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Escale de 2h avec Air France à Los Angeles pour Tahiti? English translation pending
by Faaa67 · 2010-09-10 · 10 replies
j'ai lu sur le site AF que le temps d'escale d'un vol AF à destination de Papeete peut atteindre jusqu'à 6 heures selon le vol !! Sans changement d'appareil - qui pourrait me le confirmer - j'ai déjà voyagé sur cette ligne et à l'époque l'escale devait être de 2 h oo - environ. Pourquoi ce chagement ?
Voyage à Tanger: hôtels et activités? English translation pending
by Hallal92 · 2010-09-03 · 12 replies
Bonjour a tous,

je m'apprête à partir ce dimanche à Tanger et j'aurais besoins de vos conseil concernant les hôtels, les activités à faire sur place, des idées pour passer une agréable semaine!! Concernant les hôtels j'aurais un budget journalier d'environ 50€ mais si il y en a moins cher et que c'est propre pourquoi pas, j'en ai même trouvé à 18€ sur internet mais ca fait peur, ça fait longtemps que je ne suis pas parti en vacances et je n'ai pas envie de les gâcher à cause d'un hôtel, j'attends vos précieux conseils et votre expérience, car je ne sais pas s'il faut que je réserve via internet ou bien que j'attende d'etre sur place pour avoir le meilleur rapport qualité/prix. J'ai envie de rester sur Tanger durant cette semaine ou des villes ou villages aux alentours. Me conseillez vous de louer une voiture ou de prendre les taxis? Si louer est plus intéressant, connaissez une boite de location sans surprises avec toujours un bon rapport qualité/prix.

Merci d'avance pour tous vos conseils!
Retour d'un mois en Malaisie avec trois enfants English translation pending
by Ayadif · 2010-08-28 · 9 replies
Bonsoir à tous ... C'est avec beaucoup de nostalgie que je rédige ces quelques lignes ... Pour la seconde année consécutive, nous avons passé 1 mois dans ce magnifique pays qu'est la Malaisie. Cette année, nous avons pas mal voyager dans le pays, contrairement à l'an passé.

1.Perhentians Islands. De loin, le lieu le + magique de notre séjour. Pour s'y rendre, nous avons payé un billet d'avion depuis KL vers Kota Bahru, un peu moins de 200 euros, pour 5 en s'y prenant à l'avance (Air Asia)!! Pulau Besar (la+ grande des 2 îles) nous a accueilli pour la 2ème année consécutive et nous y avons passé 10 jours magnifiques!!!! Logé au Flora Bay Resort, notre séjour a été parfait. Au Flora Bay, les chambres 'Family Room' sont vraiment adaptées, avec un lit king size et un lit superposé (composé en bas d'un lit double et en haut d'un lit simple), nous avions 5 couchages, pile poil ce qu'il nous fallait. L'équipe du Flora Bay est superbe, les plats du restaurant sont très bons et la plage qui se trouve devant le Resort est magnifique (désolé pour les répétitions ...). En tout cas, Flora Bay, que du ++++++++++++++ A pulau besar, depuis le Flora Bay, quelques activités pour les petits et grands: snorkelling (nous y avons vu des coraux de toutes les couleurs, des poissons clowns, chirurgiens, perroquets, barracudas, requins pointes noires, et avons même nagé avec des tortues géantes, à couper le souffle, les enfants ont des souvenirs à vie!!), jungle trek pour rejoindre le mama's chalet, piscine (hotel Arwana, possibilité pour les non résidents de s'y baigner moyennant 10 ringgits par adulte, gratuit pour enfant), chasse aux crabes, visite aux chauves-souris cachées dans des grottes. Dernière petite précision: l'eau est transparente, chaude et peu agitée: une sorte de piscine naturelle!! Idéal pour les enfants!!!!!

2.Kuala Lumpur. Belle ville, où nous nous sommes déplacés en taxi, bus, train et à pied... Liste des activités avec enfants: Sunway Laggon (parc d'attractions mêlant fête foraine, base de loisirs nautique, parc aventure), prix relativement élevé ... mais toujours moins cher que ce que nous avons en France! Parc derrière les tours Petronas, lieu assez joli, entrée libre depuis le centre commercial Suria Center, piscine, jeux d'eau, assez agréable en fin de journée, avec un jus de fruit frais acheté au Mall.... Petrosains, une sorte de cité des sciences fondée par la compagnie Petronas, histoire de se donner une bonne conscience vis à vis de l'environnement. Assez ludique, légèrement pédagogique, mais pas mal tout de même.

A KL, nous étions hébergés au Mayview Glory hotel. Chambre familiale à environ 20 euros la nuit, payée sur asiaweb. Les chambres sont basiques, nous avions choisi cet hotel car implanté près de chinatown, près d'une station de métro et d'une gare routière. Environnement assez bruyant. Nous avons également passé 2 nuits au Grand Central hôtel: Je déconseille vivement ce dernier, chambres trop froides, mobilier des années 60's, chambres pas très propres etc... point positif: prix et petit déj inclus.

Une visite à l'office de tourisme nous a bien aidé: jalan ampang, à 10min environ des tours petronas. Internet gratuit, brochures (en français) et infos très précieuse.

3. Melacca Après être tombés malades à KL, nous avons décidé de nous orienter vers une ville moins chargée et plus reposante pour nos enfants. Melacca nous paraissait être adaptée. Nous avons séjourné au Time Hotel (environ 30 euros la nuit pour une family room, payé depuis KL via asiaweb). Cette petite ville est très jolie et se prête facilement à la petite ballade. Nous avons fait une petite croisière sur une rivière, les maisons de part et d'autres du rivage sont très joliment décorées, nous avons découvert une belle église, un musée, des boutiques nous permettant d'acheter des souvenirs (- cher qu'à KL). Nous nous sommes rendus à Melacca en bus depuis KL, station de bus située à BUKIT JALIL.

4. Langkawi A force d'entendre parler de cette île, nous avons décidé cette année d'y aller afin de voir et constater par nous mêmes si celle-ci méritait le détour. Nous avons fait le trajet KL-Alor setar en train de nuit avec couchette .... toute une aventure! 9h pour faire 550km! Les enfants ont pris cela comme une aventure, nous étions également très enchantés au départ ... jusqu'à ce que nous constations que les malaisiens prennent des couchettes sans forcément dormir ... Résultat: nuit presque blanche pour les parents, les enfants ont fait l'aller retour en dormant, sensation d'être sdf d'un point de vue de la propreté une fois le trajet effectué (je ne vous raconte pas l'état des toilettes à bord!) conclusion: la prochaine fois, ce sera l'avion ou bien une location de voiture! Mais nous sommes tout de même content de l'avoir vécu, aujourd'hui on en rigole.

Langkawi: Pentaï cenang, plage la + connue, nous étions hébergés au Langgura Baron resort, bungalows près de la mer, personnel très sympas, une réceptionniste nous a invité à dîner chez elle un soir!!!! Hospitalité malaisienne!!!!!!!!! En louant une voiture (20 euros/j environ pour un petit modèle), nous avons découvert un coin tout simplement magique: tanju rhu! Nous avons visité UnderwaterWorld, trop cher pour ce que c'est!!!!

D'une façon générale, Langkawi ne nous a pas trop attiré, surtout après être passé par les îles perhentians. Notre avis: Perhentians islands est beaucoup plus adapté aux familles que Langkawi, mais cela n'engage que notre avis.

Voilà, j'ai d'autres infos que je réserve aux éventuelles questions. Je remercie tous les membres de ce forum qui nous ont permis ce voyage. Merci à ChantalMrs pour ses infos sur KualaGandah (même si nous n'avons pas pu y aller pour raisons de santé).

Bonne rentrée à certain et bonnes vacances aux autres.

Selamat malam!
Agences de voyages sérieuses en Atacama? (Chili) English translation pending
by Yaugel · 2010-08-28 · 5 replies
Bonjour, J'ai prévu un voyage de 5/6 jours dans le désert d'Atacama (Chili). J' hésite entre plusieurs voyagistes chilien. Qui peut me dire si les sociétés: - T. Swysen, - Terra Patagonia Chile, - Chili voyage, qui organisent des tours pour des petits groupes de 2, 3 ou 4 personnes sont des sociétés sérieuses? D'avance merci
Vietnam et moustiques English translation pending
by Nhaqué · 2010-08-28 · 28 replies
Bonjour à tous, Je profite de l'actuelle épidémie de dengue aux Antilles, pour rappeler sur ce forum que les moustiques ne propagent pas que le paludisme. Ils sont responsables de plusieurs maladies graves, dont, pour le Vietnam : le paludisme, l'encéphalite japonaise, la dengue, les filiarioses, et quelques autres encore mal définies ! Toutes ces maladies entraînent des conséquences importantes pour la santé et le risque de décès n'est pas négligeable. Ceci étant, il ne s'agit pas de faire de l'alarmisme, mais vouloir se protéger contre le seul paludisme est insuffisant en matière de prévention. Nivaquine, malarone ou artémisine à partir de l'armoise, peu importe : le principal est, je l'ai déjà souvent dit ici, de se protéger des PIQURES DE MOUSTIQUE. Pour celà quelques gestes simples : Les deux plus efficaces : Dormir sous une moustiquaire aussi souvent que possible. Porter des vêtements longs et amples, des chaussures fermées, avec des chaussettes en soirée ou dans les régions fortement infestées de moustiques. Dussé-je votre image de touristes sous les tropiques en souffrir. Les autres, plus ou moins efficaces : Utiliser régulièrement du répulsif. Le plus efficace étant ceux à base DEET (N, N-diéthyl-3-méthylbenzamide), mais il est contre-indiqué pour les enfants. Les utiliser au maximum 3 fois par jour ! Ceux qui suent beaucoup sont désavantagés, car le répulsif est efficace moins longtemps. Mais plutôt que d'en remettre toutes les deux heures, il vaut mieux se sécher régulièrement. Les essences à base de citronnelle satisfont sans doute nos aspirations écologiques, mais sont de courtes durées et peu efficace. Les bracelets antimoustiques protègent ceux qui ont la foi ! Si possible imprégnez vos vêtements d'un répulsif antimoustique, avant de venir au Vietnam. Ne pas mettre de parfum ou eau de toilette. L'odeur sucrée de ces produits attire particulièrement …la femelle porteuse du germe ! Le moustique étant attiré par une température entre 15 et 30°, les appareils à ultrasons ne l'inquiètent nullement. Le moustique est aussi attiré par l'humidité de la transpiration. Donc séchez vous le plus possible. Inutile aussi de mettre des systèmes électriques lumineux, du type de ceux que l'on met dans les cuisines de collectivité pour tuer les insectes. La lumière en tant que telle, n'attire pas le moustique, par contre la chaleur d'une lampe peut l'attirer, donc ne laisser pas les portes et fenêtres ouvertes le soir si les pièces sont allumées. Utiliser une raquette à résille électrique pour tuer le moustique. Ici, au Vietnam, on en trouve dans tous les magasins, et les vietnamiens sont habiles à smasher le moustique ! Bonne nouvelle : les moustiques n'aiment pas trop la climatisation. Mais çà ne veut pas dire que quelques irréductibles ne se glisseront pas dans votre chambre. Enfin, je souligne que pour les enfants, et notamment les plus jeunes, la prévention est plus que jamais de règle. En effet, répulsif et traitements préventifs sont, soit contre-indiqués, soit entraînent plus d'inconvénients que d'avantage. Donc pour eux, les gestes indiqués plus haut, sont indispensables. Bon, maintenant que vous êtes prêts à tenir la dragée haute à tous ces satanés véhicules à maladie, je vous souhaite bon voyage chez nous. Nhaqué
Premier voyage en Thaïlande: passer douze jours sur Koh Samui? English translation pending
by Angidinice · 2010-08-25 · 57 replies
🙂 Bonjour à tous,

Je prépare un voyage pour la Thaïlande, c'est la première fois que nous y allons. Nous pensons y séjourner 12 jours. Comme nous avons envie de nature plongée fare niente, j'ai regardé l'île de Koh Samui.

