Results for "Balaton+|+123+>+212"
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Budapest ou Prague? English translation pending
Salut a tous !
j'ai envie de faire un tour en europe de l'est mais je ne sais pas ou poser mes bagages. j'hesite entre budapest et prague tout en sachant que je partirai avec un ami pour une courte durée.
A savoir surtout que je ne suis pas un accroc des visites je suis surtout a la recherche de bonnes soirées et bonnes ambiances merci de me faire part de vos experiences
j'ai envie de faire un tour en europe de l'est mais je ne sais pas ou poser mes bagages. j'hesite entre budapest et prague tout en sachant que je partirai avec un ami pour une courte durée.
A savoir surtout que je ne suis pas un accroc des visites je suis surtout a la recherche de bonnes soirées et bonnes ambiances merci de me faire part de vos experiences
Voyage en Europe de l'Est English translation pending
Bonjour à tous!
En prévision d'un voyage en Europe de l'est (Ukraine pologne slovaquie république tchèque croatie et bosnie) nous aurions voulue avoir quelques renseignements et informations sur les sites à visiter dans ces pays.
Merci!
Lucile et Hélène
Les dix plus beaux sites du monde? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais partager vos gouts !!!!!!!! Pouvez m'énumérer vos 10 plus beaux spots sur cette planète terre... Mentionner le pays pour nous autres, merci
1 du plus beau 2 3 4 5 6 7 8 9 10
J'ai hate de connaitre vos réponses. A+ OL
Je souhaiterais partager vos gouts !!!!!!!! Pouvez m'énumérer vos 10 plus beaux spots sur cette planète terre... Mentionner le pays pour nous autres, merci
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J'ai hate de connaitre vos réponses. A+ OL
Les petites "galères"? English translation pending
Tiens pour changer ...
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José
Histoire du Balafon English translation pending
L’histoire du balafon
Avec la découverte et l’utilisation du fer il ya 2500 ans, l’organisation sociale des sociétés africaines change. De nombreux habitants, nomades depuis la nuit des temps, deviennent sédentaires. Des castes se forment, et parmi celles des artisans, le forgeron devient le centre de toutes les activités. Il gagne un pouvoir énorme. Sans lui, il n’y a pas d’armes de chasse, ni d’outils agricoles, ni d’ustensiles de cuisine. Il est le maître du feu, donc celui du bois et c’est lui qui, traditionnellement, sculpte les futs de djembé ou les lames de balafon. Or, on remarque que le geste du balafola est le même que celui du forgeron – la mailloche adopte le mouvement du marteau et la lame remplace l’enclume. Tout laisse donc à croire que les premiers joueurs de balafon étaient des forgerons.
Dans l’un des mythes cosmogoniques des Mandingue, le premier habitant sur terre descendu du ciel était un forgeron. Et ce n’est sûrement pas par hasard que le balafon joue un rôle aussi important dans l’histoire de l’avènement du royaume du Mali au 13ième siècle.
Cette histoire, chantée et racontée depuis 800 ans par les jelis, est décrite dans une véritable épopée comparable au Mahabarata de l’Inde ou à la chanson des Nibelungen en Germanie. En voici le résumé.
A la fin du 12ième siècle, Nare Maghann Konate règne sur le pays mandingue, région qui englobait à l’époque le sud-est du Mali et le nord de la Guinée d’aujourd’hui. Ce roi a deux fils, Soundiata Keita avec une première épouse et Dankaran Touman avec sa deuxième femme. Lorsqu’il meurt, c’est son second fils Dankaran Touman qui, poussé par sa mère, prend le pouvoir à la place de son ainé, qui était pourtant l’héritier légitime. Soundiata part en exil avec sa mère et quelques fidèles et voyage à travers tout le pays, forgeant des alliances avec des chefs de clans. Son père, le roi, qui avait pressenti cette situation, a, juste avant sa mort, nommé Bala Faseke, fils de son propre jeli, jeli de Soundiata, afin que, grâce à ses conseils avisés, celui-ci puisse reprendre un jour le pouvoir usurpé par son demi- frère.
Au sud, se trouve le royaume des Sosso, gouverné d’une main de fer par le forgeron Soumaoro Kante, qui annexe un petit royaume après l’autre, jusqu’à menacer aussi son voisin, le pays mandingue, dont il convoite les gigantesques ressources en or. Le jeune roi mandingue Dankaran Touman envoie alors à la cour de l’insatiable roi des Sosso le jeli de Soundiata , Bala Faseke, qui était resté au pays, avec pour mission une médiation entre les deux royaumes. Mais le roi Soumaoro le fait prisonnier, violant ainsi la coutume ancestrale de respect du jeli.
Un jour, Bala Faseke pénètre dans la chambre secrète où se trouve le balafon magique donné à Soumaoro par les dondori. Enfreignant ainsi la loi sacrée, selon laquelle seul Soumaoro a le droit d’utiliser ce balafon, Bala Fakese se met à jouer de l’instrument. Bien que loin en brousse et en train de chasser, Soumaoro entend tout de même le son du balafon. Il rentre chez lui à toute allure et découvre Bala Faseke en train de jouer. Fou de rage, il s’apprête à le tuer, mais Bala Faseke entame des louanges à l’honneur de Soumaoro et joue tellement bien que celui-ci se laisse envouter par la musique. Il le nomme même son propre jeli. Désormais, une guerre entre Soundiata Keita et Soumaoro Kante devient inévitable.
Après plusieurs batailles sans vainqueur ni vaincu, vient la bataille de Kirina en 1235. Le matin avant le début des hostilités, Bala Faseke réussit à s’enfuir et à revenir auprès de son maître originel, Soundiata Keita. Grâce au soutien retrouvé de son jeli, Soundiata gagne la guerre et devient le premier « mansa », roi du Mali. Son règne est le début d’ une longue période de prospérité, du 13ième au 16ièmesiècle. C’est l’apogée du balafon! Chaque roi ou chef de village, chaque noble a son jeli qui peut exercer sa fonction et développer son art sans souci matériel. Après la défaite de Soumaoro Kante, Bala Faseke a encore joué longtemps de ce balafon magique lors des grandes cérémonies. Soundiata le baptisa Bala Faseke Kouyaté et fonda ainsi une ligne de griots, les Kouyatés. Les descendants de Bala Faseke sont toujours les gardiens de ce balafon appellé le Sosso-Balafon.Il se trouve de nos jours à Niagassolo dans le nord de la Guinée.
En 2004, L’UNESCO l’a ajouté à la liste de l’héritage culturel universel mondial.
Gert Kilian, 2008 www.gert-kilian.com
Gert Kilian, 2008 www.gert-kilian.com
Kamale n'goni et balafon English translation pending
Bonjour, je pars au Mali en décembre et j'aimerais approfondir mes connaissances en Kamale n'goni et en balafon mandingue, je ne souhaite pas rester trop longtemps sur Bamako.Connaissez vous des bons musiciens sur Kita ou sur Ségou, des lieux plutot tranquilles merci
Une vie au rythme du balafon (Mali) English translation pending
Néba Solo, le "génie du balafon"
Même s'il a remporté le premier Prix de Meilleur Balafoniste en 1995, même s'il est couronné du Prix de Meilleur Artiste du Mali en 1996, il est pourtant peu connu en dehors de la région. Ses albums sont diffusés localement et difficiles à trouver. Il a déjà joué aux Etats-Unis – y compris une visite à Harvard en 2006 – mais compte tenu d'une pléthore de superstars maliens sur le circuit de la World Music (Salif Kéïta, Toumani Diabaté, Oumou Sangaré, Bassékou Kouyaté pour n‘en nommer que quelques-uns), on a jusqu'ici refusé de lui (et de beaucoup d’autres) donner la reconnaissance méritée. De plus, son choix de balafon est celui qui n’est pas favorisé par les griots (jeli), les musiciens héréditaires étroitement associés à la tradition musicale malienne. Leur balafon est construit sur une échelle heptatonique (7 notes), pendant que lui préfère jouer de son "cousin" pentatonique (5 notes), longtemps méprisé par l'élite culturelle du Mali. Son nom : Néba Solo.
Souleymane Traoré, alias Néba Solo, voit le jour en fin des années 60 dans la région de Sikasso, au sud du Mali. Originaire d'une famille paysanne sénoufo, le petit Souleymane passe sa jeunesse dans le village de Nébadougou (qui lui donne son sobriquet). C'est là qu'il s’initie au balafon, par l'entremise de son père, un virtuose de balafon, et surtout réputé pour ses talents de facteur d'instruments qu'il conçoit pour les artistes locaux. Entre travaux agricoles et musique, le jeune homme se fait vite un nom à Nébadougou et environs. "J'ai appris le balafon depuis ma tendre enfance. Cela ne m'a pas empêché de tenter l'aventure. J'ai fait beaucoup de métiers. En fin 86, je me trouvais à Bamako ou j'étais employé par un maraîcher", se souvient-il. Parallèlement, il s'initie à divers instruments du pays comme le ngoni et le kamalengoni (instruments à cordes), le karignan et le cicaara (percussions) ou le djembé et le bara (tambours), donc plus ou moins tous les instruments traditionnels. Et il les joue autant qu’il les fabrique. Son attachement inconditionnel et sa connaissance des instruments traditionnels font sa force. "Ce sont ces instruments que je connais le mieux. J'ai beau maîtriser les instruments modernes, je ne peux pas mieux les connaître que ceux de ma société. C'est aux artistes maliens de valoriser et de faire la promotion de nos instruments traditionnels. J'ai aujourd'hui en projet, la construction à Sikasso, d'une école qui formera les jeunes pour qu'ils les connaissent et les maîtrisent", dit-il.
Néba Solo conforte son style et sa réputation au point d'être un sacré génie du balafon. Il faut dire que celui dont on dit qu'il joue "tellement vite qu'on croit que son instrument joue tout seul" a un style bien particulier. Un joueur qui a apporté le respect du balafon rural de son groupe ethnique sénoufo, et a également innové, construisant des balafons avec des clés supplémentaires pour les parties de basse et en inventant de nouveaux accords pour interagir avec des divers artistes africains, européens, américains et asiatiques : en 1999, il est de la tournée du spécialiste de la techno music française, le DJ Frédéric Galliano. En 2003, il croise sa musique sénoufo avec celle, persane, des Iraniens du Trio Chemirani.
"Je me suis beaucoup appuyé sur la basse que j’ai amélioré pour rendre le rythme attrayant et dansant. Pour cela j’ai ajouté à l’instrument trois grosses lamelles", souligne-t-il. Si cet exploit lui a valu une distinction particulière, il n’était pas du goût de tout le monde à commencer par son père, qui craignait que son fils ne dénature l’instrument fétiche des Sénoufos. Mais par la suite, la permission a été accordée et il a dû reconnaître la réussite de l’initiative de son héritier. Son objectif de "prouver qu’on peut obtenir tous les rythmes et toutes les sonorités avec le balafon" est atteint.
Solo est également un chanteur, inhabituel pour un joueur de balafon (balafɔla en bambara). Ses chansons sont composées à la gloire des cultivateurs, des forgerons ou de la vaccination des nourrissons. Elles nous viennent du fond des terroirs du Mali. D’après son opinion, il est inutile de chanter si vous ne transmettez pas de message à la société. Ainsi, Solo a le souci d’être efficace et d’atteindre le public le plus large. Par conséquent, le virtuose du balafon chante de nombreuses chansons en langue bamabra, la plus répandue et la plus importante au Mali mais aussi en sa langue maternelle, le sénoufo.
Le succès de Néba Solo commence à partir de son coup de génie à avoir accordé son balafon avec d'autres instruments modernes et traditionnels. Sa manière de jouer est surprenante, sa rapidité est telle qu’on a l’impression que le balafon joue tout seul. "A lui tout seul, il joue comme un orchestre”, disent de lui de nombreux musiciens. Certains critiques estiment même que Néba Solo est un sorcier du balafon. Sa technique innovante de l’instrument est exceptionnelle.
Les rythmiques envoûtantes et les subtiles variations de l’artiste autour de thèmes répétitifs sont d’une incroyable modernité. Le mélomane croirait entendre une techno acoustique où les basses métalliques et les crissements des puces électroniques auraient été remplacés par d’harmonieux frottements boisés et des bruissements syncopés de coquillages. Cette techno est dénuée de tensions urbaines. Elle donne l’impression de laisser suffisamment de place entre les boucles étourdissantes. Ainsi s’élève libre et fier le chant nasal mais gorgé de soul de Souleymane Traoré. (maliweb.net)
Discographie : https://rateyourmusic.com/artist/neba_solo
Hery
Vidéo 1 : Chérif Kéïta (https://apps.carleton.edu/profiles/ckeita/), accompagné par quelques étudiants de lui, rend visite à Néba Solo dans sa cour...
https://www.youtube.com/watch?v=JWm70T0SdjM
Vidéo 2 : Mondomix présente : Néba Solo
https://www.youtube.com/watch?v=g1qG8MISdIM
Vidéo 3 : Néba Solo & son groupe en concert à Harvard, Etats-Unis :
https://www.youtube.com/watch?v=4wXgrE7aVzo
Même s'il a remporté le premier Prix de Meilleur Balafoniste en 1995, même s'il est couronné du Prix de Meilleur Artiste du Mali en 1996, il est pourtant peu connu en dehors de la région. Ses albums sont diffusés localement et difficiles à trouver. Il a déjà joué aux Etats-Unis – y compris une visite à Harvard en 2006 – mais compte tenu d'une pléthore de superstars maliens sur le circuit de la World Music (Salif Kéïta, Toumani Diabaté, Oumou Sangaré, Bassékou Kouyaté pour n‘en nommer que quelques-uns), on a jusqu'ici refusé de lui (et de beaucoup d’autres) donner la reconnaissance méritée. De plus, son choix de balafon est celui qui n’est pas favorisé par les griots (jeli), les musiciens héréditaires étroitement associés à la tradition musicale malienne. Leur balafon est construit sur une échelle heptatonique (7 notes), pendant que lui préfère jouer de son "cousin" pentatonique (5 notes), longtemps méprisé par l'élite culturelle du Mali. Son nom : Néba Solo.
