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Où partir seule fin juillet avec un petit budget? English translation pending
Bonjour
Cet été budget limité pour moi, pas plus de 500 euros, je partirais seule, vers fin juilllet. J'aime bien bouger, visiter une région ou un pays, la plage oui mais à petite dose, j'aime les belles villes aussi. Avez-vous des conseils à me donner sur une destination ou une ville à visiter en priorité avec ce budget. merci de vos suggestions.
Cet été budget limité pour moi, pas plus de 500 euros, je partirais seule, vers fin juilllet. J'aime bien bouger, visiter une région ou un pays, la plage oui mais à petite dose, j'aime les belles villes aussi. Avez-vous des conseils à me donner sur une destination ou une ville à visiter en priorité avec ce budget. merci de vos suggestions.
Ville sympathique en France pour cet été? English translation pending
Bonjour à tous,
Je fais appel à votre avis! Je suis actuellement à Londres mais je vais peut-être revenir en France cet été. Je cherche donc un endroit sympa où habiter. Voici quelques uns de mes critères. - Exclusion de ces villes : Dunkerque, Paris, Lille, Marseille, Nancy - Ville de taille moyenne, style Nancy - Ville qui bouge bien : autant niveau culturel (cinéma, musée, expos, etc.)que loisirs (bars, boites de nuit etc.) - Ville avec une population jeune assez importante - Région où il y a de beaux paysages - Où les loyers et la vie en général ne sont pas excessifs (quoique après plusieurs mois à Londres, plus rien ne me semblera cher) - Avec un peu de soleil quand même
Je vous laisse à vos claviers;
Merci beaucoup!!
Je fais appel à votre avis! Je suis actuellement à Londres mais je vais peut-être revenir en France cet été. Je cherche donc un endroit sympa où habiter. Voici quelques uns de mes critères. - Exclusion de ces villes : Dunkerque, Paris, Lille, Marseille, Nancy - Ville de taille moyenne, style Nancy - Ville qui bouge bien : autant niveau culturel (cinéma, musée, expos, etc.)que loisirs (bars, boites de nuit etc.) - Ville avec une population jeune assez importante - Région où il y a de beaux paysages - Où les loyers et la vie en général ne sont pas excessifs (quoique après plusieurs mois à Londres, plus rien ne me semblera cher) - Avec un peu de soleil quand même
Je vous laisse à vos claviers;
Merci beaucoup!!
Top 10 des perles des clients des agences de voyage English translation pending
Le réseau de voyage AFAT Voyages a publié mardi dernier, une liste des plus belles perles des clients. Des erreurs d'étourderies ou véritables méconnaissances géographiques ? Ce qui est certain, c'est que cela nous fait beaucoup sourire.
Avec les perles du net, on croyait être arrivé au bout de la bêtise et de la maladresse humaine. Le réseau AFAT Voyages-Selectour a publié un communiqué de presse mardi dernier dans lequel sont répertoriés les plus belles perles des clients de ces agents de voyage.
Gentside vous a donc concocté un petit Top 10 de ces meilleures anecdotes et malentendus. Bien entendu, le tout est à prendre avec humour.
- Une cliente appelle un agent : "Bonjour, j'ai menti à mon patron ce matin, pouvezvous me faire une attestation certifiant que je suis venue chez vous pour acheter un billet de train ? J'ai besoin d'une excuse pour ne pas aller au travail !".
- Un client veut absolument voyager avec Air France. Voici sa raison : "Non, non, pas d'autre compagnie... Je veux absolument Air France ! C'est une compagnie française et je serai plus vite remboursé en cas de crash". Pas certain que le remboursement arrive à temps !
- Une cliente ne voulait pas prendre l'Eurostar pour se rendre en Grande-Bretagne. Elle voulait y aller en "vibromasseur" ! Elle voulait sûrement parler de l'hydroglisseur, ce navire monté sur coussin d'air propulsé par des hélices sur lequel il était possible de traverser la Manche il y a quelques années.
- La grande force des agences de voyage aujourd'hui est de proposer des formules "All Exclusive" appelées aussi "All in". Seulement avec la prononciation française cela pose problème : "Bah, Aline, vous connaissez, vous ! Vous qui travaillez ici ! Aline, Aline !!! Avec tout, quoi !".- Dans la même catégorie, on peut trouver aussi des clients qui prononcent "holocauste". Comprenez, évidemment, "voyager en low cost".
- A l'aéroport, vos bagages seront pesés. Une cliente âgée demande donc à un agent de voyage à combien de kilos elle a droit "dans les souks". L'employée lui demande bien si elle veut évoquer "les soutes". Ce à quoi la cliente lui répond "Oui, oui c'est ça, dans les souks !". - Un client désirant partir en Asie demande à l'agent de voyage : "Est-ce que pendant la moisson en Asie, l'eau de mer est moins salée ?". - Lorsque vous désirez partir à la mer, mieux vaut se renseigner. Beaucoup de clients demandent une "vue sur la mer" alors qu'ils veulent partir à Marrakech. Beaucoup d'agents de voyage ont pris l'habitude de leur répondre : "Sans problème, mais pensez à prendre vos jumelles !". - Un couple désire partir en Sicile. Proposition faite, voici le dialogue entre le couple et l'agent : "Ah non, c'est trop cher, et on ne veut pas partir de Nantes mais de Brest ! - Dans ce cas, je peux vous proposer la Sardaigne. - Ah non, je ne veux surtout pas aller sur une île !". Pourquoi pas la Corse alors ?! - Il arrive souvent que des personnes se trompent de date : "Bonjour, je voudrais un billet d'avion Nice-Monastir. - Oui, pour quelle date ? - Le 25 août. [...] C'est combien ? - Eh bien, ça dépend, avec un retour à quelle date ? - Je ne sais pas, regardez le 31, le 32, le 33 août...". Sûrement une année bissextile quelque peu spéciale ! http://www.gentside.com/insolite/top-10-des-perles-des-clients-des-agences-de-voyage_art41607.html)
- A l'aéroport, vos bagages seront pesés. Une cliente âgée demande donc à un agent de voyage à combien de kilos elle a droit "dans les souks". L'employée lui demande bien si elle veut évoquer "les soutes". Ce à quoi la cliente lui répond "Oui, oui c'est ça, dans les souks !". - Un client désirant partir en Asie demande à l'agent de voyage : "Est-ce que pendant la moisson en Asie, l'eau de mer est moins salée ?". - Lorsque vous désirez partir à la mer, mieux vaut se renseigner. Beaucoup de clients demandent une "vue sur la mer" alors qu'ils veulent partir à Marrakech. Beaucoup d'agents de voyage ont pris l'habitude de leur répondre : "Sans problème, mais pensez à prendre vos jumelles !". - Un couple désire partir en Sicile. Proposition faite, voici le dialogue entre le couple et l'agent : "Ah non, c'est trop cher, et on ne veut pas partir de Nantes mais de Brest ! - Dans ce cas, je peux vous proposer la Sardaigne. - Ah non, je ne veux surtout pas aller sur une île !". Pourquoi pas la Corse alors ?! - Il arrive souvent que des personnes se trompent de date : "Bonjour, je voudrais un billet d'avion Nice-Monastir. - Oui, pour quelle date ? - Le 25 août. [...] C'est combien ? - Eh bien, ça dépend, avec un retour à quelle date ? - Je ne sais pas, regardez le 31, le 32, le 33 août...". Sûrement une année bissextile quelque peu spéciale ! http://www.gentside.com/insolite/top-10-des-perles-des-clients-des-agences-de-voyage_art41607.html)
Travailler au pair dans un pays anglophone English translation pending
Bonjour, je souhaiterai travailler au pair dans un pays anglophone, si possible , l’Angleterre ou l'Amérique.
Je serais a la rentrée 2012 en Terminal, et je voudrais partir Au pair après mon BAC.
J'aimerais avoir des renseignement sur des agences que vous avez contactés, ou des familles que vous connaissez qui prendrais au pair.
Merci d'avance :-)
Itinéraire d'un tour du monde de six mois avec des enfants English translation pending
Bonjour,
Je serais en mi temps annualisé l'année prochaine donc disponible à partir du 1er février pour 6 mois.
Je vourais faire un tour du monde avec mes enfants 5 et 10 ans.
Après avoir parcouru un grand nombre de messages du forum, à mon tour je vous demande mon avis sur l'itinéraire car c'est vraiment un casse tête ! Il est difficile de se rendre compte du temps nécessaire pour se déplacer en surface.
Départ début février pour Delhi, par voies terrestre jusqu'à Calcutta, (3 semaines) vol Calcutta-Phuket, par voies terrestre jusqu'à Vietiane en passant par Bangkok, puis PnomPenh et le sud du Laos (4 ou 5 semaines), vol Vientiane-Pékin (2 semaines), vol Pékin- Bali (2 semaines) vol Bali- Tahiti (1 semaine), vol Tahiti-Ile de pâques (1 semaine), vol Ile de Paques- Santiago par voies terrestre jusqu'à Lima, en passant par Argentine et Bolivie, vol Lima-Mexico puis Mexico-France.
J'ai fait des demandes de devis auprès de plusiers agences vendant des billets tour du monde, je vais voir ce que ça donne.
Merci pour vos avis et conseil.
Départ début février pour Delhi, par voies terrestre jusqu'à Calcutta, (3 semaines) vol Calcutta-Phuket, par voies terrestre jusqu'à Vietiane en passant par Bangkok, puis PnomPenh et le sud du Laos (4 ou 5 semaines), vol Vientiane-Pékin (2 semaines), vol Pékin- Bali (2 semaines) vol Bali- Tahiti (1 semaine), vol Tahiti-Ile de pâques (1 semaine), vol Ile de Paques- Santiago par voies terrestre jusqu'à Lima, en passant par Argentine et Bolivie, vol Lima-Mexico puis Mexico-France.
J'ai fait des demandes de devis auprès de plusiers agences vendant des billets tour du monde, je vais voir ce que ça donne.
Merci pour vos avis et conseil.
Besoin d'idées pour deux jours à Paris fin juin 2012: expositions, petits musées et gourmandises English translation pending
Bonjour,
Je serai à Paris pendant 2 jours, fin juin. A chaque fois que j'ai cette possibilité, j'en profite pour visiter un ou deux petits musées, voir une exposition et goûter quelques gourmandises non trouvables sous nos latitudes martiniquaises.
Pour vous donner une idée de ce que je recherche, la dernière fois j'ai: - découvert le musée Nissim de Camondo - vu l'exposition Madeleine Vionnet - goûté diverses bonnes petites choses à La Bague de Kenza et à la Mère de Famille
En ce moment je prépare ce bref séjour, donc si vous avez des idées ou recommandations, elles seront les bienvenues.
D'avance merci
Je serai à Paris pendant 2 jours, fin juin. A chaque fois que j'ai cette possibilité, j'en profite pour visiter un ou deux petits musées, voir une exposition et goûter quelques gourmandises non trouvables sous nos latitudes martiniquaises.
Pour vous donner une idée de ce que je recherche, la dernière fois j'ai: - découvert le musée Nissim de Camondo - vu l'exposition Madeleine Vionnet - goûté diverses bonnes petites choses à La Bague de Kenza et à la Mère de Famille
En ce moment je prépare ce bref séjour, donc si vous avez des idées ou recommandations, elles seront les bienvenues.
D'avance merci
Transatlantique, retour des Antilles, Luminosa 27 avril au 14 mai 2012 English translation pending
Bonjour à tous, je me décide d' ouvrir le bal , comme tous nos amis de VF rencontrés sur le bateau ( nous étions plus de 18 membres à bord !!) semblent avoir difficile de s'y mettre.
Et oui l'ambiance y a été des meilleures et dès les premières réunions " apéro " organisées par rcoucou, les contacts se sont noués.
C'est très étrange de découvrir qui se cache sous les différents pseudos, parfois des membres très actifs sur le site, ce sont révélés très discrets à bord et d'autres pleins d'humour ce sont véritablements lachés!!
Que de séances de fou-rire contagieux n'avons nous pas partagé!
Je suppose qu'avec ce long pont de l'ascension , nous aurons tous eu le temps de reprendre pied et que peu à peu les anecdotes et récits vont suivre. à vous ......
Photos sur l'Oural Polaire (Russie) English translation pending
Bonjour! m'appellent Boris. Malheureusement, je connais pas trop bien français, mais ce site assez intéressant. En juin 2011 je voyageais à pied par l'Oural Polaire. C'est étonnamment beau et le territoire rigoureux. Presque inhabité, les terres désertes.






















