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Hôtel The Royal Suites Turquesa ou Palladium Palace à Punta Cana? English translation pending
Notre départ serait du 3 au 10 mars 2012 .Nous avons 49 et 50 ans. Je regarde le plan des suites et les chambres section neuve ont-elle vue sur la mer? Elle on l'air d'être loin , beaucoup plus loin de ceux du palace par rapport à la mer. A la plage y-a-t-il des palapas et de l'animation? Ou faut-il aller coté du palace?
Y-t-il un casse-croute sur la plage? Mon mari veut aller au sauna et dans les bains de vapeur est-ce gratuit est-ce loin à pied
Quand on est au suites turquesa est-ce que ça se fait bien à pied pour aller aux autres lobby et visiter, ou bien il faut prendre le train?
On me dit qu'il y a des carts privé, faut-il payé ou donner du tip à chaque fois?
Bien sûr on veut de la tranquilité, nos enfants étant rendu à l'age adulte, on part en amoureux. Sur le coté des suites y-a-il des géo, théatre discothèque spectacle òu faut-il aller dans les autres sections? On veut une belle place sans bibittes (nous étions au Majestic Elegance c'était merveilleux mais tranquille)
Merci de prendre le temps de me répondre nous réserverons d'ici 2 à 3 semaines. J, ai déjà été voir des phostos sur tripadvisor et les commentaires mais si vous avez des photos (ui ne sont pas sur tripadvisor) j'aimerais bien ça les regarder. Mon mari et moi ne sommes pas très exigeant sachant que dans le sud ce n'est pas chez nous. Bref Merci à l'avance
Bien sûr on veut de la tranquilité, nos enfants étant rendu à l'age adulte, on part en amoureux. Sur le coté des suites y-a-il des géo, théatre discothèque spectacle òu faut-il aller dans les autres sections? On veut une belle place sans bibittes (nous étions au Majestic Elegance c'était merveilleux mais tranquille)
Merci de prendre le temps de me répondre nous réserverons d'ici 2 à 3 semaines. J, ai déjà été voir des phostos sur tripadvisor et les commentaires mais si vous avez des photos (ui ne sont pas sur tripadvisor) j'aimerais bien ça les regarder. Mon mari et moi ne sommes pas très exigeant sachant que dans le sud ce n'est pas chez nous. Bref Merci à l'avance
Itinéraire de trois semaines au Tamil Nadu English translation pending
Bonjour,
bon j'ai déjà communiqué avec plusieurs personnes sur ce site et j'ai eu pas mal de réponses et aujourd'hui je construis mon itinéraire. J'aimerais l'avis des personnes qui connaissent le sud de l'inde.
Je pense arriver à Chennai (combien de jours pensez vous pour Chennai je pensais 4 jours ca suffit ou c trop. Puis direction Tamil nadu. Pouvez vous m'indiquez quelles villes valent le coup et celles ou ne surtout pas aller. J'aimerai pdt ces 3 semaines avoir le temps de visiter des ecoles, des artisans ... faires des excursions ... acheter de l'artisanat ...
Commence par DaKshina puis Chitra - Mammallapuram - Kanchipuram - Vellore - Tiruvannamalai - Gingee fort - Pondicherry - Chidambaram - Gangaikondacholapuram - Kumbakonam - Tiruvaiyaru - Thanjavur - Tiruchirapalli - Srirangam - Yercaud - Mudumalai Wild life Sanctuary - Coimbatore (pour le train) - Palani - Madurai - Chettinad - Ramanathapuram - Rameshvaram (apparemment génial) - Tuticorin - Tiruchendur - Tirunelvelli - Suchindram et Kanniyakumari.
Voila pour ceux qui connaissent le Tamil nadu pourvez vous m'indiquez les choses à ne surtout pas faire à eviter et les choses à faire pour sur au tamil nadu.
Si vous pouviez aussi m'indiquez approximativement le nombre de jrs que vous pensez utile pour les villes.
Bcp sont juste de passage pour les temples la vue ms bon voila. Quelles activites pouvez vous me conseiller à part le petit train a ooty? merci
bon j'ai déjà communiqué avec plusieurs personnes sur ce site et j'ai eu pas mal de réponses et aujourd'hui je construis mon itinéraire. J'aimerais l'avis des personnes qui connaissent le sud de l'inde.
Je pense arriver à Chennai (combien de jours pensez vous pour Chennai je pensais 4 jours ca suffit ou c trop. Puis direction Tamil nadu. Pouvez vous m'indiquez quelles villes valent le coup et celles ou ne surtout pas aller. J'aimerai pdt ces 3 semaines avoir le temps de visiter des ecoles, des artisans ... faires des excursions ... acheter de l'artisanat ...
Commence par DaKshina puis Chitra - Mammallapuram - Kanchipuram - Vellore - Tiruvannamalai - Gingee fort - Pondicherry - Chidambaram - Gangaikondacholapuram - Kumbakonam - Tiruvaiyaru - Thanjavur - Tiruchirapalli - Srirangam - Yercaud - Mudumalai Wild life Sanctuary - Coimbatore (pour le train) - Palani - Madurai - Chettinad - Ramanathapuram - Rameshvaram (apparemment génial) - Tuticorin - Tiruchendur - Tirunelvelli - Suchindram et Kanniyakumari.
Voila pour ceux qui connaissent le Tamil nadu pourvez vous m'indiquez les choses à ne surtout pas faire à eviter et les choses à faire pour sur au tamil nadu.
Si vous pouviez aussi m'indiquez approximativement le nombre de jrs que vous pensez utile pour les villes.
Bcp sont juste de passage pour les temples la vue ms bon voila. Quelles activites pouvez vous me conseiller à part le petit train a ooty? merci
Voyage dans l'Ouest américain fin avril-début mai 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
Je commence à préparer un voyage dans l'ouest américain l'an prochain. J'ai pas mal regardé ce forum et fait des itinéraires sur google map mais j'aimerais avoir votre sentiment sur ce que je souhaiterais visiter car je pense être un peu juste en timing.
On arriverait sur place le samedi 21 avril 2012 en fin d'après-midi pour repartir le 5 mai 2012 au matin. Voici le tout premier jet de ce qu'on pourrait faire.
Arrivée à Phoenix visite Oak creek/sedona Grd Canyon village Las vegas Death valley Retour Las Vegas + avion vers San Francisco
Arrivée à San Francisco Départ vers Redwood park via fort Bragg, avenue of the giants, eureka. 1 journée entière à redwood park. Retour pour aller à Sacramento Puis retour à san francisco pour visiter la ville. Départ de San Franscico.
Je vous explique mes choix actuels: On n'est jamais allé là bas et je ne sais pas si on y retournera un jour donc on aimerait voir les paysages type sedona, grd canyon et death valley. Mais on aimerait également voir un park avec des sequoïas ainsi que San Francisco. Au début j'étais parti pour faire tout en voiture en passant par Bakerfields et Sequoia NP (plutôt que les redwoods) (car la routes 120 de Yosemite sera fermée), mais je me dit que ca fait un grand détour pour pas grand chose.
Voici mes questions: - Est-ce qu'un parcours de ce type est faisable en 12/13j sur place ? - Est-ce qu'en fin de compte, la route entre bakerfields et sacramento en passant par Fresno vaut le coup ?
