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Oserai-je demander qui va aux Etats-Unis en juin 2009? English translation pending
Ben oui, j'ose 😎😎😎😎
En espérant que j'arrive à concrétiser cette fois !! 🤪🙂
Voyage aux États-Unis du 30 juin au 30 juillet 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
nous allons partir du 30 juin au 30 juillet aux États unis à 4. Nous avons déjà réservé un vol Londres New york aller retour pour 380 euros.
La bas, nous comptons passer environ 7 jours à new york, environ 5 jours sur San Francisco puis louer une voiture pour le temps restant pour faire une petite virée dans l'ouest aller à vegas se balader et visiter peut être quelques parcs remonter le plus haut possible peut être jusqu'au Montana et revenir à San francisco pour repartir à New York et rentrer.
On doit aller à San francisco car un participant tient absolument à y aller.
Notre budget est de 2000 euros voire 3000 euros au grand max par personne en comptant tout, on compte être assez économe et ne pas beaucoup dépenser.
Pour aller a san francisco, on compte prendre un vol aller retour à peu près du 5 juillet au 27 juillet ce qui nous couterait à priori dans les 280 - 300 euros.
On a donc plusieurs questions pour ce voyage et ce serait sympa si on pouvait avoir quelques conseils. On doit dormir sur new york et san francisco quelques jours est ce que certains connaissent des bons plans? pour se déplacer sur ces deux villes quel est le plus simple et le moins cher (le métro sur NY?) Des endroits à ne pas manquer sur ces deux villes? pour notre virée dans l'ouest qu'est il possible de faire sachant qu'on ne prévoie pas de faire un plan précis mettre sans doute quelques étapes et y aller à l'improvisation. Dormir ou on peut nous branche pas mal. Serait il plus intéressant de prendre un aller simple pour san francisco et de repartir d'ailleurs vers NY? pour la location de la voiture de 15 - 16 jours pour le moment on se pose quelques questions un de nous quatre aura 25 ans et deux ans de permis pour le reste deux ans de permis mais 22 ans. Si on prend un conducteur supplémentaire de moins de 25 ans qu'aura t'on comme surtaxe? Est ce nécessaire de prendre un conducteur supplémentaire? Quel type de voiture prendre? Ou louer la voiture sur SF à l'aeroport ou ailleurs?
Tout n'est pas défini auriez vous des suggestions sur l'itinéraire ou les durées sur new york ou SF? on peut s'adapter, on est juste obligé d'aller à NY et SF car ce sont deux points ou l'on veut aller absolument.
On a encore le temps mais on essaie surtout de définir les grandes lignes pour le reste on se débrouillera. On est à l'écoute de tout bon plan ou remarque.
Merci pour vos réponses
Notre budget est de 2000 euros voire 3000 euros au grand max par personne en comptant tout, on compte être assez économe et ne pas beaucoup dépenser.
Pour aller a san francisco, on compte prendre un vol aller retour à peu près du 5 juillet au 27 juillet ce qui nous couterait à priori dans les 280 - 300 euros.
On a donc plusieurs questions pour ce voyage et ce serait sympa si on pouvait avoir quelques conseils. On doit dormir sur new york et san francisco quelques jours est ce que certains connaissent des bons plans? pour se déplacer sur ces deux villes quel est le plus simple et le moins cher (le métro sur NY?) Des endroits à ne pas manquer sur ces deux villes? pour notre virée dans l'ouest qu'est il possible de faire sachant qu'on ne prévoie pas de faire un plan précis mettre sans doute quelques étapes et y aller à l'improvisation. Dormir ou on peut nous branche pas mal. Serait il plus intéressant de prendre un aller simple pour san francisco et de repartir d'ailleurs vers NY? pour la location de la voiture de 15 - 16 jours pour le moment on se pose quelques questions un de nous quatre aura 25 ans et deux ans de permis pour le reste deux ans de permis mais 22 ans. Si on prend un conducteur supplémentaire de moins de 25 ans qu'aura t'on comme surtaxe? Est ce nécessaire de prendre un conducteur supplémentaire? Quel type de voiture prendre? Ou louer la voiture sur SF à l'aeroport ou ailleurs?
Tout n'est pas défini auriez vous des suggestions sur l'itinéraire ou les durées sur new york ou SF? on peut s'adapter, on est juste obligé d'aller à NY et SF car ce sont deux points ou l'on veut aller absolument.
On a encore le temps mais on essaie surtout de définir les grandes lignes pour le reste on se débrouillera. On est à l'écoute de tout bon plan ou remarque.
Merci pour vos réponses
Préparation de voyage: trente-six jours dans l'Ouest américain English translation pending
salut à tous !!!
voila apres avoir fait un petit tour du Québec pendant un mois, je prepare notre futur voyage pour l'ouest americain.... C'est un peu plus compliqué car je ne connais pas beaucoup (j'y suis allée une fois en 98 ... 🤪)
voila un descritpif du voyage du 6 sept au 11 octobre 2008 :
J 1 : Paris ==> San Francisco arrivée vers 12h30 aeroport, prise de la voiture etc... hotel Adelaide (pas d'info mais bien situé apparement !! ) J 2 : San Francisco J 3 : San Francisco J 4 : San Francisco J 5 : San Francisco ==> Yosemite Park J 6 : Yosemite Park et visite de Mono Lake et Bodie J 7 : Yosemite Park J 8 : Yosemite Park ==> Sequoia Park J 9 : Sequoia Park ==> Death Valley hotel Furnace creek ranch ou Stovepipe wells village ??? J 10: Death Valley ==> Las Vegas hotel Excalibur J 11: Las Vegas J 12: Las Vegas ==> Zion avec passage à Valley of Fire camping watchman campgroung J 13: Zion ==> Bryce Canyon J 14: Bryce Canyon ==> Capitol Reef camping thousand lakes RV park J 15: Capitol Reef ==> Salt lake city J 16 : Salt lake city ==> Grand Teton J 17 : Grand Teton ==> Yellowstone Park J 18 : Yellowstone Park J 19 : Yellowstone Park J 20 : Yellowstone Park J 21 : Yellowstone Park J 22 : Yellowstone Park ==> Flaming gorge (juste pour dormir.... ) J 23 : Flaming gorge ==> Moab avec arret à Dead Horse J 24 : Visite Arches J 25 : visite Canyonlands J 26 : Moab ==> Monument Valley camping goulding's monument valley J 27 : Monument Valley ( activités souhaitées : rando cheval + balade 4X4 ) J 28 : Monument Valley ==> Lake Powell J 29 : decouverte Lake Powell et Antelope Canyons visite de antelope vers 12h + aprem bateau sur le lac J 30 : Lake Powell ==> Grand Canyon camping mather campgroung J 31 : Grand Canyon (activité : survol en hélico ) J 32 : Grand Canyon ==> Joshua Tree J 33 : Joshua Tree ==> Los Angeles J 34 : Los Angeles (journée à Universal Studio) J 35 : Los Angeles ( balade à Hollywood, et les plages Venice beach.... Santa monica...) J 36 : Los angeles avion vers 18H30 (rendre la voiture à l'aeroport + 3 h avant pour enregistrement) j 37 : arrivée Paris vers 14h
voila en gros le planing.... le plus gros se fera au max en camping pour economiser, nous n'acheterons pas une tente decathlon 3sec (l'agent à air france me l'a decoseillé) mais bon ya des tentes rapide à monter maintenant on va prendre de bon sac de couchage au vieux campeur (on prevoit les futur voyage) max -15° on achetra la glaciere ou frigo ainsi que le rechaud sur place (par contre cela signifie que on les laisse avant de partir ?? )
pour le moment j'ai beaucoup de mal a trouver des hotels à San Francisco et surtout Los Angeles
l'hotel Adelaide à SF m'a l'air bien situé pas trop loin de Union square, il a un parking (payant) c'est comme une aubege de jeunesse avec chambre double et donc prix apparement de 60 dollar environ la nuit + taxes
entre Yosemite et Death Valley je souhaite passer par Sequoia park mais apparement cela fait faire un détour (j'ai commandé l'atlas michelin USA mais pas encore reçu ... alors je ne m'en rend pas compte)
quel est entre les deux logement proposés à Death Valley le mieux situé et le plus "sympa" ?
si vous avez de bonnes adresses pour se loger et des avis sur les camping je suis preneuse 🙂
nous allons prendre les billets avec Air France, deja parce que je souhaite des vols directs et ensuite parce que nous avons la carte flying blue... j'ai trouvé un A/R à 800 euros par personne ?? correct ou pas ?? en sachant que le prix est plus elevé puisque nous restons plus d'un mois sur place.
ensuite j'hesite entre louer la voiture chez Alamo et Hertz dans les 2 cas tout à l'air bien, moins cher chez Hertz (avec les meme assurances mais pas le plein au retour chez alamo c l'assurance gold il me semble) mais le mec me dit qu'il n'y a pas de supp 2eme conducteur mais ce ne sera pas precisé sur le contrat !! 😐 etrange non ?? nous allond finalement louer une voiture classique intermediaire en 2 portes ... ou faut il obligatoirement un 4X4 ???
que pensez vous sincerement de mon itineraire ???
ps : merci à mlefevre, grisemote et marolo pour leurs reponses en MP ... et aussi pour les circuits qui sont une precieuse aide 😉
voila apres avoir fait un petit tour du Québec pendant un mois, je prepare notre futur voyage pour l'ouest americain.... C'est un peu plus compliqué car je ne connais pas beaucoup (j'y suis allée une fois en 98 ... 🤪)
voila un descritpif du voyage du 6 sept au 11 octobre 2008 :
J 1 : Paris ==> San Francisco arrivée vers 12h30 aeroport, prise de la voiture etc... hotel Adelaide (pas d'info mais bien situé apparement !! ) J 2 : San Francisco J 3 : San Francisco J 4 : San Francisco J 5 : San Francisco ==> Yosemite Park J 6 : Yosemite Park et visite de Mono Lake et Bodie J 7 : Yosemite Park J 8 : Yosemite Park ==> Sequoia Park J 9 : Sequoia Park ==> Death Valley hotel Furnace creek ranch ou Stovepipe wells village ??? J 10: Death Valley ==> Las Vegas hotel Excalibur J 11: Las Vegas J 12: Las Vegas ==> Zion avec passage à Valley of Fire camping watchman campgroung J 13: Zion ==> Bryce Canyon J 14: Bryce Canyon ==> Capitol Reef camping thousand lakes RV park J 15: Capitol Reef ==> Salt lake city J 16 : Salt lake city ==> Grand Teton J 17 : Grand Teton ==> Yellowstone Park J 18 : Yellowstone Park J 19 : Yellowstone Park J 20 : Yellowstone Park J 21 : Yellowstone Park J 22 : Yellowstone Park ==> Flaming gorge (juste pour dormir.... ) J 23 : Flaming gorge ==> Moab avec arret à Dead Horse J 24 : Visite Arches J 25 : visite Canyonlands J 26 : Moab ==> Monument Valley camping goulding's monument valley J 27 : Monument Valley ( activités souhaitées : rando cheval + balade 4X4 ) J 28 : Monument Valley ==> Lake Powell J 29 : decouverte Lake Powell et Antelope Canyons visite de antelope vers 12h + aprem bateau sur le lac J 30 : Lake Powell ==> Grand Canyon camping mather campgroung J 31 : Grand Canyon (activité : survol en hélico ) J 32 : Grand Canyon ==> Joshua Tree J 33 : Joshua Tree ==> Los Angeles J 34 : Los Angeles (journée à Universal Studio) J 35 : Los Angeles ( balade à Hollywood, et les plages Venice beach.... Santa monica...) J 36 : Los angeles avion vers 18H30 (rendre la voiture à l'aeroport + 3 h avant pour enregistrement) j 37 : arrivée Paris vers 14h
voila en gros le planing.... le plus gros se fera au max en camping pour economiser, nous n'acheterons pas une tente decathlon 3sec (l'agent à air france me l'a decoseillé) mais bon ya des tentes rapide à monter maintenant on va prendre de bon sac de couchage au vieux campeur (on prevoit les futur voyage) max -15° on achetra la glaciere ou frigo ainsi que le rechaud sur place (par contre cela signifie que on les laisse avant de partir ?? )
pour le moment j'ai beaucoup de mal a trouver des hotels à San Francisco et surtout Los Angeles
l'hotel Adelaide à SF m'a l'air bien situé pas trop loin de Union square, il a un parking (payant) c'est comme une aubege de jeunesse avec chambre double et donc prix apparement de 60 dollar environ la nuit + taxes
entre Yosemite et Death Valley je souhaite passer par Sequoia park mais apparement cela fait faire un détour (j'ai commandé l'atlas michelin USA mais pas encore reçu ... alors je ne m'en rend pas compte)
quel est entre les deux logement proposés à Death Valley le mieux situé et le plus "sympa" ?
si vous avez de bonnes adresses pour se loger et des avis sur les camping je suis preneuse 🙂
nous allons prendre les billets avec Air France, deja parce que je souhaite des vols directs et ensuite parce que nous avons la carte flying blue... j'ai trouvé un A/R à 800 euros par personne ?? correct ou pas ?? en sachant que le prix est plus elevé puisque nous restons plus d'un mois sur place.
ensuite j'hesite entre louer la voiture chez Alamo et Hertz dans les 2 cas tout à l'air bien, moins cher chez Hertz (avec les meme assurances mais pas le plein au retour chez alamo c l'assurance gold il me semble) mais le mec me dit qu'il n'y a pas de supp 2eme conducteur mais ce ne sera pas precisé sur le contrat !! 😐 etrange non ?? nous allond finalement louer une voiture classique intermediaire en 2 portes ... ou faut il obligatoirement un 4X4 ???
que pensez vous sincerement de mon itineraire ???
ps : merci à mlefevre, grisemote et marolo pour leurs reponses en MP ... et aussi pour les circuits qui sont une precieuse aide 😉
Ouest des Etats-Unis autre que les sites habituels? English translation pending
Hello,
Je suis déjà partie deux fois dans l'ouest américain. La première fois, on a fait le circuit classique : SF -> Yosemite -> Death Valley -> LV -> Zion -> Bryce -> Page -> Monument Valley -> Grand Canyon -> LA La seconde le circuit était plus centré sur la californie : LV -> Mojave -> Joshua Tree -> Palm Springs...
Nous souhaiterions refaire un périple dans l'ouest pour englober ce qu'on a pas vu et ce qui reste à faire (je sais c'est large!!;-)
Nous aimerions notamment voir Yellowstone, Canyonlands, Moab, ou plus vers l'est (Santa fe, nouveau mexique, texas...)
Qu'est-ce qui est faisable vu qu'on dispose d'environ trois semaines? Et quels sont les sites connus ou moins connus à faire dans l'est de l'ouest? (je sais pas si je suis claire!;-) Cad au dessus et/ou à droite de la ligne Monument Valley-Bryce J'avais pas mal potassé la californie mais j'avoue que je connais beaucoup moins les sites et les distances dans cette région là...
merci!
Je suis déjà partie deux fois dans l'ouest américain. La première fois, on a fait le circuit classique : SF -> Yosemite -> Death Valley -> LV -> Zion -> Bryce -> Page -> Monument Valley -> Grand Canyon -> LA La seconde le circuit était plus centré sur la californie : LV -> Mojave -> Joshua Tree -> Palm Springs...
Nous souhaiterions refaire un périple dans l'ouest pour englober ce qu'on a pas vu et ce qui reste à faire (je sais c'est large!!;-)
Nous aimerions notamment voir Yellowstone, Canyonlands, Moab, ou plus vers l'est (Santa fe, nouveau mexique, texas...)
Qu'est-ce qui est faisable vu qu'on dispose d'environ trois semaines? Et quels sont les sites connus ou moins connus à faire dans l'est de l'ouest? (je sais pas si je suis claire!;-) Cad au dessus et/ou à droite de la ligne Monument Valley-Bryce J'avais pas mal potassé la californie mais j'avoue que je connais beaucoup moins les sites et les distances dans cette région là...
merci!
Une heure 20 minutes à Minneapolis: délai d'escale suffisant? English translation pending
Bonjour a tous , je voudrais avoir vos avis concernant mon vol pour destination de Phoenix .
Le retour est en vol direct donc pas de probleme.
La question : Est-ce que la durée de lescale n'est pas trop courte pour le changement d'avion a Minneapolis ( 1h20 ) ?? On voudrais bien sur ne pas rater l'avion.
Mardi 24 mai 2016 AF7282 - Economy 07:17 Lille, Lille Europe Gare TGV (XDB), FRANCE - Terminal Heure Limite d'Enregistrement : 07:02 08:14 Paris, Charles de Gaulle (CDG), FRANCE
Effectué par : S.N.C.F Appareil : Train Repas à bord : Tarif : Temps de vol: 00h57, sans escale Franchise : 1 bagages par passager
Mardi 24 mai 2016 AF9300 - Economy 10:35 Paris, Charles de Gaulle (CDG), FRANCE - Terminal Heure Limite d'Enregistrement : 09:35 12:55 Minneapolis, Saint Paul International (MSP), Etats Unis
Effectué par : Delta Appareil : Airbus A330-300 Repas à bord : Tarif : Temps de vol: 09h20, sans escale Franchise : 1 bagages par passager
Mardi 24 mai 2016 AF3090 - Economy 14:15 Minneapolis, Saint Paul International (MSP), Etats Unis - Terminal Heure Limite d'Enregistrement : 15:28 Phoenix, Sky Harbor International (PHX), Etats Unis
Effectué par : Delta Appareil : M90 Repas à bord : Tarif : Temps de vol: 03h13, sans escale Franchise : 1 bagages par passager
Votre vol : San Francisco - Lille
Mardi 7 juin 2016 AF085 - Economy 21:05 San Francisco, International Airport (SFO), Etats Unis - Terminal Heure Limite d'Enregistrement : 20:05 16:45 Paris, Charles de Gaulle (CDG), FRANCE
Effectué par : Air France Appareil : Boeing 777-200 Repas à bord : Tarif : Temps de vol: 10h40, sans escale Franchise : 1 bagages par passager
Mercredi 8 juin 2016 AF7229 - Economy 19:07 Paris, Charles de Gaulle (CDG), FRANCE - Terminal Heure Limite d'Enregistrement : 18:52 19:56 Lille, Lille Europe Gare TGV (XDB), FRANCE
Effectué par : S.N.C.F Appareil : Train Repas à bord : Tarif :
Temps de vol: 00h49, s Franchise : 1 bagages par passager
J'ai contacté air France mais j'ai eu plusieurs avis différents , nous c'est notre premier voyage et donc vous nous direz ce que vous en pensez par rapport a vos experience .
Merci a tous d'avance.
Mardi 24 mai 2016 AF7282 - Economy 07:17 Lille, Lille Europe Gare TGV (XDB), FRANCE - Terminal Heure Limite d'Enregistrement : 07:02 08:14 Paris, Charles de Gaulle (CDG), FRANCE
Effectué par : S.N.C.F Appareil : Train Repas à bord : Tarif : Temps de vol: 00h57, sans escale Franchise : 1 bagages par passager
Mardi 24 mai 2016 AF9300 - Economy 10:35 Paris, Charles de Gaulle (CDG), FRANCE - Terminal Heure Limite d'Enregistrement : 09:35 12:55 Minneapolis, Saint Paul International (MSP), Etats Unis
Effectué par : Delta Appareil : Airbus A330-300 Repas à bord : Tarif : Temps de vol: 09h20, sans escale Franchise : 1 bagages par passager
Mardi 24 mai 2016 AF3090 - Economy 14:15 Minneapolis, Saint Paul International (MSP), Etats Unis - Terminal Heure Limite d'Enregistrement : 15:28 Phoenix, Sky Harbor International (PHX), Etats Unis
Effectué par : Delta Appareil : M90 Repas à bord : Tarif : Temps de vol: 03h13, sans escale Franchise : 1 bagages par passager
Votre vol : San Francisco - Lille
Mardi 7 juin 2016 AF085 - Economy 21:05 San Francisco, International Airport (SFO), Etats Unis - Terminal Heure Limite d'Enregistrement : 20:05 16:45 Paris, Charles de Gaulle (CDG), FRANCE
Effectué par : Air France Appareil : Boeing 777-200 Repas à bord : Tarif : Temps de vol: 10h40, sans escale Franchise : 1 bagages par passager
Mercredi 8 juin 2016 AF7229 - Economy 19:07 Paris, Charles de Gaulle (CDG), FRANCE - Terminal Heure Limite d'Enregistrement : 18:52 19:56 Lille, Lille Europe Gare TGV (XDB), FRANCE
Effectué par : S.N.C.F Appareil : Train Repas à bord : Tarif :
Temps de vol: 00h49, s Franchise : 1 bagages par passager
J'ai contacté air France mais j'ai eu plusieurs avis différents , nous c'est notre premier voyage et donc vous nous direz ce que vous en pensez par rapport a vos experience .
Merci a tous d'avance.
Site et blog photo English translation pending
Bonsoir,
Je suis inscrit sur ce forum depuis 1 an et demi, et j'ai toujours passé beaucoup de temps à lire les récits des autres membres. Aujourd'hui je vais essayer d'apporter ma petite contribution.
Tout d'abord, je tiens à remercier Marie Lefevre (mlefevre), Philippe Schuler (Sedonax) et Thierry Lagarde (wavemaster) car c'est grâce à leurs récits que j'ai pu préparer mes 2 voyages dans l'ouest américain.
En attendant de mettre en ligne 2 ou 3 récits de voyage, voici mes 2 sites: - le site de photos: www.damiendelord.com/photography/ - le blog que je viens de débuter: www.damiendelord.com/blog/
En attendant de mettre en ligne 2 ou 3 récits de voyage, voici mes 2 sites: - le site de photos: www.damiendelord.com/photography/ - le blog que je viens de débuter: www.damiendelord.com/blog/
Utah: Escalante - Grand Staircase et? English translation pending
Mon fils et son épouse vont partir dans l'Ouest pour 6 semaines en mai.
Ils désirent s'arrête à Caynon Point à l'hôtel Amangiri pour fêter leurs 25 ans de mariage.
Est-ce nos valeureux spartiates, sedonax et autres voyageurs fous de l'Ouest connaissent cet hôtel où ils comptent passer 3, voire 4 nuits, est-ce trop (grand stairecase, escalante et ?).
Ce sont des sportifs aguerris, 6/7 h de marche ne leur font pas peur et ils auront un 4x4, un vrai comme le dit si souvent Sedonax.
Je profite de ce nouveau post pour vous souhaiter
DES JOYEUSES FETES ET UNE BONNE ANNEE 2011
et vous remercier toutes et tous de vos contributions lors de nos voyages dans l'Ouest.
Revil
Ils arriveront de Page où ils feront CBS et avec de la chance CBN.
Ils désirent s'arrête à Caynon Point à l'hôtel Amangiri pour fêter leurs 25 ans de mariage.
Est-ce nos valeureux spartiates, sedonax et autres voyageurs fous de l'Ouest connaissent cet hôtel où ils comptent passer 3, voire 4 nuits, est-ce trop (grand stairecase, escalante et ?).
Ce sont des sportifs aguerris, 6/7 h de marche ne leur font pas peur et ils auront un 4x4, un vrai comme le dit si souvent Sedonax.
Je profite de ce nouveau post pour vous souhaiter
DES JOYEUSES FETES ET UNE BONNE ANNEE 2011
et vous remercier toutes et tous de vos contributions lors de nos voyages dans l'Ouest.
Revil
Ils arriveront de Page où ils feront CBS et avec de la chance CBN.
Paria Outpost pour visiter CBS et White Pocket (Etats-Unis) English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage cet été d'aller visiter CBS et White Pocket.
Etant donné les difficultés d'accès, je pense peut être faire appel à Paria Outpost.
Ceux qui ont tenté l'expérience peuvent-ils me faire part de leurs observations et me donner quelques conseils ?
Y a -t-il d'autres outfitters valables pour une telle excursion ?
Merci à tous,
Jean Michel.
J'envisage cet été d'aller visiter CBS et White Pocket.
Etant donné les difficultés d'accès, je pense peut être faire appel à Paria Outpost.
Ceux qui ont tenté l'expérience peuvent-ils me faire part de leurs observations et me donner quelques conseils ?
Y a -t-il d'autres outfitters valables pour une telle excursion ?
Merci à tous,
Jean Michel.
Neon Canyon et Golden Cathedral (États-Unis) English translation pending
Bonsoir à tous,
Je prépare 1 rando et pas la moindre à mon goût et comme j'ai vraiment envie d'y parvenir et bien j'essaie de mettre toutes les chances de notre côté On prévoit de la faire le 2 juin et je voudrais savoir si l'Escalante River est traversable à cette saison et peut-être présente -t-elle des difficultés certaines années aux mêmes dates Bien sûr nous ne manquerons pas d'aller nous renseigner au BLM d'Escalante avant de nous lancer dans cette aventure Je voudrais juste savoir si les maillots voire le bout du menton risquent d'être trempés ou non - je dis bien le 2 juin Pour ceux qui connaîssent bien ce haut lieu on aimerait éviter l'attaque des Deer fly dans le Fence Canyon et passer donc par le Mesa J'ai flanché sur le sujet virtuellement cartes et sites et j'aimerai me faire 1 idée approximative du trail Le dôme arrondi servant de repère que l'on voit sur des photos dont la dernière visualisée - celle de Thierry MAGNIFIQUE et superbes clichés- bravo Thierry . N'oublier pas d'y jeter les 2 yeux !! http://www.ouestusa.fr/portfolios/2008_2/index.html
Je t'emprunte ta photo, Thierry en esperant que tu n'y verras aucune objection
Le passage d'accès vers neon canyon se fait bien à gauche du dôme du 1er plan ? Vous pouvez me con ou infirmer ce propos et correpond-il au dome colorié en noir sur le Mapsource
J'ai également visionné 1 vidéo Savez-vous si les photos prises correpondent à l'avancée de la rando par le Slickrock http://fr.youtube.com/watch?v=uhJlQfJKRoM
Et repéré 1 site http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_goldencathedral.htm Les Waypoints sont-ils corrects ?
Je vous remercie d'avoir lu ce message jusqu'à la fin et vous suis reconnaissante d'y répondre si vous savez, bien entendu
Bonne fin de soirée et de Week-End
Laurence
Je prépare 1 rando et pas la moindre à mon goût et comme j'ai vraiment envie d'y parvenir et bien j'essaie de mettre toutes les chances de notre côté On prévoit de la faire le 2 juin et je voudrais savoir si l'Escalante River est traversable à cette saison et peut-être présente -t-elle des difficultés certaines années aux mêmes dates Bien sûr nous ne manquerons pas d'aller nous renseigner au BLM d'Escalante avant de nous lancer dans cette aventure Je voudrais juste savoir si les maillots voire le bout du menton risquent d'être trempés ou non - je dis bien le 2 juin Pour ceux qui connaîssent bien ce haut lieu on aimerait éviter l'attaque des Deer fly dans le Fence Canyon et passer donc par le Mesa J'ai flanché sur le sujet virtuellement cartes et sites et j'aimerai me faire 1 idée approximative du trail Le dôme arrondi servant de repère que l'on voit sur des photos dont la dernière visualisée - celle de Thierry MAGNIFIQUE et superbes clichés- bravo Thierry . N'oublier pas d'y jeter les 2 yeux !! http://www.ouestusa.fr/portfolios/2008_2/index.html
Je t'emprunte ta photo, Thierry en esperant que tu n'y verras aucune objection
Le passage d'accès vers neon canyon se fait bien à gauche du dôme du 1er plan ? Vous pouvez me con ou infirmer ce propos et correpond-il au dome colorié en noir sur le Mapsource
J'ai également visionné 1 vidéo Savez-vous si les photos prises correpondent à l'avancée de la rando par le Slickrock http://fr.youtube.com/watch?v=uhJlQfJKRoM
Et repéré 1 site http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_goldencathedral.htm Les Waypoints sont-ils corrects ?
Je vous remercie d'avoir lu ce message jusqu'à la fin et vous suis reconnaissante d'y répondre si vous savez, bien entendu
Bonne fin de soirée et de Week-End
LaurenceMon circuit aux Etats-Unis est-il bien construit et faisable? English translation pending
