n'ai pas trouvé que ça valait 2000 Rs/p. Alors, que diront ceux qui n'ont pas eu la chance de voir un seul éléphant ? Ceci étant dit, le petit couple d'Anglais nous a dit par mail (lors d'échange de photos) que ça avait été leur meilleur souvenir de voyage … comme quoi … peut-être était-ce parce qu'ils avaient fait notre connaissance … Sérieusement, journée très sympa et qui, selon votre vécu (car je pense que tout est là), vous laissera un souvenir plus ou moins fort. Attention, ce trek n'a pas lieu DANS la réserve mais en bordure (Gavi Lake). Impossible avec ces entrées d'aller voir Thekkady (petit village au centre de la réserve). Le jardin d'épice et la fabrique de thé : A 10h, comme prévu, le rickshaw était là pour nous emmener au Spice Garden d'Abraham. Abraham nous reçoit, nos entrées sont pré-réglées (100 Rs/p). Pas d'embrouille … Il nous propose de nous guider dans son jardin en Français. Je pense qu'il rigole … et bien non ! Il connait parfaitement son sujet et maitrise les mots français qui s'y rapportent. La visite en devient passionnante. Pas de vente d'épices dans ce jardin, donc, aucune pression … La visite dure plus d'une heure qu'on ne voit pas passer. Nous rejoignons ensuite la Connemara Tea Factory. Visite guidée (100 Rs/p), nous sommes là encore tous les 2 tout seuls, accompagnés d'un employé qui, dans un très bon Anglais, va nous expliquer tout le processus de fabrication du thé. D'abord dans la plantation pour nous parler de la plante, de la même famille que le camélia, puis en nous commentant un diaporama qui illustre les étapes de la fabrication enfin, dans l'usine même, très bruyante (d'où le diaporama avant) pour voir in situ le processus. Là encore, 1 heure passionnante. Ces 2 visites nous ont enchantés. Je les recommande chaudement. Le massage ayurvédique : Avec l'âge et quelques expériences déjà vécues ici ou ailleurs, je me suis un peu décoincée sur les massages et je dois même avouer que maintenant … j'adore ça ! Je décide de tester celui de Matha Ayurveda Hospital sur Lake Road. Après une petite négo, j'obtiens un massage complet de 80 minutes pour 600 Rs. Je me déshabille. Entièrement. La jeune fille me donne un petit "cache sexe" jetable en papier. Rigolo. Il ya 10 ans, ça ne m'aurait pas faire rire du tout … Le massage commence par la tête et se poursuit par tout le corps. En fait de massage, c'était surtout un gros badigeonnage. Je suis couverte d'huile, de la tête aux pieds, mais de massage, que nenni, nada, rien. Juste un étalage. Après 60 minutes, je suis enfermée assise dans une capsule pour y transpirer. Bref, on met le poulet au four après l'avoir bien graissé. La tête est dehors (heureusement !) et le premier exploit consiste à rester assise car avec cette quantité d'huile, on glisse sur le tabouret de plastique et aucun tourne broche pour s'accrocher ! Le 2ème exploit consiste à supporter cette transpiration dans la graisse. C'est désagréable au possible. Enfin, après 10 interminables minutes, je ressors, je m'essuie (comme je peux, ça glisse !), et toc, je me prends un soupçon de poudre brune entre 2 pics de cheveux (ben oui, avec l'huile, je ressemble à la statue de la Liberté). Oui, c'est vrai, ça manquait cette touche finale ! C'est fini, thank you Mam ! Voilà comment 80 minutes de massage se sont transformées en 70 minutes de tartinage. Mais le supplice n'était pas encore fini puisqu'il fallait rentrer maintenant … Traverser la petite ville pour rejoindre la pension, avec les cheveux plus gras que si je n'étais tombée dans une bassine de friture. Que j'aurais aimé être invisible, tortiller du nez pour d'un seul coup me retrouver sous ma douche, allez, à défaut frôler les murs et rentrer le plus vite possible ! Et bien non ! Je tombe pile dans une grande procession qui réunit toute la ville ! Un monde fou dans les rues. En temps normal, j'aurais jubilé ! Quelle chance ! Là j'ai dit, quelle poisse ! Forcément … Allez, le ridicule ne tue pas, la preuve j'ai survécu. Bref, je n'ai pas du tout aimé. Vous aviez compris ? Mais attention, je suis aussi convaincue que ça a été très mal fait et je n'en tire aucune conclusion hâtive. La seule conclusion : à moins que vous ne vouliez savoir ce que ressent une sardine à l'huile, évitez soigneusement cette adresse ! Non, je n'en ai pas testé une autre !! Mais maintenant j'ai compris d'où sortait le touriste canadien rencontré au Khatakali ! Lui visiblement, ça ne le gênait pas …
Alleppey : Comme on veut pouvoir enchaîner avec un ferry à Kottayam, on quitte Kumily en bus à 6h35. On a même hésité à partir plus tôt. Sage décision que de ne l'avoir pas fait car nous aurions alors raté de magnifiques paysages. 3h30 d'une jolie route en lacets. On arrive à Kottayam vers 10h. Un rickshaw nous dépose à l'embarcadère pour 30 Rs. Argh … c'est ça le ferry ?... Le dernier ferry que nous avions pris, c'était en Norvège. Ce n'était pas le même … Celui-ci part à 11h30. Largement le temps d'aller acheter quelques petites bouchées délicieuses en guise de repas. On s'installe, le ferry se remplit sagement et à l'heure dite, on démarre. 2h30 de navigation sur des canaux bordés tantôt par des rizières, tantôt par des maisons. Magnifique voyage !! Juste avant le terminus, quelques jeunes rabatteurs montent à bord et cherchent le touriste. On n'est que 2, du coup, on se les prend tous en même temps. Ils prêchent chacun pour leur guesthouse. Chacun leur tour, ils parlent et nous glissent une carte dans la main. Un peu de surenchère, un peu de friction, mais ça reste cordial. On est habituellement assez hermétique à ces joutes, préférant nous fier aux adresses du LP, pourtant ici, on se laisse convaincre par Sachu qui nous emmène dans sa guesthouse. On ne le regrettera pas. Jolie petite adresse que j'ai décrite plus haut. C'est nous qui lui demandons s'il propose des houseboats. Bien sûr … Il arrive avec un book et nous propose 3 bateaux. On choisit le premier : 4 000 Rs les 22h. On ne négocie pas, le prix nous convient. Service et prix correspondent bien à ce qu'on avait lu et entendu. On réserve pour le lendemain. On embarque à 11h. Bateau totalement fidèle aux photos. Ca nous convient, on paie Sachu (cash) qui nous avait accompagnés jusque là. Un pilote et un cuisinier. Une jolie chambre avec des fenêtres qui ouvrent sur l'eau, une sdb complète. A 11h30 on démarre 11h30 – départ 13h00 – amarrage pour le déjeuner 14h30 – départ 17h30 – amarrage pour la nuit 19h30 – dîner 8h00 – départ et petit-déjeuner en cours de navigation 9h00 – retour au port Au total 5h30 de navigation. On a vraiment regretté de ne pas déjeuner en voguant … Malgré ce petit regret, que c'était bien !! Et pourtant, nous avions un temps gris, un ciel pâle, un peu de bruine même en fin de journée. Aucun merveilleux coucher de soleil comme on l'espérait, aucune jolie lumière chaude de fin de journée … Malgré cela, et avec des conditions météo vraiment moyennes, on a trouvé ce petit break extraordinaire. D'abord, le rythme est lent, c'est calme et très peu bruyant. On entend à peine le moteur. Ensuite, très peu de bateaux voguent sur l'eau à cette époque. En haute saison, pour la même prestation, les prix grimpent jusqu'à 10 000 Rs. Les bateaux croisés sont occupés pour la plupart par des Indiens aussi émerveillés que nous. Echange de sourire et de grands saluts. Enfin, les paysages sont splendides, même sous un ciel blanc bien triste. La pause pour la nuit nous a permis de descendre et de nous promener dans le village ruban, coincé entre canal et rizière. Quelle drôle d'impression d'habiter sur ce ruban de terre entouré d'eau. Nous ferons une très longue promenade, avec partout le sourire des habitants pour nous accueillir. Et quand la nuit tombe, les pêcheurs sortent, les enfants continuent à rire et à jouer. Quelle belle ambiance ! Nuit calme et romantique, et petit-déjeuner cette fois en voguant. Nous avons particulièrement apprécié d'avoir un petit balcon au dessus du chauffeur qui permet une vue panoramique. Tous les bateaux n'en disposent pas. Vérifiez ce point, ça me parait être vraiment un avantage. Un regret : on ne passe pas dans les tout petits canaux. Ainsi, la petite balade en canot proposée par ailleurs est-elle sans doute très complémentaire. Nous ne l'avons pas faite car il pleuvait … mais je le regrette. Ferry, houseboat et canot auraient permis une vue complète de la vie dans les Backwaters.
Kochi : On hallucine en arrivant à Kochi. De la circulation, des bouchons, de très nombreuses voitures personnelles neuves … Le Kerala est très différent du Tamil Nadu. Le bus nous laisse à Ernakulam où on avait décidé de loger car plus facile d'accès pour l'aéroport. Une fois les bagages posés, nous filons vers Fort Kochi que l'on rejoint en ferry (un guichet, 2 files, une pour les filles, une pour les mecs) pour 2,5 Rs/p. On trouve à Fort Kochi, à une centaine de mètres du débarcadère (en prenant à droite dès la sortie) une petite échoppe d'antiquités où le vieux patron loue des vélos (for tourist only !). 6 Rs de l'heure. On note l'heure de départ, on paie au retour. Aucune caution. Ca change tout !! D'abord on a moins chaud qu'en marchant, ensuite on couvre plus de distance, enfin, on évite les rickshaws qui ici sont vraiment racoleurs. Des cadenas intégrés permettent de s'arrêter comme on veut. Fort Kochi est un endroit où il fait bon flâner, a fortiori en vélo. Personnellement, j'ai beaucoup aimé la visite du palais hollandais pour ses splendides peintures murales (5Rs l'entrée) Les carrelets (les filets suspendus) m'ont moins impressionnée que prévu. L'environnement est devenu trop touristique et a perdu beaucoup d'authenticité. Et puis la toile de fond (un port grouillant d'activité) n'est pas celle que j'avais imaginée. Une bonne journée suffit à visiter Fort Kochi mais attention, évitez le dimanche, certaines rues (notamment la rue du bazar) sont mortes et c'est bien dommage.
DIVERS : L’accueil : Ils sont bruyants (good morning ! nous hurle tout sourire cet employé en nous voyant sortir de notre chambre à 6h du mat, toutes les chambres alentour ont su qu'on partait ….), indisciplinés au possible, bien peu concernés par nos normes d'hygiène, indifférents aux détritus qui jonchent leurs rues et aux (trop rares) poubelles qui restent désespérément vides, englués dans une paperasserie effroyable. Mais ils sont aussi chaleureux, avenants, toujours prêts à aider, souriants, tellement souriants, gentils, dans le bon sens du terme, ils sont heureux de nous voir aimer leur pays et nous le disent, tant de qualités humaines qui rendent l'Inde si attachante. Les contacts sont faciles et toujours ouverts et francs. Les relations ne sont jamais entachées d'une arrière-pensée mercantile, jamais agressives, jamais lourdes. Bien sûr, ça reste un voyage fatigant : le bruit permanent dans la rue, les routes défoncées et les bus tellement inconfortables, la saleté, la pollution. Des inconvénients bien minces au regard de tout ce que l'Inde apporte. Notre dernier voyage, c'était le Japon. On est ici à l'opposé. J'aime les 2. La carte bancaire : Encore peu répandue en terme de paiement commerçant. Par contre, nombreux ATM, même au Tamil Nadu. Le climat à cette époque : 3 jours de pluie en début de voyage puis retour du beau, chaud et humide mais avec souvent un ciel très pâle. On transpire beaucoup. On peut néanmoins se passer de l'A/C (qui gonfle considérablement le prix des chambres) car toutes les chambres sont pourvues d'un ventilo qui peut suffire. Vêtements : Climat chaud et humide, transpiration et poussière : on se salit beaucoup. Des sandales à scratch permettent à la fois de marcher confortablement et, surtout, d'être retirées rapidement pour entrer dans les temples. Et c'est suffisant pour le petit trek du Jungle Safari. Nous avons sortis pulls et coupe vent à Periyar. L’affluence touristique à cette époque : Low season, on l'a vu. On a rencontré de très nombreux touristes indiens (des Indiens du Tamil Nadu au Kerala et inversement) mais pas d'occidentaux. Un peu plus à Kochi mais bien peu … Même les houseboats croisés étaient à 90% occupés par des Indiens. Les problèmes de santé : Aucun. Pas de précautions particulières : on a mangé des crudités, des fruits (comment s'en passer ?...), bu des jus de fruits avec des glaçons, mangé dans la rue … Bref, la seule précaution à laquelle on ne déroge jamais, c'est l'eau capsulée. Pour la reste, on a profité ! Les moustiques : Ils sont nombreux, piquent beaucoup et souvent. Pour autant, les piqûres ne sont pas très virulentes. Choix personnel : nous avons décidé de ne pas prendre de médoc contre le palu. On assume, sans débat ni revendication. Photos : Les nôtres ou celles dont on a fait l'objet ? Car pendant ce voyage, nous avons dû plus d'une fois jouer les starlettes ! Ils ont été nombreux à nous demander une photo, les plus hardis allant jusqu'à poser avec nous. Nous avons même fini entourés par toute une famille dont on nous a présenté tous les membres. Je n'ai pas retenu les 14 prénoms (vilaine que je suis !). Voilà qui en dit long. Ils aiment nous photographier et ils aiment être photographiés. Echange amical, facile. Vive le numérique qui permet de montrer aussitôt le résultat. Et toujours, un sourire lumineux pour remerciement. Nous demandons toujours la permission avant de faire une photo. Nous n'avons essuyé aucun refus. Aucun. Que du bonheur ! L'artisanat : Rien d'extraordinaire. C'est un avis tout à fait perso. On ramène principalement des longhis colorés en coton (entre 95 et 170 Rs) qui font de bien jolies nappes. On les a fait aussitôt ourler sur place par un tailleur (20 Rs les 2 ourlets). En France, les ourlets nous auraient coûté plus cher que les longhis. Du reste, le travail de ce tailleur est un très beau souvenir : de beaux gestes précis et rapides.
On a beaucoup aimé : 🙂 Regarder vivre les Indiens Admirer leurs vêtements, les dothis blancs immaculés ou les saris vaporeux multicolores Prendre le bus Manger dans la rue
On a moins aimé : 😕 Les klaxons Se brûler les pieds dans les temples
En conclusion ... Un voyage en Inde, c'est toujours un choc. Pour beaucoup la vie y est dure et certaines scènes sont très éprouvantes. Pourtant, malgré la misère, les Indiens restent accueillants et avenants. C'est ce paradoxe qui rend l'Inde si attachante. Aller en Inde, c'est prendre une belle leçon de vie. Comme il y a 10 ans, je sais qu'une fois encore je retournerai en Inde.
Avis sur itinéraire de quinze jours au Japon English translation pending
Bonjour à tous,
Pour un déplacement professionnel je pars au Japon dans deux mois, je dois prendre mes billets rapidement et j'aimerais profiter de cette semaine de boulot pour me rajouter une visite du Japon la semaine suivante. J'ai pas mal de contraintes à prendre en compte, je dois par exemple enchainer Hiroshima forcément par Kyoto.
Pourriez vous me donner votre avis sur les sites que je dois privilégier et sur cette première ébauche d'itinéraire svp?
J1 (samedi) : Arrivée 9h Tokyo Narita, navette pour Tokyo, train pour Hiroshima et arrivée vers 15h/16h sur Hiroshima. J2 à J5 (jusque jeudi) : conférences sur Hiroshima, avec surement une ou deux demi journées de libres. J6 (jeudi) : départ d'Hiroshima après la dernière conf dans l'apres midi vers Kyoto, nuit kyoto J7 : visite Kyoto, nuit Kyoto J8 : visite Kyoto, nuit Kyoto J9 : visite Kyoto, départ pour Nara fin d'après midi, nuit Nara J10 : visite Nara, nuit Nara J11 : visite Nara et départ pour Tokyo en fin d'aprem, nuit Tokyo J12 : visite Tokyo, nuit Tokyo J13 : départ tôt pour Nikko, visite Nikko, nuit Nikko J14 : visite Nikko, nuit Nikko J15 : départ de Nikko tôt pour Tokyo narita airport départ 12h45 pour retour France vers 17h
Ceci inclus donc Hiroshima et alentours pendant 5jours en marge de mes conférences, Kyoto (3 jours/3nuits), Nara (1, 5 jours et 2 nuits), Tokyo (1jour, 2nuits) et Nikko (1, 5jours et 2nuits).
Qu'en pensez vous? Sur le temps passé dans chaque endroit? Est-ce que ça ne risque pas de tout se ressembler et dans ce cas je devrais privilégier d'autres étapes? J'aimerais pouvoir apercevoir des coins calmes/campagne/rizière du japon, est-ce que je pourrais caser ça intelligeamment quelque part?
Enfin, autour d'Hiroshima y a t'il des sites intéressants à aller visiter? Par exemple Miyajima que j'ai vu cité plusieurs fois? Pardon par avance si ces questions ont déjà été trop posées, je n'ai aps trop eu le temps de fouiller sur le forum.
Merci d'avance!
Pour un déplacement professionnel je pars au Japon dans deux mois, je dois prendre mes billets rapidement et j'aimerais profiter de cette semaine de boulot pour me rajouter une visite du Japon la semaine suivante. J'ai pas mal de contraintes à prendre en compte, je dois par exemple enchainer Hiroshima forcément par Kyoto.
Pourriez vous me donner votre avis sur les sites que je dois privilégier et sur cette première ébauche d'itinéraire svp?
J1 (samedi) : Arrivée 9h Tokyo Narita, navette pour Tokyo, train pour Hiroshima et arrivée vers 15h/16h sur Hiroshima. J2 à J5 (jusque jeudi) : conférences sur Hiroshima, avec surement une ou deux demi journées de libres. J6 (jeudi) : départ d'Hiroshima après la dernière conf dans l'apres midi vers Kyoto, nuit kyoto J7 : visite Kyoto, nuit Kyoto J8 : visite Kyoto, nuit Kyoto J9 : visite Kyoto, départ pour Nara fin d'après midi, nuit Nara J10 : visite Nara, nuit Nara J11 : visite Nara et départ pour Tokyo en fin d'aprem, nuit Tokyo J12 : visite Tokyo, nuit Tokyo J13 : départ tôt pour Nikko, visite Nikko, nuit Nikko J14 : visite Nikko, nuit Nikko J15 : départ de Nikko tôt pour Tokyo narita airport départ 12h45 pour retour France vers 17h
Ceci inclus donc Hiroshima et alentours pendant 5jours en marge de mes conférences, Kyoto (3 jours/3nuits), Nara (1, 5 jours et 2 nuits), Tokyo (1jour, 2nuits) et Nikko (1, 5jours et 2nuits).
Qu'en pensez vous? Sur le temps passé dans chaque endroit? Est-ce que ça ne risque pas de tout se ressembler et dans ce cas je devrais privilégier d'autres étapes? J'aimerais pouvoir apercevoir des coins calmes/campagne/rizière du japon, est-ce que je pourrais caser ça intelligeamment quelque part?
Enfin, autour d'Hiroshima y a t'il des sites intéressants à aller visiter? Par exemple Miyajima que j'ai vu cité plusieurs fois? Pardon par avance si ces questions ont déjà été trop posées, je n'ai aps trop eu le temps de fouiller sur le forum.
Merci d'avance!
Miss Bigoodi et son chauffeur… Pérégrination en Inde du Sud fin 2008 English translation pending
Me voilà de retour des Indes… et voici mon carnet de voyage de Bombay à Madras en voiture de fin octobre à début décembre 2008.
PREPARATION :
-Les Mercis : merci à Fanzi qui a d’ailleurs un blog très instructif pour préparer son voyage : http://jacquinfr3.free.fr/, Stalingrad, Lulu1, Ragamuffin, Thomaxlou, mile, gilloug, nalesnik, kerala, jeromeglo, migu, elconcombre, breiz29, lana29, Djoh, jreverter, goan, lolotravel, gandiji, khema, nosynatto, souriretjrs, marcomarco, mekong, shaktishakti, michelji, danielvl, cricagri, … et tous ceux que j’oublie sans doute !!!
-Guides : Lonely planet inde du sud-2008, Rough guide (+ site très bien fait en anglais : http://www.roughguides.com/website/shop/products/India.aspx ), guide du routard inde du sud (peu utilisé).