Peut on y passer 12 jours sans s'ennuyer ? en 12 jours, je ne pense pas qu'il soit judicieux de faire un circuit en Thaïlande qui nous fatiguerait plus qu'autre chose, et puis la Thaïlande, je pense qu'il faut au moins 3 semaines pour l'apprécier. (un autre voyage à programmer alors 🙂)

Nous pensons partir en fin d'année.

Que me conseillez vous ?

Un grand Merci
Meilleure période pour visiter la France pendant un mois? English translation pending
by Ladesro · 2010-08-24 · 12 replies
Pourriez-vous m'indiquer le meilleur temps pour visiter la France, environ 1 mois Est-ce le mois de Juin ou de Septembre ou autre ??🙂
Site pour location d'appartements à New York? English translation pending
by Jo2610 · 2010-08-24 · 18 replies
Bonjour,

Qui connait ce site?
http://ownerapartments.com/main/listings/3br

Nous sommes un groupe de 8 personnes et partons pour NY du 4 au 11 septembre 2010. Le prix des Hotels étant assez couteux, nous souhaitons louer un appartement à louer. J'ai trouvé une annonce pour un appartement sur abritel et quelqu'un m'a répondu en disant qu'il avait plusieurs appartements et m'a envoyé les liens.

Je tombe donc sur ce site. Mais j'ai peur que ce soit une arnaque.

Nous avons un budget logment d'environ 300 / 350 euros par personnes pour la semaine et cherchons un logement bien situé (Time square, Manatthan..).

Qui a un bon plan pour m'aider, on est un peu pris par le temps, on part dans 15 jours.

Merci d'avance.
Norvège 2009: partie 2 des îles Vesteralen à la frontière russe English translation pending
by Jjmmsa · 2010-08-23 · 1 reply
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

2ème Partie - ÎLES VESTERÅLEN - FRONTIERE RUSSE

Jour 13 - Di 28/06/2009 - Handelsand - Fiskebol - Stø



08 h 00, réveil en pleine nature après une nuit calme et sans histoire. Météo toujours mitigée. Toilette et maquillage "sauvages" avec les moyens du bord.

Au moment du départ, discussion avec l'un des 2 camping-caristes de l'Orne qui font le trajet inverse.

Arrivée à Fiskebol et attente du bac. Ce ferry permet de passer des îles Lofoten vers les Vesterålen. Des Italiens en camping-car pêchent sur l'appontement et… ça mord ! Peu de véhicules dans la file. Ce ferry a perdu quelque peu de son intérêt depuis l'ouverture d'un nouveau tronçon de la E10 qui, avec ponts et tunnels, relie maintenant les îles Vesterålen au continent.

10 h 30, embarquement sur le ferry, démesuré par rapport au nombre de voitures. Vaste salon intérieur avec cafétéria où J-J sacrifie au rituel norvégien en mangeant un hot-dog local. 3 niveaux de ponts extérieurs permettent de profiter au mieux du paysage. En arrière, temps gris sur les Lofoten dont les sommets sont pris dans d'épais nuages bas. A quelques kilomètres vers l'avant, grand soleil sur les Vesterålen. La météo norvégienne n'est pas à une bizarrerie près !

11 h 00, débarquement à Melbu (Hadseløya). Arrêt à l'église rouge octogonale de Hadsel. C'est dimanche, il y a une messe, plein de fidèles à l'intérieur, donc pas de visite possible. Quelques personnes quittent momentanément l'office pour téléphoner ou pour se rendre (aux toilettes, sans doute), dans un bâtiment annexe, curieux !

Peu après nous franchissons le pont de Stokmarknes (Langøya). Nous passerons sous ce pont plus tard avec l'Hurtigruten. Ce port est lié à la fondation de l'Hurtigruten en 1881.

En route, halte à Sortland, agglomération importante des Vesterålen. Complété le plein avec du gas-oil détaxé, apparemment, pas de problèmes. Motivés par notre chasse au soleil de minuit, nous quittons la route principale pour suivre la R820 et nous diriger vers le nord de l'île.

12 h 45, peu avant Myre, pique-nique sur une minuscule aire aménagée d'une table et de bancs en bois, face à la mer. Arrivée à Nyksund, au bout d'une route sinueuse et très étroite, tout au nord de Langøya. Ce village de pêcheurs que ses habitants ont dû abandonner dans les années 1970 était devenu fantomatique au fil des années… Ce qui en faisait un intérêt touristique certain, jusqu'à ce qu'une poignée d'acharnés commence à le réhabiliter et ne remette un à un les hangars et les habitations en état. Le village abandonné, ne l'est plus tant que cela et en en passe de (re)devenir très touristique et un rien branché.... Les mouettes, elles, n'ont jamais déserté l'endroit.

Il reste quand même une impression de bout du monde. Sinon, de beaux hangars sur le port et des quais à 2 étages sur pilotis dans un joli cadre naturel. Nous constatons que l'endroit n'est finalement pas vraiment propice à l'observation du soleil de minuit, nous modifions le programme et nous dirigeons vers Stø, située sur la pointe nord-est de l'île.

16 h 45, arrivée au camping de Stø, situé tout au bout du village. Peu fréquenté et très sommaire, mais bel endroit dans une anse à l'écart du port.

Transfert des films et photos sur l'ordinateur. Dîner, soupe et crêpes.

20 h 30, pêche aux bigorneaux, au pied du Home Espace. Un saladier rempli en 5 minutes. Miraculeux !

Le ciel est clair et le soleil brille partout… sauf à notre nord où un long et épais banc de nuages risque de compromettre la soirée.

A 00 h 00, le soleil est bien au-dessus de ce banc de nuages qui n'a pas bougé d'un pouce et restera masqué, dommage. Néanmoins, entre l'horizon et la base des nuages, nous sommes gratifiés d'une belle lumière avec tous les effets possibles de jaune, de rose ou d'orange. Le contre-jour est magnifique et nous restons presque une heure sur les rochers pour admirer le spectacle. Nous n'avons pas tout perdu.

Au loin, vers le nord-est et à 40 km, nous devinons la silhouette des rochers de Bleik sur l'île d'Andøya. La mer et les falaises au lointain dans une légère brume sont devenues roses sous le soleil de minuit. Etonnant !



Jour 14 - Lu 29/06/2009 - Stø - Andenes - Senja Steinfjord



Le temps a changé durant la seconde partie de la nuit. Au réveil, ciel couvert, sommets dans les nuages, légère bruine et température de 9°C. Nous reprenons la route vers Sortland en faisant un crochet par Alsvåg (après Myre).

10 h 45, arrêt à Sortland dans un grand magasin Coop, intégré dans un centre commercial important. Trouvé la bibliothèque pour envoyer un mail, mais l'Internet ne fonctionne pas.

Passage sur le pont de Sortland (sous lequel nous passerons plus tard avec l'Hurtigruten), et nous suivons la rive ouest de l'île d'Hinnøya, avant de franchir le pont de Risøyhamn, sur Andøya (mêmes éléments, même motif pour le pont). La géographie et la circulation sont plutôt complexes dans ces îles. Peu après Risøyhamn, nous passons sur la rive occidentale d'Andøya, face au large.

12 h 45, entre la route peu fréquentée et le bord de mer, nous trouvons un coin de pique-nique au pied des hautes falaises de Nordmela. Nous faisons un sort aux bigorneaux pêchés hier soir, de jolis spécimens ! Et puis, le soleil revient progressivement et il n'y a plus un souffle de vent.

Nous poursuivons en longeant plus ou moins la mer, en traversant des paysages plats, sablonneux et presque désertiques. Nous traversons le village verdoyant de Bleik, avec sa route centrale bordée de hauts arbres de part et d'autre, inhabituel en Norvège.

Après la traversée de Bleik, changement de décor. Nous faisons un arrêt sur une plage de sable absolument blanc. Sans vent, la surface de l'eau est plate comme un miroir. Avec le soleil et de faibles fonds sableux, la mer prend une couleur improbable et difficilement définissable : mélange ou fusion de bleu turquoise et de blanc laiteux. Surprenant !

Une multitude de roches plates émergent à peine, et au fond un énorme pain de sucre jaillit de la mer. Splendide ! Et l'on en vient à penser qu'avec quelques cocotiers, ce pourrait être le paradis. Tout y est, le franc soleil, la mer turquoise, le sable blanc. Eh non, c'est la Norvège !

Juste après cette magnifique plage, la montagne descend en dents de scie jusqu'à la mer au point qu'un tunnel a été creusé pour rejoindre Andenes, à l'extrémité nord d'Andøya et des Vesterålen.

14 h 15, peu de choses à faire dans cette petite ville, si ce n'est chercher la bibliothèque. Après renseignement, nous l'avons trouvée jouxtant l'école. Nous avons rédigé un mail, mais impossible de l'envoyer ! Après plusieurs essais infructueux, la chef-bibliothécaire vient à notre secours et retape notre mail depuis son PC, mais n'a pas pu joindre le texte stocké sur notre clé USB. Elle n'a donc pu envoyer que le texte du mail seul. Très serviable, elle avait surtout envie de parler (!), ou d'entendre parler, français. Son mauvais français mélangé au mauvais anglais de J-J a donné une conversation plutôt surréaliste !

15 h 50, arrivée à l'embarcadère du ferry pour passer sur l'île de Senja. Le départ est dans plus d'une heure, mais il n'y a que 3 ferries par jour en haute saison. Pas question de le rater, sinon c'est demain 9 heures ! Résultat impossible à prévoir à l'avance : 3 voitures, 4 motos et 2 vélos, ça ne se bouscule donc pas !

En attendant, Nelly prépare le goûter sur le parking et fait un cours magistral sur la préparation du café en poudre… immortalisé à jamais en vidéo.

17 h 00, appareillage sur le ferry M/S Lødingen, pas bien grand, ni de la première jeunesse ! Direction Gryllfjord sur la côte ouest de l'île de Senja. 1 heure 40 d'une traversée de rêve, grand soleil, belle visibilité, pas de vent et une mer bleue absolument plate au point que les nuages se reflètent dans l'eau. Vers le nord, difficile de distinguer l'horizon parce qu'il est impossible de séparer la mer du ciel, tout est intensément bleu. Quant à la côte de Senja, très éclairée, elle étale devant nous, sur une cinquantaine de kilomètres, une succession de pointes enneigées. Jamais il n'aurait été possible d'imaginer un tel spectacle en Norvège. Impossible de quitter le pont extérieur du ferry dans de telles conditions. Une traversée idyllique !

18 h 40, arrivée dans le Gryllfjord, toujours sous un généreux soleil. Le fjord est large et peu profond, presqu'en forme de cirque fermé par de hauts sommets qui se découpent sur fond de ciel bleu. Splendide sous un éclairage idéal. En début de soirée, le village de Gryllfjord apparaît illuminé par des couleurs chaudes mettant en valeur chaque maison. Une belle arrivée !

Le ferry accoste au centre du village, et non pas comme souvent au bout d'une route dans un endroit isolé. Pour la première fois, nous voyons des villageois ou des touristes se rassembler sur le quai, pour assister à l'arrivée du bateau. De simples curieux qui n'attendent personne, puisque nous sommes seulement une petite dizaine de passagers étrangers à débarquer.