Canal de la Garonne à vélo avec enfant de 9 ans? English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage à vélo (VTC) de 3 ou 4 jours sur voie verte avec mon fils de 9 ans et je cherche des avis sur le tronçon choisi.
J'aurais aimé faire la cote atlantique (axe Arcachon-Biarritz), mais c'est bien plus loin (et compliqué coté retour en train), et j'ai trop peur de ne pas trouver un camping disponible sur notre trajet. Les réponse des campings par e-mail ne sont pas très encourageantes. Avec un enfant de cet age, on n'a pas beaucoup de marge, et je ne veux surtout pas être obligé de prendre les routes non sécurisées pour chercher l'hébergement. Peut etre quand il sera plus grand.
Le Canal du Midi me tente aussi, coté paysage et patrimoine architecturale, mais le chemin du halage non goudronné me fait peur avec un enfant, surtout du fait que je dois calculer nos étapes d'avance pour ne pas nous trouvé sous un pont pour la nuit. On ne peut pas savoir combien de km feraient une "journée raisonnable" sur un chemin inconnu et non-goudronné.
Finalement, je pense que le plus facile serait le Canal de la Garonne, entre Toulouse (ou Montech) et Agen. C'est moins pris d'assaut par les touristes, et le retour train est plus facile.
Je voudrais toutefois me rassurer sur quelques points.
Pour commencer, l'état de la voie verte. Selon e site http://www.canal-et-voie-verte.com/ , ce serait parfaitement aménagé, mais j'ai très peu de confiance dans les institutions touristiques et encore moins dans leur jolies brochures. Est-ce que cette voie verte est en bon état? Est-ce que quelqu’un d'entre vous aurait fait ce tronçon récemment?
Aussi, je suis tenté de partir de Montauban, car ces 7km de canal on l'air bien jolis même si le chemin n'est pas goudronné... On aime la terre battue, mais mon fils se décourage vite sur les gros cailloux et les racines. Est-ce que quelqu'un aurait pris ce chemin (Montauban-Montech) récemment, et est-ce que vous le déconseillez ?
Ensuite, j’espère que le paysage ne sera pas trop monotone. Le tronçon Montech-Agen me semble suffisamment éloigné de l'autoroute (plus paisible sur le plan sonore). Mais est-ce que le paysage est bien? Comme nous allons passer un central nucléaire (Golfech), j'espère que nous ne seront pas attristés par nos voisins le chemin de fer, les nationales. Les images Google Earth sont plutot encourageantes, mais vos avis, suggestions et expériences me seraient très utiles.
Grand merci
Tom
Merci pour vos conseils
Je prépare un voyage à vélo (VTC) de 3 ou 4 jours sur voie verte avec mon fils de 9 ans et je cherche des avis sur le tronçon choisi.
J'aurais aimé faire la cote atlantique (axe Arcachon-Biarritz), mais c'est bien plus loin (et compliqué coté retour en train), et j'ai trop peur de ne pas trouver un camping disponible sur notre trajet. Les réponse des campings par e-mail ne sont pas très encourageantes. Avec un enfant de cet age, on n'a pas beaucoup de marge, et je ne veux surtout pas être obligé de prendre les routes non sécurisées pour chercher l'hébergement. Peut etre quand il sera plus grand.
Le Canal du Midi me tente aussi, coté paysage et patrimoine architecturale, mais le chemin du halage non goudronné me fait peur avec un enfant, surtout du fait que je dois calculer nos étapes d'avance pour ne pas nous trouvé sous un pont pour la nuit. On ne peut pas savoir combien de km feraient une "journée raisonnable" sur un chemin inconnu et non-goudronné.
Finalement, je pense que le plus facile serait le Canal de la Garonne, entre Toulouse (ou Montech) et Agen. C'est moins pris d'assaut par les touristes, et le retour train est plus facile.
Je voudrais toutefois me rassurer sur quelques points.
Pour commencer, l'état de la voie verte. Selon e site http://www.canal-et-voie-verte.com/ , ce serait parfaitement aménagé, mais j'ai très peu de confiance dans les institutions touristiques et encore moins dans leur jolies brochures. Est-ce que cette voie verte est en bon état? Est-ce que quelqu’un d'entre vous aurait fait ce tronçon récemment?
Aussi, je suis tenté de partir de Montauban, car ces 7km de canal on l'air bien jolis même si le chemin n'est pas goudronné... On aime la terre battue, mais mon fils se décourage vite sur les gros cailloux et les racines. Est-ce que quelqu'un aurait pris ce chemin (Montauban-Montech) récemment, et est-ce que vous le déconseillez ?
Ensuite, j’espère que le paysage ne sera pas trop monotone. Le tronçon Montech-Agen me semble suffisamment éloigné de l'autoroute (plus paisible sur le plan sonore). Mais est-ce que le paysage est bien? Comme nous allons passer un central nucléaire (Golfech), j'espère que nous ne seront pas attristés par nos voisins le chemin de fer, les nationales. Les images Google Earth sont plutot encourageantes, mais vos avis, suggestions et expériences me seraient très utiles.
Grand merci
Tom
Merci pour vos conseils
Pourquoi un tel ostracisme contre la chasse? English translation pending
Il semblerait qu'il s'agisse d'un sujet presque tabou sur ce forum ou ailleurs.. Les guides de voyage n'indiquent jamais les réserves de chasse..ou les possibilités du moins à ma connaissance.Quant aux offices de tourisme, à quelques exceptions près comme le Mexique la rubrique chasse n'existe pas.
Pourtant la chasse est une des plus anciennes activités de l'homme.
Perderions nous nos instincts naturels??
Bien entendu je suis à la recherche de lieux de chasse à travers le monde afin d'associer" voyage" et quelques jours "chasse" et ce entre les mois d'octobre et mars.
Adaptation au climat à Saint-Pierre-et-Miquelon? English translation pending
Nous envisageons, avec mon mari, de nous installer à Saint-Pierrre et Miquelon. Mais mon mari a très peur que je ne supporte pas le climat ... C'est vrai que j'ai toujours connu le soleil.... J'ai vécu jusqu'à 20 ans à Casablanca (Maroc), puis 1 an à Perpignan, puis 2 ans à Amiens, puis 8 ans à Marseille, puis 6 ans à Toulouse, puis 1 an à Perpignan, puis 1 an à Font-Romeu (station de sports d'hiver), et, depuis septembre 2000, à Perpignan..... J'ai maintenant 50 ans et passe mes étés à la plage, car c'est "le mode de vie" ici. Toutefois, je pense que je me ferai au climat de St-Pierre. On partirait à 2, si on est bien logé, bien habillé, avec la possibilité de partir de temps en temps, je me dis que je serai très bien. Et j'ai tellement envie de connaitre autre chose que cette vie française..... Mon mari connait la vie à St-Pierre....
Pensez-vous que le climat soit à ce point rédibitoire ????? Moi, je suis persuadé que non...... En plus, à un certain âge, on fait la part des choses, et on apprécie une autre vie .....
Merci de me répondre
Retour d'une croisière Hurtigruten, printemps 2012 English translation pending
😉 Nous voilà de retour après un périple extraordinaire, que du bonheur, j'ai commencé un compte rendu, je demande beaucoup d'indulgence car je ne suis pas très douée en informatique, si vous avez des questions n'hésitez pas
Retour du monde: une semaine en Laponie finlandaise English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis pas un membre super actif de VF mais un lecteur assidu, c'est pourquoi au retour d'un voyage en Finlande, j'ai décidé moi aussi de faire un retour, un compte rendu de mon voyage en plein coeur de la Laponie finlandaise. Du coup j'ai fait un site disponible ici http://www.retourdumonde.fr/ mais je vais aussi le partager ici ! Bonne lecture !
Prologue : A la base, cette année c'est vers la Norvège que nous devions nous envoler. Du coté de Tromsø nous voulions aller chasser les aurores boréales, mais nous nous y sommes pris trop tard et avons dû décider d'une autre destination. Ce sera la Finlande. La Finlande, j'en suis tombé amoureux lors d'un roadtrip avec mes parents au début des années 2000. Nous y retournons donc cette année. C'est la troisième pour moi, la seconde fois pour Cécile. Nous avons un point de chute mais nous n'avons pas préparé grand-chose si ce n'est quelques impératifs à voir par ci, par là. Le temps ne sera pas toujours en notre faveur tout au long de cette semaine. Le mercure ira même jusqu'à chatouiller les -38°c, mais, point important, le soleil sera presque toujours au rendez-vous. Et malgré ce froid exceptionnel qui a paralysé l'Europe, ce sont des paysages magnifiques qui vont s'offrir à nous. Nous vous invitons donc à prendre place, vous couvrir chaudement et à partager ce voyage avec nous au coeur de la Laponie finlandaise.

Jour 1 Nous sommes le 03 février 2012, il est aux alentours de 9h et nous voilà donc à Roissy dans l'attente du départ. Nous attendons patiemment de faire enregistrer nos bagages, qui j'espère avec les vêtements pour le froid, ne feront pas exploser la balance des 23 kgs par personne. Pour des raisons de prix et de timing (sachant qu'EasyJet a stoppé les vols Paris > Helsinki depuis Juin 2011) nous avons opté pour un vol avec KLM, ce qui sous-entend forcément une correspondance à Amsterdam. Le Paris > Amsterdam est censé être assuré par Air France, tandis que le Amsterdam > Helsinki, doit lui être assuré par KLM.

