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Produits alimentaires aux douanes australiennes English translation pending
Bonjour !
J aimerais connaitre votre experience quant a votre arrivee sur le sol australien... il parait qu il n accepte AUCUN produit alimentaire. Est ce qu ils fouillent reellement dans tous les sacs ?? Est ce que si ce sont des produits alimentaires mais encore hermetiquement clos, c est bon ?
Il parait qu il y a une grosse amende a la cle pour les contrevenants...🤪
Merci de vos conseils car etant actuellement en Tour du monde, j aimerais bien faire des provisions de bouffe en nouvelle caledonie (et oui... on trouve des tablettes Milka nulle part ailleurs!!), mais je devrais repasser par l'Australie...
Angelique.
J aimerais connaitre votre experience quant a votre arrivee sur le sol australien... il parait qu il n accepte AUCUN produit alimentaire. Est ce qu ils fouillent reellement dans tous les sacs ?? Est ce que si ce sont des produits alimentaires mais encore hermetiquement clos, c est bon ?
Il parait qu il y a une grosse amende a la cle pour les contrevenants...🤪
Merci de vos conseils car etant actuellement en Tour du monde, j aimerais bien faire des provisions de bouffe en nouvelle caledonie (et oui... on trouve des tablettes Milka nulle part ailleurs!!), mais je devrais repasser par l'Australie...
Angelique.
Topo music live en Asie du Sud-Est English translation pending
J' ai tafe comme un malade ces 3 dernieres annees, aussi en voyage tres prochainement pour 6 ou 7 mois en asie du sud est, je compte bien en profiter:
Pour mes soirees dans les villes de thailand, laos, vietnam, cambodge, malaisie, indonesie, dites moi ou sont les bars, boites ou club ou ca joue pro .
Mes gouts sont eclectiques a savoir : musique occidentale, pop rock, jazz, mais aussi la musique locale. par exemple en indonesie, je me regale a ecouter du dangdout en regardant les quadrilles de danseurs se former immanquablement.
Pas de doute que ce post servira a beaucoup d' entre-nous...
ENVOYEZ LES WATT !!!
Francois
Pour mes soirees dans les villes de thailand, laos, vietnam, cambodge, malaisie, indonesie, dites moi ou sont les bars, boites ou club ou ca joue pro .
Mes gouts sont eclectiques a savoir : musique occidentale, pop rock, jazz, mais aussi la musique locale. par exemple en indonesie, je me regale a ecouter du dangdout en regardant les quadrilles de danseurs se former immanquablement.
Pas de doute que ce post servira a beaucoup d' entre-nous...
ENVOYEZ LES WATT !!!
Francois
Ce matin...... ma mère.... English translation pending
Ce matin, comme presque tous les matins, je fais le tour de notre " chez nous " ...... rien que la vue sur les îles de Lérins et la baie de Cannes, délicatement écrasée par une brume annonçant quelque chaleur, est féérique et ne peut laisser que des soupirs de bonheur s'échapper de mon corps ......
Je regarde toutes ces fleurs qui poussent dans le jardin, cueille ici une rose pour le pdj de ma bien aimée, et au hasard d'un escalier je hume le délicat parfum de cette guirlande de fleurs ...... les volutes bleues de celles ci se mélangent dans les branches des mimosas et offrent de saisissants contrastes, les rosiers affichent encore une forme du tonerre et n'en finissent pas de monter et de nous offrir leurs plus belles couleurs .......
Charly, Bouly, Lola et Milou n'en finissent pas de cavaler sur les terrasses et arrivée en bas, à la vue de l'eau si bleu de la piscine face à ce bleu de la mer, mon corps est irrésisteblement attiré par un plongeon ....... les geais piquent des vols d'arbre en arbre en sifflotant aprés les pies, et les tarantes commencent à sortir de leur trou de la nuit pour réchauffer leur long corps au soleil, en surfant sur leurs pattes graciles ......
Ma mère me dit bonjour du haut de la terrasse de sa chambre et je lui lance ..... " c'est vraiment le paradis cet endroit " ........
Ma mère : " Tu dis ça, et quel besoin as tu de toujours partir voir ailleurs ... ? "
C'est vrai que dans un mois, nous repartons pour l'Indonésie ........
Comment lui expliquer ce que le voyage apporte de différent ..... comment lui communiquer cette irrésistible envie que l'on a d'être ne serait ce que sur la route ..... de pouvoir rencontrer d'autres personnes issues d'endroits si différents des nôtres et s'enrichir ainsi de nos discussions, comment lui expliquer le trouble que l'on a lorsque l'on est accueilli au fond de nulle part dans un petit village ou les gens vous sourient et vous offrent un thé, et cette impression de bonheur qui vous envahit alors ..... comment lui dire que les parfums issus de notre nourriture sont si différents de chez nous ..... comment lui expliquer simplement ce bonheur tout simple à échanger notre vie d'occidental pour ne serait ce que quelques jours, et avoir l'impression de découvrir d'autres mondes et d'être les premiers ......
Ma mère : " Oui je sais ce que c'est, ton père et moi partions souvent au Club méditerrannée, tu n'as rien inventé avec tes voyages sac au dos ..... "
J'ai finalement renoncé à lui expliquer ...... elle sait simplement au fond d'elle même que ces voyages m'apportent du bonheur, et l'envie de poursuivre mon chemin, et sans doute pour elle est ce le plus important ......
Et ce matin ...... vos mères ..... ?
Je regarde toutes ces fleurs qui poussent dans le jardin, cueille ici une rose pour le pdj de ma bien aimée, et au hasard d'un escalier je hume le délicat parfum de cette guirlande de fleurs ...... les volutes bleues de celles ci se mélangent dans les branches des mimosas et offrent de saisissants contrastes, les rosiers affichent encore une forme du tonerre et n'en finissent pas de monter et de nous offrir leurs plus belles couleurs .......
Charly, Bouly, Lola et Milou n'en finissent pas de cavaler sur les terrasses et arrivée en bas, à la vue de l'eau si bleu de la piscine face à ce bleu de la mer, mon corps est irrésisteblement attiré par un plongeon ....... les geais piquent des vols d'arbre en arbre en sifflotant aprés les pies, et les tarantes commencent à sortir de leur trou de la nuit pour réchauffer leur long corps au soleil, en surfant sur leurs pattes graciles ......
Ma mère me dit bonjour du haut de la terrasse de sa chambre et je lui lance ..... " c'est vraiment le paradis cet endroit " ........
Ma mère : " Tu dis ça, et quel besoin as tu de toujours partir voir ailleurs ... ? "
C'est vrai que dans un mois, nous repartons pour l'Indonésie ........
Comment lui expliquer ce que le voyage apporte de différent ..... comment lui communiquer cette irrésistible envie que l'on a d'être ne serait ce que sur la route ..... de pouvoir rencontrer d'autres personnes issues d'endroits si différents des nôtres et s'enrichir ainsi de nos discussions, comment lui expliquer le trouble que l'on a lorsque l'on est accueilli au fond de nulle part dans un petit village ou les gens vous sourient et vous offrent un thé, et cette impression de bonheur qui vous envahit alors ..... comment lui dire que les parfums issus de notre nourriture sont si différents de chez nous ..... comment lui expliquer simplement ce bonheur tout simple à échanger notre vie d'occidental pour ne serait ce que quelques jours, et avoir l'impression de découvrir d'autres mondes et d'être les premiers ......
Ma mère : " Oui je sais ce que c'est, ton père et moi partions souvent au Club méditerrannée, tu n'as rien inventé avec tes voyages sac au dos ..... "
J'ai finalement renoncé à lui expliquer ...... elle sait simplement au fond d'elle même que ces voyages m'apportent du bonheur, et l'envie de poursuivre mon chemin, et sans doute pour elle est ce le plus important ......
Et ce matin ...... vos mères ..... ?
Philippines: quelle visaya choisir? English translation pending
Salut
Je pars aux Philippines pendant tout le mois de février 2005. Je compte partager mon séjour en 3: 10 jours à Luzon pour visiter les montagnes et les peuples du Nord et, si j'ai le temps, le Sud-Est (le Mont Mayon justifie t-il à lui tout seul toutes ces bornes?) 10 jours, pas moins, à Palawan pour faire de la plongée au Nord 😇 10 jours dans les Visayas, mais où?? Bon Boracay, même si c'est touristique je peux pas laisser passer une telle plage, mais sinon? J'arrive po à choisir... On m'a récemment parlé de petites îles paradisiaques dans les Visayas mais impossible de me souvenir desquelles.
Quelqu'un pourrait-il me conseiller un endroit qui réponde à mon profil sur VF: "Amateur de belles plages, d'écotourisme, d'endroits déserts et adorateur plus que tout des endroits que personne n'arrive à situer sur un globe terrestre! " 😛
merci !
Je pars aux Philippines pendant tout le mois de février 2005. Je compte partager mon séjour en 3: 10 jours à Luzon pour visiter les montagnes et les peuples du Nord et, si j'ai le temps, le Sud-Est (le Mont Mayon justifie t-il à lui tout seul toutes ces bornes?) 10 jours, pas moins, à Palawan pour faire de la plongée au Nord 😇 10 jours dans les Visayas, mais où?? Bon Boracay, même si c'est touristique je peux pas laisser passer une telle plage, mais sinon? J'arrive po à choisir... On m'a récemment parlé de petites îles paradisiaques dans les Visayas mais impossible de me souvenir desquelles.
Quelqu'un pourrait-il me conseiller un endroit qui réponde à mon profil sur VF: "Amateur de belles plages, d'écotourisme, d'endroits déserts et adorateur plus que tout des endroits que personne n'arrive à situer sur un globe terrestre! " 😛
merci !
