Results for "Hong+Kong+et+quartier+|+112+>+171"
9372 results found.
Route de la soie pour 2 amies sexagénaires English translation pending
Je désire découvrir cette région en avril 2016 - 21 jours environ ...
Securite - confort
Pour 2 amies sexagénaires
Quelle agence choisir ? Pour un circuit privilégié avec chauffeur et guide ...
Budget OK
Tenue vestimentaire restaurant English translation pending
Pourriez vous me dire si il les jeans sont acceptés au restaurant ?
Idée d'un programme aux Philippines en février English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de mettre une option sur des vols pour Manille. Arrivée sur place le 2/2/2015, retour le 18/2 au soir, cela fait 16 jours pleins.
J'ai plusieurs questions : - est-ce important de visiter Manille ou d'y séjourner ? Je n'ai pas lu que du bien de cette ville et ayant peu de temps sur place, je préfère aller à l'essentiel... - Je voudrais monter dans le nord de Luzon pour voir les rizières, faire un trek de 2-3 jours etc... Du coup, si il n'est pas la peine d'arriver à Manille, est-ce que d'arriver à Clark changerait quelque chose ? Je suppose qu'il y a autant de bus qui parte vers le nord depuis Clark ou depuis Manille ? - Quel est le temps de trajet entre Manille et le nord en bus ? - Je souhaite ensuite aller à Cebu puis à Palawan. Est-ce qu'il y a des traversées en bateau ou est-ce mieux de le faire en avion ? Pour ce qui est avion, j'ai vu des tarifs aux alentours de 25 € par trajet, est-ce que sur place les tarifs sont similaires, plus ou moins chers ? - Est-ce qu'il est bien d'aller sur les Iles Catanduanes ?
Enfin, je suis un peu perdu avec toutes ces îles, la seule chose que je sais c'est mes dates de départ et retour, le reste je suis dans le flou total.....
J'attends vos conseils avec impatience ;)
Je viens de mettre une option sur des vols pour Manille. Arrivée sur place le 2/2/2015, retour le 18/2 au soir, cela fait 16 jours pleins.
J'ai plusieurs questions : - est-ce important de visiter Manille ou d'y séjourner ? Je n'ai pas lu que du bien de cette ville et ayant peu de temps sur place, je préfère aller à l'essentiel... - Je voudrais monter dans le nord de Luzon pour voir les rizières, faire un trek de 2-3 jours etc... Du coup, si il n'est pas la peine d'arriver à Manille, est-ce que d'arriver à Clark changerait quelque chose ? Je suppose qu'il y a autant de bus qui parte vers le nord depuis Clark ou depuis Manille ? - Quel est le temps de trajet entre Manille et le nord en bus ? - Je souhaite ensuite aller à Cebu puis à Palawan. Est-ce qu'il y a des traversées en bateau ou est-ce mieux de le faire en avion ? Pour ce qui est avion, j'ai vu des tarifs aux alentours de 25 € par trajet, est-ce que sur place les tarifs sont similaires, plus ou moins chers ? - Est-ce qu'il est bien d'aller sur les Iles Catanduanes ?
Enfin, je suis un peu perdu avec toutes ces îles, la seule chose que je sais c'est mes dates de départ et retour, le reste je suis dans le flou total.....
J'attends vos conseils avec impatience ;)
Quels sont vos 3 pays d'Asie préférés? English translation pending
Salut à tous! J'aimerais savoir quels sont vos 3 pays d'Asie préférés (Asie du Sud-Est, du Sud, du Nord-est, Centrale) au niveau des paysages et de l'accueil des locaux?
1- 2- 3-
Merci à tous de votre participation.
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Merci à tous de votre participation.
Croisière Méditerranée le 4 mai 2014 English translation pending
Bonjour,
J'ai la possibilité de partir en croisière avec ma copine pour pas cher (enfin je pense), le prix est de 260€ par personne en cabine interieure et en pension complète.
La croisière est le 4 mai et dure 7jours. Elle se déroulera en Méditerranée, départ a Nice avec navette jusqu'a Savone puis après direction Florence, Rome, Naples, Barcelone et Marseille.
Je ne connais pas encore le nom du bateau mais j'ai cru comprendre sur ce Forum que le bateau costa qui fait la Méditerranée est le Costa Serena mais je n'ai aucune certitude.
Donc en fait j'ai plusieurs question: La croisière n'est pas trop pour un âge avancé? Car ma copine et moi nous avons 25ans. Sachant que ça sera notre première croisière, a quoi devons nous penser ou faire attention ? Pour les escales, On peut faire ce que l'on veut ? pas obligé de prendre leurs excursions qui sont très chères? Si il y a pas obligation pour les escales, vous avez des astuces a partager ? Et enfin, vous pensez quoi du tarif? ça vaut le coup ?
Merci d'avance pour vos précieux renseignements et conseils 😉
Donc en fait j'ai plusieurs question: La croisière n'est pas trop pour un âge avancé? Car ma copine et moi nous avons 25ans. Sachant que ça sera notre première croisière, a quoi devons nous penser ou faire attention ? Pour les escales, On peut faire ce que l'on veut ? pas obligé de prendre leurs excursions qui sont très chères? Si il y a pas obligation pour les escales, vous avez des astuces a partager ? Et enfin, vous pensez quoi du tarif? ça vaut le coup ?
Merci d'avance pour vos précieux renseignements et conseils 😉
Surclassement AF en Premiere English translation pending
Il y a très longtemps que je n'ai plus eu de surclassement de la part d'AF de J en P ( 2006 la dernière fois vers NRT )
Récemment j'ai demandé a l'embarquement et on m'a répondu qu'il n'était plus fait de surclassements opérationnels ( en classe business pleine/survendu ) par "respect" pour ceux qui ont payé la première.
Est ce vrai ?
Merci
Récemment j'ai demandé a l'embarquement et on m'a répondu qu'il n'était plus fait de surclassements opérationnels ( en classe business pleine/survendu ) par "respect" pour ceux qui ont payé la première.
Est ce vrai ?
Merci
Prolongation du visa chinois English translation pending
Salut!
Donc il est possible de prolonger le visa chinois n'est-ce pas? Plusieurs d'entre-vous l'ont fait je crois, mais j'aurais une question un peu technique. Donc imaginons que la validité de 3 mois commence le 15 mai et qu'elle se termine donc le 15 août. Je rentre le 1er juillet et le 1er août mon visa se termine. Puis-je prolonger mon visa jusqu'en septembre ou bien la prolongation doit-elle se situer dans la période de validité de visa? Je sais pas si j'ai été clair...
Merci d'avance!
Merci d'avance!