-L’office du tourisme indien à Paris m’a aussi adressé gentiment et gratuitement plusieurs brochures sur les états que je souhaitais visiter http://www.incredibleindia.org/...page.asp?pageid=1109
-Livres que j’ai aimés en préparant et pendant ce voyage : Planet india – Mira kamdar (document qui traite des différents aspects et enjeux du pays), Tarun J. Tejpal : Loin de Chandigarh (roman), Le dieu des petits riens, Arundhati Roy (roman du coté des backwaters), Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, de Vikras Swarup (Roman +++), Dans la peau d'un intouchable de Marc Boulet (document, très agréable à lire, et sans doute l’un des meilleurs ouvrages que j’ai lu confrontant notre façon de voir le monde avec celle des indiens de basse caste, ou même plus généralement «riches/pauvres» +++), Le seigneur de Bombay de Vikram Chandra (roman top +++ : si vous ne devez en lire qu’un, c’est celui-ci ! Superbe roman qui nous fait découvrir et comprendre un peu mieux la société indienne au travers des aventures des 2 personnages principaux : un flic et un voyou, et de la multitude de rencontres qu'il font au cours des 1000 pages. Ne prenez pas peur ! ça se lit tout seul et pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous verrez que "ça fait echo"...) Ceux que j’ai envie de lire : l'Équilibre du Monde, de Rohinton Mistry, Fous de l'Inde de Régis Airault, Shantaram, de Gregory David Roberts, l'interprète des maladies de Jhumpa Lahiri, Bombay maximum city de Suketu Mehta , Indes de Jean Clausel…
-Films : Coup de foudre à Bollywood, Holy smoke, des trains pas comme les autres…
-Sites internet : de magnifiques photos sur celui-ci notamment : http://www.henry-fuchs.net/serie_detail.php?type=serie&serie=India Blogs que j’ai bien aimés : J’ai adoré lire le blog de Nicolas, français expatrié nous relatant sur plus d’un an sa vie à Bombay : humour garanti ! http://namaskar.canalblog.com/ +++ http://shanti2008.blogspot.com/2008_01_01_archive.html http://djoh.net/blog/?inde-voyage http://www.mapmyindia.com/ genre de mappy indien très pratique pour calculer les distances et temps de trajet entre 2 villes.
-Billet d’avion : Lyon-bombay / Chennai-Lyon pris 5 mois a l’avance sur voyage sncf : 632 € TTC par personne. (Jet airways). C’est le seul site que j’ai trouvé à ce moment là qui donnait des résultats faciles sur un voyage avec un retour d’une autre ville. Et en plus moins cher que les autres sites consultés pour un Lyon-bombay-Lyon aux mêmes dates…
-Visa : 50 euros + 12 de frais VFS + 21 pour le chronopost (à Lyon) = 83 euros la bête ! Dossier déposé à Lyon sur rdv, visas retournés par chronopost avec les passeports 8 jours plus tard. Site : http://www.vfs-in-fr.com/french/index.aspx
-Etat d’esprit avant le départ et choix du mode de voyage : C’est mon premier voyage en Inde, je connais déjà plusieurs pays d’Asie du Sud-est que j’aime bien, et la Chine que je n’ai pas du tout aimée en individuel il y a 10 ans (pb de communication, pollution etc…). Après cette expérience en Chine et avec tout ce qu’on lit et ce qu’on entend sur l’Inde, je m’étais un peu gardé la destination pour plus tard… Puis plus tard est arrivé et je me suis dit que si j’attendais trop je n’irais plus et que ce serait quand même dommage de ne pas me faire une idée par moi même… Bref, je ne partais pas super emballée à priori, et j’ai choisi le Sud, à priori plus « soft » pour commencer. J’ai aussi opté pour la formule voiture avec chauffeur pour gagner de la liberté, de la flexibilité, et du confort pour un budget somme toute assez modique sachant qu’habituellement, nous louons souvent des voitures sans chauffeur pour le même prix dans d’autres pays. Et nous voyageons à deux, en amoureux…
-Location de voiture : Après plusieurs demande de devis sur le net, j’ai opté pour Mani : spmani6500@yahoo.co.in -site web : www.travelsouthindia.co.in C’est une petite société, mais très pro : rapide dans ses réponses à mes mails avant le départ, plusieurs coup de fils tout au long du voyage pour s’assurer que tout allait bien. J’ai dû virer 300€ d’avance pour payer l’acheminement de la voiture jusqu’à Bombay, mais le chauffeur Manohar Sundram, était à l’heure le jour J (et même arrivé la veille), il parlait très correctement l’anglais, nous a montré toutes sortes de choses que nous n’aurions jamais vues par nous-mêmes et a franchement fait plus que simple chauffeur… Je vous le recommande chaudement !!! Pour 39 jours de location en ambassador avec A/C, j’ai négocié le prix à 30€ par jour tout compris (parking, essence, péages…) sauf le pourboire payé en sus à la fin du voyage. Petite recommandation : pour ceux qui optent pour ce type de formule, avant de confirmer votre accord aux uns ou aux autres, faites 1 ou 2 allers-retours de mails (la 2e ou 3e cotation est toujours meilleure que la 1ere) et précisez bien ce que vous voulez, et surtout insistez pour avoir un chauffeur qui parle anglais. Parmi les derniers bien placés, il y avait Bas-Das (ras), et Moksha tours : très agressif à l’encontre de Mani quand ils ont su qu’ils n’étaient pas retenus, je n’ai pas du tout aimé leur façon de faire et de dénigrer. Ca vaut le coup de prendre la clim, et l’Ambassador va très bien jusqu’à deux adultes + un enfant avec le chauffeur, au-delà, optez plutôt pour une voiture de catégorie supérieure.
-Hotels : Comme d’habitude, nous préférons réserver au jour le jour pour plus de souplesse, ce que nous ne regretterons pas (itinéraire plus ou moins rapide que prévu selon les moments et négociation bien plus efficace sur place !). Je n’ai réservé depuis la France que les trois 1eres nuits à Bombay. Les prix indiqués ci-après sont pour une chambre double et la plupart du temps âprement négociés ! Nous ne sommes pas dans les catégories routard mais plutôt bon moyen de gamme, et parfois Deluxe !
-Argent : D’habitude, nous partons seulement avec 20 euros et 2 cartes bancaires en poche en payant le maximum par carte et en retirant aux distributeurs pour les petits achats. Cette fois, nous avons opté pour le cash (moitié euros, moitié travellers en euros), même en comptant les commissions, le change est légèrement plus avantageux en paiement par carte pour les 2 fois où j’ai comparé, mais peu de commerces prennent les cartes en Inde… Entre euros et travellers c’est à peu près les mêmes cours (sur Bombay, les TC sont mieux cotés), donc ne vous privez pas de la sécurité des travellers à mon avis. Enfin, entre les cours du jours sur www.xe.com et les changeurs, il y a à peu près 1 à 2 roupies de marge (la marge est plus forte et on perd plus de temps dans les banques que dans les boutiques en général). Je donne les prix en roupies (INR) ci-dessous, pour 2 personnes, c’est simple à calculer : 100 INR = 10 FRF (franc français) à peu près… Autre site sympa pour connaître les cours et historiques des devises même « exotiques » avant de partir en voyage : http://fxtop.com/fr/historates.php3
ET MAINTENANT… TIN TIN TIN…LE DETAIL DU VOYAGE !!!
Vendredi 24/10/08 Nous voila partis de bonne heure et de bonne humeur de Lyon St Exupery pour Bruxelles (même pas un coup à boire gratuit sur brussels airlines), 3H30 d’attente, il ne pleut pas, donc assez de temps pour un petit tour rapide en train dans le centre (environ 20mn l’aller à 6€ l’aller retour par pers.) Puis Vol Jet airways de Bruxelles a Bombay impeccable : ponctuels, service soigné, petits écrans individuels, nourriture très correcte et un petit peu plus de place que sur bien des compagnies européennes, pourtant l’avion était quasiment plein. Jusqu’à présent on va dire qu’ils sont ma compagnie préférée en classe éco avec Emirates. Nous arrivons vers minuit, je change 20 euros à l’aéroport pour payer le taxi, nous prenons un prepaid à 500 INR (contrairement à ce que j’avais lu sur VF je n’ai trouvé qu’un seul guichet juste avant la porte de sortie…). Il nous amène à bon port à Colaba, à l’hôtel Ascot que j’avais booké sur internet : 6050 Inr la nuit pour 3 nuits avec petit dej. Ouf, ils nous ont bien gardé la chambre (j’avais quelques doutes après avoir vu certaines déconvenues de voyageurs à ce sujet). C’est cher mais Bombay est une ville chère, et j’avais envie d’être bien en arrivant en pleine nuit + je voulais aussi un hôtel sympa où me reposer au cas où la ville ne m’aurait pas plu les 1ers jours. Je pense que je repasserai chez eux une autre fois, c’est très correct (pas parfait mais très correct pour l’Inde) et bien situé http://www.ascothotel.com/
Samedi 25/10 Mumbai : petite grasse matinée et c’est parti pour un 1er aperçu et une visite à pied de Colaba (l’hôtel Taj, la porte de l’Inde), et du quartier du fort (Gare victoria CST). 1ère surprise, je m’attendais à la foule et à être harcelée de vendeurs et quémandeurs de tous poils… Que nennni ! C’est calme… Sans doute l’effet Diwali (nous tombons en plein pendant les festivités), mais en fait, même par la suite, je n’aurai jamais l’impression d’être étouffée par la foule, et il y aura bien quelques vendeurs un peu collants sur certains sites touristiques mais ce n’est ni Marrakech, ni le Sénégal pour ceux qui connaissent… L’ambiance de la ville me plait bien. Le seul truc : il faut parfois ruser un peu pour traverser les carrefours, et comme le dit l’excellentissime Nicolas http://namaskar.canalblog.com/ il y a 2 sortes de piétons en Inde : les très rapides et les tout plats !!! Repas du soir au Delhi Darbar sur Colaba causeway (2 bons repas pour 561 INR). Nous sommes vannés, dodo très tôt, du coup nous ne ferons qu’entendre le feu d’artifice tiré depuis la Gateway of India (trop tard pour se rhabiller et sortir, tan pis !).
26/10 Mumbai . Nous prenons le taxi traditionnel jaune et noir pour aller à la Mosquée Haji Ali plus au nord. Le chauffeur met son compteur, mais quand nous arrivons, il veut nous faire croire que la course fait 150 inr (nous nous étions renseigné à l’hôtel qui nous avait indiqué 50 INR à peu près)… Ca nous apprendra à ne pas parler prix à l’avance, 2 jeunes viennent à notre rescousse et font une drôle de tête en apprenant ce que ce bachi bouzouk nous demande… nous nous en tirons finalement à 70 INR. Bon en tous cas, on a du bol, c’est marée basse, on peut donc traverser la jetée à pied jusqu’à la mosquée, c’est sympa à part cet énergumène qui ne trouve rien de mieux que de mettre son bras (exprès bien sûr) devant mon objectif au moment où je fait une belle photo… argentique (eh oui… je sais !!!). Bref on ne m’y reprendra plus, maintenant, je les surveille du coin de l’œil avant de déclencher, ces sacrés filous moustachus qui veulent absolument être photographiés ! Il faut dire que d’habitude, on attend qu’il n’y ait personne pour photographier, alors qu’ici, on prend plaisir à attendre un joli sari, ou un groupe de fillettes en uniforme… mais pas les bras de vilains moustachus bedonnant, ça non !!! Retour de l’autre coté de la jetée, les détritus, mendiants, enfants en loques et éclopés ne manquent pas sur le chemin, le ton est donné… Eh, on la lui fait pas 2 fois à Bigoodi… Nouveau taxi pour aller à Banganga tank, voilà ma nouvelle tactique qui marche à peu près : je prend une file de taxi et demande au 1er son prix, inévitablement il le double, je pars avec de grands airs offusqués, inévitablement, le 2e de la file me alpague et me donne un prix a peu près correct après discussion…(50 inr cette fois ci)😛. Les alentours du tank sont très calmes, on dirait un peu un village en plein cœur de la ville, nous remontons a pied dans le quartier de malabar hill, vers le temple jain, puis le jardin suspendu, et nous redescendons sur chowpatty beach. Nous finiront l’après midi au fort et à Colaba, dans des rues que nous n’avions pas vues la veille et dînerons au Leopold café 600 inr pour 2, un peu cher pour ce qu’on a mangé (eh oui, on aura vu tous les sites visés par les attentats un mois plus tard…).
Lundi 27/10– Pandu lena, trimbak, - Nasik (160 km-4h) Nous nous levons de bonne heure pour être prêts à partir vers 7h30 et éviter les embouteillages sur les conseils de Mani. C’est la 1ère fois que nous prenons une voiture avec chauffeur et j’appréhende un peu… Sera-t-il là ? Ai-je viré 300 euros pour rien ? Pourrons-nous nous comprendre et allons nous bien nous entendre ??? (39 jours, ça risque d’être long sinon…). Mais voilà notre Manohar, 58 ans, tout de blanc vêtu et tout sourire sous ses belles baccantes –évidemment- et pile à l’heure (il était là depuis hier soir en fait, mais l’hôtel a oublié de le prévenir quand nous sommes rentrés). Nos 2 gros sacs plus le sien tiennent pile dans le coffre de l’ambassador, Franck, mon homme, monte devant à coté de lui, et moi derrière avec nos petits sacs d’appoint et c’est parti mon kiki !!!!
Super Manohar devant « notre » ambassador
Initialement, je souhaitais passer par les Kanheri caves dans le parc Sanjay ghandi mais c’est fermé le lundi. Nous prenons donc directement la route pour Nasik. Aucun problème pour sortir de Bombay est ce l’heure ou l’effet diwali ?… je ne saurai jamais. Nous nous arrêtons dans une gargote en route pour un petit en-cas et un très bon tchai. Manohar est aux petits soins pour nous, il nous fera goûter tout un tas de bonnes choses au cours du voyage, nous demande à chaque fois des couverts, et vérifie la –relative- propreté des lieux… (chochottes s’abstenir… Je le serai moi-même beaucoup moins en fin de voyage…mais on en reparlera…). Pas beaucoup de panneaux… Manohar qui connaît mieux le sud, demande son chemin à un flic qui lui taxe 50 roupies, on est tout de suite prévenus… Nous arrivons environ 4h plus tard aux portes de Nasik et visitons les grottes de Pandu lena (200 rs pour 2), sympa, il n’y a pas trop de monde et ce sont les 1eres. Nous rencontrons un jeune couple de touristes indiens de Pune qui, non, ne veulent rien nous vendre ni nous demander quelque chose, mais juste taper la converse (au début, on se méfie un peu quand même). Il est encore tôt, et Manohar nous propose de nous emmener à Trimbak, où je pensais aller le lendemain, c’est parfait ! C’est à voir, nous apercevons déjà notre 1er mort en train de se faire transporter vers la crémation, beaucoup de monde, de sourires, de vaches, dans les petites rues colorées du marché ; en comparaison, les environs ombragés du bassin sont très calmes. Très peu de touristes (blancs en tous cas)… Bref, on est tout de suite plongés dans le bain et on se sent bien. Retour à la voiture et à son air conditionné – ouf – et 33km dans l’autre sens pour trouver un hôtel à Nasik. J’avais repéré l’hôtel Panchavati sur un guide, le problème c’est que c’est toujours diwali, et panchavati, c’est aussi le nom d’un temple ; du coup nous nous retrouvons, avec notre voiture littéralement noyée dans la foule des pèlerins qui veut accéder au temple… Je m’étais demandé avant de partir si finalement nous n’allions pas conduire nous-mêmes, car après tout nous avons déjà conduit au Mexique, au Brésil, en Argentine, en Afrique australe… Eh bien pour ceux qui auraient les mêmes doutes, n’en ayez plus ! Je me demande encore comment nous n’avons pas écrasé plusieurs orteils hindous ce jour là et comment nous sommes finalement sortis de cette foule, nous, aussi détendus qu’une molaire non anesthésiée attendant la roulette, et Manohar, d’un flegme et d’une patience redoutable… Bref, autant vous dire que nous n’avons pas été trop regardants sur l’hôtel, bien moyen à 2030 inr inclus le dortoir de Manohar. On aurait dû négocier un peu plus mais c’est le début et c’est diwali… Ce sera sac à viande ce soir, et je ne vous parle pas de nos têtes la première fois que nous nous asseyons sur le lit…Comment dire ? Nos postérieurs sont habitués à plus de moelleux… 🤪 Le jour est encore là, nous descendons parmi la foule jusqu’au Ramkund (bassin), c’est beau avec la lumière dorée de cette fin de journée, tous les pèlerins et les saris multicolores, et la foule dans les rues n’est ni agressive ni insistante du tout envers nous, contrairement à ce que certaines lectures m’avaient fait redouté, pourtant nous sommes les seuls blancs ici…
Mar 28/10 Nasik- Ajanta- Aurangabad Je pensais rester 2 jours à Nasik pour visiter Trimbak et pour ne pas arriver à Ellora (sur la route nasik-aurangabad) un mardi, jour de fermeture… Mais voilà, nous avons vu Trimbak hier, et donc Super Manohar nous propose de nous emmener aujourd’hui à Ajanta. Nous voyons notre 1er éléphant sur la route et Manohar nous fait visiter une briqueterie : 150 inr par jour pour mouler des briques en plein soleil à longueur d’année… C’est là qu’on se rend compte de notre chance d’être nés français ! Nous voilà à Ajanta en début d’après midi, entrée + bus pour se rendre sur le site 530 inr pour 2. Et c’est parti pour la série de grottes, magnifique il faut bien le dire. Le site est relativement étendu, mais un petit conseil : mettez des chaussures qui s’enlèvent facilement et pas des chaussures de marche à lacets comme moi, car il faut les enlever avant d’entrer dans la plupart des grottes - ce qui n’est pas le cas à Ellora. La visite nous prend un bon moment et nous retrouvons le parking vers 17h30. Il y a bien encore 2 bonnes heures de route jusqu’à Aurangaband, et là c’est l’enfer : la nuit tombe rapidement et on ne compte pas le nombre d’accidents que l’on a vus ce soir là… C’est sûr, on ne nous y reprendra plus à rouler après le coucher du soleil🏴☠️. Nous arrivons donc tard a Aurangabad : 1er hotel est correct sans plus mais à plus de 3000 Inr, le 2e est bon marché mais franchement miteux, la chambre du 3e sent le renfermé à plein nez, on en a tous marre et on opte finalement pour le classic hotel recommandé par le LP négocié à 1820 inr avec petit dej. Re sac à viande, moustiques en pagaille en prime et bruit infernal de la rue… Je ne parle même pas de Manohar qui dort dans sa voiture en nous faisant croire qu’il allait voir un copain (on lui proposera plus tard à maintes reprises de lui payer une chambre ou un dortoir mais il refusera toujours…). A noter, nous avons quand même droit à un beau feu d’artifice « Diwali » depuis notre « terrasse ». Par contre nous mangerons très bien au Tandoor restaurant juste en face (650 inr pour 2)
Mer 29/10 Ellora – Aurangabad Vue la dernière nuit et le petit déj (vaisselle et salle de resto dégueulasses il n’y a pas d’autre mot, nous ne prendrons qu’une banane…), nous partons sans regret de cet hotel et en trouvons un autre, correct, vers la nouvelle gare routière, hôtel Manmandir à 1570 inr. Aujourd’hui, destination Ellora (500 inr pour 2). C’est encore plus chouette que Ajanta, les 3 séries de grottes sont très différentes, le grand temple sculpté du centre est bien sûr un must, pensez à en faire le tour par le petit chemin au dessus. N’oubliez pas non plus de faire un saut de tuk tuk jusqu’au grottes Jain, finement sculptée : tuk tuk 80 inr « official fare » aller retour, et pour ce prix sueurs froides garanties lors du croisement avec les gros bus qui arrivent en face sans ralentir (mais quand même au moins à 2 bons millimètres du tuk tuk !). Retour à aurangabad l’après midi, visite du fort sur le chemin (200inr pour 2), du « mini taj mahal » Bibi-ka-Maqbara (200inr), et du bassin avec son moulin à eau « panchakki » (40 inr), sympa si vous avez le temps. Petit tour en ville à pied en fin d’après midi.
Jeu 30/10 Aurangabad - Pune Départ pour Pune. On arrive en début d’après midi et on trouve l’hôtel Samrat +++ que je recommande vivement : 3200 INR avec pdj très bon rapport qualité prix et personnel sympathique. Mais nous avons eu de la chance de tomber pendant les vacances de Diwali, sinon d’habitude il est très souvent plein (clientèle d’affaires) à réservation conseillée quelques jours à l’avance ! Malgré la circulation, la ville est très agréable avec ses grands arbres, nous visitons le jardin botanique : intéressant plus pour voir les familles qui s’y promènent que pour le jardin lui-même, le temple avec son grand banian et ses petites grottes à coté, et le musée Kelkar (415 inr pour 3…2 + un indien pas cher !) accompagnés de Manohar qui nous fait une visite guidée pour certains objets (couteaux à noix de betel), divers objets à usage agricole, coffres pour la dot etc… En fin de journée nous allons diner au Sizzler’s : sympa 800 inr les 2 repas.