Nous embarquons donc direction Amsterdam pour notre vol d'environ 1h15. Mais alors que notre voyage est censé toucher à sa fin, la voix du pilote se fait soudain entendre dans l'Airbus A321, et nous annonce qu'en raison des chutes de neige sur l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, celui-ci est fermé pendant une période indéterminée, nous obligeant alors à faire demi-tour et à revenir sur Paris. Ce petit contre-temps nous amène à nous poser tout un tas de questions : Comment va-t-on gérer notre correspondance, sachant que notre vol devait arriver sur les coups de 17h30 et que nous devions attraper le Santa Claus Express (le train de nuit en direction de Rovaniemi) de 22h30. Cela nous oblige à tout repenser, recalculer, replanifier.
Retour donc à la case départ ! Nous ne savons pas quand nous allons repartir mais finalement après 3h d'attente à refaire la queue et autres péripéties qui serait (très) longues à expliquer, nous sommes redirigés sur un vol direct Paris - Helsinki assuré par Finnair. Le problème est qu'il arrive à 23h, nous pouvons donc dire adieu à notre train de 22h30. Le dernier de la journée. Armés de nos "bons déjeuner" et avant d'aller nous faire à nouveau enregistrer sur notre nouveau vol, nous profitons du soleil qui se couche doucement au dessus de Roissy-Charles de Gaulle tout en passant des coups de fil pour décaler notre train ainsi que la location de la voiture. Pour nous ce sera le premier train demain matin à 6h38.

Après un vol tranquille où nous prenons le temps de nous reposer et de reprendre notre souffle après cette palpitante journée, nous atterissons à Helsinki-Vantaa. Et comme l'année dernière, ce qui nous surprend c'est la dose de neige sur les bords des pistes. Les finlandais ne semble pas avoir de problème pour faire tourner leurs infrastructures en cas de mauvais temps. Nous sommes partis de Paris il faisait -7°c. Nous arrivons à Helsinki, il fait -15°c.

L'année dernière à Helsinki, nous avions rencontrés Veikko. Nous avions fait sa connaissance par le biais de la musique et nous avions gardé contact via internet, et du fait que notre train soit repoussé au lendemain matin, il nous propose de venir nous chercher à l'aéroport mais surtout de nous loger chez lui pour la nuit ainsi que de nous accompagner à la gare demain au petit matin. Premier contact avec le froid. Les -15°c nous surprennent mais ce n'est rien comparé à ce qui nous attend dans les jours à venir.

Nous profitons du "Helsinki by night" pour que Veikko nous fasse part de quelques conseils sur la conduite à adopter sur la neige, en cas de collision avec un renne ou tout autre avertissement sur des situations que nous serions susceptibles de rencontrer.

Après un rapide dîner, nous nous écroulons pour quelques heures avant la longue journée de train qui nous attend demain
Prologue : A la base, cette année c'est vers la Norvège que nous devions nous envoler. Du coté de Tromsø nous voulions aller chasser les aurores boréales, mais nous nous y sommes pris trop tard et avons dû décider d'une autre destination. Ce sera la Finlande. La Finlande, j'en suis tombé amoureux lors d'un roadtrip avec mes parents au début des années 2000. Nous y retournons donc cette année. C'est la troisième pour moi, la seconde fois pour Cécile. Nous avons un point de chute mais nous n'avons pas préparé grand-chose si ce n'est quelques impératifs à voir par ci, par là. Le temps ne sera pas toujours en notre faveur tout au long de cette semaine. Le mercure ira même jusqu'à chatouiller les -38°c, mais, point important, le soleil sera presque toujours au rendez-vous. Et malgré ce froid exceptionnel qui a paralysé l'Europe, ce sont des paysages magnifiques qui vont s'offrir à nous. Nous vous invitons donc à prendre place, vous couvrir chaudement et à partager ce voyage avec nous au coeur de la Laponie finlandaise.

Jour 1 Nous sommes le 03 février 2012, il est aux alentours de 9h et nous voilà donc à Roissy dans l'attente du départ. Nous attendons patiemment de faire enregistrer nos bagages, qui j'espère avec les vêtements pour le froid, ne feront pas exploser la balance des 23 kgs par personne. Pour des raisons de prix et de timing (sachant qu'EasyJet a stoppé les vols Paris > Helsinki depuis Juin 2011) nous avons opté pour un vol avec KLM, ce qui sous-entend forcément une correspondance à Amsterdam. Le Paris > Amsterdam est censé être assuré par Air France, tandis que le Amsterdam > Helsinki, doit lui être assuré par KLM.

Nous embarquons donc direction Amsterdam pour notre vol d'environ 1h15. Mais alors que notre voyage est censé toucher à sa fin, la voix du pilote se fait soudain entendre dans l'Airbus A321, et nous annonce qu'en raison des chutes de neige sur l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, celui-ci est fermé pendant une période indéterminée, nous obligeant alors à faire demi-tour et à revenir sur Paris. Ce petit contre-temps nous amène à nous poser tout un tas de questions : Comment va-t-on gérer notre correspondance, sachant que notre vol devait arriver sur les coups de 17h30 et que nous devions attraper le Santa Claus Express (le train de nuit en direction de Rovaniemi) de 22h30. Cela nous oblige à tout repenser, recalculer, replanifier.
Retour donc à la case départ ! Nous ne savons pas quand nous allons repartir mais finalement après 3h d'attente à refaire la queue et autres péripéties qui serait (très) longues à expliquer, nous sommes redirigés sur un vol direct Paris - Helsinki assuré par Finnair. Le problème est qu'il arrive à 23h, nous pouvons donc dire adieu à notre train de 22h30. Le dernier de la journée. Armés de nos "bons déjeuner" et avant d'aller nous faire à nouveau enregistrer sur notre nouveau vol, nous profitons du soleil qui se couche doucement au dessus de Roissy-Charles de Gaulle tout en passant des coups de fil pour décaler notre train ainsi que la location de la voiture. Pour nous ce sera le premier train demain matin à 6h38.

Après un vol tranquille où nous prenons le temps de nous reposer et de reprendre notre souffle après cette palpitante journée, nous atterissons à Helsinki-Vantaa. Et comme l'année dernière, ce qui nous surprend c'est la dose de neige sur les bords des pistes. Les finlandais ne semble pas avoir de problème pour faire tourner leurs infrastructures en cas de mauvais temps. Nous sommes partis de Paris il faisait -7°c. Nous arrivons à Helsinki, il fait -15°c.

L'année dernière à Helsinki, nous avions rencontrés Veikko. Nous avions fait sa connaissance par le biais de la musique et nous avions gardé contact via internet, et du fait que notre train soit repoussé au lendemain matin, il nous propose de venir nous chercher à l'aéroport mais surtout de nous loger chez lui pour la nuit ainsi que de nous accompagner à la gare demain au petit matin. Premier contact avec le froid. Les -15°c nous surprennent mais ce n'est rien comparé à ce qui nous attend dans les jours à venir.

Nous profitons du "Helsinki by night" pour que Veikko nous fasse part de quelques conseils sur la conduite à adopter sur la neige, en cas de collision avec un renne ou tout autre avertissement sur des situations que nous serions susceptibles de rencontrer.