Ticket de bus Canton - Macau English translation pending
Bonjour, je souhaite me rendre de Canton a Macau en prenant le bus. Pouvez vous me donner l'adresse de l'agence ou je peux acheter le ticket en question a Canton? Et comment reconnaitre les agences qui vendent les billets de bus pour Macau a Guangzhou? Faut-il reserver a l'avance? Merci
Voyager sans argent English translation pending
Bonjour, je suis d'origine marocaine je viens d'arriver en France pour mes études universitaires en biologie, j'ai 18 ans. Le problème c'est que ça ne me plait pas et je ne pouvais rien dire à ma famille pour ne pas les décevoir, je n'ai pas passé mes examens (je n'étais pas prête), en plus je me sentais terriblement seule et triste (je ne parlais à personne à la fac), je me posais tout le temps la même question : Est-ce que je finirai ma vie entière comme ça à supporter ce qui ne me plait pas ?
J'avais toujours eu envie de voyager et découvrir le monde. Ce que je ne savais pas, et ce que je viens de comprendre : voyager va me permettre de découvrir qui je suis réellement et je suis sûr que c'est le seul moyen pour moi d'être heureuse. Je sais je n'ai que 18 ans et pour la plus part je suis trop jeune et que je n'ai encore rien vu de la vie, mais c'est le seul moyen pour découvrir le monde et en même temps construire la personne que je pourrai être au futur. Étant donné que j'ai un passeport marocain, je n'ai le droit de visiter que 14 pays sans visa pour une période de moins de 30 jours, et vu que je suis étudiante ou presque je n'ai pas vraiment les moyens, j'ai assez d'argents pour voyager en avion une seule fois (à Hong Kong) et après me débrouiller pour la suite du voyage. Je voudrais seulement savoir si c'est possible de s'aventurer sans argent ?
Voyager à vélo sans visa? English translation pending
Bonjour à tous.
Deux questions s'ouvrent à moi :
Est il possible de voyager sans avoir obligatoirement des Visas. Avez vous des expériences de ce type et les douaniers sont ils indulgents avec les voyageurs à vélo, notamment en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Inde ?
Ensuite, est il obligatoire de prévoir ses Visas à l'avance via les Ambassades des pays concernés situés en France, ou est il possible de demander des Visas au fil du temps, en fonction de là ou je souhaite me rendre. En gros, voyager sans prévoir où passer et à quelle date, avoir la liberté de mouvement tout en étant en règle avec la paperasse de chaque pays!
Merci pour vos retours, Vous souhaitant une excellente journée.
Deux questions s'ouvrent à moi :
Est il possible de voyager sans avoir obligatoirement des Visas. Avez vous des expériences de ce type et les douaniers sont ils indulgents avec les voyageurs à vélo, notamment en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Inde ?
Ensuite, est il obligatoire de prévoir ses Visas à l'avance via les Ambassades des pays concernés situés en France, ou est il possible de demander des Visas au fil du temps, en fonction de là ou je souhaite me rendre. En gros, voyager sans prévoir où passer et à quelle date, avoir la liberté de mouvement tout en étant en règle avec la paperasse de chaque pays!
Merci pour vos retours, Vous souhaitant une excellente journée.
Avis sur un itinéraire de deux semaines en Chine English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes en pleine préparation de notre voyage de 2 semaines en avril pour la Chine. Nous arrivons à Pékin et souhaitons axer notre séjour sur Pékin, Guilin et sa région puis HK. Je sais que les distances sont longues mais après avoir étudié les trajets cela me semble faisable, j'attends donc vos avis !
Voici notre itinéraire souhaité :
jour 1 : Arrivée à Pékin à 7h jour 2 : Pékin (ville) jour 3 : Départ Pékin 15h45 (train de nuit – Durée 22h) jour 4 : Arrivée à Guilin vers 14h jour 5 : Guilin vers Longshen (environ 3h) jour 6 : Longshen jour 7 : Longshen vers Guilin (3h) puis Guilin vers Yangshuo (1h) jour 8 : Yangshuo jour 9 : Yangshuo jour 10 : Yangshuo vers Guilin (1h) puis Guilin vers Shenzen (train de nuit de 21h à 11h) jour 11 : Arrivée à Shenzen vers 11h puis Shenzen vers HK (1h) jour 12 : HK jour 13 : HK jour 14 : HK vers Shenzhen (1h) puis Shenzhen vers Pékin en train express (8h-18h) jour 15 : Pékin (muraille) jour 16 : Pékin (muraille puis ville) jour 17 : Dpt Pékin 9h55
2 jours et demi à HK sont-ils suffisants ?
Petite question complémentaire : le fait de sortir de Chine pour HK puis de revenir en chine 3 jours plus tard pose t-il un problème particulier pour les visas ?
Merci pour votre aide !
Nous sommes en pleine préparation de notre voyage de 2 semaines en avril pour la Chine. Nous arrivons à Pékin et souhaitons axer notre séjour sur Pékin, Guilin et sa région puis HK. Je sais que les distances sont longues mais après avoir étudié les trajets cela me semble faisable, j'attends donc vos avis !
Voici notre itinéraire souhaité :
jour 1 : Arrivée à Pékin à 7h jour 2 : Pékin (ville) jour 3 : Départ Pékin 15h45 (train de nuit – Durée 22h) jour 4 : Arrivée à Guilin vers 14h jour 5 : Guilin vers Longshen (environ 3h) jour 6 : Longshen jour 7 : Longshen vers Guilin (3h) puis Guilin vers Yangshuo (1h) jour 8 : Yangshuo jour 9 : Yangshuo jour 10 : Yangshuo vers Guilin (1h) puis Guilin vers Shenzen (train de nuit de 21h à 11h) jour 11 : Arrivée à Shenzen vers 11h puis Shenzen vers HK (1h) jour 12 : HK jour 13 : HK jour 14 : HK vers Shenzhen (1h) puis Shenzhen vers Pékin en train express (8h-18h) jour 15 : Pékin (muraille) jour 16 : Pékin (muraille puis ville) jour 17 : Dpt Pékin 9h55
2 jours et demi à HK sont-ils suffisants ?
Petite question complémentaire : le fait de sortir de Chine pour HK puis de revenir en chine 3 jours plus tard pose t-il un problème particulier pour les visas ?
Merci pour votre aide !
Séjour à Cuba au départ de Montréal English translation pending
bonjour tout le monde
je souhaite avoir les meileurs offres de sejours de voyage vers cuba depart montreal pour la periode allant de fin aout a debut septembre 2012
et merci
Itinéraire de tour du monde, le budget English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions partir pour un tour du monde de 9 mois à partir d'octobre 2013. Nous avons besoin de planifier notre itinéraire pour définir notre budget. Et après de multiples recherche par rapport à nos affinités et aux climats, nous avons comme idée le parcours suivant :
PAYS BUDGET/JOUR/PERS Nombre de jours Total pr 2 Egypte 20,00 € 14 560,00 € Kenya 40,00 € 14 1 120,00 € Inde 16,00 € 30 960,00 € Indonésie 22,00 € 14 616,00 € Cambodge 20,00 € 21 840,00 € Thailande 26,00 € 21 1 092,00 € Laos 17,00 € 14 476,00 € Vietnam 20,00 € 21 840,00 € Ile de Pâques 46,00 € 4 368,00 € Mexique (Cancun) 40,00 € 5 400,00 € Guatemala 19,00 € 14 532,00 € Belize 25,00 € 7 350,00 € Costa Rica 31,00 € 21 1 302,00 € Equateur 20,00 € 10 400,00 € Ile galapagos 100,00 € 14 2 800,00 € Pérou 24,00 € 21 1 008,00 € Bolivie 24,00 € 14 672,00 € Total
14336,00€Qu'en pensez-vous? Sachant que les 14336 € correspondent au voyage pour 2 personnes sur 9 mois. Soit un budget 7168€ par personne. Ce prix ne tient pas compte des billets tour du monde.
