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Partir avec son hamac, femme seule English translation pending
Bonjour, je suis une femme de 25 ans qui désire partir cette été au États Unis avec mon hamac hennessy, mon sac, mon vélo et ma voiture. Premièrement j'aimerais savoir si c'est mieux pour moi d'éviter certain endroit pour ma sécuriter? Deuxièmement je voulais savoir si je peut m'arrêter prendre une sieste* sur le bord de la route ou dans un stationnement de centre commercial? Je risque de me faire réveiller assez vite pas un garde?
Je voulais savoir aussi si c'est difficile par exemple prendre un billet de deux semaine pour st martin, caraïbe, Croatie, Grèce, Amérique du Sud...... Mise à par la sécuriter ( surtout en Amérique du Sud ) Est-ce facile de s'installer entre deux arbres peut loin d'un village pour dormir et passer le reste du temps à visiter ? Aurez vous des conseilles ? Ou des endroit à me conseiller Merci 🙂
Je voulais savoir aussi si c'est difficile par exemple prendre un billet de deux semaine pour st martin, caraïbe, Croatie, Grèce, Amérique du Sud...... Mise à par la sécuriter ( surtout en Amérique du Sud ) Est-ce facile de s'installer entre deux arbres peut loin d'un village pour dormir et passer le reste du temps à visiter ? Aurez vous des conseilles ? Ou des endroit à me conseiller Merci 🙂
Préparation d'un circuit dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous!
Je me présente, Sevolivan, maman d'une puce qui aura 10 ans et épouse qui prépare un circuit dans l'ouest américain.
Dans nos rêves les plus fous; ce serait du 26/04 au 11/05/2014...
Je suis entrain de regarder un peu les idées de vols; circuits; plans, .... enfin bref je démarre 😉😉😉
Je viens de regarder pour les vols, j'arrive à une simu de 2.579€ pour nous 3 avec 1 escale: Départ Lux le 26/04 à 11h45 --> SF à 17h05 via Heathrow
Retour départ LA le 10/05 à 19h05 --> Lux à 18h05 via Heathrow J+1
Avec British Airways A/R.
😎1ere question: la compagnie est-ce un bon choix??
Ensuite, on louerait une voiture à SF on la rendrait à LA, j'ai compté 350€ pour une familiale genre IMPALA ou 450€ pour un cabrio pour les 14 jours avec AVIS.
😎2eme question: la compagnie est-ce un bon choix??
Pour le cricuit, j'ai cru comprendre que 21 jours est mieux que 14, mais bon voilà, c'est pas possible.... donc faudra couper dans le gras 😛😛😛
un exemple:
Le 27/04 nuit à SF Le 28/04: journée à SF puis départ le soir vers Yosemite avec nuit sur place en lodge Le 29/04: Yosemite puis départ le soir vers Death Vallée Le 30/04: Death Vallée pour départ vers Vegas avec nuit sur place; arrivée de nuit sur le strip Le 01/05: Las Vegas visite des hotels Le 02/05: Las Vegas shopping et départ en soirée vers Zion... nuit??? à définir Le 03/05: Zion puis départ en soirée pour Bryce nuit??? à définir Le 04/05: Bryce puis départ en soirée pour Monument Vallee nuit??? à définir Le 05/05: Monument Vallee puis départ en soirée pour Grand Canyon nuit??? à définir Le 06/05: Grand Canyon Le 07/05: Grand Canyon avec survol en hélico puis départ en soirée pour LA nuit??? à définir Le 08/05: LA holywood bld Le 09/05: LA Studios Le 10/05: Venice, Malibu puis aéroport
3e question: combien à la louche pour les hotels? sachant que le gros plaisir sera à Vegas et Yosemite Lodge, sinon un bon motel nous ira.
Pfiou, rien que de l'écrire, je me dis que c'est déjà trop optimiste....🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️
Qu'en pensez-vous???
J'ai aussi entendu parler d'une carte pour les parks nationaux, est-ce valable pour ceux que nous souhaitons faire?
Et si vous avez des hotels; motels des trucs et astuces, je prends aussi .... Merci d'avance à tous!
Je me présente, Sevolivan, maman d'une puce qui aura 10 ans et épouse qui prépare un circuit dans l'ouest américain.
Dans nos rêves les plus fous; ce serait du 26/04 au 11/05/2014...
Je suis entrain de regarder un peu les idées de vols; circuits; plans, .... enfin bref je démarre 😉😉😉
Je viens de regarder pour les vols, j'arrive à une simu de 2.579€ pour nous 3 avec 1 escale: Départ Lux le 26/04 à 11h45 --> SF à 17h05 via Heathrow
Retour départ LA le 10/05 à 19h05 --> Lux à 18h05 via Heathrow J+1
Avec British Airways A/R.
😎1ere question: la compagnie est-ce un bon choix??
Ensuite, on louerait une voiture à SF on la rendrait à LA, j'ai compté 350€ pour une familiale genre IMPALA ou 450€ pour un cabrio pour les 14 jours avec AVIS.
😎2eme question: la compagnie est-ce un bon choix??
Pour le cricuit, j'ai cru comprendre que 21 jours est mieux que 14, mais bon voilà, c'est pas possible.... donc faudra couper dans le gras 😛😛😛
un exemple:
Le 27/04 nuit à SF Le 28/04: journée à SF puis départ le soir vers Yosemite avec nuit sur place en lodge Le 29/04: Yosemite puis départ le soir vers Death Vallée Le 30/04: Death Vallée pour départ vers Vegas avec nuit sur place; arrivée de nuit sur le strip Le 01/05: Las Vegas visite des hotels Le 02/05: Las Vegas shopping et départ en soirée vers Zion... nuit??? à définir Le 03/05: Zion puis départ en soirée pour Bryce nuit??? à définir Le 04/05: Bryce puis départ en soirée pour Monument Vallee nuit??? à définir Le 05/05: Monument Vallee puis départ en soirée pour Grand Canyon nuit??? à définir Le 06/05: Grand Canyon Le 07/05: Grand Canyon avec survol en hélico puis départ en soirée pour LA nuit??? à définir Le 08/05: LA holywood bld Le 09/05: LA Studios Le 10/05: Venice, Malibu puis aéroport
3e question: combien à la louche pour les hotels? sachant que le gros plaisir sera à Vegas et Yosemite Lodge, sinon un bon motel nous ira.
Pfiou, rien que de l'écrire, je me dis que c'est déjà trop optimiste....🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️
Qu'en pensez-vous???
J'ai aussi entendu parler d'une carte pour les parks nationaux, est-ce valable pour ceux que nous souhaitons faire?
Et si vous avez des hotels; motels des trucs et astuces, je prends aussi .... Merci d'avance à tous!
Hébergements pas chers au Québec? English translation pending
je dois aller au qubec (montréal quebec gaspésie) fin septembre
quelels osnt le solutions d hébergement les moins chères
nous sommes 2 cpl
Ouest des Etats-Unis: ordinateur portable, gps, location de voiture English translation pending
apres avoir lu beaucoup de choses tres interessante sur ce circuit classique j'aurai 2 questions a poser a ces personnes
1 est -il preferable d'ammener son ordi portable ou bien aucun probleme pour se connecter sur le net dans des syber cafe ou autres
2 peux t-on envisager d'emmener son gps avec la carte US telechargée ou bien une simple carte michelin suffit
3 concernant les locations de voitures sont -elles touttes serieuse est -il preferable de reserver sur le net maintenant
merci pour vos reponses
Sécurité au Brésil English translation pending
Difficile de ne pas devenir parano
en lisant ce qui se dit sur RIO dans
des guides généralement fiables.
Faut il vraiment laisser son passeport à l hotel? et sa carte Visa? Je ne l ai jamais fait ailleurs... On conseil de prendre un appareil photo jetable . Je laisse
mon numérique à la maison???
Pas d'argent sur soi, bon, où
je le mets, (oui, je sais....) bref, ça
m'ennuie de partir pour un si beau pays en flippant un peu.
Si quelqu'un connait la situation
réelle, ses conseils me seraient vraiment utiles.