Après un rapide dîner, nous nous écroulons pour quelques heures avant la longue journée de train qui nous attend demain
À vélo à travers l'Europe English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
*
D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
*
Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
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D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
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Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Retour d'Islande en 4x4 English translation pending
Bonjour à tous,
nous voici revenu d'une semaine en Islande. Une semaine magique , des paysages spendides , des cascades , des glaciers superbes ... Quel beau pays !
Nous avons fait : J1 arrivée à 16 h / flybus/ Reykjavik J2 Reykjavik ( sortie bateau pour voir des baleines ! Pas vu !!!!! ) J3 Pingvellir/ Geysir/ Gullfoss nuit à Hella J4 Seljalandfoss/ Skogar/Skogafoss/ Solheimajokull /Vik/ Dyrholaey / nuit à Klaustur J5 Parc de Skaftafell / Jökulsarlon / nuit à Klaustur J6 route retour / nuit à Hverargerdi. J7 Peninsule de Reykjanes / lac de Kleifarvatn / Grindavik / Genunher / nuit à keflavik. J8 vol retour à 7h50
Nous avions loué un 4x4 avec Atak , tout s'est très bien passé .
Si vous avez des questions je suis à votre disposition si je peux y répondre.
Isabelle
nous voici revenu d'une semaine en Islande. Une semaine magique , des paysages spendides , des cascades , des glaciers superbes ... Quel beau pays !
Nous avons fait : J1 arrivée à 16 h / flybus/ Reykjavik J2 Reykjavik ( sortie bateau pour voir des baleines ! Pas vu !!!!! ) J3 Pingvellir/ Geysir/ Gullfoss nuit à Hella J4 Seljalandfoss/ Skogar/Skogafoss/ Solheimajokull /Vik/ Dyrholaey / nuit à Klaustur J5 Parc de Skaftafell / Jökulsarlon / nuit à Klaustur J6 route retour / nuit à Hverargerdi. J7 Peninsule de Reykjanes / lac de Kleifarvatn / Grindavik / Genunher / nuit à keflavik. J8 vol retour à 7h50
Nous avions loué un 4x4 avec Atak , tout s'est très bien passé .
Si vous avez des questions je suis à votre disposition si je peux y répondre.
Isabelle
Trip aux États-Unis entre amis English translation pending
Bonjour à Tous,
nous avons pour projet avec 2 amis de partir cet été aux Usa pour 3 semaines, en faisant une partie "Road trip" en voiture, avant de séjourner chez des amis d'un de mes amis, chez qui il était déjà parti en famille avec un organisme il y a 2 ans.
en gros, on voudrait partir de Paris en Avion atterir à NYn, rester 2 ou 3 jours dans cette ville, surement dans une auberge de jeunesse, puis louer une voiture pour rejoindre Minneapolis, en passant par les chutes du Niagara et Chicago où on pourra là aussi séjourner chez des amis
Comme on a un budget "étudiant" et qu'on sait que le voyage va nous coûter TRÈS chère, on se dit qu'on pourra dormir dans la voiture, quitte à se laver avec une bassine, durant toute la partie en voiture ( Sauf si vous m'affirmer que c'est impossible ? )
En voudrait partir les 3 dernières semaines de juillet. Pour la voiture, j'ai recherché sur internet, j'ai lu qu'il y avait un âge limite dans certains Etat pour louer une voiture ( là ça semble vrai ) , mais pas dans l' Etat de NEW YORK si on en croit ce lien
http://www.carrentalexpress.com/places/new-york
... ou qu'il fallait un an de permis au moins, mais des témoignages de voyageurs venaient contredire cette idée ( Et tant mieux ! )
- > Nous serons en effet âgés de respectivement 18,19 et 20 ans, avec 2 conducteurs, tous les deux, on a et on aura moins d'un an de permis... Si vous aviez donc des témoignages à ce sujet ?
Pour l'âge limite, si nous parvenons à louer une voiture ( je précise, on part à l'économie, donc on compte prendre une petite voiture histoire de tenir à 3 avec nos bagages, mais pas un twingo non plus ! ) à New york, on pourra quand même circuler dans les autres Etats qui n'autorisent pas la location aux "jeunes" ?
On a vu qu'il y avait une taxe qui semble assez conséquente pour la location de voiture, d'après nos estimations, ça serait quand même plus avantageux que de bouger en avion à travers Chaque points que nous voudrions visiter... ?
Enfin, comme nous allons prendre les billets d'avion les moins chères, savez vous si il y a une compagnie aérienne qui pratique des tarifs low cost pour les vols Paris NEW york, ou si les avions sont moins chères en semaine que le WE , etc....
Merci d'avance ! 😛
PS :Si vous avez des questions n'hésitez pas !
nous avons pour projet avec 2 amis de partir cet été aux Usa pour 3 semaines, en faisant une partie "Road trip" en voiture, avant de séjourner chez des amis d'un de mes amis, chez qui il était déjà parti en famille avec un organisme il y a 2 ans.
en gros, on voudrait partir de Paris en Avion atterir à NYn, rester 2 ou 3 jours dans cette ville, surement dans une auberge de jeunesse, puis louer une voiture pour rejoindre Minneapolis, en passant par les chutes du Niagara et Chicago où on pourra là aussi séjourner chez des amis
Comme on a un budget "étudiant" et qu'on sait que le voyage va nous coûter TRÈS chère, on se dit qu'on pourra dormir dans la voiture, quitte à se laver avec une bassine, durant toute la partie en voiture ( Sauf si vous m'affirmer que c'est impossible ? )
En voudrait partir les 3 dernières semaines de juillet. Pour la voiture, j'ai recherché sur internet, j'ai lu qu'il y avait un âge limite dans certains Etat pour louer une voiture ( là ça semble vrai ) , mais pas dans l' Etat de NEW YORK si on en croit ce lien
http://www.carrentalexpress.com/places/new-york
... ou qu'il fallait un an de permis au moins, mais des témoignages de voyageurs venaient contredire cette idée ( Et tant mieux ! )
- > Nous serons en effet âgés de respectivement 18,19 et 20 ans, avec 2 conducteurs, tous les deux, on a et on aura moins d'un an de permis... Si vous aviez donc des témoignages à ce sujet ?
Pour l'âge limite, si nous parvenons à louer une voiture ( je précise, on part à l'économie, donc on compte prendre une petite voiture histoire de tenir à 3 avec nos bagages, mais pas un twingo non plus ! ) à New york, on pourra quand même circuler dans les autres Etats qui n'autorisent pas la location aux "jeunes" ?
On a vu qu'il y avait une taxe qui semble assez conséquente pour la location de voiture, d'après nos estimations, ça serait quand même plus avantageux que de bouger en avion à travers Chaque points que nous voudrions visiter... ?
Enfin, comme nous allons prendre les billets d'avion les moins chères, savez vous si il y a une compagnie aérienne qui pratique des tarifs low cost pour les vols Paris NEW york, ou si les avions sont moins chères en semaine que le WE , etc....
Merci d'avance ! 😛
PS :Si vous avez des questions n'hésitez pas !
Bretagne en mai, Morbihan ou Finistère, temps trop frais? English translation pending
Bonjour,
Nous pensons aller en Bretagne cette année. Nous connaissons bien le coin de St-Malo, Cancale, Dinard, Dinan, etc....
Nous aimerions découvrir le Morbihan ou le Finistère (nous ne savons encore pas DU TOUT ?!) Nous avons 2 semaines, mais depuis la Suisse, Vannes est à presque mille km, donc le Morbihan est peut-être déjà bien ? Nos vacances sont dès le 4 mai , est-ce trop frais encore début mai ???
MErci pour vos réponses et bon dimanche ! alexandra
https://sites.google.com/site/3fishesinusa/
Nous pensons aller en Bretagne cette année. Nous connaissons bien le coin de St-Malo, Cancale, Dinard, Dinan, etc....
Nous aimerions découvrir le Morbihan ou le Finistère (nous ne savons encore pas DU TOUT ?!) Nous avons 2 semaines, mais depuis la Suisse, Vannes est à presque mille km, donc le Morbihan est peut-être déjà bien ? Nos vacances sont dès le 4 mai , est-ce trop frais encore début mai ???
MErci pour vos réponses et bon dimanche ! alexandra
https://sites.google.com/site/3fishesinusa/
Vols Paris-Francfort et Francfort-Windhoek: faisable? English translation pending
Bonjour,
Je vais partir en Namibie en août prochain et suis en train de chercher des billets d'avion au meilleur prix. Peu de compagnies proposents des Paris Windhoek sans faire 2 escales, ainsi j'ai regardé ce que faisait Air Namibia au départ de Francfort et cela revient à 962 euros AR, vous trouvez ça cher ?
Ensuite j'ai regardé pour faire un AR Paris Francfort cela revient à 100 euros sur Air France et les horaires sont flexibles, du coup je pensais arriver avec 3h de marge à Francfort ainsi j'aurais le temps de récupérer mes bagages et de les réenregistrer sur le vol pour Windhoek et pareil au retour. L'un d'entre vous a-t-il déjà fait cette option ou pas ?
Si vous avez d'autres propositions je suis toute ouïe !!
Merci,
Carole
Je vais partir en Namibie en août prochain et suis en train de chercher des billets d'avion au meilleur prix. Peu de compagnies proposents des Paris Windhoek sans faire 2 escales, ainsi j'ai regardé ce que faisait Air Namibia au départ de Francfort et cela revient à 962 euros AR, vous trouvez ça cher ?
Ensuite j'ai regardé pour faire un AR Paris Francfort cela revient à 100 euros sur Air France et les horaires sont flexibles, du coup je pensais arriver avec 3h de marge à Francfort ainsi j'aurais le temps de récupérer mes bagages et de les réenregistrer sur le vol pour Windhoek et pareil au retour. L'un d'entre vous a-t-il déjà fait cette option ou pas ?
Si vous avez d'autres propositions je suis toute ouïe !!
Merci,
Carole
Canada: Dans le Grand Nord en traîneau à chiens... sur la banquise et dans la forêt boréale English translation pending
C’est l’hiver ! Journées grises, froides, glacées et parfois enneigées … Et tout de suite certains se prennent à rêver de lagons exotiques, de sable blanc et d’eaux turquoises. On peut les comprendre !
Mais les frimas hivernaux peuvent aussi évoquer des rêves ou des souvenirs de Grand Nord et de dépaysantes régions situées au-delà du Cercle Polaire Arctique, notre imaginaire les associe toujours à l’hiver et à son rigoureux climat.
Contempler le Grand Blanc au rythme d’un traîneau à chiens est certainement un des meilleurs moyens de découvrir les lointaines contrées boréales.
A travers mes souvenirs d’aventures glacées, je vous emmène dans le Grand Nord … et bien que mes deux randonnées en traîneau à chiens se soient déroulées dans un même pays, le Canada, ces expériences se sont avérées cependant très différentes.


Alors prêts pour la balade en traîneau en compagnie d’Inuit en Terre de Baffin (Nunavut) ou pour celle, façon trappeur près d’Inuvik (Territoires du Nord Ouest) ? Enfilez la cagoule, les moufles, les boots et la parka … vous ne sentirez même plus le froid agressif et ses – 20 C ! Place à l’émerveillement …
En traîneau sur la banquise … avec des Inuit
Il se nomme Jayko, c’est un Inuk (Inuk est le singulier d’Inuit) de Kangiqtugaapik, un village perdu sur la côte est de la Terre de Baffin (70 ° Nord, Territoire du Nunavut). Et ce matin, notre inuk s’apprête à atteler ses chiens à son qamotik (traîneau). Jayko sera donc notre conducteur d’attelage car ici, on ne laisse ni son traîneau et encore moins ses turbulents chiens aux mains d’un amateur … Une longue expérience de la banquise étant un préalable à toute randonnée dans ces contrées extrêmes ! Une bonne dextérité est de mise pour attacher les quinze chiens de l’équipage sans emmêler les cordes d’autant qu’il y a quelques récalcitrants !

Les « dogs » les plus expérimentés seront placés en tête de meute, les plus jeunes sur les côtés. En terre esquimaude, la disposition des chiens est toujours en éventail : si l’un d’eux venait à tomber dans un trou d’eau il n’entraînerait pas le reste de l’attelage. Cependant il n’y a rien à craindre en ce début avril, la couche de glace est conséquente et ce ne sont pas les pâles rayons du soleil diffusant une luminosité opaque à travers la brume qui risquent de dégeler la banquise.
Grognements, aboiements, on perçoit une certaine impatience parmi les chiens. Juste le temps de se placer maladroitement sur les lattes de bois et le traîneau s’élance dans le Grand Blanc ! Un passage sur une couche de neige plus épaisse et les patins s’enfoncent dans la poudreuse, voilà que l’allure ralentie. « Ain ! Ain ! Ain ! » Jayko encourage l’attelage et le trot s’accélère. Un vent de côté souffle maintenant soulevant la neige par vagues successives, le refroidissement que provoque cette poussière de glace refroidit mon visage pourtant bien protégé. Le nez pique et coule, les yeux pleurent et les cils se chargent de perles de glace. C’est évident : une découverte de l’Arctique, cela se mérite ! Quant aux chiens, habitués à ces conditions polaires, ils tirent la langue et leur museau est tapissé de givre.

Vaillants, courageux et pleins d’énergie, tels se révèlent les chiens esquimaux qui nous tractent. Des chiens issus de croisement entre les races groenlandaises, malamutes et huskies. Imaginez leur labeur : plus de 40 km parcourus chaque jour en tirant un qamotik lourd de près de 500 kg. Des caresses et des récompenses à l’étape ? Non, non, juste un morceau de phoque gelé en guise de repas et une nuit à la belle étoile « polaire ». Une vraie vie de chien !

Nous avons droit nous aussi à notre ration de phoque ; les meilleurs morceaux, bien entendu ! Un fumet évoquant le poisson se répand dans notre refuge. Cuits simplement dans l’eau, les morceaux mijotent à présent dans une sauce brune. Le phoque, qui a une texture de viande à la forte saveur de gibier, est accompagné d’un bout de banique, le pain local fabriqué avec de la farine et de la fécule de pommes de terre. Finalement un plat agréable qui nous change des nouilles déshydratées du pique-nique de la mi-journée. Il vous est facile d’imaginer que l’eau tiède des thermos n’est pas parvenue à réchauffer les pâtes qui sont restées désespérément « croustillantes » !
Poursuivons ce matin notre original périple. L’allure du traîneau est parfaite, entre 10 et 15 km/h, cela nous laisse tout le loisir de contempler les superbes paysages du fjord de Clyde Inlet. Nous effectuons un parcours sinueux entre une succession époustouflante d’immenses parois rocheuses, de glaciers et de sommets enneigés : un univers minéral et glacé étincelant sous la luminosité intense du soleil. L’air est pur, la visibilité infinie et le ciel d’un bleu profond.

En arrivant à l’extrémité du fjord, à près de 100 km du village, c’est un vent de face que nous affrontons, mordant le visage et engourdissant les extrémités. Un vent qui émousse, lisse et sculpte la surface de la neige, ici en miniature une crête, là une dune... Neige ou sable ? Désert polaire ou saharien ? Le vent produit partout les mêmes effets, effaçant toute trace en quelques heures, comme si Dame Nature avait décidé que les terres extrêmes devaient rester vierges de toute marque humaine.