31/10 Pune – Mahabaleshwar - Ratnagiri Il y a toujours au moins une journée « sans » dans chaque voyage… eh bien, la voici ! La route est longue, nous partons de bonne heure et nous arrêtons à Wai, et vlan, nous crevons (bizarrement, ce sera la seule crevaison du voyage), j’en profite pour faire quelques photos aux environs du temple et du pont, c’est Manohar qui a toute la peine pour changer la roue en plein cagnard… Nous allons ensuite à la station service d’à coté pour faire réparer la roue car la route est encore longue et tortueuse jusqu’à Mahabaleshwar. Nous arrivons en début d’après midi mais c’est encore Diwali et vendredi… Et c’est à croire que le tout Bombay s’est donné rendez-vous ici… Les hôtels sont pleins, l’accueil déplorable, les routes bondées, si bien que nous n’irons même pas jusqu’au point de vue principal (Manohar a de mauvais souvenirs ici en tant que chauffeur de bus : resté coincé 6H il y a quelques années). Résultat, on se sauve ! Nous redescendons dans la vallée, faisons un petit stop casse croute et surtout pose pour Manohar qui doit en avoir plein les biscotos après tous ces virages. Et nous voilà repartis vers la suite… J’avais prévu Ganpatipule comme étape suivante mais l’heure tourne et il devient évident que nous n’y arriverons pas aujourd’hui… Et c’est 17h30, le jour ne va pas tarder à tomber et malgré l’insistance de Manohar pour continuer un peu, nous ne voulons pas renouveler l’expérience de la conduite de nuit, d’autant que depuis ces 1ers jours, on ne compte plus le nombre d’accidents et de camions renversés au bord des routes… Bref, on arrive dans une ville qui s’avèrera faire partie du comté de Ratnagiri, on voit un hôtel et on s’y pose. Bruyant et franchement pas génial, des chiottes à la turque surélevées comiques et bien sûr, classe « sac à viande ». Sauf à vous retrouver par là un jour de Diwali je ne voit pas ce que vous pourriez venir faire ici, rien à voir à part nous pour les locaux qui doivent bien se demander ce qu’on fait là mais qui font semblant de ne pas nous dévisager dès qu’on tourne la tête de leur coté, c’est assez comique ! Allez, un petit fried rice, au lit, et vivement demain 🙁!
01/11 Ratnagiri- Goa Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. On rate la route de Ganpatipule, tan pis, ce sera pour un autre voyage ! Nous filons directement sur Goa. Passage obligé par le « poste frontière » entre le Maharashtra et l’état de Goa. Pendant que Manohar va payer la taxe, 2 policiers se mettent chacun à une portière de l’ambassador et nous demandent ce qu’on vient faire, notre métier… et bien sûr, si on a pas des pièces en euros. Nan ! On leur en donnera pas, bienvenue à Goa !!! Nous nous arrêtons pour jeter un coup d’œil aux plages du nord (arambol un peu trop baba cool, mandrem un peu trop perdu) et finalement qui l’eut cru, nous nous arrêtons à Vagator. Je recherchais plutôt de la tranquillité mais contrairement à ce que j’avais lu je l’ai trouvée ici ! Certes, la plage est animée, mais elle est belle et c’est sympa : nous trouvons un charmant petit hôtel d’excellent rapport qualité prix dans le village sur les hauteurs : le Leoney resort +++, jolies chambres ultra clean qui entourent une belles piscine pour 1900 inr sans pdj, on y restera 2 nuits et cela reste un de nos bon souvenirs d’hôtel pendant ce voyage. www.leoneyresort.com Restos : Ne ratez pas non plus le Mango Tree +++(à 10 mn à pied en repartant vers le nord, on y mange très bien pour moins de 400 inr à 2), par contre vous pouvez oublier le Sunita : ambiance baba cool mais plats décevants.
02/11 Goa Visite de panjim et velha goa aujourd’hui. Sympa, balade à pied jusqu’au temple d’anuman
03/11 Goa Sud Nous allons voir anjuna (l’ambiance et les petits commerces en bord de route nous plaisent bien), Colva (bof), benaulim (sympa), agonda (tip top, nous aurions dû dormir là : ni trop calme, ni trop animé et belle plage). Nous visitons aussi le marché de Margao (à voir). Finalement, en fin de journée, nous nous retrouvons à Patnem : les 2 hôtels que j’avais repéré sont complets, nous finissons donc à Home, conseillé par le LP et le rough guide… Ca a du changer de proprio depuis, seul l’accès direct à la plage est sympa, l’accueil aussi mais les chambres sont franchement médiocres, et le rapport qualité prix très mauvais (800 inr), nous aurions du retourner sur Palolem un peu plus au nord, tan pis !
04/11 south goa – Gokarna Il n’y a pas de locaux pour les chauffeurs à Home, Manohar a donc dormi ailleurs et vient prendre sa douche –froide- dans notre chambre. Avant de reprendre la route nous lui montrons la plage devant l’hôtel, et là, maintenant, nous en sommes sûrs, Manohar y voit bien … en tous cas de loin ! Nous avions un léger doute sur ce point car il demandait sa route après être passé à coté de panneaux indicateurs … En fait, plus tard, il nous expliquera qu’il parle anglais (et beaucoup d’autres langages locaux ce qui est bien pratique pour demander notre chemin), mais qu’il ne lit que le Tamoul. Pourquoi je vous dit tout ça ? Parce qu’il est encore assez tôt -8h00 peut être- et qu’une jolie cliente blonde sort de l’eau en monokini, pile au moment où je montre la plage à Manohar… et voilà à peu près le résultat …
Ouh-ouhhhhhhh Manooohaaar, il faut y aller……. (heureusement, la blonde s’est rhabillée assez rapidement).
Nous voilà donc repartis, après avoir visité Palolem (sympa), nous arrivons à Gokarna en tout début d’après midi. Nous visitons les bungalows « namaste » sur Om beach (500 inr rapport qualité prix correct) et visitons pour le fun le Swaswara… (hors de prix et réservé principalement aux tour operators à 1800$ la semaine), mais finalement nous restons au Om beach resort +++ accueil charmant et très jolies chambres donnant sur un beau jardin (2250 inr). www.ombeachresort.com
Le resto est très bon aussi (400 inr) et la vue au coucher du soleil est splendide : une bonne adresse !
Nous nous promenons dans la ville dont l’ambiance nous a bien plu : pas trop de circulation, ni trop grand ni trop petit, beaucoup de petits commerces, des gens sympas -comme partout-, un grand bassin, des rizières aux alentours, des temples (interdits aux non hindous) à à mettre sur vos itinéraires si vous avez le temps ! Nous allons nous baigner à kudle beach (il semble y avoir 2 hôtels sympas pour ceux qui recherchent le calme) mais l’accès en voiture à l’air assez problématique. Nous sommes descendus à pied pour notre part (depuis le bout de la route 5 mn pour descendre et disons 8 pour remonter !)… Et nous essayons de suivre les premiers résultats des élections américaines entre le cable qui saute et les coupures de courant… Je pense que ça rappellera des souvenirs à quelques uns parmi vous…
05/11 Gokarna - Badami La route est longue, nous partons donc vers 7h30, nous croisons 2 vaches roses (si, si, et on a rien fumé à Goa) et nous arrivons au Badami court hotel vers 14h30. Bon hôtel, rien à dire à part que la piscine ne semble pas très propre. (2500 INR). Nous visitons les grottes (204 inr) : elles ne valent pas Ellora évidemment, mais c’est sympa aussi, et la vue sur la ville et le bassin est jolie. Nous traversons ensuite à pied par les ruelles du village pour rejoindre le musée et le temple de l’autre coté du bassin : gamins souriants qui font « hello ! », cochons, ordures, égouts, tout y est !. La balade est à faire. On revient à pied à l’hôtel car on pensait que c’était un peu plus près… Il fait chaud malgré les grands arbres et nous rêvons de piquer une tête dans la piscine (oui, nous ne l’avions aperçue que de loin jusqu’alors), mais super Manohar nous voit rentrer assez tôt et nous propose d’aller faire un tour des environs en voiture : c’est reparti ! Nous faisons une boucle dans la campagne qui nous emmène d’abord au temple de banashankari, interdit pour nous, mais l’ambiance aux alentours vaut le coup d’oeil. Nous allons ensuite voir le temple de sri mahakoota ombragé et très calme, un prêtre sympa me fait visiter, beau bassin avec une source, et donc une eau plus limpide que bien souvent, puis nous revenons tranquillement au Badami court 1h plus tard pour nous apercevoir donc, que la piscine est sale et infestée de moustiques. Merci pour la ballade Manohar ! (elle n’est pas indiquée sur le LP mais il y a pas mal de panneaux en anglais)
06/11 Aihole - Pattadakal – Hospet Je pensais rester 2 nuits à Badami mais Manohar nous propose de partir de bonne heure, de visiter Aihole (200 inr) et Pattadakal (500inr) en route et de nous arrêter à Hospet : il avait raison c’est tout à fait jouable en voiture. A Aihole, nous sommes touchés par Salim, vendeur de cartes postales de 10-12 ans qui nous récite les capitales mondiales et nous fait visiter le site, ça aurait pu être sympa sans son père, son oncle où je ne sais qui, qui manifestement surveillait ses résultats commerciaux de près… Nous arrivons à Hospet vers 15h00, 2000km au compteur depuis le départ. Nous optons pour l’hôtel Malligi, très correct avec grande piscine (1680 inr), et où Manohar retrouve plein de copains chauffeurs et une bonne chambre (sans doute une petite commission aussi, mais pourquoi ne pas lui faire plaisir du moment que ça reste dans nos prix ?). Nous faisons un tour de marché (pas grand-chose à voir à Hospet) et finissons la journée au bord de la piscine et au resto de l’hotel (400 inr, très bon) www.malligihotels.com
7/11 Hampi En route pour Hampi, en partant, essayez de visiter le temple anantashayana à la sortie d’Hospet, il vaut le coup d’œil. Manohar connait par cœur, il nous arrête sur le temple au dessus du bazaar et nous le retrouvons pour le petit dej en bas. Visite de la ville, des alentours avec toutes ces collines parsemées de gros rochers, des différents temples. Je pensais rester au moins 2 jours ici, mais avec une voiture, on fait largement le tour en une journée. C’est joli mais je ne me suis pas laissée charmer par l’ambiance plus que ça, en tous cas, par rapport à d’autres sur ce forum. Nous partirons donc demain matin. 500 inr pour les diverses visites. Nouvelle nuit et resto au Malligi
8/11 hampi – belur- halebid – Hassan Là aussi, je pensais initialement rester au moins 2 nuits dans la région, mais nous avons le temps avec la voiture de visiter tranquillement belur et halebid dans la journée, les temples, très finement sculptés, valent le déplacement. En plus, un film est en cours de tournage lorsque nous arrivons à Halebid, c’est drôle de les voir tourner quelques prises de 5 secondes avec toutes les danseuses en action entre 2 groupes de touristes… C’est pas un métier facile ! Après une journée bien remplie, nous voici vers 17h aux portes d’Hassan. Nous nous arrêtons au Hoysala village resort +++ tip top ! Le luxe dans un beau jardin, jolie piscine pour 3500 inr avec le repas (délicieux) + 210 inr de boissons et tips. Encore l’un des très bons hôtels du voyage, à retenir pour ceux qui sont dans ces budgets.
9/11 – Hassan –sravanabelagola –Srirangapatnam – Somnathpur- Mysore La route vers Mysore est assez difficile mais splendide (villages et paysages de rizières). 1ère halte au plus grand monolithe du monde : sravanabelagola, puis nous continuons vers le temple et le beau palace de Srirangapatnam, avant de terminer par Somnathpur (Si vous êtes à Mysore, à voir absolument si vous n’êtes pas déjà passés par belur ou halebid malgré les 30 km un peu longuets). Nous arrivons en fin d’après midi à Mysore. Manohar nous emmène à l’hotel Sandesh the Prince +++, où il a ses copains et ses habitudes… C’est un bon 4 étoiles, et il nous a fallut négocier dur pour ne pas dépasser les 3000 inr avec petit déj : excellent rapport qualité prix ! www.sandeshtheprince.com Pour terminer la journée : Un petit tour en ville autour du palais (c’est dimanche, il est illuminé), un petit tour au marché (nous y retournerons plusieurs fois, de tous nos voyages, c’est le plus beau marché que nous ayons vu je crois) et un bon repas au parklane (440 inr).
10/11 Mysore Nous paressons un peu ce matin avant de monter à Chamundi hill… Le temple est agréable mais j’ai préféré l’ambiance autour du nandi (statue de taureau, véhicule de shiva si je me souviens bien), un peu plus bas sur la route. Nous allons ensuite jeter un œil au lalitha mahal palace, puis au palais de mysore : dommage qu’on ne puisse pas prendre de photos à l’intérieur, c’est un vrai palais de mille et unes nuits comme on peut l’imaginer. A la sortie, 2 policiers foncent droit sur nous… On suppose que c’est pour vérifier notre ticket, mais non… C’est pour savoir si on n’aurait pas de pièces en euros… Nan ! (ça vous rappelle pas quelque chose ?).Un petit tour pour voir la cathédrale Ste Philomène, encore un bon tour au marché, quelques marchandages sympathiques pour l’achat d’huiles essentielles et d’encens, puis plongeon dans la belle piscine du Sandesh. Ce soir nous mangeons au Dynasty, sympa aussi, dans les mêmes prix que le parklane mais un peu moins animé.
11/11 Mysore - Parc mudumalai /Masinagudi Pas trop de route aujourd’hui, Manohar nous emmène au temple de Nanjangud à une trentaine de km au sud de Mysore. C’est quelque chose, pour le temple en lui-même mais surtout pour la ferveur qui y règne avec les pèlerins qui, par exemple, en font le tour en tournant sur eux-mêmes couchés par terre… Manohar nous explique qu’ils ont sans doute quelque chose à demander aux dieux… Après une bonne montée et de nombreux lacets, nous arrivons dans la réserve de mudumalai, que la route traverse. C’est comique, il y a bien des panneaux avec tigres éléphants et compagnie mais notre Manohar ne peut pas s’empêcher de klaxonner dans tous les virages (je serai curieuse de voir ce que ça donne, un touriste indien, au Kruger parc – Afrique du Sud- par exemple… 😮 Bon, nous verrons quand même 3 biches en bord de route ! Pour en revenir à l'usage abusif du klaxon, il ne faut pas croire que ce soit par agressivité, mais c'est simplement qu'il remplace les clignotants et le rétroviseur...D'ailleurs on peut voir à l'arrière de tous les camions "svp klaxonnez !" J’aurais bien poussé jusqu’à Bokkapuram, mais Manohar insiste pour nous emmener dans une nouvelle guesthouse à Masinagudi, c’est plus près de la réserve et nous nous laissons tenter : Secret Ivory 1500 int avec petit dejà rien à dire sur l'accommodation qui est située dans un très beau cadre avec vue dégagée sur les montagnes, petite terrasse dans les chambres, très propre et bien pour les chauffeurs aussi. Mais il faut éviter de manger sur place (cher) et de prendre leur tour : pour ma part j'ai pris la ballade matinale 700 rs pour 2 : c'est trop cher pour la qualité du guide que nous avons eu. On a rien vu mais ça, c'est plutôt normal, car ce n'est pas la bonne saison, mais ils n'expliquent rien sur les plantes ou sur la nature qui nous environne. J'ai croisé d'autres touristes qui ont pris le tout du soir en jeep --> pas enchantés non plus. A éviter aussi : le tour en bus de la réserve "nationale". C'est n'importe quoi... Un bus bondé conduit par un pseudo ranger fonctionnaire qui ralenti à peine devant le paon et les 3 daims qu’on a croisé, aucune explication, et coté paysages, on voit les mêmes depuis la route principale. Heureusement, nous avons rencontré 2 belges sympathiques avec qui nous avons bien papoté et les ¾ d’heure de bus sont vite passés (95 inr pour 2). Par contre j'ai raté le bain des éléphants, et ça il parait que c'est bien... Le secteur m'a aussi bien plu pour les paysages. En accomodation dans le coin j'ai vu le bamboo bank : très correct 2000 inr le cottage deluxe. C’est dans un joli jardin, les tours et les repas bien moins chers. Les belges nous ont parlé du jungle retreat a bokkapuram : 1250 inr sans pdj mais avec une petite piscine.
12/11 Mudumalai - Ooty Après notre ballade matinale (c’était bien la peine de partir à 6h00 du mat pour ça…), nous voilà en route pour Ooty. Nous arrivons en fin de matinée et prenons une chambre au Nahar Hotel, très bien, et qui a l’avantage d’être calme mais en ville (1780 inr). Promenade au jardin botanique et au bord du lac, puis tour des boutiques … Nous allons aussi à la gare pour booker notre billet pour demain mais problème « the system don’t work » et personne ne sait quand il remarchera 😐. Les indiens sont sympas, ils nous conseillent d’aller à la pétrobank… Non, ce n’est pas une banque, mais une station service qui peut réserver les billets sur internet pour une trentaine de roupies de commission en plus du prix normal, pratique ! Il y a un grand panneau qui signale le service de booking à l’extérieur. Train en 2e classe : 123 inr pour 2.
13/11 Train miniature Ooty – Mettupalayam Le matin nous allons au belvédère Doodabetta, puis à la tea factory (10 inr). Nous allons voir le tribal museum à 11km d’Ooty. Si vous avez le temps, allez y : c’est un peu perdu, il ne doit pas y avoir des visiteurs tous les jours et il faut attendre un peu pour qu’on vous ouvre, mais nous avons eu la visite guidée pour nous tous seuls, c’est gratuit et la guide a même eu l’air surpris quand nous lui avons donné son pourboire ! Un bon petit chili beef et c’est l’heure du train (départ d’ooty à 15h30). Les billets imprimés la veille sont bons, les places ont l’air d’être réservées où il faut (à droite dans le sens de la marche en descendant). Le wagon n’est pas bondé – en tous cas au début mais ça se corsera à Conoor- Ze problème, c’est qu’on n’a pas choisi le bon jour… Un peu après Conoor, panne… 🤪 Il faudra 2H au « mécanic » pour arriver et réparer, ce qui fait que nous verrons la partie la plus intéressante du trajet…dans le noir !!! Et notre pauvre Manohar qui nous attend à Mettupalayam. Bon, pour rassurer ceux qui envisagent de la faire, je pense que ça doit être assez rare car la nouvelle figurait dans le journal le lendemain… Il est donc près de 21h00 quand nous nous mettons en quête d’un hôtel, nous en voyons 4 ou 5 très bruyants, sans draps, ou franchement glauques et nous atterrissons finalement à l’EMS Mayura : très correct pour 1500 inr, leur resto est bon aussi.
14/11 Mettupalayam – Munnar (3000 km depuis le début) La route est magnifique malgré les lacets et les 4 contrôles « payants » pour passer du tamil Nadu au Kerala. Nous essayons le Edassery eastend qui semble bien et proche du centre mais il affiche complet. Nous partons en direction du sud et nous arrêtons au Westwood riverside resort ++ : 1800 inr avec un superbe petit déjeuner en bord de rivière, il n’est finalement pas si loin du centre et on peut facilement y aller à pied sous réserve de penser à la lampe de poche pour le retour ! http://westwoodmunnar.com/ Visite du marché et de la ville, et repas du soir au SN restaurant, pas loin du Westwood (délicieux poulet à l’ail pour 230 inr).
15/11 Munnar Nous partons pour une balade matinale à pied à travers les plantations de thé : Manohar nous emmène jusqu’au point de vue Pothamedu, puis nous descendons à pied sur une toute petite route goudronnée, c’est agréable mais la brume monte assez vite et coté photo c’est un peu décevant. Nous arrivons aux chutes Attukhad puis remontons vers la route principale où nous avons prévu de rejoindre Manohar. Ca grimpe ! Mais 3 indiens sympas nous proposent de monter dans leur tata alors que nous ne faisions pas de stop… sympa non ? Vive le sport !!! Nous retrouvons Manohar comme prévu et achetons quelques sacs de thé dans le magasin de la fabrique Tata en bord de route (au sud du Westwood en partant vers Kochi, il parait que c’est moins cher ici, franchement nous n’avons pas vérifié : 60 inr les 500 grammes). L’après midi nous partons en voiture en direction de la top station. Nous allons jusqu’au barrage mais ne continuons pas jusqu’au bout de la route : après 9h00 la top station est dans les nuages et on n’y voit rien (effectivement, nous apercevons bien de gros nuages de loin…). Sur la route du retour nous croisons des ramasseuses de thé qui viennent faire peser leur récolte du jour : environ 130 rs pour 50kg. Manohar nous explique qu’il s’agit souvent de familles du tamil nadu qui viennent s’installer ici car le Kérala manque de main d’œuvre, ils n’en repartent plus : logement et éducation sont fournis. Ce soir nous mangeons au Rapsy +++: excellent rapport qualité prix (300 inr) et des menus avec photos bien pratiques pour éviter de se plonger dans le guide. à Pour ceux qui ont peu de temps et hésitent entre Ooty et Munnar, je conseille Munnar sans hésiter.
