Bonjour à tous,
Je suis pas un membre super actif de VF mais un lecteur assidu, c'est pourquoi au retour d'un voyage en Finlande, j'ai décidé moi aussi de faire un retour, un compte rendu de mon voyage en plein coeur de la Laponie finlandaise. Du coup j'ai fait un site disponible ici http://www.retourdumonde.fr/ mais je vais aussi le partager ici ! Bonne lecture !
Prologue :
A la base, cette année c'est vers la Norvège que nous devions nous envoler. Du coté de Tromsø nous voulions aller chasser les aurores boréales, mais nous nous y sommes pris trop tard et avons dû décider d'une autre destination. Ce sera la Finlande.
La Finlande, j'en suis tombé amoureux lors d'un roadtrip avec mes parents au début des années 2000.
Nous y retournons donc cette année. C'est la troisième pour moi, la seconde fois pour Cécile. Nous avons un point de chute mais nous n'avons pas préparé grand-chose si ce n'est quelques impératifs à voir par ci, par là.
Le temps ne sera pas toujours en notre faveur tout au long de cette semaine. Le mercure ira même jusqu'à chatouiller les -38°c, mais, point important, le soleil sera presque toujours au rendez-vous. Et malgré ce froid exceptionnel qui a paralysé l'Europe, ce sont des paysages magnifiques qui vont s'offrir à nous.
Nous vous invitons donc à prendre place, vous couvrir chaudement et à partager ce voyage avec nous au coeur de la Laponie finlandaise.
Jour 1
Nous sommes le 03 février 2012, il est aux alentours de 9h et nous voilà donc à Roissy dans l'attente du départ. Nous attendons patiemment de faire enregistrer nos bagages, qui j'espère avec les vêtements pour le froid, ne feront pas exploser la balance des 23 kgs par personne.
Pour des raisons de prix et de timing (sachant qu'EasyJet a stoppé les vols Paris > Helsinki depuis Juin 2011) nous avons opté pour un vol avec KLM, ce qui sous-entend forcément une correspondance à Amsterdam. Le Paris > Amsterdam est censé être assuré par Air France, tandis que le Amsterdam > Helsinki, doit lui être assuré par KLM.
Nous embarquons donc direction Amsterdam pour notre vol d'environ 1h15. Mais alors que notre voyage est censé toucher à sa fin, la voix du pilote se fait soudain entendre dans l'Airbus A321, et nous annonce qu'en raison des chutes de neige sur l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, celui-ci est fermé pendant une période indéterminée, nous obligeant alors à faire demi-tour et à revenir sur Paris.
Ce petit contre-temps nous amène à nous poser tout un tas de questions : Comment va-t-on gérer notre correspondance, sachant que notre vol devait arriver sur les coups de 17h30 et que nous devions attraper le Santa Claus Express (le train de nuit en direction de Rovaniemi) de 22h30. Cela nous oblige à tout repenser, recalculer, replanifier.
Retour donc à la case départ !
Nous ne savons pas quand nous allons repartir mais finalement après 3h d'attente à refaire la queue et autres péripéties qui serait (très) longues à expliquer, nous sommes redirigés sur un vol direct Paris - Helsinki assuré par Finnair. Le problème est qu'il arrive à 23h, nous pouvons donc dire adieu à notre train de 22h30. Le dernier de la journée.
Armés de nos "bons déjeuner" et avant d'aller nous faire à nouveau enregistrer sur notre nouveau vol, nous profitons du soleil qui se couche doucement au dessus de Roissy-Charles de Gaulle tout en passant des coups de fil pour décaler notre train ainsi que la location de la voiture. Pour nous ce sera le premier train demain matin à 6h38.
Après un vol tranquille où nous prenons le temps de nous reposer et de reprendre notre souffle après cette palpitante journée, nous atterissons à Helsinki-Vantaa. Et comme l'année dernière, ce qui nous surprend c'est la dose de neige sur les bords des pistes. Les finlandais ne semble pas avoir de problème pour faire tourner leurs infrastructures en cas de mauvais temps.
Nous sommes partis de Paris il faisait -7°c. Nous arrivons à Helsinki, il fait -15°c.
L'année dernière à Helsinki, nous avions rencontrés Veikko. Nous avions fait sa connaissance par le biais de la musique et nous avions gardé contact via internet, et du fait que notre train soit repoussé au lendemain matin, il nous propose de venir nous chercher à l'aéroport mais surtout de nous loger chez lui pour la nuit ainsi que de nous accompagner à la gare demain au petit matin.
Premier contact avec le froid. Les -15°c nous surprennent mais ce n'est rien comparé à ce qui nous attend dans les jours à venir.
Nous profitons du "Helsinki by night" pour que Veikko nous fasse part de quelques conseils sur la conduite à adopter sur la neige, en cas de collision avec un renne ou tout autre avertissement sur des situations que nous serions susceptibles de rencontrer.
Après un rapide dîner, nous nous écroulons pour quelques heures avant la longue journée de train qui nous attend demain
Jour 2 :
Debout à 5h du matin, un rapide coup d'oeil sur le mercure nous indique une température extérieure de -15°c. En clair la température n'a pas bougé. Un rapide petit déjeuner avalé et nous voici en direction de la gare d'Helsinki (Helsingin Päärautatieasema de son vrai nom). Aujourd'hui la journée risque d'être assez longue puisque nous allons prendre deux trains, soit un trajet total d'environ 9h. Un premier train en direction d'Oulu d'où nous ferons un changement pour prendre un second train direction Rovaniemi.
Notre train, le Pendolino 41, nous attend quai numéro 7. Ce dernier à un petit air de déja vu pour nous puisque je l'avais immortalisé en photo l'année dernière. Nous montons à bord rapidement de ce train moderne (le nouveau graphisme de la compagnie de train VR est vraiment attrayant) en direction d'Oulu.
C'est donc parti pour 6h de voyage au milieu d'une Finlande qui se réveille sous un épais manteau neigeux et où les températures déclinent petit à petit. Notre train remonte par Tampere, puis longe le golfe de Botnie (Pohjanlahti) en passant les gares de Kemi et Oulu. Nous avons beau savoir que nous longeons le golfe à aucun moment nous ne l'aperceverons. Toutefois le paysage qui s'offre à nous est somptueux.
Le soleil prend vraiment tout son temps pour se lever, tout comme nous qui accusons un peu le coup de nos péripéties de la veille et de notre courte nuit.
A Oulu, nous devons donc changer de train. Renseignement pris notre train semble partir sur le quai juste en face de celui où nous arrivons.
Premier contact avec l'air frais depuis ce matin. La température extérieure est proche du -25°c/-27°c. Le choc est rude, et le froid nous surprend.
Nous remontons notre train, regardons sur l'autre quai sans vraiment être sur de savoir où se trouve notre train. On se renseigne auprès du chef de gare qui nous indique le quai n°1. Sur le quai, personne et aucun train en vue. Mais d'où l'on est, on a une bonne vue sur le quai d'où nous venons et où tout le monde s'affolle. Petit coup de panique car l'heure tourne. On se renseigne à nouveau et cette fois on nous indique le quai par lequel nous sommes arrivés. On court, on dévale les escaliers, le froid nous glace la bouche.
On peine littéralement à reprendre notre souffle mais grimpons dans ce qui semble être le bon train. Beaucoup plus ancien que le premier, il y règne une atmosphère figée, qui nous transporterait presque dans une Finlande encore annexée par la Russie.
C'est donc parti pour 3h de train en direction de Rovaniemi. Et comme nous ne sommes toujours pas sûrs à 100% d'être dans le bon train, nous attendons la première gare afin de vérifier sur la carte routière que nous sommes bien dans la bonne direction. Les paysages défilent, sapins, forêts, ou bien centrale géothermique.
Arrivée à Rovaniemi : la température a encore baissé. Il fait -29°c. Nous accusons réception de notre voiture, une Skoda Fabia (couleur gris arctique, ça ne s'invente pas !). Nous remercions le loueur de nous avoir attendu à la gare. Ce dernier nous explique que le soir il ne faut surtout pas oublier de brancher la voiture sur une prise de courant afin que l'huile du moteur soit maintenue au chaud et que la voiture puisse démarrer le lendemain matin. Ce système, à option chez les constructeurs, n'existe pas chez nous.
C'est notre premier vrai contact avec la civilisation depuis un petit bout de temps. Nous faisons les courses à la sortie de Rovaniemi. La Finlande est un pays assez cher, mais avec le temps et les hausses en France, je trouve que l'écart se réduit et la différence n'est plus aussi importante, peut-être encore sur les produits importés.
Autant à Helsinki nous passions pour des urluberlus avec nos grands manteaux et nos pantalons de ski, autant ici nous nous fondons dans le paysage. Les enfants ressemblent à des poupées, tout emmitouflés dans des petites combinaisons aux couleurs bariolées. Les courses terminées, nous reprenons la route pour une petite centaine de kilomètres en direction de Luosto, là où se trouve notre chalet.
Nous passons donc le Cercle polaire arctique (Napapiiri en finlandais). Le cercle polaire, c'est le parallèle au-delà duquel il existe au moins une journée où le soleil ne se lève pas en hiver, il est situé au parallèle 66° 33' 44" de latitude nord. C'est la troisième fois que je le passe, mais c'est la première fois pour Cécile. Mine de rien ça fait toujours son petit effet. Après avoir fait la route sous une nuit qui met un temps interminable à tomber, nous récupérons nos clefs ainsi qu'un plan dans un restaurant de Luosto .Direction notre chalet.
Après avoir en pleine nuit chercher le chemin qui mène au chalet, nous arrivons au milieu de nulle part. Notre chalet se trouve parmi un ensemble de 4 ou 5 autres chalets mais nous sommes les seuls. Peut-être parce que les vacances d'hiver des finlandais ne commencent que dans une semaine ou deux. Nous nous approprions rapidement les lieux. En particulier la cheminée qui nous fait le plus grand bien. Ah oui, car la température est tombée à -33°c !
L'ambiance cosy en bois, la cheminée, le silence de la forêt dans laquelle nous sommes est presque assourdissant. Bref nous sommes (enfin) arrivés. Ici c'est chez nous pour une semaine et nous avons bien l'intention d'en profiter au maximum.
Nous avons l'impression d'être partis de Paris depuis au moins 3 ou 4 jours tellement nous sommes harassés. Une bonne nuit réparatrice nous attend.
Jour 3 :
Nous profitons donc de notre première vraie nuit pour récupérer et commencons doucement à réaliser que nous sommes bien en vacances à plus de 100 km du cercle polaire et à plus de 2600 km de Paris, au milieu de nulle part.
Un coup d'oeil dehors nous permet d'apprécier le paysage qui nous entoure, puisque le fait d'arriver de nuit, la veille, ne nous a pas permis d'en profiter. Et même si une grosse masse glacée couverte de stalactites nous masque en partie la vue de la fenêtre, nous pouvons tout de même constater sur le thermomètre que la température extérieure tourne toujours autour des -32°c.
Après un copieux petit déjeuner nous remontons en voiture notre chemin qui va du chalet jusqu'à la route. C'est l'occasion pour nous d'admirer pour la première fois le paysage qui nous entoure, avec entre autres les tunturis du parc de Pyhä-Luosto. Le terme tunturi (terme finnois d'origine same) est assez difficile à traduire, mais en Finlande cela désigne une montagne arrondie d'une faible hauteur (aux alentours de 400-500 m). Il faut savoir que les montagnes présentes dans ce parc naturel sont parmi les plus vieilles du monde. La vue que nous découvrons est magnifique. Le soleil est rasant, le dégradé du ciel, du bleu au rose parmis ce paysage légèrement valloné de toundra. C'est juste sublime.
Nous nous arrêtons sur un petit parking au bout de la route 962 (qui traverse le parc de Pyhä-Luosto) au moment où celle-ci croise la fameuse route E 75 (route à dénomination européenne qui traverse la Finlande du nord au sud, mais aussi toute l'europe d'Athènes en Grèce, à Vardø en Norvège). L'entrée du parc est symbolisée par deux gigantesques oiseaux en bois de plusieurs dizaines de mètres de haut. Le soleil se lève, la vue est magnifique. La température, elle, est par contre toujours aussi "fraîche".
Nous prenons la décision d'aller visiter les alentours, et en particulier Sodankylä, la ville la plus proche du parc. Autant le dire tout de suite cette ville n'a que peu d'intérêt d'un point de vue architectural, vu que, comme la plupart des villes et villages de Laponie, elle a subit de gros dégâts pendant la guerre (tantôt par les russes, tantôt par les allemands). Le seul attrait de cette ville en hiver est son église en bois mais nous y reviendrons plus tard.
Il faut savoir qu'en Laponie la densité de population au km/2 varie entre 0 et 5 habitants. Ce qui fait que les villes sont très étalées en surface. Sodankylä est par exemple la seconde municipalité de Finlande en superficie. Elle est même à ce titre plus étendue que des pays comme le Liban ou la Jamaïque !
Nous sortons donc de la voiture pour aller faire un tour, la première goulée d'air est tellement froide qu'elle nous fait tousser. La température extérieure est de -36°c (autant casser le suspens de suite, la température la plus froide que nous aurons sera de -38°c, le record du pays pour février 2012 a été de -42°c) et autant dire que ça pique ! Notre équipement pourtant robuste semble avoir atteint ses limites. Plus dur que le froid au bout des doigts, c'est surtout le nez et les lèvres qui sont les plus "touchés". Seule solution se couvrir la bouche et le nez. Alternative impossible pour les porteurs de lunettes que nous sommes, vu que la buée que nous mettons sur nos lunettes gèle instantanément ! Pareil si vous décidez d'enlever vos lunettes de votre nez, le choc termique fait geler les verres. C'est pourquoi je prends la décision de ne pas prendre de photos de la vieille église, car j'ai peur du choc thermique sur mes objectifs.
