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Plages à Malaga English translation pending
by Brooklynboog · 2016-09-16 · 8 replies
Bonsoir,

Je vais prendre une petite semaine de vacances du 20 au 26 septembre 2016. J'envisage peut-être Malaga.. En fait, j'ai envie de vrai repos avec plage et piscine, sans faire vraiment beaucoup de visites cette fois. Je n'ai pas de voiture. Quel endroit me conseillez-vous pour que ce soit joli, pratique de l'aéroport et pas surpeuplé? Les plages de Malaga même sont-elles jolies ou pas? Dans quel quartier vaut-il mieux chercher un hôtel? A quelle température est l'eau de mer environ en ce moment?

Merci d'avance pour vos réponses.

Yveline
Faire la fête à Marbella, visites English translation pending
by Leobibi · 2016-09-14 · 3 replies
Bonjour, Je pars la semaine prochaine avec des amies à Marbella. Des personnes me disent qu'apparemment les beach clubs sont fermés depuis début septembre. Est-ce que quelqu'un connaît des boîtes de nuit (latino ou tout style de musique, sauf electro) soit sur Marbella, Puerto Bagnus ou Nikki beach qui sont encore ouvert pendant cette période de l'année. ? Et des bons bars à tapas ou restaurant ? Merci de me conseiller également sur des visites à faire ?
Torremolinos: excursions pour Séville etc. English translation pending
by Contadora · 2016-09-02 · 5 replies
Bonjour, pouvez vous me guider pour la meilleure endroit sur Torremolinos en Andalousie pour acheter des excursions bon tarif pour les villes de Séville, Grenade et Gibraltar. Je ne sais encore si je vais opter pour la location de voiture et faire moi-même mais je regarde les 2 options. J'allais tout faire par moi-même mais une blessure va probablement m'empêcher de conduire de longue distance!!! :🤪 Nous prévoyons ( si ma blessure ne gâche pas tout) faire Séville, Grenade, Ronda et Gibraltar et le parc El Torcal.

Nous partons 2 personnes pour 14 jours sur Torremolinos le 21 septembre.

Merci
Andalousie à Noël English translation pending
by Caco80 · 2016-08-27 · 9 replies
je prépare un séjour en Andalousie pour Noel 2016 et je souhaiterais savoir dans quelle ville il faut séjourner? Je voudrais visiter Séville Cadix Malaga..... Est ce que la région est touristique à cette période Est ce que l on trouvera facilement des restos ouverts ? Quelqu'un connait-il un hotel ayant des chambres familiales à Malaga ou Séville; merci à l avance pour vos réponses;
Norvège, Finlande, Suède... au nord du cercle polaire English translation pending
by Krikri6792 · 2016-08-09 · 138 replies
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.

Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/

Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/

Et celui de 2016 est ici :

sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !



============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.

Présentation

En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !

Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.

Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.

A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.

Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.

Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.

Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !

Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.

En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)

Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen

J1 : Jeudi 9 juin 2016

En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.

Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.

Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.

J2 : Vendredi 10 juin 2016

A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.

Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.

Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.

Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.

Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.

Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.

Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(

Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.

Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.

Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.

Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.

Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.

Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.

Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.

La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.

C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.

Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.

Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.

En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.

Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.

Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.

Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.

Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.

Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.

Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.

Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.

En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.

Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)

J3 : Samedi 11 juin 2016

Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !

Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.

Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.

Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.

Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !

Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.

Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.

Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.

Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.

Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.

Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.

Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.

Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !

A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.

Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !

Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.

A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.

Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.

Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.

Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.

Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.

Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.

Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.

Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.

Vallée de Steindalen J4 : Dimanche 12 juin 2016

Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.

Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.

Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.

Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.

Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.

Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.

L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.

Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.

9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.

Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.

A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.

Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.

La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.

Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !

La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.

Fin de la randonnée vers 12 h 30.

Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.

Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.

En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.

A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)

Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.

Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.

Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.

Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.

Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.

C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !

Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)

J5 : Lundi 13 juin 2016

A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.

Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.

Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.

Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.

Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.

A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.

Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.

Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.

Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.

Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.

Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.

C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?

C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.

C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.

C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.

Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.

Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !

Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.

En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.

En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)

A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.

Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.

Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016

Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.

Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.

Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.

Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.

Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.

Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.

Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.

La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.

Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.

Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.

La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.

En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.

Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.

Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.

Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.

Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !

Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.

En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.

Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !

Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres

Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables

J7 : Mercredi 15 juin 2016

Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !

Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !

Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.

Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.

Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?

Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.

Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.

Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.

D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.

Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard

Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.

Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.

L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.

Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !

Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.

Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.

En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)

Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.

Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.

Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.

Ils ont plutôt une bonne bouille !

Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.

C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.

Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.

Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.

Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.

Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.

Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !

Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.

Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.

En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !

En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.

Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres

Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger

J8 : Jeudi 16 juin 2016

Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !

Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.

Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.

Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?

Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).

Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.

Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.

Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.

Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.

En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.

Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.

Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.

Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.

A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.

Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.

Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.

Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.

Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.

A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.

Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.

Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.

Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.

A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !

Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.

Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.

Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !

Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !

Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.

Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.

Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.

Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016

Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.

Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.

Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.

Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !

Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…

Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.

Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)

Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.

Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.

A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.

Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.

Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…

Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.

Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.

Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.

Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.

La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.

Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)

Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.

Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !

A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.

Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !

Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.

Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale

J10 : Samedi 18 juin 2016

Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !

Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.

Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.

L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.

Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !

La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.

Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.

Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!

Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !

Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !

Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.

Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)

Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)

Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !

Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !

A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.

Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.

Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.

Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.

La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.

Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.

Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.

Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.

Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.

En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !

Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !

Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.

Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.

Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.

C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.

Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !

Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !

Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.

Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari

J11 : Dimanche 19 juin 2016

Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.

A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?

Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.

Ben… allons-y !

Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.

A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?

Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.

Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !

Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !

A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !

Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.

A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.

A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.

Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.

D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.

Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.

Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.

A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.

C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.

A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)

Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.

Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !

Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.

Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !

Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)

Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !

Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés

Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres

Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016

La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !

Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.

Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.

A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.

Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.

Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos

Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)

A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.

Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.

Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.

Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.

D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.

Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.

Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.

Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !

Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.

A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.

Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.

Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac

J13 : Mardi 21 juin 2015

Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.

A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.

Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.

La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !

Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.

Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.

Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.

Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.

Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.

De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.

Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)

L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.

Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.

Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.

En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.

Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.

Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.

L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.

Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.

Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.

Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.

Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.

Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.

Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.

A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.

Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.

Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.

Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.

Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.

Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !

Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.

Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !

Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).

Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.

Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.

Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.

Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero

J14 : Mercredi 22 juin 2016

Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.

C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)

Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.

Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?

Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.

Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.

Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !

… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !

Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !

… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.

Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.

Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…

Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.

Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.

La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.

Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.

Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.

Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.

Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.

Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.

Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.

A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)

Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016

Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.

Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.

En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.

Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.

Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.

L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.

Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.

C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.

Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.

La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.

A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.

Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.

Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.

Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.

L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.

A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !

Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !

En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".

Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.

Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.

Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.

La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.

Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.

Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.

Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.

Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.

Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)

Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres

Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak

J16 : Vendredi 24 juin 2016

Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.

Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.

Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.

Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.

La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)

Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.

A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.

A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.

Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.

Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.

Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.

Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.

Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.

Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.

Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?

Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !

Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !

Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.

Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.

Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.

Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.

Hum, on voulait du piquant ?

Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.

Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)

Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.

En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.

Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !

Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.

Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.

Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta

J17 : Samedi 25 juin 2016

Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.

Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.

Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.

Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.

Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".

Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.

De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.

Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.

Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.

Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.

Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.

Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.

Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.

Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.

Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.

Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.

Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.

Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.

Voilà qui fait notre affaire !

Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.

Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.

Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.

Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.

Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.

A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.

Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.

L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.

Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !

Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.

Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.

Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !

Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).

De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.

Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.

A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.

Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.

Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.

L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.

Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.

Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko

J18 : Dimanche 26 juin 2016

Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.

C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.

Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.

C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.

Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)

Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !

Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?

10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.

Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.

Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !

Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.

Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !

Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.

Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.

Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.

En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.

Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.

Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.

Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.

A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".

Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.

La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)

Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.

Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.

Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !

A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.

Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !

La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !

Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.

Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön

J19 : Lundi 27 juin 2016

Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !

Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.

Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.

Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.

A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.

Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.

Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.

A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.

Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !

Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.

Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.

Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !

Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.

En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.

Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.

l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande

Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.

Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.

Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.

Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.

Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.

Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.

Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.

Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.

Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.

Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.

L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)

Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.

Lac Trollsjön

La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
4 jours en Andalousie / Costa del Sol English translation pending
by Fgg72 · 2016-07-21 · 1 reply
Bonjour,

Je me rends en avion avec ma mère en Espagne le 2 Aout pour 4 jours puis je vais au Maroc ou je resterai un peu plus longtemps.

J'ai reservé dans un hôtel "Bluebay Banus" à côté de Marbella. Connaissez vous cet hôtel? des avis? Savez vous s'il est accessible par les transports en commun? Pratique pour les visites des autres villes de la costa del sol?

L'arrivée à l'aéroport de Malaga vers 9h du matin, y a t-il des navettes pour mon hôtel? Comment m'y rendre sinon?

Quelles sont les villes à visiter ou à éviter (fuengirola, malaga, estepona, mijas, benalmadena, torremolinos...)? Quel itineraire me conseillez vous pour les 4 jours? (nous aimons les visites dans les vielles rues, une fois la plage, une activité..), quelles activités?

Savez vous aussi si en cette période du 2 au 5 Août il y a des feria ou des fêtes dansantes dans les rues?

Pour le dernier jour, à la sortie de l'hôtel nous souhaitons visiter Gibraltar avant de rejoindre Algesiras ou Tarifa pour prendre le Ferry pour Tanger. Qu'en pensez vous? c'est faisable? Quels sont les bus pas cher qui font ces trajets avec Stop?

Meci à tous, je sais que je ne peux pas tout faire en 4 jours et c'est pour ça que je me tourne vers vous por un retour sur vos experiences.
Retour MSC Musica: capitales de la Baltique 2 au 9 juillet 2016 English translation pending
by Leia85 · 2016-07-21 · 47 replies
Nous sommes rentrés de notre première croisière en Europe du Nord. Nous partions à 5 : mon mari et moi, nos deux filles de 24 et 15 ans, et l’ami de ma fille aînée. C’est notre 5ème croisière, toutes avec MSC, toutes en suite Auréa. Nous apprécions le confort et les avantages liés à cette catégorie, et comme il nous reste encore des itinéraires à découvrir avec cette compagnie, nous ne ressentons pas pour l’instant l’envie d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Je précise cela après avoir lu un certain nombre de commentaires vantant les firmes américaines et critiquant ceux qui n’ont pas franchi le pas de les essayer. Je ne nie pas qu’il y ait parfois quelques inconvénients, mais globalement nous avons toujours été satisfaits de nos vacances et je n’ai pas trouvé ailleurs pour un prix similaire l’équivalent de la catégorie Auréa. La croisière a été réservée en juillet 2015, au début du « nouveau club », largement critiqué lui aussi. Mais à ce moment-là, il était encore possible de cumuler les avantages et nous en avons largement profité : voucher de 300 euros de crédit de bord suite à l’utilisation d’un bon à 10 euros acheté sur une croisière précédente, réduction 5%+5% et encore 200 euros grâce à la date de départ qui faisait partie des « sélections », enfin réduction « young » de 20% pour la cabine occupée par le jeune couple. La benjamine payant un forfait assez modique.

Jour 0

En fait nous avons pris l’avion pour Roissy la veille du départ pour éviter d’avoir à nous lever aux aurores le 2 juillet (au départ de Lyon l’embarquement était à 6h15, avec un trajet par Amsterdam et une arrivée plus tardive). Les vols ont été achetés à MSC en même temps que la croisière, et ils ont accepté sans problème un pré-acheminement décalé. Donc arrivée à Paris vers 16h30, navette automatique vers Roissy Pôle où nous avons réservé deux chambres au Novotel. Fille1 et son ami qui habitent en région parisienne nous y rejoignent un peu plus tard après avoir laissé leurs valises au dépose-bagages (possibilité que j’ai découverte récemment sur le site d’Air France); nous même voyageons « légers » aussi puisque nous avons pu enregistrer nos valises de soute à Saint-Exupéry jusqu’à Hambourg, bien que l’escale à Paris comporte une nuit; nous n’avons donc que nos bagages à main. Au Novotel, nous avons vue sur l’aéroport et regardons passer les avions qui viennent se garer, nous assistons à des décollages en rafale au loin. Repas au restaurant de l’hôtel, au bord d’un petit patio verdoyant, pour un prix que nous trouvons raisonnable (nous n’avons pas l’habitude de fréquenter cette chaîne et nous nous attendions à plus). Le lendemain nous décollerons à 8h30, l’enregistrement est fait et nous sommes à 20 mn du terminal 2, il n’y aura plus qu’à passer le contrôle de police, nous prévoyons de quitter l’hôtel à 6h45 et de déjeuner tranquillement en zone d’embarquement. A plus tard pour la suite !

Carnet d’un voyage de 18 jours et 1800 km en Croatie et Monténégro en juin 2016 English translation pending
by Jacou0109 · 2016-07-18 · 7 replies
Carnet d’un voyage de 18 jours et 1800 km en Croatie et Monténégro en juin 2016 : Split, Trogir, parcs de Plitvice, de Paklenica, de Krka, Zadar, îles de Hvar, Korcula, Mljet, Dubrovnik, Kotor.

06/06 : Mulhouse/Bâle-Split Arrivée à Split au coucher du soleil, température agréable à cette heure. La navette nous amène en 35 mn à la station centrale de Split (30 kn pp) juste en face du port des passagers. Nous remontons à pied du port en direction du théâtre en passant devant le palais de Dioclétien. Les terrasses sont bondées, les autochtones et les touristes profitent de cette belle soirée. Cette première vision de Split nous convient parfaitement et laisse bien augurer de la suite de ce voyage. Notre appartement est distant d'à peine 10 mn à pied du centre, il est très propre et moderne avec tout le confort possible, lave linge, lave-vaisselle, cuisine complète, tv dans chaque chambre etc. Nous disposons également d'une petite terrasse qui donne sur un jardin, de plus ce quartier proche du parc de Marjan est très calme.

07/06 : Split Beau ciel bleu immaculé ce matin. Nous partons à pied en direction de la vieille ville médiévale et commençons la visite par le marché aux poissons puis la place Narodni Trg riche de monuments divers dont une curiosité : une boite aux lettres de l’époque française ! Nous entrons enfin dans l'enceinte de l’ancien palais de Dioclétien, énorme quadrilatère qui a été occupé, aménagé, transformé, depuis au moins 2000 ans ! Cela donne un résultat très original mais harmonieux quand même. Par la technique du réemploi des pierres anciennes, les murs des maisons ressemblent à des patchworks : On voit ainsi dans ces murs des pierres portant des frises romaines, des bouts de chapiteaux corinthiens et autres. Le péristyle et le mausolée de Dioclétien transformé en cathédrale forment le centre stratégique du palais de Dioclétien. Dans le mausolée nous avons pu admirer de belles chapelles romanes ou renaissance, les superbes vantaux en chêne sculptés de la porte principale ainsi que de très belles stalles dans le chœur.

L’ascension à près de 60 m dans la tour du clocher offre une vue magnifique sur la ville, le port et la mer. Nous allons ensuite faire quelques achats alimentaires au marché bien achalandé à l'est du palais de Dioclétien. Dans l’après-midi nous repartons à pied en direction du belvédère de la colline Marjan. Superbe balade durant 3h sur le chemin des chapelles (St Nicolas, Bethlehem et St-Jérôme), avec des vues exceptionnelles sur Split, la mer et les iles au loin. Cette balade en terrain plat sur un chemin aménagé permet de visiter plusieurs chapelles mais c’est surtout la dernière, accrochée sur la falaise qui est la plus impressionnante. Retour au belvédère, bel endroit pour faire une halte boissons au bar, et descente par Varos, le quartier des pêcheurs jusqu’en ville. Dîner au restaurant Sperun de plats à base de poissons : bon et pas très cher.

08/06 : de Split à Plitvice Après le petit-déjeuner pris sur la terrasse comme nous en avons l'habitude, nous partons à pied vers le port en face des ferries Jadrolinja récupérer la voiture réservée en France. En passant nous allons voir le côté Nord du palais de Dioclétien avec la porte d'or et la statue de Grégoire de Nin, sculpture moderne de Mestrovic. Départ pour Trogir sous un beau soleil. Nous nous garons au parking payant près du pont (30kn) et partons visiter la ville à pied. Le temps est magnifique et Trogir nous apparaît d'emblée charmante pour son site lacustre : la petite ville est bâtie sur un ilot séparé du continent par deux ponts, on pénètre dans la ville en passant sous une porte fortifiée. Toute la ville st construite avec cette pierre blanche si caractéristique de la Croatie. La ville est très touristique mais malgré le monde et les nombreux restaurants et boutiques elle reste agréable à visiter. La cathédrale est magnifique, surtout son porche entièrement sculpté. À l'intérieur la chaire octogonale, les stalles sculptées en chêne et la chapelle renaissance de St-Laurent en sont les pièces maîtresses. Nous montons tout en haut de la tour pour profiter de la vue sur la vieille cité. Il est midi et nous attendons un peu que le vacarme des cloches carillonnant à toute volée se soit apaisé. De retour sur le plancher des vaches nous continuons notre balade, admirant les sympathiques petites cours intérieurs occupées par de nombreux restaurants. Pique-nique dans un parc public avec des böreks (feuilletés). Nous reprenons la voiture et partons en direction de Sibenik et le parc de Plitvice. Le paysage a changé, nous sommes maintenant en montagne, la route longe de grandes étendues plates bordées de montagnes, il fait plus frais et la végétation est beaucoup plus verte que le long de la côte. En approchant de Plitvice, les hôtels, pensions et appartements à louer se multiplient. Notre appartement se trouve au 1er étage d'une maison située dans un hameau près de la route n° 1. La maîtresse de maison nous accueille avec un grand sourire, nous fait visiter l'appartement, nickel propre avec tout le confort et nous invite à boire un apéritif de bienvenue : bière, jus d'orange, liqueur de cerise ou de noix, eau de vie, café, biscuits. Nous allons ensuite faire quelques courses au supermarché le plus proche et dînons sur la terrasse (avec un pull car le soleil est couché et nous sommes en altitude).

09/06 : Plitvice Réveil à 7h, temps couvert mais pas menaçant. Nous partons en voiture pour l'entrée principale du parc à 10mn. Nous nous garons au parking payant, achetons nos billets et pénétrons dans le parc en passant par une passerelle qui surplombe la route n° 1. Ensuite il faut marcher un peu pour rejoindre les bords du lac où sont amarrés les bateaux qui font la navette. Nous commençons notre balade (Guide Rother n°8) en longeant les bords du lac en direction du nord. Il n'y a personne sur le chemin, pour l’instant et c'est très agréable. Au bout de 45 mn, nous arrivons dans la partie commune où se rejoignent les chemins qui proviennent de la station de bateaux : il y a évidemment beaucoup plus de monde et nombre d’asiatiques reconnaissables entre autres par leurs chapeaux « particuliers ». Le chemin, en fait, est une longue passerelle de bois, assez étroite, et on est obligé de faire la queue et d’attendre que chacun ait fait ses selfies et dieu sait que ça n'arrête pas...le chemin va longer ainsi de nombreuses cascades. Nous faisons, Chritian et moi, une tentative pour emprunter un itinéraire bis en remontant au travers d'une grotte mais un peu plus loin le chemin qui devait nous ramener à Veliki Slap est fermé pour travaux il nous faut donc retraverser la grotte par un escalier assez casse-gueule où de nombreux touristes pas bien équipés retardent tout le monde. Nous rejoignons les filles dans ce coin superbe. Christian et moi continuons le chemin en remontant la falaise pour revenir vers la station de bateaux par le haut : De nombreux miradors aménagés permettent de beaux points de vue sur le lac et les cascades. Peu de temps avant d'arriver à la station P3 des bateaux, il commence à pleuvoir et nous sortons nos pèlerines pour la 1ère fois. Nous nous installons sous les abris de pique-nique pour déjeuner au sec. Nous ne sommes pas seuls, il y a des groupes de touristes, des scolaires surtout qui mettent une chaude ambiance. La pluie cesse assez rapidement après avoir bu nos bières (2x15kn) et nos cafés, nous allons faire la queue pour prendre le bateau vers la station P2. Arrivés à la station P2 nous empruntons le chemin qui parcourt les cascades des lacs supérieurs. Le temps s'est bien amélioré mais il y a toujours foule ! Cette promenade parmi ces nombreuses cascades est superbe, on est environné d'eau partout, le vert des forêts ou des plantes aquatiques lacustres se marie bien avec les nuances de bleu ou de vert des eaux du lac. Retour vers le parking bien après15h un peu fourbus tout de même.

10/06 : de Plitvice à Paklenica et Zadar Temps gris, nuages bas, température fraiche (14°), nous reprenons l'autoroute et le temps s'éclaircit en approchant du parc de Paklenica. Nous nous garons (parking payant) dans le parc et partons randonner sous un ciel clairsemé mais laissant le soleil s'exprimer ! Christian et moi remontons la gorge jusqu'au refuge de Lugarnica où nous pique-niquons de sandwiches et d'une bonne bière fraiche. Retour par le même chemin : C’est une balade agréable avec peu de dénivelé, le départ du chemin dans la gorge calcaire est impressionnant avec ses à-pics vertigineux auxquels s'affrontent les alpinistes. Ensuite le paysage s'élargit et on voit mieux les montagnes calcaires qui encadrent cette vallée : temps agréable, chaud mais pas trop, quelques nuages rafraichissent l'atmosphère. Zadar est vite rejoint depuis le PN de Paklenica. Nous trouvons assez rapidement notre logement dans le centre de Zadar. Le propriétaire très affable nous attendait : bel appartement tout neuf et moderne dans le vieux centre de Zadar. Balade et visite des églises St-Michel, Saint Donat, de l’orgue maritime avec sa mélodie lancinante et étrange et du forum romain. Excellent dîner au restaurant « gourmet Kalelarga » (salades de poulpes, steak de poissons blancs aux blettes, le tout arrosé avec un malvoisie blanc. Dernière promenade nocturne vers la place de l'hôtel de ville et les cinq puits. Nuit un peu bruyante du fait de l’activité nocturne des bars et restos situés juste en bas de l'appartement, mais le double vitrage a été efficace.

