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Bruxelles-Amsterdam à vélo English translation pending
by BSScrew · 2014-03-16 · 3 replies
Bonjour,

Nous sommes trois jeunes camarades pauvres qui cherchent à aller de bruxelles jusqu'à Amsterdam en vélo. Quelles sont les meilleurs itinéraires? Quelles sont les pistes cyclables majeures? Il y a t-il des campings sur le chemin? Combien de temps généralement pour le trajet?

Merci par avance pour vos réponses. La BSS.
Mustang cabriolet sur la Scenic Drive (Monument Valley)? English translation pending
by Steve1307 · 2014-03-08 · 26 replies
Bonjour à tous,

J'aimerais savoir si la route Scenic Drive à Monument Valley est praticable en Mustang cabriolet... 😕

Je compte y aller en mi-septembre et le dernier post sur le forum à ce sujet date d'il y a 5 ans... On y signale bien sur que ca n'est pas l'idéal, surtout s'il a fait de l'orage la veille... sans parler de la poussière par temps sec...

Mais j'aimerais savoir si, sans tenir compte d'un éventuel orage, la route n'est-elle pas trop accidentée pour une voiture si basse ?

Si vous avez déjà fait le test, n'hésitez pas à m'informer ! 😄

Merci d'avance !
Route 66 vue par une routière de 64 ans (2013) English translation pending
by Mamieecaval · 2014-02-01 · 21 replies
Chapitre 1 : De Montréal à Springfield, Illinois 30 juillet 2013 : Ontario Enfin assise dans mon fauteuil capitaine au volant de mon fougueux compagnon de voyage, Gontran. La nomade en moi explose en feux d’artifice et est prête à affronter l’inconnu, l’imprévu, le drôle… et le moins drôle Les départs ne sont pas tous glorieux. Ce matin, après les bisous au comité d’au revoir de la rue Lafond, je m’aperçois que j’ai oublié toutes les laisses de Cléo. Malgré la belle réputation des États au sujet des chiens, j’ai besoin des laisses. On vire de bord, stationne à 2 rues pour éviter que les amis du comité de départ ne revoient Gontran et ne s’inquiètent (Ô orgueil!). On se remet en branle. La longue et ennuyante 40 pour sortir de Montréal… MON VÉLO! Oublié lui aussi… trop loin pour revenir sur mes pas. Je marcherai plus, d’autant que Cléo a maintenant des sacoches et peut donc tout transporter. Vers midi, encore au Québec, je cherche une aire où m’arrêter pour me faire une salade et un thé. Impossible. C’est en Ontario que nous avons pu nous arrêter. Les Onroute ontariens sont le grand luxe des restarias (sic, je sais, Mamie en cavale n’est pas inculte). Ouf! J’y fais même une sieste.



Première étape prévue (la seule en fait): Picton, le comté de Prince Edward et sa route des saveurs reconnue pour ses nombreux vignobles. Mamie la gourmande y voit une opportunité d’allier plaisir et route. C’est un long détour, mais c’est champêtre. J’y déguste enfin les bonnes pêches ontariennes et m’installe pour la nuit au Parc provincial Sandbanks. Pas fameux ce camping à 42$. sans service. Mais il y a une plage au bord du lac Ontario. Au moment de m’endormir, une bonne pluie s’abat sur nous.



Au réveil, il pleut toujours. Sur la route qui nous ramène à la 401, la circulation est bloquée : plein de touristes! Par devoir, je m’arrête à un vignoble et j’achète un cabernet sauvignon à 30$. Mais qu’est-ce qui m’a pris??? Le monsieur était trop gentil… Nous avons passé les frontières à Sarnia en 2 minutes : avis aux personnes qui s’inquiètent, et qui m’ont inquiétée. Donc mes belles pêches de l’Ontario et ma laitue de la Terre ferme sont toujours au frigo.

5 aout 2013 : Début sur la route 66

Chicago. Peu à dire : pour Mamie en cavale, c’est surtout le départ tant souhaité de la Route 66. Je ne pouvais manquer le fameux Lou Mitchell`s, où tous prennent un repas graisseux avant la grande aventure. Il fut un temps où les Harley pavanaient en grand nombre en devanture…



En sortant de Chicago par la I-55, je me rends à Joliet, première étape de la Route. Elle devrait son nom à Louis Joliet parce qu’il trappait dans ce coin au 17e siècle. Beaucoup de noms francophones autour. C’est à la vieille prison de Joliet qu’a été tournée la série Prison break. Les bizarreries commencent :





Camping Tameling sur la route 129 pour 3 nuits. Un peu de repos est bienvenu (j’ai mis la lime dans mon vin plutôt que dans la marinade). Les vacanciers ici sont des gens pauvres qui se paient un beau coin de verdure à peu de frais, et qui sont très gentils. Ils m’approchent timidement : je ne suis pas une des leurs, à taper tout le temps sur l’ordi ou l’IPod. Je ressens un peu de gêne. Rien de glamour donc, mais la nature est belle; et ce qui n’est pas pour me déplaire: 15$ la nuit, électricité, vidange et eau potable fournies! Voyez:(le bruit que vous entendez, ce sont les cigales qui ont envahis ces états à l'été 2013.)

https://www.youtube.com/watch?v=McbDdaDzxCU

Ma Mother Road, comme la nommait Steinbeck, est teintée de son livre Les Raisins de la colère qui m’a accompagnée tout le long. En quittant le camping, je roule sur la 116, appelée Old Route 66. C’est souvent en parallèle de la 1-55. En plus, il y a cette vraie Route 66, en tronçons, sur lesquels on peut se promener à pieds si on est un peu nostalgique de l’époque ou si on est romantique. Nous y avons fait quelques pas, nous aussi, en pensant aux exilés des années 30.



Du 8 au 10 aout : Charmantes villes

Direction Braidwood où je trouve ces mannequins célèbres (Elvis, Marylin…) au Polk A Dot Drive In. Pas pu m'empêcher de les photographier, même si on les voit sur tous les sites Internet! Surtout que Mamie en cavale est passablement excitée d’y être enfin, après des mois de rêve et de préparation.



Puis, les villages et les villes de la route se succèdent; Dwight, première ville du coin à avoir une police:

et le berger allemand prend tout à coup le dessus en Cléo.

Belle balade dans Pontiac, rien à voir avec l’industrie de l’auto, mais qui surfe là-dessus quand même (photos sur mon blogue), et sur Lincoln bien entendu.





Jusqu’à ce que l’orage s’amène derrière nous et nous pousse vers Gontran. Puis les éclairs fusent partout autour de nous, comme un filet jeté pour nous piéger. J’ai l’impression de conduire un avion et d’entrer dans un nuage. Ça pète à boucher les tympans, le vent nous fait tanguer; je cherche le tourbillon annonciateur de catastrophe… Je laisse tomber le Old Log Cabin et sa fameuse tarte aux pêches et on file vers le Sud. Et l’orage est enfin derrière nous.



12 aout: Lincoln

Dodo au camping Camp a while. Pas bête comme nom de camping! Le lendemain, j’arrive à Lincoln après avoir déjà entendu beaucoup parler de lui (Lincoln…). Plein de choses à mettre dans la caboche de Mamie en cavale. Vire à gauche, vire à droite, reviens sur mes pas… j’étais tellement absorbée dans mes découvertes, que j’ai eu du mal retrouver Gontran. Une chance qu’il y a les églises. J’avais remarqué une église en stationnant, son haut clocher me l’a pointé. Ils ont conservé les anciennes affiches.



En nous promenant, nous avons trouvé ce coin charmant pour nous reposer un peu.



15 aout : New Salem

Après 27 km de route secondaire (parfois tertiaire), nous voici à New Salem près de la ville de Petersburg. Quel bonheur de nous retrouver dans une profonde campagne, roulant doucement entre les champs, profitant d’une nature luxuriante aux arbres matures. Ouais, beaucoup de champs de maïs destiné à l’éthanol aussi. Même qu’ici, on n’a pas toujours le choix quand il faut faire le plein; on ne sait pas où on trouvera une station sans éthanol… À voir l’immensité des terres destinées à cette culture, je crois bien que c’est vrai qu’on pourrait nourrir toute la planète et même plus si on le voulait vraiment. Je suis toujours dans ces champs de maïs depuis que je me promène aux US. J’ai honte de consommer ce carburant, quand je pense qu’un enfant meure de faim à chaque ligne que j’écris... New Salem donc… Le jeune Lincoln y est arrivé en 1831. La légende veut qu’il ait eu des difficultés en navigant sur la rivière Sangamon et qu’il soit allé à New Salem pour trouver de l’aide. Là, il serait tombé en amour avec ce village; il y resta pendant 6 ans. Plus tard, il sera député de ce comté. C’est un homme de paix; est-ce pour cela que les gens sont si affables ici? Nous rencontrons une famille si aimable… Papi et Mamie animent le village de New Salem (une reconstruction du village de l’époque) avec leurs adorables jumelles d’une douzaine d’années. Ils sont nos voisins de camping, un immense camping. Et ils ont une chien (golden retriever), alors Cléo est aussi heureuse que moi. D’autant qu’elle a rarement besoin de porter le collier.





18 aout : Springfield

Capitale de l’Illinois, 117 mille et quelques habitants, la ville la plus multiethnique de l’Illinois. On offre même des Gelati. Je crains toujours un peu les villes, mais il n’y avait aucune raison ce matin. Arrivées à 10 h, stationnement facile, trottoirs dégagés. Le ciel est d’un bleu limpide, on commence au nord, par l’immense cimetière Oak Ridge. Tant de jeunes ont sacrifié leur vie pour cette patrie. Ils sont là, près du tombeau de… Lincoln, cet homme de paix.





Je me suis baladée en ville, sereinement, avec Cléo qui s’est fait traiter de Rintintin. Tous viennent à elle; même notre serveuse à la terrasse lui propose de l’eau. À ma grande joie, un marché public avait lieu ce samedi. Je me suis pressée à faire mes provisions avant la fermeture à 12 h 30. Il existe donc des producteurs autres que de maïs pour éthanol. J’ai même rapporté une grosse pièce de fromage : Le Jake’s Whell de la ferme Ludwig Farmstead. Un délice! La gourmandise n’est pas un vrai péché…



Pour ma dernière nuit en Illinois, j’ai voulu rouler un temps sur la Route de 1926-1930. On la déconseille, et je comprends: c’était si étroit qu’on avançait cahin-caha à 15-20 km/h. Une grosse autocaravane n’y arriverait pas. Les protagonistes des Raisins de la colère m’accompagnaient, je les imaginais ici et là, cherchant de l’eau, une pièce de moteur, quêtant parfois un peu de nourriture. Je me sentais intégrée à la Route. (Mamie en cavale ne manque pas d’imagination!)

Voyez la carte de la route et lisez le prochain chapitre sur mon blogue (abonnez-vous pour les chapitres à venir): http://mamieencavale.wordpress.com/category/route-66-aout-2013/

Projet de voyage dans le sud des États-Unis English translation pending
by Dj93 · 2013-12-26 · 23 replies
Bonjour à tous pour cette année 2014, nous prévoyons pour Juin, 3 semaines entre Texas, Louisiane et Floride en autotour individuel cela serai plutôt arrivée à Dallas et retour depuis Orlando où j'aimerai passer quelques jours dans les parcs je débute seulement mes préparatifs et je suis attentif à tous vos conseils et propositions, pas très facile de trouver des infos si vous connaissez des guides papier et tout et tout (site, forum etc ...) merci d'avance pour tous vos conseils qui seront les bienvenues😉
Los Dephines Varadero English translation pending
by Eric350 · 2013-12-18 · 11 replies
😛Bonjour , nous serons au los delphines (varadero) du 21 dec au 4 janvier moi et mon conjoint ! On vous redonnes des news sur cette hotel dès notre retour !
Faire une randonnée chamelière seule à Merzouga English translation pending
by Spleeny · 2013-12-07 · 44 replies
Bonjour, Je découvre ce site avec beaucoup d'intérêt. Je trouve ça super de pouvoir découvrir des récits de voyage et d'avoir des échanges qui nous éclairent beaucoup.

Je pars seule au maroc une semaine dans 5 jours, je pense faire Marrakech puis partir en randonnée chamelière 2 nuits à Merzouga, sur le retour m'arrêter à Ouarzazat, retourner à marrakech, puis partir une nuit sur Essaouira. J'ai deux questions: - pensez vous qu'une randonnée chamelière seule soit risquée? - savez vous si le bus supratour qui fait Marrakech-Merzouga passe par ouarzazat? (j'ai du mal à trouver les prix de ce bus).

Voilà je vous remercie
Projet de voyage aux États-Unis à moto en 2014 English translation pending
by Brunohd14 · 2013-10-11 · 18 replies
Bonjour à tous,

Voilà, j'ai un rêve, c'est de faire un grand voyage à moto aux Etats Unis d'Amérique. J'ai déjà commencé à comparer plusieurs circuits proposés par un voyagiste mais j'ai une préférence pour la débrouille et la découverte par soi-même.

Voici mes trois possibilités

Le grand Ouest, La route Dixie, ou New Orléans Chicago

Je souhaite partager mon projet avec des personnes intéressées.

Faites vous connaitre si cela vous sembles possibles.
Achat d'une moto aux Etats-Unis English translation pending
by Bunchakat · 2013-09-05 · 11 replies
Bonjour

J envisage une traversee des Etats Unis d Ouest en Est a moto pour une duree d 2 a 3 mois. Est il possible d acheter une moto aux US en tant que touriste ? Quelle genrede moto me conseillez vous? A savoir que je suis un pietre mecano.

Merci
Voyager en side-car aux Etats-Unis English translation pending
by Mickeyx · 2013-08-01 · 5 replies
Hello,

j'envisage de partir un bon moment aux Etats-Unis cet automne (endroit à définir, mais ce serait du genre un road trip "Arizona" & co)

La particularité, c'est que je voyagerais avec une partenaire ... et que nous aimerions le faire en side-car !

Je n'ai aucune expérience dans ce domaine, est-ce que vous connaissez des locations ou revendeurs de side-car ? Des conseils de voyage, de logement ?

Tout conseil est bon à prendre :)

Merci !

Michael
Compte rendu de croisière sur le Celebrity Reflection du 6 au 17 mai 2013 - Méditerranée orientale English translation pending
by Akhesa80 · 2013-05-19 · 67 replies
Bonjour à tous ! De retour de croisière sur le Celebrity Reflection, je vous fais part de mes impressions et commentaires, s'agissant pour ma mère et moi de notre premier voyage avec cette compagnie (autres expériences avec Costa), au départ de Rome. Les escales étant : Santorin, Mykonos, Istanbul, Kusadasi, Athènes et Naples.

L'impression générale est très positive mis à part le débarquement que j'évoquerai plus loin. La population est en majorité anglophone (USA, Australie), latino américaine (brésil) ; d'après ce que j'ai compris, il y avait particulièrement beaucoup de québecois mais pas d'annonce en français pour autant.

Embarquement

Nous avons organisé nous mêmes le vol Genève Rome, avec Alitalia, départ 11h30, arrivée à Rome à 13h. Nous retrouvons notre chauffeur à la sortie du terminal ; il nous conduira jusqu'à Civitavecchia en moins de temps qu'il ne faut pour écrire le nom ! 35 mins chrono entre l'aéroport et le port !! 🤪 Bon, il se prenait un peu pour Fangio sur une autoroute sans circulation, avec des pointes à 160 km/h. Je précise que ce transfert nous a coûté env. 75 euros par personne, aller/retour (sans assurance vie! 😛). Celebrity demande 92 euros aller simple. J'avais fais le online check-in donc en arrivant, après avoir confié nos bagages au porteur, nous passons dans la tente où nous remplissons le questionnaire santé puis sommes orientées vers un guichet Class concierge (il y a de nombreux guichets pour chaque catégorie de cabine) ; notre passeport est scanné et on nous remet notre SeaPass, clé d'accès à la cabine et carte de paiement à bord. On nous invite ensuite à monter sur le Reflection. J'ai trouvé cette procédure très rapide, simple, efficace ; en quinze minutes, toutes les formalités étaient remplies et nous étions au buffet, pont 14, Oceanview Cafe, après un passage par la cabine, no 2209, babord arrière.

Repas

J'ai apprécié la nourriture à bord, que ce soit au buffet, au restaurant principal ou au resto payant que nous avons testé. Le buffet est varié (asiatique, mexicain, curries indien, international), bien présenté, les plats sont appétissants et tout est très propre. Ma seule comparaison étant Costa, je n'avais pas cette impression de cantine scolaire et c'est avec plaisir que nous avons pris nos repas de midi sur la terrasse arrière quand nous étions à bord, ainsi que le petit déjeuner. A ce sujet, le seul point négatif : les produits allégés !! Quelle obsession ... impossible d'avoir un yaourt normal, que des "low fat", berk ! Vu les litres de soda qui sont bus, cherchez l'erreur 🤪 Le soir, nous étions au deuxième service, 20h30, avec notre serveur Oscar et Gabriel, son assistant. Toujours de bonne humeur, très sympa et attentif. J'ai trouvé très bon, avec au choix petite entrée type salade tomates mozzarella ou carpacio, deux soupes, deux salades, avec choix de trois sauces, un poisson, deux plats de viande, un plat de pâtes et un plat végétarien. C'est très copieux, notamment la viande, on se contentait en principe d'une petite entrée et d'un plat, parfois avec une salade. La viande est de grande qualité, très très tendre. Nous fêtions la fêtes des mères le dimanche 12 mai et j'ai donc invité ma maman dans un restaurant payant : le Qsine. Ce concept est juste incroyable et nous avons adoré !! On commande au fur et à mesure différents plats, certains exotiques (chinois, indien, moyen-oriental), d'autre moins (hamburger, filet mignon). Tout est servi en petite portion avec une présentation soignée. Génial, dommage que l'on ne puisse pas gouter les 20 plats ! 😎

Animation

Nous ne participons pas trop aux animations. J'ai trouvé cependant que l'équipe des cuisiniers, le chef Thomas et son personnel, sont très dynamiques. Nous avons assisté à une démonstration culinaire : le chef du restaurant français, Le Murano, Pascal, nous a préparé un risotto et Claudio, le chef patissier, un tiramisu. Bien sûr, le tout se fait en anglais, sans traduction. Nous avons également assisté au concours des chefs : deux chefs s'affrontent sur le modèle des épreuves de Top Chef. Ils préparent un plat en 15 mins, assisté de qqun du public. Puis 3 personnes sont choisies pour gouter et noter. C'est un show à l'américaine, plutôt bien ficelé, également tout en anglais. Nous avons également pu visiter les cuisines. Autres animations : la zumba, deux fois par jour les journée en mer, une fois lors des escales. Pour le reste, nous n'avons pas participé, mais sur le Today j'ai vu des cours de danses, des "séminaires" organisé par le centre de spa. Il y a aussi des ateliers créatifs, mais je crois que c'était payant. C'est plutôt calme en général, l'équipe d'animation est discrète, certains diront trop. En ce qui nous concerne, c'était parfait !

Voilà pour aujourd'hui !
Pony Express, voyage moto Los Angeles-Chicago English translation pending
by Macffa · 2013-03-25 · 10 replies
Bonjour,

Je viens de m'inscrire à un voyage moto "Los Angeles-Chicago" avec Reuthers entertainment (agence de voyage allemande) en juillet prochain. Le sens n'est pas le bon (j'aurai préféré d'Est vers l'Ouest) et l'organisme n'est pas français (échanges en anglais) mais les dates proposées correspondent...Est-ce qu'un membre connait cet organisme ?Si quelqu'un a déjà fait un périple similaire, pourrai-je savoir le matériel qu'il faut amener absolument avec soi (sachant que mon sac à dos sera transporté par un pickup) ?Merci à tous celles et tous ceux qui pourront m'apporter leurs lumières 😉
Faire San Francisco - Sausalito - Alcatraz à vélo? English translation pending
by Plouc64 · 2013-03-14 · 10 replies
Salut à tous, A votre connaissance, est-il possible de louer des vélos à SF, rouler jusqu'à Sausalito, prendre le ferry et faire la visite d'Alcatraz, retour SF et restitution des vélos. Le but étant de faire la balade en vélo et la visite d'Alcatraz dans la même journée. J'ai cependant du mal à m'imaginer débarquer à Alcatraz avec un vélo... mais je ne connais pas alors... Merci de vos conseils.
Billets d'entrée dans les monuments ou musées d'Istanbul English translation pending
by Jpvauthier · 2013-03-07 · 4 replies
Bonjour, Je serai avec mon épouse à Istanbul début Mai pour un programme "découverte" de 3 jours. Je souhaiterais savoir si, comme en France, il est possible d'obtenir (via internet vraisemblablement ou par tout autre moyen!) des billets permettant de ne pas être dans des files d'attente trop importantes ; nous le faisons systématiquement pour les expos à Paris. Merci des infos qui pourront nous être données sur ce point. En les attendant meilleures salutations à tous J.Pierre
Trans Labrador Highway en routière? English translation pending
by Yvestt39 · 2013-02-28 · 12 replies
Bonjour Je pense expédier une BMW K75S sur Montreal fin juin courant Juillet, trainer au Québec avant de prendre la Trans-Canadienne voire la Dalton J'ai vu que la Trans Labrador était désormais "accessible" sur toute sa longueur mais je ne trouve pas de témoignage de sa traversée en moto routière GT ou sportive, que des trails Je suis conscient qu'il y a de grandes portions de gravillons et que la moto vieillira, mais de toutes façons je ne la ramènerai pas en Europe, elle finira plus au sud (Panama voir plus si elle n'est pas épave) je précise que je fais de la rando moto depuis plus de 25 ans, Afique de l'ouest et Sibérie incluses mais...que je vieillis ;-))) je vous remercie d'avance si vous pouviez me transmettre les liens de ceux qui l'auraient fait en routière, ou d'autres utiles à ma préparation cordialement
EagleRider sur la Route 66 English translation pending
by Tennisboy · 2013-02-05 · 4 replies
Bonjour a tous,

J'ai pour projet avec un groupe d'amis de parcourir l'itinéraire mythique de tout biker: la route 66. Dans le groupe certains n'ont pas le permis moto, mais certaines concessions proposent le can-am qui seraient un super alternative plutôt que de suivre en voiture.

En France le can-am peut être conduit avec un permis B savez-vous s'il en est de même là-bas? je n'ai trouvé aucune infos sur ce sujet.

De plus il n'est pas dispo dans tous les Eaglerider savez-vous si on le peut le réserver et le faire venir dans une concession spécifique où est-ce obligatoire de le prendre dans les concessions le proposant?

Merci de vos réponses
Projet de voyage dans l'Ouest américain en mai English translation pending
by Artemis45 · 2013-02-04 · 29 replies
Bonjour a tous,

Après quelques déboires , nous reprenons notre projet de voyage Autotour pour l'Ouest des USA (Arizona, Nevada et un peu Utah) pour Mai. Nous sommes un couple de quarantenaire et plutôt branchés grands espaces et endroits insolites.

Cela fait 2 ans qu'il est repoussé alors on est impatients. Pendant ce temps, j'ai quand même parcouru le forum en long mais il me reste quelques points d'interrogations.

1) Nous allons bientôt réserver les billets d'avion. Je cherche sans changement de Terminal ! Une combinaison possible est par Detroit (Delta / AF). Vu qu'il faut récupérer les bagages, passer la douane... est ce que 1h45 d'escale serait suffisant ?

Ou par sécurité il faut prévoir 3H15 ? (oui probablement 😉 mais bon je pose la question quand même)

2) Pour la location de voiture, avez vous déjà testé le Ford Escape ? Est ce confortable et agréable à conduire ? Nous ne pensons pas faire les Washs, juste Apache Trail et MV pour les pistes. Nous sommes plutôt branchés grands espaces et endroits insolites.

J'ai lu que rouler dans une voiture un peu haute permettait de mieux profiter des paysages.

3) Le parcours (a affiner, l'ordre est à optimiser.. je sais) est dans les grandes lignes : - LV - Williams , GC Rive Sud - Sunset volcano, Wutpaki NM, Meteor Crater - Sedona - Phoenix- Apache trail - Tucson (Pima, Saguaro park, Titan missile, Sonoran desert Museum) - Petrified forest - canyon de chelly - MV - Navajo NM, Page (Horseshoe bend, Antrelope, ballade bateau lac powell) - GC rive Nord ? - Bryce, cedar breaks - Zion (traversée seule) - Valley of fire - LV (Red rock canyon)

Tout ca pour environ 17 jours. Je ne pense pas que l'on puisse loger le NM (Taos) . NB importante : du à qq soucis de santé, il faut que nous prévoyons des activités ne nécessitant de marcher qu ' 1/2 journée / jour . Mais pas question pour autant de faire 6 heures de route tous les jours. On veut profiter de la ou on est .. ce sont des vacances !

Cela vous paraît cohérent ?

Que pensez vous de GC Rive Nord ? C'est incontournable ? si on ne randonne pas , 1/2 journée peut suffire ? Je me demande car on ne sera pas si loin (enfin sur la carte du moins)

4) Pour réduire les coûts, on ne voulait pas payer les frais de drop off et éviter les surprises des loueurs . De plus, le billet d'avion est souvent un peu moins cher. Il faut donc faire une arrivée / départ dans la même ville 2 choix : Phoenix (plus pratique) ou LV (bien plus agréable => toujours des choses à faire même et surtout la nuit, et des outlets à visiter ! Hotels moins chers en semaine)

Côté billet avion c'est quif quif .

Cela suppose donc de prévoir une liaison LV => Phoenix . Seulement c'est long . Via Michelin donne 7h de route. Cela vous paraît cohérent? Que peut on voir sur cette route , à part la route 66 (que certains inconditionnels me diront de prendre) ? Vu sur le forum, à part être passionné, ce n'est quand même pas renversant .

5) Survol du GC Prix mis a part, quel est le meilleur moyen : le petit avion depuis LV ou l'hélicoptere depuis Tusayan ? L'avion risque de durer un peu plus longtemps même si la visi est peut être moindre. L'helico c'est pas donné et si on est derrière , je suis pas certaine que l'on en profite bien. De plus, on risque d'être coincés par le monde et les horaires... Bon entre les 2 je ne sais pas . Quelle est votre expérience ?

Voilà pour l'instant mes quelques interrogations avant de finaliser le trajet dans les détails. Ca fait bcp de questions au final ..😊 Merci par avance.
Croisière sur le MSC LIRICA English translation pending
by Laejeanfidor · 2013-01-27 · 60 replies
Bonjour, Nous partons en croisière du 16 au 27 avril sur le Msc LIRICA avec notre fils de 7 ans et demi...après trois croisières chez costa nous leur faisons une petite infidélité...qui part en même temps que nous?
Côte ouest des États-Unis avec deux grands adolescents en août 2013 English translation pending
by Sophielulu · 2012-12-30 · 9 replies
Bonjour j avais commencé une discussion mais je ne la retrouve plus😕 nous partirons donc en famille, début aout, et je voudrais faire SF + LA + LV et quelques parcs, ceci sur 15 jours pleins. c est notre 1er voyage sur cette cote mais pas le 1er aux USA où j avais déjà organisé par moi même. j ai besoin de votre avis: Arrivée SF (là où il fait le + froid pour démarrer) : 2 nuits pour se caler et visiter avec loc véhicule (il vaut miux un 4x4 ?) J + 3 ; direction Yosemite où nuit J4 : visite YOSEMITE (cf si 2è nuit à Yosemite) J5 : Death Valley et nuit sur place J 6 : départ vers LV où 2 jours J8 : cf quels parcs : Grand Canyon et ??? cf nbre de jours J10 ou 11 : direction LA et visite parc Mojave ? J12 : LA et visite studios... (shopping soit LA ou SF avec mes ados....🙂)et cf Malibu et Venice... J15 :depart vers France après avoir rendu véhicule

que pensez vous de ce circuit à amender ? cf si possibilité d avoir des guides pour visiter les parc et sites à ne pas rater mon regret ne pas faire la cote entre SF et LA cf Cie auto les + pratiques pour prise auto à Sf et dépot à LA ? ou cf atterrir à LV et de LV visiter parcs puis aller à SF et descendre jusqu'à LA mais là, ne faut il pas + de temps ?. j ai regardé les vols , depuis départ Bx, et selon dates départ + éviter changements aéroports et durée vols correctes (le mieux semble Air France ou KLM via Amsterdam) bon, je sais plein de questions mais j ai envie de faire au mieux , bien sur ! merci pour vos conseils sophielulu
Rabais de location sur les motos Eaglerider (Los Angeles) English translation pending
by Fphilippe · 2012-12-28 · 33 replies
Bonsoir,

j'ai enfin réussi à obtenir la liste des rabais consentis chez EAGLERIDER en dehors des promos ponctuelles , et c'est le top !

voici :

"

Nous avons les réductions suivantes standard en place: 1) militaires en service actif, d'incendie et de police, le HOG, AMA et des clients fidèles reçoivent tous 10% sur le tarif journalier de location. 2) Amercian Association de l'Automobile et de leurs filiales à l'étranger sont admissibles à 12% sur le tarif journalier de location. "

Je n'arrive pas à avoir la définition du client fidéle donc ....;

Je ne suis ni militaire, ni pompier ni keuf ni membre du hog ...

Par contre il est très facile d'adhérer à l' AUTOMOBILE CLUB ASSOCIATION sur leur site . Adhésion de base 46 € et c'est parti pour 12 % de réduction .

ATTENTION LA REDUCTION NE PORTE QUE SUR LA LOC ET PAS SUR LES ASSURANCES NORMALEMENT

Je suis en train de louer une HD pour 22 jours soit un coût hors assurance d'environ 3000 $ . Economie environ 360 $ soit 280 € ; à rapprocher du prix de la carte 46 € qui en plus donne droit à plein d'autres remises ici ou ailleurs ...

bye et bonne année à tous,

Philippe du Lot
Voyage à moto: Texas ou Louisiane au Bike Week Daytona? English translation pending
by Ange442000 · 2012-12-13 · 12 replies
Bonjour!

Je suis en train de prévoir un voyage en moto de 10 jours entre le Texas ou la Louisiane jusqu'au Bike Week de Daytona. Je voudrais prendre environ 1 semaine pour me rendre jusqu'à Daytona et passer 3 jours au festival.

Je me chercher un parcours de moto axé sur les belles routes (scéniques, beaux virages... etc). Pour faire entre 300 et 600 km par jour. J'imagine que nous ferons un petit arrêt à la Nouvelle-Orléans, mais c'est pas mal le seul arrêt touristique que je prévois.

Des conseils de routes fabuleuses?! Devrais-je partir du Texas ou est-ce que je vais manquer de temps?

Aussi, pour Daytona, je veux prendre un hôtel en banlieue de la ville (60-80 km). Des suggestions?

Nous partons du Qc en avion vers les États-Unis et louons des motos sur place.

Merci!
Demi tour du monde en Vespa English translation pending
by Fonzy38 · 2012-09-20 · 9 replies
Bonjour à tous.

Je vous fais part du projet que nous avons avec mon amie et qui normalement commencerait aux alentours de Mai 2013 (Si tout se passe bien)

Je vous expose donc le plan qui n'est pas une première mouture mais qui n'est pas encore définitif vu les difficultés d'information relatifs à certains Pays. Juste pour info notre budget pour deux tout compris sera inférieur à 10 000€.

Nous partirions donc de Lyon avec chacun sa Vespa direction la Suisse puis l'Allemagne ensuite la République Tchèque, la Pologne (via Cracovie) puis l'Ukraine (via L'viv puis Kyiv) et enfin la Russie arrivée à Moscou. A ce niveau la la première étape sera terminée (Peut être la plus simple).

Deuxième étape prendre un billet dans le Transibérien/Transmanchourien de Moscou à Pekin en mettant les vespas dans la partie fret du train. Arrivée à Pekin nous reprenons un train pour aller directement à la frontière du Laos. Nous reprendrons les vespas direction sud par le Laos puis la Thaïlande jusqu'à Singapour. A ce niveau la deuxieme étape sera terminée (Sans doute la plus compliquée niveau administratif).

Dernière étape nous prendrions un ferry de Singapour pour rejoindre l'Indonésie. Nous descendrions jusqu'à Jakarta puis jusqu'à Denpasar ou nous resterons quelques semaines sachant que j'ai de la famille sur place. Enfin de denpasar nous prendrons un cargo pour rejoindre Broome sur la cote Nord ouest de l'Australie.

Mis à part tous les paramètres a prendre en compte lors d'un voyage aussi long, j'aurais quelques questions à vous soumettre concernant la deuxième étape :

1/ Combien nous couterait le transport entre Moscou et Pekin en 3éme classe avec les deux Vespas en Fret.

2/ Sachant qu'il est interdit de conduire en Chine pour un étranger sans passer le permis et que les exceptions se payent a prix d'or (Et que nous n'avons pas le sou) pensez vous que nous pourrons passer en Chine avec les Vespas si nous ne conduisons pas sur place et que nous faisons que traverser le Pays en train ?

3/ Combien couterait le rapatriement des Vespas par Cargo de Sydney à Marseille ?

Merci d'avance pour vos réponses éclairés.
Location de side-car à Cuba English translation pending
by Pdm · 2012-09-09 · 6 replies
Bonjour

Quelqu'un(e)a-til déjà loué un side-car à Cuba ?

Merci d'avance
Circuit de seize jours en Floride English translation pending
by Rose2012 · 2012-07-26 · 4 replies
Bonjour,

Après avoir feuilleté quelques carnet de voyage de certains d'entre vous j'ai monté un circuit en floride. Dites moi ce que vous en pensez :

J1 : arrivée à MIAMI

J2 : miami (plage, art deco, little havana, key biscane)

J3 : route vers key west - arrêt à key largo = visite de coral reef state park - arret à Islamorada puis nuit à Marathon (sombrero beach + long key state park)

J4 : visite de Key west - visite de pelican path (tot le matin) - plages, hotel la concha pour la vue...

J5 : Key west

J6 : route vers les everglades -arrêt à big pine = bahia honda nuit à key largo : nage avec les dauphins

J7 : visite des everglades = tour en airboat, gulf coast Nuit à Naples

J8 : visite de naples le matin (the pier, plage, 5th avenue south + 3rd street south pour le shopping) puis route vers tampa

J9 : journée à Bush gardens africa à Tampa

J10 : route vers Orlando tot en matinée puis journée à Universal Studio

J11 : journée à SEAWORLD

J12 : route vers cape canaveral = visite d du kennedy space center nuit à cocoa beach

J13 : route vers st augustine avec arret à Daytona (voir daytona internationnal speedway + harley davidson store) Visite et nuit à st augustine

J14 : visite st augustine puis route vers orlando en passant par Ocala National Forest Nuit à Orlando

J15 : visite orlando dowtown

J16 : départ

Questions :

- y a t il des choses à voir entre Naples et Tampa mis à part Captiva et Sanibel ? - Dois je rajouter des étapes et des jours à ce circuit ? - avez vous de bonnes adresses où dormir (pas trop cher) et pour manger, magasins...

merci beaucoup,
Séjour à Cuba au départ de Montréal English translation pending
by Amoula222 · 2012-07-26 · 19 replies
bonjour tout le monde je souhaite avoir les meileurs offres de sejours de voyage vers cuba depart montreal pour la periode allant de fin aout a debut septembre 2012 et merci
Retour d'un voyage en Floride (mars 2012) English translation pending
by EricMoorea · 2012-04-17 · 17 replies
Bonjour à tous,

Nous revenons d’un petit séjour d’une quinzaine de jours en Floride. Nous avons bénéficié des conseils des uns et des autres lors de la préparation de ce voyage et si en retour on peut vous aider un peu, tant mieux…

Nous avons commencé par deux nuits à Miami Beach (South Beach). On avait réservé à la Villa Paradiso, sur Collins Av. Comme partout à Miami Beach, c’est cher ( 380 USD pour les deux nuits), mais pas le choix si on veut être bien situé. C’est un petit hôtel plein de charme à 100 m de la plage, en plein South Beach et à proximité des centres d’intérêt de Miami Beach. Grandes chambres avec cuisine équipée ! Tout peut se faire facilement à pied depuis l’hôtel. Donc, pas besoin de voiture de location. Nous avons pris la nôtre au départ de Miami, chez Alamo, Collins Av. (réservation faite auprès de BSP auto sur le net, que je conseille vivement car les tarifs imbattables incluent les assurances tous risques sans franchise).

Pour le GPS, je l’ai acheté chez Best Buy en arrivant (120 USD). Pour le prix de la location, j’ai mon GPS perso…

Ensuite, départ pour Cocoa Beach, près de Cape Canaveral. On a dormi au Hampton Inn, à 100 m de l’immense plage. 141 USD la nuit. Bon hôtel, très bon petit déj. Rien à dire. Situé pas très loin à pied de Ron Jon Surf Shop, la plus grande surface des USA consacrée au surf, beachwear, etc… A voir. Un choix gigantesque. Je vous conseille d’y aller très tôt le matin (ou même dans la nuit pour les noctambules !) car c’est ouvert H24 et 7/7 !!! Et vous y serez au calme.

Le lendemain, départ pour le Kennedy Space Center à 30 mn de voiture. Nous avions pris les tickets sur internet (43 USD/pers). Toujours pareil, y aller pour l’ouverture à 9H00. Vous stationnerez la voiture tout près de l’entrée et ça sera bien plus facile de la récupérer en fin d’après-midi. Il vous faudra la journée entière pour bien visiter en détail. Le tour en bus fait déjà 2 heures… C’est sympa, instructif et on apprend plein de choses sur la conquête spatiale. Pas besoin d’être un pro pour s’intéresser et apprécier. Le simulateur de décollage de navette spatiale est un peu décevant car les sensations procurées sont assez moyennes. Mais ça s’adresse à tout public, donc…

Surprise pour nous car durant le tour en bus, on a vu nos premiers alligators au bord des nombreux plans d’eau du site, et même des lamentins. On ne s’attendait pas à ça.

Le lendemain, départ pour Daytona Beach. Cette escapade a été programmée car, en préparant le voyage, je me suis aperçu que nous tombions en plein dans la Bike Week annuelle. L’occasion était trop belle pour ne pas louper ce rassemblement gigantesque de Harley, à la fois en ville et aussi aux abords de l’anneau de vitesse de Daytona (International Speedway). Pour ceux qui envisagent d’aller en Floride en Mars prochain, je vous le conseille, c’est dément !

On a passé la nuit à Orange City, à 30 mn de voiture car IMPOSSIBLE de trouver une chambre dans les environs de Daytona, même en s’y prenant fin Janvier. Tout est blindé et les prix inabordables. Le lendemain, route vers la côte Ouest. Petit arrêt dans une Outlet d’Orlando. Nuit à St-Petersburg. Belle ville à côté de Tampa où on peut se balader tranquillement sur le front de mer et y manger le soir. Nuit au America’s Best Inn. 119 USD la nuit. Petit hôtel charmant, au charme d’antan avec petit déj dans le salon le matin. Très calme. Les patrons sont hyper accueillants et très serviables.

Ensuite, route vers Fort Myers où nous avons dormi deux nuits. Le bord de mer de jusqu’à Fort Myers est une succession de très belles plages. Malheureusement pour nous, nous y sommes passés un week-end (en période de Spring Break !) donc énormément de monde et aussi mission quasi-impossible pour se garer. Grosse frustration donc.

On ne s’est pas fait avoir le lendemain pour aller passer la journée à Sanibel Island. Nous étions sur place à 9H00. Il faut s’acquitter d’un péage à l’entrée du pont qui conduit sur Sanibel (6 USD je crois). Ensuite, direction Bowman Beach. Le parking (payant) était quasi désert à cette heure. Belle plage immense où l’on peut s’adonner au ramassage de coquillages rapportés par les vagues. Ne vous attendez quand même pas à trouver des merveilles. Ce sont pratiquement tous les mêmes, beaucoup sont abîmés et les belles pièces sont rares… Vous verrez les « pros » avec leur attirail spécialement étudié pour ramasser et trier les coquilles.

Prévoyez votre piquenique et vos boissons, car il n’y a rien sur place.

Etape suivante, Naples. Jolie ville aux villas cossues. Dans l’après-midi, on a poussé jusque Everglades City pour y faire un tour en airboat avec Captain Doug. Les bateaux sont de dimension réduite (6 personnes) et c’est donc un peu plus « convivial » que certains gros airboats où l’on s’entasse à 15 ou 20… On évolue dans des tunnels de mangrove et non dans les herbes typiques des Everglades. A savoir. Le pilote vous amène sur un plan d’eau où là, immanquablement, un alligator s’approche du bateau. Gros plans assurés… Ensuite, ce sera un arrêt près des arbres où habite toute une petite troupe de ratons-laveurs. Là aussi, de belles photos à faire de ces petites bêtes bien sympas.

Le lendemain, grosse journée dans les Everglades. Départ de Naples de très bonne heure (7H30) pour être à 9H00 à l’entrée de Shark Valley. Nous voulions y être à l’ouverture pour être surs de pouvoir louer des vélos. Bien nous en a pris, car ils sont pris d’assaut très vite.

Un conseil, attardez vous dès le départ sur la route de la partie aller qui mène à la tour d’observation et prenez votre temps. C’est dans cette partie que vous verrez la plupart des animaux (alligators, anhinga, hérons, tortues, échassiers divers, …), essentiellement sur le côté droit de la route. Pour le retour, après la grimpette au point de vue, soit repartez du même côté ou alors, continuez le circuit à allure plus soutenue pour regagner le parking car il n’y a plus grand-chose à voir sur cette partie. Nous avons mis plus de 4 heures pour faire le circuit, sans s’ennuyer.

Emmenez de quoi manger et boire, car il n’y a rien sur place.

Après ça, on a repris la voiture et nous sommes revenus sur nos pas (direction Naples) pour prendre la Loop Road qui traverse les marais de la Big Cypress Preservation. Les premiers kilomètres ne sont pas intéressants mais la suite est beaucoup mieux car on traverse un paysage de grand arbres (cyprès) les pieds dans l’eau. La végétation est bien différentes des Everglades et c’est un complément très intéressant. Faites des stops au niveau des petits ponts qui jalonnent la piste et vous verrez un peu partout des alligators, des échassiers, etc… Aussi intéressant que Shark Valley car ici, c’est le milieu naturel de tous ces animaux.

Reprise de la route vers Florida City où nous avons dormi deux nuits au Travelodge. (100 USD la nuit). Motel traditionnel, sans surprise, avec petite piscine et laverie bien pratique.

Le soir, on a été manger au resto mexicain « El Toro Taco » sur Krome Av. Petit établissement sans prétention mais cuisine excellente et très bon marché.

Le lendemain, nous avons visité la deuxième partie du parc des Everglades (Royal Palm, route de Flamingo). La visite du Visitor Center Ernest F. Coe vaut le coup et demande une bonne heure avant d’entamer les balades plus loin sur la route.

La balade sur Anhinga Trail est sans nul doute la plus belle de toutes. Si vous ne devez en faire qu’une, c’est celle-là. Une fois encore, allez y le matin tôt. C’est à ce moment que vous y verrez le plus d’animaux, sans la foule de l’après-midi (nous avons expérimenté ces deux périodes dans la journée et c’est sans comparaison).

La Gumbo Limbo Trail tout à côté est assez moyenne et vous pouvez la zapper. Nous avons ensuite fait Pa Hay Okee Overlook. Intéressant pour le point de vue sur les Everglades, sans plus. Nous n’avons pas été jusqu’à Flamingo.

Le matin, départ pour les Keys. Un grand moment de ce voyage. Au départ, on est un peu déçu car on ne s’aperçoit pas vraiment qu’on arrive dans les Keys et on traverse Key Largo sans même savoir qu’on est sur une île. Ensuite, ça devient plus « scenic » quand on commence à aborder ces ponts immenses qui relient les îles entre elles et traversent ces étendues d’eau turquoise. Petit arrêt chez Robbies of Islamorada pour voir les énormes tarpons auxquels ont peut donner à manger. Amusant.

Le pont « Seven Miles Bridge » entre Marathon et Big Pine Key est un grand moment sur la route des Keys. Arrêtez-vous absolument sur le petit parking à droite dans la montée juste avant le pont. Attention, pas ou peu signalé, donc ralentissez à l’approche du pont. J’ai failli le louper. Plus aucune possibilité de s’arrêter après ça. Ou alors faire demi-tour… Il y a de belles photos à faire. Un plus : c’est aussi le seul endroit où il y a quelques tables de piquenique sur la route des Keys.

Arrivée à Key West en milieu d’après-midi. On avait réservé au Blue Parrot Inn (380 USD pour deux nuits). Oui, tout est très cher à Key West, surtout si vous voulez un hôtel dans le centre près de Duval St. Celui-là est en fait un Bed an Breakfast dans une vieille maison typique des Keys. Il y a une piscine (bien agréable) mais les chambres sont minuscules. Le petit déj est minimaliste. Par contre, la situation est top car on est à 5 mn à pied de Duval St. Il faut impérativement trouver un stationnement gratuit pour le séjour proche de l’hôtel car la voiture ne servira pas pour les visites à Key West. Tout se fait à pied facilement.

Duval St. est une succession de boutiques, de restos pour touristes mais c’est plaisant de s’y balader l’après-midi et en soirée. Elle conduit tout droit sur Mallory Square, en front de mer où tout le monde afflue vers 17H pour le coucher de soleil. C’est bondé et il y a tout un tas d’attractions (jongleurs, acrobates, amuseurs publics, … Agréable pour y boire un verre et y admirer le sunset.

Le matin, privilégier d’abord les visites de la maison d’Hemingway, du phare, juste en face et de la mythique borne rouge du « Southernmost point of the Continental USA ». Vous y ferez inévitablement la queue tant le monde se presse pour s’y faire photographier. Et vous aussi !!! Ambiance sympa, vous faites connaissance de vos voisins de queue et vous leur demandez de vous prendre en photo après qu’ils soient passés eux aussi…

Le midi, nous avons déjeuné au resto « Salute » situé sur une plage de sable blanc (Higgs Beach). Super spot très agréable, très bonne cuisine à prix modérés et… key lime pie à tomber ! Y aller juste avant midi pour avoir une table. Resto très prisé des locaux apparemment.

Key West a été un des moments forts de notre voyage. Nous y avons dormi deux nuits mais une nuit supplémentaire n’aurait pas été de trop…

Voici quelques photos de ce périple :
https://picasaweb.google.com/111158735526877248534/FlorideMars2012#

Si vous avez des questions ou précisions à demander, n’hésitez pas.

Pour résumer, je dirai que j’ai été très agréablement surpris par la Floride, état pour lequel j’avais quelques a priori. Je n’en ai plus du tout et il est fort possible que j’y retourne…
Préparer mon voyage pour le Laos English translation pending
by Vadrouille64 · 2012-04-16 · 8 replies
Bonjour à tous,

Voilà je prévois de partir au Laos en Mars prochain...

Vous vous dites ==> Han mais elle est folle c'est dans 1 an !

Je vous dirais ==> Oui je sais 😎 mais voilà, je pars seule et c'est la première que cela m'arrive. Mes deux meilleurs amis vadrouilleurs ayant opté pour une année complète en Nouvelle Zélande...Néanmoins une amie me guidera dans Vientiane, pour le reste je serais alone et d'un côté je suis assez contente de faire ce voyage toute seule, d'autant plus de se que j'ai pu lire le Laos est un pays zen ou je ne risque pas grand chose (bon les pré-requis de la prudence sont de mise ça va de soit 😉 )

Bref ! J'ai commencé à glaner des renseignements à droite-à gauche... Je ne sais pas encore quel parcours je vais emprunter, j'ai dévoré le journal de Genevois (j'écorche peut être ton pseudo pardon...)

Mais j'aimerais connaître un peu mieux la culture de ce pays, histoire de ne pas être un boulet pour les habitants, en général quand je voyage j'essaie de me faire petite et je m'adapte au maximum...

Ceux qui connaissent bien le pays ou qui s'y interessent de près, ou les autres d'ailleurs, auriez vous des livres à me conseiller ? Ha et une référence de guide avec les minimums de la langue aussi si possible ?
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
by Sandchab · 2012-03-06 · 27 replies
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain. Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin. Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions. Commençons par la première semaine.

Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".

Un petit tour en ville avant de se coucher ?... 20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table. Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge ! Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues. L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit… Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée. Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !

Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour. Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances… Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France. Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués. Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.

Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices… Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper. Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec. Coucher à 22h30 pour tout le monde…

Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage. Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite. Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel. La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad… Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10… Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde. Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond… Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.

Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin. Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude. Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.

Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population. C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps. Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie ! Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas. Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison. Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !

Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque. Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue ! Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées. Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ? Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies. 23h37, tout le monde dort. Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser. Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !

Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants. Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes. Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna. Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables ! Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité… Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit. Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure… Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain. Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir. Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène. Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit. Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Qui est parti ou va partir avec le MSC Opera? English translation pending
by Dasi34 · 2012-03-05 · 16 replies
Bonjour, Je pars cet été le 24 juillet 2012 avec le MSC OPERA europe du nord à partir de la Rochelle vers Southampton, Ijmuiden, St Peter Port, La Corogne, Bilbao. Qui a déjà fait ces escales? ce bateau est il correct? aprés avoir réservé et après les derniers ennuis de Costa (panne et galère pour les passagers) je me suis aperçu sur internet que le MSC OPERA avait eu les mêmes problèmes en 2011. MSC en a t il tenu compte dans ses réparations? J'ai déjà fait une croisière sur le SPLENDIDA l'été dernier avec mon épouse, tout était correct mais depuis le naufrage du COSTA Concordia on se rend compte que ces paquebots ne sont pas aussi fiables et surtout que le personnel navigant n'est pas aussi compétents. Par contre, comme tous je trouve le personnel de service (les philippins) remarquables.

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