Croisière MSC Preziosa aux Caraïbes, janvier 2019 English translation pending
bonjour
profitant de la promotion j'aime la croisière (réduction de 10%) supplémentaire nous avons réservé avec des amis pour le départ du 27 janv 2019
sur le bateau MSC Préziosa le jumeau du Fantasia que nous avons déjà pris en début d'année
ce post permettra de préparer les différentes escales
à Bientôt
profitant de la promotion j'aime la croisière (réduction de 10%) supplémentaire nous avons réservé avec des amis pour le départ du 27 janv 2019
sur le bateau MSC Préziosa le jumeau du Fantasia que nous avons déjà pris en début d'année
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à Bientôt
Égypte: le harcèlement des touristes désormais puni! English translation pending
"Les vendeurs de souvenirs à la sauvette ou les loueurs de chameaux au pied des monuments d'Egypte ont du souci à se faire ! En effet, le Parlement égyptien a approuvé le 23 avril dernier une loi interdisant la mendicité ou la vente sur les sites archéologiques, selon les informations de Franceinfo..."
http://www.lepoint.fr/economie/egypte-le-harcelement-des-touristes-maintenant-puni-28-04-2018-2214353_28.php
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Retour d'un tour en Méditerranée (croisière Costa Pacifica) du 20 mars 2017 English translation pending
Bonsoir à tous,
Voila on commence une nouvelle croisière. Nous partons le dimanche 19 mars de la maison pour être tranquille on va dormir à l'hôtel à Marseille comme ça on sera sur place le lundi matin. Pour rappel 20/03 Départ Marseille 17H00 21/03 BARCELONE 08H00-18H00 22/03 VALENCE 08H00-18H00 23/03 bullage en Mer 24/03 CAGLIARI 08H00-17H00 25/03 CIVITAVECCHIA 08H00-18H00 26/03 SAVONE 08H00-17H00 27/03 Retour sur Marseille bouh c'est fini Et voilà Lundi matin réveil a 8H00 petit déjeuner et on part à 09H25 pour le port de Marseille. Arrivé sur place tout a changé depuis 2015. Un premier contrôle sur le port ou l'on nous demande Les CNI et le formulaire d'embarquement pour vérifier que c'est bien nous. On arrive au bout du parking et on nous refuse l’arrêt dépose minute. Maintenant il faut aller au parking c'est gratuit 45 mn. C'est bien çà laisse le temps de dire «Au revoir» Après on laisse notre voiture ailleurs chut c'est un secret. On est content pour une fois on a le NUMBER 1 youpi.
Donc on nous indique le salon d'attente et on attend il est 10H30. On nous précise l'embarquement pour 13H30. Je tél à Caroline avec qui nous avons pris une excursion en commun avec la Guide Carole (je vous en dirai plus le jour de Rome) pour se voir car on ne se connaît que par téléphone.On se retrouve et on discute en attendant l'embarquementEt pas avant à l'heure dite on nous appelle. Contrôle des documents et après le passage au rayon X, faut enlever la ceinture. Madame avait des petits ciseaux à ongles hop là ouvrez la vanity. «Bon çà va allez y «. Ça y est on est bord, 13H50.
On va prendre nos cartes Costa car on a le forfait Brindiamo pour pas gâcher à sec on va à la cafétéria pont 9 qui est ouverte jusqu'à 15H30.
Voila on commence une nouvelle croisière. Nous partons le dimanche 19 mars de la maison pour être tranquille on va dormir à l'hôtel à Marseille comme ça on sera sur place le lundi matin. Pour rappel 20/03 Départ Marseille 17H00 21/03 BARCELONE 08H00-18H00 22/03 VALENCE 08H00-18H00 23/03 bullage en Mer 24/03 CAGLIARI 08H00-17H00 25/03 CIVITAVECCHIA 08H00-18H00 26/03 SAVONE 08H00-17H00 27/03 Retour sur Marseille bouh c'est fini Et voilà Lundi matin réveil a 8H00 petit déjeuner et on part à 09H25 pour le port de Marseille. Arrivé sur place tout a changé depuis 2015. Un premier contrôle sur le port ou l'on nous demande Les CNI et le formulaire d'embarquement pour vérifier que c'est bien nous. On arrive au bout du parking et on nous refuse l’arrêt dépose minute. Maintenant il faut aller au parking c'est gratuit 45 mn. C'est bien çà laisse le temps de dire «Au revoir» Après on laisse notre voiture ailleurs chut c'est un secret. On est content pour une fois on a le NUMBER 1 youpi.

Donc on nous indique le salon d'attente et on attend il est 10H30. On nous précise l'embarquement pour 13H30. Je tél à Caroline avec qui nous avons pris une excursion en commun avec la Guide Carole (je vous en dirai plus le jour de Rome) pour se voir car on ne se connaît que par téléphone.On se retrouve et on discute en attendant l'embarquementEt pas avant à l'heure dite on nous appelle. Contrôle des documents et après le passage au rayon X, faut enlever la ceinture. Madame avait des petits ciseaux à ongles hop là ouvrez la vanity. «Bon çà va allez y «. Ça y est on est bord, 13H50.
On va prendre nos cartes Costa car on a le forfait Brindiamo pour pas gâcher à sec on va à la cafétéria pont 9 qui est ouverte jusqu'à 15H30.

Le Laos: pays d'enchantement English translation pending
Arrivée Pakse lundi 20 février fin d'après midi
Départ de Paris à midi trente , arrivée le lendemain 16h50 ....cad 10 h 50 heure paris.... 22 heures de voyage !!!!!! ( il faut préciser que nous avons dû faire une escale de 7 h à Bangkok , étant donné la fréquence des vols pour Pakse !!!!) Première partie sur A380 pour arriver dans un petit aéroport du sud du Laos , style colonial ......dans un avion à hélice et sur une piste en bordure du Mékong ....dépaysant à souhait ..... On se croirait à Disneyland !!!! Après une escale d'une heure à Savannakhet ...même aéroport mais dont le nom fleure bon Marguerite Duras et sa mendiante ...
La ville est la capitale de la Province de champassak et la troisième ville du Laos .Elle fut fondée par les français en 1905 . Son nom signifie " embouchure de la rivière " . Elle est située au confluent du Mékong et de la rivière Done ( sé Done ) . Deux ponts sur la rivière Done et un pont sur le Mékong , permettant de rejoindre la Thaïlande située à quelques dizaines de kms ( 43 exactement ) , lui donne toute son importance .
De plus , la ville est située sur la route no 13 qui traverse le Laos du nord au sud et qui relie la Chine et le Cambodge .C'est la seule route importante du pays qui ne possède pas de lignes de chemin de fer . Les transports sont essentiellement routiers malgré la présence du Mékong qui le traverse du nord au sud mais difficilement navigable sur toute sa longueur.Le transport aérien est très développé à l'intérieur du pays . C'est un petit pays sans accès à la mer , constitué à 70 % de montagnes et de hauts plateaux , essentiellement agricole et le troisième producteur d'opium ( dans le triangle d'or au nord du pays ) C'est un état socialiste dirigé par un parti unique PRPL , d'obédience marxiste léniniste. C'est un pays de démocratie populaire composé d'un peuple pluri ethnique . C'est un pays très en retard sur le plan humain et économique. Un quart de la population est analphabète. C'est un pays très pauvre mais où les gens ne meurent pas de faim . La langue officielle est le laotien , proche du thaï.
Nous ne sommes pas encore installés à l'hôtel, que notre guide , Sathiene , nous propose une visite du marché, histoire de nous mettre dans l'ambiance ...
C'est un marché mis couvert , dont les très nombreux étals de poissons ( certains sont encore vivants et sautent , toutes branchies ouvertes à la recherche de ce qui sera leur dernière respiration...) nous informent sur la richesse des eaux du Mékong au bord duquel la ville s'allonge et respire ...
On y trouve aussi de nombreux étals de fruits et légumes bien rangés , des volailles , de la viande de bœuf ( ou vache ou buffle? ) , plus tout ce que l'on peut trouver dans un marché asiatique ...on a même vu des cotons tiges voisiner avec les légumes ...pas de souci , tout le monde fait bon ménage ... Certaines marchandes portent le chapeau " chinois" pointu à large bord et noué sous le menton , des étals de chemises sous cellophane , une autre propose de la couenne de bœuf séchée et enroulée comme de gros lacets , pour parfumer la cuisine .. une autre , des noix d'arec ou noix de bétel ainsi que des écorces , à chiquer et qui donne cette coloration orange si particulière aux dents et à la salive de ceux et celles qui la mâchouille et dont le succès est dû aux propriétés stimulantes et coupe faim mais provoquent une véritable addiction .
En face une jeune femme présentait des petits tas de grains blancs faisant penser à du riz mais qui , après renseignement , étaient en réalité ....des larves !!!!
Détail amusant (?!?!) des tapettes à mouches agitées continuellement les empêchent de se poser là où elles aimeraient !!!!
Au milieu des étals alimentaires , des objets en plastique multicolore , peignes , brosses " à tout" , boites ...bref tout ce que le plastique est susceptible de donner comme objets utilitaires et peu chers ...
De grands parasols rouges protègent du soleil , les parties à ciel ouvert ...Il faut dire que le soleil tape dur, même en cette heure avancée de l'après midi ... Un marché somme toute mais asiatique qui plus est ....c'est à dire encore plus bruyant , animé , varié , grouillant , vivant et surprenant que tout ce que l'on peut voir chez nous .....
Nous arrivons enfin à l'hôtel....une bonne douche avant un " vrai " repas sur la terrasse de l'hôtel dominant la ville ....mais le Mékong n'est pas visible ....déception ...il faudra attendre demain pour le saluer .....enfin ...
C'est lui , quand même qui a été à l'origine de cette envie soudaine d'Asie du Sud est .... Le Mékong , près de 4500 kms ( cela varie de 4350 à 4900 ils selon les sources !?!?!) des sommets de l'Himalaya au delta de la mer de Chine , Il traverse six pays et n'est pas , loin s'en faut , un long fleuve tranquille ....
1er jour De Pakse plateau des boliviens pakse 21 02 1er jour mardi 21 février Le plateau des Bolovens
Le plateau des Bolovens ( patrie des lavens ) est situé à une cinquantaine de kms à l'est de Pakse , troisième ville du Laos et capitale de la province de Champassak .
Son altitude plafonne à environ 1000m et il est recouvert d'une végétation somptueuse et de nombreuses chutes d'eau spectaculaires en font une région agréable à visiter et pas trop encore abîmée par le tourisme de masse . Il est habité par des minorités Laven , Alak , Tahoy et Katu , animistes c'est à dire croyant ds la présence d'un esprit ds tout ce qui les entoure ....êtres vivants , objets et éléments naturels comme les pierres et le vent qu'ils considèrent comme des " génies protecteurs " .c'est le chaman qui prend les décisions importantes , a qui on demande conseil et qui soigne ... Une partie du plateau a été deforestré par les français pour y planter des caféiers très réputés ( robuste et arabica ) des hévéas pour le caoutchouc et des bananiers ...son sol fertile permet aussi de nombreuses cultures manioc , du mais , thé , poivre , kapoc....