Marcher dans la neige... Mais surtout marcher sur l’eau ou plutôt sur la mer transformée en banquise ; un des plus fascinants plaisirs que procure l’Arctique en cette saison. De loin, tout est d’un blanc uniforme et aveuglant sous le soleil, mais de plus près, la banquise s’avère morcelée, fissurée, craquelée et hérissée de plaques de glace translucide.

Car la mer ne se fige pas en un seul instant, le vent, les courants et les marées brisent les premiers blocs qui s’accumulent en amas près des rivages donnant l’aspect de vagues immobiles. Ces forces créent des tensions, des craquements, des ruptures et de profondes failles dans l’épaisse couche de glace. C’est un spectacle de « tremblement de mer et de glace » qu’offre la banquise aux yeux de l’observateur. Un autre menu plaisir consiste à marquer une pause, rester immobile à l’abri du vent, et ne plus entendre le crissement aigu si particulier que provoquent les pas dans la neige glacée des régions polaires. Là, c’est le silence arctique que l’on écoute, une absence de son qui devient vite assourdissante. Une sensation unique !

Sur la petite colline qui domine un de nos refuges d’étape, le vent a chassé la fine pellicule de neige, les blocs de pierres apparaissent, un champ ou plutôt un désert de pavés granitiques sombres, striés, noirs, bruns, gris et parfois roses... ce n’est plus sur la mer que je marche, mais sur la Lune ? Cependant un détail me ramène à la raison, derrière un rocher, quelques brindilles séchées vacillent sous l’effet du vent : les restes de la végétation de l’été passé. Nous sommes bien sur Terre.
Au fur et à mesure que nous progressons, les sommets des montagnes apparaissent moins hauts, plus arrondis, le fjord gagne en largeur, l’embouchure approche et la banquise de mer aussi. Unique, au milieu de l’immensité blanche, se dresse un iceberg, piégé par la transformation de l’eau en banquise. Sa surface glacée offre au regard une palette infinie de teintes bleutées qu’accentuent les rayons du soleil. Sublime !

L’animal est présent partout au Nunavut … enfin, sur les blasons, sur les rares documents touristiques et surtout dans tous les esprits. Nous sommes bien au pays de l’ours ! Qu’on en rêve ou le redoute, qu’on veuille l’observer ou le chasser, tout le monde l’évoque avec passion. Mais sur la banquise, le seigneur de l’Arctique se fait discret, l’animal se sait poursuivi par les chasseurs. Chaque année, une réunion au sein de la communauté locale détermine le quota d’ours polaires autorisé à être abattus. Dès le premier jour de notre randonnée en traîneau, nous verrons quelques traces de pattes, dans la neige, sur le bord du fjord ou bien disparaissant derrière un rocher.

Le lendemain, dans une cavité sous la glace, nos accompagnateurs inuit trouvent les restes du repas d’un ours : une peau de bébé phoque. Voilà maintenant d’autres empreintes, de différentes tailles : une mère et son petit né à l’automne sont passés par ici. Alors, va-t-on enfin le voir le prédateur des lieux ? Oh ! La réponse de notre accompagnateur est toujours la même : « Vallaijuq !»> (Peut-être). En abordant la banquise, plus au large, loin des montagnes, la probabilité de rencontrer l’animal mythique est en principe plus élevée. Mais comment le repérer dans cette immensité blanche parfois uniforme et souvent chaotique, hérissée de plaques et creusée de failles … Vous commencez sans doute à comprendre que l’ours blanc observé dans son univers polaire restera pour moi un rêve !

J’aurai l’occasion de rencontrer un magnifique spécimen, ce sera sur le chemin du retour, dans le Centre des visiteurs Unikkaarvik de la capitale du Nunavut à Iqaluit… mais ce majestueux ours était empaillé ! Assurément, il n’y avait aucun risque à l’approcher.
Avec les chiens dans la forêt boréale … comme un musher !
Autre lieu, autre tradition et autre attelage mais toujours au milieu de paysages enneigés et figés par la glace. Nous sommes encore dans le Grand Nord mais cette fois dans les Territoires du Nord Ouest canadien, près de la petite ville d’Inuvik. Principales différences avec mon expérience précédente sur la banquise, ici, place à la forêt boréale et surtout chaque participant dirige son propre traîneau et donc ses chiens.

Elle s’appelle Judi, passionnément amoureuse de sa meute d’husky blanc, c’est elle qui avant de s’élancer nous donne quelques conseils de pilotage. Evidemment, on ne s’improvise pas musher et ses brèves instructions me sont indispensables ! L’attelage est composé de quatre magnifiques et vigoureux husky, quant au traîneau, juste à côté des patins où l’on doit poser les pieds on a à disposition : - une sorte de semelle en caoutchouc avec crampons qui sert de frein lorsque le traîneau prend de la vitesse dans les descentes, - une griffe pour l’arrêt et à utiliser aussi pour faire virer les chiens, - une ancre à bien enfoncer dans la neige pour immobiliser l’attelage … comme sur un bateau ! Belle sophistication pour ce simple traîneau du Grand Nord !

Passons maintenant à la présentation des chiens, l’énergique moteur du traîneau. Le leader aux envoutants yeux bleus est placé à l’avant et à droite de ses congénères. Des « dogs » qui ne cessent de s’agiter, ils sont apparemment plus qu’impatients de fouler la poudreuse glacée. Une dernière recommandation avant le départ : pour virer à droite on doit crier « tchiii … » et pour la gauche « tchaaa … », enfin, une exclamation qui sonne à peu près ainsi ! Et Judi de terminer les conseils en nous insistant à régulièrement féliciter les chiens, ils ne sont pas avare de « Good boy » ou « Good dog » … sincèrement, il paraît qu’ils apprécient. Suis-je prêt ? A peine le temps de m’interroger que la griffe soulevée et ce sont les molosses qui bondissent … avant de ralentir le train, deux d’entre eux éprouvent dès le départ une envie de quelques besoins pressants et puis comme la neige est tombée en abondance pendant la nuit, la piste est rendue moins glissante … c’est peut être mieux ainsi pour le musher débutant que je suis !

Concentré sur ces husky et tenant fermement la barre on en oublierait presque d’admirer le paysage. Pourtant l’environnement est superbe, un lac gelé puis une piste sinueuse à travers la forêt boréale où l’on se faufile entre les conifères. Ajoutez pour compléter le tableau la présence d’un radieux soleil qui bien entendu ne réchauffe guère l’atmosphère (- 15°C) mais cela fait partie de l’ambiance grand nordique qui convient idéalement à la balade.
Voilà que l’on aborde une petite descente. Pied sur le frein ! afin que le traîneau ne vienne butter sur la croupe des chiens. On aperçoit maintenant entre les sapins la glace du fleuve Mackenzie et en bas une courbe à négocier. Euh … « tchiii ! tchiii ! » et Alaska (mon chien leader) de virer sans broncher vers le droite. Super ! Et me voila tenu de hurler « Good dog ! », il a respecté mon ordre … enfin, je crois que c’est plutôt par habitude de la piste. Il ne faudrait quand même pas que je me prenne déjà pour un vrai musher ! Une grande ligne droite sur la glace du fleuve, le traîneau prend de la vitesse, l’émulation entre les chiens des quatre attelages leur donne des envies de compétition et la randonnée de prendre des allures de course, grisant !

Un peu plus loin, le fleuve pétrifié par le froid polaire de la région est transformé en une route de glace, quelques véhicules et même d'imposants poids lourds y circulent à près de 80 km/heure … le côté pratique des mois d’hiver dans ces contrées où toutes les îles du delta sont accessibles par ces surprenantes routes de glace … éphémères, le temps de la saison hivernale.

Dernière piste avant de retrouver le bercail, le train s’accélère à nouveau pour une ultime course entre les traîneaux. Est-ce le simple plaisir de cette balade nature au pays de Croc Blanc ou déjà l’ivresse de Grand Nord qui me gagne ? Je me surprends à crier à tue tête : « Good boys ! Good boys ! … ». Finalement, je n’ai qu’un (minuscule) regret, moi, l’amateur de photos, je n’ai pu immortaliser tous ces moments et ces vues si photogéniques. Mais une des principales recommandations de Judi avant le départ était : « Penser à toujours bien tenir le traîneau ! » Evidemment, il est difficile de faire plusieurs à la fois ! Vraiment, qu’elle a été sympa cette randonnée en traîneau ! Un des nombreux bons moments de ce dépaysement arctique.

Retour au chalet en attendant un autre grand moment d’un voyage sous ces latitudes, certains soirs le ciel arctique s’offre en spectacle et quel spectacle ! Souvenir d’une soirée au bord du fleuve Mackenzie. Là, sur la berge les derniers rayons de soleil embrasent l’horizon, ils donnent même quelques reflets dorés sur la coque métallique de ce bateau abandonné transformé en épave.

Le ciel est parfaitement dégagé, assurément des conditions idéales pour admirer les fameuses aurores boréales … Le crépuscule se fait désirer dans l’arctique même en avril où il n’apparaît qu’aux alentours de 23 heures, l’attente est longue d’autant que la journée a été chargée en découvertes. Il est maintenant minuit et demi et quelques lueurs commencent à illuminer la voute céleste, en quelques minutes, c’est un des plus féeriques spectacles des nuits boréales auquel je vais assister.


Sur l’écran géant bleu nuit du ciel, c’est un festival de gigantesques lumières qui se mettent à danser. Des guirlandes et des voiles jaunes ou vertes ondulent lentement, apparaissent puis s’estompent comme par magie … un véritable enchantement, merveilleux, mystérieux mais éphémère. Seul le froid ambiant avec ces – 20°C me ramènera à une réalité plus terre à terre et m’incitera à gagner l’atmosphère feutrée et bien plus chaude du chalet.
Ma dernière vision de cet arctique canadien ? Une vue aérienne à travers le hublot de l’avion qui vient de décoller d’Inuvik en direction de Whitehorse (capitale régionale du Yukon). Le delta du Mackenzie apparaît tel un patchwork alternant entre forêts sombres, étendues blanches et méandres des cours d’eau. Je distingue maintenant la route de glace serpentant sur le fleuve gelé puis les repères s’estompent peu à peu comme perdus dans l’immensité du Grand Blanc. Le voyage est devenu un souvenir …

Après la lecture de ce texte, une question vous vient peut être à l’esprit. Qu’elle est entre ces deux expériences de traîneau celle qui m’a la plus séduit ? Celle sur la banquise ou bien celle où j’ai piloté moi-même l’attelage ? L’ambiance polaire en compagnie des Inuit s’est avérée être un vrai rêve éveillé et un formidable dépaysement. Quant à la randonnée à la manière d’un trappeur-musher, elle était plus « fun » et plus active ! Mais finalement, je ne peux faire un choix entre ces deux aventures … en parcourant mon récit de souvenirs, vous vous êtes certainement aperçu que mon enthousiasme paraissait identique pour ces deux découvertes.
Jean
Contempler le Grand Blanc au rythme d’un traîneau à chiens est certainement un des meilleurs moyens de découvrir les lointaines contrées boréales.
A travers mes souvenirs d’aventures glacées, je vous emmène dans le Grand Nord … et bien que mes deux randonnées en traîneau à chiens se soient déroulées dans un même pays, le Canada, ces expériences se sont avérées cependant très différentes.