11/06 : Zadar, Nin et Sibenik Se promener dans une ville dès le lever du soleil est toujours un moment magique, surtout pour un photographe qui attend cet éclairage rasant et peu contrasté Comme je devais me lever tôt pour actualiser le parcmètre pour la voiture, j’en ai profité pour faire cette balade matinale. En effet dans plusieurs villes touristiques de Croatie, les parcmètres fonctionnent 24h/24h. Ce matin les orgues marines sont bien sonores, ceci est dû au fait qu’il n’y a pas de bruit à cette heure en ville. Je continue ma promenade vers le marché avant de revenir à l'appartement pour le petit-déjeuner. Départ vers 10h en direction de Nin, visite de ce petit village agréablement situé en bord de mer et de salines qui ont fait la réputation de Nin. On y a visité une vieille église romane, des ruines romaines, et on s’est baladé sur le « lungomare ». Départ pour Sibenik, distant de 80 km environ. Ciel un peu voilé, belle route longeant la mer et quelques stations balnéaires. Grâce à l'appli gps de Christian nous trouvons rapidement notre « apartman » à Bilice dans les environs proches de Sibenik : bel appartement en rdc avec grande terrasse et transats deux chambres à coucher, cuisine salle à manger complète et tout le confort, mais dans le détail le ménage à été fait très superficiellement, le gaz ne fonctionne pas et les poêles datent de Mathusalem. Nous prenons notre déjeuner sur la terrasse puis allons découvrir Sibenik : C'est une petite ville perchée sur son rocher face à la mer. Il y a une très belle cathédrale mélangeant plusieurs styles, la plupart des maisons de la ville haute sont d'anciens palais d'époque vénitienne. Mais dans le détail c'est quand même bien défraîchi ! Il manque apparemment des moyens financiers pour entretenir tout ça. Les ruelles sont très étroites le soleil y pénètre difficilement et la pierre grise ou noire ne contribue pas à les éclairer. Après avoir arpenté la vieille ville et croisé plusieurs attroupements d'invités à des mariages trinquant joyeusement devant leurs restaurants, nous sommes allés dîner dans un konoba typique près du port et de la gare, difficile à trouver sans l'aide du guide du routard. Excellent et bon marché (270 kn pour 4 avec 2 entrées, 4 plats et 1 litre de vin blanc).

12/06 : de Sibenik à Krka Temps mitigé mais acceptable. Nous partons vers 9h en direction de la ville de Skradin, une des portes d’entrée du parc de Krka, toute proche à moins de 10 km. Nous nous garons à l'entrée du village (40kn) et partons à pied par le chemin qui longe la rivière Krka en direction des chutes de Skradin buk : cela nous permet de ne pas attendre le départ du bateau à l'heure pile (il n'est que 9h15) et de nous mettre en jambe pour la journée. Au bout de 45 mn nous arrivons à l'entrée du parc (entrée 110kn/pp). Nous partons sur le chemin, plus souvent un ponton de bois, en direction des chutes que nous entendons gronder : très beau spectacle, le ponton zigzague entre les bras de la rivière ménageant de beaux points de vue sur les chutes. On est en plein milieu de l'élément liquide et on ne sait où regarder ! C'est vraiment impressionnant et superbe. On va ainsi se balader pendant plus de 3h dans cet entrelacs de rivières, de lacs et de chutes . Pique-nique sur les bancs des nombreuses gargotes installées près de l'entrée. En passant on a visité les différents sites de l'écomusée (moulin, forge, tissage). Retour en bateau jusqu'à Skradin, visite du village (église et château). Nous reprenons la voiture jusqu'à l'embarcadère du monastère de Visova. Nous prenons la navette pour aller sur l'île (50kn/pp) et visitons le petit musée (incunables, firman du sultan Mehmet), l'église et le petit cloître, rien d’exceptionnel. Nous repartons vers les chutes de Rosti Slap. C'est vraiment moins impressionnant que celles de Skradin Buk d'autant que la passerelle qui permettrait d’y accéder est fermée

13/06 : de Sibenik à l’île de Hvar Temps très gris mais température agréable (22°). Nous prenons la route pour Split que nous atteignons vers 11h et allons sur le port nous garer et acheter nos billets de ferry chez Jadrolineja. En attendant le départ de 14h30 nous allons nous promener dans la vieille ville et dans la partie nord du palais de Dioclétien que nous n’avions pas bien vue. Un peu de pluie s'invite au programme puis c’est l’heure du départ pour 2h de navigation calme entre soleil et pluie d'orage. En arrivant à Stari Grad c'est le déluge, nous partons à la recherche de notre appartement à Rudina près de Stari Grad finalement nous le trouverons mais avec l'aide des propriétaires que nous avions contactés. C'est une superbe maison neuve que le propriétaire « Supermario » a construite de ses propres mains. Sa femme Anita est adorable. En arrivant nous avons eu droit à l'apéritif maison puis elle nous a fait visiter l'appartement tout neuf et tout confort avec un grand balcon qui fait le tour de l'appartement. Nous allons ensuite faire quelques courses à Stari Grad tout proche (4km) et visiter la vieille ville, le soleil est vite revenu. Stari Grad est une petite ville agréable avec son port, sa vieille ville, ses maisons de pierre blanche, ses ruelles étroites et ses églises anciennes.

14/06 : île de Hvar Beau soleil et quelques nuages. Nous prenons la route de montagne vers Hvar. Très belle route qui offre de beaux points de vue sur les deux côtes. Premier arrêt devant une curiosité, à savoir un four à chaux du siècle dernier, deuxième arrêt dans un col où l’on peut admirer des abris en pierre destinés aux bergers. Puis on traverse des champs de lavande vers Grablje et Brusje, et c'est la descente vers Hvar. C'est une très belle ville bâtie autour d'une petite crique qui lui sert de port. Elle s'étage aussi sur les différentes collines qui ferment le paysage, sur la plus haute une grande forteresse construite pas les Espagnols domine tout le paysage. Hvar s’organise autour d’une belle place (St Etienne) sur laquelle donnent l'église , l'arsenal et plusieurs palais au cachet vénitien certain. Nous allons nous balader dans la vieille ville, le long de la côte, là où sont installés les hôtels de luxe fréquents dans cette St-Tropez croate. Christian et moi grimpons jusqu’au château espagnol impressionnant avec ses imposantes murailles, très belle vue sur la ville depuis là-haut. Nous quittons Hvar pour Stari Grad. Balade en ville et dîner au restaurant Antica (690kn) d'entrées variées (langoustines à la Buzara, janjetina d'agneau (ragoût cuit à l'étouffé sous une cloche), tout était très bon, arrosé d'un vin blanc du pays.

15/06 : île de Hvar Beau soleil ce matin, nous allons à Vrboska, station balnéaire toute proche. Superbe petit port pittoresque avec ses trois ponts sur la rivière, ses maisons qui s'étagent sur la colline, la surprenante église fortifiée qui domine le port et sa superbe plage de Soline ombragée par de beaux pins et accessible par un sentier partant de Vrboska. On doit être une dizaine de personnes à se partager cette plage familiale. Nous reprenons la voiture et partons vers le village de montagne de Pitve et ses belles maisons de pierre, c'est ensuite le tunnel à sens unique vers la côte sud et les villages de Ivan Dolac et Sv Nedjelja. La côte sud est très montagneuse avec des falaises qui tombent dans la mer de façon vertigineuse. Le vignoble le plus réputé de Hvar se trouve ici, accroché entre falaises et mer. En passant nous faisons un tour à SV Nedjelja pour admirer le vignoble. Arrêt rafraîchissements sur le port de Zavala, petite station balnéaire sympa. Puis retour à Stari Grad.

16/06 : de Hvar à l’île de Korcula Levé matinal, réveil à 6h15, départ pour Sucuraj tout au bout de l'île vers l’Est à 58 km par une route tout en lacets, il nous faudra 1h15 avant d'y arriver. Là nous allons devoir attendre le ferry qui ne part qu’à 9h45 ce que nous faisons en nous baladant dans cette petite station agréable. Le temps est couvert. 1/2h de traversée plus tard nous voilà sur le continent à Drvenik. Nous prenons la route vers l'Est jusqu'à Ploce, port industriel d'où nous repartons en ferry pour Trpanj (1h) par un vent fort, un ciel couvert mais pas de pluie. De Trpanj (péninsule de Peljesac) nous reprenons la route pour Orebic (22 km) d'où nous attend notre 3me ferry de la journée pour l'île de Korcula (1/4h). Nous débarquons à Domice. Il nous faut encore 15 mn pour rejoindre Lumbarda, lieu de notre nouveau gîte. Nous avons un superbe appartement avec une terrasse donnant sur la ville et son vignoble réputé. Après avoir pris un en-cas sur la terrasse nous allons nous promener à Lumbarda, petite ville qui s'éparpille en plusieurs quartiers répartis autour de criques en bord de mer. Nous allons également repérer les restaurants et choisissons le Zudica pour ses plats de poissons et sa terrasse en bord de mer : c'est enfin l'occasion de goûter au fameux brodet de poissons, un ragoût de poissons blancs à la sauce tomate et au vin, c'est délicieux.

17/06 : île de Korcula Ce matin nous allons visiter la petite ville de Korcula enserrée dans ses murailles. Le site est superbe au bord de l'Adriatique, dans les venelles la plupart des maisons et des palais sont de style vénitien. Nous allons arpenter la ville dans tous les sens, admirant en particulier la cathédrale St-Marc. Belle vue depuis le sommet du clocher. Nous reprenons la voiture en direction de Zrnovo et ses maisons aux toits de lauze. Puis c'est une baignade à Pupnatska luka, petite plage coincée dans une ria profonde accessible uniquement par une route à voie étroite. L'eau est bonne mais pas trop chaude, il y a peu de monde heureusement. Nous repartons vers Pupnat, Kneze et le sympathique petit port de Racisce. Retour par la route du bord de mer avec de splendides points de vue sur la ville de Korcula.

18/06 : de Korcula à Dubrovnik Il fait déjà bien chaud à 8h. Les vignerons s'activent depuis quelque temps déjà. Nous quittons Lumbarda vers 9h30 et rejoignons le port de Domice tout proche. Nous embarquons dans le traversier avec l'incontournable bus d'asiatiques (souvent chinois) repérable à leurs couvre-chefs exotiques et aux incessants selfies. Peu de temps après nous débarquons à Orebic et partons vers l'est en direction de Ston. Nous traversons des paysages sauvages, puis des zones consacrées à la viticulture, importante activité économique étant donné le nombre de buvettes et de caves ouvertes au bord de la route. Les feux de forêts ont fait des ravages ici, des troncs calcinés se dressent de part et d'autre de la route. Arrêt à Ston et sa fameuse muraille impressionnante qui partant de la ville grimpe tout en haut de la montagne pour rejoindre la ville de Mali Ston un peu plus loin. La visite de la ville nous ayant donné soif et un peu faim nous faisons un arrêt apéro + en-cas au restaurant Maestral : excellent antipasti à base de poissons et coquillages, le tout arrosé par un Posip, vin blanc bien sec et parfait pour accompagner nos plats. Nous repartons pour Dubrovnik que nous atteignons au bout de 50 mn. Nous nous installons dans notre nouvel appartement. En fin d'après-midi, nous allons nous promener dans notre quartier de Lapad, d'abord le long du port de plaisance puis de l'autre côté où une grande allée piétonne bordée de bars, restaurants et hôtels descend vers la mer. On retrouve ici le schéma habituel des villes balnéaires tournées vers les activités touristiques. Un peu plus loin se trouvent les grands hôtels de luxe aux appellations originales comme Royal Princess !!! La clientèle est internationale évidemment et les tenues de soirée sont au diapason.

19/06 : Dubrovnik Pour être à Dubrovnik avant la foule, nous prenons le bus n° 6 vers 8h15 et arrivons à la porte Pile vers 8h30. Nous commençons par le circuit des remparts, il y a heureusement peu de monde, le temps est incertain et les nuages dominent. Nous faisons notre tour dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. La ville est entièrement enceinte d'une haute muraille ponctuée par de grosses tours fortifiées qu'il faut escalader en empruntant des escaliers plutôt raides. La vue sur la ville est très belle. Au bout de presque 2h nous en avons fait le tour. Nous allons ensuite découvrir la vieille ville, ses palais, ses églises et ses places. Retour à l’appartement. Nous ressortons vers 20h, il a cessé de pleuvoir. Bel éclairage de coucher de soleil, la grande foule s'est un peu clairsemée, on respire un peu mieux, très bon dîner tout près du palais Sponza au Dundo Maroje (moules à la buzara, plateau de poissons et fritures).

20/06 : de Dubrovnik à Kotor Super ciel bleu, le temps change tous les jours et heureusement le ciel gris est rare et la pluie de courte durée. Départ pour le Sud. Arrêt photos depuis la route qui domine la ville de Dubrovnik, nous roulons ensuite jusqu'à Cavtat, belle station balnéaire nichée au bord d'une baie abritée. Quelques points d’intérêt : Le palais du Recteur, une ou deux églises, un beau cimetière marin qui donne sur la mer, le mausolée de la famille Racic réalisé par le sculpteur Ivan Mestrovic et un beau sentier côtier qui long des plages et une pinède. Un peu plus loin nous passons la frontière du Monténégro et longeons maintenant les bouches de Kotor. En réalité on se croirait au bord des lacs en Suisse ou en Italie du Nord du fait de ce relief vigoureux qui tombe directement dans la mer. Trouver notre logement n’a pas été, une fois de plus très simple et il a fallu faire appel à nos logeurs pour le trouver. Très souvent le nom des rues n’apparait pas et les GPS couvrent encore très mal ces régions.

Nous logeons dans un bel appartement avec une terrasse qui donne sur un beau jardin, les jeunes femmes qui s'en occupent Anna et Nada sont très organisées. Ana nous explique avec force détails le fonctionnement de l’appartement et nous informe, en bon guide de tout ce qu'il y a à voir à Kotor et dans les environs. Un gros paquebot de croisière est amarré au quai ce qui promet du monde dans les ruelles de Kotor. C’est le problème de ces petits ports fortifiés très touristiques quand un ou plusieurs paquebots de croisières viennent y déverser leurs milliers de passagers qui vont très vite engorger les ruelles, les places et les magasins. Kotor apparaît moins léché que Dubrovnik et plus authentique, il y a moins de restaurants et d'échoppes de souvenirs, et dans certaines ruelles les maisons apparaissent aussi plus décaties. Mais c'est vraiment une ville en tout point intéressante avec son passé médiéval et ses remparts exceptionnels qui grimpent très haut dans la montagne et qui totalisent plus de 4,5 km de long. Monter là haut à cette heure n'a pas beaucoup d'intérêt compte tenu de la chaleur et de l'éclairage défavorable en contre-jour. Nous nous installons pour boire une bière et regarder les estivants, surtout des croisiéristes qui déambulent en ville.

21/06 : Kotor Levés à 7h nous partons Christian et moi gravir les remparts de Kotor à savoir 1300 marches en positif et autant en négatif. Vers 8h30 il ne fait pas encore trop chaud et nous atteignons en 10 mn la petite chapelle puis c'est la grimpette jusque tout en haut en 45 mn nous y sommes. Belle vue sur les bouches de Kotor et sur la vieille ville. Nous ne sommes pas seuls mais il n'y a pas foule non plus,

Nous reprenons la voiture pour aller faire la fameuse route serpentine aux 27 épingles à cheveux qui en quelques km nous mène tout en haut de la montagne qui domine les bouches de Kotor à Njegusi à près de 1000m d’altitude : la route est effectivement très étroite, s'y croiser n'est pas évident surtout quand il s'agit d'un bus ! Mais la vue de si haut est à couper le souffle. Après avoir fait un tour en voiture dans le parc de Lovcen (station montagnarde de maisons construites en grosses pierres blanches) nous redescendons par la même route. Nous continuons ensuite en direction de la petite ville de Perast d'où nous prendrons une barque (4€ pp) pour aller visiter sur un îlot, l’église Notre Dame du Récif. Beaucoup de monde sur cet îlot gros comme un mouchoir de poche, évidemment nous retrouvons nos croisiéristes de Kotor ! Le soir nous allons dîner en ville sur la place St Tryphon, par chance c'est la fête de la musique et les artistes locaux, essentiellement des choristes, animent la place de leurs chants. Balade nocturne très agréable dans Kotor by night.

22/06 : de Kotor à l’île de Mljet Nous repartons de Kotor en continuant sur l'autre rive du lac avec la ville de Prtrcanj puis c'est le ferry de Lepetane pour l'autre rive des bouches de Kotor et le passage de la frontière. Nous passons devant Dubrovnik, puis après un arrêt- déjeuner à Ston nous allons nous baigner sur la plage de Prapratno en attendant le ferry qui doit nous emmener sur l'île de Mljet. Après 40 mn de traversée (260kn 4pax+auto) nous voilà au port de Sobra. De là une route sinueuse se faufile parmi les collines et les montagnes jusqu’à Kozarica le minuscule port où nous avons réservé notre logement. Bien que notre appartement soit tout petit il y a tout ce qui faut : une cuisine, une chambre et un salon avec canapé convertible et une petite terrasse.

23/06 : île de Mljet Ciel bleu et soleil, il fait déjà très chaud. Nous reprenons la petite route sinueuse et prenons l'embranchement qui permet de rejoindre le parc naturel de Mljet. En arrivant nous allons nous garer à Pristaniste une des entrées du parc qui a l’avantage de n’être qu’à 10 mn à pied du grand lac. Très agréable balade ombragée autour des deux lacs avec de nombreuses possibilités de baignade.

24/06 : de Mljet à Trogir Dernier jour entier en Croatie nous reprenons le ferry pour quitter Mljet en direction de Prapratno. Re-baignade sur la belle plage de sable devant le camping puis départ en direction de Split et de Trogir par l'autoroute. Nous logeons à quelques km de Trogir sur les hauteurs de la ville d’Arbanija. Promenade le soir et excellent dîner dans la vieille ville de Trogir où il y a beaucoup de monde.

25/06 : de Split à Bâle/Mulhouse Retour en France, fin du voyage

En résumé : nos appréciations

Split *** (vieille ville+colline Marjan) Trogir*** Parc de Plitvice*** Parc de Paklenica** Zadar*** Sibenik** Parc de Krka*** Ile de Hvar*** (Hvar***, Stari grad*, Vrboska**, côte sud-Ouest** Ile de Korcula*** (Korcula***, Lumbarda *, Racisce*) Ston** Dubrovnik*** Cavtat** Kotor*** Ile de Mljet***

Budget pour 4 personnes et 18 jours sur place: 4152 €

Avion : 241 € Auto, essence, parking, ferry : 485 € Entrées visites: 343 € Logement : 1161 € soit 61€ par nuit pour 4 Restos nourriture : 1922 €

En guise de conclusion

La Croatie possède un patrimoine exceptionnel tant du point de vue paysage que du point de vue culturel ce qui explique bien sûr le succès qu’elle rencontre auprès des touristes du monde entier.

Pour nous qui étions habitués aux pays méditerranéens traditionnels (Grèce, Italie, Espagne, Maghreb) cela a été une découverte originale : se trouver dans un milieu géographique connu mais avec des spécificités différentes : une langue « bizarre » et des toponymes imprononçables, des maisons aux toits à quatre pans dont les murs sont faits avec de grosses pierres calcaires blanches, des clochers construits tous sur le même modèle, une gastronomie qui emprunte aux traditions ottomanes, d’Europe centrale de la Méditerranée. Ce qui est étonnant c’est la disproportion entre le faible nombre d’hôtels et l’offre abondante d’appartements. A une exception près nous avons toujours été très satisfaits des appartements loués : excellent rapport qualité-prix, équipements complets et neufs, propreté impeccable, logeurs dévoués et sympathiques. Les visites : comme tout pays dépendant des rentrées financières du tourisme, la Croatie en profite pour faire payer de façon systématique les parkings, les entrées des principaux monuments et des parcs nationaux. Le coût en est élevé si on veut visiter les principales attractions du pays. Si les nuitées sont abordables, la restauration par contre est plus onéreuse avec des prix se rapprochant de ceux pratiqués en Europe occidentale.

La Croatie a la réputation d’être un pays sûr et à ce sujet nous n’avons jamais vu de représentants des forces de l’ordre du moins en uniforme.

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3 semaines en Ukraine (Kiev, Lviv, Odessa) English translation pending
by MirandaMouse · 2016-06-25 · 61 replies
J'entame ce carnet pour un voyage de 3 semaines en Ukraine, entre Kiev, Lviv, et Odessa. Notre but, comme souvent, n'est pas de courir un marathon touristique mais de prendre notre temps, nous imprégner de l'atmosphère d'une ville, flâner, se poser, etc.

