Search VoyageForum
FR
Incredible India! Lonely, escroqueries & co English translation pending
by Attribal · 2011-10-15 · 25 replies
Ma fille m'ayant rejoint en Inde, le Lonely planet à la main, nous l'avons utilisé comme référence pendant deux semaines...un constat...pour l'Inde, il est inintéressant, sauf si vous souhaitez aller ou tout le monde va..., par exemple à Kochin, ou il n' ya pas grand chose à voir, les backwaters, ou vous vous laisserez embarquer pour faire en une journée le tour d'un îlot ou l'on vous promène au gré des "attactions" préparée à votre égard, Varkala et sa plage ou tout est prévu pour arnaquer le touriste, ou vous pourrez passer une soirée pseudo sympa à écouter des indiens genre g.o du club med qui animeront la soirée, subir aussi l'assaut d'Indiens venant photographier les européennes, certains essayant même d'aller plus loin...d'aller dans des hôtels qui correspondent peu parfois à la description qu'on en fait dans le fameux guide...ou visiter une réserve narurelle, ou l'on vous case dans un baraquement insalubre dont vous ne pouvez pas sortir alors que les indiens se promènent tranquilement tout autour, ou le "restaurant" n'offre rien à manger, ou on vous fait lever pour un pseudo-safari qui empruntera quelques kilomètres de route nationale puis reviendrez par une piste (parallèle à la nationale) eloignée de quelques centaines de mètres de la même nationale, ou devant votre dépit, au retour , une meute de jeep vous propose des safaris à 20 €, mais sans vous dire qu'ils n'ont pas le droit de sortir des routes asphaltées...donc n'espérez pas voir grand chose en dehors de quelques biches ....de beaux temples et palais ou vous paierez 10 ou 15 fois le prix d'entrée que paie un indien pour constater que votre argent ne sert nullement à entretenir les sites mais juste à enrichir les potentats locaux.....bref...si vous voulez faire un voyage vraiment intéressant, éviter le Lonely planet et les lieux touristiques, découvrez l'Inde, la vraie et pas celle de l'escroquerie organisée par l'état et les marchands en quête de pigeons...
Népal au mois de décembre: guide francophone? English translation pending
by Badlelene · 2011-10-03 · 13 replies
Bonjour c'est le première fois que je démarre une discussion sur ce site. Nous sommes un couple et préparons un voyage d'un mois du 1er Décembre au 31 décembre 2011 C'est la première fois que nous allons en Asie. D'après des amis le Népal est la meilleure porte d'entrée. Cependant j'ai quelques appréhensions ne parlant qu'un anglais alimentaire. Nous aimerions les quinze premiers jours bénéficier des services d'un guide francophone. Vu la saison il n'est pas question de trek mais la vallée de Katmandu a l'air d'être riche en visite possible pour y séjourner un mois. D'autant que nous avons envi de prendre notre temps pour rencontrer les Népalais. Connaissez-vous un guide ou une équipe de guides à contacter merci d'avance marylène
Un mois en Inde du Nord/Sud English translation pending
by GiNy67 · 2011-10-01 · 19 replies
Bonjour,

Après plusieurs expériences de voyages en Asie, nous partons cette fois-ci en INDE pendant un mois (novembre). Pour l'instant, je n'arrive pas à planifier un itinéraire réaliste et qui nous permettrait de voir le Nord et le Sud. Je suis munie des guides du Routard et le Lonely Planet en anglais.

Je compte sur vos expériences pour me conseiller, me dire les endroits qui ne valent pas franchement le détour... Si vous avez des bons plans je suis évidemment preneuse 🙂

Voici la liste (on ne peut pas encore parler d'itinéraire!) des lieux que nous souhaitons visiter:

DELHI Pahar Ganj – départ en train pour AGRA AGRA (+Bharatpur+Fathepur sikri) AGRA Taj Mahal BENARES KHAJURAHO BUNDI JAIPUR PUSHKAR UDAIPUR JODHPUR JAISALMER COCHIN ALLEPPEY – backwaters MUNNAR Pondichery Mamalapuram CHENNAI DELHI

Verdict?

Merci d'avance à ceux et celles qui prendront le temps de me répondre.
Inde en janvier 2012, endroits à éviter pour deux jeunes filles seules? English translation pending
by Rachelle92 · 2011-08-26 · 11 replies
Bonjour,

je souhaite partir en Inde avec une amie (nous aurons alors 19 ans) au début du mois de janvier prochain et ce, jusqu'à fin février ou début mars. Ça nous laisse donc plus ou moins deux mois. Je sais qu'à cette période, il fait bon vivre en Inde du SUD et nous avions décidé de se limiter à cette partie. Toutefois, plus nous effectuons des recherches sur le pays, plus le NORD nous semble attrayant. Est-ce que c'est un pari de fou que de vouloir voir les deux?!? ....j'ai l'impression que de ne pas visiter Varanasi serait une grande erreur..

Le plus important (selon moi) est de découvrir la culture locale et je cherche donc des moyens pour y arriver. Par exemple, j'aimerais me rendre à Orchha pour vivre une partie de mon séjour dans des familles (cela est proposé par un organisme d'écotourisme). Je vous demande donc conseil sur les meilleurs endroits/plans pour s'imprégner de la culture indienne. Est-il vraiment "nécessaire" de voir le Taj Mahal....vaut-il mieux éviter les grandes villes....vaut-il mieux dormir en Guest House..

Finalement, bien que je ne sois pas vraiment inquiète, y-a-t'il des endroits qu'il faudrait vraiment éviter (deux jeunes filles seules)....je pense au Cachemire, mais il y en a peut-être d'autres..

Rachelle ...qui a au moins compris que voyager, c'est vivre pleinement.
Premier voyage en Inde, seule au Rajasthan English translation pending
by Annelotus · 2011-07-02 · 12 replies
Bonjour,

Je pars au Rajasthan au mois de Novembre pour 3 semaines. Je serai à Bikaner durant envrion 15 jours, au sein d'une association. Puis je me laisse 1 semaine pour visiter Jodhpur, Jaipur, Udaipur, Agra, Benares. J'envisage de prendre un véhicule avec chauffeur de manière à ne pas perdre trop de temps. Cela dit, je vais être amenée à prendre un bus de nuit notamment entre DELHI et Bikaner. Qu'en pensez-vous pour une jeune femme de 26 ans, seule? D'après vous, est-il préférable de prendre le train de nuit? Ce n'est pas le confort qui m'intéresse mais d'avantage la sécurité et la tranquillité d'esprit! Mon arrivée à Delhi est prévue dans la nuit du 07 au 08 novembre 2011, si quelqu'un est interessé pour faire le chemin ensemble, c'est avec plaisir!

Merci pour vos réponses et à bientôt!

Anne
Inde et Népal à l'automne English translation pending
by Jardineur · 2011-06-28 · 19 replies
Bonjour,

je suis en train de planifier mon premier voyage en Inde et au Népal. J'envisage de partir un mois vers le 20 octobre. Je n'ai pas encore les billets... Je début dans mes recherches d'information mais je pense faire 3 semaines en Inde et 1 semaine au Népal. Qu'en pensez vous ? Quels sont vos conseils ?

Je pense arriver à Bombay ou New Dehli, visiter ces deux villes et voyager aux alentours. Peut être aller jusqu'à Goa. Je ne me rends pas bien compte de la durée des transports en Inde et je ne sais pas ce que je pourrais faire en 3 semaines ?

ensuite rejoindre le Népal. A cette période, le mieux est il de privilégier l'avion pour faire le trajet entre New Dehly et Kathmandu ? La bas, je n'aurais environ qu'une semaine. C'est court mais je pensai aller à Tokhara et Thamel.

Merci d'avance pour tous vos conseils.

MiK
Vos photos, Tour du Monde à vélo! English translation pending
by Cleastre · 2011-06-09 · 316 replies
Salut à tous,

Suite au succès du 1er Cool Concours sur VF et toujours pour le sourire en roue libre 😉, je vous propose cette fois-ci de nous faire partager vos plus belles photos représentatives du moyen de transport le plus populaire au Monde, le vélo sous toutes ses formes !!!

C'est parti dans la joie, la sérénité et la bonne humeur 😎...

Fin du concours fixée au jour d'arrivée du Tour de France, of course !!!

(photos ci-dessous ne comptant pas pour le concours)

Voyage en Inde avec un budget de 40,000 roupies par mois: réalisable? English translation pending
by Bonmatin1 · 2011-01-03 · 39 replies
Je part pour linde 6 mois du 14 janvier 2011 au 12 juillet 2011, mon voyage pourait changer de parcours tous dependant des rencontre je vais faire en chemin , litineraire de base serais delhi 2 semaines recommander par un amis pour maclimatter a se nouveaux pay , une fois aclimatter , depart pour le taj mahal , Guna , Benares, Patna et Gaya jaimerais me trouver un centre de meditation boudhiste pour 2-3 seance de 10 jours pour ensuite aller a calcuta visiter les eglise de mere theresa et si possible de donner un peux de temps au monde en besoins , si tout fois , certaine eglise veule bien de mon aide ??? sinon hop on repart direction pondy cherry et cochin (kochi) question de mediter et lire devant la mer et je finirais en direction goa .je part seul avec mon sac a dos , jai tout les medicament necessaire au maladie et a la rehidratation , pilule de chlore , croyer vous que je puisse passer un bon voyage avec un budget de 40 000 a 45 000 rupees par mois :S merci davance pour vos conseil , ceci ai mon premier voyage alors je mattend juste au pire, alors les beaux moment me seront juste plus merveilleux ha oui , , mes 2 premieres nuit son deja payer le 15 et 16 janvier a un hotel de new delhi , jai 2 jours pour me trouver de quoi viabler a dormir hehehe , croyer vous le tous realisable ??? merci a vous de me conseiller

charley
Retour de Main Bazaar, quartier de Delhi English translation pending
by Sochtahai · 2010-08-04 · 63 replies
Je reviens de Main Bazaar, et meme si je n'aime pas trop cette rue, ni ce quartier, je dois dire que je suis consternee. Main Bazaar git sous les decombes. Telle une ville frappee par un seisme de magnitude 6, il ne reste pratiquement plus rien.Les bulldozers ont envahis la rue vendredi dernier en emportant avec eux "tout ce qui depassait", les marteaux sont en train d'achever le travail. Il ne reste que gravas, vitres brisees, marchandises gisant au sol et les regards hagards des residents et commercants.Le Khosla Caffee n'est plus, le Shelton est eventre.Demain c'est au tour de l'Hare Krishna, Vivek Hotel, tout ce cote la.Les touristes sont en train de fuir le quartier car hier l'immeuble du soap wallah (a cote du Kosla) s'est effondre.Les commercants essayent de resiter avec ce qui leur reste de magasin(sans devanture), on se demande pourquoi, on se croirait a Beyrouth! Je n'ai pas ete capable de retrouver mon incense wallah (c'est pour lui que je viens dans ce quartier), il n'y a plus de reperes. On vient de tourner une page, ils vont faire une ligne de tram qui reliera la gare a la station de metro Rama Krishna Marg et en 2020, il y surgira le plus moderne centre commercial de Delhi.L'Inde va de l'avant, pour le meilleur et pour le pire.
Où trouver un muletier au Ladakh? English translation pending
by Zangmu · 2010-06-17 · 9 replies
Qui peut me donner des tuyaux sur la manière de trouver un muletier au Ladack. On voudrait mon mari et moi faire Lamayuru-Padum, ou Padum-Lamayuru ên août. On atterrit le 6 à Leh, donc compter quelques jours d'acclimatation. On ne veut pas de cuisinier car on a un budget limité !

On voudrait juste un muletier ! Pas de guide, pas de traducteur, pas de cuisto, Non, tout simple !

Ca fait longtemps que j'organise cela, Mais une question me tracasse toujours, c'est celle des mules et du muletier. J'ai peur de ne pas en trouver ! Sans mule, je suis incapable de porter plus de 12 kilos sur mon dos. J'ai passé 50 ans et je n'ai pas un dos en bêton. Où ai-je le plus de chance d'en trouver facilement ? A Leh ? A Lamayuru ? A Padum ? Ailleurs ? Commetn faire pour le trouver ? Par agence ? En allant à l'avance à Lamayuru m'arranger dans le village et puis rechercher les sacs à Leh ? En prenant tout les sacs, bouffe, tente , réchaud, etc... et en nous trimballant cela jusque Padum pour chercher sur place ? (c'est la solution que j'envisage à priori, mais trouverai-je à Padum ? Sinon, que faire si je ne trouve pas une fois à Padum?

Et quels sont les prix pour un muletier et deux mules à l'heure actuelle ?

Si vous pouvez me donner des tuyaux .....

Si certains arrivent de treek vers ces dates à Padum ou à Lamayuru, on pourrait peut-être s'arranger pour reprendre leur muletier et ses mules. Ainsi, ils ne paieraient pas le retour à vide des mules, nous on aurait notre solution et le muletier gagnera plus à plein qu'à vide. Tout le monde serait gagnants.

Je suis toute ouies...et mercisss
Incredible India, septembre 2009 English translation pending
by Noirdez · 2010-06-08 · 3 replies
Bonjour, voyageuses, voyageurs,

Voici mon petit carnet de route, d'un voyage entre Delhi-Darjeeling-Varanasi-Agra, pendant 2,5 semaines... Deuxième voyage indien pour moi, et premier pour mon ami. Qui a juste trouvé cela aussi fabuleux que moi !

12/09 samedi - départ C’est le grand jour. Aujourd’hui, départ pour Delhi avec mon ami. 3ans et demi après avoir visité le Rajasthan avec mes parents, c’est parti pour un trip de 2 semaines, sac-au-dos. Les conditions de voyage seront bien différentes, mais tellement plus passionnantes !

13/09 dimanche -Delhi On y est, en plein dedans. Au milieu de Pahar Ganj, dans la chaleur et la moiteur de Delhi en plein mousson. La nuit fut courte, et plutôt mauvaise. Revenons sur la journée d’hier : Après une douzaine d’heures de trajet pour faire Bruxelles-Amsterdam-Delhi, nous y étions. Dès la descente de l’avion, on le sent : Delhi est là. Petit contrôle Flu H1N1, douane et l’Inde est à nous. L’aéroport me semble tellement plus « ordonné » que lors de ma première visite indienne ! Petit tour rapide par l’ATM, puis direction le guichet des taxis prepaid (où on se fera avoir avec l’affaire des billets 100R/ et 500R/… alors qu’on venait de le lire. De vrais débutants 😎 ). C’est parti pour « any yellow and black taxi ». Que j’aime ces voitures défoncées, que j’aime cette circulation, c’est ça aussi, l’Inde.

Direction Pahar Ganj donc, vers un petit hotel réservé par le net. Après avoir bien roulé (et ne pas s’être perdu sur un chantier comme en 2005), nous y arrivons. Il fait noir, vaches, chiens et déchets se cotoient dans la rue. Quelques enseignes d’hotels sont allumées et quelques types trainent dehors. Après 2 essais infructueux de la part du chauffeur pour demander où se trouve l’hotel, nous décidons de le chercher à pied. Un rabatteur essaie de nous diriger vers un autre hotel, mais nous ne sommes pas dupes 🙂. Nous finirons par ne jamais trouver l’hotel en question, et trouverons une chambre au Namaskar, avec air co. Ce n’est pas de refus pour cette première nuit, ma tête souffre déjà de la chaleur. La nuit sera courte donc, et plutôt mauvaise, pour cause de mauvais réglage de l’air-co et de jet-lag.

Le réveil fut difficile, après ces deux courtes nuits. Petite douche froide dans une douche/toilette de moins de 2m² et go sur Main Bazar Road.

Quel plaisir ! Cependant, mon ami étant noir (et avec des dreads, qui plus est), nous nous faisons beaucoup beaucoup beaucoup accoster. « Are u jamaican ? » « Is it your real hair ? » « Do u wanna smoke ? ». Halala, tous les préjugés qui ressortent. Ca nous fait sourire.