Alors prêts pour la balade en traîneau en compagnie d’Inuit en Terre de Baffin (Nunavut) ou pour celle, façon trappeur près d’Inuvik (Territoires du Nord Ouest) ? Enfilez la cagoule, les moufles, les boots et la parka … vous ne sentirez même plus le froid agressif et ses – 20 C ! Place à l’émerveillement …
En traîneau sur la banquise … avec des Inuit
Il se nomme Jayko, c’est un Inuk (Inuk est le singulier d’Inuit) de Kangiqtugaapik, un village perdu sur la côte est de la Terre de Baffin (70 ° Nord, Territoire du Nunavut). Et ce matin, notre inuk s’apprête à atteler ses chiens à son qamotik (traîneau). Jayko sera donc notre conducteur d’attelage car ici, on ne laisse ni son traîneau et encore moins ses turbulents chiens aux mains d’un amateur … Une longue expérience de la banquise étant un préalable à toute randonnée dans ces contrées extrêmes ! Une bonne dextérité est de mise pour attacher les quinze chiens de l’équipage sans emmêler les cordes d’autant qu’il y a quelques récalcitrants !

Les « dogs » les plus expérimentés seront placés en tête de meute, les plus jeunes sur les côtés. En terre esquimaude, la disposition des chiens est toujours en éventail : si l’un d’eux venait à tomber dans un trou d’eau il n’entraînerait pas le reste de l’attelage. Cependant il n’y a rien à craindre en ce début avril, la couche de glace est conséquente et ce ne sont pas les pâles rayons du soleil diffusant une luminosité opaque à travers la brume qui risquent de dégeler la banquise.
Grognements, aboiements, on perçoit une certaine impatience parmi les chiens. Juste le temps de se placer maladroitement sur les lattes de bois et le traîneau s’élance dans le Grand Blanc ! Un passage sur une couche de neige plus épaisse et les patins s’enfoncent dans la poudreuse, voilà que l’allure ralentie. « Ain ! Ain ! Ain ! » Jayko encourage l’attelage et le trot s’accélère. Un vent de côté souffle maintenant soulevant la neige par vagues successives, le refroidissement que provoque cette poussière de glace refroidit mon visage pourtant bien protégé. Le nez pique et coule, les yeux pleurent et les cils se chargent de perles de glace. C’est évident : une découverte de l’Arctique, cela se mérite ! Quant aux chiens, habitués à ces conditions polaires, ils tirent la langue et leur museau est tapissé de givre.

Vaillants, courageux et pleins d’énergie, tels se révèlent les chiens esquimaux qui nous tractent. Des chiens issus de croisement entre les races groenlandaises, malamutes et huskies. Imaginez leur labeur : plus de 40 km parcourus chaque jour en tirant un qamotik lourd de près de 500 kg. Des caresses et des récompenses à l’étape ? Non, non, juste un morceau de phoque gelé en guise de repas et une nuit à la belle étoile « polaire ». Une vraie vie de chien !

Nous avons droit nous aussi à notre ration de phoque ; les meilleurs morceaux, bien entendu ! Un fumet évoquant le poisson se répand dans notre refuge. Cuits simplement dans l’eau, les morceaux mijotent à présent dans une sauce brune. Le phoque, qui a une texture de viande à la forte saveur de gibier, est accompagné d’un bout de banique, le pain local fabriqué avec de la farine et de la fécule de pommes de terre. Finalement un plat agréable qui nous change des nouilles déshydratées du pique-nique de la mi-journée. Il vous est facile d’imaginer que l’eau tiède des thermos n’est pas parvenue à réchauffer les pâtes qui sont restées désespérément « croustillantes » !
Poursuivons ce matin notre original périple. L’allure du traîneau est parfaite, entre 10 et 15 km/h, cela nous laisse tout le loisir de contempler les superbes paysages du fjord de Clyde Inlet. Nous effectuons un parcours sinueux entre une succession époustouflante d’immenses parois rocheuses, de glaciers et de sommets enneigés : un univers minéral et glacé étincelant sous la luminosité intense du soleil. L’air est pur, la visibilité infinie et le ciel d’un bleu profond.

En arrivant à l’extrémité du fjord, à près de 100 km du village, c’est un vent de face que nous affrontons, mordant le visage et engourdissant les extrémités. Un vent qui émousse, lisse et sculpte la surface de la neige, ici en miniature une crête, là une dune... Neige ou sable ? Désert polaire ou saharien ? Le vent produit partout les mêmes effets, effaçant toute trace en quelques heures, comme si Dame Nature avait décidé que les terres extrêmes devaient rester vierges de toute marque humaine.

Marcher dans la neige... Mais surtout marcher sur l’eau ou plutôt sur la mer transformée en banquise ; un des plus fascinants plaisirs que procure l’Arctique en cette saison. De loin, tout est d’un blanc uniforme et aveuglant sous le soleil, mais de plus près, la banquise s’avère morcelée, fissurée, craquelée et hérissée de plaques de glace translucide.

Car la mer ne se fige pas en un seul instant, le vent, les courants et les marées brisent les premiers blocs qui s’accumulent en amas près des rivages donnant l’aspect de vagues immobiles. Ces forces créent des tensions, des craquements, des ruptures et de profondes failles dans l’épaisse couche de glace. C’est un spectacle de « tremblement de mer et de glace » qu’offre la banquise aux yeux de l’observateur. Un autre menu plaisir consiste à marquer une pause, rester immobile à l’abri du vent, et ne plus entendre le crissement aigu si particulier que provoquent les pas dans la neige glacée des régions polaires. Là, c’est le silence arctique que l’on écoute, une absence de son qui devient vite assourdissante. Une sensation unique !

Sur la petite colline qui domine un de nos refuges d’étape, le vent a chassé la fine pellicule de neige, les blocs de pierres apparaissent, un champ ou plutôt un désert de pavés granitiques sombres, striés, noirs, bruns, gris et parfois roses... ce n’est plus sur la mer que je marche, mais sur la Lune ? Cependant un détail me ramène à la raison, derrière un rocher, quelques brindilles séchées vacillent sous l’effet du vent : les restes de la végétation de l’été passé. Nous sommes bien sur Terre.
Au fur et à mesure que nous progressons, les sommets des montagnes apparaissent moins hauts, plus arrondis, le fjord gagne en largeur, l’embouchure approche et la banquise de mer aussi. Unique, au milieu de l’immensité blanche, se dresse un iceberg, piégé par la transformation de l’eau en banquise. Sa surface glacée offre au regard une palette infinie de teintes bleutées qu’accentuent les rayons du soleil. Sublime !

L’animal est présent partout au Nunavut … enfin, sur les blasons, sur les rares documents touristiques et surtout dans tous les esprits. Nous sommes bien au pays de l’ours ! Qu’on en rêve ou le redoute, qu’on veuille l’observer ou le chasser, tout le monde l’évoque avec passion. Mais sur la banquise, le seigneur de l’Arctique se fait discret, l’animal se sait poursuivi par les chasseurs. Chaque année, une réunion au sein de la communauté locale détermine le quota d’ours polaires autorisé à être abattus. Dès le premier jour de notre randonnée en traîneau, nous verrons quelques traces de pattes, dans la neige, sur le bord du fjord ou bien disparaissant derrière un rocher.

Le lendemain, dans une cavité sous la glace, nos accompagnateurs inuit trouvent les restes du repas d’un ours : une peau de bébé phoque. Voilà maintenant d’autres empreintes, de différentes tailles : une mère et son petit né à l’automne sont passés par ici. Alors, va-t-on enfin le voir le prédateur des lieux ? Oh ! La réponse de notre accompagnateur est toujours la même : « Vallaijuq !»> (Peut-être). En abordant la banquise, plus au large, loin des montagnes, la probabilité de rencontrer l’animal mythique est en principe plus élevée. Mais comment le repérer dans cette immensité blanche parfois uniforme et souvent chaotique, hérissée de plaques et creusée de failles … Vous commencez sans doute à comprendre que l’ours blanc observé dans son univers polaire restera pour moi un rêve !

J’aurai l’occasion de rencontrer un magnifique spécimen, ce sera sur le chemin du retour, dans le Centre des visiteurs Unikkaarvik de la capitale du Nunavut à Iqaluit… mais ce majestueux ours était empaillé ! Assurément, il n’y avait aucun risque à l’approcher.
Avec les chiens dans la forêt boréale … comme un musher !
Autre lieu, autre tradition et autre attelage mais toujours au milieu de paysages enneigés et figés par la glace. Nous sommes encore dans le Grand Nord mais cette fois dans les Territoires du Nord Ouest canadien, près de la petite ville d’Inuvik. Principales différences avec mon expérience précédente sur la banquise, ici, place à la forêt boréale et surtout chaque participant dirige son propre traîneau et donc ses chiens.

Elle s’appelle Judi, passionnément amoureuse de sa meute d’husky blanc, c’est elle qui avant de s’élancer nous donne quelques conseils de pilotage. Evidemment, on ne s’improvise pas musher et ses brèves instructions me sont indispensables ! L’attelage est composé de quatre magnifiques et vigoureux husky, quant au traîneau, juste à côté des patins où l’on doit poser les pieds on a à disposition : - une sorte de semelle en caoutchouc avec crampons qui sert de frein lorsque le traîneau prend de la vitesse dans les descentes, - une griffe pour l’arrêt et à utiliser aussi pour faire virer les chiens, - une ancre à bien enfoncer dans la neige pour immobiliser l’attelage … comme sur un bateau ! Belle sophistication pour ce simple traîneau du Grand Nord !

Passons maintenant à la présentation des chiens, l’énergique moteur du traîneau. Le leader aux envoutants yeux bleus est placé à l’avant et à droite de ses congénères. Des « dogs » qui ne cessent de s’agiter, ils sont apparemment plus qu’impatients de fouler la poudreuse glacée. Une dernière recommandation avant le départ : pour virer à droite on doit crier « tchiii … » et pour la gauche « tchaaa … », enfin, une exclamation qui sonne à peu près ainsi ! Et Judi de terminer les conseils en nous insistant à régulièrement féliciter les chiens, ils ne sont pas avare de « Good boy » ou « Good dog » … sincèrement, il paraît qu’ils apprécient. Suis-je prêt ? A peine le temps de m’interroger que la griffe soulevée et ce sont les molosses qui bondissent … avant de ralentir le train, deux d’entre eux éprouvent dès le départ une envie de quelques besoins pressants et puis comme la neige est tombée en abondance pendant la nuit, la piste est rendue moins glissante … c’est peut être mieux ainsi pour le musher débutant que je suis !

