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Itinéraire en Nouvelle-Zélande avec un enfant de 5 ans English translation pending
Bonjour amis voyageurs,
Je prépare un voyage en Nouvelle-Zélande pour janvier 2018 avec ma femme et notre fils qui aura 5 ans à cette période.
Je prévois de nous déplacer en van, qui semble être un bon compromis avec un enfant pour pouvoir se déplacer facilement sans refaire les valises chaque matin.
Voici l'itinéraire que nous avons construit : - Arrivée depuis l'Australie à Christchurch : 2 nuits pour découvrir la ville et récupérer le van - Route vers Kaikoura (si elle est réouverte d'ici là) : 2 nuits - Retour vers Christchurch pour poursuivre vers le sud : 1 nuit - Oamaru : 1 nuit - Denudin : 2 nuits - Ta Anau et le Fiorland National Park : 2 nuits - Queenstown et le lac Wakatipu : 2 nuits - Wanaka et les fjords de Milford Sound : 1 nuit - Glaciers de Franz Josef et Mount Cook : 1 nuit - Punakaiki et les Pancakes Rocks : 1 nuit - Abel Tasman National Park : 2 nuits - Wellington : 2 nuits - la région volcanique de Whakapapa : 2 nuits - Lac Taupo : 1 nuit - Rotorua et sa région (Waikite hotpools, Wai-O-Tapu...) : 2 nuits - région de Coromandel : 2 nuits - Auckland : 3 nuits Soit 17 nuits sur l'île du Sud et 12 nuits sur l'île du Nord.
Dans ce parcours, nous ne passons pas par Napier, ni par Waitomo, ni par Bay of Islands, que j'avais noté comme points intéressants à voir.
Je précise : nous aimons tous les 3 la nature, les beaux paysages, les belles balades (2 à 3h de marche) et j'aimerais qu'on réussisse à prendre le temps de découvrir.
Que pensez-vous de cet itinéraire ? Trop rythmé ? Étapes inutiles ? Une suggestion de modification ?
Merci à vous pour vos remarques !
Voici l'itinéraire que nous avons construit : - Arrivée depuis l'Australie à Christchurch : 2 nuits pour découvrir la ville et récupérer le van - Route vers Kaikoura (si elle est réouverte d'ici là) : 2 nuits - Retour vers Christchurch pour poursuivre vers le sud : 1 nuit - Oamaru : 1 nuit - Denudin : 2 nuits - Ta Anau et le Fiorland National Park : 2 nuits - Queenstown et le lac Wakatipu : 2 nuits - Wanaka et les fjords de Milford Sound : 1 nuit - Glaciers de Franz Josef et Mount Cook : 1 nuit - Punakaiki et les Pancakes Rocks : 1 nuit - Abel Tasman National Park : 2 nuits - Wellington : 2 nuits - la région volcanique de Whakapapa : 2 nuits - Lac Taupo : 1 nuit - Rotorua et sa région (Waikite hotpools, Wai-O-Tapu...) : 2 nuits - région de Coromandel : 2 nuits - Auckland : 3 nuits Soit 17 nuits sur l'île du Sud et 12 nuits sur l'île du Nord.
Dans ce parcours, nous ne passons pas par Napier, ni par Waitomo, ni par Bay of Islands, que j'avais noté comme points intéressants à voir.
Je précise : nous aimons tous les 3 la nature, les beaux paysages, les belles balades (2 à 3h de marche) et j'aimerais qu'on réussisse à prendre le temps de découvrir.
Que pensez-vous de cet itinéraire ? Trop rythmé ? Étapes inutiles ? Une suggestion de modification ?
Merci à vous pour vos remarques !
Quartier français à la Nouvelle-Orléans English translation pending
Bonsoir,
Je veux aller passer quelques jours à la Nouvelle-Orléans. Evidemment, je vais visiter le quartier français, mais quelqu'un a-t-il des suggestions à me faire concernant les restos en termes de bon rapport qualité-prix?
de plus, j'ai l'intention de louer une voiture pour visiter la Plantation Laura. Que pourrais-je voir d'autre en route?
merci à l'avance.
Un mois dans le nord du Laos, un concentré de nature! English translation pending
Bonjour à tous,
Je voulais partager avec vous le récit du petit mois que je viens de passer dans le nord du Laos avec mon conjoint, car cette destination m’a littéralement enchantée… Nous nous sommes baladés de Huay Xai à Vientiane en passant par la jungle de Bokéo, Luang Namtha, Phongsaly, Muang Khua, Muang Ngoi, Nong Kwiaw et Luang Prabang. Le récit est ci-dessous, pour ceux qui veulent des infos plus pratiques (budget, bonnes adresses) c’est par ici : smilingaroundtheworld.com/2016/03/21/bilan-laos/ Le récit commence à la frontière entre Thaïlande et Laos.
J1 - De Thaïlande au Laos
Le passage de la frontière s’effectue en plusieurs étapes – d’abord obtenir le tampon de sortie de Thaïlande, puis attendre et prendre le bus qui traverse le no man’s land entre les deux pays, puis remplir la fiche d’entrée au Laos, la donner avec le passeport et la photo d’identité, et enfin attendre qu’on nous appelle pour récupérer et payer le visa. Nous prenons ensuite un tuk-tuk jusqu’à Huay Xai, qui se trouve à une douzaine de kilomètres de la frontière. Nous voilà arrivés !
Notre arrivée à Huay Xai est marquée par un gros changement de programme. Le projet initial était de dormir ici une nuit puis de prendre le bateau qui conduit le long du Mékong jusqu’à Luang Prabang, en deux jours de navigation. C’était sans compter une Hollandaise rencontrée dans le bus, qui nous parle de la Gibbon Experience… Il s’agit d’un tour de 2 ou 3 jours dans la jungle de Bokéo, entre tyroliennes géantes et randonnée, à la recherche des gibbons sauvages. Nous n’en avions jamais entendu parler, mais nous sommes immédiatement tentés… Le bureau de la Gibbon Experience se situe dans la rue principale de Huay Xai et nous filons rapidement nous renseigner. Deux tours partent demain, un de deux jours et un de trois jours, et il reste deux places dans le tour de trois jours qui est également celui où les chances de voir les gibbons sont maximales… C’est cher et totalement imprévu, mais c’est une opportunité qui ne se représentera peut-être pas ! Après quelques discussions nous réservons donc, selon le bon principe que « Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais » (proverbe ne s’appliquant sans doute pas à toutes les situations, mais jusqu’à présent toujours efficace en voyage -)). Yeeeha, à nous les tyroliennes et les gibbons ! L’excitation et le stress se mélangent… A la fois j’ai hâte hâte hâte, et à la fois la perspective des tyroliennes sur la canopée, à plus de 100 mètres de hauteur m’effraie totalement. On verra bien !
Nous dînons chez Daauw Home Restaurant & Homestay, une fondation qui vient en aide aux femmes hmongs. Nous partageons un dîner vegan avec les bénévoles qui y travaillent et deux voyageurs suédois très sympas, Bo et Tünde. Durant le dîner le courant se coupe à plusieurs reprises, bienvenue au Laos… Nos lampes frontales vont être bien utiles. En discutant avec Bo et Tünde nous nous apercevons que nous logeons dans la même guesthouse et qu’ils ont réservé le même tour de trois jours pour demain, c’est chouette !
De retour à la chambre nous préparons nos sacs pour le lendemain et nous couchons rapidement, réveil programmé pour 6H oblige -)
J2, J3, J4 : La Gibbon Experience, ou trois jours dans la jungle laotienne, entre tyroliennes, cabanes dans les arbres et gibbons
Notre arrivée au Laos fut donc marquée par un coup de folie, la réservation du parcours 3 jours/2 nuits avec Gibbon Experience. Derrière cette dénomination un peu pompeuse se cachent en fait trois grands plaisirs :
- Dormir dans des cabanes perchées dans de hauts arbres - Passer la journée à faire de la tyrolienne au-dessus de la canopée - Et guetter les gibbons !
Nous avons donc passé trois jours dans la jungle de Bokéo, à crapahuter dans la forêt, à passer d’une vallée à une autre à coup de tyroliennes époustouflantes, et à guetter les gibbons… que nous avons finalement vus à deux reprises, et surtout entendus ! Leur chant est très particulier et totalement hallucinant, on dirait qu’il est électronique…
Les tyroliennes sont impressionnantes, suspendues qu’elles sont à plus de 100 mètres du sol, sur des distances allant jusqu’à 440 mètres. La première fut terrifiante, les autres totalement excitantes… Filer ainsi à toute vitesse au-dessus des arbres, accrochée à un filin d’acier, est absolument indescriptible. Je croyais voler…
Les cabanes quant à elles sont des rêves pour adultes ayant gardé leur âme d’enfant, jugez un peu… Des maisons à trois voire quatre niveaux, perchées au sommet d’arbres immenses, des ouvertures partout sur la forêt environnantes… J’ai particulièrement aimé la salle de bains, ce n’est pas tous les jours que l’on peut se doucher dans un tel cadre -)
Les photos parleront mieux que les mots pour vous donner une idée de ces trois jours suspendus… dans le temps et dans les airs :-)


J5, J6, J7 : Luang Namtha, un coup de cœur immédiat !
Quatre bonnes heures de bus séparent Huay Xai de Luang Namtha, où nous arrivons en début d’après-midi. Le voyage se passe très bien, nous profitons des paysages laotiens en écoutant de la musique, nous nous sentons au paradis ! Nous faisons le trajet avec Bo et Tünde, nos amis suédois de la Gibbon Experience. Ils étaient déjà venus à Luang Namtha avant d’aller à Huay Xai, et ne font cette fois que passer pour récupérer une jupe dans un restaurant (une histoire délicieusement improbable, en gros Tünde a acheté une jupe laotienne, et des dames lui ont dit qu’il lui manquait une ceinture, du coup elle leur a laissé la jupe pendant le reste de son voyage au Laos et doit la récupérer avec la ceinture aujourd’hui) et prendre un avion pour Vientiane. Ils nous recommandent quelques adresses et nous nous disons au revoir après 4 jours passés ensemble, c’était une rencontre bien sympathique.
Grosse bourgade capitale de la province du même nom, Luang Namtha est comme posée au milieu d’une plaine entourée de montagnes. Nous nous y sentons immédiatement à notre aise, et après l’intensité folle des trois jours de Gibbon Experience nous ressentons le besoin de nous poser un peu afin de digérer tout cela. Il y a ici tout ce qu’il faut pour cela et nous nous créons un petit cocon bien agréable durant ces quelques jours. Nous nous installons à la Sing Sa Moud Guesthouse, une guesthouse toute neuve où nous avons une chambre archi propre avec un matelas confortable. Le wifi est de bonne qualité et nous permet de téléphoner en France sans que cela ne coupe toutes les deux minutes – ce qui avait été la constante des dernières tentatives ! Côté repas nous prenons rapidement nos habitudes à Lai’s Place le midi, où nous alternons cuisine laotienne et quelques plats internationaux. Le soir nous dînons au marché de nuit où une dame propose des soupes faites devant nous avec les ingrédients de notre choix. Et le matin, c’est mango with sticky rice à la chambre, nous investissons dans la canette de lait concentré et nous nous le préparons nous-même avec des mangues et du riz du marché. Nous trouvons également une dame qui fait de la laundry pour 10 000 kips le kg (1,10 euros), nous lui confions l’intégralité de notre garde-robe… Un bon lavage en machine, il n’y a que ça de vrai ^^ Bref, à Luang Namtha nous nous sentons comme à la maison, et on en profite !

