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Islande en mars: transports Reykjavik - Sigalda ou Skogar? English translation pending
by Sandrineriv · 2008-10-22 · 3 replies
je doit partir en islande faire un trek en pulka pres de landmannalaugar et j'aimerais savoir si il a des bus qui permette d'aller de Reykjavik à sigalda ou vers skogar a cette periode car a priori tous les horaires de bus que je trouve commence a partir de juin... merci d'avance ou eventuellement si vous connaissez des agences qui peuvent proposer des prestations de transfert aller en 4X4 vers sigalda et récuperation en fin de trek

merci d'avance sandrine
Club Amigo Marea Del Portillo le 26 janvier 2009 English translation pending
by Bord73 · 2008-10-17 · 3 replies
Bonjour, Je part le 26 janvier 2009 pour le club amigo marea del portillo avec ma soeur et j'aimerais savoir si il va y avoir des gens de notre age 35 et 37 ans un peu sur le party😛 je connais un peu l'endroit j'y était l'an passé pour 10 jours🙂

Merci de me repondre Manon
Hôtel Sol Cayo Santa Maria ou Melia Cayo Santa Maria à Santa Clara? English translation pending
by Candytilou · 2008-10-12 · 15 replies
Bonjour J'aimerais savoir si quelqu'un est déjà allé seul à Santa Clara, J'irais aoit au Sol Cayo Santa Maria ou au Mélia Cayo Santa Maria. Est-ce que la température est chaude le 10 janvier. J'attends de vos nouvelles. Bye🙂
Hôtel Melia Cayo Santa Maria English translation pending
by Meliissa07 · 2008-10-09 · 1 reply
Salut !! Je suis l'une des 6 filles qui part au mois de Décembre 2008 !! Je voulais savoir s'il y avait des gens qui sont allés au Melia Cayo Santa Maria !! Et si Oui !! Est-ce encore possible de se promener dans les hôtels qui sont situés juste à côté. Est-ce possible d'aller veiller dans les discothèques soit du Sol ou du Las Dunasou voir des spectacles des autres hôtels???
Hôtel Melia Cayo Santa Maria English translation pending
by Sonyat01 · 2008-10-08 · 3 replies
Bonjour, J'aimerais avoir des commentaires sur cet hôtel... Nous allons en voyage 6 filles et voulons un endroit pas "trop" tranquille. Comme cet hôtel accueille seulement des gens de 18 ans et plus, j'aimerais savoir si l'ambiance est bien ou si c'est un hôtel plus relax pour les couples. Nous partons le 11 décembre avec Air Transat...

Merci de vos réponses!
Voyage au Maroc en mars: guide ou chauffeur avec un 4x4? English translation pending
by Artemis4 · 2008-10-07 · 6 replies
nous allons au maroc en mars, et souhaitons faire un tour (5jours 4nuits) vallee du dades, gorges du dades et todra traverse par le col tazazert puis vallee du draa et nuit dans le desert vers chegaga. nous sommes en pourparler avec un guide du mont mgoun. ma question est, vaut mieux prendre un guide ou juste unchauffeur pour nous transporter? merci à tout ceux qui me repondrons
Hôtel Melia Cayo Santa Maria English translation pending
by Bellasenora · 2008-10-02 · 12 replies
Est-ce que quelqu'un va à cet hôtel bientôt ?
Hôtel Sol Cayo Santa Maria: plongée, prix des excursions? English translation pending
by Avena · 2008-09-29 · 4 replies
Y a-t-il quelqu'un qui a déja fait de la plongée a Santa maria? Je voudrais savoir le prix par excursion svp .. merci!
Hôtel Sol Cayo Santa Maria du 13 au 20 novembre English translation pending
by Avena · 2008-09-25 · 24 replies
Je pars avec mon mari du 13 au 20 novembre 2008 au Sol Cayo Santa Maria.. Qui sera de la partie? Ce sera ma première fois à Santa Maria (je vais toujours à Varadero).. je suis un peu anxieuse.. Merci et au plaisir de se voir!! 😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎
Népal en mars 2009: trek du camp de base ou de l'Anapurna? English translation pending
by Daysie98 · 2008-09-25 · 23 replies
Bonjour, je pars seule au Népal en mars 2009. La je suis en pleine hésitation: le trek du camp de base ou l'anapurna? Lequel me conseillez-vous pour mon premier voyage au népal? Y a-t-il un endroit plus intéressant ou l'on doit rester pour visiter à KTM? Combien de jours me sont nécessaires pour visiter la ville après mon trek??
Tempête et chemin cathare mars 2007 English translation pending
by Lucbertrand · 2008-09-23 · 5 replies
Chemin cathare mars 2007

Voyage au pays des citadelles du vertige

Après bien des contretemps je suis enfin parti pour cette randonnée dans les contreforts pyrénéens au pays des vignobles et des châteaux perchés en haut de pics rocheux.