Sur la route nous nous arrêtons dans un village de forgerons , Houayhe...nous les voyons travailler les hommes au feu pour fabriquer les lames avec un obus rescapé de la guerre comme support , les femmes au meulage des lames et à la fabrication des manches en bois et des étuis protecteurs en bois aussi et joliment verni .... De jeunes enfants jouent , des coqs enfermés dans leur cage en osier en attendant le prochain combat ... Une petite cabane sur le côté expose toutes sortes d'outils ( couteaux coutelas ... proposes à la vente .... J'en ai choisi un avec un très bel étui , considérant qu'il est bon d'encourager l'artisanat direct du producteur au consommateur....je pourrai presque dire que je l'ai vu fabriquer sous les yeux ...
Un peu plus loin une petite marche ds la forêt nous conduit à un pont en osier que se balance au gre du vent et de nos pas pour nous conduire jusqu'à une jolie chute d'eau ...la chute de tat Pasuam où nous avons eu la chance d'être seuls ... Avant de retomber en cascade , l'eau circule sur un dédale de pierres plus ou moins plates arrondies et creusées et qui ressemblent à des centaines de petits bassins ...du plus joli effet ...
Un petit temple et ses offrandes toutes plus étonnantes les unes que les autres ( canettes , bouteille de jus de fruit ???? A moins que ce ne soit une façon de s'en débarrasser ??? ) nous surprend au milieu de la forêt ....
Le retour se fait par un pont métallique plus sûr où les lanternes artisanales sont assez étonnantes , directement suspendues à une branche .... La prochaine étape de la boucle sud du plateau est un village de tisserands reconstitué pour les touristes ...village de Ban Lao Ngam .... Les maisons modèles en paille , la cabane en hauteur pour les nouveaux mariés , un joli petit musée au centre du village ...tout estvevidemm très joli et fait le bobpnheur des cars de touristes ....un peu aseptisé à mon goût ....les tisserandes " travaillent devant bous et exposent leur ouevtec....un coupon tissé main et une nouvelle jupe en rentrant à Paris .... des vanieres tressent de jolis objets colorés
La prochaine étape est la plantation de Mr Vieng "mr Vieng organic homestay " La encore une étape indispensable sur le chemin du circuit touristique !!!!
Mais le lieu en vaut la peine car nous y dégustons un de ces excellents cafés qui fait la réputation du plateau , servi par la charmante femme Noï de mr vieng Mr Vieng n'a repris cette exploitation vieille de 25 ans , que depuis trois ans ...maintenant il travaille seul sans revendeur et est libre de fixer ses prix ...
La maison laotienne traditionnelle sur pilotis ....en bambou les bow Windows en paille tressée , le tout protégé de la pluie par un large toit en bambou ...on vit au dessous et les tables et chaises en bois rustique ainsi que les bals sur en font un endroit très convivial
C'est une plantation de 1 ha ...1000 arbres ...le tout cultivé de façon biologique Deux variétés ...le corse robusta et un intermédiaire le Liberica...la troisième variété , le corse robusta ne pousse qu'à partir de 800 m donc pas ici ... Mr Vieng nous accompagne pour nous faire visitée s plantation ...d'abord le café Comme le caféier est un arbuste qui a besoin d'ombres ils sont plantés au milieu d'arbres à kapok, de jaquiers de bananiers ... Grâce aux fortes pluies , les fleurs qui donnent les fruits d'abord verts puis rouges .. La cueillette se fait à la main et tous les jours au fur et à mesure de la maturation des grains ....Une révolte par an de novembre à avril ...ce qui laisse du temps pour s'occuper des autres plantations ça cacahouètes , manioc ... La première peau enlevée à l'aide d'un système qui ressemble à gros mortier - La séparation des peaux et des graines se fait par "tamisage". Apparaît alors une graine blanche dont on enlève la peau en la faisant tremper puis que l'on fait sécher sur une grande palette pendant dix jours . La deuxième peau enlevée apparaît un petit grain de café , tout blanc qu'il faut encore débarrasser de sa troisième peau. Le grain de café sera alors griller pendant 30 mn environ ...c'est la torréfaction ...
Nous continuons notre visite de la propriété ...
Il nous montre les énormes cosses de kapok issu du kapokier ou fromager , arbre géant dont les gousses fournissent une fibre naturelle imputrescible, proche du coton .....On les l'utilise aussi pour leurs propriétés médicinales .... antiseptique , anti-inflammatoire, antispasmodique et analgésique...Utilisés en particulier pour tous les problèmes buccaux mais peu connu en Europe Partout de grosses fourmis rouges qui ne mangent que les feuilles pas les graines ...en plus elles sont comestibles et sont riches en protéines .... Seuls les plants de cacahuètes sont protégés car des prédateurs viennent déterrer les plants ... Puis nous goûtons a la pulpe des gousses de tamarinier acidulée et fruitée utilisée pour la cuisine pour sa saveur aigre douce et bien connues pour ses vêtus laxatives douces .... Puis la découverte d'un fruit surprenant et pour le moins inhabituel "egg fruit " entre la pomme et la tomate , fruit du canistel ... A l'intérieur des noyaux et une pulpe très jaune douce et savoureuse dont la texture fait penser au jaune d'œuf ... Nous repartons et marchons à travers la forêt .... Nous traversons de nouveaux villages " pas pour les touristes " , pas apprêtés , dans leur jus cad leur pauvreté leur quotidien difficile ....des enfants sales et nus , peut être trop jeunes por être scolarisés nous suivent des yeux d'abord puis s'enhardissent . , espérant peut être quelques bonbons .... Des singes nous surveillent du coin de l'œil espérant quelques chose à voler peut être Des cochons noirs et roses , des poules vaquent à leurs occupations sous les pilotis ... Nous descendons le cours de la rivière pour retrouver les chutes " Tadlo" dans les quelles on peut se baigner durant la saison sèche ..
Nous déjeunons "laotien " au " tadlo lodge" En repartant nous remarquons deux éléphants attendant les touristes intéressés par une promenade en forêt Nous traversons un autre village , désert celui ci ou des maisons plus modernes et colorées voisines avec les maisons traditionnelles en bois sur pilotis ...les mêmes cochons les mêmes poules et coqs le bâtiment central pour la fête
Nous reprenons le bus qui va nous déposer près d'une nouvelle chute d'eau ...impressionnante celles ci , dévalant sur une hauteur de 100 m "Nam Tok Katamtok " Voilà notre circuit terminé ...il est temps de retrouver notre hôtel et sa terrasse si agréable ... Cette visite me rend perplexe ....toute cette nature encore sauvage , peu domestiquée par les hommes , ces villages authentiques tellement différents de ceux " vendus aux touristes " .....on peut les comprendre.... le Laos , petit pays communistes dont une grande partie des habitants vivent sous le seuil de pauvreté , ont besoin des devises étrangères .....depuis qu'il s'est ouvert en 1990 , le tourisme progresse de 20 % par an Donc il faut en profiter avant qu'il ne soit envahi par le tourisme de masse ... Le site du plateau des Bolovens est un des sites les plus réputés du sud , avec le temple Vat Phou que nous allons visiter demain . Tant mieux pour eux même s'ils y laissent leur âme , tant pis pour nous ...
2eme jour Pakse Vat Phou Champassak Mercredi 22 02 Mercredi 22 février 2 eme jour Vat phou et champassak
Nous quittons Pakse , direction le temple de Vat phou ... Nous commençons notre visite par un premier contact avec le grand " attendu " le Mékong ... Le Mékong est l'épine dorsale du Laos , qu'il traverse du nord au sud depuis les monts du triangle d'or jusqu'à la frontière cambodgienne .Il est appelé "la mère des eaux " . Il est source d'eau donc de vie ......c'est la voie de circulation privilégiée et ses rives sont des lieux de peuplement où l'on y pêche et où son eau permet de nombreuses cultures , (notamment celle du riz) irriguant le pays grâce à ses nombreux affluents . Pakse est situé sur la rive gauche du Mékong au confluent avec le riviere Done (Sé Done ). Sa largeur est impressionnante et son cours lent et majestueux , donne cette impression de calme , de nonchalance voire de torpeur presque de léthargie que l'on ressent qd on lit les écrits racontant le Mékong de cette région . Direction le Wat Phu ... Sur la route nous nous arrêtons pour admirer les rizières d'un vert joyeux presque criard ....le riz est l'aliment principal et pas un repas sans riz ...au Laos un seul cycle de culture par an ...pendant la saison des pluies , de mai juin à novembre . Il n'est pas exporté car utilisé pour la consommation locale . Un peu avant d'arriver , nous nous arrêtons et continuons à pied à travers la campagne . Nous traversons un petit village où les habitants sont tous réunis pour fêter un mariage ...une jeune femme en tenue de fête , nous reçoit et nous noue un bracelet de laine blanche autour du poignet en nous expliquant qu'il faut le garder jusqu'à qu'il tombe de lui même ....des enfants intrigués nous observe du coin de l'œil ... Nous reprenons notre chemin , cette fois ci à travers champ et accompagné d'un guide villageois ... Les ruines d'un premier temple ...Des bornes datant de l'époque pré angkorienne jalonnent notre chemin à certains endroits .. Un autre petit temple , le Nang Sida temple , en cours de restauration par une équipe coréenne est une halte culturelle bien agréable ....Un autel et ses offrandes ..... Nous finissons par atteindre notre but ...nous arrivons au pied du Vat Phou ou Wat Phu en laotien . Depuis 2001 , il est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Il se dresse sur la rive ouest du Mékong au pied de la montagne sacrée Phu Kao . Trace de la civilisation pré angkorienne et berceau de l'empire khmer, la capitale khmer fut fondée bien avant Angkor . Le site archéologique est situé à flanc de montagne et s'étage sur trois niveaux pour aboutir au sanctuaire où coule une source sacrée . L'ensemble du site est orienté est ouest , l'entrée étant située à l'est . Le temple de la montagne sacrée est dédié au dieu Shiva donc de culte hindouiste qui fut le culte clé des khmers .Shiva est le dieu de la destruction mais aussi de la création . La forme de la montagne fait penser à un linga naturel , c'est pour cela qu'il y construisirent un sanctuaire . Le linga est le symbole de fertilité attribué au dieu Shiva , très souvent accompagné du symbole féminin , le Yoni où il est souvent placé en son centre ... La ville date du V ou VI eme siècle et le temple fut construit au XI et XII eme siècles Une route reliait la ville à celle Angkor . Les matériaux utilisés sont le grès pour les sculptures, la laterite et les briques . Nous arrivons directement au niveau intermédiaire où se dressent deux grandsbâtiments rectangulaires appelés " palais ". Si nous nous tournons vers le niveau inférieur , une allée ponctuée de poteaux en forme de bourgeons de lotus mène à un grand réservoir ou " baray ". De chaque côté deux bassins partiellement asséchés qui peuvent se remplir d'eau à la saison des pluies . Les palais nord et sud sont en laterite ( pierre rougeâtre ) avec des sculptures en grès De nombreuses ouvertures grillagées par des colonnettes sculptées . Des porches en avancée dont les frontons sont finement sculptés . Des fausses portes aux encadrements merveilleusement sculptés .