Nous avons froid, et il nous faut nous réchauffer. Ca tombe plutôt bien vu qu'il est l'heure de déjeuner. Direction donc le restaurant Kammari que nous avions repéré dans un de nos guides. Assis à l'intérieur nous prenons le temps de nous réchauffer tout en regardant la vie qui continue dehors.
Nous ne nous laissons pas aller ! Pour Cécile ce sera du Paneroitu Ahven, soit un filet de perche pané avec une sauce aux carottes accompagné de petites pommes de terre lapones et pour moi : Poronpihvi, soit des morceaux de rennes braisés avec une sauce à la canneberge et des petits légumes. Le tout arrosé de la bière locale, la Lapin Kulta (l'or de Laponie). Les pieds discrètement coincés sous le radiateur pour les réchauffer nous dégustons nos succulents plats. Malheureusement une fois notre repas terminé, il nous faut à nouveau affronter le froid afin de courageusement retourner à notre véhicule.
On est dimanche est nous n'avons pas spécialement envie de forcer, nous voulons surtout laisser à notre corps le temps de prendre ses marques avec les températures extérieures. Nous décidons donc d'explorer le village de Luosto en nous garant près des pistes et en nous balladant un peu à pied.
Le besoin de se réchauffer se fait à nouveau sentir, et autour d'un chocolat chaud dans la caféteria installée au bout des pistes, nous perdons un peu le moral. Va-t-on s'habituer à ces températures, a-t-on vu trop léger sur l'équipement ? Nous tentons tout de même de garder la tête haute tout en regardant l'antique horloge swatch à côté des remontées mécaniques nous narguer en indiquant -32°c.
Nous rentrons au chalet, découvrons l'entrée de notre petit chemin qui mène à celui-ci et comprenons un peu plus pourquoi nous peinions tant à le trouver le soir de notre arrivée. Sachant qu'il n'y a que nous en bas, les traces ne sont vraiment pas flagrantes.
Nous manquons de bois, et tentons une petite expédition dans la nuit noire, afin de trouver où se trouve la réserve de bois de notre chalet. Après avoir cherché partout, être tombés maintes et maintes fois dans l'épaisseur de plusieurs mètres de poudreuse qui entoure les chalets, nous trouvons une remise. C'est l'occasion d'un bon moment de franche rigolade qui nous remet un peu de baume au coeur. J'en profite pour prendre une photo de notre chalet éclairé par cette claire nuit de pleine lune.
Dehors alors qu'il commence à neiger, nous préparons notre repas tout en dégustant une des nombreuses bières locales. Ce soir ce sera un verre de Koff (sponsor de la plus grosse équipe de hockey d'Helsinki). Nous planifions notre journée de demain et allons nous coucher.
Jour 4 :
Nous nous réveillons assez tôt et un rapide coup d'oeil dehors nous montre que le temps est couvert et qu'il commence à neiger abondamment. La bonne nouvelle c'est qu'avec ce ciel couvert, les températures se sont réchauffées. Le mercure affiche désormais un "petit" -22°c. Ce qui ne m'empêche pas de profiter de mon petit café dans la fraicheur matinale.
Pour info, le café en Finlande s'apelle un kahvi. Le kahvi se rapproche plus d'un café américain, c'est à dire que c'est une grosse tasse de café, que l'on se sert généralement au comptoir des caféterias. Le cafetière passe la journée sur une plaque chauffante afin d'être maintenue au chaud. L'avantage ? Son prix, autour de 1 euro. L'inconvénient ? Son goût, pas souvent terrible. Mais c'est une habitude qu'on prend vite, surtout par ces températures.
Pour aujourd'hui nous avons décidé de faire une boucle d'une petite centaine de kilomètres histoire d'explorer un peu la région. Ce coin n'est pas hyper touristique et nous avons beau décortiquer les guides chaque soir, nous manquons un peu d'infos, surtout en hiver ! On a plusieurs options pour notre boucle, on avisera en fonction de l'état des routes, du temps et de la météo, selon comment cette dernière évolue.
Ce matin comme tous les matins de ce séjour, je suis de corvée de grattage de pare-brise. Mais aujourd'hui entre la couche de neige bien collante qui tombe, et la température, cela fait tout de suite une petite plaque de glace. Forcément cela tombe côté conducteur, mais en plus au niveau des yeux. A croire que c'est fait exprès !
Nous prenons donc la route afin de continuer la route 962 vers Pyhä, c'est à dire l'autre versant du parc naturel. Comme on le craignait les routes sont en moins bon état que les jours précédents. Espérons juste que ça ira pour la suite.
Juste avant d'arrivé à Pyhä nous bifurquons sur la petite route 9621. Qui dit route plus petite, dit moins dégagée et moins empruntée. Nous roulons dans 2 cm de poudreuse, et nous croisons pour seul véhicule qu'un petit vieux dans son tracteur. Au bout de cette route nous tombons sur un petit parking avec une grange en bois et un panneau explicatif. Bienvenue à Suvanto, ce qui en finlandais veut dire "coin perdu".
Avant d'aller voir à quoi ressemble le village nous nous arrêtons devant cette grange qui semble abriter une barge. Le village est situé au delà de la rivière Kitinen, et un panneau nous explique que jusqu'en 1991 cette barge servait tout simplement à rejoindre l'autre rive. Depuis un pont à été construit pour faciliter l'accès à Suvanto.
Nous jetons un oeil à notre environnement et je m'amuse à trouver ce que le guide du routard décrit comme suit : "Près du bac, une table de pique-nique pour profiter de la totale sérénité du site et de la beauté des bords de la rivière". Autour de nous règne un silence, la rivière ne fait qu'une avec les berges enneigées et, le pont qui mène à Suvanto se dessine difficilement dans la brume neigeuse. L'ambiance est presque surréaliste mais de toute beauté.
Mais ce village Suvanto à une histoire. Tout d'abord, en plus de dater du 17ème siècle, il faut savoir que c'est l'un des seuls villages de Laponie à avoir échappé à la destruction quasi systématique des Allemands pendant la seconde guerre mondiale. Il y reste donc un ensemble de bâtiments anciens que l'on ne peut admirer nulle part ailleurs en Laponie. Ce qui fait de ce village un lieu symbolique pour les gens de la région. Il a d'ailleurs été élu "Plus beau village de Laponie" en 1987. Mais sous cet épais manteau de neige, les routes ne sont pas dégagées et on se demande même s'il est habité.
Nous faisons demi-tour devant une magnifique maison jaune avec pour seul habitant un chien samoyède qui nous aboie dessus. Je lirait en rentrant que certains sites internet parle de Suvanto comme d'un "village musée". Cela explique pourquoi hormis ce chien nous ne croisons personne. Pourtant le panneau près de la barge nous apprenait qu'ils sont encore une trentaine à vivre ici. L'été sans doute. Quoi qu'il en soit l'ambiance de bout du monde est, elle, bien présente.
Nous faisons le chemin en sens inverse sur la route 9621, et recroisons notre petit vieux dans son tracteur, lui aussi en sens inverse. De retour sur la route 962, nous continuons notre route direction Pelkosenniemi où, la faim se faisant sentir, nous espérons trouver quelque chose pour manger. Il neige beaucoup et la route n'est vraiment pas dans un bon état. Surtout qu'à force de s'arrêter nous rencontrons un problème majeur. L'humidité de la neige qui fond en roulant crée à chaque fois une couche de givre/glace sur le pare brise, ce qui contraint la visibilité. J'ai beau gratter, ça ne part pas et la visibilité est vraiment mauvaise. Nous devons donc limiter un peu les arrêts.
Arrivé à Pelkosenniemi nous avons l'impression d'avoir atterri en plein milieu d'un village perdu du grand nord canadien ou du fin fond de la Sibérie. L'ambiance qui se dégage avec la neige qui tombe et le froid, est plus que dépaysante. On s'attendrait presque à croiser des ours polaires ! J'ai même du mal à vous retranscrire ce que l'on ressent, tellement l'ambiance est surnaturelle. Nous tentons une sortie et tombons sur une statue un peu kitsch posée sur un socle de mosaïque. Une statue d'Andy Mc Coy ! Ce guitariste ayant travaillé avec Iggy Pop est l'un des fondateurs d'un très gros groupe de rock finlandais (Hanoi Rocks). LA star locale, puisque né ici. A noter que Pelkosenniemi est aussi connu l'été pour son "Championnat du monde d'écrasement de moustiques" ! Si ça tente quelqu'un, le record datant de 1995, est de 21 moustiques en 5 minutes, le tout à la main, s'il vous plait !
Nous en profitons pour immortaliser les panneaux d'élection, puisque la veille au soir s'est déroulé le deuxième tour de l'élection présidentielle. Pour info c'est Sauli Niinistö qui a remporté l'élection face à l'écologiste Pekka Haavisto. Nous avons suivi cette soirée d'élection, ce qui nous a permis de constater que des débats politiques sont possibles sans haussement de tons, ni engueulades.
Revenons à Pelkosenniemi. La visibilité n'excède pas 100 mètres, il neige dru, il y a du vent, et le centre névralgique de la ville semble se résumer à une grande artère, deux ou trois maisons, une station service qui fait office de caféteria et un K-Market (supermarché). Nous décidons d'aller chercher quelques ingrédients afin de nous concocter des sandwichs maison. Du pain noir, du fromage et du salami (les finlandais raffolent de charcuterie) feront très bien l'affaire, avec en dessert un paquet de gâteaux.
Nous grimpons en voiture près de l'église, ce sera notre point de pique-nique improvisé. Les sandwichs se font sur le tableau de bord tandis que la neige commencent à recouvrir la voiture.
Notre petit en-cas avalé, me voilà à nouveau dehors à gratter la glace et à dégager la neige. Quitte à être dehors j'en profite pour prendre en photo la belle église en bois de 1929. Nous descendons la rue, pour aller se prendre un petit kahvi à la caféteria de la station service. Je regrette vraiment de ne pas avoir pris mon appareil photo à ce moment car l'instant était vraiment spécial. Assis à l'intérieur de la partie caféteria de cette minuscule station-service, nous observons cette neige qui tombe dru, ce froid pinçant et les deux cars qui attendent, portes ouvertes, les locaux afin de rallier les villes alentours. On appele ce moyen de transport les ski-bus . Ils sont équipés de gros phares longue portée sur le toit, et c'est même à ça qu'on les reconnait. L'atmosphère de cet instant est vraiment spéciale, presque mystique.
Nous repartons et décidons d'opter pour la moyenne boucle. C'est à dire celle qui nous fait passer par Savukoski et remonter sur Sodankylä. Le paysage ? Des sapins, des bouleaux, des petites vallées et ce qu'on devine être tantôt des rivières, tantôt des lacs. On s'amuse des sapins qui d'un coup lâchent des grosses masses de neige sous le coup du vent. Arrivés à Hihnavaara nous bifurquons vers Sodankylä. Et là, la route que nous pensions correcte (même taille que la précédente sur la carte IGN) s'avère être une petite route à sens unique, avec des refuges tous les 100m. La nuit commence doucement à tomber et le ciel est sombre, chargé de neige. Les voitures et les camions que nous croisons nous aveuglent avec les nuages de neige qu'ils traînent derrière eux.
Nous enchaînons les petites bourgades, semblables à des lieux-dits.
Et là d'un coup, au détour d'un virage, le ciel s'ouvre en deux. D'un coté le gros nuage grisâtre gorgé d'humidité neigeuse qui nous a poursuivi toute la journée, et de l'autre un magnifique coucher de soleil. C'est tout bête mais ça nous fait un bien fou ! Nous trouvons une petite bifiurcation et nous nous arrêtons pour prendre l'air, prendre quelques photos et profiter du paysage. L'instant est magique, et c'est notre récompense de la journée.
Nous enchaînons les derniers kilomètres jusqu'à Sodankylä puis jusqu'au chalet. Nous constatons qu'ici aussi il a bien neigé. Le petit chemin qui nous ramène à la maison est très épais et descendons dans plus de 10 cm de poudreuse. Nous refaisons une expédition pour aller chercher du bois. Un bon gros feu, un bon dîner, et une petite bouteille de Kahru (cela signifie l'ours).
Demain, une longue route nous attend, car nous montons plus de 200 km au nord, du coté d'Inari et d'Ivalo, en plein territoire Same.
merci pour ce merveilleux voyage que je ne connais que l'été:)
il lui suffisait de voir une carte pour se mettre à l'étudier avec passion, puis, invariablement, il commençait à projeter quelque nouveau voyage impossible, qui, parfois, se transformait en réalité. »
PAUL BOWLES : « Un Thé au Sahara »
Merci pour ce retour du coup je vais continuer avec un jour de plus pour aujourd'hui ! (Faudra que je vous envois un mp car j'aurais peut-être besoin d'info sur la Jordanie et j'ai vu que vous y aviez déjà été)
Jour 5 :
Aujourd'hui une longue journée nous attend, et surtout une longue route. Environ 230 km plus au nord jusqu'à Inari. Nous prenons donc la route sous un magnifique soleil et remontons vers le nord en longeant le lit de la rivière Kitinen. Le soleil, et les forêts de sapins vont nous accompagner tout le long de la route.