L’objectif initial de notre séjour à Luang Namtha est de faire un trek dans la réserve naturelle de Nam Tha. J’avais repéré ce grand parc national sur la carte du Laos lorsque je préparais notre séjour ici, et avais immédiatement été tentée… Luang Namtha fourmille d’agences spécialisées, pas facile de faire son choix ! Il faut aussi essayer de constituer un groupe, car le tarif est fonction du nombre de participants. Après un petit benchmarking nous jetons finalement notre dévolu sur Forest Retreat, une agence qui nous fait bonne impression et qui propose un trek « survivor » de deux jours dans la jungle, avec longues journées de marche, découverte de la nourriture disponible dans la jungle et construction de notre abri pour la nuit ( !) Nous sommes les seuls fadas tentés par ce trek apparemment, mais pour 2 c’est plus de 100USD/personne, totalement hors budget surtout après la Gibbon Experience. Nous ne sommes pas pressés et nous décidons donc d’attendre qu’un groupe se constitue… Nous voudrions être au moins 4, et au maximum 6-7. C’est très pratique et bien rodé, on laisse un acompte à l’agence en précisant exactement ce que l’on veut faire et combien de participants on veut, et ils font ensuite leur possible pour constituer un groupe. S’ils y parviennent on y va, sinon on a le choix entre partir à deux pour plus cher, ou bien laisser tomber et récupérer notre acompte.
Nous profitons de ces premiers jours à Luang Namtha pour visiter un peu les environs. Le deuxième jour, nous louons des vélos et filons plein sud jusqu’à l’aéroport, minuscule mais avec tout ce qu’il faut. Il est comme posé au milieu des champs avec une mini tour de contrôle, j’adore :-) Il y a 4 avions par jour, 2 qui arrivent de Vientiane et 2 qui y repartent, avec 2 compagnies différentes… mais les mêmes horaires à 30 minutes près, cherchez l’erreur ! Nous découvrons également un joli temple habité par plein de jeunes moines. Nous essayons ensuite de pousser un peu plus loin jusqu’à de petits villages, mais la route goudronnée laisse place à de la terre battue et les vélos de ville que nous avons loués ne sont vraiment pas adaptés, on laisse tomber.
Le troisième jour, nous montons à pied jusqu’au temple et au stûpa qui surplombent la ville la balade n’est pas difficile et de là-haut la vue sur la plaine et les montagnes est très belle. Durant nos balades nous sommes étonnés de découvrir de multiples énormes maisons, soit toutes neuves soit en construction, dans un style très chinois… C’est étrange de voir ces énormes bâtisses voisiner avec de petites maisons de bois, et nous nous interrogeons quant à leurs propriétaires. La frontière chinoise n’est qu’à une cinquantaine de kilomètres, est-ce que ce sont des Chinois qui viennent faire construire ici où le coût de la vie est moins cher ? Est-ce que ce sont de riches Laotiens qui sont propriétaires ? Nous n’aurons pas la réponse… Mercredi 1er mars au soir nous apprenons que le groupe pour le trek est constitué, nous serons donc sept. Départ demain matin aux aurores, opération survie on !
J8 et J9 : Deux jours dans l’enfer vert
Il est à peine 7 heures lorsque nous retrouvons le reste du groupe à l’agence pour le début de notre trek de deux jours en mode « survivor ». Nous allons passer ces deux jours avec un couple de Belges très sympathiques avec lesquels le courant passe tout de suite, et trois nord-Américains (deux Américains et une Canadienne) avec lesquels c’est moins évident de prime abord, impression qui se confirmera tout au long du trek (disons qu’on aurait aimé trouver le bouton « pause », mais qu’il était visiblement absent…) Nous petit-déjeunons ensemble puis grimpons dans la camionnette qui va nous conduire au début du trek. Une bonne heure de route plus tard nous arrivons au village d’où nous allons partir. Trois guides sont avec nous ils chargent leurs sacs de provisions et nous donnent les sacs de riz vides qui nous serviront de hamac ce soir.
Première étape, traverser la rivière… On commence mollo, l’agence a tout prévu et un petit canoë gonflable nous attend. Trop facile le mode survie ! Bon, on ne pavoise pas longtemps, ça ne dure pas et la première montée juste après la rivière a vite fait de nous remettre les idées en place… C’est raide de chez raide, le sentier est étroit et gadouilleux, et les premières chutes ne tardent pas. Nous enchaînons ainsi plusieurs montées bien raides et des descentes tout aussi à pic, et je ne sais pas bien ce qui est le pire des deux. Nous sommes entourés d’une végétation luxuriante, mais nous n’en profitons qu’à moitié, occupé que nous sommes à surveiller sans cesse où nous mettons les pieds pour ne pas nous étaler ! Le gérant de l’agence nous avait dit que le trek serait « challenging », on comprend bien ce qu’il voulait dire ^^ Nous avançons lentement et le guide principal commence à s’inquiéter, nous risquons d’arriver à la nuit tombée au bivouac…
La pause déjeuner fait du bien à tout le monde. Les guides vont cueillir de grandes feuilles de palmier et de bananier et disposent tout un tas de mets appétissants dessus : sauce tomate, riz gluant, tofu frit, légumes verts sautés… Nous nous régalons et savourons cette pause ! L’après-midi se poursuit sur la même lancée que la matinée, on monte et on descend sans cesse. Le petit sentier du matin a disparu et nous traçons désormais notre route dans la jungle, précédés par nos guides qui coupent les plus grosses branches à coup de machette. Les guides nous montrent quelques fruits locaux et empreintes, c’est sympa. Il y a beaucoup de bambous, souvent gigantesques, Benoît se sent comme un pou sur une tête chevelue -), quant à moi je suis attaquée par une sangsue au bord d’un cours d’eau, brrr ! L’effort physique est intense mais le moral est plutôt bon, sauf pour l’Américaine qui a du mal à suivre le rythme et devient de plus en plus renfrognée.
Nous arrivons finalement à 17H30 au sommet de la montagne où nous allons passer la nuit, pile poil dans les temps pour le coucher de soleil, hip hip hip hourra ! La vue sur la jungle est magnifique, nous sommes fiers de l’effort accompli pour arriver jusque-là…. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour préparer nos abris pour la nuit. Nous découvrons que le bambou sert à tout, piliers et jointures d’abri, plats pour la cuisine, et même cordes lorsqu’on le coupe en fines lamelles… Nous enfilons les sacs de riz sur de longs bambous, tenus écartés en haut et en bas par un morceau de bambou transversal. Voilà nos hamacs ! Nous installons tout cela sous un demi-toit fait de bambou et de feuillage, et mettons la moustiquaire (pleine de trous) en place. Nous voilà prêts !
Nous dînons de nouveau sur de grandes feuilles de bananier, c’est un peu la lutte car les quantités ne sont pas énormes, et autant dire que nous avons tous archi faim après cette journée de marche… Il y a du riz à gogo mais peu de garnitures, enfin cela ira. Nous passons ensuite un bon moment à discuter avec les Belges autour du feu de camp, en admirant les étoiles… Le ciel est très clair et on les voit très bien. A 20H30 tout le monde est KO et file se coucher.
C’est là que le vrai cauchemar commence. Je découvre en me couchant qu’une autoroute des fourmis passe à quelques centimètres de ma tête. Qu’à cela ne tienne, on bourre des vêtements dessus pour qu’elles dévient leur chemin, et nous nous couchons comme cela. Il fait étonnamment chaud, nous nous glissons simplement dans nos draps de soie et laissons les sacs de couchage de côté pour le moment. Les hamacs ne sont pas si inconfortables que cela et nous finissons par nous endormir.
Je me réveille deux heures plus tard alertée par une drôle de lumière orangée, et j’aperçois alors de grandes flammes à quelques mètres de notre bivouac… Les flammes sont immenses et montent vers le ciel, cela me fait penser à un début d’incendie. Déterminée à ne pas rôtir dans la jungle, je me lève pour voir ce qu’il se passe au final c’est simplement le plus jeune guide qui a décidé de ranimer le feu à minuit. Nous apprendrons le lendemain qu’il y a pas mal d’ours dans le coin, ainsi que des éléphants sauvages et même quelques tigres… A-t-il entendu quelque chose, avait-il simplement froid, nous ne le saurons pas !
Lorsque je retourne vers mon hamac je réalise que les fourmis n’ont pas du tout dévié leur route, mais qu’elles ont en fait complètement colonisé les vêtements que nous avions posés, en appelant leurs copines à la rescousse… Je frôle l’hystérie et décide alors de changer de sens sur le hamac. Je préfère avoir un peu la tête en bas – le hamac était un peu en pente - que dormir avec des dizaines de fourmis près de ma tête… Je fais la manip’ et me réinstalle sur la couchette, qui avec tout ça ne tarde pas à éjecter le morceau de bambou écarteur, faisant s’effondrer le lit. Je ne sais plus bien à ce moment-là si je dois rire ou pleurer… Je le récupère par terre, Benoît m’aide à le remettre et, plein de pitié, me donne son hamac qui a l’air plus solide… jusqu’à ce qu’il s’effondre aussi quelques heures plus tard, suivi de peu par le sien qu’il rattrape in extremis. Je finis par me rendormir avant d’être réveillée par le froid qui est tombé, mais mon sac de couchage aussi… il est par terre, plein de feuilles pourries et de terre humide, joie, bonheur. Je le récupère et prie pour qu’il n’y ait pas de bestiole dedans… A cinq heures du matin c’est la pluie qui nous réveille, comme nous avons changé de sens sur le hamac nous ne sommes plus du tout protégés et il nous pleut littéralement dessus. Nous échangeons un regard résigné, avant de rabattre notre sac de couchage sur notre tête d’un même geste. On n’est plus à ça près… Enfin, la nuit se termine par la découverte d’une énorme araignée, certainement cousine germaine des tarentules, juste au-dessus de ma tête à l’intérieur de la moustiquaire.
Après cette nuit cauchemardesque la deuxième journée de trek est bien difficile… autant hier nous avions la pêche, autant aujourd’hui nous avons hâte que tout cela se termine. Nous commençons la journée par une petite heure de descente jusqu’à la rivière, où nous dévorons la soupe de nouilles qui nous est servie. Nous découvrons à cette occasion le « Jungle Camp », nettement plus confortable que nos abris de fortune ! La matinée se passe comme hier entre montées et descentes au cœur de la jungle… Nous comprenons mieux désormais l’horreur vécue par les soldats lors de la guerre du Vietnam, entre la chaleur, la boue, les insectes, c’est vraiment l’enfer vert ici…
Après le déjeuner, le guide nous annonce que c’en est fini de monter et de descendre, hip hip hip hourra ! Notre joie est de courte durée, certes nous avançons sur du « plat »… mais c’est au cœur d’un lit de rivière boueux, végétouffu (il me fallait bien un néologisme pour décrire cela…), avec plein de pierres glissantes et de troncs de bananiers pourris qu’il faut escalader. Cela nous achève… Soudain Benoît me fait signe de m’arrêter et d’écouter j’entends alors un doux bruit de scooter dans le lointain, la civilisation est proche !!! Cela ravive notre motivation, il y a de l’espoir ! Une petite heure plus tard nous rejoignons la rivière principale que nous retraversons en canoë, avant de rentrer à Luang Namtha en minibus. Victoire, on l’a fait, on a survécu… et maintenant on rentre :-D
Nous retrouvons avec bonheur notre petite chambre à Luang Namtha. Nous récupérons le guide du Laos laissé à notre intention à l’accueil de la guesthouse par deux Stéphanoises rencontrées il y a quelques jours. Nous passons ensuite une soirée tranquille entre dépôt de linge à la laundry – il en a bien besoin après ces deux jours…, western food pour le dîner et enfin petite série à la chambre…
J10 : En scooter dans la campagne laotienne
Pour notre dernière journée à Luang Namtha nous décidons de louer un scooter afin de partir explorer les environs. C’est une première pour nous, nous n’avons jamais conduit de deux roues ! Nous retournons chez le même loueur que pour les vélos, et après avoir laissé notre passeport en caution nous nous installons sur notre engin motorisé. Quelques tours de pâté de maison plus tard nous nous sentons en confiance, c’est parti !
Nous commen��ons par aller voir That Phum Phuk, un stûpa construit sur les ruines d’un autre détruit par les bombardements de la guerre du Vietnam. L’endroit est très paisible. La route pour y aller traverse de nombreux champs et rizières où nous apercevons pas mal de buffles. La route quant à elle est souvent occupée par des poules, des coqs voire des chèvres, il faut faire attention !
Nous retournons à Luang Namtha pour le déjeuner puis reprenons la route en direction des cascades de Namdee, qui sans être exceptionnelles sont néanmoins l’occasion d’une agréable balade à la fraîche.
Nous filons ensuite plein sud vers la « boucle des villages », une boucle d’une vingtaine de kilomètres traversant plusieurs hameaux occupés par diverses ethnies, notamment des Black Thaïs. C’est celle que nous avions commencé à faire en vélo au début de notre séjour, avant de renoncer. Nous repassons devant l’aéroport puis nous nous encanaillons sur des routes de terre battue. La ville disparaît rapidement et nous nous retrouvons en plein cœur de la campagne, entre rizières et champs. Plusieurs petits villages se succèdent, avec leurs maisons de bois et bambou devant lesquelles sèchent ail, oignons et autres plantes moins connues. Les animaux déambulent en liberté et s’enfuient en nous voyant arriver. Les enfants nous font de grands signes en nous criant « Sabaidie » (bonjour) lorsque nous passons, c’est chou :-) Nous savourons cette virée en mode liberté !
Nous roulons ainsi jusqu’à la tombée de la nuit, et après un joli coucher de soleil sur la campagne laotienne nous rendons notre scooter sans encombre. Mine de rien après une journée dessus nous sommes bien fatigués, c’est que c’est plus physique qu’on ne le pense – surtout quand on n’est pas habitués ! En tout cas nous sommes bien contents d’avoir sauté le pas de la location de scooter il faut être prudent, mais la liberté que ce mode de transport procure est géniale.
Nous récupérons notre linge et passons une dernière soirée au marché de nuit avant de filer préparer nos bagages. Luang Namtha nous a décidément bien plu, mais il est temps de reprendre la route :-)
J11 et J12 : Luang Namtha – Oudomxai – Phongsaly, un long trajet pour le bout du monde
Notre prochaine étape est Phongsaly, tout au nord du Laos. Un bus direct s’y rend chaque jour mais est interdit aux étrangers car il traverse la Chine. Nous sommes donc obligés de couper le trajet en deux : un premier trajet jusqu’à Oudomxai, ce qui est un peu rageant car c’est plein sud alors que l’on va plein nord, puis un bus d’Oudomxai à Phongsaly. Les deux bus ne sont pas coordonnés et nous devons donc passer une nuit à Oudomxai. Phongsaly, ça se mérite !
Nous quittons donc Luang Namtha le samedi 5 mars au matin, non sans un petit pincement au cœur. Nous nous sommes vraiment sentis bien dans cette ville ! Les trois heures de bus vers Oudomxai se passent sans encombre et nous trouvons rapidement une chambre à quelques pas du centre-ville. La chambre est assez miteuse, la tuyauterie fuit dans la salle de bains et les ressorts semblent prêts à sortir des matelas, mais ça ira pour une nuit…
Autant le dire tout de suite, Oudomxai ne nous fera pas chavirer, loin de là… De notre arrivée à notre départ le lendemain, tout est soit compliqué soit sans génie. Cela commence avec le déjeuner j’ai lu beaucoup d’éloges d’un petit restaurant ici, Souphailins Restaurant. Partout est indiqué que la cuisine est tellement délicieuse qu’il faut persévérer en dépit de la file d’attente souvent longue, du coup nous décidons d’y aller tout de suite pour déjeuner. Cela s’avère en définitive une déception, nous ne trouvons pas les plats extraordinaires. Passe encore sur le « Gaspacho » qui me tentait tant et qui s’avère être une salade de légumes cuits et crus en sauce blanche sucrée - ce n’est pas une recette locale, je peux le comprendre – mais le reste des plats 100% laotiens ne nous convainquent pas plus. Seule petite consolation, il n’y avait absolument personne, nous n’avons donc pas attendu des heures pour finalement être déçus -)
L’après-midi passe lentement, il n’y a pas grand-chose à faire et nous nous sentons vraiment en transit sur la route de Phongsaly. Benoît se pose à la chambre entre PC et album photo, quant à moi je pars faire un tour en ville. Je monte notamment au sommet de la colline Phu That, dont le temple surplombe la ville. Il n’est pas extraordinaire mais disons que cela occupe ! Là-haut je fais la connaissance de trois jeunes Laotiens qui sont ravis de pouvoir parler un peu anglais, ils me posent toutes les questions qu’ils ont apprises à l’école, ça fait un peu interrogatoire mais c’est mignon.
Le soir nous nous mettons en quête d’un restaurant, que nous ne trouverons pas. Benoît termine dans un boui-boui avec une soupe de nouilles, et moi je finis le reste de mes nouilles pas bonnes de ce midi. Il y a des jours comme ça… !
Nous nous couchons ensuite comme nous pouvons entre deux ressorts le lendemain matin la malédiction d’Oudomxai nous poursuit, nous ne trouvons presque rien à acheter en prévision du long voyage qui nous attend. Nous partons « la fleur au fusil » comme dirait Benoît avec juste un peu de riz et un paquet de chips, ça risque d’être long et de gargouiller…
Le trajet pour Phongsaly prend neuf heures, sur une route de montagne, sinueuse et étroite, parfois en cours de travaux. Les virages se succèdent au rythme des haut-le-cœur et des vomissements des Laotiens, visiblement très sujets au mal des transports. Je garde les yeux fixés sur le paysage pour éviter le même sort pendant que Benoît bouquine, le petit veinard ! Nous nous enfonçons dans une région encore très enclavée et cela se voit, les paysages sont très campagnards, les villages que nous traversons sont petits et les constructions rudimentaires.
Nous nous arrêtons pour déjeuner à 10H45, on ne se fait pas prier pour attaquer riz, bok choy et pois cuisinés ! Nous reprenons ensuite la route, le bus s’arrête régulièrement pour prendre de nouveaux passagers. Au beau milieu de nulle part un autre couple de Français monte, ils viennent du Vietnam tout proche. Leur bus les a déposés là et ils étaient prêts à marcher jusqu’à ce qu’un bus pour Phongsaly passe… La chance était de leur côté on dirait ! Nous sommes bien contents d’arriver enfin à Phongsaly. Notre aventure de transports n’est néanmoins pas tout à fait terminée, la gare routière est à trois kilomètres du centre-ville… Nous commençons à marcher puis les Français quelques mètres devant nous arrêtent un pick-up qui accepte de les monter en ville. Le chauffeur nous fait signe de nous incruster également, on ne se fait pas prier !
Commence ensuite le grand challenge de chaque arrivée dans un nouveau lieu : trouver une chambre pas trop miteuse pour pas trop cher, le tout au calme et pas trop loin du centre (challenge, quand tu nous tiens…) La recherche commence mal, les chambres que l’on visite sont sales, humides et chères. Nous finissons par trouver notre bonheur dans une petite guesthouse à une rue de la rue principale, la chambre est correcte, le matelas est bon (c’est un nouveau critère de choix depuis la chambre à Oudomxai -)) et le robinet signé Philippe Starck (au moins) achève de nous convaincre… !
Une bonne douche plus tard nous ressortons dîner. Il n’est pas très tard mais nous ne voulons pas courir le risque de rater le coche, et nous faisons bien, Phongsaly n’a pas l’air très animée la nuit tombée. Ici il faut oublier les restaurants avec menus, on choisit directement dans le frigo ce que l’on veut manger. Nous optons pour des pois mangetout avec du tofu, mais la cuisinière refuse le tofu pour une raison qui nous échappe encore aujourd’hui. Ce sera donc pois mangetout et haricots verts, le tout avec une belle montagne de riz blanc. Nos estomacs sont plus que ravis !
Nous nous couchons contents d’avoir triomphé de tout cela et d’être enfin arrivés à destination. Nous nous sentons vraiment au bout du monde, cela m’enchante mais Benoît a encore besoin d’être convaincu -)
J13, J14, J15, J16 : Phongsaly, au bout du monde
Encore très enclavée et relativement à l’écart des circuits touristiques classiques, Phongsaly a un sérieux goût de bout du monde qui me plaît tout de suite. J’avais eu cette même impression à Kirkenes, le sentiment de me retrouver dans un endroit où l’on pourrait croire que le temps s’est arrêté. Entre affiches de propagande communiste placardées dans la ville, portraits de Mao dans les restos – où l’on choisit son repas directement dans le frigo, les menus n’existent pas – couvre-feu à 23 heures et chants patriotiques / nouvelles de la région diffusées matin et soir par des haut-parleurs partout dans la ville, sans oublier le clairon bi-journalier, je me sens sur une autre planète....
Nous ne devions rester que deux jours à Phongsaly, nous y resterons finalement trois – un peu involontairement, puisque le jour où nous devions louer un scooter il n’y en avait plus – mais je dois dire que rester un jour de plus dans ce bout du monde n’est pas pour me déplaire… Nous nous baladons en ville, explorons les environs, et surtout je m’imprègne de cette atmosphère si différente de tout ce que je connais. Nous apprécions aussi d’avoir moins chaud, nous avons pris de l’altitude et après la Thaïlande où l’on a littéralement cuit cela fait du bien. Seul bémol, les gens ne sont pas toujours très souriants ni accueillants et à plusieurs reprises nous nous sentons un peu comme un cheveu sur la soupe. Quant aux chiens, ils doivent être racistes… ! On ne compte plus le nombre de fois où on s’est fait aboyer/grogner dessus, alors que les Laotiens passaient sans encombre. Benoît manque même se faire mordre à deux pas de la guesthouse, nous nous équiperons pas la suite régulièrement de bâtons et de pierres à visée dissuasive.
Côté balades, il y a de quoi faire dans le coin. La ville en tant que telle offre déjà pas mal d’options, entre le marché ultra vivant, la vieille ville, plusieurs bassins dont on peut faire le tour, un temple… Je pars aussi en exploration dans l’hôpital, une expérience étonnante puisque celui-ci s’avère ouvert mais totalement désert. Je me sentirais presque en Urbex, c’est pour dire -) Quant au pourquoi de l’absence de patients, je ne saurais le dire…
Nous visitons également l’intéressant musée des groupes ethniques, qui détaille les différentes ethnies qui existent au Laos et explique certaines caractéristiques de leurs modes de vie et croyances. Cette visite nous permettra par la suite de mieux comprendre certaines choses et certains détails, on recommande ! Par contre arrivez tôt si vous voulez prendre votre temps, les dames ont une fâcheuse tendance à vouloir fermer (très) en avance, visite terminée ou pas. Une autre balade facile et sympa consiste à monter jusqu’au sommet du mont Phou Fa, qui avec ses 1625m surplombe la ville. Nous sommes toujours aussi fans des vues panoramiques, et celle-ci répond totalement aux critères -)
Le deuxième jour nous partons en randonnée dans les villages environnants. La balade fait 18kms A/R et nous conduit jusqu’aux villages de Khounsouk Noy puis Khounsouk Luang, sur une route en terre battue qui offre un joli panorama sur les champs et les plantations de thé alentours.

Le dernier jour nous louons un scooter pour nous rendre à Ban Komaen, où se trouve une plantation de thé vieille de 400 ans. Les arbres à thé ont été cultivés puis abandonnés, et ont donc grandi jusqu’à atteindre des tailles que l’on ne voit habituellement jamais dans ce type de plantation – jusqu’à six mètres pour les plus hauts. Les paysages sur la route sont assez proches de ceux que nous avons vus la veille nous traversons de nouveau plusieurs villages où les gens vaquent à leurs occupations. La plantation de thé quant à elle tient ses promesses, on peut se balader à côté et un petit musée donne pas mal d’infos intéressantes. Quelques villageois vendent le produit de leur récolte, sous une forme inhabituelle pour nous puisqu’ici le thé se présente sous forme de… cigares, si, si. Bon, cela ne se fume pas hein (en tout cas on n’a pas testé -)).
Nous quittons Phongsaly avec des ressentis différents quant à cette étape. Je suis pour ma part très contente d’être venue jusqu’ici, j’ai trouvé que le coin avait vraiment un goût d’aventure… Pour Benoît c’est différent, il a apprécié les balades mais le fait de devoir lutter pour tout (manger, trouver un scooter qui fonctionne etc) lui laisse une impression en demi-teinte. Prochaine étape Muang Khua que nous allons rejoindre avec un nouveau moyen de transport : à nous le bateau !
J17 et J18 : En bateau pour Muang Khua !
Nous quittons Phongsaly aux aurores le jeudi 10 mars, et un tuk-tuk, un bus, un bateau et un autre bus plus tard nous arrivons à Muang Khua, 200 kms plus au sud. Prendre le bateau nous change du bus, et je ne me lasse pas de regarder le paysage au fur et à mesure que nous descendons la Nam Ou. La végétation est magnifique et de temps en temps un petit village apparaît, comme bâti au milieu de nulle part. Un barrage a été construit en contrebas il y a quelques années et on voit clairement l’impact de celui-ci sur l’environnement avec des arbres noyés, des villages abandonnés… Nous voyageons avec une famille de Danois assez sympa, et quelques Laotiens se succèdent au fil des villages où nous accostons.
Il y a de l’animation à Muang Khua, un mariage se prépare dans lhôtel chic de la ville et autant dire que ça va envoyer du lourd… Les tables sont dressées, des centaines de chaises installées, et d’énormes enceintes n’attendent plus que le DJ pour entrer en action. Le hic c’est que la plupart des hôtels sont situés dans la même zone… Benoît finit par nous dénicher une petite guesthouse dans une rue un peu plus éloignée, on devrait pouvoir dormir cette nuit.
Muang Khua se situe au confluent entre la Nam Pak et la Nam Ou et est entourée de petites montagnes karstiques, c’est joli comme tout. Le long de la rivière les habitants cultivent de petits potagers bien organisés. La ville semble toutefois en pleine extension/construction, et les balades à pied dans les environs sont du coup limitées… La campagne environnante a quasiment disparu au profit de large excavations et travaux de terrassement, c’est dommage et cela ternit un peu notre séjour ici. Nous faisons tout de même un petit tour, et puis nous nous baladons en ville entre marché, temple, bords de rivière… Nous allons également faire nos curieux au mariage qui bat effectivement son plein une bonne partie de la nuit, mais notre hôtel s’avère un excellent choix niveau tranquillité. Le lendemain ils remettent ça avec un anniversaire, c’est qu’il y a de l’ambiance ici !
Muang Khua ne sera pas notre étape fétiche au Laos mais s’y arrêter un jour ou deux (ou plus si vous voulez randonner dans les environs) n’est pas désagréable. Pour notre part nous continuons ensuite à redescendre vers le sud, direction Muang Ngoi !
J19 et J20 : Muang Ngoi, un joli coin de campagne (où nous avons failli dormir à la belle étoile)
C’est de nouveau en bateau que nous rejoignons Muang Ngoi. Nous apprécions décidément beaucoup ce moyen de transport, qui présente le double avantage de nous offrir de superbes paysages tout en limitant les heures de route sur les routes sinueuses de la montagne laotienne ! Le bateau est rempli à son maximum, nous sommes près d’une vingtaine serrés à bord – à tel point que nous sommes à plusieurs reprises contraints de débarquer le temps que le bateau puisse passer des rapides en étant moins chargé. Le capitaine décharge alors la moitié des passagers, fait traverser l’autre moitié, les décharge à leur tour et revient chercher le premier groupe, le tout en manœuvrant comme un as à contre-courant.
A Muang Ngoi nous nous mettons en quête d’une chambre, mais une mauvaise surprise nous attend : tout semble complet. Nous nous séparons alors, Benoît garde les sacs pendant que je continue les recherche partout la réponse est la même, « full, full, full ». C’est la première fois que cela nous arrive… Nous ne réservons jamais nos hébergements en Asie et nous n’avions jusqu’à présent jamais eu de souci de ce type. Un monsieur finit par nous expliquer ce qu’il se passe, ce week-end il y a deux mariages et une « fête de funérailles « (si, si) en même temps… Du coup toutes les familles concernées ont réservé des chambres. Le village n’est pas immense et j’ai bientôt fait le tour de toutes les options possibles. Un bungalow me passe sous le nez à deux minutes près, c’est rageant… On me propose ensuite une chambre en plein travaux, sans portes ni fenêtre ni salle de bains, je décline… on me parle enfin d’un village à 3kms de là où il devrait y avoir des chambres, bref, ça craint ! Alors que je n’y croyais plus je finis par trouver une chambre pour laquelle la réservation vient d’être annulée – c’est miteux et en plein sur la rue principale, mais nous ne sommes vraiment pas en position de faire la fine bouche, on prend ! On ne proteste même pas lorsque l’hôtelier vient nous demander une rallonge de 20 000 kips, c’est pour dire… On a un toit sur la tête pour ce soir et c’est présentement tout ce qui compte.
La recherche de logement nous a mis KO et nous passons la fin de la journée tranquillement. Nous déjeunons puis faisons un tour en ville. Muang Ngoi s’organise autour de sa rue principale, bordée quasi-exclusivement de guesthouses et restos. Le soir nous nous trouvons un resto indien pour dîner, cela enchante nos papilles quelques peu lassées de la nourriture laotienne… Nous faisons ensuite un tour by night en ville, où nous tombons sur la « fête de funérailles ». Les convives boivent et mangent tout en regardant un match de boxe, le tout autour du cercueil, c’est assez étonnant... Nous n’avons vraiment pas l’habitude de cela dans notre culture ! Le soir nous profitons comme prévu de la sono du mariage, enfin avec les boules quiès ça passe !
Le lendemain la journée commence bien avec un copieux petit-déjeuner buffet servi dans la guesthouse juste en face de la nôtre. Gaufres, crêpes, omelette aux pommes de terre, fruits, on se régale. Nous bouclons ensuite nos sacs et déménageons, un bungalow face à la rivière que j’avais repéré hier s’est libéré, c’est cool ! Nous avons même une petite terrasse avec hamac, le tout pour le même prix que notre chambre de la nuit dernière.
Nous partons ensuite en balade dans les environs de Muang Ngoi. La campagne autour se prête bien à la randonnée sur un jour ou deux, les chemins sont bien tracés et balisés et il y a pas mal de petits villages où l’on peut faire étape pour déjeuner voire passer la nuit. Notre premier arrêt est pour la grotte de Tham Kang, à 3kms du village. Une fois de plus nous sommes frappés entre les différences en terme de conditions de sécurité entre le Laos et l’Europe… en France une telle grotte serait soit interdite d’accès, soit ultra balisée à l’intérieur, ici rien de tout cela, on peut juste y entrer et s’y promener à ses risques et périls. Nous installons nos lampes frontales et zou, c’est parti. Nous avons chacun la nôtre, hors de question de reproduire la mésaventure de la carrière de marbre de Paros, dans les Cyclades, où nous nous étions retrouvés sans lumière ! La grotte est immense et très impressionnante. C’est fou de voir à quel point on pourrait s’y perdre facilement, nous avons fait très attention au chemin que nous avons emprunté et pourtant pour le retour nous devons être vigilants, tout se ressemble…

Nous poursuivons ensuite notre balade dans la campagne laotienne, entre rizières, pics karstiques dans le lointain, petits cours d’eau… C’est joli et bucolique à souhait, et nous ne croisons pas grand monde. Cette balade restera parmi nos meilleurs souvenirs de rando laotienne, on vous la recommande vivement si vous passez dans le secteur ! Nous marchons jusqu’au village de Ban Na puis de Hoy Bo, où nous nous arrêtons pour un déjeuner tardif. La dame qui tient le restaurant est un poème à elle toute seule, elle piapiate sans arrêt, tente de nous faire changer notre commande et de nous vendre le produit de ses travaux de tissage – je craquerai à la fin pour une écharpe ! – déverse sur notre table un sac plein de photos des gens qui sont passés par son resto… C’est totalement surréaliste et cela nous fait beaucoup rire.