Merci pour votre premier avis.
Je commence à préparer un voyage dans l'ouest américain l'an prochain. J'ai pas mal regardé ce forum et fait des itinéraires sur google map mais j'aimerais avoir votre sentiment sur ce que je souhaiterais visiter car je pense être un peu juste en timing.
On arriverait sur place le samedi 21 avril 2012 en fin d'après-midi pour repartir le 5 mai 2012 au matin. Voici le tout premier jet de ce qu'on pourrait faire.
Arrivée à Phoenix visite Oak creek/sedona Grd Canyon village Las vegas Death valley Retour Las Vegas + avion vers San Francisco
Arrivée à San Francisco Départ vers Redwood park via fort Bragg, avenue of the giants, eureka. 1 journée entière à redwood park. Retour pour aller à Sacramento Puis retour à san francisco pour visiter la ville. Départ de San Franscico.
Je vous explique mes choix actuels: On n'est jamais allé là bas et je ne sais pas si on y retournera un jour donc on aimerait voir les paysages type sedona, grd canyon et death valley. Mais on aimerait également voir un park avec des sequoïas ainsi que San Francisco. Au début j'étais parti pour faire tout en voiture en passant par Bakerfields et Sequoia NP (plutôt que les redwoods) (car la routes 120 de Yosemite sera fermée), mais je me dit que ca fait un grand détour pour pas grand chose.
Voici mes questions: - Est-ce qu'un parcours de ce type est faisable en 12/13j sur place ? - Est-ce qu'en fin de compte, la route entre bakerfields et sacramento en passant par Fresno vaut le coup ?
Merci pour votre premier avis.
Itinéraire de trois semaines en Thaïlande au mois de novembre 2011 English translation pending
Bonjour,
J'aurais besoin de vos lumières pour mon prochain voyage en thailande. J'ai préparé un itinéraire qui j'espère est réalisable et donc je me tourne vers vous pour des remarques et suggestions. Bangkok (juste la nuit pour départ direction Chiang Rai) Chiang Rai (2nuits) Trek Chiang Mai (2nuits) visite et autres... Lisu Lodge (1 nuit) Khum Lanna (1 nuit) Mae Hong Son (2 nuits) Phuket (2 nuits) Koh Phi Phi (ma préférée 5 nuits) Après ca se complique, il me reste 2 nuits, sachant que je voudrais passer à Lopburi et Ayuthaya Bangkok (2 nuits) Temples, Boxe thai et klongs.
J'ai 3 nuits dans le coin de Lopburi et Ayuthaya .... Est-ce qu'il y a des choses interressantes à voir et à faire dans ce coin ??? Bref est-ce que ca vaut le coup de passer 3 nuits dans ce coin là et connaissez-vous des hotels pas trop chers, mais bien !! lol
Merci d'avance pour vos renseignements qui je sais sont très précieux.
J'aurais besoin de vos lumières pour mon prochain voyage en thailande. J'ai préparé un itinéraire qui j'espère est réalisable et donc je me tourne vers vous pour des remarques et suggestions. Bangkok (juste la nuit pour départ direction Chiang Rai) Chiang Rai (2nuits) Trek Chiang Mai (2nuits) visite et autres... Lisu Lodge (1 nuit) Khum Lanna (1 nuit) Mae Hong Son (2 nuits) Phuket (2 nuits) Koh Phi Phi (ma préférée 5 nuits) Après ca se complique, il me reste 2 nuits, sachant que je voudrais passer à Lopburi et Ayuthaya Bangkok (2 nuits) Temples, Boxe thai et klongs.
J'ai 3 nuits dans le coin de Lopburi et Ayuthaya .... Est-ce qu'il y a des choses interressantes à voir et à faire dans ce coin ??? Bref est-ce que ca vaut le coup de passer 3 nuits dans ce coin là et connaissez-vous des hotels pas trop chers, mais bien !! lol
Merci d'avance pour vos renseignements qui je sais sont très précieux.
Circuit itinérant au Maroc du 7 au 25 août English translation pending
Salut, je pars au Maroc du 7/08 au 25 /08 et nous prenons un vol sec en direction de Marrakech .
Je prends note d'un max de renseignements sur ce forum ainsi que sur le guide du routard et du petit futé que je viens d'acheter .
On souhaite se poser une semaine à Marrakech pour visiter la ville et ses environs, j'hésite à partir 3 j aux portes du désert(Zagora) en faisant un bivouac une nuit là bas (dans le désert) et sur le trajet aller m'arreter une nuit à Ouarzazate qui d'aprés ce que j'ai lu reste une ville étape car pas grand chose à faire .
Ensuite retour sur Marrakech et direction El-Jadida, Safi, Essaouira, Agadir puis retour Marrakech et envol pour Bordeaux .
Mes questions :
1/ Marrakech, Ouarzazate et Zagora au mois d' aout c'est jouable ou c'est du suicide ?
2/ 3 jours cela suffit pour rejoindre le désert en faisant une étape à Ouarzazate et un bivouac dans le désert ?
3/ 3 jours dans chaque villes côtieres celà suffit pour visiter et se reposer ?
Safi vaut le détour ? Car à par la poterie j'ai l'impréssion qu'il n'ya pas grand chose à faire (plage industrielle )
4/ le ramadan pose t'il un problème au bon déroulement de notre séjour ?
Merci .
Merci .
Quel métier exercez-vous pour voyager? English translation pending
Je sais que le sujet à sans doute été traité à mainte reprise, mais pas comme je le souhaite.. Je suis un passionné de voyage, 25 ans, un BAC en administration, et un emploi dans un banque.
Je viens tout juste de revenir de 3 semaines au Népal (qui était certe trop court, je regrette de ne pas avoir resté plus longtemps, mais le boulôt oblige..) Du coup je me demande qu'est-ce que vous faite dans la vie, quel métier exercez-vous, qui vous permette de voyager, ou bien de travailler tout en voyageant ???
Je viens tout juste de revenir de 3 semaines au Népal (qui était certe trop court, je regrette de ne pas avoir resté plus longtemps, mais le boulôt oblige..) Du coup je me demande qu'est-ce que vous faite dans la vie, quel métier exercez-vous, qui vous permette de voyager, ou bien de travailler tout en voyageant ???
Programme de quatre jours à Paris: qu'en pensez-vous? English translation pending
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Lundi Matin : Tour Effeil / Trocadéro/ Champ de mars Mardi matin: Cimetière Père la Chaise. Mercredi matin + midi : Louvre Jeudi Matin :Maison Européene de la Photographie
Lundi Midi: Les invalides - alentour
Mardi midi Panthéon Mercredi midi Jardin des Tuileries Jeudi midi Canal de Saint Martin
Après-midi:
L : Notre Dame zone du Marais Hotel de Ville Chatelet
M : Musée d'histoire naturel - Quartier Latin Les champs-Elysée / Arc de triomphe
J :Basilique du sacré Coeur - Montmatre
Lundi Matin : Tour Effeil / Trocadéro/ Champ de mars Mardi matin: Cimetière Père la Chaise. Mercredi matin + midi : Louvre Jeudi Matin :Maison Européene de la Photographie
Lundi Midi: Les invalides - alentour
Mardi midi Panthéon Mercredi midi Jardin des Tuileries Jeudi midi Canal de Saint Martin
Après-midi:
L : Notre Dame zone du Marais Hotel de Ville Chatelet
M : Musée d'histoire naturel - Quartier Latin Les champs-Elysée / Arc de triomphe
J :Basilique du sacré Coeur - Montmatre
Itinéraire de dix jours en Birmanie English translation pending
Bonjour à tous 🙂 !