Alors que nous remontons la E75, d'un coup je reconnait un endroit qui m'est familier. Cette petite aire de repos qui donne sur le lac Vajukosken Allas, je m'en souviens comme si c'était hier (et pourtant ça remonte !). Quand nous avions fait notre roadtrip en Scandinavie avec mes parents, nous nous étions arrêtés ici pour y passer la nuit. Nous avions joué aux cartes jusqu'à 3h du matin, surpris par la lumière du soleil de minuit du mois de juillet. A l'époque il n'y avait que la petite bicoque, elle était tenue par une petite mémé qui faisait ses pâtisseries et vous proposait un kahvi sur la terrasse donnant sur la rivière. Maintenant vu la grande maison à côté, je pense qu'il y a dû avoir un changement de propriétaire, mais le coin est toujours aussi reposant. J'en profite pour faire quelques photos pour montrer à mes parents qui me confirmerons que c'était bien ici.
Nous reprenons la route et nous passons devant Tankavaara, un ancien village de chercheurs d'or. Phénomène qui eu son apogée au milieu du 19ème siècle lorsque deux finlandais, Ervast et Lepistö, sont venus tenter leur chance, attirés par les rumeurs. On est alors en 1869. En moins de trois semaines, ils trouveront deux kilos d'or. Les gens s'emballent, et la région est alors envahie de prospecteurs venus à leur tour tenter leur chance. Cette ruée vers l'or ne durera que 3 étés. Pourtant d'autres régions du Nord furent aussi prospectées, mais l'exploitation industrielle fut rapidement stoppée par le froid intense qui sévissait neuf mois de l'année. Faute de rentabilité plusieurs entreprises firent faillite au début du XXème siècle et l'or tomba alors dans l'oubli pour plusieurs décennies.
Chaque année est organisé, le 1er week-end d'août, un championnat national d'orpaillage. Hormis ça vous pouvez, en plus de la visite du musée, vous exercer à cette pratique. Sachez qu'en 2004, un couple à trouvé 282g d'or. Au cours du jour (février 2012) et à raison de 42 euros le gramme, cela fait la somme rondelette de 11 844 euros ! Malheureusement nous n'avons pas le temps de tenter notre chance et continuons notre route. Peut être sommes-nous passés à côté de la fortune...
La route E75 nous fait passer par Vuosto, qui est symboliquement considéré comme la porte d'entrée du territoire Sâme. Une arche enjambant la route ainsi qu'une maison rouge recouverte du drapeau sâme marque ce point de passage. Quand je dit que c'est symbolique c'est tout simplement que le territoire sâme s'étandait, à une certaine époque, beaucoup plus au sud, jusqu'à Rovaniemi. Sur cette route en quasi en ligne droite nous voyons traverser un renard. Vêtu de son pelage d'hiver d'un orange presque fluo, il est magnifique. Magnifique et surtout trop rapide pour le prendre en photo.
La route nous fait longer le parc national Uhro Kekkonen, du nom d'un ancien président de la république, fou de randonnée. Ce parc est l'un des plus sauvages d'Europe et il habrite tous ce que la Finlande peut compter d'animaux. Elan, renard, glouton, ours, lagopède, hibou, chouette des neiges, ... Il est donc très sauvage et soumis à beaucoup de restrictions imposées par le Metsähallitus (l'ONF finlandais) afin de le préserver. Certaines zones, comme la partie adossée à la frontière russe, sont même interdites.
Nous roulons depuis longtemps et une petite pause s'impose afin de profiter de cette nature sauvage.
Retour sur la E75, où cette partie de la route est surnommée l'Artic Road. Juste avant d'arriver à Ivalo, la route nous fait passer par une sorte de montagne, où le paysage est époustouflant. Ce doit être en plein vent, car le paysage de toundra est dénué du moindre arbre ou arbuste. Les panneaux et les poteaux au sommet de cette petite montagne sont comme pétrifiés par la glace et le vent. Malheureusement aucun moyen de s'arrêter. Nous passons donc par Ivalo, où nous apercevons une étonnante église luthérienne moderne. Passer Ivalo et la rivière Alajärvi signifie, attaquer la plus belle partie de la route, celle qui nous fait longer le lac Inari (Inarijärvi en finlandais, et Aanaarjävri en sâme).
Le lac Inari, c'est le 3ème plus grand lac de Finlande et le 9ème d'Europe. Il est gelé 6 mois de l'année et si vous le regardez sur une carte, on dirait du gruyère. La présence des nombreux lacs en Finlande s'explique par le fait que les saisons chaudes arrivant, la neige fond, mais la terre n'a pas le temps d'absorber toutes cette masse d'eau. Se créent alors des lacs, de différentes tailles, mais aussi des îles. Le lac Inari compte 3318 îles, et sur l'une d'elle se trouve Ukonsaari, un lieu sacré des sâmes, un ancien sanctuaire où les lapons venaient sacrifier rennes et chiens pour les esprits. Encore aujourd'hui les sâmes font très attention à n'y aller qu'à certaines dates.
Pour notre part nous tentons de prendre un chemin qui s'enfonce parmis la forêt qui donne sur une petite crique du lac. Il est passé 12h et pourtant la lumière rasante du soleil, fait penser à un soleil d'été vers 20h, très bas mais très lumineux.
Nous terminons les quelques kilomètres restant jusqu'au SIIDA, le musée du peuple sâme. Le terme de Siida est un peu compliqué à expliquer mais cela désigne une zone sacrée pouvant aller de certaines pierres, mais aussi des pâturages de rennes, ou bien une zone d'élevage, bref le centre névralgique, économique et sacré d'un groupement sâme.
Nous y déjeunons avant de commencer la visite, et prenons un Lounas, une sorte de menu qui comprend un plat chaud, souvent à volonté, et un dessert. C'est presque un rituel, une alternative aux fast-foods, c'est souvent servi dans les cafés, les caféterias ou les lieux publics. Le restaurant en mezzanine du musée laisse, par les persiennes, passer la lumière du soleil rasant. Et un bon ragoût de renne est fort bienvenu pour nous requinquer avant la visite du musée.
Ce musée est incontournable pour qui veut prendre le temps de s'intéresser au peuple sâmes (que l'on appelait péjorativement Lapons, il n'y a pas si longtemps). En deux salles, sont très bien résumées les bases pour comprendre ces peuples. Leurs traditions, leurs découvertes, leurs cultures, leur façon de vivre, de s'habiller mais surtout les différences entres les ethnies de Norvège, de Finlande ou bien de Russie. Autour de l'îlot central, où est regroupée l'histoire de peuple sâme, vous trouverez des informations sur les saisons, la faune et la flore de la Laponie. C'est là que nous verrons notre premier glouton empaillé. Cet animal, appelé Wolverine en anglais, tout les guides en parlent. Ils ont beau être peu nombreux et ne s'alimenter de musaraignes, ils peuvent toutefois attaquer l'homme, mais cela reste très rare (ils sont un peu plus d'une centaine en Finlande).
Une fois la visite terminée et après avoir fuit une huée de touristes bruyants, dehors vous avez la possibilité de poursuivre la visite sous la forme d'un écomusée. Les maisons, l'hiver, sont fermées. Impossible donc de voir l'intérieur de l'habitat, ni d'en juger l'évolution, mais vous pouvez toujours vous ballader entre les maisons traditionnelles (les fameuses kota). Dans ce parc, nous tomberons même sur un Snow Theatre, un théâtre temporaire tout en glace. Les gradins taillés en gros bloc de glace sont recouverts de peaux de rennes, et l'écran est lui aussi un énorme bloc de glace. Impressionant.
Nous revoila donc de retour sur la E75 pour faire la route en sens inverse qui forcément, avec la fatigue, nous parait plus longue. Au détour d'un virage on voit une grosse colonne de fumée s'échapper du lac. La différence de température entre l'air et l'eau, et la présence d'une centrale thermique de l'autre côté de la route, explique le phénomène. Néanmoins, nous n'étions plus habitués à voir de l'eau.
La nuit tombe, et un coup d'oeil nous permet de distinguer une magnifique et gigantesque lune rousse. Un petit arrêt sur un parking, d'où s'échappe furtivement deux rennes, et j'essaye de prendre en photo cet astre impressionant.
Nous rentrons un peu fatigués, et préparons un petit diner accompagné, ce soir, d'un verre de Lapin Kulta (L'or de Laponie).
Mais pour ce soir, la soirée ne s'arrête pas là ! Alors que nous sortons fumer une cigarette, nous levons les yeux au ciel et....magie ! Des Aurores Boréales s'offrent à nous. Une Aurores Boréale, peut durer entre 1 et 30 minutes, s'installer et durer ou non. Celles-ci commencent furtivement, deux ou trois sont assez fortes et impressionantes. Le spectacle nous scotche littéralement sur place. Pas le temps d'aller chercher l'appareil photo, nous voulons en profiter à 100%. Soudain elles se calment un peu, nous retournons prendre l'appareil photo, le trépied, et attendons dans le froid que le phénomène recommence. Malheureusement celles que nous verrons n'auront pas la même force, et nous ne verrons que des traces furtives qui ne semblent pas décider à se lancer dans la danse.
Nous allons nous coucher avec ces belles images dans la tête. Comme un enfant, je suis un peu déçu que le spectacle n'ai pas duré plus longtemps, mais après 4 tentatives de sortie d'envrion 30 minutes, nous avons dû nous résigner.
Très sympa comme récit, très belles photos, présentation soignée... 🙂 j'aime beaucoup et comme je suis du genre impatiente, j'ai déjà tout vu et lu sur ton site tout aussi tip-top !😉
Un beau reportage que je m'empresse de garder sous le coude pour le jour où... en tout cas, ça donne envie de découvrir cette région ! Merci !
Merci pour ce commentaire ! J'ai parfois l'impression de faire des textes trop longs et peut être trop informatifs 😊...Vu que c'est mon premier le style est susceptible de changer pour les (j'espère) prochains récit de voyage.
Bon allez c'est parti pour la suite !
Jour 6
Nous prenons notre temps en cette matinée du 6ème jour, le programme est très légèrement défini. Notre seul impératif est à Rovaniemi en fin d'après-midi. Nous avons en effet réservé pour la soirée une ballade en motoneige, de nuit, à la recherches d'Aurores Boréales. C'est notre seul "luxe" de ce séjour, et après le spectacle de la veille nous partons confiant !
Avant de reprendre la route E75 en direction du sud, nous passons par Luosto afin de faire le plein. Sous un soleil radieux, et attendant que le plein soit fait, j'en profite pour prendre en photo la petite chapelle de neige et de glace qui trône le long de la route.
Curieux de voir comment a été fait l'intérieur, j’entrouvre légèrement la porte pour y découvrir un autel et des bancs taillés dans des blocs de glace, ainsi qu'un christ sculpté dans la neige. Quelques photophores sont placés devant les "vitraux".
Nous revoilà donc sur la route, avec un magnifique soleil face à nous. Je tente de prendre en photos les petits nuages de neige, qui sous l'effet du vent, semblent traverser la route tels des petits serpents.
Comme nous ne nous y sommes pas arrêtés à l'aller, nous faisons un arrêt touristique au Cercle Polaire qui fait aussi office de maison du Père Noël. Autant le dire tout de suite, hormis la ligne de démarcation qui symbolise le passage du 66° parallèlle, le coin n'a que peu d'intérêt. Les finlandais ont très bien rentabilisé l'aspect commercial que peut représenter le Père Noël.
Mais avant d'aller faire un tour dans les boutiques, j'immortalise le panneau symbolique (qui a d'ailleurs été restylisé depuis la dernière fois que je suis venu). Dans la partie inférieur e, il est recouvert de stickers de clubs de motards du monde entier, qui marquent leur passage en apposant l'autocollant de leur club.
Nous faisons donc un petit tour dans ce village un peu factice, qui est officiellement celui du Père Noël (même si d'autres pays, comme la Suède, la Norvège, le Danemark, se disputent gentiment la demeure officielle du Père Noël). Vous trouverez donc des boutiques avec des cartes postales kitchissimes, mais aussi LA boutique où vous pouvez faire prendre en photo vos bambins avec le Père Noël. Pas besoin de les accompagner puisque juste au dessus de la caisse vous avez la possibilité de les observer grâce à un système de caméra multi-angles !
Bref, le temps d'écrire quelques cartes postales, qui porteront le tampon du cercle polaire et de prendre quelques photos, nous nous apercevons que nous sommes restés plus de temps que prévu sur place. Nous nous remettons en route pour la petite dizaine de kilomètres restante jusqu'à Rovaniemi.
Nous traversons la rivière Kemijoki et apercevons le musée Artikum que nous avons prévu de faire, mais avant, nous devons confirmer notre présence pour le safari de ce soir. Nous nous garons donc dans une rue en pente qui donne sur la rivière fumante qui traverse la ville.
Il nous faut moins de 10 minutes pour payer et confirmer la randonnée en moto-neige. Nous retournons vers la voiture, et la mise en garde du Guide du Routard se confirme. Une belle amende nous attend sur le pare-brise. Les contractuelles de Rovaniemi ont l'air d'être efficaces, nous n'en avons pas croisé une seule et pourtant nous avons été alignés, peut être se cache-t-elle dans l'un des nombreux bars situés à côté de la rue. Moralité, à Rovaniemi il faut être très attentif au stationnement et surtout ne pas oublier de payer ! 40 euros d'amende pour quelques minutes d'inattention.
Fort de ce petit désagrément nous allons rapidement manger un petit quelque chose, mais avant je passe un coup de téléphone à mes parents, car je sais que là où nous nous trouvons à Rovaniemi, il y a une petite webcam, c'est l'occasion pour eux de nous voir en, presque vrai. C'est devenu une sorte de petit rituel à chaque fois que nous partons à l'étranger !