Lundi matin départ en train direction le sud. Cela me remémore mes escapades passées, en particulier la traversée des Pyrénées. Le temps n'est pas franchement beau et les prévisions très pessimistes. Après un hiver particulièrement doux, je me dis que cela va être un balade de plaisir dans une nature clémente. Eh bien non, juste avant que le train ne commence à freiner en approchant de Port la Nouvelle, une pluie particulièrement violente accompagnée d'un vent proche de la bourrasque semble me dire que le chemin cathare ce n'est pas forcément gagné. Le train stoppe, je cours sur le quai et me précipite à l’abri. J'en profite pour me préparer à partir dans la tourmente en espérant que l'intensité de la pluie veuille bien diminuer. A ces moments, on se demande ce que l'on fait, là, seul à vouloir prendre le chemin. Mais bien vite, dès que l'action s'engage, les incertitudes s'estompent, et on se retrouve à lutter contre les intempéries et ainsi le voyage commence. Je suis toujours surpris de voir avec quelle vitesse le corps puis l'esprit s'adaptent aux conditions. Très rapidement la volonté n'est plus tendue que vers la première étape à accomplir. Cette petite ville balnéaire et industrielle ne présente pas beaucoup de charme, tout du moins la partie que j'en ai traversée. Une fois en périphérie de l'agglomération je trouve les premières indications du chemin. Nous sommes bien en France, partout fleurissent signes et inscriptions de contestations en tous genres. Les panneaux indicateurs du chemin cathare sont badigeonnés à la peinture noire, la protestation fait rage contre les éoliennes, contre la ligne à haute tension et même contre Zoé. Qui est-elle?

Le chemin s'élève vers l'ouest, le vent de face est très violent et irrégulier. Je suis en pleine giboulées de Mars. La nature s'épanouit de toutes parts, fleurs et buissons de la garrigue. Ce ciel de contraste, dû au défilement de nuages à grande vitesse, associé à l'éclat donné par la pluie renforce l'intensité des couleurs. Le mauvais temps n'a pas que de mauvais côtés. Le panorama s'élargit à la mer et aux grands étangs côtiers. La marche est très agréable et le rythme soutenu. J'arrive à une longue ligne d'éoliennes. Un grand panneau explicatif donne à qui prend le temps de le lire une multitude d'informations à caractère économique et technique. J'apprends en particulier que ce type d'installation est automatisé à l'extrême. La machine régule sa mise en marche en fonction de la vitesse du vent, jusqu'à se mettre à l'arrêt à partir d'une vitesse supérieure à 90km/h. Toujours ce vent qui souffle en bourrasques et de face. J'ai l'impression d'être en permanence en train de monter.

Le village de Roquefort des Corbières est atteint. Manifestement nous sommes en pleine région viticole. Au détour d'une rue cohabitent sur un même support trois indications: cave, école maternelle et crèche. Je vois que l'on ne perd pas de temps pour l'éducation du consommateur. Au sortir de cette petite commune, à l'abri d'un mur de pierres sèches bordant un champ en jachère, bien protégé du vent je fais ma première halte. Le soleil se glisse entre les nuages et me prodigue une chaleur généreuse. La route est encore longue ce soir et la nuit tombe relativement tôt, donc debout et en route.