Concentré sur ces husky et tenant fermement la barre on en oublierait presque d’admirer le paysage. Pourtant l’environnement est superbe, un lac gelé puis une piste sinueuse à travers la forêt boréale où l’on se faufile entre les conifères. Ajoutez pour compléter le tableau la présence d’un radieux soleil qui bien entendu ne réchauffe guère l’atmosphère (- 15°C) mais cela fait partie de l’ambiance grand nordique qui convient idéalement à la balade.
Voilà que l’on aborde une petite descente. Pied sur le frein ! afin que le traîneau ne vienne butter sur la croupe des chiens. On aperçoit maintenant entre les sapins la glace du fleuve Mackenzie et en bas une courbe à négocier. Euh … « tchiii ! tchiii ! » et Alaska (mon chien leader) de virer sans broncher vers le droite. Super ! Et me voila tenu de hurler « Good dog ! », il a respecté mon ordre … enfin, je crois que c’est plutôt par habitude de la piste. Il ne faudrait quand même pas que je me prenne déjà pour un vrai musher ! Une grande ligne droite sur la glace du fleuve, le traîneau prend de la vitesse, l’émulation entre les chiens des quatre attelages leur donne des envies de compétition et la randonnée de prendre des allures de course, grisant !

Un peu plus loin, le fleuve pétrifié par le froid polaire de la région est transformé en une route de glace, quelques véhicules et même d'imposants poids lourds y circulent à près de 80 km/heure … le côté pratique des mois d’hiver dans ces contrées où toutes les îles du delta sont accessibles par ces surprenantes routes de glace … éphémères, le temps de la saison hivernale.

Dernière piste avant de retrouver le bercail, le train s’accélère à nouveau pour une ultime course entre les traîneaux. Est-ce le simple plaisir de cette balade nature au pays de Croc Blanc ou déjà l’ivresse de Grand Nord qui me gagne ? Je me surprends à crier à tue tête : « Good boys ! Good boys ! … ». Finalement, je n’ai qu’un (minuscule) regret, moi, l’amateur de photos, je n’ai pu immortaliser tous ces moments et ces vues si photogéniques. Mais une des principales recommandations de Judi avant le départ était : « Penser à toujours bien tenir le traîneau ! » Evidemment, il est difficile de faire plusieurs à la fois ! Vraiment, qu’elle a été sympa cette randonnée en traîneau ! Un des nombreux bons moments de ce dépaysement arctique.

Retour au chalet en attendant un autre grand moment d’un voyage sous ces latitudes, certains soirs le ciel arctique s’offre en spectacle et quel spectacle ! Souvenir d’une soirée au bord du fleuve Mackenzie. Là, sur la berge les derniers rayons de soleil embrasent l’horizon, ils donnent même quelques reflets dorés sur la coque métallique de ce bateau abandonné transformé en épave.

Le ciel est parfaitement dégagé, assurément des conditions idéales pour admirer les fameuses aurores boréales … Le crépuscule se fait désirer dans l’arctique même en avril où il n’apparaît qu’aux alentours de 23 heures, l’attente est longue d’autant que la journée a été chargée en découvertes. Il est maintenant minuit et demi et quelques lueurs commencent à illuminer la voute céleste, en quelques minutes, c’est un des plus féeriques spectacles des nuits boréales auquel je vais assister.


Sur l’écran géant bleu nuit du ciel, c’est un festival de gigantesques lumières qui se mettent à danser. Des guirlandes et des voiles jaunes ou vertes ondulent lentement, apparaissent puis s’estompent comme par magie … un véritable enchantement, merveilleux, mystérieux mais éphémère. Seul le froid ambiant avec ces – 20°C me ramènera à une réalité plus terre à terre et m’incitera à gagner l’atmosphère feutrée et bien plus chaude du chalet.
Ma dernière vision de cet arctique canadien ? Une vue aérienne à travers le hublot de l’avion qui vient de décoller d’Inuvik en direction de Whitehorse (capitale régionale du Yukon). Le delta du Mackenzie apparaît tel un patchwork alternant entre forêts sombres, étendues blanches et méandres des cours d’eau. Je distingue maintenant la route de glace serpentant sur le fleuve gelé puis les repères s’estompent peu à peu comme perdus dans l’immensité du Grand Blanc. Le voyage est devenu un souvenir …

