Search VoyageForum
FR
Rando-rencontre en forêt de Fontainebleau dimanche 1er mai 2011 English translation pending
by Lahaut · 2011-03-30 · 82 replies
🙂 Chers Véfiste , chères véfistes.

Chaque mois vous vous rendez dans le 18 ème arrondissement pour regarder les excellentes diapositives 😉des randonneurs de Vf mais le seul problème 😐c'est que vous êtes assis durant 2 heures , sans la moindre activité physique , vous vous empiffrez de mauvaises calories , vous buvez de cocktails remplis de sucre et de plein de choses mauvaises pour votre corps ...... en résumé vous grossissez 🙁!!!

Mais heureusement Super-Lahaut🙂 intervient chaque année pour vous remettre en forme , pour vous dégourdir les pattes , pour vous faire reprendre de la vitalité de façon à ce que vous soyez en forme pour repartir en randonnée durant vos voyages l'été approchant .

Alors Super-Lahaut🙂 propose une rando-rencontre à tous les véfistes le dimanche 1 mai en forêt de Fontainebleau (Nouvel itinéraire par rapport aux années précédentes car Super-Lahaut🙂 aime changer un peu ses habitudes et Super Lahaut🙂 pense démarrer cette fois ci de Montigny sur Loing (Sud Fontainebleau) pour rejoindre la ville de Fontainebleau)

Ce sera alors un départ prévu vers les 9 heures du matin à la gare de Lyon (A confirmer quelques jours avant )pour rejoindre le point de départ aux alentours de 10 heures (environ 1 heure de train)pour effectuer une rando d'environ de 15,322kms à 22,568 kms !!(retour en fin d'après midi !)

Mais attention Super-Lahaut🙂 n'est pas Super-Super-Lahaut car Super-Lahaut🙂 aime prendre son temps et marche d'une allure normale pas comme certains sur ce site .....dont un certain S...n dont je tairai son pseudo !

Super-Lahaut🙂 aime aussi les bonnes choses à manger alors penser à ramener cacahuètes, saucissons et autres biscuits pour prendre l'apéro durant le pique nique du midi !!Super-Lahaut🙂 apportera une bouteille de rosé pour que chaque participant reprenne de l'énergie pour la suite de la journée !!

Rando Super-Lahaut🙂 , rando super apero !!😉

En cas de tempête ou de neige la rando-rencontre serait reportée !!🙁
Forfait intéressant pour aller en France de Montréal en juillet 2011? English translation pending
by Benoito · 2010-12-19 · 25 replies
Bonjour, je prévoit aller en France, de Montréal, en juillet 2011. Connaissez vous un forfait intéressant incluant l'avion, la location de voiture et peut-etre quelques nuitées a l'hotel? Pour un voyage de trois semaines, est-ce mieux d'atterrir a Paris ou dans une autre ville pour un circuit -paris, bretagne, loire, cote d'azur. Merci pour vos réponses.
Aller-retour France/Etats-Unis par mer avec un camping-car English translation pending
by Maesteroz · 2010-11-01 · 79 replies
bonjour nous avons l'intention de nous rendre en Nouvelle Angleterre et au Québec en septembre 2011 avec notre camping-car (7m50) ; est-il possible de faire la traversée aller-retour en cargo ? quelles compagnies acceptent passagers et camping-car ? nous pensons arriver d'abord à Halifax et repartir des USA (Boston ?) et rester sur place 3 à 4 mois. Merci pour les infos !
Événements sur San Francisco du 11 au 15 novembre? English translation pending
by Stefdrab · 2009-11-03 · 2 replies
bonjour! j'accompagne un ami personnel navigant pour 5 jours sur San Fransisco du 11 au 15 nov. Je n'ai jamais été làbas. Y'a t'il des evenements ou des lieux à ne pas louper? Et puis si vs avez des conseils pour gerer au mieux le decalage horaire, je suis preneur!
San Francisco: avec ou sans voiture? English translation pending
by 9a8iz · 2009-09-08 · 19 replies
Bonjour,

SF sera notre étape pendant 4 jours. Nous sommes une famille de 4, arriverons & repartirons par avion. Je ne connais pas cette ville et je me demande si (compte tenu du prix exhorbitant du stationnement et du bon réseau de transport en commun) 4 jours sont justes confortables pour visiter la ville elle même - donc sans voiture -ou si on peut ajouter des ballades à l'extérieur - donc location de véhicule - ?

Je suis également très intéressée par des conseils concernant des visites ou curiosités qui sortiraient du circuit "touristique" trop classique (tout genres confondus).

Merci à ceux qui connaissent et prendront le temps de me donner leur avis.
Retour de croisière aux Seychelles avec le Sea Pearl + séjour Mahé English translation pending
by OL78 · 2009-05-01 · 2 replies
Petit compte-rendu de 12 jours passés aux Seychelles mi-Avril 2009. Package vol + croisière + extension hôtel + transferts conçu avec Interiles. Croisière de 7 nuits sur le Sea Pearl de la compagnie Silhouette Cruises, un voilier hollandais de 35m. 8 petites cabines (4m2) avec lits et lavabo pouvant accueillir au maximum 16 personnes. A bord également 4 douches et 3 WC. Très joli décor en bois. Serviettes de toilette et de plage fournies. Ambiance très conviviale, nous avons eu la chance de n’être que 11 touristes, nous quatre avec la compagnie de 3 autres Français, 1 couple d’Allemands et 1 couple d’Autrichiens. Personnel de bord au nombre de 8, très jeunes et très sympas, originaires d’Afrique du Sud et des Seychelles. Le capitaine avait 23 ans. La communication se fait en Anglais. C’est une formule très agréable pour découvrir de nombreuses îles des Seychelles en alternant visites et plongées bouteille (pour ceux qui avaient retenu cette option) ou autres activités nautiques (canoë, snorkeling, ski nautique). Point négatif, le matériel palmes/masque/tuba est pas terrible et en nombre très insuffisant. Malheureusement, navigation exclusivement au moteur car absence de vent. Pas vraiment un temps extraordinaire avec environ 3 jours de pluie ! Il a fait chaud (30° à l’ombre) avec un taux d’humidité très élevé (plus de 90% ?), la mer était à environ 29°.

Très bonne nourriture à bord, plat unique le midi. Pour le goûter, thé ou café servi avec un petit gâteau. Des spécialités (entrée/plat/dessert) au diner le soir. Le chef cuisto était très doué. Les extras sont assez chers (bouteille 50cl eau 2€, bière 4€, apéritif 5€, bouteille de vin 30€) et il faut rajouter la TVA locale à 12%. Parcours : Praslin (vallée de Mai), La Digue (découverte en vélo, 8€ la location), Grande Sœur, Petite Sœur, ile Coco, ile Booby, Aride (réserve naturelle oiseaux), Curieuse (tortues géantes), ile Sèche.

Ensuite, séjour dans le sud-ouest de Mahé, à l’hôtel Anse Soleil Beachcomber. Nous y avons séjourné 3 nuits en 1/2 pension. Les chambres standards sont simples et spacieuses (40 m2) avec sanitaires corrects, climatisation, coffre fort, moustiquaire. Situation paradisiaque, superbe plage au pied de l’hôtel, juste quelques marches pour y accéder. Possibilité de faire du snorkeling, y a quelques beaux poissons à voir (matériel fourni par l’hôtel). Très bon rapport qualité prix, l'accueil est très chaleureux. Anglais et français parlés. Repas corrects, et à deux pas de l'hôtel se trouve un petit resto sur la plage (anse soleil café), bon et pas cher, pratique le midi. L'hôtel propose des locations de voiture à bon tarif (40€/j), absolument nécessaire pour visiter l'ile puisque l'hôtel est isolé. La route d’accès est peu praticable et la conduite s’effectue à gauche ! Le litre d’essence était à 15 RS (moins d’1€). Deux journées pour visiter Mahé : premier jour le Sud de l’ile (Baie Lazare, Anse Takamaka, Anse Intendance, Quatre Bornes, Anse Royale, Anse à la Mouche). Repas de midi pris au restaurant Kaz Kreol à Anse Royale, les pieds dans le sable, moment magique. Deuxième jour Victoria (Marché, Tour de l’horloge, Cathédrale, Domus) et shopping. Traversée de l‘île par le Chemin de Sans Souci, vraiment magnifique, puis retour à l’hôtel en longeant la côte (Port Launay, Port Glaud, Grand’Anse, Anse Boileau). En résumé, un voyage inoubliable !
Retour d'un voyage de quatre semaines à moto au Maroc English translation pending
by Chuperdu · 2009-04-23 · 37 replies
Salut à tous ! Je suis partie du 23 Mars au 17 Avril, soit pratiquement 4 semaines au Maroc avec ma moto, avec environ 8000 km de bonheur...je vous raconte ça histoire de donner des idées à ceux qui veulent changer du trajet habituel.

J'ai 28 ans, je suis de Seine et Marne, d'origine Pakistannaise (pour ceux qui me reconnaitront hihi) et ma moto est une Kawasaki ER6-n que j'ai depuis mon permis (3 ans)

Bon ça fait 1 mois que je tourne en rond chez moi car fin de mission...j'ai bien mon projet de tour d'Europe à vélo mais il fait trop froid pour partir...que faire ?! Après avoir retrouvé un vieux magazine de moto où il récapitulent leurs voyage au Maroc à moto, je me mets à rêver de chaleur et paysage magique...mais sans trop y croire. Puis je commence à jeter un coup d'œil sur les récits de ceux qui l'ont déjà fait et me dit pourquoi pas ? Après tout j'ai le temps, un peu d'argent de coté et surtout une moto que je n'utilise pas assez à mon gout (toujours les mêmes ballades en foret, sympa mais j'aimerai voir un peu autre chose). Et puis un matin j'en ai marre de me faire chier et je décide que demain je partirai au Maroc ! En réalité il me faudra 2 jours pour me préparer (car fini de plier les bagages tard dans la nuit).

Donc après avoir fait la vidange, pris l'option assistance pour l'assurance, et opté pour seul bagage mon sac de rando de 70 L (dont j'ai vraiement été très satisfait de l'efficacité), je me lance sur la route, direction le Sud...mais sans vraiement y croire. Mon ptit frère se marre et me lance un "allez à ce soir"...je doute de moi et me pose des questions (dont je n'ai toujours pas trouvé de réponse) mais qu'est ce que je vais me faire chier avec la moto à faire tant de kilomètres ? Début assez cool ! Allure modérée et nombreuses pauses. 1ere nuit à l'auberge d'Angoulême, puis 2eme à Biarritz. Je me suis promis de ne pas chercher à avancer trop vite (rouler pour rouler 😕) et d'essayer de profiter des coins où je passe.

Espagne après 2 arrets dans des grandes villes (j'aime pas les grandes villes moa ! y'a trop de circulation, on y vient pour se reposer ou visiter, mais on se fait chier à trouver un endroit pour circuler, manger, retrouver l'accès de la route...bref plus d'arret dans les villes, donc j'avance !) Dodo 100 km en dessous de Madrid pour cette 3e nuit dans un motel en bord de route (30 euros).

Lendemain je roule ! Prends le bateau Algeciras-Ceuta (114 euros aller-retour) de 17h. A ce sujet on m'a conseillé de ne prendre qu'un aller simple et le retour de le prendre du Maroc car moins chere, A VERIFIER ! 18h à la frontière Marocaine ou j'arrive fatigué et espère y passer vite fait histoire de me trouver un hotel pour la nuit. Mais surprise, on va me faire ballader de guichet en guichet comme Asterix et Obélix pendant 2h! Je savais qu'il fallais être patient mais là c'est flippant : personne ne veut me tamponner mon passeport et je me demande ce que je fous là, tout seul au milieu de cette foule de gens pressés. Je finis par m'assoir sur le coté et on me tamponnera mon passeport en me sortant des excuses bidons. Après m'etre fais re-re-re-recontroler mes papiers, ça y'est je suis au Maroc, mais il fait nuit, je suis crevé, et je commence à me demander ce que je fous là ! Y'a des jeunes de partout, qui te font des signes dès que tu t'approches et qui veulent tous te vendre de la drogue ! Je cherche un hotel, où il n'y a pas trop de foules (hihi ça je peux rever). Attention : police équipés de jumelles nocturnes attendent le touriste pressé ! Les policiers sont souvent à l'entrée et sortie de ville, ou parfois en plein milieu d'une route. Cauchemard, je me retrouve à rouler de nuit dès le 1er jours alors que c'est déconseillé ! Arrivé à Tétouan, je mets 1h à trouver un hotel, le temps de garer la moto, un type collant m'accoste et décide de me trouver un hotel (qui se trouve juste en face d'où j'ai garré la moto, mais bon). Il m'indique où se trouve le parking surveillé et là je flippe !!! un sous sol dans le noir, ou tu vois une dizaine de mecs qui attendent ! Arggh, chu crevé mais là naan je peux pas prendre le risque d'aller là dedans, tout seul ! Du coup je pars à la recherche d'un autre hotel plus tranquil... je reprends la route, me demande si je vais pas me poser camper dans un coin tranquil, mais meme en plein milieu de nulle part, il ya toujours des types qui marchent dans le noir...flippant ! Je finirai à l'auberge de jeunesse de Chefchaouen (qui est collé au camping pour ceux qui veulent y aller) ou j'arrive vers 23h30...heureusement pour moi le gérant est là !