De retour à Muang Ngoi nous découvrons avec dépit que notre petit resto indien est fermé ce soir, tant pis, ce sera le grand retour des nouilles sautées ! Nous passons une bonne nuit dans notre bungalow, accompagnés par un petit crapaud (in)visiblement caché dans les murs et qui donne de la voix à intervalles réguliers. Le lendemain matin après un dernier petit-déjeuner buffet nous reprenons le bateau, direction Nong Khiaw !
J21 et J22 : Rando et vélo à Nong Khiaw
Après notre agréable étape à Muang Ngoi, nous reprenons notre lente descente vers le sud, toujours en bateau. Cette fois le trajet est court puisqu’il faut à peine une heure pour rejoindre Nong Khiaw. Comme lors de nos derniers trajets en bateau les paysage sont très beaux avec beaucoup de végétation, quelques villages et de temps en temps une petite crique sableuse. Nous trouvons cette fois très rapidement notre logement il y a de la place dans l’hôtel que nous avions repéré et nous nous installons dans un adorable bungalow face à la rivière. Il est très propre, pas cher et nous avons une jolie terrasse, c’est parfait ! Nous profitons immédiatement de notre belle terrasse ensoleillée pour attaquer la lessive – les lessives à la main sont décidément le côté obscur des voyages au long cours, quant au séchage des affaires n’en parlons pas… Notre premier réflexe lorsque nous visitons une chambre avec terrasse est de se dire « chouette, on va pouvoir laver nos affaires », c’est pour vous dire ^^
Nous filons ensuite déjeuner au resto du Nong Kiau River Side, qui est l’hôtel chic du coin – d’après le Routard la cuisine y est délicieuse et à peine plus chère qu’ailleurs. Le restaurant surplombe la rivière et nos spaghettis (on vous a déjà dit que nous n’en pouvions plus de la nourriture laotienne… ?) sont délicieux. C’est décidé, on prend pension ici pour les repas -) Benoît se pose ensuite à la chambre pendant que je pars à pied visiter les grottes de Pha Tok, à quelques kilomètres du centre-ville. La balade est jolie, la ville est entourée de hauts pics karstiques qui se détachent à contre-jour dans le ciel. Les grottes en revanche s’avèrent moins spectaculaires que celle que nous avons visitée à Muang Ngoi celle qui est facilement accessible est immense mais très ouverte sur l’extérieur, quant aux autres grottes elles sont plus ou moins interdites d’accès… J’y fais un petit tour mais ne trouvant pas de passage évident pour vraiment m’enfoncer à l’intérieur, je renonce. J’hésite ensuite à continuer jusqu’à des cascades indiquées par un petit panneau, mais je n’ai aucune idée de la distance à laquelle elles sont, et entre la longue marche et la chaleur je commence à être bien KO. Je fais donc demi-tour, et après une petite pause banana milk-shake puis visite de temple j’arrive dans le centre de Nong Khiaw pile pour le coucher du soleil, timing parfait !
Nous passons une bonne nuit dans notre petit bungalow – on passera juste sur l’épisode où un énorme coléoptère a littéralement traversé notre toit de bambou pour venir atterrir sur notre plancher – et nous décidons de changer les plans et de prolonger notre séjour ici. Nous ne devions rester qu’une nuit car nous sommes un peu justes niveau timing (notre vol pour Tokyo part dans 12 jours de Bangkok), mais entre notre bungalow archi confortable, les bons restos et les jolies balades à faire dans les environs, Nong Khiaw nous a pris dans ses filets !
Le lendemain nous louons des vélos et partons en direction des cascades Hoiy Qang que j’avais repérées la veille. J’ai bien fait de ne pas y aller à pied, elles s’avèrent à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Nous galérons un peu pour les trouver, il n’y a pas beaucoup de panneaux mais deux commerçantes et l’institutrice d’un village que nous traversons nous donnent un petit coup de main sur la fin. Plus qu’une cascade il s’agit en fait d’un ensemble de cascades, accessibles via un chemin qui serpente dans la forêt. Nous passons près de deux heures à nous balader d’une cascade à l’autre, nous sommes tous seuls et nous jouons les explorateurs !
De retour à Nong Khiaw nous rendons les vélos puis filons déjeuner dans le même resto que la veille. C’est qu’il nous faut prendre des forces, le sport n’est pas fini pour aujourd’hui... Le point de vue de Nong Khiaw nous attend ! Le principe est simple, il s’agit tout simplement de grimper au sommet de l’une des montagnes qui surplombe la ville… La balade est plus longue que ce que nous pensions mais se fait bien. Nous traversons différents types de végétation, d’abord des bananeraies puis vraiment de la jungle avec des lianes etc, avant de finir par un dernier tronçon plus aride et pierreux. De là-haut la vue est brumeuse mais tout de même jolie, et nous regardons le soleil couchant se dissoudre dans les nuages. La descente est moins sympa, la nuit tombe assez vite et les araignées sortent chasser, il y en a partout sur le chemin et les bas-côtés. Nos lampes font briller leurs yeux, du coup on ne peut pas les louper… Elles sont grosses sans être énormes, mais il y en a clairement trop pour moi et je pousse un grand ouf de soulagement en retrouvant la rue principale de Nong Khiaw !
Nous passons ensuite une soirée tranquille. Nous resterions bien une ou deux nuits de plus dans notre petit bungalow face à la Nam Ou, mais bon, Luang Prabang nous attend !
J23, J24, J25 : Luang Prabang, ou trois jours de farniente sur les bords du Mékong
Fini le bateau – enfin, on aurait pu mais c’était vraiment hors budget car il fallait en privatiser un- c’est en minibus que nous rejoignons Luang Prabang. Les quatre heures de route se font bien et après la traditionnelle recherche de logement nous posons nos valises dans une petite guesthouse plutôt mignonne, où nous réservons d’emblée pour deux nuits.
J’avais passé six jours à Luang Prabang en 2012, et la ville n’a pas tellement changé depuis. Quelques hôtels de charme supplémentaires sont apparus et les bords de Mékong ont été un peu réaménagés, mais en dehors de cela je reconnais bien les lieux. Luang Prabang est toujours aussi agréable et facile à visiter, cela nous rappelle Chiang Mai. Disons que pour l’authenticité laotienne on repassera, mais que pour buller quelques jours entre hôtel confortable, nourriture variée et balades tranquilles en ville et dans les environs, c’est juste parfait. Nous retrouvons avec joie les petits stands de nourriture variée comme en Thaïlande, et nous nous régalons de jus de fruits frais pressés, de sandwichs à l’avocat et de rouleaux de printemps. Notre seule déception gustative sera pour le marché de nuit… On y trouve des stands de type « buffet » où l’on peut remplir son assiette pour 10 000 ou 15 000 kips (environ 1,5 euros), et j’y avais pris mes quartiers en 2012. J’y amène donc Benoît le premier soir, on se sert et on commence à manger… lorsque je vois Benoît blêmir face à un asticot gigotant sous un légume. Petite pause citation dans le texte pour vous retranscrire au mieux la situation via ce cri de désespoir de Benoît face à un vermisseau tentant désormais de fuir discrètement sur le bord de son assiette... « Ah, si seulement il avait été cuit, ça aurait été autre chose, mais là… » Bref, cela nous coupe l’appétit ! Nous parvenons à nous faire rembourser l’assiette et nous filons vers des horizons moins véreux -) Cela corrobore plusieurs récits de voyageurs ayant été malades après avoir mangé au marché de nuit. Les soirs suivants nous nous contenterons de profiter des jolis stands du marché de nuit, en mangeant ailleurs, pas fous !
La ville est très arborée et fleurie, c’est très agréable. Les boutiques sont jolies et donnent envie d’y entrer, quant aux bords de Mékong il est toujours aussi agréable de s’y promener. Nous marchons pas mal en ville, flânant d’un temple à l’autre, ou plutôt d’un parc de temple à l’autre -) Dans l'un des temples se tient une jolie expo photo sur la méditation à Luang Prabang. Nous entrons également dans l'Institut français, ancien logement du directeur de l'école primaire dans les années 1950. Pierre Desproges y passa d'ailleurs une partie de son enfance, son père étant alors directeur de l'école. Le bâtiment est joli en revanche les dessins affichés à l'intérieur nous étonnent... Les enfants ont illustré des mots français dont nous trouvons le choix étrange : "tap-tap", "vigousse", "fada"... Je fais aussi un tour du côté de l’étang de Boua Kang Bung, un quartier étonnant de Luang Prabang où de petites maisons sont bâties autour d’étangs marécageux. Entre deux balades nous faisons des pauses jus de fruits frais et/ou pâtisseries françaises –il y a plusieurs chouettes pâtisseries ici – bref c’est la belle vie :-)

Nous empruntons également le pont de bambou qui traverse le fleuve afin d’aller voir Ban Xangkhong, un village spécialisé dans le tissage (soie et coton) et dans la fabrication de papier artisanal avec inclusions de fleurs et de feuilles séchées. On résiste comme on peut, mais nous ferons tout de même quelques emplettes au marché de nuit !
Le premier soir nous assistons à la projection en plein air du film Chang, un documentaire américain de 1927 absolument passionnant sur la vie d’une famille de paysans dans la jungle du Siam. Les deux réalisateurs (Cooper et Schoedsack) ont vécu dans la jungle durant 18 mois pour réaliser ce film… avant de réaliser, quelques années plus tard, le fameux King Kong. Le film est projeté jusqu’en octobre 2016 tous les soirs dans deux hôtels de la ville (à 19h au Sanctuary Hotel, à 19H30 au Victoria Xieng Thong Palace) et vraiment on vous recommande d’y aller. Le deuxième soir nous grimpons au sommet du mont Phousi pour voir le coucher de soleil, nous ne sommes pas tous seuls et la brume rend le spectacle un peu décevant. Une fois de plus le soleil se dissout dans les nuages sans véritablement se coucher. Nous testons ensuite l’Utopia, un bar atypique en bord de Mékong où les Monaco citron – colorés en vert, St Patrick oblige - descendent tous seuls -)
Le dernier matin nous mettons le réveil à 5H30 pour aller assister à l’aumône des moines tous les moines sortent des temples pour aller mendier leur nourriture, en longues processions orange. Autant en 2012 j’avais été frappée par le peu de respect de certains touristes qui gênaient la procession pour prendre des photos voire toucher les moines, autant cette fois je trouve qu’il y a beaucoup moins de monde et que les gens gardent leurs distances. Nous avons vu plusieurs affiches en ville insistant sur l’importance de respecter cette cérémonie religieuse, ceci explique peut-être cela. Juste à côté se tient le marché du matin.
Nous quittons Luang Prabang très contents de cette étape. J’avais beaucoup aimé cette ville lors de mon séjour en 2012 et cette impression s’est confirmée lors de ce deuxième séjour. Quant à Benoît il a lui aussi été conquis. Nous nous disons juste qu’un jour il faudra qu’on y retourne en budget « vacances » et pas TDM, certains hôtels de charme nous ont vraiment fait de l’œil ! En tout cas pour qui veut découvrir le Laos sans trop sacrifier son confort, c’est vraiment une étape idéale…
En ce qui nous concerne le confort attendra encore un peu, nous quittons Luang Prabang pour Vientiane en bus de nuit, option « VIP » s’il vous plaît ! Cela sonnait bien sur le papier, dans la vraie vie l’inscription en gros sur le pare-brise « KING OF BUS » instille un sérieux doute dans nos esprits, et la découverte de nos couchettes doubles crasseuses au lieu des mignonnes couchettes individuelles comme celles que j’avais eues en 2012 achève de détruire nos espoirs. Enfin, nous devons être cyniques car certains gardent malgré tout un optimisme à toute épreuve, l’un des passagers se met à chercher le signal wifi du bus, ce qui à défaut d’aboutir aura le mérite de nous faire rire -)
J26 et J27 : Comme un air de France à Vientiane
Notre nuit n’est finalement pas si mauvaise – on se réveille toutes les une à deux heures, mais on arrive à se rendormir à chaque fois - et nous nous mettons à la recherche d’une chambre dès notre arrivée. C’est de nouveau un peu la galère, il est tôt et la plupart des gens n’ont pas encore checké out. Lorsque nous trouvons enfin une chambre libre, l’hôtelier nous demande une rallonge pour avoir la chambre tout de suite alors qu’elle est vide. C’est la première fois que cela nous arrive et nous tournons les talons. Nous finissons par trouver notre bonheur (ou presque) à la Mixay Paradise Guesthouse. Ce ne sont pas vraiment des rigolos – des listes d’interdiction diverses et variées sont placardées partout dans l’hôtel et ils sont vraiment très à cheval sur les règles – mais l’hôtel et la chambre sont propres et à un tarif correct pour la capitale (100 000 kips soit 9 euros pour une chambre double avec ventilateur et sdb commune). On réserve !
Comme Luang Prabang, Vientiane est fidèle à mes souvenirs. J’ai une grande affection pour cette petite capitale souvent mal aimée des touristes, je la trouve très attachante… En plus il y a pas mal de choses à faire et à visiter. Nous nous baladons en ville, je fais découvrir à Benoît mes coins préférés. Nous montons au sommet du Patuxai, le grand arc de triomphe de Vientiane, nous nous baladons au bord du Mékong entre marché nocturne et cours de gym en musique...
Et puis, nous prenons nos quartiers avec joie dans les divers boulangeries et restos français de la ville, vestiges de son passé colonial. Viennoiseries, salade de chèvre chaud et pizza pour moi, camembert pané et escalope milanaise pour Benoît, soufflé aux fruits, après trois mois de voyage en Asie on se fait plaisir sans (trop) attaquer le budget. Je retrouve aussi avec joie mon petit buffet végé du marché Khua Din, la soupe de taro au lait de coco est toujours aussi bonne ! Nous passons également une matinée à l’Alliance Française à bouquiner, on apprécie de retrouver des magazines et BD en français.
Nous visitons également le visitor center de la COPE, une ONG qui fabrique des prothèses et offre des soins, notamment de réhabilitation physique, aux personnes victimes d’engins explosifs et dont j’avais manqué la visite en 2012. Le Laos détient en effet le triste record de pays le plus bombardé en rapport avec son nombre d’habitant. Durant la guerre du Vietnam, les Américains l’ont en effet bombardé non stop, alors que le pays était neutre dans ce conflit. Oui, mais il était situé sur le trajet des avions américains rentrant à leur base… et comme atterrir avec encore des bombes à bord était trop dangereux, les pilotes larguaient leurs cargaison sur le chemin du retour. Quarante ans après le sol laotien est encore truffé de plusieurs dizaines de millions d’engins explosifs depuis la fin de la guerre (1974) 20 000 Laotiens ont été tués ou gravement blessés par ces bombes non explosées. Parmi eux, 13 500 ont perdu un membre et 40% sont des enfants. On estime qu’actuellement une centaine de Laotiens sont encore tués ou blessés chaque année par ces engins. Associé aux conditions sanitaires limitées, cela conduit à des dizaines d’amputation, blessures lourdes et cécités tous les ans… L’objectif de la COPE est de fournir des soins de rééducation de qualité pour ces personnes, notamment lorsqu’une amputation a dû être réalisée. Ils prennent en charge la personne, font des prothèses adaptées, et effectuent le travail de rééducation jusqu’à ce que la personne sache se débrouiller avec sa prothèse, et puisse rentrer dans son village. Outre l’impact pour les victimes, le fait que le sol soit ainsi contaminé limite de manière importante le développement du pays (comment développer ses champs et construire sur un sol plein de bombes). Des travaux de déminage sont en cours, mais cela prend du temps, d’autant plus que les aides financières apportées par les responsables, notamment les USA, restent très inférieures à ce qui serait nécessaire et à ce qui a été dépensé durant la guerre pour justement bombarder. Injustice, quand tu nous tiens… Enfin, nous avons trouvé la visite passionnante et très bien faite avec panneaux, objets, témoignages et films. Si vous passez par Vientiane, n’hésitez pas ! Mais prévoyez bien deux heures si vous voulez avoir un bon aperçu des choses. Nos deux jours à Vientiane passent à toute vitesse et nous quittons définitivement le Laos le lendemain matin… Pas de doute, on reviendra !
Je voulais partager avec vous le récit du petit mois que je viens de passer dans le nord du Laos avec mon conjoint, car cette destination m’a littéralement enchantée… Nous nous sommes baladés de Huay Xai à Vientiane en passant par la jungle de Bokéo, Luang Namtha, Phongsaly, Muang Khua, Muang Ngoi, Nong Kwiaw et Luang Prabang. Le récit est ci-dessous, pour ceux qui veulent des infos plus pratiques (budget, bonnes adresses) c’est par ici : smilingaroundtheworld.com/2016/03/21/bilan-laos/ Le récit commence à la frontière entre Thaïlande et Laos.
J1 - De Thaïlande au Laos
Le passage de la frontière s’effectue en plusieurs étapes – d’abord obtenir le tampon de sortie de Thaïlande, puis attendre et prendre le bus qui traverse le no man’s land entre les deux pays, puis remplir la fiche d’entrée au Laos, la donner avec le passeport et la photo d’identité, et enfin attendre qu’on nous appelle pour récupérer et payer le visa. Nous prenons ensuite un tuk-tuk jusqu’à Huay Xai, qui se trouve à une douzaine de kilomètres de la frontière. Nous voilà arrivés !
Notre arrivée à Huay Xai est marquée par un gros changement de programme. Le projet initial était de dormir ici une nuit puis de prendre le bateau qui conduit le long du Mékong jusqu’à Luang Prabang, en deux jours de navigation. C’était sans compter une Hollandaise rencontrée dans le bus, qui nous parle de la Gibbon Experience… Il s’agit d’un tour de 2 ou 3 jours dans la jungle de Bokéo, entre tyroliennes géantes et randonnée, à la recherche des gibbons sauvages. Nous n’en avions jamais entendu parler, mais nous sommes immédiatement tentés… Le bureau de la Gibbon Experience se situe dans la rue principale de Huay Xai et nous filons rapidement nous renseigner. Deux tours partent demain, un de deux jours et un de trois jours, et il reste deux places dans le tour de trois jours qui est également celui où les chances de voir les gibbons sont maximales… C’est cher et totalement imprévu, mais c’est une opportunité qui ne se représentera peut-être pas ! Après quelques discussions nous réservons donc, selon le bon principe que « Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais » (proverbe ne s’appliquant sans doute pas à toutes les situations, mais jusqu’à présent toujours efficace en voyage -)). Yeeeha, à nous les tyroliennes et les gibbons ! L’excitation et le stress se mélangent… A la fois j’ai hâte hâte hâte, et à la fois la perspective des tyroliennes sur la canopée, à plus de 100 mètres de hauteur m’effraie totalement. On verra bien !
Nous dînons chez Daauw Home Restaurant & Homestay, une fondation qui vient en aide aux femmes hmongs. Nous partageons un dîner vegan avec les bénévoles qui y travaillent et deux voyageurs suédois très sympas, Bo et Tünde. Durant le dîner le courant se coupe à plusieurs reprises, bienvenue au Laos… Nos lampes frontales vont être bien utiles. En discutant avec Bo et Tünde nous nous apercevons que nous logeons dans la même guesthouse et qu’ils ont réservé le même tour de trois jours pour demain, c’est chouette !
De retour à la chambre nous préparons nos sacs pour le lendemain et nous couchons rapidement, réveil programmé pour 6H oblige -)
J2, J3, J4 : La Gibbon Experience, ou trois jours dans la jungle laotienne, entre tyroliennes, cabanes dans les arbres et gibbons
Notre arrivée au Laos fut donc marquée par un coup de folie, la réservation du parcours 3 jours/2 nuits avec Gibbon Experience. Derrière cette dénomination un peu pompeuse se cachent en fait trois grands plaisirs :
- Dormir dans des cabanes perchées dans de hauts arbres - Passer la journée à faire de la tyrolienne au-dessus de la canopée - Et guetter les gibbons !
Nous avons donc passé trois jours dans la jungle de Bokéo, à crapahuter dans la forêt, à passer d’une vallée à une autre à coup de tyroliennes époustouflantes, et à guetter les gibbons… que nous avons finalement vus à deux reprises, et surtout entendus ! Leur chant est très particulier et totalement hallucinant, on dirait qu’il est électronique…
Les tyroliennes sont impressionnantes, suspendues qu’elles sont à plus de 100 mètres du sol, sur des distances allant jusqu’à 440 mètres. La première fut terrifiante, les autres totalement excitantes… Filer ainsi à toute vitesse au-dessus des arbres, accrochée à un filin d’acier, est absolument indescriptible. Je croyais voler…
Les cabanes quant à elles sont des rêves pour adultes ayant gardé leur âme d’enfant, jugez un peu… Des maisons à trois voire quatre niveaux, perchées au sommet d’arbres immenses, des ouvertures partout sur la forêt environnantes… J’ai particulièrement aimé la salle de bains, ce n’est pas tous les jours que l’on peut se doucher dans un tel cadre -)
Les photos parleront mieux que les mots pour vous donner une idée de ces trois jours suspendus… dans le temps et dans les airs :-)


J5, J6, J7 : Luang Namtha, un coup de cœur immédiat !
Quatre bonnes heures de bus séparent Huay Xai de Luang Namtha, où nous arrivons en début d’après-midi. Le voyage se passe très bien, nous profitons des paysages laotiens en écoutant de la musique, nous nous sentons au paradis ! Nous faisons le trajet avec Bo et Tünde, nos amis suédois de la Gibbon Experience. Ils étaient déjà venus à Luang Namtha avant d’aller à Huay Xai, et ne font cette fois que passer pour récupérer une jupe dans un restaurant (une histoire délicieusement improbable, en gros Tünde a acheté une jupe laotienne, et des dames lui ont dit qu’il lui manquait une ceinture, du coup elle leur a laissé la jupe pendant le reste de son voyage au Laos et doit la récupérer avec la ceinture aujourd’hui) et prendre un avion pour Vientiane. Ils nous recommandent quelques adresses et nous nous disons au revoir après 4 jours passés ensemble, c’était une rencontre bien sympathique.
Grosse bourgade capitale de la province du même nom, Luang Namtha est comme posée au milieu d’une plaine entourée de montagnes. Nous nous y sentons immédiatement à notre aise, et après l’intensité folle des trois jours de Gibbon Experience nous ressentons le besoin de nous poser un peu afin de digérer tout cela. Il y a ici tout ce qu’il faut pour cela et nous nous créons un petit cocon bien agréable durant ces quelques jours. Nous nous installons à la Sing Sa Moud Guesthouse, une guesthouse toute neuve où nous avons une chambre archi propre avec un matelas confortable. Le wifi est de bonne qualité et nous permet de téléphoner en France sans que cela ne coupe toutes les deux minutes – ce qui avait été la constante des dernières tentatives ! Côté repas nous prenons rapidement nos habitudes à Lai’s Place le midi, où nous alternons cuisine laotienne et quelques plats internationaux. Le soir nous dînons au marché de nuit où une dame propose des soupes faites devant nous avec les ingrédients de notre choix. Et le matin, c’est mango with sticky rice à la chambre, nous investissons dans la canette de lait concentré et nous nous le préparons nous-même avec des mangues et du riz du marché. Nous trouvons également une dame qui fait de la laundry pour 10 000 kips le kg (1,10 euros), nous lui confions l’intégralité de notre garde-robe… Un bon lavage en machine, il n’y a que ça de vrai ^^ Bref, à Luang Namtha nous nous sentons comme à la maison, et on en profite !

