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Sortir quatre jours de Thaïlande (visa...) mais pour aller où? English translation pending
Bonjour,
Je vais passer 45 jours en Thaïlande et je dois donc quitter le pays pour une question de visa après 30 jours et y revenir. Je n'ai que 4 ou 5 jours entre le départ d'un ami et l'arrivée d'une autre à Bangkok. Et, je ne sais pas où aller pour un temps si court. Je dois aussi préciser que j'aurai déjà été en Inde, en Indonésie, en Malaisie, au Laos, au Cambodge et irai après la Thaïlande au Vietnam. J'aimerais éviter l'un de ces pays, de ce fait. Auriez-vous des idées? Les Philippines, la Micronésie, Singapore, voire même Tokyo...?? J'aimerais beaucoup être aidée sur ce coup, parce que je ne sais vraiment pas ce qui est faisable et qui en valle la peine en si peu de temps.
Merci d'avance!
Je vais passer 45 jours en Thaïlande et je dois donc quitter le pays pour une question de visa après 30 jours et y revenir. Je n'ai que 4 ou 5 jours entre le départ d'un ami et l'arrivée d'une autre à Bangkok. Et, je ne sais pas où aller pour un temps si court. Je dois aussi préciser que j'aurai déjà été en Inde, en Indonésie, en Malaisie, au Laos, au Cambodge et irai après la Thaïlande au Vietnam. J'aimerais éviter l'un de ces pays, de ce fait. Auriez-vous des idées? Les Philippines, la Micronésie, Singapore, voire même Tokyo...?? J'aimerais beaucoup être aidée sur ce coup, parce que je ne sais vraiment pas ce qui est faisable et qui en valle la peine en si peu de temps.
Merci d'avance!
Recette de plat thaïlandais English translation pending
bonjour à tous,
voilà qu'ils nous restent 2 mois et demi à patienter avant de partir pour la thailande (c'est déjà trop long), alors en ce moment je cuisine beaucoup de plats thai et je voulais que tous les amoureux de cette cuisine mettent leur plats préférés avec la recette bien entendu.
je commence par une pâte de curry :
a doser selon ses goût,
un oignon, un peu de zeste de citron, et de citron vert, des piments forts , graines de cumin, graines de poivres, graines de coriandreet un peu de cucurma puis mixons le tout pour obtenir cette délicieuse pâte.
puis un poulet thai :
faire revenir du poivron rouge coupé en fines lamelles, un oignon coupé, et 3 à 4 filets de poulet coupés en morceaux, puis ajouter une grosse cuillère de pâte de curry , mélanger le tout . ajouter du lait de coco et laisser mijoter jusqu'à cuisson complète de la viande. ce plat peut être cuisiner avec n'importe quelle viande ou poisson. compléter le tout avec un riz thai. ce plat est un vrai délice, j'en ai d'autres, mais à vos claviers chers forumistes et ne soyez pas avares de recettes , faites nous les partager. a+souide
faire revenir du poivron rouge coupé en fines lamelles, un oignon coupé, et 3 à 4 filets de poulet coupés en morceaux, puis ajouter une grosse cuillère de pâte de curry , mélanger le tout . ajouter du lait de coco et laisser mijoter jusqu'à cuisson complète de la viande. ce plat peut être cuisiner avec n'importe quelle viande ou poisson. compléter le tout avec un riz thai. ce plat est un vrai délice, j'en ai d'autres, mais à vos claviers chers forumistes et ne soyez pas avares de recettes , faites nous les partager. a+souide
Survivre à Bornéo (Sarawak, Malaisie), exister pour combien de temps encore... English translation pending
Le signal de détresse des nomades de la jungle de Bornéo LONG NEN (Malaisie) - Un pagne autour de la taille et une lance à la main, un petit groupe de nomades Penan a érigé une frêle barricade sur une piste de Bornéo, où l'irrésistible déforestation détruit jour après jour leur territoire ancestral de chasse et de cueillette.
Avec ces quelques troncs et bambous en travers de la route, la vingtaine de Penan tentent de stopper symboliquement les énormes camions chargés d'arbres fraîchement coupés dans la jungle. "Je suis ici pour sauvegarder notre terre", explique Sagong, le chef du petit groupe de ce peuple indigène de l'Etat de Sarawak, dans le nord de Bornéo, une île divisée entre la Malaisie et l'Indonésie. De tels actes de protestation se sont multipliés ces derniers mois parce que les P enan nomades "sont en train de tout perdre", affirme-t-il.
"Les sociétés forestières ont déjà coupé tout le teck et elles vont maintenant dégager la zone pour des plantations de palmiers à huile. Nous ne trouvons plus assez de nourriture, plus assez de cochons sauvages à chasser dans la forêt", témoigne le jeune et musclé chef de la fratrie.
De ce fait, les derniers 300 à 400 Penan encore nomades n'auront d'autre solution que la sédentarisation, comme l'a déjà fait la grande majorité des quelque 10.000 membres de ce peuple depuis les années 1970, sous l'influence notamment des missionnaires chrétiens. "Il est économiquement impossible de rester chasseur-cueilleur dans une jungle où les arbres sont périodiquement rasés", constate Ian Mackenzie, un anthropologue spécialiste des Penan. "La fin de ce mode de vie très ancien est réellement une grande perte culturelle", se désole-t-il. Pour Jayl Langub, de l'université de Sarawak, la seule chance de le préserver serait la création par la Malaisie d'une réserve ou d'un parc national interdit aux engins forestiers. Mais il est probablement déjà trop tard, selon lui, car les Penan ont commencé à embrasser le monde moderne, via la télévision par satellite ou les pensionnats où sont envoyés leurs enfants. "J'aimerais plutôt aller à l'école", répond ainsi Nili, la fille de Sagong, lorsqu'on lui demande si elle aime sa vie au milieu de la jungle. Une casquette de base-ball vissée sur la tête, Sagong lui-même se moque gentiment de l'apparence de son beau-père, qui porte la tenue traditionnelle: pagne, dent de singe autour du cou, bracelets tissés aux poignets et flûte de bambou. Le vieil homme, Ngau Anyi, avoue sa nostalgie d'un monde qui va disparaître avec lui. "La jungle était notre banque, nous vivions sans argent. Notre vie dépendait de la farine de sagou et des animaux sauvages... et c'est comme ça que nous avons vécu pendant des générations".
Réaliste, son fils reconnaît que le nomadisme n'est plus viable. Il souhaite donc que son groupe familial, de 27 personnes, puisse s'établir dans un village, bénéficier des services de santé et d'éducation, cultive la terre tout en continuant à pouvoir chasser et cueillir dans la forêt. Ian Mackenzie s'alarme de la brutalité avec laquelle les Penan sont contraints de changer totalement de mode de vie. "Il est quasiment impossible pour un humain de s'adapter aussi vite, en quelques années. C'est comme si vous, ou moi, étions débarqués en plein milieu de la jungle la plus sauvage et étions obligés d'y survivre".
L'actuelle montée de la tension n'est pas nouvelle. Soutenus par des ONG internationales, les Penan luttent depuis une vingtaine d'années contre la déforestation de Bornéo, où continuent à se multiplier les plantations de palmiers à huile. La Malaisie et l'Indonésie produisent à elles seules environ 85% de l'huile de palme du monde. (©AFP / 02 septembre 2009 06h31)
Avec ces quelques troncs et bambous en travers de la route, la vingtaine de Penan tentent de stopper symboliquement les énormes camions chargés d'arbres fraîchement coupés dans la jungle. "Je suis ici pour sauvegarder notre terre", explique Sagong, le chef du petit groupe de ce peuple indigène de l'Etat de Sarawak, dans le nord de Bornéo, une île divisée entre la Malaisie et l'Indonésie. De tels actes de protestation se sont multipliés ces derniers mois parce que les P enan nomades "sont en train de tout perdre", affirme-t-il.
"Les sociétés forestières ont déjà coupé tout le teck et elles vont maintenant dégager la zone pour des plantations de palmiers à huile. Nous ne trouvons plus assez de nourriture, plus assez de cochons sauvages à chasser dans la forêt", témoigne le jeune et musclé chef de la fratrie.
