Results for "Goutte+ou+Barbès+|+127"
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L'Argentine à découvrir English translation pending
L'Argentine redevient à la mode avec l'Euro fort et le développement de ce pays qui revient de loin
La richesse de ce pays et de ses paysages à couper le souffle mérite un grand détour pour le visiter
On mange la meilleure viande au monde, les restaurants sont de grandes qualités (surtout avec des euros)
J'ai développé un site web gratuit sur mon pays d'origine http://www.tvargentine.com
Il n'y a rien a vendre dessus, juste de belles photos des régions à visiter
La richesse de ce pays et de ses paysages à couper le souffle mérite un grand détour pour le visiter
On mange la meilleure viande au monde, les restaurants sont de grandes qualités (surtout avec des euros)
J'ai développé un site web gratuit sur mon pays d'origine http://www.tvargentine.com
Il n'y a rien a vendre dessus, juste de belles photos des régions à visiter
Météo actuelle au Yucatán? (mi-novembre 2007) English translation pending
Quelque un peut il me dire quelle température il fait actuellement dans la région du Yucatàn au Mexique?
J y serai du 24.11.07 au 15.12.07 en voyage de noces...
Merci.
J y serai du 24.11.07 au 15.12.07 en voyage de noces...
Merci.
Changer notre forfait à Varadero après la réservation? English translation pending
bonjour a tous ma question est peut -ont changer notre hotel apres avoir déja fait une reservation(on fait affaire avec une agente)vus les mauvais coms du sirénis la salinna peut on changer pour un autre hotel a varadéro????cé tu compliquer ou si sa ce fait pas ....on part juste en mars...si oui quel hotel a varadéro me conseiller vs??? ns on voudrais du repos total et du luxe (4* et plus)...merci bien de ns aider😉
Parrainer un enfant birman English translation pending
entre ceux qui souhaitent y aller, ceux qui revent d'y aller, et ceux qui condamnent le tourisme,
les avis de chacunes et chacuns sont respectables.
mais une chose essentielle peut etre faite, c est de parrainer un enfant birman, et l'association "les enfants du mekong" est une des rares à le proposer http://www.enfantsdumekong.com/index/index.php
s il y a d autres associations pour aider la scolarisation des enfants en birmanie, merci de completer ce post.
mais une chose essentielle peut etre faite, c est de parrainer un enfant birman, et l'association "les enfants du mekong" est une des rares à le proposer http://www.enfantsdumekong.com/index/index.php
s il y a d autres associations pour aider la scolarisation des enfants en birmanie, merci de completer ce post.
Meilleur mois pour la Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
on reflechit de plus en plus a un prochain voyage en thailande, nous pensons partir 3 semaines (4 si possible mais c'est pas gagné du cote de notre emloyeur).
Nous souhaitons visiter en partie le nord et le sud (je ne sais pas encore trop ce qu'il est possible de faire en 3 semaines, va falloir que je fasse des recherches sur ce forum).
Ideallement faudrait qu'on parte en chevauchant des periodes de vacances scolaires, soit fevrier (du 16 fevrier au 3 mars), soit paques (du 12 au 28 avril) soit juillet aout (ou il serait plus facile pour nous de prendre 4 semaines au lieu de 3).
Les prix en thailande sont ils plus élevés en juilet aout ?
Pouvez vous me dire quelle est la meilleure période pour partir svp ?
Il me semble que j'avais lu sur ce forum que les meilleures periodes pour visiter le sud ou le nord ne sont pas les memes, je me trompe ?
De plus nous souhaitons nous deplacer en bus ou tain, pouvez vous me confirmer que ce mode de deplacement est facile et pas tres honereux ?
merci beaucoup a ceux qui passeront du temps a me repondre ...
Cécile
on reflechit de plus en plus a un prochain voyage en thailande, nous pensons partir 3 semaines (4 si possible mais c'est pas gagné du cote de notre emloyeur).
Nous souhaitons visiter en partie le nord et le sud (je ne sais pas encore trop ce qu'il est possible de faire en 3 semaines, va falloir que je fasse des recherches sur ce forum).
Ideallement faudrait qu'on parte en chevauchant des periodes de vacances scolaires, soit fevrier (du 16 fevrier au 3 mars), soit paques (du 12 au 28 avril) soit juillet aout (ou il serait plus facile pour nous de prendre 4 semaines au lieu de 3).
Les prix en thailande sont ils plus élevés en juilet aout ?
Pouvez vous me dire quelle est la meilleure période pour partir svp ?
Il me semble que j'avais lu sur ce forum que les meilleures periodes pour visiter le sud ou le nord ne sont pas les memes, je me trompe ?