Merci d'avance . FILFOG
Etats-Unis: réservation d'hotels nécessaire ou pas en septembre? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous projetons d'aller aux Etats Unis en Septembre 2011.
Le circuit n'est pas encore finalisé. Beaucoup d'idées mais des circuits différents et nous ne sommes pas encore d'accord sur le choix !!!
Pensez vous que l'on puisse partir à cette période avec juste nos vols et la location de voiture et décider de prendre les chambres d'hôtel là où on s'arrêtera ?
Merci de votre aide
Nous projetons d'aller aux Etats Unis en Septembre 2011.
Le circuit n'est pas encore finalisé. Beaucoup d'idées mais des circuits différents et nous ne sommes pas encore d'accord sur le choix !!!
Pensez vous que l'on puisse partir à cette période avec juste nos vols et la location de voiture et décider de prendre les chambres d'hôtel là où on s'arrêtera ?
Merci de votre aide
Madagascar en septembre-octobre 2010: sécurité? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4 à vouloir partir en septembre pour Madagascar. Dernièrement, nous entendons de plus en plus parler de politique et de troubles possibles liés aux élections à venir (moins que les récits d'aventures à vous couper le souffle). Notre ministère des affaires étrangères nous déconseille le voyage à Mada. Je sais que le ministère exagère souvent les risques, mais vous, les gens sur place, qu'en pensez-vous?
Devrions-nous reporter?
Merci!
Nous sommes 4 à vouloir partir en septembre pour Madagascar. Dernièrement, nous entendons de plus en plus parler de politique et de troubles possibles liés aux élections à venir (moins que les récits d'aventures à vous couper le souffle). Notre ministère des affaires étrangères nous déconseille le voyage à Mada. Je sais que le ministère exagère souvent les risques, mais vous, les gens sur place, qu'en pensez-vous?
Devrions-nous reporter?
Merci!
Circuit des parcs autour de Las Vegas English translation pending
Bonjour à tous,
C'est ma 1ère connexion sur ce forum, je crois que je vais y passer des heures tellement la lecture de tous vos conseils est passionnante !
Je pars cet été avec ma femme et notre petit garçon de 4 ans dans l'Ouest américain : 3 semaines, de Los Angeles à Las Vegas + tour des parcs dans la région.
J'ai programmé un itinéraire, je voulais vous demander votre avis sur les étapes (intérêt ? distances pas trop longues ?) Et bien sûr, si vous avez des conseils d'hôtels sur ce parcours qui conviendraient à un jeune enfant, je suis preneur !
Merci à tous.
Voici l'itinéraire en question :
Jeudi 23/07 LOS ANGELES Vendredi 24/07 LOS ANGELES Samedi 25/07 LOS ANGELES Dimanche 26/07 LOS ANGELES Lundi 27/07 LOS ANGELES Mardi 28/07 LAS VEGAS Mercredi 29/07 LAS VEGAS Jeudi 30/07 ZION Vendredi 31/07 BRYCE Samedi 01/08 CAPITOL REEF Dimanche 02/08 MOAB Lundi 03/08 MOAB Mardi 04/08 MESA VERDE Mercredi 05/08 MONUMENT VALLEY - Mexican Hat Jeudi 06/08 MONUMENT VALLEY - Mexican Hat Vendredi 07/08 CANYON DE CHELLY Samedi 08/08 WALPI - Réserve indienne hopi Dimanche 09/08 GRAND CANYON Lundi 10/08 FLAGSTAFF Mardi 11/08 LAS VEGAS Mercredi 12/08 LOS ANGELES Jeudi 13/08 LOS ANGELES
Jeudi 23/07 LOS ANGELES Vendredi 24/07 LOS ANGELES Samedi 25/07 LOS ANGELES Dimanche 26/07 LOS ANGELES Lundi 27/07 LOS ANGELES Mardi 28/07 LAS VEGAS Mercredi 29/07 LAS VEGAS Jeudi 30/07 ZION Vendredi 31/07 BRYCE Samedi 01/08 CAPITOL REEF Dimanche 02/08 MOAB Lundi 03/08 MOAB Mardi 04/08 MESA VERDE Mercredi 05/08 MONUMENT VALLEY - Mexican Hat Jeudi 06/08 MONUMENT VALLEY - Mexican Hat Vendredi 07/08 CANYON DE CHELLY Samedi 08/08 WALPI - Réserve indienne hopi Dimanche 09/08 GRAND CANYON Lundi 10/08 FLAGSTAFF Mardi 11/08 LAS VEGAS Mercredi 12/08 LOS ANGELES Jeudi 13/08 LOS ANGELES
Billet d'avion Paris Nouméa (Nouvelle-Calédonie) English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons passer 4 semaines en Nouvelle Calédonie, durant l'été 2006 (pleine période des vacances scolaires!). On nous a dit que passer par l'australie revenait moins cher que par le Japon. Quelqu'un peut il nous en dire plus sur comment avoir des billets d'avion les moins chers? Merci par avance pour vos nombreuses réponses.
Nous souhaitons passer 4 semaines en Nouvelle Calédonie, durant l'été 2006 (pleine période des vacances scolaires!). On nous a dit que passer par l'australie revenait moins cher que par le Japon. Quelqu'un peut il nous en dire plus sur comment avoir des billets d'avion les moins chers? Merci par avance pour vos nombreuses réponses.
Itinéraire Chicago - les Grands Lacs - chutes du Niagara English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons 3 semaines en Juillet aux ETATS UNIS
Nous sommes partis plusieurs fois dans cet immense pays, nous partons visiter Chicago, les grands lacs et pourquoi pas les chutes du Niagara.
J'ai déjà acheté les billets d'avions France-Chicago/Chicago-France.
J'aimerais connaître votre avis sur les 2 circuits ci-dessous
Je n'arrive pas à me décider. Ou m'orienter sur Chicago et la régions des grands ou partir vers Detroit, les chutes du Niagara et remonter vers les lacs. Je sais (en ayant potasser le forum )que la route de Chicago à Détroit est monotone. J'ai vu aussi que la douane entre les USA et le Canada peut être longue. J'ai vu aussi que pour la location de la voiture il faut s'orienter sur les compagnies connues pour avoir le droit de traverser la frontières. Mais, est ce un bon choix de rester sur la région des grands lacs ??? Nous aimons la nature et moins les villes.
Qu'en penses-vous ? merci par avance
CIRCUIT 1 CHICAGO/TORONTO/NIAGARA
Jour 1 France / CHICAGO Jour 2 CHICAGO Jour 3 CHICAGO Jour 4 CHICAGO-INDIANA DUNES (80 km) Jour 5 INDIANA DUNES-DETROIT (400 km) Jour 6 DETROIT (visite du musée Ford) Jour 7 DETROIT-NIAGARA Jour 8 Chutes du NIAGARA Jour 9 NIAGARA-TORONTO (200 km) Jour 10 TORONTO visite de la ville Jour 11 TORONTO-PENINSULE DE BRUCE à TOBERMORY (300km) Jour 12 PENINSULE DE BRUCE Jour 13 : PENINSULE DE BRUCE-ILE DE MANITOULIN en FERRY Jour 14 ILE DE MANITOULIN Jour 15 : ILE DE MANITOULIN-SAULT SAINTE MARINE (350 km) Jour 16 : SAULT SAINTE MARIE-MUNISING (200 km) Jour 17 : VISITE DU PARC PICTURED ROCKS NATIONAL LAKESHORE Jour 18 MUNISING-COMTE DE DOOR à EPHRAIM (350km) Jour 19 COMTE DE DOOR- MILWAUKEE (250 km) Jour 20 MILWAUKEE visite de la ville Jour 21 MILWAUKEE-CHICAGO (150 km) VOL en soirée
CIRCUIT 2 CHICAGO ET LES GRANDS LACS
Jour 1: FRANCE-CHICAGO Jour 2 CHICAGO Jour 3 CHICAGO Jour 4 CHICAGO-MILWAUKEE (150 km) Récupérer la voiture de location Jour 5 MIWAUKEE visite de la ville Jour 6 MILWAUKEE-EPHRAIM (3h de route) Jour 7 EPHRAIM Cave Point County Park et Peninsula State Park Peninsula State Park : Visiter le parc à vélo. Belle piste cyclable à travers la forêt en Bord de lac. Halte au phare Eagle Bluff par le Sunset Bike tour en une heure environ Jour 8 EPHRAIM-MARQUETTE (5h de route) Jour 9 PARC PICTURED ROCKS NATIONAL LAKESHORE Dormir à DULUTH Jour 10 DULUTH-GRAND MARAIS (2h de route) Jour 11 GRAND MARAIS-TERACE BAY (3h) Jour 12 TERACE BAY-SAULT SAINTE MARIE 500 km en 2 jours Jour 13 SAULT SAINTE MARIE-SAINT IGNACE (80 km) Jour 14 SAINT IGNACE-MAKINAC ISLAND Ferry Jour 16 MACKINAC ISLAND Jour17 MACKINAC ISLAND-TRAVERSE CITY ferry retour Jour 18 Sleeping Bear Dunes National Park Jour 19 TRAVERSE CITY-SAUGATUCK (3h30) Jour 20 WARREN DUNES STATE PARK Jour 21 WARREN DUNES-CHICAGO (1h30) VOL EN SOIREE
Je n'arrive pas à me décider. Ou m'orienter sur Chicago et la régions des grands ou partir vers Detroit, les chutes du Niagara et remonter vers les lacs. Je sais (en ayant potasser le forum )que la route de Chicago à Détroit est monotone. J'ai vu aussi que la douane entre les USA et le Canada peut être longue. J'ai vu aussi que pour la location de la voiture il faut s'orienter sur les compagnies connues pour avoir le droit de traverser la frontières. Mais, est ce un bon choix de rester sur la région des grands lacs ??? Nous aimons la nature et moins les villes.