Là encore, un village du bout du monde, au bout de tout, à l'extrémité ouest de Senja, à l'extrémité de la rive sud du fjord qu'il faut contourner complètement. A l'ombre la majeure partie de l'année au pied de la montagne, sauf l'été bien sûr quand le soleil est le soir au nord. Idyllique l'été, mais l'hiver ? Pour quoi, pour qui ? Difficile de comprendre sans y être né.

Encore plus isolé, le village de Torsken, sur la côte nord de la même montagne, mieux orienté sur la rive d'un autre fjord, mais au bout d'une méchante route longue, sinueuse et très escarpée. Quelques habitations, un appontement, une petite usine de transformation de poisson, c'est tout !

Après Torsken, nous prenons la route vers la côte nord de l'île de Senja, celle face à l'Atlantique, la plus accidentée d'où nous pouvons admirer de beaux paysages de montagnes abruptes et de roches dans l'eau au soleil descendant (ici, impossible de dire couchant !).

Pas (ou si peu), de terrains de camping sur Senja, aussi nous cherchons un coin pour dormir dans la nature cette nuit, si possible, face au soleil de minuit. Cela s'avère difficile, le relief est escarpé, et il y a peu de débouchés intéressants en dehors de la route. Cela devient vite fastidieux et nous gâche quelque peu le plaisir de la découverte de cette île aux paysages magnifiques. Nous roulons, nous roulons, le temps passe (même s'il n'y a pas urgence à cause du jour permanent), nous voudrions bien nous poser quelque part.

21 h 20, nous gravissons un petit col qui mène ensuite vers un tunnel. De ce tunnel, nous débouchons sur l'extrémité du Steinfjord qui semble l'endroit idéal pour passer la nuit. Enfin ! Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique sommairement aménagée en contrebas de la route et juste en bord de mer, face au soleil.

L'endroit rêvé ! Personne d'autre que nous, pas un bruit, même pas une ride sur l'eau, face au soleil qui descend lentement. Idéal ! Dîner au calme sur les tables et bancs en bois : reste des bigorneaux pêchés la veille à Stø, pavés de saumon.

23 h 00, un énorme camping-car occupé par un couple de norvégiens s'installe près de nous. Ils nous prennent en photo face au soleil… descendant !

Et nous passons tout le reste de la soirée à buller face à la mer, sous un ciel clair et bien bleu. La météo est excellente, et cette fois-ci, c'est sûr, nous verrons le soleil à minuit. Malgré l'heure tardive, le soleil est bien haut au-dessus de la mer et brille encore généreusement. S'il ne descend plus, nous le voyons se déplacer lentement vers le nord. A minuit, il brille toujours et à minuit cinq, il passe derrière la rive orientale du fjord. Autour de nous, les montagnes sont copieusement éclairées d'une lumière chaude. Il fait grand jour !

Ces heures-là resterons pour nous un moment exceptionnel et privilégié, qui a lui seul valait tout le voyage et nous venons de vivre, sans aucun doute, la plus belle soirée de notre périple norvégien.

Plage de Bleik - Gryllfjord (Île de Senja)

Jour 15 - Ma 30/06/2009 - Senja Steinfjord - Tromsø

08 h 00, réveil face à la mer toujours aussi calme, pas de vent, toujours du soleil mais il reste encore caché derrière les montagnes. Notre nuit a été plus que tranquille, sans un bruit, sans une alerte, mais finalement très courte et nous avons les têtes de circonstance… Nous serions bien restés plus longtemps dans ce site, face à un tel décor, mais il faut bien avancer, la route est encore longue jusqu'à Kirkenes.

09 h 30, départ et arrêt quelques kilomètres plus loin pour admirer le site de Tungeneset. De hautes falaises verticales plongent de 500 mètres à l'extrémité d'un fjord et se prolongent par une série de pointes acérées. Impressionnant ! (Les qualificatifs vont vite manquer !).

Personne, et si ce point de vue est plutôt bien aménagé, c'est qu'il doit être fréquenté. Depuis la route, un long cheminement en béton et en pente douce permet aux handicapés d'aller presque à la plage. De part et d'autre, un garde-corps en lamelles de bois et puis un local sanitaire aux formes très "design" de grandes dimensions, construit aussi en bois. Ce serait le site spécialement aménagé le plus cher de Norvège (± 3.000.000 de NOK, soit 390.000 € en 2008… ce qui fait grincer certains norvégiens !).

10 h 30, long arrêt au port de Mefjordvær, village de pêcheurs construit au pied de montagnes verticales. De grandes et belles maisons en bois au bord du fjord, une église blanche donnent un air coquet à ce petit port qui semble se vouer au tourisme, on y a même rencontré un français qui y passait ses vacances…

Route jusqu'à Laukvik à la pointe nord de Senja et attente d'un ferry à Botnhamn pour passer sur l'île de Kvaløya. Pique-nique sur le quai.

Cette île de Senja que nous avons effleurée semble particulièrement belle et bizarrement, à l'écart des routes touristiques. Elle est surtout fréquentée par les Norvégiens, et d'après eux, les paysages de Senja sont un résumé des paysages de Norvège. Donc, à visiter plus en détail.

12 h 30, embarquement sur un petit ferry vers Brensholmen en descendant le Malangenfjord durant 45 minutes. Nous vivons là nos dernières heures d'une météo qui nous a favorisés jusqu'alors. Sans le savoir, nous ne reverrons pas le soleil avant longtemps… Le ciel se voile rapidement, le vent se lève et il fait frisquet sur le pont extérieur, ce qui n'empêche pas J-J de profiter du paysage ou de discuter un long moment en "franglais" avec un Norvégien de Stavanger qui venait dans cette région pour la première fois, (il y a plus de 2 000 km de distance entre Stavanger et Tromsø !), il fut aussi question des incursions des Vikings en Normandie et que ce voyage était peut-être pour nous un retour aux sources.

Dès la sortie du ferry, nous voyons un grand renne avec des grands bois déambuler et brouter à travers les maisons. Curieux, il semble bien loin de son biotope habituel, il nous faudra rouler longtemps pour en voir d'autres plus régulièrement vers le nord.

Nous franchissons sur un pont à voie unique pour passer sur Sommarøya, "l'île de l'été". Pause café en surplombant une plage où quelques jeunes se baignent… Il fait un vent glacial et nous sommes en blouson. Nous n'avons rien vu d'extraordinaire sur cette île, sauf un beau paysage d'îlots et de petites plages au sud-ouest, mais sans l'éclairage idoine, cela semble terne.

Nous poursuivons par la côte nord de Kvaløya pour rejoindre Tromsø, la grande ville du Nord, 3ème ville du pays. Le centre ville est situé sur une île au milieu d'un vaste fjord, nous l'atteignons par un réseau de tunnels avec croisements et ronds-points. Nous rejoignons rapidement la bibliothèque, vaste édifice contemporain. A l'intérieur, sur 3 étages très lumineux, les rayonnages sont bien pourvus pour toutes les tranches d'âge : livres, vidéos, DVD, journaux en consultation en norvégien et en anglais, pour les petits et les grands. Et bien sûr, consultation de documents sur PC et des postes pour l'Internet.

Nanti de notre portable, nous nous connectons au réseau Wi-fi gratuit de la bibliothèque et après quelques tâtonnements, nous pouvons rédiger et expédier un mail. C'est beau le progrès !

16 h 30, balade en ville, dans les coins parcourus l'hiver dernier. Le 2 Janvier à la même heure, il faisait nuit. Aujourd'hui, tout est complètement différent, les perspectives et les dimensions ne sont plus les mêmes. Cela paraît plus animé, plus vaste.

Storgata, la rue principale était couverte de neige, les trottoirs à moitié envahis par des tas de neige ; aujourd'hui, c'est une longue et large rue où la foule déambule. De grandes maisons en bois coloré bordent cette rue, elles abritent des vitrines un peu surannées. Mais la magie n'opère pas comme lors de notre passage en Janvier, sans la nuit mystérieuse, sans les illuminations des rues et les décors de Noël… Curieux de revoir les mêmes endroits ou les mêmes boutiques sous un éclairage différent !

Nelly retourne dans la même galerie marchande près du port. Ensuite, nous visitons la cathédrale (Domkirke). Construite en 1861, de couleur café au lait et gris, c'est la plus grande église en bois de Norvège. Nous écoutons la fin d'un concert d'orgue donné sur un bel instrument de style néoclassique en bois peint en blanc et or. S'y trouve également une belle galerie de tableaux des portraits des pasteurs successifs.

18 h 15, nous empruntons le Tromsøbrua pour rejoindre le quartier de Tromsdalen où se trouve le terrain de camping. Celui-ci est quasiment complet, et on nous attribue une place de parking avec un petit bout d'herbe en contrebas de la route d'accès. Ce n'est plus le cadre royal d'hier soir !

Nous prenons notre dîner dans la salle commune du camp et après le repas, nous profitons des infrastructures pour transférer films et photos sur l'ordinateur.

Jour 16 - Me 01/07/2009 - Tromsø - Alta



Petit-déjeuner dans la salle commune du camping, car il a plu dans la nuit et l'herbe est détrempée derrière l'Espace. Le temps est bouché et les sommets environnants sont dans les nuages. D'ores et déjà, l'excursion au Storsteinen "le gros rocher", à 420 m d'altitude en téléphérique est compromise, pas de panorama sur Tromsø et les environs !

Nous visitons la Cathédrale Arctique toute proche. Très beau monument blanc contemporain de forme triangulaire voulant rappeler les arêtes d'un iceberg que l'on aperçoit de toute la ville. Belle étude de la diffusion de la lumière à l'intérieur. Grand vitrail triangulaire de 140 m² au fond et un buffet d'orgue moderne à l'opposé. Droit d'entrée de 30 NOK (3.40 €), pour l'entretien et pour une fois justifié.

10 h 40, par un temps mitigé, nous quittons Tromsø par la E8, puis la R91 jusqu'à Breidvikseidet où nous attend le ferry qui nous permet de traverser l'Ullsfjord en 20 minutes. Route de liaison de 20 km pour de nouveau emprunter un autre ferry à Lyngseidet et traverser le Lyngenfjord en 45 minutes. Même si le gain de temps n'est pas significatif, ces 2 ferries successifs permettent d'éviter 150 km de trajet.

Nous pique-niquons dans le salon du 2ème ferry entre Lyngseidet et Olderdalen.

13 h 25, le soleil revenu, nous débarquons du ferry et roulons vers le nord, en longeant le Lyngenfjord avec des vues spectaculaires sur le massif de Lyngen, aux cimes encore bien enneigées plongeant dans l'eau verte du fjord.

Nous voyons le premier panneau indiquant la direction de Kirkenes : 790 km (sans compter le crochet prévu par le Cap Nord !!!). Progressivement, nous abordons le Finnmark. Nous longeons plusieurs fjords. La végétation évolue selon les lieux ou l'altitude, les sapins disparaissent peu à peu, les bouleaux rapetissent et se clarifient, et nous traversons de plus en plus de zones désertiques seulement recouvertes de mousses ou d'arbrisseaux rampants. Vastes paysages de toundra sous un ciel de plus en plus couvert.

Au bord de la route, quelques campements samé (lapons), avec 4x4 et paraboles satellites, et aussi les premiers troupeaux de rennes.

18 h 00, arrivée à Alta, la capitale du Finnmark. Ville déconcertante, toute en longueur avec beaucoup de centres commerciaux peu animés. L'ambiance générale est glaciale, tout comme la température extérieure, 8 à 9°C à cause du vent froid.