De ce fait, les derniers 300 à 400 Penan encore nomades n'auront d'autre solution que la sédentarisation, comme l'a déjà fait la grande majorité des quelque 10.000 membres de ce peuple depuis les années 1970, sous l'influence notamment des missionnaires chrétiens. "Il est économiquement impossible de rester chasseur-cueilleur dans une jungle où les arbres sont périodiquement rasés", constate Ian Mackenzie, un anthropologue spécialiste des Penan. "La fin de ce mode de vie très ancien est réellement une grande perte culturelle", se désole-t-il. Pour Jayl Langub, de l'université de Sarawak, la seule chance de le préserver serait la création par la Malaisie d'une réserve ou d'un parc national interdit aux engins forestiers. Mais il est probablement déjà trop tard, selon lui, car les Penan ont commencé à embrasser le monde moderne, via la télévision par satellite ou les pensionnats où sont envoyés leurs enfants. "J'aimerais plutôt aller à l'école", répond ainsi Nili, la fille de Sagong, lorsqu'on lui demande si elle aime sa vie au milieu de la jungle. Une casquette de base-ball vissée sur la tête, Sagong lui-même se moque gentiment de l'apparence de son beau-père, qui porte la tenue traditionnelle: pagne, dent de singe autour du cou, bracelets tissés aux poignets et flûte de bambou. Le vieil homme, Ngau Anyi, avoue sa nostalgie d'un monde qui va disparaître avec lui. "La jungle était notre banque, nous vivions sans argent. Notre vie dépendait de la farine de sagou et des animaux sauvages... et c'est comme ça que nous avons vécu pendant des générations".
Réaliste, son fils reconnaît que le nomadisme n'est plus viable. Il souhaite donc que son groupe familial, de 27 personnes, puisse s'établir dans un village, bénéficier des services de santé et d'éducation, cultive la terre tout en continuant à pouvoir chasser et cueillir dans la forêt. Ian Mackenzie s'alarme de la brutalité avec laquelle les Penan sont contraints de changer totalement de mode de vie. "Il est quasiment impossible pour un humain de s'adapter aussi vite, en quelques années. C'est comme si vous, ou moi, étions débarqués en plein milieu de la jungle la plus sauvage et étions obligés d'y survivre".
L'actuelle montée de la tension n'est pas nouvelle. Soutenus par des ONG internationales, les Penan luttent depuis une vingtaine d'années contre la déforestation de Bornéo, où continuent à se multiplier les plantations de palmiers à huile. La Malaisie et l'Indonésie produisent à elles seules environ 85% de l'huile de palme du monde. (©AFP / 02 septembre 2009 06h31)
Trajet de Kuala Lumpur au Taman Negara (Malaisie) English translation pending
Bonjour,
Nous partons la semaine prochaine pour 1 mois en Malaise. Nous allons arriver de Bangkok par le train et nous arrêter à Georgetown (Pulau Pinang) puis KL. Nous aimerions ensuite atteindre le Taman Negara. Quelle est la meilleure solution pour l'atteindre sachant que nous voyagerons avec 2 enfants (7 et 9 ans). De là, nous prendrons ensuite le Jungle Train pour Kota Bharu, mais nous allons "manquer" la portion de train Gemas - Jerantut. Est-ce une grande perte ou faudrait-il faire cette portion de train à notre retour ?
D'avance, merci de votre aide
Arnaud
Arnaud
Aux aguerris de la Thaïlande vos impressions sur l'évolution du tourisme en 20 ans English translation pending
Salut !
Je viens de regarder les chiffres du tourisme .Et c'est bien ce que je pensais le nombre de voyageurs/touristes pour la Thailande a explosé .On me dira qu'il y a pas mal de chinois dans le lot.Je me demande si c'est pas comme aller à Noire moutier ou sur la côte d'Azur désormais en pleine été.
Je lis sur le forum que les prix ont explosé .Effet du tourisme de masse ?
Il y a aussi le change 1€ pour 34 baths qui pique.Je suis parti à l'époque des 1€ = 45/50 baths.2005 à 2008 J'ai fais 1 an en tous là bas.
Est ce que vous avez vu une sacrée différence sur la période 2010 jusqu'à maintenant? J'ai l'impression que c'est par tranche...
Avec les reportage tv en Fr, j'ai aussi l'impression que ça a rameuté pas mal de monde. Je suis rentré dans une boutique des jeunes vendeurs parlaient de leurs futurs vacances en Thailande. Il y a 15/20 ans ces jeunes seraient parti sur la côte d'azur , noiremoutier...Alors qu'il y avait des billets pas cher .J'avais payé allé retour 550€ en 2005.
Je pense pas que je retournerai en Thailande car plus le temps que j'avais à 25 ans.Je m'oriente plus vers des endroits ou il y a moins de tourisme de masse, pour l'Asie du Sud Est mais c'est pas au programme pour l'instant.
(Partir en vacances pour retrouver Nanard entrains de se faire gueuler dessus par Ginette .Car Popole commençait à se lever pendant le massage thai. vu à Khao San ou voir Magloire et Momo et mauricette et zoubida "vas y va la baiser c'est toute des putes les thaies!" vu au skytrain etc.Non merci)
Question ouverte quels sont vos ressentis?
J'imagine les gens qui y ont été dans les années 80/90 ça devait vraiment être top.Moi 2005 c'était sympas après j'ai commencé à voir que l'engouement monté.
Après on nous bassine avec la fin du pétrole mais les billets longs trajets sont vraiment pas cher.Je pense que c'est ça aussi qui crame la destination.
chiffres nombres touristes ici
en 2005 : 11 millions 500 000
en 2017: 35 millions 400 000
Ils en attendent 40 millions pour 2019 !
fr.wikipedia.org/...me_en_Tha%C3%AFlande
Je viens de regarder les chiffres du tourisme .Et c'est bien ce que je pensais le nombre de voyageurs/touristes pour la Thailande a explosé .On me dira qu'il y a pas mal de chinois dans le lot.Je me demande si c'est pas comme aller à Noire moutier ou sur la côte d'Azur désormais en pleine été.
Je lis sur le forum que les prix ont explosé .Effet du tourisme de masse ?
Il y a aussi le change 1€ pour 34 baths qui pique.Je suis parti à l'époque des 1€ = 45/50 baths.2005 à 2008 J'ai fais 1 an en tous là bas.
Est ce que vous avez vu une sacrée différence sur la période 2010 jusqu'à maintenant? J'ai l'impression que c'est par tranche...
Avec les reportage tv en Fr, j'ai aussi l'impression que ça a rameuté pas mal de monde. Je suis rentré dans une boutique des jeunes vendeurs parlaient de leurs futurs vacances en Thailande. Il y a 15/20 ans ces jeunes seraient parti sur la côte d'azur , noiremoutier...Alors qu'il y avait des billets pas cher .J'avais payé allé retour 550€ en 2005.
Je pense pas que je retournerai en Thailande car plus le temps que j'avais à 25 ans.Je m'oriente plus vers des endroits ou il y a moins de tourisme de masse, pour l'Asie du Sud Est mais c'est pas au programme pour l'instant.
(Partir en vacances pour retrouver Nanard entrains de se faire gueuler dessus par Ginette .Car Popole commençait à se lever pendant le massage thai. vu à Khao San ou voir Magloire et Momo et mauricette et zoubida "vas y va la baiser c'est toute des putes les thaies!" vu au skytrain etc.Non merci)
Question ouverte quels sont vos ressentis?
J'imagine les gens qui y ont été dans les années 80/90 ça devait vraiment être top.Moi 2005 c'était sympas après j'ai commencé à voir que l'engouement monté.
Après on nous bassine avec la fin du pétrole mais les billets longs trajets sont vraiment pas cher.Je pense que c'est ça aussi qui crame la destination.
chiffres nombres touristes ici
en 2005 : 11 millions 500 000
en 2017: 35 millions 400 000
Ils en attendent 40 millions pour 2019 !
fr.wikipedia.org/...me_en_Tha%C3%AFlande
Trois semaines à Sumatra pour 2 familles English translation pending
bonjour à tous
nous sommes deux familles à partir 3 semaines à sumatra après vous m'être informée et vous avoir lu..
vous les baroudeurs d'Indonésie!!j'aimerai avoir votre sentiment sur notre itinéraire ..