Qu'en penses-vous ? merci par avance
CIRCUIT 1 CHICAGO/TORONTO/NIAGARA
Jour 1 France / CHICAGO Jour 2 CHICAGO Jour 3 CHICAGO Jour 4 CHICAGO-INDIANA DUNES (80 km) Jour 5 INDIANA DUNES-DETROIT (400 km) Jour 6 DETROIT (visite du musée Ford) Jour 7 DETROIT-NIAGARA Jour 8 Chutes du NIAGARA Jour 9 NIAGARA-TORONTO (200 km) Jour 10 TORONTO visite de la ville Jour 11 TORONTO-PENINSULE DE BRUCE à TOBERMORY (300km) Jour 12 PENINSULE DE BRUCE Jour 13 : PENINSULE DE BRUCE-ILE DE MANITOULIN en FERRY Jour 14 ILE DE MANITOULIN Jour 15 : ILE DE MANITOULIN-SAULT SAINTE MARINE (350 km) Jour 16 : SAULT SAINTE MARIE-MUNISING (200 km) Jour 17 : VISITE DU PARC PICTURED ROCKS NATIONAL LAKESHORE Jour 18 MUNISING-COMTE DE DOOR à EPHRAIM (350km) Jour 19 COMTE DE DOOR- MILWAUKEE (250 km) Jour 20 MILWAUKEE visite de la ville Jour 21 MILWAUKEE-CHICAGO (150 km) VOL en soirée
CIRCUIT 2 CHICAGO ET LES GRANDS LACS
Jour 1: FRANCE-CHICAGO Jour 2 CHICAGO Jour 3 CHICAGO Jour 4 CHICAGO-MILWAUKEE (150 km) Récupérer la voiture de location Jour 5 MIWAUKEE visite de la ville Jour 6 MILWAUKEE-EPHRAIM (3h de route) Jour 7 EPHRAIM Cave Point County Park et Peninsula State Park Peninsula State Park : Visiter le parc à vélo. Belle piste cyclable à travers la forêt en Bord de lac. Halte au phare Eagle Bluff par le Sunset Bike tour en une heure environ Jour 8 EPHRAIM-MARQUETTE (5h de route) Jour 9 PARC PICTURED ROCKS NATIONAL LAKESHORE Dormir à DULUTH Jour 10 DULUTH-GRAND MARAIS (2h de route) Jour 11 GRAND MARAIS-TERACE BAY (3h) Jour 12 TERACE BAY-SAULT SAINTE MARIE 500 km en 2 jours Jour 13 SAULT SAINTE MARIE-SAINT IGNACE (80 km) Jour 14 SAINT IGNACE-MAKINAC ISLAND Ferry Jour 16 MACKINAC ISLAND Jour17 MACKINAC ISLAND-TRAVERSE CITY ferry retour Jour 18 Sleeping Bear Dunes National Park Jour 19 TRAVERSE CITY-SAUGATUCK (3h30) Jour 20 WARREN DUNES STATE PARK Jour 21 WARREN DUNES-CHICAGO (1h30) VOL EN SOIREE
Tour d'Amérique à 2: budget, itinéraire English translation pending
Bonjour à toute la communauté du routard
Je suis en train d'organiser avec mon compagnon un tour d'Amérique. Nous prévoyons un voyage de 7 mois du 1er mai au 1er décembre 2014 (à peu près).
Première partie du voyage : Amérique du Nord :
1 mois au Canada (nous serons accueillis par ma belle famille)
1 mois à NYC (on m'a dit que c'était trop long pour un voyage et trop court pour vraiment s'implanter donc me conseillez vous de réduire à 1 ou 2 semaines?)
3 semaines sur la route 66 (me conseillez vous d'acheter un van ? de louer une voiture ? de prendre le bus?)
1 crochet de 2 semaines au texas (accueillis par la belle famille)
1 mois en Californie (Accueillis par la belle famille)
Finalement, le budget pour cette partie du voyage sera lourd pour NYC et pour le trajet sur la route 66 mais je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre pour l'enveloppe de prix.