Je ne détaillerai peut-être pas chaque journée si ça va faire beaucoup 😛

EDIT : vous pouvez retrouver le résumé de mes aventures, plus de photos et infos pratiques sur mon blog www.lasourisglobe-trotteuse.eu/ukraine/

Nous sommes partis jeudi, depuis Roissy avec la compagnie Ukraine International Airlines. À savoir qu'il est impossible d'imprimer sa carte d'embarquement lorsqu'on part de Paris, nous avons donc du poireauter 45 mn au comptoir alors que nous n'enregistrions pas de bagage. Le couac est surtout venu après, au contrôle des passeports... deux fois que je fais du non-Schengen à Roissy et deux fois que c'est la merde ! Juste deux personnes pour contrôler, une longe file d'attente, ça n'avance pas... En Europe il n'y a que là que j'ai vu ça. Du coup la moitié de l'avion se retrouve bloquée dans la queue, l'avion est sympa et nous attend, nous partirons donc avec 40 mn de retard et pas mal de gens stressés pour leur correspondance. Beaucoup d'étrangers qui trouvaient ça inadmissibles, je suis d'accord avec eux et en tant que Français j'avais honte 😕 Petite parenthèse, on va critiquer Ryanair et Beauvais mais en deux ans d'utilisation régulière des deux je n'ai jamais eu un merdier pareil ! On peut imprimer sa carte d'embarquement et donc s'éviter de poireauter encore au comptoir, et la gestion des contrôles aux frontières est mieux foutue à Beauvais. Fin de la parenthèse.

À bord pas de repas inclus il faut payer, un peu abusé vu le prix du billet (il s'agit de la compagnie nationale et pas de low-cost) mais heureusement ce n'est pas cher. Rien à dire de plus, le vol se passe bien. Ce ne sont pas les prestations d'Air France mais peu importe, on arrive à bon port. on passe assez rapidement l'immigration.

Je précise que le taux de change à l'aéroport est très avantageux, plus qu'en ville en fait ! Vous pouvez donc sans souci changer vos euros (ou autres).

Nous prenons le bus pour la gare centrale. Expérience typique, il s'agit d'un assez vieux tacot qui va très lentement (nous ne saurons pas à combien, le compteur kilométrique ne fonctionnant pas !) On met environ 1h pour arriver, les banlieues de Kiev sont vraiment moches mais c'est le cas de toutes les grandes villes, celles de Paris ne sont pas folichonnes non plus (je précise car souvent cette image des banlieues soviétiques choque les gens).

La gare n'est pas en plein centre, notre hôte Airbnb nous appelle une voiture type Uber, on teste la conduite locale (on respecte pas les feux, on double n'importe comment, on va super vite...) et on arrive à bon port.

Il est déjà presque 22h heure locale ! On ressort manger dans un resto géorgien repéré en arrivant, vraiment délicieux, on aime bien ce type de cuisine !

Hier vu la chaleur que nous supportons mal nous ne sommes pas sortis tôt... nous étions aussi fatigués car la veille nous avons fait une quasi nuit blanche (toujours du stress avant de partir en voyage et surtout de Roissy). Après un repas dans un "bar à lait" (petite cantine vraiment pas chère et plats faits maison) nous allons nous balader tranquillement en ville, en passant d'abord par le marché couvert de Bessarabie, puis par l'avenue principale Khreschatik (ça s'écrit et se prononce plus simplement en cyrillique 😛) et les rues derrière, vers la "maison des chimères" à la décoration particulière. Partout des kiosques vendent boissons fraîches, cafés, glaces...











Nous ferons plus tard une pause dans un café sympa, pour gouter aux limonades maison et à la bière locale (dur de trouver des limonades maison en France...).

Nous reprenons la flânerie pour aller voir la Porte d'Or, dans un style très byzantin, avant d'aller voir le très bel opéra et d'acheter des places pour dimanche, et nous dirigeons vers les MAGNIFIQUES églises Sainte-Sophie, la plus ancienne, et Saint-Michel-aux-toits-d'or, en fait un superbe monastère ! Nous ne les visiterons pas aujourd'hui mais ça fait longtemps que je rêvais de les voir et même si ça fait bête je me suis sentie envahie d'une certaine émotion !









Nous redescendons ensuite la descente Saint-André, le "Montmartre local", où on peut aussi admirer la superbe église baroque Saint-André (de l'architecte italien Rastrelli), malheureusement en partie en travaux (là aussi j'en rêvais donc un peu déçue des échafaudages mais en fait on voyait plutôt bien de loin). L'endroit est vraiment sympa et vivant !





Plus bas nous arrivons sur une grande place où se tient un concert ou du moins une animation musicale. Nous prenons un verre dans un "café-bus" (ancien bus aménagé en café) vraiment très sympa !







Puis nous retournons manger dans l'espèce de bar à lait (c'est une mini chaine) avant de se balader tranquillement pour rejoindre le métro.

Mon avis sur la ville : et bien c'est vraiment très sympa et joli ! Je ne m'attendais pas à aimer autant en fait, l'hyper-centre est vraiment pas mal, avec de très beaux bâtiments, des statues en fonte un peu originales qui jalonnent le parcours, il y a de grands axes mais derrière c'est souvent tranquille. Les gens ne font pas la gueule contrairement aux clichés ! Les églises sont magnifiques et rien que pour ça, ça vaut le déplacement ! Il faut savoir que Kiev est la capitale historique du monde orthodoxe russe, la Rus' de Kiev, et que bon nombre de Russes viennent voir ses églises.

Il y a justement peu de touristes (après la Croatie, on respire !) et d'un côté c'est dommage que ce pays ne soit pas plus connu, car il y a vraiment des merveilles à découvrir !

La vie sur place n'est vraiment pas chère ! Pour les petits budgets le bar à lait c'est très bien, on en a eu pour 4€ à deux ! (sans manger énormément il est vrai, mais ça vous donne une idée).

Nous alternerons avec des endroits plus chers (tout étant relatif, nous ne dînerons pas au resto pour oligarques).
À l'Ouest rien de nouveau? eh bien si... English translation pending
by Wavemaster · 2016-06-23 · 135 replies
Après 18 voyages dans l’ouest américain on pourrait croire qu’il est difficile de se renouveler et de trouver de nouveaux spots intéressants. J’ai pu le penser il y a quelques années où j’étais un peu en mal d’inspiration et puis d’un côté, l’expérience du backpacking en 2015 nous a ouvert des portes et de l’autre étant fan d’arches naturelles, il y a encore un stock important à voir. J’ai donc conçu ce voyage d’une part sur le backpacking et de l’autre sur les arches avec un planning théorique qui était celui-ci au départ avec 90% de nouveautés par rapport à ce que nous avions déjà exploré - J1 : the vortex sur gunlock mesa et elephant arch dans red cliffs - J2 : pentagon arch dans red cliffs et many pools à la sortie est de Zion - J3 : randonné de 15 miles dans Kolob canyon de lee pass jusqu’à hop valley tralhead en passant par Kolob arch - J4 : Edmaiers + west clark bench - J5 et J6 : white domes et canaan mountain en backpacking sur 2 jours - J7 : lower hackberry canyon et sam pollock arch - J8 et J9: reflection canyon en backpacking + Bement arch - J10: mary jane canyon (professor creek) près de Moab - J11: otho arch près de Moab - J12 et J13: upper salt creek dans les Needles en backpacking sur 2 jours - J14 : 5 holes arch et wild horse window - J15: poison spring road et Happy canyon suite au retour de Olivier sur ce spot - J16: Gemini bridges et 4 arches canyon près de Moab et camping dans Taylor canyon - J17 : moses and zeus et retour à Moab - J18 et J19 : arch canyon avec cathedral et angel arch en backpacking sur 2 jours - J20 : keet seel dans Navajo nat monument - J21 : white mesa arch et Birthday arch - J22: buckskin gulch jusqu’à cesspool - J23: white house TH jusqu’à confluence paria river et Buckskin gulch - J24: programme libre

J’étais conscient de plusieurs points :1/ Le programme était ambitieux sur certaines portions de voyage - 2/Le fait de partir fin mai jusqu’à mi-juin (contrainte professionnelle car on aurait préféré partir en Septembre) peut poser problème pour le backpacking si absence d’eau sur le parcours car en général les températures sont très élevées en juin et il fait très sec (une journée nous avons eu 3% d’humidité dans l’air !!!) - 3/ Le camping et backpacking peuvent être pénibles en juin dans certains endroits à cause des insectes et notamment les deer flies qui nous adorent (nous nous étions fait dévorer en 2006 dans Coyote Gulch, nos jambes s’en souviennent encore) Bien entendu dans ce type de voyage tout ne se passe pas comme prévu et au final il y aura quelques ajustements choisis ou subis…

Comme l’année précédente nous sommes partis avec Delta pour un Paris -> Las Vegas via Detroit . J’étais conscient qu’une arrivée à Denver offrirait théoriquement plus d’assurance de piocher un SUV de bon niveau mais la boucle était plus cohérente à partir de Vegas. A l’arrivée à Vegas sous 22°, température inhabituellement basse pour la saison, c’est toujours un peu l’angoisse de voir si on va avoir ou non la chance d’avoir un SUV digne de ce nom car cela peut remettre en cause une partie du programme. Cette fois ci c’est chez alamo que nous avons loué un SUV standard size comme d’habitude, et le choix est mince entre quelques modèles AWD dont je ne veux pas, une grand cherokee malheureusement 2WD , des cherokee post 2014 qui sont loin du pedigree des anciens modèles de grand cherokee et quelques jeep patriot. Par chance il n’y en a qu’une qui est 4WD. Une fois n’est pas coutume, je me déclasse pour prendre une mid size mais tant pis, c’est le meilleur choix que je puisse faire sur le parking car c’est celle qui a la meilleure garde au sol et c’est une 4WD sans boite courte mais cela devrait faire l’affaire et de plus, même si ce sont des pneus de route, au moins il sont neufs. Point de vraie roue de secours mais une galette (c’est la norme maintenant sauf quelques rares exceptions) donc j’achèterai le lendemain un compresseur et une bombe anti crevaison ce qui fait l’affaire en cas de crevaison mineure (pas comme en 2008 ou nous avions complètement éclaté le pneu sur la HITR road)

J1 : qui va loin ménage sa monture Comme à notre habitude, nous faisons toujours les courses le lendemain matin de l’arrivée car nous sommes en général levés super tôt. Je ne trouve pas au walmart de cartouches de gaz de camping très compactes donc il faudra que j’en trouve ailleurs. Une fois la voiture bien remplie, route vers Saint George qui sera notre camp de base pour les 3 premiers jours. Vu le programme il va falloir tenir sur la longueur donc pas question de se cramer les premiers jours donc démarrage en douceur. Vers 12h30 nous sommes au parking du trailhead près de Gunlock reservoir. Sandwich au cul de la voiture et première randonnée pour aller voir The Vortex. Le chemin est balisé par quelques cairns plus ou moins espacés et nous sommes à destination après environ 50 minutes.













Ce spot semble assez connu des locaux qui sont présents en nombre en ce dimanche Nous n’explorerons pas les environs car Olivier m’avait dit qu’ils l’avaient fait mais qu’il n’y avait pas grand-chose à voir

Retour donc à la voiture pour une randonnée qui aura pris 2h en prenant son temps. En revenant vers Saint george nous prenons notre chambre au Best western abbey inn. L’avantage de saint george est que les hôtels ne sont pas chers donc pour 80$ on peut avoir un best western plus avec un petit dej top niveau. La deuxième destination est elephant arch dans red cliffs. Les indications trouvées sur le web (bientôt sur ouestusa.fr) indiquent qu’il y a pas mal de construction dans le coin et que l’accès peut être modifié. En effet, c’est le cas. Heureusement, avec la carto 24k de mon garmin, j’arrive à me repérer et après quelques hésitations on est sur la bonne piste et nous trouvons le trailhead. La première partie de la rando est sur une ancienne piste interdite aux voitures et ensuite on emprunte un wash de sable profond et mou donc la progression est lente et pénible : heureusement que ce n’est pas trop long. Arrivés près du point GPS de l’arche celle-ci n’est pas facile à localiser à l’œil car on ne visualise pas le ciel à travers.





Lysiane trouve le chemin pour accéder derrière l’arche car c’est bien de ce côté qu’elle est photogénique même si c’est un spot du matin car je suis à contrejour.



Au final nous passerons environ 2h pour les 4 miles car à l’aller nous n’avions pas pris le wash car j’avais mal interprété le tracé que j’avais fait.

J2 : échauffement bis

Pour ce deuxième jour on reste sur les même base : deux petites balades soft car la première longue randonnée c’est pour le lendemain. Pour la matinée, le choix s’est porté sur Pentagon arch toujours dans red cliffs mais plus au nord (j’ai péché les infos sur ushikes). Après quelques miles de pistes qui ne posent pas de problème particulier nous arrivons au trailhead et sommes la seule voiture présente. La randonnée au milieu des red rocks est très agréable même si à plusieurs reprises on perdra le semblant de sentier. Il y a en effet plusieurs chemins pour arriver au sommet de la petite dune qui surplombe l’arche. C’est du gâteau pour descendre mais pour remonter c’est une autre affaire car même si elle est courte elle est très pentue. Cette arche méconnue est petite mais très jolie car dispose de trois ouvertures. (la troisième à droite de la photo est plus difficile à voir)



mais plus facile à voir sur celle ci à droite









Sur la carte du trailhead il est mentionné une autre arche plus au sud mais je n’ai pas la localisation exacte et c’est un peu paumatoire donc on en restera à Pentagon arch. En tout on passera moins de 2h pour cette rando.

Retour vers Saint George pour pique niquer au bord de la piscine de l’hôtel sous le patio avant de partir vers Zion. Le départ de la rando de many pools est situé à environ 1 miles après la sortie du tunnel à la sortie est de Zion. C’est toujours bondé de voitures dans ce coin-là de part et d’autre de la route mais nous avons de la chance il reste de la place car c’est une rando « non officielle » du parc. Il suffit de traverser la route, descendre dans le wash et suivre toujours vers le nord sur le slickrock. Vu le printemps assez pluvieux je suis confiant sur le fait qu’il y ait de l’eau dans les « potholes » et c’est le cas.









Lac de Côme, Lac Majeur English translation pending
by Fantomette44 · 2016-06-02 · 5 replies
Une semaine fin Mai 2016. Trois nuits Lac de Côme, trois nuits Lac Majeur.

Trajet en voiture à partir de Nantes, Tunnel de Fréjus. Penser à payer un billet Aller Retour, çà revient à moins cher ! Environ 12 heures de route depuis Nantes

Hôtel Bazzoni à Tremezzo, Lac de Côme.

Vue sur le Lac, embarcadère à deux pas. Demi pension. Réservé sur internet, directement sur le site de l'hôtel.

479 euros, avec une bouteille de vin, et une bouteille d'eau minérale facturée 3 euros et présentée dans une carafe ( une honte mais bon )

Possibilité de diner ou petit déjeuner dehors. Repas sous forme de buffet. Personnel agréable. Choisir une chambre avec vue sur le Lac ( nous avions la 752 ) Salle de Bains refaite à neuf. Douche. Seul le matelas n'était pas top. WI FI gratuit mais uniquement à l'accueil.

Parking gratuit à quelques centaines de mètres à gauche et à droite de l'hôtel. Places très demandées...Une fois garés, utiliser les bateaux.

1er jour : Visite de La Villa Balbianello. Nous y sommes allés à pied grâce au Greenway, promenade aménagée et assez bien indiquée. Brochure à dispo à la réception de l'Hôtel. Une heure environ de marche, très agréable, à l'écart des voitures.

Prix de La Visite de La Villa : 17 euros par personne. Tout compris, Villa et Jardins. Incontournable, magique. La loggia est en partie recouverte d'un Ficus Pumila du plus bel effet.

Les jardins, mais pas seulement. Ne pas faire impasse sur la visite de la maison. Elle vaut le coup. Beaucoup d'escaliers en revanche.



Sur le trajet du retour, le long du greeway, halte à La Fabbrica del Gelato, à Lenno. Pour 2.50 euros, elles sont divines!

Visite ensuite de La Villa Carlotta, près de L'Hôtel. Vaut surtout pour ses jardins. 9 euros par personne. C'est joli mais beaucoup de massifs étaient fanés. Préférer sans doute le début du mois de mai.



Avons pris le bateau pour Bellagio. Balade dans les petites rues remplies de boutiques, de restaurants.



Retour à Tremezzo, pas encore fatigués, nous nous sommes rendus à Menaggio. La promenade au bord du Lac est jolie, pas très longue. Nous avons été un peu déçus, pourtant, après avoir lu tant de beaux commentaires sur ce forum.

2ème Jour : Journée en bateau au départ de Tremezzina vers Côme

Billets achetés au guichet tout près de l'Hôtel. Après des difficultés de compréhension des horaires de passage des navettes, expliquées avec patience par le préposé, qui parle français fort opportunément, nous voilà embarqués. Pour 41 euros, nous pouvons circuler sur toute la portion du Lac entre Tremezzina et Côme toute le journée. C'est un bateau qui s'arrête souvent, c'est plus pratique pour admirer et prendre les photos.

Se protéger du soleil car çà cogne sec.

Le prix peut paraître élevé mais, aller à Côme en voiture ne sert à rien. Il n'y a que de cette manière que l'on peut profiter des vues sur le Lac, ou passer par un tour Operator.

D’ailleurs, sur le bateau, nous sommes essentiellement des touristes !

Temps splendide ( durant toute la semaine d'ailleurs ). Malgré l'absence de brochures nous expliquant les différentes villas de personnalités au long du parcours, nous nous régalons quand même du défilement de toutes ces beautés.



La très célèbre Villa Balbianello, lieu de tournage du film Star Wars



Villla Oleandra, propriété de Georges Clooney



Villa Erba, lieu de tournage du film Ocean Twelve

Puis nous débarquons à Côme et visite de Côme assez rapide, car horaires de retour oblige. Il faut être vigilant. Centre ancien agréable, ne pas rater la Cathédrale et l'intérieur. Ne pas chipoter si, pour visiter le chœur, il est demandé un petit paiement. Il en vaut la peine. Pousser jusqu'à la Piazza San Fedele, elle est toute mignonne.



La voute



La façade



Le Chœur



La croquignolette Piazza San Fedele

Puis le retour avec le bonheur de revoir les bords du Lac, les villages accrochés aux pentes, les villas cachées sous la végétation parfois exotique.

Journée magnifique, on ne comprend que le jour où on le découvre vraiment!

3ème jour : Journée transition. Trajet vers le Lac Majeur.

Hôtel Europalace, Pallenza. Vue sur le Lac à condition de solliciter une chambre au moins au 3ème étage. Grande chambre. Lit immense, très confortable. Salle de bains avec baignoire, qui fait office de douche, à l'américaine, pas de rideau de douche. Prendre une douche n'y est pas agréable, on en met partout. Dommage. Repas servis à table, service un peu lent, mais c'est excellent! 371 euros trois nuits, demi pension avec une bouteille de vin. A la réception, on y parle français.

WI FI gratuit partout dans l'Hôtel. Places de parking gratuites le long du rivage, sous les magnolias.

Pas la peine d'aller se renseigner au syndicat d'initiative de Pallenza...N'ont pu répondre à aucune de mes questions.

Visite d'Ascona, côté Suisse. Malgré la distance qui paraît raisonnable, nous mettons un temps fou pour nous y rendre. Travaux, bouchons, villages à traverser. 38 km, une heure !

Pour garer, nous choisissons de nous éloigner un peu du Centre, et y trouvons des places gratuites. Centre Historique Borgo. Charmant lieu où flâner au bord du Lac est un réel enchantement. Les maisons colorées, les terrasses des bars, le petit circuit découverte du vieux centre historique trouvé je ne sais où sur internet fut bien agréable.



Maison Serodine



Bord du Lac

4ème jour : Découverte des trois Iles Borromées

Nous achetons un forfait navigation pour la journée, pour deux: 44.40 euros.



Le Monastère de Santa Catarina, visite libre et gratuite.



La Perle, ma préférée, Isola Bella, une beauté magique. Y prendre son temps, c'est là que les photos sont les plus prisées.



L'Ile des Pêcheurs, Isola Superiore. Des restaurants, des boutiques à Touristes, des petites rues, elle a quand même du charme!



Isola Madre

Visiter les Palais à Isola Bella et Isola Madre. C'est payant, mais nécessaire : 41 euros pour deux. Billet jumelé, deux Iles. Journée au budget conséquent mais incontournable.

Pas fatigués, allez! Allons visiter les Jardins de La Villa Taranto . 10 euros.





Visiter ce magnifique jardin serait encore plus intéressant début mai. Mais nous n'avons pas regretté. Mon mari a même préféré ce jardin à celui de la Villa Carlotta.

Une bonne bière bien méritée, sur la place à Pallenza. Dans ce bar, elles sont toujours servies accompagnées. Ah, ils savent recevoir les italiens!

Voyage en Israël et Jordanie, été 2015 English translation pending
by Alain329 · 2016-05-16 · 30 replies
Voici un petit compte-rendu d’un voyage en Israël que j’ai effectué à l'été 2015 (les nouvelles ne sont plus toutes fraiches, mais vaut mieux tard que jamais…). C’est un voyage que je désirais faire depuis longtemps, je l’avais même prévu l’année précédente, mais comble de malchance, la foutue guerre avait éclaté une semaine avant le jour où je devais partir et j’avais décidé d’annuler à la dernière minute. Comme je n’aime pas renoncer à mes projets de voyage, ce n’était que partie remise. Alors voilà.