19 h 00, installation au camping Alta Strand, au sud de la ville au bord de la rivière Altaelv. Repas de crêpes, soupe, café, Pique-nique très froid.

Transfert des films et photos sur l'ordi dans la salle commune. Discuté avec une suissesse de Neuchâtel, qui revient du Cap Nord où elle a eu très froid et du temps agité. Elle nous donne les prévisions météo : peu engageant.

Paysages du Lyngenfjord

Jour 17 - Je 02/07/2009 - Alta - Honningsvåg - Skarsvåg - Cap Nord



Petit déjeuner dans la salle commune du camping, tant il fait froid et qu'il vente. Puis, départ et plein de gas-oil détaxé à Alta.

La route traverse quelques forêts de bouleaux (de plus en plus rares et de plus en plus chétifs), entrecoupées de plateaux arides, désolés, sans arbres, de vastes zones désertiques à perte de vue, juste agrémentées de larges plaques de neige dans les dépressions du terrain. Il n'y a de végétation qu'au ras du sol, arbrisseaux rampants, bruyère, mousses ou lichens. Vu aussi quelques troupeaux de rennes qui broutent ces maigres plantes tout en marchant. Que ce soit par le paysage ou la m��téo, nous entrons dans l'antichambre du Cap Nord, et il s'en dégage déjà une profonde impression de désolation. La température extérieure oscille entre 5 et 8°C, et nous subissons de nombreux grains.

Après une longue descente sur le hameau d'Oldenfjord, nous quittons la E6 pour emprunter la E69 qui va nous emmener jusqu'au Cap Nord en suivant le Porsangerfjord, très long (120 km), et très large (20 km), fjord, orienté nord/sud entre Honningsvåg et Lakselv.

Des falaises, où la roche est disposée en strates longues et régulières, tombent à pic dans le fjord et ne laissent juste le passage de la route. Le ciel est bas et le vent est froid et fort. Parfois la mer fume sous les rafales. Les grains violents succèdent aux brèves éclaircies. T° = 5°C. Les approches du Grand Nord ne se font pas sous les meilleurs auspices !

13 h 00, passage du tunnel de Kafjord pour accéder à l'île de Magerøya, l'île du Cap Nord. 6 870 m de longueur, creusé sous la mer jusqu'à 212 m de profondeur, des pentes et rampes de 12% à l'entrée et à la sortie. De la belle ouvrage, chèrement payée (192 NOK, ± 22 € l'aller et autant au retour) ! Le Grand Nord, ça se mérite !

13 h 30, arrivée à Honningsvåg. Pluie, froid, vent, donc pique-nique rapide dans la voiture sur le quai Hurtigruten. (Le MS Vesterålen est en escale). Passage à l'office du tourisme (peu avenant), et à la boutique qui y est accolée. Beaucoup de Français, passagers du paquebot en escale Adriana III, y font leurs achats de souvenirs. Pour notre part, nous achetons des gants en laine (2 Juillet !), qui nous seront bien utiles dans quelques heures.

15 h 30, route vers Skarsvåg, sinueuse, accidentée à travers des hauts plateaux complètement nus, sans un arbre, juste une végétation tapie au ras du sol : Herbe ? Mousse ? Bruyère ? Face à nous, sous un ciel plombé, un paysage noir, de désolation, de bout du monde dans le froid, le crachin et le vent qui cingle.

Installation au Kirkeporten Camping de Skarvåg, le camping le plus septentrional du monde dans le port le plus septentrional du monde. Nous sommes dans une région de superlatifs, toujours le plus au nord… C'est vrai, nous sommes à plus de 71° de latitude Nord.

Il fait froid, il crachine, il y a du vent, nous louons à bon prix une hytte pour 2 nuits pour s'octroyer un peu de confort et nous affranchir des conditions météo. Cela fait 17 jours que nous avons quitté la Normandie, et si nous avons voyagé sans précipitation, nous n'avons jamais perdu de temps non plus. Un petit break nous fera le plus grand bien. Et pendant que la pluie tombe, nous nous accordons une petite sieste réconfortante dans un vrai lit.

Et pour marquer notre arrivée dans le Grand Nord, ce soir, c'est pavé de saumon, vin rosé dans notre hutte bien chauffée.

Nous avions prévu dans notre programme d'effectuer une randonnée pédestre au Knivskjelodden, "la lame de couteau", pour observer tranquillement le soleil à minuit, (18 km de marche aller et retour). En réalité, "la lame de couteau", c'est le véritable Cap Nord géographique situé 1 600 m plus au nord que le Cap Nord touristique hyper fréquenté. En plus de l'intérêt de l'exercice physique, il y a aussi une satisfaction intellectuelle (un peu perverse), à rejoindre cet endroit quasiment ignoré et d'être arrivé encore plus au nord que le touriste lambda.

La climat a vite raison de ces belles intentions, le vent, le crachin, la température (1°C), nous font renoncer à ce projet. La météo est trop incertaine pour s'aventurer seuls sans risques dans la traversée d'une région aussi isolée, d'autant que cela nous aurait pris la majeure partie de… la nuit. L'exploit, certes ; mais le plaisir avant tout ! Et ce soir, les conditions ne sont pas réunies pour que cette randonnée soit agréable. Dommage !

22 h 00, départ pour le Cap Nord (touristique), en roulant dans un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. Pas un arbre, rien, le vide absolu, le désert du Nord. Sous le ciel bas, c'en est grandiose et sublime de désolation. C'est lunaire, nous roulons dans un environnement de plus en plus hostile avec le sentiment étrange de progresser inexorablement vers une fin. La météo et le paysage nous mettent vraiment en condition : nous nous approchons du bout du monde, du bout de tout.

Mais au bout de la route… nous sommes ramenés à la réalité : l'entrée du site du Cap Nord est payante, et bien payante (ce que nous savions), 215 NOK par personne valable pour 2 visites, soit ± 24 € ! Ce site est pour la Norvège une vraie mine d'or. Où va toute cette manne ? A part le Nordkapphallen, le centre touristique, aucun aménagement spécifique n'a été aménagé pour faciliter la vie des usagers. Parkings en cailloux à peine nivelés ou en terre battue, pas d'installation pour faciliter l'ordinaire des camping-caristes pourtant fort nombreux, rien !

Mais nous y sommes ! Et nous ne sommes pas les seuls : un mur de camping-cars sur 2 ou 3 rangs, déjà des bus déversent leur lot de visiteurs venus des paquebots en escale à Honningsvåg. Et cela ne cesse d'arriver.

Nous supportons facilement notre harnachement vestimentaire : veste polaire, blouson fourré, bonnets et gants en laine. T° = 1°C !

Alors que la majorité des touristes s'engouffre dans le Nordkapphallen, nous allons d'abord à l'écart voir le panorama sur "la lame de couteau" que l'on voulait rejoindre à pied. Le nom est assez bien choisi, il s'agit en effet d'un long cap effilé qui s'avance loin en mer. Devant nous, c'est vraiment le nord du Monde. Plus au nord, il n'y a plus que le Spitzberg et le Pôle ! Nous sommes seuls à contempler ce site, la majorité des touristes qui viennent au cap Nord ignorent sans doute son existence !

Nous sommes arrivés au but ! Nous avons fait 4 800 km pour en arriver là ! Avec le sentiment étrange d'être des privilégiés dans un endroit exceptionnel, au cœur d'un site hors norme. Et pourtant, nous sommes loin d'être les premiers, il y en aura encore bien d'autres après nous, nous n'avons rien fait de surhumain pour en arriver là, mais nous l'avons fait. Cela ne changera rien à la marche du Monde, cela ne changera pas le cours de nos vies, c'est vrai. Mais qu'importe, nous y sommes ! Fiers et heureux de tutoyer les limites de la Terre !

Nous nous dirigeons vers la plate-forme où se trouve le signal du Cap Nord : une armature métallique symbolisant le globe terrestre avec l'équateur, les cercles polaires, les tropiques et les méridiens. Symbolique, mais efficace car tous les visiteurs se précipitent au pied du monument pour se faire photographier et apporter la preuve de leur présence au bout du Monde. Et nous-mêmes, sacrifierons au rituel. Quelques mètres après, c'est le bord de la falaise, un à-pic de 300 m, la mer et plus rien d'autre que le Pôle Nord à 2 100 km au-delà de l'horizon. En fait, c'est vraiment le bout du Monde. C'est attirant et cela attire la foule.

Nous restons un long moment à parcourir ce plateau noir battu par tous les vents du diable, face au large. Nous subissons un petit grain de neige fondue. A l'évidence, il n'y aura pas de soleil à contempler ce soir. Ce qui n'empêche pas les badauds de s'agglutiner le long de la balustrade et d'attendre au plus près l'éclaircie miraculeuse qui ne se produira pas.

Nous visitons le hall touristique, bondé. Ambiance internationale et multilingue, mais beaucoup de Français à cause de l'escale du paquebot Adriana III. On y trouve tout ce qu'il faut pour mettre le touriste à l'aise : une grande boutique de souvenirs, bar, cafétéria, restaurant, bureau de poste ainsi que des gradins permettant, si les conditions sont trop rudes, de contempler le site derrière une grande verrière ; et ce soir, il y a des amateurs !

Un long souterrain en pente douce mène vers une salle de projection et des vitrines où sont exposés des dioramas retraçant l'histoire du Cap, une chapelle, un temple thaï (!?), une salle où est exposée un buste du roi Louis-Philippe (ancien visiteur des lieux). Ce souterrain débouche dans une grotte artificielle avec un bar étagé en gradins où il est de bon ton de boire le champagne face au nord, bien à l'abri derrière une large baie vitrée. L'exploitation commerciale des lieux n'est pas du meilleur goût et s'avère bien décevante par rapport à la symbolique du site. Mais, vu la fréquentation, quel jackpot !

Nous retournons à l'extérieur, près du globe maintenant éclairé. Beaucoup de monde partout. La visibilité est bonne mais le ciel est sombre, donc pas de soleil à espérer.

24 h 00, quelques rayons de soleil réussissent à passer furtivement à travers la masse de nuages et éclairent parcimonieusement la mer. C'est tout pour ce soir. Grosse, très grosse déception !

00 h 30, quelque peu dépités, et quand même frustrés d'un si maigre résultat après tant d'efforts, nous retournons au camping de Skarsvåg. En chemin, la température extérieure tombe à 0°C, et nous savons déjà que demain la météo ne sera pas meilleure !

L'île de Magerøya - Le Cap Nord

Jour 18 - Ve 03/07/2009 - Skarsvåg - Cap Nord

09 h 15, réveil et petit-déjeuner dans la hytte, après une bonne nuit bien au chaud. A l'extérieur, vent, pluie, froid à 3°C.

Dans la matinée, à proximité du port de Skarsvåg, visite et achats à la boutique de Noël, "Nordkapp Jul & Vinterhus", installée dans la maison particulière d'une habitante du village, capharnaüm d'objets divers et variés ayant plus ou moins de rapport avec Noël. Bien sûr, le rouge domine, c'est la couleur préférée des norvégiens et aussi la couleur de Noël. Dans tout le fouillis, Nelly à réussi à trouver avec six mois d'avance quelques décors de Noël à sa convenance ! Ouvert toute l'année, mais ce matin, il n'y a vraiment pas foule.

Retour à la hytte, puis rédaction d'un mail, sélection des photos à joindre, et opération cartes postales… En réalité, bulle et relax. Nous comprenons que nous avions besoin de souffler. Repas : cuisses de canard que Nelly a eu le temps de préparer tranquillement et confortablement. On s'est bien régalé !