16/11 Munnar - Fort kochin Direction la mer ! En route, Manohar nous montre comment poussent la cardamone et le tamarin (espèce de gousse acidulée : gout entre le petit pois et le citron dont il se sert dans ses curry de poisson). Nous voilà à Kochi en début d’après midi. Sur la place de l’église St François, le Delight homestay est plein, nous nous rabattons sur le Chiramel residency 1500 inr avec petit dej, très correct (juste à coté du palace "malabar house"), tout droit dans la même rue, il y a d'autres guesthouse qui ont l'air très bien notamment Henry Anchorage… Nous allons faire un tour du coté des filets chinois et regardons les boutiques ; en fait ce n’est pas très grand et le tour est assez vite fait. Nous allons voir le spectacle de kathakali (400 inr pour 2, billets en vente au même prix dans toute la ville). J’ai bien aimé la séance de maquillage et le début du spectacle où le compteur et un danseur expliquent la gestuelle, par contre, pour ma part, j’ai trouvé l’histoire jouée ensuite avec 3 personnages un peu longuette…d’autant qu���ils se sont trompés dans les traductions en français qu’ils nous ont distribuées au départ… on a quand même assez vite compris que quelque chose clochait ! La musique, beaucoup à base de percussions, ne m’a pas franchement emballée non plus mais ce serait quand même dommage de passer à Kochi sans aller les voir. A propos de musique, Manohar nous avait dit qu’il aimait bien la musique classique, nous lui demandons donc qui il aime bien écouter : Beethov, Mozart ??? En fait, tout ça ne lui dit rien, il voulait parler de musique classique indienne, il nous en a fait écouter quelques CD : c’est le même genre pas mal de percussion avec des chants en plus… je ne suis pas fana… Au retour du spectacle nous croisons Manohar et un de ses « collègues » qui conduit aussi des français. Nous allons manger ensemble au Sea Hut restaurant (un peu surévalué, mais bon). Les français nous expliquent qu’ils ne sont pas enchantés par leur chauffeur qui parle très peu (Manohar nous dira par la suite que ce chauffeur n’ose pas bien parler en anglais), les belges que nous avions rencontré à mudumalai, eux, nous ont dit que leur chauffeur essayait sans arrêt de les emmener dans des hôtels qu’il connaissait. Lors de vos négociations avec les compagnies de location, je vous recommande de bien insister sur ces 2 points.
17/11 Kochi - Allapey Je pensais rester 2 nuits à Fort Kochi mais nous avons vraiment eu le temps de faire le tour hier après midi, et la route jusqu’à Allepey n’est pas longue. Nous repartons donc ce matin en prenant le temps de nous arrêter au quartier de Mattancherry : J’ai adoré, ne faites pas l’impasse : petits commerces, boutiques d’antiquité, Dutch palace, synagogue, ça vaut le détour tout autant que le quartier des filets chinois. Nous nous arrêtons ensuite à Ernakulam pour confirmer notre retour auprès de Jet airways (impératif au moins 72h avant le départ chez eux, si on veut être surs de repartir). Là par contre, c’est la grande ville classique avec beaucoup de circulation…pas grand chose à voir. Nous arrivons à Allepey en début d’après midi et filons directement à l’hotel Arcadia Regency +++ www.arcadiaregency.com dont j’avais lu du bien (à ne pas confondre avec l’hotel Arcadia au bord du canal nord). Et effectivement, c’est un très bon hôtel (1800 inr avec petit déjeuner), et la piscine sur le toit est bien sympa en fin de journée. Nous partons à pied le long du South Canal, jusqu’à la plage, c’est agréable. Le soir, nous allons mangé un excellent poulet biryani chez Allai +++, toujours le long du South Canal, rive sud : un des meilleurs rapport qualité prix du voyage 250 inr (allez coté resto plutôt qu’au fast food)
18/11 Allapey Nous partons faire un tour du coin en voiture : Old market pour commencer, puis direction le nord vers Kumarakom et la réserve ornithologique (90 inr pour 2) : la ballade à pied est sympa mais il est déjà tard et nous ne voyons pas énormément d’oiseaux. Nous continuons sur Kottayam : église orthodoxe de Ste Mary, vieilles maisons traditionnelles à Kudamaloor, puis nous arrivons à Changanacherry sur les conseils de Ragamuffin : le bateau ne part qu’à 16h30 pour arriver à Allapey vers 19h45, la fin du trajet se fait donc de nuit, mais un coucher de soleil sur les canaux pour 22 inr (pour 2), franchement, ce serait dommage de se priver ! Et l’ambiance du bateau bus n’est pas du tout la même que celui qui relie Allapey et Kollam (axé touristes) : nous sommes les seuls blancs, les autres passagers sont des écoliers ou des paysans qui rentrent chez eux en fin de journée. Sympa : après quelques sourires timides, les plus hardis s’approchent : what is your name ? where are you from ? have you got a pen ??? Ca s’est terminé en échange de chansons… Casimir contre je ne sais pas trop quoi en Malayam mais c’était sympa !
19/11 Allapey - Kollam J’ai choisi de ne pas opter pour le houseboat, c’est mon petit coté écolo qui ressort après visionnage d’un reportage et plusieurs lectures… Nous prenons donc le « bateau à touristes » 800 inr pour 2. C’est bien sympa en fait, nous nous retrouvons aux cotés de 2 espagnoles, 1 japonais et avec 2 chamoniardes bien sympas : pendant ces 8 heures le temps est vite passé au gré de la vie tranquille en bord de backwaters. Le bateau est loin d’être bondé, c’est joli, je prends pas mal de photos (pour les amateurs, un bon zoom est bienvenu) et notre Manohar nous retrouve à l’arrivée… Quel confort quand même, de ne pas avoir à se trimballer avec les sacs à dos et de retrouver une voiture dans le noir à l’arrivée pour chercher un hôtel. Nous essayons le Shah International qui ne nous inspire franchement pas et décidons de partir vers la plage… Il fait noir, pas beaucoup de panneaux, on voit un truc qui brille au loin, on se rapproche, c’est le Beach Orchid +++, 4* top luxe tout neuf… Bon, on essaie, on verra bien ! On négocie dur… 3500 inr avec petit dej ! On ne va pas se priver ! C’est top, belle salle de bain, grande baie vitrée qui donne sur la plage et le phare (on s’en rendra surtout compte le lendemain)… et même un sèche cheveux ! Mais que demande le peuple ??? Repas au buffet varié et délicieux de l’hotel (569 inr pour 2, rien à dire)… Nuit de rêve, matelas mou, pas de bruit… tout-va-bien !!!
20/11 Kollam –Varkala Super petit déj face à la, piscine à débordement… jusqu’à ce qu’ils prennent l’idée de laver les vitres…avec de l’eau sale… Apparté : concernant la propreté, ils sont quand même des fois un peu bizarres ces indiens, non ? Bon je ne parle pas des classiques tas de détritus un peu partout dans les rues, c’est sans doute super pour les cochons et les vaches de chercher à manger dedans… Mais quand même y’a du boulot, entre les innombrables « miss balayettes » qui ne trouvent rien de mieux que de nous envoyer leur poussière dans le nez sans doute pour montrer qu’elles sont dures à l’ouvrage, ou les mecs (pas les filles) qui posent culotte un peu n’importe où et devant n’importe qui, les crachats (peut être un peu moins qu’en Chine, ou est ce que je prends l’habitude ???)… Mais bon, cool baba cool… Tout est relatif… eux aussi trouvent sales nos habitudes de nous torcher avec du papier ou de nous moucher et de remettre le mouchoir dans notre poche… Bref, tout ça pour en revenir à notre petit dej face à la belle piscine derrière notre belle baie vitrée maintenant sale… On en rêve de cette piscine ! On n’a pas eu le temps de l’étraîner hier soir et on compte bien se rattraper ce matin (Manohar aussi se trouve bien, et quand je suis allée lui dire qu’on ne partirait sûrement pas avant 10H00, il m’a répondu « oh même 11 on a le temps aujourd’hui ! »). Nous voilà donc fins prêts, en maillots et paréo pour le plongeon… non non non… on est en Inde… et non seulement « ils » ferment la majorité des piscines vers 19h00 dans les hôtels (pour les bains de minuit, c’est pas Bali !), mais en plus, ici, pour notre quasi plus belle pistache du voyage, ils trouvent le moyen de déverser un grand seau de chlore ou assimilé juste avant qu’on arrive !!! « non, non, il faut attendre 2H avant de se baigner… » Grrrrrrrrrrrrrrr + soupir désespéré… Well well well, nous revoici donc sur la route un peu plus tôt que prévu… Nous allons faire un tour de marché (pour info, 1kg de cardamonne +500 g de poivre pour 725 inr), visitons une espèce d’église temple notre dame de Velankanni, à voir, puis nous prenons la route de Varkala. Il n’y en a pas pour très longtemps, mais en arrivant, on ne voit pas la mer, c’est une succession de petites rues et de panneaux de guesthouses et hotels. Nous nous posons au Krishnateeram http://www.nivalink.com/krishnatheeram/index.html dont l’ambiance et le jardin nous plaisent bien (2700 inr avec petit dej et internet). C’est calme, propre, la corniche est à deux pas et le petit dej face à la mer est bien agréable… Baignade sur la petite plage de sable noir en remontant un peu sur le nord. Grosses vagues mais température de l’eau plus que délicieuse ! Aller retour le long de la corniche pour repérer les magasins et les restos, c’est très touristiques mais pas bondé et l’atmosphère nous plait… Nous resterons finalement un jour de plus à paresser ici ! Bon c’est pas le tout, mais ce soir, y’a happy hours à l’heure du coucher de soleil et on ne va surement pas rater une petite pina colada à l’apéro ! et voila qui voilà t’y pas ??? Nos chamoniardes, sans doute par l’odeur de l’ananas alléchées… Autant vous dire que ça a causé et rigolé français jusque tard dans la nuit sur la terrasse du Sunshine resto !
21/11 Varkala Un petit tour au temple (joli, mais ils sont un peu insistants pour les donations), on donne à manger aux petits poissons dans le bassin à coté : ça plait bien à Manohar, ici c’est gratuit d’y plonger les pieds pour se les faire nettoyer par les petits poissons…. Retour par la plage, baignade, pina colada avec les chamoniardes… on bulle à Malabar quoi ! (je sais… elle est facile …) 😎
22/11 Varkala – Trivandrum – Kovalam Visite de Trivandrum aujourd‘hui : zoo (20 inr), musée Napier (10 inr), palace (80 inr), ça vaut la peine de s’arrêter. Nous poursuivons jusqu’à Kovalam. Il n’y a pas de route en bord de mer, pour trouver l’hôtel ce n’est donc pas ce qu’il y a de plus commode. Nous prenons donc les sacs et les posons finalement au Sea view palace (2700 inr avec petit dej). Autant nous avons bien aimé Varkala, autant Kovalam nous déçoit… C’est sans doute dû pour beaucoup aux colporteurs et racoleurs tous les 3 mètres sur le front de mer (de tout le parcours, c’est le seul endroit où je les ai trouvé vraiment pénibles ceci dit). Diner au resto Fusion +++ : un des supers restos du voyage 1150 inr, un peu cher pour le pays mais on a vraiment très bien mangé avec vue sur les loupiotes de la courbe du rivage… et on a repris deux fois des frites (je sais, c’est naze, mais je crois que c’étaient les meilleurs frites de ma vie après celle de ma môman !). Bref allez à Kovalam au moins pour ce resto !
23/11 Kovalam - Kanyakumari (3800 km depuis le départ) En route pour le sud du sud ! Nous nous arrêtons au Palace Padmanapuram, c’est un vrai petit village à l’intérieur, la visite vaut le coup pour 205 inr pour 2. Plus nous descendons, plus il fait gris, et il pleut même franchement quand nous arrivons en début d’après midi. Nous suivons les conseils du LP et prenons une super chambre à l’hotel Seaview +++ : chambre d’angle très propre, magnifique vue sur la ville et le monument de gandhi. Je recommande pour 2500 inr, rien à redire ! Nous allons à la pointe avec les pèlerins et les badauds, goutons les bananes roses et mangeons le soir à l’hôtel : là par contre je ne recommande pas, c’est l’un des moins bons restos de tout le voyage…. Le monument (mémorial) est éclairé en début de soirée et la vue de nuit est splendide depuis notre chambre.
24/11 Kanyakumari - Madurai Au départ, sur les conseil de Stalingrad, j’avais projeté de rejoindre Madurai par la campagne :Tenkasi - Rajapalayam – thirupparankundram, le problème c’est que la pluie continue, du coup nous prenons la route principale, au milieu des champs d’éoliennes au départ. Arrivés au sud de Madurai, Manohar connait un hôtel : le AP homestay +++. Nous ne réfléchissons pas longtemps avant d’y poser nos bagages pour 2 jours : ambiance coloniale, accueil plus que sympatique, grandes chambres très propres 2500 inr avec pdj, en plus les chauffeurs y sont bien installés. C’est à coté du temple Thirupparankundram indiqué dans les guides (grand portail en fer marron, en face du panneau jaune « Rockcut temple », ils n’ont pas encore l’autorisation de mettre un panneau). Nous allons visiter le temple avec Manohar : c’est juste avant l’ouverture des portes, quelle ambiance ! ça se bouscule, ça crie god god god, ça court pour être l’un des premier à avoir le droit de prier le bon Dieu (le bon, car plein d’autres sont complètement délaissés) à C’est bien, nous sommes mis en condition avant d’aller voir Sri Meenakshi demain. Nous faisons aussi un tour au petit temple sculpté dans la roche juste à côté de l’hôtel puis nous allons à Madurai… Il pleut des cordes, ambiance Blade runner entre la pluie, la nuit et la foule, là aussi, je suis bien contente que ce soit Manohar qui conduise ! Resto Maghal recommandé par le LP mais plutôt décevant…et retour dans notre havre de paix : le trajet n’est pas long, si vous avez une voiture, c’est franchement mieux que de rester en ville, et pour vous, et pour le chauffeur !
25/11 Madurai Visite du temple…ça en jette ! C’est grand, il y a encore plus de monde et de ferveur qu’hier, exotisme assuré, j’ai bien aimé… on nous laisse visiter tranquillement. Petit tour de ville, les tailleurs sous les halles, les boutiques, forcément la terrasse de l’une d’elles pour admirer la vue (mais c’est toujours tristounet et les tours colorées sont en rénovation, cachées sous des échafaudage de feuillages, pour la photo, on repassera…). Manohar nous emmène ensuite voir le bassin de mariamman : les gamins jouent au foot dans les flaques, les buffalos se vautrent dans la boue, il y en a qui sont content d’avoir la plie au moins ! Nous allons voir le Gandhi memorial museum, intéressant et émouvant, et nous allons manger un délicieux thali juste à coté (114 inr pour trois, et c’est copieux !). Nous revenons ensuite à l’hôtel et grimpons la colline jusqu’au petit temple hindou, puis jusqu’à la petite mosquée assez bizarre : ça ressemble à un temple transformé en mosquée. La vue d’en haut sur les rizières est bien sympa. Repas du soir au Park plazza, bon (380 inr).
26/11 Madurai – Chetinad - Fort Tirumayam – Tanjore Là aussi, nous avons bien fait de ne pas réserver les hôtels à l’avance : dans mon programme initial, j’avais prévu Rameswaram après Madurai. Malheureusement, un cyclone a choisi d’élire domicile dans le coin (ce n’est pourtant plus la saison des cyclones normalement), la pluie continue, le vent s’y met, de nombreuses routes sont inondées, et le journal montre des photos de la cote très dissuasives, le temple de Rameswaram est inondé, et une bonne partie des bateaux couchés dans le port. Tan pis, nous ferons l’impasse et continuons sur Tanjore par la route principale. Nous visitons Chetinad et ses belles maisons de maître dont nous ne verrons que l’extérieur (celle qui se visite est inondée), les chèvres et les vaches se blottissent sous les porches pour essayer de se mettre à l’abri, il fait un temps à ne pas mettre une Ambassador dehors. Nous passons devant le fort de Tirumayam : autant vous dire que nous ne descendons pas le visiter. Une petite faim avant Trichy : Manohar voit un resto qui le botte, se gare sur le coté et vlan ! Ce n’était pas juste une flaque d’eau comme on pouvait le penser mais une véritable ornière : la roue avant gauche est enfoncée dans la rigole jusqu’au plancher. Ouille ! Heureusement, 3 gaillards, de l’eau boueuse jusqu’aux genoux, nous aident à pousser et nous pouvons ressortir la voiture de là sans trop de mal… Merci les gars ! Finalement nous ne déjeunerons pas là… Manohar a hâte de partir de cet endroit qui porte la poisse ! On arrive à Tanjore, plusieurs rues sont bloquées par les inondations et la pluie continue. On va voir l’Oriental Towers et après avoir vu plusieurs chambres (une dont la porte ne ferme pas, une autre sans fenêtre), nous restons finalement là dans une chambre standard à 990 inr, pas besoin de prendre la clim par ce temps de chien et on ne ressortira pas de la journée ! Resto sur place : bon mis à part le tandoor qui a pris feu et qui a enfumé toute la salle (520 inr). Manohar, lui, va dormir chez un copain, c’est aussi pour cela que nous sommes allés à Tanjore plutôt qu’à Trichy.
27/11 Tanjore Drôle de journée : on avait prévu d’aller visiter Trichy aujourd’hui. Il pleut toujours comme vache qui pisse… Nous avons rendez vous avec Manohar à 8h00 dans le lobby. Il est toujours ponctuel d’habitude mais là 8h00, personne, 8h15 personne… Et voilà la voiture un peu plus tard… et notre pauvre Manohar qui en descend trempé jusqu’à la moelle, la chemise maculée de boue. Il n’était qu’à 5 km de la ville, mais des arbres sont tombés en travers de la route et c’est l’enfer pour circuler… Autant vous dire que nous ne sommes pas allés à Trichy. Nous visitons sous la pluie le palace, le petit musée et le joli temple de Brihadishwara : mais avec la pluie, le vent, et pieds nus dans la gadoue c’est quand même pas le top… et moi qui prenais des verrues plantaires à la piscine ! Pas grand-chose à faire…Nous retournons a la chambre et allumons la télé pour découvrir les attentats de Bombay en boucle sur toutes les chaines, ça fait drôle… on est pas mal dans notre cyclone finalement… Nous proposons à Manohar de venir voir : comme beaucoup d’indiens, il est atterré, et ce n’est pas fait pour améliorer les relations déjà tendues entre hindous et musulmans, comme par hasard, juste avant les élections. Comme par hasard aussi, juste avant dans les journaux, on parlait du procès de membres –hindous- de la police et de l’armée qui auraient formé et fourni en explosif des extrémistes islamistes pour des attentats antérieurs. Comme par hasard aussi, l’un des grands chefs de la police qui enquêtait sur cette affaire s’est fait descendre à l’hôtel Taj Mahal, et l’état indien n’a pas voulu fournir l’Adn des terroristes à Interpol… A qui profite le crime ? Toujours aux 10% d’extrémistes gros cons qui font chier tous les autres et ne rêvent que de foutre le souk en utilisant les différences pour prendre le pouvoir. U-ni-ver-sel et séculaire malheureusement, mais espérons que les 90% qui restent ne se laisseront plus aussi facilement convaincre grâce à internet et à la libre circulation des idées et de l’information. Voilà, c’était ma petite parenthèse « remontée comme un coucou suisse», ça ne sert sans doute pas à grand-chose mais ça soulage un peu… 😕😐🏴☠️
28/11 Trichy – Tanjore Nous resterons une nuit de plus à Tanjore dans notre hôtel Oriental Towers qui s’avèrera d’un bon rapport qualité prix finalement, à défaut d’être top glamour… Aujourd’hui, ça se calme un peu, nous décidons d’aller à Trichy après quelques renseignements sur l’état des routes auprès des taxis du coin. Tous les champs sont inondés sur des hectares, beaucoup de villages aussi, on voit l’eau dans les maisons, et les gens qui essaient tant bien que mal d’écoper… On se sent bien petits et vraiment impuissants. A l’entrée de la ville j’ai bien cru qu’on ne passerait pas : l’ambassador a de l’eau jusqu’à la portière, il en rentre un peu mais on passe, ouf …merci à Ganesh sur le tableau de bord et à St Christophe dans mon porte-monnaie ! Visite du Sri Ranganathaswami, et du Sri Jambukeshwara, à moitié inondés : nous avons parfois de l’eau jusqu’au genou, on s’en rappellera ! Puis Manohar nous emmène au Rock fort temple, à peu près au 1/3 des marches : il y a une route qui nous évite de tout faire à pied. La vue d’en haut est sympa malgré le temps toujours gris… au moins la pluie s’est arrêtée, c’est déjà ça ! Manohar a une cousine à Trichy avec laquelle il a été élevée (il l’appelle sa soeur en fait). Il nous propose d’aller prendre le thé chez elle. Nous sommes accueillis comme des princes : en fait de thé c’est un vrai repas qui nous attend ! Plein de petits snacks végétariens et délicieux, riz au lait avec une espèce de crème anglaise en dessert… miam ! Ils sont adeptes du gourou Baba et nous montrent leur « temple » : toutes les maisons hindoues en ont un, ça ressemble à un espèce de placard avec des étagères garnies de statuettes de dieux, de photos, de loupiottes, guirlandes et bougies. Manohar a d’ailleurs agrandi sa collection tout au long du voyage : jésus (eh oui, ça nous a surpris), ganesh etc… Et bien sûr, ce n’est pas une légende, dans un genre carrément kitsch. Si j’avais sû, je lui aurai acheté un Saint Christophe en France : je suis sure que ça lui aurait fait plaisir. Sinon les relations sont assez drôles pour nos regards d’occidentaux : nous sommes seuls à manger assis à table tous les trois, la soeur de Manohar et son mari nous servent, il parait que c’est comme ça au Tamil nadu… Manohar a aussi une autre cousine, à Tanjore chez laquelle il doit aller un jour après en fin d’après midi, on se dit cool, ce soir il dormira dans un bon lit, mais non, le mari de la cousine n’est pas là ce jour là et pas question de rester après 18-19h00… Manohar nous raconte aussi que même dans la famille, impossible pour un oncle de voir sa nièce de près entre 12 ans et le jour de son mariage… Je ne sais pas si c’est représentatif ou pas du reste du pays, ça semble évoluer dans les villes, mais dans les villages du Tamil Nadu en tous cas, les traditions semblent encore bien présentes…
29/11 Tanjore- Kumbakonam – Pondicherry Une longue route nous attend aujourd’hui : nous quittons enfin Tanjore en direction de Pondicherry. Mais de nombreuses routes sont toujours coupées : nous pouvons voir Kumbakonam (en tous cas l’extérieur et apercevoir l’intérieur inondé), mais nous n’irons pas à Chidambaran. Après de nombreux détours, nous finissons par arriver à Pondicherry en milieu d’après midi et nous prenons une chambre au Ajanta sea view +++ : c’est petit mais propre, le balcon donne sur la promenade, il y a un petit air de Copacabana (avec un peu d’imagination, d’accord), c’est sympa d’autant qu’il n’y a pas beaucoup d’autres hôtels dans ce cas (2500 inr avec petit dej). Petit tour à pied en ville, bien agréable ma foi de retrouver un petit air de France… et… miracle… des poubelles dans les rues ! Resto au Satsanga bien moyen pour le prix.(700 inr).