Arrivée à Jérusalem

Arrivé en fin de matinée à l’aéroport, je m’attendais à ce que les formalités soient ardues (compte tenu de ce qui s’est beaucoup écrit à ce propos), mais tout est allé rondement. Le sherout (taxi collectif) attend les voyageurs à la sortie de l’aéroport. Un moyen de transport pratique et pas trop coûteux mais il ne faut pas être pressé car celui-ci dépose tous les voyageurs à leur hôtel ou résidence. Comme j’ai débarqué en dernier, ça m’a fait faire un premier tour de ville.

Je suis à l’Abraham Hostel pour 6 jours, une auberge de jeunesse située sur Jaffa Road, très bien située en plein centre de la ville nouvelle. Visite assez intensive de la ville pour les deux premiers jours, et pour les jours suivants, des visites dans les environs. Je retournerai à Jérusalem à la fin de mon séjour pour trois jours encore, après un détour de quelques jours en Jordanie.

Jérusalem est peut-être la ville la plus intéressante que j’ai eu l’occasion de visiter. Il y a, d’une part, l’abondance des vestiges historiques qui se succèdent; et d’autre part, le fait de se trouver dans un lieu qui fait régulièrement les manchettes de l’actualité et d’avoir l’occasion de le voir par soi-même. Et bien sûr, la dimension religieuse, même si on n’est pas particulièrement croyant : c’est la ville où toutes les confessions se croisent : juifs et musulmans bien sûr, mais aussi toutes les églises chrétiennes; que ce soit catholique, grecque orthodoxe, ou anglicane, arménienne, russe, si ce n’est copte ou éthiopienne. Et pour ne rien gâcher, c’est aussi une très belle ville.

Côté pratique, la ville se visite très bien : à part quelques musées, tous les sites d’intérêt sont à distance de marche. Il existe un tramway, mais sur une seule ligne (c’est tout récent, la ligne a été inaugurée il y a trois ou quatre ans).

Voici donc quelques photos de la ville et mes impressions, quartier par quartier.

Les remparts et la citadelle

Édifiés par les Turcs au 16e siècle, les remparts sont un des plus beaux attraits de la ville. La voie d’accès principale, en partant de la ville nouvelle, est la porte de Jaffa.



Tout juste à droite, la citadelle, imposant ensemble fortifié qui loge le musée d’histoire de Jérusalem. Du haut de ses murs, une belle vue de la vieille ville. Celle-ci est traditionnellement divisée en quatre quartiers.

(à suivre)
Compte rendu de notre croisière dans les îles grecques avec le Costa Deliziosa English translation pending
by LauMary · 2016-04-13 · 37 replies
Nous venons d'effectuer notre 1ère croisière à bord du Costa Deliziosa (du 27 mars au 3 avril 2016). Nous étions une famille de 4 personnes (2 adultes et 2 ados de 13 et 15 ans) et, pour nous tous, cette croisière a été une superbe expérience ! Comme ce forum nous a bien aidé au moment de préparer notre croisière, nous allons vous faire part de notre expérience (en espérant que cela vous aidera également). Chaque jour, nous allons vous expliquer une partie de notre voyage.

1. VENISE Nous avons rejoint Venise la veille du départ de la croisière en fin de journée (soit le samedi car la croisière commençait le dimanche à 17h00). Nous avons voyagé avec Ryanair et nous avons donc atterri à Trévise (à +/- 1h de Venise). A l'aéroport, nous avons pris un bus ATVO pour la piazzale di Roma (12€/pers) (le distributeur de billet se trouve dans le hall de réception des bagages mis en soute).

Ensuite nous avons pris un vaporetto jusqu'à notre hôtel situé dans le cartier San Polo (7,50 €/pers avec 1 bagage quel que soit le trajet). Cela nous a permis de parcourir quelques kilomètres sur le Grand Canal et de découvrir les superbes édifices et palais qui le longent. C'était superbe ! Notre hôtel était l'hôtel Tivoli qui est un chouette petit hôtel avec petit déjeuner sympa. Le dimanche matin, nous avons visité les quartiers San Polo et Dorsudoro (situés sur la rive gauche du Grand Canal). Nous avons donc vu, notamment : - La basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari; - Le Pont de l'Académie; - La basilique Santa Maria della Salute; - La douane des mers (avec une superbe vue sur la place Saint Marc et sur la basilique San Giorgio Maggiore). Après le repas de midi, nous sommes allés à pied jusqu'à la piazzale di Roma (+/- 15 min) puis nous avons pris le People Mover jusqu'au quai d'embarquement. Nous sommes arrivés au quai d'embarquement vers 13h15 (pour un départ prévu à 17h) et nous avons d'abord fait la queue pour d��poser nos bagages. Là, nous avons reçu un numéro d'enregistrement. Nous avons alors attendu (3 longues heures !!!) dans un hall que notre n° soit appelé... Après un passage au contrôle des bagages à main (comme à l'aéroport) nous avons enfin pu accéder à notre cabine. Nous avions pris une cabine avec balcon, en premium (le balcon est vraiment un must !). Là nous avons retrouvé une partie de nos bagages (nous sommes allés chercher les autres dans le hall des ascenseurs de notre pont) ainsi, que la carte magnétique (1 par personne) qui permet de tout faire sur le bateau (elle sert de clef pour la cabine, de carte d'achats, de carte d'identité pour le débarquement et l'embarquement pendant les escales, etc.). Après l'exercice d'évacuation obligatoire, le bateau a enfin quitté Venise (vers 17h30). C'est splendide. Vous passez devant la pointe de la douane, la place Saint Marc, le Pont des soupirs, etc. et vous en prenez vraiment plein les yeux. Demain, je vous parlerai de la vie sur le bateau avant de vous décrire une escale par jour.
Préparation voyage Géorgie août 2016 English translation pending
by Pboulard · 2016-04-02 · 32 replies
Hello tout le monde,

Après plusieurs changements de destination de voyage cette année, c'est fait, nous partons 3 semaines à la découverte de la Géorgie, avec nos 2 adolescents.

Les billets d'avion sont achetés. On arrive à Tbilissi le 9 août au soir et on repart de là le 29 août à 16h. Il ne reste plus qu'a organiser le voyage 😎

Comme à notre habitude, le voyage sera fait-maison et on se déplacera en voiture pour plus d'autonomie. Comme la Touchétie est un des endroits que nous (enfin surtout moi 😉) souhaitons absolument aller voir, on optera pour un 4x4. Pour plaire à tout le monde, le voyage devra être assez diversifié : de la randonnée à la journée, la découverte des vieilles églises, des activités comme visite de la grotte de Prométhée et du kayak dans les canyons, et enfin peut-être une découverte du côté balnéaire. A priori, nous n'avons pas prévu d'aller en Arménie, les 19 jours seront bien nécessaires pour découvrir la Géorgie.

J'ai quelques questions, j'espère que certains d'entre vous auront quelques conseils à donner.

- je cherche une agence de location fiable pour avoir des 4x4 en bon état, de préférence locale car leurs prix sont plus compétitifs que les AVIS et autres et souvent ils sont beaucoup plus sympas. J'en ai trouvé quelques-unes qui proposent des 4x4 style Nissan Pathfinder pour 60 à 65€/journée. Cela me semble assez peu cher en comparaison de ce que j'ai payé au Maroc. Y a-t-il des agences de locations à éviter absolument? Ou au contraire des agences que vous conseilleriez?

- nous souhaiterions faire une journée de randonnée à cheval en Touchétie ou en Svanétie. Quelqu'un aurait-il déjà fait cela? Jusqu'à présent j'ai trouvé des séjours à cheval de plusieurs jours, mais ce n'est pas ce que je cherche.

- quelqu'un a-t-il déjà été aux canyons de Martvili? Peut-on y randonner sans guide? J'ai trouvé les infos pour les découvrir en bateau. Mais je ne trouve pas grand-chose sur les possibilités d'y randonner seul.

- y a-t-il un endroit sympa sur la côte autre que la ville de Batumi qui semble trop "ville balnéaire" à mon goût. L'idée est de découvrir la Mer Noir. J'ai lu que les plus beaux spots se trouvent en Abkhazie, mais vu la situation politique de cette région et même si j'ai lu que certains touristes s'y rendent sans aucun problème, je préfère éviter d'y aller avec mes enfants.

Un tout grand merci à ceux qui pourront me donner des infos. Je continue dans mon organisation ... d'autres questions risquent de venir 😊

Bon weekend, Pascale
Première expérience en Espagne English translation pending
by K4r1e11 · 2016-03-20 · 1 reply
Bonjour! Je vais voyager près de Malaga, Benalmadena etc du 25 avril au 17 mai. Je ne connais absolument rien à l'Espagne alors j'aimerais avoir des conseils sur quels sont les restaurants à petits prix de la région, quand et où ont lieu les corridas et plusieurs autres informations sur quoi faire là bas... merci beaucoup !
Fêtes du Timkat en Éthiopie English translation pending
by Mjp · 2016-03-05 · 0 replies
Une découverte de l'Éthiopie durant les fetes de l'Épiphanie est l'occasion de se plonger au coeur de cette ambiance particulière, mélange de manifestations de ferveur et de joie communicative au milieu d'une population chaleureuse et accueillante. Les photos sont visibles sur notre site web (lien en fin de message)

08/01 : le vol Ethiopian a rattrapé en vol son retard et à Addis Abeba le débarquement est rapide. Une longue file nous attend pour obtenir le « visa on arrival ». Nous en profitons pour changer quelques euros à la banque voisine pendant l'attente. Trois guichets se succèdent pour obtenir le visa : un premier préposé recopie consciencieusement les indications du passeport, une charmante dame souriante nous prend en photo et, enfin, une troisième personne nous déleste de 100 dollars (pour 2) avant de nous tendre les passeports. Les bagages sont rapidement récupérés à côté du tapis et, enfin, nous pouvons sortir à l'air libre et rejoindre le parking où nous attend Mule, notre guide. Une longue traversée des avenues modernes d'Addis nous permet de redécouvrir la vie à l'africaine avec ses nombreux piétons, ses petites échoppes le long des rues, ses constructions inachevées... Autour de nous le paysage de hauts plateaux à l'aspect aride laisse une large place aux cultures. Les champs sont parsemés de monticules de tef récolté récemment. L'activité agricole est intense avec beaucoup de piétons circulant au milieu des champs et de nombreux troupeaux de vaches, moutons, chèvres ou ânes. Dans les villages nous apercevons des cases aux toits en paille ou de petites maisons colorées toujours entourées de haies de branchage aux abords rangés. Le repas de midi dans un petit restaurant au bord de la route offre l'occasion de découvrir l'injera végétarien en ce vendredi jour de jeûne. Nous dégustons avec plaisir ce plat au cours légèrement acide. Peu de voitures particulières circulent sur la route mais les nombreux camions poussifs peinent à gravir les raides côtes, particulièrement sur les rebords abrupts de plus de 1000m qui surplombent le Nil bleu. Nous traversons à pied sur l'ancien pont construit par les italiens ce qui nous permet de découvrir dans sa totalité le nouvel ouvrage moderne et de profiter des rives du fleuve bordées de quelques pommiers de Sodome. Notre guide nous rappelle consciencieusement qu'il est interdit de photographier les ponts en Éthiopie !!! Dans la remontée tout aussi raide que la descente le minibus surchargé est à la peine et dans une portion non goudronnée nous devons descendre et marcher sur quelques mètres. Les abords de la route sont jalonnés de nombreux villages, dont certains ont été entièrement rénovés avec des maisons aux toits recouverts de tôle ondulée. La nuit est toute proche quand nous arrivons au Gozamen Hotel à Debre Markos. L'hôtel semble assez récent mais nous expérimentons rapidement les fuites d'eau de la douche qui éclabousse allégrement toute la salle de bains. Nous nous sentons un peu « flottants » durant le dîner et ne traînons pas pour profiter d'une bonne nuit réparatrice.

09/01 : départ vers 8h30 en direction du nord. Une belle route goudronnée traverse un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. De chaque côté de la route circulent hommes et femmes transportant tas de paille, longues perches de bois, bidons d'eau ou accompagnant leurs troupeaux. Une animation permanente se déroule au milieu des parcelles cultivées formant un véritable patchwork de champs entre jaune doré et vert pâle. C'est une zone agricole à l'activité permanente. Nous traversons quelques rivières au faible débit. De nombreux villages ponctuent la route, tantôt simple alignement de boutiques en tous genres, tantôt importants lotissements de maisons identiques et alignées aux toits de tôle ondulée brillant sous le soleil. Petit à petit le paysage devient plus escarpé et dans le lointain surgissent quelques pitons rocheux. Des espaces boisés commencent à disputer la place aux champs cultivés. Nous faisons une courte halte auprès du Sengira lake formé au creux d'un cratère où quelques fourmis voraces ne tardent pas à nous agresser les mollets. Sur la route circulent presque exlusivement des minibus et des camions et très peu de véhicules particuliers. Il n'y a pas de moto ni de bicyclettes mais toujours des piétons. À l'approche de Bahir Dar la circulation devient un peu plus intense mais sans jamais être vraiment dense. Nous rejoignons le Tana hotel vers 12h30. Après un déjeuner dans un restaurant du bord du lac nous observons les pirogues (tankwa) de papyrus des pêcheurs et un calao perché dans un ficus au tronc particulièrement impressionnant puis partons explorer le marché. De larges avenues bordées d'arbres et de fleurs sillonnent la ville. À proximité du marché nous découvrons l'église saint Georges autour de laquelle prient ou se reposent de nombreux fidèles. Il règne au marché une animation bon enfant et souriante. On y trouve évidemment de tout, depuis les fruits et légumes jusqu'à l'outillage en passant par l'habillement et les sacs d'épices. À proximité des vendeurs de piments un parfum puissant et acre se dégage qui vient irriter nos gorges peu accoutumées à ces effluves. Nous partons ensuite découvrir le panorama sur le lac et le large Nil bleu depuis la colline Bezawit en fin de journée. Un mariage se déroule sur les jardins surplombant le lac et durant la soirée nous sommes bercés par les rythmes lancinants de la musique. Puis, à 20h30, tout s'arrête instantanément et les convives quittent rapidement les lieux.

10/01 : dès 4h du matin les psalmodies des chants religieux résonnent dans la nuit. C'est la longue messe copte du dimanche qui va durer jusqu'en début de matinée. Après le petit déjeuner nous embarquons sur un bateau à fond plat qui nous emmène en 1h de traversée sur le lac Tana vers la presqu'île de Zeghè. Du débarcadère un sentier au milieu des boutiques de souvenirs profanes ou religieux conduit en quelques minutes vers le monastère d'Ura Kidanemehret. À l'intérieur du monastère circulaire de nombreux fidèles, toujours en tenue blanche, viennent se recueillir devant les gravures à l'expression parfois naïve mais toujours très colorées. Après le retour en bateau nous prenons la route vers Gondar. Nous retrouvons à nouveau le paysage agricole de haut plateau animé en permanence par les paysans cheminant en bord de route ou dans les champs. À mi parcours surgissent des massifs montagneux parsemés de pitons rocheux volcaniques et la route sinue au milieu de ses zones montagneuses. La ville de Gondar (300000 habitants) étalée sur plusieurs collines est très animée en ce dimanche après-midi après la victoire du club local de football qui conduit les supporters bruyants dans les rues. Nous logeons au Quara Hotel dans une vaste chambre assez bien éclairée dominant un large patio.

11/01 : nous débutons la journée par la visite de l'église Debré Birhan Sélassié bâtiment rectangulaire de pierres et de briques aux proportions harmonieuses. De belles peintures aux teintes chaudes représentent des personnages aux grands yeux surprenants et expressifs. À noter aussi, une représentation de Mahomet chevauchant un chameau tiré par le diable !!!! Nous allons ensuite visiter la cité impériale située sur une colline dominant la ville. Au cœur de ce grand espace 4 palais ont été construits par chacun des rois successifs. Puis, nous nous dirigeons vers les bains de Fasilades au milieu desquels trône le bâtiment qui servait autrefois de vestiaire. Ce bassin est utilisé pour la fête du Timkat au cours de laquelle les pèlerins viennent se baigner après la bénédiction de l'eau. Les murs périphériques sont recouverts des racines noueuses des arbres qui épousent la forme des pierres. Nous prenons la route de Debark en début d'après-midi. Quelques kilomètres plus loin un arrêt permet de découvrir un village « falacha » avec sa minuscule synagogue. Les falachas ne possèdent pas de terre et vivent de l'artisanat que les enfants nous présentent avec une certaine insistance mais retenue cependant. La route traverse des hauts plateaux cultivés à l'aspect aride et jauni. Nous profitons d'une halte pour observer des paysans qui foulent les céréales avec un attelage de bœufs et battent les épis au fléau, image d'une Éthiopie immuable et souriante malgré le dénuement de nombreux habitants. Arrivés assez tôt à Debark nous nous enregistrons auprès du bureau du parc national du Simien avant de rejoindre l'hôtel Imet Gogo à l'apparence spartiate. Un petit tour dans le village nous fait découvrir des habitations misérables au milieu desquelles court une multitude d'enfants rieurs qui jouent à se faire prendre en photo. La chambre est très sommaire et sale, le faux plafond de la sale d'eau envahi de pigeons que les employés auront quelques difficultés à déloger et des déjections tombent dans la douche !!!

12/01 : après une nuit perturbée par des bruits multiples et variés, chiens aboyant sans discontinuer, déambulations bruyantes dans l'hôtel, appel matinal à la prière du muezzin, dès 6 heures du matin c'est l'agitation de la ville qui nous incite à un lever aux aurores. Il y a toujours autant d'animation dans la ville que nous quittons par une piste poussiéreuse pour gagner le massif du Simien. De vastes perspectives sur les profondes vallées s'ouvrent de chaque côté de la route qui serpente sur une ligne de crête. Sur ces vastes plateaux les champs aux couleurs mordorées témoignent une fois de plus de l'activité agricole permanente, même en haute altitude. Des peuplements de babouins gelada, endémiques de la région, sont installés au bords des falaises abruptes. À Sanbaker (3200m) nous quittons la voiture pour démarrer notre trek. Nous sommes accompagnés d'un guide local et de deux gardes du parc armés de leur fusil. Le sentier s'éloigne rapidement de la route et longe un escarpement rocheux en offrant un large panorama sur la région aux multiples canyons enchevêtrés. L’œil acéré de notre guide nous permet, à 2 reprises, d'observer au loin une antilope (bushback). Par une succession de courtes montées et descentes nous atteignons un point de vue vertigineux sur une cascade de 530 m de hauteur. En cette saison sèche il n'y coule qu'un maigre filet d'eau. Nous pique-niquons sur une plate-forme avec une vue plongeante sur la cascade puis par une raide remontée rejoignons la piste que nous suivons sur quelques centaines de mètres avant de la quitter pour un sentier qui longe un profond vallon. Après avoir traversé un ruisseau au faible débit nous entamons la remontée sur le versant qui mène vers le village de Geech. En chemin nous croisons de nombreux paysans. Quelques troupeaux de chèvres, vaches ou moutons cohabitent en bonne intelligence avec les singes. L'altitude se fait légèrement sentir dès que la pente se raidit et nous prenons garde de ne pas accélérer le pas. Le village est composé de grandes cases implantées au milieu d'étendues verdoyantes abondamment fleuries. Le chemin emprunte un surprenant dédale de cailloux parsemé de mottes de terre ravinées pour rejoindre la crête dominant le village. De là, les installations du camp apparaissent et en une vingtaine de minutes nous le rejoignons (3600m). Les tentes sont installées et il ne nous reste plus qu'à préparer notre couchage. Le copieux dîner est préparé dans un petit bâtiment enfumé par le feu de bois préparé par notre cuisinier.

13/01 : la nuit a été fraîche et, au réveil, les tentes sont recouvertes d'une mince couche de givre. Des que le soleil franchit la longue crête qui fait face au campement une chaude lumière dorée éclaire les herbes. Nous partons pour l'ascension du Imet Gogo à 3926m. Le chemin remonte en pente douce le flanc d'un large vallon. Des lobélies brisent l'uniformité de cet immense espace ainsi que des bouquets piquants de fleurs blanches ressemblant à des immortelles. Lentement mais régulièrement nous prenons de l'altitude et, bientôt le sommet est en vue. Quelques blocs rocheux faciles à franchir mènent à la cime. Large tour rocheuse prolongeant un vaste éperon elle domine d'une hauteur impressionnante la vallée du rift et les canyons profond du massif du Simien. Les hauts sommets du massif du Simien se dressent au loin et une couche de brumes poussiéreuses dilue les lointains d'où surgissent des pitons rocheux aux parois verticales. Accrochés aux pentes, des villages isolés profitent des rares replats au milieu des falaises. Ils sont entourés de champs en terrasses permettant d'utiliser le moindre espace vierge. Pour le retour nous longeons la crête qui offre un panorama plongeant sur le rift puis regagnons le camp en début d'après-midi. En fin de journée nous montons sur le sommet voisin (150m de dénivellation) pour admirer le coucher de soleil. Les sommets surgissant du rift se teintent doucement en rose tandis que des successions de chaînons montagneux estompés par la brume poussiéreuse apparaissent.