Je vais voyager avec 6 autre ami(e)s pour la première fois en Birmanie en août.
nous serons la bas pour 12 jours (10 jours plein).
Mon guide propose un trip en 11 jours qui me parais un peu trop ambitieux :
Yangon Mandalay Monywa Bagan Grotte de Pindaya Lac inle
En prenant que les bus et le bateau. Est ce que c'est envisageable même si on prend l'avion de Yangon à Mandalay et de Lac Inle - Yangon pour le retour ??
Comme le but c'est pas de faire un Pékin express non plus ...Sinon quel destination enlever 😕 Bagan , Lac inle (et est ce que sa vaut la peine d'aller en une seul journée au rocher d'or? ) ? Si vous avez d’autres idées d'itinéraire de 10 jours elles sont vraiment la bienvenue🙂 !
Encore une question est ce que vous penser que voyager à 7 ca va poser problème pour réserver les avions et les hôtels sur place en août ?
Merci d'avance pour vos réponses et avis !!!!
Je vais voyager avec 6 autre ami(e)s pour la première fois en Birmanie en août.
nous serons la bas pour 12 jours (10 jours plein).
Mon guide propose un trip en 11 jours qui me parais un peu trop ambitieux :
Yangon Mandalay Monywa Bagan Grotte de Pindaya Lac inle
En prenant que les bus et le bateau. Est ce que c'est envisageable même si on prend l'avion de Yangon à Mandalay et de Lac Inle - Yangon pour le retour ??
Comme le but c'est pas de faire un Pékin express non plus ...Sinon quel destination enlever 😕 Bagan , Lac inle (et est ce que sa vaut la peine d'aller en une seul journée au rocher d'or? ) ? Si vous avez d’autres idées d'itinéraire de 10 jours elles sont vraiment la bienvenue🙂 !
Encore une question est ce que vous penser que voyager à 7 ca va poser problème pour réserver les avions et les hôtels sur place en août ?
Merci d'avance pour vos réponses et avis !!!!
L'Équateur en deux semaines: intérêt de l'Amazonie? English translation pending
Je désire visiter l'Équateur en 2 semaines...
Ce sera en novembre, et je veux me concentrer sur la portion de Quito à Cuenca, quelques marches dans la nature et autres activités, mais pas de trekking avec dodo sous tente. J'ai le vaccin contre la fièvre jaune, donc j'aimerais le rendre utile et me laisser tenter par l'amazonie, moi qui adore la nature! Je me demande par contre si c'est vraiment satisfaisant comme aventure ? J'ai souvent entendu dire que dans cette dense nature, on n'y voit pas grand "vie"... Est-ce que ça vaut vraiment la peine? Moi je préfère voir de beaux oiseaux ( perroquets, quetzal et cie...), singes et mammifères bizarres, que des reptiles. J'ai lu que c'est surtout des reptiles que l'on voit en amazonie, est-ce vrai?
Finalement, l'amazonie vaut-elle la peine, ou en bordure de celle-ci, à moindre coût, kilomètres et fatigue il existe la possibilité d'admirer une nature toute aussi abondante en étant dans un secteur moins touristique ?
Ce sera en novembre, et je veux me concentrer sur la portion de Quito à Cuenca, quelques marches dans la nature et autres activités, mais pas de trekking avec dodo sous tente. J'ai le vaccin contre la fièvre jaune, donc j'aimerais le rendre utile et me laisser tenter par l'amazonie, moi qui adore la nature! Je me demande par contre si c'est vraiment satisfaisant comme aventure ? J'ai souvent entendu dire que dans cette dense nature, on n'y voit pas grand "vie"... Est-ce que ça vaut vraiment la peine? Moi je préfère voir de beaux oiseaux ( perroquets, quetzal et cie...), singes et mammifères bizarres, que des reptiles. J'ai lu que c'est surtout des reptiles que l'on voit en amazonie, est-ce vrai?
Finalement, l'amazonie vaut-elle la peine, ou en bordure de celle-ci, à moindre coût, kilomètres et fatigue il existe la possibilité d'admirer une nature toute aussi abondante en étant dans un secteur moins touristique ?
Budget aux Etats-Unis par mois? English translation pending
Bonjour ,
Enfin c'est décidé, je pars début septembre aux états-unis pour un road trip de deux mois et demi . traversée des états unis est / ouest et dernier mois new york / québec .
On est deux voir trois à partir et on pense louer une voiture. niveau logement : camping et quelques fois hôtel.
Pensez vous qu'il est mieux d'être en voiture ou d'utiliser le réseau de bus lorsqu'on est plusieurs ?
Arrivé en avion paris / new york et départ jusqu'a san fransico et ensuite avion de san fransisco jusqu' à new york pour le mois final avec new york, les lacs, chute du niagara et Quebéc .
çà fait un mois et demi pour traversée les états unis et un mois pour faire le nord est ? pensez vous que c'est réalisable etpensez vous qu'avec 1000 € par mois il est faisable de faire le voyage ?
Si vous avez des conseils sur les lieux à découvrie ou de nonnes adresses je suis preneur.
merci pour vos conseils
à bientôt
Simon
Enfin c'est décidé, je pars début septembre aux états-unis pour un road trip de deux mois et demi . traversée des états unis est / ouest et dernier mois new york / québec .
On est deux voir trois à partir et on pense louer une voiture. niveau logement : camping et quelques fois hôtel.
Pensez vous qu'il est mieux d'être en voiture ou d'utiliser le réseau de bus lorsqu'on est plusieurs ?
Arrivé en avion paris / new york et départ jusqu'a san fransico et ensuite avion de san fransisco jusqu' à new york pour le mois final avec new york, les lacs, chute du niagara et Quebéc .
çà fait un mois et demi pour traversée les états unis et un mois pour faire le nord est ? pensez vous que c'est réalisable etpensez vous qu'avec 1000 € par mois il est faisable de faire le voyage ?
Si vous avez des conseils sur les lieux à découvrie ou de nonnes adresses je suis preneur.
merci pour vos conseils
à bientôt
Simon
Où louer une voiture près d'un port d'escale: Limassol (Chypre), Rhodes...? English translation pending
Bonjour.
En escale 1 journée à RHODES et 1 journée à CHYPRE, je souhaite louer une voiture pour parcourir ces ïles qui ont l'air plus qu'agréables.
En fonction de votre expérience, pourriez-vous me dire où vous avez pu louer une voiture près du port et comment y aller s'il vous plait ?
Ayant déjà fait une escale à Rhodes, où je me suis contenté de visiter la vieille ville (splendide), je pense que ça ne devrait pas être trop difficile car le bateau est vraiment très près de la ville et que celle-ci ne semble pas immense, mais pour Limassol à Chypre, j'avoue n'avoir aucune idée d'où se situe le bateau par rapport à la ville, aussi je n'ai aucune idée de l'agence de location la plus proche !! La ville étant grande, je ne voudrai pas abandonner l'idée de cette location, si la quête du graal du chevalier de st-jean s'avère être trop galère..