Deuxième partie du voyage : Amérique du sud et ou centrale (selon budget) au départ nous voulions faire mexique (et Cuba mais apparemment c'est très cher), Belize, équateur, pérou puis rentrer en France. Mais j'ai fait des ptites recherches sur le climat et apparemment, pour l'amérique centrale la meilleure période commence vers novembre jusqu'en février mars. De plus, on m'a dit que les vols low coasts entre les pays frontaliers étaient abordables. Du coup j'ai pensé à prendre un billet tour du monde qui ferait : Paris Montréal (transport par nos propres moyens jusqu'à San Francisco) San Francisco Santiago Santiago La Paz (transport par notre propre moyens jusqu'à Lima) Lima Quito Quito Bogota (transport par notre propres moyens jusqu'à Mexico) Mexico Paris J'ai contacté Zipworld pour cela et j'attends la réponse pour le devis. La question fatidique arrive : Le budget ! Sachant que nous serons hébergés gratuitement au Canada, au Texas et en Californie (ne resteront à payer que le trajet sur la route 66 et le séjour à NYC) durée totale amérique du nord 4 mois que nous voulons prendre des vols internes ou des bus entre La Paz et Lima et entre Bogota et Mexico (avec passage par Costa Rica, Guatemala, Belize) durée totale amérique du sud 3 mois Pensez vous que pour un budget entre 7 000 et 10 000 euros (hors billets tour du monde) nous pourrons réussir ? sachant que nous n'avons pas des gouts de luxe et que nous voulons dormir dans des auberges de jeunesse et faire du couch surfing ? Pensez vous que nous avons sélectionné trop de pays pour 3 mois en Amérique du Sud ? Que me conseillez vous ? Merci beaucoup d'avance et excusez moi pour toutes ces questions un peu fouillies mais comme vous pourrez le constater, nous sommes un peu perdus et ça serait vraiment adorable de votre part de nous éclairer :) Julie & Yazid
Deuxième partie du voyage : Amérique du sud et ou centrale (selon budget) au départ nous voulions faire mexique (et Cuba mais apparemment c'est très cher), Belize, équateur, pérou puis rentrer en France. Mais j'ai fait des ptites recherches sur le climat et apparemment, pour l'amérique centrale la meilleure période commence vers novembre jusqu'en février mars. De plus, on m'a dit que les vols low coasts entre les pays frontaliers étaient abordables. Du coup j'ai pensé à prendre un billet tour du monde qui ferait : Paris Montréal (transport par nos propres moyens jusqu'à San Francisco) San Francisco Santiago Santiago La Paz (transport par notre propre moyens jusqu'à Lima) Lima Quito Quito Bogota (transport par notre propres moyens jusqu'à Mexico) Mexico Paris J'ai contacté Zipworld pour cela et j'attends la réponse pour le devis. La question fatidique arrive : Le budget ! Sachant que nous serons hébergés gratuitement au Canada, au Texas et en Californie (ne resteront à payer que le trajet sur la route 66 et le séjour à NYC) durée totale amérique du nord 4 mois que nous voulons prendre des vols internes ou des bus entre La Paz et Lima et entre Bogota et Mexico (avec passage par Costa Rica, Guatemala, Belize) durée totale amérique du sud 3 mois Pensez vous que pour un budget entre 7 000 et 10 000 euros (hors billets tour du monde) nous pourrons réussir ? sachant que nous n'avons pas des gouts de luxe et que nous voulons dormir dans des auberges de jeunesse et faire du couch surfing ? Pensez vous que nous avons sélectionné trop de pays pour 3 mois en Amérique du Sud ? Que me conseillez vous ? Merci beaucoup d'avance et excusez moi pour toutes ces questions un peu fouillies mais comme vous pourrez le constater, nous sommes un peu perdus et ça serait vraiment adorable de votre part de nous éclairer :) Julie & Yazid
Sites incontournables de Las Vegas? English translation pending
Bonsoir,
Je me prépare pour aller à LasVegas. Quelqu'un peut m'éclairé sur ce qui absolument à voir. Je vais voir le spectacle de Céline et j'ai l'intention de voir O du cirque du soleil. Est-ce un bon choix? Je séjournerai au Caesars Palace côté gastromie quelqu'un peut m'en parler s.v.p. Quoi voir ou visité......Merci
Migina🙂
Migina🙂
Pourra-t-on faire des croisières avant cet hiver? English translation pending
Croyez vous plausible que l'industrie de la croisière soit en conditions pour un démarrage en toute sécurité pour ses vacances d'été ? À entendre le secrétaire d'état aux transports, qui déconseille toute réservation pour cet été, on est pas prêt de voir ces grosses villes flottantes qui peuvent accueillir jusqu'à 6000 passagers......se balader dans nos ports en Méditerranée cet été. Désolé pour ceux qui comptaient partir (moi le premier). Heureusement j'ai pas réservé encore. Pour moi ça sera en dernière minute .....si jamais
Balades printanières en Floride, 3 semaines en avril 2017 English translation pending
Bonjour à tous,
Le temps du carnet de voyage est arrivé, c’est donc que le glas du road trip a sonné, retour à la réalité après 3 semaines bien remplies…
Je vous propose donc d’embarquer avec moi pour (re)vivre ce voyage.

Destination : la Floride Pourquoi avoir choisi ce lieu ? Parce que nous aimons les états unis, on a déjà eu l’occasion de faire un road trip dans l’ouest en 2010 et visité NY. Envie de chaleur pour le printemps, envie d’évasion après plusieurs années compliqués niveau professionnel.
Qui : nous , et notre fille de 5 ans , presque 6. Que dire si ce n’est qu’elle nous a étonné par son intérêt, passionnée par les visites, à tel point qu’il n’était pas question de sauter des lieux (ça en était presque soulant pour nous lol, si on l’amène au Louvre on y passe la semaine à ce rythme !!)
Petit bilan rapide : on a adoré, que dire de plus ? Des paysages variés (évidemment ça ressemble pas du tout aux paysages de l'utah mais on la savait…), et une multitude de choses à faire… naïvement avant de m’intéresser à cette destination, je pensais que Floride = Miami + everglades + des îles en bas. Et bien non, c’est tellement plus !!
Petite présentation de notre parcours avant d’attaquer : pour cette 1ere rencontre en Floride on a fait le choix d’en faire le tour en partie, mais aussi de découvrir des endroits moins connus ou du moins, moins courus et pas forcément indiqués dans les guides. J’ai donc glané le « meilleur » de vos carnets, lu attentivement des dizaines de blogs, et voici donc notre circuit. Au risque de choquer certains nous avons fait l’impasse sur Orlando et les parcs d’attractions. Inhumains diront certains, surtout avec un enfant, mais c’était notre choix. Pas envie de passer des heures à faire la queue et on préfère la nature ! Alors tant pis pour les puristes, si vous voulez des infos sur les parcs, ici vous n’en trouverez que sur les state park !!
Voici donc notre parcours réalisé :
J1 - Samedi 8 avril : avion Logement : appartement loué dans la 2nd street. Emplacement idéal pour aller à la plage à pied et se balader sur océan drive. On avait le pass resident donc aucun problème de stationnement, y compris en arrivant le samedi soir à 23h. Coût : 600€ pour 4 nuits via Airbnb
J2 - Dimanche 9 avril Miami Beach
J3 - Lundi 10 avril Balade dans Coral Gables et Little Havana Key Biscayne
J4 - Mardi 11 avril Metromover dans Downtown Wynwood Plage à Miami Beach
J5 - Mercredi 12 avril Route vers Kennedy space Center avec halte à Palm Beach Visite du KSC Logement : Casa Coquina à Titusville. Accueil très chaleureux, décoration très chargée mais soignée (photos à suivre), chambre ultra grande. Une bonne adresse atypique. Coût : 135€
J6 - Jeudi 13 avril Visite de Blue Spring State Park le matin Visite du speedway de Daytona Logement : hôtel Nautilus inn à Daytona Beach. Sympa, en bord de mer, kitchenette, balcon, piscine au bord de la mer. Coût : 124€
J7 - Vendredi 14 avril Visite de Sainte Augustine Route vers Ocala Logement : hôtel Confort Suite . Chambre très bien, emplacement bof en bord d'autoroute, mais bon on le savait avant donc sans surprise.Coût : 111€
J8 - Samedi 15 avril Canoë à Silver Spring Visite du Don Carling muséum (dragster) Logement : hôtel Best Western à Tavarès : très bien, mais par contre les murs extrafin, ça nous a pas empêché de dormir mais on a pu entendre toute la conversation téléphonique de notre voisine (c’était peut être le cas dans les autres hôtels mais on l'a pas remarqué). Coût : 89€
J9 - Dimanche 16 avril Visite des plantations d’Orange à Clermont (balade en 4x4 avec Showcase of citrus) Après midi à la plage de Clearwater Beach Logement : hôtel Pier60. Hôtel idéalement situé en front de mer, on a eu une chambre au dernier étage avec vue mer, c’était magnifique. Rooftop avec bar et resto. On a adoré. Coût : 220€
J10 - Lundi 17 avril Visite du Ringling muséum à Sarasota Plage à Siesta Key Logement : location d’une maison pour 4 nuits, à North Port (entre Sarasota et Fort Myers). La vraie maison américaine dans un lotissement charmant. Un calme absolu, piscine chauffée, immense garage, bref le top absolu ! Coût : 600€ pour 4 nuits via Airbnb
J11 - Mardi 18 avril Airboat sur la peace river Après midi piscine à la maison
J12 - Mercredi 19 avril Myakka River State Park Stump Pass Beach State Park
J13 - Jeudi 20 avril Visite des maison de Ford et Edison à Fort Myers Après midi à la piscine de la maison
J14 - Vendredi 21 avril Visite de Corskcrew Sanctuary Bird Big Cypress Bend Boardwalk Loop Road Logement : hôtel Quality Inn à Florida City. Sûrement l’hôtel le moins bien de notre séjour mais vu le prix payé on va pas se plaindre. Chambre avec lits petits (on avait pris l’habitude du queen size) mais piscine ultra chaude et petit dej ok. Coût : 110€ pour 2 nuits.