Dès que ma tête dépasse du muret, le vent se rappelle à moi. Le chemin monte et descend en serpentant à travers une multitude de collines. De toute évidence, le temps n'incite pas à la promenade, en plus de quinze kilomètres je n'ai toujours vu personne. Pour être précis, personne qui marche, car les vignerons courbés sous les rafales de vent s'affairent dans leurs vignobles. Ce qui est extraordinaire dans cette région des Corbières, c'est l'utilisation de toute surface relativement plate. La vigne a réellement sculpté le paysage des petits vallons enserrés au milieu de ces collines. Les grains se succèdent. Venant de l'ouest, la direction vers laquelle je me dirige, ils ne me surprennent pas. En effet, la couleur du ciel est un signe annonciateur qui en fonction de l'intensité du gris est un bon baromètre quand à la densité des gouttes. Je longe une crête dans un véritable déchaînement de vent. Un effet venturi est créé au collet par lequel l'itinéraire se faufile. J'en ai le souffle coupé. Deux ou trois virages dans une descente raide et je suis à l'abri. Que tout semble paisible subitement. Au fond une route vicinale déroule son ruban sombre puis, en face un nouveau vallon se dirige vers l'ouest. Là-bas dans le lointain le ciel est franchement noir. Il est 17h30. Il me reste à parcourir un peu moins de dix kilomètres avant l'étape escomptée. Vais-je être épargné par la tourmente? On verra bien. Je fonce. La descente jusqu'à la route est interminable, une multitude de zigzagues à niveau.



Enfin j'attaque la combe, elle s'enfonce vraiment dans le gros mauvais temps. Des gouttes énormes commencent à ponctuer la terre claire de grosses taches sombres, bientôt remplacées par une neige lourde et mouillée. Le vent est tellement puissant qu'en me protégeant derrière un arbuste, je suis épargné par les flocons qui partent presque à l'horizontale. Cependant, ce n'est pas une situation d'avenir, donc je m'arc-boute et fais front aux éléments déchaînés et repars. Au détour du chemin une bergerie, elle est vraiment la bienvenue , je m'y précipite. Elle est jonchée de paille. Qu'il fait bon s'y allonger en regardant à quelques mètres les éléments en furie . De toute évidence, ce coup-ci cela semble sérieux. Vais-je passer la nuit dans ce lieu? L'idée ne m'en est pas désagréable, bien au contraire. Cependant, la seule chose qui me gêne, c'est le manque d'eau et manifestement je n'en vois pas, malgré tout ce qui tombe. Je sors ma tente, l'étale au sol y pose mon sac de couchage, et me laisse aller dans sa douce chaleur. Après une bonne vingtaine de minutes les chutes du Niagara commencent à se tarir. L'ombre fait place à un rayon de soleil d'abord timide puis conquérant. Que la nature est belle dans ses excès. J'hésite entre rester et partir, dans quatre ou cinq kilomètres se trouve un village, Durban. Puis le soleil par son insistance me tire de mon indécision et m'invite à tout replier. En effet, ce n'est pas une promesse de dupe, le bleu au ciel se maintient. Encore quelques collines au sommet desquelles Éole essaie de me barrer la route et voilà mon village. Pour ce soir si possible pas de camping. Un hôtel au pied du premier château de l'itinéraire m'ouvre gentiment sa porte. A part quelques ouvriers employés par la commune je suis seul.

Après une bonne nuit, le seuil de l'hôtel franchi, de nouveau le vent m'attaque brutalement. Aucune accalmie n'est attendue ni pour aujourd'hui ni pour les jours prochains. Le château en ruine domine le petit bourg. Le temps est particulièrement menaçant et les premiers flocons de neige ne tardent pas à faire leur apparition. D'un pas alerte je rejoins le château. De ces conditions adverses naît un vif plaisir de la marche. Montées et descentes se succèdent dans ce relief très mouvementé des Corbières. Alternent aussi en fonction de l'orientation les zones de calme et de furie. Les points hauts sont particulièrement décoiffants. J'en éprouve une réelle difficulté à respirer face au vent. Après quelques heures de marche vivifiante apparaît le château d'Aguilar. Un peu plus tard en fin d'après-midi j'arrive au village de Tuchan. Par une petite route raide en lacets mon étape de la journée s'achève dans un adorable gîte perché, duquel une magnifique vue porte jusqu'à la frontière espagnole. De ce lieu j'embrasse d'un seul regard les trois premières étapes de la traversée des Pyrénées. Bien évidemment je suis le seul client. L'hôtesse, très sympathique, sans doute intriguée par un randonneur à cette époque et dans ces conditions, par sécurité demande à une amie de venir passer la soirée avec elle. Tout au long de la nuit le vent mugira inlassablement au gré de bourrasques rageuses. Le repas et le petit déjeuner sont excellents, tout particulièrement les confitures faites maison, dont je me gave à satiété en puisant dans de gros pots de verre.