Après la lecture de ce texte, une question vous vient peut être à l’esprit. Qu’elle est entre ces deux expériences de traîneau celle qui m’a la plus séduit ? Celle sur la banquise ou bien celle où j’ai piloté moi-même l’attelage ? L’ambiance polaire en compagnie des Inuit s’est avérée être un vrai rêve éveillé et un formidable dépaysement. Quant à la randonnée à la manière d’un trappeur-musher, elle était plus « fun » et plus active ! Mais finalement, je ne peux faire un choix entre ces deux aventures … en parcourant mon récit de souvenirs, vous vous êtes certainement aperçu que mon enthousiasme paraissait identique pour ces deux découvertes.
Jean
Ouverture d'une école maternelle dans un village au Cameroun English translation pending
voilà c'est décidé, le retour au pays en compagnie de mon époux et de mes 2 jeunes enfts de 4 et 7 mois, aprés 25ans de vie en france nous avons décidé, biensûr aprés avoir longuement et mûrement réfléchis de retourner au village, nous sommes âgés de 48 et 42ans, ce qui nous posait problème c'est l'absence d'école maternelle dans notre village, la plus proche se trouvant en ville soit 10km, nous envisageons donc construire nous mêmes pour nos enfts biensûr, et pour tous les ptits du village qui n'ont aucune structure pour les acceuillir, l'école maternelle doit être fonctionnelle dés la rentrée scolaire prochaine2012/2013, car notre retour est prévu pour juillet, nous recherchons des idées, pour ceux qui ont déja réalisé ce genre de projet, du petit matériel , des jouets et biensûr des volontaires pour nous épauler dans cette démarche, nous utilisons nos petites économies et le petit batiment de 3 classes des maternelles est en construction.
pour ceux surtout le personnel enseignant biensûr retraité qui peuvent venir avec nous, nous avons la possibilité de le loger gratuitement.
bref j'attends toutes vos questions et suggestions .
Idée de randonnée pour débutants? (dix jours) English translation pending
Bonsoir,
Voilà avec mon frère, ça fait quelques années qu'on voudrait voyager ensemble, et cette année on aimerait bien faire un voyage à pattes (en juillet probablement). Alors le problème majeur qui se pose, c'est qu'on a jamais fait de voyage à pieds (toujours en voiture), donc on n'a pas la notion de la difficulté de marcher toute une journée avec des sacs. (En ce qui me concerne je ramène 10 kilos de linge toutes les 3 semaines sur mon dos donc je visualise le truc... dur pour mon mètre 60.) Le truc c'est qu'on aimerait beaucoup faire un séjour en pleine nature et en camping (sauvage pourquoi pas), déjà parce que c'est largement plus économique (étudiants à budget assez serré). Le problème c'est que je sais absolument pas jauger de ce qui est faisable ou non.
J'ai d'abord pensé à faire une excursion en France, nous adorons la montagne mais cela me paraissant trop abrupte pour nous, j'ai pensé aux Landes, aux cevennes, et aux régions de moyenne montagne (qui demande pas une carrière d'alpiniste 😛)... Mais tout cela est tellement vaste, je me rends pas spécialement compte de ce qui est faisable ou pas, je ne sais pas du tout quel trajet faire sans que ce soit trop dur...
Alors ensuite, on aimerait bien faire ça à l'étranger, mais dans des pays peu couteux en billet d'avion. J'ai donc pensé à l'Ecosse, et j'ai évidemment lu des tas de choses sur la West highland way. Autant vous dire que j'irai tout de suite si je le pouvais !! Ca m'a vraiment bien tapé dans l'oeil et ça a l'air superbe et bien à notre goût. Sauf que je ne veux pas faire de plan sur la comète, et j'ai peur que pour des gens qui font peu de sport et qui n'ont jamais voyagé à pieds, ça soit un peu raide.
Bon, on est loin d'être des chochottes et en ce qui me concerne, le temps ne me fait pas peur, au contraire (je vis en Normandie..!), mais voilà, le problème de la lourdeur des sacs me gêne en fait. Je sais qu'il y a un transport de sacs, mais déjà c'est flou dans ma tête, et cela oblige d'être à l'étape prévue le bon moment, je ne sais pas trop comment cela se goupille en fait, si quelqu'un pouvait me donner un lien ou témoigner... - Est ce qu'on définit nos points d'arrêt d'un jour sur l'autre ? Combien cela coute-t-il ? Est ce qu'on paye au jour le jour ou c'est un "forfait" ?
Deuxièmement, je me suis dit que niveau financier et poids, je sais pas ce qui est le mieux. J'ai un point de vue peut-être totalement faux en tête, qui est que si on dort en camping (sauvage ou non), ça sera plus économique, mais aussi plus lourd, mais que si on doit acheter une bonne tente (la seule qu'on a c'est la decathlon à 30€), des matelas imperméables, et tout le matos pour camper (bon on a déjà un réchaud), ça risque de nous couter peut-être aussi cher que de dormir en auberge. Sauf que le fait de ne pas prendre de tente allègera peut-être nos étapes mais impliquera qu'on doive absolument trouver un endroit où dormir (qui ne soit pas hors de prix), et en juillet... J'ai un peu peur.
Autre question (je sais ça fait beaucoup), camping sauvage ou pas ? C'est une question que je me pose toujours. Y a 3 ans, on avait fait un voyage en Allemagne et on se disait qu'on ferait du camping sauvage, là où on aurait envie de dormir, sauf qu'on s'est vite rendu à l'évidence que c'était difficile (pas forcément d'eau potable à disposition, pas de sanitaires - pas toujours facile de s'adapter quand on est pas habitués). Donc on a fini par dormir en camping tout simplement. - Donc ma question serait, est ce que ceux qui ont fait cette randonnée faisait du camping sauvage ou du camping tout court, ou en alternance ? En fait j'ai peur de pas arriver à prévoir tout simplement (l'eau surtout) - Et aussi, quel est le prix des campings en général ?? Y en a-t-il souvent ?
Je sais que je devrais d'abord acheter une carte avant d'ouvrir ma bouche, mais comme on est pas sûrs d'aller là bas par rapport à la difficulté... je préfère me renseigner avant tout.
Enfin, niveau ravitaillement, s'il s'avère qu'on fait ce trajet, on ne compte pas prendre 10 jours de manger sur nous, donc - est ce qu'il y a moyen facilement de se ravitailler à plusieurs endroits ? (Je précise qu'on mangera au maximum au réchaud au vu du budget !)
Donc voilà, je sais que ce fut long, je suis désolée, mais en gros ce post s'adresse à tous ceux qui pourraient répondre à mes interrogations sur cette randonnée (notamment par rapport à notre niveau novice, mais nous sommes courageux), et à tous ceux qui auraient bien sûr d'autres idées que celle ci, dans le même genre, à me proposer !!!
Merci beaucoup !! 😄
Voilà avec mon frère, ça fait quelques années qu'on voudrait voyager ensemble, et cette année on aimerait bien faire un voyage à pattes (en juillet probablement). Alors le problème majeur qui se pose, c'est qu'on a jamais fait de voyage à pieds (toujours en voiture), donc on n'a pas la notion de la difficulté de marcher toute une journée avec des sacs. (En ce qui me concerne je ramène 10 kilos de linge toutes les 3 semaines sur mon dos donc je visualise le truc... dur pour mon mètre 60.) Le truc c'est qu'on aimerait beaucoup faire un séjour en pleine nature et en camping (sauvage pourquoi pas), déjà parce que c'est largement plus économique (étudiants à budget assez serré). Le problème c'est que je sais absolument pas jauger de ce qui est faisable ou non.
J'ai d'abord pensé à faire une excursion en France, nous adorons la montagne mais cela me paraissant trop abrupte pour nous, j'ai pensé aux Landes, aux cevennes, et aux régions de moyenne montagne (qui demande pas une carrière d'alpiniste 😛)... Mais tout cela est tellement vaste, je me rends pas spécialement compte de ce qui est faisable ou pas, je ne sais pas du tout quel trajet faire sans que ce soit trop dur...
Alors ensuite, on aimerait bien faire ça à l'étranger, mais dans des pays peu couteux en billet d'avion. J'ai donc pensé à l'Ecosse, et j'ai évidemment lu des tas de choses sur la West highland way. Autant vous dire que j'irai tout de suite si je le pouvais !! Ca m'a vraiment bien tapé dans l'oeil et ça a l'air superbe et bien à notre goût. Sauf que je ne veux pas faire de plan sur la comète, et j'ai peur que pour des gens qui font peu de sport et qui n'ont jamais voyagé à pieds, ça soit un peu raide.
Bon, on est loin d'être des chochottes et en ce qui me concerne, le temps ne me fait pas peur, au contraire (je vis en Normandie..!), mais voilà, le problème de la lourdeur des sacs me gêne en fait. Je sais qu'il y a un transport de sacs, mais déjà c'est flou dans ma tête, et cela oblige d'être à l'étape prévue le bon moment, je ne sais pas trop comment cela se goupille en fait, si quelqu'un pouvait me donner un lien ou témoigner... - Est ce qu'on définit nos points d'arrêt d'un jour sur l'autre ? Combien cela coute-t-il ? Est ce qu'on paye au jour le jour ou c'est un "forfait" ?
Deuxièmement, je me suis dit que niveau financier et poids, je sais pas ce qui est le mieux. J'ai un point de vue peut-être totalement faux en tête, qui est que si on dort en camping (sauvage ou non), ça sera plus économique, mais aussi plus lourd, mais que si on doit acheter une bonne tente (la seule qu'on a c'est la decathlon à 30€), des matelas imperméables, et tout le matos pour camper (bon on a déjà un réchaud), ça risque de nous couter peut-être aussi cher que de dormir en auberge. Sauf que le fait de ne pas prendre de tente allègera peut-être nos étapes mais impliquera qu'on doive absolument trouver un endroit où dormir (qui ne soit pas hors de prix), et en juillet... J'ai un peu peur.
Autre question (je sais ça fait beaucoup), camping sauvage ou pas ? C'est une question que je me pose toujours. Y a 3 ans, on avait fait un voyage en Allemagne et on se disait qu'on ferait du camping sauvage, là où on aurait envie de dormir, sauf qu'on s'est vite rendu à l'évidence que c'était difficile (pas forcément d'eau potable à disposition, pas de sanitaires - pas toujours facile de s'adapter quand on est pas habitués). Donc on a fini par dormir en camping tout simplement. - Donc ma question serait, est ce que ceux qui ont fait cette randonnée faisait du camping sauvage ou du camping tout court, ou en alternance ? En fait j'ai peur de pas arriver à prévoir tout simplement (l'eau surtout) - Et aussi, quel est le prix des campings en général ?? Y en a-t-il souvent ?
Je sais que je devrais d'abord acheter une carte avant d'ouvrir ma bouche, mais comme on est pas sûrs d'aller là bas par rapport à la difficulté... je préfère me renseigner avant tout.
Enfin, niveau ravitaillement, s'il s'avère qu'on fait ce trajet, on ne compte pas prendre 10 jours de manger sur nous, donc - est ce qu'il y a moyen facilement de se ravitailler à plusieurs endroits ? (Je précise qu'on mangera au maximum au réchaud au vu du budget !)
Donc voilà, je sais que ce fut long, je suis désolée, mais en gros ce post s'adresse à tous ceux qui pourraient répondre à mes interrogations sur cette randonnée (notamment par rapport à notre niveau novice, mais nous sommes courageux), et à tous ceux qui auraient bien sûr d'autres idées que celle ci, dans le même genre, à me proposer !!!
Merci beaucoup !! 😄
Croisière Costa Pacifica du 8 avril 2012 English translation pending
Bonjour primocroisieristes, et hate d'y etre ....y a t'il d'autres francophone sur ce départ?
Au plaisir de se retrouver et de poster avant jour J
JN
Vacances 2012 en Algérie (mi-juillet à mi-août) English translation pending
bonjour
nous souhaitons partir en algérie mi juillet mi aout de cette année
vous connaissez ??? racontez moi
quel est le meilleur moyen de s'y rendre bateau ??? avion ????pour un coût de ?? sommes 2
merci pour votre aide
je suis de bretagne
Comment préparer un itinéraire à vélo pour la Bretagne? English translation pending
Bonjour,
mon compagnon et moi projetons de faire un voyage à vélo en Juillet en Bretagne.
On se pose quelques questions d'ordre technique.
La plupart des gens déconseille le sac à dos et disent qu'ils vaut mieux investir dans des sacoches. Mais des sacoches ne se transportent pas quand on veut laisser son vélo cadenassé quelques part, pour aller promener à pied ; comment faire ?
On pensait prendre une tente quechua qui se monte toute seule, mais elle sera sûrement difficile à fixer sur un vélo. Il faut alors remonter et démonter tous les jours une tente en entière ?
Les vélos sont acceptés dans tous les trains sans surcoût ?
Enfin on se demandait combien de km par jour on pouvait prévoir. On est débutant en cyclotourisme mais sportifs. Une moyenne de 15km/h cela convient ?
Merci de votre aide.
Informations pratiques pour les États-Unis English translation pending
Bonjour,
L'été prochain je n'irai pas aux USA mais je me pose quand même les questions suivantes:
- Est-ce-que Tioga pass sera ouverte?
- Quand dois-je changer mes euros en USD et surtout est-ce-que l'euro va continuer à baisser?
- Est-ce-que je dois louer mon véhicule directement aux USA ou bien par un loueur? Avez-vous des anecdotes et des bons plans? Est-ce-que un 4x4 est nécessaire sachant que je n'irai pas sur les pistes?
- Quand dois-je acheter mes billets d'avion pour les payer le moins cher possible?
- J'ai l'intention de ne pas laisser de pourboire au restaurant. Est-ce-que je risque de finir avec du goudron et des plumes?
- Est-ce-qu'il y a une suite 2806 dans chaque hotel?
J'aurai d'autres questions prochainement.
Merci. Joyeuses fêtes à tous les VFouestusa 😎
FreD-XIII
J'aurai d'autres questions prochainement.
Merci. Joyeuses fêtes à tous les VFouestusa 😎
FreD-XIII
Traitement contre le paludisme (Savarine) lors d'un voyage en Inde? English translation pending
Bonjour a tous je pars le 3 janvier de strasbourg direction New delhi avec une amie en suite nous pensons nous baladé un peu dans le nord commencé par le rajastan et peut être si le temps nous le permet continué vers le sud ( nous partons 2 mois ) !! Nous sommes prete la seule grande question est sur le palu nous nous sommes fait prescrire toutes les deux de la savarine mais maintenant la question est est ce que nous prenons le traitement ou pas car il paraitrai qu' il est fort et joue beaucoup sur le psychique!? Et deuxièmement croyez vous que nous pouvons le commencé au milieu du voyage si nous décidons de prendre une direction a gros risque ??
Je vous remercie d'avance pour vos réponse !!
Lilou
Hébergement à Rovaniemi? (Finlande) English translation pending
bonjour,
je pars 5 nuits à Rovaniemi au mois de janvier,
j'hésite concernant le choix d'hébergements, à savoir, soit résider en centre ville (city hôtel, santa claus, rantasipi) dans une chambre luxe ou suite éventuellement (anniversaire de mariage) ou choisir de s'excentrer un peu (hôtel santa claus village - près du village du père noel) ou lapland hôtel (ex pothimo) où ils proposent des chalets luxe avec cheminée et jacuzzi, ou troisième possibilité : passer 3 nuits en immersion dans la campagne au lapand afin de profiter des activités "neige" puis rejoindre le centre ville pour 2 nuits (achats de souvenirs, restaurant ...) car j'ai peur que 5 nuits au lapland soit un peu trop étant donné qu'il n'y a rien dans les environs (obligé de diner au même restaurant tous les soirs) et pas de piscine ... où bien je passe 5 nuits au lapland et loue un véhicule pour bouger un peu ... choix cornélien !
si vous pouviez me faire part de vos expériences concernant ces hébergements ...
merci et bonne journée
nathalie
Jeu des photos (épisode 64) English translation pending
Bon voila 3 photo d'une belle ville laquelle ?
Séjour à Paris en juillet 2012: visites et shopping? English translation pending
Coucou, alors nous aimerions effectuer un séjour en juillet (pendant les soldes également) à paris nous ne savons pas encore pour combien de jours, nous verrons un peu en fonction des prix des hôtels, moi je suis déjà allée une fois en séjour avec mes parents qui date de 2003 et une courte journée avec l'école et mon chéri juste souvenir quand il était plus jeune.
J'ai déjà vu:
- La tour Eiffel (que j'ai pas trop aimé...) - Un tour un Montmartre et un portrait sur le coude - Un tour à la galerie lafayette - Le musée du Louvre en plus ou moins 2 heures sans vraiment tout voir - Le centre pompidou (je ne suis pas très fan de l'art moderne je préfère l'ancien) - Le jardin des tuileries - Le forum des halles
Et également auriez-vous des endroits ou c'est intéressant de faire du shopping pendant les soldes?
Merci!
J'ai déjà vu:
- La tour Eiffel (que j'ai pas trop aimé...) - Un tour un Montmartre et un portrait sur le coude - Un tour à la galerie lafayette - Le musée du Louvre en plus ou moins 2 heures sans vraiment tout voir - Le centre pompidou (je ne suis pas très fan de l'art moderne je préfère l'ancien) - Le jardin des tuileries - Le forum des halles
Et également auriez-vous des endroits ou c'est intéressant de faire du shopping pendant les soldes?
Merci!
Conseils sur moto 125 pour le Portugal, voire le Maroc English translation pending
Bonjour, je projette d'aller faire un tour au Portugal voire au Maroc en 125 et j'hesites entre plusieurs motos.
Il faut qu'elle soit robuste (bagages), économique tant a l'achat qu'en consommation, et confortable. Que pensez vous de la Honda XL. Et de la Honda CB Custom.
Pensez vous qu'il soit envisageable de voyager à deux dessus ?
Avez-vous d'autres suggestions sachant que je voudrais mettre entre 500 et 800E ?
Merci !