L’objectif initial de notre séjour à Luang Namtha est de faire un trek dans la réserve naturelle de Nam Tha. J’avais repéré ce grand parc national sur la carte du Laos lorsque je préparais notre séjour ici, et avais immédiatement été tentée… Luang Namtha fourmille d’agences spécialisées, pas facile de faire son choix ! Il faut aussi essayer de constituer un groupe, car le tarif est fonction du nombre de participants. Après un petit benchmarking nous jetons finalement notre dévolu sur Forest Retreat, une agence qui nous fait bonne impression et qui propose un trek « survivor » de deux jours dans la jungle, avec longues journées de marche, découverte de la nourriture disponible dans la jungle et construction de notre abri pour la nuit ( !) Nous sommes les seuls fadas tentés par ce trek apparemment, mais pour 2 c’est plus de 100USD/personne, totalement hors budget surtout après la Gibbon Experience. Nous ne sommes pas pressés et nous décidons donc d’attendre qu’un groupe se constitue… Nous voudrions être au moins 4, et au maximum 6-7. C’est très pratique et bien rodé, on laisse un acompte à l’agence en précisant exactement ce que l’on veut faire et combien de participants on veut, et ils font ensuite leur possible pour constituer un groupe. S’ils y parviennent on y va, sinon on a le choix entre partir à deux pour plus cher, ou bien laisser tomber et récupérer notre acompte.
Nous profitons de ces premiers jours à Luang Namtha pour visiter un peu les environs. Le deuxième jour, nous louons des vélos et filons plein sud jusqu’à l’aéroport, minuscule mais avec tout ce qu’il faut. Il est comme posé au milieu des champs avec une mini tour de contrôle, j’adore :-) Il y a 4 avions par jour, 2 qui arrivent de Vientiane et 2 qui y repartent, avec 2 compagnies différentes… mais les mêmes horaires à 30 minutes près, cherchez l’erreur ! Nous découvrons également un joli temple habité par plein de jeunes moines. Nous essayons ensuite de pousser un peu plus loin jusqu’à de petits villages, mais la route goudronnée laisse place à de la terre battue et les vélos de ville que nous avons loués ne sont vraiment pas adaptés, on laisse tomber.
Le troisième jour, nous montons à pied jusqu’au temple et au stûpa qui surplombent la ville la balade n’est pas difficile et de là-haut la vue sur la plaine et les montagnes est très belle. Durant nos balades nous sommes étonnés de découvrir de multiples énormes maisons, soit toutes neuves soit en construction, dans un style très chinois… C’est étrange de voir ces énormes bâtisses voisiner avec de petites maisons de bois, et nous nous interrogeons quant à leurs propriétaires. La frontière chinoise n’est qu’à une cinquantaine de kilomètres, est-ce que ce sont des Chinois qui viennent faire construire ici où le coût de la vie est moins cher ? Est-ce que ce sont de riches Laotiens qui sont propriétaires ? Nous n’aurons pas la réponse… Mercredi 1er mars au soir nous apprenons que le groupe pour le trek est constitué, nous serons donc sept. Départ demain matin aux aurores, opération survie on !
J8 et J9 : Deux jours dans l’enfer vert
Il est à peine 7 heures lorsque nous retrouvons le reste du groupe à l’agence pour le début de notre trek de deux jours en mode « survivor ». Nous allons passer ces deux jours avec un couple de Belges très sympathiques avec lesquels le courant passe tout de suite, et trois nord-Américains (deux Américains et une Canadienne) avec lesquels c’est moins évident de prime abord, impression qui se confirmera tout au long du trek (disons qu’on aurait aimé trouver le bouton « pause », mais qu’il était visiblement absent…) Nous petit-déjeunons ensemble puis grimpons dans la camionnette qui va nous conduire au début du trek. Une bonne heure de route plus tard nous arrivons au village d’où nous allons partir. Trois guides sont avec nous ils chargent leurs sacs de provisions et nous donnent les sacs de riz vides qui nous serviront de hamac ce soir.
Première étape, traverser la rivière… On commence mollo, l’agence a tout prévu et un petit canoë gonflable nous attend. Trop facile le mode survie ! Bon, on ne pavoise pas longtemps, ça ne dure pas et la première montée juste après la rivière a vite fait de nous remettre les idées en place… C’est raide de chez raide, le sentier est étroit et gadouilleux, et les premières chutes ne tardent pas. Nous enchaînons ainsi plusieurs montées bien raides et des descentes tout aussi à pic, et je ne sais pas bien ce qui est le pire des deux. Nous sommes entourés d’une végétation luxuriante, mais nous n’en profitons qu’à moitié, occupé que nous sommes à surveiller sans cesse où nous mettons les pieds pour ne pas nous étaler ! Le gérant de l’agence nous avait dit que le trek serait « challenging », on comprend bien ce qu’il voulait dire ^^ Nous avançons lentement et le guide principal commence à s’inquiéter, nous risquons d’arriver à la nuit tombée au bivouac…

La pause déjeuner fait du bien à tout le monde. Les guides vont cueillir de grandes feuilles de palmier et de bananier et disposent tout un tas de mets appétissants dessus : sauce tomate, riz gluant, tofu frit, légumes verts sautés… Nous nous régalons et savourons cette pause ! L’après-midi se poursuit sur la même lancée que la matinée, on monte et on descend sans cesse. Le petit sentier du matin a disparu et nous traçons désormais notre route dans la jungle, précédés par nos guides qui coupent les plus grosses branches à coup de machette. Les guides nous montrent quelques fruits locaux et empreintes, c’est sympa. Il y a beaucoup de bambous, souvent gigantesques, Benoît se sent comme un pou sur une tête chevelue -), quant à moi je suis attaquée par une sangsue au bord d’un cours d’eau, brrr ! L’effort physique est intense mais le moral est plutôt bon, sauf pour l’Américaine qui a du mal à suivre le rythme et devient de plus en plus renfrognée.
Nous arrivons finalement à 17H30 au sommet de la montagne où nous allons passer la nuit, pile poil dans les temps pour le coucher de soleil, hip hip hip hourra ! La vue sur la jungle est magnifique, nous sommes fiers de l’effort accompli pour arriver jusque-là…. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour préparer nos abris pour la nuit. Nous découvrons que le bambou sert à tout, piliers et jointures d’abri, plats pour la cuisine, et même cordes lorsqu’on le coupe en fines lamelles… Nous enfilons les sacs de riz sur de longs bambous, tenus écartés en haut et en bas par un morceau de bambou transversal. Voilà nos hamacs ! Nous installons tout cela sous un demi-toit fait de bambou et de feuillage, et mettons la moustiquaire (pleine de trous) en place. Nous voilà prêts !
Nous dînons de nouveau sur de grandes feuilles de bananier, c’est un peu la lutte car les quantités ne sont pas énormes, et autant dire que nous avons tous archi faim après cette journée de marche… Il y a du riz à gogo mais peu de garnitures, enfin cela ira. Nous passons ensuite un bon moment à discuter avec les Belges autour du feu de camp, en admirant les étoiles… Le ciel est très clair et on les voit très bien. A 20H30 tout le monde est KO et file se coucher.
C’est là que le vrai cauchemar commence. Je découvre en me couchant qu’une autoroute des fourmis passe à quelques centimètres de ma tête. Qu’à cela ne tienne, on bourre des vêtements dessus pour qu’elles dévient leur chemin, et nous nous couchons comme cela. Il fait étonnamment chaud, nous nous glissons simplement dans nos draps de soie et laissons les sacs de couchage de côté pour le moment. Les hamacs ne sont pas si inconfortables que cela et nous finissons par nous endormir.
Je me réveille deux heures plus tard alertée par une drôle de lumière orangée, et j’aperçois alors de grandes flammes à quelques mètres de notre bivouac… Les flammes sont immenses et montent vers le ciel, cela me fait penser à un début d’incendie. Déterminée à ne pas rôtir dans la jungle, je me lève pour voir ce qu’il se passe au final c’est simplement le plus jeune guide qui a décidé de ranimer le feu à minuit. Nous apprendrons le lendemain qu’il y a pas mal d’ours dans le coin, ainsi que des éléphants sauvages et même quelques tigres… A-t-il entendu quelque chose, avait-il simplement froid, nous ne le saurons pas !
Lorsque je retourne vers mon hamac je réalise que les fourmis n’ont pas du tout dévié leur route, mais qu’elles ont en fait complètement colonisé les vêtements que nous avions posés, en appelant leurs copines à la rescousse… Je frôle l’hystérie et décide alors de changer de sens sur le hamac. Je préfère avoir un peu la tête en bas – le hamac était un peu en pente - que dormir avec des dizaines de fourmis près de ma tête… Je fais la manip’ et me réinstalle sur la couchette, qui avec tout ça ne tarde pas à éjecter le morceau de bambou écarteur, faisant s’effondrer le lit. Je ne sais plus bien à ce moment-là si je dois rire ou pleurer… Je le récupère par terre, Benoît m’aide à le remettre et, plein de pitié, me donne son hamac qui a l’air plus solide… jusqu’à ce qu’il s’effondre aussi quelques heures plus tard, suivi de peu par le sien qu’il rattrape in extremis. Je finis par me rendormir avant d’être réveillée par le froid qui est tombé, mais mon sac de couchage aussi… il est par terre, plein de feuilles pourries et de terre humide, joie, bonheur. Je le récupère et prie pour qu’il n’y ait pas de bestiole dedans… A cinq heures du matin c’est la pluie qui nous réveille, comme nous avons changé de sens sur le hamac nous ne sommes plus du tout protégés et il nous pleut littéralement dessus. Nous échangeons un regard résigné, avant de rabattre notre sac de couchage sur notre tête d’un même geste. On n’est plus à ça près… Enfin, la nuit se termine par la découverte d’une énorme araignée, certainement cousine germaine des tarentules, juste au-dessus de ma tête à l’intérieur de la moustiquaire.
Après cette nuit cauchemardesque la deuxième journée de trek est bien difficile… autant hier nous avions la pêche, autant aujourd’hui nous avons hâte que tout cela se termine. Nous commençons la journée par une petite heure de descente jusqu’à la rivière, où nous dévorons la soupe de nouilles qui nous est servie. Nous découvrons à cette occasion le « Jungle Camp », nettement plus confortable que nos abris de fortune ! La matinée se passe comme hier entre montées et descentes au cœur de la jungle… Nous comprenons mieux désormais l’horreur vécue par les soldats lors de la guerre du Vietnam, entre la chaleur, la boue, les insectes, c’est vraiment l’enfer vert ici…
Après le déjeuner, le guide nous annonce que c’en est fini de monter et de descendre, hip hip hip hourra ! Notre joie est de courte durée, certes nous avançons sur du « plat »… mais c’est au cœur d’un lit de rivière boueux, végétouffu (il me fallait bien un néologisme pour décrire cela…), avec plein de pierres glissantes et de troncs de bananiers pourris qu’il faut escalader. Cela nous achève… Soudain Benoît me fait signe de m’arrêter et d’écouter j’entends alors un doux bruit de scooter dans le lointain, la civilisation est proche !!! Cela ravive notre motivation, il y a de l’espoir ! Une petite heure plus tard nous rejoignons la rivière principale que nous retraversons en canoë, avant de rentrer à Luang Namtha en minibus. Victoire, on l’a fait, on a survécu… et maintenant on rentre :-D
Nous retrouvons avec bonheur notre petite chambre à Luang Namtha. Nous récupérons le guide du Laos laissé à notre intention à l’accueil de la guesthouse par deux Stéphanoises rencontrées il y a quelques jours. Nous passons ensuite une soirée tranquille entre dépôt de linge à la laundry – il en a bien besoin après ces deux jours…, western food pour le dîner et enfin petite série à la chambre…
J10 : En scooter dans la campagne laotienne
Pour notre dernière journée à Luang Namtha nous décidons de louer un scooter afin de partir explorer les environs. C’est une première pour nous, nous n’avons jamais conduit de deux roues ! Nous retournons chez le même loueur que pour les vélos, et après avoir laissé notre passeport en caution nous nous installons sur notre engin motorisé. Quelques tours de pâté de maison plus tard nous nous sentons en confiance, c’est parti !
Nous commen��ons par aller voir That Phum Phuk, un stûpa construit sur les ruines d’un autre détruit par les bombardements de la guerre du Vietnam. L’endroit est très paisible. La route pour y aller traverse de nombreux champs et rizières où nous apercevons pas mal de buffles. La route quant à elle est souvent occupée par des poules, des coqs voire des chèvres, il faut faire attention !

Nous retournons à Luang Namtha pour le déjeuner puis reprenons la route en direction des cascades de Namdee, qui sans être exceptionnelles sont néanmoins l’occasion d’une agréable balade à la fraîche.
Nous filons ensuite plein sud vers la « boucle des villages », une boucle d’une vingtaine de kilomètres traversant plusieurs hameaux occupés par diverses ethnies, notamment des Black Thaïs. C’est celle que nous avions commencé à faire en vélo au début de notre séjour, avant de renoncer. Nous repassons devant l’aéroport puis nous nous encanaillons sur des routes de terre battue. La ville disparaît rapidement et nous nous retrouvons en plein cœur de la campagne, entre rizières et champs. Plusieurs petits villages se succèdent, avec leurs maisons de bois et bambou devant lesquelles sèchent ail, oignons et autres plantes moins connues. Les animaux déambulent en liberté et s’enfuient en nous voyant arriver. Les enfants nous font de grands signes en nous criant « Sabaidie » (bonjour) lorsque nous passons, c’est chou :-) Nous savourons cette virée en mode liberté !