Au matin le temps est dégagé, mais le vent toujours violent. Troisième jour de marche à être secoué dans tous les sens. J'en viendrais presque à regretter que le vent tombe, tellement les sensations procurées sont fortes. Mais je ne serai pas déçu car la tourmente va aller crescendo au cours des deux jours à venir. Le sentier surplombe la route qui conduit à Padern. Il s'engage dans une gorge où le vent s'engouffre en créant un effet venturi particulièrement puissant . L'impression ressentie sur le visage est semblable à celle que l'on éprouve lancé à pleine vitesse en moto sans casque, les lunettes sont indispensables si l'on veut garder les yeux ouverts. C'est tellement étonnant que cela me fait rire. L'équilibre est parfois compromis par les coups de boutoir de la bise. Mais pour les deux jours suivants je ne suis pas au bout de mes surprises, car les expériences à venir seront inimaginables.

Juste avant le village un joli pont, puis un peu après une étonnante publicité vantant le Terroir du Vertige. L'arrivée au centre de ce petit bourg est impressionnante. Un château en ruine domine du haut de sa falaise les maisons tassées sous les assauts de la tempête. Une épicerie-débit de boissons me permet une halte au calme. La tenancière, très expressive, me décrit toutes les sortes de voyageurs qui s'arrêtent chez elle. Son café fait dans une belle cafetière en verre est excellent et j'en consomme immodérément. Après une heure très agréable au cours de laquelle j'apprends beaucoup de choses au sujet de ce pays de contrastes, il est temps de retourner dans la grande soufflerie.

Un chemin très raide me conduit en quelques virages au château. Mais son accès est interdit car il est menacé d'effondrement. L'ambiance est austère et, l'absence de tout être humain dans cette tempête renforce la sensation d'éloignement. En effet, depuis ce matin je n'ai pas croisé une seule personne. Le panorama s'élargit. Des falaises saupoudrées de neige renforcent la sévérité du paysage. Je m'arrête pour faire une photo et je repars en sens inverse sans m'en rendre compte. Ce n'est que quelques dizaines de mètres plus loin, qu'un détail caractéristique me fait réaliser que je marche sur mes pas. Être soumis en permanence à ce vent très violent finit par altérer le jugement.



La neige adhère par plaques au chemin dans les petits creux, à découvert elle est balayée. Une fois un collet dépassé, la citadelle de Quéribus se révèle au regard dans toute sa puissance carrée. Que ce spectacle est grandiose dans ce paysage mis en exergue par des éléments véritablement en furie. Par une marche sur un vaste plateau je m'approche de cette forteresse, qui se révèle de plus en plus impressionnante au fur et à mesure que la distance diminue. Je débouche sur la route et le petit parking permettant aux visiteurs de venir en véhicule.

Aujourd'hui aucune voiture. Le guichet délivrant les billets est déserté, donc la visite sera gratuite. Rapidement je parcours l'étroit sentier menant au pied des remparts. L'escalier conduisant devant la porte d'entrée est complètement verglacé. Je me tiens vigoureusement à la rampe. Le vent devient tellement violent que je suis obligé de ramper afin de pouvoir progresser. Son intensité atteint son paroxysme au point d'entrée. Je dois mobiliser toute mon énergie pour ne pas renoncer. Je n'ai jamais ressenti une telle sensation, cela me ferait presque peur.

Le passage sous la clef de voûte est franchement incroyable, l'esprit des Cathares se déchaîne pour me rejeter. Sitôt à l'intérieur un phénomène stupéfiant se produit. Alors que je lutte pour ne pas être précipité vers le bas dans cet escalier verglacé, brutalement sans aucune transition un vent inverse me propulse vers le haut. Vraiment inimaginable, maintenant je suis poussé et je me demande si je ne risque pas d'être éjecté par dessus les remparts qui par endroits ne sont pas très hauts au-dessus des marches. Je trouve refuge dans un petit recoin et reprends mes esprits. Le haut du château me domine encore de plusieurs dizaines de mètres le long de cette lame rocheuse qui subit la fureur des éléments. Est-il raisonnable de continuer? Mais pris par l'envoûtement du lieu et la fascination de la tempête je suis inexorablement attiré. En rampant je m'élève, un peu inquiet cependant. J'essaie de coller au sol, m'aplatir au maximum, faire corps avec la pierre de l'escalier pour diminuer la pression de l'air. A ma gauche un peu avant l'édifice sommital, une pièce voûtée se présente. Je m'y réfugie. L'agression de cette bourrasque en furie prend fin comme par enchantement, j'avais l'impression de ne plus pouvoir y échapper, en quelque sorte d'en être le prisonnier. Que le changement est brutal. Je peux me mettre debout sans être bousculé en tous sens. Le hurlement de la tempête est vraiment stupéfiant. Les phénomènes aérologiques autour des remparts créent des dépressions et j'ai l'impression d'entendre une grosse pompe qui tourne à vide. Les murs semblent trembler, agités d'une vibration entrant en résonance avec les coups de boutoir de la tourmente. Je m'allonge et écoute longuement ce concert offert par la nature. Se gravent en moi des émotions que je ne suis pas prêt d'oublier. Une fois de plus l'endroit serait idéal pour passer une nuit de grandes sensations. Mais je n'ai pas d'eau, il reste quelques heures de jour et cette envie d'aller plus loin qui ne me lâche jamais.