2 jours :medan 3 ou 4 jours :lac toba (selon treck) 1 jour :trajet vers singkil pour bateau vers les iles banian 4 jours: iles banyak 1 jour: retours des iles vers les orangs outangs bûchait lawang 4 jours :orang outangs 1 jour :avion medan vers banda aceh 4 jours : les iles pulau weh
est ce que j'ai raté un truc "super top à faire" ou je voie trop juste en temps de trajets etc.. je recherche également des infos sur un bon hôtel à medan :cool et sympa avec piscine (après 20 h d'avion, on arrivera de jakarta ur les genoux 🤪 ..) et pas trop cher <80€ /=nuit pour 4 auriez vous également un bon plan trek, 2ou 3 jours.. (à "caser" vers le lac tomba ou le jungle orang outangs..) merci d'avance pour toutes vos infos et vivement le mois de juillet !!!
2 jours :medan 3 ou 4 jours :lac toba (selon treck) 1 jour :trajet vers singkil pour bateau vers les iles banian 4 jours: iles banyak 1 jour: retours des iles vers les orangs outangs bûchait lawang 4 jours :orang outangs 1 jour :avion medan vers banda aceh 4 jours : les iles pulau weh
est ce que j'ai raté un truc "super top à faire" ou je voie trop juste en temps de trajets etc.. je recherche également des infos sur un bon hôtel à medan :cool et sympa avec piscine (après 20 h d'avion, on arrivera de jakarta ur les genoux 🤪 ..) et pas trop cher <80€ /=nuit pour 4 auriez vous également un bon plan trek, 2ou 3 jours.. (à "caser" vers le lac tomba ou le jungle orang outangs..) merci d'avance pour toutes vos infos et vivement le mois de juillet !!!
Sumatra, secteur Padang: comment s'organiser? English translation pending
bonjour
nous (couple) passerons 1 mois sur l'ile de Sumatra (fin sept/début oct 2015).
la 2ème partie de ce voyage se fera dans le secteur de Padang (arrivée en avion depuis Medan..).
nous pensons passer environ 10 jours pour voir la vallée d'Harau , Bukittinggi et le lac Maninjau et environ 5 jours à Nagari Sungai Pinang.(nous n'irons pas sur les iles du secteur..)
comment organiseriez vous ces 15 jours (combien de temps à chaque endroit , dans quel ordre les placer..) car je ne me représente pas bien les distances et la situation de ces endroits les uns par rapport aux autres....
ceux qui y étaient ont peut être des bons plans dans ce secteur...(hébergements...guide pas trop cher...)
merci d'avance....
cdt
jean-louis
Séjour à Bukittinggi, Sumatra English translation pending
j'ai l'intention de séjourner 5 jours à Bukittinggi, et je me demande si ce n'est pas trop long, bien que les environs de cette ville soient superbes.
Je ne suis pas spécialement attiré par l'escalade des volcans, mais j'apprécie leur prèsence. En ce qui concerne les treks, pour une journée pas de problème, mais j'hésiterai à me lancer au delà à 75 ans.
Tous le conseils pour cette partie de l'Indonésie sont les bienvenus.
Jean
Conseils pour voyage routard de cinq semaines en Indonésie? English translation pending
Salut à tous,
Voila, nous sommes un jeune couple de 21 et 24 ans, et cet été, nous avons choisi de partir découvrir l'Indonésie! On a déjà pas mal potassé le sujet du voyage via le net et les guides de voyage, mais voila, quelques questions persistent ! Merci d'avance à ceux qui pourront éclairer notre lanterne :)
Voila, nous vivons dans le Sud-Est de la France (près de Marseille), selon vous quel est le point de départ le plus stratégique pour économiser quelques sous sur le billet d'avion ? Pour l'instant, Paris a été la ville de départ qui offrait les meilleurs tarifs, mais serait-ce judicieux de partir d'un autre pays et lequel ? (pour l'Inde, le moins cher était de partir de Bruxelles en prenant un nowcost pour se rendre là-bas). Nous aimerions les prendre dès début janvier, quand le rush des destinations exotique n'est pas encore là...^^
Avant de partir, il faut faire son sac...nous avons déjà une "liste pré-établie" du sac à dos idéal selon notre expérience du voyage, mais là j'avoue qu'on a quelques doutes...on a toujours respecté la pudeur des pays où nous sommes allé, comme se baigner habillé, ne porter que des pantalons et des t-shirts, mais en Indonésie, est ce la même rigueur ? Sachant que nous sommes en couple, qu'en est il des vêtements à prendre pour une fille ? (Short et débardeurs à proscrire?!?) Quel climat fait-il au mois d'août septembre ? Faudra t-il prévoir un k-way et des pulls ou bien la pluie se fera rare et le soleil au beau-fixe ?
Nous partons pour 5 semaines en sac à dos, et comme beaucoup nous préférons les lieux déserts de touristes, du coup auriez vous des conseils de petits coins perdus, calmes et tranquilles ? Seulement, 5 semaines, c'est short pour faire un grand tour, du coup, on voudrait se restreindre à quelques îles, au détriment de Bali, nous recherchons plus la forêt que la plage, donc quelles destinations nous conseilleriez vous ? Que pensez vous du parc national de Bromo ?
Un traitement anti-paludéen est il vraiment nécessaire ? On est tous les deux vacciné pour la fièvre jaune et on à une bonne moustiquaire...
Grands amateurs de soirées et de son, on cherche quelques bons plans pour aller festoyer devant un bon mur de son (trans, psyche, electro...free quoi) ! Festivals culturels, musicaux, religieux...on prend toutes vos infos pour ne rien rater de ces rassemblements d'aout à mi-septembre !
Voilou, c'est tout pour le moment, on attend donc vos conseils et remarques ^^ Bonne soirée
Zi & Ti
Voila, nous sommes un jeune couple de 21 et 24 ans, et cet été, nous avons choisi de partir découvrir l'Indonésie! On a déjà pas mal potassé le sujet du voyage via le net et les guides de voyage, mais voila, quelques questions persistent ! Merci d'avance à ceux qui pourront éclairer notre lanterne :)
Voila, nous vivons dans le Sud-Est de la France (près de Marseille), selon vous quel est le point de départ le plus stratégique pour économiser quelques sous sur le billet d'avion ? Pour l'instant, Paris a été la ville de départ qui offrait les meilleurs tarifs, mais serait-ce judicieux de partir d'un autre pays et lequel ? (pour l'Inde, le moins cher était de partir de Bruxelles en prenant un nowcost pour se rendre là-bas). Nous aimerions les prendre dès début janvier, quand le rush des destinations exotique n'est pas encore là...^^
Avant de partir, il faut faire son sac...nous avons déjà une "liste pré-établie" du sac à dos idéal selon notre expérience du voyage, mais là j'avoue qu'on a quelques doutes...on a toujours respecté la pudeur des pays où nous sommes allé, comme se baigner habillé, ne porter que des pantalons et des t-shirts, mais en Indonésie, est ce la même rigueur ? Sachant que nous sommes en couple, qu'en est il des vêtements à prendre pour une fille ? (Short et débardeurs à proscrire?!?) Quel climat fait-il au mois d'août septembre ? Faudra t-il prévoir un k-way et des pulls ou bien la pluie se fera rare et le soleil au beau-fixe ?
Nous partons pour 5 semaines en sac à dos, et comme beaucoup nous préférons les lieux déserts de touristes, du coup auriez vous des conseils de petits coins perdus, calmes et tranquilles ? Seulement, 5 semaines, c'est short pour faire un grand tour, du coup, on voudrait se restreindre à quelques îles, au détriment de Bali, nous recherchons plus la forêt que la plage, donc quelles destinations nous conseilleriez vous ? Que pensez vous du parc national de Bromo ?
Un traitement anti-paludéen est il vraiment nécessaire ? On est tous les deux vacciné pour la fièvre jaune et on à une bonne moustiquaire...
Grands amateurs de soirées et de son, on cherche quelques bons plans pour aller festoyer devant un bon mur de son (trans, psyche, electro...free quoi) ! Festivals culturels, musicaux, religieux...on prend toutes vos infos pour ne rien rater de ces rassemblements d'aout à mi-septembre !
