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Conduire en Thaïlande English translation pending
by Maragnes · 2006-09-03 · 58 replies
nous souhaitons savoir si il est posssible de conduire "facilement" sur un trajet entre bangkok et chang mai, notre dernière experience est celle en republique dominicaine entre le sud et le nord de l'ile.
Méditation/retraite bouddhiste en Thaïlande English translation pending
by GeorgesOZ · 2006-08-13 · 69 replies
Y-aurait-il quelqu'un qui connaisse un endroit ou on puisse faire une petite retraite de quelques jours (moins d' une semaine) quelque part en Thailande? Ce serait pour ma femme, qui y sera fin septembre/debut octobre.

Merci d' avance Georges
Recherche coin sympathique du côté Est de la Thaïlande English translation pending
by Pop · 2006-07-04 · 38 replies
Bonjour. Nous partons (ma femme mes 2 filles 9 et 11 ans et moi)le 30:07:06 en Thaillande pour 3 semaines, arrivée à Bangkok.Nous recherchons un endroit tranquile loin des usines à touristes pour farniente, plage, plongée et pèche.Notre intéret se porte sur le coté est de la péninsule.Pourriez vous nous indiquer des spots sympas.Merci
Le paradis et l'enfer en Thaïlande English translation pending
by Jvkanmem · 2006-07-02 · 207 replies
LA THAILANDE, UNE MERVEILLE!SES HABITANTS TRES GENTILS ET HOSPITALIERS!MAIS, PARCE-QU'IL Y A UN MAIS!!! LA SECURITE? C'EST VRAI C'EST LA FAUTE A PAS DE CHANCE!MON FILS A ETE ASSASSINE A QUELQUES METRES DE MOI, A 8h30, LE 5 AVRIL 2006 SUR LA MERVEILLEUSE BAIE DE nAI hARN TOUT AU SUD DE L'ILE DE PUKHET! IL AVAIT 34 ANS ET JE DOIS PREVENIR TOUS CEUX QUI PARTENT. CA NE M'EMPECHE PAS DE PARTIR EN INDE EN JUILLET, MAIS MOI MAINTENANT JE N'AI PLUS RIEN A PERDRE.... JVKANMEM.
Ordures à Kho Phi Phi? English translation pending
by Stgeran69 · 2006-06-15 · 25 replies
Bonjour,

je vais passer 4 jours en septembre à Kho Phi Phi. sur la plage de Laem Tong en principe. on m'a prêté le guide du national geographic et ce que j'ai lu ne m'a pas rassuré, à savoir : les ordures sont stockées puis ensuite jetées au large !!!

si certains ont des infos là-dessus ...
Full moon party en Thaïlande! English translation pending
by Marseillais1 · 2006-05-26 · 151 replies
Salut a tous, tout dabord merci a tous ceux qui ont pris du temps pour repondre a ma question precedente. J'ai bcp entendu parler de la full moon party, jai vu qu elle se passait le 9 aout 2006 donc jyserais certainement. je voudrais savoir si la pluparts des personnes etaient des touristes ou des thailandais. Aussi le moyen de transport le plus rapide et le moins cher pour se rendre a koh phangan en partant de pattaya. Puyis si l'on pouvait y aller a moto jusqu'au lieu ou il fo prendre le bateaui merci a vous..................le ké de marseille du parc
Budget pour deux mois en Inde? English translation pending
by Jenita · 2006-05-03 · 16 replies
Salut, Je pars en Inde 2 mois juillet et aout . Je reste un mois a Pondichery ou je fais un stage, j'ai l'intention de visiter Bangalore, madras et d'autres villes autour, puis je remonte au nord, en passant par hyderabad, bombay, rajasthan, benares, delhi . Je prevois 1000 euros .C'est suffisant ? Sachant qu'a bombay, je loge chez une famille . C'est vrai qu'avec les travel cheques, il n'y a pas de taxes lors du change ? MERCI !!!
Bus de nuit en Thaïlande déconseillé English translation pending
by Nado27 · 2006-04-25 · 67 replies
bonjour, je reviens de thaillande est nous avons pris le bus de nuit de suratthani a bangkok de nuit, il envoie du gaz pour endormir par la climatisation, de ce fait tout les tourismes du car et nous sommes fait voler carte bancaire, argent liquide et d'autres camescopes et appareil photo. La police nous a dit que c'etait un gang tres organiser faites tres attention et si vous pouvais eviter le bus de nuit faites le bon voyage a tous nado
Petite boucle d'un mois en Thaïlande de fin juin à la fin juillet English translation pending
by Massiue · 2006-04-24 · 17 replies
Bonjour a tous, J'aimerais savoir ce que vous pensez et avoir quelques conseils pour mon voyage. Je pars finjuin a fin juillet en Thailande, arrivee a Bangkok en apres-midi. Je pensais faire 1 petit tour rapide a Khao San Rd le jour de mon arrive et partir le lendemain pour le sud.

J'aimerais comme la plupart aller dans une ile paradisiaque, pas trop complique pour se rendre mais assez depaysante. J'avais pense faire Koh Tao, Koh Phan-Ngan, Koh Samui, ensuite traverser vers Phuket, y faire les petites au sud de phuket iles Hoi HunYo (je ne me rapelle pas tres bien du nom). Apres quoi je veux faire quelques temples, monter vers Sukhothai, Chiang Rai et revenir sur Bangkok pour mon retour.

Dans le fond, j'ai 28 jours a separer entre les plages et les temples.. j'avais pense faire 18 dans les iles et 10 vers le nord et les temples.

On part a 2, on ne connait pas enormement de chose sur la Thailande, c'est notre premiere. Je sais que les bus c'est vraiment ce qu'il y a de moins cher pour voyager... pouvez-vous me donner quelques conseils sur les endroits a voir.. pas ou il y a manne de touristes (si possible) mais plutot ou il y a manne de belles choses a decouvrir!!

Merci!

MAt😏
Réserver les hôtels en Thaïlande sur asiarooms ou sur place? English translation pending
by Bruci · 2006-04-19 · 49 replies
bonjour à vous amis voyageurs, départ prévu en thailande fin mai !!! la grande question est de savoir si il faut réserver les hotels sur le net (asiaroom a des super tarifs) ou si vous pensez que l'on peut negocier des tarifs plus bas sur place ??? 😏 merci beaucoup à ceux qui pourraient nous faire part de leur experience !!!

remarque hotels ciblés : DAVIS, SWISS LODGE ou SILOM SEREN a bangkok et MUYANG KULYAN PAN, AMARI a samui !!! qu'en pensez vous?

merci bruci
Isan ,Piste 211, offrandes à Bouddha.... English translation pending
by Kalkan · 2006-03-26 · 9 replies
de retour d'Isan, un petit récit de nos impressions .... merci de votre indulgence!

en partance pour ces grappes de hameaux disséminées le long des berges du Mékong peut-être y rencontrerons-nous Phrayanak le dragon serpent et ses boules de feu ? hier, en déambulant dans les rues de Nongkhai, nous avons fait la connaissance de jeunes français, adorables et plein d'entrain la gare routière est un monde en soi, cacophonie et mixité entre ceux qui viennent pour y vendre quelquechose et ceux qui s'essayent à grapiller quelques bahts en proposant leur service, pour porter vos sacs, vous dénicher l'horaire et le quai de départ de votre bus .... des voyageurs en provenance du Laos, d'autres en partance pour la même contrée ; certains comme nous sans véritable destination, l'est ou l'ouest? assis à mes côtés, un vieux bonze engage la discussion je suis tout d'abord surpris de son intérêt pour ma pomme, vraiment charmant nous papotons avec un anglais rudimentaire, lui le vieux bonze rempli de ses certitudes, moi l'athée qui essaye de se raccrocher à n'importe quel signe il part pour Luang prabang, ville monastére au nord-est du Laos, lieu d'échange entre la Chine et la péninsule indochinoise un sexagénaire suédois qui vit prés de la malaisie, et nos français de la veille se joignent à nous marrant le suédois, il passe son temps à jouer des farces aux thaïs, personnage haut en couleur sandrine s'amuse de ces facéties piste 211, offrandes à Bouddha sur le tableau de bord un vieux bus jaune s'élance avec ferveur dés 9h00 défilent les villages de tha bo, si chiang mai ... puis la route serpente le long du Mékong montées et descentes se succédent, mais vieux bus jaune n'en a cure arrogant et prétencieux, il avale les kilométres .... avec nonchalence à chaque arrêts, de nouveaux venus : bassines, paniers en osier, sacs de riz amusant! sandrine, égale à elle-même s'est assoupie ; quant à moi je penses au vieux bonze piste 211, offrandes à Bouddha, vieux bus jaune continu sa percée au travers des champs d'ananas, plantations de bananiers sangsorm! midi! le suédois hésite à descendre, demande l'avis à chacun et se décide à continuer en poursuivant ses facéties! aux calmes plats succédent les montées vieux bus jaune entame une longue agonie ..... et nous aussi 10km/h puis 5km/h défilent des images insolites, des paysannes qui s'abritent du soleil à l'ombre d'un parapluie les kilométres s'égrenent, la chaleur s'en mêle l'aide assistant s'évertue à lancer les ventilateurs du plafond ventilateurs à trois lames, à deux lames, ...... à rotules sans lames portes ouvertes bloquées, plancher aux lames de bois espacées, soubressauts à chaques bosses pak chom! 15h00! et là ....pas de correspondance, les sangthaews ont céssés leur service pour aujourd'hui un thaï sympathique, chauffeur de tuk ruk sur si chiang mai et qui rejoint sa petite famille sur chiang khan nous invite à poursuivre avec le bus sur loei et descendre à tham lo, puis de prendre un sangthaew pour chiang khan et nous voilà repartis plaisirs des imprévus on s'enfonce dans les montagnes, les champs de bananiers disparaissent au profit des plantations d'hévéas, vieux restes du lobbie mercantile du raj britannique fatigue et poussiére se marrient chocs et cacophonie des cardans usés des hameaux ignorés se révélent parsemés de granges à tabac tham lo! 18h00! on offre une singha à nôtre "sauveur" thaïlandais le suédois poursuit ses blagues, nous dévorons des galettes de riz soufflées et nappées de miel un sangthaew s'approche, surtout ne pas le rater nous atteignons chiang khan à la tombée de la nuit ici le Mékong s'écoule avec lenteur ; le village a des allures de western rempli de bâtisses en bois ; le réconfort est de la partie sam's guest house! des chambres immaculées, propres et spacieuses une terrasse à colonades qui surplombe le fleuve coucher de soleil aux tons orangés, safran petit bout du monde aux charmes envoûtant le lendemain, nous flanons au travers du marché, avec ses marmites coiffées de paniers en osier dans lesquelles cuit le riz à l'étouffé un bonze, pieds nus, visage serein fait son aumône matinale il oppose un contraste frappant avec le marché qui s'anime on déambule aux travers des ruelles, un vieux pêcheur, du moins je l'imagine ainsi, assis sur une table basse tresse des paniers en osiers plus loin, une cuisinère affublée d'un masque s'affaire de maniére énergique à la cuisson du riz une table devant une demeure sur laquelle repose des rambutans, énormes pomelos à la chair sucrée mat, la manager du sam's s'arrange avec l'épicier d'en face qui nous loue sa mobylette pour la journée nous voilà partis le long des sentiers et routes en direction de tandimi ; de tha li serge, un expatrié nous indique la route aux nids de poules succédent des pistes poussiéreuses, des parcelles goudronnées puis de nouveau des nids de poules dans chaque hameau traversé, nous sommes l'attraction, les villageois nous saluent, les gosses nous interpellent à la croisée des écoles, "hello mister, miss!! ......mister" les enfants nous courent aprés, on s'arrête, échanges de sourires langue anglaise limitée de part et d'autre, qu'importe ! certaines scénes cocasses, telles ce vieux paysan aux côtes décharnées, torse nu, couvert d'un chapeau indochinois qui s'affaire à son jardinet délimité par des troncs de bambous il nous sourit, s'arrête de jardiner et pose avec fierté pour un cliché à tandimi, une grand-mére se proméne en rase campagne abritée du soleil par un parapluie ; elle aussi, étonnée de notre présence, s'arrête, sourit et se fige avec droiture pour une photo derrière, une grappe d'enfants, intimidés, ils hésitent, semblent s'éloigner, puis à la vue de l'aïeule saisie par mon numèrique, intrigués, reviennent tout sourire pour un cliché au bout d'une piste rougeâtre et poussiéreuse, pentue ....trés raide se dresse un Bouddha immense, main en avant surplombant la vallée et le fleuve quelques offrandes et nous repartons en soirée, de retour à chiang khan, nous croisons nos compéres de la veille quant au suédois ........tout porte à croire qu'il a trouvé son bonheur ami(e)s voyageurs(euses) si vous vous égarer en terre d'Isan dans cet endroit préservé au rythme de vie paisible, à la population accueillante aux hameaux traditionnels n'oubliez pas de saluer pour moi "el clandestino", le suédois aux farces gentillettes le mékong et sa quiétude attachante mat et sa gaité serge et ses illusions perdues kalkan
Iles paradisiaques en Thaïlande English translation pending
by Toyota · 2006-03-06 · 38 replies
Bonjour a tous et a toutes.