Nous décidons de déplacer la voiture sur le parking gratuit de l'Artikum, situé à quelques centaines de mètres de là. J'avais déjà fait ce musée il y a quelques années. C'est vraiment LE musée à faire en Laponie. Il est complet, très très complet. Il traite de l'Arctique dans le sens large du terme, que ce soit au niveau des peuples, des enjeux du pétrole, du climat, de l'histoire de la région pendant les différentes guerres. C'est interactif (un peu comme la Cité des Sciences à Paris), ludique, ça convient à toute les générations. L'idéal est de le faire en complément du SIIDA à Inari, car l'Artikum vous amènera un complément d'informations sur les peuples sâmes, avec par exemple des enregistrements audios recueillis par des ethnologues auprès des différentes ethnies sâmes. Il faut compter plus de 3 heures pour tout voir, mais malheureusement nous sommes pris un peu par le temps et nous le parcourons en seulement 1h30, en faisant l'impasse sur quelques salles. Par contre, les photos sont interdites dans la totalité des salles. L'architecture du musée vaut à elle seule, le détour. Cette grande galerie vitrée donne vue sur la rivière Kemijoki.
La seule photo que j'ai prise d'une des salles du musée, est celle où dans une reconstruction d'un refuge on voit sur un écran, un ours polaire curieux venir coller sa truffe à la vitre du refuge et l'explorateur s'en amuser.
Nous repartons vers le centre afin de laisser la voiture avant le safari, tout en n'oubliant pas cette fois ci de mettre quelques pièces dans l'horodateur. Notre guide pour l'expédition de ce soir est français et nous n'aurons pour compagnon de voyage qu'un jeune couple d'espagnols. Nous nous habillons avec les vêtements fournis par Safartica, à savoir une grosse combinaison à mettre en plus de nos vêtements, mais aussi chaussures, chaussettes, gants, écharpe, passe-montagne. Nous sommes un peu entravés dans tout ce matériel mais au vu de la température ressentie avec la vitesse, je peux vous assurer que ce ne sera pas de trop.
Autant le dire toute de suite, nous n'avons pas pu prendre de photos, ayant oublié l'appareil photo compact au chalet et ne pouvant nous encombrer d'un sac à dos.
Nous descendons donc, armés de nos combinaisons et sous le regard ahuri des touristes, la rue qui mène aux berges de la rivière afin d'atteindre le lieu de départ de notre expédition. Notre guide nous donne des explications de conduite et de sécurité. Ce qu'il faut faire, et ne surtout pas faire. Le convoi se met alors en route, et nous fermons la marche. Une fois le froid et l’accélération fulgurante assimilés nous descendons sur la rivière gelée ! La sensation de conduite sur un espace éphémère est grisante. La vision de la ville qui s'éloigne au loin rajoute à cette atmosphère particulière. Nous nous arrêtons de temps en temps pour que notre guide nous donnent quelques explications pédagogiques sur les paysages de la région, la toundra, le fonctionnement des aurores boréales, ou bien les croyances locales.
Malheureusement au vu du ciel couvert et chargé, nous comprenons de nous-même rapidement que nous avons peu de chance d'en apercevoir ce soir. Nous traversons divers paysages, et conduire dans de petits chemins en plein milieu d'une forêt dense de sapins, le tout en pleine nuit, est une sensation inoubliable. Après environ 1h de conduite ponctuée de quelques arrêts, nous arrivons à une kota, cette hutte traditionnelle en bois dont nous avons parlé plus tôt. Notre guide prépare alors un feu à base de bouleau tout en continuant de nous expliquer, de manière plus complète, le fonctionnement et le pourquoi des aurores boréales. Pendant ce temps, nous dégustons un succulent jus de baies chaud et sucré et faisons griller quelques saucisses le temps qu'un petit sandwich de pain noir garni de fromage lapon et de salami grille tranquillement. Le feu, ce petit repas et la discussion partagée avec nos compagnons d'expédition nous fait le plus grand bien, même si notre corps peine à se réchauffer.
Sur le chemin du retour nous ne prenons même plus le temps de nous arrêter, ayant très bien compris que même notre guide ne pense pas voir d'aurores boréales ce soir. Lancé à pleine vitesse et malgré les poignées chauffantes, je sens l'extrémité de mes doigts me faire un mal de chien à cause du froid. Petit à petit la chaleur revient, mais Cécile peine, elle, à réchauffer ses pieds.
Même si nous n'avons pas vu d'aurores boréales, cette petite expérience de conduite sur la rivière et cette ballade en pleine nature suivis par une lune gigantesque, reste une très bonne expérience qui restera longtemps dans nos mémoires.
Un peu exténués nous reprenons la route pour faire les 100 km qui nous séparent de notre chalet, en faisant attention à ne pas croiser de rennes. De retour au chalet, nous restons quelques instants dehors espérant avoir plus de chance qu'à Rovaniemi, mais décidément, ils semblent qu'hier était la nuit pour ça.
Jour 7 :
Aujourd'hui nous avions, à la base, prévu une randonnée de 3h en raquettes, mais je dois bien admettre que notre escapade en moto-neige de la veille nous a bien fatigués, et quelques courbatures se font ressentir. Nous prenons donc la décision de ne pas y aller. Ce sera notre jour de relâche. Nous choisissons de retourner à Sodankylä, la ville où nous avions été le premier jour. Il fait moins froid et je vais enfin pouvoir prendre des photos de cette vieille église. Nous faisons donc la route jusqu'à Sodankylä, et même si un petit vent se lève, le soleil est bien présent, et ça fait du bien ! Nous commençons par la nouvelle église, datant de 1859, d'un style assez classique en pierre, mais, malheureusement, cette dernière est fermée, comme beaucoup d'églises en Finlande. Nous nous en étions rendu compte l'année dernière à Helsinki, bien souvent les églises sont ouvertes uniquement pour les cultes.
Pour aller vers l'ancienne église, nous passons par le cimetière, et je dois confesser qu'en tant que photographe j'aime l'atmosphère qui se dégage d'un cimetière sous un manteau neigeux. Rien de glauque à ça, mais je trouve que la neige rajoute ce côté ouaté et délicat qui sied à ce genre de lieu. Qui plus est, certaines croix sont vraiment d'une forme originale. Néanmoins, je fait attention à ne pas prendre des photos si les gens se recueillent afin de ne pas être irrespectueux.
Le cimetière n'est pas très grand, et toutes les tombes semblent plutôt anciennes. Il aussi la particularité de longer la rivière Kitinen qui passe dans Sodankylä.
Un panneau avec la date nous indique dans toutes les langues (finnois, anglais, allemand, suédois) que nous sommes sur le bon chemin pour découvrir la vieille église en bois de 1689.
Cette église est juste magnifique avec son toit en tuiles de bois goudronnées, les mâts sculptés présents sur le toit. Il faut savoir qu'elle date donc de 1689, ce qui en fait l'une des plus anciennes églises de Finlande. Une sorte de survivante épargnée par les troupes de la Wehrmacht en 1944. Elle a donc été construite dans le but d'en faire un lieu de culte pour les villages lapons des alentours comme Sompio, Savukoski et Kittilä. Les familles voyageaient parfois plusieurs jours en vu d'assister à l'office.
Je trouve splendide les larges planches de chêne qui composent l'église, elles sont à la fois rougies par le temps et bleuies par le froid et le gel. Associée à ça, la neige qui la recouvre et fait ressortir les couleurs, le spectacle est sublime. Malheureusement, l'église est fermée, mais j'arrive tout de même par l'interstice entre deux planches à prendre en photo l'intérieur. On se croirait à l'intérieur d'un vieux bateau. Les planches du sol ne sont plus d'aplomb car travaillées par le temps. Je regrette vraiment de ne pas pouvoir rentrer, surtout que le toit en forme de coque de bateau renversé à l'air magnifique.
C'est pas grave nous apprécions tout autant le spectacle extérieur, surtout avec ces coups de vents qui font tomber des masses de neige des sapins, et qui créent une sorte de petit brouillard. Nous quittons le cimetière de Sodankylä par une petite grille.
Malgré que la température se soit réchauffée autour de -20/-25°c, nous avons un petit peu froid et un petit kahvi nous ferait le plus grand bien. Cela tombe bien, car il semble qu'à côté de l'office du tourisme, où se trouve un petit musée d'artisanat local, il y ait un petit café dans un bâtiment qui regroupe la mairie et la bibliothèque (Kirjasto en finnois). Nous prenons donc notre kahvi accompagné d'un cinnamon rolls (petit roulé à la cannelle et à la cardamome qui se nomme Korvapuusti) dans ce café ou le temps semble s'être arrêté dans les années 60. Tout en nous réchauffant nous regardons la vie s'activer dehors. En retournant vers la voiture nous jetons un coup d'oeil dans nos guides pour y voir qu'à une centaine de mètres se trouve un petit musée du patrimoine local. Allons voir !
Fausse joie ! Au vue du mètre cinquante de neige devant l'entrée du musée et sur le parking de celui ci, on comprend très vite qu'il est fermé durant l'hiver. Je trouve d'ailleurs que les guides ont la fâcheuse tendance à oublier de préciser ce genre de détails. J'en profite pour prendre en photo une vieille maison au rouge pétant, et nous reprenons la direction du chalet pour aller manger et voir comment nous organiser pour la suite de la journée.
Chaque fois que nous passons sur la petite route 962 qui mène à notre chalet, on passe devant une toute petite route qui est censée mener à d'autres pistes de ski. Nous nous engageons sur le chemin pour aller voir ce qu'il y a au bout. La réponse est simple, rien. La route s'arrête aux pieds de remontées mécaniques à l'arrêt, il n'y a personne aux alentours, mais cette petite route à au moins le mérite de nous faire longer un magnifique paysage de toundra, où la végétation est quasi inexistante si ce n'est quelques petits sapins qui tentent de percer la couche de neige.
Après avoir manger et avoir fait quelques photos du chalet de jour et de cet arbre qui croule littéralement sous le poids de la neige, nous décidons de tenter une petite randonnée le long d'une piste de ski de fond qui passe pas très loin du chalet. La lumière décline, il est 15h.
Le chemin est très bien damé, et bien que nous faisons bien attention à marcher au milieu pour ne pas "casser" les traces des skis, nous savons que si nous croisons quelqu'un nous nous ferons sûrement enguirlander pour faire de la randonnée sur une piste de ski.
Nous nous arrêtons de temps en temps pour profiter du silence, écouter la forêt et surtout assister au concert de craquements des arbres. Avec ce petit vent, c'est impressionnant d'entendre autant les troncs se dilater et craquer de la sorte. On a parfois l'impression qu'un arbre va nous tomber dessus.
Il est 16h passé et la lumière décline très rapidement au milieu de cette forêt dense. Nous devinons le soleil se coucher et qui, subtilement, joue à cache-cache avec les arbres. Nous rentrons donc tranquillement au chalet après une petit ballade d'un peu plus de 5 km.
Vu que le départ est prévu pour demain, nous en profitons pour faire un peu de rangement et surtout réserver dans le restaurant dans lequel nous avions été chercher les clefs du chalet le jour de notre arrivée. On s'était promis de le tester. Au fur et à mesure que la nuit tombe, le vent, lui, se lève de plus en plus. Et sur la route qui nous mène au restaurant, nous voyons se former sur la route de mini tornade de neiges. Nous nous empressons vite de nous mettre bien au chaud dans ce restaurant du nom de Kerttuli tout en observant les bourrasques de neige au dehors.
Ce restaurant est visiblement assez renommé, il fait même partie des choses à faire et à ne pas manquer en Finlande dans le Guide du Routard. Et faut bien l'avouer ce que nous dégustons est juste succulent. Pour moi ce sers un aloyau rosé de rennes accompagné d'une sauce à la canneberge et d'un risotto aux morilles et à l’épeautre.
Pour Cécile, du saumon grillé avec une sauce aux carottes et aux baies d'argousier servi avec des muffins de pommes de terres et d'agrumes. La viande est fondante à souhait, le risotto est à tomber et je ne parle même pas du saumon qui fond dans la bouche. Un régal !
Pour ce qui est des desserts, j'opte pour ma part pour du fromage lapon accompagné d'une sauce au caramel et aux airelles rouges et goldenberry, une mûre locale, de couleur jaune. Bon le fromage lapon, on a vu beaucoup de gens en acheter au supermarché, mais c'est pas terrible. C'est une sorte de pâte de fromage cuite au four et grillé, qui file beaucoup comme de la mozzarela mais qui n'a pas énormément de goût. Disons le clairement, sans la sauce ça ne représente que peu d'intérêt. Pour Cécile, le dessert est moins original mais plus goûtu, une tarte au citron vert et une crème à la vanille onctueuse entre de la crème et de la chantilly. Très bon !
Le temps d'une cigarette sur le pas de porte du restaurant me permet d'apercevoir un thermomètre local des plus originaux... Je ne vous en dit pas plus et vous laisse observer les deux photos ci-dessous.
La tempête ne se calme pas et j'essaye de prendre en photo les rafales de vent que l'on voit passer sous les lampadaires. La preuve que la tempête est bien là, c'est que sur la route nous voyons que des congères se sont formées parfois jusqu'en plein milieu de la route, nous obligeant à des écarts impromptus. Une attention maximale est requise !
Nous nous avançons un peu sur les valises, et après une petite bière (une Lapin Kulta de Noël), nous sortons voir l'état du ciel. Malheureusement celui ci est trop couvert pour voir des aurores boréales, nous n'aurons pas de dernier cadeau du ciel avant de partir.