😏Bonjour, je commence par remercier Kashtin (encore excuse pour ma négligence), pour ses précieux renseignements, Thierry Wavemaster et Philippe Sedonax pour leurs cartes et infos complètes de leurs circuits, sans vous, je n'aurai pas réussi cet itinéraire : 19 jours - 8000 km
1 - San Francisco - Santa Barbara : 446 km
1 - Santa Barbara - Las Vegas : 400
1 - Las Vegas - Kanab : 410
1 - Kanab - The Wave : Page : 130
1 - Page - Antelope- Page - Cameron : 145
2 - Cameron - Gd Canyon - Flagstaff - Peach Springs : 240
1 - Peach Springs - Havanais - Peach Springs - Flagstaff : 430
1 - Flagstaff - Page - Monticello : 765
1 - Monticello - Canyon lands - Moab : 300
1 - Moab - Les Arches - Moab : 350
1 - Moab - Denver : 580
1 - Denver - Rocky Mountains - Cheyenne : 410
3 - Cody - West Yellowstone - West Yellowstone - (pas de temps pour les Twin Falls, dommage😕) - Jackson Hole : 555
1 - Jackson Hole - Salt Lake City : 520
1 - Salt Lake City - Reno : 830
1 - Reno - Sacramento : 220
Sacramento - San Francisco - 160
😕Ce circuit est-il logique? Je viens de supprimer le G.C. Nord, il serait peut-être plus judicieux maintenant de modifier l'arrivée dans le G.C. Sud par Peach Springs? Nous réserverons les hôtels (pour le G.C.) en arrivant à S.F, pour les autres on verra au jour le jour, je pense qu'au mois de mai, on aura pas trop de problèmes... voilà voilà, si vous avez des observations, eh bien, je serais ravie de les lire. Merci de votre attention, à +. Bonne journée, cordialement.
😕Ce circuit est-il logique? Je viens de supprimer le G.C. Nord, il serait peut-être plus judicieux maintenant de modifier l'arrivée dans le G.C. Sud par Peach Springs? Nous réserverons les hôtels (pour le G.C.) en arrivant à S.F, pour les autres on verra au jour le jour, je pense qu'au mois de mai, on aura pas trop de problèmes... voilà voilà, si vous avez des observations, eh bien, je serais ravie de les lire. Merci de votre attention, à +. Bonne journée, cordialement.
Récit de notre voyage en famille de 5: Arizona, Utah, Nevada et Californie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voilà rentrés depuis plus de 3 mois déjà et après bien des hésitations sur l'intérêt de mon récit, le tri des photos, je me lance. Après tout, si personne ne le lit, peu importe. Mais à cette époque l'an dernier, j'étais en pleine préparation de ce périple, et je recherchais sur ce forum toutes les informations, et les récits de voyageurs, des conseils pratiques. Ce forum m'a été particulièrement utile, une mine d'informations pour tous et un grand merci à tous les passionnés de ce forum, qui répondent inlassablement à tous les forumeurs avec patience, compétence... Merci donc à Pong, Itat, Bastinj, veileen, Paj59, Cendryon, Sedonax et ceux que j'oublie, merci à toutes les personnes qui ont publié leur récit quand j'étais en plein élaboration (lucie 23, Taq...) et désolé à ceux que j'oublie... je me répète...
Nous sommes une famille de 5, papa et maman (moi) et nos 3 enfants : 18, presque 13 (dans l'avion du retour) et 7 1/2. Nous avions décidé depuis longtemps que les vacances de 2013 seraient l'ouest des Etats Unis, nous étions allés quelques jours à New York en 2009. Et on s'y est tenu.
Dès l'automne 2012, soit près d'un an avant, nous avons commencé à préparer... Tous d'abord le circuit : j'ai commencé à acheter un guide papier assez petit pour voir l'essentiel, je me suis procurée le GEO voyage de juin 2012, consacré à l'Ouest et bien illustré, commandé photographing the southwest, et en avant la lecture de forums... on me prête des cartes, google maps est désormais mon ami... J'ai demandé à mon mari les incontournables pour lui, il a fait sa liste, on a regardé les dates de vacances (moins de 3 semaines, en plein dans les vacances scolaires), et on essaie de faire rentrer les souhaits de chacun dans le délai. Mon mari aime beaucoup la photo, la conquête spatiale...
Impossible de tout mettre, on doit faire des choix... on prévoit : beaucoup de parcs nationaux (je ne m'en lasse pas), dont la forêt pétrifiée, incontournable après les photos de GEO, mais aussi Las vegas, San Francisco, Los Angeles, mais pas Yosemite, ni sequoia, ni le canyon de Chelly, ni Mesa Verde. Allez, on se lance ! Je prends connaissance des idées de circuits dans ce forum, et nous décidons aussi de prendre un vol intérieur sur les conseils de ce forum... Je m'inquiète pas mal pour la plus jeune ; elle a l'habitude de marcher, elle n'est pas "si" petite, elle est assez curieuse de tout, mais elle souffre en général de la chaleur, du soleil ; mais bon, pas le choix des dates, et je me voie pas partir sans elle. Alors, on y va ! je vois que beaucoup y sont allés avec des enfants nettement plus jeunes...
Voilà le résultat de nos cogitations : 27/07 : arrivée Phoenix 28/07 : départ pour petrified forest et visite, nuit à Holbrook 29/07 : meteor crater, flagstaff et route pour Le grand canyon 30/07 : Grand canyon suite, et l'après-midi, route pour Page 31/07 : Page, Antelope Canyon, horse shoe bend et route pour monument Valley 01/08 : Monument valley et route pour Moab 02/08 : Dead horse point et canyonland 03/08 : Arches 04/08 : Route pour Bryce, par Capitol Reef 05/08 : visite de Bryce, puis route vers Zion 06/08 : trop court passage à Zion puis route vers las Vegas, personne n'a voulu s'arrêter à Valley of Fire (snif) 07/08 : Las Vegas, puis route pour Death Valley, coucher de soleil 08/08 : visite de Death Valley tôt le matin, puis route vers l'aéroport de las Vegas pour un vol vers San Francisco 09, 10 et 11/08 : San Francisco 11/08 : descente de la route 1, nuit à San Simeon 12/08 : hearst castle puis route vers Los Angeles 13, 14 et 15/08 : Los Angeles puis départ dans l'après-midi
Bref du classique... the wave, havasupai, pas possible ces merveilles, Yellowstone, trop loin, on y retournera dans 3 ou 4 ans...
Nous avons choisi de dormir dans ou au plus près des parcs, nous avons souvent réussi dormir à 5 dans une chambre, avec un rollaway bed ou un sofa. ça dépendait du prix des chambres en fait, soit une, soit 2... Nous avons loué, par Airbnb, un appart pour les 3 jours à san francisco et à Los Angeles
Voilà pour "l'avant". Reste quand même à voir d'où nous partons, nous en sommes dans l'Est, pas d'aéroport très proche, alors je regarde Paris, Lyon, Geneve, Zurich, Francfort et même Milan ; Milan est intéressant pour le prix mais quand même loin, l'aller et le retour dans des aéroports différents, et je tombe un beau jour sur un tarif correct depuis Genève, sachant que j'ai peur de l'avion, que l'A380 nous tentait bien, bingo, avion réservé le 21 novembre 2012, il y a un an ! Air France... Le vol est un sacré budget à 5, c'est d'une banalité affligeante ce que je dis, mais quand même...
Anne
Nous voilà rentrés depuis plus de 3 mois déjà et après bien des hésitations sur l'intérêt de mon récit, le tri des photos, je me lance. Après tout, si personne ne le lit, peu importe. Mais à cette époque l'an dernier, j'étais en pleine préparation de ce périple, et je recherchais sur ce forum toutes les informations, et les récits de voyageurs, des conseils pratiques. Ce forum m'a été particulièrement utile, une mine d'informations pour tous et un grand merci à tous les passionnés de ce forum, qui répondent inlassablement à tous les forumeurs avec patience, compétence... Merci donc à Pong, Itat, Bastinj, veileen, Paj59, Cendryon, Sedonax et ceux que j'oublie, merci à toutes les personnes qui ont publié leur récit quand j'étais en plein élaboration (lucie 23, Taq...) et désolé à ceux que j'oublie... je me répète...
Nous sommes une famille de 5, papa et maman (moi) et nos 3 enfants : 18, presque 13 (dans l'avion du retour) et 7 1/2. Nous avions décidé depuis longtemps que les vacances de 2013 seraient l'ouest des Etats Unis, nous étions allés quelques jours à New York en 2009. Et on s'y est tenu.
Dès l'automne 2012, soit près d'un an avant, nous avons commencé à préparer... Tous d'abord le circuit : j'ai commencé à acheter un guide papier assez petit pour voir l'essentiel, je me suis procurée le GEO voyage de juin 2012, consacré à l'Ouest et bien illustré, commandé photographing the southwest, et en avant la lecture de forums... on me prête des cartes, google maps est désormais mon ami... J'ai demandé à mon mari les incontournables pour lui, il a fait sa liste, on a regardé les dates de vacances (moins de 3 semaines, en plein dans les vacances scolaires), et on essaie de faire rentrer les souhaits de chacun dans le délai. Mon mari aime beaucoup la photo, la conquête spatiale...
Impossible de tout mettre, on doit faire des choix... on prévoit : beaucoup de parcs nationaux (je ne m'en lasse pas), dont la forêt pétrifiée, incontournable après les photos de GEO, mais aussi Las vegas, San Francisco, Los Angeles, mais pas Yosemite, ni sequoia, ni le canyon de Chelly, ni Mesa Verde. Allez, on se lance ! Je prends connaissance des idées de circuits dans ce forum, et nous décidons aussi de prendre un vol intérieur sur les conseils de ce forum... Je m'inquiète pas mal pour la plus jeune ; elle a l'habitude de marcher, elle n'est pas "si" petite, elle est assez curieuse de tout, mais elle souffre en général de la chaleur, du soleil ; mais bon, pas le choix des dates, et je me voie pas partir sans elle. Alors, on y va ! je vois que beaucoup y sont allés avec des enfants nettement plus jeunes...
Voilà le résultat de nos cogitations : 27/07 : arrivée Phoenix 28/07 : départ pour petrified forest et visite, nuit à Holbrook 29/07 : meteor crater, flagstaff et route pour Le grand canyon 30/07 : Grand canyon suite, et l'après-midi, route pour Page 31/07 : Page, Antelope Canyon, horse shoe bend et route pour monument Valley 01/08 : Monument valley et route pour Moab 02/08 : Dead horse point et canyonland 03/08 : Arches 04/08 : Route pour Bryce, par Capitol Reef 05/08 : visite de Bryce, puis route vers Zion 06/08 : trop court passage à Zion puis route vers las Vegas, personne n'a voulu s'arrêter à Valley of Fire (snif) 07/08 : Las Vegas, puis route pour Death Valley, coucher de soleil 08/08 : visite de Death Valley tôt le matin, puis route vers l'aéroport de las Vegas pour un vol vers San Francisco 09, 10 et 11/08 : San Francisco 11/08 : descente de la route 1, nuit à San Simeon 12/08 : hearst castle puis route vers Los Angeles 13, 14 et 15/08 : Los Angeles puis départ dans l'après-midi
Bref du classique... the wave, havasupai, pas possible ces merveilles, Yellowstone, trop loin, on y retournera dans 3 ou 4 ans...
Nous avons choisi de dormir dans ou au plus près des parcs, nous avons souvent réussi dormir à 5 dans une chambre, avec un rollaway bed ou un sofa. ça dépendait du prix des chambres en fait, soit une, soit 2... Nous avons loué, par Airbnb, un appart pour les 3 jours à san francisco et à Los Angeles
Voilà pour "l'avant". Reste quand même à voir d'où nous partons, nous en sommes dans l'Est, pas d'aéroport très proche, alors je regarde Paris, Lyon, Geneve, Zurich, Francfort et même Milan ; Milan est intéressant pour le prix mais quand même loin, l'aller et le retour dans des aéroports différents, et je tombe un beau jour sur un tarif correct depuis Genève, sachant que j'ai peur de l'avion, que l'A380 nous tentait bien, bingo, avion réservé le 21 novembre 2012, il y a un an ! Air France... Le vol est un sacré budget à 5, c'est d'une banalité affligeante ce que je dis, mais quand même...
Anne
GEO Voyage: spécial sur l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
juste pour communiquer une petite info. GEOVOYAGE a consacré son nouveau numéro à l'Ouest Américain. Je viens de l'acheter. Quelques articles ont l'air intéressant, mais j'ai pas encore eu le temps de le parcourir en détail.
Cordialement.
Pierre-Alain
juste pour communiquer une petite info. GEOVOYAGE a consacré son nouveau numéro à l'Ouest Américain. Je viens de l'acheter. Quelques articles ont l'air intéressant, mais j'ai pas encore eu le temps de le parcourir en détail.
Cordialement.
Pierre-Alain
Séjour de six semaines au Laos et plus English translation pending
Bonjour !
Nous voilà enfin décidés à réaliser un long séjour au Laos, nous avons 6 semaines pour ça (à partir du 29 décembre, à 15 jours près), de quoi profiter sereinement !
Par contre, à part le fait de partir là-bas, nous ne savons quels sont les choses à voir absolument (et si possible en dehors des circuits touristiques habituels). Nous arriverions et repartirions à Bangkok, et une visite de la Baie d'Halong s'impose (oui, ce n'est pas au Laos, mais on n'en sera jamais aussi proche :p). Nous avons des amis sur Vientiane, ça fera un petit pied à terre, c'est toujours bon à prendre ! Quelques questions :Y'a-t-il des bons plans pour le trajet ? Sachant que l'on a 15 jours de battement pour le départ. Les vols en last minute sont-ils courants et nous permettront-ils de trouver deux places + 1 bébé ?Y'a-t-il un trajet idoine pour rejoindre la Baie d'Halong ?Quels sont les coins immanquables ?Où séjourner en famille tranquillement sans mille et un touristes ?Quid du palu au Laos ? Merci pour votre aide et tout conseils supplémentaires !
Jeey & family
Nous voilà enfin décidés à réaliser un long séjour au Laos, nous avons 6 semaines pour ça (à partir du 29 décembre, à 15 jours près), de quoi profiter sereinement !
Par contre, à part le fait de partir là-bas, nous ne savons quels sont les choses à voir absolument (et si possible en dehors des circuits touristiques habituels). Nous arriverions et repartirions à Bangkok, et une visite de la Baie d'Halong s'impose (oui, ce n'est pas au Laos, mais on n'en sera jamais aussi proche :p). Nous avons des amis sur Vientiane, ça fera un petit pied à terre, c'est toujours bon à prendre ! Quelques questions :Y'a-t-il des bons plans pour le trajet ? Sachant que l'on a 15 jours de battement pour le départ. Les vols en last minute sont-ils courants et nous permettront-ils de trouver deux places + 1 bébé ?Y'a-t-il un trajet idoine pour rejoindre la Baie d'Halong ?Quels sont les coins immanquables ?Où séjourner en famille tranquillement sans mille et un touristes ?Quid du palu au Laos ? Merci pour votre aide et tout conseils supplémentaires !
Jeey & family
États-Unis: visiter CBN et Buckskin Gulch (Utah) dans la même journée? English translation pending
bonjour,
je pars 4 semaines en juillet aux usa, californie et quelques parcs en utah (j'ai déjà passé 3 semaines dans les parcs de l'ouest en 2003). j'ai gagné à la loterie 4 places pour CBN 🙂🙂🙂 et je voulais savoir si c'est possible et faisable de passer aussi dans la même journée à Buckskin Gulch ou au moins d'en faire une partie (puisqu'on passe dans le coin, autant profiter). et faut-il y aller avant ou après ?
le lendemain, j'ai prévu d'aller à antelope canyon. j'ai lu les discussions, réservation ou pas réservation ? visiter upper et lower à la suite ?
mon planning étant établi, c'est à à ces dates ou jamais !
merci pour vos réponses.
Retour de vingt-trois jours d'un tour à Yosemite et le Grand Circle English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé par leurs réponses, mais aussi par leurs questions et les réponses des autres, à préparer ce voyage fantastique dont nous avons encore 48.500.000 images à compiler (nos yeux regardent à 24 images par seconde, non ? a moins que ce ne soit 25...), 3500 photos à trier, et plein de souvenirs.... J epense en particulier (sans ordre préférentiel) à Jacques "Jadorry", Jean-Luc "Vazyvite", Patrick "PSI31", "Cochize", Philippe "Sedonax" et son compère Thierry, "Vnoa", Gérard "Vilcanota", Véronique "Frisoulette", Laurent "Mlaurentx"... et les autres.... Que tous ceux que j'ai oublié de citer veuillent bien me pardonner.
Pour vous remercier, 2 anecdotes absoluement véridiques : Lu sur une pancarte dans les toilettes d'un resto navajo : Ne pas tirer la chasse avec vos pieds (elle était pourtant plus près des pieds que des mains...) Ne vous lavez pas les pieds dans la cuvette N'utilisez pas la cuvette pour laver vos chaussures (ou vops bottes) Ne vous lavez pas les cheveux dans la cuvette.....
Arrivé à Amboy (village ? sur la route 66 entre Kingman et Joshua Tree) au milieu d'une route de 90 Miles perdue au milieu du désert, une Station Service/Café/Motel (Roy's Cafe) : nous rentrons dans le café pour "déguster (?)" un café. Le patron nous demande : Que voulez-vous ? 2 cafés, please Ici on a que de l'eau, du Coca, des T-Shirts et des postcards, That's ALL ! (sic !!!) Et nous sommes repartis le ventre creux....
Encore merci à tous !
Je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé par leurs réponses, mais aussi par leurs questions et les réponses des autres, à préparer ce voyage fantastique dont nous avons encore 48.500.000 images à compiler (nos yeux regardent à 24 images par seconde, non ? a moins que ce ne soit 25...), 3500 photos à trier, et plein de souvenirs.... J epense en particulier (sans ordre préférentiel) à Jacques "Jadorry", Jean-Luc "Vazyvite", Patrick "PSI31", "Cochize", Philippe "Sedonax" et son compère Thierry, "Vnoa", Gérard "Vilcanota", Véronique "Frisoulette", Laurent "Mlaurentx"... et les autres.... Que tous ceux que j'ai oublié de citer veuillent bien me pardonner.
Pour vous remercier, 2 anecdotes absoluement véridiques : Lu sur une pancarte dans les toilettes d'un resto navajo : Ne pas tirer la chasse avec vos pieds (elle était pourtant plus près des pieds que des mains...) Ne vous lavez pas les pieds dans la cuvette N'utilisez pas la cuvette pour laver vos chaussures (ou vops bottes) Ne vous lavez pas les cheveux dans la cuvette.....
Arrivé à Amboy (village ? sur la route 66 entre Kingman et Joshua Tree) au milieu d'une route de 90 Miles perdue au milieu du désert, une Station Service/Café/Motel (Roy's Cafe) : nous rentrons dans le café pour "déguster (?)" un café. Le patron nous demande : Que voulez-vous ? 2 cafés, please Ici on a que de l'eau, du Coca, des T-Shirts et des postcards, That's ALL ! (sic !!!) Et nous sommes repartis le ventre creux....
Encore merci à tous !
États-Unis: conseils sur véhicules et frais d'abandon dans le même état English translation pending
Bonjour a tous !
Nous nous preparons pour notre voyage prevu en septembre dans l ouest avec les parcs et étapes classiques : San fransisco, Yosemite, Mammoth Lakes, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, Page ( Antelope canyons, Lake powell, et Coyote buttes (si nous avons de la chance pour le permis🤪), Monument Valley, Grand canyon, etape a Lake Havasu et LA ... et notre question porte sur la location du vehicule car il ne reste plus que ça a choisir ...
j ai 2 petites questions :
quelqu un a t il deja eu l occas de louer un vehicule pris a SFO et rendue a LA ? si oui a combien s elevent en géneral les frais d abandon de vehicule etant donné que c est au sein du meme Etat cela devrait etre moins élevé que dans 2 Etats differents non ? les loueurs ne le mentionnent pas en général et mentionnent que "c est a voir sur place" mais j aimerai quand meme avoir un petit "avant gout" de ce que j aurai a payer ...
autre question ou j ai lu un peu de tout: un vehicule classique sans parler de 4x4, de SUV ou autre, est il Ok pour le parcours que nous allons faire car nous ne comptons pas faire enormement de "hors piste" je pense pour un 1er voyage et nous en sommes pas habitués du tout a la hauteur des 4x4 d apres tout ce que j ai lu une "classique" convient tres bien pour 2, y compris concernant la taille du coffre pour 2 valises et 1 glaciere .Mais je pense eventuellement aux problemes de "bas de caisse" ou au moteur pas trop puissant sur certaines routes comme la Tioga pass a Yosemite, ou Wire pass a CBN ( si nous obtenons le permis) apparement assez caillouteuse, ou encore a Monument valley ....
d avance merci de vos réponses...
alex
Nous nous preparons pour notre voyage prevu en septembre dans l ouest avec les parcs et étapes classiques : San fransisco, Yosemite, Mammoth Lakes, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, Page ( Antelope canyons, Lake powell, et Coyote buttes (si nous avons de la chance pour le permis🤪), Monument Valley, Grand canyon, etape a Lake Havasu et LA ... et notre question porte sur la location du vehicule car il ne reste plus que ça a choisir ...
j ai 2 petites questions :
quelqu un a t il deja eu l occas de louer un vehicule pris a SFO et rendue a LA ? si oui a combien s elevent en géneral les frais d abandon de vehicule etant donné que c est au sein du meme Etat cela devrait etre moins élevé que dans 2 Etats differents non ? les loueurs ne le mentionnent pas en général et mentionnent que "c est a voir sur place" mais j aimerai quand meme avoir un petit "avant gout" de ce que j aurai a payer ...
autre question ou j ai lu un peu de tout: un vehicule classique sans parler de 4x4, de SUV ou autre, est il Ok pour le parcours que nous allons faire car nous ne comptons pas faire enormement de "hors piste" je pense pour un 1er voyage et nous en sommes pas habitués du tout a la hauteur des 4x4 d apres tout ce que j ai lu une "classique" convient tres bien pour 2, y compris concernant la taille du coffre pour 2 valises et 1 glaciere .Mais je pense eventuellement aux problemes de "bas de caisse" ou au moteur pas trop puissant sur certaines routes comme la Tioga pass a Yosemite, ou Wire pass a CBN ( si nous obtenons le permis) apparement assez caillouteuse, ou encore a Monument valley ....
d avance merci de vos réponses...
alex
Étape à Bryce Canyon - Capitol Reef et Moab English translation pending
bonjour,
toujours en préparation de notre sejour dans l'ouest américain mi juillet,
nous avons cette étape tres juste en timing a peaufiner !
etape précédente deja longue LAS VEGAS- bryce canyon.
Que faut t'il voir absolumment, quels arrets / balade ou rando possible à faire dans capitol reef ? si la fatigue ne s'en resent pas : lever de soleil prévu sur bryce canyon (le parc aura deja été visité la veille ) et départ ensuite. si non départ 8h
seul impératif etre à dead horse point pour le coucher de soleil puis direction moab
ou es ce que traverser capitol reef n'est pas judicieux ?
merci pour vos précieux conseils .
toujours en préparation de notre sejour dans l'ouest américain mi juillet,
nous avons cette étape tres juste en timing a peaufiner !
etape précédente deja longue LAS VEGAS- bryce canyon.
Que faut t'il voir absolumment, quels arrets / balade ou rando possible à faire dans capitol reef ? si la fatigue ne s'en resent pas : lever de soleil prévu sur bryce canyon (le parc aura deja été visité la veille ) et départ ensuite. si non départ 8h
seul impératif etre à dead horse point pour le coucher de soleil puis direction moab
ou es ce que traverser capitol reef n'est pas judicieux ?
merci pour vos précieux conseils .
L'Ouest américain hors des sentiers battus - récit et images - 2e partie English translation pending
Je n'avais pas fait attention aux modifications de mise en page et de stockage du site en 2009 et je n'avais donc pas remarqué qu'une partie de mon carnet de voyage avait disparu. Par conséquent, j'ai été obligé de scinder en deux ce carnet pour tout faire apparaître.
Vous trouverez la 1e partie ici
Dimanche 1 Juin (Mexican Hat) :
Nous avons 3 choses au programme pour aujourd'hui : les tower of silence de Wahweap Hoodoos, Coyote Butte South Pawhole et Horseshoe bend.
Départ vers 8H15 de l'hôtel en direction de la paria ranger station. Nous empruntons la cottonwood canyon road, puis nous prenons la BLM431. Cet itinéraire permet de rejoindre les hoodoos blanc en ne marchant que 1 mile (au lieu des 10 km en passant par l'itinéraire conseillé par les rangers du BLM). Nous arrivons à 9H20 au début du chemin qui consiste à suivre le wash qui mène aux hoodoos. Seul bémol, des moustiques avec des dards gros comme des seringues nous attendent, affamés, le long du chemin. Bref, il nous faut courir à l'aller et au retour ! Les hoodoos, par contre, sont d'une beauté stupéfiante et s'érigent en face comme une assemblée de vieux sages. Retour à 11H30 à la voiture.
Nous nous dirigeons maintenant vers une partie de CBS, pawhole, qui est normalement d'un accès compliqué à cause du sable mou présent pendant la montée. Finalement, ca ne sera qu'une formalité pour y accéder. Il est 12H30. La randonnée doit durer 2 heures et permettre de rejoindre la partie la plus photogénique du site (striation cove). Malgré le GPS, nous ne l'avons pas vraiment trouvé et la ballade nous a semblé beaucoup moins intéressante qu'annoncée. La marche dans le sable était de plus assez cassante et lassante. Peut être sommes nous finalement un peu blasés après le spectacle de la veille à The Wave...en tout cas nous sommes de retour vers 15H10.
Sur le chemin du retour nous roulons assez vite, peut être trop, mais nous ne voulons pas être en retard pour Horseshoe Bend pour une question de luminosité et de couleur. Nous arrivons vers 16H45, petite marche de 10 min pour accéder au méandre du Colorado et profiter du spectacle effet XXL !! Impressionnant...
Notre séjour à Page se termine et nous allons faire le plein d'essence avant de partir en direction de Mexican Hat. Nous remarquons à ce moment là que le pneu arrière gauche est dégonflé. Nous allons donc essayer de le regonfler. Ne sachant pas se servir de la machine...on demande de l'aide à une salariée de la station qui en voyant notre pneu nous indique qu'il doit être crevé. En effet, on entend un filet d'air s'échapper de celui-ci. Malheureusement, nous sommes dimanche, qui plus est le soir. Tout est fermé et il va falloir changer le pneu. Avec l'aide d'un américain, nous réussissons la manoeuvre...bon ok IL réussit la manoeuvre. Maintenant, il est 18H45, nous avons 2h de retard et 1 pneu à acheter... nous décidons de partir vers Mexican Hat en espérant qu'on pourra en acheter un la bas. La piste de Valley of the gods qui était prévu pour la fin de journée est annulée. On arrive vers 21h30 à l'hôtel, les restos ne servent plus, on mange des chips dans notre chambre...