Nous roulons ainsi jusqu’à la tombée de la nuit, et après un joli coucher de soleil sur la campagne laotienne nous rendons notre scooter sans encombre. Mine de rien après une journée dessus nous sommes bien fatigués, c’est que c’est plus physique qu’on ne le pense – surtout quand on n’est pas habitués ! En tout cas nous sommes bien contents d’avoir sauté le pas de la location de scooter il faut être prudent, mais la liberté que ce mode de transport procure est géniale.
Nous récupérons notre linge et passons une dernière soirée au marché de nuit avant de filer préparer nos bagages. Luang Namtha nous a décidément bien plu, mais il est temps de reprendre la route :-)
J11 et J12 : Luang Namtha – Oudomxai – Phongsaly, un long trajet pour le bout du monde
Notre prochaine étape est Phongsaly, tout au nord du Laos. Un bus direct s’y rend chaque jour mais est interdit aux étrangers car il traverse la Chine. Nous sommes donc obligés de couper le trajet en deux : un premier trajet jusqu’à Oudomxai, ce qui est un peu rageant car c’est plein sud alors que l’on va plein nord, puis un bus d’Oudomxai à Phongsaly. Les deux bus ne sont pas coordonnés et nous devons donc passer une nuit à Oudomxai. Phongsaly, ça se mérite !
Nous quittons donc Luang Namtha le samedi 5 mars au matin, non sans un petit pincement au cœur. Nous nous sommes vraiment sentis bien dans cette ville ! Les trois heures de bus vers Oudomxai se passent sans encombre et nous trouvons rapidement une chambre à quelques pas du centre-ville. La chambre est assez miteuse, la tuyauterie fuit dans la salle de bains et les ressorts semblent prêts à sortir des matelas, mais ça ira pour une nuit…
Autant le dire tout de suite, Oudomxai ne nous fera pas chavirer, loin de là… De notre arrivée à notre départ le lendemain, tout est soit compliqué soit sans génie. Cela commence avec le déjeuner j’ai lu beaucoup d’éloges d’un petit restaurant ici, Souphailins Restaurant. Partout est indiqué que la cuisine est tellement délicieuse qu’il faut persévérer en dépit de la file d’attente souvent longue, du coup nous décidons d’y aller tout de suite pour déjeuner. Cela s’avère en définitive une déception, nous ne trouvons pas les plats extraordinaires. Passe encore sur le « Gaspacho » qui me tentait tant et qui s’avère être une salade de légumes cuits et crus en sauce blanche sucrée - ce n’est pas une recette locale, je peux le comprendre – mais le reste des plats 100% laotiens ne nous convainquent pas plus. Seule petite consolation, il n’y avait absolument personne, nous n’avons donc pas attendu des heures pour finalement être déçus -)
L’après-midi passe lentement, il n’y a pas grand-chose à faire et nous nous sentons vraiment en transit sur la route de Phongsaly. Benoît se pose à la chambre entre PC et album photo, quant à moi je pars faire un tour en ville. Je monte notamment au sommet de la colline Phu That, dont le temple surplombe la ville. Il n’est pas extraordinaire mais disons que cela occupe ! Là-haut je fais la connaissance de trois jeunes Laotiens qui sont ravis de pouvoir parler un peu anglais, ils me posent toutes les questions qu’ils ont apprises à l’école, ça fait un peu interrogatoire mais c’est mignon.
Le soir nous nous mettons en quête d’un restaurant, que nous ne trouverons pas. Benoît termine dans un boui-boui avec une soupe de nouilles, et moi je finis le reste de mes nouilles pas bonnes de ce midi. Il y a des jours comme ça… !
Nous nous couchons ensuite comme nous pouvons entre deux ressorts le lendemain matin la malédiction d’Oudomxai nous poursuit, nous ne trouvons presque rien à acheter en prévision du long voyage qui nous attend. Nous partons « la fleur au fusil » comme dirait Benoît avec juste un peu de riz et un paquet de chips, ça risque d’être long et de gargouiller…
Le trajet pour Phongsaly prend neuf heures, sur une route de montagne, sinueuse et étroite, parfois en cours de travaux. Les virages se succèdent au rythme des haut-le-cœur et des vomissements des Laotiens, visiblement très sujets au mal des transports. Je garde les yeux fixés sur le paysage pour éviter le même sort pendant que Benoît bouquine, le petit veinard ! Nous nous enfonçons dans une région encore très enclavée et cela se voit, les paysages sont très campagnards, les villages que nous traversons sont petits et les constructions rudimentaires.
Nous nous arrêtons pour déjeuner à 10H45, on ne se fait pas prier pour attaquer riz, bok choy et pois cuisinés ! Nous reprenons ensuite la route, le bus s’arrête régulièrement pour prendre de nouveaux passagers. Au beau milieu de nulle part un autre couple de Français monte, ils viennent du Vietnam tout proche. Leur bus les a déposés là et ils étaient prêts à marcher jusqu’à ce qu’un bus pour Phongsaly passe… La chance était de leur côté on dirait ! Nous sommes bien contents d’arriver enfin à Phongsaly. Notre aventure de transports n’est néanmoins pas tout à fait terminée, la gare routière est à trois kilomètres du centre-ville… Nous commençons à marcher puis les Français quelques mètres devant nous arrêtent un pick-up qui accepte de les monter en ville. Le chauffeur nous fait signe de nous incruster également, on ne se fait pas prier !
Commence ensuite le grand challenge de chaque arrivée dans un nouveau lieu : trouver une chambre pas trop miteuse pour pas trop cher, le tout au calme et pas trop loin du centre (challenge, quand tu nous tiens…) La recherche commence mal, les chambres que l’on visite sont sales, humides et chères. Nous finissons par trouver notre bonheur dans une petite guesthouse à une rue de la rue principale, la chambre est correcte, le matelas est bon (c’est un nouveau critère de choix depuis la chambre à Oudomxai -)) et le robinet signé Philippe Starck (au moins) achève de nous convaincre… !
Une bonne douche plus tard nous ressortons dîner. Il n’est pas très tard mais nous ne voulons pas courir le risque de rater le coche, et nous faisons bien, Phongsaly n’a pas l’air très animée la nuit tombée. Ici il faut oublier les restaurants avec menus, on choisit directement dans le frigo ce que l’on veut manger. Nous optons pour des pois mangetout avec du tofu, mais la cuisinière refuse le tofu pour une raison qui nous échappe encore aujourd’hui. Ce sera donc pois mangetout et haricots verts, le tout avec une belle montagne de riz blanc. Nos estomacs sont plus que ravis !
Nous nous couchons contents d’avoir triomphé de tout cela et d’être enfin arrivés à destination. Nous nous sentons vraiment au bout du monde, cela m’enchante mais Benoît a encore besoin d’être convaincu -)
J13, J14, J15, J16 : Phongsaly, au bout du monde
Encore très enclavée et relativement à l’écart des circuits touristiques classiques, Phongsaly a un sérieux goût de bout du monde qui me plaît tout de suite. J’avais eu cette même impression à Kirkenes, le sentiment de me retrouver dans un endroit où l’on pourrait croire que le temps s’est arrêté. Entre affiches de propagande communiste placardées dans la ville, portraits de Mao dans les restos – où l’on choisit son repas directement dans le frigo, les menus n’existent pas – couvre-feu à 23 heures et chants patriotiques / nouvelles de la région diffusées matin et soir par des haut-parleurs partout dans la ville, sans oublier le clairon bi-journalier, je me sens sur une autre planète....
Nous ne devions rester que deux jours à Phongsaly, nous y resterons finalement trois – un peu involontairement, puisque le jour où nous devions louer un scooter il n’y en avait plus – mais je dois dire que rester un jour de plus dans ce bout du monde n’est pas pour me déplaire… Nous nous baladons en ville, explorons les environs, et surtout je m’imprègne de cette atmosphère si différente de tout ce que je connais. Nous apprécions aussi d’avoir moins chaud, nous avons pris de l’altitude et après la Thaïlande où l’on a littéralement cuit cela fait du bien. Seul bémol, les gens ne sont pas toujours très souriants ni accueillants et à plusieurs reprises nous nous sentons un peu comme un cheveu sur la soupe. Quant aux chiens, ils doivent être racistes… ! On ne compte plus le nombre de fois où on s’est fait aboyer/grogner dessus, alors que les Laotiens passaient sans encombre. Benoît manque même se faire mordre à deux pas de la guesthouse, nous nous équiperons pas la suite régulièrement de bâtons et de pierres à visée dissuasive.
Côté balades, il y a de quoi faire dans le coin. La ville en tant que telle offre déjà pas mal d’options, entre le marché ultra vivant, la vieille ville, plusieurs bassins dont on peut faire le tour, un temple… Je pars aussi en exploration dans l’hôpital, une expérience étonnante puisque celui-ci s’avère ouvert mais totalement désert. Je me sentirais presque en Urbex, c’est pour dire -) Quant au pourquoi de l’absence de patients, je ne saurais le dire…
Nous visitons également l’intéressant musée des groupes ethniques, qui détaille les différentes ethnies qui existent au Laos et explique certaines caractéristiques de leurs modes de vie et croyances. Cette visite nous permettra par la suite de mieux comprendre certaines choses et certains détails, on recommande ! Par contre arrivez tôt si vous voulez prendre votre temps, les dames ont une fâcheuse tendance à vouloir fermer (très) en avance, visite terminée ou pas. Une autre balade facile et sympa consiste à monter jusqu’au sommet du mont Phou Fa, qui avec ses 1625m surplombe la ville. Nous sommes toujours aussi fans des vues panoramiques, et celle-ci répond totalement aux critères -)

Le deuxième jour nous partons en randonnée dans les villages environnants. La balade fait 18kms A/R et nous conduit jusqu’aux villages de Khounsouk Noy puis Khounsouk Luang, sur une route en terre battue qui offre un joli panorama sur les champs et les plantations de thé alentours.

Le dernier jour nous louons un scooter pour nous rendre à Ban Komaen, où se trouve une plantation de thé vieille de 400 ans. Les arbres à thé ont été cultivés puis abandonnés, et ont donc grandi jusqu’à atteindre des tailles que l’on ne voit habituellement jamais dans ce type de plantation – jusqu’à six mètres pour les plus hauts. Les paysages sur la route sont assez proches de ceux que nous avons vus la veille nous traversons de nouveau plusieurs villages où les gens vaquent à leurs occupations. La plantation de thé quant à elle tient ses promesses, on peut se balader à côté et un petit musée donne pas mal d’infos intéressantes. Quelques villageois vendent le produit de leur récolte, sous une forme inhabituelle pour nous puisqu’ici le thé se présente sous forme de… cigares, si, si. Bon, cela ne se fume pas hein (en tout cas on n’a pas testé -)).
Nous quittons Phongsaly avec des ressentis différents quant à cette étape. Je suis pour ma part très contente d’être venue jusqu’ici, j’ai trouvé que le coin avait vraiment un goût d’aventure… Pour Benoît c’est différent, il a apprécié les balades mais le fait de devoir lutter pour tout (manger, trouver un scooter qui fonctionne etc) lui laisse une impression en demi-teinte. Prochaine étape Muang Khua que nous allons rejoindre avec un nouveau moyen de transport : à nous le bateau !
J17 et J18 : En bateau pour Muang Khua !
Nous quittons Phongsaly aux aurores le jeudi 10 mars, et un tuk-tuk, un bus, un bateau et un autre bus plus tard nous arrivons à Muang Khua, 200 kms plus au sud. Prendre le bateau nous change du bus, et je ne me lasse pas de regarder le paysage au fur et à mesure que nous descendons la Nam Ou. La végétation est magnifique et de temps en temps un petit village apparaît, comme bâti au milieu de nulle part. Un barrage a été construit en contrebas il y a quelques années et on voit clairement l’impact de celui-ci sur l’environnement avec des arbres noyés, des villages abandonnés… Nous voyageons avec une famille de Danois assez sympa, et quelques Laotiens se succèdent au fil des villages où nous accostons.
Il y a de l’animation à Muang Khua, un mariage se prépare dans lhôtel chic de la ville et autant dire que ça va envoyer du lourd… Les tables sont dressées, des centaines de chaises installées, et d’énormes enceintes n’attendent plus que le DJ pour entrer en action. Le hic c’est que la plupart des hôtels sont situés dans la même zone… Benoît finit par nous dénicher une petite guesthouse dans une rue un peu plus éloignée, on devrait pouvoir dormir cette nuit.
Muang Khua se situe au confluent entre la Nam Pak et la Nam Ou et est entourée de petites montagnes karstiques, c’est joli comme tout. Le long de la rivière les habitants cultivent de petits potagers bien organisés. La ville semble toutefois en pleine extension/construction, et les balades à pied dans les environs sont du coup limitées… La campagne environnante a quasiment disparu au profit de large excavations et travaux de terrassement, c’est dommage et cela ternit un peu notre séjour ici. Nous faisons tout de même un petit tour, et puis nous nous baladons en ville entre marché, temple, bords de rivière… Nous allons également faire nos curieux au mariage qui bat effectivement son plein une bonne partie de la nuit, mais notre hôtel s’avère un excellent choix niveau tranquillité. Le lendemain ils remettent ça avec un anniversaire, c’est qu’il y a de l’ambiance ici !

Muang Khua ne sera pas notre étape fétiche au Laos mais s’y arrêter un jour ou deux (ou plus si vous voulez randonner dans les environs) n’est pas désagréable. Pour notre part nous continuons ensuite à redescendre vers le sud, direction Muang Ngoi !
J19 et J20 : Muang Ngoi, un joli coin de campagne (où nous avons failli dormir à la belle étoile)
C’est de nouveau en bateau que nous rejoignons Muang Ngoi. Nous apprécions décidément beaucoup ce moyen de transport, qui présente le double avantage de nous offrir de superbes paysages tout en limitant les heures de route sur les routes sinueuses de la montagne laotienne ! Le bateau est rempli à son maximum, nous sommes près d’une vingtaine serrés à bord – à tel point que nous sommes à plusieurs reprises contraints de débarquer le temps que le bateau puisse passer des rapides en étant moins chargé. Le capitaine décharge alors la moitié des passagers, fait traverser l’autre moitié, les décharge à leur tour et revient chercher le premier groupe, le tout en manœuvrant comme un as à contre-courant.
A Muang Ngoi nous nous mettons en quête d’une chambre, mais une mauvaise surprise nous attend : tout semble complet. Nous nous séparons alors, Benoît garde les sacs pendant que je continue les recherche partout la réponse est la même, « full, full, full ». C’est la première fois que cela nous arrive… Nous ne réservons jamais nos hébergements en Asie et nous n’avions jusqu’à présent jamais eu de souci de ce type. Un monsieur finit par nous expliquer ce qu’il se passe, ce week-end il y a deux mariages et une « fête de funérailles « (si, si) en même temps… Du coup toutes les familles concernées ont réservé des chambres. Le village n’est pas immense et j’ai bientôt fait le tour de toutes les options possibles. Un bungalow me passe sous le nez à deux minutes près, c’est rageant… On me propose ensuite une chambre en plein travaux, sans portes ni fenêtre ni salle de bains, je décline… on me parle enfin d’un village à 3kms de là où il devrait y avoir des chambres, bref, ça craint ! Alors que je n’y croyais plus je finis par trouver une chambre pour laquelle la réservation vient d’être annulée – c’est miteux et en plein sur la rue principale, mais nous ne sommes vraiment pas en position de faire la fine bouche, on prend ! On ne proteste même pas lorsque l’hôtelier vient nous demander une rallonge de 20 000 kips, c’est pour dire… On a un toit sur la tête pour ce soir et c’est présentement tout ce qui compte.
La recherche de logement nous a mis KO et nous passons la fin de la journée tranquillement. Nous déjeunons puis faisons un tour en ville. Muang Ngoi s’organise autour de sa rue principale, bordée quasi-exclusivement de guesthouses et restos. Le soir nous nous trouvons un resto indien pour dîner, cela enchante nos papilles quelques peu lassées de la nourriture laotienne… Nous faisons ensuite un tour by night en ville, où nous tombons sur la « fête de funérailles ». Les convives boivent et mangent tout en regardant un match de boxe, le tout autour du cercueil, c’est assez étonnant... Nous n’avons vraiment pas l’habitude de cela dans notre culture ! Le soir nous profitons comme prévu de la sono du mariage, enfin avec les boules quiès ça passe !
Le lendemain la journée commence bien avec un copieux petit-déjeuner buffet servi dans la guesthouse juste en face de la nôtre. Gaufres, crêpes, omelette aux pommes de terre, fruits, on se régale. Nous bouclons ensuite nos sacs et déménageons, un bungalow face à la rivière que j’avais repéré hier s’est libéré, c’est cool ! Nous avons même une petite terrasse avec hamac, le tout pour le même prix que notre chambre de la nuit dernière.
Nous partons ensuite en balade dans les environs de Muang Ngoi. La campagne autour se prête bien à la randonnée sur un jour ou deux, les chemins sont bien tracés et balisés et il y a pas mal de petits villages où l’on peut faire étape pour déjeuner voire passer la nuit. Notre premier arrêt est pour la grotte de Tham Kang, à 3kms du village. Une fois de plus nous sommes frappés entre les différences en terme de conditions de sécurité entre le Laos et l’Europe… en France une telle grotte serait soit interdite d’accès, soit ultra balisée à l’intérieur, ici rien de tout cela, on peut juste y entrer et s’y promener à ses risques et périls. Nous installons nos lampes frontales et zou, c’est parti. Nous avons chacun la nôtre, hors de question de reproduire la mésaventure de la carrière de marbre de Paros, dans les Cyclades, où nous nous étions retrouvés sans lumière ! La grotte est immense et très impressionnante. C’est fou de voir à quel point on pourrait s’y perdre facilement, nous avons fait très attention au chemin que nous avons emprunté et pourtant pour le retour nous devons être vigilants, tout se ressemble…

Nous poursuivons ensuite notre balade dans la campagne laotienne, entre rizières, pics karstiques dans le lointain, petits cours d’eau… C’est joli et bucolique à souhait, et nous ne croisons pas grand monde. Cette balade restera parmi nos meilleurs souvenirs de rando laotienne, on vous la recommande vivement si vous passez dans le secteur ! Nous marchons jusqu’au village de Ban Na puis de Hoy Bo, où nous nous arrêtons pour un déjeuner tardif. La dame qui tient le restaurant est un poème à elle toute seule, elle piapiate sans arrêt, tente de nous faire changer notre commande et de nous vendre le produit de ses travaux de tissage – je craquerai à la fin pour une écharpe ! – déverse sur notre table un sac plein de photos des gens qui sont passés par son resto… C’est totalement surréaliste et cela nous fait beaucoup rire.


De retour à Muang Ngoi nous découvrons avec dépit que notre petit resto indien est fermé ce soir, tant pis, ce sera le grand retour des nouilles sautées ! Nous passons une bonne nuit dans notre bungalow, accompagnés par un petit crapaud (in)visiblement caché dans les murs et qui donne de la voix à intervalles réguliers. Le lendemain matin après un dernier petit-déjeuner buffet nous reprenons le bateau, direction Nong Khiaw !
J21 et J22 : Rando et vélo à Nong Khiaw
Après notre agréable étape à Muang Ngoi, nous reprenons notre lente descente vers le sud, toujours en bateau. Cette fois le trajet est court puisqu’il faut à peine une heure pour rejoindre Nong Khiaw. Comme lors de nos derniers trajets en bateau les paysage sont très beaux avec beaucoup de végétation, quelques villages et de temps en temps une petite crique sableuse. Nous trouvons cette fois très rapidement notre logement il y a de la place dans l’hôtel que nous avions repéré et nous nous installons dans un adorable bungalow face à la rivière. Il est très propre, pas cher et nous avons une jolie terrasse, c’est parfait ! Nous profitons immédiatement de notre belle terrasse ensoleillée pour attaquer la lessive – les lessives à la main sont décidément le côté obscur des voyages au long cours, quant au séchage des affaires n’en parlons pas… Notre premier réflexe lorsque nous visitons une chambre avec terrasse est de se dire « chouette, on va pouvoir laver nos affaires », c’est pour vous dire ^^

Nous filons ensuite déjeuner au resto du Nong Kiau River Side, qui est l’hôtel chic du coin – d’après le Routard la cuisine y est délicieuse et à peine plus chère qu’ailleurs. Le restaurant surplombe la rivière et nos spaghettis (on vous a déjà dit que nous n’en pouvions plus de la nourriture laotienne… ?) sont délicieux. C’est décidé, on prend pension ici pour les repas -) Benoît se pose ensuite à la chambre pendant que je pars à pied visiter les grottes de Pha Tok, à quelques kilomètres du centre-ville. La balade est jolie, la ville est entourée de hauts pics karstiques qui se détachent à contre-jour dans le ciel. Les grottes en revanche s’avèrent moins spectaculaires que celle que nous avons visitée à Muang Ngoi celle qui est facilement accessible est immense mais très ouverte sur l’extérieur, quant aux autres grottes elles sont plus ou moins interdites d’accès… J’y fais un petit tour mais ne trouvant pas de passage évident pour vraiment m’enfoncer à l’intérieur, je renonce. J’hésite ensuite à continuer jusqu’à des cascades indiquées par un petit panneau, mais je n’ai aucune idée de la distance à laquelle elles sont, et entre la longue marche et la chaleur je commence à être bien KO. Je fais donc demi-tour, et après une petite pause banana milk-shake puis visite de temple j’arrive dans le centre de Nong Khiaw pile pour le coucher du soleil, timing parfait !

Nous passons une bonne nuit dans notre petit bungalow – on passera juste sur l’épisode où un énorme coléoptère a littéralement traversé notre toit de bambou pour venir atterrir sur notre plancher – et nous décidons de changer les plans et de prolonger notre séjour ici. Nous ne devions rester qu’une nuit car nous sommes un peu justes niveau timing (notre vol pour Tokyo part dans 12 jours de Bangkok), mais entre notre bungalow archi confortable, les bons restos et les jolies balades à faire dans les environs, Nong Khiaw nous a pris dans ses filets !
Le lendemain nous louons des vélos et partons en direction des cascades Hoiy Qang que j’avais repérées la veille. J’ai bien fait de ne pas y aller à pied, elles s’avèrent à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Nous galérons un peu pour les trouver, il n’y a pas beaucoup de panneaux mais deux commerçantes et l’institutrice d’un village que nous traversons nous donnent un petit coup de main sur la fin. Plus qu’une cascade il s’agit en fait d’un ensemble de cascades, accessibles via un chemin qui serpente dans la forêt. Nous passons près de deux heures à nous balader d’une cascade à l’autre, nous sommes tous seuls et nous jouons les explorateurs !
De retour à Nong Khiaw nous rendons les vélos puis filons déjeuner dans le même resto que la veille. C’est qu’il nous faut prendre des forces, le sport n’est pas fini pour aujourd’hui... Le point de vue de Nong Khiaw nous attend ! Le principe est simple, il s’agit tout simplement de grimper au sommet de l’une des montagnes qui surplombe la ville… La balade est plus longue que ce que nous pensions mais se fait bien. Nous traversons différents types de végétation, d’abord des bananeraies puis vraiment de la jungle avec des lianes etc, avant de finir par un dernier tronçon plus aride et pierreux. De là-haut la vue est brumeuse mais tout de même jolie, et nous regardons le soleil couchant se dissoudre dans les nuages. La descente est moins sympa, la nuit tombe assez vite et les araignées sortent chasser, il y en a partout sur le chemin et les bas-côtés. Nos lampes font briller leurs yeux, du coup on ne peut pas les louper… Elles sont grosses sans être énormes, mais il y en a clairement trop pour moi et je pousse un grand ouf de soulagement en retrouvant la rue principale de Nong Khiaw !
Nous passons ensuite une soirée tranquille. Nous resterions bien une ou deux nuits de plus dans notre petit bungalow face à la Nam Ou, mais bon, Luang Prabang nous attend !
J23, J24, J25 : Luang Prabang, ou trois jours de farniente sur les bords du Mékong
Fini le bateau – enfin, on aurait pu mais c’était vraiment hors budget car il fallait en privatiser un- c’est en minibus que nous rejoignons Luang Prabang. Les quatre heures de route se font bien et après la traditionnelle recherche de logement nous posons nos valises dans une petite guesthouse plutôt mignonne, où nous réservons d’emblée pour deux nuits.
J’avais passé six jours à Luang Prabang en 2012, et la ville n’a pas tellement changé depuis. Quelques hôtels de charme supplémentaires sont apparus et les bords de Mékong ont été un peu réaménagés, mais en dehors de cela je reconnais bien les lieux. Luang Prabang est toujours aussi agréable et facile à visiter, cela nous rappelle Chiang Mai. Disons que pour l’authenticité laotienne on repassera, mais que pour buller quelques jours entre hôtel confortable, nourriture variée et balades tranquilles en ville et dans les environs, c’est juste parfait. Nous retrouvons avec joie les petits stands de nourriture variée comme en Thaïlande, et nous nous régalons de jus de fruits frais pressés, de sandwichs à l’avocat et de rouleaux de printemps. Notre seule déception gustative sera pour le marché de nuit… On y trouve des stands de type « buffet » où l’on peut remplir son assiette pour 10 000 ou 15 000 kips (environ 1,5 euros), et j’y avais pris mes quartiers en 2012. J’y amène donc Benoît le premier soir, on se sert et on commence à manger… lorsque je vois Benoît blêmir face à un asticot gigotant sous un légume. Petite pause citation dans le texte pour vous retranscrire au mieux la situation via ce cri de désespoir de Benoît face à un vermisseau tentant désormais de fuir discrètement sur le bord de son assiette... « Ah, si seulement il avait été cuit, ça aurait été autre chose, mais là… » Bref, cela nous coupe l’appétit ! Nous parvenons à nous faire rembourser l’assiette et nous filons vers des horizons moins véreux -) Cela corrobore plusieurs récits de voyageurs ayant été malades après avoir mangé au marché de nuit. Les soirs suivants nous nous contenterons de profiter des jolis stands du marché de nuit, en mangeant ailleurs, pas fous !
La ville est très arborée et fleurie, c’est très agréable. Les boutiques sont jolies et donnent envie d’y entrer, quant aux bords de Mékong il est toujours aussi agréable de s’y promener. Nous marchons pas mal en ville, flânant d’un temple à l’autre, ou plutôt d’un parc de temple à l’autre -) Dans l'un des temples se tient une jolie expo photo sur la méditation à Luang Prabang. Nous entrons également dans l'Institut français, ancien logement du directeur de l'école primaire dans les années 1950. Pierre Desproges y passa d'ailleurs une partie de son enfance, son père étant alors directeur de l'école. Le bâtiment est joli en revanche les dessins affichés à l'intérieur nous étonnent... Les enfants ont illustré des mots français dont nous trouvons le choix étrange : "tap-tap", "vigousse", "fada"... Je fais aussi un tour du côté de l’étang de Boua Kang Bung, un quartier étonnant de Luang Prabang où de petites maisons sont bâties autour d’étangs marécageux. Entre deux balades nous faisons des pauses jus de fruits frais et/ou pâtisseries françaises –il y a plusieurs chouettes pâtisseries ici – bref c’est la belle vie :-)

