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Que voir au... Brésil English translation pending
by VoyageForum · 2014-02-13 · 0 replies
Que voir au Brésil ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).

Le Brésil se compose de 26 états et d'un district fédéral pour ce qui est de la capitale Brasilia. Géographiquement, aussi bien qu'au niveau touristique, on peut découper l'ensemble en deux avec :

Amazonie et Pantanal Il s'agit de toute la région nord/nord-ouest du Brésil essentiellement recouverte par la forêt amazonienne, plus le centre-ouest qui abrite en partie le Pantanal. États : Acre, Amapa, Amazonas, Para, Rondonia, Roraima et Tocantins pour la partie Amazonie. Mato Grosso, Mato Grosso do Sul, Goias et le district de Brasilia pour le Pantanal.

La côte (au sens large) C'est la partie entre l'Amazonie et l'Atlantique qui court de l'Uruguay à pratiquement l'embouchure de l'Amazone. États : Alagoas, Bahia, Ceara, Maranhao, Espirito Santo, Minas Gerais, Paraíba, Parana, Pernambuco, Piaui, Rio de Janeiro, Rio Grande do Norte, Rio Grande do Sul, Santa Catarina, Sao Paulo et Sergipe.

1- AMAZONIE ET PANTANAL

1.1- Amazonie Alter do Chao : ce petit village indien à une trentaine de kilomètres de Santarem est devenu un haut lieu touristique de la région.Belem : située à l'embouchure de l'Amazone, la capitale du Para possède encore pas mal de jolis édifices datant de l'époque prospère du caoutchouc.Boa Vista : la capitale de l'état du Roraima n'est généralement qu'une étape pour les voyageurs faisant la route entre Manaus et le Venezuela.Fordlandia : ville "historique" à l'américaine où Ford essaya (en vain) de produire du caoutchouc dans les années (19)20.Ilha de Marajo : grande île du delta de l'Amazone connue pour sa faune (oiseaux, singes, reptiles…) et ses plages (côté est).Macapa : c'est souvent par Macapa, petite capitale de l'Amapa, que transitent par voie terrestre ou aérienne ceux qui se rendent de la Guyane ailleurs au Brésil.Manaus : la capitale de l'Amazonie, construite en bordure du fleuve, possède une architecture originale. Elle sert souvent de base pour organiser la découverte des environs.Oiapoque : petite ville frontalière de la Guyane sur les bords de la rivière du même nom. Nombre de guyanais viennent y faire leurs courses.Santarem : entre Manaus et Belem, Santarem est surtout une étape pour ceux qui circulent sur l'Amazone entre ces deux villes.Sao Gabriel da Cachoeira : aux frontières du Brésil avec la Colombie et le Venezuela, la bourgade est située au coeur de territoires indiens et à proximité du plus haut sommet du Brésil qu'on peut escalader.Taquarussu : cette localité du Tocantins est fameuses pour les nombreuses cascades de ses environs.Patrimoine naturelAmazonie (forêt) : la plus vaste forêt de la planète, à cheval sur 9 pays, possède une faune et une flore riche et variée qu'on pourra découvrir (en même temps que les populations locales) lors de treks ou de balades en bateau sur l'Amazone et autres rios.Anavilhanas : vaste ensemble d'îles, de lacs et de canaux sur le fleuve Amazone, pas très loin de Manaus. La faune et la flore y sont très riches.Ilha de Marajo : grande île du delta de l'Amazone connue pour sa faune (oiseaux, singes, reptiles…) et ses plages (côté est).Jalapao : avec ses dunes, rivières et cascades, cette belle région de savane du Tocantins est particulièrement appréciée des amateurs d'aventures.Mont Roraima : cette grande montagne tabulaire (plate) se situe à l'intersection du Guyana, du Venezuela et du Brésil. On peut accéder à son sommet (2 810 m) en un trek de plusieurs jours (depuis le Venezuela uniquement).Parcs nationaux de Chapada dos Veadeiros et d'Emas : classés à l'UNESCO, ces parcs contigus offrent de jolis paysages avec notamment beaucoup de cascades. On peut y pratiquer la randonnée, le canyoning et l'escalade.Parc national de Jau : avec 23 000 km2 c'est le parc le plus vaste d'Amérique Latine. Il est situé à l'ouest de Manaus et est très riche au niveau faune et flore.Rio Araguia : un affluent de l'Amazone qui offre de très belles opportunités de balades en bateau. C'est d'ailleurs devenu un des hauts lieux de l'écotourisme au Brésil.1.2- Pantanal Bonito : petite bourgade du Mato Grosso do Sul nichée dans un joli environnement de rivières (plongée possible), de cascades et de grottes qu'on peut découvrir en randonnées.Brasilia : la capitale du Brésil a vu le jour en 1960. Conçue et pensée par les architectes et urbanistes, elle est unique en son genre au point d'être toute entière classée à l'UNESCO.Campo Grande : grande ville capitale du Mato Grosso do Sul et porte d'entrée vers le Pantanal.Corumba : cette ville qu'on peut qualifier de capitale du Pantanal possède une belle architecture de style européen.Goiânia : l'agglomération de plus d'un million d'habitants est la capitale de l'état de Goias.Goias : appelée aussi Goias Velho, la petite ville a su préserver son architecture coloniale au point que son centre historique est classé à l'UNESCO.Pirenopolis : vieille ville à l'architecture coloniale entourée d'une vingtaine de cascades.Patrimoine naturelPantanal (site) : c'est la plus grande zone humide de la planète. La faune qui vit dans ces marais est très riche (jaguars, caïmans, anacondas, oiseaux…) et est à découvrir en randonnée ou en bateau. Toute la région est classée au patrimoine de l'UNESCO.Parc national de Chapada dos Guimaraes : ce parc du Mato Grosso offre de beaux paysages.2- LA CÔTE