Voilou, c'est tout pour le moment, on attend donc vos conseils et remarques ^^ Bonne soirée
Zi & Ti
Indonésie en décembre: coups de coeur, guest house...? English translation pending
Salut a tous,
Nous partons en Indonésie pour le mois de décembre, et pour environ 1 mois. On est en couple, et allons rejoindre une amie.Ce sera aussi une "pause" au milieu de notre road trip en Australie pour 2 ans. On ne connait pas du tout l'Indo, donc si vous avez des coups de coeur, des experiences a partager, ce sera bienvenue! On a encore aucune idée du périple, en sachant que c'est grand, et qu'un mois c est relativement court, on aimerait quand même voir tt ça au moins dans les grandes lignes. On m'a dit que pour arriver, histoire d'atterir tranquille et le temps de se retrouver, Sanur était pas mal...touristique, mais moins que Kuta, a voir. Si vous avez des bon plans, bonnes guest house, bon coins reculés ou plan pêche....le prix en moyenne pour une loc de voiture? En gros tout sera bienvenue, on part de zero!
Merci d'avance pour votre aide! :)
Nous partons en Indonésie pour le mois de décembre, et pour environ 1 mois. On est en couple, et allons rejoindre une amie.Ce sera aussi une "pause" au milieu de notre road trip en Australie pour 2 ans. On ne connait pas du tout l'Indo, donc si vous avez des coups de coeur, des experiences a partager, ce sera bienvenue! On a encore aucune idée du périple, en sachant que c'est grand, et qu'un mois c est relativement court, on aimerait quand même voir tt ça au moins dans les grandes lignes. On m'a dit que pour arriver, histoire d'atterir tranquille et le temps de se retrouver, Sanur était pas mal...touristique, mais moins que Kuta, a voir. Si vous avez des bon plans, bonnes guest house, bon coins reculés ou plan pêche....le prix en moyenne pour une loc de voiture? En gros tout sera bienvenue, on part de zero!
Merci d'avance pour votre aide! :)
Visites incontournables pour un mois en Malaisie? English translation pending
Bonjour,
J'entends par incontournables les points de chute �� ne pas rater ET les trésors cachés qu'on ne trouve pas dans le guides...
Je vais y passer un mois. Si vous avez des bons plans pour un tour hors des sentiers battus, je suis preneuse.
Merci d'avance pour vos infos.
Anaïs
J'entends par incontournables les points de chute �� ne pas rater ET les trésors cachés qu'on ne trouve pas dans le guides...
Je vais y passer un mois. Si vous avez des bons plans pour un tour hors des sentiers battus, je suis preneuse.
Merci d'avance pour vos infos.
Anaïs
Derniers préparatifs pour Bornéo English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons d'ici 3 semaines pour Kuala Lumpur et 2 jours après, nous avons un avion pour Kuching à Bornéo.
je suis en train de lister les derniers préparatifs essentiels : - moustiquaire, - sac à dos, - couverture de survie (on sait jamais... lors d'une ballade... ) - nécessaire à couper et décapsuler, - chaussettes de contension (dns l'avion.. la chaleur tropicale), - anti-moustique (qu'on trouvera sur place) - vaccins faits, - passeport prêt, - 2 nuits réservées à Kuala Lumpur .. pour Bornéo, on y va avec le Lonely Planet et rien de réserver si ce n'est les 3 billets d'avion par air asia pour faire le sud, l'ouest puis l'est, - chaussures de marche aux pieds et tong dans le sac, - 1 pull, - 1 legging,
Vous avez d'autres idées auxquelles je n'aurais pas pensé.
Nous n'avons pas réservé de guest house sur Bornéo et je pensais faire comme l'Inde, trouver le jour même pour le soir même... seuls les billets d'avion sont réservés.. je veux éviter les contraintes horaires qu'on vit au quotidien en France avec le boulot,
Bref, toutes vos idées, conseils ou suggestions sont les bienvenus,
Merci par avance,
Lili
Nous partons d'ici 3 semaines pour Kuala Lumpur et 2 jours après, nous avons un avion pour Kuching à Bornéo.
je suis en train de lister les derniers préparatifs essentiels : - moustiquaire, - sac à dos, - couverture de survie (on sait jamais... lors d'une ballade... ) - nécessaire à couper et décapsuler, - chaussettes de contension (dns l'avion.. la chaleur tropicale), - anti-moustique (qu'on trouvera sur place) - vaccins faits, - passeport prêt, - 2 nuits réservées à Kuala Lumpur .. pour Bornéo, on y va avec le Lonely Planet et rien de réserver si ce n'est les 3 billets d'avion par air asia pour faire le sud, l'ouest puis l'est, - chaussures de marche aux pieds et tong dans le sac, - 1 pull, - 1 legging,
Vous avez d'autres idées auxquelles je n'aurais pas pensé.
Nous n'avons pas réservé de guest house sur Bornéo et je pensais faire comme l'Inde, trouver le jour même pour le soir même... seuls les billets d'avion sont réservés.. je veux éviter les contraintes horaires qu'on vit au quotidien en France avec le boulot,
Bref, toutes vos idées, conseils ou suggestions sont les bienvenus,
Merci par avance,
Lili
Les îles Perenthian ou Langkawi pour un voyage de noces en Malaisie? English translation pending
Bonjour ou bonsoir...
je me marie le 11 avril in cha allah, et nous avons prevu de partir en malaisie pendant 2 semaines... du 11 avril au 26 avril...
nous hésitons quant à la destinantion LANKAWI OU LES PERENTHIANS?
1)quel est l'endroit avec le meilleur climat pour profiter du soleil et du bronzage?
2) ou sont les plus belles plages? a langkawi ou perenthian?
3) on m a dit que l on pouvait être emener dans une ile deserte et y rester seul avec son epouse est-ce vrai? si oui bienvenue au temoignage explicite! ( etant de confession musulmane ma femme porte le voile )
4) est-il possible de faire les 2 en 15 jours?
5) est ce que ca vaut le coup de finir 3 jours a kuala lumpur?
SVP ELCLAIREZ MOI merci d avance a tous!
je me marie le 11 avril in cha allah, et nous avons prevu de partir en malaisie pendant 2 semaines... du 11 avril au 26 avril...
nous hésitons quant à la destinantion LANKAWI OU LES PERENTHIANS?
1)quel est l'endroit avec le meilleur climat pour profiter du soleil et du bronzage?
2) ou sont les plus belles plages? a langkawi ou perenthian?
3) on m a dit que l on pouvait être emener dans une ile deserte et y rester seul avec son epouse est-ce vrai? si oui bienvenue au temoignage explicite! ( etant de confession musulmane ma femme porte le voile )
4) est-il possible de faire les 2 en 15 jours?
5) est ce que ca vaut le coup de finir 3 jours a kuala lumpur?
SVP ELCLAIREZ MOI merci d avance a tous!
Archipel de Riau, Pulau Lingga, Singkep... (Indonésie) English translation pending
Bonsoir,
Quelques pistes pour avoir des infos sur l'archipel de Riau, Pulau Lingga, Singkep etc... Si possible d'un niveau un peu supérieur à " c'est authentique le ferry de Tanjung Pinang arrive à 13h30 et les warungs sont pas chers". Je sens que je vais avoir pleins de réponses utiles.
Quelques pistes pour avoir des infos sur l'archipel de Riau, Pulau Lingga, Singkep etc... Si possible d'un niveau un peu supérieur à " c'est authentique le ferry de Tanjung Pinang arrive à 13h30 et les warungs sont pas chers". Je sens que je vais avoir pleins de réponses utiles.
Grève des trains en Thaïlande? English translation pending
La récente grève est-elle terminée ou se poursuit-elle ?
Existe-t-il des bus qui me permettraient de rallier Pedang (Malaisie) en cas de prolongation de la grève ?
Une dernière question, j'en profite : je suis bien rodé aux trains indiens, mais n'ai jamais pris le train en Thailande. Y-a-t-il comme en Inde des vendeurs ambulants ou des marchands de sandwiches/snacks/victuailles sur les quais pour se ravitailler en cours de route ? Ou bien dois-je me montrer prévoyant avant le départ ?
Merci pour votre aide
Une dernière question, j'en profite : je suis bien rodé aux trains indiens, mais n'ai jamais pris le train en Thailande. Y-a-t-il comme en Inde des vendeurs ambulants ou des marchands de sandwiches/snacks/victuailles sur les quais pour se ravitailler en cours de route ? Ou bien dois-je me montrer prévoyant avant le départ ?