Mobilisant mon courage, je retourne dans la grande soufflerie et rejoins l'entrée de la tour sommitale. J'en remonte l'escalier en colimaçon et débouche sur la terrasse qui domine les environs. La vision est pour le moins époustouflante, d'une réelle sauvagerie. De grosses nuées poussées par un très rapide flux d'ouest défilent et percutent la forteresse à une vitesse ahurissante. Pour sortir sur l'esplanade particulièrement exposée, je me colle littéralement au mur. Une fois arrivé à l'extrémité, je m'accroche à la roche du parapet pour faire une photo puis replonge le long de la muraille.

Il me faut maintenant quitter ce lieu magique sans succomber à un mauvais sortilège. La descente est très impressionnante, car la sensation d'être emporté et précipité au bas de la paroi est encore plus forte qu'à la montée. Arrivé devant la porte du château, je me méfie de l'inversion des courants d'air constatée auparavant. En effet je peine à m'approcher du porche comme si l'on voulait me retenir à l'intérieur, et dès que je l'ai franchi je suis violemment éjecté dans l'escalier verglacé. Heureusement je me tiens encore très fermement à la rampe.



Je parcours la sente ramenant à la route. Je viens de vivre une expérience unique. Sur le bitume quelques centaines de mètres plus loin, alors que je continue mon chemin vers l'ouest, un couple d'Anglais monte. L'homme me demande: Is it windy on top? Je lui réponds:Yes, it's terrific, worse than in Waterloo!

Mon humour ne doit pas être très bon, en tout cas pas anglais car cela ne le fait même pas sourire à moins que mon accent lui soit incompréhensible?

Je poursuis en direction de Duilnac où je compte dormir. Je distingue très nettement le village de Cucugnan, celui du curé, petit tertre juste éclairé par un rayon de soleil. En face sur une falaise s'étire la forteresse de Peyrepertuse. Elle est si bien intégrée au décor que l'on discerne difficilement ses différentes murailles des parois qui la soutiennent. Enfin j'atteins mon point de chute pour la nuit, le gîte communal. Pas un restaurant n'est ouvert. Après avoir arpenté dans la bise les rues du village, je rentre avec l'intention de me préparer une bonne soupe-purée. Un couple de retraités en reconnaissance pour un groupe d'amis est installé dans la salle à manger. Nous passons une soirée agréable à siroter leur cubitainer de rouge des Corbières.

Quatrième jour de tempête, aube de début du monde et couche nuageuse épaisse, un jour menaçant se lève. Il fait très sombre et le vent rugit toujours. Dans un air glacial je traverse le village désert, et poursuis face à l'ouest contre la tempête. La journée s'annonce prometteuse en émotions. Derrière moi dans le lointain se dresse la silhouette sombre et trapue de Quéribus, perchée au sommet de son rocher.

Que cette vision est impressionnante par ce matin sans lumière! La neige est plus présente, les sommets sont accrochés par de gros nuages lourds et noirs, et le vent hurle de plus belle. Penché je lutte pour progresser. A plusieurs reprises je suis bloqué par une bourrasque et même à deux reprises jeté au sol. Je n'avais jamais connu cela. Cependant, mon corps et mon esprit se sont complètement adaptés depuis quatre jours, et je me sens formidablement bien dans ce lieu et ces conditions, qui semblent si hostiles. La couche de neige atteint plusieurs centimètres. Parfois de la masse nuageuse inquiétante un rayon de soleil perce.

La combinaison étrange de cette lumière intense et ponctuelle avec la neige et la pénombre ambiante fait resplendir les couleurs de la végétation par touches fugaces, en particulier des lichens jaunes vifs qui colonisent nombre d'arbres.