J15 - Samedi 22 avril Balades dans les everglades Outlets de florida City Logement : hôtel Quality Inn
J16 - Dimanche 23 avril Route des Keys Pique nique à Curry Hammock State Park Baignade à Sombrero Beach Logement : les 5 dernières nuits seront au Tranquility Bay Resort de Marathon. Un gros coup de cœur. On a payé très cher mais on sait pourquoi. On a une maison, vue mer. Piscine géante, le top du top Coût : la grosse folie des vacances, 1500€ pour 5 nuits via le site de l'hotel directement, mais aucun regret tellement c'était le paradis !!
J17 - Lundi 24 avril Sortie snorkeling à Sombrero reef Après midi à la piscine
J18 - Mardi 25 avril Journée à Key West, ville et Fort Zachary State Park
J19 - Mercredi 26 avril Bahia Honda State Park
J20 - Jeudi 27 avril Journée à l'hôtel
J21 - Vendredi 28 avril Retour
Retour sur notre itinéraire : aucun regret, il était équilibré et on a pu faire les visites sans courir et en ayant le temps de profiter. Peut être le bémol : avoir fait le crochet par Clearwater. La plage est belle mais ça fait quand un détour qu’on aurait peut être dû éviter en logeant directement vers Sarasota (embouteillage le dimanche pour y accéder ) . Après l’alternance des plusieurs nuits au même logement et itinérance nous ont permis d’avoir l’impression d'avoir passé plusieurs vacances en une.
Je vous propose donc d’embarquer avec moi pour (re)vivre ce voyage.

Destination : la Floride Pourquoi avoir choisi ce lieu ? Parce que nous aimons les états unis, on a déjà eu l’occasion de faire un road trip dans l’ouest en 2010 et visité NY. Envie de chaleur pour le printemps, envie d’évasion après plusieurs années compliqués niveau professionnel.
Qui : nous , et notre fille de 5 ans , presque 6. Que dire si ce n’est qu’elle nous a étonné par son intérêt, passionnée par les visites, à tel point qu’il n’était pas question de sauter des lieux (ça en était presque soulant pour nous lol, si on l’amène au Louvre on y passe la semaine à ce rythme !!)
Petit bilan rapide : on a adoré, que dire de plus ? Des paysages variés (évidemment ça ressemble pas du tout aux paysages de l'utah mais on la savait…), et une multitude de choses à faire… naïvement avant de m’intéresser à cette destination, je pensais que Floride = Miami + everglades + des îles en bas. Et bien non, c’est tellement plus !!
Petite présentation de notre parcours avant d’attaquer : pour cette 1ere rencontre en Floride on a fait le choix d’en faire le tour en partie, mais aussi de découvrir des endroits moins connus ou du moins, moins courus et pas forcément indiqués dans les guides. J’ai donc glané le « meilleur » de vos carnets, lu attentivement des dizaines de blogs, et voici donc notre circuit. Au risque de choquer certains nous avons fait l’impasse sur Orlando et les parcs d’attractions. Inhumains diront certains, surtout avec un enfant, mais c’était notre choix. Pas envie de passer des heures à faire la queue et on préfère la nature ! Alors tant pis pour les puristes, si vous voulez des infos sur les parcs, ici vous n’en trouverez que sur les state park !!
Voici donc notre parcours réalisé :
J1 - Samedi 8 avril : avion Logement : appartement loué dans la 2nd street. Emplacement idéal pour aller à la plage à pied et se balader sur océan drive. On avait le pass resident donc aucun problème de stationnement, y compris en arrivant le samedi soir à 23h. Coût : 600€ pour 4 nuits via Airbnb
J2 - Dimanche 9 avril Miami Beach
J3 - Lundi 10 avril Balade dans Coral Gables et Little Havana Key Biscayne
J4 - Mardi 11 avril Metromover dans Downtown Wynwood Plage à Miami Beach
J5 - Mercredi 12 avril Route vers Kennedy space Center avec halte à Palm Beach Visite du KSC Logement : Casa Coquina à Titusville. Accueil très chaleureux, décoration très chargée mais soignée (photos à suivre), chambre ultra grande. Une bonne adresse atypique. Coût : 135€
J6 - Jeudi 13 avril Visite de Blue Spring State Park le matin Visite du speedway de Daytona Logement : hôtel Nautilus inn à Daytona Beach. Sympa, en bord de mer, kitchenette, balcon, piscine au bord de la mer. Coût : 124€
J7 - Vendredi 14 avril Visite de Sainte Augustine Route vers Ocala Logement : hôtel Confort Suite . Chambre très bien, emplacement bof en bord d'autoroute, mais bon on le savait avant donc sans surprise.Coût : 111€
J8 - Samedi 15 avril Canoë à Silver Spring Visite du Don Carling muséum (dragster) Logement : hôtel Best Western à Tavarès : très bien, mais par contre les murs extrafin, ça nous a pas empêché de dormir mais on a pu entendre toute la conversation téléphonique de notre voisine (c’était peut être le cas dans les autres hôtels mais on l'a pas remarqué). Coût : 89€
J9 - Dimanche 16 avril Visite des plantations d’Orange à Clermont (balade en 4x4 avec Showcase of citrus) Après midi à la plage de Clearwater Beach Logement : hôtel Pier60. Hôtel idéalement situé en front de mer, on a eu une chambre au dernier étage avec vue mer, c’était magnifique. Rooftop avec bar et resto. On a adoré. Coût : 220€
J10 - Lundi 17 avril Visite du Ringling muséum à Sarasota Plage à Siesta Key Logement : location d’une maison pour 4 nuits, à North Port (entre Sarasota et Fort Myers). La vraie maison américaine dans un lotissement charmant. Un calme absolu, piscine chauffée, immense garage, bref le top absolu ! Coût : 600€ pour 4 nuits via Airbnb
J11 - Mardi 18 avril Airboat sur la peace river Après midi piscine à la maison
J12 - Mercredi 19 avril Myakka River State Park Stump Pass Beach State Park
J13 - Jeudi 20 avril Visite des maison de Ford et Edison à Fort Myers Après midi à la piscine de la maison
J14 - Vendredi 21 avril Visite de Corskcrew Sanctuary Bird Big Cypress Bend Boardwalk Loop Road Logement : hôtel Quality Inn à Florida City. Sûrement l’hôtel le moins bien de notre séjour mais vu le prix payé on va pas se plaindre. Chambre avec lits petits (on avait pris l’habitude du queen size) mais piscine ultra chaude et petit dej ok. Coût : 110€ pour 2 nuits.
J15 - Samedi 22 avril Balades dans les everglades Outlets de florida City Logement : hôtel Quality Inn
J16 - Dimanche 23 avril Route des Keys Pique nique à Curry Hammock State Park Baignade à Sombrero Beach Logement : les 5 dernières nuits seront au Tranquility Bay Resort de Marathon. Un gros coup de cœur. On a payé très cher mais on sait pourquoi. On a une maison, vue mer. Piscine géante, le top du top Coût : la grosse folie des vacances, 1500€ pour 5 nuits via le site de l'hotel directement, mais aucun regret tellement c'était le paradis !!
J17 - Lundi 24 avril Sortie snorkeling à Sombrero reef Après midi à la piscine
J18 - Mardi 25 avril Journée à Key West, ville et Fort Zachary State Park
J19 - Mercredi 26 avril Bahia Honda State Park
J20 - Jeudi 27 avril Journée à l'hôtel
J21 - Vendredi 28 avril Retour
Retour sur notre itinéraire : aucun regret, il était équilibré et on a pu faire les visites sans courir et en ayant le temps de profiter. Peut être le bémol : avoir fait le crochet par Clearwater. La plage est belle mais ça fait quand un détour qu’on aurait peut être dû éviter en logeant directement vers Sarasota (embouteillage le dimanche pour y accéder ) . Après l’alternance des plusieurs nuits au même logement et itinérance nous ont permis d’avoir l’impression d'avoir passé plusieurs vacances en une.
Tour du monde English translation pending
Bonjour,
Voilà ça fait deux ans que j'aimerais faire le tour du monde à vélo où à pied mais plusieurs questions sans réponses sont présentes sans pour autant trouver de réponses de valeur sur !