Merci pour votre aide
Passer en Chine depuis la Mongolie English translation pending
salut à tous! je compte passer le mois de juillet en mongolie et rejoindre le tibet via le xinjiang (Nord de la chine). le hic c'est qu'il n' y a pas de route directe, il faut passer par le désert... Quelqu'un a t' il déjà fait ce périple? D'après mes premiers repérages, je compte partir de Bajan ovoo en Mongolie pour arriver à Naomiaohu ou à Nom en Chine. y a t-il des Nomades qui effectuent ce trajet, ou qui relient la mongolie et la chine?.. J'attends vos conseils et retours d'expérience... Merci merci...
Bukit Lawang (Indonésie) English translation pending
Est ce que vosu pourriez me dire si on peut toujour se rendre et rencontrer les "Apes" à Bukit Lawang meme aprés la tragedie de Novembre 2003?
Est ce que la reconstruction à été refaite (guesthouses) et est ce que le parc existe toujours?
Des avis? des conseils?
Merci
Est ce que la reconstruction à été refaite (guesthouses) et est ce que le parc existe toujours?
Des avis? des conseils?
Merci
Itinéraire 14 nuit à Bali (Sanur, Ubud...) English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai besoin de vos avis, conseils, tuyaux. :) Je parcours le forum, les carnets et j'épluche depuis quelques semaines le net et les guides mais je n'arrive vraiment pas à me décider….D'où ce post...
Nous somme 3 adultes (dont un grand ado) et arriveront le 3/08 après-midi à Denpasar. Nous avons 14 nuits sur place puisque repartons pour Paris le 17/08 au soir.
Voici les idées que j'ai sur mon itinéraire et ce que je voudrais faire/voir :
* A l'arrivée je pensais me poser 2 nuits sur Sanur, histoire de récupérer du décalage et prendre nos marques...Soit disons 2 nuits du 03 au 05/08. Me restent donc 12 nuits
Je désire ensuite bien entendu faire Ubud cela n'est pas discutable :) Je veux aller à Munduk mais d'après vous, comme je n'ai pas non plus beaucoup de temps dois-je le faire à la journée (je sais une très grosse journée) depuis Ubud ou dois-je loger sur place, dans ce cas disons 2 nuits ??
Ensuite cela se complique encore…. Aller au nord direction Pemuteran ou à l'Est direction Ahmed ??? Si Ahmed ce sera pour me rapprocher des Gili et faire 3 nuits sur Gili (Air ?)
Et enfin finir par 2-3 nuits au Sud , soit refaire Sanur ou une autre histoire de se poser un peu avant de repartir et reprendre le boulot le lendemain du retour.
On va donc dire que j'ai 9 nuits pour faire Ubud, et autre chose : Munduk, soit Gili, soit Pemutaran.
Je pars pour les 50 ans de mon mari avec notre fils qui aura tout juste 18 ans. Ils aiment l'animation, mais sans la fiesta, (par exemple ils adorent Chiang Mai et les marchés nocturnes de Thaïlande) et les belles plages… Et moi j'aime les beaux paysages et l'immersion dans la culture. Bien entendu au programme temples de Tanah Lot, temple de Jungutan et autres incontournables.
J'ai aussi une question concernant Ubud: impossible pour moi de loger dans un endroit trop bruyant, je veux donc fuir la ville d'Ubud et dormir au calme...Mais impossible pour nous (question handicap moteur léger) de faire du scooter. Ne serait-ce pas pénalisant de dormir dans la campagne et aller manger chaque jour le soir à Ubud pour trouver de la vie et de l'animation ?
Un grand merci pour votre aide, j'attends vos conseils et suggestions :)
J'ai besoin de vos avis, conseils, tuyaux. :) Je parcours le forum, les carnets et j'épluche depuis quelques semaines le net et les guides mais je n'arrive vraiment pas à me décider….D'où ce post...
Nous somme 3 adultes (dont un grand ado) et arriveront le 3/08 après-midi à Denpasar. Nous avons 14 nuits sur place puisque repartons pour Paris le 17/08 au soir.
Voici les idées que j'ai sur mon itinéraire et ce que je voudrais faire/voir :
* A l'arrivée je pensais me poser 2 nuits sur Sanur, histoire de récupérer du décalage et prendre nos marques...Soit disons 2 nuits du 03 au 05/08. Me restent donc 12 nuits
Je désire ensuite bien entendu faire Ubud cela n'est pas discutable :) Je veux aller à Munduk mais d'après vous, comme je n'ai pas non plus beaucoup de temps dois-je le faire à la journée (je sais une très grosse journée) depuis Ubud ou dois-je loger sur place, dans ce cas disons 2 nuits ??
Ensuite cela se complique encore…. Aller au nord direction Pemuteran ou à l'Est direction Ahmed ??? Si Ahmed ce sera pour me rapprocher des Gili et faire 3 nuits sur Gili (Air ?)
Et enfin finir par 2-3 nuits au Sud , soit refaire Sanur ou une autre histoire de se poser un peu avant de repartir et reprendre le boulot le lendemain du retour.
On va donc dire que j'ai 9 nuits pour faire Ubud, et autre chose : Munduk, soit Gili, soit Pemutaran.
Je pars pour les 50 ans de mon mari avec notre fils qui aura tout juste 18 ans. Ils aiment l'animation, mais sans la fiesta, (par exemple ils adorent Chiang Mai et les marchés nocturnes de Thaïlande) et les belles plages… Et moi j'aime les beaux paysages et l'immersion dans la culture. Bien entendu au programme temples de Tanah Lot, temple de Jungutan et autres incontournables.
J'ai aussi une question concernant Ubud: impossible pour moi de loger dans un endroit trop bruyant, je veux donc fuir la ville d'Ubud et dormir au calme...Mais impossible pour nous (question handicap moteur léger) de faire du scooter. Ne serait-ce pas pénalisant de dormir dans la campagne et aller manger chaque jour le soir à Ubud pour trouver de la vie et de l'animation ?
Un grand merci pour votre aide, j'attends vos conseils et suggestions :)
Les îles Anambas en Indonésie English translation pending
bonjour
nous cherchons des infos sur ces iles comment y aller ? quand y aller ? quelles iles , quels hotels ?
merci par avance amis voyageurs
nous cherchons des infos sur ces iles comment y aller ? quand y aller ? quelles iles , quels hotels ?
merci par avance amis voyageurs
Itinéraire à Sumatra (jeune fille voyageant seule) English translation pending
Bonjour à tous !
Je compte me rendre à Sumatra en juillet ou aout pour un voyage de 2semaines et demie à 3semaines mais je me pose pas mal de questions. L’itinéraire n’est pas encore défini clairement car je pensais dans un premier temps me rendre à Java mais ayant peur du trop grand nombre de touriste à cette période je me suis dis que Sumatra serait plus adapté à mes attentes.
Pour l’instant Je sais juste que je veux aller à Pulau weh et faire un treck de plusieurs jours dans la jungle pour profiter de la faune et de la flore de l’île !
Je compte réserver les billets dans 1 ou 2 semaines mais je voudrais d’abord vérifier que ce voyage est réalisable pour moi :
- Trouver vous que Sumatra soit dangereux pour une jeune fille voyagent seule ? - Un budget de 30€ jour est il faisable en étant seule ? - Arrive t’on à s’y déplacer correctement ? - Pour le treck est ‘il facile de trouver un groupe auquel se rattacher ? (Question de budget et de ne pas être seule avec un inconnu au beau milieu de la jungle) - Quel budget pour 4jours de trekking ? J’aimerais avoir une idée des prix - Je souhaite me rendre à Pulau weh en prenant l’avion de Medan à Banda aceh. Je ne vais pas m’attarder dans la ville mais irais directement prendre un bateau pour Pulau weh. - y a-t-il un risque en passant par Banda en étant une femme seule ?. Je sais que ça fait un peu parano mais je n’arrive pas à trouver d’informations très précise là-dessus et je sais que la Charia y est appliquée. Je tiens vraiment à me rendre sur l’île mais pas au prix de ma sécurité.
Merci d’avance pour vos réponse
Je compte me rendre à Sumatra en juillet ou aout pour un voyage de 2semaines et demie à 3semaines mais je me pose pas mal de questions. L’itinéraire n’est pas encore défini clairement car je pensais dans un premier temps me rendre à Java mais ayant peur du trop grand nombre de touriste à cette période je me suis dis que Sumatra serait plus adapté à mes attentes.