Je traverse deux villages, proches l'un de l'autre. Ils sont déserts, leurs rues sont parcourues par une bise glaciale et mordante, de grandes plaques de verglas ne demandent qu'à provoquer une chute, et toujours pas âme qui vive. Les habitations semblent abandonn��es, chacun se terrant chez lui. L'impression de désolation est accentuée par le fait que je ne vois aucune cheminée fumer. Peut-être les turbulences sont-elles trop fortes pour que les panaches de fumée puissent se former?

Je continue par la route en direction de Bugarach distant d'une dizaine de kilomètres. L'ambiance est franchement hivernale, tout est blanc. Les parois rocheuses lorsqu'elles se découvrent provisoirement sont complètement plâtrées.

Je croise deux chevaux qui piétinent leur prairie enneigée, je leur gratte le bout du museau et poursuis ma route, plié face aux assauts de la neige et du vent. Et dire que je pensais venir faire une balade dans le midi donc dans la chaleur. Mais dans le fond c'est bien mieux comme cela.

L'après-midi est bien entamée et déjà la lumière est crépusculaire, pourvu que je trouve un point de chute, car la tente cette nuit ça risque d'être sportif. Je fais le point à l'abri relatif d'un mur. Déplier la carte est un véritable problème, ajuster les lunettes de vue avec la neige en est un autre. Heureusement que la topographie du lieu est sans difficulté. Une fois dans le village de Bugarach, je repère le gîte et il est ouvert.

Je vais passer une soirée des plus étonnantes avec un être pour le moins habité par des pensées qui me sont étrangères. Il me racontera une multitude d'histoires d'esprits frappeurs et autres extra-terrestres, plus invraisemblables les unes que les autres, la CIA aurait répertorié quarante huit espèces différentes d'êtres venant des étoiles. Il m'en décrit certaines. Je suis vraiment replongé dans les aventures de David Vincent, feuilleton télévisuel de ma jeunesse, et comme je l'écoute avec attention et curiosité, il va marquer une pause me regarder et me déclarer: « manifestement vous semblez en savoir plus que vous voulez bien le dire». Je le fixe dubitatif, réprimant un fou rire sans rien laisser transparaître, et me contente d'un «ah bon!» laconique. Ferais-je partie des Men in black?

Le lendemain le temps s'est radouci, la neige a été remplacée par une pluie forte. L'envie de continuer dans ces conditions ne soulève pas mon enthousiasme. Mon narrateur de la nuit est lyonnais, et ce matin il rentre chez lui. Je lui demande s'il peut m'emmener. Il me laisse à la gare de Vienne. Durant les quelques heures du trajet il me contera encore une foule d'histoires complètement folles, manifestement tous les Terriens n'habitent pas la même planète.

Ces quatre jours sur un bout du chemin cathare me laisseront un souvenir fort par les émotions connues au contact des éléments déchaînés et de l'immense bien-être que l'on peut éprouver dans ces conditions adverses lorsqu'on se sent tout naturellement à sa place.

Légende des photos: 1)vignes et nuages 2)Padern 3)Prieuré de Molhet au-dessus de Padern 4)Quéribus 5) entrée de la forteresse 6)sommet de la forteresse

8)Quéribus 9)Cucugnan 10)aube à Duilnac 11)Quéribus 12)journée prometteuse 13)Peyrepertuse 14)jeu de lumière 15)rue verglacée 16) Pech de Bugarach
Hôtel Cayo Santa Maria depuis l'ouragan Ike? English translation pending
by Bibie · 2008-09-23 · 3 replies
J'aimerais avoir des nouvelles depuis l'ouragan car je pars dans 2 semaines!

Merci!😎
Hôtel Sol Cayo Santa Maria English translation pending
by 4tia · 2008-09-22 · 6 replies
je pars le 26 sept !!!! il me reste 3 jours pour faire ma valise !! c'est super acheter en dernière minute !!! pas vraiment d'attente, juste l'exitation du départ !

bon, donnez moi vos commentaires !! et surtout un bloc de chambres. près de la mer.

merci ! je vous fait un résumé au retour
Vos avis sur le Maria Lodge Mumbai Colaba? English translation pending
by Dartingarrow · 2008-09-21 · 6 replies
Bonsoir à tous,

je cherche des avis sur le Maria Lodge à Mumbai, que le Lonely Planet encense et que Trip Advisor descend. Ce qui fait un contre un. je me laisserais bien tenter par l'avis du Lonely, mais y en a-t-il parmi vous qui se sont aventurés à tester cette adresse ?

