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Loger à Bruges ou à Gand? English translation pending
Bonjour,
Fin octobre 2012, nous souhaitons découvrir Bruges et Gand. Nous voyagerons en train.
1/ Où loger: à Bruges ou à Gand?
2/ Combien de jours pour découvrir agréablement ces deux villes?
Merci pour vos réponses...
Jo
Chambre d'hôte dans un vignoble sur la route des vins en Alsace English translation pending
À la mi septembre, je compte passer une semaine dans la région de la route des vins en Alsace. Avez-vous des coups de coeur à me proposer pour une chambre d'hôte dans un vignoble ou près d'un vignoble, dans un petit village tranquille, pas trop touristique? De cet endroit, je souhaite découvrir les alentours, les gens et les vignobles à vélo.
Séjour sur la Costa Brava en septembre 2012 English translation pending
bonsoir,
dans 15 jours je desire aller en espagne avec mon mari et un bebe de 6 mois. je ne connais pas vraiment l 'espagne. Nous voulons aller sur la costa brava, mais nous hésitons entre les villes de ROSAS, LLORET DEL MAR et TOSSA DEL mar. Nous voulons une petite ville où il y a des choses à faire et à voir (bateau, visites, restos...). laquelle de ces villes me conseillerez vous ? Merci beaucoup
dans 15 jours je desire aller en espagne avec mon mari et un bebe de 6 mois. je ne connais pas vraiment l 'espagne. Nous voulons aller sur la costa brava, mais nous hésitons entre les villes de ROSAS, LLORET DEL MAR et TOSSA DEL mar. Nous voulons une petite ville où il y a des choses à faire et à voir (bateau, visites, restos...). laquelle de ces villes me conseillerez vous ? Merci beaucoup
Précisions pour un trajet entre Matsumoto et Yanagawa (Japon) English translation pending
bonjour
j'ai déjà fait une demande sur ce sujet sans avoir de réponse, quelqu'un peut-il me renseigner ?
j'ai fait des recherches si le site et déjà trouvé une partie des informations : notamment de Tokyo à Matsumoto (le début de mon circuit) (2h40) en train et de Kanazawa à Kyoto (la fin de mon circuit) mais je butte sur le trajet pour rejoindre les deux villes a savoir Matsumoto et Kanazawa la durée à l'air très longue (chaine de montagne oblige) je me suis dit qu'une étape à Takayama (que j'ai déjà visité) est 'elle idéale? combien de temps entre chaque et par quels moyens (bus je pense) 3 jours pour faire le tout (entre les transports et les visites) cela ne sera pas trop juste ?
merci pour vos réponses
Pierre
j'ai fait des recherches si le site et déjà trouvé une partie des informations : notamment de Tokyo à Matsumoto (le début de mon circuit) (2h40) en train et de Kanazawa à Kyoto (la fin de mon circuit) mais je butte sur le trajet pour rejoindre les deux villes a savoir Matsumoto et Kanazawa la durée à l'air très longue (chaine de montagne oblige) je me suis dit qu'une étape à Takayama (que j'ai déjà visité) est 'elle idéale? combien de temps entre chaque et par quels moyens (bus je pense) 3 jours pour faire le tout (entre les transports et les visites) cela ne sera pas trop juste ?
merci pour vos réponses
Pierre
Passer 3 jours en bateau dans les Backwaters (Inde) English translation pending
Bonjour je souhaite partir dans les environs de Cochin, je me pose qq questions
1- les vols proposés Paris Cochin sont de 22h à 1 journée le meilleur rapport coût/temps est ce bien d'atterrir à Cochin?
2-la ville de Cochin mérite t elle d'y rester 3 jours? si oui avez vous de bonnes adresses pour un hotel proche du centre (pour sortir le soir) mais pa trop bruyant, nous aimons commencer les vacances par 2 jours ds un bel endroit pour récupérer du voyage
3- ensuite nous aimerions rester sur l'eau mais pas dans un bateau plein de touristes combien coute la location pour 3 jours et 2 nuits et quel itinéraire faire depuis Cochin, où s'arrêter nous aimons les balades vélo, les marchés les villages etc..
4- après ces 6 jours il nous en reste 4 que faire et où aller pour s'immerger un peu plus dans la culture de l'Inde j'aimerais terminer ma semaine une nuit dans un bel très bel hotel.
J'aimerais visiter un palais et voir des éléphants et être au contact de pêcheurs (si pêche possible c'est super)
Merci
J'aimerais visiter un palais et voir des éléphants et être au contact de pêcheurs (si pêche possible c'est super)
Merci
Petit séjour en Thaïlande et long récit English translation pending
Bonjour
Je profites d'un moment pour raconter mon séjour en thailande, afin que mon expérience puisse servir autant que m'a servi celle des autres forumneurs qui ont fait la même démarche. Je précise que ma compagne et moi sommes partis les 2 dernières semaines de juillet...
1er jour: arrivée à l'aéroport à 10h, l'aéroport est bien conçu et agréable, simple de s'y retrouver sauf quand on cherche qqchose qui n'existe plus à savoir les omnibus décrit dans les guides. A la place on s'est rabattus sur la ligne express rejoignant le centre ville jusqu'à la station phaya thai avec la ferme intention d'y prendre un taxi meter et surtout pas un tuk-tuk en direction du quartie de khao san road (où se trouve le siam2 que j'avais réservé par internet) Sortis du métro dans la chaleur humide et le bruit, totalement désorientés ma compagne et moi, avec nos 2 valises roulantes, 2 vrais touristes donc fatalement on se fait accoster, un thailandais présentant très bien qui s'intéresse à notre séjour dans sa globalité et nous met en garde puisqu'à partir de demain nous n'avons réservé aucun trajet ni chambre: inconscients que nous sommes, nous ne nous doutions pas que le lendemain les étudiants seraient en vacances et allaient prendre d'assaut tous les bus et chambres pour le nord (après vérification plus tard les étudiants n'allaient pas du tout être en vacances). A ce moment là on a beau avoir lu toutes les mises en garde, on se laisse prendre comme 2 idiots et on monte dans le tuk-tuk (tiens donc!) qu'il nous indique qui nous emmène droit vers une agence où en gros au lieu de nous donner simplement le prix du trajet jusqu'à sukkothai, on nous demande nos projets d'un bout à l'autre. Obtenant finalement enfin l'info recherchée, le prix s'avère trop exhorbitant et la situation réveille enfin notre méfiance donc on se carapate vite fait. Nouveau tuk-tuk, nouvelle agence (on nous avait promis l'office du tourisme officiel "TAT"), nouveau bla-bla qui ne mène à rien, cette fois-ci par un suisse qui parle français mais ça n'y change rien, on repart de plus en plus énervés et cette fois fermement décidés à rejoindre enfin notre chambre, ce que nous faisons vers 15h!!! On se pose, on se raffraichit, l'hotel est sympa, le personnel aussi et serviable. On oublie tout le programme du jour (wat phra kaew, grand palais, wat pho) et on se balade juste jusqu'en face du wat arun, histoire de s'imprégner de l'ambiance en toute simplicité, après être passés à la vraie office du tourisme et avoir glané enfin de précieuses informations fiables. Sur le retour on achète une carte téléphone dans un 7/11 où le vendeur s'occupe de créditer lui-même le téléphone. On rentre pour un gros dodo bien mérité dans la fraicheur de la clim' un peu bruyante...
2e jour: On quitte l'hôtel après un bon petit dej', direction thonburi où on doit rejoindre Julien, jeune français qui a pris le relais de Thuan pour faire visiter les Khlongs sur sa petite barque. On a pu déposer nos affaires chez lui et hop c'est parti pour une magnifique balade de 3h dans les canaux de Bangkok qu'on arrive enfin à apprécier mais c'est presque un autre monde. ça a été le premier et un des meilleurs moments du séjour, vraiment on recommande. Les 3h passent presque trop vite. Julien est à la fois discret et plein d'humour, il nous a montré et décrit ce qu'il y avait à voir et à côté de ça laissé pleinement savourer ce moment. A peine fini on doit vite vite reprendre un taxi-meter (à qui Julien a parlé pour être sûr qu'il mette le compteur) jusqu'à une station de skytrain puis direction mochit, le terminus qui est (du moins nous le pensions) aussi la gare routière du même nom... sauf que les 2 sont séparés de quelques km donc re-taxi (mais des bus y vont aussi), affolement car persuadés d'avoir loupé le dernier bus pour sukkothai de 14h. Effectivement arrivée à 14h15 mais même les offices du tourisme se trompent car il y en a d'autres qui partent à 15h, voire même 16h ce qui nous a laissé le temps de nous restaurer. Nos billets coutent au passage 4 fois moins chers que ceux proposés dans les agences. D'accord le confort doit être moindre mais il est très correct malgré les 7h de trajet: clim', télé (ils nous ont passé des DVD notamment transformers 2 et là pas besoin de parler Thailandais pour comprendre. Par contre pas de toilettes dans le bus mais arrêt de rigueur au milieu du trajet avec une assiette ou une boisson compris dans les 290 B du trajet. Arrivés à sukkhotai à 20h passées, on rejoint la sabaidee guesthouse réservée par tel sur le trajet. La chambre et le site sont chouettes, le gérant un peu speed mais on a pu manger malgré l'heure tardive notre première soupe de citronnelle et coriandre à la crevette, la meilleure d'ailleurs de tout le séjour. Ils parlent français donc ça facilite un peu la tache finalement.
3e jour: Après le petit' dej continental tout ce qu'il y a de plus classique contrairement aux éloges lues dans les guides, on quitte la GH (en y laissant quand même nos affaires gratuitement comme d'autres routards) pour aller prendre un songtaew direction old sukkothai et ses vestiges magnifiques. avant d'entrée on loue un vélo pour à peine 30 B la journée. Certes ce sont de bons vieux vélos avec 3 vitesses mais c'est largement suffisants en tout cas pour la zone intérieure qui est superbe. Nous n'avons pas fait les autres zones pour prendre notre temps dans la principale et aussi parce qu'au bout d'un moment on se lasse aussi mais vraiment ça valait le déplacement: des vestiges superbes dans un cadre vert super bien entretenu, vraiment un très bon moment. Vers midi et demi après plus de 3h de visite on retourne vers new sukkothai où après un très bon restau dont j'ai oublié le nom on retourne à la gare routière et reprenons un bus pour chiang mai (de nouveau billet au dernier moment), cette fois 5h30 de trajet mais sans arrêt automatique cette fois (pour les besoins il faut se retenir ou demander au chauffeur de s'arrêter). Arrivée à chiang mai de nuit, on a pris tuk-tuk pour la pha thai guesthouse conseillée dans le GDR: à raison car l'établisssement est superbe, les chambres très agréables et le patron et sa femme adorables. Comme en plus il parle français car ayant vécu près de Lyon ça ne gache rien. On se permet même une petite sortie nocturne pour diner pas loin vers des échoppes typiques où mangent les thailandais. 1ere impression de chaing mai très bonne...
4e jour: journée au doi suthep: après un très bon petit déjeuner (continental donc classique mais avec un délicieux pancake au miel, hmmmm!), on relache notre attention et on négocie un peu rapidement un songtaew pour la journée, en fait il aurait vraiment fallu définir la journée et la durée de chaque arrêt à l'avance, car après c'était plus difficile. On a quand même pu passer 2h au wat doi suthep ce qui est largement suffisant, mais pas assez pour aller au village hmong près du camping. On a ensuite pu accéder à une des cascades et s'y tremper (mais pas de piscine naturelle) pendant 1h30 mais mieux négocié on aurait pu se faire toute la balade qui relie 7 cascades entre elles. Pas grave à la place arrivés pas trop tard sur chiang maï pour voir le wat phra sing, très beau temple effectivement mais qui souffre de la comparaison avec le wat phra doi suthep et puis il y a saturation au bout d'un moment. On a ensuite le droit à notre premier massage au thai massage conservation club, où les masseurs sont des aveugles. On aprouve et pourtant ça fait mal! hé oui, le massage thaïlandais c'est tout sauf des caresses mais on en ressort bien détendus pour à peine 150 B! Le soir venu on a été faire un tour au night bazaar mais honnêtement un peu déçus, pas quoi le conseiller à tout prix
5e jour: On a loué une voiture pour aller au doi inthanon: chez Journey, agence recommandée par les guides, réservée et payée la veille, assurance comprise 1000 B pour une voiture peu puissante mais confortable et automatique, indispensable avec la conduite à gauche, et amenée gratuitement à notre GH. Le plus dur c'est en ville mais après on s'y fait et ça nous a permis de vraiment faire cette journée comme on l'entendait après les contraintes de la veille au doi suthep. Après 1h30 de route sans problèmes (pour les plus stressés ils proposent pour pas cher un gps, nous on a fait sans), on trouve aisément les différents points d'intérêt à savoir surtout pour nous les cascades! Toutes plus belles les unes que les autres, par ordre de beauté (et dans l'ordre de la route aussi) mae ya, mae klang et wachiratan. On a aussi vu des rizières en étages et le sommet qui vaut le coup pour sa température et pour prendre la fameuse photo au plus haut point de thailande malgré la brume constante tout autour. On a adoré l'accessibilité de chaque endroit (pas plus de 500m à marcher du parking aux cascades, décevant pour les trekkeurs mais agréable pour les autres), on a même pu manger et boire un bon café local avec vue sur la plus belle des chutes: wachiratan. Il y avait peu de monde à chaque endroit, le seul regret étant de ne pas pouvoir se baigner au pied des cascades (pas de piscines naturelles). Une de nos meilleures journées assurément malgré une fin de retour pas évidente mais surmontée. Juste à temps pour aller profiter aussi du saturday market qui valait le détour. On y est allés à pied et revenus à pied sans problèmes. Chiang maï est une ville agréable car le centre est à taille humaine et on a fait bcp de choses à pied.
6e jour: Un dernier massage à côté de la GH (on valide endroit et masseuses de qualité), un petit tour au warorot market (typique mais on ne s'y est pas attardés, un peu le même point de vue que le night bazzar même si les 2 sont différents) avant de partir pour notre périple vers le sud et koh phan gan. Au menu un trajet en avion avec air asia réservé la veille (cette fois une erreur puisque les tarifs ont gonflé de 50% en quelques jours), mais prestation correcte et voyage sans histoire (1h de vol contre 12h de bus à l'aller...). On rejoint la gare ferroviaire pour prendre un train pour le sud. Là la dame au bureau d'information à l'entrée nous guide gentiment aux guichets et demande elle-même nos billets. Malheureusement plus de places ailleurs qu'en 3e (sans couchettes ni clim' donc pas question) donc elle nous rabat sur une agence qui nous vend un billet combiné train + ferry à prix d'or. On accepte, pas le courage de reprendre notre route jusqu'à la gare routière mais on profite de l'attente pour prendre nos billets pour le retour qui nous coutent plus de 2 fois moins chers!!! Je continuerai à me demander si la dame de l'accueil ne nous a pas joué un mauvais tour, méfiance donc même vis à vis des officiels. Contents quand même de vivre cette expérience dans un train relativement confortable (clim', couchettes).
7e jour: arrivée en train, la nuit aidant le trajet est vite passé mais pas encore arrivés: parès le train 1h30 de bus jusqu'à l'embarcadère puis 3h30 de ferry assez serrés, vraiment pas confortable. L'arrivée aussi est mal gérée, on nous décharge de manière anarchique les bagages en les jetant littéralement sur le quai et là débrouillez vous! Je ne conseille donc pas trop la songserm ce que nous a confirmé une autre touriste qui conseille plutôt lomprayah et seatran car plus rapides et plus confortables. Notre retour avec lomprayah lui donnera raison! Une fois au port on a continué plus loin à pied puisque les songtaews présents nous demandaient le double du prix, un peu plus loin ils étaient plus raisonnables. Après 15min de trajet nous voilà enfin à notre GH: le wang sai garden et vraiment pas déçus: pour 400B la nuit nous avons eu un chouette petit bungalow sur pilotis avec terrasse, hamac, chambre spacieuse et salle de bain-toilettes moins sympa mais correcte, pas d'eau chaude mais pas besoin sous ces lattitudes. Notre terrasse donne sur un très joli jardin de cocotiers et le tout à 300m de la plage de koh ma, le meilleur site de snorkeling de l'ile. La proprio au petit soin nous a tout de suite concocté un bon repas malgré l'heure avancée et ensuite on est allés tester l'eau. Un peu déçus de prime abord car l'eau était trop chaude ce jour-là (si si, 35°C au moins donc pour se raffraichir il faut sortir la tête de l'eau), pas mal de cailloux qui m'ont valu une entaille au pied (chaussures d'eau conseillées à cet endroit) et des drôles de coraux mous disséminés un peu partout qui nous ont inspiré de la méfiance dans 1 premier tps (après on s'y fait).
8e, 9e et 10e jour: journées faites de belles plages, de balades sous le soleil parfois bien bien chaud. Toutes les plages nous ont plu dans le nord-ouest: de haad salad (pas la plus belle mais sympa quand même avec qq poissons) à haad khom (très belle, isolée, plein de possons à voir) en passant par haad chaloklam (pas de poissons mais une eau claire et un sable fin propice à la baignade), plage entourée d'un charmant village. On a pris notre temps, fait du snorkeling (le meilleur à Koh ma en allant plus loin du bord côté ouest de l'île mais aussi à haad khom), ma copine s'est laissée allée à un 3e et dernier massage sur la plage de koh ma, prestation encore une fois peu onéreuse et de qualité. On aurait adoré faire une excursion d'une journée sur koh tao mais la veille du jour dit elle a été annulée... Je conseille malgré tout des agences comme dive inn ou chaloklum qui vont sur koh tao avec leurs propres bateaux tandis que d'autres agences nous ont proposé une excursion en nous faisant prendre le ferry, nettement moins sympa je pense... On a eu du mal parfois à trouver des songtaews pour nous emmener à des tarifs raisonnables, il faut être prêts à marcher si nécessaire...
11e jour: dernière baignade matinale, au revoir aux poissons après 4 jours très chouettes, je recommande vraiment koh phan gan pour plein de raisons. Nous n'avons pas testé le sud, très peu pour nous mais c'est aussi une autre facette de l'île. On quitte donc à regret le wang saï et son couple de proprios adorables et aux petits soins. Ils gagnent à être connus, lui plutôt jovial, elle plutôt discrète mais vraiment gentils... C'est d'ailleurs lui qui nous a raccompagné à thong sala pour un retour bcp plus confortable côté bateau (lomprayah) et plus rapide aussi. Pas mal d'attente par contre à surat thani notamment à cause du retard du train (2h de retard), on en a profité pour se restaurer et aller sur internet. Fini le sud retour à Bangkok par le train couchettes mais cette fois non climatisé mais ce soir là la ventilation suffisait bien.