Wahweap Hoodoos (3 photos)
Wahweap Hoodoos (2 photos), CBS Pawhole
CBS Pawhole
CBS Pawhole
CBS Pawhole
Horse Shoe Bend
Lundi 2 juin 2008 (Hanksville) :
On a du mal à se lever ce matin, surtout qu'il y a 1h de décalage entre l'Arizona et l'Utah, on a donc 1h de moins pour dormir et toujours un pneu à acheter ! On appelle le loueur de voiture pour qu'il nous confirme que celui-ci sera à sa charge, c'est ok. La tenancière de l'hôtel nous dit qu'il faut retourner à Kayenta, situé à 40 miles pour trouver un vendeur. C'est parti ! Le programme prévu est donc mis sur la sellette mais on a pas le choix, impossible de continuer sans roue de secours. A Kayenta, nous faisons 2 vendeurs qui n'ont malheureusement pas notre taille. Un des vendeurs nous propose même un pneu avec des tailles différentes...on refuse pour une question de sécurité et d'assurance. Bref, pas mal de temps de perdu ! Un petit tour au Macdo à 11H15 tant qu'on y est... et retour vers Mexican Hat. Les 2 randonnées de Moonhouse et Road Canyon sont oubliées. Il est 12H40 et nous préférons faire Valley of the gods. Que dire ? Bien sans plus. Cela a sûrement plus d'intérêt pour ceux qui n'ont pas de 4*4 et qui veulent un tout petit peu d'aventure (durée : 1 heure).
Nous enchaînons avec Muley Point, qui est un point de vue sur les méandres de la San Juan River avec au fond du plateau inférieur Monument Valley. Ce point de vue est accessible après une montée spectaculaire menant à un plateau qui surplombe toute la vallée (Mokee Dugway), c'est magnifique ! Surement un des plus beaux points de vue que nous ayons fait dans l'Ouest Américain (un poil légèrement inférieur à ceux de Canyonlands mais le léger détour en vaut largement la peine).
Maintenant direction Natural Bridge National Monument que nous atteignons vers 15h20. Nous entamons le trail Sipapu to Kachina vers 15h45. Celui-ci permet d'admirer d'en bas deux ponts naturels spectaculaires du White Canyon, ballade vraiment à faire ! La durée prévue est de 3 grosses heures. On ne mettra que 2h25, il faut bien rattraper du temps ! On enchaîne avec la petite ballade qui mène sous Owochomo (dernier pont naturel du site)et nous quittons le parc vers 19h en direction de Hanksville. Un petit arrêt à Hite overlook (un des 2 points de vue majeurs pour photographier le Lac Powell avec Altrsom Point) pour admirer le Colorado se déversant dans le lac Powell (même si le lac n’est plus vraiment là à cause de la baisse du niveau de l’eau) et on arrive vers 20H45 à Hanksville. Dîner au Red Rock (très bonne viande).
Sur la route de Kayenta, Valley of the gods
Valley of the gods, Mokee Dugway
Muley Point, Sipapu à Natural Bridge National Monument
Sipapu, White Canyon, Kachina Bridge (2 photos)
Owochomo Bridge, Hite overlook
Mardi 3 Juin 2008 (Hanksville) :
Je laisse ma chérie dormir un peu et je vais essayer de trouver un pneu neuf a Hanksville. Heureusement il y a un tire shop. Le gars, très sympa me dit qu'il n'a pas la bonne taille mais passe commande. D'après lui, on devrait le recevoir le lendemain ce qui ne devrait pas nous poser de problèmepuisque l'on n'a pas prévu de piste dure aujourd'hui. En effet, la journée est consacrée à la Goblin valley et ses alentours.
Nous arrivons vers 11H au trailhead de Crack Canyon. De suite, nous partons le coeur vaillant et sans carte...et au bout de 20 min on s'engouffre dans le mauvais canyon en suivant des cairns (sorte de tout petit canyon sur la gauche). En effet, on se rend vite compte que la configuration du chemin que nous suivons ne correspond pas vraiment à la description de la randonnée et on décide de retourner à la voiture pour chercher la carte ! Il faut dire que même avec la carte on a toujours des doutes sur le wash a suivre et ce n'est qu'après 1h15 de perdu que nous sommes enfin sur la bonne piste. On descend crack canyon pendant 1h afin de voir la partie des narrows la plus spectaculaire et les falaises de cheese sculptées magnifiquement par l'érosion. Nous sommes de retour à la voiture à 14h15, mais, je l'avoue quand même, un peu décus par la ballade...
Le temps se couvre et devient assez menaçant par endroit. Nous décidons quand même d'aller au Goblin valley State Park. Nous nous balladons au milieu de ces rochers aux formes étranges et imaginatives. C'est comme un village de schtroumphs et derrière chaque petite butte nous découvrons des petites maisons et des gnomes de pierre. Seul petit bémol, la présence de nombreux petits enfants s'en servant comme terrain de jeu, ce qui gâche un peu la visite... Finalement nous quittons les lieux vers 15h20.
Nous prenons ensuite la direction de Little White horse trail qui est un canyon très étroit et ludique mais aussi assez fréquenté par les familles. Certains passages sont tellement étroits qu'il n'est pas possible de passer à deux. Gare aux embouteillages ! Il nous faut parfois escalader la roche pour laisser passer les gens en-dessous de nous ! Nous ressortons vers 17h20.
Enfin, nous finissons la journée par White Horse Canyon qui permet d'aller à White Horse window et de voir des pétrographes. Nous sommes décidemment pas dans un grand jour puisqu'au lieu de suivre le trail menant à ces deux endroits, nous continuons à remonter le Wash de White Horse Canyon... on trouve quand même 3 pétrographes sur le chemin. Nous sommes de retour à la voiture à 19H30. La Goblin Valley mérite à mon sens de passer une journée complète afin d'en explorer les différents canyons. La proximité des sites permet d'enchaîner rapidement et de faire ainsi une journée bien remplie ! Retour à Hanksville et dîner au Red Rock.
Crack Canyon (3 photos)
Goblin Valley (2 photos), Little Wild Horse trail
Little Wild Horse Trail (attention aux embouteillages !), White Horse canyon, petrographes de White Horse canyon
Mercredi 4 Juin 2008 (Hanksville) :
La météo a annoncé de la pluie et des orages pour aujourd'hui. Il va falloir jongler avec... Je pars ce matin chercher le pneu mais malheureusement le tire shop est fermé. C'est pas grave, je repasserai plus tard. Nous décidons donc de faire le plan B de la journée car le plan A comprenait Leprechaun Canyon qui n'est pas à faire avec ce type de temps. Ah oui, je ne vous ai pas dit mais je prévois toujours un plan A et un plan B par jour. Cela permet de faire en fonction de la météo et de nos envies. Nous empruntons donc la piste qui mène à Horseshoe Canyon qui est l'endroit des Etats Unis où se trouve la plus grande représentation de pétrographes. Au bout d'une heure de piste (32 miles), nous arrivons vers 12H au trailhead. On enfile les pulls, Kway et cape de pluie mais la pluie et surtout le vent nous glace dès les premiers mètres. Nous étions pourtant plein de bonne volonté mais on se dit en plus qu'avec ce temps nous ne sommes pas prêt de voir quelque chose... La raison l'emporte et nous repartons en voiture sous l'orage qui gronde. Au total, 60 km de route et 100 km de piste pour rien... Nous nous arrêtons au Burger Shack de Hanksville pour manger quelque chose.
Le temps semble se découvrir légèrement. On se dit qu'il serait bien de tenter au moins Little Egypt pour la journée, et qui n'est qu'à 22 miles. Nous avons un peu de chance cette fois-ci car le soleil nous gratifie de son apparition à notre arrivée sur le site vers 16h ! Nous restons une petite heure dans ce microcosme ressemblant à Goblin valley, la foule en moins (il y avait seulement un camping car d'allemands caché derrière une bande de rocher) De retour à l'hôtel, nous constatons qu'il n'y a plus d'électricité, surement l'orage. Alors nous patientons et celle ci finit par revenir 1h après. Nous nous reposons un peu de cette journée de perdue...qui sera la seule du voyage.
Little Egypt (2 photos)
Little Egypt, l'orage approche...
Jeudi 5 juin 2008 (Escalante) :
Départ de l'hôtel a 9h20. La journée sera consacrée au Burr Tail Road en démarrant à l'Est de Capitol Reef par la Notom Bullfrog Basin Road en direction de Boulder. Nous sommes au départ du burr trail road à 10H, sans carte, ce qui occasionne rapidement un demi tour devant une rivière semblant infranchissable (il y a eu des orages la veille). En descendant la piste vers le Sud, nous longeons le waterpoket fold, soulevement géologique monumental de plusieurs centaines de km. Puis nous remontons les switchbacks et nous piqueniquons en haut en profitant d'une formidable vue. Nous effectuons ensuite la piste menant à strike valley overlook en 4*4 tout en ayant l'oeil sur des nuages menaçants qui se rapprochent (il est possible de la faire à pied mais on préfère la version la moins fatiguante). Il est clair que si la pluie tombait fortement, nous aurions du mal à nous sortir du Wash dans lequel nous progressons. Finalement, l'orage nous laissera tranquille et bien que la piste soit très rocailleuse nous nous amusons beaucoup en tant que novices en 4*4. Le point de vue, accessible après une courte marche (je dirais plutôt course sachant que nous étions pas sûr qu'un orage nous tombe dessus) permet d'avoir une bonne vision du waterpocket fold et sur les sommets enneigés des Henry Mountains. La piste se transforme par la suite en route goudronnée en direction de Boulder. Le passage dans Long Canyon est magnifique avec la route qui serpente entre les falaises colorées qui tombent à pic. Nous terminons la piste/route vers 16h. Il nous aura donc fallu près de 6h pour faire ce magnifique trajet. Pour faire simple, cela aura été la plus belle piste de notre voyage.
Avant d'arriver à Escalante, nous prenons la direction de Devil's Garden sur la hole in the rock road que nous atteignons vers 17h. L'endroit sert de recreation area (présence de coins feu). En tous cas, la ballade au milieu de ces formes étonnantes (rochers en forme de doigts pointés vers le ciel et arches) est très plaisante. Sur la piste retour, nous croisons des milliers de vaches que des cowboys raménent au ranch. Ca sent bon l'Ouest Américain ! Arrivé a l'hôtel a 18h20 Dîner au Outfitters d'Escalante pour manger de bonnes pizzas !
Factory Butte
En direction du Burr Trail, on rebroussera chemin devant ce wash, Notom Bullfrog Basin Road
Burr Trail Road (2 photos)
Les switchbacks du Burr Trail Road (3 photos)
"Piste" menant à Strike Valley overlook, Strike Valley overlook (2 photos)
"Piste" menant à Strike Valley overlook en 4*4 (3 photos)
Long Canyon (2 photos)
points de vue de la Highway 12 (2 photos), cowboy sur la Hole in the rock road, Devil's Garden
Devil's Garden (2 photos)
Vendredi 6 Juin 2008 (Escalante) :
Réveil à 7h30 mais on veut nettoyer l'appareil photo car il y a des poussières sur le capteur. Malgré tous nos efforts, les taches persistent, même des nouvelles apparaissent.... :-( Tant pis, on fera avec. Par contre nous prenons un peu de retard puisque nous partons vers 10H. La journée sera consacré à la Hole in the rock road, piste ne présentant pas d'intérêt particulier (elle est plutôt monotone) mais qui dessert des lieux magnifiques. Nous commençons par aller au trio de slot canyons : dry Fork, peek-a-boo et spoocky canyon. Il est 11H15 Nous faisons Dry Fork pendant quelques centaines de mètres. Celui-ci offre de très belles falaises de sandstone mais reste trop monotone à notre goût. Puis nous entamons peek a boo. Ma chérie a un peu de mal à se hisser en haut du mur d'entrée, il faut dire que la paroi est légèrement glissante et demande quelques efforts. En tous cas, la couleur est tout de suite affichée : il faut se hisser, escalader, s'affaisser, longer les parois étroites du canyon. C'est très amusant et sportif. Nous sortons de peek a boo et empruntons le sentier qui mène en plein désert à la sortie de spooky canyon que nous ferons donc en sens inverse. Ce Canyon est le plus étroit des slot canyon (au monde ?) et heureusement qu'on savait qu'il y avait une sortie sinon on ne serait jamais allé dedans ! Il est tellement étroit que l'on doit faire passer les sacs et appareil photos avant nous. C'est une expérience très spéciale, interdite aux claustrophobes ! Nous terminons la boucle 3h plus tard, il est 14h15. Nous reprenons la piste en direction de Broken Bow Arch que nous commençons à 15h15. La randonnée suit une partie du ruisseau de Willow Gulch et offre un peu d'ombre et de verdure par moment. Il faut d'ailleurs souvent se frayer un chemin à travers la végétation. L'arche est en tout cas magnifique et mérite vraiment les efforts. Nous sommes de retour à 17H40. Nous filons ensuite au départ du trail menant à Sunset Arch, qui n'est d'ailleurs pas un trail puisque nous devons tracer notre chemin à travers le désert, slalomant entre les buissons épineux et les cactus avec l'arche en point de vue. Les jambes encaissent les éraflures...et les lapins gambadent devant nous. Nous sommes aux bonnes heures pour admirer l'arche rougissant au soleil (18H20 – 19h30). Nous reprenons la voiture pour rentrer sur Escalante. Le soleil couchant est pile devant nous et nous éblouie totalement. Tant pis s'il y a des bosses.... On arrive à Escalante vers 21H et on mange dans un restaurant (wings, ribs et steak).
Dry fork, peek a boo (2 photos)
spooky canyon, entrée de peek a boo, broken bow arch
Broken bow arch, sunset arch
sunset arch (coucher de soleil)
sunset arch (coucher de soleil)
Samedi 7 juin 2008 (Escalante) :
Ma première idée était de faire Coyote Gulch mais certaines personnes m'en ont dissuadé (n'est-ce pas Sedonax ?), et en réfléchissant je trouvais que cela nécessitait trop d'effort pour le peu de temps passé dans Coyote Gulch (du au fait qu'il aurait fallu descendre et remonter par le même endroit). Nous avons donc décidé de faire Golden Cathedral qui sera la randonnée de notre voyage. Nous empruntons la Hole in the rock pendant 16 miles puis la piste Egypt road pendant 10 miles. Cette dernière est vraiment très cassante même en 4*4. A 10H45 nous sommes au trailhead et commençons à descendre le long de Fence Canyon qui permet de rejoindre l'Escalante River. Arrivés en bas, les taons nous attendent de pied ferme et nos jambes vont souffrir ! Heureusement les passages dans l'Escalante river sont très agréables (l'eau est plutôt chaude) et la végétation dense fait penser à un petit coin de paradis. Sur le chemin, des pétrographes ornent les falaises. Nous prenons ensuite à gauche Neon Canyon qui permet après un peu moins d'un mile d'arriver à Golden Cathedral. L'endroit est magnifique et désert ! Les deux trous dans le ciel de pierre projettent une ombre lumineuse sur l'eau. C'est très beau. Nous restons un peu pour profiter de l'endroit et manger. Puis nous repartons, retraversons la zone de taons et remontons jusqu'à la voiture le long de Dry Fork. Au total : 3H15 pour descendre (on a eu un peu de mal pour s'orienter en bas du cayon), 45 min sur place et 2H45 pour remonter, soit près de 7h. C'est typiquement le genre de randonnée que contient tous les ingrédients que nous apprécions : personne, un peu d'effort, une récompense au bout de l'effort, le calme, hors des sentiers battus, un peu d'orientation. Retour à Escalante et dîner vers 19H au même restaurant que la veille (wings, fajitas et steak rib-eye)
Fence Canyon en direction de l'escalante river, jonction entre North Fork Fence Canyon et Fence Canyon
Escalante River (2 photos), Neon Canyon
l'alcove de Golden Cathedral fait 80 pieds de hauteur
Golden Cathedral
Golden Cathedral
panels de petrographes indiens partiellement recouverts de graffiti de cowboy
Dimanche 8 juin 2008 (Tropic) :
On a du mal à décoller ce matin. On quitte Escalante vers 10h en direction de Bryce. Nous n'avions pas pu faire Bryce correctement l'année dernière car il y avait eu des orages pendant les 2 jours où nous y étions. Nous avons donc décidés de faire une chouette randonnée dans Bryce pour en profiter pleinement cette année (on s'était limité aux points de vue entre deux averses en 2007). Nous arrivons à Sunrise Point vers 12H puis nous commençons par Queen's Garden, enchaînons par navajo loop (loop complète), poursuivons par peek-a-boo loop (loop complète) et remontons par navajo loop à Sunset Point et terminons en longeant la rim jusqu'à Sunrise Point, soit près de 8 miles de montée et descente à travers Bryce Canyon. Il nous aura fallu près de 4H30 pour effectuer le trajet. Bien sûr comme souvent à Bryce il y a beaucoup de monde et l'extraordinaire beauté de ce site est souvent atténuer par les tumultes de la foule. Peek a Boo, qui n'est accessible qu'aux personnes s'en donnant la peine, est donc à mon sens indispensable pour profiter d'un peu de quiétude dans ce lieu magique. De retour à la voiture, nous nous restaurons un peu (ananas, glaces...) Pour finir la journée, nous faisons la petite ballade de Mossy Cave qui est sur le chemin vers le Bed & Breakfast où nous logeons. Cette ballade est très facile et permet d'admirer rapidement une jolie cascade et un torrent serpentant dans un canyon. Nous arrivons à 18H30 au Bryce Point où nous logeons. L'accueil est sympathique et la chambre très agréable.
Bryce Canyon
Bryce Canyon
Bryce Canyon
Bryce Canyon (3 photos) Mossy Cave
Mossy Cave
Lundi 9 juin 2008 (Kanab) :
On prend le petit-déjeuner avec une famille américaine originaire de floride. La mère de famille est une copie conforme de Brie Van de kamp (Desperate Housewife) « You live in Paris !!!!!!!! Whhhhhoooooawwwww !! », sourire, expression du visage, paroles : tout y est, une parfaite femme et mère de famille ! Ensuite, nous disons au revoir à nos hôtes et on est au départ de la Cottonwood canyon road à 10H. Au contraire de la Hole in the rock road, celle-ci offre des paysages plus variées et plus spectaculaires. Mais les lieux desservis sont à notre goût un peu moins intéressants. Notre premier arrêt est pour la Grosvenor Arch qui s'atteint après 3 min de marche...quelques photos et nous repartons. Ensuite, arrêt aux cottonwood narrows. La ballade est prévue pour durer 2 heures mais au bout de 20 min nous décidons de rebrousser chemin car elle ne présente que très peu d'intérêt à notre goût. C'est surement l'endroit qui nous a le moins intéressé de tout notre voyage. Nous effectuons quelques arrêts photos le long de la piste Arrivés au trailhead de Yellow Rock, nous commençons par prendre la piste BLM se situant à l'opposé afin de prendre de la hauteur et de photographier Yellow Rock d'en haut. Nous redescendons et entamons le trail qui mène à Yellow Rock vers 13H30. La pente est rude et glissante mais on atteint rapidement le bas de Yellow Rock. Nous arpentons par la gauche le rocher jaune, orange, blanc, rouge.. puis nous effectuons l'ascension. Notre impression est que cela ressemble à un domaine skiable coloré d'une multitude de couleurs. Retour à la voiture 2H plus tard. Nous terminons la piste et ressortons sur l'US89 au niveau de la paria ranger station. Nous prenons la direction de Kanab en nous arrêtons à Paria movie set qui est sur le chemin. Les décors de films de western ont été détruits l'année dernière lors d'un incendie mais les badlands restent un décor naturel magnifique. Nous allons jusqu'au bord de la Paria River et repartons vers Kanab que nous atteignons vers 18H. Prise de la chambre de motel et dîner au Macdo.
Grosvenor Arch, The heart of the Cockscomb
Cockscomb fault (2 photos)
Yellow Rock vu de la piste d'en face, en direction de Yellow Rock
Yellow Rock (2 photos)
Yellow Rock (2 photos)
Yellow Rock
Vue de Yellow Rock
Yellow Rock, sentier très abrupt vers Yellow Rock
badlands de Old Paria
Badlands de Old Paria
Mardi 10 juin 2008 (Springdale) :
Notre quittons Kanab pour Coral pink sand dunes afin d'aller admirer ces dunes de sable sorties de nulle part. L'endroit est assez sidérant mais est perturbé par le bruit incessant des buggies dans le sable. Il est un peu dommage de payer l'entrée et que les buggies (qui ne paient pas l'entrée) soient autorisées à venir s'exercer ici ! On reste une petite heure. Puis on file à Cedar Break national monument qui est un Bryce bis (avec moins de hoodoos mais des couleurs toutes aussi belles. Par contre, il n'y a personne, l'air est agréable (le parc est à 3 000 m d'altitude) et il y a de la neige ! Une tempête s'était abattue quelques jours plus tôt sur le parc. La randonnée spectra trail + rampart trail est très agréable et permet d'avoir une vue sur l'ensemble de l'amphithéâtre et les arbres britlescone vieux de plus de 1500 ans pour certains apportent une touche très photogénique (12H45 à 15h00). C'est donc une journée tout en contraste : passer du sable à la neige en moins de 2 heures ! Nous partons ensuite pour canarraville pour faire la petite ballade de canarra creek dans les narrows où coule la rivière. La première chute d'eau est très spectaculaire et nous rebroussons chemin peu après par manque de temps (17H15-18H30). Puis nous faisons route vers le parc de Zion et Springdale où nous logeons. Dîner à la pizzeria la plus connue de Springdale et avec surprise nous rencontrons michael, avec qui on avait fait connaissance à Page. Nous mangeons ensemble et passons une très bonne soirée à nous raconter nos dernières photos et randonnées.
Coral Pink Sand Dunes
Coral Pink Sand Dunes
Coral Pink Sand Dunes, Cedar Break national monument (2 photos)
Cedar Break national monument (amphiteatre)
Cedar Break national monument
Canarra Creek
1e chute d'eau de canarra creek
canarra creek (3 photos)
Mercredi 11 juin 2008 (Springdale) :
Ce matin, on a rendez vous à 9h avec michael pour voir la galerie de Fatali mais celle-ci n'ouvre qu'a 10h. On ne peut donc voir les oeuvres si contreversées de Fatali et nous souhaitons bon voyage à Michael. Celui-ci nous indique qu'il a essayé de faire les Narrows de Zion la veille et qu'il a du rebrousser chemin à cause du froid de l'eau. On décide donc d'aller chez un outfitting shop pour louer du matériel aquatique afin de faire les Narrows. Nous prenons ensuite la navette du parc jusqu'au temple de Sinawava que nous atteignons vers 11H. La randonnée commence ici en suivant un petit sentier goudronné qui mène jusqu'à l'entrée de la Virgin River. A 11h30 nous commençons la rando dans la virgin river jusque vers 16h. On a bien fait de louer du matériel aquatique et finalement on ne souffre pas trop du froid. On s'essaie a la photo longue pose mais nous avons pas pris le trépied...il y a du bougé dans l'air. En tous cas nous avons été enchantés par cette journée qui restera un des musts de notre voyage. Nous sommes de retour un peu tard a l'hôtel pour effectuer la seconde rando qui était prévue et nous préférons aller à la piscine de l'hôtel (très agréable avec vue sur les montagnes de Zion). Nous profitons aussi d'un peu de temps pour aller voir la gallerie de Fatali. Même si la plupart des photos ne semblent pas réelles nous avons quand même un petit coup de coeur pour la photo de racing tracks a death valley. Nous mangeons dans un resto mexicain (moyen).
Les Narrows de la Virgin River
Les Narrows de la Virgin River
Jeudi 12 Juin 2008 (Saint Georges) :
Nous quittons le parc de Zion en direction de Saint George où nous logerons le soir même à l'Ambassador Inn, hotel correct et pas cher. Sur le chemin, nous faisons une première escale à Red Cliffs qui est un recreation area. Nous sommes globalement déçus par la petite ballade au milieu des falaises rouges érodées. L'endroit est sûrement plus agréable quand il y a de l'eau, ce qui n'est pas le cas. Nous nous attardons pas et nous filons à Snow Park Canyon qui est juste a coté de Saint Georges. La première ballade est à Jenny's Canyon qui n'a vraiment pas du tout d'intérêt à notre goût. On ne s'arrête pas aux Dunes qui ne sont pas du tout impressionnantes, et enfin au début de notre troisième arrêt, nous considérons que le parc ne nous enchante vraiment pas ! On décide de retourner à Saint Georges pour aller visiter le temple mormon de Saint George puis pour faire des courses et enfin aller une nouvelle fois à la piscine. En fait, je crois que nous commençons à saturer légèrement des sites naturels et que finalement un petit retour à la civilisation nous fera du bien !
Red Cliffs, Snow Park Canyon
Temple mormon de Saint George
Vendredi 13 Juin 2008 (Las Vegas) : Nous quittons Saint George en direction de Las Vegas. Sur le chemin, nous effectuons notre dernière "halte naturelle" en passant par le parc Valley of Fire. Ce parc est une bonne surprise avec des formes torturées aux couleurs chaudes. C'est magnifiques mais la chaleur est accablante ! Chaque sortie de voiture, que ce soit pour prendre des photos ou pour effectuer une petite randonnée, est l'occasion de suer à grosses gouttes... Nous effectuons les points de vue d'Elephant Rock, Rainbow Vista Panorama, Atlatl Rock et Arch Rock, mais aussi les randonnées de Mouse's Tank et White domes. Cette dernière randonnée est très agréable et permet d'avoir un bon aperçu des couleurs chatoyantes de ce parc. Nous restons 3-4H à peu près et nous reprenons la route vers Las Vegas que nous atteignons dans l'après midi. On commence les achats qu'on s'était promis de faire en debut de séjour. Puis on se rend à l'hôtel : le New York New York. C'est un peu compliqué pour récupérer la chambre car ma carte blue ne marche pas :-(. Il s'en suit un micmac de 30 min et finalement le responsable décide de nous surclasser ... de 4 catégories ! On part donc découvrir notre petite suite de 100 mètres carrés avec vue sur le strip et le grand huit de l'hotel !! On profitte un peu du jaccuzzi et on file visiter le reste du Strip boulevard qu'on avait pas eu le temps de faire l'année dernière (Venitian, treasure island, The mirage..) Contrairement à l'année dernière, on profite pleinement de l'ambiance de Las Vegas. A l'avenir, nous mettrons l'étape Las Vegas à la fin du voyage et non pas au milieu car le décalage est trop grand en faisant parcs naturels - Las Vegas - parcs naturels.
Elephant rock de Valley of fire
Valley of fire