Justement est-ce que quelqu'un aurait une idée du prix des billets tour du monde pour ce type d'itinéraire (enfin une fourchette de prix, plutôt 2000, 3000 ou 4000€)? Car j'imagine qu'avec l'Afrique, les îles de Pâques et Galapagos ça va vite augmenter le prix? J'ai déjà demandé à des agences mais je suis en attente de leur réponse étant donné que le départ n'est pas pour tout de suite, je vais peut être ne pas avoir de réponse d'ailleurs!
J'ai une autre question : Pourquoi la plupart des agences proposent des billets tour du monde passant par l'Australie? Est-ce la seule possibilité pour rejoindre les Amériques? J'imagine que l'on peut -être partir de Hong Kong? Et peut-on directement arriver sur l'île de Pâques en venant d'Asie ou faut-il passer au Chili pour décoller vers l'île de Pâques?
J'essaye de prendre beaucoup de temps pour lire le maximum d'informations sur les livres et le net mais je ne trouve pas toutes les réponses à mes questions. J'espère pouvoir lire vos témoignages, avis et réactions.
Nous aimerions partir pour un tour du monde de 9 mois à partir d'octobre 2013. Nous avons besoin de planifier notre itinéraire pour définir notre budget. Et après de multiples recherche par rapport à nos affinités et aux climats, nous avons comme idée le parcours suivant :
PAYS BUDGET/JOUR/PERS Nombre de jours Total pr 2 Egypte 20,00 € 14 560,00 € Kenya 40,00 € 14 1 120,00 € Inde 16,00 € 30 960,00 € Indonésie 22,00 € 14 616,00 € Cambodge 20,00 € 21 840,00 € Thailande 26,00 € 21 1 092,00 € Laos 17,00 € 14 476,00 € Vietnam 20,00 € 21 840,00 € Ile de Pâques 46,00 € 4 368,00 € Mexique (Cancun) 40,00 € 5 400,00 € Guatemala 19,00 € 14 532,00 € Belize 25,00 € 7 350,00 € Costa Rica 31,00 € 21 1 302,00 € Equateur 20,00 € 10 400,00 € Ile galapagos 100,00 € 14 2 800,00 € Pérou 24,00 € 21 1 008,00 € Bolivie 24,00 € 14 672,00 € Total
14336,00€Qu'en pensez-vous? Sachant que les 14336 € correspondent au voyage pour 2 personnes sur 9 mois. Soit un budget 7168€ par personne. Ce prix ne tient pas compte des billets tour du monde.
Justement est-ce que quelqu'un aurait une idée du prix des billets tour du monde pour ce type d'itinéraire (enfin une fourchette de prix, plutôt 2000, 3000 ou 4000€)? Car j'imagine qu'avec l'Afrique, les îles de Pâques et Galapagos ça va vite augmenter le prix? J'ai déjà demandé à des agences mais je suis en attente de leur réponse étant donné que le départ n'est pas pour tout de suite, je vais peut être ne pas avoir de réponse d'ailleurs!
J'ai une autre question : Pourquoi la plupart des agences proposent des billets tour du monde passant par l'Australie? Est-ce la seule possibilité pour rejoindre les Amériques? J'imagine que l'on peut -être partir de Hong Kong? Et peut-on directement arriver sur l'île de Pâques en venant d'Asie ou faut-il passer au Chili pour décoller vers l'île de Pâques?
J'essaye de prendre beaucoup de temps pour lire le maximum d'informations sur les livres et le net mais je ne trouve pas toutes les réponses à mes questions. J'espère pouvoir lire vos témoignages, avis et réactions.
Avis sur Lufthansa English translation pending
Les vols de plusieurs heures sur Lufthansa sont épuisants.
Les sièges sont étroits et très proches des sièges de devant.
Imaginez quand votre voisin de devant met son siège en couchette.
De plus, les hôtesses ne sont pas super sympas.
Une compagnie à éviter.
Quinze jours en Inde au mois de février: nord ou sud? English translation pending
Bonsoir,
1ère approche de l'Inde ... 15 jours en Février.
2 questions se posent :
Quelle température à cette période ?
Que choisir entre le Nord ou le Sud ? (certes le Tajmahal me tente beaucoup ... mais je ne connais pas du tout ce pays et il faudra choisir).
Merci de vos conseils.
Merci de vos conseils.
Visas pour quatorze pays d'Afrique English translation pending
Bonjour à tous, je viens à vous aujourd'hui un peu désespéré par le résultat de mes recherches sur l'obtention des visas dont j'aurais besoin pour ma traversée d'Afrique à vélo avec ma compagne. C'est notre premier voyage à long terme à l'étranger et j'ai beaucoup de mal sur cette partie "visa", les recherches sur internet sont très vague, les ambassades des pays concernées en France ne me renseignent que sur l'obtention du visa à partir de la France et pas d'un pays limitrophe et sur ce forum, bien que les informations soient très complètes ( et je remercie d'ailleurs vivement tous les participants qui m'ont énormément aidé pour pas mal de partie de mon programme), mais les messages datent un peu et comme les procédures administratives dans certain pays d'Afrique changent souvent, donc pour finir mon pti laïus: Help!!!! 😊
Pour faire court, j'aurais besoin pour la liste des pays suivants, du lieu d'obtention du visa pour au minimum trois mois et du prix:
- Visa pour la Mauritanie au Maroc - "" "" le Sénégal au Mauritanie - "" "" le Mali au Sénégal - "" "" le Burkina Faso au Mali - "" "" le Togo au Burkina Faso - "" "" le Bénin au Togo - "" "" le Cameroun au Bénin - "" "" le Gabon au Cameroun - "" "" le Congo au Gabon - "" "" la République Démocratique du Congo au Congo - "" "" la Tanzanie en RDC - "" "" le Kenya en Tanzanie - "" "" Madagascar au Kenya.
Merci d'avance à toutes les personnes qui voudront bien prendre deux minutes pour répondre à un cyclo perdu.
Pour faire court, j'aurais besoin pour la liste des pays suivants, du lieu d'obtention du visa pour au minimum trois mois et du prix:
- Visa pour la Mauritanie au Maroc - "" "" le Sénégal au Mauritanie - "" "" le Mali au Sénégal - "" "" le Burkina Faso au Mali - "" "" le Togo au Burkina Faso - "" "" le Bénin au Togo - "" "" le Cameroun au Bénin - "" "" le Gabon au Cameroun - "" "" le Congo au Gabon - "" "" la République Démocratique du Congo au Congo - "" "" la Tanzanie en RDC - "" "" le Kenya en Tanzanie - "" "" Madagascar au Kenya.