30/11 Auroville - Puducherry Direction Auroville aujourd’hui. On se demande un peu sur quoi on va tomber, une bande de hippie cools baba cools en train de fumer le chichon ? des yogis en pleine séance de méditation ??? En fait, pas du tout, c’est plutôt un centre touristique (pour la partie que l’on visite en tous cas) avec salle d’exposition / musée, resto et jolies boutiques. La ballade jusqu’au jardin du Matrimandir est sympa et quand on voit sur les photos d’archives à quoi ressemblait le terrain à l’époque (désertique) et la façon dont tout est devenu vert aujourd'hui, on ne peut être qu’impressionné par le boulot accompli. Difficile de se faire une véritable idée en si peu de temps, mais en tous cas, l’idée de base est jolie « lieu d'une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités », la visite vaut la peine, et plus prosaïquement, quelques achats dans les boutiques aussi ! Retour en ville, visite du temple et de son éléphant : Manohar donne une pièce pour se faire bénir d’un coup de trompe sur la tête, l’éléphant entrepose les pièces dans le creux de sa trompe, et une fois qu’il en a accumulé suffisamment, jack pot ! Dans l’escarcelle de son maître ! Le jardin botanique est fermé suite au cyclone, nous faisons dons un tour dans la ville indienne, et achetons de quoi déguster un petit apéro sympa avec Manohar sur notre balcon, en regardant les badauds déambuler, on fait quand même un peu privilégiés tous les trois…A noter : il n’y a pas de taxe comme ailleurs sur l’alcool à Pondicherry, c’est donc bien moins cher. Pizza à la terrasse (470 inr).
01/12- Puducherry – Mamallapuram Et voilà déjà notre dernière étape… Nous avons le temps de voir plusieurs hôtels : le GRT Temple bay est chouette mais un peu excentré et ne veut pas baisser ses tarifs, l’idéal Beach resort n’est pas aussi bien que le LP le laisse penser et pour le même prix, nous préférons sans hésiter prendre une chambre Top deluxe au Sea Breeze +++: Grande et belle chambre très propre, frigo, terrasse donnant sur la mer pour 3300 inr avec petit dej, je trouve qu’on finit bien ! Attention, il ont plusieurs catégories de chambres et certaines sont toutes simples (et moins cher aussi). Celle que nous avions la no 410 fait partie d'une nouvelle extension face à la plage (une chambre en rez de jardin, et une autre à l'étage). C'est pas tout ça, mais c'est qu’on prend goût aux apéros à ce train là… on achète de la bière dans une petite échoppe (mieux gardée qu’une banque là bas), et malheur ! Nous revenons à l’hôtel nos bières a la main : mais c’est pas Pondicherry ici ! ça ne se fait pas ! Un commerçant nous interpelle pour nous donner un sac en papier et cacher nos bouteilles… Pour un peu, on se retrouvait au poste pour finir le voyage ! Balade en ville a pied au rythme des coups de marteaux sur la pierre, et repas au Nautilus, tenu par un français bien sympa (340 inr).
02/12 – Kanchipuram - Mamallapuram Aller retour pour voir les nombreux temples de kanchipuram et une boutique- fabrique de soieries. La ville est animée et les rues très photogéniques : à faire ! repas au Moonraker : très bon pour 350 inr, ils ont même de la purée au fromage et à l’oignons ! (mais le Nautilus, lui, a de la ratatouille…). C’est bien touristique mais j’ai pris la crève et ça fait plaisir de manger français…
03/12 Mamalapuram Aujourd’hui nous allons à Eagle temple : finalement la grimpette des escaliers pieds nus se fait bien – on doit commencer à s’habituer-, c’est tranquille, la vue sur les rizières alentours est jolie, et le prêtre en haut est bien sympa. Retour en ville, visite du temple du rivage (250 inr) et des 5 rathas (compris dans le prix pour la journée). On retrouve Manohar devant l’hôtel et là surprise… Il a un mariage demain dans sa famille, il aimerait donc bien rentrer chez lui cet après midi et nous annonce qu’il a trouvé une autre voiture pour nous emmener à l’aéroport demain… Il aurait pu nous prévenir un peu plus tôt quand même ! ça fait bizarre, mais nous acceptons de bon cœur et ça m’évitera des adieux trop tristounets à l’aéroport finalement, un dernier petit coup à boire avec lui sur la terrasse, et je lui dit au revoir à la française, en lui faisant la bise quoi, mais il baisse la tête au même moment ! Pas facile !!! Adios et merci Manohar, je ne t’oublierai pas de sitôt !
04/12 – Mamallapuram – Chennai airport - 5670 km plus tard... Notre avion part à 1h40 du matin (le 05/12 en fait). Nous bullons donc une dernière fois au bord de la piscine, faisons les sacs et retrouvons notre taxi driver (enfin, un de ses « frères ») à 15h00 comme prévu. J’envisageais de visiter Chennai, mais il y a plein d’embouteillages, la plage est moche, le chauffeur n’est pas très causant et le cœur n’y est plus. En plus, les attentats sont terminés a Bombay, mais la TV a annoncé que 3 aéroports dont Chennai sont sous haute surveillance suite à des menaces de détournement d’avion entre le 4 et le 6/12…cool ! Nous arrivons donc de bonne heure à l’aéroport et passons au moins 5 contrôles de sécurité. Mais l’avion part à l’heure. Seul regret : l’aéroport est petit, pas grand-chose à acheter et restos hors de prix : pensez à dépenser vos dernières roupies dehors.
Epilogue : Le voyage du retour s’est passé sans encombres dans un avion loin d’être plein, et me voilà lundi matin sur le chemin du travail, dans ma petite voiture, coincée dans les embouteillages, pas un seul Klaxon, chacun dans sa file, pas une vache, pas une ambassador et pas de Manohar à l’horizon… 😐
Un mois plus tard, voici mes impressions : Les aaaaah d’abord 🙁🙁🙁😕 :le manque de propreté et d’hygiènela pollution et les cieux toujours gris poussiéreux, le manque de nature.le niveau de l’hôtellerie moyen de gamme souvent plutôt médiocre : il faudrait leur parler de l’invention du bac à douche quand même !Les chauffeurs de rickshaw qui vous mentent quasi systématiquement quand vous leur demandez une direction (ce qui n'est pas le cas lorsque c'est Manohar qui leur pose une question depuis la voiture).Cette manie d’enlever les chaussures pour un oui ou pour un non !le clivage homme/femme auquel je ne m’attendais pas ici, le poids de la tradition et de la religion et la condition de la femme.
Les ooooooooh 🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂 :la gentillesse des indiens, même si elle n’est sans doute pas toujours désintéresséeles sourires, les odeurs, les couleurs, les saris… toutes ces photos que je n’ai pas pu prendre, mais toutes ces images qui me resteront longtempsle rapport qualité prix pour nos porte-monnaie occidentaux et la facilité à négocier (pour les hôtels notamment, n’hésitez pas à en user et en abuser) Budget total : 2500 euros par personne tout compris pour des conditions de voyage et un confort bien agréable.la nourriture excellente : ni le pain, ni le fromage ni la moutarde de Dijon ne m’ont manqué cette fois !Les "petits jeunes à lunettes" : un bon conseil --> lorsque vous êtes paumés cherchez un jeune à lunette : en général ils parlent anglais et en ce qui nous concernent, ils nous ont toujours répondu correctement !C’est un « vrai » voyage dans tous les sens du terme, je ne m’étais encore jamais sentie « décalée » à ce point.Contrairement à beaucoup, je ne dirais pas que j’ai « adoré » (et bien sur encore moins détesté), je ne mettrais sans doute pas ce pays dans mes « tops five », mais je suis sure que j’ai envie d’y revenir un jour !
PREPARATION :
-Les Mercis : merci à Fanzi qui a d’ailleurs un blog très instructif pour préparer son voyage : http://jacquinfr3.free.fr/, Stalingrad, Lulu1, Ragamuffin, Thomaxlou, mile, gilloug, nalesnik, kerala, jeromeglo, migu, elconcombre, breiz29, lana29, Djoh, jreverter, goan, lolotravel, gandiji, khema, nosynatto, souriretjrs, marcomarco, mekong, shaktishakti, michelji, danielvl, cricagri, … et tous ceux que j’oublie sans doute !!!
-Guides : Lonely planet inde du sud-2008, Rough guide (+ site très bien fait en anglais : http://www.roughguides.com/website/shop/products/India.aspx ), guide du routard inde du sud (peu utilisé).
-L’office du tourisme indien à Paris m’a aussi adressé gentiment et gratuitement plusieurs brochures sur les états que je souhaitais visiter http://www.incredibleindia.org/...page.asp?pageid=1109
-Livres que j’ai aimés en préparant et pendant ce voyage : Planet india – Mira kamdar (document qui traite des différents aspects et enjeux du pays), Tarun J. Tejpal : Loin de Chandigarh (roman), Le dieu des petits riens, Arundhati Roy (roman du coté des backwaters), Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, de Vikras Swarup (Roman +++), Dans la peau d'un intouchable de Marc Boulet (document, très agréable à lire, et sans doute l’un des meilleurs ouvrages que j’ai lu confrontant notre façon de voir le monde avec celle des indiens de basse caste, ou même plus généralement «riches/pauvres» +++), Le seigneur de Bombay de Vikram Chandra (roman top +++ : si vous ne devez en lire qu’un, c’est celui-ci ! Superbe roman qui nous fait découvrir et comprendre un peu mieux la société indienne au travers des aventures des 2 personnages principaux : un flic et un voyou, et de la multitude de rencontres qu'il font au cours des 1000 pages. Ne prenez pas peur ! ça se lit tout seul et pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous verrez que "ça fait echo"...) Ceux que j’ai envie de lire : l'Équilibre du Monde, de Rohinton Mistry, Fous de l'Inde de Régis Airault, Shantaram, de Gregory David Roberts, l'interprète des maladies de Jhumpa Lahiri, Bombay maximum city de Suketu Mehta , Indes de Jean Clausel…
-Films : Coup de foudre à Bollywood, Holy smoke, des trains pas comme les autres…
-Sites internet : de magnifiques photos sur celui-ci notamment : http://www.henry-fuchs.net/serie_detail.php?type=serie&serie=India Blogs que j’ai bien aimés : J’ai adoré lire le blog de Nicolas, français expatrié nous relatant sur plus d’un an sa vie à Bombay : humour garanti ! http://namaskar.canalblog.com/ +++ http://shanti2008.blogspot.com/2008_01_01_archive.html http://djoh.net/blog/?inde-voyage http://www.mapmyindia.com/ genre de mappy indien très pratique pour calculer les distances et temps de trajet entre 2 villes.
-Billet d’avion : Lyon-bombay / Chennai-Lyon pris 5 mois a l’avance sur voyage sncf : 632 € TTC par personne. (Jet airways). C’est le seul site que j’ai trouvé à ce moment là qui donnait des résultats faciles sur un voyage avec un retour d’une autre ville. Et en plus moins cher que les autres sites consultés pour un Lyon-bombay-Lyon aux mêmes dates…
-Visa : 50 euros + 12 de frais VFS + 21 pour le chronopost (à Lyon) = 83 euros la bête ! Dossier déposé à Lyon sur rdv, visas retournés par chronopost avec les passeports 8 jours plus tard. Site : http://www.vfs-in-fr.com/french/index.aspx
-Etat d’esprit avant le départ et choix du mode de voyage : C’est mon premier voyage en Inde, je connais déjà plusieurs pays d’Asie du Sud-est que j’aime bien, et la Chine que je n’ai pas du tout aimée en individuel il y a 10 ans (pb de communication, pollution etc…). Après cette expérience en Chine et avec tout ce qu’on lit et ce qu’on entend sur l’Inde, je m’étais un peu gardé la destination pour plus tard… Puis plus tard est arrivé et je me suis dit que si j’attendais trop je n’irais plus et que ce serait quand même dommage de ne pas me faire une idée par moi même… Bref, je ne partais pas super emballée à priori, et j’ai choisi le Sud, à priori plus « soft » pour commencer. J’ai aussi opté pour la formule voiture avec chauffeur pour gagner de la liberté, de la flexibilité, et du confort pour un budget somme toute assez modique sachant qu’habituellement, nous louons souvent des voitures sans chauffeur pour le même prix dans d’autres pays. Et nous voyageons à deux, en amoureux…
-Location de voiture : Après plusieurs demande de devis sur le net, j’ai opté pour Mani : spmani6500@yahoo.co.in -site web : www.travelsouthindia.co.in C’est une petite société, mais très pro : rapide dans ses réponses à mes mails avant le départ, plusieurs coup de fils tout au long du voyage pour s’assurer que tout allait bien. J’ai dû virer 300€ d’avance pour payer l’acheminement de la voiture jusqu’à Bombay, mais le chauffeur Manohar Sundram, était à l’heure le jour J (et même arrivé la veille), il parlait très correctement l’anglais, nous a montré toutes sortes de choses que nous n’aurions jamais vues par nous-mêmes et a franchement fait plus que simple chauffeur… Je vous le recommande chaudement !!! Pour 39 jours de location en ambassador avec A/C, j’ai négocié le prix à 30€ par jour tout compris (parking, essence, péages…) sauf le pourboire payé en sus à la fin du voyage. Petite recommandation : pour ceux qui optent pour ce type de formule, avant de confirmer votre accord aux uns ou aux autres, faites 1 ou 2 allers-retours de mails (la 2e ou 3e cotation est toujours meilleure que la 1ere) et précisez bien ce que vous voulez, et surtout insistez pour avoir un chauffeur qui parle anglais. Parmi les derniers bien placés, il y avait Bas-Das (ras), et Moksha tours : très agressif à l’encontre de Mani quand ils ont su qu’ils n’étaient pas retenus, je n’ai pas du tout aimé leur façon de faire et de dénigrer. Ca vaut le coup de prendre la clim, et l’Ambassador va très bien jusqu’à deux adultes + un enfant avec le chauffeur, au-delà, optez plutôt pour une voiture de catégorie supérieure.
-Hotels : Comme d’habitude, nous préférons réserver au jour le jour pour plus de souplesse, ce que nous ne regretterons pas (itinéraire plus ou moins rapide que prévu selon les moments et négociation bien plus efficace sur place !). Je n’ai réservé depuis la France que les trois 1eres nuits à Bombay. Les prix indiqués ci-après sont pour une chambre double et la plupart du temps âprement négociés ! Nous ne sommes pas dans les catégories routard mais plutôt bon moyen de gamme, et parfois Deluxe !
-Argent : D’habitude, nous partons seulement avec 20 euros et 2 cartes bancaires en poche en payant le maximum par carte et en retirant aux distributeurs pour les petits achats. Cette fois, nous avons opté pour le cash (moitié euros, moitié travellers en euros), même en comptant les commissions, le change est légèrement plus avantageux en paiement par carte pour les 2 fois où j’ai comparé, mais peu de commerces prennent les cartes en Inde… Entre euros et travellers c’est à peu près les mêmes cours (sur Bombay, les TC sont mieux cotés), donc ne vous privez pas de la sécurité des travellers à mon avis. Enfin, entre les cours du jours sur www.xe.com et les changeurs, il y a à peu près 1 à 2 roupies de marge (la marge est plus forte et on perd plus de temps dans les banques que dans les boutiques en général). Je donne les prix en roupies (INR) ci-dessous, pour 2 personnes, c’est simple à calculer : 100 INR = 10 FRF (franc français) à peu près… Autre site sympa pour connaître les cours et historiques des devises même « exotiques » avant de partir en voyage : http://fxtop.com/fr/historates.php3
ET MAINTENANT… TIN TIN TIN…LE DETAIL DU VOYAGE !!!
Vendredi 24/10/08 Nous voila partis de bonne heure et de bonne humeur de Lyon St Exupery pour Bruxelles (même pas un coup à boire gratuit sur brussels airlines), 3H30 d’attente, il ne pleut pas, donc assez de temps pour un petit tour rapide en train dans le centre (environ 20mn l’aller à 6€ l’aller retour par pers.) Puis Vol Jet airways de Bruxelles a Bombay impeccable : ponctuels, service soigné, petits écrans individuels, nourriture très correcte et un petit peu plus de place que sur bien des compagnies européennes, pourtant l’avion était quasiment plein. Jusqu’à présent on va dire qu’ils sont ma compagnie préférée en classe éco avec Emirates. Nous arrivons vers minuit, je change 20 euros à l’aéroport pour payer le taxi, nous prenons un prepaid à 500 INR (contrairement à ce que j’avais lu sur VF je n’ai trouvé qu’un seul guichet juste avant la porte de sortie…). Il nous amène à bon port à Colaba, à l’hôtel Ascot que j’avais booké sur internet : 6050 Inr la nuit pour 3 nuits avec petit dej. Ouf, ils nous ont bien gardé la chambre (j’avais quelques doutes après avoir vu certaines déconvenues de voyageurs à ce sujet). C’est cher mais Bombay est une ville chère, et j’avais envie d’être bien en arrivant en pleine nuit + je voulais aussi un hôtel sympa où me reposer au cas où la ville ne m’aurait pas plu les 1ers jours. Je pense que je repasserai chez eux une autre fois, c’est très correct (pas parfait mais très correct pour l’Inde) et bien situé http://www.ascothotel.com/
Samedi 25/10 Mumbai : petite grasse matinée et c’est parti pour un 1er aperçu et une visite à pied de Colaba (l’hôtel Taj, la porte de l’Inde), et du quartier du fort (Gare victoria CST). 1ère surprise, je m’attendais à la foule et à être harcelée de vendeurs et quémandeurs de tous poils… Que nennni ! C’est calme… Sans doute l’effet Diwali (nous tombons en plein pendant les festivités), mais en fait, même par la suite, je n’aurai jamais l’impression d’être étouffée par la foule, et il y aura bien quelques vendeurs un peu collants sur certains sites touristiques mais ce n’est ni Marrakech, ni le Sénégal pour ceux qui connaissent… L’ambiance de la ville me plait bien. Le seul truc : il faut parfois ruser un peu pour traverser les carrefours, et comme le dit l’excellentissime Nicolas http://namaskar.canalblog.com/ il y a 2 sortes de piétons en Inde : les très rapides et les tout plats !!! Repas du soir au Delhi Darbar sur Colaba causeway (2 bons repas pour 561 INR). Nous sommes vannés, dodo très tôt, du coup nous ne ferons qu’entendre le feu d’artifice tiré depuis la Gateway of India (trop tard pour se rhabiller et sortir, tan pis !).
26/10 Mumbai . Nous prenons le taxi traditionnel jaune et noir pour aller à la Mosquée Haji Ali plus au nord. Le chauffeur met son compteur, mais quand nous arrivons, il veut nous faire croire que la course fait 150 inr (nous nous étions renseigné à l’hôtel qui nous avait indiqué 50 INR à peu près)… Ca nous apprendra à ne pas parler prix à l’avance, 2 jeunes viennent à notre rescousse et font une drôle de tête en apprenant ce que ce bachi bouzouk nous demande… nous nous en tirons finalement à 70 INR. Bon en tous cas, on a du bol, c’est marée basse, on peut donc traverser la jetée à pied jusqu’à la mosquée, c’est sympa à part cet énergumène qui ne trouve rien de mieux que de mettre son bras (exprès bien sûr) devant mon objectif au moment où je fait une belle photo… argentique (eh oui… je sais !!!). Bref on ne m’y reprendra plus, maintenant, je les surveille du coin de l’œil avant de déclencher, ces sacrés filous moustachus qui veulent absolument être photographiés ! Il faut dire que d’habitude, on attend qu’il n’y ait personne pour photographier, alors qu’ici, on prend plaisir à attendre un joli sari, ou un groupe de fillettes en uniforme… mais pas les bras de vilains moustachus bedonnant, ça non !!! Retour de l’autre coté de la jetée, les détritus, mendiants, enfants en loques et éclopés ne manquent pas sur le chemin, le ton est donné… Eh, on la lui fait pas 2 fois à Bigoodi… Nouveau taxi pour aller à Banganga tank, voilà ma nouvelle tactique qui marche à peu près : je prend une file de taxi et demande au 1er son prix, inévitablement il le double, je pars avec de grands airs offusqués, inévitablement, le 2e de la file me alpague et me donne un prix a peu près correct après discussion…(50 inr cette fois ci)😛. Les alentours du tank sont très calmes, on dirait un peu un village en plein cœur de la ville, nous remontons a pied dans le quartier de malabar hill, vers le temple jain, puis le jardin suspendu, et nous redescendons sur chowpatty beach. Nous finiront l’après midi au fort et à Colaba, dans des rues que nous n’avions pas vues la veille et dînerons au Leopold café 600 inr pour 2, un peu cher pour ce qu’on a mangé (eh oui, on aura vu tous les sites visés par les attentats un mois plus tard…).