Merci de votre aide.
Cette nouvelle discussion pourrait être enrichie par vos soins sur le même sujet mais concernant l'ensemble des ports d'escale de croisière...
jean-marc
Escales en Tunisie des croisières MSC English translation pending
Bonjour à tous,
Voici une info MSC concernant les escales en Tunisie :
http://www.msccroisieres.fr/fr_fr/A-propos-de-MSC-Croisieres/Nouvelles/Annulation-Escale-Tunisie.aspx
Voici une info MSC concernant les escales en Tunisie :
http://www.msccroisieres.fr/fr_fr/A-propos-de-MSC-Croisieres/Nouvelles/Annulation-Escale-Tunisie.aspx
Alerte Tsunami sur toute l'Asie du Sud-Est (11 mars 2011) English translation pending
Suite au tremblement de terre majeur a Sendai au Japon sur toute la zone jusqu'en Indonesie
Cherche trois lieux d'hébergements sur quinze jours à la Réunion English translation pending
Bonjour,
Nous partons à La Réunion du 7 au 20 Mai et comme conseillé sur les forums prévoyons de bouger à 3 endroits differents pour profiter au mieux de l'île , et éviter de faire trop de voiture.
nous aurons une voiture de location.
Quels seraient pour vous les 3 meilleurs endroits pour voir un maximum de choses sans trop faire de kilometres.
Nous sommes plus ballades que Mer, avec preference sur des randos d'une journée.
Merci d'avance pour vos réponses.
Dans quel sens visiter les parcs nationaux de l'Ouest américain? English translation pending
Slt à tous, nous partons presque 3 semaines du 16 avril au 4 mai pour l'ouest américain. Arrivant à L.A samedi soir, j'ai prévu visite dimanche et lundi de L.A, mardi Studios universales, départ mercredi matin pour Calico, puis Réserve Mojave pour arriver fin ap.midi L.V .nuit de mercredi + journée et nuit de jeudi à L.V . Vendredi matin je récupère un Camping-Car pour me faire les parcs. Je fais une boucle L.V to L.V. Je voudrait voir Zion, Bryce Canyon, Page avec Lake Powell, Arches Canyon, Monument Valley Navajo Tribal Park, le Grand Canyon, Antelope Canyon. Ensuite, de retour à L.V, je rendrai le CC pour récupérer une voiture cabriolet toit rigide et je partirai pour death Valley puis direction Yosemite ( si pas de neige ) et San Francisco .
Question : en faisant une boucle avec le CC de L.V à L.V, combien de jours me conseillez-vous ( j'avais pensé à 6 jours ) de réserver le CC pour visiter ces parcs et dans quel ordre me conseillez vous de les visiter ? Merci d'avance de vos conseils pour ceux qui l'ont déjà fait !
Transfert de matériel VTT sur cadre trek English translation pending
Salut à tous,
Je mets en italique la première partie où je raconte des choses inutiles, ceux qui ne s'intéressent qu'au technicités du matos, vous pouvez la sauter directement !
Tout dabord je voudrais dire bravo à cette communauté de voyageurs vélocipèdes que je découvre-ci et là sur internet car je suis bluffé du bon esprit qui s'en dégage, ça donne vraiment envie d'y participer ! Celà fait un peu plus d'un an que j'ai l'idée de partir en tête mais je me suis un peu foiré au dernier moment l'été passé et j'espère remédier à cela cette année. Entre temps j'ai quand même eu l'occasion de faire 3j (et oui juste un weekend rallongé haha!) en Irlande avec des vélos de trek de location. C'était d'ailleurs une très bonne solution, on avait payé 12€ par jour (c'était dégressif /jour donc sur 1semaine s'eut été encore moins cher !) pour des vélos FELT sortie la même année (photo pour ceux que ça intéresse: http://img842.imageshack.us/i/imgp4659.jpg/ ) assez satisfaisant malgré la fourche avant, avec saccoches (pas très étanche certes) et tout le matos nécessaire (le mec nous avais passé outils / chambres à air etc!). Je me suis toujours dit que si j'y retournai je ne m'embêterai pas à transporter mon matos, vu le prix supplémentaire pour le vélo en soute et l'encombrement...Mais bon, j'invalide ce dire si j'arrive à me faire un vélo du feu de dieu.
Oui parce que je viens à vous pour me présenter, mais aussi poser quelques questions!
Il faut que je me fournisse monture et matos avant cet été et je m'y prends assez tôt pour pas relouper le départ. J'ai un budget qui va de 500 à 1000€ mais celà comprends vélo, porte saccoche / saccoches, et matos varié pour le camping (je vais voir ce que je peux gratter ici et là hehe), donc c'est assez serré, mais, oui il y a un mais, j'ai ce VTT Lapierre TEAM de 2002 (je crois) au garage que j'ai très peu utilisé, et que j'espère donc exploiter au maximum par soucis d'économie pour le budget total. Il est équipé en shimano XT, et des v-brake donc ça sera parfait. (photo)
http://img233.imageshack.us/...4redimensionner.jpg/
Au départ je pensais partir sur du 700, parce que je fais pas mal de vélo en 700 (course et pignon fixe) et que j'aime bien avaler les kms, mais j'ai un peu changé d'avis parce que j'aurai certainement moins de problèmes pour transférer les pièces (je pense notamment au pédalier), et je me dis que c'est aussi bien pour le coté universel du 26"...ça m'évitera de changer de vélo pour mes futurs projets. De plus un proche qui fait pas mal de vélo m'affirme que je pourrai mettre des pneus de trek sans problème sur ce type de jante un peu large (je n'ai que ces photos et pas le détail, je suis à l'étranger en ce moment...), j'avoue que je n'y avais pas pensé en fait.
Je voulais me trouver un cadre en occasion mais la plupart des cadres trek qu'on trouve sont sloppé ou alors ils ont des tubes verticals très court et je suis grand. Mais surtout je craque un peu sur la géométrie du fameux Surly Long Haul Trucker: bien droite, qui me rappelle étrangement les anciens cadres courses / pistes qu'on retape et roule avec les copains.
Donc je pense me faire plaisir et je voulais votre avis:
Pensez vous que tout l'équipement de mon VTT Lapierre sera transposable sur un cadre surly Long Haul Trucker en 26"? Il est équipé en XT et en v-brake.
http://img233.imageshack.us/...4redimensionner.jpg/
- dérailleurs, freins et pédalier? Je pense qu'il n'y a aucun problème mais je préfère demander confirmation - potence? Il me semble que non, je vais devoir passer sur du a-head type comme certains le nomment? Vous auriez des idées particulière? sûrement une potence où l'on peut modifier la position - En ce qui concerne les roues pensez vous que mettre des pneu type trek (sûrement les marathons) soit une bonne idée? la jante ne risque pas d'être trop large?
Pour ce qui est des cassettes / plateaux je n'ai pas le détail avec moi en ce moment mais j'espère pouvoir les conserver aussi.