15 h 45, balade à pied à la Kirkeporten "la porte de l'église", à l'ouest de Skarsvåg. Un petit chemin grimpe et serpente allègrement avant de redescendre tout autant vers une arche en pierre d'où l'on peut voir l'arrière du plateau du Cap Nord et la pointe du Hornet. La mer bat violemment contre les rochers et explose en larges panaches d'écume. Il pleut, le vent d'ouest est assourdissant et dans les bourrasques, on tient à peine debout au point que nous sommes obligés d'écourter la visite. C'était l'activité du jour, un bon bol d'air !

18 h 00, repas de crêpes… Puis à 18 h 45, départ sous la pluie vers le Cap Nord pour expédier toutes les cartes postales que nous avons rédigées afin qu'elles soient revêtues du tampon spécial du bureau de poste… le plus septentrional du monde.

Nous rencontrons le brouillard en cours de trajet, ce qui nous donne une vision surréaliste du paysage de part et d'autre de la route. Cela devient quelque peu hostile et angoissant. Nous croisons un cycliste solitaire qui revient du Cap et qui émerge de la brume. Une violente bourrasque lui fait faire un écart et manque de le renverser. Ambiance !

19 h 00, tout le plateau du Cap est dans la brume. Beaucoup moins de camping-cars que la veille sur le parking, beaucoup moins de monde dans le Nordkapphallen, qui devient plus respirable. Ce soir la fréquentation est majoritairement coréenne. Nelly en profite pour explorer la boutique sans bousculade, il est vrai que ce n'est pas encore l'heure de pointe.

Personne au pied du globe, que l'on devine plus qu'on ne le voit derrière la grande baie vitrée. En comparaison, le temps hier était radieux.

20 h 00, nous assistons à la projection sur écran panoramique d'un film de 15 minutes résumant le déroulement des saisons dans la région du Cap. Survol plutôt bien fait, avec de belles images et une musique adaptée.

20 h 30, nous nous rendons au pied du globe, nous y sommes quasiment seuls. Vent fort et quelques photos dans la brume.

Sur la route du retour, attendant stoïquement au milieu de nulle part, un type fait du stop. Vu la fréquentation de la route à cette heure et la pluie glaciale, nous le prenons à l'arrière de l'Espace après lui avoir fait un peu de place. On n'a pas tout compris, il nous dit être hongrois et venir de Berlin en vélo. Il est venu ce soir en stop sur le site pour acheter des souvenirs à sa famille et loge dans le même camping que nous. Nous le déposons transi au pied de sa tente. Quel courage !

Conclusion : nous n'avons pas vu le soleil briller à minuit au nord du Monde et nous en sommes bien déçus, car c'était l'un des buts de ce long voyage. La nature qui commande en à décidé autrement. Finalement, le Cap Nord se sera montré à la hauteur de sa réputation. Nous y avons trouvé en plein été des conditions climatiques que nous avons parfois l'hiver en Normandie. Ce qui n'a rien d'étonnant : c'est le nord de la Norvège, à 71° 10' 21'' de latitude nord, à 2 100 km du Pôle. Ce n'est tout de même pas rien !

Jour 19 - Sa 04/07/2009 - Skarsvåg - Honningsvåg - Karasjok

Réveil et petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, puis rangement de celle-ci. Au moment du départ, nous discutons quelques minutes avec un couple d'angevins, montés ici avec chacun leur moto.

09 h 45, départ du camping. Temps bouché, plafond bas, brouillard, vent. Nous roulons sans rien voir. Bifurcation vers Gjesvær, port de pêche (relativement), important à l'ouest de Magerøya. Nous faisons un tour rapide du port et du village où il y a peu d'activité visible. Dans la brume qui se déchire à peine, rien ne semble bien attrayant.

Nous avions prévu de consacrer quelques heures à un "safari oiseaux" à la réserve naturelle de Gjesværstappan située sur un îlot à 15 km à l’ouest du plateau du Cap Nord. Mais vu l'état de la mer aujourd'hui et la brume ambiante, nous renonçons à cette expédition qui aurait pu être spectaculaire.

La visibilité s'améliore ensuite légèrement, mais le ciel reste bien bas. Les derniers kilomètres sur l'île de Magerøya se font dans une ambiance lunaire. Quelle contrée ! Nous nous arrêtons de nouveau à Honningsvåg, c'est la ville la plus importante et le point de rassemblement de toute l'île. C'est un port de pêche actif, une importante escale de l'Hurtigruten, d'ailleurs nous assistons à l'accostage du MS Finnmarken venant du sud. Il y a aussi quelques commerces que Nelly ne manque pas de visiter.

J-J repère la bibliothèque pour expédier un mail, mais celle-ci est fermée le samedi. Tout à côté se trouvent l'église et le cimetière. Par rapport au mois de Janvier dernier où nous étions à la même heure, il fait jour et il ne neige pas, mais il y a autant de vent. Là encore, la nuit hivernale enveloppait la ville d'un côté magique qu'elle n'a plus aujourd'hui.

12 h 30, nous quittons Honningsvåg et nous acquittons du péage avant de reprendre le long tunnel de Kafjord pour rejoindre le continent norvégien. De l'autre côte du tunnel, la météo n'a pas changé. Impossible de pique-niquer à l'extérieur ce midi. Nous prenons juste un casse-croute dans la voiture à Repvåg, port sur une petite presqu'île à l'écart de la E69.

16 h 00, arrêt pour quelques courses dans un magasin REMA 1000 (chaîne de supérettes), à Lakselv, petite agglomération dispersée et sans âme, située à l'extrémité du Porsangerfjord et à l'embouchure de la rivière Lakselv. Arrêt café, au bout d'un petit chemin débouchant sur la rivière.

18 h 00, arrivée à Karasjok après avoir traversé plusieurs plateaux désertiques, puis une grande zone de lacs et de forêts de conifères en parcourant une route de plus en plus rectiligne qui nous donne un avant-goût de la Finlande.

Nous sommes à 18 km de la frontière finlandaise. Cette petite ville est la capitale des Samés (les Lapons), dont elle abrite le Parlement. Hormis une petite église de 1807, bien peu de choses à voir, si ce n'est le Parlement lui-même dont l'architecture moderne s'inspire de la forme conique des tentes laponnes. Visite gratuite (suffisamment rare pour être signalé), mais fermé le samedi. Raté !

Installation au camping, confortable et bien tenu. Dîner dans la salle commune à cause de la température. Ce camping est équipé de Wi-fi, aussi nous envoyons à tous le mail que nous avions rédigé à Skarsvåg, et qui relatait nos exploits au Cap Nord.

Reipvåg

Jour 20 - Di 05/07/2009 - Karasjok (N) - Inari (FIN)

La météo est d'une stabilité exemplaire, donc petit déjeuner dans la salle commune du camping.

Peu après avoir quitté le camping de Karasjok, nous passons sans encombre et sans formalités la frontière finlandaise sans voir aucun garde, ni douanier. Il faut juste avancer la montre d'une heure et se familiariser avec une nouvelle langue, tous les panneaux ou affiches sont bilingues : finlandais et lapon, pas évident au premier abord. Et nous retrouvons la zone euro.

Nous aurions pu rester en Norvège pour rejoindre Kirkenes, mais pour enrichir notre connaissance du monde, nous avons choisi de transiter par le nord de la Finlande. Pour voir… En distance, l'écart entre les deux itinéraires n'est pas significatif. Va donc pour la Finlande…

Contre toute logique, nous nous dirigeons d'abord vers le sud-est en suivant la route 92, une longue ligne droite à perte de vue entre Karasjok et Kaamanen, et bordée à l'infini de forêts de bouleaux et de conifères. Et puis, des lacs, des rivières. Aucun relief pour attirer l'œil.

Nous nous arrêtons en chemin en lisière d'une réserve naturelle pour une courte promenade à pied. Sur des cheminements précaires, nous nous enfonçons dans les bois, parcourus de petits ruisseaux, de zones marécageuses, d'espaces où poussent mousses et lichens. Les moustiques qui s'en donnent à cœur joie depuis notre arrivée nous font vite battre en retraite.

Vers 12 h 30, pique-nique sur un parking à l'écart de la route. Nous dégustons les crevettes achetées hier à Lakselv. Sur les 90 km de trajet jusqu'à Kaamanen, nous n'avons pas vu un seul village, pas une seule maison, que de la forêt.

14 h 00, arrivée à Inari, petite agglomération à l'habitat très dispersé. Nelly fait quelques achats dans un magasin de souvenirs, (en prévision de Noël, il est vrai que la Finlande est le pays du Père Noël, qui réside avec ses rennes à Rovaniemi, 300 km plus au sud).

Le temps froid et maussade n'incite pas à l'exploration des environs.

16 h 00, arrivée au camping d'Inari, dans un joli cadre reposant à l'extrémité du lac d'Inarijärvi (l'un des plus grands lacs de Finlande). Petite plage, appontement, barques ne sont guère fréquentés.

18 h 30, repas de crêpes dans la salle commune.

20 h 00, à cause du vent froid, au lit. Emmitouflée sous la couette dans la voiture, Nelly regarde un film sur le PC. Cette nuit qui s'annonce sera la plus glaciale de tout le voyage.

Au cœur de la forêt finlandaise

Jour 21 - Lu 06/07/2009 - Inari (FIN) - Kirkenes (N) La nuit, en effet, a été particulièrement glaciale et nous réveillons complètement frigorifiés.

10 h 00, nous quittons le camping et roulons, cette fois-ci vers le nord-est pendant 100 km pour retrouver la Norvège en suivant une petite route qui longe le lac d'Inari à peu de distance. Mais nous ne verrons que rarement ce lac pourtant immense, souvent caché par la forêt.

Ce n'est pas le relief qui permet d'avoir des points de vue spectaculaires… Les forêts de bouleaux et de conifères semblent tout absorber. En roulant on ne voit rien d'autre que… des bois. Pas de villages, la grande majorité des rares maisons est souvent cachée derrière les arbres. Seuls, au bord de la route, de curieux petits abris pour protéger les boites à lettres signalent l'existence d'une habitation en retrait.

Ce qui semble être un village sur la carte routière ne correspond à rien de visible sur place. Cette partie de la Finlande nous laisse une impression étrange, celle d'un désert verdoyant, sans activité humaine visible. Seuls quelques troupeaux de rennes animent la matinée, nous en voyons quelques beaux spécimens qui débouchent à l'improviste de la forêt et surgissent sur la route inopinément, dangereux ! Nous essayons de photographier ou filmer les plus beaux, ceux qui portent de grands bois, encore faut-il qu'ils soient en train de paître pour y arriver, car ces animaux se déplacent perpétuellement !

Nous voulions voir la Finlande, nous avons vu… une région sablonneuse peu accidentée, la forêt continue de bouleaux et de conifères, quelques lacs, des étangs et des marécages, de grandes routes rectilignes jusqu'à l'ennui. Et nous n'avons rencontré… personne !

12 h 45, enfin, un petit village ! Arrêt au "Market" (supérette), de Näätämö pour quelques achats alimentaires. Même en euros, les tarifs ne sont pas vraiment attractifs. L'intérêt est surtout pour les Norvégiens qui viennent y faire le plein d'alcool à meilleur compte.

Aussitôt après, nous passons la frontière. Personne pour nous demander quoi que ce soit. Nous sommes de nouveau en Norvège. Une longue descente nous permet de rejoindre Neiden.

Pique-nique dans la voiture près de la Skoltefossen, chute d'eau de peu de hauteur mais d'un gros débit de la rivière Neidenelva.