Actuellement sur Bangkok, je souhaite moi et mon ami aller sur une de ces iles paradisiaques de la Thailande, nous avons 7jours avant notre retour sur la France (fin Mars), nous sommes étudiants avec un petit budget, nous cherchons une ile paradisiaque, tranquille, ou il est possible de faire de la plongée, et ou le logement et la nourriture n'est pas trop cher. Nous avions pensés aller sur Koh Tao mais j'ai cru comprendre qu'il existe des supers coins du côté de Pukhet, donc j'aimerais avoir vos conseils svp.

Pouvez vous me dire comment y aller, (train? bus? ...), la durée et le cout du trajet, et le prix approximatif des logements, pour que nous puissions faire une estimation budgetaire avant de partir.

Y'a t'il un risque pour un apareil photo numérique et un ordinateur portable ?

Je vous remerci infiniment.

Ps: Je peux donner mon adresse msn, si quelqu'un veux bien prendre le temps de discuter et de me conseiller.
La Papouasie Nouvelle-Guinée en août English translation pending
by Kriss75 · 2006-02-05 · 21 replies
Bonjour ! J'ai trés envie de faire un voyage en Papouasie au mois d'Août ... en circuit expédition avec un guide professionnel biensûr ! Qui a déjà eu l'occasion d'aller par là-bas ? Racontez-moi ...
Six mois en Thaïlande dans un foyer pour filles English translation pending
by LAjoulie · 2006-01-26 · 78 replies
Six mois en Thailande... Dans un orphelinat pour filles.

Peut-être que le titre rappellera des souvenirs à certains... ou donnera des idées à d'autres...

C'était en janvier dernier que je suis partie.... Avec une association qui m'a trouvé un bouleau et une famille d'accueil à PhraPutthabat, près de saraburi à 250km de bangkok... dans un petit villlage paumé.

Il faut foncer. C'est moi qui ai choisi de partir. de me fondre dans leur culture. de rencontrer une famille, d'y vivre, d'aller bosser dans un foyer pour filles. Moi qui ai décidé de découvrire... d'etre seule. d'etre mal, d'etre seule........ De rien capté à la langue. d'etre avec des dizaine de thai à table et de juste rien comprendre... Grand POING dans la gueule le premier mois... c'est dur. j'aimerais rentrer... souvent...

Mais je commence à travailler. A l'orphelinat-foyer de bansaraburi. OU vivent des filles de 5 à 20ans. Des fillettes, qui la plupart on été amenées ici par la police. Traffic sexuel, les parents souvent les ont vendues, car c'était surement encore la seule chose qui pouvait leur ramener un peu de tune... à bangkok, ou souvent dans cette putain de ville ignoble qui se nomme pattaya.....

Certaines ne savent pas d'où elles viennent... Certaines ne parlent plus... Certaines se font mal, se frappent, s'automutilent. Personne n'est là pour les écouter. Elles ont en elle quelque chose. Tout au fond. Un truc qui pleure et qui ne s'arrêtera surement jamais de pleurer. Quelque chose en sang. Quelque chose qu'on leur a arraché. Qu'on ne leur rendra pas. La confiance en la vie...

Dès mon début dans le foyer, je sens que ce sont ces gamines qui sont ma nouvelle famille.... Elles sont la, meurtrie, seules, avec un passé inimaginablement lourd.... mais elles sont la. Se sont reconstruites un petit univers... avec leurs amies. C'est la débandade, la vraie colonie de vacances. ON va a l'école, je donne des cours d'anglais alors que je parle vraiment mal, on mange des mangues vertes tout le temps, on court après les lézards, on mange des curry qui arrachent et elles se moquent de moi qui décède un peu quand c'est vraiment trop fort dans la bouche.....

je m'attache, elles s'attachent, après 1 mois c'est toutes mes petites soeurs, mes filles, mes petites découvertes.... J'y vais chaque matin avec un grand sourire... m'arrete dans la rue et achete des bananes fries et les leur amène. elles adorent. elles ont souvent aucun sous pour s'en acheter.

Dans ma famille ca va bien. y'a 4 momes un peu gatés sur les bords mais ca va. Peu à peu, je passe tout mon temps au foyer et fini par y habiter et après 3 mois chey les SOMbuphiboonporn, je pars vivre la bas, dans la petite maison de la directrice... une femme incroyable qui m'accueille les bras ouverts.......

Ah les thai. pour ca... ils sont fort...

Je decouvre en six mois plus de chose qu'en 5ans à lausanne.

Je découvre qu'ils vivent dans leur bulle les thai. ils croient que nous, les européens on est des surhommes. que l'on souffre pas. ou moins en tout cas. que tout nous est acquis, donnés. facile. on est beau, parce qu'on est grands.

Un jour, j'ai meme raconter que j'avais fait un cauchemar à ma mère thai et elle était tellement étonnée ! elle me croyais pas ! Elle me disait... Maiiiis noooon..... tu fais des cauchemars ?????

Peut-être etait-ce parce que je me trouvais dans un petit village reculé. ou la seule image qu'ils ont des blancs, ce sont celles de la famille royale anglaise... La grand mere me dit meme que je ressemble à lady di....... suuuper... je recherche toujours la ressemblance. à part la peau blanche, je vois pas...

Enfin bref..... six moi qui ont passé, tout de meme, lentement. je ne regrette rien. le début fut difficile. peut-être la chose la plus dure que j'aie vécu de toute ma vie jusque la. J'ai du me dépasser. etre seule, je me suis découverte. J'ai vu des choses fabuleuses, des choses qui m'ont touchées et chamboulées à vie...

Ces petites du foyer sont dans ma tete à jamais. au bout de mes doigts et dans mes yeux. J'y retourne en mai. j'ai peur que tout me retombe sur la gueule. toutes ces émotions que jai du surmonter.

La rage, de voir des petits êtres souillés, qu'on a jamais respecté. Qu'on a abandonné. QU'on ignore parce que l'on ne veut pas voir la verité en face. L'envie, de toutes les prendre. De rester. D'être là pour elles. De ne pas les abandonner moi aussi. L'espoir, d'y croire... De croire en la vie. Qu'elles lui donnent une deuxième chance. QU'elles lui refasse confiance à cette salope. Refaire confiance à quelqu'un. A un sourire. A une main, à des yeux...

Durant ces six mois, j'ai pu aller à khao lak aussi, au nord de pukhet, 4 mois après le tsunami, dans un village de pêcheurs, ou ma mère thai ( directrice du foyer ) avait construit avec d'autres femmes, un centre pour ces habitants meurtris... j'ai vu des gamins qui parlaient plus... à jamais morts dans l'ame de s'etre vu emportés par l'océan. Des parents trainants les pieds, ayant perdu leurs bébés. L'attente.

Et puis, un petit bébé, né juste après le tsunami, dont le sourire rappelle que la vie continue.

J'ai pu aller dans un orphelinat près de chiang mai. Ou j'ai vu des centaines de bébés alignés dans les couchettes, attendant qu'un NICE Fallang viennent les adopter.

J'ai meme été dans un Home pour personnes handicapées, au nord aussi, avec ma mère thai, éducatrice. une horreur.... des cinquantaines de personnes handicapées, dans des chambres, à dormir par terre, tous habillés pareil, en robe un peu verte. rasées. j'ai cru tomber à la renverse. Jcrois que ça, je l'ai mis dans un petit coin de ma mémoire. j'y repense souvent à ces personnes... maintenant que je bosse dans une institution ou les handicapés ont une chambre à eux. une armoire d'habits, des ateliers ou s'amuser.... des gens pour s'occuper d'eux et un NOM à eux.....

J'ai fait aussi 10 jours de méditation dans un temble, à surat thani. La folie, c'était dur dur.... 10jours sans parler... 10jours avec toi meme. Ca FORGe quelque chose... je sais pas quoi. mais ca forge.....

un truc pareil ca vous marque à jamais. je me demande si quelqu'un va lire ca.

POur la thailande. je reve. je reve de remanger des nouilles au bord de la route et de voir un éléphant marcher derrière moi. en silence. De me lever à 5h du matin pour voir les moines recolter leur dons de nourritures. de voir mes petites nanas jouer sous les cocotiers avec des cailloux, qu'elles m'apprennent leurs jeux qu'elles ont inventés et que je sois foudroyée par leur intelligence. leur capacité à rebondir sur la vie. après avoir subi tant de violences et d'abandons....