En ce qui concerne le cadre Surly Long Haul, j'ai lu quelque part que les tubes étaient un peu trop souple et qu'ils pliaient sacrément avec une bonne charge, des retours là dessus? C'est de l'acier donc je suppose que c'est normal.
Si j'arrive à tout récupérer ainsi je pourrai aussi me permettre de me prendre des tubus / ortlieb et j'aurai un sacré vélo sans dépasser le budget d'un pet. Je vais aussi me commander une brooks B17, elles sont à 50€ chez Cycles Salmon pour ceux que ça intéresse.
Voilà je risque d'avoir certaines questions dans les mois à venir, je me permettrai de salir mon propre topic !
Pour ce qui est du premier itinéraire rien n'est décidé, l'idée est de partir de Perpignan, pour le reste on verra en fonction des personnes qui m'accompagneront (ou pas).
Tout dabord je voudrais dire bravo à cette communauté de voyageurs vélocipèdes que je découvre-ci et là sur internet car je suis bluffé du bon esprit qui s'en dégage, ça donne vraiment envie d'y participer ! Celà fait un peu plus d'un an que j'ai l'idée de partir en tête mais je me suis un peu foiré au dernier moment l'été passé et j'espère remédier à cela cette année. Entre temps j'ai quand même eu l'occasion de faire 3j (et oui juste un weekend rallongé haha!) en Irlande avec des vélos de trek de location. C'était d'ailleurs une très bonne solution, on avait payé 12€ par jour (c'était dégressif /jour donc sur 1semaine s'eut été encore moins cher !) pour des vélos FELT sortie la même année (photo pour ceux que ça intéresse: http://img842.imageshack.us/i/imgp4659.jpg/ ) assez satisfaisant malgré la fourche avant, avec saccoches (pas très étanche certes) et tout le matos nécessaire (le mec nous avais passé outils / chambres à air etc!). Je me suis toujours dit que si j'y retournai je ne m'embêterai pas à transporter mon matos, vu le prix supplémentaire pour le vélo en soute et l'encombrement...Mais bon, j'invalide ce dire si j'arrive à me faire un vélo du feu de dieu.
Oui parce que je viens à vous pour me présenter, mais aussi poser quelques questions!
Il faut que je me fournisse monture et matos avant cet été et je m'y prends assez tôt pour pas relouper le départ. J'ai un budget qui va de 500 à 1000€ mais celà comprends vélo, porte saccoche / saccoches, et matos varié pour le camping (je vais voir ce que je peux gratter ici et là hehe), donc c'est assez serré, mais, oui il y a un mais, j'ai ce VTT Lapierre TEAM de 2002 (je crois) au garage que j'ai très peu utilisé, et que j'espère donc exploiter au maximum par soucis d'économie pour le budget total. Il est équipé en shimano XT, et des v-brake donc ça sera parfait. (photo)
http://img233.imageshack.us/...4redimensionner.jpg/
Au départ je pensais partir sur du 700, parce que je fais pas mal de vélo en 700 (course et pignon fixe) et que j'aime bien avaler les kms, mais j'ai un peu changé d'avis parce que j'aurai certainement moins de problèmes pour transférer les pièces (je pense notamment au pédalier), et je me dis que c'est aussi bien pour le coté universel du 26"...ça m'évitera de changer de vélo pour mes futurs projets. De plus un proche qui fait pas mal de vélo m'affirme que je pourrai mettre des pneus de trek sans problème sur ce type de jante un peu large (je n'ai que ces photos et pas le détail, je suis à l'étranger en ce moment...), j'avoue que je n'y avais pas pensé en fait.
Je voulais me trouver un cadre en occasion mais la plupart des cadres trek qu'on trouve sont sloppé ou alors ils ont des tubes verticals très court et je suis grand. Mais surtout je craque un peu sur la géométrie du fameux Surly Long Haul Trucker: bien droite, qui me rappelle étrangement les anciens cadres courses / pistes qu'on retape et roule avec les copains.
Donc je pense me faire plaisir et je voulais votre avis:
Pensez vous que tout l'équipement de mon VTT Lapierre sera transposable sur un cadre surly Long Haul Trucker en 26"? Il est équipé en XT et en v-brake.
http://img233.imageshack.us/...4redimensionner.jpg/
- dérailleurs, freins et pédalier? Je pense qu'il n'y a aucun problème mais je préfère demander confirmation - potence? Il me semble que non, je vais devoir passer sur du a-head type comme certains le nomment? Vous auriez des idées particulière? sûrement une potence où l'on peut modifier la position - En ce qui concerne les roues pensez vous que mettre des pneu type trek (sûrement les marathons) soit une bonne idée? la jante ne risque pas d'être trop large?
Pour ce qui est des cassettes / plateaux je n'ai pas le détail avec moi en ce moment mais j'espère pouvoir les conserver aussi.
En ce qui concerne le cadre Surly Long Haul, j'ai lu quelque part que les tubes étaient un peu trop souple et qu'ils pliaient sacrément avec une bonne charge, des retours là dessus? C'est de l'acier donc je suppose que c'est normal.
Si j'arrive à tout récupérer ainsi je pourrai aussi me permettre de me prendre des tubus / ortlieb et j'aurai un sacré vélo sans dépasser le budget d'un pet. Je vais aussi me commander une brooks B17, elles sont à 50€ chez Cycles Salmon pour ceux que ça intéresse.
Voilà je risque d'avoir certaines questions dans les mois à venir, je me permettrai de salir mon propre topic !
Pour ce qui est du premier itinéraire rien n'est décidé, l'idée est de partir de Perpignan, pour le reste on verra en fonction des personnes qui m'accompagneront (ou pas).
Voyage à Atlanta (États-Unis): temps de correspondance trop court (45 minutes) à Toronto! English translation pending
Bonjour/soir
Voila je vous explique mon soucis qui me perturbe quand même beaucoup...
Le 31 Mars prochain je pars pour Atlanta en Géorgie (États Unis) depuis Paris Charles de Gaulle, je fais une escale a Toronto (Canada) ou je vais devoir changer d'avion (les vols Paris-Toronto et Toronto-Atlanta sont tous les deux avec Air Canada) je pars avec ma soeur et nous avons fait la réservation de nos billets il y a deux semaines en passant par le site edreams (en faisant une recherche des meilleurs tarifs avec Jetcost, qui m'ont redirigé sur edreams pour l'achat) j'ai donc pris le meilleur tarif proposé par Air Canada a 382€ l'aller-retour par personne.
Jai eu mon inquiétude en voyant le temps que prends apparemment la correspondance a Toronto car je disposais que de 1h30 pour changer d'avion, mais il y a quelques jours en allant sur checkmytrip.com j'ai vu que mon vol a changer d'heure, je devais partir a 10h30 de Paris, et finalement je pars qu'a 11h20 alors j'étais même content car je dispose de plus de temps le matin, en revanche le gros soucis est que le temps de correspondance est passé a 45 MINUTES!!!