Je me présente je m'appelle Nicolas , j'ai 26 ans , une jolie maison, un bon travail avec les patrons qui vont avec, une jolie copine, un salaire de quoi bien vivre, une belle voiture, et même 2 chats ^^...😉 J'ai tout ce dont j'ai besoin , je n'ai pas de problème particulier ... En bref j'ai une belle vie que rêveront certaine personne des pays pauvres Mon seul problème est que je n'ai jamais aimé être mis dans un moule et être un formidable modèle de notre chère société ne me va guèrre .. Moi je rêve de voyage, parcourir le monde comme un pèlerin sur un vélo ! Un peu d'originalité dans ma vie ne ferait pas de mal... Je refuse la vie que l'on mène quasiment tous aujourd’hui... Mouton que nous sommes métro ou autres, boulot, dodo ! je refuse ! J'ai envi d'avoir un quotidien ou tous ce que tu voit est différent d'hier ! On passe 3/4 de notre vie à travailler sans cesse ! Par exemple en 10 ans ont quasi tous 10 mois de vacances c'est triste... NON ?🙁 mais il faut bien car sans argent on fait rien sans rien . Bref ...
Mais là en ce moment je suis prèt à cracker car ça fait 2 ans que je songe à partir sans pouvoir y arriver !Par crainte peut être ! C'est complétement fou l'envie se fait de plus en plus pressante et pesante à la fois !
J'aimerais avoir plusieurs avis et idées pour pouvoir passer le pas et le concrétiser enfin !
1 --> Comment passer le pas ? 2 --> Comment monter un tel projet ? Y a Tilde exemples sur le net . 3 --> Quelle assurance intéressante, pas chère qui me couvre à l’étranger en cas de pépins ? 4 --> Que faire en revenant au pays . 5 --> Comment trouver des contacts à distances ?Pour ceux qui ne parle pas votre langue ni l'anglais comment faire ? 6 --> Connaissait vous des pays où c'est difficile d'obtenir des visas ? 7 --> Comment prévoir tant de provisions pour certaines zones vides de population ex désert, grande forêt etc ? 8 --> Y a Til certaine chose à éviter de faire . 9 --> Peut on s'aventurer dans n'importe quel pays sans connaitre la culture, les habitudes de la population . 10 --> Que faire quand on tombe malade quand il y a personne autour ? 11--> comment faire pour le mode de paiement ? en sachant que certain pays n'accepte pas la cb ou tout autre carte 12--> ou trouver des connexions internet dans les pays pauvres ? 13--> Faut il prépare un itinéraire DÉTAILLER .Ou y'aller sans se prendre le chou . 14--> Quel sont les pays dans lesquelles on peut faire confiance à leur pharmacie . 15--> pour le ravitaillement en eau ? Pastille purificatrice ? ou autres ? 16--> Faut til tous revendre avant de partir . 17--> Vaccin ? 18--> y a Tilde coins dans le monde à ne surtout pas aller . 19--> Travailler à l’étranger ? 20--> comment tous quitter? logement? travail ?Et les choses à ne pas faire . 21--> Quel sont les arnaques à éviter ?Dans quel pays ? 22--> Des comportements à éviter ? Dans quel pays ?
Celles-ci sont les principales mais si d'autres questions me vienne à l'esprit j'en posterai en plus !
Merci d'accorder un peu de votre temps pour me répondre 🙂
Cordialement
Nicolas
Voilà ça fait deux ans que j'aimerais faire le tour du monde à vélo où à pied mais plusieurs questions sans réponses sont présentes sans pour autant trouver de réponses de valeur sur !
Je me présente je m'appelle Nicolas , j'ai 26 ans , une jolie maison, un bon travail avec les patrons qui vont avec, une jolie copine, un salaire de quoi bien vivre, une belle voiture, et même 2 chats ^^...😉 J'ai tout ce dont j'ai besoin , je n'ai pas de problème particulier ... En bref j'ai une belle vie que rêveront certaine personne des pays pauvres Mon seul problème est que je n'ai jamais aimé être mis dans un moule et être un formidable modèle de notre chère société ne me va guèrre .. Moi je rêve de voyage, parcourir le monde comme un pèlerin sur un vélo ! Un peu d'originalité dans ma vie ne ferait pas de mal... Je refuse la vie que l'on mène quasiment tous aujourd’hui... Mouton que nous sommes métro ou autres, boulot, dodo ! je refuse ! J'ai envi d'avoir un quotidien ou tous ce que tu voit est différent d'hier ! On passe 3/4 de notre vie à travailler sans cesse ! Par exemple en 10 ans ont quasi tous 10 mois de vacances c'est triste... NON ?🙁 mais il faut bien car sans argent on fait rien sans rien . Bref ...
Mais là en ce moment je suis prèt à cracker car ça fait 2 ans que je songe à partir sans pouvoir y arriver !Par crainte peut être ! C'est complétement fou l'envie se fait de plus en plus pressante et pesante à la fois !
J'aimerais avoir plusieurs avis et idées pour pouvoir passer le pas et le concrétiser enfin !
1 --> Comment passer le pas ? 2 --> Comment monter un tel projet ? Y a Tilde exemples sur le net . 3 --> Quelle assurance intéressante, pas chère qui me couvre à l’étranger en cas de pépins ? 4 --> Que faire en revenant au pays . 5 --> Comment trouver des contacts à distances ?Pour ceux qui ne parle pas votre langue ni l'anglais comment faire ? 6 --> Connaissait vous des pays où c'est difficile d'obtenir des visas ? 7 --> Comment prévoir tant de provisions pour certaines zones vides de population ex désert, grande forêt etc ? 8 --> Y a Til certaine chose à éviter de faire . 9 --> Peut on s'aventurer dans n'importe quel pays sans connaitre la culture, les habitudes de la population . 10 --> Que faire quand on tombe malade quand il y a personne autour ? 11--> comment faire pour le mode de paiement ? en sachant que certain pays n'accepte pas la cb ou tout autre carte 12--> ou trouver des connexions internet dans les pays pauvres ? 13--> Faut il prépare un itinéraire DÉTAILLER .Ou y'aller sans se prendre le chou . 14--> Quel sont les pays dans lesquelles on peut faire confiance à leur pharmacie . 15--> pour le ravitaillement en eau ? Pastille purificatrice ? ou autres ? 16--> Faut til tous revendre avant de partir . 17--> Vaccin ? 18--> y a Tilde coins dans le monde à ne surtout pas aller . 19--> Travailler à l’étranger ? 20--> comment tous quitter? logement? travail ?Et les choses à ne pas faire . 21--> Quel sont les arnaques à éviter ?Dans quel pays ? 22--> Des comportements à éviter ? Dans quel pays ?
Celles-ci sont les principales mais si d'autres questions me vienne à l'esprit j'en posterai en plus !
Merci d'accorder un peu de votre temps pour me répondre 🙂
Cordialement
Nicolas
Voyager avec des adolescents / tour Los Angeles - Las Vegas et San Francisco English translation pending
Bonjour,
En fait je recherche des renseigements pour organiser un voyage pour le mois de mars 2010: Nous sommes 5 personnes: 2 adultes et nos trois
enfants. 16, 14 et 11 ans. Au niveau avion et location de voiture, j'ai déjà trouvé des prix super intéressants, mais j'ai une question importante: trouve-t-on des chambres d'hôtels pour 5 personnes ou un studio pour 5, enfin quelque chose de familiale pour toute notre tribu ou faut-il envisager à chaque fois 2 chambres ?
Nous comptons passer 3 nuits à Los Angeles, 4 nuits à Las Vegas et 2 nuits à San francisco. Il faut avouer que les enfants
rechigent à bouger et à changer d'hôtels souvent. Alors un voyage à 3 étapes...c'est déjà énorme pour eux. Biensûr si cela leur
plaît cela passera mieux, mais comme je ne suis jamais allée au states, je ne sais pas ce que cela donnera. Y a-t-il des choses
spécifiques à faire avec les ados là-bas ? Las Vegas et les salles de jeux sont un vieux rêve de mon mari: donc il faudra au moins y
rester 4 nuits, mais trouve-t-on des chambres ( même communicantes ) à des prix corrects sur le strip de L.V. ??