12e jour: arrivée en milieu de matinée à Bangkok, on a choisi le a-one-inn dans le quartier de sukkumvit pour la commodité des transports (à 100m de la station de skytrain) et la proximité des centres commerciaux notamment le MBK, centre commercial de 8 étages... Dernière journée plutôt shopping en commençant par l'immense marché de chatuchak (ouvert le WE) à s'y perdre! ça vaut le détour franchement, ne serait-ce que pour voir un des10 plus grands marchés au monde. Mais on a fait aussi des bonnes affaires, trouvé des articles de qualité. Plus que le soir venu quand on a enchainé avec le MBK qui ravira plutôt les fans de nouvelles technologies avec un étage entier consacré aux smartphones, appareils photos et tablettes. Retour à notre GH pour la dernière nuit en Thaïlande...
13e jour: dernière nuit correcte car chambre correcte et climatisée pour 1000 B avec petit dej' buffet compris. Seul bémol de notre chambre: la douche située quasi au-dessus des toilettes, assez comique puisqu'on arrose tout à chaque douche, douche elle-même de rigueur puisqu'il n'y a ni papier ni le fameux pommeau de douche pour les fefesses qu'on trouve dans tous les WC de Thailande (hé oui pas de papier WC en Thaïlande). Le petit déjeuner était bon et le personnel aimable. On se rend surtout facilement à l'aéroport donc no-stress, c'est bien agréable! Toujours cette super efficacité à l'aéroport de Bangkok (comme ce fut le cas aussi à chiang maï d'ailleurs) et c'est le grand retour avec turkish airlines (dont je n'ai pas que du bien à dire mais au moins on n'a pas payé cher: 550€ par personne aller-retour...
Merci à ceux qui ont réussi à me lire jusqu'au bout, désolé pour la longueur mais je voulais apporter des éléments que je n'ai aps toujours trouvés moi-même avant de partir et qui m'ont fait défaut sur place. S'il y en a d'ailleurs qui ont des questions n'hésitez pas à me contacter en privé.
A micalement
Laurent
1er jour: arrivée à l'aéroport à 10h, l'aéroport est bien conçu et agréable, simple de s'y retrouver sauf quand on cherche qqchose qui n'existe plus à savoir les omnibus décrit dans les guides. A la place on s'est rabattus sur la ligne express rejoignant le centre ville jusqu'à la station phaya thai avec la ferme intention d'y prendre un taxi meter et surtout pas un tuk-tuk en direction du quartie de khao san road (où se trouve le siam2 que j'avais réservé par internet) Sortis du métro dans la chaleur humide et le bruit, totalement désorientés ma compagne et moi, avec nos 2 valises roulantes, 2 vrais touristes donc fatalement on se fait accoster, un thailandais présentant très bien qui s'intéresse à notre séjour dans sa globalité et nous met en garde puisqu'à partir de demain nous n'avons réservé aucun trajet ni chambre: inconscients que nous sommes, nous ne nous doutions pas que le lendemain les étudiants seraient en vacances et allaient prendre d'assaut tous les bus et chambres pour le nord (après vérification plus tard les étudiants n'allaient pas du tout être en vacances). A ce moment là on a beau avoir lu toutes les mises en garde, on se laisse prendre comme 2 idiots et on monte dans le tuk-tuk (tiens donc!) qu'il nous indique qui nous emmène droit vers une agence où en gros au lieu de nous donner simplement le prix du trajet jusqu'à sukkothai, on nous demande nos projets d'un bout à l'autre. Obtenant finalement enfin l'info recherchée, le prix s'avère trop exhorbitant et la situation réveille enfin notre méfiance donc on se carapate vite fait. Nouveau tuk-tuk, nouvelle agence (on nous avait promis l'office du tourisme officiel "TAT"), nouveau bla-bla qui ne mène à rien, cette fois-ci par un suisse qui parle français mais ça n'y change rien, on repart de plus en plus énervés et cette fois fermement décidés à rejoindre enfin notre chambre, ce que nous faisons vers 15h!!! On se pose, on se raffraichit, l'hotel est sympa, le personnel aussi et serviable. On oublie tout le programme du jour (wat phra kaew, grand palais, wat pho) et on se balade juste jusqu'en face du wat arun, histoire de s'imprégner de l'ambiance en toute simplicité, après être passés à la vraie office du tourisme et avoir glané enfin de précieuses informations fiables. Sur le retour on achète une carte téléphone dans un 7/11 où le vendeur s'occupe de créditer lui-même le téléphone. On rentre pour un gros dodo bien mérité dans la fraicheur de la clim' un peu bruyante...
2e jour: On quitte l'hôtel après un bon petit dej', direction thonburi où on doit rejoindre Julien, jeune français qui a pris le relais de Thuan pour faire visiter les Khlongs sur sa petite barque. On a pu déposer nos affaires chez lui et hop c'est parti pour une magnifique balade de 3h dans les canaux de Bangkok qu'on arrive enfin à apprécier mais c'est presque un autre monde. ça a été le premier et un des meilleurs moments du séjour, vraiment on recommande. Les 3h passent presque trop vite. Julien est à la fois discret et plein d'humour, il nous a montré et décrit ce qu'il y avait à voir et à côté de ça laissé pleinement savourer ce moment. A peine fini on doit vite vite reprendre un taxi-meter (à qui Julien a parlé pour être sûr qu'il mette le compteur) jusqu'à une station de skytrain puis direction mochit, le terminus qui est (du moins nous le pensions) aussi la gare routière du même nom... sauf que les 2 sont séparés de quelques km donc re-taxi (mais des bus y vont aussi), affolement car persuadés d'avoir loupé le dernier bus pour sukkothai de 14h. Effectivement arrivée à 14h15 mais même les offices du tourisme se trompent car il y en a d'autres qui partent à 15h, voire même 16h ce qui nous a laissé le temps de nous restaurer. Nos billets coutent au passage 4 fois moins chers que ceux proposés dans les agences. D'accord le confort doit être moindre mais il est très correct malgré les 7h de trajet: clim', télé (ils nous ont passé des DVD notamment transformers 2 et là pas besoin de parler Thailandais pour comprendre. Par contre pas de toilettes dans le bus mais arrêt de rigueur au milieu du trajet avec une assiette ou une boisson compris dans les 290 B du trajet. Arrivés à sukkhotai à 20h passées, on rejoint la sabaidee guesthouse réservée par tel sur le trajet. La chambre et le site sont chouettes, le gérant un peu speed mais on a pu manger malgré l'heure tardive notre première soupe de citronnelle et coriandre à la crevette, la meilleure d'ailleurs de tout le séjour. Ils parlent français donc ça facilite un peu la tache finalement.
3e jour: Après le petit' dej continental tout ce qu'il y a de plus classique contrairement aux éloges lues dans les guides, on quitte la GH (en y laissant quand même nos affaires gratuitement comme d'autres routards) pour aller prendre un songtaew direction old sukkothai et ses vestiges magnifiques. avant d'entrée on loue un vélo pour à peine 30 B la journée. Certes ce sont de bons vieux vélos avec 3 vitesses mais c'est largement suffisants en tout cas pour la zone intérieure qui est superbe. Nous n'avons pas fait les autres zones pour prendre notre temps dans la principale et aussi parce qu'au bout d'un moment on se lasse aussi mais vraiment ça valait le déplacement: des vestiges superbes dans un cadre vert super bien entretenu, vraiment un très bon moment. Vers midi et demi après plus de 3h de visite on retourne vers new sukkothai où après un très bon restau dont j'ai oublié le nom on retourne à la gare routière et reprenons un bus pour chiang mai (de nouveau billet au dernier moment), cette fois 5h30 de trajet mais sans arrêt automatique cette fois (pour les besoins il faut se retenir ou demander au chauffeur de s'arrêter). Arrivée à chiang mai de nuit, on a pris tuk-tuk pour la pha thai guesthouse conseillée dans le GDR: à raison car l'établisssement est superbe, les chambres très agréables et le patron et sa femme adorables. Comme en plus il parle français car ayant vécu près de Lyon ça ne gache rien. On se permet même une petite sortie nocturne pour diner pas loin vers des échoppes typiques où mangent les thailandais. 1ere impression de chaing mai très bonne...
4e jour: journée au doi suthep: après un très bon petit déjeuner (continental donc classique mais avec un délicieux pancake au miel, hmmmm!), on relache notre attention et on négocie un peu rapidement un songtaew pour la journée, en fait il aurait vraiment fallu définir la journée et la durée de chaque arrêt à l'avance, car après c'était plus difficile. On a quand même pu passer 2h au wat doi suthep ce qui est largement suffisant, mais pas assez pour aller au village hmong près du camping. On a ensuite pu accéder à une des cascades et s'y tremper (mais pas de piscine naturelle) pendant 1h30 mais mieux négocié on aurait pu se faire toute la balade qui relie 7 cascades entre elles. Pas grave à la place arrivés pas trop tard sur chiang maï pour voir le wat phra sing, très beau temple effectivement mais qui souffre de la comparaison avec le wat phra doi suthep et puis il y a saturation au bout d'un moment. On a ensuite le droit à notre premier massage au thai massage conservation club, où les masseurs sont des aveugles. On aprouve et pourtant ça fait mal! hé oui, le massage thaïlandais c'est tout sauf des caresses mais on en ressort bien détendus pour à peine 150 B! Le soir venu on a été faire un tour au night bazaar mais honnêtement un peu déçus, pas quoi le conseiller à tout prix
5e jour: On a loué une voiture pour aller au doi inthanon: chez Journey, agence recommandée par les guides, réservée et payée la veille, assurance comprise 1000 B pour une voiture peu puissante mais confortable et automatique, indispensable avec la conduite à gauche, et amenée gratuitement à notre GH. Le plus dur c'est en ville mais après on s'y fait et ça nous a permis de vraiment faire cette journée comme on l'entendait après les contraintes de la veille au doi suthep. Après 1h30 de route sans problèmes (pour les plus stressés ils proposent pour pas cher un gps, nous on a fait sans), on trouve aisément les différents points d'intérêt à savoir surtout pour nous les cascades! Toutes plus belles les unes que les autres, par ordre de beauté (et dans l'ordre de la route aussi) mae ya, mae klang et wachiratan. On a aussi vu des rizières en étages et le sommet qui vaut le coup pour sa température et pour prendre la fameuse photo au plus haut point de thailande malgré la brume constante tout autour. On a adoré l'accessibilité de chaque endroit (pas plus de 500m à marcher du parking aux cascades, décevant pour les trekkeurs mais agréable pour les autres), on a même pu manger et boire un bon café local avec vue sur la plus belle des chutes: wachiratan. Il y avait peu de monde à chaque endroit, le seul regret étant de ne pas pouvoir se baigner au pied des cascades (pas de piscines naturelles). Une de nos meilleures journées assurément malgré une fin de retour pas évidente mais surmontée. Juste à temps pour aller profiter aussi du saturday market qui valait le détour. On y est allés à pied et revenus à pied sans problèmes. Chiang maï est une ville agréable car le centre est à taille humaine et on a fait bcp de choses à pied.
6e jour: Un dernier massage à côté de la GH (on valide endroit et masseuses de qualité), un petit tour au warorot market (typique mais on ne s'y est pas attardés, un peu le même point de vue que le night bazzar même si les 2 sont différents) avant de partir pour notre périple vers le sud et koh phan gan. Au menu un trajet en avion avec air asia réservé la veille (cette fois une erreur puisque les tarifs ont gonflé de 50% en quelques jours), mais prestation correcte et voyage sans histoire (1h de vol contre 12h de bus à l'aller...). On rejoint la gare ferroviaire pour prendre un train pour le sud. Là la dame au bureau d'information à l'entrée nous guide gentiment aux guichets et demande elle-même nos billets. Malheureusement plus de places ailleurs qu'en 3e (sans couchettes ni clim' donc pas question) donc elle nous rabat sur une agence qui nous vend un billet combiné train + ferry à prix d'or. On accepte, pas le courage de reprendre notre route jusqu'à la gare routière mais on profite de l'attente pour prendre nos billets pour le retour qui nous coutent plus de 2 fois moins chers!!! Je continuerai à me demander si la dame de l'accueil ne nous a pas joué un mauvais tour, méfiance donc même vis à vis des officiels. Contents quand même de vivre cette expérience dans un train relativement confortable (clim', couchettes).
7e jour: arrivée en train, la nuit aidant le trajet est vite passé mais pas encore arrivés: parès le train 1h30 de bus jusqu'à l'embarcadère puis 3h30 de ferry assez serrés, vraiment pas confortable. L'arrivée aussi est mal gérée, on nous décharge de manière anarchique les bagages en les jetant littéralement sur le quai et là débrouillez vous! Je ne conseille donc pas trop la songserm ce que nous a confirmé une autre touriste qui conseille plutôt lomprayah et seatran car plus rapides et plus confortables. Notre retour avec lomprayah lui donnera raison! Une fois au port on a continué plus loin à pied puisque les songtaews présents nous demandaient le double du prix, un peu plus loin ils étaient plus raisonnables. Après 15min de trajet nous voilà enfin à notre GH: le wang sai garden et vraiment pas déçus: pour 400B la nuit nous avons eu un chouette petit bungalow sur pilotis avec terrasse, hamac, chambre spacieuse et salle de bain-toilettes moins sympa mais correcte, pas d'eau chaude mais pas besoin sous ces lattitudes. Notre terrasse donne sur un très joli jardin de cocotiers et le tout à 300m de la plage de koh ma, le meilleur site de snorkeling de l'ile. La proprio au petit soin nous a tout de suite concocté un bon repas malgré l'heure avancée et ensuite on est allés tester l'eau. Un peu déçus de prime abord car l'eau était trop chaude ce jour-là (si si, 35°C au moins donc pour se raffraichir il faut sortir la tête de l'eau), pas mal de cailloux qui m'ont valu une entaille au pied (chaussures d'eau conseillées à cet endroit) et des drôles de coraux mous disséminés un peu partout qui nous ont inspiré de la méfiance dans 1 premier tps (après on s'y fait).
8e, 9e et 10e jour: journées faites de belles plages, de balades sous le soleil parfois bien bien chaud. Toutes les plages nous ont plu dans le nord-ouest: de haad salad (pas la plus belle mais sympa quand même avec qq poissons) à haad khom (très belle, isolée, plein de possons à voir) en passant par haad chaloklam (pas de poissons mais une eau claire et un sable fin propice à la baignade), plage entourée d'un charmant village. On a pris notre temps, fait du snorkeling (le meilleur à Koh ma en allant plus loin du bord côté ouest de l'île mais aussi à haad khom), ma copine s'est laissée allée à un 3e et dernier massage sur la plage de koh ma, prestation encore une fois peu onéreuse et de qualité. On aurait adoré faire une excursion d'une journée sur koh tao mais la veille du jour dit elle a été annulée... Je conseille malgré tout des agences comme dive inn ou chaloklum qui vont sur koh tao avec leurs propres bateaux tandis que d'autres agences nous ont proposé une excursion en nous faisant prendre le ferry, nettement moins sympa je pense... On a eu du mal parfois à trouver des songtaews pour nous emmener à des tarifs raisonnables, il faut être prêts à marcher si nécessaire...
11e jour: dernière baignade matinale, au revoir aux poissons après 4 jours très chouettes, je recommande vraiment koh phan gan pour plein de raisons. Nous n'avons pas testé le sud, très peu pour nous mais c'est aussi une autre facette de l'île. On quitte donc à regret le wang saï et son couple de proprios adorables et aux petits soins. Ils gagnent à être connus, lui plutôt jovial, elle plutôt discrète mais vraiment gentils... C'est d'ailleurs lui qui nous a raccompagné à thong sala pour un retour bcp plus confortable côté bateau (lomprayah) et plus rapide aussi. Pas mal d'attente par contre à surat thani notamment à cause du retard du train (2h de retard), on en a profité pour se restaurer et aller sur internet. Fini le sud retour à Bangkok par le train couchettes mais cette fois non climatisé mais ce soir là la ventilation suffisait bien.
12e jour: arrivée en milieu de matinée à Bangkok, on a choisi le a-one-inn dans le quartier de sukkumvit pour la commodité des transports (à 100m de la station de skytrain) et la proximité des centres commerciaux notamment le MBK, centre commercial de 8 étages... Dernière journée plutôt shopping en commençant par l'immense marché de chatuchak (ouvert le WE) à s'y perdre! ça vaut le détour franchement, ne serait-ce que pour voir un des10 plus grands marchés au monde. Mais on a fait aussi des bonnes affaires, trouvé des articles de qualité. Plus que le soir venu quand on a enchainé avec le MBK qui ravira plutôt les fans de nouvelles technologies avec un étage entier consacré aux smartphones, appareils photos et tablettes. Retour à notre GH pour la dernière nuit en Thaïlande...
13e jour: dernière nuit correcte car chambre correcte et climatisée pour 1000 B avec petit dej' buffet compris. Seul bémol de notre chambre: la douche située quasi au-dessus des toilettes, assez comique puisqu'on arrose tout à chaque douche, douche elle-même de rigueur puisqu'il n'y a ni papier ni le fameux pommeau de douche pour les fefesses qu'on trouve dans tous les WC de Thailande (hé oui pas de papier WC en Thaïlande). Le petit déjeuner était bon et le personnel aimable. On se rend surtout facilement à l'aéroport donc no-stress, c'est bien agréable! Toujours cette super efficacité à l'aéroport de Bangkok (comme ce fut le cas aussi à chiang maï d'ailleurs) et c'est le grand retour avec turkish airlines (dont je n'ai pas que du bien à dire mais au moins on n'a pas payé cher: 550€ par personne aller-retour...
Merci à ceux qui ont réussi à me lire jusqu'au bout, désolé pour la longueur mais je voulais apporter des éléments que je n'ai aps toujours trouvés moi-même avant de partir et qui m'ont fait défaut sur place. S'il y en a d'ailleurs qui ont des questions n'hésitez pas à me contacter en privé.
A micalement
Laurent
Recherche idée de voyage pour un cadeau English translation pending
Bonjour à tous,
J'écris ce message car, avec la complicité de mon père, nous souhaitons offrir un beau voyage à ma mère (pour deux personnes). Cependant, je n'ai pas vraiment d'idée sur le lieu ni sur l'organisation. L'idéal serait un juste milieu entre voyage tout organisé (all inclusive) et un voyage où mes parents seraient livrés à eux-mêmes.
J'ai quelques idées sur le lieu telles que le Vietnam, Bali, la Bolivie ou bien le Pérou mais je ne sais pas du tout comment m'y prendre.
Ce serait cool de m'aiguiller ou de me faire part de vos expériences !
Merci
J'écris ce message car, avec la complicité de mon père, nous souhaitons offrir un beau voyage à ma mère (pour deux personnes). Cependant, je n'ai pas vraiment d'idée sur le lieu ni sur l'organisation. L'idéal serait un juste milieu entre voyage tout organisé (all inclusive) et un voyage où mes parents seraient livrés à eux-mêmes.
J'ai quelques idées sur le lieu telles que le Vietnam, Bali, la Bolivie ou bien le Pérou mais je ne sais pas du tout comment m'y prendre.
Ce serait cool de m'aiguiller ou de me faire part de vos expériences !
Merci
Conseils pratiques pour voyage en famille dans le Sud-Ouest américain English translation pending
Comme lors de nos périples précédents (Thaïlande, Malaisie), j'essaye de rendre à Voyage Forum ce qu'il m'a offert lors de la préparation de notre voyage en y laissant quelques impressions et conseils pour la préparation d'un tel voyage.
Pour planter le décor, nous sommes une famille avec 3 enfants, âgés de 10, 15 et 17 ans au moment du voyage.
Comme habituellement pour nos voyages lointains, nous essayons comme cette fois de partir 3 semaines, cette fois du 2 au 23/8/2012. Arrivée Los Angeles départ de San Francisco.
Pour préparer votre voyage, Voyage Forum bien sûr, les Routards de Californie et des Parcs du Sud Ouest. Le Lonely planet que nous avions trouvé super pour la Malaisie et la Thaïlande est franchement inutile (en tout cas la version française consacrée au Sud Ouest américain).
Côté budget, compter 2000 à 2500€/personne pour 3 semaines tout compris si vous ne campez pas, ne voulez pas vous contenter des motels basiques et ne manger que des saucisses sous vide. Nous avons donc loué une voiture 7 places, logé dans des hôtels le plus souvent avec piscine, toujours climatisés (sauf Yosemite et SF mais pas nécessaire ces jours là à SF); nous avons parfois acheté de quoi manger sur le pouce à midi mais pas toujours (parfois petit resto à midi aussi donc).
Voyage en avion avec Jet Airways pour BXL-New York, American airlines pour NY-LA et SF-NY. Attention, les compagnies américaines ne semblent plus prévoir de repas à bord en classe économique pour les voyages même de cote à cote (soit plus de 5 heures de vol...)... La crise est passée par là... Prévoyez donc le ravitaillement...
Location de voiture via Autoescape. Bons prix lorsqu'on réserve à l'avance avec plein gratuit (ce qui n'est pas rien vu le prix actuel du carburant, même aux USA et la taille du reservoir...) et 2ème conducteur gratuit, indispensable vu les distances. Nous avions jeté notre dévolu sur un monospace 7 places ce qui paraît nécessaire à 5 pour avoir suffisamment de confort lors des longs déplacements; nous avons effectué 2600 miles au total. Chez Dollar, nous avons pu choisir dans une flotte d'une vingtaine de véhicules, les classiques Dodge Grand Caravan et un modèle Kia qui semble un clone du précédent. Attention lorsque vous choisissez votre véhicule de vérifier le bon fonctionnement de la clim (déficient à l'arrière sur notre véhicule) et voir s'il y a des différences de système de clim de l'un à l'autre (nous avions une clim "mécanique" déficiente aux places arrières alors que certains modèles semblent avoir une clim "électronique"). Par ailleurs, sachez que ces véhicules sont extrêmement gourmands en terme de carburant. Même si nous n'avons pas fait de relevé précis, il est certain qu'un tel véhicule consomme au moins 2.5 gallons aux 100 km (soit 10 litres), même sans pousser le moteur très faiblards dans les côtes... Le prix du carburant varie de l'ordre de 20% d'une région à l'autre (plus cher en Californie). Particulièrement couteux à l'approche du Yosemite. Particulièrement bon marché à Las Vegas. Un site internet utile: http://gasbuddy.com/.
Un GPS est indispensable. J'ai été très satisfait de Sygic, application (payante) installée sur mon smartphone androïd.
Arrivée 2/8 à LA, journées du 3-4/8 à LA.
Première journée à Universal Studio, cher mais sympa pour les enfants. Arriver tôt pour privilégier les attractions les plus populaires (Transformers, Simpson's ride, Jurassic parc, Tour) avant que des files de plus d'une heure (jusque 90 minutes) ne se forment.
Deuxième journée: Hollywood boulevard est peu intéressant. Nous nous sommes baladés à Beverly Hills pour le fun; sympa. Passage à Venice beach qu'on a beaucoup aimé (canaux, plage). Fin de journée au Getty Center, malheureusement au pas de course (on n'a pas visité les collections mais l'architecture et l'environnement sont à voir); il faudrait lui consacrer une demi-journée au moins. Los Angeles se traverse très lentement en voiture d'ouest en Est. Beaucoup de feux non synchronisés. Presque avantage à contourner par la highway du nord.
Après LA, nous avions choisi de filer directement à Bryce Canyon. Avions fait aussi le choix de faire l'impasse sur Zion. La distance LA-Bryce est importante et nous avions donc prévu une étape à Barstow; permettant par ailleurs de diminuer le coût de l'hôtellerie (tout en améliorant les prestations....); voir nos commentaires hôtels-restaurants sur Tripadvisor.
4-5/8: Etape Barstow-Route vers Bryce. Attention les GPS vous envoient quasi systématiquement à Panguitch quand vous entrez l'adresse d'un hôtel situé aux abords de l'entrée du parc de Bryce Canyon (c'était le cas avec mon GPS mais j'ai fait la même expérience sur Google Maps). Ne vous faites pas avoir.
Si vous venez par l'highway 15 du sud ouest, je vous conseille la route 14 à partir de Cedar City, assez jolie.
6/8: Bryce Canyon. Achat du pass America the Beautiful, indispensable si vous visitez plusieurs parcs nationaux mais je ne vous apprends certainement rien. Bryce est magnifique. On a beaucoup aimé. Avons fait la balade enchaînant Peekaboo loop trail branche ouest et Navajo trail (plutôt que Queen's garden trail car temps orageux menaçant). C'est une très bonne solution que de laisser sa voiture à Bryce point pour pouvoir faire le chemin dans ce sens, du sud au nord, soleil dans le dos, idéal pour les photographes en herbe! Reprendre alors la navette gratuite à Sunset ou Sunrise point (qui vous impose alors de repartir dans l'autre sens, vers l'entrée nord du parc; vous en descendez à Visitor Center pour la reprendre dans l'autre sens vers Bryce point et récupérer votre voiture).
7/8: Lever du soleil à Sunrise point à Bryce, magnifique (à faire) et route de Bryce à Moab. Même si cela rallonge la route, on vous conseille vraiment d'emprunter la Scenic Way 12 (voir aussi http://www.scenicbyway12.com/), réputée une des (si pas la) plus belles routes des USA. On veut bien le croire. Magnifique. Une variété de paysage incroyable. Pas beaucoup d'adresses pour manger sur la route. On vous conseille la Mesa Farm Market (http://mesafarmmarket.com). Excellente adresse pour manger sur le pouce.
8/8: Moab. Visite de Arches; Delicate Arch. A faire tôt le matin avant 9-10:00 les mois d'été ou fin de journée (où il fait cependant encore très chaud).
9/8: Moab. Rafting sur la Colorado River (Fisher's Tower). C'est plutôt une balade cool sur la Colorado river. Sympa car les paysages sont grandioses; baignades. On vous conseille une demi-journée, amplement suffisante vu le caractère pépère de la balade. Si vous voulez du plus "chaud" (Cataract Canyon par exemple), la réservation s'impose et c'est au moins une journée entière et nettement plus cher (âge minimum requis).
10/8: Moab. Canyonlands. Island in the sky. Très beau et impressionnant également. Vu les températures en août, se prête mal à une longue balade mais avons apprécié nos deux petits trails vers Grand View Point et Mesa Arch. C'est une partie du parc (qui en compte 3) qui est vraiment accessible depuis Moab (Needles l'est aussi mais c'est déjà assez loin...). Attention, pas de commerces et il n'y a de l'eau qu'au Visitor Center à l'entrée du parc; s'équiper en conséquence.
11/8: Route vers Monument Valley, passage par Gooseneck overlook et visite de Monument Valley fin d'après-midi. Le choix du moment de la visite à Monument Valley nous a paru très bien choisi; il faut y être pour le coucher de soleil, inoubliable... S'y pointer donc environ 3-4 heures avant l'heure du coucher de soleil car il faut deux heures pour faire le circuit en voiture. Attention on fait parfois une longue file à l'entrée du parc (l'organisation des Navajos, c'est pas celle des Ricains "importés"). Payement en cash seulement à l'entrée du parc. On vous recommande de manger ensuite au restaurant du The View hotel, avec vue panoramique sur les "buttes" qui se fondent progressivement dans la nuit. Magique!
On vous recommande aussi de vous y prendre très tôt pour réserver votre hôtel et pouvoir loger à The View ou à Goulding's lodge. Nous avons été très déçu de notre adresse à Mexican Hat, bénéficiant pourtant de bonnes critiques (voir Tripadvisor)...
12/8 Route vers Page. Après-midi à la plage de Lone Rock sur le Lac Powell après passage à la Marina. Le lac souffre de la baisse du niveau des eaux. Il doit être chouette de louer un bateau à la journée mais c'est hors de prix. La plage de Lone Rock est sympa même si elle est envahie de camping cars (dont l'un ou l'autre crachera des tubes rock). Très beau coucher de soleil.
Nuit à Page qui est une petite ville sans âme, très banale, vraiment pas l'endroit où on a envie de rester fort longtemps.
13/8: Visite de Lower Antelope Canyon et route vers Grand Canyon.
Lower Antelope Canyon se visite sans réservation mais nous avons du faire la file durant plus de 90 minutes sous le cagnard. Evidemment, c'était l'heure de pointe (arrivée vers 10:15). Mais cela en valait la peine. Magnifique. On ne peut pas comparer avec le upper canyon qu'on n'a pas visité mais on peut confirmer qu'avec des enfants, le lower est très sympa. Des Français qui visitaient avec nous et avaient fait le upper le matin même trouvaient même lower canyon plus beau. Le guide Navajo ne vous pousse pas vers la sortie; tout le temps de prendre des photos "vierges" de vos co-visiteurs.
Passage à 2-3 points de vue sur Desert Drive au Grand Canyon avant de rejoindre notre hôtel à Tusayan. Si vous n'avez pas trouvé à vous loger dans le parc, Tusayan est une bonne solution, très proche.
14/8: Grand Canyon: Nous avons fait le South Kaibab Trail (http://www.nps.gov/...SouthKaibabTrail.pdf ) que tout le monde semble préférer (les Rangers y compris) au Bright Angel Trail, pour ce qui est des portions initiales de ces deux trails en tout cas. Partir très tôt, en fonction du point que vous voulez joindre. A moins de pouvoir loger au fond ce qui doit être sympa (permis nécessaire), il paraît peu raisonnable de descendre au delà de Skeleton point pour un day-hike. Nous nous sommes contentés de Cedar Ridge. Très belle balade à débuter avant 7:30. Jusque 10:00, à la mi août et contrairement à ce que vous lirez dans les guides, ce chemin est pour l'essentiel à l'ombre dans cette première portion et à ce moment de la journée. Au delà de Cedar Ridge, c'est autre chose... Il y a de l'eau au départ du trail, plus après. En y allant très cool et en petit déjeunant en chemin, on a fait l'aller-retour en un peu plus de 2h30. Pour Skeleton point, qu'a posteriori on regrette un peu de n'avoir pas vu, il ne faut probablement pas partir après 6:00-6:30 en été. Pour joindre le départ de la balade, mieux vaut de notre point de vue s'affranchir des navettes gratuites pour gagner du temps et aller en voiture jusqu'au parking de Pipe Creek Vista qui se trouve juste avant l'embranchement de la Yaki point road qui mène au départ du trail et n'est accessible que par la navette gratuite. Ce parking se trouve le long du Rim trail qui vous amènera en 500 mètres au départ du South Kaibab trail. Nous n'avons eu aucun problème à y trouver une place mi-août vers 7:00. Pour visualiser tout cela voir les cartes sur http://www.nps.gov/...anyourvisit/maps.htm . Retour à l'hôtel, piscine, et en fin d'après midi, quelques points de vue avec la navette et coucher de soleil à Powell Point. Très beau.
15/8: Route Grand Canyon Las Vegas.
Premier tour dans Las Vegas (Monte Carlo, Bellagio, Caesar's Palace). On se rend vite compte que visiter Las Vegas à pied n'est pas une bonne solution. Les trams gratuits sont peut-être tentants mais en fait peu utiles car ils ne sont joignables qu'en faisant un interminable chemin a travers hôtels et casinos (style visite Ikea; vous devez faire toutes les échoppes...); pas étonnant évidemment, ce sont ces hôtels qui mettent à disposition ces trams gratuits et s'ils vous offrent le service, c'est pour que vous dépensiez vos sous chez eux... Bref, prenez plutôt votre voiture si vous ne logez pas au beau milieu du Strip et stationnez dans les parkings toujours gratuits d'un hôtel que vous aurez choisi. Las Vegas, on aime ou on n'aime pas.... Certains trouveront génial, d'autres que cela vaut le coupe d'œil, enfin d'autres jugeront qu'on peut faire l'impasse. Les 3 opinions cohabitent dans notre famille...
16/8: Las Vegas. Shopping à Townsquare et au Outlet Premium South. L'outlet était franchement décevant. Par contre, Townsquare nous a semblé le meilleur endroit pour faire du shopping sur l'ensemble de notre trip. Si vous êtes fans d'Abercrombie ou Hollister comme nos enfants, c'est là que vous devez aller! Nulle part ailleurs on n'a vu de telles démarques (ni à Vegas Strip, ni à LA, ni à San Francisco). C'est situé au Sud du Strip, dans son prolongement juste après le croisement avec Sunset road. Facilement joignable en voiture.
Soirée au Venetian, sans doute le plus impressionnant des hôtels-casinos de Vegas.
17/8: Visite à Las Vegas du Paris Las Vegas et du Luxor (ce dernier sans intérêt vraiment) et route vers Bishop.
On avait initialement prévu de visiter Death Valley le 16/8 mais vu la chaleur déjà rencontrée à Moab, on y a renoncé, sans regret, pour une journée de shopping à Vegas.
Attention faire Vegas-Yosemite en une journée c'est très long, surtout si vous voulez atteindre la vallée. La vitesse est limitée à l'intérieur du parc (45 miles/h voire moins par endroit) et il y a malgré tout 63 miles de l'entrée est du parc à la vallée. Pour rappel, essence très chère aux abords du Yosemite, mais déjà à Bishop, plus chère qu'à Beatty, elle même plus chère qu'à Las Vegas...
Une petite route amusante car très "roller coaster", c'est la route 168 entre la Highway 95 au Nevada et la Highway 395 en Californie. Amusant... Restez prudents...
18/8 Route Bishop-Yosemite Valley via Tiago Pass. Picnic au Tenaya Lake, malheureusement sous les nuages. Logement au Curry Village. Il est vraiment indispensable si on ne séjourne que peu longtemps au Yosemite de loger dans la vallée. S'y prendre à temps toutefois pour réserver et échapper aux tentes du Curry Village (et encore ne traînez pas trop...) qui sont fort chères pour le confort offert... Balade vers Artist's point, recommandée sur un site intéressant pour les balades dans Yosemite (http://www.yosemitehikes.com/). Balade courte et sympa.
19/8: Yosemite. On s'est baladé sur le trail vers le sommet des Nevada falls avec retour par le John Muir trail. Très beau. Beaucoup de monde mais c'était un week-end. D'une manière générale énormément de monde au Yosemite. On comprend pourquoi évidemment. Eviter le week-end donc si possible... Baignade en fin de journée dans la Merced river (dans la vallée car plus haut c'est très dangereux; des placards signalaient la disparition 4 jours plus tôt d'un enfant au pied des Vernal falls, vu la dernière fois les pieds dans l'eau; on devine malheureusement ce qui lui est arrivé... et ça semble assez fréquent; c'est sur ce trail qu'on compte le plus de décès au Yosemite, plus qu'en escalade... soyez prudents).
20/8: Yosemite. Balade pour les enfants en cheval (ils ont beaucoup apprécié) et route vers San Francisco où nous remettons la voiture en fin de journée. La plupart des loueurs ont une agence à Downtown. Pas de regret de ce point de vue: San Francisco se prête mal à une visite en voiture, stationnement difficile et cher et parking le plus souvent payant dans les hôtels.
21/8 San Francisco. Embarcadero, Pier 39, Fisherman's wharf, Cable car, Lombard street, Chinatown. Achat d'un pass MUNI 3 jours (21 dollars, pas de réduction enfants). On en revendra 4 le lendemain PM à une famille pour 10 dollars chaque. Sachant que le cable car coute 6 dollars le trip par personne, c'est souvent vite rentabilisé. Si vous ne prenez pas le cable car, il faut bien y réfléchir car le billet simple (valable 90 minutes sur les autres moyen de transport ) vaut 2 dollars et seulement 0.75 $ de 5 à 17 ans, gratuit avant 5 ans.
22/8: San Francisco. Haight Ashburry, Golden Gate parc. On a loupé Alcatraz faute de réservation préalable... Enfants très déçus. A retenir si vous voulez y aller.
Globalement, on a été très déçu de SF, peut être aussi en raison d'une mauvaise météo. Quasi pas vu le soleil, 17°C et vent +++. Prévoyez des habits chaud même en juillet-août! Beaucoup de homeless et ville assez sale. On logeait 7ème rue à SOMA ce qui joue peut-être également dans notre jugement. A refaire, on s'y prendrait tôt pour réserver Alcatraz et on louerait sans doute aussi un vélo, par exemple pour aller au Golden gate voire jusque Sosalito et pour aller au Golden Gate park. Shopping en fin de journée, nettement moins avantageux qu'à Vegas à Townsquare comme déjà dit.
23/8 Départ, déjà...
On avait fait le choix de ne pas faire la côte de LA à SF, souvent embrumée en été.
Au total, on a beaucoup aimé tous les parcs, Los Angeles, le shopping a Vegas. On revient par contre moins enchantés que de nos voyages en Asie. Les Ricains sont très sympas mais moins dépaysants que les Asiatiques. C'est également un voyage assez fatiguant; il nous a manqué une halte pour se poser si possible on the beach. Mais où le faire (du côté de San Diego; le lac Powell ne s'y prête pas)? De notre point de vue, ce voyage ne doit pas être fait avec des enfants trop jeunes. Dix ans au minimum.
Un gros point noir c'est la bouffe; à quelques exceptions près, il faut soit beaucoup chercher (pas toujours possible) soit payer cher pour bien manger. Par ailleurs, essayez toujours d'avoir un petit déj inclus dans le tarif de l'hôtel. Même si c'est parfois pas terrible, ça vaut toujours mieux que de payer cher pour le même petit déj pas terrible ou d'aller acheter des Corn Flakes...
A refaire, peut-être supprimerions nous les deux jours à SF pour passer à Zion ou encore inclure Yellowstone dans un trip un peu remanié.
N'hésitez pas à nous contacter sur VF si vous souhaitez un renseignement plus précis!
L'Inde ou le Sri Lanka avec un enfant? English translation pending
Bonjour,
nous voudrions partir au Sri lanka ou dans le Kérala avec un enfant de 3 ans, à la fin de l'année (il me semble que c'est la bonne saison), on se demandait quel pays était le plus facile avec un enfant, je parle en terme sanitaire, (y compris les moustiques, dengue, palu etc...) et transports?
Je vous remercie d'avance pour votre partage.
nous voudrions partir au Sri lanka ou dans le Kérala avec un enfant de 3 ans, à la fin de l'année (il me semble que c'est la bonne saison), on se demandait quel pays était le plus facile avec un enfant, je parle en terme sanitaire, (y compris les moustiques, dengue, palu etc...) et transports?
Je vous remercie d'avance pour votre partage.
Meilleure période pour le Cambodge et le nord de la Thaïlande? English translation pending
bonjour à tous
pour notre 3 eme voyage en thailande nous desirons faire angkor et peut etre un peu le cambodge proche ainsi que le nord de la thailande et eventuellement l'isan
nous partons un mois ou 6 semaines on a pas definit encore.
on envisage cela soit en janvier, fevrier, mars ou bien encore en juillet.merçi aux forumeurs de leurs avis eclairés concernant la meilleure periode pour ces lieux
cordialemnt
carole
Quoi visiter à Bangkok en trois jours? English translation pending
bonjour à tous,
Nous allons passer 3 jours à bangkok la semaine prochaine (mercredi, jeudi, vendredi).
Quoi visiter durant ces 3 jours, afin de profiter le maximum avec juste 3 petits jours ?
J'ai déjà lu : - les marchés, mais où exactement sont les plus intéressants ? - MBK et Pontip - chinatown : c'est dans quel quartier et comment y aller ? (nous avons un hôtel à Silom)
sinon, quoi d'autre à voir et à faire ?
Merci pour vos infos !!
Nous allons passer 3 jours à bangkok la semaine prochaine (mercredi, jeudi, vendredi).
Quoi visiter durant ces 3 jours, afin de profiter le maximum avec juste 3 petits jours ?
J'ai déjà lu : - les marchés, mais où exactement sont les plus intéressants ? - MBK et Pontip - chinatown : c'est dans quel quartier et comment y aller ? (nous avons un hôtel à Silom)
sinon, quoi d'autre à voir et à faire ?
Merci pour vos infos !!
Croisière sur le néoRomantica vers l'Australie et l'Indonésie English translation pending
Qui pourrait me dire, devant partir le 1er Janvier 2013 sur le Neo Romantica en direction de l'Australie et l'Indonésie comment est ce bateau et des avis sur la destination de cette croisière.
Merci beaucoup.
Vélo pour randonnée de six jours le long de la Loire English translation pending
Bonjour,
Je dispose d'un élops 3 tout neuf et il est parfait pour aller chercher le pain ^^ Je l'aime beaucoup et particulièrement le fait que le cadre soit abaissé (je suis petite et je porte ma fille derrière donc je ne peux pas enjamber par l'arrière). Je sais, c'est du bas de gamme et ce n'est pas conçu pour la rando. Cependant, je n'ai malheureusement pas les moyens d'acheter un autre vélo.
J'aimerais fin octobre parcourir Saumur-Blois le long de la Loire sur itinéraire cyclable en 6 jours.
J'aurais aimé des conseils sur les modifications que je pourrais apporter à mon vélo (changer de vélo n'est pas une option) pour éviter des pannes et autres désagréments.
Par ailleurs, j'ai déjà ajouté une béquille arrière et un panier guidon, je compte investir dans des sacoches ortlieb avant et arrière et donc installer un porte bagage avant. Lequel me conseilleriez-vous?
J'ai vu le tubus Tara qui a l'air pas mal. Sinon celui-ci, moins cher: http://www.xxcycle.com/low-rider, ,fr.php ou même ceux-là: http://www.lecyclo.com/produits/transport/porte-bagage/porte-bagages-avant-low-rider.html ou http://www.lecyclo.com/produits/transport/porte-bagage/porte-bagage-avant-pour-fourche-rigide-et-telescopique.html mais je me demande pourquoi il sont si peu chers et si mes sacoches ortlieb pourraient s'accrocher dessus...
Merci de vos conseils!
Ah oui, dernière question: selon mes calculs, le vélo devraient supporter environ 100kg au max de chargement (y compris ma fille et moi). Pensez-vous que le cadre de mon vélo le supporte?
Re merci
Je dispose d'un élops 3 tout neuf et il est parfait pour aller chercher le pain ^^ Je l'aime beaucoup et particulièrement le fait que le cadre soit abaissé (je suis petite et je porte ma fille derrière donc je ne peux pas enjamber par l'arrière). Je sais, c'est du bas de gamme et ce n'est pas conçu pour la rando. Cependant, je n'ai malheureusement pas les moyens d'acheter un autre vélo.
J'aimerais fin octobre parcourir Saumur-Blois le long de la Loire sur itinéraire cyclable en 6 jours.
J'aurais aimé des conseils sur les modifications que je pourrais apporter à mon vélo (changer de vélo n'est pas une option) pour éviter des pannes et autres désagréments.
Par ailleurs, j'ai déjà ajouté une béquille arrière et un panier guidon, je compte investir dans des sacoches ortlieb avant et arrière et donc installer un porte bagage avant. Lequel me conseilleriez-vous?
J'ai vu le tubus Tara qui a l'air pas mal. Sinon celui-ci, moins cher: http://www.xxcycle.com/low-rider, ,fr.php ou même ceux-là: http://www.lecyclo.com/produits/transport/porte-bagage/porte-bagages-avant-low-rider.html ou http://www.lecyclo.com/produits/transport/porte-bagage/porte-bagage-avant-pour-fourche-rigide-et-telescopique.html mais je me demande pourquoi il sont si peu chers et si mes sacoches ortlieb pourraient s'accrocher dessus...
Merci de vos conseils!
Ah oui, dernière question: selon mes calculs, le vélo devraient supporter environ 100kg au max de chargement (y compris ma fille et moi). Pensez-vous que le cadre de mon vélo le supporte?
Re merci
Tour du Costa Rica en un mois English translation pending
Est-ce réaliste de faire le tour du costa rica en 4 à 6 semaines en étant pas trop pressés?? les itinéraires proposés sur certains sites ressemblent à des des courses contre la montre!
est-ce possible de tout voir sans repasser par San Jose à chaque fois que l'on change de région?
est-ce que ce serait une bonne idée d'atterir à San José et de repartir de Liberia?
est-ce qu'il y a des régions que je pourrait éviter en fesant mon itineraire, et/ou des régions que je ne dois absolument pas manquer? je veux partir en avril. Merci!
Retour de croisière Saint-Pétersbourg/Moscou (23 juillet au 2 août) English translation pending
Bonjour à tous, voici le CR de la croisière faite avec ma mère du 23/07/12 au02/08/12
La croisière Croisieurope a été achetée chez QCNS Monaco, nous n'avons pas reçu les feuilles d'embarquement ni les étiquettes valise, ni le carnet de route. Bref on repart plus avec eux😠.
23/07
Nous sommes parties de Paris CDG vers 12h30. Le poids de valise 15kg sur la convoc', au guichet Croisieurope 18kg et au tableau de la pesée de valise c'était 20kg🤪.Et en plus on passe par Strasbourg pour récupérer le reste du groupe.Environ50min d'arrêt dans l'avion(Europe Airpost).On arrive à St Petersbourg avec la pluie.Les autorités russes ne sont pas décidées a nous laisser débarquer, on attend, puis c'est l'attente à la douane, ils nous font vraiment comprendre que c'est quand ils veulent. L'équipe d'animation du bateau nous attends à la sortie.Nous montons dans les bus qui nous conduisent au bateau mais on tombe dans les bouchons de fin de journée.Bref on arrive enfin.Franchement, j'ai pas des gouts de luxe mais quand on part avec Costa et quand on arrive devant le Sobolev on est un peu déçu même si on savait à l'avance(internet+forum).On fait connaissance avec le Sobolev, nos cabines, c'est vrai très spartiate. Dîner, on vous attribue un n° de table que que gardé jusqu'à la fin du séjour sauf pour le petit dèj'+réunion d'info+vente des excursions.Nous on a pris Petrodvorets(le petit Versailles) et Moscou by night.
24/07
St Pertersbourg
Départ 8h.petit crachin pas froid. Visite tour de ville en bus avec quelques arrêts.cathédrale st Nicolas des marins, superbe avec tous ses angelots partout, forteresse Pierre et Paul.Déjeuner à l'hôtel Moscou, self.On repart, musée de L'Ermitage.Beau, rapide, crevant.Et retour avec les bouchons.
25/07
St Petersbourg
8h15.Nuages et soleil.On part pour Petrodvorets.C'est très mignon, un mini Versailles, jolis jardins.On fait quelques achats à la sortie du château, on y a fait de bons coups.Déjeuner à l'hôtel Moscou.Il y a une banque à coté et on fait le change,1€+/-40roubles.Au 3e étage de l'hôtel il y a la poste.On a quartier libre et on prend le métro pour la Perspective Nevski. On se ballade un peu vers les canaux, on trouve un souk, et des nanas super sympa qui nous guident au métro pour revenir au bateau.En fait pour partir et revenir au bateau qui est amarré très loin du centre, il y a une navette gratuite.Station Proletarskaya il faut faire le tour du petit parc et la navette a le logo des bateaux russes VODOHOD.On devait appareille à 19h et en sortant à 17h30 du du métro on a faillit arriver en retard.Mais ce jour là les autres partis en excursion optionnelle sont arrivés vers 20h.Ah les bouchons du soir!! Cocktail de présentation de l'équipage.
26/07
Mandroga
13h15.soleil. Temps libre.Tout est reconstitué, les maisons sont jolies, des dames travaillent devant vous, elles peignent, tissent, cousent...Vous pouvez faire un petit tour de calèche et y acheter des objets de toutes sortes, bien pratique les petits cadeaux de Noël. Retour à bord, on chante russe avec Anastasia puis on cuisine russe avec Irina.
A demain
Nord du Mozambique-Nord de l'Afrique du Sud English translation pending
Juste pour planter un peu le décors :
On était 4 filles quarantenaires. On a choisi plutôt de visiter le nord du Mozambique (moins fréquenté que le sud) et de réserver une semaine en Afrique du Sud puisque notre avion nous a déposées et récupérées à Johannesburg.
On avait prévu 50 €/jour/personne (et c'était juste !) sans les billets d'avion. Le Mozambique malgré sa pauvreté reste un pays très cher.
Avant tout à travers ces notes assez pragmatiques, vous trouverez plutôt des conseils, des adresses (plus que nos impressions de voyage).
Jour 1 : Aéroport Johannesburg. Une navette gratuite de l'hôtel « Aéroguest hotel »vient nous chercher. La réservation de l'hôtel s'est faite au préalable par internet : hôtel très propre, personnel très serviable, 500 R (= 50 euros) pour 2, ils viennent vous chercher à l'aéroport une fois que vous leur avez téléphoné après les formalités de douane et vous y emmènent si vous devez y retourner. Le petit déjeuner copieux est compris.
Jour 2 : Vol Johannesburg- Pemba (Nord du Mozambique). Hôtel à éviter « Residential Lys » que le Petit Futé (dernière édition) recommande pourtant ! Un véritable trou à rats, sale et puant. PS : Le petit futé est également à éviter, préférez largement le Lonely Planet même en anglais ! Nous, c'est simple le Petit Futé on l'a appelé le petit menteur ! Pemba n'est pas une jolie ville, il ne faut pas s'y arrêter. Si vous arrivez à Pemba un dimanche un conseil, changer votre argent à l'aéroport.
Jour 3 : Direction Ibo (une île qui fait partie de l'archipel des Quirimbas). Levées à 3h30 pour trouver un chapas (mini bus). Attention tous les transports par chapas au Mozambique partent très tôt, vers 4h ou 5h maxi. Pemba-Ibo : 5h de trajet par la piste qui mène directement à Quissinga. Il faut ensuite 1h de traversée par bateau moteur pour Ibo : soit attendre 15h qu'un bateau régulier vous y transporte, soit négocier dur avec les pêcheurs pour embarquer dès l'arrivée à 11h (on est arrivées à descendre à 1000 mtn ce qui reste beaucoup plus cher que celui de 15h mais le temps c'est de l'argent ! A Ibo, on nous avait conseillé la chambre d'hôte « Miti Miwire » chez Elder, on n'a pas été déçues : super proprio et gérant qui en plus du mérite d'avoir su transformer une ruine en un charmant endroit, s'est avéré être un super GO (gentil organisateur). Vous pouvez également manger chez Stephane qui parle bien français et qui cuisine superbement bien. Il faut consacré au moins 3 jours sur place sur Ibo, nous, on s'est faites avoir, on y est restées 2 jours ! Il y a plein de petites îles autour d'Ibo à visiter (Matemo, Quirimba), en bateau, à pied ou en kayak. Ibo est une île charmante, surprenante, reposante.
Jour 4 : On relie avec un guide proposé par Elder, Ibo-Quirimba par la mangrove. Attention selon les marées, certains passages de canaux marins nous ont fait avoir de l'eau jusqu'aux aisselles. L'hôtel loue également des chaussures qui vont dans l'eau. Le guide nous a conduites dans une petite bicoque où on nous a servi du riz et du poisson (non inclus dans le prix de la balade). Le retour de Ilhia de Quirimba se fait en bateau à voile (sans vent ça peut prendre plusieurs heures).
Jour 5 : Après la balade jusqu'au fort, on a repris le chemin en sens inverse (Le Petit Futé indique qu'on peut prendre un bateau pour relier Ibo à Pemba, ne le croyez pas, c'est un menteur !). par contre on a réservé avec Elder le bateau + la voiture jusqu'à Pemba, plus confortable que le chapas. A Pemba, nous avons logé au « Continental », un peu mieux que le « Residential Lys », situé pratiquement en face de la LAM mais petit déjeuner inclus infâme.
Attention pour quitter Pemba, même combat, levées à 3h30 sinon on est bon pour attendre le lendemain, c'est l'expérience qui parle...pas moyen de trouver à 10h un bus pour Nacala. On s'est décidées alors pour Wimbé (à qqs kms de Pemba) : jolie plage, restos, hôtels sympas. On y est allées en taxi, on a d'ailleurs sollicité le taximan pour qu'il vienne nous chercher à 4h du mat pour ensuite nous déposer aux bus « Mecula », mais il n'est jamais venu, on a fait du stop, topo en 10 min on a croisé 2 voitures, la 3eme un pick-up était la bonne. Ouf, on se voyait mal refaire une journée de plus à Pemba vu le programme chargé qui nous attendait encore.
Jour 6 : Je ne m'étendrai pas sur ce crochet que peu font, nous l'avons fait pour rendre visite à un copain qui habite à Memba. Ville très retirée et très authentique mais qui sort des sentiers battus (mais peut-on vraiment parler de sentiers battus dans le nord du Mozambique ?)
Jour 7 : Départ de Memba pour Ilha du Mozambique. Ile charmante, différente d'Ibo, plus petite et plus dense. Un charme fou s'en dégage. On vous recommande vraiment l'auberge de jeunesse « Ruby », superbe, et le resto où Suzanne, française, gérante vous accueille tout simplement avec beaucoup de gentillesse, on y mange des brochettes de la mer succulentes (truffées de langouste). Visite du fort et des musées. Prévoyez 2 jours pleins sur Ilhia du Mozambique. On a fait une balade en bateau à voile (on aurait peut-être dû choisir à moteur pour gagner un peu de temps) sur les îles en face. On avait prévu le pique-nique.
Jour 8 : Direction Nampula. Réservation des billets de train pour Cuamba (attention la vente se fait à la gare uniquement de 14h à 15h seulement). Réservez la 2eme classe pas la 3eme, la 1ere n'existe plus). Prévoir de l'eau, à manger même si tout au long du périple vous pouvez acheter à chaque arrêt un peu tout ce que vous voulez (pattes de poulets frits, manioc et carottes crus...). Les 10h de trajet n'ont pas été désagréables du tout, jolis paysages, surprenantes scènes de vie, le plus remarquable étant tous ces vendeurs à chaque arrêt (amateurs de photos, armez vos appareils). En 2eme classe, vous avez des couchettes certes très sommaires mais appréciables pour une petite sieste. Le wagon resto vaut le coup d'oeil. A Nampula, la veille du départ, vous pouvez dîner au Copa-Cabana. Nous avons passé la nuit au « Ruby » auberge de jeunesse tenue par les mêmes proprios que sur Ilhia de Mozambique mais plus chère et plus classique.
Jour 9 : Debout à 3h pour un départ du train à 5h. De « Ruby », on peut se rendre à pied à la gare (20 min). On arrive à la gare à 4h, il y a déjà un monde fou qui fait la queue pour la 3eme classe. En revanche, il y a beaucoup moins de monde pour la file de la 2eme classe. Le train part à l'heure. On arrive à 16h à Cuamba. On passe la nuit au Cariaco, pas super et sans eau courante (dans cette partie nord ouest du pays, il semble qu'aucune maison ni hôtel n'ait l'eau courante, la douche se fait avec des brocs qu'on plonge dans un seau dont l'eau est tirée du puits). On peut tout de même demander qu'on nous chauffe de l'eau : il ne fait pas chaud en juillet (environ 13°). Repas au San Miguel sympa et bon.
Jour 10 : Chapas (derrière la gare) pour Linchinga à 5h. Trajet long et dur (chapas bondé, piste qui refoule la poussière à l'intérieur du chapas, les sacs, cartons et la volaille sous nos pieds nous obligent à nous contorsionner...). 6H de piste. Changement de chapas à Linchinga pour Métangula (encore 3h de route sans compter l'heure d'attente pour que le chapas soit plein). Arrivées à Métangula, on demande au chauffeur de nous conduire jusqu'à Chwanga (qqs kms supplémentaires) au « Centro touristico Cetuka », petit hôtel aux chambres très sommaires mais propres sur la plage du Lac Niassa. Un personnel malawite (Victor et Gabriel) exceptionnellement serviable, sympa, souriants est aux petits soins. Quelques conseils si vous séjournez dans cet hôtel : - si vous désirez manger le soir à l'hôtel (à savoir qu'il n' y a pas beaucoup d'autres possibilités) ou même le midi, informez le personnel qqs heures auparavant, ils fonctionnent à flux très tendus ! On s'est régalées avec les poissons grillés fraichement pêchés dans le lac Niassa. Ils vendent des bières et de l'eau. - Pour le petit déjeuner, peu de chose est proposé par l'hôtel, on vous conseille d'aller au village de Chwanga (jolie balade de 30 min surtout au coucher du soleil) et de dégoter des oeufs, des tomates, des petits gâteaux secs. Vous demanderez aux serveurs de vous les préparer le lendemain matin. Nous avons même pu acheter des petits poissons (heu pardon, ce sont eux qui se sont proposés pour nous les acheter à Metangula avec le pain qu'on ne trouve pas à Chwanga) qu'ils ont faits frire pour l'apéro le soir. Bref, c'est un peu à la carte mais il y a tellement peu de touristes qu'ils s'occupent de vous à merveille. (Grosses couvertures toutes douces fournies et eau chaude en seau off course...)
Jour 11 : Balade sur la plage et au village
Jour 12 : Adieux à Gabriel et Victor. Chapas pour Linchingas (demander au taxi qui vous a déposés à l'hôtel de venir vous rechercher vers 13h le surlendemain pour Linchinga). A nouveau 3h de trajet. Hôtel derrière la gare routière de Lichinga, pas trop mal avec eau chaude à la demande. Pour dîner, un resto pas trop loin sur la route principale offre un buffet de plats variés que l'on paye selon le poids.
Jour 13 : A côté du resto de la veille (buffet), on trouve une pâtisserie, on y a pris notre petit déjeuner. Le patron, un indien, n'est pas très cool mais bon on est là pour le café et la pâtisserie. Balade dans Linchinga, on a cherché désespérément l'avion « écrasé » au milieu d'une place, sacré petit menteur va ! Si comme nous, vous n'avez pas encore d'Iphone ou autres ordinateurs, vous pouvez aller à la cyberbase au 2eme étage du resto-buffet. Il est vrai que la plupart des hôtels pour ne pas dire tous ont une connexion wi-fi mais ne mettent plus d'ordinateurs à disposition.
Jour 14 : Aéroport pour un vol de Lichinga à Maputo (240 € mais que de temps gagné !). En bus, ce trajet nous aurait pris au moins 3 jours, en avion c'est l'affaire de 4h avec une escale à Nampula. Arrivées à l'aéroport de Maputo, nous avons pris un taxi pour l'auberge de jeunesse « Base packpackers », bof, apparemment lui préférer « Fatima's Backpackers ». On a mangé de très bonnes pâtes au « Mimmo's », une rue au-dessus du « base backpackers ».
Jour 15 : Visite de Maputo, ville qui ne nous a pas plu du tout : sale, qui pue l'urine à tous coins de murs et peu de choses surprenantes à voir. On s'est vengées en achetant qqs souvenirs (négocier) à la foire artisanale un peu loin à pied de l'auberge mais ça se fait sinon prenez un chapas (5mtn). Nous avons ensuite pris un chapas pour la Costa do Sol, franchement pas terrible, préferez peut-être Catembe (qu'on n'a pas fait), on s' y rend par un ferry, on voit Maputo de loin (en fermant un peu les yeux et avec un peu d'imagination la ville ressemblerait à New-York vu de la Statue de la Liberté !) Nous avons réservé notre billet de bus à l'agence « Intercape mainliner » pour Nelspruit (22€)
Jour 16 : 7h à « Intercape Mainliner » pour 4h de trajet. Arrivées à Nelspruit, on a pris un taxi (70 R = 7 €) pour « Old Vic Backpackers » mais préférez le « Funky Monkey » plus décontracte, en effet Dave le gérant nous a fait penser à un chef militaire qui ne pense qu'à se remplir les poches. D'ailleurs, il nous a proposé un safari de 2 jours au parc Kruger pour 295 € par personnes. On a décidé de voir par nous-mêmes si c'était faisable par nos propres moyens et on a bien fait : location de la voiture chez Avis (quartier Riverside) pour 113 € pour 2 jours. Entrées du parc 20€/personne/jour et nuit en bungalow (hutte exactement) à 33 € pour 2 + pique-niques à prévoir (achetez en supermarché). Au total on a gagné 300 € sur 600 €. Bon, faut juste faire gaffe à la conduite à gauche mais vu qu'on a commencé à rouler à 4h30 du mat, y'avait pas foule sur les routes !
Jour 17 : Départ à 4h30 pour le Kruger. 1H30 plus tard, nous étions à « Malelane Gate ». On paie notre droit d'entrée et on réserve en même temps notre hébergement du soir. Nous n'avons pas eu beaucoup le choix, a « lower Sabi » tout était pris, ils nous ont réservé une hutte à Pretoriuskop pas mal en soi mais tout le bush autour n'est que cendres sur des dizaines de km2 donc très peu d'animaux ! Moralité, réservez par internet à l'avance et choisissez un autre camp, évitez de vous balader de ce côté là, vous ne ferez que perdre votre temps, gaspiller votre essence et vous désoler devant un tel spectacle. Sinon on a croisé (de très près par moments) pas mal d'animaux avec qqs petites doses d'adrénaline devant des troupeaux d'éléphants, de buffles, de rhinos qui passaient juste devant notre petit habitacle « on recule ou on ne bouge surtout pas ??? » mais pas vu la queue d'un lion. C'est le matin qu'indéniablement nous avons rencontré le plus d'animaux, encore une bonne raison de se lever tôt ! Il faut partir dès les premières lueurs.
Jour 18 : 2eme jour de safari. Puis retour sur Nelspruit pour rendre la voiture à 17h (départ du parc à 15h15). Ne pas oublier de demander un plan de la ville au loueur de voiture pour pouvoir retrouver le chemin du retour. On a ensuite pris un taxi de chez Avis (ils en appellent un), en route pour le « Funky Monkey », auberge plus sympa et plus funky que le « Old Vic »
Jour 19 : Nelspruit -Johannesburg avec « Intercape Mainliner », attention réservez à l'avance vos places à l'agence car le bus était plein, il est parti avec 1h de retard (12h30 au lieu de 11h30), on est arrivées à Johannesburg à 17h15 alors que notre avion décollait à 19h20. On a sauté dans un taxi pour l'aéroport pour y arriver à 18h15. Ouf !
Remarques en vrac : - Achetez vos visas à l'ambassade du Mozambique à Paris pour 2 raisons : c'est moins cher (40€ au lieu de 70€ sur place à l'aéroport) et si vous passez la frontière en bus de l'Afrique du Sud / Mozambique, le chauffeur du bus exigera que vous l'ayez déjà. Si vous demandez votre visa à l'ambassade du Mozambique à Paris, n'oubliez pas de joindre en plus des pièces demandées, une enveloppe affranchie pour la réexpédition de votre passeport (pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à l'ambassade). J'ai eu affaire à une mozambicaine exécrable à l'ambassade, impolie et méprisante, c'était le 9 mai 2012 à 11h45, j'ai oublié de lui demander son nom, j'espère qu'elle se reconnaitra. Heureusement que les Mozambicains que j'ai rencontrés par la suite n'étaient pas comme elle, c'est dommage pour quelqu'un qui est censé représenter son pays !
- A aucun moment, nous nous sommes senties en insécurité (respectez bien-sûr toujours les précautions d'usage qui s'imposent), ni dans les regards, ni dans les gestes, ni même dans les intentions.
- Les Mozambicains et Sud Africains sont hyper serviables, souriants, très polis.
- Prenez un maximum de cash sur vous car on ne rencontre pas partout des distributeurs de billets et à chaque retrait une commission pas négligeable est prélevée. Peu d'hôtel (à moins de fréquenter les hôtels chics) acceptent la CB.
- Nous n'avons eu aucun soucis avec la LAM : départ à l'heure, avions confortables, atterrissages en douceur...
- Pour terminer, le nord du Mozambique n'est doté d'aucune infrastructures touristiques, il faut sans cesse aller à la pêche aux informations et on perd pas mal de temps surtout si on ne parle pas le Portugais. Le nord du Mozambique est pauvre, si vous n'aimez pas l'aventure, si vous avez du mal à accepter l'inconfort, si les imprévus vous font peur, alors un dernier conseil, choisissez une autre destination ou un autre style de voyage que celui que l'on vient de vous résumer.
Jour 1 : Aéroport Johannesburg. Une navette gratuite de l'hôtel « Aéroguest hotel »vient nous chercher. La réservation de l'hôtel s'est faite au préalable par internet : hôtel très propre, personnel très serviable, 500 R (= 50 euros) pour 2, ils viennent vous chercher à l'aéroport une fois que vous leur avez téléphoné après les formalités de douane et vous y emmènent si vous devez y retourner. Le petit déjeuner copieux est compris.
Jour 2 : Vol Johannesburg- Pemba (Nord du Mozambique). Hôtel à éviter « Residential Lys » que le Petit Futé (dernière édition) recommande pourtant ! Un véritable trou à rats, sale et puant. PS : Le petit futé est également à éviter, préférez largement le Lonely Planet même en anglais ! Nous, c'est simple le Petit Futé on l'a appelé le petit menteur ! Pemba n'est pas une jolie ville, il ne faut pas s'y arrêter. Si vous arrivez à Pemba un dimanche un conseil, changer votre argent à l'aéroport.
Jour 3 : Direction Ibo (une île qui fait partie de l'archipel des Quirimbas). Levées à 3h30 pour trouver un chapas (mini bus). Attention tous les transports par chapas au Mozambique partent très tôt, vers 4h ou 5h maxi. Pemba-Ibo : 5h de trajet par la piste qui mène directement à Quissinga. Il faut ensuite 1h de traversée par bateau moteur pour Ibo : soit attendre 15h qu'un bateau régulier vous y transporte, soit négocier dur avec les pêcheurs pour embarquer dès l'arrivée à 11h (on est arrivées à descendre à 1000 mtn ce qui reste beaucoup plus cher que celui de 15h mais le temps c'est de l'argent ! A Ibo, on nous avait conseillé la chambre d'hôte « Miti Miwire » chez Elder, on n'a pas été déçues : super proprio et gérant qui en plus du mérite d'avoir su transformer une ruine en un charmant endroit, s'est avéré être un super GO (gentil organisateur). Vous pouvez également manger chez Stephane qui parle bien français et qui cuisine superbement bien. Il faut consacré au moins 3 jours sur place sur Ibo, nous, on s'est faites avoir, on y est restées 2 jours ! Il y a plein de petites îles autour d'Ibo à visiter (Matemo, Quirimba), en bateau, à pied ou en kayak. Ibo est une île charmante, surprenante, reposante.
Jour 4 : On relie avec un guide proposé par Elder, Ibo-Quirimba par la mangrove. Attention selon les marées, certains passages de canaux marins nous ont fait avoir de l'eau jusqu'aux aisselles. L'hôtel loue également des chaussures qui vont dans l'eau. Le guide nous a conduites dans une petite bicoque où on nous a servi du riz et du poisson (non inclus dans le prix de la balade). Le retour de Ilhia de Quirimba se fait en bateau à voile (sans vent ça peut prendre plusieurs heures).
Jour 5 : Après la balade jusqu'au fort, on a repris le chemin en sens inverse (Le Petit Futé indique qu'on peut prendre un bateau pour relier Ibo à Pemba, ne le croyez pas, c'est un menteur !). par contre on a réservé avec Elder le bateau + la voiture jusqu'à Pemba, plus confortable que le chapas. A Pemba, nous avons logé au « Continental », un peu mieux que le « Residential Lys », situé pratiquement en face de la LAM mais petit déjeuner inclus infâme.
Attention pour quitter Pemba, même combat, levées à 3h30 sinon on est bon pour attendre le lendemain, c'est l'expérience qui parle...pas moyen de trouver à 10h un bus pour Nacala. On s'est décidées alors pour Wimbé (à qqs kms de Pemba) : jolie plage, restos, hôtels sympas. On y est allées en taxi, on a d'ailleurs sollicité le taximan pour qu'il vienne nous chercher à 4h du mat pour ensuite nous déposer aux bus « Mecula », mais il n'est jamais venu, on a fait du stop, topo en 10 min on a croisé 2 voitures, la 3eme un pick-up était la bonne. Ouf, on se voyait mal refaire une journée de plus à Pemba vu le programme chargé qui nous attendait encore.
Jour 6 : Je ne m'étendrai pas sur ce crochet que peu font, nous l'avons fait pour rendre visite à un copain qui habite à Memba. Ville très retirée et très authentique mais qui sort des sentiers battus (mais peut-on vraiment parler de sentiers battus dans le nord du Mozambique ?)
Jour 7 : Départ de Memba pour Ilha du Mozambique. Ile charmante, différente d'Ibo, plus petite et plus dense. Un charme fou s'en dégage. On vous recommande vraiment l'auberge de jeunesse « Ruby », superbe, et le resto où Suzanne, française, gérante vous accueille tout simplement avec beaucoup de gentillesse, on y mange des brochettes de la mer succulentes (truffées de langouste). Visite du fort et des musées. Prévoyez 2 jours pleins sur Ilhia du Mozambique. On a fait une balade en bateau à voile (on aurait peut-être dû choisir à moteur pour gagner un peu de temps) sur les îles en face. On avait prévu le pique-nique.
Jour 8 : Direction Nampula. Réservation des billets de train pour Cuamba (attention la vente se fait à la gare uniquement de 14h à 15h seulement). Réservez la 2eme classe pas la 3eme, la 1ere n'existe plus). Prévoir de l'eau, à manger même si tout au long du périple vous pouvez acheter à chaque arrêt un peu tout ce que vous voulez (pattes de poulets frits, manioc et carottes crus...). Les 10h de trajet n'ont pas été désagréables du tout, jolis paysages, surprenantes scènes de vie, le plus remarquable étant tous ces vendeurs à chaque arrêt (amateurs de photos, armez vos appareils). En 2eme classe, vous avez des couchettes certes très sommaires mais appréciables pour une petite sieste. Le wagon resto vaut le coup d'oeil. A Nampula, la veille du départ, vous pouvez dîner au Copa-Cabana. Nous avons passé la nuit au « Ruby » auberge de jeunesse tenue par les mêmes proprios que sur Ilhia de Mozambique mais plus chère et plus classique.
Jour 9 : Debout à 3h pour un départ du train à 5h. De « Ruby », on peut se rendre à pied à la gare (20 min). On arrive à la gare à 4h, il y a déjà un monde fou qui fait la queue pour la 3eme classe. En revanche, il y a beaucoup moins de monde pour la file de la 2eme classe. Le train part à l'heure. On arrive à 16h à Cuamba. On passe la nuit au Cariaco, pas super et sans eau courante (dans cette partie nord ouest du pays, il semble qu'aucune maison ni hôtel n'ait l'eau courante, la douche se fait avec des brocs qu'on plonge dans un seau dont l'eau est tirée du puits). On peut tout de même demander qu'on nous chauffe de l'eau : il ne fait pas chaud en juillet (environ 13°). Repas au San Miguel sympa et bon.
Jour 10 : Chapas (derrière la gare) pour Linchinga à 5h. Trajet long et dur (chapas bondé, piste qui refoule la poussière à l'intérieur du chapas, les sacs, cartons et la volaille sous nos pieds nous obligent à nous contorsionner...). 6H de piste. Changement de chapas à Linchinga pour Métangula (encore 3h de route sans compter l'heure d'attente pour que le chapas soit plein). Arrivées à Métangula, on demande au chauffeur de nous conduire jusqu'à Chwanga (qqs kms supplémentaires) au « Centro touristico Cetuka », petit hôtel aux chambres très sommaires mais propres sur la plage du Lac Niassa. Un personnel malawite (Victor et Gabriel) exceptionnellement serviable, sympa, souriants est aux petits soins. Quelques conseils si vous séjournez dans cet hôtel : - si vous désirez manger le soir à l'hôtel (à savoir qu'il n' y a pas beaucoup d'autres possibilités) ou même le midi, informez le personnel qqs heures auparavant, ils fonctionnent à flux très tendus ! On s'est régalées avec les poissons grillés fraichement pêchés dans le lac Niassa. Ils vendent des bières et de l'eau. - Pour le petit déjeuner, peu de chose est proposé par l'hôtel, on vous conseille d'aller au village de Chwanga (jolie balade de 30 min surtout au coucher du soleil) et de dégoter des oeufs, des tomates, des petits gâteaux secs. Vous demanderez aux serveurs de vous les préparer le lendemain matin. Nous avons même pu acheter des petits poissons (heu pardon, ce sont eux qui se sont proposés pour nous les acheter à Metangula avec le pain qu'on ne trouve pas à Chwanga) qu'ils ont faits frire pour l'apéro le soir. Bref, c'est un peu à la carte mais il y a tellement peu de touristes qu'ils s'occupent de vous à merveille. (Grosses couvertures toutes douces fournies et eau chaude en seau off course...)
Jour 11 : Balade sur la plage et au village
Jour 12 : Adieux à Gabriel et Victor. Chapas pour Linchingas (demander au taxi qui vous a déposés à l'hôtel de venir vous rechercher vers 13h le surlendemain pour Linchinga). A nouveau 3h de trajet. Hôtel derrière la gare routière de Lichinga, pas trop mal avec eau chaude à la demande. Pour dîner, un resto pas trop loin sur la route principale offre un buffet de plats variés que l'on paye selon le poids.
Jour 13 : A côté du resto de la veille (buffet), on trouve une pâtisserie, on y a pris notre petit déjeuner. Le patron, un indien, n'est pas très cool mais bon on est là pour le café et la pâtisserie. Balade dans Linchinga, on a cherché désespérément l'avion « écrasé » au milieu d'une place, sacré petit menteur va ! Si comme nous, vous n'avez pas encore d'Iphone ou autres ordinateurs, vous pouvez aller à la cyberbase au 2eme étage du resto-buffet. Il est vrai que la plupart des hôtels pour ne pas dire tous ont une connexion wi-fi mais ne mettent plus d'ordinateurs à disposition.
Jour 14 : Aéroport pour un vol de Lichinga à Maputo (240 € mais que de temps gagné !). En bus, ce trajet nous aurait pris au moins 3 jours, en avion c'est l'affaire de 4h avec une escale à Nampula. Arrivées à l'aéroport de Maputo, nous avons pris un taxi pour l'auberge de jeunesse « Base packpackers », bof, apparemment lui préférer « Fatima's Backpackers ». On a mangé de très bonnes pâtes au « Mimmo's », une rue au-dessus du « base backpackers ».
Jour 15 : Visite de Maputo, ville qui ne nous a pas plu du tout : sale, qui pue l'urine à tous coins de murs et peu de choses surprenantes à voir. On s'est vengées en achetant qqs souvenirs (négocier) à la foire artisanale un peu loin à pied de l'auberge mais ça se fait sinon prenez un chapas (5mtn). Nous avons ensuite pris un chapas pour la Costa do Sol, franchement pas terrible, préferez peut-être Catembe (qu'on n'a pas fait), on s' y rend par un ferry, on voit Maputo de loin (en fermant un peu les yeux et avec un peu d'imagination la ville ressemblerait à New-York vu de la Statue de la Liberté !) Nous avons réservé notre billet de bus à l'agence « Intercape mainliner » pour Nelspruit (22€)
Jour 16 : 7h à « Intercape Mainliner » pour 4h de trajet. Arrivées à Nelspruit, on a pris un taxi (70 R = 7 €) pour « Old Vic Backpackers » mais préférez le « Funky Monkey » plus décontracte, en effet Dave le gérant nous a fait penser à un chef militaire qui ne pense qu'à se remplir les poches. D'ailleurs, il nous a proposé un safari de 2 jours au parc Kruger pour 295 € par personnes. On a décidé de voir par nous-mêmes si c'était faisable par nos propres moyens et on a bien fait : location de la voiture chez Avis (quartier Riverside) pour 113 € pour 2 jours. Entrées du parc 20€/personne/jour et nuit en bungalow (hutte exactement) à 33 € pour 2 + pique-niques à prévoir (achetez en supermarché). Au total on a gagné 300 € sur 600 €. Bon, faut juste faire gaffe à la conduite à gauche mais vu qu'on a commencé à rouler à 4h30 du mat, y'avait pas foule sur les routes !
Jour 17 : Départ à 4h30 pour le Kruger. 1H30 plus tard, nous étions à « Malelane Gate ». On paie notre droit d'entrée et on réserve en même temps notre hébergement du soir. Nous n'avons pas eu beaucoup le choix, a « lower Sabi » tout était pris, ils nous ont réservé une hutte à Pretoriuskop pas mal en soi mais tout le bush autour n'est que cendres sur des dizaines de km2 donc très peu d'animaux ! Moralité, réservez par internet à l'avance et choisissez un autre camp, évitez de vous balader de ce côté là, vous ne ferez que perdre votre temps, gaspiller votre essence et vous désoler devant un tel spectacle. Sinon on a croisé (de très près par moments) pas mal d'animaux avec qqs petites doses d'adrénaline devant des troupeaux d'éléphants, de buffles, de rhinos qui passaient juste devant notre petit habitacle « on recule ou on ne bouge surtout pas ??? » mais pas vu la queue d'un lion. C'est le matin qu'indéniablement nous avons rencontré le plus d'animaux, encore une bonne raison de se lever tôt ! Il faut partir dès les premières lueurs.
Jour 18 : 2eme jour de safari. Puis retour sur Nelspruit pour rendre la voiture à 17h (départ du parc à 15h15). Ne pas oublier de demander un plan de la ville au loueur de voiture pour pouvoir retrouver le chemin du retour. On a ensuite pris un taxi de chez Avis (ils en appellent un), en route pour le « Funky Monkey », auberge plus sympa et plus funky que le « Old Vic »
Jour 19 : Nelspruit -Johannesburg avec « Intercape Mainliner », attention réservez à l'avance vos places à l'agence car le bus était plein, il est parti avec 1h de retard (12h30 au lieu de 11h30), on est arrivées à Johannesburg à 17h15 alors que notre avion décollait à 19h20. On a sauté dans un taxi pour l'aéroport pour y arriver à 18h15. Ouf !
Remarques en vrac : - Achetez vos visas à l'ambassade du Mozambique à Paris pour 2 raisons : c'est moins cher (40€ au lieu de 70€ sur place à l'aéroport) et si vous passez la frontière en bus de l'Afrique du Sud / Mozambique, le chauffeur du bus exigera que vous l'ayez déjà. Si vous demandez votre visa à l'ambassade du Mozambique à Paris, n'oubliez pas de joindre en plus des pièces demandées, une enveloppe affranchie pour la réexpédition de votre passeport (pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à l'ambassade). J'ai eu affaire à une mozambicaine exécrable à l'ambassade, impolie et méprisante, c'était le 9 mai 2012 à 11h45, j'ai oublié de lui demander son nom, j'espère qu'elle se reconnaitra. Heureusement que les Mozambicains que j'ai rencontrés par la suite n'étaient pas comme elle, c'est dommage pour quelqu'un qui est censé représenter son pays !
- A aucun moment, nous nous sommes senties en insécurité (respectez bien-sûr toujours les précautions d'usage qui s'imposent), ni dans les regards, ni dans les gestes, ni même dans les intentions.
- Les Mozambicains et Sud Africains sont hyper serviables, souriants, très polis.
- Prenez un maximum de cash sur vous car on ne rencontre pas partout des distributeurs de billets et à chaque retrait une commission pas négligeable est prélevée. Peu d'hôtel (à moins de fréquenter les hôtels chics) acceptent la CB.
- Nous n'avons eu aucun soucis avec la LAM : départ à l'heure, avions confortables, atterrissages en douceur...
- Pour terminer, le nord du Mozambique n'est doté d'aucune infrastructures touristiques, il faut sans cesse aller à la pêche aux informations et on perd pas mal de temps surtout si on ne parle pas le Portugais. Le nord du Mozambique est pauvre, si vous n'aimez pas l'aventure, si vous avez du mal à accepter l'inconfort, si les imprévus vous font peur, alors un dernier conseil, choisissez une autre destination ou un autre style de voyage que celui que l'on vient de vous résumer.
Compte-rendu d'un voyage de 17 jours au Costa Rica (juillet 2012) English translation pending
Bonjour à tous!
Voici un petit compte-rendu de mon voyage de 17 jours au Costa Rica en juillet 2012. Les différentes discussions sur ce forum m’ont beaucoup aidé à planifier mon voyage et j’espère que je pourrai, à mon tour, en éclairer quelques-uns.
JOUR 1 : Arrivée au Costa Rica vers 12h00. On prend le bus jusqu’à San José (375 colones, et le trajet dure environ 30 minutes, selon le trafic). On loge à l’hôtel Aranjuez, un vrai petit bijou! 30 US pour une chambre double avec salle de bain partagée, incluant le petit déjeuner.
JOUR 2 : On doit se rendre à Tortuguero. On prend donc le bus de San José à Cariari, puis un autre bus de Cariari à Pavone et finalement le bateau jusqu’à Tortuguero. Dans les guides de voyage que j’avais consultés, on disait que selon la cie avec laquelle on voyageait, il fallait acheter le billet de bateau en même temps que celui du bus, mais que ça dépendait de l’heure d’arrivée blablabla, et qu’il fallait changer de terminal de bus à Pavone, etc. C’est tellement plus simple que ça, tellement simple qu’on a pensé un moment être en train de se faire arnaquer. Donc, comment ça fonctionne…Dès San José, il y a certains guides travaillant pour le parc de Tortuguero qui circulent dans le bus pour nous donner des infos. Arrivées à Cariari, pas besoin de marcher ou de se questionner, le bus se rendant à Pavone nous attend juste à côté, les guides transfèrent nos bagages dans celui-ci. On paie notre billet de bus une fois rendues à bord. On se rend ensuite à Pavones, où on doit payer notre billet pour le bateau au comptoir de l’espèce de petit resto où on nous débarque. On monte ensuite à bord des bateaux qui nous mènent à Tortuguero. Simple comme bonjour! Le trajet est chouette, on peut observer beaucoup de faune et de flore!
On arrive donc à Tortuguero vers 13h-14h. On avait réservé à Casa Marbella, et un employé nous attendait au quai pour nous amener à l’hôtel. L’employé en question s’est avéré être le guide en chef de l’hôtel ;-) Le soir, on a réservé pour le tour des tortues avec Roberto, le guide de l’hôtel. Nous étions 7 dans le groupe, ce qui était super. On est parties à 21h00 et on a eu la chance de voir un paquet de tortues, certaines sortant de la mer, d’autres y retournant, certaines préparant le terrain pour la ponte des œufs. Et, grâce à notre guide, on a pu voir une tortue pondre ces œufs dans le trou en direct!!! Très impresssionnant! Si vous allez à Tortuguero, faites affaire avec Casa Marbella pour le tour des tortues…On a rencontré d’autres groupes sur la plage et ils étaient plus d’une quinzaine de personnes et ne sont restés qu’environ 45 minutes sur la plage, gros maximum. Quant à nous, nous sommes revenues à notre hôtel il était minuit et demi, donc on a pu voir vraiment tout plein de trucs!
JOUR 3 : On devait faire le tour des canaux de Tortuguero le matin, mais une pluie diluvienne nous en a empêché. Il a plu toute la journée, donc on a exploré un peu le village et on a passé le temps en discutant avec notre guide qui, lui aussi, était en standby.
JOUR 4 : Visite des canaux de Tortuguero, toujours avec notre guide Roberto. Le tour commence à 6h00 et dure environ 3h00-3h30. Vraiment, ça vaut la peine, surtout si vous avez un bon guide comme celui qu’on avait! On a vu un paquet d’animaux (singes hurleurs, singes araignées, loutre, croco, caïman, etc.) et beaucoup d’oiseaux également. Quant à la flore, c’était tout simplement magnifique! On est revenues du tour vers 9h30, on a déjeuné en vitesse car on devait ensuite reprendre le bateau pour retourner à Pavone et ensuite direction La Fortuna. On voulait gagner du temps, alors on a fait affaire avec une navette pour faire le trajet Pavone-La Fortuna. Ça nous a pris 4h00 au lieu de 8h00 au moins, donc ça a valu le 45$ qu’on a payé. En plus, en chemin, le chauffeur nous a débarqué près d’un arbre à iguanes (oui oui, un arbre avec un paquet d’iguanes se promenant dedans!).
À La Fortuna, on logeait dans un hôtel appelé Catarata Éco-Lodge. C’était un hôtel un peu en retrait de La Fortuna, qui avait l’air un peu mort à notre arrivée (il ne semblait pas y avoir d’autres touristes). On a été un peu désarçonnées et on a remis en question notre choix à quelques reprises…Mais finalement, on a été très contentes de notre séjour à cet endroit! Très bel hôtel avec des petits pavillons séparés regroupant plusieurs chambres, des beaux jardins remplis de fleurs et attirant les oiseaux ainsi qu’une piscine!
JOUR 5 : On part le matin visiter la Catarata La Fortuna. C’était très beau, en plus, il y a bassin dans lequel se jette la chute où on peut se baigner, on en a profité! En pm, on a marché jusqu’à La Fortuna pour visiter un peu la ville. Ville charmante quoique très bruyante et animée…j’étais contente d’avoir un hôtel un peu plus éloigné finalement.
JOUR 6 : Visite du volcan Arenal. Au début, on voulait y aller seules, sans guide, mais il n’y a aucun moyen de se rendre au volcan sinon en taxi (et ça coûte assez cher merci!) ou bien prendre l’autobus qui passe par La Fortuna et qui se rend dans une autre ville un peu plus loin (mais ce moyen nous permet seulement de se rendre au volcan…comment fait-on pour revenir?) Donc nous avons pris un tour avec un guide, que nous avons booké via l’hôtel. Nous n’avons absolument pas regretté notre choix. Nous avons marché un peu dans la forêt du parc du volcan Arenal, nous avons pu voir la forêt primaire et la forêt secondaire (en train de grandir suite à l’éruption de 1968). Nous avons ensuite gravi un champs de lave (froide bien sûr) et nous sommes arrivées en haut d’une petite colline d’où on voyait, d’un côté, le lac Arenal, et de l’autre, le volcan. On a été vraiment chanceuses car le volcan était presque complètement dégagé (c’était la 1ere fois depuis notre arrivée à La Fortuna qu’on a eu une aussi belle vue et une aussi belle température!). Le tour a duré environ 3 heures (donc en matinée). On a ensuite relaxé à l’hôtel et profité de la piscine!
JOUR 7 : Départ pour Monteverde, via le très célèbre JEEP-BOAT-JEEP! Un petit bus vient nous chercher à l’hôtel tôt le matin, nous emmène au lac Arenal ou on prend un bateau qui nous emmène de l’autre côté, et là, nous attend un autre autobus qui nous emmène à Santa Elena (Monteverde). Ça coûte 25$ par personne et ça prend environ 3 heures en tout (au lieu d’un bon 5-6 heures si on fait le tour du lac), donc c’était très avantageux, et on a pu voir le beau lac Arenal.
On est arrivées à Santa Elena sur l’heure du dîner. On restait à l’hôtel ARCO IRIS, situé dans la ville de Santa Elena mais quand même en retrait. Ce sont des petites cabinas individuelles dispersées un peu partout dans un grand jardin. C’était vraiment très bien, très propre, jolies cabinas…Mais le personnel était vraiment antipathique, très peu souriant et pas très aidant non plus. Dès notre arrivée, on a demandé à réserver pour un night tour pour le soir même, et le personnel ne nous a pas donné d’options, on a été obligées de prendre le night tour avec une agence spécifique, sans nous donner vraiment d’informations. Le night tour était bien, on a quand même vu quelques animaux, mais le guide était vraiment inexpérimenté et comparé aux autres guides qu’on avait eu jusqu’à date, plutôt incompétents. On a aussi réservé pour un guide pour le lendemain, pour visiter la Monteverde Cloud Forest.
JOUR 8 : Visite de Monteverde Cloud Forest. On a pris le bus-navette pour s’y rendre et ça s’est très bien passé. Le guide qu’on a eu a vraiment été formidable! Je pense que cette visite est un des points forts de mon voyage au Costa Rica, c’est une forêt vraiment incroyable! Notre guide nous a beaucoup appris et nous a beaucoup montré dans cette forêt. Le tour a duré environ 3h00, et, en pm, nous sommes allées nous promener seules dans la forêt, essayant de retracer nous-mêmes des animaux (sans succès), mais ça a été vraiment très bien. Les sentiers sont bien balisés et il n’y a pas trop de personnes en même temps, on a marché 3 heures sans rencontrer personne!
Durant le tour avec le guide, on lui a parlé de notre night tour décevant de la veille, et il nous a parlé d’un night tour que lui-même faisait, dans une autre réserve, la réserve Santamaria. Il nous a dit que si on le voulait, il pourrait nous accepter dans son groupe pour ce soir, s’assurant ainsi que lui serait notre guide. En plus, il nous faisait un escompte de 10$ par personne et venait nous personnellement à notre hôtel. Nous avons bien sûr accepté et nous n’avons pas été déçues! Ce fut aussi un moment fort du voyage. On a vu paresseux, porc-épic, opossum, tarentules, scorpions, champignons fluorescents et autres. Vraiment, si vous souhaitez faire un night tour, je vous conseille celui de la réserve de Santamaria.
JOUR 9 : Retour à San José. Nous sommes retournées à San José via bus.
JOUR 10 : Départ pour Sierpe. On s’en va vers le sud. Le voyage n’est pas facile. Un bus ou on est tous tassés jusqu’à Palma Norte et, de là, le collectivo jusqu’à Sierpe (7h00 en tout!). On arrive en milieu d’après-midi à Sierpe, un petit village endormi ou il n’y a rien…ou presque. On avait réservé à l’hôtel Veragua, situé vraiment en retrait du village. C’est l’hôtel qui nous a coûté le plus cher et celui qu’on a le moins aimé. L’ambiance était juste trop étrange…et l’hôtel était vraiment trop isolé, impossible de sortir après que la noirceur soit tombé (donc 5h00), quoique nous l’avons fait une fois et avons eu sacrément peur!
JOUR 11 : Snorkeling à Isla del Cano. Ce tour était quand même dispendieux, mais ça a valu la peine. Un bateau est venu nous chercher à l’hôtel, nous avons fait environ 1h30 de bateau pour se rendre jusqu’à l’océan Pacifique, passant à travers des mangroves. On s’est ensuite rendues tout près d’Isla del Cano, ou on a fait de la plongée en apnée. C’était très bien, on a vu beaucoup de poissons, des requins, des baracudas, des baleines, des dauphins, etc. Il y avait même un bon petit dîner servi par nos guides à la station San Pedro du Corcovado. On est revenues vers 18h00 à l’hôtel, complètement crevées.
JOUR 12 : Collectivo à 5h30 de Sierpe pour se rendre à Palma Norte. De là, autobus bondé jusqu’à Puerto Jimenez (le chemin a pris environ en tout 4 heures). On arrive enfin à Puerto Jimenez et on se rend à notre hôtel Cabinas Tropicales. Très bon hôtel, le proprio très sympathique et l’air climatisé dans toutes les chambres, alléluia!
Dès notre arrivée, on dit au proprio qu’on n’a pas de guide pour le Corcovado et qu’on aimerait en trouver un. 15 minutes plus tard, le proprio nous présente Rony, un guide qui habite juste en face de l’hôtel et qui est prêt à faire la randonnée avec nous. Il a pris la peine de répondre à toutes nos questions et nous avons décidé de le prendre avec nous.
JOUR 13 : Puerto Jimenez encore. On a fait de la plage pas mal toute la journée, relaxer et profiter du beau temps. On a aussi visité la ville un peu, qui n’a pas beaucoup à offrir, mais qui est tout de même mignonne.
JOUR 14 : Puerto Jimenez encore ; plage et soleil, et préparation pour notre périple dans le Corcovado.
Jour 15 : Corcovado, enfin! On quitte à 5h00 du matin, en taxi jusqu’à Carate. La route est vraiment mal en point et ça brasse pas mal, on doit passer par de nombreuses rivières (dont le niveau était heureusement plutôt bas). Le trajet dure environ 1 heure. À Carate, on se met en route. Tout d’abord, 3.5 km de marche sur la plage pour rejoindre la station La Leona. Ensuite, 16 km de marche et dans la forêt, et sur la plage, pour rejoindre Sirena. Ça nous a pris 9h00 pour faire tout le trajet (le guide nous a trouvé un peu lentes, mais nous étions quand même pas mal fières de nous, surtout qu’on s’était arrêtées en route pour observer la faune et la flore). On a pu voir pas mal d’animaux : chauve-souris dormant sous une plante, des coatis, des aras, des anteater, diverses espèces d’oiseaux, des singes, et SURTOUT, une famille de pumas! Une maman avec ses 2 petits, en train de manger un singe hurleur qu’ils venaient de capturer.
Arrivées à Sirena, on prend possession de nos quartiers (on a eu de la chance, on était les seules dans notre dortoit!), ensuite petite douche rapide et on se met à table. On avait pris le repas avec la station et c’était vraiment EXQUIS! Très très bon! Ensuite, on prépare notre randonnée de demain avec le guide et on se couche tôt. De toute façon, à partir de 8h00, la génératrice qui alimente la station en électricité s’éteint, donc il fait noir partout.
JOUR 16 : Corcovado prise 2. On quitte à 5h00 Sirena, direction la Leona puis Carate. On a fait le trajet de retour en 7h00, et, encore une fois, on a pu voir beaucoup d’animaux.
JOUR 17 : Retour en bus à San José, à l’hôtel Aranjuez
JOUR 18 : Retour au Canada!
C’était franchement un des plus beaux voyages que j’aie faits! Pour ceux que ça intéresse, j’aurais quelques conseils à vous donner :
1) Si vous allez à Tortuguero, ne prenez pas un lodge ou un tout inclus, vous allez manquer beaucoup du charme de ce petit village. Les lodges sont très isolés par rapport au village et très touristique. Vous serez gagnants de rester dans le village même, il y a beaucoup d’hôtels pas chers, plein de charme. Et en plus, c’est vraiment facile d’arranger par nous-mêmes le transport et les tours guidés.
2) Si vous allez visiter la forêt de Monteverde, prenez un guide, ça vaut la peine et ce n’est pas si cher. C’est environ 25$ par personne et ça en vaut vraiment mais vraiment la peine.
3) Pour le Corcovado, il faut réserver à l’avance votre entrée dans le parc. Mais en ce qui a trait au guide, il est très facile d’en trouver un sur place et à prix moins élevé que ce qu’on voit dans les différentes agences de tourisme. Pour 1 nuit et 2 jours dans le parc, notre guide nous a coûté 180$ pour 2 personnes (et non par personne) et je pense que c’était 220$ pour 2 personnes pour 2 nuits et 3 jours.
4) Si votre itinéraire vous le permet, passez 2 nuits dans le Corcovado. Vous aurez ainsi le temps de vous reposer et de faire quelques petits sentiers intéressants avant de ressortir du parc.
Alors, si vous avez des questions, n’hésitez pas, il me fera plaisir d’y répondre!
Voici un petit compte-rendu de mon voyage de 17 jours au Costa Rica en juillet 2012. Les différentes discussions sur ce forum m’ont beaucoup aidé à planifier mon voyage et j’espère que je pourrai, à mon tour, en éclairer quelques-uns.
JOUR 1 : Arrivée au Costa Rica vers 12h00. On prend le bus jusqu’à San José (375 colones, et le trajet dure environ 30 minutes, selon le trafic). On loge à l’hôtel Aranjuez, un vrai petit bijou! 30 US pour une chambre double avec salle de bain partagée, incluant le petit déjeuner.
JOUR 2 : On doit se rendre à Tortuguero. On prend donc le bus de San José à Cariari, puis un autre bus de Cariari à Pavone et finalement le bateau jusqu’à Tortuguero. Dans les guides de voyage que j’avais consultés, on disait que selon la cie avec laquelle on voyageait, il fallait acheter le billet de bateau en même temps que celui du bus, mais que ça dépendait de l’heure d’arrivée blablabla, et qu’il fallait changer de terminal de bus à Pavone, etc. C’est tellement plus simple que ça, tellement simple qu’on a pensé un moment être en train de se faire arnaquer. Donc, comment ça fonctionne…Dès San José, il y a certains guides travaillant pour le parc de Tortuguero qui circulent dans le bus pour nous donner des infos. Arrivées à Cariari, pas besoin de marcher ou de se questionner, le bus se rendant à Pavone nous attend juste à côté, les guides transfèrent nos bagages dans celui-ci. On paie notre billet de bus une fois rendues à bord. On se rend ensuite à Pavones, où on doit payer notre billet pour le bateau au comptoir de l’espèce de petit resto où on nous débarque. On monte ensuite à bord des bateaux qui nous mènent à Tortuguero. Simple comme bonjour! Le trajet est chouette, on peut observer beaucoup de faune et de flore!
On arrive donc à Tortuguero vers 13h-14h. On avait réservé à Casa Marbella, et un employé nous attendait au quai pour nous amener à l’hôtel. L’employé en question s’est avéré être le guide en chef de l’hôtel ;-) Le soir, on a réservé pour le tour des tortues avec Roberto, le guide de l’hôtel. Nous étions 7 dans le groupe, ce qui était super. On est parties à 21h00 et on a eu la chance de voir un paquet de tortues, certaines sortant de la mer, d’autres y retournant, certaines préparant le terrain pour la ponte des œufs. Et, grâce à notre guide, on a pu voir une tortue pondre ces œufs dans le trou en direct!!! Très impresssionnant! Si vous allez à Tortuguero, faites affaire avec Casa Marbella pour le tour des tortues…On a rencontré d’autres groupes sur la plage et ils étaient plus d’une quinzaine de personnes et ne sont restés qu’environ 45 minutes sur la plage, gros maximum. Quant à nous, nous sommes revenues à notre hôtel il était minuit et demi, donc on a pu voir vraiment tout plein de trucs!
JOUR 3 : On devait faire le tour des canaux de Tortuguero le matin, mais une pluie diluvienne nous en a empêché. Il a plu toute la journée, donc on a exploré un peu le village et on a passé le temps en discutant avec notre guide qui, lui aussi, était en standby.
JOUR 4 : Visite des canaux de Tortuguero, toujours avec notre guide Roberto. Le tour commence à 6h00 et dure environ 3h00-3h30. Vraiment, ça vaut la peine, surtout si vous avez un bon guide comme celui qu’on avait! On a vu un paquet d’animaux (singes hurleurs, singes araignées, loutre, croco, caïman, etc.) et beaucoup d’oiseaux également. Quant à la flore, c’était tout simplement magnifique! On est revenues du tour vers 9h30, on a déjeuné en vitesse car on devait ensuite reprendre le bateau pour retourner à Pavone et ensuite direction La Fortuna. On voulait gagner du temps, alors on a fait affaire avec une navette pour faire le trajet Pavone-La Fortuna. Ça nous a pris 4h00 au lieu de 8h00 au moins, donc ça a valu le 45$ qu’on a payé. En plus, en chemin, le chauffeur nous a débarqué près d’un arbre à iguanes (oui oui, un arbre avec un paquet d’iguanes se promenant dedans!).
À La Fortuna, on logeait dans un hôtel appelé Catarata Éco-Lodge. C’était un hôtel un peu en retrait de La Fortuna, qui avait l’air un peu mort à notre arrivée (il ne semblait pas y avoir d’autres touristes). On a été un peu désarçonnées et on a remis en question notre choix à quelques reprises…Mais finalement, on a été très contentes de notre séjour à cet endroit! Très bel hôtel avec des petits pavillons séparés regroupant plusieurs chambres, des beaux jardins remplis de fleurs et attirant les oiseaux ainsi qu’une piscine!
JOUR 5 : On part le matin visiter la Catarata La Fortuna. C’était très beau, en plus, il y a bassin dans lequel se jette la chute où on peut se baigner, on en a profité! En pm, on a marché jusqu’à La Fortuna pour visiter un peu la ville. Ville charmante quoique très bruyante et animée…j’étais contente d’avoir un hôtel un peu plus éloigné finalement.
JOUR 6 : Visite du volcan Arenal. Au début, on voulait y aller seules, sans guide, mais il n’y a aucun moyen de se rendre au volcan sinon en taxi (et ça coûte assez cher merci!) ou bien prendre l’autobus qui passe par La Fortuna et qui se rend dans une autre ville un peu plus loin (mais ce moyen nous permet seulement de se rendre au volcan…comment fait-on pour revenir?) Donc nous avons pris un tour avec un guide, que nous avons booké via l’hôtel. Nous n’avons absolument pas regretté notre choix. Nous avons marché un peu dans la forêt du parc du volcan Arenal, nous avons pu voir la forêt primaire et la forêt secondaire (en train de grandir suite à l’éruption de 1968). Nous avons ensuite gravi un champs de lave (froide bien sûr) et nous sommes arrivées en haut d’une petite colline d’où on voyait, d’un côté, le lac Arenal, et de l’autre, le volcan. On a été vraiment chanceuses car le volcan était presque complètement dégagé (c’était la 1ere fois depuis notre arrivée à La Fortuna qu’on a eu une aussi belle vue et une aussi belle température!). Le tour a duré environ 3 heures (donc en matinée). On a ensuite relaxé à l’hôtel et profité de la piscine!
JOUR 7 : Départ pour Monteverde, via le très célèbre JEEP-BOAT-JEEP! Un petit bus vient nous chercher à l’hôtel tôt le matin, nous emmène au lac Arenal ou on prend un bateau qui nous emmène de l’autre côté, et là, nous attend un autre autobus qui nous emmène à Santa Elena (Monteverde). Ça coûte 25$ par personne et ça prend environ 3 heures en tout (au lieu d’un bon 5-6 heures si on fait le tour du lac), donc c’était très avantageux, et on a pu voir le beau lac Arenal.
On est arrivées à Santa Elena sur l’heure du dîner. On restait à l’hôtel ARCO IRIS, situé dans la ville de Santa Elena mais quand même en retrait. Ce sont des petites cabinas individuelles dispersées un peu partout dans un grand jardin. C’était vraiment très bien, très propre, jolies cabinas…Mais le personnel était vraiment antipathique, très peu souriant et pas très aidant non plus. Dès notre arrivée, on a demandé à réserver pour un night tour pour le soir même, et le personnel ne nous a pas donné d’options, on a été obligées de prendre le night tour avec une agence spécifique, sans nous donner vraiment d’informations. Le night tour était bien, on a quand même vu quelques animaux, mais le guide était vraiment inexpérimenté et comparé aux autres guides qu’on avait eu jusqu’à date, plutôt incompétents. On a aussi réservé pour un guide pour le lendemain, pour visiter la Monteverde Cloud Forest.
JOUR 8 : Visite de Monteverde Cloud Forest. On a pris le bus-navette pour s’y rendre et ça s’est très bien passé. Le guide qu’on a eu a vraiment été formidable! Je pense que cette visite est un des points forts de mon voyage au Costa Rica, c’est une forêt vraiment incroyable! Notre guide nous a beaucoup appris et nous a beaucoup montré dans cette forêt. Le tour a duré environ 3h00, et, en pm, nous sommes allées nous promener seules dans la forêt, essayant de retracer nous-mêmes des animaux (sans succès), mais ça a été vraiment très bien. Les sentiers sont bien balisés et il n’y a pas trop de personnes en même temps, on a marché 3 heures sans rencontrer personne!
Durant le tour avec le guide, on lui a parlé de notre night tour décevant de la veille, et il nous a parlé d’un night tour que lui-même faisait, dans une autre réserve, la réserve Santamaria. Il nous a dit que si on le voulait, il pourrait nous accepter dans son groupe pour ce soir, s’assurant ainsi que lui serait notre guide. En plus, il nous faisait un escompte de 10$ par personne et venait nous personnellement à notre hôtel. Nous avons bien sûr accepté et nous n’avons pas été déçues! Ce fut aussi un moment fort du voyage. On a vu paresseux, porc-épic, opossum, tarentules, scorpions, champignons fluorescents et autres. Vraiment, si vous souhaitez faire un night tour, je vous conseille celui de la réserve de Santamaria.
JOUR 9 : Retour à San José. Nous sommes retournées à San José via bus.
JOUR 10 : Départ pour Sierpe. On s’en va vers le sud. Le voyage n’est pas facile. Un bus ou on est tous tassés jusqu’à Palma Norte et, de là, le collectivo jusqu’à Sierpe (7h00 en tout!). On arrive en milieu d’après-midi à Sierpe, un petit village endormi ou il n’y a rien…ou presque. On avait réservé à l’hôtel Veragua, situé vraiment en retrait du village. C’est l’hôtel qui nous a coûté le plus cher et celui qu’on a le moins aimé. L’ambiance était juste trop étrange…et l’hôtel était vraiment trop isolé, impossible de sortir après que la noirceur soit tombé (donc 5h00), quoique nous l’avons fait une fois et avons eu sacrément peur!
JOUR 11 : Snorkeling à Isla del Cano. Ce tour était quand même dispendieux, mais ça a valu la peine. Un bateau est venu nous chercher à l’hôtel, nous avons fait environ 1h30 de bateau pour se rendre jusqu’à l’océan Pacifique, passant à travers des mangroves. On s’est ensuite rendues tout près d’Isla del Cano, ou on a fait de la plongée en apnée. C’était très bien, on a vu beaucoup de poissons, des requins, des baracudas, des baleines, des dauphins, etc. Il y avait même un bon petit dîner servi par nos guides à la station San Pedro du Corcovado. On est revenues vers 18h00 à l’hôtel, complètement crevées.
JOUR 12 : Collectivo à 5h30 de Sierpe pour se rendre à Palma Norte. De là, autobus bondé jusqu’à Puerto Jimenez (le chemin a pris environ en tout 4 heures). On arrive enfin à Puerto Jimenez et on se rend à notre hôtel Cabinas Tropicales. Très bon hôtel, le proprio très sympathique et l’air climatisé dans toutes les chambres, alléluia!
Dès notre arrivée, on dit au proprio qu’on n’a pas de guide pour le Corcovado et qu’on aimerait en trouver un. 15 minutes plus tard, le proprio nous présente Rony, un guide qui habite juste en face de l’hôtel et qui est prêt à faire la randonnée avec nous. Il a pris la peine de répondre à toutes nos questions et nous avons décidé de le prendre avec nous.
JOUR 13 : Puerto Jimenez encore. On a fait de la plage pas mal toute la journée, relaxer et profiter du beau temps. On a aussi visité la ville un peu, qui n’a pas beaucoup à offrir, mais qui est tout de même mignonne.
JOUR 14 : Puerto Jimenez encore ; plage et soleil, et préparation pour notre périple dans le Corcovado.
Jour 15 : Corcovado, enfin! On quitte à 5h00 du matin, en taxi jusqu’à Carate. La route est vraiment mal en point et ça brasse pas mal, on doit passer par de nombreuses rivières (dont le niveau était heureusement plutôt bas). Le trajet dure environ 1 heure. À Carate, on se met en route. Tout d’abord, 3.5 km de marche sur la plage pour rejoindre la station La Leona. Ensuite, 16 km de marche et dans la forêt, et sur la plage, pour rejoindre Sirena. Ça nous a pris 9h00 pour faire tout le trajet (le guide nous a trouvé un peu lentes, mais nous étions quand même pas mal fières de nous, surtout qu’on s’était arrêtées en route pour observer la faune et la flore). On a pu voir pas mal d’animaux : chauve-souris dormant sous une plante, des coatis, des aras, des anteater, diverses espèces d’oiseaux, des singes, et SURTOUT, une famille de pumas! Une maman avec ses 2 petits, en train de manger un singe hurleur qu’ils venaient de capturer.
Arrivées à Sirena, on prend possession de nos quartiers (on a eu de la chance, on était les seules dans notre dortoit!), ensuite petite douche rapide et on se met à table. On avait pris le repas avec la station et c’était vraiment EXQUIS! Très très bon! Ensuite, on prépare notre randonnée de demain avec le guide et on se couche tôt. De toute façon, à partir de 8h00, la génératrice qui alimente la station en électricité s’éteint, donc il fait noir partout.
JOUR 16 : Corcovado prise 2. On quitte à 5h00 Sirena, direction la Leona puis Carate. On a fait le trajet de retour en 7h00, et, encore une fois, on a pu voir beaucoup d’animaux.
JOUR 17 : Retour en bus à San José, à l’hôtel Aranjuez
JOUR 18 : Retour au Canada!
C’était franchement un des plus beaux voyages que j’aie faits! Pour ceux que ça intéresse, j’aurais quelques conseils à vous donner :
1) Si vous allez à Tortuguero, ne prenez pas un lodge ou un tout inclus, vous allez manquer beaucoup du charme de ce petit village. Les lodges sont très isolés par rapport au village et très touristique. Vous serez gagnants de rester dans le village même, il y a beaucoup d’hôtels pas chers, plein de charme. Et en plus, c’est vraiment facile d’arranger par nous-mêmes le transport et les tours guidés.
2) Si vous allez visiter la forêt de Monteverde, prenez un guide, ça vaut la peine et ce n’est pas si cher. C’est environ 25$ par personne et ça en vaut vraiment mais vraiment la peine.
3) Pour le Corcovado, il faut réserver à l’avance votre entrée dans le parc. Mais en ce qui a trait au guide, il est très facile d’en trouver un sur place et à prix moins élevé que ce qu’on voit dans les différentes agences de tourisme. Pour 1 nuit et 2 jours dans le parc, notre guide nous a coûté 180$ pour 2 personnes (et non par personne) et je pense que c’était 220$ pour 2 personnes pour 2 nuits et 3 jours.
4) Si votre itinéraire vous le permet, passez 2 nuits dans le Corcovado. Vous aurez ainsi le temps de vous reposer et de faire quelques petits sentiers intéressants avant de ressortir du parc.
Alors, si vous avez des questions, n’hésitez pas, il me fera plaisir d’y répondre!
Marché flottant d'Amphawa? (Bangkok) English translation pending
Bonjour
Je cherche des infos sur ampawa, un marché flottant prés de bangkok. Est ce le même que damoen saduak ??
pas trop piége à touristes ?
et le marché sur la voie ferré, encore de la vrai vie ou une excursion fram ??
des hebergements à proposer ?
merci de vos avis
Avis sur itinéraire en Inde du sud de deux semaines, vols intérieurs? English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer un voyage dans le Kérala et le Tamil nadu pour fin février-mars 2013 ; nous voyageons avec mon mari et nos 2 filles de 13 et 15 ans ; nous sommes donc dépendants des dates de vacances scolaires et au mieux j'arrive à une durée de séjour de 15 jours sur place. Autre contrainte à prendre en compte, notre budget : il faudrait ne pas dépasser 1000 Euros par personne, vol inclus. Enfin, autre précision pour mieux comprendre nos attentes : nous souhaitons utiliser les moyens de transport locaux (bus et train) et ponctuellement prendre un taxi à la journée...
- 1 ère question concernant l'avion... Nous habitons Lyon ; j'ai trouvé un vol Lyon / Mumbai avec Turkish airlines (avec escale à Istanbul) à 455 Euros (ce qui me parait un bon prix et c'est plus facile pour nous que de partir de Paris). L'idée serait ensuite de prendre aussitôt un vol intérieur Mumbai / Kochi ( 4513 rs, soit 66 euros sur Clairtrip ) et pour le retour de faire Chennai / Mumbai ( 60 euros) l'avant-veille du départ, ce qui nous donnerait l'occasion de découvrir Mumbai... Que pensez-vous de ces tarifs et de l'idée de compléter notre vol international avec des vols intérieurs ?
- 2 ème question concernant l'itinéaire sam 23 fev : arrivée Mumbai 5 h 15 avion pour Kochi dim 24 : Kochi lun 25 : train ou bus pour Allepey mar 26 : Allepey mer 27 : bateau + bus pour Periyar ....Avons-nous des chances de voir quelques animaux à cette période de l'année ? jeu 28 : Periyar ven 1er mars : bus pour Madurai sam 2 : train pour Trichy dim 3 : Trichy lun 4 : Tanjore ou une autre ville temple ? mar 5 : taxi jusqu'à Pondichéry pour pouvoir s'arrêter visiter des temples en chemin mer 6 : Mahabalipuram jeu 7 : Mahabalipuram ven 8 : taxi pour l'aéroport de Chennai ; vol pour Mumbai sam 9 : Mumbai dim 10 : décollage très matinal...6 h 40 ...Est-il possible d'attendre la nuit dans l'aéroport ?
Voilà l'état de mes réflexions, sachant que j'ai déjà lu bcp de messages sur ce forum ou d'autres. Merci d'avance pour vos conseils avisés...
- 1 ère question concernant l'avion... Nous habitons Lyon ; j'ai trouvé un vol Lyon / Mumbai avec Turkish airlines (avec escale à Istanbul) à 455 Euros (ce qui me parait un bon prix et c'est plus facile pour nous que de partir de Paris). L'idée serait ensuite de prendre aussitôt un vol intérieur Mumbai / Kochi ( 4513 rs, soit 66 euros sur Clairtrip ) et pour le retour de faire Chennai / Mumbai ( 60 euros) l'avant-veille du départ, ce qui nous donnerait l'occasion de découvrir Mumbai... Que pensez-vous de ces tarifs et de l'idée de compléter notre vol international avec des vols intérieurs ?
- 2 ème question concernant l'itinéaire sam 23 fev : arrivée Mumbai 5 h 15 avion pour Kochi dim 24 : Kochi lun 25 : train ou bus pour Allepey mar 26 : Allepey mer 27 : bateau + bus pour Periyar ....Avons-nous des chances de voir quelques animaux à cette période de l'année ? jeu 28 : Periyar ven 1er mars : bus pour Madurai sam 2 : train pour Trichy dim 3 : Trichy lun 4 : Tanjore ou une autre ville temple ? mar 5 : taxi jusqu'à Pondichéry pour pouvoir s'arrêter visiter des temples en chemin mer 6 : Mahabalipuram jeu 7 : Mahabalipuram ven 8 : taxi pour l'aéroport de Chennai ; vol pour Mumbai sam 9 : Mumbai dim 10 : décollage très matinal...6 h 40 ...Est-il possible d'attendre la nuit dans l'aéroport ?
Voilà l'état de mes réflexions, sachant que j'ai déjà lu bcp de messages sur ce forum ou d'autres. Merci d'avance pour vos conseils avisés...
D'Est en Ouest: la France à vélo English translation pending
Bonjour, je me presente: jeune trentenaire, mariée depuis juin 2012. Notre voyage de noces se fera à vélo🙂, car nous sommes tous les 2 cyclos. Nous partirons de Bouxwiller (68) pour rejoindre Bordeaux (33). Durée du voyage: 13 jours dont 10 à rouler (un peu + de 1000km). Nous commencerons notre périple sur l'eurovelo 6 jusqu'à Paray-le-Monial, puis direction Clermont, puis traverserons le Cantal direction Aurillac. Prendrons ensuite la direction de Sarlat, Bergerac en longeant la Dordogne. Arrivés à Bordeaux, retour en train direction Strasbourg.
Je recherche des infos, des conseils ou mêmes des alternatives d'itinéraires... A tracer notre voyage itinerant sur carte, j'ai peur de passer à côté de qqchose de sympa sans m'en être rendue compte😕.
J'attends vos commentaires et suggestions.
Merci d'avance
Une journée à Bangkok avec enfants English translation pending
Bonjour,
Nous partons la semaine prochaine pour la Thaïlande. Nous sommes 2 adultes et 2 enfants (12 et 15 ans).Nous arriverons à BKK samedi soir, dormons à l'hôtel puis repartons le lendemain pour Chiang Mai via le train de nuit: départ prévu à 19h35. Nous aimerions visiter la capitale mais il y a tant de choses à voir! Que nous conseillez-vous comme parcours? Un guide est-il nécessaire? Merci d'avance pour vos conseils.
Nous partons la semaine prochaine pour la Thaïlande. Nous sommes 2 adultes et 2 enfants (12 et 15 ans).Nous arriverons à BKK samedi soir, dormons à l'hôtel puis repartons le lendemain pour Chiang Mai via le train de nuit: départ prévu à 19h35. Nous aimerions visiter la capitale mais il y a tant de choses à voir! Que nous conseillez-vous comme parcours? Un guide est-il nécessaire? Merci d'avance pour vos conseils.
Visite de la France à vélo English translation pending
Bonjour chers cyclistes,
Nous sommes un duo et avons un projet vélo ! Grands amateurs de vélos et de nouveaux horizons, nous souhaitons visiter la France en vélo (bien sûr 😛). A savoir que la durée du "voyage" serrait entre 1 et 2 mois, ce petit projet aboutira dans deux ou trois ans, mais nous souhaitons bien le préparer (itinéraire, entrainements, matériels, ect..).
Concernant l'itinéraire, c'est encore assez vaste, cependant nous avons des objectifs ! Les grands cols, quelques Musées et autres curiosités culturelles, en sachant que nous partiront depuis les environ de Melun (77). Si vous avez des avis, des conseils ou même des expériences personnelle nous seront heureux de les partager.
Pour l'entrainement, nous sommes motivés, et nous avons du temps libre pour l'entrainement (3 heures par jours hors week-end) nous avons une bonne constitution mais je pense que pour un si long voyage ceci fera cour même si nous nous octroyons un jour de repos par semaine donc quelle genre d'entrainement conseillerez vous a des amateur pour ce genre de voyage
Niveau matériel, c'est bon pour les vélos. En revanche, nous cherchons des conseils et des avis pour le camping et tous le matériels de voyage qui suit (en tenant compte du poids et de leur praticité).
nous vous remercions d'avance pour les reponses
Nous sommes un duo et avons un projet vélo ! Grands amateurs de vélos et de nouveaux horizons, nous souhaitons visiter la France en vélo (bien sûr 😛). A savoir que la durée du "voyage" serrait entre 1 et 2 mois, ce petit projet aboutira dans deux ou trois ans, mais nous souhaitons bien le préparer (itinéraire, entrainements, matériels, ect..).
Concernant l'itinéraire, c'est encore assez vaste, cependant nous avons des objectifs ! Les grands cols, quelques Musées et autres curiosités culturelles, en sachant que nous partiront depuis les environ de Melun (77). Si vous avez des avis, des conseils ou même des expériences personnelle nous seront heureux de les partager.
Pour l'entrainement, nous sommes motivés, et nous avons du temps libre pour l'entrainement (3 heures par jours hors week-end) nous avons une bonne constitution mais je pense que pour un si long voyage ceci fera cour même si nous nous octroyons un jour de repos par semaine donc quelle genre d'entrainement conseillerez vous a des amateur pour ce genre de voyage
Niveau matériel, c'est bon pour les vélos. En revanche, nous cherchons des conseils et des avis pour le camping et tous le matériels de voyage qui suit (en tenant compte du poids et de leur praticité).
nous vous remercions d'avance pour les reponses
Excusion d'une journée dans les backwaters à Cochin English translation pending
Bonjour,
Nous partons en octobre pour un périple en train avec notre fille de 10 ans en Inde du Sud (Mumbai-Goa-Kochi-Pondichery-Mahabalipuram-Chennai), comme nous l'avions fait l'année dernière en Inde du Nord (Dehli-Jaïpur-Varanasi-Kolkata-Darjeeling). Notre planning est assez serré et nous ne serons donc que 2 jours à Kochi. Notre train arrive vers 13h et je me demandais s'il était judicieux de réserver dès notre arrivée une excursion pour le lendemain (mais où ?) car nous aimerions faire une belle ballade dans les backwaters. Nous recherchons une embarcation typique et pas un bac à touristes. Quelqu'un connaît-il une adresse où aller réserver, et nous conseillez-vous une demi-journée (qui serait suffisante ?) ou bien une journée complète (ce serait de quelle heure à quelle heure environ) ?? Merci de partager vos expériences.. A vous lire...
Nous partons en octobre pour un périple en train avec notre fille de 10 ans en Inde du Sud (Mumbai-Goa-Kochi-Pondichery-Mahabalipuram-Chennai), comme nous l'avions fait l'année dernière en Inde du Nord (Dehli-Jaïpur-Varanasi-Kolkata-Darjeeling). Notre planning est assez serré et nous ne serons donc que 2 jours à Kochi. Notre train arrive vers 13h et je me demandais s'il était judicieux de réserver dès notre arrivée une excursion pour le lendemain (mais où ?) car nous aimerions faire une belle ballade dans les backwaters. Nous recherchons une embarcation typique et pas un bac à touristes. Quelqu'un connaît-il une adresse où aller réserver, et nous conseillez-vous une demi-journée (qui serait suffisante ?) ou bien une journée complète (ce serait de quelle heure à quelle heure environ) ?? Merci de partager vos expériences.. A vous lire...
Avis sur itinéraire de trois semaines au Costa Rica en août 2012, hôtels? English translation pending
Bonjour,
Je pars en août pour 3 semaines au Costa Rica et n'ai pas encore réservé les hôtels, ni établi mon itinéraire définitif. J'aurai besoin de vos conseils sur la faisabilité de l'itinéraire et sur des hôtels sympas, atypiques, insolites, bien situés, ... Il s'agit de mon voyage de noce. J'avais pensé à l'itinéraire suivant: - Arrivée à San José (2 nuits)
Semaine 1: Péninsule de Nicoya - Tamarindo - Samara - Mal Pais - Montezuma
Semaine 2: - Jaco - Parque Nacional Manuel Antonio ??? (J'hésite à faire ce stop)
Fin de semaine 2: retour à San José pour prendre l'avion direction Bocas del Toro au Panama
Semaine 3: Côte caraïbe: - Panama: Bocas del Toro - Retour au Costa Rica: Puerto Viego de Talamanca - Tortuguero?
Retour à san José (1 nuit)
Que pensez-vous de cet itinéraire?
Nous avons à la fois envie de nous reposer en mode farniente et et à la fois envie de découvrir les richesses de ce pays. Evidemment, je crains la pluie sachant que je sais que ce n'est pas la meilleure des periodes pour visiter ce beau pays. J'hésite à inverser l'itinéraire, c'est à dire commencer par la côte caraïbe et finir par la côte pacifique. Qu'en pensez-vous? Merci d'avance pour vos conseils avisés et bonnes adresses.
Cordialement.
Je pars en août pour 3 semaines au Costa Rica et n'ai pas encore réservé les hôtels, ni établi mon itinéraire définitif. J'aurai besoin de vos conseils sur la faisabilité de l'itinéraire et sur des hôtels sympas, atypiques, insolites, bien situés, ... Il s'agit de mon voyage de noce. J'avais pensé à l'itinéraire suivant: - Arrivée à San José (2 nuits)
Semaine 1: Péninsule de Nicoya - Tamarindo - Samara - Mal Pais - Montezuma
Semaine 2: - Jaco - Parque Nacional Manuel Antonio ??? (J'hésite à faire ce stop)
Fin de semaine 2: retour à San José pour prendre l'avion direction Bocas del Toro au Panama
Semaine 3: Côte caraïbe: - Panama: Bocas del Toro - Retour au Costa Rica: Puerto Viego de Talamanca - Tortuguero?
Retour à san José (1 nuit)
Que pensez-vous de cet itinéraire?
Nous avons à la fois envie de nous reposer en mode farniente et et à la fois envie de découvrir les richesses de ce pays. Evidemment, je crains la pluie sachant que je sais que ce n'est pas la meilleure des periodes pour visiter ce beau pays. J'hésite à inverser l'itinéraire, c'est à dire commencer par la côte caraïbe et finir par la côte pacifique. Qu'en pensez-vous? Merci d'avance pour vos conseils avisés et bonnes adresses.
Cordialement.
Itinéraire pour deux semaines au Kerala et Tamil Nadu? English translation pending
bonjour
je prepare mon voyage pour mars 2013 2 semaines. je vous donne l'itineraire que j'ai choisi et si quelqu'un peux me dire si c'est le must ce serait super, à savoir :
mahabalipuram 2 nuits, pondichery 2 nuits , tanjore 1 nuit , trichy 2 nuits, rameswharam 2 nuits, madurai 1 nuit, munnar 2 nuits, alleppey 1 nuit house boat, et 2 nuits a cochin....
qu'en pensez vous est- ce faisable ? verrons nous le plus beau de ces 2 régions ? en sachant que nous aimons beaucoup la nature , les paysages, les rencontres avec les gens du pays et le moins de touristes possible... le calme et les belles choses....
voila j'attends de vos nouvelles.
je viens juste de m'inscrire sur ce site et.....je vous attends.
cordialement
MARTINE
Venise - Thonon-les-Bains à vélo juin 2012 English translation pending
Encore un périple à vélo, avec l’habitude les voyages finissent par se ressembler, c’est tout du moins la première impression. On part, on pédale, tendu vers le but à atteindre, déjà rompu à la manœuvre par l’habitude de milliers de kilomètres parcourus à deux roues. Mais en fait, il n’en est rien, l’aventure est à chaque fois différente pour de multiples raisons. Je n’en citerai que quelques unes, des plus évidentes: la météorologie, variable majeure, déterminant le niveau de plaisir ou de souffrance, les compagnons qui sont différents d’une fois à l’autre d’où entente ou non, la forme physique du moment qui conditionne totalement l’expérience, les pays traversés qui par leur diversité impriment chacun une trace particulière sur le voyage.
Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué.
Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans
l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon.
Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde !
9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit.
Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux !
Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des
mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30.
Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps.
Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien
moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N��oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier.
Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde.
Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se
déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.
Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente.
Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce
froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile.
Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce
fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres.
D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue
par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir.
Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque de
pratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !
Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas,
les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile.
Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer
notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres
d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.
Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en
vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se
fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je
reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos.
Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.
L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques.
Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le
calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche.
Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de
ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.
Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la
tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route
très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres.
Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand
à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre.
Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longue
haleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.
Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit
un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre.
Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters …
Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et en
particulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère.
Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment
n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le
pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus.
D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village
est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.
Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là,
nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée.
Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière.
Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de
4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout le
temps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort
acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.
Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il
n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée.
Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une
voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies.
Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro.
Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent
vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche.
Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous
comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.
Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous
prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet.
A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.
Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je
prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais
plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout
n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.
Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait
beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente.
Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui
commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.
Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué.
Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans
l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon.
Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde !
9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit.
Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux !
Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des
mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30.
Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps.
Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien
moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N��oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier.
Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde.
Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se
déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente.
Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce
froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile.
Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce
fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres.
D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue
par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir.
Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque de
pratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas,
les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile.
Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer
notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres
d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en
vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se
fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je
reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos.
Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.
L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques.
Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le
calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche.
Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de
ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la
tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route
très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres.
Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand
à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre.
Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longue
haleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit
un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre.
Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters …
Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et en
particulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère.
Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment
n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le
pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus.
D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village
est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là,
nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée.
Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière.
Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de
4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout le
temps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort
acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il
n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée.
Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une
voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies.
Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro.
Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent
vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche.
Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous
comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous
prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet.
A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je
prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais
plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout
n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait
beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente.
Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui
commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.Visite des Backwaters en Inde du Sud English translation pending
Bonjour,
je pars en Inde du sud en Aout et envisage bien sur les backwaters comme but du voyage.
Je suis généralement réticent à visiter les lieux attrapes touristes .
que pouvez vous me conseiller :
faut il rester 1/2 journée , 1 jour ou + quelle formule utiliser ?
merci d'avance
xavier
je pars en Inde du sud en Aout et envisage bien sur les backwaters comme but du voyage.
Je suis généralement réticent à visiter les lieux attrapes touristes .
que pouvez vous me conseiller :
faut il rester 1/2 journée , 1 jour ou + quelle formule utiliser ?
merci d'avance
xavier
Visite en Inde avec des enfants? English translation pending
Voilà, j'ai plein de questions pour les innitiés...
En fait, ma cousine et sa famille partent habiter en Inde 3ans, nous aimerions leur rendre visite durant cette période. Nous envisageons de partir lorsque Mon ainé aura 4 ans et la petite 2ans.
Nous serons donc logés dans ma famille, repas classique et en ville (New Delhi).
Pensez vous déjà que ce soit faisable?
Quel durée à votre avis (avec le décalage horaire) au moins 15 jours?
Faut il un passeport et un visa pour les petites aussi?
Faut il faire des vaccins pour nous et les filles?
Quelles saisons est la mieux adaptées?
Merci d'avance pour vos conseils et temoignages...
Merci d'avance pour vos conseils et temoignages...
Visiter Gand ou Anvers? English translation pending
Bonjour
Je serai a bruxelle pour 4jours en aout.Nous utiliserons le train pour nous déplacer.Quelleville me conseillez-vous entre Gant et Anvers ?
Merci
Recherche bon plan vol et autres destination en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
je désire partir en Thailande le 22 juillet, je recherche toutes les infos pour des vols pas chers et des conseils une fois sur place!
Merci