2.1- SudBarrage d'Itaipu : à cheval sur le Brésil et le Paraguay, le barrage fut pendant longtemps le plus important au monde. On peut le visiter.Blumenau : cette ville fondée par des allemands a conservé une architecture germanique de même que les coutumes de ses fondateurs dont une imposante fête de la bière.Curibita : cette grande ville du Parana montre un bel exemple de planification urbaine, ce qui représente son intérêt principal.Florianopolis : située sur l'ile de Santa Catarina dont elle est la capitale, Florianopolis possède un beau centre historique, plusieurs forts portugais, et de nombreuses plages.Foz do Iguaçu : c'est la ville brésilienne la plus proche des chutes d'Iguazu. Cela dit Puerto Iguazu, côté argentin, est nettement plus sympa comme base de visite.Garopaba : station balnéaire de l'état de Santa Catarina. On y pratique diverses activités comme le surf ou la planche à voile. lha do Mel : petite île au large de Paranagua dans l'état du Parana. Elle est appréciée pour ses paysages, ses plages et la randonnée.Morretes : un village colonial des environs de Curitiba. On peut d'ailleurs y arriver en train depuis cette dernière avec le train "historique" Serra Verde Express.Paranagua : petite ville portuaire aux vestiges coloniaux, également terminus de la ligne du train "historique" Serra Verde Express qui la relie à Curitiba.Pontal do Parana : cette localité en bordure d'Atlantique abrite nombre de belles plages.Porto Alegre : sans être transcendante au niveau touristique, la grande agglomération du sud n'en demeure pas moins agréable à visiter avec son mélange des styles au niveau architectural.Santa Catarina : cette grande île de la côte sud, reliée au continent, est appréciée pour ses paysages, ses plages et activités nautiques (dont le surf et la plongée), son animation nocturne, et accessoirement les possibilités de randonnées.Sao Francisco do Sul : une des plus vieilles villes du Brésil, fondée en 1504. Elle a su garder son cachet colonial.Sao Miguel das Missoes : cette petite bourgade proche de l'Argentine abrite une superbe mission du XVIIIe siècle classée au patrimoine de l'UNESCO.Patrimoine naturelChutes d'Iguazu : les célèbres chutes, mondialement connues, sont à cheval sur l'Argentine et le Brésil. Elle sont situées à l'intérieur du parc national du même nom.Rota Romantica : route touristique (180 km) du Rio Grande do Sul dans la région montagneuse de la Serra Gaucha. On traverse nombre de villages marqués par la présence allemande dans la région.Serra Gaucha : cette zone montagneuse du Rio Grande do Sul offre de beaux paysages et des possibilités de treks.2.2- CentreAngra dos Reis : en plus de ses plages, Angra profite de sa desserte d'Ilha Grande située juste en face. Belo Horizonte : troisième ville du pays et capitale du Minas Gerais, Belo Horizonte se caractérise par un urbanisme à l'américaine et une architecture plutôt moderne.Buzios : le Saint-Tropez brésilien, pas très loin de Rio, est connu pour ses plages et sa vie nocturne. Cabo Frio : station balnéaire réputée située entre Rio et Buzios. On y vient pour la plage, la plongée, le surf et l'animation.Campos do Jordao : petite ville d'altitude appréciée pour son architecture germano-suisse, ses paysages et les activités sport-nature des environs (randonnée, cheval, escalade…).Congonhas : la basilique de cette ville coloniale du Minas Gerais est inscrite au patrimoine de l'UNESCO.Diamantina : comme Ouro Preto, Diamantina est un bijoux d'architecture coloniale également classé à l'UNESCO.Domingos Martins : petite ville fondée par des allemands au XIXe siècle à l'architecture et aux traditions germaniques.Guaruja : cette localité de la côte est la plage préférée des habitants de Sao Paulo.Ilhabela : grande île pas très loin de Sao Paulo prisée des visiteurs pour ses plages, la plongée, la voile et la randonnée.Ilha Grande : cette grande île entre Rio et Sao Paulo est appréciée pour ses beaux paysages, ses plages et les possibilités de plongées et randonnées.Itaunas : une ville sur la côte nord d'Espirito Santo connue pour ses plages et ses dunes.Mariana : Mariana fait partie des belles villes à l'architecture coloniale de l'état du Minas Geiras.Niteroi : face à Rio, de l'autre côté de la Baie, Niteroi propose de superbes plages et une belle vue sur Rio de Janeiro.Ouro Preto : c'est la plus belle ville coloniale du Brésil, d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Parati : cette petite ville historique côtière à la très belle architecture est entourée de collines, d'îles, de plages et de cascades qui en font un endroit unique.Penedo : petite ville fondée par des finlandais et où l'architecture et la culture finlandaises sont encore présentes. Plusieurs cascades et des possibilités de treks dans ses environs.Petropolis : cité impériale créée au XIXe siècle, la ville accueille le palais d'été des empereurs du Brésil.Rio de Janeiro : avec sa baie, ses plages, son Pain de Sucre, ses favelas, son Christ Rédempteur, ses monuments et son carnaval, Rio est un incontournable de tout voyage au Brésil.Sao Joao del Rei : cette cité minière du Minas Geiras a gardé sa belle architecture du XVIIIe siècle.Sao Paulo : l'immense ville est la plus grande du Brésil. Elle offre un mélange des cultures et un petit centre historique avec quelques édifices remarquables.Tiradentes : c'est une des petites villes coloniales du Brésil parmi les mieux conservées.Vitoria : la capitale de l'état Espirito Santo est réputée pour ses plages. Patrimoine naturelParc national de Caparao : de jolis paysages et des possibilités de randonnées dans ce parc commun aux états du Minas Gerais et d'Espirito Santo.Parc national d'Itatiaia : jolie région de forêts, collines, lacs, cascades dans laquelle on peut randonner ou faire de l'escalade.Parc national de la Serra da Canastra : situé dans le Minas Geiras, ce parc de petites montagnes est connu pour ses paysages et cascades.Parc national Serra dos Orgaos : une petite zone montagneuse des environs de Rio. On peut y pratiquer l'escalade et la randonnée.Serra da Mantiqueira : cette chaine de montagne du sud du Brésil culminant à 2 798 m attire les amateurs de randonnées et d'escalade.2.3- NordAlcântara : très belle ville coloniale du Maranhao.Cabo de Santo Agostinho : au sud de Recife, de superbes plages et les vestiges de quelques plantations de cannes à sucre.Cachoeira : réputée d'abord pour le candomblé, la ville possède également nombre de témoignages de son passé colonial.Fernando de Noronha : cet archipel au large de Natal est un parc national marin et est classé à l'UNESCO. Il offre de beaux paysages, des plages, des tortues et une faune marine à découvrir en plongée.Fortaleza : la quatrième plus grande ville du Brésil a restauré son architecture coloniale. Elle compte aussi plusieurs plages et des possibilités de surf.Itaparica : située dans la Baie de Salvador, la grande île possède une végétation luxuriante et de superbes plages.Jericoacoara : ce petit village de pêcheur abrite une des plus belles plages du Brésil. Le lieu est également réputé au niveau planche à voile.Joao Pessoa : la ville la plus à l'est des Amériques possède un centre historique bien conservé, de même que de belles plages.Lençois : cette localité sert généralement de base à ma découverte du parc de Chapada Diamantina.Maceio : la capitale de l'état d'Alagoas possède, en plus de quelques beaux édifices anciens, de magnifiques plages offrant des possibilités de surf ou de plongée.Natal : la capitale du Rio Grande do Norte abrite un joli centre historique, de même que de très belles plages appréciées des visiteurs.Olinda : superbe ville coloniale face à Recife avec qui elle est associée. Le centre historique d'Olinda est classé au patrimoine de l'UNESCO.Parc national de la Serra da Capivara : classé à l'UNESCO, ce site archéologique du Piaui contient plus 30 000 inscriptions préhistoriques.Penedo : cette commune de l'Alagoas offre un joli mélange d'architecture coloniale portugaise et hollandaise.Porto de Galinhas : au sud de Recife, c'est une des plus belles plages du Brésil.Porto Seguro : de magnifiques plages, de la plongée et des vestiges historiques sur ce site où accosta en 1500 l'expédition de Cabral qui marqua le début de l'époque portugaise.Recife : la capitale du Pernambuco possède de vieux quartiers et de belles plages, mais surtout fait face à la superbe ville d'Olinda avec qui elle est associée. Salvador : avec son centre historique classé à l'UNESCO, son célèbre carnaval et son mélange de culture autochtone, africaine et européenne, l'ancienne capitale du Brésil est un incontournable.Sao Cristovao : petite ville coloniale du Sergipe dont le centre est classé au patrimoine de l'UNESCO.Sao Luis : la capitale du Maranhao demeure une superbe cité coloniale dont le centre est d'ailleurs classé à l'UNESCO. Patrimoine naturelFernando de Noronha : cet archipel au large de Natal est un parc national marin et est classé à l'UNESCO. Il offre de beaux paysages, des plages, des tortues et une faune marine à découvrir en plongée.Parc national de Sete Cidades : un parc aux formes rocheuses particulières parmi lesquelles on peut randonner.Parc national de Chapada Diamantina : ce parc de l'état de Bahia est constitué de montagnes, de vallées, de grottes et surtout de nombreuses cascades dont la plus haute du Brésil (Cachoeira da Fumaça; 380 m). On peut y randonner.Parc national de Lençois Maranhenses : d'immenses dunes et lagunes forment ce vaste parc du Maranhao.Parc national marin des Abrolhos : situé entre Rio et Salvador, dans l'archipel du même nom, l'endroit abrite nombre d'espèces d'oiseaux et de tortues, plus surtout des baleines qu'on peut observer entre juillet et novembre. On peut aussi y pratiquer la plongée.3- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Amazonie & Pantanal