Merci de me faire partager vos avis et expériences avec des enfants ( ou plutôt des ados....).😉
Faire une boucle de quinze jours de San Francisco à San Francisco en avril 2010 English translation pending
Bonjour, en avril, mon époux et moi partons en voyage de noce dans l'ouest des US.
Les billets d'avions sont réservés, nous allons faire une boucle de 15 jours. de SF à SF.
L'idée est de rester 3 jours à SF, de faire ensuite suffisament de parcs, arriver l'avant dernier jour à L.A et remonter la côte tranquillement jusqu'à SF.
Entre SF et L.A quels parcs me conseillez vous de faire ? Dans quel ordre ? A savoir qu'on voudrait passer une nuit à VEGAS. et que dans l'ensemble on aimerait voir autant de "verdure", que de "roches" pdt notre road trip...
Vos conseils, avis, expériences sont vraiment les bienvenus !!!
En attendant je vais essayer de synthétiser des différentes discutions relatives à notre projet sur le forum...
D'avance merci.
Entre SF et L.A quels parcs me conseillez vous de faire ? Dans quel ordre ? A savoir qu'on voudrait passer une nuit à VEGAS. et que dans l'ensemble on aimerait voir autant de "verdure", que de "roches" pdt notre road trip...
Vos conseils, avis, expériences sont vraiment les bienvenus !!!
En attendant je vais essayer de synthétiser des différentes discutions relatives à notre projet sur le forum...
D'avance merci.
Prix du voyage dans l'Ouest américain English translation pending
bonjour
si vous etes allés dans l ouest americain, j aimerais savoir combien il faut compter(grosso modo bien sûr!)
pour 15 jours, combien de temps à l avance vous avez réservé billets d avion et hotels...financièrement est il moins cher de batir son circuit soi même plutôt que de passer par un to?
J aimerais y aller en juillet prochain, mais suis un peu effrayée à l idée de batir le circuit...comment organiser les résas..etc
un grand merci pour vos conseils
Itinéraire de Los Angeles vers San Francisco via les parcs nationaux English translation pending
Bonjour,
Je pars le 8 septembre prochain pour los angeles pour un circuit via les parcs nationaux et pour finir à san francisco (retour le 27 septembre). Je sais qu'il y a déjà eu des discussions à ce sujet mais j'aimerais un avis sur mon circuit...🙂
Voilà ce à quoi j'ai déjà réfléchi :
8 sept : los angeles
9 sept : LA - visite
10 sept : LA - visite
11 sept : LA - plage
12 sept : Etape à Laughlin (450km)
13 sept : départ pour Grand canyon village (340km).
14 sept : Grand Canyon.
15 sept : départ trés tôt pour Monument Valley (290km)
16 sept : départ vers midi pour Page (210km). Visite d'Antelop Canyon. Nuit à Page
17 sept : Aprés un tour en bateau sur le lake powell, départ pour Bryce Canyon (260km)
18 sept : Petit tour dans Bryce Canyon le matin puis départ pour Las Vegas (430km)
19 sept : Las Vegas
20 sept : Départ pour Lone Pine via la Vallée de la mort (370km). Nuit à Lone Pine
21 sept : Départ vers Yosemite- traversée de "Séquioia"- (260km). Nuit à yosemite
22 sept : "Visite" de Yosemite. Nuit à yosemite
23 sept : Départ pour San Francisco (restitution de la voiture) (420km)
24 sept : SF
25 sept : SF
26 sept : SF
27 sept : retour en France
Voilà, est-ce que ce circuit vous parait faisable ? Nous avons déjà réservé un hotel à LA et réservé la voiture de location. Par contre nous n'avons rien réservé d'autre...est ce qu'on risque de dormir dans la voiture ??😐
Voilà, est-ce que ce circuit vous parait faisable ? Nous avons déjà réservé un hotel à LA et réservé la voiture de location. Par contre nous n'avons rien réservé d'autre...est ce qu'on risque de dormir dans la voiture ??😐
Trek en Patagonie English translation pending
Bonjour,
Nous souhaiterions découvrir la Patagonie pendant 3 semaines en visitant 2 à 3 sites en trek. Transport en bus, hébergement en auberge de jeunesse et chez l'habitant.
Nous hésitons pour l'arrivée à Santiago ou à Buenos Aires, puis faire la région des lacs (Bariloche), le Parc des Glaciers (El Calafate), région du Fitz Roy.
Nous vous rermercions de vos avis et conseils.
Les baleines au Canada! English translation pending
bonjour
Nous pensons partir en mai pour le Canada. Pouvez-vous nous dire où on peut admirer les baleines et est-ce la bonne saison ? merci de tous les tuyaux que vous nous ferez partager !
Marijanick
Nous pensons partir en mai pour le Canada. Pouvez-vous nous dire où on peut admirer les baleines et est-ce la bonne saison ? merci de tous les tuyaux que vous nous ferez partager !
Marijanick
Réserver un camping à Virginia Beach English translation pending
Bonjour à tous et à toutes!🙂
Je désirrerais savoir si il est trop tard pour réserver un camping à Virginia Beach (Koa par exemple) vers le 15 juin pour mes vacances du 18 juillet... C'est la première fois que je m'y rend et j'espère que le camping ne sera pas plein!🤪
Merci d'avance et bonne vacances à tout le monde!! 😎
Je désirrerais savoir si il est trop tard pour réserver un camping à Virginia Beach (Koa par exemple) vers le 15 juin pour mes vacances du 18 juillet... C'est la première fois que je m'y rend et j'espère que le camping ne sera pas plein!🤪
Merci d'avance et bonne vacances à tout le monde!! 😎
Ouest américain pour trois à quatre mois en Westfalia English translation pending
Ma femme et moi partons d'ici peu de Montreal en Westfalia (petit camping car) pour l'ouest américain. Nous prévoyons passer par l'Ohio afin de visiter un être cher. Par la suite direction Colorado, Utah, Arizona et Nevada avec ces parcs. Nous prévoyons aussi se rendre à San Diego et remontée le long de la côte ouest , possiblement jusqu'à Seatle. Par la suite, revenir vers Yellowstone. Cependant je n'ai pas encore établi quel sera le chemin du retour à partir de Yellowstone.
Le plan de match est de ne pas en avoir !!!
Selon vous, est-ce que le fait de ne pas avoir de réservation dans aucun camping est un probleme ? Secondo, avons-nous assez de temps afin de prendre notre temps lors de ce parcours ???
Il y a évidemment les incontournables parcs à visiter dans le Utah, Arizona. Cependant, y a t-il des points d'intérets entre l'Ohio et le Colorado ?
Si vous avez des suggestions sur des incontournables en Californie et le long de la côte vers le nord, n'hésitez pas à nous les partager.
P.S : Votre opinion sur l'itinéraire serait aussi apprécié
Christian
Le plan de match est de ne pas en avoir !!!
Selon vous, est-ce que le fait de ne pas avoir de réservation dans aucun camping est un probleme ? Secondo, avons-nous assez de temps afin de prendre notre temps lors de ce parcours ???
Il y a évidemment les incontournables parcs à visiter dans le Utah, Arizona. Cependant, y a t-il des points d'intérets entre l'Ohio et le Colorado ?
Si vous avez des suggestions sur des incontournables en Californie et le long de la côte vers le nord, n'hésitez pas à nous les partager.
P.S : Votre opinion sur l'itinéraire serait aussi apprécié
Christian
Voiture ou train entre Boston et Québec? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons (2 adultes et 4 enfants, 18,19,15 et 9 ans) aller au Canada en partant de Boston à Québec fin juillet. Nous allons ensuite louer un camping car pour revenir sur Montreal pour revenir ensuite en France. Quelle compagnie de train vous nous conseillez ou vaut-il mieux prendre une voiture de location ? Merci pour vos précieux renseignements Karine
Nous souhaitons (2 adultes et 4 enfants, 18,19,15 et 9 ans) aller au Canada en partant de Boston à Québec fin juillet. Nous allons ensuite louer un camping car pour revenir sur Montreal pour revenir ensuite en France. Quelle compagnie de train vous nous conseillez ou vaut-il mieux prendre une voiture de location ? Merci pour vos précieux renseignements Karine
Budget pour cinq personnes pour deux mois aux Etats-Unis? English translation pending
Bonjour,
Nous projetons de partir à 5 aux USA pour presque 2 mois (environ 7-8 semaines), l'été prochain. Papa, Maman, 2 ados et une petite fille de 5 ans.