Les bouddhas, les temples, les elephants, les motos qui pétaradent 24/24h. LA bouffe de malade.... les tongs 6mois de suite, les sourires des enfants asiatiques, la curiosité des adultes, leur envie de parler anglais, leur fierté, leurs silences, leurs sourires qui cachent mille souffrances accumulées de générations en générations.........

Tout ca et tellement de choses encore. la folie. la meilleur chose qui pouvait m'arriver. Me remplir de tout ce que le peuple thai m'a offert !!!! Sans le savoir...

MERCI POUR CEux qui ont tout lu ! - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - AOUT 2006

Voila... Je suis retournee dans l'orphelinat il y a deux mois, j'aimerais repartager ces retrouvailles avec vous ! Ca va venir.... Difficile de retrouver les mots. Cest encore trop frais peut-etre !

Fantastique, inesperé... ce que ces petites m'ont offert a nouveau est presque indescriptible. Personne ne m'avait oublié. Et puis, jai senti que Revenir vers ces petites qui avaient subi l'abandon. Ces petites que j'avais abandonnees en quelque sortes a la fin de mes six mois. Je leur ai prouvé que ce n'est pas une regle, que je ne l'ai avais pas abandonnees. que j'etais revenue.... Qu'elle peuve faire confiance a nouveau en quelqu'un qui leur dit je t'aime, qu'elles ne doivent pas avoir si peur d'aimer. Que... Que j'etais revenue et que je reviendrai. Elles me croient cette fois.

Aucune d'entre elles n'avait changé. Elles etaient la, comme l'année d'avant. Même pas tellement plus grandes. En arrivant, le soir, j'avais les jambes en sauce, le coeur dans les talons et les chauves souris dans les cheveux tellement j'avais peur......

Et elle etait la... Porn, 14 ans, retrouvee dans la rue quelques annees auparavant. Personne ne sait d'ou elle vient, elle non plus. Defoncee a toutes sortes de substances et encore beau mal l'annee derniere, elle etait assise, sur un banc, a l'entree des dortoirs......

Elle s'est levee et a crié : Piiii JUUUliiii !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

elle m'a saute dans les bras et la cetait juste la folie... Elle a rameuté toutes les petites qui sont venues me sauter dessus et ont pris ma pote maude d'assaut tout en douceur....

c'etait fabuleux...

Nous sommes restées deux semaines, à les accompagner à l'ecole, à manger avec elles, à rire sur les bancs, à reapprendre le thai, à ne plus avoir peur, à etre bien, à profiter de chaque moment, à partager ca avec une amie... A esperer que ces petites s'en sortiront.

J'y retournerai. le plus vite possible...

J'arrive pas a croire que j'ai pu faire une rencontre pareille. au bout du monde, j'ai une maman thailandaise avec ses 180 enfants. Pleins de petites soeurs et de petites fillettes...

MERCI à tous ceux qui ont lu jusqu'au BOut !!! A BIENTOT !

YAAAhhooou SAWADEEKA !!!
Signification du mot "thaï" et traduction de "gamelle" English translation pending
by LeTigre · 2006-01-14 · 33 replies
Salut à tous, j'aurais deux questions de vocabulaire ( Les modos, désolé si ce n'est pas le bon endroit !)

Quelqu'un saurait il comment se nomme la "gamelle" que porte les moines en bandouillière et dans laquelle il recueillent leur nourriture ??

Et dans le même genre, est ce que le mot "Thaï" ( qui désigne l'ethnie ) à une signification particulière EN Thaï ?

Merci d'avance
J'hésite...Vietnam, Cambodge ou à nouveau Thailande English translation pending
by Biquette · 2006-01-10 · 47 replies
Bonjour à tous,

Nous partons avec mon copain 2 semaines en mars. L'année dernière ce fut la découverte de la Thailande : pas vu grand chose (BGK, Rivière kwai et Koh Samui) mais avant adoré...reste un goût de pas assez en fait ! Mais bon c'était notre 1er grand voyage. 😉 Cette année nous hésitons énormément.

Le Vietnam nous attire enormément pour son coté nature, traditionnel. Le Cambodge nous attire principalement pour Angkor + belles plages je crois. Mais après ?? Et la thailande nous attire pour faire le centre/nord + kabri ou Phuket (plages de rêve)

Nous aimerions faire une ou deux randos, un peu de visite de monuments, être en contacts avec les locaux et à la fin de nos vacances (3 jours) profiter d'une belle plage de sable blanc+eau transparente...

A koh samui c'était pas tout à fait ça 😕 et on en rêve un peu (c'est con je sais). Pouvez nous nous conseiller sur ces 3 destinations ? Laquelle choisir ?

Après on ne repartira pas en vacances avant un bon moment et surtout pas ds le délire un peu routard..

Par ailleurs : peut-on bien se débrouiller facilement au Cambodge+Vietnam sur place (type agence TAT ??) En thailande tout me semblait facile à organiser....Et les transports en commun (bus et train qui tiennent la route !!??). Merci bcp 😉 Biquette
Conseils sur Phuket English translation pending
by Athena93400 · 2005-12-31 · 15 replies
🙂 enfin !!! j'ai encore 2-3 questions notament sur Phuket. N'ayant pas trouvé de contacts pour des bungalows sur kamala sur let net, on va probablement atterir d'abord sur kata-karon les 2-3 premières nuits et prospecter par la suite (j'en profiterais pour boire un coup au Bann Maï 😉) ... Enfin on verra bien.

sinon taxi ou bus ? je crois qu'il y a des navettes de l'aéroport jusqu'à chaque plage mais bon ensuite faut chercher alors un taco why not ? ça coute combien ? sinon pour résumer les truvs à voir : kop phi phi / phang ga et sinon ? pour bouger on veut louer motocyclette (j'ai même fait faire mon permis international ; je préfère me payer un massage qu'une prune !) mais au fait qu'elle est la superficie de l'ile ? et sur place y'a pas de risque de se faire tirer facilement la moto (enfin je suppose que tout est prévu 😉 mais bon ...)
Mon périple indien: 17 jours, trop court... English translation pending
by Valdai · 2005-10-06 · 4 replies
Paris Delhi En arrivant à Delhi le soir, on est immédiatement rentré dans le bain ! Sans avoir aucune notion de la valeur de la roupie indienne, on s’est fait trimbaler par un taxi dans tous les coins sombres et sordides du vieux Delhi pour finalement trouver une chambre d’hôtel à 2h du mat… avec des puces pour seule compagnie. La première chose qui nous ait choquée, outre la misère et la pauvreté, ce sont les vaches. Sacrées en Inde, elles sont PARTOUT. Dans les maisons, sur les trottoirs, au milieu des rues… Bien loin de nos bonnes normandes, elles, elles se nourrissent de poubelles et ont pour compagnie cochons, chiens et… enfants ! Un petit peu déboussolés le lendemain, nous avons souhaité quitter Delhi au plus vite pour rejoindre Agra par le train. La pollution, la chaleur, tout nous paraissait insupportable. Et là, grosse galère. On prenait un rickshaw (petit triporteur avec un moteur de mobylette) qui nous emmenait à chaque fois voir une agence de tourisme pour nous vendre un auto tour. Impossible d’acheter un billet de train. Au bout de 5h à se faire trimbaler d’agence en agence, on arrive enfin à la gare de New Delhi. Le train express pour Agra… ça mange, ça parle fort, ça observe… une ambiance tout à fait particulière, mais pas désagréable. On s’éloignait de Delhi et c’est tout ce qui importait.

Agra Arrivés en pleine nuit, on a pris un rickshaw et de nouveau la course pour trouver un hôtel. Mais déjà, on se sentait moins oppressés, l’air était bien moins pollué et les rues paraissaient plus calmes. Le lendemain matin, notre petit rickshaw de la veille au soir (Salim) nous attendait pour nous faire visiter la ville. 1ère visite : Le Taj Mahal ! On entre dans une enceinte de grès rouge. Il y avait un monde incroyable. Les femmes drapées de saris de couleurs vives ainsi que les hommes avaient les yeux rivés sur nous. Il faut dire qu’il n’y a que très peu de touristes à cette saison (avril, la température est d'environ 45°). On avance tout doucement vers la porte centrale. Au moment où l’on aperçoit le Taj Mahal, une sensation incroyable, quasi indescriptible. Aucun mot ne peut réellement définir ce que nous ressentions. Les poils sur les bras qui se hérissent, le souffle coupé, les larmes qui montent ! Le Taj Mahal, le symbole de la perfection et du romantisme ! D’autres visites toutes aussi somptueuses, mais moins émouvantes. Mais à ne pas louper tout de même, le fort ! D’agra, on prend un bus pour Jaipur. Les routes, la conduite … un peu inquiétant et surtout très impressionnant. En Inde, le code de la route est basé sur sa croyance en Shiva et Ganesh… Heureusement pour nous détourner de la folie routière, des paysages incroyables, des animaux partout (vaches, gazelles, dromadaires…).

Jaipur (trajet en Bus) On s’est installé dans un ancien palais rénové en ghest house. Un jardin impeccable, une chambre propre et fraîche, une décoration fine et typique, un petit coin de paradis (attention réservation obligatoire) Le premier soir, on est monté sur une colline pour tenter d’observer le coucher de soleil. Notre petite grimpette (en sandales) a duré près de 45 min… vive le sport ! Mais l’effort en valait la peine. Une ballade agréable le long de remparts et de ruines. Toutefois impossible de voir le coucher de soleil… trop de pollution. Le lendemain, nous avons visité les monuments de la ville, génial ! Un observatoire gigantesque, totalement hors norme, le city palace somptueux et nickel, le palais des vents… Et puis, aussi quelque chose de… « touristique à donf » ! Pour aller au fort, on a pris un éléphant. Et pour finir la soirée en beauté on est allé au cinéma voir un Bollywood en Indi. C’est vraiment l’attraction à ne pas louper. C’est le cinéma le plus beau de l’Inde (kitch à souhait). Ça téléphone, ça parle, ça se lève, ça éclate de rire (chose rare en Inde) et ça pleure, la clim est à fond, le film dure 3 h (avec un entracte). Le film est un spectacle, mais la salle l’est encore plus. On est rentré en Rickshaw vélo, un vrai moment de bonheur.

Ajmer – Pushkar (trajet en Bus) Quelques visites dans Ajmer mais sans grandes convictions. Cité musulmane où nous n’étions pas très à notre aise. Bien trop souvent confrontés à la misère et à la lèpre, émotionnellement c’était difficilement supportable. Puskar était beaucoup plus calme et sympa. La petite ville est construite le long d’un lac et l’atmosphère y est tout à fait particulière. Piège dans lequel il ne faut pas tomber (et auquel nous avons échappé par chance OUF) : Les gens vous donnent des fleurs dans la main pour faire une offrande. Ensuite ils vous entourent jusqu’à ce que vous donniez de l’argent (parfois jusqu’à 1000 roupies pour se sortir de là). Il y avait une rue « commerçante », où l’on trouvait tout l’artisanat de l’inde : bijoux, vêtements, tissus, sculptures de bois et de marbre… des affaires à faire !