Nous empruntons également le pont de bambou qui traverse le fleuve afin d’aller voir Ban Xangkhong, un village spécialisé dans le tissage (soie et coton) et dans la fabrication de papier artisanal avec inclusions de fleurs et de feuilles séchées. On résiste comme on peut, mais nous ferons tout de même quelques emplettes au marché de nuit !
Le premier soir nous assistons à la projection en plein air du film Chang, un documentaire américain de 1927 absolument passionnant sur la vie d’une famille de paysans dans la jungle du Siam. Les deux réalisateurs (Cooper et Schoedsack) ont vécu dans la jungle durant 18 mois pour réaliser ce film… avant de réaliser, quelques années plus tard, le fameux King Kong. Le film est projeté jusqu’en octobre 2016 tous les soirs dans deux hôtels de la ville (à 19h au Sanctuary Hotel, à 19H30 au Victoria Xieng Thong Palace) et vraiment on vous recommande d’y aller. Le deuxième soir nous grimpons au sommet du mont Phousi pour voir le coucher de soleil, nous ne sommes pas tous seuls et la brume rend le spectacle un peu décevant. Une fois de plus le soleil se dissout dans les nuages sans véritablement se coucher. Nous testons ensuite l’Utopia, un bar atypique en bord de Mékong où les Monaco citron – colorés en vert, St Patrick oblige - descendent tous seuls -)
Le dernier matin nous mettons le réveil à 5H30 pour aller assister à l’aumône des moines tous les moines sortent des temples pour aller mendier leur nourriture, en longues processions orange. Autant en 2012 j’avais été frappée par le peu de respect de certains touristes qui gênaient la procession pour prendre des photos voire toucher les moines, autant cette fois je trouve qu’il y a beaucoup moins de monde et que les gens gardent leurs distances. Nous avons vu plusieurs affiches en ville insistant sur l’importance de respecter cette cérémonie religieuse, ceci explique peut-être cela. Juste à côté se tient le marché du matin.

Nous quittons Luang Prabang très contents de cette étape. J’avais beaucoup aimé cette ville lors de mon séjour en 2012 et cette impression s’est confirmée lors de ce deuxième séjour. Quant à Benoît il a lui aussi été conquis. Nous nous disons juste qu’un jour il faudra qu’on y retourne en budget « vacances » et pas TDM, certains hôtels de charme nous ont vraiment fait de l’œil ! En tout cas pour qui veut découvrir le Laos sans trop sacrifier son confort, c’est vraiment une étape idéale…
En ce qui nous concerne le confort attendra encore un peu, nous quittons Luang Prabang pour Vientiane en bus de nuit, option « VIP » s’il vous plaît ! Cela sonnait bien sur le papier, dans la vraie vie l’inscription en gros sur le pare-brise « KING OF BUS » instille un sérieux doute dans nos esprits, et la découverte de nos couchettes doubles crasseuses au lieu des mignonnes couchettes individuelles comme celles que j’avais eues en 2012 achève de détruire nos espoirs. Enfin, nous devons être cyniques car certains gardent malgré tout un optimisme à toute épreuve, l’un des passagers se met à chercher le signal wifi du bus, ce qui à défaut d’aboutir aura le mérite de nous faire rire -)
J26 et J27 : Comme un air de France à Vientiane
Notre nuit n’est finalement pas si mauvaise – on se réveille toutes les une à deux heures, mais on arrive à se rendormir à chaque fois - et nous nous mettons à la recherche d’une chambre dès notre arrivée. C’est de nouveau un peu la galère, il est tôt et la plupart des gens n’ont pas encore checké out. Lorsque nous trouvons enfin une chambre libre, l’hôtelier nous demande une rallonge pour avoir la chambre tout de suite alors qu’elle est vide. C’est la première fois que cela nous arrive et nous tournons les talons. Nous finissons par trouver notre bonheur (ou presque) à la Mixay Paradise Guesthouse. Ce ne sont pas vraiment des rigolos – des listes d’interdiction diverses et variées sont placardées partout dans l’hôtel et ils sont vraiment très à cheval sur les règles – mais l’hôtel et la chambre sont propres et à un tarif correct pour la capitale (100 000 kips soit 9 euros pour une chambre double avec ventilateur et sdb commune). On réserve !
Comme Luang Prabang, Vientiane est fidèle à mes souvenirs. J’ai une grande affection pour cette petite capitale souvent mal aimée des touristes, je la trouve très attachante… En plus il y a pas mal de choses à faire et à visiter. Nous nous baladons en ville, je fais découvrir à Benoît mes coins préférés. Nous montons au sommet du Patuxai, le grand arc de triomphe de Vientiane, nous nous baladons au bord du Mékong entre marché nocturne et cours de gym en musique...