Merci d'avance à toutes les personnes qui voudront bien prendre deux minutes pour répondre à un cyclo perdu.
Premier voyage en Asie, dès le 29 juillet 2012 English translation pending
Bonjour à tous 😄
Voila j'aurais une, voir deux petites questions à vous posez concernant un voyage en Asie. Je décolle le 29 juillet 2011 pour Kuala Lumpur et de la commencera mon périple pendant 6 mois. Je commencerais par le Vietnam, le Cambodge, La Thaïlande, La Malaisie et l'Indonésie. 5 pays que j'ai vraiment hâte de visiter et ou je prévois de rester environs un mois à chaque fois (Sauf le Cambodge ou je reste 15 jours mais je me rattrape sur la Thaïlande 🙂). Le problème, c'est que cela ne fait que 5 mois environs et il me reste une petite destination à choisir pour le mois de juillet. J'ai d'abord pensé au Japon mais quand j'ai vu les prix et sachant ce qu'il me restera à la fin de ce voyage, je me suis dit que j'irais au Japon dans quelques années. J'ai ensuite pensé à la destination à la mode du moment, l'Australie. Mais je me suis dit pourquoi pas rester dans le thème Asiatique. C'est alors que j'ai pensé à la Chine 😏. Mais voila le problème que je rencontre, c'est qu’apparemment en juillet ben en chine ... Il pleut ... Beaucoup !!! Cela ne me dérange pas énormément car je ne veux pas aller en Chine pour me faire bronzer mais pour voir la culture, les temples, les paysages ... J'aurais donc aimé savoir si des personnes ont déjà voyagé en Chine en Juillet et surtout est ce que le climat est un gros handicape en cette période. De plus, je voyage avec Air Asia et il ne me propose que quelques destination (au départ de Kuala Lumpur) pour la Chine. A savoir : Chengdu, Guangzhou, Guilin, Hangzhou, Shenzhen ou Tianjin. Je ne sais pas vraiment lequel de ces lieux est le plus jolie à visiter et ou le climat est le moins terrible en juillet. Je ferais déjà un petit détour à Hong Kong pendant 5 jours avant de descendre le Vietnam et en ce qui concerne Pékin, Air Asia ne me le propose pas. Je précise également que je ne resterais que 15 jours en Chine donc si vous pouvez me donner au moins 2 destinations dans le lot afin que je fasse une semaine dans chaque. J'espère que vous pourrez un peu mieux éclairer ma lanterne afin que je puisse avancer dans mon petit projet. Merki 😉
Voila j'aurais une, voir deux petites questions à vous posez concernant un voyage en Asie. Je décolle le 29 juillet 2011 pour Kuala Lumpur et de la commencera mon périple pendant 6 mois. Je commencerais par le Vietnam, le Cambodge, La Thaïlande, La Malaisie et l'Indonésie. 5 pays que j'ai vraiment hâte de visiter et ou je prévois de rester environs un mois à chaque fois (Sauf le Cambodge ou je reste 15 jours mais je me rattrape sur la Thaïlande 🙂). Le problème, c'est que cela ne fait que 5 mois environs et il me reste une petite destination à choisir pour le mois de juillet. J'ai d'abord pensé au Japon mais quand j'ai vu les prix et sachant ce qu'il me restera à la fin de ce voyage, je me suis dit que j'irais au Japon dans quelques années. J'ai ensuite pensé à la destination à la mode du moment, l'Australie. Mais je me suis dit pourquoi pas rester dans le thème Asiatique. C'est alors que j'ai pensé à la Chine 😏. Mais voila le problème que je rencontre, c'est qu’apparemment en juillet ben en chine ... Il pleut ... Beaucoup !!! Cela ne me dérange pas énormément car je ne veux pas aller en Chine pour me faire bronzer mais pour voir la culture, les temples, les paysages ... J'aurais donc aimé savoir si des personnes ont déjà voyagé en Chine en Juillet et surtout est ce que le climat est un gros handicape en cette période. De plus, je voyage avec Air Asia et il ne me propose que quelques destination (au départ de Kuala Lumpur) pour la Chine. A savoir : Chengdu, Guangzhou, Guilin, Hangzhou, Shenzhen ou Tianjin. Je ne sais pas vraiment lequel de ces lieux est le plus jolie à visiter et ou le climat est le moins terrible en juillet. Je ferais déjà un petit détour à Hong Kong pendant 5 jours avant de descendre le Vietnam et en ce qui concerne Pékin, Air Asia ne me le propose pas. Je précise également que je ne resterais que 15 jours en Chine donc si vous pouvez me donner au moins 2 destinations dans le lot afin que je fasse une semaine dans chaque. J'espère que vous pourrez un peu mieux éclairer ma lanterne afin que je puisse avancer dans mon petit projet. Merki 😉
Louer une voiture à Taiwan (Taipei) English translation pending
Qui aurait déjà loué une voiture à Taiwan ? Comme c'est un petit pays qui peut me dire si 1 mois es suffisant ou si il faut compter 1 mois et demi à 2 mois ?
Merci pour vos réponses. Nous pensons arriver à Taiwan entre mi voir fin octobre 2011
HSBC: carte normale ou première pour un tour du monde? English translation pending
Bonjour à tous,
Le grand départ se rapproche! Depuis plus de 3 ans je vous lis tous... Au depart je devais partir 1 an et finalement en vous lisant j'ai decidé que cela été le projet de ma vie et donc je pars pour une durée de 3 ans. Tout est prets sauf un ou deux details, notamment la banque!
Je suis à la Caisse D'Epargne depuis ma naissance...en 1982. Il s'avere que la Caisse d'Epargne ne propose rien de folichon pour les tourmondistes. Par contre HSBC semble GENIALE avec le fait de sortir gratuitement d'un distributeur.
Cependant, le Banquier d'HSBC me donne le choix entre 2 cartes: Carte normal a 7 euros par mois Carte premiere à 14 ou 15 euros par mois..
Est ce qu'il y a une grande difference entre les deux? Alors que pour les 3 premiers mois je serai avec ma carte premiere Caisse d'Epargne, compte et carte que j'arrete apres les 3 mois... J'aurai une Amex (air france...) et la carte HSBC au final. Donc vous me conseillez quel couleur de carte la grise normal ou la jaune premiere?? Pour 7 euros de plus, qu'est ce que me donnerai la premiere?
1 000 merci pour vos reponses!
Le grand départ se rapproche! Depuis plus de 3 ans je vous lis tous... Au depart je devais partir 1 an et finalement en vous lisant j'ai decidé que cela été le projet de ma vie et donc je pars pour une durée de 3 ans. Tout est prets sauf un ou deux details, notamment la banque!
Je suis à la Caisse D'Epargne depuis ma naissance...en 1982. Il s'avere que la Caisse d'Epargne ne propose rien de folichon pour les tourmondistes. Par contre HSBC semble GENIALE avec le fait de sortir gratuitement d'un distributeur.