Jodhpur (trajet en Bus) A l’arrivée du bus des rickshaws nous ont littéralement sauté dessus. Ils étaient une dizaine à se disputer la course. Quel accueil ! Du haut de notre hôtel on dominait la ville, et on avait une vue imprenable sur le fort. Nos soirées était très sympas là bas. On a rencontré des touristes (français et allemand) avec qui nous avons partagé nos impressions sur l’Inde, des bières… On s’est un peu attardé dans la ville. Des commerces de toute sorte (beaucoup d’épices et de tissus). Des visites géniales !

Ranakpur (trajet en Bus) Une vallée située au milieu des montagnes, un endroit féerique. Là, on en avait un peu ras le bol de notre odeur indienne, de nos fringues sales, des puces, de la chaleur… on avait besoin de propreté et de repos. Alors on a dormi dans un palace ! S’il y a un endroit au monde où l’on peut se le permettre, c’est bien en Inde. L’hôtel, planté au milieu de nulle part encerclé de forêt et d’animaux ressemblait à la demeure d’un Maharadja (avec piscine). Notre chambre, une suite était… y’a pas de mot pour la décrire. Une salle de bain de marbre avec une ENORME piscine, ah non, c’était une baignoire. De style sobre, c’était un vrai bonheur. Le bémol (je rappelle que nous sommes dans le pays où la femme est moins considéré qu’un ver de terre) : au restaurant, mon ami a été servi avant moi et à lui, on lui a reculé sa chaise pour qu’il puisse s’asseoir. Au moment où l’on m’apporte mon plat (30 min après celui de mon ami), le serveur lui en sert la moitié. J’étais estomaquée ! ça m’a coupé l’appétit. Grrrrrrrrrrrrr Nous avons visité un temple Jaïn époustouflant ! 1444 colonnes toutes différentes les unes des autres – Marbre Blanc – Des idoles partout… La 2ème plus belle merveille de l’Inde après le Taj. La population locale était sympathique. Personne ne parlait anglais. Pour se déplacer, on faisait du stop, lorsque l’on attendait, tout le monde venait nous voir… et nous parler…

Udaipur (trajet en Bus) Le trajet en Bus était génial. Des fleurs, de jolies vallées, de beaux petits villages… A Udaipur on a eu un logement TOP. On dormait chez l’habitant, dans la maison d’un colonel et de sa femme, un couple charmant. En entrant dans leur demeure, une sérénité nous a envahie. Notre chambre se situait sur les toits et on avait une vue magnifique sur le lac (vide), les monuments (temples, palais, city palace…), la ville et ses milliers de bougies la nuit. Chaque nuit Udaipur s’éclairait avec ses feux d’artifices (pour les mariages). Tout était calme, on était vraiment bien. Un peu déçu par notre visite du city palace (un « style » vulgaire à notre goût), nous sommes ensuite allés voir un spectacle folklorique dans un ancien palais. On a quitté Udaipur avec beaucoup de nostalgie, ils faisaient bon d’y séjourner.

Daman via Ahmedabad via Surat via Vuapi (trajet en Bus) Après tant d’émotions, tant de visites, nous voulions nous reposer en bord de mer. Alors après Udaipur on a pris un bus pour Ahmedabad vers 10h du matin. A Ahmedabad en attendant notre bus pour Surat, on a retrouvé quelques habitudes européennes : on est allé se manger un macdo, puis on est allé se balader dans un supermarché et pour finir on est allé au ciné (voir un Bollywood évidemment). Et hop, à peine le temps de souffler que l’on a repris le bus direction Surat. Il paraît que la route était insupportable et très dangereuse (moi j’étais dans les bras d’un certain Morphée). Quand nous sommes arrivés à Surat, on a trouvé un homme (très certainement le seul) qui parlait anglais. Il nous a super bien indiqué le chemin pour aller jusqu’à Daman. Un vrai parcours du Combattant. Dans le bus, le vacarme était hallucinant. On a fait rire tout le monde en mettant les boules quiès (je ne suis pas certaine qu’ils connaissent). Parfois sur la route, les odeurs étaient tellement immondes que ça nous réveillait, on devait rester en apnée. Résultat, on est arrivé à Daman vers 10h30, soit près de 24h de transports. Ville de pêcheurs où le sable est noir et la mer très polluée. Laisse tomber le maillot de bains ! Des bans de poissons et de crabes morts tous le long de la rive. Quelques parcs très ombragés (payants car propres) dans lesquels il était bon de s’installer pour bouquiner.

Mumbay (anciennement Bombay), (trajet en train) On angoissait terriblement Bombay. Cette ville étant le plus grand bidonville de l’Inde (contrairement à ce que l’on pensait, ce n’est pas Calcutta). A Vuapi, nous avons attendu des heures le train. C’était très dur. Les mendiants, les lépreux et les handicapés étaient partout. Un homme s’est installé en face de nous pour nous aider. Il faut dire que quand une femme ou un enfant venait mendier, ils restaient pendant plusieurs dizaines de minutes à nous parler en Indi, à nous attirer le regard, nous attraper nos vêtements, nos mains pour attirer notre attention. L’homme les empêchait. Il était heureux de pouvoir communiquer avec nous et de se rendre utile. Il nous a emmené jusqu’à la voiture dans laquelle nous avions nos « places ». Une cohue inimaginable, rien à voir avec les grèves du RER parisien. Pour entrer dans le train on a lutté ! Je n’avais qu’une peur, c’était que mon ami n’arrive pas à se hisser à l'intérieur et reste sur le quai. Dans le train, j’avais l’impression que l’on nous amenait dans des camps de concentration. L’image est un peu forte, mais les trains bondés, les barreaux aux fenêtres, la chaleur, les gens qui s’évanouissent… et ce que l’on voyait de l’extérieur, c’était abominable. Des bidonvilles partout, des enfants en guenilles entrain de chercher de la nourriture dans les ordures… Arrivés à Bombay, un enfant mourrant (lépreux) face à nous, la souffrance se lisait sur son visage et sur son corps. Cette scène, c’était horrible, mais je crois que c’était pour que l’on oublie jamais qu’en 2005 y’a encore des gamins qui meurent dans la pauvreté et la maladie alors qu’un vaccin coûtant 15€ peut leur sauver la vie. Dernier petit truc (rigolo cette fois, quoi que sur le coup, j’en menais pas bien large) : Sur la plage de Bombay (un petit Miami), très propre, très grande, on a fait péter les maillots de bains, ENFIN ! Chacun notre tour on va se baigner, et lorsque je suis entrain de me faire sécher, j’entends « nice, beautiful, nice… ». Je lève la tête et la vision d’horreur !!!!! il y avait plein de mecs qui m’entouraient et qui me regardaient avec un air… en 2/2, j’ai remis tee-shirt et pantalon. Après un coucher de soleil magnifique sur cette plage on est parti à l’aéroport.

Mumbay – Paris

En bref, le voyage a été génial, même si nous avons vécu des moments très difficiles. Le plus dur, c’était dans les grandes villes. Je n’ai pas eu l’impression d’être en vacances mais plutôt à la découverte d’un nouveau monde. Un monde surprenant, parfois fantastique parfois cauchemardesque. De l’Inde on peut dire que c’est autant le pays des mille et une nuits, que la cours des miracles. On est revenu un peu déboussolé, mais heureux d’avoir vécu une aventure si passionnante.

J’espère ne pas vous avoir trop ennuyé avec mon petit roman, mais c’était difficile de faire plus court.
Cherche petit coin de paradis et logement en Thaïlande English translation pending
by Nush · 2005-06-28 · 32 replies
bonjour, je pars en thailande deux mois cet hiver, bangkok, ayutaya, chiang mai, quelques jours dans un village lisu, mais, bien sur...je veux aller buller une semaine sur une plage...;d'après tous les post que j'ai lu, j'ai l'impression que koh chang est l'endroit qu'il me faut. j'ai 50 ans, j'aime nager, plonger un peu, je voyage seule, je recherche un endroit tranquille, confortable sans etre luxueux, mais avec surtout un joli environnement...

qui veut bien me donner une adresse sympa ?

mais je ne suis pas totalement determinée sur l'ile en question, toutes les suggestions sont les bienvenues...

merci,
Emmerdes à Bangkok English translation pending
by DeCléricy · 2005-06-27 · 16 replies
Ça passe ou ça casse. (ou l’art de se mettre les pieds dans les plats)

En Thaïlande, comme partout ailleurs, on ne badine pas avec les visas. En janvier 1999 je l’ai appris à mes dépends. Après avoir traversé la frontière Cambodge-Thaïlande (voir De Kompong Som à Klong Hay en ti-batô) mes neuf premiers jours au pays le furent sans visa. Quatre entre la frontière et Bangkok, cinq dans la mégapole à poireauter pour l’obtenir, non sans une certaine inquiétude.

J’aime le brouhaha des passages frontaliers, la recherche de combines légales et honnêtes, le négoce pour la conversion des monnaies, d’où mon butinage de quatre jours avant de rejoindre Bangkok, histoire de prendre le pouls du pays qui m’accueille. Donc pas de tampon-visa à la frontière? Ni de bureau d’immigration à Trat? No problemo me dis-je! Je vais remonter molo jusqu’à Bangkok et régulariser ma situation sur place. Ils vont me recevoir avec une tape dans le dos et ce sourire tellement imprimé dans le Lonely Planet. Ce fut d’une naïveté et d’une insouciance sans bornes de ma part! Fallait le faire! Et je l’ai fait.

Bangkok, 9 heures 30 le matin, direction Bureau des visas. Dans la file je remarque que par osmose tous nous avons la même attitude; cœur allègre, légère, très légère impatience d’attendre son tour et sourire d’une ou d’un ‘’tamponé’’ quittant le guichet, le passeport collé sur le cœur et la Thaïlande devant soi.

- SUIVANT!

Justement le suivant c’est moi (et pas Jacques Brel!). Je tends le passeport. Miss Sourire feuillette et recherche je ne sais quoi. Page après page son sourire se fane. Elle tente une explication.

- Ils ont oubliés le tampon à l’aéroport?

Moi le con au lieu de sauter sur l’occasion je réponds doublement con.

- Euh! Pas du tout!

Je lui explique le no man’s land juridique que j’ai traversé. Là je n’aime pas mais alors pas du tout ce regard soupçonneux qu’elle pose sur moi. J’aggrave la situation.

- Ya un problème?

La ‘’Demoiselle sourire perdu’’ me scanne du premier cheveux gris jusqu’à l’ongle du petit orteil puis disparaît dans les dédales de l’arrière guichet, mon passeport à la main. Le temps de me retourner pour faire la moue interrogative en guise d’excuse à la file, elle revient précédée de deux gardes en uniforme brun chocolat et casquettes astiquées. Elle ajoute :

- Vous allez devoir suivre les policiers au 9e étage dans l’édifice derrière.