Lundi 27/10– Pandu lena, trimbak, - Nasik (160 km-4h) Nous nous levons de bonne heure pour être prêts à partir vers 7h30 et éviter les embouteillages sur les conseils de Mani. C’est la 1ère fois que nous prenons une voiture avec chauffeur et j’appréhende un peu… Sera-t-il là ? Ai-je viré 300 euros pour rien ? Pourrons-nous nous comprendre et allons nous bien nous entendre ??? (39 jours, ça risque d’être long sinon…). Mais voilà notre Manohar, 58 ans, tout de blanc vêtu et tout sourire sous ses belles baccantes –évidemment- et pile à l’heure (il était là depuis hier soir en fait, mais l’hôtel a oublié de le prévenir quand nous sommes rentrés). Nos 2 gros sacs plus le sien tiennent pile dans le coffre de l’ambassador, Franck, mon homme, monte devant à coté de lui, et moi derrière avec nos petits sacs d’appoint et c’est parti mon kiki !!!!
Super Manohar devant « notre » ambassadorInitialement, je souhaitais passer par les Kanheri caves dans le parc Sanjay ghandi mais c’est fermé le lundi. Nous prenons donc directement la route pour Nasik. Aucun problème pour sortir de Bombay est ce l’heure ou l’effet diwali ?… je ne saurai jamais. Nous nous arrêtons dans une gargote en route pour un petit en-cas et un très bon tchai. Manohar est aux petits soins pour nous, il nous fera goûter tout un tas de bonnes choses au cours du voyage, nous demande à chaque fois des couverts, et vérifie la –relative- propreté des lieux… (chochottes s’abstenir… Je le serai moi-même beaucoup moins en fin de voyage…mais on en reparlera…). Pas beaucoup de panneaux… Manohar qui connaît mieux le sud, demande son chemin à un flic qui lui taxe 50 roupies, on est tout de suite prévenus… Nous arrivons environ 4h plus tard aux portes de Nasik et visitons les grottes de Pandu lena (200 rs pour 2), sympa, il n’y a pas trop de monde et ce sont les 1eres. Nous rencontrons un jeune couple de touristes indiens de Pune qui, non, ne veulent rien nous vendre ni nous demander quelque chose, mais juste taper la converse (au début, on se méfie un peu quand même). Il est encore tôt, et Manohar nous propose de nous emmener à Trimbak, où je pensais aller le lendemain, c’est parfait ! C’est à voir, nous apercevons déjà notre 1er mort en train de se faire transporter vers la crémation, beaucoup de monde, de sourires, de vaches, dans les petites rues colorées du marché ; en comparaison, les environs ombragés du bassin sont très calmes. Très peu de touristes (blancs en tous cas)… Bref, on est tout de suite plongés dans le bain et on se sent bien. Retour à la voiture et à son air conditionné – ouf – et 33km dans l’autre sens pour trouver un hôtel à Nasik. J’avais repéré l’hôtel Panchavati sur un guide, le problème c’est que c’est toujours diwali, et panchavati, c’est aussi le nom d’un temple ; du coup nous nous retrouvons, avec notre voiture littéralement noyée dans la foule des pèlerins qui veut accéder au temple… Je m’étais demandé avant de partir si finalement nous n’allions pas conduire nous-mêmes, car après tout nous avons déjà conduit au Mexique, au Brésil, en Argentine, en Afrique australe… Eh bien pour ceux qui auraient les mêmes doutes, n’en ayez plus ! Je me demande encore comment nous n’avons pas écrasé plusieurs orteils hindous ce jour là et comment nous sommes finalement sortis de cette foule, nous, aussi détendus qu’une molaire non anesthésiée attendant la roulette, et Manohar, d’un flegme et d’une patience redoutable… Bref, autant vous dire que nous n’avons pas été trop regardants sur l’hôtel, bien moyen à 2030 inr inclus le dortoir de Manohar. On aurait dû négocier un peu plus mais c’est le début et c’est diwali… Ce sera sac à viande ce soir, et je ne vous parle pas de nos têtes la première fois que nous nous asseyons sur le lit…Comment dire ? Nos postérieurs sont habitués à plus de moelleux… 🤪 Le jour est encore là, nous descendons parmi la foule jusqu’au Ramkund (bassin), c’est beau avec la lumière dorée de cette fin de journée, tous les pèlerins et les saris multicolores, et la foule dans les rues n’est ni agressive ni insistante du tout envers nous, contrairement à ce que certaines lectures m’avaient fait redouté, pourtant nous sommes les seuls blancs ici…
Mar 28/10 Nasik- Ajanta- Aurangabad Je pensais rester 2 jours à Nasik pour visiter Trimbak et pour ne pas arriver à Ellora (sur la route nasik-aurangabad) un mardi, jour de fermeture… Mais voilà, nous avons vu Trimbak hier, et donc Super Manohar nous propose de nous emmener aujourd’hui à Ajanta. Nous voyons notre 1er éléphant sur la route et Manohar nous fait visiter une briqueterie : 150 inr par jour pour mouler des briques en plein soleil à longueur d’année… C’est là qu’on se rend compte de notre chance d’être nés français ! Nous voilà à Ajanta en début d’après midi, entrée + bus pour se rendre sur le site 530 inr pour 2. Et c’est parti pour la série de grottes, magnifique il faut bien le dire. Le site est relativement étendu, mais un petit conseil : mettez des chaussures qui s’enlèvent facilement et pas des chaussures de marche à lacets comme moi, car il faut les enlever avant d’entrer dans la plupart des grottes - ce qui n’est pas le cas à Ellora. La visite nous prend un bon moment et nous retrouvons le parking vers 17h30. Il y a bien encore 2 bonnes heures de route jusqu’à Aurangaband, et là c’est l’enfer : la nuit tombe rapidement et on ne compte pas le nombre d’accidents que l’on a vus ce soir là… C’est sûr, on ne nous y reprendra plus à rouler après le coucher du soleil🏴☠️. Nous arrivons donc tard a Aurangabad : 1er hotel est correct sans plus mais à plus de 3000 Inr, le 2e est bon marché mais franchement miteux, la chambre du 3e sent le renfermé à plein nez, on en a tous marre et on opte finalement pour le classic hotel recommandé par le LP négocié à 1820 inr avec petit dej. Re sac à viande, moustiques en pagaille en prime et bruit infernal de la rue… Je ne parle même pas de Manohar qui dort dans sa voiture en nous faisant croire qu’il allait voir un copain (on lui proposera plus tard à maintes reprises de lui payer une chambre ou un dortoir mais il refusera toujours…). A noter, nous avons quand même droit à un beau feu d’artifice « Diwali » depuis notre « terrasse ». Par contre nous mangerons très bien au Tandoor restaurant juste en face (650 inr pour 2)
Mer 29/10 Ellora – Aurangabad Vue la dernière nuit et le petit déj (vaisselle et salle de resto dégueulasses il n’y a pas d’autre mot, nous ne prendrons qu’une banane…), nous partons sans regret de cet hotel et en trouvons un autre, correct, vers la nouvelle gare routière, hôtel Manmandir à 1570 inr. Aujourd’hui, destination Ellora (500 inr pour 2). C’est encore plus chouette que Ajanta, les 3 séries de grottes sont très différentes, le grand temple sculpté du centre est bien sûr un must, pensez à en faire le tour par le petit chemin au dessus. N’oubliez pas non plus de faire un saut de tuk tuk jusqu’au grottes Jain, finement sculptée : tuk tuk 80 inr « official fare » aller retour, et pour ce prix sueurs froides garanties lors du croisement avec les gros bus qui arrivent en face sans ralentir (mais quand même au moins à 2 bons millimètres du tuk tuk !). Retour à aurangabad l’après midi, visite du fort sur le chemin (200inr pour 2), du « mini taj mahal » Bibi-ka-Maqbara (200inr), et du bassin avec son moulin à eau « panchakki » (40 inr), sympa si vous avez le temps. Petit tour en ville à pied en fin d’après midi.
Jeu 30/10 Aurangabad - Pune Départ pour Pune. On arrive en début d’après midi et on trouve l’hôtel Samrat +++ que je recommande vivement : 3200 INR avec pdj très bon rapport qualité prix et personnel sympathique. Mais nous avons eu de la chance de tomber pendant les vacances de Diwali, sinon d’habitude il est très souvent plein (clientèle d’affaires) à réservation conseillée quelques jours à l’avance ! Malgré la circulation, la ville est très agréable avec ses grands arbres, nous visitons le jardin botanique : intéressant plus pour voir les familles qui s’y promènent que pour le jardin lui-même, le temple avec son grand banian et ses petites grottes à coté, et le musée Kelkar (415 inr pour 3…2 + un indien pas cher !) accompagnés de Manohar qui nous fait une visite guidée pour certains objets (couteaux à noix de betel), divers objets à usage agricole, coffres pour la dot etc… En fin de journée nous allons diner au Sizzler’s : sympa 800 inr les 2 repas.
31/10 Pune – Mahabaleshwar - Ratnagiri Il y a toujours au moins une journée « sans » dans chaque voyage… eh bien, la voici ! La route est longue, nous partons de bonne heure et nous arrêtons à Wai, et vlan, nous crevons (bizarrement, ce sera la seule crevaison du voyage), j’en profite pour faire quelques photos aux environs du temple et du pont, c’est Manohar qui a toute la peine pour changer la roue en plein cagnard… Nous allons ensuite à la station service d’à coté pour faire réparer la roue car la route est encore longue et tortueuse jusqu’à Mahabaleshwar. Nous arrivons en début d’après midi mais c’est encore Diwali et vendredi… Et c’est à croire que le tout Bombay s’est donné rendez-vous ici… Les hôtels sont pleins, l’accueil déplorable, les routes bondées, si bien que nous n’irons même pas jusqu’au point de vue principal (Manohar a de mauvais souvenirs ici en tant que chauffeur de bus : resté coincé 6H il y a quelques années). Résultat, on se sauve ! Nous redescendons dans la vallée, faisons un petit stop casse croute et surtout pose pour Manohar qui doit en avoir plein les biscotos après tous ces virages. Et nous voilà repartis vers la suite… J’avais prévu Ganpatipule comme étape suivante mais l’heure tourne et il devient évident que nous n’y arriverons pas aujourd’hui… Et c’est 17h30, le jour ne va pas tarder à tomber et malgré l’insistance de Manohar pour continuer un peu, nous ne voulons pas renouveler l’expérience de la conduite de nuit, d’autant que depuis ces 1ers jours, on ne compte plus le nombre d’accidents et de camions renversés au bord des routes… Bref, on arrive dans une ville qui s’avèrera faire partie du comté de Ratnagiri, on voit un hôtel et on s’y pose. Bruyant et franchement pas génial, des chiottes à la turque surélevées comiques et bien sûr, classe « sac à viande ». Sauf à vous retrouver par là un jour de Diwali je ne voit pas ce que vous pourriez venir faire ici, rien à voir à part nous pour les locaux qui doivent bien se demander ce qu’on fait là mais qui font semblant de ne pas nous dévisager dès qu’on tourne la tête de leur coté, c’est assez comique ! Allez, un petit fried rice, au lit, et vivement demain 🙁!
01/11 Ratnagiri- Goa Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. On rate la route de Ganpatipule, tan pis, ce sera pour un autre voyage ! Nous filons directement sur Goa. Passage obligé par le « poste frontière » entre le Maharashtra et l’état de Goa. Pendant que Manohar va payer la taxe, 2 policiers se mettent chacun à une portière de l’ambassador et nous demandent ce qu’on vient faire, notre métier… et bien sûr, si on a pas des pièces en euros. Nan ! On leur en donnera pas, bienvenue à Goa !!! Nous nous arrêtons pour jeter un coup d’œil aux plages du nord (arambol un peu trop baba cool, mandrem un peu trop perdu) et finalement qui l’eut cru, nous nous arrêtons à Vagator. Je recherchais plutôt de la tranquillité mais contrairement à ce que j’avais lu je l’ai trouvée ici ! Certes, la plage est animée, mais elle est belle et c’est sympa : nous trouvons un charmant petit hôtel d’excellent rapport qualité prix dans le village sur les hauteurs : le Leoney resort +++, jolies chambres ultra clean qui entourent une belles piscine pour 1900 inr sans pdj, on y restera 2 nuits et cela reste un de nos bon souvenirs d’hôtel pendant ce voyage. www.leoneyresort.com Restos : Ne ratez pas non plus le Mango Tree +++(à 10 mn à pied en repartant vers le nord, on y mange très bien pour moins de 400 inr à 2), par contre vous pouvez oublier le Sunita : ambiance baba cool mais plats décevants.
02/11 Goa Visite de panjim et velha goa aujourd’hui. Sympa, balade à pied jusqu’au temple d’anuman
03/11 Goa Sud Nous allons voir anjuna (l’ambiance et les petits commerces en bord de route nous plaisent bien), Colva (bof), benaulim (sympa), agonda (tip top, nous aurions dû dormir là : ni trop calme, ni trop animé et belle plage). Nous visitons aussi le marché de Margao (à voir). Finalement, en fin de journée, nous nous retrouvons à Patnem : les 2 hôtels que j’avais repéré sont complets, nous finissons donc à Home, conseillé par le LP et le rough guide… Ca a du changer de proprio depuis, seul l’accès direct à la plage est sympa, l’accueil aussi mais les chambres sont franchement médiocres, et le rapport qualité prix très mauvais (800 inr), nous aurions du retourner sur Palolem un peu plus au nord, tan pis !
04/11 south goa – Gokarna Il n’y a pas de locaux pour les chauffeurs à Home, Manohar a donc dormi ailleurs et vient prendre sa douche –froide- dans notre chambre. Avant de reprendre la route nous lui montrons la plage devant l’hôtel, et là, maintenant, nous en sommes sûrs, Manohar y voit bien … en tous cas de loin ! Nous avions un léger doute sur ce point car il demandait sa route après être passé à coté de panneaux indicateurs … En fait, plus tard, il nous expliquera qu’il parle anglais (et beaucoup d’autres langages locaux ce qui est bien pratique pour demander notre chemin), mais qu’il ne lit que le Tamoul. Pourquoi je vous dit tout ça ? Parce qu’il est encore assez tôt -8h00 peut être- et qu’une jolie cliente blonde sort de l’eau en monokini, pile au moment où je montre la plage à Manohar… et voilà à peu près le résultat …
Ouh-ouhhhhhhh Manooohaaar, il faut y aller……. (heureusement, la blonde s’est rhabillée assez rapidement).
Nous voilà donc repartis, après avoir visité Palolem (sympa), nous arrivons à Gokarna en tout début d’après midi. Nous visitons les bungalows « namaste » sur Om beach (500 inr rapport qualité prix correct) et visitons pour le fun le Swaswara… (hors de prix et réservé principalement aux tour operators à 1800$ la semaine), mais finalement nous restons au Om beach resort +++ accueil charmant et très jolies chambres donnant sur un beau jardin (2250 inr). www.ombeachresort.com
Le resto est très bon aussi (400 inr) et la vue au coucher du soleil est splendide : une bonne adresse !
Nous nous promenons dans la ville dont l’ambiance nous a bien plu : pas trop de circulation, ni trop grand ni trop petit, beaucoup de petits commerces, des gens sympas -comme partout-, un grand bassin, des rizières aux alentours, des temples (interdits aux non hindous) à à mettre sur vos itinéraires si vous avez le temps ! Nous allons nous baigner à kudle beach (il semble y avoir 2 hôtels sympas pour ceux qui recherchent le calme) mais l’accès en voiture à l’air assez problématique. Nous sommes descendus à pied pour notre part (depuis le bout de la route 5 mn pour descendre et disons 8 pour remonter !)… Et nous essayons de suivre les premiers résultats des élections américaines entre le cable qui saute et les coupures de courant… Je pense que ça rappellera des souvenirs à quelques uns parmi vous…05/11 Gokarna - Badami La route est longue, nous partons donc vers 7h30, nous croisons 2 vaches roses (si, si, et on a rien fumé à Goa) et nous arrivons au Badami court hotel vers 14h30. Bon hôtel, rien à dire à part que la piscine ne semble pas très propre. (2500 INR). Nous visitons les grottes (204 inr) : elles ne valent pas Ellora évidemment, mais c’est sympa aussi, et la vue sur la ville et le bassin est jolie. Nous traversons ensuite à pied par les ruelles du village pour rejoindre le musée et le temple de l’autre coté du bassin : gamins souriants qui font « hello ! », cochons, ordures, égouts, tout y est !. La balade est à faire. On revient à pied à l’hôtel car on pensait que c’était un peu plus près… Il fait chaud malgré les grands arbres et nous rêvons de piquer une tête dans la piscine (oui, nous ne l’avions aperçue que de loin jusqu’alors), mais super Manohar nous voit rentrer assez tôt et nous propose d’aller faire un tour des environs en voiture : c’est reparti ! Nous faisons une boucle dans la campagne qui nous emmène d’abord au temple de banashankari, interdit pour nous, mais l’ambiance aux alentours vaut le coup d’oeil. Nous allons ensuite voir le temple de sri mahakoota ombragé et très calme, un prêtre sympa me fait visiter, beau bassin avec une source, et donc une eau plus limpide que bien souvent, puis nous revenons tranquillement au Badami court 1h plus tard pour nous apercevoir donc, que la piscine est sale et infestée de moustiques. Merci pour la ballade Manohar ! (elle n’est pas indiquée sur le LP mais il y a pas mal de panneaux en anglais)
06/11 Aihole - Pattadakal – Hospet Je pensais rester 2 nuits à Badami mais Manohar nous propose de partir de bonne heure, de visiter Aihole (200 inr) et Pattadakal (500inr) en route et de nous arrêter à Hospet : il avait raison c’est tout à fait jouable en voiture. A Aihole, nous sommes touchés par Salim, vendeur de cartes postales de 10-12 ans qui nous récite les capitales mondiales et nous fait visiter le site, ça aurait pu être sympa sans son père, son oncle où je ne sais qui, qui manifestement surveillait ses résultats commerciaux de près… Nous arrivons à Hospet vers 15h00, 2000km au compteur depuis le départ. Nous optons pour l’hôtel Malligi, très correct avec grande piscine (1680 inr), et où Manohar retrouve plein de copains chauffeurs et une bonne chambre (sans doute une petite commission aussi, mais pourquoi ne pas lui faire plaisir du moment que ça reste dans nos prix ?). Nous faisons un tour de marché (pas grand-chose à voir à Hospet) et finissons la journée au bord de la piscine et au resto de l’hotel (400 inr, très bon) www.malligihotels.com
7/11 Hampi En route pour Hampi, en partant, essayez de visiter le temple anantashayana à la sortie d’Hospet, il vaut le coup d’œil. Manohar connait par cœur, il nous arrête sur le temple au dessus du bazaar et nous le retrouvons pour le petit dej en bas. Visite de la ville, des alentours avec toutes ces collines parsemées de gros rochers, des différents temples. Je pensais rester au moins 2 jours ici, mais avec une voiture, on fait largement le tour en une journée. C’est joli mais je ne me suis pas laissée charmer par l’ambiance plus que ça, en tous cas, par rapport à d’autres sur ce forum. Nous partirons donc demain matin. 500 inr pour les diverses visites. Nouvelle nuit et resto au Malligi
8/11 hampi – belur- halebid – Hassan Là aussi, je pensais initialement rester au moins 2 nuits dans la région, mais nous avons le temps avec la voiture de visiter tranquillement belur et halebid dans la journée, les temples, très finement sculptés, valent le déplacement. En plus, un film est en cours de tournage lorsque nous arrivons à Halebid, c’est drôle de les voir tourner quelques prises de 5 secondes avec toutes les danseuses en action entre 2 groupes de touristes… C’est pas un métier facile ! Après une journée bien remplie, nous voici vers 17h aux portes d’Hassan. Nous nous arrêtons au Hoysala village resort +++ tip top ! Le luxe dans un beau jardin, jolie piscine pour 3500 inr avec le repas (délicieux) + 210 inr de boissons et tips. Encore l’un des très bons hôtels du voyage, à retenir pour ceux qui sont dans ces budgets.
9/11 – Hassan –sravanabelagola –Srirangapatnam – Somnathpur- Mysore La route vers Mysore est assez difficile mais splendide (villages et paysages de rizières). 1ère halte au plus grand monolithe du monde : sravanabelagola, puis nous continuons vers le temple et le beau palace de Srirangapatnam, avant de terminer par Somnathpur (Si vous êtes à Mysore, à voir absolument si vous n’êtes pas déjà passés par belur ou halebid malgré les 30 km un peu longuets). Nous arrivons en fin d’après midi à Mysore. Manohar nous emmène à l’hotel Sandesh the Prince +++, où il a ses copains et ses habitudes… C’est un bon 4 étoiles, et il nous a fallut négocier dur pour ne pas dépasser les 3000 inr avec petit déj : excellent rapport qualité prix ! www.sandeshtheprince.com Pour terminer la journée : Un petit tour en ville autour du palais (c’est dimanche, il est illuminé), un petit tour au marché (nous y retournerons plusieurs fois, de tous nos voyages, c’est le plus beau marché que nous ayons vu je crois) et un bon repas au parklane (440 inr).
