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Porto-Toulouse à vélo dès le 16 avril English translation pending
bonjour, avec trois amis on vas se faire un trip cyclosportif depart de toulouse en avion pour Porto le 16 avril ensuite on decend de 50 km avant Aveiro, ensuite plein est par Viseu, guarda, passage de la frontiere, salamanca, valladolid, Burgos, victoria gasteiz, à irurzun on prend plein nord jusqu'a san sebastian, ensuite on remonte les landes jusqu’à avant bordeaux puis canal lateral de la Garonne jusqu’à toulouse.
on a prévu un peut plus de 20 jours.
on sera en velo de course ( ancien en acier ) avec pour limite 8 kg de bagages chacun pas de tente mais une sorte de tarp et une gopro black edition pour seul matos electronique.
j'ai dejas pas mal fait de petits voyages a velo j'ai donc bien preparer le matos
par contre je serais amener pour la première fois a grimper bien comme il faut lors de la traversée du portugal et vers le pays basque espagnol.
donc je suis preneur de conseil et d'avis concernant l’itinéraire portugal et espagne ( a partir de victoria gasteiz je connais bien ) et niveau climat mi avril j’espère qu'on vas pas se prendre de la pluie h24 .
cordialement.
donc je suis preneur de conseil et d'avis concernant l’itinéraire portugal et espagne ( a partir de victoria gasteiz je connais bien ) et niveau climat mi avril j’espère qu'on vas pas se prendre de la pluie h24 .
cordialement.
À ne pas rater en Martinique? English translation pending
Ns partons en martinique mi avril, que ne faut il pas rater pendant notre sejour???
pour info on va louer une voiture pour faire le tour de l'ile
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 1ère partie English translation pending
DE FRANCE AUX ANTILLES EN PORTE-CONTENEURS
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
LA ROUTE DU TI' PUNCH :
Nous avons décidé de changer radicalement de cap cette année pour goûter au charme tropical des Antilles, nous abandonner à la douceur des alizés et peut-être aussi nous noyer dans le ti' punch…
Dès lors, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi ne pas concilier navigation au long cours et séjour en Martinique ? Et en poursuivant le raisonnement, plutôt que d'y aller sur un confortable paquebot pourquoi ne pas traverser l'Atlantique à bord d'un cargo beaucoup plus rustique ?
Restait à organiser un tel périple : après le choix de la destination, trouver une date puis un bateau. Rapidement l'option s'est portée sur les Antilles pour diverses raisons : départs hebdomadaires de cargos depuis plusieurs ports de la Métropole, induisant ainsi plus de souplesse dans le choix des dates ou lieux d'embarquement ; desserte par une compagnie française armant sur cette ligne des bateaux sous pavillon français menés par des officiers français, donc - cocorico ! - et surtout, sécurité à priori et facilité de vie et d'échanges à bord.
Certes du pont d'un voilier, des cargos j'en ai vus, et même de très près, à travers la Manche, le détroit de Gibraltar ou le canal de Panama, mais le rapport des masses entre un frêle voilier et ces mastodontes a fait que j'ai toujours soigneusement évité le contact direct.
Le porte-conteneurs CMA CGM Fort Sainte-Marie
L'actuel porte-conteneurs Fort Sainte-Marie est affecté avec 3 autres sister-ships à la liaison hebdomadaire de la Guadeloupe et la Martinique depuis la Métropole. Il s'inscrit dans la suite logique des anciens navires bananiers qui desservaient jadis la même ligne.
Construit en 2003 et navigant sous pavillon français, il mesure 197 m de long, 30 m de large et cale 11 m de tirant d'eau. Mené par environ 25 personnes, il peut emmener à 22 nœuds (soit 40 km/h), l'équivalent de 2.260 conteneurs de 20 pieds dont 550 conteneurs réfrigérés pouvant transporter 11.000 tonnes de fruits et de denrées périssables à chaque rotation.
Avec les 4 navires, Forts Sainte-Marie, Saint-Georges, Saint-Louis et Saint-Pierre, CMA CGM renoue chaque semaine les liens avec les Antilles en fiabilisant l'acheminement des produits locaux vers la Métropole.
Et s'ils partagent le même espace, la mer, le monde de la plaisance et celui des cargos n'ont rien de commun. Ainsi, pendant plus de deux semaines, je vais aborder un autre milieu nautique dont je connais bien peu de choses : la Marine Marchande. Ce voyage sera sans aucun doute une véritable découverte.
D'ABORD, LA ROUTE DU PICON BIERE ! Lundi 19 Novembre 2012
Avant de me laisser sombrer dans les vapeurs enivrantes du rhum blanc, mon épouse a décidé de me conduire en voiture jusqu'à la coupée du cargo. Heureusement, car le poids des valises est impressionnant. L'avènement du numérique n'allège pas les bagages : ordinateur, caméscope, appareil photo, GPS et chargeurs adéquats font que le poids des bagages augmente rapidement. Sans compter le double paquetage hiver / été, et aussi les palmes, masque et tuba…
Coup de téléphone ce matin à l'agent portuaire de la compagnie pour se faire préciser les conditions d'accès au port et l'heure de l'appareillage du bateau fixé à demain 15 heures. Les renseignements obtenus, nous mettons le cap sur Dunkerque pour nous imprégner de l'atmosphère nordiste avant l'embarquement.
EMBARQUEMENT IMMEDIAT Mardi 20 Novembre 2012
Reste à accéder au bateau. Malgré une signalisation unifiée dans tous les grands ports, trouver le poste d'amarrage du bateau ne saute pas aux yeux. Il ne faut pas compter les kilomètres à parcourir dans un vaste no man's land, où l'itinéraire, entrecoupé de ronds-points, n'obéit à aucune logique géographique. Au volant, le doute et l'hésitation sont toujours présents, d'autant plus stressant que les semi-remorques poussent derrière.
Enfin, nous arrivons au poste de garde. Le vigile, soupçonneux et fier de son statut, tergiverse un peu et finit par lever la barrière après avoir contrôlé nos identités et celle de la voiture. Mon épouse dépose sa carte d'identité en échange d'un badge.
On vit une époque vraiment formidable ! Les bateaux, emblèmes de liberté et de rêve sont maintenant tenus à distance derrière de hautes grilles et gardés par des chiens féroces… Un comble ! (Tous les grands ports commerciaux du monde ont dû se plier aux règlements internationaux de sécurité ISPS, en réaction au 11 Septembre 2001).
Le poste de garde franchi, nous entrons progressivement dans un autre univers. Lilliput au royaume de Gulliver ! Nous suivons un itinéraire compliqué, sécurisé par des plots en béton, qui évite de zigzaguer dans le parc à conteneurs, très actif à cette heure.