Nous nous contentons d'en faire le tour car pour des raisons de sécurité nous ne pouvons y pénétrer . Nous avons vu les ouvriers des équipes de restauration à œuvre et leur difficulté à soulever les pierres allongées sur le sol en attente de replacement , même avec des engins mécaniques ..... Derrière le pavillon sud , un petit pavillon , le pavillon de Nandi ( Nandi étant le taureau qui servait de monture à Shiva ) Une allée aboutissant à une volée de marches bordée de frangiipaniers centenaires nous mène au niveau supérieur . En sortant du chemin , une petite esplanade où reposent deux statues étêtées couchées dont on peut encore voir les socles avec les pieds , sans doute des gardiens ou "dvarapala" Un yoni symbole cosmique du sexe féminin , une sculpture de naja...tout des symboles de l'hindouisme ... Sur la droite une imposante sentinelle " dvarapala" près des vestiges d'un gopura .Il est vêtu d'une robe blanche et est protégé par une ombrelle blanche . Un escalier naga bordeé de frangipaniers sur les pierres duquel on peut voir les trous nécessaires à leur transport . Nous arrivons au niveau supérieur avec le sanctuaire qui renfermait le lingam de Shiva . Le Wat Phu ayant été transformé en temple bouddhique , on peut y voir aujourd'hui des statues de bouddha sur un autel . Sur la gauche , la grotte où coule la source sacrée . Un peu plus haut sur la droite , une pierre à sacrifice ( ressemblant à un crocodile ) où on peut voir la forme d'un corps humain , avec , ultime raffinement , un canal pour évacuer le sang ...C'était là que de jeunes vierges se dévouaient pour être sacrifiées !!! En face des marches sculptées dans la pierre ...l'escalier qui menait directement au paradis !!!!c'était le moins que l'on pouvait leur promettre!!!! Dans le rocher derrière le sanctuaire une sculpture représentant un " trimurti" c'est à dire la trinité hindoue " Shiva , Vishnu et Brahma . Un gros éléphant directement sculpté dans le rocher , impressionnant par sa taille .. Une dernière vue , notre regard embrasse l'ensemble du panorama , majestueux, somptueux et si chargé d'histoire .. Un petit tour au musée avant d'aller déjeuner et de reprendre la route pour savourer l'atmosphère quelque peu surannée et endormie de Champassak .... Le trajet se fait par la route car sinon nous devrions remonter le cours du fleuve .... De jolies vues cependant nous permettent d'apprécier cette presque fin d'après midi ... Quelle chance nous arrivons à l'hôtel Inthira ...les dieux m'ont entendu et nous avons une chambre dont les fenêtres s'ouvrent sur .....le Mékong ....
Une bonne douche , une longue marche dans la ville un peu somnolente ...pourtant le soleil est presque couché et le plus gros de la chaleur est tombé .....une longue , très longue rue ...peu d'accès sur le Mékong à part les bâtiments publics qui me permettent de savourer la vue et le coucher de soleil... Des vaches qui sortent d'une grille ouvragée ...étonnant car cela paraît normal .... Des maisons coloniales voisinent avec les maisons traditionnelles en bois ...
Une place avec un drôle de lampadaire qui paraît sortir d'une fleur de lotus ....
Le Mékong , calme et serein ...peu d'embarcations ... Le temple et son lieu de prières entouré de nombreux stupas sculptés et bariolés , dépositaires des urnes funéraires......
Champassak la belle endormie , petite cité paisible , bien loin de la cité qui aurait connu l'âge d'or au V eme siècle , dégage un charme indéniable qui vous saisit délicatement , par petites touches laissant une trace indélébile mais donnant un goût de trop peu et de "revenez-y " .....
3 eme jour Champassak île Daeng'jeudi 23 février
Nous quittons l'hôtel Inthira et notre chambre avec vue sur le Mékong ....Une barque à " queue longue "nous attend au pied de l'hôtel ....Rouge et verte , elle est ornée de rideaux roses et d'un volant rouge du plus joli effet ...nous longeons la ville de Champassak où les rives sont recouvertes d'une végétation luxuriante ..... A ce niveau , le Mékong est large d'environ deux kilomètres ....des habitations s'échelonnent sur la rive ....le fleuve continue sa course nonchalante et peu d'embarcations l'empruntent ...
Après quelques kilomètres en direction du sud nous accostons pour une bonne heure de marche le long du rivage ..
Un bouddha en pierre brune nous accueille assis au milieu d'un décor " kitch "avec branchages , fausses feuilles, fleurettes et animaux , le tout peint de couleurs vives .
Puis nous empruntons un chemin longeant le fleuve ...Sur la droite , un petit temple très coloré et ses balustrades "dragon " ...
Un peu plus loin , nous trouvons une école jaune et verte , tenue per des sœurs ...l'école est ouverte à tous les enfants , quelque soit leur religion mais aujourd'hui elle est fermée pour cause de décès d'un élève ....Ses couleurs pimpantes sont dues à sa restauration en partenariat avec la France ..A sa gauche une église rose , dans le jardin , des tombes roses et bleues et un petit sanctuaire rose , lui aussi , dédié à la vierge Marie , complètent cet endroit "chrétien au pays des bouddhistes " Les maisons sont en bois , de style traditionnel , sur pilotis ...à la partie supérieure, la maison proprement dite et en dessous , entre les piliers de soutien , un endroit à vivre où les mamans vaquent à leurs occupations , pendant que les enfants jouent , à l'abri de la chaleur ...Des nacelles y sont suspendus ainsi que des hamacs ... Des coqs , des poules , des canards , un dindon , se promènent , la plupart du temps en liberté ...un cochon noir et sa laisse .....une vache et son nouveau né ....de petites échoppes jalonnent le chemin et vendent quelques bricoles aux rares passants qui s'y égarent....même un " club de billard où des gamins d'une dizaine d'années avec des queues plus hautes qu'eux , s'entraînent ....Il n'y a pas d'école aujourd'hui .. Un autre temple , son portail et sa grille très ouvragés , surmontés d'un bouddha jaune , avec ses stupas ou thats contenant les urnes funéraires disséminées dans un parc ..
Des enfants à l'œil coquin nous crie " sabadee" en agitant la main ...plus ils sont jeunes , plus leur spontanéité est grande ...les ados nous répondent le plus souvent " hello " Un petit stand qui vend du carburant pour les deux roues ...comme chez nous il y a quelques dizaines d'années .... Nous arrivons au temple "Vat Puthawanaram", temple bouddhique appelé encore "Vat Muang Kang " , situé à cinq kilomètres au sud de la ville et le plus ancien temple en activité de Champassak . Il date du 19 eme siècle .
La tour avec la cloche et le gong sur deux niveaux pour l'appel à la prière ...
Quatre bouddhas assis habillés de dorures accompagnés d'une dizaine de petits bouddhas semblent être le centre d'intérêt du temple. Un bâtiment cerné de colonnes ( architecture coloniale française ) , Haw. " dont le somptueux toit à trois niveaux à ses extrémités décorées de mosaïque colorée ...Il contient les textes sacrés bouddhiques...
Un autre bâtiment dont l'entrée est gardée par deux déesses se lavant les cheveux et dont le geste est le symbole de redonner l'eau à la terre .
Le toit est surmonté d'un petit clocheton de style plutôt occidental et qui semble incongru au milieu de ce décor laotien. Un autre bâtiment en bois reçoit les moines novices venus passer un ou plusieurs mois comme c'est la coutume ...une musique qui n'a rien à voir avec l'idée que l'on se fait des musiques bouddhistes , atteste que les jeunes novices reprendrons bientôt le cours de leur vie .... Toutes ces influences architecturales , laotienne, coloniale française et aussi birmane et chinoise se mêlent harmonieusement et font de cet endroit un lieu où il est agréable de s'attarder .
Notre vedette nous attend pour la suite de la visite.... le temple Tomo , Uo moung . Un temple , toujours très coloré , une échoppe vendant de la viande séchée ressemblant à des saussissons , une école... Quelques centaines de mètres plus loin nous nous enfonçons dans les bois pour découvrir le temple ou plutôt ses ruines . Dans les bois , d'immenses fromagers reconnaissables à la blancheur de leur bois , des bayans dont un a poussé en entourant un fromager . Le temple a été vraisemblablement bâti par les khmers à la fin du IX eme sur l'emplacement d'un temple bâti auparavant par les " cham's" et détruit . Il se trouve sur les bords d'un petit affluent du Mékong et est orienté vers la montagne sacrée de Phu Pasak . Une chaussée limitée par des bornes , des linteaux encore visibles à terre au milieu des feuilles délimitent l'accès . Un bâtiment central très en ruines domine la rivière avec des bornes disséminées autour ... Au centre du site dans un petit bâtiment , on peut admirer un bouddha blanc de style "sukhothai " Notre embarcation est là pour nous emmener sur l'île de Daeng . Après un déjeuner typiquement laotien , nous enfourchons les vélos pour effectuer le tour de l'île ...après 17 kms de pédalage sur des pistes ensablées , baignade sur une immense plage de sable fin qui n'a rien à envier à celle des Caraïbes et autres lieux idylliques ...et cerise sur le gâteau ....coucher de soleil sur le Mékong ...clic clac les appareils crépitent et nous nous en mettons plein la vue...
Retour ...nous prenons possession de notre dortoir chez l'habitant ...plutôt spartiate !!!!
Trois matelas recouverts d'une moustiquaire cachée par un drap fleuri fleurs nous attendent ..
Je traîne trois couvertures et mon oreiller sous une fenêtre et m'installe plus au frais sur le carrelage ..... Dîner chez un autre villageois qui fait restaurant à l'occasion ... Dommage malgré cette installation chez l'habitant , nous n'avons eu aucun contact ..même cette impression un peu désagréable que nous les dérangions un peu en traversant la "salle de télévision - chambre d'enfant "( deux nattes et deux oreillers ) pour gagner la " salle de bain -wc " ( dans un coin surélevé , un WC à la turque , à droite , un baquet d'eau et un récipient qui servait à la fois de chasse d'eau et de douche pour se rincer ...en étant en équilibre au dessus des WC , le trou étant le seul système d'évacuation de l'eau !!!! Périlleux !!! À côté à un seau pour recueillir les papiers !!!! À voir , à expérimenter ...une fois seulement !!!!! Je pense que la barrière de la langue n'y était pour rien , mais que le fait de loger des touristes leur faisait un " petit " appoint pour mettre du beurre ds les épinards et continuer la construction de la maison ...au Laos , pas de crédit , tout est payable comptant ....Ils sont donc pardonnables car les laotiens de la campagne ont peu de source de revenus autres que la culture et la pêche ...