Nous en sommes au tout début du projet et n'avons fait aucun plan pour le moment.
Notre idée pour le moment est de faire l'Ouest sur 6-7 semaines puis passer 1 semaine à NewYork.
La Partie Ouest se fera certainement - pendant 4 semaines par étapes de 3 jours, dans les grandes villes puis route en voiture de location ou vol intérieur. - 2 semaines de camping car pour visiter les grands parcs.
Pouvez vous m'aider à calculer de manière très large pour le moment (à 20% près 😛 ), une enveloppe budgétaire afin que je sache grosso modo ce que je dois mettre de côté d'ici là ?
Je sais que vous allez me dire que c'est impossible sans plus de détails, mais pour le moment, je ne suis pas au Dollar près !
Merci de votre aide.
Nous projetons de partir à 5 aux USA pour presque 2 mois (environ 7-8 semaines), l'été prochain. Papa, Maman, 2 ados et une petite fille de 5 ans.
Nous en sommes au tout début du projet et n'avons fait aucun plan pour le moment.
Notre idée pour le moment est de faire l'Ouest sur 6-7 semaines puis passer 1 semaine à NewYork.
La Partie Ouest se fera certainement - pendant 4 semaines par étapes de 3 jours, dans les grandes villes puis route en voiture de location ou vol intérieur. - 2 semaines de camping car pour visiter les grands parcs.
Pouvez vous m'aider à calculer de manière très large pour le moment (à 20% près 😛 ), une enveloppe budgétaire afin que je sache grosso modo ce que je dois mettre de côté d'ici là ?
Je sais que vous allez me dire que c'est impossible sans plus de détails, mais pour le moment, je ne suis pas au Dollar près !
Merci de votre aide.
Le "Rout-Pass" pour voyager au Québec? English translation pending
salut,
mon ami et moi allons au canada pendant 4semaines en septembre 2007 et ma premiere idée etait de resider à Montreal car je connais bien cette villet et il y a plein de choses à faire et puis je sais ou louer un appartement, mais finalement, à lire tous les sujets de ce forum j'ai envie de prendre la route et de decouvrir un peu plus (je connais les villes comme Quebec, Ottawa et Toronto et je connais aussi Saint michel des saints j'ai des amis qui y habitent)..... mais c'est vrai que les descritpions et photos de la cote atlantique m'on donné envie.... mon ami m'a dit "c'est toi la specialiste des voyages alors regarde et prepare le voyage ce sera une surprise !!!" bien, bien je suis ravie !!!! sur les 4 semaines je souhaiterais finir le sejour avec 10 jours à Montreal et puis avant passer 2jours à quebec et une journée à ottawa donc il reste 17 jours de vadrouille !!! je pense que c'est pas mal!!!🙂 tout d'abord je me suis dit que prendre un pass avec via rail etait une bonne idée mais c'est vraiment cher le "canrail pass" (j'ai deja voyagé avec le corridor pass qui etait interressant) donc on se rabat sur le bus qui est sympa "ça fait vraiment voyage "jeune" et "aventure" ... j'ai vu qu'il existait un "rout pass" valable pour 7 ou 14 jours mais je n'arrive pas à avoir plus de renseignement, ou l'acheter sur leur site il n'y a aucune infos à part le prix qui me parait raisonnable.
est ce que quelqu'un a deja voyagé avec ce pass?? quelqu'un peut il me donner plus de renseignements à ce sujet?
merci pour votre aide
je souhaites à tous de belles aventures et V à tout les motards (homme et femme) de ce forum 😉
mon ami et moi allons au canada pendant 4semaines en septembre 2007 et ma premiere idée etait de resider à Montreal car je connais bien cette villet et il y a plein de choses à faire et puis je sais ou louer un appartement, mais finalement, à lire tous les sujets de ce forum j'ai envie de prendre la route et de decouvrir un peu plus (je connais les villes comme Quebec, Ottawa et Toronto et je connais aussi Saint michel des saints j'ai des amis qui y habitent)..... mais c'est vrai que les descritpions et photos de la cote atlantique m'on donné envie.... mon ami m'a dit "c'est toi la specialiste des voyages alors regarde et prepare le voyage ce sera une surprise !!!" bien, bien je suis ravie !!!! sur les 4 semaines je souhaiterais finir le sejour avec 10 jours à Montreal et puis avant passer 2jours à quebec et une journée à ottawa donc il reste 17 jours de vadrouille !!! je pense que c'est pas mal!!!🙂 tout d'abord je me suis dit que prendre un pass avec via rail etait une bonne idée mais c'est vraiment cher le "canrail pass" (j'ai deja voyagé avec le corridor pass qui etait interressant) donc on se rabat sur le bus qui est sympa "ça fait vraiment voyage "jeune" et "aventure" ... j'ai vu qu'il existait un "rout pass" valable pour 7 ou 14 jours mais je n'arrive pas à avoir plus de renseignement, ou l'acheter sur leur site il n'y a aucune infos à part le prix qui me parait raisonnable.
est ce que quelqu'un a deja voyagé avec ce pass?? quelqu'un peut il me donner plus de renseignements à ce sujet?
merci pour votre aide
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Traversée de l'Europe à vélo? English translation pending
Bonjour à Tous.
Bientôt fini les études 😉, et envi de me surpasser, j'ai depuis quelques temps l'objectif de découvrir les diversités culturelles en Europe. J'envisage de faire une traversée d'Europe en vélo et en autonomie, de Porto à Moscou🤪. J'ai déjà derrière moi quelques périples qui, je pense faciliterons ce projet. Cependant je n'arrive pas forcement à me rendre compte de l'ampleur des choses.
Avez vous un idée du temps qu'il faut pour faire une expé de ce genre, avez-vous vécu une expé similaire? Y a t'il selon vous des itinéraires intéressant, où des cultures à ne pas manquer?
D'avance merci pour vos réactions et réponses
JD
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain.
Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin.
Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions.
Commençons par la première semaine.
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !
Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.
Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…
Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.
Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.
Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !
Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !
Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !Boston, cinq jours en février 2012 English translation pending
Bonjour,
Vos conseils étant tôujours bien avisés , je reviens vers vous pour m'aider à planifier mes prochaines vacances de février 2012. Nous serons deux, ma fille et moi, nous pensions aller à Boston car nous ne connaissons pas cette ville et ne pouvons y rester que cinq jours . Qui peut me donner des tuyaux sur les hôtels, où les choisir ? Quel est le quartier à privilégier ?nous n'aurons pas de voiture alors nous sommes obligées de séjourner en centre-ville pour bénéficier des transports en commun: à moins que quelqu'un ne puisse me conseiller sur certains hôtels en dehors de la ville moins chers mais ayant un accès facile aux différents points d'intérêt de Boston.
J'aimerais également que l'on m'indique les choses à ne pas rater .
Comment est le shopping sur place ? Y a-t- il des ourlets à proximité ?
Nous avons déjà visiter NewYork, Orlando, Washington, San Francisco, LosAngeles, San Diego, LasVegas, Chicago.....est- ce que le choix de Boston est judicieux ? Sinon, je suis preneuse de toute autre proposition pouvant étancher notre soif de connaissances des villes américaines!
D'avance Merci à tous pour votre aide!!!
Hôtel à Las Vegas? English translation pending
bonjours comme vous le savez je prépare un itinéraire après avoir fait en partie los angeles je suis sur las végas. j'avais l'intention d'y rester 1 jour et 2 nuit . pour l'hotel j'avais l'intention de mettre 100 dollars par personne, donc 200 dolars par chambre. (Nous aurons 2 chambre avec 2 personnes dans chacune d'elle). qu'el hotel me conseilerez vous? sur le trip 😉 merci