Valley of fire

Valley of fire
Valley of fire
Valley of fire



Samedi 14 Juin et Dimanche 15 Juin 2008 (Los Angeles) :
Direction Los Angeles ce matin. La route à travers la désert de Mojave est très monotone. Il y est fait de plus une chaleur décapante, ce qui n'encourage pas à visiter plus en profondeur ce coin des Etats Unis. Un tout petit arrêt à Baker, ville station service, qui a la particularité d'avoir le plus grand thermomètre du monde pour symboliser la température record enregistrée en 1913 dans Death Valley : 134 ° F On arrive donc en fin d'après midi dans Los Angeles pour prendre possession de notre chambre dans un motel de confort modeste mais propre (les prix des hotels sont chers à LA). Nous partons voir le signe Hollywood, le Kodak Theater et finissons dans un restaurant japonais. Les rues sont interminables et la ville démesurée. Pour ces raisons, et du au fait que nous avions peu de temps à consacrer à LA, nous avions choisi de profiter de la plage le lendemain, juste avant de prendre le vol retour pour Paris


Vous trouverez la 1e partie ici
Dimanche 1 Juin (Mexican Hat) :
Nous avons 3 choses au programme pour aujourd'hui : les tower of silence de Wahweap Hoodoos, Coyote Butte South Pawhole et Horseshoe bend.
Départ vers 8H15 de l'hôtel en direction de la paria ranger station. Nous empruntons la cottonwood canyon road, puis nous prenons la BLM431. Cet itinéraire permet de rejoindre les hoodoos blanc en ne marchant que 1 mile (au lieu des 10 km en passant par l'itinéraire conseillé par les rangers du BLM). Nous arrivons à 9H20 au début du chemin qui consiste à suivre le wash qui mène aux hoodoos. Seul bémol, des moustiques avec des dards gros comme des seringues nous attendent, affamés, le long du chemin. Bref, il nous faut courir à l'aller et au retour ! Les hoodoos, par contre, sont d'une beauté stupéfiante et s'érigent en face comme une assemblée de vieux sages. Retour à 11H30 à la voiture.
Nous nous dirigeons maintenant vers une partie de CBS, pawhole, qui est normalement d'un accès compliqué à cause du sable mou présent pendant la montée. Finalement, ca ne sera qu'une formalité pour y accéder. Il est 12H30. La randonnée doit durer 2 heures et permettre de rejoindre la partie la plus photogénique du site (striation cove). Malgré le GPS, nous ne l'avons pas vraiment trouvé et la ballade nous a semblé beaucoup moins intéressante qu'annoncée. La marche dans le sable était de plus assez cassante et lassante. Peut être sommes nous finalement un peu blasés après le spectacle de la veille à The Wave...en tout cas nous sommes de retour vers 15H10.
Sur le chemin du retour nous roulons assez vite, peut être trop, mais nous ne voulons pas être en retard pour Horseshoe Bend pour une question de luminosité et de couleur. Nous arrivons vers 16H45, petite marche de 10 min pour accéder au méandre du Colorado et profiter du spectacle effet XXL !! Impressionnant...
Notre séjour à Page se termine et nous allons faire le plein d'essence avant de partir en direction de Mexican Hat. Nous remarquons à ce moment là que le pneu arrière gauche est dégonflé. Nous allons donc essayer de le regonfler. Ne sachant pas se servir de la machine...on demande de l'aide à une salariée de la station qui en voyant notre pneu nous indique qu'il doit être crevé. En effet, on entend un filet d'air s'échapper de celui-ci. Malheureusement, nous sommes dimanche, qui plus est le soir. Tout est fermé et il va falloir changer le pneu. Avec l'aide d'un américain, nous réussissons la manoeuvre...bon ok IL réussit la manoeuvre. Maintenant, il est 18H45, nous avons 2h de retard et 1 pneu à acheter... nous décidons de partir vers Mexican Hat en espérant qu'on pourra en acheter un la bas. La piste de Valley of the gods qui était prévu pour la fin de journée est annulée. On arrive vers 21h30 à l'hôtel, les restos ne servent plus, on mange des chips dans notre chambre...
Wahweap Hoodoos (3 photos)
Wahweap Hoodoos (2 photos), CBS Pawhole
Horse Shoe BendLundi 2 juin 2008 (Hanksville) :
On a du mal à se lever ce matin, surtout qu'il y a 1h de décalage entre l'Arizona et l'Utah, on a donc 1h de moins pour dormir et toujours un pneu à acheter ! On appelle le loueur de voiture pour qu'il nous confirme que celui-ci sera à sa charge, c'est ok. La tenancière de l'hôtel nous dit qu'il faut retourner à Kayenta, situé à 40 miles pour trouver un vendeur. C'est parti ! Le programme prévu est donc mis sur la sellette mais on a pas le choix, impossible de continuer sans roue de secours. A Kayenta, nous faisons 2 vendeurs qui n'ont malheureusement pas notre taille. Un des vendeurs nous propose même un pneu avec des tailles différentes...on refuse pour une question de sécurité et d'assurance. Bref, pas mal de temps de perdu ! Un petit tour au Macdo à 11H15 tant qu'on y est... et retour vers Mexican Hat. Les 2 randonnées de Moonhouse et Road Canyon sont oubliées. Il est 12H40 et nous préférons faire Valley of the gods. Que dire ? Bien sans plus. Cela a sûrement plus d'intérêt pour ceux qui n'ont pas de 4*4 et qui veulent un tout petit peu d'aventure (durée : 1 heure).
Nous enchaînons avec Muley Point, qui est un point de vue sur les méandres de la San Juan River avec au fond du plateau inférieur Monument Valley. Ce point de vue est accessible après une montée spectaculaire menant à un plateau qui surplombe toute la vallée (Mokee Dugway), c'est magnifique ! Surement un des plus beaux points de vue que nous ayons fait dans l'Ouest Américain (un poil légèrement inférieur à ceux de Canyonlands mais le léger détour en vaut largement la peine).
Maintenant direction Natural Bridge National Monument que nous atteignons vers 15h20. Nous entamons le trail Sipapu to Kachina vers 15h45. Celui-ci permet d'admirer d'en bas deux ponts naturels spectaculaires du White Canyon, ballade vraiment à faire ! La durée prévue est de 3 grosses heures. On ne mettra que 2h25, il faut bien rattraper du temps ! On enchaîne avec la petite ballade qui mène sous Owochomo (dernier pont naturel du site)et nous quittons le parc vers 19h en direction de Hanksville. Un petit arrêt à Hite overlook (un des 2 points de vue majeurs pour photographier le Lac Powell avec Altrsom Point) pour admirer le Colorado se déversant dans le lac Powell (même si le lac n’est plus vraiment là à cause de la baisse du niveau de l’eau) et on arrive vers 20H45 à Hanksville. Dîner au Red Rock (très bonne viande).
Sur la route de Kayenta, Valley of the gods
Valley of the gods, Mokee Dugway
Muley Point, Sipapu à Natural Bridge National Monument
Sipapu, White Canyon, Kachina Bridge (2 photos)
Owochomo Bridge, Hite overlookMardi 3 Juin 2008 (Hanksville) :
Je laisse ma chérie dormir un peu et je vais essayer de trouver un pneu neuf a Hanksville. Heureusement il y a un tire shop. Le gars, très sympa me dit qu'il n'a pas la bonne taille mais passe commande. D'après lui, on devrait le recevoir le lendemain ce qui ne devrait pas nous poser de problèmepuisque l'on n'a pas prévu de piste dure aujourd'hui. En effet, la journée est consacrée à la Goblin valley et ses alentours.
Nous arrivons vers 11H au trailhead de Crack Canyon. De suite, nous partons le coeur vaillant et sans carte...et au bout de 20 min on s'engouffre dans le mauvais canyon en suivant des cairns (sorte de tout petit canyon sur la gauche). En effet, on se rend vite compte que la configuration du chemin que nous suivons ne correspond pas vraiment à la description de la randonnée et on décide de retourner à la voiture pour chercher la carte ! Il faut dire que même avec la carte on a toujours des doutes sur le wash a suivre et ce n'est qu'après 1h15 de perdu que nous sommes enfin sur la bonne piste. On descend crack canyon pendant 1h afin de voir la partie des narrows la plus spectaculaire et les falaises de cheese sculptées magnifiquement par l'érosion. Nous sommes de retour à la voiture à 14h15, mais, je l'avoue quand même, un peu décus par la ballade...
Le temps se couvre et devient assez menaçant par endroit. Nous décidons quand même d'aller au Goblin valley State Park. Nous nous balladons au milieu de ces rochers aux formes étranges et imaginatives. C'est comme un village de schtroumphs et derrière chaque petite butte nous découvrons des petites maisons et des gnomes de pierre. Seul petit bémol, la présence de nombreux petits enfants s'en servant comme terrain de jeu, ce qui gâche un peu la visite... Finalement nous quittons les lieux vers 15h20.
Nous prenons ensuite la direction de Little White horse trail qui est un canyon très étroit et ludique mais aussi assez fréquenté par les familles. Certains passages sont tellement étroits qu'il n'est pas possible de passer à deux. Gare aux embouteillages ! Il nous faut parfois escalader la roche pour laisser passer les gens en-dessous de nous ! Nous ressortons vers 17h20.
Enfin, nous finissons la journée par White Horse Canyon qui permet d'aller à White Horse window et de voir des pétrographes. Nous sommes décidemment pas dans un grand jour puisqu'au lieu de suivre le trail menant à ces deux endroits, nous continuons à remonter le Wash de White Horse Canyon... on trouve quand même 3 pétrographes sur le chemin. Nous sommes de retour à la voiture à 19H30. La Goblin Valley mérite à mon sens de passer une journée complète afin d'en explorer les différents canyons. La proximité des sites permet d'enchaîner rapidement et de faire ainsi une journée bien remplie ! Retour à Hanksville et dîner au Red Rock.
Crack Canyon (3 photos)
Goblin Valley (2 photos), Little Wild Horse trail
Little Wild Horse Trail (attention aux embouteillages !), White Horse canyon, petrographes de White Horse canyonMercredi 4 Juin 2008 (Hanksville) :
La météo a annoncé de la pluie et des orages pour aujourd'hui. Il va falloir jongler avec... Je pars ce matin chercher le pneu mais malheureusement le tire shop est fermé. C'est pas grave, je repasserai plus tard. Nous décidons donc de faire le plan B de la journée car le plan A comprenait Leprechaun Canyon qui n'est pas à faire avec ce type de temps. Ah oui, je ne vous ai pas dit mais je prévois toujours un plan A et un plan B par jour. Cela permet de faire en fonction de la météo et de nos envies. Nous empruntons donc la piste qui mène à Horseshoe Canyon qui est l'endroit des Etats Unis où se trouve la plus grande représentation de pétrographes. Au bout d'une heure de piste (32 miles), nous arrivons vers 12H au trailhead. On enfile les pulls, Kway et cape de pluie mais la pluie et surtout le vent nous glace dès les premiers mètres. Nous étions pourtant plein de bonne volonté mais on se dit en plus qu'avec ce temps nous ne sommes pas prêt de voir quelque chose... La raison l'emporte et nous repartons en voiture sous l'orage qui gronde. Au total, 60 km de route et 100 km de piste pour rien... Nous nous arrêtons au Burger Shack de Hanksville pour manger quelque chose.
Le temps semble se découvrir légèrement. On se dit qu'il serait bien de tenter au moins Little Egypt pour la journée, et qui n'est qu'à 22 miles. Nous avons un peu de chance cette fois-ci car le soleil nous gratifie de son apparition à notre arrivée sur le site vers 16h ! Nous restons une petite heure dans ce microcosme ressemblant à Goblin valley, la foule en moins (il y avait seulement un camping car d'allemands caché derrière une bande de rocher) De retour à l'hôtel, nous constatons qu'il n'y a plus d'électricité, surement l'orage. Alors nous patientons et celle ci finit par revenir 1h après. Nous nous reposons un peu de cette journée de perdue...qui sera la seule du voyage.
Little Egypt (2 photos)
Little Egypt, l'orage approche...Jeudi 5 juin 2008 (Escalante) :
Départ de l'hôtel a 9h20. La journée sera consacrée au Burr Tail Road en démarrant à l'Est de Capitol Reef par la Notom Bullfrog Basin Road en direction de Boulder. Nous sommes au départ du burr trail road à 10H, sans carte, ce qui occasionne rapidement un demi tour devant une rivière semblant infranchissable (il y a eu des orages la veille). En descendant la piste vers le Sud, nous longeons le waterpoket fold, soulevement géologique monumental de plusieurs centaines de km. Puis nous remontons les switchbacks et nous piqueniquons en haut en profitant d'une formidable vue. Nous effectuons ensuite la piste menant à strike valley overlook en 4*4 tout en ayant l'oeil sur des nuages menaçants qui se rapprochent (il est possible de la faire à pied mais on préfère la version la moins fatiguante). Il est clair que si la pluie tombait fortement, nous aurions du mal à nous sortir du Wash dans lequel nous progressons. Finalement, l'orage nous laissera tranquille et bien que la piste soit très rocailleuse nous nous amusons beaucoup en tant que novices en 4*4. Le point de vue, accessible après une courte marche (je dirais plutôt course sachant que nous étions pas sûr qu'un orage nous tombe dessus) permet d'avoir une bonne vision du waterpocket fold et sur les sommets enneigés des Henry Mountains. La piste se transforme par la suite en route goudronnée en direction de Boulder. Le passage dans Long Canyon est magnifique avec la route qui serpente entre les falaises colorées qui tombent à pic. Nous terminons la piste/route vers 16h. Il nous aura donc fallu près de 6h pour faire ce magnifique trajet. Pour faire simple, cela aura été la plus belle piste de notre voyage.
Avant d'arriver à Escalante, nous prenons la direction de Devil's Garden sur la hole in the rock road que nous atteignons vers 17h. L'endroit sert de recreation area (présence de coins feu). En tous cas, la ballade au milieu de ces formes étonnantes (rochers en forme de doigts pointés vers le ciel et arches) est très plaisante. Sur la piste retour, nous croisons des milliers de vaches que des cowboys raménent au ranch. Ca sent bon l'Ouest Américain ! Arrivé a l'hôtel a 18h20 Dîner au Outfitters d'Escalante pour manger de bonnes pizzas !
Factory Butte
En direction du Burr Trail, on rebroussera chemin devant ce wash, Notom Bullfrog Basin Road
Burr Trail Road (2 photos)
Les switchbacks du Burr Trail Road (3 photos)
"Piste" menant à Strike Valley overlook, Strike Valley overlook (2 photos)
"Piste" menant à Strike Valley overlook en 4*4 (3 photos)
Long Canyon (2 photos)
points de vue de la Highway 12 (2 photos), cowboy sur la Hole in the rock road, Devil's Garden
Devil's Garden (2 photos)Vendredi 6 Juin 2008 (Escalante) :
Réveil à 7h30 mais on veut nettoyer l'appareil photo car il y a des poussières sur le capteur. Malgré tous nos efforts, les taches persistent, même des nouvelles apparaissent.... :-( Tant pis, on fera avec. Par contre nous prenons un peu de retard puisque nous partons vers 10H. La journée sera consacré à la Hole in the rock road, piste ne présentant pas d'intérêt particulier (elle est plutôt monotone) mais qui dessert des lieux magnifiques. Nous commençons par aller au trio de slot canyons : dry Fork, peek-a-boo et spoocky canyon. Il est 11H15 Nous faisons Dry Fork pendant quelques centaines de mètres. Celui-ci offre de très belles falaises de sandstone mais reste trop monotone à notre goût. Puis nous entamons peek a boo. Ma chérie a un peu de mal à se hisser en haut du mur d'entrée, il faut dire que la paroi est légèrement glissante et demande quelques efforts. En tous cas, la couleur est tout de suite affichée : il faut se hisser, escalader, s'affaisser, longer les parois étroites du canyon. C'est très amusant et sportif. Nous sortons de peek a boo et empruntons le sentier qui mène en plein désert à la sortie de spooky canyon que nous ferons donc en sens inverse. Ce Canyon est le plus étroit des slot canyon (au monde ?) et heureusement qu'on savait qu'il y avait une sortie sinon on ne serait jamais allé dedans ! Il est tellement étroit que l'on doit faire passer les sacs et appareil photos avant nous. C'est une expérience très spéciale, interdite aux claustrophobes ! Nous terminons la boucle 3h plus tard, il est 14h15. Nous reprenons la piste en direction de Broken Bow Arch que nous commençons à 15h15. La randonnée suit une partie du ruisseau de Willow Gulch et offre un peu d'ombre et de verdure par moment. Il faut d'ailleurs souvent se frayer un chemin à travers la végétation. L'arche est en tout cas magnifique et mérite vraiment les efforts. Nous sommes de retour à 17H40. Nous filons ensuite au départ du trail menant à Sunset Arch, qui n'est d'ailleurs pas un trail puisque nous devons tracer notre chemin à travers le désert, slalomant entre les buissons épineux et les cactus avec l'arche en point de vue. Les jambes encaissent les éraflures...et les lapins gambadent devant nous. Nous sommes aux bonnes heures pour admirer l'arche rougissant au soleil (18H20 – 19h30). Nous reprenons la voiture pour rentrer sur Escalante. Le soleil couchant est pile devant nous et nous éblouie totalement. Tant pis s'il y a des bosses.... On arrive à Escalante vers 21H et on mange dans un restaurant (wings, ribs et steak).
Dry fork, peek a boo (2 photos)
spooky canyon, entrée de peek a boo, broken bow arch
Broken bow arch, sunset arch
sunset arch (coucher de soleil)
sunset arch (coucher de soleil)Samedi 7 juin 2008 (Escalante) :
Ma première idée était de faire Coyote Gulch mais certaines personnes m'en ont dissuadé (n'est-ce pas Sedonax ?), et en réfléchissant je trouvais que cela nécessitait trop d'effort pour le peu de temps passé dans Coyote Gulch (du au fait qu'il aurait fallu descendre et remonter par le même endroit). Nous avons donc décidé de faire Golden Cathedral qui sera la randonnée de notre voyage. Nous empruntons la Hole in the rock pendant 16 miles puis la piste Egypt road pendant 10 miles. Cette dernière est vraiment très cassante même en 4*4. A 10H45 nous sommes au trailhead et commençons à descendre le long de Fence Canyon qui permet de rejoindre l'Escalante River. Arrivés en bas, les taons nous attendent de pied ferme et nos jambes vont souffrir ! Heureusement les passages dans l'Escalante river sont très agréables (l'eau est plutôt chaude) et la végétation dense fait penser à un petit coin de paradis. Sur le chemin, des pétrographes ornent les falaises. Nous prenons ensuite à gauche Neon Canyon qui permet après un peu moins d'un mile d'arriver à Golden Cathedral. L'endroit est magnifique et désert ! Les deux trous dans le ciel de pierre projettent une ombre lumineuse sur l'eau. C'est très beau. Nous restons un peu pour profiter de l'endroit et manger. Puis nous repartons, retraversons la zone de taons et remontons jusqu'à la voiture le long de Dry Fork. Au total : 3H15 pour descendre (on a eu un peu de mal pour s'orienter en bas du cayon), 45 min sur place et 2H45 pour remonter, soit près de 7h. C'est typiquement le genre de randonnée que contient tous les ingrédients que nous apprécions : personne, un peu d'effort, une récompense au bout de l'effort, le calme, hors des sentiers battus, un peu d'orientation. Retour à Escalante et dîner vers 19H au même restaurant que la veille (wings, fajitas et steak rib-eye)
Fence Canyon en direction de l'escalante river, jonction entre North Fork Fence Canyon et Fence Canyon
Escalante River (2 photos), Neon Canyon
l'alcove de Golden Cathedral fait 80 pieds de hauteur
Golden Cathedral
Golden Cathedral
panels de petrographes indiens partiellement recouverts de graffiti de cowboyDimanche 8 juin 2008 (Tropic) :
On a du mal à décoller ce matin. On quitte Escalante vers 10h en direction de Bryce. Nous n'avions pas pu faire Bryce correctement l'année dernière car il y avait eu des orages pendant les 2 jours où nous y étions. Nous avons donc décidés de faire une chouette randonnée dans Bryce pour en profiter pleinement cette année (on s'était limité aux points de vue entre deux averses en 2007). Nous arrivons à Sunrise Point vers 12H puis nous commençons par Queen's Garden, enchaînons par navajo loop (loop complète), poursuivons par peek-a-boo loop (loop complète) et remontons par navajo loop à Sunset Point et terminons en longeant la rim jusqu'à Sunrise Point, soit près de 8 miles de montée et descente à travers Bryce Canyon. Il nous aura fallu près de 4H30 pour effectuer le trajet. Bien sûr comme souvent à Bryce il y a beaucoup de monde et l'extraordinaire beauté de ce site est souvent atténuer par les tumultes de la foule. Peek a Boo, qui n'est accessible qu'aux personnes s'en donnant la peine, est donc à mon sens indispensable pour profiter d'un peu de quiétude dans ce lieu magique. De retour à la voiture, nous nous restaurons un peu (ananas, glaces...) Pour finir la journée, nous faisons la petite ballade de Mossy Cave qui est sur le chemin vers le Bed & Breakfast où nous logeons. Cette ballade est très facile et permet d'admirer rapidement une jolie cascade et un torrent serpentant dans un canyon. Nous arrivons à 18H30 au Bryce Point où nous logeons. L'accueil est sympathique et la chambre très agréable.
Bryce Canyon
Bryce Canyon
Bryce Canyon
Bryce Canyon (3 photos) Mossy Cave
Mossy CaveLundi 9 juin 2008 (Kanab) :
On prend le petit-déjeuner avec une famille américaine originaire de floride. La mère de famille est une copie conforme de Brie Van de kamp (Desperate Housewife) « You live in Paris !!!!!!!! Whhhhhoooooawwwww !! », sourire, expression du visage, paroles : tout y est, une parfaite femme et mère de famille ! Ensuite, nous disons au revoir à nos hôtes et on est au départ de la Cottonwood canyon road à 10H. Au contraire de la Hole in the rock road, celle-ci offre des paysages plus variées et plus spectaculaires. Mais les lieux desservis sont à notre goût un peu moins intéressants. Notre premier arrêt est pour la Grosvenor Arch qui s'atteint après 3 min de marche...quelques photos et nous repartons. Ensuite, arrêt aux cottonwood narrows. La ballade est prévue pour durer 2 heures mais au bout de 20 min nous décidons de rebrousser chemin car elle ne présente que très peu d'intérêt à notre goût. C'est surement l'endroit qui nous a le moins intéressé de tout notre voyage. Nous effectuons quelques arrêts photos le long de la piste Arrivés au trailhead de Yellow Rock, nous commençons par prendre la piste BLM se situant à l'opposé afin de prendre de la hauteur et de photographier Yellow Rock d'en haut. Nous redescendons et entamons le trail qui mène à Yellow Rock vers 13H30. La pente est rude et glissante mais on atteint rapidement le bas de Yellow Rock. Nous arpentons par la gauche le rocher jaune, orange, blanc, rouge.. puis nous effectuons l'ascension. Notre impression est que cela ressemble à un domaine skiable coloré d'une multitude de couleurs. Retour à la voiture 2H plus tard. Nous terminons la piste et ressortons sur l'US89 au niveau de la paria ranger station. Nous prenons la direction de Kanab en nous arrêtons à Paria movie set qui est sur le chemin. Les décors de films de western ont été détruits l'année dernière lors d'un incendie mais les badlands restent un décor naturel magnifique. Nous allons jusqu'au bord de la Paria River et repartons vers Kanab que nous atteignons vers 18H. Prise de la chambre de motel et dîner au Macdo.
Grosvenor Arch, The heart of the Cockscomb
Cockscomb fault (2 photos)
Yellow Rock vu de la piste d'en face, en direction de Yellow Rock
Yellow Rock (2 photos)
Yellow Rock (2 photos)
Yellow Rock
Vue de Yellow Rock
Yellow Rock, sentier très abrupt vers Yellow Rock
badlands de Old Paria
Badlands de Old PariaMardi 10 juin 2008 (Springdale) :
Notre quittons Kanab pour Coral pink sand dunes afin d'aller admirer ces dunes de sable sorties de nulle part. L'endroit est assez sidérant mais est perturbé par le bruit incessant des buggies dans le sable. Il est un peu dommage de payer l'entrée et que les buggies (qui ne paient pas l'entrée) soient autorisées à venir s'exercer ici ! On reste une petite heure. Puis on file à Cedar Break national monument qui est un Bryce bis (avec moins de hoodoos mais des couleurs toutes aussi belles. Par contre, il n'y a personne, l'air est agréable (le parc est à 3 000 m d'altitude) et il y a de la neige ! Une tempête s'était abattue quelques jours plus tôt sur le parc. La randonnée spectra trail + rampart trail est très agréable et permet d'avoir une vue sur l'ensemble de l'amphithéâtre et les arbres britlescone vieux de plus de 1500 ans pour certains apportent une touche très photogénique (12H45 à 15h00). C'est donc une journée tout en contraste : passer du sable à la neige en moins de 2 heures ! Nous partons ensuite pour canarraville pour faire la petite ballade de canarra creek dans les narrows où coule la rivière. La première chute d'eau est très spectaculaire et nous rebroussons chemin peu après par manque de temps (17H15-18H30). Puis nous faisons route vers le parc de Zion et Springdale où nous logeons. Dîner à la pizzeria la plus connue de Springdale et avec surprise nous rencontrons michael, avec qui on avait fait connaissance à Page. Nous mangeons ensemble et passons une très bonne soirée à nous raconter nos dernières photos et randonnées.
Coral Pink Sand Dunes
Coral Pink Sand Dunes
Coral Pink Sand Dunes, Cedar Break national monument (2 photos)
Cedar Break national monument (amphiteatre)
Cedar Break national monument
Canarra Creek
1e chute d'eau de canarra creek
canarra creek (3 photos)Mercredi 11 juin 2008 (Springdale) :
Ce matin, on a rendez vous à 9h avec michael pour voir la galerie de Fatali mais celle-ci n'ouvre qu'a 10h. On ne peut donc voir les oeuvres si contreversées de Fatali et nous souhaitons bon voyage à Michael. Celui-ci nous indique qu'il a essayé de faire les Narrows de Zion la veille et qu'il a du rebrousser chemin à cause du froid de l'eau. On décide donc d'aller chez un outfitting shop pour louer du matériel aquatique afin de faire les Narrows. Nous prenons ensuite la navette du parc jusqu'au temple de Sinawava que nous atteignons vers 11H. La randonnée commence ici en suivant un petit sentier goudronné qui mène jusqu'à l'entrée de la Virgin River. A 11h30 nous commençons la rando dans la virgin river jusque vers 16h. On a bien fait de louer du matériel aquatique et finalement on ne souffre pas trop du froid. On s'essaie a la photo longue pose mais nous avons pas pris le trépied...il y a du bougé dans l'air. En tous cas nous avons été enchantés par cette journée qui restera un des musts de notre voyage. Nous sommes de retour un peu tard a l'hôtel pour effectuer la seconde rando qui était prévue et nous préférons aller à la piscine de l'hôtel (très agréable avec vue sur les montagnes de Zion). Nous profitons aussi d'un peu de temps pour aller voir la gallerie de Fatali. Même si la plupart des photos ne semblent pas réelles nous avons quand même un petit coup de coeur pour la photo de racing tracks a death valley. Nous mangeons dans un resto mexicain (moyen).
Jeudi 12 Juin 2008 (Saint Georges) :
Nous quittons le parc de Zion en direction de Saint George où nous logerons le soir même à l'Ambassador Inn, hotel correct et pas cher. Sur le chemin, nous faisons une première escale à Red Cliffs qui est un recreation area. Nous sommes globalement déçus par la petite ballade au milieu des falaises rouges érodées. L'endroit est sûrement plus agréable quand il y a de l'eau, ce qui n'est pas le cas. Nous nous attardons pas et nous filons à Snow Park Canyon qui est juste a coté de Saint Georges. La première ballade est à Jenny's Canyon qui n'a vraiment pas du tout d'intérêt à notre goût. On ne s'arrête pas aux Dunes qui ne sont pas du tout impressionnantes, et enfin au début de notre troisième arrêt, nous considérons que le parc ne nous enchante vraiment pas ! On décide de retourner à Saint Georges pour aller visiter le temple mormon de Saint George puis pour faire des courses et enfin aller une nouvelle fois à la piscine. En fait, je crois que nous commençons à saturer légèrement des sites naturels et que finalement un petit retour à la civilisation nous fera du bien !
Vendredi 13 Juin 2008 (Las Vegas) : Nous quittons Saint George en direction de Las Vegas. Sur le chemin, nous effectuons notre dernière "halte naturelle" en passant par le parc Valley of Fire. Ce parc est une bonne surprise avec des formes torturées aux couleurs chaudes. C'est magnifiques mais la chaleur est accablante ! Chaque sortie de voiture, que ce soit pour prendre des photos ou pour effectuer une petite randonnée, est l'occasion de suer à grosses gouttes... Nous effectuons les points de vue d'Elephant Rock, Rainbow Vista Panorama, Atlatl Rock et Arch Rock, mais aussi les randonnées de Mouse's Tank et White domes. Cette dernière randonnée est très agréable et permet d'avoir un bon aperçu des couleurs chatoyantes de ce parc. Nous restons 3-4H à peu près et nous reprenons la route vers Las Vegas que nous atteignons dans l'après midi. On commence les achats qu'on s'était promis de faire en debut de séjour. Puis on se rend à l'hôtel : le New York New York. C'est un peu compliqué pour récupérer la chambre car ma carte blue ne marche pas :-(. Il s'en suit un micmac de 30 min et finalement le responsable décide de nous surclasser ... de 4 catégories ! On part donc découvrir notre petite suite de 100 mètres carrés avec vue sur le strip et le grand huit de l'hotel !! On profitte un peu du jaccuzzi et on file visiter le reste du Strip boulevard qu'on avait pas eu le temps de faire l'année dernière (Venitian, treasure island, The mirage..) Contrairement à l'année dernière, on profite pleinement de l'ambiance de Las Vegas. A l'avenir, nous mettrons l'étape Las Vegas à la fin du voyage et non pas au milieu car le décalage est trop grand en faisant parcs naturels - Las Vegas - parcs naturels.
Valley of fire
Valley of fire
Samedi 14 Juin et Dimanche 15 Juin 2008 (Los Angeles) :
Direction Los Angeles ce matin. La route à travers la désert de Mojave est très monotone. Il y est fait de plus une chaleur décapante, ce qui n'encourage pas à visiter plus en profondeur ce coin des Etats Unis. Un tout petit arrêt à Baker, ville station service, qui a la particularité d'avoir le plus grand thermomètre du monde pour symboliser la température record enregistrée en 1913 dans Death Valley : 134 ° F On arrive donc en fin d'après midi dans Los Angeles pour prendre possession de notre chambre dans un motel de confort modeste mais propre (les prix des hotels sont chers à LA). Nous partons voir le signe Hollywood, le Kodak Theater et finissons dans un restaurant japonais. Les rues sont interminables et la ville démesurée. Pour ces raisons, et du au fait que nous avions peu de temps à consacrer à LA, nous avions choisi de profiter de la plage le lendemain, juste avant de prendre le vol retour pour Paris
Un beau livre de voyage sur les Etats-Unis? English translation pending
Bonjour-
Ca y est ! Notre décision est prise de partir à 5 (3 enfants de 16, 14 et 5 ans) pour 2 mois (l'été prochain) aux USA.
Auriez vous, pour commencer, un guide global (tous les USA) à me conseiller ?
Merci.
Cedwat.
Ca y est ! Notre décision est prise de partir à 5 (3 enfants de 16, 14 et 5 ans) pour 2 mois (l'été prochain) aux USA.
Auriez vous, pour commencer, un guide global (tous les USA) à me conseiller ?
Merci.
Cedwat.
2011: L'appel du Wilderness (partie II et fin) English translation pending
L'appel du Wilderness (partie I) ; http://voyageforum.com/...s_partie_i_D4625771/
MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus
Le 6 juin : Au plus profond
En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...
Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.
Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.

On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!
Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.

Au tréfonds de l'antre de la bête...


Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.


CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola
La panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.
Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »
L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.






Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.


Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »


Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.

Le 8 juin : Du vert à l'aride
Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.
Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.








Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.

ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.
Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)



Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.
une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...

A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.
HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalli
Le 9 juin : Royal
Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.


Raie Manta souriante...


Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.
Les chevaliers de la table ronde

Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »

J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.


Sublime désolation...

La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !
Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.
Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.
Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮
L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.
Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »
Un dragon venu du tréfonds des âges...

Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.


Shadow in wilderness...


Moon through arch...

Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.
Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.
Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...
FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum
Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !
En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.
Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.



OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americana
Le 11 juin : Bloc in the roc
Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !
Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !
MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca
La « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.


Empreintes... d'un autre temps

un autre dragon venu du fond des âges...
Western Collared Lizard
Après 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.




Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »
En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴☠️

Le 12 juin : Hummer tour
Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.
Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.




En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.


Alien guette...



Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.
Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.
Direction « Thousand Pocket »
Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!
« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.



Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.

Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel
Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.
La dure loi du far west...


Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.






Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.



Guimauve hoodoo




Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement

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Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !
ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmannii
Le 14 juin : C'est Coton !
Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.


Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !


Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !

Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.
Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.

Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)
PRAIRIE SMOKE Erythrocoma triflora
Le 15 juin : Plongées
Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?
Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.
Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?


Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.
D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.
Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.




Le 16 juin : Surprise et inquiétudes
Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.
Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.
Around... Castle Rock

Et Red Top




Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !
Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.

Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...

Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...
FEROCACTUS Echinocactus polycephalus
Le 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !
Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !
La descente vers le paradis
Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.
7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.
Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...

Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !
Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.
Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.


La remontée vers l’enfer
Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.
D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.
Première alerte
Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.
Deuxième alerte
La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...
Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.
Perdus !
Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.
Troisième alerte
Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.
Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)
Ultime ressource, dernière chance
Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.
Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.
Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.
Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.
Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.
Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!
La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.
C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !
Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.
Conclusion :
Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.
Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.

Le 18 juin : Coucou... C'est nous
Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.








Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.
Le 19 juin : Hasard à Las Vegas
Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.
Un dépannage de haute volée....
Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.
Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE
L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!
Conclusion:
Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.
Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .
Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.
Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.
Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

MOUNTAIN BLUEBELLS Mertensia ciliata / RED PUSSYTOES Antennaria rosea / LUPINE Lupinus caudatus Le 6 juin : Au plus profond
En avant pour le visitor center de Black Canyon of the Gunnison afin d'obtenir les renseignements sur le manque de réponse à la loterie du trail de « Red Rock Canyon » Réponse du gentil ranger : « Si vous aviez obtenu le permis, vous auriez eu une réponse par courrier » Donc en anglais : « No win, No mail »... ah bah, c'est plus simple qu'en français ! Nous nous rabattons sur le permis pour « Inner Canyon » Renseignements pris et après d'amples explications fournies par le même gentil ranger et la signature de la liste des décharges qui prouve que nous ayons pris connaissance de tous les dangers du trail. Je cite : - Danger, risque dans les éboulis - Danger, risque en rencontrant les bébêtes (ours) Ah ! il y a même des ours comme au Yellowstone - Danger, risque en touchant les plantes (Poison Ivy) - Danger, risque de se perdre (en remontant) - Danger, risque de noyade (il faut ne pas plonger dans la « river ») Il va peut-être bien nous demander aussi notre carnet de vaccination, risque de tétanos, si nous nous coupons avec les chaines. Bref, nous signons, et nous devrons remettre le récépissé du permis dans la boite aux lettres, une fois la rando terminée. Vlà une rando qui s'annonce reposante et sans danger ! Du moins pour le ranger...
Le trail commence derrière le visitor center, un chemin bien gentillet et propret qui fait place à une sente forestière qui plonge vers un gouffre noir. La descente devient raide, même très raide, et il faut s'accrocher à tout ce qui traîne à notre portée :Roches Racines Branches d'arbres Et pour finir, des chaînes mises à la disposition des apprentis aventuriers. Puis enfin, une marche dans les éboulis pour finir d'agrémenter le trail. Le grondement et la vue de la rivière sont comme des aimants qui nous poussent à aller jusqu'au plus profond de l'antre de la bête.
Une petite clairière sympathique, la Gunnison grondante et assourdissante entourée de parois sombres vertigineuses, donnent à cet endroit son cadre unique et impressionnant. La remontée nous paraît (est) plus aisée que la descente. Le GPS voyant le rythme infernal auquel il est soumis et ce qu'il lui reste à accomplir, décide de rendre l'âme.

On dirait du Baudelaire, mais ne vous y trompez pas... C'est du Laurence ! Mais c'est tout de même beau ! Ah... le Colorado, quand tu nous tiens!
Le secteur descente avec chaîne ...Une descente déchaînée.

Au tréfonds de l'antre de la bête...


Nous terminons notre visite de Gunnison par les différents points de vue du parc, mais nous ne sommes pas à la bonne heure et il nous est difficile de réaliser une photo correcte.


CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicola / WATERLEAF Hydrophyllum capitatum / CLIFF FENDLER BUSH Fendlera rupicolaLa panne du GPS nous pose un énorme problème. Devant nos randos à venir, nous décidons d'interrompre et de modifier nos plans. Retour à Montrose pour l'achat de GPS. Avec un peu de difficulté, nous trouvons le magasin. Les GPS se trouvent fort logiquement au rayon « Armes ». Le vendeur nous sort les 2 seuls modèles en sa possession. Nous sentons qu'il est plus à l'aise sur les calibres et flingues exposés et qu'il ne fera pas long feu sur les GPS, il se contente simplement de lire la notice pour répondre à nos questions. Nous abrégeons ses souffrances. Devant les prix attractifs (merci à un Euro fort), Laurence s'offre un E-TREX-HCX et moi un DAKOTA 200.
Ainsi équipés, nous reprenons notre circuit. Renseignements pris, c'est OK pour la « Last Dollar Road »
L'année dernière, l'excursion sur la « Cinnamon Pass vers American Basin » m'avait laissé des souvenirs plus que mitigés (piste à partir d'Ouray très difficile), je pensais fortement retrouver une piste pour le moins aussi rude. Malgré des passages de gués bordés de congères, elle s'est heureusement avérée beaucoup plus accessible que la Cinamon Pass, sinuant à travers les monts enneigés, dévoilant des forêts aux myriades de verts acidulés et des champs fleuris de jaune. Les paysages se sont révélés plus enchanteurs que l'Americain Basin.






Nous continuons tranquillement sur cette piste bordée cette fois-ci de magnifiques propriétés pour déboucher sur « Telluride », une belle petite ville aux maisons très colorées.


Direction « Bridal Veil Falls » sur une piste qui serpente au milieu de vestiges miniers pour admirer le brumisateur géant (N'oubliez pas votre parapluie ou K-Way) surplombé par une maison perchée sur les hauteurs. Nous la dépassons mais nous sommes bientôt stoppés pas la neige encore bien présente en ces lieux. Impossible d'aller randonner jusqu'à « Blue Lake »


Nous redescendons, il est déjà bien tard. Il est à noter que pour une station touristique, il n'y a pas beaucoup d'hôtels. Nous en trouvons finalement un « Victoria Inn » et dîner dans un beau décor d'un restaurant italien. Attention, Telluride est une station de montagne, donc onéreuse.

Le 8 juin : Du vert à l'aride
Aujourd'hui départ vers deux sites que nous connaissons : « Ah Shi Sle Pah et Bisti badlands » au Nouveau Mexique. En cours de route, je me rappelle avoir oublié dans le frigo de l'hôtel, ma poche d'eau Camelbak. La liste s'allonge, ce n'est pas grave, nous en avons encore un en réserve. Je pourrai sans doute en racheter un autre à Page.
Certes nous n'avons plus l'effet de surprise de la première découverte des sites, mais l'avantage, nous savons où nous allons, permettant d'aller plus vite, d'aller plus loin jusqu'au bout des hoodoos, d'apprécier les nuances et étalements de couleurs (gris, jaune, marron) de cette magnifique aridité.








Nous remontons sur les monticules parsemés de petites granules qui se dérobent à chaque instant sous nos pas. Tout à coup, un bruit de glissade déchire l'air, Laurence vient de chuter assez lourdement... Inquiétude... rien de cassé... Ouf, à part une petite blessure au doigt (le vernis a sauté). OK, pas de problème. Re tout à coup, nous nous apercevons que de l'eau coule du sac à dos, nous pensons que la poche d'eau s'est ouverte... Erreur, elle a littéralement explosé... Aie ! 2 poches d'eau HS en une journée, cela devient gênant et il va falloir composer pour la suite. Pour l'heure, il nous reste 3 litres d'eau, nous poursuivons le périple sur ce site particulier qui mérite plus qu'une simple visite.

ll est temps de rallier les « Bistis » par les pistes qui nous feront gagner un temps précieux. Bizarrement, cette option n'a pas été vraiment évoquée sur VF. Nous pensions trouver quelques difficultés, mais à notre grand étonnement, les pistes sont très roulantes et bien indiquées. Arrivés sur le parking, je m'aperçois que le convertisseur 12V-220V a rejoint au panthéon le GPS... Ça ne recharge plus... Embêtant, c'était pratique... Il nous reste assez de batterie pour assurer le programme de la soirée et du lendemain.
Pour ce soir, direction « Cracked Eggs » au sunset. Pour Laurence, les « Cracked Eggs » se transforment en coquillages et crustacés de toute sorte. C'est beau l'imagination féminine ! Nous les trouvons aisément, les souvenirs sont encore bien présents. Il n'y a personne et déambulons au milieu du parterre (œufs et fruits de mer)



Admirables, au soleil déclinant les œufs coquillages se métamorphosent, s'illuminent, se colorent de lumière rouge, s'assombrissent... Splendides, fantasmagoriques.
une certaine idée du bonheur et de plénitude à l'heure du sunset...

A la « golden hour » les œufs prennent une autre dimension. C'est un instant à privilégier.
HORNED LIZARD Phrynosoma cornutum / SEGO LILY Calochortus nutalliLe 9 juin : Royal
Ce matin, debout pour un coin des Bisti que nous connaissons et apprécions... « The Seal et Stone Wings » Nous les retrouvons aisément à travers la multitude de monticules grisâtes où se cachent une foultitude de hoodoos de toutes formes. Toujours aussi spectaculaires.


Raie Manta souriante...


Nous décidons de déambuler au petit bonheur la chance à travers un wash à la recherche d'autres hoodoos.
Les chevaliers de la table ronde

Nous en découvrons deux insolites, encore assez méconnus. Pour s'amuser, nous les surnommons « Laurence et son Spartiate Hoodoos »

J'aime bien déambuler au hasard, chercher, découvrir, avoir une bonne surprise ou au contraire, ne rien trouver au détour d'un monticule. Laurence apprécie un peu moins et nous repartons sur des points que nous n'avions pas eu le temps de visiter en 2010 : « Eagle Neast » et non loin de là, un arbre pétrifié de toute beauté.


Sublime désolation...

La température monte, le repas sera pris sous un cagnard d'enfer, il est temps de retourner. Nous repassons par les « Cracked Eggs » qui nous semblent bien pâlots à cette heure. Un couple assis sur leurs dépliants, attendent... attendent quoi ? peut-être le sunset. Ils sont vraiment patients, le soleil est encore haut. Nous croisons un autre couple, puis une famille américaine type, du type que nous rencontrons quelquefois au grè des randos. Tranquilles, sans GPS, je ne sais plus s'ils avaient apporté de l'eau ou s'ils marchaient en tong ! cherchant les œufs, nous demandant à quelle distance ils se situaient. Étonnant et à la fois désolant !
Décidément, les « Cracked Eggs » deviennent une promenade des dimanches et je ne donne pas cher des œufs dans quelques années.
Après 5h de rando sous un soleil bien présent, la journée n'est pas terminée, il nous faut rouler vers « Cove et son Sage Hill Bed & Breakfast » à ma connaissance le seul endroit du coin à la frontière du Nouveau Mexique et de l'Arizona, où les touristes peuvent poser leurs valises. Nous sommes superbement accueillis, tout d'abord par le chien de la famille qui gambade autour de la voiture. Je tente de l'écraser, mais il a l'habitude d'esquiver le bougre ! … Je plaisante.
Puis, accueillis par Karen, un petit bout de femme énergique, puis par Timothy, un Navajo taciturne, un peu renfermé... normal, c'est un Navajo. L'endroit est coquet et règne ici une atmosphère de paix. Vous vous demandez pourquoi avoir choisi ce lieu ? C'est à deux pas de « Royal Arch » située sur la réserve et à moins de s'appeler « SEDONAX et ses galettes St Michel », nous préférons requérir un guide local. Ce sera Timothy, le taciturne. « Royal Arch » avait été dévoilée dans le carnet de voyage de Philippe, et Laurence avait tout particulièrement appréciée cette arche. Moi, j'étais plutôt dubitatif... j'avais tort. Elle est tout simplement magnifique. Je plante le décor, pour y arriver, il faut emprunter une piste en devers où il y a des ornières qui ne s'arrangent pas au fil des années. De plus, nous devons prendre notre véhicule. C'est parti... En effet, ce n'est rien de le dire ou même de l'écrire, les ornières sont bien là devant, des sillons immenses. Il faut y aller, si la voiture se met dedans, elle se renversera sans coup férir. Mes fesses sont collées-serrées, on ne passerait pas une feuille de cigarette entre... (pas de photo)... Timothy, calme. Laurence, silencieuse (Hein ? qui a dit ... pour une fois). Cette atmosphère me sert à me concentrer... Je roule.. je retiens ma respiration, je roule, je roule, je retiens ma respiration, collées serrées, je me retiens tout court. Ouffffffff !!! Je peux respirer, c'est passé... J'étais bleu ! Tel un cow boy, je descends de la voiture avec un air faussement décontracté 🤪... C'était... facile😮
L'arche se dresse devant nous, imposante. Nous faisons comprendre à Timothy que nous voulons nous en approcher au plus près. Nous gravissons et dévalons les petites collines qui nous séparent d'elle. Timothy s'essouffle mais grimpe. Nous apprendrons plus tard, qu'il est âgé de 80 ans et un peu cardiaque... Alors : RESPECT.
Nous apprenons également qu'il a toujours vécu à Cove et que c'est la première fois qu'il grimpe à « Royal Arch » Nous sommes stupéfaits. Il nous remercie d'avoir randonné si haut avec lui. Nous le remercions également de nous avoir permis de découvrir au plus près, ce site. Désormais, il est surnommé « Timothy, the great hiker »
Un dragon venu du tréfonds des âges...