En faisant des recherches sur ce même forum j'avais lu que parfois 2h sont très justes, j'ai donc un ami qui a joint aujourd'hui Air Canada pour demander des explications, l'agent d'Air Canada lui a bien dit que 45 minutes ne seront jamais suffisantes et que je vais donc louper a coup sur mon vol!!!! Qu'il faut que je contacte edreams (et bonjour le numéro surtaxé) pour voir ce qu'ils peuvent faire car c'est chez eux que j'ai acheté le billet et non chez Air Canada directement... Apparemment il y a un vol a 16h40 au même prix qui pourrait me permettre d'avoir plus de temps (j'arrive a 13h15 a Toronto, j'ai le vol pour Atlanta a 14h) ... Dans toute cette histoire ce qui me stresse le plus c'est de me demander si, si je loupe mon vol a Toronto est-ce que Air Canada me mettra gratuitement sur le prochain vol de 16h40? Parce que vous êtes bien d'accord avec moi, ce serait vraiment dégueulasses de donner un temps pas suffisant pour que les gens loupent leurs vols et rachètent un billet, ce serait même une belle escroquerie et je n'ai pas vraiment les moyens de me permettre de payer un billet pour un vol raté par leur faute, je n'ai pas a payer en cas de ratage sachant que c'est eux qui fournissent un temps trop court, et je n'ai d'ailleurs même pas a louper mon vol... Je trouve que c'est un peu n'importe quoi... D'après l'agent d'Air Canada "Normalement" ils ne me font pas payer si je loupe le vol, mais "Cela dépend sur qui je tombe" rassurant....
Bref je voudrais donc savoir ce que vous pensez de tout ca, vos avis, si vous pensez que edreams peuvent changer quelque chose, car eux et Air Canada ne se gène pas pour changer les horaires (je prefere d'abord avoir vos avis car vu le prix de l'appel...) et si vous savez si oui ou non je suis dirigé gratuitement sur le prochain vol si je loupe l'avion... Car c'est très stressant, d'ailleurs pendant ce voyage de 10 jours je devais faire un petit aller-retour a Orlando 4 jours (puis retour a Atlanta pour repartir sur Paris car les retours Orlando-Paris étaient bien plus cher) mais ca me refroidit bien, parce que si les embrouilles commencent déjà avant même l'arriver a Atlanta... C'est mon premier voyage en dehors de l'Europe alors c'est stressant...
Je remercie d'avance les personnes qui prendront du temps pour lire et me répondre 🙂
Voila je vous explique mon soucis qui me perturbe quand même beaucoup...
Le 31 Mars prochain je pars pour Atlanta en Géorgie (États Unis) depuis Paris Charles de Gaulle, je fais une escale a Toronto (Canada) ou je vais devoir changer d'avion (les vols Paris-Toronto et Toronto-Atlanta sont tous les deux avec Air Canada) je pars avec ma soeur et nous avons fait la réservation de nos billets il y a deux semaines en passant par le site edreams (en faisant une recherche des meilleurs tarifs avec Jetcost, qui m'ont redirigé sur edreams pour l'achat) j'ai donc pris le meilleur tarif proposé par Air Canada a 382€ l'aller-retour par personne.
Jai eu mon inquiétude en voyant le temps que prends apparemment la correspondance a Toronto car je disposais que de 1h30 pour changer d'avion, mais il y a quelques jours en allant sur checkmytrip.com j'ai vu que mon vol a changer d'heure, je devais partir a 10h30 de Paris, et finalement je pars qu'a 11h20 alors j'étais même content car je dispose de plus de temps le matin, en revanche le gros soucis est que le temps de correspondance est passé a 45 MINUTES!!!
En faisant des recherches sur ce même forum j'avais lu que parfois 2h sont très justes, j'ai donc un ami qui a joint aujourd'hui Air Canada pour demander des explications, l'agent d'Air Canada lui a bien dit que 45 minutes ne seront jamais suffisantes et que je vais donc louper a coup sur mon vol!!!! Qu'il faut que je contacte edreams (et bonjour le numéro surtaxé) pour voir ce qu'ils peuvent faire car c'est chez eux que j'ai acheté le billet et non chez Air Canada directement... Apparemment il y a un vol a 16h40 au même prix qui pourrait me permettre d'avoir plus de temps (j'arrive a 13h15 a Toronto, j'ai le vol pour Atlanta a 14h) ... Dans toute cette histoire ce qui me stresse le plus c'est de me demander si, si je loupe mon vol a Toronto est-ce que Air Canada me mettra gratuitement sur le prochain vol de 16h40? Parce que vous êtes bien d'accord avec moi, ce serait vraiment dégueulasses de donner un temps pas suffisant pour que les gens loupent leurs vols et rachètent un billet, ce serait même une belle escroquerie et je n'ai pas vraiment les moyens de me permettre de payer un billet pour un vol raté par leur faute, je n'ai pas a payer en cas de ratage sachant que c'est eux qui fournissent un temps trop court, et je n'ai d'ailleurs même pas a louper mon vol... Je trouve que c'est un peu n'importe quoi... D'après l'agent d'Air Canada "Normalement" ils ne me font pas payer si je loupe le vol, mais "Cela dépend sur qui je tombe" rassurant....
Bref je voudrais donc savoir ce que vous pensez de tout ca, vos avis, si vous pensez que edreams peuvent changer quelque chose, car eux et Air Canada ne se gène pas pour changer les horaires (je prefere d'abord avoir vos avis car vu le prix de l'appel...) et si vous savez si oui ou non je suis dirigé gratuitement sur le prochain vol si je loupe l'avion... Car c'est très stressant, d'ailleurs pendant ce voyage de 10 jours je devais faire un petit aller-retour a Orlando 4 jours (puis retour a Atlanta pour repartir sur Paris car les retours Orlando-Paris étaient bien plus cher) mais ca me refroidit bien, parce que si les embrouilles commencent déjà avant même l'arriver a Atlanta... C'est mon premier voyage en dehors de l'Europe alors c'est stressant...
Je remercie d'avance les personnes qui prendront du temps pour lire et me répondre 🙂
Voyage de deux semaines au Costa Rica: auto ou autobus? English translation pending
Bonjour,
nous partons au costa-rica fin mars en couples(2) pour deux semaines, quelle est le meilleure moyen de transport pour visiter ce pays? auto ou autobus. location sur place a San josé ou jaco-beach? réservation avant de partir?
Merci 😉
nous partons au costa-rica fin mars en couples(2) pour deux semaines, quelle est le meilleure moyen de transport pour visiter ce pays? auto ou autobus. location sur place a San josé ou jaco-beach? réservation avant de partir?
Merci 😉
Croisière sur le Costa Mediterranea: séparation des balcons? English translation pending
Bonjour je fais une croisiere Antilles fin mars avec un autre couple. Nous avons nos cabine cote à cote avec balcon (cat B8) sur le pont 7.
Je voudrais savoir si le mur qui sépare les balcons s'ouvre, ce qui ferait l'impression d'un plus grand balcon.
Merci !
Je voudrais savoir si le mur qui sépare les balcons s'ouvre, ce qui ferait l'impression d'un plus grand balcon.
Merci !