14/01 : le réveil est matinal avec un petit déjeuner à 6h. Notre guide est pressé de partir mais nous calmons ses ardeurs afin d'attendre que la lumière soit suffisante pour marcher confortablement. Les muletiers commencent sans tarder à démonter le camp. Nous descendons au milieu d'une claire forêt de bruyères arborescentes pour rejoindre un maigre ruisseau avant de remonter une pente régulière qui mène à la grande piste. Tout au long de notre remontée nous croisons des groupes de muletiers qui dévalent dans un nuage de poussière. Le soleil rasant éclaire les herbes de douces teintes chaudes. Arrivés à la piste nous découvrons un vaste panorama de hauts plateaux ondulés tandis que se profilent au loin les contreforts abrupts du sommet découvert la veille. Une fois les muletiers arrivés et les formalités de pourboire remplies nous embarquons dans le minibus pour retourner à Debark. C'est, ensuite, un long périple, d'abord sur une piste caillouteuse au flanc de montagnes spectaculaires, puis sur une route goudronnée récente alternant nombreuses montées et descentes au milieu de pitons rocheux élancés surgissant à chaque virage. Tout d'abord très aride et peu peuplé le paysage se transforme et nous atteignons des hauts plateaux cultivés et ponctués de nombreux villages. Le trajet nous paraît bien long et, surtout, inconfortable dans le minibus qui nous secoue en tous sens. Arrivée vers 18h à Axoum au Yeha Hotel, vaste hôtel aux équipements complets mais mal entretenus.

15/01 : la journée est consacrée à la visite de la ville d'Axoum. Nous partons à pied pour le parc des stèles situé non loin de l'hôtel. Ces stèles caractéristiques de l'époque axoumite ont été extraites d'une carrière de granit située à 5 kms. Successivement nous visitons les tombeaux des rois situés sous les stèles, la pierre d'Ezana écrite en grec, amharic et guèze, le réservoir de May-Shun (piscine de la reine de Saba) puis le tombeau de Baizen (Balthazar). L'après-midi est consacrée au château de la reine de Saba jouxtant un site d'implantation de stèles, souvent non achevées et, ensuite à la cathédrale moderne sainte Marie. Implantée sur le site de l'ancienne cathédrale sainte Marie de Sion l'église moderne est très fréquentée par les fidèles. Tout à côté, le monastère, inaccessible aux femmes, ainsi que l'église Kirubel abritent des fresques représentant des scènes bibliques. Selon la tradition l'arche d'alliance est conservée dans une chapelle voisine, gardée par un moine qui n'en sort jamais... De retour à l'hôtel vers 17h nous repartons pour un tour rapide dans les rues mais l'animation y est réduite. À l'hôtel, l'électricité n'est disponible que vers 18h et, ce soir, seul un filet d'eau fraîche coule de la douche.

16/01 : nous reprenons notre périple en direction du temple de Yeha accessible par une piste de 4 kilomètres à partir de la route goudronnée. C'est samedi et de nombreux fidèles en longues tuniques blanches ou jaunes sont présents autour de l'église dont l'accès n'est pas autorisé aux non fidèles. Le temple, seul, est accessible. En cours de rénovation , il est dissimulé sous les échafaudages. La route se poursuit, sinueuse à souhait, elle traverse de magnifiques paysages avec des pitons basaltiques érigés au milieu de roches aux coloris multiples. Quelques haltes permettent de profiter de panoramas d'autant plus spectaculaires que le ciel n'est pas voilé de poussières comme les jours précédents. Le terrain devient très aride avec peu d'arbres et les bords de la route semblent moins fréquentés par les piétons même si de nombreux villages s'étalent sur les pentes. Un col à plus de 3000m permet de basculer vers Adigrat où nous prenons le déjeuner dans un restaurant récent à l'équipement particulièrement moderne. Dans l'après-midi nous nous arrêtons au marché en plein air de Freweyni coloré et animé avec des étals dressés sur des monticules circulaires entourés de murs de pierre sèche. Une dernière halte nous laisse découvrir un village tigréen aux maisons éparpillées au milieu des cultures. Notre guide aborde un paysan qui veut bien ouvrir les portes de sa ferme. Entourée d'un mur de pierre, la maison en pierres présente un aspect très spartiate. Elle se compose d'un abri ouvert et de 2 bâtiments utilisés chacun pour une seule fonction: un en tant que pièce à vivre et à dormir sombre et enfumée, l'autre pour la cuisine avec le traditionnel four à injira. Peu de temps après nous arrivons à Hawsien où le Tourist hotel déploie ses chambres simples mais propres autour d'une cour. Une courte promenade dans la ville aux rues poussiéreuses terminera l'après-midi. Une nouvelle fois, pour la douche, nous nous contentons d'un filet d'eau à peine tiède et l'électricité fera défaut peu après la tombée de la nuit.

17/01 : nous quittons Hawsien par une piste poussiéreuse qui longe des massifs montagneux déchiquetés dont la couleur ocre resplendit sous le vif soleil matinal. Malgré l'apparence aride du sol les champs sont tous entretenus et une animation permanente règne au bord de la piste. Dès que nous faisons un arrêt photo des enfants se précipitent, parfois en quémandant des stylos ou un peu d'argent, parfois seulement par curiosité ou pour se faire prendre en photo. Un de ces enfants nous montre fièrement son instrument de musique fabriqué astucieusement avec un bidon en plastique, un bout de bois et une corde dont il arrive à tirer des sons harmonieux. De temps en temps la piste traverse de petites rivières où coule un mince filet d'eau et des zones de culture plus verdoyantes font alors leur apparition. Nous faisons halte à l'église Debra Negast, semi troglodytique, installée en position dominante et taillée dans la pierre ocre. La terrasse offre une vue élargie sur les montagnes du Tigré. Puis nous rejoignons la route principale goudronnée à Wukro où nous visitons l'église rupestre de Qirqos. Le prêtre qui garde le sanctuaire semble montrer une totale indifférence vis à vis des visiteurs et des photographes. La route se prolonge ensuite vers le sud alternant zones arides et zones de culture. Nous arrivons relativement tôt à Maqalé où nous prenons nos aises au Hill Top Hotel situé en périphérie avec une vue imprenable sur la ville. Nous profitons d'une après-midi de détente avec tri des photos, internet, lessive en attendant le repas du soir.

18/01 : à 7h nous quittons l'hôtel pour une longue étape. Le brouillard matinal adoucit le paysage. Quand le soleil efface les brumes un paysage plat et aride se découvre. Au loin quelques sommets percent le voile brumeux. La route traverse à nouveau des zones montagneuses et des terres agricoles fertiles apparaissent. Les bords de route s'animent évidemment de scènes de vie paysanne : labours avec les bœufs, troupeaux de vaches, moutons, ânes chargés et caravanes de dromadaires. Nous quittons l'état du Tigré pour l'état Amarha. Au niveau d'un col nous laissons la route goudronnée pour une piste au travers des montagnes. Le paysage très verdoyant avec de nombreux champs labourés laisse place petit à petit à des zones caillouteuses très arides. Seules quelques vallées dans lesquelles circule un filet d'eau déroulent un tapis de verdure qui contraste avec la sécheresse environnante. Vers 17h nous atteignons Lalibela dont les maisons sont étalées sur les collines. La présence de nombreux hôtels sans charme se manifeste par une multitude de panneaux publicitaires et les boutiques de souvenirs sont nombreuses au long des rues. Nous nous installons pour 3 nuits à l'hôtel Bete Abraham au confort simple dans une chambre sans superflu et comme souvent, assez sombre. À 18h30 l'électricité se coupe puis revient au cours du dîner.

19/01 : la matinée est consacrée à la visite des églises de Lalibela. Excavées dans la roche gréseuse elles sont accessibles par un labyrinthe de corridors, de tunnels et d'escaliers parfois glissants. C'est la veille de la fête du Timkat et de nombreux pèlerins, le plus souvent en habit blanc immaculé, viennent se prosterner contre les murs et se faire bénir par les prêtres présents dans chaque église. Les églises sont très sombres et les rares ouvertures laissent filtrer une lumière soulignant violemment les ombres denses. Dès le début de la matinée quelques groupes de prêtres et de diacres commencent à préparer la procession de l'après-midi au son des tambourins et des cornes. Nous déjeunons dans un restaurant au style très moderne avec des salles réparties autour d'une montée hélicoïdale. L'ensemble nous apparaît assez hideux mais la vue est magnifique sur les montagnes environnantes. L'après-midi, nous patientons un bon moment pour observer les processions qui partent des diverses églises et se réunissent sur la place centrale du village dans une profusion d'habits de cérémonie aux vives couleurs et de parasols tous aussi colorés. Par chance, l'étage supérieur d'un immeuble en construction nous offre une vue plongeante sur l'ensemble. Un tapis est déroulé en permanence devant la procession des prêtres qui transportent les tables de la loi sous de grands dais chamarrés. Derrière, suivent des groupes de danseurs et de musiciens, accompagnés des « youyous » bruyants des femmes. Il règne, tout au long de la procession une ambiance à la fois fervente et joyeuse éclairée par les sourires des participants qui sont heureux de se faire photographier. La foule est dense mais nous parvenons à nous frayer un chemin sans trop de mal pour rejoindre la tête du cortège. En fin de journée commence la cérémonie destinée à préparer le baptême du lendemain. La nuit sera bercée des mélopées lancinantes chantées sans discontinuer.

20/01 : un peu éprouvés par cette nuit bruyante nous nous levons à 5H15 pour assister à la cérémonie du Timkat au bord du bassin situé tout près de notre hôtel. Mule nous a réservé des places tout en haut des gradins avec une vue plongeante sur le bassin en croix. Vers 6h30, au lever du jour, les fidèles commencent à prendre place sur l'esplanade, pour la plupart tout de blanc vêtus. Un cercle de diacres habillés de blanc et rouge délimite la zone réservée à la cérémonie. Commence alors une longue attente avant que les prêtres ne prennent place à leur tour. Dans leurs habits noirs ou brillants, avec les parasols brillants ils nous offrent une vision haute en couleurs. La cérémonie se déroule selon un rituel quelque peu hermétique pour nous, tout d'abord assez statique, puis quand les tambours commencent à vibrer un ballet s'organise autour du bassin. Les fidèles commencent à taper dans leurs mains, à onduler pendant que les « youyous » stridents retentissent. Vient ensuite la bénédiction de l'eau avec les encensoirs avant que les fidèles ne soient aspergés à l'aide de tuyaux. D'un seul coup, la foule se libère et se précipite au bord du bassin avec joie et bruit pour se purifier à l'eau et asperger les voisins avec les mains ou des bidons. En fin de matinée la procession repart vers les églises en traversant le village. En fin d'après-midi nous visitons l'église saint Georges, la plus connue des églises de Lalibela. Sa situation permet de mieux visualiser l'ensemble architectural avec son plan en croix caractéristique. L'intérieur est très sobre, sans décoration.

21/01 : nous reprenons la piste parcourue il y a 3 jours pour quitter Lalibela. En chemin, des haltes permettent de photographier de belles étendues arides baignées d'une douce lumière matinale. Dans un village que nous traversons à pied nous sommes escortés par des gamins parfois quémandeurs, mais sans trop d'insistance. Arrivés à proximité d'un col à plus de 3000m, le brouillard envahit les prairies verdoyantes et engloutit les sommets. Puis, nous filons sur la route goudronnée en direction du sud. Dans de nombreuses villes et villages les fêtes de Timkat battent leur plein, nécessitant parfois quelques détours ou même un arrêt complet. Nous en profitons pour nous immerger dans la foule joyeuse qui avance au rythme des musiques diffusées par camion et des danses scandées par les tambours tandis que les « youyous » stridents font concurrence aux tambours. L'ambiance est festive et nous sommes happés par la foule. Les Éthiopiens semblent surpris mais heureux de notre présence dans ces villages où s'arrêtent rarement les touristes. Nous rejoignons Kombolcha à la nuit tombée pour loger à l'hôtel Sunnyside, bel ensemble à l'aménagement agréable mais aussi mal entretenu que les précédents, en particulier la salle d'eau.

22/01 : le temps est couvert et la route traverse des zones agricoles verdoyantes tandis que les sommets environnants restent noyés de brumes. Lorsque la route monte en altitude nous pénétrons dans les nuages et des forêts d'immenses eucalyptus gravissent les pentes raides. Quelques babouins jouent aux équilibristes sur les bords des ravins. Un long tunnel de 500m permet de franchir le col de Termaber à plus de 3000m et le ciel bleu nous attend sur l'autre versant. Un paysage de hauts plateaux jaunis se découvre et sous le rebord oriental s'étale une vaste mer de nuages. À l'approche d'Addis Abeba la circulation se densifie. Nous entrons dans la capitale en découvrant le tout nouveau métro construit par les chinois puis traversons des avenues bordées d'immeubles tantôt modernes, tantôt délabrés au milieu desquels d'innombrables petites boutiques côtoient des magasins à l'aspect plus moderne. Quelques embouteillages limités nous retardent un peu pour rejoindre le Ghion hotel, hôtel gouvernemental. L'hébergement est le plus confortable de tout le séjour malgré quelques défauts inévitables (!!!) de finition mais le personnel ne fait pas particulièrement preuve d'amabilité.

23/01 : départ vers 9h30 pour visiter le musée national où se trouve, notamment, le squelette reconstitué de Lucy, premier australopithèque. Ensuite nous découvrons l'ancien palais du Negus Haïlé Sélassié au cœur d'un campus universitaire. Des objets d'artisanat sont exposés dans les pièces du palais. Seules restent meublées les chambres et salles d'eau du négus et de sa femme. Nous partons ensuite à la découverte des rues de la capitale : de petites boutiques jouxtent des immeubles modernes élevés et les nombreuses constructions en cours. Pour notre dernière soirée en Ethiopie nous dégustons un buffet de plats traditionnels accompagné d'un orchestre fort bruyant et de danses. Le transfert à l'aéroport est rapide et nous devons patienter un peu plus longtemps que prévu car le vol décolle avec 1h de retard.
Compte-rendu Magica Couleur des Tropiques & Perles des Antilles du 23 janv au 7 février English translation pending
by Rcoucou · 2016-02-09 · 187 replies
Bonjour

De retour de cet enchainement de 2 croisières je laisse libre a chacun de donner ici ses impressions et combines pour les futurs croisiéristes du Costa Magica

un r coucou 😉 pour tous ceux que nous avons croisés et côtoyés pendant ces 15 jours

merci à ceux qui nous ont rejoints et ont partagé les excursions communes VF

à Bientôt
Compte rendu: transatlantique MSC Orchestra du 23 novembre 2015 (Gênes - Fort-de-France) English translation pending
by Spoutnikette · 2016-01-25 · 105 replies
bonjour,

j'ai enfin un peu de temps pour reprendre mon CR sur cette belle transat.🙂 je vous avais fait un CR des 5 escales des Caraïbes, pour ceux qui partaient quelques jours après notre retour, je vais commencer dès le début cette fois.🙂

Départ- le 23.11.2015

Nous partons le 22 novembre à minuit et demi de Lausanne, avec un bus MSC de la compagnie « l’oiseau bleu « . Ma fille nous amène en voiture, nous partons à 23h15 de la maison et sommes à Lausanne à 23h45. Une vingtaine de personnes attendent avec nous. Le bus arrive à minuit. C’est un bus à 2 étages. Le chauffeur nous coche sur sa liste et à chaque fois, prend les bagages et les met dans la soute, et on peut monter dans le bus. Quand tout le monde est coché, voilà qu’il reste un couple sur le trottoir, assez désemparé, ils ne sont pas sur la liste ! Ils déballent une valise sur le trottoir et cherchent leurs documents de voyage, et là, catastrophe ! ils se sont trompé, leur bateau n’est pas l’Orchestra, et ils se sont trompé d’horaire, leur bateau partait ce soir de Gênes , leur bus lui, partait ce matin de Lausanne !!! Le chauffeur leur propose de venir avec nous quand même, puisque de toute façon, ils devaient partir de Gênes, et de là, il leur faudra trouver un moyen de rejoindre la prochaine escale. Je ne voudrais pas être à leur place, les pauvres !!! Nous partons avec 5 mn d’avance. Le bus est confortable au niveau des sièges, mais que c’est coincé et étroit ! À mon avis, c’est un bus adapté pour un trajet d’1 ou 2 heures , mais sûrement pas pour un trajet de nuit de 8h30 !!! L’espace au-dessus de nos sièges , fait pour mettre les bagages à main est tellement étroit que nous devons pousser de toutes nos forces pour y faire entrer le sac à dos pourtant pas très plein, et même la mallette de notre ordinateur portable peine à y entrer ! quand à notre place, je mesure 1m58 et ai l’impression d’avoir les genoux complètement coincés, je touche le siège de devant , et garderai les jambes pliées tout le long du voyage, impossible de les étendre un minimum… Mon mari étant un peu plus corpulent que moi , nous sommes bien serrés à nos places, et en plus, n’ayant pas pu mettre le sac avec les jumelles et les appareils photos en haut, j’ai du le garder par-terre, entre mes pieds alors que je n’ai déjà pas assez de place , comme d’autres voyageurs, d’ailleurs, je ne trouve pas cela normal ! Ma seule autre expérience de croisière est avec Costa, et le bus à 2 étages que nous avions eu il y a 2 ans était très confortable et nettement plus large, c’était vraiment mieux. Je vais trouver le trajet interminable, impossible de dormir et j’aurai les jambes enflées comme des baudruches et très mal aux genoux à l’arrivée… Nous roulons jusqu’à 2h du matin, l, on s’arrête à Granges, le terminal de la compagnie où nous allons changer de chauffeur. Il y a une mini cafétéria libre-service avec des boissons chaudes et froides, des toilettes, on y reste entre 30 et 45mn. Un autre bus arrive et les gens qui en descendent montent dans le nôtre. Nous faisons enfin connaissance avec Saviesanneou, et son compagnon, connus sur un forum et avec qui je correspondais depuis 2 mois. On papote un moment avec grand plaisir, puis elle s’endort, la lumière est bleue, je n’arrive pas du tout à dormir, que c’est long… Le chauffeur a décidé de passer par le col du Simplon au lieu du tunnel du Saint-Bernard, étrange, fin novembre !… Et en effet, quand on arrive au col, il neige à gros flocons, il y a 10 cm de neige par terre, et en plus, cela glisse dessous ! le bus dérape, patine, se met un peu en travers, franchement, on est tous un peu tendu, et ceux qui dormaient sont réveillés ! On s’arrête et le chauffeur et son aide chaînent les roues, cela prend du temps. On repart, mais la chaîne qui est sur la route juste sous nos siège a un problème, ça fait un bruit métallique pas normal, taclang…taclang…

Le chauffeur s’arrête à nouveau, l’enlève, la remet , on perd à nouveau bien 15 mn …

Les gens qui ont raté leur bateau angoissent, ils ont passé leur temps au téléphone pour trouver une solution, mais ont peu de temps à Gênes pour rallier Rome à 500 Kms de là, où ils prendront un avion pour Bari, la prochaine escale de leur bateau.

Alors ce temps perdu ne les rassure pas, et je comprends !

On repart, la roue fait toujours un bruit bizarre, mais après une vingtaine de minutes de route, la neige disparaît, on s’arrête à nouveau, il enlève les chaînes, et on peut enfin rouler normalement.

À 5h du matin, on fait une pause d’1h dans un retauroute, où on peut prendre un croissant chaud tout frais avec des boissons chaudes , à nos frais bien sûr.on repart à 6h, et à 8h30, on arrive à Gênes. photos 1 et 2

On entre dans le terminal, nous obtenons le numéro un au check in, nous sommes les premiers à arriver.

On doit patienter, on discute avec nos nouveaux amis. On voit arriver l’Orchestra qui est amarré tout près.photo 3-

Ils font monter les embarquements prioritaires en premier, puis c’est notre tour. Nous montons un escalier roulant et arrivons dans une autre salle où nous attendons environ 15 mn.

Puis on peut passer la sécurité, faire la photo d’entrée , et on arrive dans une grande salle où du personnel MSC tout sourire nous offre des boissons et nous propose les différents forfaits boissons, ainsi que 15 % de réduction si on veut aller manger au restaurant payant « le Shangaï « .

Nous prenons des tickets pour des cocktails avec alcool pour mon mari, sans alcool pour moi, des forfaits café et un forfait bouteilles d’eau minérale.

Nous avons le forfait scheers compris dans la croisière, soit les boissons aux repas de midi et du soir.

On monte sur l’Orchestra à 11h15. Les cabines ne seront prêtes qu’à 13h30, alors on va manger à la cafétéria.

On se balade dans le bateau , on découvre , on traînaille jusqu’à 13h30 , où on rejoint notre cabine au pont 11, qui est prête. photos 4-5-6-7 -8

Elle est jolie, mais beaucoup plus petite que la balcon premium que nous avions eu sur le Costa Déliziosa, et surtout, il y a beaucoup moins de rangements !

Nous nous reposons un peu en attendant que les valises arrivent. , je lis le daily et voit que l’exercice de sécurité est à 17h15 au casino.

Nous les aurons les 3 l’une après l’autre , vers 14h30, ce qui sera l’occasion de faire connaissance de notre cabinier, Luciano. Très sympa, souriant, un gentil jeune homme.

Je commence à vider les valises , dur dur de tout caser…. Les valises elles-mêmes passent difficilement sous le lit… je devrai laisser tout ce qui est pour les Caraïbes dans la valise moyenne qui est moins coincée et que je pourrai tirer de dessous le lit facilement.