Pour l’instant Je sais juste que je veux aller à Pulau weh et faire un treck de plusieurs jours dans la jungle pour profiter de la faune et de la flore de l’île !
Je compte réserver les billets dans 1 ou 2 semaines mais je voudrais d’abord vérifier que ce voyage est réalisable pour moi :
- Trouver vous que Sumatra soit dangereux pour une jeune fille voyagent seule ? - Un budget de 30€ jour est il faisable en étant seule ? - Arrive t’on à s’y déplacer correctement ? - Pour le treck est ‘il facile de trouver un groupe auquel se rattacher ? (Question de budget et de ne pas être seule avec un inconnu au beau milieu de la jungle) - Quel budget pour 4jours de trekking ? J’aimerais avoir une idée des prix - Je souhaite me rendre à Pulau weh en prenant l’avion de Medan à Banda aceh. Je ne vais pas m’attarder dans la ville mais irais directement prendre un bateau pour Pulau weh. - y a-t-il un risque en passant par Banda en étant une femme seule ?. Je sais que ça fait un peu parano mais je n’arrive pas à trouver d’informations très précise là-dessus et je sais que la Charia y est appliquée. Je tiens vraiment à me rendre sur l’île mais pas au prix de ma sécurité.
Merci d’avance pour vos réponse
Quoi manger en Thaïlande quand on est diabètique? English translation pending
Bonjour a tous
Je m'adresse plus a ceux qui comme moi ont du diabète. Je vais souvent en Thailande et jusqu'à présent je n'étais pas trop attentif pour mon allimentation , mais la je n'ai plus le choix. Ce qui m'inquiète c'est que il y a souvent du riz ou des pâtes au menu ( pad Thai, Fried rice ) mais je ne vois pas beaucoup de légumes ( a la con ) Heu!!! pardonnez moi , de légumes vert, ou du moins je n'y ai jamais prêté attention . En plus souvent ils rajoutent du sucre dans presque tout , alors a part du poisson je ne sais pas trop comment faire.
Si vous connaissez cette galère, pouvez vous me donner des tuyaux afin de pouvoir rester dans les clous.
Merci à tous mes futurs nutritionnistes
Sumatra: quelques infos pratiques English translation pending
Infos pratiques Sumatra
séjour de 3 semaines en juillet 2014
1 euro = 15500 roupiah
Itinéraire Padang - Nagari Sungai Pinang - Bungus Beach Ferry - Siberut Maliepet - Siberut Batobai - Siberut Sakalio - Siberut Butui - Siberut Kulukubu - Siberut Batobai - Siberut Muara - Ferry - Bukittinggi - Lac Toba - Bukit Lawang.
Transports Aéroport - Padang centre : 150000 rp le minibus devant l'aéroport. Négocier Padang - Nagari Sungai Pinang : 350000 le minibus par Brigitte's houses Nagari Sungai Pinang - Bungus beach : 200000 le minibus par Ricky Beach House Bukittinggi - Parapat lake Toba : 215000 par personne bus de nuit ALS départ à 17h. Attention garder ses objets de valeur sur soi et sacs/appareils photos tenir serrés côté fenêtres. Eviter les sacs sous les sièges. Des voleurs montent en route avec des complicités en interne pour détrousser les voyageurs endormis. Parapat - Samosir lac Toba : 10000 par personne ferry. Attention plusieurs arrêts. Donner le nom de son hôtel pour être déposé au bon endroit Bukit Lawang - Medan aéroport : 650000 le minibus par le Garden Inn. Compter 4 à 5h selon le trafic. Ferry Siberut : deux classes : économique autour de 90000 rp on dort sur le pont. Business autour de 120000 rp couchettes AC. 10h de route. départ vers 20h arrivée à 6h. Deux rotations par semaine.
Hébergements Padang : Brigitte's Houses http://brigittehouse.blogspot.com/ Brigitte est le prénom de la propriétaire. Elle possède trois maisons. Chambres doubles 190000 à négocier si l'on est seul. Lit en dortoir à 85000. toutes les chambres ont la clim. Propre et accueillant. Bon petit déjeuner inclus dans le prix des chambres. Une vraie ambiance de guesthouse.
Nagari Sungai Pinang : Ricky Beach House http://fr.authenticsumatra.com/tag/rickys-beach-house/ Tenue par Anne et Ricky. Pension complète 200000 en bungalows 150000 en chambre simple. Encore un autre endroit qui sort de l'ordinaire à Sumatra. Tout a déjà été dit sur ce lieu mais ça ne coûte rien de le redire. Ambiance relax et très conviviale. On y mange bien. Etape incontournable si vous passez dans le coin. De plus Ricky organise des circuits chez les Mentawai à Siberut. Il se débrouille en Français.
Bukittinggi : Hello Guesthouse voir mes commentaires ci dessous http://voyageforum.com/discussion/inde-fragments-voyage-i-ii-istanbul-jakarta-par-route-d1341490-11/ Depuis 2012, Hello Guesthouse s'est agrandi de 4 nouvelles chambres. Chambres doubles de 150000 à 175000 chambre simple 120000 lit en dortoir 75000 rp. Petit déjeuner inclus. thé café à volonté. L'ambiance est toujours aussi conviviale. ça reste l'endroit idéal pour rencontrer du monde. Il y a une bonne humeur permanente qui imprègne la guesthouse sous la houlette de Ling qui donne ses précieux conseils sur la ville et ses environs. Un autre incontournable de Sumatra.
Samosir TukTuk : Parnas Toba au bord du lac Toba http://www.yopnik.com/parnas/index.html Chambres double 250000 en haute saison. Raya la patronne, une Batak est très chaleureuse.
Bukit Lawang : Garden Inn http://bukitlawang-garden-inn.com/ Ujai le patron indonésien parle français. Bungalows de 150000 à 200000. Propre et pas cher même en haute saison. Bon accueil. Guesthouse au bord de la rivière à 150m de l'entrée du parc national.
Siberut Expédition de 6 jours dans la forêt + 1 jour au bord de la plage chez Minang. S'adresse à des randonneurs aguerris. Beaucoup de boue. Siberut veut dire île boueuse. On marche sur des rondins pour éviter de s'enfoncer mais des rondins souvent étroits et glissants. Beaucoup d'arbres épineux. Des sangsues. De la pluie. Prévoir une cape de pluie, des chaussures montantes (jusqu'aux mollets) et qui vont dans l'eau avec des semelles adhérentes. Sacs légers recommandés car la marche peut être éprouvante. Porteurs possibles moyennant rétribution. A négocier avec le guide. 4 à 5h de marche chaque jour. Etape dans les Uma où vivent les Mentawai (Badobai, Sakalio, Butui etc.) , les invités dorment dans la 1ère pièce. Petits matelas de mousse et moustiquaires fournis par le guide. Pour se laver direction la rivière. J'ai eu la chance d'avoir un excellent guide, peut être le meilleur, 18 ans d'expérience. Et en plus excellent cuisinier. Moly ou Pak Guru comme l'appelle les Mentawai est un Minangkabau originaire de Bukittinggi. Contact en MP pour ceux que ça intéresse.
Photos https://www.flickr.com/photos/mekong69/sets/72157629011604465/
Itinéraire Padang - Nagari Sungai Pinang - Bungus Beach Ferry - Siberut Maliepet - Siberut Batobai - Siberut Sakalio - Siberut Butui - Siberut Kulukubu - Siberut Batobai - Siberut Muara - Ferry - Bukittinggi - Lac Toba - Bukit Lawang.
Transports Aéroport - Padang centre : 150000 rp le minibus devant l'aéroport. Négocier Padang - Nagari Sungai Pinang : 350000 le minibus par Brigitte's houses Nagari Sungai Pinang - Bungus beach : 200000 le minibus par Ricky Beach House Bukittinggi - Parapat lake Toba : 215000 par personne bus de nuit ALS départ à 17h. Attention garder ses objets de valeur sur soi et sacs/appareils photos tenir serrés côté fenêtres. Eviter les sacs sous les sièges. Des voleurs montent en route avec des complicités en interne pour détrousser les voyageurs endormis. Parapat - Samosir lac Toba : 10000 par personne ferry. Attention plusieurs arrêts. Donner le nom de son hôtel pour être déposé au bon endroit Bukit Lawang - Medan aéroport : 650000 le minibus par le Garden Inn. Compter 4 à 5h selon le trafic. Ferry Siberut : deux classes : économique autour de 90000 rp on dort sur le pont. Business autour de 120000 rp couchettes AC. 10h de route. départ vers 20h arrivée à 6h. Deux rotations par semaine.