Le petit dej se fera sur le toit d’un hotel, à l’ombre de ce soleil perçant malgré les nuages. Premier lassi pour mon ami, et il adore. Haa l��inde ! 🙂

En quittant l’hotel, on tombe par hasard sur deux éléphants. Là, en pleine rue ! On se renseigne, et il parait qu’ils sont là pour un petit festival cet après-midi, dédié à Krishna. On verra !

Petit tour sur Connaught Place… Marcher dans cette chaleur n’est pas simple ! Je n’ai jamais autant transpiré, ni sué de ma vie. Nous avalons des litres d’eau.

Retour sur Main bazaar road, et metro direction le Fort rouge. Quel monde dans ce métro ! Mais avec air-co ! A la sortie du métro, on décide de suivre le monde, on verra bien où ça nous menera ! Nous nous retrouvons un peu perdu, mais grâce à notre sens de l’orientation du tonnerre, on retrouve notre chemin. Je me souviens tellement bien de ce quartier, alors que nous y avions passé à peine une petite journée il y a de ça plus de 3 ans.

Nous rentrons sur Pahar Ganj en petit touktouk, afin de profiter de la circulation abondante, et de prendre quelques photos.

Pour le souper, un Malai Kofta + naan dans un buibui du coin (ce gout… je sais pourquoi j’aime tant ce pays !). Les samosas vendus en pleine rue sont également délicieux… Bien que très piquants. On fini par s’y habituer.

14/09 Lundi - Delhi - Darjeeling Longue journée au programme : vol vers Bagdogra, afin de rejoindre Darjeeling. On avait réservé hier un taxi pour 8h30, et voilà-t-il pas qu’à 8h, un type se pointe en nous disant qu’il y a beaucoup de traffic « aujourd’hui » et qu’il faut qu’on parte sur le champ, histoire de ne pas rater notre avion. Quelle blague, comme si les autres jours, le traffic était fluide et sans encombre. 😎 Soit, on préfère faire confiance et ne pas rater le vol. C’est ça aussi l’Inde ! C’est donc parti pour 1h30 d’embout dans la chaleur de Delhi, avec comme douce musique de fond : les klaxons. L’aéroport est tout neuf, et si bien organisé. Il ferait concurrence à Zaventem ! Petit dej avec croissant chaud et décollage en toute douceur dans cet avion SpiceJet. Nous n’apercevrons pas les montagnes de l’Himalaya comme imaginé. Seuls les plus haut sommets se découvriront au dessus des nuages à l’horizon. Arrivée à Bagdogra sur l’unique piste (cela me rappelle étrangement l’arrivée à Antananarivo il y a quelques années, la chaleur en plus) de l’aéroport. A peine la porte de l’avion ouverte : boum, chaleur. On pourrait croire qu’à la campagne (oui, campagne, vu l’immense majorité de vert aperçue de l’avion) l’air serait moins lourd, mais il n’en est rien. 34°c à l’ombre d’après le pilote. Ca nous change de notre petite Belgique, et quel bonheur ! Une fois les sacs-à-dos récupérés, nous prenons un taxi avec 2 français bouddhistes en direction de Siliguri afin d’y trouver une jeep pour Darjee. La route est tout aussi encombrée qu’à Delhi, mais avec beaucoup plus de camions (et leur fameux « Horn please » tout en couleur).

A siliguri, nous trouvons rapidement une jeep. 14 personnes. 5 devant (dont une petite), 5 au « milieu », et 4 (dont nous 2 au milieu des 4) derrière. L’indien à côté de Serge (mon ami) crache ses poumons toutes les 30 secondes. Le trajet risque d’être long. 3h30 de tournants dans des montagnes verdoyantes sur une route en mauvais état avec difficulté pour se croiser. Et dire que les places à l’arrière sont les moins confortables (si on peut estimer qu’il y a qqch de confortable dans cette jeep 😮 ). Au fur et à mesure qu’on s’élève en altitude, la température baisse, pour être progressivement remplacée par un brouillard épais et une pluie persistante. Une halte improvisée-crevage de pneu s’impose, et ce n’est pas pour déplaire à nos petites jambes !

Le changement de roue s’effectue assez vite (pourvu qu’on ne crève pas une deuxième fois quand même) et c’est reparti sur cette route cabossée. Vers 18h-18h15 nous arrivons enfin. On est « débarqué » on ne sait où dans la ville, et il commence à faire noir… vite qu’on se trouve un hotel. Des taximans nous abordent et nous proposent pour 150R/ de nous emmener dans le coin des hotels situé sur les hauteurs de la ville. Les hauteurs, c’est le cas de le dire, car ça grimpe sec !.

Arrivés au Tower View, je pars en « éclaireuse ». La dame me propose une chambre pour 150R. c’est tellement peu cher ! Après « inspection », faite dans le noir et à la bougie car Darjee subit une coupure de courant, cela a l’air correct (surtout au niveau petites bestioles), bien qu’un peu humide. Ok, on prend ! La ville est maintenant dans la nuit et seules quelques bougies éclairent partiellement quelques échoppes en bord de route.

C’est sans doute une réaction stupide, mais après cette agression il y a deux moi en Namibie, un soir (19h) en rentrant d’un resto… Je ne me sens pas à l’aise dans cette ville sombre, que je ne connais pas. On décidera de manger au petit hotel pour cette fois-ci.

Au retour de l’électricité, on aura la chance de découvrir les énormes (j’avoue, j’exagère, mais moi et les araignées …) araignées du couloir !

15/09 mardi - Darjeeling La nuit fut affreusement humide. Le froid a transpercé mes deux couches de pulls. Et ce ne sont pas les couvertures sentant le moisis qui auraient pu améliorer la situation. J’n’ai pas l’habitude de me plaindre, mais là je ne me vois pas du tout rester à cet hotel pour une nuit supplémentaire. C’est décidé, on se trouve autre chose. Ne pas savoir dormir, et tomber malade en vacances… Très peu pour moi.

On boucle nos sacs, et hop dans la rue à la recherche de quelque chose de plus sympathique. En entrant par hasard à l’Andy’s guesthouse, nous rencontrons « notre adorable petite vieille ». Le prix est plus élevé qu’à la Tower View (mais ça n’était guère compliqué), mais il est pourtant tellement doux par rapport au confort offert : chambre bcp moins humide, avec vue, douche chaude. Et même une petite terrasse à 360° de vue sur le toit. On n’hésite pas un instant : on prend ! Petite douche (froide car coupure d’électricité) et direction le centre pour un petit dej. On mangera notre premier morceau de viande, et mon ami, ce carnivore, se sentira « revivre ». Le ventre plein, on se met « en route » (à pied) pour Shree Mahakal Mandir, un temple à la fois bouddhiste et hindou.

Darjee est à flan de colline et rien ici n’est plat. Ce temps est situé sur la colline la plus élevée de la ville. Je remercie mes petits mollets 😎 Juste après l’allée des mendiants (dixit GDR) une « armée » de singe est présente.

Des centaines de rubans de prière multicolores colorent la grisaille du ciel. On est un peu mal à l’aise, ne connaissant pas vraiment ces religions, ni les commodités à l’approche d’un temple. On finira par enlever nos chaussures et faire doucement et silencieusement le tour intérieur.

Petit tour dans les boutiques de la ville, mais tout se ressemble.

On décide donc, afin de découvrir le vrai Darjeeling, de quitter un peu les sentiers battus et de se rendre au Chawk Bazaar. C’est réussi pour le côté « vrai » : pas un touriste à l’horizon. Qu’est ce que j’aime me balader ici. On se sent tout petit, au milieu de tout ce petit monde vaquant à ces occupations. Et pour une fois, pas une remarque concernant les dreads de mon ami. On passe « inaperçus » (tout est relatif.. comparé à Delhi). Ce petit marché est bien coloré : vêtements, légumes, en passant par le « rayon brol » ou encore celui du thé.. où nous y acheterons nos premiers gramme de thé de Darjeeling (c’est aussi pour ça qu’on est là non ?! 😇 ).

Première bière, de la Kingfisher. Ca encore, ça me rappelle des bons souvenirs. Fin de journée glande à l’hotel, afin de se reposer avec tous ces escaliers montés.

La vue à 360° est complètement bouchée par les nuages…

16/09 mercredi - Darjeeling Journée avec un long programme en perspective : plantation de thé, ticket de train pour Varanasi, monastère de Ghoom.. Plaisir d’une bonne douche chaude, suivi d’un déjeuner chez Glenary’s. Le ventre plein, on entame la mission : trouver la plantation de thé qui se trouve apparemment dans le bas de la ville. Le plan du GDR ne ressemble pas à grand-chose, et des ruelles semblent être apparues depuis. Au jardin botaique, nous abordons un gars, qui s’est avéré être bien sympathique. Il fera une partie du chemin avec nous, et nous apprendra bien des choses sur la vie à Darjeeling. Belle petite rencontre !

Arrivés à la plantation de thé, une « adorable » vieille nous aborde, en disant que le guide va arriver et nous installe dans une petite pièce kitsch à souhait : coussins fleuris, tigres en peluche, … Elle commence par nous expliquer le long nom du thé : superfine tippy golden flower … en chanson, s’il vous plait !

Puis vient le temps de nous faire gouter le si mystérieux « 5 second tea » avec toute la description. « Because of the « Happy » ». Il paraitrait que les cueilleurs de feuilles de thé pourraient en garder un petit peu, et la revendraient pour augmenter leurs revenus (ce qui est théoriquement interdit). Ce thé serait exactement le même que celui vendu à Harrods. Je suis très septique. Mais quoi qu’on en dise, ce thé est bon (et vendu très cher, mais « évidemment beaucoup moins cher que chez Harrods »). Suspect. Ensuite visite (expédiée) du processus par lequel passe le thé (séchage … et j’ai oublié le reste). On achetera quand même un peu du dit « 5 seconds tea »… en sachant bien qu’on se fait avoir quelque part !

Après la longue remontée vers la route principale, nous nous dirigeons vers la petite gare de Darjee afin d’essayer d’obtenir un ticket pour Varanasi pour demain. On peut dire que la version du mot « file » en Inde est relativement différente de la version européenne. Un tas, rien d’autre qu’un tas de gens agglutiné devant les 2 tout petits guichets. Au bout de 10 min à se faire dépasser, nous allons parler au station manager. Il nous confirme que ce sont bien ces 2 guichets pour les réservations et que s’il n’y a pas de place dispo, il est toujours possible d’en avoir en « emergency » en payant un petit supplément. C’est donc reparti pour la file indienne (quelle drole d’expression, quand on y pense) où finalement nous ne nous débrouillons pas si mal. Notre tour arrive…. Et il n’y a pas de place. Let’s go donc pour 2 tickets « emergency » en second (ce qu’on croit être II AC). 1314 rouppies en moins et nous repartons. Le train est prévu demain à 17h.

Sur le chemin vers le centre, nous décidons de ne pas nous rendre à Ghoom. Déjà bien marché et bien fait de files pour aujourd’hui. On profitera de cette après midi pour se balader dans la ville, flaner, boire des thé en « observant » la vie autour de nous.

On profite de ce dernier jour de fraicheur indienne… Petit resto avec poulet super archi bon, accompagné de naans. Un vrai plaisir.

17/09 jeudi - Darjeeling - train Aujourd’hui, nous quittons Darjee. Dans cette ville, j’ai l’impression que l’influence du Nepal est bien réelle (bien que je n’y ai jamais mis les pieds ^^). Même les gens n’ont pas le même physique que ceux de Delhi. Petit endroit pour se remplir le ventre et nous descendons vers le bas de la ville afin de trouver une jeep pour NJP. C’est dingue qu’avec le nombre de jeep présentes dans cette ville, nous ayons mis autant de temps pour une trouver une allant dans la bonne direction. Une fois montés à l’arrière et nos sacs sur le toit, nous rencontrons 2 belges d’Eupen. Le monde est un village !

Ce trajet en descente semble tellement plus court qu’à l’aller. Evidemment, le type crachant ses poumons n’est plus là, et ça doit jouer pour quelque chose 😉 Arrivés dans la vallée, la première vraie drache de mousson nous tombe dessus. Avec cette chaleur moite retrouvée, un peu de pluie ne nous fait pas de mal ! A une halte, j’achète, sur les conseils des 2 belges, du Khool. Quel achat ! (Encore maintenant, 9 mois plus tard, je l’utilise !).

C’est reparti pour une petite heure de route, et, après avoir largué les indiens et les 2 belges, nous arrivons avec plus de 3heures d’avance à NJP. Achat de chaines pour les sacs-à-dos dans le train, de victuailles.. Vers 17h, nous apprenons que le train a 3h de retard. Ce qui en tout nous fait 6h d’attente pour en voir des choses. Une gare, c’est un monde à part entière ! Des vendeurs, des mendiants, des enfants des rues, des familles plus aisées, des chiens, des handicapés, des lépreux, des militaires rentrant chez eux.. et bien plus encore. Tout ce petit monde semble bien intrigué par notre présence. Moi, la petite-blonde-cheveux courts-lunettes rouges, et lui ce black-dreadeux. Des regards, des photos, des phrases « Where are u from ? » « Nice hair » et même un type qui vient toucher les cheveux de mon ami, sans rien demander. Quelle vie, quelle misère, quel mouvement, quelle ambiance particulière. Ca se vit, ça ne se raconte pas. Tous ces trains qui arrivent, qui repartent. Ces odeurs, ces bruits… Un monde se déroule sous nos yeux. Le temps passe lentement et nous nous mettons même à scruter les différentes classes des trains qui passent devant nous, afin de savoir à quel type d’indiens nous seront « confrontés » pendant 14h. Il est 20h, le train arrive enfin, et surprise… Nous sommes en « second sleeper » et pas en seconde classe appelée précisément « Two tierd ». Pas d’air-co, pas de compartiments. Que des hommes (je suis vraiment la seule femme du wagon), que des militaires rentrant chez eux. Avec cette chaleur, ma tête risque de souffrir. Nos sièges (lits plutôt) sont les middles, situés, comme le nom l’indique, entre ceux du bas et ceux .. du haut (bien vu !). A peine arrivés que le militaire (surnommé le pervers 😕), avec son lit longeant le couloir me regarde avec insistance. Je n’m’étais pas préparée à ça. Et comme premier voyage en train, ça s’annonce plutôt mémorable ! On cadenasse (comme conseillé dans les guides) les sacs sur mon lit, et après un peu de papotte, la nuit débute. Il fait chaud, et dès que le train s’arrête (relativement souvent et sans raison apparente), les ventilos ne suffisent plus à maintenir une température supportable. La nuit est longue.

18/09 vendredi - train - Varanasi Vers 6h-7h du matin, nous ouvrons un œil, après cette nuit chaude et incomfortable (mais ça, on s’en doutait 😉 ) Vu les 3h de retard du début, on espère arriver vers 10h… Mais l’espoir sera de courte durée ! Un militaire estime l’heure d’arrivée vers 14h. Didju, en plus d’une sale nuit, ça risque d’être une fort longue journée. On décadenasse les sacs afin de relever la banquette du milieu et de nous installer sur celle du bas. Les regards ne cessent pas. On attend avec impatience 14h. Bouquinage, parlotte, prise de vent par les fenêtres aux barreaux. A plusieurs reprise, nous devrons refuser de la nourriture (toujours suivant les conseils des guides papier). Je ne bois que très peu, un peu peur d’affronter les toilettes. Malgré nos estomacs qui comment à se faire sentir, nous sommes décidés à ne pas accepter de la nourriture. En effet, tout le monde n’est pas méchant, faut pas paranoier, mais on est quand même les deux seuls touristes, donc si qqun veut une cible, ça sera nous. Et nous avons entendu trop d’histoires à propos de puissants somnifères dissimulés dans la bouffe. A un des multiples arrêts (j’adoore 🙂 l’incroyable nombre de vendeurs qui circulent dans ce couloir déjà si encombré !), un militaire nous achète 2 pakora et nous les offre directement. Difficile de refuser.. et pas d’arnaque en vue. Go, nos estomacs en meurent d’envie.

On a enfin comprit le mystère du type qui crie « eeeeeyaaaaa » dans toutes les villes chaque matin ! C’est le vendeur de noix de Coco !

S’en suit les berlingots de jus de mangue sortis de nulle part et offert par un type qu’on avait déjà repéré comme bizarre, analysant tous nos faits et gestes depuis l’arrivée dans le train. Nous les acceptons, en sachant que nous ne les boirons pas, mais il est tellement insistant. 10 minutes plus tard, le type suspect refait son apparition. Il nous parle et nous demande si nous avons apprécié les berlingots. « oui oui, merci ». Et comme les indiens « Use and throw », nous les avons jetés, vides, par la fenêtre. C’est sur, nous avons bien fait de les cacher dans notre sac. Ce type attend clairement que l’on tombe ! En plus, il ose nous faire une grande théorie sur la sécurité, la bouffe offerte (« Mais pas d’inquiétude, moi je suis gentil »), les étrangers etc. Il est fort, mais nous le sommes encore plus, et son stratagème (bon ok, on n’est pas sur à 200% mais quand même), n’a pas fonctionné.

Vers 14h, on apprend qu’avant 4h de plus, nous ne seront pas arrivés. Ca met quand même un petit coup au moral, l’arrivée initiale étant prévue vers 7h du matin.

J’attrape mal à la tête, on est fatigués, on doute de tout le monde. Pas facile facile ce premier trajet en train. Pourvu qu’on arrive. Les dernières heures sont les plus difficile, et vers 19h30 quand le train arrive en gare de Mughal Sarai, nous sommes littéralement épuisés.

Un jeune étudiant indien rencontré dans le train prendra un rickshaw avec nous jusqu’à la ville. Ils nous aidera à trouver un hotel… et c’est à ce moment là que …. Je suis tombée dans un trou, ou plutôt une bouche d’égout. On marchait dans une ruelle fort peu éclairée et tout d’un coup, mon pied ne toucha plus le sol, mais trouva de l’eau, environs 1m plus bas. Je n’ai pas pu m’empecher de sortir un beau cris aigu, dont les indiens se souviendront encore longtemps. Heureusement, plus de peur que de mal. Une belle grosse égratinure sur toute la longueur de ma jambe, et quelques énormes bleus. Ca aurait pu être bien pire. On arrive finalement (moi en boitant… avec je ne sais quelle crème indienne sur ma jambe) dans un hotel. On verra bien demain si on change, mais là, il est largement temps qu’on prenne une douche, que je désinfecte tout ça, et qu’on se repose.

19/09 samedi - Varanasi On se réveille assez vite, relativement affamé, et en manque total de sucre. On fait nos sacs, achetons 2 paquets de bisuits et les mangeons avec bonheur (la vie est pleine de petits bonheurs ^^) dans le rickshaw nous emmenant vers les ghats principaux. Il est fait déjà très chaud, et porter nos sac, trouver notre chemin dans ce dédale de ruelles (avec vaches, of course), éviter les rabatteurs est difficile. Nous parviendrons finalement au Vishnou Resthouse, et aurons une chambre à 400 R/ avec vue sur le gange.

Cet endroit est un petit oasis : vue sur le gange, calme, belle petite terrasse, lit pas trop dur, douche (et toilette en même temps, mais on finit par s’y faire), électricité, petit temple et chanson « Hare Krishna », le fou souriant, des gens gentils, moyen de manger sur place…Que demander de mieux. Ce voyage est mouvementé, mais il en vaut la peine !

Après une bonne douche froide (un vrai plaisir, réellement), quelques litres d’eau et du sucre dans l’estomac, nous sommes requinqués, et près à découvrir la ville. C’est parti pour un petit tour dans le Chowk. Notre premier déjeuner-diner se fera dans un buibui le lang de la ruelle principale. Malai Kofta + naan pour moi, et chicken fried rice raté (comprenez sans chicken) pour mon ami. On se sent bien ! Nous continuons la ruelle et arrivons au ghat principal : Dasashwamedh Ghat.

Le soleil tape et la chaleur est bien présente. Penser que le Gange apporterait un peu de fraicher est une grosse erreur de ma part !

Achat de foulard en « soie ». On s’est p-e fait rouler sur la vraie qualité de la soie etc … Mais peu importe, c’est joli, et c’est le principal. Passage sur les ghat (Pandey ghat) devant notre hotel et repos sur la terrasse.

Une fois la nuit tombée, des dizaines de bougies flottent sur le Gange, signe de chance par la personne qui l’a déposée là. Que c’est beau. On a vraiment l’impression que cette ville est sereine, moins speedée que ce que nous avons pu voir auparavant.

Dodo bien mérité, après cette nuit dans le train, et cette nuit avec la jambe charcutée par la bouche d’égout (mais ça nous laisse, mine de rien, de bons souvenirs 🙂 ). Les moustiques, mouches, sauterelles, fourmis, mouchettes, petits scarabées… seront aussi de la partie. Demain c’est décidé, on met le moustiquaire !

20/09 Dimanche - Varanasi Réveil peinard et direction le « Shiva cafe and german bakkery » pour un bon petit dej. Nous n’y arriverons qu’une heure plus tard, faute à la folie shopping dans un maga sur le chemin. Ca sera nos souvenirs à notre retour en Belgique.

Après midi à se balader dans la ville (Ghat, quartier musulman, …). Qu’on est bien !

Le soir, tour en barque au coucher de soleil. Impressionnant comme on voit la ville sous un autre angle ! Pas mal d’anciens palais de Maharadja sur les rives. Dommage que beaucoup d’entre eux soient en mauvais état…

Il commence à faire noir lorsque nous arrivons au Manikarnika ghat, celui des crémations. C’est une ambiance assez pesante qui nous entoure. Une dizaine de bucher brulent devant nous, des familles entières assistent aux funérailles, d’autres attendent qu’une place se libère pour leur défunt.. Il parait que le feu n’a pas cessé ici depuis au moins mille ans. « Evidemment », un pseudo guide pseudo monsieur de la charité monte sur la barque. Après quelques explications sur les rites des familles quand un de leur membre décède (informations ma foi très intéressantes), il nous parle de la pseudo hospice aidant des pseudos gens pauvres et malades. Mon ami, ayant lu dans les guides ce genre de petit stratagème, rentre dans le jeu, et fait semblant de s’y intéresser, pose des questions… Donc les réponses seront courtes et très incomplètes. Il ne maitrise visiblement pas son « piège à touriste » le pseudo guide ! Son histoire est plutôt mal rodée. Sur la fin, « évidemment », il ose nous demander de l’argent (même des euros ou des dollards, il prend tout … tu m’étonnes !), et nous dit de ne parler à personne de ce qu’on lui a donné (20 malheureuses rouppie), car ça serait mauvais pour son karma. Il est fort.. mais là encore, nous ne sommes pas dupes !

Retour vers notre Vishnou Resthouse, entourés de petites bougies flottantes… Un type nous propose d’en déposer sur le Gange également. J’avais envie de le faire, mais là je me suis réellement sentie forcée et cela a gaché en partie mon plaisir. Le geste effectué, il nous réclame 150 R/. Quel bon business le gange quand même ! Il n’en aura que 50, et nous somme bien généreux d’après moi… !

21/09 lundi - Varanasi Journée calme. Dejeuner à notre bien aimé Shiva café, balade dans la ville. L’hivers se rapproche (oui bon, d’accord, doucement), et pourtant l’air reste chaud chaud chaud. On sue à grosses gouttes ! Et on arrive même à grater l’air des ventilos des magasins de soie, tissus etc. Je sais, ce n’est pas cool car on sait au fond de nous même qu’on n’achetera probablement rien… Mais cette chaleur me tue !

En marchant, on arrive un peu par hasard aux ghats de crémation. Cette ambiance pesante est toujours là, bien réelle. Ce tas de bois, ces cendres qui volent, cette fumée épaisse qui te pique les yeux.. Voici un lieu bien étrange, comme habité d’une présence invisible.

Petit tour dans un temple de je-ne-sais-plus-quel-dieux où un gentil « moine » (je ne sais pas comment l’appeler, c’est un homme qui lit et étudie des textes indous pendant au moins 4-5 ans) nous aborde. Petite papote sur ce qu’il fait, sur ce que nous faisons là, etc etc. Sympa !

On décide finalement d’aller faire une petite sieste .. Toujours cette chaleur. L’idéal serait de rentrer en bateau, mais pas envie de repasser par le ghat des crémations.. On marchera donc jusqu’au ghats principaux où nous prendrons notre barque.

Bouquinage, lassi au bord du Gange.. Qu’on est bien !

22/09 mardi - Varanasi Lever à l’aube (4h30 !) pour voir le lever de soleil sur le gange. C’était tout simplement magique ! Une lumière de dingue… Et comme indiqué dans le routard, c’est sans doute la plus grande salle de bain à ciel ouvert de la planète. Des dizaines d’indiens sur les ghats occupés à se débarbouiller dans cette eau soit disant pure (d’une point de vue spirituel, pas vraiment d’un point de vue « écologique »). Et énormément de barques remplies de touristes qui mitraillent avec leur reflex, sans aucun complexe.. J’ai nettement plus de mal de ce côté-là.

Dejeuner avec un gars de Birmingham, bossant pour les enfants des rues, à nous raconter des histoires abrancabrantesques sur les street kids qu’il essaie d’aider et tous les ennuis que cela lui attire. Reste de la journée calme. Dhal Makhani dans un buibui. On essaie de bien profiter de cette dernière journée « calme », avant d’affronter les rabatteurs fous d’Agra, et la nuit en train.

Début de soirée, 2è drache de mousson. Cela rafraichit considérablement l’atmosphère. La mangouste qui se balade à la resthouse prend un malin plaisir à se baigner dans les « pseudo flaques ».

23/09 mercredi - Varanasi - Agra Dernier réveil avec vue sur le Gange, avec le bruit des lavandières tapant leur linge.. Ca va nous manquer… Et les chansons « Hare Krishna » du temple jouxtant notre chambre également …

Check-out et direction « mission rickshaw » dans la chaleur avec nos sacs-a-dos, pesant 2 fois plus lourd suite à tous les souvenirs achetés en chemin. Le conducteur du richshaw est un type sympathique, mais fou, nous parlant de « Africa wild », des pornos indiens … Ca nous amenera à un fou-rire mémorable !

Arrivée à la gare, bien à l’heure, comme d’habitude. Et qui dit gare, dit regard incessant envers ce couple « black and white », et ces cheveux tellement bizarres. Parfois, je sature un peu. A entendre des dizaines de fois par jour (et là je n’exagère pas, pas comme pour les araignées de Darjee) ce style de commentaires… Meme si je sais que c’est de la curiosité, et non de la méchanceté. On investit la cafet’ de la gare… ou nous devrons arrêter de jouer aux cartes car c’est « forbidden ». On n’a jamais compris pourquoi.

Sur le quai de la gare, des attroupements autour de nous, des photos. On est des vraies stars ici en Inde ^^ (Quoi que, dans le centre de bruxelles, les Jap sont aussi impressionnés par « nous »). Etonnament, le train arrive pile poile à l’heure (Incredible India !). Nous sommes en 3 AC. Même configuration que le premier train, mais avec AC, draps et couvertures en plus. Quel changement ! La nuit sera tellement meilleure, et moins stressante qu’en sleeper. Beaucoup de familles indiennes, l’ambiance est vraiment différente.

24/09 jeudi - Agra A 5h50 nous détachons nos sacs et à 6h05 tapante nous entrons en gare d’Agra. Impressionnant cette ponctualité, même les chemins de fer belge (mais je ne sais pas si c’est une bonne référence …) sont moins à l’heure ! Nous prenons un rickshaw en direction d’un hotel repéré dans le routard. Cette nuit est offerte par mon frère, pour mon anniversaire. On espère trouver une petite chambre avec vue sur le Taj.

La chambre désirée est occupée, mais se libèrera apparemment vers 10h, heure du chek-cout des précédents. Parfait ! Douche dans une autre chambre, et roof top pour le petit dej avec vue.

Waw, il est toujours aussi splendide. Le taj semble vraiment sortir de nulle part. J’adore ! J’ai l’impression d’être 3 ans en arrière, de le redécouvrir pour la première fois. Mon ami, qui n’était a priori un peu réticent à voir « ce gros bloc de briques blanches » est conquis ! J’adore encore plus !😎

Glandage jusque 10h pour récupérer la chambre … à 11h toujours rien ! On décide de partir visiter le Taj maintenant, pour pouvoir aller de l’autre côté de la rivière Yamuna au coucher de soleil. Nos sacs dans le cloakroom, et c’est parti !

1500 rouppies en moins et deux petites bouteilles d’eau en plus, et nous y (re)voilà ! Vu l’heure, c’est beaucoup plus peuplé que lors de ma première visite, et on peut dire que ça fait du changement ! Des groupes se forment tout autour de nous, des gens nous suivent, tous veulent des photos d’eux et du couple « black and white »… Certains prennent des photos « volées », comme si on ne les voyait pas. Au début, on joue le jeu, mais trop c’est trop. On est ici pour profiter de l’endroit, pas pour être des bêtes de cirque ! C’est à se demander si les gens préfèrent le taj ou nous (et là, je n’exagère pas …). Dès qu’on se pose quelquepart, c’est l’attroupement.🏴‍☠️ Quand un couple sympa prend 3 photos de nous, ce sont des dizaines (vraiment !) de photos qui sont prises en même temps. Je nous imagine déjà en photo dans leur salon… J’dois dire que j’ai du mal à profiter…

Mais le Taj est là, toujours aussi immense, aussi magique. Après presque 4 ans et 2 visites, je ne trouve toujours pas les mots. On finira par se trouver un petit coin, un peu au calme, pour pouvoir l’observer en toute tranquilité (tranquilité relative par rapport au début de la visite).

Vers 13h30, nos estomacs nous rappellent à l’ordre et nous sortons de l’enceinte (ré-attroupement) pour se trouver un resto avec vue. Petite bière pour fêter ça.

A notre arrivée à l’hotel (15h), la chambre n’est toujours pas libre (« Incredible india »). Ils nous en proposent une autre, mais je ne démords pas, je rêve de cette chambre avec vue. Nous passons à l’hotel d’en face, le Shanti Lodge, où il reste la chambre parfaite, avec vue et air-co. Quel confort, première chambre avec air-co depuis le début du séjour, et par cette chaleur, c’est plaisant !

Débarbouillage et rickshaw pour le Baby Taj. C’est beaucoup plus petit et moins majestueux, mais quel calme ! Il aurait donné l’inspiration pour la construction du vrai et grand Taj.

Ensuite, direction la rivière, pour la vue avec coucher de soleil. Vu que tout est entièrement symétrique, c’est assez troublant. De plus, je retrouve la vue du Taj à 6h du mat’ d’il y a 4 ans, avec la lumière dans le même sens. Perturbant ! Site très calme, avec une petite dizaine de touristes, et pas de « paparazzis » dans les environs. Bonheur. Le soleil se couche doucement et le Taj émet des reflets sublimes, digne d’un conte de milles et unes nuits. On y restera une bonne heure.

Sur le chemin du retour, le pneu avant du rickshaw crêve dans une sombre ruelle. Ma « peur » due à l’attaque au couteau en Namibie revient, et j’dois dire que je ne suis pas très à l’aise. Après pas mal de manœuvres et 20-30 minutes, nous sommes repartis. Ouf. Repas sur la terrasse juste à côté de notre chambre. Coupure de courant durant la nuit… l’air-co ne nous sera donc pas d’une grande utilité !

25/09 vendredi -Agra - Delhi Réveil avec vue sur le Taj. Que demander de mieux ? Petite douche froide (coupure de courant encore), et déjeuner au Yash Café juste à côté. Depuis le début des vacances, mon estomac semblait souffrir de la chaleur, je ne mangeais pas grand-chose, mais je crois qu’il commence à s’y habituer. J’ai une faim de loup.

Le train est prévu pour 14h40. D’ici là, glandouille, mais quelle belle glandouille avec une vue pareille !

Arrivée tardive sur Delhi (comme toutes nos arrivées dans les villes en fait). On avait réservé la nuit au Namaskar, en quittant Delhi pour Darjee… Mais ils ont refilé la chambre à d’autres personnes… Looongue recherche d’un hotel, afin de trouver quelque chose de correct.

26/09 samedi - Delhi Delhi, delhi, delhi. On profite de notre avant dernière journée sur le sol indien .

Lassi, samosa, petits plats indiens, Kingfisher… On fait plaisir à nos papilles gustatives avant le retour dans le monde de la bouffe moins épicées.

27/09 dimanche - Delhi Delhi delhi delhi.

On profite encore et toujours. Derniers achats, souvenirs, petits cadeaux.

28/09 lundi Delhi delhi et nuit dans l’avion.

C'était un voyage pas si long que ça, mais quelle intensité. Quel bonheur d'avoir pu découvrir de si belles villes, en si bonne compagnie ! Il me tarde d'y retourner... !

Incredible India !

Si vous avez des questions plus pratiques, n'hésitez pas :)

Au plaisir de vous lire,

Eva
Avis sur le Potala House à New Delhi? English translation pending
by Laureneparis · 2010-01-20 · 13 replies
Pour mon arrivé à New Delhi, j'ai choisi l'hotel du camps de réfugiés tibétains, le Potala House.

J'ai déjà lu de bons avis sur le sujet dans ce forum, mais peut-être d'autres expériences ?

Mais surtout : Ils demandent 1000Rs pour venir nous chercher à l'aéroport... C'est un peu cher... Je voulais donc savoir s'il n'y aurait pas un moyen d'éviter ces frais comme prendre un taxi directement sur place, un Rickshaw... Petite précision nous arrivons à 23h30.

Voilà j'attends vos suggestions. 🙂
J-9 pour le Rajasthan, que faut-il absolument savoir? (valise et sur place) English translation pending
by Barbara06 · 2009-10-29 · 38 replies
Bonjour, tout est dans le titre, départ samedi 7 pour 15 jours. Que doit on absolument savoir avant de s'y rendre pour la première fois? Et les valises? Trucs et astuces? Les immanquables? Merci pour votre aide beaucoup lu les guides mais les avis des forumistes calent tous les guides de la terre.
Inde - Ladakh, Rajasthan, Goa - trois semaines - septembre/octobre 2009 English translation pending
by Greg69x · 2009-10-25 · 2 replies
Itinéraire :

Arrivé de Paris à Delhi, on y restera deux jours avant de prendre un avion pour Leh pour 4 jours. Retour en avion à Delhi où on prendra dans la foulée un car pour Jaipur. Trois jours plus tard, car pour Agra où l'on passera deux jours avant de remonter une journée à Delhi. Avion pour Goa où l'on passera une semaine puis avion pour Bombay la veille de notre retour en France.

Anecdotes :

- Cuisine :

La cuisine indienne est une cuisine que j'aime beaucoup, d'après ce que j'avais goûté en France dans différents restaurants. Cependant, je partais avec beaucoup d'a priori et un peu de peur. Tout d'abord parce que généralement, les cuisines exotiques que l'on peut goûter en France sont généralement adaptées aux goûts occidentaux et parfois bien différentes des cuisines d'origine. Ceux qui ont été en Chine ou au Japon pourront le confirmer. Ensuite, je m'attendais à une cuisine très relevée. Et enfin je redoutais la turista. Et bien je me trompais sur de nombreux points. Tout d'abord côté piquant. Rien d'insurmontable. Peut être que les restaurants adaptent en cuisine les doses de piment pour les occidentaux, toujours est-il que j'ai toujours pu tout manger alors que je m'attendais à être incapable de finir un plat sur deux. Ensuite, niveau digestion, tout s'est bien déroulé et à part une matinée difficile (peut être également due à l'altitude, on était dans le Ladakh à ce moment là) rien de catastrophique à déplorer. J'ai d'ailleurs été impressionné de ce côté là, car il est possible de trouver de la viande un peu partout. On se demande comment elle est conservée vu le peu de touristes à certains endroits et les problèmes d'électricité en Inde qui doivent rendre problématique le maintien de la chaine du froid pour les aliments congelés. Quoi qu'il en soit, on a très bien mangé, +1.5 kg en 3 semaines, et je peux vous garantir que ce que l'on peut trouver dans des restaurants indiens en France est très fidèle à ce que l'on mange là bas. Dernier point à préciser, une grande partie de la population indienne est végétarienne. Ce qui fait que les plats sont végétariens par défaut, il faut demander les versions non-veg pour y trouver de la viande (90% du temps du poulet). Enfin, du fait d'une grande frontière commune avec la chine, la plupart des restaurants proposent de la cuisine chinoise, plutôt réussie.

- Boissons

Il faut partir du principe qu'il ne faut jamais boire d'eau du robinet. A partir de là, pas de problèmes, on trouve facilement de l'eau et d'autres boissons mais beaucoup plus difficilement de l'alcool, dont la distribution est très règlementée dans la plupart des états (aucun problèmes à Goa par contre). En ce qui concerne les boissons sucrées / sodas, notre préférence, en terme de boissons industrielles, a été vers le Limca une sorte de limonade et le Slice un jus de mangue plutôt épais et pas mauvais du tout. Il y a évidemment les fameux lassis, sortes de milk shake au yaourt généralement avec des fruits mais qui se consomme aussi salé ou avec... du cannabis. On a adoré aussi les jus de cannes à sucres, pressées dans une machine prévue pour, dans lequel est également broyé un citron vert, absolument divin. Concernant les alcools, on a bu que de la bière. Au programme, la marque qui a le monopole en Inde : Kingfisher. Une bière blonde sans prétentions, servie principalement en bouteille de 65cl. Quant à la quantité d'alcool, elle n'est pas indiquée précisément mais par fourchette. Ainsi, la Kingfisher 'normale' et sa déclinaison 'premium' titraient de 3.5 à 5°. Il existait également une déclinaison 'strong' au goût assez chimique et qui titrait de mémoire de 6 à 7.5°. On trouvait difficilement cette dernière. Dans le Ladakh on a également bu de la Godfather, déclinée comme la Kingfisher en normal et strong, servie en bouteille 65cl également. Moins bonne. Enfin on peut également trouver quelques marques étrangères comme Tuborg ou Carlsberg. Comme il faut une licence en Inde pour vendre de l'alcool, on en trouvait difficilement. Dans le commerce, quelques rares wine shops en vendent et dans les restaurants, la plupart n'ont pas le droit mais en vendent régulièrement, plus cher, et souvent 'camouflées', ainsi on m'a servi à plusieurs reprises des bières dans des tellières.

- Trafic

Le plus gros point noir en Inde. C'est tout simplement une horreur. Le fonctionnement est simple : c'est la loi de la jungle. La priorité va au poids. Donc dans l'ordre, on trouve les bus, que l'on a surnommé les terminators, ensuite viennent les voitures, puis les tuc tuc, les motos, les vélos et enfin le piéton. Il faut aussi mentionner que l'usage du klaxon est tout simplement omniprésent. Ca klaxonne absolument tout le temps, pour tout et pour rien. Aux abords des grands axes et en milieu urbain c'est la cacophonie permanente. Il n'y a quasiment jamais de feux aux intersections. De temps en temps, un policier fait la circulation. Le plus dur et le plus stressant est de traverser la rue en ville. Aucun véhicule ne s'arrête jamais. Et si un piéton s'engage alors qu'une voiture arrive, c'est clairement à lui de s'arrêter. Il faut aussi rappeler qu'en Inde, on conduit à gauche. Il faut donc être très vigilent d'autant que des vélos, motos ou tuc tuc roulent très régulièrement à contre sens. Alors qu'on soit perdu dans une telle circulation quand on vient en Inde pour la première fois, c'est compréhensible mais ce qui n'est pas rassurant c'est de voir que les piétons indiens eux même ont l'air aussi perdu que nous dans cette jungle motorisée.

- Animaux

La fameuse vache sacrée indienne. Il y en a partout. De la ville à la campagne, en passant par la montagne et la mer, on a vu des vaches quasiment partout à part à Bombay. Elles se promènent en ville et se posent où bon leur chante. On a assisté au coucher du soleil à des mouvements migratoires de vaches en plein Delhi, c'est un spectacle amusant à voir. Quant à la mer, je ne m'attendais pas à retrouver des vaches jusque sur la plage... Et bien si, parfois par dizaines. On a également croisé pas mal de singes, des cochons, des chevaux, des ânes, des dromadaires... tout ça en ville. Au niveau des oiseaux, Delhi est survolé par de nombreux aigles au gabarit généreux. A Goa, c'est le domaine des corbeaux, de gros spécimens là encore.

- Electricité

Un autre élément assez problématique en Inde. Le courant saute régulièrement, même dans les aéroports. L'éclairage public est quasiment inexistant. Dans le Ladakh c'est encore plus simple, il n'y a pas d'électricité en journée. Le Taj Mahal, une des sept nouvelles merveilles du monde, n'est pas éclairé de nuit. D'ailleurs Agra, la ville du Taj Mahal, est celle où nous avons assisté au plus de coupures de courant : 3 à 5 fois par jour, pour des durées allant de 10 minutes à plus d'une heure. Dans ces cas là, on entend tous les groupes électrogènes des hôtels qui se mettent en marche.

- Tourisme

On n'est pas vraiment sorti des chemins battus, dans la mesure où l'on était en milieu urbain la plupart du temps et à Goa où le tourisme est bien développé. Pas trop de problèmes pour se faire comprendre, un peu acrobatique mais faisable. Les cartes dans les restaurants sont tout le temps en anglais. On a trouvé également assez facilement des guests houses, pas toujours d'un grande qualité, un peu crade et à la douche sans eau chaude ni pression, ce qui oblige à se laver au seau, mais rien d'insupportable non plus. Si possible, visitez les chambres avant de choisir votre hôtel / guest house. Pour les transports, pas trop de problèmes non plus, on trouve facilement des tuc tuc en ville, et pour les distances plus longues on a à chaque fois opté pour le car, tous nos trajets se sont bien passé.

- Budget

On était parti avec 2500€ en liquide pour deux et pour trois semaines, le taux de change durant notre séjour avoisinait les 70 roupies pour un euro. Pour donner une idée des tarifs, on a payé nos guests houses de 600Rs (8, 50€) à 1600Rs (23€). Pour les repas, de 300 Rs (4, 25€) à 1000 Rs (14€). Les bières (65cl) coutaient de 70 Rs (1€) à Goa à 200 Rs (3€) à Bombay où tout était particulièrement cher. Les trajets en car nous ont couté aux alentours de 400 Rs (6€) pour des trajets d'environs 5 heures (grosso modo 200 km). On avait acheté notre vol aller-retour Delhi - Leh en France, 6 mois à l'avance, 100€ par personne. On a acheté sur place nos vols Delhi - Goa et Goa - Bombay dans les 80€ par vol et par personne. On est revenu à Paris avec 700€. On en a donc eu pour 900€ par personne pour 3 semaines, déplacement, hébergement, repas et souvenirs compris, sachant qu'on s'est fait plaisir et qu'on n'a pas regardé à la dépense.

25/9/2009 :

Arrivé à Delhi. Longue attente des bagages. Chauffeur avec pancarte "Grégoire". Rally klaxon jusqu'à Delhi. Arrivé à l'hôtel India International, grande chambre, immense lit. Petit diner sur terrasse, première bière Kingfisher. Nan fromage sans intérêt et poulet massala, bonne sauce mais que des os dans les deux petits bouts de poulets.

26/9/2009 :

Petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel, salade de fruit, Kingfisher, omelette. Premier tour sur le main bazar : assez hardcore, beaucoup de monde et énormément de trafic. Série de boutiques puis arrivée au bout de la rue qui donne sur un énorme carrefour et la gare : über crowded. On abandonne, retour sur nos pas, petit coup à boire sur une terrasse où ils refaisaient la peinture, pas de bière. Petit tour rapide dans mainbazar puis on trouve un des rares (le seul ?) bar un peu moderne qui, manifestement, sert de la bière. On en profite pour tester notre premier thali, un assortiment de plat typiques indiens. Celui si sera excellent, pas trop épicé, seul le riz est quelconque. On repasse à l'hôtel, qui était juste à côté, prendre une petite douche. Direction ensuite la India's Gate, un arc de triomphe. Premier tuc tuc (ou rickshaw) pour l'occasion et clairement, à Delhi, mieux vaut être dans la circulation qu'à côté. L'India's Gate est sympa, c'est calme. On remonte ensuite toute l'avenue qui mène au parlement. Jolis bâtiments envahis de singe qui font des galipettes dans l'herbe. Pour partir de là, on décide de tester le métro. Il est tout neuf, propre, classe. A l'entrée, on passe un contrôle avec fouille et détecteur de métaux, digne d'un aéroport. Il n'y a pas trop de monde, bizarre pour une ville de 13 millions d'habitants. Il faut dire qu'on était à un terminus. Deux stations plus tard, à une correspondance, le métro est pris d'assaut. On descend à Chandi Chowk, grosse erreur. La queue pour rentrer dans le métro est hallucinante mais relativement ordonnée. On avait pas croisé de mendiants jusque là mais, à la sortie du métro, ils sont des dizaines par terre. Le passage n'est pas large et la densité de la foule empêche de s'arrêter. On est prit dans un flux de personnes qui nous conduira sur un grand axe. Là, énormément de monde, la circulation est on ne peut plus dense. Sur notre droite, une mini décharge. Un tas d'ordure haut comme un étage d'immeuble. Un gamin fouille dedans. Bizarrement, ça ne sent pas. Il est environ 18h et il commence à faire nuit. Depuis cet axe, on ne sait pas trop où aller. La monstrueuse queue dans le métro nous empêche de rebrousser chemin. On va découvrir la rush hour à la Delhi. Au carrefour un peu plus loin, on voit quelques tuc tuc, notre seul salut. On s'y rend tant bien que mal, traverser la route sera une épreuve qui nous prendra plusieurs minutes. Et là, aucun d'eux ne veut nous prendre. Sachant qu'en journée, les tuc tuc nous accostent 15 à 20 fois par jour, ça fait bizarre. Le mélange de la chaleur, du bruit assourdissant des klaxons et de la circulations, des fortes odeurs de nourritures, d'épices et d'autres, de la densité aussi bien sur la route que sur les trottoirs avec la nuit qui est maintenant tombé et les éclairages publiques qui tentent vaguement de prendre le relais mais sans succès donne un cocktail aussi impressionnant qu'oppressant. On ne peut même pas s'arrêter deux minutes quelques part pour souffler un instant et réfléchir sur où aller ou quoi faire à cause du flux permanent de personnes. Nous sommes sur un grand axe et, d'aussi loin qu'on puisse voir, pas l'ombre d'une rue ou d'un endroit un peu plus calme. On essaye de rejoindre le Red Fort et heureusement, en chemin, on trouvera un tuc tuc qui daignera nous prendre pour le prix d'une course triplé. On s'engouffre dedans en espérant sortir de cette folie au plus vite. Quelques instants plus tard, à un feu rouge, un mendiant atteint d'éléphantiasis aux testicules surgit de nul part, l'élément sus-nommé entre les mains. Finalement, le tuc tuc réussit à nous ramener vers mainbazar qui du coup nous parait presque calme. Welcome in India ! Cette fin d'après midi nous a clairement fait comprendre qu'on était en Inde, un pays de plus d'un milliard d'habitants. On se réfugie dans le bar boire quelques bières pour se remettre de nos émotions, puis passage à l'hôtel pour prendre une douche (on n'est pas spécialement chochotte là dessus, pas du tout même, mais à Delhi, on se sent vite crade : la sueur et la poussière, c'est un mélange radicale) et dîner sur le toit du Metropolis dans un restaurant réputé où on mangera un fish curry et un chicken tikka excellents, accompagnés d'un riz de haut vol.

27/9/2009 :

Daniela se lève et part faire quelques emplettes à mainbazar, le temps pour moi de dormir un peu. On commande un taxi pour le lendemain 4h. Déjeuner sur le toit du Shelton. Malgré la frayeur de la veille, le projet pour l'après midi est de visiter le Red Fort. On descend de notre toit à la recherche d'un tuc tuc qui nous apprendra qu'aujourd'hui démarraient des festivités qui duraient trois jours et se déroulaient en partie au Red Fort. On déclare forfait pour aller finalement dans un camp de réfugié tibétains recommandés par le Routard. L'endroit est, en effet assez impressionnant de calme par rapport à Delhi mais on en fait vite le tour et, à part un petit temple, il n'y a pas grand chose à voir. Retour vers mainbazar pour une petite session shopping avant d'aller boire un verre sur une terrasse, avec une superbe vue sur l'une des places de mainbazar. On assistera au coucher de soleil avec un défilé de vaches un peu indisciplinées faisant tomber des scooters garés par ci, grignotant sur des étales par là. A la nuit tombée, on retourne à notre hôtel pour ranger nos affaires, il faut qu'on se lève à 3h30 pour prendre notre avion pour Leh. Comme il est dur de trouver des bières en Inde, on retourne à notre bar prendre l'apéro où on rencontrera deux français (Loïc, si tu nous lis !) avec qui on discutera de l'Inde avant d'aller dîner sur une des seuls terrasses de Delhi où on peut commander des magic lassi (ou bang lassi). Une petite explication s'impose : le lassi est une boisson indienne à base de yaourt, généralement mixée avec des fruits. Le magic lassi garde le concept de yaourt mixé mais l'ingrédient n'est plus un fruit, mais une plante, enfin une résine de plante, pour ceux qui n'ont toujours pas compris, c'est du cannabis. Un élément présent dans la culture hindou bien qu'interdit en principe, au cour de notre voyage on nous en proposera une vingtaine ou une trentaine de fois. Bref, nos deux compagnons sont des habitués et je ne suis pas un débutant en la matière. Mais celui là sera particulièrement costaud. Résultat : bonne session paranoïa et 3 heures de sommeil assez chaotiques. Je n'en recommande pas l'usage quand il y a des choses importantes à faire après.

28/9/2009 :

Réveil à 3h30, je suis un peu dans les choux mais opérationnel. Taxi direction l'aéroport domestique et après 1h20 de vol au dessus de l'Himalaya on atterrit à 3500m d'altitude, à Leh dans le Ladakh. Taxi pour atteindre la ville puis Daniela me laisse avec les bagages à une petite terrasse, le temps d'inspecter les guests houses environnantes. On en choisi une avec une superbe vue sur les montagnes. Bizarrement, on n'est pas fatigué. On fait notre premier tour dans Leh, on grignote un morceau sur une terrasse puis on se perd en bas de Leh, ce qui nous permettra de découvrir les maxi taxi locaux. On loue ensuite un taxi pour l'après midi (500Rs) avec lequel on ira voir le Shanti Stupa, le Tsemo Gonpa et le Royal Palace. Retour à Leh, déjeuner sur une terrasse, puis retour à la Guest House pour deux heures de sieste bien méritée. On ressortira dans un Leh où la nuit tombe tôt, les degrés et l'animation avec. On croisera quelques français puis retour dans le noir complet à notre guest house pour tenter de s'endormir, ce qui nous prendra pas loin de 3 heures...

29/9/2009 :

Deuxième jour à Leh. Sur les conseils de tous les gens qu'on a rencontré, on ne fera pas grand chose aujourd'hui. Breakfast sur une terrasse sympa malheureusement face à des travaux. Balade dans les ruelles de Leh puis petite bière dans un restaurant tibétain. On loue une jeep pour le lendemain pour aller voir les environs. Retour à la guest house, petit passage sur internet, puis apéro avec des français, allemands et hollandais de la guest house et d'ailleurs. Dîner tous ensemble dans un autre restaurant tibétain.

30/9/2009 :

Réveil à 08h30 pour la jeep. Au programme : Thiksey, Hemis et Shey. Thiksey est un monastère en activité. Perché en haut des montagnes, on le visite, ainsi que son école où l'on croise de jeunes bouddhistes en attente de cours d'anglais de maths ou d'indiens. On fait le tour du monastère puis on remonte sur le toit de la salle des prières où deux moines jouent de leurs énormes cornes face à la vallée. Suite à cela, ils enfileront leurs bonnets de cérémonie et continueront à jouer face à la vallée une sorte de trompette cette fois ci. On descendra ensuite dans la salle des prières où les moines ont commencé à se rassembler. On s'assoit dans un petit coin avec les quelques touristes présents (des bikers !). La cérémonie commence. C'est un ensemble de chants et de psalmodies qui, de premier abord, à l'air assez décousu jusqu'à ce que, au bout d'une quinzaine de minutes, d'une synchronisation impressionnante après l'apparent désordre des prières, tous les moines tapent des mains. Les prières continuent avec l'apparition par moments d'instruments de musiques. On quitte la cérémonie pour rejoindre notre jeep, on a passé pas loin de 2h30 à Thiksey. Direction Hémis, un autre monastère, assez éloigné. Le voyage sera de toute beauté, à travers de petites routes disparaissant dans le paysage lunaires du Ladakh, traversant des cours d'eau, de frais éboulements ou encore des bases militaires indiennes. L'arrivée sur Hémis est impressionnante car le monastère est situé dans le renfoncement d'une montagne et n'apparait brutalement qu'un kilomètre avant d'y arriver. Le bâtiment est intéressant, l'emplacement surtout, avec cette montagne en diagonale, marquée de stries parallèles impressionnantes. On ne restera pas longtemps car d'une part le monastère n'est pas très grand et il n'y a pas grand chose à voir et d'autres parts, nous avons passé énormément de temps à Thiksey et nous devons ramener la jeep en début d'après midi. Retour ensuite vers Leh et dernière étape à Shey. Après une longue grimpette bordée de moulins à prières, on arrivera à Shey, malheureusement à l'heure de fermeture (13h). La vue sur la vallée par contre vaut le coup. Retour à Leh, avec un petit arrêt en chemin par un wine shop pour acheter quelques bières. On rend la jeep puis on se fait un petit apéro dans notre chambre avec la superbe vue. Direction la terrasse Leh View pour un déjeuner tardif de 15h à plus de 18h dont les effets seront... pénibles. De retour à la guest house, la fatigue l'emporte et on s'endormira sans ressortir dîner.

1/10/2009 :

Ce qui devait arriver arriva. Le mélange d'altitude, du paneer massala de la veille et des nombreuses bières (Godfather strong, bien chimiques) aura raison de moi et je passerai la matinée cloué au lit. Dans l'après midi, ça va mieux, dernier petit tour dans Leh, petites emplettes et coucher tôt, on repart demain.

2/10/2009 :

Réveil tôt, taxi pour l'aéroport puis avion pour Delhi. De l'aéroport taxi old school pour Bikaner House, petite gare routière d'où partent les bus pour Jaipur. On prend nos billets (environ 400 Rs par personnes), notre car part 1h30 plus tard, à 12h30. Le trajet se déroule presque tranquillement, à part les pénibles coups de freins, de volant et de klaxons. Le car se transforme au gré de la route en véritable 4x4 avec des situations rocambolesques à l'indienne où notre car, déjà en train de doubler à moitié dans le fossé et par la gauche (équivalent de doubler par la droite chez nous) se fait doubler par des voitures, encore plus à gauche, même plus sur la route. L'arrivée à Jaipur sera un peu stressante car de nuit, harcelés d'indiens, avec nos gros sacs et sans savoir exactement où on allait. On finira par trouver un petit hôtel sympa mais sans plus où on pourra prendre une petite douche et manger sur le toit un excellent chicken chopsuey.

3/10/2009 :

Petit déjeuner au Jaipur Inn pour le tester. Terrasse sympa mais self service, le seul qu'on verra en inde, piaules sympas mais sans plus, ça ne mérite pas le déménagement. On prend notre seul et unique vélo-pousse-pousse du voyage pour nous emmener à une des portes de la vielle ville. La old city de Jaipur c'est ouf. La première impression est prenante, d'autant que le passage de la porte condense le trafic, les piétons et le bruit. Pour éviter la première avenue, surchargée, on prend une petite rue sur le côté au bout de laquelle on tombera sur une porcherie. Ou plutôt sur une quinzaine de cochons en train de s'attaquer à un tas d'ordure. On finira par rejoindre l'artère principale, bordée de petites boutiques exclusivement dédiées dans ce coin de la old city, à la cuisine et aux épices. On repassera à l'hôtel pour changer de chambre, la notre était sous les cuisines de la terrasse et très bruyante. On en profite pour boire une bière et manger un morceau. L'après midi, on fera un city tour en tuc tuc. Au programme, l'Amber Palace, un magnifique château haut perché et peuplé de singes penseurs, puis Jal Mahal, un palais sur l'eau, magnifique mais inaccessible. Ensuite, dans Jaipur, l'observatoire, sans intérêt, et le City Palace, grand ensemble de bâtiments encore habité par le Marajah de Jaipur. Enfin, un bref aperçu du Hawa Mahal, le palais des vents, le plus bel édifice de Jaipur, qui venait de fermer (17h). Pour finir, à la demande de Daniela, le tuc tuc nous déposera dans une adresse à lui, inaccessible sans connaitre : un tailleur de renom pour y tester saris et autres vêtements typiques. Retour à l'hôtel puis diner sur la terrasse de l'hôtel Pearl. Terrasse magnifique et superbe vue sur un petit fort à côté. Butter chicken de qualité pour moi et riz impeccable. Le thali de Daniela était sans intérêt par contre.

4/10/2009 :

Réveil à Jaipur, petit déjeuner au Pearl puis visite du fort d'à côté. Impressionnant. On a tourné un peu en rond autour avant de trouver comment s'y engouffrer. A l'intérieur, plusieurs familles s'y sont installées. Le décalage entre ce vieux fort, encore présent en plein milieu de la partie 'moderne' de la ville et les familles qui s'y sont installées avec leurs tuc tuc, leurs motos et leurs 'maisons' aux murs bleus, est saisissant. Depuis les remparts, on a une superbe vue sur la ville. On retourne au Hawa Mahal dans le but de le visiter cette fois ci. Pour information, ce bâtiment a été construit afin que les femmes puissent observer ce qu'il se passait dans la rue. Ça n'est en fait qu'une grosse façade ajourée. Avec les étages, le bâtiment est de plus en plus fin. Le seul inconvénient est qu'il donne sur une des artères de la vieille ville, il est difficile d'en profiter d'en face, au milieu du trafic ou des boutiques de vêtements aux vendeurs lourdingues. On se fait souvent la remarque que tel ou tel monument est plus impressionnant en vrai qu'en photo, pour celui là, c'est le contraire. En redescendant, on trouve un resto réputé de la old city. Il est en effet sur-blindé et ce qui est amusant est qu'on y entre par une pâtisserie. Comme il y a trop de monde, on mange dans une arrière salle. Au programme le super-thali maison. Le verdict est malheureusement sans appel : aucun intérêt. Sans être mauvais, ça n'est clairement pas bon. Ajouté à cela, la note la plus élevée de notre voyage jusqu'à présent (environ 900 Rs) et le mal de ventre qui me renverra dans les toilettes du restaurant un quart d'heure après notre départ et on obtient le plus gros échec gastronomique de notre voyage. Une fois remis je rejoins Daniela en plein shopping. On y passera l'après midi avec une belle découverte, les ruelles de la old city dédiées aux textiles. Au programme, un arc-en-ciel de couleurs et de lumières au milieu des femmes en saris assises dans les boutiques recouvertes de matelas. Retour sur la terrasse du Pearl pour le dîner, une adresse que l'on recommande chaudement, pour la partie hôtel également, les chambres avaient l'air sympa aussi mais on n'a pas voulu perdre de temps à déménager.

5/10/2009 :

Aujourd'hui, on s'en va. Direction Agra et le Taj Mahal. La pluie est de la partie. Tuc tuc direction la gare pour prendre nos billets de train. D'après internet, il en reste. Arrivés sur place, on commande nos billets, coup de bol, il en reste pile deux ! Le problèmes c'est qu'il y en a pour un peu plus de 1000Rs et qu'après vérification, il ne nous en reste que 500. Opération tuc tuc express pour aller faire du change, mais le temps de revenir et de faire la queue, too late, il n'y a plus de places. On se rabat sur le bus, départ à 13h. On attend une heure à la gare routière sous l'œil d'indiens curieux puis on prend le car à moitié vide pour Agra. On arrive une fois encore de nuit, mais cette fois, on saute dans le premier tuc tuc venu et direction une adresse du routard. Il ne reste qu'une chambre, sans intérêt mais on a la flemme de faire la tournée des guests houses. On réalisera par la suite qu'on était pas si mal tombé, le niveau des guests houses à Agra était bien bas. Bière sur notre terrasse puis, avec la pluie, on fuit vers une autre terrasse, abritée, où on sera servi par un gamin d'une douzaine d'années. Au menu, des noodles et un thali pour conjurer le mauvais sort du dernier de piètre goût.

6/10/2009 :

6h et quelques, Daniela tourne en rond dans le lit. La question est de savoir quand aller voir le Taj Mahal et s'il va pleuvoir. Vers 7h on se met en route, petit déj à côte de la South Gate puis entrée à l'ouverture, 8h. Au passage, il nous en coutera 750 Rs contre 20 pour un indien... Anyway, on entre, c'est beau. Photos puis on passe la vraie South Gate et là, le mirage devient réalité. Le bâtiment est splendide et sa symétrie impressionnante. il fait plutôt gris mais tant mieux il n'y a pas trop de monde. On fera le tour pendant 2 heures. A l'intérieur, rien ! Juste la tombe (vide) de sa bien aimée et celle de Shah Jahan, seul élément d'asymétrie de tout l'ensemble. Cet énorme bâtiment est donc seulement une tombe ! S'en suit un déjeuner sur la terrasse de notre hôtel avec vue directe sur celui que l'on vient de quitter. L'après-midi, direction le Red Fort d'Agra. Magnifique fort avec de joli palais à l'intérieur et vu splendide sur le Taj Mahal. L'ensemble est parfois un poil chaotique, on a l'impression que des palais ont été successivement construits les uns sur les autres. Retour vers le Taj Mahal pour quelques bières et un dîner sur une terrasse avec vue.

7/10/2009 :

Réveil tôt, bagages et tuc tuc pour la gare routière. Bus AC (230 Rs) où on seras 5 ! Arrivée à Delhi 5h plus tard, tuc tuc pour le main bazar et chambre au Shelton. "Déjeuner" sur le toit, petite phase shopping puis bières et dîner (les meilleurs thalis qu'on ait mangé en Inde) dans le resto fashion à bières.

8/10/2009 :

Aujourd'hui, Daniela voulait faire du shopping, l'occasion pour moi de souffler un peu de cette vie indienne agitée donc grosse session Zelda Phantom Hour Glass sur DS. Déjeuner sur notre terrasse et dîner sur le Metropolis, où le repas sera encore de grande qualité : excellent butter chicken pour Daniela et crevettes curry de toute beauté pour moi, accompagné d'un riz saphrané plutôt pas mal.

9/10/2009 :

Réveil tranquille puis taxi pour l'aéroport domestique. Cheap compagnie low cost GoAir, du coup, terminal du bas clairement moins bien que celui du haut. On se demandait ce que pouvait bien servir les macdo en Inde, on a eu notre réponse : des veg, chickens et fish burgers ainsi que des nuggets. On s'expédie un chicken burger avant de décoller. Arrivés à Goa, on prend un prepaid taxi (950 Rs !!!) pour Vagator, un petit village au dessus d'Anjuna Beach. Une bonne heure de route plus tard, on arrive. La plage n'est pas super et ça à l'air mort. Pris un peu de panique, on demande au taxi de nous déposer plus bas à little vagator. Ca à l'air encore plus mort : deux guest houses, un bar et trois magasins dont deux fermés. Daniela visite les guests houses, elle qui voulait des cabanes dans l'esprit de celles qu'on avait en Thailande, c'est clairement pas ça. Par contre, il y a un hôtel : The Alcove. Daniela visite donc l'hôtel et on se décide à y rester au moins une nuit, pas le courage de trouver un taxi et de repartir à l'aveuglette avec tous les bagages. Quelle bonne idée, l'hôtel est super, piscine, vue plongeante sur la mer et resto de grande qualité ! 1600 Rs la nuit, manifestement au tarif hors saison. Petite balade le long de la magnifique plage et première rencontre avec le seul inconvenient de cet endroit paradisiaque, les vendeurs ambulants, un poil relous. Notre balade se termine dans une petite paillote, les pieds dans l'eau. Au menu, poisson fraichement péché et bière. On n'aura plus de problèmes de ce côté là d'ailleurs, dans l'état de Goa, on trouve de l'alcool partout. Retour sur la terrasse de notre hôtel pour un magnifique couché de soleil avec des cocktails de qualité. Dîner au même endroit : salade de crevettes sauce cocktail, seafood sizzler (assortiments de poissons et fruits de mer sur plaque chaude) et brownie.

10/10/2009 :

Réveil, baignade dans la piscine, petite session bronzette et petit déjeuner sur la terasse : calamars (excellents !!!) et club sandwich chicken. Après-midi, baignade dans la mer et déjeuner dans la paillote : thon et Kingfisher. Cocktails sur notre terrasse pour le coucher de soleil puis taxi pour Baga. Après le calme et la beauté de notre little vagator, nous revoilà dans le clinquant, bruyant, cher et sans intérêt. Effet hors saison ou mode passée, on n'entendra pas une note de Trance. Une vague soupe électro dans un bar-je-me-la-pète, sinon les clubs proposent rnb, house et bollywood music (!). Petites courses dans un wine shop et dîner dans un petit boui-boui qui nous servira d'excellente crevette sauce coco. Retour en taxi déçus, on ne fera pas la teuf à Goa. Dernier apéro devant notre chambre et dodo.

11/10/2009 :

Réveil tard (11h !!!), petit déj dans une paillote, salade crevette ananas et calamars. On a enfin vu des vaches sur la plage, et pas qu'un peu, une trentaine de meuh meuh posées sur la plage et sous les cocotiers environnants, à côté d'indiens qui pic-niquait (dimanche oblige). On s'est promenés en retournant vers Vagator, on est rentré un peu dans la village, on a gouté un merveilleux jus de canne à sucre, écrasés avec un citron vert dans une machine folklo. Noix de coco sur le trajet. Retour à l'hôtel, petites baignades express de Daniela dans la mer puis dans la piscine puis petite phase de prélassement à l'hôtel. Puis retour dans une paillote pour un apéro chargé à base de bières pour moi et de coconut fegi (alcool à base de noix de coco) mélangé à du Limca, et des seafood noodles. Retour à l'hôtel pour continuer l'apéro puis dîner : salade de crevettes avocats, calamars (again) et crevettes + frites. Puis squatte de la terrasse de l'hôtel avec nos petites enceintes pour un blind test.

12/10/2009 :

Réveil pas trop tard, baignade piscine. Petit déj dans la paillotte de 74 qui venait d'ouvrir. Au menu, Israeli breakfast et chicken burger. Zooz à l'hôtel puis baignade à la mer et déjeuner dans une paillote, prawns noodles et beignets de calamars. Retour à l'hôtel pour douche puis une autre paillote pour un coucher de soleil avec de fortes éfluves de cannabis derrière nous. Apéro puis dîner au resto de l'hôtel où j'ai pu assister en cuisine à la préparation de mon butter chicken et des crevettes de Daniela, un grand moment !

13/10/2009 :

Réveil puis petit déjeuner dans une paillotte, au menu Indian breakfast : sorte de naan très légers, frits, avec une soupe à base de curry, pomme de terre et petits pois. Séquence bronzette - piscine puis déjeuner à l'hôtel des Tiger Parwns, énormes crevettes délicieuses au prix démesuré. Balade ensuite dans Little Vagator à la recherche de Jackie, le coin change ouvert. Le personnage est rigolo et attachant. Retour à l'hôtel pour le coucher de soleil arrosé des toujours aussi bons cocktails maison. Au menu de ce soir, kebab maison, de poulet, entouré d'une étrange mousse assez aérienne, audacieux et sympatique. Et baby shark, une pure merveille !

14/10/2009 :

Aujourd'hui, c'est mercredi. Marlgré le peu d'animation alentours vu que la saison n'a pas n'a pas encore vraiment commencée, un marché assez connu doit quand même avoir lieu à Anjuna Beach : le Flea market. Direction Anjuna donc qui ne s'avère pas si loin que cela de little vagator mais le marché est tout au sud d'Anjuna, ce qui prolonge grandement la course. Arrivé sur place, le marché a bien lieu, il est même bien rempli. C'est l'endroit où l'on verra le plus d'occidentaux de notre séjour. On passera la journée entre shopping, bières et resto, avant de rentrer pas trop tard vers notre coin plus calme et plus joli pour notre dernier coucher de soleil à Goa. Retour avec un tuc tuc à portières ! Joli coucher de soleil sur la plage avec une bière puis retour à l'hôtel pour un bon dernier repas de crevettes, de calamars et de crabe.

15/10/2009 :

Fini Goa ! On va à Bombay (Mumbai) passer une dernière journée avant de rentrer à Paris. Le voyage ne s'annonce pas trop pénible, il n'y a même pas une heure de vol de Goa à Mumbai. Pourtant il sera bien galère et nous replongera froidement dans tout ce qu'on a détesté en Inde. Tout d'abord, il faut retourner à l'aéroport : 1h30 de taxi, pas de tout repos : ça accélère, ça freine, ça tourne, ça monte, ça descend, ça klaxonne, ça tremble sur les routes en mauvais état et il fait chaud. A l'aéroport, on poireautera 2h et quelques à cause de notre avion qui avait une heure de retard. Arrivés à Mumbai, on se tapera notre pire trajet en taxi. Les taxis typiques indiens sont très peu confortables et sans être un géant, je suis obligé de me tenir dans une position à moitié courbé assez désagréable si je ne veux pas me cogner la tête à chacune des nombreuses bosses que l'on croisera sur notre chemin. Il n'y a que 20km de l'aéroport à Colaba, quartier cosmopolite et recommandé aux abords de l'hôtel Taj Mahal, mais quasi-uniquement en milieu urbain. Arrivé à 16h30, on mettra plus de 2h à faire ces foutus km, pris dans la rush hour de Bombay et la nuit qui tombe. On aura même droit à un détour par la station service pour faire le plein, qui se fait de manière spécifique pour ces taxis, donc pas n'importe où et avec une file d'attente conséquente. On est avec tout nos gros bagages, il fait nuit, l'anarchie du traffic est affolante et on ne sait pas où on va. On est pris au piège dans ce taxi dans lequel on sue à grosses goûtes, et qui comprenant notre agacement suite à la demi-heure de perdue en essence mettra tout son zèle et son klaxon pour gratter les moindres centimètres possibles entre bus et camions. Finalement arrivés, on sera accueilli par une bande de chien enragés et des pétards à vous en faire éclater les tympans pour célébrer Diwali. La cerise sur la gâteau sera le piètre niveau des guests house environnantes (il y avait des puces gorgées de sang dans la notre) associé à un tarif à la Bombay démesurés : 1200 Rs pour la pire chambre de notre séjour. La maigre consolation sera aussi amère que le reste de la journée : le Léopold café, au pied de notre guest house, dont on avait lu que du bien, est un repère à occidentaux plein à craquer, ultra bruyant et aux prix exorbitants. Bref, ce genre de journée marathon dont on se passerait bien.

16/10/2009 :

Ce soir, on rentre à Paris. Enfin, notre vol est à 2h30 a.m. La motivation pour faire un tour dans Bombay est clairement retombée depuis la veille. Cependant, reposé (ou presque), douché (ou presque), sans nos gros bagages et de jour, le quartier semble beaucoup plus vivable. D'autant que le quartier est sympa et truffés de bâtiments intéressants : la gateway of india, le taf mahal hôtel, le prince of wales musuem et d'autres édifices de toute beauté. On passera donc la journée à se balader, à se poser dans des petites boutiques à jus de fruits et de canne à sucre, avant de dîner et de prendre un taxi pour l'aéroport à 22h. Mention spéciale pour l'inéficacité du personnel et de l'organisation de l'aéroport. En cumulé, on aura passé 2h30 à fair la queue (enregistrement / sécurité / immigration), sachant qu'on était arrivé quasiment 4h avant le décollage. En comparaison, à l'aller, on a fait moins de 20 min de queue tout compris en arrivant à peine 2h avant...

Conclusion :

L'Inde est un pays fascinant mais avec quelques aspects vraiment pénibles, je comprends maintenant mieux certains commentaires que j'avais lu où les gens évitaient de sortir en ville et restaient dans leurs hôtels le temps des correspondances. C'est donc la densité de population et le trafic qui nous a le plus posé problème. A côté de ça, on a vu des endroits magnifiques et on a extrêmement bien mangé. Je pense que c'est un pays où il faut aller au moins une fois pour se rendre compte. Cependant je ne recommande pas aux personnes qui n'ont pas le cœur bien accroché ou qui traversent une période de vie difficile, je ne connais pas les chiffres des rapatriements (pour cause physique ou mentale) ni le nombre de personnes qui "s'égarent" en Inde mais ça doit être conséquent.
Itinéraire de douze jours entre Delhi et le Rajasthan en avril 2009 English translation pending
by Deborah75001 · 2009-01-29 · 40 replies
Voilà alors merci à tous ceux qui m'ont répondu sur mon message initial, vu qu'il a été transféré dans la rubrique "voyage avec enfants, " je fais un post à part pour mettre au point l'itinéraire.

je rappelle les données:

Nous arrivons à Delhi le 14 avril à 4h du matin et nous repartons le 26 avril à 6h du matin. Ca nous fait donc du 14 au 25 avril, soit 12 jours complets. En étudiant les guides du routard et Lonely Planet j'arrive à l'itinéraire suivant:

jour 1 (14 avril) : 1 jour à Delhi

jour 2 (15 avril) : Départ Agra par le train du matin, trajet 2h

jours 2-3 (15-16 avril) : Agra (1 jour visite Agra, 2e jour visite Fatehpur Sikri et Sikandra)

Là ca se corse car il n'y a plus de trains et il faut recourir aux bus !

jour 4 (17 avril) : voyage Agra-Jaipur en bus (5h30, comment fait on pour attraper le bus rapide et si posssible partir tôt?)

jours 4-5-6 (17-18-19avril) : Jaipur

Jour 7 (20 avril) : voyage Jaipur-Pushtar en passant par Ajmer sinon c'est trop long., donc: Jaipur-Ajmer en train ou en bus (2h30 pour le train, 3h pour le bus, qu'est ce qui est le plus pratique pour attraper de suite la correspondance ?), puis 30 minutes de là pour rejoindre Pushtar c'est bien ca ?

jours 7-8 (20-21 avrill) : Pushtar

Jour 9 (22 avril) : Pushtar-Jodhpur (en passant par Ajmer), donc 30 minutes pour rejoindre Ajmer, puis 4h50 Ajmer -Jodhpur en train ou bus? (y a t il un train? comment être surs d'avoir le bus rapide? où le trouver?)

Jours 9-10-11 (22-23-24 avril) : Jodhpur

Jour 11 au soir (24 avril au soir) : train de nuit Jodhpur - Delhi, 13h de trajet en SLeeper celui-là faut vraiment pas qu'on le rate, comment s'assurer de la réservation en avance?

Jour 12 (25 avril) : dernier jour à Delhi

Jour 13 (26 avril) : avion du retour au petit matin.

Voilà, j'ai l'impression que c'est au pas de course ! vous en pensez quoi?

Amicalement 😄

Deborah et ses deux loulous de 9 et 11 ans
Inde: Pahar Ganj devenu dangereux ou pas? English translation pending
by Nicopit · 2009-01-18 · 49 replies
Bonjour à tous !

Je part le 7 février pour mon premier trip en inde (delhi-agra-mumbai-goa) ! Après lecture des différentes recommandations sur le forum ! j'ai resa dans un tit hotel de pahar ganj (j'arrive à 4 h du mat à delhi).

Seulement en m'égarant sur le site diplomatie.gouv (site du ministère des affaires étrangères) voilà ce que j'y trouve:

" Éviter les réservations de chambres dans les petits hôtels déclarés ou non de Paharganj et Nabi Karim, quartiers centraux de New Delhi, devenus dangereux (criminalité, drogue)."

Est ce représentatif de la réalité ??? ou est-ce complètement exagéré ? y'a t-il une recrudescence d'actes "chauds" dans ce quartier ? Mieux vaut-il crécher dans un autre quartier plus "calme" et se rendre à pahar ganj en journée ?

Je m'adresse plutôt à ceux qui y sont actuellement ou qui y sont allé très récemment...

Pour info, on sera deux mecs de 25 ans ...

Merci à vous
Partir en Inde maintenant en passant par Bombay: dangereux? English translation pending
by Dandydoux · 2008-11-28 · 29 replies
Bonjour à tous,

Je devais normalement prendre un avion jeudi 27 novembre à 7h15 direction Bombay....Contenu de la situation j'ai préféré repoussé mon voyage à Vendredi prochain 5 decembre... Je compte resté 1mois et demi..seul pendant 4 semaines puis avec ma copine les 15 derniers jours...le sud d abord et en suite le nord.... d après vous serai-ce une folie de le faire?? dois-je m inquiété? ou alors ne pas cédé à la psychose?? et finalement Partir???

Merci d avance pour votre avis...
Prix de la course entre l'aéroport de Bombay et sa station de train principale? English translation pending
by Dobrasil · 2008-11-21 · 17 replies
Mesdames et Messieurs, bonjour,

Question: Pour ceux qui connaissent un peu, à combien reviens la course entre l'aéroport et la station de train principale de Bombay ( Mumbai )? Que je puisse avoir une idée..Merci

Je vous salue. Michael
Arnaque aux taxis à Mumbai English translation pending
by Douz · 2008-10-15 · 13 replies
Bonjour,

De retour de ce magnifique pays, sachez que les chauffeurs de taxi à Bombay vous proposent de plus en plus souvent de mettre leur compteur. Refusez formellement et négociez le prix de la course avant de monter dans leur véhicule, comme il est de coutume dans la plupart des Etats de ce pays. S'ils n'acceptent pas, ne vous énervez pas et changez de taxi. Vous avez le choix, ils sont très nombreux aux abords des gares des hôtels ou de l'aéroport. Il faut savoir que les compteurs de taxis de cette ville ne peuvent pas être étalonnés. Les chauffeurs appliquent donc un coefficient multiplicateur pour tenir compte de l'inflation. Jusqu'ici, rien à dire. Les choses se corsent lorsque vous arrivez à destination et que le chauffeur vous sort un bristol ou sont imprimés les tarifs "en vigueur". Alors que de l'aéroport j'ai payé avec un taxi prépaid à peine 400 Rps (pour une vingtaine de kilomètres), un chauffeur m'exhibant fièrement son imprimé me demandait 1600 Rps pour une course de moins de 10 km. Et en plus il demandait 10 % de pourboire. Il semble que tous les chauffeurs de cette ville aient cet imprimé flambant neuf sur eux. Préférez la bonne vieille négociation de marchand de tapis quitte à donner un bon pourboire à l'arrivée si le type n'a pas cherché à vous enfumer.
Retour sur un itinéraire en Inde du Nord (2 au 22 août 2008) English translation pending
by Nanyne · 2008-08-27 · 14 replies
Bonjour à tous

Ayant usé et abusé du forum pour preparer mon voyage, je me sens un peu redevable et souhaite à mon tour apporter ma pierre à ce grand édifice qu'est l'entraide entre voyageurs. Ce message s'adresse plutôt aux voyageurs à petits budget qui compte se deplacer surtout en bus et train. Nous sommes partis du 2 au 22 aout et je dois dire que tout s'est super bien passé. Notre itineraire était le suivant:

Arrivée Delhi 23h 1nuit au Vivek Hotel (350rps) Faire attention à cet hotel qui a l'air de faire du surbooking, des italiens arrivés juste apres nous et qui avaient reservé se sont retrouvés sans chambre à 1h du mat'.Chambre pas top peut être parce que c'etait la derniere

Jour1:Matinée Delhi Train sleeper en debut d'apres midi vers Agra

Jour2: Agra 1 nuit à l'hotel Sheela (500 rps) J'avais reservé avant de partir une chambre à 400 mais ils ne m'ont pas donné le choix soit disant qu'il n'y en avait plus de libre, j'ai cedé du fait que l'hotel est super bien placé si on veut arriver tôt au Taj.Chambre pas mal, petit resto au calme au milieu du jardin tres agreable Allez manger chez Joney's Place, dans sa kitchenette il fait de supers plats tres bon marché

Visite avec un rick shaw pris pour la journée (200 rps) Bus local en fin d'apres midi

Jour3: Fathepur Sikri 1 nuit hotel Ajay Palace (200 rps) je vous conseille d'aller à FS et surtout d'y dormir.Ca permet de visiter le matin lorsque les bus de touristes ne sont pas encore là et c'est superbe La GH est bien son resto sur le toit tres agreable en fin de journée Visite le matin Bus l'apres midi

Jour4&5:Jaipur 2 nuits Hotel Keilan (600 rps) Hotel bien, mais pour manger allez plutôt au resto en terrasse de l'hotel en face, tres bien Bus le matin du j5 direction Bundi

Jour6&7:Bundi 2 nuits Lake View GH (400 rps) GH familiale tres acceuillante, on a eu droit à une visite guidée des portraits de famille tres interessante et instructive.Mefiez vous des singes, ils ont failli nous reduire notre lonely en charpie.Au palace laissez vous guider par Billou si il vient vous proposer ses services moyennant finance bien sûr, il est tres sympathique et vous emmenera peut être chez lui boire un lassi Depart en train le matin du j7 pour Chittogarh Visite de Chittor en rick shaw Pas difficile à trouver le rick shaw, ils vous sautent dessus dès la sortie de la gare, comme partout d'ailleurs.Mais pour la visite de Chittogarh ils sont indispensables, le site est trop grand Puis bus jusqu'à Udaipur

Jour8&9:Udaipur 2 nuits Shores blue GH (200 rps) Cette GH de 2 chambres est tenue par Sumita une veuve avec 2 enfants dont le rêve est d'avoir un toit sur sa terrasse afin d'ouvrir un restaurant, alors si vous voulez rendre quelqu'un heureux, en plus elle est aux petits soins pour vous et cuisine tres bien, sa Gh est tres bien placée au bord du lac (à sec).Joli vue du balcon de la chambre tres propre, la sdb est commune aux 2 chambres mais lorsque nous y etions nous etions seuls.Si vous y allez en rick shaw, evitez de vous faire deposer devant sinon ils prennent une com', demandez leur plutôt de vous deposer à Gangaur ghat et faite le reste à pied, c'est à côté Bus l'apres midi du j9 pour Ranakpur

Jour10:Ranakpur 1 nuit Hotel Shilvi (700 rps) Alors si vous avez aimé le film Shining avec Jack Nicholson vous aimerez cet hotel, c'est, comment dire... lugubre, mais quand on est à pied et qu'il pleut, on fait avec, en plus il est juste à côté du temple jain.En plus n'esperez pas discuter le prix c'est soit 400 soit 700 et pi c'est tout..L'avantage de dormir à Ranakpur c'est que vous pouvez assister à la ceremonie du soir au temple à 19h30, l'ambiance y est tout autre que lors de la visite en plein jour avec les tourites. Bus l'apres midi pour Jodphur

Jour11/12&13 3 nuits Hill view GH (300 rps) Notre hotel preferé de part l'ambiance qui y regne, dirigé par Zafran et managé par Raja on s'y sent comme chez soi.Les chambres sont tres propres.Le jour de notre depart elle n'avait toujours pas fait la note, du coup c'est moi qui lui est dit ce que je lui devais et elle a acquiessé sans chercher plus loin, si c'est pas de la confiance ça. La nourriture est bonne et la vue sur Jodphur et ses cerfs volants superbe.Si vous y allez dite lui bonjour de la part des francais qui lui ont donné le dictionnaire francais hindi. Depart le matin du j13 en taxi pour Pushkar Le seul luxe de notre voyage taxi aller retour sur 2 jours 2700 rps

Jour14:Pushkar 1 nuit Mayur GH (300 rps) Hotel simple, propre et correcte, pas de resto mais apparemment, ils servent les p'tit dej, nous nous sommes allés le prendre au Honey&Spice, tres bon gateau au chocolat et yahourt Retour sur Jodphur toujour en taxi dans la journée Le soir train de nuit pour Jaisalmer en 3AC, nickel

Jour15:Jaisalmer 1 nuit Hotel Renuka (350 rps) A l'exterieur du fort, belle vue sur le fort, nourriture bien, chambre propre.Nous nous sommes egalement adressés à eux pour le Camel Safari (1000 rps par pers) et pour la reservation de nos tickets de train(com' de 80 rps par pers)

Jour16:Nuit dans le desert à la belle etoile Alors si vous etes un peu maso, vous aimerez le Camel Safari. Depart le matin en jeep puis 2h de dromadaire, repas (vegetable noodles chapati et chapata), sieste 2h, re-dromadaire 2h30 voir 3 pour arriver à LA dune, repas (riz, patatoes, dal, chapati et sable tout ça agrementé d'eau chaude, histoire de pas s'etouffer) Déjà, là, je ne sais pas comment je vais pouvoir remonter sur ce foutu animal le lendemain matin, nuit courte, p'tit dej eeeetttttt DROMADAIRE!! j'en peux plus, je ne sais plus quelle position prendre pour ne plus souffrir, disons qu'à ce moment là, les paysages je m'en contre fou, tout ce que je veux c'est en finir et c'est chose faite 2h00 apres OUF!Heureusement la douche du retour est incluse dans le prix. Mais sinon....c'est pas mal. On profite de l'apres midi qui nous reste à Jaisalmer pour se faire faire un massage ayurvedic...LE PIED !!!

Jour17:Nuit dans le train qui nous ramene à Delhi en 3AC On dort super bien, tu m'etonnes on est creuvé de la veille

Jour18:Delhi 1 nuit Namaskar Hotel (350 rps) Trop confiant, on a perdu nos bonnes habitudes du début et on ne verifie pas la douche avant de prendre la chambre...grave erreur, celle ci malgré la presence d'une poire ne delivre que trois minces filets d'eau tous bien decidés à ne pas vouloir nous mouiller... Resto Malhotra sympa ainsi que le resto situé sur la terrasse de l'anoop hotel tres agreable apres les achats dans Panhar Ganj

Jour19:Nous quittons Delhi, le vol retour est prevu à 1h du mat...

Voilà, j'espere que ces renseignements vous seront utiles. Nous avons aimé ce voyage et son rythme. En tout, sur place nous avons depensé 820 euros souvenirs compris pour 3 semaines à 2. Je n'ai pas detaillé les visites vu que nous faisons tous à peu près les mêmes mais si vous voulez des renseignements supplémentaires, n'hesitez pas.Je suis dispo. C'etait pour nous un beau voyage et je vous le souhaite tout aussi agréable... Namasté
Hôtel potable à New Delhi? English translation pending
by Lindoudou · 2008-08-26 · 16 replies
nous cherchons un petit hôtel propre et charmant et tranquillos pour un max de 15€ (double) dans cette ville bruyante

pas trooooop loin de l'aéroport, mais pas troooop loin du centre

ça existe ????????

j'envoie un smiley 😉 à tous ceux qui me filent leur tuyau !
Suite et fin de notre périple en Inde (partie 3) English translation pending
by Larri · 2008-08-16 · 2 replies
06/08/08 : sur la route d’AGRA, nous faisons une petite halte dans le Keoladeo Bird Sanctuary, réserve naturelle où deux gentils « cyclo pousse » nous baladent en nous détaillant les animaux et oiseaux qu’ils reconnaissent à leurs chants et repèrent tout aussi vite dans les taillis. On y voit des gazelles sauvages presque aussi grosses que des vaches, des singes, des hérons, des martins pécheurs, des cormorans, le clou du parcours étant une dizaine d’arbres rempli de cigognes qui font un bruit délirant. Cette visite n’est à faire que si l’on a du temps. Puis arrêt à Fatehpur Sikri, capitale éphémère, abandonnée faute d’eau, et très bien conservée car classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le guide nous détaille les palais des trois femmes, de confession chrétienne, musulmane et hindoue du Maharaja. Ce dernier émigrera vers le fort rouge d’Agra. A coté de la cité, une mosquée qui aurait été agréable à visiter s’il n’y avait pas autant de petits vendeurs qui profitent de la gratuité du lieu pour y faire leur commerce sans égard pour les tombes et les lieux de prière. On entre dans Agra par un faubourg surpeuplé. Une déviation nous fait découvrir la misère la plus noire. Des cochons disputent aux enfants des tas d’ordure. Et puis on entre dans la ceinture qui cerne le Taj Mahal et là, comme par enchantement, on trouve un quartier propre. Nous serons logés au Taj View, bel hôtel de type international avec un très bon service. Notre regret est de ne pas avoir une vue sur le Taj comme promis par notre TO. En échange il nous offre le repas du soir ! 07/08/08 : Notre guide nous conduit au Taj Mahal sur le coup de 8 h. Nous avons peur d’être déçus suite à certains commentaires. C’est tout simplement sublime ! Tout est beau, les bâtiments environnants, les jardins, les jets d’eau et le Taj. On reste ébahi devant tant de beauté. On regrette de ne pas y passer plus de temps. Nous voilà reparti vers le fort rouge qui mérite la visite. Certains détails font penser à nos châteaux forts. D’ici on a un autre point de vue sur le Taj Mahal. Une journée entière est à consacrer à cette ville. Pour notre part nous devons repartir en début d’après midi en direction de Gwalior sur la route d’Orccha. Pour la première fois, sur notre chemin, on voit des rizières ! Le fort de Gwalior est un peu hors des circuits classiques ce que peut justifier son état de délabrement mais il a du être très beau du temps de sa splendeur. Sur la route qui y mène, on trouve des statues sculptées dans les flans de la colline (dans le style des bouddhas que les Talibans avaient détruits en Afghanistan ; ils sont cependant de moindre ampleur). Ce détour entraine un retard qui nous obligera à rouler de nuit durant 2 à 3 heures pour rejoindre Orchha. C’est à éviter car de nuit la circulation est plus que risquée ; il faut toute l’habilité de notre chauffeur pour ne pas avoir d’accident (pas de visibilité, piétons, vaches, voitures sans éclairage, ornières). D’ailleurs le chauffeur sera très fatigué à l’arrivée et on ne peut que le comprendre ! Et là, la déception de ce séjour. Je vous joins ci-dessous l’avis que j’ai transmis à Tripadvisor : « Arrivée tardive (21h) à l’hôtel Amar Mahal le plus coté de la ville. Personne ne se précipite pour venir aider à décharger. Accueil même pas poli du réceptionniste que l'on doit visiblement importuner. En ouvrant la chambre qui nous est attribuée on se retrouve face à un petit serpent qui se réfugie dans le climatiseur et que personne ne peut chasser !! On nous concède du bout des lèvres de changer de chambre et on se retrouve au fin fond de l'hôtel dans une chambre propre mais qui n'a pas servi depuis longtemps et qui sent le renfermé. La porte d'à coté grande ouverte donne sur un couloir qui visiblement sert de décharge. Pas une excuse de la réception suite à ces incidents. Le reste du personnel est correct sans plus. Repas et petit déjeuner moyen. La piscine vide à notre arrivée et en cours de remplissage le matin d'une eau boueuse. Quand à notre départ, après avoir réglé la note, le réceptionniste (un autre) ne daigne même pas lever les yeux, dire bonjour ni merci !! Pourtant cet hôtel est le plus luxueux de la ville, le cadre serait agréable, le jardin est beau, les chambres sont plus que correctes. Je pensais être mal tombé mais en lisant les autres critiques je m'aperçois que je ne suis pas le seul à me plaindre de l'accueil et de l'impolitesse des réceptionnistes. » Vous l’aurez compris nous sommes plus que dégoutés. Aussi on ne s’attarde pas dans Orccha qui aurait peut-être mérité une visite.

08/08/08 : Notre chemin nous conduit vers Khajuraho. Un guide d’origine népalaise (quand on lui demande comment et pourquoi il est venu là, il nous explique que c’est le destin et que tout est écrit là haut) et au fort débit vocal nous fait visiter les temples. Il a une très grande culture mais son intonation le rend difficile à comprendre. Les temples de l’ouest (6 à 7), couverts d’une dentelle de statues, sont vraiment très beaux. De plus ils sont situés dans un parc très bien entretenu (classement UNESCO oblige). Ceux de l’est sont plus modestes et bien moins conservés. Nous déjeunons dans un restaurant italien, pâtes et pizzas nous font du bien. Nous descendons au Holiday Inn (ici Ramada Inn) également de style international avec une piscine où il fait bon faire trempette. Bon accueil et personnel attentif.

09/08/08 : vers midi nous allons prendre le vol Khajuraho-Vanarasi (sur JetAirways, bonne compagnie low cost, qui fait également des vols intercontinentaux et qui possèdent des appareils neufs et très bien entretenus). On se sépare de notre chauffeur avec regret. Il doit rentrer à Jaipur (douze heures de route !). On constate le luxe de précaution que les autorités prennent pour tous les vols ; les américains sont largement battus. Tout est contrôlé et plutôt deux fois qu’une (les bagages sont cerclés) ! Ce n’est pas du zèle dans cet aéroport comme nous le constaterons sur les autres aéroports. Le vol dure ½ h durant laquelle on nous distribue un petit en-cas. Nous serons logés au Radisson très bon et bel hôtel avec un personnel au top et où curieusement les repas sont abordables par rapport aux autres établissements de même niveau. En fin de soirée, notre guide nous amène dans le vieux quartier le Chowk où les voitures ne peuvent circuler. Nous nous rendons à un ghât pour faire une promenade sur le Gange. Les eaux sont boueuses mais les gens n’hésitent pas à se baigner, se laver les dents, tandis que sur le fleuve on distingue des cadavres de vaches portés par le courant. Le spectacle est partout. Sur la rive les bûchers sont allumés. On distingue les corps qui brulent ; c’est saisissant ! Une multitude de barques vient s’agglutiner à proximité du Dasashwamedh ghât pour assister à un office religieux suivi par de nombreux fidèles et autant de touristes. Dans la nuit nous rejoignons le ghât où nous avons embarqué. Nos rameurs ont du mal à remonter le courant très fort en cette saison. 10/08/08 : à l’aube nous retournons sur le fleuve. Partout les croyants font leurs ablutions ; c’est étonnant. Hommes et femmes, jeunes et vieux, tous avec la même ferveur. Les buchers continuent de bruler. Puis nous nous rendons dans différents temples. La visite la plus intéressante nous conduit sur le site de Sanarth, lieu saint du bouddhisme car c’est ici que Bouddha aurait fait son premier sermon. Un guide âgé et très cultivé nous explique les différents monuments ou points d’intérêt (l’arbre sacré, le Dhamek stupa, ..). Enfin nous rentrons à notre hôtel non sans avoir visité les ateliers de fabrication de soie et la boutique associée.

11/08/08 : dernière journée en Inde. Nous paressons à la piscine. Notre vol est prévu pour 16 h avec présentation à 14 h. et là grosse surprise notre vol affiche 2 h de retard qui finiront par atteindre 4 h. Il n’y arien à faire dans le minuscule terminal si ce n’est prendre notre mal en patience et espérer arriver à temps ! Nous sommes inquiets car notre vol retour est prévu à 01 h du matin avec enregistrement à 10 h 30. Un chauffeur devait nous attendre à l’aéroport afin de nous amener dans un hôtel nous doucher et nous changer. Finalement, notre avion (Compagnie Spice Jet, bonne compagnie low cost possédant des appareils bien entretenus) part vers 20 h 30. Une heure vingt après avoir survolé l’immense cité, nous atterrissons à Dehli au terminal domestique. L’hôtesse nous affirme que le terminal international est à proximité. Heureusement que la livraison des bagages est rapide et que le chauffeur (un fou du volant) nous a attendu, car nous parcourrons une dizaine de kms pour y parvenir. Pas le temps d’aller manger en ville. Il faudra se changer dans les toilettes. Mais à peine le chauffeur nous a-t-il déposé que les panneaux lumineux nous apprennent que le vol Finnair a plus de 3 h de retard !! Décidemment c’est le jour. On aurait eu le temps de faire ce qui était prévu et on se serait fait moins de soucis. Nous enregistrons après les multiples contrôles d’usage. Quand nous présentons notre carte provisoire « One world » établie à l’aller, la préposée déchire les billets qu’elle avait établis et nous surclasse en classe affaire !! Nous n’en revenons pas. En attendant nous devons patienter jusqu’à 4 h 20. En tout nous aurons passé 14 h dans un aéroport pour une heure de vol. A l’embarquement nous mesurons notre chance. Un large fauteuil inclinable à 180 ° nous attend, l’espace et le confort ne manquent pas. Les 14 passagers de notre compartiment sont surclassés. Nous aurons un vol presque reposant. Au lieu de patienter 3 h comme prévu à Helsinki, nous n’aurons que très peu de temps pour prendre notre correspondance. Nous arriverons à l’heure prévue à CDG.

Le bilan : Très bonnes conditions de voyage et organisation parfaite de notre TO que je recommande et dont je tiens à disposition l’adresse pour ce qui la solliciteront. Par contre l’Inde ne nous a pas spécialement emballés (contrairement à tous les autres pays du Sud-est asiatique que nous avons déjà visité : Thaïlande, Cambodge, Sri Lanka, Bali, etc..). Si des sites nous ont ravis, la misère, la saleté et notre culture nous ont empêchés de saisir l’esprit Indien.
Thaïlande: personne n'est à l'abri... English translation pending
by Sidartha · 2008-07-26 · 254 replies
bon, tout d'abord, sachez que je ne suis pas trop du genre à me devoiler, surtout lorsque la douleur est terrible comme actuellement, pourtant, après une nuit de reflexion, je me suis dit que cette histoire, mon histoire pourra servir à certains d'entres vous.... combien de fois avons nous mis en garde nous les "vieux" de Bangkok ou aussi en âge... et donc quelques experiences, les jeunes loups nouveaux arivants sur la planete thai....

Et bien il faut savoir que tout est possible, meme pour les plus belles histoires, voila donc 4 ans que ma vie se passait a merveille avec "elle", (divorcée, elle a tout quitter: maison, 4 enfants - sans les abandonner je précise !! -, voiture qui lui appartenait, etc.... alors que je n'existais pas encore pour elle, bcp de courage donc lorsque l'on a une vie "confortable"), ce n'est qu'un an plus tard que nous nous sommes rencontres, depuis, quasiment aucun soucis malgre notre situation tres differente mais nos envies (95%) communes et la volonte d'aller jusqu'au bout; 4 annees "d'echanges" fromidables, d'apprentissage d'une culture (parce que malgre mes 10 annees passes à frequenter le siam, je n'en n'avait pas decouvert grand chose avant de viovre avec elle....). Rencontres a l'arret d'un bus, son sourire m'avait litterallement envoute, nous nous sommes revus, echanges un telephone, puis moins rapidement nous avions fait conaissance et "plus", malgre tous les obstacles à franchir (famille, enfants, divorce - pour elle - nous étions parvenus a un bel equilibre d'autant que sa famille m'avait "adopte", ses enfants encore plus, ils m'appellaient "papa"....

nous avions visites 2 fois la france (passant l'epreuve des visas à chaque fois sur le fil), une France qu'elle adorait, pour laquelle elle avait appris la langue durant 3 ans alors meme qu'elle travaillait dur, tres dur, il lui en a fallu du courage (et je dis pas çà parceque c'etait "elle"), je pese mes mots pour avoir vu sa souffrance, mais elle voulait en passer par la !!

Elle s'est mis à prendre des cours de cuisine dans une ecole de bangkok renommé, tres renomme, je lui payais ses cours bien entendu selon un commun accord, puis les enfants qui de ce fait vivaient alors chez ses beaux parents, à quelques heures de bangkok nous rappellaient sans arret à l'ordre pour leur rendre visite.... revenir sur bangkok etait a chaque fois une vrai séparation même si ce n'etait que pour une semaine....

chemin faisant notre amour s'est enraciné jusqu'au moment ou..... il ya quelques temps (debut mai) les beaux parents s'en sont meles; lui faisant comprendre qu'il ne fallait pas qu'elle perde la ...face !!!! et oui, cette fameuse "face" (ne rigolez pas, c'est assez douloureux comme çà !) qui fait tout ici ! que maintenant qu'elle conaissait un farang, il fallait le faire "payer", que c'etait a lui de prendre en charge la totalite de la famille, les enfants, de refaire une nouvelle maison pour eux, de laisser à disposition notre terrain, de m'occuper du frere et de sa soeur, etc.....

le debut d'un engrenage qui n'en finit jamais, ensuite bient le reste, nouvelle voiture, nouveau ...

profitant d'une courte escapade en france ou j'ai du revenir pour des histoires perso de sante (famille), c'est comme çà que par email et msn, j'ai eu droit a un : "c'est fini", aussi bref que froid, aussi dure que triste, ses yeux pleins de larmes pour trouver le courage de me le dire en face (ou presque) les miens gorgés de pleurs qui vont me mettre une fois de pklus à l'epreuve.... continuant par un disours longtemps appris et repeter (?)après une dizaine de jour passe dans sa belle famille : je ne peux plus continuer comme çà, j'ai besoin d'aider ma famille, de leur apporter ce qu'elle me demande, d'être présente et malgré tout l'amour que j'ai pour toi, je dois retrouver la face !

Voilà, impossible de repondre quoi que ce soit, j'ai essayer de moderer ses ardeurs, mais rien y a fait, me repetant: "tu sais que quand je veux quelque chose, je le fais" "même si je dois aller dans le mur"

bref, pas besoin de m'étendre plus, je crois, a tous, jeunes, vieux, anciens, expats, nouveaux amoureux du pays, un seul conseil, ne croyez jamis (c'est dur de dire çà, moi qu iaime tant ce pays et cette culture, mais une culture si differente de la notre ......) votre compagne, que ce soit apres 1 semaine 1 mois, un an ou bien plus comme c'est mon cas, même si vous pensez "la mienne est differente" (je precise qu'elle ne travaillait pas dans un bar ni autre endroit de la sorte mais bien dans une usine de composants informatique), ce n'est pas vrai et meme si elle vous aime (car je sais qu'elle m'aime profondement) sachez etre clairvoyant et ne pas tout donner ce que vous avez en vous, dans votre ame aussi bien que dans votre coeur car tout peut arriver, a tout instant et tres brusquement, que la famille et encore plus la belle famile parfois domine tout, alors le monde vous tombe sur la tete, ans que vous vous en rendiez compte et il n'est pas toujours evident de s'en relever🙁

bien amicalement à vous tous
Retour de quatre semaines en Inde Nord et du Sud! English translation pending
by Jouliano · 2008-06-16 · 23 replies
Salut à vous Je viens de rentrer de 4 semaines d'Inde et quel voyage incroyable!!! Une ambiance hallucinante...auquel il faut etre pret...

j'ai fait un parcours hallucinant, changeant tous les jours le programme que j'avais prévu et qu'aucune personne sur les forums ne me recomanderais, c'est vrai que peut etre c'etait un peu speed mais j'ai tout de meme bien profite de ce pays...Il faut comprendre en arrivant là bas que tout ce que tu avais prévu est modifiable et c'est pas grave...Apres tout tu es là dejà et c'est bien..Un pays qui ne se visite pas mais qui se vie... Mon parcours etait :(3 vols d'avions quand meme) donc pas le meilleur exemple mais ce qui m'a permis d'avoir un bon appercu du pays.. Delhi/Agra/Delhi/Bangalore/Mysore/Ootie/Cochin/Kerala/Madras/Pondicheri/Auroville/Madras/Kolkata/Varanesi/Delhi

en fait je devais visiter le Rajasthan, mais quand je suis arrive il ya eu un attentat à Jaipur, donc nous avons décider de changer l'itineraire pour rejoindre le sud...J'étais DEGOUTE, cela faisait plus de 6 mois que je preparais mon parcours et regroupais toutes les infos sur le Rajasthan et tout finissais à la poubelle..Et le pire c'est que mon guide ne présentait que l'inde du Nord, nous sommes donc partit au Sud où on peut le dire j'etais vierge de toutes informations, pas facile mais apres tout c'est l'aventure...et ça l'a été avec son lot de risques, de découvertes et de tensions... Tout ca pour dire qu'il ne faut pas trop apprehender. effectivement l'ambiance du Nord et du Sud sont litteralement opposés, et c'est surement mieux de commencer par le sud pour s'acclimater.. je lisais beaucoup avant de partir qu'on ne peux pas faire le nord et le sud, et bien si on peut, a condition bien sur de prendre des vols d'avions( pas le plus économiques, mais tres pratiques, et pas trop chers, 50euros par personnes..) et de ne pas zaper les longs voyages en trains car c'est là qu'on decouvre les meilleurs ambiances.. C'est tres bizarre quan dje suis arrivé le Nord me paraissais trop bruyant, avec trop d'oppressions et ensuite le sud trop calme...Quel paradoxe!Si bien que j'etais ravi ensuite de remonter dans le Nord (en avion!!) kolkata que j'apprehendais s'est révelé une ville hallucinante, mon coup de coeur des grandes villes..puis bien sur Varanesi, j'y suis resté 5 jours sur 4 semaines ... En fait il faut savoir ce qu'on recherche en partant la bas, quel ambiance on désire mais qu'on ne le sauras qu'en arrivant... Tout ça est peut etre un peu brouillon en tout cas si vous voulez des infos n'hesitez pas...

Tchuus🙂
Rubrique vos photos de trains et gares du monde? English translation pending
by Christiang · 2008-06-08 · 70 replies
Je viens de trainer pendant quelques jours ma valise à roulettes dans quelques gares de l'Inde et, au retour, je m'aperçois (oh, surprise !) que le thème photographique des trains et des gares n'a jamais été traité sur VF.

Voilà une omission qu'il faut corriger au plus vite !

Toutes les (bonnes 🙂) photos sont acceptées à condition qu'elles présentent au moins un bout de train (...à ne pas confondre avec un boute-en–train 😉) ou de voie ferrée (...à ne pas confondre avec la voix de Léo Ferré 😉)

A vos archives, VFistes photographes…

Je mets donc ce topic sur les rails avec quatre photos prises la semaine dernière :







Vaccins pour l'Inde? English translation pending
by Lily71 · 2008-05-14 · 18 replies
Bonjour, je voudrais savoir quels vaccins il faut pour partir en Inde : fièvre jaune, palu, etc... Et les consignes élémentaires à tenir compte là bas.

Vous remerciant !
Construction d'un itinéraire de quinze jours au Rajasthan English translation pending
by Zebulon787 · 2008-01-28 · 11 replies
Bonjour, (on dit "Namaste" en Indien je crois ?) Je suis un homme de 37 ans. Je souhaite partir en routard au Rajasthan la 2e quinzaine de mars 2008, seul (ou avec un(e) coéquipier(e) à trouver sur un forum), et sur place je me déplacerai en train et/ou autocar. Pour acheter le sac à dos : 55-60 litres c'est suffisant ? Je disposerai de 14 ou 15 jours (+ 2 jours pour les vols aller-retour Paris-Delhi). Je ne suis encore jamais parti en routard nulle part. Je ne suis encore jamais allé en Inde (mais je compte y aller plusieurs fois ces prochaines années). J'ai du mal à évaluer les distances et les temps de parcours entre les villes. Et donc j'ai du mal à construire un itinéraire de base (tout en sachant que, au gré des rencontres et des aléas divers ce circuit théorique pourra changer). J'ai juste quelques villes en tête, comme Delhi (1 jour) – Agra (1 jour, mais je peux aussi le garder pour un prochain séjour) – Jaipur (2 jours) - Shekawati (ou sinon Bundi) (1 jour) – Udaipur (2-3 jours) – Pushkar (2-3 jours) (Jodhpur semble moins intéressante) - Jaisalmer (2 jours, mais la ville est très excentrée, loin de Delhi, à moins d'y aller ou d'en revenir en avion ?). Tout cela me semble beaucoup pour 15 jours ?, à moins de voyager non-stop mais ce n'est pas mon idée. Il faut que je fasse des choix. J'ai envie de prendre le temps de "sentir" l'Inde et ses habitants, plutot que de passer mon temps dans les transports, dans les musées ou des temples. Donc merci de me suggérer des itinéraires possibles sur 15 jours. Dernière chose : j'angoisse un peu d'attendre des heures aux guichets des gares pour acheter mes billets de train. 15 jours ça passe vite alors j'ai pas trop envie de perdre mon temps dans les transports... Dernier point : que faut-il surtout ne pas oublier d'emporter en Inde, et à l'inverse qu'est-ce qui ne sert à rien là-bas ? Comme vous voyez, je suis un peu (beaucoup) perdu, en meme temps j'ai l'impression de me "noyer dans un verre d'eau", en fait j'ai juste besoin qu'un(e) routard(e) m'aide à me lancer, m'aide à mettre le pied à l'étrier... Alors merci d'avance à tous et à toutes !
Fragments de voyage I/II: d'Istanbul à Jakarta par la route English translation pending
by Mékong · 2007-10-29 · 245 replies
J'entreprends un périple de 3 mois et plus jusqu'aux portes de l'Asie. Je vous livrerai en vrac mes impressions sous forme de carnet de bord, d'anecdotes, d'émotions brutes et aussi des informations pratiques. J'essaierai autant que possible d'écrire sur le vif et de vous envoyer quelques photos.

Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-T��héran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route

fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique



PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES

19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul

Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie. Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique Infos pratiques Arrivée à l'aéroport Ataturk prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue. Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar Pour aller au bord de la Mer Noire Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction Kilyos

SUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN

Istanbul-Erzurum 24-25 octobre

Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant. Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉 Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂. Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin. Mes 4 premieres nuits 1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎

Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Prévision d'un voyage en Inde en mai 2008 English translation pending
by Liznoune · 2007-05-17 · 33 replies
je souhaite partir en inde au mois de mai 2008 avec ma soeur, et je voudrais faire le tour de l'inde ! J'ai déjà effectuer un parcours comme suit : vol paris/Delhi train delhi/agra train agra/ varanasi train varanasi / calcutta bus calcutta/ bhubaneshwar bus bhubaneshwar/puri vol vishkhapatnam/chennai bus chennai/pondichéry vol chennai/trivandrum bus pour quillon backwaters quillon/alleppey train alleppey/cochin train cochin/calicut bus pour mudumalaï train pour goa train goa/bombay vol bombay/paris

je sais ca fait beaucoup de temps passer dans les transports 🤪🤪mais si on le fait de nuit ça peut passer non??? merci pour vos réponses. 🙂

Peut-être que quelqu'un serait intéressé de faire le voyage avec nous ou du moins un bout de chemin ensemble?
Journal d'une Parisienne: seule avec son sac à dos en Inde du Nord English translation pending
by Imli · 2007-03-04 · 11 replies
3 Mars 05 DELHI Une vraie souris vient de me passer sous le nez, alors que j'allumais l'ordinateur .... Elle doit faire partie du processus de connection.

J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.

Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.

4 Mars  DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.

Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.

Mon voyage commence bien.

5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul

6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.

L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.

7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)

8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.

10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...

Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!

?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!

14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.

15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.

16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??

17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.

18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.

20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??

22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.

23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...

24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.

27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).

31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.

3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.

8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...

9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!

11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...

18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.

26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.

La suite au prochain épisode.

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display