Bon avant de continuer je vous rassure : je ne cherche pas à critiquer les Marocains au contraire c'est plutot une auto-critique, d'un type parti seul, qui se retrouve tout à coup dans un milieu surpeuplé dont il n'est pas habitué (on pas le temps de s'habituer quand on arrive de nuit hein). Heureusement pour moi après une bonne nuit de sommeil et l'émmerveillement devant la beauté de l'endroit où je me suis retrouvé (ben ouais de nuit je voyais juste que ça tournait et grimpait) je commencerait à me sentir bien dans ce pays (qui n'est que le 2e pays que je visite, l'autre c'était la Finlande).

Pour la suite, je ne vais pas m'étaller (ça fait beaucoup de lecture sinon) mais j'ai été gaté tant par les payasages, que par les rencontres (de Marocains mais aussi de Français) ! Mon trajet approximatif : Ceuta - Tétouan - Chefchaouen (très jolie les ruelles peintes en bleue et qu'il est agréable de s'y perdre, dommage qu'il y ai autant de vendeurs de drogues - Fes (jolie) - Meknes - Azrou (j'ai aimé y reprendre un bon bol d'air et de tranquilité après le speed de Fès) - Midelt - Errachidia - Gorges du ziz (magique ! fantastiqe !) - Valée du Dades (Miaam) - Ouarzazate (un peu déçu ! je n'ai rien vu qui m'ai plu et je ne m'y suis pas attardé)- Valée du drâa (re-miaam) - Tagounite (rencontre inatentendu...je dormirai dans un camping typique Berbère avec Palmiers et dodo dans cabane traditionelle - M.Hamid (du camping on m'a branché pour un trip à Dromadaire dans le "Désert", nuits magique vécu avec un groupe sympa d'autres Français à écouter chanter nos guides : magique ! - Agdz à Tazenakht (route "bitumé" alors que entre Zagora et Foum Zguid : piste) - Tizi n test (mon coup de coeur ! 30 Km de virages...dommage pour l'état de la route, mais en roulant cool, on en a plein les yeux) - Agadir (pour pofiner mon bronzage, coup de soleil le 3e jour) - Essaouira - Safi (j'y ai revu des amis Français rencontrés dans le désert et dormi chez eux 1 nuit, Merci !) - Casablanca (sortie aussi vite que j'ai pu...on se croirait à Paris, dommage) - Rabat (Adoré l'hotel pour sa tranquilité, ravi de la rencontre d'autres motards sympas avec leurs MZ 125, génial de se ballder sans se faire accoster sans cesse, j'y ai fait du surf pour la 1ere fois, une vocation est née haha) ) - Tanger - Ceuta (meme galère que pour l'aller à la frontière : notre guichet pour des centaines de gens...mais personne au guichet, et quand le type se pointe, c'est l'embrouille général...et moi dans tout ça j'ai mal au bide depuis la veille ahhhh)."

En résumé, j'ai adoré le Maroc et les Marocains : toujours chaleureux, toujours souriant (combien de sourires j'ai eu le droit quand ils te voient passer avec la moto). Je pense avoir été "apprécié" des Marocains rencontrés (pour moi c'était important que l'on me juge pour ce que je suis et non juste pour un type qui a du fric (vu que j'ai une moto) ce qui est loin d'être mon cas !

Je ne compte pas nan plus le nombre de frayeur que je me suis fait (virage en 2e vitesse tout cool, mais ça se ressere et y'a pleins de caiooux ! où se gamin qui décide de traverser sous mon nez...attention les enfants aiment traverser au dernier moment ! ou la fois où les yeux plongé dans le paysage je sors de la route...mais le pire la traversée du Moyen Atlas avec la route enneigée ! Adaptez votre vitesse ! Les moutons et autres sont habitués et ne vous couperont pas la route, mais le berger sera rassuré de vous voire ralentir et vous en remerciera (mais j'ai vu 2 fois des moutons allongés sur la voie rapide, en plein virage et des pauvres vaches bloquées sur le bas coté, et très souvent le terre plein central sert de paturage aux moutons...)

Pour ce qui est de la météo, ben j'ai eu de tout : Trombe de pluie et innondations par endroits à Fès, neige dans le moyen Atlas (après Azrou...quelle frayeure de voyeur la roue arriere glisser, le bas coté défoncé qui te tends les bras et tout ça en 1ere vitesse !). Retour du soleil dès que tu descend du moyens Atlas (magique) et grosse chaleure dans le Sud et à la plage. Enfin retour Espagne grele et pluie. France retour maison en 1 journée de Biarritz sous la flotte ! Donc n'oubliez pas un bon équpement (j'avais pris des K-ways pour le haut et bas, suffisant et compact). Parcontre j'ai eu très très froid au mains avec mes gants d'été ! Ah oui j'ai pas fait de calcul mais prix total du voyage aller retour: dans les 1000 euros ! J'ai mit des pneus neufs avant de partir : Bridgestone BT021 ! Très bien ! Pour la moto, rien à redire, aucun soucis, à part 3 fois le voyant "Fi" qui s'est allumé mais aucun soucis, on éteint on rallume et c'est bon ! La conso : moins de 4L je suppose. Sachant que le voyant de réserve ne s'allume pas avant 300 km ! (habituellement en conduite cool il s'allume vers 240 Km). Seul regret de la moto : trop tape l'oeil, elle plait trop ! Prochaine fois je partirai en 125, un peu plus vieillote INCHALLAH Allez félicitation si vous avez tout lu et grosses bises à tout ceux qui me reconnaitront.
Les îles Kerkennah en Tunisie English translation pending
by Rpmplc01 · 2009-03-01 · 7 replies
Salut,

Je vais passer 2/3 jours à la fin du mois de mars sur les iles kerkennah. Je suis à la recherche d'infos...

Quelles sont les possibilités de dormir sur El-Attaya ou sur Port Kraten, en tout cas dans le nord de l'ile car je souhaite faire une petite sortie en mer avec des pécheurs ? Avez-vous des bons plans ?

Quels sont les immanquables de l'ile ? Plages, lieux, animations.....

Est t-il facile de louer un vélo, sont t-ils en bon état, et le prix est-il correct ? Au départ de quel endroit ?

Bon, vous avez compris si vous avez des expériences à me faire partager je suis preneur !

Merci d'avance.
Budget pour trois semaines en Inde en décembre 2009? English translation pending
by Gagou69711 · 2009-02-24 · 14 replies
Amis voyageurs, bonjour! Je me présente, Gaelle, Lyonnaise de 25 ans passionnée par l'Inde....sa culture, ses religions, ses traditions... Mon ami et moi envisageons de partir 3 semaines en Inde, pour un 1er aperçu du pays. Ce voyage aura lieu du 11 décembre 2009 au 4 Janvier 2010...il parait que c'est une très bonne période pour visiter le sud...

Nous sommes invités au mariage d'un ami Indien à Goa la dernière semaine de Décembre donc nous resterons dans les alentours de Goa du 27 Décembre au 4 Janvier

Mais pour les 2 semaines précédent le mariage, nous pensions faire un saut dans l'inconnu : découvrir le Sud de L'inde avec notre sac à dos et notre soif de découverte, de Chennai à Bombay, en passant par Pondichery, Bangalore...

Nous nous posons donc questions :

1 - Nous avons estimé que 2000/2500€/ personne (billet AR compris + visa, départ de Paris) serait suffisant pour un tel voyage, est-ce selon vous réaliste? 2- Quels sont les tarifs des hotels "moyenne gamme" dans le sud de l'Inde? existe t'il des systèmes de chambre chez l'habitant? On nous a déconseillé de dormir en auberge de jeunesse en Inde, qu'en pensez vous? 3- Quel est le "meilleur" moyen de transport pour transiter entre les villes : voiture louée, car, taxi, train, vélo? 4- Quel vaccin/traitement conseillez vous pour un voyage en Inde du Sud (possibilité de treck en Jungle, ou nuit à la campagne)?

Bref, nous débutons nos recherches sur notre prochain lieu de destination et les questions ne manquent pas..

Merci pour vos conseils, astuces, remarques.... Bonne journée Gaelle
Aller en Inde en voiture depuis la France English translation pending
by Jacarma · 2009-02-14 · 19 replies
Bonour, j'ai pour projet d'aller en Inde en voiture depuis la France. Je voudrais avoir des conseils concernant l'itinéraire à suivre, les endroits à éviter et plus généralement les principales difficultées qui m'attendent. Si des personnes ayant déjà fait cette expérience tombent sur ce message, je serais ravi qu'ils me donnent leurs impressions! Amicalement, Arnaud
Grève en Martinique depuis le 5 février 2009 English translation pending
by Madikéra · 2009-02-09 · 370 replies
Bonjour,

J'ouvre ce post pour donner des informations sur les mouvements en Martinique et ainsi arrêter de squatter le post de la Gudeloupe.

Aujourd'hui lundi 9 février: il est quasi impossible de trouver de l'essence (sauf véhicules médicaux et de secours - stations réquisitionnées) les grandes surfaces sont fermées et la plupart des moyennes aussi - les entrées sont bloquées par du caca-cochon des zones d'activités sont bloquées par les grévistes il y a des opérations Molokoi sur toute la zone centre les écoles sont fermées pour la plupart des opérations de boycott sont lancées pour les produits AHD (réactions au reportage Canal+) bien peu de monde travaille les transporteurs et les taxicos entrent dans la grève.. pas d'annonce de mouvement dans les hôtels les petites épiceries et lolos sont ouverts mais les stocks baissent

Donc, prudence sur la route et il vaut mieux éviter la zone Lamentin/FdF/Schoelcher.

Nous apprenons que la Guyane se mobilise également.
Copenhague: partir avec un budget réduit? English translation pending
by Coug · 2008-11-24 · 6 replies
Bonjour à tous,

vu que vous êtes la clé de la réussite de tous mes voyages, je me tourne vers vous pour deux infos.

J'ai trouvé un appart à Copenhague, à preter GRATOS!!

Je partirais surment donc mi-janvier (du 16 au 20). Etant étudiant, je pars avec un budget réduit...

Est-il possible d'y partir avec un budget réduit??

Et quel temps risque-t-il de faire a copenhague mi-janvier??

Merci

Antoine Stoffel
Acheter des instruments de musique indiens en Inde English translation pending
by Chgab · 2008-07-18 · 7 replies
Bonjour je pars faire un petit tour en inde du nord du 1er au 25 aout pour la premiere fois. Non sans quelques appréhensions mais avec beaucoup d'impatience. Musicien en france je suis très intéressé évidemment par leur culture musicale et leurs instruments, sitar tabla... je ne vais évidemment pas en inde pour faire du shopping mais il est vrai que s'il m'est possible de ramener quelques instruments locaux je serais très heureux. par contre je ne connais pas la manière pour m'y prendre les tarifs les endroits pour les instruments réels et non des trucs décos a touristes .... je ne sais pas non plus s'il est possible et raisonnable de se faire envoyer des instru en france de la bas, tarifs pour cela etc. En gros si quelqu'un connais une bonne adresse dans le rajasthan, un moyen de retour et les prix pratiqués je vous serais très reconnaissant....( comme je le suis déja pour tous les gens qui prennent le temps de répondre sur ce forums et nous permettent de mieux appréhender ce voyage) Cordialement alex
Visites à San Francisco English translation pending
by Chantaloux80 · 2008-06-26 · 8 replies
Je regarde pour aller a San Francisco. J'aimerais avoir des informations si j'y vais 5 jours es-ce que c'est trop. Es-ce que ca faut la peine de voir San Francisco, qu'es qui faut la peine d'être visiter.......... Pour les persones qui ont dèja été j'aimerais avoir voir opinion.
Carnet de voyage sur la Thaïlande du 6 au 29 mars 2008 English translation pending
by Maglith · 2008-06-20 · 10 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes partis en Thaïlande du 6 au 29 mars 2008 pour un voyage de noce en sac à dos. Les conseils des nombreux VFistes mon été précieux (un grand merci à Thanh, Barbo, etc) et je tenais à mon tour à faire part de notre expérience afin d’ajouter ma petite pierre à l’édifice. Vous excuserez je l’espère le style d’écriture minimaliste … mais fonctionnel ! Soyez aussi indulgent sur l’orthographe… Je suis à votre disposition pour infos et photo

* Départ de Lyon en train pour Paris Charles de Gaulle. Vol avec Gulf Air ; aucun problème de retard, mais les escales de 5 h à Bahreïn ont été longues… * Arrivé pile à l’heure à Bkk. Parfait ! On a le temps de choper de vol de la Thai pour Chiang Rai. Nous sommes ravis car, à défaut, on aurait été à Chiang Mai, ce qui nous plaisait moins. * Donc arrivée dans l’après midi à CR. On choisit la guesth du Routard « Naga Hill » qu’on nous annonce confortable, idéale pour se remettre du voyage. Taxi pour y aller de l’aéroport à 200b. A notre arrivée, nous ne sommes pas déçu. L’endroit est vraiment charmant, l’accueil parfait et super sympa. Il y a une 20aine de bungalow dans un grand parc, mais seulement 3 sont occuper. La salle de bain est ouverte sur l’extérieur, elle n’a pas de tout. Les chambres sont simples mais très typique, les bungalows isolée les un des autre et donc aucun vis-à-vis, il y a une grande piscine, un resto et bar excellent (comme il y avait peu de monde, le service était vraiment sympa ; on a bien discuté à l’équipe d’accueil qui nous a conseiller sur les coins à voire… et qui excellait dans les cocktails !). Bref, assez d’éloge sur Naga Hill, vous comprendrez qu’on a adoré : c’est le meilleur endroit qu’on est trouve de notre séjour. Ah, oui, j’oubliais… important, le prix : 800 B la nuit le bungalow le moins cher (c’est juste pas qu’il a une douche au lieu d’une baignoire, donc il est très bien). Aller, une petite critique quand même : la chambre est assez éloignée du CM (env. 15 min). Donc obliger de prendre un tuc-tuc pour y aller, à 400 B AR, ça fait vite grimper de budget. C’est ce qu’on a fait le 1er jour. Après, on à loué un scooter à 300 B la journée, le compte est vite fait

* Donc on s’installe, enchanter par les lieux. Et on va passer la soirée à CR. Pas d’excentricité après le voyage : on fait le tour du night bazar et on tente notre première expérience culinaire dans un resto très agréable. Les tables occupent une place de la ville paisible, avec une scène de spectacle où les musiciens et les danseuses se succèdent. L’ambiance est très paisible ; il n’y a pratiquement pas de touristes. Idéale pour s’immerge et se laisser porter par l’ambiance. Avec le recul, c’est en fait la seule fois du voyage ou nous avons vu si peu de touristes et ou l’atmosphère était si… sereine est l’adjectif qui semble convenir.

* le lendemain, location d’un scoot 125 pour partir le sur lendemain sur les route du nord. Pour aujourd’hui, visite du temple blanc, qui n’est pas sur les guides, mais qui vaut vraiment le déplacement (env. 15 km au sud de CR). Là encore, pas de touristes et une ambiance mystique, idéale pour me remettre de ma grosse gamelle en scoot. Je m’explique : on a pris un scoot pour 2 et c’est bien sur Julien qui conduit. Mais bien sur encore, il faut absolument de j’essaie d’en faire toute seul. Ce que je fais sur un petit chemin un peu avant d’arriver au temple. Et bien sur encore, je ne manque pas de me prendre une grosse gamelle à dix km/h. C’est le premier jour et j’ai déjà les genoux en sang ! Avec la douleur, la chaleur et le décalage horaire, je suis à deux doigts de tomber dans les vapes. Mais c’est incident est aussi pour moi l’occasion de découvrir la légendaire amabilité des Thais. Alors que mon compagnon pour et se moque allégrement de moi (ce en quoi il n’a pas tout à fais tord…), une vielle dame sort de chez elle pour voir comment je me porte. Elle me propose de venir boir un coup pour me remettre. D’autre personne arrivent et tous se soucis de moi. Ils sont extrêmement gentil (on peu pas en dire autant de tout le monde, l’intéressé se reconnaitra !!!). Par la suite, on c’est arrêté à un petit poste de police, où ils m’ont badigeonné de mercurochrome. C’est donc avec les genoux rouges et l’estomac retourné qu’on découvre la splendeur du temple blanc. Là encore, pas de touristes et toujours cette atmosphère sereine. Je goute mon 1er thé glacé au jasmin. Puis retour à CR et découverte du marché de jour. C’est extraordinaire toutes ces couleurs et ces odeurs.

* Départ pour notre road trip. On laisse les gros sacs à Naga Hill en prévoyant notre retour 3 jours plus tard. Etape 1 : CR > Mae Salong. Avec une première halte à qq km de CR, chez ‘le peintre », conseillée par notre hôte, mais qui n’est pas indiqué dans les guides. C’est un endroit très chouette : il s’agit d’un immense terrain, en accès libre, ou un artiste construit des maisons, du traditionnel Thai à l’art contemporain… Il y a des bâtisses énormes, d’autres qui sont très étonnantes ; l’ensemble est vraiment à voir si vous passez dans la région. Au continu en direction de MS. Plus on monte, plus les paysage son magnifique ; nous avons fait la toute dernière montée avant d’arrivée au village avec le couché du soleil sur les montagnes et les couleurs étaient sublimes. Arrivé à MS, on est bien fatigué et on choisi une chambre donnant sur « la place » du village qui nous parait correcte (on n’avait pas envie de trop chercher). Avant la nuit, on va visite le temple au dessus du village, exceptionnel. MS a été l’étape des expériences culinaires désastreuse : vers 18h, l’heure de l’apéro, j’achète un sachet de choses frites, ressemblant à des chips… je ne sais tjrs pas exactement ce que c’était, mais ça avait un goût d’ammoniaque frit, vraiment terrible. On passe une très mauvaise sur le matelas durs, et on se fait réveiller à 5h du mat par les échoppes qui ouvrent avec la musique à fond, et on nous offre un petit dej à base de soupe de riz, oignons et champignons locaux + un fruit orange dont j’ai oublié le nom que j’ai trouvé infâme. Bref, idéal pour démarre la journée !! Etape 2 : MS > Doi Tung >Chiang Siean > Chiang Kong Belle étape et jolis payasge. Mais si c’était à refaire, je ne referais pas tant de route pour le Doi Tung ; on n’a fait que les jardins, le reste ne nous disait rien ; il y avait bcp de touristes thaï (un peu notre Versailles national). Autre regret, nous n’avons pas traversé la frontière pour le Laos. On était un peu pressé puisqu’on voulait le faire en 3 jours ; 4 auraient été mieux… derniers regerts : après avoir fait tous ces kilomètres pour vous le Mékong, plus de batterie dans l’appareil !!! Dommage, la vue du temple qui surplombe le fleuve est somptueuse. Elle restera gravée dans nos mémoires. Nuit à CK dans une chambre bien propre avec grande terrasse et vue sur le fleuve (300 b, la moins cher de notre séjour). Pour la trouver, nous avons longé plusieurs fois la rive en scoot et choisi les terrasses qui nous plaisaient le mieux. Etape 3 : CK > Puchi Fa > Chiang Rai On nous à conseiller d’aller jusqu’à puchi fa, un sommet où la vue, paraît-il est magnifique. La route l'est vraiment en effet, mais une fois au point nomé, avec la brume, ça nous a bcp rappeler nos chères Alpes, donc… Mais le décor pour y aller est vraiment chouette, et on à bien rigoler sur les routes de montagne avec des dénivelés vertigineux !

Bilan du road trip : 600 km en trois jours. Des rencontres, des payases et des souvenirs plein la tête ; on est rentré épuisés, mais comblés. Tout ça vaut bien une tête dans la super piscine de Naga Hill. A posteriori, cette escapade a été le meilleur moment de notre voyage ; c’est vraiment dommage qu’on n’est pas pris 4 jours pour mieux savourer !

A ce stade de mon récit, je raccourcis un peu, sinon, je n’arriverai jamais au bout, et vous non plus !!!

* Descente vers Sukhothai. En car ; ne croyez pas le Routard, il faut bien 9h pour y aller, l’enfer, avec la chaleur, et la frustration de perdre tout ce temps ! Super Guest (dans le guide, un nom avec orchidée) avec piscine très apprécié, car il fait de plus en plus chaud. Visite du parc le lendemain, avec un scoot (perso, j’ai trouvé plus approprié que le vélo avec cette chaleur et ces longues distances). Ca vaut vraiment le coup de se lever tôt pour la visite car la lumière est bien plus belle le matin. On finit vers 14h, puis bus pour Pitsanoluk. On a pas de résa pour le train et on flippe un peut de ne pas avoir de place pour descendre cette nuit à Bgkk. Finalement, on trouve qq chose, mais pas de couchette, et on arrive à 3h du mat, c’est déjà ça !

* Arrivée à 3h à Bgk, on n’a pas dormi dans le train, et visiblement, le chauffeur de taxi qui nous conduit à l’aéroport non plus, il s’endort carrément sur la route, le gros flippe ! On prend notre avion pour Phuket et de là, un taxi pour Kaho Lak (1200 B, cher mais rapide et confortable après 1 nuit blanche)

* Douche froide : Kao Lak est un autre monde ! Des farangs de partout, c’est la côte d’Azur… On s’en fout, on ai là pour notre open water, alors on s’y met à fond ; et on attaque par un dvd de 4h en anglais (je vous rappelle, que nous n’avons tjr pas dormi, dur, dur). Le soir, un cocktail et au lit ! La guest est bien : happy bungalow à 700B. C’est l’une des moins cher. Confortable, simple etsuper cocktail au bar. Encore une journée de cour et on part plonger aux Similan

* Iles Similan : plage magnifique : ici, la nature est reine. Jour 1 : 2 plongée moyennes à 12m. je suis déçu par la visibilité, l’eau est trouble. Et bien sur plage… On a pris le bungalow le plus cher, avec "sea view", et franchement, ça vaut pas le coup. On voit pas la mer, ils sont pas très propre, et on se sent couper de l’ambiance « camp de vacance » avec les tentes... Jour 2 : plongée à 18m, bcp plus sympa (tortues, murènes, poissons scorpion, etc) On a choisit de rester une nuit de plus pour profiter de la plage, mais on regratte ; on a trouver que c’était un peu long… En tout cas ça y est, nous sommes de vrais divers, avec diplôme en poche et tout et tout. Retour à Kao Lak, et décente à Phuket. On a voulu passer la soirée à Patong, histoire de voir ce que c’est, mais les taxis nous on déconseillé, et on a finement dormi tranquillement dans la vieille ville.

* Descente vers Lipe : bateau pour KPP. Puis Lanta. Puis Lipe (on a eu de la chance, c’était les derniers jours de circulation de la bateau qui relie Lanta à Lipe. Merci Thanh pour ce précieux tuyau!). Arrivé le soir. On a fuit Pattaya et filé vers Sunligth Beach. A mon sens, le plus beau coin de l’île. On trouve un bungalow direct sur la plage. Il a l’air très simple, mais superbement situé. On est fatigué, on se prend pas trop la tête. Après un soiré karaoké très sympa avec les touristes thai, on rentre se coucher. Et là, on prend toute la mesure de la modestie de notre bungalow : pas de moustiquaire, jour de 3 cm entre les plache du mur, salle de bain infame et donc des dizaines de petit compagnons volant et rampant. On trouve même une grenouille orange et vert fluo dans la salle de bain. Finalement, on sera mieux sur des transats sur la plage ! Donc le lendemain, changement de chambre. On va un peu plus loin sur la plage au Montain Resort, bcp plus classe et aseptisé. La vue est splendide de là haut, le bar sur la plage est aussi très sympa (certainement plus que ceux de Pattaya). Commence alors nos 3 jours de reposette/bronzette. Entre 2 séances, on découvre l’île. Il y a 3 chemins de terre qui relient les 3 plages, et au milieu, le village des gitans de la mer. Entre leur village, et les « villages de touriste », il y a un faussé. Ils vivent au milieu des ordures, c’est assez terribles de les voir comme ça. C’est vraiment étrange d’ailleurs ce petit sentier qui traverse leur village, sur lequel chemine les touristes : 2 mondes qui se croisent mais qui ne se mélange pas. Ca me laisse une impression étrange. Je vous déconseille aussi sunlight Beach, très sale et isolée. Pattaya est agréable pour y passer la soirée et rentrer tranquillement le soir boire un dernier verre au bar du montain. On a tenté aussi une excusions en snork un peu raté. Si vous y aller, demander bien qu’on vous conduise à l’^le avec les petits galets ; une des plus intéressante pour ça. Bilan : trois jousr extrêmement agréables ; plage somptueuse (autant, si ce n’est plus qu’au Similan), bcp de touristes Thai et Chinois. On voulait d’ailleurs aller à Tarutao, mais on n’a pas réussi à trouver un logement, faute de résa. Donc si vous partez fin mars, pensez à faire le nécessaire.

* Koh Bulon. Lipe > Pak Bara > Bulon. A Pak Barra, on a tenté d’aller sur Ko Lidi, mais il n’y a pas de bungalow là-bas, il faut amener une tente, donc on a laissé tomber à regret (attention, si vous y aller, ce n’est pas le même port d’embarquement) Donc direction Bulon ; on perd une journée dans le transfert… Bulon est très calme, bcp plus que Lipe. C’est idéale pour les familles, les personnes en mal de repos et de plage (mais elles sont poins belles qu'a Lipe). Nous n’y avons passé qu’une journée, donc j’ai bcp apprécié. Plus, ça aurait été trop. La guest : je ne me rappelle plus le nom (c’est celle du Routard, dans les un peu chic) D’ailleur, leur commentaire est faux : c’est une super adresse. On avait réservé, alors on a eu un bungalow littéralement les pieds dans l’eau (je vous mens pas, à 10 pas). 1500b avec petit dej en buffet ; pour le sud, c’est très correct. Ne pas se laisser emporter pas sa première impression sur l’ile, car avec les marées, son visage change du tout au tout d’heure en heure.

* Bulon > Pak Bara > Hat Yai > Bgk

* Bgk est loin d’être mon étape préférée… nous y avons passé 3 jours, c’est peut-être un peu long pour ceux qui ne sont pas fan des grandes métropoles. Jour1 : palais royal + Wat po : un monde fou et un chaleur accablante. Les temples sont entassés les un sur les autre ; aucun recul pour les admirer. Khoa san et shopping. Le soir, on est allé au marché de Patpong : détestable. Les prix sont 10 fois plus élevés qu’à Khao San et des rabatteurs tout les 2 mètre pour un « ping-pong show »… l’angoisse totale, on est plus du tout dans la Thaïlande de nos 1ers jours. Jour 2 : shopping center. Le soir, on a diner an haut de la plus haute tour. La vue vaut la peine. Jour 3 : Il faut qu’au sorte de cette ville de fou ! On se lève donc à 6h30 pour aller à Ayuthya/ Mais il fait chaud et on est fatigué. On n’apprécie pas trop la visite, qui nous parait d’ailler bien pale après Sukhothai. De plus, ca commence à nous gonfler sérieux de payer un droit d’entrée systématiquement 3 fois plus élevé que les Thais (on visite quand même des monuments classés au patrimoine mondial de l’humanité, et je trouve cette discrimination très limite d’un point de vue déontologique)

* Voilà, c’est la fin du voyage !!! N’hésitez pas si vous avec des questions et encore mille mercis à tout ceux qui m’ont aidé à faire ce fabuleux voyage.
Cherche à laisser un camion en Espagne pour faire le Maroc à pied English translation pending
by Damayina · 2008-06-15 · 15 replies
bonjour, nous partons au maroc début juillet pendant 3 semaines un mois. Apres avoir réfléchi a traverser le détroit avec le camion et a parcourir le maroc avec, nous avons décider de le laisser en espagne pas loin de Algeciras et de traverser à pied (enfin en ferry quand meme bien sur!!). en effet ca nous permet de faire de belles économies sur la traversée et l'essence, et d'éviter aussi certains ennuis mécaniques... cependant en rentrant début aout nous allons au portugal c'est pourquoi nous cherchons a mettre notre camion en "pension" chez un garagiste ou dans un endroit ou il sera surveillé et pourra rester aussi longtemps sans bouger. nous recherchons donc toutes vos infos, expériences... et également un prix approximatif si on le laisse 3 ou 4 semaines... des conseils, des connaissances...

merci
Endroits à visiter à Genève? English translation pending
by Stardan · 2008-06-13 · 50 replies
Bonjour, Voilà je vais en vacances cet été comme beaucoup de onde et au retour j'aimerai passer une journée par Genève car je ne serai pas loin. Sauf que je ne connais pas du tout ! Bon comme c'est que pour une journée et peut étre une nuit (même surement) j'éviterai d'avoir a payer la fameuse vignette autoroute! J'arriverai certainement par Annemasse, en plus il y a un Formule 1 donc pour passer une nuit c'est largement suffisant. Sinon pour ce garer en voiture pas trop galère ? il y a surement des parking ? lol ! Sans trop rentrer dans les détails que me conseillé vous de vister ? Voilà pour la 1ère série de question, d'autre suivrons surement. Amicalement
Randonnée sur le Mont Robson avec deux enfants (Colombie-Britannique) English translation pending
by Serras · 2008-05-19 · 5 replies
Salut, Nous souhaiterions faire le Mont Robson ( Colombie Britannique) en Rando avec 2 enfants de 11 et 15 ans..sommes à la recherche d'un topo ou de renseignements sur le parcours le plus adaptés et de bons conseils.. merci par avance..
Grottes en Croatie English translation pending
by Lescinqjay · 2008-05-11 · 10 replies
Bonjour,

En visite vers la réserve naturelle de Ptilice en Croatie je recherche une grotte à proximité ou en remontant vers l'Istrie qu'il serait intéressant de visiter avec des enfants (5 ans et 9 ans) au mois de mai.

Merci de vos réponses.
Le Mexique: sur la route des Mayas English translation pending
by Senmout · 2008-04-27 · 14 replies
SUR LA ROUTE DES MAYAS : LE MEXIQUE Voyage en famille

Le Mexique…, fidèles à notre désir de laisser les enfants choisir de la destination, nous voici embarqués pour le Mexique ! Je rêvais de Népal, Equateur… mais non ce sera le Mexique . Je n’envisageai absolument pas cette destination et je pars sans conviction vers le Yucatan ( qui me donne l’impression d’avoir vendu son âme au tourisme) mais avec un peu plus de goût vers les Chiapas.

BUDGET ( 5 personnes) : 6950e

Avion Réservé avec Go Voyages en août. 740 e par personne Vol Lyon-Londres-Miami-Cancun par American Airlines Prévoir au moins 3 h à Miami car il faut récupérer les bagages et passer l’immigration.

Voiture Réservée avec Autoescape . Loueur : Europcar : aucun souci 672 e pour 17 jours

Essence Prix fixe de 7, 05 pesos le litre dans les stations Pemex 2940 km pour 104 e

Repas Nous avons pris tous nos repas au restaurant 700 e

Hébergement 990 e soit 61 e par jour Tantôt une chambre ou bungalow pour 5 tantôt 2

Visites et sorties( prix pour 5 personnes) Les visites : 190 euros - Musée de la Venta : 200$ - Kabah : 105$ - Musée anthropologique de Mérida : 200$ - Uxmaal : 294$ - Chitchen Izta avec SL : 300$ - Tulum : 150$ - Tonina : 198$ - Coba : 250$ - Palenque : 244$ - Agua Azul : 40$ - San Juan Chamula : 100$ - Musée de l’ambre San Cristobal : 80$ - Na Bolom San Cristobal : 175$ - Centre de développement de la médecine maya : 100$ - Cenote d’Il-Kil : 275$ - Hacienda Ochil : 100$ Xcaret : 154e Xel Ha : 236e

TEMPS DE ROUTE

- Cancun-Playa del Carmen 1h - Playa del Carmen- Valladolid 1h30 - Valladolid- Chitchen itza 45 mn - Chitchen Itza – Izamal 1h - Izamal- Mérida 1h - Mérida-Uxmaal 1h15 - Uxmaal-Campeche ( ruta Puuc) 2h30 - Campeche- Villahermosa 6h - Villahermosa- San Cristobal 8h - San Cristobal-Ocosingo 2h30 - Ocosingo-Agua Azul 1h30 - Agua Azul- Palenque 1h30 - Palenque-Chicanna 4h30 - Chicanna-Tulum 4h - Tulum-Playa del Carmen 1h

NOS HEBERGEMENTS:

- Rey del caribe à Cancun 1235$ la chambre de 4 personnes avec petit déjeuner. Grande chambre propre mais sans prétention dans un patio avec piscine.

- Villa don Julian à Playa del Carmen 80 e la nuit, chambre pour 5 personnes avec SDB. Maison d’hôte baba cool, accueil sympa. A 10mn à pied de la plage et de la célèbre Quinta.

- Dolores Alba à Piste 1150$ les deux bungalows Chambre spacieuse disposée autour de 2 piscines dans un joli jardin. Dommage que ce soit si proche de la route. A 2mn en voiture du site de Chitchen ;

- Macanche à Izamal : COUP DE CŒUR !🙂🙂 850$ le bungalow safari pour 5 petit dej compris Dans le centre d’Izamal calle 22 entre 33 et 35 ; à 10mn à pied du zocalo. Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil francophone par un étudiant .

- Sacbe bungalow à Uxmaal Un bungalow pour 4 :370$ Un bungalow pour 2 : 370$ A 14 km d’ Uxmaal vers Campeche. Accueil chaleureux d’Annette, une française. Petits bungalows tout simples dissiminés dans un vaste jardin qui mérite une visite. Petit dej en sus : total 55$

- Hôtel América à Campeche 628$ la chambre de 5 personnes avec petit déjeuner sommaire. Au cœur du centre historique, hôtel sympa avec patio- climatisation- parking (très appréciable) .Accueil sympa.

- Best Western à Villahermosa 74$ US la chambre de 4 personnes. Belle piscine. Un hôtel de chaine sans plus mais très bruyant.

- Los jardines del centro à San Cristobal : COUP DE COEUR🙂🙂 640$ la chambre de 6 pers. Un coin de paradis à 2mn à pied du zocalo. Immense chambre donnant sur un patio . Terrasse en parquet. Parking

- La Aldea à Palenque 1400$ . Beaucoup trop cher pour être un coup de cœur. Joli palapa de 5 personnes. Clim. Belle terrasse avec un hamac au milieu d’une végétation luxuriante.

- Rio bec dreams à Chicanna 1490$ le bungalow pour 5 pers. Joli bungalow tout confort . Dans un souci de recyclage de l’eau, les toilettes sont alimentées par l’eau de la lessive, ce qui produit quelques odeurs désagréables. Coup de gueule : le propriétaire profite largement de son isolement : les prix des repas et petits déjeuners sont exorbitants !

- Don Diego de la selva à Tulum : COUP DE CŒUR🙂🙂 1495 $ les 2 bungalows avec petit dej Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil chaleureux par les propriétaires français ; UN HAVRE DE PAIX !

- Don Diego de la playa à Tulum 1400 les 2 bungalows sur la plage de Tulum avec petit dej Sol en dur mais en toile . Sanitaires communs .

LES RESTAURANTS

- Las cazuelas à Playa del carmen : COUP DE CŒUR😇 Entre l’avenida 10 et 5 ; rue 26. Tenu par un espagnol charmant et charmeur . Accueil chaleureux. Quelques tables dehors. Cuisine franco-espagnole-mexicaine . Tout simple mais très bon ! Petits prix !

- El toro à Izamal Repas mexicain typique. Accueil sympa. Prix corrects.

Madre Tierra à San Cristobal 19 av insurgentes. Déjeuner dans un patio : quiche salade 75$ ou menu du jour : soupe pizza 42 $

Las fridas à San Cristobal : COUP DE COEUR😇 Rue belisario Dominguez. On vous recommande une des énormes salades ( 38$ la moyenne) notamment la tropicale : salade, poulet, mangue, fraises, pommes, noix. Les smoothies ( 28$) sont délicieux. Accueil super sympa !!!!!!

Pickled Oinions à Santa Elena. Petit nouveau, pas encore dans les guides. Vous l’avez compris tenu par une anglaise. Bon rapport qualité-prix : environ 65$ le plat.

La Parroquia à Campeche Resto dans le centre historique . Cuisine locale. Prix et accueil sympa. Vaste salle essentiellement fréquentée par des mexicains. Plat chaud : 40$

Italiano de Angelo à San Cristobal😇 Real guadalupe numero 40 . Quand vos estomacs sont en over dose des tacos et tortillas, une bonne alternative. Comptez environ 60$ le plât de pâtes ou la pizza. Très copieux. Accueil sympa !

CARNET DE ROUTE

MERCREDI 13 FEVRIER Départ de Lyon à 7h . Notre parcours : Lyon-Londres-Miami-Cancun. Nous embarquons à l’heure mais l’avion ne décollera que 45 mn plus tard car le brouillard qui sévissait hier sur Londres a plongé Heathrow dans une sacrée pagaille. A l’atterrissage, il ne nous reste donc plus que 45 mn pour rejoindre notre correspondance. S’ensuit une course effrénée dans les couloirs : 1er coup de speed de la journée !😠 Le vol de l’American Airlines décollera à l’heure mais atterrira avec presque une heure de retard. Nous restons sereins ( pas pour longtemps) car nous avons 3h devant nous avant notre correspondance pour passer l’immigration, récupérer nos valises, réenregistrer les valises ( merci les US pour la simplicité des démarches😕) et décoller pour Cancun. Tout cela c’était sans compter sur la lenteur des officiers de l’immigration et sur la panne générale du réseau pendant plus d’une heure !!! Les minutes s’égrènent et quand enfin nous passons l’immigration, il nous reste 15 mn : deuxième coup de speed de la journée : cette fois, il est trop tard ! Nous avons quand même la chance de nous voir proposer des places sur le vol suivant qui décolle à 20h. Nous arrivons finalement à Cancun 26h après ! Récupération de la voiture de location (une Renault Mégane ) et arrivée à l’hôtel Rey del caribe à 23h. Notre seule envie : nous coucher. J’avais longtemps hésité entre réserver sur Cancun ou s’enfuir de suite vers Playa del Carmen : je suis contente de mon élan de sagesse.

JEUDI 14 Lever à 7h .Petit déjeuner : omelette, jus d’orange :un peu léger pour les gros appétits. Nous partons vers Playa del Carmen pour une première journée de transition . La route ne permet absolument pas de deviner le littoral ; la côte est entièrement bétonnée par les immenses complexes touristiques : exactement l’image que je me faisais du pays : cela commence mal. Après avoir déposé nos affaires à la chambre, nous partons arpenter Playa del carmen. Le guide du routard nous peint un tableau plutôt charmeur de cette petite ville par rapport à Cancun😕. Soit ! Alors je préfère ne jamais voir Cancun !!! 🏴‍☠️A peine sur la fameuse « quinta », je suis horrifiée : nous nous sommes trompés de voyage ! On ne s’adresse plus à vous en espagnol mais en anglais ! On n’affiche plus les prix en pesos mais en dollars US ! les boutiques de souvenirs se suivent et se ressemblent ! le prix s’emballent !la plage ressemble ( à la couleur de l’eau prés ) à la Grande Motte ( un 15 août svp pour couronner le tout !) Je suis affolée et dire que nous passerons à la fin du voyage quatre jours ici et aux environs ( je crois que rien que cette pensée à contribuer à me pourrir mon voyage).🙁🙁 Après une ballade et un plongeon dans l ‘eau turquoise retour vers la chambre. Nous prenons alors la route vers Xcaret. Nous y avons accès de 15h à 20h, notre but principal étant le spectacle du soir. Nous tentons de profiter du domaine avant le début du show mais tout est tellement artificiel que nous ne sommes pas à l’aise. Tout est dénaturé : quel dommage ! Le spectacle débute à 18h, dure 2h . Pendant la première heure le thème est l’histoire des mayas avec démonstration du jeu de pelote, la conquête espagnole…puis pendant la deuxième heure : le Mexique au travers des danses et chants folkloriques : voladores…Cela peut paraître kitch mais nous passerons un bon moment et prendrons plaisir !🙂 Retour à Playa pour diner à las Cazuelas. Excellent moment de convivialité entourés de mexicains ( c’est quand même plus sympa !)

VENDREDI 15 Lever vers 7h ; nous quittons Playa vers 9h après avoir fait quelques provisions dans un supermercado. Route vers Valladolid. Arrêt sympa dans cette petite ville paisible . Zocalo bien animé. Magnifique calle 41 aux façades des maisons toutes colorées et bien restaurées. Arrêt au couvent San Bernardino malheureusement fermé. Ici au moins l’ambiance est moins touristique ! Route vers Chitchen Itza. Nous nous retrouvons sans crier garde sur l’autoroute : bilan 50 pesos ! Nous déposons nos bagages à l’hôtel Dolores Alba avant de nous rendre à la cenote Il-Kil. On retombe dans le très, très touristique ! L’endroit devait être joli mais forcément totalement bétonné et envahi par des cars de touristes descendus là pour une heure, cela a beaucoup moins de charme. Bon, tant pis, on se couchera moins bête ce soir, nous savons désormais ce qu’est une cénote. 🏴‍☠️ Pause piscine bien agréable avant de partir au sons et lumières. Nous prenons nos billets et comme pour Abou Simbel, nous découvrons le Castillo au détour d’un chemin. Immense et majestueux ! Le son et lumières est intéressant à deux conditions : ou parler couramment l’espagnol ou se munir des casques. Les enfants et mon mari en ont fait les frais donc ne vous en privez pas. Nous dinerons à l’hôtel, d’un rapport qualité-prix bien médiocre . En revanche la Pina Colada est très bonne ( t’as vu Fifi, on a mis en application de suite !)😇😛

Samedi 16 février Après un petit-déjeuner guère meilleur que le repas d’hier, nous partons visiter le site de Chitchen Itza où nous sommes pour 8 tapantes ! Quel bonheur, nous sommes quasiment seuls !!!! 😇Nous découvrons le Castillo, cette fois de jour . Nous ne serons rejoints que par quelques groupes vers 9h, le gros de la troupe arrivant à 10 h . Donc, si vous souhaitez apprécier le site dans le calme, oubliez la grasse mat et levez –vous tôt ! Nous faisons nos premiers pas dans la culture maya. Le jeu de pelote, le plus grand de la méso-amérique, nous impressionne et prend toute sa dimension quand nous repensons à la démonstration vue à Xcaret. Nous quittons le site vers 10h30 vers Izamal . Nous faisons bien attention cette fois de ne pas nous retrouver sur l’autoroute. Au fil de la route le Mexique prend alors une autre dimension, celle de la pauvreté mais aussi celle du sourire chaleureux de mexicains désinteressés. Ouf, on sort enfin des clichés… Nous déposons nos affaires au Macanche B and B : véritable coup de coeur pour cette adresse ! Longue ballade dans le centre tout jaune, super ambiance sur le zocalo, magnifique couvent franciscain et son atrium de 75 colonnes…Pour une fois le Routard n’a pas tord : ne négligez pas cette étape et passez-y une nuit !🙂🙂 Déjeuner au toro : cuisine mexicaine ; on s’enhardit, on se lance, le résultat est quelquefois un peu épicé ! Fin d’après-midi farniente au bord de la piscine, au milieu des palmiers, hibiscus, ceiba …Par commodités, nous choisissons de dîner au B and B : Romain se régalera d’un filet de mero à l’ail.

Dimanche 17 février Petit déjeuner copieux et savoureux. Nous partons vers 8h pour Merida que nous rejoignons en une heure . Notre premier objectif : la visite du musée d’anthropologie situé dans un ancien palais. Très intéressant. C’est pour nous une bonne introduction au monde maya : calendrier ( je n’aurai pas été meilleure en math chez les mayas qu’actuellement), chaac-mol, anneau de jeu de pelote, objets trouvés dans les cenotes, crânes de momie… Le deuxième objectif est la grand fête qui a lieu tous les dimanches dans le centre de Merida sur le Zocalo fermé à la circulation : danses, chants, mariachis, artisanat, stands de tortas, tortillas….Quelle ambiance !!!!!!! On savoure ce moment au milieu des mexicains et cela restera un de nos meilleurs souvenirs . On en profite pour visiter la cathédrale, le palacio…Nous quittons non sans mal la ville mal vers 15h. Quasiment aucune indication, heureusement la police nous escortera jusqu’à la sortie de la ville vers Uxmaal. Sur la 261, nous faisons un petit arrêt à l’hacienda Ochil : cher pour le peu qu’il y a à voir. On comprend mieux la vie de ces villes en vase-clos ( jusqu’à 2500 habitants). Nous logeons cette nuit à Santa Helena au Sacbe bungalow, tout simple mais propre et surtout au milieu d’un magnifique jardin qui mérite à lui seul un petit détour. Nous prenons notre repas sur les conseils d’Annette au pickled oinion, resto sympa de bon rapport qualité-prix.

Lundi 18 février Lever à 6h30 au chant des oiseaux et petit dej sous la palapa au milieu des fleurs avant de se lancer à la conquéte d’Uxmaal. Deux grands resorts bordent le site, les groupes y sont donc aussi à 8h. On réfléchit, peaufine notre stratégie pour les éviter . On entre les premiers dans le site, on ne s’éternise pas devant la pyramide du devin en se disant que c’est là qu’ils s’arrêteront en premier . On file vers le quadrilatère des nonnes. Mission réussie car nous avons semé tout le monde et là, le spectacle peut commencer : seuls au monde, on s’extasie, on s’émerveille. Cette civilisation qui nous était complètement inconnue, nous séduit et nous fascine peu à peu par ses lignes, nous étonne par ses représentations, nous horrifie par sa cruauté . Ma phobie du vide me tiraillant toujours, c’est du bas que j’admirerai la grande pyramide…de toute façon, il faut bien que quelqu’un se dévoue pour prendre des photos de ceux qui font l’exploit d’y monter ! La visite nous prendra 2h . Sur le chemin du retour, nous croisons les nombreux groupes et nous pouvons enfin nous arrêter quasiment seuls devant la pyramide du devin. Nous partons par la ruta puuc et faisons un arrêt à Kabah . Nous avions l’intention de visiter aussi Sayil et labnah mais après Chitchen et Uxmaal, le site, pourtant d’un autre style, déçoit les enfants.En tout cas le mur avec les 300 masques du dieu Chaac est de toute beauté. Nous en restons donc là et filons vers Campeche que nous atteignons vers 14h30. Nous avons réservé à l’hôtel America dans le centre historique. La ville nous ravit de suite par ses maisons colorées, ses allures de bonne bourgade, son zocalo et la malecon . Nous irons par deux fois régaler nos papilles à la Parroquia .On aurait aimé visiter le musée mais c’est fermé le lundi.

Mardi 19 février J’ai longuement hésité en traçant l’itinéraire sur la route à suivre pour rejoindre San Cristobal mais l’optique de voir les fameuses têtes olméques ( que j’avais vues dans mon livre d’histoire en 6°) du musée de la venta à Villahermosa, m’a aidé à le tracer tout naturellement. C’est donc aujourd’hui une journée de transition : route interminable de 6h sans aucun intérêt ! Coup de gueule sur les fouilles par les militaires et sur le prix des 2 ponts à passer à Ciudad del Carmen ( 48 et 62 $) .😠😠 Dans le style mauvaise journée aussi, on s’arrête le midi dans un petit … comment dire ? bon je le dis quand même, resto . La patron barragouine quelques mots dans un espagnol incertain. Je fais répéter par deux fois et on pense comprendre « fritas ». Les enfants ont faim, on ne sait pas ce que nous trouverons sur la route. On décide de s’asseoir et on commande au vue du degré d’hygiène, des fritas et du coca. Le temps passe…… revoilà, notre patron avec 5 poissons ! Gloups !🤪 On se dit que s’ils sont aussi frais que le patron, on peut s’attendre à une sacré tourista. On fait bon gré malgré et on mange. Ils sont servis « brut » comme dirait Romain sans aucun légume, bref, ils laissent les gros estomacs sur leur faim ! Au moment de la cuenta, regloups🤪🤪 : 450$ ! Une note digne d’un trois étoiles et en plus il trouve que notre billet est en mauvais état . On frise l’énervement. Bref, à une heure de route de ciudad del carmen, passez votre chemin en voyant un gros mexicain louche et glauque dans un resto degueu… ! On arrivera à Villahermosa à 16h, trop tard pour visiter le musée. Nuit au Best Western, un hôtel de chaine quoi ! En résumé :une journée, comme il y en a toujours une dans un voyage, celle dont on se passerait volontiers, celle qui donne envie de s’enfiler une grande margarita ( hein Fifi !)😉

Mercredi 20 février On file direct au musée de la venta pour se remettre de la déprime d’hier ! Une partie zoo ( on laisse tomber ) et une partie archéologie. Les têtes sont exposées le long d’un agréable chemin au milieu d’une végétation luxuriante et peuplée de coatis. Très sympa !!!! Et ça y est : je les ai vues ! Nous prenons ensuite la route vers San Cristobal donnée pour 5h mais qui nous en coutera 8 : route de montagne, nombreux éboulements, travaux et bien sûr topes ! Nous arrivons à San Cristobal épuisés, 😕 pour nous rendre compte que le B and B que nous avions réservé, est situé dans un quartier qui ne nous inspire guère confiance. Nous préférons chercher ailleurs. Nous portons notre choix sur los jardines del centro . On nous propose pour 640 pesos une grande chambre. Nous sommes immédiatement conquis par le magnifique patio avec terrasse en parquet, jardin luxuriant, tout très coloré et à 2 mn à pied du zocalo, parking en prime ! Un havre de paix !!!!!!!😇😇 L’opération repas du soir relèvera d’une opération commando😎 entre les restaurants fermés, notre souhait de manger enfin autre chose que des tacos etc…On atterrit chez un italien qui régalera nos papilles d’européens pendant les trois soirs passées à San Cristobal.

Jeudi 21 février Le moral étant un peu en berne 🙁entre un Mexique qui ne répond pas vraiment à nos attentes et l’épuisement des deux jours de routes, nous partons vers le grand marché. Exactement ce qu’il nous fallait !!!!!!!!!!!!!! Des étals colorés, des fruits, légumes, les costumes des différentes communautés, le sourire des mexicains : ON ADORE !😇😇😇 On y déambulera pendant 2h30 . La ville, elle-même nous ravit : quel beau melting pot . Et que dire de la cathédrale et de l’église Santo Domingo ! Déjeuner dans le patio de la madre tierra. Après-midi musées ! Le centre de développement de la médecine maya, explication en français sur les 5 types de guérisseurs : l’herboriste, la sage femme…. Scènes reconstituées et film sur l’accouchement . Une petit heure bien intéressante. Musée Na Bolom : collection du danois Franz Blom et sa femme Gertrude Doby sur la culture des lacandons. Nous trouvons l’entrée un peu chère et le musée pas très vivant. Bref bof ! Musée de l’ambre : minuscule musée qui explique les origines de l’ambre ( résine fossilisée), sa façon de différencier le vrai et le faux et exposition de belles pièces. Intéressant. Après une longue pause dans le patio à écrire le carnet de voyage entre autre, nous finissons la soirée chez l’italien. Attention, nous sommes en février, c’est l’hiver et à 2200m il fait frisquet, pensez aux petites laines !

Vendredi 22 février Nous partons pour San Juan Chamula. Les Chamulas ( hommes aux tuniques en laine blanche et femmes aux jupes en laine noire ou blanche) pratiquent encore leur propre culte religieux. Il est possible de visiter l’église ( on paye un droit d’entrée) mais photo strictement interdite. Nous y passerons 45 mn, assis dans un coin, à observer ces pratiques. L’église est dépouillée des bancs traditionnels et les fidèles pratiquent à même, le sol lui-même recouvert d’épines de pins. Ils allument de nombreuses bougies . Pour ceux qui viennent s’y faire soigner, les curanderos frottent le corps de leur « patient » avec une poule, puis la passe au dessus des flammes et finissent par la tuer en lui tordant le cou ( âme sensible comme certains d’autre nous, s’abstenir !😮) .Ils boivent ensuite un alcool ou un coca pour roter et ainsi expier le mal .C’est à la fois fascinant et terrifiant ! Bercés par la musique et subjugués par cette ferveur, nous aurons du mal à quitter les lieux. Le billet retiré à l’office de tourisme permet à la fois l’accès à l’église et au petit musée, très sommaire mais exposant les différents costumes traditionnels. Un grand marché se tient dans le centre, très coloré, avec plein d’odeurs… bref comme vous l’avez compris, comme on les aime ! Les photos, à condition que ce ne soit ni des gros plans ni des photos des religieux sont autorisées. Les tzotziles ne sont pas d’apparence très avenants mais si vous leur souriez en premier, ils vous le rendront bien ! De retour à San Cristobal, nous déjeunons à « las fridas » qui nous régalera d’une excellente salade et d’un grand smoothie ! Après-midi, ballade dans San Cristobal, quelques achats d’artisanat et pause dans le patio. On finit chez l’italien décidemment delicioso ! On quittera à grand regret demain San Cristobal qui correspondait beaucoup plus à ce que recherchions au Mexique .

Samedi 23 février Destination Palenque. Nous faisons un premier arrêt aux ruines de Tonina que nous vous recommandons ! Superbe site : une gigantesque pyramide de 80 m de haut adossée à une colline soit 7 palliers qui comptaient aussi 13 temples . Magnifique fresque de la décapitation qui était une pratique extrêmement courante pour ce peuple . Vue imprenable du haut mais attention ça grimpe et personnes sujettes au vertige, ce n’est pas une partie de plaisir ( mon petit coup d’adrénaline du voyage !) .A la fin de la visite, petit tour dans le musée garni de bien belles pièces dont de nombreux calendriers. Comptez pour le tout 2h30 . Nous déjeunons aux « delicias » sous les arcades du zocalo. Reprise de la route : montagne, végétation superbe, paysages splendides mais le chauffeur, à cause des nombreux topes, ne craint pas d’en profiter ! Arrêt à Agua Azul. Belle ballade long des eaux turquoises, végétation luxuriante. On peut s’y baigner . Seul point noir : pour vraiment apprécier la ballade, il ne faudrait regarder que vers l’eau car l’autre côté est entièrement balisé par les marchands d’artisanat . Le site en perd son aspect nature. Autant à l’arrivée, nous n’étions pas emballés pour nous y baigner, qu’après la ballade dans une chaleur humide, nous craquons. C’était …disons …très rafraichissant ! un bon moment. Nous atteignons Palenque à 17h30. De nouveau, notre réservation ne correspond pas à notre attente. Nous cherchons donc un autre toit. Nous choisissons un bungalow à la Aldea perdu au milieu de la végétation . Un bel endroit mais trop cher pour être un coup de cœur. Repas tout à fait ordinaire.

Dimanche 24 février Nous décidons pour visiter Palenque d’adopter la même stratégie qu’à Uxmaal. Nous sommes donc à 8h sur le site et fort heureusement car lorsque nous quitterons le site à 10 h, il y une quinzaine de cars. Nous commençons la visite dans un calme absolu au milieu d’une légère brume et aux sons des singes hurleurs. On se prendrait presque pour Indiana Jones. Le site est splendide, le végétation luxuriante en parfaite harmonie avec les lignes des temples. Palenque signifie « entouré d’arbres ».Les monuments sont moins imposants qu’ à Chitchen ou Uxmaal mais on y trouve une particularité : une crypte funéraire dans le temple des inscription qui contenait le tombeau du roi Pacal. On se perd au milieu d’une multitude de petits temples en essayant de s’imaginer la vie des mayas il y a 1300 ans. Route vers Chicanna que nous atteignons vers 16h30. Nous avons quitté les magnifiques montagnes des Chiapas et retrouvé les routes bien droites mais aussi une végétation beaucoup plus sèche, quel dommage ! Route monotone et par deux fois, nous sommes fouillés : coup de gueule !!!Je m’énerve ; c’est la première fois que je me sens atteinte dans ma liberté dans un pays visité ! Visite du site de Chicanna de style Rio Bec : orientation vers l’ouest, tour massive…Pas très étendu et monuments très abimés. Nuit au rio bec dreams tenu par des anglais. Beau bungalow avec chouette terrasse mais un peu bruyant car proche de la route. Seul point négatif : les prix pratiqués au restaurant qui profite de son isolement . On décide de boycotter le petit-déjeuner.

Lundi 25 février Nous décidons de rejoindre Tulum . Il nous faut rejoindre cette fameuse côte que j’ai tant détestée à l’arrivée. Sur notre passage, le musée de Chetumal est malheureusement fermé. A nouveau fouillés sur la route ! c’est exaspérant !!!😠😠😠😠Nous avons une réservation pour demain au Don Diego de la Selva à Tulum, nous tentons donc d’obtenir une nuit de plus pour ce soir mais c’est complet . Il nous conseille leur 2° hôtel sur la plage ouvert depuis seulement une semaine. On hésite. Mais après quelques tentatives infructueuses car les prix sont partout faramineux, nous acceptons ! Vivre à même le sable c’est quand même pas bien notre truc ! Repas du midi à las Zamas . Ici aussi on y retrouve les prix exorbitants mais emplacement au bord de mer très agréable.. On se ballade un peu avant d’aller passer une après-midi farniente à la plage qui ravit les enfants mais éxaspérent les parents. Le moral est au plus bas 🤪à nouveau car on a retrouvé les prix exorbitants, l’ambiance fric, les mexicains qui vous parlent en anglais et non plus en espagnol, les prix affichés en $US……..Je retrouve le même blues qu’à l’arrivée ! Dîner à la palapa del chino .

Mardi 26 février Il pleut ( eh ben déjà que je n’avais pas le moral !) .On avait prévu de visiter Tulum mais on change nos plans . Le ciel ayant l’air plus dégagé vers Coba, on y file. A peine arrivés, on y retrouve cette impression de dollars sur pattes : parking payant, entrées sans gratuité pour les enfants, wc payants bref on se croirait en France et cela nous rappelle notamment les châteaux de la Loire. Le site est gigantesque . Nous apprécions les lieux non tant pour la beauté des monuments qui sont quand même plus endommagés qu’à Chitchen… mais pour son côté ludique car nous avons loué des vélos . Ceux qui ont lu notre carnet sur le Laos, connaissent mon contentieux avec les vélos😕. Et bien vous allez être étonnés de mon enthousiasme : j’ai aimé cela et je n’ai pas jeté le vélo parterre ! 😉🙂( Ah cela étonne les lorrains hein ?!) J’avoue quand même avoir hésité à pédaler mais cette fois j’avais, d’entrée de jeu, négocier la possibilité de marcher ! Au final, une chouette ballade dans la jungle. Nous mettrons 2h à parcourir les lieux et nous apprécierons plus particulièrement la grande pyramide (42m). Retour sur Tulum. Il est 13h30 et c’est bien dommage de dire que nous ne savons pas trop quoi faire. On épluche le guide et nous dirigeons vers le lagon de Yal-Ku, décrit comme merveilleux : un vrai aquarium. Quand on y arrive, bien entendu c’est non seulement payant et cher mais on y trouve des dizaines et dizaines de personnes, gilet de sauvetage jaune( nouvelle race de poisson clown😉, ), masque, tuba se disputant un bout de lagon qui devait être très joli ! On ne paye pas, on préfère quitter les lieux. On entamera la discussion avec des français en panne, échangeant nos points de vue sur notre voyage . Nous voilà rassurés, eux aussi sont déçus par ce coin du Mexique et pour les mêmes raisons. Nous partons, en milieu d’après -midi, visiter les ruines de Tulum. Le mauvais temps s’est dissipé et l’accès à la plage, en cours de visite sera le bienvenu. Le site est joli et original avec sa situation sur une falaise mais tout est presque trop bien bordé, ceci de part la végétation très entretenue. Nous passons la nuit au Don Diego de La selva, dans de superbes palapas, au milieu d’un beau jardin, piscine en prime. Ce B and B est tenu par deux français super sympa ! Nous dînerons sur place : demain c’est mon anniversaire 😊et mon mari a la délicate attention de choisir le super menu😛: langouste et poisson cuit dans la feuille de banane . Même les patrons me bichonneront en amenant un dessert plus qu’amélioré : crêpe flambée au rhum et granité ananas. Quel soirée !😛😛

Mercredi 27 février Aujourd’hui, nous passons la journée à Xel-Ha ; nous avons réservé par internet ( moins 10%) et avons choisi le tout –inclus. Le temps est et restera très maussade toute la journée ce qui ne nous permettra pas de profiter à fond de cette journée. Je ne m’étendrai pas sur ce genre d’endroit qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Le lagon est joli . Ensuite à chacun de juger. En tout cas l’organisation y est parfaitement bien rodée. Retour à notre grand désespoir vers Playa del carmen pour le deux derniers jours. Nous retrouvons la villa don Julian.

Jeudi 28 février C’est le dernier jour, nous allons errer sur la Quinta et après-midi plage. C’est aussi le jour où on se rend compte qu’il va falloir calculer pour réussir à faire rentrer tous les souvenirs dans la valise … Dernier repas à « las cazuelas » un régal !

Nos coups de gueule !😠😠😠 - Les topes( ou dos d'âne) : usant !!!!!!! - La côte dénaturée et ayant vendu son âme au seul roi $ - Les fouilles sur la route par les militaires .

Nous n’avons pas aimé :🤪😕 - La taille des lits en 120 - Les routes non ou mal indiquées : cela relève parfois du 6 ° sens. - Pour certains d’entre nous : la cuisine mexicaine

Nous avons aimé :🙂🙂 - Les fruits et les glaces - L’ambiance musicale un peu partout - Les temples et sites mayas - Le sourire et la disponibilité des mexicains ( à condition d’être loin de la côte)

Nous avons adoré :😇😇😇😇 - les CHIAPAS !!!!!!!!! - La fête à Merida le dimanche. - Le site de Tonina
Partir faire un tour d'Europe English translation pending
by MrGentleman · 2008-02-21 · 12 replies
Bonsoir, bonsoir ! 😉 J'aimerais connaître les différentes organisation à adopter pour partir faire un Tour d'Europe. J'ai mon itinéraire ainsi que le coût du voyage. Je sais seul, où chercher les finances, les aides mais ma jeune expérience me bloque sur la touche : comment partir, quel matériel, où s'informer, cmb de temps ... ? Motivé, et prêt pour le grand départ. 🤪 🤪 🤪

Bonne soirée à tous, Cordialement, Mr_gentman
Bons plans aux Bahamas à bon prix English translation pending
by Marrakech93 · 2008-02-01 · 14 replies
je voudrais partir au bahamas de la floride l'année prochaine mais je sais pas ou aller en faite quelle est le meilleur endroit au bahamas et pas trop cher merci
Le pre-paid taxi à l'aéroport de Delhi English translation pending
by Yokatai · 2007-11-14 · 38 replies
Bonjour, A mon premier sejour en inde, en octobre de cette année, j'achete un pre paid taxi. Je donne 300 R, on me rend 20 R au lieu de 30 R. Je m'en rend compte qu'apres.

Je reviens en inde (hier), et la meme chose, je donne 300 R, mais juste avant de quitter le comptoir, le souvenir de la premiere fois revient et là je demande de suite de me rendre ma monnaie en montrant ma colere de voir le bureau Pre Paid où il y a ecrit en grand "We want you safe" arnaquer les voyageurs qui n'ont pas toute leur tete apres plusieurs heures de vols et souvent une nuit blanche.

J'attends mon prochain retour en inde en janvier, là je lui saute au cou du vendeur s'il ne me rend pas la monnaie, je previendrais les flics et ferait une bonne comedie de scandale à voix haute pour lui faire la honte et tanpi si c'est mechant et qu'il perd sa place.

A noter qu'il n ya pas que l'inde qui ne rend pas ou mal la monnaie. J'ai pu voir cela en Pologne et Oman. C'est dans tout les pays, et plus particulierement pays à faire salaire.
Sac à dos à roulettes English translation pending
by Yeshedreulma · 2007-09-30 · 27 replies
Bonjour à tous!

J'espère que votre expérience pourra répondre à ma question... Je pars fin novembre, en Inde du Sud d'abord, durée indéfinie, temps illimité, puis un jour dans le nord... Je compte rencontrer tout un tas de professionnels, ONG et institutions sur place, me présenter, faire du bénévolat ci et là, jusqu'à me fixer qq part, pour un moment...

Bref, je pars seule, avec mon sac à dos, que j'aimerais pratique et organisé... comme une valise un peu... et qui puisse rouler, tant qu'à faire. Je l'ai trouvé, (enfin presque): eastpak 43l sac à dos trolley, ou 62l:
http://www.bagfactory.fr/index.php?module=articles&type=user&func=display&aid=773 OU: http://www.bagfactory.fr/index.php?module=articles&type=user&func=display&aid=770

Entre les deux il ya une différence de 5litres, quelques centimetres et 500g... Niveau prix ils sont 2 à 3 fois plus cher qu'un sac à dos classique, mais Je suis prête à mettre le prix pour ce compagnon de route... en plus c'est mon anniversaire...

La question: vais-je me servir des roulettes! Je veux dire par là: est-ce bien raisonable de faire rouler son sac à dos en Inde??? il aura une capuche de protection, des roues de roller, tout terrain, un compartiment style valise, un autre compartiment pour les documetns genre cv et ordi si j'en achete un sur place si besoin...

Qu'en pensez-vous? Lors de mes précédents voyages, j'ahbitais une ville précisément, donc quand je voyageais dans le pays j'avais un sac à dos de 20 l peut-etre! Et je partais maximum 10 jours d'affilés. (Pérou, lac titicaca par exemple, j'habitais trujillo sur la côte nord) je fais 1, 60, 55 kg... brune aux yeux foncés... J'attends vos réflexions! Merci d'avance!! :) Stéphanie.
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
by Lolodesiles · 2007-09-17 · 136 replies
Cher Alan

A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂

1 mois chez les Sasaks, à Lombok Préambule C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.

Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !

J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂

Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏

J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.

Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂

Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)

La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉 Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.

J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.

Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.

J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛

A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…

J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !

A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…

J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.

Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »

Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »

Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…

Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement. Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »

Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.

Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.

Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛

La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte. Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun.

Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎

Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.

Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕

La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés et ses habitants qui adorent se faire photographier ! Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère. « Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle » « M’en fous ! »

C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !

En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐

« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪

Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…

Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »

C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »

Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !

Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »

Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…

Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…

Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.

Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».

En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »

Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…

Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪

Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.

Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? » « T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »

Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏

En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…

Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…

Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »

Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique

Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂

Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…



et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.

Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂



Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !

Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…

J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »

En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂

Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)

La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation



Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet



Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂

Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...



Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!



Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂

Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »

Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂

Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...

Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪

Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !



Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...

Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »

Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴‍☠️

Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)

J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏

Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »

Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉

Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪

C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂

Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…

Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »

Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂

Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac



et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !



Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...

Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"

Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂

Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...

Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...

Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !

Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…

En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.

Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪

Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…

Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »

Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂

Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴‍☠️

Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎

Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.

En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »

Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…

Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »

Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.

« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»

Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…

Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…

En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂

Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…

A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪

Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛

Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…

Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.

Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.

Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...

Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Une journée de stop English translation pending
by Montagne666 · 2007-07-09 · 4 replies
Voilà je voulais écrire ma journée de stop de samedi dernier, avant d'en oublier les détails, parce que vraiment des virées en stop de cet accabit, j'en veux bien à chaque fois.

Samedi 7 Juillet 2007, Rennes, Les 3 Soleils. Il est 14h30, je quitte Sylvie et les sandwichs pour enfin profiter du week-end, après un dur labeur d'une semaine. J'ai prévu d'aller à Sentelie, petit village pittoresque minuscule au sud d'Amiens, où des ami-e-s organisent un petit festival. En fait, c'est surtout l'occasion annuelle de revoir tous ces gens que j'ai rencontré quand j'avais 16 ans tout mouillé (et eux la 25-aine en moyenne), qui se sont tous dispatchés mais qui restent toujours dans un coin de ma tête. Seulement je ne peux pas partir directement, parce que j'ai déposé le vélo de ma tante la veille au village d'à côté pour attraper le bus du matin, et non je ne vais quand même pas laisser un vélo qui n'est pas à moi traîner tout un week-end sous une pluie plus que probable. Hop, en route pour le bus, vélo jusqu'à chez ma tante. Je regarde un peu le trajet sur internet, appelle un pote qui finalement n'y va plus, pris par sa préparation de centre de loisirs. Il me dit qu'il y en a pour 5 heures de route. Ah bon!! Bon, ben je ne vais pas trop traîner alors! Il est déjà... 15h30. Je reregarde sur mappy le trajet, prépare quelques affaires indispenables (un duvet, les clés du boulot pour lundi au cas où, une montre, un pull, quatre pelotes de coton, un crochet et "Le crochet en 250 points"... ben oui, au cas où je m'ennuie sur le bord de la route 😛 ). Hop, en route en stop pour Rennes (là ça va, y a dix km).

Arrivée place Ste-Anne, je regarde les horaires des bus qui vont dans le nord de Rennes, direction Caen. ben oui mais bon, on est samedi, et y en a pas des masses. Je tergiverse, tergiverse, finis par choisir un bus, en loupe un autre qui allait mieux dans mon sens, me dis que de toutes façons c'est vraiment trop un plan galère mon histoire, mais bon c'est décidé c'est décidé, je vais quand même pas passser tous mes demi-week-ends (je bosse tous les samedis) comme une vieille fille à tricoter des gilets pour l'hiver. Mes gilets, je préfère les tricoter en Picardie... Bref, je finis par prendre un bus. Mais comme j'ai pas les yeux en face des trous après m'être levée toute une semaine à 5h du mat' sans faire de sieste l'aprème, je me plante de bus. Oh pas de beaucoup hein, je me retrouve quand même dans le nord de Rennes, au milieu d'un lôtissement... "Mais qu'est-ce que je fous moi, à partir comme ça à l'arrache, sans même un numéro de téléphone pour appeler quelqu'un là-bas en cas de pépin", me dis-je, hyper confiante en l'avenir proche. Bon, je me dirige à l'ouïe vers la rocade, me retrouve dans un endroit qu'on dirait presque la campagne, joli, c'est plutôt agréable de marcher dans le coin. Mais je suis pas rendue... Mais comme j'ai un bon sens de l'orientation, et une ouïe somme toute assez correcte, je finis par rejoindre une grosse avenue, où je vois un gros panneau "Caen". Cool, c'est déjà ça. Il est presque 18h... Je suis super bien organisée, grâce à ma tante, j'ai un grand carton et un gros marqueur, ma pancarte arbore un beau CAEN énorme hyper lisible (je n'ai jamais eu une aussi belle pancarte de stop). Je marche vers la rocade, et le porte de façon à ce qu'il soit visible derrière moi, au cas où... Le truc que je fais tout le temps, mais qui n'a jamais marché. Je marche je marche, me rend compte qu'en fait, l'entrée de la rocade est encore loin à gauche du rond-point, me dis que ça a l'air pourri comme endroit pour faire du stop, il n'y aura que des Rennais qui vont en périphérie... Mais pourquoi est-ce que je fais du stop à cette heure-ci... je vais jamais y arriver, sûr que je vais rester bloquée une heure ici, et ptêt bien que je vais jamais arriver ce soir et dormir je ne sais où... Hyper optimiste que je suis... Oui, mais là, on est le 07/07/07, et c'est mon jour de chance. Il est 18h05, et une camionnette s'arrête à quelques mètres devant moi. Un jeune homme très sympathique, qui se rend... à Caen. Mais c'est parfait! Le trajet est bien agréable, mon conducteur revient d'une année en Suède où il était dans une école de violon, pour apprendre la musique trad suédoise. Il me dépose sur un rond-point à l'entrée de la rocade de Caen. Là je me dis... ça y est, les emmerdes vont commencer, il faut que je réussisse à contourner Caen pour être au bon endroit pour faire du stop pour Rouen, bonjour la galère. Bon, je vais tenter le coup sans pancarte, ce sera peut-être plus efficace. Je tend le pouce, disons, pour faire large, au moins 5 minutes. Une jeune femme s'arrête. Je lui demande si elle peut me déposer à l'endroit adéquat pour aller vers Rouen. Pas de problème. On cause boulot et patrons inhumains... Elle me met pile sur l'entrée de la quatre-voies vers Rouen, nickel. Là, je fais ma pancarte Rouen, et la tend à la vue des automobilistes. Je patiente, disons pour faire large, au moins 3 minutes. Une deuxième camionnette s'arrête, à l'arrache, plus loin que la sortie. Je me dis, drôle d'énergumène, est-il bien sûr qu'il va vers Rouen celui-là? "Où allez-vous?" "Je vais à Rouen, veinarde". "Ah bon, mais vous venez de dépasser l'entrée là!" "Ah? Euh oui, mais c'est pas grave, il faut que je fasse de l'essence". Le gars a un sacré bagou, et une langue bien pendue, ben oui forcément, il est camelot. D'emblée, je me marre bien, tout en me disant qu'il conduit vraiment comme un pied, et heureusement que je suis là pour voir les pancartes "Carrefour", sinon on était pas rendus, pour son essence, et Rouen, n'en parlons pas. Bref il fait de l'essence, et je lui évite de rater l'entrée sur la 4voies. Pendant tout le chemin, il me raconte ses histoires de camelot, son nouveau produit qu'il testait aujourd'hui, un mini-hélicoptère téléguidé. Il était à la braderie de Caen, sauf qu'il y avait du vent, et que c'est un machin qu'on doit utiliser en intérieur, résultat, le mini-hélico montait, montait montait, et puis après, la téléchommande n'arrivait plus à communiquer avec lui. Ce type est vraiment d'une jovialité comme on en voit rarement, et je suis bien contente d'être montée dans sa voiture. On s'marre bien. Tellement bien, que je me rends compte trop tard que la station que l'on vient de passer, ben c'était la dernière avant Rouen. Lulu, mon conducteur, va sur Paris, et entre les deux, il n'y a qu'un échangeur, la hantise de tout autostoppeur... Mais Lulu est une crème, et me dit que c'est pas grave, il va me déposer à un bon endroit pour faire du stop après Rouen. Wa, ben dis dont c'est drôlement gentil ça! On traverse Rouen par une espèce de rocade au milieu de zones industrielles toutes moches. On roule, on roule, on finit par voir un panneau Amiens/Caen... Je lui dis: Ben c'est bon t'as qu'à me poser là, je vais me débrouiller. "Non, non, non, je vais faire comme si t'étais un mec et que t'avais pas de chance, et te déposer sur la bonne direction". Bon, ben je vais pas dire non non plus 😛 . Et on roule, on roule, on roule... Lulu a décidé de me déposer sur la prochaine station-service de l'auortoute vers Amiens... A peine trente-cinq km de rab, sans compter qu'il doit changer son itinéraire, et passer par Beauvais pour repartir vers Paris. Arrivés sur l'aire d'autoroute, il descend aussi pour prendre un café. Moi je fais une visite expresse aux toilettes, je n'ai pas de temps à perdre, la course du soleil joue contre moi, il commence à être tard. Je dis au revoir à Lulu, qui me dit: "Avec la chance que t'as, je suis sûre que tu seras repartie avant que j'aie fini mon café". Je lui dis un grand merci, et je pars me poser à la sortie de l'aire de service, avec ma pancarte "Amiens". Je me dis, cette fois, je vais rester coincée, c'est sûr. Il fait à moitié nuit, je vais être obligée de pioncer ici, bonjour le week-end de rêve. Une voiture passe, puis deux, une troisième s'arrête. Un Belge qui rentre à Bruxelles. J'aurai attendu une dixaine de minutes. Et derrière, qui vois-je? Lulu dans sa camionnette! Il ne croyait pas si bien dire tout à l'heure! Il me fait de grands signes de la main auxquels je réponds en rigolant. Je monte donc dans la voiture avec le Belge et ses deux enfants. On papote, il arrive de Carnac, d'où il est parti à 4h de l'après-midi... décidément, je n'ai vraiment pas traîné moi! Je lui avoue que je n'ai jamais mis un pied en Belgique. Alors il me dit, c'est un tort, je vais te laisser mon adresse, et tu viens quand tu veux... Ah ben ça alors! Si je m'attendais! Il me dépose à la sortie de Poix-de-Picardie, et on s'échange les e-mails. Vive internet, moi qui n'ai pas de téléphone, ça me facilite la vie :-)

Il est à présent 22h30, la nuit tombe. Je passe le péage de sortie, et rejoins la route vers Poix. Je tends le pouce, des voitures passent mais ne s'arrêtent pas. Je me dis que cette fois, je suis bonne pour faire le reste à pied, mais je m'en fous, là je suis sûre d'arriver, alors peu importe. 10km c'est quoi quand on vient d'en faire 490? Mais comme la chance ne s'est pas encore endormie, pof, une voiture s'arrête. "Tu vas où?" "Je vais à Sentelie". "Bon, normalement je vais pas à Poix, mais je te pousse jusque là, je suis pas à 4km près". Ok, super! 4km plus loin "Bon, je vais quand même te mettre sur la route Bergicourt-Sentelie, sinon t'es pas rendue". Ah ben c'est une chouette idée ça! 1km plus loin:" Allez, Bergicourt est à 2 km, je t'emmène, mais ch'te préviens, après tu te débrouilles pour aller à Sentelie" "Oh ben de toutes façons, je peux le faire à pied, c'est vraiment pas un souci, maintenant je suis arrivée". 2km plus loin, Bergicourt. "Bon, y a pas un rat à cette heure-ci sur ces routes, allez, je t'emmène à Sentelie, c'est pas pour 2km de plus...". 😎 Panneau Sentelie: "Je t'emmène pas plus loin hein, cette fois tu fais le reste à pied" Oh ben c'est sûr que pour 300 m, je vais pouvoir user un peu mes chaussures... Je propose au type et son fils de venir au concert, mais ils sont fatigués, et rentrent chez eux. Et moi, je n'en reviens toujours pas de ce qui vient de se terminer... Rennes-Sentelie en à peine 5h... le tout en partant à 6h du soir, le truc complètement casse-gueule qui se transforme en un immense coup de chance. En plus, je n'ai prévenu personne que je venais, tout le monde est surpris (et heureux, non mais bande de mauvaises langues😛 ) de me voir. Je suis heureuse de tous les revoir, et rien de tel qu'un bon trajet en stop pour encore mieux apprécier l'arrivée. C'est comme un voyage, même si ça n'est ni très long, ni très loin...

Qui a dit que le stop, c'est dangereux (surtout pour une fille seule), galère, et long?
Que faire à San Francisco pendant deux jours? English translation pending
by Eternel2002 · 2006-12-29 · 11 replies
Bonjour,

Je compte aller à San Francisco pour 2 ou 3 jours.. Quoi faire d'essentiel pour profiter au maximum de cette courte durée? merci
Bolivie: petit récit de voyage en photos English translation pending
by Lolodesiles · 2006-06-17 · 22 replies
Hola los amigos ! J’ai régulièrement des questions suite à la création du site présentant mes photos de Bolivie Alors je m’y mets, je donne quelques infos, tuyaux et souvenirs de ce voyage. Je suis parti en février 2006 avec la compagnie Alitalia. Je désespérais devant les billets à 900/1000 euros puis un jour, coup de chance, un qui passe à 630 euros ! J’ai fait Lyon-Milan, Milan-Sao Paulo, Sao Paulo-La Paz. Il faut savoir que le Sao-Paulo/ La Paz est un omnibus qui s’arrête à Puerto Suarez, puis à Santa Cruz (changement d’avion) et enfin La Paz ! Nous arrivons donc à La Paz (aéroport à 4050m d’altitude) pour récupérer un 4x4 de location chez l’ancien pilote de course Oscar Crespo Maurice qui s’est reconverti dans la location de 4x4 en Bolivie ! Après de longues recherches sur internet, il est curieusement beaucoup moins cher que les autres : 950$ pour 1 mois, assurance comprise et kilométrage illimité. Nous héritons d’un vieux Land Cruiser de 10 ans qui démarre un peu mal mais qui fonctionnera très bien pendant tout le voyage.

Direction Lac Titicaca : nous restons 2-3 jours du côté de Copacabana. C’est joli, les habitants ont l’air plus chaleureux qu’ailleurs (faut dire qu’on les prend en stop !), mais bon ce n’est qu’un grand lac, avec de très belles vues certes, mais bon moi qui randonne dans les Alpes ça ne me coupe pas la respiration ;-)

Retour à La Paz pour mettre cap plein sud ! La route jusqu’à Oruro est facile, ensuite c’est une piste sans panneaux et on a un peu de mal à se diriger, d’autant qu’on ne parle pas la langue ! Les paysages de l' Altiplano sont très typiques.

Arrivée à Uyuni. Les photos prises par Nicolas Hulot sur le Salar d’Uyuni ont été la principale motivation de notre voyage. Déception : les habitants confirment ce que nous savions : février c’est la saison des pluies, le salar est rempli d’eau et n’est pas praticable en voiture. Personne ne s’y aventure, même les guides boliviens ! Nous nous consolons devant ce magnifique coucher de soleil

Seulement voilà : je voyage avec Abdel depuis 10 ans et je sais très bien qu’il VEUT ABSOLUMENT traverser le salar d’Uyuni, pour aller jusqu’à l’Isla del Pescador, endroit extraordinairement photogénique ! Combien de fois il a voulu prendre des risques inconsidérés pour prendre ses photos, sa grande passion : se faire charger par les éléphants d’Afrique pour les photographier trompe dressée, photographier les Jarawas des Andaman alors qu’ils peuvent se montrer très agressifs (et puis c'est pas bien), monter la plus haute dune de Sossusvlei en Namibie par 56° à l’ombre… Je râle à chaque fois, tente de l’en empêcher, mais sa passion pour la photo est plus forte que tout !🤪 Aussi, le lendemain, nous prenons en filature des 4x4 chargés de touristes et, arrivés à l’entrée du Salar d’Uyuni, on commence à les suivre avec de l’eau jusqu’au capot ! Ils se dirigent vers l’Hotel de Sel, quelques kilomètres à l’intérieur du Salar. Plus on avance, moins il y d’eau, et Abdel de me dire aussitôt: « tu vois ce sont des menteurs, y a pas d’eau ! Heureusement que je t’ai pas encore écouté ! » Les 4x4 s’arrêtent à l’Hotel de Sel, organisent un pic-nic avec les touristes, puis feront demi-tour vers Uyuni 2h plus tard. Pendant le repas, j’aborde un guide : je lui demande où est l’Isla Del Pescador. Il me dit que c’est impossible d’y aller, il y a trop d’eau. Je lui rétorque : ben, pourtant y’a pas d’eau ici ! Gêné, il me montre un vague direction… Je comprends que j’ai fait une boulette et dès que ses clients ont le dos tourné, je reviens… Heureusement il parle un peu anglais et me dit : « Tu vois ces 2 volcans au loin ? (il me montre le Volcan Tunupa et un autre qui lui fait face sur la rive opposée du Salar) Et bien tu roules tout droit, pile entre les 2 volcans, pendant 60km, et tu tomberas sur l’île… » 😎 Il poursuit : « seulement ta voiture n’est pas préparée : c’est dangereux, elle va prendre l’eau, surtout le sel qui va boucher ton radiateur et paralyser le système électrique, et tu vas tomber en panne au milieu du Salar, avec personne pour venir te chercher. Il faut protéger ton moteur avec des bâches ». Je le remercie et arrive à convaincre Abdel de retourner à Uyuni pour essayer de préparer la voiture comme on nous a expliqué. Nous voilà donc à la recherche de bâches en plastique dans le marché d’Uyuni… On galère… Dans une papeterie, nous rencontrons un Bolivien sympa qui comprend ce que l’on cherche. Et c’est reparti : non il ne faut pas y aller, c’est dangereux, il y a trop d’eau, etc… On dit qu’on sait comment y aller et qu’on est justement en train d’acheter ce qu’il faut pour faire l’expédition ! Il nous explique alors qu’il est guide et qu’il va nous aider. Il me laisse son adresse et nous donne RDV le lendemain matin devant chez lui à 7h. Le lendemain matin…. Impossible de démarrer la voiture. Plus de contact, rien. Nous allons à pieds chez ce fameux Bolivien, je lui explique que c’est mort, la voiture est en panne. Il vient avec nous, regarde rapidement ce qui se passe sous le capot et récupère un outil. En 5 minutes la voiture est réparée. Il me dit : hier vous êtes allés dans le Salar, n’est ce pas ? Du sel est rentré dans le moteur et a grignoté pendant la nuit ce petit fil lectrique… Vous avez de la chance que ce soit arrivé dans le village et non dans le Salar. Je me tourne vers Abdel et je lui dis « tu vois que bien que c’est de l’inconscience !!🏴‍☠️ ». Je parle dans le vide. Notre Bolivien part avec nous au marché et nous fais acheter des bâches plastiques, du fil de fer, on remplit notre jerrican d’eau douce et on fait une réserve supplémentaire d’essence en plus du plein de la voiture. Il nous dit qu’il va préparer notre voiture gracieusement, qu’il a déjà fait ça 10000 fois et que ça n’a pas de secret pour lui. Une heure après le revoilà avec une voiture bâchée avec grande dextérité.



Nous n’aurions jamais pu faire ça sans son aide. Je ne sais plus son prénom, mais je ne remercierai jamais assez. D’ailleurs, je lui propose de venir nous accompagner, non pas au Salar, mais après, dans le Sud Lipez. Il me dit qu’il n’y a pas de problème et qu’il prendra 35$ par jour. Me sentant très redevable, je ne discute pas le prix qui est largement au dessus de la moyenne ! Nous voilà donc partis pour la traversée sur Salar d’Uyuni ! Sitôt l’Hostal do Sal passé, le paysage devient grandiose… ciel et sel se confondent… c’est magnifique, irréel, j’ai pas arrêté de mitrailler : (les autres sont sur mon site) 😉

Comme nous n’avons qu’une carte à la dimension d’un gros timbre-poste et pas de GPS, je reste malgré tout très concentré sur l’orientation et essaye de photographier dans mon esprit toutes les montagnes qui nous entourent. Nous roulons lentement pour que l’eau ne rentre pas dans le radiateur et nous marquons un arrêt tous les 10 km pour nettoyer le moteur à l’eau douce… Les heures passent et en effet nous voyons une tâche noire grossir à l’horizon : Hourra ! On y est sur cette Isla Del Pescado !

Nous sommes accueillis par la petite équipe de fonctionnaires qui garde les lieux, inutiles de vous dire qu’ils sont très étonnés de nous voir ! Nous mettons nos noms sur le registre des entrées qui n’a pas été complété depuis pas mal de temps… Nous sommes les 2 seuls touristes, et le personnel sur l’île est largement majoritaire ! Il y a même un petit restaurant ouvert, nous y mangerons tous les soirs. Nous demandons si nous pouvons camper, l’Administratrice nous dit que ce n’est pas possible, et qu’en principe elle n’a pas le droit mais elle nous propose un bureau de l’Administration pour 30 Bolivianos la nuit! Il y a des matelas et surtout une immense baie vitrée avec une vue démente sur le Salar ! Il y a un petit livre d’or et nous voyons que l’Administration fait régulièrement des exceptions avec les cyclistes, vu qu’ils ne peuvent pas faire l’aller-retour dans la journée, ils sont donc tolérés pour la nuit. Personne… l’île est fabuleuse, les cactus immenses se découpent sur un horizon où ciel et terre se reflètent l’un sur l’autre… Nous allons abuser de l’hospitalité de nos hôtes et rester 2 jours et 3 nuits sur l’île. Le deuxième jour, je commence à avoir des maux de tête violents qui reviendront régulièrement jusqu’à mon retour en France…. La lumière est tellement forte, j’aurai du acheter des lunettes de glacier…Nous sympathisons avec l’Administratrice, qui n’a que 25 ans, rigole beaucoup et passe ses journées à essayer de faire fonctionner la radio qui relie l’île au… continent ! (j'espère qu'elles m'en voudront pas ) Retour à Uyuni par le même chemin en nous repérant aux montagnes qu’on avait vu à l’aller 3 jours plus tôt. Nous retrouvons notre ami Bolivien, le remercions à nouveau, et amenons la voiture à nettoyer entièrement au Karcher. Il nous dit que finalement il ne peut pas venir avec nous dans le Sud Lipez mais a trouvé un remplaçant, guide lui aussi. Il fait 40 cm de moins que moi, mais a bien 15 ans de plus, alors je me dévoue pour monter à l’arrière du 4x4. Il m’arrête tout de suite et me dit de monter devant car je suis trop grand. Aaahh ben il est bien ce guide, il va m’épargner 3 jours d’aplatissage de tête contre le plafond du 4x4 !😏 Nous voilà donc partis pour le Sud Lipez… Le voyage se passe sans encombre, heureusement que le guide est là pour nous diriger car nos cartes manquent de précisions. Les paysages grandioses et je vous laisse regarder (entre autres) mes photos du Volcan Licancabur, de la Laguna Colorada, de la Laguna Verde, ma préférée ! Attention à ne pas trop s’approcher des Lagunas, on s’embourbe méchamment ! Nous nous séparons de notre guide à la frontière Chilienne. Il remontera sur Uyuni sur le prochain 4x4 d’un collègue qui passe. Nous ne regrettons pas de l’avoir embauché pour ces 3 jours car l’orientation n’est pas évidente, il y a des pistes qui se croisent de partout. Nous avons quand même croisé des Français qui visitaient le Sud Lipez avec leur propre véhicule et un GPS. La région est assez fréquentée, donc au pire des cas on peut facilement croiser d’autres 4x4. Notre guide s’est également occupé de nous trouver des hébergements, qui malgré la basse saison, étaient souvent complets ! En nous approchant de la frontière, nous croisons les 2 Français qui font le Tour du monde en tandem 3 roues ! Aussitôt la frontière chilienne passée, la route est goudronnée. Nous descendons vers San Pedro de Atacama pour trouver un hébergement pour la nuit. L’arrivée à San Pedro est décevante : les boutiques de souvenirs alternent avec les restaurants, les rues sont remplies de touristes, les Chiliens nous apparaissent bien ternes après les Boliviens austères mais si hauts en couleurs… Je ne suis plus du tout dépaysé, les rabatteurs qui sont devant chaque resto m’énervent, les prix sont multipliés en moyenne par 5, voire 10, par rapport à la Bolivie… 3h après notre arrivée au Chili, je dis à Abdel : viens on rentre en Bolivie ! Il me réponds : « bah on est là, donc on va quand même essayer de découvrir ce fameux désert d’Atacama ! ». OK, je lui réponds, la nuit porte conseil… Le lendemain après une balade à la Vallée de la Luna, belle mais aménagée aussi bien qu’un parc d’attraction, puis après une omelette à 6 euros, il finit par craquer : « t’as raison Loïc, on se casse ! » Cap plein Nord pour rejoindre Arica. On va se poser là 1 jour ou 2 histoire de profiter de la plage… Arrivés sur place, rues blindées de Chiliens en vacances, musique à fond dans les rues piétonnes, plage archi-nulle (en fait y’en a pas), on ne fera que passer la nuit. Le lendemain en fin de matinée… Aaahh, la frontière Bolivienne ! On respire… le porte-monnaie aussi ! Nous décidons de passer la dernière semaine dans l’agréable village de Coroico , initialement j’avais prévu de faire de la rando dans les Yungas, mais mes maux de tête vont me clouer dans mon hamac… Je garde donc un bon souvenir de ce voyage en Bolivie, même si ce fut probablement le voyage le plus dur pour moi sur le plan de la santé. Le dépaysement est total, même à La Paz où les tenues traditionnelles des Boliviennes mettent déjà dans l’ambiance Andine. Le coût de la vie est très abordable : un repas pris dans un boui-boui local ne coûte guère plus d’1 euro, un chambre rustique de 3 à 5 euros, le litre d’essence 0.50 euro. Cette discussion sera, comme à mon habitude, accessible depuis mon site, alors déjà VF-istes ou pas encore, n’hésitez pas à poser vos questions. Je ne prétends pas tout savoir, loin de là, mais la communauté VF est une ressource inépuisable de réponses à vos questions !
Paris-Norvège en stop English translation pending
by Zounet · 2006-06-03 · 4 replies
Bnjour à tous, J'aimerai savoir si qqun a déjà été en Norvege en stop, ou du moins effectué un bout de chemin comme ca afin de m'aider a évaluer si c'est fesable sans trop de galère, le temps necessaire pour le trajet ainsi que les endroits a éviter ou au contraire plus pratiques ou il vaut mieux passer Si il existe des copagnies de bus a petits prix pour relier paris copenhague/ ou paris stockolm, cette alternative peux aussi m'interesser... voila, merci d'avance a ceux qui pourront me renseigner, en attendant bon voyage a tous
Faut-il aller en Inde? English translation pending
by Mart888 · 2005-08-10 · 131 replies
je suis allé quelques instants sur le sur mIRC sur le channel india et j'ai parlé à une fille de Delhi qui n'a pas cessé de me décourager d'aller en inde, que c'est mauvais pour le peuple, etc... Q'en penser vous? Le peuple nos acceptent parce qu'on amène de l'argent, uniquement? Eli svp répond moi !!

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display