Et puis, nous prenons nos quartiers avec joie dans les divers boulangeries et restos français de la ville, vestiges de son passé colonial. Viennoiseries, salade de chèvre chaud et pizza pour moi, camembert pané et escalope milanaise pour Benoît, soufflé aux fruits, après trois mois de voyage en Asie on se fait plaisir sans (trop) attaquer le budget. Je retrouve aussi avec joie mon petit buffet végé du marché Khua Din, la soupe de taro au lait de coco est toujours aussi bonne ! Nous passons également une matinée à l’Alliance Française à bouquiner, on apprécie de retrouver des magazines et BD en français.
Nous visitons également le visitor center de la COPE, une ONG qui fabrique des prothèses et offre des soins, notamment de réhabilitation physique, aux personnes victimes d’engins explosifs et dont j’avais manqué la visite en 2012. Le Laos détient en effet le triste record de pays le plus bombardé en rapport avec son nombre d’habitant. Durant la guerre du Vietnam, les Américains l’ont en effet bombardé non stop, alors que le pays était neutre dans ce conflit. Oui, mais il était situé sur le trajet des avions américains rentrant à leur base… et comme atterrir avec encore des bombes à bord était trop dangereux, les pilotes larguaient leurs cargaison sur le chemin du retour. Quarante ans après le sol laotien est encore truffé de plusieurs dizaines de millions d’engins explosifs depuis la fin de la guerre (1974) 20 000 Laotiens ont été tués ou gravement blessés par ces bombes non explosées. Parmi eux, 13 500 ont perdu un membre et 40% sont des enfants. On estime qu’actuellement une centaine de Laotiens sont encore tués ou blessés chaque année par ces engins. Associé aux conditions sanitaires limitées, cela conduit à des dizaines d’amputation, blessures lourdes et cécités tous les ans… L’objectif de la COPE est de fournir des soins de rééducation de qualité pour ces personnes, notamment lorsqu’une amputation a dû être réalisée. Ils prennent en charge la personne, font des prothèses adaptées, et effectuent le travail de rééducation jusqu’à ce que la personne sache se débrouiller avec sa prothèse, et puisse rentrer dans son village. Outre l’impact pour les victimes, le fait que le sol soit ainsi contaminé limite de manière importante le développement du pays (comment développer ses champs et construire sur un sol plein de bombes). Des travaux de déminage sont en cours, mais cela prend du temps, d’autant plus que les aides financières apportées par les responsables, notamment les USA, restent très inférieures à ce qui serait nécessaire et à ce qui a été dépensé durant la guerre pour justement bombarder. Injustice, quand tu nous tiens… Enfin, nous avons trouvé la visite passionnante et très bien faite avec panneaux, objets, témoignages et films. Si vous passez par Vientiane, n’hésitez pas ! Mais prévoyez bien deux heures si vous voulez avoir un bon aperçu des choses. Nos deux jours à Vientiane passent à toute vitesse et nous quittons définitivement le Laos le lendemain matin… Pas de doute, on reviendra !
Inde en Royal Enfield English translation pending
Salut à tous,
je voulais poser quelques questions concernant l'Inde et les royal enfield.
- nous sommes deux (moi et ma copine) , pensez vous qu'une 350 suffirait pour traverser les cols du ladakh? - si non, quels sont les meilleurs spots pour trouver une bonne moto? Quels sont les points indispensables à vérifier à l'achat? Et paperasse..? Nous arrivons à Delhi. - quels sont les articles de base de secours à avoir avec soit? (Bougie, cables d'embrayage...)
Merci!
je voulais poser quelques questions concernant l'Inde et les royal enfield.
- nous sommes deux (moi et ma copine) , pensez vous qu'une 350 suffirait pour traverser les cols du ladakh? - si non, quels sont les meilleurs spots pour trouver une bonne moto? Quels sont les points indispensables à vérifier à l'achat? Et paperasse..? Nous arrivons à Delhi. - quels sont les articles de base de secours à avoir avec soit? (Bougie, cables d'embrayage...)
Merci!
Destination mer côté île au Japon English translation pending
je recherche une destination un peu plus exotique, sauvage peut être proche de la mer pour apprécier le coté île du japon. Comme je loge à kyoto, puis tokyo avez vous des idées proches de ces villes ou entre les deux villes pour un ou deux jours ?
Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson English translation pending
Ceux qui à la veille des fêtes se sentent déjà gavés, notamment par le matraquage médiatique du énième épisode de Star Wars en 3D, peuvent s'offrir une belle tranche de dépaysement en allant voir Béliers, le film islandais de Grímur Hákonarson (j'espère avoir mis les accents à la bonne place).
L'Islande, sa nature âpre et sauvage, ses ciels aussi sombres que ses terres, y est somptueusement filmée. Les personnages principaux, deux frangins avec une dégaine de déglingue, accoutrés de ces vieux pulls informes en laine qui étaient à la mode chez nous dans les années 80, j'en avais un bleu, ma frangine avait le même en vert, bref… Deux costauds donc, aussi taiseux que revêches, s'ignorent depuis des années alors qu'ils partagent la même terre et le même métier, éleveurs d'ovins.
Comme si la vie n'était pas assez rude comme ça sur cette terre des extrêmes, entre geysers et enfer volcanique, toutes les crasses sont bonnes pour pourrir un peu plus celle de l'autre. Les chamailleries (et que je t'envoie une rafale de plomb dans la fenêtre de ta chambre, et que je te trimballe par moins dix dans la benne de mon tracteur) vont bon train jusqu'au jour où une épidémie menace de décimer leurs troupeaux. Tout le cheptel doit être abattu. C'est sans compter sur l'opiniâtreté des gaillards qui vont remonter ensemble les manches de leurs chemises (tellement trouées qu'à vrai dire, il ne reste pas grand-chose à remonter) pour tenter de sauver les bêtes. Force est alors de constater que l'absence de bon sens l'emporte souvent, surtout chez les plus coriaces des mal embouchés...
On n'en dira pas plus si ce n'est que la fin du film est assez inattendue... Malgré la gravité du sujet, on se poile pas mal dans l'ensemble. Le côté dramatique est (relativement) désamorcé par l'économie du jeu des acteurs (moutons compris) touchants de naturel.
L'Islande, sa nature âpre et sauvage, ses ciels aussi sombres que ses terres, y est somptueusement filmée. Les personnages principaux, deux frangins avec une dégaine de déglingue, accoutrés de ces vieux pulls informes en laine qui étaient à la mode chez nous dans les années 80, j'en avais un bleu, ma frangine avait le même en vert, bref… Deux costauds donc, aussi taiseux que revêches, s'ignorent depuis des années alors qu'ils partagent la même terre et le même métier, éleveurs d'ovins.
Comme si la vie n'était pas assez rude comme ça sur cette terre des extrêmes, entre geysers et enfer volcanique, toutes les crasses sont bonnes pour pourrir un peu plus celle de l'autre. Les chamailleries (et que je t'envoie une rafale de plomb dans la fenêtre de ta chambre, et que je te trimballe par moins dix dans la benne de mon tracteur) vont bon train jusqu'au jour où une épidémie menace de décimer leurs troupeaux. Tout le cheptel doit être abattu. C'est sans compter sur l'opiniâtreté des gaillards qui vont remonter ensemble les manches de leurs chemises (tellement trouées qu'à vrai dire, il ne reste pas grand-chose à remonter) pour tenter de sauver les bêtes. Force est alors de constater que l'absence de bon sens l'emporte souvent, surtout chez les plus coriaces des mal embouchés...
On n'en dira pas plus si ce n'est que la fin du film est assez inattendue... Malgré la gravité du sujet, on se poile pas mal dans l'ensemble. Le côté dramatique est (relativement) désamorcé par l'économie du jeu des acteurs (moutons compris) touchants de naturel.
Londres en 4 jours - que faire d'atypique? English translation pending
Salut amis londoniens !
Alors voilà, j'ai de la questions tourisme pour vous ! Avec ma chère et tendre, nous débarquons dimanche prochain pour passer 4 jours dans la capitale anglaise. Nous arrivons en voiture vers 10-11h (notre ferry arrive à 08h15) et repartirons le mercredi soir vers 18h (notre ferry est à 21h20). Nous logeons à l'ibis Londres Excel Docklands et nous nous déplacerons uniquement en transports en commun.
Nous connaissons bien le Royaume-Uni car nous y allons très souvent en vacances (pas plus tard qu'en juin dernier, nous avons fait une boucle du sud au nord au sud avec en point de départ / arrivée Londres). Idem pour Londres, elle comme moi nous y sommes allés à plusieurs reprises. Bref, ce long week-end a pour objectif de découvrir la ville autrement, pas comme le touriste de base qui court d'un point A à un point B puis C pour tout voir en deux jours. On connait donc les principaux monuments et artères de la ville, les fameuses zones touristiques incontournables. Ce qui est sûr, c'est que sur ces 4 jours, nous avons prévus que 3 lieux en visite : la Tour de Londres (question bonus : c'est pris d'assaut ? C'est conseillez d'y aller tôt ?), la Wallace Collection et le Victoria & Albert Museum.
Donc quelques questions : - concernant le trafic londonien, on sait qu'il est très chargé. Savez-vous ce que ça donne niveau bouchons l'A2 et l'A102, dans le sens Douvres - Londres le dimanche matin, et dans le sens Londres - Douvres le mercredi soir ? (histoire de savoir à quoi s'attendre) - que conseillerez-vous comme quartier atypique (= en dehors des zones classiques touristiques) à visiter à pied ? - avez-vous des lieux incontournables pour manger, de part de leur originalité, ou de leur rapport qualité / prix incroyable ? (on sait tous que la restauration anglaise, c'est pas ça, surtout en dehors des traditionnels fast food ...) - que conseillerez-vous en lieux de visites (musée, monuments, ...) qui sortent de l'ordinaire ?
Et enfin, une question cinéma. Nous aimerions pour l'occasion aller voir un film un des trois soirs (donc dimanche soir, lundi soir ou mardi soir), en l’occurrence la dernière partie d'Hunger Games. En juin dernier, nous avons eu l'occasion d'en tester un du côté de York, un vieux ciné, c'était assez fun. Là, on aimerait bien aller soit dans un cinéma culte de Londres (genre comme le Grand Rex à Paris par exemple) ou alors un gros cinéma multiplexe récent, à la pointe de la technologie. - que conseillerez-vous (on cherche un ciné soit proche de notre hôtel, soit un retour rapide en TEC après le film) ? - y'a-t-il des soirs moins cher, avec des offres spéciales ?
D'avance merci pour toutes les réponses que vous allez nous apporter 🙂
Alors voilà, j'ai de la questions tourisme pour vous ! Avec ma chère et tendre, nous débarquons dimanche prochain pour passer 4 jours dans la capitale anglaise. Nous arrivons en voiture vers 10-11h (notre ferry arrive à 08h15) et repartirons le mercredi soir vers 18h (notre ferry est à 21h20). Nous logeons à l'ibis Londres Excel Docklands et nous nous déplacerons uniquement en transports en commun.
Nous connaissons bien le Royaume-Uni car nous y allons très souvent en vacances (pas plus tard qu'en juin dernier, nous avons fait une boucle du sud au nord au sud avec en point de départ / arrivée Londres). Idem pour Londres, elle comme moi nous y sommes allés à plusieurs reprises. Bref, ce long week-end a pour objectif de découvrir la ville autrement, pas comme le touriste de base qui court d'un point A à un point B puis C pour tout voir en deux jours. On connait donc les principaux monuments et artères de la ville, les fameuses zones touristiques incontournables. Ce qui est sûr, c'est que sur ces 4 jours, nous avons prévus que 3 lieux en visite : la Tour de Londres (question bonus : c'est pris d'assaut ? C'est conseillez d'y aller tôt ?), la Wallace Collection et le Victoria & Albert Museum.
Donc quelques questions : - concernant le trafic londonien, on sait qu'il est très chargé. Savez-vous ce que ça donne niveau bouchons l'A2 et l'A102, dans le sens Douvres - Londres le dimanche matin, et dans le sens Londres - Douvres le mercredi soir ? (histoire de savoir à quoi s'attendre) - que conseillerez-vous comme quartier atypique (= en dehors des zones classiques touristiques) à visiter à pied ? - avez-vous des lieux incontournables pour manger, de part de leur originalité, ou de leur rapport qualité / prix incroyable ? (on sait tous que la restauration anglaise, c'est pas ça, surtout en dehors des traditionnels fast food ...) - que conseillerez-vous en lieux de visites (musée, monuments, ...) qui sortent de l'ordinaire ?
Et enfin, une question cinéma. Nous aimerions pour l'occasion aller voir un film un des trois soirs (donc dimanche soir, lundi soir ou mardi soir), en l’occurrence la dernière partie d'Hunger Games. En juin dernier, nous avons eu l'occasion d'en tester un du côté de York, un vieux ciné, c'était assez fun. Là, on aimerait bien aller soit dans un cinéma culte de Londres (genre comme le Grand Rex à Paris par exemple) ou alors un gros cinéma multiplexe récent, à la pointe de la technologie. - que conseillerez-vous (on cherche un ciné soit proche de notre hôtel, soit un retour rapide en TEC après le film) ? - y'a-t-il des soirs moins cher, avec des offres spéciales ?
D'avance merci pour toutes les réponses que vous allez nous apporter 🙂
Southwest and Sturgis: hot summer 2015 English translation pending
Bonjour à tous
De retour après trois semaines, je ne ferai pas ici un carnet chronologique et classique et relatant au jour le jour notre voyage car d'autres l'ont fait ici et très bien. Je préfère donner des impressions et des remarques un peu en vrac au fil des souvenirs qui reviennent par vagues. C'était en effet mon douzième séjour aux Etats Unis et j'ai trouvé pas mal de changements depuis mon dernier trip là-bas en 2011. Peut être un peu de lassitude, de la fatigue (j'ai quatre ans de plus 😉) ou bien est ce effectivement vrai que le pays a évolué, et pas toujours dans le bon sens, en adéquation avec notre monde connecté ? Un mélange de tout cela... mais encore évidemment des moments de magie et de plaisir et des photos par centaines car ce magnifique coin de notre planète reste spectaculaire et uniquement scenic sous tous les angles. A bientôt,
Take care
Chris
Circuit en Chine: Shanghai, Guilin, Xian et Pékin English translation pending
Bonjours, nous projetons de faire un voyage en chine dans 2 mois et pendant 15 jours: du 10 au 25 mai.
Nous partons en amoureux pour se faire ce trip, et ce voyage a pour finalité d'aller voir des amis à Pékin.
Une seule chose est réservée: nos billets d'avion... et nous aurions besoin, de la part des connaisseurs, d'aide pour les réservations d'hôtel et d'activités à faire sur place.
Voila des détails sur notre voyage:11 mai: arrivée à 7h à Shanghai. 3 nuits à Shanghai: départ le 14 mai à 19H2014 mai: arrivée à Guilin à 22h05. Que vaut il mieux faire: Guilin/ Yangshuo? les 2? Nous arrivons peut être trop tard pour aller à Yangshuo directement? 4 nuits: départ de Guilin le 18 mai à 8h3018 mai: arrivée à Xian à 10h20. 1 nuit à Xian: départ de Xian le 19 mai à 18h10.Puis chez nos amis à PékinPour les hôtel: nous souhaitons privilégier l'emplacement stratégique ( à un prix raisonnable) Nous aimons bouger, visiter pas mal de choses et nous voulons profiter d'être sans enfant pendant le voyage pour voir un maximum de choses.
Merci d'avance pour vos réponses
Lolo et lizooo
Voila des détails sur notre voyage:11 mai: arrivée à 7h à Shanghai. 3 nuits à Shanghai: départ le 14 mai à 19H2014 mai: arrivée à Guilin à 22h05. Que vaut il mieux faire: Guilin/ Yangshuo? les 2? Nous arrivons peut être trop tard pour aller à Yangshuo directement? 4 nuits: départ de Guilin le 18 mai à 8h3018 mai: arrivée à Xian à 10h20. 1 nuit à Xian: départ de Xian le 19 mai à 18h10.Puis chez nos amis à PékinPour les hôtel: nous souhaitons privilégier l'emplacement stratégique ( à un prix raisonnable) Nous aimons bouger, visiter pas mal de choses et nous voulons profiter d'être sans enfant pendant le voyage pour voir un maximum de choses.
Merci d'avance pour vos réponses
Lolo et lizooo
Visa cambodgien à Poipet English translation pending
bonjour
le prix du visa est de 30$ plus 1 photo
est ce que quelqu un a passe la frontiere recemment en venant de thailande et peut me dire si les douaniers essaient toujours de racketter comme a koh kong ou ils se sont calmes?
merci
Aurores boréales à moindre coût et loin des foules English translation pending
Bonsoir,
J'ai le sac à dos qui me démange à nouveau... je vais peut être avoir entre 5 jours et 1 semaine de libre en janvier et je me suis dit que j'irai bien observer quelques aurores boréales (et manger de la nature).
Le souci c'est que comme pas bp de jours, je recherche le pratique. D'après mes recherches le plus rapide (et aussi le moins onéreux) pr rallier un endroit intéressant serait un vol pr Reykjavik mais une fois sur place j'ai l'impression que c'est surtout de l'expédition de groupe (et je n'ai pas vraiment aimé le blue lagoon). Peut être que je me trompe. Bien que le vol soit moins cher j'ai un peu peur des prix une fois sur place.
J'ai écarté le Norvège car onéreuse et j'aimerais un coup me faire un vrai long trip aux lofoten.
Reste la suède avec Abisko et la Finlande avec soit Ivalo ou Muonio. En plus ces pays sont moins onéreux que les premiers (mais plus onéreux à rallier si on veut atterrir direct au bon endroit)
J'ai une préférence pour ma suomi finland vu que j'y ai passé 4 mois pr mes études et qu'un plongeon dans la neige après le sauna me ferait du bien mais ce n'est pas le seul paramètre.
Je fais donc appel à ceux qui ont expérimenter ces endroits. Peut on facilement éviter la "foule" sur ces sites (ou autour) et observer des aurores boréales sans se ruiner (transports en commun, etc.)
Merci d'avance pour vos réponses.
Cat
J'ai le sac à dos qui me démange à nouveau... je vais peut être avoir entre 5 jours et 1 semaine de libre en janvier et je me suis dit que j'irai bien observer quelques aurores boréales (et manger de la nature).
Le souci c'est que comme pas bp de jours, je recherche le pratique. D'après mes recherches le plus rapide (et aussi le moins onéreux) pr rallier un endroit intéressant serait un vol pr Reykjavik mais une fois sur place j'ai l'impression que c'est surtout de l'expédition de groupe (et je n'ai pas vraiment aimé le blue lagoon). Peut être que je me trompe. Bien que le vol soit moins cher j'ai un peu peur des prix une fois sur place.
J'ai écarté le Norvège car onéreuse et j'aimerais un coup me faire un vrai long trip aux lofoten.
Reste la suède avec Abisko et la Finlande avec soit Ivalo ou Muonio. En plus ces pays sont moins onéreux que les premiers (mais plus onéreux à rallier si on veut atterrir direct au bon endroit)
J'ai une préférence pour ma suomi finland vu que j'y ai passé 4 mois pr mes études et qu'un plongeon dans la neige après le sauna me ferait du bien mais ce n'est pas le seul paramètre.
Je fais donc appel à ceux qui ont expérimenter ces endroits. Peut on facilement éviter la "foule" sur ces sites (ou autour) et observer des aurores boréales sans se ruiner (transports en commun, etc.)
Merci d'avance pour vos réponses.
Cat
Faire le tour de la France à vélo à 17 ans English translation pending
Bonjour/bonsoir,
Cela fait un moment que j'y pense et je pense bientôt le faire. Je voudrais partir sur mon vélo faire le tour de la France pendant quelques mois. J'ai pris cette décision parce que ma vie actuelle ne me convient pas du tout. Je n'ai rien à envier à qui que ce soit, mes parents n'ont pas de problèmes financiers, je suis en terminale S où je me débrouille plutôt bien, j'ai des amis, je n'ai vraiment aucun soucis en particulier. Mais justement, j'en ai marre d'avoir ce que je veux quand je veux, j'en ai marre d'avoir l'impression d'être un assisté (ce que pensent mes parents), l'idée de faire mes études, trouver un travail et vivre la même routine tous les jours de toute ma vie m'angoisse et me déprime au plus haut point. Ce que je veux, c'est voyager, découvrir des nouvelles cultures, de nouveaux pays, de nouvelles personnes et jamais revivre le même jour qu'avant. Mais pas voyager en voiture, en train ou quoi que ce soit. Je veux partir avec mon sac sur le dos, ne pas savoir où je vais dormir le soir, et marcher ou faire du vélo, découvrir des nouveaux lieux et en profiter. Et surtout être seul. Je ne suis pas associable, loin de là, mais j'aime la solitude, j'aime être seul. La routine me rend morose. Je ne supporte pas ça. Ca fait un moment que je pense à partir mais je ne savais pas quoi faire. Et j'ai eu une idée : faire le tour de la france. Certes ce ne sera pas très dépaysant, mais suffisamment pour me faire oublier ma routine. J'ai toujours rêver de partir, seul ou avec quelqu'un qui partage le même rêve mais à cet âge, pendant les études, peu de personnes sont prêtes à partir comme ça. J'ai l'impression que c'est un truc au fond de moi, ça me pousse de plus en plus à le faire, ça me rend fou, ça me ronge, comme quand on se brûle et qu'on retire la main, là c'est pareil, c'est comme si c'était un instinct ou je ne sais pas quoi. Et de rester chez moi, à vivre tous les jours les mêmes choses m'insupporte. J'en ai marre de la ville, de cette vie où tout est pareil, tout, les gens, la manière de vivre, de cette société où on reste enfermer dans sa bulle, dans sa petite vie sans se rendre compte du monde qui nous entoure et mourir sans jamais l'avoir découvert. Je veux partir dans la nature des semaines, des mois entiers et voir ce qu'il y a, faire le tour du monde.. Je vous l'accorde, je dois passer pour l'adolescent en pleine crise qui se révolte tout ça tout ça et qui a trop regardé Into The Wild (ce qui est vrai, ce film est ma bible) et c'est probablement le cas mais je supporte plus ma vie à l'heure qu'il est alors que c'est stupide, tout va très bien et je n'ai aucun problème. Le nombre de soirées, de nuits que j'ai passé à pleurer à cause de ça et à rêver d'une autre vie.. Je sais très bien que je vais galérer, que je vais avoir faim, froid, que je vais prendre des risques mais c'est ça que j'aime. Je veux partir à l'aventure. C'est pourquoi j'ai décidé de partir et j'aurais voulu avoir des avis. Si c'est pour me dire que c'est stupide ou quoi, vous avez sûrement raison et je me le suis déjà dit donc pas besoin de me le répéter.
Merci d'avoir lu jusqu'au bout et aux personnes qui me répondront.
Cela fait un moment que j'y pense et je pense bientôt le faire. Je voudrais partir sur mon vélo faire le tour de la France pendant quelques mois. J'ai pris cette décision parce que ma vie actuelle ne me convient pas du tout. Je n'ai rien à envier à qui que ce soit, mes parents n'ont pas de problèmes financiers, je suis en terminale S où je me débrouille plutôt bien, j'ai des amis, je n'ai vraiment aucun soucis en particulier. Mais justement, j'en ai marre d'avoir ce que je veux quand je veux, j'en ai marre d'avoir l'impression d'être un assisté (ce que pensent mes parents), l'idée de faire mes études, trouver un travail et vivre la même routine tous les jours de toute ma vie m'angoisse et me déprime au plus haut point. Ce que je veux, c'est voyager, découvrir des nouvelles cultures, de nouveaux pays, de nouvelles personnes et jamais revivre le même jour qu'avant. Mais pas voyager en voiture, en train ou quoi que ce soit. Je veux partir avec mon sac sur le dos, ne pas savoir où je vais dormir le soir, et marcher ou faire du vélo, découvrir des nouveaux lieux et en profiter. Et surtout être seul. Je ne suis pas associable, loin de là, mais j'aime la solitude, j'aime être seul. La routine me rend morose. Je ne supporte pas ça. Ca fait un moment que je pense à partir mais je ne savais pas quoi faire. Et j'ai eu une idée : faire le tour de la france. Certes ce ne sera pas très dépaysant, mais suffisamment pour me faire oublier ma routine. J'ai toujours rêver de partir, seul ou avec quelqu'un qui partage le même rêve mais à cet âge, pendant les études, peu de personnes sont prêtes à partir comme ça. J'ai l'impression que c'est un truc au fond de moi, ça me pousse de plus en plus à le faire, ça me rend fou, ça me ronge, comme quand on se brûle et qu'on retire la main, là c'est pareil, c'est comme si c'était un instinct ou je ne sais pas quoi. Et de rester chez moi, à vivre tous les jours les mêmes choses m'insupporte. J'en ai marre de la ville, de cette vie où tout est pareil, tout, les gens, la manière de vivre, de cette société où on reste enfermer dans sa bulle, dans sa petite vie sans se rendre compte du monde qui nous entoure et mourir sans jamais l'avoir découvert. Je veux partir dans la nature des semaines, des mois entiers et voir ce qu'il y a, faire le tour du monde.. Je vous l'accorde, je dois passer pour l'adolescent en pleine crise qui se révolte tout ça tout ça et qui a trop regardé Into The Wild (ce qui est vrai, ce film est ma bible) et c'est probablement le cas mais je supporte plus ma vie à l'heure qu'il est alors que c'est stupide, tout va très bien et je n'ai aucun problème. Le nombre de soirées, de nuits que j'ai passé à pleurer à cause de ça et à rêver d'une autre vie.. Je sais très bien que je vais galérer, que je vais avoir faim, froid, que je vais prendre des risques mais c'est ça que j'aime. Je veux partir à l'aventure. C'est pourquoi j'ai décidé de partir et j'aurais voulu avoir des avis. Si c'est pour me dire que c'est stupide ou quoi, vous avez sûrement raison et je me le suis déjà dit donc pas besoin de me le répéter.
Merci d'avoir lu jusqu'au bout et aux personnes qui me répondront.
Trip dans l'Amérique "profonde" English translation pending
Salut à tous !
Je suis nouveau ici, et j'aurais aimer connaitre vos expériences aux Etats-Unis.
Voilà grosso modo mon projet : je n'ai jamais été aux USA, et je voudrais découvrir les villes et états emblématiques pour voir un peu l'"Amérique profonde", du style parcourir la route 66 dans un pick up en portant un chapeau de Cow Boy et écoutant Neil Young.
Je veux me faire une espèce de trip cliché de l'amérique en fait. Rencontrer des biker Neo Nazis dans des bars du Tenessee, assister à des concerts de Country en buvant du Jack Daniels à Nashville etc.
Bon, c'est un peu à prendre au second degré évidemment, mais vous avez l'idée. Donc si vous avez des conseils à partager je suis preneur !
Merci,
Constantin
Je suis nouveau ici, et j'aurais aimer connaitre vos expériences aux Etats-Unis.
Voilà grosso modo mon projet : je n'ai jamais été aux USA, et je voudrais découvrir les villes et états emblématiques pour voir un peu l'"Amérique profonde", du style parcourir la route 66 dans un pick up en portant un chapeau de Cow Boy et écoutant Neil Young.
Je veux me faire une espèce de trip cliché de l'amérique en fait. Rencontrer des biker Neo Nazis dans des bars du Tenessee, assister à des concerts de Country en buvant du Jack Daniels à Nashville etc.
Bon, c'est un peu à prendre au second degré évidemment, mais vous avez l'idée. Donc si vous avez des conseils à partager je suis preneur !
Merci,
Constantin
Taman Negara avec enfant de 3 ans English translation pending
Bonjour
Je compte me rendre en mars prochain en malaisie seule avec ma fille qui aura juste 3ans. Vu la saison, je privilegierai la côte ouest. Mais je me pose la question d'un petit tour vers le taman negera. Pensez vous que cela est faisable et sûr avec un enfant jeune ? Pas trop de mpustiques ou autres bestioles ? Quels seraient vos conseils et que me recommanderiez vous ?
Changer de vie comment faire? English translation pending
Bonjour étant donner que je n'ai pas eu de vos conseils dans l'ancien post je renouvelle , cette annonce avec peut être plus de précision en espérant avoir des retours et des conseils avisés comme toujours ici , merci d'avance .
Alors voilà j'ai 43 ans hémiplégique de naissance , mais surtout grosse séquelle main gauche bras gauche le reste suis à peu prés , je suis séparé avec un enfant que je ne vois pas , socialement pas terrible , je suis une formation administrative du à un reclassement professionnel , formation qui ne me plaît pas !! peu d'amis , célibataire , je n'ai pas l'air de beaucoup plaire bref , je m'ennuie en France et j'ai une envie de partager , dialoguer , donner , voyager , ..... je souhaite partir à l'étranger rencontrer plus de chaleur humaines découvrir des paysages comme il en existe des magnifique , mais je ne sais pas par où commencer , m'engager dans l'humanitaire ?? où pour faire quoi ?(manuellement je suis pas terrible de fait !!!)
Ici je suis déçu par les gens en général . Je veux partir mais petit budget !! je ne suis ps non plus un grand sportif , ni aventurier ( vous allez vous dire , il a rien pour lui lol !!!) . Je vis juste une vie très formaté monotone avec une santé qui s'arrange pas du à la compensation du côté droit on ma trouvé hernie cervicale , bref Je veux aller voir ailleurs si j'y suis .La seule folie que j'ai fait c'est en Mars dernier je suis parti 5 jours à New York ( je vis à Montpellier).Je ne veux pas partir n'importe comment , alors si vous aussi vous prévoyez de partir , dans tous les cas vos conseils seront magnifiquement bienvenue 😉
Itinéraire à Madagascar, 2 semaines en novembre 2014 English translation pending
Bonjour,
Je prévois venir à Madagascar en novembre de 2 à 3 semaines et je dois tracer mon itinéraire afin de profiter pleinement de mon voyage.
Nous serons 2 ou 3 adultes dont 2 femmes et moi, nous avons une préférence pour vivre chez l'habitant si possible, curieux de dialoguer avec les locaux, en tout cas loin de nous l'idée de vouloir être les touristes voulant le luxe et hotel dorés.
Pourriez-vous m'indiquer les endroits à ne me manquer et les endroits à éviter.
je vous lirai attentivement, par avance, merci de votre aide 😉
Possibilité refus visa F1 États-Unis pour jeune fille de 15 ans English translation pending
Bonjour,
mes filles de 15 ans doivent partir suivre des études en high scoop dés septembre.
L'école privée nous a fourni le L20 et nous avons ddv à l'ambassade le 18 aout pour les visas F1.
Elles ont une bourse complete pour leur scolarité (études et internat).
Peux t-il y a voir un pb lors de l'entretien ?? Y a t il des choses à ne pas dire ? je pense deje mettre de l'argent sur mon compte en banque et faire faire une attestation de la somme ...
Je ne vois pas trop ou il pourrait y avoir de pbs car elles n'ont que 15 ans mais bon… je ne reste pas aux USA , je rentre au bout d'une semaine (esta pour moi donc ).
Je n'ose pas reserver les billets d'avion pour le 26 aout car j'ai peur d'un refus de visa et billets non remboursable… j'ai très mal à la tête lil !!
Merci par avance
Que faire de ma vie? English translation pending
je me pose des questions j'ai bientôt 37 ans, pas de copine, pas vraiment d'Amis à Genève je me sens comme dans une grande salle de concert autour de pleins de gens avec qui je n'arrive pas à communiquer j'aimerais partir ailleurs en France, seulement qu'a Genève j'ai un boulot bon moi je m'en fou je touche une pension à vie je suis sous tutelle
que faire ?
moi je me disait je pourrai vivre en haute savoie (pas loin de Genève) au début et après je vais voir
j'adore Paris (une partie de ma famille)
j'aimerais voyager et pas moisir à Genève !
j'habite dans un appartement à Genève, je me dit: il faut que je l'aménage mieux, et puis si je veux déménager ailleurs: à quoi bon ?
merci
j'habite dans un appartement à Genève, je me dit: il faut que je l'aménage mieux, et puis si je veux déménager ailleurs: à quoi bon ?
merci
Expédition de Reykjavik à Kangerlussuaq sur le Boréal English translation pending
Bonjour,
En 2013 je recherchais une destination spéciale pour un séjour loin de la pollution et de la fureur humaine, mon choix s'est posé sur l'exploration du Groenland. J'ai contacté la Compagnie du Ponant, société de transport maritime basée à Marseille qui s'est occupée de tout, pas de problèmes de bagages ni d'égarement dans un terminal surchargé. 13 au 23 août 2013 pour une escapade entre les glaces de l'Arctique, atterrissage à Keflavik en Islande direction le port de commerce de Reykjavik pour l'embarquement à bord du navire LE BOREAL. L'accueil de l'équipage était fort sympathique, le navire de transport pas trop imposant, je n'aime pas les monstres hôteliers des mers. La suite prestige bien spacieuse, confortable et très lumineuse avec ses 2 balcon sur tribord, le majordome s'est bien occupé de nous avec quelques petits gâteaux chaque fin de soirée pour nous ouvrir l’appétit. Le personnel naviguant est polyglotte, en majorité d'îles et de provinces françaises. Le navire est silencieux pas de bruit de la propulsion qui est électrique, la sensation de caresse et le ressac de la mer sur la coque. Côté gastronomie, nos estomacs se sont bien régalés avec les petits plats du chef étoilé français Gérard Germain, pâtisseries et viennoiseries des maîtres pâtissiers et boulangers français. La cave était aussi particulièrement bien garnie avec une sommelière tout sourire au palais très pointu. En cette fin d'été, les glaces de l'Arctique sont fondues, très peu de mammifères marins ou terrestres à l'horizon, il faut remonter plus vers le Nord-ouest pour trouver les phoques barbus, ours polaires et baleines en grand nombre. Iceberg en masse dans le baie d'Ilulissat.
L'age moyen des croisiéristes, était assez avancé, beaucoup de passagers américains et asiatiques qui ne favorisent ni l'échange ni le contact. Nous avons passé un très bon séjour et revenus avec souvenirs et prises de vues. Une belle escapade glacée pour ceux qui recherchent la découverte et le rafraîchissement. Cette aventure nous a donné le virus des glaces, nous repartons fin août pour une autre aventure qui nous mènera de Kangerlussuaq au Groenland à Anadyr en Sibérie Orientale, un périple vers les Terres du Nord-Ouest, le long des côtes nord du Canada et de l'Alaska, à bord de l'AUSTRAL de la Compagnie du Ponant
En 2013 je recherchais une destination spéciale pour un séjour loin de la pollution et de la fureur humaine, mon choix s'est posé sur l'exploration du Groenland. J'ai contacté la Compagnie du Ponant, société de transport maritime basée à Marseille qui s'est occupée de tout, pas de problèmes de bagages ni d'égarement dans un terminal surchargé. 13 au 23 août 2013 pour une escapade entre les glaces de l'Arctique, atterrissage à Keflavik en Islande direction le port de commerce de Reykjavik pour l'embarquement à bord du navire LE BOREAL. L'accueil de l'équipage était fort sympathique, le navire de transport pas trop imposant, je n'aime pas les monstres hôteliers des mers. La suite prestige bien spacieuse, confortable et très lumineuse avec ses 2 balcon sur tribord, le majordome s'est bien occupé de nous avec quelques petits gâteaux chaque fin de soirée pour nous ouvrir l’appétit. Le personnel naviguant est polyglotte, en majorité d'îles et de provinces françaises. Le navire est silencieux pas de bruit de la propulsion qui est électrique, la sensation de caresse et le ressac de la mer sur la coque. Côté gastronomie, nos estomacs se sont bien régalés avec les petits plats du chef étoilé français Gérard Germain, pâtisseries et viennoiseries des maîtres pâtissiers et boulangers français. La cave était aussi particulièrement bien garnie avec une sommelière tout sourire au palais très pointu. En cette fin d'été, les glaces de l'Arctique sont fondues, très peu de mammifères marins ou terrestres à l'horizon, il faut remonter plus vers le Nord-ouest pour trouver les phoques barbus, ours polaires et baleines en grand nombre. Iceberg en masse dans le baie d'Ilulissat.
L'age moyen des croisiéristes, était assez avancé, beaucoup de passagers américains et asiatiques qui ne favorisent ni l'échange ni le contact. Nous avons passé un très bon séjour et revenus avec souvenirs et prises de vues. Une belle escapade glacée pour ceux qui recherchent la découverte et le rafraîchissement. Cette aventure nous a donné le virus des glaces, nous repartons fin août pour une autre aventure qui nous mènera de Kangerlussuaq au Groenland à Anadyr en Sibérie Orientale, un périple vers les Terres du Nord-Ouest, le long des côtes nord du Canada et de l'Alaska, à bord de l'AUSTRAL de la Compagnie du Ponant
La Thaïlande en baisse touristique English translation pending
La Thailande enregistre une grosse baisse touristique en mai du au coup d'état militaire et en particulier au couvre feu qui rebute les touristes. D'ailleurs le prix des billets d'avions baissent, on en trouve à partir de 387€ A/R en class éco suivant les dates de départ. C'est aussi peut etre le moment d'y aller à moindre dépense.
Il ne faudrait pas que la situation dure, car la mane touristique représente 10% du PIB Thailandais.
Canada/Québec: temps de séjour dans les villes English translation pending
je prevois:
j1 vol plus arrivee a toronto plus j2 atoronto
j3 depart pour les chutes du niagara journee et nuit sur place
j4 depart pour kingston ou gananoque :escapades pour les milles iles et je pensais une nuit sur place?
j5 depart pour ottawa journee plus nuit sur place
j6 depart pou la ville de quebec journee plus nuit sur place
j7depart vers la lac saint jean visite du zoo saint felicien nuit sur place
j8depart tadoussac croisiere pour observer les animaux marins(en voit on a chaque fois ?)
j9 et j10 montreal depart pour paris vers 19h
je peut avoir 2 jours suplementaires d'apres vous quelles sont les etapes trop longues et ou on peut faire etape?
pour les villes faut il prendre des hotels en plein centre compte tenu que nous aurons loue une voiture .dans l'ensemble les hotels ont-ils des parking mon mari est maniaque des voitures meme de location..faut-il faire suivre son gps?
merci pour votre aide..
Partager mon expérience de 15 jours en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant puisé de nombreuses infos pratiques sur ce site, j'aimerai à mon tour vous faire profiter de mon expérience, tout en précisant que d'autres personnes sur ce site auront peut être trouvé mieux, voir moins cher 😉.
Voilà, nous sommes rentrées hier soir de 15 jours en Thaïlande, j'ai pris quelques notes, infos et tarifs...
Notre circuit à été Bangkok, Chiang Mai, Phuket, Koh Lanta, Ao Nang et Kho Yao Noi puis retour Bangkok. Hôtel et Guest House pour un tarif moyen pour une chambre avec clim : 20 €/nuit. Repas essentiellement pris dans la rue, avec les locaux. A mon avis, c'est là que c'est le meilleur ! (donc pas de restaurant mais de bonnes adresses).
Vols intérieurs pris sur internet chez Air Asia. J'ai noté les tarifs payés pour les traversées en bateau, les taxis, les excursions (Chiang Maï et Kho Yao) Nos frais bancaires lors de l'unique retrait fait par CB car nous avons préféré emmener des euros pour éviter ces frais tant côté Thailandais que côté Français.
Voilà, si je peux apporter un peu d'eau à votre moulin....
Ayant puisé de nombreuses infos pratiques sur ce site, j'aimerai à mon tour vous faire profiter de mon expérience, tout en précisant que d'autres personnes sur ce site auront peut être trouvé mieux, voir moins cher 😉.
Voilà, nous sommes rentrées hier soir de 15 jours en Thaïlande, j'ai pris quelques notes, infos et tarifs...
Notre circuit à été Bangkok, Chiang Mai, Phuket, Koh Lanta, Ao Nang et Kho Yao Noi puis retour Bangkok. Hôtel et Guest House pour un tarif moyen pour une chambre avec clim : 20 €/nuit. Repas essentiellement pris dans la rue, avec les locaux. A mon avis, c'est là que c'est le meilleur ! (donc pas de restaurant mais de bonnes adresses).
Vols intérieurs pris sur internet chez Air Asia. J'ai noté les tarifs payés pour les traversées en bateau, les taxis, les excursions (Chiang Maï et Kho Yao) Nos frais bancaires lors de l'unique retrait fait par CB car nous avons préféré emmener des euros pour éviter ces frais tant côté Thailandais que côté Français.
Voilà, si je peux apporter un peu d'eau à votre moulin....
Les alentours de Washington et de Philadelphie English translation pending
Bonsoir, nous avions prévu, dans un premier temps, de visiter Washington et Philadelphie, 3 jours pour chaque ville, avant de nous rendre à New York en voiture, mais, il y a t'il aux alentours d'autres sites ou villes à découvrir ?
Merci par avance
Merci par avance
Ouzbékistan: routes et paysages English translation pending
Bonjour.J'organise doucement mon voyage pour l'Ouzbekistan et outre les grandes villes classiques, j'aimerais aussi pouvoir profiter des beaux paysages.
Comme je ne peux pas faire de rando, je voudrais savoir si les routes reliant les villes sont effectivement jolies. Quel type de paysage voit-on si on prend le bus entre Tashkent et Samarcande, ? entre Samarcande et Boukhara ? enfin vers Khiva ? Sur un guide, on dit que la route entre Tashkent et Ferghana est superbe : pouvez-vous confirmer ?
Merci pour vos infos !
Enfants d’Afrique entre tous les fronts: la prose d’Uwem Akpan (Nigéria) English translation pending
"If you want to know about Africa, read these starkly modern fables." (The Guardian)
L'Afrique : panorama d'un continent
Difficile de décider dans lequel de ces cinq récits africains, trois courts et deux bien aussi longs que certains romans (140 pages pour chacun), se passe le plus horrible. Dans son premier ouvrage intitulé "Dis que tu es des leur", l'auteur nigérien Uwem Akpan, prêtre jésuite, emmène le lecteur à un voyage d'horreur à travers tous les sombres abîmes de l'enfer en Afrique d'aujourd'hui : la pauvreté, la famine et la misère, le sida, la prostitution, l'esclavage, l'assassinat, la corruption, les épurations ethniques, les pogroms religieux, le génocide. Ces drames africains sont mis en scène dans différents pays : le Kenya, le Nigéria et son voisin, le Bénin, l'Ethiopie et le Rwanda. Et dans tous les textes, les personnages en perspective sont les enfants – gars et filles de 8 à 10 ans – confrontés aux circonstances les plus terribles ...
"Gavés pour le Gabon" est l'histoire d'un garçon et sa petite sœur au Bénin, laissés à la garde de leur oncle Fofo, qui tente de les vendre comme esclaves. Les parents atteints du sida ne peuvent plus prendre soin d'eux. On les gave, les met en forme pour un couple fortuné du Gabon. Déjà la première phrase du texte parlé de l'oncle est tellement glaçante qu'on ne peut l'oublier : "Das eigene Kind oder den eigenen Neffen zu verkaufen war meist schwieriger, als andere Kinder zu verkaufen." Brutal ! Un récit choquant sur la traite des enfants organisée.
Les trois textes courts font pénétrer à l'intérieur d'un bidonville du Kenya, avec prostitution, drogue et colle, faim et mendicité ("Un festin de Noël"), dans un appartement éthiopien où deux amies d'enfance sont les otages d'un conflit religieux, et dans une villa au Rwanda durant la guerre civile ("Dis que tu es des leur") : Monique, fille de 9 ans, regarde son père hutu forcé par une foule en colère de fendre le crâne de sa femme tutsi et mère de Monique avec une machette. Le texte long "Luxe corbillard" (de loin le meilleur !, sans doute) reflète allégoriquement les batailles de la guerre civile au Nigéria et concentre tous les belligérants groupes ethniques, religieux et politiques au bord d'un bus : une sorte de microcosme de l'Afrique d'aujourd'hui. Jubril, un garçon musulman fuit les combats religieux, sanglants, dans le nord du Nigéria, et se retrouve dans un bus de réfugiés chrétiens. Sa foi musulmane serait sa condamnation à mort : il utilise donc la forme chrétienne de son nom, Gabriel, et tente de cacher le fait qu'on lui a coupé la main droite en raison d'un prétendu vol. Dans cette histoire, Akpan fait entrer en collision diverses fractions de la société nigérienne et créé un microcosme déroutant et effrayant, dans lequel Jubril/Gabriel, afin de survivre, doit se solidariser toujours avec le "vrai" côté – même si les fronts semblent changer constamment et parce qu'il ne peut jamais être sûr de ne faire une faute. Encore, "Luxe de corbillard" est le récit le plus poignant de ce recueil.
Uwem Akpan donne la parole aux enfants, décrit les incidents sanglants au continent africain par les yeux des enfants et met ainsi en évidence l'horreur quotidienne. Ses petits protagonistes ne comprennent généralement pas ce qui se passe autour d'eux mais ils se rendent rapidement compte qu'il s'agit de qqch d'effrayant et dangereux. Cet auteur n'a pas besoin de beaucoup de mots pour décrire le conflit dans l'âme d'un enfant, et c'est cette empathie qui caractérise ses récits et qui les rend particuliers. Ces enfants souffrants qu'il met au milieu de sa prose, sont également le plus grand espoir du continent, son avenir et sa chance. Mais le narrateur reste toujours au fond et laisse ouvert les conclusions que tirent ses protagonistes survivants de leurs expériences à leur petit âge : s'ils se mettent en route pour cesser la violence et trouver une coexistence pacifique ou s'ils vont répéter les erreurs de leurs parents à l'âge adulte.
Décrire la misère sociale et la folie politique en Afrique dans la perspective des enfants, cet expériment réussit et fonctionne bien ... diablement bien !!! A découvrir !!!
S'IL VOUS PLAÎT, LISEZ CE LIVRE !!!
Uwem Akpan est né au Nigéria. Après ses études en philosophie et anglais, il étudie la théologie pendant trois ans à l’Université Catholique d’Afrique de l’Est (Nairobi), époque à laquelle il commence à écrire. Il est ordonné prêtre en 2003 et reçoit son diplôme dans la créativité de l'écriture à l’Université du Michigan en 2006. Dis que tu es des leurs est son premier ouvrage. Aujourd'hui, il vit encore au Nigeria, à Ilasamaja-Lagos où il officie à l’église Christ the King.
En allemand : Sag, dass du eine von ihnen bist. Berlin : Suhrkamp. (2012) En anglais : Say That You’re One of Them. New York/Boston/London : Little Brown & Co. (2008) En français : Dis que tu es des leurs. Paris : Books Editions. (2013)
Hery