Amazonie : Amazonie (forêt); Anavilhanas; Jalapao; Manaus; Parcs nationaux de Chapada dos Veadeiros et d'Emas; Rio Araguia. Pantanal : Brasilia; Goias; Pantanal (site); Pirenopolis.

La côte

Sud : Chutes d'Iguazu; Santa Catarina; Sao Miguel das Missoes. Centre : Congonhas; Diamantina; Ilhabela; Ilha Grande; Mariana; Ouro Preto; Parati; Rio de Janeiro; Sao Joao del Rei; Tiradentes. Nord : Alcântara; Fernando de Noronha; Jericoacoara; Joao Pessoa; Olinda; Parc national de Chapada Diamantina; Parc national marin des Abrolhos; Recife; Salvador; Sao Luis.

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Recherche un carrossier sur Agadir English translation pending
by Gegelcs · 2013-12-28 · 3 replies
Je pense me rendre au Maroc avec mon 4x4 de1988 BJ 71 fin fevrier 2014 pour deux mois.Je compte faire repeindre mon véhicule avec un mastiquage et un changement de panneaux que je possède .Un membre du "club" peut il m'aider dans ma recherche?.Qui possède un bon plan pour une partie de peche bord de mer atlantique pour cette période .Merci pour vos conseils et avis
Nice à Marseille en vélo/train? English translation pending
by Langenscheid · 2013-11-22 · 11 replies
Bonjour

J'aimerais passer quelques jours à Noël pour visiter la région entre Nice et Marseille:

www.openstreetmap.org/#map=9/43.5515/6.0260&layers=Q

Je ne connais pas le coin et ai juste passé une journée à Marseille il y a quelques années.

Si vous connaissez bien la région, quid d'un voyage multi-modal vélo/train? La région vaut-elle le coup, y a-t-il des routes adaptées au vélo ou trouve-t-on surtout des gros axes plein de véhicules?

Merci pour toute info.
Seule au Népal English translation pending
by Selenium · 2013-11-04 · 33 replies
bonjour ,

J'envisage un voyage au Népal pour 2014 , je suis une femme et je voudrai tenter l'expérience du voyage en solo ... Je suis très attirée par le Népal .

Je sais que ce sujet a déjà été poster plusieurs fois sur le forum mais j'aimerai quand même avoir des témoignages plus récent .

Merci de me faire part de vos conseils .

A bientôt sur le forum

www.traitdunionentrecieletterre.com
Escale à Olympie avec poussette English translation pending
by Emydu11 · 2013-10-11 · 10 replies
Bonjour

Nous fesons escales à Katakolon, nous aimerions aller voir le site d'olympie, pensez vous avec un poussette cannes, je peux visiter facilement avec mon bébé de 18 mois? Je vois sur les photos qu'il y a des chemins de terre.

Merci de me donner votre avis.

🙂
450 km dans les Pyrénées à vélo fin mai 2013 English translation pending
by Lucbertrand · 2013-07-22 · 0 replies
Ce premier semestre 2013 restera dans les annales pour ses conditions météorologiques particulièrement exécrables. L’année dernière, nous avions effectué une jolie randonnée à travers les Pyrénées par bon nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, Marie Blanque, Aspin et bien d’autres depuis l’Atlantique jusqu’à Montréjeau par un trajet concocté par Jean de l’ordre de 450 kilomètres en 6 jours. Nous avions programmé de terminer en 2013 notre périple en rejoignant la Méditerranée depuis cette dernière ville. A six il n’est pas toujours facile de trouver une date qui convienne à tous. Alors quand le mauvais temps s’en mêle, cela devient la quadrature du cercle. Mais outre l’envie de parcourir cette deuxième partie d’une traversée des Pyrénées, nous voulons vraiment passer une petite semaine ensemble, car nous avons beaucoup de choses à nous raconter sur nos différents voyages effectués, chacun de son côté en ce début d’année. Les prévisions sont catastrophiques, eh bien tant pis, nous partirons quand même ! Nous nous retrouvons tous le dimanche 26 mai au gîte « le Pigeon Voyageur » à quelques deux kilomètres de la gare. Nous arrivons pour deux d’entre nous de Lyon, Evelyne et Luc, un autre du pays basque André, un autre du Béarn Michel, un cinquième de Cannes un deuxième Michel, et pour finir notre gentil concepteur du trajet Jean, qui arrive de l’île de Gomera aux Canaries. Mais il est venu du Portugal à vélo, donc ces 6 jours en direction de la Méditerranée ne seront qu’une formalité. Les retrouvailles de vieux compagnons de route sont toujours émouvantes. Les grands périples sur tous les continents reviennent en mémoire. Par delà les petites dissensions que la grande promiscuité durant de longues semaines à souffrir le long des routes et des chemins, ces expériences à vélo en dehors du temps et des espaces habituels font naître des amitiés à toute épreuve. En effet dans ces longues errances, soumis aux aléas du climat de la route et du relief, l’âme est mise à nue et l’on dévoile sa vraie nature à l’autre ou aux autres. Dans ces épreuves au long cours il est difficile de tricher, voire impossible. Ses défauts, petits et grands, on les révèle, et c’est pour cela qu’une vraie amitié peut naître, car on est accepté tel que l’on est. Dans ce gîte nous trouvons d’anciennes revues de montagne, dont l’une d’entre elles, relate la première tentative d’escalade, sur la face est du Mont Valier, haute de 800 mètres, pyramide bien visible de la vallée, qui culmine à 2838 mètres. Cette entreprise s’était terminée par un drame, la chute mortelle des trois protagonistes, sur une paroi redoutable, plus pour son rocher incertain et la difficulté de s’y assurer, que du fait de la technicité de l’escalade. Cela se passait en 1957.