En roulant, nous sommes presque rassurés et soulagés de retrouver les paysages norvégiens, avec leurs montagnes noires et pelées, même si elles sont dans cette région moins abruptes et moins élevées qu'ailleurs.

15 h 30, arrivée à Kirkenes qui est le but ultime de notre voyage avant de reprendre l'Hurtigruten. Pour cela, nous avons parcouru 5 540 km depuis la Normandie. 5 540 km, on n'imagine pas que le bout de la Terre puisse être si loin ! Quel périple !

Bien peu d'animation dans les rues de Kirkenes ! Comparativement à d'autres, c'est une agglomération importante, qui vivait autrefois de l'extraction du fer et qui s'est reconvertie maintenant dans la pêche au crabe royal et à la réparation navale.

Du fait de l'existence des mines de fer et de la proximité de l'U.R.S.S. Kirkenes à payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale lors de l'occupation allemande : destructions, pillages, exactions et incendies y ont été particulièrement sévères. S'il n'en reste plus trace, quelques statues ou monuments érigés par les voisins russes sont là pour rappeler ce passé douloureux.

Kirkenes est maintenant devenue une ville d'échanges avec la Russie toute proche. Il y a des objets russes à vendre dans les boutiques, des femmes russes viennent vendre leurs produits au marché hebdomadaire, les plaques de rues et les panneaux de signalisation sont en double affichage dont le cyrillique et dans les boutiques on parle russe couramment. Etrange, nous avons l'impression de déjà ne plus être en Europe !

Nous parcourrons rapidement la ville et visitons un centre commercial, mais les magasins ferment systématiquement à 16 h 30. On a fait des économies !

17 h 00, arrivée au camping de Kirkenes, à 10 km vers l'aéroport. Comme le temps ne varie pas, nous nous installons dans une hutte pour la soirée et la nuit. L'aménagement du terrain est sommaire.

Jour 22 - Ma 07/07/2009 - Kirkenes - Jakobselv - Kirkenes



Ce jour était prévu comme jour tampon, la marge de sécurité pour compenser un éventuel retard qui aurait pu se produire au cours du voyage : une étape qui s'éternise, un ennui mécanique ou autre. Cette journée permettait rejoindre le bateau sans stress et surtout ne pas le rater.

Le planning prévisionnel concocté avant le départ a pratiquement été respecté tous les jours à quelques kilomètres près… Preuve qu'il avait été bien pensé. Nous venons de parcourir 5 540 km sans hâte, sans précipitation, sans traîner non plus. Jamais nous n'avons eu l'impression de perdre notre temps, jamais nous n'avons eu le sentiment de courir contre la montre. Hormis les activités contrariées par la météo dans le Finnmark, nous avons pu admirer tous les principaux sites que nous avions envie de voir sur notre trajet. Bien sûr, nous ne sommes pas rentrés dans tous les détails, visité tous les musées (en fait, aucun), suivi toutes les manifestations folkloriques, mais nous avons quand même maintenant une vision étendue de la Norvège.

Le Cap Nord était un but que l'on a atteint ; Kirkenes en est un autre où nous sommes aujourd'hui.

Grâce à une si belle organisation, nous nous retrouvons une journée trop tôt à l'embarcadère de l'Hurtigruten, et les occupations paraissant limitées à Kirkenes, nous avons largement le temps de faire une excursion non prévue dans le planning initial.

Quant aux conditions météo, elles n'évoluent guère. Nous n'avons plus vu le soleil depuis l'après-midi du 1er Juillet, la température n'est jamais montée au-dessus de 9°C et le vent du nord souffle continuellement depuis le même soir, il a plu tous les jours. Ce temps désespérément stable dure depuis 6 jours, et ce matin, cela continue… Donc, la journée démarre doucement…

08 h 15, petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, séance de lessive, et un peu de cuisine pour la préparation du pique-nique de midi, rangement et nettoyage de la hytte.

10 h 30, retour à Kirkenes pour se rendre à l'office du tourisme, que l'on avait repéré hier, pour expédier notre mail. Cela se fait rapidement, nous sommes rôdés maintenant à cette pratique. Le clavier Qwerty et les caractères norvégiens n'ont plus de secrets pour nous.

11 h 15, route vers Grense Jakobelv, aux confins de la Norvège. A la sortie d'un rond-point, un immense panneau routier jaune nous indique d'abord en caractères latins et cyrilliques la direction de… Mourmansk. Mourmansk ! 245 km. La destination n'a rien d'exotique, loin s'en faut.

Et ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de se diriger vers Mourmansk… Cela laisse songeur. C'est une fois au pied de ce panneau que nous comprenons que nous sommes vraiment arrivés loin. Encore un pas à faire et nous sommes… en Russie, en Russie ! Que de chemin parcouru depuis Rouen !

A défaut de pénétrer en Russie, (ce que nous est impossible, puisque nous n'avons aucun visa pour le faire), nous allons donc tutoyer la frontière entre les deux pays. 15 km après Kirkenes, nous faisons un léger détour jusqu'au poste frontière de Storskog où nous nous arrêtons. En réalité, à part de grands panneaux bleus multilingues (où il est indiqué "Entrée interdite sauf pour affaires" !), et une échoppe de souvenirs tenue par un Russe, il n'a rien à voir.

Le poste norvégien est lui-même loin en retrait derrière un portail gardé par 2 militaires norvégiens. Pas facile d'accès la Russie ! Quant au poste russe, il est impossible de le voir d'où nous sommes, tant le no man's land doit être important.

Le lieu est hautement symbolique et stratégique. C'est le seul point de passage entre les deux pays. Cet endroit est même vendu comme lieu d'excursion aux passagers d'Hurtigruten en escale. Quelques touristes nous accompagnent, et comme nous, écarquillent les yeux en espérant apercevoir quelque chose d'insolite. Mais rien… L'activité n'y est pas débordante. Visiblement, il n'y a pas beaucoup de volontaires pour passer à l'Est sauf un camion russe qui rentre au pays. Dans l'autre sens, juste une voiture immatriculée en Suisse.

Nous poursuivons sur une petite route tellement fréquentée que des groupes de moutons s'y prélassent au milieu. Puis, nous traversons un vaste plateau, royaume du minéral, camaïeu de larges blocs brun rouge, gris vert, noir, entrecoupés d'une végétation tapissante d’où émergent quelques rares bouleaux qui n'ont guère plus de 1.50 mètre de haut. Quelques lacs gris acier essaient d'animer le décor. Sous le ciel plombé, le paysage est dense, sombre, triste. Un large canyon serpente au milieu de ce plateau, au fond coule la rivière Jakobselv. Pas gai !

Comme au Cap Nord, nous avons ici le sentiment d'arriver au bout du monde, au bout d'un monde. C'est différent, pas tout à fait le bout du monde, mais l'impression d'arriver aux confins non seulement de la Norvège, mais aussi de l'Europe, d'arriver aux confins du monde occidental. La géographie est là, mais il y a aussi le poids de l'Histoire qui influe sur ce que nous ressentons. A quelques kilomètres, c'est l'Est, la Russie, un énorme pays inquiétant, une autre civilisation, d'autres méthodes…

La route se transforme en piste et redescend vers le lit de la rivière Jakobselv qui est à partir d'ici la frontière naturelle avec la Russie. Et maintenant, ça ne rigole plus ! Plusieurs grands panneaux bleus rédigés en norvégien, russe, finlandais et anglais fixent des interdictions strictes. Ce qui déjà, met dans l'ambiance.

Il est interdit :

· De traverser la frontière

· D'avoir des contacts à travers la frontière

· De photographier le personnel militaire russe et les équipements situés en territoire russe

· D'utiliser des téléobjectifs supérieurs à 200 mm et/ou des trépieds

· La pêche dans la rivière ne peut être pratiquée que par des Norvégiens résidant en Norvège

Toute information peut être demandée à la commission de frontière, à la police ou aux gardes frontière

La piste longe maintenant la rivière, et au bout de quelques mètres, les choses se présentent ainsi, un potelet jaune matérialisant le côté norvégien, la rivière Jakobselv, un potelet rayé rouge et vert concrétisant le côté russe. La frontière est l'équidistance ente les deux potelets.

Ceux-ci n'ont pas été plantés au hasard. Conséquence de la seconde guerre mondiale, les frontières entre la Norvège, la Finlande et l'U.R.S.S. ont été rectifiées en 1945. Leur tracé exact à nécessité en son temps la création d'une commission ad-hoc, qui a confirmé contradictoirement chaque point litigieux sur le terrain à l'aide des poteaux, bien mis en évidence et bien entretenus. Apparemment, cette commission est toujours d'actualité.

Nous ne résisterons pas au plaisir de photographier ces poteaux, tant norvégiens que russes (avec un téléobjectif inférieur à 200 mm !), ni de nous faire tirer le portrait près d'un de ces poteaux (norvégien, bien sûr !).

Bien que nous n'ayons rien vu durant notre bref passage, la paranoïa héritée du régime soviétique et la protection de l'espace Schengen font que cette zone est hautement militarisée et doit sans aucun doute être bien surveillée de part et d'autre.

Au fur et à mesure de notre avancée, nous verrons donc quantité de ces potelets sur chaque berge de la rivière. Et de l'autre côté de la Jakobselv, la forêt de bouleaux, les collines noirâtres, c'est la Russie, que nous pourrions presque toucher en tendant le bras tant la rivière est étroite, à peine une trentaine de mètres de largeur. Mais nous sommes bien prévenus, nous n'allons pas nous y risquer.

La conjonction des mises en garde, de la configuration des lieux, de l'austérité du paysage confèrent à cette zone une atmosphère pesante et quelque peu angoissante. Même si ce n'est pas flagrant, il s'en dégage une ambiance particulière, sinistre et inquiétante. Cela est sans doute très subjectif, mais la région n'est pas neutre.

13 h 15, nous arrivons au hameau de Grense Jakobselv, au pied de la chapelle que le roi Oscar II (de Suède-Norvège), fit édifier en 1869 pour (déjà) servir de bastion spirituel contre l'influence orientale et servir d'amer aux pêcheurs des 2 pays qui (déjà) se querellaient sur les zones de pêche.

Ambiance : côté norvégien, une haute colline couronnée d'installations militaires, un estuaire sablonneux et bosselé recouvert d'une végétation rasante, des potelets jaunes bien alignés le long d'une longue plage complètement close, la masse noire des collines russes avec blockhaus, radars et miradors, puis vers le large, l'étendue de la mer de Barents… Nous voilà face à la mer de Barents, face à l'océan Glacial Arctique… Ce ne sont pas des noms qui invitent à l'exotisme !

Quelques mètres encore, nous parvenons à une petite plage battue par le vent, encadrée de gros rochers gris frappés par le violent ressac de la mer de Barents.

Cette fois-ci, nous avons atteint l'extrême limite de ce qu'il était possible d'atteindre, nous ne pouvons plus aller plus loin. Kirkenes, la Russie, la mer de Barents, l'océan Arctique… Des noms qui ne nous sont pas ordinairement familiers… Nous sommes bien parvenus au bout du Monde !

17 h 45, retour au camping de Kirkenes, mais cette nuit nous dormirons dans l'Espace. 19 h 00, dîner dans la salle commune, quelque peu squattée par 3 couples d'allemands, les places sont chères ! Comme à l'accoutumée, la cuisine est fort bien équipée : dans un tiroir, il y a même les couverts à disposition… C'est la Norvège !

Dans les rues de Kirkenes - Le bout du bout... La mer de Barents

A suivre...