L'Afrique : panorama d'un continent
Difficile de décider dans lequel de ces cinq récits africains, trois courts et deux bien aussi longs que certains romans (140 pages pour chacun), se passe le plus horrible. Dans son premier ouvrage intitulé "Dis que tu es des leur", l'auteur nigérien Uwem Akpan, prêtre jésuite, emmène le lecteur à un voyage d'horreur à travers tous les sombres abîmes de l'enfer en Afrique d'aujourd'hui : la pauvreté, la famine et la misère, le sida, la prostitution, l'esclavage, l'assassinat, la corruption, les épurations ethniques, les pogroms religieux, le génocide. Ces drames africains sont mis en scène dans différents pays : le Kenya, le Nigéria et son voisin, le Bénin, l'Ethiopie et le Rwanda. Et dans tous les textes, les personnages en perspective sont les enfants – gars et filles de 8 à 10 ans – confrontés aux circonstances les plus terribles ...
"Gavés pour le Gabon" est l'histoire d'un garçon et sa petite sœur au Bénin, laissés à la garde de leur oncle Fofo, qui tente de les vendre comme esclaves. Les parents atteints du sida ne peuvent plus prendre soin d'eux. On les gave, les met en forme pour un couple fortuné du Gabon. Déjà la première phrase du texte parlé de l'oncle est tellement glaçante qu'on ne peut l'oublier : "Das eigene Kind oder den eigenen Neffen zu verkaufen war meist schwieriger, als andere Kinder zu verkaufen." Brutal ! Un récit choquant sur la traite des enfants organisée.
Les trois textes courts font pénétrer à l'intérieur d'un bidonville du Kenya, avec prostitution, drogue et colle, faim et mendicité ("Un festin de Noël"), dans un appartement éthiopien où deux amies d'enfance sont les otages d'un conflit religieux, et dans une villa au Rwanda durant la guerre civile ("Dis que tu es des leur") : Monique, fille de 9 ans, regarde son père hutu forcé par une foule en colère de fendre le crâne de sa femme tutsi et mère de Monique avec une machette. Le texte long "Luxe corbillard" (de loin le meilleur !, sans doute) reflète allégoriquement les batailles de la guerre civile au Nigéria et concentre tous les belligérants groupes ethniques, religieux et politiques au bord d'un bus : une sorte de microcosme de l'Afrique d'aujourd'hui. Jubril, un garçon musulman fuit les combats religieux, sanglants, dans le nord du Nigéria, et se retrouve dans un bus de réfugiés chrétiens. Sa foi musulmane serait sa condamnation à mort : il utilise donc la forme chrétienne de son nom, Gabriel, et tente de cacher le fait qu'on lui a coupé la main droite en raison d'un prétendu vol. Dans cette histoire, Akpan fait entrer en collision diverses fractions de la société nigérienne et créé un microcosme déroutant et effrayant, dans lequel Jubril/Gabriel, afin de survivre, doit se solidariser toujours avec le "vrai" côté – même si les fronts semblent changer constamment et parce qu'il ne peut jamais être sûr de ne faire une faute. Encore, "Luxe de corbillard" est le récit le plus poignant de ce recueil.
Uwem Akpan donne la parole aux enfants, décrit les incidents sanglants au continent africain par les yeux des enfants et met ainsi en évidence l'horreur quotidienne. Ses petits protagonistes ne comprennent généralement pas ce qui se passe autour d'eux mais ils se rendent rapidement compte qu'il s'agit de qqch d'effrayant et dangereux. Cet auteur n'a pas besoin de beaucoup de mots pour décrire le conflit dans l'âme d'un enfant, et c'est cette empathie qui caractérise ses récits et qui les rend particuliers. Ces enfants souffrants qu'il met au milieu de sa prose, sont également le plus grand espoir du continent, son avenir et sa chance. Mais le narrateur reste toujours au fond et laisse ouvert les conclusions que tirent ses protagonistes survivants de leurs expériences à leur petit âge : s'ils se mettent en route pour cesser la violence et trouver une coexistence pacifique ou s'ils vont répéter les erreurs de leurs parents à l'âge adulte.
Décrire la misère sociale et la folie politique en Afrique dans la perspective des enfants, cet expériment réussit et fonctionne bien ... diablement bien !!! A découvrir !!!
S'IL VOUS PLAÎT, LISEZ CE LIVRE !!!
Uwem Akpan est né au Nigéria. Après ses études en philosophie et anglais, il étudie la théologie pendant trois ans à l’Université Catholique d’Afrique de l’Est (Nairobi), époque à laquelle il commence à écrire. Il est ordonné prêtre en 2003 et reçoit son diplôme dans la créativité de l'écriture à l’Université du Michigan en 2006. Dis que tu es des leurs est son premier ouvrage. Aujourd'hui, il vit encore au Nigeria, à Ilasamaja-Lagos où il officie à l’église Christ the King.
En allemand : Sag, dass du eine von ihnen bist. Berlin : Suhrkamp. (2012) En anglais : Say That You’re One of Them. New York/Boston/London : Little Brown & Co. (2008) En français : Dis que tu es des leurs. Paris : Books Editions. (2013)
Hery

Vol Londres -Astana English translation pending
Bonjour ,
Quelle est le meilleur itineraire pour voyager de londres a Astana ? y a t'il necessairement une escale quelque part ou un trajet direct est possible ? Quelle est la durée de temps du trajet ? (j'imagine 6 heures grosso modo )
Merci pour ces renseignements .
Kiwi.
Quelle est le meilleur itineraire pour voyager de londres a Astana ? y a t'il necessairement une escale quelque part ou un trajet direct est possible ? Quelle est la durée de temps du trajet ? (j'imagine 6 heures grosso modo )
Merci pour ces renseignements .
Kiwi.
Neuf jours à Rio de Janeiro, Paraty, Ilha Grande English translation pending
Bonjour à tous,
J-27 avant notre départ vers le Brésil, pour 19 jours sur place (oui c'est un peu court, mais on ne peut pas faire autrement...).
Sur ces 19 jours, nous passerons les 9 premiers dans l'état de Rio et avons prévu le circuit suivant :
J1 : Journée complète à Rio J2 : Journée complète à Rio J3 : Journée complète à Rio J4 : Journée à Rio & Bus à 18h30 vers Mangaratiba, juste pour y passer la nuit. J5 : Départ de Mangaratiba vers Ilha Grande par le premier ferry (8h00). De là, journée entière sur Ilha Grande pour faire plage + petite randonnée. J6 : Journée complète sur Ilha Grande : Grande randonnée sur l'ile. J7 : Départ de Ilha Grande par le premier ferry (10h00), puis Bus vers Paraty. Après midi à Paraty, dans la ville. J8 : Découverte de Paraty et surtout de ses environs J9 : Bus vers Rio, puis avion pour Iguazu.
En résumé, 3.5 jours à Rio, 1.75 jours à Ilha Grande et 1.5 jours à Paraty. J'ai peur que ce soit un peu "sportif" et qu'on ait pas le temps nécessaire pour découvrir chacun de ces lieux...
Qu'en pensez vous de ce parcours ? Est-ce judicieux, ou est ce que vous me proposeriez de supprimer une destination/aménager le parcours différemment ?
Je vous remercie de votre aide et de vos suggestions.
Cdlt Nicolas
J-27 avant notre départ vers le Brésil, pour 19 jours sur place (oui c'est un peu court, mais on ne peut pas faire autrement...).
Sur ces 19 jours, nous passerons les 9 premiers dans l'état de Rio et avons prévu le circuit suivant :
J1 : Journée complète à Rio J2 : Journée complète à Rio J3 : Journée complète à Rio J4 : Journée à Rio & Bus à 18h30 vers Mangaratiba, juste pour y passer la nuit. J5 : Départ de Mangaratiba vers Ilha Grande par le premier ferry (8h00). De là, journée entière sur Ilha Grande pour faire plage + petite randonnée. J6 : Journée complète sur Ilha Grande : Grande randonnée sur l'ile. J7 : Départ de Ilha Grande par le premier ferry (10h00), puis Bus vers Paraty. Après midi à Paraty, dans la ville. J8 : Découverte de Paraty et surtout de ses environs J9 : Bus vers Rio, puis avion pour Iguazu.
En résumé, 3.5 jours à Rio, 1.75 jours à Ilha Grande et 1.5 jours à Paraty. J'ai peur que ce soit un peu "sportif" et qu'on ait pas le temps nécessaire pour découvrir chacun de ces lieux...
Qu'en pensez vous de ce parcours ? Est-ce judicieux, ou est ce que vous me proposeriez de supprimer une destination/aménager le parcours différemment ?
Je vous remercie de votre aide et de vos suggestions.
Cdlt Nicolas
Voyager au Chili: cher? English translation pending
Bonjour à tous !!
Je suis pris comme stagiaire dans un journal, et je vais être envoyé dans l'arrière pays chilien pour y faire des reportages (sur les élections présidentielles, par exemple). Ce stage n'étant pas rémunéré et ne pouvant espérer aucun défraiement, je vais devoir sans doute financer les voyages par moi même. Savez vous si l'auto-stop fonctionne ben ? Les longues distances sont bien desservies ? Les longs trajets sont chers ?
Merci pour tous ces renseignements, et bonne journée à vous !!
Clément
Je suis pris comme stagiaire dans un journal, et je vais être envoyé dans l'arrière pays chilien pour y faire des reportages (sur les élections présidentielles, par exemple). Ce stage n'étant pas rémunéré et ne pouvant espérer aucun défraiement, je vais devoir sans doute financer les voyages par moi même. Savez vous si l'auto-stop fonctionne ben ? Les longues distances sont bien desservies ? Les longs trajets sont chers ?
Merci pour tous ces renseignements, et bonne journée à vous !!
Clément
Utiliser un appareil photo Nikon D3100 à cent pour cent? English translation pending
Bonjour,
J'ai un Nikon D3100 et j'aimerais être capable de l'utiliser à 100 %. Avez-vous des conseils, des sites, des cours (pas trop cher) ?? Je suis une totale débutante qui a acheter cette camera sur un coup de tête/coeur lorsque j'étais en voyage.
Je suis à Montréal
Aidez moi :P Je traverserai le Canada en auto cet été et donc c'est un bon moment pour prendre de merveilleuse photos.
J'ai un Nikon D3100 et j'aimerais être capable de l'utiliser à 100 %. Avez-vous des conseils, des sites, des cours (pas trop cher) ?? Je suis une totale débutante qui a acheter cette camera sur un coup de tête/coeur lorsque j'étais en voyage.
Je suis à Montréal
Aidez moi :P Je traverserai le Canada en auto cet été et donc c'est un bon moment pour prendre de merveilleuse photos.
Dunes de sables proches de Ouarzazate ou Agdz (vallée du Drâa) English translation pending
Qui peut me donner des indications précises sur l'endroit le plus proche de ouarzazate ou Agdz (vallée du Drââ) pour atteindre des dunes respectables....sans aller jusqu'à Merzouga ni Mhamid ! ou une description d'un petit circuit de 3-4 jours dans même cadre ?! Merci d'avance.