Impressions sur mon voyage en Asie du Sud-Est: Bangkok English translation pending
Salut a tous je vous ecris de bangkok, je suis arrive hier, ici il fait chaud vraiment chaud mais je m attendait a pire,
J arrive donc a l aeroport, la je me suis dis "je suis pas chez moi", je decide de prendre le nouveau metr vers le centre ville, 45b. Arrive a la derniere station je cherche un taxi en levant le bras genre j ai l habitude, un taxi c arrete, super sympa le chauffeur, il parlait un peu anglais, j ai bien crie "meter please", resultat 60b pour la course je lui ai donne 100b (genre je suis riche), soit 145b pour aiport > city,
Je suis a Penpark place tout pres de kao san, 300b + fan, single room, share bathroom. voila je vais essayer de dormir dans 4h il sera 8h00 ici je commencerai a visiter un peu la ville. Voila pour l instant j essaierai de mettre a jour se post au court de mon voyage pour ceux que ca interesse. Salut a tous.
Haute saison à Phuket et fermeture des bars avançée English translation pending
Bonjour à tous,
je tenais à informé les voyageurs, que ces temps sur Phuket, la police surveille les bars de prêt, à 1h30 environ il font fermé et vider les bars🏴☠️. donc si vous voulez s'amuser il faudra avancé l'heure de l'apéro😉
Selon les sources locales, la raison serait la venue "d'un premier ministre"😇
Si quelqu'un a des infos sur le sujet, je suis preneur, car cela m'intrigue😊
je tenais à informé les voyageurs, que ces temps sur Phuket, la police surveille les bars de prêt, à 1h30 environ il font fermé et vider les bars🏴☠️. donc si vous voulez s'amuser il faudra avancé l'heure de l'apéro😉
Selon les sources locales, la raison serait la venue "d'un premier ministre"😇
Si quelqu'un a des infos sur le sujet, je suis preneur, car cela m'intrigue😊
Bus lac Atitlan - Flores? (Guatemala) English translation pending
hola !
je voudrais savoir si il existe une liaison en bus entre le lac atitlan et flores... ou si il faut revenir a antigua ou guatemala ciudade pour rejoindre cette destination ?
1 semaine, c'est suffisant pour visiter antigua, pacaya, lac atitlan ?
gracias, ciao !
je voudrais savoir si il existe une liaison en bus entre le lac atitlan et flores... ou si il faut revenir a antigua ou guatemala ciudade pour rejoindre cette destination ?
1 semaine, c'est suffisant pour visiter antigua, pacaya, lac atitlan ?
gracias, ciao !
Idées de visites et activités dans la région de Moab? (États-Unis) English translation pending
A la fin mars... on visitera enfin la région de Moab. On partira de Denver et on a 8 jours à passer dans la région.
L'objectif principal est Arches et on aimerait voir aussi Mesa Verde.
Si vous avez d'autres idées de sites à voir dans le coin ou dans la région de Denver, je suis preneuse.
L'objectif principal est Arches et on aimerait voir aussi Mesa Verde.
Si vous avez d'autres idées de sites à voir dans le coin ou dans la région de Denver, je suis preneuse.
Argent au Somaliland English translation pending
En l’absence d’ATM (DAB) et de vraies banques, il est nécessaire de fonctionner au cash durant votre séjour.
C’est le dollar (USD) qui est le « sésame ». L’euro n’a pas d’intérêt, ne se change pas en rue et ne se change pas non plus à un bon taux chez Dahabshiil, la société de transfert de fonds qui écrase le marché. Pas de Moneygram ni de Western Union, Dahabshiil est quasi la seule option.
Leurs agences (disséminées sur tout le territoire) ne sont pas des banques (au sens premier) mais assurent le change pour vos éventuels euros. Si vous avez planifié à l’avance de venir au Somaliland, il est préférable d’emporter avec vous des USD. Ils ne doivent pas être « nickel chrome » car ils servent aussi pour les paiements de la vie de tous les jours. Ils sont bien moins regardants qu’ailleurs où l’on vous scrute vos billets sous toutes les coutures…
S’il y a bien une expérience hallucinante au Somaliland, c’est bien de changer son argent en rue auprès d’un des innombrables changeurs du centre de la capitale.
Si on en croise dès Wajalee, ceux situés près du marché de l’or et de l’hôtel Oriental à Hargeisa sont bien plus impressionnants. Ils disposent en effet tous les billets en tas devant eux et apportent l’argent au matin avec …des brouettes ! Un peu logique alors que la plus grosse coupure qui ne fait que 500 SSL… Ils changent les dollars au taux est de 5500 pour 1 (novembre 2010)
Si vous revenez sur Jijiga et qu’il vous faut des EBR, vous avez tout intérêt à changer à Hargeisa. Le taux est de toute façon supérieur à celui que vous obtenez en Ethiopie.
Si vous ne venez au Somaliland qu’en coup de vent (style A-R depuis Jijiga avec une seule nuit sur place), vous ne devez pas nécessairement changer vos sous en SSL. Vous pouvez payer en EBR ou en USD (mais on vous rend généralement la différence en SSL)
Etant donné les coupures, tout le monde se ballade avec de grosses liasses. Prenez des mesures de bon sens (et évitez de prendre tout avec vous en soirée) mais il est inutile de devenir parano. N’oubliez pas que vous êtes au Somaliland, pas en Somalie !
Michel
C’est le dollar (USD) qui est le « sésame ». L’euro n’a pas d’intérêt, ne se change pas en rue et ne se change pas non plus à un bon taux chez Dahabshiil, la société de transfert de fonds qui écrase le marché. Pas de Moneygram ni de Western Union, Dahabshiil est quasi la seule option.
Leurs agences (disséminées sur tout le territoire) ne sont pas des banques (au sens premier) mais assurent le change pour vos éventuels euros. Si vous avez planifié à l’avance de venir au Somaliland, il est préférable d’emporter avec vous des USD. Ils ne doivent pas être « nickel chrome » car ils servent aussi pour les paiements de la vie de tous les jours. Ils sont bien moins regardants qu’ailleurs où l’on vous scrute vos billets sous toutes les coutures…
S’il y a bien une expérience hallucinante au Somaliland, c’est bien de changer son argent en rue auprès d’un des innombrables changeurs du centre de la capitale.
Si on en croise dès Wajalee, ceux situés près du marché de l’or et de l’hôtel Oriental à Hargeisa sont bien plus impressionnants. Ils disposent en effet tous les billets en tas devant eux et apportent l’argent au matin avec …des brouettes ! Un peu logique alors que la plus grosse coupure qui ne fait que 500 SSL… Ils changent les dollars au taux est de 5500 pour 1 (novembre 2010)
Si vous revenez sur Jijiga et qu’il vous faut des EBR, vous avez tout intérêt à changer à Hargeisa. Le taux est de toute façon supérieur à celui que vous obtenez en Ethiopie.
Si vous ne venez au Somaliland qu’en coup de vent (style A-R depuis Jijiga avec une seule nuit sur place), vous ne devez pas nécessairement changer vos sous en SSL. Vous pouvez payer en EBR ou en USD (mais on vous rend généralement la différence en SSL)
Etant donné les coupures, tout le monde se ballade avec de grosses liasses. Prenez des mesures de bon sens (et évitez de prendre tout avec vous en soirée) mais il est inutile de devenir parano. N’oubliez pas que vous êtes au Somaliland, pas en Somalie !
Michel
Tour d'Asie Centrale en camion d'avril 2011 à février 2012 English translation pending
Salut salut!!!