ce qui me plait dans la description, c'est la propreté et la sdb dans les petites chambres...
Hôtel Sol Cayo Santa Maria la semaine du 17 octobre English translation pending
by Ptitao · 2008-09-19 · 3 replies
Est-ce qu'il a des gens qui vont etre au Sol cayo santa maria dans la semaine du 17 octobre??
Ouragan Ike à Marea del Portillo (Cuba): nouvelles? English translation pending
by Masiel · 2008-09-09 · 13 replies
Bonjour, quelqu'un a-t-il des nouvelles de Marea? J'essaie d'appeler une ou deux personnes depuis plusieurs jours sans succès, la ligne ne passe pas. Je suis très très très inquiète:-(
Croisière en mars 2009 au Panama English translation pending
by Tweetydiane · 2008-09-07 · 4 replies
Bonjour à vous tous,

J'aimerais savoir si quelqu'un parmis vous à déjà fait cette croisière qui est 7 nuits au Royal Decameron et 7 nuits sur l'enchantement of the Seas qui fait Colon, Cartagène, Colombie, Aruba, Curaçao, Bonaire et retour à Colon au Panama ensuite 1 nuit au Radisson Decapolis à Panama city. Car nous prévoyons mon mari et moi faire cette croisière du 23 mars au 6 avril 2009. Je vous remercie à l'avance de vos commentaires
Météo à Santa Maria mi-février? (Cuba) English translation pending
by Charlot1 · 2008-09-06 · 2 replies
😠 Bonjour, Quel est la températureà la mi-février pour Santa Maria à Cuba, frais, chaud, beau etc. Merci
Croisière prévue en mars sur le Costa Fortuna English translation pending
by Lisbou · 2008-08-25 · 2 replies
Nous nous apprêtons à réserver sur le Costa Fortuna avec départ de Fort Lauderdale pour les départs du 1er et du 8 mars, nous serons donc 14 jours en croisière.

Est-ce que quelqu'un a déjà fait une de ces deux croisières avec cette compagnie et si oui quels sont vos commentaires. Nous recherchons une croisière où l'on parle français et à ce qu'il paraît sur le Costa Fortuna on y parle entre autres le français.

J'attends vos commentaires.
Croisière sur le Costa Europa en mars 2009 English translation pending
by Misscioccola · 2008-08-23 · 23 replies
bjr en mars 2009 je ferai une croisière via COSTA CROISIERE sur leur bâtau COSTA EUROPA qui s'intitule "Les perles de l'Ocean Indien" on visitera Maurice, Seychelles, Kenya (l'île de Monbasa), Mayotte, Nosy-Be et Diego Suarez (à Madagascra) se sera ma première croisière et je compte faire des excursions mais je me demande s'il vaut mieux que je réserve d'avance ou quoi? Et surtout s'il ne vaut mieux pas que je visite de moi-même en laissant le groupe et d'y aller avec mes amis qui m'accompagneront de faire des sorties et excursions pour nous-mêmes et non pas par le croisièriste? sinon comment se passe les tickets pr boisson ect... les habits, les repas enfin tout ce qui pourrait m'aider à de pas me sentir totalement perdue à mon arrivée sur le bâteau... MERCI
Hôtel Sol Cayo Santa Maria English translation pending
by MarieFleur · 2008-08-14 · 10 replies
Bonjour !

Nous partons avec ma fille de 11 ans pour le Sol Cayo Santa Maria la semaine prochaine, pour 1 semaine. J'ai quelques petites questions...

Que conseillez-vous pour faire changer le dollar canadien en pesos cubains ?

Y a-t-il des excursions intéressantes à faire près de cet hôtel ? Et quoi d'autres aussi ?

Avec la plage qui semble si belle, le sable blanc, pas besoin de souliers sans doute. Peut-on y faire du snorkling?

Enfin bon, si vous pouvez m'en dire, peut importe le sujet, à propos de cette destinations, vos messages seront le bienvenue !!

