Results for "Savoie+ou+Chambéry+|+101+>+209"
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Petite escapade colorée vers le Sud marocain English translation pending
bonjour à tous
allez zouuuuu !
je vous fais partager les belles couleurs du Maroc en février !
cette année c'est plutôt " violet mauve "
tout au long du circuit Zagora , Foum Zguid , Tata !
encore
encore
et encore

et un peu de blanc : un bel amandier juste sous le col du Kerdous !

à demain ! francia
encore
encore
et encore
et un peu de blanc : un bel amandier juste sous le col du Kerdous !

à demain ! francia
Air Europa: Billet retour obligatoire pour le Brésil English translation pending
Bonjour à tous.
Je vous conte ma mésaventure:
J'ai embarqué, avec un billet aller simple, sur air europa le 1er janvier à Orly pour Salvador de bahia avec escale à Madrid, mon bagage enregistré jusqu'à Salvador, ma carte d'embarquement stipulant mon enregistrement sur les deux vols.
A l'escale de Madrid je me suis heurté à un ferme refus d'embarquement sur le vol Madrid Salvador au motif qui ne m'avait pas été opposé à Orly que je ne possédais pas de billet de sortie du Brésil.
En effet je projettais de quitter le pays par la voie maritime.
Afin de pouvoir embarquer et poursuivre mon voyage j'ai dû acheter un vol Salvador Buenos Aires (le moins cher) dont je n'ai pas eu l'usage et que air europa à refusé de me rembourser fusse sous la forme d'un avoir.
Avez vous des éléments sur cette obligation de posséder un billet de sortie du Brésil.
Pensez vous qu'il existe des voies de recours du fait que l'on m'a vendu le billet simple, et que l'on m'a enregistré et embarqué pour Salvador sans m'informer que je serai stoppé et piégé a Madrid.
Croisière sur le Norwegian Epic, départ Barcelone 25 octobre 2015 English translation pending
bonsoir 🙂
avec 2 couples d'amis nous partons sur le Norwegian Epic au départ de Barcelone le 25 Octobre 2015. Nous ferons en escales Naples, Livourne, Rome, Cannes et Palma de Majorque.
Nous sommes preneurs pour toutes infos sur ces escales et sur le bateau, car se sera notre première avec cette compagnie !!
merci 😉
avec 2 couples d'amis nous partons sur le Norwegian Epic au départ de Barcelone le 25 Octobre 2015. Nous ferons en escales Naples, Livourne, Rome, Cannes et Palma de Majorque.
Nous sommes preneurs pour toutes infos sur ces escales et sur le bateau, car se sera notre première avec cette compagnie !!
merci 😉
Yosemite en février English translation pending
Yosemite Février 2015
Nous avons finalement pris quelques jours pour faire un petit voyage à Yosemite National Park.
Départ de San Francisco, à neuf heures du matin il fait déjà 15 degrés.
La traversée du Bay Bridge se fait sans les moindres soucis. Le nouveau pont est magnifique, sur notre droite, le démontage du vieux pont est en cours. Je pense que vers la fin de 2015, il n’en restera pas grand-chose.
Nous rejoignons Modesto par le Hwy 132 et nous prenons le Hwy 99.
La circulation sur le Hwy 99 est toujours aussi infernale. Beaucoup de camions parfois sur deux files, les uns derrière les autres, mais tout roule sans problème.
A Merced, nous prenons le Hwy 140 East vers Mariposa. Changement complet de décors, pour ainsi dire, pas de circulation. Au bout de cinq minutes, nous sommes seuls sur la route.
A Mariposa, nous faisons une pause pour le déjeuner dans une sorte de coffee shop.
Nous arrivons à l’entrée du Park. Le Ranger, qui est une charmante dame, nous accueille, toujours avec le sourire. Comme il n’y a personne derrière nous, nous en profitons pour poser des questions.
Il n’a pas neigé dans la Valley de Yosemite depuis au moins cinq ans, et la température est de 15 degrés. Nous sommes en Février !
Pas de neige en dessous de 8.000 pieds, 2.400 mètres.
Premier arrêt à Bridal’s Veil Fall, la chute d’eau est magnifique sous le soleil.
Second arrêt à Yosemite Falls, une ou deux personnes, pas d’autres visiteurs. C’est un jour idéal pour faire cette visite.
Première nuit dans le Park, sans chauffage !
Ce matin, dehors il fait 6 dégrées, mais le soleil set déjà la, pas la moindre brise.
Départ pour Mariposa Grove, peu de monde sur la route.
L’accès à Mariposa Grove est encore ouvert.
Selon ce que les Rangers m’ont dit, des travaux sur la route qui relie le Hwy 41 a la route qui monte vers The Grove commenceront au printemps. La route sera donc fermée à la circulation. Mais, parait-il, l’accès au piétons sera maintenu, rien n’est encore confirmé.
J’aviserai les futures visiteurs de se renseigner avant de déplacement pour Mariposa Grove. La route d’accès au Park depuis Oakhurst sera aussi ouverte.




Équipement (moufles) pour le Grand Nord canadien (hiver) English translation pending
Bonjour,
Je serai à Tuktoyaktuk (près d'Inuvik, territoires du Nord Ouest) au mois de février et je suis actuellement en train de préparer mes bagages. J'ai déjà acheté les sous-vêtements techniques (en laine mérinos), des gants en soie - je garde la parka et les chaussures (que pensez-vous des Sorel Caribou?) à acheter sur place. Par contre, tout en respectant cette technique de l'oignon, je galère un peu au niveau des moufles. Je voudrais vraiment quelque chose de qualité puisque c'est par les extrémités qu'on perd le plus de chaleur, mais j'hésite entre différents modèles...
Donc : - sous-couche : gants en soie (décathlon) - couche intermédiaire : gants en polaire > je voudrais du tactile, mais j'en trouve très peu! J'ai trouvé ceux ci (http://eu.blackdiamondequipment.com/fr/gants/woolweight-BD801089BLAKMD_1.html) à 40e, qu'en pensez-vous? Connaissez-vous des modèles moins chers? - sur-moufles : imperméables et chauds... j'hésite : Les CAMP hotmit'n (http://www.snowleader.com/hotmit-n.html) Les W's Mercury Mitt de Black Diamond (http://www.snowleader.com/wn-s-mercury-mitt.html) Les Baron Freeride de Dakine (http://www.snowleader.com/baron-mitten-freeride-world-tour-2015.html)
Qu'en pensez-vous?
Merci d'avance!
Je serai à Tuktoyaktuk (près d'Inuvik, territoires du Nord Ouest) au mois de février et je suis actuellement en train de préparer mes bagages. J'ai déjà acheté les sous-vêtements techniques (en laine mérinos), des gants en soie - je garde la parka et les chaussures (que pensez-vous des Sorel Caribou?) à acheter sur place. Par contre, tout en respectant cette technique de l'oignon, je galère un peu au niveau des moufles. Je voudrais vraiment quelque chose de qualité puisque c'est par les extrémités qu'on perd le plus de chaleur, mais j'hésite entre différents modèles...
Donc : - sous-couche : gants en soie (décathlon) - couche intermédiaire : gants en polaire > je voudrais du tactile, mais j'en trouve très peu! J'ai trouvé ceux ci (http://eu.blackdiamondequipment.com/fr/gants/woolweight-BD801089BLAKMD_1.html) à 40e, qu'en pensez-vous? Connaissez-vous des modèles moins chers? - sur-moufles : imperméables et chauds... j'hésite : Les CAMP hotmit'n (http://www.snowleader.com/hotmit-n.html) Les W's Mercury Mitt de Black Diamond (http://www.snowleader.com/wn-s-mercury-mitt.html) Les Baron Freeride de Dakine (http://www.snowleader.com/baron-mitten-freeride-world-tour-2015.html)
Qu'en pensez-vous?
Merci d'avance!
3 semaines sac à dos à travers la Thaïlande en février 2015 English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Nous recherchons tous conseils pour construire une belle aventure au pays du sourire. Nous partirons le 06 février pour un retour le 01 mars. Nous ne recherchons pas du luxe simplement de la découverte et du partage. Des animaux, du trek et un peu de plage. Nous aimerions faire le nord et le sud...
Quels sont selon vous les lieux à ne pas manquer? Les modes de transports à privilégier ? ..
Merci d'avance
Tam et Tibo
Nous recherchons tous conseils pour construire une belle aventure au pays du sourire. Nous partirons le 06 février pour un retour le 01 mars. Nous ne recherchons pas du luxe simplement de la découverte et du partage. Des animaux, du trek et un peu de plage. Nous aimerions faire le nord et le sud...
Quels sont selon vous les lieux à ne pas manquer? Les modes de transports à privilégier ? ..
Merci d'avance
Tam et Tibo
L'hiver sur l'EuroVelo 6: c'est comment? English translation pending
Bonjour a tous amis cycloweb.
Je serai a la recherche plus d’info de EuroVelo6. Pour notre retours au pays âpres dix de voyage en velo bien entendue, j’ai voulue un vélo, hé bien je pédale).😊
Est ce que c’est rouable pendant l’hiver avec grand froid et forte pluie, est ce que il y a des endroits a s’abriter par grande pluie ? Faudrait il pousser dans la neige voir parcourt glacé ?
Est-ce qu’il aura un site pour se procurer la route gratis.
Merci , a bientôt.🙂
Arnaque chez Budget, location de voiture aux États-Unis English translation pending
Bonjour.
Ma mésaventure:
Je précise que je ne parle que quelques mots d'Anglais, juste assez pour louer une chambre, manger et boire, et encore, parfois, je ne sais pas vraiment ce que je bois et ce que je mange.🤪
A la fin de mon voyage à vélo aux USA, je décide de louer une voiture à St George pour rejoindre Las végas.
J'arrive à l'agence de location Budget à Saint George, un peu avant midi.
Je m'explique, je veux une voiture pour aller à Las végas et laisser la voiture à Las végas.
On m'indique le tarif. Je demande qu'on me l'écrive pour m'assurer d'avoir bien compris, je passe sur les détails mais All inclusive, ça je comprends et 140$ écrit sur la brochure de l'agence, je comprends aussi.
Je donne mon permis, mon passe port, ma CB et je consulte le contrat que l'on me remet.
je ne vois pas apparaître clairement mes 140$, et à ma demande l'employée me confirme à nouveau 140$ avec dropping to Las Végas avec prise du véhicule à 12 heures le 9 juin et restitution à Las végas le 10 à 11 heures.
Je dis ok et je signe ce contrat. L'employée est pressée, elle veut me faire signer la feuille d'état de la voiture exempte de défaut sans en faire le tour. J'exige de vérifier le véhicule, il y a de légères griffures un peu partout, des pocs de portières. Je demande à ce qu'elle les mentionne, mais elle me rassure en indiquant que c'est pour les chocs importants et les parties vitrées. Elle insiste vraiment et je me laisse emballer...
Je voyage sans encombres, je rends le véhicule avec le plein fait à la station présente à 300 mètres à 9 heuresle lendemain, comme prévu.
A la restitution l'employé veut me faire signer la feuille de check in avec une rayure à l'arrière, je refuse de signer et je reçois mon double non signé donc, avec le kilométrage effectué soit 220 miles.
Le lendemain, le 11 juin, je prends l'avion pour la France.
Trois semaines plus tard je constate un prélèvement de 428 $!
Je me rends à ma banque, j'explique mon affaire , que je n'ai rien signé pour 428 $, et que je n'ai reçu aucune facture.
La banque me fait remplir une réclamation qu'elle va transmettre à Mastercar. J'aurai une réponse dans 3 mois maxi, délai normal pour un litige avec l'étranger!
En effet deux mois et demi plus tard j'ai la réponse.
On me remet des photocopies de documents mentionnant que j'avais loué la voiture pour 3 jours et qu'en fait je l'ai gardé 10 jours en ayant parcouru 330 miles au total. Il ne peuvent donc rien faire.
Je rentre chez moi, déconfit et particulièrement faché et je compare ces documents à mes originaux. Je m'attendais à une arnaque sur des dommages au véhicule, il n'en est rien.
Le double du contrat , est falsifié, ma date de retour est barrée manuellement et le 13 est écrit à la place.
La "facture" est le même document imprimé cette fois ci avec à la fois la date du 20 en retour et la date du 10 sur une autre ligne ainsi que 110 miles de plus que ce que figure sur ma feuille de restitution du véhicule.
Je retourne à la banque avec mes documents originaux, les doubles falsifiés, et la copie de ma carte d'embarquement du 11 juin mais elle ne veut rien entendre, ayant déjà fait une réclamation, elle ne peut en faire une autre!!!
C'est quand même fort alors que c'est elle qui m'a fourni les preuves de la falsification, et qu'importe si le 11 j'étais dans l'avion!
J'ai donc décidé de me retourner contre ma banque, qui paie sur simple demande sans contrôler les justificatifs(elle le font toutes). Mon interlocuteur m'a conseillé de faire détruire ma carte car je ne pouvais m'opposer à aucun autre prélèvement, même sans n'avoir rien signé!!! j'ai évidement résilié cette carte.
Parrallèlement a cette démarche j'ai fait trois réclamations par mail à Budget client, aucune réponse.
Voici le courrier adressé à ma banque.
XXXXXXXXXXXXX. Résidence Les XXXXXXXXX. Allée des XXXXXXXX. 83110 SANARY sur MER. Cxxxxx Axxxxxxx. A l'attention du directeur d'agence. xxxxxxxxxxxxxx. 83XXX XXXXXXXXX.
Sanary le 16/09/2014.
Madame, Monsieur.
J'ai effectué un voyage aux USA. A mon retour, j'ai constaté que le règlement par carte bancaire d'une voiture que j'avais loué était trois fois supérieur au montant annoncé. Je me suis présenté dans votre agence fin juin pour déposer une réclamation avec mes pièces justificatives, dont l'original de mon contrat. Vous avez remonté ma réclamation auprès du service Mastercar qui répondu mi septembre. Votre collaborateur m'a fourni une partie du dossier et m'a indiqué verbalement que j'avais loué ce véhicule du 9 juin au 13 juin, mais que de plus je l'avais rendu en retard . Tout cela est faux bien sûr, et les pièces fournies portent les preuves des erreurs ou falsifications.
Mes documents : Pièce 1 : tarif que je me suis fait confirmer à l'agence, 140$, il n'apparaissait pas clairement dans mon contrat. Pièce 2 : le double de mon contrat original spécifiant les dates de location du 09 au 10 juin 2014.
Les documents que vous m'avez fourni : Pièce 4 : Mon contrat raturé manuellement avec une date de retour portée au 13 juin. Pièce 5 : toujours le même type de document imprimé avec dans la fenêtre des dates de location, une durée qui s'étend jusqu'au 20 juin et dans la fenêtre tarif, la facturation détaillée que je conteste pour tout montant supérieur à 140$. D'une part car le montant Time & miles est supérieur au tarif forfaitaire de 140$ indiqué à l'agence , et d'autre part parce que le kilométrage qui était compris dans le forfait ne correspond pas au kilométrage réel. Pièce 3 : le check in de restitution du véhicule en date du 10 juin avec 17530 miles au compteur soit 206 miles effectués et non 342.
Dans la fenêtre facturation apparaît de l' »energy » alors que j'ai fait le plein à la station à proximité du site de restitution soit à moins d'un kilomètre. Enfin, le bordereau de facturation par ligne, pièce 6 est indéchiffrable, codification et d'acronymes incompréhensibles...
Pièce 7 : copie de mon billet d'avion en date du 11 prouvant que je n'étais plus aux usa le 13 ou le 20 Juin.
Cela fait beaucoup d'éléments qui j'estime attestent de ma bonne foi. J'ai loué ce véhicule pour un montant de 140$ tout compris, avec un départ de Saint George et un retour à Las Végas.( 140$ forfaitaire , kilométrage illimité)
Je l'ai restitué avant le délai de 24 heures à l'endroit prévu, avec le plein et rigoureusement dans le même état qu'on me l'avait confié. J'exige donc le remboursement du trop perçu au dessus de 140 $ conformément à l'article L 133-18 du code monétaire et financier. Je suis assez effaré de la désinvolture du contrôle de Mastercard et de l'aveu d'impuissance de votre personnel devant la production de mes preuves. J'espère que cette malheureuse affaire aura l'issue que je souhaite, sinon, il est évident que je ne pourrai plus accorder ma confiance à votre banque. Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sincères salutations.
Mxxxxxx GXXXXXXXX.
J'affirme qu'il s'agit bien d'une arnaque. J'ai loué deux autres véhicules durant mon séjour, je l'ai restitué au même endroit que je l'ai pris, j'ai été facturé sur place au tarif du contrat, rien à dire.
L'affaire paraît bien rôdée, lorsqu'un touriste étranger rend un véhicule à l'aéroport, il suffit d'attendre quelques semaines pour qu'il soit retourné chez lui et le voler. Le laxisme des banques est intolérable, c'est de l'incompétence voire de la complicité passive. Si je ne suis pas remboursé, je contunuerai à poursuivre ma banque puisque d'après le code monétaire, elle est responsable en cas de litige, à elle de le résoudre avec Mastercard et le loueur indélicat, c'est la loi. Pour l'instant, je n'ai pas de réponse.
Parrallèlement a cette démarche j'ai fait trois réclamations par mail à Budget client, aucune réponse.
Voici le courrier adressé à ma banque.
XXXXXXXXXXXXX. Résidence Les XXXXXXXXX. Allée des XXXXXXXX. 83110 SANARY sur MER. Cxxxxx Axxxxxxx. A l'attention du directeur d'agence. xxxxxxxxxxxxxx. 83XXX XXXXXXXXX.
Sanary le 16/09/2014.
Madame, Monsieur.
J'ai effectué un voyage aux USA. A mon retour, j'ai constaté que le règlement par carte bancaire d'une voiture que j'avais loué était trois fois supérieur au montant annoncé. Je me suis présenté dans votre agence fin juin pour déposer une réclamation avec mes pièces justificatives, dont l'original de mon contrat. Vous avez remonté ma réclamation auprès du service Mastercar qui répondu mi septembre. Votre collaborateur m'a fourni une partie du dossier et m'a indiqué verbalement que j'avais loué ce véhicule du 9 juin au 13 juin, mais que de plus je l'avais rendu en retard . Tout cela est faux bien sûr, et les pièces fournies portent les preuves des erreurs ou falsifications.
Mes documents : Pièce 1 : tarif que je me suis fait confirmer à l'agence, 140$, il n'apparaissait pas clairement dans mon contrat. Pièce 2 : le double de mon contrat original spécifiant les dates de location du 09 au 10 juin 2014.
Les documents que vous m'avez fourni : Pièce 4 : Mon contrat raturé manuellement avec une date de retour portée au 13 juin. Pièce 5 : toujours le même type de document imprimé avec dans la fenêtre des dates de location, une durée qui s'étend jusqu'au 20 juin et dans la fenêtre tarif, la facturation détaillée que je conteste pour tout montant supérieur à 140$. D'une part car le montant Time & miles est supérieur au tarif forfaitaire de 140$ indiqué à l'agence , et d'autre part parce que le kilométrage qui était compris dans le forfait ne correspond pas au kilométrage réel. Pièce 3 : le check in de restitution du véhicule en date du 10 juin avec 17530 miles au compteur soit 206 miles effectués et non 342.
Dans la fenêtre facturation apparaît de l' »energy » alors que j'ai fait le plein à la station à proximité du site de restitution soit à moins d'un kilomètre. Enfin, le bordereau de facturation par ligne, pièce 6 est indéchiffrable, codification et d'acronymes incompréhensibles...
Pièce 7 : copie de mon billet d'avion en date du 11 prouvant que je n'étais plus aux usa le 13 ou le 20 Juin.
Cela fait beaucoup d'éléments qui j'estime attestent de ma bonne foi. J'ai loué ce véhicule pour un montant de 140$ tout compris, avec un départ de Saint George et un retour à Las Végas.( 140$ forfaitaire , kilométrage illimité)
Je l'ai restitué avant le délai de 24 heures à l'endroit prévu, avec le plein et rigoureusement dans le même état qu'on me l'avait confié. J'exige donc le remboursement du trop perçu au dessus de 140 $ conformément à l'article L 133-18 du code monétaire et financier. Je suis assez effaré de la désinvolture du contrôle de Mastercard et de l'aveu d'impuissance de votre personnel devant la production de mes preuves. J'espère que cette malheureuse affaire aura l'issue que je souhaite, sinon, il est évident que je ne pourrai plus accorder ma confiance à votre banque. Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sincères salutations.
Mxxxxxx GXXXXXXXX.
J'affirme qu'il s'agit bien d'une arnaque. J'ai loué deux autres véhicules durant mon séjour, je l'ai restitué au même endroit que je l'ai pris, j'ai été facturé sur place au tarif du contrat, rien à dire.
L'affaire paraît bien rôdée, lorsqu'un touriste étranger rend un véhicule à l'aéroport, il suffit d'attendre quelques semaines pour qu'il soit retourné chez lui et le voler. Le laxisme des banques est intolérable, c'est de l'incompétence voire de la complicité passive. Si je ne suis pas remboursé, je contunuerai à poursuivre ma banque puisque d'après le code monétaire, elle est responsable en cas de litige, à elle de le résoudre avec Mastercard et le loueur indélicat, c'est la loi. Pour l'instant, je n'ai pas de réponse.
"Tourisme: les Français fuient la Tunisie" English translation pending
"Sur les six premiers mois de l'année, le tourisme français en Tunisie est en baisse de 7% par rapport à la même période l'an dernier. C'est une chute de 40% par rapport aux chiffres recueillis en 2010. - RTL Événement, du 5 juillet 2014."
http://www.rtl.fr/...a-tunisie-7773062130
Vous trouverez ici un récapitulatif du dernier Baromètre SNAV/Atoutfrance donnant les tendances des ventes tourisme par les agences de voyages de France vers la Tunisie http://pqrieu.blogspot.com/...atoutfrance-mai.html
Bonne vacances à tous!
Vous trouverez ici un récapitulatif du dernier Baromètre SNAV/Atoutfrance donnant les tendances des ventes tourisme par les agences de voyages de France vers la Tunisie http://pqrieu.blogspot.com/...atoutfrance-mai.html
Bonne vacances à tous!
Road-trip en Roumanie (6 520 km) English translation pending
Bonjour
Sans aucune prétention, ci-dessous mon récit ( un peu long) au jour le jour de mon road-trip de 6520km en Roumanie.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai avec plaisir
Bonne lecture
Xav
SAMEDI 31 MAI
C'est le grand jour. Direction la Roumanie. Cette 1ère journée devrait normalement me conduire à Zagreb. Je dis normalement car je n'ai pas encore décidé de la route que je vais prendre après Trieste. Mais j'aimerais revoir Zagreb que j'ai eu l'occasion de visiter lors d'un voyage de 3 semaines en Croatie pendant l'été 2013.
Je quitte donc Meribel vers 10h30. Je dois encore acheter un peu de nourriture à Moutiers. Puis je fais le plein d'essence et j'en profite pour vérifier la pression des pneus.
Direction Bourg Saint Maurice et le col du Petit Saint Bernard. Il n'est pas loin de midi je fais un dernier arrêt en France pour me restaurer. Je ne suis pas fan, mais un Mac Do fera bien l'affaire. Je passe la frontière Franco-Italienne. Il y a encore des murs de neige impressionnants. Certains frisent les 4 mètres de haut. La descente sur la vallée d'Aoste est très jolie, très alpine. Pour une fois, je décide de prendre la nationale, au moins jusqu'à Yvrea. Ça n'a pas été un choix très judicieux car je prends beaucoup de retard et Zagreb est encore à 800km. Je vais y arriver tard. Mais c'est aussi ça les voyages, prendre le temps de vivre.
Après un petit cafouillage à Yvrea, me voilà sur l'autoroute . On voit moins de choses mais c'est tout de même plus reposant pour les longs trajets. En un peu moins d'une heure je me retrouve à Milan et allégé de 10,60€ ! Maintenant c'est tout droit jusqu'au territoire Slovène. Trieste enfin, je m'acquitte des 29,30€ de péage et je file en direction de la frontière Italo-Slovène. Il est un peu plus de 20h00 quand je la franchis. Je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le trajet du retour ( 30,00€) Maintenant je continue ma route vers Zagreb via Ljubljana. Il me reste environ 220km. Vers 22h00 à la frontière Sloveno- Croate je prends la voie des camions et ça me vaut 800m de marche arrière pour reprendre la bonne file. Pas top sur l'autoroute ! Il est 22h30. Je suis arrivé à bon port et je retrouve vite mes repères dans cette jolie ville. Un petit tour rapide dans le centre de Zagreb et je me couche car demain ce sont 700km qui m'attendent.
DIMANCHE 1 JUIN
Le réveil sonne à 8h00 mais je me réveille à 9h00. Je me plonge dans les cartes et les itinéraires. À Zagreb il y a du wifi gratuit dans tout le centre touristique. Bien utile pour les routards. 9h30, je daigne sortir de mon duvet, m'habiller et j'avale un morceau avant de reprendre la route. Il est 10h00 quand je décolle enfin. À mon grand étonnement, je sors de Zagreb avec beaucoup de facilité. Afin d'éviter de faire du change Euro/Kuna, je prends la nationale jusqu'à la frontière Croato-Hongroise. Il est un peu plus de 12h00 quand j'y arrive. Dans un Algeco de l'autre côté de l'autoroute je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le retour ( 19,00€). Vraiment pas chère pour 1400km A/R. J'atteins Budapest en un peu plus de 2h. Je n'ai pas fait de change Euro/Forint et donc je ne peux pas faire le plein en Hongrie. Je vous l'accorde il me passe dans la tête des idées un peu saugrenues parfois. Clairement je n'avais pas envie de me retrouver avec en poche des Euros, des Kunas, des Forints et des Lei. Enfin toujours est-il que je vais être très content de voir la frontière pour faire du change Euros / Lei et faire le plein de gazole. La voilà la Roumanie!! Après 1650km, m'y voici. Une fois la douane passée, je suis rapidement mis dans le bain. À peine arrêté à la 1ère station essence pour changer de l'argent, faire le plein et acheter la rovignieta que déjà 5 ou 6 gamins viennent me réclamer des Euros ou une vignette d'autoroute Hongroise, Autrichienne, Slovène qu'ils revendront, je suppose, à la sauvette. Compte tenu de l'insistance dont il font preuve, je remonte dans la voiture et je vais 1km plus loin. Impossible de trouver un panneau dans Satu Mare qui m'indique la direction de Baia Mare. Je sors la boussole et je me dirige au Nord-Est et je finis par trouver ce que je cherche, la route 19. Après une bonne soixantaine de km de routes défoncées en direction de Sapanta, je rends les armes et je me gare près d'une vieille station essence/ bar/ restaurant. J'y passe là ma 1ère nuit en Roumanie.
LUNDI 2 JUIN
Il est 7h00 quand j'ouvre un œil, 7h30 quand je sors de mon sac de couchage et je décolle en direction de Sighetu Marmatiei vers 8h00. Il fait 14 degrés, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Très vite j'arrive à Sapanta pour visiter le cimetière joyeux. Toutes les stèles sont décorées d'une très jolie croix bleue en bois sculptée, représentant la profession du défunt ou les causes de son décès. En bruit de fond, dans l'église attenante, un prêtre récite sur un ton laconique, des prières. Je poursuis ma route vers la vallée de la Marei et du Cosaului, plus précisément dans les villages de Desesti puis Budesti où sont bâties des églises entièrement en bois. L'architecture est vraiment remarquable. Toutes les 2 figurent au patrimoine mondial de l'UNESCO et se dressent au milieu d'un cimetière délabré. L'une est petite et ressemble plus à une chapelle, l'autre est beaucoup plus imposante. L'ambiance qui y règne est à chaque fois particulière. Ironie du sort, en redescendant à pied de l'église de Desesti, je vois un Renault Master où il est marqué " Boulangerie-Pâtisserie". Ces 2 seuls mots me font écarquiller les yeux et je finis de lire le reste " Famille Gandi - Courchevel 1850 ". Un véhicule Français, de la Savoie et de la commune où je vis. Simplement incroyable ! J'essaye de savoir à qui appartient ce véhicule et un homme m'interpelle en Roumain. Je lui dis que je suis Français et là une femme, qui attend son bus et qui m'entend parler Français , vient se mêler à la conversation et sert d'interprète car elle parle un Français très convenable. Lui me dit qu'il fait les 5 mois de saison d'hiver à Courchevel et elle, elle me dit qu'elle a appris le Français à l'école car jusqu'il y a très peu de temps c'était la 1ère langue qu'il fallait apprendre après le Roumain. Bref les échanges se poursuivent... une rencontre et une conversation très intéressante qui se termine par l'arrivée du bus que doit prendre la dame. C'est exactement ce que j'aime dans le voyage, des rencontres inattendues. Sur la route pour revenir à Sighetu Marmariei je croise de nombreux et magnifiques portails en bois massif sculptés. Paradoxalement les maisons sont moins jolies. Un casse croute vite avalé et je file visiter l'ancienne prison et musée des victimes du Communisme et de la Résistance de 1945 à 1989. J'y consacre 2h45 pour bien comprendre les rouages du bulldozer Communiste. Tout y est très bien expliqué, il y a une brochure en Français et une jeune femme à l'accueil parle très bien le Français. Le lieu en lui même mais surtout certaines pièces de la prison font bien ressentir l'atmosphère qui devait y régner. Je reprends ma route en me dirigeant dans la vallée de l'Izei et plus précisément à Barsana où je trouve un endroit pour passer la nuit. Enfin si on ne me déloge pas dans la soirée car je ne sais pas si c'est privé ou public. Il est 21h00, je regarde la carte et le guide du Routard pour la journée de demain, un homme s'approche de la voiture et commence à me parler en Franco-Romano- Italo- Anglais. Il s'appelle Joan et il a 68ans. Nous discutons pendant plus d'une heure sur nos vies respectives et sur les avantages et les inconvénients de la vie en Roumanie, en France et en Italie où il a travaillé en tant que jardinier pendant 5ans. La discussion se ponctue de fou-rires car nous sommes obligés de mimer ou de dessiner les mots que nous ne savons pas dire dans l'une des 4 langues. Il aurait voulu que je rentre ma voiture sur son terrain pour y passer la nuit mais son portail n'a jamais été fini et donc il ne s'ouvre pas. Il s'excuse plusieurs fois et nous nous souhaitons bonne nuit et à demain.

Mardi 3 juin
A 8h15 après une nuit bien froide, je suis réveillé par Joan qui frappe à ma vitre. Il me demande si j'ai bien dormi et il s'en va. Je mange un morceau et 30 minutes plus tard je revois Joan débarquer avec son frère qui parle un peu le Français. Il me dit que j'aurais dû dormir chez lui. S'en suis une discussion sur mon voyage ainsi que quelques fou-rires sur ma prononciation des villages Roumains et je reprends ma route dans la vallée de l'Izei en direction de Poienile Izei vers 9h30. À la sortie de Barsana, je tombe sur un grand monastère entièrement fait en bois. C'est un havre de paix très bien entretenu, très fleuri, où s'activent ça et là quelques bonnes sœur. Ce site est lui aussi au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le guide du Routard indique une route de traverse pour rejoindre Pioenile Izei, évidemment je m'empresse de la prendre pour fuir les sentiers battus. Je ne suis pas déçu du voyage ! La route se transforme en piste puis à certains endroits en chemin 4x4. Trop tard, je suis engagé et il n'y a aucun endroit pour faire demi-tour. J'arrive bon gré malgré à la fameuse église en bois qui elle aussi est au patrimoine de l'UNESCO. La description du guide du Routard fait mention " d'une petite église en bois au milieu d'un cimetière verdoyant ". Je dirais plutôt une petite église en bois au milieu d'une jungle d'où surgissent quelques croix rouillées et stèles en pierre. Elle semble abandonnée là au milieu de rien car au centre du village une grande église plus moderne a été bâtie. Elle a évidemment beaucoup moins de charme. Je ne sais pas pourquoi, je me sens bien dans cet endroit. Dans tous les villages que je traverse, les gens sont occupés à travailler dans les champs. En ce moment c'est la période des foins. Partout où je passe, les gens s'arrêtent de travailler et ils me regardent passer. Je crois que les touristes viennent rarement s'aventurer dans ces endroits. Et pour cause, les routes sont scabreuses mais vraiment il vaut la peine de se perdre dans les petites vallées du Maramures. Puisque ce n'est pas très loin de ma route, je fais un crochet par Botiza. Ce village est connu pour sa fabrication de tapis de laine colorés par des teintes naturelles. Il faut passer sous un énorme portique en bois sculpté pour rentrer dans le village, il doit faire au moins 5m de haut. J'ai remarqué que tous les villageois qui passaient devant une église ( il y en a 3 ! ) se signe de la croix à 1,2 ou 3 reprises. Je pense que c'est partout pareil mais c'est la 1ère fois que je m'en aperçois. Sur les conseils du guide du Routard je vais à Ieud. Mis à part l'église en bois qui date de 1364 et qui est la plus vieille de la région du Maramures, il n'y a rien d'autres d'attrayant. Je passe à travers champs pour rejoindre Viseu de Jos et donc la route principale. Mon dos et mes amortisseurs se réjouissent de retrouver une route digne de ce nom. Je fais le plein à la petite bourgade de Viseu de Sus car ensuite il n'y a plus rien pour les prochains 100km. Petite anecdote amusante, dans la ville de Viseu de Sus, il est indiqué " BORSA 9km ", c'est ma direction donc je continue ma route. Au bout d'une vingtaine de minutes, j'aperçois le panneau d'entrée de Borsa sans jamais être sorti de la ville précédente. En effet, j'ai remarqué que la vie se concentre principalement aux abords de la seule route bitumée qui traverse une ville ou un village. À tel point que des petits villages de 500 habitants peuvent faire 4,5,6km de long et ainsi toucher le village suivant. Ce qui a pour conséquence aussi de devoir toujours rouler à 50km/h ( vitesse maximale autorisée en agglomération). Je commence l'ascension du col de Prislop. À la moitié de la montée, le temps se gâte sérieusement. Des ruisseaux coulent sur la route. Juste avant le sommet je croise un berger avec au moins une centaines de moutons. Il est là, impassible sur le bord de la route alors qu'il pleut des cordes et que la température a chuté à 7 degrés ( elle était de 22 en milieu de journée). Il paraît qu'au col, la vue est imprenable sur les montagnes du parc national du Rodnei. Je n'en distingue que des ombres dans le brouillard. Aussi surprenant que ça puisse paraître, il y a un monastère perché là au milieu de nulle part. Il ressemble plus à un château de conte de fées qu'à un édifice religieux. À noter que le col de Prislop est le carrefour des régions du Maramures, de la Bucovina et de la Transylvannia. Je continue ma route et descend sur Carlibaba. La route est pleine de trous, certains sont si gros que si je n'étais pas vigilant je pourrais y laisser le train avant . L'endroit est sauvage. Pas âme qui vive. Je me régale. Tout le long de la route, il y a des tas gigantesques de grumes devant lesquels sont garés des camions prêts à les emmener. Dans des coins de forêt, il y a des jolies roulottes en bois servant de maisons aux bûcherons travaillant dans le secteur. Ils sont là en exil pour quelques semaines ou mois. J'atteins enfin Carlibaba, les 1ers 500m ressemble à s'y méprendre à un décor de western. Tout y est. Les maisons en planche avec une terrasse couverte sur l'avant, les clôtures en bois autour des maisons, les parcs à vache en rondin fin, les ponts en bois etc... Ici c'est LA matière 1ere pour tout faire ! Je rattrappe la route principale et je file à 100km/h ( ça change des 30 habituels) vers Fundu Moldovei où j'ai repéré un camping sur le guide du Routard. Douche chaude, lessive, internet pour rassurer les proches et du silence. Un bel endroit pour se requinquer.

MERCREDI 4 JUIN
C'est sous un soleil radieux que débute ma 1ère journée en Bucovina. Ce matin le réveil est tardif ( 9h00) les 200km d'hier dont 180km sur routes défoncées ont eu raison de moi. Je consulte la carte et le guide du Routard avant de partir. Tous le monastères du secteur sont au patrimoine mondial de l'UNESCO ( 5 ). Pour le moment je ne fais pas d'overdose d'églises et monastères car chaque édifice est différent par son environnement, sa décoration, son architecture etc... Mon hôte me dit que la route sera bien meilleur que celle d'hier au col de Prislop ( ça me parait difficile de faire pire) ! Je prends la route en direction de Vatra Moldovitei où je visite le Monastère Moldovita. C'est en fait une grosse église recouverte à l'intérieur comme à l'extérieur de fresques religieuses. Ce qui lui donne un aspect très particulier c'est son toit qui déborde d'au moins 2m. Le tout entouré par un mur d'enceinte épais de 4m environ. Je reprends la route en direction de Sucevita. Elle est bordée d'un petit torrent de montagne, d'alpages, de vaches en liberté, de forêts de sapins, de maisons en bois clôturées par des jolies barrières en bois elles aussi. Avec le soleil qui est de la partie, ça donne un avant goût de ce que peut être le paradis ! La forteresse monastique de Sucevita est très imposante, elle renferme une église entièrement peinte comme précédemment. Les lieux sont très bien entretenues et les peintures murales très bien conservées. Je fais une petite pause à Radauti pour changer de l'argent et me restaurer avec des sortes de beignets fourrés, l'un aux champignons et l'autre à la crème pâtissière. Je flâne ensuite dans les rues et sur le marché de cette petite bourgade bien vivante. Au moment de repartir, j'assiste à une procession religieuse en pleine rue, Je m'approche pour prendre des photos et je comprends qu'il s'agit en fait d'un enterrement ( gloups!). Cette petite pause me fait du bien car j'ai encore 3 monastères à visiter et je risque de friser l'overdose. Je reprends la route vers Arbore pour voir un énième édifice mais je suis très déçu et je repars dans les 5 minutes qui suivent. Les remparts sont... En fait il n'y en a plus, les peintures extérieures sont délavées par le soleil, les peintures intérieures tombent par plaque et on ne distingue plus grand chose et le jardin qui entoure l'église est quasi en friche. L'endroit n'avait aucune âme et pourtant il est sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Et dire que j'ai fait 12km de piste pour ça... Je vais maintenant en direction d'un site où se trouve 2 forteresses monastiques ( seulement 10km les séparent). Le monastère d'Humorului et celui de Voronet. L'un a mal vieilli et l'autre et très bien conservé. L'un est désert et l'autre est bondé ( 3 bus et beaucoup de marchands). Les 2 sont entretenus par des religieuses qui s'acharnent à conserver une âme à ces lieux. Les édifices religieux que j'ai vu ces dernières 48h sont tous magnifiques ( excepté Arbore ). Ils ont tous un attrait particulier par le fait qu'ils ont été construits il y a 6 ou 7 siècles et avec des moyens techniques très rudimentaires. Moi qui ne suis pas du tout intéressé par le milieu religieux, j'ai beaucoup apprécié les différentes visites que j'ai pu faire car j'ai été bluffé par les prouesses architecturales et artistiques. Pour finir, ma préférence va tout de même vers les églises en bois du Maramures car elles sont très discrètes ( j'étais toujours seul lors des visites) et je suis resté en admiration devant de si grandes constructions entièrement en bois. Me voilà maintenant dans ma voiture, la tête repue de monastères et d'églises en tout genre. Je choisis la facilité et je retourne donc dans le camping de la veille, 40km en arrière. Il est calme, abordable, propre et les propriétaires, Hollandais, ne sont pas avares en recommandations. Et, cerise sur le gâteau, j'ai eu un verre de schnaps à la poire à mon arrivée. Petit remontant qui est fait par Monsieur avec les poires du camping. Tout juste 55 degrés... Ah il me fallait bien ça !!
JEUDI 5 JUIN
Il est 7h30 quand j'ouvre les yeux, le ciel est couvert, pas d'averses pour le moment. Étant donné qu'aujourd'hui je change de région, je vais surtout rouler et très peu visiter donc je me permets de partir à 10h45. Les montagnes font place aux grandes plaines. Je file à vive allure au beau milieu d'hectares de champs de blé, de maïs, de pommes de terre, de soja et aussi de nombreux vergers. Ici la machine a remplacé l'homme. Fini les fenaisons et les cultures tout à la main comme dans les montagnes du Bucovina et du Maramures. Rien d'intéressant à voir par ici donc je passe Gura Humorului, Falticeni et Targu Neamt et me voilà maintenant dans la région de la Moldavie. Je fais très rapidement les 130km qui me séparent du monastère de Neamt. C'est en réalité une université orthodoxe. Le lieu est particulier car mis à part l'église, tout est moderne. J'ai vraiment l'impression de rentrer dans un campus plus que dans un monastère. Drôle d'endroit. Les peintures qui décorent l'édifice sont en parfait état, il me semble même que ça a été restauré. La vivacité des couleurs donnent de la gaieté à cette église. Il se met à pleuvoir donc je reprends la route vers le 2ème et dernier monastère de la journée, Secu. Juste avant de sortir de l'enceinte, 3 prêtres orthodoxes passent devant ma voiture, je les salue mais ils se dirigent vers un bâtiment et ne tournent pas la tête pour me répondre. Ils sont habillés avec des grandes soutanes noires et un couvre chef plat, propre à cette religion, une bonne partie du visage est enfoui dans une épaisse barbe poivre et sel. Paraît-il qu'il y aurait plus de 50 monastères dans le secteur, pour ma part je me contente des 2 seuls qui sont sur ma route, j'ai eu largement mon compte hier. Perplexe, c'est le mot qui me vient tout de suite à l'esprit pour qualifier mon sentiment à la sortie de Secu. C'est une forteresse monastique massive. Tellement massive que les remparts servent de logement pour les moines qui y vivent. Il y a 2 boutiques de souvenirs et de babioles comme dans les autres endroits mais ici ils ne sont résolument pas tourné vers le tourisme. Un peu partout, des moines prient en tenant un livre à la main mais personne ne me regarde. Histoire d'ajouter un peu d'austérité au lieu, si tant est qu'il en ait besoin, l'intérieur de l'église n'est éclairé que par des bougies si bien que je ne vois pas les peintures au plafond et surtout je ne vois pas les 2 moines à genoux dans un coin entrain de prier. Évidemment j'ai sursauté quand l'un des 2 a tourné une page de son livre. Tant que j'y suis, je vais finir de noircir le tableau, une grande partie du hall d'entrée de l'église est peint par une représentation de l'enfer, beaucoup de flammes, de têtes coupées, de personnages qui brûlent et de diables. Seul sur le parking, seul dans le monastère, qu'est ce que j'ai fait ?! Bin...je suis parti ! Je fais route vers Poiana Largului et j'arrive au lac de Montelui. Le paysage est nettement moins plat, le lieu est très joli, très sauvage, la forêt pousse jusque sur les berges. Il y a très peu d'habitations autour. Je le longe pendant une trentaine de kilomètres en faisant quelques arrêts pour profiter de la vue. Je me mets en quête de trouver un endroit où passer la nuit et quelques kilomètres plus loin j'aperçois un panneau Port Bicaz, je me dis " chouette, je vais passer la nuit au bord de l'eau". Quelle déception en voyant le fameux port... C'est une espèce de complexe touristique avec 2 boutiques de souvenirs, 1 restaurant, 1 "camping" en bungalow, 1 hôtel flottant miteux et 3 pédalos qui se battent en duel. C'est vieillot et certaines choses ne sont pas finies. Il y a aussi quelques habitations flottantes. Le lieu ne m'inspire pas et je continue en direction du lac Rosul où là j'ai la ferme intention de mettre un terme à ma journée. Avant d'y arriver, je passe dans les magnifiques gorges du Bicaz. Elles sont courtes mais le passage est impressionnant. C'est très étroit et au dessus de ma tête, les falaises touchent le ciel. C'est rempli de bus, de touristes et de boutiques à babioles. Impossible de s'arrêter mais l'endroit est vraiment joli et vaut le détour. À peine quelques kilomètres de plus et j'arrive au lac Rosul qui se trouve dans un parc national dont je n'ai jamais pu obtenir le nom. Malgré tout le lieu est dénaturé par 3 complexes hôteliers et une multitude de boutiques à babioles. Je m'achète un Kurto-skalacs, une sorte de pâte à brioche enroulée sur une grosse broche sur laquelle ils y mettent de la cassonade ou de la vergeoise avec des petits éclats de noisettes, le tout cuit au dessus de la braise. Ça donne une délicieuse gourmandise en forme de tube d'une bonne trentaine de cm et qui me fait les yeux doux à chaque fois que je la regarde. C'est bien cuit et croquant à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Maintenant il pleut assez fort et la température est tombée à 11 degrés, je suis en altitude et par expérience je sais que la nuit on peut encore perdre quelques degrés. Je décide donc de descendre un peu et de trouver un petit chemin pour me cacher dans la forêt. Avant de partir, je vois un panneau indiquant la présence d'ours dans le secteur. Mon plan tombe encore à l'eau. Direction Gheorgeni en Transylvanie et j'aviserai sur place. Ce fut vite fait, la ville est délabré, vraiment rien de convenable pour se poser confortablement. Tampis, je poursuis vers Miercurea Ciuac et je m'arrêterai dans dans un chemin en plein champs. Faut-il encore trouver un chemin... Rien de rien, que des pâturages, des champs et des petites forêts. Jusqu'au moment où j'aperçois une piste convenable, je m'y engage, je fais 800m et miracle, une sorte d'élargissement. Parfait ça me convient. En pleine nature et près d'une toute petite colline couverte par une forêt de résineux, je vais être très bien pour la nuit. À peine 5 minutes que je suis là et déjà une 1ère voiture qui passe avec des gens qui me dévisagent ( tsiganes ). Puis une deuxième, puis un tracteur, un vélo un piéton, une autre voiture... Pour la tranquillité c'est loupé. Je remonte en voiture et je vais voir ce qu'il y a derrière cette colline... Un village... Avec des constructions faites de bric et de broc. Ok j'ai compris, ce n'est pas encore l'endroit de rêve où je passerai la nuit. Il me reste 2 solutions, trouver un autre chemin ou faire les 38km restants vers Miercurea Ciuc, il est 20h30et c'est donc la 2ème option que je choisis. La ville en elle même n'a rien d'attirant et je jette mon dévolu sur un Motel très bon marché mais très propre et pas vieillot. Sentiment bizarre dans ma chambre d'hôtel, je repense à tous ces beaux endroits que j'ai traversé dans le Maramures et en Bucovina, ici c'est déjà bien différent, moins authentique.
VENDREDI 6 JUIN
8h00 le réveil sonne mais je fais la sourde oreille. 1ère journée en Transylvanie 10h45 je décolle enfin, direction Rupea, Sighisoara et Bietran. Je vais prendre le temps aujourd'hui car j'ai trop roulé hier. Je vais profiter un peu. Oui mais je sens bien que la route sera la même qu'hier finalement, elle sera bien fade et morne. Toujours les mêmes paysages qui défilent. De la nationale à 100km/h. Non ce n'est pas possible, pas 2 jours de suite, je ne suis pas venu pour ça. Je cherche sur la carte un plan B. Eurêka !!!!! Ça sera un poil plus long mais ça ne pourra pas être pire qu'hier, impossible. Je file donc vers l'Ouest en direction de Vlahita. Il me faut à peine 3km pour sortir de Miercura Ciuc et être déjà en pleine campagne. Je suis maintenant sur des grands plateaux où alternent forêts de résineux, ruisseaux limpides, tourbières et alpages d'herbe rase, je suis au Canada...quelques kilomètres plus loin je croise une charrette remplit de foin, une autre remplit de terre, une Dacia rouillée, des bergers et leurs moutons, en fait non c'est bien en Roumanie que je suis. Maintenant je fais route vers le Sud en direction d'Ocland et le paysage change encore, la route se rétrécie, les trous apparaissent ça et là, le paysage devient beaucoup plus bosselé, par endroits le bitume laisse place à la piste en terre, les champs retrouvent des dimensions humaines. Je me surprends à rouler à 40km/h, même en dehors des villages. Je ne suis plus pressé par une troupe d'excités qui se collent à mon train arrière. Les villages que je traverse sont paisibles, les gens sont assis et discutent devant les maisons, ça sent le fumier, il y a de la bouse de vache sur la route, devant les magasins mix les charrettes sont plus nombreuses que les voitures. Ça me redonne du baume au cœur après les quelques 380km insipides que j'ai fait hier. Cette authenticité c'est exactement pour ça que je suis venu en Roumanie. Je prends même le temps de m'arrêter voir un apiculteur qui me met une combinaison sur le dos pour aller voir ses abeilles. Je lui achète du miel de montagne en partant. Je m'empresse de le goûter puis d'en avaler 5 ou 6 cuillères. Tout ça sent la nature et c'est vivifiant. J'arrive presque à ma 1ère étape quand en pleine campagne je tombe sur un passage à niveau on ne peut plus simpliste, 2 rails et 1 signal lumineux rouge ( presque jamais de barrières en Roumanie). Il y a déjà 3 ou 4 voitures de part et d'autre. Certains ont les portières ouvertes et sont affalés dans leurs sièges et d'autres sont assis dans l'herbe entrain de discuter. En bon occidental que je suis, je laisse le moteur tourner et je vais voir si le train arrive. D'un côté on peut voir à 800m environ et de l'autre à plusieurs kilomètres. Histoire de ne pas paraître con, je coupe quand même mon moteur et j'attends dehors comme tout le monde. L'idée de passer quand même me traverse l'esprit. Au bout de 15 bonnes minutes, un train de marchandises d'un autre âge arrive à la vitesse d'un bon cycliste, 40km/h tout au plus. Tout le monde remonte tranquillement dans sa voiture et reprend son bonhomme de chemin. Je crois qu'aujourd'hui j'ai vraiment fait le bon choix de route. Pour preuve, 80km parcourus pour atteindre Rupea et ma moyenne culmine tout de même à 28km/h !! Rupea c'est une jolie cité féodale fortifiée au pied de laquelle il y a un bourg rural très animé. Il n'y avait aucune information sur le guide du routard mais Daniel ( un français rencontré sur VF qui est marié à une roumaine et qui habite en Roumanie) m'avait conseillé d'y aller. Je ne suis pas déçu, c'est joli, il n'y a aucun touriste et je me fais une balade à l'ombre pour monter jusqu'au fort. Ensuite j'avale les 53km qui me séparent de Sighisoara en une trentaine de minutes. Les paysages traversés sont toujours aussi plaisants. La cité fortifiée de Sighisoara est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Je laisse ma voiture au parking qui se trouve en bas et je monte à pied la ruelle qui permet d'y accéder. C'est relativement grand et on se laisse perdre agréablement dans les ruelles pavées. C'est ici qu'est nait Vlad Dracul, qui inspira l'auteur du légendaire et célèbre personnage de Dracula. Néanmoins le site a perdu de son charme car c'est une succession de bars, de glaciers, de restaurants et d'hôtels 4 étoiles. C'est le rendez-vous de la petite bourgeoisie et c'est archi-blindé de touristes. Bof ! En redescendant, les gardiens des parkings sautent sur les touristes pour les faire payer le temps resté et je n'y échappe pas. Oui mais voilà, je ne me suis pas garé sur leurs parkings, je suis allé un peu plus loin. Incrédules et mécontents, ils me regardent partir et marmonnent des jurons.
( CE QUI SUIT A ETE ECRIT LE LENDEMAIN MATIN, SAMEDI 7 JUIN, AVEC LES IDEES PLUS CLAIRES) La dernière étape me conduit à Bietran, petit village coloré et tranquille où une église fortifiée a été construite au 16ème siècle. Je me gare sur la place du village et je me dis que je vais être au top pour passer la nuit, je ne crois pas si bien dire... Je pars à pied en direction de la fortification qui se trouve sur un petit promontoire. Je suis un peu déçu par l'endroit car le site est en réfection, si bien qu'il n'y a que le tour de l'église et sa visite qui sont faisables. On aperçoit néanmoins les tours de guet. L'intérieur de l'église est quelconque, ça sent le vieux, le renfermé et le bois est vermoulu. Le tout a besoin urgemment d'un coup de jeune. Je termine la visite et je redescends dans le village et reviens à ma voiture. J'installe mes petites affaires pour passer la nuit puis comme je l'avais prévu en arrivant sur place, je vais me poser sur une table à l'extérieur avec une bière pour potasser sur la suite de mon parcours. Le choix est rapide, il y a un magasin mix qui fait aussi bar et où il y a l'air d'y avoir des jeunes d'une vingtaine d'années ou alors il y a un petit chalet en bois sur la place du village avec 4 grandes tables en rondins pouvant accueillir 10 personnes chacune. Mon choix se porte sur le 2ème car il y a du monde ( déjà 3 tables pleines ) et aussi parce qu'il y a une fumée alléchante qui s'y dégage, l'ambiance a l'air bon enfant. J'arrive devant le cabanon, toutes les têtes se tournent vers moi et le niveau sonore baisse. Merde je fais un tel effet !! J'apprendrai plus tard dans la soirée par un jeune qui parle anglais que les touristes viennent voir l'église et se sauvent aussi sec. Je commande donc ma bière et je vais m'asseoir à la dernière table de libre. Ici pas de fioritures, on se lève ou on crie pour commander et quand c'est prêt le gars te l'annonce en criant. Je m'affale sur le banc et je commence à siroter ma bière, je n'ai pratiquement pas le temps d'ouvrir mon bouquin que déjà un groupe d'une douzaine de personnes arrivent puis dans la foulée une dizaine d'autres. Le niveau sonore s'élève immédiatement. Ils me demandent si ils peuvent s'asseoir à ma table et j'accepte volontiers ( en même temps c'est la seule table qui reste). Très vite on m'adresse la parole et je réponds par un petit " sunt francez" ( je suis français). Visiblement ça fait son effet car j'entends dans les phrases "francez" à tout va. Ça parle fort, ça rigole, ça rote, ça blague, ça tape dans le dos et surtout ça boit. La terrasse est exclusivement occupée par des hommes allant de 25 à 65ans. Autant dire que l'ambiance est très joviale. 2 gars de ma table se lèvent et vont vers une voiture et ils en reviennent avec 5 ou 6 bouteille d'eau mais remplis d'une boisson couleur Champagne et d'une autre couleur rosé mais plus soutenue. Les plus âgés s'en servent un verre ou plutôt un baquet ( les verres font tout de même 33cl ) et ils le coupent avec du coca. À moi on m'en sert un verre plein et sans coca. Je lève mon verre et je proclame un " noroc " bien viril qui n'a pas manqué de faire rire ma tablée. C'est légèrement pétillant, sucré, pas trop alcoolisé et avec un goût agréable mais que je n'arrive pas à déterminer. Ne comprenant pas le Roumain, impossible de savoir ce que c'est. Un homme arrive avec son synthétiseur et une enceinte, ce qui a ravivé les plus endormis. On rajoute des tables car d'autres hommes viennent se greffer à ce que l'on peut appeler maintenant une fête. 2 tablées commencent à manger et je tends le cou pour voir ce qu'il y a dans les assiettes. Ce sont les célèbres mititei ( petite saucisse de 10cm à base de viande hachée, aillée et aromatisée puis grillée). Ça me va très très bien car je n'ai pas mangé depuis 11h30 et la boisson locale commence à faire son effet. Je passe commande d'une assiette et d'une autre bière. Assiettes et verres en plastique, ici on mange avec les mains, à la bonne franquette, il y a juste 2 cures-dents plantés dans l'une des 2 saucisses et j'ai aussi une bonne poignée de frites. Un jeune de mon âge vient s'asseoir à côté de moi et il commence à me parler en anglais. Je me sens moins isolé et je peux enfin comprendre pourquoi une telle ambiance. Avant ça, un homme à la voie portante et déjà bien éméché vient me voir avec un petit verre et une bouteille de vodka à la main, il me dit en français et en roulant les R, " jé né pou rien faire pour toi mais jé ta souhaité la bienvénoue " et il me tend un verre de vodka plus que plein. Il me fait signe de boire cul sec, ce que je fais après avoir proclamer mon fameux " noroc ". Je reprends la conversation avec le gars qui est assis à côté de moi, il me dit que ce soir c'est la fête car ils viennent de finir un chantier de gaz. Enfin c'est ce que j'ai compris car après 2 baquets de bières, 1 baquet de pétillant de cerises, 1 baquet de pétillant de raisins et 1 verre de vodka, mon anglais est devenu subitement plus aléatoire. Nous continuons un peu la discussion et je les remercie pour cette bonne soirée. Je pars plein de joie à la voiture pour me coucher. Autant dire que je suis très heureux d'être déjà installé pour la nuit car je ne suis pas du tout en état de prendre le volant et en plus en Roumanie c'est tolérance zéro pour l'alcool. Une bien belle journée qui se termine d'une bien belle manière. Non pas parce que j'ai bu plus que de raison mais parce que ça fait du bien de prendre son temps et de voir des gens avec une âme. Avant de m'endormir, je les entends entonner des chants Roumains à capella. Vers 4h00 du matin, les derniers fêtards quittent les lieux bruyamment... De sacrés gaillards ces Roumains.