10/11 Mysore Nous paressons un peu ce matin avant de monter à Chamundi hill… Le temple est agréable mais j’ai préféré l’ambiance autour du nandi (statue de taureau, véhicule de shiva si je me souviens bien), un peu plus bas sur la route. Nous allons ensuite jeter un œil au lalitha mahal palace, puis au palais de mysore : dommage qu’on ne puisse pas prendre de photos à l’intérieur, c’est un vrai palais de mille et unes nuits comme on peut l’imaginer. A la sortie, 2 policiers foncent droit sur nous… On suppose que c’est pour vérifier notre ticket, mais non… C’est pour savoir si on n’aurait pas de pièces en euros… Nan ! (ça vous rappelle pas quelque chose ?).Un petit tour pour voir la cathédrale Ste Philomène, encore un bon tour au marché, quelques marchandages sympathiques pour l’achat d’huiles essentielles et d’encens, puis plongeon dans la belle piscine du Sandesh. Ce soir nous mangeons au Dynasty, sympa aussi, dans les mêmes prix que le parklane mais un peu moins animé.
11/11 Mysore - Parc mudumalai /Masinagudi Pas trop de route aujourd’hui, Manohar nous emmène au temple de Nanjangud à une trentaine de km au sud de Mysore. C’est quelque chose, pour le temple en lui-même mais surtout pour la ferveur qui y règne avec les pèlerins qui, par exemple, en font le tour en tournant sur eux-mêmes couchés par terre… Manohar nous explique qu’ils ont sans doute quelque chose à demander aux dieux… Après une bonne montée et de nombreux lacets, nous arrivons dans la réserve de mudumalai, que la route traverse. C’est comique, il y a bien des panneaux avec tigres éléphants et compagnie mais notre Manohar ne peut pas s’empêcher de klaxonner dans tous les virages (je serai curieuse de voir ce que ça donne, un touriste indien, au Kruger parc – Afrique du Sud- par exemple… 😮 Bon, nous verrons quand même 3 biches en bord de route ! Pour en revenir à l'usage abusif du klaxon, il ne faut pas croire que ce soit par agressivité, mais c'est simplement qu'il remplace les clignotants et le rétroviseur...D'ailleurs on peut voir à l'arrière de tous les camions "svp klaxonnez !" J’aurais bien poussé jusqu’à Bokkapuram, mais Manohar insiste pour nous emmener dans une nouvelle guesthouse à Masinagudi, c’est plus près de la réserve et nous nous laissons tenter : Secret Ivory 1500 int avec petit dejà rien à dire sur l'accommodation qui est située dans un très beau cadre avec vue dégagée sur les montagnes, petite terrasse dans les chambres, très propre et bien pour les chauffeurs aussi. Mais il faut éviter de manger sur place (cher) et de prendre leur tour : pour ma part j'ai pris la ballade matinale 700 rs pour 2 : c'est trop cher pour la qualité du guide que nous avons eu. On a rien vu mais ça, c'est plutôt normal, car ce n'est pas la bonne saison, mais ils n'expliquent rien sur les plantes ou sur la nature qui nous environne. J'ai croisé d'autres touristes qui ont pris le tout du soir en jeep --> pas enchantés non plus. A éviter aussi : le tour en bus de la réserve "nationale". C'est n'importe quoi... Un bus bondé conduit par un pseudo ranger fonctionnaire qui ralenti à peine devant le paon et les 3 daims qu’on a croisé, aucune explication, et coté paysages, on voit les mêmes depuis la route principale. Heureusement, nous avons rencontré 2 belges sympathiques avec qui nous avons bien papoté et les ¾ d’heure de bus sont vite passés (95 inr pour 2). Par contre j'ai raté le bain des éléphants, et ça il parait que c'est bien... Le secteur m'a aussi bien plu pour les paysages. En accomodation dans le coin j'ai vu le bamboo bank : très correct 2000 inr le cottage deluxe. C’est dans un joli jardin, les tours et les repas bien moins chers. Les belges nous ont parlé du jungle retreat a bokkapuram : 1250 inr sans pdj mais avec une petite piscine.
12/11 Mudumalai - Ooty Après notre ballade matinale (c’était bien la peine de partir à 6h00 du mat pour ça…), nous voilà en route pour Ooty. Nous arrivons en fin de matinée et prenons une chambre au Nahar Hotel, très bien, et qui a l’avantage d’être calme mais en ville (1780 inr). Promenade au jardin botanique et au bord du lac, puis tour des boutiques … Nous allons aussi à la gare pour booker notre billet pour demain mais problème « the system don’t work » et personne ne sait quand il remarchera 😐. Les indiens sont sympas, ils nous conseillent d’aller à la pétrobank… Non, ce n’est pas une banque, mais une station service qui peut réserver les billets sur internet pour une trentaine de roupies de commission en plus du prix normal, pratique ! Il y a un grand panneau qui signale le service de booking à l’extérieur. Train en 2e classe : 123 inr pour 2.
13/11 Train miniature Ooty – Mettupalayam Le matin nous allons au belvédère Doodabetta, puis à la tea factory (10 inr). Nous allons voir le tribal museum à 11km d’Ooty. Si vous avez le temps, allez y : c’est un peu perdu, il ne doit pas y avoir des visiteurs tous les jours et il faut attendre un peu pour qu’on vous ouvre, mais nous avons eu la visite guidée pour nous tous seuls, c’est gratuit et la guide a même eu l’air surpris quand nous lui avons donné son pourboire ! Un bon petit chili beef et c’est l’heure du train (départ d’ooty à 15h30). Les billets imprimés la veille sont bons, les places ont l’air d’être réservées où il faut (à droite dans le sens de la marche en descendant). Le wagon n’est pas bondé – en tous cas au début mais ça se corsera à Conoor- Ze problème, c’est qu’on n’a pas choisi le bon jour… Un peu après Conoor, panne… 🤪 Il faudra 2H au « mécanic » pour arriver et réparer, ce qui fait que nous verrons la partie la plus intéressante du trajet…dans le noir !!! Et notre pauvre Manohar qui nous attend à Mettupalayam. Bon, pour rassurer ceux qui envisagent de la faire, je pense que ça doit être assez rare car la nouvelle figurait dans le journal le lendemain… Il est donc près de 21h00 quand nous nous mettons en quête d’un hôtel, nous en voyons 4 ou 5 très bruyants, sans draps, ou franchement glauques et nous atterrissons finalement à l’EMS Mayura : très correct pour 1500 inr, leur resto est bon aussi.
14/11 Mettupalayam – Munnar (3000 km depuis le début) La route est magnifique malgré les lacets et les 4 contrôles « payants » pour passer du tamil Nadu au Kerala. Nous essayons le Edassery eastend qui semble bien et proche du centre mais il affiche complet. Nous partons en direction du sud et nous arrêtons au Westwood riverside resort ++ : 1800 inr avec un superbe petit déjeuner en bord de rivière, il n’est finalement pas si loin du centre et on peut facilement y aller à pied sous réserve de penser à la lampe de poche pour le retour ! http://westwoodmunnar.com/ Visite du marché et de la ville, et repas du soir au SN restaurant, pas loin du Westwood (délicieux poulet à l’ail pour 230 inr).
15/11 Munnar Nous partons pour une balade matinale à pied à travers les plantations de thé : Manohar nous emmène jusqu’au point de vue Pothamedu, puis nous descendons à pied sur une toute petite route goudronnée, c’est agréable mais la brume monte assez vite et coté photo c’est un peu décevant. Nous arrivons aux chutes Attukhad puis remontons vers la route principale où nous avons prévu de rejoindre Manohar. Ca grimpe ! Mais 3 indiens sympas nous proposent de monter dans leur tata alors que nous ne faisions pas de stop… sympa non ? Vive le sport !!! Nous retrouvons Manohar comme prévu et achetons quelques sacs de thé dans le magasin de la fabrique Tata en bord de route (au sud du Westwood en partant vers Kochi, il parait que c’est moins cher ici, franchement nous n’avons pas vérifié : 60 inr les 500 grammes). L’après midi nous partons en voiture en direction de la top station. Nous allons jusqu’au barrage mais ne continuons pas jusqu’au bout de la route : après 9h00 la top station est dans les nuages et on n’y voit rien (effectivement, nous apercevons bien de gros nuages de loin…). Sur la route du retour nous croisons des ramasseuses de thé qui viennent faire peser leur récolte du jour : environ 130 rs pour 50kg. Manohar nous explique qu’il s’agit souvent de familles du tamil nadu qui viennent s’installer ici car le Kérala manque de main d’œuvre, ils n’en repartent plus : logement et éducation sont fournis. Ce soir nous mangeons au Rapsy +++: excellent rapport qualité prix (300 inr) et des menus avec photos bien pratiques pour éviter de se plonger dans le guide. à Pour ceux qui ont peu de temps et hésitent entre Ooty et Munnar, je conseille Munnar sans hésiter.
16/11 Munnar - Fort kochin Direction la mer ! En route, Manohar nous montre comment poussent la cardamone et le tamarin (espèce de gousse acidulée : gout entre le petit pois et le citron dont il se sert dans ses curry de poisson). Nous voilà à Kochi en début d’après midi. Sur la place de l’église St François, le Delight homestay est plein, nous nous rabattons sur le Chiramel residency 1500 inr avec petit dej, très correct (juste à coté du palace "malabar house"), tout droit dans la même rue, il y a d'autres guesthouse qui ont l'air très bien notamment Henry Anchorage… Nous allons faire un tour du coté des filets chinois et regardons les boutiques ; en fait ce n’est pas très grand et le tour est assez vite fait. Nous allons voir le spectacle de kathakali (400 inr pour 2, billets en vente au même prix dans toute la ville). J’ai bien aimé la séance de maquillage et le début du spectacle où le compteur et un danseur expliquent la gestuelle, par contre, pour ma part, j’ai trouvé l’histoire jouée ensuite avec 3 personnages un peu longuette…d’autant qu���ils se sont trompés dans les traductions en français qu’ils nous ont distribuées au départ… on a quand même assez vite compris que quelque chose clochait ! La musique, beaucoup à base de percussions, ne m’a pas franchement emballée non plus mais ce serait quand même dommage de passer à Kochi sans aller les voir. A propos de musique, Manohar nous avait dit qu’il aimait bien la musique classique, nous lui demandons donc qui il aime bien écouter : Beethov, Mozart ??? En fait, tout ça ne lui dit rien, il voulait parler de musique classique indienne, il nous en a fait écouter quelques CD : c’est le même genre pas mal de percussion avec des chants en plus… je ne suis pas fana… Au retour du spectacle nous croisons Manohar et un de ses « collègues » qui conduit aussi des français. Nous allons manger ensemble au Sea Hut restaurant (un peu surévalué, mais bon). Les français nous expliquent qu’ils ne sont pas enchantés par leur chauffeur qui parle très peu (Manohar nous dira par la suite que ce chauffeur n’ose pas bien parler en anglais), les belges que nous avions rencontré à mudumalai, eux, nous ont dit que leur chauffeur essayait sans arrêt de les emmener dans des hôtels qu’il connaissait. Lors de vos négociations avec les compagnies de location, je vous recommande de bien insister sur ces 2 points.
17/11 Kochi - Allapey Je pensais rester 2 nuits à Fort Kochi mais nous avons vraiment eu le temps de faire le tour hier après midi, et la route jusqu’à Allepey n’est pas longue. Nous repartons donc ce matin en prenant le temps de nous arrêter au quartier de Mattancherry : J’ai adoré, ne faites pas l’impasse : petits commerces, boutiques d’antiquité, Dutch palace, synagogue, ça vaut le détour tout autant que le quartier des filets chinois. Nous nous arrêtons ensuite à Ernakulam pour confirmer notre retour auprès de Jet airways (impératif au moins 72h avant le départ chez eux, si on veut être surs de repartir). Là par contre, c’est la grande ville classique avec beaucoup de circulation…pas grand chose à voir. Nous arrivons à Allepey en début d’après midi et filons directement à l’hotel Arcadia Regency +++ www.arcadiaregency.com dont j’avais lu du bien (à ne pas confondre avec l’hotel Arcadia au bord du canal nord). Et effectivement, c’est un très bon hôtel (1800 inr avec petit déjeuner), et la piscine sur le toit est bien sympa en fin de journée. Nous partons à pied le long du South Canal, jusqu’à la plage, c’est agréable. Le soir, nous allons mangé un excellent poulet biryani chez Allai +++, toujours le long du South Canal, rive sud : un des meilleurs rapport qualité prix du voyage 250 inr (allez coté resto plutôt qu’au fast food)
18/11 Allapey Nous partons faire un tour du coin en voiture : Old market pour commencer, puis direction le nord vers Kumarakom et la réserve ornithologique (90 inr pour 2) : la ballade à pied est sympa mais il est déjà tard et nous ne voyons pas énormément d’oiseaux. Nous continuons sur Kottayam : église orthodoxe de Ste Mary, vieilles maisons traditionnelles à Kudamaloor, puis nous arrivons à Changanacherry sur les conseils de Ragamuffin : le bateau ne part qu’à 16h30 pour arriver à Allapey vers 19h45, la fin du trajet se fait donc de nuit, mais un coucher de soleil sur les canaux pour 22 inr (pour 2), franchement, ce serait dommage de se priver ! Et l’ambiance du bateau bus n’est pas du tout la même que celui qui relie Allapey et Kollam (axé touristes) : nous sommes les seuls blancs, les autres passagers sont des écoliers ou des paysans qui rentrent chez eux en fin de journée. Sympa : après quelques sourires timides, les plus hardis s’approchent : what is your name ? where are you from ? have you got a pen ??? Ca s’est terminé en échange de chansons… Casimir contre je ne sais pas trop quoi en Malayam mais c’était sympa !
19/11 Allapey - Kollam J’ai choisi de ne pas opter pour le houseboat, c’est mon petit coté écolo qui ressort après visionnage d’un reportage et plusieurs lectures… Nous prenons donc le « bateau à touristes » 800 inr pour 2. C’est bien sympa en fait, nous nous retrouvons aux cotés de 2 espagnoles, 1 japonais et avec 2 chamoniardes bien sympas : pendant ces 8 heures le temps est vite passé au gré de la vie tranquille en bord de backwaters. Le bateau est loin d’être bondé, c’est joli, je prends pas mal de photos (pour les amateurs, un bon zoom est bienvenu) et notre Manohar nous retrouve à l’arrivée… Quel confort quand même, de ne pas avoir à se trimballer avec les sacs à dos et de retrouver une voiture dans le noir à l’arrivée pour chercher un hôtel. Nous essayons le Shah International qui ne nous inspire franchement pas et décidons de partir vers la plage… Il fait noir, pas beaucoup de panneaux, on voit un truc qui brille au loin, on se rapproche, c’est le Beach Orchid +++, 4* top luxe tout neuf… Bon, on essaie, on verra bien ! On négocie dur… 3500 inr avec petit dej ! On ne va pas se priver ! C’est top, belle salle de bain, grande baie vitrée qui donne sur la plage et le phare (on s’en rendra surtout compte le lendemain)… et même un sèche cheveux ! Mais que demande le peuple ??? Repas au buffet varié et délicieux de l’hotel (569 inr pour 2, rien à dire)… Nuit de rêve, matelas mou, pas de bruit… tout-va-bien !!!
20/11 Kollam –Varkala Super petit déj face à la, piscine à débordement… jusqu’à ce qu’ils prennent l’idée de laver les vitres…avec de l’eau sale… Apparté : concernant la propreté, ils sont quand même des fois un peu bizarres ces indiens, non ? Bon je ne parle pas des classiques tas de détritus un peu partout dans les rues, c’est sans doute super pour les cochons et les vaches de chercher à manger dedans… Mais quand même y’a du boulot, entre les innombrables « miss balayettes » qui ne trouvent rien de mieux que de nous envoyer leur poussière dans le nez sans doute pour montrer qu’elles sont dures à l’ouvrage, ou les mecs (pas les filles) qui posent culotte un peu n’importe où et devant n’importe qui, les crachats (peut être un peu moins qu’en Chine, ou est ce que je prends l’habitude ???)… Mais bon, cool baba cool… Tout est relatif… eux aussi trouvent sales nos habitudes de nous torcher avec du papier ou de nous moucher et de remettre le mouchoir dans notre poche… Bref, tout ça pour en revenir à notre petit dej face à la belle piscine derrière notre belle baie vitrée maintenant sale… On en rêve de cette piscine ! On n’a pas eu le temps de l’étraîner hier soir et on compte bien se rattraper ce matin (Manohar aussi se trouve bien, et quand je suis allée lui dire qu’on ne partirait sûrement pas avant 10H00, il m’a répondu « oh même 11 on a le temps aujourd’hui ! »). Nous voilà donc fins prêts, en maillots et paréo pour le plongeon… non non non… on est en Inde… et non seulement « ils » ferment la majorité des piscines vers 19h00 dans les hôtels (pour les bains de minuit, c’est pas Bali !), mais en plus, ici, pour notre quasi plus belle pistache du voyage, ils trouvent le moyen de déverser un grand seau de chlore ou assimilé juste avant qu’on arrive !!! « non, non, il faut attendre 2H avant de se baigner… » Grrrrrrrrrrrrrrr + soupir désespéré… Well well well, nous revoici donc sur la route un peu plus tôt que prévu… Nous allons faire un tour de marché (pour info, 1kg de cardamonne +500 g de poivre pour 725 inr), visitons une espèce d’église temple notre dame de Velankanni, à voir, puis nous prenons la route de Varkala. Il n’y en a pas pour très longtemps, mais en arrivant, on ne voit pas la mer, c’est une succession de petites rues et de panneaux de guesthouses et hotels. Nous nous posons au Krishnateeram http://www.nivalink.com/krishnatheeram/index.html dont l’ambiance et le jardin nous plaisent bien (2700 inr avec petit dej et internet). C’est calme, propre, la corniche est à deux pas et le petit dej face à la mer est bien agréable… Baignade sur la petite plage de sable noir en remontant un peu sur le nord. Grosses vagues mais température de l’eau plus que délicieuse ! Aller retour le long de la corniche pour repérer les magasins et les restos, c’est très touristiques mais pas bondé et l’atmosphère nous plait… Nous resterons finalement un jour de plus à paresser ici ! Bon c’est pas le tout, mais ce soir, y’a happy hours à l’heure du coucher de soleil et on ne va surement pas rater une petite pina colada à l’apéro ! et voila qui voilà t’y pas ??? Nos chamoniardes, sans doute par l’odeur de l’ananas alléchées… Autant vous dire que ça a causé et rigolé français jusque tard dans la nuit sur la terrasse du Sunshine resto !
21/11 Varkala Un petit tour au temple (joli, mais ils sont un peu insistants pour les donations), on donne à manger aux petits poissons dans le bassin à coté : ça plait bien à Manohar, ici c’est gratuit d’y plonger les pieds pour se les faire nettoyer par les petits poissons…. Retour par la plage, baignade, pina colada avec les chamoniardes… on bulle à Malabar quoi ! (je sais… elle est facile …) 😎
22/11 Varkala – Trivandrum – Kovalam Visite de Trivandrum aujourd‘hui : zoo (20 inr), musée Napier (10 inr), palace (80 inr), ça vaut la peine de s’arrêter. Nous poursuivons jusqu’à Kovalam. Il n’y a pas de route en bord de mer, pour trouver l’hôtel ce n’est donc pas ce qu’il y a de plus commode. Nous prenons donc les sacs et les posons finalement au Sea view palace (2700 inr avec petit dej). Autant nous avons bien aimé Varkala, autant Kovalam nous déçoit… C’est sans doute dû pour beaucoup aux colporteurs et racoleurs tous les 3 mètres sur le front de mer (de tout le parcours, c’est le seul endroit où je les ai trouvé vraiment pénibles ceci dit). Diner au resto Fusion +++ : un des supers restos du voyage 1150 inr, un peu cher pour le pays mais on a vraiment très bien mangé avec vue sur les loupiotes de la courbe du rivage… et on a repris deux fois des frites (je sais, c’est naze, mais je crois que c’étaient les meilleurs frites de ma vie après celle de ma môman !). Bref allez à Kovalam au moins pour ce resto !
23/11 Kovalam - Kanyakumari (3800 km depuis le départ) En route pour le sud du sud ! Nous nous arrêtons au Palace Padmanapuram, c’est un vrai petit village à l’intérieur, la visite vaut le coup pour 205 inr pour 2. Plus nous descendons, plus il fait gris, et il pleut même franchement quand nous arrivons en début d’après midi. Nous suivons les conseils du LP et prenons une super chambre à l’hotel Seaview +++ : chambre d’angle très propre, magnifique vue sur la ville et le monument de gandhi. Je recommande pour 2500 inr, rien à redire ! Nous allons à la pointe avec les pèlerins et les badauds, goutons les bananes roses et mangeons le soir à l’hôtel : là par contre je ne recommande pas, c’est l’un des moins bons restos de tout le voyage…. Le monument (mémorial) est éclairé en début de soirée et la vue de nuit est splendide depuis notre chambre.