À 15h30, je réveille mon mari et nous descendons au pont 5 , où se trouve réception et bureau des excursions , un bar , un coin salon avec des hublots , il n’y a pas d’ascenseurs transparents comme sur le Déliziosa, mais un escalier sur 3 étages , avec une plate-forme au-dessus d’un plan d’eau avec un piano.

L’eau ruisselle de la paroi qui change de couleur selon les moments, c’est un endroit joli et calme qu’on aimait beaucoup. photos 9-10-11-12-13-14-
Escales Costa Deliziosa English translation pending
by Herissonne · 2016-01-24 · 78 replies
Je pars en crosiere au mois de Mai sur le Costa Deliziosa destination les grecques Quelqu'un l'a t-il dejà faite? Si oui quelles sont les escales à faire avec Costa pour ne pas perdre trop de temps Merci
Transat Venise à Santos MSC Magnifica du 29 novembre au 20 décembre 2015 English translation pending
by Migui08 · 2016-01-05 · 10 replies
BONJOUR et BONNE ANNEE.

COMPTE RENDU CROISIERE DE VENISE A SANTOS Du 29/11 au 20/12/2015- avec MSC MAGNIFICA

J’ai souvent utilisé ce forum pour m’inspirer de ses sources lors de mes différentes croisières une quinzaine au total : MSC-COSTA-CROISI-EUROPE.. Je dois bien aujourd’hui rendre compte de mon expérience « Brésilienne ».

Attention ce ressenti n’engage que moi et mon épouse, toutes expériences pouvant être vécues autrement avec des réponses ‘différentes’ et plus ou moins positives ou négatives. Comme l’on dit les goûts et les couleurs……

ALLEZ JE ME LANCE dans ce premier compte-rendu d’une transat peu usitée par les Français, moins d’une centaine de Francophone à bord dont plus de la moitié de Belge.

Le navire c’est la 5ième fois que nous prenions un bateau de cette série ‘moyenne’ 2500 passagers à bord beaucoup de Brésiliens et Portugais, assez bruyants, bateau complet. Nous apprécions assez, ni trop grand ni trop petit. Une mer calme un voyage dans l’ensemble agréable. Prestations MSC habituelles, c'est-à-dire globalement très correctes, beaux spectacles. Nourritures correctes mais sans plus. Personnel toujours dévoué et un très bon cabiniste. Quatre couples francophones à table nous avons tous sympathisé et passé ensemble de très bon moment, souvent les derniers à quitter le restaurant.

LES ESCALES :

Tout d’abord je serai très bref sur les escales Européenne pour lesquelles on peut trouver tous les éléments à répétition sur ce forum dont j’use et abuse souvent. Pour le Brésil c’est plus difficile c’est pourquoi je rendrai compte plus longuement de notre expérience.

Départ deVENISE que nous connaissons bien pour y avoir passé plusieurs jours à 3/4 reprises. Arrivés la veille un mot de l’hôtel : HOTEL CASA SAN ANDREA très proche de la piazza Roma et du People Mover pour se rendre à l'embarquement. Chambre propre, literie correcte, douche dans la chambre et très bon accueil, donc tout à fait satisfaisant et très bon rapport qualité prix : 66€ petit déjeuner inclus. Proche aussi d'un embarcadère mais évidemment plus éloigné (à pied) du centre le plus touristique.

1ère escale BRINDISI : Visite de la ville ' a pied', Cathédrale intéressante et jolie ville notamment promenade sur le front de mer..

2°MESSINE: Déjà fait plusieurs fois, on peut visiter cette ville à pied et voir les centres d'intérêts sans problème. Possibilité de se rendre à Taormina en taxi. C'est une escale très intéressanteavec visite de la cathédrale et de ses trésors et puis tour de ville en bus touristique avant retour au bateau pour le goûter vers 16H30.

3°LA VALETTE: c'est une ville chargée d'histoire comme toute l’île de Malte, c'est à notre avis l'une des plus belles escales de Méditerranée. Pour cette 4° visite nous ne sommes toujours pas lassé . A la Valette la ville et ses points touristiques peuvent se faire à pied : cathédrale, palais des Grands Maîtres et toute la Ville. Mais à Malte tout est à voir et il faut plusieurs escales pour se « rassasier ». pour cette journée nous avions prévu une excursion avec guide MSC pour la visite des 3 cités (Vittoriosa, Sengléa, Copiscua) et Marsaxlokk (port et marché), tour très intéressant historiquement et beauté des sites, une très belle excursion. Alors n'ayons pas peur des mots de MALTE « nous sommes Amoureux » mais après avoir vu cette ile (et son entrée dans le port : magnifique, quel spectacle) qui ne l'est pas ?

Après une journée en mer prochaine escale ALICANTE que nous avons visité à pied. La visite du château de Santa Barbara, site majeur de cette ville vaut le détour avec notamment des vues magnifiques, puis visite de la ville : place d'Espagne et cathédrale. ST Nicolas entre autre site à voir.

MALAGA une escale que nous faisons pour la 3° fois, très belle ville très intéressante. La visite peut se faire à pied (après bus jusqu'à la sortie du port) là aussi (il faut aimer marcher). La cathédrale et le Castillo de Gibralfaro sont des sites incontournables, parcourir la ville historique mais aussi ses quartiers modernes s'imposent. C'est une escale ou l'on est jamais déçu tant il y il a de choses à voir.

Après une nouvelle journée en mer nous atteignons LAS PALMASde GRAN CANARIA que nous ne connaissons pas et que nous visitons à pied encore et toujours, c'est une escale plaisante, parmi les sites qui ont retenu notre attention :. -Quartiers Anciens très Typique : VEGUETA. TAFIRA. -Cathédrale Santa Anna. Et Casa de Colon, Théatre Perez… Nous avons aimé cette capitale de l'île de Gran Canaria.

Puis ensuiteSANTA-CRUZ de TENERIFE, lors d'une précédente croisière nous avions visité Puerto de la Cruz mais cette fois nous avons voulu rester à « la Capitale » et n'avons pas trouvé grand intérêt à visiter cette ville sauf peut-être le Mercado de Nuestra Senora de Africa puis la place d'Espagne et les rues commerçantes. Il n'en reste pas moins que l'Île mérite un séjour de plus d'une journée pour en découvrir les secrets et parmi ceux-ci le Pic de Teide et son volcan, La Oratova, Les plages.

Puis 4 jours de mer et le Passage de l’Équateur avant d'atteindre le BRESIL avec une première escale à FORTALEZA ou nous avions choisi une excursion avec MSC, cette escale nous est apparue peu agréable, peut être la cathédrale méritait le détour pour sa visite, mais une cérémonie religieuse ne nous l'a pas permis et la suite de l'excursion ne nous a pas convaincu. En résumé ville sans intérêt majeur et sale (pauvre sans doute), même si au détour de la visite quelques sites touristiques ont retenu notre attention, dont les plages évidemment.. Il faut dire ici que nous n'aurions pas visiter cette ville sans accompagnement et d'ailleurs située loin du port, reste le taxi mais il faut se faire comprendre sur les buts et en Portugais ou Brésilien. Encore un jour de mer ou nous en profitons pour lézarder au soleil et lire dans un salon calme puis escale à MACEÏO : Ville Proche du Port, (Prendre le bus de ville -gratuit- et non le bus MSC -payant- ils conduisent au même endroit) visite à pied sans intérêt, puis choix d'une plage proche du port et bain dans une mer chaude et retour au navire, dans cette ville ou village plutôt, seulement de très belles plages et le front de mer pour retenir notre attention.

Lendemain escale à SALVADOR DE BAHIA, ville mythique que nous visitons en excursion avec MSC , durée 7H et visite des différents lieux très intéressants. C'est une très grande ville qu'il faut voir soit en taxi ou avec MSC. Notre « tour » a été très complet et très satisfaisant avec guide Français, tous les sites visités méritaient le détour. C'est une escale indispensable dans une visite du Brésil. Cette journée très réussie nous a enchanté. Très bon guide, très belle excursion MSC cela mérite d'être souligné et nous la conseillons vivement.

Enfin après une dernière journée en mer escale à BUZIOS, nous avions choisi une excursion MSC qui a été annulée et finalement c'était mieux ainsi car nous avons donc pu choisir, moins coûteux et plus intéressant, un tour de la ville en 'camion' découvert avec arrêt sur plusieurs plages (23 dans cette ville ) ou près de points de vue époustouflant. Puis tour de la ville (du village plutôt, on dit que c'est le Saint Tropez Brésilien, avec la statue de Brigitte Bardot (qui y a fait un séjour) et enfin baignade et plage sous un très beau soleil et retour au navire. Au total malgré le peu d'intérêt de la ville elle même, c'est une escale qui nous a satisfait grâce à ce tour magnifique (1H30 en Anglais, et Portugais) et un bain de soleil agréable.

Dernière escale avant Santos et le Retour il s'agit de RIO DE JANEIRO (Mythique comme Salvador de Bahia). Notre choix avant le départ s'était porté sur un guide Brésilien mais ayant vécu en France et donc parlant notre langue. ROBERTO (sa société s'appelle RIO SENSATIONS vu sur internet) donc nous attendait dès 8H à la sortie du port et accompagné de 2 autres croisiéristes de notre table nous avons visité en jeep l'essentiel de tout ce qu'il était important de voir à Rio en commençant par le Christ rédempteur, la Forêt de Tijuca, Le pain de Sucre, Les plages dont Copacabana, aperçu d'une Favela, escalier Sélaron, la Ville moderne etc.....Enfin plus de 8 heures de visite sans même déjeuner avec commentaires d'un 'Brésilien' connaissant bien sa ville. Une journée qui marquait la fin de notre croisière et qui nous a tous parfaitement satisfait. Nous avons je crois en une journée parcouru tous les sites essentiels qui méritent d'être vu en ce temps très court pour une ville comme Rio de Janeiro. DES SOUVENIRS INOUBLIABLES. Après retour au navire (bien fatigué), il faut préparer les, valises pour le débarquement du lendemain à Santos, débarquement parfaitement organisé et transfert en car à l'aéroport de Sao Paulo avec guide français dans le bus pour commenter l'essentiel des passages aperçus et SAO PAULO, puis vol avec escale à Madrid et ensuite Orly.RETOUR A NOTRE DOMICILE LE 21/12 VERS 22h, fatigués mais ravie, attendant la prochainecroisière avec impatience. Il y a tant à Voir, le monde est vaste, le monde est beau. Voilà une belle croisière dans un grand pays, elle nous a totalement satisfaite pour autant c'est un circuit ou on peut dire (en ce qui nous concerne) une fois suffit, mais ravie de l'avoir fait dans des conditions de navigation très calme, sur le MSC MAGNIFICA qui réunissait les conditions optimum pour cette croisière, seule la nourriture nous ayant un 'peu' déçue, mais sans remettre en cause notre choix tant pour le parcours que pour le choix du Croisiériste.

Bonne lecture à ceux que ce texte intéresse.
Circuit 21 jours en France English translation pending
by Principessaj · 2016-01-04 · 28 replies
Bonjour!

Nous prévoyons un voyage de 21 nuits en France en juin et nous en sommes à prévoir notre itinéraire. J'aimerais avoir votre avis, sachant que nous nous intéressons à l'histoire (notamment les guerres mondiales et l'histoire de la France en général), aux paysages... Nous louerons une voiture dès notre arrivée à Paris. Comme moi et mon mari avons déjà visité Paris chacun de notre côté il y a plusieurs années, nous ne prévoyons pas y passer beaucoup de temps. Alors voilà:

- Arrivée Paris (Orly), départ vers Reims - 1 nuit - Alsace (Strasbourg?) - 4 nuits - Chamonix - 3 nuits - Avignon, Nîmes ou Montpellier - 1 nuit - Carcassonne - 2 nuits - Toulouse - 2 nuits - Bordeaux - 2 nuits - Région des Châteaux de la Loire - 3 nuits - Paris - 3 nuits (sans voiture)

Croyez-vous que cet itinéraire a du sens, en rapport avec les endroits à voir et visiter à chacun de ce endroits? Si vous avez des suggestions d'autres arrêts, c'est bienvenue! Même chose pour les suggestions de visites de certains lieux et d’hôtel ou auberge où dormir (mis à part les auberges de jeunesse).

Merci à l'avance pour votre aide!
Vietnam (baie d'Halong) + Laos en 1 semaine? English translation pending
by Tita974 · 2015-10-01 · 14 replies
Bonjour,

nous sommes 6 adultes à partir au Vietnam pour le boulot en janvier 2016, à Ho Chi Minh. Ensuite, nous avons 1 semaine pile poil de temps libre, et on n'a pas encore décidé du programme. On aimerait bien voir la baie d'Halong et visiter un peu le Laos, mais compte tenu du temps dont on dispose, je ne sais pas si c'est une bonne idée... Qu'en pensez-vous ? Est-ce que quelques jours au Laos valent quand même le coup, en sachant que tous les voyageurs sur le forum y passent au minimum une semaine entière ?

Je suis ouvert à d'autres recommandations, sauf le Cambodge car l'un d'entre nous y est déjà allé, ainsi que la Thailande et la Malaisie.

Merci d'avance à tous !
Croisière transatlantique "Mer des Caraïbes" Costa Magica du 28 février 2016 English translation pending
by Traveltine · 2015-08-29 · 54 replies
bonjour

j'ouvre une discussion pour cette croisière, pour laquelle je viens de m'inscrire.😉😉😉

elle part de Pointe-à-Pitre le 28/02/16 pour arriver le 19/03/16 à Marseille.🙂🙂🙂

je n'ai pas encore commencé à préparer mes escales mais je serais heureuse de pouvoir échanger avec des heureux futurs croisiéristes afin de préparer tranquillement cette croisière.

ce sera ma 3e avec Costa et la 2e fois sur le Magica.

j'en ai fait plusieurs avec MSC.

à + 😎😎😎
Séjour de 17 jours dans le quart sud-ouest de la Finlande du 23 juillet au 8 août 2015 English translation pending
by Jacou0109 · 2015-08-13 · 0 replies
Séjour dans le quart Sud-ouest de la Finlande (23/07au 08/08 2015)

Budget pour 2 personnes et 17 jours : 2836 € Avion Strasbourg-Helsinki AR : 488 € Hébergement (7 nuits seulement, les autres étaient offertes) : 601 € Nourriture et restaurants : 958 € Transport sur place (voiture de location + bus + ferry + essence) : 698 € Divers + visites : 91 €

23/07 Vers 10h nous décollons à destination d’Amsterdam puis d’Helsinki que nous atteignons au bout de deux heures de vol. Il n'est donc pas loin de 13 h quand nous foulons le sol finlandais et attendons le bus 615 pour le centre ville (5€pp), Nous achetons nos tickets au distributeur. En 40 mn nous voilà sur la grande place de la gare au centre d'Helsinki. Il fait 19° et il souffle un petit vent frais. Nous partons à pied en direction de l'hôtel Anna distant de 20 mn pour y déposer nos affaires puis allons nous promener vers l'esplanade, une belle avenue dont le terre-plein central est occupé par des espaces verts et des bancs tous pris d’assaut à cette heure par des jeunes et des familles avec enfants. C'est vraiment une promenade agréable et tranquille, l'avenue débouche sur la place du marché qui jouxte le port. De nombreuses tentes abritent des étals de vendeurs de myrtilles, giroles, petits pois frais (régal des Finlandais !), cerises, framboises. Un peu plus loin sont regroupés les « cantines » qui proposent des plats typiques : soupe de saumon, sardines grillées, plats à base de saumon et de pommes de terre, les prix sont raisonnables soupe à 7€ plats de 8 à 13 €. Beaucoup de monde se promène et les restaurants font des affaires. Les mouettes nombreuses et bruyantes essaient de profiter elles aussi de ce festin ! Tout près se trouve le marché couvert, réhabilité avec de petits snacks et des stands de produits locaux un peu plus chers. Au-delà, on peut voir le port qui abrite les grands ferrys qui voguent à destination de Saint-Petersbourg et Talinn. Le soir nous dînerons au restaurant Jurri : nous y gouttons aux « sapas » c'est à dire des espèces de tapas locales à base de poissons, pommes de terre, terrines, tartines. Bon et original.

24/07 Beau soleil et petit vent frais ce matin. Nous partons prendre notre bus pour Tampere depuis la gare de Kampi : c'est une gare de bus souterraine et moderne comme nous aimerions bien en voir en France. Départ à 10h45 pour 2h20 mn de trajet par l'autoroute qui relie Helsinki à Tampere. Le temps est très changeant, en deux heures nous aurons eu une succession de passages pluvieux et de soleil. Première impression de la campagne finlandaise, c'est vert !!! Alternance de forêts, de champs cultivés et de lacs... on s'y attendait un peu ! De Tampere nous repartirons avec nos amis, en voiture cette fois-ci en direction de Kivijärvi dans la région des mille lacs. Il nous faudra environ 4 heures par de très belles routes longeant des forêts et des lacs pour arriver au Hannunkivi Holiday Village peu avant 19h. Nous logeons dans un chalet tout en bois au bord du lac : au rez-de-chaussée, il y a la cuisine-salle à manger, une salle de bain et un sauna, trois marches plus bas le salon et une chambre à coucher, à l'étage un grand espace de couchage sous les combles, en partie en mezzanine. ça y est le site est conforme à la carte postale touristique des vacances en Finlande : un petit chalet en bois dans la forêt au bord d'un lac sur les berges duquel sont amarrées quelques barques peintes de couleurs vives.

25/07 Nuit calme et claire (heureusement les rideaux arrêtent efficacement la clarté du dehors). Beau soleil ce matin. Nous partons découvrir les environs proches du camp. Tout d'abord la supérette la plus proche du camp suffisamment achalandée pour nous dépanner ce qui est étonnant c'est qu'il y a deux machines à sous dans un mini-espace bar juste à côté de l'entrée. Nous reverrons d'autres machines à sous dans d'autres supermarchés. Puis nous allons à pied jusqu’au village de Kivijärvi à 3 km du camp. Une piste cyclable et piétonne double la route jusqu'au village dont les maisons s'égrènent tout du long. Une belle église en bois trône au milieu d'une pelouse où un cimetière descend en pente douce vers le lac, un cimetière non pas marin mais lacustre. En fin d'après-midi nous sortons ramasser des myrtilles aux alentours des chalets : après une petite heure nous avons de quoi faire une belle tarte et plus.

26/07 Temps gris avec de la bruine intermittente. Après le petit-déjeuner nous décidons malgré ce temps maussade de tenter une balade du côté du parc de Salamanperän à 20 km. Nous nous garons sur le parking à l'entrée et partons faire sous une pluie fine le tour du petit lac (1/2h) avant d'enchaîner avec le tour du grand lac. La première boucle du petit lac se fait quasi-exclusivement sur un sentier entièrement surélevé sur des planches de bois, pour éviter de patauger dans les tourbières : en effet le sol est très spongieux entièrement recouvert de mousses, lichens et autres buissons. Dans le sous-bois on voit essentiellement des myrtilliers, des buissons d'airelles et d'autres plantes de même style. La forêt est essentiellement composée de bouleaux et de résineux. Au bout de 2h45 nous avons terminé le tour du grand lac, les pieds trempés ainsi que le reste !

27/07 Ce matin, timide soleil. Nous en profitons pour aller nous balader du côté des deux miradors indiqués dans la documentation trouvée au chalet. D’abord le premier mirador celui de Vietsaari : belle balade dans la forêt et les prairies dégagées par la déforestation, malheureusement les moustiques sont particulièrement agressifs ce matin, d'autant qu'il y a peu de vent ! Du sommet du mirador on a une très belle vue sur les lacs environnants. Sur les bas-côtés il y a des fleurs de toutes les couleurs que butinent sans arrêt abeilles et bourdons. Pour déjeuner : saumon évidemment ! Dans l'après-midi nous allons voir le deuxième mirador Perkausvuori : vue magnifique depuis la tour qui domine les forêts alentour. Retour au chalet et sauna (incontournable en Finlande).

28/07 Temps un peu gris mais pas menaçant. Nous partons en direction du parc naturel de Pyhä-Häkki à quelques 50 km de Kivijärvi. Nous avons préparé des sandwiches dans l'idée de faire une assez grande randonnée. En arrivant à l'entrée du parc par la route 6510 nous décidons, non de faire la petite boucle de 6,5 km mais la grande celle de Tulijärvi trail qui fait 17 km ! Nous démarrons notre balade dans les myrtillers mais les moustiques sont hélas de la partie, qui dit myrtilles pense moustiques d'où le nom de mustika en finnois pour les myrtilles ? Très belle balade alternativement dans la forêt puis dans des zones déboisées ou dans des tourbières. Le temps est agréable il doit faire autour de 16°. Nous longeons de temps à autres quelques beaux lacs. Au bout de 3h de marche et 10,3 km, nous arrivons au lieu de pique-nique de Tulijärvi où les cendres encore fumantes d'un feu de camp nous accueillent : ces aires de bivouac que l’on rencontre un peu partout dans la forêt sont très agréables avec leur coin barbecue, la cabane pour se protéger de la pluie et du froid, des toilettes sèches, la réserve de bois et quelques fois une cabane dortoir. Nous avons tôt fait de réactiver le feu et d'y rajouter des buches toutes prêtes stockées dans un abri tout en rondins. Pour pique-niquer l'endroit est idéal, les moustiques nous ont lâchés et c'est avec faim et plaisir que nous entamons nos sandwiches. Nous retournons ensuite en direction du point de départ soit encore 6,8 km à marcher dans la forêt et les tourbières inondées. Nous emprunterons les planches de bois qui permettent de ne pas se mouiller les pieds. En chemin nous apercevrons un serpent, apparemment une vipère péliade ? De retour au chalet, sauna, dîner de … saumon et myrtilles : on ne change pas une recette aussi éprouvée !