Du bout du quai, nous voyons le CMA CGM Fort Sainte-Marie amarré. Nous sommes rassurés, le bateau est bien là ! Nous roulons jusqu'à la coupée en passant sous deux portiques en pleine action et qui chargent sans relâche les conteneurs à bord. On se sent bien vulnérables en passant sous de tels monstres. Impressionnant, très, très impressionnant ! (Un système de feu rouge intégré au portique sécurise le mouvement des conteneurs pour éviter de passer en-dessous au mauvais moment).
Un pied encore à terre, l'autre déjà sur la coupée, je vais pénétrer dans un monde de démesure, d'odeurs et de bruits inhabituels.
Je me présente à bord et suis pris aussitôt en charge, les bagages aussi… Vite fait, on m'emmène à la cabine baptisée "Amérique du Sud", pont E. C'est efficace avant tout ; ici, pas de salamalecs, ni de chichis inutiles dans le service. La transition est rapide.
Au cours du déjeuner, je fais la connaissance d'un autre passager qui en est à son troisième voyage sur la ligne. A la fin du repas, il me guide et me fait gagner un temps précieux dans la découverte des points névralgiques du bord. Grand voyageur et bon narrateur, il débarque demain à Rouen. Dommage !
Pendant ce temps, les portiqueurs font valser une noria de conteneurs dans les airs. C'est un ballet rapide, précis, bruyant. Ces gens manipulent les conteneurs avec une dextérité saisissante. Un gigantesque jeu de Lego vite assemblé.
15 h 45, le rythme s'apaise. Je me positionne sur l'aileron de la passerelle pour ne rien perdre de l'appareillage. Dans la passerelle, on s'agite, le pilote vient d'arriver, les consignes s'échangent brièvement dans les talkies walkies. Au huitième niveau au-dessus du pont, je domine toute la situation. La vue est imprenable.
16 h 15, le bateau, servi par un petit remorqueur, se déhale lentement du quai… Le début de nouvelles aventures.
En avant, lente. Les jetées extérieures sont franchies. Le cargo suit un long chenal quasi rectiligne, dragué entre les nombreux bancs de sable et de vase qui encombrent la Manche entre le Pas de Calais et la Belgique. Nous croisons plusieurs bateaux ou ferries dans ce chenal. Sur la passerelle, l'attention est palpable. Le capitaine, le pilote, le lieutenant, ont les yeux rivés sur les cartes électroniques, écrans radars, compas et jumelles. Pas d'autres bruits que les ordres de barre donnés au timonier qui les répète consciencieusement.
17 h 15, le pilote débarque au bout du chenal. La nuit tombe doucement. Le bateau vire à droite pour traverser au plus court le trafic montant des cargos. Face à nous, les lumières vacillantes de la Perfide Albion. Je pense que le capitaine a choisi le bon créneau pour traverser le rail, nous n'avons pas été trop gênés par la circulation d'autres navires. A la barre, l'attention persiste. Il est vrai que nous naviguons à ce moment dans une zone particulièrement fréquentée et dangereuse. Ensuite cap au sud-ouest pour nous incruster dans le rail descendant longeant les côtes anglaises et derrière nous, les feux de mâts blancs des autres bateaux qui nous suivent.
23 h 00, nous nous sommes bien rapprochés de la côte française. Je reconnais l'éclat blanc 25 secondes du phare d'Antifer au sud de Fécamp, puis le phare de la Hève près du Havre. La visibilité doit donc être bonne. Le bateau est en avance sur l'horaire estimé et je comprends que mon sixième sens marin s'est émoussé… A 01 h 45 par le hublot de la cabine, je me rends compte que nous sommes déjà bien au-delà du travers du Havre. Nous sommes même engagés dans le chenal de la Seine. Au loin, je repère le profil caractéristique des accès au pont et le pont de Normandie lui-même, puis les feux scintillants des hauts pylônes.
Vu l'heure, nous serons à Rouen pour 07 h00. Donc réveil à 06 h30 pour assister à l'accostage. Il fait encore nuit pour les derniers milles de cette navigation. Il fait bien froid sur l'aileron extérieur de la passerelle. Quelques gouttes commencent à tomber… Rouen, bien sûr !
Sans remorqueur, le capitaine et le pilote font une manœuvre de haute école pour faire demi-tour dans la zone d'évitage plutôt étriquée, avant de prendre le quai tout en douceur. Une belle leçon de navigation.
Quelques instants plus tard, les portiques se mettent en route. Les dockers rouennais déchargent les conteneurs que leurs collègues dunkerquois avaient eus bien du mal à installer…
ROUEN, LE RETOUR Mercredi 21 Novembre 2012
Une longue escale est prévue à Rouen. Quand on dit Rouen, c'est relatif. Les bateaux au cœur de la ville, j'ai un peu connu ça lorsque j'étais gamin. Cette situation est révolue depuis bien longtemps. Petit à petit le port s'est déplacé vers l'aval de la Seine, à cause de la longueur et du tirant d'eau des navires qui ont augmenté, à cause des aires de manutentions et de stockage trop exigües, des accès, de la pollution, etc…
Notre quai d'escale se situe à une bonne douzaine de kilomètres au sud, sur la rive gauche de la Seine, à la limite de Grand-Couronne et Moulineaux, autrement dit, au diable-vauvert ! D'un côté, un décor industriel de portiques, de silos, de cheminées. Sur l'autre rive de la Seine, un paysage bucolique de prairies, de haies de peupliers, de jolis manoirs et de forêt en arrière-plan. Du haut du bateau, je n'avais jamais vu cette boucle de la Seine de cette façon. Une autre vision à 30 mètres de hauteur.
L'autre passager débarque ce matin au terme d'un séjour à Marie Galante. Nous partageons le même taxi jusqu'à la gare de Rouen.
Ce matin, j'avais bien repéré la façon dont le taxi était sorti de l'enceinte portuaire afin de retrouver mon chemin au retour. Mais ce qui est valable le jour ne l'est plus la nuit. Le vigile auquel je me présente ce soir, m'explique que je ne suis pas au bon poste de garde, qui dépend d'une société de manutention différente de celle qui opère le Fort Sainte-Marie. Je pense qu'il a un peu exagéré ; ce matin, je n'ai pas vu de séparation physique entre les deux aires de stockage.
Nouveau contrôle, présentation du badge et vérification laborieuse de la liste d'équipage du bateau par le vigile. Ca ne rigole pas !