Au sunset « Royal Arch » surplombant le paysage alentour se dévoile encore plus royale.


Shadow in wilderness...


Moon through arch...

Soirée sympa, le dîner est tout simplement succulent avec un sublime thé glacé. C'est un couple charmant et très intéressant.
Karen hautement diplômée mais restant simple, se mettant à notre portée, essayant toujours de se faire comprendre.
Timothy qui avait gardé les moutons jusqu'à l'âge de 10 ans, a fait des études sur le tard, est devenu leader de sa communauté et s'est battu contre la mine d'uranium pour obtenir des indemnités pour les travailleurs. En ce moment, il écrit ses mémoires. Déjeuner à l'américaine, très copieux. C'est la première fois, privilégiant ailleurs, le continental breakfast. Nous sommes satisfaits de cet interlude... Royal...
FOXTAIL BARLEY Hordeum jubatum / PENSTEMON Penstemon comarrhenus / CRESTED WHEATGRASS Agropyron cristatum
Le 10 juin : Journée ruine mais enrichissante !En route pour « Bluff » par « Luckachuckaï », une journée d'étape reposante. Arrivés de bonne heure à « Recapture Lodge », un dispensaire au temps des Mormons reconverti depuis en un charmant motel bordé d'arbres. Pendant que le linge se lave, nous vaquons chacun à nos occupations respectives : Ecriture du carnet de voyage pour Laurence, et moi je prends quelques nouvelles sur VF.
Mais pas de laisser aller, nous partirons en soirée à « Mule Canyon » situé à 45 mn de « Bluff » Un petit trail fort plaisant bordé d'une nature généreuse en herbage et feufleurs en tous genres qui nous mène sur « House of Fire » Cette ruine met le feu à nos appareils photo et à nos nerfs. Dieu que c'est difficile à photographier.



OREGON GRAPE Mahonia repens / MOUNTAIN DANDELION Agoseris glauca / AMERICAN VETCH Vicia americanaLe 11 juin : Bloc in the roc
Aujourd'hui direction « Road Canyon », par la piste qui porte un drôle de nom « Cigarette Spring Road » Cela serait intéressant de chercher le pourquoi de ce nom. La piste est roulante et ne pose aucun problème. Le permis est récupérable en cours de chemin. Le trail est paisible et ne présente aucun passage difficile. Nous plongeons dans la diversité de verdure du canyon de « Cedar Mesa » Je cite l'auteur : Fougères, Rice grass, horsetails, roseaux, prêles : bref, de l'herbe et des feufleurs !
Feufleur... 😉 facile un pissenlit 😛 Eh bien... non !
MOUNTAIN DANDELION Agoseris glaucaLa « Fallen Roof Ruin » est impressionnante, belle et majestueuse. Son plafond à lui seul fait tout le charme du lieu. Au fur et à mesure du temps, des plaques se détachent et forment au plafond, des dessins aux couleurs contrastées.


Empreintes... d'un autre temps

un autre dragon venu du fond des âges...
Western Collared LizardAprès 2h de trail, nous décidons de découvrir « Citadelle Ruin » Bizarrement, cette ruine n'est pas très connue, mais je gage qu'à l'avenir, elle le sera car l'endroit le mérite bien. C'est à 6 miles de la jonction Hwy 261 et Cigarette Spring road. La citadelle se trouve sur un éperon, on y accède par un étroit passage jadis protégé par un mur. De nos jours, nous voyons encore les vestiges de ce rempart. Nous décidons de prendre par le plus court, nous avançons dans un wash puis nous bifurquons sur la gauche pour atteindre la mesa. Nous entrapercevons une vue et nous la comparons avec l'image issue d'un blog... Nous sommes sur la bonne voie qui nous amène sur un gros affleurement rocheux. Le seul et unique passage se trouve sur la gauche, nous cherchons pas mal de temps et nous finissons par le trouver. Nous avançons mais je ne peux plus aller plus loin, je ne vois pas le fond, je n'arrive plus à faire un pas, à franchir un passage qui n'est pourtant pas étroit... Blocage, incompréhensible mais blocage, je ne peux pas me battre avec moi-même. Dommage, je vois au loin, la citadelle... Déception...Laurence continuera seule, elle franchit cet « obstacle » et la péninsule avec aisance. Je la vois vagabonder autour des ruines. Je n'ai plus qu'à admirer le paysage en me disant : « Trouver un endroit pareil pour protéger la récolte, ça ne devait pas être tous les jours rigolo pour les Anasazis» et en espérant que Laurence n'aura pas de problème, car s'il faut venir la chercher.... Il me faudrait beaucoup de temps pour passer ce maudit obstacle qui est dans ma tête! Un jour, je retenterai.




Il est déjà tard, et 3h de route nous séparent de Page. L'heure de l'Arizona nous fait gagner 1h. Tant mieux, nous risquions de louper le rendez-vous avec Dusty et sa bande, Spunky et Photopolox. C'eût été dommage, ce fût une joyeuse soirée toute en détente et bonne humeur. Autant dire que nous avons fait la fermeture du « Ken's Old West »
En déballant les affaires, je m'aperçois que j'ai oublié la multiprise à Recapture Lodge. Décidément, si cela continue, je n'aurai plus besoin de valise pour le retour..🏴☠️

Le 12 juin : Hummer tour
Après la bonne soirée de la veille, debout de bonne heure. A 7h, nous avons rendez-vous avec « Slot Canyon Hummer Adventures » Nous serons trois: Photopolox sera de la partie, ou plutôt quatre : Bryan nous y amène, et même cinq, car il faut compter le Hummer ! Une magnifique machine aussi impressionnante à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous voilà partis à cinq pour les trois slot canyons. La piste n'est pas facile, il faut un vrai 4x4, autant dire qu'avec le Hummer, c'est une partie de rigolade.
Les deux premiers slots « Staircase et Passage Canyon » sont de toute beauté. C'est vraiment « Fun » à grimper et à passer les endroits légèrement délicats. Bryan est de bons conseils et explique les techniques à employer pour grimper. Photopolox avec ses 18 kg de matos (tiens, ça me rappelle quelqu'un que j'ai connu à Moab) arrive à négocier tranquille ces endroits. Nous l'avons tout de même un peu aidé. Pour celles et ceux qui voudraient faire de bonnes photos, c'est faisable, mais il faut au minimum un tripode pour s'assurer d'avoir de bonnes photos.




En direction du troisième et dernier canyon « Secret Canyon », nous avons droit à la spécialité du tour, Le Hummer Half-Pipes Pendant qu'il conduit, Bryan nous montre les plantes originaires de la région et celles qui sont venues s'inviter et nous fait également la démonstration des possibilités de négociation du Hummer sur les passages très très délicats. Nous ne boudons pas notre plaisir. Secret canyon est un vrai plaisir de photographe et mérite tous les éloges écrits à son sujet.


Alien guette...



Merci à Photopolox (Paul) qui nous traduit les dires de Bryan, nous savons maintenant : - Qu'il y a au moins 6 types de police à Page - Qu’un traitement contre la morsure d'un crotale coûte environ 10 000 $, il vaudrait mieux mourir alors. - Qu'il y a beaucoup de divorces, car l'usine à gaz du comté n'embauche pas deux membres de la même famille, d'où l'idée du divorce quitte à se remarier après embauche.
Le retour aux environs de midi, un repas partagé avec Paul : nous nous convenons d'un autre rendez-vous en fin d'après midi, pour un lieu encore méconnu du plus grand nombre. Paul est intéressé de randonner avec le couple légendaire😉 : Laurence et son Spartiate... Enfin... non!... c'est plutôt pour le lieu.
Direction « Thousand Pocket »
Au départ, la piste est facile et roulante, mais elle devient de plus en plus sableuse. Le risque d'enlisement n'est pas écarté. Grâce aux conseils glanés sur VF, je ne m’en sors pas trop mal. J'entends tout de même le système électronique du 4x4 s'enclencher. Je sens que Photopolox n'est pas très rassuré et m'encourage à ne pas réduire la voilure. Finalement, nous arrivons au 'parking'. Pour le retour, il faudra redémarrer et faire demi-tour, à vitesse réduite, le risque d'enlisement est plus grand. Je m’interroge sur ce délicat moment qui sera à négocier. Pour l'heure, il faut arriver sur le site avant le sunset, je repère la colline et droit devant. Un mile de sable voire deux nous sépare d'elle, il faut accélérer le rythme. Photopolox tiendra-t-il la cadence ? Finalement, il a tenu le bougre!
« Thousand Pocket »se trouve bien caché au sommet de la colline, un endroit singulier, des trous en « Brain Rock », un arbre est blotti là. Le soleil se couche, nous distinguons au loin le lac Powell. Vraiment insolite, à vadrouiller aux alentours, mais nous n'aurons pas le temps.



Le retour se fait à marche forcée, nous atteignons le parking, l'épreuve de vérité: Démarrage, demi tour, de nouveau le système du 4x4 s'enclenche mais ça roule... Ouf... la pénombre, puis la nuit lorsque nous débouchons sur la route qui mène à Page.

Le 13 juin : Fantômes blancs et arc en ciel
Aujourd'hui direction « Wahweap Hoodoos », nous savons que la piste BLM 431 est interdite d'accès, d'ailleurs un petit panneau en forme de piquet rectangulaire le confirme : « Administrative road » Interdite mais non bloquée... Nous passons... Alea jacta est. Braver cette interdiction donne un peu plus de piment dans l'aventure, un peu comme pour « White and Red Canyon » La piste est très roulante, nous atteignons le parking, une voiture est déjà garée, elle n'a pas d'écusson du BLM. Sans doute des touristes perdus... comme nous. Après ¾ h de marche dans un wash morne et triste autour d'un paysage qui ne l'est pas moins, après avoir dépassé un cadavre de vache presque enseveli.
La dure loi du far west...


Nous apercevons ces fameux hoodoos blancs nichés au creux de la falaise. Ils sont là, tous de blanc vêtus... « The Ghost » magnifique, très photogénique, d'ailleurs, tout cet endroit est photogénique. Par quel phénomène de la nature, tous ces hoodoos sont regroupés là ? Nous retrouvons les 'touristes égarés' qui nous demandent par quel endroit nous sommes passés. Je pense qu'ils sont bien au courant de l'interdiction.






Il est temps de reprendre la piste pour « Rainbow Valley » situé à quelques miles des hoodoos. Si le blanc de« Wahweap hoodoos » en est la principale caractéristique, « Rainbow valley » explose en couleurs acidulées... Nous commençons par errer au milieu des vallons, puis nous décidons de remonter et de suivre la falaise. C'est sur cette partie que la « Valley » se dévoile, en couches de couleurs superposées, en hoodoos de guimauve, en rocs bonbons disséminés... Stupéfiant... Psychédélique ! Étonnant contraste avec le premier site visité.



Guimauve hoodoo




Si l'explosion des couleurs de « Rainbow Valley » vous laisse sans voix, « Sidestep Canyon » par ses voies inextricables, vous hypnotise. Un labyrinthe aux couleurs variées, ce canyon a tout pour attirer les baroudeurs du wilderness. Nous ne trouvons pas de point d'accès, nous nous contentons de le longer. Nous mesurons toute sa force, oui ! une force émane bien de ce canyon. Je la ressens fortement. Nous convenons que c'est un trail qui est à préparer sérieusement, ce canyon doit être immense, la chaleur doit régner, et il faudrait lui consacrer la journée. Nous reviendrons certainement

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Retour, nous croisons une voiture... Ouf pas BLM. Puis une autre... Ouf pas BLM... Nous atteignons la jonction... Ouf, nous sommes passés, mais qu'est-ce-que nous rencontrons comme touristes égarés sur cette piste !
ENGELMANN HEDGEHOG Echinocereus engelmanniiLe 14 juin : C'est Coton !
Aujourd'hui, direction la « Cottonwood Canyon Road » surnommée la CCR... Au programme « Brigham Plains » pour admirer du haut et de loin le « Yellow Rock » dans toute sa splendeur et son intégralité. Pour cela, il faut rouler sur une piste tout en épingle à cheveux et en montée. Tout à coup, là, le SUV se bloque, ça ne veut plus aller plus loin. En fait, c'est Laurence qui reste bloquée en pleine montée et plein virage. J'essaie de la guider... Non, rien n'y fait. A chacun son blocage, et heureusement pour nous, ce n'est pas le même. Nous échangeons nos places, et je prends le volant. Il s'agit de ne pas reculer. Depuis la piste de « Royal Arch », je suis plus 'coolman'. Et ça passe cool ! Nous pourrons apprécier à sa juste valeur, le paysage du « Yellow Rock » au lointain.


Puis la descente sans problème et nous continuons en direction de « Candyland » Un petit secteur de la CCR. Laurence apprécie, en ce qui me concerne, je suis un peu déçu ! Je croyais que cette partie était beaucoup plus vaste à parcourir. Je pense que je finis par être difficile !


Nous faisons demi-tour pour nous rendre sur un lieu que je surnomme « Pain de sucre ». Un amas de calcaire blanc traversé par une marbrure mauve se prolongeant au sol. Là encore, c'est assez particulier. Il nous faut trouver un passage, impossible de prendre ce pain de sucre en ligne directe, il faut le contourner par le sud. Nous cherchons et trouvons une faille qui descend dans le wash. Plaisant, nous sommes attaqués de toute part par les « deer flies » … Vacherie de bestioles ! Enfin apparaît cette singularité qui me plait beaucoup plus que « Candyland » Retour par le même chemin, même attaque par les mêmes vacheries de bestioles !

Direction le « Parking Trail Red Top », un trail agréable où il nous faut longer et souvent mettre les papattes dans la « Paria River » A force de marcher dans la rivière, nous dépassons le point de jonction qui nous oblige à rebrousser chemin. Nous cherchons le passage. Nous en trouvons un non officiel et nous grimpons facilement au milieu de gros rocs et des éboulis. Nous récupérons un sentier cairné. Nous repérons un passage... pas de chance, ce n'est pas le bon, il est bel et bien bloqué, nous devons définitivement contourner l'éperon rocheux. Au détour, nous découvrons « Red Top », il est encore loin. Devant l'heure avancée, la rando prévue « Red Top / Yellow Rock et retour par la piste » semble bien compromis. Il est raisonnable de s'en tenir là. Décision prise, il est temps de reprendre des forces avant de faire demi-tour. Ce sera une rando à programmer sur une journée, et ne pas oublier des vêtements manches longues et pantalons... les « deer flies » s'acharnent bien sur la piste.
Au retour, nous découvrons la piste officielle et le point de jonction cairné, loupés à l'aller. De la rivière, ce n'était vraiment pas évident à les repérer.

Ce soir, nous dormirons sur le parking d'Outpost of Paria. Susan et Steve ont la gentillesse de nous y autoriser. Nous retrouvons comme prévu et avec plaisir des amis d'Angers de Laurence (Christine et Serge)
PRAIRIE SMOKE Erythrocoma trifloraLe 15 juin : Plongées
Ce matin, nous accompagnons Christine et Serge à la loterie afin d'essayer de gagner leur 'sésame' pour un point géologique mondialement connu « The Wave » J'en profite pour photographier ce moment particulier qu'est le tirage. J'ai l'impression d'être dans une salle d'attente où un examen va bientôt avoir lieu. Silence et légère tension règnent. Pour Christine et Serge : c'est râté ! Peut-être demain ?
Petite anecdote : Joueuse, Laurence demande à la Ranger, le pourquoi de l'interdiction de la piste BLM 431 Devant les explications plus ou moins embarrassées, Laurence nous lance : « Elle est en train de nous mentir » Ce, en quoi, la Ranger réplique : « Attention, je connais 'Mentir' » Elle nous indique qu'elle connaissait encore cinq mots en français, sûrement un vestige de ses études en université. Devant la surprise de Laurence, nous éclatons de rire, ce qui a pour effet de rameuter les collègues Rangers. Ouille, ça va se corser, mais non, après explications de la petite histoire et du bon tour joué aux dépens des Frenchies, toute la compagnie est bien hilare. C'est l'esprit bon enfant US ou la liberté de parole du citoyen qui, aux USA n’est pas galvaudée.
Nous décidons tous d'aller randonner le plus loin possible dans Buckskin Gulch. Mais avant, direction vers un endroit secret photographié par Philippe. Enfin, plus ou moins secret, tout le monde bien informé de VF connait l'emplacement exact, mais cela reste néanmoins un site bien typique, pas facile à photographier. Malheureusement, les photos ne rendent pas à ce joyau « le Nautilus », toute sa beauté et son charme si particuliers. Que vient faire là cet amas blanc en forme de coquillage au milieu des roches ocre ?


Nous plongeons à l’intérieur de la coquille.
D'un accès facile, une petite marche des dimanches, nul doute qu'il y aura aussi du monde dans peu de temps.Puis direction « House Rock Valley Road », « Wire Pass », après une demi heure dans le wash, nous plongeons dans le slot canyon que nous connaissons pour l'avoir arpenté l'année dernière. Nous nous apercevons que ce slot canyon est bien vivant, la grosse branche très photographiée, coincée entre les parois n'est plus et se retrouve sur le sable, de l'eau en furie est bien passée par ici. Nous nous enfonçons dans Buckskin, aux passages très variés et très agréables. Je pense que nous avons parcouru la moitié de la longueur du canyon. Au retour, nous tombons sur un petit crotale qui a beaucoup plus peur que nous. Le premier serpent de cette année.




Le 16 juin : Surprise et inquiétudes
Ce matin, tranquillement installés sous le paravent du Oupost of Paria, nous voyons surgir un petit bonhomme aux drôles de lunettes cerclées... (Non, ce n'est pas Harry Potter) mais une personne intarissable, débordante, féconde, incessante, inépuisable, inexhaustible, inextinguible à la verve légendaire, voire mythique; vous aurez deviné ? Souvent imité, jamais égalé : Le maestro du wilderness et des hors sentiers battus... (SEDONAX), Philippe ou (Philippides pour les Grecs) en personne. Vraiment infatigable lorsqu'il s'agit de ses sujets de prédilection : Le Southwest et les randos. Toujours aussi passionné et passionnant, racontant cette fois ci ses périples à la recherche de nouveaux panels.
Toute la troupe accompagne Christine et Serge à la loterie, mais c'est encore la déception pour eux. La discussion continue sur le parking, où l'on apprendra que le trail sur « Vasey's Paradise » ne sera pas une sinécure. Puis chacun se sépare et part vers la destination de la journée. Pour nous, direction « Cottonwood Canyon Road » pour le « Yellow Rock » que nous avions manqué faute de temps. Une petite grimpette dans les éboulis, et nous débouchons sur le monolithe. Du slickrock jaune, orange et ocre que surplombe un ciel bleu moutonné de nuages. Ce dôme est immense. Du vent et encore du vent.
Around... Castle Rock

Et Red Top




Retour sur Page, un bon repas, le ravitaillement effectué. En route, nous nous arrêtons au Walmart, il nous faut impérativement acheter une poche à eau. J'en trouve une qui ne me satisfait pas vraiment : 2 litres, il n'y a pas mieux... faute de grives. !
Direction « Vasey's Paradise » par la piste « House Rock Buffalo Ranch Road », à la jonction du ranch, nous ratons l'embranchement de la piste à gauche, elle est à peine visible. Le GPS veille, nous rattrapons l'erreur... La piste n'est pas mauvaise, au loin un cadavre encore frais d'une vache se profile. (Un signe?) Une « Gate » à ouvrir et à refermer, celle-ci est "duraille" et ne se laisse pas faire (Un autre signe?) Encore quelques miles et enfin, nous arrivons au parking, un emplacement pour faire du feu est déjà installé. Le site est spectaculaire, impressionnant, c'est tout de même le « Grand Canyon ». Il nous reste du temps, nous décidons de partir en reconnaissance, au moins pour trouver le « trailhead ». Après une dizaine de minutes de recherche, nous le trouvons. Laurence décide de regarder de plus près. Pour moi, chaque jour suffit sa peine. Je reste et je contemple cette magnificence. Une voix raisonne en moi : « Ça ne va pas être de tout repos » Laurence réapparait au bout d'un quart d'heure, confirme cette sensation.

Repas... Soudain, une faible lumière apparaît au-dessus de la mesa, puis augmente au fur et à mesure. Qu'est-ce-que c'est ? Bien sûr, un lever de lune, unique, grandiose, magique...

Nous sommes au bout du monde, nous sommes seuls. Ce n'est pourtant pas la première fois, mais une sourde inquiétude ne me quitte pas. Nous sommes vraiment au bout du monde, nous sommes vraiment seuls...
FEROCACTUS Echinocactus polycephalusLe 17 juin : Vasey's Paradise, retour vers l'enfer... Notre aventure !
Prenez un café corsé, Arabicané, ça va être long…………………….. !
La descente vers le paradis
Après le petit déjeuner avalé, les préparatifs pour la course au long court sont expédiés. Nous savons déjà que ce trail ne sera pas une partie facile. La carte indique des courbes de niveau très serrées traduisant une descente ou une montée raide. Nous sommes prévenus par Philippe. Le « Grand Canyon » se mérite. Le parcours va être terrible. J'ai toujours ce sentiment diffus, lancinant de la veille qui traine... Le même sentiment d'inquiètude que lorsque je passais un examen.
7h30 : Nous partons, la reconnaissance de la veille nous a été bien utile. Pas de perte de temps. La première partie est facile, composée de rochers, bien cairnée, qui passe parfois près de l'abîme. Nous arrivons sur un plateau, là, les choses se corsent. Plus de cairns, de nombreux vas et viens, Laurence aux yeux de lynx en repère un, placé en haut des éboulis. Nous n'avons pas le choix, c’est manifestement la voie royale. Nous avons déjà perdu assez de temps.
Sur le plateau, nous mesurons ce qu'il nous reste à parcourir pour arriver au bord du Colorado...

Descendre au milieu des pierres que rien ne retient, n'est pas facile, une constante attention est requise. Un passage délicat, j'hésite et hésite encore. Je bloque comme à « Citadel Ruin ». Cette fois-ci, il faut que je passe, Laurence tient vraiment à cette rando, je le sens nettement. Après de multiples essais, j'y parviens tout de même, une pierre se détache, heureusement la technique à trois prises a du bon ! Je négocie sans encombre, mais nous avons encore perdu du temps et de l'énergie. De nouveau un secteur d'éboulis, toujours aussi difficile... Dire qu'il va falloir les remonter !
Enfin, la fin... de l’enfer pierreux, nous attaquons un canyon perpendiculaire au Colorado, il fait déjà bien chaud. La marche au milieu des slickrocks et gros rochers en est presque agréable. Nous grimpons sur un sentier à la droite le canyon, puis de nouveau le fond du canyon, pour remonter cette fois-ci par la gauche. Le sentier serpente, s'enfonce puis remonte constamment. Ce changement de rythme est assez cassant. Dans le lointain, nous entendons un grondement qui nous stimule, sans nul doute, le Colorado . La chaleur se fait plus présente encore. La piste est interminable, montées et descentes toujours.
Montées, descentes... chaleur. Ultime tournant, nous voyons apparaître le Colorado enchâssé entre deux parois presque lisses, ses flots tumultueux ne sont pas rouges mais incroyablement bleu-vert. Nous apercevons au loin, « Vasey's Paradise » qui était notre unique but de trail. Nous faisons une pause, nous nous concertons sur la suite : On continue, ou l’on stoppe là ? D'un commun accord, nous stoppons. C'est raisonnable, la débauche d'énergie dans les éboulis se paye maintenant. Il est 13h ! « Vasey's Paradise » ne sera pas atteint. A posteriori, c'était une sage décision.


La remontée vers l’enfer
Les pamplemousses passent bien, les galettes nettement moins. Des hauts de coeur, je n'arrive plus à les avaler. Je fais le point, il me reste un peu moins de 2 litres d'eau. Juste, mais cela devrait suffire, de toute façon, il faut faire avec, je n'ai pas le choix. Il est temps d'amorcer la remontée. Il serait bien d'être au pied des éboulis vers 17 h. Avantage, il n'y a pas à réfléchir, nous devons reprendre simplement le chemin en sens inverse.
D'abord le sentier, toujours aussi casse-pattes qu'à aller, puis le canyon et, de nouveau le sentier. Nous faisons une pause. Laurence voudrait se reposer plus longtemps, mais nous sommes quelque peu en retard. Il faut y aller. Un embranchement, je jette un coup d’œil sur le GPS, nous dévions, pourtant il y avait bien un cairn. J'augmente la sensibilité de la trace, pas de doute, nous dévions... Stop, il faut rebrousser chemin. Il est environ 17h30, lorsque nous sommes au pied de la partie la plus difficile. Une aspiration d'eau, un glouglou inquiétant sort du Camelbak... Je reconnais que trop bien ce bruit... A sec ! Il fait toujours aussi chaud, nous abordons la partie la plus difficile, mais ça devrait aller, je ne devrais pas trop souffrir en espérant que Laurence aura assez d'eau pour elle.
Première alerte
Nous amorçons la pénible remontée, les rocs de toutes les tailles se détachent à chacun de nos pas. Il faut assurer le rythme, tout en évitant de provoquer une blessure à l'un ou à l'autre. Montée... Je fixe les rocs, tout à coup, ma vision se dédouble... Mince, il y a déjà assez de roches comme cela pour ne pas les voir en double exemplaires... Cela va passer, effectivement, ça passe. C'est la première fois de ma vie, que cela m'arrive. Curieuse sensation. La fatigue insidieusement cumulée tout au long du mois sans doute.
Deuxième alerte
La progression continue, malgré le chewing-gum, la bouche devient sèche. Laurence semble bien tenir le coup. Bon...
Soudain, les sons me parviennent atténués, comme si j'avais mis du coton dans les oreilles. Encore de drôles de sensations... Cela va passer, je me trompais. Cette fois-ci, ça ne passe pas. Je décide de ne rien dire à Laurence, elle a assez à faire. Je regarde l'état des batteries du GPS, c'est OK... un souci en moins. Nous continuons, tout va bien. Enfin, nous arrivons au sommet du champ des éboulis, un cairn... impec.
Perdus !
Nous apercevons un plateau, il me semblait que nous avions débouché sur celui-ci, ce matin, mais le cairn est bien là, au pied d'une faille qui semble mener à la sortie. Le début de la grimpe est facile, ce qui est trompeur, mais bien vite, ça se complique : Ce n'est pas le bon chemin ! Il faut se rendre à l'évidence. Descente, tandis que Laurence se repose, je cherche, j'entrevois une autre faille, je grimpe... Ce n'est pas encore la bonne sortie... une autre faille, pas la bonne. Il est temps de se calmer et essayer une autre voie.
Troisième alerte
Ma respiration se fait plus rapide, je mets sur le compte du stress, en me reposant un peu, je devrai aisément la retrouver. Je me trompe une fois de plus. Au lieu de s'atténuer, au contraire, elle s’accélère... M... Je suis en mode « hyperventilation ». J'essaie de chercher un point de repère au GPS. Les nombreux vas et viens du matin forment des zigzags et brouillent les traces. Impossible d'être cohérent. Je rejoins Laurence. Pour l'instant, plus de repère... nous sommes perdus. Tandis que le soleil baisse à l'horizon, le ton monte ! Il faut s’extirper de cette situation, nous ne sommes pourtant plus très loin du 4x4, le plus gros est fait. Par expérience, nous savons que d'ici ¾ h, le soleil aura disparu et qu'il sera illusoire et même dangereux de chercher dans la pénombre, le chemin de la sortie. Il faut agir. Une parole retentit dans ma tête : « Un spartiate ne renonce jamais » Où l'ai-je entendue ? Cette phrase me galvanise instantanément. Non, je ne vais pas renoncer, strictement hors de question. Ça ne serait pas digne et ma fierté ne tolérerait pas cette faiblesse. De plus, je suis pas seul à me démener.
Malgré mes problèmes physiques, je garde encore la capacité de réflexion. Je fais rapidement le point : - Il reste ¾ à 1 heure de lumière - Il reste une ½ galette - Il reste un ½ l d'eau dans la poche d'eau de Laurence. - Il reste assez de batterie GPS, plus des piles de réserve, mais penser à l'éteindre si nous sommes bloqués à attendre les premières lueurs du jour. - Il nous faudra trouver un abri, car la nuit, la température va sérieusement baisser et rien pour nous protéger. L'émission « Man vs Wild» indique que la plus grosse déperdition de chaleur se fait par contact avec le sol, qu'il faut s'isoler à l'aide de branchages et d'herbe. L'ennui, il n'y a rien de tout cela dans ce lieu. Mais, à deux, on pourra certainement tenir. Je regarde le GPS, la sensibilité est réglée trop pointue, (je ne l'avais pas remise lors de notre déviation dans le canyon) Je la diminue sensiblement pour me concentrer sur le point « T3 répertorié» qui avait été le principal sujet de discussion. Ce fameux T3 (départ du trail)
Ultime ressource, dernière chance
Il devient évident qu'il faut chercher les cairns en direction de ce fameux « T3 ». L'ennui, c'est que le GPS ne se recale que lorsqu'il est en mouvement, mais il difficile de marcher dans les éboulis et de regarder l’instrument sans risquer un incident de parcours. Dans mes souvenirs, je me revois déboucher sur le plateau, et rechercher la piste qui mène au fond du canyon... Pas de doute, c'est dans cette direction qu'il faut fouiller.
Stratégie : J'essaie de marcher dans cette direction, de trouver au moins deux cairns pour confirmer puis rebrousser chemin à la recherche de Laurence.
Plus de temps à perdre à discutailler. Il faut sortir de ce piège. Sans gaîté de cœur, je laisse Laurence derrière moi. Je marche, je glisse, je dérape, mais je progresse. Je ne vois aucune sortie. Je suis dans la direction du « T3 ». Je regarde dans le lointain, espérant un cairn salvateur... Rien… Ai-je fait fausse route. ? Non ! Impossible, il faut continuer, chercher encore, pas question de renoncer... pas renoncer. Toujours cette phrase lancinante. La flèche indique bien la direction du parking... Il faut persévérer malgré mes ennuis physiques. Je marche à l'adrénaline, il faut en profiter, cela ne va pas durer éternellement… Je le sais. Je poursuis... c'est notre dernière chance.
Wow !!!, je le vois, oui... C'est bien un cairn, dressé là devant moi, le plus beau que j'ai vu!, le moment d'euphorie passé, méfiance: Est-ce le bon ? Le dernier nous avait paumés. Il faut en retrouver un autre qui confirmerait le bien fondé de la voie empruntée, j'avance dans la direction de ces petits monolithes artificiels, je crois reconnaître le trail qui mène à la sortie. Inutile d'aller plus loin. Je prends le risque. Il est temps de faire demi-tour. Je visualise les lieux, cette fois-ci, je garde en mémoire l'hypothétique point de sortie.
Il est temps d'aller à la rencontre de Laurence. Sauf que dans mon plan, je n'avais pas prévu que j'allais ripper à chaque pas dans les éboulis. Heureusement que Laurence a décidé de ne pas attendre et de marcher dans ma direction. Cette décision nous a fait gagner un temps précieux et préserver mon énergie à la retrouver. J'étais au moins à 50 m à contrebas lorsqu'elle m'a vu. Je suis fier de cette attitude à ne pas se laisser aller. Bravo. Elle a peut-être plus souffert que moi sur ce coup. Je lui dis que j'ai repéré un cairn et que la sortie est là, sans en être trop sûr. De toute façon, ça serait la dernière tentative de la journée.
Le soleil est au plus bas quand nous entamons la remontée. Un cairn, puis un autre, c'est tout bon. Un coup d’œil sur le GPS, nous sommes dans la direction. La remontée se fait péniblement, la respiration trop rapide m’empêche d’aspirer une simple goutte, les oreilles dans le coton, la bouche complètement sèche, mais les muscles tiennent. Je ne vais pas lâcher si près du but, même s'il faut que je me traîne sur les genoux, je sortirai vivant de cette épreuve. Nous atteignons la sortie... Délivrance... il nous reste plus qu’à remonter jusqu'au parking. Le rythme de la marche me donne l’impression de progresser au ralenti. Drôle de sensation, je n'ai pas l'habitude de marcher aussi lentement. La pénombre est maintenant sur nous. Il est 20h30. 13H de rando !!!
La voiture, la glacière... Je déglutis tous les liquides à ma portée, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Toujours essoufflé, j'indique que je ne suis pas en état de prendre le volant pour le moment. Dans une heure peut-être. Laurence en meilleure forme ne veut pas attendre, et ne voit qu'une solution. Prendre le volant.
C'est OK, c'est parti pour la conduite de piste, la nuit… Une première !
Malgré la respiration saccadée, je croyais maintenant être tranquille et récupérer, mais mon corps n'en avait pas fini. Des crampes, je dirai des ondes de crampes irradiant tous mes membres... Mollets, cuisses jusqu'à l’aine, bras et avant bras, jusqu'aux doigts. Quand cela finit d'un côté, ça recommence de l'autre. Je souffre en silence. Il faut repasser la fameuse « gate » que Laurence peine à ouvrir. Je dois essayer, après quelques minutes de bataille, malgré les crampes, j'arrive à bout de cette satanée porte. Après une heure de piste, nous atteignons enfin la HWY. L'hyperventilation a disparu, les crampes s'atténuent, l’audition se rétablit. Nous devions dormir au « Cliff Dwellers Lodge » vu l'heure tardive, il n'y aura certainement plus personne pour nous donner les clefs et il faudra sûrement dormir dans le 4x4. Un luxe, nous aurions pu « dormir » blottis derrière un rocher. Effectivement, personne à l'accueil... Mais c'était sans compter sur l'organisation et le pragmatisme américains. Le responsable du restaurant, nous indique notre chambre et dit qu'elle est ouverte, les clefs sont à l'intérieur. Super, mais le restaurant ferme à 21h. Il est 22h. Le responsable ne voudra rien savoir... même pas de boisson... En ce qui me concerne, je n'avais pas faim, quant à Laurence, elle est déçue de ne pas pouvoir se restaurer.
Conclusion :
Cette aventure nous a beaucoup appris sur nous mêmes. Les erreurs à ne plus commettre; les forces et les faiblesses, les ressources de chacun. Elle restera malgré tout, dans nos mémoires respectives, un bon souvenir. Laurence a beaucoup mieux supporté cette journée que moi. Les femmes sont beaucoup plus endurantes et résistantes que les hommes. Encore prouvé sur cette journée si particulière. Je n'arrive pas imaginer la situation si nous avions dû passer la nuit dans le wilderness et le résultat au petit matin avec ma série de crampes musculaires.
Notre aventure ne doit, je l'espère, dissuader les aventuriers, randonneurs de tous poils à tenter l'expérience... A plaisir, nous serons prêts à donner conseils et nos avis car cela reste un bon trail sur le « Grand Canyon » qui sort, c'est sûr, des sentiers battus. Une expérience difficile mais unique dans un lieu au bout du monde.