4 eme jour lÎle de Deng Ile de Khone les 4000 îles vendredi 24
Lever matinal , 6 heures pour aller au temple , donner leur nourriture aux moines ... La restauratrice nous prépare un bol contenant un panier à riz gluant , un œuf dur et un sachet de dexux gâteaux secs ...Nous ceignons une écharpe en travers du torse ... Nous arrivons au temple où un moine très âgé se trouve au centre d'une estrade...
Trois grands bouddhas assis se trouve derrière ainsi qu'une multitude de petits , des décorations en papier doré ...c'est très brillant , scintillant , clinquant ..sur la droite un lit en fer à baldaquin et son matelas encore sous housse , un monceau de couvertures multicolores ...renseignements pris, Il s'agit d'offrandes pour les moines !!! Gâtés ... . Ils sont !!!! Nous passons à tour de rôle , à genou , les mains jointes donner notre offrandes que nous portons d'abord au front avant de la déposer devant le vieux moine . Quelques villageois sont là et font de même ... Puis le moine récite quelques prières ( cette bénédiction nous apportera la prospérité )et nous quittons les lieux ...pour rejoindre l'embarcadère et poursuivre notre route vers le sud et les quatre mille îles ... Des troupeaux de vaches paissent paisiblement sur le rivage ...une barque double arrive ...un pont en bois les relie et des fauteuils en osier nous installent comme des rois ... Nous nous étions alléger et le gros des bagages était resté à terre...
Nous rejoignions la rive , récupérons minibus et bagages et nous nous dirigeons vers le mont Phou Asa....Sur la route nous nous arrêtons dans un petit village où nous distribuons cahiers et crayons , achetés à Paksé , aux instituteurs de la petite école du village ...quatre classes des plus petits aux plus grands .....dans la classe de maternelle , un hamac en tissu ....c'est pour le fils de la maîtresse , petit bout de chou de deux ans qui accompagne sa maman sur son lieu de travail ...voici qui résout le problème de la crèche !!!!
Nous continuons et pénétrons dans le village , constitué d'une minorité venue du plateau des Bolovens , les Taoy , arrivée en 1969 et constitué de sept ou huit familles tous catholiques . Ils travaillent le bois , fabriquent différents objets , commandes de décoration d'hôtels ou destinés aux touristes . Ces objets sont fabriqués avec du bois de fromager , puis teintés à la cendre qui a pour but de leur donner une jolie couleur noire et de les protéger des parasites . Puis une fabrique de plateaux pour présenter la nourriture , en bois de fromager dont nous pouvons suivre toute les étapes de la fabrication ....
Nous reprenons le chemin du mont Phou Asa et atteignons le village de Khiet ngong Pour cela nous allons effectuer la montée à dos d'éléphant ...deux par deux nous montons l'escalier de la tourelle nous permettant d'être à la hauteur de nos majestueuses montures ...les nacelles sont en osier , un coussin est sensé amortir l'écrasement de notre dos ....on est balancé , on se laisse aller ...la montée est rude ce n'est facile ni pour eux , ni pour nous ...les cornacs , par des petits bruits et des coups de talons derrière les oreilles les maintiennent en file indienne .... Arrivés en haut , une tourelle identique , nous descendons et attaquons la montée aride et pierreuse du flanc de la montagne .... Au bout de quelques minutes , nousarrivons aux ruines de la forteresse ...celle d'un roi attapeu ??? Mégalithes rituel ???En tour cas étrange !!! Un donjon en pierres plates posées les unes sur les autres et tout autour des colonnes identiques de deux mètres de haut formant une enceinte ...étrange ....de ce site on a un panorama superbe sur la vallée verdoyante en contrebas .... La pierre est volcanique et aurait probablement servie à la construction du temple de Vat Phou
Les villageois utilisent habituellement les éléphants pour le transport du bois ...
Nous reprenons la route et nous nous arrêtons pour visiter le temple Wat Phou King Keo Kongmany Temple moderne construit par les chinois en dans les années 60 , si je me souvient bien ...un escalier de 128 marches dont les rambardes sont une succession de dragons ...Au démarrage , de chaque côté 7 têtes hurlantes nous accueille ...il leur manque les flammes !!! Les corps sont verts et jaunes et recouverts de coquillages collés et peints ..Quel travail de patience !!!!
Différents bâtiments sont rassemblés sur une surface assez réduite ...bâtiments pour la prière , pour l'étude, pour la cuisine ..... Un premier bâtiment avec des bouddhas dorés assis ...un grand central entouré de plusieurs petits , de teintes et matières différentes ..les mêmes offrandes ...des tapis multicolores recouvrent le sol ....des colonnes blanches dont la base est cerclée d'or ...
La partie supérieure des murs est recouverte de fresques représentant la vie de Bouddha ...la porte est sculptée et peinte en rouge et or ....
Deux gongs majestueux dans leur cadre en bois rouge , trônent sur de tapis d'orient et attendent d'être sollicités ... À peine plus loin deux niches aux toits sculptées et colorés de style laotien ...dans l'une , un bouddha assis , dans l'autre , un bouddha couché et un debout ...
Que de couleurs , que de sculpture , que d'ostentation même , avec tous ces rouges et ors qui ressortent d'autant mieux que les murs d'une blancheur immaculée ..le tout est vif et coloré et rien que de les regarder , on se sent joyeux .... Je demande à Sathiene pourquoi l'absence de banian , arbre à Bouddha que l'on trouve dans tous les temples Srilankais par ex ....parce que le Boudhisme laotien est le bouddhisme du petit véhicule ".. ..
Une petite marche à pied en plein cagnard et nous embarquons pour l'île de Khone ...la plus grande et la plus calme des deux plus grandes des "4000" îles ... Nous descendons le Mékong pendant une bonne heure ....c'est serein , dolent reposant , le soleil baisse à l'horizon et , ajouté à l'air , non pas marin mais "mekongien" !!!! , le voyage est fort agréable et nous pouvons observer la petite activité du fleuve ... Des lignes et nasses ( que l'on repère à des bouteilles en plastique à la surface de l'eau ) attendent d'être relevées ... Des barques pointues , le moteur à l'arrière sillonnent le fleuve ...des gamins jouent et se baignent le long de la rive ... Une femme , deux seaux à chaque extrémité d'un balancier vient chercher de l'eau ... Nous longeons l'île de don Det où des jeunes font du kayak .... La végétation le long des rives est très variée ....palmiers , cocotiers , fromagers ...se succèdent sans discontinuer .. De temps en temps une barque transportant des touristes ... Nous passons devant les chenaux en béton de l'époque française , sorte de gros blocs de béton sortant d'une bonne cinquantaine de centimètres. Nous arrivons à l'île Don Khon ...qui a la réputation d'être plus tranquille que sa voisine ...nous sommes ravis ..notre guest house donne sur le Mékong , le jardine est joliment arboré, les bungalows sont ravissants et confortables ... Les jours se suivent et ne se ressemblent pas !!!!!
5 eme jour. S Ile Khone samedi 25 Samedi 25 février 5 eme jour Île de khone
Belle journée en perspective ....grande balade à vélo autour de l'île de Khone ...
Nous commençons par aller admirer les vestiges de la ligne de chemin ce fer qui traversait l'île du nord au sud .
En effet aucun moyen de transport par voie fluviale n'existait et ne pouvait exister entre les deux biefs du Mékong , au dessus et en dessous de l'île de Khone . A ce niveau de nombreux rochers encombrent son lit et forment des rapides difficiles à franchir .C'est la région des 4000 îles " Si Phan Done " .
L'administration coloniale à créer une voie de chemin de fer dès 1893 pour le transbordement des canonnières en vue de défendre la frontière entre le Siam ( Thaïlande) et le Laos .
Dans un premier temps , la ligne traversait l'île de don Khone du nord au sud .Les marchandises étaient donc transportées par voie terrestre c'est à dire par chemin de fer , inauguré en 1897 par Paul Doumer , alors gouverneur général de l'Indochine .Dans un deuxième temps la ligne fut prolongée au Nord , sur l'île de don Det et parcourait ainsi 14 Kms .
Cela a nécessité la construction d'un pont en béton à treize arches encore utilisé à l'heure actuelle par les vélos et les piétons .
La ligne a été abandonnée au cours de la deuxième guerre mondiale , les rails démontées progressivement et remplacée par une route longeant la rive gauche du Mékong ( 1949 ) , la route no 13 qui va de la frontière chinoise à la frontière cambodgienne .
Nous poursuivons notre chemin et admirons au passage les vieux bâtiments coloniaux ( gendarmerie ....) intégrés dans les bâtiments villageois .
Nous contournons l'île par le NE et traversons un village ...une scène nous interpelle ...Un homme tient un coq sur ses genoux et parait le caresser ...
En réalité il le soigne car son champion vient de participer à un combat ...Les laotiens sont friands de ce genre de loisirs , organisés le WE et lors de certaines fêtes religieuses , même s'ils sont officiellement interdits depuis 1993 .....c'est aussi l'occasion de paris , eux aussi interdits . Très souvent nous avons pu observer les coqs isolés dans une cage en osier , en attente de combat .
Nous continuons sur un chemin terreux qui s'enfonce dans la forêt et arrivons sur les rives d'un rapide ...des installations en osier essaient de barrer leur cours.....des nasses en osier sont la pour arrêter les poissons et cela a porté préjudice aux dauphins qui se sont pris dans ces pièges et a concouru à leur extermination .
Repos , baignade sur une rive plus calme ....l'eau est peu profonde et cela relève plutôt de la trempette....mais bon il fait très chaud et se rafraîchir est bien agréable ...
Retour à l'hôtel .., déjeuner avant de r enfourcher nos vélos ....nous traversons le pont français pour aller faire le tour de la jolie voisine moins calme et envahie par les fêtards....
Nous croisons de " tristes sires " décorés de dreadlocks , piercings nombreux et variés et tatouages tout aussi nombreux et variés si ce n'est plus !!!!
Le point de rencontre des jeunes au sud Laos ...