LA ROUTE DU CIDRE Jeudi 22 Novembre 2012
Les manutentions semblaient terminées dès hier soir, donc nuit calme à bord et réveil tranquille ce matin. De nouveaux passagers sont arrivés hier : une dizaine de chevaux de selle à destination d'éleveurs antillais et douze vachettes camarguaises pour un challenge style "Intervilles" en Guadeloupe… Ces animaux sont installés dans des containeurs adaptés en pontée au milieu du bateau. Cela doit nécessiter un soin particulier quant à la gestion du fourrage, de l'eau et de l'entretien des litières. Quant à ce que renferment les autres conteneurs, mystère.
Malgré la saison, le soleil brille largement depuis le milieu de la matinée. L'appareillage est prévu à 11 h 30 et l'arrivée en rade du Havre vers 18 h 00. La descente de la Seine va donc se faire de jour, et qui plus est, sous le soleil…
Et je vais vivre cette descente comme jamais je n'aurais osé l'imaginer, servi par une météo de rêve et qui va largement compenser la déception de la remontée de nuit où je n'avais rien vu.
Commence alors une navigation paisible à travers la Normandie, au fil du fleuve, en longeant une succession de villages connus, maintes fois visités ou traversés : La Bouille, Duclair, Caudebec ou Villequier.
En arrière-plan, à mi-hauteur les pierres blanches de l'abbaye de Saint-Martin de Boscherville contrastent avec le fond boisé. Plus tard, ce sont les ruines de l'abbaye de Jumièges, qui dominent les toits d'ardoise du village.
De l'aileron de la passerelle, le paysage prend une étendue et un relief que je n'imaginais pas, me donnant une autre vision de sites pourtant familiers.
La vue est magnifique, je navigue en pleine campagne en surplombant de vertes prairies, de petits vergers, en dominant la cime des peupliers ou des chênes qui ont pris leur couleur d'automne ou en longeant les falaises calcaires couvertes de bois sombres. Trop beau !
Après Caudebec-en-Caux, le lit de la Seine commence à s'élargir, laissant place aux grandes zones humides du Marais Vernier d'un bord, et au complexe pétrochimique de N. D. de Gravenchon de l'autre. La transition est rude !
Dans le soleil qui descend, la silhouette du pont de Tancarville se détache dans le contre-jour. Nous arrivons dans l'estuaire, bordé de marais, de petits étangs, de roselières, le royaume des oiseaux sauvages. La lumière décline rapidement. Il est 17 h 00, lorsque nous passons sous le pont de Normandie. Sur la gauche, Honfleur, puis au milieu, le grand large, et au loin sur la droite, les silhouettes des portiques de Port 2000 au Havre et un arrière-plan hérissé de cheminées.
Arrivés dans la rade du Havre, le vent fraîchit, la température aussi. 18 h 00, changement de pilote, puis demi-tour pour s'engager dans le long chenal d'accès au port. Après m'être un peu reposé, je reprends mon quart sur l'aileron de la passerelle. Il fait nuit noire, il fait froid. Les lumières de l'agglomération havraise barrent tout l'horizon.
Cela fait une éternité que je n'ai plus navigué dans ces eaux et pourtant, malgré l'obscurité, tout le paysage nautique se remet instantanément en place dans ma tête comme si j'y étais venu la veille au soir. Le phare de la Hève, les feux d'alignement, les bouées du chenal, tout est toujours là. La seule chose qui me surprenne, c'est la vitesse à laquelle nous arrivons aux jetées de l'avant-port.
Un remorqueur nous attend. Plus lentement, nous traversons une bonne partie du port, le bassin aux Pétroles et ses alignements de réservoirs, les masses sombres des tankers, ou et des minéraliers approvisionnant l'énorme centrale EDF que je n'avais jamais vue sous cet angle. Une ambiance d'ombres menaçantes, de projecteurs éblouissants à travers lesquels il faut deviner sa route. L'atmosphère portuaire nocturne dans toute sa splendeur !
Le bateau évite à l'extrémité du bassin René Coty. Le pilote donne ses ordres précis pour l'accostage au quai des Amériques. A 19 h15, les amarres sont raidies et les portiques vont pouvoir renter en action.
LE HAVRE Vendredi 23 Novembre 2012
Réveil avant l'aube. Il pleut sur Le Havre ce matin. L'asphalte des quais, les files de conteneurs luisent sous la lumière orangée des projecteurs. La manutention commencée hier soir a duré toute la nuit. Les portiques déposent les boîtes sur le quai, un "cavalier" enjambe et soulève le conteneur pour le transporter vers son lieu de stockage, et ainsi de suite… des dizaines de fois de suite. L'ambiance sonore est à l'avenant, un savant mélange de chocs métalliques, de couinements des treuils électriques des portiques, des ronflements moteurs thermiques des cavaliers qui s'entrecroisent, des sirènes et avertisseurs de toutes ces machines. Vu de la passerelle du bateau c'est déjà impressionnant, mais vu du quai, les dimensions et les masses de ces engins font vraiment peur.
08 h 20, je prends le taxi-navette que la compagnie met à la disposition de l'équipage et des passagers vers le centre ville. Les horaires n'obéissent pas forcément aux souhaits du touriste conventionnel, mais c'est le seul moyen pour sortir du port tant les contraintes de sûreté sont strictes et tatillonnes. Le taxi me dépose en début de matinée à l'hôtel "Les Gens de Mer" qui est le point de ralliement de tous les marins en escale ou en transit au Havre.
Je me sers un second petit-déjeuner et profite du spot Wi-Fi de l'hôtel pour me connecter à Internet avant de passer un petit moment avec la branche havraise de la famille.
15 h 00, coup de téléphone d'un lieutenant du Fort Sainte-Marie m'annonçant l'appareillage pour 17 h 00. Plus de temps à perdre. Appel au taxi qui passera me prendre à 15 h 30 aux Gens de Mer, pour me ramener à bord. Quelle organisation !
LE HAVRE - SAINT-NAZAIRE Vendredi 23 Novembre 2012 (suite)
17 h 00 précises, le Fort Sainte-Marie décoste lentement sans remorqueur, à l'aide de ses propulseurs d'étrave et de poupe. Le jour décline rapidement.
17 h 30, il fait presque nuit alors que les jetées du Havre sont rapidement franchies. Le commandant a encore besoin de moi pour la sortie du port… Je reste donc à la passerelle ou sur l'un des ailerons à observer la manœuvre ou écouter les échanges avec le timonier, le pilote ou la capitainerie. Les ordres, informations, commentaires sont toujours brefs et précis.