Cependant, le Banquier d'HSBC me donne le choix entre 2 cartes: Carte normal a 7 euros par mois Carte premiere à 14 ou 15 euros par mois..
Est ce qu'il y a une grande difference entre les deux? Alors que pour les 3 premiers mois je serai avec ma carte premiere Caisse d'Epargne, compte et carte que j'arrete apres les 3 mois... J'aurai une Amex (air france...) et la carte HSBC au final. Donc vous me conseillez quel couleur de carte la grise normal ou la jaune premiere?? Pour 7 euros de plus, qu'est ce que me donnerai la premiere?
1 000 merci pour vos reponses!
Débit de carte bancaire intempestif d'Agoda English translation pending
Bonjour à tous,
je veux vous faire part de mon expérience, j 'ai fait la réservation de deux hôtel a Bangkok pour l'arriver et avant le départ de Bangkok sur Agoda.
tout c'est bien passé, mais en consultant le relevé de ma banque j'ai un débit pour une réservation à Londres que je n'ai pas fait de 49,6 euros.
en consultant le site Agoda je ne retrouve que mes réservation valide et pas celle la bien sur.
je pense être victime d'une arnaque? or quand j'ai fait ma resa j'ai même eu une vérification de ma cb par ma banque avec code sms envoyé.
je viens de faire un message à AGODA et je vais contacté ma banque aujourd'hui pour essayer de faire annuler cet transaction?
les vacances commence bien, pfffff
je veux vous faire part de mon expérience, j 'ai fait la réservation de deux hôtel a Bangkok pour l'arriver et avant le départ de Bangkok sur Agoda.
tout c'est bien passé, mais en consultant le relevé de ma banque j'ai un débit pour une réservation à Londres que je n'ai pas fait de 49,6 euros.
en consultant le site Agoda je ne retrouve que mes réservation valide et pas celle la bien sur.
je pense être victime d'une arnaque? or quand j'ai fait ma resa j'ai même eu une vérification de ma cb par ma banque avec code sms envoyé.
je viens de faire un message à AGODA et je vais contacté ma banque aujourd'hui pour essayer de faire annuler cet transaction?
les vacances commence bien, pfffff
Premier voyage aux Philippines, dix-huit jours dès mi-mars English translation pending
Bonjour à tous,
Avec mon mari on va visiter les Philippines au mois de mars, arrivée à Manille le 15. On voudrait voir les terrasses de Banaue et la région des montagnes puis faire un séjour plage. Mais là on coince un peu parce que tout a l’air merveilleux partout et on ne sait pas quoi choisir. Nous avons 18 jours sur place. Est-il réalisable de faire en plus des montagnes et palawan et un tour dans les îles visaya ? Peut-on organiser ça nous-même ou faut-il passer absolument par agence de voyages ? On cherche des hôtels simples à +- 20 euros la nuit. Enfin faut-il réserver absolument les hôtels à cette période où peut-on partir « à l’aventure » ? Désolée d’avoir beaucoup de questions mais c’est notre premier grand voyage en dehors de l’Europe et on est un peu perdu 🤪
Flavine
Avec mon mari on va visiter les Philippines au mois de mars, arrivée à Manille le 15. On voudrait voir les terrasses de Banaue et la région des montagnes puis faire un séjour plage. Mais là on coince un peu parce que tout a l’air merveilleux partout et on ne sait pas quoi choisir. Nous avons 18 jours sur place. Est-il réalisable de faire en plus des montagnes et palawan et un tour dans les îles visaya ? Peut-on organiser ça nous-même ou faut-il passer absolument par agence de voyages ? On cherche des hôtels simples à +- 20 euros la nuit. Enfin faut-il réserver absolument les hôtels à cette période où peut-on partir « à l’aventure » ? Désolée d’avoir beaucoup de questions mais c’est notre premier grand voyage en dehors de l’Europe et on est un peu perdu 🤪
Flavine
Coins idylliques pour faire du snorkeling aux Philippines? English translation pending
Bonjour,
Je pars aux philippines de mi-février à mi-mars, période la plus touristique, hélas je n'avais pas le choix.
Je compte faire 3 étapes, je recherche des endroits peu touristiques et où il y a de beaux spots de snorkeling avec des coraux en bon état, pas encore éclatés à la dynamite.
Pour ceux qui connaîssent : un endroit qui se rapproche de la Suwalesi, des îles Togian pour leur tranquillité et de Bunaken pour ses coraux et son tombant.
Les logements rudimentaires ne me dérangent pas, petits bungalows sans clim, avec électricité 4h dans la journée... Budget raisonnable.
Ne me proposez pas Tubbataha je ne veux pas faire de croisière.
Merci par avance pour vos réponses.
PS: SVP je veux une discussion constructive, pas de querelles pour savoir qui a raison, comme je le vois sur d'autres posts. Respectez l'avis de chacun, je sélectionnerai moi-même ce qui m’intéresse. Merci de votre compréhension ;)
Je pars aux philippines de mi-février à mi-mars, période la plus touristique, hélas je n'avais pas le choix.
Je compte faire 3 étapes, je recherche des endroits peu touristiques et où il y a de beaux spots de snorkeling avec des coraux en bon état, pas encore éclatés à la dynamite.
Pour ceux qui connaîssent : un endroit qui se rapproche de la Suwalesi, des îles Togian pour leur tranquillité et de Bunaken pour ses coraux et son tombant.
Les logements rudimentaires ne me dérangent pas, petits bungalows sans clim, avec électricité 4h dans la journée... Budget raisonnable.
Ne me proposez pas Tubbataha je ne veux pas faire de croisière.
Merci par avance pour vos réponses.
PS: SVP je veux une discussion constructive, pas de querelles pour savoir qui a raison, comme je le vois sur d'autres posts. Respectez l'avis de chacun, je sélectionnerai moi-même ce qui m’intéresse. Merci de votre compréhension ;)
British Airways pour Narita au Japon English translation pending
Voilà nous partons maintenant dans 3 semaines pour le Japon avec british.
On part de Lyon avec escale à Londres pour changer d'avion et après direct Narita.
J'ai plusieurs questions pour ceux qui ont déjà pris cette compagnie.
* j'ai 1h05 à Londres pour changer d'avion: arrivée en terminal 5A et repart en terminal 5B: apparemment l'aéroport heathrow c'est bien amélioré et il y a un passage entre la zone A et la zone B de ce terminal qui rends les échanges plus rapide et simple. L'avez vous déjà testé?
* après pour la cabine nous aurons chacun un sac à dos: sac à dos normal pour mon compagnon et moi un petit sac à dos pour mon appareil photo et les papiers ( donc pas très grand): je pense que pour l'aller çà ne posera pas de problème cependant j'ai prévu de mettre dans ma valise un sac en toile que je veux utiliser pour le retour pour mettre des fringues et de ce fait dégager 10kg de place dans la valise pour mettre nos souvenirs. Du coup pour le retour on aura le sac a dos de mon compagnon, le sac de voyage en toile rempli de fringues et mon petit sac à dos pour les papiers et l'appareil photo. Pensez vous que çà va passer ou ils vont nous demander de mettre mon sac dans le plus grand en toile. parce que pour moi mon petit sac à dos me serre de sac à main.