Lundi 27 mai 70km de Montréjeau à Castillons-de-Couserans Sans trop se presser nous prenons la route vers les 8 heures du matin. Contre toutes attentes le temps est assez beau. L’ambiance de ce premier jour est plutôt à la flânerie. Avec les pluies continuelles depuis des mois, la nature explose. Nous n’attendons pas longtemps pour faire notre première pause, café et gâteaux. C’est l’ambiance vacances. On en oublierait presque que nous sommes venus pour faire quelques centaines de kilomètres à vélo. A midi nouvel arrêt casse-croûte dans un petit village. Il ne fait quand même pas très chaud pour une fin de mois de mai. La petite difficulté de la journée se présente, pas si débonnaire, le col d’Aspet, belle rampe qui se termine par un raidillon de cinq kilomètres à 10% de moyenne. Vers les 17 heures nous rentrons dans le village de Castillons et rejoignons notre gîte dénommé « gîte de la Bouche » en plein centre. L’accueil y est de tout premier ordre. Nous y passons une soirée et une nuit excellentes.

Mardi 28 mai 30 km de Castillons à Seix Le temps est franchement maussade et les prévisions pour la journée nous enlèvent toute illusion. A l’ambiance du départ, on sait que ça ne va pas être une partie de plaisir. Il fait froid, quelques degrés. Très vite le ciel très noir commence à se déverser en une pluie glaciale et forte. Les quinze kilomètres de montée jusqu’au pas de la Core sont effectués dans une bourrasque qui s’intensifie au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude. Le dernier kilomètre dans le brouillard, le vent et la pluie qui nous cingle le visage, nous donne à penser que la descente va nous transformer en véritables glaçons pas question de s’attendre au sommet, chacun fuit comme il le peut. Pour ma part à la première épingle en contrebas, je m’arrête et me change entièrement malgré le vent et les cataractes. Nous nous regroupons, 15 kilomètres plus bas, au village de Seix dans le premier bistrot que nous rencontrons. Nous sommes tous les 6 en hypothermie, incapables durant deux heures de réfréner les tremblements qui nous secouent des pieds à la tête. Notre étape du jour qui devait faire 80 kilomètres va prendre fin dans ce fond de vallée submergé par une pluie glaciale. Nous ne pourrons donc pas rejoindre notre point de chute prévu à Vicdessos, et nous perdons les arrhes versés, certes pas très importants, 7 euros par personne. Nous trouvons à nous loger dans ce charmant bourg d’Ariège Seix, à l’auberge du Mont Valier. Très bel accueil et belle prestation, les chambres au vieux parquet sont de toute beauté dans leur rusticité. Nous profitons d’une accalmie dans l’après-midi pour aller découvrir le village au travers de ses petites rues et de ses points de vue, en particulier sur son château et son église.

Mercredi 29 mai 75 km Seix à Goulours Ce matin les éléments semblent vouloir nous octroyer un répit. Ce n’est pas à proprement parler le beau temps, mais il ne pleut pas et la route est presque sèche. Départ matinal, car nous devons reprendre au cours de l’étape de ce jour le kilométrage non effectué hier et accomplir l’étape prévue. Heureusement, par un aménagement de l’itinéraire, le trajet ne sera pas hors de portée. Tout commence par une longue montée en direction du col de Port, 1250 mètres. La pente n’est jamais très importante et à bon train nous effectuons ce parcours. Au col une auberge nous tente, et nous y faisons halte. Les conditions météorologiques depuis déjà pas mal de temps ont fait fuir les touristes. Les aubergistes en sont désolés.

En remontant sur nos vélos nous regrettons presque de nous être arrêtés, car la pluie nous rattrape en venant de l’ouest. Mais elle reste active sur le relief et dès que nous avons effectué quelques kilomètres en direction de Tarascon-sur-Ariège, nous trouvons une route sèche. Une belle descente nous conduit au village de Bédeilhac, célèbre pour sa grotte étonnante à plus d’un titre. De là en quelques kilomètres nous sommes à Tarascon, et entreprenons de remonter sur Ax-les-Thermes. Ce parcours entre ces deux agglomérations nous paraît interminable. Une fois dans cette ville, il nous reste une côte de quelques kilomètres qui nous conduit au gîte qui se trouve au lieu-dit la Forge. Lieu magnifique, situé au dessus d’un étang, les propriétaires sont hollandais. Depuis une expérience dans un hôtel tenu par un couple de Hollandais, certes très sympathiques, j’avais quelques inquiétudes quant aux repas. Eh bien, ce soir mes craintes se sont avérées totalement infondées. Le dîner fut superbe, une spécialité dont je ne me souviens pas le nom, mais provenant du Surinam, ancienne colonie hollandaise. Par contre la chambre dans laquelle je me trouvais avec l’un de mes camarades, était traversée en son centre par une énorme poutre, pas très haute, un peu plus d’un mètre au-dessus du sol. Les lits se trouvaient dessous. En nous levant nous avons à plusieurs reprises donné de sérieux coups de boule dedans. Ce fut pour le moins désagréable.

Jeudi 30 mai 85 km de Goulours à Mosset Ce matin le temps n’est pas terrible et les prévisions météo le prévoyaient. Les conditions sont tellement adverses, que certains parmi nous ont émis l’idée de redescendre à Ax-les-Thermes et de prendre le train. Mais manifestement la majorité ne comptait pas se contenter de ce genre de capitulation, et c’est comme cela que nous sommes gaillardement partis à l’assaut du col de la Pradel, qui culmine à 1680 mètres. Dès les premiers tours de roue la pluie est arrivée. La route est adorable, très étroite, elle traverse de grandes forêts qui dans ce matin sombre sont très impressionnantes. Pas une voiture se perturbe le calme du lieu. Rapidement la pluie cède la place à la neige. Cette dernière tombe de plus en plus fort. Les flocons sont eux aussi de plus en plus gros. L’ambiance est franchement hivernale. La neige commence par tenir sur le bord de la route sur l’herbe. Plus nous approchons du sommet du col plus elle prend possession de la chaussée. C’est sur une route complètement enneigée que nous arrivons au point le plus haut. Nous éprouvons un immense plaisir à pédaler dans ces conditions inhabituelles.