Le 18 juin : Coucou... C'est nous
Nuit agitée... le réveil n'est pas trop pénible. A ma grande surprise, les muscles ne sont pas endoloris. Un petit déjeuner à la terrasse. Je n'ai pas faim, plutôt soif... bizarre non... Aujourd'hui, direction « Tuba City ». Nous allons rendre visite à notre ami Glenmore, le Navajo qui nous avait si bien reçus alors que nous avions pénétré dans sa propriété par erreur. Nous ne savons pas de quoi la journée sera faite. Nous verrons bien. Assurément plus cool que celle de la veille. Tuba City, j'appelle, en espérant que l’on se comprendra un peu pour se donner un lieu de rendez-vous. Cela tombe bien, sa femme Mary parle un peu français... Etonnant ? Un pot chaleureux chez « Denny's » en compagnie de sa femme Mary et une de ses filles Bijiibah. Nous apprenons qu'il est surpris mais heureux de notre présence, peut-être que ses amis FB n'ont pas l'habitude de lui rendre visite. Je sais que Glenmore, au travers de ses photos, est un grand amateur de couvre-chefs en tous genres. J'ai l'idée de lui offrir un béret Basque, un vrai de vrai, un « Made in France ». Il sera peut-être le seul Navajo en béret Basque des USA. Le cadeau lui fait vraiment plaisir, et le Stetson est illico remplacé. Il nous propose de l'attendre sur place à la porte de son « Sheepcamp » en compagnie de Bijiibah En attendant son père, Bijiibah nous montre une racine de plante ressemblant à notre chanvre qui était utilisée contre l’acné. Glenmore et Mary arrivent, offrant une paire de boucle d'oreilles à Laurence, une casquette en laine de brebis made in Navajo pour moi. Glenmore se propose de prendre son 4x4 et nous faire visiter « Coal Mine Canyon » en suivant le Rim, profitant également pour nous faire découvrir des trésors de la nature: La terre qui en se la frottant sur la peau, se transforme en teinte rouge. C'est comme cela que les Natifs (Peaux rouges) se protégeaient du soleil. A chaque étape, Glenmore donne des explications sur sa vie passée. Ses chevauchées, sa vie dans et autour du canyon, la vie de ses grands parents qui ont toujours vécu là. Les chevaux qui parcouraient cette immensité et même quelque OVNI bien caché, bien tapis au fond de « Coal Mine ». Les plantes que l'on peut avaler si nous mourons de faim en rando.








Nous nous retrouvons en direction des étalons qui divaguent sur un territoire qui n’a pas de réelle barrière (275 000 acres), et dès que nous essayons de les approcher, se sauvent au grand galop vers une direction inconnue. Glenmore ne s’affole aucunement. Ses chevaux se dirigeaient directement vers son « Sheep camp ». Il le savait bien. Une petite incursion dans son hogan. Près de celui-ci, nous apercevons les fondations de sa future maison. Pour notre prochaine visite, il nous promet qu’il pourra nous accueillir et que la visite au fond du canyon sera au programme. Nous savons pourquoi Mary a de réelles notions de français, elle avait suivi à travers l’Europe, son père qui faisait parti d'une équipe de cinéma. (Yellow Submarine) pour les plus anciens, c'est un film qui nous rappelle notre belle jeunesse. Un moment de partage en toute simplicité. Des instants privilégiés que nous adorons, Laurence et moi. Nous garderons le contact sur FB et suivrons l'avancée de travaux de la maison. Je pense qu'elle sera bien visible pour celles et ceux qui visiteront « Coal Mine Canyon » car elle commence à avoir une fière et belle allure. C'était un certain après midi de juin ensoleillé en Arizona... Le dernier dans le wilderness.
Le 19 juin : Hasard à Las Vegas
Nuit à Flagstaff, petit déjeuner vite avalé en ce qui me concerne. Je me suis trompé dans la commande... dans l'assiette trône des espèces de gâteaux à la sauce blanche... Le petit déjeuner le plus infect qu'il m'ait été donné de goûter. De toute façon, pas de regret, je n'ai toujours pas faim ! Direction « Las Vegas » par la Hwy 40, des camions et encore des camions, nous bifurquons sur la mythique « 66 » et sa déco si particulière que je ne connaissais pas encore.
Un dépannage de haute volée....

Roulons pour déboucher sur « Sin City » et le « Stratosphere Hotel » qui a l'avantage d'être repérable de loin... C'est finalement pratique. Ça roule de tous les côtés, nous n'avions plus l’habitude. Nous n'aurons pas le temps de profiter de la superbe chambre et de son magnifique jacuzzi. Il faut impérativement faire les derniers achats. Au gré de nos déambulations, et malgré la foule qui baguenaude, nous retrouvons avec plaisir et par hasard sur le Strip, Christine et Serge que nous avions accompagnés sur « Buckskin Gulch ». Une chance de se retrouver là, au milieu de tout ce monde, mais nous sommes à Las Vegas. Capitale du jeu en tout genre. Nous convenons d'un rendez-vous à Paris … Las Vegas... Histoire de nous remettre un peu dans l'ambiance « Made in France » qui sera bientôt notre lot quotidien. Beaucoup de monde, attente assez longue, dîner sympathique, je n'ai toujours pas faim et j’avale avec plaisir tout le pichet d’eau glacée. Le souvenir de « Vasey’s Paradise » est encore vivace dans mes cellules.
Le 20 juin : Goodbye USA, Wilderness… Bienvenue en FRANCE
L'avion décolle dans la matinée, il faut se lever de bonne heure... Compte tenu de la route, des délais de passage, il ne faut pas traîner. La voiture est rendue, la préposée de la réception nous indique que l'intérieur est sale... Tu m'étonnes !! 50$ en plus, bon ! Que le diable l’emporte, pas le temps de discuter pour 50 $ Le programme de la journée : Las Vegas- Los Angeles et Los Angeles Paris. Les formalités d’enregistrement, les billets qu'il faut reprendre à L.A. et les procédures de sécurité nous font perdre beaucoup de temps. Nous avons failli rater le vol. Nous entendons nos noms s’égrainer à la sono pour embarquement immédiat. Ouf, il était temps. Dorénavant, nous privilégierons le vol direct. Vol sans encombre (bien sûr puisque nous sommes là), nous atterrissons à Roissy CDG. Le panneau indique « Grève du RER B » Bienvenue en France !!!!
Conclusion:
Voici que prend fin (provisoirement) le périple US. L'itinéraire 2011 nous a réservé beaucoup de surprises, il n'a pas été de tout repos. Il n'a pas épargné le matériel et les personnes. Des moments simples, entre amis partargeant la même passion du wilderness et qui resteront pour chacun de nous d'inoubliables souvenirs de convivialité. Notre carnet a essayé de retranscrire nos surprises, nos joies, nos efforts et nos sensations dans un monde minéral où le végétal sublime le paysage. Nous espérons que la lecture de ce carnet et la vue de certaines de nos photos donneront aux futurs passionnés ou baroudeurs expérimentés, l'envie d'entreprendre quelques trails évoqués. Telle serait notre modeste récompense.
Un grand merci à Philippe (SEDONAX) pour sa disponibilité et ses précisions très utiles sur le terrain, à Nicole (NINOU98) pour ses traductions très soignées, à Alain-Pierre (ISAP29) pour nous avoir indiqué la rando sur Vasey's Paradise qui nous laissera à tous les deux des souvenirs très forts en émotion. Et toujours à Pascale (KASHTIN) pour sa grande patience dans la correction de l'identification des fleurs présentées en tryptiques et encore à Alain-Pierre qui y a également contribué .
Un merci à tous ceux et celles qui nous ont laissé un petit mot sur notre itinéraire posté et qui laisseront également un message sur notre carnet de voyage.
Rendez-vous en 2013 !!! pour de nouvelles aventures, de nouveaux sites et pour de nouvelles rencontres programmées ou non.
Laurence & Patrick / Lolo et son Spartiate

L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune English translation pending
Bonsoir,
Nous sommes deux "novices" question voyages. A part quelques voyages professionnels, hyper organisés et quelques courtes échappées, en 18 ans de vie commune, nous ne sommes jamais partis en vacances.
En 2003, mon mari (dit Le Grand) a eu un cancer du pancréas. Il avait 53 ans à ce moment là, moi 48. On croyait notre vie finie. Les années 2003/2004 ont duré longtemps... très longtemps et notre terreur était de voir le cauchemar se terminer, car nous n'avions que peu d'espoir d'un réveil heureux. Pendant qu'il se battait contre cette saloperie, un de nos amis m'a demandé ce qu'il pouvait lui offrir pour lui faire vraiment plaisir. Je lui ai expliqué que le rêve d'enfant du Grand avait été de "voir en vrai les paysages des vrais westerns". Il lui a offert un livre somptueux qui n'a plus quitté sa "table de nuit" d'abord à la clinique, puis à la maison.
En 2005, Il a bénéficié d'une opportunité intéressante pour s'arrêter de travailler en janvier. Le 21 juin 2005 nous nous sommes envolés. Bien entendu, en raison de notre grand âge il n'était pas question de crapahuter en nous mettant dans des situations délicates. Donc le voyage que je vais vous raconter risque fort de décevoir les "aventuriers", quoique...
Nous n'avons rien préparé, nous avons juste réservé une voiture (chez Alamo via Auto Escape) et nos billets d'avion (par Expedia) : Paris-Montréal le 21 juin 2005 Toronto-San Francisco le 11 juillet San Francisco-Montréal le 20 septembre Montréal-Paris le 12 octobre.
Dans nos bagages le Guide vert et le Routard.
Le Grand a été un petit peu scout quand il était gamin, moi je n'ai jamais campé de ma vie et, surtout, je n'ai jamais imaginé que je camperai un jour. Pourtant, la veille du départ nous avons acheté une tente Quechua "On ne sait jamais..."
Après quelques jours au Québec,

le 11 juillet 2005 nous embarquons à Toronto pour San Franscico, c'est la journée des mésaventures. Et ça commence très tôt le matin. Les formalités de police se font directement avant l'embarquement. Nous tombons sur un policier américain qui affiche son nom sur une jolie petite étiquette agrafée sur le revers de sa poche poitrine : A. Di Narco, ça me fait rigoler mais je ne vais rigoler longtemps.
Il épluche nos passeport et la carte sur laquelle on doit tout décrire de nous : "I need an address in San Francisco". Oh, mais nous comprenons bien cher Monsieur, mais nous n'avons pas d'adresse à San Francisco. Nous atterrissons là-bas, nous prenons la voiture de location, dont voici le contrat, et nous partons à l'aventure. "I need an address in San Francisco". On se regarde éberlués. Ben, il ne nous a pas compris. Notre accent peut-être ? On recommence en articulant. "I need an address in San Francisco". Ca a duré au moins 20 minutes. Plus on s'énervait, plus il restait froid comme un zombie. Il a répété de sa voix monocorde "I need an address in San Francisco" une quinzaine de fois, jusqu'à ce que le Grand retourne dans le hall, appelle un hôtel de chaîne et demande à la réception l'adresse de leur hôtel à San Francisco. On écrit avec application l'adresse de cet hôtel où nous ne mettrons jamais les pieds et Monsieur Di Narco toujours aussi "souriant" nous donne le coup de tampon sésame pour nous permettre d'entrer aux Etats-Unis !
Il n'est pas 9 heures du matin, je suis déjà bien énervée par mon pote Di Narco, on a quelques 8 heures à passer dans les aéroports et les avions et je m'aperçois que j'ai oublié d'acheter des cigarettes et de "m'en griller une" avant d'entrer dans l'aéroport. Un paquet de cigarettes dans les boutiques de l'aéroport : 13 $can 😮 et une zone fumeurs infecte. Je sens que la journée va être géniale !
Comme nous n'avons rien préparé, nous choisissons dans l'avion notre première destination. Je propose au Grand de partir vers le nord pour visiter dans un premier temps Redwood National Park, puis nous irons vers Crater Lake.
On atterrit vers 17 heures. On récupère nos sacs de voyage tous sens dessus-dessous, verrous forcés. J'ai pris la précaution de répartir les médocs du Grand dans les trois sacs pour éviter toute catastrophe que ne manquerait pas de provoquer la perte de ses précieux remèdes. Heureusement que j'ai mis avec chaque paquet de gélules une copie de la lettre que son médecin a faite pour ses confrères américains "au cas où", sinon je pense qu'ils nous auraient arrêtés pour nous demander ce que l'on trafiquait LOL ! On va chercher la voiture... je n'ai toujours pas fumé. Sur le parking, pendant que le Grand fait son choix, je m'en allume une avec bonheur. La préposée de l'agence se précipite sur moi, hystérique, ici aussi on n'a pas le droit de fumer 😛. L'heure tourne, le Grand a faim, comme d'hab, j'ai envie de fumer, comme d'hab - enfin... encore plus que d'hab. On file vers le Nord. Objectif : un restau et un p'tit coin où il n'y a pas de panneau "No smoking".
On roule, la circulation est infernale. Je surveille les panneaux de limitation de vitesse et je rappelle à l'ordre Le Grand chaque fois qu'il dépasse le bon niveau sur le compteur. Ce qui l'énerve, puisque tous les autres roulent beaucoup plus vite. Mais je commence une crise de parano qui va me durer deux, trois jours. J'ai une peur bleue que l'on nous arrête pour excès de vitesse et que l'on se retrouve en prison, pour fausse déclaration à notre cher ami Di Narco.
On roule. En consultant la carte, j'ai décidé qu'on allait dormir à Petaluna, parce que le nom me plaît et que pour ce soir c'est bien assez loin. Péage sur le Richmond - San Rafael Bridge. Et qu'est-ce qu'ils ont oublié les deux gros malins ? ... de prendre des dollars à la machine à sous ! Le péage n'accepte ni nos euros, ni les dollars canadiens, ni les cartes Visa. Imaginez le sketch : faire demi tour, à un péage, dans la circulation dense, quand on ne connait pas la voiture et qu'on est passablement énervés, lui parce qu'il a de plus en plus faim, moi parce qu'on n'a toujours pas trouvé, sur cette 🤪 d'autoroute, une aire de repos... Ca commence à me plaire l'Amérique LOL ! On a fini par trouver des sous autochtones, on a eu beaucoup de mal à trouver un restau encore ouvert passé 22 heures et on s'est endormis comme des souches dans le premier motel venu.
Nous n'aurons plus de galère pendant tout notre voyage. On a tout concentré sur le premier jour.
12 juillet
Après quelques achats de première nécessité - glacière, eau, pique-nique - nous passons la première journée à découvrir la cote sur la route 1 entre Salmon Creek et Eureka. Il fait beau, il fait chaud, les paysages sont somptueux. On est heureux.


Notre premier coucher de soleil sur le Pacifique à Humbold bay me met les larmes aux yeux.

On dort à Eureka dans un joli petit motel. On nous avait dit qu'on pouvait "négocier" les prix dans les motels. On n'imaginait pas le faire. Mais quand la charmante réceptioniste nous voit discuter entre nous une fois qu'elle nous a annoncé son prix, d'elle même, elle descend de 65 $ à 40 😏. Le pli est pri. Lorsque que nous arrivons dans un hôtel, Le Grand demande le prix, se tourne vers moi, me dit quelque chose en français, je réponds systématiquement n'importe quoi en faisant "non" de la tête et presque à chaque fois le prix chute de 20 à 30%.
13 juillet
Redwood National Park. Nous découvrons les Visitors centers que nous allons beaucoup fréquenter. Nous prenons notre pass pour les parcs nationaux et pour un tout petit droit de passage le ranger nous explique que nous pouvons aller à Tall Trees Grove. Nous nous acquittons de ce droit et il nous donne la combinaison d'un cadenas. La gentillesse des rangers et des gens en général nous enchante.
Le parc est magique. Un océan vert cotoie le bleu. Les séquoia sont ici, on le découvrira plus tard, moins gros que ceux du Yosemite ou de Sequoia Park mais ils sont immenses. Deux jeunes femmes rangers avec qui nous allons dicuter un bon moment nous expliqueront d'ailleurs que la "bataille des sequoias" entre les parcs est sévère. L'un revendique le plus vieux, l'autre le plus gros, ici, ils ont les plus grands. Avec beaucoup d'humour d'ailleurs, elles nous diront "vous verrez aux USA, c'est toujours "le plus".


La balade à Tall Trees Grove est superbe. Nous marchons tous les deux seuls dans cette immense cathédrale de troncs rouges. La flore est abondante et colorée, en particulier les digitales qui ont du être génétiquement modifiées par les gènes des sequoias. Certaines sont plus grandes que moi - bon ça d'accord, ce n'est pas difficile - mais que le Grand aussi, donc elles font plus de 2 m ! Et je ne parle pas des fougères ! Je crois bien avoir entrevu un ours, mais cela s'est passé si vite... Ai-je rêvé ? Le Grand joue au trappeur et cherche des empreintes d'animaux. Ca marche ! Il repère des traces mais de là à savoir de quel animal il s'agit ? Tout ce qu'il peut dire c'est que ce doit être un gros félin. Un cougar peut être ?
Après un pique nique où de superbes oiseaux bleus tentent de nous piquer nos provisions, nous marchons jusqu'à Lady Bird Johnson Grove. Les séquoias sont un peu moins haut dans cette partie du parc, mais que c'est beau. Ici les sous bois sont envahis de rhododendrons et malgré l'époque tardive, certains sont encore en fleurs. Blanc limpide, jaune citron, rose nacré, rose bonbon, jaune vert. Impossible de choisir "le plus" beau. Ils ont tous un plus.
Nous reprenons notre route vers le nord, toujours en longeant la cote et en nous arrêtant pour admirer certains points. On aperçoit au loin quelques baleines. Direction Crescent City et Point St George. Le ranger, ce matin, nous a dit qu'il fallait voir le coucher du soleil à Point St George. Il avait raison.

Nous sommes deux "novices" question voyages. A part quelques voyages professionnels, hyper organisés et quelques courtes échappées, en 18 ans de vie commune, nous ne sommes jamais partis en vacances.
En 2003, mon mari (dit Le Grand) a eu un cancer du pancréas. Il avait 53 ans à ce moment là, moi 48. On croyait notre vie finie. Les années 2003/2004 ont duré longtemps... très longtemps et notre terreur était de voir le cauchemar se terminer, car nous n'avions que peu d'espoir d'un réveil heureux. Pendant qu'il se battait contre cette saloperie, un de nos amis m'a demandé ce qu'il pouvait lui offrir pour lui faire vraiment plaisir. Je lui ai expliqué que le rêve d'enfant du Grand avait été de "voir en vrai les paysages des vrais westerns". Il lui a offert un livre somptueux qui n'a plus quitté sa "table de nuit" d'abord à la clinique, puis à la maison.
En 2005, Il a bénéficié d'une opportunité intéressante pour s'arrêter de travailler en janvier. Le 21 juin 2005 nous nous sommes envolés. Bien entendu, en raison de notre grand âge il n'était pas question de crapahuter en nous mettant dans des situations délicates. Donc le voyage que je vais vous raconter risque fort de décevoir les "aventuriers", quoique...
Nous n'avons rien préparé, nous avons juste réservé une voiture (chez Alamo via Auto Escape) et nos billets d'avion (par Expedia) : Paris-Montréal le 21 juin 2005 Toronto-San Francisco le 11 juillet San Francisco-Montréal le 20 septembre Montréal-Paris le 12 octobre.
Dans nos bagages le Guide vert et le Routard.
Le Grand a été un petit peu scout quand il était gamin, moi je n'ai jamais campé de ma vie et, surtout, je n'ai jamais imaginé que je camperai un jour. Pourtant, la veille du départ nous avons acheté une tente Quechua "On ne sait jamais..."
Après quelques jours au Québec,

le 11 juillet 2005 nous embarquons à Toronto pour San Franscico, c'est la journée des mésaventures. Et ça commence très tôt le matin. Les formalités de police se font directement avant l'embarquement. Nous tombons sur un policier américain qui affiche son nom sur une jolie petite étiquette agrafée sur le revers de sa poche poitrine : A. Di Narco, ça me fait rigoler mais je ne vais rigoler longtemps.
Il épluche nos passeport et la carte sur laquelle on doit tout décrire de nous : "I need an address in San Francisco". Oh, mais nous comprenons bien cher Monsieur, mais nous n'avons pas d'adresse à San Francisco. Nous atterrissons là-bas, nous prenons la voiture de location, dont voici le contrat, et nous partons à l'aventure. "I need an address in San Francisco". On se regarde éberlués. Ben, il ne nous a pas compris. Notre accent peut-être ? On recommence en articulant. "I need an address in San Francisco". Ca a duré au moins 20 minutes. Plus on s'énervait, plus il restait froid comme un zombie. Il a répété de sa voix monocorde "I need an address in San Francisco" une quinzaine de fois, jusqu'à ce que le Grand retourne dans le hall, appelle un hôtel de chaîne et demande à la réception l'adresse de leur hôtel à San Francisco. On écrit avec application l'adresse de cet hôtel où nous ne mettrons jamais les pieds et Monsieur Di Narco toujours aussi "souriant" nous donne le coup de tampon sésame pour nous permettre d'entrer aux Etats-Unis !
Il n'est pas 9 heures du matin, je suis déjà bien énervée par mon pote Di Narco, on a quelques 8 heures à passer dans les aéroports et les avions et je m'aperçois que j'ai oublié d'acheter des cigarettes et de "m'en griller une" avant d'entrer dans l'aéroport. Un paquet de cigarettes dans les boutiques de l'aéroport : 13 $can 😮 et une zone fumeurs infecte. Je sens que la journée va être géniale !
Comme nous n'avons rien préparé, nous choisissons dans l'avion notre première destination. Je propose au Grand de partir vers le nord pour visiter dans un premier temps Redwood National Park, puis nous irons vers Crater Lake.
On atterrit vers 17 heures. On récupère nos sacs de voyage tous sens dessus-dessous, verrous forcés. J'ai pris la précaution de répartir les médocs du Grand dans les trois sacs pour éviter toute catastrophe que ne manquerait pas de provoquer la perte de ses précieux remèdes. Heureusement que j'ai mis avec chaque paquet de gélules une copie de la lettre que son médecin a faite pour ses confrères américains "au cas où", sinon je pense qu'ils nous auraient arrêtés pour nous demander ce que l'on trafiquait LOL ! On va chercher la voiture... je n'ai toujours pas fumé. Sur le parking, pendant que le Grand fait son choix, je m'en allume une avec bonheur. La préposée de l'agence se précipite sur moi, hystérique, ici aussi on n'a pas le droit de fumer 😛. L'heure tourne, le Grand a faim, comme d'hab, j'ai envie de fumer, comme d'hab - enfin... encore plus que d'hab. On file vers le Nord. Objectif : un restau et un p'tit coin où il n'y a pas de panneau "No smoking".
On roule, la circulation est infernale. Je surveille les panneaux de limitation de vitesse et je rappelle à l'ordre Le Grand chaque fois qu'il dépasse le bon niveau sur le compteur. Ce qui l'énerve, puisque tous les autres roulent beaucoup plus vite. Mais je commence une crise de parano qui va me durer deux, trois jours. J'ai une peur bleue que l'on nous arrête pour excès de vitesse et que l'on se retrouve en prison, pour fausse déclaration à notre cher ami Di Narco.
On roule. En consultant la carte, j'ai décidé qu'on allait dormir à Petaluna, parce que le nom me plaît et que pour ce soir c'est bien assez loin. Péage sur le Richmond - San Rafael Bridge. Et qu'est-ce qu'ils ont oublié les deux gros malins ? ... de prendre des dollars à la machine à sous ! Le péage n'accepte ni nos euros, ni les dollars canadiens, ni les cartes Visa. Imaginez le sketch : faire demi tour, à un péage, dans la circulation dense, quand on ne connait pas la voiture et qu'on est passablement énervés, lui parce qu'il a de plus en plus faim, moi parce qu'on n'a toujours pas trouvé, sur cette 🤪 d'autoroute, une aire de repos... Ca commence à me plaire l'Amérique LOL ! On a fini par trouver des sous autochtones, on a eu beaucoup de mal à trouver un restau encore ouvert passé 22 heures et on s'est endormis comme des souches dans le premier motel venu.
Nous n'aurons plus de galère pendant tout notre voyage. On a tout concentré sur le premier jour.
12 juillet
Après quelques achats de première nécessité - glacière, eau, pique-nique - nous passons la première journée à découvrir la cote sur la route 1 entre Salmon Creek et Eureka. Il fait beau, il fait chaud, les paysages sont somptueux. On est heureux.


Notre premier coucher de soleil sur le Pacifique à Humbold bay me met les larmes aux yeux.

On dort à Eureka dans un joli petit motel. On nous avait dit qu'on pouvait "négocier" les prix dans les motels. On n'imaginait pas le faire. Mais quand la charmante réceptioniste nous voit discuter entre nous une fois qu'elle nous a annoncé son prix, d'elle même, elle descend de 65 $ à 40 😏. Le pli est pri. Lorsque que nous arrivons dans un hôtel, Le Grand demande le prix, se tourne vers moi, me dit quelque chose en français, je réponds systématiquement n'importe quoi en faisant "non" de la tête et presque à chaque fois le prix chute de 20 à 30%.
13 juillet
Redwood National Park. Nous découvrons les Visitors centers que nous allons beaucoup fréquenter. Nous prenons notre pass pour les parcs nationaux et pour un tout petit droit de passage le ranger nous explique que nous pouvons aller à Tall Trees Grove. Nous nous acquittons de ce droit et il nous donne la combinaison d'un cadenas. La gentillesse des rangers et des gens en général nous enchante.
Le parc est magique. Un océan vert cotoie le bleu. Les séquoia sont ici, on le découvrira plus tard, moins gros que ceux du Yosemite ou de Sequoia Park mais ils sont immenses. Deux jeunes femmes rangers avec qui nous allons dicuter un bon moment nous expliqueront d'ailleurs que la "bataille des sequoias" entre les parcs est sévère. L'un revendique le plus vieux, l'autre le plus gros, ici, ils ont les plus grands. Avec beaucoup d'humour d'ailleurs, elles nous diront "vous verrez aux USA, c'est toujours "le plus".


La balade à Tall Trees Grove est superbe. Nous marchons tous les deux seuls dans cette immense cathédrale de troncs rouges. La flore est abondante et colorée, en particulier les digitales qui ont du être génétiquement modifiées par les gènes des sequoias. Certaines sont plus grandes que moi - bon ça d'accord, ce n'est pas difficile - mais que le Grand aussi, donc elles font plus de 2 m ! Et je ne parle pas des fougères ! Je crois bien avoir entrevu un ours, mais cela s'est passé si vite... Ai-je rêvé ? Le Grand joue au trappeur et cherche des empreintes d'animaux. Ca marche ! Il repère des traces mais de là à savoir de quel animal il s'agit ? Tout ce qu'il peut dire c'est que ce doit être un gros félin. Un cougar peut être ?
Après un pique nique où de superbes oiseaux bleus tentent de nous piquer nos provisions, nous marchons jusqu'à Lady Bird Johnson Grove. Les séquoias sont un peu moins haut dans cette partie du parc, mais que c'est beau. Ici les sous bois sont envahis de rhododendrons et malgré l'époque tardive, certains sont encore en fleurs. Blanc limpide, jaune citron, rose nacré, rose bonbon, jaune vert. Impossible de choisir "le plus" beau. Ils ont tous un plus.
Nous reprenons notre route vers le nord, toujours en longeant la cote et en nous arrêtant pour admirer certains points. On aperçoit au loin quelques baleines. Direction Crescent City et Point St George. Le ranger, ce matin, nous a dit qu'il fallait voir le coucher du soleil à Point St George. Il avait raison.