Merci à l'avance !!
Destination pour mars/avril où l'eau est belle? English translation pending
by Mandarine8 · 2008-08-06 · 3 replies
bonjour a tous je ne sais pas ou aller au moi de mars avril je recherche un endroit ou l'eau est belle pour ce baigner et ou les poison vient a nos pied cela existe car je les vue a ko lipe mais je veux changer merci a tous le monde pour vos bonne idee
Hôtel Club Amigo Marea del Portillo à Cuba English translation pending
by Bebern · 2008-08-04 · 28 replies
Nous partons fin janvier 2009 pour la destination ci-haut mentionnée pour un mois. Nous désirons savoir si c'est trop long pour un tel endroit. De plus, nous nous inquiétons sur les boissons alcoolisées. Y a-t-il une bonne variété car nous avons été déçu lors de notre dernier voyage. Ce n'est pas que nous abusons, mais nous aimons un petit café espagnol en fin de soirée ou différents cocktails. De plus nous habiterons les Cabanas. Est-ce confortable ? Selon les discussions que j'ai visité, il semble que la bouffe et très potable, que le site est très propre et que le personnel est très accueillant, est-ce la réalité ? Concernant les fruits qu'est-ce qui sera en saison en février ? Merci de me donner des nouvelles.
Trains et bus Santa Maria del Mar - La Havane? English translation pending
by Emanie · 2008-07-26 · 7 replies
Je voulais savoir si de Santa Maria del Mar quand on veut aller a la Havane il y avait des bus ou des trains et je ne parle pas des navettes offertes dans certains hotels. Si jamais quelqu un a des infos ou faut il aller pour prendre le train ou le bus.

Et par curiosité est ce que Villa Megano offre des navettes pour la Havane

merci
Frontière Masaï Mara (Kenya) - Serengeti (Tanzanie) ouverte? English translation pending
by Chrissylang · 2008-07-18 · 2 replies
bonjour a tous.

j'ai des infos totalement contradictoires concernant l'ouverture du poste frontière entre le Parc du Masai Mara (Kenya) et son prolongement en Tanzanie, le Serengeti. On me dit d'un coté qu'il est fermé, de l'autre qu'il est ouvert mais que cela est très difficile car il faut une autorisation des 2 gouvernements et un long délai ...et enfin d'autres informateurs ( ca fait très polar tout ca...) m'assurent que le poste est ouvert normalement.. y'aurait il parmi vous des personnes qui ont eu l'occasion de passer par la bas dernièrement, ou qui ont des informations sures ?

merci beaucoup..
Casa à Santa Marta à Varadero? (Cuba) English translation pending
by Playa32 · 2008-07-16 · 6 replies
allo, je voudrais savoir qui aurais une adresse pour une casa a santa marta. merci playa32
S'installer à Santa Marta en Colombie: coût de la vie, emploi...? English translation pending
by Sevillafc · 2008-07-06 · 3 replies
Bonjour a tous, Desirant aller a Santa Marta pour m y installer, j aimerais savoir si ils y a des personnes qui peuvent m informer sur le cout de la vie dans cette ville des caraibes (pesos/euros, emploi, loyer moyen pour un logement dans un quartier decent e tc...). Je remercie par avance aux lecteurs qui voudront bien m accorder quelques minutes pour ces renseignements necessaires car il m est tres difficile d avoir des informations sur Santa Marta.
Accéder à Santorin mi-mars? English translation pending
by Sw87 · 2008-07-01 · 2 replies
Bonjour, voila je voudrais partir à Santorin du 17 mars au 22 mars. A ce qu'il parait, à cette période, l'aéroport n'est pas disponible 🙁. Comment puis je y accéder?. Je voudrai également savoir si quelqu'un a des informations concernant l'hébergement chez l'habitant (facile ou pas, prix, ...) ainsi que les choses à voir, les balades à faire, les coins où bien manger ect...😛 Merci d'avance pour vos réponses🙂

Adrien
Boutiques à l'hôtel Marea del Portillo? English translation pending
by Tilou · 2008-06-24 · 15 replies
bonjour il a t il des boutiques ou des artisant sur place pour acheter des souvenir au marea del portillo merci
Hôtel Bavaro Premium en mars 2009 English translation pending
by Srad1000 · 2008-06-23 · 2 replies
on va au bavaro premium, punta-cana dans le march break....jaimerai avoir des detail...des photo ou petit clip des personne qui on faite le voyage la...on es dans la tentaine...et moi et mon frere on aime bebaucoup activite...volleyball ...water polo etc...alors que nos femme aime relaxer....merci a l'avance.

si vous voulez envoyer des pic ou clip mon e-mail ces yamahableu@hotmail.com

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