- SUIVANT!

Dans l’ascenseur vers le 7e ciel du 9e étage commence à trottiner un spaghetti de points d’interrogations entre mes neurones. Long corridor avec bancs de bois près de chaque porte close d’un coté et de l’autre, fenêtres entre ouvertes à mi-hauteur d’où parviennent de grands pans des rumeurs de Bangkok. Un des policiers me désigne poliment un des bancs: You here! Attente d’une quinzaine de minutes. Ça me donne le temps d’observer que toutes les femmes cèdent le passage en saluant celui ou ceux qu’elles croisent dans le corridor. Plus haut est le gradé plus haut se fait le salut Thaï! Nous les occidentaux devrions adapter cette politesse élémentaire; serrer la main au niveau du genoux pour un subalterne et au niveau des épaules pour le patron! Le niveau de la taille étant réservé aux confrères de même rang.

À deux portes du banc où je converse avec ma maman sort un civil au regard sévère. Chemise blanche immaculée, manches courtes, cheveux noir jais coupés courts, pantalon gris bleu et souliers vernis schuischuitant sur les carreaux céramiques. Monsieur Sévère m’ordonne de demeurer assis avant même d’avoir le temps de le saluer. Mon petit doigt me dit d’écouter sans interrompre.

- You illegal in Thailand. Maybe you go in jail!

Puis il déboule question sur question; où je crèche à Bangkok, la durée de mon séjour en Thaïlande, si j’ai un billet de retour, combien d’argent j’ai en poche et surtout, surtout, pourquoi j’ai franchi la frontière thaïlandaise dans une zone de conflits armés potentiels.

Bon écoutes Chose! Pour l’instant je n’ai pas d’hôtel attitrée, je veux visiter votre beau pays environ un mois ou deux, je n’ai pas de billet de retour en avion because je voyage par les routes, j’ai une carte de crédit Visa, une carte débit de ma banque, près de quatre cent dollars au porteur émis par l’oncle Sam, mille deux cent dollars en chèques de voyage Thomas Cook à l’effigie de Georges Washington… et un petit grain de beauté en haut de la fesse gauche. Quand à la Province de Trat je n’ai pas vu l’ombre d’un canon de fusil ni de panneaux indiquant ‘’No trepassing’’ ou ‘’Stay away. War in progress’’. Alors? Tu me le fais le visa?

Ma dernière question fut suffisante pour ouvrir un dossier à mon nom au 9e étage de l’édifice, derrière le guichet de Miss Sourire. Cinq jours plus tard ce dossier avait deux centimètres d’épaisseur; résultat des rendez-vous de l’avant midi et de l’après midi de chaque jour où je devais me présenter à Monsieur Sévère.

Entre-temps j’allais quotidiennement à l’ambassade canadienne où une employée Thaïe, d’une gentillesse exemplaire et d’un français impeccable, s’inquiéta de mon sort en me suppliant de l’informer régulièrement de l’évolution du dossier.

Au cinquième jour dans l’après-midi Monsieur Sévère me remit mon passeport estampillé d’un joli visa à la page 11, suivi d’une note signée et rédigée en Thaï sur la moitié de la page 12. Je le remerciai d’un salut Thaï à la hauteur du front qu’il ne m’a pas retourné. Dans le corridor vers l’ascenseur je me disais ‘’Mamounet tu peux retourner prendre le thé avec St Pierre. Je te fais signe si j’ai besoin de toi à nouveau’’

Dernière visite à l’ambassade canadienne pour remercier Mademoiselle Gentille et lui annoncer que j’avais récupéré mon passeport. Une question, que je n’ai pas osé lui demander, me rongeait l’esprit : ‘’Vous ne seriez pas ma maman réincarnée à Bangkok par hasard?’’

Bangkok, 15 heures 20, direction gare de Hualamphong pour le train de nuit de Surat Thani. J’ai mon passeport collé sur le cœur et la Thaïlande devant moi! Ne bouge pas Ko Samui! J’arrive!

Épilogue : De Ko Samui j’ai du faire un voyage-visa vers la Malaisie, un aller retour éclair de dernière minute. Ne lisant pas le Thaï j’ignorais ne posséder que 21 jours de visa dans mon passeport (30-9 jours illégaux. Merci au policier du poste de Na Thon!) Je suis d’une nonchalance!...En même temps je me dis que j’ai sûrement les ailes diaphanes d’un ange gardien greffées dans le dos…Incorrigible Marcel!

DeCléricy

Notes de voyage en Thaïlande, cahier no. 3, janvier 1999.
« Boxer, c’est être un bon bouddhiste », entretien avec Stéphane Rennesson English translation pending
by Thuan · 2005-05-28 · 14 replies
Entretien avec Stéphane Rennesson, anthropologue « Boxer, c’est être un bon bouddhiste » A tous ceux qui pensent que la boxe thaïlandaise (muay thai) n’est qu’un sport de brutes, l’anthropologue Stéphane Rennesson va faire changer d’avis...un peu. Il nous livre les découvertes auxquelles l’ont mené ses recherches sur les rapports entre bouddhisme et boxe. Eclairage sur un sport somme toute mal connu.

: Pourquoi avez-vous choisi la boxe thaïlandaise comme sujet d’étude ?

Stéphane Rennesson : Jusqu’à présent, les commentateurs de la Thaïlande ont presque toujours éludé la violence présente sous de nombreuses formes dans la société locale. Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Ces jeunes ont entre 7 et 18 ans. On trouve le meilleur boxeur du nord-est dans la catégories des moins de 28 kg (2e en partant de la droite). Il a plus de 100 combats à son actif. Et une jeune fille (à gauche) qui a déjà disputé 5 combats. © Stéphane Rennesson, 2000.

Après avoir passé trois ans en Thaïlande, j’ai été stupéfait de l’engouement pour la boxe thaï, violente, au moins en apparence. La problématique de ma thèse s’appuie sur ce faux paradoxe : un sport violent dans un pays bouddhiste, donc à priori non-violent. J’ai assisté à des combats hors de Bangkok : les gens montrent une incroyable frénésie. Une manifestation extrême de sentiments qui contraste avec leur comportement en société : les Thaïs ont plutôt tendance à éviter les confrontations et à ne pas trop manifester leurs sentiments : L’esprit bouddhiste et la pratique de la boxe thaï sont vraiment conciliables ?

Stéphane Rennesson : Absolument ! Le principe de la boxe thaï n’est pas seulement de détruire son adversaire, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Le combat doit être aussi l’occasion pour le boxeur d’acquérir, de montrer et de mettre en pratique ses valeurs morales. Ainsi le bouddhisme theravada apporte des idées de contrôle de soi qui s’accordent bien avec la pratique du boxeur. En résumé, boxer c’est aussi être un bon bouddhiste. Il faut éviter de montrer ses émotions : douleur, fatigue, agressivité, haine, vengeance...des critères primordiaux aux yeux des arbitres. On dit de quelqu’un qui parle ou se comporte mal qu’il « a un cœur chaud » (jai ron). A l’inverse, le boxeur doit conserver un « cœur froid » (jai yen). La boxe thaï participe de cet effort pour faire fleurir le bouddhisme.

: Sans perdre de vue l’aspect moral, quel est donc le but du combat ?

Stéphane Rennesson : Pour prendre l’avantage, le combattant doit faire perdre la « forme » à son adversaire. Ce qu’on appelle la « face » (la fierté, l’honneur, le respect) dans la vie courante, on appelle ça la « forme » sur le ring. Conserver la « forme » (raksa rup) et la faire perdre à l’autre. C’est la base de la boxe thaï.

: Qu’est-ce que perdre la « forme » ?

Stéphane Rennesson : Montrer ses faiblesses. Si un boxeur fait tomber l’autre, c’est la preuve que ce dernier n’a plus la force de tenir. La boxe thaï est autant un sport d’attente et de réponse que d’attaque.

: Comment cette tactique est mise en pratique ?

Stéphane Rennesson : La posture idéale du boxeur, celui qui veut être sûr de garder la « forme », est de se tenir le plus verticalement possible, dans la position idéale d’attaque comme de défense, qui offrent le plus grand choix possible de stratégies. Si un boxeur adopte une position « tordue », non seulement il ne peut réagir aussi vite qu’il voudrait mais en plus ses muscles et ses tendons sont détendus. Une posture de faiblesse qu’attend l’adversaire pour taper. A cet instant, il est sûr de l’efficacité de ses coups. Et donc d’affaiblir l’autre boxeur.

: Comment se planifie cette offensive ?

Stéphane Rennesson : Le boxeur commence par donner des coups de pied bas (low kicks) pour « percer le pneu » (jen yan), autrement dit pour saper le capital physique du combattant. Entendons-nous bien ! Il cherche à affaiblir, pas à mettre forcément son adversaire K.O. Et puis, les spectateurs thaïs sont tellement friands de paris qu’ils préfèrent que le plaisir dure ! Par ailleurs, les Thaïlandais rappellent cette rareté des K.O. pour se faire mousser aux yeux des occidentaux : « Nous sommes de bons bouddhistes, nous ne cherchons pas le K.O., nous faisons preuve de compassion »

: Comment la violence est-elle légitimée ?

Stéphane Rennesson : Tout d’abord par une série d’interdits qui sont les règles. Le boxeur apprend d’abord qu’il ne doit pas mettre de coups de tête, pas mordre, pas frapper à terre, pas taper les parties génitales. Il ne peut pas utiliser de prises de judo, il peut seulement saisir au-dessus de la taille, s’il veut jeter son adversaire au sol. Cette règle vise à démarquer la boxe thaï des autres arts martiaux. Tout ce qui se passe sur un ring ne pose aucun problème : moralement, la boxe thaï n’est pas violente car les boxeurs sont des gentlemen !

: C’est à dire ?

Stéphane Rennesson : Ils ne se considèrent pas comme des pugilistes de rue ou de vulgaires gangsters. Ils pratiquent respectueusement un art de défense nationale (sinlapa pongkantua haeng chat). La pratique de la boxe thaï s’apparente à un acte à la connotation nationaliste importante. En effet, elle est considérée comme un héritage national (moradok). La légitimation de sa violence utilise les mêmes ficelles que celle de la défense de la nation.

: On a du mal à voir le rapport entre boxe et défense nationale.

Stéphane Rennesson : Au contraire ! Dans les ouvrages scolaires, on rabâche aux jeunes Thaïs que les fondateurs du royaume étaient férus de boxe thaï. Les héros de la boxe thaï sont tous soit des rois soit des guerriers à leur solde qui ont bouté les Birmans hors de Thaïlande : Nai Khanom Tom, Phra Jao Seua, Phya Phijai Daphak... Ces personnages illustres sont attachés à la défense du territoire national.