Le bateau quitte rapidement le chenal et navigue maintenant en baie de Seine. Le temps est calme et clair ; on voit facilement le trait de côte : au-delà du cap d'Antifer vers le Nord et tout le Calvados vers le Sud. Malgré la nuit, le paysage évolue rapidement. Autre surprise du fait de la hauteur, je vois en même temps le phare de la pointe de Ver près d'Arromanches, le phare de la Hève au Havre et celui d'Antifer ; ce qui est impossible à observer au ras de l'eau depuis le pont d'un voilier. Et quelques temps plus tard, en plus des trois phares précédents, je pourrai même deviner le faisceau lumineux du phare de Gatteville à la pointe de Barfleur et un autre sur la côte anglaise, sans doute Sainte-Catherine sur l'île de Wight. Incroyable !
Ca y est, j'ai pris le rythme ! Me voilà de quart à observer, le trafic, les feux… Les vieux souvenirs vécus dans ces lieux connus refont vite surface… Je reste ainsi jusqu'à 19 h 00, confortablement assis à gauche de la passerelle sur une chaise haute, dominant la pontée de conteneurs. A droite, c'est le poste de commandement et j'attends que l'ambiance se calme pour m'y aventurer plus longuement.
21 h 30, je remonte de nouveau sur mon perchoir. La salle est complètement obscure et il me faut du temps pour m'habituer au noir complet. Je ne suis pas venu à cette heure par hasard. Sur la gauche, je devine les lueurs caractéristiques des premiers navires qui remontent la Manche et dont nous devons croiser la route.
Le lieutenant roumain de quart m'aperçoit : "Alors, Monsieur, vous êtes venu observer le trafic ?". Ma présence à cette heure inhabituelle l'a peut-être intrigué ? Il commence alors à m'expliquer sommairement l'identification sur les radars des bateaux que nous apercevons.
C'est beau, la technologie ! Je passe les détails, mais les radars et les cartes électroniques délivrent une foule d'informations sur les autres bateaux, leur route, leur vitesse, leur éloignement, les routes de collision, etc, quelle que soit la visibilité. Toute cette technologie permet l'anticipation des évènements et facilite la prise de décision au bon moment, en toute sécurité sans se fatiguer les yeux à scruter, ce qui n'empêche pas le lieutenant et le timonier d'assurer une veille attentive.
Je découvre tout cela. Mon guide m'explique qu'un radar n'est pas plus compliqué à piloter qu'une console de jeux électroniques, et qu'un enfant pourrait y arriver. Personnellement en matière de jeux, j'en suis encore au niveau du Solitaire… La traversée de l'Atlantique va être trop courte pour que je sache tout de ces instruments !
Nous avons donc croisé six bateaux à peu de distance, adapté la route aux circonstances et vu leurs feux de route s'éloigner derrière nous avec soulagement. Il faut maintenant s'insérer dans le trafic descendant, ce qui est moins stressant car nous allons dans le même sens que les autres cargos.
Nous sommes maintenant au milieu de la Manche. La mer parait toujours aussi calme, la visibilité est excellente et on voit quelques lumières sur la côte anglaise. Pas sûr que cela dure bien longtemps.
23 h 00, le commandant donne au lieutenant et au timonier les consignes pour la nuit, et je ne tarde pas à terminer mon quart.
Samedi 24 Novembre 2012
A 07 h 00, le Fort Sainte-Marie navigue dans le nord-ouest de l'île d'Ouessant. Ce matin, le temps est complètement bouché : pluie, vent de sud, mer agitée, visi réduite. Nous allons contourner la pointe de Bretagne par un vrai temps… de Breton ! Depuis minuit, le baromètre a entamé une dégringolade vertigineuse qui n'augure rien de bon. Les avis de diffusion de BMS (Bulletin Météo Spécial) par le CROSS Corsen n'émeuvent pas l'équipage pour qui le fret passe avant le confort.
Bien au large, nous allons virer Ouessant, la Chaussée de Sein, la pointe de Penmarch, les Glénans dont on ne verra rien. Les affaires vont se corser en fin d'après-midi, où graduellement on voit la mer enfler, le vent siffler dans les superstructures, et le bateau prendre un peu plus de gîte. Le coup de vent arrive, 8 à 9 Beaufort semble-t-il, avec son cortège de vagues en rangs serrés qui se désagrègent dans les rafales. Dans une éclaircie fugace, le soleil couchant arrive à percer sous la couche de nuages en éclairant la crête des vagues en contre-jour.
De la passerelle, très en hauteur, il m'est bien difficile d'apprécier la réalité des choses. Le bateau passe bien et reste relativement confortable.
Le vent forcit encore à l'entrée du chenal de la Loire que le bateau remonte vent et mer de l'arrière en roulant bord sur bord. Le pilote gravit l'échelle dans des conditions vraiment acrobatiques et guide le Fort Sainte-Marie vers le quai de Montoir, en amont du pont de Saint-Nazaire.
Deux remorqueurs servent le bateau pour qu'il puisse faire demi-tour avant d'arriver à quai. Avec le vent qui monte encore, la manœuvre est risquée et va se faire mètre après mètre. Le pilote et le commandant ont à gérer la barre, la machine, les remorqueurs, les postes de manœuvre. Tout cela se fait dans une succession d'ordres rapides et précis, mais avec maîtrise et calme. Encore une belle leçon de navigation !
21 H 45, le bateau accoste en douceur au grand soulagement de tout le staff qui était quelque peu tendu.
SAINT-NAZAIRE Dimanche 25 Novembre 2012
Normalement, l'escale de Saint-Nazaire ne dure que quelques heures. Mais le vent et les rafales étaient si violents hier soir que le déchargement des conteneurs n'a pas pu commencer immédiatement. La manutention n'a repris qu'à 02 h 00 cette nuit, et s'est vite arrêtée. Les portiques se sont déplacés vers le CMA CGM Fort Saint-Georges (revenant des Antilles), dont le débarquement des conteneurs de bananes est prioritaire sur le nôtre. En début de matinée, on ignore encore l'heure de note appareillage, mais en tous cas, pas avant 14 h 00.
Ce contretemps me permet de filer en ville à la recherche d'un spot Wi-Fi pour que je puisse me connecter à Internet. Le taxi me dépose à l'hôtel Holiday Inn.
Je suis ainsi attablé devant un expresso face au mur de béton gris de l'ancienne base sous-marine allemande. Une solide construction kolossale comme savaient le faire les architectes spécialisés de l'époque… Ca barre tout l'horizon. La toiture de cet abri a été récemment aménagée en lieu de promenade, un belvédère surplombe le bassin à flot. A l'opposé de ce bassin, on voit encore une écluse fortifiée (toujours dans le style de l'époque), qui permettait aux sous-marins de gagner la pleine mer à l'abri des regards indiscrets.