Depuis quelques temps, l'idée d'un voyage en cam's nous trotte dans la tête. Depuis septembre on a pris la décision de partir pour un an vers la Mongolie !!
Le départ se ferait vers le début avril 2011 pour un retour vers février 2012.
Voici le trajet envisagé, à partir de la Turquie. Avant on ferait 15 jrs dans les pays de l'est.
puis : Turquie, Géorgie, , Azerbaïdjan, (traversée de la Caspienne), Turkménistan, Ouzbékistan Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakstan, Russie (en transit), Mongolie, Russie, Kazakhstan, Russie et soit la Géorgie pour un retour par la Turquie (c'est le plan A) , ou bien l'Ukraine et les pays de l'est.
Comme n'importe lequel des voyages, sa demande un peu d'organisation et des fois c'est un peu dure de trouver des infos présises, donc nous faisons appel au voyageurs qui auraient fait un périple similaire ..
Voilou ou ont bloque pas mal : sur les visas (et surtt le visa russe), on va avoir quelques info par rapport à sa donc on vous transmettra tt sa puis sur l'état des routes et plus précisément au Tadjikistan et au Kirghizstan après le Turkménistan on souhaiterai passer par Douchanbé pour chopper le permis GBAO (véritable clé du paradis) qui nous permettrais d'empreinter la route du pamir : de douchambé on prendrai la M41 jusqu'à Khorog puis après grosse question, comment sont l'état des routes : 1 par la valée du chokh dara, ou bien la route qui longe la frontière Afghane (cette route ne craint pas trop pour dormir dans son cams ?), puis passer par mourgab et suivre la M41 jusqu'à Och au kirghistan..
voilou si des personne on fait cette route merci d'éclairer notre lanterne !
Merci d'avance Love&Light Mael et Jany
Depuis quelques temps, l'idée d'un voyage en cam's nous trotte dans la tête. Depuis septembre on a pris la décision de partir pour un an vers la Mongolie !!
Le départ se ferait vers le début avril 2011 pour un retour vers février 2012.
Voici le trajet envisagé, à partir de la Turquie. Avant on ferait 15 jrs dans les pays de l'est.
puis : Turquie, Géorgie, , Azerbaïdjan, (traversée de la Caspienne), Turkménistan, Ouzbékistan Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakstan, Russie (en transit), Mongolie, Russie, Kazakhstan, Russie et soit la Géorgie pour un retour par la Turquie (c'est le plan A) , ou bien l'Ukraine et les pays de l'est.
Comme n'importe lequel des voyages, sa demande un peu d'organisation et des fois c'est un peu dure de trouver des infos présises, donc nous faisons appel au voyageurs qui auraient fait un périple similaire ..
Voilou ou ont bloque pas mal : sur les visas (et surtt le visa russe), on va avoir quelques info par rapport à sa donc on vous transmettra tt sa puis sur l'état des routes et plus précisément au Tadjikistan et au Kirghizstan après le Turkménistan on souhaiterai passer par Douchanbé pour chopper le permis GBAO (véritable clé du paradis) qui nous permettrais d'empreinter la route du pamir : de douchambé on prendrai la M41 jusqu'à Khorog puis après grosse question, comment sont l'état des routes : 1 par la valée du chokh dara, ou bien la route qui longe la frontière Afghane (cette route ne craint pas trop pour dormir dans son cams ?), puis passer par mourgab et suivre la M41 jusqu'à Och au kirghistan..
voilou si des personne on fait cette route merci d'éclairer notre lanterne !
Merci d'avance Love&Light Mael et Jany
Circuit de vingt jours dans l'Ouest américain en août 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
Ca y est nous nous sommes décidés pour ce grand voyage qui nous fera découvrir l'ouest américain du 30 juillet au 19 août 2011.
Nous partons à 2 couples de 4 adultes 4 ados (17,16,14 et 13 ans) et 1 enfants de 10 ans. Nous louons 2 voitures.
Nous avons établi un parcours dont j'espère vous nous donnerez votre avis :
30/07 : arrivée LA dans la soirée
31/07 : visite LA (Hollywood Bdl, beverly hills ...)
01/08 : Universal studio pour les enfants
02/08 : départ Las Vegas
03/08 : Las Vegas
04/08 : départ Grand Canyon , nuit GC
05/08 : Page - lac powel, 2 nuits pour visiter antelope canyon et profiter du lac
06/08 : Page
07/08 : monument valley : 1 nuit
08/08 : Moab : 1 nuit
09/08 : Bryce canyon : 1 nuit
10/08 : Zion - Las Vegas : nuit à Las Vegas
11/08 : death Valley
12/08 : nuit à Lone pine
13/08 : Yosemite
14/08 : yosemite
15/08 : départ SF
16/08 : SF
17/08 : SF
18/08 : depart pour LA, nuit sur la côte (ne sais pas où serait le mieux)
19/08 : retour France
Qu'en pensez-vous ? n'est-ce pas trop fatigant pour les enfants au niveau du temps de route entre chaque étape, cela ne sera pas trop long ? Est-ce bien judicieux de retourner à LA ? ou bien partir le 29 au lieu du 30/07 pour ajouter une journée.
Est-ce possible de faire Death Valley - Yosemite en une fois pour gagner une nuit ?
Si vous avez des modifications à apporter, n'hésitez pas.
En ce qui concerne les billets d'avion, les prix n'ont guère variés depuis début octobre, nous sommes toujours aux alentours de 1150 - 1200 € les billets, j'ai appelé Go voyage, ils m'ont dit que c'était trop tôt et que les prix négociés seraient au mois de janvier. Que dois-je faire ?
Merci de vos conseils.
Svalbard, terre polaire English translation pending
Bonjour à tous,

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!
Classes Affaires et Première (suite) English translation pending
Pour continuer ce sujet, vos TR, vos impressions et vos critiques sont appréciés sur n'importe quelle compagnie qui vole dans le monde!
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Bonsoir mon épouse va accoucher au Cameroun a Douala , Je suis en France que faire de mon coté ? - dois-je aller a ma Mairie faire une reconnaissance ? si oui les papiers seront il accepté au Cameroun et le delai pour qu'il vienne avec mon epouse ?
Comment voyager le Honduras et la Bolivie en quatre mois? English translation pending
Bonjour à tous,
je souhaite me rendre au Honduras en septembre / octobre puis en Bolivie en novembre / décembre, et enfin rentré en France pour les fêtes... Auriez vous des conseils pour les billets d'avion (compagnie, agence ?) ou les modes de déplacement à choisir ? Un billet tour du monde est-il rentable ? Fr-Hondu puis Hondu-Bol puis Bol-Fr Faire 3 Aller simples est ce mieux ? Puis je prendre un billet aller retour de pays différents : FR-Hondu retour Bolivie-FR... ? Est-il possible de traverser du Honduras à la Bolivie sans prendre l'avion ?
Cela fait beaucoup de questions, mais j'avais prévu d'aller en Bolivie, et une amie au Honduras veut me faire changer mes itinéraires.....
merci à vous
raphael
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Cela fait beaucoup de questions, mais j'avais prévu d'aller en Bolivie, et une amie au Honduras veut me faire changer mes itinéraires.....
merci à vous
raphael