De nombreuses échoppes bordent les rues des villages , des hamacs se balancent langoureusement en attendant un amateur quand par hasard ils sont vides ...des plages de sable où nous nous arrêtons pour un véritable bain cette fois ...
Un appel au " farniente " .....
Retour sur la "grande île " et direction , les impressionnantes chutes Li Phi ...
Une masse d'eau fantastique et impétueuse , non par leur hauteur mais par leur largeur avec des arrivées à des dizaines d'endroits ...
Une simple barrière de bois nous protège ...et une promenade le long de la rive avec le spectacle renouvelé à chaque instant , au milieu d'immenses arbres aux essences variées , nous conduit à une aire de repos où nous dégustons un smoothy en regardant les cataractes d'eau s'écouler sans interruption ...
Retour pour descendre au sud de l'île près de l'embarcadère où nous sommes attendus pour la soirée chez l'habitant et assister à une cérémonie du Baci" .
La traversée de l'île nous paraît un peu longue ...le soleil se couche et nous arrivons à l'embarcadère sud à la nuit tombée ..
Une sorte de halle centrale au milieu du village où nous attendent les responsables pour nous répartir dans les différents familles .
Terrasse extérieure sur pilotis ...même tanière carrée composée d'une moustiquaire et fermée par le même rideau à fleurs ...
Les douches et WC se trouvent sous la halle près des cuisines !!!
Succinct ...un WC et la douche derrière la porte . Des clous pour accrocher les vêtements ....
La cérémonie du Baci est la cérémonie lao par excellence . C'est la cérémonie du " rappel des âmes " ou " khouanes " ( force vitale douée d'une vie ou d'une volonté propre donc la traduction par " âme " est approximative )
Nous retrouvons une partie des villageois ...nous sommes invités à nous asseoir en cercle sur des tapis de rotin à la lueur de bougies ....une décoration centrale , le " makbeng'" faite de fleurs , de morceaux de coton blanc , rose et jaune ., deux bougies allumées au sommet .....
Les participants joignent les mains l'un après l'autre ...L'officiant ou " mophone " , ici le chamane est là et récite des textes rituels en pali puis mêlé de sanskrit ....
Ce sont de bonnes paroles pour souhaiter bonne santé , prospérité , longévité aux personnes présentes puis à tour de rôle les participants Laos viennent vers nous , récitent à leur tour leurs textes et nous nouent différents bracelets de coton blanc , rose et jaune autour des poignets .
Nous devons boire un petit verre d'alcool cul sec sous les applaudissements des laotiens ...les bracelets doivent être garder au moins trois jours avant d'être enlevés.
Tout cela est bon enfant et c'est un honneur d'être reçu ainsi .
La fête se poursuit par un repas composé de plats typiquement laotien comme le " amok " ou "Mawk" au Laos , préparation à base de poisson ( ou poulet ...)de citronnelle , de galanga ( sorte de gingembre ) , de lait de coco cuit à la vapeur dans une feuille de bananier et servi avec du riz gluant , succulent , mon plat préféré , des nems de délicieux légumes et les traditionnels fruits en dessert ....
Fin de la fête ....chacun rejoint sa famille ...c'était notre dernière soirée laotienne ....cet accueil compense largement la rusticité des lieux et c'est avec beaucoup d'émotion que je me souviendrai de ce moment passé dans ce village ..( même s'ils sont payés pour nous recevoir) ...nous avons vécu des instants de vrai partage et ça ne s'oublie pas .... 6 eme jour Ike de Khone cambodge dimanche 26 02.Dimanche 26 février transfert au Cambodge
Aujourd'hui petite journée en ce qui concerne les visites mais grande journée pour sa signification. En effet nous quittons mon cher Laos pour découvrir le Cambodge...Nous saluons nos hôtes après le petit déjeuner sous la Halle, pour nous diriger vers le débarcadère des français ...nous sommes à la pointe sud de l'île à l'endroit où étaient transférées les marchandises pour dépasser par voie terrestre cette partie du Mékong trop tumultueuse où les nombreux rochers et chutes d'eau rendaient le fleuve impropre à la navigation . La vue est belle , l'eau scintille sous le soleil matinal et en face nous pouvons distinguer le Cambodge . Un homme débarque et remonte avec son chargement ...son filet sur le dos suspendu au bout d'un bâton et dans lequel ce qui ressemble à des sardines , frétille encore . Nous descendons vers le quai où deux doubles barques nous attendent pour aller à la rencontre des dauphins d'eau douce de l'Irriwady , à la limite des eaux territoriales du Cambodge . Ce sont des zones protégées afin d'éviter l'extermination de ces espèces en danger . Il faut s'armer de beaucoup de patience pour caresser l'espoir d'apercevoir leurs nageoires frôlant la surface de l'eau au cours de leur respiration . Il en reste peu , une soixantaine dans cette région , et ils se déplacent par petits groupes ( six à dix ) . Leur couleur est gris bleuté et leur taille d'environ deux à trois mètres . Ils ont une petite bosse avant leur aileron et un museau aplati . Leurs pires ennemis sont les filets des pêcheurs , en voie d'être interdits , et qui ont été la cause de leur destruction massive . La tradition veut qu'ils soient considérés comme la réincarnation d'humains d'où leur importance ... La navigation est calme , reposante voire même apaisante ...le soleil n'est pas encore à son zénith et même si nous n'apercevons pas " ces chers désirés " , cette promenade matinale sur ce fleuve mythique , me laissera un souvenir ému en repensant à cette sereine immensité . Nous arrivons sur le lieu le plus propice à leur rencontre ....les barques sont arrimées à un arbuste dépassant de la berge ........nous sommes là, silencieux , attentifs immobiles , stoïques , écarquillant nos yeux.... et soudain , une forme allongée apparaît , l'aileron dépasse .....puis une autre et encore une autre...nous voyons ce qui peut ressembler à un ballet ...ils sont un peu loin certes mais impossible d'approcher au risque de les effrayer ....un autre groupe arrive et ils continuent à apparaître et disparaître sous nos yeux émerveillés et nos" oh , ah " et nous offrir ainsi un spectacle émouvant et spontané ...nous essayons de capturer des images ...pas facile ...en regardant bien et en agrandissant , je peux distinguer un aileron sur l'une de mes photos ...pas mal quand même !!!!
Nous devons repartir afin de rejoindre la frontière où nous allons quittons notre cher Tadieme pour rencontrer celui qui va nous faire , à son tour , découvrir et aimer son pays .... Quelques dernières photos à la frontière laotienne , des adieux émouvants à ce pays qui su nous laisser entrevoir son âme , nous charmer et nous donner l'envie ( en tout cas pour moi ) de revenir découvrir toutes les richesses culturelles que je n'ai fait qu'entrapercevoir ....et cette végétation fascinante , envoûtante au sein de laquelle bat le cœur du Laos , à savoir son fleuve nourricier , le Mékong .....
Départ de Paris à midi trente , arrivée le lendemain 16h50 ....cad 10 h 50 heure paris.... 22 heures de voyage !!!!!! ( il faut préciser que nous avons dû faire une escale de 7 h à Bangkok , étant donné la fréquence des vols pour Pakse !!!!) Première partie sur A380 pour arriver dans un petit aéroport du sud du Laos , style colonial ......dans un avion à hélice et sur une piste en bordure du Mékong ....dépaysant à souhait ..... On se croirait à Disneyland !!!! Après une escale d'une heure à Savannakhet ...même aéroport mais dont le nom fleure bon Marguerite Duras et sa mendiante ...
La ville est la capitale de la Province de champassak et la troisième ville du Laos .Elle fut fondée par les français en 1905 . Son nom signifie " embouchure de la rivière " . Elle est située au confluent du Mékong et de la rivière Done ( sé Done ) . Deux ponts sur la rivière Done et un pont sur le Mékong , permettant de rejoindre la Thaïlande située à quelques dizaines de kms ( 43 exactement ) , lui donne toute son importance .
De plus , la ville est située sur la route no 13 qui traverse le Laos du nord au sud et qui relie la Chine et le Cambodge .C'est la seule route importante du pays qui ne possède pas de lignes de chemin de fer . Les transports sont essentiellement routiers malgré la présence du Mékong qui le traverse du nord au sud mais difficilement navigable sur toute sa longueur.Le transport aérien est très développé à l'intérieur du pays . C'est un petit pays sans accès à la mer , constitué à 70 % de montagnes et de hauts plateaux , essentiellement agricole et le troisième producteur d'opium ( dans le triangle d'or au nord du pays ) C'est un état socialiste dirigé par un parti unique PRPL , d'obédience marxiste léniniste. C'est un pays de démocratie populaire composé d'un peuple pluri ethnique . C'est un pays très en retard sur le plan humain et économique. Un quart de la population est analphabète. C'est un pays très pauvre mais où les gens ne meurent pas de faim . La langue officielle est le laotien , proche du thaï.
Nous ne sommes pas encore installés à l'hôtel, que notre guide , Sathiene , nous propose une visite du marché, histoire de nous mettre dans l'ambiance ...
C'est un marché mis couvert , dont les très nombreux étals de poissons ( certains sont encore vivants et sautent , toutes branchies ouvertes à la recherche de ce qui sera leur dernière respiration...) nous informent sur la richesse des eaux du Mékong au bord duquel la ville s'allonge et respire ...
On y trouve aussi de nombreux étals de fruits et légumes bien rangés , des volailles , de la viande de bœuf ( ou vache ou buffle? ) , plus tout ce que l'on peut trouver dans un marché asiatique ...on a même vu des cotons tiges voisiner avec les légumes ...pas de souci , tout le monde fait bon ménage ... Certaines marchandes portent le chapeau " chinois" pointu à large bord et noué sous le menton , des étals de chemises sous cellophane , une autre propose de la couenne de bœuf séchée et enroulée comme de gros lacets , pour parfumer la cuisine .. une autre , des noix d'arec ou noix de bétel ainsi que des écorces , à chiquer et qui donne cette coloration orange si particulière aux dents et à la salive de ceux et celles qui la mâchouille et dont le succès est dû aux propriétés stimulantes et coupe faim mais provoquent une véritable addiction .
En face une jeune femme présentait des petits tas de grains blancs faisant penser à du riz mais qui , après renseignement , étaient en réalité ....des larves !!!!
Détail amusant (?!?!) des tapettes à mouches agitées continuellement les empêchent de se poser là où elles aimeraient !!!!
Au milieu des étals alimentaires , des objets en plastique multicolore , peignes , brosses " à tout" , boites ...bref tout ce que le plastique est susceptible de donner comme objets utilitaires et peu chers ...