Ne voulant pas rater l'embarquement, je ne m'attarde pas trop, faisant juste un bref crochet vers la plage située au bout de la rue principale de la ville, avant de reprendre le taxi qui me ramène à bord en fin de matinée. Encore sur le quai, le second capitaine m'informe que le départ n'aura pas lieu avant demain 14 h 00. Grrrr !!! J'aurais pu prendre plus de temps à terre !
Aujourd'hui dimanche, l'ordinaire est amélioré : viennoiserie au petit-déjeuner, pâté de poisson et tranche de saumon, magret de canard, pommes dauphines, tartelette aux fruits pour le déjeuner, melon et jambon de Bayonne, filet de Saint-Pierre, purée, fruits pour le dîner ; le cuistot s'est surpassé.
Comme il n'y a pas de manutention le dimanche après-midi, le rythme à bord est bien calme. Le lieutenant chargé de la sécurité en profite pour expliquer aux passagers la procédure d'abandon du navire en cas d'avarie grave. Il nous fait également la démonstration de la mise en œuvre de la combinaison de survie qui se trouve dans chaque cabine. Pour le cas où…
Il y a eu beaucoup de changement de personnel aux escales du Havre et de Saint-Nazaire. Il faut se familiariser avec de nouvelles têtes et mémoriser de nouveau le rôle de chacun. En dehors du second capitaine et de mon ami le lieutenant roumain, je ne reconnais plus personne. Nouveau commandant, nouveau chef-mécanicien, nouveaux lieutenants français, nouveau cuisinier, etc…
Même côté passagers, il y a eu du mouvement. Au complet depuis hier soir, nous sommes cinq passagers/ères à faire la grande traversée. La dame qui s'occupe des chevaux et vachettes vient du Limousin, elle a embarqué à Rouen et ne fait pas qu'un voyage d'agrément. Deux amis qui résident à Grenoble sont montés au Havre. Une passagère belge est arrivée hier à Saint-Nazaire. Embarqué à Dunkerque, je suis le vétéran du bord, dans tous les sens du terme.
Il y a également avec nous trois techniciens motoristes d'une entreprise extérieure qui œuvrent à l'entretien périodique et obligatoire d'un des quatre groupes électrogènes alimentant les reefers (conteneurs réfrigérés). Ils travaillent toute la journée à fond de cale dans le bruit des autres machines. On ne les voit jamais, sauf au dîner. Ils reprendront l'avion vers un autre bateau dès l'arrivée en Guadeloupe sans avoir jamais vu le grand large.
2ème partie : Transat de Saint-Nazaire à Fort de France : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5848366;#5848366
Croisière MSC Fantasia du 5 mai, excursions English translation pending
Bonjour
Je réalise une croisiere a bord du MSC Fantasia en famille départ de venise le 5 mai
Nous visiterons Bari (5h), Katakolon(6h), Le Piré(9h), Santorin(10h), Corfou (6h) et Dubrovnik(6h)
Nous ne voulons pas prendre les exurscions du bateau trop chères.
J'aimerais connaitre toutes les astuces, Bus, taxi, train pour visiter au mieux ces villes.
Merci de votre réponse
Partage d'expérience en Martinique English translation pending
Bonjour @ tous,
Juste un petit message pour vous faire partager le blog que l'on a fait suite à notre voyage en Martinique : http://stefcelmadinina.uniterre.com/
Cela peut en aider certains à préparer le leur, ce qui est un des buts du forum !
En tous cas, allez-y les yeux fermés ! Paysages magnifiques, Martiniquais très accueillants et en plus on boit et mange bien !
Que du bonheur !
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Que du bonheur !
Guadeloupe et Martinique pour un couple d'une soixantaine d'année English translation pending
Nous partons en couple d'une soixantaine d'année, pas très sportif aux Antilles. Guadelooupe et Martinique , pendant une semaine sur chaque ile. Que peux t'on faire (activités) dans la mesure ou on aime bien aller à la rencontre des gens, qu'on adore la nature, en forme mais pas très sportif, a savoir qu'on peux faire des ballades de 3, 4 ou 5h maxi (pas tous les jours) mais pas de trekking. Y a t'il une facon de voir ces iles en dehors des sentiers battus?
Merci pour les idées
Randonnée en Bretagne English translation pending
Bonjour,
Mon mari souhaitait visiter la Bretagne intérieure. j'étais septique sur la destination: y'a t il de beaux sites à visiter? qu'allons nous faire là bas? ...
Et bien, j'ai adoré...
Nous avons notamment visité la forêt de Brocéliande, où vit Merlin l'enchanteur et le Roi Arthur. Nous avons été guidé par une conteuse qui nous a fait découvrir les légendes de Merlin et du Roi Arthur. (Vraiment génial) En plus, le prix n'était pas excessif (moins de 10€ la journée de rando).
Nous avons fait également la visite d'un parc d'hortensias (le plus grand parc européen d'hortensias).
Quelques conseils pour cette rando:
Office de Tourisme de tréhorenteuc ou ploermel
hébergement très agréable et bien placé: www.hotelroiarthur.com
Bonne rando
Mon mari souhaitait visiter la Bretagne intérieure. j'étais septique sur la destination: y'a t il de beaux sites à visiter? qu'allons nous faire là bas? ...
Et bien, j'ai adoré...
Nous avons notamment visité la forêt de Brocéliande, où vit Merlin l'enchanteur et le Roi Arthur. Nous avons été guidé par une conteuse qui nous a fait découvrir les légendes de Merlin et du Roi Arthur. (Vraiment génial) En plus, le prix n'était pas excessif (moins de 10€ la journée de rando).
Nous avons fait également la visite d'un parc d'hortensias (le plus grand parc européen d'hortensias).
Quelques conseils pour cette rando:
Office de Tourisme de tréhorenteuc ou ploermel
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Bonne rando
Hôtel pour les chutes du Niagara (avec enfants)? English translation pending
Je suis en train de chercher un hôtel à Niagara Falls (côté canadien, suite aux conseils trouvé sur le forum) et j'essaie de concilier prix et éloignement des chutes. En gros, je voudrais garer ma voiture de location à l'hôtel et visiter à pieds. D'après les plans vus sur le net, j'ai l'impression que la limite à pieds se situe au niveau de l'hydro canal. Est-ce bien le cas ? Le parking des chutes est payable à la journée. Peut-on se garer, repartir et revenir avec le même ticket de parking (le soir) ? J'ai vu quelque part sur le web que les parking étaient gratuits en avril. Est-ce vrai ? Si c'est le cas, autant réserver un peu plus loin...