Nous basculons en versant nord dans la descente. Du fait de l’orientation l’épaisseur de neige augmente subitement sur cette pente orientée au septentrion. Nous faisons bien attention de ne pas perdre l’équilibre, nous descendons très lentement. En s’enfonçant dans les gorges du Rebenty, dans une zone encaissée sous des escarpements, nous sommes arrêtés par un chasse-neige en pleine action de déblaiement. Plus bas la neige cède à nouveau la place à la pluie. Très rapidement nous sommes trempés. Nous retrouvons les sensations de froid intense que nous avons connues il y a 48 heures. La descente est cependant moins longue, la déperdition chaleur sera donc moindre. Un pont enjambe la rivière. Nous le franchissons, une belle côte bien raide nous attend. Avant de l’attaquer nous nous sustentons sous une légère bruine. L’effort fourni dans cette montée nous réchauffe rapidement. Nous arrivons sur un plateau. Le temps reste maussade, mais la visibilité est bonne. Le paysage est de toute beauté. Avec les pluies qui durent depuis des semaines, la végétation est florissante. On pourrait se croire en Irlande et non dans les Pyrénées orientales, plus très loin de la mer Méditerranée. Un village, un hangar, Jean à la bonne idée de proposer d’y faire arrêt pour le repas de midi. Durant cette halte bien à l’abri d’un toit, la pluie redouble d’intensité. Mais au moment de partir elle faiblit, sans toutefois s’arrêter. Nous rejoignons la vallée de l’Aude que nous descendons sur une dizaine de kilomètres. Une fois encore, un pont, nous le franchissons et entamons la monté du col de Jau. Le panneau indicateur annonce 19 km pour le sommet, ça me donne un petit coup au moral. Je me dis que si ce col est dans les mêmes conditions que le précédent, cela va encore donner lieu à une belle bagarre. Heureusement il n’en sera rien. Le temps s’améliorera un peu, la pluie deviendra intermittente, et la déclivité ne sera pas très importante le long de cette rampe de 19 km. Vers le sommet le vent se fera plus présent. Nous nous abritons au col dans un bâtiment ouvert aux quatre vents. Nous nous lançons sans trop traîner dans une magnifique descente en direction de Mosset. Le froid aux mains est désagréable. Le ciel s’éclaircit, l’altitude diminue rapidement et nos corps se réchauffent. Nous sommes fin mai, et dès le plus petit rayon de soleil l’atmosphère gagne rapidement en chaleur. Les montagnes dans cette fin d’après-midi partiellement ensoleillée prennent des teintes subtiles dans des tons pastel. Le Canigou reste drapé d’un épais manteau nuageux et il ne nous dévoile que ses soubassements. La neige descend incroyablement bas pour un dernier jour du mois de mai. Le village de Mosset, lumineux par un éclairage d’ouest, apparaît tout en longueur sur une crête perpendiculaire à notre axe de descente. Nous le rejoignons rapidement. Une épicerie, proposant des cafés chauds, nous y faisons une halte prolongée. La tenancière très sympathique, nous indique notre gîte, et les prévient, car nos téléphones portables ne passent pas dans ces zones accidentées. Nous profitons collés le long d'un mur du village à l'abri du vent des rayons du soleil qui nous prodiguent une douce chaleur que nos corps apprécient grandement. Nous nous arrachons à ce plaisir et nous rejoignons deux kilomètres sous le village le Domaine Saint Georges, vieille bâtisse au charme certain en pleine nature. Les chambres à trois lits sont spartiates et exigües, mais l’accueil est de tout premier ordre. Le repas du soir excellent dans une salle à manger pleine de charme, en compagnie des propriétaires, sera non seulement excellent, mais particulièrement animé. Il y sera question de champignons, on aura droit de contempler et de humer une partie de la cueillette de morilles de cette année. On y discutera aussi pêche à la truite, comparant les Vosges et les Pyrénées orientales. On aura droit à l’anecdote des gardes pêche, qui surveillaient à la jumelle un pêcheur, en attendant qu’il commette une infraction, afin de lui tomber dessus. En effet, dans les lacs de montagne et les torrents, il est souvent interdit de pêcher avec des vairons comme appât. Notre pêcheur tout au long de l’après-midi avait essayé de prendre au ver une énorme truite de plus de cinq kilos. Cette dernière ne voulait rien savoir. Notre pêcheur en désespoir de cause, ne se résolvant pas à capituler, attrape un vairon et le met à son hameçon. La truite se jette dessus, une bagarre acharnée s’ensuit, qui se termine en défaveur du pêcheur, car le poisson cassa le fil. Mais les gardes n’avaient rien perdu du spectacle. Non seulement notre homme ne ramena pas sa truite, mais il écopa d’une amende, après procès, carabinée, d’un montant de plusieurs milliers d’euros. Avis aux amateurs, ne pas resquiller en matière de pêche à la truite, ou alors bien se planquer !

Vendredi 1 juin Mosset 90 km Saint-Laurent de Cerdans Ce matin, comme les jours précédents, le ciel est bas et gris. Le Canigou reste toujours bien emmitouflé dans sa gangue de nuages. Le départ, après un petit-déjeuner sympathique, se fait sous un début de pluie. Cela augure mal de la journée. Mais rapidement le ciel va se dégager et la pluie prendre fin définitivement. Une longue descente nous conduit à Prades, où nous allons suivre la nationale 116 sur une quinzaine de kilomètres. Nous bifurquons à droite vers le charmant village de Bouleternère. Nous y faisons une pause café dans un estaminet très animé. Ensuite la route en direction du col Fourtou et du col Xalard déroule ses courbes sous nos roues dans une ambiance méditerranéenne. Que cette douce chaleur est agréable après les très mauvaises conditions de ces derniers jours. Notre itinéraire tourne autour du Canigou, avant de plonger, dans une magnifique succession de virages sur 20 kilomètres, en direction de la petite ville thermale d’Amélie-les Bains. Cette ville me rappelle ma traversée des Pyrénées à pied cela fait maintenant sept ans. Que le temps passe vite et les années se précipitent ! Encore quelques kilomètres sur une route très passante. Nous traversons Arles-sur- Tech, lieu de passage du GR10 en direction du Canigou. J’y avais dormi, avant d’attaquer à pied la longue montée vers ce sommet mythique. Un peu plus loin nous prenons une route à la pente régulière, qui en une dizaine de kilomètres nous conduit au camping de Saint-Laurent de Cerdans. Le gérant nous informe que le matin la température était de zéro degré ! Quelques courageux montent au village, éloigné d’un kilomètre, et ramènent les ingrédients du repas du soir, qui sera comme d’habitude très sympathique dans notre vaste mobil home.

Samedi 2 juin 95 km Saint-Laurent de Cerdans à Cerbère Le temps est au beau, mais le vent semble vouloir se mettre de la partie pour la journée. Dans ce coin il est fréquent est assez rageur et se dénomme lorsqu’il vient du nord la tramontane. Pour commencer nous mettons le cap sur l’Espagne, donc au sud et bien évidemment le vent est notre allié. Nous dépassons le village de Coustouges et jute après nous basculons en Espagne. Ce versant des Pyrénées est impressionnant, car constitué de vastes zones sans population. Cette impression on la ressent tout au long de la frontière de la Méditerranée à l’Atlantique. D’ailleurs j’envisage sérieusement un long périple d’au moins mille kilomètres à travers ces coins reculés, où tous les paysages sont possibles.