Je continue pour les quelques petits jours restant :
Jour 8 :
Nous nous levons assez tôt pour nettoyer le chalet, et terminer les valises. Notre semaine touche à sa fin et il est temps pour nous de trouver de la place pour tout ce que nous avons acheté et faire de la place pour tout ce qui nous reste à acheter ! Nous devons quitter le chalet pour 10/11h et notre train du soir est lui à 21h ce qui nous laisse toute la journée pour tranquillement rallier Rovaniemi. Pour éviter la route directe, nous allons faire une grande boucle qui passe à l'est par Savukoski, Salla, Kemijärvi puis Rovaniemi.
Depuis que nous sommes arrivés en Finlande, nous longeons sans cesse la frontière Russe. Nous voulions nous en approcher lorsque nous étions vers Inari, mais nous avions dû renoncer faute de temps. Du coup, là, par la boucle que nous allons faire, nous allons passer à côté du poste frontière de Salla, perdu au milieu des bois dans un des coins les plus froids de la Finlande. Certaines boutiques, ou certains panneaux dans les villes avoisinantes sont écrits à la fois en finnois et en caractères cyrilliques et à l'approche de la frontière les panneaux de contrôles se font de plus en plus présents.
Juste avant d'arriver au poste frontière, il y a un immense parking qui informe des curiosités de la région, qui expliquent les règles de base dans les parcs finlandais. C'est là que nous nous garons. Je veux m'approcher un peu plus du poste frontière afin de l'immortaliser. Nous longeons la route sous l'oeil attentif des caméras qui surveillent les allées et venues des véhicules. Nous n'osons pas nous approcher plus, du coup je prends une rapide photo et nous repartons vers la voiture. Pour info, j'ai regardé sur Google Earth si des gens avaient uploadé des photos plus proches, de ce poste frontière, mais toutes on plus ou moins été prises au même endroit que la mienne. Personne ne semble s'être aventuré plus loin que ce panneau.
Nous reprenons donc la route 82 en direction de Salla où, avant de faire un petit tour dans la ville nous prenons de l'essence. Ce qui est marrant c'est que chez nous, vous trouverez toujours des gens dans les garages en train de discuter autour d'une voiture, capot ouvert. Ici, c'est la même chose, à la différence que vous remplacez la voiture par une moto-neige.
Nous faisons un rapide petit tour à Salla. Il faut savoir que cette ville s'est retrouvée au milieu d'un conflit un peut compliqué. A l'automne 1939, durant la Guerre d'Hiver, les troupes soviétiques ont attaqué la Finlande et envahi la région de Salla. Staline avait, en effet, pour projet de couper la Finlande en deux en son point le moins large, afin de rejoindre le golfe de Botnie (qui fait la frontière naturelle avec la Suède). Le tout en moins de deux semaines. Les Soviétiques furent alors stoppés par l'armée finlandaise durant la Bataille de Salla. A l'issue de ce conflit, une partie de la commune de Salla fut cédée à l'Union Soviétique. Mais revenons à nos moutons, en nous promenant nous tombons sur une magnifique église dans un style moderne et épurée, qui me fait penser aux église que l'on peut voir en Islande ou dans d'autres pays nordiques. J'aime beaucoup cette architecture très brute, taillé à la serpe, avec un toit pentu qui ne retient pas la neige, ainsi que son beffroi dans la continuité architecturale. Impossible, par contre, de savoir de quand elle date.
Nous continuons notre route en direction de Kemijärvi que nous ne tardons pas à rejoindre, cette ville n'a pas énormément de charme sans doute du fait qu'elle aussi a subi pas mal de dommages durant les différentes guerres (Guerre d'Hiver, Guerre de Continuation, ...). La ville est plutôt récente puisque elle date de 1580. C'est un fermier et ancien chef de guérilla, Paavali Halonen, qui la fonda alors qu'il s'échappait d'un piège tendu par les Russes. Après avoir erré dans la région, il décida de s'installer dans ce coin alors inhabité par les Sâmes. Voilà pour la petite histoire. Nous nous arrêtons, tout de même, pour aller voir de plus près cette église avec son beffroi. Là encore, celle-ci est fermée, mais néanmoins je ne peux m'empêcher d'admirer le travail effectué sur les poignées de portes massives.
Dans le parc, à quelques dizaines de mètres se dresse le beffroi sous l'oeil attentif de cette sculpture recouverte d'une mince couverture de givre.
Nous avalons un petit quelque chose rapidement et reprenons la route sous la lumière qui décline. Nous repassons donc le Cercle Polaire pour la dernière fois de notre séjour, et laissons derrière nous le 66° parallèle avec une petite pointe de nostalgie.
Nous faisons quelques dernières courses de souvenirs dans le grand centre commercial de Rovaniemi. Nous sommes un vendredi soir, et ce brusque retour à la civilisation est assez violent. Beaucoup de monde, du bruit, nous n'avions pas vu ça depuis un petit moment déja. Après avoir fait les courses nous filons vers l'Artikum, où nous savons désormais que le parking est gratuit. J'en profite pour faire quelques photos de la verrière de nuit qui vient se terminer dans la rivière Kemijoki. Nous nous sommes garé ici pour aller voir la boutique/musée de la marque Marttiini, une marque ancestrale de couteaux traditionnels qui fabrique encore des couteaux lapons dans la plus pure tradition Sâme. Les couteaux sont magnifiques est je craque même pour un repliable avec un manche en bouleau. Après avoir fait notre petit tour dans le musée et avoir fuit une horde de touristes bruyants, nous filons vers la voiture.
Avant d'aller redéposer la voiture à la gare, nous nous garons pour aller voir le Lappia-Talo ou la Maison Lappia, l'oeuvre de l'architecte et designer finlandais, Alvar Aalto. Grand maître du fonctionnalisme et de l'architecture organique, Aalto est un personnage célèbre pas seulement en Finlande, mais aussi connu partout dans le monde. On lui doit beaucoup de projet, dont le Palais Finlandia à Helsinki, qui servit notamment pour le gala des dernières élections. J'aime cet architecte qui fait toujours en sorte d'intégrer ses constructions dans son environnement. Le Lappia Hall, est une sorte complexe culturel incluant une salle de théâtre et de concert, mais aussi la mairie de Rovaniemi ainsi que la bibliothèque construite en 1965. L'éclairage le soir, sur le toit de la maison Lappia n'est pas sans rappeler les aurores boréales, visibles dans la région. Nous déambulons donc parmi les créations du maitre.
Nous continuons vers la bibliothèque (Kirjasto) qui jouxte le Lappia Hall, et qui amène une forte dynamique avec cette enfilade de colonnes. Les piliers sont d'ailleurs gelés et certains se sont amusés à y laisser la trace de leur main. Vous pouvez d'ailleurs voir à quoi ressemble la bibliothèque sur une des nombreuses webcams de la ville, disponible ici. Admirez aussi le reflet de l'éclairage, un peu comme des aurores boréales, dans les vitres de la mairie.
Nous déposons notre voiture sur le parking de la gare, rebranchons la voiture sur la borne. Il fait -5°c, une sorte de journée caniculaire pour nous ! Bilan de location, pas loin de 1650 kilomètres effectués dans le nord de la Finlande. Comme on a un peu de temps à tuer, nous "nettoyons" la voiture en enlevant les blocs de glace dans la calandre, sur la malle arrière ou sur le pare-brise. La température nous aide mais certains font pas loin d'une dizaine de centimètres d'épaisseur.
J'aime bien les atmosphères de gare, le balais des voyageurs qui retournent chez eux le temps des vacances. Le balai de voitures qui attendent les enfants, les parents, la famille. J'en profite pour prendre quelques photos de la petite gare de Rovaniemi.
Notre train, le Santa Claus Express P274, arrive en station, et le temps que soient raccordés tous les wagons, j'immortalise le superbe graphisme de la compagnie VR. J'adore le design de leurs trains de nuits avec cet hibou a moitié endormi qui prend toute la hauteur de ce train à deux étages. Au rez-de-chaussée, ce sont les cabines de 4 personnes, et à l'étage ce sont les cabines de 2 personnes avec douche et wc privatifs.
Nous grimpons donc dans nos quartiers, chambres 211 et 212. Les couloirs ne sont pas très avenants en plastique blanc, ça n'as pas le charme des anciens trains de nuit, mais je dois bien l'avouer, le compartiment est plutôt cosy.
Cosy, mais pas très large. Nous essayons de loger les valises sous les lits, mais ça ne rentre pas. Les valises prennent toute la place, mais lorsque le contrôleur vient poinçonner nos billets, on essaye vainement de faire de la place pour ouvrir la porte. Je prend mes quartiers sur le petit siège près de la vitre, et nous dégustons nos sandwichs en regardant le paysage nocturne défiler. J'aime vraiment cette ambiance et les paysages de nuit avec ces petites maisons encore décorées avec les guirlandes de Noël est vraiment agréable.
Demain, matin le train arrive à 8h36 à Helsinki, et nous voulons nous lever tôt pour refaire les valises, et profiter du lever de soleil sur la campagne finlandaise.
Jour 9 :
Nous nous réveillons sur les coups de 6h30, la tête encore froissée par cette courte nuit. En tout cas on dort beaucoup mieux que dans nos trains français. Nous avalons un modeste petit déjeuner en admirant la vue de la campagne finlandaise qui tranquillement, elle aussi, émerge de sa nuit.
Arrivés à Helsinki, nous sortons de la gare pour nous diriger dans le centre de la ville qui est situé tout à côté. Ca fait 1 an qu'on y a pas mis les pieds et pourtant on se souvient encore des rues à prendre, des raccourcis. Bref cette ville s'approprie et s'apprivoise tellement facilement, que c'est très facile de s'y déplacer. Nous attendons l'ouverture de Stockmann (l'équivalent des Galeries Lafayette), qui fête ses 150 ans, pour faire nos dernières emplettes. Après ça, nous retournons devant la gare afin de prendre notre bus pour l'aéroport. Et là nous retrouvons, une de nos compagnons de galère, dont nous avions fait connaissance à l'aller, durant nos 10h d'attente à Roissy. Nous nous racontons nos voyages respectifs dans l'aérogare de l'aéroport d'Helsinki-Vantaa, le temps d'attendre l'embarquement de notre avion. J'en profite pour shooter un vieil avion de Finnair qui se prépare à décoller.
Le voyage se déroule sans encombre jusqu'à Amsterdam, où nous avons pas loin de 2h d'attente avant de prendre notre second avion à destination de Paris. On passe le temps en se baladant dans l'immense zone internationale, et nous discutons avec un couple de retraités de retour du Pérou, où ils ont eu très chaud. Alors qu' on leur fait part des températures que nous avons rencontré, ils en restent bouche bée. Le décollage et le début du voyage à partir d'Amsterdam se fait sous un magnifique coucher de soleil. Une sorte de dernier cadeau pour terminer en beauté notre voyage.
Nous voilà donc de retour à Paris avec des images plein la tête, avec déjà des idées pour un prochain voyage. Rendez-vous à la page suivante pour l'épilogue.
Nous sommes rentrés à Paris un samedi soir, des images plein la tête, et non sans une certaine nostalgie de cette petite semaine passée. Après nous être amusés des superlatifs utilisés par les médias français qui parlaient d'un froid polaire en France, l'idée a germée de partager notre voyage. Car à force de lire des comptes rendus de voyages sur internet, j'ai eu, moi aussi, l'envie d'en faire profiter les autres, que ce soit la famille, les amis, ou bien les curieux.
Ce voyage d'une semaine était, à mon sens, un bon départ pour commencer cette nouvelle aventure.
Ce que l'on peut dire à posteriori, c'est que ce voyage nous a poussé dans nos limites, nous n'avions tout deux jamais ni connu ni ressenti de telles températures. Ajouté à cela le fait que la Finlande est, quand même, un pays assez éloigné de la France, avec pour principal pays frontalier la Russie, l'impression d'être ailleurs et le dépaysement était total. Malgré ça, la Finlande reste tout de même un pays européen facilement accessible depuis la France (environ 3h d'avion), et qui possède une culture très riche et très ancienne qu'on ne peut ignorer.
Perdus dans le coeur de la Laponie, ce voyage n'a pas été très riche en rencontres, mais il a été très riche sur un plan plus personnel. Le fait de passer une semaine loin du bruit, de l'agitation d'une ville, isolés en plein coeur de la forêt nous a fait le plus grand bien, et cette communion avec la nature, chère aux Finlandais et aux peuples Sâmes, nous avons le sentiment de nous en être approchés.
On peut regretter tout même que l'activité culturelle hivernale est quand même assez restreinte et que les guides ou sites internet que nous avons pu visiter ne donnent que peu d'informations sur cette période de l'année, hormis sur les accommodations relatives au ski. Ce voyage n'a pas été parfait, il aurait sans doute pu être mieux préparé, en planifiant par exemple plus précisément les jours, mais il est difficile d'imaginer des parcours lorsque le point de chute est fixe. Cette "contrainte" nous a amenée à faire beaucoup de kilomètres, mais il est parfois bon de se laisser aller, sans trop savoir où vous allez.
Pour finir, la Finlande est un très beau pays, où les gens peuvent, tout comme le climat, vous paraitre un peu rudes au début, mais qui s’avèreront en fait d'une chaleur humaine et d'une volonté d'aider inestimable. Rien n'est un problème pour les Finlandais, et ils feront toujours en sorte de vous aider.
Malgré que cette région de Finlande connaisse une légère croissance touristique hivernale, j'espère cet afflux ne viendra en rien entraver la qualité et la quiétude de la nature hors du commun.