Souleymane Traoré, alias Néba Solo, voit le jour en fin des années 60 dans la région de Sikasso, au sud du Mali. Originaire d'une famille paysanne sénoufo, le petit Souleymane passe sa jeunesse dans le village de Nébadougou (qui lui donne son sobriquet). C'est là qu'il s’initie au balafon, par l'entremise de son père, un virtuose de balafon, et surtout réputé pour ses talents de facteur d'instruments qu'il conçoit pour les artistes locaux. Entre travaux agricoles et musique, le jeune homme se fait vite un nom à Nébadougou et environs. "J'ai appris le balafon depuis ma tendre enfance. Cela ne m'a pas empêché de tenter l'aventure. J'ai fait beaucoup de métiers. En fin 86, je me trouvais à Bamako ou j'étais employé par un maraîcher", se souvient-il. Parallèlement, il s'initie à divers instruments du pays comme le ngoni et le kamalengoni (instruments à cordes), le karignan et le cicaara (percussions) ou le djembé et le bara (tambours), donc plus ou moins tous les instruments traditionnels. Et il les joue autant qu’il les fabrique. Son attachement inconditionnel et sa connaissance des instruments traditionnels font sa force. "Ce sont ces instruments que je connais le mieux. J'ai beau maîtriser les instruments modernes, je ne peux pas mieux les connaître que ceux de ma société. C'est aux artistes maliens de valoriser et de faire la promotion de nos instruments traditionnels. J'ai aujourd'hui en projet, la construction à Sikasso, d'une école qui formera les jeunes pour qu'ils les connaissent et les maîtrisent", dit-il.
Néba Solo conforte son style et sa réputation au point d'être un sacré génie du balafon. Il faut dire que celui dont on dit qu'il joue "tellement vite qu'on croit que son instrument joue tout seul" a un style bien particulier. Un joueur qui a apporté le respect du balafon rural de son groupe ethnique sénoufo, et a également innové, construisant des balafons avec des clés supplémentaires pour les parties de basse et en inventant de nouveaux accords pour interagir avec des divers artistes africains, européens, américains et asiatiques : en 1999, il est de la tournée du spécialiste de la techno music française, le DJ Frédéric Galliano. En 2003, il croise sa musique sénoufo avec celle, persane, des Iraniens du Trio Chemirani.
"Je me suis beaucoup appuyé sur la basse que j’ai amélioré pour rendre le rythme attrayant et dansant. Pour cela j’ai ajouté à l’instrument trois grosses lamelles", souligne-t-il. Si cet exploit lui a valu une distinction particulière, il n’était pas du goût de tout le monde à commencer par son père, qui craignait que son fils ne dénature l’instrument fétiche des Sénoufos. Mais par la suite, la permission a été accordée et il a dû reconnaître la réussite de l’initiative de son héritier. Son objectif de "prouver qu’on peut obtenir tous les rythmes et toutes les sonorités avec le balafon" est atteint.
Solo est également un chanteur, inhabituel pour un joueur de balafon (balafɔla en bambara). Ses chansons sont composées à la gloire des cultivateurs, des forgerons ou de la vaccination des nourrissons. Elles nous viennent du fond des terroirs du Mali. D’après son opinion, il est inutile de chanter si vous ne transmettez pas de message à la société. Ainsi, Solo a le souci d’être efficace et d’atteindre le public le plus large. Par conséquent, le virtuose du balafon chante de nombreuses chansons en langue bamabra, la plus répandue et la plus importante au Mali mais aussi en sa langue maternelle, le sénoufo.
Le succès de Néba Solo commence à partir de son coup de génie à avoir accordé son balafon avec d'autres instruments modernes et traditionnels. Sa manière de jouer est surprenante, sa rapidité est telle qu’on a l’impression que le balafon joue tout seul. "A lui tout seul, il joue comme un orchestre”, disent de lui de nombreux musiciens. Certains critiques estiment même que Néba Solo est un sorcier du balafon. Sa technique innovante de l’instrument est exceptionnelle.
Les rythmiques envoûtantes et les subtiles variations de l’artiste autour de thèmes répétitifs sont d’une incroyable modernité. Le mélomane croirait entendre une techno acoustique où les basses métalliques et les crissements des puces électroniques auraient été remplacés par d’harmonieux frottements boisés et des bruissements syncopés de coquillages. Cette techno est dénuée de tensions urbaines. Elle donne l’impression de laisser suffisamment de place entre les boucles étourdissantes. Ainsi s’élève libre et fier le chant nasal mais gorgé de soul de Souleymane Traoré. (maliweb.net)
Discographie : https://rateyourmusic.com/artist/neba_solo
Hery
Vidéo 1 : Chérif Kéïta (https://apps.carleton.edu/profiles/ckeita/), accompagné par quelques étudiants de lui, rend visite à Néba Solo dans sa cour...
https://www.youtube.com/watch?v=JWm70T0SdjM
Vidéo 2 : Mondomix présente : Néba Solo
https://www.youtube.com/watch?v=g1qG8MISdIM
Vidéo 3 : Néba Solo & son groupe en concert à Harvard, Etats-Unis :
https://www.youtube.com/watch?v=4wXgrE7aVzo
Régions d'Afrique où s'enseigne la pratique du djembé, balafon et kora? (musique mandingue) English translation pending
Je pars en Afrique de l'Ouest en janvier prochain pour six mois. J'arrive à Dakar et, à partir de là, tout est ouvert, parce que mes frontières sont celles de l'ancien Empire Mandingue et non pas celles de la colonisation européenne. Cela veut dire : un univers de rites et traditions qui se superpose aus territoires du Sénégal, Mali, Guinée Conakry, Guinée-Bissau, Gambie, Burkina Faso, en laissant quelques-uns de côté, y compris, pour des raisons malheureusement évidentes, la Côte d'Ivoire. Ma question aux ami(e)s virtuel(le)s : y a-t-il des fanas de la musique traditionnelle mandingue parmi vous? Si oui, pouvez-vous me renseigner sur (1) les régions et villages à ne pas rater; (2) les maîtres villageois (surtout pour le djembé et le balafon) que vous connaissez qui prendraient disciple sans lui prendre la peau; (3) n'importe quoi d'autre d'utile, qu'un fou incurable de cette musique, comme moi, devrait savoir pour bien orienter son chemin. Merci à l'avance de vos précieux conseils.
P.S. Tout le monde a bien compris que je ne parle pas de machins bidons comme "confection et cours de djembé", barbecue compris, dans le désert de Lompoul, au Sénégal...
P.S. Tout le monde a bien compris que je ne parle pas de machins bidons comme "confection et cours de djembé", barbecue compris, dans le désert de Lompoul, au Sénégal...
Nécrologie: Kèlètigi Diabaté, 1931–2012 (Mali) English translation pending
Hommage au grand maître du balafon mandingue
En pleins désordres politiques de son pays, un membre éminent de la toute première génération de musiciens modernes du Mali et instrumentiste virtuose de la musique mandingue est mort : Kèlètigi Diabaté. Tout de même, et jusqu’à nos jours, il ne gagne ni n’a jamais gagné l’estime qu’il mérite véritablement comme personnage clé dans l’histoire de la musique du Mali et celle de l’Afrique de l’Ouest depuis un demi siècle ...
Kèlètigi* Diabaté est né en 1931 à Kita dans l’ouest du Mali (cette ville passe pour être le berceau des traditions musicales les plus grandes de ce pays). Sa carrière musicale débute à la fin des années 1950, lorsqu’il voyage à travers l’Afrique de l’Ouest pour rechercher des instructeurs et surtout son style musical approprié à son développement. Puis, il est recruté par l’Orchestre National de Guinée, impulsé sous l'autorité du président Sékou Touré. En 1960, de retour au Mali nouvellement indépendant, il est l’un des membres fondateurs et directeur de l’Orchestre National "A" de Bamako (avec Baba Barry, Panca Dembélé, Kasim Sacko, Monkontafé Sacko, Madani Samaké et Papa Ndiaye) en tant que guitariste (voir la photo en bas). Comme en Guinée voisine, le premier Président du Mali indépendant, Modibo Keïta, souhaite, lui aussi, un orchestre national ayant ses racines dans les traditions musicales maliennes pour animer les soirées et autres réceptions officielles avec de la musique malienne et lance donc un appel à Kèlètigi pour constituer et présider un tel. La mission prioritaire est la recherche de la musique authentique de ce jeune État ouest-africain ainsi que la création d’une nouvelle identité et amour-propre postcolonial par la révalorisation resp. réanimation des formes culturelles traditionnelles et raccordement à l’histoire précoloniale. Kèlètigi se rappelle :
"I was put in charge of the Premier Formation du Mali (Orchestre national, Number One) ; it was me who introduced Manding and Bambara songs played on modern instruments. The idea was to make traditional music, but in a modern way. At the time (the early ‘60s), we received delegations from Europe, or other African countries, and at such occasions we’d perform our traditional ceremonies. Each time we received a European delegation, an official reception would be arranged, and those delegates, they couldn’t dance our traditional dances. So we had to find international rhythms and put our traditional sound within that, using a (kit) drum and so on." (dans : Charry 2000: 270**)
Multi-instrumentiste (balafon, guitare, trompette, violon, orgue, flûte, saxophone, ngoni, dunun, jenbe et même un peu de batterie) à l’origine, cet homme-orchestre fait plus tard du balafon (xylophone à grosses calebasses originaire d’Afrique de l’Ouest et, à côté du kora et du ngoni, troisième instrument mélodique des griots) son instrument de prédilection, quoiqu’il soit déjà un virtuose de cet instrument à l’âge de 7. Le rôle de Kèlètigi ressemble à celui de Papa Diabaté en Guinée ayant initié une toute génération de guitaristes électriques : Kélètigi agrandit énormément les techniques du jeu de balafon et est le premier à avoir accordé le balafon aux sonorités occidentales. La création de son balafon double lui permet de jouer des musiques chromatiques comme sur un piano. Si c’est justifié de qualifier le balafon de "piano africain", c’est dû avant toute chose au personnage et à l’art de Kèlètigi Diabaté, le "grand old man of Manding balafon"*** ...
Au milieu des années 1970, Kèlètigi rejoint Les Ambassadeurs, groupe dans lequel jouent aussi Kanté Manfila et Salif Keïta, et se produit avec eux aux Etats-Unis pour une tournée sponsorisée par la Fondation Rockefeller en 1978. C’est à cette occasion qu’il peut croiser la route de sa grande idole, le légendaire vibraphoniste de jazz Lionel Hampton. Cette rencontre lui inspire à adapter une fois pour toutes le langage du jazz, notamment son phrasé et improvisation, dans son jeu instrumental ...
Dans les années 1980 et 1990, il accompagne au balafon d'illustres chanteurs, griots et griottes du monde mandingue dont Salif Keïta, Kandia Kouyaté, Ami Koïta, Tata Bambo Kouyaté, Toumani Diabaté et bien d’autres encore … Et à ne pas oublier ses collaborations avec Djelimady Tounkara, l’Ensemble National du Mali et les diverses formations du Rail Band à Bamako (Super Rail Band, Rail Band de Bamako, Rail Band du Buffet Hôtel de la Gare de Bamako etc.). Puis, à partir de 1993, il se produit au Mali avec le Symmetric Orchestra (avec Toumani Diabaté à la kora et Bassékou Kouyaté au ngoni).
Depuis 1998, il est une des pièces maîtresses du groupe Bamada (au balafon et au violon) du guitariste Habib Koïté qu’il accompagne pendant plusieurs années dans ses tournées, et avec qui il prend part aux enregistrements de plusieurs albums (voir la discographie en bas). En 2000, toujours avec Habib Koïté, il participe au projet "Art Ensemble of Africa", avec le grand Art Ensemble of Chicago.
Bien que très présent dans l’univers musical mandingue, il faut attendre ardemment 2004 pour accueillir son premier et seul opus solo, Sandiya*: la somme de sa vie musicale, une magnifique réalisation à base de pure musique mandingue, pleine d’élégance et de vitalité, teintée de jazz, de blues, de hiphop et de folk. Une collection superbe pour musique jouée surtout en duets mais aussi en trio, en groupe ou en grand ensemble traditionnel : avec Fasséry Diabaté, fils de Kèlètigi qui suit avec tant de respect la voie de son père ("Djandjo", "Fosson", "Mankaira", "Souma" et "Sandiya", tous des duets balafon avec le père, sauf "Fosson" avec Kèlètigi au violon), les filles de Kèlètigi, Ata et Bintou Diabaté (voix ; "Yafa"), le Khassonké Habib Koïté (guitare "Koulandian" ; magnifique duet avec Kèlètigi), l’Ensemble Traditionnel du Mali sous la direction de Massambou Diallo ("Djarabi" et "Soundiata", le grand Prince Mandingue, dont l’épopée est très souvent chantée), Diawore Diarra, le flûtiste ("Sènè), Toumani Diabaté et Djelimady Tounkara, les virtuoses de la kora et de la guitare ("Nanga Mady" et "Kamadia", duets avec Toumani ; "Sontaoula", duet avec Djelimady), la chanteuse Many Diabaté ("Samba Koro", accompagné par Kèlètigi et Fasséry), et, le grand moment de l’album, le groupe de Habib, Bamada, qui accompagne Kèlètigi sur une libre adaptation du standard de jazz, "Summertime", interprété magnifiquement par une touche complète-mandingue ("Summertime à Bamako") ... MUSIC AT ITS VERY VERY BEST !
Le 30 novembre 2012, Kèlètigi Diabaté décède à Bamako. Même au dernier jour, il reste fidèle à ses convictions d’un musicien à fond : le matin, il répète à l’Institut Français, le soir, il ferme ses yeux à jamais. Il venait d’avoir 81 ans ...
Ala ka hinè i la, k’i dayòrò sumaya !
Discographie :
… sous son nom :
– Kèlètigi Diabaté (1996) : Kèlètigui Diabaté. Mission de Coopération Française au Mali. (cass.) – Kèlètigi Diabaté (2004) : Sandiya. Contre Jour.
… en participation dans :
– Les Ambassadeurs (1975) : Kanté Manfila et les Ambassadeurs – Ambassadeur, Mana Mana. Sonafric. (si) – Les Ambassadeurs (1975) : Les Ambassadeurs du Môtel – Super pitié, Bolola sanou. Sonafric. (si) – Les Ambassadeurs (1976) : Les Ambassadeurs du Môtel – Saranfing, Sabar. Sonafric. (si) – Les Ambassadeurs (1976) : Les Ambassadeurs du Môtel – Diandjon, Wara, Kibaru. Sonafric. (lp) – Les Ambassadeurs (1977) : Les Ambassadeurs du Môtel de Bamako. Vol. 1. Sonafric. (lp) – Les Ambassadeurs (1977) : Les Ambassadeurs du Môtel de Bamako. Vol. 2. Sonafric. (lp) – Div. Artistes (1988) : Legendary Bands of Mali. Stern’s Mali Music. – Div. Artistes (2006) : African Pearls 3 – Mali: One Day on Radio Mali. Discograph. – Div. Artistes (2008) : The Rough Guide to the Music of Mali. World Music Network. – Div. Artistes (2009) : Jazz around the World. Putumayo. – Adama Diabaté (1995) : Jako Baye. Stern’s Africa. – Toumani Diabaté & Ketama (1994) : Songhai 2. Hannibal. – Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. – Jonas (2006) : Bagages. RecRec. – Aly Keïta (2010) : Farafinko. Contre Jour. – Salif Keïta (1991) : Amen. Mango Rec. – Salif Keïta (2010) : La Différence. Emarcy Rec. – Amy Koïta (1986?) : Debe. Disque Espérance. – Amy Koïta (1988) : Tata Sira. Bolibana Rec. – Habib Koïté & Bamada (2001) : Baro. Putumayo. – Habib Koïté & Bamada (2003) : Fôly! Live around the World. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha/Exil. – Tata Bambo Kouyaté (1985) : Jatigui. Globestyle. – Bonnie Raitt (2002) : Silver Lining. Toshiba. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterais pour toi. Marabi Prod. – Zap Mama (2007) : Supermoon. Concord.
(cass. = cassette ; lp = longplay/33 tours ; si = single/45 tours)
VIVE LE MALI !!!
Herbert
*en bambara, kèlètigi veut dire "chef de guerre, maître de guerre, celui qui commande à l’armée", sandiya ou sadiya veut dire "plaisanterie". **Charry, Eric (2000): Mande Music. Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago, London : The University of Chicago Press. ***Eyre, Banning (2000): In Griot Time. An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press, p.125.


En pleins désordres politiques de son pays, un membre éminent de la toute première génération de musiciens modernes du Mali et instrumentiste virtuose de la musique mandingue est mort : Kèlètigi Diabaté. Tout de même, et jusqu’à nos jours, il ne gagne ni n’a jamais gagné l’estime qu’il mérite véritablement comme personnage clé dans l’histoire de la musique du Mali et celle de l’Afrique de l’Ouest depuis un demi siècle ...
Kèlètigi* Diabaté est né en 1931 à Kita dans l’ouest du Mali (cette ville passe pour être le berceau des traditions musicales les plus grandes de ce pays). Sa carrière musicale débute à la fin des années 1950, lorsqu’il voyage à travers l’Afrique de l’Ouest pour rechercher des instructeurs et surtout son style musical approprié à son développement. Puis, il est recruté par l’Orchestre National de Guinée, impulsé sous l'autorité du président Sékou Touré. En 1960, de retour au Mali nouvellement indépendant, il est l’un des membres fondateurs et directeur de l’Orchestre National "A" de Bamako (avec Baba Barry, Panca Dembélé, Kasim Sacko, Monkontafé Sacko, Madani Samaké et Papa Ndiaye) en tant que guitariste (voir la photo en bas). Comme en Guinée voisine, le premier Président du Mali indépendant, Modibo Keïta, souhaite, lui aussi, un orchestre national ayant ses racines dans les traditions musicales maliennes pour animer les soirées et autres réceptions officielles avec de la musique malienne et lance donc un appel à Kèlètigi pour constituer et présider un tel. La mission prioritaire est la recherche de la musique authentique de ce jeune État ouest-africain ainsi que la création d’une nouvelle identité et amour-propre postcolonial par la révalorisation resp. réanimation des formes culturelles traditionnelles et raccordement à l’histoire précoloniale. Kèlètigi se rappelle :
"I was put in charge of the Premier Formation du Mali (Orchestre national, Number One) ; it was me who introduced Manding and Bambara songs played on modern instruments. The idea was to make traditional music, but in a modern way. At the time (the early ‘60s), we received delegations from Europe, or other African countries, and at such occasions we’d perform our traditional ceremonies. Each time we received a European delegation, an official reception would be arranged, and those delegates, they couldn’t dance our traditional dances. So we had to find international rhythms and put our traditional sound within that, using a (kit) drum and so on." (dans : Charry 2000: 270**)
Multi-instrumentiste (balafon, guitare, trompette, violon, orgue, flûte, saxophone, ngoni, dunun, jenbe et même un peu de batterie) à l’origine, cet homme-orchestre fait plus tard du balafon (xylophone à grosses calebasses originaire d’Afrique de l’Ouest et, à côté du kora et du ngoni, troisième instrument mélodique des griots) son instrument de prédilection, quoiqu’il soit déjà un virtuose de cet instrument à l’âge de 7. Le rôle de Kèlètigi ressemble à celui de Papa Diabaté en Guinée ayant initié une toute génération de guitaristes électriques : Kélètigi agrandit énormément les techniques du jeu de balafon et est le premier à avoir accordé le balafon aux sonorités occidentales. La création de son balafon double lui permet de jouer des musiques chromatiques comme sur un piano. Si c’est justifié de qualifier le balafon de "piano africain", c’est dû avant toute chose au personnage et à l’art de Kèlètigi Diabaté, le "grand old man of Manding balafon"*** ...
Au milieu des années 1970, Kèlètigi rejoint Les Ambassadeurs, groupe dans lequel jouent aussi Kanté Manfila et Salif Keïta, et se produit avec eux aux Etats-Unis pour une tournée sponsorisée par la Fondation Rockefeller en 1978. C’est à cette occasion qu’il peut croiser la route de sa grande idole, le légendaire vibraphoniste de jazz Lionel Hampton. Cette rencontre lui inspire à adapter une fois pour toutes le langage du jazz, notamment son phrasé et improvisation, dans son jeu instrumental ...
Dans les années 1980 et 1990, il accompagne au balafon d'illustres chanteurs, griots et griottes du monde mandingue dont Salif Keïta, Kandia Kouyaté, Ami Koïta, Tata Bambo Kouyaté, Toumani Diabaté et bien d’autres encore … Et à ne pas oublier ses collaborations avec Djelimady Tounkara, l’Ensemble National du Mali et les diverses formations du Rail Band à Bamako (Super Rail Band, Rail Band de Bamako, Rail Band du Buffet Hôtel de la Gare de Bamako etc.). Puis, à partir de 1993, il se produit au Mali avec le Symmetric Orchestra (avec Toumani Diabaté à la kora et Bassékou Kouyaté au ngoni).
Depuis 1998, il est une des pièces maîtresses du groupe Bamada (au balafon et au violon) du guitariste Habib Koïté qu’il accompagne pendant plusieurs années dans ses tournées, et avec qui il prend part aux enregistrements de plusieurs albums (voir la discographie en bas). En 2000, toujours avec Habib Koïté, il participe au projet "Art Ensemble of Africa", avec le grand Art Ensemble of Chicago.
Bien que très présent dans l’univers musical mandingue, il faut attendre ardemment 2004 pour accueillir son premier et seul opus solo, Sandiya*: la somme de sa vie musicale, une magnifique réalisation à base de pure musique mandingue, pleine d’élégance et de vitalité, teintée de jazz, de blues, de hiphop et de folk. Une collection superbe pour musique jouée surtout en duets mais aussi en trio, en groupe ou en grand ensemble traditionnel : avec Fasséry Diabaté, fils de Kèlètigi qui suit avec tant de respect la voie de son père ("Djandjo", "Fosson", "Mankaira", "Souma" et "Sandiya", tous des duets balafon avec le père, sauf "Fosson" avec Kèlètigi au violon), les filles de Kèlètigi, Ata et Bintou Diabaté (voix ; "Yafa"), le Khassonké Habib Koïté (guitare "Koulandian" ; magnifique duet avec Kèlètigi), l’Ensemble Traditionnel du Mali sous la direction de Massambou Diallo ("Djarabi" et "Soundiata", le grand Prince Mandingue, dont l’épopée est très souvent chantée), Diawore Diarra, le flûtiste ("Sènè), Toumani Diabaté et Djelimady Tounkara, les virtuoses de la kora et de la guitare ("Nanga Mady" et "Kamadia", duets avec Toumani ; "Sontaoula", duet avec Djelimady), la chanteuse Many Diabaté ("Samba Koro", accompagné par Kèlètigi et Fasséry), et, le grand moment de l’album, le groupe de Habib, Bamada, qui accompagne Kèlètigi sur une libre adaptation du standard de jazz, "Summertime", interprété magnifiquement par une touche complète-mandingue ("Summertime à Bamako") ... MUSIC AT ITS VERY VERY BEST !
Le 30 novembre 2012, Kèlètigi Diabaté décède à Bamako. Même au dernier jour, il reste fidèle à ses convictions d’un musicien à fond : le matin, il répète à l’Institut Français, le soir, il ferme ses yeux à jamais. Il venait d’avoir 81 ans ...
Ala ka hinè i la, k’i dayòrò sumaya !
Discographie :
… sous son nom :
– Kèlètigi Diabaté (1996) : Kèlètigui Diabaté. Mission de Coopération Française au Mali. (cass.) – Kèlètigi Diabaté (2004) : Sandiya. Contre Jour.
… en participation dans :
– Les Ambassadeurs (1975) : Kanté Manfila et les Ambassadeurs – Ambassadeur, Mana Mana. Sonafric. (si) – Les Ambassadeurs (1975) : Les Ambassadeurs du Môtel – Super pitié, Bolola sanou. Sonafric. (si) – Les Ambassadeurs (1976) : Les Ambassadeurs du Môtel – Saranfing, Sabar. Sonafric. (si) – Les Ambassadeurs (1976) : Les Ambassadeurs du Môtel – Diandjon, Wara, Kibaru. Sonafric. (lp) – Les Ambassadeurs (1977) : Les Ambassadeurs du Môtel de Bamako. Vol. 1. Sonafric. (lp) – Les Ambassadeurs (1977) : Les Ambassadeurs du Môtel de Bamako. Vol. 2. Sonafric. (lp) – Div. Artistes (1988) : Legendary Bands of Mali. Stern’s Mali Music. – Div. Artistes (2006) : African Pearls 3 – Mali: One Day on Radio Mali. Discograph. – Div. Artistes (2008) : The Rough Guide to the Music of Mali. World Music Network. – Div. Artistes (2009) : Jazz around the World. Putumayo. – Adama Diabaté (1995) : Jako Baye. Stern’s Africa. – Toumani Diabaté & Ketama (1994) : Songhai 2. Hannibal. – Toumani Diabaté (1995) : Djelika. Hannibal. – Jonas (2006) : Bagages. RecRec. – Aly Keïta (2010) : Farafinko. Contre Jour. – Salif Keïta (1991) : Amen. Mango Rec. – Salif Keïta (2010) : La Différence. Emarcy Rec. – Amy Koïta (1986?) : Debe. Disque Espérance. – Amy Koïta (1988) : Tata Sira. Bolibana Rec. – Habib Koïté & Bamada (2001) : Baro. Putumayo. – Habib Koïté & Bamada (2003) : Fôly! Live around the World. Contre Jour. – Habib Koïté & Bamada (2007) : Afriki. Cumbancha/Exil. – Tata Bambo Kouyaté (1985) : Jatigui. Globestyle. – Bonnie Raitt (2002) : Silver Lining. Toshiba. – Boubacar Traoré (1999) : Maciré. Indigo. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterais pour toi. Marabi Prod. – Zap Mama (2007) : Supermoon. Concord.
(cass. = cassette ; lp = longplay/33 tours ; si = single/45 tours)
VIVE LE MALI !!!
Herbert
*en bambara, kèlètigi veut dire "chef de guerre, maître de guerre, celui qui commande à l’armée", sandiya ou sadiya veut dire "plaisanterie". **Charry, Eric (2000): Mande Music. Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago, London : The University of Chicago Press. ***Eyre, Banning (2000): In Griot Time. An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press, p.125.


Trio Ivoire: "Timbuktu" (Allemagne/Côte d'Ivoire/Mali) English translation pending
Parution toute actuelle : le cd "Timbuktu" du Trio Ivoire
Le TRIO IVOIRE existe depuis 1999, fondé par le pianiste et compositeur Hans Lüdemann et le "magicien du balafon", Aly Keita, les gardiens du temple. Les énergies créatives du trio naissent surtout là où se joignent la polyrythmie africaine et la polyphonie européenne ou alors là où ces contraires sont accentués. Entre 2002 et 2009, le groupe a publié 3 cds : "Trio Ivoire" (2002), "Touching Africa" (2006) et "Across the Oceans" (2009). Il y a peu de temps, son quatrième album, "Timbuktu", est sorti ...
Tombouctou, légendaire ville, "la mystérieuse" et "perle du désert", dans le nord(-ouest) du Mali, est le point de départ du voyage entrepris par le TRIO IVOIRE sur son quatrième cd. Durant les enregistrements, "nous avons suivi avec attention les évènements au Mali, à un moment où y régnaient le chaos et la guerre" (Lüdemann). C'était Aly Keita qui s'est mis à improviser sur des thèmes qui lui rappelaient la musique du nord du Mali. Sur cette base, par le biais de l'improvisation, les trois musiciens ont développé le morceau ayant plus tard baptisé "Tombouctou" (Timbuktu en allemand). Le trio est donc parti de "Tombouctou" pour se diriger vers des références africaines, européennes, américaines et imaginaires, liées à des mondes magiques ...
Le morceau "Heartbeats" est personnel et "vient tout simplement de l'intérieur." Dans ce morceau, Aly Keita joue son balafon chromatique – pour la première fois sur un cd du TRIO IVOIRE. "Maloya" (honte) contient certains éléments "typiquement africains" : rythme 12/8, pentatonique, polyrythmie – c'est bien un morceau dansant et entraînant. Christian Thomé, qui, avec ce cd, débute au groupe en tant que batteur, joue ici comme s'il revenait tout juste d'une tournée en Afrique. Une autre particularité de ce cd est qu'il fait ressortir, avec plusieurs morceaux en duo, l'interaction entre le balafon et le piano – la base et la constante du trio depuis ses débuts. C'est le cas dans "Perles Noires", une improvisation minimaliste aux tonalités sombres avec le balafon chromatique et avec des sonorités de piano acoustiques et virtuelles. Parfois, les deux instruments amalgament à tel point qu'on ne peut plus les distinguer. De grande finesse !
Né lors d'une canicule à la Villa Massimo à Rome au mois d'août, le morceau "Love Confessions" est une variation blues, dont les thèmes principaux sont joués par le piano et – au milieu du morceau – par le balafon et le piano à l'unisson. Le titre "Crum" fait référence à une vallée à Swarthmore aux Etats-Unis, dans la banlieue de Philadelphie, où Lüdemann a travaillé un an en tant que professeur. Le morceau utilise un rythme 9/8 africain, l'intègre dans une forme complexe et développe un grand arc à partir de petits motifs. "Cette œuvre en plusieurs parties va à la limite de ce que l'on peut faire sur le plan formel et harmonique avec un balafon diatonique" (Lüdemann).
"Makuku" est un morceau "léger" et joyeux sur la naissance d'une petite fille. A la manière d'une chanson, le piano et le balafon évoluent en duo à travers des harmonies légères et des rythmes dansants. "Treiben" est une reprise issue des débuts du TRIO IVOIRE à Abidjan en 1999. Avec "Douentza", le voyage ramène les musiciens au Mali – dans un lieu situé au cœur du pays, à mi-chemin entre Ségou et Gao. Le cd se termine par le titre "Ndo", un autre duo, qui se base sur la musique mbira, musique traditionnelle du Zimbabwe : magnifique morceau dédié à la mémoire de la chanteuse et joueuse de mbira Chiwoniso (http://next.liberation.fr/musique/2013/07/26/le-zimbabwe-pleure-la-chanteuse-chiwoniso_921094), avec laquelle le trio a collaboré au cours des dernières années – une musicienne et amie morte trop tôt. Dans la musique shona du Zimbabwe, la mbira, un des instruments les plus anciens en Afrique et emblème de la musique shona, est considérée comme le lien entre le monde réel et le monde spirituel des esprits et des ancêtres (pour le rituel de possession, pour venir faire la pluie, au cours des funérailles, pour invoquer des esprits animaux etc.). Le piano et le balafon reprennent la manière de jouer de la mbira – c'est ainsi que leur voyage musical, qui a commencé à Tombouctou, aboutit finalement dans des sphères infinies et magiques..
La formation : Hans Lüdemann (piano, piano virtuel), Aly Keita (balafons diatonique & chromatique), Christian Thomé (batterie, percussion, électroniques).
Le disque : Trio Ivoire. Timbuktu. Intuition, 2014.
Hery

Le TRIO IVOIRE existe depuis 1999, fondé par le pianiste et compositeur Hans Lüdemann et le "magicien du balafon", Aly Keita, les gardiens du temple. Les énergies créatives du trio naissent surtout là où se joignent la polyrythmie africaine et la polyphonie européenne ou alors là où ces contraires sont accentués. Entre 2002 et 2009, le groupe a publié 3 cds : "Trio Ivoire" (2002), "Touching Africa" (2006) et "Across the Oceans" (2009). Il y a peu de temps, son quatrième album, "Timbuktu", est sorti ...
Tombouctou, légendaire ville, "la mystérieuse" et "perle du désert", dans le nord(-ouest) du Mali, est le point de départ du voyage entrepris par le TRIO IVOIRE sur son quatrième cd. Durant les enregistrements, "nous avons suivi avec attention les évènements au Mali, à un moment où y régnaient le chaos et la guerre" (Lüdemann). C'était Aly Keita qui s'est mis à improviser sur des thèmes qui lui rappelaient la musique du nord du Mali. Sur cette base, par le biais de l'improvisation, les trois musiciens ont développé le morceau ayant plus tard baptisé "Tombouctou" (Timbuktu en allemand). Le trio est donc parti de "Tombouctou" pour se diriger vers des références africaines, européennes, américaines et imaginaires, liées à des mondes magiques ...
Le morceau "Heartbeats" est personnel et "vient tout simplement de l'intérieur." Dans ce morceau, Aly Keita joue son balafon chromatique – pour la première fois sur un cd du TRIO IVOIRE. "Maloya" (honte) contient certains éléments "typiquement africains" : rythme 12/8, pentatonique, polyrythmie – c'est bien un morceau dansant et entraînant. Christian Thomé, qui, avec ce cd, débute au groupe en tant que batteur, joue ici comme s'il revenait tout juste d'une tournée en Afrique. Une autre particularité de ce cd est qu'il fait ressortir, avec plusieurs morceaux en duo, l'interaction entre le balafon et le piano – la base et la constante du trio depuis ses débuts. C'est le cas dans "Perles Noires", une improvisation minimaliste aux tonalités sombres avec le balafon chromatique et avec des sonorités de piano acoustiques et virtuelles. Parfois, les deux instruments amalgament à tel point qu'on ne peut plus les distinguer. De grande finesse !
Né lors d'une canicule à la Villa Massimo à Rome au mois d'août, le morceau "Love Confessions" est une variation blues, dont les thèmes principaux sont joués par le piano et – au milieu du morceau – par le balafon et le piano à l'unisson. Le titre "Crum" fait référence à une vallée à Swarthmore aux Etats-Unis, dans la banlieue de Philadelphie, où Lüdemann a travaillé un an en tant que professeur. Le morceau utilise un rythme 9/8 africain, l'intègre dans une forme complexe et développe un grand arc à partir de petits motifs. "Cette œuvre en plusieurs parties va à la limite de ce que l'on peut faire sur le plan formel et harmonique avec un balafon diatonique" (Lüdemann).
"Makuku" est un morceau "léger" et joyeux sur la naissance d'une petite fille. A la manière d'une chanson, le piano et le balafon évoluent en duo à travers des harmonies légères et des rythmes dansants. "Treiben" est une reprise issue des débuts du TRIO IVOIRE à Abidjan en 1999. Avec "Douentza", le voyage ramène les musiciens au Mali – dans un lieu situé au cœur du pays, à mi-chemin entre Ségou et Gao. Le cd se termine par le titre "Ndo", un autre duo, qui se base sur la musique mbira, musique traditionnelle du Zimbabwe : magnifique morceau dédié à la mémoire de la chanteuse et joueuse de mbira Chiwoniso (http://next.liberation.fr/musique/2013/07/26/le-zimbabwe-pleure-la-chanteuse-chiwoniso_921094), avec laquelle le trio a collaboré au cours des dernières années – une musicienne et amie morte trop tôt. Dans la musique shona du Zimbabwe, la mbira, un des instruments les plus anciens en Afrique et emblème de la musique shona, est considérée comme le lien entre le monde réel et le monde spirituel des esprits et des ancêtres (pour le rituel de possession, pour venir faire la pluie, au cours des funérailles, pour invoquer des esprits animaux etc.). Le piano et le balafon reprennent la manière de jouer de la mbira – c'est ainsi que leur voyage musical, qui a commencé à Tombouctou, aboutit finalement dans des sphères infinies et magiques..
La formation : Hans Lüdemann (piano, piano virtuel), Aly Keita (balafons diatonique & chromatique), Christian Thomé (batterie, percussion, électroniques).
Le disque : Trio Ivoire. Timbuktu. Intuition, 2014.
Hery

Quel est cet instrument de musique sud africain? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai récupéré cet instrument de musique de mon père, et j'aurai voulu savoir de quel instrument s'agissait-il ?
Merci d'avance pour vos réponses
J'ai récupéré cet instrument de musique de mon père, et j'aurai voulu savoir de quel instrument s'agissait-il ?
Merci d'avance pour vos réponses
Hébergement pas cher ou chez l'habitant à Bamako, Kita, Ségou? (Mali) English translation pending
Bonjour, je suis musicienne et je pars en décembre pour un mois au Mali.
Je recherche un logement chez l'habitant ou hotel pas cher, l'idéal serait chez des musiciens, griots, je pratique le Kamale n'goni , le chant, un peu de balafon mandingue et aussi la percussion;ce serait quelques jours à Bamako, ensuite j'aimerais des villes plus tranquilles, Kita, Ségou, là où je peux trouver des musiciens.merci
Bruxelles-Paris à vélo: itinéraire par le chemin des écoliers? English translation pending
Nous sommes adeptes du vélo douceur de + de 60 ans.Y-a-t-il un itinéraire par le chemin des écoliers?
École de musique au Mali English translation pending
Bonjour,
Je me rends au Mali debut septembre (ma 1ere fois en Afrique j ai hate d y etre)
Je souhaite y passer 3 mois dans le but de travailler les percussions et de decouvrir le Balafon. J aimerais si possible eviter de rester dans une grande ville.
Mais bon, je ne connais rien sur le facon dont les choses se passent la-bas... Alors si vous avez des sugestions ou de des recomandations des contacts avec des enseignants ou des ecoles de musique, tout cela sera plus que bien venu... Si ca se trouve je me prends la tete, peut etre qu il sufit juste d aller jouer avec l orchestre du quartier ou du village...
Et puis par la meme occasion, quelqu un a t il des plans pour des hebergements ou des hotels, chambres ou dortoirs ou meme des #terrains de campings# (du genre dans le jardin de quelqu un) pas cher sur Bamako? Je suis branche sur hospitalityclub, mais le serveur est encore en panne...
Merci d avance pour les reponses, profitez bien de vos voyages en cours et a venir!
Mais bon, je ne connais rien sur le facon dont les choses se passent la-bas... Alors si vous avez des sugestions ou de des recomandations des contacts avec des enseignants ou des ecoles de musique, tout cela sera plus que bien venu... Si ca se trouve je me prends la tete, peut etre qu il sufit juste d aller jouer avec l orchestre du quartier ou du village...
Et puis par la meme occasion, quelqu un a t il des plans pour des hebergements ou des hotels, chambres ou dortoirs ou meme des #terrains de campings# (du genre dans le jardin de quelqu un) pas cher sur Bamako? Je suis branche sur hospitalityclub, mais le serveur est encore en panne...
Merci d avance pour les reponses, profitez bien de vos voyages en cours et a venir!
Concert de musique du Mali à Saint Etienne le 3 juillet 2007 English translation pending
un concert de toumani diabaté et du symmetric orchestra aura lieu le mardi 3 juillet a saint etienne.
le symmetric orchestra réunit 15 musiciens originaires du sénégal de guinée et du mali.
il y aura un mélange d'instruments traditionnels(kora n'goni et balafon) avec guitares électriques basses et batterie.
toumani diabaté s'est imposé comme l'un des artistes contemporains les plus importants au mali.
son jeu raffiné de la harpe a chevalet à 21 cordes (kora) a seduit des musiciens tel que taj mahal, peter gabriel, le groupe ketama et bjork.
prix des places 10 et 15 euros, a la fnac 16, 70 euros.
a la fin du concert buffet guinnéen!!!🙂
sara
Concepts rythmiques aux textures vivifiantes de l’Afrique (Côte d’Ivoire/Suisse) English translation pending
La joie, le plaisir et l’énergie aux couleurs africaines
Aussi bien un trio composé de trois musiciens « africains » qu’un trio avec un Ivoirien et deux Suisses, c’est Keïta-Brönnimann-Niggli dont les compositions transmettent éloquemment leur passion pour leur continent natal, l’Afrique, tout en intégrant divers éléments empruntés du jazz.
Aly Keïta compte parmi les grands maîtres ivoiriens du balafon. Il sait adapter son instrument à d'autres langages musicaux, plongeant son instrument dans un bain de cultures aussi diverses qu’étonnantes. Depuis plus de vingt ans. Au fil de sa carrière, le musicien ivoirien, d’origine malienne, repousse les limites musicales et culturelles du balafon, ce qui lui permet de collaborer avec des musiciens tels que Joe Zawinul, Jan Gabarek, Trilok Gurtu, Hans Lüdemann, Pharoah Sanders, Enrico Rava et tant d’autres ! Dans son dernier projet, Ali s’entoure de deux artistes suisses de renom, le multianchiste Jan Galega Brönnimann et le batteur-percussionniste aux multiples sonorités, Lukas Niggli. Ensembles, ils mêlent leurs instruments pour créer une musique innovante, quelque part à la rencontre des traditions et du jazz. Un voyage musical ensoleillé sur les traces du jazz contemporain et des musiques africaines. Véritablement, un trio resplendissant de musicalité et de générosité…
Issu d'une famille musicale, Lukas Niggli débute au piano, puis à la batterie et forme son premier groupe à onze ans. Puis la participation à un orchestre classique, premier groupe de rock et premier contact avec la musique contemporaine écrite et improvisée. Pluralité d’influences donc, qui se prolonge au conservatoire de Zurich où le grand batteur vétéran Pierre Favre devient son professeur. A l’issue de cet apprentissage, Favre l’engage dans sa formation. Mais l’intérêt essentiel de Niggli pour le rythme remonte sans doute aux six premières années de sa vie passées au Cameroun où il est né, pays dont l’atmosphère musicale l’a profondément influencé. En Suisse, c’est l’approche fortement individuelle de l’instrument caractérisant chaque batteur qui le marque : « C'est une spécificité helvétique difficile à expliquer par des causes simples, mais qui a sans doute à voir avec la tradition des tambours militaires ». Toujours est-il que le set de Niggli retrace à la fois ses influences rock, contemporaines, jazz... « La pauvreté de la batterie jazz classique au niveau des timbres me posait problème. J'ai donc ajouté diverses cymbales, des woodblocks, tout un spectre de couleurs collectées ici ou là, de sons qui me plaisaient. Cela me permet de jouer aussi bien des grooves que de la musique libre »... et n'empêche d'ailleurs pas Niggli de pratiquer la batterie rock pure et dure quand le contexte l'exige, dans des groupes de metal, de noise ou de freecore tels que Steamboat Switzerland, formation qui interprète la musique contemporaine avec l'énergie du rock et commande ses thèmes à des compositeurs extérieurs pour ensuite y ajouter ses impros…
Le troisième du trio, Jan Galega Brönnimann, préfère jouer de la clarinette basse (et contrebasse), assez rarement le saxophone soprano. Lui aussi est né au Cameroun. Donc, Niggli et Brönnimann sont amis depuis leur plus jeune âge, leur enfance a donc été bercée par les sons et les rythmes de la musique ouest-africaine. Etonnament, ces deux musiciens se retrouvent pour la première fois au studio pour enregistrer Kalo Yele ("clair de lune" en bambara), leur premier disque, inclassable, pas de pur disque de jazz, mais avec des éléments de jazz surtout via le jeu du clarinettiste. Dans leur jeu d‘ensemble, le balafon tient souvent le rôle d’un piano dans un trio de jazz classique, ce sont des « lames que frappent des mailloches, des calebasses pour la résonance (…) et des cordes pour assembler le tout à la main » (extrait du livret). Et en l’absence de basse ou de contrebasse dans ce trio, c’est Brönnimann qui assume souvent cette fonction à la clarinette basse (ou contrebasse), par des riffs, chants ou contrechants, entre Niggli, le moteur percussif, et Aly Keïta qui jouit d’une grande liberté soliste. Outre les pulsions rythmiques tout aussi incontournables que prégnantes, un univers rythmique au dynamisme diversifié par son approche et ses mulitiples facettes, trois superbes musiciens originaux, en complète osmose, impeccables sur le plan technique et équipés de passion et de joie de jouer irrépressible, réunissent deux continents, deux cultures (et plus), des tempéraments et des mentalités différents, ainsi que les idéaux du jazz et des rythmes ouest-africains dans un mélange aussi vivant qu’hypnotique. Une musique qui vit de la virtuosité de ses protagonistes, de leur force et intensité – et pourtant, elle sonne incroyablement chaleureuse et sans le moindre effort…
Cds :
Kalo Yele. Intakt Records. (2015) Kalan Te Ban. Intakt Records. (2020)
Hery
https://www.youtube.com/watch?v=ylQTmIQAAqQ
Aussi bien un trio composé de trois musiciens « africains » qu’un trio avec un Ivoirien et deux Suisses, c’est Keïta-Brönnimann-Niggli dont les compositions transmettent éloquemment leur passion pour leur continent natal, l’Afrique, tout en intégrant divers éléments empruntés du jazz.
Aly Keïta compte parmi les grands maîtres ivoiriens du balafon. Il sait adapter son instrument à d'autres langages musicaux, plongeant son instrument dans un bain de cultures aussi diverses qu’étonnantes. Depuis plus de vingt ans. Au fil de sa carrière, le musicien ivoirien, d’origine malienne, repousse les limites musicales et culturelles du balafon, ce qui lui permet de collaborer avec des musiciens tels que Joe Zawinul, Jan Gabarek, Trilok Gurtu, Hans Lüdemann, Pharoah Sanders, Enrico Rava et tant d’autres ! Dans son dernier projet, Ali s’entoure de deux artistes suisses de renom, le multianchiste Jan Galega Brönnimann et le batteur-percussionniste aux multiples sonorités, Lukas Niggli. Ensembles, ils mêlent leurs instruments pour créer une musique innovante, quelque part à la rencontre des traditions et du jazz. Un voyage musical ensoleillé sur les traces du jazz contemporain et des musiques africaines. Véritablement, un trio resplendissant de musicalité et de générosité…
Issu d'une famille musicale, Lukas Niggli débute au piano, puis à la batterie et forme son premier groupe à onze ans. Puis la participation à un orchestre classique, premier groupe de rock et premier contact avec la musique contemporaine écrite et improvisée. Pluralité d’influences donc, qui se prolonge au conservatoire de Zurich où le grand batteur vétéran Pierre Favre devient son professeur. A l’issue de cet apprentissage, Favre l’engage dans sa formation. Mais l’intérêt essentiel de Niggli pour le rythme remonte sans doute aux six premières années de sa vie passées au Cameroun où il est né, pays dont l’atmosphère musicale l’a profondément influencé. En Suisse, c’est l’approche fortement individuelle de l’instrument caractérisant chaque batteur qui le marque : « C'est une spécificité helvétique difficile à expliquer par des causes simples, mais qui a sans doute à voir avec la tradition des tambours militaires ». Toujours est-il que le set de Niggli retrace à la fois ses influences rock, contemporaines, jazz... « La pauvreté de la batterie jazz classique au niveau des timbres me posait problème. J'ai donc ajouté diverses cymbales, des woodblocks, tout un spectre de couleurs collectées ici ou là, de sons qui me plaisaient. Cela me permet de jouer aussi bien des grooves que de la musique libre »... et n'empêche d'ailleurs pas Niggli de pratiquer la batterie rock pure et dure quand le contexte l'exige, dans des groupes de metal, de noise ou de freecore tels que Steamboat Switzerland, formation qui interprète la musique contemporaine avec l'énergie du rock et commande ses thèmes à des compositeurs extérieurs pour ensuite y ajouter ses impros…
Le troisième du trio, Jan Galega Brönnimann, préfère jouer de la clarinette basse (et contrebasse), assez rarement le saxophone soprano. Lui aussi est né au Cameroun. Donc, Niggli et Brönnimann sont amis depuis leur plus jeune âge, leur enfance a donc été bercée par les sons et les rythmes de la musique ouest-africaine. Etonnament, ces deux musiciens se retrouvent pour la première fois au studio pour enregistrer Kalo Yele ("clair de lune" en bambara), leur premier disque, inclassable, pas de pur disque de jazz, mais avec des éléments de jazz surtout via le jeu du clarinettiste. Dans leur jeu d‘ensemble, le balafon tient souvent le rôle d’un piano dans un trio de jazz classique, ce sont des « lames que frappent des mailloches, des calebasses pour la résonance (…) et des cordes pour assembler le tout à la main » (extrait du livret). Et en l’absence de basse ou de contrebasse dans ce trio, c’est Brönnimann qui assume souvent cette fonction à la clarinette basse (ou contrebasse), par des riffs, chants ou contrechants, entre Niggli, le moteur percussif, et Aly Keïta qui jouit d’une grande liberté soliste. Outre les pulsions rythmiques tout aussi incontournables que prégnantes, un univers rythmique au dynamisme diversifié par son approche et ses mulitiples facettes, trois superbes musiciens originaux, en complète osmose, impeccables sur le plan technique et équipés de passion et de joie de jouer irrépressible, réunissent deux continents, deux cultures (et plus), des tempéraments et des mentalités différents, ainsi que les idéaux du jazz et des rythmes ouest-africains dans un mélange aussi vivant qu’hypnotique. Une musique qui vit de la virtuosité de ses protagonistes, de leur force et intensité – et pourtant, elle sonne incroyablement chaleureuse et sans le moindre effort…
Cds :
Kalo Yele. Intakt Records. (2015) Kalan Te Ban. Intakt Records. (2020)
Hery
https://www.youtube.com/watch?v=ylQTmIQAAqQ
Voyage entre Mons et La Panne à vélo English translation pending
Bonjour , j aimerais effectuer le voyage entre Mons et La panne à Vélo , je suis un cyclistes amateur et j aimerais connaître différent itinéraire ou quel site utilisez vous pour vous guider vers votre destination.
Je suis plutôt fan des belles routes plutôt calme que des artères pleine de voitures .
Merci d avance de votre réponse , bien à vous Max
Merci d avance de votre réponse , bien à vous Max
Dakar - Cap Skirring via le nouveau pont sur la Gambie English translation pending
A signaler mise en service du nouveau ( et magnifique !) pont sur la Gambie à Farafenni qui remplace bien avantageusement le bac : depuis Saly ou Dakar on rejoint le Cap dans la journée avec un départ tôt le matin . En effet le pont se passe en 3 minutes mais les formalités font perdre bcp de temps : sortie du territoire Sénégalais avec formalités police ( reconnaissance faciale) + 1000 fcfa ) formalité douane pou la voiture avec tamponnage d'un triptyque ( a acheter dans un bicoque avant les formalités sénégalaises(500 Fcfa )et passage en Gambie avec délivrance d'un visa à 5000 F CFA + douane . Passage du pont (3000) et, derechef, après 20 km en Gambie , on recommence :police gambienne pour sortie du pays, douane et idem chez les sénégalais ( sans reco. faciale cette fois ! ) .
Bref ils se sont fait plaisir à compliquer les choses comme d'hab. mais quel gain de temps par rapport au passage par bac que nous avions attendu 05h00 l'année derniére.
Attention! prévoir votre ravito car aucune solution de cassecroute possible entre Kaolack et Ziguinchor sauf le RELAIS FLEURI à Bignona , trés agréable .
Bien sur, même combat au retour, quand on "remonte".
Mais la Casamance comme c'est beau ! Essayez de prévoir au moins 04 jours sur place pour "amortir" la fatigue du déplacement.
Hotel trés sympa à CSK : le Balafon. plusieurs resto ;
Le pianiste de jazz américain Cecil Taylor décède à 89 ans English translation pending
"Trio Da Kali": La descendance reprend le flambeau de l'histoire (Mali) English translation pending
"Naître dans une grande famille de griots, c’est grandir dans une école où l’on n’a besoin ni de bic ni de cahier" (Toumani Diabaté)
"Trio Da Kali", un pourvu des talents de papa et de maman
Les mélomanes de la musique africaine ont bien conscience de la place suréminente de l'art musical des griots et griottes (jeli et jelimuso en bambara) du Mali dans le panthéon musical du continent africain ; même en laissant de côté tous les divers styles du "blues de désert" maliens et les riches traditions pentatoniques (p.ex. les styles wassoulou et sonraï, etc. etc.) de ce pays, la liste des vedettes (griotiques) maliennes reste pourtant formidable : Toumani Diabaté (kora) et son fils aîné et future star Sidiki Diabaté jr. (kora), Bassékou Kouyaté (ngoni), Baba Sissoko (ngoni, tamani), Séga Sidibé (djembé), Moriba Koïta (ngoni), Yacouba Sissoko (kora), Djelimady Tounkara (guitare) & son Super Rail Band, Andra Kouyaté (ngoni), Kassé Mady Diabaté (chant), Mama Sissoko (guitare) & le Super Biton de Ségou, Ballaké Sissoko (kora), Cheick Hamala Diabaté (ngoni), Pédro Kouyaté (guitare, kamalengoni), Zani Diabaté (guitare) & son Super Djata Band, Aïssata Doumbia aka Kokanko Sata (kamalengoni), Abdoulaye Diabaté (chant), Habib Koité (guitare, donsongoni), en outre les inoubliés qui ont tous laissé leurs empreintes dans la musique malienne dont le père de Toumani, Sidiki Diabaté sen. (kora), Bazoumana Sissoko (ngoni), Batourou Sekou Kouyaté (kora), Kèlètigi Diabaté (balafon, violon) et Djéli Fodé Kouyaté (kora), sans sauter une foule de divas griottes (Tata Bambo Kouyaté, Mouhountafé Sacko, Ami Koïta, Mah Damba, Siramori Diabaté, Bako Dagnon, Kandia Kouyaté, Babani Koné, Naïni Diabaté, Mah Kouyaté no.1, Mah Kouyaté no.2, Fanta Damba, Fanta Sacko, Diaou Kouyaté, Aminata Sacko, épouse de Bassékou ...) ; même Salif Keïta, pas du tout un griot lui-même, puise son inspiration surtout des traditions musicales mandingues ... Et depuis peu, on peut ajouter un nouveau nom à cette liste: le Trio Da Kali (en bambara, da kali veut dire "prêter serment", donc ici, c'est vraiment un engagement, à savoir un serment à rester fidèle à l'art du griot). Produit par la connaisseuse par excellence de la musique mandingue, Lucy Durán (SOAS, Londres), et soutenu par l'Initiative Musicale Aga Khan (IMAK), ce trio vaut des critiques élogieuses pour ses concerts en Europe et, plus récemment, aux Etats-Unis, où ces trois musiciens ont aussi collaboré avec le Kronos Quartet ainsi qu'avec Jay Hoggard, maestro de la vibraphone de jazz moderne ...
La maîtrise de l'art oratoire est pour tout griot, musicien ou non, aussi importante (sinon plus) que le chant ou la pratique d'un instrument (cela explique le nombre croissant de griots diplomates, politiciens ou universitaires. Ils jouent aussi un rôle appréciable dans le théâtre et le cinéma. Tous empruntent beaucoup aux traditions orales et musicales griotiques). Au fond, chaque nom de famille (jamu en bambara) renvoie à une histoire et à une légende singulières : les Kouyaté se tiennent eux-mêmes pour les seuls jeli authentiques, puisque descendants du légendaire Bala Fasaké Kouyaté, griot de son état de l'empereur Soundiata Keïta. Pour eux, tous les autres ne sont pas de vrais jeli mais "font les griots", comme on adopte un métier plutôt qu'un autre ... Les Diabaté et les Kouyatés sont considérés comme les meilleurs chanteurs ; les Kouyaté (ou Koïté ou Koïta) sont aussi réputés comme de grands balafonistes, mais on en connaît qui sont d'excellents luthistes, alors que les Diabaté sont plutôt des virtuoses de la kora, de même que les Sissoko, Diawara et Kamissoko. Quant aux Dramé et aux Konaté, ils sont célèbres comme de redoutables prercussionnistes : les maîtres du djembé, tambour en gobelet des griots (qui ne leur appartient d'ailleurs plus vraiment, car depuis longtemps devenu l'instrument africain le plus joué dans le monde entier). D'ailleurs, ce ne sont pas que les griots qui sont à l'origine de ce rangement, il faut plutôt – tout un peu – relativiser la suprematie des griots en tant qu'instrumentistes, et musiciens en général. La société mandingue est divisée en deux groupes principaux : d'un côté les horon (hommes libres), de l'autre côté les nyamakala (artisans) dont les jeli font partie au même titre que d'autres "groupes sociales", entre autres les numu (forgerons). Juste à ces derniers appartiennent aussi de fameux instrumentistes, notamment ceux qui portent les jamu de Camara, Doumbia, Kanté ou aussi Konté. Cela s'explique probablement par le fait que l'habileté du forgeron est indispensable pour la fabrication des instruments.
Est-ce à dire que la tradition griotique se dilue dans la modernité musicale, aussi au regard de la mer des griots, demi- et non-griots par les temps qui courent ?! Bien au contraire : parmi les chanteurs et instrumentistes au pays mandingue (hormis Salif Keïta), aujourd'hui encore aucun non-griot ne peut vraiment s'approprier les techniques et le potentiel émotionnel qui sont la marque du griotisme (jeliya en bambara). Pour en être convaincu, il suffit d'écouter le chant de Kassé Mady Diabaté, de Tata Bambo Kouyaté ou de Ami Koïta, le ngoni de Bassékou Kouyaté ou de Moriba Koïta, la kora de Toumani Diabaté ou de Ballaké Sissoko, la guitare de Djelimady Tounkara ...
Dans sa passionnante autobiographie Jeliya : Etre griot et musicien aujourd'hui*, le joueur de djembé (jenbefòla ou jenbefòlila en bambara) Adama Dramé se déclare : "Jamais le serpent ne s'enroule sans commencer par la tête.(p.31) Mon père était Jéli. Je me rappelle, dans les premières cartes d'identité que j'ai eues, c'était marqué "griot".(p.35) On n'a jamais vu un Jéli chanter parce qu'il a une belle voix. Il chante pour des occasions, il ne chante pas dans le vide. Un jembéfola, c'est pareil, personne n'en a jamais vu jouer dans la rue comme ça. On a une fonction précise."(p.202) Une telle "fonction précise" s'exprime par une forme d'improvisation très particulière, bien à comparer avec le jazz ou le rap. Encore une fois Adama Dramé : "Quand le Jéli parle, chante ou joue, même quand il s'agit de l'épopée mandingue, il faut que ça soit vraiment son histoire à lui. Chaque Jéli racontera la même histoire mais ça ne sera jamais pareil."(p.203) Les mots du freejazzeur américain à l'époque, Archie Shepp, s'y apparentent absolument : "Je m'en fous totalement de jouer bien ou mal, mon seul problème est de raconter mon histoire, notre histoire et une autre histoire." Même un griot ne saurait mieux résumer l'art musical du jeliya ...
Toutefois, il reste bien des débats sur la tradition parmi les (jeunes) musiciens au Mali : suffit-il de préserver tout bonnement la tradition, ou les musiciens sont-ils censés chercher à avancer ? Et si oui, cet avancement doit-il paraître comment ? Y a-t-il eu trop d'emphase sur le même répertoire de base, délaissant trop de bonnes chansons ? Et les musiciens pourraient-ils tomber sous l'emprise d'une virtuosité creuse et suffisante mais en défaveur de la mélodie et de la musicalité en général ?
Le Trio Da Kali y répond à sa propre façon : le leader du trio ne joue ni de la kora ni du ngoni ou de la guitare mais est plutôt maître du balafon : Fodé Lassana Diabaté est né en Guinée dans une grande famille de griots mais suit sa carrière surtout au Mali. Il accompagne Ami Koïta, Toumani Diabaté, Salif Keïta, Babani Koné, Tiken Jah Fakoly et Bassékou Kouyaté. De plus, ce balafoniste très demandé collabore avec Taj Mahal et participe au projet AfroCubism. Un maître hors pair, qui sait mettre en évidence la beauté et les subtilités des mélodies, un artiste engagé et spontané, à un langage expressif et une technique impeccable, en résumé tout simplement un plaisir au suprême degré à le voir jouer de son instrument (je l'ai vécu en concert de Toumani Diabaté & son Symmetric Orchestra à Francfort-sur-le-Main). Le deuxième, Mamadou Kouyaté n’est nul autre que le fils aîné de Bassékou Kouyaté, roi du ngoni, cet unique instrument à cordes pincées d'Afrique de l'Ouest, qui, à l’instar de la kora de Toumani Diabaté, se fait entendre aujourd’hui sur les scènes du monde entier. Aussi membre du groupe NgoniBa de son père, Mamadou Kouyaté, en brillant héritier, sait les faire sonner comme il se doit. Les lignes de son ngoni basse, seul instrument à accompagner le balafon de Fodé Lassana, sont fortes, claires et toujours dans la tradition de son père, appuyant la musique et offrant l'espace pour le balafoniste à exceller dans son jeu dont le lyrisme et la virtuosité ne sont guère à égaler. Le troisième de la bande, c'est une jeune femme : Hawa Kassé Mady Diabaté dont la voix intense ne vient pas de nulle part ; elle est la fille de Kassé Mady Diabaté, légendaire chanteur griot, bouleversant d’émotion, qui n’a pas son pareil pour transmettre la grande épopée mandingue depuis des décennies. Lucy Durán l'adoube pour "undoubtedly Mali's finest female voice today, revered at home for her knowledge of repertoire and for her powerful, clear and expressive voice." Le répertoire du trio comprend des morceaux éblouissants qui les ont accompagnés dès leur enfance : hormis Sunjata, la! chanson de louanges au premier roi de l'Empire du Mali au 13e siècle, le trio vise à présenter des morceaux originaux et moins connus pour, à terme, célébrer la musique la plus belle, la plus subtile et la plus sublime du continent africain. Ce faisant, les trois musiciens donnent un nouveau souffle - frais, contemporain et créatif - à leur art musical, à cette musique ancienne ... Après un concert du trio aux Etats-Unis, un auditeur le dit en ces termes : "I feel like my heart is three times bigger than it was when I walked in."
La chanteuse Hawa Kassé Mady Diabaté et ses deux alliés, le balafoniste Fodé Lassana Diabaté et le luthiste Mamadou Kouyaté appartiennent à une nouvelle génération, largement autodidacte, très instruite et ouverte aux musiques du monde entier, disposée à prendre la relève, par conviction et par passion : cela laisse deviner encore des jours pleins de promesses à l'héritage du jeliya ...
VIVE LE MALI !!!
Hery
*Adama Dramé/Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya : Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : Ed. L'Harmattan, 366 pages. (très recommandable !!!)


YouTubes :
1) Le Trio Da Kali et le Kronos Quartet interprètent Jarabi ("Passion") :
http://www.youtube.com/watch?v=qeD7GGLFXoM
2) Toumani Diabaté et le Trio Da Kali live au Théâtre de la Ville, Paris :
http://www.youtube.com/watch?v=EP8dwZMa5fU
"Trio Da Kali", un pourvu des talents de papa et de maman
Les mélomanes de la musique africaine ont bien conscience de la place suréminente de l'art musical des griots et griottes (jeli et jelimuso en bambara) du Mali dans le panthéon musical du continent africain ; même en laissant de côté tous les divers styles du "blues de désert" maliens et les riches traditions pentatoniques (p.ex. les styles wassoulou et sonraï, etc. etc.) de ce pays, la liste des vedettes (griotiques) maliennes reste pourtant formidable : Toumani Diabaté (kora) et son fils aîné et future star Sidiki Diabaté jr. (kora), Bassékou Kouyaté (ngoni), Baba Sissoko (ngoni, tamani), Séga Sidibé (djembé), Moriba Koïta (ngoni), Yacouba Sissoko (kora), Djelimady Tounkara (guitare) & son Super Rail Band, Andra Kouyaté (ngoni), Kassé Mady Diabaté (chant), Mama Sissoko (guitare) & le Super Biton de Ségou, Ballaké Sissoko (kora), Cheick Hamala Diabaté (ngoni), Pédro Kouyaté (guitare, kamalengoni), Zani Diabaté (guitare) & son Super Djata Band, Aïssata Doumbia aka Kokanko Sata (kamalengoni), Abdoulaye Diabaté (chant), Habib Koité (guitare, donsongoni), en outre les inoubliés qui ont tous laissé leurs empreintes dans la musique malienne dont le père de Toumani, Sidiki Diabaté sen. (kora), Bazoumana Sissoko (ngoni), Batourou Sekou Kouyaté (kora), Kèlètigi Diabaté (balafon, violon) et Djéli Fodé Kouyaté (kora), sans sauter une foule de divas griottes (Tata Bambo Kouyaté, Mouhountafé Sacko, Ami Koïta, Mah Damba, Siramori Diabaté, Bako Dagnon, Kandia Kouyaté, Babani Koné, Naïni Diabaté, Mah Kouyaté no.1, Mah Kouyaté no.2, Fanta Damba, Fanta Sacko, Diaou Kouyaté, Aminata Sacko, épouse de Bassékou ...) ; même Salif Keïta, pas du tout un griot lui-même, puise son inspiration surtout des traditions musicales mandingues ... Et depuis peu, on peut ajouter un nouveau nom à cette liste: le Trio Da Kali (en bambara, da kali veut dire "prêter serment", donc ici, c'est vraiment un engagement, à savoir un serment à rester fidèle à l'art du griot). Produit par la connaisseuse par excellence de la musique mandingue, Lucy Durán (SOAS, Londres), et soutenu par l'Initiative Musicale Aga Khan (IMAK), ce trio vaut des critiques élogieuses pour ses concerts en Europe et, plus récemment, aux Etats-Unis, où ces trois musiciens ont aussi collaboré avec le Kronos Quartet ainsi qu'avec Jay Hoggard, maestro de la vibraphone de jazz moderne ...
La maîtrise de l'art oratoire est pour tout griot, musicien ou non, aussi importante (sinon plus) que le chant ou la pratique d'un instrument (cela explique le nombre croissant de griots diplomates, politiciens ou universitaires. Ils jouent aussi un rôle appréciable dans le théâtre et le cinéma. Tous empruntent beaucoup aux traditions orales et musicales griotiques). Au fond, chaque nom de famille (jamu en bambara) renvoie à une histoire et à une légende singulières : les Kouyaté se tiennent eux-mêmes pour les seuls jeli authentiques, puisque descendants du légendaire Bala Fasaké Kouyaté, griot de son état de l'empereur Soundiata Keïta. Pour eux, tous les autres ne sont pas de vrais jeli mais "font les griots", comme on adopte un métier plutôt qu'un autre ... Les Diabaté et les Kouyatés sont considérés comme les meilleurs chanteurs ; les Kouyaté (ou Koïté ou Koïta) sont aussi réputés comme de grands balafonistes, mais on en connaît qui sont d'excellents luthistes, alors que les Diabaté sont plutôt des virtuoses de la kora, de même que les Sissoko, Diawara et Kamissoko. Quant aux Dramé et aux Konaté, ils sont célèbres comme de redoutables prercussionnistes : les maîtres du djembé, tambour en gobelet des griots (qui ne leur appartient d'ailleurs plus vraiment, car depuis longtemps devenu l'instrument africain le plus joué dans le monde entier). D'ailleurs, ce ne sont pas que les griots qui sont à l'origine de ce rangement, il faut plutôt – tout un peu – relativiser la suprematie des griots en tant qu'instrumentistes, et musiciens en général. La société mandingue est divisée en deux groupes principaux : d'un côté les horon (hommes libres), de l'autre côté les nyamakala (artisans) dont les jeli font partie au même titre que d'autres "groupes sociales", entre autres les numu (forgerons). Juste à ces derniers appartiennent aussi de fameux instrumentistes, notamment ceux qui portent les jamu de Camara, Doumbia, Kanté ou aussi Konté. Cela s'explique probablement par le fait que l'habileté du forgeron est indispensable pour la fabrication des instruments.
Est-ce à dire que la tradition griotique se dilue dans la modernité musicale, aussi au regard de la mer des griots, demi- et non-griots par les temps qui courent ?! Bien au contraire : parmi les chanteurs et instrumentistes au pays mandingue (hormis Salif Keïta), aujourd'hui encore aucun non-griot ne peut vraiment s'approprier les techniques et le potentiel émotionnel qui sont la marque du griotisme (jeliya en bambara). Pour en être convaincu, il suffit d'écouter le chant de Kassé Mady Diabaté, de Tata Bambo Kouyaté ou de Ami Koïta, le ngoni de Bassékou Kouyaté ou de Moriba Koïta, la kora de Toumani Diabaté ou de Ballaké Sissoko, la guitare de Djelimady Tounkara ...
Dans sa passionnante autobiographie Jeliya : Etre griot et musicien aujourd'hui*, le joueur de djembé (jenbefòla ou jenbefòlila en bambara) Adama Dramé se déclare : "Jamais le serpent ne s'enroule sans commencer par la tête.(p.31) Mon père était Jéli. Je me rappelle, dans les premières cartes d'identité que j'ai eues, c'était marqué "griot".(p.35) On n'a jamais vu un Jéli chanter parce qu'il a une belle voix. Il chante pour des occasions, il ne chante pas dans le vide. Un jembéfola, c'est pareil, personne n'en a jamais vu jouer dans la rue comme ça. On a une fonction précise."(p.202) Une telle "fonction précise" s'exprime par une forme d'improvisation très particulière, bien à comparer avec le jazz ou le rap. Encore une fois Adama Dramé : "Quand le Jéli parle, chante ou joue, même quand il s'agit de l'épopée mandingue, il faut que ça soit vraiment son histoire à lui. Chaque Jéli racontera la même histoire mais ça ne sera jamais pareil."(p.203) Les mots du freejazzeur américain à l'époque, Archie Shepp, s'y apparentent absolument : "Je m'en fous totalement de jouer bien ou mal, mon seul problème est de raconter mon histoire, notre histoire et une autre histoire." Même un griot ne saurait mieux résumer l'art musical du jeliya ...
Toutefois, il reste bien des débats sur la tradition parmi les (jeunes) musiciens au Mali : suffit-il de préserver tout bonnement la tradition, ou les musiciens sont-ils censés chercher à avancer ? Et si oui, cet avancement doit-il paraître comment ? Y a-t-il eu trop d'emphase sur le même répertoire de base, délaissant trop de bonnes chansons ? Et les musiciens pourraient-ils tomber sous l'emprise d'une virtuosité creuse et suffisante mais en défaveur de la mélodie et de la musicalité en général ?
Le Trio Da Kali y répond à sa propre façon : le leader du trio ne joue ni de la kora ni du ngoni ou de la guitare mais est plutôt maître du balafon : Fodé Lassana Diabaté est né en Guinée dans une grande famille de griots mais suit sa carrière surtout au Mali. Il accompagne Ami Koïta, Toumani Diabaté, Salif Keïta, Babani Koné, Tiken Jah Fakoly et Bassékou Kouyaté. De plus, ce balafoniste très demandé collabore avec Taj Mahal et participe au projet AfroCubism. Un maître hors pair, qui sait mettre en évidence la beauté et les subtilités des mélodies, un artiste engagé et spontané, à un langage expressif et une technique impeccable, en résumé tout simplement un plaisir au suprême degré à le voir jouer de son instrument (je l'ai vécu en concert de Toumani Diabaté & son Symmetric Orchestra à Francfort-sur-le-Main). Le deuxième, Mamadou Kouyaté n’est nul autre que le fils aîné de Bassékou Kouyaté, roi du ngoni, cet unique instrument à cordes pincées d'Afrique de l'Ouest, qui, à l’instar de la kora de Toumani Diabaté, se fait entendre aujourd’hui sur les scènes du monde entier. Aussi membre du groupe NgoniBa de son père, Mamadou Kouyaté, en brillant héritier, sait les faire sonner comme il se doit. Les lignes de son ngoni basse, seul instrument à accompagner le balafon de Fodé Lassana, sont fortes, claires et toujours dans la tradition de son père, appuyant la musique et offrant l'espace pour le balafoniste à exceller dans son jeu dont le lyrisme et la virtuosité ne sont guère à égaler. Le troisième de la bande, c'est une jeune femme : Hawa Kassé Mady Diabaté dont la voix intense ne vient pas de nulle part ; elle est la fille de Kassé Mady Diabaté, légendaire chanteur griot, bouleversant d’émotion, qui n’a pas son pareil pour transmettre la grande épopée mandingue depuis des décennies. Lucy Durán l'adoube pour "undoubtedly Mali's finest female voice today, revered at home for her knowledge of repertoire and for her powerful, clear and expressive voice." Le répertoire du trio comprend des morceaux éblouissants qui les ont accompagnés dès leur enfance : hormis Sunjata, la! chanson de louanges au premier roi de l'Empire du Mali au 13e siècle, le trio vise à présenter des morceaux originaux et moins connus pour, à terme, célébrer la musique la plus belle, la plus subtile et la plus sublime du continent africain. Ce faisant, les trois musiciens donnent un nouveau souffle - frais, contemporain et créatif - à leur art musical, à cette musique ancienne ... Après un concert du trio aux Etats-Unis, un auditeur le dit en ces termes : "I feel like my heart is three times bigger than it was when I walked in."
La chanteuse Hawa Kassé Mady Diabaté et ses deux alliés, le balafoniste Fodé Lassana Diabaté et le luthiste Mamadou Kouyaté appartiennent à une nouvelle génération, largement autodidacte, très instruite et ouverte aux musiques du monde entier, disposée à prendre la relève, par conviction et par passion : cela laisse deviner encore des jours pleins de promesses à l'héritage du jeliya ...
VIVE LE MALI !!!
Hery
*Adama Dramé/Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya : Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : Ed. L'Harmattan, 366 pages. (très recommandable !!!)


YouTubes :
1) Le Trio Da Kali et le Kronos Quartet interprètent Jarabi ("Passion") :
http://www.youtube.com/watch?v=qeD7GGLFXoM
2) Toumani Diabaté et le Trio Da Kali live au Théâtre de la Ville, Paris :
http://www.youtube.com/watch?v=EP8dwZMa5fU
Visa et bagages pour le Burkina Faso English translation pending
Bonjour,
Je retourne au burkina bientot et je suis sur le point de faire ma demande de visa...
Je compte m'y rendre au moins encore une fois avant la fin de l'année (mon fiancé réside là bas), je me demande donc s'il ne serait pas opportun de demander un visa pour plusieurs entrées...
Mais je ne suis pas certaine des cases à cocher sur la demande de visa : en effet, mes sejours seront courts (15 jours) mais iteratifs : je devrais donc cocher pour durée de sejour : moins de 3 mois non? mais en ce cas, on va me delivrer un visa court sejour? ce n'est pas plutot un long qu'il faut si je veux partir en juin puis entre septembre et decembre? en fait je me dis que je devrais demander un visa long sejour/ plusieurs entrées, mais ai-je raison ?
quelqu'un peut il m'en assurer?
Par ailleurs, je voulais savoir s'il etait possible de faire passer d'une façon ou d'une autre un VTT dans les bagages en soute à l'aller? J'ai dejà ramené des instruments (balafon donc grand format) hors format dans le sens Faso-France et ça passe sans soucis bien emballé mais pour un velo, je sais pas... ??? Questions betes peut etre mais bon...
Merci de m'eclairer! ;-)
Par ailleurs, je voulais savoir s'il etait possible de faire passer d'une façon ou d'une autre un VTT dans les bagages en soute à l'aller? J'ai dejà ramené des instruments (balafon donc grand format) hors format dans le sens Faso-France et ça passe sans soucis bien emballé mais pour un velo, je sais pas... ??? Questions betes peut etre mais bon...
Merci de m'eclairer! ;-)
Vidéo: Trio Ivoire au JazzFest Berlin 2013 & "Timbuktu" (Allemagne/Mali) English translation pending
Hans Lüdemann & le Trio Ivoire
En marge du JazzFest Berlin 2013, le TRIO IVOIRE du pianiste allemand Hans Lüdemann (accompagné par le percussionniste ivorien Aly Keita et le batteur Christian Thomé) a donné un concert gratuit et précédé d'une conférence de presse ouverte au public le mercredi 23 octobre à la "Haus der Berliner Festspiele" (quartier de Wilmersdorff).
"Nos pensées étaient au Nord-Mali"
Au début de 2014, le TRIO IVOIRE achève son nouvel album "Timbuktu" et donne une série de concerts : la ville au Nord-Mali est le point de départ pour un voyage musical aux lieux et points de référence réels et imaginaires. A une impression bluesy et poétique, le trio évoque l'esprit de la "ville aux 333 saints". Dans cette mesure, l'album est un hommage au Mali également. Dans le TRIO IVOIRE fondent des racines personnelles avec les traditions du jazz, de la musique européenne et africaine. Allier le balafon africain avec le piano, la batterie et les quelques molécules d'électro crée un sound contemporain hors pair. Cela n'a que peu à voir avec de la musique traditionnelle africaine, mais plutôt avec l'exigence de trouver de nouvelles possibilités d'expression artistiques dans un monde globalisé.
En mai 2014, le trio participe au"8-Brücken-Festival" (festival de 8 ponts) à Cologne : par un projet avec les invités Ballaké Sissoko (kora) et Rainer Winterschladen (trompette). Très prometteur ...
https://vimeo.com/80555888
Hery
En marge du JazzFest Berlin 2013, le TRIO IVOIRE du pianiste allemand Hans Lüdemann (accompagné par le percussionniste ivorien Aly Keita et le batteur Christian Thomé) a donné un concert gratuit et précédé d'une conférence de presse ouverte au public le mercredi 23 octobre à la "Haus der Berliner Festspiele" (quartier de Wilmersdorff).
"Nos pensées étaient au Nord-Mali"
Au début de 2014, le TRIO IVOIRE achève son nouvel album "Timbuktu" et donne une série de concerts : la ville au Nord-Mali est le point de départ pour un voyage musical aux lieux et points de référence réels et imaginaires. A une impression bluesy et poétique, le trio évoque l'esprit de la "ville aux 333 saints". Dans cette mesure, l'album est un hommage au Mali également. Dans le TRIO IVOIRE fondent des racines personnelles avec les traditions du jazz, de la musique européenne et africaine. Allier le balafon africain avec le piano, la batterie et les quelques molécules d'électro crée un sound contemporain hors pair. Cela n'a que peu à voir avec de la musique traditionnelle africaine, mais plutôt avec l'exigence de trouver de nouvelles possibilités d'expression artistiques dans un monde globalisé.
En mai 2014, le trio participe au"8-Brücken-Festival" (festival de 8 ponts) à Cologne : par un projet avec les invités Ballaké Sissoko (kora) et Rainer Winterschladen (trompette). Très prometteur ...
https://vimeo.com/80555888
Hery
Habib Koïté: Tournée européenne 2014 (Mali) English translation pending
"Koïté writes songs with subtle hooks and durable melodies, and he sings in a velvety tenor that excludes strength and intimacy. It's no surprise that his songs dwell on the need to protest and preserve Malian Culture." (Banning Eyre – Rhythm 29, May 1999)
Tout au long de sa carrière forte de 5 CDs (dont le double-CD "Fôly! Live around the World") et d'innombrables concerts autour du monde, l'artiste malien à la renommée internationale, Habib Koïté, a su développer un jeu de guitare personnel dans lequel on peut décéler tout autant des influences de chez lui que celles d'autres styles musicaux comme le blues ou même, ici ou là, quelques touches de "son" cubain, de reggae ou de flamenco. En outre, il combine tout aussi bien les traditions des chasseurs du Wassoulou que les nouvelles danses populaires urbaines de Bamako, les mélodies bambara de Ségou ou les chants tamasheq de Tombouctou. On trouve également dans sa musique une bonne quantité du riche instrumentarium traditionnel malien comme le tama(ba), le tamani, la calebasse, le ngoni, le balafon ou le kamalengoni, tous mettant parfaitement en valeur son chant intimiste.
En mars 2014, ce guitariste virtuose issu d'une lignée de griots donne des concerts à ...
11/03 : NL-Amsterdam, People's place
12/03 : BEL-Bruxelles, Centre Culturel d'Auderghem
13/03 : NL-Rotterdam, Lantaren Venster
14/03 : NL-Utrecht, RASA
16/03 : FR-Paris, Cabaret Sauvagae
18/03 : ALL-Freiburg, Jazzhaus
19/03 : ALL-Erlangen, E-Werk
20/03 : ALL-Darmstadt, Central Station
21/03 : AUT-Innsbruck, Treibhaus
24/03 : ALL-München, Muffathalle/Ampere
28/03 : S-Malmö, Mixed Musik Malmo Arena
29/03 : S-Nacka (Stockholm), Selam
C'est surtout sur scène que se révèle la musique de Habib Koïté, imprégnée de traditions maliennes et bien inscrite dans son époque. Donc, la vivre en concert, ça vaut le coup, promis !
VIVE LE MALI !!!
Hery

Tout au long de sa carrière forte de 5 CDs (dont le double-CD "Fôly! Live around the World") et d'innombrables concerts autour du monde, l'artiste malien à la renommée internationale, Habib Koïté, a su développer un jeu de guitare personnel dans lequel on peut décéler tout autant des influences de chez lui que celles d'autres styles musicaux comme le blues ou même, ici ou là, quelques touches de "son" cubain, de reggae ou de flamenco. En outre, il combine tout aussi bien les traditions des chasseurs du Wassoulou que les nouvelles danses populaires urbaines de Bamako, les mélodies bambara de Ségou ou les chants tamasheq de Tombouctou. On trouve également dans sa musique une bonne quantité du riche instrumentarium traditionnel malien comme le tama(ba), le tamani, la calebasse, le ngoni, le balafon ou le kamalengoni, tous mettant parfaitement en valeur son chant intimiste.
En mars 2014, ce guitariste virtuose issu d'une lignée de griots donne des concerts à ...
11/03 : NL-Amsterdam, People's place
12/03 : BEL-Bruxelles, Centre Culturel d'Auderghem
13/03 : NL-Rotterdam, Lantaren Venster
14/03 : NL-Utrecht, RASA
16/03 : FR-Paris, Cabaret Sauvagae
18/03 : ALL-Freiburg, Jazzhaus
19/03 : ALL-Erlangen, E-Werk
20/03 : ALL-Darmstadt, Central Station
21/03 : AUT-Innsbruck, Treibhaus
24/03 : ALL-München, Muffathalle/Ampere
28/03 : S-Malmö, Mixed Musik Malmo Arena
29/03 : S-Nacka (Stockholm), Selam
C'est surtout sur scène que se révèle la musique de Habib Koïté, imprégnée de traditions maliennes et bien inscrite dans son époque. Donc, la vivre en concert, ça vaut le coup, promis !
VIVE LE MALI !!!
Hery

La nouvelle témérité d’Andra Kouyaté (Mali) English translation pending
Andra Kouyaté & Sèkè Chi
C’est quel nom en Afrique de l’Ouest qui donne la certitude que sa musique promet et! honore de la qualité ?! Kouya-lité – Quali-yaté – KOUYATÉ ...
Il y a encore des nouvelles agréables issues du Mali ! C’est avec grande joie d’annoncer qu’Andra Kouyaté présente au public son nouveau groupe de cinq artistes baptisé "Sèkè Chi" (sèkèji, eau de potasse) : Baïny Diabaté (guitare), Mamadou Kouyaté (ngoni basse), Moukhtar Kouyaté (calebasse), Lassine Kouyaté (tamani), et enfin Andra Kouyaté (ngoni solo, voix, chef d’orchestre) ; cette instrumentation fait penser vite et prometteur à Rokia Traoré. Son premier album intitulé "Saro", précédé par un ep "Introducing Andra Kouyaté & Sèkè Chi" (en 2011), voit le jour le 31 juillet 2012. J’ai hâte de l’avoir dans les mains ...
"… Andra Kouyate and his band, Seke Chi, are joined by a plethora of top artists from the region, including Amadou & Mariam, Mah Bara Soumano, Bassekou Kouyate, Ami Sacko, Harouna Samake, and Lassana Diabate. […] The acoustic and earthy feel of the instrument is matched with the varied vocals. Overall, the tunes are laid-back and take on the characteristics of Ali Farka Toure's instrumental music, as well as Rokia Traore's instrumental repertoire. The n'goni instrumentation, balafon, calabash, and other infectious instruments are very easy to listen to. This is a contemporary release, but the guitars, and other typical rock elements are nowhere to be found . Fans of North African percussion, Malian music, and n'goni lute aficionados will love Andra's latest venture." (Matthew Forss/Inside World Music)

Andra Kouyaté est un artiste malien dont la spécialité est le ngoni, harpe à chevalet ou "petite guitare" dont le son se situe entre le oud (luth arabe) et le banjo (instrument de musique à cordes pincée nord-américain), et surtout instrument par excellence des griots qui l’utilis(ai)ent pour accompagner les récits des grandes épopées. Par sa créativité impressionnante, Andra Kouyaté nous montre que les instruments traditionnels peuvent êtres exploités sans limites vers des courants musicaux les plus différents. Sa manière d'aborder la musique, sa sensibilité artistique et son charisme personnel ainsi que sa puissance et technique de jeu font de lui un virtuose multi-instrumentiste.
Andra est né en 1973 à Garana (préfecture de Baraouéli), à un jet de pierre de la ville historique de Ségou, dans une grande et influente famille de griots bambara (les griots Kouyaté ont toujours été les clients des Keïtas, ceux-ci étant considérés comme les descendants directs de Sunjata lui-même ! Et même de nos jours, ils sont encore associés à l’élite politique locale Mandé). Il s’est abreuvé à des sources limpides dès sa petite enfance : son père Moustapha Kouyaté était un des meilleurs joueurs de ngoni de sa génération, sa mère était la grande chanteuse Yagaré Damba, et l’un de ses grand-pères n’était autre que le mythique Banzoumana Sissoko, griot et joueur de ngoni le plus important de l’ère coloniale. L’héritage étant la meilleure source de l’inspiration, le jeune Andra passe le plus clair de son temps à mûrir son jeu et à perfectionner sa technique instrumentale. "Le ngoni était le jouet des enfants dans notre famille. Nous rivalisions dans sa confection et dans sa maîtrise. Encore très jeune, je le maîtrisais à merveille." En 1989, à l’âge de 16, Andra quitte son village natal pour s'installer à Bamako où il évolue auprès de différents groupes locaux dont le Badema National, tremplin pour des carrières solistes au Mali.
Au fil des rencontres, il est de plus en plus sollicité pour accompagner les meilleures chanteuses et aussi les grands ténors de la scène musicale du Mali : en 1997, Andra Kouyaté adhère à deux groupes de musique: celui de Fantani Touré, avec qui il fait l‘album "N’tin Naari" et une tournée, et celui de Rokia Traoré, pour qui il participe à trois albums, à savoir "Mouneïssa", "Wanita" et "Bowmboï", et huit années de tournées internationales. En parallèle, Andra Kouyaté joue régulièrement avec les plus Grands, Toumani Diabaté et Ali Farka Touré.
En 2005, Andra Kouyaté décide de créer avec son frère aîné Bassékou un orchestre de ngonis dit "NgoniBa" (grand ngoni). Ils font ensemble l’album "Segu Blue" et entament une tournée européenne avec succès. Andra participe aussi à l’enregistrement de "I Speak Fula", deuxième album de cet ensemble.
A partir de 2007, tout en étant en tournée avec Bassékou, il participe à l'album "Afriki" de Habib Koïté ainsi qu'à "Red Earth" de Dee Dee Bridgewater. De plus, Christophe Minck, actuel bassiste de Rokia Traoré ("Tchamantché", 2008), fait appel à lui pour l'album "Kirikou et Karaba" sous la direction de Michel Ocelot (avec participation de Youssou N’Dour, Angélique Kidjo et surtout Rokia Traoré). Il participe également aux albums "Seya" de Oumou Sangaré et aux divers albums de la guitariste américaine Leni Stern.
Puis il décide de fonder avec les Suisses Andreas Fulgosi (guitare, banjo) et Guillaume Lagger (harmonica), le Burkinabé Baba Konaté (calebasse, djembé) le groupe Raaga Trio, rencontre de la musique traditionnelle ouest-africaine avec du jazz.
En 2009, Andra fonde avec son épouse Mah Bara Soumano (voix) le groupe 2Fanga (fila fanga, force de deux). Ce sextuor se produit entre autres au Festival sur le Niger 2009 à Ségou et au Bamako Jazz Festival 2009, et reçoit des reactions très enthousiaste du publique pendant les concerts.
Actuellement, Andra Kouyaté est en tournée d’Europe avec Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire).
Discographie :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – 2Fanga (A. Kouyaté & Mah Bara Soumano) (2009) : Gueleya. Studio Mali. (mp3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec. – Tiken Jah Fakoly (2010) : African Revolution. Wrasse Rec. – Habib Koïté (2007) : Afriki. Cumbancha. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2011) : Introducing . Studio Mali. (ep, mp3) – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (annoncé fin juillet 2012) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Michel Ocelot (dir.) (2007) : Comédie musicale – Kirikou et Karaba. EMI France. – Raaga Trio (2010) : The Other Edge. AnotherShapeRec. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Mah Bara Soumano (2008) : Sabali. Studio Mali. (cassette) – Leni Stern (2007) : Alu Maye (have you heard). Leni Stern’s Rec. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s Rec. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s Rec. – Fantani Touré (2000) : N’tin Naari. Leni Stern’s Rec. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Herbert

C’est quel nom en Afrique de l’Ouest qui donne la certitude que sa musique promet et! honore de la qualité ?! Kouya-lité – Quali-yaté – KOUYATÉ ...
Il y a encore des nouvelles agréables issues du Mali ! C’est avec grande joie d’annoncer qu’Andra Kouyaté présente au public son nouveau groupe de cinq artistes baptisé "Sèkè Chi" (sèkèji, eau de potasse) : Baïny Diabaté (guitare), Mamadou Kouyaté (ngoni basse), Moukhtar Kouyaté (calebasse), Lassine Kouyaté (tamani), et enfin Andra Kouyaté (ngoni solo, voix, chef d’orchestre) ; cette instrumentation fait penser vite et prometteur à Rokia Traoré. Son premier album intitulé "Saro", précédé par un ep "Introducing Andra Kouyaté & Sèkè Chi" (en 2011), voit le jour le 31 juillet 2012. J’ai hâte de l’avoir dans les mains ...
"… Andra Kouyate and his band, Seke Chi, are joined by a plethora of top artists from the region, including Amadou & Mariam, Mah Bara Soumano, Bassekou Kouyate, Ami Sacko, Harouna Samake, and Lassana Diabate. […] The acoustic and earthy feel of the instrument is matched with the varied vocals. Overall, the tunes are laid-back and take on the characteristics of Ali Farka Toure's instrumental music, as well as Rokia Traore's instrumental repertoire. The n'goni instrumentation, balafon, calabash, and other infectious instruments are very easy to listen to. This is a contemporary release, but the guitars, and other typical rock elements are nowhere to be found . Fans of North African percussion, Malian music, and n'goni lute aficionados will love Andra's latest venture." (Matthew Forss/Inside World Music)

Andra Kouyaté est un artiste malien dont la spécialité est le ngoni, harpe à chevalet ou "petite guitare" dont le son se situe entre le oud (luth arabe) et le banjo (instrument de musique à cordes pincée nord-américain), et surtout instrument par excellence des griots qui l’utilis(ai)ent pour accompagner les récits des grandes épopées. Par sa créativité impressionnante, Andra Kouyaté nous montre que les instruments traditionnels peuvent êtres exploités sans limites vers des courants musicaux les plus différents. Sa manière d'aborder la musique, sa sensibilité artistique et son charisme personnel ainsi que sa puissance et technique de jeu font de lui un virtuose multi-instrumentiste.
Andra est né en 1973 à Garana (préfecture de Baraouéli), à un jet de pierre de la ville historique de Ségou, dans une grande et influente famille de griots bambara (les griots Kouyaté ont toujours été les clients des Keïtas, ceux-ci étant considérés comme les descendants directs de Sunjata lui-même ! Et même de nos jours, ils sont encore associés à l’élite politique locale Mandé). Il s’est abreuvé à des sources limpides dès sa petite enfance : son père Moustapha Kouyaté était un des meilleurs joueurs de ngoni de sa génération, sa mère était la grande chanteuse Yagaré Damba, et l’un de ses grand-pères n’était autre que le mythique Banzoumana Sissoko, griot et joueur de ngoni le plus important de l’ère coloniale. L’héritage étant la meilleure source de l’inspiration, le jeune Andra passe le plus clair de son temps à mûrir son jeu et à perfectionner sa technique instrumentale. "Le ngoni était le jouet des enfants dans notre famille. Nous rivalisions dans sa confection et dans sa maîtrise. Encore très jeune, je le maîtrisais à merveille." En 1989, à l’âge de 16, Andra quitte son village natal pour s'installer à Bamako où il évolue auprès de différents groupes locaux dont le Badema National, tremplin pour des carrières solistes au Mali.
Au fil des rencontres, il est de plus en plus sollicité pour accompagner les meilleures chanteuses et aussi les grands ténors de la scène musicale du Mali : en 1997, Andra Kouyaté adhère à deux groupes de musique: celui de Fantani Touré, avec qui il fait l‘album "N’tin Naari" et une tournée, et celui de Rokia Traoré, pour qui il participe à trois albums, à savoir "Mouneïssa", "Wanita" et "Bowmboï", et huit années de tournées internationales. En parallèle, Andra Kouyaté joue régulièrement avec les plus Grands, Toumani Diabaté et Ali Farka Touré.
En 2005, Andra Kouyaté décide de créer avec son frère aîné Bassékou un orchestre de ngonis dit "NgoniBa" (grand ngoni). Ils font ensemble l’album "Segu Blue" et entament une tournée européenne avec succès. Andra participe aussi à l’enregistrement de "I Speak Fula", deuxième album de cet ensemble.
A partir de 2007, tout en étant en tournée avec Bassékou, il participe à l'album "Afriki" de Habib Koïté ainsi qu'à "Red Earth" de Dee Dee Bridgewater. De plus, Christophe Minck, actuel bassiste de Rokia Traoré ("Tchamantché", 2008), fait appel à lui pour l'album "Kirikou et Karaba" sous la direction de Michel Ocelot (avec participation de Youssou N’Dour, Angélique Kidjo et surtout Rokia Traoré). Il participe également aux albums "Seya" de Oumou Sangaré et aux divers albums de la guitariste américaine Leni Stern.
Puis il décide de fonder avec les Suisses Andreas Fulgosi (guitare, banjo) et Guillaume Lagger (harmonica), le Burkinabé Baba Konaté (calebasse, djembé) le groupe Raaga Trio, rencontre de la musique traditionnelle ouest-africaine avec du jazz.
En 2009, Andra fonde avec son épouse Mah Bara Soumano (voix) le groupe 2Fanga (fila fanga, force de deux). Ce sextuor se produit entre autres au Festival sur le Niger 2009 à Ségou et au Bamako Jazz Festival 2009, et reçoit des reactions très enthousiaste du publique pendant les concerts.
Actuellement, Andra Kouyaté est en tournée d’Europe avec Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire).
Discographie :
– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – 2Fanga (A. Kouyaté & Mah Bara Soumano) (2009) : Gueleya. Studio Mali. (mp3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec. – Tiken Jah Fakoly (2010) : African Revolution. Wrasse Rec. – Habib Koïté (2007) : Afriki. Cumbancha. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2011) : Introducing . Studio Mali. (ep, mp3) – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (annoncé fin juillet 2012) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Michel Ocelot (dir.) (2007) : Comédie musicale – Kirikou et Karaba. EMI France. – Raaga Trio (2010) : The Other Edge. AnotherShapeRec. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Mah Bara Soumano (2008) : Sabali. Studio Mali. (cassette) – Leni Stern (2007) : Alu Maye (have you heard). Leni Stern’s Rec. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s Rec. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s Rec. – Fantani Touré (2000) : N’tin Naari. Leni Stern’s Rec. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.
Herbert

Afrocubism (musique Cuba-Mali) English translation pending
Toujours pas tres doue pour les descriptions d'albums, je me permets de citer la personne qui m'a fait decouvrir ce disque.
"En 1996, le label World Circuit a voulu enregistrer la rencontre de musiciens maliens et cubains. Mais les Maliens n'ont jamais eu leurs visas pour se rendre à la Havane. Alors, pour utiliser les heures de studio, le producteur Nick Gold a enregistré de vieux musiciens cubains, ce qui a donné... Buena Vista Social Club. En 2009, les deux côtés de l'Atlantique ont enfin pu être réunis, et le résultat est là. Vraiment très très bon, surtout si vous vous êtes toujours demandé ce que pouvaient donner des rythmes cubains joués avec des instruments comme la kora et le balafon."
Un peu de chaleur pour celles et ceux qui attendent que les beaux jours reviennent! Bonne ecoute!
PS: pour les anglophones, une description plus approfondie ici
"En 1996, le label World Circuit a voulu enregistrer la rencontre de musiciens maliens et cubains. Mais les Maliens n'ont jamais eu leurs visas pour se rendre à la Havane. Alors, pour utiliser les heures de studio, le producteur Nick Gold a enregistré de vieux musiciens cubains, ce qui a donné... Buena Vista Social Club. En 2009, les deux côtés de l'Atlantique ont enfin pu être réunis, et le résultat est là. Vraiment très très bon, surtout si vous vous êtes toujours demandé ce que pouvaient donner des rythmes cubains joués avec des instruments comme la kora et le balafon."
Un peu de chaleur pour celles et ceux qui attendent que les beaux jours reviennent! Bonne ecoute!
PS: pour les anglophones, une description plus approfondie ici
Itinéraire Mons à Blankenberge à vélo: meilleure route? (Belgique) English translation pending
Voilà je cherche la meilleure route qui relie ces deux villes à vélo...Mapsource me donne 175 km alors que les cyclo de la région me disent que il y pas plus que 135 à 145 km suivant les les chemins.....avez vous déjà fait ce chemin?......
Faire la fête, sortir en boîte à Yaoundé? (Cameroun) English translation pending
Bonjour, je pars à Yaoundé pour Quatre jours seulement, je voudrai connaitre les meilleurs endroits où on peut dancer et faire la fête la nuit. Je voudrai faire un endroit haut de gamme pour une soirée, et une autre soirée dans un lieu populaire. Aussi, connaissiez-vous des restos où on mange trés bien ? Merci à l'avance.
Quel cadeau apporter à ma future belle famille au Burkina Faso? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je vais voir ma belle famille pour la toute première fois au Burkina (une partie habite à Ouaga et une autre partie habite à Gomboussougou) et je ne sais pas trop quoi apporter. Qu'est ce qui leur fera le plus plaisir? Peut-on leur demander de nous faire une liste (peut-être le plus simple)?
Par tradition, je sais que je dois apporter un pagne à ma Belle-mère, peut être y en a t'il d'autres?
Nous serons là-bas pour Noël et le nouvel an. S'échange t'on des cadeaux comme en France à cette date?
Par ailleurs, je compte ramener un Balafon du Burkina par avion (je suis passé par point Afrique), y a t'il un bon plan pour qu'il arrive en entier en France (genre saucissonné à mort avec du gros scotch dans du papier à bulles). Et surtout ou l'acheter et pour quel prix.
Merci de vos réponses 😛.
Je vais voir ma belle famille pour la toute première fois au Burkina (une partie habite à Ouaga et une autre partie habite à Gomboussougou) et je ne sais pas trop quoi apporter. Qu'est ce qui leur fera le plus plaisir? Peut-on leur demander de nous faire une liste (peut-être le plus simple)?
Par tradition, je sais que je dois apporter un pagne à ma Belle-mère, peut être y en a t'il d'autres?
Nous serons là-bas pour Noël et le nouvel an. S'échange t'on des cadeaux comme en France à cette date?
Par ailleurs, je compte ramener un Balafon du Burkina par avion (je suis passé par point Afrique), y a t'il un bon plan pour qu'il arrive en entier en France (genre saucissonné à mort avec du gros scotch dans du papier à bulles). Et surtout ou l'acheter et pour quel prix.
Merci de vos réponses 😛.
Climat à Budapest fin décembre/début janvier? English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de réserver un court séjour de 5 nuits à Budapet entre le 28 décembre et le 2 janvier pochain. Mon idée initiale était plutôt d'aller à Vilnius, Tallinn ou Cracovie, mais finalement pour des raisons pratique, nous avons choisi Budapest, qui je crois est au demeurant un très jolie ville.
Quelqu'un a t-il des renseignements su le temps et le climat à Budapest à cette époque un peu particulière entre Noël et le jour de l'an, où nous essayons depuis plusieurs années de trouver des dstinations où la neige ser peut-être aur RV. Nous avons eu beaucoup de chance ces dernières années, sauf à New york car nous avons eu un peu de neige à Amterdam, beaucoup au Québec où nous sommes allés plusieurs fois, un peu à Saint-Petersbourg et beaucoup plus dans sa banlieue, et puis le top etla grace l'année dernière Pékin et la grande muraille sous la neige pour le 30 décembre !!
Je sais qu'avec le dérèglement climatique, il ne faut plus jurer de rien et que ce qui était possible il y a encore 10 ans voire 5ans est totalement chamboulé. Quelqu'un sur ce sîte connait-il bien Budapest et les alentours (lac Ballaton) et nous dire quel type de temps nous pouvons avoir ??
Par la mêm occasion et bien que ce soit hors sujet : quelques adresses de bons restaurants à Budapest (entre autre pour le diner du31/12) serait sincèrement bienvenues.
Mercià toutes celles et à tout ceux qui prendront un peu de leur temps pour répondre à ce message.
A titr de revanche, et ayant pas mal voyagé, je peux, si cela vous paraît intéressant, vous donner des avis, et des adresses sur certaines destinations que je connais e vers lesquelles vous auriez des envies d'évasion.
Didier M
Je viens de réserver un court séjour de 5 nuits à Budapet entre le 28 décembre et le 2 janvier pochain. Mon idée initiale était plutôt d'aller à Vilnius, Tallinn ou Cracovie, mais finalement pour des raisons pratique, nous avons choisi Budapest, qui je crois est au demeurant un très jolie ville.
Quelqu'un a t-il des renseignements su le temps et le climat à Budapest à cette époque un peu particulière entre Noël et le jour de l'an, où nous essayons depuis plusieurs années de trouver des dstinations où la neige ser peut-être aur RV. Nous avons eu beaucoup de chance ces dernières années, sauf à New york car nous avons eu un peu de neige à Amterdam, beaucoup au Québec où nous sommes allés plusieurs fois, un peu à Saint-Petersbourg et beaucoup plus dans sa banlieue, et puis le top etla grace l'année dernière Pékin et la grande muraille sous la neige pour le 30 décembre !!
Je sais qu'avec le dérèglement climatique, il ne faut plus jurer de rien et que ce qui était possible il y a encore 10 ans voire 5ans est totalement chamboulé. Quelqu'un sur ce sîte connait-il bien Budapest et les alentours (lac Ballaton) et nous dire quel type de temps nous pouvons avoir ??
Par la mêm occasion et bien que ce soit hors sujet : quelques adresses de bons restaurants à Budapest (entre autre pour le diner du31/12) serait sincèrement bienvenues.
Mercià toutes celles et à tout ceux qui prendront un peu de leur temps pour répondre à ce message.
A titr de revanche, et ayant pas mal voyagé, je peux, si cela vous paraît intéressant, vous donner des avis, et des adresses sur certaines destinations que je connais e vers lesquelles vous auriez des envies d'évasion.
Didier M
Apprendre le djembe au Burkina Faso English translation pending
je recherche un burkinabe qui souterait passer une semaine a m accueilir (a voir) et m apprendre le djembe et les rytmes de son pays fin novembre ou debut decembre..