Hébergements Padang : Brigitte's Houses http://brigittehouse.blogspot.com/ Brigitte est le prénom de la propriétaire. Elle possède trois maisons. Chambres doubles 190000 à négocier si l'on est seul. Lit en dortoir à 85000. toutes les chambres ont la clim. Propre et accueillant. Bon petit déjeuner inclus dans le prix des chambres. Une vraie ambiance de guesthouse.
Nagari Sungai Pinang : Ricky Beach House http://fr.authenticsumatra.com/tag/rickys-beach-house/ Tenue par Anne et Ricky. Pension complète 200000 en bungalows 150000 en chambre simple. Encore un autre endroit qui sort de l'ordinaire à Sumatra. Tout a déjà été dit sur ce lieu mais ça ne coûte rien de le redire. Ambiance relax et très conviviale. On y mange bien. Etape incontournable si vous passez dans le coin. De plus Ricky organise des circuits chez les Mentawai à Siberut. Il se débrouille en Français.
Bukittinggi : Hello Guesthouse voir mes commentaires ci dessous http://voyageforum.com/discussion/inde-fragments-voyage-i-ii-istanbul-jakarta-par-route-d1341490-11/ Depuis 2012, Hello Guesthouse s'est agrandi de 4 nouvelles chambres. Chambres doubles de 150000 à 175000 chambre simple 120000 lit en dortoir 75000 rp. Petit déjeuner inclus. thé café à volonté. L'ambiance est toujours aussi conviviale. ça reste l'endroit idéal pour rencontrer du monde. Il y a une bonne humeur permanente qui imprègne la guesthouse sous la houlette de Ling qui donne ses précieux conseils sur la ville et ses environs. Un autre incontournable de Sumatra.
Samosir TukTuk : Parnas Toba au bord du lac Toba http://www.yopnik.com/parnas/index.html Chambres double 250000 en haute saison. Raya la patronne, une Batak est très chaleureuse.
Bukit Lawang : Garden Inn http://bukitlawang-garden-inn.com/ Ujai le patron indonésien parle français. Bungalows de 150000 à 200000. Propre et pas cher même en haute saison. Bon accueil. Guesthouse au bord de la rivière à 150m de l'entrée du parc national.
Siberut Expédition de 6 jours dans la forêt + 1 jour au bord de la plage chez Minang. S'adresse à des randonneurs aguerris. Beaucoup de boue. Siberut veut dire île boueuse. On marche sur des rondins pour éviter de s'enfoncer mais des rondins souvent étroits et glissants. Beaucoup d'arbres épineux. Des sangsues. De la pluie. Prévoir une cape de pluie, des chaussures montantes (jusqu'aux mollets) et qui vont dans l'eau avec des semelles adhérentes. Sacs légers recommandés car la marche peut être éprouvante. Porteurs possibles moyennant rétribution. A négocier avec le guide. 4 à 5h de marche chaque jour. Etape dans les Uma où vivent les Mentawai (Badobai, Sakalio, Butui etc.) , les invités dorment dans la 1ère pièce. Petits matelas de mousse et moustiquaires fournis par le guide. Pour se laver direction la rivière. J'ai eu la chance d'avoir un excellent guide, peut être le meilleur, 18 ans d'expérience. Et en plus excellent cuisinier. Moly ou Pak Guru comme l'appelle les Mentawai est un Minangkabau originaire de Bukittinggi. Contact en MP pour ceux que ça intéresse.
Photos https://www.flickr.com/photos/mekong69/sets/72157629011604465/
Actuellement à Ubud/Bali, je peux pour renseigner English translation pending
Bonjour,
C'est mon deuxième voyage à Bali (le premier est sur mon blog) :
Je suis actuellement à Keliki dans le fameux village de peintres (taper sur Goo..."Keliki village peintres" et vous saurez tout (enfin presque) sur ce village qui héberge des voyageurs comme toi et moi (sans luxe mais convivialité garantie, bcp à voir, bcp à faire, on est chez l'habitant, dans son balé = pour moi une super adresse).
Par contre, si tu veux y aller, il est URGENT DE RESERVER !!!!!! C'est tout près d'Ubud dans les rizières, balade d'1 jour dans les rizières ou trek sur 3 jours avec au final ascension du mont Batur. Nombreuses excursions à la journée proposées aux prix tout à fait corrects ( cela fait vivre les familles dans le village et ravit les touristes que nous sommes)
mon blog sur mon 1er voyage en 2009 : http://odileenvoyage.canalblog.com/
PS/ Foutu temps sur Ubud en ce moment, je n'y crois pas, il pleut!
http://odileenvoyage.canalblog.com/
C'est mon deuxième voyage à Bali (le premier est sur mon blog) :
Je suis actuellement à Keliki dans le fameux village de peintres (taper sur Goo..."Keliki village peintres" et vous saurez tout (enfin presque) sur ce village qui héberge des voyageurs comme toi et moi (sans luxe mais convivialité garantie, bcp à voir, bcp à faire, on est chez l'habitant, dans son balé = pour moi une super adresse).
Par contre, si tu veux y aller, il est URGENT DE RESERVER !!!!!! C'est tout près d'Ubud dans les rizières, balade d'1 jour dans les rizières ou trek sur 3 jours avec au final ascension du mont Batur. Nombreuses excursions à la journée proposées aux prix tout à fait corrects ( cela fait vivre les familles dans le village et ravit les touristes que nous sommes)
mon blog sur mon 1er voyage en 2009 : http://odileenvoyage.canalblog.com/
PS/ Foutu temps sur Ubud en ce moment, je n'y crois pas, il pleut!
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Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999) English translation pending
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...
PREMIER TOME, CHAPITRE III
La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !
Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. ��a braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...
(à suivre...)
PREMIER TOME, CHAPITRE III
La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !
Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. ��a braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...
(à suivre...)
Visite de l'Indonésie en vingt jours English translation pending
Bonjour, je pars pour l'Indonésie à la fin d'Avril pour enseigner durant 2 mois dans une université à Jakarta, puis ensuite je vais boulinguer une petit vingt jours par moi-même dans le pays.
Je me demandais premièrement qu'est ce que je pourrais visiter durant mes weekends. J'adore les sites historique et les ballades en montagnes, les trekking et la plongée sous-marine.
Je me demandais aussi qu'elle serait un bon itinéraire de vingt jours pour un surfeur et un plongeur comme moi qui adore le plein air et aussi la marche dans la nature.
Je me demandais premièrement qu'est ce que je pourrais visiter durant mes weekends. J'adore les sites historique et les ballades en montagnes, les trekking et la plongée sous-marine.
Je me demandais aussi qu'elle serait un bon itinéraire de vingt jours pour un surfeur et un plongeur comme moi qui adore le plein air et aussi la marche dans la nature.