Qui connaît le Mahanakorn Floating Market? (Bangkok) English translation pending
Bonjour,
en cherchant des animations pres de l'aeroport je suis tomber sur un site qui parle sommairement de ce marché "Mahanakorn Floating Market " appelé aussi "Suvarnabhumi Floating Market" ? est ce que quelqu'un le conait et pourrait m'en dire plus ? à défaut en connaissez-vous d'autres dans le secteur aeroport ?
en cherchant des animations pres de l'aeroport je suis tomber sur un site qui parle sommairement de ce marché "Mahanakorn Floating Market " appelé aussi "Suvarnabhumi Floating Market" ? est ce que quelqu'un le conait et pourrait m'en dire plus ? à défaut en connaissez-vous d'autres dans le secteur aeroport ?
Où faire du jet ski à Miami Beach? English translation pending
Bonjour je parts en août 2013 avec mon compagnon pour miami beach, je souhaiterai faire du jet ski,
- ou en faire ? Adresses et bon plan ? - budget ? - durée ?
Merci j attends vos réponses !
Floverry
- ou en faire ? Adresses et bon plan ? - budget ? - durée ?
Merci j attends vos réponses !
Floverry
Deux jours à Venise: visites? English translation pending
Bonjour,
Avec mon épouse, nous allons faire un périple en Europe à partir du 21 mai 2013 jusqu'au 20 juin 2013. j'habite à Perpignan (66), je démarre par Venise sur 2 jours, que faut il visiter à tout prix sur 2 jours dans la cité lacustre ?
merci pour vos réponses.
merci pour vos réponses.
Périple Orléans - Paris à vélo English translation pending
Bonjour
Avant mon grand voyage du mois de juin , je voudrais partir sur Paris chez ma fille . Partant de prés de l’île d'Oléron je vais rattrapé la Loire ( via Thouars ) a Saumur et la suivre jusqu’à Orléans ensuite je ne sais pas quel serais la route la plus agréable pour rejoindre la région Parisienne . Je suis sur que vous avez plein de bonnes surjections a me faire partagés !!! , alors j'attend avec impatience et vous remercie d'avance 😛
Krinette
Avant mon grand voyage du mois de juin , je voudrais partir sur Paris chez ma fille . Partant de prés de l’île d'Oléron je vais rattrapé la Loire ( via Thouars ) a Saumur et la suivre jusqu’à Orléans ensuite je ne sais pas quel serais la route la plus agréable pour rejoindre la région Parisienne . Je suis sur que vous avez plein de bonnes surjections a me faire partagés !!! , alors j'attend avec impatience et vous remercie d'avance 😛
Krinette
Que faire de trois jours à Bangkok? English translation pending
Bonjour! Je serai a BKK pour 3 jours. Lors de mes voyages précédents, j'ai fait le tour, Chatuchak, temples, chinatown zoo etc...J'aimerais bien passer du temps dans un quartier populaire, 'flaner avec les thais, manger sur la rue ... quel coin me suggérez vous...vous qui vivez a BKK.
MERCI
Faire intégralement la Carretera Austral à vélo? (Chili) English translation pending
bonjour
est-il possible de faire intégralement en vélo la carretera australe au chili de villa o'higgins à puerto montt sans prendre un seul bateau??
merci d'avance
stéphanie
Trois semaines à Madagascar en mars English translation pending
Bonjour,
J'envisage de partir avec mon sac à dos à madagascar pendant 3 semaines au mois de Mars.
Quelqu'un pourrait-il me donner des infos sur ce pays, les endroits à voir et à eviter...
Si vous connaissez, vos impressions, etc...
merci d avance
olivier
Où faire de la marche en terrain plat? (France) English translation pending
Bonjour,
Connaissez-vous un coin sympa en France (le long de la mer de préférence, mais pas exclusif) où nous pourrions faire quelques journées de marche mais en terrain facile (peu de montées)?Mille mercis .
Bus ou métro aéroport de Venise (Marco Polo) - centre-ville? English translation pending
Salut à tous,
Est-ce que un (ou une) participant (e) sait, et a eu l'occasion de faire le trajet Aéroport/centre ville en bus ou en métro à Venise ?
Si oui, facile à trouver et quel délai de trajet ? Merci ! J.
Est-ce que un (ou une) participant (e) sait, et a eu l'occasion de faire le trajet Aéroport/centre ville en bus ou en métro à Venise ?
Si oui, facile à trouver et quel délai de trajet ? Merci ! J.
Voyage à vélo au Danemark en emmenant son chien? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à trois vélos cet été au Danemark. J'ai une chienne de 20kg et je me pose la question de savoir si je peux l'emmener. Elle est très calme et voyage en voiture sans problème. Je pense me procurer une remorque pour elle. Est-ce que quelqu'un l'a déjà fait? Je suppose qu'avec les voies de vélo en Belgique, Hollande elle pourra courir près de nous e temps en temps.
Merci de vos avis.
Catherine
PS si quelqu'un passe par Redon, Bretagne, j'offre le gîte.
Receiving French TV channels from Cambodia?
hi everyone. in the next few days I’m moving to live in Cambodia and I’d like to know if we can get French channels from there with a satellite dish or a cable subscription—is it possible or should I forget about it? thanks for your replies! :)
Idée de visites sur Ottawa English translation pending
Bonjour a vous tous,
D'ici 3 semaines nous partons mon conjoint , ma fille de 4 ans et moi meme direction le quebec pour 15 jours, je plannifie et je regarde un peu les visites a faire et il n'etait pas prévu d'aller sur Ottawa mais au final je me dis qu'il est peut etre un peu bête de ne pas aller y faire un tour.
Nous avons louer sur Montréal, et je souhaiterais me rendre juste une journée sur Ottawa avec la voiture.
Pouvez vous me donner l'essentiel a voir le temps d'une journée. Certes je pense qu'il sera trop juste pour faire plusieurs musées mais des idées de visites rapides ou des coins a aller voir en voiture pour passer devant des beaux monuments.
Je compte arriver de bonne heure et repartir meme tard s'il faut pour faire quand meme le tour.
Merci d'avance
Parking pour le Super Bowl, Nouvelle-Orléans? English translation pending
Bonjour,
J'ai la chance de pouvoir aller dans 10 jours au Super Bowl à la Nouvelle Orléans. Je connais déjà un peu cette ville, mais si quelqu'un pouvait me donner 2-3 infos ce serait sympa.
