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Croisière transatlantique brésilienne sur le Costa Serena le 16 mars 2011 English translation pending
by Tamdhu2301 · 2010-10-21 · 108 replies
Bonjour, nous partons pour la transatlantique bresilienne avec le Costa Serena le 16 Mars 2011. J'aimerais savoir si d autres personnes ont deja eu leurs vols? Si oui quel compagnie et quel vol ? Lorsque je consulte le site costa, nous partons a priori avec TAM le 15/03 au soir. Merci
Once Upon a Time in South India English translation pending
by Fonk · 2010-09-17 · 22 replies
Salut a tous ! Je me décide enfin, maintenant que les exams sont passé, a raconter mon périple indien qui a duré de fin juin a fin aout, donc deux mois presque plein ( 58 jours en tout je crois ) et qui m'a permis de découvrir une partie du Karnataka, le Tamil Nadu, le Kerala, un peu Goa et enfin Bombay, la "Maximum city". J'essayerais d'être concis, précis mais pas trop tout de même, je ne veux pas pondre un roman, je m'attacherais surtout a quelques situations et découvertes qui m'ont frappés et que j'ai particulièrement apprécié. =) Je suis parti avec le minimum dans mon sac, en solitaire, et j'ai 18 ans, étais plutôt bien préparé, mais pas suffisamment conscient de l'importance du voyage que j'allais entreprendre.

Jour premier. Lundi 28 juin 2010.

Mon vol est prévus a 11h (il me semble), mon père tient absolument a m'accompagner en voiture a l'aéroport, j'accepte volontiers. Il me dépose et me serre dans ses bras, je suis très émus, c'est l'une des premières fois qu'il fait ça (j'ai 18 ans tout de même, mais j'ai toujours eu des rapports plus amicaux que paternels avec mon père.) Je me retourne et marche sans regarder derrière moi, une petite larme au coin de l'oeil, c'est parti pour la grande aventure ...

L'attente est longue, très longue, le vol se passe bien, j'ai assez froid, étant parti en short avec mes vieilles Stan Smith et sans pull ni vêtements chaud. Escale a Abu Dhabi puis rebelotte, avions jusqu'à Bombay ou nous atterrissons sous des trombes d'eau (du jamais vu, avec tout les indiens plutôt crispé autour de moi, l'atmosphère est donc un peu tendue a l'arrivée. Je récupère mon bagage (ouf !) puis me dirige vers le stand de taxi prépaid, il y a une queue monstre, et apparemment, ils ne prennent pas les cartes, je galère avec mon anglais oublié, on me dirige vers un ATM dans l'aéroport, cependant je ne comprends rien a son fonctionnement, on me dit que j'en trouverais facilement a l'extérieur, je sors de l'aéroport... Ce fut l'une des plus grosses erreur de mon futur séjour, arrivé dehors, énormément de monde, plusieurs personnes me saute dessus, je suis méfiant car renseigné sur les arnaques grâce a VF, un homme veut absolument me conduire dans un hotel a proximité de l'aéroport pour 1000 roupies Taxi free, ça sent l'arnaque, je n'avais hélas pas réservé mon hôtel, il me prévient qu'il sera complet quand j'arriverais, j'arrive a me débarrasser de l'homme en question, je vais m'assoir sur une bordure histoire de réfléchir, a coté de moi, un homme me demande d'ou je viens, "France" "First time in India", bla bla bla, oui, c'est un rabatteur, il va m'aider a prendre un taxi pour me déposer au Lawrence hotel, qu'on m'a beaucoup conseillé, j'accepte de le suivre méfiant, il trouve rapidement un taxi, un gros 4x4 de ville rouge assez amoché qu'il interpelle, il me dit que nous nous arrêterons a un ATM pour que je puisse retirer de quoi payer l'hotel et le taxi, j'ai un tres mauvais pressentiment mais je m'engage, le taxi décolle, roule 10 minutes, me dépose a un Dab, j'y retire 3000 roupies (qui ne sont pas tombé dans l'oeil d'un aveugle, le "broker"), je remonte dans le taxi qui redémarre, une quinzaine de minutes plus tard, s'arrête dans un paysage qui dure déjà depuis quelques temps, les rues des bidonvilles, c'est du changement ! il fait noir dehors, ce n'est pas éclairer, je vois plusieurs personnes dormir a même le sol, des chiens partout, il fait noir et il pleut... Le film d'horreur s'annonce bien ... Finalement, le rabatteur me dit que c'est un taxi prépayé et que je dois payer maintenant, bien sur, on s'etait entendu sur les prix, il m'assurait que j'en aurai pour moins de 300 roupies, il me sort a présent sa vieille photocopies avec des tarifs de 4000 roupies et plus, je rigole en lui montrant que je ne suis pas stupide et que ces tarifs ne sont pas les vrais, je suis néanmoins assez effrayé et sur mes gardes, faut dire que je n'avais jamais été dans cette situation avant, deux hommes et moi dans une voiture au milieu de nulle part, l'homme me dit ensuite qu'il etait prés a faire un "discount" pour moi, 2500 et on en parle plus, je refuse évidement, les deux hommes s'impatiente, je ne comprends pas très bien leur anglais, et ils parlent beaucoup entre eux, finalement le chauffeur me dit "Paid or leave" avec une certaine agressivité, je réfléchis puis envoie l'argent, je ne sais pas ce qui m'attends et je n'ai pas envie de descendre a cette heure la et a cet endroit... Bien sur si cet anecdote s'était déroulée a la fin de mon voyage, je serais descendu avec un grand sourire aux lèvres, mais l'océan inconnus me terrifiait, je préférais rester a bord de la voiture. Apres une bonne demie heure de trajet encore, nous arrivons dans Colaba, le paysage me semble déjà plus acceptable, je prévois de noter la plaque du taxi, pour régler cette histoire, le taxidriver arrête l'auto sur le bord d'une grande rue et me dit que le Lawrence est dans la petite rue de gauche, j'ai du mal a le croire, il me demande même un pourliche avec un grand sourire, je lui dit d'aller se faire "foutre" et descend de la voiture, il se barre en me faisant un signe de main rapidement, je n'ai même pas le temps de noter le numéros et je ne suis même pas sur d'être au bon endroit, je ne vois aucun hôtel ... J'avance dans la petite rue, et aperçois un écriteau "Lawrence Guest House 3rd Floor", ça ne ressemble pas du tout a ce que j'imaginais, on m'avait dit que c'était un bon hôtel et je me retrouve devant un immeuble a la façade délabrée, j'entre a l'intérieur, il fait noir, trois corps son allongé sur le sol, je reste pétrifié devant eux, un bouge et me demande quelque chose d'incompréhensible, je réponds simplement "Lawrence hôtel", il me fait signe de monter, je monte, j'ai l'impression que les escaliers n'arrivent jamais, il y a des gens qui dorment sur toutes les marches et a tout les paliers, c'est tres dur de passer, j'arrive enfin au troisième étage, rentre dans ce qui semble être l'hôtel, un homme dort sur un canapé, je lui demande... il me fait signe d'aller vers la porte du gérant, je toque, j'entends des paroles indescriptibles, je re-toque, un homme sort, me dit "FULL !", je lui dit que j'ai besoin de dormir quelque part, il me dit "Full full" et referme la porte, je redescend dehors ... il recommence a pleuvoir, j'ai perdu tout mes moyens, il est aux environs de 3h30, je ne sais vraiment pas quoi faire, je m'asseye sur le premier bord que je trouve, la rue est vraiment dégueulasse, des chiens passent a deux ou trois devant moi, je sors mon lonely, en esperant trouver un endroit ou aller, je ne comprends rien, je ne sais meme pas ou je suis, finalement je décide de me lever et de marcher dans un direction, je trouverais bien un endroit ou dormir. Je marche alors sur MG road (que je ne connais pas a ce moment), m'arrête une première fois devant un bâtiment militaire, je demande conseil, l'homme me rétorque qu'il ne sait rien et retourne s'assoir, il y a plein de gens qui dorment sous le porche, c'est vraiment impressionnant. je continue mon chemin encore, toujours dans le même sens, mais sans aucune idée de la ou je vais. j'aperçois alors un homme en face, un blanc, habillé bizarrement (Short en jean + marcel avec tongs), un parapluie rose, des piercings partout, et une coupe assez bizarre , je passe a coté de lui, il ne me calcule meme pas, je continue sur 5 mètres puis me retourne et vais le voir, je lui explique ma situation, il me dit de le suivre, il cherche aussi un endroit pour dormir, j'ai du mal a parler avec lui, mon anglais est vraiment minable, j'ai tout perdu. Nous marchons pendant une demie heure, il me raconte sa vie, il est en Inde depuis 5 mois, son voyage devait en effet durer 2 mois a l'époque mais a cause du grève de taxi, il rata l'avion, n'ayant pas d'argent pour repartir, il restait a Bombay avec ses petites économies et le peu de sous que sa famille daignait lui donner, cherchant désespérément a rentrer a Berlin, il est allemand. La route est longue, je croise plusieurs rat dont un sur lequel je marche, le choc est vraiment rude, il commence a faire jour, nous arrivons devant une guest house "Delight Guest House" l'acces se fait par un ascenseur, mon nouvel ami appelle celui ci, 5 minutes plus tard, il arrive, remplis de pierre a la moitié avec un indien accroupis dessus, il commence a décharger, Joerg (c'est le nom de mon pote que j'apprendrais plus tard) le presse et nous montons dans l'ascenseur alors qu'il est a moitié plein de pierres, je suis dans un reve, j'ai du mal a suivre, je manque d'air, depuis mon arrivé a Bombay, je suis en effet dans un état très bizarre d'irréel et de fantastique, je me contente de le suivre. Nous arrivons, une grille est fermé a la sortie de l'ascenseur, il faut revenir dans 30 minutes, nous nous dirigeons vers une autre guest house, même réponse, nous revenons a la première, ils nous laissent entrer, nous prenons une chambre a deux, je dors directement, il est aux alentours de 5h30 du matin... C'est ainsi que je m'échappe quelque secondes de ma situation, a la fois horrible et fascinante.

Jour 2. Mardi 29 juin.

Joerg me reveille a 10h, donc moins de 5 heures âpres que nous nous soyons couché. Il doit checker ses e-mails et se renseigner sur les prochains vols, il me dit de venir avec lui, comme ça, il peut me montrer les bases. Je le suis, nous allons au cyber, puis me fait découvrir la Gateway of india, il me donne son numéros et me dit "Peut etre a ce soir", il part, je reste seul. Je me re-sent totalement perdu, je décide de marcher un peu le temps de s'acclimater sans pour autant directement faire les attractions, j'emprunte MG road, j'ai l'impression d'être un véritable appât, tout les indiens viennent me proposer des tours et j'avoues que j'ai vraiment du mal a m'en débarrasser, il y en a même un tres collant qui me donne rendez vous le lendemain, j'accepte afin qu'il me lâche plus rapidement, un vieux me dit alors "BE CARREFULL" en engueulant le "pseudo guide", il me lâche finalement, je rencontre ensuite, Sunee, un jeune homme de mon âge qui veut me montrer la mer, pour ensuite me demander de l'argent pour acheter une boite pour cirer les chaussures, je refuse, après lui avoir payé un encas avec moi, puis le quitte assez mécontent qu'il soit venu pour l'argent, je passe l'âpres midi a marcher et retourne finalement assez tôt a la guest house pour dormir, vers 21h l'allemand reviens, je suis très content de le retrouver, il me propose d'aller manger, j'accepte, nous nous rendons alors a Tulloch road, dans Colaba, très bonne rue pour se restaurer. Nous mangeons ensemble, j'apprends qu'il est photographe, qu'il a 30 ans et qui est marié... a un homme au Canada, nous passons une bonne soirée, puis rentrons dormir.

Jour 3. Mercredi 30 juin.

Encore une fois c'est Joerg qui me reveille, il faut rendre la chambre avant 10h, nous nous préparons, il me dit qu'il va essayer de repartir en Allemagne, il a trouvé un vol, il me conseille de dormir au dortoir, c'est tres "safe" et bonne ambiance, je finis par accepter, 200 roupies la nuit, c'est vraiment pas cher pour Bombay, la chambre double etait elle a 600, et la simple a 350. Je retourne donc avec lui, nous nous disons "adieux", je suis un peu triste il faut l'avouer, je m'etais attaché a cet homme qui m'avait appris ce qu'il y avait a savoir pour les premiers jours en Inde, Je décide de suivre le plan de visite que Gilloug de VF m'avait proposé, sur le chemin, je rencontre Ganesh, un jeune indien qui veut m'aider a visiter la ville, j'accepte mais je reste méfiant, finalement je le suis, il m'aide a réserver mes billets pour mon départ Vendredi vers Badami, puis me montre le bazard, pendant plusieurs heures nous marchons dans celui ci, je lui offre le repas, il me montre ensuite Chopati beach et le Gandhi museum, puis nous rentrons, il me propose de me montrer autre chose demain, j'accepte, il part sans rien me demander, (seul chose dont j'avais peur, il etait vraiment super sympa, ça m'aurait fait beaucoup de peine qu'il me réclame quelque chose ...), je mange puis me couche tot, au dortoir ...

Jour 4. Jeudi 1er Juillet.

Rien de spécial aujourd'hui, je me promène dans Bombay, petit café au Léopold (Quel horrible endroit !), je suis vraiment très fatigué, je ne me sens pas tres bien, je retourne a ma GH sur les coups de 11h pour dormir jusqu'aux environs de 15h je repars d'aplombs, ballade vers le Nariman Point et les "bidonvilles" au sud, puis dans le quartier du fort, sur Colaba Causeway, on me propose de figurer dans un film le lendemain, journée payée 700 roupies de 8h a 18h, je refuse, je suis fatigué et je pars demain, a 22h, je n'ai pas envie de passer mon dernier jour sur un tournage, même si l'expérience m'aurait beaucoup plus dans d'autres circonstances. Le soir, je décide d'aller au cinémas, le Eros voir Raavan, une nouvelle production avec je ne sais plus quels tres fameux acteurs. C'est marrant, les indiens sont déchainés, d'ailleurs je suis surpris, l'hymne nationnal indien passe avant le film, étant devant sur le balcon, je ne vois pas qu'il faut se lever, un bruit me fait me retourner et voir tout les indiens derrière moi debout, je me lève en vitesse, l'un d'eux rigole. Je prends un taxi pour retourner a ma GH, le taxidriver tente de m'arnaquer car je n'ai pas de monnaie, je hausse le ton, il aura fini par me grappiller 10 roupies supplémentaires.

Jour 5. Vendredi 2 juillet.