Merci à tous
J'ai plusieurs questions pour ceux qui ont déjà pris cette compagnie.
* j'ai 1h05 à Londres pour changer d'avion: arrivée en terminal 5A et repart en terminal 5B: apparemment l'aéroport heathrow c'est bien amélioré et il y a un passage entre la zone A et la zone B de ce terminal qui rends les échanges plus rapide et simple. L'avez vous déjà testé?
* après pour la cabine nous aurons chacun un sac à dos: sac à dos normal pour mon compagnon et moi un petit sac à dos pour mon appareil photo et les papiers ( donc pas très grand): je pense que pour l'aller çà ne posera pas de problème cependant j'ai prévu de mettre dans ma valise un sac en toile que je veux utiliser pour le retour pour mettre des fringues et de ce fait dégager 10kg de place dans la valise pour mettre nos souvenirs. Du coup pour le retour on aura le sac a dos de mon compagnon, le sac de voyage en toile rempli de fringues et mon petit sac à dos pour les papiers et l'appareil photo. Pensez vous que çà va passer ou ils vont nous demander de mettre mon sac dans le plus grand en toile. parce que pour moi mon petit sac à dos me serre de sac à main.
Merci à tous
Pas qu'un article, une symphonie de gigantisme, Pékin English translation pending
Chères électrices, chers électeurs,
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Retour de la croisière "Joyaux de l'Asie" du 14 au 29 mai 2010 English translation pending
Bonjour à tous,
me voilà rentrée des vacances, alors je mets mon compte rendu. Je pense que je vais nuancer un peu le discours de certains car je n'ai pas un avis négatif sur cette croisière...
Concernant la logistique : nous avons bénéficié de promo 1 mois avant le départ et avons donc payé 1500€ pour une cabine E4... Intéressant me semble-t-il... (Réservation par AB Croisères qui est tant critiqué et dont nous n'avons rien à reprocher, contact téléphonique ok, rappel pour indiquer n° de cabine, convocation reçu 15 jours avant le départ).
Nous sommes arrivés par Singapour Airlines à 6h le samedi matin. Nous avons été pris en charge de suite par Costa, petit déjeuner dans un hotel puis tour de la ville de Singapour avec arrêts... Très sympa en attendant midi de pouvoir embarquer. Embarquement ok, ils se sont débrouillés des bagages pris en charge à l'aéroport.
Le Bateau : Costa Romantica Effectivement le bateau est ancien mais on s'y fait, c'est quand même mieux qu'à la maison ! Rien à dire sur la nourriture : grand choix au buffet, repas de qualité le soir, et très varié... Concernant les spectacles, on a trouvé très sympa, c'est pas le plus grand cabaret du monde mais il faut pas s'attendre non plus à cette qualité. En tout cas, on a vraiment apprécié. Concernant les boissons, on avait pris le forfait Boys&Girls, 20€ pour 10 boissons sans alcool, très avantageux. Sinon il faut prendre le coktail du jour pendant les Happy Hour, il y en a 2 pour le prix d'un, et il est à 5€ Comme certains, je n'ai pas apprécié le discours de la représentante francophone qui nous conseille fortement de mettre Excellent partout... Surtout qu'elle n'a été présente et plus avenante que vers la fin de la croisière... Le personnel était super sympa, autant au bar qu'au restaurant ainsi que la dame de chambre qui nous faisait des superbes présentation le soir ! Concernant les passagers, nous étions 150 francophones, la majorité étant des australiens.
Les escales : Nous avons fait le choix volontaire de prendre les excursions Costa, conscient du prix élevé mais ayant décidé d'avoir des vacances 0 prises de têtes. Nous n'avons pas regretté car même si ce sont moins des excursions typiques, on voit pleins de choses sans se soucier des horaires... Des gens croisiés sur le bateau ont pris des taxis mais ils ont perdus du temps à négocier, les chauffeurs ne parlent que très peu anglais et ils avaient la sensation de se faire arnaquer en permanence (genre le chauffeur n'avait pas le plein avant de partir, obligé de payer l'essence, ou des taxis pousse pousse au vietnam qui coutent 2x plus cher au retour car ça a duré plus longtemps). Certains diront qu'ils se sont mal débrouillés. Peut-être, mais n'empêche que c'est pas donné à tout le monde de négocier dans un pays qui n'est pas le notre et de se débrouiller tout seul dans la rue assailli par des vendeurs à la sauvette et autres guides, ...
Singapour : Exception à la règle, pas d'excursion ici, nous avons pris le métro pour aller à Little India. L'après midi nous sommes allés sur l'ile de Sentosa. Il faisait tellement chaud et humide ce jour là que nous n'avons pas fait grand chose en définitive...
Ho chi minh : Excursion au Delta du Mékong Longue route pour aller là bas. Mais les paysages étaient jolis. De même, petit trajet en bateau sur le Mékong, c'était très sympa. Puis nous sommes allés un peu plus dans la "jungle". C'était marrant. Malgré le retour prévu à 15h30, nous n'avons pas eu l'impression d'être speedé, d'ailleurs nous sommes rentrés à 16h30. Pas de soucis, le bateau nous attendait évidemment...
Da Nang : excursion à Hué Là aussi beaucoup de route. On a cru mourir 10 fois tellement les gens roulent comme des nases. Ca double dans tous les sens, tant pis si c'est dans un virage ou si quelqu'un arrive en face, un bon coup de klaxon, une queue de poisson et le tour est joué ! Nous avons visité la cité impériale, puis une pagode. ensuite nous avons fait un tour en bateau sur la rivière des parfums. Et l'après midi nous sommes allés voir le tombeau du 2nd roi, certainement le meilleur moment de la journée...
Hong Kong : excursion au Big Buddha Malheureusement, le brouillard de Hong Kong nous a empêché de profiter de cette visite. Le brouillard était tellement épais et bas que même au pied de la statue, nous n'avons pas vu le haut ! L'après midi nous sommes allés par nos propres moyens sur l'ile de Hong Kong, et nous avons fait le tour avec le bus à étage. Très sympa, on a échappé à la pluie ! A noter que le bateau est super bien placé, à côté d'un centre commercial et du terminal des ferrys.
Manille : excursions en canoe à Pagajsan Très belle excursion, mais un peu dure humainement car on est 2 par canoe, et il y a 2 rameurs qui remontent la rivière. Il y a souvent des rapides, ils poussent le bateau à contre courant et le soulèvent parfois pour pouvoir passer. Très difficile comme boulot, et assez dangereux. Ensuite nous sommes allés avec un radeau sous une chute d'eau, le moment fort de la journée !
Kota Kinabalu, Bornéo : excursion dans la foret et à la plage Super excursion, nous avons marché dans la forêt pendant 1h, puis nous sommes allés sur la plage. Dommage que la mer soit si sale et pleine de détritus car le coin était sympa. En rentrant on s''est fait posé dans le marché. Très chouette car peu touristique par rapport au vietnam. Pas de monde pour nous sauter dessus, les gens étaient très sympa malgré la barrière de la langue...