Rencontres insolites avec des grizzlys, des chercheurs d’or et autres dans l’Ouest nord-américain English translation pending
Je reçois régulièrement des histoires incroyables de Cochize, qui a passé une bonne partie de son activité professionnelle à parcourir et étudier l’Amérique du Nord en tant que géologue, dont près de quatre années (cumulées) sous la tente, et comme je trouve que ce serait bien d’élargir la discussion à d'autres membres, je lui ai proposé d'ouvrir un nouveau post.
D'ailleurs, si certains ont fait des rencontres insolites au coin d'un bois, au bord d'un lac ou le long d'un torrent aurifère... à vos claviers!
Comme il me semble plus normal que ce post appartienne en titre à Cochize, puisqu'il y raconte ses histoires, et qu'il puisse intervenir dessus à tout moment, je lui ai proposé d'ouvrir son propre sujet, ce qu'il a finalement accepté. Vous le trouverez ici:
http://voyageforum.com/...dans_ouest_D2416415/
Je laisse malgré tout la trace de ses quatre premières histoires:
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )
Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…"
D'ailleurs, si certains ont fait des rencontres insolites au coin d'un bois, au bord d'un lac ou le long d'un torrent aurifère... à vos claviers!
Comme il me semble plus normal que ce post appartienne en titre à Cochize, puisqu'il y raconte ses histoires, et qu'il puisse intervenir dessus à tout moment, je lui ai proposé d'ouvrir son propre sujet, ce qu'il a finalement accepté. Vous le trouverez ici:
http://voyageforum.com/...dans_ouest_D2416415/
Je laisse malgré tout la trace de ses quatre premières histoires:
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…"
Les plus belles routes de l'Arizona, Utah, Nevada et Californie English translation pending
Hello, 😎
Pour essayer de rassembler dans un seul et unique post, quels sont pour vous, les plus belles routes de ces états très prisés pour nos vacances ?
Arizona - Californie - Nevada - Utah
Merci pour vos réponses et souvenirs liés à ces magnifiques routes ou autoroutes américaines.
Bon week end 😎
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Arizona - Californie - Nevada - Utah
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Bon week end 😎
Ouest des Etats-Unis en Harley EG en novembre: climat? English translation pending
Bonjour à tous, je suis heureux de découvrir ce site vraiment excellent et tout à fait approprié aux questions que je me pose actuellement.
J'ai déjà obtenu de nombreuses réponses en parcourant ce forum mais j'espère en avoir d'autres de la part de tous les passionnés que j'ai pu observer...😛
Je pars avec ma femme pour 15 jours le 7 novembre et je me demande quelle météo nous allons trouver là-bas à cette époque...
Arrivée San Francisco le soir, prise de l'Electra chez Eagleridder le lendemain matin, visite de SF et départ pour Yosemite le lendemain. Sequoia Park, Death Valley, Las Vegas, Bryce Canyon, Lake Powell, Monument Valley, Grand Canyon, Laughlin et retour à Los Angeles puis une journée de visite le lendemain, dépôt de la moto dans l'après-midi et vol de retour le lendemain. Environ 3600 kms à vue de nez.
J'ai tout réservé, hôtels compris, avec l'agence JetSet par Visa Premier mais je m'aperçois que les assurances ne fonctionnent pas pour la location de motos...😕 Je roule en moto depuis plus de 38 ans mais n'ai eu qu'une expérience limitée de trois jours et 1300 kms récemment en Septembre sur une Harley de loc. Softail Heritage, très sympa, confortable, mais j'ai tout de même eu mal au c.. et surtout, je me suis payé un bel orage. Cela m'a permis de constater que le Jet avec visière n'est pas idéal avec le pare-brise à cause des turbulences qui font remonter les gouttes à l'intérieur de la visière. On a sorti les combinaisons et j'ai retiré mes Raybans et c'était mieux mais pas super tout de même...
Eagle ne prévois que des jets dans la loc, je pense donc emporter mon intégral Shark, mes gants d'été et d'hiver car je pense ne pas avoir à souffrir de la chaleur à cette époque. Pour ma femme, le Jet devrais convenir, je pense. Nous y allons en cuir, blousons et pantalons. Nous allons acheter des combinaisons ou plutôt des ensembles veste/pantalons de pluie sur place, des bottes et une paire de gants. Je pense que ça vaut le coup d'acheter cela sur place plutôt qu'en France et que ça fera ça de moins à mettre dans nos bagages soigneusement sélectionnés pour rentrer dans les sacoches et top case...😮 mais vaut-il mieux le faire chez Eagle ou ailleurs?
Si quelqu'un peut me renseigner sur la météo à cette époque... je sais, c'est un sujet aléatoire mais bon...
Si d'autres tuyaux, je suis preneur 😉 J'ai fait le tour de la Floride en 4 roues il y a 25 ans ans mais je n'ai pas conduit à l'époque vu que je n'avais pas ce permis-là. Je suis un peu méfiant par rapport à ce que j'entends sur la conduite là bas, surtout par rapport aux réflexes des conducteurs qui peuvent être un peu ramollo par rapport à l'Europe... Je pense que je surveillerai bien mes rétros lors des freinages sur le mouillé... des conseils?
Questions subsidiaires: prise USB pour brancher un iPhone sur le lecteur CD HD? Pas de soucis avec l'allume-cigare pour brancher mon TomTom? Sacs spéciaux pour sacoches HD et Top case, quel prix? Prix des clopes? Forfait internet illimité 2 semaines SFR pour iPhone, bon plan? Bon, voilà, c'est tout ...🤪
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Arrivée San Francisco le soir, prise de l'Electra chez Eagleridder le lendemain matin, visite de SF et départ pour Yosemite le lendemain. Sequoia Park, Death Valley, Las Vegas, Bryce Canyon, Lake Powell, Monument Valley, Grand Canyon, Laughlin et retour à Los Angeles puis une journée de visite le lendemain, dépôt de la moto dans l'après-midi et vol de retour le lendemain. Environ 3600 kms à vue de nez.
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Eagle ne prévois que des jets dans la loc, je pense donc emporter mon intégral Shark, mes gants d'été et d'hiver car je pense ne pas avoir à souffrir de la chaleur à cette époque. Pour ma femme, le Jet devrais convenir, je pense. Nous y allons en cuir, blousons et pantalons. Nous allons acheter des combinaisons ou plutôt des ensembles veste/pantalons de pluie sur place, des bottes et une paire de gants. Je pense que ça vaut le coup d'acheter cela sur place plutôt qu'en France et que ça fera ça de moins à mettre dans nos bagages soigneusement sélectionnés pour rentrer dans les sacoches et top case...😮 mais vaut-il mieux le faire chez Eagle ou ailleurs?
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Le Caire, Le Nil, Le Steam Ship Sudan, le Lac Nasser, le Kasr Ibrim et Abou Simbel English translation pending
L’Egypte, j’en rêve depuis si longtemps. Le Grand petit à petit a été conquis par mon rêve.
En 2005, nous avions privilégié le sien : Les paysages de l’Ouest américain. Après « les évènements » de 2003 comme il dit, les USA nous paraissaient plus « safe » et nous avions remis l’Egypte à plus tard.
23 septembre
Aujourd’hui c’est le jour J. Nous avons choisi de faire ce voyage dans des conditions de confort et de luxe auxquelles nous ne sommes pas vraiment habitués, ce qui implique un budget pharaonique. Nous sommes passés par Comptoir des Voyages, une sorte de filiale de Voyageurs du monde.
Notre avion est à 15h45, l’aéroport de Roissy à 90 km. Mais la France est en grève et nous prenons une énorme marge de sécurité. Contrairement à ce que nous imaginions, aucun embouteillage, ça roule comme un dimanche et nous arrivons à l’aéroport à 9h 🤪.
Nous profitons de ces longues heures d’attente pour « réviser », le Grand dans le Routard, moi dans le Guide Bleu, puis on échange. Petite, j’adorais les longues escales entre le départ et la Corse. On allait sur les terrasses, le bruit des avions était assourdissant et on les regardait s’envoler en frissonnant dans le vent chaud. Aujourd’hui on ne voit plus rien et Roissy 1 est vraiment un aéroport très laid. Le Grand se réjouira quand même quand nous croiserons Sophie Favier qui est jolie comme un cœur et beaucoup moins boulotte qu’elle le parait à la télévision.
Nous voyageons sur Egyptair. Les horaires sont parfaitement respectés et nous atterrissons à 21h20 comme prévu. Le nez collé au hublot, il me semble que nous survolons Le Caire depuis longtemps, la ville est gigantesque, on le sait on l’a lu. Mais je n’imaginais pas que c’était à ce point là !
Karim, notre accompagnateur Voyageurs du Monde, nous attend en bas des escaliers roulants. Une pancarte portant notre nom bien en évidence. C’est un jeune homme charmant. Nous récupérons nos bagages et nous faisons la connaissance de notre chauffeur pour nos 3 jours au Caire. Il se présente, je comprends Ousseilla. Ce n’est pas tout à fait ça : Oussama, comme Ben Laden, précise-t-il. Entre cette précision et la circulation du Caire, je suis terrorisée. Je suis en panne de cigarettes et je demande à Karim de s’arrêter pour en acheter. Oussama se dévoue pour y aller. Je le remercie d’un « choukren » nouvellement entré dans mon vocabulaire et il me répond « avoine » ou du moins c’est ce que je comprends, outrée que le chauffeur se permette une telle familiarité en me disant que je fume de l’avoine ! En fait il m’a juste répondu leur « de rien » qui ressemble un peu à « avoine ».
L’arrivée à l’hôtel Longchamps est assez… euh… comment dire « étonnante », oui... on va dire comme ça. Quand nous avons préparé notre voyage, nous avons choisi au départ le Marriott. Notre « conseillère » nous avait rappelés quelques jours plus tard pour nous rediriger vers cet hôtel de charme. Personnellement, le charme je le cherche encore.
Le bagagiste insiste pour emmener nos sacs pas vraiment lourds et sur roulettes… Le couloir fait bien 20 mètres de long, on imagine que nous devons être à l’étage au dessus et qu’il y a des escaliers à monter. Que nenni, il s’arrête 15 mètres plus loin, et tend la main pour le bakchich. Ca commence…
On nous installe dans une sorte de cellule où l’on a à peine la place de tourner autour du lit, la salle d’eau est microscopique, la douche ne fonctionne pas et la minuscule fenêtre donne sur une espèce de cour (pour ceux qui seraient tentés d’y aller un jour, refusez la chambre 14). Mais il parait que les chambres sur rue sont très bruyantes. Au Caire, ce n’est pas vraiment étonnant, c’est bruyant partout. Il nous faut donc nous estimer heureux…
Au bout de 5 minutes on étouffe dans cette chambre minuscule et nous décidons d’aller nous promener. La rue est sombre et pleine de voitures qui klaxonnent interminablement. Les trottoirs (très hauts) sont complètement défoncés et nous devons choisir entre le risque de nous casser une cheville en marchant sur le trottoir ou de nous faire écraser par un « Fangio » cairote en marchant sur la rue.
A quelques mètres de l’entrée notre hôtel « de charme », je pense au p’tit jeune HD de voyage forum et je prends deux photos, rien que pour lui :


Nous faisons un petit tour du quartier. Malgré l’heure tardive, il fait très chaud. Tous les magasins sont fermés (on est jeudi soir, c’est leur début de week end à eux). Tout est sombre, les magasins sont fermés. Seules les rues semblent vivre, elles grouillent de voitures hors d’âge dans lesquelles seul le klaxon semble fonctionner, les phares ou les clignotants ici ce doit être en option et ils ne sont pas nombreux ceux qui ont décidé de faire cette dépense. Heureusement, nous trouvons une épicerie de quartier pour faire le plein d’eau et une pharmacie ouverte, Le Grand a besoin de médoc pour soigner une extinction de voix carabinée.
Retour dans notre cellule. Je me passe sur le visage un coton à démaquiller avec de la lotion pour me rafraîchir et je constate avec horreur que je suis toute grise ! Je comprendrai mieux demain. Pour le moment nous n’avons vu Le Caire que la nuit sous de jolies lumières orangées et la nuit, on ne voit pas la poussière…
Nuit entrecoupée de coupures de la clim parce qu’il fait trop froid, puis de remise de la clim parce qu’il fait trop chaud. Impossible de régler cet engin ensorcelé et bruyant.
24 septembre
Les petits dèj sont copieux et bons. Je vais sur la terrasse m’en fumer une petite. La vue est glauque. Des ruines d’immeubles, des immeubles en cours de construction, à droite un immeuble d’habitation qui a du être blanc un jour, mais c’était il y a longtemps… Et la terrasse est d’une saleté repoussante, je fumerai toutes mes cigarettes du soir et du matin, une fesse à peine posée en équilibre sur le bord d’un coussin (je découvrirai le dernier jour qu’il y en a une autre de l’autre côté un peu plus accueillante et plus propre).
Notre guide Nabila vient nous chercher à 9 heures comme prévu et nous retrouvons Oussama qui va nous conduire jusqu’à Saqqarah. Oussama nous fait traverser Le Caire en déployant des trésors de douceur (ralentissements doux pour passer sur des ralentisseurs démesurés ou sur les nids de poule qui ressemblent à des nids d’hippopotames) et d’habileté pour parvenir à se frayer un chemin entre ces hordes de voitures déchaînées.
En chemin, Nabila nous rappelle très discrètement que si nous voulons acheter des papyrus ou des tapis, elle peut nous conduire dans des endroits de confiance. Nous déclinons. Je lui explique que des papyrus, nous en avons, rapportés par des amis qui ont fait le voyage et que pour rien au monde, je n’irai voir des enfants travailler à nouer de leurs petits doigts les fils même soyeux des tapis. Nous ne serons plus enquiquinés à ce sujet pendant le reste de notre séjour au Caire, ce qui est une vraie performance d’après ce que l’on sait des guides égyptiens.
A l’entrée du site, Oussama descend de voiture et va nous chercher deux brins de basilic. Nous comprendrons très vite sa délicate attention. L’odeur, dans les mastabas, est parfois un peu forte…
Il y a deux mastabas particulièrement remarquables à Saqqarah. Celui de Mérékouka immense que nous ne pourrons pas visiter (fermé ? temporairement ?). On ne saura pas.
Nous commençons notre visite par le Mastaba de Kagemni. Photos interdites.
On entre par une sorte de petit vestibule, orné de bas-reliefs montrant des oies dodues joliment colorées d’ocre et de pourpre. Puis on pénètre dans une salle de belles dimensions. Le toit est supporté par trois colonnes (ou piliers différence ?). Le plus grand mur, orné de hauts-reliefs est un vibrant hommage au Nil : on voit différents poissons, des grenouilles, des canards, des hippopotames et même un crocodile, puisqu’à l’époque il y avait encore des crocodiles sur les bords du Nil. Aujourd’hui « ils sont partis, n’en parlons plus ».
Même si les photos sont interdites, certains parviennent à en prendre, heureusement sans flash. Donc, avec l’aimable autorisation de X

Le petit mur est plutôt dédié au plaisir de l’œil des garçons. Quelques jolies jeunes femmes en robes transparentes dansent pour le bonheur du défunt. Ca a l’air un peu c… de dire ça mais les sculptures sont tellement réalistes, tellement bien conservées que l’on « voit » vraiment la transparence des robes et les gestes élégants des danseuses. On longe ensuite un petit corridor où une magnifique sculpture représentant Kagemni est très bien conservée. On le voit sans difficulté malgré la pénombre. Beau mec quand même 😛 ! La salle suivante est la salle d’accès au puits dans lequel a été glissé le sarcophage de notre pauvre Kagemni avec une fausse porte, par où reviendra son Ka après les cérémonies. Ouf, il est sauvé il pourra accéder grâce à cette porte à la vie éternelle. Et au vu de toutes les offrandes gravées sur les murs, il ne manquera de rien pour l’éternité.
Le gardien du mastaba, à la sortie, tend la main à un bakchich bien mérité. Ben il nous a quand même fait un beau sourire édenté. Ca a un prix…
Nous « admirons » la pyramide de Téti sorte de grosse masse de cailloux écroulée et nous renonçons à y pénétrer, redoutant l’un et l’autre la crise de claustrophobie qui ne manquerait pas de nous étreindre à l’intérieur et sous un tel amas.
Le site de Saqqarah est immense et nous retrouvons Oussama qui commence à devenir notre pote. Il a pu mettre la voiture à l’ombre pendant notre visite du mastaba et dès qu’il nous voit au loin il démarre la voiture et la clim à fond. Ca fait du bien. Il nous dépose quelques minutes plus tard devant le complexe de Djéser.
La salle hypostyle remarquablement conservée malgré qu’elle n’ait plus de toit est malheureusement in-photographiable, à aucun endroit je n’ai pu trouver un angle de prise de vue satisfaisant.

Manifestement, Elodie elle aussi a eu du mal :

Après avoir admiré les colonnes, nous débouchons sur une immense place où trône au centre la fameuse pyramide à degrés construite par Imhotep. Il était « multicartes » le célèbre Imhotep : Vizir, médecin, architecte et génial inventeur. C’est lui qui inventa, après quelques tâtonnements, le principe de la pyramide et surtout il préconisa l’utilisation de la pierre de taille. C’est donc, en quelque sorte, grâce à lui que nous pouvons admirer aujourd’hui toutes ces merveilles.

Il y a tant de choses à voir que j’en oublie mon appareil photos. De toutes façons, comme vous pouvez le constater, le soleil tape fort et tout semble écrasé, fade. Et puis Nabila qui domine parfaitement le sujet attire notre attention sur les sculptures remarquables et ne nous laisse pas beaucoup de temps pour photographier : la frise de cobras, les maisons du Nord et du Sud, le temple funéraire et le serdab, sorte de pièce surélevée entièrement fermée sauf deux trous à la hauteur des yeux du roi. Une fois mort, il pouvait encore communiquer avec le monde des vivants grâce à ces deux trous.
Très, très belle visite. Intéressante mais déjà très chaude et il est encore tôt.
Nabila nous propose de visiter le plateau de Guizeh dans la foulée avant d’aller déjeuner. Nous approuvons, pas vraiment certains qu’avec cette chaleur, nous parviendrions à nous bouger après un repas.
Les pyramides. De loin je me dis « ce n’est que ça ? » un peu déçue. On arrive par la ville et les faubourgs grignotent du terrain. Il y a des constructions pratiquement aux pieds des pyramides, elles semblent écrasées par les immeubles qui bordent le site à l’est. Quand on arrive plus près, elles sont là, gigantesques. Le soleil nous tape sur la tête malgré nos chapeaux et nos lunettes bien noires. Je ne veux qu’un peu de fraîcheur et d’ombre et je reste insensible à cette pyramide seule Merveille du monde de l’antiquité encore debout. Le Grand de son côté s’éclate. Il est sous le charme. En bon matheux, il se souvient de tous les calculs faits depuis que Napoléon s’est trompé dans son calcul de nombre de siècles. Par exemple, le mur que l’on pourrait construire autour de la France si l’on utilisait les pierres des pyramides, et il y en a d’autres dont je ne me souviens même pas. Il est content et j’adore quand il est content. Tant pis pour moi si je ne sais pas apprécier les belles choses sous prétexte qu’il fait un peu chaud et que j’ai faim.

Derrière la Pyramide de Khéops, nous découvrons le Musée de la Barque solaire. Le bâtiment qui abrite cette merveille est assurément hideux et je comprends que certains amoureux de l’Egypte refusent obstinément d’y entrer mais ils ont tort. Je me souviens quand, dans les années 70, on parlait beaucoup de cette barque découverte une quinzaine d’années plus tôt. Il avait fallu beaucoup de patience et d’imagination pour parvenir à assembler les 1224 morceaux de bois retrouvés au fond d’une fosse au pied de la pyramide de Khéops. Nabila nous explique que le plus gros « morceaux » mesurait 25 mètres, le plus petit une vingtaine de centimètres. Beau puzzle !
Le résultat est là :

Revigorée par la fraîcheur du musée climatisé, nous allons faire une petite caresse au Sphinx. Tout ce que vous avez lu sur lui est vrai. Il est beaucoup plus petit que les pyramides, contrairement à ce que l’on peut croire sur certaines photos, il a le nez cassé, etc.


Et il a un popotin qui n’est pas sans me rappeler celui des ours de l’ouest américain. Mais j’aurai beau chercher je ne trouverai de chemises de nuit en pilou avec la tête du Sphinx devant et son popotin derrière. Je suis vraiment déçue puisque je m’étais promis d’en offrir une à Revil 😛.

Après quelques photos et quelques gratouillis entre les pattes du Sphinx (ce n’est pas vrai on n’a pas le droit d’y aller, mais j’avais envie de le faire alors… je fais comme si…), nous allons déjeuner.
A Paris, on nous avait dit qu’on déjeunerait au Mena House. L’hôtel de luxe près de Guizeh avec vue sur les pyramides. Nabila semble très étonnée quand je le lui dis et elle reste sur son idée de nous amener chez Andréa Mariouteya. Pas de regrets, le restaurant est très agréable, dans un jardin, ombragé par des tonnelles croulant sous les fleurs. A l’entrée des poulets tournent sur un énorme BBQ, ça sent bon. On a très bien déjeuné. Dans ce restau, ils servent de l’alcool et ils semblent très étonnés que des européens n’en profitent pas et n’arrosent pas leur déjeuner d’une bouteille de vin local. Par cette chaleur ? Ils sont fous !
Au fait est-ce que quelqu’un sait de quel arbre il s’agit ? Il y a plein d’arbres comme celui-ci chez Andréa et Nabila aimerait bien savoir son nom.

Puis Oussama nous dépose à notre hôtel. Après une bonne douche qui fonctionne enfin, nous partons à la découverte du Caire.
Difficile d’aimer cette ville, même si on en a très envie. Tout est sale, la poussière au soleil c’est terrifiant. Tout pègue, comme on dit dans le Midi.
Ici, ils conduisent vraiment comme des frappadingues. La priorité à droite ? Eux pas connaître. Les feux rouges, encore moins. Sans rire, place El Tahrir, à proximité du Musée du Caire donc vraiment dans le centre ville, j’ai vu de mes yeux, un feu passer au rouge, un policier sur le bord sifflait et faisait signe de s’arrêter au flux de voitures klaxonnant pour laisser traverser des passants. Personne ne s’est arrêté, le shérif cairote s’est détourné et s’est éloigné, triste et solitaire.
Certaines voitures sont dans un état vraiment épouvantable. Le contrôle technique doit se passer tous les 100 ans et encore certains doivent y échapper 🤪
Souvenir de jeunesse, on se demande comment elle roule encore et pourtant par rapport à d’autres, elle est toute fringante :

Les rives du Nil sont un peu protégées

Il y a de beaux palais

et des quartiers misérables accablés par la pollution
(Photo Elodie)
On dîne rapidement mais très agréablement (pour une fois que le Routard n’est pas à côté de la plaque !) chez Abou El-Sid près de notre hôtel. On passe chez notre petit épicier d’hier qui nous reconnaît et qui nous vend nos bouteilles d’eau avec un adorable sourire.
Un peu plus loin un rat énorme traverse la rue en courant, le Grand fait semblant de rien.
Moi : j’ai bien vu ce que j’ai cru voir ?
Lui : j’espérai que tu ne l’avais pas vu…
On se regarde tous les deux un peu dépités et nous réintégrons notre chambre-cellule dans notre hôtel de charme. Ca ira mieux demain, c’est sûr ça ne peut qu’aller mieux…
A demain Ninou
En 2005, nous avions privilégié le sien : Les paysages de l’Ouest américain. Après « les évènements » de 2003 comme il dit, les USA nous paraissaient plus « safe » et nous avions remis l’Egypte à plus tard.
23 septembre
Aujourd’hui c’est le jour J. Nous avons choisi de faire ce voyage dans des conditions de confort et de luxe auxquelles nous ne sommes pas vraiment habitués, ce qui implique un budget pharaonique. Nous sommes passés par Comptoir des Voyages, une sorte de filiale de Voyageurs du monde.
Notre avion est à 15h45, l’aéroport de Roissy à 90 km. Mais la France est en grève et nous prenons une énorme marge de sécurité. Contrairement à ce que nous imaginions, aucun embouteillage, ça roule comme un dimanche et nous arrivons à l’aéroport à 9h 🤪.
Nous profitons de ces longues heures d’attente pour « réviser », le Grand dans le Routard, moi dans le Guide Bleu, puis on échange. Petite, j’adorais les longues escales entre le départ et la Corse. On allait sur les terrasses, le bruit des avions était assourdissant et on les regardait s’envoler en frissonnant dans le vent chaud. Aujourd’hui on ne voit plus rien et Roissy 1 est vraiment un aéroport très laid. Le Grand se réjouira quand même quand nous croiserons Sophie Favier qui est jolie comme un cœur et beaucoup moins boulotte qu’elle le parait à la télévision.
Nous voyageons sur Egyptair. Les horaires sont parfaitement respectés et nous atterrissons à 21h20 comme prévu. Le nez collé au hublot, il me semble que nous survolons Le Caire depuis longtemps, la ville est gigantesque, on le sait on l’a lu. Mais je n’imaginais pas que c’était à ce point là !
Karim, notre accompagnateur Voyageurs du Monde, nous attend en bas des escaliers roulants. Une pancarte portant notre nom bien en évidence. C’est un jeune homme charmant. Nous récupérons nos bagages et nous faisons la connaissance de notre chauffeur pour nos 3 jours au Caire. Il se présente, je comprends Ousseilla. Ce n’est pas tout à fait ça : Oussama, comme Ben Laden, précise-t-il. Entre cette précision et la circulation du Caire, je suis terrorisée. Je suis en panne de cigarettes et je demande à Karim de s’arrêter pour en acheter. Oussama se dévoue pour y aller. Je le remercie d’un « choukren » nouvellement entré dans mon vocabulaire et il me répond « avoine » ou du moins c’est ce que je comprends, outrée que le chauffeur se permette une telle familiarité en me disant que je fume de l’avoine ! En fait il m’a juste répondu leur « de rien » qui ressemble un peu à « avoine ».
L’arrivée à l’hôtel Longchamps est assez… euh… comment dire « étonnante », oui... on va dire comme ça. Quand nous avons préparé notre voyage, nous avons choisi au départ le Marriott. Notre « conseillère » nous avait rappelés quelques jours plus tard pour nous rediriger vers cet hôtel de charme. Personnellement, le charme je le cherche encore.
Le bagagiste insiste pour emmener nos sacs pas vraiment lourds et sur roulettes… Le couloir fait bien 20 mètres de long, on imagine que nous devons être à l’étage au dessus et qu’il y a des escaliers à monter. Que nenni, il s’arrête 15 mètres plus loin, et tend la main pour le bakchich. Ca commence…
On nous installe dans une sorte de cellule où l’on a à peine la place de tourner autour du lit, la salle d’eau est microscopique, la douche ne fonctionne pas et la minuscule fenêtre donne sur une espèce de cour (pour ceux qui seraient tentés d’y aller un jour, refusez la chambre 14). Mais il parait que les chambres sur rue sont très bruyantes. Au Caire, ce n’est pas vraiment étonnant, c’est bruyant partout. Il nous faut donc nous estimer heureux…
Au bout de 5 minutes on étouffe dans cette chambre minuscule et nous décidons d’aller nous promener. La rue est sombre et pleine de voitures qui klaxonnent interminablement. Les trottoirs (très hauts) sont complètement défoncés et nous devons choisir entre le risque de nous casser une cheville en marchant sur le trottoir ou de nous faire écraser par un « Fangio » cairote en marchant sur la rue.
A quelques mètres de l’entrée notre hôtel « de charme », je pense au p’tit jeune HD de voyage forum et je prends deux photos, rien que pour lui :


Nous faisons un petit tour du quartier. Malgré l’heure tardive, il fait très chaud. Tous les magasins sont fermés (on est jeudi soir, c’est leur début de week end à eux). Tout est sombre, les magasins sont fermés. Seules les rues semblent vivre, elles grouillent de voitures hors d’âge dans lesquelles seul le klaxon semble fonctionner, les phares ou les clignotants ici ce doit être en option et ils ne sont pas nombreux ceux qui ont décidé de faire cette dépense. Heureusement, nous trouvons une épicerie de quartier pour faire le plein d’eau et une pharmacie ouverte, Le Grand a besoin de médoc pour soigner une extinction de voix carabinée.
Retour dans notre cellule. Je me passe sur le visage un coton à démaquiller avec de la lotion pour me rafraîchir et je constate avec horreur que je suis toute grise ! Je comprendrai mieux demain. Pour le moment nous n’avons vu Le Caire que la nuit sous de jolies lumières orangées et la nuit, on ne voit pas la poussière…
Nuit entrecoupée de coupures de la clim parce qu’il fait trop froid, puis de remise de la clim parce qu’il fait trop chaud. Impossible de régler cet engin ensorcelé et bruyant.
24 septembre
Les petits dèj sont copieux et bons. Je vais sur la terrasse m’en fumer une petite. La vue est glauque. Des ruines d’immeubles, des immeubles en cours de construction, à droite un immeuble d’habitation qui a du être blanc un jour, mais c’était il y a longtemps… Et la terrasse est d’une saleté repoussante, je fumerai toutes mes cigarettes du soir et du matin, une fesse à peine posée en équilibre sur le bord d’un coussin (je découvrirai le dernier jour qu’il y en a une autre de l’autre côté un peu plus accueillante et plus propre).
Notre guide Nabila vient nous chercher à 9 heures comme prévu et nous retrouvons Oussama qui va nous conduire jusqu’à Saqqarah. Oussama nous fait traverser Le Caire en déployant des trésors de douceur (ralentissements doux pour passer sur des ralentisseurs démesurés ou sur les nids de poule qui ressemblent à des nids d’hippopotames) et d’habileté pour parvenir à se frayer un chemin entre ces hordes de voitures déchaînées.
En chemin, Nabila nous rappelle très discrètement que si nous voulons acheter des papyrus ou des tapis, elle peut nous conduire dans des endroits de confiance. Nous déclinons. Je lui explique que des papyrus, nous en avons, rapportés par des amis qui ont fait le voyage et que pour rien au monde, je n’irai voir des enfants travailler à nouer de leurs petits doigts les fils même soyeux des tapis. Nous ne serons plus enquiquinés à ce sujet pendant le reste de notre séjour au Caire, ce qui est une vraie performance d’après ce que l’on sait des guides égyptiens.
A l’entrée du site, Oussama descend de voiture et va nous chercher deux brins de basilic. Nous comprendrons très vite sa délicate attention. L’odeur, dans les mastabas, est parfois un peu forte…
Il y a deux mastabas particulièrement remarquables à Saqqarah. Celui de Mérékouka immense que nous ne pourrons pas visiter (fermé ? temporairement ?). On ne saura pas.
Nous commençons notre visite par le Mastaba de Kagemni. Photos interdites.
On entre par une sorte de petit vestibule, orné de bas-reliefs montrant des oies dodues joliment colorées d’ocre et de pourpre. Puis on pénètre dans une salle de belles dimensions. Le toit est supporté par trois colonnes (ou piliers différence ?). Le plus grand mur, orné de hauts-reliefs est un vibrant hommage au Nil : on voit différents poissons, des grenouilles, des canards, des hippopotames et même un crocodile, puisqu’à l’époque il y avait encore des crocodiles sur les bords du Nil. Aujourd’hui « ils sont partis, n’en parlons plus ».
Même si les photos sont interdites, certains parviennent à en prendre, heureusement sans flash. Donc, avec l’aimable autorisation de X

Le petit mur est plutôt dédié au plaisir de l’œil des garçons. Quelques jolies jeunes femmes en robes transparentes dansent pour le bonheur du défunt. Ca a l’air un peu c… de dire ça mais les sculptures sont tellement réalistes, tellement bien conservées que l’on « voit » vraiment la transparence des robes et les gestes élégants des danseuses. On longe ensuite un petit corridor où une magnifique sculpture représentant Kagemni est très bien conservée. On le voit sans difficulté malgré la pénombre. Beau mec quand même 😛 ! La salle suivante est la salle d’accès au puits dans lequel a été glissé le sarcophage de notre pauvre Kagemni avec une fausse porte, par où reviendra son Ka après les cérémonies. Ouf, il est sauvé il pourra accéder grâce à cette porte à la vie éternelle. Et au vu de toutes les offrandes gravées sur les murs, il ne manquera de rien pour l’éternité.
Le gardien du mastaba, à la sortie, tend la main à un bakchich bien mérité. Ben il nous a quand même fait un beau sourire édenté. Ca a un prix…
Nous « admirons » la pyramide de Téti sorte de grosse masse de cailloux écroulée et nous renonçons à y pénétrer, redoutant l’un et l’autre la crise de claustrophobie qui ne manquerait pas de nous étreindre à l’intérieur et sous un tel amas.
Le site de Saqqarah est immense et nous retrouvons Oussama qui commence à devenir notre pote. Il a pu mettre la voiture à l’ombre pendant notre visite du mastaba et dès qu’il nous voit au loin il démarre la voiture et la clim à fond. Ca fait du bien. Il nous dépose quelques minutes plus tard devant le complexe de Djéser.
La salle hypostyle remarquablement conservée malgré qu’elle n’ait plus de toit est malheureusement in-photographiable, à aucun endroit je n’ai pu trouver un angle de prise de vue satisfaisant.