En fait une de mes préocupations est le parking, mon hôtel n'est pas downtown, les parkings officiels sont dans les 120$ par jour...
Je pensais donc me parquer dans un parking lot genre devant un home depot ou autre et sauter dans le street car.
J'ai vu une possibilité sur Canal st et Carrolltown, savez-vous si cet endroit n'est pas trop dangereux? J'ai tjrs pensé que canal au nord de rempart était un peu limite...
Merci pour vos réponses
Merci pour vos réponses
Ferry et camping-car entre le Panama et la Colombie English translation pending
bonjour
nous recherchons des informations concernant le futur ferry qui devrai effectuer la jonction entre le panama et la colombie.
sommes prenneur de toutes info sur sa mise en route.
merci à tus
les 5m
Quartier français à New York? English translation pending
bonjour
à new york ville cosmopolite par exellence existe t'il un quartier francais
Premières vacances à vélo en famille: où et comment? (France) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille belge avec 2 enfants de 13 et 11 ans. De retour d'un voyage de quelques mois au bout du monde, nous changeons notre fusil d'épaule et aimerions à présent goûter au vélo pendant les vacances (aout 2013). Le problème est que, si nous aimons l'aventure, nous ne sommes en revanche pas très sportifs (voire pas du tout🤪...).
Ma 1ère question porte donc sur la destination. Nous partons 3 semaines au total, mais pour un début, nous ne ferons pas nécessairement du vélo tous les jours. Nous cherchons une région à la fois jolie et relativement plate pour des étapes faciles. J'ai lu dans d'autres posts des suggestions pour la Bourgogne, la Loire, le canal du Midi et j'ai déjà noté quelques adresses de sites internet, mais si vous avez des conseils sur ces régions ou d'autres, je suis preneuse... Une région qui m'attire également est la côte atlantique en-dessous de la Bretagne, mais je ne sais pas si c'est jouable et intéressant en vélo...
2ème question : comment ?... Voyager en itinérant suppose, j'imagine, une remorque pour transporter tente, bagages... et pour des novices comme nous, ce n'est peut-être pas l'idéal. Une solution serait peut-être de rayonner quelques jours à partir d'un endroit (boucles de 25-40 km à chaque fois), puis de changer d'endroit..., mais est-ce que c'est envisageable, y a t'il une région qui s'y prête mieux, ... ? J'aimerais avoir l'expérience de familles qui ont été dans le même cas que nous...
Voilà, j'attends vos conseils avec impatience...
Claire
Nous sommes une famille belge avec 2 enfants de 13 et 11 ans. De retour d'un voyage de quelques mois au bout du monde, nous changeons notre fusil d'épaule et aimerions à présent goûter au vélo pendant les vacances (aout 2013). Le problème est que, si nous aimons l'aventure, nous ne sommes en revanche pas très sportifs (voire pas du tout🤪...).
Ma 1ère question porte donc sur la destination. Nous partons 3 semaines au total, mais pour un début, nous ne ferons pas nécessairement du vélo tous les jours. Nous cherchons une région à la fois jolie et relativement plate pour des étapes faciles. J'ai lu dans d'autres posts des suggestions pour la Bourgogne, la Loire, le canal du Midi et j'ai déjà noté quelques adresses de sites internet, mais si vous avez des conseils sur ces régions ou d'autres, je suis preneuse... Une région qui m'attire également est la côte atlantique en-dessous de la Bretagne, mais je ne sais pas si c'est jouable et intéressant en vélo...
2ème question : comment ?... Voyager en itinérant suppose, j'imagine, une remorque pour transporter tente, bagages... et pour des novices comme nous, ce n'est peut-être pas l'idéal. Une solution serait peut-être de rayonner quelques jours à partir d'un endroit (boucles de 25-40 km à chaque fois), puis de changer d'endroit..., mais est-ce que c'est envisageable, y a t'il une région qui s'y prête mieux, ... ? J'aimerais avoir l'expérience de familles qui ont été dans le même cas que nous...
Voilà, j'attends vos conseils avec impatience...
Claire
Choix d'hôtel et excursions intéressantes au Panama? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous aimerions aller au Panama en février prochain et nous hésitons entre les hôtels suivants : The Westin Playa Bonita, Intercontinental Playa Bonita, le Sheraton Bijao Beach Resort et le Royal Decameron. Nous aimerions un hôtel abordable avec un rapport qualité/prix intéressant.
Ce que nous recherchons avant tout, ce sont la proximité des choses à faire, la propreté du site et des chambres (confortables), une plage intéressante (même si nous sommes conscients que ce n'est pas les plages de Cuba) et la nourriture.
Pour ce qui est des excursions et activités, nous aimerions connaître les incontournables à faire durant notre séjour.
Si vous avez des suggestions ou des commentaires sur cette destination, ils sont les bienvenus. 🙂
Merci et bonne journée!
Nous aimerions aller au Panama en février prochain et nous hésitons entre les hôtels suivants : The Westin Playa Bonita, Intercontinental Playa Bonita, le Sheraton Bijao Beach Resort et le Royal Decameron. Nous aimerions un hôtel abordable avec un rapport qualité/prix intéressant.
Ce que nous recherchons avant tout, ce sont la proximité des choses à faire, la propreté du site et des chambres (confortables), une plage intéressante (même si nous sommes conscients que ce n'est pas les plages de Cuba) et la nourriture.
Pour ce qui est des excursions et activités, nous aimerions connaître les incontournables à faire durant notre séjour.
Si vous avez des suggestions ou des commentaires sur cette destination, ils sont les bienvenus. 🙂
Merci et bonne journée!
Nationale 7 - Madagascar - English translation pending
Pendant ces trois semaines de voyage, il y a eu des moments en soirée où il n’y avait que peu de choses à faire. N’arrivant pas à lire à la lueur des bougies, j’ai commencé à tenir un journal que j’ai ensuite poursuivi jusqu’à notre arrivée à Mayotte. Comme il est assez long, je l’ai divisé en six parties, chacune, sauf la dernière, correspondant à une des ethnies que nous avons croisées.
C’est ce que j’écrivais en 2006. Ce premier voyage a été suivi par deux autres, qui nous ont amenés de l’océan Indien au canal du Mozambique, en passant par les Terres Hautes. Ils sont également divisés en trois parties, Betsimaraka, les Terres du Milieu et Belo.