: Cet aspect subsiste encore aujourd’hui ?

Stéphane Rennesson : Oui. Notamment durant le rituel qui précède le combat. Le boxeur rend hommage à son maître (wai kru) avant d’effectuer une danse (ram wai). Cet hommage s’étend au maître de son maître, etc. Mais aussi à ses parents, à ses aînés et par extension au roi. Donc boxer, c’est se placer dans un système de relations hiérarchique pyramidal à la dimension nationale explicite. La boxe relie les trois piliers de la Thaïlande (le roi, la communauté des moines bouddhistes et la nation).

: D’autres éléments légitiment cette violence ?

Stéphane Rennesson : L’aspect artistique, avec la présence de la musique. Il y a quatre instruments de musique : deux percussions (khong), une sorte de flute (phijawa) et des cymbales (ching). C’est donc à la fois un sport et un art. Les Thaïlandais insistent beaucoup là dessus.

: Depuis quand est-ce un sport ?

Stéphane Rennesson : La boxe thaï s’est développée parallèlement à la boxe anglaise. Les règles de Queensbury (à l’origine de la boxe anglaise moderne) sont établies à la fin du XIXe siècle, celles de la boxe thaï commencent vers 1920 à ressembler à celles appliquées de manière internationale : un ring fermé, des rounds, un temps limité, les points, les gants.

: Boxaient-ils avant cela poings nus ?

Stéphane Rennesson : Parfois, ils s’enroulaient les poings avec des cordes de chanvre qu’ils trempaient dans la colle de riz pour les rendre dures et abrasives. Certains combats s’arrêtaient à la première effusion de sang. Ils ne trempaient probablement pas les poings dans du verre pilé comme on a pu le voir dans certains films ou alors à de très rares occasions... Figure de Muay Boran Figure de Muay Boran Une parade (hak kuu erawan) de muay boran, un art martial qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Il a largement été utilisé dans le film Ong Bak.

: En parlant de cinéma, qu’avez-vous pensé du film thaï Ong Bak ? (Sujet du film : Un jeune provincial utilise un art martial thaï ancien pour déjouer un trafic de statues de Bouddha)

Stéphane Rennesson : L’aspect intéressant du film est qu’il montre une revanche sur la vie. Il faut savoir que les boxeurs contemporains sont soit des ouvriers agricoles soit des paysans. Leurs victoires leur apportent un certain prestige localement. Cela leur permet de renverser dans une certaine mesure les discriminations dont ils font l’objet de la part de la population de la capitale aisée fortement sinisée qui détiennent la clef des médias. L’histoire du jeune héros, Ting qui va récupérer la statue du bouddha protecteur du village, Ong Bak, volée par des maffieux de la capitale, est l’occasion de faire valoir les Issanes (les habitants du nord-est du pays) comme les meilleurs représentants des valeurs thaï, qui n’existeraient plus dans la capitale en voie de modernisation accélérée.

: Et que vaut ce film du point de vue sportif ?

Stéphane Rennesson : C’est tout sauf de la boxe thaï moderne. Cela ressemble essentiellement au muay boran qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Le style pugilistique dans le film fait également des emprunts aux arts martiaux chinois, au panjak silat à la capoeira, cet art du combat brésilien. Ces arts martiaux sont actuellement davantage axés sur le style que sur le contact. Le muay boran a sûrement été retenu dans Ong Bak pour sa beauté chorégraphique.

: On ne retrouve pas cette élégance dans la boxe thaï actuelle ?

Stéphane Rennesson : Il existe une centaine de coups en boxe thaï, en ce qui concerne la forme martiale plusieurs fois centenaire. Combien en utilise t-on aujourd’hui sur un ring ? A peine une quinzaine. Simplement par peur de perdre la « forme », les boxeurs ne tentent pas les mouvements plus difficiles. Maintenant, ils se cristallisent sur les mouvements les plus performants. La boxe thaï d’aujourd’hui est un sport moderne, d’ailleurs ce mot n’a que quelques dizaines d’années. C’est dommage, cela dénature un peu le muay thaï qui est, au départ, un véritable art martial.

: Il n’en existe plus de dignes héritiers ?

Stéphane Rennesson : Aujourd’hui il reste un institut Phutai Sawan à côté de Bangkok, qui est une véritable école de muay thai d’Ayyuthaya. On y apprend également le maniement d’armes de guerre telles que des épées, des piques ou des lances.

: Quelle est la signification exacte de muay thai ?

Stéphane Rennesson : Muay signifie « rassembler », « ramener », « fermer le poing ». C’est aussi le nom du ruban qui ramène les cheveux en chignon au sommet du crâne. En boxe, c’est fermer son corps pour le rendre solide. Des talismans complètent cette idée de fermeture : l’anneau autour de la tête (mongkon) que portent les boxeurs avant le début du combat et celui autour du bras (prajiat). À ces précautions magico-religieuses s’ajoute un rituel avant le combat : ils s’excusent d’abord auprès de la déesse de la terre, du bruit qu’ils vont faire. Ensuite, les boxeurs passent au-dessus des cordes, pas entre, ça porte malheur. Puis ils exécutent le waikru et le ram wai.

: Et que signifie le mot thai ?

Stéphane Rennesson : C’est « être libre ». Car les Thaïlandais soumettaient les autres populations comme esclaves. On retrouve dans cette appellation de la boxe une nouvelle référence à l’idéologie de l’indépendance de la Thaïlande.

: Existe t-il un championnat en Thaïlande ?

Stéphane Rennesson : Il n’y a pas de championnat officiel. Les premières fédérations nationales sont apparues à la fin des années 1980, elles ont eu beaucoup de mal à asseoir leur légitimité. Le centre pugilistique est à Bangkok avec les stades de Lumpini et de Rajadamnoen. Au sud de la capitale, il y a aussi le Om Noi, Chong 7 la meilleure promotion de boxe à la télévision, l’Emporium, le Samrong, etc. Qui tient ces pôles de la boxe ? L’armée, la police et quelques groupes bancaires chinois de la capitale. Tous les milieux du business investissent de l’argent dans la boxe, et les alliances changent souvent.

: Comment s’opère le lien entre Bangkok et l’extérieur ?

Stéphane Rennesson : Il y a une trentaine de chefs de camp à Bangkok. Ces camps sont des réceptacles de boxeurs de province : leurs chefs ont notamment des relations avec les chefs de camp de province. Ils ont ainsi des réseaux qui convergent vers la capitale. Lors des compétitions, les promoteurs avec les chefs de camp composent les combats de boxeurs peu connus au dernier moment, les combats entre grands noms sont constitués à l’avance. Il y a un peu tout le temps des petites compétitions dans le sud et dans le nord-est, les deux grandes régions de la boxe.

: Des championnats ?

Stéphane Rennesson : Pas vraiment. En fait, les gamins commencent à boxer à partir de 7-8 ans dans des compétitions organisées par des figures locales (policiers, militaires, businessmen) qui veulent promouvoir leurs intérêts. Il y a des compétitions toute l’année, notamment à l’occasion de quelques fêtes. Par exemple, dans la seule province de Khon Kaen de mars à juin, saison sèche et période où se concentre une grande part des réjouissances villageoises, il y a presque une compétition par jour ! Pendant la période de retraite des moines, de juillet à septembre, il y en a moins car le moment invite plus à la piété religieuse qu’au divertissement et le calendrier agricole fait que les enfants sont réquisitionnés pour aller repiquer puis surveiller le riz.

: Ce sont des compétitions en tant que telles ?

Stéphane Rennesson : Souvent la boxe fait partie de la fête au même titre que le likay (sorte de théâtre chanté) et autres spectacles, que le notable finance pour « se faire un nom » (pai ha cheu). Les hommes des environs, entraînés ou non peuvent se défier virilement sur le ring pour le plus grand plaisir des spectateurs. Il suffit de s’entendre avec les promoteurs dès la matinée de pesée durant laquelle sont composés les combats. Il existe par ailleurs des manifestations de boxe hors cadre festif traditionnel. Ces programmes, contrairement à ceux que nous venons d’évoquer, ne mettent en compétition que des boxeurs professionnels, c’est-à-dire qui s’entraînent régulièrement dans un camp.

: Il y a de grands stades hors de Bangkok ?

Stéphane Rennesson : Oui, dans le Nord-Est par exemple, il existe des stades permanents à Buriram, Roi Et, Maha Sarakham, Kalasin, Yasothon notamment. Ils sont sponsorisés par des businessmen locaux. Quand un champion d’un de ces stades de province se fait connaître, on le contacte pour qu’il passe à Bangkok. Tout est assez informel. Un jeune boxeur prometteur peut être racheté par un camp de la capitale. En résumé, la logique commerciale a son importance dans le fonctionnement des réseaux.

: Vraiment ?

Stéphane Rennesson : Les meilleurs boxeurs ne sont pas ceux qui passent à la TV. Ceux-là viennent surtout pour se faire connaître. La vraie boxe se fait entre connaisseurs, loin des caméras au Lumpini, au Rajadamnoen mais aussi à Chiang Mai, Chonburi ou Nakhon Sri Thammarat entre autres.

: Comment sont organisées les compétitions et comment se font les classements au plus haut niveau ?

Stéphane Rennesson : C’est le bazar organisé le plus total dans le monde de la promotion. Chaque stade à son classement. Si un promoteur est fâché avec un autre, il peut refuser que son n°1 (dans le classement des différentes catégories de poids d’un stade donné) et le n°4 d’un autre se rencontrent. Par ailleurs une règle (écrite seulement depuis 2 ou 3 ans) interdit à un boxeur d’en combattre un autre de la même filière ou du même camp. La justification ? Quand un boxeur connaît son adversaire, il n’a pas envie de le taper. Plus prosaïquement, c’est l’intérêt commercial qui prévaut. Le critère de base : il ne faut pas que deux gosses aient été entraînés ensemble, le spectacle est moins prenant pour les spectateurs. Cela entraîne toujours des controverses : deux boxeurs qui viennent du même village, du même camp, peuvent être accusés de ne pas vraiment vouloir se taper.

: Y a-t-il toujours des litiges sur le verdict de l’arbitre ?

Stéphane Rennesson : En tout cas, ces verdicts ne font jamais vraiment l’objet d’un consensus de l’ensemble du monde de la promotion. Mais surtout, sur ces critères des promoteurs peuvent émettre des refus sur des combats entre boxeurs pour éviter une probable défaite de leur poulain ou au contraire pour éviter de favoriser celui d’un promoteur adverse. Il existe relativement peu de compétitions entre les meilleurs boxeurs des différents grands stades. Le classement supra-stades, national donc souffre des même ambiguïtés avec encore plus d’évidence. Toujours est-il, tous les boxeurs, aussi bons soient-ils, ne peuvent pas tous potentiellement se rencontrer pour se disputer les premières places. Difficile dans ces cas là d’établir des classements sportifs et rationnels. Les tentatives de formalisation récentes continuent à se heurter aux habitudes clientélistes.