1ère Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie

Où laisser un colis (matériel de musique) pendant trente jours à Bangkok? English translation pending
by MadMad2 · 2010-08-21 · 10 replies
Bonjour à tous,

Je m'demandais si quelqu'un connais un endroit ou je peux laisser un bagage 30 jours à Bangkok, je m'explique :

Je pars avec une guitare, et pour l'avion j'ai peur que ca ne passe pas et c'est assez important alors je préfère prendre un étuis rigide pour pouvoir la transporter en soute. Seulement une fois sur place j'aurais aimé trouver un endroit ou laisser cet étuis le temps de mon voyage : 30 jours.

Voila, si quelqu'un a un tuyau ca serait vraiment cool,

Merci beaucoup !
Itinéraire de quinze jours au Canada fin octobre English translation pending
by Youka5 · 2010-08-19 · 9 replies
Bonjour

Je pars au canada pour 15jours de mi octobre au 1 novembre.je serais le premier week end sur montreal ou je vais voir des amis.Nous consacrerons donc surement les2premiers jours du voyage a montreal. Pour la suite du sejour, j'aimerai m'orienter sur la faune, la flore, et profiter si c'est encore possible, aux couleurs d'automne. Nous allons louer une voiture, mais nous sômmes prets a chausser les chaussures de randonnée, a prendre les kayaks (pourquoi pas aller tenter de voir les baleines?!). Je souhaite faire la gaspesie la premiere semaine puis retourner sur quebec et puis faire saguenay, fjord, tadoussac?..priorité aux parcs, aux animaux..mais je ne sais pas trop comment planifier, si cela est possible niveau temps, quels sont les hebergements possible (camping encore possible?)... quelqu'un a-t-il un aiguillage pour mon périple? Bref, besoin de vos conseils et experiences!

Merci d'avance!
Activités à Vang Vien au Nouvel An? (Laos) English translation pending
by Funcky062 · 2010-08-13 · 13 replies
salut , je risque d etre a vang vien au laos , pendant le nouvel an francais.. quelqu un a t il des infos sur des trucs sympa qu il pourrait avoir a faire ce jour ??? merci😉
Faire de la plongée à Sipadan au mois d'octobre? (Malaisie) English translation pending
by Astral2006 · 2010-08-12 · 7 replies
Je prévois séjourner à Kapalai près de Sipadan au mois d'octobre.

Quelqu'un m'a dit que c'était la saison des pluies au mois d'octobre sur la côte est de la Malaisie. Est-ce que c'est le cas à Sipadan?

Aussi, comme il n'est pas certain que nous puissions aller à Sipadan (question de limite de permis), est-ce que sa vaut la peine de plonger dans les allentours de Kapalai.

Est-ce que quelqu'un a des commentaire sur un séjour à kapalai?

Merci à l'avance
Louer des ânes de bât dans les Rocheuses canadiennes? English translation pending
by Yoann1 · 2010-08-11 · 11 replies
Bonjour, Est-ce quelqu'un pourrait me dire s'il y a des personnes qui louent des ânes de bât ou mule ou cheval de bât au canada et particulièrement dans les rocheuses pour porter la nourriture et un enfant lors de rando itinérantes.

merci
Hôtel Barlovento à Varadero 11 au 19 septembre 2010 English translation pending
by Forgetp · 2010-08-08 · 1 reply
Bonjour j'ai réserver pour Varadero Cuba du 11 au 18 Septembre 2010 a l'hotel Barlovento Hotel C......... Je part seul et je veut avoir des commentaires de gens qui y on été ou ceux qui partent bientot......... J'ai eu un super deal surement a cause de la rentrée scolaire. Soit 565$ pour 8 nuits tout inclus. Je veut avoir des commentaires sur la bouffe, si il a beaucoups de Québecois, Ambiance, Spectacles, taux de change, météo, , enfin tout ce qui peut rendre mon séjour plus agréable

Merci

Paul
Campground + toilettes + point d'eau sur la Denali Highway? (Alaska) English translation pending
by Lovenatura · 2010-08-08 · 17 replies
Bonjour à tous,

Je pars pour un short trip de 3 semaines en vélo à la fin de ce mois en Alaska.. pas d'idée définitive sur le parcours, je pense en gros partir d'Anchorage direction Fairbanks bifurquer sur le NP du Denali, camper 2-3 jours et reprendre la route.. Pour le reste du parcous je me tâte encore j'aimerais bcp monter sur Fairbanks visiter la ville .. mais d'un autre côté je souhaites aussi prendre la denali hway en direction de Paxson et redescendre sur le NP Wrangell qui a l'air vraiement fabuleux!! 😎.les kms ne me font pas peur mais quand même il faut que je réfléchisse au niveau timing 😠

la denali hway semble assez sauvage à première vue (merci google street).. Aurais-je la chance de croiser un semblant de camping ou du moins un terrain avec un point d'eau et une toilette si je l'emprunte? et si quelqu un à des retours d'info sur les coins sympa pour y poser la tente entre Cantwell, Paxson Glennallen je suis preneur🙂

Merci milles fois pour votre aide j'ai découvert ce forum il y a peu, c'est vraiement super!

Steve

Voyage à Punta Cana en mars 2011 avec enfants de 12 mois, 23 mois et 5 ans English translation pending
by VinPas · 2010-08-06 · 2 replies
Bonjour,

avant de mettre ce post j'ai lu pls articles présents dans cette rubrique mais je ne trouve pas exactement ce que je cherche...Je m'explique:

Nous envisageons de partir à 2 familles à Punta Cana en mars 2011, avec nos enfants, qui auront: 14 mois, 23 mois et 5 ans.

Je m'interroge sur plusieurs points:

- la période choisie sera -t-elle "idéale" pour les enfants (surtout les 2 petits)? - Doit on vraiment faire très attention à l'eau du robinet, et là je pense pour laver les biberons etc...?même question pour la piscine?? - Quelles mesures prendre par rapport aux moustiques? (j'ai lu dans pls articles qu'ils adoraient les petits enfants...) - Y a t-il des hôtels vraiment prévus pour acceuiller des petits enfants, et donc proposer des buffets adaptés? - Connaitriez vous un hôtel où les 3 enfants pourront vraiment profiter, en fonction de leur âge, des activités proposées? - auriez vous des conseils judicieux pour que le vol se passe pour le mieux avec les enfants?

(petite précision: l'un d'entre nous parle l'espagnol couramment)

Merci d'avance pour tous vos conseils!
Où camper à Hawaï? English translation pending
by Olivierd · 2010-08-05 · 23 replies
Bonjour nous passerons une dizaine de jours a Hawai debut fevrier 2011. Peut on camper à Hawai? sur quelle ile? ou peut on voir le mieux les volcans avec la lave? merci
Faire faire des lunettes de vue à Bangkok... English translation pending
by Thonyf · 2010-08-02 · 14 replies
Bonjour.

Je viens d'exploser les montures, mais j'ai toujours les verres.

Quelquún aurait il une idee du prix de ce que ca peut couter en moyenne de faire refaire des verres dápres les miens et de racheter une nouvelle monture ??? Et tant quá faire de me ferais refaire des lunettes de soleil a ma vue, j'ai pete les miennes l'an passe 😎😎😎

Ma mutuelle n'etant pas tres genereuse pour ce genre de choses, je voudrais savoir pour combien jén aurais. Si ce nést pas interressant financierement, j'oublis ca et ca me permet de zapper bangkok pour aller ailleur ( oui je sais, cést dommage, mais je ne peut pas blairer les megalopoles polluees.)

Si vous connaissez une rue ou un quartier "opticiens", je veux bien l'adresse, ca m'evitera de chercher comme un con...

Merci a tous.
Que faire dans l'humanitaire avec mes diplômes et mon parcours? English translation pending
by M3ssr4l32 · 2010-07-30 · 1 reply
🙂J'ai une immense envi de tout plaquer et partir a l'étranger, mais je ne sais pas ce que je pourrais faire avec l'expérience que j'ai !

1997 Diplôme national du brevet 1998 Brevet d'Etude Professionnel Matériaux Souples Dominante Habillement 1998 Certificat d'Aptitude Professionnel Industries Maille Habillement 2005 Brevet d'Aptitude aux Fonctions d'Animateur 2005 Attestation de Formation aux Premiers Secours 2006 Certificat d'Aptitude Professionnel Petite Enfance option Animation en Structure Touristique*

(Sciences Médico-Sociales, Activités socio-éducatives, Puéricuture, Développement de l'enfant, Cadre juridique et institutionnel de l'enfant et de la famille, Atelier de recherche d'emploi, Informatique, Biologie générale et appliquée, Nutrition-Alimentation, Vie sociale et professionnelle, Technologie des équipements et des produits, Techniques professionnelles, Techniques de préparation et de service des collations et des repas, Entretien du linge, Anglais, Communication, Préparation et valorisation de l'image de soi en entreprise, Sensibilisation au développement durable)

EXPERIENCES PROFESSIONNELLES Fév 2009 à ce jour Assistante maternelle, domicile des parents, enfants de 3 mois à 4 ans, Busséol OCT 2007/Déc 2008 Intévenante auprés d'enfants de 2 ans à 5 ans, Family Sphere, Clermont-Ferrand JANV/AVRIL2007 Animatrice club enfants de 3 mois à 3 ans Relaisoleil, Village Vacances, Les Karellis, Montricher-Albane (73) JUILLET/AOUT2006 Responsable club enfants de 3 mois à 3 ans Village Vacances VTF, Les Esquirousses , Arvieux (05) AVRIL/MAI 2006 Stage animation club enfants de 3 ans à 6 ans Village Vacances VTF, Méta 2000, Métabief (25) FEVRIER 2006 Stage animation club enfants de 3 mois à 12 ans Village Vacances VAL, Font de Cère, Lioran (15) AOUT 2005 Stage pratique du BAFA dans le Village Vacances VAL, Hauts du Roy, Lioran (15) NOVEMBRE 2005 Stage animation enfant et adulte en Village Vacances avec les Francas - Expression théatrale : improvisation - Préparation de sorties et visites, mise en place d'activités pour les familles, (animer un temps d'activité, apprendre des activités adapté à l'âge des enfants, chansons, préparation d'activité, organisation de planning, projet personnnel, proposer et mettre en place des activités ludique et éducative, contines)

Activités et tâches réalisées: * Accueil : De l'enfant et des parents, des vacanciers (explication du livret, accompagnement jusqu'à leurs appartements) * Soins d'hygiène et de confort : Change de l'enfant, lavage des mains, habillage des enfants pour les sorties extérieurs * Mise en place d'un programme et suivi des activités, encadrement : Aide aux repas en journée continue, préparation des collations et des goûters, surveillance de l'Aire de jeux, promenade, sorties luge - Activités manuelles : peinture, fresques, dessins, fabrication de marionnettes, de mobiles, de masques, de comètes, de maracas, de pompons, tableaux de collage, décoration sur assiettes, papier mâché, confection de colliers et de bracelets en perles, pâte à sel, fabrication de gâteaux, scoubidou - Jeux d'éveil et jeux d'adresse : parcours de motricité, jeux d'assemblage, jeux de ballon, dominos, puzzles, jumping lapin, mini bowling - Activité musicale : éveil musical, chanson à geste, statue musicale, pouf musical, chants, danses, découverte des différents instruments de musique et des sons qu'ils produisent - Activité théâtrale : mimes, spectacle de marionnettes - Jeux extérieur, intérieur : luge, glissade, bataille de boules de neiges, bonhomme de neige, foot, chasse aux trésors, escalade, relais, judo, kermesse, bivouac * Entretien des locaux : Rangement et nettoyage des salles, nettoyage des toilettes, désinfection des jouets et du matériel * Animation adultes et soirées : spectacle de bolas poi, spectacle de peinture, participation aux cabarets (sketches, mime, chansons, danses), au café théatre, aux soirées dansantes, au karaoké, animenteur, jeu Kfé, à la vente de crêpes, aux vernissages, préparation et mise en place d'une soirée de relaxation, mise en place d'un cabaret (répartition des rôles et des sketches) - Spectacles enfants : mise en place, costumes et mise en scène, écriture d'une histoire.