Tout est là : http://agatzeblues.fr/spip.php?rubrique10
Tout est là : http://agatzeblues.fr/spip.php?rubrique10
Panama: chambre sur le terrain de golf? English translation pending
Je veux partir au mois de février, mon conjoint adore jouer au golf, on a décidé de prendre une chambre sur le golf, j'aimerais savoir si on se trouve très loin de la plage, et si on a un voiturette pour se rendre au resto et a la plage, moi je ne joue pas au golf, mais ca serait intéressant pour lui. Mais si je suis trop loin, j'ai bien peur de trouver ca plate.
Merci
Merci
De Paris à l'Eurovélo 6, Eurovélo 3 praticable? English translation pending
Bonjour à tous.
Me lançant dans un périple cyclotouristique au partance de... chez moi(!) Paris 13e), j'aurais voulu savoir si la zone de l'Eurovélo 3 Paris-Orléans est praticable, sans quoi je serais obligée d'organiser mon itinéraire autrement pour rejoindre l'Eurovélo6...
Merci d'avance!
Hôtel New Siam Riverside ou Lamphu Tree House avec enfant de six ans à Bangkok? English translation pending
bonjour
pour 2 nuits à BKK, je cherche chambre pour 2 adultes + 1 enfant de 6 ans et j'hésite vraiment entre ces 2 hotels lequel me conseillez-vous ?
d'autre part je cherche un tres bon hotel pres de l'aeroport si vous avez des adresses je suis preneuse
merci pour vore aide
pour 2 nuits à BKK, je cherche chambre pour 2 adultes + 1 enfant de 6 ans et j'hésite vraiment entre ces 2 hotels lequel me conseillez-vous ?
d'autre part je cherche un tres bon hotel pres de l'aeroport si vous avez des adresses je suis preneuse
merci pour vore aide
Remerciements et bonne année! English translation pending
Chers membres du Forum,
Ayant profité de vos nombreux conseils pour notre voyage de 6 semaines cet automne, j'aimerais vous donner un tout petit résumé. Tout d'abord, nous avons fait un voyage magnifique qui restera gravé dans notre mémoire. Après 2 jours à Tana, nous sommes allés sur l'île aux Nattes, endroit paradisiaque. Seul regret, mi-septembre les baleines étaient déjà en train de partir. Nous les avons encore vues, mais seulement dans l'eau.
Après, descente de la côte est, canal des Pangalanes et 2 jours au Palmarium. J'avoue que c'est un truc pour touristes mais vraiment très, très bien. C'est l'occasion de voir beaucoup de différents lémuriens de près et quand même en liberté. Un indri-indri par exemple avec son bébé de quelques jours! Le transport pour aller au Palmarium est vraiment très cher mais aussi très joli. Après, nous sommes remontés vers Tana et nous avons visité les différents parcs plus ou moins sur le chemin. La forêt primaire Mantadia nous a spécialement plue et aussi les explications approfondies de notre guide Fidson. La visite du parc Mandriaka avec les caméléons, uroplattes, mille pattes etc. vaut la peine.
Plus tard, nous sommes descendus le Tsiribihina en pirogue et c'était une expérience unique que nous conseillons à tous. Les nuits en tentes sur les bancs de sables et les levés du soleil alors que l'on apercevait encore la lune, étaient merveilleux. Et puis les Tsingy - quelle merveille! Nous avons choisi le parcours le plus longs et nous l'avons pas regretté. Epoustouflant! Ensuite retour sur la RN 7 et trajet d'Antsirabé à Ambositra. 3 jours chez les Zafimaniry. Ces jours ne nous ont pas seulement enchantés et je ne sais pas si je le referais. Tout d'abord, nous avons assisté d'encore plus près à la déforestation. Tout était en feu et jusqu'au sommets.
Drôle de raisons: pour des pâturages ou pour la plantation du riz, la haut?. - Tristesse de voir le pays dans cet état et tous on l'air d'attendre de l'aide de l'extérieur et ne peuvent ou n'osent rien faire. Nous avons vu de belles écoles construites par une organisation française - vides - pas d'enseignants. Après la montée en quittant le village Sakaivo, nous avons cru ne pas bien voir - un 4x4. Ca y est - une route pour voitures. C'est ça quand est découvert par l'Unesco...
Suite, Fianarantsoa où le train était (depuis des semaines) en panne. Puis Ambalavao, Isalo, Tuléar, Ifaty. Magnifiques paysages! Beaucoup de contrôle de police, donc vraiment toujours avoir le passeport avec soi.
Nous avons voyagé avec chauffeur et les rares fois où nous sommes arrivés vers ou à la tombé de la nuit, il était très tendu. Rien ne nous est arrivé et nous n'avons eu aucun problème niveau sécurité. Mais des habitants malgaches nous ont raconté que voyager en taxi brousse était devenu vraiment dangereux. Ils nous ont raconté des évènements dont je ne veux pas faire étalage ici car ce n'est pas notre vécu.
Ce voyage nous a laissés avec des sentiments un peu contradictoires. Enchantements et tristesse. Où est l'espoir pour la population? Y en a-t-il dans l'avenir proche? Celui qui paye le plus, obtient le poste - comment donc motiver la jeunesse pour s'y mettre? La corruption, grande pauvreté partout. Une population qui n'a pas confiance en elle de pouvoir changer quelque chose. Où sont les perspectives, quelles sont les perspectives? Ce que j'écris ne sont que des impressions. Un peuple charmant et chaleureux - au bord du gouffre? Que deviendra Madagascar - et quand? Merci encore à tous de nous avoir aidés pour notre périple. Cela nous a permis de voir beaucoup en seulement 6 semaines, tout en respectant le mora mora. Un Français habitant Madagascar nous a dit que "mora mora" voulait au fait dire "attends, attends". Je vous souhaite à tous et à toutes une excellente nouvelle année. Maevita
Ce voyage nous a laissés avec des sentiments un peu contradictoires. Enchantements et tristesse. Où est l'espoir pour la population? Y en a-t-il dans l'avenir proche? Celui qui paye le plus, obtient le poste - comment donc motiver la jeunesse pour s'y mettre? La corruption, grande pauvreté partout. Une population qui n'a pas confiance en elle de pouvoir changer quelque chose. Où sont les perspectives, quelles sont les perspectives? Ce que j'écris ne sont que des impressions. Un peuple charmant et chaleureux - au bord du gouffre? Que deviendra Madagascar - et quand? Merci encore à tous de nous avoir aidés pour notre périple. Cela nous a permis de voir beaucoup en seulement 6 semaines, tout en respectant le mora mora. Un Français habitant Madagascar nous a dit que "mora mora" voulait au fait dire "attends, attends". Je vous souhaite à tous et à toutes une excellente nouvelle année. Maevita