Dernier jour a Bombay, je décide de me rendre a Malabar hill et a Bandra, je ne comprends rien aux trains, je décide donc d'y aller a patte, tres bonne idée, il fait chaud et beau, je fais plein de rencontres toutes l'âpres midi et déguste même un des spécialité de Chopaty avec des indiens, les glaces que l'on trempe dans le sirop, j'ai oublié le nom. Je continue ensuite vers Malabar ou je découvre les jardins suspendu, tres tres jolis, le tout a pied, je continue a marcher vers le nord, mais il commence a être tard, je me résous a rejoindre un point pour prendre le bus, je fais toujours plusieurs rencontres dans l'apres midi, dont un avocat qui s'intéresse a moi car je suis en droit, nous parlons longtemps et prenons le même bus vers CST station, je suis crevé, j'ai en effet marché avec mon sac gros sac toute la journée. j'arrive a la gare en avance, déguste un petit dosa puis vais m'installer en attendant mon train ou j'ai réservé une place en SL.

A ce stade du voyage, je ne suis même pas resté une semaine, cependant je me sens deja beaucoup mieux, et beaucoup plus acclimaté a l'atmosphère, je garde de tres bon souvenir de ces passages, même si ils étaient assez dur a vivre, je suis d'ailleurs pas mécontent que cette mésaventure me soit arrivé avec les taxis car cela m'a permis de rencontrer Joerg, avec qui je garde contact et qui prévoit de retourner en Inde bientôt. (Alors qu'il avait du faire un emprunt a son patron pour payer un billet, et par conséquent travailler deux mois gratuitement dans un club pour rembourser celui ci.)

To be continue ...

Photos liées: Joerg, Sunee, Les "bidonvilles de pécheurs" au sud, Ganesh le meilleur guide de Bombay, et réunion religieuse (musulmane) pour la venue d'un dignitaire dans les quartiers alentours du bazaar.
Location de voiture à Las Vegas: mise en garde "Alamo" English translation pending
by Fifine68 · 2010-08-02 · 234 replies
Bonjour, nous rentrons après un road trip de 3 semaines aux Etats Unis, tout c'est très bien passé mise à part la location de notre voiture! Arrivé à Las Vegas le 08/07/2010 nous sommes allés directement à l'agence de location "Alamo" pour prendre notre véhicule que nous avions réservé et payé depuis la France via "location voiture .fr".Le monsieur qui nous a reçu n'a jamais voulu nous mettre la catégorie de voiture que nous avions réservé (Midsize 4T, voiture type Pontiac g5), prétextant que cette dernière n'existait plus; nous avons jamais pu voir les voitures correspondantes. Il nous a obligé à prendre une catégorie supérieure moyennant 300 dollars de plus. Vraiment impossible de faire autrement, nous avons vraiment insisté, mais non !! Je précise, que d’autres Français se trouvaient aux autres guichets et ils ont eu le même probléme, ils ont dû remettre de l’argent ! Voila, pas vraiment cool de remettre 300 dollars🤪 , alors que cela faisait à peine 1heure que vous venions d'arriver sur le sol Américain!! Avez vous connu le même souci? Bonne soirée Delphine
Vietnam: endroits romantiques? English translation pending
by Meuhmeuh95 · 2010-05-25 · 36 replies
Bonjour, je m'excuse par avance si la question a déjà été posée : connaissez-vous comme endroits romantiques au Vietnam ? Je compte demander ma chérie en mariage là-bas au cours de nos vacances... je pensais à la baie d'Halong mais d'après ce que j'ai entendu dire 1. C'est devenu une grosse poubelle i.e. l'eau est absolument dégueulasse, 2. c'est tellement une usine à touristes qu'il est impossible de trouver un moment tranquille à deux, bien romantique et tout.

Si vous me conseillez d'autres endroits sympas, j'attendrai p-e d'y arriver au cours de notre voyage pour me déclarer ! :) Merci !
Jeu des photos: nouveau souffle! English translation pending
by Lilie82 · 2010-03-09 · 595 replies
Salut VFistes,

On ne va pas attendre Aristo parce que sinon... 😛

Alors?.. c'est ou?

😉

Lilie
Vietnam ou pas Vietnam? English translation pending
by Envallis · 2009-12-08 · 185 replies
Salut,

jusqu'à hir, j'envisageais de plus en plus sériusement un combiné angkor+vietnam l'été prochain...

mais un psot réent sur les déboires d'un récents voyageurs, et ce que j'ai pu lire apr la suite sur le comportement des vietnamiens me refroidit qq peu...

Pouvez-vous me rassurer ?😊

J'ai envie de voir le Vietnam pour compléter ma trilogie ASE (Bali+Thaïlande+Vietnam), mais peut-être n'est-ce finalement pas une bonne idée...

En fait je recherche pour ce voyage surtout un côté nature/campagne...

je ferais bien le cambodge, mais j'ai peur que ce soit un peu trop "roots" (même si on voyage en sac-à-dos, on aime retrouver un confort "européen"...)

Merci de me rassurer/réorienter... 😉
Résumé de deux semaines en Guadeloupe en octobre 2009 English translation pending
by Stéphanie77 · 2009-11-25 · 4 replies
Bonjour à tous,

Voici le résumé de nos vacances, comme j'ai préparé mon (mes) voyage(s) avec ce site (j'ai déjà aussi utilisé ce site pour des précédants voyages) je poste mon résumé pour que ces infos puissent servir à d'autres. Ma tite contribution pour remercier ceux qui m'ont aidé, en espérant que beaucoup continuent à faire ces échanges.

Résumé 2 semaines en Guadeloupe

Compagnie aérienne : Air Caraïbes. Billet aller-retour 400 € Orly Sud.

Aller parfait niveau timing et accueil.

Retour accueil sympathique, mais débarquement de l’avion par bus…aïe 300 personnes ! en plus çà caille à Paris

+1h d’attente des bagages. Un peu dur après une nuit blanche. Bref je ne sais pas si c’est la compagnie ou les aéroports de Paris, mais à chaque retour de vacances à Paris (essentiellement à Charles de Gaulle) on y a droit à se retrouver dans notre bonne vieille France désorganisée et vieux jeu.

10 octobre 2009

Arrivée à Pointe-à-Pitre, récupération voiture de loc comme prévu, devant la pharmacie de l’aéroport. Tout est organisé (même ticket de sortie parking) loueur : APS location :
http://apslocation.monsite.orange.fr/

Nous avons eu la voiture qu’ils nous avaient proposé par mail, une Clio essence avec clim. 14 jours de loc = 290€, soit 20 euros par jour et 10 euros pour livraison aéroport.

Alors clio 1.2 ess c’est un peu juste pour les côtes de Basse-Terre mais bon on peut s’en contenter amplement…vu les routes, 80kms c’est déjà une pointe de vitesse !

Nous conduisons jusqu’à Saint-Anne (avec arrêt pour qq courses) à notre gîte Kokoplaj au Helleux. http://www.kokoplaj.net/

Accueil sympathique des propriétaires, très bien décorés, bien équipés, clim la nuit, indispensable car l’orientation des gîtes ne permet pas une bonne ventilation.

Un petit inconvénient : le manque d’intimité, les gîtes sont tous tassés, sur la terrasse on participe aux conversations des autres locataires. Mais peu importe, nous n’avions pas pour projet de rester dans les gîtes, c’est juste un endroit pour dormir pour nous.

11 octobre

Saint-François et la pointe des châteaux avec beaucoup de crème solaire des manches longues pour ne pas griller dès le 1er jour.

PMT sur la plage de l‘anse à la Gourde. Quasiment personne et tout plein de petits poissons.

C’était la première fois qu’on utilisait masques et tubas, on a été émerveillés de se retrouver dans un grand « aquarium ».

Avec du recul, cette plage reste celle que j’ai préféré pour le PMT (poissons petits).

12 octobre

Journée sur la route. Pas très bien organisée, mais peu importe on s’est laissés guider par nos envies du moment.

Passage par le Moule, puis Morne à l’eau, baignade à Anse Maurice avec PMT. Plage magnifique et calme (du style 3 voitures garées sur 300m de plage).

Puis Anse-Bertrand. Où nous mangeons puis allons nous baigner sur la plage de La Chapelle. Ensuite passage à Anse Laborde, très beau mais effectivement un peu dangereux pour se baigner.

Après midi avec pointe de la Grande-Vigie et porte d’Enfer. Ces 2 points sont superbes. Malheureusement nous n’avons pas le temps d’aller faire la balade indiquée à la porte d’Enfer qui à l’air magnifique. On se dit qu’on y reviendra…mais nous n’avons pas pris le temps pendant le reste de la semaine.

13 octobre

Re-journée de route. Les kilomètres restent raisonnables mais on y passe beaucoup de temps car il faut bien le dire qu’on est surpris quand on arrive à passer la 5ème !

Port-Louis et plage du Souffleur. Très belle plage, mais de là à dire que c’est la plus belle plage de Guadeloupe comme dans le Guide Routard, je ne pense pas. Du moins pour mon goût je trouve que les plus belles plages sont celles de Saint-Anne, la municipale et celle du Club Med (bé oui sont pas bête quand même au club Med, ils ne s’y sont pas installés pour rien !).

C’est marrant de voir les enfants de l’école d’à côté avoir cours de natation à la plage. Ont-ils conscience qu’ils voient tous les jours un endroit pour lequel des milliers de personnes voudraient pouvoir se payer un billet d’avion pour y aller ?

Vieux-Bourg, passage rapide, et réservation pour notre journée en VTT des mers.

Au retour nous passons par les petites routes des Grands-Fonds, et essayons de trouver le village de Deshauteurs censé être charmant d’après le Guide du Routard, mais nous sommes un peu des boulets, nous n’avons pas trouvé et surtout nous n’avons pas essayé On y est peut être passé, mais comme on était plus fixés sur les dangers de la route étroite, sinueuse avec des chauffeurs qui roulent pied au plancher, que sur les panneaux inexistants, nous avons vite baissé les bras et rejoint la plage de Bois-Jolan, pour PMT.

14 octobre

Bon, quelques jours que nous étions sur place et nous n’avions toujours pas fait une journée PLAGE/REPOS.

Sainte-Anne, plage de la caravelle et plage municipale. Un peu de shopping. PMT sur les 2 plages. (ha oui faire bronzette c’est pas notre truc, alors à chaque fois à la plage c’est PMT).

15 octobre

Petite-Terre avec Awak. Un peu déçus par notre journée, peut-être ne s’est-on pas assez renseignés sur l’organisateur. Ambiance sympa mais nous n’avons rien vu d’exceptionnel.

Pas de tortues, pas de dauphins, pas de raies, pas de requins…les même poissons que sur les plages de Grande-Terre. Certes un peu plus gros et beaucoup de bancs de chirurgiens…mais cela valait-il 60€ par personne ? pas vraiment.

On aurait dû se renseigner plus et peut-être trouver une autre organisation. C’était un gros organisateur, donc journée pas trop personnalisée.

On a aussi appris plus tard pendant notre séjour que des pécheurs avaient récemment fait des ravages dans le lagon, malgré le classement réserve naturelle, ce qui expliquerait qu’on n’ait pas vu grand-chose.

Bonne journée tout de même c’est aussi des vacances que tout soit organisé : repas, déplacement, matériel, ballade…

16 octobre

Archipel aventure. Membre de l’association Guadeloupéenne d’écotourisme. http://age.ecotourisme.org/...eloupe_autre.php?p=3

Balade en VTT des mers dans la mangrove avec plein d’explications sur sa faune et sa flore. Notre guide du jour était Raoul, vraiment sympa et passionné de nature.

Très bonne journée, un peu plus sportive que le laisse entendre le guide du routard. Repas du midi inclus. 65€ par personne la journée.

Manches longues, chapeau et crème solaire requis ! On crame sur l’eau (on a eu quelques averses çà a fait du bien), et la crème solaire protège aussi des Ien-iens.

17 octobre

Changement de gîte : départ pour Bouillante après une dernière baignade et un dernier bokit à la plage municipale de Sainte-Anne.

Gîte tout près de la plage de Malendure sur les hauteurs, bien aéré, propre neuf et au calme. Proprio local sympa, accueil avec ti-punch…décidément on commence à s’habituer à devoir en boire tous les jours.

www.gitescouleurcaraibes.fr/

18 octobre

Canyoning avec CANOPEE, situé sur la plage de Malendur, aussi membre de l’association d’écotourisme.

Formidable. Nous n’en avions jamais fait, c’était fatiguant, il faut être sportif pour y aller, mais nous avons découvert d’une manière originale la forêt tropicale et on est bien content d’avoir fait un rappel de 20m où nous avons été surpris (et traumatisée pour moi) par la force de la chute d’eau !

Accueil très sympa aussi, simple et beaucoup d’explications sur la végétation qui nous entoure. Groupe de 8 personnes. 9h-16h, 50€ par personne (tarif spécial) plus un bon hamburger sur la plage de Malendure à l’arrivée, Chez Mme Huguette et fils. Ou est retourné y manger plusieurs fois pendant la semaine du coup !

On a fini la journée en testant un bassin d’eau chaude à bouillante. Malheureusement c’est dimanche donc faut attendre son tour pou être près du courant chaud !

Je m’en suis très bien sortie pour le canyoning et c’est près de ce bassin que je me casse la figure su les rochers…méga bleu sur la cuisse pendant plus d’une semaine.

19 octobre

Baptême de plongée avec Nautica plongée. Recommandé par Archipel aventure et aussi membre de l’association d’écotourisme. 45€ par personne.

Notre souci était d’éviter l’usine des îlets pigeons. Et c’était réussi.

Nous avons été sur le site de Morphy en bateau, au départ de la plage de petite Anse à Pointe Noire mais à 5 min Deshaies, là ou le club est installé.

Nous étions que tous les 2, et le moniteur a bien pris son temps avec nous. On a vu un site magnifique , beaucoup de corail, tout plein de poissons et même tortues !

Le reste de la journée nous le passons, à faire du PMT sur la plage de petite Anse (on a vu une tortue là aussi), puis nous passons à Pointe-Noire et à Deshaies et plage de Grande Anse.

20 octobre

Lever à 5h du mat, pour avoir une chance de voir la soufrière dégagée.

Pari gagné, nous avons commencé à marcher à 6h45 et tout était dégagé. Vue sur les saintes, tout le chemin et le sommet était dégagé. Les nuages ont commencé à arriver à notre descente, les autres marcheurs aussi…

2h de montée, mais en marchant très lentement pour moi, et en prenant plein de photos pour mon ami.

Pas si terrible que çà finalement la montée. Aussi en y allant tôt il faisait plus frais, à la descente çà commençait à chauffer.

21 octobre

Les saintes

Alors là on aurait dû suivre les conseils du Guide du Routard : y passer une nuit.

Journée un peu ratée par notre simple négligence. Nous avons pris le bateau à 8h le matin bien décidés à remplir la journée, et, étant en forme, nous avions décidé de tout faire à pied.

A l’arrivée nous commençons par le Fort Napoléon. Cà grimpe dur, mais c’est faisable. Très très belle vue, musée pas si mal, entretien et jardin très bien.

Ensuite nous continuons par la plage de la Baie Marigot. Et là…catastrophe on s’aperçoit que l’on a oublié dans le coffre de la voiture (à Trois Rivières) nos masques et tubas. Zup quels idiots on fait, surtout après avoir vu de belles photos de poissons au Fort Napoléon.

On se dit qu’on pourrait aller dans le centre manger et trouver les masques à louer histoire de réparer notre bêtise.

Et donc on mange au presque seul restaurant trouvé ouvert à midi. On a eu de la chance on a mangé créole c’était bon rapide et pas cher. Puis on se met en quête de nos masques et tubas en location…..la recherche qui m’a tué.

Presque tout était fermé. Et les seuls à nous harceler commercialement étaient les loueurs de scooters. « p’tain va chiXX avec ta brouette qui empoisonne les oreilles de tout le monde sur toute l’île. ».

Le loueur de canoës transparents nous explique qu’il n’en a pas et que l’île est déserte ce jour car un accident à Capesterre Belle Eau a bloqué la route et donc les touristes n’ont pas pu arriver à temps pour prendre les bateaux.

Résultat on a bien tourné en rond 1h en plein soleil pour ne rien trouver du tout, et surtout se rendre compte qu’ils n’avaient pas vraiment envie de nous en louer. OK c’est hors saison, on comprend que beaucoup de magasins soient fermés…mais un centre de plongé qui veut pas en louer….çà relève du « c’est l’heure de la sieste alors me faites pas chiXX ».

Tourner en rond en plein soleil m’a donné une migraine pas possible. Je sais déjà que le mal de crâne ne va pas me quitter.

On va tout de même à la Baie de Pont Pierre. Pour se baigner et admirer la beauté du paysage. On y reste finalement que 30 min. Car épuisés par le soleil pendant qu’on cherchait des masques tubas, on décide de rentrer au bateau de 14h30 au lieu de celui de 17h.

C’est un peu idiot de pas profiter plus, mais on se rend compte que dans l’état ou on est, on a appréciera rien de toute façon. Donc nous rentrons, et finalement c’était pas plus mal car nous avions vraiment beaucoup de route pour rentrer.

Donc sur ce coup là on aurait dû écouter le Routard : y passer une nuit. Comme çà on peut marcher à la fraîche le soir et le matin. Et le soir il semblerait que plus de restaus soient ouverts (hé oui la sieste est passée).

22 octobre

Encore lever de bonne heure pour marcher à la fraîche.

Cette semaine à Basse-Terre nous nous sommes toujours levés tôt (5h au plus tôt, sinon 6h). Et donc couchés tôt le soir. Cà peut ne pas paraître des vacances pour certains, pour nous çà convenait à notre tempérament.

On commence par le Saut de la Lézarde. Balade boueuse, glissante, mais courte et relativement facile. Là encore nous sommes les premiers, c’était le but recherché car mon ami devait prendre du temps pour des photos sur trépied…c’est mieux quand il y a personne sur la photo. Cascade magnifique, petite baignade sympa, mais amenez des tongs, car les cailloux çà fait mal, et attention çà glisse sur tous les rochers.

Ensuite, La Cascade aux écrevisses. 5 min de marche, tout plat. C’est quand même bien d’avoir fait çà pour les personnes qui se déplacent difficilement, au moins elles peuvent voir un beau site. Cascade quand même moins grosse que le Saut de la Lézarde.

Ensuite nous faisons le parc des Mamelles. Mignon, mais on avait beaucoup plus d’attentes, étant donné que c’était recommandé sur internet et dans le guide. Cà fait plaisir de voir des animaux vu qu’il n’y en a pas tant que çà dans la nature, et en plus ils participent à des programmes de sauvetage et/ou réintroduction.

Reste quand même plutôt à faire si on a des enfants, sinon je trouve que l’on peut zapper.

On finit la journée par glandouiller sur la plage de Malendure.

23 octobre

Les Chutes du Carbet

Alors là on n’a pas eu de chance mais c’était bien quand même.

Encore de bonne heure nous commençons notre ascension pour la 1ère chute.

Aïe c’est dur ! Amenez beaucoup d’eau et des trucs à grignoter c’est indispensable.

Le temps n’est pas de a partie. On a une douche gratuite après 2h de marche. On continue quand même, çà rafraîchit au moins. Mais nous arrivons à la rivière qu’il faut traverser et il pleut des cordes, le ciel est tout gris….on a décidé de ne pas traverser. Le niveau d’eau pouvant monter si çà ne s’arrête pas de pleuvoir. Et vu que le chemin est dur, on se dit qu’on ne rencontrera pas grand monde aujourd’hui.

Déçus, à cause de ces efforts inutiles, nous rebroussons chemin, alors que nous étions qu’à 20 min de la chute !

Nous nous consolons avec la 2ème chute au retour. Mais bon…çà aurait été quand même bien de voir la première de près, c’est quand même assez impressionnant.

Nous sommes épuisés physiquement, par cette semaine et surtout cette balade qui a été dure et d’autant plus dure qu’il fallait faire attention à ne pas glisser avec toute cette eau. Nous ne prenons même pas le temps d’aller au Grand Etang, ni même la 3ème chute.

24 octobre

Passage rapide à Pointe-à-Pitre et départ…snif snif, retour vers le froid, en même temps on est bien reposés, bien déconnectés et contents de retrouver notre chez-nous.

Vacances réussies ! on y est allés au bon moment, nous aimons partir hors saison, et on est restés assez longtemps. Bien sûr on est conscient qu’il restait plein de choses à voir, mais nous n’avons rien à regretter, nous avons le sentiment d’en avoir fait beaucoup et nous avons aimé ces 2 semaines.
Assistance avec une agence locale au Vietnam? English translation pending
by Catounette · 2009-09-01 · 19 replies
bonjour!

Je fais appel à ceux qui font appel à une agence locale pour organiser leur séjour au Vietnam:

J'ai de bonne propositions de certaines agences ( on ne sait pas si c'est vraiment fiable et ça fait un peu peur qd meme!). Dans le cas où on concrétiserait ce circuit avec une agence, comment cela se passe t-il si il y a des problémes? ( rapatriement sanitaire , hopital ou tout simplement annulation de séjour?

Ces agences disent inclure les assurances mais comment cela se passe t-il vraiment?

Une agence française inclue aussi les assurances diverses ( si on paye pour ça ) et en principe en cas d eproblèmes , on fait appel à elle mais là-bas, ce n'est pas la meme chose!

alors pouvez vous m'éclairer chers forumistes expérimentés?

Connaissez vous l'hotel yen Nhi à Tam Coc, ? une agence me le propose et c'est un deux étoiles, merci de me donner des infos!
Histoire russe English translation pending
by Bardak · 2009-06-11 · 40 replies
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.

J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.

J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.

Youri, le désabusé

Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.

Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.

Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».

Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.

La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.

Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.

Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.

Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.

Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !

Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.

Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.

Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.

Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.

Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Le "périple des héros" dans l'Ouest américain (2/2) English translation pending
by Gnou75 · 2009-04-08 · 33 replies
Re,

Voici la suite du carnet de voyage dont le début se trouve ici :
http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/

Day 5 : LAS VEGAS & VALLEY OF FIRE, Mercredi 18 Mars 2009

Seule semi grasse matinée du voyage, indispensable. Lever donc à 11h30. Un passage par le "all you can eat" du Luxor, énorme buffet brunch/lunch de qualité correcte pour 19$. Bien pour se restaurer et tenir jusqu'au soir. Tous les hôtels de Vegas proposent ce type de formule bien pratique.

N'étant pas palpité par Las Vegas de jour, j'avais prévu un aller retour à Valley of Fire situé à 80km de la ville. On ne pouvait pas le caser sur notre dernier jour de voyage pourtant sur notre boucle, ça me paraissait trop long. Et je pense que c'était un bon choix parce qu'on a pu profiter de Valley of Fire comme peu de gens je pense. Généralement cette étape n'est pas identifiée ou alors elle saute au profit d'autres plus connues, Valley of Fire n'est même pas dans le guide du routard. Et puis tout le monde n'y passe pas les même 4h sur place avec un ciel aussi bleu. On a tous les trois adoré ce "state park".

Pauses et escalades de rocailles de feu :







Puis fin d'après midi, promenade dans le Canyon de pétroglyphes où les indiens se réfugiaient des envahisseurs blancs. Ces dessins naïfs aux penchants préhistoriques étaient censés les protéger des mauvais esprits. La majorité est réalisée en faisant bruler la pierre autour du dessin que l'on souhaite faire apparaître.

La lumière est pâle et une fraîcheur agréable nous entoure à ce moment dans ce chemin d’un étroit canyon d'1km de long et qui se termine par un petit réservoir d'eau naturel. Les pétroglyphes :



Après une heure dans ce canyon, il est 18h et nous repartons sans savoir qu'on était proche de rater le plus beau du parc au coucher de soleil : une portion de la route laisse apparaître des roches rosées multicolores. Je pense que c'est mon plus grand émerveillement de la semaine devant une paroi rocheuse. Les photos un peu sombres et ne retranscrivent d'ailleurs pas parfaitement le régal visuel du coucher de soleil sur Valley of Fire. La dernière photo est prise depuis la rainbow view avec comme son nom l'indique une vue de rochers aux couleurs arc en ciel : dans le fond les rayons du soleil révèlent une palette géniale, du blanc crème, du jaune, de l’orange, des roses, du rouge. Ca brille, c'est fou!





Il est 18h30, le soleil est déjà derrière les montagnes et la lumière disparaît rapidement, je regrette presque de n'avoir pas eu une heure de plus pour cet enchantement visuel. Allez hop, on est reparti! Il nous faut rentrer sur Vegas où Mo arrive en avion à 20h30 depuis San Francisco…

A l'approche de la ville, il fait nuit. Le concert de lumières de ville après le concert des roches. Il est 19h30, on décide de se tenter les outlets repérés la veille. Ca nous laisse donc 30min pour faire les outlets, qui dit mieux? Le GPS est utile dans ce type d'occasion, on ne perd pas une minute, on rejoint la zone et on enchaîne deux magasins. Je n'ai jamais essayé autant de fringues en aussi peu de temps! On dévalisera Banana Republic tous les trois.

21h, retour au Luxor pour notre seconde nuit à Vegas, mais cette fois-ci nous sommes 4. Et ouep! Le Mo est là! Et quand le Mo est là et que le "là" désigne "Las Vegas", ça signifie qu'on va passer une soirée mouvementée…

On enchainera plusieurs bars, une première boite dite "burlesque" le 40 deuce où l'entrée nous avait été offerte, puis un verre à "The Hotel" un bar cocktail branché lounge au 22ème étage de Mandalay Bay. Puis un tour en limousine, il suffit de demander aux concierges et ils vous envoient à leur nom là où vous souhaitiez déjà aller avec leur limousine gratuite.





Tout ce qui s'est passé à Vegas ne sera pas décrit ici, le dicton est "What happens in Vegas stays in Vegas". La nuit se terminera à 5h du matin au casino. Cette fois-ci on a beau être totalement à l'ouest, on s’essaie au jeu et on a raison. A la boule (mini roulette de 36 cases), chacun met de 20$ à 40$. Guigs et Cams n'ont rapidement plus rien, je ressors avec 80€ et surtout Mo avec 450$ ! En 20 min à la table et deux coups sur son numéro 29 il repartira pour la première fois de Vegas en positif, sympa sa fin de soirée !

A 5h30 on est dans notre chambre avec les donuts et le café à l'eau (du café américain en somme). Endormis à 6h, nous n'aurons qu'une seule heure de sommeil avant le départ du lendemain vers Grand Canyon. Aïe, ça fait mal.

Day 6 : LAS VEGAS -> GRAND CANYON

Lever 7h. Rude mais ça passe encore. Mo comprend alors le rythme de déglingués qu'on s'impose depuis quelques jours mais ne rechignera jamais à l'épouser à son tour. J’aime parler d’ « épouser » et de Mo dans la même phrase. On décolle et on s'arrête sur la route au starbucks pour un petit déjeuner rapide. Passage par Hooverdam, le grand barrage qui alimente Vegas et même plus globalement la Californie. Pas le temps de trainer, une simple pause, de toute façon on n'était pas spécialement tentés… La route entre Vegas et Grand Canyon est longue, on arrive sur place sans avoir trainé vers 14h.

Premier contact avec Grand Canyon à Mather Point. Là nous ne sommes pas seuls. On a vu pire mais c'est quand même touristique et ça tranche avec les paysages désertiques de Death Valley. Le Grand Canyon, tu tombes dessus et tu te demandes si c'est réel tellement c'est immense. On dirait plus une vaste fresque. Je pense qu’il est impossible de se rendre compte du gigantisme de ce lieu depuis la rim, il faudrait descendre pour le côtoyer dans ses entrailles. Mais nous n'avons malheureusement pas plus le temps de descendre voir le colorado (un jour de descente et un autre de remontée) que de faire un tour en hélicoptère. Dommage, mais pas grave on y retournera. Et le spectacle est quand même étonnant.



On finit les spots du centre puis on se dirige à l'ouest sur Hermit Road. Nous ne marcherons que très peu, préférant alterner les différents spots en prenant les navettes d'un point à un autre. Trop fatigués et un peu limités en temps aussi. Nous faisons des pauses à Maricopa point, Hopi point, Mohave point puis Pima point tout au bout où nous regarderons le coucher de soleil n'ayant pas le temps de retourner sur Yavapaï. Le spot que j'ai préféré, ne me demandez pas pourquoi, c'est mohave point. Une belle vue avec deux courbes de falaises bien dessinées et les méandres du Colorado.



Après le coucher de soleil, retour avec la dernière navette de 19h au Maswick Lodge pour le diner et pour gagner un repos bien mérité…

Day 7 : GRAND CANYON -> MONUMENT VALLEY -> PAGE

Réveil 5h15, pas de spot prédéfini à l'avance pour le sunrise, on galère d'abord un peu trop à l'est puis finalement on revient un peu en retard au sunrise sur Yavapai… original!





Les couleurs sont bien plus belles que la veille où le ciel était chargé. Toujours la même impression de grandeur majestueuse et en même temps le sentiment de ne pas apprécier à sa juste valeur la création de la nature.

Retour pour un petit déjeuner à la cafétéria du Maswik, pas terrible. Puis on repart définitivement vers l'est pour enchaîner les différents spots restants de south rim. J'avais en mémoire de bons commentaires de Yaki Point, on décide donc de ne pas le zapper (on ne peut pas faire tous les points et je n'en voyais pas l'intérêt non plus). Sauf que je ne savais pas qu'on n'accédait pas à Yaki point en voiture par la route. Il faut prendre une navette depuis le centre. Nous avons donc laissé la Ford et marché sur une route de bitume jusque rejoindre la rim. Belle vue bien sûr puis demi-tour à pied et on repart en voiture vers la sortie est de grand Canyon sur la Desert View Drive. On fera des pauses encore à Grand View Point et Moran Point.

Puis nous descendons d'altitude direction Monument Valley. Un arrêt sur le début du Grand Canyon (qu'on longe en le remontant) pour acheter quelques bijoux navajo. Du moins présentés comme tels. J'y achète un collier indien, à la base pas du tout pour moi évidemment mais qui finalement me plait bien et que je garderai toute la journée, en bon vieux touriste. J’y achète aussi une jolie voiture, juste pour frimer :



Le trajet assez long nous laisse le temps d'un somme hormis pour le conducteur bien sûr. Encore qu'avec l'automatique et le système de régulation de vitesse le conducteur est plus là pour faire joli qu'autre chose, il n'y a personne sur la route (Cams tu es donc un mec joli). Puis enfin, s'offrent à nous les paysages des Westerns tant attendus :



Nous arrivons à 15h30 au début du "circuit" voiture qui parcourt Monument Valley et nous dépose devant ses différents points de vue. C'est un chemin mouvementé mais agréable : poussiéreux, les couleurs sont extra, je ne regrette pas qu'on ait chargé à ce point le programme de la journée pour pouvoir y passer. Les célèbres buttes East Mitten Butte, West Mitten Butte et Merrick Butte :



Puis les autres points de vue, à commencer par le John Ford's point. En regardant de près la photo, on voit que John Wayne et son cheval sont remplacés par une petite navajo toute mignonne et vêtue de rose :









Puis le coucher de soleil, admirable, depuis le point de départ du circuit que nous avons rejoint pour l'occasion :



Le ciel est sombre, c’est l’heure non pas d’investir l’hôtel, hey non hein on n’est pas là pour glander… mais l’heure de repartir vers Page. Seule solution imaginée pour faire tous ces sites en aussi peu de temps.

Arrivée sur Page à 20h30 au Bashful Bob’s Motel. La route a été beaucoup plus rapide qu’indiqué sur googlemaps, à savoir 1h de moins. Tant mieux, on arrive avant 23h ! Ce motel m’avait été recommandé par un ami qui a fait le voyage l’année dernière. Et son propriétaire, Bob, est apparemment aussi ami avec Philippe Schuler dont la renommée sur VF n’est plus à faire. On ne pouvait pas se tromper... Et évidemment on a été séduit par l’accueil chaleureux, aussi bien de Bob que de Rick, son fils. Bob nous offre des stylos souvenir Bashful Bob’s Motel, il avait déjà préparé la clé sur la porte au cas où nous arriverions plus tard. Rick nous donne quelques conseils restaurant sur Page et nous conduit à notre chambre. Plutôt qu’une chambre c’est un appartement, style américain d’antan, plutôt confortable néanmoins, et typique ! On est ravi par l’endroit surtout vu le mini prix ! Trente minutes plus tard, Rick débarque avec 4 bières, cadeau de bienvenue de Bob. Extra. Merci.

Le soir pour diner, on souhaitait aller au restaurant Fiesta Mexicana, apparemment de qualité (routard et Rick), mais à 20h40 c’est fermé. On dinera finalement au Ken’s Old West, dans une ambiance sympa, sous des airs de musique country et une cuisine honnête. Coucher minuit.

Day 8 : PAGE -> BRYCE

Lever difficile à 5h45 et départ à 6h. On a décidé qu’on se doucherait plus tard pour dormir un peu le matin. Mais on a quand même un sunrise à faire sur Horseshoe Bend. Avec du recul ce site est extra mais je pense qu’on peut y aller à n’importe quelle heure de la journée et l’apprécier correctement. La lumière était même un peu décevante par rapport à la représentation que j’en avais sur des photos croisées sur Internet. Mais ne faisons pas les difficiles, le lever tôt et les 20min de marche depuis la route pour rejoindre cette anse formée et investie par le Colorado en valaient bien la peine :





Après un dernier passage par chez Bob, décollage au centre de Page pour le petit déjeuner. On aura un peu plus de temps que d’habitude puisque nous attendons le départ pour la visite d’Antelope Canyon qui se fait à 11h30. Ce site se visite via les Navajos puisqu’il se situe tout près dans leur territoire. On embarque sur leurs énormes 4x4, une quinzaine de personnes. On est 4, et il y a 4 autres 4x4 identiques avec nous à cette heure là. Il n’est pas 4heures, non ça se visite au zénith. Bref, j’ai pété une durite… tout comme le 4x4.... C’est une navajo qui conduit l’engin, et après avoir calé 12 fois au départ puis s’être enlisés au milieu de la piste qui mène à Antelope, un autre 4x4 vient nous chercher et nous amène à l’entrée du site.



On m’avait mis en garde sur la nécessité d’avoir du beau temps sinon on risquait d’être déçus. Le ciel est pas mal nuageux, je suis perplexe mais de toute façon j’avais déjà réservé avant de partir. J’avais misé sur le « on aura de la chance ». Et même si le ciel n’était pas d’un bleu pur, il y avait suffisamment de lumière et de soleil qui infiltraient le canyon pour profiter de la beauté du site. La preuve en image même si ces photos sont vues et revues :









Sans trépied et avec nos piteux appareils photo, elles relèvent un peu du miracle :



Cams n’a pas été touché par la grâce divine car il tenait l’appareil. Tant pis pour lui !

Départ 13h30 après un passage par un supermarché pour choper des sandwichs. Direction Bryce Canyon, une des dernières merveilles de l’ouest à découvrir cette année ! Le temps se couvre sur la route, dommage parce que sur le chemin il y a Red Canyon qui semblait sympa et pour lequel on ne s’arrêtera que quelques minutes prendre une seule photo. Ca nous change ! De toute façon nous ne pouvons trainer, on doit atteindre Bryce avant le coucher de soleil. Quelle glande !

On arrive sur Bryce, les bords de route enneigés, on est remonté en altitude. Fairyland Point est fermé, on trace directement vers les spots du centre pour enchaîner rapidement et dans le froid Bryce Point, Inspiration Point puis finalement Sunset Point pour le coucher de soleil. On est frigorifiés mais le décor est extra. A une échelle plus humaine, plus palpables que les reliefs du Grand Canyon, les formations rocheuses dentelées sont encore un peu enneigées :







On rentre à notre hôtel, le Best Western Rub'ys inn. Un saut rapide dans la piscine avec Cams pendant que les autres reprennent quelques forces. Un saut, parce que comme chaque jour le restaurant ferme tôt, ici à 21h et on ne peut pas trainer…

Je m’endors ce soir là à 1h. J’ai fait un tour sur internet avec le WIFI de l’hôtel, pour donner quelques news, puis faire un tour sur VF et y donner quelques retours à chaud. Envie de partager, c’est déjà notre dernier soir de la boucle des canyons.

Day 9 : BRYCE -> ZION -> LAS VEGAS

Dernier jour, ultime effort de lever, 5h, pour le sunrise sur Bryce Canyon. Je suis prêt, j’attends les derniers à la voiture, quand je reçois un message de ma voisine du dessous en France dont l’appartement se remplit d’eau. Inondation à l’appart pendant mon absence, bonne idée ! J’ai passé 1h à régler le problème en envoyant quelqu’un à ma place mais à Bryce le réseau est facultatif, on ne peut pas téléphoner sans carte prépayée, je n’arrive pas à joindre grand monde… Ca fera donc un bon speed et stress du matin, le genre de truc qui coupe pas mal les jambes… et puis évidemment le sunrise, j’en ai privé mes compères de voyage…

On sera à Sunrise Point (on ne s’est pas foulé sur le choix des spots à Bryce) à 7h15 au lieu de 6h30. La lumière y est quand même encore superbe puisque les rayons sont toujours obliques. Ce matin il fait un temps extra, les paysages sont plus enchantants encore que la veille.





On enchaine les spots situés plus loin sur la route qui longe le canyon, dans l'ordre : Swamp Canyon et Fairview point que j’ai trouvés « moyens » après le spectacle de sunset/sunrise point, puis Natural Bridge, Agua Canyon et enfin Rainbow point.





Il fait vraiment froid et on retournera pour finir à sunset point avec un petit tour à pied. Froid, fatigue et péripéties du matin ne me donnent pas la motivation pour faire une vraie marche, ce sera pour une autre année parce que notre seul petit tour était déjà bien beau.



Nous repartons plus tôt que prévu de Bryce, vers 10h30, direction Zion. Le temps se charge et la route … ben je n’en sais rien de la route puisque je dors. Réveil sur Zion où on stoppe la voiture avant la traversée du tunnel. Encore peu de monde sur Zion, ce n’est pas la pleine saison et le temps est maussade. Nous n’avons d’ailleurs croisés que très peu de français ou étrangers sur les différents sites du voyage, seulement quelques américains.

Petite promenade d’une heure sur le Canyon Trail. Les paysages de Zion ne sont pas vraiment mis en valeur par le temps mais le parc offre une toute autre ambiance, les montagnes sont arrondies, les lignes plus courbées. J’aime bien l’ambiance globale qui s’en dégage.







On reprend la voiture, direction le cœur de Zion, plus au nord ouest. En été cette partie n’est accessible qu’en navette mais on est en Mars et on peut donc s’y rendre par nos propres moyens. On s’arrête au pied du principal trail, un cours d’eau passe à côté de nous, une cascade, et un coup de grêle inattendu ! J’ai beaucoup aimé cet instant particulier. La pluie et la grêle offrent un ressenti fort en ce lieux.





Nous repartirons de Zion après une courte pause dans un magasin de minéraux, vers 14h30. Direction Las Vegas. Etant un peu avance sur notre planning nous faisons un passage par le vieux Vegas. Il nous a d’ailleurs bien plus emballé que le strip. Les casinos y sont nettement moins modernes, les extravagances moins présentes, le quartier fait plus cheap mais plus typique. Vegas Baby !







On se prend un dernier verre ensembles façon « Happy Hour » à 2$ le cocktail, ce soir nos chemins divergeront pour quelques jours. On sort du bar pour voir le spectacle son et lumière, instauré pour redonner des couleurs à ce quartier de la ville complètement délaissé pour le strip et ses hôtels luxueux :



Spectacle énorme, m’enfin c’est pas forcément ma tasse de thé… j’aimais bien les paysages de Bryce ce matin ! Allez hop, en voiture pour l’aéroport de Vegas. On décollera avec Mo pour rentrer travailler à San Francisco la semaine suivante. Avec le dernier vol de la journée à 21h55 (Virgin America), nous aurons encore une fois profité jusqu’au dernier moment possible avec nos contraintes élevées. Guigs et Cams ont droit à quelques jours bonus à San Diego et Los Angeles, ils remonteront sur San Francisco en fin de semaine pour qu’on y passe les quelques derniers jours ensembles, voyageant cette fois-ci au gré des bars et autres boites de la ville.

Conclusions…

Le rythme très élevé me faisait un peu peur avant de partir mais il a finalement été assez facile à suivre. Il y avait même là un côté excitant, comme une sorte d’aventure commune avec mes trois potes. Et puis les quelques épisodes improvisés nous ont régalés. Je ne conseille pas à tout le monde de le faire dans ces conditions mais c’est largement possible et ça peut même être une excellente aventure.

On n’aura pas non plus pu faire Yosemite Park et au début j’étais un peu déçu… mais quand je vois la beauté de Mono Lake et le plaisir qu’on a eu à faire Death Valley dans des conditions climatiques raisonnables, je me dis qu’on a eu nos plaisirs à nous, que la nature nous a rendu ses joyaux avec les spécificités de la saison. Dans la même journée à 4h d’intervalle, faire une randonnée dans la neige puis dans les dunes de sable blanc avec 30 degrés d’écart était par exemple une expérience insolite et inoubliable.

Des moments formidables avec trois personnes extra, de bons fous rires, quelques foutages de gueules bien distillés … un accueil et des services agréables ... une palette de paysages magnifiques, un voyage calme sans touriste, des routes merveilleuses qui font des trajets un plaisir unique, un temps quasiment parfait et même des gains au casino… c’était idéal.

Cette région du monde nous est apparue si belle qu’on peut la visiter tout le long de l’année, en y puisant des plaisirs différents : lumières, températures, neige, faune, flore... Il n’y a pas une mais cent façons de la découvrir, en privilégiant les villes ou les grand espaces, en s’attardant sur la côte, en rallongeant les randonnées ou en favorisant les vues d’ensemble, voire en s’accordant des vues du ciel pour les plus fortunés…

J'y retournerai avec grand plaisir dans une formule plus "sauvage", plus improvisée, et surtout plus longue. Certains sites ont été survolés et renferment des promenades et des trésors merveilleux, et il reste encore beaucoup de parcs et de curiosités naturelles à visiter.

J’en garde vraiment déjà de très beaux souvenirs et ne peux que vous conseiller d’y aller à votre tour… D’ici là, comme un vieil américain qu’on a croisé le long du voyage, je vous dis tout naturellement : « Have a good Life ».
Les Américains English translation pending
by Williama · 2009-03-04 · 200 replies
...en tant que voyageur individuel depuis pas mal d'années, j'en ai finalement assez peu croisé sur ma route. Sans doute leur espace de voyage est plus restreint que le notre pour des raisons politiques?? Tantôt ils sont détestés à cause de Bush, puis mis sur un piédestal avec Obama. On les annonce en déclin et moribonds, pourtant ils sont à l'origine de la plus formidable révolution technologique et culturelle de ces 50 dernières années. Révolution qui aura eu en plus le mérite de n'envoyer personne dans un camp. Alors pourquoi détestez-vous autant les américains?
Votre avis sur notre itinéraire en Slovaquie + autoroute pour Bratislava? English translation pending
by MoniqueM · 2009-02-20 · 37 replies
Nous nous proposons de visiter la Slovaquie (5 jours) - après une visite de Cracovie (Pologne) en route pour Bratislava. Je pensais rester 3 nuits à Levoca, Bardejov ou Poprad. - Lequel de ces choix nous permettrait de maximiser le temps à notre disposition pour visiter ces villes et les plus beaux châteaux (Spisska Kapitula ou Spisské Podhradie?). Nous serons en voiture. J'avais retenu LEVOCA. Est-ce le bon choix? Puis, en se rendant à Bratislava, je pensais prendre l'autoroute (4 h?) (plutôt que la route régulière) - mais en allant voir Vlkolinec. Est-ce réalisable dans un journée? 😠 Merci à l'avance.
Madagascar: ce jour le 9 février 2009 English translation pending
by Jipi · 2009-02-09 · 541 replies
nous esperons de tous coeur que cette semaine ne sera pas celle de la mort mais de l espoir les tours operators français (80% du CA sur mada) demande la suspenssion des voyages sur madagascar officielement la mauvaise annee pour le tourisma gasy se precise a plus
Utilisation d'armes à feu au Cambodge? English translation pending
by Cisabelle · 2008-12-30 · 89 replies
Bonjour, quelqu'un de mon entourage qui est maintenant injoignable m'avais raconté que lors de son séjour au Cambodge il était allé visité un endroit où il était possible de faire l'utilisation d'armes à feu? (style militaire, etc)

Est-ce que ça dit quelque chose à l'un d'entre vous et si oui, dans quelles villes/villages est-ce que ce serait?

Merci!
Quel est votre coup de coeur cyclo en France? English translation pending
by Michèle101 · 2008-12-15 · 43 replies
En juillet, nous aimerions rouler en France, en cyclo-touristes. Nous sommes à la recherche d'une destination qui permettrait de voir plusieurs petits villages, routes et campings accessibles, pour un trajet d'environ 1000 km. (moyenne de 60km par jour). Nous aurions besoin de suggestions. Niveau de difficulté moyen. Merci de prendre le temps de partager avec nous vos sorties. Michèle
Absolute, arnaque à Koh Samui? English translation pending
by Pando · 2008-10-26 · 90 replies
Bonjour,

On a sejourne quelques jours a kho samui ou des occidentales nous ont abordees en moto en nous proposant de jouer a un jeu de grattage. Pour une fois on n'a pas rembarre, on avait du temps a tuer... Le contexte du jeu est la promotion d'un nouvel hotel sur kho samui (de luxe bien evident) et elles voulaient qu'on aille visiter l'hotel, j'ai pas trop compris ce n'etait pas clair.

Au jeu de grattage on a eu trois "star" ce qui voulait dire qu'on avait gagner le super cadeau, et selon elle il n'y a que 6 gagnants par semaine. Du coup elle etait hysterique car forcement elle allait touche une grosse comission de 60 euros. On l'a suivi a l'agence ABSOLUTE pour laquelle elle travaille ou on devait soit disant retirer notre cadeau: soit un ordi portable ACER, soit 30 000 Bahts ou 7 nuits d'hotel de luxe (ceux partenaires de l'agence) pour 2 adultes et deux enfants. Le reste des cadeaux etait soit disant deja gagne.

Finalement sur place, l'obligation de participer a une presentation de l'agence, le concept etant d'acheter une carte pour faire partie du club et avoir des reducs sur les hotels et les voyages en general. Obligation de faire comme si on etait interesse pour avoir le cadeau. Mais aussi l'obligation d'etre avec son copain depuis plus de deux ans, de ne pas etre etudiant et je ne suis plus quoi encore. Bref pour avoir leur cadeau ca a l'air de pas mal marche au chantage.

3 heures apres avec le pauvre commercial echoue sur koh samui qui ne nous laisse pas partir, voici l'heure de la remise du super cadeau. Le principe est que madame la thai gratte le papier pour voir le numero qui correspond a notre cadeau. Le plus bizarre est que sans gratter elle nous dit qu'on gagne le voyage. Hmmm c'est bizarre de savoir avant de gratter. Et bien entendu, finalement les nuits d'hotel ca a l'air d'etre du flan vu qu'on nous remet un pauvre papier cartonne a faxer, mais qu'encore il y a une selection et que c'est possible qu'on n'ait rien du tout. Et meme si on gagne ce n'est finalement pas dans leurs hotels (donc probablement dans les plus cheap).

Autant dire du foutage de g.......

Est ce que d'autres ont eu affaire a ABSOLUTE, est ce vraiment une arnaque? On pense qu'ils donnent toujours le meme cadeau vu qu'ils ne prennent meme pas la peine de gratter et qu'ils font comme si le reste avait ete pris.

Le sujet est lance...
Intermède mexicain: douze jours de la plage à la capitale, en passant par la jungle English translation pending
by So75014 · 2008-09-13 · 15 replies
J’adore lire les carnets de voyage sur les destinations que nous préparons ou celles qui me font rêver. J’y puise souvent de précieux conseils. A mon tour, j’espère que ce carnet permettra d’aider celles et ceux qui préparent leur futur voyage au Mexique et fera rêver les autres.

Nous avons parcouru une petite partie du Mexique pendant 12 jours. C’est peu pour visiter ce grand pays et il nous a fallu faire des choix. L’itinéraire que nous avions concocté grâce aux conseils de divers forums et guides de voyage est le suivant : Playa Del Carmen, Piste, Chichen Itza, Merida, Palenque, San Cristobal de La Casa, Mexico. Petite particularité du voyage : il s'est effectué entre deux séjours aux Etats Unis. Les vols aller et retour se sont donc fait depuis et vers les Etats Unis.

1er jour - 20 juillet 2008 : Vamos a Playa Del Carmen

Le vol pour Cancun de la Mexicana est prévu à 10h. Nous quittons l’auberge de jeunesse de Los Angeles à 6h, nous prenons le métro ligne rouge puis le Fly Away bus et nous arrivons à 7h20 à l’aéroport. En deux temps trois mouvements nous effectuons les formalités d’enregistrement, et nous avons donc plus de 2 heures à tuer avant d’embarquer dans l’avion. Peu avant l’embarquement, nous sommes appelées par une hôtesse : son débit en espagnol est très rapide et je crois comprendre que nous sommes surclassées. Nous n’y croyions pas vraiment, car il n’y aurait aucune raison mais sur notre nouvelle carte d’embarquement, nous avons les sièges 1D et 1F ! Et en effet, nous ne savons pas pourquoi, mais nous voyagons en classe affaire. Nous sommes devenues des executive women ! C’est tout simplement génial : le siège est un fauteuil, les hôtesses sont aux petits oignons, le repas est délicieux et nous avons un lecteur vidéo personnel. On s’habitue vite au luxe. Le retour à la réalité se fait au passage de la douane que nous mettons plus d’une heure à franchir. Une autre heure à attendre le bus pour Playa Del Carmen, c’est vers 20h, sous la pluie, dans le noir, que nous cherchons la Casa Tucan, calle 4. La cabana que nous avons réservé par mail est très chouette avec son toit en paille, petite terasse privée. Pour atteindre la cabana, il faut traverser le jardin de la Casa Tucan, dont la végétation est tropicale et luxuriante. Le matin, les oiseaux mexicains nous assureront un réveil très matinal !



Notre cabana (photographiée, sous le soleil, le jour de notre départ)

Nous déposons nos sacs et décidons d’aller à l’oasis, restau vivement recommandé par le lonely planet. Nous prenons un Ceviche de poisson et un plantillo Mexicano (sans guacamole, il n’y en a plus). Les plats sont pas mal, sans plus, nous sortons donc plutôt déçues.

Retour à la cabana, sous la pluie, les converses font floc floc ! Nous espérons que le temps sera meilleur demain, mais nous avons demandé à la réception et il semble que ce ne sera pas le cas !

Quelques chiffres : Billet avion Los Angeles à cancun : 117, 82 euros / personne Bus Cancun à Playa Del Carmen : 80 $ / personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $

2ème jour - 21 juillet : Playa Del Carmen La cacophonie des oiseaux nous réveille dès potron-minet, ce sont des sons très inhabituels. Ca change des merles et des pigeons parisiens. Nous avalons un moca froid acheté la veille et partons prendre un petit déjeuner plus consistant à la Salta, sur la 5ème avenue. Pour cela, il nous faut affronter la pluie, le déluge tropical ! Nous arrivons trempées, engloutissons espresso, capuccino, muffin à la canelle, croissant au nutella. Les panses explosent, le budget aussi ! Après ce remontant, direction la plage pour mettre les pieds dans les Caraïbes, pour la première fois. La mer est super belle, transparente, chaude, j’en redemande ! La pluie en moins, le soleil en plus, ce serait parfait !

Les pieds dans les caraïbes pour la première fois

Nous cherchons ensuite l’office du tourisme, que nous ne trouvons pas, allons faire quelques courses pour le repas du midi, du soir et pour le petit déjeuner du lendemain (la chambre est équipée d’un frigo, autant en profiter) et rentrons à l’hôtel déposer les courses. Nous déjeunons dans la chambre, en regardant par la fenêtre notre terrasse sous des trombes d’eau.

Nous renonçons à aller à Akumal faire du snorkelling, le temps est trop pourri. J’ai vraiment les boules, puisque le passage par les Caraïbes avait pour but d’aller voir poissons et tortues. A la place, nous allons à . Aller en bus 2ème classe, retour en collectivo. A Tulum, il fait relativement beau, c'est-à-dire qu’il ne pleut pas. Le site Maya est vraiment bien situé, près de la mer, ce qui rend la visite très sympa car le site proprement dit est petit et on en fait vite le tour. A 17 heures, les gardiens nous rabbatent dehors.

Tulum

Retour à Playa Del Carmen, à la gare nous achetons nos billets de bus 2ème classe avec la compagnie Mayab pour Chichen Itza, départ prévu 11h10. Nous espérons pouvoir visiter le site puis prendre un bus pour Merida et y passer la nuit. Nous allons ensuite nous balader le long de la plage les pieds dans l’eau.



Balade sur la plage

Retour à la Casa Toucan, on dîne dans la cabana, il pleut dehors, c’est le déluge. Nous rassemblons nos affaires, demain nous partons vers de nouvelles aventures.

Quelques chiffres : Petit Déjeuner à la Salta : 110 $ pour 2 Bus Playa à Tulum : 22 $ par personne Site Tulum = 48 $ par personne Collectivo tulum à Playa : 30 $ par personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $

3ème jour - 22 juillet : Playa à Piste

L’aventure c’est l’aventure ! Le voyage est rempli de surprise et de contre-temps. Après 2 jours de pluie, nous partons sous un soleil éclatant et une chaleur écrasante (non, non, nous n’avons pas les boules). Sur la 5ème avenue, nous échangeons 150 euros en pesos et nous nous dirigeons vers la gare où nous attend notre bus pour Chichen Itza. Surprise : départ à 11h10, pile, c’est parfait. C’est ensuite que les choses se gâtent. Après une heure de route, peu avant le village de Tulum, la police arrête le bus, l’inspecte pendant 3 plombes, et nous escorte finalement jusqu’à la gare routière de Tulum. Après plusieurs minutes de tractation entre le chauffeur et les policiers, un policier nous demande de descendre du bus. Nous comprenons que celui-ci ne repartira pas. Nous nous retrouvons donc à la gare de Tulum, qui est bondée. Après une demi heure d’attente, nous savons enfin ce que la suite nous réserve : nous poursuivrons le voyage avec le bus ADO première classe qui part de Tulum à 14h30 (coup du sort, nous nous retrouvons sur notre planing initial si nous avions fait Akumal la veille et le site de Tulum ce matin). Nous attendons patiemment à la gare, profitons du spectacle : notre bus 2ème classe se fait embarquer par un camion remorqueur.

Notre bus arrêté par les flics et embarqué par un camion remorqueur

Le bus ADO arrive, nous embarque et nous largue à 17 heures, sous la pluie, à l’entrée du site de Chichen Itza … qui ferme à 17 heures … l’aventure continue ! Pour aller à piste, nous prenons à l’arrachée un bus Oriente, ça pue le chien mouillé là dedans, mais on ne va pas faire les difficile. Sous la pluie, nous allons voir s’il reste une chambre disponible à la posada Oldade, chaudement recommandée par le routard. La propriétaire nous laisse le choix entre la chambre située à l’entrée de la Posada près de la route ou la cabana dans le jardin, pour le même prix. Nous choisissons la chambre, plus spacieuse, moins roots, très défraichie quand même. Quelques courses pour le soir et le pique-nique de demain midi, la visite de Piste by night (tant pis pour Chichen by night, nous avons eu notre quotat d’émotion pour aujourd’hui), le pique-nique 5 étoile dans la chambre, une bonne douche, un peu de lecture, nous mettons le réveil pour être sur le site demain matin dès l’ouverture.

Quelques chiffres : Bus 2ème classe Mayab de Playa à Chichen Itza : 110 $ par personne Bus Oriente de Chichen à Piste : 5 $ par personne Chambre à la posoda Oldade à Piste : 250 $

4ème jour - 23 juillet : Chichen Itza et Merida

Réveil à 7 heures pour être de bonne heure sur le site de Chichen Itza et éviter les flots de touristes. On range nos affaires, on s’arrête prendre un café à Oxo, on fait le bout de chemin à pieds avec au minimum sur le dos 10 kg chacune et nous pénétrons à Chichen Itza peu avant 9 heures. Avant d’attaquer la visite, nous nous débarrassons de nos sacs à dos à la consigne.

Le castillo s’offre à nous, spectaculaire. Comme il est impossible d’y monter, nous pouvons l’admirer « nu ».

Le Castillo, la pyramide rendant si célèbre Chichen Itza

Détail du Castillo

Nous continuons la visite, en enchaînant les édifices, certains sont très bien conservés ou restaurés, d’autres moins. Le jeu de pelote est imposant, le mur des morts sublime, j’aime aussi le palais aux mille colonnes.

Une tête de mort, une parmi les centaines sur le mur des morts

Un des Chac Mol croisé dans Chichen Itza

Le palais aux mille colonnes

Au fur et à mesure, la foule arrive et lorsque nous arrivons au point de départ, nous constatons avec horreur que le castillo est envahi de groupe de touristes. Le réveil à 7 heures est indispensable.

C’est la période de la mue

Après 2h30 de ballade à travers ce sublime site, nous prenons le bus 2ème classe Oriente qui part à 11h45 et qui, pour 55$, nous amène à Merida que nous atteignons 2 h30 plus tard. Malheureusement, il nous dépose au terminal 2ème classe et nous devons donc, sous un soleil de plomb, parcourir plusieurs centaines de mètres chargées de nos sac à dos pour rejoindre le terminal de bis 1er classe où nous prenons un bus de nuit ce soir. Le trajet à pieds semble durer une éternité. Nous arrivons en nage ! Nous nous débarrassons de nos sacs à la consigne (6$/heure et par bagage) et allons explorer la ville. Ce sera assez rapide, car le centre historique est concentré autour du zocalo. Il y a de très beaux bâtiments, les rues sont pittoresques, dépaysement assuré : la salle d’attente de la consultation médicale presque sur le trottoir, la salle de gym avec ses appareils préhistoriques et sa pub des années 50.

Une rue typique de Merida

Salle d’attente d'une consultation médicale

Le marché aussi vaut son pesant d’or : c’est la caverne d’Ali Baba au milieu des étals de fruits, de légumes, épices, viandes, etc.

Après une pause apéritive dans un bar très sympa, nous allons prendre un en cas dans un fast food mexicain. L’organisation est assez bizarre puisque la commande est prise lorsque nous sommes installées et nos plats nous sont servis à table. C’est à mi chemin entre un fast food et un restau. La patata est dégueu, la chair est reconstituée, le guacamole est très moyen. Bref, mauvaise pioche.

Retour à la gare des bus, récupération des sacs à dos, toilette de chat à la lingette dans les toilettes de la gare et c’est parti pour un voyage by night de 8 heures, jusqu’à Palenque.

On nous avait prévenu : il fait très froid dans les bus de nuit. C’est donc avec 2 pulls chacune, un Tshirt manche longue, chaussettes épaisses, et une couverture American Airlines à partager que nous nous allons passer la nuit.

Quelques chiffres : Entrée Chichen Itza : 98 $ / personne Bus 2ème classe Oriente Chichen Itza à Merida : 55 $ par personne Bus de nuit ADO 1ère classe Merida à Palenque : 360 $ par personne + 18 $ de frais de réservation (réservation faite par internet quelques semaines avant)

5ème jour - 24 juillet : Palenque

Mama mia, quelle nuit ! On ne nous y reprendra pas ! On a eu froid malgré nos 2 pulls (dont un polaire paraît-il, merci monsieur Go spoort !), on a peu dormi, pas très bien installées. En revanche, aucune mauvaise surprise, pas de contrôle imprévu, de racket, vol de sac, perte de bagages. C’est le point positif.

Dès la sortie du bus, la chaleur nous surprend, nous enlevons les 2 pulls. Il n’est que 6 heures et il fait déjà chaud, lourd, humide. Nous achetons un café à une guitoune située sur le trottoir à côté de la gare pour 5 $ (même pas malade), et hop nous voilà déjà dans un taxi pour le lieu dit El panchan où nous espérons trouver une chambre ou mieux une cabana au milieu de la jungle. Je veux voir des singes hurleurs ! Aucune réception n’ouvre avant 7 heures. A 7h30, tout est encore fermé. Nous finissons par trouver un hébergement chez Ed et Marguerita, une cabana pour 220$ qui doit se libérer dans la matinée. Nous nous changeons, laissons nos sacs à la réception et partons à la conquête de Las Ruinas, d’abord en collectivo puis à pieds.

D’emblée, nous sommes conquises, sous le charme, le lieu est sublime, les vieux édifices en pierre au milieu de la jungle, les fleurs, les bruits, les cris des singes, la paysage, tout est beau.

Bienvenue à Palenque Las Ruinas

Palenque encore

Palenque toujours

Palenque … une dernière

Au détour d’un chemin, on lève la tête et on aperçoit deux singes au sommet d’un arbre. L’un reste immobile, l’autre a bougé, sauté sur une autre branche puis est parti. Les photos ne rendront rien de ces scènes, malheureusement.

Nous déambulons à travers le site de Palenque, grimpons sur toutes les pyramides possibles, prenons de nombreuses photos.

Trois heures plus tard, la visite achevée, nous prenons un collectivo pour Palenque ville afin de faire quelques courses et de réserver l’excursion des cascades avec continuation jusqu’à San Cristobal, pour le lendemain. Comme le disent les guides de voyage, la ville de Palenque est moche, sans intérêt.

Palenque ville

Retour à El Panchan, nous récupérons nos sacs, prenons possession de la cabana et vers 13h30 faisons une pause déjeuner en routarde sous le ventilo de la cabana.

Notre cabana, chez Ed et Marguerita

Après une sieste récupératrice, nous allons nous balader autour des différents « hôtels », à travers la jungle et une végétation tropicale. Nous avions envisagé de faire une rando avec un guide dans la jungle, on est crevé, on laisse tomber cette idée.

Des bambous, il y en a partout, immenses

Ce soir, on va au restau. A Don Mucho, nous prenons une pizza et un plat « combinado » accompagnés de bière et nous récurons les assiettes. Ca fait du bien d’être bien installées et le décor est joli. Nous prenons notre temps, la soirée est belle, vive les vacances !

Quelques chiffres : Taxi pour El Panchan = 50 $ Entrée Palenque Ruinas : 68 $ / personne Prix d'un trajet en collectivo El Panchan à Palenque ville : 10 $ par personne Cabana à Ed et Marguerita : 220 $

6ème jour - 25 juillet : Misol Ha, Agua Clara, Agua Azul, San Cristobal

Journée balnéaire avec la visite des 3 cascades. Nous nous offrons le luxe d’un tour organisé (bien que le routard le déconseille, en précisant que la durée passée sur chaque site est trop courte) : le mini bus doit venir nous chercher à El Panchan et nous conduire à Misol Ha, Agua Clara et Agua Azul avec un arrêt respectif de de 30 minutes, 30 minutes et 3 heures. Royalement, le mini bus doit ensuite nous déposer à San Cristobal. Arrivée prévue à 17 heures.

Vers 9h20, le van arrive et nous prenons place parmi 12 autres touristes qui ne poursuivront pas la route avec nous jusqu’à San Cristobal.

Notre carrosse appartient à la compagnie Chambalu

Quelques dizaines de minutes plus tard, nous atteignons notre première destination. Le chauffeur nous précise que l’arrêt sera de trois quarts d’heure. Nous admirons la cascade et faisons le parcours pour passer derrière. La cascade est sublime mais si on ne se baigne pas, ce qui sera notre cas, une vingtaine de minutes suffisent pour en faire le tour.

La cascade de Misol Ha

A Agua Clara, dès la sortie du van, nous sommes « harcelées » par des gamins indiens vendant fruits, des galettes, des babioles. Ils nous collent aux basques, c’est gonflant. Agua Clara n’a de Clara que le nom : l’eau est marronnasse, bref déception.

Traversée par barque de la rivière

En voiture Simone, il est temps d’aller à Agua Azul. Des travaux sur la route nous bloquent plus d’une demie heur. Nous nous passerons qu’1h30 à Agua Azul au lieu des 3 heures prévue.

Pepsi est partout ... surtout au Mexique

Nouvelle déception, même si les cascades sont assez belles, l’eau n’est pas Azul mais Cafe con leche. Le parcours est infesté de restau, vendeurs de babioles, nous n’accrochons pas. Nous sommes contente de n’y rester que la moitié du temps prévu.

Vous avez dit Azul ?

Au moment de partir, on nous fait changer de van. Pas de quoi en faire un plat, nos bagages suivent, tout va bien. Et puis, un quart d’heure après être parti, le nouveau van s’arrête sur le bord de la route. Tout le monde comprend qu’il faut descendre, on récupère nos sacs. On attend, mais on ne sait pas trop quoi. Moins d’une demie heure plus tard, un bus ADO s’arrête, le chauffeur du van nous remet un billet de bus et nous fourgue dans ce bus qui va à San Cristobal. Nous voilà roulées dans la farine, la continuation (en Espagnol) jusqu’à San Cristobal en van « privé » n’est qu’une arnaque. On finit le voyage à l’arrière du bus, près des toilettes, et la clim qui fait du goutte à goutte sur ma tête !

Plusieurs heures sur une route super sinueuse, semée de topes dont chaque passage nous écrase au plafond : les paysages sont sublimes mais les villages que l’on traverse nous ouvrent les yeux sur la misère des indiens du Chiapas.

Vers 18h30, nous atteignons San Cristobal de Las casas. Coup de cœur dès le trajet de la gare du bus à notre auberge de jeunesse dans laquelle nous passerons 3 nuits. La ville est belle, et à l’AJ, l’accueil est charmant, la chambre double est grande, belle, propre. Cuisine et hamacs à disposition. Nous savons que nous allons nous plaire ici.

Notre maison pour 3 nuits : Los Camellos

Quelques chiffres : Excursion aux cascade + transfert jusqu’à San Cristobal : 300 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $

7ème jour - 26 juillet : San cristobal

Plus de 30°C à Palenque, un taux d’humidité incroyable. A San Cristobal nous avons dormi sous 3 couvertures ! A 2200 m d’altitude, la température diminue rapidement dès que le soleil disparaît. L’avantage, c’est qu’il n’y a plus de moustiques !

Après le petit déjeuner composé de café, d’un croissant (un cuerno) et d’un pain au chocolat (une chocolatine, comme dans certaines régions françaises), nous réunissons nos affaires sales. L’heure de la lessive a sonné. Pour 10$ par kg, nous apportons plus de 5 kg de fringues crapoteuses à la lavenderia. Le linge sera lavé, séché, plié et disponible le jour même à partir de 14 heures. Bon, le service est efficace … trop même. Quelques couleurs des Tshirts ont disparu, mon pull a rétréci … il ne faut pas confier ses fringues chanel, ça tombe bien, nous n’en avons pas.

Nous consacrons la journée à l’exploration de la ville : le grand marché tout d’abord avec ses étals d‘épices, piments, fruits, légumes, etc.

On a acheté nos bananes ici

et nos piments là (il y a même du pepsi quelque part !)

Direction ensuite le couvent Santo Dominguo, puis une promenade dans les rues et ruelles de cette si belle ville.

Une façade très colorée

Une autre

Photo d’une rue typique

Nous achetons des bracelets à une indienne et sa fille, qui nous permettent de les prendre en photo.

Après le déjeuner pris à l’auberge de jeunesse, nous passons de l’église Guadalupe à celle située au sommet d’une colline, que l’on atteint en montant une quantité incroyable de marches.

La vue sur la ville depuis l’église

Nous décidons ensuite d’aller à pieds jusqu’au cimetière. Le trajet à pieds se fait en une demie heure environ. Le cimetière est très coloré, très kitch, c’est très surprenant, complètement différent de nos cimetières gris et ternes.

Non, nous ne sommes pas à Disney Paris

C’est bien un tombeau

Et encore un autre, coloré, fleuri

Repas du soir pris à l’AJ, un groupe de six français bruyants ont pris d’assaut la cuisine et la salle à manger. Ils pensent être seuls au monde, c’est pénible. Nous avons constaté depuis le début de nos vacances que le français est une espèce très bruyante et sans gène, surtout quand il est en groupe.

Ballade by night dans les rues faiblement éclairées. Le Zocalo fourmille de monde, les autres rues sont plus calmes. San Cristobal est un vrai coup de cœur.

Quelques chiffres : Laverie : 10$ le kg de linge 8 cartes : 40 $ 8 timbres : 104 $ Chambre à Los Camellos : 240 $

8ème jour – 27 juillet : San cristobal

Nous prenons un collectivo pour aller à San Juan Chamulan voir de nos propres yeux les rites pratiqués dans l’église. Pour rentrer dans ce lieu sacro-saint (photos interdites), il faut demander une autorisation à l’office du tourisme, autrement dit, payer 20$ par personne ! Il faut vraiment le voir pour y croire. Nous sommes transportées dans une autre dimension ! A l’intérieur, il fait chaud et l’odeur de l’encens, des bougies est soutenue. Les indiens murmurent des incantations devant des rangées de petites bougies disposées à même le sol jonché d’aiguilles de pins. Les offrandes vont des œufs au poulet (encore vivant). Ils boivent du … pepsi pour roter, afin d’expulser le mal. Détail étonnant : certaines statues sont sous vitrine et habillées de vêtements, comme le seraient des poupées.

Devant l’église, le marché est animé et coloré. Devant nous passent quatre mexicains coiffés d’un chapeau et habillés d’une peau de « mouton ». J’arrive à les prendre en photo au passage.

Photo prise à la volée

Nous retournons en collectivo à San Cristobal pour l’heure du déjeuner. Sur le chemin de l’AJ, nous passons devant un stand où grille des volailles. Les poulets sont ouverts en deux et sont grillés « pates écartés ».

Barbecue mexicain

L’après midi, nous poursuivons l’exploration de la ville, en lorgnant les boutiques des bijouteries, où l’ambre se vend malheureusement à prix d’or. Nous visitons le musée de l’ambre, aménagé dans un ancien couvent restauré. Il est riquiqui malgré d’intéressantes explications. La visite est cependant décevante.

Sur les façades, nous remarquons de nombreux pochoirs.

Commando hippy

She is in love

Pour notre dernière soirée à San Cristobal, nous allons diner dans un bar restau, le Iskra. C’est l’heure de l’happy hour et nous nous retrouvons avec deux cocktails chacune, amenés en même temps. Au moment de la commande, nous précisons que nous souhaitons que les plats soient très peu épicés. Ce ne fut pas le cas, j’ai failli mourir dans ce restau mexicain. Les deux margaritas descendues cul sec n’ont pas été suffisantes pour éteindre le feu. Expérience inoubliable !

Lumière de fin de journée sur San Cristobal

Quelques chiffres : Trajet en collectivo San Cristobal à San Juan : 8 $ par personne Entrée de l’église à San Juan : 20 $ par personne Musée de l’ambre : 20 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $

9ème jour – 28 juillet : en transit pour Mexico DF

Journée de merde ! Elle avait pourtant bien commencé : dernier petit dej à l’AJ que nous quittons avec un petit pincement au cœur. Nous nous sommes senties ici comme chez nous. Le bus pour Tuxtla Gutierrez est à l’heure et part à 10h50. Nous arrivons à 12h15 ce qui nous laisse largement le temps d’aller visiter le zoo, notre vol avec la compagnie Click Mexicana pour Mexico n’est qu’à 17h35.

Mais c’est ici que la galère commence !

Comme le conseille le routard, nous prenons un taxi pour aller au zoo. Une fois bien installées, le chauffeur nous fait comprendre que : 1 : le lundi, le zoo est fermé (pour le routard c’est ouvert tous les jours), 2 : l’aéroport n’est pas situé à 15 minutes de la ville (dixit le routard) mais au moins à 50 minutes dans la direction de San Cristobal. Le chauffeur nous précise qu’il n’y a pas de bus pour y aller et qu’il veut bien nous y conduire pour 200$ !

Nous changeons de couleurs au fur et à mesure que nous comprenons ces paroles mais nous tenons bon, nous voulons voir de nos propres yeux si le zoo est fermé ou non. Evidement, le chauffeur de taxi a raison et le zoo est fermé. Nous lui demandons de nous ramener à la gare routière pour soit trouver un bus pour l’aéroport, soit trouver d’autres voyageurs et partager un taxi. Mais il ne veut pas comprendre, il pense avoir trouvé deux pigeons et ne veut plus nous lâcher. Il nous fait faire le tour de Tuxtla, nous ballade dans la ville en long et en travers (on constate alors qu’elle est très laide), s’arrête à une station de taxis et demande à ses collègues de nous confirmer qu’il n’y a pas de bus pour l’aéroport, mais seulement des taxis. Après une demie heure de palabres, nous avons enfin le dernier mot et le chauffeur finit par nous déposer à la gare de bus. A la gare, nous nous précipitons au guichet et achetons deux places de bus pour l’aéroport … départ à 13h45, dans 15 minutes donc !

Au final, avec le trajet depuis San Cristobal, la ballade en taxi, le bus pour l’aéroport, cela nous reviendra à 252 $ alors que nous aurions pu prendre une navette directe depuis San Cristobal pour 100 $ par personne. C’est surtout l’impression d’avoir passé cette partie de la journée à galérer, à cause du guide du routard non mis à jour alors que c’est soi disant la dernière édition, à cause aussi d’un chauffeur de taxi peau de colle et malhonnête, qu’il nous en reste comme un goût amer.

Heureusement, la suite des événements est plus agréable. Arrivées à l’aéroport vers 14h30, on nous propose de prendre le vol précédent le notre. Nous acceptons bien volontiers d’arriver sur Mexico plus tôt que prévu. Vol sans histoire, nous atterrissons vers 18 heures et nous nous dirigeons alors vers les portes du métro bien que ce soit l’heure de pointe et que le routard précise qu’on peut nous refuser l’accès (mais nous avons compris que tout ce que dit le routard …). Nous les franchissons sans problèmes et moins d’une heure plus tard, nous arrivons dans le centre historique, station Allende puis quelques minutes après, nous atteignons l’hôtel Habana dans lequel nous allons séjourner 4 nuits. Bonne surprise, la chambre est immense, lit king size, tout semble très propre, des draps aux serviettes. En revanche, l’odeur dans la chambre est affreuse et un bruit de moteur venant de la minuscule cours intérieure se fait entendre en permanence. Qu’importe, pour 200 $ (13 euros), on s’attendait à pire. Petite virée vers 19h45 pour acheter de quoi petit déjeuner demain matin. Avec horreur, nous constatons que le quartier se vide, toutes les boutiques ferment à 20h, ce n’est pas Rock and Roll ici le soir. Nous avons tout juste le temps d’acheter deux trois bricoles. Le tour du quartier nous laisse une mauvaise impression, c’est sale, gris, triste. Nous remontons dans notre chambre d’hôtel et espérons découvrir Mexico sous un autre angle demain.

Quelques chiffres : Bus pour Tuxtla Gutierrez à 36 $ par personne Taxi Gare routière de Tuxtla à zoo : 40 $ Bus Tuxtla gare routière à aéroport : 50 $ par personne Ticket de métro aéroport à centre historique : 2 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $

10ème jour – 29 juillet : premier jour à Mexico DF

La première impression hier soir a été négative. Mexico est rongé par la pollution, ce qui lui donne un aspect sale. Après un petit déjeuner pris dans un assez beau café du côté de la Place Santo Domingo et un petit détour par le Centre Culturel du Mexique, nous passons la journée sur les traces de Frida Kahlo et de Diego Rivera.

Frida Kahlo

Diego Rivera

Au menu, le Secrétariat de l’Education Nationale (en fait le Ministère) et le Palacio National. Les fresques sont superbes. Nous ne connaissions pas ce peintre muraliste avant d’avoir vu au cinéma il y a quelques années le film « Frida » avec Salma Yalek que nous avions adoré. Ainsi, outre les célèbres fresques politiques à la gloire du communisme, nous découvrons les autres fresques décrivant l’histoire du Mexique, c’est sublime.

Au Secrétariat de l’Education Nationale

Au Palacio National

En sortant par les jardins du Palacio National, nous découvrons un petit chat tranquillement endormi dans un cactus.

Il est l’heure du déjeuner, nous sillonnons le quartier … sans succès. Impossible d'acheter quelque chose de végétarien pour se restaurer. On finit par échouer dans un centre commercial pour s’attabler devant un sandwich et une horchata.

L’après midi, nous prenons le métro en direction de Coyoacan pour visiter la maison de … Frida Kahlo, la belle Casa azul qui rappelle un peu le bleu Majorelle !

La Casa Azul

L’exposition (correspondances abondantes, livres dédicacés, photos, etc.) complète la visite proprement dîte.

Le quartier est agréable (et devenu très résidentiel) mais en pleine rénovation, la place est un vrai chantier, la chaussée est toute défoncée, c’est dommage ! Il faudrait revenir dans plusieurs mois !

C’est l’heure du goûter …avec une chocolatine

Retour dans le centre de Mexico. De la place, il faut une vingtaine de minutes pour rejoindre à pieds la station de métro. Nous passons devant un cabinet dentaire, l’enseigne m’amuse beaucoup … !

Chez le dentiste …

Nous attendons le métro plus de trois quarts d’heure, et oui il y a des problèmes sur la ligne. Nous laissons ensuite passer les trois premiers, complètement bondés. L’orage menace à la sortie, mais nous échappons tout de même à l’averse en accélérant le pas.

Nous retentons notre chance et parcourons à nouveau le quartier à la recherche d’une superette dans laquelle nous pourrions acheter des fruits. Nous échouons dans le mini magasin en face de l’hôtel, façon « mexicain du coin ». Pas l’ombre d’un fruit, nous achetons des boîtes … de haricots ! L’overdose nous guette !

Quelques chiffres :

Ticket de métro : 2$ Musée Frida : 45$ tarif plein et 20$ tarif réduit (pour les enseignants par exemple) Une chocolatine : 7$ Un cuerno : 7$ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $

11ème jour –30 juillet : Mexico DF et les pyramides de Teotihuacan

Réveil à 7h45 ! Nous avons prévu d’aller visiter les pyramides de Teotihuacan, à 1 heure en bus du terminal Norte. Nous atteignons le terminal après deux changements de métro. Le métro aux heures de pointe, ici c’est Chatelet Les Halles à toutes les stations. Les Mexicains se serrent comme des sardines, les parisiens à côté sont des rigolos.

C’est un bus préhistorique qui nous amène aux pyramides.

Dès l’entrée, nous sommes surprise par l’étendu du site.

Il est déjà 11 heures alors nous décidons d’aller jusqu’à la pyramide del Sol avant qu’elle ne soit envahie complètement.

La pyramide del Sol

La montée est éprouvante mais heureusement, il y a une rambarde pour se tenir ce qui est plus rassurant. L’effort est récompensé, d’en haut, nous embrassons tout le site, c’est superbe.

[ Vue de la pyramide de la Luna depuis la pyramide del Sol

La descente est rapide et se fait facilement. Nous allons ensuite jusqu’à la pyramide de la Lune, qui paraît beaucoup plus petite et la grimpette est très facile. Superbe panorama sur tout le site et la chaussée des Morts.

Panorama sur le site depuis le sommet de la pyramide de la Luna

Nous redescendons, visitons d’autres curiosités et allons ensuite visiter le très beau musée. Les objets sont merveilleusement mis en valeur, la visite de ce musée est à de pas rater !

A l’intérieur du musée

Nous faisons ensuite une rapide pause pique-nique à côté du musée, malheureusement en plein soleil, et poursuivons la visite en escaladant une autre pyramide derrière laquelle se cache une splendide pyramide ornée de masques en excellent état.

Pyramide cachée

Nous reprenons le bus vers 14h30 et au Terminal del Norte, nous nous engouffrons dans le métro, heureusement vide à cette heure-ci, jusquà la station Villa Basilica pour aller jeter un œil aux deux basiliques de Guadalupe.

L’intérieur de l’ancienne basilique est complètement en vrac, envahie d’échafaudages. Le guide du routard n’a pas menti : la nouvelle basique ressemble à un palais des congrès avec ses portes numérotés.

Le palais des congrés ?

On accède à la visite de la relique grâce à un tapis roulant, aller et retour. Je trouve que cela complètement délirant, et je fais l’aller retour plusieurs fois !

Non, nous ne sommes pas dans le métro !

En sortant, nous croisons deux femmes qui s’approchent de la basilique … à genoux !

Nous reprenons le métro pour le centre historique. Pause goûter au Starbuck, on l’a bien mérité. Puis nous repartons à la recherche du précieux dîner : des tomates, des fruits, ce n’est pas trop demandé. Il faut croire que si, pas une tomate, pas un avocat à l’horizon. Nous avons pourtant traversé le coin des robes de mariées, des bijoux, des tissus, des vêtements pour enfants, des chaussures, etc. Nous avons marché, marché, marché, pour finir par nous rabattre sur des … frigoles !

Arrivées à l’hôtel, je me précipite sur la grattoune que j’ai achetée 5$ à la sortie d’une bouche de métro. Je ne m’endormirai pas riche ce soir, juste remboursée de mes 5$.

Premios caguamas

Quelques chiffres :

Bus A/R pour les pyramides : 62 $ par personne Entrée Teotihucan : 48 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $

12ème jour –31 juillet : Mexico DF

C’est notre dernier jour à Mexico puisque nous quittons ce pays demain. Avant d’aller petit déjeuner, nous faisons 30 minutes d’internet pour 6$, la ruine ! Puis nous allons prendre notre petit déj dans la calle Madero, à « Los Bisquetes Bisquetes Obregon » une pâtisserie – salon de thé – restaurant, devenue notre fournisseur officiel de viennoiseries. Nous prenons un café con leche et le service se fait en deux temps : la serveuse (un dragon constipé qui se croit chez Fauchon) nous sert le café dans le grand verre, puis le lait à la manière d’un touareg marocain ! Résumé : internet à des prix astronomiques, comme si nous étions dans le désert (nous avons même payé moins cher à Palenque dans la jungle), pas un seul supermarché dans tout le quartier : nous devons notre survie à quelques bricoles achetées dans l’unique épicerie trouvée, face à l’hôtel, pas une seule laverie ! C’est le monde à l’envers, il y a des affaires à monter ici !!

Après avoir flâné autour du Zocalo, nous allons au Palacio des Bellas Artes pour visiter le Gran Teatro National (c'est-à-dire l’Opéra) dont la visite est gratuite tous les jours de 13h à 13h30. La salle est très belle, notamment le rideau de cristal, réalisé par Tiffany (Ah, New York !).

Puis nous nous dirigeons vers le quartier de la Condesa et nous nous retrouvons finalement … à Zona Rosa, décrit par le routard comme le quartier gay de Mexico. C’est un quartier d’affaires et mis à part deux ou trois boutiques (des sex shops) et quelques frangins croisés, il ne vaut pas le détour. Peut-être est ce plus vivant la nuit, nous n’aurons pas l’occasion de vérifier.

Nous revenons vers le Zocalo, allons prendre un goûter dans un café situé dans une rue piétonne. On traînasse dans le quartier et cherchons en vain à échanger ma grattoune gagnante. Personne n’en veut, on me dit qu’il faut l’échanger là où je l’ai acheté, mais je ne sais plus où s’est. Au cours de notre flânerie, nous entrons même dans les « grands magasins » dans l’espoir de trouver de quoi manger convenablement. Retour à notre mexicain du coin, on achète … des chips et hop dîner, dodo, demain les States !

Quelques chiffres :

30 minutes d’internet : 6 $ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $

13ème jour –1er août : Mexico DF - en transit pour Phoenix (Arizona)

Ce matin, grasse matinée. Nous n’avons rien de prévu, pas de visite et notre vol n’est qu’à 16h05. Nous allons prendre notre petit déjeuner à notre cantine, « Los bisquetes bisquetes obregon ». Vers 10h30, repues, nous faisons un dernier tour, autour du Zocalo.

Retour à l’hôtel où nous préparons les sacs … essentiellement du linge sale … puisque nous n’avons pas trouvé de laverie ici. Nous allons ensuite à l’aéroport en métro, en faisant le trajet inverse de celui que nous avons fait il y a 4 jours. Pour la 1ère fois, nous arrivons à trouver des places assises ! Notre vol, avec la compagnie US Aiways, n’a pas de retard, et c’est donc à 17h30 heure locale que nous atterrissons à Phoenix pour de nouvelles aventures !

Quelques chiffres :

Billet Mexico à Phoenix : 111, 36 euros (par personne)

En conclusion :

Ces quelques jours nous ont donné un bref aperçu du Mexique, de ses divers paysages, des différentes populations. Nous avons adoré Palenque et San Cristobal, les deux points forts du voyage. Nous avons également beaucoup aimé Chichen Itza et Teotihuacan. Pour Mexico, nous sommes plus contrastées : nous avons apprécié Coyoacan, beaucoup aimé marcher sur les traces de Frida Khalo et Diego Rivera (à notre retour, nous avons d’ailleurs acheté le DVD du film « Frida » que nous avons regardé avec beaucoup d’émotions en reconnaissant certains lieux où nous étions allées quelques jours auparavant). En revanche, nous n’avons pas aimé la ville, grise et sale, et la journée du 31 juillet était une journée de trop. Mais comment aurions nous pu le savoir, nous qui adorons les grandes villes, Paris, Rome, New York.

Question budget, sans compter les achats personnels, les cadeaux pour la famille, ce voyage nous est revenu à 600 euros par personne, avec 290 euros de billets d’avion, 84 euros de transport (bus, taxi, collectivo, métro), 22 euros de visites, 97 euros d’hébergement, 96 euros de repas (avec très peu de restau) et environ 10 euros de dépenses diverses (dame pipi, laverie, internet, etc.).
Deux semaines (trop courtes) au Kerala English translation pending
by Millipatti · 2008-06-17 · 19 replies
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.

Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.

Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.

En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .

Ca commence comme ça…

5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.

Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.

Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.

Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…

Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.

7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).

Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.

Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !

A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !

A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.

La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.

La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.

La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…

Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.

Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.

10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…

Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).

En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).

Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.

Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.

Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.

Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…

Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…

L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.

Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…

12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.

Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.

Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.

Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…

Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.

14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.

Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…

Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.

Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.

J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !

Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.

Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.

Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).

Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).

Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…

17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.

Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.

Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.

De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.

Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.

Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.

Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.

La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.

Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.

Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).

Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.

C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.

Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.

19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !

Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Croisière sur l'Orient Queen "Parfums des îles grecques": excursion à Santorin English translation pending
by Bamboonette · 2008-03-15 · 106 replies
Bonjour à tous,

j'ai réservé avec mon ami pour la croisière Parfums des Iles Grecques sur l'Orient Queen ( départ du 14 Septembre 2008 ), et j'ai déjà trouvé pas mal d'informations en parcourant ce forum, donc merci à vous. Cependant, je me pose quand même une question par rapport à l'escale à Santorin. Nous souhaitions faire cette excursion de manière individuelle, mais nous voudrions vraiment voir Oia. Et l'escale étant assez courte ( 17h30 - 22h ), j'ai peur de ne pas pouvoir y aller si nous ne prenons pas l'excursion organisée. A ceux qui ont déjà fait cette croisière, pourriez-vous svp me faire part de votre expérience et m'aider dans mon choix? J'envisage donc de prendre l'excursion pour être sûre de faire Oia sans me soucier du timing, mais avec l'excursion ne risque-t'on pas de faire la visite de nuit ( surtout en Septembre )? Je ne sais pas combien de temps il faut compter entre le débarquement et le temps de trajet. J'espère que vous pourrez m'éclairer 🙂

D'autre part, si vous avez des astuces utiles à me communiquer concernant les escales ( ou autre ), je suis preneuse 😉

Merci d'avance à tous !

Anne-Sophie
Rencontre VF à Fribourg-Suisse le 24 mai 2008 English translation pending
by Athénais · 2008-01-17 · 145 replies
Il y a quelque temps, une vague idée de projet de rencontre sur Genève était dans l'air..... Mais rien ne se fait, alors je vous propose une rencontre VF dans ma bonne ville de fribourg vers avril ou mai 2008....y'a-t-il des intéressés ? J'espère vous rencontrer nombreuses et nombreux et attends avec plaisir de vos nouvelles.... Amicalement Corine
Destination Madagascar English translation pending
by Tamerlan95 · 2007-11-19 · 29 replies
Bonjour à tous😉

Je voudrais si possible connaitre vos sentiments sur cette question, que nous pouvons tous nous poser !!!!

Madagascar deviendrat elle une destination phare dans les années à venir😐

tous à vos plumes merci😉
Deux semaines dans l'Ouest américain English translation pending
by Rage2001 · 2007-05-13 · 45 replies
bonjour, je pars avec 2 amis pour un petit périple du 8 au 22 septembre prochain dans l'ouest américain. j'ai lu avec grand intérêt le récit de thibaut31 sur son circuit d'un mois : ça m'a bien fait rêver surtout avec toutes ces jolies photos !😉 plus précisément nous allons nous focaliser sur le sud de l'utah et le nord de l'arizona. pour planifier ce voyage, on s'est beaucoup inspiré d'un site qui me paraît incontournable : ouestusa.fr voici notre programme : 8 septembre : arrivée le soir à las vegas où on loue un 4*4. la vue du haut de la tour stratosphere m'a l'air sympa (merci thibaut), j'imagine que ça vaut le coup, faut-il payer pour y monter ? 9 septembre : en route vers la nature... on se dirige vers zion national park. on compte faire un arrêt dans le valley of fire state park et dormir dans le coin. 10 septembre : un petit tour par snow canyon avant de passer la journée dans zion. 11 septembre : direction bryce canyon et découverte de ce parc mythique... 12 septembre : capitol reef national park. 13 septembre : beaucoup de route de prévue pour rallier la région de moab avec un tour dans mill creek canyon si possible en fin d'après-midi. 14 septembre : arches national park. 15 septembre : canyonlands. 16 septembre : en route vers monument valley. 17 septembre : monument valley puis départ pour page avec visite d'antelope canyon si possible. 18 septembre : grand canyon north rim. 19 septembre : en route pour grand canyon south rim. 20 septembre : grand canyon south rim puis départ pour havasupai. 21 septembre : havasupai. 22 septembre : retour en france 🙁.

on aimerait découvrir tous ces sites par le biais de la randonnée. qu'en pensez-vous ? est-ce-faisable selon vous ? merci d'avance pour vos conseils !
Canal de Nantes à Brest à vélo English translation pending
by Tazz · 2007-03-14 · 80 replies
Bonjour

Je voudrais partir faire ce canal à vélo. Connaissez vous les différentes étapes du parcours car je ne l'ai pas trouvé sur le net. Peut on faire faire du camping sauvage ou sinon sur le parcours existe-il des camping ouverts pendant les vacances de pacques?

Merci
Tomber en amour avec les filles à Phuket English translation pending
by Machtock · 2007-02-01 · 483 replies
Bonjour à tous, Nous revennons de passer 15 jours en Thailande, ou nous avons passé un séjour de reve, nous sommes rentré la tete pleine d'images et de couleurs avec des souvenirs exceptionnels. Nous savions que ce pays aller nous plaire, mais pas a ce point la. De plus nous avions été mis en garde sur les Love story Thai, un homme avertis en valant deux, sur quatres gars 2 sont tombés " amoureux "( je suis l'un d'entre eux comme par hazar ). Voila le but de ce post: savoir qu'elle sont les risques et les piéges s'il y en a, à entretenir une relation amoureuse avec une jeune fille Thai ? sachant que nous sommes residents Français, mais que nous avons le projet de revenir 2 fois par an la bas ? Je ne dois pas etre le premier à poser ce genre de question, mais je n'ai pas trouvé de post à ce sujet sur le forum. Merci à tous pour vos avis, vos onseils et peut etre meme vos experiences perso. 😇
Rencontre à Montpellier le 2 décembre 2006 English translation pending
by Dan34 · 2006-11-09 · 188 replies
Bonjour à tous, Que diriez-vous d'une nouvelle rencontre à Montpellier? Nous avions déjà organisé une rencontre à Palavas en janvier dernier, gros succès : plus de 30 participants, que des gens sympa, une foule d'expériences échangées, des idées de nouveaux voyages, un cercle d'amis élargi. Nous pourrions fixer une date dans la première quinzaine de décembre, un samedi soir, le 2 ou le 9. Je vais chercher un coin sympa, pas cher, avec hébergement pour ceux qui viennent de loin...les autres aussi ! L'idée est lançée...à vos claviers Amicalement, Dan
Mésaventure en République Dominicaine: que la mienne serve à d'autres! English translation pending
by Teken · 2006-07-07 · 194 replies
Bonjour, je voudrais attirer votre attention sur un problème (d'arnaque) que j'ai eu lors de nos vacances fin avril début mai 2006 en République Dominicaine (hôtel Grand Paradise Bavarro amhsa marina) à Punta Cana. Après quelques jours à l'hôtel, nous avons été solicité par des rabatteurs employés à cet effet qui nous demande de leurs acccorder quelques instants pour un sondage sur notre séjour. En définitive nous sommes acceillis dans une salle à l'écart des autres touristes et une autre personne prend le relais et pendant 2 à 3 heures essaye de vous vendre un' Pack vacances révolutionnaire'. C'est à dire avec des prestations supérieures à notre séjour (via notre agence de voyage) mais 50% moins cher, avec chiffre à l'appui. Ce type de vacance devait nous permettre de voyager partout dans le monde à n'importe quelle date, plusieurs fois par an pour les mêmes conditions. Nous sommes méfiant, alors intervient une 3ème personne qui se présente comme le directeur du Club de vacances et nous fait une proposition beaucoup plus alléchantes, qu'il est le seule à pouvoir nous faire cette proposition, mais elle n'est valable que quelques heures et qu'il faut conclure le contrat rapidement avec le paiement. Après réflexion et fatigue d'être dans cette salle et bourrage de crâne nous acceptons ce contrat, avec visite des chambres spécifiques VIP. Nous devions régler 50% immédiat et le reste à payer sur 1 an par mensualité, au total 9800 dollars. Au niveau du paiement notre carte bancaire ne passait pas. Nous avons effectué un chèque en euros. A notre retour en France, nous devions attendre notre inscription auprès d'une société internationnale RCI afin d'obtenir un N° d'adhérent pour ces 37 semaines acquises. Nous l'avons obtenu non pas au bout de 16 semaines comme mentionné sur le contrat, mais au bout de 3 semaines. Et c'est à partir de là, que nous nous sommes rendus compte que pas de prestations supérieures, que l'on ne pouvait disposer que d'un seul voyage par an en République Dominicaine, sinon faire une demande d'échange, en espérant que cela est posible, le vol en avion devait nous revenir aux alentours de 1300 euros. Hors les vols que l'on nous propose pour 3 adultes et 1 enfant de moins de 12 ans s'élèvent aux environs de 5000 euros. Bref on découvre l'étendu des dégâts, surtout que lorsque l'on téléphone à l'hôtel en demandant le club de vacances on n'arrive plus à les avoirs. Et lorsque on arrive à les avoirs on nous fait attendre au téléphone ou de rappeler. Et ceci sur plusieurs semaines. Nous leurs avons envoyé différents mails dont j'ai gardé les traces, dont pour certains ils ont répondu. Après des recherches sur internet, nous nous sommes rendu compte que d'autres personnes s'étaient faites arnaquer sur le même principe et dans d'autre pays. Pour eux le contrat est respecté, et voir avec RCI pour le reste. Actuellement cette société 'OVAC opciones vacacionales' est situé à Saint Domingue et à des points dans différents hôtel du pays. Je ne vous embêterais pas plus longtemps à lire cette histoire qui est déja bien longue, mon bilan aujourd'hui : -de lourdes factures de téléphone ( divers appels vers la république) -perte de 4261 Euros -ne plus pouvoir emmener mes enfants en vacances cet été puisque ces escrocs sont partis avec mes économies Le but de mon message sur ce forum est d'avertir les prochains touristes via la république dominicaine de ne contracter aucun contrat dans cet hôtel via l'organisme VRC vacaciones qui pratique une sorte de timeshare mal fait dont certains sites déjà dénoncent. Dommage que je n'ai pas eu l'opportunité d'avoir ces renseignements avant. Il faut que ce genre de choses cessent car chaque jour des touristes de tout horizon se font piéger par ces escrocs qui n'hésitent pas à mettre des familles sur la paille. Je ne peux plus pour l'instant partir en vacances mais à ceux qui partent bonnes vacances et surtout soyez vigilant !
Le chien: un plat typiquement thaïlandais? English translation pending
by Lexa · 2006-06-01 · 123 replies
Salut 🙂!J'ai une amie qui m'a raconté l'histoire de sa collégue de travail qui était partie en Thailande avec sa petite caniche.Oui, une magnifique caniche blanche "caline". Donc, elle était parti dans un resto thaie et y a le serveur qui se pointe.Bon, elle prend sa commande et elle tend sa laisse au serveur.En lui demandant dans un anglais soutenu, de garder le chien. Donc, la "mémére" s'éclate le bide...A la fin du repas, elle appelle le serveur, pour avoir son addition.Elle demande au serveurs de lui ramener sa "caline". Le serveur se pointe et lui tend la laisse sans le toutou à sa "mémére". Elle demande des explications et le serveur lui montre son assiette vide et fais quelques geste...et directement, la mémére comprend que "Caline".Etait désormais bien gardé...Et que la pauvre Caline ne reverra le jour qu'à la fin de sa digestion...beurk!

Tiens je me demande si elle a laissé un pourboire au serveur!

Donc, moi je suis parti en Thailande, mais je n'ai pas fais gaffe...🤪 Je ne sais pas si les thais mangent du toutou. Est-ce que d'aprés vous cette histoire est une "mythonade"? Mon amie y croit dur comme fer!

Moi, je crois que c'est du mytho!quoique les chinois mangent du chien, ça se trouve, elle a été dans un restau chinois...

A plus! Lexa 😎
En direct du Cambodge, Laos, Vietnam English translation pending
by Bouddidje · 2006-05-07 · 73 replies
Une bonnes partie des meilleures photos sont visibles sur mon site internet: REMEDACT Je suis parti, pour 2.5 mois en Thailande (transit only), cambodge (ou je sus en ce moment) et normalement je vais faire le laos et le vietnam apres...

donc je vais essayer de poster au fur et a mesure, ca evitera les mails et certaines prises de notes

Mon premier mail: ""hello he bien non, je n ai pas loupe mon avion -mais ils auraient pu ne pas m accepter cause pas de visa thailande. pourtant ils donnent un visa se 30 jours, , mais pb car mon billet retour est prevu 2.5 mois apres...donc restickage (autocollant modifiant la date et pas la reservation), et c est reparti!!! mais j ai eut une petite apnee quand meme...on en rigole! j ai aussi fait la connaissance de olivier un francais qui va bosser a bangkok, et une thai. j ai finalement decide de suivre...le francais! en effet, la thai donne un nom d hotel dans un quartier sexuellememt chaud...meme si elle disait travailler a londres, c etait pas forcement vrai...ni faux d ailleurs!...la encore j ai failli avoir chaud...aux couilles ;) - puis je sort enfin de l airport (j espere que vous avez note mes progres rapides en anglais...trop fort) en meme tps que olivier, et je prend mon sac avant les siens...et la aux rayons x, ils ont du voir tout clair...et on voulu regarder...j ai dit photo...il a dit photo avec un sourire, j ai redit photo...et ils ont finalement fouille le sac d olive sans rien trouver qui brille...tu m etonne que plus de 100 pellicules tri x ca doit briller et faire tout blanc aux rayons x...au fond de MON sac... encore une fois, chaud aux fesses!! mais je m y attendait...dans le guide ils parlait de 5 pellicules !!! puis la j ai eut pour de vrai chaud aux fesses...pas dans le taxi qu on a partage avec olivier pour aller rue khao son dans quartier banglanphu (130 Bts pour les 2)....mais apres, le temps de trouver l hotel...fin saison chaude, debut saison des pluies...premiers declenchement dans le taxi(interdit dans l arretauport), puis dans les magasins apres une douche au top guest house...sur le balcon...bien sur il y a un rideau de douche, mais l eau est pas assez...froide a mon gout!

bon tout ca pour dire que tout va bien mais que je tape pas tres vite; entre le clavier qwerty et les innombrables sigles...je m y retrouve pas...si ce n est que ca... je pense qu on va faire qq photos poses longue avec olivier ce soir...

demain ferie, ensuite le WE...si je veux bouger, il faut que je prenne mes visas apres, , ou rester encore au moins 5 j...ce qui n etait pas prevu au prgme, meme si cette megalopole a des cotes attirants

le farang

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