ASSOCIATION, SPORT, ACTIVITE 1988 2 ans : Scoutisme de France, Issoire (63), (préparation de spectacle pour les parents, chants, camping, contact avec la nature et les animaux de la ferme, vie en collectivité, partage, respect, obtention de la "Fleur Bleue") 1993 3 ans : Chorale Sévigné Saint Louis (63), apprentissage de la musique sur tonneau 1995 2 ans : Association "Les Amis du Cheval", promenade, préparation de spectacle médiévaux, entretien des animaux 1993-1996 12 semaines : Collonie musicale à Lanslebourg (73), piano, chorale, concert dans des églises en Italie, (tir à l'arc, ping-pong, billard, tennis, danse, piscine, randonné en refuge de montagne) 1997 Ecriture d'une nouvelle fantastique pour le lycée, apprentissage de l'ordinateur 1999 Ecriture de musique amateur 2003 11 mois : Voyage de 9000 km en voiture (découverte de nouveaux paysages, de personne de différente culture, camping) 2004 Obtention de ma carte de Donneur de Sang Bénévole 2006 Pratique du Djumbe, bolas poi 2009 Pratique de la guitare acoustique, Auteur Compositeur

🙂aidez moi a trouver un job svp loin d'ici...merci
Trajet Casablanca-Chaouen? English translation pending
by Frexbetty · 2010-07-28 · 12 replies
Salam, Merci bien de me répondre aux questions suivantes:

- Vu que je ne suis pas motorisé, quelle est le meilleur trajet que je peux faire de Casablanca à Chaouen? - S'il vous plait, j’aimerai bien savoir la durée de ce trajet .

NB: je vais voyager avec car (CTM ou STCR)

Merci d'avance pour vos réponses que j’attends avec impatience vu que je veux voyager demain.
Hôtel Mission Inn à Kanab? (Utah) English translation pending
by Joelle01500 · 2010-07-26 · 4 replies
Bonjour,

Mission Inn à Kanab (Utah) C'est ce qui est indiqué dans le programme. J'ai cherché des renseignements sur cet hôtel. J'ai trouvé un lien qui mène vers un site web qui est fermé. Je me demande si quelqu'un y a séjourné assez récemment pour me donner son avis.

Merci.
Voyage de trois mois minimum au Vietnam dès octobre: visa? English translation pending
by Sylvainoxyge · 2010-07-26 · 4 replies
bonjour, et merci a tous ce qui voudrons bien me donnais des info utile j'ai regardé le forum mais c compliqué et longt de trouver ce que je recherche car tout ce mélange un peux et je n'est pas le temps de déchiffrer tout les réponsse de chaqun pour éssayer de trouver un ptit bout de la mienne .lol trop de boulot donc voila, je désire partir pour le vietnam pour une durée minimum de trois mois a compté du moi d'octobre. du nord au sud ou vis vers ca selon ce qui est mieu. j'aimerais savoir si il était possible d'acheter une barque avec ptit moteur pour pouvoir vivre dessus et faire toute la cote? autorisation , cout .... pour le visa apparament j'ai compri il coute 157 euro pour 90 jours en multiple reste encore a faire les autre pourle cambodge et la taillande mais ca c autre chose d'abord la barque et le vietnam lol bin merci de me répondre car pour les ptite barque et les autorisation je trouve rien. merci d'avance ps:je voulais savoir aussi si il était possible de trouver un gps en francais pour le vietnam?
Trouve-t-on des cartouches de gaz (camping gaz,...) en Géorgie et au nord de la Turquie? English translation pending
by Willemspie · 2010-07-24 · 11 replies
Je vais en Georgie via Trabzon en Turquie. Puis-je trouver des cartouches de gaz (Camping Gaz ou autre marque) en Georgie ou, sinon, dans la region de Trabzon en Turquie ? Merci, Pierre
Préparation d'un Lyon-Istanbul à vélo vers mi-septembre 2010 English translation pending
by Tiluis · 2010-07-22 · 8 replies
Bonjour à toutes et à tous,

je souhaite partir en voyage à vélo à la rentrée (vers la mi septembre probablement) le trajet pour le moment est : départ du sud de la France - pause à Rome - (croatie monténégro pas sur) - Grèce - Istambul

pour avoir le temps de visiter et de se perdre, on compte 3 mois (en comprenant le retour en train) pour l'instant on est que 2 > ma première question c'est donc de savoir s'il y aurait des gens motivés pour venir avec nous

ensuite comme je n'ai jamais mis les pieds dans ces régions, et encore moins en vélo > j'aimerais savoir s'il y a des bons plans pour les vélos (genre routes ou chemins avec balisage spécial...), ou au contraire des endroits à éviter

> est ce quelqu'un pourrait me dire si on peut aller en turquie (partie occidentale) sans passeport ? parce que j'entends et je lis tout et son contraire à ce sujet. et étant donné que je suis étudiant, je me passerais bien d'un bout de papier à 90 euros si ça sert à rien

> et enfin y a t-il des choses à savoir absolument pour ce genre de voyage ? ex: le camping sauvage est bien autorisé ?

voila et bien je vous remercie d'avance de vos conseils
Voyage de quinze jours au Québec en septembre: bons plans? English translation pending
by Tooloozain · 2010-07-21 · 13 replies
Bonjour à tous, j'ai prévu de partir seul au Québec en Septembre pour quinze jours avec un petit budjet j'aurrais voulu avoir des conseils sur les endroits à ne pas louper, les activitées(sportives, nature, sorties soirées, etc) sympa à faire sur place, les bons plans logements, les transports les plus pratiques et moins onéreux sur place si vous avez des infos à me communiquer pour la préparation de mon voyage, je suis preneur! Merci d'avance.
Météo en Alaska au mois de septembre? English translation pending
by Virgitdm · 2010-07-21 · 4 replies
On envisage de partir en septembre prochain en Alaska, 3 semaines en Septembre. Régions envisagées Anchorage, Parc Denali, Katmai, Kenai.

Quelqu'un pourrait il me parler de son expérience à cette même période?

A propos de la météo...Plus de pluie que de froid ou inversement ou les 2 ?!

A propos d'effectuer ou non des réservations d'hebergement? Camping? Location de véhicule? Entrée dans Parcs nationaux ?

J'ai crû comprendre que cette période est peut être un peu plus creuse(moins de monde), est ce vrai? Si oui est il quand même facile de circuler, se loger et autres activités ? OU bien certains sites sont ils fermés? Activitées suspendues? Camping et hebergement fermés?

Je sais déjà qu'il n'y a plus de navettes ds le Denali Park à partir du 17/09, et que la météo est trés capricieuse (masi à quel point?!)...

Merci de m'éclairer un peu plus et de me faire profiter de vos expériences en Septembre en Alaska.
Croisière sur le MSC Armonia depuis Venise le 2 août avec enfants: eau, excursions, horaires repas, talkie-walkie, français, etc? English translation pending
by Misadid · 2010-07-20 · 14 replies
Bonjour à nos autres futurs 'co-équipiers' 😉! Nous partons le 2/08 de Venise sur Armonia, mon mari , moi et nos petits-enfants de 7 et 6 ans. C'est notre 2è croisière après l'Artique (spitzberg), mais c'est la 1ère avec des enfants ; Je voudrais qu'ils 's'éclatent', malgré la question de la langue . Les Anciens de cette croisière peuvent ils me conseiller ? : Peut on laisser des enfants libres d'aller et venir seuls ou bien cela comporte t'il des risques ? Un talkie-walkie entre eux et nous ? S vous avez essayé, quel modèle ? Diner 1er ou 2è service pour rencontrer quelques Français, bien gérer le retour d'excursions, profiter de l'animation et ...ne pas les (se) coucher trop tard pour l'excursion du lendemain (la quadrature du cercle)? Y a t'il des carafes d'eau gratuites à table? des fontaines d'eau ? Si nous faisons les excursions d'escales par nous même, l'effort est il trop important (chaleur) ou non pour des enfants de cet âge ? J'ai lu que les enfants préfèreraient rester sur le bateau avec leur club en escale : qu'en pensez-vous ? Y a t'il un toboggan aquatique ? on m'a dit que oui mais je ne le vois nulle part. Nous avons la chambre 8254 : les machines vont elles être sonores ou OK?

Merci de vos lumières et à bientôt pour l'apéritif sur le bateau pour les chanceux comme nous 😎! Isabelle
Île d'Anticosti: visites, transports, hébergement? English translation pending
by DomCournoyer · 2010-07-20 · 12 replies
Bonjour,

Concernant l'île d'Anticosti, je suis certain qu'il y a plein d'affaires intéressante à visiter, comme par exemple les chutes Vauréal. Puis, sûrement plein d'autres rivières et chutes. Est-ce qu'une fois rendu là-bas c'est facile de trouver un transport? L'hébergement? Puis, est-ce que c'est possible de s'aventurer un peu en dehors du réseau routier de l'île?

J'ai visité l'île une fois dans ma vie, mais ce fut assez court puisque j'étais à bord du Nordik Express, j'ai visité Port-Menier pendant deux heures pour ensuite réembarquer dans le bateau.

Début-août, est-ce la bonne saison pour ça?

Merci!

Dominic Cournoyer
"Les tribus cachées du Vietnam" sur France Inter le dimanche 18 juillet 2010 English translation pending
by DocBedel · 2010-07-18 · 24 replies
dimanche 18 juillet 2010Les tribus cachées du Vietnam

Quatrième volet consacré aux minorités vietnamiennes. Au nord ouest du pays, près de la frontière chinoise, un rempart de montagnes inaccessibles abrite une poignée d’ethnies minoritaires, véritable miracle ethnologique. Sur quelques milliers de km2, 30 ethnies sauvegardent leur mode de vie sans folklore et en toute beauté. Dans ce col perdu, à flanc de coteau, le village des Pat Hen, qui ne sont plus que 4000 dans le monde, fait songer à un village de gaulois retranché derrière des palissades de bambou. Quelques familles rustiques y survivent dans des huttes de torchis sous un toit de paille.. Les Pat Hen perpétuent une tradition ancestrale en revêtant chaque semaine leur costume, le portant fièrement comme un drapeau pour se rendre au marché d’altitude de la région, posé sur un alpage au cœur d’une foret de pierres. Tout au long de la piste, dès 5h du matin, des milliers de silhouettes bariolées, harnachées d’immenses hottes remplies de produis de la terre : feuilles de moutarde, riz, thé, convergent ainsi des collines avoisinantes vers ce lieu de distraction et d’échanges. On s’y précipite pour commercer et oublier pendant quelques heures le labeur quotidien. Aujourd’hui la politique gouvernementale navigue entre une tentative de sauvegarde de ces traditions et une volonté d’intégration, facteur d’unité nationale. Difficile équilibre à trouver. Deja les minorités Thai ou les Mong sont devenues des attractions touristiques, la tradition des dents laquées noires est vendue comme gadget aux voyageurs de passage, et les villages deviennent parfois des centres de vacances avec soirées d’animation folkloriques. Gageons alors que la minorité Pat Hen, grâce à son isolement, puisse conserver longtemps son identité dans un pays où le tourisme est la première richesse.

Pour écouter cette émission :

http://sites.radiofrance.fr/...e/index.php?id=93617

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