Brunei : excursion sur la mangrove Nous sommes partis à la recherche des singes, mais malheureusement il y avait trop de bateau dans le coin pour bien les voir (et pas que des excursions Costa, bien au contraire), puis nous sommes allés voir la mosquée.
Jours en mer : nous en avons profité pour nous reposer, prendre le soleil et se baigner. A vrai dire, nous avions peur de nous ennuyer mais ces journées passaient très vite...
Bilan : ce n'étaient pas nos meilleures vacances car nous avons connu de meilleures destinations (Polynésie et Namibie) mais nous avons bien apprécié. On a surtout apprécié le fait de se laisser vivre pendant 2 semaines et découvrir tant de pays en si peu de temps. Concernant le choix de l'itinéraire et des escales on va dire qu'on a un peu de mal à se faire une opinion vu qu'on ne reste pas longtemps mais forcément, une croisière n'est pas faite pour visiter un pays à fond. On dira que ça nous a donné un bon aperçu de l'Asie. Envie d'y retourner ? Je ne sais pas dire, peut-être à Bornéo qui n'est pas encore assaillie par le tourisme...
A bientôt, je mettrais des photos
Euphroozine
me voilà rentrée des vacances, alors je mets mon compte rendu. Je pense que je vais nuancer un peu le discours de certains car je n'ai pas un avis négatif sur cette croisière...
Concernant la logistique : nous avons bénéficié de promo 1 mois avant le départ et avons donc payé 1500€ pour une cabine E4... Intéressant me semble-t-il... (Réservation par AB Croisères qui est tant critiqué et dont nous n'avons rien à reprocher, contact téléphonique ok, rappel pour indiquer n° de cabine, convocation reçu 15 jours avant le départ).
Nous sommes arrivés par Singapour Airlines à 6h le samedi matin. Nous avons été pris en charge de suite par Costa, petit déjeuner dans un hotel puis tour de la ville de Singapour avec arrêts... Très sympa en attendant midi de pouvoir embarquer. Embarquement ok, ils se sont débrouillés des bagages pris en charge à l'aéroport.
Le Bateau : Costa Romantica Effectivement le bateau est ancien mais on s'y fait, c'est quand même mieux qu'à la maison ! Rien à dire sur la nourriture : grand choix au buffet, repas de qualité le soir, et très varié... Concernant les spectacles, on a trouvé très sympa, c'est pas le plus grand cabaret du monde mais il faut pas s'attendre non plus à cette qualité. En tout cas, on a vraiment apprécié. Concernant les boissons, on avait pris le forfait Boys&Girls, 20€ pour 10 boissons sans alcool, très avantageux. Sinon il faut prendre le coktail du jour pendant les Happy Hour, il y en a 2 pour le prix d'un, et il est à 5€ Comme certains, je n'ai pas apprécié le discours de la représentante francophone qui nous conseille fortement de mettre Excellent partout... Surtout qu'elle n'a été présente et plus avenante que vers la fin de la croisière... Le personnel était super sympa, autant au bar qu'au restaurant ainsi que la dame de chambre qui nous faisait des superbes présentation le soir ! Concernant les passagers, nous étions 150 francophones, la majorité étant des australiens.
Les escales : Nous avons fait le choix volontaire de prendre les excursions Costa, conscient du prix élevé mais ayant décidé d'avoir des vacances 0 prises de têtes. Nous n'avons pas regretté car même si ce sont moins des excursions typiques, on voit pleins de choses sans se soucier des horaires... Des gens croisiés sur le bateau ont pris des taxis mais ils ont perdus du temps à négocier, les chauffeurs ne parlent que très peu anglais et ils avaient la sensation de se faire arnaquer en permanence (genre le chauffeur n'avait pas le plein avant de partir, obligé de payer l'essence, ou des taxis pousse pousse au vietnam qui coutent 2x plus cher au retour car ça a duré plus longtemps). Certains diront qu'ils se sont mal débrouillés. Peut-être, mais n'empêche que c'est pas donné à tout le monde de négocier dans un pays qui n'est pas le notre et de se débrouiller tout seul dans la rue assailli par des vendeurs à la sauvette et autres guides, ...
Singapour : Exception à la règle, pas d'excursion ici, nous avons pris le métro pour aller à Little India. L'après midi nous sommes allés sur l'ile de Sentosa. Il faisait tellement chaud et humide ce jour là que nous n'avons pas fait grand chose en définitive...
Ho chi minh : Excursion au Delta du Mékong Longue route pour aller là bas. Mais les paysages étaient jolis. De même, petit trajet en bateau sur le Mékong, c'était très sympa. Puis nous sommes allés un peu plus dans la "jungle". C'était marrant. Malgré le retour prévu à 15h30, nous n'avons pas eu l'impression d'être speedé, d'ailleurs nous sommes rentrés à 16h30. Pas de soucis, le bateau nous attendait évidemment...
Da Nang : excursion à Hué Là aussi beaucoup de route. On a cru mourir 10 fois tellement les gens roulent comme des nases. Ca double dans tous les sens, tant pis si c'est dans un virage ou si quelqu'un arrive en face, un bon coup de klaxon, une queue de poisson et le tour est joué ! Nous avons visité la cité impériale, puis une pagode. ensuite nous avons fait un tour en bateau sur la rivière des parfums. Et l'après midi nous sommes allés voir le tombeau du 2nd roi, certainement le meilleur moment de la journée...
Hong Kong : excursion au Big Buddha Malheureusement, le brouillard de Hong Kong nous a empêché de profiter de cette visite. Le brouillard était tellement épais et bas que même au pied de la statue, nous n'avons pas vu le haut ! L'après midi nous sommes allés par nos propres moyens sur l'ile de Hong Kong, et nous avons fait le tour avec le bus à étage. Très sympa, on a échappé à la pluie ! A noter que le bateau est super bien placé, à côté d'un centre commercial et du terminal des ferrys.
Manille : excursions en canoe à Pagajsan Très belle excursion, mais un peu dure humainement car on est 2 par canoe, et il y a 2 rameurs qui remontent la rivière. Il y a souvent des rapides, ils poussent le bateau à contre courant et le soulèvent parfois pour pouvoir passer. Très difficile comme boulot, et assez dangereux. Ensuite nous sommes allés avec un radeau sous une chute d'eau, le moment fort de la journée !
Kota Kinabalu, Bornéo : excursion dans la foret et à la plage Super excursion, nous avons marché dans la forêt pendant 1h, puis nous sommes allés sur la plage. Dommage que la mer soit si sale et pleine de détritus car le coin était sympa. En rentrant on s''est fait posé dans le marché. Très chouette car peu touristique par rapport au vietnam. Pas de monde pour nous sauter dessus, les gens étaient très sympa malgré la barrière de la langue...
Brunei : excursion sur la mangrove Nous sommes partis à la recherche des singes, mais malheureusement il y avait trop de bateau dans le coin pour bien les voir (et pas que des excursions Costa, bien au contraire), puis nous sommes allés voir la mosquée.