La route que nous suivons nous conduit en descente douce jusqu’à la mer en une quarantaine de kilomètres. Une fois au bord de l’eau dans la région de la Jonquera, lieu de perdition et de frénésie du sexe, nous changeons de cap et repartons plein nord vers la France. Nous allons vivre un moment de grande émotion. En effet le long de cette route de toute beauté surplombant la mer, le vent va se déchaîner comme rarement je l’ai expérimenté. Une personne rencontrée nous dira que ce matin une pointe de 200 km/h a été enregistrée. Nous sommes ballottés comme des fétus de paille. Cela est dangereux, car lorsque les bourrasques nous bousculent nous pouvons être projetés contre les voitures. Cependant ces dernières, étant aussi très nettement chahutées, roulent avec grande prudence. Avant d’arriver à Port Bou nous traversons deux tunnels. Avec l’effet venturi le souffle qui nous percute est d’une force incroyable. Mais bien que très puissant, il est régulier à l'interieur des ouvrages, nous ne sommes donc pas trop déstabilisés. La sensation est époustouflante, arc-boutés sur les pédales on avance au maximum à cinq à l’heure en déployant des efforts considérables. Nous sommes incapables de nous adresser la moindre parole, tellement ce courant d’air en furie nous assourdit. Expérience étonnante ! Une fois à Port Bou, nous décidons de rejoindre notre point de chute de ce soir par train. Il s’agit de Port-Vendres. Mais les horaires entre Espagne et France ne sont pas compatibles. Nous nous résignons à rejoindre Cerbère à vélo et de là envisager la suite par le rail. La route passe en hauteur le long d’arêtes particulièrement exposées aux rafales. Et justement c’est sur ce tronçon que le vent a été chronométré ce matin à 200. Nous avons une dizaine de kilomètres à parcourir. Très vite nous réalisons que ça va être sportif. Avec le relief tourmenté de la tombée des Pyrénées dans la mer Méditerranée, par grand vent, se crée une aérologie locale complètement anarchique. On passe au détour d’un mouvement de terrain d’un vent très fort dans un sens à un vent de la même puissance mais en sens inverse. Dans une ligne droite bien pentue, je suis poussé puissamment, je ne pédale plus et j’accélère franchement. Sur les premiers mètres cela me fait franchement rire de monter sans pédaler, mais rapidement je me demande jusqu’à quelle vitesse je vais être entraîné. Plus haut je vois un virage, vais-je le prendre ou bien la bourrasque va-t-elle me jeter dans le décor ? Après une centaine de mètres le vent va me lâcher. Un peu plus loin, nous sommes quatre à la fois à être précipités contre le rail de sécurité. S’il n’avait pas été là pour nous arrêter, nous aurions été éjéctés dans la pente raide en caillasse pleine d’épineux, qui descend jusqu'à la mer. Le bouquet final, fut le passage de la frontière, où nous avons rencontré un couple de cyclistes au long cours, une Polonaise et un Irlandais, bien planqués à l’abri du vent. Pour franchir le replat de la frontière, le vent adverse était si puissant, que nous avons dû nous mettre à deux pour faire passer les vélos, l’un accroché au guidon, et l’autre poussant sur les sacoches, moment d’anthologie à deux roues ! Une fois à Cerbère, nous avons pris le train pour rejoindre notre gîte. Lieu tout à fait étonnant en plein centre-ville à proximité du port de Port Vendres. Le propriétaire est artiste peintre et dans la grande salle où nous avons dîné de bons poissons fraîchement pêchés nous avons pu admirer ses nombreuses œuvres, toutes dédiées aux beautés de ce coin de France. Voilà, ainsi ce termine un périple de 450 kilomètres entre passionnés de l’errance à vélo. Nous achevons ainsi notre traversée de la chaîne des Pyrénées que nous avions commencée l’année dernière d’Hendaye à Montréjeau. Il ne nous reste plus qu’à nous donner un nouveau rendez-vous pour une nouvelle aventure, avant que le groupe se disperse.
Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999) English translation pending
by Naps · 2013-07-13 · 9 replies
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...

PREMIER TOME, CHAPITRE III

La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !

Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...

(à suivre...)
Lyon-Rome en voiture: où s'arrêter? English translation pending
by Romeje69 · 2013-06-10 · 6 replies
Bonjour,

Nouveau sur le forum (riche en renseignement d'ailleurs) j'espère poster au bon endroit. Dans un mois direction Bracciano avec la famille (deux enfants 10 et 4 ans). Le voyage durant a priori plus de 12h00 on va s'arreter en cours de route. Justement voila le HIC ou ? je pensais dans la région de gene (soit plus au nord ou plus au sud) mais le petit soucis dans tout cela c'est que dèrrière la voiture il y aura 4 vélos donc je ne voudrais pas m'arreter n'importe ou non plus et avoir la surprise de ne pas retrouver mes vélos le lendemain (je ne vise pas le pays en disant cela je ne le ferais pas en France non plus)... Quelqu'un a t'il déja fais ce voyage en voiture et aurait une idée, un plan ? Merci à vous
Cuba avec des enfants? English translation pending
by CFforever · 2013-05-26 · 4 replies
Bonjour, J'aimerai avoir vos avis : nous envisageons de partir à Cuba pendant les grandes vacances avec deux enfants, l'un de 13 ans et l'autre de 15. Qu'en pensez-vous ? Sont-ils trop jeunes pour apprécier Cuba à sa juste valeur ? Merci d'avance
Itinéraire sur la Côte d'Azur English translation pending
by Jeanluc59100 · 2013-05-06 · 2 replies
bonjour à vous, voici ma question, pour la première fois je par en vacance je veut dire de vrai vacance pas les plages du nord mais la cote d'azur le souci c est que j 'ai eu plein de bonne adresse mais je n'arrive pas à comprendre les cartes et comment m'y rendre à savoir que je part en train donc la bas pas de moyen de locomotion c est pour ça que je fait appel a vous pour me donner une petite formation je me permet de vous donnez un exemple je suis à cannes je veut allez à st Paul de vence comment savoir quelle train je doit prendre à quelle gare descendre et quelle ligne de bus pour allez au village merci de votre aide
Cinq jours à Nice début mai: endroits "secrets"? English translation pending
by Félixp123456 · 2013-04-18 · 12 replies
Bonjour à tous,

Je serai à Nice du 1 au 6 Mai. Je termine un Stage à strasbourg dans le cadre de mes études et irez relaxer un peu dans le sud avant de repartir pour Québec. Je commence donc a regarder les activités à faire autour. J'avais envie d'une randonnée et j'ai trouver celle du Mont-Boron..quelqu'un a des commentaires ? Sinon j'avais penser aller à Monaco, Cannes..le trajets classique quoi. C'est donc pour cette raison que je m'adresse à vous. Y a t'il des "spot secret", c'est-a-dire pas trop connu du tourisme de masse mais qui valent la peine d'être considéré. Je n'aime pas trop les plages avec 10 personnes au pied carré !

Aussi, je me demandais si il y avais possibilité de faire de la pêche en Haute-mer ? C'est pas vraiment une priorité mais pourquoi pas .

Et pour sortir le soir, c'est quoi les bonnes adresse ?

Merci à tous !

Félix
A faire à Nice à la fin juin? English translation pending
by Claude4321 · 2013-03-24 · 3 replies
Je serai a Nice fin juin 2013, qu'a t-il a faire a cette période de l'année

Le meiileur moyen de transport entre les villes
Les ZTL en Italie? English translation pending
by Acjm · 2013-03-13 · 12 replies
j'aimerais savoir s'il existe une ZTL à rome (je crois que oui) et s'il existe un site ou je puisse en trouver une carte suffisamment precisesi tout ou partie de la place santa maria novella à Florence est en dehors des ZTL de la ville, autrement dit si on peut y acceder librement en voituremerci
Premier voyage en camping-car en avril, direction: la Côte d'Azur English translation pending
by Rmf61 · 2013-03-08 · 17 replies
Bonjour à tous

Effectivement , nous envisageons de descendre dans le Sud après Paques

Que pouvez-vous nous conseiller ? Circuits, stationnements etc

Nous aurons les vélos et sommes intéressés par l'arrière- pays comme par la côte

enfin tout ce qui est accessible!!sans problème!!