24/11 Kanyakumari - Madurai Au départ, sur les conseil de Stalingrad, j’avais projeté de rejoindre Madurai par la campagne :Tenkasi - Rajapalayam – thirupparankundram, le problème c’est que la pluie continue, du coup nous prenons la route principale, au milieu des champs d’éoliennes au départ. Arrivés au sud de Madurai, Manohar connait un hôtel : le AP homestay +++. Nous ne réfléchissons pas longtemps avant d’y poser nos bagages pour 2 jours : ambiance coloniale, accueil plus que sympatique, grandes chambres très propres 2500 inr avec pdj, en plus les chauffeurs y sont bien installés. C’est à coté du temple Thirupparankundram indiqué dans les guides (grand portail en fer marron, en face du panneau jaune « Rockcut temple », ils n’ont pas encore l’autorisation de mettre un panneau). Nous allons visiter le temple avec Manohar : c’est juste avant l’ouverture des portes, quelle ambiance ! ça se bouscule, ça crie god god god, ça court pour être l’un des premier à avoir le droit de prier le bon Dieu (le bon, car plein d’autres sont complètement délaissés) à C’est bien, nous sommes mis en condition avant d’aller voir Sri Meenakshi demain. Nous faisons aussi un tour au petit temple sculpté dans la roche juste à côté de l’hôtel puis nous allons à Madurai… Il pleut des cordes, ambiance Blade runner entre la pluie, la nuit et la foule, là aussi, je suis bien contente que ce soit Manohar qui conduise ! Resto Maghal recommandé par le LP mais plutôt décevant…et retour dans notre havre de paix : le trajet n’est pas long, si vous avez une voiture, c’est franchement mieux que de rester en ville, et pour vous, et pour le chauffeur !
25/11 Madurai Visite du temple…ça en jette ! C’est grand, il y a encore plus de monde et de ferveur qu’hier, exotisme assuré, j’ai bien aimé… on nous laisse visiter tranquillement. Petit tour de ville, les tailleurs sous les halles, les boutiques, forcément la terrasse de l’une d’elles pour admirer la vue (mais c’est toujours tristounet et les tours colorées sont en rénovation, cachées sous des échafaudage de feuillages, pour la photo, on repassera…). Manohar nous emmène ensuite voir le bassin de mariamman : les gamins jouent au foot dans les flaques, les buffalos se vautrent dans la boue, il y en a qui sont content d’avoir la plie au moins ! Nous allons voir le Gandhi memorial museum, intéressant et émouvant, et nous allons manger un délicieux thali juste à coté (114 inr pour trois, et c’est copieux !). Nous revenons ensuite à l’hôtel et grimpons la colline jusqu’au petit temple hindou, puis jusqu’à la petite mosquée assez bizarre : ça ressemble à un temple transformé en mosquée. La vue d’en haut sur les rizières est bien sympa. Repas du soir au Park plazza, bon (380 inr).
26/11 Madurai – Chetinad - Fort Tirumayam – Tanjore Là aussi, nous avons bien fait de ne pas réserver les hôtels à l’avance : dans mon programme initial, j’avais prévu Rameswaram après Madurai. Malheureusement, un cyclone a choisi d’élire domicile dans le coin (ce n’est pourtant plus la saison des cyclones normalement), la pluie continue, le vent s’y met, de nombreuses routes sont inondées, et le journal montre des photos de la cote très dissuasives, le temple de Rameswaram est inondé, et une bonne partie des bateaux couchés dans le port. Tan pis, nous ferons l’impasse et continuons sur Tanjore par la route principale. Nous visitons Chetinad et ses belles maisons de maître dont nous ne verrons que l’extérieur (celle qui se visite est inondée), les chèvres et les vaches se blottissent sous les porches pour essayer de se mettre à l’abri, il fait un temps à ne pas mettre une Ambassador dehors. Nous passons devant le fort de Tirumayam : autant vous dire que nous ne descendons pas le visiter. Une petite faim avant Trichy : Manohar voit un resto qui le botte, se gare sur le coté et vlan ! Ce n’était pas juste une flaque d’eau comme on pouvait le penser mais une véritable ornière : la roue avant gauche est enfoncée dans la rigole jusqu’au plancher. Ouille ! Heureusement, 3 gaillards, de l’eau boueuse jusqu’aux genoux, nous aident à pousser et nous pouvons ressortir la voiture de là sans trop de mal… Merci les gars ! Finalement nous ne déjeunerons pas là… Manohar a hâte de partir de cet endroit qui porte la poisse ! On arrive à Tanjore, plusieurs rues sont bloquées par les inondations et la pluie continue. On va voir l’Oriental Towers et après avoir vu plusieurs chambres (une dont la porte ne ferme pas, une autre sans fenêtre), nous restons finalement là dans une chambre standard à 990 inr, pas besoin de prendre la clim par ce temps de chien et on ne ressortira pas de la journée ! Resto sur place : bon mis à part le tandoor qui a pris feu et qui a enfumé toute la salle (520 inr). Manohar, lui, va dormir chez un copain, c’est aussi pour cela que nous sommes allés à Tanjore plutôt qu’à Trichy.
27/11 Tanjore Drôle de journée : on avait prévu d’aller visiter Trichy aujourd’hui. Il pleut toujours comme vache qui pisse… Nous avons rendez vous avec Manohar à 8h00 dans le lobby. Il est toujours ponctuel d’habitude mais là 8h00, personne, 8h15 personne… Et voilà la voiture un peu plus tard… et notre pauvre Manohar qui en descend trempé jusqu’à la moelle, la chemise maculée de boue. Il n’était qu’à 5 km de la ville, mais des arbres sont tombés en travers de la route et c’est l’enfer pour circuler… Autant vous dire que nous ne sommes pas allés à Trichy. Nous visitons sous la pluie le palace, le petit musée et le joli temple de Brihadishwara : mais avec la pluie, le vent, et pieds nus dans la gadoue c’est quand même pas le top… et moi qui prenais des verrues plantaires à la piscine ! Pas grand-chose à faire…Nous retournons a la chambre et allumons la télé pour découvrir les attentats de Bombay en boucle sur toutes les chaines, ça fait drôle… on est pas mal dans notre cyclone finalement… Nous proposons à Manohar de venir voir : comme beaucoup d’indiens, il est atterré, et ce n’est pas fait pour améliorer les relations déjà tendues entre hindous et musulmans, comme par hasard, juste avant les élections. Comme par hasard aussi, juste avant dans les journaux, on parlait du procès de membres –hindous- de la police et de l’armée qui auraient formé et fourni en explosif des extrémistes islamistes pour des attentats antérieurs. Comme par hasard aussi, l’un des grands chefs de la police qui enquêtait sur cette affaire s’est fait descendre à l’hôtel Taj Mahal, et l’état indien n’a pas voulu fournir l’Adn des terroristes à Interpol… A qui profite le crime ? Toujours aux 10% d’extrémistes gros cons qui font chier tous les autres et ne rêvent que de foutre le souk en utilisant les différences pour prendre le pouvoir. U-ni-ver-sel et séculaire malheureusement, mais espérons que les 90% qui restent ne se laisseront plus aussi facilement convaincre grâce à internet et à la libre circulation des idées et de l’information. Voilà, c’était ma petite parenthèse « remontée comme un coucou suisse», ça ne sert sans doute pas à grand-chose mais ça soulage un peu… 😕😐🏴☠️
28/11 Trichy – Tanjore Nous resterons une nuit de plus à Tanjore dans notre hôtel Oriental Towers qui s’avèrera d’un bon rapport qualité prix finalement, à défaut d’être top glamour… Aujourd’hui, ça se calme un peu, nous décidons d’aller à Trichy après quelques renseignements sur l’état des routes auprès des taxis du coin. Tous les champs sont inondés sur des hectares, beaucoup de villages aussi, on voit l’eau dans les maisons, et les gens qui essaient tant bien que mal d’écoper… On se sent bien petits et vraiment impuissants. A l’entrée de la ville j’ai bien cru qu’on ne passerait pas : l’ambassador a de l’eau jusqu’à la portière, il en rentre un peu mais on passe, ouf …merci à Ganesh sur le tableau de bord et à St Christophe dans mon porte-monnaie ! Visite du Sri Ranganathaswami, et du Sri Jambukeshwara, à moitié inondés : nous avons parfois de l’eau jusqu’au genou, on s’en rappellera ! Puis Manohar nous emmène au Rock fort temple, à peu près au 1/3 des marches : il y a une route qui nous évite de tout faire à pied. La vue d’en haut est sympa malgré le temps toujours gris… au moins la pluie s’est arrêtée, c’est déjà ça ! Manohar a une cousine à Trichy avec laquelle il a été élevée (il l’appelle sa soeur en fait). Il nous propose d’aller prendre le thé chez elle. Nous sommes accueillis comme des princes : en fait de thé c’est un vrai repas qui nous attend ! Plein de petits snacks végétariens et délicieux, riz au lait avec une espèce de crème anglaise en dessert… miam ! Ils sont adeptes du gourou Baba et nous montrent leur « temple » : toutes les maisons hindoues en ont un, ça ressemble à un espèce de placard avec des étagères garnies de statuettes de dieux, de photos, de loupiottes, guirlandes et bougies. Manohar a d’ailleurs agrandi sa collection tout au long du voyage : jésus (eh oui, ça nous a surpris), ganesh etc… Et bien sûr, ce n’est pas une légende, dans un genre carrément kitsch. Si j’avais sû, je lui aurai acheté un Saint Christophe en France : je suis sure que ça lui aurait fait plaisir. Sinon les relations sont assez drôles pour nos regards d’occidentaux : nous sommes seuls à manger assis à table tous les trois, la soeur de Manohar et son mari nous servent, il parait que c’est comme ça au Tamil nadu… Manohar a aussi une autre cousine, à Tanjore chez laquelle il doit aller un jour après en fin d’après midi, on se dit cool, ce soir il dormira dans un bon lit, mais non, le mari de la cousine n’est pas là ce jour là et pas question de rester après 18-19h00… Manohar nous raconte aussi que même dans la famille, impossible pour un oncle de voir sa nièce de près entre 12 ans et le jour de son mariage… Je ne sais pas si c’est représentatif ou pas du reste du pays, ça semble évoluer dans les villes, mais dans les villages du Tamil Nadu en tous cas, les traditions semblent encore bien présentes…
29/11 Tanjore- Kumbakonam – Pondicherry Une longue route nous attend aujourd’hui : nous quittons enfin Tanjore en direction de Pondicherry. Mais de nombreuses routes sont toujours coupées : nous pouvons voir Kumbakonam (en tous cas l’extérieur et apercevoir l’intérieur inondé), mais nous n’irons pas à Chidambaran. Après de nombreux détours, nous finissons par arriver à Pondicherry en milieu d’après midi et nous prenons une chambre au Ajanta sea view +++ : c’est petit mais propre, le balcon donne sur la promenade, il y a un petit air de Copacabana (avec un peu d’imagination, d’accord), c’est sympa d’autant qu’il n’y a pas beaucoup d’autres hôtels dans ce cas (2500 inr avec petit dej). Petit tour à pied en ville, bien agréable ma foi de retrouver un petit air de France… et… miracle… des poubelles dans les rues ! Resto au Satsanga bien moyen pour le prix.(700 inr).
30/11 Auroville - Puducherry Direction Auroville aujourd’hui. On se demande un peu sur quoi on va tomber, une bande de hippie cools baba cools en train de fumer le chichon ? des yogis en pleine séance de méditation ??? En fait, pas du tout, c’est plutôt un centre touristique (pour la partie que l’on visite en tous cas) avec salle d’exposition / musée, resto et jolies boutiques. La ballade jusqu’au jardin du Matrimandir est sympa et quand on voit sur les photos d’archives à quoi ressemblait le terrain à l’époque (désertique) et la façon dont tout est devenu vert aujourd'hui, on ne peut être qu’impressionné par le boulot accompli. Difficile de se faire une véritable idée en si peu de temps, mais en tous cas, l’idée de base est jolie « lieu d'une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités », la visite vaut la peine, et plus prosaïquement, quelques achats dans les boutiques aussi ! Retour en ville, visite du temple et de son éléphant : Manohar donne une pièce pour se faire bénir d’un coup de trompe sur la tête, l’éléphant entrepose les pièces dans le creux de sa trompe, et une fois qu’il en a accumulé suffisamment, jack pot ! Dans l’escarcelle de son maître ! Le jardin botanique est fermé suite au cyclone, nous faisons dons un tour dans la ville indienne, et achetons de quoi déguster un petit apéro sympa avec Manohar sur notre balcon, en regardant les badauds déambuler, on fait quand même un peu privilégiés tous les trois…A noter : il n’y a pas de taxe comme ailleurs sur l’alcool à Pondicherry, c’est donc bien moins cher. Pizza à la terrasse (470 inr).
01/12- Puducherry – Mamallapuram Et voilà déjà notre dernière étape… Nous avons le temps de voir plusieurs hôtels : le GRT Temple bay est chouette mais un peu excentré et ne veut pas baisser ses tarifs, l’idéal Beach resort n’est pas aussi bien que le LP le laisse penser et pour le même prix, nous préférons sans hésiter prendre une chambre Top deluxe au Sea Breeze +++: Grande et belle chambre très propre, frigo, terrasse donnant sur la mer pour 3300 inr avec petit dej, je trouve qu’on finit bien ! Attention, il ont plusieurs catégories de chambres et certaines sont toutes simples (et moins cher aussi). Celle que nous avions la no 410 fait partie d'une nouvelle extension face à la plage (une chambre en rez de jardin, et une autre à l'étage). C'est pas tout ça, mais c'est qu’on prend goût aux apéros à ce train là… on achète de la bière dans une petite échoppe (mieux gardée qu’une banque là bas), et malheur ! Nous revenons à l’hôtel nos bières a la main : mais c’est pas Pondicherry ici ! ça ne se fait pas ! Un commerçant nous interpelle pour nous donner un sac en papier et cacher nos bouteilles… Pour un peu, on se retrouvait au poste pour finir le voyage ! Balade en ville a pied au rythme des coups de marteaux sur la pierre, et repas au Nautilus, tenu par un français bien sympa (340 inr).
02/12 – Kanchipuram - Mamallapuram Aller retour pour voir les nombreux temples de kanchipuram et une boutique- fabrique de soieries. La ville est animée et les rues très photogéniques : à faire ! repas au Moonraker : très bon pour 350 inr, ils ont même de la purée au fromage et à l’oignons ! (mais le Nautilus, lui, a de la ratatouille…). C’est bien touristique mais j’ai pris la crève et ça fait plaisir de manger français…
03/12 Mamalapuram Aujourd’hui nous allons à Eagle temple : finalement la grimpette des escaliers pieds nus se fait bien – on doit commencer à s’habituer-, c’est tranquille, la vue sur les rizières alentours est jolie, et le prêtre en haut est bien sympa. Retour en ville, visite du temple du rivage (250 inr) et des 5 rathas (compris dans le prix pour la journée). On retrouve Manohar devant l’hôtel et là surprise… Il a un mariage demain dans sa famille, il aimerait donc bien rentrer chez lui cet après midi et nous annonce qu’il a trouvé une autre voiture pour nous emmener à l’aéroport demain… Il aurait pu nous prévenir un peu plus tôt quand même ! ça fait bizarre, mais nous acceptons de bon cœur et ça m’évitera des adieux trop tristounets à l’aéroport finalement, un dernier petit coup à boire avec lui sur la terrasse, et je lui dit au revoir à la française, en lui faisant la bise quoi, mais il baisse la tête au même moment ! Pas facile !!! Adios et merci Manohar, je ne t’oublierai pas de sitôt !
04/12 – Mamallapuram – Chennai airport - 5670 km plus tard... Notre avion part à 1h40 du matin (le 05/12 en fait). Nous bullons donc une dernière fois au bord de la piscine, faisons les sacs et retrouvons notre taxi driver (enfin, un de ses « frères ») à 15h00 comme prévu. J’envisageais de visiter Chennai, mais il y a plein d’embouteillages, la plage est moche, le chauffeur n’est pas très causant et le cœur n’y est plus. En plus, les attentats sont terminés a Bombay, mais la TV a annoncé que 3 aéroports dont Chennai sont sous haute surveillance suite à des menaces de détournement d’avion entre le 4 et le 6/12…cool ! Nous arrivons donc de bonne heure à l’aéroport et passons au moins 5 contrôles de sécurité. Mais l’avion part à l’heure. Seul regret : l’aéroport est petit, pas grand-chose à acheter et restos hors de prix : pensez à dépenser vos dernières roupies dehors.
Epilogue : Le voyage du retour s’est passé sans encombres dans un avion loin d’être plein, et me voilà lundi matin sur le chemin du travail, dans ma petite voiture, coincée dans les embouteillages, pas un seul Klaxon, chacun dans sa file, pas une vache, pas une ambassador et pas de Manohar à l’horizon… 😐
Un mois plus tard, voici mes impressions : Les aaaaah d’abord 🙁🙁🙁😕 :le manque de propreté et d’hygiènela pollution et les cieux toujours gris poussiéreux, le manque de nature.le niveau de l’hôtellerie moyen de gamme souvent plutôt médiocre : il faudrait leur parler de l’invention du bac à douche quand même !Les chauffeurs de rickshaw qui vous mentent quasi systématiquement quand vous leur demandez une direction (ce qui n'est pas le cas lorsque c'est Manohar qui leur pose une question depuis la voiture).Cette manie d’enlever les chaussures pour un oui ou pour un non !le clivage homme/femme auquel je ne m’attendais pas ici, le poids de la tradition et de la religion et la condition de la femme.
Les ooooooooh 🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂 :la gentillesse des indiens, même si elle n’est sans doute pas toujours désintéresséeles sourires, les odeurs, les couleurs, les saris… toutes ces photos que je n’ai pas pu prendre, mais toutes ces images qui me resteront longtempsle rapport qualité prix pour nos porte-monnaie occidentaux et la facilité à négocier (pour les hôtels notamment, n’hésitez pas à en user et en abuser) Budget total : 2500 euros par personne tout compris pour des conditions de voyage et un confort bien agréable.la nourriture excellente : ni le pain, ni le fromage ni la moutarde de Dijon ne m’ont manqué cette fois !Les "petits jeunes à lunettes" : un bon conseil --> lorsque vous êtes paumés cherchez un jeune à lunette : en général ils parlent anglais et en ce qui nous concernent, ils nous ont toujours répondu correctement !C’est un « vrai » voyage dans tous les sens du terme, je ne m’étais encore jamais sentie « décalée » à ce point.Contrairement à beaucoup, je ne dirais pas que j’ai « adoré » (et bien sur encore moins détesté), je ne mettrais sans doute pas ce pays dans mes « tops five », mais je suis sure que j’ai envie d’y revenir un jour !
Quel planning pour cinq jours à Barcelone en août? English translation pending
Bonjour à tous,
Vous qui connaissez bien Barcelone et les environs, que me conseillez-vous pour 5 jours sur place en plein mois d'août?
Sur qu'il y a plein de choses à visiter à Barcelone, mais on aimerait bien aussi flâner au bord de la mer. Donc est-il possible de faire une escapade sympa, pas trop loin, sur la journée, pour visiter un petit village avec plage par exemple?
Ou vaut-il mieux prévoir seulement 3 jours à Barcelone, et 2 jours sur la côte?
Merci pour vos lumières!
Vous qui connaissez bien Barcelone et les environs, que me conseillez-vous pour 5 jours sur place en plein mois d'août?
Sur qu'il y a plein de choses à visiter à Barcelone, mais on aimerait bien aussi flâner au bord de la mer. Donc est-il possible de faire une escapade sympa, pas trop loin, sur la journée, pour visiter un petit village avec plage par exemple?
Ou vaut-il mieux prévoir seulement 3 jours à Barcelone, et 2 jours sur la côte?
Merci pour vos lumières!
Huit/Neuf jours en Scandinavie: visite de Stockholm, Göteborg et Copenhague English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare mes vacances de septembre 2007. Mon choix s'est porté sur la Suède. Je fais ce voyage seule.
Je dispose de 8-9 jours de congés.
Je compte aller là-bas en avion et circuler sur place à pied ou en train pour les longues distances.
Quels sont les coins indispensables à voir et accessibles pour quelqu'un qui ne louera pas de voiture?
Ma première idée était de visiter Stockholm puis Göteborg et de terminer par Copenhague d'où je repartirai. Mais devrais-je plus me concentrer sur Stockholm et ses alentours? Combien de temps est nécessaire pour visiter chacune de ses villes? Faites-moi part de vos témoignages s'il vous plait.
D'avance merci, à bientôt!!! 🙂
Quels sont les coins indispensables à voir et accessibles pour quelqu'un qui ne louera pas de voiture?
Ma première idée était de visiter Stockholm puis Göteborg et de terminer par Copenhague d'où je repartirai. Mais devrais-je plus me concentrer sur Stockholm et ses alentours? Combien de temps est nécessaire pour visiter chacune de ses villes? Faites-moi part de vos témoignages s'il vous plait.
D'avance merci, à bientôt!!! 🙂
Bonnes idées pour un mois de bonheur au Sénégal? English translation pending
Bonjour
Nous partons très prochainement au Sénegal.... Pas encore d'idée pour le parcours mais nous pensons eviter la Casamance.. Quelqu un aurait des bons tuyaux a nous faire partager?? Merci d avance
Nous partons très prochainement au Sénegal.... Pas encore d'idée pour le parcours mais nous pensons eviter la Casamance.. Quelqu un aurait des bons tuyaux a nous faire partager?? Merci d avance