Informations Pratiques :
(par ailleurs je me suis un peu inspiré d'un CR de voyage de quelqu'un sur VF pour organiser ces informations pratiques)
Les Routes :
En hiver, elle sont relativement bien dégagées et ils nous est souvent arrivés de croiser des chasse-neiges. Néanmoins l'état de la route dépend aussi de son utilisation, les petites routes (à 4 chiffres, exemple la route 9621) ne seront pas prioritaires au déneigement, et vous y engager sera à vos risques et périls.
Code de la route :
Toutefois même si la limitation est à 80 km/h (parfois 90 ou 100 km/h mais plus rarement), les Finlandais ont l'habitude de leurs routes, et roulement relativement vite. Attention donc, aux tas de neiges que vous recevrez sur le pare brise lorsque vous croiserez une voiture. L'utilisation des pleins phares est quasiment obligatoire, la plupart des voitures étant équipées de phares longue portée, attention aux yeux quand une voiture vous arrive en face. Attention également aux animaux qui peuvent traverser la route, et surtout aux congères qui se forment au milieu de la route lors des tempêtes de neige. Dernier point, à partir de Novembre de chaque année, les Finlandais ont pour obligation de rouler avec des pneus neige, donc pas de soucis, toutes les voitures de locations en sont équipées. Pensez à la raclette pour le pare-brise même si notre voiture de location en était pourvue.
Climat :
Février est sans doute le mois le plus froid en Finlande. Et même si la période a été exceptionnelle, cette région est assez connue pour avoir des températures autour des -20°c et il n'est pas rare que le mercure aille jusqu'à -30°c. Nous avons toutefois eu très peu de vent, et quasiment tout les jours sous le soleil. Tout le monde vous le dira, le froid est plus "acceptable" en Laponie qu'à Helsinki par exemple, pensez toutefois à bien superposer les couches de vêtements. Les températures villes par villes sont disponibles sur ce site : Wunderground
Station essence :
Lorsque vous avez besoin de faire le plein, évitez de repousser. Les stations sont plutôt rares, même si vous pouvez trouver jusqu'à 6 stations pour une petite ville, et les distances sont souvent très longues. Beaucoup de stations fonctionnent avec des automates.
Divers :
En hiver, les journées sont très courtes, et même si février se trouve à la fin de la nuit polaire, ne vous attendez pas à avoir un soleil très haut. Le jour, tout comme la nuit, mettent beaucoup de temps à s'installer. Et au plus haut le soleil, équivaut chez nous à un soleil de 9h/10h en plein été. C'est à dire pas très haut. Attention donc en forêt où l'impression de nuit sera beaucoup présente beaucoup plus rapidement.
En conclusion :
Un vrai dépaysement, avec du silence (qu'on ''entend'' et qu'on remarque dès l'arrivée !), de la neige, une ambiance. La Finlande, c'est pourtant l'Europe ! Beaucoup de gens nous disent ''Les pays du nord, l'hiver, sans lumière, quelle horreur'' : c'est vrai qu'en rentrant, on remarque que la lumière est différente, et c'est là qu'on se rend compte qu'elle est importante et qu'elle joue sur le moral, sur le mode de vie, mais nous avons aimé ce soleil, en perpétuel lever ou coucher, qui pose une ambiance douce et calme, mais aussi déstabilisante. Ce qui renforce ce dépaysement. Ce qui a fait aussi que cette semaine a pu nous paraître longue et courte à la fois. Même si le paysage est d'abord hostile, on y prend vite goût, on a envie de le connaître, de l'apprivoiser et surtout de le respecter. On comprend aussi pourquoi les Finlandais en sont fiers et leur volonté d'en prendre soin.
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Voila, merci d'avoir pris le temps de me lire, de regarder les photos....Ceci était mon (notre) premier Compte-rendu de voyages, il est, je pense, perfectible, certaines fautes, nous ont échappés. Peut être le texte n'est, lui aussi, pas encore au point. En tout cas n'hésitez pas à me faire vos remarques !
Tout simplement magnifique 😮
J'y suis allé en décembre dernier (d'Oulu à Rovaniemi en passant par Pello et la Suède, je résidais au bord du lac Raanujarvi) et je suis bluffé de ce que tu as réussi à faire comme photos, elles sont splendides ! 😮 J'ai honte des miennes maintenant 😊
Merci !
Du coup, curieux comme je suis je suis allez voir sur ton site pour voir tes photos de Finlande mais elles n'y sont pas ? Tu as commencer à me mettre l'eau à la bouche avec ton intro, mais rien après ! Tu n'as pas encore commencé à le retranscrire ? En tout les cas fait moi signe quand cette partie sera présente, car ça m'intéresse. Et de ce que j'ai pu voir sur tes photos des USA, tu n'as pas du tout à rougir !
Effectivement je n'ai pas encore commencé la Laponie (je fini les USA avant) mais j'ai mis 3 photos (que j'ai récupérée sur Facebook donc qualité encore pire) mais tout ça pour dire que je suis content de revivre ça grâce à tes magnifiques photos :)
Ok, bon j'attends la suite alors ! De toute façon ton site vient de tomber dans mes favoris, et j'hésiterais pas à rajouter un lien sur mon site 😉
Non pas tout les jours, un soir nous en avons vues, et nous avons appris que la veille aussi elles étaient visibles mais nous ne sommes, sans doute, pas sortis au bon moment. Qui plus est sans internet sur place, impossible de consulter les cartes de prévisions, c'était donc au petit bonheur la chance (surtout qu'on y était pile dans la semaine de pleine lune, donc encore moins de chance). Mais bon d'autres voyages sont prévus pour retourner en voir !
Je rajouterai un lien vers le tien aussi du coup 🙂
Arf, pas de chance pour les aurores ! C'est vrai que c'est au petit bonheur la chance, pourtant, de ce que j'ai lu, janvier/février/mars sont des mois optimaux pour les observer, m'enfin, tu en a quand même vu, ce qui n'est pas le cas de tous le monde 🤪
Ce sont des mois optimaux, mais la Finlande et surtout la région de Rovaniemi se place assez bas dans le "trajet" des Aurores Boréales, donc quand les conditions sont bonnes, c'est visibles mais bien moins souvent qu'à Tromso en Norvège par exemple... Qui plus est on a eu pas mal de jour ou la nuit était chargée de nuage donc ça nous as pas aidés... Mais bon ça fait un prétexte pour y retourner ! ;)
Effectivement, j'ai aussi eu une nuit nuageuse et je n'apercevais qu'un voile verdâtre dans le ciel mais j'ai eu de la chance les autres soirs (faut dire que moi j'étais à la fenêtre de 22h à 2h00 😄)
Le prochaine fois moi j'aimerais aller plus au nord jusqu'au cap Nordkinn.
PS: ajouté aussi, ton site est comme tes photos: extrêmement bien foutu !
En effet le Nordkapp est à faire au moins une fois dans sa vie ! J'aimerais bien y allez l'hiver, mais je sais que la route y est fermée de manière aléatoire selon les conditions climatiques. La route (hormis les quelques hôtels) qui y mène est une sorte de no man's land assez hallucinant et magnifique !
Bonjour,
Je ne suis encore allé qu'à deux reprises en Finlande (au printemps), et j'aime beaucoup. Et comme j'apprécie aussi les pays du Grand Nord en hiver, je suis allé sur votre carnet de voyage avec appétit.
Et puis aussi sur votre site "retour du monde". Félicitations, c'est très bien fait, agréable au regard, et soigné. Par contre j'ai été un peu déçu : "retour du Monde", (rien que ça !) je pensais trouver de nombreux récits....
En lisant le post j'ai compris que c'était le premier. Je vous en souhaite plein d'autres bien sur.
Enfin pour être critique (puisque vous le demandez...) juste quelques petites remarques : les commentaires sur les photos tantôt en anglais tantôt en français ça fait un peu frime...
Et puis les photos dans les aéroports ou le dos des sièges dans le train, bof....
Mais globalement, chapeau.
Très cordialement.
PS : question de point de vue, n'est ce pas , mais pour moi le Cap Nord, non, vraiment non, il y a tellement mieux et moins fréquenté, notamment pour vous qui aimez les lieux où il n'y a pas foule !
Moi j'aime bien les photos d'aéroport ou dans l'avion. Quand on se plonge dans un carnet ça permet de vivre toutes les étapes du voyage et de bien s'immerger dans le réçit.
PS: pour le Cap Nord, c'est pour le principe je pense qu'on voudrait y aller, c'est comme la maison du Père Noël, c'est pour dire "j'y étais" même si c'est ultra-touristique.
Quand on se plonge dans un carnet ça permet de vivre toutes les étapes du voyage et de bien s'immerger dans le réçit.
Vous avez raison. Moi aussi j'aime bien, et je ne peux m'empêcher à chaque grand voyage, de faire aussi quelques photos à l'aéroport, dans l'avion ou le bateau. Car je conserve cet émerveillement de l'enfant devant l'instant magique du départ vers l'horizon lointain. (Comme notre auteur j'adore moi aussi ces ambiances). Mais je ne les inflige qu'à mes intimes, car reconnaissons que ces photos sont toujours d'une banalité totale, et sans aucun réel contenu informatif.
donc - selon moi - sans intérêt dans un document ne l'oublions pas, "publié". Pour revenir à ce carnet de voyage, il comporte tellement de photos autrement plus belles et intéressantes...
Cap Nord : ben oui, si y aller c'est juste pour s'en vanter, c'est un peu puéril non ? La Maison du Père Noël ça n'est pas non plus mon truc, mais je comprends mieux sans doute parce que j'aime rester un peu enfant....paradoxal !
Très cordialement
Cheechako
C'est vrai que c'est enfantin mais si on raisonne comme ça on ne va que où il n'y a personne et on passe à côté de plein de choses. M'enfin, j'avoue que personnellement j'ai une attitude de mouton (mais aussi l'inverse, ce qui fait la richesse de mes voyages). Je vais toujours dans les coins super touristiques, même si on me dit que c'est sans intérêt il faut que je le vois de mes yeux comme la ville fantôme de Calico aux USA ou la maison du père noël en Finlande. J'ai trouve ça commercial à souhait mais je suis quand même content de l'avoir vu. Au moins je sais à quoi ça ressemble et je sais que je ne suis pas passé à côté de quelque chose 🙂
Bonjour,
Vous avez probablement tout à fait raison. Et ce n'est pas moi qui vous reprocherai de vouloir "juger sur pièces" !
Si certains lieux sont particulièrement touristiques, c'est qu'ils le méritent, et les snober est certainement une erreur.
Mais pourquoi se faire violence si l'on n'aime pas ?
J'ai la chance d'habiter non loin du Mt St Michel : je ne le snobe pas, mais je n'y vais qu'en hiver !
Et puis, en vilain égoïste doublé d'un vaniteux, je pense que plus nombreux vous serez dans les endroits surpeuplés, plus tranquille je serai dans mes paradis discrets !
Merci d'avoir pris le temps de faire un retour 😉
En effet il n'y a pour l'instant qu'un seul "retour" de voyage, le site est tout neuf, mais est destiné à être agrémenté car les voyages ne vont pas s’arrêter tout de suite. Pour ce qui est des commentaires en français puis en anglais, c'est vrai que c'est un peu décousus, mais je ne savais si une version en anglais du site verrais le jour ou non, du coup j'ai un peu mélangé les deux langes 😊. Pour ce qui est des photos de train, d'aéroports, etc... Moi j'aime bien comme dit plus bas, par Luigi, ça fait sortir des photos purement informatives, ça permet de plonger les gens dans l'ambiance, donc c'est un choix.
Après pour revenir dans le second débat, je pense qu'il est tout aussi bon d'allez voir des endroits touristiques important (Cap Nord, Maison du Père Noël, ...), parce que ça permet de se dire "Ca, je l'ai fait !" et de voir à quoi ça ressemble, mais rien n'empêche d'alterner sur un séjour avec des coins perdus, ou personnes ne va, histoire de voir des choses que les autres n'ont pas l'habitude de voir....
Tes photos sont magnifiques et retransmettent bien, je trouve, "l'ambiance" que l'on peut voir en Finlande... quel matériel utilises-tu?
Quand tu dis que "Beaucoup de gens nous disent ''Les pays du nord, l'hiver, sans lumière, quelle horreur'' : c'est vrai qu'en rentrant, on remarque que la lumière est différente, " ce que les gens oublient, c'est la neige. Et on le voit aussi ici dans le nord de la France, l'hiver est beaucoup plus sombre et difficile à passer qu'en Finlande: quand il y a de la neige partout, le paysage devient tout de suite plus lumineux, ça scintille à la moindre lumière, les arbres givrés ont une apparence féérique. De fait c'est beaucoup plus lumineux qu'un hiver pluvieux où le sol est noir, le ciel est gris foncé ... et les arbres sans feuilles sont nettement moins déprimants une fois couverts de neige!
Si la Finlande te manque, tu peux trouver des korvapuusti (plus souvent appellées "pulla", le terme générique), chez ikea en surgelé.
Félicitations pour ton site internet, il est très bien fait! Juste une petite remarque, je n'ai peut-être pas trouvé l'option, mais ce serait bien de pouvoir lire tout le compte rendu pour la laponie par exemple, en une seule fois (sans cliquer sur 'jour' à chaque fois).