De grands parasols rouges protègent du soleil , les parties à ciel ouvert ...Il faut dire que le soleil tape dur, même en cette heure avancée de l'après midi ... Un marché somme toute mais asiatique qui plus est ....c'est à dire encore plus bruyant , animé , varié , grouillant , vivant et surprenant que tout ce que l'on peut voir chez nous .....
Nous arrivons enfin à l'hôtel....une bonne douche avant un " vrai " repas sur la terrasse de l'hôtel dominant la ville ....mais le Mékong n'est pas visible ....déception ...il faudra attendre demain pour le saluer .....enfin ...
C'est lui , quand même qui a été à l'origine de cette envie soudaine d'Asie du Sud est .... Le Mékong , près de 4500 kms ( cela varie de 4350 à 4900 ils selon les sources !?!?!) des sommets de l'Himalaya au delta de la mer de Chine , Il traverse six pays et n'est pas , loin s'en faut , un long fleuve tranquille ....
1er jour De Pakse plateau des boliviens pakse 21 02 1er jour mardi 21 février Le plateau des Bolovens
Le plateau des Bolovens ( patrie des lavens ) est situé à une cinquantaine de kms à l'est de Pakse , troisième ville du Laos et capitale de la province de Champassak .
Son altitude plafonne à environ 1000m et il est recouvert d'une végétation somptueuse et de nombreuses chutes d'eau spectaculaires en font une région agréable à visiter et pas trop encore abîmée par le tourisme de masse . Il est habité par des minorités Laven , Alak , Tahoy et Katu , animistes c'est à dire croyant ds la présence d'un esprit ds tout ce qui les entoure ....êtres vivants , objets et éléments naturels comme les pierres et le vent qu'ils considèrent comme des " génies protecteurs " .c'est le chaman qui prend les décisions importantes , a qui on demande conseil et qui soigne ... Une partie du plateau a été deforestré par les français pour y planter des caféiers très réputés ( robuste et arabica ) des hévéas pour le caoutchouc et des bananiers ...son sol fertile permet aussi de nombreuses cultures manioc , du mais , thé , poivre , kapoc....
Sur la route nous nous arrêtons dans un village de forgerons , Houayhe...nous les voyons travailler les hommes au feu pour fabriquer les lames avec un obus rescapé de la guerre comme support , les femmes au meulage des lames et à la fabrication des manches en bois et des étuis protecteurs en bois aussi et joliment verni .... De jeunes enfants jouent , des coqs enfermés dans leur cage en osier en attendant le prochain combat ... Une petite cabane sur le côté expose toutes sortes d'outils ( couteaux coutelas ... proposes à la vente .... J'en ai choisi un avec un très bel étui , considérant qu'il est bon d'encourager l'artisanat direct du producteur au consommateur....je pourrai presque dire que je l'ai vu fabriquer sous les yeux ...
Un peu plus loin une petite marche ds la forêt nous conduit à un pont en osier que se balance au gre du vent et de nos pas pour nous conduire jusqu'à une jolie chute d'eau ...la chute de tat Pasuam où nous avons eu la chance d'être seuls ... Avant de retomber en cascade , l'eau circule sur un dédale de pierres plus ou moins plates arrondies et creusées et qui ressemblent à des centaines de petits bassins ...du plus joli effet ...
Un petit temple et ses offrandes toutes plus étonnantes les unes que les autres ( canettes , bouteille de jus de fruit ???? A moins que ce ne soit une façon de s'en débarrasser ??? ) nous surprend au milieu de la forêt ....
Le retour se fait par un pont métallique plus sûr où les lanternes artisanales sont assez étonnantes , directement suspendues à une branche .... La prochaine étape de la boucle sud du plateau est un village de tisserands reconstitué pour les touristes ...village de Ban Lao Ngam .... Les maisons modèles en paille , la cabane en hauteur pour les nouveaux mariés , un joli petit musée au centre du village ...tout estvevidemm très joli et fait le bobpnheur des cars de touristes ....un peu aseptisé à mon goût ....les tisserandes " travaillent devant bous et exposent leur ouevtec....un coupon tissé main et une nouvelle jupe en rentrant à Paris .... des vanieres tressent de jolis objets colorés
La prochaine étape est la plantation de Mr Vieng "mr Vieng organic homestay " La encore une étape indispensable sur le chemin du circuit touristique !!!!
Mais le lieu en vaut la peine car nous y dégustons un de ces excellents cafés qui fait la réputation du plateau , servi par la charmante femme Noï de mr vieng Mr Vieng n'a repris cette exploitation vieille de 25 ans , que depuis trois ans ...maintenant il travaille seul sans revendeur et est libre de fixer ses prix ...
La maison laotienne traditionnelle sur pilotis ....en bambou les bow Windows en paille tressée , le tout protégé de la pluie par un large toit en bambou ...on vit au dessous et les tables et chaises en bois rustique ainsi que les bals sur en font un endroit très convivial
C'est une plantation de 1 ha ...1000 arbres ...le tout cultivé de façon biologique Deux variétés ...le corse robusta et un intermédiaire le Liberica...la troisième variété , le corse robusta ne pousse qu'à partir de 800 m donc pas ici ... Mr Vieng nous accompagne pour nous faire visitée s plantation ...d'abord le café Comme le caféier est un arbuste qui a besoin d'ombres ils sont plantés au milieu d'arbres à kapok, de jaquiers de bananiers ... Grâce aux fortes pluies , les fleurs qui donnent les fruits d'abord verts puis rouges .. La cueillette se fait à la main et tous les jours au fur et à mesure de la maturation des grains ....Une révolte par an de novembre à avril ...ce qui laisse du temps pour s'occuper des autres plantations ça cacahouètes , manioc ... La première peau enlevée à l'aide d'un système qui ressemble à gros mortier - La séparation des peaux et des graines se fait par "tamisage". Apparaît alors une graine blanche dont on enlève la peau en la faisant tremper puis que l'on fait sécher sur une grande palette pendant dix jours . La deuxième peau enlevée apparaît un petit grain de café , tout blanc qu'il faut encore débarrasser de sa troisième peau. Le grain de café sera alors griller pendant 30 mn environ ...c'est la torréfaction ...
Nous continuons notre visite de la propriété ...
Il nous montre les énormes cosses de kapok issu du kapokier ou fromager , arbre géant dont les gousses fournissent une fibre naturelle imputrescible, proche du coton .....On les l'utilise aussi pour leurs propriétés médicinales .... antiseptique , anti-inflammatoire, antispasmodique et analgésique...Utilisés en particulier pour tous les problèmes buccaux mais peu connu en Europe Partout de grosses fourmis rouges qui ne mangent que les feuilles pas les graines ...en plus elles sont comestibles et sont riches en protéines .... Seuls les plants de cacahuètes sont protégés car des prédateurs viennent déterrer les plants ... Puis nous goûtons a la pulpe des gousses de tamarinier acidulée et fruitée utilisée pour la cuisine pour sa saveur aigre douce et bien connues pour ses vêtus laxatives douces .... Puis la découverte d'un fruit surprenant et pour le moins inhabituel "egg fruit " entre la pomme et la tomate , fruit du canistel ... A l'intérieur des noyaux et une pulpe très jaune douce et savoureuse dont la texture fait penser au jaune d'œuf ... Nous repartons et marchons à travers la forêt .... Nous traversons de nouveaux villages " pas pour les touristes " , pas apprêtés , dans leur jus cad leur pauvreté leur quotidien difficile ....des enfants sales et nus , peut être trop jeunes por être scolarisés nous suivent des yeux d'abord puis s'enhardissent . , espérant peut être quelques bonbons .... Des singes nous surveillent du coin de l'œil espérant quelques chose à voler peut être Des cochons noirs et roses , des poules vaquent à leurs occupations sous les pilotis ... Nous descendons le cours de la rivière pour retrouver les chutes " Tadlo" dans les quelles on peut se baigner durant la saison sèche ..
Nous déjeunons "laotien " au " tadlo lodge" En repartant nous remarquons deux éléphants attendant les touristes intéressés par une promenade en forêt Nous traversons un autre village , désert celui ci ou des maisons plus modernes et colorées voisines avec les maisons traditionnelles en bois sur pilotis ...les mêmes cochons les mêmes poules et coqs le bâtiment central pour la fête
Nous reprenons le bus qui va nous déposer près d'une nouvelle chute d'eau ...impressionnante celles ci , dévalant sur une hauteur de 100 m "Nam Tok Katamtok " Voilà notre circuit terminé ...il est temps de retrouver notre hôtel et sa terrasse si agréable ... Cette visite me rend perplexe ....toute cette nature encore sauvage , peu domestiquée par les hommes , ces villages authentiques tellement différents de ceux " vendus aux touristes " .....on peut les comprendre.... le Laos , petit pays communistes dont une grande partie des habitants vivent sous le seuil de pauvreté , ont besoin des devises étrangères .....depuis qu'il s'est ouvert en 1990 , le tourisme progresse de 20 % par an Donc il faut en profiter avant qu'il ne soit envahi par le tourisme de masse ... Le site du plateau des Bolovens est un des sites les plus réputés du sud , avec le temple Vat Phou que nous allons visiter demain . Tant mieux pour eux même s'ils y laissent leur âme , tant pis pour nous ...