29/07 Temps mitigé, comme l'avait prévu la météo consultée hier soir, mais le risque de pluie est minime. Nous partons en direction du parc de Salamajären faire une autre balade repérée sur le dépliant touristique : nous nous garons au parking de Sysilampi et faisons les deux boucles qui longent, pour la deuxième, le lac d Iso Pajulampi soit 2h de balade. Le temps est gris, la température agréable (+/- 16°) et les moustiques « moyennement agressifs ». La fin de la balade se fera sous une petite bruine, le type de paysage est le même que pour les autres balades : forêts mélangées de résineux et feuillus, parterre de myrtilliers, quant aux bords des lacs ce sont des tourbières que l'on traverse sur les planches de bois.

30/07 Temps plus qu'agréable avec du soleil et des nuages, comme quoi les prévisions météo même de la veille sont aléatoires ! Nous partons nous balader autour du chalet, profitant du soleil pour nous bronzer sur les pontons, rêvassant au bord du lac, admirant le paysage à la finlandaise. Pour une fois nous pourrons voir le soleil se coucher un peu après 22h.

31/07 Départ du chalet vers 0h, il fait encore relativement jour, vers Karstulas, Mänttä et Orivesi en direction de Tampere : belle nuit claire avec en plus un beau clair de lune, nous croiserons un renard et quelques lièvres en travers de la route. Nous arriverons à l'aéroport de Tampere vers 4h20mn. Nos amis prennent l’avion pour Helsinki, quant à nous il nous faudra attendre 7h avant de récupérer notre voiture pour la suite du voyage à deux. A 7 h ça y est nous avons une Up de chez VW. Le brouillard est tombé sur l'aéroport. C'est avec beaucoup de difficultés, malgré le GPS et l'adresse indiquée, que nous trouverons notre hôtel. Son nom n'est indiqué nulle part et au n° indiqué se trouve un autre hôtel. En fait nous sommes dans une annexe, encore fallait-il le savoir ! Nous allons d'abord prendre un petit-déjeuner dans un café près de la poste, puis nous traversons le pont aux 4 atlantes qui surplombe la rivière unissant les deux lacs. Peu après nous arrivons à la grande place de style empire avec le théâtre, la mairie etc. Nous revenons à la voiture en passant près de la cathédrale de style « Jugendstil » : si l'extérieur est assez massif avec un appareil en grosses pierres grises, l'intérieur est harmonieux, clair et dégagé, en effet la nef n’est soutenue que par deux piliers massifs. Une galerie couronne toute l'église et de beaux vitraux aux couleurs vives illuminent l'intérieur. Une frise originale avec 12 enfants nus court tout le long de la base de la galerie. Nous reprenons la voiture (les parkings sont chers, 2 €/h) pour aller visiter le musée Amuri un peu plus à l'ouest du centre ville. Il s'agit d'un ensemble de maisons ouvrières construites, entre 1875 et 1950 à l'intention des ouvriers des usines du secteur toutes ces maisons divisées en plusieurs appartements ont été remeublées à l'identique. On voit ainsi l'évolution de la population ouvrière tant d'un point de vue économique que social : visite très intéressante. Un peu plus loin nous visitons l'église moderne Kalevan kirkko construite par Reima et Raili Pietilä en 1966 : si de l’extérieur l’aspect de silo peut interloquer, l’intérieur est superbe : c'est une église tout en hauteur, la nef est entièrement dégagée, sans aucune colonne, un orgue magnifique est suspendu à un des bas-côtés, les vitres étroites vont du sol au plafond. On peut en ascenseur monter jusque tout en haut de la nef et le coup d'œil est saisissant. Du haut du clocher, belle vue sur la ville. L’après-midi promenade àHatanpää. Tout autour d'un manoir du XIX ème siècle se trouve un superbe jardin fleuri et un arboretum qui s'étend tout le long du lac.

01/08 Départ en direction de Pori. Belle route qui traverse la campagne en tout point semblable à celle de la région des mille lacs. Ici aussi les radars fleurissent à la belle saison. A Pori nous irons voir les belles constructions empire qui bordent la rue Hallituskatu ainsi que le mausolée Juselius (intérêt limité). Départ ensuite pour Rauma où nous arrivons vers 14h. Notre hôtel architecturalement tient plus d'une résidence pour personnes âgées en cure que d'un hôtel. Un ensemble de fitness le jouxte. La vieille ville distante de 1,5 km est une ville dont toutes les vieilles maisons de bois des XVII et XVIII s. sont peintes de différentes couleurs vives, bleu, blanc, gris, etc. Bel ensemble homogène sans fausse note. Après la visite, nous allons nous attabler dans un restaurant qui offre un lounas (lunch) le Wähä Tallbo : excellent repas très copieux à 11,50 € par personne : crudités variées en self service, une grosse assiette avec du saumon à la crème, des pommes de terre à la crème également et quelques légumes cuits, café et petits sablés. Vers 20h le temps plutôt gris a fait place à un soleil éblouissant et un ciel tout bleu. Les vieilles maisons de bois prennent une teinte chaude sous le soleil rasant de la fin d'après-midi. Nous sommes samedi et les bars ont fait le plein de consommateurs d'alcool qui s'en donnent à cœur joie !

02/08 Direction le site préhistorique de Salammallahmäki à quelques 22 km de Rauma près de Lappi. Des tumuli de pierre (datés de 1500 à 500 av. JC) sont éparpillés dans la forêt le long d'un chemin de 1500 m de long. Belle balade même si les tumuli ne sont pas très « parlants ». Au programme de la journée, découverte de l’archipel de Turku, nous commençons par la grande église en pierre consacrée à Saint Laurent de Mynämäki : à l'intérieur un beau retable en bois du XVè s. Puis Kustavi, village situé à la pointe extrême du continent d'où partent des ferrys pour les îles. Contrairement à ce qu'affirme le guide vert nous n’y avons pas vu de panoramas exceptionnels ni sur la mer ni sur les îles. Nous reprenons la route vers Turku. L’architecture de l'hôtel Linnasmäki où nous logeons tient plus d'un centre de cure ou d'un lycée. Ne soyons pas trop critiques, la chambre d'étudiant avec salle de bain est correcte, claire avec une vue panoramique sur la forêt. C'est propre et fonctionnel. Il y a une cuisine commune avec tous les appareils indispensables, une piscine et un sauna et le prix est très honnête (64 €).Le long de la rivière Aura nous prenons un « lounas » au restaurant Vaakahuoneen Paviljonki. A la table voisine, des latino-américains fêtent un anniversaire : un trio de musique latino fait danser tout ce beau monde et ça fait drôle d’entendre ces émigrés parler le finnois on se demande comment s'est faite leur intégration dans ce pays scandinave de climat froid à la langue difficile, tout à l'opposé de leur culture. Nous allons nous promener le long de la rivière jusqu'au port tout près du château où sont amarrés quelques beaux bateaux comme le voilier Suomen Jutsen. C'est une balade très prisée par les habitants de Turku, surtout à la belle saison et de plus un dimanche, autant dire que nous ne sommes pas seuls.

03/08 Départ pour Naantali, très belle station au bord de mer. Une belle église en pierre (mais fermée le lundi comme beaucoup de musées). Une belle promenade domine la mer et mène à un beau mirador, plus bas, sur la jetée, des familles avec enfants se dirigent vers l'île où se trouve le parc des moumines. Nous remontons vers la vieille ville et ses superbes maisons de bois du siècle dernier. Il règne un calme serein dans ses ruelles et les maisons colorées sous le soleil brillent de mille feux. Retour à Turku : nous allons maintenant visiter le musée de l'artisanat qui occupe un pâté de maisons en bois réchappées de l'incendie de 1827. C'est un écomusée où travaillent quelques artisans (menuisier, cordonnier, ) de façon traditionnelle : très intéressant et en même temps typique des pays du nord (nous avions vu le même type d'écomusée à Stockholm). Au Forum-Marinum, nous déjeunons au Kristina, restaurant installé dans le bateau Bore amarré au quai et qui propose un buffet à volonté à 9,40 €. Puis visite intéressante du château tout proche (fresques, statues médiévales, église et chapelle) et de la cathédrale dans le centre ville : la tour tout en pierres et briques est massive et impressionnante. À l'intérieur quelques belles chapelles. Le quartier tout autour de l'église est constitué de beaux bâtiments de style empire les habitants de Turku ont envahi pelouses et bancs au bord de l’Aura et profitent du beau temps et de la température clémente.

04/08 Ce matin nous prenons la route en direction de Kimito, Perno et arrivons à Ekenäs vers midi. La vieille ville est charmante avec ses maisons en bois. L'église toute en pierre est caractéristique de la région, l'intérieur tout blanc présente aussi, comme c'est souvent le cas, une tribune den bois sur laquelle est installé un bel orgue. Sur la plage, beaucoup de monde sur le sable, quasiment personne dans l'eau, et pour cause !Au Knipan, un restaurant toujours en bois construit sur pilotis, la salle de restaurant domine la mer, on se croirait sur un bateau. Puis départ pour la ville d'Hanko proche de 30 km. La ville est réputée pour ces très belles et grandes villas construites au bord de mer du temps des Russes. Belle plage, un grand port de plaisance , superbes voiliers ou hors bord : on voit que nous sommes dans une station chic, les restaurants du bord de mer sont pleins malgré les prix élevés. En se baladant dans le parc Püistovuoret on se serait cru sur la cote d'azur : soleil, chaleur, odeur des résineux, bateaux dans la baie. Vers 20h nous admirons le soleil couchant sur les petites anses qui abritent de petits ports de pêche avec leurs cabanons de couleur rouge dans lesquelles les pêcheurs stockent leur matériel. Dernier verre au restaurant Pä Kroken, dans le calme et la sérénité au bord d’un petit port de plaisance.

05/08 Départ pour le château de Raseborg du XV° s. Si le site est magnifique, la ruine n'est pas exceptionnelle. Arrêt au village de Snappertuna et sa petite église campagnarde aux peintures naïves. Puis c'est la découverte de la splendide église de Lohja dont l'intérieur est entièrement recouvert de fresques du début du XVIè s. Après avoir arpenté toute la nef en regardant les dizaines de scènes bibliques nous repartons pour Espoo, étape de ce soir. Tout prêt de l’hôtel dans le quartier d’Otaniemi nous visiterons quelques bâtiments remarquables d'un point de vue architectural : il s'agit de différents bâtiments de la cité universitaire, l'institut universitaire réalisé par l’architecte Alvar Aalto, le centre de congrès de Dipoli et une adorable petite chapelle dont l’autel donne à travers une grande baie vitrée sur la forêt contigüe.

06/08 Le lendemain nous aurons beaucoup de mal à trouver la fameuse maison art nouveau à Hvittraesk, ayant un moment opté pour la mauvaise route et comme les panneaux d'indication sont plutôt rares...Nous y voilà quand même après avoir demandé deux fois notre chemin. C'est une belle et grande maison de style romantisme national entièrement décorée par de grands artistes et architectes du début du siècle qui en avaient fait une résidence pour des amis artistes et intellectuels comme Gorki, Mahler et Sibelius. C'est un style caractéristique de l’époque « Art nouveau » mais en même temps particulier à la Finlande. Arrivée à Porvoo, nous nous garons le long de la rivière en face du vieux quartier. Balade à travers la vieille ville en suivant l'itinéraire indiqué dans la brochure touristique. Nous ne sommes pas seuls, beaucoup de touristes visitent la ville, il y a même un groupe de Japonais qui s'est perdu ici ! Il est vrai que la vieille ville est magnifique et présente une unité de style parfait avec toutes ces maisons en bois de toutes les couleurs. Nous faisons une pause au café Elmi pour goûter le fameux gâteau dont raffolait Runeberg, le poète finlandais natif de Porvoo.

07/08 De retour à Helsinki nous complétons la visite commencée à notre arrivée. Nous nous garons dans un parking souterrain près de la cathédrale, grossière erreur car il est très cher (5,60 €/h) de plus il plonge très profondément sous terre. Nous décidons d'abord d'aller visiter l'île de Suomenlinna que l'on rejoint par un ferry en 20 mn. Que de monde à Helsinki aujourd'hui !et pour cause, au loin trois immenses paquebots sont amarrés et ont déversé plusieurs milliers de touristes qui déambulent en ville et aussi sur l'île. Heureusement l'île est assez grande et ce flot de touristes va bientôt se disperser sur différents chemins : il y a même une petite plage où se baignent des oies bernache et quelques enfants. De gros canons ponctuent le paysage et c'est drôle de voir les enfants jouer à califourchon sur les gros fûts de bronze. L’ensemble a un petit air de forteresse à la Vauban comme à Neuf-Brisach. C'est vraiment l'île touristique par excellence pour les gens du coin : plages, prairies, restaurants, cafés, mais en plus avec le beau temps ils en profitent vraiment. Nous récupérons la voiture mais la sortie du parking sera problématique, en effet je vais rouler sur plusieurs km en souterrain avec des panneaux incompréhensibles avant de déboucher dans un endroit totalement inconnu, de plus le GPS s'étant désactivé dans le souterrain il ne me sert à rien. Pour le déjeuner, après avoir hésité, nous décidons d'aller voir sous les halles couvertes, car sous les tentes du marché il y a beaucoup trop de monde. Finalement nous optons pour une soupe de poisson, appelée la bouillabaisse ! Délicieuse et bien copieuse pour 10 €.

Il nous reste encore à voir la cathédrale orthodoxe et la luthérienne : l'intérieur de la première est luxueux et sombre ce qui la rend un peu austère mais majestueuse quand même. Quant à la luthérienne, son architecture basilicale est simple, toute en demi-sphère, de couleur blanche, dépouillée comme toutes les églises luthériennes ici. Les bâtiments officiels de couleur claire (blanc et crème) donnent à cette place du Sénat un caractère majestueux certain. Dernier petit tour près de la place de la gare, toujours autant de monde, les terrasses des cafés sont saturées de consommateurs en train de boire et de se faire bronzer !

08/08

Fin du voyage et retour en Alsace.

Quelques motifs d'étonnement :

Si pour des touristes la vie reste assez chère en Finlande, le rapport qualité/prix varie souvent du simple au double sans vraiment de raison : ainsi on peut manger correctement un « lounas » c'est-à-dire un lunch-buffet à volonté, entre 11h et 16h pour 10 €, avec salades variées, trois choix de plats avec viandes ou poissons et un café, alors que le soir dans le même restaurant vous devrez payer plutôt 25 à 35 € pour à peine plus. Idem pour les hôtels, une minuscule chambre avec bains partagés et petit-déjeuner compris nous a couté 90 € à Hanko alors qu'une chambre spacieuse avec sdb privée, sans p-déj mais cuisine commune nous a couté 64 € à Turku. Dans les supermarchés les prix sont proches de chez nous, sauf pour les alcools qui sont plus chers. Une grande bière (½ l) sera facturée au minimum 6 € dans un bar standard.

Etonnant aussi cette prévention permanente vis à vis des intolérants au gluten et au lactose, quand on voit les nombreux produits indemnes de ces aliments proposés tant dans les restaurants que dans les magasins d'alimentation. Certains hôtels d'un point de vue architectural ressemblent plus à des résidences pour étudiants, pour personnes âgées ou à des auberges de jeunesse et sont situés en pleine campagne souvent assez loin des centres des villes.

De plus les doubles fenêtres s'ouvrent rarement car il n'y a pas de poignées.

Nous pensions les Finlandais sereins, tolérants et respectueux des règles de vie commune, ce dont nous ne doutons pas, mais alors pourquoi tant de radars sur les routes, le fameux rallye de Finlande pousserait-il les locaux à conduire de façon imprudente ? Et pourquoi tant de panneaux signalant la présence de caméras de surveillance et pourquoi tant d'accès sécurisés par digicodes un peu partout ? Nous avons eu l’impression de vivre dans un pays policé (dans les deux sens du terme).

Etonnante aussi cette habitude de mettre partout, dans les hôtels, les restaurants, les musés, les cabanes au fond des forêts, etc., des livres d'or à signer mis à la disposition du public.

Etonnante enfin cette langue finnoise dont on ne comprend strictement rien, pour un français du moins, tant à l'oral qu'à l'écrit autant avec la langue suédoise on retrouve des mots proches de l'anglais ou de l'allemand, mais alors le finnois !

Mais que les Finlandais sont serviables et gentils...

Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien :

https://picasaweb.google.com/...v1sRgCLfp6uWcqvz...
Retour de 15 jours en Crète English translation pending
by Billy0013 · 2015-07-22 · 9 replies
Bonsoir,

Déjà avant toute chose, ce n'est pas Athènes, vous n'aurez pas de manifestation (j'ai lu que c'était dangereux d'aller en Grèce). La seule chose que vous pouvez voir c'est la queue dans certaines banques (surtout dans les grandes villes et encore...). Donc aucun risque pour les touristes (pas de limitation d'argent pour les touristes).

Après Santorin, l'an dernier, à l'automne dernier Athènes, je suis parti avec ma compagne en Crète au départ de Marseille - Heraklion (vol direct : 2h45) pour environ 300 euros aller / retour pour 2 du 28 juin au 12 juillet 2015.

Pour la Crète, on a ADORE !! A part les russes 😉 (c'est l'île aux russes). Non sans rire, c'est magnifique, les gens là-bas sont très gentil. Les plages, les sites touristiques (les palais, les églises, les monastères...) sont extras. Bref, j'ai mis beaucoup de suggestions (visites et restaurants, JE N'AI BIEN ÉVIDEMMENT PAS PU TOUT FAIRE ET TOUT TESTE (j'y ai droit à chaque fois en commentaire...des ab..tis qui ne savent pas quoi mettre comme commentaire alors ils critiquent 🤪)...forcement en 15 jours, mais ça me donnera l'occasion d'y retourner très certainement) et à la fin, j'ai mis mon programme par jour et le principal ...les photos (des images valent parfois mieux qu'un discours). J'ai logé 7 nuits dans un hotel à l'ouest (Agia Marina), 3 nuits à l'Est entre Agios Nikolaos et Sitia et 4 nuit au centre proche d'Heraklion. Le tout en voiture de location !

Décalage horaire Il y a un décalage horaire d’une heure entre la France et la Grèce. Quand il est 13 h 00 en France, il est 14 h 00 en Grèce.

Téléphone - Pour téléphoner en Grèce depuis la France, il faut composer le 00 30 suivi du numéro du correspondant. - Pour téléphoner depuis la Grèce vers la France, il faut composer le 00 33 suivi du numéro du correspondant (sans le premier chiffre 0).

Location de voitures
http://www.europeocars.com/ http://www.autoway.gr/ http://www.rentalcars.com http://www.gorentacar.gr/en/ http://www.justrentals.gr http://www.economycarrentals.com (retenu). 400 euros pour Toyota Yaris 14 jours (assurance et franchise comprise).