Perso je trouve pas gênant de voir des titres en anglais pour les photos... si on a des amis anglophones, why not? (juste attention à l'orthographe)
J'utilise un Canon EOS 450d avec les deux objos de bas à savoir le 18-55mm et le 55-250mm... Mais quand les finances le permettrons il seras remplacé (sans doute par un Nikon d'ailleurs). Les objectifs manquent cruellement de piqué et ne sont pas très lumineux (ce qui se voit sur les tentatives de photos d'aurores boréales). Mais bon j'essaye quand même d'en sortir quelque chose de correct.
Je te rejoins totalement sur ta vision de la lumière dans les pays du Nord. Même avec un temps gris (comme ça nous est arrivés durant ce séjour), la neige apporte une luminosité incomparable qui fait qu'on vit l'ambiance générale différemment.
Pour ce qui est du site, merci à nouveau. Il a été fait un peu à la va vite en rentrant de vacances, du coup je suis en train de réfléchir à quelques améliorations (je prend en note la lecture en une page. Pour info il existe un "plug-in" (module complémentaire) au navigateur Firefox qui te permet de n'importe quel site de charger les pages suivantes sur la même page (c'est pas très clair ce que je raconte (https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/autopager/))
Et oui les fautes d’orthographes, malgré beaucoup de relecture, certaines sont passés à la trappe, et il faut que je m'attelle à en supprimer le maximum.
Bonsoir,
Votre modestie va finir par souffrir.... ...mais on voit tellement de trucs mal foutus, que le vôtre, pour un premier essai, c'est quand même plutôt réussi !
Des fautes d'orthographe ? Ah bon... Je plaisante, oui j'en ai vu quelques unes, mais pas tant que ça parce que ça ne m'a pas agacé ! D'habitude, cela me hérisse le poil, et j'en perds l'essentiel, de la lecture , ne voyant plus que les fautes. Donc cela n'est pas dramatique. Rassurez vous, vous ne les supprimerez jamais toutes. D'ailleurs nous en faisons tous, plus ou moins.
Vos photos : je trouve qu'il y en a un peu trop de simplement ordinaires (pardon, je l'avais déjà dit) comme celles de bouteilles de bière... mais ce n'est que mon point de vue...(j'aime la bière, si si !) et puis d'autres sortent vraiment du lot. Globalement, je trouve que c'est assez nettement au dessus de la moyenne. Le Canon 450d avec les optiques mentionnées est très bien pour cela, mais je suppose que vous ne destinez pas vos photos uniquement à Internet, et là, c'est vrai que d'une part il commence à dater, et d'autre part les optiques standard effectivement sont limitées. Mais pour les aurores boréales, sauf à prendre en pause, c'est le Canon EOS1D (ou son concurrent le Nikon D4) qu'il faudrait et le budget explose avec les optiques qui vont avec !
Ci-dessous une aurore boréale que j'ai faite en Alaska au mois de mars dernier avec un compact Panasonic, et c'est en pause 6 secondes,
sensibilité 1250 iso (trop !) focale 28mm, ouverture f5.
Cordialement.
Cheechako
Certes le 450d est très bien mais vite limité quand à sa gestion du bruit et divers petites choses (cela dit a -30/-35°c j'ai pas eu de soucis de batterie, peut être juste l'AF un peu lent). Mais pas forcément besoin de taper dans le haut de gamme de Nikon/Canon, est 5D chez Canon ou même un D300s ou D700 peu amplement suffire pour shooter des Aurores Boréales. Suffit que la perte lorsqu'on monte dans les ISO soit bien gérée, et un bon objectif a 2,8 ou 1,4 si les finances le permettent et hop ça roule.... Même un D7000 (équivalent au 600d, remplacant du 450d) gère très bien les ISO et le bruit....
Votre photo en Alaska est forte alléchante ! Mais une ouverture a f5 est beaucoup trop faible, surtout que généralement les compacts ont cette faculté a avoir de grande ouverture, enfin ça dépend des modèles bien sur...
Bonjour,
Bien d'accord, un D700 (ou d300s) est très suffisant. quant à son remplaçant le 800d, c'est encore une autre dimension !
Tous les boitiers experts sont "suffisants", ce sont les optiques dites de base qui souvent sont à la traîne. Une vraie bonne optique coûte plus cher que le boitier...
Que vous voulez vous dire par trop faible ? Si c'est qu'elle ouvre insuffisamment je suis tout à fait d'accord. L'optique du compact en question est un 14-42mm f3,5-5,6. Mais à 3,5 le vignetage est important, raison pour laquelle avec cet appareil de poche je retiens au minimum f4/f5.... Bien entendu une optique ouvrant à moins, c'est à partir de 2,8 serait préférable ! Quant à iso 1250 c'était une grossière erreur. Avec un petit capteur... vous avez vu le résultat (en raison des contraintes du site l'image est très réduite en résolution, mais à partir du fichier brut, donc le bruit n'est pas du tout corrigé). La photo du norvégien que vous avez mise en ligne est splendide. Celle que je vous adressais n'avait évidemment pas vocation à rivaliser ! Ni du fait de l'appareil utilisé (compact contre reflex pro...) ni par les ambitions du photographe sur ce coup là (photo travaillée en post prod sans doute à partir d'un raw contre fichier jpeg brut)! Je voulais juste vous montrer cette aurore boréale alaskane...
Mais quant on se permet comme je l'ai fait de critiquer les photos des autres, et que l'on en met ensuite une en ligne, il vaudrait mieux qu'elle soit excellente....merci pour la leçon !
Amicalement.
Cheechako
PS en dessous de -30°c je n'ai pas non plus eu de problème de batterie, mais plus d'autofocus, et viseur électronique gelé (virant au jaune, ou carrément au bleu marine...). Un bon reflex est décidément irremplaçable, pour la photo. En video bcp moins de pbs avec la caméra.
Loin de moi l'idée de vouloir comparer, c'était juste pour appuyer le fait qu'avec des boitier experts sans rentrer dans les hauts de gamme experts, il était possible de shooter des Aurores. Pour ce qui est des températures, je faisait vraiment gaffe à éviter les chocs thermiques, mais comme dit plus, hormis l'AF un peu plus lent, il a bien tenus la route. Et pour répondre à Elicendi. Mes objots ne me conviennes plus, donc pas d'interet de rester chez Canon. Qui plus est je suis d'une famille de Nikoniste, du coup j'ai un peu l'impression de trahir mon père 😛. Plus sérieusement, certaines propriétés chez la concurrence me font de l'oeil (double emplacement de SD, gestion des ISO, déclenchement silencieux, ...)
Pour clore cette parenthèse, Merci Cheechako pour cette photo, car L'Alaska me tente vraiment, surtout après avoir récemment lu un carnet de voyage à ce propos....Tu l'a fait en hiver ? été ?
Bonsoir Zapo,
Oui, avec un boitier expert, et même un compact...à condition de faire un peu attention !
Mais après un passage dans Aperture, ce sera déjà mieux...
D'accord pour le reste, mais déclenchement silencieux ? Pour avoir pas mal cotoyé des Nikonistes, ce n'est pas vraiment la qualité de la marque qui m'a le plus impressionné ! Le Canon est indiscutablement plus discret.(Canon 5D et 1DX confrontés aux D300S et D3) Le plus silencieux me semble t'il est le Pentax K7 (et K5). Et les optiques sdm sont excellentes. Mais ça n'a pas le même prestige...et il ne faut pas trahir la famille.
L'Alaska, oui j'y suis allé en hiver, la photo ci contre le montre (et la précédente en atteste) et aussi l'été et l'automne. Nous y retournons cet été. Tu peux voir mon profil, ce sera plus court que d'énumérer ici.
A+
Bravo pour les photos.
Ton style de prise de vue me fait penser à celles d'un autre forumeur qui fait de très beaux carnets de voyages et dont tu connais certainement le site 😉
" Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité" St Exupéry
Merci !
Oui je connais son site et je dois d'ailleurs admettre que, voulant tellement pouvoir monter mon site de compte-rendus de voyage rapidement, je me suis inspiré de la maquette de son site. Maintenant que celui ci est publié, je suis actuellement en train de travailler sur un v2 du site, plus personnel.
Pour ce qui est du prise de vue, je ne sait pas j'ai pas le recul nécessaire pour pouvoir comparer, je photographie selon mes envies et mes humeurs ! 😉
Je n'ai pas encore eu le temps de lire tout ton carnet, ce que je ferai dès que j'aurais un moment, mais alors les photos 😐
Elles sont ma-gni-fiques. 😮
Merci pour ton retour ! Par ailleurs en marge du site des carnets de voyages (et toujours dans l'attente de la refonte graphique) on a ouvert un blog en parallèle ! : http://www.crazy-youths.com/retourdumonde/blog/
En attendant je te laisse moi je vais allez lire ton carnet sur la rando aux Lofotens ! 😉
Je reviens donc après la lecture de ton super carnet.
Tu dis que tu as peur de rentrer dans les détails, c'est également mon cas puisque le carnet des Lofoten était aussi mon premier, et on a un peu peur d'ennuyer, de dire trop de trucs superflus... mais rassure toi pas du tout !!! Au contraire ça nous immerge et avec tes photos, woh.
Je suis aussi férue de photographie, même si j'en prends moins et pas amené en norvège - appareil beaucoup trop lourd à porter, et j'avais déjà un pola et une caméra x) - et je me demandais, est ce que tu retravailles tes photos après ? Ou sont-ce des originales ? Parce que vraiment, autant les couleurs sont incroyables mais ça je pense que ça ressort plutôt des bénéfices du paysages (omg les photos du coucher de soleil où le ciel s'est "fendu en deux" par ailleurs), autant le contraste et la luminosité sont incroyables 😮
Ca me redonne goût, j pense que j'amènerai mon appareil la prochaine fois que je partirai du coup 😏
D'ailleurs, le coup de la neige dans les cimetières, je pense pas que ça passe pour "glauque", en tout cas moi je trouve ça magnifique aussi. Les cimetières en général, quand ils sont bien entretenus, je trouve ça jolis en fait. Et en hiver encore plus.
Super idée le coup de la webcam ! C'est excellent !! Je n'y avais jamais pensé.
C'est rigolo parce que le passage du cercle polaire nous on l'a pas tellement senti, en fait on dormait quand on l'a passé, dans le train, du coup y avait pas du tout de trucs fait "autour de ça" quoi, et puis aussi, c'était en été, et je trouve que ça donne moins cette impression de "wah j'suis au nord hé". Par contre les températures s'en ressentent 😄
J'suis ravie d'avoir lu ton carnet de voyage parce que y a longtemps que je rêvasse sur la Finlande et en fait j'avais fait beaucoup de recherche sur ce pays il y a quelques années parce que je voulais y passer un an en Erasmus (à Tampere) et je comptais beaucoup sur séjour pour explorer ce pays qui mattire.
Le projet est tombé à l'eau mais du coup je reste très projetée dans ce pays et j'aimerais quand même y passer plusieurs mois, justement parce que l'ambiance froide de ce pays m'attire énormément. La nuit polaire, les aurores boréales, le fait de s'adapter à une vie un peu comment dire, "noire" , justement, par la nuit 😛 Et justement, ce silence que tu décris me conforte dans cette volonté, parce que ça doit être quand même une expérience à vivre, très à part et très dépaysantes. On doit se sentir un peu "écarté de tout", et ça, ça me botte bien 😉
Bref je m'étale, tout ça pour dire que ton récit et tes photos m'ont beaucoup plue et que ça m'a motivée à voir les pays nordiques en saison hivernale, puisque j'ai vu la norvège verte et lumineuse! 🙂
Pour te rassurer, je reviens de ton carnet sur les Lofotens, et pareil je trouve que tu n'en dit pas trop, ton récit glisse tout seul, et en plus est drôle !
Pour ce qui est de la photo, oui je retouche un peu, mais (sauf pour les noirs et blanc ou ce genre de chose) c'est bien souvent de la correction, soit parce que sur le moment de l'action j'ai pas eu le temps de faire les bons réglages, ou tout simplement parce que j'avais une mauvaise balances des blancs (très chiants surtout par temps de neige, ou avec la réverbération sur la neige, ou bien cette lumière qui en somme ne se lève jamais vraiment) ou ce genre de petits détails. Pour les photos du coucher de soleil "fendu en deux" seule un apport en luminosité à été effectué, sinon les couleurs étaient vraiment irréelles comme ça!
Merci je me sent moins seul pour les cimetières ! 😉
Pour ce qui est du passage du cercle polaire, c'est avant tout symbolique, même si l'on ne peut pas s’empêcher de penser que ça fait un petit quelque chose (du genre "Wooooaw on est autant au Nord ?"), puis bon il ya quand même peut de pays où tu peut le franchir ! (Norvège, Suède, Finlande, Danemark (Groënland), Islande, Canada et Russie) Mais je comprends le fait qu'en été, çé donne un peu moins ce coté "wahou"
J'ai vu pas mal de récit de gens qui était allez en Erasmus là bas, c'est la destination de ceux qui ne veulent pas faire comme tout le monde, et je connait peut de gens qui ont regrettés ! Tu verra surtout, que la vie en Finlande est sans doute la moins chère de Scandinavie (surtout après avoir fait la Norvège!), même si ça reste cher, certains prix se rapproche de ceux en France (hormis sur les produits importés, genre Gruyère Entremont a 5/6€).
Franchement, fonce pour la Finlande, c'est ma troisième fois, et surement pas la dernière, hormis les températures de fou qu'on a eu (à chaque fois qu'on y va c'est des conditions exceptionnels, à croire qu'on les attirent...) et si jamais tu as besoin de conseils sur la Finlande, surtout n'hésite pas !