Manifestement, Elodie elle aussi a eu du mal :

Après avoir admiré les colonnes, nous débouchons sur une immense place où trône au centre la fameuse pyramide à degrés construite par Imhotep. Il était « multicartes » le célèbre Imhotep : Vizir, médecin, architecte et génial inventeur. C’est lui qui inventa, après quelques tâtonnements, le principe de la pyramide et surtout il préconisa l’utilisation de la pierre de taille. C’est donc, en quelque sorte, grâce à lui que nous pouvons admirer aujourd’hui toutes ces merveilles.

Il y a tant de choses à voir que j’en oublie mon appareil photos. De toutes façons, comme vous pouvez le constater, le soleil tape fort et tout semble écrasé, fade. Et puis Nabila qui domine parfaitement le sujet attire notre attention sur les sculptures remarquables et ne nous laisse pas beaucoup de temps pour photographier : la frise de cobras, les maisons du Nord et du Sud, le temple funéraire et le serdab, sorte de pièce surélevée entièrement fermée sauf deux trous à la hauteur des yeux du roi. Une fois mort, il pouvait encore communiquer avec le monde des vivants grâce à ces deux trous.
Très, très belle visite. Intéressante mais déjà très chaude et il est encore tôt.
Nabila nous propose de visiter le plateau de Guizeh dans la foulée avant d’aller déjeuner. Nous approuvons, pas vraiment certains qu’avec cette chaleur, nous parviendrions à nous bouger après un repas.
Les pyramides. De loin je me dis « ce n’est que ça ? » un peu déçue. On arrive par la ville et les faubourgs grignotent du terrain. Il y a des constructions pratiquement aux pieds des pyramides, elles semblent écrasées par les immeubles qui bordent le site à l’est. Quand on arrive plus près, elles sont là, gigantesques. Le soleil nous tape sur la tête malgré nos chapeaux et nos lunettes bien noires. Je ne veux qu’un peu de fraîcheur et d’ombre et je reste insensible à cette pyramide seule Merveille du monde de l’antiquité encore debout. Le Grand de son côté s’éclate. Il est sous le charme. En bon matheux, il se souvient de tous les calculs faits depuis que Napoléon s’est trompé dans son calcul de nombre de siècles. Par exemple, le mur que l’on pourrait construire autour de la France si l’on utilisait les pierres des pyramides, et il y en a d’autres dont je ne me souviens même pas. Il est content et j’adore quand il est content. Tant pis pour moi si je ne sais pas apprécier les belles choses sous prétexte qu’il fait un peu chaud et que j’ai faim.

Derrière la Pyramide de Khéops, nous découvrons le Musée de la Barque solaire. Le bâtiment qui abrite cette merveille est assurément hideux et je comprends que certains amoureux de l’Egypte refusent obstinément d’y entrer mais ils ont tort. Je me souviens quand, dans les années 70, on parlait beaucoup de cette barque découverte une quinzaine d’années plus tôt. Il avait fallu beaucoup de patience et d’imagination pour parvenir à assembler les 1224 morceaux de bois retrouvés au fond d’une fosse au pied de la pyramide de Khéops. Nabila nous explique que le plus gros « morceaux » mesurait 25 mètres, le plus petit une vingtaine de centimètres. Beau puzzle !
Le résultat est là :

Revigorée par la fraîcheur du musée climatisé, nous allons faire une petite caresse au Sphinx. Tout ce que vous avez lu sur lui est vrai. Il est beaucoup plus petit que les pyramides, contrairement à ce que l’on peut croire sur certaines photos, il a le nez cassé, etc.


Et il a un popotin qui n’est pas sans me rappeler celui des ours de l’ouest américain. Mais j’aurai beau chercher je ne trouverai de chemises de nuit en pilou avec la tête du Sphinx devant et son popotin derrière. Je suis vraiment déçue puisque je m’étais promis d’en offrir une à Revil 😛.

Après quelques photos et quelques gratouillis entre les pattes du Sphinx (ce n’est pas vrai on n’a pas le droit d’y aller, mais j’avais envie de le faire alors… je fais comme si…), nous allons déjeuner.
A Paris, on nous avait dit qu’on déjeunerait au Mena House. L’hôtel de luxe près de Guizeh avec vue sur les pyramides. Nabila semble très étonnée quand je le lui dis et elle reste sur son idée de nous amener chez Andréa Mariouteya. Pas de regrets, le restaurant est très agréable, dans un jardin, ombragé par des tonnelles croulant sous les fleurs. A l’entrée des poulets tournent sur un énorme BBQ, ça sent bon. On a très bien déjeuné. Dans ce restau, ils servent de l’alcool et ils semblent très étonnés que des européens n’en profitent pas et n’arrosent pas leur déjeuner d’une bouteille de vin local. Par cette chaleur ? Ils sont fous !
Au fait est-ce que quelqu’un sait de quel arbre il s’agit ? Il y a plein d’arbres comme celui-ci chez Andréa et Nabila aimerait bien savoir son nom.

Puis Oussama nous dépose à notre hôtel. Après une bonne douche qui fonctionne enfin, nous partons à la découverte du Caire.
Difficile d’aimer cette ville, même si on en a très envie. Tout est sale, la poussière au soleil c’est terrifiant. Tout pègue, comme on dit dans le Midi.
Ici, ils conduisent vraiment comme des frappadingues. La priorité à droite ? Eux pas connaître. Les feux rouges, encore moins. Sans rire, place El Tahrir, à proximité du Musée du Caire donc vraiment dans le centre ville, j’ai vu de mes yeux, un feu passer au rouge, un policier sur le bord sifflait et faisait signe de s’arrêter au flux de voitures klaxonnant pour laisser traverser des passants. Personne ne s’est arrêté, le shérif cairote s’est détourné et s’est éloigné, triste et solitaire.
Certaines voitures sont dans un état vraiment épouvantable. Le contrôle technique doit se passer tous les 100 ans et encore certains doivent y échapper 🤪
Souvenir de jeunesse, on se demande comment elle roule encore et pourtant par rapport à d’autres, elle est toute fringante :

Les rives du Nil sont un peu protégées

Il y a de beaux palais

et des quartiers misérables accablés par la pollution
(Photo Elodie)On dîne rapidement mais très agréablement (pour une fois que le Routard n’est pas à côté de la plaque !) chez Abou El-Sid près de notre hôtel. On passe chez notre petit épicier d’hier qui nous reconnaît et qui nous vend nos bouteilles d’eau avec un adorable sourire.
Un peu plus loin un rat énorme traverse la rue en courant, le Grand fait semblant de rien.
Moi : j’ai bien vu ce que j’ai cru voir ?
Lui : j’espérai que tu ne l’avais pas vu…
On se regarde tous les deux un peu dépités et nous réintégrons notre chambre-cellule dans notre hôtel de charme. Ca ira mieux demain, c’est sûr ça ne peut qu’aller mieux…
A demain Ninou
Sur la route del Sur (étape 5: extrême sud de l'Argentine et du Chili) English translation pending
Je ferme les yeux, j'imagine une mappemonde: je suis là, tout en bas, sur la route de Punta Arenas.
Faire fortune ici, c'est trop facile, il vaut vendre du barbelé et des piquets de bois. Car ce sont des centaines et des milliers de kilomètres d'enclos qui parquent les bêtes. Les Andes paraissent bien loin même si en tournant la tête je les distingue encore quelques heures pendant que le bus roule en direction du grand sud. Le paysage est parfois d'une platitude extrême, le relief se limite à quelques collines. Il faut oublier ici le concept de ville, de village, ou même de hameau. Tous les 15 kilomètres une estancia, comme une oasis, et c'est tout pour la présence humaine. Grandes prairies et zones boisées se partagnent à part égale cette immensité là (quels sont ces arbres, pas très hauts, torturés, sculptés par le vent, et aux reflets vert clair des lichens qui les envahissent ?). Le ciel s'assombrit mais je me dis que le soleil n'avair rien à faire avec la rudesse de ce pays. Et ce sont bientôt les arbres qui disparaissent. Je sais maintenant pourquoi un mouton se comporte comme un mouton, à toujours suivre ses congénères. C'est qu'il a bien trop les boules, le mouton, à l'idée de se retrouver là, tout seul, dans l'infini de la steppe patagonienne. Les moutons de chez nous doivent avoir le souvenir de cette peur là dans leurs gènes. Juste avant Punta Arenas, après donc plusieurs heures de bus qui n'est pourtant pas un tortillard, le détroit de Magellan, comme un océan. Car vous ne le saviez peut être pas vous non plus mais le détroit de Magellan est très large, à tel point que la plupart du temps on ne voit pas la rive d'en face. Large ou pas, il faut absolument que j'y trempe les doigts de pieds avant mon départ du Chili. Escale technique, une nuit dans cette grosse ville (Punta Arenas donc) finalement moins pire que ce à quoi je m'attendais. Le temps de retirer mes chaussures, faire deux pas dans les eaux froides et vertes du détroit, et me voilà reparti, direction Ushuaïa. Le détroit se franchit dans sa partie le plus étroite, en 30 minutes de ferry, et me voici sur la plus grande île d'Amérique du sud: la Terre de Feu. A la frontière entre Chili et Argentine il y a un hotel, au milieu donc de cette steppe qui n'en finit toujours pas. Vous vous souvenez de 'Bagdad Café' ?, ben voilà, c'est exactement ça. J'aurais bien passé là une nuit, mais non, pas question. Les tensions sont encore vives entre chiliens et argentins sur le tracé des frontières, et c'est parait-il la raison pour laquelle les bus refusent de déposer leurs passagers ici (??). Et la route continue, des heures durant, monotone. Elle continue monotone puis s'élève d'un coup, franchit un col dominé de pics enneigés, et descend brutalement sur le canal Beagle et Ushuaïa. Je vous ai dit que les laisons internet ne sont pas au top ici, alors ce n'est peut être pas la peine de perdre mon temps et de risquer un rupture de faisceau à vous parler d'Ushuaïa. Vous connaissez Andorre ou le Pas de la Case ? Ben alors vous connaissez Ushuaïa. A ceci près qu'ici on ne vend pas d'alcool ou de cigarettes. Ici on vend le porte-clés 'fin del mundo' et le T-shirt 'fin del mundo'. On boit le cocktail 'fin del mundo' juste avant de passer à table pour déguster -tu parles !!- le menu 'fin del mundo'. Ushuaïa n'est qu'une grosse m... bien moche et très commerciale déposée sur la pointe de l'Amérique du sud, n'y allez pas ! Et c'est d'autant plus dommage que le cadre, tout autour, est plutôt majestueux. J'ai tout de même 2 souvenirs marquants de cette ville: A Ushuaïa il fait jour jusqu'à 23h30 et ça c'est drôlement sympa. Et puis il y a devant la mer, un peu à l'écart des commerces, un café vraiment sympa, et d'autant plus qu'on y sert, j'vous jure, du Ricard !
Ca donne ça:
Moi: - Oun Ricard por favor (là j'attendais que le serveur me dise que je prononce mal le mot 'Ricard', il allait m'entendre le type !!)
Le serveur: - ok, oun Ricard. Hmmmm.... con agua ? (le mec me demande si je veux de l'eau dans mon Ricard !)
Moi: - Si si, oun Ricard con agua
Le serveur: - Hmmmmm.... con gas o sin gas ?
Moi: - ?????? (putaiiiiiiinnn, le mec me demande si je veux de l'eau gazeuse dans mon Ricard !!!!)
Bon, j'ai pas fait de scandale, je tenais à le boire, mon Ricard.
Une dernière chose sur cette ville: Oubliez Nicolas Hulot, ou bien rappelez-le à l'ordre: Ouchou-a-ya ça se prononce Oussou-a-ya !
24 heures plus tard j'étais dans un avion et 1h15 plus tard, j'étais à El Calafate, sur ce coup là je me suis épargné 18 heures de bus.
Si à Ushuaïa on vous vend du 'fin del mundo' à El Calafate on vous vend du glacier Perito Moreno. A toutes les sauces, là aussi. A ceci près tout de même qu'ici un petit effort a été fait en ce qui concerne l'architecture de la ville, tout en rondins, à ceci près surtout que le glacier Perito Moreno, lui, il faut le voir. Il n'y a que quelques minutes de marche -après pas mal de bus quand même- pour accéder aux passerelles les plus proches du front. Et là, quel spectacle ! Il y a bien sûr le front de glace lui-même, juste devant moi, tout au plus à quelques dizaines de mètres, immense, mais il y a aussi (surtout) le bruit. Car on l'entend vivre ce glacier, c'est incroyable. Ce sont des claquements énormes, des vombrissements, des coups de tonnerre, incroyable je vous dis. A chaque instant on a l'impression que tout ça va s'effondrer d'un coup en un monstrueux splash dans le lac qu'on domine de quelques mètres. Ben non, ça tient le coup. Enfin pas tout à fait puisque de temps en temps, des pans du front s'écrasent dans l'eau, même que c'est ça que tout le monde attend. Et vous pouvez être sûr que quand ça arrive, c'est le moment où vous ne regardiez pa. N'empêche que ça fait une vague énorme et bien sûr un gros badaboum à la dimension du monstre.
El Calafate, ça n'est pas très loin d'El Chalten qui elle, vend le Fitz Roy. El Chalten, ma troisième ville argentine, à croire que chaque ville argentine a quelque chose à vendre. Mais là encore, on succombe. Le Fitz Roy est décrit dans les guides comme la plus belle partie des Andes, et je veux bien le croire. Une montagne de 3405 mètres d'altitude où les français ont laissé des traces, car le premier vainqueur de ce sommet mythique est du pays, cocorico. Mais également parce que les sommets proches et à peine moins élevés s'appellent 'St Exupéry', 'Mermoz' ou 'Guillaumet' en mémoire aux héros de la postale aérienne sud-américaine (pour la petite histoire, St Ex s'est inspiré des montagnes du coin, des gens aussi, pour écrire son 'petit prince'). Une longue marche de 8 heures m'a fait apprécier de près toutes ces beautés. Et puis il y a aussi, très majestueux dans ce même massif, le cerro Torre, comme une aiguille, et considérée par les alpinistes comme l'une des montagnes les plus difficiles au monde.
Ouais....donc un tout petit peu trop difficile pour moi. Je cède donc à la facilité, je rejoins le Chili -ouf !, mes premières impressions sur les villes argentines, trop mercantiles, ne sont pas vraiment positives- et je retourne en bus vers Puerto Natales.
C'est l'occasion de me rendre compte que la Patagonie possède plusieurs visages. Car à cette latitude là, protégée des grands courants aériens d'ouest et donc des perturbations par les Andes (j'vais pas vous faire un cours de météo hein), la Patagonie est un désert, oui un vrai désert, très sec, où la végétation se limite à quelques touffes d'herbe. Et toujours, toujours, sur des centaines de kilomètres, toujours des barbelés, des piquets de bois, et jamais des hommes.
Puerto Natalès entendons-nous bien, je n'y retourne pas pour la beauté de la ville, ni pour le charme des chiliennes. J'y suis pour faire quelques provisions, louer une tente et un matelas de mousse et me préparer pour le 'W', un trek de 5 jours dans les montagnes du 'Torres del Paine'.
Et ça, c'est pour demain.
Chouette !
Faire fortune ici, c'est trop facile, il vaut vendre du barbelé et des piquets de bois. Car ce sont des centaines et des milliers de kilomètres d'enclos qui parquent les bêtes. Les Andes paraissent bien loin même si en tournant la tête je les distingue encore quelques heures pendant que le bus roule en direction du grand sud. Le paysage est parfois d'une platitude extrême, le relief se limite à quelques collines. Il faut oublier ici le concept de ville, de village, ou même de hameau. Tous les 15 kilomètres une estancia, comme une oasis, et c'est tout pour la présence humaine. Grandes prairies et zones boisées se partagnent à part égale cette immensité là (quels sont ces arbres, pas très hauts, torturés, sculptés par le vent, et aux reflets vert clair des lichens qui les envahissent ?). Le ciel s'assombrit mais je me dis que le soleil n'avair rien à faire avec la rudesse de ce pays. Et ce sont bientôt les arbres qui disparaissent. Je sais maintenant pourquoi un mouton se comporte comme un mouton, à toujours suivre ses congénères. C'est qu'il a bien trop les boules, le mouton, à l'idée de se retrouver là, tout seul, dans l'infini de la steppe patagonienne. Les moutons de chez nous doivent avoir le souvenir de cette peur là dans leurs gènes. Juste avant Punta Arenas, après donc plusieurs heures de bus qui n'est pourtant pas un tortillard, le détroit de Magellan, comme un océan. Car vous ne le saviez peut être pas vous non plus mais le détroit de Magellan est très large, à tel point que la plupart du temps on ne voit pas la rive d'en face. Large ou pas, il faut absolument que j'y trempe les doigts de pieds avant mon départ du Chili. Escale technique, une nuit dans cette grosse ville (Punta Arenas donc) finalement moins pire que ce à quoi je m'attendais. Le temps de retirer mes chaussures, faire deux pas dans les eaux froides et vertes du détroit, et me voilà reparti, direction Ushuaïa. Le détroit se franchit dans sa partie le plus étroite, en 30 minutes de ferry, et me voici sur la plus grande île d'Amérique du sud: la Terre de Feu. A la frontière entre Chili et Argentine il y a un hotel, au milieu donc de cette steppe qui n'en finit toujours pas. Vous vous souvenez de 'Bagdad Café' ?, ben voilà, c'est exactement ça. J'aurais bien passé là une nuit, mais non, pas question. Les tensions sont encore vives entre chiliens et argentins sur le tracé des frontières, et c'est parait-il la raison pour laquelle les bus refusent de déposer leurs passagers ici (??). Et la route continue, des heures durant, monotone. Elle continue monotone puis s'élève d'un coup, franchit un col dominé de pics enneigés, et descend brutalement sur le canal Beagle et Ushuaïa. Je vous ai dit que les laisons internet ne sont pas au top ici, alors ce n'est peut être pas la peine de perdre mon temps et de risquer un rupture de faisceau à vous parler d'Ushuaïa. Vous connaissez Andorre ou le Pas de la Case ? Ben alors vous connaissez Ushuaïa. A ceci près qu'ici on ne vend pas d'alcool ou de cigarettes. Ici on vend le porte-clés 'fin del mundo' et le T-shirt 'fin del mundo'. On boit le cocktail 'fin del mundo' juste avant de passer à table pour déguster -tu parles !!- le menu 'fin del mundo'. Ushuaïa n'est qu'une grosse m... bien moche et très commerciale déposée sur la pointe de l'Amérique du sud, n'y allez pas ! Et c'est d'autant plus dommage que le cadre, tout autour, est plutôt majestueux. J'ai tout de même 2 souvenirs marquants de cette ville: A Ushuaïa il fait jour jusqu'à 23h30 et ça c'est drôlement sympa. Et puis il y a devant la mer, un peu à l'écart des commerces, un café vraiment sympa, et d'autant plus qu'on y sert, j'vous jure, du Ricard !
Ca donne ça:
Moi: - Oun Ricard por favor (là j'attendais que le serveur me dise que je prononce mal le mot 'Ricard', il allait m'entendre le type !!)
Le serveur: - ok, oun Ricard. Hmmmm.... con agua ? (le mec me demande si je veux de l'eau dans mon Ricard !)
Moi: - Si si, oun Ricard con agua
Le serveur: - Hmmmmm.... con gas o sin gas ?
Moi: - ?????? (putaiiiiiiinnn, le mec me demande si je veux de l'eau gazeuse dans mon Ricard !!!!)
Bon, j'ai pas fait de scandale, je tenais à le boire, mon Ricard.
Une dernière chose sur cette ville: Oubliez Nicolas Hulot, ou bien rappelez-le à l'ordre: Ouchou-a-ya ça se prononce Oussou-a-ya !
24 heures plus tard j'étais dans un avion et 1h15 plus tard, j'étais à El Calafate, sur ce coup là je me suis épargné 18 heures de bus.
Si à Ushuaïa on vous vend du 'fin del mundo' à El Calafate on vous vend du glacier Perito Moreno. A toutes les sauces, là aussi. A ceci près tout de même qu'ici un petit effort a été fait en ce qui concerne l'architecture de la ville, tout en rondins, à ceci près surtout que le glacier Perito Moreno, lui, il faut le voir. Il n'y a que quelques minutes de marche -après pas mal de bus quand même- pour accéder aux passerelles les plus proches du front. Et là, quel spectacle ! Il y a bien sûr le front de glace lui-même, juste devant moi, tout au plus à quelques dizaines de mètres, immense, mais il y a aussi (surtout) le bruit. Car on l'entend vivre ce glacier, c'est incroyable. Ce sont des claquements énormes, des vombrissements, des coups de tonnerre, incroyable je vous dis. A chaque instant on a l'impression que tout ça va s'effondrer d'un coup en un monstrueux splash dans le lac qu'on domine de quelques mètres. Ben non, ça tient le coup. Enfin pas tout à fait puisque de temps en temps, des pans du front s'écrasent dans l'eau, même que c'est ça que tout le monde attend. Et vous pouvez être sûr que quand ça arrive, c'est le moment où vous ne regardiez pa. N'empêche que ça fait une vague énorme et bien sûr un gros badaboum à la dimension du monstre.
El Calafate, ça n'est pas très loin d'El Chalten qui elle, vend le Fitz Roy. El Chalten, ma troisième ville argentine, à croire que chaque ville argentine a quelque chose à vendre. Mais là encore, on succombe. Le Fitz Roy est décrit dans les guides comme la plus belle partie des Andes, et je veux bien le croire. Une montagne de 3405 mètres d'altitude où les français ont laissé des traces, car le premier vainqueur de ce sommet mythique est du pays, cocorico. Mais également parce que les sommets proches et à peine moins élevés s'appellent 'St Exupéry', 'Mermoz' ou 'Guillaumet' en mémoire aux héros de la postale aérienne sud-américaine (pour la petite histoire, St Ex s'est inspiré des montagnes du coin, des gens aussi, pour écrire son 'petit prince'). Une longue marche de 8 heures m'a fait apprécier de près toutes ces beautés. Et puis il y a aussi, très majestueux dans ce même massif, le cerro Torre, comme une aiguille, et considérée par les alpinistes comme l'une des montagnes les plus difficiles au monde.
Ouais....donc un tout petit peu trop difficile pour moi. Je cède donc à la facilité, je rejoins le Chili -ouf !, mes premières impressions sur les villes argentines, trop mercantiles, ne sont pas vraiment positives- et je retourne en bus vers Puerto Natales.
C'est l'occasion de me rendre compte que la Patagonie possède plusieurs visages. Car à cette latitude là, protégée des grands courants aériens d'ouest et donc des perturbations par les Andes (j'vais pas vous faire un cours de météo hein), la Patagonie est un désert, oui un vrai désert, très sec, où la végétation se limite à quelques touffes d'herbe. Et toujours, toujours, sur des centaines de kilomètres, toujours des barbelés, des piquets de bois, et jamais des hommes.
Puerto Natalès entendons-nous bien, je n'y retourne pas pour la beauté de la ville, ni pour le charme des chiliennes. J'y suis pour faire quelques provisions, louer une tente et un matelas de mousse et me préparer pour le 'W', un trek de 5 jours dans les montagnes du 'Torres del Paine'.
Et ça, c'est pour demain.
Chouette !
Route pour aller à Wahweap Hoodoos? (Etats-Unis) English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions aller voir et photographier Wahweap hoodoos
J'ai lu sur notre bien-aimé site de Sedonax et Wavemaster l'info suivante:
Prendre la cottonwood Canyon Road (jonction située sur l'US89 à 25,1 miles du Glen Canyon Dam en venant de Page) vers le Nord pendant 1,5 miles jusqu'au point 1 sur la carte. Prendre ensuite à droite la piste BLM431 pendant 4 miles jusqu'au point 2 où vous bifurquerez à doite (toujours sur la BLM431). Continuez ainsi pendant 6.4 miles (on laisse sur la droite une piste au bout de 4 miles) jusqu'au point de stationnement
est ce qu'un forumeur a emprunté cette route recemment, car je crois savoir que le BLM avait l'intention de la fermer...autrement, on "montera" par Nipple Creek Road (BLM327) Nous aurons un 4x4, et nous partons fin janvier, nous avons un permis pour The Wave, que nous aimerions bien "faire" , cette fois, avec un peu de neige!! Par contre, nous ne sommes jamais allés voir les hoodoos.. merci de vos réponses MCD8.
Prendre la cottonwood Canyon Road (jonction située sur l'US89 à 25,1 miles du Glen Canyon Dam en venant de Page) vers le Nord pendant 1,5 miles jusqu'au point 1 sur la carte. Prendre ensuite à droite la piste BLM431 pendant 4 miles jusqu'au point 2 où vous bifurquerez à doite (toujours sur la BLM431). Continuez ainsi pendant 6.4 miles (on laisse sur la droite une piste au bout de 4 miles) jusqu'au point de stationnement
est ce qu'un forumeur a emprunté cette route recemment, car je crois savoir que le BLM avait l'intention de la fermer...autrement, on "montera" par Nipple Creek Road (BLM327) Nous aurons un 4x4, et nous partons fin janvier, nous avons un permis pour The Wave, que nous aimerions bien "faire" , cette fois, avec un peu de neige!! Par contre, nous ne sommes jamais allés voir les hoodoos.. merci de vos réponses MCD8.
Visiter "Paria Canyon - Coyote Buttes" aux États-Unis English translation pending
Bonjour, je lis et relis le descriptif de Paria Canyon-Coyotte Buttes, je n'y comprends pas grand chose dans la traduction.
J'aimerai que l'on me dise : "pour voir ou apercevoir les buttes, il te faut marcher ... km" ou tant de temps.
J'ai vu : 6 h A/R pour la vague, 8 pour le Wave, mais c'est pour marcher dessus et c'est trop pour moi, ça m'embête, j'aurai tant voulu les voir.
Désolée d'insister, ce serait sympa de me renseigner, que je tourne la page et passe à autre chose, ou...
Bonne soirée, cordialement
Séjour de six ou sept semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, je me lance et j'ai la possibilité de concrétiser ce voyage sur ces terres mythiques. C'est la lecture des nombreux "carnets" (entre autres ceux de Sedonax) qui m'ont décidé à franchir le pas et me lancer dans cette aventure.
Je compte donc partir pour un séjour de 6 ou 7 semaines dans l'ouest des USA. J'arriverais le 10 mai à San Francisco --> vallée de la mort --> LV --> Page et sa région --> Moab et sa région --> Salt Lake --> Yellow stone --> Côte ouest via Portland --> Retour SF et sa région fin juin (Yosemite...).
Une question se prose à moi de prime abord : je souhaite explorer les régions de Page et de Moab de manière plus intime (chercher les pierres rouges, les paysages sans trop de monde à proximité...). Bref. J'imagine que la location d'un 4x4 est plus que recommandé ne serait-ce que pour la cotonwood... Cependant, pour le reste de mon séjour je n'aurais surement pas besoin d'un véhicule de ce type n'est ce pas ? Aussi que me conseillez vous ? - Louer une voiture "normale qui consomme normalement" à SF et louer un 4x4 dans les coins de terre rouge (Page, Moab), en abandonnant la voiture ce qui me coutera un supplément et à la condition qu'un loueur de la même chaîne soit présent. Puis reprendre une voiture conventionnelle pour la suite ce qui implique de nouveau un abandon à SF, - ou alors je loue en plus un 4x4 sur ces sites d'où deux locations simultanées (c'est un peu débile non ?), - ou alors je loue un SUV pendant les 7 semaines sachant qu'un véhicule de ce type est loué plus cher et qu'il consomme théoriquement plus qu'une voiture "normale" donc qu'il rogne le budget également.
Autre point, le climat. Début mai, est ce que le temps, dans les régions désertiques permet de camper (à la condition d'être équipé convenablement bien sûr). Je compte camper sur au moins la moitié des nuits. J'espérais trouver un véhicule me permettant d'abaisser les banquette arrière et éventuellement dormir à l'intérieur mais vu que l'on ne peut pas choisir de modèle je ne sais pas si cette option sera possible...
Voilà, pour le moment les quelques questions qui me viennent en tête. J'espère ne pas être redondant avec d'autres fils déjà ouverts.
Merci pour vos réponses.🙂 Fred
Voilà, je me lance et j'ai la possibilité de concrétiser ce voyage sur ces terres mythiques. C'est la lecture des nombreux "carnets" (entre autres ceux de Sedonax) qui m'ont décidé à franchir le pas et me lancer dans cette aventure.
Je compte donc partir pour un séjour de 6 ou 7 semaines dans l'ouest des USA. J'arriverais le 10 mai à San Francisco --> vallée de la mort --> LV --> Page et sa région --> Moab et sa région --> Salt Lake --> Yellow stone --> Côte ouest via Portland --> Retour SF et sa région fin juin (Yosemite...).
Une question se prose à moi de prime abord : je souhaite explorer les régions de Page et de Moab de manière plus intime (chercher les pierres rouges, les paysages sans trop de monde à proximité...). Bref. J'imagine que la location d'un 4x4 est plus que recommandé ne serait-ce que pour la cotonwood... Cependant, pour le reste de mon séjour je n'aurais surement pas besoin d'un véhicule de ce type n'est ce pas ? Aussi que me conseillez vous ? - Louer une voiture "normale qui consomme normalement" à SF et louer un 4x4 dans les coins de terre rouge (Page, Moab), en abandonnant la voiture ce qui me coutera un supplément et à la condition qu'un loueur de la même chaîne soit présent. Puis reprendre une voiture conventionnelle pour la suite ce qui implique de nouveau un abandon à SF, - ou alors je loue en plus un 4x4 sur ces sites d'où deux locations simultanées (c'est un peu débile non ?), - ou alors je loue un SUV pendant les 7 semaines sachant qu'un véhicule de ce type est loué plus cher et qu'il consomme théoriquement plus qu'une voiture "normale" donc qu'il rogne le budget également.
Autre point, le climat. Début mai, est ce que le temps, dans les régions désertiques permet de camper (à la condition d'être équipé convenablement bien sûr). Je compte camper sur au moins la moitié des nuits. J'espérais trouver un véhicule me permettant d'abaisser les banquette arrière et éventuellement dormir à l'intérieur mais vu que l'on ne peut pas choisir de modèle je ne sais pas si cette option sera possible...
Voilà, pour le moment les quelques questions qui me viennent en tête. J'espère ne pas être redondant avec d'autres fils déjà ouverts.
Merci pour vos réponses.🙂 Fred
Coyote Buttes North (The Wave) Etats-Unis English translation pending
A tous ceux qui ont déjà exploré Coyote Buttes North et son icône The Wave ou qui rèvent de s'y rendre, je vous invite à découvrir les nouvelles pages consacrées à cet endroit fabuleux que nous avons mis à jour Sedonax et moi (http://www.ouestusa.fr/arizona/cbn/cbndetail.php) . Au programme: Carte TOPO des environs de The Wave et points GPS de nombreuses photos sur The wave mais également sur les environs qui sont d'un grand intérêt et qui méritent qu'on s'y aventure dont Second Wave, Top Rock, Sand Cove.... des clips vidéos pour découvrir The Wave
J'espère que cet apperçu donnera envie à tous les voyageurs de découvrir ou de redécouvrir cet endroits.
Enfin, pour les amoureux du Wilderness, n'oubliez pas les environs avec Coyote Buttes South et White Pockets également disponible sur le site
J'espère que cet apperçu donnera envie à tous les voyageurs de découvrir ou de redécouvrir cet endroits.
Enfin, pour les amoureux du Wilderness, n'oubliez pas les environs avec Coyote Buttes South et White Pockets également disponible sur le site