Hôtels Ouest : du 28 juin au 5 juillet 2015 (7 nuits)

Iolida Star (Amoma) Agia Marina Chania 73014 Tél : +30 2821 083618

Est : du 5 juillet au 8 juillet 2015 (3 nuits)

Cressa Ghitonia Village (voyages privés) Sfaka, Sfáka, 72057 Tél : +30 2843 029040

Centre : du 8 juillet au 12 juillet 2015 (4 nuits)

CHC Sea Side Resort & Spa (voyages-sncf) en all inclusive Mononaftis Area Agia Pelagia Malevizi 71500 Tél : +30 281 081 1000

Ouest de l’île Curiosités et plages

- Ville et plage de Rethymnon : Citadelle Fortetza (payant : 4 euros par adulte, ouvert l’été jusqu’à 20h), Port vénitien, Place et église des 4 martyrs, Fontaine Rimondi, Lotzia (Au coin des rues d'Arkadiou et de Palaiologou), Église San Fransisco, Mosquée Neratze, Mosquée Kara Moussa Passa (Au bout de la rue d'Arkadiou), Mosquée Veli Passa, Porta Guora (Grande Porte Au début de la rue d’ Ethnikis Antistaseos), le jardin municipal (rue de Kountourioti), la loggia. - Plage de Skinaria Beach à Plakias (Cordonnées GPS : 35.188628 / 24.398178) - Moni Piso Preveli (monastère) (Cordonnées GPS : 35.158078 / 24.456966). Entrée : 2,50 euros (robe prêtée à l’entrée pour les femmes). Attention aux horaires (on est arrivé à 13 h, le monastère réouvrait à 15 h). - Plage de Palm beach et la forêt de palmiers entrée gratuite mais parking payant (Cordonnées GPS : 35.154007 / 24.470354) - Lac naturel deKournas (Cordonnées GPS : 35.332923 / 24.280402) - Plage de Georgioupolis et l’église St Nicolas (Cordonnées GPS : 35.364156 / 24.261664) - Plage Sweetwater (sauvage : 20 minutes à pied) (Cordonnées GPS : 35.201869 / 24.117533) - Plage de Marathi et baie de Souda (Cordonnées GPS : 35.505741 / 24.175753) - Plage de Seitan Limania (Cordonnées GPS : 35.551336 / 24.192442) - La ville de Chania (se prononce « Hania » La Canée) : le port et phare vénitiens, fortifications vénitiennes, arsenaux vénitiens, casa Delphino, Basilique San Fracisco, Eglise vénitienne Saint-Marc, fontaines, parc municipal, tombes minoennes. Pour info : gare routière à l’angle de la rue Kidonias et la rue Kelaidi http://bus-service-crete.com/ et les cartes http://bus-service-crete.com/maps3han.html#HAN1 - Gorges de Samaria (entrée du parc de 13 km : 5 euros) : départ à partir d’Omalos : Agia Roumeli - Sougia en bâteau 8,50 euros tarif groupe) et Sougia - Chania en bus Ferries : http://www.anendyk.gr/pages/en/company.php?lang=EN 13 km de parc et 3 km de la fin du parc au bâteau Agia Roumeli (possibilité de prendre une navette à 1,5 euros pour les 3 km restants) Récupéré à l’hôtel le matin à 5 h 45 et reposé à l’hotel le soir 19 h 30 : http://www.viator.com/tours/Heraklion/Full-Day-Tour-to-Samaria-Gorge/d961-2462SAMA - Arbre de Vouves et son musée à 6 km de Kamisiana (Cordonnées GPS : 35.486812 / 23.786799) dit arbre olympique, olivier de 3000 ans - Village et port de Kissamos - Plage de Phalasarna (Falassarna) (Cordonnées GPS : 35.495032 / 23.582019) - Lagon de Balos (7 km de piste et 2,2 km à pied ou à dos d’âne). 2 euros pour une voiture et deux personnes. (Cordonnées GPS : 35.586183 / 23.598668) et l’île de Gramvoussa depuis Kissamos avec la compagnie « Balos Cruises ». - Elafonissi (très belle plage type caribéenne) en bateau à partir de Paleochora (Cordonnées GPS : 35.272022 / 23.542339)

Restaurants

Castelo, Rethymno 27, Arabatzoglou str., Rethymnon Tel : +30 28310 50567

Zefyros Family Fish Taverna (poissons), Nearchou 41 (Old Harbour), Réthymnon Tel : +30 2831 028206

MeNou & Krasi, Akti Papanikoli Haou, La Canée Tel : +30 2821 090144

Tavern Strata, ortou 54 | Old Venetian Harbor, La Canée Tel : +30 2821 093830

To Stachi, 5 Defkalionos St | 73134, La Canée Tel : +30 2821 042589

Akrogiali Taverna, Akti Papanikoli 19, La Canée Tel : +30 2821 073110

To Maridaki (poissons), Daskaloyannis 33 & Kallinikou Sarpaki | Splantzia, La Canée Tel : +30 2821 008880

Tavern Strata (moussaka), Portou 54 | Old Venetian Harbor, La Canée Tel : +30 2821 093830

To XANI, Parodos Kondilaki Street | Old Venetian Port, La Canée Tel : +30 2821 075795

Chrisostomos, Defkalionos & Ikarou, La Canée Tel : +30 2821 057035

Christianna Estiatorio, Akti Miaouli 14 | Koum-Kapi, La Canée Tel : +30 697 598 3575

Raeti Taverna Restaurant, Agia Marina 127, Agia Marina Tel : +30 2821 068212

Manolis Taverna-Restaurant, Upper Agia Marina, Old Village Square, Agia Marina Tel : +30 697 481 4737

Ear Restaurant Caffee, PEO Kissamou Chanion, Agia Marina Tel : +30 2821 060440

Mitsos Restaurant, Agia Marina, Chania | Crete, Agia Marina Tel : +30 2821 068494

Nymfi Restaurant, Agia marina, Agia Marina Tel : +30 694 498 1312

Horiatiko, Agia Marina, Chania | Chania, Agia Marina Tel : +30 2821 068653

Lottos Restaurant (pizza), Agia Marina Tel : +30 28210 60212

Nostos Restaurant, Agia Marina, Agia Marina Tel : +30 694 635 4068

Agia Marina Restaurant, The Center, Agia Marina Tel : +30 2821 060714

Stelios & Katina, Mavros Molos Beach | Agamemnonos 47, Kissamos Tel : +30 2822 023166 En route pour Balos : Gramboussa, Gramboussa Kissamou, Kaliviani, Kissamos Tel : +30 2822 022707

Plage de Phalasarna : Vassilis Taverna - Cafe Bar, Akti Platanou, Falassarna Tel : +30 28220 41529

Tavern Spilios, Falassarna Tel : +30 2822 041010

Desserts - Giaourti Greek Frozen Yogurt Bar, 2 Karaoli & Dimitriou St., La Canée - Delizia Gelato Italiano, Chalidon 13, La Canée - A La Crepe Chania, 14 Old Port | Eleftheriou Venizelou Square 14, La Canée - Frozen Yogurt To Pagotaki, Sarpidonos 10, La Canée - Yogurtlandia Chania, Daskalogianni 35 & Sarpaki | Old Town Chania, La Canée - Pasteleria de Dana, Isodion st. Old harbour, La Canée - Kormoranos Bakery Cafe, Theotokopoulou 46, La Canée

Est de l’île Curiosités et plages

- Site archéologique : Palais de Malia (Cordonnées GPS : 35.293402 / 25.491945) - Ile de Spinalonga et sa forteresse Entrée : 2 euros. En bâteau depuis Plaka (8 euros aller / retour, le moins cher et le plus proche. Rotation toutes les 30 minutes), Elounda ou Agions Nikolaos (Cordonnées GPS : 35.297894 / 25.737727) - Agios Nikolaos - Eglise byzantine de Panagia Kera (Cordonnées GPS : 35.156772 / 25.655162). Entrée : 2 euros. Attention elle ferme à 15 h et après faudra revenir le jour suivant ! - Plateau du Lassithi (La vallée des 1000 moulins) avec les villes Pinakiano, Tzermiado, Marmaketo, Konstantinos, AG. Georgios, Avrakontes, Kainaki, Ag. Charalampos. Moulins du musée homo sapiens (Cordonnées GPS : 35.215551 / 25.460714) - Grotte de Psychro où naquit Zeus (Cordonnées GPS : 35.16495 / 25.450881) - Plage de Paralia Voulisma à proximité d’Istro (Cordonnées GPS : 35.125314 / 25.742759) - Ile de Chrissi (sud-est de la Crète) avec la golden beach (coquillages roses) ou en cas de vent, des petites criques vers l’est de Ierapetra. Départ en bateau depuis la ville de Ierapetra Le capitaine Kostas Tel : 003069 4279 1474 (45 euros par adulte la journée, boisson et nourriture comprise) http://bateaucrete.canalblog.com/archives/2008/03/17/10329747.html - Ville de Sitia et son port - Monastère de Toplou (Cordonnées GPS : 35.221542 / 26.215969). Entrée : 3 euros (pour les femmes, une robe ou serviette est prêtée pour couvrir les jambes) - Village de Palékastro - Plage de Vaï (bordée d’une palmeraie). Parking : 2,5 euros. 2 Transats + parasol à 9 euros. Moins cher après 16 h. Possibilité de prendre des transats sans parasol et se mettre à l’ombre de palmiers (Cordonnées GPS : 35.252887 / 26.264832) - Gorges de Hohlakiès (proche de Kamara) et plage de Karoumes au bout. - Palais de Zakros (Cordonnées GPS : 35.097896 / 26.262925) - Plage d’Ambelos (une des plus belle plage) (Cordonnées GPS : 35.036443 / 26.219395)

Restaurants

Eva Taverna, Emm. Tsagkaraki St. | Malia Port Area, Malia Tel : +30 28970 31817

The House - Steak House Restaurant, Mathaiou Zaxariadi 53 | Malia Tel : +30 697 271 4515

Milos, G. Lapidis 9 | Old Town, Malia Tel : +30 28970 33150

Taverna Cafe Kronio, Tzermadio Tel : +30 2844 02237

Ferryman Taverna, Akti, Elounda Tel : + 30 28410 41230

Lotus Eaters, Seafront | 250meters From Main Square, Keeping the Sea to Your Left, Elounda Tel : +30 28410 41538

Ergospasio restaurant, 5, Oloundos street, Elounda Tel : +30 2841 042082

Babel, Akti Vritomartidos, Elounda Tel : +30 2841 042336

The Hope, 72053 Elounda Tel : +30 697 229 5150

Taverna Paliria, Main Road-Plaka, Plaka, Elounda, Tel : +30 28410 42120

Piato (poissons), Minoos 5 - Ammoudi Beach (At the End of ''Akti Koundourou''), Agios Nikolaos Tel : +30 2841 023173

Patriko (poissons), Minoos 11 Anoudi Beach | Anoudi Beach, Agios Nikolaos Tel : +30 2841 021284

Amalthea Restaurant, Akti Pagalou 17, Kitroplatia, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 21801

Avra Restaurant, Ammoudi Beach, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 22530

Chrisofyllis (poissons scropion fish), Akti Pagalou, Kitroplatia, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 22705

Cafe Dimitris, Bord de Mer, Mochlos Tel : +30 3069 45367035 The Balcony, 19, Fountalidou St., Siteia Tel : +30 697 300 2281

Vai Restaurant Palm Beach, Vai Crete Tel : +30 2843 061129

Zorbas, Markopoulou 55, Ierapetra Tel : +30 2842 028542

Restaurant Giorgos Fish Tavern, Kriti, Kalamaki, Ierapetra Tel : +30 2892 045311

Desserts - Gelato.It, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos - To kafedaki (donuts), Konstantinou Karamanli 43, Agios Nikolaos - O Krepas - The Crepe Man, 20 Akti Stilianoy Koundourou, Agios Nikolaos

Centre de l’île Curiosités et plages

- Heraklion : le port et la forteresse (en travaux actuellement) et les remparts vénitiens, arsenaux, la Plateia Venizelou et sa fontaine Morosini (fontaine des lions), la fontaine Bembo en travaux actuellement (Plateia Kornarou), les 4 portes : Malus dans le port, Porte St Georges, Pantocrator et Jésus, le musée archéologique avec son entrée à 6 euros (possibilité de combiner le ticket avec le palais Knossos), l’hôtel de ville : la loggia, église Saint-Marc, Platia Eleftherias, cathédrale Agios Minas) - Site archéologique Palais de Knossos (Cordonnées GPS : 35.298267 / 25.161317). Entrée : 6 euros et guide en français : 10 euros (par personne) que l'on a pris pour les explications (très intéressantes). Possibilité d’un guide privé pour la modique somme de 80 euros 😛 - Monastère Moni Savvathianon (Cordonnées GPS : 35.374175 / 25.003852). Entrée gratuite (une vieille dame qui tenait la boutique nous a offert des loukoums) - Plage Ligaria (Cordonnées GPS : 35.399248 / 25.026088) - Eglise de Panagia (église byzantine) (Cordonnées GPS : 35.385779 / 24.951914). Entrée gratuite malgré la présence d’une personne à l’entrée (demandez-lui comment était l’église quand on l’a découvert, elle a des photos d’époque). - Monastère médiéval d’Agarathos (le plus ancien de Crète : Moni Agarathou) (Cordonnées GPS : 35.227256 / 25.249664) - 2 petits ports Panormos et Bali - Plage de Karavostasi (proche de Bali) (Cordonnées GPS : 35.417045 / 24.785078) - Monastère d’Arkadi (moni Arkadiou) Entrée à 2,50 euros (Cordonnées GPS : 35.310214 / 24.629095) - Grotte de l’Ida (Ideon Antron) (Cordonnées GPS : 35.205630 / 24.824574) - Site archéologique Palais de Festos (disque de Phaïstos). Entrée à 6 euros (Cordonnées GPS : 35.051704 / 24.811925) - Ville de Matala et la plage (grottes à 3 euros) et Red Beach - Kommos (site antique non accessible au public, ses œufs de tortues sur la plage) (Cordonnées GPS : 35.013461 / 24.760756) - Village de Lentas - Plage d'Agios Pavlos (Cordonnées GPS : 35.103128 / 24.563649) - Gorges d'Agio Farango, pour déboucher sur une belle plage

Restaurants

Ippokambos, Sofokli Venizelou 3, Héraklion Tel : +30 2810 280240

Peskesi, Kapetan Haralampi 6-8, Héraklion Tel : +30 2810 288887

Kastella, Sofokli Venizelou 7 | Venetian Harbor, Héraklion Tel : +30 2810 300779

Hovoli, Platia Daskalogianni 3, Héraklion Tel : +30 2810 220320

Paralia Seaside, Sofokli Venizelou 5 | Venetian Harbor, Héraklion Tel : +30 2810 282475

Kritiki Spiti (moussaka), Andrea Papandreou, Amoudara Tel : +30 2810 314233

Taverna Edem (poissons), Agia Pelagia Beach, Agia Pelagia Tel : +30 281 081 1247

El Greco, Agia Pelagia Tel : +30 2810 812080

Mouragio Restaurant, Agias Pelagias, Agia Pelagia Tel : +30 2810 811070

The Home Agia Pelagia, The Beach, Agia Pelagia

Scala Fish Tavern, End of the cove of Matala, Matala Tel : +30 2892 45489

Taverna Sunset Matala, Matala Tel : +30 694 003 3019

G & G Corner (crêperie / fast food), Matala Tel : +30 2892 045566

Hakuna Matata, Malala Beach | Cove of Matala, Matala Desserts - Chill Box Frozen Yogurt, Agias Paraskevis 21, Chersonisos - Crepe4u, Beach Road | Agiou Ioannou 103, Stalis - Veranda All Day Cafe & Restaurant, Plateia Liontarion, Héraklion - Spyridon Patisserie, Town Center, Kokkini Han

NOTRE PROGRAMME :

JOUR 1 : - Visite de Rethymnon - Repas à NYN à Rethymnon (mix de nourriture traditionnelle grecque, pas mauvais pour 15 euros pour 2 mais rien d'extra).

JOUR 2 : - Lagon de Balos (voiture + à pied) - Repas à Kissamos à Stelios & Katina (parking juste en face de la taverne), Agamemnonos 47, Kissamos. Cuisine familiale très bonne. Dessert et Raki offert. - Plage de Falassarna

JOUR 3 : - Gorges de Samaria (sandwichs achetés la veille / durant la randonnée, de nombreuses sources pour remplir sa bouteille)

JOUR 4 : - Plage de Elafonissi - Repas à Aqua café bar à Kissamos

JOUR 5 : - Visite de Chania - Repas à Tamam, Zampeliou 49, Chania (dessert et raki offert) - Piscine de l'hôtel

JOUR 6 : - Olivier de Vouves et le musée - Crique de Seitan-Limania - Repas à Veranda, Marathi beach (bon restau mais sans plus) - Plage de Marathi

JOUR 7 : - Georgioupolis et l’église St Nicolas - Palm Beach et la forêt de palmiers - Monastère Kato Preveli - Repas à Gefyra taverna cafe-Preveli (pas loin de Moni Kato Preveli). Cuisine familiale très bonne. Dessert et raki offert. Bonne adresse. - Moni Piso Preveli - Lac naturelle de Kournas

JOUR 8 : - Palais de Knossos - Eglise byzantine Panagia Kera - Repas à La Casa (autour du lac), 28th October 31, Agios Nikolaos - Agios Nikolaos - Yaourt glacé Gelato, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos

JOUR 9 : - Moni Toplou - Port de Sitia - Plage de Palmiers à Vaï (sandwichs achetés sur place) - Plage d'Ambelos

JOUR 10 : - A Plaka, embarquement pour l'île et la forteresse de Spinalonga - Plage de Vulisma - Repas au snack de la plage Vulisma

JOUR 11 : - Excursion en bateau à 10 h jusqu'à 17 h au départ d’Ierapetra (vers l'Est à 20 km environ) dans des criques, avec repas dans une crique et masque à l'argile. - Agios Nikolaos, le port - Yaourt glacé Gelato, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos

JOUR 12 : - Visite d'Heraklion, du musée archéologique - Plage de Ligaria - Repas au Blue Café Restaurant, Ligarias Beach

JOUR 13 : - Palais de Festos - Matala visite de la ville et des grottes - Repas à Hakuna Matata, Malala Beach (poisson très frais et serveur qui parle français puisqu'il a vécu 18 ans en Belgique). Très bonne adresse. - Plage de Komos

JOUR 14 : - Monastère Moni Savathianon - Eglise de Panagia - Monastère d'Arkadi - Visite de Bali et de son port - Repas sur le port de Bali à Panorama Taverna (vue superbe sur le port et plages de Bali / un serveur parle français) - Plage de Karavostasi

Les photos : https://plus.google.com/photos/114309247784934720795/albums/6173846645286908961?authkey=CKOy7r78oPLiVg
Croisière sur l'Horizon août 2015 English translation pending
by Arwenen · 2015-07-10 · 127 replies
Bonjour a tous, Nous partons sur l'Horizon le 24/08/2015 au départ de Calais vers Marseille (croisière de repositionnement) Nous avons besoin d'infos pour les escales suivantes :

Calais La Corogne Gibraltar Alméria Tarragone Marseille

Nos besoins que faire et comment y aller, nous faisons toujours nos escales seuls sans MSC (budget)

Merci d'avance pour votre aide

Françoise

Escales Croisières de France à La Spezia, Civitavecchia et Palerme English translation pending
by Raycel88 · 2015-06-22 · 20 replies
Bonjour,

Je fais la croisière "Ciao Bella" via Croisières de France du 23 au 30/08/2015 sur le bateau "Zénith". Ma première escale : LA SPEZIA de 10h à 20h J'hésite entre faire les Cinque terres, Visite de Florence et/ou Pise. Pour vous, quelle est la meilleure solution ? Ma deuxième escale : Civitavecchia Rome 8h à 19h J'aimerai visiter Rome. Comment faire ? Ma troisième escale :Palerme 0h à 19h Que me conseillez vous de faire, visites ou plages ou autres ?
Vos coups de coeur en Normandie, Bretagne et Charente English translation pending
by Bensmat · 2015-06-10 · 22 replies
Bonjour à tous

Nous sommes à compléter notre itinéraire pour notre prochain voyage dans l'ouest de votre beau pays.

Nous sommes à la recherche de d'idées, de lieux à ne pas manquer, d'activités à faire ect...

Nous voyageons en voiture et visiterons en 3 semaines ( septembre ) les régions de: 5 jours en Normandie: 10 jours en Bretagne: 6 jours à L'Ile de Ré et les alentours:

Pour la Normandie nous aimerions visiter : Rouen, Honfleur, Deauville, Etretat, et une journée pour visiter une plage du débarquement. Notre hébergement est à Honfleur pour 4 nuits

Pour ce qui est de la Bretagne nous aimerions visiter : Mont St-Michel, St-Malo, Dinan, Dinard, Cancale. Il y a un aquarium à St- Malo Vaut-il la peine de le visiter ? Notre Hébergement est dans la région de Dinan pour 4 nuits.

Nous aimerions voir des petits ports de pêche typique ( pas juste des marinas avec des voiliers ou avec des gros bateaux.), aller au marché, ramasser des coquillages pour manger, faire du char à voile, ect..

Présentement, il nous reste 5 jours à planifier pour visiter une partie des Côtes D'Armor, les Finistères, et Morbihan et Nantes et sa région. Que devrait-on privilégier avec le temps qu'il nous reste dans la Bretagne.

Par la suite nous nous dirigerons vers l'Ile de Ré où nous avons un hébergement à La Flotte pour 5 ou 6 nuits. Nous aimerions visiter l'Ile, et la région. Avez -vous coups de coeur ou/et des suggestions pour d'autres endroits à ne pas manquer ??

Merci beaucoup pour votre aide.
Séjour de 10 jours dans la région de Cassis English translation pending
by Dunia · 2015-05-31 · 10 replies
Bonjour à vous tous !!! Nous allons bientôt partir en vacances dans la région de Cassis pour 10 jours du 07 au 17 juin, plus que 7 fois dormir 😉 . Nous sommes un couple avec un petit garçon de 22 mois qui nous suit partout. Nous avons déjà trouvé notre logement à 2-3 km de Cassis. J'ai lu pas mal de choses sur la région mais j'aime toujours consulter des personnes qui ont déjà fait connaissance avec les lieux. Pourriez-vous SVP nous donner des conseils de visites (classiques, insolites, hors des sentiers battus), des adresses de restaurants, cafés, tables d'hôtes sympas, des endroits où rencontrer des producteurs et acheter des produits de la région. Nous sommes motorisés et comptons sillonner la région et ne pas nous limiter à Cassis et aux Calanques. Donc toutes vos suggestions seront les bienvenues 🙂 Un tout grand merci d'avance et très bon dimanche a tous !!!
Voyage Espagne 17 jours en septembre English translation pending
by Issa0828 · 2015-05-29 · 37 replies
Bonjour! Nous prévoyons partir en couple milieu septembre pour 17 jours. Nous pensions arriver sur Barcelone et repartir de Malaga. Nous allons louer une voiture. Nous voulons vivre l'Espagne!!! Vignoble paysage bouffe gens, dépaysement quoi!!! Un peu de relaxation aussi à la plage sur notre parcours. Je veux tout voir donc un peu d'aide ou de conseils seraient grandement apprécié afin de mettre un peu de priorité ainsi que d'éviter de perdre du temps. Au départ il était prévu d arriver sur Madrid et de repartir de Malaga mais tout le monde me conseillent de voir Barcelone donc... Mes billets ne sont pas encore acheter donc toujours place au changement. Merci pour vos précieux conseils 🙂

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