: Les Thaïs ne cherchent-ils pas à imposer le muay thai aux Jeux Olympiques ?

Stéphane Rennesson : Si ! Ca serait le moyen pour le pays d’accéder à une reconnaissance internationale tant désirée. Le but minimum : faire passer la boxe thaï amateur en démonstration aux J.O. comme l’est le panjak silat. Les Thaïlandais ont mis leurs généraux sur le coup : l’antenne thaï du Comité International Olympique est située dans les locaux de l’armée de terre. Il y a un département spécifique avec un général dont le seul travail est de faire entrer la boxe thaï au CIO !

: Quel est le rapport entre les religieux et la boxe thaï ?

Stéphane Rennesson : Dans les discours, on m’a dit que jadis les formateurs de boxe thaï étaient des moines. Notamment dans le sud, à Surat Thani, à Chai Ya, deux ou trois moines se sont succédés à la tête d’un camp de boxe, dont au moins un avait des compétences pugilistiques. Dans le nord-est, toutes les transmissions de savoirs se faisaient dans les temples bouddhistes, on peut imaginer qu’ils enseignaient aussi la boxe. Il est possible qu’ils l’aient transmis à des laïcs. Les hommes se formaient comme ça, dans les monastères : savoirs ésotériques et techniques.

: Et aux yeux de la loi ?

Stéphane Rennesson : Au début du siècle, par le Sangha Act (1905), le roi a édicté que les moines ne devaient plus avoir des activités qui ne sont pas directement liées à leur vocation religieuse. Ainsi les moines ne devaient plus s’adonner à des pratiques violentes : c’était aussi un gage de civilisation par rapport aux colonisateurs (France, Royaume-Uni) qui menaçaient alors l’indépendance du royaume. La sportivisation de la boxe thaï a aussi participé de cet effort. Aujourd’hui on dit que les moines n’ont rien à voir avec la boxe. Dans la pratique, ils créent parfois des camps de boxe. Il arrive même que ces propriétaires de camp participent plus ou moins à l’entraînement : certains d’entre eux ont un passé de boxeur avant d’être entré dans les ordres. Beaucoup de compétitions locales se déroulent dans l’enceinte des pagodes. Difficile dans ce cas de demander aux moines de ne pas profiter du spectacle, même de loin !

: Quelle a été votre méthode pour enquêter dans le monde de la boxe thaï ?

Stéphane Rennesson : J’ai fait le même chemin que les boxeurs thaï. Par relation, j’ai trouvé un camp de campagne, qui comptait à peine treize boxeurs. Une petite structure qui commençait tout juste. De là, j’ai abouti à Bangkok. Je suis passé dans deux camps intermédiaires. J’ai suivi la même voie que les boxeurs...

: C’est-à-dire ?

Stéphane Rennesson : J’ai vécu avec les boxeurs en m’entraînant avec eux. Mon maître de boxe m’a vu arriver, bien propre sur moi, avec mon calepin. Il m’a demandé si je comptais comprendre la boxe thaï en posant des questions et en prenant des photos. Malgré ma réponse affirmative, il m’a dit de revenir le lendemain avec un short...et c’était parti : je suis devenu boxeur ! J’ai gravi les échelons jusqu’à devenir aide-entraîneur. Je me suis ensuite impliqué dans la promotion, l’organisation et le travail d’intermédiaire.

: Vous êtes devenu un véritable spécialiste !

Stéphane Rennesson : Vous ne croyez pas si bien dire. Comme j’allais dans beaucoup de camps, je faisais le tour de la région, et les responsables de camp se sont rendus compte que je connaissais plus de boxeurs qu’eux : j’ai parfois aidé des promoteurs de soirées en province pour l’organisation sportive. Et enfin, j’ai un peu fait le parieur. J’ai tâté de tous les aspects de la boxe thaï.
Ouverture d'un commerce en Thaïlande English translation pending
by Kooye2loo · 2005-05-07 · 61 replies
Bonjour, jaurai voulu savoir où sur paris je pourrai me renseigner au niveau des loi thailandaise pour l'ouverture d'un commerce en thailande.
Arnaque au logement à Huay Xai (Laos) English translation pending
by Hevia · 2005-03-17 · 15 replies
Bon, on s'est fait avoir comme des bleus. Autant l'avouer tout de suite.

Pourtant jusqu'ici, jamais nous avions cede aux rabatteurs, on le savait "IL NE FAUT JAMAIS ECOUTER LES RABATTEURS", mais, mais...

Mais nous etions fatigues, la situation n'etait pas claire car le type semblait etre un "officiel" et avec nos enfants on ne voulait pas dormir avec les moustiques sur les bords du Mekong.

Bon voici: a l'embarcadaire de Huay Xai au Laos (frontiere avec la Thailande a Chiang Khong) pour Pak Beng en bateau lent, un type apres verification de tous les passeports avec policiers, nous avertit que Pak Beng est plein, que les guesthouses sont limitees, qu'il n'y a pas d'electricite et que nous ne pouvons pas dormir sur le bateau. Alors il annonce qu'il reste quelques chambres et qu'evidemment il nous les "loue".

Nous sommes 4 (2 adultes 2 enfants) on reserve 2 chambres a 250 baths (pas possible autrement nous dit-on, 500 baths en tout...), ce qui est cher pour ici nous le savons mais on se dit qu'au pire on a une chambre et qu'on peut se permettre ca. Arrives a Pak Beng, on nous met dans une chambre pourrie avec 3 lits, sans fenetre, sans eau, sans electricite et le tout pour 500 baths (12, 5 euros). Le village n'etait pas plein et deux guesthouses plus loin, on pouvait trouver la meme chose pour 150 baths (3euros) soit 3 fois moins cher. Certes toujours sans eau et electricite, mais au moins on sait pourquoi on paie.

Les gens etaient tres desagreables dans la guesthouse et on a essaye de se faire rembourser pour aller ailleurs, mais en vain. Bien evidemment, le patron n'etait pas la...

C'est vrai, ce n'est pas une grosse arnaque vu que les montants sont relativement petits (pour nous), mais ca ne fait pas plaisir de se faire avoir et le procede nous a vachement deplu aussi et si vous passez par la, que vous etes fatigues (comme nous l'etions), n'ecoutez pas les rabatteurs et vous trouverez une guesthouse a votre convenance sur place, a Pak Beng, sans problemes.

Ok on est des bleus, pas besoin d'en rajouter😉

Ceci dit, le Laos est magnifique, cette experience n'est en rien un reflet de l'esprit des gens d'ici et ce pays en vaut vachement le detour.
thaïlande en mai, ou aller? que visiter? quel hotel à Koh Samui? English translation pending
by Nathly · 2005-03-17 · 69 replies
J'ai 2 semaines de congés, je voudrai visiter un peu mais surtout me reposer sur une plage à Koh Samui ou Koh Phangan.

Pourriez vous me donner des conseils?

D'avance merci à tous !
Conseils pour itinéraire de 15 jours en Thaïlande English translation pending
by Ellexa · 2004-12-15 · 103 replies
Bonjour à tous!

Je pars 15 jours en Thaïlande mi Janvier. Pendant cette période je souhaite visiter Bangkok et ses environs (Kanchanaburi, Ayutthaya) les environs de Khon Kaen (passage obligé pour y voir mon beau-père!!), et les plages du Sud... Mais j'ai besoin d'aide sur les points suivants, sachant que mon budget est léger!!🤪

Dans quel ordre je dois effectuer mon voyage?

Durée à passer dans chaque endroit?

Quels moyens de transport et pour quels prix (exemple Bangkok - Kho Samui en avion?)

Meilleur endroit dans le Sud pour trouver les plus belles plages 😎 (eaux transparentes, sables ultra fin blanc, soleil à gogo, calme, pas de buildings, pas trop de touristes...!!)?J'hésite entre Kho Samui et Kho Phi Phi?!!Mais toute proposition est la bienvenue!!

Choses à voir aux alentours de Khon Kaen sachant que je disposerai d'une moto et que j'adore les circuits!!?

Merci, merci sincèrement de votre réponse... Je suis un peu perdue!!

A bientôt.
La Thaïlande menacée d'une révolte musulmane? English translation pending
by Marseil · 2004-11-15 · 20 replies
Pour info, paru dans le Libé d'aujourd'hui.

Marseil.

La Thaïlande menacée d'une révolte musulmane Les violences dans les provinces du Sud pourraient gagner tout le pays.

Par Solenn HONORINE lundi 15 novembre 2004

Bangkok correspondance

es provinces musulmanes du sud de la Thaïlande avaient déjà connu des violences, mais jamais de cette ampleur. Selon le gouvernement, 340 personnes ont été tuées par des rebelles depuis janvier dans les provinces de Pattani, Yala et Narathiwat. Majoritairement, des policiers, fonctionnaires, maîtres d'école. Si l'on y ajoute les victimes de la répression des forces de l'ordre, le total se monte à 535. «Quand quelque chose comme cela arrive à votre pays, vous vous sentez vraiment mal», soupire Sirichai Wungaeo. Comme ses collègues universitaires, comme les hommes politiques, les militants associatifs, ce professeur de sciences politiques n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi ce pays de 62 millions d'habitants, à 95 % bouddhiste, a basculé dans cette violence.

Loi martiale. Le 4 janvier, des hommes armés attaquent une caserne, tuent quatre gardes et volent 300 armes. La Thaïlande est sous le choc ; la loi martiale est appliquée dans plusieurs districts du Sud. Elle n'a toujours pas été levée depuis, car l'escalade se poursuit, notamment depuis la manifestation de Tak Bai, qui a fait 87 morts il y a deux semaines. Un nouveau choc : 6 civils sont tués par balles, 3 noyés. 1 290 personnes sont arrêtées, entassées dans six camions en route vers un camp militaire. 78 d'entre elles meurent étouffées. Le gouvernement dépêche une commission d'enquête pour établir les responsabilités, et, côté musulman, les tueries s'accélèrent. On parle de vengeance. Pas un jour sans une nouvelle attaque, de nouveaux morts : une personne âgée victime de la fusillade d'un temple ; trois employés de chemins de fer dont les corps sont déchiquetés par un train ; un vice-chef de village décapité. Plus de 25 en deux semaines, tous bouddhistes. Il ne s'agit plus d'attaques ciblées contre les représentants de l'Etat ; tout le monde est potentiellement visé.