Je me suis procurée le guide des campings ACSI qu'en pensez-vous , autre solutions??

Avec vos retours, je pourrai commencer à tracer le circuit

merci encore
Routards, touristes: réservez vos hôtels en Birmanie! English translation pending
by Koaster · 2012-12-23 · 65 replies
Bonjour,

Si je regrette bien quelque chose sur le voyage c'est de voir certains touristes débarqués sans réserver d'hotels et embêter tout le monde et même les birmans travaillant dans l’hôtellerie pour trouver une chambre de libre dans le pays . Le pays manque d'hotels pour trop de touristes , pas la peine de jouer les routards à la into the wild si c'est pour embêter tout le monde une fois sur place et au final devoir dormir dans les monastères. Les moines sont débordés par l'afflux de touristes ! A rangoon , une nuit, il y avait 120 touristes dans un monastère! Ces endroits devraient rester des endroits religieux et non pas un accueil pour les étrangers;

Je ne dit pas ca pour vous embêter mais avant tout pour " préserver " les gens sur place qui subissent tout le temps ce problème surtout de novembre a février/ mars; en haute saison....
Appartement pour personne à mobilité réduite en Croatie? English translation pending
by Cycy7771 · 2012-12-22 · 3 replies
Bonjour à tous!!🙂

Nous aimerions partir en Croatie l'année prochaine en vacances mais nous cherchons un appartement pour personne a mobilité réduite. Merci de nous donner des infos, adresses etc..etc..L'important pour Toilettes et Douche adaptée.

J'espère que nous pourrons partir en Croatie suite à vos infos. Ma maman serait très heureuse de pouvoir aussi se faire des vacances et être au confort malgré son handicap!

Merci beaucoup!!🙂
Croisière au départ de Marseille sur le MSC Splendida du 17 au 24 février 2013 English translation pending
by Bipbip57 · 2012-11-14 · 21 replies
Je ne suis pas très chaud pour partir sur une autre compagnie que NCL, mais par "hasard" et changement de programme de vacances ( Las Vegas en l'occurence), nous avons décidé de réduire les frais et avons trouvé cette croisière au départ de Marseille sur le MSC Splendida du 17 au 24 février , soit un 2 pour 1. Ce paquebot a l'air superbe ! Mais ce qui me dérange c'est ces heures de repas 18h30 ou 21h !! et normalement , on ne sera pas seuls à table ! Donc suivant avec qui on tombe...Pfff... Mais ce sera un "test" et si cela ne nous plaît pas trop, car sur NCL c'est "freestyle", on ne se prendra pas la tête pour autant. En plus le 30 avril on repart sur la croisière inaugurale du NCL Breakaway de Southampton à New-York (arrivée le 6 mai 2013) espérons que la météo soit avec nous pour les deux croisières !
Deux semaines à Rio English translation pending
by Biskra · 2012-10-16 · 23 replies
je pars seule avec mes trois enfants (deux ados de 17 ans et ptit garçon de 7 ans ) durant 15 jrs a rio en mars 2013... j'ai pu louer un appartement avenida atlantica a copacabana...; j'aimeris savoir s'il est possible de prendre le metro assez facilement, quoi visiter, peut on aller dans les favellas, y a t il des marchés, quels sont les dangers peut on sortir le soir vers les avenues atlantica sans souci., etc ...enfin je remercie tous ceux qui auront des renseignements sur rio, je ne connais pas du tout... merci d'avance , 😎
Retour de Triestre pour la France à vélo English translation pending
by Mof76 · 2012-10-04 · 8 replies
nous sommes un couple , qui avons decider de relier thonon les bains, trieste a velos au mois de juin 2013. et nous pensons pouvoir faire le retour en car ou en train. si des personnes ayant voyages avec le train ou le car avecdes velos pouvaient me fournir quelques renseignements sur la possibilite de retourpar ces moyens de transports. depuis triste ou venise
Don de lunettes à Cuba: bagages à main ou valise en soute? English translation pending
by Lyneclaire · 2012-09-13 · 31 replies
Bonjour Je veux apporter des lunettes de prescription (que je vais apporter à l'église) et aussi des bijoux pour donner au gens sur place. Est-ce que je dois les mettre dans mon bagage à main pour passer à la douane ou dans la valise serait mieux.

LyneClaire😉
Circuit dans le sud de la France pour deux semaines? English translation pending
by Jmca · 2012-08-12 · 13 replies
J'écris pour un jeune couple allemand qui ne manipule pas assez l'écrit de la langue française. Ils souhaitent passer 2 semaines en France et souhaitent aller dans le sud de la France en septembre. ils auront une voiture, souhaitent camper et faire des étapes de 3 jours dans des coins authentiques, pas de foule et allier mer et montagne: leur goûts, patrimoine, petite randos, repos, baignade en mer et en rivière 2 organisations possibles 1) partir de Genève en voiture et se diriger vers le sud donc se diriger vers la zone méditerranéenne 2) prendre un vol pour Bilbao, y louer une voiture et se diriger vers le pays basque français

Si quelqu'un a des idées de circuit sympa à cette période là?...
Cinq jours à Nice du 3 au 8 août English translation pending
by Yoandsay · 2012-07-30 · 3 replies
Bonjour tout le monde !!!

J'ai fait quelques recherches sur Internet, mais j'aimerais avoir vos avis sur Nice et ses alentours... promenade, visite dans l'arrière pays, resto pas trop cher (qualité prix)... Je m'y rend en avion donc pas de voiture, quels transports en communs utilisés?