SAMEDI 7 JUIN
Le réveil est matinal, entre l'église qui sonne tous les 1/4h et les chevaux au petit trot sur le bitume, je ne traîne pas longtemps pour émerger. Je mange un morceau tranquillement et je mets un peu d'ordre dans mes affaires puis je consulte la carte et le programme du jour. Ma 1ère étape doit me conduire à Prejmer et j'y arrive au bout de 2h45. J'ai choisi de passer par le Sud pour profiter des routes de campagne avant de reprendre les grands axes et de voir la ville. Il y a de fortes chances pour que ce soir ce soit moins champêtre qu'hier. C'est ce qui rend les voyages agréables, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, aucune routine possible. Une fois sur la nationale, je me laisse filer gentiment, créant derrière moi une longe file de voitures. À 10km de Brasov, je contourne la ville par le Nord-Ouest puis j'arrive à Prejmer. La ville en elle même n'a absolument aucun attrait et est plutôt déserte mais l'église fortifiée vaut vraiment le déplacement. Elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un édifice circulaire massif de 15m de haut sur lequel repose un toit 1 pan incliné vers le centre formant ainsi un début d'entonnoir. Les seules ouvertures donnant vers l'extérieur sont des meurtrières. L'intérieur du cercle est composé de plus de 230 portes numérotées sur 3 niveaux accessibles par un labyrinthe de balcons et d'escaliers. Derrière chaque porte, appartenant à une famille, une pièce plus ou moins grande leurs permettait à l'époque d'y cacher leurs récoltes et de s'y réfugier en cas d'invasion. Il y avait tout le nécessaire pour subsister en étant assiégé, un forgeron, un tisserand, un potier, une école etc... La vie à l'extérieur était installée pour un temps dans cette promiscuité. Au sommet du rempart, sous le toit, une coursive permet de faire le tour complet de l'édifice en ayant une vue par les meurtrières. Certaines pièces sont reliées entre elles créant ainsi plein de passages "secrets". Le centre du cercle est occupé par une imposante église dont les arches sont faites en pierres ou en briques, contrastant ainsi avec le blanc des murs. Vraiment un très bel endroit où il est agréable de flâner et de se perdre d'autant plus si l'on s'y retrouve seul comme j'en ai eu la chance, je le recommande fortement. Je mets maintenant le cap sur Brasov, une ville assez importante de 285 000 habitants, installée au pied d'une montagne sur laquelle dans le dernier tiers il y a BRASOV écrit en grosses lettres blanches, de la même manière qu'HOLLYWOOD aux USA. Un téléphérique permet d'aller au sommet de cette montagne pour contempler la ville et les environs. Rien de particulier à visiter mis à part une église...encore. Là dessus je fais l'impasse. Ici il est plutôt recommandé de battre le pavé tant le centre historique est grand et piéton. C'est LE centre névralgique de la ville. Une très grande place où il y a aujourd'hui un marché et une grande et large rue piétonne où se succèdent des terrasses aux ambiances hétéroclites. Tous les regards sont rivés sur les écrans, finale dame de Roland Garros oblige. Nous sommes samedi et ça grouille de gens mais ça reste tout de même agréable. À 16h00 je m'autorise un petit goûter et je m'achète un placinta cu mere, une spécialité roumaine. De la feuille de brick au dessus et en dessous et au milieu une pomme hachée ( peau, cœur, pépins) aromatisée à la cannelle. Si bien que je me retrouve à cracher discrètement ce que je n'arrive pas à mâcher, élégant ! Une fois avoir fait le centre en long en large et en travers, je me dirige vers ce qui semble être un rallye en pleine ville. Cela fait plus de 3h que j'entends des moteurs pétarader. Il s'agit en fait d'une course de côte où chaque participant part en contre la montre. Je reste là plus d'1h30 à regarder Ferrari, Porsche et autres bolides à 4 roues passer à très vive allure puis je regagne tranquillement ma voiture en passant par des vestiges de ce qu'était avant les remparts de Brasov et je passe également dans un des nombreux parcs de la ville. En allant en direction de ma voiture, je m'aperçois que les autres ont pour la plupart un PV sur le pare brise...ma plaque étrangère les en a visiblement dissuadés et c'est parfait car je n'avait pas pris la peine de prendre un ticket à l'horodateur, je ne m'étais. pas donné ce mal en devinant un peu que je ne craignais pas grand chose. Il se fait tard, je vais quitter la Transylvanie pour y revenir à la fin de mon périple. Il est temps que je me trouve un endroit où dormir aux alentours de Sinaia. La nationale que j'emprunte est agréable et j'arrive rapidement sur place. Nous sommes samedi soir et tout le monde est de sortie et en plus de ça il y a des mariages. Trop d'agitation à mon goût, je reviens sur mes pas et je tente ma chance à Busteni. Là je trouve une petite route sans indication particulière et qui a l'air de partir en forêt. Je crois que ça va me plaire. Je passe devant les dernières maisons et je traverse une petite forêt puis rapidement plus rien et un vaste vallon relativement plat et sans arbres s'ouvre devant moi. C'est encore mieux que ce que j'espérais. La route se transforme vite en piste mais c'est carrossable. Quelle chance ! 1km plus loin, je croise un panneau "attention aux ours", voilà qui finit de me séduire. Soudain, en m'enfonçant dans le vallon, en lisière de forêt, je crie PUTAIN UN OURS !!!! Ça c'est LA bonne surprise du voyage car sans grands espoirs j'avais espéré en voir un mais avec la quasi certitude que ça ne serait pas le cas. J'immortalise l'instant puis il disparaît dans la forêt. Il me faut chercher un endroit où me poser maintenant et je ne vais pas être déçu... 3km plus loin je tombe sur ce que l'on peut appeler le WOODSTOCK du campeur ! Le vallon est désormais plat et les alpages sont envahis de campeurs en tout genre. Ça va du campeur de compétition avec la tente, les chaises, la table, le barbecue à gaz, la glacière électrique...au puriste qui fait griller ces mitetei avec la lame de son couteau et qui dort à la belle étoile. Certains ont mis une clôture électrique autour de leurs tentes pour se protéger des ours. C'est l'anarchie la plus totale, on se pose où on veut et comme on veut. Les barbecues marchent à plein régime. Énormément de campements affichent fièrement leur patriotisme en plantant un drapeau roumain devant leurs tentes. Je trouve tout de même mon coin de verdure et je mange un morceau avant de me glisser dans mon duvet et de m'endormir au son bien désagréable de musiques folkloriques Roumaines crachées par les énormes enceintes de la voiture tuning de mes voisins d'un soir !!

DIMANCHE 8 JUIN
Déjà 1 semaine que j'arpente les routes de Roumanie. Il est 7h30, trop tôt, j'essaye de me rendormir mais le soleil tape et j'ai déjà trop chaud. Et puis surtout, j'ai déjà mon "David Guetta" local ( que j'appelle finalement Dj Carpates) qui s'est remis aux platines de bon matin. Je passe la tête dehors, grand soleil. Mais je rêve ou les hommes aux alentours tournent déjà à la bière !!!! Est ce qu'à un moment ils dorment et s'arrêtent de boire ces Roumains?! Je range mes petites affaires et je prends mon petit déjeuner dans ce que l'on peut appeler une discothèque de plein air. Mon voisin Dj Carpates a un invité, encore un furieux du tuning qui a la bonne idée d'ouvrir les portières et le coffre de sa voiture, de se mettre sur les mêmes ondes radio que Dj Carpates et d'envoyer les watts au maximum. Là clairement c'est tout le vallon qui profite des derniers tubes du moment. Pour le repos je repasserai plus tard, non là ce matin c'est dimanche et il y a une arrivée massive de voitures et je reste juste pour le plaisir de voir ce capharnaüm. On bat des records et je rigole tout seul comme un con dans ma voiture. Tampis je perds ma matinée mais pendant ce temps je potasse mon parcours et je rigole en regardant les gens. C'est bête et méchant, oui mais c'est tellement bon. Comment décrire tout ça sans rien oublier... Sur un vallon plat de 3km environ, vous prenez 500 voitures, 4 fois plus de personnes, des barbecues, des chiens, des tables, des chaises, des tentes, des campeurs, des drapeaux roumains, des randonneurs, des promeneurs, des alpinistes alors qu'il n'y a pas de quoi faire, des gens en maillot de bain, des vétetistes, des mamies avec la canne, des gamins hurlants qui jouent dans l'eau gelée du torrent, de la musique à tous les coins de tentes, de la fumée de barbecue en pagaille, de la poussière soulevée par les voitures et le meilleur pour la fin, du bourgeois en manque d'exotisme alpin dans leurs gros 4x4 de luxe desquels sortent des bécasses à talons qui ont une ceinture en guise de jupe et qui se demandent si c'est le choléra ou la peste qu'elles vont attraper en pique-niquant dans l'herbe, un must, j'adore. Étonnement les lieux sont propres et les gens prennent la peine de mettre leur déchets dans les grosses poubelles prévues à cet effet. Oui mais voilà, l'endroit est peuplé d'ours et une poubelle classique ne résiste pas très longtemps à l'appétit d'un plantigrade. Conséquences, ce qui était propre la veille au soir ne l'est plus le lendemain matin et les ours ont joué les petits Poucet en semant des détritus de la poubelle jusqu'à la lisière de la forêt... Charmant. Un Roumain vient taper causette avec moi mais là ça s'avère compliqué car la seule langue qu'il connait, c'est la sienne. Pas grave, on va trouver une langue commune, le Franmain et le Rouglais. Les 2 lui conviennent et moi aussi. On passe donc 20 minutes à discuter voiture et transport routier, son métier. Bien sympa encore cette rencontre. Depuis le début, je trouve que les gens sont très avenants. Et puis j'ai ai un atout de taille pour engager assez facilement la conversation, ma plaque d'immatriculation. J'ai apposé sur le "F" un stickers de la station de Meribel. Si bien qu'il est impossible de savoir de quel pays je viens, sauf si on connait Meribel évidemment. À 99% c'est l'élément déclencheur pour les rencontres. Déjà 12h30 allez je file à Sinaia pour voir le château de Pelés. Au passage j'arrose copieusement tous mes amis campeurs d'une épaisse poussière ! Paradoxe Roumain, il est marqué à plusieurs reprises "ATTENTION AUX OURS, LAISSEZ LES TRANQUILLES" et " GARDER LES LIEUX PROPRES SOUS PEINE DE POURSUITES" et tout est prévu pour faire le contraire. Ceci dit j'ai quand même beaucoup aimé l'endroit qui, j'ai oublié de le dire, se trouve au pied des monts des Bucegi. 10km plus tard je me retrouve au pied de la longue montée pavée qui mène au château Pelés. Quand je vois l'effervescence dans la ville, je réalise très vite que ça va être blindé. Pas loupé, c'est la queue pour acheter les tickets et pour rentrer dans le château. Une fois mon billet d'entrée en poche, je décide de tenter ma chance pour accéder tout de suite étant donné que je suis seul. Et ça marche, on me colle dans un groupe de Roumains avec un guide et c'est parti. Mais au bout de la 2ème pièces, je les laisse filer car la visite se fait au pas de charge et ça ne me plait pas. Surtout qu'il y a énormément de choses à voir. C'est richement décoré, parfois trop. Les matériaux utilisés sont très nobles voir précieux. C'est vraiment très bien entretenu et on s'imagine aisément comment s'organisait la vie quand tout ça était habité. L'architecture extérieure n'a rien à envier à l'intérieur. Là aussi il y a le souci du détail. Encore un très bel endroit à ne pas louper. Autant j'ai pris mon temps pour monter au château et le visiter, autant là je redescends au pas de course car le ciel est noir et je vois déjà des éclairs au loin. Je regagne vite ma voiture et je démarre en direction de Slanic via Ploeisti. Au bout d'à peine 2 minutes c'est un déluge de pluie et de grêle qui s'abattent sur moi. J'y ai échappé belle sur ce coup là. La route vers Ploeisti est sans intérêt, tout comme la ville d'ailleurs donc je bifurque tout de suite vers Slanic et sa mine de sel que je visiterai demain. Le bourg est petit, sans vie et plutôt tristounet. Il y a là 4 ou 5 immeubles de l'époque communiste, cubiques, gris et sans balcons. Je repère très vite le puits de la mine et je m'installe sur le parking pour la nuit.
LUNDI 9 JUIN
Encore une fois je me fais réveiller par la chaleur qu'il fait déjà à 7h00 du matin dans la voiture. Je me prélasse au soleil, fais un brin de toilette, consulte les cartes et mange un morceau. Encore une fois je prends le temps et je vais même faire un tour dans le village. En réalité ce n'est pas si moche que ça, mis à part ces 5 ou 6 bâtiments de l'époque communiste, le reste est joli. Il y a beaucoup d'arbres et hier soir je n'ai pas vu toutes les petites maisons qui se cachaient. Je reviens à ma voiture et quand je me décide à aller en direction de l'entrée, je prends peur. Il y a déjà beaucoup de voitures et il y a une bonne demi heure de queue à l'entrée. À un jour près j'aurai trouvé porte close car la mine ferme exceptionnellement mardi 10 juin ! Me voilà dans le petit ascenseur où peuvent rentrer 6 personnes bien serrées. La descente dure 90 secondes. Chaque élément en ferraille de la cabine est rongée par le sel. Je suis maintenant à 208m sous terre. Il fait très frais 12 degrés ( toute l'année). Je sors de la cabine et je suis stupéfait, c'est grand, très grand, immense ! Les proportions font peur, je ne m'attendais pas à ça. Il y a environ une dizaine de salles, accessibles au public, reliées par des très larges passages. En tout il y a 8 hectares qu'il est possible d'arpenter et 2,5 hectares fermés au public, les hauteurs sous plafond varie entre 32m et 54m. Les volumes qui ont été extrait de cette mine sont colossaux. Il y a même une croix religieuse lumineuse. Passé cette 1ère impression, je m'avance un peu en pensant qu'il y aurait un guide ou un petit train mais je vois que tout le monde déambule à sa guise alors je fais pareil. Je tombe sur une salle où il y a des structures gonflables pour enfant et des karts à pédales. Ça me surprend un peu mais pourquoi pas. Dans la suivante il y a un bar café et magasin mixt avec tables, chaises etc... Là rien de trop surprenant. Dans une autre, des sculptures avec la pierre de la mine. Nulle part je trouve des informations sur l'extraction du sel, c'est bien dommage car je ne comprends pas où se trouve le sel quand je regarde les murs de cette mine. Ils ressemblent à de la pierre compacte, lissée et où on aperçoit très bien les strates. Ici on y vient en famille, parents, enfants, grands parents, cousins etc... C'est un lieu qui a l'air très apprécié et très fréquenté par les Roumains. Un peu plus loin j'aperçois un petit plan d'eau avec une passerelle qui l'enjambe. Ailleurs un terrain de football. Ici un coin TV avec un grand écran plat. Là un coin repos compartimenté et équipé avec des lits de camps. J'en fais le tour et effectivement des gens se reposent avec une couverture qui les recouvre. C'est déroutant comme endroit. On y fait même son footing ou de la marche sportive. Les gens me regardent l'air interrogatif car ils ne comprennent pas comment je peux tenir avec juste un tee-shirt. Tout le monde sans exception a une veste où au moins un pull. De toute façon, froid ou pas je n'ai pas le choix, mon sweat est dans la voiture. Je me dirige vers l'ascenseur pour repartir et je vois une gravure que j'ai du mal a identifié car la lumière est plutôt faiblarde dans cette mine. Il s'agit en fait d'une représentation d'Usain Bolt, le sprinter, qui fait son fameux geste après chaque course gagnée. Au dessus de lui, il y a "PUMA" inscrit avec le logo de la marque. Je reprends l'ascenseur en étant perplexe sur ce que je viens de voir. Je viens visiter une mine d'extraction de sel et j'ai tout vu sauf ce pour quoi j'étais venu. Revenu à la surface j'aperçois un panneau expliquant brièvement la mine. En fait Slanic est une station balnéaire où l'on vient prendre du bon temps mais aussi soigner des maladies respiratoires. L'air de la mine est , parait-il, très bon pour ça. La pression atmosphérique est constante ( 780 hpa ) et c'est visiblement très bon aussi pour le corps. Il y aussi la possibilité de se baigner dans un lac salé à 1km de là mais je ne l'ai pas testé. Avant de partir je m'achète un kurtos-kalacs. Cette fois ci je vois tout le procédé de fabrication. Délicieux ! Maintenant je mets le cap sur l'extrême Sud de la Moldavie, un endroit peu visité de la Roumanie, Vulcanii- Nairosi, au Nord de Buzau. La route pour y aller est très agréable, je passe dans de nombreux petits villages. Je m'enfonce dans un paysage de collines bien rondes et très verdoyantes et arborées. Difficile de croire qu'ici il y a de l'activité volcanique. Je me gare sur le petit parking et je suis accueilli par le propriétaire, " welcome to muddy land ". Trouvant le cadre vraiment sympa je lui demande tout de suite si jeu peux dormir ici et il accepte sans problème. Ça m'en coûte 5lei et je peux disposer des sanitaires et des tables ombragées mises à disposition. La douche chaude est à 5lei. Parfait tout ça. Maintenant je me dirige vers la zone volcanique par un sentier montant sur une colline. Jusqu'au bout le suspens est entretenu car on ne voit rien, c'est bien vert à des kilomètres à la ronde. Soudain j'aperçois enfin les cônes volcaniques. En fait c'est une zone bien précise qui fait tout au plus 400m de circonférence. Il y a des cônes crachant de la bout à intervalles plus ou moins réguliers ou alors il y a de grosses flaques boueuses glougloutantes ! Ni l'eau ni la boue sont chaudes, ce ne sont que des remontées gazeuses. Les contrastes entre les couleurs sulfurées et le vert des alentours est saisissant. Je suis quasi seul et je profite de l'endroit en me baladant de flaque en flaque et de cône en cône. Déjà 2h30 que je suis ici, je m'y sens vraiment bien tant le calme règne. Je descends au parking et je m'installe pour la nuit. Dommage que demain je doive poursuivre ma route car l'endroit est enchanteur. Pas une seule habitation à des kilomètres à la ronde, une nature préservée, pas de bruit, et tout le nécessaire pour camper confortablement. Il y a même un petit magasin mixt et du wifi gratuit. Je finis cette journée devant un magnifique coucher de soleil et une bonne bière. C'est sûr, ici j'y reviendrai.

MARDI 10 JUIN
J'ai dormi comme un bébé, tellement c'est calme. Je mange un morceau sur l'une des tables ensoleillées puis j'essaye d'organiser via internet mes quelques jours dans le delta. Je me repose au soleil et je me laisse bercer par le son des cigales et des oiseaux. Absolument génial. Je discute avec le propriétaire des lieux, je prends vraiment du bon temps, à tel point que je commence à émettre l'idée de rester une nuit de plus. Il est 12h00 et toujours aucun touriste n'est venu ce matin, je me motive enfin à quitter ce cadre idyllique et je fais route vers Galati via Buzau et Braila, 2 grandes villes sans attraits particuliers. Il y a peu de monde sur la route et les kilomètres défilent dans des paysages de cultures. Au bout de 165km j'arrive à Galati. L'entrée dans la ville est peu accueillante, c'est le moins que l'on puisse dire. Un amas d'usines croulantes crachent de la fumée peu rassurante. Passé cet endroit, ça grouille de vie dans toutes les rues, il faut dire qu'il y énormément de petits commerces. Pour le moment je n'ai toujours pas vu le fameux Danube. Je cherche mais je ne trouve pas quand enfin j'aperçois le haut d'une péniche. Je trouve une place où me garer et je vais vite me promener sur la Malul Dunarii C'est une large piste cyclable et piétonne sur environ 4 ou 5km, le tout bien arboré et à une dizaine de centimètres du Danube. Il y a aussi une quinzaine de grandes sculptures en ferraille qui bordent la promenade. Malgré les 34 degrés affichés, je décide tout de même d'en parcourir l'intégralité. Il y a très peu de monde, juste quelques joggeurs, cyclistes, promeneurs et patineurs. Vers 18h30 quand le soleil joue à cache cache au milieu des immeubles, les gens affluent. C'est LA balade des gens de Galati et je les comprends. Des cabanons , pour manger sur le pouce, commencent à se monter pour la belle saison. En fin de journée je contacte Quentin un français rencontré grâce à VF et qui un spécialiste du delta. Il va pouvoir me rancarder sur l'endroit. Il me dit de me rendre à Mahmudia, un village à une soixantaine de km au Sud de Tulcea. Là un gars et sa femme m'accueilleront et me feront découvrir le delta en bateau. Et peut être même que je pourrais pêcher ! Je m'installe sur un parking au bord du Danube et je passe la nuit ici.


MERCREDI 11 JUIN
Il est 6h30, un bruit me réveille. Je mets du temps à émerger et de nouveau le même bruit. Ça vient d'une de mes roues, on est entrain de me mettre un sabot !!!! Je bondis hors de mon sac de couchage et je regarde dans les rétros, fausse alerte, ce n'est qu'un balayeur municipal qui tape dans mes roues avec son balai. Le réveil est brutal mais passé cette frayeur, je retombe comme une masse avant d'être réveillé par la chaleur déjà étouffante dans l'habitacle. Il est 8h30 et je m'installe sur le bord du Danube pour le petit déjeuner. Joli cadre. Le Danube doit faire pas loin d'un kilomètre de large là où je me trouve. Difficile de se rendre compte mais c'est très large. Il charrie tout un tas de débris et l'eau est marron. Peu engageant. Des péniches de 100m où peut être plus me passent devant le nez, impressionnantes. Je prends la route pour Mahmudia vers 10h30 en prenant le bac pour traverser le Danube. J'attends 1/4h et je monte à bord. Ma plaque d'immatriculation a encore frappé, on m'interpelle pour savoir d'où je viens et j'échange un peu avec le gars dans un Français Roumain Anglais approximatif. La vue sur l'environnement du fleuve n'est pas mal non plus depuis le bac. Je suis maintenant dans la région de la Dobrogea, la route est agréable, peu de monde, beaucoup de cultures, d'étangs, de marais, de villages. 80km plus au Sud je passe rapidement Tulcea et il me reste 30km pour Mahmudia. Sur la route j'appelle Quentin qui a une maison dans Mahmudia mais qui est reparti en France il y a 2 jours, dommage !!! Il m'indique l'adresse de son ami Vassile qui a un endroit pour m'héberger. Ce sera finalement sa femme qui va m'accueillir car il est dans le delta entrain de pêcher avec un ami et son neveu. On communique difficilement car elle ne parle que le Roumain et le Russe. Elle me montre où je vais dormir puis je file me balader dans le village et sur le bord du Danube qui est à 2 pas. Il fait 28 degrés et il y a beaucoup de vent. Je casse la croute devant le Danube et je vois défiler tous types d'embarcations. Des barques, des hors-bord, un traversier, des pinasses, des canoës-kayaks, des bateaux de croisière plus ou moins grands. Devant moi, hors de l'eau, il y a des barques en bois étanchées avec du goudron liquide appliqué de façon rudimentaire. La vie dans le village est paisible. 1 seule route goudronnée et pas moins de 5 magasins mixt !! Une chose est sûre je ne mourrai pas de faim ici. Je rentre tranquillement chez Vassile et je fais une petite sieste de 30 minutes quand j'entends du bruit dans la pièce principale. Je descends et je suis accueilli à bras ouverts par un homme de 57ans, grand, mince, à l'allure sportive. Il parle un très bon Anglais et la communication est très facile. Il comprends aussi très bien le Français mais ne le parle pas. Immédiatement on parle du delta, c'est LE spécialiste du secteur. Il n'est pas avare d'histoires, de conseils et d'anecdotes sur le delta. Il me fait voir sa pêche du jour. J'ecarquille les yeux quand il me fait voir de nombreux brèmes, des brochets, des sandres et même une carpe et un silure. Aujourd'hui comme il dit, c'était une partie de pêche entre amis. Il y a son ami de toujours qui s'appelle lui aussi Vassile mais que tous appellent Colonel en référence à son grade dans l'armée et il y a aussi son neveu Ivan. Si tôt à table, j'ai droit à un verre de tuica, un alcool de prunes Roumain. Ça doit friser avec les 40 degrés quand même. Vassile, Colonel et Ivan ont faim donc dans la foulée, sa femme met sur la table la ciorba du jour, un excellent bouillon de viande, relevé avec du céleri branche, du persil, de la coriandre et d'autres herbes. C'est excellent, vraiment à tomber. Puis j'ai droit ensuite à une autre spécialité Roumaine, les sarmales. Des feuilles de vigne farcies avec de la polenta et un peu de viande et des légumes, le tout cuit dans un bouillon. Une fois dans l'assiette on y met du yaourt nature dessus. Le plat du pauvre paraît-il... Si tous les pauvres pouvaient manger aussi bon, le monde tournerait mieux ! Il est 19h30, s'en suit une longue discussion ponctuée de franches rigolades avec Vassile, son ami Colonel et Ivan son neveu. On aborde tout un tas de sujets aussi intéressants les uns que les autres. Mon image sur les Roumains et la Roumanie change définitivement. Je dois avouer que j'étais venu avec des à priori et ils ont été balayés par tous les gens que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent. Nous allons ensuite voir son jardin et sa vigne. Vassile fait un " red red wine" comme il l'appelle, je comprends qu'il doit décaper. Puis nous revenons chez lui et nous discutons encore jusqu'à minuit. Maintenant il est tant de dormir car la journée va être longue demain.
JEUDI 12 JUIN
Je me réveille à 7h00 et je saute du lit pour rejoindre Colonel et Ivan qui sont déjà debout. Au bout d'une heure, ne voyant pas arriver Vassile, je demande à Ivan si il dort encore, il me répond oui et il va dans la foulée le réveiller. Mauvaise nouvelle, Vassile a mal dormi et il a mal à l'estomac. Pas de pêche pour lui aujourd'hui. Il me rassure en me disant que Vassile et Ivan connaissent très bien le secteur et que nous allons partir tous les 3. Mis à part que les 2 ne parlent pas l'Anglais, je ne suis pas inquiet du tout. Avant de partir nous avalons un morceau, ou plutôt un gros morceau. Christina, la femme de Vassile, nous a préparé une grosse assiette avec 3 œufs au plat, des tomates coupées grossièrement, des concombres qui sont en fait des gros cornichons, de la feta mais au lait de vache et non au lait de brebis comme habituellement, et du pain. Le tout arrosé de thé au citron. Autant dire que ça cale un homme. Surtout qu'après elle amène du icré, une sorte de tarama maison préparé avec des œufs de brochet. Tout ça est très bon mais je n'en peux plus. Place aux choses sérieuses, nous chargeons la voiture de tout le matériel, nombreuses cannes, une bourriche, une grosse épuisette, 2 boîtes à appâts, de l'eau et de la nourriture. Nous allons au port de Mahmudia qui est en réalité une petite péniche amarrée sur laquelle se trouve la capitainerie et où sont stationnées plusieurs embarcations dont celle de Vassile. On charge la barque, on va faire le plein de benzina ( essence) puis on descend le Danube à toute vitesse. Ivan a été initié très tôt par son oncle et il est tout à fait apte à partir seul dans méandres du Danube qui a tissé une véritable toile d'araignée. Le fleuve se sépare en 2 bras en amont de Tulcea puis le bras au Sud de sépare une deuxième fois juste en aval de la même ville. Il y a donc bratul Chilia qui par très au Nord et qui fait aussi office de frontière avec l'Ukraine, bratul Sulina qui est quasi tout droit et qui se termine dans la ville du même nom et il y a enfin bratul Sfantu Gheorghe qui est le plus au Sud et qui zigzague beaucoup avant de rejoindre la mer. Mahmudia se trouve sur ce bras et nous naviguons dessus. Ces 3 bras alimentent tout le delta, les rivières, les canaux, les chenaux, les passes, les lacs, les étangs, les ruisseaux, les marais. Il y en a en quantités indénombrables. Cette quantité d'eau crée une biosphère extrêmement riche, si bien qu'elle fait partie du programme de surveillance de l'UNESCO. L'accès y est donc réglementé. On s'enfonce dans ce labyrinthe végétal jusqu'à arriver au lac de Gorgova où nous prenons différents canaux pour voir la faune et la flore environnantes. Il y a vraiment de tout, des hérons, des aigrettes, des ibis noirs, des pélicans, des cormorans, des cygnes, des foulques, des canards, des goéland, des mouettes, des martins pêcheurs, des aigles pêcheurs, des loutres, des castors, des chevaux sauvages, des serpents, des grenouilles et bien d'autres choses. Sous l'eau c'est pareil, il y a une multitude de sortes de poissons dont certains sont endémiques au delta. Aujourd'hui nous sommes venus pour le brochet et la perche, 2 carnassiers très appréciés pour leur délicate chair. Au niveau de la végétation, c'est très riche aussi. Donnant ainsi une multitude de nuances de verts. Nous passons sur un petit lac qui est entièrement recouvert de nénuphars jaunes et blancs, je n'en ai jamais vu autant, c'est impressionnant. Se balader dans le delta c'est mettre ses 5 sens en éveil, la vue pour la faune et la flore, le toucher avec l'eau et les poissons attrapés, l'odorat avec les nombreuses effluves que dégagent le fleuve, les marais et la flore, l'ouïe pour le concert que nous offrent les oiseaux et enfin le goût quand après une partie de pêche on déguste les poissons si bien préparés par Christina et qu'on arrose tout ça d'un petit vin blanc local. Nous choisissons notre plan d'eau et nous nous mettons à pied d'œuvre pour dénicher des beaux spécimens. Déjà 1h30 que nous taquinons les poissons mais rien de rien. Nous changeons d'endroits à de nombreuses reprises mais nous faisons chou blanc. C'est dans le lac de Potcoava, non loin du grand lac de Gorgova que Colonel fait la 1ère prise. 5 autres se suivront, dont 2 à mettre à mon actif. Entre temps nous faisons échouer notre embarquation sur un véritable champs de nénuphars et nous pique-niquons là au beau milieu d'un concert de coassements de grenouilles. Il est 17h30 quand nous plions bagages. Il nous faut 45min de barque pour rejoindre le port de Mahmudia. Je suis seul devant, Colonel derrière moi et Ivan à la barre. Je profite pleinement de ce moment qu'offre la nature. Nous passons par des canaux peu empruntés et donc nous ne croisons personne à part des oiseaux qui se sauvent à notre passage. Une fois chez Vassile, nous vidons les poissons et nous les mettons au congélateur qui est déjà plein à craquer de toutes sortes de poissons. Après une bonne douche nous nous mettons à table devant un véritable festin. Ce soir tout le repas sera fait avec les poissons du delta. Ciorba aux 6 poissons, beignets de brochet, boulettes de chair de silure frites, icre de carpe ( tarama maison), bref il y en a trop et je m'empiffre tant qu'il m'est possible d'en avaler. Quand Christina amène des crêpes à la confiture de coings, c'est le coup de grâce. Après de longues discussions sur la partie de pêche du jour et sur le programme du lendemain, nous allons nous coucher.

VENDREDI 13 JUIN
Il est à peine 8h00 que déjà j'entends que ça parle dans le salon. Je me lève et me mets â table avec les autres. Christina nous amène le petit déjeuner ou plutôt les mêmes assiettes gargantuesques de la veille. Nous partons ensuite dans le delta mais sans Colonel qui doit regagner Constanta dans la journée. Aujourd'hui nous allons pêcher et visiter le lac d'Uzlina et ses environs. Le temps est couvert est nous subissons plusieurs averses toute la matinée. Comme hier, nous attendons que ça veuille bien mordre. Au bout de 2h c'est Vassile qui attrape le 1er brochet. En tout ce seront 3 brochets et 4 perches que nous remontrons à la surface. Le temps s'améliore en ce début d'après- midi et nous en profitions pour enlever nos cirées et faire une pause pique-nique sur la barque. Nous sommes absolument seuls sur ce plan d'eau attenant au lac principal. Il y a quelques pélicans au loin mais sinon c'est le calme le plus complet. Nous décidons de plier le matériel et de rentrer tranquillement vers Mahmudia en empruntant d'autres canaux. C'est très agréable d'être seuls dans ce cadre de verdure sauvage. Une fois à la maison, Ivan s'attelle comme d'habitude à la corvée du nettoyage de la pêche du jour. Après une bonne douche, nous nous mettons à table pour un festin que Christina a mijoté toute l'après-midi. Cette fois ci je ne me fais pas avoir et je goûte tous les plats mais en moins grande quantité. Mon estomac ne supporterait pas une 2ème goinfrerie. Nous finissons la soirée par une longue discussion autour d'un verre de palinka puis je vais me coucher.
SAMEDI 14 JUIN
7h30, je saute du lit car aujourd'hui j'ai un peu de route et j'aimerais ne pas arriver trop tard. Le temps de charger la voiture, d'avaler un dernier petit déjeuner gargantuesque dont Christina a le secret puis je mets en route pour longer le bord de la mer noire. Mais avant je remercie chaleureusement mes hôtes pour leur accueil et Vassile me donne encore quelques endroits à visiter sur ma route vers Constanta. Christina me donne des boulettes de poissons frites que j'avais adoré la veille. Je met le cap vers l'extrémité Sud du delta accessible en voiture, Murighiol. À la sortie de la ville, Il y a un petit plan d'eau où se trouvent toujours des colonies assez importantes d'oies sauvages, d'échassiers, de pélicans etc... Je fais un stop très court car si il n'y a pas de moustiques en journée, ils sont largement remplacés par les taons. Le temps de prendre quelques photos et je cours en direction de ma voiture. Maintenant je continue vers Babadag, Mamaia et Constanta. Du côté gauche de la route, c'est encore le delta et sur la droite ce sont des champs de blé, de mais, de pommes de terre et d'éoliennes !!! Il y en a des centaines. On ne peut pas dire que ça enjolive le paysage. La route est bonne et il y a peu de monde, j'arrive rapidement à Navodari. Là j'aperçois enfin la Mer Noire. Un vieux rêve qui se réalise enfin. Je vais vite déchanter car Navodari touche Mamaia et le littoral est envahi d'immeubles, de résidences et de complexes hôteliers si bien que la mer on ne peut plus la voir. Et puis c'est samedi, il fait beau et les gens de Bucarest sont venus en masse pour passer le week-end au bord de l'eau. Il ne m'en faut pas plus pour mettre les voiles et fuir tout ça. Je me dirige maintenant vers Constanta, mais tout le long de la route c'est la même chose, du béton, du béton et encore du béton. Je me pose tout un tas de questions. Est ce que je vais quand même à Constata? Est ce que ça en vaut vraiment la peine? Et puis le guide du Routard n'indique rien de mirobolant à visiter. Je me dis aussi que l'on ne vient pas ici tous les jours mais à la vue des 1ères usines de Constanta, je préfère ne pas y aller. Je me console en me disant que j'apprécierai davantage la Mer Noire depuis la côte Turque lors d'un prochain voyage. La côte roumaine est tellement restreinte qu'elle a été prise d'assaut par des promoteurs peu regardant sur l'esthétisme. Il est 13h00 et je me demande si je fais toute la route vers Bucarest dès maintenant. Après une petite pause casse-croute dans un village où visiblement toute l'économie tourne autour de la pomme de terre, je me décide à rallier Bucarest aujourd'hui. Je quitte la région de la Dobrogéa pour rentrer à nouveau dans le Muntenie.La route est parallèle à l'autoroute, rien de particulier à voir et je fais très rapidement les 160km qui me séparent de la capitale. Quand un panneau indique " Bucarest 18km " il est difficile de croire que l'on va arriver dans la capitale. A 8km je vois encore des paysans faire brouter leurs vaches sur le bas côté. La route se transforme en double voie et les 1ères zones commerciales font leur apparition. Vient ensuite un boulevard " fortifié" de 3 ou 4 km d'immeubles résidentiels collés les uns au autres. Alternant les façades délabrées, les façades fraîchement ravalées, les façades grises et parfois colorées. L'ensemble est plutôt terne. Comme une grande partie de la ville d'ailleurs. Il y a peu d'indications et j'ai beaucoup de mal à me repérer. Les gens roulent vite, changent brusquement de direction et finalement je me laisse embarquer par le flux de la circulation en me disant que de toute façon je tomberai bien sur un panneau ou un endroit plus touristique. J'aperçois maintenant des bâtiments plus soignés, quelques bars et une population plus jeune. Je décide donc de trouver une place pour me garer. Il me semble que c'est le bon point de départ pour explorer les lieux. Je ne me suis pas trompé, je suis juste au commencement du quartier de Lipscani. C'est le quartier de Bucarest le plus animé. Dans les rues et ruelles se succèdent une multitude de bars branchés, brasseries, restaurants, magasins de souvenirs etc... J'ouvre mon plan de la ville et je décide de voir tout de suite l'ancien palais de Ceausescu. De là où je suis il y a 1km de marche pour s'y rendre. Je laisse de côté le quartier de Lipscani que j'arpenterai tranquillement demain. Quand j'arrive au croisement du boulevard qui passe devant le palais, je suis stupéfait par ce que je vois. Les platanes qui bordent la route me cachent une bonne partie de la masse du bâtiment mais je peux déjà apercevoir sa démesure. Plus j'avance pour me mettre face à lui et plus je découvre ce mastodonte. Je suis maintenant sur la grande place et je vois l'intégralité du palais. C'est quand même fou de faire une construction aussi gigantesque. De plus l'édifice est construit sur une grosse bute et ça lui donne un aspect encore plus imposant et ça assoit sa supériorité sur toute toute la ville et sur les visiteurs qui le contemplent. En voyant ça, on imagine très bien la mégalomanie du couple Ceausescu. En regagnant ma voiture, je passe devant de nombreux bars et tous ce sont mis à l'heure Brésilienne. Les terrasses sont bondées et il y a même un écran géant pour retransmettre les matchs de la coupe du monde de football. Aujourd'hui j'ai fait beaucoup plus de km que prévu initialement et je ne traîne pas à casser la croûte et à me coucher. De plus demain je vais sillonner la ville à pied donc je dois être en forme.

DIMANCHE 15 JUIN
8h30, réveillé par la pluie qui tombe sur la tôle. Déjà ma 2ème semaine en Roumanie qui s'achève. Pensant au temps qu'il fait dehors, je reste au chaud dans mon duvet. Rien que de savoir que je vais parcourir la ville sous la pluie ne m'enchante pas. Je finis quand même par me lever et je mange un morceau. Armé de mon plan je décide de quadriller le centre ville. J'ai déjà en tête les principales choses à voir et je me balade dans les rues au gré du vent. Il pleut moins fort et maintenant c'est un crachin breton qui tombe sans discontinuer. Je ne suis pas vraiment mouillé mais je sens bien que mes affaires sont moites. Bucarest est une ville très particulière, c'est la ville des paradoxes. Se côtoient les très pauvres et les très riches, les bâtiments en ruine et les petits bijoux d'architecture, le gris et le coloré, des églises séculaires et des tours d'acier et de verre, des gens en habits traditionnels et ceux avec la dernière marque à la mode. Bref ici tous les opposés vivent ensemble et ça donne un mélange plutôt surprenant. Hors du quartier de Lipscani , qui est fréquenté par une population de moins de 40ans, la vie a l'air plus difficile, les bâtiments sont gris et parfois le ferraillage du béton est apparent, les enseignes des commerces sont vieillottes et les devantures demandent à être rafraîchies, les gens sont habillés plus simplement et ils portent la tristesse en eux, les voitures sont moins rutilantes. Les longues années de totalitarisme communiste ont laissé des traces indélébiles. La vie peine à reprendre un court normal. Même dans le quartier de Lipscani, il y a des ruines au beau milieu de bars branchés. Il y a même un bâtiment prêt à tomber, soutenus par une structure en acier qui vient obstruer le passage d'une rue piétonne fréquentée. Une chose très appréciable, c'est qu'une grande majorité des rues du quartier de Lipscani soient piétonnes. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans beaucoup de témoignages et récits sur les forums, je n'ai quasiment pas vu de chiens errants, contrairement à des villes comme Sighetu Marmatei et Galati où pullulent des hordes de chiens amochés, crasseux et parfois agressifs. Mis à part les réalisations parfois pharaoniques de Ceausescu et quelques bâtiments ayant survécus à la 1ère et 2ème guerre mondiale puis à 45ans de totalitarisme, il n'y a pas grand chose à voir d'autre. Avec une bonne journée de marche et sans me presser, je pense avoir fait le tour des principaux lieux attrayants. Je cherche maintenant un restaurant où l'on mange des spécialités roumaines. Étant donné que c'est un quartier fréquenté par une population jeune, je n'y trouve que des burgers, pizzas, kebabs etc... Je finis par trouver un restaurant où j'ai du mal à déchiffrer le menu et où les prix sont corrects. Parfait, je m'assois et regarde la carte. Difficile de choisir car tout est marqué en Roumain. Heureusement il y a des photos du plat devant chaque énoncé. Je passe commande d'un plat qui m'a l'air bon et en attendant je regarde dans la rue. En levant la tête je vois marquer sur la devanture le nom du restaurant et à côté en plus petit " restaurant turkish ". Grosse déception. Je mange tout de même un bon petit plat Turc et ensuite je vais sur une place où a été installé un écran géant. Ce soir la France joue contre le Honduras. Je ne suis pas fan de football mais voir un match de l'équipe de France à l'étranger, c'est une expérience que je n'avais jamais vécu. Aujourd'hui qu'il fait froid et pluvieux, il y a plus de monde devant l'écran que pour le match d'hier et où le temps était clément. Je ne suis pas resté assez de longtemps pour voir la réaction des gens lors d'un but de la France mais je sentais beaucoup plus de ferveur que pour le match de la veille. Il y a eu des débuts d'applaudissements et de cris quand la France a failli marquer un but. Depuis le début de ce voyage, je remarque que la France, les Français et la langue Française sont très appréciés par les Roumains. Épuisé par ma longue marche, je file me coucher avant la fin de la 1er mi-temps.
LUNDI 16 JUIN
Il est 7h30 quand j'entends les 1ers Klaxons et la circulation qui s'intensifie. On est lundi et une nouvelle semaine commence. Il y a beaucoup de monde dans Bucarest. Je me mets en route vers 9h00 et à ma grande surprise je sors de la ville très rapidement et en plus sur la bonne route. Malgré la circulation et une pluie battante, tout va bien et je me retrouve sur la nationale 7 pour Pitesti puis Curtea de Arges que j'atteins au bout de 150km de routes plutôt bonnes. Je casse la croûte et je vais me balader dans la ville pour voir notamment 2 jolies églises. Mais cette fois ci je me cantonne à les voir de l'extérieur. Je regarde la carte puis je me remets en piste pour m'attaquer à la Transfagarasan. Une route de montagne paraît-il très jolie qui traverse les Carpates. Sur les conseils de Daniel rencontré sur VF, j'avais inversé mon parcours pour arriver plus tard et être sûr que la route soit ouverte et déneigée. Oui mais en sortant de Curtea de Arges, je vois un panneau indiquant " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Là je suis déçu et je m'arrête pour regarder la carte et trouver un plan B. Une seule route peut me dégager de cette impasse mais puisque je suis là je decide quand même d'aller jusqu'à ce fameux KM104. Au bout de 10km la route rentre dans une gorge et devient très sinueuse. Le plafond nuageux est bas, une bruine tombe et il fait 12 degrés. Le col qui se trouve à 2000m est annoncé à 58km. Je reste un peu perplexe en voyant une telle distance et en sachant que ça va être sinueux et que la route va se dégrader. Quelques kilomètres plus loin j'arrive au barrage Vidraru et au lac du même nom. Je sens que l'on déjà loin de tout. Plus de maisons, presque plus de circulation mis à part les quelques touristes téméraires. Là une tourelle d'une trentaine de mètres permet d'avoir un beau panorama sur l'endroit. Ça se limite à pas grand chose car le brouillard est trop épais. Je traverse le barrage à pied, il y a des cabanons à souvenirs mais ils sont fermés. C'est un peu tristounet ici. Je repars pour le col. Presque tout le monde redescend sauf 6 motos d'Irlandais et 1 voiture de Hongrois. Il se remet à pleuvoir et le temps est peu engageant pour se retrouver perché en altitude. La route reste à plat et serpente en suivant les nombreuses criques du lac. Après 10km j'ai la sensation de ne pas avoir avancé, le barrage est encore juste là à portée de main. Une fois le lac derrière moi, le paysage change, la route s'élève, les alpages et la végétation de montagne apparaissent. Au KM94, encore un panneau " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Bon cette fois ci plus d'espoir pour franchir le col. D'autant plus que je ne croise aucune voiture dans le sens inverse. KM100, toujours pas un brin de neige. Le brouillard est épais et ne me permet pas de voir plus loin que les motos devant moi. D'habitude chez moi je vois les motos monter les cols à plein régime mais là ils sont obligés d'y aller à tâtons tant la visibilité est mauvaise. Je suis un peu démoralisé quand je pense à toute cette route que je vais devoir refaire en sens inverse et sans avoir rien vu au final. Arrivent enfin les fameux KM104 et sa cabana Capra, une sorte de refuge hôtel planté au milieu de rien. C'est fermé apparemment. Les irlandais s'arrêtent, les Hongrois aussi. Il pleut toujours et il ne fait plus que 8,5 degrés, je n'ai pas envie de mettre le nez dehors donc je continue car finalement la route a l'air ouverte. Le paysage est plus minéral, l'herbe commence à laisser place à des pierriers. La route passe désormais à flan de montagne, il n'y a pas de barrières et donc la sortie de route n'est pas autorisée. Je suis dans l'incertitude de pouvoir arriver en haut car la neige fait son apparition sur les bords et je ne croise toujours pas de véhicule qui descendent. Dans une percée dans le brouillard, j'aperçois en contrebas les motos et la voiture qui se sont remis en marche. J'arrive à un tunnel qui doit faire 500m de long, je le traverse et surprise, je suis enfin au col. Malgré les 7 degrés, la pluie et le brouillard il y a 2 courageux qui vendent du fromage séché dans des panses de brebis et du miel. Je ne vois pas l'intérêt de m'y arrêter car on ne voit strictement rien de rien. C'est bien dommage car je pense que l'endroit est joli. De toute façon je n'ai aucun regret car la météo pour les prochaines 48h est exécrable donc inutile que je dorme sur place pour voir le paysage le lendemain. Un peu surprenant de se retrouver ici alors qu'il y a à peine quelques heures j'étais en plein centre de Bucarest. Je commence la descente vers le petit village en bas de la Transfagarasan, Cartisoara. La revêtement de la route est beaucoup mieux de ce côté. Si d'un côté il m'a fallu faire 85km pour arriver en haut du col, de l'autre côté il me faut 35km pour le descendre. À mi-chemin, le brouillard se dissipe et je peux apercevoir une vaste plaine cultivée qui mène jusqu'à Sibiu. Me voilà à nouveau dans la région de la transylvanie. À Cartisoara, je me mets en quête d'un endroit pour dormir et je trouve mon bonheur quelques kilomètres plus loin. La route à été fatiguante et je ne mets pas longtemps à m'endormir.
MARDI 17 JUIN
J'entends déjà de la vie à l'extérieur, il est 7h30, je me lève tranquillement car aujourd'hui je passe toute la journée à Sibiu qui n'est qu'à 25km. Le temps de casser la croûte tranquillement et j'arrive à Sibiu vers 9h30. Sibiu c'est une agglomération de 160 000 habitant qui s'est construite autour d'un gros bourg fortifié. À l'intérieur les rues et ruelles y sont pavées et de nombreux bâtiments sont classés monuments historiques. J'ai dénombré 5 églises dont 1 cathédrale. Tout est très bien entretenu et les couleurs des façades égayent l'endroit. Dans chaque toit, il y a des lucarnes qui font penser à des yeux bridés qui nous observent. La vie du bourg s'axe autour de 3 places, la plus grande étant Piata Mare puis Piata Mica et enfin Piata Huet. Comme à mon habitude, je parcoure les lieux en long en large et en travers. C'est très agréable de flâner dans cet endroit. Puisque je passe devant la cathédrale et je rentre y faire un tour. À l'entrée est affiché un trombinoscope du diocèse de Roumanie, c'est très amusant de voir tous ces barbus. Vers 12h00 je me dirige vers Piata Cibin, une place à l'extrême Nord Ouest où se déroule chaque jour le grand marché. C'est une place carré avec autour des petits cabanons ressemblant à des Algeco et au centre des longues tables en béton couvertes par des plaques ondulées en plastique. Ça grouille de vie. Viandes, poissons et charcuteries sont vendues dans les petits cabanons et fruits, légumes, fleurs, épices sont vendus au centre. Des femmes vendent aussi des fleurs de tilleul et des bourgeons de sapin. Ça grouille de vie. Il y a des tsiganes reconnaissables à leurs grands chapeaux noirs et à leurs barbes mal rasées qui se baladent sur le marché pour vendre les quelques pantalons qu'ils ont à cheval sur le bras. Ils parlent forts et visiblement ne manquent pas d'arguments pour fourguer leur camelote. Ça marchande, ça rigole, ça hèle le passant, j'aime beaucoup les marchés dans tous les pays où je vais. C'est le poumon d'une ville et c'est plein d'authenticité. Je me restaure dans l'un des 5 cabanons abritant un gratar ( grill ) et je mange bien évidemment des mitetei. En guise de dessert je vais dans un autre cabanon qui vend des pâtisseries. Je me prends un Gogosi cu ceruse, une sorte de beignet en forme de demi lune fourré à la cerise. Le guide du routard indique une très bonne adresse pour manger et je vais repérer l'endroit pour ce soir. C'est en dehors des fortifications et c'est facile à trouver car l'intégralité de la façade est en bois sculpté comme en Bucovina. Ensuite je retourne dans ma voiture et je m'allonge à l'arrière pour rédiger mon carnet de voyage. Il ne me faudra pas 5 minutes pour sombrer dans une longue sieste de 2h. Je me réveille au bruit des gamins qui sortent de l'école. Requinqué, je décide d'aller voir le musée ethnographique à Piata Mica. Il pleut des cordes. Ce musée se trouve dans un bâtiment abritant un patio couvert. J'ai le sentiment de rentrer dans un petit immeuble. Il y a des coursives intérieures et sur certaines, il y a des plantes vertes et sur d'autres du linge qui sèche. Un monsieur d'une soixante d'années m'accueille gentiment et m'amène au guichet pour que je m'acquitte des 5 lei. Puis on monte au 1er étage et il m'ouvre une porte et allume les lumières. C'est certain je suis et serai le seul visiteur de la journée. C'est petit, ça prend la moitié du 1er étage. Il y a tout un tas d'objets bien présentés venant principalement d'Afrique noire mais aussi d'Inde et du moyen-orient. Le monsieur reste avec moi et il m'explique en Roumain l'utilité des principaux objets. Il le sait, je lui ai dit, je ne comprends pas un traître mot de ce qu'il me raconte mais il y tient. La visite du 1er étage se termine par une momie Égyptienne dans un sarcophage ouvert. Impressionnant. Je ne pensais pas que ce serait en Roumanie que je verrai ma 1ère momie. Ensuite il m'emmène à la cave où il y a une exposition temporaire sur les vêtements Roumains d'antan. S'ensuit une discussion en Franco-Roumain et en langage des signes. Nicolae me demande d'où je viens et ce que je fais dans la vie, où je vais en Roumanie, si j'aime son pays etc... J'ai remarqué que les Roumains sont soucieux de savoir si l'on aime leur pays. Ils sont très patriotes et ça se voit au quotidien. Je reprends ma balade et je vais m'acheter encore un Gogosi. Quand on en goûte 1, on en reprend forcément un deuxième. Je me pose sur un banc à peu près sec abrité par un arbre puis je regarde passer les gens. J'aime ce voyeurisme discret car il est révélateur de la vie d'un endroit, d'une région, d'un pays. D'ailleurs je remarque qu'ici et plus que partout ailleurs en Roumanie, tous les gens font le signe de croix en passant devant une église, les jeunes comme les vieux. Il est 19h30, il pleut toujours et j'ai froid, je vais donc me réchauffer dans ce fameux restaurant. Tout comme la façade, l'intérieur est en bois. Ça fait vieille taverne Roumaine. Tous les plateaux de tables sont en bois taillés grossièrement au ciseau à bois. La serveuse me laisse choisir ma place et m'amène la carte. Il n'y a que des spécialités roumaines qui tiennent au corps et ça me va très bien. Je me régale avec une assiette de polenta épaisse, de fromage de vache, de saucisses, de côtes de porc fumées et une bonne bière. Pour digérer ce plat généreux et malgré la pluie, je me promène encore dans les rues de Sibiu avant d'aller me coucher.
MERCREDI 18 JUIN
Réveil matinal encore. Le temps de prendre le petit déjeuner et je me remets au volant en direction de Sebes et Alba Iulia où je dois visiter 2 églises et et des ruines. En arrivant sur place, je ne trouve pas les lieux très accueillants et je préfère passer mon chemin. Je n'avais pas prévu ça au programme donc je fais une pause pour voir ce que je fais. Normalement la suite de mon périple doit m'emmener dans 2 grottes dans les monts Apuseni et demain il est prévu que je quitte le pays. Mais je dois avouer qu'il m'est difficile de partir et j'aimerais rallonger de 24 ou 48h mon séjour. Il y a une chose que je n'avais pas pu faire en début de séjour car les jours d'ouverture ne correspondaient pas avec ma présence sur place, c'est le dernier train à vapeur d'Europe à Vaser. Le souci c'est que depuis Alba Iulia ça me fait faire une remontée vers le Nord jusqu' à la frontière Ukrainienne puis une redescente vers l'Ouest à la frontière Hongroise pour sortir du pays. Je préfère continuer mon programme comme je l'avais prévu et je me laisse une journée de plus pour prendre une décision. Cap vers Abrud au Nord-Ouest. Je sors rapidement de la ville et je me retrouve dans la campagne. Au bout d'une dizaine de kilomètres, il y a un grand portique en bois sculpté annonçant l'arrivée dans les Muntii Apusani. C'est un massif calcaire, confidentiel, austère, très boisé et sauvage qui n'excède pas 1300m d'altitude et où on y trouve encore des loups et des ours. Ici plus que dans le Maramures ou la Bucovina, les habitants ont conservé un mode de vie très pastorale. La route longe une petite rivière et je passe de hameau en hameau. Pour l'amoureux de nature que je suis , c'est un petit coin de paradis. Les routes ne sont pas en très bon état et ça m'oblige à rouler à pas plus de 40km/h. Ça n'a pas d'importance car ça me permet d'apprécier les lieux. J'arrive à Abrud, un petit bourg plein de vie et je trouve un hôtel pour pouvoir prendre une bonne douche car les lingettes ça va un moment. Quand je demande le prix on m'annonce 150 lei. Ils ont dû me prendre pour un américain, je trouve ça très cher pour un simple hôtel de campagne et je continue mon chemin vers Campeni. Apres 15km j'arrive dans ce gros village et j'y trouve aussi un hôtel mais je ne sais pas si il est ouvert ou fermé car je ne trouve personne à l'intérieur. Tant pis je me décide à dormir comme d'habitude dans ma voiture. Je trouve du wifi gratuit et je me pose sur la place principale. Il y a pas mal de vie ici aussi. Étonnement il y a un casino qui fait aussi bar. C'est le rdv de toute la jeunesse pour boire un coup. Tout le monde se connaît ici et je ne passe pas inaperçu. Je me balade dans la rue principale puis je mange un morceau avant de consulter les cartes et mon option pour le train à vapeur de Vaser. Grâce à internet je peux consulter la météo qui sera un élément important dans ma décision. Je me couche indécis.
JEUDI 19 JUIN
Il est 7h00 quand j'entends que ça bouge déjà dans le centre de Campeni. Je prends le petit déjeuner en regardant tout ce petit monde s'affairer. Je consulte la carte, je vais avoir une trentaine de kilomètres pour me rendre à la Ghetarul subteran de Scarisoara. La route est toujours aussi mauvaise mais j'oublie vite ce détail face à la beauté du paysage. Je longe une rivière et de l'autre côté je vois de nombreuses maisons coquettes et des fermettes où des poules, des vaches et des cochons paissent en liberté. Ces habitations ne sont accessibles que par des passages à gué ou des vieux ponts qui tiennent encore debout par je ne sais quel miracle. À Girda de Sus un panneau m'indique la grotte est à 10km sur ma droite. Heureusement qu'il n'y a pas de circulation car la route est étroite maintenant. Rapidement je prends de l'altitude sur une pente annoncée à 15%. Pour éviter de faire des virages, la route monte droit dans les champs ! J'ai maintenant un magnifique 360 degrés sur les Muntii Apuseni. Chaque maison, alpage, forêt de sapins et chemin sont délimités par des barrières rustiques en bois. Ça donne beaucoup de cachet au paysage. J'arrive enfin sur le tout petit parking de la grotte, il y a tout au plus 8 voitures. Ici le tourisme est très peu développé et les gens tout comme les paysages sont préservés. Je laisse les quelques maisons derrière moi et je m'enfonce dans la forêt pour 15 minutes de marche. C'est encore une période calme car les quelques tables des vendeurs de souvenirs sont désertes. En haut d'une colline, il y a une guérite en bois pour prendre les tickets et l'entrée de la grotte. Il s'agit en fait d'un trou de 60m de diamètre et de 48m de profondeur qui donne accès à une grotte. On y descend par des escaliers en fer qui tiennent parce qu'il le faut et ça se termine par un escalier très raide en bois et tout de biais. En bas des escaliers, il reste un gros tas de neige de l'hiver qui vient de se terminer, c'est étonnant à cette époque Ayant croisé une bonne quinzaine de personnes sur le chemin, je me retrouve donc seul dans la grotte, c'est très appréciable. Une passerelle en bois permet de faire tout le tour de cette grande salle. A 1ère vue, rien de mirobolant mais quand l'œil s'habitue à l'obscurité, on remarque qu'en fait tout le sol est en glace sale. Et si il faisait 20 degrés à la surface, ici il n'en fait plus que 3 ou 4. À certains endroits l'eau qui ruisselle du plafond forme des très gros cônes de glace de la hauteur de 2 hommes. De part et d'autre de la salle, la glace disparaît dans des cavités sombres. Difficile de comprendre le phénomène car le panneau explicatif à la surface n'est écrit qu'en Roumain. C'est le plus grand glacier souterrain du monde et c'est la seule chose que je sais. En tout cas c'est très surprenant et ça vaut le coup d'oeil. Je regagne ma voiture et finalement 2 femmes se sont installées sur le bord du chemin et vendent des placintha cu branza et du sirop de bourgeons de sapin. Je redescends tranquillement sur Girda de Sus en profitant de la belle vue. Dans le village je vois un restaurant et je m'y arrête. Il y a du monde à l'intérieur malgré la taille du village. Je m'installe donc sur la terrasse et on m'amène la carte que je suis bien incapable de déchiffrer. Apparemment il y a une spécialité maison et ça m'ira très bien. Il faut savoir prendre des risques. Mon plat arrive, aux 1ers abords je suis déçu. Une purée et un "truc" pané. C'est seulement en goûtant que je m'aperçois que la purée est "maison" et que le "truc" pané est en fait une farce avec du choux, du fromage, un peu de champignons, des petits lardons et le blanc d'un œuf dur écrasé, le tout enfermé dans une fine escalope de porc et pané, rien que ça. Un plat de cowboys au prix défiant toute concurrence. Il va sans dire que je déclare forfait pour un dessert. Digestion oblige, une fois au volant, on ne peut pas dire que je sois énervé. Je maintiens mes 40km/h habituels et c'est parfait pour contempler tous les petits hameaux et la nature qui bordent la route pour aller à Stei. Je suis maintenant dans la région de la Crisana. Je suis fatigué, je n'ai plus envie de rouler pour aujourd'hui et je préfère dormir dans ce gros bourg plutôt que dans un hameau près de Pestera Ursilor.
VENDREDI 20 JUIN
Il est encore 7h00 quand j'ouvre les yeux. Décidément ça devient militaire ce voyage. Je mange un morceau et je me dirige vers Chiscau où se trouve Pestera Ursilor ( grotte des ours). Je prends mon temps car je n'ai que 25km à faire et la grotte ouvre à 10h00, je suis largement en avance. Moi qui voulais terminer ce voyage sur une note "rurale", depuis 48h je suis je suis comblé. J'arrive donc sur place, le parking est payant mais au lieu de 5 lei comme annoncé dans le guide du Routard, c'est 10. Jolie majoration. Je vais me garer plus loin dans le village et j'attends l'ouverture. Pour accéder à la grotte, il faut monter pendant 10 minutes sur un chemin bitumé. Les 1ers mètres me font vite comprendre qu'ici c'est l'usine. Il doit y avoir de chaque côté plus d'une cinquantaine de petits vendeurs de babioles. Et ce qui est dommage c'est que tout vient de Chine et 80% n'a rien en rapport avec les lieux. Bon là clairement ça n'aura rien à voir avec ce que j'ai fait hier, en plus un bus vient d'arriver... Une fois mon billet en poche , qui est annoncé à 12lei dans le guide du Routard et qui est en réalité à 20lei ( ici clairement on plume le pigeon! ), je dois attendre dans une salle avec terrasse afin de constituer un groupe assez important pour partir avec un guide. Évidemment on sait faire patienter le client, il y a un bar qui vend des sodas, cafés, chips, bonbons et autres saloperies du genre. Oui je suis un râleur, on est Français ou on ne l'est pas ! Coup de sifflet du guide, on rentre en rang d'oignons dans la grotte en passant un tourniquet. Il fallait s'en douter, je me fais submerger par un tsunami de soixantenaires Roumains. Une fois à l'intérieur, le guide nous fait une petite piqûre de rappel, pas de photos, pas le droit de toucher etc... Tout ce tapage est vite oublié quand on découvre ( enfin) la beauté du site. Sur 50 personnes je suis le seul Français, la visite se fera donc en Roumain. Je me tiens à l'arrière du groupe et j'admire le travail de Dame Nature. Bon pas trop quand même car je n'avais pas vu mais derrière moi il y a un cerbère qui fait le serre file et qui me presse le pas. Eh oui c'est marqué à l'entrée, la visite c'est 45mn et pas une de plus. Parlons un peu de la grotte, après avoir cheminé par un "couloir" d'une quarantaine de mètres dans lequel on aperçoit quelques stalagmites et stalactites et surtout une multitude d'ossements et de crânes d'ours des cavernes, on arrive dans une très grande salle de 8m sous plafond et là c'est un véritable spectacle de formes, de couleurs et de tailles. Le guide explique des choses sûrement intéressantes mais je n'y comprends rien. Voyant que je ne regarde pas l'endroit expliqué par le guide, le serre file s'excite comme une puce avec son laser et le pointe vers une colonne de calcaire. À l'annonce d'un chiffre, tout le groupe fait un "wowww" de stupéfaction. Je me retourne vers le serre file et je lui sors " sunt Francez " ! Là il se détend et comprend mon comportement bizarre. Au bout de 5mn il tente dans un Français très compréhensible de m'expliquer les grandes lignes de l'historique de la grotte et à mon tour de lacher un " wowww" quand il m'annonce que la fameuse colonne s'est faite en 22000 ans environ. La visite continue par une petite salle où en son centre il y a un squelette entier d'ours sur le flanc ( 3m de long et poids estimé à 600kg). Belle bestiole ! La visite terminée, nos vendeurs de babioles sont sur le pied de guerre et nous attendent de pieds fermes. Heureusement j'ai mon pare feu de soixantenaires. Moi je file en douce direction la voiture pour consulter la carte et prendre enfin une décision pour le petit train à vapeur de Vaser. J'essaye de faire un calcul juste et quand apparaît sur ma calculatrice 350km, la décision s'impose d'elle même. La balade en train ce sera pour un prochain séjour en Roumanie. Je savoure ces derniers instants de nature avant de rejoindre Oradea pour ma dernière nuit. Une fois n'est pas coutume je rejoins Oradea, la plus grande ville de Crisana, par une route pleine de nids de poule et d'ornières. Il faut dire que la circulation de camions y est très dense. En arrivant sur place je fais du change pour faire le plein et je me balade dans cette jolie ville qui a un centre doté de très beaux bâtiments et d'une rue piétonne très agréable. Il fait chaud et j'en profite pour me mettre au frais dans une église. 2 prêtres donnent une messe. Je m'assois un bon 1/4h pour écouter leurs jolis chants religieux. Et toujours cette ferveur des Roumains qui à chaque entrée dans une église viennent embrasser un chevalet et un crucifix tout en se signant du signe de croix à plusieurs reprises. Certains prient à genoux, d'autres restent debout et se signent presque frénétiquement, une femme prit à genoux et pleure. Moments intenses et agréables à la fois. J'en ressors apaisé et je continue de flâner en ville. Je cherche désormais un restaurant qui rediffuse le match de la France. Je trouve mon bonheur dans la rue piétonne. Beaucoup se demande qui est ce grand agité qui saute à chaque but et occasion de la France. Ma dernière soirée en Roumanie se termine bien car on a gagné 5-2 contre la Suisse. Maintenant au dodo car demain c'est parti pour 48h sur les routes qui me ramèneront en France.
Sans aucune prétention, ci-dessous mon récit ( un peu long) au jour le jour de mon road-trip de 6520km en Roumanie.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai avec plaisir
Bonne lecture
Xav
SAMEDI 31 MAI
C'est le grand jour. Direction la Roumanie. Cette 1ère journée devrait normalement me conduire à Zagreb. Je dis normalement car je n'ai pas encore décidé de la route que je vais prendre après Trieste. Mais j'aimerais revoir Zagreb que j'ai eu l'occasion de visiter lors d'un voyage de 3 semaines en Croatie pendant l'été 2013.
Je quitte donc Meribel vers 10h30. Je dois encore acheter un peu de nourriture à Moutiers. Puis je fais le plein d'essence et j'en profite pour vérifier la pression des pneus.
Direction Bourg Saint Maurice et le col du Petit Saint Bernard. Il n'est pas loin de midi je fais un dernier arrêt en France pour me restaurer. Je ne suis pas fan, mais un Mac Do fera bien l'affaire. Je passe la frontière Franco-Italienne. Il y a encore des murs de neige impressionnants. Certains frisent les 4 mètres de haut. La descente sur la vallée d'Aoste est très jolie, très alpine. Pour une fois, je décide de prendre la nationale, au moins jusqu'à Yvrea. Ça n'a pas été un choix très judicieux car je prends beaucoup de retard et Zagreb est encore à 800km. Je vais y arriver tard. Mais c'est aussi ça les voyages, prendre le temps de vivre.
Après un petit cafouillage à Yvrea, me voilà sur l'autoroute . On voit moins de choses mais c'est tout de même plus reposant pour les longs trajets. En un peu moins d'une heure je me retrouve à Milan et allégé de 10,60€ ! Maintenant c'est tout droit jusqu'au territoire Slovène. Trieste enfin, je m'acquitte des 29,30€ de péage et je file en direction de la frontière Italo-Slovène. Il est un peu plus de 20h00 quand je la franchis. Je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le trajet du retour ( 30,00€) Maintenant je continue ma route vers Zagreb via Ljubljana. Il me reste environ 220km. Vers 22h00 à la frontière Sloveno- Croate je prends la voie des camions et ça me vaut 800m de marche arrière pour reprendre la bonne file. Pas top sur l'autoroute ! Il est 22h30. Je suis arrivé à bon port et je retrouve vite mes repères dans cette jolie ville. Un petit tour rapide dans le centre de Zagreb et je me couche car demain ce sont 700km qui m'attendent.
DIMANCHE 1 JUIN
Le réveil sonne à 8h00 mais je me réveille à 9h00. Je me plonge dans les cartes et les itinéraires. À Zagreb il y a du wifi gratuit dans tout le centre touristique. Bien utile pour les routards. 9h30, je daigne sortir de mon duvet, m'habiller et j'avale un morceau avant de reprendre la route. Il est 10h00 quand je décolle enfin. À mon grand étonnement, je sors de Zagreb avec beaucoup de facilité. Afin d'éviter de faire du change Euro/Kuna, je prends la nationale jusqu'à la frontière Croato-Hongroise. Il est un peu plus de 12h00 quand j'y arrive. Dans un Algeco de l'autre côté de l'autoroute je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le retour ( 19,00€). Vraiment pas chère pour 1400km A/R. J'atteins Budapest en un peu plus de 2h. Je n'ai pas fait de change Euro/Forint et donc je ne peux pas faire le plein en Hongrie. Je vous l'accorde il me passe dans la tête des idées un peu saugrenues parfois. Clairement je n'avais pas envie de me retrouver avec en poche des Euros, des Kunas, des Forints et des Lei. Enfin toujours est-il que je vais être très content de voir la frontière pour faire du change Euros / Lei et faire le plein de gazole. La voilà la Roumanie!! Après 1650km, m'y voici. Une fois la douane passée, je suis rapidement mis dans le bain. À peine arrêté à la 1ère station essence pour changer de l'argent, faire le plein et acheter la rovignieta que déjà 5 ou 6 gamins viennent me réclamer des Euros ou une vignette d'autoroute Hongroise, Autrichienne, Slovène qu'ils revendront, je suppose, à la sauvette. Compte tenu de l'insistance dont il font preuve, je remonte dans la voiture et je vais 1km plus loin. Impossible de trouver un panneau dans Satu Mare qui m'indique la direction de Baia Mare. Je sors la boussole et je me dirige au Nord-Est et je finis par trouver ce que je cherche, la route 19. Après une bonne soixantaine de km de routes défoncées en direction de Sapanta, je rends les armes et je me gare près d'une vieille station essence/ bar/ restaurant. J'y passe là ma 1ère nuit en Roumanie.
LUNDI 2 JUIN
Il est 7h00 quand j'ouvre un œil, 7h30 quand je sors de mon sac de couchage et je décolle en direction de Sighetu Marmatiei vers 8h00. Il fait 14 degrés, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Très vite j'arrive à Sapanta pour visiter le cimetière joyeux. Toutes les stèles sont décorées d'une très jolie croix bleue en bois sculptée, représentant la profession du défunt ou les causes de son décès. En bruit de fond, dans l'église attenante, un prêtre récite sur un ton laconique, des prières. Je poursuis ma route vers la vallée de la Marei et du Cosaului, plus précisément dans les villages de Desesti puis Budesti où sont bâties des églises entièrement en bois. L'architecture est vraiment remarquable. Toutes les 2 figurent au patrimoine mondial de l'UNESCO et se dressent au milieu d'un cimetière délabré. L'une est petite et ressemble plus à une chapelle, l'autre est beaucoup plus imposante. L'ambiance qui y règne est à chaque fois particulière. Ironie du sort, en redescendant à pied de l'église de Desesti, je vois un Renault Master où il est marqué " Boulangerie-Pâtisserie". Ces 2 seuls mots me font écarquiller les yeux et je finis de lire le reste " Famille Gandi - Courchevel 1850 ". Un véhicule Français, de la Savoie et de la commune où je vis. Simplement incroyable ! J'essaye de savoir à qui appartient ce véhicule et un homme m'interpelle en Roumain. Je lui dis que je suis Français et là une femme, qui attend son bus et qui m'entend parler Français , vient se mêler à la conversation et sert d'interprète car elle parle un Français très convenable. Lui me dit qu'il fait les 5 mois de saison d'hiver à Courchevel et elle, elle me dit qu'elle a appris le Français à l'école car jusqu'il y a très peu de temps c'était la 1ère langue qu'il fallait apprendre après le Roumain. Bref les échanges se poursuivent... une rencontre et une conversation très intéressante qui se termine par l'arrivée du bus que doit prendre la dame. C'est exactement ce que j'aime dans le voyage, des rencontres inattendues. Sur la route pour revenir à Sighetu Marmariei je croise de nombreux et magnifiques portails en bois massif sculptés. Paradoxalement les maisons sont moins jolies. Un casse croute vite avalé et je file visiter l'ancienne prison et musée des victimes du Communisme et de la Résistance de 1945 à 1989. J'y consacre 2h45 pour bien comprendre les rouages du bulldozer Communiste. Tout y est très bien expliqué, il y a une brochure en Français et une jeune femme à l'accueil parle très bien le Français. Le lieu en lui même mais surtout certaines pièces de la prison font bien ressentir l'atmosphère qui devait y régner. Je reprends ma route en me dirigeant dans la vallée de l'Izei et plus précisément à Barsana où je trouve un endroit pour passer la nuit. Enfin si on ne me déloge pas dans la soirée car je ne sais pas si c'est privé ou public. Il est 21h00, je regarde la carte et le guide du Routard pour la journée de demain, un homme s'approche de la voiture et commence à me parler en Franco-Romano- Italo- Anglais. Il s'appelle Joan et il a 68ans. Nous discutons pendant plus d'une heure sur nos vies respectives et sur les avantages et les inconvénients de la vie en Roumanie, en France et en Italie où il a travaillé en tant que jardinier pendant 5ans. La discussion se ponctue de fou-rires car nous sommes obligés de mimer ou de dessiner les mots que nous ne savons pas dire dans l'une des 4 langues. Il aurait voulu que je rentre ma voiture sur son terrain pour y passer la nuit mais son portail n'a jamais été fini et donc il ne s'ouvre pas. Il s'excuse plusieurs fois et nous nous souhaitons bonne nuit et à demain.

Mardi 3 juin
A 8h15 après une nuit bien froide, je suis réveillé par Joan qui frappe à ma vitre. Il me demande si j'ai bien dormi et il s'en va. Je mange un morceau et 30 minutes plus tard je revois Joan débarquer avec son frère qui parle un peu le Français. Il me dit que j'aurais dû dormir chez lui. S'en suis une discussion sur mon voyage ainsi que quelques fou-rires sur ma prononciation des villages Roumains et je reprends ma route dans la vallée de l'Izei en direction de Poienile Izei vers 9h30. À la sortie de Barsana, je tombe sur un grand monastère entièrement fait en bois. C'est un havre de paix très bien entretenu, très fleuri, où s'activent ça et là quelques bonnes sœur. Ce site est lui aussi au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le guide du Routard indique une route de traverse pour rejoindre Pioenile Izei, évidemment je m'empresse de la prendre pour fuir les sentiers battus. Je ne suis pas déçu du voyage ! La route se transforme en piste puis à certains endroits en chemin 4x4. Trop tard, je suis engagé et il n'y a aucun endroit pour faire demi-tour. J'arrive bon gré malgré à la fameuse église en bois qui elle aussi est au patrimoine de l'UNESCO. La description du guide du Routard fait mention " d'une petite église en bois au milieu d'un cimetière verdoyant ". Je dirais plutôt une petite église en bois au milieu d'une jungle d'où surgissent quelques croix rouillées et stèles en pierre. Elle semble abandonnée là au milieu de rien car au centre du village une grande église plus moderne a été bâtie. Elle a évidemment beaucoup moins de charme. Je ne sais pas pourquoi, je me sens bien dans cet endroit. Dans tous les villages que je traverse, les gens sont occupés à travailler dans les champs. En ce moment c'est la période des foins. Partout où je passe, les gens s'arrêtent de travailler et ils me regardent passer. Je crois que les touristes viennent rarement s'aventurer dans ces endroits. Et pour cause, les routes sont scabreuses mais vraiment il vaut la peine de se perdre dans les petites vallées du Maramures. Puisque ce n'est pas très loin de ma route, je fais un crochet par Botiza. Ce village est connu pour sa fabrication de tapis de laine colorés par des teintes naturelles. Il faut passer sous un énorme portique en bois sculpté pour rentrer dans le village, il doit faire au moins 5m de haut. J'ai remarqué que tous les villageois qui passaient devant une église ( il y en a 3 ! ) se signe de la croix à 1,2 ou 3 reprises. Je pense que c'est partout pareil mais c'est la 1ère fois que je m'en aperçois. Sur les conseils du guide du Routard je vais à Ieud. Mis à part l'église en bois qui date de 1364 et qui est la plus vieille de la région du Maramures, il n'y a rien d'autres d'attrayant. Je passe à travers champs pour rejoindre Viseu de Jos et donc la route principale. Mon dos et mes amortisseurs se réjouissent de retrouver une route digne de ce nom. Je fais le plein à la petite bourgade de Viseu de Sus car ensuite il n'y a plus rien pour les prochains 100km. Petite anecdote amusante, dans la ville de Viseu de Sus, il est indiqué " BORSA 9km ", c'est ma direction donc je continue ma route. Au bout d'une vingtaine de minutes, j'aperçois le panneau d'entrée de Borsa sans jamais être sorti de la ville précédente. En effet, j'ai remarqué que la vie se concentre principalement aux abords de la seule route bitumée qui traverse une ville ou un village. À tel point que des petits villages de 500 habitants peuvent faire 4,5,6km de long et ainsi toucher le village suivant. Ce qui a pour conséquence aussi de devoir toujours rouler à 50km/h ( vitesse maximale autorisée en agglomération). Je commence l'ascension du col de Prislop. À la moitié de la montée, le temps se gâte sérieusement. Des ruisseaux coulent sur la route. Juste avant le sommet je croise un berger avec au moins une centaines de moutons. Il est là, impassible sur le bord de la route alors qu'il pleut des cordes et que la température a chuté à 7 degrés ( elle était de 22 en milieu de journée). Il paraît qu'au col, la vue est imprenable sur les montagnes du parc national du Rodnei. Je n'en distingue que des ombres dans le brouillard. Aussi surprenant que ça puisse paraître, il y a un monastère perché là au milieu de nulle part. Il ressemble plus à un château de conte de fées qu'à un édifice religieux. À noter que le col de Prislop est le carrefour des régions du Maramures, de la Bucovina et de la Transylvannia. Je continue ma route et descend sur Carlibaba. La route est pleine de trous, certains sont si gros que si je n'étais pas vigilant je pourrais y laisser le train avant . L'endroit est sauvage. Pas âme qui vive. Je me régale. Tout le long de la route, il y a des tas gigantesques de grumes devant lesquels sont garés des camions prêts à les emmener. Dans des coins de forêt, il y a des jolies roulottes en bois servant de maisons aux bûcherons travaillant dans le secteur. Ils sont là en exil pour quelques semaines ou mois. J'atteins enfin Carlibaba, les 1ers 500m ressemble à s'y méprendre à un décor de western. Tout y est. Les maisons en planche avec une terrasse couverte sur l'avant, les clôtures en bois autour des maisons, les parcs à vache en rondin fin, les ponts en bois etc... Ici c'est LA matière 1ere pour tout faire ! Je rattrappe la route principale et je file à 100km/h ( ça change des 30 habituels) vers Fundu Moldovei où j'ai repéré un camping sur le guide du Routard. Douche chaude, lessive, internet pour rassurer les proches et du silence. Un bel endroit pour se requinquer.

MERCREDI 4 JUIN
C'est sous un soleil radieux que débute ma 1ère journée en Bucovina. Ce matin le réveil est tardif ( 9h00) les 200km d'hier dont 180km sur routes défoncées ont eu raison de moi. Je consulte la carte et le guide du Routard avant de partir. Tous le monastères du secteur sont au patrimoine mondial de l'UNESCO ( 5 ). Pour le moment je ne fais pas d'overdose d'églises et monastères car chaque édifice est différent par son environnement, sa décoration, son architecture etc... Mon hôte me dit que la route sera bien meilleur que celle d'hier au col de Prislop ( ça me parait difficile de faire pire) ! Je prends la route en direction de Vatra Moldovitei où je visite le Monastère Moldovita. C'est en fait une grosse église recouverte à l'intérieur comme à l'extérieur de fresques religieuses. Ce qui lui donne un aspect très particulier c'est son toit qui déborde d'au moins 2m. Le tout entouré par un mur d'enceinte épais de 4m environ. Je reprends la route en direction de Sucevita. Elle est bordée d'un petit torrent de montagne, d'alpages, de vaches en liberté, de forêts de sapins, de maisons en bois clôturées par des jolies barrières en bois elles aussi. Avec le soleil qui est de la partie, ça donne un avant goût de ce que peut être le paradis ! La forteresse monastique de Sucevita est très imposante, elle renferme une église entièrement peinte comme précédemment. Les lieux sont très bien entretenues et les peintures murales très bien conservées. Je fais une petite pause à Radauti pour changer de l'argent et me restaurer avec des sortes de beignets fourrés, l'un aux champignons et l'autre à la crème pâtissière. Je flâne ensuite dans les rues et sur le marché de cette petite bourgade bien vivante. Au moment de repartir, j'assiste à une procession religieuse en pleine rue, Je m'approche pour prendre des photos et je comprends qu'il s'agit en fait d'un enterrement ( gloups!). Cette petite pause me fait du bien car j'ai encore 3 monastères à visiter et je risque de friser l'overdose. Je reprends la route vers Arbore pour voir un énième édifice mais je suis très déçu et je repars dans les 5 minutes qui suivent. Les remparts sont... En fait il n'y en a plus, les peintures extérieures sont délavées par le soleil, les peintures intérieures tombent par plaque et on ne distingue plus grand chose et le jardin qui entoure l'église est quasi en friche. L'endroit n'avait aucune âme et pourtant il est sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Et dire que j'ai fait 12km de piste pour ça... Je vais maintenant en direction d'un site où se trouve 2 forteresses monastiques ( seulement 10km les séparent). Le monastère d'Humorului et celui de Voronet. L'un a mal vieilli et l'autre et très bien conservé. L'un est désert et l'autre est bondé ( 3 bus et beaucoup de marchands). Les 2 sont entretenus par des religieuses qui s'acharnent à conserver une âme à ces lieux. Les édifices religieux que j'ai vu ces dernières 48h sont tous magnifiques ( excepté Arbore ). Ils ont tous un attrait particulier par le fait qu'ils ont été construits il y a 6 ou 7 siècles et avec des moyens techniques très rudimentaires. Moi qui ne suis pas du tout intéressé par le milieu religieux, j'ai beaucoup apprécié les différentes visites que j'ai pu faire car j'ai été bluffé par les prouesses architecturales et artistiques. Pour finir, ma préférence va tout de même vers les églises en bois du Maramures car elles sont très discrètes ( j'étais toujours seul lors des visites) et je suis resté en admiration devant de si grandes constructions entièrement en bois. Me voilà maintenant dans ma voiture, la tête repue de monastères et d'églises en tout genre. Je choisis la facilité et je retourne donc dans le camping de la veille, 40km en arrière. Il est calme, abordable, propre et les propriétaires, Hollandais, ne sont pas avares en recommandations. Et, cerise sur le gâteau, j'ai eu un verre de schnaps à la poire à mon arrivée. Petit remontant qui est fait par Monsieur avec les poires du camping. Tout juste 55 degrés... Ah il me fallait bien ça !!
JEUDI 5 JUIN
Il est 7h30 quand j'ouvre les yeux, le ciel est couvert, pas d'averses pour le moment. Étant donné qu'aujourd'hui je change de région, je vais surtout rouler et très peu visiter donc je me permets de partir à 10h45. Les montagnes font place aux grandes plaines. Je file à vive allure au beau milieu d'hectares de champs de blé, de maïs, de pommes de terre, de soja et aussi de nombreux vergers. Ici la machine a remplacé l'homme. Fini les fenaisons et les cultures tout à la main comme dans les montagnes du Bucovina et du Maramures. Rien d'intéressant à voir par ici donc je passe Gura Humorului, Falticeni et Targu Neamt et me voilà maintenant dans la région de la Moldavie. Je fais très rapidement les 130km qui me séparent du monastère de Neamt. C'est en réalité une université orthodoxe. Le lieu est particulier car mis à part l'église, tout est moderne. J'ai vraiment l'impression de rentrer dans un campus plus que dans un monastère. Drôle d'endroit. Les peintures qui décorent l'édifice sont en parfait état, il me semble même que ça a été restauré. La vivacité des couleurs donnent de la gaieté à cette église. Il se met à pleuvoir donc je reprends la route vers le 2ème et dernier monastère de la journée, Secu. Juste avant de sortir de l'enceinte, 3 prêtres orthodoxes passent devant ma voiture, je les salue mais ils se dirigent vers un bâtiment et ne tournent pas la tête pour me répondre. Ils sont habillés avec des grandes soutanes noires et un couvre chef plat, propre à cette religion, une bonne partie du visage est enfoui dans une épaisse barbe poivre et sel. Paraît-il qu'il y aurait plus de 50 monastères dans le secteur, pour ma part je me contente des 2 seuls qui sont sur ma route, j'ai eu largement mon compte hier. Perplexe, c'est le mot qui me vient tout de suite à l'esprit pour qualifier mon sentiment à la sortie de Secu. C'est une forteresse monastique massive. Tellement massive que les remparts servent de logement pour les moines qui y vivent. Il y a 2 boutiques de souvenirs et de babioles comme dans les autres endroits mais ici ils ne sont résolument pas tourné vers le tourisme. Un peu partout, des moines prient en tenant un livre à la main mais personne ne me regarde. Histoire d'ajouter un peu d'austérité au lieu, si tant est qu'il en ait besoin, l'intérieur de l'église n'est éclairé que par des bougies si bien que je ne vois pas les peintures au plafond et surtout je ne vois pas les 2 moines à genoux dans un coin entrain de prier. Évidemment j'ai sursauté quand l'un des 2 a tourné une page de son livre. Tant que j'y suis, je vais finir de noircir le tableau, une grande partie du hall d'entrée de l'église est peint par une représentation de l'enfer, beaucoup de flammes, de têtes coupées, de personnages qui brûlent et de diables. Seul sur le parking, seul dans le monastère, qu'est ce que j'ai fait ?! Bin...je suis parti ! Je fais route vers Poiana Largului et j'arrive au lac de Montelui. Le paysage est nettement moins plat, le lieu est très joli, très sauvage, la forêt pousse jusque sur les berges. Il y a très peu d'habitations autour. Je le longe pendant une trentaine de kilomètres en faisant quelques arrêts pour profiter de la vue. Je me mets en quête de trouver un endroit où passer la nuit et quelques kilomètres plus loin j'aperçois un panneau Port Bicaz, je me dis " chouette, je vais passer la nuit au bord de l'eau". Quelle déception en voyant le fameux port... C'est une espèce de complexe touristique avec 2 boutiques de souvenirs, 1 restaurant, 1 "camping" en bungalow, 1 hôtel flottant miteux et 3 pédalos qui se battent en duel. C'est vieillot et certaines choses ne sont pas finies. Il y a aussi quelques habitations flottantes. Le lieu ne m'inspire pas et je continue en direction du lac Rosul où là j'ai la ferme intention de mettre un terme à ma journée. Avant d'y arriver, je passe dans les magnifiques gorges du Bicaz. Elles sont courtes mais le passage est impressionnant. C'est très étroit et au dessus de ma tête, les falaises touchent le ciel. C'est rempli de bus, de touristes et de boutiques à babioles. Impossible de s'arrêter mais l'endroit est vraiment joli et vaut le détour. À peine quelques kilomètres de plus et j'arrive au lac Rosul qui se trouve dans un parc national dont je n'ai jamais pu obtenir le nom. Malgré tout le lieu est dénaturé par 3 complexes hôteliers et une multitude de boutiques à babioles. Je m'achète un Kurto-skalacs, une sorte de pâte à brioche enroulée sur une grosse broche sur laquelle ils y mettent de la cassonade ou de la vergeoise avec des petits éclats de noisettes, le tout cuit au dessus de la braise. Ça donne une délicieuse gourmandise en forme de tube d'une bonne trentaine de cm et qui me fait les yeux doux à chaque fois que je la regarde. C'est bien cuit et croquant à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Maintenant il pleut assez fort et la température est tombée à 11 degrés, je suis en altitude et par expérience je sais que la nuit on peut encore perdre quelques degrés. Je décide donc de descendre un peu et de trouver un petit chemin pour me cacher dans la forêt. Avant de partir, je vois un panneau indiquant la présence d'ours dans le secteur. Mon plan tombe encore à l'eau. Direction Gheorgeni en Transylvanie et j'aviserai sur place. Ce fut vite fait, la ville est délabré, vraiment rien de convenable pour se poser confortablement. Tampis, je poursuis vers Miercurea Ciuac et je m'arrêterai dans dans un chemin en plein champs. Faut-il encore trouver un chemin... Rien de rien, que des pâturages, des champs et des petites forêts. Jusqu'au moment où j'aperçois une piste convenable, je m'y engage, je fais 800m et miracle, une sorte d'élargissement. Parfait ça me convient. En pleine nature et près d'une toute petite colline couverte par une forêt de résineux, je vais être très bien pour la nuit. À peine 5 minutes que je suis là et déjà une 1ère voiture qui passe avec des gens qui me dévisagent ( tsiganes ). Puis une deuxième, puis un tracteur, un vélo un piéton, une autre voiture... Pour la tranquillité c'est loupé. Je remonte en voiture et je vais voir ce qu'il y a derrière cette colline... Un village... Avec des constructions faites de bric et de broc. Ok j'ai compris, ce n'est pas encore l'endroit de rêve où je passerai la nuit. Il me reste 2 solutions, trouver un autre chemin ou faire les 38km restants vers Miercurea Ciuc, il est 20h30et c'est donc la 2ème option que je choisis. La ville en elle même n'a rien d'attirant et je jette mon dévolu sur un Motel très bon marché mais très propre et pas vieillot. Sentiment bizarre dans ma chambre d'hôtel, je repense à tous ces beaux endroits que j'ai traversé dans le Maramures et en Bucovina, ici c'est déjà bien différent, moins authentique.
VENDREDI 6 JUIN
8h00 le réveil sonne mais je fais la sourde oreille. 1ère journée en Transylvanie 10h45 je décolle enfin, direction Rupea, Sighisoara et Bietran. Je vais prendre le temps aujourd'hui car j'ai trop roulé hier. Je vais profiter un peu. Oui mais je sens bien que la route sera la même qu'hier finalement, elle sera bien fade et morne. Toujours les mêmes paysages qui défilent. De la nationale à 100km/h. Non ce n'est pas possible, pas 2 jours de suite, je ne suis pas venu pour ça. Je cherche sur la carte un plan B. Eurêka !!!!! Ça sera un poil plus long mais ça ne pourra pas être pire qu'hier, impossible. Je file donc vers l'Ouest en direction de Vlahita. Il me faut à peine 3km pour sortir de Miercura Ciuc et être déjà en pleine campagne. Je suis maintenant sur des grands plateaux où alternent forêts de résineux, ruisseaux limpides, tourbières et alpages d'herbe rase, je suis au Canada...quelques kilomètres plus loin je croise une charrette remplit de foin, une autre remplit de terre, une Dacia rouillée, des bergers et leurs moutons, en fait non c'est bien en Roumanie que je suis. Maintenant je fais route vers le Sud en direction d'Ocland et le paysage change encore, la route se rétrécie, les trous apparaissent ça et là, le paysage devient beaucoup plus bosselé, par endroits le bitume laisse place à la piste en terre, les champs retrouvent des dimensions humaines. Je me surprends à rouler à 40km/h, même en dehors des villages. Je ne suis plus pressé par une troupe d'excités qui se collent à mon train arrière. Les villages que je traverse sont paisibles, les gens sont assis et discutent devant les maisons, ça sent le fumier, il y a de la bouse de vache sur la route, devant les magasins mix les charrettes sont plus nombreuses que les voitures. Ça me redonne du baume au cœur après les quelques 380km insipides que j'ai fait hier. Cette authenticité c'est exactement pour ça que je suis venu en Roumanie. Je prends même le temps de m'arrêter voir un apiculteur qui me met une combinaison sur le dos pour aller voir ses abeilles. Je lui achète du miel de montagne en partant. Je m'empresse de le goûter puis d'en avaler 5 ou 6 cuillères. Tout ça sent la nature et c'est vivifiant. J'arrive presque à ma 1ère étape quand en pleine campagne je tombe sur un passage à niveau on ne peut plus simpliste, 2 rails et 1 signal lumineux rouge ( presque jamais de barrières en Roumanie). Il y a déjà 3 ou 4 voitures de part et d'autre. Certains ont les portières ouvertes et sont affalés dans leurs sièges et d'autres sont assis dans l'herbe entrain de discuter. En bon occidental que je suis, je laisse le moteur tourner et je vais voir si le train arrive. D'un côté on peut voir à 800m environ et de l'autre à plusieurs kilomètres. Histoire de ne pas paraître con, je coupe quand même mon moteur et j'attends dehors comme tout le monde. L'idée de passer quand même me traverse l'esprit. Au bout de 15 bonnes minutes, un train de marchandises d'un autre âge arrive à la vitesse d'un bon cycliste, 40km/h tout au plus. Tout le monde remonte tranquillement dans sa voiture et reprend son bonhomme de chemin. Je crois qu'aujourd'hui j'ai vraiment fait le bon choix de route. Pour preuve, 80km parcourus pour atteindre Rupea et ma moyenne culmine tout de même à 28km/h !! Rupea c'est une jolie cité féodale fortifiée au pied de laquelle il y a un bourg rural très animé. Il n'y avait aucune information sur le guide du routard mais Daniel ( un français rencontré sur VF qui est marié à une roumaine et qui habite en Roumanie) m'avait conseillé d'y aller. Je ne suis pas déçu, c'est joli, il n'y a aucun touriste et je me fais une balade à l'ombre pour monter jusqu'au fort. Ensuite j'avale les 53km qui me séparent de Sighisoara en une trentaine de minutes. Les paysages traversés sont toujours aussi plaisants. La cité fortifiée de Sighisoara est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Je laisse ma voiture au parking qui se trouve en bas et je monte à pied la ruelle qui permet d'y accéder. C'est relativement grand et on se laisse perdre agréablement dans les ruelles pavées. C'est ici qu'est nait Vlad Dracul, qui inspira l'auteur du légendaire et célèbre personnage de Dracula. Néanmoins le site a perdu de son charme car c'est une succession de bars, de glaciers, de restaurants et d'hôtels 4 étoiles. C'est le rendez-vous de la petite bourgeoisie et c'est archi-blindé de touristes. Bof ! En redescendant, les gardiens des parkings sautent sur les touristes pour les faire payer le temps resté et je n'y échappe pas. Oui mais voilà, je ne me suis pas garé sur leurs parkings, je suis allé un peu plus loin. Incrédules et mécontents, ils me regardent partir et marmonnent des jurons.
( CE QUI SUIT A ETE ECRIT LE LENDEMAIN MATIN, SAMEDI 7 JUIN, AVEC LES IDEES PLUS CLAIRES) La dernière étape me conduit à Bietran, petit village coloré et tranquille où une église fortifiée a été construite au 16ème siècle. Je me gare sur la place du village et je me dis que je vais être au top pour passer la nuit, je ne crois pas si bien dire... Je pars à pied en direction de la fortification qui se trouve sur un petit promontoire. Je suis un peu déçu par l'endroit car le site est en réfection, si bien qu'il n'y a que le tour de l'église et sa visite qui sont faisables. On aperçoit néanmoins les tours de guet. L'intérieur de l'église est quelconque, ça sent le vieux, le renfermé et le bois est vermoulu. Le tout a besoin urgemment d'un coup de jeune. Je termine la visite et je redescends dans le village et reviens à ma voiture. J'installe mes petites affaires pour passer la nuit puis comme je l'avais prévu en arrivant sur place, je vais me poser sur une table à l'extérieur avec une bière pour potasser sur la suite de mon parcours. Le choix est rapide, il y a un magasin mix qui fait aussi bar et où il y a l'air d'y avoir des jeunes d'une vingtaine d'années ou alors il y a un petit chalet en bois sur la place du village avec 4 grandes tables en rondins pouvant accueillir 10 personnes chacune. Mon choix se porte sur le 2ème car il y a du monde ( déjà 3 tables pleines ) et aussi parce qu'il y a une fumée alléchante qui s'y dégage, l'ambiance a l'air bon enfant. J'arrive devant le cabanon, toutes les têtes se tournent vers moi et le niveau sonore baisse. Merde je fais un tel effet !! J'apprendrai plus tard dans la soirée par un jeune qui parle anglais que les touristes viennent voir l'église et se sauvent aussi sec. Je commande donc ma bière et je vais m'asseoir à la dernière table de libre. Ici pas de fioritures, on se lève ou on crie pour commander et quand c'est prêt le gars te l'annonce en criant. Je m'affale sur le banc et je commence à siroter ma bière, je n'ai pratiquement pas le temps d'ouvrir mon bouquin que déjà un groupe d'une douzaine de personnes arrivent puis dans la foulée une dizaine d'autres. Le niveau sonore s'élève immédiatement. Ils me demandent si ils peuvent s'asseoir à ma table et j'accepte volontiers ( en même temps c'est la seule table qui reste). Très vite on m'adresse la parole et je réponds par un petit " sunt francez" ( je suis français). Visiblement ça fait son effet car j'entends dans les phrases "francez" à tout va. Ça parle fort, ça rigole, ça rote, ça blague, ça tape dans le dos et surtout ça boit. La terrasse est exclusivement occupée par des hommes allant de 25 à 65ans. Autant dire que l'ambiance est très joviale. 2 gars de ma table se lèvent et vont vers une voiture et ils en reviennent avec 5 ou 6 bouteille d'eau mais remplis d'une boisson couleur Champagne et d'une autre couleur rosé mais plus soutenue. Les plus âgés s'en servent un verre ou plutôt un baquet ( les verres font tout de même 33cl ) et ils le coupent avec du coca. À moi on m'en sert un verre plein et sans coca. Je lève mon verre et je proclame un " noroc " bien viril qui n'a pas manqué de faire rire ma tablée. C'est légèrement pétillant, sucré, pas trop alcoolisé et avec un goût agréable mais que je n'arrive pas à déterminer. Ne comprenant pas le Roumain, impossible de savoir ce que c'est. Un homme arrive avec son synthétiseur et une enceinte, ce qui a ravivé les plus endormis. On rajoute des tables car d'autres hommes viennent se greffer à ce que l'on peut appeler maintenant une fête. 2 tablées commencent à manger et je tends le cou pour voir ce qu'il y a dans les assiettes. Ce sont les célèbres mititei ( petite saucisse de 10cm à base de viande hachée, aillée et aromatisée puis grillée). Ça me va très très bien car je n'ai pas mangé depuis 11h30 et la boisson locale commence à faire son effet. Je passe commande d'une assiette et d'une autre bière. Assiettes et verres en plastique, ici on mange avec les mains, à la bonne franquette, il y a juste 2 cures-dents plantés dans l'une des 2 saucisses et j'ai aussi une bonne poignée de frites. Un jeune de mon âge vient s'asseoir à côté de moi et il commence à me parler en anglais. Je me sens moins isolé et je peux enfin comprendre pourquoi une telle ambiance. Avant ça, un homme à la voie portante et déjà bien éméché vient me voir avec un petit verre et une bouteille de vodka à la main, il me dit en français et en roulant les R, " jé né pou rien faire pour toi mais jé ta souhaité la bienvénoue " et il me tend un verre de vodka plus que plein. Il me fait signe de boire cul sec, ce que je fais après avoir proclamer mon fameux " noroc ". Je reprends la conversation avec le gars qui est assis à côté de moi, il me dit que ce soir c'est la fête car ils viennent de finir un chantier de gaz. Enfin c'est ce que j'ai compris car après 2 baquets de bières, 1 baquet de pétillant de cerises, 1 baquet de pétillant de raisins et 1 verre de vodka, mon anglais est devenu subitement plus aléatoire. Nous continuons un peu la discussion et je les remercie pour cette bonne soirée. Je pars plein de joie à la voiture pour me coucher. Autant dire que je suis très heureux d'être déjà installé pour la nuit car je ne suis pas du tout en état de prendre le volant et en plus en Roumanie c'est tolérance zéro pour l'alcool. Une bien belle journée qui se termine d'une bien belle manière. Non pas parce que j'ai bu plus que de raison mais parce que ça fait du bien de prendre son temps et de voir des gens avec une âme. Avant de m'endormir, je les entends entonner des chants Roumains à capella. Vers 4h00 du matin, les derniers fêtards quittent les lieux bruyamment... De sacrés gaillards ces Roumains.

SAMEDI 7 JUIN
Le réveil est matinal, entre l'église qui sonne tous les 1/4h et les chevaux au petit trot sur le bitume, je ne traîne pas longtemps pour émerger. Je mange un morceau tranquillement et je mets un peu d'ordre dans mes affaires puis je consulte la carte et le programme du jour. Ma 1ère étape doit me conduire à Prejmer et j'y arrive au bout de 2h45. J'ai choisi de passer par le Sud pour profiter des routes de campagne avant de reprendre les grands axes et de voir la ville. Il y a de fortes chances pour que ce soir ce soit moins champêtre qu'hier. C'est ce qui rend les voyages agréables, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, aucune routine possible. Une fois sur la nationale, je me laisse filer gentiment, créant derrière moi une longe file de voitures. À 10km de Brasov, je contourne la ville par le Nord-Ouest puis j'arrive à Prejmer. La ville en elle même n'a absolument aucun attrait et est plutôt déserte mais l'église fortifiée vaut vraiment le déplacement. Elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un édifice circulaire massif de 15m de haut sur lequel repose un toit 1 pan incliné vers le centre formant ainsi un début d'entonnoir. Les seules ouvertures donnant vers l'extérieur sont des meurtrières. L'intérieur du cercle est composé de plus de 230 portes numérotées sur 3 niveaux accessibles par un labyrinthe de balcons et d'escaliers. Derrière chaque porte, appartenant à une famille, une pièce plus ou moins grande leurs permettait à l'époque d'y cacher leurs récoltes et de s'y réfugier en cas d'invasion. Il y avait tout le nécessaire pour subsister en étant assiégé, un forgeron, un tisserand, un potier, une école etc... La vie à l'extérieur était installée pour un temps dans cette promiscuité. Au sommet du rempart, sous le toit, une coursive permet de faire le tour complet de l'édifice en ayant une vue par les meurtrières. Certaines pièces sont reliées entre elles créant ainsi plein de passages "secrets". Le centre du cercle est occupé par une imposante église dont les arches sont faites en pierres ou en briques, contrastant ainsi avec le blanc des murs. Vraiment un très bel endroit où il est agréable de flâner et de se perdre d'autant plus si l'on s'y retrouve seul comme j'en ai eu la chance, je le recommande fortement. Je mets maintenant le cap sur Brasov, une ville assez importante de 285 000 habitants, installée au pied d'une montagne sur laquelle dans le dernier tiers il y a BRASOV écrit en grosses lettres blanches, de la même manière qu'HOLLYWOOD aux USA. Un téléphérique permet d'aller au sommet de cette montagne pour contempler la ville et les environs. Rien de particulier à visiter mis à part une église...encore. Là dessus je fais l'impasse. Ici il est plutôt recommandé de battre le pavé tant le centre historique est grand et piéton. C'est LE centre névralgique de la ville. Une très grande place où il y a aujourd'hui un marché et une grande et large rue piétonne où se succèdent des terrasses aux ambiances hétéroclites. Tous les regards sont rivés sur les écrans, finale dame de Roland Garros oblige. Nous sommes samedi et ça grouille de gens mais ça reste tout de même agréable. À 16h00 je m'autorise un petit goûter et je m'achète un placinta cu mere, une spécialité roumaine. De la feuille de brick au dessus et en dessous et au milieu une pomme hachée ( peau, cœur, pépins) aromatisée à la cannelle. Si bien que je me retrouve à cracher discrètement ce que je n'arrive pas à mâcher, élégant ! Une fois avoir fait le centre en long en large et en travers, je me dirige vers ce qui semble être un rallye en pleine ville. Cela fait plus de 3h que j'entends des moteurs pétarader. Il s'agit en fait d'une course de côte où chaque participant part en contre la montre. Je reste là plus d'1h30 à regarder Ferrari, Porsche et autres bolides à 4 roues passer à très vive allure puis je regagne tranquillement ma voiture en passant par des vestiges de ce qu'était avant les remparts de Brasov et je passe également dans un des nombreux parcs de la ville. En allant en direction de ma voiture, je m'aperçois que les autres ont pour la plupart un PV sur le pare brise...ma plaque étrangère les en a visiblement dissuadés et c'est parfait car je n'avait pas pris la peine de prendre un ticket à l'horodateur, je ne m'étais. pas donné ce mal en devinant un peu que je ne craignais pas grand chose. Il se fait tard, je vais quitter la Transylvanie pour y revenir à la fin de mon périple. Il est temps que je me trouve un endroit où dormir aux alentours de Sinaia. La nationale que j'emprunte est agréable et j'arrive rapidement sur place. Nous sommes samedi soir et tout le monde est de sortie et en plus de ça il y a des mariages. Trop d'agitation à mon goût, je reviens sur mes pas et je tente ma chance à Busteni. Là je trouve une petite route sans indication particulière et qui a l'air de partir en forêt. Je crois que ça va me plaire. Je passe devant les dernières maisons et je traverse une petite forêt puis rapidement plus rien et un vaste vallon relativement plat et sans arbres s'ouvre devant moi. C'est encore mieux que ce que j'espérais. La route se transforme vite en piste mais c'est carrossable. Quelle chance ! 1km plus loin, je croise un panneau "attention aux ours", voilà qui finit de me séduire. Soudain, en m'enfonçant dans le vallon, en lisière de forêt, je crie PUTAIN UN OURS !!!! Ça c'est LA bonne surprise du voyage car sans grands espoirs j'avais espéré en voir un mais avec la quasi certitude que ça ne serait pas le cas. J'immortalise l'instant puis il disparaît dans la forêt. Il me faut chercher un endroit où me poser maintenant et je ne vais pas être déçu... 3km plus loin je tombe sur ce que l'on peut appeler le WOODSTOCK du campeur ! Le vallon est désormais plat et les alpages sont envahis de campeurs en tout genre. Ça va du campeur de compétition avec la tente, les chaises, la table, le barbecue à gaz, la glacière électrique...au puriste qui fait griller ces mitetei avec la lame de son couteau et qui dort à la belle étoile. Certains ont mis une clôture électrique autour de leurs tentes pour se protéger des ours. C'est l'anarchie la plus totale, on se pose où on veut et comme on veut. Les barbecues marchent à plein régime. Énormément de campements affichent fièrement leur patriotisme en plantant un drapeau roumain devant leurs tentes. Je trouve tout de même mon coin de verdure et je mange un morceau avant de me glisser dans mon duvet et de m'endormir au son bien désagréable de musiques folkloriques Roumaines crachées par les énormes enceintes de la voiture tuning de mes voisins d'un soir !!

DIMANCHE 8 JUIN
Déjà 1 semaine que j'arpente les routes de Roumanie. Il est 7h30, trop tôt, j'essaye de me rendormir mais le soleil tape et j'ai déjà trop chaud. Et puis surtout, j'ai déjà mon "David Guetta" local ( que j'appelle finalement Dj Carpates) qui s'est remis aux platines de bon matin. Je passe la tête dehors, grand soleil. Mais je rêve ou les hommes aux alentours tournent déjà à la bière !!!! Est ce qu'à un moment ils dorment et s'arrêtent de boire ces Roumains?! Je range mes petites affaires et je prends mon petit déjeuner dans ce que l'on peut appeler une discothèque de plein air. Mon voisin Dj Carpates a un invité, encore un furieux du tuning qui a la bonne idée d'ouvrir les portières et le coffre de sa voiture, de se mettre sur les mêmes ondes radio que Dj Carpates et d'envoyer les watts au maximum. Là clairement c'est tout le vallon qui profite des derniers tubes du moment. Pour le repos je repasserai plus tard, non là ce matin c'est dimanche et il y a une arrivée massive de voitures et je reste juste pour le plaisir de voir ce capharnaüm. On bat des records et je rigole tout seul comme un con dans ma voiture. Tampis je perds ma matinée mais pendant ce temps je potasse mon parcours et je rigole en regardant les gens. C'est bête et méchant, oui mais c'est tellement bon. Comment décrire tout ça sans rien oublier... Sur un vallon plat de 3km environ, vous prenez 500 voitures, 4 fois plus de personnes, des barbecues, des chiens, des tables, des chaises, des tentes, des campeurs, des drapeaux roumains, des randonneurs, des promeneurs, des alpinistes alors qu'il n'y a pas de quoi faire, des gens en maillot de bain, des vétetistes, des mamies avec la canne, des gamins hurlants qui jouent dans l'eau gelée du torrent, de la musique à tous les coins de tentes, de la fumée de barbecue en pagaille, de la poussière soulevée par les voitures et le meilleur pour la fin, du bourgeois en manque d'exotisme alpin dans leurs gros 4x4 de luxe desquels sortent des bécasses à talons qui ont une ceinture en guise de jupe et qui se demandent si c'est le choléra ou la peste qu'elles vont attraper en pique-niquant dans l'herbe, un must, j'adore. Étonnement les lieux sont propres et les gens prennent la peine de mettre leur déchets dans les grosses poubelles prévues à cet effet. Oui mais voilà, l'endroit est peuplé d'ours et une poubelle classique ne résiste pas très longtemps à l'appétit d'un plantigrade. Conséquences, ce qui était propre la veille au soir ne l'est plus le lendemain matin et les ours ont joué les petits Poucet en semant des détritus de la poubelle jusqu'à la lisière de la forêt... Charmant. Un Roumain vient taper causette avec moi mais là ça s'avère compliqué car la seule langue qu'il connait, c'est la sienne. Pas grave, on va trouver une langue commune, le Franmain et le Rouglais. Les 2 lui conviennent et moi aussi. On passe donc 20 minutes à discuter voiture et transport routier, son métier. Bien sympa encore cette rencontre. Depuis le début, je trouve que les gens sont très avenants. Et puis j'ai ai un atout de taille pour engager assez facilement la conversation, ma plaque d'immatriculation. J'ai apposé sur le "F" un stickers de la station de Meribel. Si bien qu'il est impossible de savoir de quel pays je viens, sauf si on connait Meribel évidemment. À 99% c'est l'élément déclencheur pour les rencontres. Déjà 12h30 allez je file à Sinaia pour voir le château de Pelés. Au passage j'arrose copieusement tous mes amis campeurs d'une épaisse poussière ! Paradoxe Roumain, il est marqué à plusieurs reprises "ATTENTION AUX OURS, LAISSEZ LES TRANQUILLES" et " GARDER LES LIEUX PROPRES SOUS PEINE DE POURSUITES" et tout est prévu pour faire le contraire. Ceci dit j'ai quand même beaucoup aimé l'endroit qui, j'ai oublié de le dire, se trouve au pied des monts des Bucegi. 10km plus tard je me retrouve au pied de la longue montée pavée qui mène au château Pelés. Quand je vois l'effervescence dans la ville, je réalise très vite que ça va être blindé. Pas loupé, c'est la queue pour acheter les tickets et pour rentrer dans le château. Une fois mon billet d'entrée en poche, je décide de tenter ma chance pour accéder tout de suite étant donné que je suis seul. Et ça marche, on me colle dans un groupe de Roumains avec un guide et c'est parti. Mais au bout de la 2ème pièces, je les laisse filer car la visite se fait au pas de charge et ça ne me plait pas. Surtout qu'il y a énormément de choses à voir. C'est richement décoré, parfois trop. Les matériaux utilisés sont très nobles voir précieux. C'est vraiment très bien entretenu et on s'imagine aisément comment s'organisait la vie quand tout ça était habité. L'architecture extérieure n'a rien à envier à l'intérieur. Là aussi il y a le souci du détail. Encore un très bel endroit à ne pas louper. Autant j'ai pris mon temps pour monter au château et le visiter, autant là je redescends au pas de course car le ciel est noir et je vois déjà des éclairs au loin. Je regagne vite ma voiture et je démarre en direction de Slanic via Ploeisti. Au bout d'à peine 2 minutes c'est un déluge de pluie et de grêle qui s'abattent sur moi. J'y ai échappé belle sur ce coup là. La route vers Ploeisti est sans intérêt, tout comme la ville d'ailleurs donc je bifurque tout de suite vers Slanic et sa mine de sel que je visiterai demain. Le bourg est petit, sans vie et plutôt tristounet. Il y a là 4 ou 5 immeubles de l'époque communiste, cubiques, gris et sans balcons. Je repère très vite le puits de la mine et je m'installe sur le parking pour la nuit.
LUNDI 9 JUIN
Encore une fois je me fais réveiller par la chaleur qu'il fait déjà à 7h00 du matin dans la voiture. Je me prélasse au soleil, fais un brin de toilette, consulte les cartes et mange un morceau. Encore une fois je prends le temps et je vais même faire un tour dans le village. En réalité ce n'est pas si moche que ça, mis à part ces 5 ou 6 bâtiments de l'époque communiste, le reste est joli. Il y a beaucoup d'arbres et hier soir je n'ai pas vu toutes les petites maisons qui se cachaient. Je reviens à ma voiture et quand je me décide à aller en direction de l'entrée, je prends peur. Il y a déjà beaucoup de voitures et il y a une bonne demi heure de queue à l'entrée. À un jour près j'aurai trouvé porte close car la mine ferme exceptionnellement mardi 10 juin ! Me voilà dans le petit ascenseur où peuvent rentrer 6 personnes bien serrées. La descente dure 90 secondes. Chaque élément en ferraille de la cabine est rongée par le sel. Je suis maintenant à 208m sous terre. Il fait très frais 12 degrés ( toute l'année). Je sors de la cabine et je suis stupéfait, c'est grand, très grand, immense ! Les proportions font peur, je ne m'attendais pas à ça. Il y a environ une dizaine de salles, accessibles au public, reliées par des très larges passages. En tout il y a 8 hectares qu'il est possible d'arpenter et 2,5 hectares fermés au public, les hauteurs sous plafond varie entre 32m et 54m. Les volumes qui ont été extrait de cette mine sont colossaux. Il y a même une croix religieuse lumineuse. Passé cette 1ère impression, je m'avance un peu en pensant qu'il y aurait un guide ou un petit train mais je vois que tout le monde déambule à sa guise alors je fais pareil. Je tombe sur une salle où il y a des structures gonflables pour enfant et des karts à pédales. Ça me surprend un peu mais pourquoi pas. Dans la suivante il y a un bar café et magasin mixt avec tables, chaises etc... Là rien de trop surprenant. Dans une autre, des sculptures avec la pierre de la mine. Nulle part je trouve des informations sur l'extraction du sel, c'est bien dommage car je ne comprends pas où se trouve le sel quand je regarde les murs de cette mine. Ils ressemblent à de la pierre compacte, lissée et où on aperçoit très bien les strates. Ici on y vient en famille, parents, enfants, grands parents, cousins etc... C'est un lieu qui a l'air très apprécié et très fréquenté par les Roumains. Un peu plus loin j'aperçois un petit plan d'eau avec une passerelle qui l'enjambe. Ailleurs un terrain de football. Ici un coin TV avec un grand écran plat. Là un coin repos compartimenté et équipé avec des lits de camps. J'en fais le tour et effectivement des gens se reposent avec une couverture qui les recouvre. C'est déroutant comme endroit. On y fait même son footing ou de la marche sportive. Les gens me regardent l'air interrogatif car ils ne comprennent pas comment je peux tenir avec juste un tee-shirt. Tout le monde sans exception a une veste où au moins un pull. De toute façon, froid ou pas je n'ai pas le choix, mon sweat est dans la voiture. Je me dirige vers l'ascenseur pour repartir et je vois une gravure que j'ai du mal a identifié car la lumière est plutôt faiblarde dans cette mine. Il s'agit en fait d'une représentation d'Usain Bolt, le sprinter, qui fait son fameux geste après chaque course gagnée. Au dessus de lui, il y a "PUMA" inscrit avec le logo de la marque. Je reprends l'ascenseur en étant perplexe sur ce que je viens de voir. Je viens visiter une mine d'extraction de sel et j'ai tout vu sauf ce pour quoi j'étais venu. Revenu à la surface j'aperçois un panneau expliquant brièvement la mine. En fait Slanic est une station balnéaire où l'on vient prendre du bon temps mais aussi soigner des maladies respiratoires. L'air de la mine est , parait-il, très bon pour ça. La pression atmosphérique est constante ( 780 hpa ) et c'est visiblement très bon aussi pour le corps. Il y aussi la possibilité de se baigner dans un lac salé à 1km de là mais je ne l'ai pas testé. Avant de partir je m'achète un kurtos-kalacs. Cette fois ci je vois tout le procédé de fabrication. Délicieux ! Maintenant je mets le cap sur l'extrême Sud de la Moldavie, un endroit peu visité de la Roumanie, Vulcanii- Nairosi, au Nord de Buzau. La route pour y aller est très agréable, je passe dans de nombreux petits villages. Je m'enfonce dans un paysage de collines bien rondes et très verdoyantes et arborées. Difficile de croire qu'ici il y a de l'activité volcanique. Je me gare sur le petit parking et je suis accueilli par le propriétaire, " welcome to muddy land ". Trouvant le cadre vraiment sympa je lui demande tout de suite si jeu peux dormir ici et il accepte sans problème. Ça m'en coûte 5lei et je peux disposer des sanitaires et des tables ombragées mises à disposition. La douche chaude est à 5lei. Parfait tout ça. Maintenant je me dirige vers la zone volcanique par un sentier montant sur une colline. Jusqu'au bout le suspens est entretenu car on ne voit rien, c'est bien vert à des kilomètres à la ronde. Soudain j'aperçois enfin les cônes volcaniques. En fait c'est une zone bien précise qui fait tout au plus 400m de circonférence. Il y a des cônes crachant de la bout à intervalles plus ou moins réguliers ou alors il y a de grosses flaques boueuses glougloutantes ! Ni l'eau ni la boue sont chaudes, ce ne sont que des remontées gazeuses. Les contrastes entre les couleurs sulfurées et le vert des alentours est saisissant. Je suis quasi seul et je profite de l'endroit en me baladant de flaque en flaque et de cône en cône. Déjà 2h30 que je suis ici, je m'y sens vraiment bien tant le calme règne. Je descends au parking et je m'installe pour la nuit. Dommage que demain je doive poursuivre ma route car l'endroit est enchanteur. Pas une seule habitation à des kilomètres à la ronde, une nature préservée, pas de bruit, et tout le nécessaire pour camper confortablement. Il y a même un petit magasin mixt et du wifi gratuit. Je finis cette journée devant un magnifique coucher de soleil et une bonne bière. C'est sûr, ici j'y reviendrai.

MARDI 10 JUIN
J'ai dormi comme un bébé, tellement c'est calme. Je mange un morceau sur l'une des tables ensoleillées puis j'essaye d'organiser via internet mes quelques jours dans le delta. Je me repose au soleil et je me laisse bercer par le son des cigales et des oiseaux. Absolument génial. Je discute avec le propriétaire des lieux, je prends vraiment du bon temps, à tel point que je commence à émettre l'idée de rester une nuit de plus. Il est 12h00 et toujours aucun touriste n'est venu ce matin, je me motive enfin à quitter ce cadre idyllique et je fais route vers Galati via Buzau et Braila, 2 grandes villes sans attraits particuliers. Il y a peu de monde sur la route et les kilomètres défilent dans des paysages de cultures. Au bout de 165km j'arrive à Galati. L'entrée dans la ville est peu accueillante, c'est le moins que l'on puisse dire. Un amas d'usines croulantes crachent de la fumée peu rassurante. Passé cet endroit, ça grouille de vie dans toutes les rues, il faut dire qu'il y énormément de petits commerces. Pour le moment je n'ai toujours pas vu le fameux Danube. Je cherche mais je ne trouve pas quand enfin j'aperçois le haut d'une péniche. Je trouve une place où me garer et je vais vite me promener sur la Malul Dunarii C'est une large piste cyclable et piétonne sur environ 4 ou 5km, le tout bien arboré et à une dizaine de centimètres du Danube. Il y a aussi une quinzaine de grandes sculptures en ferraille qui bordent la promenade. Malgré les 34 degrés affichés, je décide tout de même d'en parcourir l'intégralité. Il y a très peu de monde, juste quelques joggeurs, cyclistes, promeneurs et patineurs. Vers 18h30 quand le soleil joue à cache cache au milieu des immeubles, les gens affluent. C'est LA balade des gens de Galati et je les comprends. Des cabanons , pour manger sur le pouce, commencent à se monter pour la belle saison. En fin de journée je contacte Quentin un français rencontré grâce à VF et qui un spécialiste du delta. Il va pouvoir me rancarder sur l'endroit. Il me dit de me rendre à Mahmudia, un village à une soixantaine de km au Sud de Tulcea. Là un gars et sa femme m'accueilleront et me feront découvrir le delta en bateau. Et peut être même que je pourrais pêcher ! Je m'installe sur un parking au bord du Danube et je passe la nuit ici.


MERCREDI 11 JUIN
Il est 6h30, un bruit me réveille. Je mets du temps à émerger et de nouveau le même bruit. Ça vient d'une de mes roues, on est entrain de me mettre un sabot !!!! Je bondis hors de mon sac de couchage et je regarde dans les rétros, fausse alerte, ce n'est qu'un balayeur municipal qui tape dans mes roues avec son balai. Le réveil est brutal mais passé cette frayeur, je retombe comme une masse avant d'être réveillé par la chaleur déjà étouffante dans l'habitacle. Il est 8h30 et je m'installe sur le bord du Danube pour le petit déjeuner. Joli cadre. Le Danube doit faire pas loin d'un kilomètre de large là où je me trouve. Difficile de se rendre compte mais c'est très large. Il charrie tout un tas de débris et l'eau est marron. Peu engageant. Des péniches de 100m où peut être plus me passent devant le nez, impressionnantes. Je prends la route pour Mahmudia vers 10h30 en prenant le bac pour traverser le Danube. J'attends 1/4h et je monte à bord. Ma plaque d'immatriculation a encore frappé, on m'interpelle pour savoir d'où je viens et j'échange un peu avec le gars dans un Français Roumain Anglais approximatif. La vue sur l'environnement du fleuve n'est pas mal non plus depuis le bac. Je suis maintenant dans la région de la Dobrogea, la route est agréable, peu de monde, beaucoup de cultures, d'étangs, de marais, de villages. 80km plus au Sud je passe rapidement Tulcea et il me reste 30km pour Mahmudia. Sur la route j'appelle Quentin qui a une maison dans Mahmudia mais qui est reparti en France il y a 2 jours, dommage !!! Il m'indique l'adresse de son ami Vassile qui a un endroit pour m'héberger. Ce sera finalement sa femme qui va m'accueillir car il est dans le delta entrain de pêcher avec un ami et son neveu. On communique difficilement car elle ne parle que le Roumain et le Russe. Elle me montre où je vais dormir puis je file me balader dans le village et sur le bord du Danube qui est à 2 pas. Il fait 28 degrés et il y a beaucoup de vent. Je casse la croute devant le Danube et je vois défiler tous types d'embarcations. Des barques, des hors-bord, un traversier, des pinasses, des canoës-kayaks, des bateaux de croisière plus ou moins grands. Devant moi, hors de l'eau, il y a des barques en bois étanchées avec du goudron liquide appliqué de façon rudimentaire. La vie dans le village est paisible. 1 seule route goudronnée et pas moins de 5 magasins mixt !! Une chose est sûre je ne mourrai pas de faim ici. Je rentre tranquillement chez Vassile et je fais une petite sieste de 30 minutes quand j'entends du bruit dans la pièce principale. Je descends et je suis accueilli à bras ouverts par un homme de 57ans, grand, mince, à l'allure sportive. Il parle un très bon Anglais et la communication est très facile. Il comprends aussi très bien le Français mais ne le parle pas. Immédiatement on parle du delta, c'est LE spécialiste du secteur. Il n'est pas avare d'histoires, de conseils et d'anecdotes sur le delta. Il me fait voir sa pêche du jour. J'ecarquille les yeux quand il me fait voir de nombreux brèmes, des brochets, des sandres et même une carpe et un silure. Aujourd'hui comme il dit, c'était une partie de pêche entre amis. Il y a son ami de toujours qui s'appelle lui aussi Vassile mais que tous appellent Colonel en référence à son grade dans l'armée et il y a aussi son neveu Ivan. Si tôt à table, j'ai droit à un verre de tuica, un alcool de prunes Roumain. Ça doit friser avec les 40 degrés quand même. Vassile, Colonel et Ivan ont faim donc dans la foulée, sa femme met sur la table la ciorba du jour, un excellent bouillon de viande, relevé avec du céleri branche, du persil, de la coriandre et d'autres herbes. C'est excellent, vraiment à tomber. Puis j'ai droit ensuite à une autre spécialité Roumaine, les sarmales. Des feuilles de vigne farcies avec de la polenta et un peu de viande et des légumes, le tout cuit dans un bouillon. Une fois dans l'assiette on y met du yaourt nature dessus. Le plat du pauvre paraît-il... Si tous les pauvres pouvaient manger aussi bon, le monde tournerait mieux ! Il est 19h30, s'en suit une longue discussion ponctuée de franches rigolades avec Vassile, son ami Colonel et Ivan son neveu. On aborde tout un tas de sujets aussi intéressants les uns que les autres. Mon image sur les Roumains et la Roumanie change définitivement. Je dois avouer que j'étais venu avec des à priori et ils ont été balayés par tous les gens que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent. Nous allons ensuite voir son jardin et sa vigne. Vassile fait un " red red wine" comme il l'appelle, je comprends qu'il doit décaper. Puis nous revenons chez lui et nous discutons encore jusqu'à minuit. Maintenant il est tant de dormir car la journée va être longue demain.
JEUDI 12 JUIN
Je me réveille à 7h00 et je saute du lit pour rejoindre Colonel et Ivan qui sont déjà debout. Au bout d'une heure, ne voyant pas arriver Vassile, je demande à Ivan si il dort encore, il me répond oui et il va dans la foulée le réveiller. Mauvaise nouvelle, Vassile a mal dormi et il a mal à l'estomac. Pas de pêche pour lui aujourd'hui. Il me rassure en me disant que Vassile et Ivan connaissent très bien le secteur et que nous allons partir tous les 3. Mis à part que les 2 ne parlent pas l'Anglais, je ne suis pas inquiet du tout. Avant de partir nous avalons un morceau, ou plutôt un gros morceau. Christina, la femme de Vassile, nous a préparé une grosse assiette avec 3 œufs au plat, des tomates coupées grossièrement, des concombres qui sont en fait des gros cornichons, de la feta mais au lait de vache et non au lait de brebis comme habituellement, et du pain. Le tout arrosé de thé au citron. Autant dire que ça cale un homme. Surtout qu'après elle amène du icré, une sorte de tarama maison préparé avec des œufs de brochet. Tout ça est très bon mais je n'en peux plus. Place aux choses sérieuses, nous chargeons la voiture de tout le matériel, nombreuses cannes, une bourriche, une grosse épuisette, 2 boîtes à appâts, de l'eau et de la nourriture. Nous allons au port de Mahmudia qui est en réalité une petite péniche amarrée sur laquelle se trouve la capitainerie et où sont stationnées plusieurs embarcations dont celle de Vassile. On charge la barque, on va faire le plein de benzina ( essence) puis on descend le Danube à toute vitesse. Ivan a été initié très tôt par son oncle et il est tout à fait apte à partir seul dans méandres du Danube qui a tissé une véritable toile d'araignée. Le fleuve se sépare en 2 bras en amont de Tulcea puis le bras au Sud de sépare une deuxième fois juste en aval de la même ville. Il y a donc bratul Chilia qui par très au Nord et qui fait aussi office de frontière avec l'Ukraine, bratul Sulina qui est quasi tout droit et qui se termine dans la ville du même nom et il y a enfin bratul Sfantu Gheorghe qui est le plus au Sud et qui zigzague beaucoup avant de rejoindre la mer. Mahmudia se trouve sur ce bras et nous naviguons dessus. Ces 3 bras alimentent tout le delta, les rivières, les canaux, les chenaux, les passes, les lacs, les étangs, les ruisseaux, les marais. Il y en a en quantités indénombrables. Cette quantité d'eau crée une biosphère extrêmement riche, si bien qu'elle fait partie du programme de surveillance de l'UNESCO. L'accès y est donc réglementé. On s'enfonce dans ce labyrinthe végétal jusqu'à arriver au lac de Gorgova où nous prenons différents canaux pour voir la faune et la flore environnantes. Il y a vraiment de tout, des hérons, des aigrettes, des ibis noirs, des pélicans, des cormorans, des cygnes, des foulques, des canards, des goéland, des mouettes, des martins pêcheurs, des aigles pêcheurs, des loutres, des castors, des chevaux sauvages, des serpents, des grenouilles et bien d'autres choses. Sous l'eau c'est pareil, il y a une multitude de sortes de poissons dont certains sont endémiques au delta. Aujourd'hui nous sommes venus pour le brochet et la perche, 2 carnassiers très appréciés pour leur délicate chair. Au niveau de la végétation, c'est très riche aussi. Donnant ainsi une multitude de nuances de verts. Nous passons sur un petit lac qui est entièrement recouvert de nénuphars jaunes et blancs, je n'en ai jamais vu autant, c'est impressionnant. Se balader dans le delta c'est mettre ses 5 sens en éveil, la vue pour la faune et la flore, le toucher avec l'eau et les poissons attrapés, l'odorat avec les nombreuses effluves que dégagent le fleuve, les marais et la flore, l'ouïe pour le concert que nous offrent les oiseaux et enfin le goût quand après une partie de pêche on déguste les poissons si bien préparés par Christina et qu'on arrose tout ça d'un petit vin blanc local. Nous choisissons notre plan d'eau et nous nous mettons à pied d'œuvre pour dénicher des beaux spécimens. Déjà 1h30 que nous taquinons les poissons mais rien de rien. Nous changeons d'endroits à de nombreuses reprises mais nous faisons chou blanc. C'est dans le lac de Potcoava, non loin du grand lac de Gorgova que Colonel fait la 1ère prise. 5 autres se suivront, dont 2 à mettre à mon actif. Entre temps nous faisons échouer notre embarquation sur un véritable champs de nénuphars et nous pique-niquons là au beau milieu d'un concert de coassements de grenouilles. Il est 17h30 quand nous plions bagages. Il nous faut 45min de barque pour rejoindre le port de Mahmudia. Je suis seul devant, Colonel derrière moi et Ivan à la barre. Je profite pleinement de ce moment qu'offre la nature. Nous passons par des canaux peu empruntés et donc nous ne croisons personne à part des oiseaux qui se sauvent à notre passage. Une fois chez Vassile, nous vidons les poissons et nous les mettons au congélateur qui est déjà plein à craquer de toutes sortes de poissons. Après une bonne douche nous nous mettons à table devant un véritable festin. Ce soir tout le repas sera fait avec les poissons du delta. Ciorba aux 6 poissons, beignets de brochet, boulettes de chair de silure frites, icre de carpe ( tarama maison), bref il y en a trop et je m'empiffre tant qu'il m'est possible d'en avaler. Quand Christina amène des crêpes à la confiture de coings, c'est le coup de grâce. Après de longues discussions sur la partie de pêche du jour et sur le programme du lendemain, nous allons nous coucher.

VENDREDI 13 JUIN
Il est à peine 8h00 que déjà j'entends que ça parle dans le salon. Je me lève et me mets â table avec les autres. Christina nous amène le petit déjeuner ou plutôt les mêmes assiettes gargantuesques de la veille. Nous partons ensuite dans le delta mais sans Colonel qui doit regagner Constanta dans la journée. Aujourd'hui nous allons pêcher et visiter le lac d'Uzlina et ses environs. Le temps est couvert est nous subissons plusieurs averses toute la matinée. Comme hier, nous attendons que ça veuille bien mordre. Au bout de 2h c'est Vassile qui attrape le 1er brochet. En tout ce seront 3 brochets et 4 perches que nous remontrons à la surface. Le temps s'améliore en ce début d'après- midi et nous en profitions pour enlever nos cirées et faire une pause pique-nique sur la barque. Nous sommes absolument seuls sur ce plan d'eau attenant au lac principal. Il y a quelques pélicans au loin mais sinon c'est le calme le plus complet. Nous décidons de plier le matériel et de rentrer tranquillement vers Mahmudia en empruntant d'autres canaux. C'est très agréable d'être seuls dans ce cadre de verdure sauvage. Une fois à la maison, Ivan s'attelle comme d'habitude à la corvée du nettoyage de la pêche du jour. Après une bonne douche, nous nous mettons à table pour un festin que Christina a mijoté toute l'après-midi. Cette fois ci je ne me fais pas avoir et je goûte tous les plats mais en moins grande quantité. Mon estomac ne supporterait pas une 2ème goinfrerie. Nous finissons la soirée par une longue discussion autour d'un verre de palinka puis je vais me coucher.
SAMEDI 14 JUIN
7h30, je saute du lit car aujourd'hui j'ai un peu de route et j'aimerais ne pas arriver trop tard. Le temps de charger la voiture, d'avaler un dernier petit déjeuner gargantuesque dont Christina a le secret puis je mets en route pour longer le bord de la mer noire. Mais avant je remercie chaleureusement mes hôtes pour leur accueil et Vassile me donne encore quelques endroits à visiter sur ma route vers Constanta. Christina me donne des boulettes de poissons frites que j'avais adoré la veille. Je met le cap vers l'extrémité Sud du delta accessible en voiture, Murighiol. À la sortie de la ville, Il y a un petit plan d'eau où se trouvent toujours des colonies assez importantes d'oies sauvages, d'échassiers, de pélicans etc... Je fais un stop très court car si il n'y a pas de moustiques en journée, ils sont largement remplacés par les taons. Le temps de prendre quelques photos et je cours en direction de ma voiture. Maintenant je continue vers Babadag, Mamaia et Constanta. Du côté gauche de la route, c'est encore le delta et sur la droite ce sont des champs de blé, de mais, de pommes de terre et d'éoliennes !!! Il y en a des centaines. On ne peut pas dire que ça enjolive le paysage. La route est bonne et il y a peu de monde, j'arrive rapidement à Navodari. Là j'aperçois enfin la Mer Noire. Un vieux rêve qui se réalise enfin. Je vais vite déchanter car Navodari touche Mamaia et le littoral est envahi d'immeubles, de résidences et de complexes hôteliers si bien que la mer on ne peut plus la voir. Et puis c'est samedi, il fait beau et les gens de Bucarest sont venus en masse pour passer le week-end au bord de l'eau. Il ne m'en faut pas plus pour mettre les voiles et fuir tout ça. Je me dirige maintenant vers Constanta, mais tout le long de la route c'est la même chose, du béton, du béton et encore du béton. Je me pose tout un tas de questions. Est ce que je vais quand même à Constata? Est ce que ça en vaut vraiment la peine? Et puis le guide du Routard n'indique rien de mirobolant à visiter. Je me dis aussi que l'on ne vient pas ici tous les jours mais à la vue des 1ères usines de Constanta, je préfère ne pas y aller. Je me console en me disant que j'apprécierai davantage la Mer Noire depuis la côte Turque lors d'un prochain voyage. La côte roumaine est tellement restreinte qu'elle a été prise d'assaut par des promoteurs peu regardant sur l'esthétisme. Il est 13h00 et je me demande si je fais toute la route vers Bucarest dès maintenant. Après une petite pause casse-croute dans un village où visiblement toute l'économie tourne autour de la pomme de terre, je me décide à rallier Bucarest aujourd'hui. Je quitte la région de la Dobrogéa pour rentrer à nouveau dans le Muntenie.La route est parallèle à l'autoroute, rien de particulier à voir et je fais très rapidement les 160km qui me séparent de la capitale. Quand un panneau indique " Bucarest 18km " il est difficile de croire que l'on va arriver dans la capitale. A 8km je vois encore des paysans faire brouter leurs vaches sur le bas côté. La route se transforme en double voie et les 1ères zones commerciales font leur apparition. Vient ensuite un boulevard " fortifié" de 3 ou 4 km d'immeubles résidentiels collés les uns au autres. Alternant les façades délabrées, les façades fraîchement ravalées, les façades grises et parfois colorées. L'ensemble est plutôt terne. Comme une grande partie de la ville d'ailleurs. Il y a peu d'indications et j'ai beaucoup de mal à me repérer. Les gens roulent vite, changent brusquement de direction et finalement je me laisse embarquer par le flux de la circulation en me disant que de toute façon je tomberai bien sur un panneau ou un endroit plus touristique. J'aperçois maintenant des bâtiments plus soignés, quelques bars et une population plus jeune. Je décide donc de trouver une place pour me garer. Il me semble que c'est le bon point de départ pour explorer les lieux. Je ne me suis pas trompé, je suis juste au commencement du quartier de Lipscani. C'est le quartier de Bucarest le plus animé. Dans les rues et ruelles se succèdent une multitude de bars branchés, brasseries, restaurants, magasins de souvenirs etc... J'ouvre mon plan de la ville et je décide de voir tout de suite l'ancien palais de Ceausescu. De là où je suis il y a 1km de marche pour s'y rendre. Je laisse de côté le quartier de Lipscani que j'arpenterai tranquillement demain. Quand j'arrive au croisement du boulevard qui passe devant le palais, je suis stupéfait par ce que je vois. Les platanes qui bordent la route me cachent une bonne partie de la masse du bâtiment mais je peux déjà apercevoir sa démesure. Plus j'avance pour me mettre face à lui et plus je découvre ce mastodonte. Je suis maintenant sur la grande place et je vois l'intégralité du palais. C'est quand même fou de faire une construction aussi gigantesque. De plus l'édifice est construit sur une grosse bute et ça lui donne un aspect encore plus imposant et ça assoit sa supériorité sur toute toute la ville et sur les visiteurs qui le contemplent. En voyant ça, on imagine très bien la mégalomanie du couple Ceausescu. En regagnant ma voiture, je passe devant de nombreux bars et tous ce sont mis à l'heure Brésilienne. Les terrasses sont bondées et il y a même un écran géant pour retransmettre les matchs de la coupe du monde de football. Aujourd'hui j'ai fait beaucoup plus de km que prévu initialement et je ne traîne pas à casser la croûte et à me coucher. De plus demain je vais sillonner la ville à pied donc je dois être en forme.

DIMANCHE 15 JUIN
8h30, réveillé par la pluie qui tombe sur la tôle. Déjà ma 2ème semaine en Roumanie qui s'achève. Pensant au temps qu'il fait dehors, je reste au chaud dans mon duvet. Rien que de savoir que je vais parcourir la ville sous la pluie ne m'enchante pas. Je finis quand même par me lever et je mange un morceau. Armé de mon plan je décide de quadriller le centre ville. J'ai déjà en tête les principales choses à voir et je me balade dans les rues au gré du vent. Il pleut moins fort et maintenant c'est un crachin breton qui tombe sans discontinuer. Je ne suis pas vraiment mouillé mais je sens bien que mes affaires sont moites. Bucarest est une ville très particulière, c'est la ville des paradoxes. Se côtoient les très pauvres et les très riches, les bâtiments en ruine et les petits bijoux d'architecture, le gris et le coloré, des églises séculaires et des tours d'acier et de verre, des gens en habits traditionnels et ceux avec la dernière marque à la mode. Bref ici tous les opposés vivent ensemble et ça donne un mélange plutôt surprenant. Hors du quartier de Lipscani , qui est fréquenté par une population de moins de 40ans, la vie a l'air plus difficile, les bâtiments sont gris et parfois le ferraillage du béton est apparent, les enseignes des commerces sont vieillottes et les devantures demandent à être rafraîchies, les gens sont habillés plus simplement et ils portent la tristesse en eux, les voitures sont moins rutilantes. Les longues années de totalitarisme communiste ont laissé des traces indélébiles. La vie peine à reprendre un court normal. Même dans le quartier de Lipscani, il y a des ruines au beau milieu de bars branchés. Il y a même un bâtiment prêt à tomber, soutenus par une structure en acier qui vient obstruer le passage d'une rue piétonne fréquentée. Une chose très appréciable, c'est qu'une grande majorité des rues du quartier de Lipscani soient piétonnes. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans beaucoup de témoignages et récits sur les forums, je n'ai quasiment pas vu de chiens errants, contrairement à des villes comme Sighetu Marmatei et Galati où pullulent des hordes de chiens amochés, crasseux et parfois agressifs. Mis à part les réalisations parfois pharaoniques de Ceausescu et quelques bâtiments ayant survécus à la 1ère et 2ème guerre mondiale puis à 45ans de totalitarisme, il n'y a pas grand chose à voir d'autre. Avec une bonne journée de marche et sans me presser, je pense avoir fait le tour des principaux lieux attrayants. Je cherche maintenant un restaurant où l'on mange des spécialités roumaines. Étant donné que c'est un quartier fréquenté par une population jeune, je n'y trouve que des burgers, pizzas, kebabs etc... Je finis par trouver un restaurant où j'ai du mal à déchiffrer le menu et où les prix sont corrects. Parfait, je m'assois et regarde la carte. Difficile de choisir car tout est marqué en Roumain. Heureusement il y a des photos du plat devant chaque énoncé. Je passe commande d'un plat qui m'a l'air bon et en attendant je regarde dans la rue. En levant la tête je vois marquer sur la devanture le nom du restaurant et à côté en plus petit " restaurant turkish ". Grosse déception. Je mange tout de même un bon petit plat Turc et ensuite je vais sur une place où a été installé un écran géant. Ce soir la France joue contre le Honduras. Je ne suis pas fan de football mais voir un match de l'équipe de France à l'étranger, c'est une expérience que je n'avais jamais vécu. Aujourd'hui qu'il fait froid et pluvieux, il y a plus de monde devant l'écran que pour le match d'hier et où le temps était clément. Je ne suis pas resté assez de longtemps pour voir la réaction des gens lors d'un but de la France mais je sentais beaucoup plus de ferveur que pour le match de la veille. Il y a eu des débuts d'applaudissements et de cris quand la France a failli marquer un but. Depuis le début de ce voyage, je remarque que la France, les Français et la langue Française sont très appréciés par les Roumains. Épuisé par ma longue marche, je file me coucher avant la fin de la 1er mi-temps.
LUNDI 16 JUIN
Il est 7h30 quand j'entends les 1ers Klaxons et la circulation qui s'intensifie. On est lundi et une nouvelle semaine commence. Il y a beaucoup de monde dans Bucarest. Je me mets en route vers 9h00 et à ma grande surprise je sors de la ville très rapidement et en plus sur la bonne route. Malgré la circulation et une pluie battante, tout va bien et je me retrouve sur la nationale 7 pour Pitesti puis Curtea de Arges que j'atteins au bout de 150km de routes plutôt bonnes. Je casse la croûte et je vais me balader dans la ville pour voir notamment 2 jolies églises. Mais cette fois ci je me cantonne à les voir de l'extérieur. Je regarde la carte puis je me remets en piste pour m'attaquer à la Transfagarasan. Une route de montagne paraît-il très jolie qui traverse les Carpates. Sur les conseils de Daniel rencontré sur VF, j'avais inversé mon parcours pour arriver plus tard et être sûr que la route soit ouverte et déneigée. Oui mais en sortant de Curtea de Arges, je vois un panneau indiquant " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Là je suis déçu et je m'arrête pour regarder la carte et trouver un plan B. Une seule route peut me dégager de cette impasse mais puisque je suis là je decide quand même d'aller jusqu'à ce fameux KM104. Au bout de 10km la route rentre dans une gorge et devient très sinueuse. Le plafond nuageux est bas, une bruine tombe et il fait 12 degrés. Le col qui se trouve à 2000m est annoncé à 58km. Je reste un peu perplexe en voyant une telle distance et en sachant que ça va être sinueux et que la route va se dégrader. Quelques kilomètres plus loin j'arrive au barrage Vidraru et au lac du même nom. Je sens que l'on déjà loin de tout. Plus de maisons, presque plus de circulation mis à part les quelques touristes téméraires. Là une tourelle d'une trentaine de mètres permet d'avoir un beau panorama sur l'endroit. Ça se limite à pas grand chose car le brouillard est trop épais. Je traverse le barrage à pied, il y a des cabanons à souvenirs mais ils sont fermés. C'est un peu tristounet ici. Je repars pour le col. Presque tout le monde redescend sauf 6 motos d'Irlandais et 1 voiture de Hongrois. Il se remet à pleuvoir et le temps est peu engageant pour se retrouver perché en altitude. La route reste à plat et serpente en suivant les nombreuses criques du lac. Après 10km j'ai la sensation de ne pas avoir avancé, le barrage est encore juste là à portée de main. Une fois le lac derrière moi, le paysage change, la route s'élève, les alpages et la végétation de montagne apparaissent. Au KM94, encore un panneau " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Bon cette fois ci plus d'espoir pour franchir le col. D'autant plus que je ne croise aucune voiture dans le sens inverse. KM100, toujours pas un brin de neige. Le brouillard est épais et ne me permet pas de voir plus loin que les motos devant moi. D'habitude chez moi je vois les motos monter les cols à plein régime mais là ils sont obligés d'y aller à tâtons tant la visibilité est mauvaise. Je suis un peu démoralisé quand je pense à toute cette route que je vais devoir refaire en sens inverse et sans avoir rien vu au final. Arrivent enfin les fameux KM104 et sa cabana Capra, une sorte de refuge hôtel planté au milieu de rien. C'est fermé apparemment. Les irlandais s'arrêtent, les Hongrois aussi. Il pleut toujours et il ne fait plus que 8,5 degrés, je n'ai pas envie de mettre le nez dehors donc je continue car finalement la route a l'air ouverte. Le paysage est plus minéral, l'herbe commence à laisser place à des pierriers. La route passe désormais à flan de montagne, il n'y a pas de barrières et donc la sortie de route n'est pas autorisée. Je suis dans l'incertitude de pouvoir arriver en haut car la neige fait son apparition sur les bords et je ne croise toujours pas de véhicule qui descendent. Dans une percée dans le brouillard, j'aperçois en contrebas les motos et la voiture qui se sont remis en marche. J'arrive à un tunnel qui doit faire 500m de long, je le traverse et surprise, je suis enfin au col. Malgré les 7 degrés, la pluie et le brouillard il y a 2 courageux qui vendent du fromage séché dans des panses de brebis et du miel. Je ne vois pas l'intérêt de m'y arrêter car on ne voit strictement rien de rien. C'est bien dommage car je pense que l'endroit est joli. De toute façon je n'ai aucun regret car la météo pour les prochaines 48h est exécrable donc inutile que je dorme sur place pour voir le paysage le lendemain. Un peu surprenant de se retrouver ici alors qu'il y a à peine quelques heures j'étais en plein centre de Bucarest. Je commence la descente vers le petit village en bas de la Transfagarasan, Cartisoara. La revêtement de la route est beaucoup mieux de ce côté. Si d'un côté il m'a fallu faire 85km pour arriver en haut du col, de l'autre côté il me faut 35km pour le descendre. À mi-chemin, le brouillard se dissipe et je peux apercevoir une vaste plaine cultivée qui mène jusqu'à Sibiu. Me voilà à nouveau dans la région de la transylvanie. À Cartisoara, je me mets en quête d'un endroit pour dormir et je trouve mon bonheur quelques kilomètres plus loin. La route à été fatiguante et je ne mets pas longtemps à m'endormir.
MARDI 17 JUIN
J'entends déjà de la vie à l'extérieur, il est 7h30, je me lève tranquillement car aujourd'hui je passe toute la journée à Sibiu qui n'est qu'à 25km. Le temps de casser la croûte tranquillement et j'arrive à Sibiu vers 9h30. Sibiu c'est une agglomération de 160 000 habitant qui s'est construite autour d'un gros bourg fortifié. À l'intérieur les rues et ruelles y sont pavées et de nombreux bâtiments sont classés monuments historiques. J'ai dénombré 5 églises dont 1 cathédrale. Tout est très bien entretenu et les couleurs des façades égayent l'endroit. Dans chaque toit, il y a des lucarnes qui font penser à des yeux bridés qui nous observent. La vie du bourg s'axe autour de 3 places, la plus grande étant Piata Mare puis Piata Mica et enfin Piata Huet. Comme à mon habitude, je parcoure les lieux en long en large et en travers. C'est très agréable de flâner dans cet endroit. Puisque je passe devant la cathédrale et je rentre y faire un tour. À l'entrée est affiché un trombinoscope du diocèse de Roumanie, c'est très amusant de voir tous ces barbus. Vers 12h00 je me dirige vers Piata Cibin, une place à l'extrême Nord Ouest où se déroule chaque jour le grand marché. C'est une place carré avec autour des petits cabanons ressemblant à des Algeco et au centre des longues tables en béton couvertes par des plaques ondulées en plastique. Ça grouille de vie. Viandes, poissons et charcuteries sont vendues dans les petits cabanons et fruits, légumes, fleurs, épices sont vendus au centre. Des femmes vendent aussi des fleurs de tilleul et des bourgeons de sapin. Ça grouille de vie. Il y a des tsiganes reconnaissables à leurs grands chapeaux noirs et à leurs barbes mal rasées qui se baladent sur le marché pour vendre les quelques pantalons qu'ils ont à cheval sur le bras. Ils parlent forts et visiblement ne manquent pas d'arguments pour fourguer leur camelote. Ça marchande, ça rigole, ça hèle le passant, j'aime beaucoup les marchés dans tous les pays où je vais. C'est le poumon d'une ville et c'est plein d'authenticité. Je me restaure dans l'un des 5 cabanons abritant un gratar ( grill ) et je mange bien évidemment des mitetei. En guise de dessert je vais dans un autre cabanon qui vend des pâtisseries. Je me prends un Gogosi cu ceruse, une sorte de beignet en forme de demi lune fourré à la cerise. Le guide du routard indique une très bonne adresse pour manger et je vais repérer l'endroit pour ce soir. C'est en dehors des fortifications et c'est facile à trouver car l'intégralité de la façade est en bois sculpté comme en Bucovina. Ensuite je retourne dans ma voiture et je m'allonge à l'arrière pour rédiger mon carnet de voyage. Il ne me faudra pas 5 minutes pour sombrer dans une longue sieste de 2h. Je me réveille au bruit des gamins qui sortent de l'école. Requinqué, je décide d'aller voir le musée ethnographique à Piata Mica. Il pleut des cordes. Ce musée se trouve dans un bâtiment abritant un patio couvert. J'ai le sentiment de rentrer dans un petit immeuble. Il y a des coursives intérieures et sur certaines, il y a des plantes vertes et sur d'autres du linge qui sèche. Un monsieur d'une soixante d'années m'accueille gentiment et m'amène au guichet pour que je m'acquitte des 5 lei. Puis on monte au 1er étage et il m'ouvre une porte et allume les lumières. C'est certain je suis et serai le seul visiteur de la journée. C'est petit, ça prend la moitié du 1er étage. Il y a tout un tas d'objets bien présentés venant principalement d'Afrique noire mais aussi d'Inde et du moyen-orient. Le monsieur reste avec moi et il m'explique en Roumain l'utilité des principaux objets. Il le sait, je lui ai dit, je ne comprends pas un traître mot de ce qu'il me raconte mais il y tient. La visite du 1er étage se termine par une momie Égyptienne dans un sarcophage ouvert. Impressionnant. Je ne pensais pas que ce serait en Roumanie que je verrai ma 1ère momie. Ensuite il m'emmène à la cave où il y a une exposition temporaire sur les vêtements Roumains d'antan. S'ensuit une discussion en Franco-Roumain et en langage des signes. Nicolae me demande d'où je viens et ce que je fais dans la vie, où je vais en Roumanie, si j'aime son pays etc... J'ai remarqué que les Roumains sont soucieux de savoir si l'on aime leur pays. Ils sont très patriotes et ça se voit au quotidien. Je reprends ma balade et je vais m'acheter encore un Gogosi. Quand on en goûte 1, on en reprend forcément un deuxième. Je me pose sur un banc à peu près sec abrité par un arbre puis je regarde passer les gens. J'aime ce voyeurisme discret car il est révélateur de la vie d'un endroit, d'une région, d'un pays. D'ailleurs je remarque qu'ici et plus que partout ailleurs en Roumanie, tous les gens font le signe de croix en passant devant une église, les jeunes comme les vieux. Il est 19h30, il pleut toujours et j'ai froid, je vais donc me réchauffer dans ce fameux restaurant. Tout comme la façade, l'intérieur est en bois. Ça fait vieille taverne Roumaine. Tous les plateaux de tables sont en bois taillés grossièrement au ciseau à bois. La serveuse me laisse choisir ma place et m'amène la carte. Il n'y a que des spécialités roumaines qui tiennent au corps et ça me va très bien. Je me régale avec une assiette de polenta épaisse, de fromage de vache, de saucisses, de côtes de porc fumées et une bonne bière. Pour digérer ce plat généreux et malgré la pluie, je me promène encore dans les rues de Sibiu avant d'aller me coucher.
MERCREDI 18 JUIN
Réveil matinal encore. Le temps de prendre le petit déjeuner et je me remets au volant en direction de Sebes et Alba Iulia où je dois visiter 2 églises et et des ruines. En arrivant sur place, je ne trouve pas les lieux très accueillants et je préfère passer mon chemin. Je n'avais pas prévu ça au programme donc je fais une pause pour voir ce que je fais. Normalement la suite de mon périple doit m'emmener dans 2 grottes dans les monts Apuseni et demain il est prévu que je quitte le pays. Mais je dois avouer qu'il m'est difficile de partir et j'aimerais rallonger de 24 ou 48h mon séjour. Il y a une chose que je n'avais pas pu faire en début de séjour car les jours d'ouverture ne correspondaient pas avec ma présence sur place, c'est le dernier train à vapeur d'Europe à Vaser. Le souci c'est que depuis Alba Iulia ça me fait faire une remontée vers le Nord jusqu' à la frontière Ukrainienne puis une redescente vers l'Ouest à la frontière Hongroise pour sortir du pays. Je préfère continuer mon programme comme je l'avais prévu et je me laisse une journée de plus pour prendre une décision. Cap vers Abrud au Nord-Ouest. Je sors rapidement de la ville et je me retrouve dans la campagne. Au bout d'une dizaine de kilomètres, il y a un grand portique en bois sculpté annonçant l'arrivée dans les Muntii Apusani. C'est un massif calcaire, confidentiel, austère, très boisé et sauvage qui n'excède pas 1300m d'altitude et où on y trouve encore des loups et des ours. Ici plus que dans le Maramures ou la Bucovina, les habitants ont conservé un mode de vie très pastorale. La route longe une petite rivière et je passe de hameau en hameau. Pour l'amoureux de nature que je suis , c'est un petit coin de paradis. Les routes ne sont pas en très bon état et ça m'oblige à rouler à pas plus de 40km/h. Ça n'a pas d'importance car ça me permet d'apprécier les lieux. J'arrive à Abrud, un petit bourg plein de vie et je trouve un hôtel pour pouvoir prendre une bonne douche car les lingettes ça va un moment. Quand je demande le prix on m'annonce 150 lei. Ils ont dû me prendre pour un américain, je trouve ça très cher pour un simple hôtel de campagne et je continue mon chemin vers Campeni. Apres 15km j'arrive dans ce gros village et j'y trouve aussi un hôtel mais je ne sais pas si il est ouvert ou fermé car je ne trouve personne à l'intérieur. Tant pis je me décide à dormir comme d'habitude dans ma voiture. Je trouve du wifi gratuit et je me pose sur la place principale. Il y a pas mal de vie ici aussi. Étonnement il y a un casino qui fait aussi bar. C'est le rdv de toute la jeunesse pour boire un coup. Tout le monde se connaît ici et je ne passe pas inaperçu. Je me balade dans la rue principale puis je mange un morceau avant de consulter les cartes et mon option pour le train à vapeur de Vaser. Grâce à internet je peux consulter la météo qui sera un élément important dans ma décision. Je me couche indécis.
JEUDI 19 JUIN
Il est 7h00 quand j'entends que ça bouge déjà dans le centre de Campeni. Je prends le petit déjeuner en regardant tout ce petit monde s'affairer. Je consulte la carte, je vais avoir une trentaine de kilomètres pour me rendre à la Ghetarul subteran de Scarisoara. La route est toujours aussi mauvaise mais j'oublie vite ce détail face à la beauté du paysage. Je longe une rivière et de l'autre côté je vois de nombreuses maisons coquettes et des fermettes où des poules, des vaches et des cochons paissent en liberté. Ces habitations ne sont accessibles que par des passages à gué ou des vieux ponts qui tiennent encore debout par je ne sais quel miracle. À Girda de Sus un panneau m'indique la grotte est à 10km sur ma droite. Heureusement qu'il n'y a pas de circulation car la route est étroite maintenant. Rapidement je prends de l'altitude sur une pente annoncée à 15%. Pour éviter de faire des virages, la route monte droit dans les champs ! J'ai maintenant un magnifique 360 degrés sur les Muntii Apuseni. Chaque maison, alpage, forêt de sapins et chemin sont délimités par des barrières rustiques en bois. Ça donne beaucoup de cachet au paysage. J'arrive enfin sur le tout petit parking de la grotte, il y a tout au plus 8 voitures. Ici le tourisme est très peu développé et les gens tout comme les paysages sont préservés. Je laisse les quelques maisons derrière moi et je m'enfonce dans la forêt pour 15 minutes de marche. C'est encore une période calme car les quelques tables des vendeurs de souvenirs sont désertes. En haut d'une colline, il y a une guérite en bois pour prendre les tickets et l'entrée de la grotte. Il s'agit en fait d'un trou de 60m de diamètre et de 48m de profondeur qui donne accès à une grotte. On y descend par des escaliers en fer qui tiennent parce qu'il le faut et ça se termine par un escalier très raide en bois et tout de biais. En bas des escaliers, il reste un gros tas de neige de l'hiver qui vient de se terminer, c'est étonnant à cette époque Ayant croisé une bonne quinzaine de personnes sur le chemin, je me retrouve donc seul dans la grotte, c'est très appréciable. Une passerelle en bois permet de faire tout le tour de cette grande salle. A 1ère vue, rien de mirobolant mais quand l'œil s'habitue à l'obscurité, on remarque qu'en fait tout le sol est en glace sale. Et si il faisait 20 degrés à la surface, ici il n'en fait plus que 3 ou 4. À certains endroits l'eau qui ruisselle du plafond forme des très gros cônes de glace de la hauteur de 2 hommes. De part et d'autre de la salle, la glace disparaît dans des cavités sombres. Difficile de comprendre le phénomène car le panneau explicatif à la surface n'est écrit qu'en Roumain. C'est le plus grand glacier souterrain du monde et c'est la seule chose que je sais. En tout cas c'est très surprenant et ça vaut le coup d'oeil. Je regagne ma voiture et finalement 2 femmes se sont installées sur le bord du chemin et vendent des placintha cu branza et du sirop de bourgeons de sapin. Je redescends tranquillement sur Girda de Sus en profitant de la belle vue. Dans le village je vois un restaurant et je m'y arrête. Il y a du monde à l'intérieur malgré la taille du village. Je m'installe donc sur la terrasse et on m'amène la carte que je suis bien incapable de déchiffrer. Apparemment il y a une spécialité maison et ça m'ira très bien. Il faut savoir prendre des risques. Mon plat arrive, aux 1ers abords je suis déçu. Une purée et un "truc" pané. C'est seulement en goûtant que je m'aperçois que la purée est "maison" et que le "truc" pané est en fait une farce avec du choux, du fromage, un peu de champignons, des petits lardons et le blanc d'un œuf dur écrasé, le tout enfermé dans une fine escalope de porc et pané, rien que ça. Un plat de cowboys au prix défiant toute concurrence. Il va sans dire que je déclare forfait pour un dessert. Digestion oblige, une fois au volant, on ne peut pas dire que je sois énervé. Je maintiens mes 40km/h habituels et c'est parfait pour contempler tous les petits hameaux et la nature qui bordent la route pour aller à Stei. Je suis maintenant dans la région de la Crisana. Je suis fatigué, je n'ai plus envie de rouler pour aujourd'hui et je préfère dormir dans ce gros bourg plutôt que dans un hameau près de Pestera Ursilor.
VENDREDI 20 JUIN
Il est encore 7h00 quand j'ouvre les yeux. Décidément ça devient militaire ce voyage. Je mange un morceau et je me dirige vers Chiscau où se trouve Pestera Ursilor ( grotte des ours). Je prends mon temps car je n'ai que 25km à faire et la grotte ouvre à 10h00, je suis largement en avance. Moi qui voulais terminer ce voyage sur une note "rurale", depuis 48h je suis je suis comblé. J'arrive donc sur place, le parking est payant mais au lieu de 5 lei comme annoncé dans le guide du Routard, c'est 10. Jolie majoration. Je vais me garer plus loin dans le village et j'attends l'ouverture. Pour accéder à la grotte, il faut monter pendant 10 minutes sur un chemin bitumé. Les 1ers mètres me font vite comprendre qu'ici c'est l'usine. Il doit y avoir de chaque côté plus d'une cinquantaine de petits vendeurs de babioles. Et ce qui est dommage c'est que tout vient de Chine et 80% n'a rien en rapport avec les lieux. Bon là clairement ça n'aura rien à voir avec ce que j'ai fait hier, en plus un bus vient d'arriver... Une fois mon billet en poche , qui est annoncé à 12lei dans le guide du Routard et qui est en réalité à 20lei ( ici clairement on plume le pigeon! ), je dois attendre dans une salle avec terrasse afin de constituer un groupe assez important pour partir avec un guide. Évidemment on sait faire patienter le client, il y a un bar qui vend des sodas, cafés, chips, bonbons et autres saloperies du genre. Oui je suis un râleur, on est Français ou on ne l'est pas ! Coup de sifflet du guide, on rentre en rang d'oignons dans la grotte en passant un tourniquet. Il fallait s'en douter, je me fais submerger par un tsunami de soixantenaires Roumains. Une fois à l'intérieur, le guide nous fait une petite piqûre de rappel, pas de photos, pas le droit de toucher etc... Tout ce tapage est vite oublié quand on découvre ( enfin) la beauté du site. Sur 50 personnes je suis le seul Français, la visite se fera donc en Roumain. Je me tiens à l'arrière du groupe et j'admire le travail de Dame Nature. Bon pas trop quand même car je n'avais pas vu mais derrière moi il y a un cerbère qui fait le serre file et qui me presse le pas. Eh oui c'est marqué à l'entrée, la visite c'est 45mn et pas une de plus. Parlons un peu de la grotte, après avoir cheminé par un "couloir" d'une quarantaine de mètres dans lequel on aperçoit quelques stalagmites et stalactites et surtout une multitude d'ossements et de crânes d'ours des cavernes, on arrive dans une très grande salle de 8m sous plafond et là c'est un véritable spectacle de formes, de couleurs et de tailles. Le guide explique des choses sûrement intéressantes mais je n'y comprends rien. Voyant que je ne regarde pas l'endroit expliqué par le guide, le serre file s'excite comme une puce avec son laser et le pointe vers une colonne de calcaire. À l'annonce d'un chiffre, tout le groupe fait un "wowww" de stupéfaction. Je me retourne vers le serre file et je lui sors " sunt Francez " ! Là il se détend et comprend mon comportement bizarre. Au bout de 5mn il tente dans un Français très compréhensible de m'expliquer les grandes lignes de l'historique de la grotte et à mon tour de lacher un " wowww" quand il m'annonce que la fameuse colonne s'est faite en 22000 ans environ. La visite continue par une petite salle où en son centre il y a un squelette entier d'ours sur le flanc ( 3m de long et poids estimé à 600kg). Belle bestiole ! La visite terminée, nos vendeurs de babioles sont sur le pied de guerre et nous attendent de pieds fermes. Heureusement j'ai mon pare feu de soixantenaires. Moi je file en douce direction la voiture pour consulter la carte et prendre enfin une décision pour le petit train à vapeur de Vaser. J'essaye de faire un calcul juste et quand apparaît sur ma calculatrice 350km, la décision s'impose d'elle même. La balade en train ce sera pour un prochain séjour en Roumanie. Je savoure ces derniers instants de nature avant de rejoindre Oradea pour ma dernière nuit. Une fois n'est pas coutume je rejoins Oradea, la plus grande ville de Crisana, par une route pleine de nids de poule et d'ornières. Il faut dire que la circulation de camions y est très dense. En arrivant sur place je fais du change pour faire le plein et je me balade dans cette jolie ville qui a un centre doté de très beaux bâtiments et d'une rue piétonne très agréable. Il fait chaud et j'en profite pour me mettre au frais dans une église. 2 prêtres donnent une messe. Je m'assois un bon 1/4h pour écouter leurs jolis chants religieux. Et toujours cette ferveur des Roumains qui à chaque entrée dans une église viennent embrasser un chevalet et un crucifix tout en se signant du signe de croix à plusieurs reprises. Certains prient à genoux, d'autres restent debout et se signent presque frénétiquement, une femme prit à genoux et pleure. Moments intenses et agréables à la fois. J'en ressors apaisé et je continue de flâner en ville. Je cherche désormais un restaurant qui rediffuse le match de la France. Je trouve mon bonheur dans la rue piétonne. Beaucoup se demande qui est ce grand agité qui saute à chaque but et occasion de la France. Ma dernière soirée en Roumanie se termine bien car on a gagné 5-2 contre la Suisse. Maintenant au dodo car demain c'est parti pour 48h sur les routes qui me ramèneront en France.
Croisière MSC Musica du 18 novembre 2014 English translation pending
bonjour a tous qui fait la croisière sur le musica de msc le 18/11/2014 départ de Marseille
Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour English translation pending
Bonjour à tous !
Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.
Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.
Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !
À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.
Bon voyage !
Christian
Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.
Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.
Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !
À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.
Bon voyage !
Christian
Visite de Gibraltar, Tanger et Casablanca English translation pending
Bonjour,
Nous allons faire une croisière avec Croisière de France, croisière Medina sur le Zenith du 3 au 10 mai 2014, . Habituellement, nous partons toujours avec Costa, mais cette fois-ci, les dates et le budget nous ont fait changer de compagnie. Aux vues de certains commentaires, j'arrive à me demander si j'ai bien fait de choisir cette compagnie... Bref. Nous faisons comme escales: Gibraltar, Tanger, Cassablanca, Alicante et Palamos au départ de Marseille.
Plusieurs questions se posent: J'aimerai avoir des conseils sur les visites à faire absolument et les pièges à éviter.(Hors de question de prendre les excursions qui sont un plume pigeon). J'ai lu sur le forum une description assez détaillée de cette même croisière l'an dernier certes, mais plusieurs avis seraient beaucoup mieux. Surtout, qu'il ne faut être nécessairement croisiériste pour connaître ces villes! Par contre, l'avis de passagers de cette compagnie me seraient aussi fort utiles!
Petite précision: nous sommes 2 adultes et 2 adolescents. (Et si toutefois des personnes font la même croisière que nous, ce serait sympa de se faire signe).
Merci de vos précieux conseils.
Nous allons faire une croisière avec Croisière de France, croisière Medina sur le Zenith du 3 au 10 mai 2014, . Habituellement, nous partons toujours avec Costa, mais cette fois-ci, les dates et le budget nous ont fait changer de compagnie. Aux vues de certains commentaires, j'arrive à me demander si j'ai bien fait de choisir cette compagnie... Bref. Nous faisons comme escales: Gibraltar, Tanger, Cassablanca, Alicante et Palamos au départ de Marseille.
Plusieurs questions se posent: J'aimerai avoir des conseils sur les visites à faire absolument et les pièges à éviter.(Hors de question de prendre les excursions qui sont un plume pigeon). J'ai lu sur le forum une description assez détaillée de cette même croisière l'an dernier certes, mais plusieurs avis seraient beaucoup mieux. Surtout, qu'il ne faut être nécessairement croisiériste pour connaître ces villes! Par contre, l'avis de passagers de cette compagnie me seraient aussi fort utiles!
Petite précision: nous sommes 2 adultes et 2 adolescents. (Et si toutefois des personnes font la même croisière que nous, ce serait sympa de se faire signe).
Merci de vos précieux conseils.
Voyage 4x4 de 6 jours au sultanat d'Oman: quel parcours? English translation pending
Bonjour,
Je voyage prochainement avec mon époux au sultanat d'Oman et Dubai. Arrivée à Dubai le 27/04 et nous avons décidé de passer la première semaine à OMAN (Dubai n'étant pas tout nouveau pour nous). Nous avons loué un 4*4 de Dubai pour se rendre à OMAN pour 6 jours soit entre le 27/04 et le 03/05. Cependant nous ne savons pas par quel endroit commencer ni quoi faire en priorité : - Sauriez-vous svp quel itinéraire emprunter et quel chemin faire pour 6 jours? Sachant que nous souhaitons rester principalement au nord du sultanat. - Un GPS est-il utile? Nous avons entendu parler du OMAN OFF-ROAD qui est plus pratique qu'un GPS. - Nous souhaitons principalement camper et passer les nuits à la belle étoiles? Est-il possible de trouver un endroit pour louer du matériel de camping : tente (ouverture facile, type queshua 2 secondes...), glacière, couchage... - De quoi avons-nous besoin? les indispensables... - Comment prendre des douches en pleine nature ? l'eau de la mer est-elle trop fraiche à cette période? - La nourriture y est-elle variée? Bon marché?
Merci pour vos précieux conseils...
Je voyage prochainement avec mon époux au sultanat d'Oman et Dubai. Arrivée à Dubai le 27/04 et nous avons décidé de passer la première semaine à OMAN (Dubai n'étant pas tout nouveau pour nous). Nous avons loué un 4*4 de Dubai pour se rendre à OMAN pour 6 jours soit entre le 27/04 et le 03/05. Cependant nous ne savons pas par quel endroit commencer ni quoi faire en priorité : - Sauriez-vous svp quel itinéraire emprunter et quel chemin faire pour 6 jours? Sachant que nous souhaitons rester principalement au nord du sultanat. - Un GPS est-il utile? Nous avons entendu parler du OMAN OFF-ROAD qui est plus pratique qu'un GPS. - Nous souhaitons principalement camper et passer les nuits à la belle étoiles? Est-il possible de trouver un endroit pour louer du matériel de camping : tente (ouverture facile, type queshua 2 secondes...), glacière, couchage... - De quoi avons-nous besoin? les indispensables... - Comment prendre des douches en pleine nature ? l'eau de la mer est-elle trop fraiche à cette période? - La nourriture y est-elle variée? Bon marché?
Merci pour vos précieux conseils...
Retour d'une semaine sur la Costa Brava en hiver English translation pending
Lundi 6 janvier 2014 – 1er jour
Départ de Bandol vers 7 h 10.
Petit déjeuner à Saint-Cyr-sur-Mer, 4 cafés, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 7.75 euros.
Départ vers 8 h
Autoroute pour Marseille, péage 2.20 euros.
8 h 20, début de bouchon et circulation en accordéon depuis Aubagne...
9 h, tunnel Prado-Carénage, péage 2.80 euros
9 h 30, on est sur le pont au dessus de Martigues.
On continue via Fos, Vauvert, Lunel, Montpellier, on s'égare un peu... rte de Palavas, direction Sète, Saint-Jean-de-Védas...
12 h 10, repas à la sortie de Saint-Jean-de-Védas, sur la RN 113, Resto La Fringale. 2 plats du jour, poulet au gingembre et miel, salade, riz, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 28 euros. Le taux de TVA n'a pas encore été changé selon le ticket... L'endroit est un peu « gay friendly », mais c'était un très bon plat du jour... Départ vers 13 h.
On suit la RN 113 pour aller à Béziers via Pézenas.
Vers 14 h 30, on a retrouvé Villeneuve-les-Béziers. Hôtel Première Classe, chambre 10 au rez-de-chaussée, 42 euros + 1.40 euros de taxes de séjour (70 ct par personne). WIFI. On s'installe et on repart à Béziers Centre.
Vers 15 h, on est garé gratuitement Place Montaigne.
A pied, on retourne voir le centre ville qu'on connaît déjà. Allées Riquet, vieille ville, cathédrale et cloître, église Saint-Jean (fermée pour travaux), arènes romaines, magasins...
Départ à env.17 h 30 avec la voiture.
17 h 45, arrêt au centre commercial Auchan, cafétéria Flunch, 2 grandes assiettes de salades, 2 oeufs durs, 1 petit pain, 1 coca light, 2 cafés gourmands = 20.25 euros.
A 18 h 45, nous sommes de retour à l'hôtel.
Mardi 7 janvier 2014 – 2e jour
Départ vers 7 h 10.
7 h 40, arrêt à Coursan. 4 cafés = 5.20 euros, 1 croissant + 1 pain au chocolat = 1.55 euro.
Départ vers 8 h 10.
8 h 35, arrêt près de la Place Voltaire à Narbonne juste pour refaire le marché de fripes du mardi matin tout proche...
Parcomètre (dès 9 h) = 1 euro. On est tranquille jusqu'à 10 h 05.
Marché.
Départ vers 10 h avec la voiture.
11 h, on est garé quai de Barcelone à Perpignan.
Parcomètre = 1.60 euro, gratuit de midi à 14 h.
Petit tour en ville, Castillet, Loge, magasins, vieille ville... On est déjà venu...
Vers 12 h 10, arrêt Brasserie Caffé'in, place des Poilus. 1 entrecôte, 1 magret de canard, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 33.50 euros. Rien de terrible... Départ vers 13 h.
On rejoint la voiture assez proche.
On prend la route du Boulou.
14 h, frontière espagnole.
Le Perthuis
La Jonquera
Figueras
Rosas vers 14 h 30, on tourne un peu vers la citadelle à l'entrée, quelques hôtels fermés...
Hôtel Marina, chambre 110, 2 lits séparés, petit balcon avec 2 chaises, WIFI. Parking gratuit dans la rue devant (si nécessaire garage disponible pour 7 euros) = 58 euros avec le petit déjeuner demain.
Sinon, autre chambre possible avec balcon plus grand (table, etc.) pour 63 euros, ça ne nous sert à rien...
La chambre est parfaite, assez grande ; salle de bain assez grande également avec baignoire.
On s'installe et on ressort à pied vers 15 h.
On longe le quai jusqu'au phare, agréable promenade.
Château de la Trinité au dessus, parties anciennes et parties neuves reconstruites, un peu spécial, on ne monte pas...
On revient en ville, plusieurs rues, on va à la gare routière en haut des Ramblas, magasin de location de vélos à côté et quelques restos, puis église (fermée), quelques magasins s'ouvrent vers les 17 h.
18 h 10, on trouve un resto au bas des Ramblas, resto dénommé « Ci ». On peut déjà y manger, ça nous arrange...
1 poulet, 1 saucisse, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 28 euros. C'est nettement mieux qu'à midi...
Départ vers 19 h 20, retour par le quai.
Vers 19 h 40, on est à l'hôtel. Il fait encore 12 degrés, c'est très agréable, pas de vent...
Mercredi 8 janvier 2014 – 3e jour
Petit déjeuner buffet à 8 h, très bien et varié.
Départ vers 8 h 30.
On tente de longer la côte en direction du nord après le phare où nous étions hier, quelques kilomètres après, cul-de-sac..., on revient à Rosas à 9 h.
On trouve la route arrière pour Cadaques, belle route de montagne avec vues splendides.
9 h 35, on se gare sur le port de Cadaques, petite promenade sur le quai et on monte à l'église qui ouvre à 10 h. Magnifique autel baroque (1 euro pour l'illumination).
1 carte de géographie à la librairie sur le quai = 6.50 euros. Prix des cigarettes, environ de 4.30 à 5 euros, Marlboro = 4.90 euros.
Départ vers 10 h 40 en direction de Llança, puis du monastère de San Pere de Rodos où nous arrivons à 11 h 15, toujours des routes de montagne...
Parking au bas, 5 min. à pied, c'est ouvert de 10 h à 17 h (sauf le lundi). Normalement, 4.50 euros d'entrée par personne, mais ce jour, c'est gratuit, je ne sais pas pourquoi...
Peu de fresques, mais de magnifiques chapiteaux, cloîtres inférieur et supérieur, très sobre et bien mis en valeur par les éclairages. On suit la numérotation pour la visite, mais on abandonne au no 18 (sur 20) devant un escalier assez raide, nous avons presque tout vu et rejoignons la sortie.
Départ avec la voiture vers 12 h 35, nous continuons la route jusqu'à Villajuiga.
12 h 55, à la sortie du village, restaurant El Cau. Menu à 10 euros, entrée, plat principal, buffet dessert, eau, vin. 1 salade mêlée, 1 salade de pâtes, 1 aile de raie, 1 foie de veau, 2 crèmes catalanes, fruits. 1 coca light, 2 cafés = 23.50 euros. Simple, copieux, bon. Pas mal de monde. Départ vers 14 h 10
On continue en direction de Figueres.
Au sud de la ville, Poligone Santa Llogata, essence Petrem Eco, machines avec billets de banque ou cartes de crédit. Essence super sans plomb 95 à 1.325 euro le litre, soit 10 ct de moins au litre que le moins cher près de chez nous à Bandol... Nous en prenons pour 30 euros.
Nous poursuivons en direction de Girona.
Là, j'aurais dû prendre la route pour Palamos, mais j'entre dans Girona... Une très mauvaise idée... on se paume, on reprend finalement la C65 et la C31 en direction de Saint-Feliu-de-Guixols, puis Palafrugell.
16 h, on est devant la résidence où j'ai réservé un appartement pour 7 nuits pour 219 euros + 7 euros de taxes de séjour pour deux personnes.
Résidence Super Stop dans le giratoire sur la route pour Callela. Je règle 137 euros, le reste a été prélevé lors de ma réservation. Il n'est plus du tout question des 150 euros que j'aurais dû laisser en caution. Tant mieux, nous pourrons laisser les clefs dans l'appartement le jour de notre départ et quitter les lieux sans attendre l'arrivée du personnel vers 9 h. C'est parfait. Appartement no 205, 2e étage.
Le salon/cuisine donne sur le giratoire, balcon (sans mobilier extérieur), la chambre à coucher donne sur l'arrière. 2 personnes peuvent dormir sur le canapé gigogne du salon. Cuisine avec 2 plaques vitro céramique, 1 frigo, 1 hotte, 1 micro-onde. 1 machine à café à l'italienne (à faire chauffer sur la plaque de cuisson). Au premier étage, sur l'arrière, une cour intérieure avec un mini-golf, lui-même au dessus du parking souterrain de Carrefour je suppose.
Salle de bain avec WC, lavabo, bidet, baignoire, sèche-cheveux et lavabo supplémentaire pour faire la lessive. Séchoir sur le balcon.
On s'installe, on fait le lit (draps à disposition dans la chambre, 2 couvertures). Nous avons amené les linges de toilette non prévus. Et nous avons avec nous 1 couverture et un duvet...
Chauffage et WIFI, TV avec programmes français.
Parking extérieur gratuit en épi devant (une vingtaine de places) ou sous le bâtiment. On nous remet une clef si l'on veut y entrer, je laisse la voiture dehors (le parking couvert est le parking du supermarché).
En face, de l'autre côté du giratoire, un espace en terre où peuvent se garer gratuitement voitures ou camping-cars.
J'avais lu tout et son contraire sur cette résidence sur internet, mais c'est simple et parfait.
Nous descendons au rez, grand supermarché Carrefour. Achats pour quelques jours = 43 euros.
Petit repas, repos, internet et TV.
Jeudi 9 janvier 2014 – 4e jour
Vers 7 h 40, 4 cafés dans un bar proche = 4 euros, 2 croissants à la boulangerie à côté = 1.60 euros
Départ vers 8 h 30 pour Palafugell centre avec la voiture ; en haut brouillard, on se perd un peu...
8 h 50, nous sommes garés près du Musée du Liège
On part à pied en ville, visite de l'église (rien d'extraordinaire) et des rues piétonnes.
10 h, visite d'une brocante/habits de Caritas près du parking Romapark
10 h 30, on revient visiter le musée du Liège dans une ancienne fabrique. Entrée libre. Très intéressant, outils d'époque et textes en français. L'extérieur du bâtiment est beau (façade) et bien restauré.
On relève un site qui présente le patrimoine industriel de la Catalogne : http://patrimonindustrial.cat/150elements/
Quelques objets inédits en liège en vente à la boutique du musée.
En face, on peut monter sur un château d'eau (180 marches) et visiter un musée d'art moderne (fermé actuellement pour travaux semble-t-il),
11 h 45, on reprend la voiture pour Palamos.
12 h nous sommes garés à Palamos, petit tour en ville, sur le quai, etc.
12 h 45, repas au bar La Parrilla. Quelques problèmes pour comprendre la carte en catalan du menu du jour... Menu à 9.50 euros avec vin et boissons, sans café.
Bon, je me retrouve comme entrée avec des « calçots », très bon et très original. On m'explique comment ça se mange... http://fr.wikipedia.org/wiki/Cal%C3%A7ot
Ensuite, anchois de Palamos (= Boqueron), très bons. Ca ne ressemble pas du tout aux anchois de Collioure...
Un gâteau au citron.
Sinon, pour mon mari, spaghetti carbonara, entrecôte, glace à la fraise, plus simple à comprendre sur le menu...
1 coca light, vin rouge, 2 cafés = 21.40 euros
Départ avec la voiture à 14 h 10
On va à Callonge pour faire la surprise à un copain qui vient de s'y installer...
Arrivée vers 14 h 30, on trouve assez facilement.
On reste avec eux jusqu'à 16 h 45
Retour à l'appartement vers 17 h. 15 direct, sans se tromper...
Quelques courses au magasin Carrefour = 9 euros
Petit en-cas dans l'appartement, internet et TV, repos...
Vendredi 10 janvier 2014 – 5e jour
Départ vers 8 h
Petit arrêt de 10 min. à Mont-Ras pour voir l'église (extérieur seulement, elle est fermée...)
8 h 35 parking à Palamos
2 cafés et 2 croissants dans une boulangerie = 2.90 euros
Promenade à pied dans Palamos, visite de l'église (un peu sombre, rien de notoire)
Vers 11 h 15, on repart pour aller chez nos amis où nous arrivons vers 11 h 30
Ensuite, nous allons à Tossa de Mar pour manger.
13 h, restaurant Sa Murella
1 Ricard, 1 coca light, 4 petites bouteilles de vin, 1 salade mêlée, 1 jambon ibérique, pains avec ail et tomates, 1 magret de canard, 3 Cim-i-Tomba (spécialité locale, poisson, pommes de terre à écraser avec ail). Original... et très bon. 4 cafés = 155 euros.
Explication du plat local :
« L’origine du "cim i tomba" se trouve profondément enraciné à la tradition marinière de Tossa. Anciennement, quand les pêcheurs sortaient à la mer, à la voile ou à la rame, cela signifiait de longues heures hors de chez eux. Ils étaient donc, obligés d’emporter tout le nécessaire pour se faire à manger à bord. Comme toute bonne cuisinière, ils embarquaient tous les ustensiles et ingrédients base de la cuisine méditerranéenne. A l’heure du repas les pêcheurs mettaient leur casserole sur le feu avec l’oignon, des pommes de terre coupées en rondelles, du poivron, des tomates et quelques grains d’ail. Ensuite ils ajoutaient des morceaux de poisson abîmés lors de la pêche. Le tout était recouvert d’eau et d’un généreux filet d’huile d’olive. Pendant que la mélange mijotait, les marins préparaient l’allioli (coulis d’ail pilé avec de l’huile d’olive) et le versaient cinq minutes avant de retirer le "cim i tomba" du feu. Il était un plat simple mais délicieux. Actuellement on prépare le "cim i tomba" avec baudroie, turbot, morue ou raie. »
Départ vers 15 h, on monte à pied voir la vieille ville sans visiter le musée. Très joli et belles vues, belles couleurs des pierres des maisons et de la muraille.
Départ avec la voiture vers 16 h 30, on va à Platja d'Aro.
Arrêt en ville juste pour boire un verre sur une terrasse chauffée. 2 bières, 1 coca light, 1 café = 8 euros
Retour chez notre ami vers 17 h 15.
Retour à l'appartement vers 18 h 45.
Pas faim après les agapes de midi, juste un yaourt...
Samedi 11 janvier 2014 – 6e jour
Départ vers 8 h 30
9 h, on est à Saint-Feliu-de-Guixols.
On monte directement en voiture voir le belvédère de l'Ermitage de Saint Elm, très belles vues sur la ville et la côte. http://ca.wikipedia.org/wiki/Ermita_de_Sant_Elm
On redescend et on se gare près du monastère.
A côté du monastère, Hostal Zurich, 2 cafés, 1 croissant, 1 croissant au chocolat = 5.60 euros.
Un calendrier nous est remis qui nous rappelle que le 11 septembre est un jour férié en Catalogne :
« Le 11 septembre est férié en Catalogne car on y commémore l'affrontement des armées catalanes contre celles de Madrid commandées par le roi Philippe V, à la suite duquel la Catalogne a perdu ses privilèges et son autonomie ; c'était le 11 septembre 1714. Philippe V, neveu du Roi Soleil, fut le premier souverain de la dynastie des Bourbons en Espagne. Né à Versailles en 1683, Philippe a du s'adapter, durant les premières années de son règne, aux coutumes d'un pays qui lui était inconnu et asseoir sa position sur le trône d'Espagne. Une longue guerre de succession le tint occupé durant les premières années de son règne. Marié à Marie-Louise de Savoie, jeune et intelligente, mais décédée prématurément à l'âge de 26 ans en 1714, le roi Philippe V fut pris d'une mélancolie qui ne le quitta pas jusqu'à sa mort en 1746, malgré son remariage avec Isabelle de Farnèse. Un monument a été élevé à l'endroit où ont été enterrés les victimes de ce combat ; c'est le Fossar de les Moreres, situé en face de l'église Santa Maria del Mar dans le quartier du Born à Barcelone. »
On fait le tour de l'extérieur du monastère (notamment le côté ancien) et l'intérieur de l'église (ouverture 9 h 30).
A 10 h, ouverture du musée attenant. 2 euros l'entrée par personne. Montée en ascenseur au 3e étage et on redescend à pied. 3e étage, expo temporaire de peintures, expo-photos Saint-Feliu au siècle dernier, 2e étage, expo sur le liège (pas très intéressante si l'on a déjà vu celle de Palafrugell comme nous), quelques horloges anciennes. 1er étage, le plus intéressant, sur l'historique du monastère + sortie sous les tours, etc.
On s'arrête ensuite dans un bazar en face près de la voiture, achat 1 savon = 55 ct, ça tombe bien...
11 h 15, départ avec la voiture.
11 h 30, parking à l'entrée de Platja d'Aro.
On fait une promenade pour voir les magasins.
12 h 30, repas au restaurant « Bon Dia », menu du jour à 15 euros (+ 3 euros si entrecôte comme plat principal). A nouveau, quelques problèmes de traduction du menu... exprimé, je pense, en espagnol, c'est encore plus difficile pour moi que le catalan... Entrées, mousse de poireaux avec sauce (= pastel de puerros) et salade « sucrette » avec thon (= cogollos con atun) Plats principaux, darne de thon blanc (?) avec légumes (= bonito), entrecôte avec frites 2 salades de fruits fraîches et excellentes... 1 coca light et 1 verre de vin rouge 2 cafés = 35.70 euros Départ vers 13 h 45. On va voir le quai et la plage, très longue, sable et petits graviers. Ce qui est très bien, c'est qu'il n'y a aucune voiture le long de la plage... De beaux pins anciens partout, devant la plage et en ville.
14 h 50, départ avec la voiture.
On va voir le vieux Callonge, église (fermée) et château (fermé). De beaux extérieurs, quelques belles maisons dans la vieille ville à côté (belles fenêtres).
Retour à l'appartement vers 16 h.
Mon mari va revoir à pied un magasin fermé tout à l'heure qui vend de vieilles pierres et de vieux objets en fer.
1 grande baguette de pain = 1.10 euros
Petit repas et repos dans l'appartement.
19 h, on remonte à pied en ville, ça bouge pas mal, samedi soir et match Barcelone-Madrid prévu à 20 h... Magasins ouverts de 17 h à 20 h 30.
3 cafés et 1 petit gâteau = 6.55 euros
Retour à l'appartement vers 20 h 30.
Dimanche 12 janvier 2014 – 7e jour
Départ vers 8 h 15 à pied pour aller voir le marché avec habits au centre ville (au dessus du Musée du Liège).
Rien de notoire...
2 cafés et 2 croissants dans un café dans le marché = 4.60 euros.
On revient à la voiture devant l'appartement.
9 h 20, départ pour Bégur.
On descend voir la plage, il y a un petit chemin piétonnier pour aller à une plage avant Pals, nous ne le prenons pas.
On remonte en centre ville de Bégur avec la voiture.
Visite de la ville, nombreuses maisons construites par des personnes ayant émigré à Cuba au siècle dernier, etc. et qui sont ensuite revenues à Bégur. On monte à pied au château (en ruine), belles vues. Visite de l'église, compliquée par un enterrement (surprenant pour moi un dimanche matin), suivi par une messe, on y arrivera finalement... Eclairage 1 euro, pour voir des fresques assez modernes qui ne nous plaisent pas vraiment...
Repas à midi au restaurant Es Castell sur la place centrale près de l'église. 1 verre de vin rouge, 1 coca light, 1 grosse salade mêlée pour deux, 2 oeufs au bacon, 1 spaghetti bolognaise, 2 cafés = 28.70 euros.
On reprend la voiture vers 13 h pour aller à Pals, en passant par la plage de Pals.
Parking à l'entrée de Pals vers 13 h 20.
Visite du village, de très belles maisons avec de belles couleurs de pierres.
Vers 15 h, départ pour voir La Bisbal.
15 h 15, on est garé près du pont ancien, vieille ville, moins jolie que Pals, moins touristique... On n'a pas trop aimé, en plus, dimanche tout est fermé, c'est triste...
2 cafés près du château = 2.20 euros.
De nombreux magasins de céramiques (le long de la rue principale qui va à Gérona) et fabriques proches.
15 h 45, on repart pour rentrer à Palafrugell.
En route, bref arrêt vers l'église Sant Climent de Peralta, au bord de la route. C'est plus joli de loin que de près...
Vers 16 h 15, on est à l'appartement.
Repos un moment. Petit repas.
18 h 45, on prend la semi-autoroute qui va à Calella de Palafrugell.
18 h 55, on est garé dans le centre ancien de Calella. Joli village blanc, petit port, plage ; il fait nuit, on fait un petit tour, pas grand chose d'ouvert en ce dimanche soir...
On revient en voiture vers l'appartement.
2 cafés dans le bar à côté = 2 euros
20 h, on est de retour à l'appartement.
Lundi 13 janvier 2014 – 8e jour
Départ vers 8 h 15 avec la voiture pour Gérone, via La Bisbal.
On s'égare à l'entrée de Gérone... on a l'habitude...
9 h 15, on est garé gratuitement devant le parc de La Devesa.
On va à pied place de l'Indépendance.
2 cafés, 3 croissants = 5.30 euros. Café-restaurant La Boira, on est assis à l'intérieur, au bord de la rivière avec vue sur les maisons peintes.
On franchit le pont de Pedra, petit arrêt à l'Office du Tourisme au bout du pont pour un plan. Comme on est lundi, certains musées sont fermés.
On va au Musée d'histoire juive, ouvert à 10 h, on y arrive à l'ouverture. Entrée 4 euros par personne. Très bien expliqué en français. On y reste environ 1 h.
Puis, on va voir les Bains arabes, entrée 2 euros par personne. On y reste environ 15 min.
Ces 2 musées sont ouverts le lundi jusqu'à 14 h. donc on a commencé par eux.
On va ensuite voir l'église de Sant-Pere-de-Galligants transformée en musée et fermée le lundi. Joli portail roman. A côté, chapelle Sant Nicolau (fermée).
Ensuite, visite de la Basilique Sant Feliu, entrée 7 euros par personne pour la basilique et la cathédrale (avec audioguides). Très sobre, notamment beaux sarcophages du IVe siècle encastrés.
12 h 20, repas au bar « el Sitrell ». Menus du jour à 10 euros. 1 macaroni tomate, 1 croquette de champignons avec salade, 2 côtelettes de boeuf, frites, 1 glace vanille, 1 coupe avec truffes au chocolat, 1 coca light, 1 carafe de vin rouge, 2 cafés = 22.20 euros. Départ vers 13 h 30.
Petit tour dans les rues du centre ville.
On passe par hasard devant La Caixa Forum, exposition de tableaux du musée du Prado jusqu'au 26 janvier, entrée libre, on y va. Exposition « Els Objectes parlen ».
Puis, on va visiter la cathédrale, son trésor et son cloître. Superbe.
On monte derrière la cathédrale dans le jardin de la Francesa et, de là, on accède à la muraille (entrée libre), on y grimpe et on va jusqu'à la fin de la muraille (on redescend près de l'office du tourisme). Très belles vues sur la région et sur la ville de là-haut.
On rejoint la voiture et on part à 16 h 15.
On rentre par la C65, direction Saint-Feliu-de-Guixols, Palamos, Palafrugell.
17 h 10, essence sans plomb 95 à l'entrée de Palafrugell, 1.339 euro le litre = 36 euros.
17 h 20, parking devant l'appartement.
Achats au magasin Carrefour = 5.70 euros.
17 h 40, on est à l'appartement.
Repos, petit repas, internet...
Mardi 14 janvier 2014 – 9e jour
8 h 15, 2 cafés et 2 croissants dans le bar au bas de l'hôtel = 3.60 euros
Départ pour Palamos où nous nous garons au bout du marché hebdomadaire vers le stade à 9 h.
Nous traversons le marché, rien d'extraordinaire, puis de la ville et descendons en bord de mer. Comme il y a un grand soleil, nous décidons de longer la plage et d'aller à pied à Sant Antoni de Callonge. Jolie plage tout le long, urbanisme assez discutable, mais pas moche...
2 cafés à Sant Antoni de Callonge = 2.20 euros.
Nous revenons sur nos pas en bord de mer et tournons à gauche à l'entrée de Palamos pour rejoindre la voiture. Départ vers 11 h 45.
Nous allons chez nos amis pour y manger, etc. Arrivée vers 12 h.
Départ à 17 h 45 et arrivée à l'appartement vers 18 h.
Pas faim suite aux agapes de midi... 2 yaourts.
Repos, internet...
Mercredi 15 janvier 2014 – 10e jour
Rangement des valises...
On laisse la clef dans l'appartement comme convenu.
2 cafés dans un bar près de l'hôtel = 2.20 euros, 2 croissants = 1.60 euros
Départ vers 8 h 30 avec la voiture via Figueres, Llança, Port Bou.
Arrêt à 10 h à Port Bou. 2 cafés = 1.60 euro 1 bouteille de vin dans un supermarché = 11 euros. Petit tour, départ à 10 h 45.
11 h, frontière française.
11 h 30, arrivée à Argeles. On tourne un peu pour trouver l'hôtel que j'avais réservé...
11 h 55, hôtel Acajou, chambre 9, 30 euros la nuit avec taxe de séjour (50 ct par personne par nuit) et sans petits déjeuners (5 euros par personne sinon). WIFI gratuit. Je règle les 2 nuits = 60 euros.
On s'installe, on ferme la fenêtre, on allume le chauffage, on branche la TV, on vérifie le WIFI, on trouve comment fermer la porte à clef... 30 min. après, on a résolu nos « problèmes »... et on retourne au centre ville. Le soir, nous reprendrons la réflexion sur le fonctionnement des robinets de la douche...
Chambre au rez avec avant toit pour garer la voiture devant. Lit 140 cm. WC séparé de la salle de bains. WC avec porte, salle de bains avec rideau pour séparer de la chambre. Douche, lavabo. Pas de sèche-cheveux.
12 h 45, restaurant Aqui Sem Be, plat du jour à 10 euros. 1 sauté de porc à la catalane (il y en a pour 2 personnes...), 1 hamburger avec pâtes, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 27.70 euros.
Départ vers 14 h 10.
On va à Elne revoir le cloître qu'on adore...
On se reperd dans Argeles... 14 h 30, parqués place Kleber dans le vieux Elne, on monte à l'église et au cloître.
2 entrées à 4.50 euros par personne.
Départ vers 16 h 15, on retourne au centre ville d'Argeles.
Petit tour en ville, visite de l'église ouverte à cette heure. 2 cafés = 2.80 euros. Rien d'extraordinaire...
Quelques achats au Carrefour Market = 6.30 euros.
On tente de revenir à l'hôtel, bien sûr on se reperd...
18 h, on l'a retrouvé (sur la D618)...
Repos, petit pique nique, internet, TV...
Jeudi 16 janvier 2014 – 11e jour
Départ vers 7 h 45, on va au centre ville d'Argelès.
4 cafés = 6 euros, 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.80 euro.
Départ vers 8 h 15.
8 h 35, on est garé rue du 14 juillet à Banyuls, près du marché (marché jeudi et dimanche). Petit tour en ville, jusqu'à l'observatoire, horrible immeuble neuf construit à côté...
9 h 45, départ avec la voiture.
A 10 h, on est garé à Port Vendres sur le port. Petit tour en ville, obélisque, église (fermée), un peu de soleil... On assiste au chargement et au départ du porte-container BF Esperanza.
11 h 50, sur le port, pizza au feu de bois. 2 pizzas à 10 euros, 1 verre de Banyuls, 1 verre de vin rouge, 1 coca light = 27.80 euros.
12 h 40, départ avec la voiture pour Collioure.
12 h 50, on est garé à Collioure.
2 cafés à l'hôtel des Templiers (pour revoir les tableaux...) = 3.60 euros.
Visite à pied du quai, de l'église, de la chapelle, des rues arrières. Dommage que le petit chemin le long de la mer derrière l'église soit fermé, j'y serais bien retournée moi... grrr...
Entrée au château, 4 euros par personne. De belles vues, on y reste environ 3/4 d'heure.
On va en face voir le quai, l'ancien couvent (en travaux, on n'entre pas, en partie privé, café, magasin).
2 coca light sur le quai = 5 euros.
Avant de repartir, quelques achats au magasin Carrefour = 5.45 euros.
Toujours aussi agréable de se promener en ville... peu de magasins ouverts en janvier, c'est calme.
Départ vers 16 h 15.
16 h 30, retour à l'hôtel.
Repos, internet, petit en-cas...
Vendredi 17 janvier 2014 – 12e jour
Départ vers 7 h 40.
Arrêt au centre ville d'Argelès. 4 cafés = 5.60 euros, 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.80 euros.
Départ vers 8 h 15
Perpignan 9 h 15
Narbonne
Béziers 10 h
Essence sans plomb 95 à 1.499 euro le litre = 20 euros
On passe par Sète
Gare de Sète, 11 h.
On continue jusqu'à La Grande Motte.
11 h 45, parking à La Grande Motte. A côté, Café-restaurant La Casa del Sol, très très minimaliste... 1 manchon de canard, 1 pavé de saumon, 1 coca light, 1/4 de vin rouge, 1 glace caramel, 1 fondant au chocolat, 2 cafés = 36.50 euros. 13 h, départ avec la voiture.
On passe par Le Grau du Roi, Aigues-Mortes, Vauvert, Arles, Fos, Martigues
15 h 15, péage sortie du tunnel Prado-Carénage à Marseille, 2.80 euros.
15 h 30, sortie de l'autoroute à La Ciotat, péage 1.20 euros.
16 h, arrivée à Bandol.
Repos quelques jours avant le retour à Genève...
Départ de Bandol vers 7 h 10.
Petit déjeuner à Saint-Cyr-sur-Mer, 4 cafés, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 7.75 euros.
Départ vers 8 h
Autoroute pour Marseille, péage 2.20 euros.
8 h 20, début de bouchon et circulation en accordéon depuis Aubagne...
9 h, tunnel Prado-Carénage, péage 2.80 euros
9 h 30, on est sur le pont au dessus de Martigues.
On continue via Fos, Vauvert, Lunel, Montpellier, on s'égare un peu... rte de Palavas, direction Sète, Saint-Jean-de-Védas...
12 h 10, repas à la sortie de Saint-Jean-de-Védas, sur la RN 113, Resto La Fringale. 2 plats du jour, poulet au gingembre et miel, salade, riz, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 28 euros. Le taux de TVA n'a pas encore été changé selon le ticket... L'endroit est un peu « gay friendly », mais c'était un très bon plat du jour... Départ vers 13 h.
On suit la RN 113 pour aller à Béziers via Pézenas.
Vers 14 h 30, on a retrouvé Villeneuve-les-Béziers. Hôtel Première Classe, chambre 10 au rez-de-chaussée, 42 euros + 1.40 euros de taxes de séjour (70 ct par personne). WIFI. On s'installe et on repart à Béziers Centre.
Vers 15 h, on est garé gratuitement Place Montaigne.
A pied, on retourne voir le centre ville qu'on connaît déjà. Allées Riquet, vieille ville, cathédrale et cloître, église Saint-Jean (fermée pour travaux), arènes romaines, magasins...
Départ à env.17 h 30 avec la voiture.
17 h 45, arrêt au centre commercial Auchan, cafétéria Flunch, 2 grandes assiettes de salades, 2 oeufs durs, 1 petit pain, 1 coca light, 2 cafés gourmands = 20.25 euros.
A 18 h 45, nous sommes de retour à l'hôtel.
Mardi 7 janvier 2014 – 2e jour
Départ vers 7 h 10.
7 h 40, arrêt à Coursan. 4 cafés = 5.20 euros, 1 croissant + 1 pain au chocolat = 1.55 euro.
Départ vers 8 h 10.
8 h 35, arrêt près de la Place Voltaire à Narbonne juste pour refaire le marché de fripes du mardi matin tout proche...
Parcomètre (dès 9 h) = 1 euro. On est tranquille jusqu'à 10 h 05.
Marché.
Départ vers 10 h avec la voiture.
11 h, on est garé quai de Barcelone à Perpignan.
Parcomètre = 1.60 euro, gratuit de midi à 14 h.
Petit tour en ville, Castillet, Loge, magasins, vieille ville... On est déjà venu...
Vers 12 h 10, arrêt Brasserie Caffé'in, place des Poilus. 1 entrecôte, 1 magret de canard, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 33.50 euros. Rien de terrible... Départ vers 13 h.
On rejoint la voiture assez proche.
On prend la route du Boulou.
14 h, frontière espagnole.
Le Perthuis
La Jonquera
Figueras
Rosas vers 14 h 30, on tourne un peu vers la citadelle à l'entrée, quelques hôtels fermés...
Hôtel Marina, chambre 110, 2 lits séparés, petit balcon avec 2 chaises, WIFI. Parking gratuit dans la rue devant (si nécessaire garage disponible pour 7 euros) = 58 euros avec le petit déjeuner demain.
Sinon, autre chambre possible avec balcon plus grand (table, etc.) pour 63 euros, ça ne nous sert à rien...
La chambre est parfaite, assez grande ; salle de bain assez grande également avec baignoire.
On s'installe et on ressort à pied vers 15 h.
On longe le quai jusqu'au phare, agréable promenade.
Château de la Trinité au dessus, parties anciennes et parties neuves reconstruites, un peu spécial, on ne monte pas...
On revient en ville, plusieurs rues, on va à la gare routière en haut des Ramblas, magasin de location de vélos à côté et quelques restos, puis église (fermée), quelques magasins s'ouvrent vers les 17 h.
18 h 10, on trouve un resto au bas des Ramblas, resto dénommé « Ci ». On peut déjà y manger, ça nous arrange...
1 poulet, 1 saucisse, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 28 euros. C'est nettement mieux qu'à midi...
Départ vers 19 h 20, retour par le quai.
Vers 19 h 40, on est à l'hôtel. Il fait encore 12 degrés, c'est très agréable, pas de vent...
Mercredi 8 janvier 2014 – 3e jour
Petit déjeuner buffet à 8 h, très bien et varié.
Départ vers 8 h 30.
On tente de longer la côte en direction du nord après le phare où nous étions hier, quelques kilomètres après, cul-de-sac..., on revient à Rosas à 9 h.
On trouve la route arrière pour Cadaques, belle route de montagne avec vues splendides.
9 h 35, on se gare sur le port de Cadaques, petite promenade sur le quai et on monte à l'église qui ouvre à 10 h. Magnifique autel baroque (1 euro pour l'illumination).
1 carte de géographie à la librairie sur le quai = 6.50 euros. Prix des cigarettes, environ de 4.30 à 5 euros, Marlboro = 4.90 euros.
Départ vers 10 h 40 en direction de Llança, puis du monastère de San Pere de Rodos où nous arrivons à 11 h 15, toujours des routes de montagne...
Parking au bas, 5 min. à pied, c'est ouvert de 10 h à 17 h (sauf le lundi). Normalement, 4.50 euros d'entrée par personne, mais ce jour, c'est gratuit, je ne sais pas pourquoi...
Peu de fresques, mais de magnifiques chapiteaux, cloîtres inférieur et supérieur, très sobre et bien mis en valeur par les éclairages. On suit la numérotation pour la visite, mais on abandonne au no 18 (sur 20) devant un escalier assez raide, nous avons presque tout vu et rejoignons la sortie.
Départ avec la voiture vers 12 h 35, nous continuons la route jusqu'à Villajuiga.
12 h 55, à la sortie du village, restaurant El Cau. Menu à 10 euros, entrée, plat principal, buffet dessert, eau, vin. 1 salade mêlée, 1 salade de pâtes, 1 aile de raie, 1 foie de veau, 2 crèmes catalanes, fruits. 1 coca light, 2 cafés = 23.50 euros. Simple, copieux, bon. Pas mal de monde. Départ vers 14 h 10
On continue en direction de Figueres.
Au sud de la ville, Poligone Santa Llogata, essence Petrem Eco, machines avec billets de banque ou cartes de crédit. Essence super sans plomb 95 à 1.325 euro le litre, soit 10 ct de moins au litre que le moins cher près de chez nous à Bandol... Nous en prenons pour 30 euros.
Nous poursuivons en direction de Girona.
Là, j'aurais dû prendre la route pour Palamos, mais j'entre dans Girona... Une très mauvaise idée... on se paume, on reprend finalement la C65 et la C31 en direction de Saint-Feliu-de-Guixols, puis Palafrugell.
16 h, on est devant la résidence où j'ai réservé un appartement pour 7 nuits pour 219 euros + 7 euros de taxes de séjour pour deux personnes.
Résidence Super Stop dans le giratoire sur la route pour Callela. Je règle 137 euros, le reste a été prélevé lors de ma réservation. Il n'est plus du tout question des 150 euros que j'aurais dû laisser en caution. Tant mieux, nous pourrons laisser les clefs dans l'appartement le jour de notre départ et quitter les lieux sans attendre l'arrivée du personnel vers 9 h. C'est parfait. Appartement no 205, 2e étage.
Le salon/cuisine donne sur le giratoire, balcon (sans mobilier extérieur), la chambre à coucher donne sur l'arrière. 2 personnes peuvent dormir sur le canapé gigogne du salon. Cuisine avec 2 plaques vitro céramique, 1 frigo, 1 hotte, 1 micro-onde. 1 machine à café à l'italienne (à faire chauffer sur la plaque de cuisson). Au premier étage, sur l'arrière, une cour intérieure avec un mini-golf, lui-même au dessus du parking souterrain de Carrefour je suppose.
Salle de bain avec WC, lavabo, bidet, baignoire, sèche-cheveux et lavabo supplémentaire pour faire la lessive. Séchoir sur le balcon.
On s'installe, on fait le lit (draps à disposition dans la chambre, 2 couvertures). Nous avons amené les linges de toilette non prévus. Et nous avons avec nous 1 couverture et un duvet...
Chauffage et WIFI, TV avec programmes français.
Parking extérieur gratuit en épi devant (une vingtaine de places) ou sous le bâtiment. On nous remet une clef si l'on veut y entrer, je laisse la voiture dehors (le parking couvert est le parking du supermarché).
En face, de l'autre côté du giratoire, un espace en terre où peuvent se garer gratuitement voitures ou camping-cars.
J'avais lu tout et son contraire sur cette résidence sur internet, mais c'est simple et parfait.
Nous descendons au rez, grand supermarché Carrefour. Achats pour quelques jours = 43 euros.
Petit repas, repos, internet et TV.
Jeudi 9 janvier 2014 – 4e jour
Vers 7 h 40, 4 cafés dans un bar proche = 4 euros, 2 croissants à la boulangerie à côté = 1.60 euros
Départ vers 8 h 30 pour Palafugell centre avec la voiture ; en haut brouillard, on se perd un peu...
8 h 50, nous sommes garés près du Musée du Liège
On part à pied en ville, visite de l'église (rien d'extraordinaire) et des rues piétonnes.
10 h, visite d'une brocante/habits de Caritas près du parking Romapark
10 h 30, on revient visiter le musée du Liège dans une ancienne fabrique. Entrée libre. Très intéressant, outils d'époque et textes en français. L'extérieur du bâtiment est beau (façade) et bien restauré.
On relève un site qui présente le patrimoine industriel de la Catalogne : http://patrimonindustrial.cat/150elements/
Quelques objets inédits en liège en vente à la boutique du musée.
En face, on peut monter sur un château d'eau (180 marches) et visiter un musée d'art moderne (fermé actuellement pour travaux semble-t-il),
11 h 45, on reprend la voiture pour Palamos.
12 h nous sommes garés à Palamos, petit tour en ville, sur le quai, etc.
12 h 45, repas au bar La Parrilla. Quelques problèmes pour comprendre la carte en catalan du menu du jour... Menu à 9.50 euros avec vin et boissons, sans café.
Bon, je me retrouve comme entrée avec des « calçots », très bon et très original. On m'explique comment ça se mange... http://fr.wikipedia.org/wiki/Cal%C3%A7ot
Ensuite, anchois de Palamos (= Boqueron), très bons. Ca ne ressemble pas du tout aux anchois de Collioure...
Un gâteau au citron.
Sinon, pour mon mari, spaghetti carbonara, entrecôte, glace à la fraise, plus simple à comprendre sur le menu...
1 coca light, vin rouge, 2 cafés = 21.40 euros
Départ avec la voiture à 14 h 10
On va à Callonge pour faire la surprise à un copain qui vient de s'y installer...
Arrivée vers 14 h 30, on trouve assez facilement.
On reste avec eux jusqu'à 16 h 45
Retour à l'appartement vers 17 h. 15 direct, sans se tromper...
Quelques courses au magasin Carrefour = 9 euros
Petit en-cas dans l'appartement, internet et TV, repos...
Vendredi 10 janvier 2014 – 5e jour
Départ vers 8 h
Petit arrêt de 10 min. à Mont-Ras pour voir l'église (extérieur seulement, elle est fermée...)
8 h 35 parking à Palamos
2 cafés et 2 croissants dans une boulangerie = 2.90 euros
Promenade à pied dans Palamos, visite de l'église (un peu sombre, rien de notoire)
Vers 11 h 15, on repart pour aller chez nos amis où nous arrivons vers 11 h 30
Ensuite, nous allons à Tossa de Mar pour manger.
13 h, restaurant Sa Murella
1 Ricard, 1 coca light, 4 petites bouteilles de vin, 1 salade mêlée, 1 jambon ibérique, pains avec ail et tomates, 1 magret de canard, 3 Cim-i-Tomba (spécialité locale, poisson, pommes de terre à écraser avec ail). Original... et très bon. 4 cafés = 155 euros.
Explication du plat local :
« L’origine du "cim i tomba" se trouve profondément enraciné à la tradition marinière de Tossa. Anciennement, quand les pêcheurs sortaient à la mer, à la voile ou à la rame, cela signifiait de longues heures hors de chez eux. Ils étaient donc, obligés d’emporter tout le nécessaire pour se faire à manger à bord. Comme toute bonne cuisinière, ils embarquaient tous les ustensiles et ingrédients base de la cuisine méditerranéenne. A l’heure du repas les pêcheurs mettaient leur casserole sur le feu avec l’oignon, des pommes de terre coupées en rondelles, du poivron, des tomates et quelques grains d’ail. Ensuite ils ajoutaient des morceaux de poisson abîmés lors de la pêche. Le tout était recouvert d’eau et d’un généreux filet d’huile d’olive. Pendant que la mélange mijotait, les marins préparaient l’allioli (coulis d’ail pilé avec de l’huile d’olive) et le versaient cinq minutes avant de retirer le "cim i tomba" du feu. Il était un plat simple mais délicieux. Actuellement on prépare le "cim i tomba" avec baudroie, turbot, morue ou raie. »
Départ vers 15 h, on monte à pied voir la vieille ville sans visiter le musée. Très joli et belles vues, belles couleurs des pierres des maisons et de la muraille.
Départ avec la voiture vers 16 h 30, on va à Platja d'Aro.
Arrêt en ville juste pour boire un verre sur une terrasse chauffée. 2 bières, 1 coca light, 1 café = 8 euros
Retour chez notre ami vers 17 h 15.
Retour à l'appartement vers 18 h 45.
Pas faim après les agapes de midi, juste un yaourt...
Samedi 11 janvier 2014 – 6e jour
Départ vers 8 h 30
9 h, on est à Saint-Feliu-de-Guixols.
On monte directement en voiture voir le belvédère de l'Ermitage de Saint Elm, très belles vues sur la ville et la côte. http://ca.wikipedia.org/wiki/Ermita_de_Sant_Elm
On redescend et on se gare près du monastère.
A côté du monastère, Hostal Zurich, 2 cafés, 1 croissant, 1 croissant au chocolat = 5.60 euros.
Un calendrier nous est remis qui nous rappelle que le 11 septembre est un jour férié en Catalogne :
« Le 11 septembre est férié en Catalogne car on y commémore l'affrontement des armées catalanes contre celles de Madrid commandées par le roi Philippe V, à la suite duquel la Catalogne a perdu ses privilèges et son autonomie ; c'était le 11 septembre 1714. Philippe V, neveu du Roi Soleil, fut le premier souverain de la dynastie des Bourbons en Espagne. Né à Versailles en 1683, Philippe a du s'adapter, durant les premières années de son règne, aux coutumes d'un pays qui lui était inconnu et asseoir sa position sur le trône d'Espagne. Une longue guerre de succession le tint occupé durant les premières années de son règne. Marié à Marie-Louise de Savoie, jeune et intelligente, mais décédée prématurément à l'âge de 26 ans en 1714, le roi Philippe V fut pris d'une mélancolie qui ne le quitta pas jusqu'à sa mort en 1746, malgré son remariage avec Isabelle de Farnèse. Un monument a été élevé à l'endroit où ont été enterrés les victimes de ce combat ; c'est le Fossar de les Moreres, situé en face de l'église Santa Maria del Mar dans le quartier du Born à Barcelone. »
On fait le tour de l'extérieur du monastère (notamment le côté ancien) et l'intérieur de l'église (ouverture 9 h 30).
A 10 h, ouverture du musée attenant. 2 euros l'entrée par personne. Montée en ascenseur au 3e étage et on redescend à pied. 3e étage, expo temporaire de peintures, expo-photos Saint-Feliu au siècle dernier, 2e étage, expo sur le liège (pas très intéressante si l'on a déjà vu celle de Palafrugell comme nous), quelques horloges anciennes. 1er étage, le plus intéressant, sur l'historique du monastère + sortie sous les tours, etc.
On s'arrête ensuite dans un bazar en face près de la voiture, achat 1 savon = 55 ct, ça tombe bien...
11 h 15, départ avec la voiture.
11 h 30, parking à l'entrée de Platja d'Aro.
On fait une promenade pour voir les magasins.
12 h 30, repas au restaurant « Bon Dia », menu du jour à 15 euros (+ 3 euros si entrecôte comme plat principal). A nouveau, quelques problèmes de traduction du menu... exprimé, je pense, en espagnol, c'est encore plus difficile pour moi que le catalan... Entrées, mousse de poireaux avec sauce (= pastel de puerros) et salade « sucrette » avec thon (= cogollos con atun) Plats principaux, darne de thon blanc (?) avec légumes (= bonito), entrecôte avec frites 2 salades de fruits fraîches et excellentes... 1 coca light et 1 verre de vin rouge 2 cafés = 35.70 euros Départ vers 13 h 45. On va voir le quai et la plage, très longue, sable et petits graviers. Ce qui est très bien, c'est qu'il n'y a aucune voiture le long de la plage... De beaux pins anciens partout, devant la plage et en ville.
14 h 50, départ avec la voiture.
On va voir le vieux Callonge, église (fermée) et château (fermé). De beaux extérieurs, quelques belles maisons dans la vieille ville à côté (belles fenêtres).
Retour à l'appartement vers 16 h.
Mon mari va revoir à pied un magasin fermé tout à l'heure qui vend de vieilles pierres et de vieux objets en fer.
1 grande baguette de pain = 1.10 euros
Petit repas et repos dans l'appartement.
19 h, on remonte à pied en ville, ça bouge pas mal, samedi soir et match Barcelone-Madrid prévu à 20 h... Magasins ouverts de 17 h à 20 h 30.
3 cafés et 1 petit gâteau = 6.55 euros
Retour à l'appartement vers 20 h 30.
Dimanche 12 janvier 2014 – 7e jour
Départ vers 8 h 15 à pied pour aller voir le marché avec habits au centre ville (au dessus du Musée du Liège).
Rien de notoire...
2 cafés et 2 croissants dans un café dans le marché = 4.60 euros.
On revient à la voiture devant l'appartement.
9 h 20, départ pour Bégur.
On descend voir la plage, il y a un petit chemin piétonnier pour aller à une plage avant Pals, nous ne le prenons pas.
On remonte en centre ville de Bégur avec la voiture.
Visite de la ville, nombreuses maisons construites par des personnes ayant émigré à Cuba au siècle dernier, etc. et qui sont ensuite revenues à Bégur. On monte à pied au château (en ruine), belles vues. Visite de l'église, compliquée par un enterrement (surprenant pour moi un dimanche matin), suivi par une messe, on y arrivera finalement... Eclairage 1 euro, pour voir des fresques assez modernes qui ne nous plaisent pas vraiment...
Repas à midi au restaurant Es Castell sur la place centrale près de l'église. 1 verre de vin rouge, 1 coca light, 1 grosse salade mêlée pour deux, 2 oeufs au bacon, 1 spaghetti bolognaise, 2 cafés = 28.70 euros.
On reprend la voiture vers 13 h pour aller à Pals, en passant par la plage de Pals.
Parking à l'entrée de Pals vers 13 h 20.
Visite du village, de très belles maisons avec de belles couleurs de pierres.
Vers 15 h, départ pour voir La Bisbal.
15 h 15, on est garé près du pont ancien, vieille ville, moins jolie que Pals, moins touristique... On n'a pas trop aimé, en plus, dimanche tout est fermé, c'est triste...
2 cafés près du château = 2.20 euros.
De nombreux magasins de céramiques (le long de la rue principale qui va à Gérona) et fabriques proches.
15 h 45, on repart pour rentrer à Palafrugell.
En route, bref arrêt vers l'église Sant Climent de Peralta, au bord de la route. C'est plus joli de loin que de près...
Vers 16 h 15, on est à l'appartement.
Repos un moment. Petit repas.
18 h 45, on prend la semi-autoroute qui va à Calella de Palafrugell.
18 h 55, on est garé dans le centre ancien de Calella. Joli village blanc, petit port, plage ; il fait nuit, on fait un petit tour, pas grand chose d'ouvert en ce dimanche soir...
On revient en voiture vers l'appartement.
2 cafés dans le bar à côté = 2 euros
20 h, on est de retour à l'appartement.
Lundi 13 janvier 2014 – 8e jour
Départ vers 8 h 15 avec la voiture pour Gérone, via La Bisbal.
On s'égare à l'entrée de Gérone... on a l'habitude...
9 h 15, on est garé gratuitement devant le parc de La Devesa.
On va à pied place de l'Indépendance.
2 cafés, 3 croissants = 5.30 euros. Café-restaurant La Boira, on est assis à l'intérieur, au bord de la rivière avec vue sur les maisons peintes.
On franchit le pont de Pedra, petit arrêt à l'Office du Tourisme au bout du pont pour un plan. Comme on est lundi, certains musées sont fermés.
On va au Musée d'histoire juive, ouvert à 10 h, on y arrive à l'ouverture. Entrée 4 euros par personne. Très bien expliqué en français. On y reste environ 1 h.
Puis, on va voir les Bains arabes, entrée 2 euros par personne. On y reste environ 15 min.
Ces 2 musées sont ouverts le lundi jusqu'à 14 h. donc on a commencé par eux.
On va ensuite voir l'église de Sant-Pere-de-Galligants transformée en musée et fermée le lundi. Joli portail roman. A côté, chapelle Sant Nicolau (fermée).
Ensuite, visite de la Basilique Sant Feliu, entrée 7 euros par personne pour la basilique et la cathédrale (avec audioguides). Très sobre, notamment beaux sarcophages du IVe siècle encastrés.
12 h 20, repas au bar « el Sitrell ». Menus du jour à 10 euros. 1 macaroni tomate, 1 croquette de champignons avec salade, 2 côtelettes de boeuf, frites, 1 glace vanille, 1 coupe avec truffes au chocolat, 1 coca light, 1 carafe de vin rouge, 2 cafés = 22.20 euros. Départ vers 13 h 30.
Petit tour dans les rues du centre ville.
On passe par hasard devant La Caixa Forum, exposition de tableaux du musée du Prado jusqu'au 26 janvier, entrée libre, on y va. Exposition « Els Objectes parlen ».
Puis, on va visiter la cathédrale, son trésor et son cloître. Superbe.
On monte derrière la cathédrale dans le jardin de la Francesa et, de là, on accède à la muraille (entrée libre), on y grimpe et on va jusqu'à la fin de la muraille (on redescend près de l'office du tourisme). Très belles vues sur la région et sur la ville de là-haut.
On rejoint la voiture et on part à 16 h 15.
On rentre par la C65, direction Saint-Feliu-de-Guixols, Palamos, Palafrugell.
17 h 10, essence sans plomb 95 à l'entrée de Palafrugell, 1.339 euro le litre = 36 euros.
17 h 20, parking devant l'appartement.
Achats au magasin Carrefour = 5.70 euros.
17 h 40, on est à l'appartement.
Repos, petit repas, internet...
Mardi 14 janvier 2014 – 9e jour
8 h 15, 2 cafés et 2 croissants dans le bar au bas de l'hôtel = 3.60 euros
Départ pour Palamos où nous nous garons au bout du marché hebdomadaire vers le stade à 9 h.
Nous traversons le marché, rien d'extraordinaire, puis de la ville et descendons en bord de mer. Comme il y a un grand soleil, nous décidons de longer la plage et d'aller à pied à Sant Antoni de Callonge. Jolie plage tout le long, urbanisme assez discutable, mais pas moche...
2 cafés à Sant Antoni de Callonge = 2.20 euros.
Nous revenons sur nos pas en bord de mer et tournons à gauche à l'entrée de Palamos pour rejoindre la voiture. Départ vers 11 h 45.
Nous allons chez nos amis pour y manger, etc. Arrivée vers 12 h.
Départ à 17 h 45 et arrivée à l'appartement vers 18 h.
Pas faim suite aux agapes de midi... 2 yaourts.
Repos, internet...
Mercredi 15 janvier 2014 – 10e jour
Rangement des valises...
On laisse la clef dans l'appartement comme convenu.
2 cafés dans un bar près de l'hôtel = 2.20 euros, 2 croissants = 1.60 euros
Départ vers 8 h 30 avec la voiture via Figueres, Llança, Port Bou.
Arrêt à 10 h à Port Bou. 2 cafés = 1.60 euro 1 bouteille de vin dans un supermarché = 11 euros. Petit tour, départ à 10 h 45.
11 h, frontière française.
11 h 30, arrivée à Argeles. On tourne un peu pour trouver l'hôtel que j'avais réservé...
11 h 55, hôtel Acajou, chambre 9, 30 euros la nuit avec taxe de séjour (50 ct par personne par nuit) et sans petits déjeuners (5 euros par personne sinon). WIFI gratuit. Je règle les 2 nuits = 60 euros.
On s'installe, on ferme la fenêtre, on allume le chauffage, on branche la TV, on vérifie le WIFI, on trouve comment fermer la porte à clef... 30 min. après, on a résolu nos « problèmes »... et on retourne au centre ville. Le soir, nous reprendrons la réflexion sur le fonctionnement des robinets de la douche...
Chambre au rez avec avant toit pour garer la voiture devant. Lit 140 cm. WC séparé de la salle de bains. WC avec porte, salle de bains avec rideau pour séparer de la chambre. Douche, lavabo. Pas de sèche-cheveux.
12 h 45, restaurant Aqui Sem Be, plat du jour à 10 euros. 1 sauté de porc à la catalane (il y en a pour 2 personnes...), 1 hamburger avec pâtes, 1 coca light, 1 verre de vin rouge, 2 cafés = 27.70 euros.
Départ vers 14 h 10.
On va à Elne revoir le cloître qu'on adore...
On se reperd dans Argeles... 14 h 30, parqués place Kleber dans le vieux Elne, on monte à l'église et au cloître.
2 entrées à 4.50 euros par personne.
Départ vers 16 h 15, on retourne au centre ville d'Argeles.
Petit tour en ville, visite de l'église ouverte à cette heure. 2 cafés = 2.80 euros. Rien d'extraordinaire...
Quelques achats au Carrefour Market = 6.30 euros.
On tente de revenir à l'hôtel, bien sûr on se reperd...
18 h, on l'a retrouvé (sur la D618)...
Repos, petit pique nique, internet, TV...
Jeudi 16 janvier 2014 – 11e jour
Départ vers 7 h 45, on va au centre ville d'Argelès.
4 cafés = 6 euros, 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.80 euro.
Départ vers 8 h 15.
8 h 35, on est garé rue du 14 juillet à Banyuls, près du marché (marché jeudi et dimanche). Petit tour en ville, jusqu'à l'observatoire, horrible immeuble neuf construit à côté...
9 h 45, départ avec la voiture.
A 10 h, on est garé à Port Vendres sur le port. Petit tour en ville, obélisque, église (fermée), un peu de soleil... On assiste au chargement et au départ du porte-container BF Esperanza.
11 h 50, sur le port, pizza au feu de bois. 2 pizzas à 10 euros, 1 verre de Banyuls, 1 verre de vin rouge, 1 coca light = 27.80 euros.
12 h 40, départ avec la voiture pour Collioure.
12 h 50, on est garé à Collioure.
2 cafés à l'hôtel des Templiers (pour revoir les tableaux...) = 3.60 euros.
Visite à pied du quai, de l'église, de la chapelle, des rues arrières. Dommage que le petit chemin le long de la mer derrière l'église soit fermé, j'y serais bien retournée moi... grrr...
Entrée au château, 4 euros par personne. De belles vues, on y reste environ 3/4 d'heure.
On va en face voir le quai, l'ancien couvent (en travaux, on n'entre pas, en partie privé, café, magasin).
2 coca light sur le quai = 5 euros.
Avant de repartir, quelques achats au magasin Carrefour = 5.45 euros.
Toujours aussi agréable de se promener en ville... peu de magasins ouverts en janvier, c'est calme.
Départ vers 16 h 15.
16 h 30, retour à l'hôtel.
Repos, internet, petit en-cas...
Vendredi 17 janvier 2014 – 12e jour
Départ vers 7 h 40.
Arrêt au centre ville d'Argelès. 4 cafés = 5.60 euros, 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.80 euros.
Départ vers 8 h 15
Perpignan 9 h 15
Narbonne
Béziers 10 h
Essence sans plomb 95 à 1.499 euro le litre = 20 euros
On passe par Sète
Gare de Sète, 11 h.
On continue jusqu'à La Grande Motte.
11 h 45, parking à La Grande Motte. A côté, Café-restaurant La Casa del Sol, très très minimaliste... 1 manchon de canard, 1 pavé de saumon, 1 coca light, 1/4 de vin rouge, 1 glace caramel, 1 fondant au chocolat, 2 cafés = 36.50 euros. 13 h, départ avec la voiture.
On passe par Le Grau du Roi, Aigues-Mortes, Vauvert, Arles, Fos, Martigues
15 h 15, péage sortie du tunnel Prado-Carénage à Marseille, 2.80 euros.
15 h 30, sortie de l'autoroute à La Ciotat, péage 1.20 euros.
16 h, arrivée à Bandol.
Repos quelques jours avant le retour à Genève...
MSC Fantasia au départ de Gênes en mars 2014 English translation pending
Bonjour, nous partons sur le MSC Fantasia du 4 mars au 15 mars - Port d'embarquement Gênes.
Nous partons en famille ado de 17 ans et jeune ado de 10 ans 1/2.
j'aimerais faire la connaissance d'autres participants francophones, histoire de pouvoir échanger un peu lors des journées en mer (il y en a qques unes).
Je voudrais également avoir les impressions de participants les années passées notamment sur les conditions météo (pas trop de journées houleuses en mer ?) J'ai déjà parcouru nombre de discussions sur le sujet, je ne me fais aucun tracas sur le bateau et les services tout à l'air super. Par contre je viens de contacter MSC et la conseillère m'a dit qu'aucun forfait boisson n'était proposé à bord !?😐
Voilà mon mari et moi approchons à grand pas de la cinquantaine (47-48) si vous voulez poursuivre cette conversation, vous serez les bienvenus.
+++++++😉
j'aimerais faire la connaissance d'autres participants francophones, histoire de pouvoir échanger un peu lors des journées en mer (il y en a qques unes).
Je voudrais également avoir les impressions de participants les années passées notamment sur les conditions météo (pas trop de journées houleuses en mer ?) J'ai déjà parcouru nombre de discussions sur le sujet, je ne me fais aucun tracas sur le bateau et les services tout à l'air super. Par contre je viens de contacter MSC et la conseillère m'a dit qu'aucun forfait boisson n'était proposé à bord !?😐
Voilà mon mari et moi approchons à grand pas de la cinquantaine (47-48) si vous voulez poursuivre cette conversation, vous serez les bienvenus.
+++++++😉
Itinéraire 11 jours en Toscane mai 2014 English translation pending
Bonjour, mon mari et moi même envisageons de faire un voyage en Toscane en Mai 2014. Nous utiliserons notre voiture.
Nous sommes interessés par les musées, la peinture, l'histoire et attirés par les paysages toscans.
J'ai parcouru les différents posts sur ce site, le carnet de Vazyvite( merci entre autre pour son côté très pratique, son humour et les conseils sur les guides!) et je vous propose mon itinéraire car j'hésite beaucoup sur les 2 derniers jours.J1/18 Mai: trajet de Bourgoin Jallieu en Nord Isère > LUCQUES (600 km/6h) : fin de journée Visite Lucques Piaza San Michele + Piazza dell'Antifeatro. Nuit hôtel Lucques ( hors ZTL, proche centre historique à pied).J2/ 19 Mai : matin: LUCQUES : Duomo - Tour des remparts > départ pour FLORENCE (80km). aprés midi: ballade dans FLORENCE : Pont Vecchio-Piazza della Signoria -Nuit Hôtel Florence (hors ZTL, 10 mn pied Pont Vecchio).J3 /20 Mai : FLORENCE : matin : Piazza del Duomo-Campanile-Battistere-Muséo dell'Opera - aprés midi: Santa Maria Novella-Musée- palazzo Strozzi. Nuit Florence.J4/ 21 Mai : FLORENCE - matin :Galerie des Offices - après midi: Palazzio Vecchio. Nuit Florence. J5/22 Mai: FLORENCE - matin : Piazza Annunziata-Musée di San Marco-Galleria dell'Academia- aprés-midi : Palazzo PITI- Galerie Palatina-Appartementi Monumentali. Nuit Florence. J6(23 Mai):Départ de FLORENCE > SIENNE via LE CHIANTI (Greve in Chianti, Radda in Chianti, Castellina in Chianti. Nuit hôtel campagne de Sienne.J7/24 MAI: SIENNE: le Duomo, Baptistero, Musée archéologique. Nuit Hôtel campagne de Sienne.J8/25 Mai : Journée dans LE VAL D' ORCIA : San Quiricco d'Orcia, PIENZA, Asciano. Retour Hôtel campagne de Sienne.J9/25 Mai: départ Sienne > SAN GIMIGNANO (visite village) puis > VOLTERRA ( visite village )- Nuit hôtel Volterra.J10/26 Mai : départ Volterra > PISE - journée PISE: Duomo, Baptistere, Tour, ... Nuit Hôtel PISE.J11/27 Mai:- Retour Pise > Isère. > J'ai bien conscience que le J3 est bien chargé en visites et que nous serons obligés de faire des choix, mais j'ai listé tout ce que nous voulions voir.
> J'hésite sur le programme des J9 à J11: est ce que ce circuit est correct? sur ces journées, je ne cherche pas à faire encore des musées ( nous en aurons bien "consommés" sur Florence et Sienne) mais plutôt à se balader, humer l'air de la Toscane avant de retrouver l'ambiance de la ville à Pise. Vos idées seront les bienvenues!!!
Si vous arrivez jusqu'à cette ligne, merci d'avoir eu la patience de me lire!!! Je vous remercie également pour toutes les suggestions ou réflexions que vous voudrez bien m'apporter pour tout le programme.
Si vous arrivez jusqu'à cette ligne, merci d'avoir eu la patience de me lire!!! Je vous remercie également pour toutes les suggestions ou réflexions que vous voudrez bien m'apporter pour tout le programme.
Le jeu de la photo à retrouver continue... English translation pending
Bonjour,
Il y a quelques jours nous nous demandions si nous devions ouvrir une nouvelle discussion car les pages à la recherche de la photo ne cessaient d'augmenter et la décision vient d'être prise par VF qui a fermé la discussion...
Elle se terminait par une photo d'Akrotiri de MoniqueM, un site qui a bien évolué depuis que je l'ai vu en 1979 !!!
C'est parti pour une centaine de pages de recherche... Quelle est la première destination ?

Il y a quelques jours nous nous demandions si nous devions ouvrir une nouvelle discussion car les pages à la recherche de la photo ne cessaient d'augmenter et la décision vient d'être prise par VF qui a fermé la discussion...
Elle se terminait par une photo d'Akrotiri de MoniqueM, un site qui a bien évolué depuis que je l'ai vu en 1979 !!!
C'est parti pour une centaine de pages de recherche... Quelle est la première destination ?

Que voir en... Italie du Nord English translation pending
>> Que voir en... Italie du Nord
Que voir en... Italie du Centre et du Sud
Que voir en... Sardaigne et Sicile
L'Italie compte 20 régions auxquelles on peut ajouter également le Vatican et San Marino, tous deux indépendants, enclavés dans l'Italie. Au niveau touristique on peut diviser le pays en six : - Le Nord-ouest : Aoste, Ligurie, Lombardie, Piémont - Le Nord-est : Emilie-Romagne, Frioul-Vénitie julienne, Trentin-Haut Adige, Vénitie (plus San Marino) - Le Centre : Abruzzes, Latium, Marches, Ombrie, Toscane (plus le Vatican) - Le Sud : Basilicate, Calabre, Campanie, Molise, Pouilles - Sardaigne - Sicile
Que voir en Italie du Nord ? Aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans cette partie du pays (carte).
1- NORD-OUEST
1.1- AosteAoste : nichée entre les montagne, la petite capitale régionale possède un patrimoine romain (théâtre, enceinte...) et médiéval (collégiale, cathédrale...). C'est aussi une porte d'entrée vers la France et la Suisse.Breuil-Cervinia : c'est l'une des principales stations de sport d'hiver des Alpes italiennes.Château de Fénis : situé dans la commune du même nom, ce château médiéval est le plus connu des nombreux que compte le Val d'Aoste.Châteaux de Saint Pierre : avec son aspect perché, cette forteresse du XIIe siècle est une des plus représentatives de la région.Château de Verrès : un des principaux châteaux de la Vallée.Châtillon : gros bourg au pied des montagnes avec notamment plusieurs églises et petits châteaux (dont celui d'Ussel).Courtmayeur : au pied du Mont Blanc, la commune est à la fois une ville thermale, une base pour alpinistes et surtout une des principales stations de ski de la région.La Thuile : cette ancienne commune minière, comme en témoigne encore certaines structures des environs, est désormais une station de ski d'ailleurs associée à ses voisines françaises de "l'Espace St Bernard". On peut également y pratiquer la randonnée en saison.Pila : une station de ski appréciée du Val d'Aoste parmi la vingtaine que compte la région.Monterosa Ski : vaste espace skiable né de l'association de plusieurs stations.Saint Vincent : la commune est connue pour ses thermes et son casino.Vallée d'Aoste : c'est de cette longue vallée que vient le nom de la région. Outre les paysages de montagnes, de lacs et de glaciers qui l'entourent et parmi lesquels on peut randonner, le site offre à la visite nombre de petits villages agréables et surtout une bonne centaine de châteaux médiévaux dont les plus connus sont ceux de Fénis, Verrès ou St Pierre.Patrimoine naturelCervin : ce sommet à 4 478 m à la frontière italo-suisse est un "classique" de l'alpinisme.Parc national du Grand-Paradis : situé sur le Piemont et le Val d'Aoste, c'est le plus vieux parc italien. Dans de superbes paysages de montagnes on peut y pratiquer la randonnée, l'alpinisme ou le ski.1.2- LigurieApricale : avec son cadre et son bâti médiéval, Apricale fait partie des "plus beaux villages italiens".Finale Ligure : sur la côte, juste avant Savone, la petite ville est appréciée pour ses plages, ses possibilités de rando à pied ou à vélo et de grimpes le long des falaises. La ville abrite également quelques beaux édifices anciens.Gênes : forte de son passé historique, la capitale ligure compte un très beaux et vaste centre historique d'ailleurs classé à l'UNESCO. C'est aussi le second port de Méditerranée avec entre autres une forte activité de croisières et ferries.Imperia : ville moyenne de la côte avec des plages et une partie ancienne.La Spezia : entre Gênes et Pise, nichée dans son golfe, la ville est agréable. Elle sert souvent de base pour découvrir le parc national des Cinque Terre tout proche.Moneglia : joli petite station balnéaire de la Riviera méditerranéenne.Portofino : à 40 km au sud de Gênes, ce superbe village de pêcheurs construit sur son promontoire rocheux est un des sites les plus connus (et chic) de la côte.Rapallo : ville moyenne limitrophe de Portofino à vocation, elle aussi, touristique et de villégiature.Riviera méditerranéenne : c'est le nom touristique de la côte qui court de Ventimille à La Spezia, autour du Golfe de Gênes. On y découvre nombre de plages et stations balnéaire plus ou moins pittoresques, ainsi que quelques superbes coins de nature dont en premier lieu le parc national des Cinque Terre.San Remo : son architecture originale, ses villas, sa marina, son casino, ses fleurs et sa vocation au niveau rallye et cyclisme, font de cette ville proche de la France un endroit assez touristique.Santa Margherita Ligure : station balnéaire plutôt chic entre Rapallo et Portofino.Savone : une assez grande ville sur la route de Gênes avec des plages et quelques édifices intéressants.Sestri Levante : un joli village de pêcheurs devenu une station touristique entre Gênes et La Spezia.Ventimiglia : cette ville à la frontière française est d'abord connue au niveau ferroviaire. Elle possède néanmoins un vieux centre médiéval et des plages appréciées.Patrimoine naturelCinque Terre : cette magnifique zone littorale classée à l'UNESCO (avec Porto Venere et les îles du Golfe de La Spezia) est devenue un haut lieu touristique. On y vient pour découvrir ses sublimes paysages, ses (5) petits villages, accessoirement ses plages, et surtout marcher sur un des plus beaux sentiers littoraux au monde.1.3- LombardieBellagio : belle bourgade à l'intersection des trois branches du lac de Côme. On y vient pour le cadre et les célébrités d'autrefois qui s'y sont succédées.Bergame : un vieux centre et une des plus belles places d'Italie pour cette grande ville au nord-est de Milan.Bormio : gros village médiéval du nord avec des sources chaudes et une station de ski reconnue au niveau international.Brescia : une agglomération industrielle avec quelques musées.Côme : c'est la grande ville en bordure du lac du même nom, à 50 kilomètres au nord de Milan. Pas mal de témoignages architecturaux de son passé et un joli "front de lac".Crémone : une assez grande ville de la plaine du Pô avec une cathédrale et plusieurs musées dont celui du stradivarius qui fut créé là.Crespi d'Adda : village ouvrier du XIXe siècle situé sur la commune de Capriate San Gervasio, pas loin de Bergame, et classé à l'UNESCO.Lecco : à la pointe de la branche sud-est du lac de Côme, la ville est surtout appréciée pour ses environs montagneux parmi lesquels on peut randonner et faire de la grimpe.Livigno : à la frontière suisse, cette commune est une zone franche ainsi qu'une station de ski assez importante.Lodi : une ville moyenne avec des rues médiévales en arcades et une cathédrale.Mantoue : un joli centre urbain de style et de tradition Renaissance qui vaut à la ville d'être classée à l'UNESCO avec sa voisine Sabbioneta.Menaggio : gros village sur les bords du lac de Côme avec un joli "bord de lac" apprécié des touristes.Milan : la seconde ville d'Italie, réputée pour la mode et son activité économique, propose un mélange d'ancien et de nouveau dans son bâti aussi bien dans son centre qu'à sa périphérie. Cela dit, la ville est moins reconnue au niveau touristique que bien d'autres agglomérations de la péninsule.Monts sacrés du Piémont et de Lombardie : cet ensemble de 9 chapelles et calvaires, à cheval sur le Piémont et la Lombardie, est classé à l'UNESCO. Le plus connu est le Mont Sacré d'Oropa dans les environs de Biella.Monza : d'abord connue pour son circuit automobile, Monza possède également un centre agréable et une belle cathédrale.Pavie : une assez grande ville avec nombre d'édifices religieux dont une chartreuse du XIVe siècle..Sabbioneta : à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Mantoue, la bourgade est classée à l'UNESCO au même titre que sa voisine pour sa tradition architecturale, urbanistique et artistique datant de la Renaissance.Sirmione : construite sur une mince péninsule s'enfonçant dans le lac de Garde, la ville est touristique grâce à sa situation, mais aussi sa petite zone archéologique romaine et son château médiéval.Tremezzo : une autre bourgade touristique sur les bords du lac de Côme.Val Camonica : cette vallée du nord est connue pour ses pétroglyphes préhistoriques (300 000 !) qui lui ont permis d'être inscrite à l'UNESCO. Elle accueille plusieurs stations de ski, mais aussi de petits villages médiévaux (Bienno, Lovere), des châteaux moyenâgeux, plusieurs belles églises et des vestiges romains.Varenna : beau village du lac de Côme.Varèse : cette ville du nord-ouest de la Lombardie, proche de la Suisse, possède un certain patrimoine religieux dont le Sacro Monte del Rosario classé à l'UNESCO dans le cadre des Monts sacrés du Piémont et de Lombardie.Patrimoine naturelLac de Côme : joli lac au pied des Alpes bien apprécié des touristes. Plusieurs petites villes de son pourtour valent la visite (Tremezzo, Mennagio, Bellagio, Varenna...). On peut également y pratiquer diverses activités nautiques, des balades en bateau et la randonnée dans ses environs.Lac de Garde : c'est le plus grand lac italien, entre Lombardie et Venitie. Il offre de beaux paysages, des possibilités d'activités nautiques et de découvertes de petits villages, châteaux et églises typiques.Lac Majeur : ce grand lac italo-suisse est un haut lieu touristique pour ses paysages, stations "balnéaires" (Sresa, Verbania...) et ses îles (Boromées, Brissago).Lac d'Orta : un des lacs du nord de l'Italie, moins connu que le Majeur ou celui de Côme, avec cependant de beaux paysages.Parc national du Stelvio : cette zone alpine est un des plus anciens parcs d'Italie. On y vient pour découvrir ses paysages, sa faune et sa flore et pratiquer diverses activités sport-nature (dont le ski du côté de Bormio)Région des lacs : cet ensemble de 8 lacs du nord de l'Italie (donc les lacs Majeur, de Côme et de Garde sont les plus connus) est un endroit très prisé au niveau touristique. On y vient pour la beauté des paysages, la découverte des petites villes à leurs pourtours, et les possibilités d'activités sport-nature offerts (nautisme et randonnée entre autres).1.4- PiémontAcqui Terme : la ville du sud du Piémont a conservé un vieux centre et des vestiges de l'époque romaine. Elle est aussi réputée pour ses sources d'eau chaude.Alagna Valsesia : petit village alpin du nord-ouest connu pour ses possibilités de ski et d'alpinisme.Alba : célèbre pour son vin et sa truffe, Alba possède en plus une vieille ville avec quelques vestiges de sa période romaine.Allessandria : une ville à l'est de Turin avec notamment une cathédrale ornée d'un des plus hauts clochers d'Italie.Arona : station en bordure du lac Majeur, dans sa partie sud.Asti : au coeur du vignoble piémontais, c'est une ville médiévale en partie entourée de remparts. C'est aussi à Asti que se tient un des événements les plus connus d'Italie avec le "Palio di Asti" qui est une course de chevaux montés à cru.Bardonèche : importante station de ski proche de la frontière française. C'est aussi la porte d'accès à la France via le tunnel du Fréjus.Barolo : jolie petite commune viticole du sud-ouest du Piémont.Biella : ville moyenne entre Turin et Milan avec quelques beaux édifices notamment dans son hameau médiéval de Piazzo. Les environs proches valent le détour avec le Mont Sacré d'Oropa (classé UNESCO), des vignobles, et la proximité de zones naturelles parmi lesquelles on peut randonner, grimper ou skier.Bra : une ville à l'architecture baroque. A sa périphérie le château de Pollenzo est classé UNESCO dans le cadre des Résidences de la famille royale de Savoie.Candelo : c'est un village fortifie au nord-est de Turin.Canobio : une station balnéaire des bords du lac Majeur avec un joli "front de lac" et un vieux centre urbain.Colletto Fava : cette haute colline du Piémont sur laquelle on peut se balader est désormais connue pour abriter à son sommet un immense lapin rose (60 x 6 m) qui est une oeuvre d'art faite pour durer en principe jusqu'en 2025.Costigliole Saluzzo : petit bourg médiéval au sud de Turin. Juste à côté Saluzzio et ses divers édifices religieux.Cuneo : une ville du sud-ouest avec un petit centre ancien.Iles Borromées : ces (4) îles sur le lac Majeur sont très visitées pour leur cadre. On peut y découvrir notamment des jardins exotiques (sur Madre), un beau palais baroque du XVIIe siècle (Bella), et un agréable village de pêcheurs (Pescatori).Limone Piemonte : une des plus anciennes stations de sports d'hiver d'Italie.Monts sacrés du Piémont et de Lombardie : cet ensemble de 9 chapelles et calvaires, à cheval sur le Piémont et la Lombardie, est classé à l'UNESCO. Le plus connu est le Mont Sacré d'Oropa dans les environs de Biella.Novare : ville de la plaine du Pô avec un centre historique.Saint-Michel de la Cluse : cette abbaye du Xe siècle est le symbole du Piémont.Stresa : station touristiques assez chic des bords du lac Majeur appréciée pour ses paysages et les balades qu'ont peut y faire, notamment à destination des îles Borromées.Suse : cette commune limitrophe de la France abrite quelques vestiges romains, un château et une cathédrale.Turin : la ville qui fut plusieurs fois capitale abrite nombre de musées et un joli centre urbain avec en plus les Résidences de la famille royale de Savoie classées à l'UNESCO. Celles-ci comptent 14 édifices dont 9 sur Turin et sa proche banlieue (dont Venaria Reale qui est un des plus vastes palais au monde).Verbania : la principale commune des bords du lac majeur avec une activité touristique certaine.Vercelli : cette ville de la plaine du Pô possède des vestiges romains, une jolie place centrale et divers édifices religieuxVia Lattea : ce domaine skiable franco-italien est un des principaux du massif alpin. Côté italien il regroupe Sestrières et quatre autres stations.Patrimoine naturelLac Majeur : ce grand lac italo-suisse est un haut lieu touristique pour ses paysages, ses stations "balnéaires" (Sresa, Verbania...) et ses îles (Borromées, Brissago).Parc national du Grand-Paradis : situé sur le Piémont et le Val d'Aoste, c'est le plus vieux parc italien. Dans de superbes paysages de montagnes on peut y pratiquer la randonnée, l'alpinisme ou le ski.Parc national du Val Grande : c'est un des grands parcs italiens, à côté du lac Majeur. Il offre de beaux paysages de montagnes.2- NORD-EST
2.1- Emilie-Romagne (et San Marino)Bologne : la capitale de région possède un beau centre historique, de même que la plus ancienne université d'Europe.Carpi : ville moyenne au nord de Modène avec un château et un petit centre ancien.Castell'Arquato : une grosse bourgade avec son château et son bâti médiéval classé parmi les "plus beaux villages d'Italie".Cervia : station balnéaire aux longues plages sur l'Adriatique.Château de Torrechiara : très belle forteresse imposante du XVe siècle pas loin de Parme.Ferrare : une ville à l'architecture de style Renaissance, ce qui lui vaut d'ailleurs d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Forli : grande ville au sud-est de Bologne avec un vieux centre urbain auquel s'ajoute également une architecture d'inspiration mussolinienne.Maranello : c'est la ville de Ferrari et une petite activité touristique qui tourne autour de la marque avec notamment le musée Ferrari.Modène : cette grande ville offre un très beau centre avec sa cathédrale, la Torre Civica et la Piazza Grande classés au patrimoine de l'UNESCO.Parme : au delà du jambon et du parmesan, la ville est également à remarquer pour son joli centre.Plaisance : des églises et un vieux centre urbain pour cette ville de l'ouest de la province.Ravenne : ses monuments de style byzantin, agrémentés de mosaïques, ont fait la réputation de la ville. Elle est d'ailleurs inscrite à l'UNESCO à ce titre.Reggio d'Emilie : grande ville entre Parme et Modène avec un centre ancien.Riccione : une des plus fameuses stations balnéaires de l'Adriatique, pas loin de Rimini.Rimini : station balnéaire apprécie des italiens sur la côte Adriatique. Outre les plages, son centre historique, avec plusieurs témoignages de l'époque romaine, présente également un intérêt touristique... égalementSan Marino : ce micro-état à l'est de Florence est la plus ancienne république au monde... et le premier pays a avoir eu un gouvernement communiste élu. Son centre historique est classé à l'UNESCO.Patrimoine naturelParc national des Apennins toscano-émiliens : un parc de montagne avec de petits lacs, des cascades et des sommets à plus de 2 000 m parmi lesquels on peut randonner.Parc national des Foreste Casentinesi, Monte Falterona et Campigna : un parc de moyenne montagne dans lequel on peut randonner.2.2- Frioul-Vénitie julienneAquilée : cette bourgade proche de l'Adriatique abrite une basilique byzantine et une zone archéologique romaine qui lui valent d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Cividale del Friuli : une ville des environs d'Udine qui a bien conservé son patrimoine historique.Gorizia : petite ville à la frontière avec la Slovénie "rattachée" à sa jumelle slovène Nova Gorizia. L'ensemble offre quelques monuments à la visite.Grado : cette station balnéaire construite sur une île, entre mer et lagune, attire pas mal de monde en saison.Lignano Sabbiadoro : une des principales stations balnéaires de l'Italie du nord et de l'Adriatique.Piancavallo : la plus connue de la douzaine de stations de sports d'hiver de la région.Tarvisio : une des principales stations de ski du Frioul aux frontières avec l'Autriche et la Slovénie.Trieste : cette grande agglomération portuaire possède un beau centre où l'influence de l'architecture austro-hongroise est notamment présente.Udine : grande ville avec quelques monuments, une cathédrale et un château du XVIe siècle.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).2.3- Trentin-Haut AdigeAlta Badia : c'est une des principales stations de ski de la région.Bolzano : cette grande ville du nord tournée vers l'Autriche et capitale du Tyrol du sud possède un joli centre historique. C'est aussi une bonne base pour profiter des stations de ski des environs.Madonna di Campiglio : une station de sports d'hiver reconnue. On peut également y pratiquer la via ferrata.Merano : la seconde ville du "Tyrol italien" est une ville thermale. On peut faire du ski dans la plus grande station de la région (Meran 2000), du canoë et de la randonnée dans ses environs proches.Trente : la capitale régionale a un assez joli centre urbain où se mélangent les styles Renaissance et allemand.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).Parc national du Stelvio : cette zone alpine est un des plus anciens parcs d'Italie. On y vient pour découvrir ses paysages, sa faune et sa flore et pratiquer diverses activités sport-nature (dont le ski du côté de Bormio)Parc naturel Gruppo di Tessa : grande zone naturelle alpine aux portes de Merano et limitrophe de l'Autriche dans laquelle on peut randonner.Vallée de Val Gardena : cette vallée des Dolomites est internationalement connue pour ses stations de ski, mais aussi ses sculptures en bois.2.4- VenitieAbano Terme : petite ville thermale des environs de Padoue avec également un centre historique dominé par une cathédrale.Bibione : une station balnéaire pas loin de Venise.Caorle : autre station balnéaire populaire du nord de Venise.Chioggia : à quelques dizaines de kilomètres au sud de Venise, la ville construite sur une île, avec ses ponts et canaux, se veut une petite réplique de la Cité des Doges.Cortina d'Ampezzo : située dans les Dolomites, c'est la plus chic de toutes les stations de ski italiennes.Jesolo : importante station balnéaire à la périphérie de Venise. Juste à côté, Eraclea est une autre station touristique.Malcesine : un des plus beaux villages du lac de Garde avec son aspect médiéval et son château fort.Mestre : juste en face Venise, la grosse ville sert d'abord de parking et de lieu d'hébergement alternatif à sa voisine.Montagnana : ville fortifiée avec son château et sa cathédrale dans les environs de Padoue.Padoue : mondialement connue pour Saint Antoine, la ville est un lieu de pèlerinage avec de plus un joli centre urbain et un jardin botanique classé à l'UNESCO.Rovigo : ville moyenne avec quelques édifices religieux, les vestiges de son château et ses (petits) palais.Trévise : cette ville au nord de Venise, entourée de remparts, possède également divers édifices et monuments de l'époque médiévale et de la Renaissance.Venise : avec sa lagune et sa plage du Lido, ses îles (dont Murano), ses célèbres gondoles et son architecture unique, Venise est une des villes les plus visitées au monde. Elle est entièrement classée au patrimoine de l'UNESCO.Villas de l'architecte Palladio en Vénétie : cet ensemble de villas construites par l'architecte de la Renaissance Palladio, aussi bien dans la ville de Vicence que dans ses environs pour 24 d'entre elles, est classé au patrimoine de l'UNESCO.Vérone : la ville de Roméo et Juliette possède un très joli centre ancien avec divers témoignages de son passé romain et médiéval. Elle est classée à l'UNESCO.Vicence : c'est la ville de l'architecte de la Renaissance Palladio qui y construisit plusieurs édifices. C'est à ce titre, de même que pour la qualité de son centre urbain, qu'elle est classée à l'UNESCO.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).Lac de Garde : c'est le plus grand lac italien, entre Lombardie et Venitie. Il offre de beaux paysages, des possibilités d'activités nautiques et de découvertes de petits villages, châteaux et églises typiques.3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
3.1- Au nord-ouest...
Aoste : Château de Fénis; Châteaux de Saint Pierre; Parc national du Grand-Paradis; Vallée d'Aoste. Ligurie : Apricale; Cinque Terre; Gênes; Portofino; Riviera méditerranéenne. Lombardie : Lac de Côme; Lac Majeur; Mantoue; Parc national du Stelvio; Région des lacs; Sabbioneta; Sirmione; Val Camonica. Piémont : Iles Borromées; Lac Majeur; Parc national du Grand-Paradis; Parc national du Val Grande; Turin.
3.2- Au nord-est...
Emilie-Romagne : Ravenne; San Marino. Frioul-Vénitie julienne et Trentin-Haut Adige : Dolomites; Parc national du Stelvio; Vallée de Val Gardena. Venitie : Dolomites; Padoue; Venise; Vérone; Vicence.
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L'Italie compte 20 régions auxquelles on peut ajouter également le Vatican et San Marino, tous deux indépendants, enclavés dans l'Italie. Au niveau touristique on peut diviser le pays en six : - Le Nord-ouest : Aoste, Ligurie, Lombardie, Piémont - Le Nord-est : Emilie-Romagne, Frioul-Vénitie julienne, Trentin-Haut Adige, Vénitie (plus San Marino) - Le Centre : Abruzzes, Latium, Marches, Ombrie, Toscane (plus le Vatican) - Le Sud : Basilicate, Calabre, Campanie, Molise, Pouilles - Sardaigne - Sicile
Que voir en Italie du Nord ? Aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans cette partie du pays (carte).
1- NORD-OUEST
1.1- AosteAoste : nichée entre les montagne, la petite capitale régionale possède un patrimoine romain (théâtre, enceinte...) et médiéval (collégiale, cathédrale...). C'est aussi une porte d'entrée vers la France et la Suisse.Breuil-Cervinia : c'est l'une des principales stations de sport d'hiver des Alpes italiennes.Château de Fénis : situé dans la commune du même nom, ce château médiéval est le plus connu des nombreux que compte le Val d'Aoste.Châteaux de Saint Pierre : avec son aspect perché, cette forteresse du XIIe siècle est une des plus représentatives de la région.Château de Verrès : un des principaux châteaux de la Vallée.Châtillon : gros bourg au pied des montagnes avec notamment plusieurs églises et petits châteaux (dont celui d'Ussel).Courtmayeur : au pied du Mont Blanc, la commune est à la fois une ville thermale, une base pour alpinistes et surtout une des principales stations de ski de la région.La Thuile : cette ancienne commune minière, comme en témoigne encore certaines structures des environs, est désormais une station de ski d'ailleurs associée à ses voisines françaises de "l'Espace St Bernard". On peut également y pratiquer la randonnée en saison.Pila : une station de ski appréciée du Val d'Aoste parmi la vingtaine que compte la région.Monterosa Ski : vaste espace skiable né de l'association de plusieurs stations.Saint Vincent : la commune est connue pour ses thermes et son casino.Vallée d'Aoste : c'est de cette longue vallée que vient le nom de la région. Outre les paysages de montagnes, de lacs et de glaciers qui l'entourent et parmi lesquels on peut randonner, le site offre à la visite nombre de petits villages agréables et surtout une bonne centaine de châteaux médiévaux dont les plus connus sont ceux de Fénis, Verrès ou St Pierre.Patrimoine naturelCervin : ce sommet à 4 478 m à la frontière italo-suisse est un "classique" de l'alpinisme.Parc national du Grand-Paradis : situé sur le Piemont et le Val d'Aoste, c'est le plus vieux parc italien. Dans de superbes paysages de montagnes on peut y pratiquer la randonnée, l'alpinisme ou le ski.1.2- LigurieApricale : avec son cadre et son bâti médiéval, Apricale fait partie des "plus beaux villages italiens".Finale Ligure : sur la côte, juste avant Savone, la petite ville est appréciée pour ses plages, ses possibilités de rando à pied ou à vélo et de grimpes le long des falaises. La ville abrite également quelques beaux édifices anciens.Gênes : forte de son passé historique, la capitale ligure compte un très beaux et vaste centre historique d'ailleurs classé à l'UNESCO. C'est aussi le second port de Méditerranée avec entre autres une forte activité de croisières et ferries.Imperia : ville moyenne de la côte avec des plages et une partie ancienne.La Spezia : entre Gênes et Pise, nichée dans son golfe, la ville est agréable. Elle sert souvent de base pour découvrir le parc national des Cinque Terre tout proche.Moneglia : joli petite station balnéaire de la Riviera méditerranéenne.Portofino : à 40 km au sud de Gênes, ce superbe village de pêcheurs construit sur son promontoire rocheux est un des sites les plus connus (et chic) de la côte.Rapallo : ville moyenne limitrophe de Portofino à vocation, elle aussi, touristique et de villégiature.Riviera méditerranéenne : c'est le nom touristique de la côte qui court de Ventimille à La Spezia, autour du Golfe de Gênes. On y découvre nombre de plages et stations balnéaire plus ou moins pittoresques, ainsi que quelques superbes coins de nature dont en premier lieu le parc national des Cinque Terre.San Remo : son architecture originale, ses villas, sa marina, son casino, ses fleurs et sa vocation au niveau rallye et cyclisme, font de cette ville proche de la France un endroit assez touristique.Santa Margherita Ligure : station balnéaire plutôt chic entre Rapallo et Portofino.Savone : une assez grande ville sur la route de Gênes avec des plages et quelques édifices intéressants.Sestri Levante : un joli village de pêcheurs devenu une station touristique entre Gênes et La Spezia.Ventimiglia : cette ville à la frontière française est d'abord connue au niveau ferroviaire. Elle possède néanmoins un vieux centre médiéval et des plages appréciées.Patrimoine naturelCinque Terre : cette magnifique zone littorale classée à l'UNESCO (avec Porto Venere et les îles du Golfe de La Spezia) est devenue un haut lieu touristique. On y vient pour découvrir ses sublimes paysages, ses (5) petits villages, accessoirement ses plages, et surtout marcher sur un des plus beaux sentiers littoraux au monde.1.3- LombardieBellagio : belle bourgade à l'intersection des trois branches du lac de Côme. On y vient pour le cadre et les célébrités d'autrefois qui s'y sont succédées.Bergame : un vieux centre et une des plus belles places d'Italie pour cette grande ville au nord-est de Milan.Bormio : gros village médiéval du nord avec des sources chaudes et une station de ski reconnue au niveau international.Brescia : une agglomération industrielle avec quelques musées.Côme : c'est la grande ville en bordure du lac du même nom, à 50 kilomètres au nord de Milan. Pas mal de témoignages architecturaux de son passé et un joli "front de lac".Crémone : une assez grande ville de la plaine du Pô avec une cathédrale et plusieurs musées dont celui du stradivarius qui fut créé là.Crespi d'Adda : village ouvrier du XIXe siècle situé sur la commune de Capriate San Gervasio, pas loin de Bergame, et classé à l'UNESCO.Lecco : à la pointe de la branche sud-est du lac de Côme, la ville est surtout appréciée pour ses environs montagneux parmi lesquels on peut randonner et faire de la grimpe.Livigno : à la frontière suisse, cette commune est une zone franche ainsi qu'une station de ski assez importante.Lodi : une ville moyenne avec des rues médiévales en arcades et une cathédrale.Mantoue : un joli centre urbain de style et de tradition Renaissance qui vaut à la ville d'être classée à l'UNESCO avec sa voisine Sabbioneta.Menaggio : gros village sur les bords du lac de Côme avec un joli "bord de lac" apprécié des touristes.Milan : la seconde ville d'Italie, réputée pour la mode et son activité économique, propose un mélange d'ancien et de nouveau dans son bâti aussi bien dans son centre qu'à sa périphérie. Cela dit, la ville est moins reconnue au niveau touristique que bien d'autres agglomérations de la péninsule.Monts sacrés du Piémont et de Lombardie : cet ensemble de 9 chapelles et calvaires, à cheval sur le Piémont et la Lombardie, est classé à l'UNESCO. Le plus connu est le Mont Sacré d'Oropa dans les environs de Biella.Monza : d'abord connue pour son circuit automobile, Monza possède également un centre agréable et une belle cathédrale.Pavie : une assez grande ville avec nombre d'édifices religieux dont une chartreuse du XIVe siècle..Sabbioneta : à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Mantoue, la bourgade est classée à l'UNESCO au même titre que sa voisine pour sa tradition architecturale, urbanistique et artistique datant de la Renaissance.Sirmione : construite sur une mince péninsule s'enfonçant dans le lac de Garde, la ville est touristique grâce à sa situation, mais aussi sa petite zone archéologique romaine et son château médiéval.Tremezzo : une autre bourgade touristique sur les bords du lac de Côme.Val Camonica : cette vallée du nord est connue pour ses pétroglyphes préhistoriques (300 000 !) qui lui ont permis d'être inscrite à l'UNESCO. Elle accueille plusieurs stations de ski, mais aussi de petits villages médiévaux (Bienno, Lovere), des châteaux moyenâgeux, plusieurs belles églises et des vestiges romains.Varenna : beau village du lac de Côme.Varèse : cette ville du nord-ouest de la Lombardie, proche de la Suisse, possède un certain patrimoine religieux dont le Sacro Monte del Rosario classé à l'UNESCO dans le cadre des Monts sacrés du Piémont et de Lombardie.Patrimoine naturelLac de Côme : joli lac au pied des Alpes bien apprécié des touristes. Plusieurs petites villes de son pourtour valent la visite (Tremezzo, Mennagio, Bellagio, Varenna...). On peut également y pratiquer diverses activités nautiques, des balades en bateau et la randonnée dans ses environs.Lac de Garde : c'est le plus grand lac italien, entre Lombardie et Venitie. Il offre de beaux paysages, des possibilités d'activités nautiques et de découvertes de petits villages, châteaux et églises typiques.Lac Majeur : ce grand lac italo-suisse est un haut lieu touristique pour ses paysages, stations "balnéaires" (Sresa, Verbania...) et ses îles (Boromées, Brissago).Lac d'Orta : un des lacs du nord de l'Italie, moins connu que le Majeur ou celui de Côme, avec cependant de beaux paysages.Parc national du Stelvio : cette zone alpine est un des plus anciens parcs d'Italie. On y vient pour découvrir ses paysages, sa faune et sa flore et pratiquer diverses activités sport-nature (dont le ski du côté de Bormio)Région des lacs : cet ensemble de 8 lacs du nord de l'Italie (donc les lacs Majeur, de Côme et de Garde sont les plus connus) est un endroit très prisé au niveau touristique. On y vient pour la beauté des paysages, la découverte des petites villes à leurs pourtours, et les possibilités d'activités sport-nature offerts (nautisme et randonnée entre autres).1.4- PiémontAcqui Terme : la ville du sud du Piémont a conservé un vieux centre et des vestiges de l'époque romaine. Elle est aussi réputée pour ses sources d'eau chaude.Alagna Valsesia : petit village alpin du nord-ouest connu pour ses possibilités de ski et d'alpinisme.Alba : célèbre pour son vin et sa truffe, Alba possède en plus une vieille ville avec quelques vestiges de sa période romaine.Allessandria : une ville à l'est de Turin avec notamment une cathédrale ornée d'un des plus hauts clochers d'Italie.Arona : station en bordure du lac Majeur, dans sa partie sud.Asti : au coeur du vignoble piémontais, c'est une ville médiévale en partie entourée de remparts. C'est aussi à Asti que se tient un des événements les plus connus d'Italie avec le "Palio di Asti" qui est une course de chevaux montés à cru.Bardonèche : importante station de ski proche de la frontière française. C'est aussi la porte d'accès à la France via le tunnel du Fréjus.Barolo : jolie petite commune viticole du sud-ouest du Piémont.Biella : ville moyenne entre Turin et Milan avec quelques beaux édifices notamment dans son hameau médiéval de Piazzo. Les environs proches valent le détour avec le Mont Sacré d'Oropa (classé UNESCO), des vignobles, et la proximité de zones naturelles parmi lesquelles on peut randonner, grimper ou skier.Bra : une ville à l'architecture baroque. A sa périphérie le château de Pollenzo est classé UNESCO dans le cadre des Résidences de la famille royale de Savoie.Candelo : c'est un village fortifie au nord-est de Turin.Canobio : une station balnéaire des bords du lac Majeur avec un joli "front de lac" et un vieux centre urbain.Colletto Fava : cette haute colline du Piémont sur laquelle on peut se balader est désormais connue pour abriter à son sommet un immense lapin rose (60 x 6 m) qui est une oeuvre d'art faite pour durer en principe jusqu'en 2025.Costigliole Saluzzo : petit bourg médiéval au sud de Turin. Juste à côté Saluzzio et ses divers édifices religieux.Cuneo : une ville du sud-ouest avec un petit centre ancien.Iles Borromées : ces (4) îles sur le lac Majeur sont très visitées pour leur cadre. On peut y découvrir notamment des jardins exotiques (sur Madre), un beau palais baroque du XVIIe siècle (Bella), et un agréable village de pêcheurs (Pescatori).Limone Piemonte : une des plus anciennes stations de sports d'hiver d'Italie.Monts sacrés du Piémont et de Lombardie : cet ensemble de 9 chapelles et calvaires, à cheval sur le Piémont et la Lombardie, est classé à l'UNESCO. Le plus connu est le Mont Sacré d'Oropa dans les environs de Biella.Novare : ville de la plaine du Pô avec un centre historique.Saint-Michel de la Cluse : cette abbaye du Xe siècle est le symbole du Piémont.Stresa : station touristiques assez chic des bords du lac Majeur appréciée pour ses paysages et les balades qu'ont peut y faire, notamment à destination des îles Borromées.Suse : cette commune limitrophe de la France abrite quelques vestiges romains, un château et une cathédrale.Turin : la ville qui fut plusieurs fois capitale abrite nombre de musées et un joli centre urbain avec en plus les Résidences de la famille royale de Savoie classées à l'UNESCO. Celles-ci comptent 14 édifices dont 9 sur Turin et sa proche banlieue (dont Venaria Reale qui est un des plus vastes palais au monde).Verbania : la principale commune des bords du lac majeur avec une activité touristique certaine.Vercelli : cette ville de la plaine du Pô possède des vestiges romains, une jolie place centrale et divers édifices religieuxVia Lattea : ce domaine skiable franco-italien est un des principaux du massif alpin. Côté italien il regroupe Sestrières et quatre autres stations.Patrimoine naturelLac Majeur : ce grand lac italo-suisse est un haut lieu touristique pour ses paysages, ses stations "balnéaires" (Sresa, Verbania...) et ses îles (Borromées, Brissago).Parc national du Grand-Paradis : situé sur le Piémont et le Val d'Aoste, c'est le plus vieux parc italien. Dans de superbes paysages de montagnes on peut y pratiquer la randonnée, l'alpinisme ou le ski.Parc national du Val Grande : c'est un des grands parcs italiens, à côté du lac Majeur. Il offre de beaux paysages de montagnes.2- NORD-EST
2.1- Emilie-Romagne (et San Marino)Bologne : la capitale de région possède un beau centre historique, de même que la plus ancienne université d'Europe.Carpi : ville moyenne au nord de Modène avec un château et un petit centre ancien.Castell'Arquato : une grosse bourgade avec son château et son bâti médiéval classé parmi les "plus beaux villages d'Italie".Cervia : station balnéaire aux longues plages sur l'Adriatique.Château de Torrechiara : très belle forteresse imposante du XVe siècle pas loin de Parme.Ferrare : une ville à l'architecture de style Renaissance, ce qui lui vaut d'ailleurs d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Forli : grande ville au sud-est de Bologne avec un vieux centre urbain auquel s'ajoute également une architecture d'inspiration mussolinienne.Maranello : c'est la ville de Ferrari et une petite activité touristique qui tourne autour de la marque avec notamment le musée Ferrari.Modène : cette grande ville offre un très beau centre avec sa cathédrale, la Torre Civica et la Piazza Grande classés au patrimoine de l'UNESCO.Parme : au delà du jambon et du parmesan, la ville est également à remarquer pour son joli centre.Plaisance : des églises et un vieux centre urbain pour cette ville de l'ouest de la province.Ravenne : ses monuments de style byzantin, agrémentés de mosaïques, ont fait la réputation de la ville. Elle est d'ailleurs inscrite à l'UNESCO à ce titre.Reggio d'Emilie : grande ville entre Parme et Modène avec un centre ancien.Riccione : une des plus fameuses stations balnéaires de l'Adriatique, pas loin de Rimini.Rimini : station balnéaire apprécie des italiens sur la côte Adriatique. Outre les plages, son centre historique, avec plusieurs témoignages de l'époque romaine, présente également un intérêt touristique... égalementSan Marino : ce micro-état à l'est de Florence est la plus ancienne république au monde... et le premier pays a avoir eu un gouvernement communiste élu. Son centre historique est classé à l'UNESCO.Patrimoine naturelParc national des Apennins toscano-émiliens : un parc de montagne avec de petits lacs, des cascades et des sommets à plus de 2 000 m parmi lesquels on peut randonner.Parc national des Foreste Casentinesi, Monte Falterona et Campigna : un parc de moyenne montagne dans lequel on peut randonner.2.2- Frioul-Vénitie julienneAquilée : cette bourgade proche de l'Adriatique abrite une basilique byzantine et une zone archéologique romaine qui lui valent d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Cividale del Friuli : une ville des environs d'Udine qui a bien conservé son patrimoine historique.Gorizia : petite ville à la frontière avec la Slovénie "rattachée" à sa jumelle slovène Nova Gorizia. L'ensemble offre quelques monuments à la visite.Grado : cette station balnéaire construite sur une île, entre mer et lagune, attire pas mal de monde en saison.Lignano Sabbiadoro : une des principales stations balnéaires de l'Italie du nord et de l'Adriatique.Piancavallo : la plus connue de la douzaine de stations de sports d'hiver de la région.Tarvisio : une des principales stations de ski du Frioul aux frontières avec l'Autriche et la Slovénie.Trieste : cette grande agglomération portuaire possède un beau centre où l'influence de l'architecture austro-hongroise est notamment présente.Udine : grande ville avec quelques monuments, une cathédrale et un château du XVIe siècle.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).2.3- Trentin-Haut AdigeAlta Badia : c'est une des principales stations de ski de la région.Bolzano : cette grande ville du nord tournée vers l'Autriche et capitale du Tyrol du sud possède un joli centre historique. C'est aussi une bonne base pour profiter des stations de ski des environs.Madonna di Campiglio : une station de sports d'hiver reconnue. On peut également y pratiquer la via ferrata.Merano : la seconde ville du "Tyrol italien" est une ville thermale. On peut faire du ski dans la plus grande station de la région (Meran 2000), du canoë et de la randonnée dans ses environs proches.Trente : la capitale régionale a un assez joli centre urbain où se mélangent les styles Renaissance et allemand.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).Parc national du Stelvio : cette zone alpine est un des plus anciens parcs d'Italie. On y vient pour découvrir ses paysages, sa faune et sa flore et pratiquer diverses activités sport-nature (dont le ski du côté de Bormio)Parc naturel Gruppo di Tessa : grande zone naturelle alpine aux portes de Merano et limitrophe de l'Autriche dans laquelle on peut randonner.Vallée de Val Gardena : cette vallée des Dolomites est internationalement connue pour ses stations de ski, mais aussi ses sculptures en bois.2.4- VenitieAbano Terme : petite ville thermale des environs de Padoue avec également un centre historique dominé par une cathédrale.Bibione : une station balnéaire pas loin de Venise.Caorle : autre station balnéaire populaire du nord de Venise.Chioggia : à quelques dizaines de kilomètres au sud de Venise, la ville construite sur une île, avec ses ponts et canaux, se veut une petite réplique de la Cité des Doges.Cortina d'Ampezzo : située dans les Dolomites, c'est la plus chic de toutes les stations de ski italiennes.Jesolo : importante station balnéaire à la périphérie de Venise. Juste à côté, Eraclea est une autre station touristique.Malcesine : un des plus beaux villages du lac de Garde avec son aspect médiéval et son château fort.Mestre : juste en face Venise, la grosse ville sert d'abord de parking et de lieu d'hébergement alternatif à sa voisine.Montagnana : ville fortifiée avec son château et sa cathédrale dans les environs de Padoue.Padoue : mondialement connue pour Saint Antoine, la ville est un lieu de pèlerinage avec de plus un joli centre urbain et un jardin botanique classé à l'UNESCO.Rovigo : ville moyenne avec quelques édifices religieux, les vestiges de son château et ses (petits) palais.Trévise : cette ville au nord de Venise, entourée de remparts, possède également divers édifices et monuments de l'époque médiévale et de la Renaissance.Venise : avec sa lagune et sa plage du Lido, ses îles (dont Murano), ses célèbres gondoles et son architecture unique, Venise est une des villes les plus visitées au monde. Elle est entièrement classée au patrimoine de l'UNESCO.Villas de l'architecte Palladio en Vénétie : cet ensemble de villas construites par l'architecte de la Renaissance Palladio, aussi bien dans la ville de Vicence que dans ses environs pour 24 d'entre elles, est classé au patrimoine de l'UNESCO.Vérone : la ville de Roméo et Juliette possède un très joli centre ancien avec divers témoignages de son passé romain et médiéval. Elle est classée à l'UNESCO.Vicence : c'est la ville de l'architecte de la Renaissance Palladio qui y construisit plusieurs édifices. C'est à ce titre, de même que pour la qualité de son centre urbain, qu'elle est classée à l'UNESCO.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).Lac de Garde : c'est le plus grand lac italien, entre Lombardie et Venitie. Il offre de beaux paysages, des possibilités d'activités nautiques et de découvertes de petits villages, châteaux et églises typiques.3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
3.1- Au nord-ouest...
Aoste : Château de Fénis; Châteaux de Saint Pierre; Parc national du Grand-Paradis; Vallée d'Aoste. Ligurie : Apricale; Cinque Terre; Gênes; Portofino; Riviera méditerranéenne. Lombardie : Lac de Côme; Lac Majeur; Mantoue; Parc national du Stelvio; Région des lacs; Sabbioneta; Sirmione; Val Camonica. Piémont : Iles Borromées; Lac Majeur; Parc national du Grand-Paradis; Parc national du Val Grande; Turin.
3.2- Au nord-est...
Emilie-Romagne : Ravenne; San Marino. Frioul-Vénitie julienne et Trentin-Haut Adige : Dolomites; Parc national du Stelvio; Vallée de Val Gardena. Venitie : Dolomites; Padoue; Venise; Vérone; Vicence.
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Une semaine à Chamonix en famille en été English translation pending
J'ouvre cette discussion pourpartager notre semaine à Chamonix. Vous trouverez au travers de ces quelqueslignes nos choix de visites complétés d'astuces pour bien préparer et tirer le meilleur de cette belle destination 🙂. Vous retrouverez nos lieux de visites et surtout quelques suggestions pour pouvoir profiter pleinement de ce lieu très convoité.
Pour planter le décor, nous sommes un couple avec deux enfants de 11 et 15 ans. Il y a dans la famille deux "sportifs" (catégorie une fois pas semaine...) et deux qui le sont peu, voir pas, tout cela pour dire que les sorties évoquées sont accessibles au plus grand nombre. Nous avons trouvé une location dans Chamonix même, cela nous a permis de faire la majorité des sorties sans avoir à utiliser la voiture. Côté météo, ce fût une semaine de beau temps avec seulement un jour de pluie (Grrr). Globalement cette semaine sur Chamonix a été un mélange de randonnées et de sorties découvertes "cools". L'ordre des sorties est important, il est recommandé de positionner les plus belles sorties au milieu de la semaine, histoire de découvrir progressivement ces magnifiques paysages et ne pas garder le meilleur pour la fin car un revirement de météo pourrait vous en priver, ce serait dommage...
Le programme de notre semaine a été : Samedi : Arrivé à 15h à Chamonix, installation et découverte à pied de la ville Dimanche : Le train de Montenvers, le mer de glace et une rando de Lundi : (pluie) 🙁 Mardi : parapente avec ma fille + rando au cirque du fer à cheval (Magnifique!!!) 🙂 Mercredi : l'aiguille du midi + Pointe d'Helbronner (à ne pas rater !!!) Jeudi : Parapente avec ma femme + Rando direction le Lac Blanc en prenant le téléphérique de Flégère Vendredi : le tramway du Mont Blanc + petite rando Samedi : Départ de Chamonix (snif, deux semaines ne seraient pas de trop !!!) Quelques précisions et recommandations sur la base de notre semaine
Pour notre sortie du Dimanche: Le train de Montenvers, la mer de glace et une rando de 3h : Un belle mise en jambe pour la semaine. Le train de Montenvers, la mer de glace font partie des incontournables de Chamonix. C'est certes une belle sortie, elle se positionne tout de même en retrait par rapport aux autres destinations de notre semaine. Finalement, pour avoir discuté avec des locaux, il est recommandé de commencer la journée par le téléphérique de l'aiguille du midi, de descendre au premier arrêt du téléphérique au plan de l'aiguille (2317m) pour faire la randonnée en direction de la mer de glace et du Montenvers (1913m). L'avantage de ce sens est d'être face à un profil descendant, il y a moins de grimpettes dans ce sens mais quelques unes tout de même... Vous découvrez ensuite la mer de glace (comptez 1h30 à savoir 30mn pour découvrir les sculptures faites dans la mer de glace et 1h pour prendre le télécabine et monter/descendre les 400 marches). Vous pourrez ensuite prendre le train du Montenvers pour redescendre sur Chamonix. L'inconvénient de cette option est d'être contraint par les horaires. Il faudra se lever beaucoup plus tôt ou partir plus tard pour prendre le téléphérique de l'aiguille du midi, il est vivement recommandé d'éviter la période de 8h30 à 10h30, pendant laquelle les attentes sont interminables...
Pour notre sortie du Mardi : Parapente + rando au cirque du fer à cheval - Le parapente est à considérer quandvous venez à Chamonix 😉, certes il vous en coûtera 100€ + le prix de la remontée (sauf si vous avez retenu l'option Mont Blanc MultiPass) + 30€ si vous retenez l'option vidéo qui est vraiment très sympa. Il faut préciser qu'il n'y a pas d'âge pour le parapente, la prise en main par les équipes sur place est remarquable. Si vous savez courir sur 10m et sauter d'un muret de 60cm, alors vous avez les conditions physiques requises. Le reste est magique et le point de vue imprenable : il serait dommage de s'en priver. - Concernant le Cirque du Fer à Cheval, la randonnée est incroyable, le cirque, les cascades, les glaciers sont magnifiques et accessibles à tous, nous avons même croisé des poussettes. Il faut passer à "Sixt - Fer à cheval" aller jusqu'au parking payant (3,5€ par voiture) qui est bien indiqué et la randonnée est très bien fléchée. Le site est très apprécié, il faut vous attendre à croiser du monde, mais cela se fait sans gène car les sentiers sont larges. Il faut compter 3h de balade tranquille pour profiter pleinement de ce site. Il ya une dernière grimpette pour aller "au bout du monde". C'est raide par rapport au reste et le point de vue est sympa mais pas indispensable. A vous de voir en fonction de votre forme. Il y a un sentier de part et d'autre de la rivière qui coule au milieu de cette magnifique vallée, il est plus sympathique de faire l'aller - retour de part et d'autre même si il vous en coûtera de prendre la passerelle suspendue pour la traverser.
Pour notre sortie du Mercredi : l'aiguille du midi + Pointe d'Helbronner à ne pas rater - La recommandation est de prendre le téléphérique de l'aiguille du midi sur le coup de 8h pour éviter les attentes interminables. Le MultiPass vous évite de devoir passer en caisse (vous gagnerez ainsi 45mn de queue). Vous pouvez aussi faire une réservation 2 à 4 jours à l'avance, vous aurez ainsi une heure précise de départ mais aussi une heure fixe de retour qui vous laisse au moins 3h pour tout visiter, ce qui est largement suffisant. Il est bon de savoir que nous avons croisé des personnes en fauteuil roulant au sommet, certes les terrasses supérieures ne seront pas accessibles mais il y a déjà plusieurs points de vue accessibles en fauteuil. - Au sommet, vous devez absolument considérer de prendre le télécabine jusqu'en Italie (pic d'Helbronner). Nous en avons eu pour 78€ à 4 mais la balade d'une heure au dessus du Glacier Géant de la Vallée Blanche reste un des temps forts de nos vacances. Vous serez en télécabine (4 personnes assises) pour admirer les sommets, glaciers et alpinistes en quête du Mont Blanc... Un petit conseil, les départs se font par groupe de 3 télécabines qui se suivent de quelques mètres, je ne peux que vous suggérer de vous trouver dans la première ou la dernière pour profiter pleinement d'une vue dégagée et éviter celle du milieu. La partie italienne étant en réparation (été 2013), le trajet se fait aller-retour sans descendre, pensez à prendre vos précautions... avant... Attention : entre Chamonix et l'aiguille dumidi, il y a 3000m d'ascensio, n'hésitez pas à attendre 20mn au plan de l'aiguille (2317 m) pour vous habituer à cette première étape avant de prendre le téléphérique vers le sommet qui est à 3842 m.
Pour notre sortie du Jeudi : Rando direction le Lac Blanc Nous avons pris le téléphérique de Flégère : il y a un parking gratuit et peu/pas d'attente entre deux téléphériques, inutile de se lever aux aurores, ça change... Nous avons fait ce jour une grande randonnée de plus de 6 heures. Nous avons dû revoir notre parcours quand nous avons appris que la descente sur le Tré le champ comportait une quinzaine d'échelles pour descendre de 250m😕. A vous de voir... Nous avons opté pour le retour par le téléphérique de Flégère.
Pour notre sortie du Vendredi : le tramway du Mont Blanc + petite rando L'ascension avec ce train à crémaillère est impressionnante, cet ouvrage qui date de 1905 force le respect. Nous nous retrouvons ainsi à 2380 m sans aucun effort. Il est possible de se garer sur le parking gratuit de la gare du Fayet qui se situe à 20mn de Chamonix dans le bas de la vallée. Selon la période il faut soit réserver en appelant la Compagnie du Mont Blanc au 04 50 53 22 75, soit prendre les réservations sur place. Comptez sur 1 à 2 heures avant de pouvoir prendre le train qui sera bien rempli (sauf si vous venez avant 8h😛). Pensez à monter rapidement dans le train et vous installer côté gare (à droite dans le sens de la marche) pour profiter des meilleurs panoramas lors de la montée. Il y a des randonnées sympathiques au sommet (nid d'aigle 2380m) mais la pente est rude, sinon vous pourrez descendre à la gare de Bellevue et rejoindre le Col de Voza pour reprendre le train lors de votre retour. Attention: tous les trains sont remplis, il faut prendre un ticket pour l'accès à bord, même pour les gares intermédiaires. Sachant que les trains sont systématiquement bondés, comptez 1 à 2 heures d'attente avant de pouvoir prendre un train suivant.
L'équipement que nous avions pour nos randonnées : Casquette pour tous avec de préférence un bon serrage au niveau de la tête ou tout simplement un lien qui passe sous le menton pour la conserver lors des coups de vent peu nombreux mais à anticiper tout de même Lunettes de soleil : Il existe le modèle pour glacier, le modèle traditionnel convient tout autant pour faire de la rando Vêtements : nous ne sommes sortis que par temps ensoleillé : il faut distinguer pour la randonnée trois altitudes différentes : 1000 à 1500m (env. 23° en été): prendre un short et un tee shirt est suffisant 1500 à 2500 (env. 12° en été) : il faut un short, tee shirt et un petit polaire ou un coupe vent car il y a des zones ensoleillées mais aussi des zones d'ombre, des coups de vents, voir des glaciers... 2500 à 3500 (env. 3° si si toujours en été) : il faut le pantalon, tee shirt, polaire et blouson coupe vent. De toute évidence, il n'y a pas de randonnée à faire à 3500 m (il s'agit à cette altitude d'alpinisme), vous serez à l'aiguille du midi. Et pour profiter des différentes terrasses il est préférable d'être bien habillé Chaussettes : le modèle de marche est vivement recommandé Chaussures de marche de préférence respirantes (goretex, sympatex...) avec des bonnes semelles (vibram ...). Pour les enfants qui changent de pointure tous les ans, nous avons osé le premier prix de Décathlon à 15€ au risque de devoir en racheter d'autres sur place. Elles ont été tout à fait appropriées, il faut tout de même savoir qu'elles ne sont ni respirantes, ni étanches donc faire attention aux flaques... La Crème solaire s'impose.😎 Nous n'avions pas de canne de marche mais leur utilisation est très fréquente, une ou deux par personne. Elles offrent l'avantage d'utiliser la force des bras, ce qui peut être utile en montée ainsi que pour faciliter la recherche d'équilibre, elles s'avèrent aussi être embarrassantes par moment. A vous de voir. Côté sac, nous étions tous équipés, histoire de partager ... le plaisir... dans les montées Concernant la consommation d'eau : à cette altitude nous avons consommé 3 litres par jour pour 4 personnes et ce, sans jamais manquer, y-compris lors de notre grande randonnée. Nous avions dans le lot un Camelbak d'une contenance de 2 litres, il s'est avéré être une véritable bonne idée. Il se porte facilement même par le dernier de 11 ans. Nous avons fait le complément, avec une gourde isotherme de 1 litre. Côté Photo : étant prévoyant, je ne peux que vous conseiller d'avoir un appareil digne de ce nom, une bonne capacité mémoire (16 ou 32 Mo) une housse de protection pratique pour pouvoir le rentrer et le sortir facilement. Prévoir une batterie rechargée voire deux batteries comme j'ai pu le faire, ce serait dommage d'être à court de batterie à 3500m...
Les applications utiles que j'avais mis dans l'Iphone avant le départ : Une boussole Google Maps Compagniedumontblanc : véritable guide local des remontées et balades associées PeakFinder : une application très utile pour des touristes, elle donne le nomdes sommets que vous pointez avec votre IPhone. Pensez à l'utiliser avant le départ, il est plus simple de se familiariser avec les sommets que l'on connait. Dans les Alpes, elle a toujours su apporter des réponses pertinentes Iphigenie : avec un abonnement pour consulter les cartes IGN DerManDar : l'une des meilleures applications qui permet de faire de superbes diaporamas, très nets WeatherPro : pour connaître la météo heure par heure ce qui est parfois nécessaire en montagne car le temps change rapidement ProCamera : un appareil photo plus précis et plus rapide que celui d'origine. Yelp et/ou TripAdvisor pour laisser des commentaires sur vos lieux de visite Des jeux pour les enfants : pour attendre, nous n'avons pas toujours les mêmes centres d'intérêts... Télé loisir : il se peut que vous arriviez à regarder la télé le soir ... Un constat intéressant , nous avions du réseau partout y-compris sur certains sommets, voir avec de la 3G. Enville, les enfants ont capté du WIFI libre, que du bonheur...
Quelques astuces : Prendre à l'avance par internet le MultiPass du Mont Blanc pour profiter de toutes les remontées de Chamonix (aiguille du midi, Montenvers et Mer de Glace, tramway du Mont Blanc, les grands Montets, le Brévent et Flégère, Balme (le tour Vallorcine), les Houches) . En vous y prenant suffisamment à l'avance(env. 2 semaines) vous pourrez les recevoir à votre domicile ce qui vous évitera de devoir passer les prendre à la gare du train de Montenvers. Vous aurez la gratuité des remontées pour le 4ème, 5ème, 6ème et 7ème de vos enfants. En plus des tarifs avantageux, les MultiPass facilitent l'accès aux remontées en évitant d'avoir à faire la queue aux caisses... Très très judicieux, surtout en pleine saison. L'achat à l'avance des cartes IGN permet de préparer les sorties, il en faut 2 à 3 pour couvrir les zones que nous avons fait Une boussole n'est pas de trop pour se repérer. Les jumelles sont tout à fait appropriées
Les liens intéressants : Un excellent site avec des dizaines et des dizaines de randonnées. Consultez le, il est remarquable. Il classe les randonnées par niveau de difficulté : http://www.haute-savoie.info/index.php?lng=fr L'adresse pour acheter à l'avance les multipass pour l'accès aux remontées mécaniques de la vallée de Chamonix : http://www.compagniedumontblanc.fr/...mont-blanc...
J'espère vous avoir aidé pour votre préparation et avoir respecté les basiques de la montagne que l'on a découvert au fur et à mesure. Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions, de compléter, corriger ce partage d'expérience à la lecture de vos commentaires.
Cordialement
Cyrille
Le programme de notre semaine a été : Samedi : Arrivé à 15h à Chamonix, installation et découverte à pied de la ville Dimanche : Le train de Montenvers, le mer de glace et une rando de Lundi : (pluie) 🙁 Mardi : parapente avec ma fille + rando au cirque du fer à cheval (Magnifique!!!) 🙂 Mercredi : l'aiguille du midi + Pointe d'Helbronner (à ne pas rater !!!) Jeudi : Parapente avec ma femme + Rando direction le Lac Blanc en prenant le téléphérique de Flégère Vendredi : le tramway du Mont Blanc + petite rando Samedi : Départ de Chamonix (snif, deux semaines ne seraient pas de trop !!!) Quelques précisions et recommandations sur la base de notre semaine
Pour notre sortie du Dimanche: Le train de Montenvers, la mer de glace et une rando de 3h : Un belle mise en jambe pour la semaine. Le train de Montenvers, la mer de glace font partie des incontournables de Chamonix. C'est certes une belle sortie, elle se positionne tout de même en retrait par rapport aux autres destinations de notre semaine. Finalement, pour avoir discuté avec des locaux, il est recommandé de commencer la journée par le téléphérique de l'aiguille du midi, de descendre au premier arrêt du téléphérique au plan de l'aiguille (2317m) pour faire la randonnée en direction de la mer de glace et du Montenvers (1913m). L'avantage de ce sens est d'être face à un profil descendant, il y a moins de grimpettes dans ce sens mais quelques unes tout de même... Vous découvrez ensuite la mer de glace (comptez 1h30 à savoir 30mn pour découvrir les sculptures faites dans la mer de glace et 1h pour prendre le télécabine et monter/descendre les 400 marches). Vous pourrez ensuite prendre le train du Montenvers pour redescendre sur Chamonix. L'inconvénient de cette option est d'être contraint par les horaires. Il faudra se lever beaucoup plus tôt ou partir plus tard pour prendre le téléphérique de l'aiguille du midi, il est vivement recommandé d'éviter la période de 8h30 à 10h30, pendant laquelle les attentes sont interminables...
Pour notre sortie du Mardi : Parapente + rando au cirque du fer à cheval - Le parapente est à considérer quandvous venez à Chamonix 😉, certes il vous en coûtera 100€ + le prix de la remontée (sauf si vous avez retenu l'option Mont Blanc MultiPass) + 30€ si vous retenez l'option vidéo qui est vraiment très sympa. Il faut préciser qu'il n'y a pas d'âge pour le parapente, la prise en main par les équipes sur place est remarquable. Si vous savez courir sur 10m et sauter d'un muret de 60cm, alors vous avez les conditions physiques requises. Le reste est magique et le point de vue imprenable : il serait dommage de s'en priver. - Concernant le Cirque du Fer à Cheval, la randonnée est incroyable, le cirque, les cascades, les glaciers sont magnifiques et accessibles à tous, nous avons même croisé des poussettes. Il faut passer à "Sixt - Fer à cheval" aller jusqu'au parking payant (3,5€ par voiture) qui est bien indiqué et la randonnée est très bien fléchée. Le site est très apprécié, il faut vous attendre à croiser du monde, mais cela se fait sans gène car les sentiers sont larges. Il faut compter 3h de balade tranquille pour profiter pleinement de ce site. Il ya une dernière grimpette pour aller "au bout du monde". C'est raide par rapport au reste et le point de vue est sympa mais pas indispensable. A vous de voir en fonction de votre forme. Il y a un sentier de part et d'autre de la rivière qui coule au milieu de cette magnifique vallée, il est plus sympathique de faire l'aller - retour de part et d'autre même si il vous en coûtera de prendre la passerelle suspendue pour la traverser.
Pour notre sortie du Mercredi : l'aiguille du midi + Pointe d'Helbronner à ne pas rater - La recommandation est de prendre le téléphérique de l'aiguille du midi sur le coup de 8h pour éviter les attentes interminables. Le MultiPass vous évite de devoir passer en caisse (vous gagnerez ainsi 45mn de queue). Vous pouvez aussi faire une réservation 2 à 4 jours à l'avance, vous aurez ainsi une heure précise de départ mais aussi une heure fixe de retour qui vous laisse au moins 3h pour tout visiter, ce qui est largement suffisant. Il est bon de savoir que nous avons croisé des personnes en fauteuil roulant au sommet, certes les terrasses supérieures ne seront pas accessibles mais il y a déjà plusieurs points de vue accessibles en fauteuil. - Au sommet, vous devez absolument considérer de prendre le télécabine jusqu'en Italie (pic d'Helbronner). Nous en avons eu pour 78€ à 4 mais la balade d'une heure au dessus du Glacier Géant de la Vallée Blanche reste un des temps forts de nos vacances. Vous serez en télécabine (4 personnes assises) pour admirer les sommets, glaciers et alpinistes en quête du Mont Blanc... Un petit conseil, les départs se font par groupe de 3 télécabines qui se suivent de quelques mètres, je ne peux que vous suggérer de vous trouver dans la première ou la dernière pour profiter pleinement d'une vue dégagée et éviter celle du milieu. La partie italienne étant en réparation (été 2013), le trajet se fait aller-retour sans descendre, pensez à prendre vos précautions... avant... Attention : entre Chamonix et l'aiguille dumidi, il y a 3000m d'ascensio, n'hésitez pas à attendre 20mn au plan de l'aiguille (2317 m) pour vous habituer à cette première étape avant de prendre le téléphérique vers le sommet qui est à 3842 m.
Pour notre sortie du Jeudi : Rando direction le Lac Blanc Nous avons pris le téléphérique de Flégère : il y a un parking gratuit et peu/pas d'attente entre deux téléphériques, inutile de se lever aux aurores, ça change... Nous avons fait ce jour une grande randonnée de plus de 6 heures. Nous avons dû revoir notre parcours quand nous avons appris que la descente sur le Tré le champ comportait une quinzaine d'échelles pour descendre de 250m😕. A vous de voir... Nous avons opté pour le retour par le téléphérique de Flégère.
Pour notre sortie du Vendredi : le tramway du Mont Blanc + petite rando L'ascension avec ce train à crémaillère est impressionnante, cet ouvrage qui date de 1905 force le respect. Nous nous retrouvons ainsi à 2380 m sans aucun effort. Il est possible de se garer sur le parking gratuit de la gare du Fayet qui se situe à 20mn de Chamonix dans le bas de la vallée. Selon la période il faut soit réserver en appelant la Compagnie du Mont Blanc au 04 50 53 22 75, soit prendre les réservations sur place. Comptez sur 1 à 2 heures avant de pouvoir prendre le train qui sera bien rempli (sauf si vous venez avant 8h😛). Pensez à monter rapidement dans le train et vous installer côté gare (à droite dans le sens de la marche) pour profiter des meilleurs panoramas lors de la montée. Il y a des randonnées sympathiques au sommet (nid d'aigle 2380m) mais la pente est rude, sinon vous pourrez descendre à la gare de Bellevue et rejoindre le Col de Voza pour reprendre le train lors de votre retour. Attention: tous les trains sont remplis, il faut prendre un ticket pour l'accès à bord, même pour les gares intermédiaires. Sachant que les trains sont systématiquement bondés, comptez 1 à 2 heures d'attente avant de pouvoir prendre un train suivant.
L'équipement que nous avions pour nos randonnées : Casquette pour tous avec de préférence un bon serrage au niveau de la tête ou tout simplement un lien qui passe sous le menton pour la conserver lors des coups de vent peu nombreux mais à anticiper tout de même Lunettes de soleil : Il existe le modèle pour glacier, le modèle traditionnel convient tout autant pour faire de la rando Vêtements : nous ne sommes sortis que par temps ensoleillé : il faut distinguer pour la randonnée trois altitudes différentes : 1000 à 1500m (env. 23° en été): prendre un short et un tee shirt est suffisant 1500 à 2500 (env. 12° en été) : il faut un short, tee shirt et un petit polaire ou un coupe vent car il y a des zones ensoleillées mais aussi des zones d'ombre, des coups de vents, voir des glaciers... 2500 à 3500 (env. 3° si si toujours en été) : il faut le pantalon, tee shirt, polaire et blouson coupe vent. De toute évidence, il n'y a pas de randonnée à faire à 3500 m (il s'agit à cette altitude d'alpinisme), vous serez à l'aiguille du midi. Et pour profiter des différentes terrasses il est préférable d'être bien habillé Chaussettes : le modèle de marche est vivement recommandé Chaussures de marche de préférence respirantes (goretex, sympatex...) avec des bonnes semelles (vibram ...). Pour les enfants qui changent de pointure tous les ans, nous avons osé le premier prix de Décathlon à 15€ au risque de devoir en racheter d'autres sur place. Elles ont été tout à fait appropriées, il faut tout de même savoir qu'elles ne sont ni respirantes, ni étanches donc faire attention aux flaques... La Crème solaire s'impose.😎 Nous n'avions pas de canne de marche mais leur utilisation est très fréquente, une ou deux par personne. Elles offrent l'avantage d'utiliser la force des bras, ce qui peut être utile en montée ainsi que pour faciliter la recherche d'équilibre, elles s'avèrent aussi être embarrassantes par moment. A vous de voir. Côté sac, nous étions tous équipés, histoire de partager ... le plaisir... dans les montées Concernant la consommation d'eau : à cette altitude nous avons consommé 3 litres par jour pour 4 personnes et ce, sans jamais manquer, y-compris lors de notre grande randonnée. Nous avions dans le lot un Camelbak d'une contenance de 2 litres, il s'est avéré être une véritable bonne idée. Il se porte facilement même par le dernier de 11 ans. Nous avons fait le complément, avec une gourde isotherme de 1 litre. Côté Photo : étant prévoyant, je ne peux que vous conseiller d'avoir un appareil digne de ce nom, une bonne capacité mémoire (16 ou 32 Mo) une housse de protection pratique pour pouvoir le rentrer et le sortir facilement. Prévoir une batterie rechargée voire deux batteries comme j'ai pu le faire, ce serait dommage d'être à court de batterie à 3500m...
Les applications utiles que j'avais mis dans l'Iphone avant le départ : Une boussole Google Maps Compagniedumontblanc : véritable guide local des remontées et balades associées PeakFinder : une application très utile pour des touristes, elle donne le nomdes sommets que vous pointez avec votre IPhone. Pensez à l'utiliser avant le départ, il est plus simple de se familiariser avec les sommets que l'on connait. Dans les Alpes, elle a toujours su apporter des réponses pertinentes Iphigenie : avec un abonnement pour consulter les cartes IGN DerManDar : l'une des meilleures applications qui permet de faire de superbes diaporamas, très nets WeatherPro : pour connaître la météo heure par heure ce qui est parfois nécessaire en montagne car le temps change rapidement ProCamera : un appareil photo plus précis et plus rapide que celui d'origine. Yelp et/ou TripAdvisor pour laisser des commentaires sur vos lieux de visite Des jeux pour les enfants : pour attendre, nous n'avons pas toujours les mêmes centres d'intérêts... Télé loisir : il se peut que vous arriviez à regarder la télé le soir ... Un constat intéressant , nous avions du réseau partout y-compris sur certains sommets, voir avec de la 3G. Enville, les enfants ont capté du WIFI libre, que du bonheur...
Quelques astuces : Prendre à l'avance par internet le MultiPass du Mont Blanc pour profiter de toutes les remontées de Chamonix (aiguille du midi, Montenvers et Mer de Glace, tramway du Mont Blanc, les grands Montets, le Brévent et Flégère, Balme (le tour Vallorcine), les Houches) . En vous y prenant suffisamment à l'avance(env. 2 semaines) vous pourrez les recevoir à votre domicile ce qui vous évitera de devoir passer les prendre à la gare du train de Montenvers. Vous aurez la gratuité des remontées pour le 4ème, 5ème, 6ème et 7ème de vos enfants. En plus des tarifs avantageux, les MultiPass facilitent l'accès aux remontées en évitant d'avoir à faire la queue aux caisses... Très très judicieux, surtout en pleine saison. L'achat à l'avance des cartes IGN permet de préparer les sorties, il en faut 2 à 3 pour couvrir les zones que nous avons fait Une boussole n'est pas de trop pour se repérer. Les jumelles sont tout à fait appropriées
Les liens intéressants : Un excellent site avec des dizaines et des dizaines de randonnées. Consultez le, il est remarquable. Il classe les randonnées par niveau de difficulté : http://www.haute-savoie.info/index.php?lng=fr L'adresse pour acheter à l'avance les multipass pour l'accès aux remontées mécaniques de la vallée de Chamonix : http://www.compagniedumontblanc.fr/...mont-blanc...
J'espère vous avoir aidé pour votre préparation et avoir respecté les basiques de la montagne que l'on a découvert au fur et à mesure. Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions, de compléter, corriger ce partage d'expérience à la lecture de vos commentaires.
Cordialement
Cyrille
Estonie - Juillet 2013 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Voilà un voyage qui ne conviendra qu’à ceux qui savent se satisfaire de moments paisibles dans de jolies petites villes à taille humaine, de minuscules hameaux aux belles maisons colorées, au cœur d’une nature préservée et respectée. Ici, rien d’exceptionnel, rien d’extraordinaire mais du beau. Et du beau partout.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 13 Juillet – Arrivée du vol Air France à 23h15 – 2 nuits à Tallinn Dim – Tallinn Lun – Chutes de Jägala - Parc de Lahemaa – 3 nuits à Käsmu Mar – Parc de Lahemaa Mer – Parc de Lahemaa Jeu – Kunda – Kohtla Mining Park – Ontika – Kuremäe – Narva – 1 nuit à Sillamäe Ven – Lac Peipsi – Château d’Alatskivi - 1 nuit à Tartu Sam – Pölva – Taevaskoja – Räpina - Värska – 1 nuit à Võru Dim – Obinitsa - Piusa Caves - Rõuge - Valga - 3 nuits à Pärnu Lun – Pärnu Mar – Ile de Kihnu Mer – Ile de Saaremaa – 1 nuit à Upa Jeu – Haapsalu - Tallinn - 2 nuits à Tallinn Ven – Tallinn Sam 27 Juillet – Départ du vol Air France à 16h55
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols : 322 € l’A/R /p 11 jours de location de voiture : 470 € Dépenses sur place : L’Estonie est passée à l’Euro en 2011. Hébergements : 1214 € pour 14 nuits Essence : 161 € pour 2000 km Ferries : 36 € Autres (repas, entrées des sites …) : 749 € Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3274 € Comme je le précise à chaque fois, ce budget est indicatif. On peut trouver des hôtels moins chers, une voiture moins chère et nous avons souvent pris un verre de vin au restaurant …
GUIDES :
Petit Futé - Format de poche – Un peu léger pour la description des sites mais intéressant sur la partie histoire et culture. J’ai préparé mon voyage essentiellement grâce aux sites web suivants http://www.visitestonia.com/en http://www.tourism.tallinn.ee/.../explorer/excur... notamment la très utile brochure pdf : http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc...
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Tallinn – Air France (en partenariat avec Estonian Air) Achetés début mai en ligne sur le site Air France. 322 € l’A/R /p Vol direct à bord d’un Canadair – 2h45 - Repas payant Arrivée très tardive à Tallinn (23h15). Taxi obligatoire du coup. Par précaution, j’avais prévenu l’hôtel de notre arrivée si tard (pour qu’ils nous gardent bien la chambre). Les taxis légaux attendent devant le hall des départs. La course jusqu’en vieille ville nous a coûté 11€ à l’aller (tarif de nuit) et 7€ au retour. Je ne peux pas m’empêcher de parler ici de l’aéroport de Tallinn tant il est superbe. De nombreux coins salon avec de confortables fauteuils permettent de patienter agréablement. De nombreux points restauration également, lumineux, face aux pistes. Des initiatives vraiment sympa : une expo photos, une amusante collection de cartes postales envoyées par les voyageurs à l’aéroport de Tallinn, une bibliothèque dont les livres sont à disposition et peuvent même être emportées (alors là j’ai vraiment halluciné !) …
2 – Location de voiture Europcar – Location 11 jours d’une catégorie intermédiaire VW Jetta 470 € km illimité et assurances obligatoires - Paiement direct sur Internet pour bénéficier de 9% de remise. Récupérée et rendue à l’agence Europcar au centre de Tallin, à 10 min à pied de notre hôtel. Pratique ! Pas de forcing sur place pour ajouter les assurances facultatives. Rien à redire. Nous avions apporté notre GPS. C’est extrêmement utile, voire indispensable. Mais quand je dis ça, Philippe me dit toujours “Mais comment on faisait avant ? On y arrivait bien avec une carte et une boussole !” Oui, mais bon … Nous avons d’ailleurs très souvent recouru aux coordonnées GPS, toujours indiquées quand il n’y a pas d’adresse précise (un départ de randonnée en forêt par ex ou bien la Guesthouse de Upa …). Si vous en avez un, prenez-le sinon, je pense vraiment que ça vaut le coup de le louer avec la voiture. Nous avons parcouru 2000 km sans nous en rendre compte. Le pays est petit, les distances sont courtes. Mais les journées sont longues, le réseau routier très bon et du coup on n’hésite pas à multiplier les petites extensions. Malgré les nombreux travaux, dus sans doute à la période estivale, le réseau routier est très bon. Les routes sont souvent bordées de grandes orchidées sauvages violettes de toute beauté ou de roseaux. Très peu de circulation, même en ville. Conduite calme (pas un seul coup de klaxon en 2 semaines !) et respectueuse des limites de vitesse.
HEBERGEMENTS : Juillet oblige, on a préféré réserver tous nos hébergements à l’avance. Via Booking.com Aucune mauvaise surprise, tout était en ordre. J’indique le prix par nuit. Sauf indication contraire, nous avons payé sur place et le prix incluait le petit déjeuner buffet, le parking et le wifi. Sauf à Lahemaa où nous étions en appartement, nous avons toujours eu droit à des petits déjeuners buffet très variés, très copieux, parfois extraordinaires comme à Upa. Ce 1er repas de la journée nous a très souvent permis de nous contenter d’une pause thé à midi. Une économie à prendre en compte dans le prix de la chambre.
Tallinn – Meriton Old Town Garden 98 € - Paiement à la réservation (le seul) http://www.meritonhotels.com/...ldtown-garden-ho... Très bien situé dans la fameuse rue Pikk de la vieille ville. 2 séjours de 2 nuits (début et fin de voyage) dans 2 chambres différentes. La 310 est tout en longueur sans aucun charme. La 402 est sous les combles, très spacieuse et plutôt agréable mais sdb vraiment mal conçue (baignoire avec le pommeau de douche sous la soupente, pas très pratique, impossible de s’y tenir debout). Le service laisse beaucoup à désirer : nos lits n’ont pas été refaits, les serviettes pas changées, les tasses pas nettoyées. Seule trace de leur passage : la poubelle vidée. A ce prix là, c’est agaçant …
Käsmu – Parc de Lahemaa – Merekalda Guesthouse Apartement 79 € - Cash obligatoire – Sans petit déj http://www.merekalda.ee Plus qu’un coup de cœur, un vrai coup de foudre ! Dans un joli village de pêcheurs, au bord du golfe de Finlande, un bel ensemble de petits appartements. Nous avons eu la chance d’avoir le 1, avec une double-vue sur le golfe et sur le jardin. Appartement tout équipé, avec la chambre à l’étage. Spacieux, confortable, calme, emplacement idéal pour découvrir le Parc de Lahemaa. On serait volontiers resté une journée de plus. Pas de repas sur place mais tout ce qu’il faut pour se débrouiller. Supérette et petite auberge à Võsu, à 6 km.
Sillamäe – Hotel Krunk 70 € - http://www.krunk.ee Un hôtel d’étape. Propre et fonctionnel mais … stalinien ! Seul le pub-restau a du charme. Réservez vite votre table si vous voulez profiter d’un petit box. Vraiment pas cher. BBQ traditionnel ou arménien à 6,70€. Vraiment un bon plan et de toute façon je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’autres options dans cette affreuse ville. Dommage que le petit dej ne soit pas servi ici plutôt que dans la salle attenante, terriblement austère.
Tartu – Dorpat Conference Hotel 100 € - http://www.dorpat.ee Je n’avais plus le choix, c’était le seul en centre ville avec encore des chambres libres. Hôtel d’affaires et de groupes. Rien à redire mais aucun charme particulier. Petit déj buffet excellent et très varié.
Võru – Ränduri Guesthouse 50 € - http://www.randur.ee Une belle surprise alors que j’attendais un gite miteux … Ceux qui ont ouvert et décoré cet endroit sont des passionnés de montagne, de voyages. Les chambres sont meublées et décorées avec du bois massif qui apporte beaucoup de chaleur. Pub sympathique. Accueil très convivial. Une très belle adresse. Et un prix imbattable !
Pärnu – Alex Maja 98 € - http://alexmaja.ee Bien situé dans le centre-ville. Jolie demeure … en façade. Nous avions la chambre #1 (elle n’est pas en photo sur leur site). Petite, encombrée de méchants meubles disparates en contreplaqué, pas de coin bureau (pas même une toute petite table), plus d’eau chaude en fin de journée … Les parties communes sont elles aussi assez négligées et ne donnent pas envie de séjourner dans cet hôtel. L’accueil est du même tonneau : juste ce qu’il faut. Le petit déj est servi dans le pub, sous l’hôtel. Salle enterrée et sombre, un peu triste pour un petit déj. Vous l’aurez compris : cherchez ailleurs ou tout au moins, assurez-vous de ne pas avoir la chambre #1.
Upa – Jurna Recreation Farm 67 € - Wifi dans les parties communes uniquement http://www.saaremaa.ee/jurna/ Upa est à 6km de Kuressaare, en pleine campagne. Une grande ferme réaménagée et agrandie avec soin et avec goût. Ici, l’accueil est quasi familial ! Cette fois, la chambre était presque trop grande ! Petit déj buffet maison pantagruélique ! Rien que pour ça, ça vaut le détour. Le site web est à leur image, bourré de photos et de chaleur. La proximité de Kuressaare nous a permis d’aller facilement dîner en ville.
REPAS : Les Estoniens mangent à tout heure de la journée ; les restau sont d’ailleurs ouverts de midi à 23h mini, sans interruption. A Tallinn et Pärnu, les restau étaient souvent bondés dès 18h. N’attendez pas qu’un serveur vous place sinon tout le monde va vous doubler (du vécu !). Même s’il fait beau, les soirées sont fraîches. La majorité des restau et des cafés ont des terrasses, parfois chauffées mais, plus souvent, mettant des couvertures polaires à disposition. C’est une habitude extrêmement agréable que de pouvoir profiter d’une bière ou d’un repas au grand air, emmitouflée dans une polaire (voire 2 !) ! Inutile de dire qu’elles sont d’une propreté remarquable et toujours repliées avec soin par les clients. La bière (Saku ou A. Le Coq) est souvent servie en bock de 50 cl – Autour de 2,50 € Assez répandu aussi : le cidre de poire (pear cider) Les prix des plats que nous prenions allaient de 9 à 15 € en restaurant pour du poulet ou du porc. Le bœuf ou l’agneau font grimper les prix à plus de 20 €. Nous tournions autour de 20-25 €/p pour un repas (plat/dessert/verre de vin)
Quelques adresses que nous avons vraiment aimées :
A Tallinn : Kompressor Pub – The legendary pancake house http://www.kompressorpub.ee/ Les crêpes sont épaisses (sans être des pancakes à l’américaine) et bien garnies ! Prix vraiment doux. 4,50 € la crêpe. Dommage qu’on n’ait découvert cette perle que le dernier jour ! Zut !!
Kuldse Notsu Körst Dunkri 8 Plat à 14€ - Verre de Riesling à 4,20 € Un beau restau joliment décoré.
Rataskaevu 16 Même adresse que le nom, pourquoi s’embêter … On y est allé car bien noté dans Trip Advisor. Nous n’avions pas réservé, il ne restait qu’une seule table. Ce restau a vraiment du succès. On a pris ce qui était recommandé dans TA : ragoût d’élan (15€) et glace à l’argouse (?-3,50€). C’était un délice. Verre de vin à 3,20€
Attention, les restau sur la place de l’hôtel de ville à Tallinn sont agréables et animés mais hors de prix.
A Tartu : Püssirohu Kelder http://pyss.ee/?lang=en Trouvé sur TripAdvisor J’ai adoré cet endroit. Le cadre, une ancienne poudrière, est extraordinaire.
A Pärnu : Edelweiss http://www.edelweiss.ee/ En face de notre hôtel. Pas très cher. 20€/p pour un cocktail, un plat de poulet, un apfelstrudel, un verre de vin. Et service agréable et souriant. Mais ça, c’est comme partout.
Pizzeria Steffani http://www.steffani.ee/eng.html Archi bondée en permanence. Nous reculons une 1ère fois devant l’immense queue que les serveurs ne gèrent pas. Chacun se démerde … Nous qui sommes des gens courtois, vous imaginez … On abandonne. On revient en plein milieu d’après-midi, pensant que … quand même, à 15h30 … De fait, il n’y a qu’un petit groupe de 4 qui attend. Cette fois, on défend notre beefsteak (d’autant que là, on a vraiment faim !) et on réussit à rafler une table. Pour apprendre qu’il faut 1h d’attente pour être servis en pizzas …. On renonce. On finira par se goinfrer de petits gâteaux secs en attendant de retourner à l’Edelweiss à 18h. Donc, on ne peut pas dire si les pizzas sont bonnes mais en tous cas, elle a du succès cette pizzeria !
Puisque nous étions en voiture (= voyage facile sans portage), nous avions apporté une thermos, des sachets de thé et des gâteaux secs à thé (comprenez qu’on peut plonger dans le thé chaud sans qu’ils partent tout de suite en déconfiture). Il est ultra facile de se procurer de l’eau bouillante le matin (soit dans la chambre grâce à la bouilloire souvent fournie, soit en demandant au petit déj) et nous nous sommes souvent contentés de cet encas pour le repas de midi tant les petits dej buffet sont copieux. Gain de temps et d’argent et pause bienvenue toujours très sympa (en pleine forêt, devant une église, devant un moulin, sur le banc d’un parc …).
L’ITINERAIRE : Pour un voyage de 2 semaines, la majorité des voyagistes proposent un circuit englobant les 3 pays baltes. Fidèles à nos habitudes, nous avons préféré nous imprégner de l’atmosphère d’un seul des 3 et choisi l’Estonie car les photos de Tallinn nous avaient vraiment séduits. Nous ne regrettons vraiment pas. Maintenant, il faut être bien conscient que nous sommes loin des voyages dont on rapporte des souvenirs inoubliables, des moments féériques, des photos de sites incontournables. Ici pas de Taj Mahal, pas de Grande Muraille, pas de Pyramides … Aucun doute, le dépaysement n’est pas celui qu’apporte l’Asie ou l’Inde. C’est juste un tout petit pays. Qui a son Histoire, sa Culture et sa Nature à offrir. Excusez du peu !
Histoire L’Estonie vient de naître. Indépendante depuis 22 ans seulement, elle se libère du pesant joug soviétique et voit avec son entrée dans l’Union Européenne une garantie enfin durable à cette nouvelle indépendance. On découvre son Histoire à travers ses châteaux et ses manoirs, souvent d’anciennes résidences des barons allemands. A travers ses églises aussi, qu’elles soient orthodoxes aux bulbes et aux icônes tape à l’œil ou protestantes tout en sobriété et en force tranquille.
Culture Nous découvrons une nation, profondément marquée par une Histoire lourde, qui montre une motivation et un engagement stupéfiants à vouloir enfin exister par et pour elle-même. Partout, nous avons ressenti cette fierté d’être Estonien, cette revendication de leur culture, de leur langue, de leur mode de vie. Nous avons retrouvé aussi avec plaisir cette mentalité et ce comportement si agréables des Nordiques : calme, respect, confiance … Dans le monde actuel, un tel état d’esprit est reposant. Respect, c’est peut-être ce qui m’a le plus marquée. Respect d’eux-mêmes (quel soin ils apportent à entretenir leur maison, leur jardin, leur pelouse !), respect de l’autre (car les alentours, les parcs, les lieux publics sont tout aussi bien tenus), respect, IMMENSE respect pour la nature et pour leur forêt dont ils sont si fiers (et à juste titre !) avec des chemins de randonnée magnifiquement aménagés, commentés, balisés, propres …
Nature La forêt, parlons-en, elle est omniprésente. Elle couvre 40% du pays. Elle est belle, propre, préservée et, je l’ai dit, très respectée des Estoniens. A tel point que, étonnamment, les cimetières y trouvent souvent leur place. Elles sont composées principalement de très hauts pins, fiers, droits, dont les branches basses tombent. Pas de sous-bois touffu et impénétrable mais un doux tapis de mousse, de lichen, de fougères, de baies … Elles sont claires et accueillantes. De nombreuses randonnées y sont aménagées. Quelques unes sur des planches pour préserver le sol fragile. Les plages du Golfe de Finlande (Käsmu, Altja), du Lac Peipsi (Kauski), de la mer Baltique (Pärnu) … sont toutes incroyablement belles. Longues plages de sable fin, doré, température mise à part, elles rivalisent avec de bien plus connues. Les villages sont magnifiques : maisons colorées et jardins fleuris à l’extrême. Les villes ne sont pas en reste. Leur taille humaine permet de les parcourir facilement et agréablement.
En 2 semaines, nous avons eu le sentiment d’avoir un bel aperçu de l’Estonie : nous avons randonné longuement à travers ses belles forêts, visité de très nombreuses églises, quelques manoirs, quelques châteaux, traversé de nombreux villages tous colorés, tous faisant la part belle au bois et visité quelques très jolies villes. Nous avons aussi vu l’Estonie moins flatteuse, celle du Nord Est, encore très marquée par l’influence soviétique et dont les bâtiments austères en ciment se dégradent tristement. Mais peut-être fallait-il s’en approcher pour mieux comprendre et apprécier le reste du pays.
Nous avons profité de nos trajets en voiture (du moins la 2ème semaine car durant la 1ère je ne voulais pas rater un brin d’herbe) à lire (et relire) toutes les infos que nous avions sur l’histoire. Ca a donné beaucoup d’épaisseur au voyage.
Tallinn La brochure http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc... nous a beaucoup servi. Vous la retrouverez à l’Office du Tourisme mais pas forcément en Français. Nous y avons passé 2,5 jours. C’est largement suffisant pour la vieille ville. Nous aurions même pu y ajouter Kadriorg si nous avions accepté de serrer un peu notre programme. Nous avons fait le choix de flâner. Il ne faut quand même pas moins de 2 jours pour un bon aperçu et Tallinn les mérite bien. C’est une ville médiévale splendide.
Le parc de Lahemaa A notre passage, l’OT de Palmse était fermé et envoyait vers celui de Oandu. Le plan de Lahemaa (au 1/60 000) que vous y trouverez me semble indispensable. Ainsi qu’un GPS. Ici encore plus qu’ailleurs. A Võsu, vous trouverez une supérette et 2 restaurants. On a testé avec bonheur le O Kõrst. A Altja, une belle auberge au point de départ (ou d’arrivée) de la rando. Vraiment sympa.
Les randonnées en forêt : http://www.keskkonnaamet.ee/lahe-eng/hiking/hik/ Nous avons fait les 6 premières (toutes en boucle). Les coordonnées GPS du point de départ sont données sur le site visitestonia.com. Par exemple : http://www.visitestonia.com/...viru-bog-study-tr... Très pratiques (peut-être indispensable) et fiables. Par ordre de préférence : Viru Bog Nature Trail – 3,5 km Incontournable. Sur un très long parcours magnifique tout en planches, on traverse une tourbière de toute beauté. C’est celle-ci qu’il faut faire si on doit n’en faire qu’une seule. Altja Nature and Culture Trail – 3 km Incontournable. Jolies maisons de bois, belle plage, belle forêt et à l’arrivée, une auberge très sympathique dans une grange reconvertie. Attention, le panneau d’informations prête à confusion quant au départ. Celui-ci se trouve en fait dans l’enceinte de la grange-auberge (dans le pré, à l’intérieur des barrières de bois), devant la grande entrée, dans la forêt (à environ 50m à droite avec l’entrée de la grange dans le dos). En cherchant un peu, on trouve vite le piquet balise. Nous on l’a raté, on a fait la rando à l’envers, ce qui est sans doute moins bien. Majakivi Nature Trail on Juminda Peninsula – 7 km Magnifique forêt et enchainement de différents sous-bois Avec ces 3 randos, nous avons un bel aperçu des marais, de la forêt, des maisons de bois et de la plage. Les 3 suivantes sont un peu redondantes mais tellement agréables, pourquoi s’en priver !? Oandu Old-growth Forest Nature Trail – 4.7 km Encore une belle balade en forêt Käsmu Nature and Culture Trail – 4.2 km Elle est accessible à pied depuis Merekalda. Le problème, c’est que même avec le plan Google Map, on n’a pas réussi à trouver un vrai beau point de départ (avec le panneau d’informations et tout et tout comme pour les autres). Pas de balisage évident non plus. On a donc fait au jugé, à la boussole. On ne peut pas se perdre ! Et le final sur le golfe de Finlande, parsemé de rochers à fleur d’eau, est splendide. Ca vaut vraiment la balade. Mais s’il faut faire un choix, celle d’Altja est vraiment mieux. Beaver Trail – 1 km Rien vu : ni les castors, ni les barrages, ni les terriers. Mais cette toute petite boucle sur une belle sciure blanche est sympa, évidemment.
Les manoirs : Palmse (entrée 6€) – Le manoir et les dépendances méritent 1h30 de visite. Bien plus vivant que Sagadi. Sagadi (entrée 3€) – Le ticket inclut le musée de la forêt qui vaut le coup d’œil.
En 2,5 jours, nous avons réussi à combiner et à alterner les visites de manoirs et les randonnées. De plus, à cette époque, la longueur des journées permet de profiter au maximum. Même les balades en voiture sont extrêmement plaisantes et 1 jour de plus nous aurait permis d’aller dénicher d’autres petits villages de pêcheurs, tellement jolis. J’ai quitté Lahemaa avec beaucoup de regret. C’est vraiment un très beau parc qui peut justifier un séjour un peu plus long.
Kuremäe Couvent de Pühtitsa : magnifique couvent orthodoxe. Prévoir au moins 1h-1h30 pour profiter pleinement du lieu. http://www.puhtitsa.ee/....php/en/scheme-guide
Le lac Peipsi On commence par Kauksi. La plage du lac est splendide et invite à la promenade (à défaut d’une baignade). Nous enchaînerons ensuite les petits villages - Mustvee, Raja, Kasepää, Kallaste - qui longent le lac. Magnifiques petits villages qui s’étirent sur la rive. La recherche d’une église ou d’un musée sur les Vieux-Croyants est un prêtexte agréable pour flâner dans ces havres de paix.
Setomaa Le pays des Seto se situe dans la partie Sud-Est. Les petits musées pour nous permettre d’approcher cette culture spécifique sont assez arides. Celui d’Obinitsa est une mine d’informations mais parlera bien davantage à un Estonien qu’à un Etranger. Nous sommes un peu passé à côté … Je crois qu’hormis lors d’une fête traditionnelle, folklorique, avec des animations vivantes et des costumes portés, il est difficile de se faire une idée de cette culture à part rien qu’en visitant 2 ou 3 petits musées. Il est difficile pour nous Etrangers de ressentir, de comprendre une enclave culturelle différente et préservée au sein d’un tout qui est déjà bien différent pour nous. Et puis, la météo ne nous pas aidés ce jour-là ! Cela dit, je ne regrette pas la visite du musée en plein-air de Pölva. Nous l’avons abordé et visité comme un témoignage d’un récent passé Estonien et non spécialement Seto.
Les villes Hormis Sillamäe, nous avons trouvé du charme à toutes les villes que nous avons traversées. Nous avons poussé jusqu’à Narva pour l’aspect symbolique de la ville et pour voir ces 2 forteresses qui se dressent avec beaucoup d’arrogance et de défi l’une face à l’autre. Les journées sont longues et permettent bien ce genre d’extension. Tartu est mignonne et très animée. Ne manquez pas la maison penchée sur Raekoja Plats. Nous avons eu droit à un concert de jazz d’une vingtaine de musiciens devant une université. Beaucoup de jeunes se promènent sur la colline Toome. Une animation jeune, détendue, sympathique. Pärnu est une ville balnéaire. Ici, les villas cossues remplacent les maisons, elles sont toujours de bois peint, bien entretenues et certaines sont absolument magnifiques. La Villa Ammende mérite un coup d’œil. La plage est immense. Un petit détour par Haapsalu nous a permis de tomber sur une jolie boutique d’artisanat du bois http://www.ehejaehtne.ee/en. Nous y ferons une razzia … Je ne compte plus les cuillères et spatules rapportées de partout ! De jolis cadeaux utiles.
Les villages Ils sont magnifiques. Les maisons sont faites de planches de bois peint, colorées, ton vif ou pastel selon le goût du propriétaire. De larges fenêtres (baies vitrées, vérandas, bow window) permettent de capter la lumière et les appentis protègent d’énormes tas de bois qui aideront à lutter contre le froid. Elles sont toujours entourées d’un beau jardin, méticuleusement entretenu où les fleurs abondent sur une pelouse soigneusement taillée. Parfois le jardin déborde même de l’autre côté de la route, sur les parties communales, pour le plus grand bonheur des habitants du village !... Nous n’avons jamais vu un jardin, un parc, un pré, une allée, un bord de route, négligés. J’y vois là encore une forme de respect. Et peut-être aussi un besoin effréné d’emmagasiner du beau pour mieux supporter les longs mois d’hiver froids et sombres. Notre palme revient aux villages de pêcheurs de Lahemaa, du lac Peipsi, de Kihnu et à Koguva sur l’île de Muhu. Le village de Rõuge est réputé pour son environnement (collines et petits lacs) et mérite un petit détour.
L’île de Kihnu Ferry + vélo Venant de Pärnu, nous laissons la voiture sur le parking de Munalaid (2€ pour la journée) Il n’y a qu’un seul départ le matin, à 8h45. Nous ne réservons pas notre ticket sur internet. On arrive au port de Munalaid 1h avant (30 min aurait suffi …) et achetons notre aller au bureau du port : 2,60 € / p. http://www.veeteed.com/...=1081046100010001000 50 minutes de traversée à fond de cale … Philippe refuse d’être ainsi enfermé et passera la traversée sur le pont ; moi, à raconter notre périple à des Estoniens tout heureux de voir que leur pays attire des touristes. Nous achèterons notre retour au port de Kihnu de la même façon, 30 min avant le départ qui aura lieu à 16h15. Sur le papier, lors de mes préparations, l’escale sur Kihnu m’avait paru bien courte. Arrivée à 9h35 pour repartir à 16h … En fait, c’est largement suffisant. Nous louerons de très bons vélos dispos dès la sortie du ferry. 7€/p la journée, rendus juste avant de réembarquer. Le loueur vend également une indispensable carte à 1€. On peut faire la visite à pied mais bon … En 5h30 de vélo, on fait largement tout le tour de l’île. La partie Nord-Ouest est la plus jolie. Nous n’avons pas croisé de Mamies roulant à fond de balle dans un side-car néanmoins, nous avons croisé de nombreuses dames portant jupe et fichu colorés du coin et vu quelques side-cars rouillés attendant sans doute la prochaine fête de village. Et comme toujours de splendides maisons de bois aux jardins manucurés. Attention, pas d’auberges. Quelques petites épiceries, une assez grande à Linaküla. Nous y avons acheté pain et fromage pour pique-niquer. Cette journée ne nous a rien apporté de plus que ce que nous avions déjà vu sur le continent. Par contre, c’est une journée de plénitude totale, à rouler sur des routes paisibles ou des pistes faciles sans circulation, dans un cadre peut-être encore plus préservé qu’ailleurs. N’attendez pas une révélation, il n’y a là rien d’extraordinaire mais, si c’était à refaire, nous referions. Sans hésitation. Le seul problème c’est la météo. Si vous débarquez sur l’île et qu’il se met à pleuvoir … pas d’auberge, pas de café, rien pour se protéger et patienter …
L’île de Saaremaa Ferry + voiture + 1 nuit sur place Les ferries sont nombreux. Je me renseigne par email auprès de la compagnie, la réservation est inutile. Nous arrivons au port de Virtsu et nous alignons face à une caisse manuelle (càd avec une dame dedans). 7,40€ pour la voiture, 2,60 par passager. Tout ça n’est pas bien ruineux. http://www.tuulelaevad.ee/index.php?lang=en La traversée est ultra rapide. 25 minutes. Juste le temps de préparer notre itinéraire sur l’île, préparation facilitée par les brochures touristiques disponibles dans le ferry. Voici le programme que nous avons suivi : Sur Muhu : - L’église de Liiva - Le village pittoresque de Koguva et Muhu Museum (3€) Sur Saaremaa : - Les moulins de Angla (2,50 €) - La falaise de Panga - Le château de Kuressaare (5€) - L’église de Valjala (le lendemain en partant) - On renonce au cratère de la météorite à Kaali Ni regrets, ni remords même si nous n’étions pas au bon endroit pour profiter de la falaise de Panga. Pas bien grave … Le village de Koguva est inratable ! Ici les maisons sont en rondins massifs. Une grande ferme a été aménagée en musée. Ne ratez pas l’école où vous verrez de vieilles cartes Russes, englobant l’Estonie … Ce fut un des points forts de notre voyage. Muhu est relié à Saaremaa par une longue digue. Le château de Kuressaare est très bien conservé, massif, médiéval, austère. A l’étage il devient musée d’histoire. Une belle journée ! Et une belle étape le soir à Upa ! Nous reprendrons le ferry de 10h50 le lendemain sans aucune difficulté, sans aucun stress. Volontairement d’ailleurs, sachant qu’il y en avait beaucoup, nous n’avions pas consulté les horaires des ferries, histoire d’être totalement libres dans notre tête … Bon plan ! Et heureusement car nous avons passé 1 heure (!) au petit déj pour goûter à tout. Et on n’a même pas réussi !
Ce qu’on peut éviter : Les chutes de Jägala En été, l’eau ne couvre pas toute la roche. Peu, très peu d’intérêt. Mieux vaut filer droit sur Lahemaa. Les falaises d’Ontika La plateforme qui donnait accès à une vue spectaculaire est détruite donc la vue est très réduite et ne mérite même pas un détour. La mine de Kohtla-Nõmme (10€/p en plus !) Alors là vraiment, ce n’est pas bien. Ou alors, on est vraiment mal tombé. Aucune visite en Anglais n’était prévue ce jour-là. Nous avons donc suivi un groupe de Russes avec un audio-guide en Anglais. Jusque là, tout va bien, ça aurait pu être pas mal. Le problème, c’est que les explications techniques en Anglais sont difficiles à comprendre (le procédé d’extraction de l’huile de schiste ne fait pas partie de notre quotidien !) et puis surtout, trop peu d’indications dans la mine pour savoir quel chapitre écouter. On tapait un peu au hasard sur l’audio-guide, et même pas moyen de s’aider du contexte pour comprendre le texte. Quant au guide, il nous a totalement ignorés … Enfin, la visite a été très longue. Plus d’1h30. On s’est franchement barbés. Et on n’était pas les seuls … Et puis, la région autour de Kohtla-Järve est vraiment laide. Nous avions hésité entre le château de Rakvere et cette mine. On a fait le mauvais choix. A bon entendeur … Les falaises de Panga (sur Saaremaa) Les jolies photos des brochures sont prises d’en bas, de la plage. Nous, nous avons suivi les panneaux marron et les coordonnées GPS du site et nous sommes arrivés … SUR la falaise. Jolie point de vue sur la mer mais ce n’est pas ce qu’on voulait voir.
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : - Peut-être moins de temps à essayer vainement d’approcher et de comprendre la culture Seto et une journée de plus à Lahemaa. - Sans hésiter, Rakvere plutôt que la mine de Kohtla-Nõmme. - Peut-être aurions-nous dû aussi pousser jusqu’au manoir de Sangaste (vers Valga). C’est un beau manoir qui, même s’il est transformé en hôtel, aurait sans doute mérité notre coup d’œil. Petit regret aujourd’hui quand je revois les photos sur Internet …
DIVERS : L’accueil : ce sont des gens du Nord, le sourire n’est pas aussi spontané et immédiat qu’en Inde ou en Asie. Cela étant dit, dans les lieux publics (restau, hôtels, musées, boutiques), l’accueil est toujours très chaleureux et très convivial. La carte bancaire : bien acceptée. L’Estonie est passée à l’Euro depuis 2011. Le climat à cette époque : nous avons eu la chance d’avoir quelques très belles journées où la température est montée jusqu’à un bon 25°. Quelques journées grises avec des averses jamais très longues, la température tombait alors à 14°. Du vent violent parfois. Vêtements : polaire indispensable et Kway pour se protéger des averses et du vent parfois bien froid. On ne transpire pas, on se salit très peu. L’affluence touristique à cette époque : du monde à Tallinn le week-end, nettement moins en semaine. Ailleurs, c’est léger. Pas mal de Russes et d’Allemands. Très très peu de Français. Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : surtout des taons Les photos : beaucoup de sujets très photogéniques : les maisons colorées, une cigogne perchée dans son nid, les jardins tirés au cordeau, une cigogne dans un champ, les forêts, une cigogne traversant la route, les sous-bois (photos très graphiques), une cigogne en plein décollage, les bulbes des églises, une cig…. et 65 photos de cigognes ! L'artisanat : un bel artisanat autour du bois, du genévrier surtout (cf adresse à Haapsalu). Des lainages (pulls, gants, bonnets …). Du linge de table en lin. Le Wifi : partout et gratuit. On a apprécié d’avoir emporté notre notebook.
On a beaucoup aimé : 🙂 La douceur globale de ce voyage, à tout point de vue Le parc de Lahemaa – Le complexe de Kuremäe – Le village de Koguva sur Muhu Les villages colorés et les villes à taille humaine
On a moins aimé : 😕 Les piqûres de taons
En conclusion : Si l’Estonie n’est surement pas la destination d’un tout premier voyage, elle peut l’être bien volontiers pour faire le lien avec d’autres. Pour ajouter une pièce de puzzle, celle qui relie la culture scandinave et la culture russe. Les passionnés d’Histoire contemporaine y trouveront leur compte. Et les amoureux de la Nature ne seront jamais déçus. Ce fut un voyage extrêmement facile (logistique), reposant, paisible. Nous ne regrettons pas le choix que nous avons fait de consacrer nos 2 semaines à ce seul pays Balte. Certes, il finit par y avoir redondance … dans les rando en forêt, les églises, les villages, les cigognes … mais, c’est justement cette redondance qui nous a permis de nous imprégner de leur Nature et de leur Culture. La redondance a du bon, c’est elle qui permet de retenir. C’est maintenant souvent le choix que l’on fait : moins mais mieux.
Voilà un voyage qui ne conviendra qu’à ceux qui savent se satisfaire de moments paisibles dans de jolies petites villes à taille humaine, de minuscules hameaux aux belles maisons colorées, au cœur d’une nature préservée et respectée. Ici, rien d’exceptionnel, rien d’extraordinaire mais du beau. Et du beau partout.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 13 Juillet – Arrivée du vol Air France à 23h15 – 2 nuits à Tallinn Dim – Tallinn Lun – Chutes de Jägala - Parc de Lahemaa – 3 nuits à Käsmu Mar – Parc de Lahemaa Mer – Parc de Lahemaa Jeu – Kunda – Kohtla Mining Park – Ontika – Kuremäe – Narva – 1 nuit à Sillamäe Ven – Lac Peipsi – Château d’Alatskivi - 1 nuit à Tartu Sam – Pölva – Taevaskoja – Räpina - Värska – 1 nuit à Võru Dim – Obinitsa - Piusa Caves - Rõuge - Valga - 3 nuits à Pärnu Lun – Pärnu Mar – Ile de Kihnu Mer – Ile de Saaremaa – 1 nuit à Upa Jeu – Haapsalu - Tallinn - 2 nuits à Tallinn Ven – Tallinn Sam 27 Juillet – Départ du vol Air France à 16h55
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols : 322 € l’A/R /p 11 jours de location de voiture : 470 € Dépenses sur place : L’Estonie est passée à l’Euro en 2011. Hébergements : 1214 € pour 14 nuits Essence : 161 € pour 2000 km Ferries : 36 € Autres (repas, entrées des sites …) : 749 € Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3274 € Comme je le précise à chaque fois, ce budget est indicatif. On peut trouver des hôtels moins chers, une voiture moins chère et nous avons souvent pris un verre de vin au restaurant …
GUIDES :
Petit Futé - Format de poche – Un peu léger pour la description des sites mais intéressant sur la partie histoire et culture. J’ai préparé mon voyage essentiellement grâce aux sites web suivants http://www.visitestonia.com/en http://www.tourism.tallinn.ee/.../explorer/excur... notamment la très utile brochure pdf : http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc...
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Tallinn – Air France (en partenariat avec Estonian Air) Achetés début mai en ligne sur le site Air France. 322 € l’A/R /p Vol direct à bord d’un Canadair – 2h45 - Repas payant Arrivée très tardive à Tallinn (23h15). Taxi obligatoire du coup. Par précaution, j’avais prévenu l’hôtel de notre arrivée si tard (pour qu’ils nous gardent bien la chambre). Les taxis légaux attendent devant le hall des départs. La course jusqu’en vieille ville nous a coûté 11€ à l’aller (tarif de nuit) et 7€ au retour. Je ne peux pas m’empêcher de parler ici de l’aéroport de Tallinn tant il est superbe. De nombreux coins salon avec de confortables fauteuils permettent de patienter agréablement. De nombreux points restauration également, lumineux, face aux pistes. Des initiatives vraiment sympa : une expo photos, une amusante collection de cartes postales envoyées par les voyageurs à l’aéroport de Tallinn, une bibliothèque dont les livres sont à disposition et peuvent même être emportées (alors là j’ai vraiment halluciné !) …
2 – Location de voiture Europcar – Location 11 jours d’une catégorie intermédiaire VW Jetta 470 € km illimité et assurances obligatoires - Paiement direct sur Internet pour bénéficier de 9% de remise. Récupérée et rendue à l’agence Europcar au centre de Tallin, à 10 min à pied de notre hôtel. Pratique ! Pas de forcing sur place pour ajouter les assurances facultatives. Rien à redire. Nous avions apporté notre GPS. C’est extrêmement utile, voire indispensable. Mais quand je dis ça, Philippe me dit toujours “Mais comment on faisait avant ? On y arrivait bien avec une carte et une boussole !” Oui, mais bon … Nous avons d’ailleurs très souvent recouru aux coordonnées GPS, toujours indiquées quand il n’y a pas d’adresse précise (un départ de randonnée en forêt par ex ou bien la Guesthouse de Upa …). Si vous en avez un, prenez-le sinon, je pense vraiment que ça vaut le coup de le louer avec la voiture. Nous avons parcouru 2000 km sans nous en rendre compte. Le pays est petit, les distances sont courtes. Mais les journées sont longues, le réseau routier très bon et du coup on n’hésite pas à multiplier les petites extensions. Malgré les nombreux travaux, dus sans doute à la période estivale, le réseau routier est très bon. Les routes sont souvent bordées de grandes orchidées sauvages violettes de toute beauté ou de roseaux. Très peu de circulation, même en ville. Conduite calme (pas un seul coup de klaxon en 2 semaines !) et respectueuse des limites de vitesse.
HEBERGEMENTS : Juillet oblige, on a préféré réserver tous nos hébergements à l’avance. Via Booking.com Aucune mauvaise surprise, tout était en ordre. J’indique le prix par nuit. Sauf indication contraire, nous avons payé sur place et le prix incluait le petit déjeuner buffet, le parking et le wifi. Sauf à Lahemaa où nous étions en appartement, nous avons toujours eu droit à des petits déjeuners buffet très variés, très copieux, parfois extraordinaires comme à Upa. Ce 1er repas de la journée nous a très souvent permis de nous contenter d’une pause thé à midi. Une économie à prendre en compte dans le prix de la chambre.
Tallinn – Meriton Old Town Garden 98 € - Paiement à la réservation (le seul) http://www.meritonhotels.com/...ldtown-garden-ho... Très bien situé dans la fameuse rue Pikk de la vieille ville. 2 séjours de 2 nuits (début et fin de voyage) dans 2 chambres différentes. La 310 est tout en longueur sans aucun charme. La 402 est sous les combles, très spacieuse et plutôt agréable mais sdb vraiment mal conçue (baignoire avec le pommeau de douche sous la soupente, pas très pratique, impossible de s’y tenir debout). Le service laisse beaucoup à désirer : nos lits n’ont pas été refaits, les serviettes pas changées, les tasses pas nettoyées. Seule trace de leur passage : la poubelle vidée. A ce prix là, c’est agaçant …
Käsmu – Parc de Lahemaa – Merekalda Guesthouse Apartement 79 € - Cash obligatoire – Sans petit déj http://www.merekalda.ee Plus qu’un coup de cœur, un vrai coup de foudre ! Dans un joli village de pêcheurs, au bord du golfe de Finlande, un bel ensemble de petits appartements. Nous avons eu la chance d’avoir le 1, avec une double-vue sur le golfe et sur le jardin. Appartement tout équipé, avec la chambre à l’étage. Spacieux, confortable, calme, emplacement idéal pour découvrir le Parc de Lahemaa. On serait volontiers resté une journée de plus. Pas de repas sur place mais tout ce qu’il faut pour se débrouiller. Supérette et petite auberge à Võsu, à 6 km.
Sillamäe – Hotel Krunk 70 € - http://www.krunk.ee Un hôtel d’étape. Propre et fonctionnel mais … stalinien ! Seul le pub-restau a du charme. Réservez vite votre table si vous voulez profiter d’un petit box. Vraiment pas cher. BBQ traditionnel ou arménien à 6,70€. Vraiment un bon plan et de toute façon je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’autres options dans cette affreuse ville. Dommage que le petit dej ne soit pas servi ici plutôt que dans la salle attenante, terriblement austère.
Tartu – Dorpat Conference Hotel 100 € - http://www.dorpat.ee Je n’avais plus le choix, c’était le seul en centre ville avec encore des chambres libres. Hôtel d’affaires et de groupes. Rien à redire mais aucun charme particulier. Petit déj buffet excellent et très varié.
Võru – Ränduri Guesthouse 50 € - http://www.randur.ee Une belle surprise alors que j’attendais un gite miteux … Ceux qui ont ouvert et décoré cet endroit sont des passionnés de montagne, de voyages. Les chambres sont meublées et décorées avec du bois massif qui apporte beaucoup de chaleur. Pub sympathique. Accueil très convivial. Une très belle adresse. Et un prix imbattable !
Pärnu – Alex Maja 98 € - http://alexmaja.ee Bien situé dans le centre-ville. Jolie demeure … en façade. Nous avions la chambre #1 (elle n’est pas en photo sur leur site). Petite, encombrée de méchants meubles disparates en contreplaqué, pas de coin bureau (pas même une toute petite table), plus d’eau chaude en fin de journée … Les parties communes sont elles aussi assez négligées et ne donnent pas envie de séjourner dans cet hôtel. L’accueil est du même tonneau : juste ce qu’il faut. Le petit déj est servi dans le pub, sous l’hôtel. Salle enterrée et sombre, un peu triste pour un petit déj. Vous l’aurez compris : cherchez ailleurs ou tout au moins, assurez-vous de ne pas avoir la chambre #1.
Upa – Jurna Recreation Farm 67 € - Wifi dans les parties communes uniquement http://www.saaremaa.ee/jurna/ Upa est à 6km de Kuressaare, en pleine campagne. Une grande ferme réaménagée et agrandie avec soin et avec goût. Ici, l’accueil est quasi familial ! Cette fois, la chambre était presque trop grande ! Petit déj buffet maison pantagruélique ! Rien que pour ça, ça vaut le détour. Le site web est à leur image, bourré de photos et de chaleur. La proximité de Kuressaare nous a permis d’aller facilement dîner en ville.
REPAS : Les Estoniens mangent à tout heure de la journée ; les restau sont d’ailleurs ouverts de midi à 23h mini, sans interruption. A Tallinn et Pärnu, les restau étaient souvent bondés dès 18h. N’attendez pas qu’un serveur vous place sinon tout le monde va vous doubler (du vécu !). Même s’il fait beau, les soirées sont fraîches. La majorité des restau et des cafés ont des terrasses, parfois chauffées mais, plus souvent, mettant des couvertures polaires à disposition. C’est une habitude extrêmement agréable que de pouvoir profiter d’une bière ou d’un repas au grand air, emmitouflée dans une polaire (voire 2 !) ! Inutile de dire qu’elles sont d’une propreté remarquable et toujours repliées avec soin par les clients. La bière (Saku ou A. Le Coq) est souvent servie en bock de 50 cl – Autour de 2,50 € Assez répandu aussi : le cidre de poire (pear cider) Les prix des plats que nous prenions allaient de 9 à 15 € en restaurant pour du poulet ou du porc. Le bœuf ou l’agneau font grimper les prix à plus de 20 €. Nous tournions autour de 20-25 €/p pour un repas (plat/dessert/verre de vin)
Quelques adresses que nous avons vraiment aimées :
A Tallinn : Kompressor Pub – The legendary pancake house http://www.kompressorpub.ee/ Les crêpes sont épaisses (sans être des pancakes à l’américaine) et bien garnies ! Prix vraiment doux. 4,50 € la crêpe. Dommage qu’on n’ait découvert cette perle que le dernier jour ! Zut !!
Kuldse Notsu Körst Dunkri 8 Plat à 14€ - Verre de Riesling à 4,20 € Un beau restau joliment décoré.
Rataskaevu 16 Même adresse que le nom, pourquoi s’embêter … On y est allé car bien noté dans Trip Advisor. Nous n’avions pas réservé, il ne restait qu’une seule table. Ce restau a vraiment du succès. On a pris ce qui était recommandé dans TA : ragoût d’élan (15€) et glace à l’argouse (?-3,50€). C’était un délice. Verre de vin à 3,20€
Attention, les restau sur la place de l’hôtel de ville à Tallinn sont agréables et animés mais hors de prix.
A Tartu : Püssirohu Kelder http://pyss.ee/?lang=en Trouvé sur TripAdvisor J’ai adoré cet endroit. Le cadre, une ancienne poudrière, est extraordinaire.
A Pärnu : Edelweiss http://www.edelweiss.ee/ En face de notre hôtel. Pas très cher. 20€/p pour un cocktail, un plat de poulet, un apfelstrudel, un verre de vin. Et service agréable et souriant. Mais ça, c’est comme partout.
Pizzeria Steffani http://www.steffani.ee/eng.html Archi bondée en permanence. Nous reculons une 1ère fois devant l’immense queue que les serveurs ne gèrent pas. Chacun se démerde … Nous qui sommes des gens courtois, vous imaginez … On abandonne. On revient en plein milieu d’après-midi, pensant que … quand même, à 15h30 … De fait, il n’y a qu’un petit groupe de 4 qui attend. Cette fois, on défend notre beefsteak (d’autant que là, on a vraiment faim !) et on réussit à rafler une table. Pour apprendre qu’il faut 1h d’attente pour être servis en pizzas …. On renonce. On finira par se goinfrer de petits gâteaux secs en attendant de retourner à l’Edelweiss à 18h. Donc, on ne peut pas dire si les pizzas sont bonnes mais en tous cas, elle a du succès cette pizzeria !
Puisque nous étions en voiture (= voyage facile sans portage), nous avions apporté une thermos, des sachets de thé et des gâteaux secs à thé (comprenez qu’on peut plonger dans le thé chaud sans qu’ils partent tout de suite en déconfiture). Il est ultra facile de se procurer de l’eau bouillante le matin (soit dans la chambre grâce à la bouilloire souvent fournie, soit en demandant au petit déj) et nous nous sommes souvent contentés de cet encas pour le repas de midi tant les petits dej buffet sont copieux. Gain de temps et d’argent et pause bienvenue toujours très sympa (en pleine forêt, devant une église, devant un moulin, sur le banc d’un parc …).
L’ITINERAIRE : Pour un voyage de 2 semaines, la majorité des voyagistes proposent un circuit englobant les 3 pays baltes. Fidèles à nos habitudes, nous avons préféré nous imprégner de l’atmosphère d’un seul des 3 et choisi l’Estonie car les photos de Tallinn nous avaient vraiment séduits. Nous ne regrettons vraiment pas. Maintenant, il faut être bien conscient que nous sommes loin des voyages dont on rapporte des souvenirs inoubliables, des moments féériques, des photos de sites incontournables. Ici pas de Taj Mahal, pas de Grande Muraille, pas de Pyramides … Aucun doute, le dépaysement n’est pas celui qu’apporte l’Asie ou l’Inde. C’est juste un tout petit pays. Qui a son Histoire, sa Culture et sa Nature à offrir. Excusez du peu !
Histoire L’Estonie vient de naître. Indépendante depuis 22 ans seulement, elle se libère du pesant joug soviétique et voit avec son entrée dans l’Union Européenne une garantie enfin durable à cette nouvelle indépendance. On découvre son Histoire à travers ses châteaux et ses manoirs, souvent d’anciennes résidences des barons allemands. A travers ses églises aussi, qu’elles soient orthodoxes aux bulbes et aux icônes tape à l’œil ou protestantes tout en sobriété et en force tranquille.
Culture Nous découvrons une nation, profondément marquée par une Histoire lourde, qui montre une motivation et un engagement stupéfiants à vouloir enfin exister par et pour elle-même. Partout, nous avons ressenti cette fierté d’être Estonien, cette revendication de leur culture, de leur langue, de leur mode de vie. Nous avons retrouvé aussi avec plaisir cette mentalité et ce comportement si agréables des Nordiques : calme, respect, confiance … Dans le monde actuel, un tel état d’esprit est reposant. Respect, c’est peut-être ce qui m’a le plus marquée. Respect d’eux-mêmes (quel soin ils apportent à entretenir leur maison, leur jardin, leur pelouse !), respect de l’autre (car les alentours, les parcs, les lieux publics sont tout aussi bien tenus), respect, IMMENSE respect pour la nature et pour leur forêt dont ils sont si fiers (et à juste titre !) avec des chemins de randonnée magnifiquement aménagés, commentés, balisés, propres …
Nature La forêt, parlons-en, elle est omniprésente. Elle couvre 40% du pays. Elle est belle, propre, préservée et, je l’ai dit, très respectée des Estoniens. A tel point que, étonnamment, les cimetières y trouvent souvent leur place. Elles sont composées principalement de très hauts pins, fiers, droits, dont les branches basses tombent. Pas de sous-bois touffu et impénétrable mais un doux tapis de mousse, de lichen, de fougères, de baies … Elles sont claires et accueillantes. De nombreuses randonnées y sont aménagées. Quelques unes sur des planches pour préserver le sol fragile. Les plages du Golfe de Finlande (Käsmu, Altja), du Lac Peipsi (Kauski), de la mer Baltique (Pärnu) … sont toutes incroyablement belles. Longues plages de sable fin, doré, température mise à part, elles rivalisent avec de bien plus connues. Les villages sont magnifiques : maisons colorées et jardins fleuris à l’extrême. Les villes ne sont pas en reste. Leur taille humaine permet de les parcourir facilement et agréablement.
En 2 semaines, nous avons eu le sentiment d’avoir un bel aperçu de l’Estonie : nous avons randonné longuement à travers ses belles forêts, visité de très nombreuses églises, quelques manoirs, quelques châteaux, traversé de nombreux villages tous colorés, tous faisant la part belle au bois et visité quelques très jolies villes. Nous avons aussi vu l’Estonie moins flatteuse, celle du Nord Est, encore très marquée par l’influence soviétique et dont les bâtiments austères en ciment se dégradent tristement. Mais peut-être fallait-il s’en approcher pour mieux comprendre et apprécier le reste du pays.
Nous avons profité de nos trajets en voiture (du moins la 2ème semaine car durant la 1ère je ne voulais pas rater un brin d’herbe) à lire (et relire) toutes les infos que nous avions sur l’histoire. Ca a donné beaucoup d’épaisseur au voyage.
Tallinn La brochure http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc... nous a beaucoup servi. Vous la retrouverez à l’Office du Tourisme mais pas forcément en Français. Nous y avons passé 2,5 jours. C’est largement suffisant pour la vieille ville. Nous aurions même pu y ajouter Kadriorg si nous avions accepté de serrer un peu notre programme. Nous avons fait le choix de flâner. Il ne faut quand même pas moins de 2 jours pour un bon aperçu et Tallinn les mérite bien. C’est une ville médiévale splendide.
Le parc de Lahemaa A notre passage, l’OT de Palmse était fermé et envoyait vers celui de Oandu. Le plan de Lahemaa (au 1/60 000) que vous y trouverez me semble indispensable. Ainsi qu’un GPS. Ici encore plus qu’ailleurs. A Võsu, vous trouverez une supérette et 2 restaurants. On a testé avec bonheur le O Kõrst. A Altja, une belle auberge au point de départ (ou d’arrivée) de la rando. Vraiment sympa.
Les randonnées en forêt : http://www.keskkonnaamet.ee/lahe-eng/hiking/hik/ Nous avons fait les 6 premières (toutes en boucle). Les coordonnées GPS du point de départ sont données sur le site visitestonia.com. Par exemple : http://www.visitestonia.com/...viru-bog-study-tr... Très pratiques (peut-être indispensable) et fiables. Par ordre de préférence : Viru Bog Nature Trail – 3,5 km Incontournable. Sur un très long parcours magnifique tout en planches, on traverse une tourbière de toute beauté. C’est celle-ci qu’il faut faire si on doit n’en faire qu’une seule. Altja Nature and Culture Trail – 3 km Incontournable. Jolies maisons de bois, belle plage, belle forêt et à l’arrivée, une auberge très sympathique dans une grange reconvertie. Attention, le panneau d’informations prête à confusion quant au départ. Celui-ci se trouve en fait dans l’enceinte de la grange-auberge (dans le pré, à l’intérieur des barrières de bois), devant la grande entrée, dans la forêt (à environ 50m à droite avec l’entrée de la grange dans le dos). En cherchant un peu, on trouve vite le piquet balise. Nous on l’a raté, on a fait la rando à l’envers, ce qui est sans doute moins bien. Majakivi Nature Trail on Juminda Peninsula – 7 km Magnifique forêt et enchainement de différents sous-bois Avec ces 3 randos, nous avons un bel aperçu des marais, de la forêt, des maisons de bois et de la plage. Les 3 suivantes sont un peu redondantes mais tellement agréables, pourquoi s’en priver !? Oandu Old-growth Forest Nature Trail – 4.7 km Encore une belle balade en forêt Käsmu Nature and Culture Trail – 4.2 km Elle est accessible à pied depuis Merekalda. Le problème, c’est que même avec le plan Google Map, on n’a pas réussi à trouver un vrai beau point de départ (avec le panneau d’informations et tout et tout comme pour les autres). Pas de balisage évident non plus. On a donc fait au jugé, à la boussole. On ne peut pas se perdre ! Et le final sur le golfe de Finlande, parsemé de rochers à fleur d’eau, est splendide. Ca vaut vraiment la balade. Mais s’il faut faire un choix, celle d’Altja est vraiment mieux. Beaver Trail – 1 km Rien vu : ni les castors, ni les barrages, ni les terriers. Mais cette toute petite boucle sur une belle sciure blanche est sympa, évidemment.
Les manoirs : Palmse (entrée 6€) – Le manoir et les dépendances méritent 1h30 de visite. Bien plus vivant que Sagadi. Sagadi (entrée 3€) – Le ticket inclut le musée de la forêt qui vaut le coup d’œil.
En 2,5 jours, nous avons réussi à combiner et à alterner les visites de manoirs et les randonnées. De plus, à cette époque, la longueur des journées permet de profiter au maximum. Même les balades en voiture sont extrêmement plaisantes et 1 jour de plus nous aurait permis d’aller dénicher d’autres petits villages de pêcheurs, tellement jolis. J’ai quitté Lahemaa avec beaucoup de regret. C’est vraiment un très beau parc qui peut justifier un séjour un peu plus long.
Kuremäe Couvent de Pühtitsa : magnifique couvent orthodoxe. Prévoir au moins 1h-1h30 pour profiter pleinement du lieu. http://www.puhtitsa.ee/....php/en/scheme-guide
Le lac Peipsi On commence par Kauksi. La plage du lac est splendide et invite à la promenade (à défaut d’une baignade). Nous enchaînerons ensuite les petits villages - Mustvee, Raja, Kasepää, Kallaste - qui longent le lac. Magnifiques petits villages qui s’étirent sur la rive. La recherche d’une église ou d’un musée sur les Vieux-Croyants est un prêtexte agréable pour flâner dans ces havres de paix.
Setomaa Le pays des Seto se situe dans la partie Sud-Est. Les petits musées pour nous permettre d’approcher cette culture spécifique sont assez arides. Celui d’Obinitsa est une mine d’informations mais parlera bien davantage à un Estonien qu’à un Etranger. Nous sommes un peu passé à côté … Je crois qu’hormis lors d’une fête traditionnelle, folklorique, avec des animations vivantes et des costumes portés, il est difficile de se faire une idée de cette culture à part rien qu’en visitant 2 ou 3 petits musées. Il est difficile pour nous Etrangers de ressentir, de comprendre une enclave culturelle différente et préservée au sein d’un tout qui est déjà bien différent pour nous. Et puis, la météo ne nous pas aidés ce jour-là ! Cela dit, je ne regrette pas la visite du musée en plein-air de Pölva. Nous l’avons abordé et visité comme un témoignage d’un récent passé Estonien et non spécialement Seto.
Les villes Hormis Sillamäe, nous avons trouvé du charme à toutes les villes que nous avons traversées. Nous avons poussé jusqu’à Narva pour l’aspect symbolique de la ville et pour voir ces 2 forteresses qui se dressent avec beaucoup d’arrogance et de défi l’une face à l’autre. Les journées sont longues et permettent bien ce genre d’extension. Tartu est mignonne et très animée. Ne manquez pas la maison penchée sur Raekoja Plats. Nous avons eu droit à un concert de jazz d’une vingtaine de musiciens devant une université. Beaucoup de jeunes se promènent sur la colline Toome. Une animation jeune, détendue, sympathique. Pärnu est une ville balnéaire. Ici, les villas cossues remplacent les maisons, elles sont toujours de bois peint, bien entretenues et certaines sont absolument magnifiques. La Villa Ammende mérite un coup d’œil. La plage est immense. Un petit détour par Haapsalu nous a permis de tomber sur une jolie boutique d’artisanat du bois http://www.ehejaehtne.ee/en. Nous y ferons une razzia … Je ne compte plus les cuillères et spatules rapportées de partout ! De jolis cadeaux utiles.
Les villages Ils sont magnifiques. Les maisons sont faites de planches de bois peint, colorées, ton vif ou pastel selon le goût du propriétaire. De larges fenêtres (baies vitrées, vérandas, bow window) permettent de capter la lumière et les appentis protègent d’énormes tas de bois qui aideront à lutter contre le froid. Elles sont toujours entourées d’un beau jardin, méticuleusement entretenu où les fleurs abondent sur une pelouse soigneusement taillée. Parfois le jardin déborde même de l’autre côté de la route, sur les parties communales, pour le plus grand bonheur des habitants du village !... Nous n’avons jamais vu un jardin, un parc, un pré, une allée, un bord de route, négligés. J’y vois là encore une forme de respect. Et peut-être aussi un besoin effréné d’emmagasiner du beau pour mieux supporter les longs mois d’hiver froids et sombres. Notre palme revient aux villages de pêcheurs de Lahemaa, du lac Peipsi, de Kihnu et à Koguva sur l’île de Muhu. Le village de Rõuge est réputé pour son environnement (collines et petits lacs) et mérite un petit détour.
L’île de Kihnu Ferry + vélo Venant de Pärnu, nous laissons la voiture sur le parking de Munalaid (2€ pour la journée) Il n’y a qu’un seul départ le matin, à 8h45. Nous ne réservons pas notre ticket sur internet. On arrive au port de Munalaid 1h avant (30 min aurait suffi …) et achetons notre aller au bureau du port : 2,60 € / p. http://www.veeteed.com/...=1081046100010001000 50 minutes de traversée à fond de cale … Philippe refuse d’être ainsi enfermé et passera la traversée sur le pont ; moi, à raconter notre périple à des Estoniens tout heureux de voir que leur pays attire des touristes. Nous achèterons notre retour au port de Kihnu de la même façon, 30 min avant le départ qui aura lieu à 16h15. Sur le papier, lors de mes préparations, l’escale sur Kihnu m’avait paru bien courte. Arrivée à 9h35 pour repartir à 16h … En fait, c’est largement suffisant. Nous louerons de très bons vélos dispos dès la sortie du ferry. 7€/p la journée, rendus juste avant de réembarquer. Le loueur vend également une indispensable carte à 1€. On peut faire la visite à pied mais bon … En 5h30 de vélo, on fait largement tout le tour de l’île. La partie Nord-Ouest est la plus jolie. Nous n’avons pas croisé de Mamies roulant à fond de balle dans un side-car néanmoins, nous avons croisé de nombreuses dames portant jupe et fichu colorés du coin et vu quelques side-cars rouillés attendant sans doute la prochaine fête de village. Et comme toujours de splendides maisons de bois aux jardins manucurés. Attention, pas d’auberges. Quelques petites épiceries, une assez grande à Linaküla. Nous y avons acheté pain et fromage pour pique-niquer. Cette journée ne nous a rien apporté de plus que ce que nous avions déjà vu sur le continent. Par contre, c’est une journée de plénitude totale, à rouler sur des routes paisibles ou des pistes faciles sans circulation, dans un cadre peut-être encore plus préservé qu’ailleurs. N’attendez pas une révélation, il n’y a là rien d’extraordinaire mais, si c’était à refaire, nous referions. Sans hésitation. Le seul problème c’est la météo. Si vous débarquez sur l’île et qu’il se met à pleuvoir … pas d’auberge, pas de café, rien pour se protéger et patienter …
L’île de Saaremaa Ferry + voiture + 1 nuit sur place Les ferries sont nombreux. Je me renseigne par email auprès de la compagnie, la réservation est inutile. Nous arrivons au port de Virtsu et nous alignons face à une caisse manuelle (càd avec une dame dedans). 7,40€ pour la voiture, 2,60 par passager. Tout ça n’est pas bien ruineux. http://www.tuulelaevad.ee/index.php?lang=en La traversée est ultra rapide. 25 minutes. Juste le temps de préparer notre itinéraire sur l’île, préparation facilitée par les brochures touristiques disponibles dans le ferry. Voici le programme que nous avons suivi : Sur Muhu : - L’église de Liiva - Le village pittoresque de Koguva et Muhu Museum (3€) Sur Saaremaa : - Les moulins de Angla (2,50 €) - La falaise de Panga - Le château de Kuressaare (5€) - L’église de Valjala (le lendemain en partant) - On renonce au cratère de la météorite à Kaali Ni regrets, ni remords même si nous n’étions pas au bon endroit pour profiter de la falaise de Panga. Pas bien grave … Le village de Koguva est inratable ! Ici les maisons sont en rondins massifs. Une grande ferme a été aménagée en musée. Ne ratez pas l’école où vous verrez de vieilles cartes Russes, englobant l’Estonie … Ce fut un des points forts de notre voyage. Muhu est relié à Saaremaa par une longue digue. Le château de Kuressaare est très bien conservé, massif, médiéval, austère. A l’étage il devient musée d’histoire. Une belle journée ! Et une belle étape le soir à Upa ! Nous reprendrons le ferry de 10h50 le lendemain sans aucune difficulté, sans aucun stress. Volontairement d’ailleurs, sachant qu’il y en avait beaucoup, nous n’avions pas consulté les horaires des ferries, histoire d’être totalement libres dans notre tête … Bon plan ! Et heureusement car nous avons passé 1 heure (!) au petit déj pour goûter à tout. Et on n’a même pas réussi !
Ce qu’on peut éviter : Les chutes de Jägala En été, l’eau ne couvre pas toute la roche. Peu, très peu d’intérêt. Mieux vaut filer droit sur Lahemaa. Les falaises d’Ontika La plateforme qui donnait accès à une vue spectaculaire est détruite donc la vue est très réduite et ne mérite même pas un détour. La mine de Kohtla-Nõmme (10€/p en plus !) Alors là vraiment, ce n’est pas bien. Ou alors, on est vraiment mal tombé. Aucune visite en Anglais n’était prévue ce jour-là. Nous avons donc suivi un groupe de Russes avec un audio-guide en Anglais. Jusque là, tout va bien, ça aurait pu être pas mal. Le problème, c’est que les explications techniques en Anglais sont difficiles à comprendre (le procédé d’extraction de l’huile de schiste ne fait pas partie de notre quotidien !) et puis surtout, trop peu d’indications dans la mine pour savoir quel chapitre écouter. On tapait un peu au hasard sur l’audio-guide, et même pas moyen de s’aider du contexte pour comprendre le texte. Quant au guide, il nous a totalement ignorés … Enfin, la visite a été très longue. Plus d’1h30. On s’est franchement barbés. Et on n’était pas les seuls … Et puis, la région autour de Kohtla-Järve est vraiment laide. Nous avions hésité entre le château de Rakvere et cette mine. On a fait le mauvais choix. A bon entendeur … Les falaises de Panga (sur Saaremaa) Les jolies photos des brochures sont prises d’en bas, de la plage. Nous, nous avons suivi les panneaux marron et les coordonnées GPS du site et nous sommes arrivés … SUR la falaise. Jolie point de vue sur la mer mais ce n’est pas ce qu’on voulait voir.
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : - Peut-être moins de temps à essayer vainement d’approcher et de comprendre la culture Seto et une journée de plus à Lahemaa. - Sans hésiter, Rakvere plutôt que la mine de Kohtla-Nõmme. - Peut-être aurions-nous dû aussi pousser jusqu’au manoir de Sangaste (vers Valga). C’est un beau manoir qui, même s’il est transformé en hôtel, aurait sans doute mérité notre coup d’œil. Petit regret aujourd’hui quand je revois les photos sur Internet …
DIVERS : L’accueil : ce sont des gens du Nord, le sourire n’est pas aussi spontané et immédiat qu’en Inde ou en Asie. Cela étant dit, dans les lieux publics (restau, hôtels, musées, boutiques), l’accueil est toujours très chaleureux et très convivial. La carte bancaire : bien acceptée. L’Estonie est passée à l’Euro depuis 2011. Le climat à cette époque : nous avons eu la chance d’avoir quelques très belles journées où la température est montée jusqu’à un bon 25°. Quelques journées grises avec des averses jamais très longues, la température tombait alors à 14°. Du vent violent parfois. Vêtements : polaire indispensable et Kway pour se protéger des averses et du vent parfois bien froid. On ne transpire pas, on se salit très peu. L’affluence touristique à cette époque : du monde à Tallinn le week-end, nettement moins en semaine. Ailleurs, c’est léger. Pas mal de Russes et d’Allemands. Très très peu de Français. Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : surtout des taons Les photos : beaucoup de sujets très photogéniques : les maisons colorées, une cigogne perchée dans son nid, les jardins tirés au cordeau, une cigogne dans un champ, les forêts, une cigogne traversant la route, les sous-bois (photos très graphiques), une cigogne en plein décollage, les bulbes des églises, une cig…. et 65 photos de cigognes ! L'artisanat : un bel artisanat autour du bois, du genévrier surtout (cf adresse à Haapsalu). Des lainages (pulls, gants, bonnets …). Du linge de table en lin. Le Wifi : partout et gratuit. On a apprécié d’avoir emporté notre notebook.
On a beaucoup aimé : 🙂 La douceur globale de ce voyage, à tout point de vue Le parc de Lahemaa – Le complexe de Kuremäe – Le village de Koguva sur Muhu Les villages colorés et les villes à taille humaine
On a moins aimé : 😕 Les piqûres de taons
En conclusion : Si l’Estonie n’est surement pas la destination d’un tout premier voyage, elle peut l’être bien volontiers pour faire le lien avec d’autres. Pour ajouter une pièce de puzzle, celle qui relie la culture scandinave et la culture russe. Les passionnés d’Histoire contemporaine y trouveront leur compte. Et les amoureux de la Nature ne seront jamais déçus. Ce fut un voyage extrêmement facile (logistique), reposant, paisible. Nous ne regrettons pas le choix que nous avons fait de consacrer nos 2 semaines à ce seul pays Balte. Certes, il finit par y avoir redondance … dans les rando en forêt, les églises, les villages, les cigognes … mais, c’est justement cette redondance qui nous a permis de nous imprégner de leur Nature et de leur Culture. La redondance a du bon, c’est elle qui permet de retenir. C’est maintenant souvent le choix que l’on fait : moins mais mieux.
Excursion en minibus privé à Rome à recommander English translation pending
Nous tenions à vous faire partager un bon plan, nous avons passé une super journée à rome la semaine dernière, nous sommes partis avec la compagnie de taxi de civitavecchia qui propose une journée en minibus privé avec un guide privé c'est deux fois moins cher que de prendre une excursion avec le bateau et on voit deux fois plus de choses !
Angelo notre guide a été remarquable, très confortable il nous dépose de lieu en lieu nous réserve des surprises et des petits coins en plus des incontournables ! quel confort ! pour avoir fait l'excursion à rome à 115 euros avec MSC qu'on avait déjà trouvé très bien on a vu deux fois plus de choses vraiment très agréable !
Merci Angelo !
je mets le lien pour ceux que ça intéresse (nous sommes partis à 8 personnes + angelo) on en a eu pour environ 400 euros pour 8 personnes tout compris. meme la plus grosse excursion costa ne fait pas autant de chose et est à plus de 100 euros par personne !
les nombreux messages sur tripadvisor nous avaient rassurés avant de partir, le contact par mail très bien, photos sur facebook régulièrement, parle pas très bien français mais on se comprend sans problème !
et une petite surprise en plus mais je n'en dit pas plus...
http://www.nccportodicivitavecchia.it/fr/articolo_dettaglio.asp?nID=3
il nous emmène le midi manger au resto (c'est optionnel) on conseille aussi 10 euros par pers buffet italien, le chef est typique ça vaut vraiment le coup !
bref on est ravi !!!
Jeu de mots, le 3ème... English translation pending
Ce n'est pas un rébus, ni une charade... et il faut trouver un lieu. 🙂
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Croisière "Terre Sainte" Costa Pacifica du 9 octobre 2013 English translation pending
Bonjour à vous tous.Nouvellement inscrite à voyageforum, le 9 octobre 2013, je pars avec mon époux faire une croisière Terres saintes à bord du Costa Pacifica.Nous partons de Nice gare SNCF via Savone.Y aurait -il d'autres personnes partant pour cette même croisière le même jour? Sinon, avez-vous fait récemment cette croisière (les dernières discussions datant de l'année dernière), pour me donner des infos concernant notamment les escursions - celles de Costa et celles faites individuellement - les plus intéressantes à faire, les astuces...Merci d'avance et à très bientôt sur le forum😉
Voyager avec son chien en Thaïlande English translation pending
Bonjours a tous,
voila ma femme et moi avons pour projet d'explorer la Thaïlande d ici la fin de l annee et ceux pour une duree encors indertermineé (a peu pres 1 ans je pense)
nous somme en train de gerer tout les pti soucie que peuve comporter ce voyage (perte de logement, emploie et de mobilier) et le plus gros de ceux la etan notre chien "shiva" age de 2 ans et pesant + de 20kg
j'aimerais vraiment l’emmener avec moi et je me suis renseigner sur les obligation veterinaire et administrative et je pense pouvoir m'en sortir (meme si la tache s 'annonce perilleuse...)
la question que je me pose est de savoir si c'est compliquer de voyager avec un chien en laisse a travers le pays(train, taxis, avion local bateau etc...) jme doute que pour rentrer dans les temples, musee et spectacle les chien ne doive pas etre accepter mais hors mis cela je ne pense pas qu'il nous posera de probleme je voudrai savoir aussi, si comme en france il possede des chenils qui prennent en charge les chiens pendant X jours (histoire de faire quelque excursion et touti-kointi) et si oui au alentours de quel prix et savoir aussi si il s'occupe bien de nos betes si quelqu'un a vecu la meme situation que moi je suis preneur de conseil et quand autre je suis preneur de bonne idee
Car si je ne peux l'emmener avec moi ma femme veut de l'abandonner a la SPA rien au monde ne me ferait plus de peine et je pense que ca me gachera mon voyage j essai toujours de lui trouver une famille qui me le garderai 1 ans mais bien sur personne n'est partant jsuis en pleine recherche d idee et de conseil
merci
la question que je me pose est de savoir si c'est compliquer de voyager avec un chien en laisse a travers le pays(train, taxis, avion local bateau etc...) jme doute que pour rentrer dans les temples, musee et spectacle les chien ne doive pas etre accepter mais hors mis cela je ne pense pas qu'il nous posera de probleme je voudrai savoir aussi, si comme en france il possede des chenils qui prennent en charge les chiens pendant X jours (histoire de faire quelque excursion et touti-kointi) et si oui au alentours de quel prix et savoir aussi si il s'occupe bien de nos betes si quelqu'un a vecu la meme situation que moi je suis preneur de conseil et quand autre je suis preneur de bonne idee
Car si je ne peux l'emmener avec moi ma femme veut de l'abandonner a la SPA rien au monde ne me ferait plus de peine et je pense que ca me gachera mon voyage j essai toujours de lui trouver une famille qui me le garderai 1 ans mais bien sur personne n'est partant jsuis en pleine recherche d idee et de conseil
merci
Avez-vous encore envie de partir pour la Tunisie? English translation pending
Un touriste français, pourtant d'origine tunisienne, s'est fait tabasser à Bizerte par des islamistes mécontents de la tenue vestimentaire de sa femme !
Pour moi c'est décidé, le tourisme en Tunisie c'est fini. Tant que les salafistes séviront, je ne me risquerai plus à amener ma femme dans ce coupe gorge !
Et vous ? Ne pensez-vous pas que les salafistes vont tuer le tourisme en Tunisie ?
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/08/23/un-elu-sarthois-agresse-par-des-salafistes-en-tunisie_1749033_3224.html
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/08/23/un-elu-sarthois-agresse-par-des-salafistes-en-tunisie_1749033_3224.html
Vos meilleures photos 2012 English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂
Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2012 ? Je vous propose de poster 8 clichés (maximum) - 6 réalisés en voyage - 1 pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village... - 1 dont le thème est libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2012, thèmes respectés, qualité de rigueur. On n'est pas obligé de tout proposer dans le même message. Ce n'est pas un concours, les critiques constructives et les bons conseils seront appréciés ! N'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs...
Qui ouvre le bal ?
"S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend." Henri Cartier-Bresson
Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2012 ? Je vous propose de poster 8 clichés (maximum) - 6 réalisés en voyage - 1 pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village... - 1 dont le thème est libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2012, thèmes respectés, qualité de rigueur. On n'est pas obligé de tout proposer dans le même message. Ce n'est pas un concours, les critiques constructives et les bons conseils seront appréciés ! N'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs...
Qui ouvre le bal ?
"S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend." Henri Cartier-Bresson
Voyager à vélo! English translation pending
Bonjour à tous ! Je suis toute nouvelle ici. Je suis très curieuse (et plutôt fascinée) par le fait de savoir que l'on puisse voyager à vélo. J'aimerais en savoir plus, c'est à dire : comment ce projet est-il né pour chacun de vous ? Est-ce une passion ? Quelles sont les limites physiques ? Pourriez-vous me raconter un de vos voyages ? ...
Bonne journée 🙂
Voyager seule en Australie English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai soif de voyages, j'adore ça! J'aimerais passer à un stade "supérieur" et partir sur d'autres continents autre que l'Europe mais seule. Je ne veux pas passer à côté de mes rêves à cause du seul fait que je sois seule pour les réaliser. Seulement, il y a toujours cette crainte de la "jeune fille qui voyage seule"... J'ai peur des mauvaises rencontres et surtout, de ne pas savoir m'en sortir une fois sur place. Je sais, c'est ridicule. Je suis assez débrouillarde en général mais en terrain connu, c'est plus facile. Je prends des cours d'anglais, je suis volontaire. Mais disons que quelques conseils seraient les bienvenus... Mon grand rêve serait de faire un tour du monde d'un an mais pour l'instant, ce n'est pas possible. Alors, je vais me contenter de voyages "plic ploc"... J'aimerais tenter en autre l'Australie l'année prochaine. Vous auriez quelques infos et quelques adresses utiles? Peut-on facilement se déplacer à pied? Pour visiter l'outback par exemple. Qu'est-il indispensable de savoir et de connaître pour y aller?
Merci d'avance à tous ;-)
j'ai soif de voyages, j'adore ça! J'aimerais passer à un stade "supérieur" et partir sur d'autres continents autre que l'Europe mais seule. Je ne veux pas passer à côté de mes rêves à cause du seul fait que je sois seule pour les réaliser. Seulement, il y a toujours cette crainte de la "jeune fille qui voyage seule"... J'ai peur des mauvaises rencontres et surtout, de ne pas savoir m'en sortir une fois sur place. Je sais, c'est ridicule. Je suis assez débrouillarde en général mais en terrain connu, c'est plus facile. Je prends des cours d'anglais, je suis volontaire. Mais disons que quelques conseils seraient les bienvenus... Mon grand rêve serait de faire un tour du monde d'un an mais pour l'instant, ce n'est pas possible. Alors, je vais me contenter de voyages "plic ploc"... J'aimerais tenter en autre l'Australie l'année prochaine. Vous auriez quelques infos et quelques adresses utiles? Peut-on facilement se déplacer à pied? Pour visiter l'outback par exemple. Qu'est-il indispensable de savoir et de connaître pour y aller?
Merci d'avance à tous ;-)
Sénégal: mise en place du visa au 1er janvier 2013 English translation pending
Le Gouvernement sénégalais a décidé d'appliquer la réciprocité des visas à compter du 1er janvier 2013.
Son "effectivité" sera toutefois différée au 1er juillet 2013, compte tenu du surcroit de travail que cela représente et de la mise en place du personnel nécessaire pour en assurer la délivrance.
Selon le Ministre des Affaires Etrangères, ''L'argumentaire selon lequel l'application automatique du visa pourrait influer négativement sur les lux touristiques n'est pas démontré''.
Espérons qu'il ait raison...
Son "effectivité" sera toutefois différée au 1er juillet 2013, compte tenu du surcroit de travail que cela représente et de la mise en place du personnel nécessaire pour en assurer la délivrance.
Selon le Ministre des Affaires Etrangères, ''L'argumentaire selon lequel l'application automatique du visa pourrait influer négativement sur les lux touristiques n'est pas démontré''.
Espérons qu'il ait raison...