Transport par bateau, ferry, cargo en Indonésie (information) English translation pending
salut a tous,
Pour ceux qui veulent -dans la mesure du possibe- eviter les avions et donc chopper du bateau en Indonesie voici qqus conseils pratico-pratique. Vous pouvez soit prendre des bateau de pasagers, soit des cargos. Les prix et le temps s'equivallent.
bateau de passagers : il existe plusieurs compagnies : Pelni (la plus importante, notez ke site internet n'est pas actualise), Arena, et d'autre ke je connais pas. mode de fonctinnement : Les compagnies possedent plusieurs bateau ki font des trajets fixes. Voici ci dessous la listes des bateaux de Pelni et de leurs trajet (novembre 2011).KM. Bukit Rayatrajet : Blinyu - TG. PriokKM. Lambelutrajet : ??KM. Sirimautrajet : Blinyu - TG. Priok - Semarang - B. Licin - Makassar - L'Rantuka - Kupang - KalabahiKM. Umsini trajet :TG. Priok - Surabaya - Pare'' - Balik Papan - Patoloan - Toli'' - Tarakan - Nunukan
Attention, 1. Un office d'une compagnie se situant ailleurs ke votre port de depart peu avoir dautre infos (non valide) ke l'office de votre port de depart. Donc - n' acheter votre billet qu'au port d'ou vous prenez le bateau - ne soyer vrmnt sur de votre date de depart qu'une fois sur place 2. pannes frequente ( sur deux trajet effectue 1 panne de 12 heures) 3. Quand vous demander une destination soyez perseverant et imaginatif : le personel ne connait generallement ke le nom des ports, et ne peut pas les situer sur une carte. Cela rend les recherches parfois tres fastidieuses 4. vous pouvez essayer l'option telephoner (0771-21513) a un office, mais les infos recue ne seront pas sur. 5. le site internet Pelni n'est pas a jours 6. bouf comprise dans le prix, mais degeulasse. et prevoyer de koi dormir
cargo : Demander sur le quai du port aux marins, personnes sympas, soit tt ce ki vous tombe sous la main, si des bateaux ne partent pas pour votre destination. Les prix sont sensibement les meme ke pour les bateau passagers, mais la bouf y est meilleur. Prevoyer matelas pour dormir. Facile depuis les gros ports (genre jakarta), plus difficiles depuis les petits ports.
RQ : Depart en bateau depuis singapour. Prendre un ferry pour l'ile de Tanjung Pinang (pas batam!!!). Arriver au port, demander bateau pour votre destination.
Pour tt ceu ki prendront un bateau en indonesie, equipez vous dun livre et armez vous de patience. Meme si sur le moment on en chie un peu, on en garde un bon souvenir... bon courage
Max
Pour ceux qui veulent -dans la mesure du possibe- eviter les avions et donc chopper du bateau en Indonesie voici qqus conseils pratico-pratique. Vous pouvez soit prendre des bateau de pasagers, soit des cargos. Les prix et le temps s'equivallent.
bateau de passagers : il existe plusieurs compagnies : Pelni (la plus importante, notez ke site internet n'est pas actualise), Arena, et d'autre ke je connais pas. mode de fonctinnement : Les compagnies possedent plusieurs bateau ki font des trajets fixes. Voici ci dessous la listes des bateaux de Pelni et de leurs trajet (novembre 2011).KM. Bukit Rayatrajet : Blinyu - TG. PriokKM. Lambelutrajet : ??KM. Sirimautrajet : Blinyu - TG. Priok - Semarang - B. Licin - Makassar - L'Rantuka - Kupang - KalabahiKM. Umsini trajet :TG. Priok - Surabaya - Pare'' - Balik Papan - Patoloan - Toli'' - Tarakan - Nunukan
Attention, 1. Un office d'une compagnie se situant ailleurs ke votre port de depart peu avoir dautre infos (non valide) ke l'office de votre port de depart. Donc - n' acheter votre billet qu'au port d'ou vous prenez le bateau - ne soyer vrmnt sur de votre date de depart qu'une fois sur place 2. pannes frequente ( sur deux trajet effectue 1 panne de 12 heures) 3. Quand vous demander une destination soyez perseverant et imaginatif : le personel ne connait generallement ke le nom des ports, et ne peut pas les situer sur une carte. Cela rend les recherches parfois tres fastidieuses 4. vous pouvez essayer l'option telephoner (0771-21513) a un office, mais les infos recue ne seront pas sur. 5. le site internet Pelni n'est pas a jours 6. bouf comprise dans le prix, mais degeulasse. et prevoyer de koi dormir
cargo : Demander sur le quai du port aux marins, personnes sympas, soit tt ce ki vous tombe sous la main, si des bateaux ne partent pas pour votre destination. Les prix sont sensibement les meme ke pour les bateau passagers, mais la bouf y est meilleur. Prevoyer matelas pour dormir. Facile depuis les gros ports (genre jakarta), plus difficiles depuis les petits ports.
RQ : Depart en bateau depuis singapour. Prendre un ferry pour l'ile de Tanjung Pinang (pas batam!!!). Arriver au port, demander bateau pour votre destination.
Pour tt ceu ki prendront un bateau en indonesie, equipez vous dun livre et armez vous de patience. Meme si sur le moment on en chie un peu, on en garde un bon souvenir... bon courage
Max
Voyage à Bali: dans quel ordre visiter l'île? English translation pending
bonjour à tous,
je pars dans 10 jours pour un mois sur Bali, et j'ai besoin que vous m'aidiez à y voir clair sur une chose : dans quel ordre visiter l'ile pour que ce soit le plus "efficace", c'est à dire en perdant le moins de temps possible dans les transferts entre un point et un autre.
je démarre par Ubud (4 nuits déjà réservées et eut-être plus), mais après, que me conseillez-vous sachant que je souhaite visiter :
- gianyar, pura kehen, sidemen, de rendang à amlapura, padangbai, tenganan, tirta gangga, amed, tulamben, - negara, taman national bali barat, menjangan, - gunug batur, candikuning, danau buyan et danau tamblingan, munduk, jatiluwih, singaraja, lovina, pemuteran
... et quels points de chute sont les plus adaptés pour rayonner en vélo et scooter (je ne louerai pas de voiture) ?
important également : je ne tiens pas à visiter le sud, et si j'ai encore du temps, j'irai à Lombok !
Enfin, ai-je oublié qq chose d'important à vos yeux ?
merci de votre aide avisée ! Cécile
je pars dans 10 jours pour un mois sur Bali, et j'ai besoin que vous m'aidiez à y voir clair sur une chose : dans quel ordre visiter l'ile pour que ce soit le plus "efficace", c'est à dire en perdant le moins de temps possible dans les transferts entre un point et un autre.
je démarre par Ubud (4 nuits déjà réservées et eut-être plus), mais après, que me conseillez-vous sachant que je souhaite visiter :
- gianyar, pura kehen, sidemen, de rendang à amlapura, padangbai, tenganan, tirta gangga, amed, tulamben, - negara, taman national bali barat, menjangan, - gunug batur, candikuning, danau buyan et danau tamblingan, munduk, jatiluwih, singaraja, lovina, pemuteran
... et quels points de chute sont les plus adaptés pour rayonner en vélo et scooter (je ne louerai pas de voiture) ?
important également : je ne tiens pas à visiter le sud, et si j'ai encore du temps, j'irai à Lombok !
Enfin, ai-je oublié qq chose d'important à vos yeux ?
merci de votre aide avisée ! Cécile
Tournage télé à Padang, sur l'île de Sumatra English translation pending
Bonjour !
Une amie recherche des gens en vacances ou qui vivent à Padang, sur l'Ile de Sumatra en Indonésie pour participer à un tournage pour la télé québécoise. Laissez-moi vos coordonnées en MP. Merci
Une amie recherche des gens en vacances ou qui vivent à Padang, sur l'Ile de Sumatra en Indonésie pour participer à un tournage pour la télé québécoise. Laissez-moi vos coordonnées en MP. Merci
Obtenir un visa pour l'Indonésie à sa frontière terrestre? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite me rendre en Indonésie (Bornéo) depuis Singapour. Comme il existe des vols low cost vers Kuching, j'aurais dans l'idée d'atterrir là puis de passer la frontière terrstre vers Pontianak. Est-il possible d'obtenir un visa sur place ou est-il nécessaire de l'obtenir avant? Combien de temps faut-il attendre pour l'obtenir à Paris? Et à singapour?
Merci
Partir pour l'Inde à 66 ans English translation pending
Bonjours j ai toujours voulu aller visiter l inde de puis mais 20 ans mais jamais eu l occasion j ai 66ans et en santé voila que mon fils de 37 ans qui a fait plusieurs voyages ex tahilande kaboul Bosnie ect m offre ce voyage l inde partir pour un mois mon plus grand desire depart pour janvier 2010 ont veut faire ce voyage pas luxueue mais confortable oui je m attend a voir des choses qui vont me toucher emotivement mais aussi de belle experiences quel joie voila que je regarde les endroit a visiter et aussi je me pose des questions je voudrait quelque conseil et des idées de gens qui ont deja fait ce voyage un mois ca doit etre asser pour visiter les environ de chenai pondy et autres endroit on veut decider de la visite rendue a chenai la je recois les vaccins qu on ma suggerer quoi le plus important a apporter pour les besoint d usage bravo pour votre blog j aime beaucoup vous lire merci a vous tous 🙂