Sur les trois provinces musulmanes, un territoire d'un ancien royaume indépendant, annexé par la Thaïlande en 1902, les différents régimes militaires ont longtemps tenté de balayer la culture des musulmans, d'origine ethnique malaise : imposition de la langue thaïe, interdiction des costumes traditionnels. D'où une crispation identitaire et l'émergence de mouvements séparatistes violents. «Mais, avec la démocratisation du pays, tout devait se résoudre : la Constitution garantissait la parole aux minorités musulmanes. Les idées séparatistes pouvaient être débattues en public. Et soudain : boum !», s'étonne encore Wattana Sugansil, professeur de sociologie à l'université de Pattani. Car, dès les années 80, le mouvement séparatiste s'essoufflait et les organisations historiques, Pulo et BRN, sont considérées comme moribondes.

Si les assassinats sont parfois accompagnés de lettres parlant de «vengeance», cela faisait bien vingt ans que toute revendication claire avait disparu. Les attaques ressemblaient plutôt à des règlements de comptes entre mafieux qu'à des actions de type guérilla séparatiste. D'où la surprise de constater que, depuis janvier, les attaques sont à nouveau planifiées. Depuis janvier, 185 musulmans sont morts lors de répressions militaires, et nombre d'intellectuels dénoncent cette politique dure comme le principal détonateur des violences. «Vers 2001, lorsque le nombre de fauteurs de troubles a été réduit à quelques petites douzaines, le gouvernement a décidé de taper fort et de les éradiquer», explique Gothom Arya, président du Forum asiatique pour les droits de l'homme et le développement. «Ce fut l'ouverture de la boîte de Pandore», confirme Panitan Wattanayagorn, expert en matière de sécurité à l'université Chulalongkorn. Nombreux sont ceux qui voient là la main d'organisations islamistes de type international ; les écoles coraniques sont montrées du doigt comme des usines à fabriquer des martyrs. «Les assaillants sont en train de changer de stratégie pour passer à un mode d'action plus radical, visant notamment Bangkok ou Phuket», hauts lieux du tourisme pour les Occidentaux, affirme Wattanayagorn. «Les rebelles sont encore logistiquement incapables d'étendre leur rayon d'action, mais ce n'est qu'une question de temps avant que les attaques ne frappent la capitale. Comment pourrait-on rester en dehors de cette violence ?», soutient-il.

Fermeté. Dans une lettre ouverte au gouvernement, 144 intellectuels affirment que c'est uniquement en misant sur le dialogue avec les musulmans que la tension pourrait retomber. «Nous sommes encore globalement dans un conflit entre population et autorité centrale, et non entre bouddhistes et musulmans», considère Gothom Arya. Le pouvoir, lui, compte sur la fermeté envers les «séparatistes» pour rétablir l'ordre. «Ils pensent qu'on a juste une grosse crise de hoquet, résume Wattana Sugansil. Alors qu'en fait, c'est un véritable cancer.»

 
http://www.liberation.fr/page.php?Article=254089

© Libération
Cafards, rats lézards et autres z'amis... vos rencontres English translation pending
by Rivotril · 2004-07-20 · 50 replies
Pour faire suite à l’excellent post d’Alan(http://voyageforum.com/voyage/indonesie_terreur_sumatra_D73106/) nous narrant le terrible siège qu’il a dû subir, je vous propose de collecter ici toutes vos rencontres d’infortune avec la faune locale.

Y êtes-vous sensible ou etes-vous capable de dormi du sommeil du juste dans un wagon grouillant de blattes ? Devenez-vous absolument hystérique à la simple vue d’un lézard ou d’un insecte… Racontez nous vos anecdotes…

Pour ma part je ne m’explique toujours pas comment j’ai pu autant de fois me rendre en Asie avec une telle peur de la Blatte. Par bonheur, les rencontres malheureuse furent plutôt rares, mais épiques !

21 heures / Krabi / Thaïlande

Nous devons passer la nuit dans cette charmante guest house avant de prendre le bateau pour les îles. C’est rustique, mais agréable. Nos bungalows sont blottis au fonds d’une épaisse végétation.

De retour de dîner nous trouvons une adorable chienne rachitique allaitant son petit sur le perron de notre porte. J’ai toujours penser que nous pourrions nous préoccuper des animaux quant tous les enfants vivront dans des conditions décentes… Mais je n’ai jamais réussit à l’appliquer. Ma femme et moi-même cherchons dans notre sac ce qui pourrai remplir ce frêle estomac. L’animal est adorable et son petit nous fend le cœur… Il sont maintenant repus… Et commencent à somnoler… Nous allons faire de même.

Nous rentrons nous coucher le cœur allégé par ce spectacle.

le ventilo est resté allumé la veille et j’ai encore attrapé froid. La fièvre monte doucement… la toux aussi. Je me relève prendre une aspirine. J’allume la lumière à tâtons et porte la main à ma trousse de toilette.

Quelque chose à bougé… Là juste derrière le gel douche.

J’ai à peine eut le temps de le voir. C’est derrière le flacon j’en suis certain ! Je ne bouge plus… Ma femme s’est assoupie… Et je ne peux pas sortir de la salle de bain sans en avoir le cœur net. Je ne bouge toujours pas et scrute très attentivement tout autour de moi. Je sens des fourmillements me parcourir le dos… Je ne dois pas céder à la panique… La présence éventuelle de cet insecte m’interdit d’ouvrir la bouche. Je respire fortement par le nez.

Je prend ma brosse à dent pour manipuler la bouteille de savon liquide… L’instrument est court, mais je n’ai rien d’autre à ma portée. Il bouge ! s’en est un… Il est monstrueux… 4 cm… Peut être 5… Il agite doucement ses antennes et son corps marront noir strillé d'une carapace à l'aspect huileux, semble prêt à se glisser dans n'importe quel trou crasseux... Je suis tétanisé… Je sort doucement en ne quittant pas cette horreur du regard. Si je ferme la porte… J’aurai le sentiment d’être en sécurité. Mais un autre occupe le cadre de la porte de la salle de bain! L'idée que cette rencontre n'est pas fortuite, mais que le lieu est un repert grouillant m'angoisse! Je suis cerné.

Si je ferme la porte je l’écrase… Pour bien des gens c’est une occasion inespérée de se libérer de l’occupant… Pour moi c’est un traumatisme supplémentaire… La simple idée du bruit de cette carcasse explosant pour libérer une pulpe immonde, infestée de milliers d’œuf prêt à éclore… Impossible !

Je suis en sueur et je tousse, la fièvre monte d’un cran… Je n’ai plus le choix. Ma virilité va encore en prendre un coup, mais il faut que je réveille ma femme… Elle seule pourra me sortir de cette antichambre de la psychose qui me guette. A peine 2 mios que nous sommes marriés, et déja minable... Ca promet. Mon cœur… Hommmpff Y’a des cafards Où…. Rrrhh Dans la salle d’eau Bon bah dors, qu’est-ce que tu veux que je fasse ? ? ? Tu veux pas aller fermer la porte de la salle d’eau ? Ohhh tu m’emmerde avec tes bestioles elles vont pas te bouffer…Je retourne apeuré devant la porte de la salle de bain…L’occupant de la porte a disparu… Je souffle et ferme la porte…

Mais les éléments sont contre moi… C’est un mauvais film… La porte ne se ferme pas. Elle se rouvre paresseusement à chaque fois que je la renvoi dans ses gons. Je cherche une solution en la tenant. une ficelle… Mais je n’ai rien pour l’accrocher… Une chaise… Mais la porte s’ouvre sur l’intérieur de la salle de bain, il faudrait la bloquer de l’intérieur… C’est impossible. Voilà 5 min. que je tiens cette porte qui est mon unique rempart contre la crise de panique. Ma femme se lève sans rien dire… L’air furieuse… Je vais peut être passer un mauvais quart d’heure, mais le simple sentiment d’être moins seul me redonne du courage. Elle Prend un bout de ficelle. Rapproche une lourde chaise et accroche la poignée de la porte au dossier de la chaise.. Cela semble tenir…

Je suis fébrile et des frissons me parcours le corps… Je n’en pouvais plus… Je tente de m’endormir la bouche fermée… Je les imaginent rampant sur moi à la recherche de n’importe quelle cavité corporelle pour s’y loger et pondre… Au moins Alien vous offre une chance de mourir avant d’être parasité.

La nuit se passe et l’aube apporte son flot de lumière rassurante… Ces misérables insectes inoffensifs ne sont plus qu’une idée lointaine… Seule ma femme est là pour se souvenir… "Mais t’es vraiment pas bien ! Qu’est-ce qui t’a prit de faire un foin pareil pour un cafard…"…
Conseils divers pour un mois en Thaïlande English translation pending
by Kawine · 2003-10-05 · 24 replies
Bonjour à tous,

Je pars pour 1 mois en thailande au mois de mars avec mon copain. C'est notre premier grand voyage et nous partons un peu à l'aventure... J'ai essayer de récolter le maximum de renseignements sur le forum et internet en général. Ca m'a beaucoup aidée mais il me reste malgré tout quelques questions:

1/On a l'intention de faire Phuket, Phi Phi, Krabi, Samui, Bangkok; et de nous loger dans des guesthouses ou bungalows pas chers et je me demande ce que l'on peut faire des choses de valeurs comme le passeport, l'argent, ou le caméscope pendant qu'on va à la plage par exemple..? Y a-t-il des coffres fort comme dans les grands hotels?

2/Sans compter le vol AR Paris-Bangkok j'ai un budget de 5500f par pers pour logement, transports, bouffe, et argent de poche; je voulais savoir si c'était réaliste...

3/Bangkok-Ayuthaya en train, ça coute combien aller-retour, et ça prend combien de temps?

4/Le 1er soir on arrive à 17h à l'aéroport de Phuket. Est-ce qu'on pourra facilement trouver un logement pas cher par nous-même en si peu de temps ou est-ce qu'il vaut mieux réserver avant de partir? Personnellement je serais plus rassurée si j'avais quelque chose de sûr pour ma 1ère nuit là-bas alors si vous avez des adresses sympas, pas chères(470baht) merci de me les donner!!

Bon j'ai beaucoup d'autres questions à vous poser mais si vous pouvez déjà répondre à quelques unes de celles-ci vous me serez d'une grande aide. Merci beaucoup, j'attends vos précieuses réponses avec impatience...
Problème sur le réseau Free USA English translation pending
by Wwenta · 2017-06-05 · 18 replies
Coucou les gens,

Je précise pour ceux qui voudrais profiter de leurs offre free au usa que le reseau est introuvable sur la casi totalite de la floride ... on frole la publicité mensongère sa devrais être préciser. Je pensais a un soucie due au tel dailleur la hotline m'a dit d'acheter des truc pour voir si sa marcher car c'était surement due a l'adaptateur de puce etc. Mais Ce n'est pas un probleme due au telephone j'ai due aller en georgie et caroline du sud tout passais niquel et partout. Des mon retour en floride rebelotte plus rien même dans les grande villes miami, jacksonville , daytona . Je n'est pue avoir que peu de reseau sur pine island pres de fort myers et encore sa a pas durer

Voila voila au cas ou certain souhaitais profiter de l'offre

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