Merci d'avance à tous😉
Retour de croisière vers les fjords sur le Brilliance of the Seas du 15 au 25 juillet 2012 English translation pending
by Jcb83 · 2012-07-28 · 2 replies
bonjour à tous, Nous revenons de croisière sur le Brilliance of the seas, nous avons fait les fjords en Norvège , fabuleux , Amsterdam et Bruges. L'embarquement au port du Havre (avons laissé la voiture au Hangar 13 , 80 euros les 10 jours) a été rapide, seapass en main, direction le bateau , le Brilliance of the seas , beau bateau qui a 10 ans ( fete d'anniversaire sur le bateau), coquet , propre , au "guest relation" du personnel qui parle français , ça fait plaisir , decouverte de la cabine avec balcon , superbe, et de notre femme de chambre , qui a fait un superbe travail pendant ces 10 jours, ensuite , exercice de sauvetage en français dans le théatre pacifica , sans les gilets de sauvetage , et c'est parti pour 10 jours de croisiere . Stavanger : croisiere sur le Lyssenfjoord , sympa mais temps pluvieux et frais , ensuite, Alesund : route de l'atlantique avec ses tunnels et ses villages typiques ; super , on a pas fait la route des Trolls . Geiranger : un des plus beaux fjords, on a fait GEIRANGER HIGHLIGTS avec le Mont Danisba, sous le brouillard !!!!, on a pas vu le lac gelé et on a trouvé de la neige a 1500 metres , pour cette excursion , grace au bouche-à-oreille des Francais (Coucou a Jacqueline et Annie de Fos sur Mer) , vu que le temps etait mauvais et sous le brouillard , on a été remboursé de 25 Dollars chacun, mais pour cela , il fallait aller au pont 4 EXCURSION , pour se faire rembourser, et croyez-moi , un des responsable a fait la gueule !!!!! Je pense que Royal aurait du rembourser automatiquement !!! Flam, le plus beau fjord , on a pris le train qui monte jusqu'a 1000 metres , superbe panorama, cascades magnifiques , c'est que du bonheur , ensuite Bergen : Temps pluvieux et froid , 9/13 degrés , visite de la visite et du celebre marché aux poissons, c'est joli . Ensuite , journée en mer , activité en Francais avec Jeremie (c'etait un peu niais son Télématin à la télé) ? quizz chanson francaise ou avec mes sympathiques Jacqueline et Annie avons gagné la medaille avec une note de 20/20 . On a bien ri . Amsterdam : enfin le beau temps !!! visite de la visite et ses coffees-shops ; place Dam et Rue Rouge , je pense que les français se sont bien régalés !!! et pour terminer Bruges, ville médievale , boutiques de chocolat ( trop bon !!!) et retour au Havre . Bref , super croisiere , j'envoie un grand coucou a nos amis de Cannes , Fos sur Mer et du Lubéron , de Marseille , LE SUD EN FORCE !!!! par contre , je n'ai pas rencontré Louxor71 .... J'attends de vos nouvelles !!!! Laissez moi vos impressions de croisiere ... A bientot sur ROYAL CARRIBEAN .... Cordialement ... Christophe ....(grand, cheveux courts , grisonnant et du SUD !!!)
Quelles sont les plus belles villes du Sud français? English translation pending
by UCF82 · 2012-07-21 · 13 replies
Bonjour à tous,

Je suis Marocain, j'ai visité la France pas mal de fois mais je ne connais que la ville de Paris et cette fois-ci j'éspère changer de ville et aller peut etre au sud de la France, mais j'aimerai bien savoir quelles sont les plus belles villes françaises du sud ayant une plage et si en mi septembre il fera toujours chaud au sud.

Merci pour votre aide.
Conseils pour séjour d'une semaine sur la Côte d'Azur? English translation pending
by Margot23 · 2012-07-11 · 8 replies
Bonjour,

Nous serons sur la Côte d'Azur en mai 2013 pour une semaine et j'hésite sur certains points.

Voilà:

1. Notre première idée était de ne pas louer de voiture et de visiter avec le train (Menton, Nice, Monaco, le train de Pignes etc). Nous louerons la voiture la semaine suivante pour visiter la Provence. Est-il mieux d'avoir la voiture pour la Côte d'Azur aussi?

2. Nous pensons louer un appartement ou un studio à Menton ou Nice. Je sais que Nice serait plus pratique parce que plus près de l'aéroport et de la prise en charge d'une voiture, et Menton me semble plus pittoresque et agréable. Quel serait le meilleur choix comme base pour nos déplacements selon vous?

Merci d'avance de vos bons conseils!
Recherche croisière au mois d'août English translation pending
by Michele66 · 2012-06-23 · 11 replies
Bonjour,

Je recherche une croisière pas trop chère pour le mois d'aout nous sommes deux familles soit 4 adultes et 4 enfants.

Je vais sur les différents sites des croisiéristes, mais pour l'instant rien d'intéressant au niveau tarif.

Si vous avez des tuyaux, n'hésitez pas à m'écrire.

Merci

Michele66
Miami, Vietnam ou Thaïlande avec deux enfants? English translation pending
by Alekse · 2012-06-11 · 23 replies
Bonjour à tous,

Ça y est ! C'est décidé... On part ! La trentaine approchante, ça sera mon cadeau d'anniv !

Nous avons deux enfants et ils auront 5 et 4 ans lors du départ, en février 2013.

Je voulais avoir vos avis car 3 destinations nous plaisent (pour 10/13 jours) : - Miami, pour Ocean Drive, la plage, les everglades Mais nous ne sommes pas des "fans" des parcs genre Disneywolrd, etc - Vietnam et Thaïlande, pour la nature, les temples, les fleuves Mais mon mari flippe un peu en pensant que les enfants vont s'ennuyer...

Avez vous fait l'un des 3 ? les 3 peut être....

Que me conseillez vous ??

Merci d'avance,

Alex
Traversée de l'Argentine à cheval English translation pending
by Stefcalie · 2012-05-06 · 42 replies
Bonjour chers internautes. Nous allons atterrir dans le sud de largentine dici quelques mois et avons (moi, mon ami et nos deux enfants) pour projet d'acheter 3 chevaux ( peutetre un poney en plus) afin de traverser l'argentine et surement continuer vers lamerique centrale, selon les conditions physiques de chque être participant a CE voyage, cest donc un long periple qui se dessine doucement Mais surement. JE FAIS donc Appel a vos precieuses connaissances et eventuels contacts afin de trouver les chevaux a acheter ( el calafate, el chalten ou pourquoi pas se rapprocher de buenos air) jirais la ou les chevaux Sont. Tous vos conseil seront attentivement lus. Egalement, si vous connaissez des contacts francais sur place qui pourraient maider dans mes demarches de visites, negotiations . Mon esapgnol est pratiquement innexistant, gros handicap, Mais JE compte y travailler un peu dici la. En attendant de vous lire, JE vous remercie.
Été 2012: Italie à partir de Nice? English translation pending
by Doud38 · 2012-04-07 · 10 replies
bonjour à tous !!!!

Voilà cet été, je parts pour 2semaines sur la côte d'azur avec comme "camp de base" la belle ville de Nice :)) Donc bien sur ça va être visites à fond de la French riviera (Nice - Cannes - Antibes - St tropez - Monte-Carlo) mais avec mon amie on voudrait aller aussi du coté de nos amis transalpins !!! Donc nous irons surement à San Remo mais à part ça ..... bah vraiment d'idée !!

Donc... amis glog'trotter... qu'est ce que vous pouvez nous conseiller d'aller visiter coté côte italienne !! Un grand merci d'avance !!
Six jours en France du 20 au 26 juillet: destination excepté Paris? English translation pending
by Clvoyageur · 2012-03-17 · 9 replies
🙂 Salut à vous, j'aurait besoin de vos avis qu'elle destination choisir pour 6 jours cet été, Marseille, Lyon ou Nices, sans location de voiture, de quoi occupé 6 jours, quelle serait aussi la destination la moins onéreuse (hôtel 2étoiles et restos) le choix des destinations est limités parles vols directs disponibles sur Air-Transat, si vous avez d`autres suggestions je suis à l`écoute exception de Paris j'y suis allé deux fois.Merçi à tous.

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