De plus nous souhaitons nous deplacer en bus ou tain, pouvez vous me confirmer que ce mode de deplacement est facile et pas tres honereux ?
merci beaucoup a ceux qui passeront du temps a me repondre ...
Cécile
Fixer un porte bagage à l'avant du vélo English translation pending
j'ai un velo basique avec lequel je voudrais randonner pendant une semaine. Je cherche un porte bagage avant pouvant se fixer sur une fourche depourvue d'oeillets aussi bien en bas de la fourche qu'au milieu. J'ai bien vu des montages sur la fourche avec des colliers genre plomberie, mais qu'en est il de la fixation pres de l'axe de roue? Zefal semble faire qq chose mais je ne comprend pas sa fixation basse. mes freins sont de type VTT ma fourche est sans suspension.
Avez vous des idees? merci
Avez vous des idees? merci
Prévention du paludisme pour long séjour au Sénégal English translation pending
🙂salut je me suis procuré de la malarone pour le sénégal, c'est assez cher.. en cas de séjour prolongé vers d'autres pays d'afrique, peut-on trouvé de la malarone sur place ;, yatil d'autres solutions de prevention car le traitement a la malarone ne doit pas depasser trois mois je crois, merci, pierre
Téléphone portable en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour
J'ai l'intention de partir bientôt pour quelques mois en Asie du sud est & côté pratique je cherche la meilleure formule de téléphone portable avec laquelle partir pour pouvoir appeler si besoin, recevoir mes messages et communiquer par texto vers la France... Quelqu'un a t il déjà expérimenter ? forfait ou carte ? SFR ou Orange ? formule locale ? merci aux expérimentés !
J'ai l'intention de partir bientôt pour quelques mois en Asie du sud est & côté pratique je cherche la meilleure formule de téléphone portable avec laquelle partir pour pouvoir appeler si besoin, recevoir mes messages et communiquer par texto vers la France... Quelqu'un a t il déjà expérimenter ? forfait ou carte ? SFR ou Orange ? formule locale ? merci aux expérimentés !
Un Dakota américain portant l'Etoile Rouge! English translation pending
Bonjour,
C'est en pensant à Yangguizi, que nous avons fait ces deux photos d'un avion Dakota Américain estampillé de l'étoile rouge en pensant qu'elles pourraient trouver une place dans ta collection.
Svidnik est une petite ville moderne, ( et pour cause ) construite sur les ruines de Viychny et des Nichny Svidnik qui ont été détruites lors d'un des combats les plus terribles de la fin de la seconde guerre mondiale en novembre 1944, la bataille de Dukla du nom du col aprement défendu. Les Allemands, savaient que si les Russes réussissaient à ouvrir une brèche à cet endroit là dans leurs défenses, ils pourraient s'engouffer vers le sud. Dans tous les villages environnant Svidnik, on voit des cimetières militaires et à Svidnik, ce musée en plein air et un monument commémoratif dédié à l'armé soviétique au dessus de la fosse commune où ont été ensevellis 9000 soldats Russes .
Ces frontières douloureuses, me font penser à des plaques tectoniques entre les "blocs", lieux hautement névralgiques de tous les séismes ...
C'est en pensant à Yangguizi, que nous avons fait ces deux photos d'un avion Dakota Américain estampillé de l'étoile rouge en pensant qu'elles pourraient trouver une place dans ta collection.
Svidnik est une petite ville moderne, ( et pour cause ) construite sur les ruines de Viychny et des Nichny Svidnik qui ont été détruites lors d'un des combats les plus terribles de la fin de la seconde guerre mondiale en novembre 1944, la bataille de Dukla du nom du col aprement défendu. Les Allemands, savaient que si les Russes réussissaient à ouvrir une brèche à cet endroit là dans leurs défenses, ils pourraient s'engouffer vers le sud. Dans tous les villages environnant Svidnik, on voit des cimetières militaires et à Svidnik, ce musée en plein air et un monument commémoratif dédié à l'armé soviétique au dessus de la fosse commune où ont été ensevellis 9000 soldats Russes .
Ces frontières douloureuses, me font penser à des plaques tectoniques entre les "blocs", lieux hautement névralgiques de tous les séismes ...
Thaïlande: pas de mousson, pas de moustiques? English translation pending
hello,
D'aprés les infos d'un résident sur place, l'année a été "sèche" en période de mousson. En effet, les pluies auraient été moindres cette année, et l'humidité moyenne;aussi les moustiques n'auraient pas été nombreux.
Quelqu'un pourrait confirmer ces infos?
Mon amie est allergique aux piqures et c'est assez impressionant : la nouvelle a été reçue, vous l'imaginez, avec un certain soulagement!
Merci à tous
D'aprés les infos d'un résident sur place, l'année a été "sèche" en période de mousson. En effet, les pluies auraient été moindres cette année, et l'humidité moyenne;aussi les moustiques n'auraient pas été nombreux.
Quelqu'un pourrait confirmer ces infos?
Mon amie est allergique aux piqures et c'est assez impressionant : la nouvelle a été reçue, vous l'imaginez, avec un certain soulagement!
Merci à tous
ONG pas très honnête au Bénin English translation pending
Je tenais à vous avertir concernant une ONG à Cotonou : FEFA ! Formation et Education de la Femme et de l'Adolescent !
Cet ONG est dirigé par un Président qui ne pense qu'à faire et dire et surtout parle beaucoup et fort mais n'agit pas réellement pour le bien des populations censées bénéficier de ce qu'il dit !
Certaines personnes rencontrées au Bénin lors de mes divers séjours m'ont parlé de cette personne. Dont cet été !
Ce président ne sait pas gérer les bénévoles, il les considère "comme des enfants" empoche le forfait à l'arrivée sans explication sur ce qui doit être réellement fait de ces sommes. C'est à dire : la part pour les projets de FEFA etc.... ce qui en est fait exactement !Gère le personnel occasionnel comme si c'était "ses gens" et ne les paie qu'au compte goutte et il doit encore des sommes mais plus d'argent sur le compte d'après ce que l'on m'a dit !
Après s'être investie dans cette association une des ces personnes à compris les raisons de ce président ! Qui ne rend pas compte de ce qui est envoyé comme et qui considère bien de FEFA tout ce qui arrive, mais ......
Après s'être investie dans des projets, aidé à avoir des bénévoles, stagiaires ayant appris que ces derniers avaient eu de gros problèmes sur place que ce qui était proposé comme bénévolat ne correspondait pas à ce qui avait été proposé sur le site de cette ONG : www.assofefa.africa-web.org
Donc pour information ONG A EVITER
D'autres sont fiables mais faites aussi attention ! Car l'argent attire l'argent !
Cambodge vue par la presse hexagonale English translation pending
Hummm, je ne suis pas un fan du figaro mais parfois ils savent mettrent les points surt les I et en bon francais.
C'est le cas pour le Cambodge avec ce "Far East khmer" ou Samdech HS en prend pour ce qu'il vaut... un arriviste, une crapule, un danger public
Les Chinois aussi, j'avais pour ma part analyser de la meme maniere le "don " de 600 millions de $ au cambodge par la Chine l'an passe...
Un bemol toutefois, ils pourraient au Figaro etre moins dythirambiques sur les chiffres... 15 millions de Khgmers, etc... tss, tss, tss tout comme le possible role futur de Sihamoni... complet delire.
Enfin un article qui donne une vision assez realiste des rapport de force en ce royaume de clowens et de son avenir... enfin s'il existe.
Karolus
C'est le cas pour le Cambodge avec ce "Far East khmer" ou Samdech HS en prend pour ce qu'il vaut... un arriviste, une crapule, un danger public
Les Chinois aussi, j'avais pour ma part analyser de la meme maniere le "don " de 600 millions de $ au cambodge par la Chine l'an passe...
Un bemol toutefois, ils pourraient au Figaro etre moins dythirambiques sur les chiffres... 15 millions de Khgmers, etc... tss, tss, tss tout comme le possible role futur de Sihamoni... complet delire.
Enfin un article qui donne une vision assez realiste des rapport de force en ce royaume de clowens et de son avenir... enfin s'il existe.
Karolus
Bonnes crudités en Thaïlande? English translation pending
Bonjour tout le monde🙂,
Peut on manger des crudités en thailande sans être malade?🤪 Merci pour vos réponses.
Sébastien.
Peut on manger des crudités en thailande sans être malade?🤪 Merci pour vos réponses.
Sébastien.
Météo précise à Phuket en septembre English translation pending
Hello tout le monde,
Je pars avec mon amie du 31 septembre au 12 août (nous logerons au Kata Palm) à Phuket . Oui je sais c'est le pire mois de l'année à ce niveau là (pluie à gogo 😄). Mais bon espérons qu'en contre-partie il y aura moins de touristes et que les prix seront moins élevés 😉. Mes questions concernant la météo sont assez précises : Pleut-il toute la journée ? Si non, de quelle heure à quelle heure généralement ? Peut-on se baigner facilement ? L'eau est-elle chaude et transparente ? 😎 Peut-on faire des excursions sur les îles voisines ou les traversées sont-elles limitées voire interdites à cette période ? Les averses obligent-elles de rester à l'hôtel ou peut-on tout de même faire des visites sur l'îles ?
Essayez quand même de ne pas trop me déprimer avant mon départ 😏 Merci d'avance pour vos réponses
Je pars avec mon amie du 31 septembre au 12 août (nous logerons au Kata Palm) à Phuket . Oui je sais c'est le pire mois de l'année à ce niveau là (pluie à gogo 😄). Mais bon espérons qu'en contre-partie il y aura moins de touristes et que les prix seront moins élevés 😉. Mes questions concernant la météo sont assez précises : Pleut-il toute la journée ? Si non, de quelle heure à quelle heure généralement ? Peut-on se baigner facilement ? L'eau est-elle chaude et transparente ? 😎 Peut-on faire des excursions sur les îles voisines ou les traversées sont-elles limitées voire interdites à cette période ? Les averses obligent-elles de rester à l'hôtel ou peut-on tout de même faire des visites sur l'îles ?
Essayez quand même de ne pas trop me déprimer avant mon départ 😏 Merci d'avance pour vos réponses
Retour de la piste Royale Kungsleden à vélo (Suède) English translation pending
Bah voilà, je rentre du Cap Nord que j'ai atteint à vélo avec mon compagnon de galère
Bon ptète que personne ne lira mon post mais c'est pas grave, je viens de rentrer il est trois heures, et je sais pas trop quoi faire en attendant le sommeil alors je monologue sur ma vie.
Je vois qu'il y a eu quelques questions de poser sur cette piste royale, il y a quelques mois, et avec peu de réponses. Et bien je vais en apporter une puisque nous l'avons faite à vélo ...enfin ...
Bref, mon camarde de jeu et moi-même sommes cyclotouristes et nous recherchons l'isolement par le biais des chemins de randonnée ou alors très petites routes ... sauf que pour nos trois pays du Nord, y'a pas grand chose ... nous nous sommes donc tournés sur la Suède avec sa piste royale et ses chemins de randonnée. Nous avons commencé à Kiruna et après 70 bornes de routes nous avons atteint notre chemin de randonnée ...ALALALA quel drame ... Ces chemins sont marécageux à souhait, avec de nombreuses planches pour éviter de patauger trop longtemps, infestés de moustiques, avec de nombreux passages de torrents qui se font à l'aide d'un ptit tronc de bois ... mais le pire est que le chemin est callouteux, donc non roulable ... nous avons néanmoins décidé de poursuivre :résultat : 95 km de poussée de vélo sur 5 jours dont 2 km max sur le vélo: mais au moins, on a eu notre isolement, encore plus dans le regard des quelques randonneurs croisés qui nous ont assurément pris pour des fous : mais nous avons su rester dignes, avec nos chaussures de rando basses, nos pantalons avec les chaussettes par-dessus, torse nu sous la polaire avec la moustiquaire de visage, le tout sous 20 degrés pour éviter les piqures de ces satanés moustiques ...
Bref, tout ça pour dire qu'on a rejoint la piste royale par la suite en direction de l'Abisko Parc: bilan: on pousse plus vite son vélo (avec les sacoches avant et arrière évidemment, soit 40kg) sur la Kungsleden que sur la Vissi ..machinchose ... enfin un autre chemin de rando qui part de Nikaluecta
Bref, au moins on aura vu la Laponie profonde ....
Donc tout ça pour dire qu'on pourra maintenant donner des infos sur cette piste, ...la première étant qu'on va bcp plus vite à pied sans vélo qu'à pied avec un vélo ...
Sinon, en bref, la piste royale pour sa partie nord Il y a des refuges toutes les 20 bornes à peu près qui vendent parfois de la nourriture, qui autorisent normalement de planter la tente aux alentours Des abris simples sont présents toutes les vingt bornes : un toit imperméable mais les murs pas forcément C'est infesté de moustiques, de mouches noires et de moucherons mordeurs, le tout étant très voraces Le camping sauvage nécessite de ne pas être pressé car c'est très marécageux et donc les sites limités Chaussures totalement imperméables sinon, vous faites comme nous, vous les séchez tous les soirs au coin du feu Points d'eau permanents (censée être potable sans pastille mais bon ...on a jamais essayer sans) Beaucoup de baies comestibles 15 degrés min de moyenne Peu de vent (quelques rafales mais rien de sensationnel) Le nord de la piste est censé avoir un climat très correct permanent Les kilomètres suédois sont beaucoup plus longs que les français ou les norvégiens Randonnée pas très compliquée (les autres chemins qui vont aux sommets des montagnes le sont beaucoup plus évidement) Piste royale assez fréquentée (1 groupe min par demi heure voire groupes permanents plus on se rapproche de l'Abisko Parc); les autres chemins le sont très peu Non praticable à vélo, en tout cas équipé de sacoches
Il est donc 4 h, on va tenter de se coucher
Fous ..oui ... mais amoureux de la Nature avant tout ...
Je vois qu'il y a eu quelques questions de poser sur cette piste royale, il y a quelques mois, et avec peu de réponses. Et bien je vais en apporter une puisque nous l'avons faite à vélo ...enfin ...
Bref, mon camarde de jeu et moi-même sommes cyclotouristes et nous recherchons l'isolement par le biais des chemins de randonnée ou alors très petites routes ... sauf que pour nos trois pays du Nord, y'a pas grand chose ... nous nous sommes donc tournés sur la Suède avec sa piste royale et ses chemins de randonnée. Nous avons commencé à Kiruna et après 70 bornes de routes nous avons atteint notre chemin de randonnée ...ALALALA quel drame ... Ces chemins sont marécageux à souhait, avec de nombreuses planches pour éviter de patauger trop longtemps, infestés de moustiques, avec de nombreux passages de torrents qui se font à l'aide d'un ptit tronc de bois ... mais le pire est que le chemin est callouteux, donc non roulable ... nous avons néanmoins décidé de poursuivre :résultat : 95 km de poussée de vélo sur 5 jours dont 2 km max sur le vélo: mais au moins, on a eu notre isolement, encore plus dans le regard des quelques randonneurs croisés qui nous ont assurément pris pour des fous : mais nous avons su rester dignes, avec nos chaussures de rando basses, nos pantalons avec les chaussettes par-dessus, torse nu sous la polaire avec la moustiquaire de visage, le tout sous 20 degrés pour éviter les piqures de ces satanés moustiques ...
Bref, tout ça pour dire qu'on a rejoint la piste royale par la suite en direction de l'Abisko Parc: bilan: on pousse plus vite son vélo (avec les sacoches avant et arrière évidemment, soit 40kg) sur la Kungsleden que sur la Vissi ..machinchose ... enfin un autre chemin de rando qui part de Nikaluecta
Bref, au moins on aura vu la Laponie profonde ....
Donc tout ça pour dire qu'on pourra maintenant donner des infos sur cette piste, ...la première étant qu'on va bcp plus vite à pied sans vélo qu'à pied avec un vélo ...
Sinon, en bref, la piste royale pour sa partie nord Il y a des refuges toutes les 20 bornes à peu près qui vendent parfois de la nourriture, qui autorisent normalement de planter la tente aux alentours Des abris simples sont présents toutes les vingt bornes : un toit imperméable mais les murs pas forcément C'est infesté de moustiques, de mouches noires et de moucherons mordeurs, le tout étant très voraces Le camping sauvage nécessite de ne pas être pressé car c'est très marécageux et donc les sites limités Chaussures totalement imperméables sinon, vous faites comme nous, vous les séchez tous les soirs au coin du feu Points d'eau permanents (censée être potable sans pastille mais bon ...on a jamais essayer sans) Beaucoup de baies comestibles 15 degrés min de moyenne Peu de vent (quelques rafales mais rien de sensationnel) Le nord de la piste est censé avoir un climat très correct permanent Les kilomètres suédois sont beaucoup plus longs que les français ou les norvégiens Randonnée pas très compliquée (les autres chemins qui vont aux sommets des montagnes le sont beaucoup plus évidement) Piste royale assez fréquentée (1 groupe min par demi heure voire groupes permanents plus on se rapproche de l'Abisko Parc); les autres chemins le sont très peu Non praticable à vélo, en tout cas équipé de sacoches
Il est donc 4 h, on va tenter de se coucher
Fous ..oui ... mais amoureux de la Nature avant tout ...
Afriqiyah Airways en été 2007: problèmes de bagages English translation pending
🙁 Mes parents sont parti au Togo, la semaine dernière via la compagnie Afriqiha. Le voyage s'est bien passé mais pour récupérer leurs bagages, c'est une autre histoire. Le transfert des bagages se fait actuellement avec un retard d'environ 1 semaine. Je vous laisse imaginer les conséquences (en particulier quand vous avez vos médicaments dans la valise) vu que très peu de choses sont accepté en bagage à main. 🤪
Je veux bien comprendre qu'ils ont fait du surbooking (un peu comme tout le monde) mais ce qui m'énerve, c'est qu'il était au courant des pertubations et aucune informations n'a été donné aux clients pour que les gens prennent leurs dispositions.
Qu'elles sont les moyen de recours? 😠
Je veux bien comprendre qu'ils ont fait du surbooking (un peu comme tout le monde) mais ce qui m'énerve, c'est qu'il était au courant des pertubations et aucune informations n'a été donné aux clients pour que les gens prennent leurs dispositions.
Qu'elles sont les moyen de recours? 😠
Vaccins pour Dakar (Sénégal) English translation pending
1 grand bonjour chaleureux a tous ceux qui me liront
Je suis toute nouvelle sur ce forum
voila je pars a Dakar mi novembre et je me demandais quand faut il que je voye mon medecin traitant pour mettre mes vaccins a jour?Pour le vaccin de la fievre jaune si je ne me trompe pas ça se fait au dernier moment et sur paris
Villa Covarrubias à Holguin English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais avoir vos commentaires sur cet hotal d'Hoguin à Cuba; nourriture, activités, service etc...
Aussi mon agence m'a indiqué que les bars étaient ouverts jusqu'à 23H mais j'ai vue sur un site Internet que les consommations étaient servies 24H...
Merci pour votre collaboration
Merci pour votre collaboration
Vaccins pour le Maroc English translation pending
Bonjour à tous,
petite question, sûrement maintes fois posées, mais que je voudrais actualiser :
avez vous fait les vaccins (épathiteA, B, typhoïde) pour votre voyage récent. nous nous partons en novembre, par la route, utiliserons les campings, cuisinerons avec les produits du marché ou supermarché et quelques restau le midi. Le coût n'étant pas négligeable (pour 4 et tout n'est pas remboursé!), on hésite beaucoup. merci de votre aide.
avez vous fait les vaccins (épathiteA, B, typhoïde) pour votre voyage récent. nous nous partons en novembre, par la route, utiliserons les campings, cuisinerons avec les produits du marché ou supermarché et quelques restau le midi. Le coût n'étant pas négligeable (pour 4 et tout n'est pas remboursé!), on hésite beaucoup. merci de votre aide.
Climat à Punta Cana en septembre 2007? English translation pending
Bonjour,
nous partons à Punta Cana mi septembre. Mais nous nous posons quelques questions:
Quelle est la température a cette periode?y pleut-il? l'eau est elle agréable?
Concernant l'hotel, nous pensons aller grace a nos economies d'étudiants(!) à l'hotel Serenis cocotal beach resort...Quelqu'un le connait?
merci bcp
merci bcp
Séjour à Cuba début novembre English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai posé plusieurs questions sur un séjour à Cuba début novembre. Mais je ne pense pas avoir demandé quel est le climat à cette période de l'année. Je le fais donc aujourd'hui. Merci de me faire part de vos experiences sur Cuba en novembre. Par ailleurs, nous envsageons de sejourner quelques jours à Cayo coco ou Cayo guillermo et je me pose la question d'aller faire une virée à Trinidad. Est-ce que cela est envisageable ? Quele st le meilleur moyen de transport ? Si on fait le trajet en voiture, la route est-elle à peu près sure, quelle est la distance et savez vous combien couterait la location ?
Merci d'avance pour toutes ces infos.
J'ai posé plusieurs questions sur un séjour à Cuba début novembre. Mais je ne pense pas avoir demandé quel est le climat à cette période de l'année. Je le fais donc aujourd'hui. Merci de me faire part de vos experiences sur Cuba en novembre. Par ailleurs, nous envsageons de sejourner quelques jours à Cayo coco ou Cayo guillermo et je me pose la question d'aller faire une virée à Trinidad. Est-ce que cela est envisageable ? Quele st le meilleur moyen de transport ? Si on fait le trajet en voiture, la route est-elle à peu près sure, quelle est la distance et savez vous combien couterait la location ?
Merci d'avance pour toutes ces infos.
Mal au réchauffement de la planète English translation pending
Pauvre voyageur qui prends l'avion te voilà coupable de participer sans vergogne au réchauffement de la planéte .
Les experts qui te culpabilise se réunissent une fois à Paris une autre à Bangkok venant du monde entier et logeant dans de magnifiques hotels climatisés ( ha la clim encore quelque chose de terrible pour notre futur ) nous pouvons donc supposer qu'en accord avec leurs idées ils se rendent dans ces différents lieux de congrés avec des moyens de transport écolos . Certes il existe la téléconférence, internet ou auttres : mais alors plus de ces magnifiques banquets ou entre deux verres de Bordeaux il fait si bon critiquer le manque de responsabilibité de ces voyageurs classe éco à qui on devrait faire payer ( sous forme de taxe par ex ) l'équivalent CO2 qu'ils produisent pour se rendre de Paris à Bangkok par ex .
Inde du Nord et mousson English translation pending
Salut tous les voyageurs de l'Inde du Nord
Je commence à peaufiner le voyage il nous reste quinze jours qui vont filer à la vitesse de l'éclair !!!!
J'ai une petite question en particulier pour ceux qui connaissent bien Benares en cette saison de Mousson
Nous partons le 16 juillet et rentrons le 10 Août. Une question me taraude doit on compte tenu de la mousson (qui me parait bien engagée cette année) commencer par Delhi - Agra - Kadjurao - Varanasi et repartir vers le Rajasthan ou le contraire ???? notre séjour dure 4 semaines on va le faire ventre à terre on fera ce qu'on peut... (mais j'ai quand même bien envi de voir Varanasi).
Je commence à peaufiner le voyage il nous reste quinze jours qui vont filer à la vitesse de l'éclair !!!!
J'ai une petite question en particulier pour ceux qui connaissent bien Benares en cette saison de Mousson
Nous partons le 16 juillet et rentrons le 10 Août. Une question me taraude doit on compte tenu de la mousson (qui me parait bien engagée cette année) commencer par Delhi - Agra - Kadjurao - Varanasi et repartir vers le Rajasthan ou le contraire ???? notre séjour dure 4 semaines on va le faire ventre à terre on fera ce qu'on peut... (mais j'ai quand même bien envi de voir Varanasi).
Rencontre à Paris le 22 juillet 2007 sur le thème de la Chine English translation pending
Je vous propose de se retrouver le 22 juillet dans un resto le midi à Paris
sur le thème du voyage en Chine: circuits réalisés, voyage en individuel, projets de voyage et ne pas oublier les petites anecdoctes qui ont jalonné nos voyages en Chine ou ailleurs
Bien sûr la discussion reste ouverte sur toutes les destinations
Bonne journée à tous
Avis sur itinéraire de douze jours en Californie English translation pending
Bonjour,
Je suis un petit nouveau malgré le fait que je connaisse bien le forum, et j'ai decide de me lancer dans la communaute.
Je part donc 12 jours en Californie et est concocter un itineraire, j'aimerais avoir les avis de ceux qui connaissent le coin, car c'est la 1ere foi que je vais la bas et je n'emerais pas etre deçu.
Alors :
1er jour : Arrivée à Los Angeles 2eme jour : Yosemite 3eme jour : Yosemite (mt withney) 4eme jour : Yosemite 5eme jour : Mammoth lake 6eme jour : Sequoia park 7eme jour : Sequoia park 8eme jour : Death vallée 9eme jour : Las Vegas 10eme jour : Las Vegas 11eme jour : retour à L.A 12eme jour : Los Angeles
Que pensez vous de cet itineraire, c'est pas trop long 2 jours a Sequoia park? Autre pb, à L.A le 1er jour, avez vous des adresses pour l'hebergement, car j'ai lu que certains quartiers etait a eviter.
Par avance merci
Fabien
Je suis un petit nouveau malgré le fait que je connaisse bien le forum, et j'ai decide de me lancer dans la communaute.
Je part donc 12 jours en Californie et est concocter un itineraire, j'aimerais avoir les avis de ceux qui connaissent le coin, car c'est la 1ere foi que je vais la bas et je n'emerais pas etre deçu.
Alors :
1er jour : Arrivée à Los Angeles 2eme jour : Yosemite 3eme jour : Yosemite (mt withney) 4eme jour : Yosemite 5eme jour : Mammoth lake 6eme jour : Sequoia park 7eme jour : Sequoia park 8eme jour : Death vallée 9eme jour : Las Vegas 10eme jour : Las Vegas 11eme jour : retour à L.A 12eme jour : Los Angeles
Que pensez vous de cet itineraire, c'est pas trop long 2 jours a Sequoia park? Autre pb, à L.A le 1er jour, avez vous des adresses pour l'hebergement, car j'ai lu que certains quartiers etait a eviter.
Par avance merci
Fabien
Randonnée et bivouac sur le secteur de Fontainebleau English translation pending
bonjour voila j'ai besoin de quelques conseils . j'envisage pour le mois d'aout de faire de la randonnée (en gros 3 a 5 jours) en bivouac avec mes deux jeunes filles de 10 ans . je souhaite leur faire decouvrir la nature et surtout faire du bivouac dans un element autre que celle du camping traditionel donc j'aimerais plusiseur conseil et surtout comment m'organiser au niveau materiel etc.........
j'habite en region parisienne je pensais le faire sur le secteur de fontainebleau
merci d'avance de votre aide
Ghardaïa au mois d'août: un défi? (Algérie) English translation pending
Bonjour à tous,
avec des amis, nous pensons aller à ghardaia cet été, au mois d'aout. Compte tenu des températures, est-ce une vraie folie, où est-ce envisageable? perso, je pense ne pas craindre la chaleur même si les températures maximales que j'ai supporté était un petit 40° à marrakech. Est-ce que la chaleur est très différentes à ghardaia?
avec des amis, nous pensons aller à ghardaia cet été, au mois d'aout. Compte tenu des températures, est-ce une vraie folie, où est-ce envisageable? perso, je pense ne pas craindre la chaleur même si les températures maximales que j'ai supporté était un petit 40° à marrakech. Est-ce que la chaleur est très différentes à ghardaia?
Mikado English translation pending
Un tiroir de bric et de broc ouvert brusquement et mes trésors qui se cassent la figure, des crayons qui s'échappent d'une trousse et voilà le plus beau jeu de mikado étalé sur le parquet, mikado de crayons de couleur. Il ne m'en faut pas plus pour partir en voyage : sans déplacer les autres, le jeu consiste à prendre un crayon dont la couleur évoque un souvenir, une image, une émotion...
Le rouge et voilà les coquelicots qui dodelinent le long d'un champ de blé ; simple balade campagnarde. Et puis ce vert céladon, c'est la trace laissée par la goutte de pluie qui glisse sur la feuille d'un manguier ; bain de fraicheur sous une averse tropicale. L'ocre c'est la poussière de cette terre indienne écrasée de chaleur ; ce doit être de là que je viens. Le gris argent c'est la couleur d'un fleuve ; survol d'un hiver de glace. Ce jaune orangé c'est le sable léché par des vagues paresseuses ; pensées vagabondes et rêveuses le long de l'océan. Et enfin Je prends un dernier crayon, c'est la couleur dans laquelle je me glisse pour le plus délicieux des voyages, c'est le bleu d'un regard...
Des crayons, des couleurs et des voyages en souvenirs de bric et de broc, comme le tiroir aux trésors...
Dolma
Le rouge et voilà les coquelicots qui dodelinent le long d'un champ de blé ; simple balade campagnarde. Et puis ce vert céladon, c'est la trace laissée par la goutte de pluie qui glisse sur la feuille d'un manguier ; bain de fraicheur sous une averse tropicale. L'ocre c'est la poussière de cette terre indienne écrasée de chaleur ; ce doit être de là que je viens. Le gris argent c'est la couleur d'un fleuve ; survol d'un hiver de glace. Ce jaune orangé c'est le sable léché par des vagues paresseuses ; pensées vagabondes et rêveuses le long de l'océan. Et enfin Je prends un dernier crayon, c'est la couleur dans laquelle je me glisse pour le plus délicieux des voyages, c'est le bleu d'un regard...
Des crayons, des couleurs et des voyages en souvenirs de bric et de broc, comme le tiroir aux trésors...
Dolma
Méharée (sud du Maroc) English translation pending
Ce n'est que quelques mois plus tard que les mots ont vraiment trouvé leur place. La voilà. Après des jours de marche entre Tagounite et Chigaga, en passant par Foum La'lag, Iriki, Erg Yehoudi, etc... Bonne lecture, hum... Bon courage plutôt. C'est un peu long. El baraka Allah ou fikoum. 😎
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ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de th�� sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
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MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
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ERG YEHOUDI
I
De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de th�� sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.
II
Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.
III
Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.
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MEHAREE
I
Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.
II
Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.
III
Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.
IV
Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.
V
La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.
VI
Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.
VII
Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.
VIII
Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.
IX
La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.
X
Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.
XI
La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.
XII
Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.
XIII
La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.
XIV
Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.
Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.
XV
Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.
XVI
Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.
XVII
Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.
XVIII
Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.
XIX
Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.
XX
Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil
XXI
Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches
XXII
L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.
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Hôtel Zita Beach Resort à Zarzis English translation pending
Bonjour, nous serons dans cet hotel du 28/06 au 5/07, voilà donc je suis preneuse de tt renseignements au sujet de cet hotel, confort, repas, y-a t-il des prets pour les serviettes à la picsine??.....Nous partons avec nos 3 enfants ( 14, 10 et 3 ans)je suis preneuse de tt renseignements car je vois peu d'artilcles sur cet hotel dans le forum déjà merci et vive les vacances😎