Merci pour tes conseils sur la Finlande, effectivement je me suis aperçue qu'en fait les prix avaient pas l'air si loin de certains quartiers de paris.. donc je devrais pas être trop dépaysée si j'y vais un jour!
Je ne peux pas faire erasmus parce que j'ai atteint mon quota maximal d'années de Licence et si je vais en erasmus et que je me taule, je suis dans la merde 😎
Par contre j'ai trouvé LA solution pour faire quand même un an à l'étranger (la finlande est toujours dans mon esprit depuis des années...) sans empatir sur mes études (je galère déjà pas mal 🤪) : je me destine à être prof, et après mon capes j'vais demander une année de report de stage (un an de liberté sous un motif valable, style année de préparation à l'agreg), et j'ai vu qu'on pouvait demander une année de report pour séjour à l'étranger, mais ça inclut seulement les séjours d'échanges universitaires... Du coup j'aimerais faire un an d'assistanat avec Comenius... Mais je croise les doigts pour être acceptée (je connais pas du tout les quota de places), sinon c'est foutu 😕
Mais j'ai espoir parce que je sais que la Finlande c'est pas un pays hyper demandé au niveau des échanges universitaires 😏
Bref, en attendant j'irai peutetre y jeter un oeil avant cette fameuse année si elle se fait! Et merci pour ton retour sur mon carnet des lofoten 😉
Merci pour ce reportage et ces belles photos, bravo !!
Je souhaite y faire un tour en décembre prochain, espérant avoir la chance d observer une aurore boréale.
Pouvez vous me dire les précaution pour protéger mon appareil photo contre le froid, le gèle... (canon eos 550D) Comment avez vous fait ?
Je possède un 450D et Inconscience ou non je n'ai pas pris tant de précautions que ça.
Comme dit dans le carnet de voyage le premier jour quand j'ai vu qu'avec le choc thermique les verres de mes lunettes gelaient, j'ai (je pense) bien fait de pas sortir mon appareil.
Pour ce qui est du froid, lors que mon appareil était dans sac photo je l'avais protégé dans un "tour de cou" en polaire, pour qu'il reste quand même à bonne température (surtout que j'ai pas un sac photo de compète, pas très bien isolé). Il faut bien sur éviter les différences de températures lorsque l'on passe d'un endroit froid à chaud, c'est dire pas changer d'objectif dès qu'on rentre dans un lieu chauffé, sinon c'est de la buée assuré sur le miroir ou les objos.
Lorsqu'on sait qu'on va faire pas mal de photos à la suite, ça ne sert à rien d'éteindre l'appareil pour le rallumer ensuite. Le fait de le laisser allumer, laisse la batterie chauffé, et évite ainsi les chocs thermiques.
Sinon je lai laissé deux ou trois fois 15 minutes dehors, sur un trépied par -30°c en attendant les aurores boréales sans que mon appareil ai souffert. J'ai même trouvé que la batterie avait tenue une charge presque habituelle, et pour terminer lorsqu'il neigeait vraiment beaucoup, je laissé le "tour du cou" en polaire autour de l'appareil (j'avais pris des gros élastiques au cas où...) pour éviter de trop mouiller l'appareil.
Voila les quelques règles de bon sens que j'ai appliqué, mais si jamais tu as un doute n'hésite pas à allez sur les forums de photo pour prendre quelques conseils supplémentaires.
Merci Pierre et Zapo pour ces précieux conseils, je vais pouvoir y aller l esprit tranquille car je m inquiétais pour mon appareil et ne pas pouvoir prendre de photos.
Merci aussi pour la rapidité de réponse, c est cool !
Superbes photos, merci pour votre carnet que j'ai mis dans mes favoris !
Je suis tombée sur ce sujet car nous allons à Rovaniemi et Helsinki en fin d'année (2 jours seulement à Rovaniemi puis nous revenons fêter le Nouvel-An à Helsinki)
J'ai loué une voiture pensant que ce serait plus pratique pour rayonner autour de Rovaniemi, mais en lisant votre carnet je flippe un peu concernant la conduite et surtout la visibilité sur le pare-brise en cas de grand froid + chutes de neige... et le fait de devoir gratter après chaque arrêt, je n'y avais pas pensé !!
Avez-vous trouvé dangereux de conduire de nuit ou ça peut aller ?
Au fait c'est quoi cette histoire de voiture qu'il faut brancher sur une prise de courant ? J'avoue ça m'intrigue 😄
J'espère ressentir cette sensation de silence et de calme que vous décrivez, et que j'ai ressentie l'an dernier lors de notre voyage en Norvège (Alta et Tromsö) qui fut un vrai coup de coeur pour moi, en plus nous avions eu la chance de voir plusieurs aurores... Décembre n'est pas le meilleur mois mais je garde espoir d'en apercevoir une encore cet hiver !
truc d'un ancien routier, frotter votre pare brise avec un oignon coupé en deux le givre n'accroche pas, pour la prise, la voiture est relié a une borne électrique et maintien une certaine température tiède du bloc moteur, tout les hôtel dans les pays scandinave possède ce système.
Après 2 fabuleux voyages en été (2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø.…
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"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
Alright, this year, we're heading back to South America!
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!
--/--
To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro
3- From San Pedro to Cariquima
4- From Cariquima to Putre
5 - From Putre to Arica
Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I hope this travel journal might interest some people, but since we were completely self-sufficient (tent, sleeping bag, pot, cooking over a wood fire…) almost every day, I don’t have many hotel addresses or great restaurant tips to share! Sorry!
We used the Maio map at 1:50,000 scale. It’s part of the Boa Vista/Sal/Maio map. Bought on Amazon, but currently unavailable as of the latest news.
The people of Maio are extremely welcoming and warm, and we were always more than well received in the villages where we pitched our tent!
We’re usually big hikers, but since Maio is a beach island (gorgeous ones, at that!), we alternated a few hours of walking in the morning with some relaxation in the afternoon: beach, reading, fishing, resting…
1 euro = 110 escudos
Day 1 (Friday) Transfers by plane: Fogo-Praia-Maio
We opted for the plane to save some time on transfers, as the boat connections between Fogo and Praia take a while, and those between Praia and Maio are almost nonexistent.
You should budget around 40-50 euros per flight per person.
There are 2 flights per week between Praia and Maio—on Tuesdays and Fridays when we were there (January 2016), but currently on Mondays and Fridays.
A bit of a delay leaving Praia, but we arrived on Maio without any problems around 4 PM.
We took an *aluguer* (shared transport, 200 escudos per person) to the center of Vila do Maio, but it’s totally doable on foot with a backpack.
Since it was already a bit late, for this first night, we dropped our bags at Big Game Maio. A standard European-style hotel run by a very nice Italian family. It’s a bit pricey for us (5500 escudos for 2 people with breakfast), but after our 2 weeks in a tent on Fogo, we were happy to find a little comfort. And the breakfast is ultra-generous, with fresh products (cured ham, fruit, cheese, bread) and top quality. The hotel restaurant offers dishes that are a clever mix of Italian and Cape Verdean cuisine. Excellent!
Little tip: We didn’t try it, but Big Game Maio offers big-game fishing trips, diving, and quad rentals.
The hotel is 2 minutes from Vila’s beautiful beach, and we went for a dip at sunset and took a stroll around town. They’re redeveloping the waterfront with pretty sidewalks and light stone walls.
Vila beach
Sunset behind Santiago
Day 2 (Saturday): rest day + fishing
After 2 weeks of hiking and since Vila is such a peaceful place where it’s nice to take your time, we decided to spend an extra day there. We took the path heading south along the coast to reach Ponta Preta beach in 20 minutes. The path isn’t very pretty because there’s quite a bit of construction going on, which prevents you from really walking along the shore. Lots of real estate agencies, especially Italian ones, have taken over the land. But Ponta Preta beach is a stunning black-sand beach where we had the whole place to ourselves. We decided to go fishing from the rocks.
At 1 PM, the sun was blazing, so we headed back to Vila and dried the fish for the following days.
At 6 PM, we went fishing again, but this time at night from the rocks at the end of Vila beach.
8:30 PM: back to shower and eat at the restaurant.
The rocks and sea at Ponta Preta
Day 3 (Sunday): from Vila do Maio to Calheta de Baixo, via Monte Batalha (path 101) Hiking time: 5h
Since there aren’t many “summits” on Maio, we decided to head to Calheta de Baixo but via Monte Batalha. We left at 8:20 AM and somehow made it to Monte Batalha by 11 AM (2h40 of hiking). But the path is really hard to find in the middle of the dry grass and acacia trees. We kind of cut through randomly, aiming for the summit. Even though it’s not very high (around 300 m), the view is amazing—you can see all of Maio at 360°!
Short 30-minute break. The descent through the “forest” of acacias is even worse for finding your way. We oriented ourselves a bit by the sun to find the road connecting Vila to Calheta. We arrived around 1:30 PM at Calheta de Baixo. A very pretty little seaside village with colorful houses. An idyllic beach, a newly renovated square, and super-friendly people. We pitched our tent facing the sea on the terrace of an abandoned house (after asking the locals for permission).
We cooked some of the dried fish we’d caught the day before, along with fresh beans we’d brought from Fogo (and were still carrying!).
At the summit of Monte Batalha
Calheta
Calheta de Baixo
Day 4 (Monday): From Calheta de Baixo to Morrinho on foot. Hiking time: 3h. Then hitching a bus to Cascabulho, and a car to Pedro Vaz.
We left around 9:30 AM heading north (path 201), following the coastline where the beaches just keep coming—each one wilder and more beautiful than the last: Praia de Soca, Calheta Braca, Ponta de Pau Seco, Calhetina. We reached the dunes of Baia de Santana. There’s no real path, so you have to follow the coast, then go around the dunes, and when you spot the 3 coconut trees, head east toward them to find the track leading to Morrinho. Again, we discovered a village with a Wild West vibe, with colorful houses lined up on either side of a paved road. Just enough time to accept a drink offered by a local before jumping onto the passing school bus that took us to Cascabulho. There, we waited for a ride. A political delegation of 10 cars drove right past us without stopping. Luckily, one of the cars had a flat tire and came by 30 minutes later—and that one, thankfully, gave us a lift! They were heading to the inauguration of a water pump in Pedro Vaz. So that’s where we stopped too. After getting permission from the school principal, we pitched our tent in front of the village school… and became the attraction for all the kids who kept us company until nightfall! A woman gave us 2 jugs of water, but with all that company, it was tough to take a peaceful shower!!
Dinner: pasta with beans.
We were woken up by rain during the night and had to rush to bring all our stuff inside the tent!
The beaches just keep coming...
The dunes
The 3 coconut trees, a landmark to find the track
Day 5 (Tuesday): Rest day and fishing at Boca da Ribeira beach
We packed up at 8 AM because the kids had school. We filled the 2 water jugs that the woman lent us and headed down to camp at Boca da Ribeira beach, which is a bit further east of Pedro Vaz. It took less than an hour to get there. This time, we really were alone in the world! We pitched the tent and spent the day fishing, reading, playing, and swimming regularly because the sun was beating down hard!!! We caught a nice fish that we grilled over the fire in the evening. With the crabs and shellfish we gathered, we made a seafood rice! Yum! What a feast!
That night, once the tent was zipped up, we felt something like rain on the tent fabric. I decided to go out and gather our things, and then—shock!!! It wasn’t raindrops we were feeling and hearing, but bugs attracted by the light!! Not just a few bugs—a huge swarm of them!!! Thousands of bugs covering the whole tent, the ropes, slipping into the seams and hems! Everywhere! The blue tent had turned green!!! After that, it was a real struggle to get back inside without letting any in! A real challenge, and there were always 3 or 4 that managed to sneak in anyway. Total war!!!
Boca da Ribeira beach
Day 6 (Wednesday): From Boca da Ribeira to Ribeira Dom João. Hiking time: 3h30
We woke up leisurely and waited for the sun to dry our things, damp from the dew. A man passed by, and we gave him the water jugs we’d borrowed, which saved us a trip back to Pedro Vaz to return them to the woman.
We left around 10 AM. We followed the sea to Alcatraz, then headed toward Pilão Cão. The path runs alongside the small hills on our right, and we passed above Lagoa Cimidor. The terrain is arid, and the path is hard to find among the many goat tracks.
After 3h30 of hiking, we reached Ribeira Dom João with 2 young people we’d met along the way.
Since it was a public holiday in Cape Verde, the kids didn’t have school, and with the principal’s permission, we pitched our tent in the kindergarten. She even kindly opened the school toilets for us. The neighbor gave us the water we needed to wash up and cook. We cooked beef steaks on charcoal. A nice change from fish!! Charcoal is a widespread artisanal product on the island. People almost never cook directly over wood but always with these big chunks of charcoal.
The hills on our right
Ribeira Dom João
Day 7 (Thursday): From Ribeira Dom João to Vila do Maio. Hiking time: 3h30
We woke up at 6:30 AM to clear out of the school by 8 AM. The neighbor made us coffee to save time. It took us 2 hours to reach Barreiro, another Wild West-style town! Since we didn’t want to walk on the road, we took the old track and reached Vila do Maio in 1h30.
Last night before taking the plane back to Praia the next day.
Barreiro
The old track
The church in Vila do Maio
That’s where this trip ends!
Maio is truly a magical island! A remote, isolated place with incredible, wild beaches and villages with a Wild West feel—colorful houses on either side of well-paved, well-maintained, and decorated streets. And the locals are so warm and welcoming.
Even for hikers like us, it was a great discovery, and we were able to alternate hiking and relaxation with great pleasure! Too bad the area around Vila do Maio is being overrun by real estate construction—ongoing, unfinished, abandoned…
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market: