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Bilan d'un séjour d'un mois en Tasmanie (Australie) English translation pending
Bonjour,
Nous réalisons actuellement un tour du monde pour une dizaine de mois. Nous avons séjourné en Tasmanie (Australie) pendant 1 mois. Je vous propose un petit bilan modeste du tour de l'ile que nous avons effectué.
Tasmanie Nous avons effectué le tour de l'ile de Tasmanie en voiture et nous campions pour la nuit. Nombre de jours passés : 35 Plan détaillé de notre itinéraire du tour de la Tasmanie 2 Dollars AUS = 1 € Tourisme > Tarifs indiqués pour 2 adultes et 1 enfant.
Port Arthur – Anciens bagnes (**) Entrée (valable 2 jours de suite) : $62 AUS (2 adultes 1 enfant) Les anciens bagnes de Port Arthur constituent une ville avec toute les commodités de l'époque. Un incendie a ravagé une bonne partie des édifices, mais un gros travail de restauration a été entrepris. La visite est très intéressante, avec une petite visite guidée puis une grande partie accessible librement et également un petit tour en bateau dans l'estuaire. Une balade très sympathique. Piquenique possible dans les jardins. Article sur notre journée aux bagnes de Port Arthur
Freycinet – Parc National (***) Entrée : Pass Parc nationaux Faune : Wallabys sur la plage et dans le camp Ce fut notre première randonnée en Tasmanie et nous n'avons pas été déçu. Ce parc est splendide. La balade mène au point de vue dominant la superbe Winebay Beach que nous avons ensuite longée pour camper à l'autre extrémité. Un camping "à l'aventure" avec des toilettes sèches uniquement. Magnifique plage à l'eau turquoise et au sable qui devient de plus en plus fin au fur et à mesure que l'on longe la plage. Retour en contournant la montagne par la plage Hazard Beach. Article sur notre randonnée dans le parc du Freycinet
Bicheno - Pingouins (**) Entrée : Il existe des tours opérators qui vendent cette prestation. Gratuit si on connait le lieu. Le soir, vers 22h, les pingouins remontent la plage après leur journée de pêche pour trouver une endroit calme afin de dormir. Excellent moment que de voir ces animaux dans leur milieu naturel. Attention aux flashs, ils ne faut pas les éblouir. Prévoir une lampe de poche avec filtre rouge. Article sur notre rencontre avec les petits pingouins bleus
Wild Park Nature World - Parc Zoologique (***) Entrée : $50 AUS Faune : la majorité des animaux sauvages existant en Tasmanie. Un petit parc zoologique qui semble à première vue vétuste, mais qui nous permet de voir les animaux de près, de les voir être nourrit (Diables de Tasmanie, Aigles) ou même de les nourrir nous-même (Kangourous, Canards). Une proximité très agréable. Géré par une famille de passionnés. Article sur notre visite du Wild Park Nature World
Bay of Fire (***) Un paysage côtier à couper le souffle. Des criques, des petites plages, des petits ports. Très joli et très photogénique. Pensez à avoir un filtre polarisant pour votre appareil photo (nous ne l'avons acheté que 2 semaines plus tard). Possibilité de camper dans le parc national, gratuit si vous avez le pass. Des douches chaudes et gratuites sont disponibles à St Helens, dans le bloc sanitaire sur le petit port à l'entrée sud de la ville. Article sur notre balade auprès de la Bay of Fire
Pyengana - Fromagerie (*) Dégustation de cheddar. Une petite boutique très diversifiée avec coin café très sympathique à la décoration originale. Dommage que la visite de la fromagerie ne consiste uniquement qu'à voir à travers une vitre l'intérieur d'une pièce où est censé être fabriqué le fromage. Article sur notre visite de la fromagerie de Pyengana
Pyengana – Columba Falls (*) Entrée : gratuite Une chute d'eau accessible après une toute petite marche de 20 minutes aller. Végétation très dense avec de nombreuses fougères. Article sur notre courte balade aux Columba Falls de Pyengana
Mont William - Parc National (**) Entrée : Pass Parc nationaux Faune : Kangourous le long de la Kangaroo Road, Wallabys et Pademelon dans le camp. Un mont qui culmine à 260 mètres et qui offre une vue à 360°. Chouette randonnée de 45 minutes aller. Nous avons campé dans le parc national du même nom ce qui nous a fait passé par la Kangaroo Road avec un beau safari en pleine nature. Camping où il est demandé de payer une somme dans une boite pour pouvoir rester dormir. Barbecues gratuits disponibles dans le dernier camp. Article sur notre ascension du Mont William
Launceston – City Parc (*) Entrée : gratuite Faune : Singes Un jardin où il est bon se balader. Un mini jardin des plantes : une serre, un enclos avec une tribu de Macaques, des jeux pour enfants, des barbecues pour le piquenique, de nombreuses pelouses et il y a même un petit train qui fait le tour du parc.
Launceston – Gorges Cataract (*) Entrée : gratuite, l'accès à la piscine est également gratuit. Le télésiège est lui payant, mais un peu inutile. Faune : Paons Une balade intéressante dans les gorges avec passage sur un pont suspendu. Prévoir le maillot de bain, car une piscine à ciel ouvert est accessible. L'eau est cependant assez froide. Deux bassins, dont l'un pour les enfants, très grand mais peu profond, est bien conçu. Article sur notre plongée dans les Gorges Cataract
Beauty Point - Platypus House (*) Entrée : $45 AUS (cher pour ce que c'est !) Intéressant pour voir au moins une fois des Platypus (Ornithorynques) et des Echidnas. Seulement, ne pas s'attendre à en voir beaucoup. Tout au plus 6 Platypus (mais rarement tous visibles) et 3 Echidnas. Petite vidéo documentaire sur une équipe qui étudie les Platypus. Rien de transcendant. Article sur notre visite de ce petit parc zoologique
Narawntapu park - Parc National (*) Entrée : Pass Parc nationaux Faune : wombat Quelques plages, mais sans plus. Le point fort de ce parc est la possibilité de voir de près des Wombat qui viennent brouter l'herbe de l'immense plateau s'étalant devant l'office en début de soirée. Article sur notre rencontre avec les wombat dans le Narawntapu Park
Mole Creek Caves - Grottes (*) Grotte aménagée pour des visites touristiques. Sympa avec de grandes cavités et de belles concrétions. Article sur notre visite de la grotte Mole Creek Cave
Cradle Mountain - Parc National (***) Entrée : Pass Parc nationaux Faune : Wombat, Diables de Tasmanie, Wallabys, Pademelon, Opossum, Quoll. Splendides montagnes avec de belles marches. Hébergement dans un camping proche de l'entrée du parc avec toutes les commodités (douches chaudes, très grande Camp Kitchen), pour un prix intéressant. Toute la faune cité ci-dessus (excepté les Wombat) a été vue près de la Camp Kitchen, le soir. Puis hébergement en Cabines ($85 AUS par nuit), dans la montagne, intéressant pour être plus isolé, au contact de la nature, avec radiateur pour les nuits fraiches. De nombreux wombat sont visibles le long de la randonnée située au sud des Cabines. Randonnée jusqu'au Marions Lookout. Parfois ça grimpe raide, mais les filles ont bien suivi. Excellente vue sur le lac Dove et d'autres plus petits. Petite balade sur la partie Est du Lac Dove, avec trempette sur l'une de ses plages, relativement isolée.
Queenstown – Ville minière (-) Une ville qui fait contraste avec les beau paysages de la Tasmanie. Ici, la montagne est pelée et même attaquée par les nombreuses carrières à ciel ouvert. Pas grand chose à faire, peut-être un musée, mais nous n'avons pas pris le temps. Hobart – Mont Wellington (*) Entrée : Gratuite Superbe vue sur Hobart. Beaucoup de vent. Préférer en fin d'après midi au soleil couchant (pas trop tard tout de même pour que le soleil soit au dessus du mont). Nous y sommes allés le matin et Hobart est à contre jour...
Hobart – Wooden Boat (**) Entrée : $30 AUS Festival des bateaux en bois. Impressionnant le nombre de bateaux en bois présents lors de ce festival. Le port en été remplis, ils étaient parfois jusqu'à 4 voir 5 bateaux amarrés en parallèle sur un même bord.
Etoiles : (-) : Pas nécessaire (*) : Bien (**) : Très bien (***) : A ne pas manquer
Parcs Nationaux De nombreuses réserves nationales existent en Tasmanie. Elles proposent de nombreuses marches à travers une nature très variée, tant au niveau géologie, que de flore et de faune. Un point information est présent dans les réserves les plus importantes. Il est souvent très bien équipé avec une équipe de rangers disponible pour nous renseigner, une petit musée dédié à la faune et la flore que l'on peut découvrir dans le parc, l'aspect historique n'est pas oublié. Une petite boutique contenant livres et matériel de randonnée/camping est également souvent présente. La visite des parcs nationaux, que ce soit pour une randonnée ou pour y dormir, est possible après avoir payé un droit d'accès valable 2 mois (celui valable 24 heures existe aussi, mais il ne me semble pas très intéressant, à peine 2 fois moins cher). Le pass est valable pour un véhicule et jusqu'à 8 personnes.
Barbecues Coût : gratuit ou 20 c les 10 minutes. De nombreux "Barbecue", sortes de plancha électrique ou à gaz, sont disponibles dans beaucoup d'air de piquenique ou d'air de jeux pour enfants. Cela permet, gratuitement ou moyennant une pièce, de faire cuire de la viande, chauffer de l'eau (dans une tasse métallique) pour une soupe ou un thé, et réchauffer des légumes. La plupart de gens cuisent à même la plaque. Nous utilisions du papier d'aluminium, c'est plus hygiénique et plus sympa pour les suivants car plus propre.
Campings Coût : gratuits pour quelques aires de camping dans les parcs nationaux et dans les $10 par personne dans les autres. Les campings privés sont super bien équipés avec toujours une kitchen camp disponible pour les campeurs voyageant sans leur cuisine sur le dos : évier, tables, bouilloire, grille pain, frigo, parfois télé. Les douches sont quelques fois payantes, mais c'est quand même rare.
Library Chaque ville d'une certaine taille possède sa bibliothèque, très accessible et ouverte à tous. Excellent pour les enfants qui peuvent y lire quelques livres. Des ordinateurs sont généralement disponible avec accès internet gratuit à condition de ne pas lire ses mails. Pour cela, une salle est généralement dédiée à une utilisation plus personnelle d'internet et là, c'est payant. Mais l'accès gratuit permet déjà de mettre à jour notre site sans trop de souci.
Dépenses pour 1 mois et demi en Australie 10 jours passés à Melbourne (hôtel à $80 par nuit) 35 jours passés en Tasmanie (nombreux camping à $20 / $30 la nuit et nombreuses nuits en camping sauvage)
Hébergement : $ 2 100 AUS Nourriture : $ 2 100 AUS Tourisme : $ 400 AUS Internet : $ 75 AUS (En Tasmanie internet toujours payant et limité dans le temps ; à Melbourne, nombreux spots gratuits) Transport : $ 2 400 AUS (Location voiture / essence) Divers : $ 1 000 AUS
Taux par jour : $172 AUS par jour pour notre famille de 2 adultes et 2 enfants. Attention, nous avons fait de nombreux campings gratuits ou peu chers. Soit 92 € par jour.
Internet Cher et jamais gratuit, nous avons eu plus de difficulté à nous y connecter qu'en Inde ! Peu de spot wifi et quand il sont diponibles, ce sont des accès payant. Nous avons cependant testé les accès privés non sécurisés... ooh ! Pas bien !
Photos Nombre de photos prises : 5 000 Nombre de séquences vidéo (films) prises : 188 Taille totale des fichiers : 31 Go Nb de DVD de sauvegarde : pas encore faits...
Eau L'eau est souvent non potable et nécessite de la faire bouillir 3 minutes avant consommation. Nous achetions régulièrement des bidons de 10 litres. Avec la voiture pour les transporter, nous pouvions nous le permettre.
Transports Location d'une voiture pour 31 jours à Hobart. ($ 1200 AUS).
Nous réalisons actuellement un tour du monde pour une dizaine de mois. Nous avons séjourné en Tasmanie (Australie) pendant 1 mois. Je vous propose un petit bilan modeste du tour de l'ile que nous avons effectué.
Tasmanie Nous avons effectué le tour de l'ile de Tasmanie en voiture et nous campions pour la nuit. Nombre de jours passés : 35 Plan détaillé de notre itinéraire du tour de la Tasmanie 2 Dollars AUS = 1 € Tourisme > Tarifs indiqués pour 2 adultes et 1 enfant.
Port Arthur – Anciens bagnes (**) Entrée (valable 2 jours de suite) : $62 AUS (2 adultes 1 enfant) Les anciens bagnes de Port Arthur constituent une ville avec toute les commodités de l'époque. Un incendie a ravagé une bonne partie des édifices, mais un gros travail de restauration a été entrepris. La visite est très intéressante, avec une petite visite guidée puis une grande partie accessible librement et également un petit tour en bateau dans l'estuaire. Une balade très sympathique. Piquenique possible dans les jardins. Article sur notre journée aux bagnes de Port Arthur
Freycinet – Parc National (***) Entrée : Pass Parc nationaux Faune : Wallabys sur la plage et dans le camp Ce fut notre première randonnée en Tasmanie et nous n'avons pas été déçu. Ce parc est splendide. La balade mène au point de vue dominant la superbe Winebay Beach que nous avons ensuite longée pour camper à l'autre extrémité. Un camping "à l'aventure" avec des toilettes sèches uniquement. Magnifique plage à l'eau turquoise et au sable qui devient de plus en plus fin au fur et à mesure que l'on longe la plage. Retour en contournant la montagne par la plage Hazard Beach. Article sur notre randonnée dans le parc du Freycinet
Bicheno - Pingouins (**) Entrée : Il existe des tours opérators qui vendent cette prestation. Gratuit si on connait le lieu. Le soir, vers 22h, les pingouins remontent la plage après leur journée de pêche pour trouver une endroit calme afin de dormir. Excellent moment que de voir ces animaux dans leur milieu naturel. Attention aux flashs, ils ne faut pas les éblouir. Prévoir une lampe de poche avec filtre rouge. Article sur notre rencontre avec les petits pingouins bleus
Wild Park Nature World - Parc Zoologique (***) Entrée : $50 AUS Faune : la majorité des animaux sauvages existant en Tasmanie. Un petit parc zoologique qui semble à première vue vétuste, mais qui nous permet de voir les animaux de près, de les voir être nourrit (Diables de Tasmanie, Aigles) ou même de les nourrir nous-même (Kangourous, Canards). Une proximité très agréable. Géré par une famille de passionnés. Article sur notre visite du Wild Park Nature World
Bay of Fire (***) Un paysage côtier à couper le souffle. Des criques, des petites plages, des petits ports. Très joli et très photogénique. Pensez à avoir un filtre polarisant pour votre appareil photo (nous ne l'avons acheté que 2 semaines plus tard). Possibilité de camper dans le parc national, gratuit si vous avez le pass. Des douches chaudes et gratuites sont disponibles à St Helens, dans le bloc sanitaire sur le petit port à l'entrée sud de la ville. Article sur notre balade auprès de la Bay of Fire
Pyengana - Fromagerie (*) Dégustation de cheddar. Une petite boutique très diversifiée avec coin café très sympathique à la décoration originale. Dommage que la visite de la fromagerie ne consiste uniquement qu'à voir à travers une vitre l'intérieur d'une pièce où est censé être fabriqué le fromage. Article sur notre visite de la fromagerie de Pyengana
Pyengana – Columba Falls (*) Entrée : gratuite Une chute d'eau accessible après une toute petite marche de 20 minutes aller. Végétation très dense avec de nombreuses fougères. Article sur notre courte balade aux Columba Falls de Pyengana
Mont William - Parc National (**) Entrée : Pass Parc nationaux Faune : Kangourous le long de la Kangaroo Road, Wallabys et Pademelon dans le camp. Un mont qui culmine à 260 mètres et qui offre une vue à 360°. Chouette randonnée de 45 minutes aller. Nous avons campé dans le parc national du même nom ce qui nous a fait passé par la Kangaroo Road avec un beau safari en pleine nature. Camping où il est demandé de payer une somme dans une boite pour pouvoir rester dormir. Barbecues gratuits disponibles dans le dernier camp. Article sur notre ascension du Mont William
Launceston – City Parc (*) Entrée : gratuite Faune : Singes Un jardin où il est bon se balader. Un mini jardin des plantes : une serre, un enclos avec une tribu de Macaques, des jeux pour enfants, des barbecues pour le piquenique, de nombreuses pelouses et il y a même un petit train qui fait le tour du parc.
Launceston – Gorges Cataract (*) Entrée : gratuite, l'accès à la piscine est également gratuit. Le télésiège est lui payant, mais un peu inutile. Faune : Paons Une balade intéressante dans les gorges avec passage sur un pont suspendu. Prévoir le maillot de bain, car une piscine à ciel ouvert est accessible. L'eau est cependant assez froide. Deux bassins, dont l'un pour les enfants, très grand mais peu profond, est bien conçu. Article sur notre plongée dans les Gorges Cataract
Beauty Point - Platypus House (*) Entrée : $45 AUS (cher pour ce que c'est !) Intéressant pour voir au moins une fois des Platypus (Ornithorynques) et des Echidnas. Seulement, ne pas s'attendre à en voir beaucoup. Tout au plus 6 Platypus (mais rarement tous visibles) et 3 Echidnas. Petite vidéo documentaire sur une équipe qui étudie les Platypus. Rien de transcendant. Article sur notre visite de ce petit parc zoologique
Narawntapu park - Parc National (*) Entrée : Pass Parc nationaux Faune : wombat Quelques plages, mais sans plus. Le point fort de ce parc est la possibilité de voir de près des Wombat qui viennent brouter l'herbe de l'immense plateau s'étalant devant l'office en début de soirée. Article sur notre rencontre avec les wombat dans le Narawntapu Park
Mole Creek Caves - Grottes (*) Grotte aménagée pour des visites touristiques. Sympa avec de grandes cavités et de belles concrétions. Article sur notre visite de la grotte Mole Creek Cave
Cradle Mountain - Parc National (***) Entrée : Pass Parc nationaux Faune : Wombat, Diables de Tasmanie, Wallabys, Pademelon, Opossum, Quoll. Splendides montagnes avec de belles marches. Hébergement dans un camping proche de l'entrée du parc avec toutes les commodités (douches chaudes, très grande Camp Kitchen), pour un prix intéressant. Toute la faune cité ci-dessus (excepté les Wombat) a été vue près de la Camp Kitchen, le soir. Puis hébergement en Cabines ($85 AUS par nuit), dans la montagne, intéressant pour être plus isolé, au contact de la nature, avec radiateur pour les nuits fraiches. De nombreux wombat sont visibles le long de la randonnée située au sud des Cabines. Randonnée jusqu'au Marions Lookout. Parfois ça grimpe raide, mais les filles ont bien suivi. Excellente vue sur le lac Dove et d'autres plus petits. Petite balade sur la partie Est du Lac Dove, avec trempette sur l'une de ses plages, relativement isolée.
Queenstown – Ville minière (-) Une ville qui fait contraste avec les beau paysages de la Tasmanie. Ici, la montagne est pelée et même attaquée par les nombreuses carrières à ciel ouvert. Pas grand chose à faire, peut-être un musée, mais nous n'avons pas pris le temps. Hobart – Mont Wellington (*) Entrée : Gratuite Superbe vue sur Hobart. Beaucoup de vent. Préférer en fin d'après midi au soleil couchant (pas trop tard tout de même pour que le soleil soit au dessus du mont). Nous y sommes allés le matin et Hobart est à contre jour...
Hobart – Wooden Boat (**) Entrée : $30 AUS Festival des bateaux en bois. Impressionnant le nombre de bateaux en bois présents lors de ce festival. Le port en été remplis, ils étaient parfois jusqu'à 4 voir 5 bateaux amarrés en parallèle sur un même bord.
Etoiles : (-) : Pas nécessaire (*) : Bien (**) : Très bien (***) : A ne pas manquer
Parcs Nationaux De nombreuses réserves nationales existent en Tasmanie. Elles proposent de nombreuses marches à travers une nature très variée, tant au niveau géologie, que de flore et de faune. Un point information est présent dans les réserves les plus importantes. Il est souvent très bien équipé avec une équipe de rangers disponible pour nous renseigner, une petit musée dédié à la faune et la flore que l'on peut découvrir dans le parc, l'aspect historique n'est pas oublié. Une petite boutique contenant livres et matériel de randonnée/camping est également souvent présente. La visite des parcs nationaux, que ce soit pour une randonnée ou pour y dormir, est possible après avoir payé un droit d'accès valable 2 mois (celui valable 24 heures existe aussi, mais il ne me semble pas très intéressant, à peine 2 fois moins cher). Le pass est valable pour un véhicule et jusqu'à 8 personnes.
Barbecues Coût : gratuit ou 20 c les 10 minutes. De nombreux "Barbecue", sortes de plancha électrique ou à gaz, sont disponibles dans beaucoup d'air de piquenique ou d'air de jeux pour enfants. Cela permet, gratuitement ou moyennant une pièce, de faire cuire de la viande, chauffer de l'eau (dans une tasse métallique) pour une soupe ou un thé, et réchauffer des légumes. La plupart de gens cuisent à même la plaque. Nous utilisions du papier d'aluminium, c'est plus hygiénique et plus sympa pour les suivants car plus propre.
Campings Coût : gratuits pour quelques aires de camping dans les parcs nationaux et dans les $10 par personne dans les autres. Les campings privés sont super bien équipés avec toujours une kitchen camp disponible pour les campeurs voyageant sans leur cuisine sur le dos : évier, tables, bouilloire, grille pain, frigo, parfois télé. Les douches sont quelques fois payantes, mais c'est quand même rare.
Library Chaque ville d'une certaine taille possède sa bibliothèque, très accessible et ouverte à tous. Excellent pour les enfants qui peuvent y lire quelques livres. Des ordinateurs sont généralement disponible avec accès internet gratuit à condition de ne pas lire ses mails. Pour cela, une salle est généralement dédiée à une utilisation plus personnelle d'internet et là, c'est payant. Mais l'accès gratuit permet déjà de mettre à jour notre site sans trop de souci.
Dépenses pour 1 mois et demi en Australie 10 jours passés à Melbourne (hôtel à $80 par nuit) 35 jours passés en Tasmanie (nombreux camping à $20 / $30 la nuit et nombreuses nuits en camping sauvage)
Hébergement : $ 2 100 AUS Nourriture : $ 2 100 AUS Tourisme : $ 400 AUS Internet : $ 75 AUS (En Tasmanie internet toujours payant et limité dans le temps ; à Melbourne, nombreux spots gratuits) Transport : $ 2 400 AUS (Location voiture / essence) Divers : $ 1 000 AUS
Taux par jour : $172 AUS par jour pour notre famille de 2 adultes et 2 enfants. Attention, nous avons fait de nombreux campings gratuits ou peu chers. Soit 92 € par jour.
Internet Cher et jamais gratuit, nous avons eu plus de difficulté à nous y connecter qu'en Inde ! Peu de spot wifi et quand il sont diponibles, ce sont des accès payant. Nous avons cependant testé les accès privés non sécurisés... ooh ! Pas bien !
Photos Nombre de photos prises : 5 000 Nombre de séquences vidéo (films) prises : 188 Taille totale des fichiers : 31 Go Nb de DVD de sauvegarde : pas encore faits...
Eau L'eau est souvent non potable et nécessite de la faire bouillir 3 minutes avant consommation. Nous achetions régulièrement des bidons de 10 litres. Avec la voiture pour les transporter, nous pouvions nous le permettre.
Transports Location d'une voiture pour 31 jours à Hobart. ($ 1200 AUS).
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" English translation pending
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )
Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été d��çus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été d��çus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Dix jours en Louisiane: transports, logement, itinéraire English translation pending
Salut,
je m'appelle Charlotte, j'ai 19 ans, et je prévois de partir début août 09 avec une copine en Louisiane. L'idée serait de remonter le Mississippi en partant de la New Orleans, jusqu'à Memphis dans le Tennessee, tout ça à moindres frais.
Notre plan, c'est de partir le sac au dos, d'emporter le strict nécessaire et de nous débrouiller avec un minimum.
Mais ça, c'est dans la théorie, d'abord parce qu'on a pas d'idée très claire de ce qu'est ce fameux "strict nécessaire". Ensuite, on se demande ce qui serait le plus avantageux d'un point de vue économique : louer une voiture, ou employer les divers transports en commun ? Si le moins cher est la voiture, il y a aussi la question du permis international : comment et où se le procure-t-on ? Quant au logement... Pour faire au moins cher, on se proposait de trimballer notre tente et de demander chaque soir chez les gens si ils accepteraient de nous laisser camper sur leur terrain. Pensez-vous que ce soit réalisable, ou trop dangereux ? Et parcourir la distance d'environ 580 kilomètres en 10 jours, en transports en commun et à pied, ou en voiture, ça nous laissera bien le temps de profiter de notre voyage ?
Voilà, ça fait beaucoup d'interrogations, alors si vous avez des réponses à proposer, ce sera le bienvenu ! 🙂
Merci d'avance, Charlotte et Isabelle
je m'appelle Charlotte, j'ai 19 ans, et je prévois de partir début août 09 avec une copine en Louisiane. L'idée serait de remonter le Mississippi en partant de la New Orleans, jusqu'à Memphis dans le Tennessee, tout ça à moindres frais.
Notre plan, c'est de partir le sac au dos, d'emporter le strict nécessaire et de nous débrouiller avec un minimum.
Mais ça, c'est dans la théorie, d'abord parce qu'on a pas d'idée très claire de ce qu'est ce fameux "strict nécessaire". Ensuite, on se demande ce qui serait le plus avantageux d'un point de vue économique : louer une voiture, ou employer les divers transports en commun ? Si le moins cher est la voiture, il y a aussi la question du permis international : comment et où se le procure-t-on ? Quant au logement... Pour faire au moins cher, on se proposait de trimballer notre tente et de demander chaque soir chez les gens si ils accepteraient de nous laisser camper sur leur terrain. Pensez-vous que ce soit réalisable, ou trop dangereux ? Et parcourir la distance d'environ 580 kilomètres en 10 jours, en transports en commun et à pied, ou en voiture, ça nous laissera bien le temps de profiter de notre voyage ?
Voilà, ça fait beaucoup d'interrogations, alors si vous avez des réponses à proposer, ce sera le bienvenu ! 🙂
Merci d'avance, Charlotte et Isabelle
Hôtel pour un voyage de noces à Phuket? English translation pending
Bonjour tout le monde!!
Tout d'abord je me présente : je m'appelle Aurore, 27 ans et je me marie avec mon chéri Nico bientôt 26 ans, en Aout de cette année.
Nous sommes à la recherche d'une destination pour notre voyage de noces(idéalement un voyage de 15jours) et en sachant que nous ne sommes pas du style à faire "la crêpe" sur la plage toute la journée, on nous a conseillé Phuket, qui est à priori un mélange entre farniente et visites....On nous a également conseillé Thalassa Village Resort situé dans le sud de l'île, près de Rawai et Nai Harn Beach, hôtel à priori très bien et pas trop cher(quelqu'un connait??).... Est ce que vous pouvez nous conseiller sur les endroits à visiter, vaut il mieux préparer notre voyage nous même (billet d'avion à part, hotel et visites à part...) ou passer par une agence de voyage? Quel buget faut il prévoir pour la nourriture? et les visites? Doit on prendre un guide ou arrive t'on à s'en sortir tout seul??
Etant donné que notre budget va dépendre du montant de notre cagnotte de notre mariage(espérons que nos invités soient généreux!!rires😄), est il possible d'organiser et réserver notre voyage fin aout pour le mois de novembre(qui à priori est une bonne période pour partir à Phuket), cela ne fait pas trop juste??
Merci d'avance pour vos conseils et adresses,
A bientôt,
Aurore
PS : 😉 😊 oui je sais, j'ai beaucoup de question mais il s'agira de la 1ère fois où l'on part aussi loin et pour une occasion unique, donc on veut que tout soit super!!!
Nous sommes à la recherche d'une destination pour notre voyage de noces(idéalement un voyage de 15jours) et en sachant que nous ne sommes pas du style à faire "la crêpe" sur la plage toute la journée, on nous a conseillé Phuket, qui est à priori un mélange entre farniente et visites....On nous a également conseillé Thalassa Village Resort situé dans le sud de l'île, près de Rawai et Nai Harn Beach, hôtel à priori très bien et pas trop cher(quelqu'un connait??).... Est ce que vous pouvez nous conseiller sur les endroits à visiter, vaut il mieux préparer notre voyage nous même (billet d'avion à part, hotel et visites à part...) ou passer par une agence de voyage? Quel buget faut il prévoir pour la nourriture? et les visites? Doit on prendre un guide ou arrive t'on à s'en sortir tout seul??
Etant donné que notre budget va dépendre du montant de notre cagnotte de notre mariage(espérons que nos invités soient généreux!!rires😄), est il possible d'organiser et réserver notre voyage fin aout pour le mois de novembre(qui à priori est une bonne période pour partir à Phuket), cela ne fait pas trop juste??
Merci d'avance pour vos conseils et adresses,
A bientôt,
Aurore
PS : 😉 😊 oui je sais, j'ai beaucoup de question mais il s'agira de la 1ère fois où l'on part aussi loin et pour une occasion unique, donc on veut que tout soit super!!!
Avis sur itinéraire de trois semaines en Australie English translation pending
Bonjour,
Mon ami et moi partons 3 petites semaines en Australie (entre le 21 juillet et le 10 août). Voici ce que nous avons prévu : Arrivée à Sydney - 2 jours de visite Vol interne pour le Red Center Location d'un 4x4 couchettes pour faire les principaux sites Vol pour Cairns Location d'un camping-car équipé Visites (forêt tropicale, croisière pour voir la barrière de corail) Trajet jusqu'à Brisbanne pour la dernière semaine Départ de Brisbanne pour retour Paris
Qu'en pensez-vous (timing, choix des sites...) ? ET SURTOUT, QUE PENSEZ-VOUS DES CHOIX DE LOCATIONS 4X4, CAMPING CAR ? EST-CE POSSIBLE DE CAMPER FACILEMENT EN AUSTRALIE DANS CES COINS LA ?
Nous avons vraiment besoin de conseils de personnes connaissant cette destination (confiance moyenne dans les agences de voyages que nous sentons prêtes à nous vendre n'importe quoi...).
Merci d'avance, nous comptons sur vous. Mickaël et Vanessa
Mon ami et moi partons 3 petites semaines en Australie (entre le 21 juillet et le 10 août). Voici ce que nous avons prévu : Arrivée à Sydney - 2 jours de visite Vol interne pour le Red Center Location d'un 4x4 couchettes pour faire les principaux sites Vol pour Cairns Location d'un camping-car équipé Visites (forêt tropicale, croisière pour voir la barrière de corail) Trajet jusqu'à Brisbanne pour la dernière semaine Départ de Brisbanne pour retour Paris
Qu'en pensez-vous (timing, choix des sites...) ? ET SURTOUT, QUE PENSEZ-VOUS DES CHOIX DE LOCATIONS 4X4, CAMPING CAR ? EST-CE POSSIBLE DE CAMPER FACILEMENT EN AUSTRALIE DANS CES COINS LA ?
Nous avons vraiment besoin de conseils de personnes connaissant cette destination (confiance moyenne dans les agences de voyages que nous sentons prêtes à nous vendre n'importe quoi...).
Merci d'avance, nous comptons sur vous. Mickaël et Vanessa
Hôtel calme et proche de la mer pour Bali du 20 au 25 janvier? English translation pending
Désolé mais nous sommes encore obligé de vous solliciter pour notre voyage à bali.
Nous partons du 20 janvier au 25 janvier pour Bali et nous aurions besoins de bon conseils comme vous savez en donner.
Nous aurions souhaiter un hôtel calme, proche de la mer, raffiné (pas de chaîne standardisée européenne), proposant des prestation comme spa et massage, et tout ça si possible sans une horde de touristes.
Le tout pour un budget de maxi 150 euros par nuit(nous savons nous en demandons beaucoup pour ce prix là mais nous savons aussi que VF est plein de bonnes adresses).
Nous avons une personne que nous connaissons qui travail à Seminyiak mais ce coins n'a pas l'air de nous correspondre (trop de touristes)
La Mauricie et le Lac-Saint-Jean pour deux semaines en été (Québec) English translation pending
Bonjour à tous !!
Une amie québécoise nous a proposé d'échanger notre appartement contre sa maison de 3R pour 2 semaines en été. Elle mettra à notre disposition la maison, la voiture et de quoi camper.
Je commence à regarder un peu les itinéraires que l'on peut se faire avec quelques envies, en effet je suis partie 5 semaines à 3R/Montréal pour un stage en plein hiver + 2 semaines avec chéri pour le temps des fêtes. Nous ne connaissons donc que le Québec hivernal.
Voici ce qui me tente 2 jours à Montréal (que pensez-vous de l'auberge de jeunesse alternative, on était allé dans un gîte recommandé pour la qualité de l'accueil mais finalement on a perçu ça comme très froid, notre timidité jouant aussi c'est vrai mais quasiment aucun contact avec les autres occupants et les gérants). 2/3 jours à Québec et alentours 2 jours à 3R (maximum, j'aimerais faire l'ancienne prison et me balader) le reste du temps je voudrais faire la Mauricie et/ou le lac St Jean en camping, que me conseillez-vous. Est-ce possible de faire les deux ? Avez-vous des campings à nous conseiller, les activités à faire (pour le camping on déteste l'ambiance karaoké village club ...)
J'oubliais !! On y restera 2 semaines (du samedi au samedi).
Merci à vous et bonne année !
Maoria
Une amie québécoise nous a proposé d'échanger notre appartement contre sa maison de 3R pour 2 semaines en été. Elle mettra à notre disposition la maison, la voiture et de quoi camper.
Je commence à regarder un peu les itinéraires que l'on peut se faire avec quelques envies, en effet je suis partie 5 semaines à 3R/Montréal pour un stage en plein hiver + 2 semaines avec chéri pour le temps des fêtes. Nous ne connaissons donc que le Québec hivernal.
Voici ce qui me tente 2 jours à Montréal (que pensez-vous de l'auberge de jeunesse alternative, on était allé dans un gîte recommandé pour la qualité de l'accueil mais finalement on a perçu ça comme très froid, notre timidité jouant aussi c'est vrai mais quasiment aucun contact avec les autres occupants et les gérants). 2/3 jours à Québec et alentours 2 jours à 3R (maximum, j'aimerais faire l'ancienne prison et me balader) le reste du temps je voudrais faire la Mauricie et/ou le lac St Jean en camping, que me conseillez-vous. Est-ce possible de faire les deux ? Avez-vous des campings à nous conseiller, les activités à faire (pour le camping on déteste l'ambiance karaoké village club ...)
J'oubliais !! On y restera 2 semaines (du samedi au samedi).
Merci à vous et bonne année !
Maoria
Croisière sur le Costa Europa: Savona (Italie), Égypte, Seychelles, Maurice du 22 novembre 2008 English translation pending
J'espère que ces commentaires pourront aider les futurs croisiéristes. N'hésitez pas à me poser des questions.
Nous avons eu le plaisir de commencer notre périple (du 19 novembre au 22 décembre 2008) par la visite de Gênes (Italie), une ville surprenante, à la verticale et facile à découvrir. Nous avions réservé deux nuits au confortable et abordable hôtel Best Western City, situé en plein cœur du vieux Gênes à deux pas de la Piazza Ferrari. On a acheté à peu de frais (dans une station de métro) une passe de 24 h. pour les transports publics et visité Gênes en empruntant leur court mais pratique métro, autobus, féniculaires, ascenseurs publics… Je ne croyais pas que Gênes puisse être si agréable à visiter: grandes piazzas, multiples rues étroites, sentiers dans les hauteurs, palais-musées... Excellent début de voyage!
Puis, le matin du 22 novembre, par autobus jusqu’à la station de train Principe (gratuit à cause de notre passe), par train (moins de 4 euros pp au comptoir régulier) et par taxi une fois à Savona (20 euros!), nous avons rejoint le bateau – le Costa Europa - pour une croisière de 28 jours, qui nous a menés à Port-Louis (île Maurice) via le Canal de Suez et le golfe d’Aden (tentative d’attaque par des pirates somaliens incluse). Le bateau se re-localisait de la Méditerranée à l’Océan Indien. Excellent itinéraire!
On a pleinement profité des 14 escales suivantes, exotiques à souhait, complétées par onze longues excursions, mais en définitive fort appréciées (faites avec Costa par crainte de manquer le bateau…): - Naples (Italie) agréable visite à pied par nous-mêmes du Vieux Naples et du Museo Archeologico Nazionale (Nous avions déjà bien visité les autres endroits, dont Pompéi, proposés dans les excursions de Costa) – nous avions un bon livre-guide de la ville. - Alexandrie (Egypte) – excursion combinant une visite de la ville avec celle des Pyramides de Giza, du Sphinx et dîner-croisière sur le Nil avec brève visite de Port Saïd au retour (On peut facilement visiter Alexandrie et sa bibliothèque par nous-mêmes, à pied, mais on n’avait pas assez de temps, moins de 3 h) - Sharm El Sheikh (Egypte) avec visite du célèbre monastère grec orthodoxe Sainte-Catherine au pied du mont Sinaï - Aqaba (Jordanie) avec visite de la ville rose de Petra (à ne pas manquer!) - Safaga (Egypte) avec visite de Luxor, temples et Vallée des Rois (3 tombes au choix) Munissez-vous d’un bon livre guide touristique pour choisir les plus belles…; le guide local était plutôt bref… - Aden pour: Taïz (Yemen) (très intéressant, excellent guide local) - East & West Salalah (Oman) - quel pays propre et progressif! Intéressant guide local. - Mahé (Seychelles): visite de Victoria à pied par nous-mêmes le premier jour avec le lendemain excursion à Praslin et La Digue avec Costa – très bien, un peu fatiguant mais à ne pas manquer si possible! On peut toujours s’organiser par nous-mêmes (traversiers, louer des bicyclettes, c’est tellement moins cher, mais quel risque de manquer le bateau - pour connaisseurs seulement... - Mombasa pour: le Tsavo East National Park. Intéressant sans être aussi sensationnel que certains autres safaris – on a vu pas mal d’animaux (girafles +++, éléphants, zèbres, hippos, etc.); heureusement un des 6 passagers était excellent pisteur, contrairement au chauffeur… - Nosy Be (Madagascar) (escale ayant remplacé Mayotte, Comores pour x raison, financière?): visite de Hell Ville à pied par nous-mêmes. Surtout ne pas prendre les excursions de Costa à moins de vouloir voir des plages. Hell Ville, c’est tout petit et fort agréable pour observer les Malgaches, leur parler en Français, siroter une bonne bière froide... - Diego Suarez (Madagascar) où nous avons pris l’excursion de Costa avec visite du Parc national de l’Ankarana (un peu difficile, intense chaleur et montées sur roches inégales - si vous avez des doutes sur vos capacités physiques, préférez l’excursion du Parc de la montagne d’Ambre – on nous avait averti). Mais on a vraiment aimé le trajet, les lémurs à couronne (vus au moment du pique-nique le midi), les marchés locaux, les scènes de la vie quotidienne et les explications de notre excellent guide, vraiment unique! - Le Port (île de la Réunion): excursion à St-Gilles, au Maido et à St-Paul (je la recommande – tellement intéressant de voir le cirque de Mafate de loin!) Costa met à notre disposition un shuttle payant (20 euros pp je crois) pour la petite capitale, Saint-Denis à 20 km du Port. Les taxis sont chers mais à 2 ou mieux à 4 personnes, ils sont sûrement moins chers que le shuttle de Costa. - Port Louis (île Maurice): excursion dans le centre et le sud de l’île (excellent). Puis le matin du débarquement, taxi (réservé pour la journée) pour visiter le Jardin de Pamplemousses, l’ouest et le nord de l’île jusqu’à l’Auberge Aquarella à Mahebourg (réservé par e-mail) où nous avons passé les deux derniers jours dans un décor de rêve avant notre départ pour l’aéroport international (à moins de 10 minutes par taxi).
Quel contraste entre les régions arides de l’Egypte à Oman et les paysages exubérants au vif coloris des îles de l’Océan Indien! A noter que toutes ces excursions offertes par Costa étaient longues et relativement très coûteuses, bien organisées au point de vue attente et confort des autobus, mais trop fragmentées à mon goût. Ainsi, on n’a absolument rien vu d’Aden, ni du centre de Mombasa puisqu’on «avait choisi» le Tsavo, nous a-t-on sèchement répliqué; or cette excursion s’est terminée plus de trois-quarts d’heure à l’avance avec une demi-heure de shopping dans ce que j’appelle une «Tourist Trap in the middle of nowhere». Par contre, à Madagascar, même si on avait choisi l’Ankarana, on a pu bien visiter Diego Suarez (fruit de nos récriminations précédentes auprès de Costa ou choix des guides de Madagascar? En tout cas, j’ai apprécié). Une très brève visite de ces ports d’escale (qui après tout ne sont pas Paris ou Rome et où on ne va pas à tous les ans…) nous aurait largement satisfait.
Service (ou l’art de gâcher un si beau périple) Nous avons beaucoup aimé cette croisière et le navire, mais nous déplorons le peu de communication avec la Direction de Costa, l’inflexibilité et la rudesse même du personnel la représentant, notamment le dit Customer Service (qui prenait note sans agir, sans explications ou presque) et le Bureau des Excursions, d’une inflexibilité démesurée. Tout semblait conçu pour nous extorquer le plus d’argent possible. J’avais eu le plaisir de faire mon choix d’excursions par Internet avant la croisière. Selon l’excellent Webmaster de Costa (dont je n’avais pas pensé apporter le mail malheureusement), j’avais droit d’annuler et de modifier, le 1er jour de la croisière jusqu’à 20h, toute excursion choisie et réservée par Internet; or, arrivés sur le bateau, incommodés par l’odeur qui régnait, un peu déçus aussi je crois (voir plus loin), j’avais le goût d’annuler certaines longues excursions quitte à les reprendre plus tard. Impossible selon le personnel du Bureau d’excursion - aux décisions implacables! Impossible sans certificat médical et ils ont tenu leur bout!... Toutefois, ils ont fini par permettre de faire des changements dans une même escale si des places étaient disponibles – mais attention, les excursions les moins longues (que vous devriez plutôt faire par vous-mêmes le plus souvent…), les moins chères, disparaissent vite… Les services de shuttle, payants ou non, sont à peine annoncés et à la toute dernière minute (mais je dois dire que Costa n’est pas seul à adopter cette pratique). De plus, nous avons détesté : le prix élevé des boissons à bord (4, 5 à 5 euros + 15% de service même pour une bière locale); heureusement, on offrait un Spécial acceptable à 69 Euros pour 4 bouteilles de vin et & 7 bouteilles d’eaux minérales, service inclus); le coût élevé de l’Internet, des photographies, le service précipité à la salle à manger le soir. Quelques exceptions toutefois: J’ai apprécié le service des deux représentants de langue française (Charlotte) et de langue anglaise (Simon) (qui cependant, on peut le comprendre, tenteront de défendre Costa, leur employeur…); on a trouvé excellent le service quotidien dans notre cabine et en général le service aux buffets ou Pizzeria.
On a fini par apprendre que le navire avait subi des dommages assez importants avant notre arrivée à cause d’une tempête d’une force exceptionnelle en Méditerranée. Il me semble qu’on aurait pu facilement comprendre avec quelques mots d’explications et d’excuses… Des avaries telles déversement d’une des piscines du côté impair des cabines, bris de tuyaux, odeurs désagréables, encombrements de toutes sortes nous ont dérangés durant la première semaine: bruits la nuit, matelas, sommiers, tapis jonchaient notre corridor, bloquaient parfois notre porte de cabine – jamais un mot d’explication ni d’excuses de la part de la Direction.
La communication avant le départ a été difficile aussi. On s’est procurés à prix élevés et inutilement des visas pour le Kenya et pour Madagascar, alors que le bateau les a fournis pour un prix modique (20 Euros environ pp). On aurait économisé près de 200 Euros l’avoir su : un peu choquant et ce n’est pas faute de ne l’avoir demandé à Costa avant la croisière directement et par notre agent de voyage. Il ne le savait peut-être pas à l’avance… mais aucune compensation bien sûr ni explications ne nous ont été données.
Le jour du débarquement, on a dû quitter la cabine à 4h am (oui, vous avez bien lu – du jamais vu pour nous en 28 croisières) et on devait quitter le bateau à 6h30 am car on n’avait pas pris nos vols de retour ni d’excursion ce jour-là avec Costa. On devait attendre dehors beau temps mauvais temps car il n’y a pas de gare maritime à l’île Maurice (contrairement à la superbe gare de Savona avec Internet gratuit!). On les avait pourtant informés à l’avance de notre désir de quitter le bateau vers 10h am. Ils ont noté… Heureusement, un ange nommé Simon est passé par là et a pris le risque de nous permettre d’attendre dans les salons l’arrivée du taxi qu’on avait réservé à l’avance pour 10h am. On a cessé de nous harceler… Je l’en remercie.
En conclusion À part la communication inefficace et rude de la part de la Direction de Costa, qui se reflétait sur le comportement de certains passagers…, on a aimé le bateau : sa décoration sobre mais harmonieuse, sa propreté, les cabines assez grandes même les standards et intérieures (avec love seat et petite table à café, coffret de sécurité électronique dans chaque cabine, séchoir à cheveux, papier mouchoir, savons, shampooing, belle salle de toilette, mini réfrigérateur, malheureusement encombré de boissons à vendre que nous ne voulions pas; espaces d'entreposage limité toutefois), nouvelles imprimées distribuées chaque jour dans les cabines ainsi que le programme quotidien (en français et en anglais, probablement en espagnol, italien et allemand), confortables salles publiques avec vue sur la mer, 2 tennis (au 12e), tables de ping-pong, Club pour enfants, Casino, chapelle, bibliothèque, bons repas variés (mais curieusement, nous avions rarement faim…), heures des repas dans les trois différents restaurants bien planifiées en fonction de bons spectacles le soir, horaire respecté (on a apprécié avoir choisi le 2e dîner le soir à 20h45 à cause de nos longues excursions; le premier service est à 18h30), tables à deux disponibles, 2 agréables piscines dont celle du 11e à toit rétractible, saunas, serviettes de piscine en abondance, pont promenade (Andromeda au 9e) - on allait se chercher des chaises longues à la piscine et on relaxait sur ce pont; le nombre d'annonces au haut-parleur du bateau était limité au minimum, fait apprécié. On a admiré aussi la débrouillardise de Costa pour se procurer tous les visas nécessaires sur place, pour gérer les formalités d’entrée dans les différents pays et même (!!!) pour repousser une attaque par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden, eh oui, on a eu une attaque de pirates le 4 décembre vers 13h en route vers Oman. Un bateau turc de l’Otan – la frégate TCG Gökova et son hélicoptère – est venu aussitôt et a réussi à dissuader les pirates. Les passagers avaient dû regagner l’intérieur du bateau, les boyaux d’arrosage, déployés. Le lendemain, l’ONU changeait la règlementation quant aux attaques de pirates en haute mer. Un grand merci au TCG Gökova! On a eu durant les 34 jours de ce voyage une température idéale - pas de pluie ou quelques gouttes au bon moment et une mer calme! Grande chance!
Puis, le matin du 22 novembre, par autobus jusqu’à la station de train Principe (gratuit à cause de notre passe), par train (moins de 4 euros pp au comptoir régulier) et par taxi une fois à Savona (20 euros!), nous avons rejoint le bateau – le Costa Europa - pour une croisière de 28 jours, qui nous a menés à Port-Louis (île Maurice) via le Canal de Suez et le golfe d’Aden (tentative d’attaque par des pirates somaliens incluse). Le bateau se re-localisait de la Méditerranée à l’Océan Indien. Excellent itinéraire!
On a pleinement profité des 14 escales suivantes, exotiques à souhait, complétées par onze longues excursions, mais en définitive fort appréciées (faites avec Costa par crainte de manquer le bateau…): - Naples (Italie) agréable visite à pied par nous-mêmes du Vieux Naples et du Museo Archeologico Nazionale (Nous avions déjà bien visité les autres endroits, dont Pompéi, proposés dans les excursions de Costa) – nous avions un bon livre-guide de la ville. - Alexandrie (Egypte) – excursion combinant une visite de la ville avec celle des Pyramides de Giza, du Sphinx et dîner-croisière sur le Nil avec brève visite de Port Saïd au retour (On peut facilement visiter Alexandrie et sa bibliothèque par nous-mêmes, à pied, mais on n’avait pas assez de temps, moins de 3 h) - Sharm El Sheikh (Egypte) avec visite du célèbre monastère grec orthodoxe Sainte-Catherine au pied du mont Sinaï - Aqaba (Jordanie) avec visite de la ville rose de Petra (à ne pas manquer!) - Safaga (Egypte) avec visite de Luxor, temples et Vallée des Rois (3 tombes au choix) Munissez-vous d’un bon livre guide touristique pour choisir les plus belles…; le guide local était plutôt bref… - Aden pour: Taïz (Yemen) (très intéressant, excellent guide local) - East & West Salalah (Oman) - quel pays propre et progressif! Intéressant guide local. - Mahé (Seychelles): visite de Victoria à pied par nous-mêmes le premier jour avec le lendemain excursion à Praslin et La Digue avec Costa – très bien, un peu fatiguant mais à ne pas manquer si possible! On peut toujours s’organiser par nous-mêmes (traversiers, louer des bicyclettes, c’est tellement moins cher, mais quel risque de manquer le bateau - pour connaisseurs seulement... - Mombasa pour: le Tsavo East National Park. Intéressant sans être aussi sensationnel que certains autres safaris – on a vu pas mal d’animaux (girafles +++, éléphants, zèbres, hippos, etc.); heureusement un des 6 passagers était excellent pisteur, contrairement au chauffeur… - Nosy Be (Madagascar) (escale ayant remplacé Mayotte, Comores pour x raison, financière?): visite de Hell Ville à pied par nous-mêmes. Surtout ne pas prendre les excursions de Costa à moins de vouloir voir des plages. Hell Ville, c’est tout petit et fort agréable pour observer les Malgaches, leur parler en Français, siroter une bonne bière froide... - Diego Suarez (Madagascar) où nous avons pris l’excursion de Costa avec visite du Parc national de l’Ankarana (un peu difficile, intense chaleur et montées sur roches inégales - si vous avez des doutes sur vos capacités physiques, préférez l’excursion du Parc de la montagne d’Ambre – on nous avait averti). Mais on a vraiment aimé le trajet, les lémurs à couronne (vus au moment du pique-nique le midi), les marchés locaux, les scènes de la vie quotidienne et les explications de notre excellent guide, vraiment unique! - Le Port (île de la Réunion): excursion à St-Gilles, au Maido et à St-Paul (je la recommande – tellement intéressant de voir le cirque de Mafate de loin!) Costa met à notre disposition un shuttle payant (20 euros pp je crois) pour la petite capitale, Saint-Denis à 20 km du Port. Les taxis sont chers mais à 2 ou mieux à 4 personnes, ils sont sûrement moins chers que le shuttle de Costa. - Port Louis (île Maurice): excursion dans le centre et le sud de l’île (excellent). Puis le matin du débarquement, taxi (réservé pour la journée) pour visiter le Jardin de Pamplemousses, l’ouest et le nord de l’île jusqu’à l’Auberge Aquarella à Mahebourg (réservé par e-mail) où nous avons passé les deux derniers jours dans un décor de rêve avant notre départ pour l’aéroport international (à moins de 10 minutes par taxi).
Quel contraste entre les régions arides de l’Egypte à Oman et les paysages exubérants au vif coloris des îles de l’Océan Indien! A noter que toutes ces excursions offertes par Costa étaient longues et relativement très coûteuses, bien organisées au point de vue attente et confort des autobus, mais trop fragmentées à mon goût. Ainsi, on n’a absolument rien vu d’Aden, ni du centre de Mombasa puisqu’on «avait choisi» le Tsavo, nous a-t-on sèchement répliqué; or cette excursion s’est terminée plus de trois-quarts d’heure à l’avance avec une demi-heure de shopping dans ce que j’appelle une «Tourist Trap in the middle of nowhere». Par contre, à Madagascar, même si on avait choisi l’Ankarana, on a pu bien visiter Diego Suarez (fruit de nos récriminations précédentes auprès de Costa ou choix des guides de Madagascar? En tout cas, j’ai apprécié). Une très brève visite de ces ports d’escale (qui après tout ne sont pas Paris ou Rome et où on ne va pas à tous les ans…) nous aurait largement satisfait.
Service (ou l’art de gâcher un si beau périple) Nous avons beaucoup aimé cette croisière et le navire, mais nous déplorons le peu de communication avec la Direction de Costa, l’inflexibilité et la rudesse même du personnel la représentant, notamment le dit Customer Service (qui prenait note sans agir, sans explications ou presque) et le Bureau des Excursions, d’une inflexibilité démesurée. Tout semblait conçu pour nous extorquer le plus d’argent possible. J’avais eu le plaisir de faire mon choix d’excursions par Internet avant la croisière. Selon l’excellent Webmaster de Costa (dont je n’avais pas pensé apporter le mail malheureusement), j’avais droit d’annuler et de modifier, le 1er jour de la croisière jusqu’à 20h, toute excursion choisie et réservée par Internet; or, arrivés sur le bateau, incommodés par l’odeur qui régnait, un peu déçus aussi je crois (voir plus loin), j’avais le goût d’annuler certaines longues excursions quitte à les reprendre plus tard. Impossible selon le personnel du Bureau d’excursion - aux décisions implacables! Impossible sans certificat médical et ils ont tenu leur bout!... Toutefois, ils ont fini par permettre de faire des changements dans une même escale si des places étaient disponibles – mais attention, les excursions les moins longues (que vous devriez plutôt faire par vous-mêmes le plus souvent…), les moins chères, disparaissent vite… Les services de shuttle, payants ou non, sont à peine annoncés et à la toute dernière minute (mais je dois dire que Costa n’est pas seul à adopter cette pratique). De plus, nous avons détesté : le prix élevé des boissons à bord (4, 5 à 5 euros + 15% de service même pour une bière locale); heureusement, on offrait un Spécial acceptable à 69 Euros pour 4 bouteilles de vin et & 7 bouteilles d’eaux minérales, service inclus); le coût élevé de l’Internet, des photographies, le service précipité à la salle à manger le soir. Quelques exceptions toutefois: J’ai apprécié le service des deux représentants de langue française (Charlotte) et de langue anglaise (Simon) (qui cependant, on peut le comprendre, tenteront de défendre Costa, leur employeur…); on a trouvé excellent le service quotidien dans notre cabine et en général le service aux buffets ou Pizzeria.
On a fini par apprendre que le navire avait subi des dommages assez importants avant notre arrivée à cause d’une tempête d’une force exceptionnelle en Méditerranée. Il me semble qu’on aurait pu facilement comprendre avec quelques mots d’explications et d’excuses… Des avaries telles déversement d’une des piscines du côté impair des cabines, bris de tuyaux, odeurs désagréables, encombrements de toutes sortes nous ont dérangés durant la première semaine: bruits la nuit, matelas, sommiers, tapis jonchaient notre corridor, bloquaient parfois notre porte de cabine – jamais un mot d’explication ni d’excuses de la part de la Direction.
La communication avant le départ a été difficile aussi. On s’est procurés à prix élevés et inutilement des visas pour le Kenya et pour Madagascar, alors que le bateau les a fournis pour un prix modique (20 Euros environ pp). On aurait économisé près de 200 Euros l’avoir su : un peu choquant et ce n’est pas faute de ne l’avoir demandé à Costa avant la croisière directement et par notre agent de voyage. Il ne le savait peut-être pas à l’avance… mais aucune compensation bien sûr ni explications ne nous ont été données.
Le jour du débarquement, on a dû quitter la cabine à 4h am (oui, vous avez bien lu – du jamais vu pour nous en 28 croisières) et on devait quitter le bateau à 6h30 am car on n’avait pas pris nos vols de retour ni d’excursion ce jour-là avec Costa. On devait attendre dehors beau temps mauvais temps car il n’y a pas de gare maritime à l’île Maurice (contrairement à la superbe gare de Savona avec Internet gratuit!). On les avait pourtant informés à l’avance de notre désir de quitter le bateau vers 10h am. Ils ont noté… Heureusement, un ange nommé Simon est passé par là et a pris le risque de nous permettre d’attendre dans les salons l’arrivée du taxi qu’on avait réservé à l’avance pour 10h am. On a cessé de nous harceler… Je l’en remercie.
En conclusion À part la communication inefficace et rude de la part de la Direction de Costa, qui se reflétait sur le comportement de certains passagers…, on a aimé le bateau : sa décoration sobre mais harmonieuse, sa propreté, les cabines assez grandes même les standards et intérieures (avec love seat et petite table à café, coffret de sécurité électronique dans chaque cabine, séchoir à cheveux, papier mouchoir, savons, shampooing, belle salle de toilette, mini réfrigérateur, malheureusement encombré de boissons à vendre que nous ne voulions pas; espaces d'entreposage limité toutefois), nouvelles imprimées distribuées chaque jour dans les cabines ainsi que le programme quotidien (en français et en anglais, probablement en espagnol, italien et allemand), confortables salles publiques avec vue sur la mer, 2 tennis (au 12e), tables de ping-pong, Club pour enfants, Casino, chapelle, bibliothèque, bons repas variés (mais curieusement, nous avions rarement faim…), heures des repas dans les trois différents restaurants bien planifiées en fonction de bons spectacles le soir, horaire respecté (on a apprécié avoir choisi le 2e dîner le soir à 20h45 à cause de nos longues excursions; le premier service est à 18h30), tables à deux disponibles, 2 agréables piscines dont celle du 11e à toit rétractible, saunas, serviettes de piscine en abondance, pont promenade (Andromeda au 9e) - on allait se chercher des chaises longues à la piscine et on relaxait sur ce pont; le nombre d'annonces au haut-parleur du bateau était limité au minimum, fait apprécié. On a admiré aussi la débrouillardise de Costa pour se procurer tous les visas nécessaires sur place, pour gérer les formalités d’entrée dans les différents pays et même (!!!) pour repousser une attaque par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden, eh oui, on a eu une attaque de pirates le 4 décembre vers 13h en route vers Oman. Un bateau turc de l’Otan – la frégate TCG Gökova et son hélicoptère – est venu aussitôt et a réussi à dissuader les pirates. Les passagers avaient dû regagner l’intérieur du bateau, les boyaux d’arrosage, déployés. Le lendemain, l’ONU changeait la règlementation quant aux attaques de pirates en haute mer. Un grand merci au TCG Gökova! On a eu durant les 34 jours de ce voyage une température idéale - pas de pluie ou quelques gouttes au bon moment et une mer calme! Grande chance!
Idée d'un petit périple d'une semaine au sud du Vietnam? English translation pending
Je suis conscient du grand nombre de posts sur le sujet, donc mes excuses pour demander une fois de plus 😕, mais quelqu' un aurait-il/elle l' amabilite de me suggerer un petit periple a partir de Saigon/HCMC, disons d' une semaine ou meme 8 a 9 jours? J' ai entendu parler de Can Tho comme meritant une visite. Il me semble egalement que Vung Tau soit pas mal avec des belles plages, pas loin de HCMC, peut-etre aussi un peu d' animation le soir - car moi et ma compagne aiment bien sortir, boire quelques verres et aller danser 😉. Qu' en est-il des iles Con Dao? Sont elles accessibles a partir de Vung Tau, etant donne la duree totale du periple (8-9 jours maximum)?
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La demeure des dieux: le Népal English translation pending
Dans la demeure des dieux : le Népal
Minuscule royaume, " la demeure des dieux ", l’Himalaya, le lieu de naissance de Bouddha, ce n’est pourtant pas en ces termes que j’ai rêvé du Népal et de Kathmandu la première fois ! A l’apogée de ma crise d’ado, je rêvais des baba cool. J’ai lu " les chemins de kathmandu " et j’ai vu les yeux de Bouddha que j’ai eu envie de croiser.
Ce voyage a deux particularités. La première étant que cette fois au lieu de laisser les enfants choisir, j’ai imposé la destination ! ben oui, en tout égoîsme, au bout de 6 ans c’était mon tour de choisir ! La seconde est que nous avons voyagé avec un élément de moi à notre tribu car notre fils aîné pour des raisons scolaires est resté en France. Personne avant le départ, ni lui, ni nous, ne pensions que ce serait aussi difficile !😕
Alors toutes résolutions prises, que faire au Népal ? On avait plus pensé aux côtés culturels de la vallée de Katmandou, au côté humain, à la rencontre avec l’hindouisme et le bouddhisme, qu’au trek . C’était avant que Nancy ne vienne nous perturber ! Nous avons donc choisi un mini-trek dans la vallée de Kathmandu pour se mettre en appétit et tester notre condition physique, la suite vous dira que ce ne sera pas un réel succès !
AVANT LE DEPART : Formalités Visas de transit pour l’Inde : 232 e Visas pour Népal : pris sur place 25$ (payable en $, euros…) Nous avons pris par souci d’économie, deux vols : Lyon-Delhi puis Delhi-Kathmandu. Quelle galére, on allait s’offrir ! Transiter par l’Inde est une vraie épreuve de force tant sur l’obtention des visas( onéreux 50e et que mon mari a dû aller chercher à l’ambassade après 6 semaines, la veille du départ, car ils n’étaient toujours pas traités !) que sur les conditions, dans des salles parqués comme des bêtes ! Vous avez compris, la prochaine fois, nous prendrons un vol direct !
TRANSPORTS
Aérien Lyon-Delhi via Bruxelles : 2600 e Delhi- Kathmandu : 888e Soit par personne : 872 e
Local Notre point faible en négociation !😕 Nous avons essayé de tenir compte des prix annoncés sur le forum et de la hausse des carburants. Nous avons favorisé les taxis car à 4 c’est facile et vite amorti ! Journée Kathmandu avec attente du chauffeur : 800 rp Baktapur – Patan ( grand taxi type van) 600 Hôtel summit- durbar square Patan : 200 Patan-thamel : 300 Thamel-Pashupatinah : 300 Bodnath- Thamel : 300
BUDGET Par personne comprenant les transports aériens mais hors achats des souvenirs : 1640 e
ITINERAIRE 22 oct : Lyon/ Delhi 23 oct : Delhi / Kathmandu 24 oct : Visite Kath. et swayambu 25 oct : Trek : sanghu / Nagarkot 26 oct : Nagarkot / Nala/ banepa/ Dulikhel 27 oct : Dulikhel- Panauti ( bus local) – Godavari 28 Oct : Chitwan 29 oct : Chitwan 30 oct : Chitwan / Bhaktapur 31 oct : Bhaktapur 1er nov : Bhaktapur – Patan 2 nov : Patan- Kath 3 nov : Pashupatinah- Bodnath 4 nov : retour
HEBERGEMENT Une des surprises du voyage ! Je n’estime pas être une chochotte ! Je ne suis pas déranger par le rudimentaire mais pour être à l’aise il nous faut du " propre ! ! ! ! ! c’est la première fois que nous avons souffert du manque d’hygiène. J’avais réservé dans la catégorie " moyenne ou chic " mais ce fut quand même parfois limite.
Kathmandou : International GH😇 Réservation par internet pour 2 deluxe mais sur place une standard et une suite pour le prix convenu à la réservation. Soit 50e par nuit pour deux chambres avec petit déj Un peu à l’écart de Thamel mais à 5mn à pied. Chouette jardin. Chambre standard plus ou moins tristounette mais suite très belle et agréable. Pensez à réserver car c’est toujours complet.
Dulikhel : Royal GH🏴☠️ Initialement prévu par le guide mais pourrie ! ! ! ! Après première inspection : moquette très sale, serviettes de toilette non changées, lit humide, rideau tâchés, …et j’en passe ! On s’est d’abord dit qu’on coucherait dans nos sacs de couchage mais finalement on a quitté les lieux !
Dulikhel : Dulikhel lodge resort : coup de cœur !😇😇😇 90$ pour 2 chambres avec vue sur Himalaya et petit déjeuner ( buffet) En contrebas de la rue principale, bien au calme. Chambre spacieuse, très propre, agréable, terrasse Super ! ! ! !
Nagarkot : Galaxy tower view Gh rustique dans des bâtiments disséminés dans un jardin. Chambre triple. Très rudimentaire mais propre
Godavari : Birkuti hôtel L’hôtel va fermer ses portes, je ne m’étends pas.
Chitwan : Safari adventure lodge😇 Beau lodge avec chambres dans bâtiment principal ou en cabanon disséminés. Sommaires mais beaucoup de charme et très propre. Situé en dehors de la ville à côté de l’Elephant Center dans un village Taru. Très bon repas. Bonne organisation des activités et guide anglophone. Personnel extrémement serviable et attentionné ; eau purifiée à volonté. Piscine
Bhaktapur: Bhadgaon GH Idéalement situé en plein centre, en face du temple Nyatapola. Chambre quadruple spacieuse, propre : 50e avec petit déjeuner Resto dans jardinet.
Patan : Summit Hotel😇 Du haut standing ( et pour une fois, cela nous a fait beaucoup de bien !) Chambre sur jardin, très propre, déco soignée : 2 ch double : 120e Piscine Situé à l’est de la ville, taxi conseillé pour durbar square. Excellent et copieux petit déjeuner ( buffet)
REPAS
On a toujours trouvé toute sorte de cuisine ( locale, italienne, chinoise...) .
La cuisine népalaise est épicée. Plats les plus connus : Dal (lentilles) bath ( riz) le plat national se composant de soupe de lentilles, riz, et curry de légumes parfois de viande. : les momos : raviolis de viande ou légumes frits ou vapeur : le yaourt de Bhaktapur
Prix moyen : toujours très bon marché Soda : entre 30 et 50 Fried rice : entre 100 et 150 Momos : entre 90 et 150 Pizza : entre 220 et 350
Roadhouse à Thamel Accueil sympa Large choix de pizzas, pâtes…
Diyalo Freak street prés durbar square à Kathmandou Dans un petit jardin à l’écart du bruit. Prix sympa
Badhgaon café à Bhaktapur Un peu plus cher que le Sunny mais service extrêmement lent !
Sunny restaurant à Bhaktapur😉 Du newar, chinois, italien… Très bon rapport qualité/prix Patron parlant français, très sympa Terrasse sur Thaumadi square
GUIDES Le lonely planet pour ce qui est à visiter Le routard pour débrousailler et les adresses resto et hôtel.
CHANGE Taux sensiblement pareil partout. Environ 1 e = 98 rp Pas de commission
CLIMAT Soleil tous les jours au programme ! Frais le matin et le soir mais juste une petite veste Pas eu besoin de sac de couchage même à Nagarkot ( oui, oui c’est bien moi la grande frileuse qui le dit !)
SOUVENIRS Aie, aie, aie ! Nous adorons le bois, les masques, le bouddhisme, les poteries. 🤪 Au choix ( c’est vrai, nous n’en avons pas beaucoup fait !😉) :sculptures, masques, bronze, moulin à prières, bol chantant, marionnettes, tangka, laine (ouf on n’aime pas ça gratte ! ), couteaux… Marchandage indispensable mais dans la bonne humeur !
VISITES
Durbar square à Kathmandou : 250 / pers . Pass possible pour la durée du visa avec photo et passeport Durbar square à Bhaktapur : 750 / Pers idem Durbar square à Patan : 200/ pers . Enfant demi-tarif Musée de Patan : 200 / pers . Enfant demi-tarif Pashupatinah : 250 / adulte Bodnath : 200 / adulte Swayambunath :
TREK Réservé sur les conseils de Nancy et d’autres vfétistes à Nepal ecology trek. Prix légèrement supérieur à d’autres agences mais une partie des bénéfices est reversé dans un but humanitaire à un dispensaire, ce qui nous plaisait.
Prix : 209 e par personne Comprenant : le trek dans la vallée de kathmandu 4 nuits/ 5 j : un guide et deux porteurs : 3 repas par jour : hébergement : transferts aéroport et trek
Nos accompagnateurs : Un guide Rishi : jeune homme de 26 ans, parfaitement francophone, très proche de nous et adorable avec les enfants . ce fut très intéressant de pouvoir échanger sur la vie au Népal . Il travaille aussi en solo basnet_rishi2004@hotmail.com . n'hesitez pas!!!
Les porteurs : Souas et Kuma . Quand Thomas et Lucie les ont vus, ils nous ont dit : " il y a un jeune et un vieux " . On apprendra pendant le trek que " le vieux monsieur " au visage buriné a, en fait, 42 ans, c’est à dire notre âge : gloups !🤪 et qu’il est deux fois grand-père : regloups ! 🤪Merci les enfants ! ! ! ! ! 🤪🤪Ils étaient charmants. On avait deux sacs pour nous quatre ( et deux petits que nous portions nous même). Nous avons limité au maximum la charge car au début, nous ne voulions pas de porteurs. L’agence nous a fait comprendre que ce serait plus confortable et qu’au Népal c’était une source de revenus. Le jour J, nous donnons les deux sacs (entre 8 et 10 kg chacun), le regard baissé . Au bout de 10 mn, Rishi nous dit qu’ils sont très contents car les sacs sont légers ! Hourra, nous sommes soulagés, l’aventure peut commencer ! Tout le trek se fera à la même cadence, jamais les uns sans les autres . Nous prendrons tous nos repas ensemble. Super sympa !
Pourboire : on a tenu compte de la moyenne annoncée mais aussi de ce que nous avions envie de donner et tant pis si certains disent que c’est excessif ! ( 20 e par porteurs et 40 pour le guide)
Contenu du sac : On est parti avec une tenue propre Une tenue de rechange : tee-shirt, slips, chaussettes Une trousse de toilette Pyjama Une polaire zippé avec un coupe-vent Un tee-shirt longue manche pour les soirée Des chaussons Une trousse d’occupation : jeux de cartes, livres, dés, carnet de voyage, livres Une trousse médecine Lampes frontales
Journée type Lever 6h Petit-déj : 6h30 Départ 7h Marche 5h Pause déj 1h Marche 1à 2 h Pause au lodge entre 15/ 16h à 18h Balade dans village 1h Dîner 19h Gros dodo !
Repas Compris dans forfait Très simple mais copieux La vallée de Kathmandu n’offre que peu de gargotes, petites boutiques, nous n’avons donc pas réussi à prendre de repas 2j sur 4 .
Les lodges On s’imaginait dans des refuges de montagnes et là fut notre grande déception car en fait, nous sommes redescendus chaque jour en ville pour loger dans des GH. Le confort est vraiment rudimentaire ( là n’est pas le souci) mais dés le 2éme jour c’était en plus sale . Nous avons demandé à changer et avons payé un supplément . Le routard extrême ce n’est pas pour nous . Dommage pour l’ambiance refuge !
Condition physique Donnée pour 2200 m maxi d’alt. Ne nécessitant pas d’expérience de la rando et à la portée de tout le monde . Là on n’est pas tout à fait d’accord ! Voir J3. Nous n’avions pas choisi Jom Som en pensant que notre condition physique ne nous le permettrait pas, ce qui a bien fait rire le guide qui nous a avoué que premièrement les guides ne se battaient pas pour accompagner les treks de la vallée de Kath, car il faut chaque jour monter ( souvent entre 800 et 1000 m ) puis redescendre coucher dans la vallée et que deux le trek de Jom son demande moins de conditions physiques car moins de denivellé sur une journée. Bon ben tant pis, on sera obligé d’y retourner pour faire la comparaison ! ! ! ! !
Nous avons adoré : les petits village de montagne : l’accueil et les bons moments passés avec la population : la bonne ambiance du groupe : le cachet du village de Nala : les cultures en terrasse
Nous avons moins aimé : les nuages accrochés à l’Himalaya : la route poussiéreuse et embouteillée entre Nala et Banepa : plus aucune motivation à marcher : Ne pas être prévenu qu’il n’y aurait rien pour se restaurer et s’approvisionner : se perdre : toujours inquiétant ! : ne pas profiter de l’ambiance refuge.
SAFARI A CHITWAN
Prix : 95 e par pers : 2 nuits / 3 j : comprenant : le lodge et les 3 repas : les activités : le guide naturologue anglophone : boisson à volonté dont eau purifiée
Organisation : Le guide vous annonce le programme de la journée. J1 : Village Taru visite, danses locales J2 : Pirogue : balade dans la jungle 2h : Visite de l’elephant center : observation des oiseaux le long de la rivière : safari à dos d’éléphant 2h J3 retour sur Kathmandu
Transport en voiture privée Supplément de 55 e le trajet mais totalement hors de prix ! Nous avons choisi cette formule car nous nous sommes décidés le matin pour la journée même et que le jour du retour les bus touristiques ne fonctionnaient pas à cause de la fête. J’ai aussi voulu tenir compte des remarques quant aux nombreux accidents avec les bus sur cette route ;
On a aimé : Le safari à dos d’éléphant Voir les derniers rhino unicorne Le calme du Teraï L’atmosphère africaine
On a moins aimé : Se retrouver, pour le prix exhorbitant de la prestation, à 7 dans une berline !
En bref : Chitwan n’était pas prévu au programme car j’avais privilégié la vallée de Kath. à cause de l’instabilité politique de l’époque et que j’avais eu peur du côté trop bien bordé des activités. Au final, nous avons fait toutes les activités seuls ! Bref Foncez ! ! ! ! ! c’est un autre aspect du Népal !
LE CARNET DE ROUTE
22 octobre : vol pour Delhi
23 octobre Delhi – Kathmandou avec en toile de fond l’Himalaya ! ! ! Passage de l’immigration ( 1h) en prenant visa sur place L’agence nous attend comme prévu. Nous faisons connaissance de Rishi, notre guide, qui bonne surprise est parfaitement francophone ! Accueil avec un collier de fleurs et premier : Namasté ! Installation à l’International GH et grooossse sieste réparatrice. Découverte de Thamel, de la pollution, des klaxons, des boutiques touristiques, des crachats, de la population… déroutant mais fascinant
24 octobre Petit déjeuner copieux On prend un taxi à la journée pour visiter kathmandou . Durbar square : les bâtiments en bois sont tous plus beaux les uns que les autres, on ne sait plus où donner du regard. A cette ambiance médiévale, se mêlent les ricksaws, les femmes aux saris multicolores, les vendeurs en tout genre, les faux shadus, : du grand spectacle ! un régal ! ! ! ! !😇 Visite de la maison de la Kumari : dernière déesse vivante dont l’histoire nous fait frissonner… Je vous passe le détail de chaque temple. Nous avons aimé : la finesse des sculptures, le bois ( style newar ) de partout, la vie sur la place, être assis en haut du Megu dal et observer la vie plus bas, la ferveur des hindous devant Hanuman. Balade à Chow Indra. On se mêle à la foule, on se perd, on fouine. On est, à nouveau, admiratif devant la ferveur hindouiste . inculte en la matiére, on essaie de comprendre. On observe, en retrait, dans un petit coin, les rituels. Ici la pratique religieuse prend toute sa dimension !
Repas au diyalo et découverte des momos ( avec une petite pensée pour Nancy et Fifi)
Visite de Swayambu C’est le temple des singes, ben oui, ça c’est sur ! ! ! Premiers temples, premiers drapeaux de prière qui flottent au vent, et à mesure qu’on gravit les escaliers l’émotion m’envahit… j’attends, j’attends de voir les yeux de Bouddha. Mon émotion est palpable et Thomas me dit " tu vas pleurer, maman, ? " suis-je prévisible à ce point ? On arpente les ruelles, on s’arrête ici et là observer les sculptures sur ardoise, les moulins à priére … on s’approche… Et là, au détour d’une rue, aux sons du Om mani padme um, j’ai mes yeux dans les yeux de Bouddha. Ben oui, je pleure ! ! Je pleure de joie d’être ici à réaliser mes rêves ( quelle chance !), d’émotion à l’idée que cette fois, mon fils ne partage pas cela avec nous, de tristesse en pensant à mes deux patients( 43 et 48 ans) dont une bouddhiste, décédés et qui auraient tant aimé rencontrer les yeux de Bouddhas . Le regard plongé dans son regard, je fais le tour, deux tour. On admire la vallée. A 15h, on va s’installer dans un coin pour assister à l’office, de l’école tibétaine, aux sons des cors, trompettes, cymbales, on est subjugué. Le temps passe… On finit par quitter les lieux, à contre cœur.
25 Octobre
Rishi et les porteurs nous attendent à l’hôtel pour le trek .
Départ en bus local jusqu’à Sanghu. On utilise rarement les bus locaux car en famille un taxi est vite amorti. On découvre ici comment partir assis un peu prés confortablement et finir entassés avec le panier de la paysanne sur les genoux et les bidons du laitier au pied, le tout avec les relents de transpiration de chacun. Certains sont tout étonnés de nous trouver ici avec les enfants…sourires, regards interrogateurs, un jeune se lance " d’où venez-vous ? ", " de France, mais pourquoi venir ici alors que la France est paraît-il un magnifique pays ? " Et ben oui mais ici, on vous sourit, on vous parle… et tant d’autres choses.🙂
A Sanghu, départ pour Nagarkot, soi-disant en légère montée, je dirai en montée ou alors le poids de nos 42 ans ? Il fait très chaud et c’est parti ! Jamais de faux –plats pour se reprendre alors on grimpe !
Pause déjeuner dans une gargote avec apparition de l’Himalaya . je n’ai jamais été impressionnée par les montagnes. Le Mont-Blanc, 4807 m, oui et alors ? mais ici, je suis bluffée ! ! ! ! On est à 2000m, il y a des montagnes plus hautes et encore tout derrière des sommets immenses, à la même hauteur que notre avion à l’arrivée ! Respect ! Encore une heure de grimpette et nous voici à Nagarkot, les cuisses un peu endolories. Douche froide mais ô combien bénéfique. Pause carnet de voyage, lecture…
En soirée, balade avec l’équipe dans le village. Repas convivial au lodge où on découvre les saveurs du dal bat.
On décide de se coucher tôt ( 21h) pour être en forme demain sans savoir que l’hôtel est bondé par une troupe de jeunes venus de Kath. faire la fête : rires, guitare…A 22h30, Eddy péte les plombs ; on finit par s’endormir vers minuit .
26 octobre : 1er jour de la fête de Tihar : on célèbre les corbeaux
Au petit-déjeuner le patron ose nous demander si on a bien dormi ? On lui dira le reste ! Départ jusqu’à la Tower view tout en grimpette puis descente vers Nala à travers une campagne magnifique, des jardins, des fleurs, bambous, rizières…On est aux anges. La population est adorable ! Dés que nous lançons un Namaste, les sourires apparaissent et les réponses fusent ! Scènes de vie pittoresques à Nala avec ses allures médiévales. Route totalement inintéressante entre Nala et Banepa. Le soleil cogne dur ! On débarque dans un Gh complétement pourrie à Dulikhel😕. Nous refusons d’y dormir ( conf. Hebergement) et finissons dans le merveilleux Dulikhel Lodge resort pour le bonheur de tous ! Dans un moment d’éclaircie, Lucie aperçoit enfin l’Everest ( enfin ce qu’on en voit…), elle exulte !
27 octobre : 2éme jour de la fête : on célèbre les chiens ( car ils aident les âmes à traverser la rivière de la mort ;
Lever 6h et petit dej avec vue sur l’Himalaya
Départ en bus local pour Panauti. Visite de la ville, temple… pendant 1h.
Départ pour Godavari. On abandonne rapidement le goudron pour un magnifique sentier qui suit la rivière. La vie des champs, les pêcheurs, les mêmes sourires, les enfants qui réclament à être pris en photo… en l’écrivant, j’y suis encore !
Puis on quitte les villages pour la montagnes par un chemin escarpé, très escarpé ! ça grimpe, devient glissant, plus d’ échoppe mais nous ne savons encore pas que le porteur a voulu montrer un raccourci au guide, qu’il va se perdre, que nous ne rencontrerons plus du tout d’échoppe, que nous sommes donc en pleine nature sans rien à manger, ni à boire, à marcher encore jusqu’à 16h sans aucun ravitaillement possible : l’hypoglycémie nous guette. Dénivelle 1000m en monter puis en descente. Un villageois propose de nous guider pendant 2h durant que nous remercierons en lui offrant deux paquets de cigarettes car il refuse le modeste billet qu’Eddy lui tend . D’autres villageois nous proposeront à 16h quelques biscuits et un thé ! Nous arriverons à la tombée de la nuit à Godavari. On débarque dans un hôtel complètement vide ; cette nuit ont peut faire la fête, encore faut-il le pouvoir car nous sommes épuisés !
28 octobre : 3éme jour de la fête : On célèbre les vaches et Lakshmi, la déesse de la lumière qui vient visiter chaque foyer éclairé, les maisons sont donc ornées de bougies.
Lever difficile. La nuit ayant portée conseil et les enfants nous ayant fait part la veille de leur déception de ne pas aller à Chitwan, dés l’arrivée de Rishi, nous lui demandons s’il est possible d’organiser Chitwan dés demain. Quelques coups de téléphone, et la réponse tombe : oui si c’est dés aujourd’hui ! alors on se lance ! Nous abandonnons la dernière journée de trek qui ne correspond de toute façon pas à notre réelle attente ( et puis nous reviendrons pour Jomson !) pour un départ vers Chitwan. Passage éclair à l’international GH pour y récupérer du linge propre et nous quittons Kat. Arrivée à 15h Le Népal a ici complètement changé de visage : paysage plat, chaleur torride, maisons en torchis…Magnifique coucher de soleil, danses Taru, repas et gros dodo.
29 octobre : 4éme jour : on célèbre les bœufs et la nouvelle année Newar . Nous sommes en 1129
Départ en jeep pour remonter la rivière et la redescendre ensuite en pirogue : oiseaux multicolores, crocodiles, singes… en toute quiétude, au fil de l’eau … on savoure !
Balade à pied dans la jungle. On n’a pas la chance d’apercevoir de rhino mais ambiance Indiana Jones assurée !
On revient par l’éléphant center. Cela nous fend le cœur.
Pause piscine et dej
On pense faire une sieste mais le guide nous emmene observer les oiseaux .
15h30 safari à dos d’éléphant. 4 personnes par éléphant pendant 2h en pleine jungle( pantalon conseillé) : ça finit par faire mal aux fesses en chantant " la balade des éléphants " ( mais t’inquiète Fifi pour la trompe tu restes le meilleur !😉) Mais quel spectacle ! ! ! ! ! ! ! ! On y verra 4 rhino unicorne, des paons, biches, oiseaux…A mesure que le soleil baisse, les couleurs changent. On traverse tantôt la jungle, tantôt les herbes grasses. On traverse les rivières afin que Basenti kali puisse se désaltérer ( non, elle ne nous a pas arrosé bien que cela nous aie frôlé l’esprit ). On a apprécié que le maoté ne cherche pas à suivre les copains car nous avons ainsi passé les 2h seuls et non à la file, les uns derrière les autres. Très belle relation entre le maoté et son éléphant ; nous y serons très sensibles. Fin de soirée au lodge . Notre séjour à Chitwan nous a enchanté ! 🙂
30 octobre : 5éme jour de la fête : on célèbre les frères et sœurs.
Départ de Chitwan pour Bhaktapur. Arrivée à Bhaktapur à 13h. La situation idéale de la Gh nous permet de partir de suite se promener et découvrir taumadhi tole. On admire le temple Nyatapola. On ne se fixe rien, on erre dans les rues à notre gré, le nez tantôt levé pour admirer les sculptures Newar, tantôt baissé pour savourer les mélanges de couleurs, de fruits, de légumes et toute l’animation du dernier jour de fête . Aujourd’hui, les frères et sœurs s’offrent colliers et sucrerie ; thomas et Lucie se joignent au rituel !
31 octobre Grasse mâtinée : ouf ! ! ! ! ! ! Visite d’une école de Tangkas tibétains. Passionnant ! Visite du Durbar square avec une mention particulière pour le palais aux 55 fenêtres. Tout est calme aujourd’hui et on apprécie la sérénité des lieux.
1er novembre Départ en taxi pour Patan. Visite de la ville( circuit lonely planet), du Durbar square, et du musée : super car bien mis en valeur et excellente présentation de l’hindouisme et du bouddhisme. Flânerie l’après midi dans les jardins de l’hôtel.
2 novembre Retour à l’international GH. Balade à pied jusqu’à Durbar square( itinéraire lonely planet) et retour. On apprécie mieux encore le Durbar car notre œil est plus avisé et moins attiré par le tumulte qui règne autour de nous, ce qui nous permet de voir certains détails qui nous avaient échappés.
3 novembre Taxi jusqu’à Pashupatinah, ensemble de temples ( dont le principal interdit aux non-hindouistes) et lieu de crémation sur la rivière sacrée Bagmati. On s’est posé la question sur notre présence. Thomas y était opposé mais la majorité l’a emportée. On était cependant tous unanimes sur le fait que nous ne prendrions pas de photos. Pour moi, me présence se justifiait par le fait que nous étions là pour comprendre une culture différente de la nôtre, tout comme nous nous serions posés pour observer un mariage ; la mort n’est pas tabou. Nous déclinons l’offre des 2 hindous qui nous proposent de monter sur le toit pour filmer. Nous avons traversé la rivière et nous sommes assis sur la rive opposée des ghats. Nous avons pu observer trois accompagnements à la mort différents : un avec la famille, un avec des voisins et un sans personne. Trois choses nous ont marquées : l’humilité de la cérémonie, le fait que la crémation ait lieu sans personne qui accompagne le défunt, la fascination morbide de certains touristes à se mêler aux famille et à filmer à 20 cm du visage du mort ou télé-objectif et jumelles en mains( nous ne le jugeons pas, nous nous en étonnons ! car au retour et sorti de son contexte culturel avec qui partager cela ?)
En quittant les lieux, Thomas parle le premier : " cela m’a miné ! on n’est rien ! " Et bien oui, on en discutera beaucoup de suite puis dans la soirée, nous ne sommes rien et nous prenons ici une belle leçon d’humilité. Je demande aux enfants de ne retenir qu’une chose : rien ne sert d’être méprisant envers les autres car avec 100 kg de bois et 4h sur un bûcher, nous sommes tous égaux : il ne restera de nous que ce qu’on a bien voulu donner aux autres.
Nous rejoignons Bodnath à pied avec les explications du lonely planet ( en 30 mn). Nous attendons tous ce jour depuis notre arrivée ! Et au détour d’une rue, de la foule, des klaxons : les yeux de Bouddha, la sérénité des lieux aux sons du " Om mani padme um ". On est ébloui par les blancheur du dôme et par la paix qui règne ici. On se met à tourner, les larmes se mettent à couler ( Thomas ne m’a pas demander cette fois si j’allais pleurer car je crois qu’il connaissait déjà la réponse !) . On aura du mal à s’arracher des lieux…
Retour à Thamel, à la pollution, aux bruits, aux couleurs, au marchandage, bref à la vie après une journée de reflexion…
4 novembre
Nous quittons aujourd’hui le Népal qui me manque déjà ! Mais la belle leçon de vie va me laisser sur mon nuage encore longtemps car je n’ai toujours pas quitté le Népal en pensée à l’heure d’aujourd’hui.
On a aimé : La quiétude de Bhaktapur Etre au pied de l’Himalaya L’artisanat La gentillesse et les sourires de la population Le Népal africain de Chitwan Les couleurs partout et toujours ! L’art Newar
On a moins aimé : Avoir à mettre cher en hôtellerie pour avoir du propre La formule trek que nous avons choisie La lenteur du service à table ( pas question de dej en moins d’une heure) L’amplitude permanente des décibels à Kath.
Minuscule royaume, " la demeure des dieux ", l’Himalaya, le lieu de naissance de Bouddha, ce n’est pourtant pas en ces termes que j’ai rêvé du Népal et de Kathmandu la première fois ! A l’apogée de ma crise d’ado, je rêvais des baba cool. J’ai lu " les chemins de kathmandu " et j’ai vu les yeux de Bouddha que j’ai eu envie de croiser.
Ce voyage a deux particularités. La première étant que cette fois au lieu de laisser les enfants choisir, j’ai imposé la destination ! ben oui, en tout égoîsme, au bout de 6 ans c’était mon tour de choisir ! La seconde est que nous avons voyagé avec un élément de moi à notre tribu car notre fils aîné pour des raisons scolaires est resté en France. Personne avant le départ, ni lui, ni nous, ne pensions que ce serait aussi difficile !😕
Alors toutes résolutions prises, que faire au Népal ? On avait plus pensé aux côtés culturels de la vallée de Katmandou, au côté humain, à la rencontre avec l’hindouisme et le bouddhisme, qu’au trek . C’était avant que Nancy ne vienne nous perturber ! Nous avons donc choisi un mini-trek dans la vallée de Kathmandu pour se mettre en appétit et tester notre condition physique, la suite vous dira que ce ne sera pas un réel succès !
AVANT LE DEPART : Formalités Visas de transit pour l’Inde : 232 e Visas pour Népal : pris sur place 25$ (payable en $, euros…) Nous avons pris par souci d’économie, deux vols : Lyon-Delhi puis Delhi-Kathmandu. Quelle galére, on allait s’offrir ! Transiter par l’Inde est une vraie épreuve de force tant sur l’obtention des visas( onéreux 50e et que mon mari a dû aller chercher à l’ambassade après 6 semaines, la veille du départ, car ils n’étaient toujours pas traités !) que sur les conditions, dans des salles parqués comme des bêtes ! Vous avez compris, la prochaine fois, nous prendrons un vol direct !
TRANSPORTS
Aérien Lyon-Delhi via Bruxelles : 2600 e Delhi- Kathmandu : 888e Soit par personne : 872 e
Local Notre point faible en négociation !😕 Nous avons essayé de tenir compte des prix annoncés sur le forum et de la hausse des carburants. Nous avons favorisé les taxis car à 4 c’est facile et vite amorti ! Journée Kathmandu avec attente du chauffeur : 800 rp Baktapur – Patan ( grand taxi type van) 600 Hôtel summit- durbar square Patan : 200 Patan-thamel : 300 Thamel-Pashupatinah : 300 Bodnath- Thamel : 300
BUDGET Par personne comprenant les transports aériens mais hors achats des souvenirs : 1640 e
ITINERAIRE 22 oct : Lyon/ Delhi 23 oct : Delhi / Kathmandu 24 oct : Visite Kath. et swayambu 25 oct : Trek : sanghu / Nagarkot 26 oct : Nagarkot / Nala/ banepa/ Dulikhel 27 oct : Dulikhel- Panauti ( bus local) – Godavari 28 Oct : Chitwan 29 oct : Chitwan 30 oct : Chitwan / Bhaktapur 31 oct : Bhaktapur 1er nov : Bhaktapur – Patan 2 nov : Patan- Kath 3 nov : Pashupatinah- Bodnath 4 nov : retour
HEBERGEMENT Une des surprises du voyage ! Je n’estime pas être une chochotte ! Je ne suis pas déranger par le rudimentaire mais pour être à l’aise il nous faut du " propre ! ! ! ! ! c’est la première fois que nous avons souffert du manque d’hygiène. J’avais réservé dans la catégorie " moyenne ou chic " mais ce fut quand même parfois limite.
Kathmandou : International GH😇 Réservation par internet pour 2 deluxe mais sur place une standard et une suite pour le prix convenu à la réservation. Soit 50e par nuit pour deux chambres avec petit déj Un peu à l’écart de Thamel mais à 5mn à pied. Chouette jardin. Chambre standard plus ou moins tristounette mais suite très belle et agréable. Pensez à réserver car c’est toujours complet.
Dulikhel : Royal GH🏴☠️ Initialement prévu par le guide mais pourrie ! ! ! ! Après première inspection : moquette très sale, serviettes de toilette non changées, lit humide, rideau tâchés, …et j’en passe ! On s’est d’abord dit qu’on coucherait dans nos sacs de couchage mais finalement on a quitté les lieux !
Dulikhel : Dulikhel lodge resort : coup de cœur !😇😇😇 90$ pour 2 chambres avec vue sur Himalaya et petit déjeuner ( buffet) En contrebas de la rue principale, bien au calme. Chambre spacieuse, très propre, agréable, terrasse Super ! ! ! !
Nagarkot : Galaxy tower view Gh rustique dans des bâtiments disséminés dans un jardin. Chambre triple. Très rudimentaire mais propre
Godavari : Birkuti hôtel L’hôtel va fermer ses portes, je ne m’étends pas.
Chitwan : Safari adventure lodge😇 Beau lodge avec chambres dans bâtiment principal ou en cabanon disséminés. Sommaires mais beaucoup de charme et très propre. Situé en dehors de la ville à côté de l’Elephant Center dans un village Taru. Très bon repas. Bonne organisation des activités et guide anglophone. Personnel extrémement serviable et attentionné ; eau purifiée à volonté. Piscine
Bhaktapur: Bhadgaon GH Idéalement situé en plein centre, en face du temple Nyatapola. Chambre quadruple spacieuse, propre : 50e avec petit déjeuner Resto dans jardinet.
Patan : Summit Hotel😇 Du haut standing ( et pour une fois, cela nous a fait beaucoup de bien !) Chambre sur jardin, très propre, déco soignée : 2 ch double : 120e Piscine Situé à l’est de la ville, taxi conseillé pour durbar square. Excellent et copieux petit déjeuner ( buffet)
REPAS
On a toujours trouvé toute sorte de cuisine ( locale, italienne, chinoise...) .
La cuisine népalaise est épicée. Plats les plus connus : Dal (lentilles) bath ( riz) le plat national se composant de soupe de lentilles, riz, et curry de légumes parfois de viande. : les momos : raviolis de viande ou légumes frits ou vapeur : le yaourt de Bhaktapur
Prix moyen : toujours très bon marché Soda : entre 30 et 50 Fried rice : entre 100 et 150 Momos : entre 90 et 150 Pizza : entre 220 et 350
Roadhouse à Thamel Accueil sympa Large choix de pizzas, pâtes…
Diyalo Freak street prés durbar square à Kathmandou Dans un petit jardin à l’écart du bruit. Prix sympa
Badhgaon café à Bhaktapur Un peu plus cher que le Sunny mais service extrêmement lent !
Sunny restaurant à Bhaktapur😉 Du newar, chinois, italien… Très bon rapport qualité/prix Patron parlant français, très sympa Terrasse sur Thaumadi square
GUIDES Le lonely planet pour ce qui est à visiter Le routard pour débrousailler et les adresses resto et hôtel.
CHANGE Taux sensiblement pareil partout. Environ 1 e = 98 rp Pas de commission
CLIMAT Soleil tous les jours au programme ! Frais le matin et le soir mais juste une petite veste Pas eu besoin de sac de couchage même à Nagarkot ( oui, oui c’est bien moi la grande frileuse qui le dit !)
SOUVENIRS Aie, aie, aie ! Nous adorons le bois, les masques, le bouddhisme, les poteries. 🤪 Au choix ( c’est vrai, nous n’en avons pas beaucoup fait !😉) :sculptures, masques, bronze, moulin à prières, bol chantant, marionnettes, tangka, laine (ouf on n’aime pas ça gratte ! ), couteaux… Marchandage indispensable mais dans la bonne humeur !
VISITES
Durbar square à Kathmandou : 250 / pers . Pass possible pour la durée du visa avec photo et passeport Durbar square à Bhaktapur : 750 / Pers idem Durbar square à Patan : 200/ pers . Enfant demi-tarif Musée de Patan : 200 / pers . Enfant demi-tarif Pashupatinah : 250 / adulte Bodnath : 200 / adulte Swayambunath :
TREK Réservé sur les conseils de Nancy et d’autres vfétistes à Nepal ecology trek. Prix légèrement supérieur à d’autres agences mais une partie des bénéfices est reversé dans un but humanitaire à un dispensaire, ce qui nous plaisait.
Prix : 209 e par personne Comprenant : le trek dans la vallée de kathmandu 4 nuits/ 5 j : un guide et deux porteurs : 3 repas par jour : hébergement : transferts aéroport et trek
Nos accompagnateurs : Un guide Rishi : jeune homme de 26 ans, parfaitement francophone, très proche de nous et adorable avec les enfants . ce fut très intéressant de pouvoir échanger sur la vie au Népal . Il travaille aussi en solo basnet_rishi2004@hotmail.com . n'hesitez pas!!!
Les porteurs : Souas et Kuma . Quand Thomas et Lucie les ont vus, ils nous ont dit : " il y a un jeune et un vieux " . On apprendra pendant le trek que " le vieux monsieur " au visage buriné a, en fait, 42 ans, c’est à dire notre âge : gloups !🤪 et qu’il est deux fois grand-père : regloups ! 🤪Merci les enfants ! ! ! ! ! 🤪🤪Ils étaient charmants. On avait deux sacs pour nous quatre ( et deux petits que nous portions nous même). Nous avons limité au maximum la charge car au début, nous ne voulions pas de porteurs. L’agence nous a fait comprendre que ce serait plus confortable et qu’au Népal c’était une source de revenus. Le jour J, nous donnons les deux sacs (entre 8 et 10 kg chacun), le regard baissé . Au bout de 10 mn, Rishi nous dit qu’ils sont très contents car les sacs sont légers ! Hourra, nous sommes soulagés, l’aventure peut commencer ! Tout le trek se fera à la même cadence, jamais les uns sans les autres . Nous prendrons tous nos repas ensemble. Super sympa !
Pourboire : on a tenu compte de la moyenne annoncée mais aussi de ce que nous avions envie de donner et tant pis si certains disent que c’est excessif ! ( 20 e par porteurs et 40 pour le guide)
Contenu du sac : On est parti avec une tenue propre Une tenue de rechange : tee-shirt, slips, chaussettes Une trousse de toilette Pyjama Une polaire zippé avec un coupe-vent Un tee-shirt longue manche pour les soirée Des chaussons Une trousse d’occupation : jeux de cartes, livres, dés, carnet de voyage, livres Une trousse médecine Lampes frontales
Journée type Lever 6h Petit-déj : 6h30 Départ 7h Marche 5h Pause déj 1h Marche 1à 2 h Pause au lodge entre 15/ 16h à 18h Balade dans village 1h Dîner 19h Gros dodo !
Repas Compris dans forfait Très simple mais copieux La vallée de Kathmandu n’offre que peu de gargotes, petites boutiques, nous n’avons donc pas réussi à prendre de repas 2j sur 4 .
Les lodges On s’imaginait dans des refuges de montagnes et là fut notre grande déception car en fait, nous sommes redescendus chaque jour en ville pour loger dans des GH. Le confort est vraiment rudimentaire ( là n’est pas le souci) mais dés le 2éme jour c’était en plus sale . Nous avons demandé à changer et avons payé un supplément . Le routard extrême ce n’est pas pour nous . Dommage pour l’ambiance refuge !
Condition physique Donnée pour 2200 m maxi d’alt. Ne nécessitant pas d’expérience de la rando et à la portée de tout le monde . Là on n’est pas tout à fait d’accord ! Voir J3. Nous n’avions pas choisi Jom Som en pensant que notre condition physique ne nous le permettrait pas, ce qui a bien fait rire le guide qui nous a avoué que premièrement les guides ne se battaient pas pour accompagner les treks de la vallée de Kath, car il faut chaque jour monter ( souvent entre 800 et 1000 m ) puis redescendre coucher dans la vallée et que deux le trek de Jom son demande moins de conditions physiques car moins de denivellé sur une journée. Bon ben tant pis, on sera obligé d’y retourner pour faire la comparaison ! ! ! ! !
Nous avons adoré : les petits village de montagne : l’accueil et les bons moments passés avec la population : la bonne ambiance du groupe : le cachet du village de Nala : les cultures en terrasse
Nous avons moins aimé : les nuages accrochés à l’Himalaya : la route poussiéreuse et embouteillée entre Nala et Banepa : plus aucune motivation à marcher : Ne pas être prévenu qu’il n’y aurait rien pour se restaurer et s’approvisionner : se perdre : toujours inquiétant ! : ne pas profiter de l’ambiance refuge.
SAFARI A CHITWAN
Prix : 95 e par pers : 2 nuits / 3 j : comprenant : le lodge et les 3 repas : les activités : le guide naturologue anglophone : boisson à volonté dont eau purifiée
Organisation : Le guide vous annonce le programme de la journée. J1 : Village Taru visite, danses locales J2 : Pirogue : balade dans la jungle 2h : Visite de l’elephant center : observation des oiseaux le long de la rivière : safari à dos d’éléphant 2h J3 retour sur Kathmandu
Transport en voiture privée Supplément de 55 e le trajet mais totalement hors de prix ! Nous avons choisi cette formule car nous nous sommes décidés le matin pour la journée même et que le jour du retour les bus touristiques ne fonctionnaient pas à cause de la fête. J’ai aussi voulu tenir compte des remarques quant aux nombreux accidents avec les bus sur cette route ;
On a aimé : Le safari à dos d’éléphant Voir les derniers rhino unicorne Le calme du Teraï L’atmosphère africaine
On a moins aimé : Se retrouver, pour le prix exhorbitant de la prestation, à 7 dans une berline !
En bref : Chitwan n’était pas prévu au programme car j’avais privilégié la vallée de Kath. à cause de l’instabilité politique de l’époque et que j’avais eu peur du côté trop bien bordé des activités. Au final, nous avons fait toutes les activités seuls ! Bref Foncez ! ! ! ! ! c’est un autre aspect du Népal !
LE CARNET DE ROUTE
22 octobre : vol pour Delhi
23 octobre Delhi – Kathmandou avec en toile de fond l’Himalaya ! ! ! Passage de l’immigration ( 1h) en prenant visa sur place L’agence nous attend comme prévu. Nous faisons connaissance de Rishi, notre guide, qui bonne surprise est parfaitement francophone ! Accueil avec un collier de fleurs et premier : Namasté ! Installation à l’International GH et grooossse sieste réparatrice. Découverte de Thamel, de la pollution, des klaxons, des boutiques touristiques, des crachats, de la population… déroutant mais fascinant
24 octobre Petit déjeuner copieux On prend un taxi à la journée pour visiter kathmandou . Durbar square : les bâtiments en bois sont tous plus beaux les uns que les autres, on ne sait plus où donner du regard. A cette ambiance médiévale, se mêlent les ricksaws, les femmes aux saris multicolores, les vendeurs en tout genre, les faux shadus, : du grand spectacle ! un régal ! ! ! ! !😇 Visite de la maison de la Kumari : dernière déesse vivante dont l’histoire nous fait frissonner… Je vous passe le détail de chaque temple. Nous avons aimé : la finesse des sculptures, le bois ( style newar ) de partout, la vie sur la place, être assis en haut du Megu dal et observer la vie plus bas, la ferveur des hindous devant Hanuman. Balade à Chow Indra. On se mêle à la foule, on se perd, on fouine. On est, à nouveau, admiratif devant la ferveur hindouiste . inculte en la matiére, on essaie de comprendre. On observe, en retrait, dans un petit coin, les rituels. Ici la pratique religieuse prend toute sa dimension !
Repas au diyalo et découverte des momos ( avec une petite pensée pour Nancy et Fifi)
Visite de Swayambu C’est le temple des singes, ben oui, ça c’est sur ! ! ! Premiers temples, premiers drapeaux de prière qui flottent au vent, et à mesure qu’on gravit les escaliers l’émotion m’envahit… j’attends, j’attends de voir les yeux de Bouddha. Mon émotion est palpable et Thomas me dit " tu vas pleurer, maman, ? " suis-je prévisible à ce point ? On arpente les ruelles, on s’arrête ici et là observer les sculptures sur ardoise, les moulins à priére … on s’approche… Et là, au détour d’une rue, aux sons du Om mani padme um, j’ai mes yeux dans les yeux de Bouddha. Ben oui, je pleure ! ! Je pleure de joie d’être ici à réaliser mes rêves ( quelle chance !), d’émotion à l’idée que cette fois, mon fils ne partage pas cela avec nous, de tristesse en pensant à mes deux patients( 43 et 48 ans) dont une bouddhiste, décédés et qui auraient tant aimé rencontrer les yeux de Bouddhas . Le regard plongé dans son regard, je fais le tour, deux tour. On admire la vallée. A 15h, on va s’installer dans un coin pour assister à l’office, de l’école tibétaine, aux sons des cors, trompettes, cymbales, on est subjugué. Le temps passe… On finit par quitter les lieux, à contre cœur.
25 Octobre
Rishi et les porteurs nous attendent à l’hôtel pour le trek .
Départ en bus local jusqu’à Sanghu. On utilise rarement les bus locaux car en famille un taxi est vite amorti. On découvre ici comment partir assis un peu prés confortablement et finir entassés avec le panier de la paysanne sur les genoux et les bidons du laitier au pied, le tout avec les relents de transpiration de chacun. Certains sont tout étonnés de nous trouver ici avec les enfants…sourires, regards interrogateurs, un jeune se lance " d’où venez-vous ? ", " de France, mais pourquoi venir ici alors que la France est paraît-il un magnifique pays ? " Et ben oui mais ici, on vous sourit, on vous parle… et tant d’autres choses.🙂
A Sanghu, départ pour Nagarkot, soi-disant en légère montée, je dirai en montée ou alors le poids de nos 42 ans ? Il fait très chaud et c’est parti ! Jamais de faux –plats pour se reprendre alors on grimpe !
Pause déjeuner dans une gargote avec apparition de l’Himalaya . je n’ai jamais été impressionnée par les montagnes. Le Mont-Blanc, 4807 m, oui et alors ? mais ici, je suis bluffée ! ! ! ! On est à 2000m, il y a des montagnes plus hautes et encore tout derrière des sommets immenses, à la même hauteur que notre avion à l’arrivée ! Respect ! Encore une heure de grimpette et nous voici à Nagarkot, les cuisses un peu endolories. Douche froide mais ô combien bénéfique. Pause carnet de voyage, lecture…
En soirée, balade avec l’équipe dans le village. Repas convivial au lodge où on découvre les saveurs du dal bat.
On décide de se coucher tôt ( 21h) pour être en forme demain sans savoir que l’hôtel est bondé par une troupe de jeunes venus de Kath. faire la fête : rires, guitare…A 22h30, Eddy péte les plombs ; on finit par s’endormir vers minuit .
26 octobre : 1er jour de la fête de Tihar : on célèbre les corbeaux
Au petit-déjeuner le patron ose nous demander si on a bien dormi ? On lui dira le reste ! Départ jusqu’à la Tower view tout en grimpette puis descente vers Nala à travers une campagne magnifique, des jardins, des fleurs, bambous, rizières…On est aux anges. La population est adorable ! Dés que nous lançons un Namaste, les sourires apparaissent et les réponses fusent ! Scènes de vie pittoresques à Nala avec ses allures médiévales. Route totalement inintéressante entre Nala et Banepa. Le soleil cogne dur ! On débarque dans un Gh complétement pourrie à Dulikhel😕. Nous refusons d’y dormir ( conf. Hebergement) et finissons dans le merveilleux Dulikhel Lodge resort pour le bonheur de tous ! Dans un moment d’éclaircie, Lucie aperçoit enfin l’Everest ( enfin ce qu’on en voit…), elle exulte !
27 octobre : 2éme jour de la fête : on célèbre les chiens ( car ils aident les âmes à traverser la rivière de la mort ;
Lever 6h et petit dej avec vue sur l’Himalaya
Départ en bus local pour Panauti. Visite de la ville, temple… pendant 1h.
Départ pour Godavari. On abandonne rapidement le goudron pour un magnifique sentier qui suit la rivière. La vie des champs, les pêcheurs, les mêmes sourires, les enfants qui réclament à être pris en photo… en l’écrivant, j’y suis encore !
Puis on quitte les villages pour la montagnes par un chemin escarpé, très escarpé ! ça grimpe, devient glissant, plus d’ échoppe mais nous ne savons encore pas que le porteur a voulu montrer un raccourci au guide, qu’il va se perdre, que nous ne rencontrerons plus du tout d’échoppe, que nous sommes donc en pleine nature sans rien à manger, ni à boire, à marcher encore jusqu’à 16h sans aucun ravitaillement possible : l’hypoglycémie nous guette. Dénivelle 1000m en monter puis en descente. Un villageois propose de nous guider pendant 2h durant que nous remercierons en lui offrant deux paquets de cigarettes car il refuse le modeste billet qu’Eddy lui tend . D’autres villageois nous proposeront à 16h quelques biscuits et un thé ! Nous arriverons à la tombée de la nuit à Godavari. On débarque dans un hôtel complètement vide ; cette nuit ont peut faire la fête, encore faut-il le pouvoir car nous sommes épuisés !
28 octobre : 3éme jour de la fête : On célèbre les vaches et Lakshmi, la déesse de la lumière qui vient visiter chaque foyer éclairé, les maisons sont donc ornées de bougies.
Lever difficile. La nuit ayant portée conseil et les enfants nous ayant fait part la veille de leur déception de ne pas aller à Chitwan, dés l’arrivée de Rishi, nous lui demandons s’il est possible d’organiser Chitwan dés demain. Quelques coups de téléphone, et la réponse tombe : oui si c’est dés aujourd’hui ! alors on se lance ! Nous abandonnons la dernière journée de trek qui ne correspond de toute façon pas à notre réelle attente ( et puis nous reviendrons pour Jomson !) pour un départ vers Chitwan. Passage éclair à l’international GH pour y récupérer du linge propre et nous quittons Kat. Arrivée à 15h Le Népal a ici complètement changé de visage : paysage plat, chaleur torride, maisons en torchis…Magnifique coucher de soleil, danses Taru, repas et gros dodo.
29 octobre : 4éme jour : on célèbre les bœufs et la nouvelle année Newar . Nous sommes en 1129
Départ en jeep pour remonter la rivière et la redescendre ensuite en pirogue : oiseaux multicolores, crocodiles, singes… en toute quiétude, au fil de l’eau … on savoure !
Balade à pied dans la jungle. On n’a pas la chance d’apercevoir de rhino mais ambiance Indiana Jones assurée !
On revient par l’éléphant center. Cela nous fend le cœur.
Pause piscine et dej
On pense faire une sieste mais le guide nous emmene observer les oiseaux .
15h30 safari à dos d’éléphant. 4 personnes par éléphant pendant 2h en pleine jungle( pantalon conseillé) : ça finit par faire mal aux fesses en chantant " la balade des éléphants " ( mais t’inquiète Fifi pour la trompe tu restes le meilleur !😉) Mais quel spectacle ! ! ! ! ! ! ! ! On y verra 4 rhino unicorne, des paons, biches, oiseaux…A mesure que le soleil baisse, les couleurs changent. On traverse tantôt la jungle, tantôt les herbes grasses. On traverse les rivières afin que Basenti kali puisse se désaltérer ( non, elle ne nous a pas arrosé bien que cela nous aie frôlé l’esprit ). On a apprécié que le maoté ne cherche pas à suivre les copains car nous avons ainsi passé les 2h seuls et non à la file, les uns derrière les autres. Très belle relation entre le maoté et son éléphant ; nous y serons très sensibles. Fin de soirée au lodge . Notre séjour à Chitwan nous a enchanté ! 🙂
30 octobre : 5éme jour de la fête : on célèbre les frères et sœurs.
Départ de Chitwan pour Bhaktapur. Arrivée à Bhaktapur à 13h. La situation idéale de la Gh nous permet de partir de suite se promener et découvrir taumadhi tole. On admire le temple Nyatapola. On ne se fixe rien, on erre dans les rues à notre gré, le nez tantôt levé pour admirer les sculptures Newar, tantôt baissé pour savourer les mélanges de couleurs, de fruits, de légumes et toute l’animation du dernier jour de fête . Aujourd’hui, les frères et sœurs s’offrent colliers et sucrerie ; thomas et Lucie se joignent au rituel !
31 octobre Grasse mâtinée : ouf ! ! ! ! ! ! Visite d’une école de Tangkas tibétains. Passionnant ! Visite du Durbar square avec une mention particulière pour le palais aux 55 fenêtres. Tout est calme aujourd’hui et on apprécie la sérénité des lieux.
1er novembre Départ en taxi pour Patan. Visite de la ville( circuit lonely planet), du Durbar square, et du musée : super car bien mis en valeur et excellente présentation de l’hindouisme et du bouddhisme. Flânerie l’après midi dans les jardins de l’hôtel.
2 novembre Retour à l’international GH. Balade à pied jusqu’à Durbar square( itinéraire lonely planet) et retour. On apprécie mieux encore le Durbar car notre œil est plus avisé et moins attiré par le tumulte qui règne autour de nous, ce qui nous permet de voir certains détails qui nous avaient échappés.
3 novembre Taxi jusqu’à Pashupatinah, ensemble de temples ( dont le principal interdit aux non-hindouistes) et lieu de crémation sur la rivière sacrée Bagmati. On s’est posé la question sur notre présence. Thomas y était opposé mais la majorité l’a emportée. On était cependant tous unanimes sur le fait que nous ne prendrions pas de photos. Pour moi, me présence se justifiait par le fait que nous étions là pour comprendre une culture différente de la nôtre, tout comme nous nous serions posés pour observer un mariage ; la mort n’est pas tabou. Nous déclinons l’offre des 2 hindous qui nous proposent de monter sur le toit pour filmer. Nous avons traversé la rivière et nous sommes assis sur la rive opposée des ghats. Nous avons pu observer trois accompagnements à la mort différents : un avec la famille, un avec des voisins et un sans personne. Trois choses nous ont marquées : l’humilité de la cérémonie, le fait que la crémation ait lieu sans personne qui accompagne le défunt, la fascination morbide de certains touristes à se mêler aux famille et à filmer à 20 cm du visage du mort ou télé-objectif et jumelles en mains( nous ne le jugeons pas, nous nous en étonnons ! car au retour et sorti de son contexte culturel avec qui partager cela ?)
En quittant les lieux, Thomas parle le premier : " cela m’a miné ! on n’est rien ! " Et bien oui, on en discutera beaucoup de suite puis dans la soirée, nous ne sommes rien et nous prenons ici une belle leçon d’humilité. Je demande aux enfants de ne retenir qu’une chose : rien ne sert d’être méprisant envers les autres car avec 100 kg de bois et 4h sur un bûcher, nous sommes tous égaux : il ne restera de nous que ce qu’on a bien voulu donner aux autres.
Nous rejoignons Bodnath à pied avec les explications du lonely planet ( en 30 mn). Nous attendons tous ce jour depuis notre arrivée ! Et au détour d’une rue, de la foule, des klaxons : les yeux de Bouddha, la sérénité des lieux aux sons du " Om mani padme um ". On est ébloui par les blancheur du dôme et par la paix qui règne ici. On se met à tourner, les larmes se mettent à couler ( Thomas ne m’a pas demander cette fois si j’allais pleurer car je crois qu’il connaissait déjà la réponse !) . On aura du mal à s’arracher des lieux…
Retour à Thamel, à la pollution, aux bruits, aux couleurs, au marchandage, bref à la vie après une journée de reflexion…
4 novembre
Nous quittons aujourd’hui le Népal qui me manque déjà ! Mais la belle leçon de vie va me laisser sur mon nuage encore longtemps car je n’ai toujours pas quitté le Népal en pensée à l’heure d’aujourd’hui.
On a aimé : La quiétude de Bhaktapur Etre au pied de l’Himalaya L’artisanat La gentillesse et les sourires de la population Le Népal africain de Chitwan Les couleurs partout et toujours ! L’art Newar
On a moins aimé : Avoir à mettre cher en hôtellerie pour avoir du propre La formule trek que nous avons choisie La lenteur du service à table ( pas question de dej en moins d’une heure) L’amplitude permanente des décibels à Kath.
Retour de l'hôtel Melia Cayo Santa Maria (14-21 novembre 2008) English translation pending
par soleil54 sur 24 Nov 2008 22:14 Nous avons eu un beau vol
a notre arrivée, hop dans l autobus, check in dans l autobus
1.30 heure pour se rendre
arrivée a l hotel, les bagages arrivent très vite a nos chambres
une chambre telle que demandée 2 ieme étage avec 2 lits 3/4
coin salon, coffre de securité gratuit, fer a repasser, planche a repasser,
sechoir a cheveux, mini frigo rempli tous les jours
Notre chambre était près de la passerelle qui se rend a la mer
près de la piscine, pres de tout dans le bloc 17, 1723 vue jardin
car peu de chambres ont vue mer a cet hotel
Coté température nous avons 1 journée et demi de beau temps chaud et par la suite un front froid le dimanche apres midi qui a duré jusqu au jeudi
A cet hotel nous avions droit a 2 resto a la carte Italien et mediterranéen ce fut assez bien a ces 2 restos, au méditerranéen il y a un filet mignon qui est pas mal bon a cet hotel les langoustes se vendent 30 pesos CUC par pers. il faut les commander 24 heures a l avance et servi dans les resto a la carte
le buffet est tres bien avec des comptoirs de cuisson 1 pour les pates, les viandes et 1 autre pour faire des riz frits pour les desserts crepes flambées et creme glacée toujours aussi bonne il y avait pas mal de choix pour ce temps ci de l année avec un taux d occupation de 50% environ
il y a 2 piscines dont une avec une avec un aqua bar j ai été visitée le spa et le gym et c était tres bien
il y a des spectacles tous les soirs a 10 heures et avant le souper il y a une pianiste avec musiciens dans le lobby bar
Pour les excursions nous n en avons pas fait, nous voulions faire celle catamaran mais elle a été annulée 3 jours et par la suite on trouvait qu il ventait trop les personnes qui ont pris ces excursions les merc et jeudi ont eu pas mal froid mais c etait bien
La plage était tres belle les premiers jours, par la suite drapeau rouge jusqu au jeudi drapeau jaune le vendredi nous en profitons car on pars a 3 heures de l hotel
Cet hotel est réservé aux clients de 18 ans et plus, il y a quand meme une bonne équipe d animation pour ceux que ca interesse et des activités toute la journée par contre pas de musique a la plage, le son des vagues nous suffisait l eau de la mer est tres belle quand il ne vente pas pas d algues non plus a notre arrivée apres le front froid il y en avait un peu d algues que les employés ramassait le matin
Comme la température n était pas de notre coté, mais au moins nous n avons pas eu de pluie, nous en avons profités pour prendre de grandes marches autant sur la plage que dans les hotels Sol et Melia Las Dunas nous nous sommes meme rendus a pied au Royal Hideway CE et aussi au Barcelo CSM
Les employés de l hotel sont sympas comme psartour ailleurs a Cuba
J ai beaucoup aimée cet hotel mais trop loin de l aéroport pour moi quand je penses qu a cayo largo mon cher sol cl est a 5 min de l aéroport je crois que je suis vendue a cayo largo
si j ai oubliée des détails que vous voulez savoir posez moi des questions et j essairez de vous répondre
Coté température nous avons 1 journée et demi de beau temps chaud et par la suite un front froid le dimanche apres midi qui a duré jusqu au jeudi
A cet hotel nous avions droit a 2 resto a la carte Italien et mediterranéen ce fut assez bien a ces 2 restos, au méditerranéen il y a un filet mignon qui est pas mal bon a cet hotel les langoustes se vendent 30 pesos CUC par pers. il faut les commander 24 heures a l avance et servi dans les resto a la carte
le buffet est tres bien avec des comptoirs de cuisson 1 pour les pates, les viandes et 1 autre pour faire des riz frits pour les desserts crepes flambées et creme glacée toujours aussi bonne il y avait pas mal de choix pour ce temps ci de l année avec un taux d occupation de 50% environ
il y a 2 piscines dont une avec une avec un aqua bar j ai été visitée le spa et le gym et c était tres bien
il y a des spectacles tous les soirs a 10 heures et avant le souper il y a une pianiste avec musiciens dans le lobby bar
Pour les excursions nous n en avons pas fait, nous voulions faire celle catamaran mais elle a été annulée 3 jours et par la suite on trouvait qu il ventait trop les personnes qui ont pris ces excursions les merc et jeudi ont eu pas mal froid mais c etait bien
La plage était tres belle les premiers jours, par la suite drapeau rouge jusqu au jeudi drapeau jaune le vendredi nous en profitons car on pars a 3 heures de l hotel
Cet hotel est réservé aux clients de 18 ans et plus, il y a quand meme une bonne équipe d animation pour ceux que ca interesse et des activités toute la journée par contre pas de musique a la plage, le son des vagues nous suffisait l eau de la mer est tres belle quand il ne vente pas pas d algues non plus a notre arrivée apres le front froid il y en avait un peu d algues que les employés ramassait le matin
Comme la température n était pas de notre coté, mais au moins nous n avons pas eu de pluie, nous en avons profités pour prendre de grandes marches autant sur la plage que dans les hotels Sol et Melia Las Dunas nous nous sommes meme rendus a pied au Royal Hideway CE et aussi au Barcelo CSM
Les employés de l hotel sont sympas comme psartour ailleurs a Cuba
J ai beaucoup aimée cet hotel mais trop loin de l aéroport pour moi quand je penses qu a cayo largo mon cher sol cl est a 5 min de l aéroport je crois que je suis vendue a cayo largo
si j ai oubliée des détails que vous voulez savoir posez moi des questions et j essairez de vous répondre
Rencontre de trois mois avec la culture thaïlandaise English translation pending
Voilà je pars 3 mois en thailande, je me demandais s'il était facile de rencontrer et de se lier d'amitié avec les thailandais, ou si la différence de culture représentait une trop grande "barrière".
merci davance
merci davance
Croisière sur le Costa Europa du 22 novembre? English translation pending
cette croisière est longue - apparemment il y aura beaucoup d'anglophones car dans les excursions il est précisé que les guides parlent seulement anglais alors je cherche des copains français ou italiens car je ne parle pas anglais pour partager quelques bons moments... suis bridgeuse pas mon mari - lui c'est plutôt sport ou rêve
peut être à bientôt
peut être à bientôt
Merveilles Cambodgiennes English translation pending
AU PAYS DU SOURIRE
Suite de notre voyage de 6 semaines cet été . Après avoir foulé le sol australien et affronté les grands espaces, nous voici au pays du sourire, retrouvant la vie grouillante d’Asie, le gentillesse de son peuple, le zen, les temples… et tant d’autres choses qui font de l’Asie, un continent que j’adore ! Volte face complet donc ! Le programme est restreint et nous n’avions pas la prétention de découvrir le Cambodge mais uniquement d’avoir un aperçu de Phnom Penh et surtout de savourer Angkor !
LE PERIPLE 10 juillet : Singapour / Phnom Penh 11 juillet : Visite de Phnom Penh : Palais royal et musée 12 juillet : Visite de Phnom Penh : Tuol sleng et marchés 13 juillet : Phnom Penh / Siem Reap 14 juillet : Siem reap 15 juillet : Angkor : petit circuit 16 juillet : Banteay srei, bamteay samré, ta som… 17 juillet : Orphelinat. Bakong, Lolei …Centre d’insertion de krousar thmey 18 juillet : Village du Tonle Sap. Campagne. Prasat Kravan, Preak Neak, Mebon 19 juillet : Siem reap. Cours de cuisine. Repos
GUIDES Lonely planet Routard A Angkor : livre de Maurice Glaize
BUDGET Coût total du voyage au Cambodge incluant les vols à partir de Singapour : 400 e par personne
TRANSPORTS
Aérien : Vol Jetstar Singapour / Phnom Penh : 75 e par pers Vol Jetstar Siem Reap / Singapour : 85 e par pers
Car P.P / Siem Reap Cie Mekong complet. On opte pour une nouvelle cie, très bien, clim, car bonne qualité : CN international travel. Quatre départs par jour : 7h30, 8h30, 12h30, 14h30 7$ par personne
Tuk-Tuk A Siem Reap : Deux tuk –tuk réservés de France : par l’intermédiaire de Mr VUTH . Excellent chauffeur, très disponible, discret, très cultivé, très branché temples et site d’Angkor. Avant l’entrée de chaque temple, il vous explique ce qu’il ne faut pas manquer. Francophone . Parle avec retenue de sa vie au temps des khmers rouges et du livre qu’il écrit à cet effet. Coordonnées : y.vuth @yahoo.com ou tel 012 201919. S’est fait accompagné par un jeune homme, francophone également (que Mr Vuth a pris son aile) : Phon Son . Adorable ! Il complète à merveille Mr Vuth et a très vite compris quand nous avons demandé une journée " campagne " ce que nous recherchions. Coordonnées : son-philippe@yahoo.com : tel 012 584846
Nous avons payé en tout : 62$ US pour les 4 jours ( nous n’avons pas souhaité utiliser de voiture mais avons tout fait en Tuk-Tuk
Tuk-Tuk en ville : Compter entre 1 et 3 $ en ville à Siem Reap.
HEBERGEMENT
A Phnom Penh : Hôtel Imprévu : COUP DE CŒUR ! ! ! 🙂🙂🙂 20$ le bungalow Tenu par deux français. A 8 km du centre, un vrai coin de paradis : des petits bungalows de 2 personnes, très propre avec clim, disséminés dans un immense jardin aux arbres centenaires. Immense piscine. Service et accueil impeccable ! Petit déjeuner en sus : 3, 5$ Repas du soir entre 4 et 7 $ ; très bonne cuisine nationale et internationale. Coordonnées : info@imprevu_resort.com : mobile : 012 655 440 : www.hotel-imprevu-resort.com
A Siem Reap : Green garden home guesthouse Chambre deluxe avec petit déjeuner : 28$ pour 3 pers. Bien située. Chambre défraîchie 😕. Accueil quelconque et service nonchalant( le 1e jour :3 serviettes puis 2 puis plus qu’une seule. Poubelle non vidées…) Son gros avantage : une magnifique piscine.
REPAS
Phnom Penh Friends( ONG) : prés musée national . Bénéfice pour former les enfants de la rue aux métiers de l’hôtellerie. Très bon repas, bien présenté, accueil sensas. Environ 4 à 7$ tout compris par repas.
Siem Reap Echoppes d’Angkor Environ 3 $ le prix d’une fried noddle ou d’un fried rice. Nous y mangerons tous les midis au milieu des enfants, de leur marchandage mais toujours dans la bonne humeur.
Le tigre de papier: coup de coeur🙂🙂🙂 Dans les petites rues animées du centre. Super ! Prix très corrects, bonne cuisine tant nationale qu’internationale (patron français). Accueil chaleureux. On vous recommande l’amok ! miam ! ! ! ! !
CHANGE $US acceptés partout ! Nombreux guichets à Siem reap
CLIMAT J’appréhendais la mousson mais nous souhaitions voir les rizières vertes, la végétation luxuriante…contrairement à notre voyage au Laos en février. Ce fut chose faite : superbe. Et la mousson : eh bien une grosse pluie qui oblige à s’abriter entre 30mn et 2h en fin de journée mais rien de dramatique. Pour les signes annonciateurs : pas de souci, le changement de la couleur du ciel se chargera de vous le faire savoir. Il fait néanmoins très, très chaud ! Soyez tôt sur les sites !
CARNET DE VOYAGE
11 juillet Nous sommes arrivés hier soir au Cambodge après 14 h d’attente à l’aéroport de Singapour + 3 h pour pour problème technique sur l’avion. Accueil sensas par l’hôtel Imprévu.
Aujourd’hui, visite de P.P Nous quittons l’hôtel et retrouvons avec bonheur le joyeux fratras des mobylettes, des Tuk-Tuk, embouteillages, anarchie de la circulation … On voit de suite que c’est un pays qui a beaucoup souffert
Palais royal de P.P et pagode d’argent : 6$. Attention fermeture entre 11h et 14h. Pas d’épaules nues ni de short trop court. Salle du trône, différents pavillons, stupas, pagode d’argent…
Repas à l’ONG " friends ", un bon moment et de douces saveurs !
Visite du musée national 8h- 17h 3$
Retour à l’hôtel où la piscine nous tend les bras ! ! ! Excellent repas
12 juillet Départ toujours aussi folklorique en Tuk-Tuk pour P.P .
Visite de Tuol Sleng ou S21, prison des khmers rouges. 8h-17h 2$ Visite éprouvante et émouvante. On a hésité et longuement parlé en famille . Le peuple cambodgien a énormément souffert de cette guerre. On souhaitait mieux le comprendre en abordant l’horreur des khmers rouges. Visite des cellules encore maculées de sang, larmes devant les milliers de portraits des prisonniers, effarement total devant les méthodes de torture que l’homme peut imaginer, incrédulité devant les témoignages de khmers qui ne regrettent rien… Pendant la visite, on ne s’est pas parlé, chacun est allé à son rythme, certains supportant moins bien que d’autres certaines salles et vice –versa… A peine franchi le portail, on se pose et on désamorce. Il s’en suivra de grands débats sur les idéologies… Le bilan : juste après la visite, certains ont regretté de l’avoir fait mais après plusieurs jours, tout le monde reconnaît que cela lui a beaucoup apporté pour comprendre les cambodgiens et notamment lors des discussions avec Mr Vuth qui a vécu cette horreur. En complément nous avons acheté sur place et lu : " le portail " et " ils ont d’abord tué mon père ".
Nouveau repas à Friends.
Arrêt au marché russe, très animé où se mélent étals d’artisanat, de soie, culinaires.. Les sacs vont encore s’alourdir !
Bienfaits de la piscine !
13 juillet Lever 5h pour un départ à 7h en car vers Siem Reap. C’est dimanche et le trafic est très perturbé par les différentes manifestations pour les 2 partis politiques puisque les élections approchent.
Nous quittons P.P à 9h et arriverons, après deux arrêts de 20mn, à S.R à 15h. Trajet très agréable au milieu des rizières, des villages qui jalonnent la route Le vendeur du billet nous propose notre arrivée, deux tuk-tuk qui nous attendraient pour 1$ chacun ; on doit lui payer la course à P.P . On hésite et trouve le système un peu bizarre 🤪 mais on ne craint pas grand chose pour le prix . On accepte. A l’arrivée, nous serons bien attendus comme prévu ! C’est simple l’Asie !😇
Nous sommes déposés à l’hôtel. nous disposons illico de la piscine.
Balade en ville au son des " tuk-tuk, monsieur " mais c’est quand même moins harcelant et plus souriant que les " calèches " en Egypte. On choisit le " tigre de papier " comme resto qui deviendra notre quartier général. Excellent repas !
14 juillet On s’est réservé cette journée pour démarrer en douceur. On commence par la visite du grand marché. On adore ça ! 🙂🙂🙂 On se balade au milieu des étals, des senteurs, on patauge dans la boue, le bruit des klaxons…. Le bonheur !
Visite aussi du vieux marché .
Nous déjeunons à L’Abacus car l’école hôtelière Salabai est fermée pour la semaine, dommage. C’est hors de prix, on nous y reprendra plus 😠!
Après-midi farniente et piscine, avant la balade du soir dans Siem reap .
En fin d’après-midi, nous avons rencontré Mr Vuth pour mettre au point nos 4 jours sur Angkor et ses environs. Très sympa !
15 juillet Départ 6h30 avant que la chaleur ne sévisse. Visite sur 4 jours d’Angkor : pass 3 j= 40$ ; 7 jours = 60$. Ils font la photo sur place.
Je ne vais pas vous décrire les temples uns à un, M.Glaize l’a fait et bien d’autres carnets de route ! et puis l’appréciation de chacun est très personnelle, même entre nous, nous avons eu des impressions différentes …On a, en tout cas, fait le choix d’en faire moins mais mieux et puis au bout de 4 jours, nous commencions à saturer et s’embrouiller . C’est vraiment un site qui demande à être vu et revu ! On a aimé cette ambiance mystérieuse, l’animation des échoppes, les dizaines d’enfants essayant de vous fourguer des babioles ( je ne peux pas vous dire combien de colliers, flûtes…on a ramenés ? mais devant un tel sourire ! ! ! ! ! ! !) Journée en tout cas épuisante !
16 juillet Et c’est reparti vers d’autres merveilles ! ! ! ! ! !😇
Aujourd’hui moins de temples mais plus de route au milieu des rizières. Magique !
Visite du musée de la mine, route de bamteay samré. 1$ par pers.
Retour dans l’après-midi car aujourd’hui c’est le déluge, la mousson s’éternise . Piscine !
On voulait aller au spectacle de marionnettes de la Noria mais Romain a une tourista.🏴☠️
17 juillet Après avoir acheté un sac de riz, on file vers l’orphelinat que j’avais contacté par mail le Chress village kandek ou www. socplsdo. org
Ils ne vivent que de donations car le gouvernement ne leur accorde rien. Accueil chaleureux ! Nous leur remettons le riz et les jouets que nous avons ramené de France. Nous visitons les lieux . Ils nous parlent de leur vie : leur quotidien, les difficultés, . C’est attachant et on aimerait tellement pouvoir faire plus🙁 ! N’hesitez pas à faire le detour !
Visite de 2 temples.
Arrêt dans une école d’insertion d’enfants et d’ado " krousar thmey " . Ils frappent le cuir et fabriquent des marionnettes. Nouvel accueil si chaleureux !🙂 petit spectacle de marionnettes, rien que pour nous, c’est touchant ! On s’étonne de les voir travailler si jeunes. On les questionnent mais ils trouvent cela tout à fait normal pour aider le centre et leur famille. Le tout avec le sourire. Un beau témoignage et une belle leçon pour nos ados tout émus . L’artisanat est très joli, ne vous en privez pas.
Retour vers 14h car l’état de Romain ne s’améliore pas !
18 juillet Aujourd’hui, nous voulons visiter la campagne. Mr Vuth veut absolument que nous visitions encore trois temples ( ah les puristes !) . On accepte. Son phon lui a parfaitement compris ce que nous recherchons dans cette journée ; il prend les choses en main, ce sera une réussite !
Visite du village flottant klong Cheas : 10$ par pers.🙂🙂 J’avais contacté Osmose mais ils ne travaillent pas à cette époque alors faute de grive…et malgré des échos par toujours favorables sur le forum, on se rabat sur klong cheas. On est seul et on va adorer ! Quelle vie, un autre univers ! ! ! ! Mais quelle misère !
Au retour, on sillonne la campagne, les temples, on voit vivre la population, on admire les rizières, la végétation …bref 100% réussi ! ! ! ! ! ! ! une belle expérience !🙂🙂🙂
De retour à l’hôtel, on quitte nos chauffeurs qui sont déjà des amis . Petit pincement au cœur ! Merci Mr Vuth et merci Son phon !🤪
19 juillet Dernière journée alors on se la joue cool !
On s’est inscrit par le biais du restaurant le " tigre de papier " à un cours de cuisine ! 11$ par pers : cours et la dégustation de son repas. On arrive à 10h, on choisit dans le menu l’entrée et le plat qu’on veut cuisiner puis départ pour le marché pour y faire ses achats.🙂 Etape suivante, revêtus de magnifiques tabliers 😉, tout le monde au fourneau. Epluchage…On s’applique mais il faut bien reconnaître, en toute modestie, qu’au bout de 3h le résultat est là : c’est appétissant et savoureux !😛 Nous sommes très fiers de nous et on a bien rigolé !Les quantités obtenus sont énormes, nous aurons beaucoup de mal à tout consommer. Bref un excellent moment, plein de découverte, de bonne humeur, instructif et ludique ! Et puis qu’est ce qu’on est fier maintenant de servir des nems et de l’amok entre autre ! Merci à Sophia, notre instructrice !
Après-midi farniente . Soirée valise ( ah j’adore !)
20 juillet Nous quittons le Cambodge via Singapour puis retour en France. Li ahs le Cambodge, on reviendra !
LES TEMPLES On a adoré : le Bayon pour ces visages énigmatiques mais surtout pour les heures que nous avons passé à déchiffrer les bas-reliefs : un vrai livre d’histoire ! : Angkor thom car on se sent rentrer dans un lieu mystérieux. : Ta Phrom car cela prouve que l’homme n’a jamais le dernier mot sur Dame Nature ! : Banteay Srei : Ta Som
On a adoré : Le Cambodge ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Suite de notre voyage de 6 semaines cet été . Après avoir foulé le sol australien et affronté les grands espaces, nous voici au pays du sourire, retrouvant la vie grouillante d’Asie, le gentillesse de son peuple, le zen, les temples… et tant d’autres choses qui font de l’Asie, un continent que j’adore ! Volte face complet donc ! Le programme est restreint et nous n’avions pas la prétention de découvrir le Cambodge mais uniquement d’avoir un aperçu de Phnom Penh et surtout de savourer Angkor !
LE PERIPLE 10 juillet : Singapour / Phnom Penh 11 juillet : Visite de Phnom Penh : Palais royal et musée 12 juillet : Visite de Phnom Penh : Tuol sleng et marchés 13 juillet : Phnom Penh / Siem Reap 14 juillet : Siem reap 15 juillet : Angkor : petit circuit 16 juillet : Banteay srei, bamteay samré, ta som… 17 juillet : Orphelinat. Bakong, Lolei …Centre d’insertion de krousar thmey 18 juillet : Village du Tonle Sap. Campagne. Prasat Kravan, Preak Neak, Mebon 19 juillet : Siem reap. Cours de cuisine. Repos
GUIDES Lonely planet Routard A Angkor : livre de Maurice Glaize
BUDGET Coût total du voyage au Cambodge incluant les vols à partir de Singapour : 400 e par personne
TRANSPORTS
Aérien : Vol Jetstar Singapour / Phnom Penh : 75 e par pers Vol Jetstar Siem Reap / Singapour : 85 e par pers
Car P.P / Siem Reap Cie Mekong complet. On opte pour une nouvelle cie, très bien, clim, car bonne qualité : CN international travel. Quatre départs par jour : 7h30, 8h30, 12h30, 14h30 7$ par personne
Tuk-Tuk A Siem Reap : Deux tuk –tuk réservés de France : par l’intermédiaire de Mr VUTH . Excellent chauffeur, très disponible, discret, très cultivé, très branché temples et site d’Angkor. Avant l’entrée de chaque temple, il vous explique ce qu’il ne faut pas manquer. Francophone . Parle avec retenue de sa vie au temps des khmers rouges et du livre qu’il écrit à cet effet. Coordonnées : y.vuth @yahoo.com ou tel 012 201919. S’est fait accompagné par un jeune homme, francophone également (que Mr Vuth a pris son aile) : Phon Son . Adorable ! Il complète à merveille Mr Vuth et a très vite compris quand nous avons demandé une journée " campagne " ce que nous recherchions. Coordonnées : son-philippe@yahoo.com : tel 012 584846
Nous avons payé en tout : 62$ US pour les 4 jours ( nous n’avons pas souhaité utiliser de voiture mais avons tout fait en Tuk-Tuk
Tuk-Tuk en ville : Compter entre 1 et 3 $ en ville à Siem Reap.
HEBERGEMENT
A Phnom Penh : Hôtel Imprévu : COUP DE CŒUR ! ! ! 🙂🙂🙂 20$ le bungalow Tenu par deux français. A 8 km du centre, un vrai coin de paradis : des petits bungalows de 2 personnes, très propre avec clim, disséminés dans un immense jardin aux arbres centenaires. Immense piscine. Service et accueil impeccable ! Petit déjeuner en sus : 3, 5$ Repas du soir entre 4 et 7 $ ; très bonne cuisine nationale et internationale. Coordonnées : info@imprevu_resort.com : mobile : 012 655 440 : www.hotel-imprevu-resort.com
A Siem Reap : Green garden home guesthouse Chambre deluxe avec petit déjeuner : 28$ pour 3 pers. Bien située. Chambre défraîchie 😕. Accueil quelconque et service nonchalant( le 1e jour :3 serviettes puis 2 puis plus qu’une seule. Poubelle non vidées…) Son gros avantage : une magnifique piscine.
REPAS
Phnom Penh Friends( ONG) : prés musée national . Bénéfice pour former les enfants de la rue aux métiers de l’hôtellerie. Très bon repas, bien présenté, accueil sensas. Environ 4 à 7$ tout compris par repas.
Siem Reap Echoppes d’Angkor Environ 3 $ le prix d’une fried noddle ou d’un fried rice. Nous y mangerons tous les midis au milieu des enfants, de leur marchandage mais toujours dans la bonne humeur.
Le tigre de papier: coup de coeur🙂🙂🙂 Dans les petites rues animées du centre. Super ! Prix très corrects, bonne cuisine tant nationale qu’internationale (patron français). Accueil chaleureux. On vous recommande l’amok ! miam ! ! ! ! !
CHANGE $US acceptés partout ! Nombreux guichets à Siem reap
CLIMAT J’appréhendais la mousson mais nous souhaitions voir les rizières vertes, la végétation luxuriante…contrairement à notre voyage au Laos en février. Ce fut chose faite : superbe. Et la mousson : eh bien une grosse pluie qui oblige à s’abriter entre 30mn et 2h en fin de journée mais rien de dramatique. Pour les signes annonciateurs : pas de souci, le changement de la couleur du ciel se chargera de vous le faire savoir. Il fait néanmoins très, très chaud ! Soyez tôt sur les sites !
CARNET DE VOYAGE
11 juillet Nous sommes arrivés hier soir au Cambodge après 14 h d’attente à l’aéroport de Singapour + 3 h pour pour problème technique sur l’avion. Accueil sensas par l’hôtel Imprévu.
Aujourd’hui, visite de P.P Nous quittons l’hôtel et retrouvons avec bonheur le joyeux fratras des mobylettes, des Tuk-Tuk, embouteillages, anarchie de la circulation … On voit de suite que c’est un pays qui a beaucoup souffert
Palais royal de P.P et pagode d’argent : 6$. Attention fermeture entre 11h et 14h. Pas d’épaules nues ni de short trop court. Salle du trône, différents pavillons, stupas, pagode d’argent…
Repas à l’ONG " friends ", un bon moment et de douces saveurs !
Visite du musée national 8h- 17h 3$
Retour à l’hôtel où la piscine nous tend les bras ! ! ! Excellent repas
12 juillet Départ toujours aussi folklorique en Tuk-Tuk pour P.P .
Visite de Tuol Sleng ou S21, prison des khmers rouges. 8h-17h 2$ Visite éprouvante et émouvante. On a hésité et longuement parlé en famille . Le peuple cambodgien a énormément souffert de cette guerre. On souhaitait mieux le comprendre en abordant l’horreur des khmers rouges. Visite des cellules encore maculées de sang, larmes devant les milliers de portraits des prisonniers, effarement total devant les méthodes de torture que l’homme peut imaginer, incrédulité devant les témoignages de khmers qui ne regrettent rien… Pendant la visite, on ne s’est pas parlé, chacun est allé à son rythme, certains supportant moins bien que d’autres certaines salles et vice –versa… A peine franchi le portail, on se pose et on désamorce. Il s’en suivra de grands débats sur les idéologies… Le bilan : juste après la visite, certains ont regretté de l’avoir fait mais après plusieurs jours, tout le monde reconnaît que cela lui a beaucoup apporté pour comprendre les cambodgiens et notamment lors des discussions avec Mr Vuth qui a vécu cette horreur. En complément nous avons acheté sur place et lu : " le portail " et " ils ont d’abord tué mon père ".
Nouveau repas à Friends.
Arrêt au marché russe, très animé où se mélent étals d’artisanat, de soie, culinaires.. Les sacs vont encore s’alourdir !
Bienfaits de la piscine !
13 juillet Lever 5h pour un départ à 7h en car vers Siem Reap. C’est dimanche et le trafic est très perturbé par les différentes manifestations pour les 2 partis politiques puisque les élections approchent.
Nous quittons P.P à 9h et arriverons, après deux arrêts de 20mn, à S.R à 15h. Trajet très agréable au milieu des rizières, des villages qui jalonnent la route Le vendeur du billet nous propose notre arrivée, deux tuk-tuk qui nous attendraient pour 1$ chacun ; on doit lui payer la course à P.P . On hésite et trouve le système un peu bizarre 🤪 mais on ne craint pas grand chose pour le prix . On accepte. A l’arrivée, nous serons bien attendus comme prévu ! C’est simple l’Asie !😇
Nous sommes déposés à l’hôtel. nous disposons illico de la piscine.
Balade en ville au son des " tuk-tuk, monsieur " mais c’est quand même moins harcelant et plus souriant que les " calèches " en Egypte. On choisit le " tigre de papier " comme resto qui deviendra notre quartier général. Excellent repas !
14 juillet On s’est réservé cette journée pour démarrer en douceur. On commence par la visite du grand marché. On adore ça ! 🙂🙂🙂 On se balade au milieu des étals, des senteurs, on patauge dans la boue, le bruit des klaxons…. Le bonheur !
Visite aussi du vieux marché .
Nous déjeunons à L’Abacus car l’école hôtelière Salabai est fermée pour la semaine, dommage. C’est hors de prix, on nous y reprendra plus 😠!
Après-midi farniente et piscine, avant la balade du soir dans Siem reap .
En fin d’après-midi, nous avons rencontré Mr Vuth pour mettre au point nos 4 jours sur Angkor et ses environs. Très sympa !
15 juillet Départ 6h30 avant que la chaleur ne sévisse. Visite sur 4 jours d’Angkor : pass 3 j= 40$ ; 7 jours = 60$. Ils font la photo sur place.
Je ne vais pas vous décrire les temples uns à un, M.Glaize l’a fait et bien d’autres carnets de route ! et puis l’appréciation de chacun est très personnelle, même entre nous, nous avons eu des impressions différentes …On a, en tout cas, fait le choix d’en faire moins mais mieux et puis au bout de 4 jours, nous commencions à saturer et s’embrouiller . C’est vraiment un site qui demande à être vu et revu ! On a aimé cette ambiance mystérieuse, l’animation des échoppes, les dizaines d’enfants essayant de vous fourguer des babioles ( je ne peux pas vous dire combien de colliers, flûtes…on a ramenés ? mais devant un tel sourire ! ! ! ! ! ! !) Journée en tout cas épuisante !
16 juillet Et c’est reparti vers d’autres merveilles ! ! ! ! ! !😇
Aujourd’hui moins de temples mais plus de route au milieu des rizières. Magique !
Visite du musée de la mine, route de bamteay samré. 1$ par pers.
Retour dans l’après-midi car aujourd’hui c’est le déluge, la mousson s’éternise . Piscine !
On voulait aller au spectacle de marionnettes de la Noria mais Romain a une tourista.🏴☠️
17 juillet Après avoir acheté un sac de riz, on file vers l’orphelinat que j’avais contacté par mail le Chress village kandek ou www. socplsdo. org
Ils ne vivent que de donations car le gouvernement ne leur accorde rien. Accueil chaleureux ! Nous leur remettons le riz et les jouets que nous avons ramené de France. Nous visitons les lieux . Ils nous parlent de leur vie : leur quotidien, les difficultés, . C’est attachant et on aimerait tellement pouvoir faire plus🙁 ! N’hesitez pas à faire le detour !
Visite de 2 temples.
Arrêt dans une école d’insertion d’enfants et d’ado " krousar thmey " . Ils frappent le cuir et fabriquent des marionnettes. Nouvel accueil si chaleureux !🙂 petit spectacle de marionnettes, rien que pour nous, c’est touchant ! On s’étonne de les voir travailler si jeunes. On les questionnent mais ils trouvent cela tout à fait normal pour aider le centre et leur famille. Le tout avec le sourire. Un beau témoignage et une belle leçon pour nos ados tout émus . L’artisanat est très joli, ne vous en privez pas.
Retour vers 14h car l’état de Romain ne s’améliore pas !
18 juillet Aujourd’hui, nous voulons visiter la campagne. Mr Vuth veut absolument que nous visitions encore trois temples ( ah les puristes !) . On accepte. Son phon lui a parfaitement compris ce que nous recherchons dans cette journée ; il prend les choses en main, ce sera une réussite !
Visite du village flottant klong Cheas : 10$ par pers.🙂🙂 J’avais contacté Osmose mais ils ne travaillent pas à cette époque alors faute de grive…et malgré des échos par toujours favorables sur le forum, on se rabat sur klong cheas. On est seul et on va adorer ! Quelle vie, un autre univers ! ! ! ! Mais quelle misère !
Au retour, on sillonne la campagne, les temples, on voit vivre la population, on admire les rizières, la végétation …bref 100% réussi ! ! ! ! ! ! ! une belle expérience !🙂🙂🙂
De retour à l’hôtel, on quitte nos chauffeurs qui sont déjà des amis . Petit pincement au cœur ! Merci Mr Vuth et merci Son phon !🤪
19 juillet Dernière journée alors on se la joue cool !
On s’est inscrit par le biais du restaurant le " tigre de papier " à un cours de cuisine ! 11$ par pers : cours et la dégustation de son repas. On arrive à 10h, on choisit dans le menu l’entrée et le plat qu’on veut cuisiner puis départ pour le marché pour y faire ses achats.🙂 Etape suivante, revêtus de magnifiques tabliers 😉, tout le monde au fourneau. Epluchage…On s’applique mais il faut bien reconnaître, en toute modestie, qu’au bout de 3h le résultat est là : c’est appétissant et savoureux !😛 Nous sommes très fiers de nous et on a bien rigolé !Les quantités obtenus sont énormes, nous aurons beaucoup de mal à tout consommer. Bref un excellent moment, plein de découverte, de bonne humeur, instructif et ludique ! Et puis qu’est ce qu’on est fier maintenant de servir des nems et de l’amok entre autre ! Merci à Sophia, notre instructrice !
Après-midi farniente . Soirée valise ( ah j’adore !)
20 juillet Nous quittons le Cambodge via Singapour puis retour en France. Li ahs le Cambodge, on reviendra !
LES TEMPLES On a adoré : le Bayon pour ces visages énigmatiques mais surtout pour les heures que nous avons passé à déchiffrer les bas-reliefs : un vrai livre d’histoire ! : Angkor thom car on se sent rentrer dans un lieu mystérieux. : Ta Phrom car cela prouve que l’homme n’a jamais le dernier mot sur Dame Nature ! : Banteay Srei : Ta Som
On a adoré : Le Cambodge ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Le Cambodge adresse un ultimatum à la Thaïlande (13 octobre 2008) English translation pending
Voulant peut-être profiter de la situation intérieure troublée en Thaïlande, HunSen vient de lui adresser un ultimatum : retirez vos troupes des frontières ou c'est la guerre ...
Il faut noter que les troupes cambodgiennes ont, elles, été renforcées, et que demander le retrait de "celles d'en face" n'est pas raisonnable !
N'est-ce qu'une gesticulation oubien l'annonce d'une tentative militariste style Saakachvili ?
http://bangkokpost.com/topstories/topstories.php?id=131403
NB:En Juillet, il avait été question d'un retrait simultané des troupes, que la Thaïlande avait accepté mais au dernier moment HunSen a exigé que les thaïlandais "se retirent d'abord" ...
Il faut noter que les troupes cambodgiennes ont, elles, été renforcées, et que demander le retrait de "celles d'en face" n'est pas raisonnable !
N'est-ce qu'une gesticulation oubien l'annonce d'une tentative militariste style Saakachvili ?
http://bangkokpost.com/topstories/topstories.php?id=131403
NB:En Juillet, il avait été question d'un retrait simultané des troupes, que la Thaïlande avait accepté mais au dernier moment HunSen a exigé que les thaïlandais "se retirent d'abord" ...
Dormir près de Gila Bend Arizona (sud-ouest de Phoenix) English translation pending
Bonjour,
dans le cadre d'un voyage ouest usa mi 2009, j'envisage une halte vers Gila Bend (sud ouest de Phoenix).
Avez-vous quelques infos svp ?
Merci d'avance.
apd.
Merci d'avance.
apd.
Hôtels pendant mon circuit en Inde du Sud? English translation pending
re bonjour,
Ca y est, j'ai trouvé mon circuit grâce je dois dire à vos conseils.
J'aimerai par contre que vous me donniez vos tuyaux concernant les hotels.
Nous allons à MAHABALIPURAM PONDICHERI TANJORE MADURAI TIRUCHIRAPPALI TIRUVANNAMALAI
Il est important de trouver des endroits sympas sans être le grand luxe.
Merci beaucoup.
Ca y est, j'ai trouvé mon circuit grâce je dois dire à vos conseils.
J'aimerai par contre que vous me donniez vos tuyaux concernant les hotels.
Nous allons à MAHABALIPURAM PONDICHERI TANJORE MADURAI TIRUCHIRAPPALI TIRUVANNAMALAI
Il est important de trouver des endroits sympas sans être le grand luxe.
Merci beaucoup.
Notre voyage aux Canaries English translation pending
Bonjour,
Nous sommes allés découvrir pendant 2 semaines les Iles Canaries : Lanzarote, Fuerteventura, Grande Canarie, Tenerife et La Gomera, bref presque tout l'archipel!
Pour organiser un tel voyage, nous avons consulté plusieurs agences de voyages et sites web. La plupart des offres ne correspondaient pas à notre besoin car la plupart vendent des forfaits dans des endroits hyper-touristiques. Nous voulions aller visiter les îles Canaries et non pas nous retrouver dans une station touristique avec des usines à touristes qu'on peut trouver à l'identique partout dans le monde.
Pour le vol aller, nous avons réservé directement chez Air Europa (sur http://www.aireuropa.com/fr/default.html) un Paris-Orly - Lanzarote avec escale à Madrid. Rien à redire. Pas de vol direct vers Lanzarote depuis Paris, dommage...
Pour le vol retour Ténérife Sud - Paris Orly : Transavia (http://www.transavia.com). Vol de nuit. Tout s'est bien passé. Si vous réservez suffisamment à l'avance, vous pourrez trouver de super prix.
Pour les traversées d'une île à l'autre, nous avons pris le ferry Naviera Armas (http://www.naviera-armas.com). Bien moins cher que l'autre compagnie de ferry, Fred Olsen.
Pour l'hébergement, nous avons tout réservé avant de partir sur le site internet canaries.net (http://www.canaries.net). Super service de réservation, possibilité d'organiser un voyage à la carte comme nous le voulions, rien à redire : de vrais pros. Les établissements correspondaient aux descriptifs publiés sur canaries.net, hôtels de qualité.
Nous avons réservé sur internet avant de partir la voiture de location pour chaque île chez canariasautos.com (http://www.canariasautos.com). C'est le même service de réservation que canaries.net. Avantage : pas de temps perdu avec les bus sur place, pas eu besoin de chercher un rent a car correct dans ce pays que nous ne connaissions pas et nous étions assuré d'avoir une voiture en arrivant. Aucun problème à signaler, voitures propres et surtout récentes. Pas eu besoin de changer la voiture. Même service impeccable sur toutes les îles. Bref, nous n'avons pas eu de mauvaise surprise en arrivant sur place.
Sur canaries.net et canariasautos.com, on a payé un acompte à la réservation : la validation de la réservation se fait en payant cet acompte. Nous n'avons pas payé de frais de dossier pour la réservation sur ces sites et les prix étaient TTC, sans suppléments. Nous ne pouvons donc que vous recommander canaries.net et canariasautos.com !
Côté météo, nous avons eu un super temps sur toutes les îles, la mer était bonne aussi, on a pu se baigner.
Lanzarote : une île magnifique - paysages volcaniques impressionnants - les variations de couleurs ocre, brun, noir sur les volcans sont à voir. On a bien aimé aussi le contraste entre le blanc des maisons (qui ressemblent à celles d'Afrique du Nord) avec leurs volets bleus ou verts et les champs de lave. A visiter : Parc National de Timanfaya et la route des volcans, la route du vin La Geria, les plages de sable blanc de Papagayo au sud, le joli village de Yaiza, Arrecife la capitale, la Casa Museo au Monumento del Campesino, la Fondation César Manrique, Jardin de cactus, les grottes Jameos del Agua et Cueva de los Verdes et le Mirador del Rio au nord. Beaucoup de choses à voir à Lanzarote, une île riche en patrimoine naturel et culturel. Ile classée Réserve de la Biosphère.
Fuerteventura : la destination farniente. Les plages de sable blanc sont superbes. L'intérieur de l'île mérite un coup d'oeil. A visiter: Betancuria, le Parc naturel de Corralejo (dunes), La Oliva, Pajara, Antigua.
Grande Canarie : la Réserve de la Biosphère située au centre, verdoyante, (le plus bel endroit de l'île selon nous) avec le village perché de Tejeda constraste avec le sud hyper aride et hyper touristique sur les côtes (on a bien évidemment pas aimé). A visiter : Las Palmas (l'ancien quartier colonial de La Vegueta avec la maison de Christophe Colomb), Aguïmes (la vieille ville est typique), les dunes de Maspalomas, Guyadeque, Arucas.
Ténérife : la plus grande île avec le majestueux Pico del Teide, classé Patrimoine mondial de l'Unesco, sommet des Canaries et de l'Espagne culminant à 3718 mètres! On est monté pratiquement jusqu'au sommet : c'est vraiment splendide. C'est un peu comme Grande Canarie : le nord est vert et joli, le sud affreux avec ses usines à touristes (Playa de las Américas, Los Cristianos une horreur!!!). A visiter : le Parc National du Teide et le pic du Teide, la Vallée de la Orotava, Guïmar, Santa Cruz de Tenerife, La Laguna et la Orotava à voir absolument, Garachico, Masca.
La Gomera : une île très escarpée, petites routes de montagne, une nature exceptionnelle. Nous avons adoré le Parc National de Garajonay, classé lui aussi Patrimoine mondial de l'Unesco, avec ses forêts de lauriers et de bruyères. Pour les amoureux de nature et de flore, c'est là qu'il faut aller. A visiter : le Parc National de Garajonay, San Sebastian de la Gomera, Hermigua, Vallehermoso, Valle Gran Rey.
Voilà donc nos impressions de ce voyage aux Canaries. On a vraiment apprécié ces 15 jours.
Si vous avez besoin d'infos, n'hésitez pas à nous contacter.
Manuereva
Nous sommes allés découvrir pendant 2 semaines les Iles Canaries : Lanzarote, Fuerteventura, Grande Canarie, Tenerife et La Gomera, bref presque tout l'archipel!
Pour organiser un tel voyage, nous avons consulté plusieurs agences de voyages et sites web. La plupart des offres ne correspondaient pas à notre besoin car la plupart vendent des forfaits dans des endroits hyper-touristiques. Nous voulions aller visiter les îles Canaries et non pas nous retrouver dans une station touristique avec des usines à touristes qu'on peut trouver à l'identique partout dans le monde.
Pour le vol aller, nous avons réservé directement chez Air Europa (sur http://www.aireuropa.com/fr/default.html) un Paris-Orly - Lanzarote avec escale à Madrid. Rien à redire. Pas de vol direct vers Lanzarote depuis Paris, dommage...
Pour le vol retour Ténérife Sud - Paris Orly : Transavia (http://www.transavia.com). Vol de nuit. Tout s'est bien passé. Si vous réservez suffisamment à l'avance, vous pourrez trouver de super prix.
Pour les traversées d'une île à l'autre, nous avons pris le ferry Naviera Armas (http://www.naviera-armas.com). Bien moins cher que l'autre compagnie de ferry, Fred Olsen.
Pour l'hébergement, nous avons tout réservé avant de partir sur le site internet canaries.net (http://www.canaries.net). Super service de réservation, possibilité d'organiser un voyage à la carte comme nous le voulions, rien à redire : de vrais pros. Les établissements correspondaient aux descriptifs publiés sur canaries.net, hôtels de qualité.
Nous avons réservé sur internet avant de partir la voiture de location pour chaque île chez canariasautos.com (http://www.canariasautos.com). C'est le même service de réservation que canaries.net. Avantage : pas de temps perdu avec les bus sur place, pas eu besoin de chercher un rent a car correct dans ce pays que nous ne connaissions pas et nous étions assuré d'avoir une voiture en arrivant. Aucun problème à signaler, voitures propres et surtout récentes. Pas eu besoin de changer la voiture. Même service impeccable sur toutes les îles. Bref, nous n'avons pas eu de mauvaise surprise en arrivant sur place.
Sur canaries.net et canariasautos.com, on a payé un acompte à la réservation : la validation de la réservation se fait en payant cet acompte. Nous n'avons pas payé de frais de dossier pour la réservation sur ces sites et les prix étaient TTC, sans suppléments. Nous ne pouvons donc que vous recommander canaries.net et canariasautos.com !
Côté météo, nous avons eu un super temps sur toutes les îles, la mer était bonne aussi, on a pu se baigner.
Lanzarote : une île magnifique - paysages volcaniques impressionnants - les variations de couleurs ocre, brun, noir sur les volcans sont à voir. On a bien aimé aussi le contraste entre le blanc des maisons (qui ressemblent à celles d'Afrique du Nord) avec leurs volets bleus ou verts et les champs de lave. A visiter : Parc National de Timanfaya et la route des volcans, la route du vin La Geria, les plages de sable blanc de Papagayo au sud, le joli village de Yaiza, Arrecife la capitale, la Casa Museo au Monumento del Campesino, la Fondation César Manrique, Jardin de cactus, les grottes Jameos del Agua et Cueva de los Verdes et le Mirador del Rio au nord. Beaucoup de choses à voir à Lanzarote, une île riche en patrimoine naturel et culturel. Ile classée Réserve de la Biosphère.
Fuerteventura : la destination farniente. Les plages de sable blanc sont superbes. L'intérieur de l'île mérite un coup d'oeil. A visiter: Betancuria, le Parc naturel de Corralejo (dunes), La Oliva, Pajara, Antigua.
Grande Canarie : la Réserve de la Biosphère située au centre, verdoyante, (le plus bel endroit de l'île selon nous) avec le village perché de Tejeda constraste avec le sud hyper aride et hyper touristique sur les côtes (on a bien évidemment pas aimé). A visiter : Las Palmas (l'ancien quartier colonial de La Vegueta avec la maison de Christophe Colomb), Aguïmes (la vieille ville est typique), les dunes de Maspalomas, Guyadeque, Arucas.
Ténérife : la plus grande île avec le majestueux Pico del Teide, classé Patrimoine mondial de l'Unesco, sommet des Canaries et de l'Espagne culminant à 3718 mètres! On est monté pratiquement jusqu'au sommet : c'est vraiment splendide. C'est un peu comme Grande Canarie : le nord est vert et joli, le sud affreux avec ses usines à touristes (Playa de las Américas, Los Cristianos une horreur!!!). A visiter : le Parc National du Teide et le pic du Teide, la Vallée de la Orotava, Guïmar, Santa Cruz de Tenerife, La Laguna et la Orotava à voir absolument, Garachico, Masca.
La Gomera : une île très escarpée, petites routes de montagne, une nature exceptionnelle. Nous avons adoré le Parc National de Garajonay, classé lui aussi Patrimoine mondial de l'Unesco, avec ses forêts de lauriers et de bruyères. Pour les amoureux de nature et de flore, c'est là qu'il faut aller. A visiter : le Parc National de Garajonay, San Sebastian de la Gomera, Hermigua, Vallehermoso, Valle Gran Rey.
Voilà donc nos impressions de ce voyage aux Canaries. On a vraiment apprécié ces 15 jours.
Si vous avez besoin d'infos, n'hésitez pas à nous contacter.
Manuereva
Transports Hanoi-Cao Bang et Cao Bang-Lang Son? (Vietnam) English translation pending
Bonjour, à tous, nous partons Jeudi 4 pour le VietNam & pensons monter dans le nord, direction CAO BANG redescendre par LANG SON direction la Baie d'Along.
Est-il possible de faire Hanoï Cao bang en train (et si possible de nuit)?
Pour la liason Cao Bang - Lang Son existe t-il des train pourle faire ou en bus uniquement?
& dernière petite question, sur ce que nous avons pu lire ça et là, c'est moins fréquenté que Sapa & ses environs, peut-être moins touristique, mais selon vous, ce coin est-il sympa, jolie, intéressant?
D'avance merci beaucoup
Est-il possible de faire Hanoï Cao bang en train (et si possible de nuit)?
Pour la liason Cao Bang - Lang Son existe t-il des train pourle faire ou en bus uniquement?
& dernière petite question, sur ce que nous avons pu lire ça et là, c'est moins fréquenté que Sapa & ses environs, peut-être moins touristique, mais selon vous, ce coin est-il sympa, jolie, intéressant?
D'avance merci beaucoup
Retour d'une semaine à Yellowstone English translation pending
Bonjour,
Premier message sur le forum car nous rentrons d'une semaine de Wyoming.
Coté hebergement, on a fait : Quality inn 49ers à Jackson : $150 le motel avec petit dej. pour 5 (dont 3 kids) = un motel classique. Old faitfull inn : $100 sans petit déj. : c'est un incontournable !, chambre rustique, WC et salle de bain dans le couloir mais quel charme ! Pour déjeuner, la cafétéria du Old Faitfull Lodge. West Yellowstone Lodge : Classique hotel de chaine avec piscine. $150 avec ptit déj. Diner sympa aux 3 bears (routard) Best Western Gardiner : Un peu mieux, même prix que le précédent mais pas de ptit déj. par contre une plus grande piscine et la bonne pizzeria Outlaw juste à coté Canyon Cabin & Lodge, $70 la cabin, sans doute le meilleur compromis prix / emplacement qu'on ai fait. Cafétéria au Visitor center tout proche 2 nuits au Cody cowboy village : un cabin de luxe avec des lits de rêve mais un petit déj digne d'un days inn ! Le prix est indécent mais quel farniente !
Coté programme : J1 : Grand Tetons avec les bisons de Mormons rows, le tour de Jenny lake à pieds et ballade vers cascade canyon (avec un black bear qui a traversé le trail à 10 mètres devant nous en redescendant de Hidden falls), West Thumb et le vieux fidèle en soirée J2 : les geysers entre Faithfull et West Yellowstone J3 : Monument Geyser (sur la route de Norris, juste avant le pont sur la Gibbon river) : un must mais ça grimpe pendant 40 minutes, Norris et Mammoth en soirée (canary spring est top le soir !). J4 : Mammoth (Palette spring à faire le matin), des Pronghorns, un ours vers Tower Roosevelt qui croisera la route juste derrière notre voiture, puis la superbe vallée de Lamar avec ses troupeaux de bisons et encore un black bear se goinfrant près de la rivière. J5 : Artist point (la North Rim est fermée) avec ballade sur Uncle Tom, le lac (avec Storm Point trail) et en soirée le rodéo à Cody J6 : Musée Buffalo Bill, Old Trail Town à Cody et farniente J7 : Retour au faitfull avec Castle Geyser, un coyote qui rentrait de la chasse et Beehive en éruption (quelle douche sous Beehive !) et au retour 3 Grizzly Bear sur la route de West Thumb qui là encore ont croisé la route sous nos yeux ébahis et enfin un moose sur la Snake river (route de gros ventre près de Jackson).
En synthèse, des 12 National Park que nous ayons fait (Yosemite, Death Valley, Grand Canyon, Mesa Verde, Canyonland, Arches, Capitol Reef, Bryce, Zion, Everglades, Grand tétons et Great Smokey Mountains), Yellowstone est sans conteste le plus fabuleux pour son cocktail de beauté sauvage, de wildlife et de geysers.
Merci aux habitués de ce forum qui nous aident dans la préparation de nos voyages...
Premier message sur le forum car nous rentrons d'une semaine de Wyoming.
Coté hebergement, on a fait : Quality inn 49ers à Jackson : $150 le motel avec petit dej. pour 5 (dont 3 kids) = un motel classique. Old faitfull inn : $100 sans petit déj. : c'est un incontournable !, chambre rustique, WC et salle de bain dans le couloir mais quel charme ! Pour déjeuner, la cafétéria du Old Faitfull Lodge. West Yellowstone Lodge : Classique hotel de chaine avec piscine. $150 avec ptit déj. Diner sympa aux 3 bears (routard) Best Western Gardiner : Un peu mieux, même prix que le précédent mais pas de ptit déj. par contre une plus grande piscine et la bonne pizzeria Outlaw juste à coté Canyon Cabin & Lodge, $70 la cabin, sans doute le meilleur compromis prix / emplacement qu'on ai fait. Cafétéria au Visitor center tout proche 2 nuits au Cody cowboy village : un cabin de luxe avec des lits de rêve mais un petit déj digne d'un days inn ! Le prix est indécent mais quel farniente !
Coté programme : J1 : Grand Tetons avec les bisons de Mormons rows, le tour de Jenny lake à pieds et ballade vers cascade canyon (avec un black bear qui a traversé le trail à 10 mètres devant nous en redescendant de Hidden falls), West Thumb et le vieux fidèle en soirée J2 : les geysers entre Faithfull et West Yellowstone J3 : Monument Geyser (sur la route de Norris, juste avant le pont sur la Gibbon river) : un must mais ça grimpe pendant 40 minutes, Norris et Mammoth en soirée (canary spring est top le soir !). J4 : Mammoth (Palette spring à faire le matin), des Pronghorns, un ours vers Tower Roosevelt qui croisera la route juste derrière notre voiture, puis la superbe vallée de Lamar avec ses troupeaux de bisons et encore un black bear se goinfrant près de la rivière. J5 : Artist point (la North Rim est fermée) avec ballade sur Uncle Tom, le lac (avec Storm Point trail) et en soirée le rodéo à Cody J6 : Musée Buffalo Bill, Old Trail Town à Cody et farniente J7 : Retour au faitfull avec Castle Geyser, un coyote qui rentrait de la chasse et Beehive en éruption (quelle douche sous Beehive !) et au retour 3 Grizzly Bear sur la route de West Thumb qui là encore ont croisé la route sous nos yeux ébahis et enfin un moose sur la Snake river (route de gros ventre près de Jackson).
En synthèse, des 12 National Park que nous ayons fait (Yosemite, Death Valley, Grand Canyon, Mesa Verde, Canyonland, Arches, Capitol Reef, Bryce, Zion, Everglades, Grand tétons et Great Smokey Mountains), Yellowstone est sans conteste le plus fabuleux pour son cocktail de beauté sauvage, de wildlife et de geysers.
Merci aux habitués de ce forum qui nous aident dans la préparation de nos voyages...
Un mois en Arménie English translation pending
UN MOIS EN ARMÉNIE
Conseils avant de partir : se munir de guides est une évidence ; encore faut-il que ce soit de bons guides et cela, seule l’expérience le démontrera. Pour notre part, nous avions acheté le guide Évasion (Hachette), séduisant, bien structuré, de belles photos mais…conçu pour des touristes motorisés. En outre, il ne tient pas compte du fait que l’alphabet arménien n’a rien à voir avec le nôtre. Et quand on montre dans le guide à un Arménien le nom de l’endroit où on souhaite se rendre, souvent, dans les campagnes du moins, il ne peut le déchiffrer. N’aurait-il pas été simple de faire suivre les noms de lieux, du moins des lieux importants, d’une transcription en Arménien. Quant au guide Le petit futé, il porte bien mal son nom. Certaines indications semblent dater de l’époque soviétique : la cathédrale, bel et bien opérationnelle est « en construction » et vous pourrez poireauter des journées entières à la gare d’Erevan pour attendre des trains qui ne roulent plus que dans le souvenir de vieux Arméniens. Ne cherchez pas non plus le guichet où on délivre des billets de bus à la gare routière (cette question fait bien rire les autochtones). Et ne parlons pas des rubriques « hébergement » ni des descriptions des monastères du Karabagh. Bref, à oublier. Le guide qui nous a paru le mieux conçu et le mieux à jour – malheureusement nous n’avons pas pu nous le procurer – est Planète des hommes. Il est indispensable également de se munir d’une lampe de poche car, très souvent, l’éclairage public est inexistant.
Lundi 25 août : Bruxelles. L’avion d’Austrian Airlines est ponctuel. Après une escale à Vienne, nous repartons la nuit pour Erevan.
Mardi 26 : il est 04 h.30 du matin, heure locale lorsque nous atterrissons. Le vol de Lufthansa nous ayant précédé, la file est longue devant les guichets où on obtient les visas. Peu importe puisque, de toutes façons, rien ne presse à ces heures. Les visas apposés, on traverse quelques magasins en free shop où les vendeuses somnolent en attendant d’improbables clients. Dans le hall des arrivées, nous sommes harcelés par les chauffeurs de taxis. Cela sent l’arnaque, comme dans la majorité des aéroports. On se renseigne sur les tarifs « officiels » au bureau d’information et on nous confirme les prix marchandés après des chauffeurs. Bon, on a compris, le personnel est de mèche avec les chauffeurs. Tant pis, on est fatigués et pressés maintenant de rejoindre l’hôtel, ce qui n’est pas évident. Notre chauffeur, en effet, qui est autant conducteur de taxi que je suis dresseur de puces ne connaît pas les noms de rue ; nous aurons droit à une visite nocturne de la ville d’Erevan qui durera plus d’une heure avant qu’il ne localise – enfin que JE localise l’hôtel -. Comme il n’y a pas de chambre libre à cette heure, nous dormirons dans les fauteuils au sous-sol. Après un peu de repos, on part en exploration. Première démarche, changer de l’argent. Il y a un bureau de change dans un petit supermarché à cent mètres de l’hôtel. Le premier contact avec Erevan est décevant. Pour nous rendre place de la République, on traverse des chantiers le long de rues poussiéreuses où les quelques rares édifices encore debout – et dans quel état – sont de conception soviétique. Quant aux noms des rues, soit ils ne sont pas indiqués (cas le plus fréquent), soit ils sont en arménien, donc illibles pour nous, soit, mais c’est rare, en caractères cyrilliques. Bref, comme en outre, à cause des travaux, pas mal de rues sont fermées, le petit plan dont nous disposions se révèle très rapidement inutile. Nouvelle déception en découvrant la place de la République, les fontaines et le plan d’eau qui apparaissent sur toutes les photos, sont inexistantes. Mais la place, malgré son aspect pharaonique, a de la gueule.
On apprend aussi à traverser les rues, exercice périlleux s’il en est. Le trafic est dense, essentiellement composé de taxis et de minibus. Il y a bien des feux tricolores dont le respect semble lié à l’humeur du conducteur ; quant aux passages pour piétons, ils sont purement décoratifs. On regarde donc la façon de procéder des autochtones et on les imite ; en général, une rue se traverse en deux temps avec un bref arrêt sur la ligne blanche. Au début, c’est assez impressionnant mais on finit par s’habituer. Retour à l’hôtel et repos bien mérité. Bonne nouvelle : contrairement à ce que disent les guides, il n’est pas nécessaire de se rendre au consulat du Haut Karabagh pour obtenir les visas ; ceux-ci se font sur place. Après avoir repris des forces, on retourne au centre et à l’Office du tourisme où l’accueil est chaleureux et efficace. On explore un peu plus la ville qui, au soleil et avec tous les arbres qui bordent les avenues se révèle plus agréable qu’au premier abord. On visite le musée National d’Histoire, de conception archaïque et de type soviétique avec ses gardiennes de salles en cache-poussière, mais dont la visite est indispensable avant de partir à la découvert du patrimoine arménien. Le retour à l’hôtel, pas loin du centre cependant, se fait à travers de rues où abondent les nids de poules, totalement dépourvues d’éclairage. Demain, se munir de la lampe de poche si on veut éviter les entorses ou de se heurter à un engin de chantier.
Mercredi 29 : Nos souhaitons nous rendre au monastère de Gueghard. Très aimable, la jeune fille de l‘accueil nous indique quel minibus prendre pour nous rendre à Massiv Market, d’où partent les bus pour Garni. Et, initiative très intelligente, elle nous inscrit tous ces noms en caractères arméniens sur un petit papier qui se révèlera bien précieux. Au terminus, une passagère nous conduira jusqu’à la « gare » des autobus que nous aurions eu du mal à trouver pas nous-mêmes. Le bus nous emmène un peu plus loin, jusqu’à Gokht d’où nous prendrons un taxi que nous partageons avec un couple tchéco-arménien. Le monastère est superbe, dans son écrin de verdure et collé contre la montagne. Trois églises troglodytes complètent l’église centrale et la décoration tant intérieure qu’extérieure est superbe. Deux heures ne seront pas de trop pour flâner dans cet endroit magique que nous quittons au moment où arrivent les cars de touristes et d’écoliers qui mettent fin au climat de quiétude. Nous revenons par Garni où se dresse, entièrement reconstitué, le seul temple qui témoigne du passage des Romains. Cela ne vaut pas les temples d’Italie mais l’endroit ne manque pas de charme avec le canyon en contre-bas. Retour et dîner à une petite terrasse près de la place de la République où nous nous divertissons en observant le manège - qui se veut discret, mais c’est loupé – de prostituées accrochées à leur téléphone portable. A voir les va-et-vient, la clientèle ne manque pas.
Jeudi 30 : Au programme de ce jour, visite d’Edjmiatzin, le « Vatican » de l’église arménienne avec sa cathédrale, son musée, ses monastères et son séminaire. L’ensemble est agréable, très calme avec les allées bordées de fleurs. Trouver un bistro pour boire un petit café se révèle plus compliqué. On le prendra à Erevan où nous serons de retour en début d’après-midi. On commencera par faire un petit tour au Marché central dont la porte de cuivre est imposante. Il est difficile de résister aux marchands qui veulent à tout prix que l’on goûte leurs produits (pèches, raisin, miel, fruits confits, fruits secs, …) sans obligation d’achat. Un peu plus loin, mais pas facile à trouver, le musée Parajdanov, ce cinéaste géorgien aux talents surréalistes. Sa maison-musée abrite une collection de collages et de peintures assez extraordinaires. Pendant toute la visite nous serons suivis comme nos ombres par la propriétaire qui parle un peu allemand et surveille tous nos gestes comme si nous étions des malfaiteurs potentiels. On dînera au restaurant Haiq, pas très visible, installé dans un sous-sol de l’avenue Machkots – en outre les indications sont en arménien – où on dégustera la vraie cuisine arménienne pour un rapport qualité-prix qui défie toute concurrence. Si on ajoute qu’en se réclamant de Envoy Hostel on bénéficie encore d’une réduction de 20%… ! Cerise sur le gâteau, la bière pression n’a rien à envier aux bières belges et le taboulé y est remarquable. Vendredi 31 : Départ pour le Karabagh. A la gare routière, pas de guichet, comme on le signalait plus haut, mais une belle anarchie. Les chauffeurs de minibus, tout comme en Amérique latine, se disputent les clients. Ausitôt accrochés, aussitôt installés . Comme nous sommes les derniers, le minibus part sans plus attendre. La suspension, ce qu’il en reste du moins, a dû connaître des jours meilleurs car les cahots ne sont pas dus à l’état de la route comme nous pourrons le constater au retour dans un véhicule moins vétuste ou mieux entretenu. La route nous semble longue et la halte déjeuner est la bienvenue. Les autres passagers, distants jusque là essaient de communiquer avec nous. C’est laborieux mais, la bonne volonté et toutes les ressources linguistiques et gestuelles aidant, on y arrive. Du coup, nous sommes le centre d’intérêt de l’ensemble des passagers qui nous indiquent ce qu’il faut voir dans le paysage, nous interrogent sur nos projets de séjour, …La fin du voyage en est devenue agréable et de bon augure en ce qui concerne la suite. Cette expérience, nous la revivrons tout au long de notre séjour. Discrets d’abord, respectueux de l’étranger, les Arméniens que nous rencontrerons rechercheront toujours une occasion d’établir un contact, de proposer leur aide en cas de nécessité, sans jamais s’imposer mais avec le désir manifeste d’essayer de briser la barrière de la langue. Au Karabagh nous devons, en principe, loger chez un Français qui réside depuis trois ans en Arménie et dont nous avons trouvé l’adresse sur Internet.
Oui mais nous avons stupidement oublié de prendrenote de son téléphone et de l’adresse de son domicile. Qu’importe, Internet nous sauvera… à condition que le correspondant soit devant son ordinateur. Et ce n’était pas le cas. Quand, enfin, il a pu prendre connaissance de notre message, c’est son ordinateur qui l’a trahi. Après deux heures d’attente, on on envoie un ultime message disant que nous abandonnons et que nous allons nous mettre en quête d’un logement à Stepanakert quand, miracle, la préposée au téléphone se penche à la fenêtre et crie un mot qui ressemble à mon nom nom : c’est Armen qui nous a localisés et nous envoie un taxi taxi ; en effet, il n’habite pas à Stepanakert, mais à Couchi. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. Arrivés à Couchi, Armen nous attend au coin de la rue ; heureuse initiative car, à voir l’immeuble où il habite, un vestige de l’architecture soviétique qui, en apparences, relè- relève plus du clapier à lapins ou de la cage à poules (il y a d’ailleurs quelques spécimens qui errent dans l’entrée) ; à voir les escaliers de pierre qui n’ont plus vu l’ombre d’un balai depuis la chute du mur de Berlin, nous n’aurions jamais osé franchir le pas de la porte ( d’ailleurs absente). Heureusement l’appartement d’Armen n’a rien de commun avec l’aspect extérieur. Petit café et organisation de la suite de notre séjour au Karabagh. Nous nous mettons d’accord sur les sites que nous souhaitons visiter.
Samedi 1 septembre, départ pour le monastère de Dadivank qui se trouve à l’extême nord. Il nous faudra trois heures pour l’atteindre, les derniers tronçons de route étant dans un triste état. Au passage, on rencontre des traces de la guerre, tanks détruits, modestes croix portant les photos des malheureux tankistes. Au paysage d’abord agricole se substitue un paysage de forêts ; c’est dans ce superbe environnement qu’est situé le monastère. Il est en pleine restauration. Si la première restauration est correcte, celle qui est en cours ne laisse rien présager de bon. On restera longtemps à flâner dans la galerie et à admirer la sculpture des donateurs
Sur le chemin de retour, premier arrêt au village de Vank. Si ce village a la « chance » de bénéficier des largesses d’un généreux donateur de la Diaspora domicilié à Moscou, on ne peut dire que ses conceptions de l’esthétique relèvent du meilleur goût. Le jaune et le vert dominent partout et l’hôtel, en forme de bateau baptisé « Titanic » détonne dans le paysage.On s’y désaltère quand même et, de la terrasse, on distingue sur la montagne le monastère de Gandzassar. Comme le généreux donateur a aussi penser à faire une route d’accès, la montée ne sera pas trop dure. L’ensemble des bâtiments monastiques est harmonieux, bucolique même. Le portail de l’église est superbe comme les sculptures du clocheton. Heureusement, nous n’avons pas oublié les jumelles (accessoire indispensable, comme la lampe de poche, cfr. plus bas). A Chouchi, nous allons dîner dans un chouette petit resto qui nous a été recommandé par Armen. Il est situé à l’écart – c’est le moins qu’on puisse dire – mais le déplacement vaut la peine tant pour l’accueil que pour la qualité du repas. Mais au retour, la nuit est tombée et il fait noir comme dans un four. Heureusement qu’il y a la lampe de poche. L’obscurité et « l’unité architecturale soviétique » aidant, nous nous trompons de maison. Pas pour longtemps car les séquelles de la période soviétique sont bien présentes et, dès la première volée d’escalier, une porte s’entrouve et une voix nous demande ce que nous faisons là. On s’excuse et on passe à l’immeuble voisin. Le bon, cette fois.
Dimanche 2 septembre. C’est jour de fête et notre hôte a prévu que nous allions ensemble à Stepanakert, nous brossant un tableau dithirambique de ce que nous allions y trouver. Mais il changera d’avis et nous visiterons Chouchi où, quoiqu’en dit notre hôte, il n’y a pas grand chose à voir, la ville ayant été presque entièrement détruite lors de la guerre. Deux mosquées à moiié en ruines, un fort dont les murs sont en bon état de conservation. Bref, ce tour de Chouchi nous prendra deux heures. Finalement, c’est le petit spectacle organisé pour la fête qui nous séduit le plus par sa bonhomie, sa gentillesse et sa qualité : un spectacle de marionettes que nous comprendrons même grâce à la gestuelle et à la manipulation, des danses très élégantes et de la musique traditionnelle jouée sans fausses notes. Enchanteur. Dîner au même resto, « chez Robert », paraît-il. Puisque nous sommes déjà venus la veille, l’accueil est encore plus démonstratif et le repas tout aussi délicieux. Cette fois, nous ne nous trompons pas de maison en rentrant.
Lundi 3 septembre. Un nouvel hôte, Vasguen, un Arménien de France, se joint à nous. On part tôt le matin car la journée sera longue. Premier arrêt, Avetaranots, un très beau village d’un millier d’habitants dans la montagne. L’église est en réfection. Armen et Vasguen discutent avec les ouvriers qui essaient sans trop de conviction de remettre en route une pompe récalcitrante. On va chercher de l’eau fraîche, on bavarde ; en brossant l’épaisse couche de poussière qui recouvre des pierres, on découvre de magnifiques bas-reliefs. Quant on repart, la pompe ne semble toujours pas décidée à fonctionner. Nous ne connaîtrons pas la suite.
L’étape suivante doit nous conduire à un petit monastère situé dans la montagne. De la route, enfin, de ce qui sert de route, on devine de temps en temps son clocheton. Trouver le chemin qui y mène est une autre paire de manches. Et personne pour nous renseigner. On emprunte alors, avec le taxi – c’est costaud les Volga soviétiques - des chemins de montagne qui, chez nous, exigeraient l’empli d’un véhicule 4x4, tous terrains. Devant les masses rocheuses qui se présentent sous les roues de la Volga, le chauffeur, prudemment, décide quand même de ne pas pousser plus loin. On n’ose pas imaginer une panne dans ce coin totalement isolé. On continue donc à pied sous un soleil de plomb en se fiant à notre intuition. Le monastère « devrait » se trouver à notre droite, …finalement, c’est à gauche qu’on le trouve au détour du chemin. Mais nous ne sommes pas seuls. Des soldats censés y travailler sont en pleine sieste. Le monastère est dans un piteux état, rempli de grafitis en russe, du sol jusqu’au toit – les soldats qui ont fait cela devient être de solides acrobates encore à jeun au moment de commettre leur crime - graffitis peu élogieux pour les Arméniens, leurs mères et leur religion selon Armen qui comprend. Lui est très déçu, moi un peu moins car c’est un témoignage instructif de l’image que les Russes se faisaient des Arméniens (et aussi de la « culture » de la soldatesque envoyée là-bas.). Le retour se fait par le monastères d’Amara, avec une très belle enceinte surmontée d’une tour. L’intérieur, trop restauré à notre goût est assez décevant, hormis la crypte. On s’arrête dans quelques villages pour regarder les monuments commémoratifs de la guerre du Haut Karabagh. Les représentations des soldats morts au combat sont gravées dans la pierre. Tous sont des gars de 19 à 30 ans. Le spectacle est émouvant et on prend conscience du prix que la population à dû payer à cette guerre. Enfin, arrêt obligatoire à Stepanakert pour régler les problèmes du visa au Ministère des Affaires étrangères– il nous reste moins d’une heure pour nous mettre en ordre - . Cela nous coûte 11.000 drams avec, en prime, la grogne de la secrétaire qui caressait sans doute l’epoir de partir avant l’heure. Mardi 4 septembre. Chouchi-Goris. Il faut se lever tôt. Le chauffeur de taxi doit encore passer chercher sa fille pour la conduire à l’école. C’est sympa, mais le temps passe. Comme on a bien marchandé le prix, que le chauffeur est sympathique, nous sommes mal placés pour avoir encore des exigences. On arrive à la gare routière dans les délais, on est dans les temps, mais c’est juste. De toute façon, le combi n’étant plas plein, on attendra encore une demi-heure. Dans le bus, un monsieur très handicapé et une dame très excitée qui n’arrêtera pas de monter et descendre du véhicule au grand dam de l’handicapé qui doit la laisser passer. Dans le bus, on n’entendra qu’elle ; elle a le verbe haut et, bien sûr, nous n’y comprenons rien. Les autres passagers si, mais ils auront vite fait d’en avoir assez à en juger par les mimiques. N’empêche, le combi devra s’arrêter selon ses ordres devant ce qui nous semble être une base militaire. Elle descend en courant avec, en mains, une poignée de chandelles. Les hommes descendent fumer une cigarette en attendant son retour. Quand elle revient, c’est pire qu’ avant ; elle a l’air complètement déjantée, crie, hurle. Apparemment, elle raconte ses malheurs mais seule une vieille dame semble compatir. Bref arrêt au poste frontière pour que nous puissions prouver que nous avons payé nos visas. Simple formalité avec des fonctionnaires très aimables. Plus loi, nouvel arrêt pour notre voisine qui va brûler de nouvelles chandelles dans une magnifique petite église qui surplombe la vallée. L’environnement est époustouflant, notre brûleuse de chandelles aussi. Cette fois, c’est l’hystérie, elle embrasse les murs, les portes ; elle hurle, elle pleure, elle gesticule, … Arrivé à Goris, le bus nous dépose devant une station d’essence en dehors de la ville. Petit café, taxi. Le chauffeur veut nous conduire à un hôtel, mais j’insiste pour qu’il nous dépose au marché. Munis d’adresses trouvées dns le guide, je m’apprête à partir à la recherche d’un logement losque je suis abordé par un monsieur très aimable ; il est le patron d’un bed and breakfast. Je négocie le prix, il hèle un taxi – qu’il paie –et nous voilà chez lui. Superbe maison entourée de verdure, avec terrasse de laquelle on a une vue sur toute la ville. Chambre à l’avenant. Une famille accueillante, discrète, serviable et, cerise sur le gateau, la patronne est une cuisinière hors pair et cuisine arménienne succulente (les meilleures feuilles de vigne farcies que nous ayons jamais mangé). Le premier après-midi est consacré à une balade dans la ville, bien agréable avec ses petites maisons à un étage, isolées les unes des autres et ses restes de quartiers troglodytes. Ce n’est pas pour rien que Goris soit qualifiée de « petite Cappadoce ». Nous terminerons notre promenade en sirotant une bière à une chouette terrasse bien ombragée. Mercredi 5 septembre. Levés à 08 h.30 et le petit déjeuner, copieux, variés (choix entre plusieurs sortes de cafés et de thés) nous attend déjà. Le taxi aussi (quand le taxi est réservé depuis l’hôtel ou le B.and B. le prix défie toute concurrence, sutout s’il s’agit d’un ami du patron qui peut se faire ainsi un petit extra). Nous passerons la matinée dans la vallée de Kendzoresk au milieu de cheminées de fées, d’habitats et d’églises abandonnées. La végétation est abondante, les mûres sont à point et l’eau coule partout. Comme notre chauffeur s’est révélé être un excellent guide doublé d’un bon conducteur, jovial en plus, nous le réquisitionnons pour l’après-midi. Nous prenons la route qui mène en Iran et nous croisons beaucoup de camions de ce pays puisque c’est, avec la route qui mène en géorgie, le seul point de communication entre l’Arménie et le reste du monde. Toutes les importations passent obligatoirement par ces deux routes. C’est une route de montagne, sinueuse, avec de beaux points de vue. Sur le côté, un rstaurant qui accueille les voyageurs iraniens. Les cars qui assurent la liaison Erevan-Téhéran sont luxueux. On loge la frontière avec l’Azebaidjan, l’ennemi juré des Arméniens. Pas de militaires, pas de barbeléq, rien qui puisse faire croire qu’à cinquante mètres se trouve un autre pays avec lequel l’Arménie est toujours en guerre. Mais qui irai se perdre dans ces montagnes ? On quitte la route pour s’enfoncer dans une magnifique forêt(Chênes, érables, sorbiers, frênes, .., sur une piste pas trop mauvaise. Après une heure de trajet, nous atteignos le monastère de Bheno-Noravank. Extérieurement, il ne paie pas de mine : un gros parallélipipède de basalte. Mais l’intérieur.. ! La décoration des encadrements de portes d’abord, puis, quand on s’est habitué à la faible lumière, on découvre dans les coins supérieurs de superbes bas-relifs qui font immanquablemùent penser aux sculptures préromanes. Tout autour, c’est l’effervescence. Il y a là plusieurs familles qui préparent un barbecue géant. Les femmes s’affairent pendant que les hommes… jouent aux cartes (deux d’entre eux, cependant, activent le feu). Les plus jeunes veulent parler avec nous. L’un a appris l’allemand et ne se débrouille pas mal du tout à la grande fierté de son père. On fit des photos, mais ils n’ont pas d’adresse et nous sommes bien marris de ne pas pouvoir les leur envoyer. (Le fonctionnement de la poste a l’air très particulier comme on nous l’expliquera plus tard). On nous invite à partager le repas, ce que nous aurions accepté volontiers, mais notre taximan devait rentrer. On se confond en excuses de crainte de heurter leur hospitalité. Sur le chemin de retour, notre chauffeur s’arrête pour cueillir des mûres au risque de frôler l’indigestion (mais elles sont tellement bonnes…) et…frotter sa voiture avec son petit chiffon à chaque arrêt. On arrive même à se comprendre : avec les dix mots d’arménien que nous avons appris, les trente de russe, séquelle d’un apprentissage ancien et frustré de cette langue, quelques mots d’anglais, des gestes et des fous rires partagés. Bref, une journée formuidable qui se termine par un repas tout aussi formidable chez nos hôtes. Jeudi 6 septembre. Le taxi vent nous prendre à 9 h.30. On prend en charge un médecin qui doit se rendre à l’hôpital. Le chauffeur est moins bavard, mais la route est difficile et il se cncentre sur sa conduite. Direction : Tatev. Encoe une route merveilleuse, malgré les innombrables nids de poules. Arrêt près d’un belvédère qui, outre une magnfique vue sur le canyon, permet de voir, dans le lointain, le monastère de Tatev (encore une fois, les jumelles étaient les bienvenues). Sur le chemin du belvédère, nou rencontrons deux franco-arméniennes qui connaissent bien Armen de Chouchi chez qui elles iront aussi loger (le monde est parfois petit). Nouvel arrêt au « Pont du diable » et ont atteint enfin cette merveille qu’est le monastère de Tatev, perché sur sa palte-forme, au bord du précipice. C’est un grand monastère fortifié avec de nombreux bâtiments, une belle grande église et une autre, mignonne, avec ses portes et ses chambranles sculptés. On visite, on flâne, on s’imprègne de l’atmosphère. Hormis les deux franco-arméniennes et un couple de belges, nous étions les seuls sur le site. Avant de prendre le chemin du retour, notre chauffeur nous emmène dans un endroit qui surplombe le monastère pour que nous puissions prendre des photos. Nous demandons au chauffeur s’il connaît un autre monastère qui s’appellerait Tatev du bas. Il connaît, mais nous dit qu’il n’est pas accessible. Du haut de la montagne, il nous indique vaguement où il se trouve ; mais sur la route, il s’arangera qand même pour que nous le dévouvrions en « vue aérienne ». C’est un ensemble recouvert de végétation, mais à l’œil nu – et surtout aux jumelles- on distingue parfaitement l’encente, les bâtiments monastiques – ou ce qu’il en reste – et l’église. A Goris, nous rencontrons de nouveaux hôtes, un couple de Hollandais et un couple d’Arméniens qui travaillent pour l’UNICEF. Avant de dîner tous ensemble, nous descendons en ville à la recherche d’un local internet. Comme je tapote le clavier de l’ordnateur, une jeune femme nous entendant parler français me demande une explication grammaticale, prétexte surtout à entamer la concversation et à nous inviter à visiter le centre pou la défense de la langue française dont elle s’occupe. Nous apprenons que Goris a 6 écoles qui ont choisi le français comme première langue étrangère et que la ville est jumelée avec Vienne en France. Comme j’étais inspecteur de français et de langues romanes en Belgique, les questions fusnt et tout se terminera par une séance photos. Nous serons dans la presse… ! Au retour, la table est dressée sur la terrasse, le Hollandais a acheé du vin (pas fameux) et le patron une énorme pastèque. Après le repas, il nous dera goûter le vin maison, une rude épreuve pour les estomacs, et une vodka maison aussi qui fait oublier le vin précédemment ingurgité. Fameuse sa vodka !!! Au rang des bons souvenirs. Bref, une soirée très agréable. Dommage que demain, il faut leve le camp. Mais nous aurons gardé un bon souvenir de Goris et de cette famille si accueillante. Vendredi 7 septembre. Goris-Yeghernadzor. Pas de problème de places dans le combi : le patron du B.and B. a téléphoné à l’agence pour qu’on nous réserve deux places. Heureusement parce que le minibus est plein. On s’enfonce dans la vallée de l’Arpa au long de laquelle sont aménagés des espaces pour piqueniquer, se baigner, …On fera d’ailleurs un arrêt-pause dans un des ces endroits, ombragés, le long s’une petite rivière, avec un bar qi sert des rafraichissemnts. A 13 h.30, nous sommes déjà à Yeghernadzor. Il faut le savoir car le chauffeur nous a déposés le long de la route poussiéreuse, un peu en dehors de la ville comme nous nous en apercevrons. Mais le bus continue, lui, vers Erevan et, par conséquent, il n’entre pas dans la ville, une ville très quelconque. Le B.B se trouve dans un quartier à l’autre bout de la ville. On dépose ls bagages et on part à la découverte de Yeghernadzor… Que faire en attendant le soir ? Car il n’y a rien à faire à Yeghernadzor. Comme l est encore tôt, que Noravank n’est pas loin, à pene une dizaine de km. j’avise un taxi, on débat du prix et nous voilà partis. Une fois de plus, le chauffeur est agréable, nous montre le paysage, nous montre des habitations troglodytes, s’arrête pour que nous puissions conempler le paysage à notre aise et prendre des photos. L’ensemble monastique est fabuleux dans son cirque de montagnes avec les reflets du soleil dans les pierres ocres. Les décorations, les tombes, les sculptures, …et la mauvaise idée de grimper à l’étage de l’église par un escalier de pierre, étroit. Monter n’est rien, mais descendre…donne le frisson. Nous resterons là aussi un sacré temps à nous en mettre plein la vue, à jouir de l’atmosphère, du spectacle. Et chapeau pour ces chauffeurs de taxis, pour leur cordialité, leur patience – parce qu’ils attendent le temps qu’il faut, ou bien nous accompagne pour regardr avec nous ou nous montrer un détail – Et toujours avec le sourire. La soirée nous change de Goris. Pas de repas prévu au B.B. En ville ( ?) pas de restaurant. Comme on se renseigne, un monsieur bien aimable nous conduit avec sa voiture dans un restaurant le long de la route, avec petits salons privés, …Ce n’est pas ce qu’on pense car, en Arménie, il est fréquent, dans les restaurants de s’isoler dans une pièce séparée, parfois par une simple cloison, pour manger entre amis ou en famille. Nuit très chaude. Chaleur et moustiques. Samedi 8 septembre. Retour à Erevan. Le chauffeur du combi se prend un peu pou Schoumi et nous mettrons mons de deux heues pour atendre la capitale. On nous dépose loin du centre. On prend un taxi, mais il ne connaît pas l’adresse. Comme nous avons déjà une petite connaissance de la ville, du moins de ses grands axes, c’est nous qui le pilotons. Comme il n’y pas de chambre libre, on laisse les bagages et on décide de trouver l’endroit où prolonger nos visas puisque ceux-ci ne sont valables que pour trois semanes et que nousa vons l’itenion de rester un mois. Commence alos la galère – qui nous permet de ben visiter la ville ; chaque chose a son avantage – On s’adesse, cela paraît logique – à une agence de voyage. On nous explique très bien où cela se trouve, comment y aller, …on remercie et, quand on arrive à l’endroit indiqué, tout est faux. Je passe sur les autres péripécies. Après de longues promenades, on trouve enfin quelqu’un qui sait. Hourrah ! C’est au fond d’une cour à gauche, cour invisible de la rue que se trouve l’endroit tant convoité, mais…c’est fermé. Il y a bien un personnage en uniforme à l’intérieur mais il refuse de nous parler. Il faudra beaucoup d’insistance, de patiencepour que, lassé de nous avoir sans doute dans son champ de vision et comprenant que nous n’étions pas près de partir (après avoir tnt cherché !!!) qu’il a consenti à s’extraire de son fauteui pour nous dire que le bureau serait ouvert le lundi à 11 h. On se rend alors au musée des enluminures qui se trouve tout en haut de la ville. Génial, une collection incroyable de livres et de manuscrits anciens, le plus vieux daté de 987, des livres d’histoire, de mathématiques, de géograpie, de sciences, des cartes, …et des enluminures extraordianaires. Et il paraît qu’on ne voit qu’une infime partie des trésors que détent ce musée, le reste se trouvant das des caves blindées. Nous consacrerons la fin de la journée à la visite de la nouvelle cathédrale. Une erreur de lecture de plan nous fait errer dans des quartiers moins connus, plus populaires et très animés. Se perdre est parfois positif. Nous trouverons enfin la cathédrale apès avoir traversé un mignon parc infantile. La cathédrale a de la gueule ; elle est immense, un très beau lustre la décore, mais l’ambiance est froide. Comme c’est samedi, c’est le jour des mariages et nous assisterons à la fin d’une cérémonie. L’ambiance n’est pas au recueillement ; les gens vont, viennent, les amis se retrouvent, bavardent pendant que le prêtre poursuit l’office qui ne sera troublé que par la présence d’une illuminée qui invoque on ne sait quelles divinités dans l’indifférence générale. Au retour, on retrouve Vastgen de retour lui du Karabagh. Il nous apprend une bonne nouvelle :on peut obtenir la prolongation du visa à l’aéroport avant l’envol. Une joiurnée de gagnée. Dimanche 9 : journée pleie de surprises. Au petit déjeuner, nous faisons la connaissance d’un Anglais, originaire de Pologne qui poursuit des études en France, parfait polyglotte, anglais, polonais, russe, français. On échange des informations puis on s’en va prendr eun bus pour Achtarak qui devrait être notre point de départ pour la visite du monastère de Hohvanavan ; on voit un minibus prêt à partir, mais…c’est un privé qui se dispose à emmener un goupe. On nous indique où prendre notre bus puis, on nous rappelle. En fait, le groupe est une chorale qui va chanter un office à Ochakan. Ils nous proposent, si cela nous intéresse, d’aller les entendre et ensuite, ils nous déposeront à Acharak. On accepte et on ne le regrettera pas. Ce sont de vrais professionnels – parmi eux des chanteurs de l’opéra d’ Erevan – et nous assistons à un superbe concert dans une église quasi vide. Les quelques assistants somnolent, voire dorment carrément, ou se promènent pendant l’office. Nous faisons de même, visitant la crypte dans laquelle se trouve le tombeau de l’inventeur de l’alphabet arménien et l’ensemble de khatchkar dans le jardin de l’église qui ne sont pas des monuments funéraires, mais bien les lettres de l’alphabet représentées chacune par un khatchkar. Nos chanteurs, comme promis, nous déposent à Achtarak où je négocie un taxi pour nous emmner au monastère situé au bord d’un profond canyon. Le tympan sculpté est remarquable et aux alentours, quelques beaux khatchkar. Aux jumelles, on distingue dans le lointain, un autre monastère qui surplomb ele même canyon. Très aimablement et sans que nous le lui ayons demandé, notre chauffeur nous ramène au-delà d’Achtarak sur la route principale à l’endroit où on peut arrêtre les minibus de passage. Chance : il y en a un en partance et il reste deux places. Il est du genre poussif et, en blague, je dis qu’à cette allure, nous ne sommes pas près d’arriver à Erevan. Sitôt dit, le bus s’arrête. La panne. A force d’essayer de le remettre en route, c’est la batterie qui meurt. Comme la route (pardon l’autoroute) est en légère déclivité, tout le monde s’y met pour pousser le véhicule de l’autre côté en franchissant le terre-plain. En Europe, c’est la catastropàhe assurée mais en Arménie cela semble faire partie des aleas du voyage. Pas de bras d’honneur, pas de coups de klaxon, …Nos efforts seront de toute façon inutile. Nous n’attendrons pas longtemps que passe un autre combi en bon état. Lundi 10 : on retrouve notre anglo-franco-polonais qui part vers le sud alors que nous prenons la direction du nord, destination Dilidjan. Autoroute juqu’à Sevan, on longe une parie du lac d’un vert émeraude sous les rayons du soleit et, après la traversée d’un long tunnel, nous découvrons une végétation totalement différente, de la moyenne montagne entièrement recouverte de forêts épaisses. 0 Dilidjan, nous avons une adresse de B&B donnée par l’Office de tourisme d’Erevan et confirmée par nos deux guides. Comme nous avons du mal à nous orienter, on prend un taxi qui nous emmène loin, trop loin à notre gôut, mais il n, ’est palus possible de faire marche arrière. En plus le chauffeur n’est pas sympa du tout – c’est le premier du genre -. L’adresse est correcte mais, apparemment, où les clients ont très rares où le B&B n’existe plus. Il faudra du temps et beaucoup d’insistance pour qu’une dame âgée vienne nous ouvrir. Puisque nous sommes là, on prépare vite une chambre avec un lit qui a dû connaître les ébats de plusieurs générations. Le milieu n’est pas un creux, mais une tranchée ; on nous sert des fruits pour meubler l’attente. Nos hôtes, qui ne parlent que l’arménien et le russe, font l’impossible pour communiquer et, finalement, ils nous mettent en communication téléphonique avec une amie censée parler anglais. On finit par faire comprendre que nous aimerions connaître le prix du logement d’abord et que nous souhaiterions visiter deux monastères Gotchavan et Hagartsin situés dans les environs. Finalement on négocie un « paquet » : chambre, dîner, petit déjeuner et véhicule pour se rendre aux monastères pour 19.000 drams. C’est le gendre qui nous emmène dans une jeep de l’armée russe qui doit avoir fait la guerre de quarante. Mais elle roule et cela suffit. Comme d’habitude, nous aurons largement le temps de visiter, de flâner et de prendre des photos à notre aise. Les deux monastères valent le déplacement, chacun dans un environnement différent, l’un sur une butte dans la montagne, l’autre dans le creux d’une vallée ombragée. D’après ma carte, de Dilidjan, il y a une route qui devrait nous permettre, avec des changements de bus, d’atteindre Hagbad et Sanahin. D’après nos hôtes, ce n’est pas possible, mais, bizarement, le gendre veut quand même bien nous y conduire moyennant un prix pharamineux. Mardi 11 : On décide donc de prendre un bus pour Dilidjan qui ne se trouve qu’ à une trentaine de km. Cela ne prendra qu’une grosse demi-heure. La première impression est favorable. Enfin une ville très animée avec un centre qui s’articule autour du marché et il y a même un office du tourisme auquel je me rends illico. Je suis accueilli – où plutôt je drange deux fonctionnaires qui regardaient la télévision et qui ne parlent que l’arménien (même pas le russe). C’est génial por renseigner des étrangers, mais il ne doit pas y en avoir beaucoup. Enfin, autant pour se débarrasr de moi que pour retourner voir le feuilleton, ils me donnent un dépliant avec les adresses de tous les B&B de la ville, dépliant très bien fait, avec des dessins des maisons. Heureusement qu’il y a des dessins d’ailleurs car, dans une ville que tous ses habitants connaissent, aucun, en apparence, ne connaît les noms des rues. D’après les dessins, je repère une maison qui n’a pas l’air mal, reste à la trouver. Après une longue promenade, je crois l’identifier au loin. Quelqqu’un m’oriente, c’est le cas de le dire, et je la trouve enfin. Je frappe, je sonne, j’entre dans la propriété (tout est ouvert) mais personne. Je m’adresse à une petite échoppe. Le patron téléphone ; pas de réponse. Ils donne ensuite une série de coups de téléphone et arrive à contacter le fils de la maison qui, rapidement – mais tout cela a pris près de deux heures et ma femme m’attend avec les bagages à l’arrêt des bus – vient me chercher. On redescend en villa e à pied, on récupère ma femme, on prend un taxi pour aller chercher une voisine qui étudie à l’université et on revient. Entretemps, la patronne, avertie, est revenue et nous réserve un accueil digne d’hôtes de marque : café, fruits, petits gâteaux ; la maison est superbe avec sa terrasse d’où on a une belle vue sur la ville, chambre immense et excellent lit. C’est Byzance. On bavarde un peu avant de faire un tour en ville où on nous reconnaît déjà – du moins ma femme à qui, pendant son attente, on a demandé moult fois si elle avait besoin d’aide. Au marché, on tombe en admiration devant les étals où les fruits sont exposés en jolies pyramides. Je demande l’autorisation de photographier un étal…Non seulement on me la donne, mais tout le monde se précipite, pour être sur la photo. On nous invite à nous asseoir, on nous offre des fruits pêches, pires, raisin, … Les marchands des alentours arrivent l’un avec des fruits, l’autre avec le traditionnel vin maison – on fera croire que ma femme est diabétiques pour y échapper après la première gorgée, et cela a bien marché, l’une des marchandes souffrant de cette maladie, mais pour de vrai, elle – la vodka, …Echange d’adresses ( ?) mais comme il n’y a pas de système postal, l’envoi des photos est trsè hypothétique. On a bien du mal à expliquer à nos hôtes que nous devons les quitter, mais on promet de se revoir. On terminera cette promenade bien agréable en sirotant une bière sur une petite terrasse au bord de la rivière et sous la surveillances de deux immenses grands-ducs enfermés dans une cage bien étroite pour eux. Au retour, une autre surprise nous attend. Madame nous présente sa voisine, Astrik, une jeune étudiante en français de l’université qui, sous prétexte de mettre son français en pratique, nous servira de guide tout au long de notre séjour. Mercredi 12 : Idjevan. On négocie avec un chauffeur de taxi rencontré la veille le prix pour se rendre à Makaravank. Pour la première fois, le temps est couvert et le monastère est dans les nuages, ce qui lui donne un certain charme. On rentre dans l’après-midi, le soleil est revenu et on flâne en ville où de plus en plus de gens nous saluent. Le soir, le mari de madame étant revenu, on bavarde et nos hôtes nous dissuadent d’aller à Hagbad et Sanahin par le chemin que nous avions choisi – trop dangereux, on se demande pourquoi, trop difficile, vous allez vous perdre, …- Nous opposons que la roue qu’ils nous indique est interdite pour raisons militaires (elle longe la frontière azeri et les miltaires s’y regardent en chiens de faïence quand ils ne tirent pas dessus à l’occasion). Bref, on discute et ils nous persuadent de partir en voiture avec un de leurs amis qui n’est autre que le père d’Astrik. Cela permettra à sa fille de faire l’excursion et surtout, mais c’est l’implicite, permettra à son père d’arrondir un peu sa fin de mois avec notre contribution. A Idjevan, seule un centaine de personnes ont un emploi dans les deux ou trois seules petites entreprises qui existent et, comme dans beaucoup d’endroits, il faut se débrouiller pour vivre. Jeudi 13 : on part tôt car la route sera longue. Nous longeons cette zone frontière. De l’autre côté de la route, un village entièrement rasé, seule subsise l’église. On ne peut pas s’arrêter et on me déconseille de photographier car, à mons de eux cents mètres, on distingue le dispositif militaire et les soldats qui surveillent. Du haut du col, on voit bien un lac, azéri, selon la carte, arménien selon notre chauffeur. Les paysages sont superbes. On arrive enfin à Haghbad, très bel ensemble avec un Khatchkar représentant une crucifixion, unique en son genre. On y croise une poignée de touristes. On revient par Alaverd, ville industrielle (cuivre), mais surtout beaucoup de ruines industrielles et une cheminée qui crache une fumée qui forme un véritable nuage qui empêche la vue. On traverse ensuite un paysage curieux fait de plateaux qui se succèdent et qui forment de véritables parallélipipèdes séparés les un des autres. Le monastèrede Sanahin est encore différent, avec on gavit ouvert son église sombre, les tombes culptés qui forment le sol du gavit, les statues des donateurs au sommet du chevet On fait l’impasse sur Odzum pour essayer de trouver le monatère de Kobaïr, indiqué sur les cartes, mais très approximativement. Il faudra demander plusieurs fois le chemin, faire des allers-retours sur une route qui traverse des paysages de toute beauté pour enfin, trouver un petit chemin qui grimpe dans la montagne. Une voix qui sort d’on ne sait où nous crie si nous arrivons à une croisée de chemins, s’il faut prendre à droite ou à gauche. Dasn cette végétation très dense, il ya l’une ou l’autre maisons, bien cachées et, çà et là des reines-claudes à se faire damner. La montée est rude, mais pas de traces de monastères. Nous sommes prêts à renoncer, mais je m’entête car il me semble avoir entendu du bruit bien plus haut. Et je ne m’étais pas tompé ; ce bruit était le bruit de gravats que des ouvriers, en train de restaurer le monstère, jetaient dans le précipice au bord du quel il est bâti. Pas de chance, partout des échafaudages qui permettent cependant d’admirer les magnifiques fresques que, pour notre chance, on n’a pas protégées mais au risque de les abîmer définitivement avec les rejets de poussières des pierres sciées à la machine. Fatigués, mais enchantés, n revient par la même route non sans faire quelques achats pour le dîner dans les vllages traversés. Tout au long de la route courent des cochons en toute liberté et le chauffeur doit être attentif. Vendredi 14 : Idjevan-Gavar. C’est à regret que nous quittons cette charmante famille. Il faut d’ailleurs discuter ferme pour payer le prix annoncé sur le dépliant. Madame semble nous considérer comme ses invités, ce que, avec beaucoup de diplomatie, nous ne pouvons admettre Si elle tient un B&B, c’est pour améliorer le quotidien et non pour offrir gracieusement son hospitalité ; connaissions les conditions, ce qu’elle finira par admettre en nous considérant quand même comme ses invités pour un repas. Quand nous arrivons à l’arrêt des bus, le chauffeur a déjà été mis au courant de l’endroit où il devait nous arrêter sur la route puisque nous n’allions pas jusqu’au terminal. (décidément, on prend bien soin de nous). On nous débarque en pleine nature. Il reste des champs à traverser pour rejoindre une autre petite route. De loin, nous avons déjà été repérés par un chauffeur de taxi égaré par là. On s’accorde sur le prix. Il se demande pourquoi nous voulons aller à Gavar, endroit que nous avons choisi, d’après la carte, pour aller visiter le fameux cimetière de Khatchkars. Il nous propose de nous y conduire et de nous ramener à Sevan. Fidèles à notre programme, nous refusons, ce que nos regretterons plus tard. Très aimable, notre chauffeur fera pluieurs arrêts pour nous montrer des monuments, une église, .. qui ne figuraient pas sur nos guides. La route longe le lac Sevan, c’est merveilleux. Comme convenu, le chauffeur nous dépose à Gavar. Selon le Petit Fûté, toujours en retard d’une ou de plusieurs geurres, il y a un office du tourisme. On cherche et on trouve en effet un bâtiment sur lequel est écrit, en russe et en caractères cyrilliques « office du tourisme ». J’entre, je surprends deux vieilles personnes qui m’expliquent qu’elles vivent là et qui, apparemment, n’ont jamais imaginé qu’il habitait un soi-disant ancien office de tourisme. On a soif. Comme il n’y a pas un chat en rue, on entre dans une banque et le garde nous explique qu’il n’y a pas de débit de boissons à Gavar. Il y a bien un tout petit marché, mais rien à boire. Il faut se loger. D’après le guide toujours, il y aurait un hotel datant de l’époque soviétique au quatrième étage ( ?) d’un immeuble cage à poules datant de la même époque et dont l’entrée est jonchée de détritus. Soudaint, o miracles, j’aperçois une jolie maison sur laquelle est indiqué hôtel. Dans la cour, d’énormes voitures, 4x4 ultramodernes, mercédes, BMW. Je m’enquiers, l’accueil est bizarre, comme si je demandais des pastèques chez un fabricant de cercueils. Il y a de la place. On nous montre la chambre, petite, corecte, mais si l’immeuble semble moderne, la plomberie doit être l’œuvre d’un kolkhosien désoeuvré. Le tuyau de douche pend lamentablement, les robients se dévissent, …Enfin, nous sommes contents d’avoir trouvé un toit. Come nous avns toujours soif, on demande un café qu’on nous sert vite fait bien fait sans nous faire payer. Manifestement, nous ne sommes pas les bienvenus. Puisqu’il en est ainsi, on décide d’aller à Noradour visiter le cimetière des Khatchkars, on trouve difficilement un véhicule pour s’y rendre ; le chauffeur sympa se demande aussi ce que nous faisons là. Le fameux cimetière correspond à l’image qu’on s’en fait et vaut le déplacement ; c’est impressionnant. (mais on aurait mieux fait de suivre les conseils du premier chauffeur). Au retour, Gavar est encore plus désert qu’à l’aller. Rien, mais alors, rien, une ville déserte, pas un bruit, pas une âme. Heureusement que nous avons pris de la lecture car la soirée va être longue. A l’hôtel, on ne nous propose pas de dîner, le personnel donne l’impression d’assister à une veillée funèbre . Plus tard, nous verrons d’autres voitures de luxes stationner devant l’hôtel et les gens s’engouffrer dans de petites salles où on leur sert à manger et surtout à boire à voir le nombre de bouteilles vides de vodka que le personnel sortira des salles à manger le lendemain. Au moment de l’addition, on ne paiera que l’hébergement pour une seul personne, on ne comptera pas les cafés pris la veille et au petit déjeuner. Manifestement, notre présence n’était pas souhaitée. Repaire de mafiosi ? Réunions discrètes de polticiens ? Nous ne le saurons jamais. Samedi 15 : Gavar-Presqu’île de Sevan. On prend un taxi jusqu’à Sevan. On cherche, en vain, l’officie de tourisme signalé dans le guide mais, ici, au contraire de Gavar, il n’a jamais existé. Dans le marché, on trouve un petit bisto sympa. Le mari a un taxi et il nous emmène à la presqu’île, au pied du promontoire où se trouvent les deux églises. C’est samedi et il y a du monde, essentiellement des Arméniens qui proftent de la fin de semaine. L’hôtel restaurant pratique des prix tout à fait raisonnables et nous décidons d’y rester prendre un ou deux jours de repos. La chambre est confortable, avec vue sur le lac, le restaurant très correct. Si à midi, les cars y déposent les touristes autour de grades tablées, le resto est fréauenté essentiellement par des Arméniens, surtout le soir et les prix sont établis en fonction de cette clientèle. Nous montons l’escalier de 226 marches qui mène au sommet. Deux églises domnent la presqu’île dont une « en activité » ; un baptême y a d’ailleurs lieu et la vue sur le lac est superbe (le lac Sevan, 150 km/sur 50 km. avec ses 2000 m. d’altitude est le deuxième lac navigable le plus haut du monde après le lac Titicaca). On restera longtemps à flaâner sur ce promontoire à jouir du paysage. Dans une des églises se touve un étonnant Khtchkar décorés d’ornements figuratifs assez surprenants. On passera l’après-midi à se reposer sur la plage ; mais l’eau nous semble un peu trop froide pour s’y baigner. Dimanche 16 : Sevan-Traghkadzor-Sevan. On se lève tôt, pour des prunes. Tout est fermé, rien ne bouge. On aurait pu quitter l’hotel sans que personne ne s’en aperçoive. Oar conséquent, pas de petit déjeuner. Un taxi traîne sur le parking, on le prend pour Sevan où un bus aurait pu nous emmener à Hrazdan. Mais le bus est parti à l’heure et…sans nous. Qaunt à connaître l’heure du suivant, les avis divergent…et de beaucoup. Un chauffeur de taxi nous harcèle. D’après lui, il n’y a pas de bus (mais ils disent tous cela). Il faudra bien se résigner. On part à la recherche du chauffeur de taxi que nousa vions eu la veille qui lui, pour le prix officiel, nous conduit directement à Traghkadzor, nous évitant la correspondance par Hrazdan, et où se trouve le monastère de Kètcharis. Finalement, en ratant le bus, nous aurons gagné du temps. Contrairement à Ochakan, il y a beaucoup de monde à l’office, mais ici, la chorale ne vaut pas tripette. L’église est pleine comme un œuf, mlais à la différence de nos égliss, comme les gens ne restnt pas en place, on peut circuler et visiter ainsi pendant l’office (ce que font aussi les touristes arméniens qui photographient à qui mieux mieux). Le gavit est orné d’une très belle freque et, en se promenant dans les environs, on découvre ne toue petite église, plus ancienne que le monastère etbien mignonne dans sn écrin de verdure. On redscend par la ville où un ancien marché couvert soviétique a été transformé en hôtel tout en conservant la façade d’origine avec ses sculptures représentant, en style tout aussi soviétique, les différentes corporations présentes dans le marché. Il faut admettre que ce n’est pas du tout désagréable à regarder. Comme il faut attendre longtemps pour avoir un hypothétique bus pour rejoindre Hrazdan, un chauffur de taxi nous propose, ainsi qu’à deux autres personnes qui attendaient comme nous, de nous y conduireà un prix légèrement supérieur au prix du bus. Même topo à Hrazdan, une attente de plusieurs heures pour avoir un bus – et beaucoup de monde qui l’attend – pas d’internet, rien à faire, rien à voir. On reviendra donc en taxi. Comme on se trouve ben dans notre hôtel où nous sommes maintenant les seuls clients, on décide de prolnger notre séjour. Lundi 17 : Sevan. On a hélé un minibus. Ire des chauffeurs de taxis pour qui cet itinéraire est chasse gardée. Nous cherchons une connection à internet depuis plusieurs jours et nous devons impérieusement téléphoner à Erevan pour réserver l’hôtel avant notre départ. Sevan est une grande ville. Il paraît qu’il y a un centre internet. A la première adrsse, il n’existe plus. A la deuxième, il est inconnu et à la troisième, il ne fonctionne plus. Le modem serait out ?(mais il fonctionne pour les jeux vidéos). Reste le téléphone ; on finit par trouver le cntre téléphonique de Sevan ( ?) mais le téléphone ne fonctionne qu’avec des cartes qu’on ne vend d’ailleurs pas au cenre de télécommunication et personne ne poura jamais nous dire où se vendent ces précieuses cartes. C’est grâce à l’amabilité d’un Arménien rencontré que je pourrai réserver l’hôtel au moyen de son portable. Retoutr à l’hôtel, plage et farniente. Mardi 18 : Sevan-Erevan. On paie les trois nuits, ce qui me vaut un large sourire parce qu’ils n’en avaient compté que deux. Cette fois le moyen de locomotion sera un de ces grands autobus jaune qui fonctionnent au gaz. Cela roule bien et on entre à Evan dans les embouteillages dignes de nos grandes villes. Aucun taxi ne veut nous conduire à notre hôtel. On se demande pourquoi. La aison en serait que l’hôtel était trop proche (10 minutes à pied, mais avec les bagages.. !) Les gens essaient bien de nous aider, mais à cette heure, tous les taxis sont occupés. On finira par trouver et, au compteur, on a parcouru… 6 km (à pied, cela fait plus d’une heure de marche avec les bagages, mais pour un taxi, le trajet est estimé trop court… !) Sur la place d la République, on teste les fontaines (on ne les avait pas encore vu fonctionner celles-là). Internet, Office du toutisme où on apprend que l’exposition Armenia Sacra que nous n’avions pas pu voir à Paris, ouvrait le jour même. Cette fois, nous ne l’avons pas ratée et c’est bien ainsi. Le soir, à l’hôtel, on rencontre d’autres voyageus dont un jeune français qui fait un stage de trois mois en Arménie sur l’étude de…la pomme de terre. En Arménien il se plaignait avec beaucoup d’humour, d’avoir une vocabulaire trsè riche sur ce qui concerne l’agriculture et plus particulièrement dans le champ lexical de la patate, mais que ne n’était pas très utile pour voyager ? Mercredi 19 : Erevan-Khor Virap. Un peu plus difficile à trouver les combis pour ce patelin. Un premier bus nous emmène à la gare ferroviaire d’Erevan et c’est en passant sous celle-ci par un passage souterrain pas évident à trouver, qu’on trouve, sur un terrain vague, quelques minibus qui attendent les clients. On trouve le nôtre, puis le chauffeur qui ne partira qu’à 11 heures. Il place deux bouteilles d’eau minérales pour réserver nos sièges et, pour tuer le temps, on va visiter la gare. Elle est immense, architecture soviétique évidemment, et…un seul guichet où, semble-t-il, il y a même quelqu’un pour délivrer des billets, mais pour où ? Grosse animation sur le quai. Un train serait-il attendu ? Erreur. Le quai sert de lieu pour un immense marché aux fruits et légumes, coloré, animé. Il est difficile même de s’y frayer un chemin. Sur une voie, une vieille locomotive et un wagon. Comme on s’attarde, un monsieur d’un certain $age nous aborde t nous demande de l’attendre. C’est le gardien du « musée », c’est-à-dire le wagn qui est sous nos yeux. Il revient avec la cle. C’est un vétéran, décoré par Staline en personne – nous aurons droit aux photos – A l’intérieur, tout est désuet, comme le téléphone, mais c’est touchant. Nous repartirons avec une photo de ce monsieur pendant son service militaire. A 11 heures précises (les Arméniens sont ponctuels) le bus démarre. Comme le monastère de Khor Virap est en dehors de la route, le chauffeur, très aimablement et après avoir pris l’avis des autres voyageurs, fait le détour et nous dépose au pied du monastère non sans avoir écrit sur un papier ses heures de retour et l’endroit à rejoindre, à pied, bien entendu, pour arrêter le bus au passage. Khor Virap, c’est un peu la carte postale, le monastère devant le Mont Ararat qui lui est en Turquie. Mais à quoi bon gâter son plaisir ; c’est plus impressionnant que la carte postale et le monastère mérite d’être visitée avec le cul de basse fosse où aurait été enfermé, dit-on, le brave Grégoire l’Illuminateur pendant treize ans. Un peu difficile à croire ; enfin, on descend par une échelle posée à même le mur et on laisse aller son imagination. Du haut de lamuraille, on domine la Turquie. La frontière, matérialisée par des barbelés est à peine à une centaine de mètres. Aux jumelles, on distingue trsè bien des minarets, des miradors aussi et toujours, impressionnant avec ses 5.600 m. le Mont Ararat couronné de neige. Retour au carrefour que nous a designé notre chauffeur, en plein soleil et le bus est à l’heure ; c’est le même chauffeur, le bus est plein, mais les passagers se serrent pour nous faire de la place. Toujours cette gentillesse et ce souci d’être agréable. On repasse par l’Office du tourisme pour avoir confirmation de la délivrance du visa à l’aéroport. Personne n’est au courant, mais on téléphone à l’aéroport qui confirme. Ouf. A l’hôtel, on retrouve Marius, notre franco-anglo-polonais, revenu du Sud et on décide de partir ensemble le lendemain pour une excursion dans la mont…….. Jeudi 20 : la pournée commence mal. Nous ne trouvons pas l’endroit où prendre le bus.pour Burakan. Personne ne peut nous renseigner. On demande à un chauffeur de taxi qui sait, nous voilà rassurés, mais il nous semble qu’il nous emmène bien loin, ce qui ne nous rassure plus. Il nous dépose à un carrefour où des gens attendent. Les uns disent que notre bus passera par là, d’autres disent le contraire. Finalement, un monsieur nous dit que lui aussi va à Burakan. Nous voilà rassurés pour de bon, il n’y a plus qu’à attendre. Le bus arrive, c’est le bon et, à l’intérieur, nous trouvons notre franco-anglo-polonais avec Anait, une de ses copines de paris en vacances en Arménie. Elle a reçu l’autorisation de ses parents de voyager avec nous, mais jusqu’à 19 h.00. Les Arméniens semblent très stricts avec leurrs enfants, surtout les filles. Comme Anait parle arménien et Marius, le russe, tout est bien. Arrêt à Burakan, une petite bourgade au pied de la montagne. Monastèe, lac de montagne et citadelle d’Amberd, tout cela est très loin et on n ous déconseillde le faire à pied (il faut être rentré pour 19 h.00) et on nous conseille de prendre un taxi. Puis, le villageois qui nous a donné ces information nous dit tout de go : je vous emmène. On fait le plein et nous voilà parti pour une balade superbe. Le chauffeur est bavard et avec Anait qui traduit, c’est facile. Par une piste en très mauvais état, on arrive au petit lac de montagne que marius voulait voir. Il est situé à 3000 m. d’altitude au milieu de montagnes pelées ; il y a même quelques plaques de névé. Un peiu plus loin, un centre de recherches nucléaires. On nous laisse franchir la barrière, mais nous serons sans cesses escortés par un membre du personnel. L’atmosphère se détendra rapidement et on nous autorise même à prendre des photos, à l’exception des bâtiments. Au retour, on aperçoit dans la vallée les espèces de yourtes dans lesquelles vivent les nomades kurdes, une tribu qui vit en bonnes relations avec les Arméniens. On terminepar la citadelle d’Amberd, elle aussi située dans un paysage superbe et à voir avant que l’on ait terminé les horribles travaux de restauration, que dis-je de « construction » avec des pièrres et des matériaux venus d’on ne sait où, mais qui, dans l’environnement, font l ‘effet d’un cancer au milieu de la figure. Notre chauffeur-guide tient absolument à nous montrer sa maison ; mais c’est sutout un prétexte à nous inviter à manger – la table est d’ailleurs mise quand nous arrivons - un repas complet arrosé de vodka. Le fils est chargé de surveiller la route pour demander au chauffeur du bus qui doit nous ramener de bien vouloir attendre. C’est ça l’hospitalité arménienne. Et quand on veut payer, on se fait houspiller. On s’en sortira en glissant un billet dans la poche de notre hôte qui, pour ne pas perdre la face, et à son corps défendant, fera semblant de ne ps s’en apercevoir. Vendredi 21 : c’est la fête nationale. Les fontaine de la place de la République fonctionnent et la place a une tout autre allure. En attendant les festivités, le matin on se rend au marché aux puces des bouquinistes où j’ai aperçu dans le fouillis qui y règne un livre édité par le musée Matenadaran, tiré à seulement 500 exemplaires avec des reproductions impeccables et…en français. Comment est-il arrivé là ? Il vaut 35.000 drams, mais nous l’aurons pour 25.000 (un peu plus que 50€) après le marchandage d’usage dans ces lieux. A voir la tête du vendeur, il est content de s’en être débarrassé – pour les Arméniens, c’est un prix exorbitant – et nous sommes contents de notre achat. Tout est donc pour le mieux. Le soir, nous assistons au concert donné sur la place de la République avec son et lumière et les jets d’eau qui passent par toutes les couleurs. On est serrés, les gens sont venus en famille et il y a là plus de 30.000 personnes qui écoutent, non religieusement, mais dans un calme relatif et bon enfant. Samedi 22 : Allez, un dernier monastère avant de partir. Bus pour Achtarak (cette fois on sait où le prendre). On se fait déposer à un carrefour et on prend un taxi. Le monastère est le pendant de celui d’Hovanarank, perché au bord du canyon. La visite terminée, notre chauffeur, au lieu de nous ramener au départ des bus, nous emmène voir une église, assez jolie. Al’intérieur, une dame essaie de nous expliquer quelque chose ; on comprend qu’il s’agit d’église, mais pas plus. Elle va trouver le chauffeur, s’ensuit une longue discussion avec force gestes et suivant le conseil de la dame, le chauffeur nous conduit voir une petite merveille, une église toute petite, très vieille, entourée de restes d’une mini-enceinte et de khatchkars. Un peintre la dessine. L’endroit est idyllique et on ne se croirait pas au centre d’une ville. Lui-même, semble-t-il en ignorait l’existence. Puis, sur sa lancée, par des ruelles, il nous emmène vers les restes d’une autre église qui nous permet d’en voir une autre encore perchée de l’autre côté du canyon qui sépare la ville en deux. Il ne manquera pas de nous y conduire. Elle est située dans l’enceinte d’une ancienne forteresse, une petite église à une seule nef, moins intéressante mais de sa porte on a une vue panoramique sur le canyon, le vieux pont et sur la ville. Dire que nous étions déjà passés à Achtarak sans nous rendre compte que cette petite ville révélait des merveilles (les guides n’en parlent d’ailleurs pas) Comme il reste du temps on termine la journée au Vernissage, l’immense marché aux puces d’Erevan devenu déjà très touristique. On y boira une bière que nous paierons le double, première et unique « arnaque » si on peut dire en trente jours. Dimanche 23 : Erevan. Ce dernier jour est consacré à la visite du mémorial au génocide. Bien que nous l’ayons déjà distingué de loin au cours de nos promenades, quand il s’agit de s’y rendre, c’est une autre affaire. Assez curieusement, alors que nous n’en sommes pas loin, personne ne peut nous renseigner. C’est facile à comprendre quand on sait que les Arméniens ne le connaissent que sous son nom arménien et que « génocide » prononcé avec toutes les intonations possibles ne leur dit rien. On finia bien par le trouver. Il est à l’intérieur d’un grand parc, bien entretenu. Tout au long des allées, de petits sapins plantés par des personnalités en visite en Arménie. Le monument en lui-même est aussi sobre qu’imposant. Tout, dans ce lieu est empreint de respect, de dignité ; une musique de fond incite au recueillement. A l’intéreur, autour de la flamme, des gens viennent déposer des fleurs blanches. On est impressionnés, émus même. La visite du musée est impressionnante aussi : des photos, souvent pleine d’horreurs, des témoignages, des lettres de consuls étrangers qui dénoncent ce qui est en train de se passer sous leurs yeux, des ordres militaires qui ne laissent planer aucun doute sur la volonté des autorités d’exterminer le peuple arménien qualifié d’ailleurs de « race arménienne » alors qu’une révolution antérieure à ces faits avait été menée au nom des droits de l’homme. Ce qui nous frappe aussi c’est que, à aucun endroit, on ne rencontre le mot « turc » . Il est question de « génocide », sans plus, révélation d’un peuple qui pleure sur lui-même sans chercher à culpabiliser d’autres peuples. Une grande leçon de dignité. Et une honte pour les négationistes. Comme on voit le stade dans le lointain, on imagine qu’il est possible de le rejoindre en prenant des raccourcis. Ce fut notre erreur car c’est dans un cul de sac que nous avos débouché et il a fallu rvenir su nos pas pour prendre un autobus au vol.. Retour à l’hôtel. Marius est reparti hier. Un couple tue l’attente en attendant de partir vers l’aéroport. Tous les vols décollent à 04 h.00 du matin. Demain, ce sera notre tour. Lundi 23 : Erevan. La journée est consacrée aux courses, à l’envoi un peu tardif des cartes postales, à l’achat de petits souvenirs. Puis on fait les bagages, on dîne et on attend. Le taxi est commandépour 01 h.00 car nous devons encore régler le problème des visas. Quand un taxi est commandé, le prix de la course est 50% moins cher. Le chauffeur ne veut rien entendre, mais devant l’insistance du gardien de l’hôtel, il doit s’incliner, la loi c’est la loi. Il se vengera en nous emmenant à l’aéroport à plus de cent km/h. Qu’est-ce qu’on étaient contents d’arriver sains et saufs. Le côté des départs resemble à une gare routière. C’est sombre, gris, anonyme. On se renseigne pour les visas. Quelqu’un a l’air de savoir, mais nous sommes un peu inquiets quand même. On nous dit d’attendre. L’attente sera longue. Enfin, arrive un officier bardé de décorations qui semble s’extraire d’un profond sommeil. Il nous fait entrer dans un bureau et on se rend compte que notre démarche est assez inusitée. Finalement, et avec le temps, il trouvera les papiers ad hoc et, surtout, récupérera le prix de la prolongation des visas, la seule chose, au fond, qui justifie cette démarche. L’avion est à l’heure. Bye bye Arménie. Un voyage parmi les meilleurs que nous ayons faits. Quel pays ! Quel peuple accueillant ! Que de merveilles !
Conseils avant de partir : se munir de guides est une évidence ; encore faut-il que ce soit de bons guides et cela, seule l’expérience le démontrera. Pour notre part, nous avions acheté le guide Évasion (Hachette), séduisant, bien structuré, de belles photos mais…conçu pour des touristes motorisés. En outre, il ne tient pas compte du fait que l’alphabet arménien n’a rien à voir avec le nôtre. Et quand on montre dans le guide à un Arménien le nom de l’endroit où on souhaite se rendre, souvent, dans les campagnes du moins, il ne peut le déchiffrer. N’aurait-il pas été simple de faire suivre les noms de lieux, du moins des lieux importants, d’une transcription en Arménien. Quant au guide Le petit futé, il porte bien mal son nom. Certaines indications semblent dater de l’époque soviétique : la cathédrale, bel et bien opérationnelle est « en construction » et vous pourrez poireauter des journées entières à la gare d’Erevan pour attendre des trains qui ne roulent plus que dans le souvenir de vieux Arméniens. Ne cherchez pas non plus le guichet où on délivre des billets de bus à la gare routière (cette question fait bien rire les autochtones). Et ne parlons pas des rubriques « hébergement » ni des descriptions des monastères du Karabagh. Bref, à oublier. Le guide qui nous a paru le mieux conçu et le mieux à jour – malheureusement nous n’avons pas pu nous le procurer – est Planète des hommes. Il est indispensable également de se munir d’une lampe de poche car, très souvent, l’éclairage public est inexistant.
Lundi 25 août : Bruxelles. L’avion d’Austrian Airlines est ponctuel. Après une escale à Vienne, nous repartons la nuit pour Erevan.
Mardi 26 : il est 04 h.30 du matin, heure locale lorsque nous atterrissons. Le vol de Lufthansa nous ayant précédé, la file est longue devant les guichets où on obtient les visas. Peu importe puisque, de toutes façons, rien ne presse à ces heures. Les visas apposés, on traverse quelques magasins en free shop où les vendeuses somnolent en attendant d’improbables clients. Dans le hall des arrivées, nous sommes harcelés par les chauffeurs de taxis. Cela sent l’arnaque, comme dans la majorité des aéroports. On se renseigne sur les tarifs « officiels » au bureau d’information et on nous confirme les prix marchandés après des chauffeurs. Bon, on a compris, le personnel est de mèche avec les chauffeurs. Tant pis, on est fatigués et pressés maintenant de rejoindre l’hôtel, ce qui n’est pas évident. Notre chauffeur, en effet, qui est autant conducteur de taxi que je suis dresseur de puces ne connaît pas les noms de rue ; nous aurons droit à une visite nocturne de la ville d’Erevan qui durera plus d’une heure avant qu’il ne localise – enfin que JE localise l’hôtel -. Comme il n’y a pas de chambre libre à cette heure, nous dormirons dans les fauteuils au sous-sol. Après un peu de repos, on part en exploration. Première démarche, changer de l’argent. Il y a un bureau de change dans un petit supermarché à cent mètres de l’hôtel. Le premier contact avec Erevan est décevant. Pour nous rendre place de la République, on traverse des chantiers le long de rues poussiéreuses où les quelques rares édifices encore debout – et dans quel état – sont de conception soviétique. Quant aux noms des rues, soit ils ne sont pas indiqués (cas le plus fréquent), soit ils sont en arménien, donc illibles pour nous, soit, mais c’est rare, en caractères cyrilliques. Bref, comme en outre, à cause des travaux, pas mal de rues sont fermées, le petit plan dont nous disposions se révèle très rapidement inutile. Nouvelle déception en découvrant la place de la République, les fontaines et le plan d’eau qui apparaissent sur toutes les photos, sont inexistantes. Mais la place, malgré son aspect pharaonique, a de la gueule.
On apprend aussi à traverser les rues, exercice périlleux s’il en est. Le trafic est dense, essentiellement composé de taxis et de minibus. Il y a bien des feux tricolores dont le respect semble lié à l’humeur du conducteur ; quant aux passages pour piétons, ils sont purement décoratifs. On regarde donc la façon de procéder des autochtones et on les imite ; en général, une rue se traverse en deux temps avec un bref arrêt sur la ligne blanche. Au début, c’est assez impressionnant mais on finit par s’habituer. Retour à l’hôtel et repos bien mérité. Bonne nouvelle : contrairement à ce que disent les guides, il n’est pas nécessaire de se rendre au consulat du Haut Karabagh pour obtenir les visas ; ceux-ci se font sur place. Après avoir repris des forces, on retourne au centre et à l’Office du tourisme où l’accueil est chaleureux et efficace. On explore un peu plus la ville qui, au soleil et avec tous les arbres qui bordent les avenues se révèle plus agréable qu’au premier abord. On visite le musée National d’Histoire, de conception archaïque et de type soviétique avec ses gardiennes de salles en cache-poussière, mais dont la visite est indispensable avant de partir à la découvert du patrimoine arménien. Le retour à l’hôtel, pas loin du centre cependant, se fait à travers de rues où abondent les nids de poules, totalement dépourvues d’éclairage. Demain, se munir de la lampe de poche si on veut éviter les entorses ou de se heurter à un engin de chantier.
Mercredi 29 : Nos souhaitons nous rendre au monastère de Gueghard. Très aimable, la jeune fille de l‘accueil nous indique quel minibus prendre pour nous rendre à Massiv Market, d’où partent les bus pour Garni. Et, initiative très intelligente, elle nous inscrit tous ces noms en caractères arméniens sur un petit papier qui se révèlera bien précieux. Au terminus, une passagère nous conduira jusqu’à la « gare » des autobus que nous aurions eu du mal à trouver pas nous-mêmes. Le bus nous emmène un peu plus loin, jusqu’à Gokht d’où nous prendrons un taxi que nous partageons avec un couple tchéco-arménien. Le monastère est superbe, dans son écrin de verdure et collé contre la montagne. Trois églises troglodytes complètent l’église centrale et la décoration tant intérieure qu’extérieure est superbe. Deux heures ne seront pas de trop pour flâner dans cet endroit magique que nous quittons au moment où arrivent les cars de touristes et d’écoliers qui mettent fin au climat de quiétude. Nous revenons par Garni où se dresse, entièrement reconstitué, le seul temple qui témoigne du passage des Romains. Cela ne vaut pas les temples d’Italie mais l’endroit ne manque pas de charme avec le canyon en contre-bas. Retour et dîner à une petite terrasse près de la place de la République où nous nous divertissons en observant le manège - qui se veut discret, mais c’est loupé – de prostituées accrochées à leur téléphone portable. A voir les va-et-vient, la clientèle ne manque pas.
Jeudi 30 : Au programme de ce jour, visite d’Edjmiatzin, le « Vatican » de l’église arménienne avec sa cathédrale, son musée, ses monastères et son séminaire. L’ensemble est agréable, très calme avec les allées bordées de fleurs. Trouver un bistro pour boire un petit café se révèle plus compliqué. On le prendra à Erevan où nous serons de retour en début d’après-midi. On commencera par faire un petit tour au Marché central dont la porte de cuivre est imposante. Il est difficile de résister aux marchands qui veulent à tout prix que l’on goûte leurs produits (pèches, raisin, miel, fruits confits, fruits secs, …) sans obligation d’achat. Un peu plus loin, mais pas facile à trouver, le musée Parajdanov, ce cinéaste géorgien aux talents surréalistes. Sa maison-musée abrite une collection de collages et de peintures assez extraordinaires. Pendant toute la visite nous serons suivis comme nos ombres par la propriétaire qui parle un peu allemand et surveille tous nos gestes comme si nous étions des malfaiteurs potentiels. On dînera au restaurant Haiq, pas très visible, installé dans un sous-sol de l’avenue Machkots – en outre les indications sont en arménien – où on dégustera la vraie cuisine arménienne pour un rapport qualité-prix qui défie toute concurrence. Si on ajoute qu’en se réclamant de Envoy Hostel on bénéficie encore d’une réduction de 20%… ! Cerise sur le gâteau, la bière pression n’a rien à envier aux bières belges et le taboulé y est remarquable. Vendredi 31 : Départ pour le Karabagh. A la gare routière, pas de guichet, comme on le signalait plus haut, mais une belle anarchie. Les chauffeurs de minibus, tout comme en Amérique latine, se disputent les clients. Ausitôt accrochés, aussitôt installés . Comme nous sommes les derniers, le minibus part sans plus attendre. La suspension, ce qu’il en reste du moins, a dû connaître des jours meilleurs car les cahots ne sont pas dus à l’état de la route comme nous pourrons le constater au retour dans un véhicule moins vétuste ou mieux entretenu. La route nous semble longue et la halte déjeuner est la bienvenue. Les autres passagers, distants jusque là essaient de communiquer avec nous. C’est laborieux mais, la bonne volonté et toutes les ressources linguistiques et gestuelles aidant, on y arrive. Du coup, nous sommes le centre d’intérêt de l’ensemble des passagers qui nous indiquent ce qu’il faut voir dans le paysage, nous interrogent sur nos projets de séjour, …La fin du voyage en est devenue agréable et de bon augure en ce qui concerne la suite. Cette expérience, nous la revivrons tout au long de notre séjour. Discrets d’abord, respectueux de l’étranger, les Arméniens que nous rencontrerons rechercheront toujours une occasion d’établir un contact, de proposer leur aide en cas de nécessité, sans jamais s’imposer mais avec le désir manifeste d’essayer de briser la barrière de la langue. Au Karabagh nous devons, en principe, loger chez un Français qui réside depuis trois ans en Arménie et dont nous avons trouvé l’adresse sur Internet.
Oui mais nous avons stupidement oublié de prendrenote de son téléphone et de l’adresse de son domicile. Qu’importe, Internet nous sauvera… à condition que le correspondant soit devant son ordinateur. Et ce n’était pas le cas. Quand, enfin, il a pu prendre connaissance de notre message, c’est son ordinateur qui l’a trahi. Après deux heures d’attente, on on envoie un ultime message disant que nous abandonnons et que nous allons nous mettre en quête d’un logement à Stepanakert quand, miracle, la préposée au téléphone se penche à la fenêtre et crie un mot qui ressemble à mon nom nom : c’est Armen qui nous a localisés et nous envoie un taxi taxi ; en effet, il n’habite pas à Stepanakert, mais à Couchi. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. Arrivés à Couchi, Armen nous attend au coin de la rue ; heureuse initiative car, à voir l’immeuble où il habite, un vestige de l’architecture soviétique qui, en apparences, relè- relève plus du clapier à lapins ou de la cage à poules (il y a d’ailleurs quelques spécimens qui errent dans l’entrée) ; à voir les escaliers de pierre qui n’ont plus vu l’ombre d’un balai depuis la chute du mur de Berlin, nous n’aurions jamais osé franchir le pas de la porte ( d’ailleurs absente). Heureusement l’appartement d’Armen n’a rien de commun avec l’aspect extérieur. Petit café et organisation de la suite de notre séjour au Karabagh. Nous nous mettons d’accord sur les sites que nous souhaitons visiter.
Samedi 1 septembre, départ pour le monastère de Dadivank qui se trouve à l’extême nord. Il nous faudra trois heures pour l’atteindre, les derniers tronçons de route étant dans un triste état. Au passage, on rencontre des traces de la guerre, tanks détruits, modestes croix portant les photos des malheureux tankistes. Au paysage d’abord agricole se substitue un paysage de forêts ; c’est dans ce superbe environnement qu’est situé le monastère. Il est en pleine restauration. Si la première restauration est correcte, celle qui est en cours ne laisse rien présager de bon. On restera longtemps à flâner dans la galerie et à admirer la sculpture des donateurs
Sur le chemin de retour, premier arrêt au village de Vank. Si ce village a la « chance » de bénéficier des largesses d’un généreux donateur de la Diaspora domicilié à Moscou, on ne peut dire que ses conceptions de l’esthétique relèvent du meilleur goût. Le jaune et le vert dominent partout et l’hôtel, en forme de bateau baptisé « Titanic » détonne dans le paysage.On s’y désaltère quand même et, de la terrasse, on distingue sur la montagne le monastère de Gandzassar. Comme le généreux donateur a aussi penser à faire une route d’accès, la montée ne sera pas trop dure. L’ensemble des bâtiments monastiques est harmonieux, bucolique même. Le portail de l’église est superbe comme les sculptures du clocheton. Heureusement, nous n’avons pas oublié les jumelles (accessoire indispensable, comme la lampe de poche, cfr. plus bas). A Chouchi, nous allons dîner dans un chouette petit resto qui nous a été recommandé par Armen. Il est situé à l’écart – c’est le moins qu’on puisse dire – mais le déplacement vaut la peine tant pour l’accueil que pour la qualité du repas. Mais au retour, la nuit est tombée et il fait noir comme dans un four. Heureusement qu’il y a la lampe de poche. L’obscurité et « l’unité architecturale soviétique » aidant, nous nous trompons de maison. Pas pour longtemps car les séquelles de la période soviétique sont bien présentes et, dès la première volée d’escalier, une porte s’entrouve et une voix nous demande ce que nous faisons là. On s’excuse et on passe à l’immeuble voisin. Le bon, cette fois.
Dimanche 2 septembre. C’est jour de fête et notre hôte a prévu que nous allions ensemble à Stepanakert, nous brossant un tableau dithirambique de ce que nous allions y trouver. Mais il changera d’avis et nous visiterons Chouchi où, quoiqu’en dit notre hôte, il n’y a pas grand chose à voir, la ville ayant été presque entièrement détruite lors de la guerre. Deux mosquées à moiié en ruines, un fort dont les murs sont en bon état de conservation. Bref, ce tour de Chouchi nous prendra deux heures. Finalement, c’est le petit spectacle organisé pour la fête qui nous séduit le plus par sa bonhomie, sa gentillesse et sa qualité : un spectacle de marionettes que nous comprendrons même grâce à la gestuelle et à la manipulation, des danses très élégantes et de la musique traditionnelle jouée sans fausses notes. Enchanteur. Dîner au même resto, « chez Robert », paraît-il. Puisque nous sommes déjà venus la veille, l’accueil est encore plus démonstratif et le repas tout aussi délicieux. Cette fois, nous ne nous trompons pas de maison en rentrant.
Lundi 3 septembre. Un nouvel hôte, Vasguen, un Arménien de France, se joint à nous. On part tôt le matin car la journée sera longue. Premier arrêt, Avetaranots, un très beau village d’un millier d’habitants dans la montagne. L’église est en réfection. Armen et Vasguen discutent avec les ouvriers qui essaient sans trop de conviction de remettre en route une pompe récalcitrante. On va chercher de l’eau fraîche, on bavarde ; en brossant l’épaisse couche de poussière qui recouvre des pierres, on découvre de magnifiques bas-reliefs. Quant on repart, la pompe ne semble toujours pas décidée à fonctionner. Nous ne connaîtrons pas la suite.
L’étape suivante doit nous conduire à un petit monastère situé dans la montagne. De la route, enfin, de ce qui sert de route, on devine de temps en temps son clocheton. Trouver le chemin qui y mène est une autre paire de manches. Et personne pour nous renseigner. On emprunte alors, avec le taxi – c’est costaud les Volga soviétiques - des chemins de montagne qui, chez nous, exigeraient l’empli d’un véhicule 4x4, tous terrains. Devant les masses rocheuses qui se présentent sous les roues de la Volga, le chauffeur, prudemment, décide quand même de ne pas pousser plus loin. On n’ose pas imaginer une panne dans ce coin totalement isolé. On continue donc à pied sous un soleil de plomb en se fiant à notre intuition. Le monastère « devrait » se trouver à notre droite, …finalement, c’est à gauche qu’on le trouve au détour du chemin. Mais nous ne sommes pas seuls. Des soldats censés y travailler sont en pleine sieste. Le monastère est dans un piteux état, rempli de grafitis en russe, du sol jusqu’au toit – les soldats qui ont fait cela devient être de solides acrobates encore à jeun au moment de commettre leur crime - graffitis peu élogieux pour les Arméniens, leurs mères et leur religion selon Armen qui comprend. Lui est très déçu, moi un peu moins car c’est un témoignage instructif de l’image que les Russes se faisaient des Arméniens (et aussi de la « culture » de la soldatesque envoyée là-bas.). Le retour se fait par le monastères d’Amara, avec une très belle enceinte surmontée d’une tour. L’intérieur, trop restauré à notre goût est assez décevant, hormis la crypte. On s’arrête dans quelques villages pour regarder les monuments commémoratifs de la guerre du Haut Karabagh. Les représentations des soldats morts au combat sont gravées dans la pierre. Tous sont des gars de 19 à 30 ans. Le spectacle est émouvant et on prend conscience du prix que la population à dû payer à cette guerre. Enfin, arrêt obligatoire à Stepanakert pour régler les problèmes du visa au Ministère des Affaires étrangères– il nous reste moins d’une heure pour nous mettre en ordre - . Cela nous coûte 11.000 drams avec, en prime, la grogne de la secrétaire qui caressait sans doute l’epoir de partir avant l’heure. Mardi 4 septembre. Chouchi-Goris. Il faut se lever tôt. Le chauffeur de taxi doit encore passer chercher sa fille pour la conduire à l’école. C’est sympa, mais le temps passe. Comme on a bien marchandé le prix, que le chauffeur est sympathique, nous sommes mal placés pour avoir encore des exigences. On arrive à la gare routière dans les délais, on est dans les temps, mais c’est juste. De toute façon, le combi n’étant plas plein, on attendra encore une demi-heure. Dans le bus, un monsieur très handicapé et une dame très excitée qui n’arrêtera pas de monter et descendre du véhicule au grand dam de l’handicapé qui doit la laisser passer. Dans le bus, on n’entendra qu’elle ; elle a le verbe haut et, bien sûr, nous n’y comprenons rien. Les autres passagers si, mais ils auront vite fait d’en avoir assez à en juger par les mimiques. N’empêche, le combi devra s’arrêter selon ses ordres devant ce qui nous semble être une base militaire. Elle descend en courant avec, en mains, une poignée de chandelles. Les hommes descendent fumer une cigarette en attendant son retour. Quand elle revient, c’est pire qu’ avant ; elle a l’air complètement déjantée, crie, hurle. Apparemment, elle raconte ses malheurs mais seule une vieille dame semble compatir. Bref arrêt au poste frontière pour que nous puissions prouver que nous avons payé nos visas. Simple formalité avec des fonctionnaires très aimables. Plus loi, nouvel arrêt pour notre voisine qui va brûler de nouvelles chandelles dans une magnifique petite église qui surplombe la vallée. L’environnement est époustouflant, notre brûleuse de chandelles aussi. Cette fois, c’est l’hystérie, elle embrasse les murs, les portes ; elle hurle, elle pleure, elle gesticule, … Arrivé à Goris, le bus nous dépose devant une station d’essence en dehors de la ville. Petit café, taxi. Le chauffeur veut nous conduire à un hôtel, mais j’insiste pour qu’il nous dépose au marché. Munis d’adresses trouvées dns le guide, je m’apprête à partir à la recherche d’un logement losque je suis abordé par un monsieur très aimable ; il est le patron d’un bed and breakfast. Je négocie le prix, il hèle un taxi – qu’il paie –et nous voilà chez lui. Superbe maison entourée de verdure, avec terrasse de laquelle on a une vue sur toute la ville. Chambre à l’avenant. Une famille accueillante, discrète, serviable et, cerise sur le gateau, la patronne est une cuisinière hors pair et cuisine arménienne succulente (les meilleures feuilles de vigne farcies que nous ayons jamais mangé). Le premier après-midi est consacré à une balade dans la ville, bien agréable avec ses petites maisons à un étage, isolées les unes des autres et ses restes de quartiers troglodytes. Ce n’est pas pour rien que Goris soit qualifiée de « petite Cappadoce ». Nous terminerons notre promenade en sirotant une bière à une chouette terrasse bien ombragée. Mercredi 5 septembre. Levés à 08 h.30 et le petit déjeuner, copieux, variés (choix entre plusieurs sortes de cafés et de thés) nous attend déjà. Le taxi aussi (quand le taxi est réservé depuis l’hôtel ou le B.and B. le prix défie toute concurrence, sutout s’il s’agit d’un ami du patron qui peut se faire ainsi un petit extra). Nous passerons la matinée dans la vallée de Kendzoresk au milieu de cheminées de fées, d’habitats et d’églises abandonnées. La végétation est abondante, les mûres sont à point et l’eau coule partout. Comme notre chauffeur s’est révélé être un excellent guide doublé d’un bon conducteur, jovial en plus, nous le réquisitionnons pour l’après-midi. Nous prenons la route qui mène en Iran et nous croisons beaucoup de camions de ce pays puisque c’est, avec la route qui mène en géorgie, le seul point de communication entre l’Arménie et le reste du monde. Toutes les importations passent obligatoirement par ces deux routes. C’est une route de montagne, sinueuse, avec de beaux points de vue. Sur le côté, un rstaurant qui accueille les voyageurs iraniens. Les cars qui assurent la liaison Erevan-Téhéran sont luxueux. On loge la frontière avec l’Azebaidjan, l’ennemi juré des Arméniens. Pas de militaires, pas de barbeléq, rien qui puisse faire croire qu’à cinquante mètres se trouve un autre pays avec lequel l’Arménie est toujours en guerre. Mais qui irai se perdre dans ces montagnes ? On quitte la route pour s’enfoncer dans une magnifique forêt(Chênes, érables, sorbiers, frênes, .., sur une piste pas trop mauvaise. Après une heure de trajet, nous atteignos le monastère de Bheno-Noravank. Extérieurement, il ne paie pas de mine : un gros parallélipipède de basalte. Mais l’intérieur.. ! La décoration des encadrements de portes d’abord, puis, quand on s’est habitué à la faible lumière, on découvre dans les coins supérieurs de superbes bas-relifs qui font immanquablemùent penser aux sculptures préromanes. Tout autour, c’est l’effervescence. Il y a là plusieurs familles qui préparent un barbecue géant. Les femmes s’affairent pendant que les hommes… jouent aux cartes (deux d’entre eux, cependant, activent le feu). Les plus jeunes veulent parler avec nous. L’un a appris l’allemand et ne se débrouille pas mal du tout à la grande fierté de son père. On fit des photos, mais ils n’ont pas d’adresse et nous sommes bien marris de ne pas pouvoir les leur envoyer. (Le fonctionnement de la poste a l’air très particulier comme on nous l’expliquera plus tard). On nous invite à partager le repas, ce que nous aurions accepté volontiers, mais notre taximan devait rentrer. On se confond en excuses de crainte de heurter leur hospitalité. Sur le chemin de retour, notre chauffeur s’arrête pour cueillir des mûres au risque de frôler l’indigestion (mais elles sont tellement bonnes…) et…frotter sa voiture avec son petit chiffon à chaque arrêt. On arrive même à se comprendre : avec les dix mots d’arménien que nous avons appris, les trente de russe, séquelle d’un apprentissage ancien et frustré de cette langue, quelques mots d’anglais, des gestes et des fous rires partagés. Bref, une journée formuidable qui se termine par un repas tout aussi formidable chez nos hôtes. Jeudi 6 septembre. Le taxi vent nous prendre à 9 h.30. On prend en charge un médecin qui doit se rendre à l’hôpital. Le chauffeur est moins bavard, mais la route est difficile et il se cncentre sur sa conduite. Direction : Tatev. Encoe une route merveilleuse, malgré les innombrables nids de poules. Arrêt près d’un belvédère qui, outre une magnfique vue sur le canyon, permet de voir, dans le lointain, le monastère de Tatev (encore une fois, les jumelles étaient les bienvenues). Sur le chemin du belvédère, nou rencontrons deux franco-arméniennes qui connaissent bien Armen de Chouchi chez qui elles iront aussi loger (le monde est parfois petit). Nouvel arrêt au « Pont du diable » et ont atteint enfin cette merveille qu’est le monastère de Tatev, perché sur sa palte-forme, au bord du précipice. C’est un grand monastère fortifié avec de nombreux bâtiments, une belle grande église et une autre, mignonne, avec ses portes et ses chambranles sculptés. On visite, on flâne, on s’imprègne de l’atmosphère. Hormis les deux franco-arméniennes et un couple de belges, nous étions les seuls sur le site. Avant de prendre le chemin du retour, notre chauffeur nous emmène dans un endroit qui surplombe le monastère pour que nous puissions prendre des photos. Nous demandons au chauffeur s’il connaît un autre monastère qui s’appellerait Tatev du bas. Il connaît, mais nous dit qu’il n’est pas accessible. Du haut de la montagne, il nous indique vaguement où il se trouve ; mais sur la route, il s’arangera qand même pour que nous le dévouvrions en « vue aérienne ». C’est un ensemble recouvert de végétation, mais à l’œil nu – et surtout aux jumelles- on distingue parfaitement l’encente, les bâtiments monastiques – ou ce qu’il en reste – et l’église. A Goris, nous rencontrons de nouveaux hôtes, un couple de Hollandais et un couple d’Arméniens qui travaillent pour l’UNICEF. Avant de dîner tous ensemble, nous descendons en ville à la recherche d’un local internet. Comme je tapote le clavier de l’ordnateur, une jeune femme nous entendant parler français me demande une explication grammaticale, prétexte surtout à entamer la concversation et à nous inviter à visiter le centre pou la défense de la langue française dont elle s’occupe. Nous apprenons que Goris a 6 écoles qui ont choisi le français comme première langue étrangère et que la ville est jumelée avec Vienne en France. Comme j’étais inspecteur de français et de langues romanes en Belgique, les questions fusnt et tout se terminera par une séance photos. Nous serons dans la presse… ! Au retour, la table est dressée sur la terrasse, le Hollandais a acheé du vin (pas fameux) et le patron une énorme pastèque. Après le repas, il nous dera goûter le vin maison, une rude épreuve pour les estomacs, et une vodka maison aussi qui fait oublier le vin précédemment ingurgité. Fameuse sa vodka !!! Au rang des bons souvenirs. Bref, une soirée très agréable. Dommage que demain, il faut leve le camp. Mais nous aurons gardé un bon souvenir de Goris et de cette famille si accueillante. Vendredi 7 septembre. Goris-Yeghernadzor. Pas de problème de places dans le combi : le patron du B.and B. a téléphoné à l’agence pour qu’on nous réserve deux places. Heureusement parce que le minibus est plein. On s’enfonce dans la vallée de l’Arpa au long de laquelle sont aménagés des espaces pour piqueniquer, se baigner, …On fera d’ailleurs un arrêt-pause dans un des ces endroits, ombragés, le long s’une petite rivière, avec un bar qi sert des rafraichissemnts. A 13 h.30, nous sommes déjà à Yeghernadzor. Il faut le savoir car le chauffeur nous a déposés le long de la route poussiéreuse, un peu en dehors de la ville comme nous nous en apercevrons. Mais le bus continue, lui, vers Erevan et, par conséquent, il n’entre pas dans la ville, une ville très quelconque. Le B.B se trouve dans un quartier à l’autre bout de la ville. On dépose ls bagages et on part à la découverte de Yeghernadzor… Que faire en attendant le soir ? Car il n’y a rien à faire à Yeghernadzor. Comme l est encore tôt, que Noravank n’est pas loin, à pene une dizaine de km. j’avise un taxi, on débat du prix et nous voilà partis. Une fois de plus, le chauffeur est agréable, nous montre le paysage, nous montre des habitations troglodytes, s’arrête pour que nous puissions conempler le paysage à notre aise et prendre des photos. L’ensemble monastique est fabuleux dans son cirque de montagnes avec les reflets du soleil dans les pierres ocres. Les décorations, les tombes, les sculptures, …et la mauvaise idée de grimper à l’étage de l’église par un escalier de pierre, étroit. Monter n’est rien, mais descendre…donne le frisson. Nous resterons là aussi un sacré temps à nous en mettre plein la vue, à jouir de l’atmosphère, du spectacle. Et chapeau pour ces chauffeurs de taxis, pour leur cordialité, leur patience – parce qu’ils attendent le temps qu’il faut, ou bien nous accompagne pour regardr avec nous ou nous montrer un détail – Et toujours avec le sourire. La soirée nous change de Goris. Pas de repas prévu au B.B. En ville ( ?) pas de restaurant. Comme on se renseigne, un monsieur bien aimable nous conduit avec sa voiture dans un restaurant le long de la route, avec petits salons privés, …Ce n’est pas ce qu’on pense car, en Arménie, il est fréquent, dans les restaurants de s’isoler dans une pièce séparée, parfois par une simple cloison, pour manger entre amis ou en famille. Nuit très chaude. Chaleur et moustiques. Samedi 8 septembre. Retour à Erevan. Le chauffeur du combi se prend un peu pou Schoumi et nous mettrons mons de deux heues pour atendre la capitale. On nous dépose loin du centre. On prend un taxi, mais il ne connaît pas l’adresse. Comme nous avons déjà une petite connaissance de la ville, du moins de ses grands axes, c’est nous qui le pilotons. Comme il n’y pas de chambre libre, on laisse les bagages et on décide de trouver l’endroit où prolonger nos visas puisque ceux-ci ne sont valables que pour trois semanes et que nousa vons l’itenion de rester un mois. Commence alos la galère – qui nous permet de ben visiter la ville ; chaque chose a son avantage – On s’adesse, cela paraît logique – à une agence de voyage. On nous explique très bien où cela se trouve, comment y aller, …on remercie et, quand on arrive à l’endroit indiqué, tout est faux. Je passe sur les autres péripécies. Après de longues promenades, on trouve enfin quelqu’un qui sait. Hourrah ! C’est au fond d’une cour à gauche, cour invisible de la rue que se trouve l’endroit tant convoité, mais…c’est fermé. Il y a bien un personnage en uniforme à l’intérieur mais il refuse de nous parler. Il faudra beaucoup d’insistance, de patiencepour que, lassé de nous avoir sans doute dans son champ de vision et comprenant que nous n’étions pas près de partir (après avoir tnt cherché !!!) qu’il a consenti à s’extraire de son fauteui pour nous dire que le bureau serait ouvert le lundi à 11 h. On se rend alors au musée des enluminures qui se trouve tout en haut de la ville. Génial, une collection incroyable de livres et de manuscrits anciens, le plus vieux daté de 987, des livres d’histoire, de mathématiques, de géograpie, de sciences, des cartes, …et des enluminures extraordianaires. Et il paraît qu’on ne voit qu’une infime partie des trésors que détent ce musée, le reste se trouvant das des caves blindées. Nous consacrerons la fin de la journée à la visite de la nouvelle cathédrale. Une erreur de lecture de plan nous fait errer dans des quartiers moins connus, plus populaires et très animés. Se perdre est parfois positif. Nous trouverons enfin la cathédrale apès avoir traversé un mignon parc infantile. La cathédrale a de la gueule ; elle est immense, un très beau lustre la décore, mais l’ambiance est froide. Comme c’est samedi, c’est le jour des mariages et nous assisterons à la fin d’une cérémonie. L’ambiance n’est pas au recueillement ; les gens vont, viennent, les amis se retrouvent, bavardent pendant que le prêtre poursuit l’office qui ne sera troublé que par la présence d’une illuminée qui invoque on ne sait quelles divinités dans l’indifférence générale. Au retour, on retrouve Vastgen de retour lui du Karabagh. Il nous apprend une bonne nouvelle :on peut obtenir la prolongation du visa à l’aéroport avant l’envol. Une joiurnée de gagnée. Dimanche 9 : journée pleie de surprises. Au petit déjeuner, nous faisons la connaissance d’un Anglais, originaire de Pologne qui poursuit des études en France, parfait polyglotte, anglais, polonais, russe, français. On échange des informations puis on s’en va prendr eun bus pour Achtarak qui devrait être notre point de départ pour la visite du monastère de Hohvanavan ; on voit un minibus prêt à partir, mais…c’est un privé qui se dispose à emmener un goupe. On nous indique où prendre notre bus puis, on nous rappelle. En fait, le groupe est une chorale qui va chanter un office à Ochakan. Ils nous proposent, si cela nous intéresse, d’aller les entendre et ensuite, ils nous déposeront à Acharak. On accepte et on ne le regrettera pas. Ce sont de vrais professionnels – parmi eux des chanteurs de l’opéra d’ Erevan – et nous assistons à un superbe concert dans une église quasi vide. Les quelques assistants somnolent, voire dorment carrément, ou se promènent pendant l’office. Nous faisons de même, visitant la crypte dans laquelle se trouve le tombeau de l’inventeur de l’alphabet arménien et l’ensemble de khatchkar dans le jardin de l’église qui ne sont pas des monuments funéraires, mais bien les lettres de l’alphabet représentées chacune par un khatchkar. Nos chanteurs, comme promis, nous déposent à Achtarak où je négocie un taxi pour nous emmner au monastère situé au bord d’un profond canyon. Le tympan sculpté est remarquable et aux alentours, quelques beaux khatchkar. Aux jumelles, on distingue dans le lointain, un autre monastère qui surplomb ele même canyon. Très aimablement et sans que nous le lui ayons demandé, notre chauffeur nous ramène au-delà d’Achtarak sur la route principale à l’endroit où on peut arrêtre les minibus de passage. Chance : il y en a un en partance et il reste deux places. Il est du genre poussif et, en blague, je dis qu’à cette allure, nous ne sommes pas près d’arriver à Erevan. Sitôt dit, le bus s’arrête. La panne. A force d’essayer de le remettre en route, c’est la batterie qui meurt. Comme la route (pardon l’autoroute) est en légère déclivité, tout le monde s’y met pour pousser le véhicule de l’autre côté en franchissant le terre-plain. En Europe, c’est la catastropàhe assurée mais en Arménie cela semble faire partie des aleas du voyage. Pas de bras d’honneur, pas de coups de klaxon, …Nos efforts seront de toute façon inutile. Nous n’attendrons pas longtemps que passe un autre combi en bon état. Lundi 10 : on retrouve notre anglo-franco-polonais qui part vers le sud alors que nous prenons la direction du nord, destination Dilidjan. Autoroute juqu’à Sevan, on longe une parie du lac d’un vert émeraude sous les rayons du soleit et, après la traversée d’un long tunnel, nous découvrons une végétation totalement différente, de la moyenne montagne entièrement recouverte de forêts épaisses. 0 Dilidjan, nous avons une adresse de B&B donnée par l’Office de tourisme d’Erevan et confirmée par nos deux guides. Comme nous avons du mal à nous orienter, on prend un taxi qui nous emmène loin, trop loin à notre gôut, mais il n, ’est palus possible de faire marche arrière. En plus le chauffeur n’est pas sympa du tout – c’est le premier du genre -. L’adresse est correcte mais, apparemment, où les clients ont très rares où le B&B n’existe plus. Il faudra du temps et beaucoup d’insistance pour qu’une dame âgée vienne nous ouvrir. Puisque nous sommes là, on prépare vite une chambre avec un lit qui a dû connaître les ébats de plusieurs générations. Le milieu n’est pas un creux, mais une tranchée ; on nous sert des fruits pour meubler l’attente. Nos hôtes, qui ne parlent que l’arménien et le russe, font l’impossible pour communiquer et, finalement, ils nous mettent en communication téléphonique avec une amie censée parler anglais. On finit par faire comprendre que nous aimerions connaître le prix du logement d’abord et que nous souhaiterions visiter deux monastères Gotchavan et Hagartsin situés dans les environs. Finalement on négocie un « paquet » : chambre, dîner, petit déjeuner et véhicule pour se rendre aux monastères pour 19.000 drams. C’est le gendre qui nous emmène dans une jeep de l’armée russe qui doit avoir fait la guerre de quarante. Mais elle roule et cela suffit. Comme d’habitude, nous aurons largement le temps de visiter, de flâner et de prendre des photos à notre aise. Les deux monastères valent le déplacement, chacun dans un environnement différent, l’un sur une butte dans la montagne, l’autre dans le creux d’une vallée ombragée. D’après ma carte, de Dilidjan, il y a une route qui devrait nous permettre, avec des changements de bus, d’atteindre Hagbad et Sanahin. D’après nos hôtes, ce n’est pas possible, mais, bizarement, le gendre veut quand même bien nous y conduire moyennant un prix pharamineux. Mardi 11 : On décide donc de prendre un bus pour Dilidjan qui ne se trouve qu’ à une trentaine de km. Cela ne prendra qu’une grosse demi-heure. La première impression est favorable. Enfin une ville très animée avec un centre qui s’articule autour du marché et il y a même un office du tourisme auquel je me rends illico. Je suis accueilli – où plutôt je drange deux fonctionnaires qui regardaient la télévision et qui ne parlent que l’arménien (même pas le russe). C’est génial por renseigner des étrangers, mais il ne doit pas y en avoir beaucoup. Enfin, autant pour se débarrasr de moi que pour retourner voir le feuilleton, ils me donnent un dépliant avec les adresses de tous les B&B de la ville, dépliant très bien fait, avec des dessins des maisons. Heureusement qu’il y a des dessins d’ailleurs car, dans une ville que tous ses habitants connaissent, aucun, en apparence, ne connaît les noms des rues. D’après les dessins, je repère une maison qui n’a pas l’air mal, reste à la trouver. Après une longue promenade, je crois l’identifier au loin. Quelqqu’un m’oriente, c’est le cas de le dire, et je la trouve enfin. Je frappe, je sonne, j’entre dans la propriété (tout est ouvert) mais personne. Je m’adresse à une petite échoppe. Le patron téléphone ; pas de réponse. Ils donne ensuite une série de coups de téléphone et arrive à contacter le fils de la maison qui, rapidement – mais tout cela a pris près de deux heures et ma femme m’attend avec les bagages à l’arrêt des bus – vient me chercher. On redescend en villa e à pied, on récupère ma femme, on prend un taxi pour aller chercher une voisine qui étudie à l’université et on revient. Entretemps, la patronne, avertie, est revenue et nous réserve un accueil digne d’hôtes de marque : café, fruits, petits gâteaux ; la maison est superbe avec sa terrasse d’où on a une belle vue sur la ville, chambre immense et excellent lit. C’est Byzance. On bavarde un peu avant de faire un tour en ville où on nous reconnaît déjà – du moins ma femme à qui, pendant son attente, on a demandé moult fois si elle avait besoin d’aide. Au marché, on tombe en admiration devant les étals où les fruits sont exposés en jolies pyramides. Je demande l’autorisation de photographier un étal…Non seulement on me la donne, mais tout le monde se précipite, pour être sur la photo. On nous invite à nous asseoir, on nous offre des fruits pêches, pires, raisin, … Les marchands des alentours arrivent l’un avec des fruits, l’autre avec le traditionnel vin maison – on fera croire que ma femme est diabétiques pour y échapper après la première gorgée, et cela a bien marché, l’une des marchandes souffrant de cette maladie, mais pour de vrai, elle – la vodka, …Echange d’adresses ( ?) mais comme il n’y a pas de système postal, l’envoi des photos est trsè hypothétique. On a bien du mal à expliquer à nos hôtes que nous devons les quitter, mais on promet de se revoir. On terminera cette promenade bien agréable en sirotant une bière sur une petite terrasse au bord de la rivière et sous la surveillances de deux immenses grands-ducs enfermés dans une cage bien étroite pour eux. Au retour, une autre surprise nous attend. Madame nous présente sa voisine, Astrik, une jeune étudiante en français de l’université qui, sous prétexte de mettre son français en pratique, nous servira de guide tout au long de notre séjour. Mercredi 12 : Idjevan. On négocie avec un chauffeur de taxi rencontré la veille le prix pour se rendre à Makaravank. Pour la première fois, le temps est couvert et le monastère est dans les nuages, ce qui lui donne un certain charme. On rentre dans l’après-midi, le soleil est revenu et on flâne en ville où de plus en plus de gens nous saluent. Le soir, le mari de madame étant revenu, on bavarde et nos hôtes nous dissuadent d’aller à Hagbad et Sanahin par le chemin que nous avions choisi – trop dangereux, on se demande pourquoi, trop difficile, vous allez vous perdre, …- Nous opposons que la roue qu’ils nous indique est interdite pour raisons militaires (elle longe la frontière azeri et les miltaires s’y regardent en chiens de faïence quand ils ne tirent pas dessus à l’occasion). Bref, on discute et ils nous persuadent de partir en voiture avec un de leurs amis qui n’est autre que le père d’Astrik. Cela permettra à sa fille de faire l’excursion et surtout, mais c’est l’implicite, permettra à son père d’arrondir un peu sa fin de mois avec notre contribution. A Idjevan, seule un centaine de personnes ont un emploi dans les deux ou trois seules petites entreprises qui existent et, comme dans beaucoup d’endroits, il faut se débrouiller pour vivre. Jeudi 13 : on part tôt car la route sera longue. Nous longeons cette zone frontière. De l’autre côté de la route, un village entièrement rasé, seule subsise l’église. On ne peut pas s’arrêter et on me déconseille de photographier car, à mons de eux cents mètres, on distingue le dispositif militaire et les soldats qui surveillent. Du haut du col, on voit bien un lac, azéri, selon la carte, arménien selon notre chauffeur. Les paysages sont superbes. On arrive enfin à Haghbad, très bel ensemble avec un Khatchkar représentant une crucifixion, unique en son genre. On y croise une poignée de touristes. On revient par Alaverd, ville industrielle (cuivre), mais surtout beaucoup de ruines industrielles et une cheminée qui crache une fumée qui forme un véritable nuage qui empêche la vue. On traverse ensuite un paysage curieux fait de plateaux qui se succèdent et qui forment de véritables parallélipipèdes séparés les un des autres. Le monastèrede Sanahin est encore différent, avec on gavit ouvert son église sombre, les tombes culptés qui forment le sol du gavit, les statues des donateurs au sommet du chevet On fait l’impasse sur Odzum pour essayer de trouver le monatère de Kobaïr, indiqué sur les cartes, mais très approximativement. Il faudra demander plusieurs fois le chemin, faire des allers-retours sur une route qui traverse des paysages de toute beauté pour enfin, trouver un petit chemin qui grimpe dans la montagne. Une voix qui sort d’on ne sait où nous crie si nous arrivons à une croisée de chemins, s’il faut prendre à droite ou à gauche. Dasn cette végétation très dense, il ya l’une ou l’autre maisons, bien cachées et, çà et là des reines-claudes à se faire damner. La montée est rude, mais pas de traces de monastères. Nous sommes prêts à renoncer, mais je m’entête car il me semble avoir entendu du bruit bien plus haut. Et je ne m’étais pas tompé ; ce bruit était le bruit de gravats que des ouvriers, en train de restaurer le monstère, jetaient dans le précipice au bord du quel il est bâti. Pas de chance, partout des échafaudages qui permettent cependant d’admirer les magnifiques fresques que, pour notre chance, on n’a pas protégées mais au risque de les abîmer définitivement avec les rejets de poussières des pierres sciées à la machine. Fatigués, mais enchantés, n revient par la même route non sans faire quelques achats pour le dîner dans les vllages traversés. Tout au long de la route courent des cochons en toute liberté et le chauffeur doit être attentif. Vendredi 14 : Idjevan-Gavar. C’est à regret que nous quittons cette charmante famille. Il faut d’ailleurs discuter ferme pour payer le prix annoncé sur le dépliant. Madame semble nous considérer comme ses invités, ce que, avec beaucoup de diplomatie, nous ne pouvons admettre Si elle tient un B&B, c’est pour améliorer le quotidien et non pour offrir gracieusement son hospitalité ; connaissions les conditions, ce qu’elle finira par admettre en nous considérant quand même comme ses invités pour un repas. Quand nous arrivons à l’arrêt des bus, le chauffeur a déjà été mis au courant de l’endroit où il devait nous arrêter sur la route puisque nous n’allions pas jusqu’au terminal. (décidément, on prend bien soin de nous). On nous débarque en pleine nature. Il reste des champs à traverser pour rejoindre une autre petite route. De loin, nous avons déjà été repérés par un chauffeur de taxi égaré par là. On s’accorde sur le prix. Il se demande pourquoi nous voulons aller à Gavar, endroit que nous avons choisi, d’après la carte, pour aller visiter le fameux cimetière de Khatchkars. Il nous propose de nous y conduire et de nous ramener à Sevan. Fidèles à notre programme, nous refusons, ce que nos regretterons plus tard. Très aimable, notre chauffeur fera pluieurs arrêts pour nous montrer des monuments, une église, .. qui ne figuraient pas sur nos guides. La route longe le lac Sevan, c’est merveilleux. Comme convenu, le chauffeur nous dépose à Gavar. Selon le Petit Fûté, toujours en retard d’une ou de plusieurs geurres, il y a un office du tourisme. On cherche et on trouve en effet un bâtiment sur lequel est écrit, en russe et en caractères cyrilliques « office du tourisme ». J’entre, je surprends deux vieilles personnes qui m’expliquent qu’elles vivent là et qui, apparemment, n’ont jamais imaginé qu’il habitait un soi-disant ancien office de tourisme. On a soif. Comme il n’y a pas un chat en rue, on entre dans une banque et le garde nous explique qu’il n’y a pas de débit de boissons à Gavar. Il y a bien un tout petit marché, mais rien à boire. Il faut se loger. D’après le guide toujours, il y aurait un hotel datant de l’époque soviétique au quatrième étage ( ?) d’un immeuble cage à poules datant de la même époque et dont l’entrée est jonchée de détritus. Soudaint, o miracles, j’aperçois une jolie maison sur laquelle est indiqué hôtel. Dans la cour, d’énormes voitures, 4x4 ultramodernes, mercédes, BMW. Je m’enquiers, l’accueil est bizarre, comme si je demandais des pastèques chez un fabricant de cercueils. Il y a de la place. On nous montre la chambre, petite, corecte, mais si l’immeuble semble moderne, la plomberie doit être l’œuvre d’un kolkhosien désoeuvré. Le tuyau de douche pend lamentablement, les robients se dévissent, …Enfin, nous sommes contents d’avoir trouvé un toit. Come nous avns toujours soif, on demande un café qu’on nous sert vite fait bien fait sans nous faire payer. Manifestement, nous ne sommes pas les bienvenus. Puisqu’il en est ainsi, on décide d’aller à Noradour visiter le cimetière des Khatchkars, on trouve difficilement un véhicule pour s’y rendre ; le chauffeur sympa se demande aussi ce que nous faisons là. Le fameux cimetière correspond à l’image qu’on s’en fait et vaut le déplacement ; c’est impressionnant. (mais on aurait mieux fait de suivre les conseils du premier chauffeur). Au retour, Gavar est encore plus désert qu’à l’aller. Rien, mais alors, rien, une ville déserte, pas un bruit, pas une âme. Heureusement que nous avons pris de la lecture car la soirée va être longue. A l’hôtel, on ne nous propose pas de dîner, le personnel donne l’impression d’assister à une veillée funèbre . Plus tard, nous verrons d’autres voitures de luxes stationner devant l’hôtel et les gens s’engouffrer dans de petites salles où on leur sert à manger et surtout à boire à voir le nombre de bouteilles vides de vodka que le personnel sortira des salles à manger le lendemain. Au moment de l’addition, on ne paiera que l’hébergement pour une seul personne, on ne comptera pas les cafés pris la veille et au petit déjeuner. Manifestement, notre présence n’était pas souhaitée. Repaire de mafiosi ? Réunions discrètes de polticiens ? Nous ne le saurons jamais. Samedi 15 : Gavar-Presqu’île de Sevan. On prend un taxi jusqu’à Sevan. On cherche, en vain, l’officie de tourisme signalé dans le guide mais, ici, au contraire de Gavar, il n’a jamais existé. Dans le marché, on trouve un petit bisto sympa. Le mari a un taxi et il nous emmène à la presqu’île, au pied du promontoire où se trouvent les deux églises. C’est samedi et il y a du monde, essentiellement des Arméniens qui proftent de la fin de semaine. L’hôtel restaurant pratique des prix tout à fait raisonnables et nous décidons d’y rester prendre un ou deux jours de repos. La chambre est confortable, avec vue sur le lac, le restaurant très correct. Si à midi, les cars y déposent les touristes autour de grades tablées, le resto est fréauenté essentiellement par des Arméniens, surtout le soir et les prix sont établis en fonction de cette clientèle. Nous montons l’escalier de 226 marches qui mène au sommet. Deux églises domnent la presqu’île dont une « en activité » ; un baptême y a d’ailleurs lieu et la vue sur le lac est superbe (le lac Sevan, 150 km/sur 50 km. avec ses 2000 m. d’altitude est le deuxième lac navigable le plus haut du monde après le lac Titicaca). On restera longtemps à flaâner sur ce promontoire à jouir du paysage. Dans une des églises se touve un étonnant Khtchkar décorés d’ornements figuratifs assez surprenants. On passera l’après-midi à se reposer sur la plage ; mais l’eau nous semble un peu trop froide pour s’y baigner. Dimanche 16 : Sevan-Traghkadzor-Sevan. On se lève tôt, pour des prunes. Tout est fermé, rien ne bouge. On aurait pu quitter l’hotel sans que personne ne s’en aperçoive. Oar conséquent, pas de petit déjeuner. Un taxi traîne sur le parking, on le prend pour Sevan où un bus aurait pu nous emmener à Hrazdan. Mais le bus est parti à l’heure et…sans nous. Qaunt à connaître l’heure du suivant, les avis divergent…et de beaucoup. Un chauffeur de taxi nous harcèle. D’après lui, il n’y a pas de bus (mais ils disent tous cela). Il faudra bien se résigner. On part à la recherche du chauffeur de taxi que nousa vions eu la veille qui lui, pour le prix officiel, nous conduit directement à Traghkadzor, nous évitant la correspondance par Hrazdan, et où se trouve le monastère de Kètcharis. Finalement, en ratant le bus, nous aurons gagné du temps. Contrairement à Ochakan, il y a beaucoup de monde à l’office, mais ici, la chorale ne vaut pas tripette. L’église est pleine comme un œuf, mlais à la différence de nos égliss, comme les gens ne restnt pas en place, on peut circuler et visiter ainsi pendant l’office (ce que font aussi les touristes arméniens qui photographient à qui mieux mieux). Le gavit est orné d’une très belle freque et, en se promenant dans les environs, on découvre ne toue petite église, plus ancienne que le monastère etbien mignonne dans sn écrin de verdure. On redscend par la ville où un ancien marché couvert soviétique a été transformé en hôtel tout en conservant la façade d’origine avec ses sculptures représentant, en style tout aussi soviétique, les différentes corporations présentes dans le marché. Il faut admettre que ce n’est pas du tout désagréable à regarder. Comme il faut attendre longtemps pour avoir un hypothétique bus pour rejoindre Hrazdan, un chauffur de taxi nous propose, ainsi qu’à deux autres personnes qui attendaient comme nous, de nous y conduireà un prix légèrement supérieur au prix du bus. Même topo à Hrazdan, une attente de plusieurs heures pour avoir un bus – et beaucoup de monde qui l’attend – pas d’internet, rien à faire, rien à voir. On reviendra donc en taxi. Comme on se trouve ben dans notre hôtel où nous sommes maintenant les seuls clients, on décide de prolnger notre séjour. Lundi 17 : Sevan. On a hélé un minibus. Ire des chauffeurs de taxis pour qui cet itinéraire est chasse gardée. Nous cherchons une connection à internet depuis plusieurs jours et nous devons impérieusement téléphoner à Erevan pour réserver l’hôtel avant notre départ. Sevan est une grande ville. Il paraît qu’il y a un centre internet. A la première adrsse, il n’existe plus. A la deuxième, il est inconnu et à la troisième, il ne fonctionne plus. Le modem serait out ?(mais il fonctionne pour les jeux vidéos). Reste le téléphone ; on finit par trouver le cntre téléphonique de Sevan ( ?) mais le téléphone ne fonctionne qu’avec des cartes qu’on ne vend d’ailleurs pas au cenre de télécommunication et personne ne poura jamais nous dire où se vendent ces précieuses cartes. C’est grâce à l’amabilité d’un Arménien rencontré que je pourrai réserver l’hôtel au moyen de son portable. Retoutr à l’hôtel, plage et farniente. Mardi 18 : Sevan-Erevan. On paie les trois nuits, ce qui me vaut un large sourire parce qu’ils n’en avaient compté que deux. Cette fois le moyen de locomotion sera un de ces grands autobus jaune qui fonctionnent au gaz. Cela roule bien et on entre à Evan dans les embouteillages dignes de nos grandes villes. Aucun taxi ne veut nous conduire à notre hôtel. On se demande pourquoi. La aison en serait que l’hôtel était trop proche (10 minutes à pied, mais avec les bagages.. !) Les gens essaient bien de nous aider, mais à cette heure, tous les taxis sont occupés. On finira par trouver et, au compteur, on a parcouru… 6 km (à pied, cela fait plus d’une heure de marche avec les bagages, mais pour un taxi, le trajet est estimé trop court… !) Sur la place d la République, on teste les fontaines (on ne les avait pas encore vu fonctionner celles-là). Internet, Office du toutisme où on apprend que l’exposition Armenia Sacra que nous n’avions pas pu voir à Paris, ouvrait le jour même. Cette fois, nous ne l’avons pas ratée et c’est bien ainsi. Le soir, à l’hôtel, on rencontre d’autres voyageus dont un jeune français qui fait un stage de trois mois en Arménie sur l’étude de…la pomme de terre. En Arménien il se plaignait avec beaucoup d’humour, d’avoir une vocabulaire trsè riche sur ce qui concerne l’agriculture et plus particulièrement dans le champ lexical de la patate, mais que ne n’était pas très utile pour voyager ? Mercredi 19 : Erevan-Khor Virap. Un peu plus difficile à trouver les combis pour ce patelin. Un premier bus nous emmène à la gare ferroviaire d’Erevan et c’est en passant sous celle-ci par un passage souterrain pas évident à trouver, qu’on trouve, sur un terrain vague, quelques minibus qui attendent les clients. On trouve le nôtre, puis le chauffeur qui ne partira qu’à 11 heures. Il place deux bouteilles d’eau minérales pour réserver nos sièges et, pour tuer le temps, on va visiter la gare. Elle est immense, architecture soviétique évidemment, et…un seul guichet où, semble-t-il, il y a même quelqu’un pour délivrer des billets, mais pour où ? Grosse animation sur le quai. Un train serait-il attendu ? Erreur. Le quai sert de lieu pour un immense marché aux fruits et légumes, coloré, animé. Il est difficile même de s’y frayer un chemin. Sur une voie, une vieille locomotive et un wagon. Comme on s’attarde, un monsieur d’un certain $age nous aborde t nous demande de l’attendre. C’est le gardien du « musée », c’est-à-dire le wagn qui est sous nos yeux. Il revient avec la cle. C’est un vétéran, décoré par Staline en personne – nous aurons droit aux photos – A l’intérieur, tout est désuet, comme le téléphone, mais c’est touchant. Nous repartirons avec une photo de ce monsieur pendant son service militaire. A 11 heures précises (les Arméniens sont ponctuels) le bus démarre. Comme le monastère de Khor Virap est en dehors de la route, le chauffeur, très aimablement et après avoir pris l’avis des autres voyageurs, fait le détour et nous dépose au pied du monastère non sans avoir écrit sur un papier ses heures de retour et l’endroit à rejoindre, à pied, bien entendu, pour arrêter le bus au passage. Khor Virap, c’est un peu la carte postale, le monastère devant le Mont Ararat qui lui est en Turquie. Mais à quoi bon gâter son plaisir ; c’est plus impressionnant que la carte postale et le monastère mérite d’être visitée avec le cul de basse fosse où aurait été enfermé, dit-on, le brave Grégoire l’Illuminateur pendant treize ans. Un peu difficile à croire ; enfin, on descend par une échelle posée à même le mur et on laisse aller son imagination. Du haut de lamuraille, on domine la Turquie. La frontière, matérialisée par des barbelés est à peine à une centaine de mètres. Aux jumelles, on distingue trsè bien des minarets, des miradors aussi et toujours, impressionnant avec ses 5.600 m. le Mont Ararat couronné de neige. Retour au carrefour que nous a designé notre chauffeur, en plein soleil et le bus est à l’heure ; c’est le même chauffeur, le bus est plein, mais les passagers se serrent pour nous faire de la place. Toujours cette gentillesse et ce souci d’être agréable. On repasse par l’Office du tourisme pour avoir confirmation de la délivrance du visa à l’aéroport. Personne n’est au courant, mais on téléphone à l’aéroport qui confirme. Ouf. A l’hôtel, on retrouve Marius, notre franco-anglo-polonais, revenu du Sud et on décide de partir ensemble le lendemain pour une excursion dans la mont…….. Jeudi 20 : la pournée commence mal. Nous ne trouvons pas l’endroit où prendre le bus.pour Burakan. Personne ne peut nous renseigner. On demande à un chauffeur de taxi qui sait, nous voilà rassurés, mais il nous semble qu’il nous emmène bien loin, ce qui ne nous rassure plus. Il nous dépose à un carrefour où des gens attendent. Les uns disent que notre bus passera par là, d’autres disent le contraire. Finalement, un monsieur nous dit que lui aussi va à Burakan. Nous voilà rassurés pour de bon, il n’y a plus qu’à attendre. Le bus arrive, c’est le bon et, à l’intérieur, nous trouvons notre franco-anglo-polonais avec Anait, une de ses copines de paris en vacances en Arménie. Elle a reçu l’autorisation de ses parents de voyager avec nous, mais jusqu’à 19 h.00. Les Arméniens semblent très stricts avec leurrs enfants, surtout les filles. Comme Anait parle arménien et Marius, le russe, tout est bien. Arrêt à Burakan, une petite bourgade au pied de la montagne. Monastèe, lac de montagne et citadelle d’Amberd, tout cela est très loin et on n ous déconseillde le faire à pied (il faut être rentré pour 19 h.00) et on nous conseille de prendre un taxi. Puis, le villageois qui nous a donné ces information nous dit tout de go : je vous emmène. On fait le plein et nous voilà parti pour une balade superbe. Le chauffeur est bavard et avec Anait qui traduit, c’est facile. Par une piste en très mauvais état, on arrive au petit lac de montagne que marius voulait voir. Il est situé à 3000 m. d’altitude au milieu de montagnes pelées ; il y a même quelques plaques de névé. Un peiu plus loin, un centre de recherches nucléaires. On nous laisse franchir la barrière, mais nous serons sans cesses escortés par un membre du personnel. L’atmosphère se détendra rapidement et on nous autorise même à prendre des photos, à l’exception des bâtiments. Au retour, on aperçoit dans la vallée les espèces de yourtes dans lesquelles vivent les nomades kurdes, une tribu qui vit en bonnes relations avec les Arméniens. On terminepar la citadelle d’Amberd, elle aussi située dans un paysage superbe et à voir avant que l’on ait terminé les horribles travaux de restauration, que dis-je de « construction » avec des pièrres et des matériaux venus d’on ne sait où, mais qui, dans l’environnement, font l ‘effet d’un cancer au milieu de la figure. Notre chauffeur-guide tient absolument à nous montrer sa maison ; mais c’est sutout un prétexte à nous inviter à manger – la table est d’ailleurs mise quand nous arrivons - un repas complet arrosé de vodka. Le fils est chargé de surveiller la route pour demander au chauffeur du bus qui doit nous ramener de bien vouloir attendre. C’est ça l’hospitalité arménienne. Et quand on veut payer, on se fait houspiller. On s’en sortira en glissant un billet dans la poche de notre hôte qui, pour ne pas perdre la face, et à son corps défendant, fera semblant de ne ps s’en apercevoir. Vendredi 21 : c’est la fête nationale. Les fontaine de la place de la République fonctionnent et la place a une tout autre allure. En attendant les festivités, le matin on se rend au marché aux puces des bouquinistes où j’ai aperçu dans le fouillis qui y règne un livre édité par le musée Matenadaran, tiré à seulement 500 exemplaires avec des reproductions impeccables et…en français. Comment est-il arrivé là ? Il vaut 35.000 drams, mais nous l’aurons pour 25.000 (un peu plus que 50€) après le marchandage d’usage dans ces lieux. A voir la tête du vendeur, il est content de s’en être débarrassé – pour les Arméniens, c’est un prix exorbitant – et nous sommes contents de notre achat. Tout est donc pour le mieux. Le soir, nous assistons au concert donné sur la place de la République avec son et lumière et les jets d’eau qui passent par toutes les couleurs. On est serrés, les gens sont venus en famille et il y a là plus de 30.000 personnes qui écoutent, non religieusement, mais dans un calme relatif et bon enfant. Samedi 22 : Allez, un dernier monastère avant de partir. Bus pour Achtarak (cette fois on sait où le prendre). On se fait déposer à un carrefour et on prend un taxi. Le monastère est le pendant de celui d’Hovanarank, perché au bord du canyon. La visite terminée, notre chauffeur, au lieu de nous ramener au départ des bus, nous emmène voir une église, assez jolie. Al’intérieur, une dame essaie de nous expliquer quelque chose ; on comprend qu’il s’agit d’église, mais pas plus. Elle va trouver le chauffeur, s’ensuit une longue discussion avec force gestes et suivant le conseil de la dame, le chauffeur nous conduit voir une petite merveille, une église toute petite, très vieille, entourée de restes d’une mini-enceinte et de khatchkars. Un peintre la dessine. L’endroit est idyllique et on ne se croirait pas au centre d’une ville. Lui-même, semble-t-il en ignorait l’existence. Puis, sur sa lancée, par des ruelles, il nous emmène vers les restes d’une autre église qui nous permet d’en voir une autre encore perchée de l’autre côté du canyon qui sépare la ville en deux. Il ne manquera pas de nous y conduire. Elle est située dans l’enceinte d’une ancienne forteresse, une petite église à une seule nef, moins intéressante mais de sa porte on a une vue panoramique sur le canyon, le vieux pont et sur la ville. Dire que nous étions déjà passés à Achtarak sans nous rendre compte que cette petite ville révélait des merveilles (les guides n’en parlent d’ailleurs pas) Comme il reste du temps on termine la journée au Vernissage, l’immense marché aux puces d’Erevan devenu déjà très touristique. On y boira une bière que nous paierons le double, première et unique « arnaque » si on peut dire en trente jours. Dimanche 23 : Erevan. Ce dernier jour est consacré à la visite du mémorial au génocide. Bien que nous l’ayons déjà distingué de loin au cours de nos promenades, quand il s’agit de s’y rendre, c’est une autre affaire. Assez curieusement, alors que nous n’en sommes pas loin, personne ne peut nous renseigner. C’est facile à comprendre quand on sait que les Arméniens ne le connaissent que sous son nom arménien et que « génocide » prononcé avec toutes les intonations possibles ne leur dit rien. On finia bien par le trouver. Il est à l’intérieur d’un grand parc, bien entretenu. Tout au long des allées, de petits sapins plantés par des personnalités en visite en Arménie. Le monument en lui-même est aussi sobre qu’imposant. Tout, dans ce lieu est empreint de respect, de dignité ; une musique de fond incite au recueillement. A l’intéreur, autour de la flamme, des gens viennent déposer des fleurs blanches. On est impressionnés, émus même. La visite du musée est impressionnante aussi : des photos, souvent pleine d’horreurs, des témoignages, des lettres de consuls étrangers qui dénoncent ce qui est en train de se passer sous leurs yeux, des ordres militaires qui ne laissent planer aucun doute sur la volonté des autorités d’exterminer le peuple arménien qualifié d’ailleurs de « race arménienne » alors qu’une révolution antérieure à ces faits avait été menée au nom des droits de l’homme. Ce qui nous frappe aussi c’est que, à aucun endroit, on ne rencontre le mot « turc » . Il est question de « génocide », sans plus, révélation d’un peuple qui pleure sur lui-même sans chercher à culpabiliser d’autres peuples. Une grande leçon de dignité. Et une honte pour les négationistes. Comme on voit le stade dans le lointain, on imagine qu’il est possible de le rejoindre en prenant des raccourcis. Ce fut notre erreur car c’est dans un cul de sac que nous avos débouché et il a fallu rvenir su nos pas pour prendre un autobus au vol.. Retour à l’hôtel. Marius est reparti hier. Un couple tue l’attente en attendant de partir vers l’aéroport. Tous les vols décollent à 04 h.00 du matin. Demain, ce sera notre tour. Lundi 23 : Erevan. La journée est consacrée aux courses, à l’envoi un peu tardif des cartes postales, à l’achat de petits souvenirs. Puis on fait les bagages, on dîne et on attend. Le taxi est commandépour 01 h.00 car nous devons encore régler le problème des visas. Quand un taxi est commandé, le prix de la course est 50% moins cher. Le chauffeur ne veut rien entendre, mais devant l’insistance du gardien de l’hôtel, il doit s’incliner, la loi c’est la loi. Il se vengera en nous emmenant à l’aéroport à plus de cent km/h. Qu’est-ce qu’on étaient contents d’arriver sains et saufs. Le côté des départs resemble à une gare routière. C’est sombre, gris, anonyme. On se renseigne pour les visas. Quelqu’un a l’air de savoir, mais nous sommes un peu inquiets quand même. On nous dit d’attendre. L’attente sera longue. Enfin, arrive un officier bardé de décorations qui semble s’extraire d’un profond sommeil. Il nous fait entrer dans un bureau et on se rend compte que notre démarche est assez inusitée. Finalement, et avec le temps, il trouvera les papiers ad hoc et, surtout, récupérera le prix de la prolongation des visas, la seule chose, au fond, qui justifie cette démarche. L’avion est à l’heure. Bye bye Arménie. Un voyage parmi les meilleurs que nous ayons faits. Quel pays ! Quel peuple accueillant ! Que de merveilles !
Croisière dans les Bahamas: visiter les ruines au Mexique? English translation pending
Bonjour a tous ! Je compte faire une croisiere de 7 jours pendant le temps des fetes dans le Sud. Je ne connais pas ou peu la plupart des iles faisant parties des divers itineraires telles que San Juan, Ste-Lucie, St-Martin, Aruba etc. Je suis par-contre allee a deux reprises aux Bahamas, mais serais ouverte a l'idee d'y retourner puisque je serai avec mes parents qui n'y sont jamais alles. J'ai regarde dans internet, et les memes iles reviennent souvent, a quelques variations pres.
Nous serons 5, soit mes parents, mon copain et moi ainsi que mon frere (nous sommes dans la fin 20aine).
Avez-vous des recommandations d'iles a suggerer plus que d'autres ? Celles qui en valent le detour et celles qui en valent moins la peine?
Aussi, nous aimerions, si possible, allez visier les ruines au Mexique, si une destination pourrait nous le permettre.
Merci a l'avance pour vos suggestions et recommandations 🙂
Valerie2
Nous serons 5, soit mes parents, mon copain et moi ainsi que mon frere (nous sommes dans la fin 20aine).
Avez-vous des recommandations d'iles a suggerer plus que d'autres ? Celles qui en valent le detour et celles qui en valent moins la peine?
Aussi, nous aimerions, si possible, allez visier les ruines au Mexique, si une destination pourrait nous le permettre.
Merci a l'avance pour vos suggestions et recommandations 🙂
Valerie2
Voyage en Argentine en décembre 2008: logement, visites, transports, budget English translation pending
Bonjour à tous
Je suis en train d'organiser un voyage en argentine. La période serait du 09/12/08 au 06/01/09, où moins de temps je ne sais pas encore. J'ai déjà prévu un petit parcours, qui serait visiter iguaçu, puerto madryn, calafate, ushuaia, et buenos aires. J'aimerais connaitre quelques conseils de logement, d'endroits à ne pas rater, d'éventuellement certains événements pendant cette période, de transports au niveau interne.J'ai vu que le bus est très économique mais est-il vrai quil met 2 ou 3 jours pour arriver à certains endroits?je ne suis pas contre l'avion pour les longues distances.(conseils la dessus aussi) Et le plus important, le budget qu'on me conseille pour un mois la bas, en vivant sans restriction, pas de luxe mais vivre bien.
Merci pour votre aide
Ps:si quelqu'un qui voyage seul, va égalelment à la même période il peut m'écrire également 😛
Je suis en train d'organiser un voyage en argentine. La période serait du 09/12/08 au 06/01/09, où moins de temps je ne sais pas encore. J'ai déjà prévu un petit parcours, qui serait visiter iguaçu, puerto madryn, calafate, ushuaia, et buenos aires. J'aimerais connaitre quelques conseils de logement, d'endroits à ne pas rater, d'éventuellement certains événements pendant cette période, de transports au niveau interne.J'ai vu que le bus est très économique mais est-il vrai quil met 2 ou 3 jours pour arriver à certains endroits?je ne suis pas contre l'avion pour les longues distances.(conseils la dessus aussi) Et le plus important, le budget qu'on me conseille pour un mois la bas, en vivant sans restriction, pas de luxe mais vivre bien.
Merci pour votre aide
Ps:si quelqu'un qui voyage seul, va égalelment à la même période il peut m'écrire également 😛
Itinéraire au Québec du 27 août au 12 septembre English translation pending
Bonjour à tous!
Petite nouvelle sur le forum, j'aimerai vous soumettre l'itinéraire que je prévois pour mon tout premier séjour au Québec. J'ai peur de vouloir trop en faire, alors toutes les remarques et tous les conseils seront les bienvenus. Je pars avec mon conjoint du 27 août au 12 septembre et voila ce que j'envisage:
Arrivée à Montréal le 27-08 fin de journée 28 et 29-08, visite de Montréal. Nous louerons une voiture à partir du 29 fin de journée, direction Trois Rivières. 30 et 31-08, visite de Trois Rivières, Parc de la Mauricie, Chutes Waber... Saint Jean des Piles vaut il le détour (pour l'observation des ours?) 1er et 2-09, Visite de Québec Ensuite, entre le 3 et le 9 septembre, nous aimerions nous rendre dans la régions du Lac Saint Jean (village de Val-Jalbert, Métabetchouan, Sainte Rose du Nord, Petit Saguenay, Tadoussac) et en Gaspésie (Gaspé, Percé...). Et là, aucune idée des étapes-dodo! Les 10 et 11, nous serons attendus chez des amis à St-Irénée, puis retour à Montréal le 12 matin, on rend la voiture et snif, on rentre...
Une autre question, quelle voiture me conseillez vous?? J'aimerai une voiture écolo et qui puisse accueillir 2 grosses valises. J'ai une peu de mal avec les voitures américaines! Pour l'hébergement, je pense qu'on va opter pour le camping, en espérant que les nuits ne seront pas trop fraiches, et les auberges de jeunesse.
Merci d'avoir pris un peu de temps pour me lire, et merci d'en prendre encore un peu pour me répondre...
Petite nouvelle sur le forum, j'aimerai vous soumettre l'itinéraire que je prévois pour mon tout premier séjour au Québec. J'ai peur de vouloir trop en faire, alors toutes les remarques et tous les conseils seront les bienvenus. Je pars avec mon conjoint du 27 août au 12 septembre et voila ce que j'envisage:
Arrivée à Montréal le 27-08 fin de journée 28 et 29-08, visite de Montréal. Nous louerons une voiture à partir du 29 fin de journée, direction Trois Rivières. 30 et 31-08, visite de Trois Rivières, Parc de la Mauricie, Chutes Waber... Saint Jean des Piles vaut il le détour (pour l'observation des ours?) 1er et 2-09, Visite de Québec Ensuite, entre le 3 et le 9 septembre, nous aimerions nous rendre dans la régions du Lac Saint Jean (village de Val-Jalbert, Métabetchouan, Sainte Rose du Nord, Petit Saguenay, Tadoussac) et en Gaspésie (Gaspé, Percé...). Et là, aucune idée des étapes-dodo! Les 10 et 11, nous serons attendus chez des amis à St-Irénée, puis retour à Montréal le 12 matin, on rend la voiture et snif, on rentre...
Une autre question, quelle voiture me conseillez vous?? J'aimerai une voiture écolo et qui puisse accueillir 2 grosses valises. J'ai une peu de mal avec les voitures américaines! Pour l'hébergement, je pense qu'on va opter pour le camping, en espérant que les nuits ne seront pas trop fraiches, et les auberges de jeunesse.
Merci d'avoir pris un peu de temps pour me lire, et merci d'en prendre encore un peu pour me répondre...
Grand tour du nord-est du Vietnam English translation pending
Bonjour tout le monde!
Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).
LES LACS DE BABE
Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:
- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!
Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:
1. Reprendre la même route qu'à l'aller
2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi
3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.
LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :
Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:
- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG
ARRIVER – QUITTER
- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.
BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !
Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!
Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).
LES LACS DE BABE
Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:
- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!
Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:
1. Reprendre la même route qu'à l'aller
2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi
3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.
LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :
Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:
- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG
ARRIVER – QUITTER
- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.
BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !
Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!
Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Avis sur un circuit dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai préparé le circuit suivant pour ma femme et moi début septembre. Je ne sais pas s'il est optimisé ou pas. Je suis à l'écoute de tous pour modifier ! Je peux rajouter une nuit mais mon budget n'est pas élastique donc à voir
Jour 1 : arrivée et nuit à LA Jour 2 : visite de LA Jour 3 : visite de LA Jour 4 : LA - Death Valley + viste DV Jour 5 : matinée à DV + départ Vegas Jour 6 : Vegas Jour 7 : Journée au GC depuis Vegas (je sais pas encore comment : bus - avion - hélico) Jour 8 : Journée à Zion et départ dans l'après midi pour Bryce Jour 9 : Bryce et départ dans l'après midi pour MV Jour 10 : MV puis retour à Zion Jour 11-12 : Zion - Vegas - LA - Paris
Merci de m'apporter vos commentaires 🙂
J'ai préparé le circuit suivant pour ma femme et moi début septembre. Je ne sais pas s'il est optimisé ou pas. Je suis à l'écoute de tous pour modifier ! Je peux rajouter une nuit mais mon budget n'est pas élastique donc à voir
Jour 1 : arrivée et nuit à LA Jour 2 : visite de LA Jour 3 : visite de LA Jour 4 : LA - Death Valley + viste DV Jour 5 : matinée à DV + départ Vegas Jour 6 : Vegas Jour 7 : Journée au GC depuis Vegas (je sais pas encore comment : bus - avion - hélico) Jour 8 : Journée à Zion et départ dans l'après midi pour Bryce Jour 9 : Bryce et départ dans l'après midi pour MV Jour 10 : MV puis retour à Zion Jour 11-12 : Zion - Vegas - LA - Paris
Merci de m'apporter vos commentaires 🙂
Tour du monde en famille (trois enfants) English translation pending
Bonjour à vous tous,
Nous nous préparons activement pour notre tour du monde 2009-2010. Nous partons, avec nos trois garçons qui auront respectivement 11 ans, 8 ans et demi et 3 ans. Nous aimerions entrer en contact avec des familles qui ont réalisé ce genre de projet ou en passe de la faire. Notre "aventure pédagogique" traitera des peuples menacés et des questions liées au developpement durable. Votre aide nous serait précieuse sur des questions simples: le rythme possible avec des enfants, les pauses vacances, les opportunités de rencontres, les pieges à eviter, la sécurité, ... merci de vos posts !
Fred pour Saperliplanète
Nous nous préparons activement pour notre tour du monde 2009-2010. Nous partons, avec nos trois garçons qui auront respectivement 11 ans, 8 ans et demi et 3 ans. Nous aimerions entrer en contact avec des familles qui ont réalisé ce genre de projet ou en passe de la faire. Notre "aventure pédagogique" traitera des peuples menacés et des questions liées au developpement durable. Votre aide nous serait précieuse sur des questions simples: le rythme possible avec des enfants, les pauses vacances, les opportunités de rencontres, les pieges à eviter, la sécurité, ... merci de vos posts !
Fred pour Saperliplanète
La dérive sécuritaire: vaincre l'obscurantisme de mes parents pour aller en Thaïlande English translation pending
Salut,
J'aimerais partir en thailande au mois de septembre mais ayant 21 ans et étant encore à la charge de mes parents, ceux-ci s'inquiètent de l'éventuelle dangerosité de la Thaïlande où voleurs à la tire, prostituées au grand coeur et à la bourse vide, et spadassins avides de sang, se côtoient. Pouvez-vous me faire part de vos expériences en Thaïlande et m'aider à vaincre l'obscurantisme des médias qui ont aliéné mes parents ? J'ajoute que si je ne peux trouver des coéquipiers sur ce site, je serai d'avis de partir seul. En attendant vos réponses et l'intervention d'un Voltaire éclairé (surtout pas de Crébillon s'il-vous-plaît), je vous souhaite une bonne fin de semaine.
J'aimerais partir en thailande au mois de septembre mais ayant 21 ans et étant encore à la charge de mes parents, ceux-ci s'inquiètent de l'éventuelle dangerosité de la Thaïlande où voleurs à la tire, prostituées au grand coeur et à la bourse vide, et spadassins avides de sang, se côtoient. Pouvez-vous me faire part de vos expériences en Thaïlande et m'aider à vaincre l'obscurantisme des médias qui ont aliéné mes parents ? J'ajoute que si je ne peux trouver des coéquipiers sur ce site, je serai d'avis de partir seul. En attendant vos réponses et l'intervention d'un Voltaire éclairé (surtout pas de Crébillon s'il-vous-plaît), je vous souhaite une bonne fin de semaine.
Coût d'un long voyage en Chine? English translation pending
Donc j'ai prevu de faire un long voyage j'aimerai avoir votre avis :
Je comte faire Guilin, Yangshuo, un coup de Yunnan, apres Sichuan, ensuite Chengdu apres Xi'an apres Beijin, apres Shanghai et apres retour sur Shenzhen combien pensez vous que cela pourrais coûter si je fais tout en train ou bus et cela est il un trajet logique pour vous. merci d'avance?
Séjour de vingt jours au Québec avec ma fille de 3 ans English translation pending
Bonjour, je suis toute nouvelle sur ce forum que je trouve formidable
J'ai parcouru plusieurs fils de discussions qui m'ont aidé à faire ce circuit familial (mon mari, ma fille de 3 ans et moi ) au Quebec
Ce que nous souhaitons c'est faire de courtes distances en voiture chaque jour et dormir sur place 1 nuit afin de ne pas trop être fatigués (plus de route que de visite non non non!...)
Voici donc ma première proposition, j'attends vos commentaires avec impatience merci encore
sam 5 juillet :arrivée à montréal puis 2 jours sur montréal (visites)
puis circuit au Québec du lundi 7 juil au sam 19 juillet
J1 : départ vers Trois rivieres / nuit à trois-Rivières J2 : départ vers Quebec en passant par le village Huron /nuit à Quebec J3 – visite de quebec + la chute montmorency -/nuit à Quebec J4 – visite de quebec + Ile d’Orléans - /nuit à Quebec J5- départ vers Baie saint Paul / île aux coudres / nuit à bais Saint Paul J6- départ pour tadoussac/ nuit à tadoussac J7 –CIMM centre d’interprétation des mammifères marins) /nuit à tadoussac Croisière pour observer les baleines J8-Départ pour Chicoutimi/ nuit à chicoutimi J9-départ pour le lac St Jean( hébertville)/nuit au lac St Jean J10-départ pour le zoo de saint félicien/ nuit à saint Félicien J11- départ pour la tuque/ nuit à la tuque J12 : départ pour grand-mère (visite du parc)/nuit à grand-mère J13 : retour sur Montréal
dim -lun - mar :3 jours sur montréal
mercredi 23 juillet : départ pour 1 semaine à halifax chez des amis peut être
Voici donc ma première proposition, j'attends vos commentaires avec impatience merci encore
sam 5 juillet :arrivée à montréal puis 2 jours sur montréal (visites)
puis circuit au Québec du lundi 7 juil au sam 19 juillet
J1 : départ vers Trois rivieres / nuit à trois-Rivières J2 : départ vers Quebec en passant par le village Huron /nuit à Quebec J3 – visite de quebec + la chute montmorency -/nuit à Quebec J4 – visite de quebec + Ile d’Orléans - /nuit à Quebec J5- départ vers Baie saint Paul / île aux coudres / nuit à bais Saint Paul J6- départ pour tadoussac/ nuit à tadoussac J7 –CIMM centre d’interprétation des mammifères marins) /nuit à tadoussac Croisière pour observer les baleines J8-Départ pour Chicoutimi/ nuit à chicoutimi J9-départ pour le lac St Jean( hébertville)/nuit au lac St Jean J10-départ pour le zoo de saint félicien/ nuit à saint Félicien J11- départ pour la tuque/ nuit à la tuque J12 : départ pour grand-mère (visite du parc)/nuit à grand-mère J13 : retour sur Montréal
dim -lun - mar :3 jours sur montréal
mercredi 23 juillet : départ pour 1 semaine à halifax chez des amis peut être