Jours en mer : nous en avons profité pour nous reposer, prendre le soleil et se baigner. A vrai dire, nous avions peur de nous ennuyer mais ces journées passaient très vite...
Bilan : ce n'étaient pas nos meilleures vacances car nous avons connu de meilleures destinations (Polynésie et Namibie) mais nous avons bien apprécié. On a surtout apprécié le fait de se laisser vivre pendant 2 semaines et découvrir tant de pays en si peu de temps. Concernant le choix de l'itinéraire et des escales on va dire qu'on a un peu de mal à se faire une opinion vu qu'on ne reste pas longtemps mais forcément, une croisière n'est pas faite pour visiter un pays à fond. On dira que ça nous a donné un bon aperçu de l'Asie. Envie d'y retourner ? Je ne sais pas dire, peut-être à Bornéo qui n'est pas encore assaillie par le tourisme...
A bientôt, je mettrais des photos
Euphroozine
Trois semaines en Australie en octobre 2010: Ayers Rock, Rotorua, Kangoroo Island, Great Ocean Road? English translation pending
bonjour
nous serons en Australie en octobre 2010, pour un voyage de 3 semaines à deux. notre intention est de visiter Sydney (3 j), la région de Darwin (5j) et la région de Cairns (7 j) cela laisse qq jours pour une autre destination ; j'aimerais vos recommandations
ayant déjà visité les grands parcs USA, je me demande si la zone de Ayers Rock est intéressante ? n'est ce pas très "commercial" ? ou 3 jours en NZ île du nord (Rotorua, mais ne serons nous pas déçus par rapport à Yellowstone ?) ou Kangoroo island ? ou la great ocean road près de melbourne ? ou .... ?
merci de vos avis et conseils
nous serons en Australie en octobre 2010, pour un voyage de 3 semaines à deux. notre intention est de visiter Sydney (3 j), la région de Darwin (5j) et la région de Cairns (7 j) cela laisse qq jours pour une autre destination ; j'aimerais vos recommandations
ayant déjà visité les grands parcs USA, je me demande si la zone de Ayers Rock est intéressante ? n'est ce pas très "commercial" ? ou 3 jours en NZ île du nord (Rotorua, mais ne serons nous pas déçus par rapport à Yellowstone ?) ou Kangoroo island ? ou la great ocean road près de melbourne ? ou .... ?
merci de vos avis et conseils
Obtention du visa vietnamien à l'arrivée à l'aéroport de Hanoï? English translation pending
Bonjour,
Je voulais savoir si il était possible d'obtenir son visa pour le Vietnam à l'arrivée à l'aéroport de Hanoi. Si oui, pour quel tarif et quels documents sont nécessaires ? De la même manière, je voulais savoir si il était possible de l'obtenir à la frontière terrestre en arrivant du Laos? si oui à quel poste frontière ?
Merci Alex
Je voulais savoir si il était possible d'obtenir son visa pour le Vietnam à l'arrivée à l'aéroport de Hanoi. Si oui, pour quel tarif et quels documents sont nécessaires ? De la même manière, je voulais savoir si il était possible de l'obtenir à la frontière terrestre en arrivant du Laos? si oui à quel poste frontière ?
Merci Alex
Vol Emirates en A380: tristesse à l'arrivée à l'aéroport Charles-de-Gaulle English translation pending
il y a 15 jours je me rends à Dubaï comme je le fais 3 ou 4 fois par an, avec Emirates comme d'hab, aller en 777 et retour en A380. (classe éco)
C'était mon baptême d'A380, alors forcément j'étais un peu ému 😊
Self Check in à Dubai, en 40 secondes, super... Aéroport grand, aéré, bien garni en boutiques... Agréable.
Embarquement rapide, l'avion est beau, grand, pas de voisin, le vol s'annonce bien. Décollage en douceur, quel silence ! PTV au top (ICE), écran géant, grand choix de films récent, pas besoin de forcer le volume au casque pour bien entendre tant l'avion est silencieux.
Petit coup d'œil à la caméra placée sur empennage et braquée sur l'avion (j'adore)😛
Repas tout à fait correct, PNC attentifs... bref un bon vol.
Arrivée à CDG... Patatra le rêve s'achève - arrivée au terminal 2C 😐
2 douaniers (rejoins en cours par un 3ème) pour un A380... Déjà là c'est pas marrant.
Et puis l'attente des bagages, entassés autour d'un convoyeur visiblement pas conçu pour le nombre de passagers d'un A380. 45 minutes pour avoir ma valise de l'instant où j'ai passé la douane, soit 1h15 après l'arrivée de l'avion.
C'est nul et c'est bien triste.
C'était mon baptême d'A380, alors forcément j'étais un peu ému 😊

Self Check in à Dubai, en 40 secondes, super... Aéroport grand, aéré, bien garni en boutiques... Agréable.
Embarquement rapide, l'avion est beau, grand, pas de voisin, le vol s'annonce bien. Décollage en douceur, quel silence ! PTV au top (ICE), écran géant, grand choix de films récent, pas besoin de forcer le volume au casque pour bien entendre tant l'avion est silencieux.
Petit coup d'œil à la caméra placée sur empennage et braquée sur l'avion (j'adore)😛
Repas tout à fait correct, PNC attentifs... bref un bon vol.Arrivée à CDG... Patatra le rêve s'achève - arrivée au terminal 2C 😐
2 douaniers (rejoins en cours par un 3ème) pour un A380... Déjà là c'est pas marrant.
Et puis l'attente des bagages, entassés autour d'un convoyeur visiblement pas conçu pour le nombre de passagers d'un A380. 45 minutes pour avoir ma valise de l'instant où j'ai passé la douane, soit 1h15 après l'arrivée de l'avion.
C'est nul et c'est bien triste.
Association ou organisme pour un premier voyage en Thaïlande? English translation pending
bonjour
je prévois de partir en Thaïlande ( Bangkok ) pour le mois de juin ou aout mais étant donner que c'est mon premier voyage et devant partir seul
j'aurais aimait savoir si il exister des organismes permettant d'encadrer tout cela mais en laissant une certaine liberté en ce qui concerne les visites
merci d'avance
je prévois de partir en Thaïlande ( Bangkok ) pour le mois de juin ou aout mais étant donner que c'est mon premier voyage et devant partir seul
j'aurais aimait savoir si il exister des organismes permettant d'encadrer tout cela mais en laissant une certaine liberté en ce qui concerne les visites
merci d'avance
Compagnies aériennes pour Taïwan? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite me rendre à Taïwan. Après avoir pris des renseignements, il n'existerait que 2 compagnies pour aller de Francfort à Taipei ?!? China airlines et Air China. Sont-elles fiables ? Se valent-elles ?
Merci pour vos réponses.
Je souhaite me rendre à Taïwan. Après avoir pris des renseignements, il n'existerait que 2 compagnies pour aller de Francfort à Taipei ?!? China airlines et Air China. Sont-elles fiables ? Se valent-elles ?
Merci pour vos réponses.