2eme jour Pakse Vat Phou Champassak Mercredi 22 02 Mercredi 22 février 2 eme jour Vat phou et champassak
Nous quittons Pakse , direction le temple de Vat phou ... Nous commençons notre visite par un premier contact avec le grand " attendu " le Mékong ... Le Mékong est l'épine dorsale du Laos , qu'il traverse du nord au sud depuis les monts du triangle d'or jusqu'à la frontière cambodgienne .Il est appelé "la mère des eaux " . Il est source d'eau donc de vie ......c'est la voie de circulation privilégiée et ses rives sont des lieux de peuplement où l'on y pêche et où son eau permet de nombreuses cultures , (notamment celle du riz) irriguant le pays grâce à ses nombreux affluents . Pakse est situé sur la rive gauche du Mékong au confluent avec le riviere Done (Sé Done ). Sa largeur est impressionnante et son cours lent et majestueux , donne cette impression de calme , de nonchalance voire de torpeur presque de léthargie que l'on ressent qd on lit les écrits racontant le Mékong de cette région . Direction le Wat Phu ... Sur la route nous nous arrêtons pour admirer les rizières d'un vert joyeux presque criard ....le riz est l'aliment principal et pas un repas sans riz ...au Laos un seul cycle de culture par an ...pendant la saison des pluies , de mai juin à novembre . Il n'est pas exporté car utilisé pour la consommation locale . Un peu avant d'arriver , nous nous arrêtons et continuons à pied à travers la campagne . Nous traversons un petit village où les habitants sont tous réunis pour fêter un mariage ...une jeune femme en tenue de fête , nous reçoit et nous noue un bracelet de laine blanche autour du poignet en nous expliquant qu'il faut le garder jusqu'à qu'il tombe de lui même ....des enfants intrigués nous observe du coin de l'œil ... Nous reprenons notre chemin , cette fois ci à travers champ et accompagné d'un guide villageois ... Les ruines d'un premier temple ...Des bornes datant de l'époque pré angkorienne jalonnent notre chemin à certains endroits .. Un autre petit temple , le Nang Sida temple , en cours de restauration par une équipe coréenne est une halte culturelle bien agréable ....Un autel et ses offrandes ..... Nous finissons par atteindre notre but ...nous arrivons au pied du Vat Phou ou Wat Phu en laotien . Depuis 2001 , il est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Il se dresse sur la rive ouest du Mékong au pied de la montagne sacrée Phu Kao . Trace de la civilisation pré angkorienne et berceau de l'empire khmer, la capitale khmer fut fondée bien avant Angkor . Le site archéologique est situé à flanc de montagne et s'étage sur trois niveaux pour aboutir au sanctuaire où coule une source sacrée . L'ensemble du site est orienté est ouest , l'entrée étant située à l'est . Le temple de la montagne sacrée est dédié au dieu Shiva donc de culte hindouiste qui fut le culte clé des khmers .Shiva est le dieu de la destruction mais aussi de la création . La forme de la montagne fait penser à un linga naturel , c'est pour cela qu'il y construisirent un sanctuaire . Le linga est le symbole de fertilité attribué au dieu Shiva , très souvent accompagné du symbole féminin , le Yoni où il est souvent placé en son centre ... La ville date du V ou VI eme siècle et le temple fut construit au XI et XII eme siècles Une route reliait la ville à celle Angkor . Les matériaux utilisés sont le grès pour les sculptures, la laterite et les briques . Nous arrivons directement au niveau intermédiaire où se dressent deux grandsbâtiments rectangulaires appelés " palais ". Si nous nous tournons vers le niveau inférieur , une allée ponctuée de poteaux en forme de bourgeons de lotus mène à un grand réservoir ou " baray ". De chaque côté deux bassins partiellement asséchés qui peuvent se remplir d'eau à la saison des pluies . Les palais nord et sud sont en laterite ( pierre rougeâtre ) avec des sculptures en grès De nombreuses ouvertures grillagées par des colonnettes sculptées . Des porches en avancée dont les frontons sont finement sculptés . Des fausses portes aux encadrements merveilleusement sculptés .
Nous nous contentons d'en faire le tour car pour des raisons de sécurité nous ne pouvons y pénétrer . Nous avons vu les ouvriers des équipes de restauration à œuvre et leur difficulté à soulever les pierres allongées sur le sol en attente de replacement , même avec des engins mécaniques ..... Derrière le pavillon sud , un petit pavillon , le pavillon de Nandi ( Nandi étant le taureau qui servait de monture à Shiva ) Une allée aboutissant à une volée de marches bordée de frangiipaniers centenaires nous mène au niveau supérieur . En sortant du chemin , une petite esplanade où reposent deux statues étêtées couchées dont on peut encore voir les socles avec les pieds , sans doute des gardiens ou "dvarapala" Un yoni symbole cosmique du sexe féminin , une sculpture de naja...tout des symboles de l'hindouisme ... Sur la droite une imposante sentinelle " dvarapala" près des vestiges d'un gopura .Il est vêtu d'une robe blanche et est protégé par une ombrelle blanche . Un escalier naga bordeé de frangipaniers sur les pierres duquel on peut voir les trous nécessaires à leur transport . Nous arrivons au niveau supérieur avec le sanctuaire qui renfermait le lingam de Shiva . Le Wat Phu ayant été transformé en temple bouddhique , on peut y voir aujourd'hui des statues de bouddha sur un autel . Sur la gauche , la grotte où coule la source sacrée . Un peu plus haut sur la droite , une pierre à sacrifice ( ressemblant à un crocodile ) où on peut voir la forme d'un corps humain , avec , ultime raffinement , un canal pour évacuer le sang ...C'était là que de jeunes vierges se dévouaient pour être sacrifiées !!! En face des marches sculptées dans la pierre ...l'escalier qui menait directement au paradis !!!!c'était le moins que l'on pouvait leur promettre!!!! Dans le rocher derrière le sanctuaire une sculpture représentant un " trimurti" c'est à dire la trinité hindoue " Shiva , Vishnu et Brahma . Un gros éléphant directement sculpté dans le rocher , impressionnant par sa taille .. Une dernière vue , notre regard embrasse l'ensemble du panorama , majestueux, somptueux et si chargé d'histoire .. Un petit tour au musée avant d'aller déjeuner et de reprendre la route pour savourer l'atmosphère quelque peu surannée et endormie de Champassak .... Le trajet se fait par la route car sinon nous devrions remonter le cours du fleuve .... De jolies vues cependant nous permettent d'apprécier cette presque fin d'après midi ... Quelle chance nous arrivons à l'hôtel Inthira ...les dieux m'ont entendu et nous avons une chambre dont les fenêtres s'ouvrent sur .....le Mékong ....
Une bonne douche , une longue marche dans la ville un peu somnolente ...pourtant le soleil est presque couché et le plus gros de la chaleur est tombé .....une longue , très longue rue ...peu d'accès sur le Mékong à part les bâtiments publics qui me permettent de savourer la vue et le coucher de soleil... Des vaches qui sortent d'une grille ouvragée ...étonnant car cela paraît normal .... Des maisons coloniales voisinent avec les maisons traditionnelles en bois ...
Une place avec un drôle de lampadaire qui paraît sortir d'une fleur de lotus ....
Le Mékong , calme et serein ...peu d'embarcations ... Le temple et son lieu de prières entouré de nombreux stupas sculptés et bariolés , dépositaires des urnes funéraires......
Champassak la belle endormie , petite cité paisible , bien loin de la cité qui aurait connu l'âge d'or au V eme siècle , dégage un charme indéniable qui vous saisit délicatement , par petites touches laissant une trace indélébile mais donnant un goût de trop peu et de "revenez-y " .....
3 eme jour Champassak île Daeng'jeudi 23 février
Nous quittons l'hôtel Inthira et notre chambre avec vue sur le Mékong ....Une barque à " queue longue "nous attend au pied de l'hôtel ....Rouge et verte , elle est ornée de rideaux roses et d'un volant rouge du plus joli effet ...nous longeons la ville de Champassak où les rives sont recouvertes d'une végétation luxuriante ..... A ce niveau , le Mékong est large d'environ deux kilomètres ....des habitations s'échelonnent sur la rive ....le fleuve continue sa course nonchalante et peu d'embarcations l'empruntent ...
Après quelques kilomètres en direction du sud nous accostons pour une bonne heure de marche le long du rivage ..
Un bouddha en pierre brune nous accueille assis au milieu d'un décor " kitch "avec branchages , fausses feuilles, fleurettes et animaux , le tout peint de couleurs vives .
Puis nous empruntons un chemin longeant le fleuve ...Sur la droite , un petit temple très coloré et ses balustrades "dragon " ...
Un peu plus loin , nous trouvons une école jaune et verte , tenue per des sœurs ...l'école est ouverte à tous les enfants , quelque soit leur religion mais aujourd'hui elle est fermée pour cause de décès d'un élève ....Ses couleurs pimpantes sont dues à sa restauration en partenariat avec la France ..A sa gauche une église rose , dans le jardin , des tombes roses et bleues et un petit sanctuaire rose , lui aussi , dédié à la vierge Marie , complètent cet endroit "chrétien au pays des bouddhistes " Les maisons sont en bois , de style traditionnel , sur pilotis ...à la partie supérieure, la maison proprement dite et en dessous , entre les piliers de soutien , un endroit à vivre où les mamans vaquent à leurs occupations , pendant que les enfants jouent , à l'abri de la chaleur ...Des nacelles y sont suspendus ainsi que des hamacs ... Des coqs , des poules , des canards , un dindon , se promènent , la plupart du temps en liberté ...un cochon noir et sa laisse .....une vache et son nouveau né ....de petites échoppes jalonnent le chemin et vendent quelques bricoles aux rares passants qui s'y égarent....même un " club de billard où des gamins d'une dizaine d'années avec des queues plus hautes qu'eux , s'entraînent ....Il n'y a pas d'école aujourd'hui .. Un autre temple , son portail et sa grille très ouvragés , surmontés d'un bouddha jaune , avec ses stupas ou thats contenant les urnes funéraires disséminées dans un parc ..
Des enfants à l'œil coquin nous crie " sabadee" en agitant la main ...plus ils sont jeunes , plus leur spontanéité est grande ...les ados nous répondent le plus souvent " hello " Un petit stand qui vend du carburant pour les deux roues ...comme chez nous il y a quelques dizaines d'années .... Nous arrivons au temple "Vat Puthawanaram", temple bouddhique appelé encore "Vat Muang Kang " , situé à cinq kilomètres au sud de la ville et le plus ancien temple en activité de Champassak . Il date du 19 eme siècle .
La tour avec la cloche et le gong sur deux niveaux pour l'appel à la prière ...
Quatre bouddhas assis habillés de dorures accompagnés d'une dizaine de petits bouddhas semblent être le centre d'intérêt du temple. Un bâtiment cerné de colonnes ( architecture coloniale française ) , Haw. " dont le somptueux toit à trois niveaux à ses extrémités décorées de mosaïque colorée ...Il contient les textes sacrés bouddhiques...
Un autre bâtiment dont l'entrée est gardée par deux déesses se lavant les cheveux et dont le geste est le symbole de redonner l'eau à la terre .
Le toit est surmonté d'un petit clocheton de style plutôt occidental et qui semble incongru au milieu de ce décor laotien. Un autre bâtiment en bois reçoit les moines novices venus passer un ou plusieurs mois comme c'est la coutume ...une musique qui n'a rien à voir avec l'idée que l'on se fait des musiques bouddhistes , atteste que les jeunes novices reprendrons bientôt le cours de leur vie .... Toutes ces influences architecturales , laotienne, coloniale française et aussi birmane et chinoise se mêlent harmonieusement et font de cet endroit un lieu où il est agréable de s'attarder .
Notre vedette nous attend pour la suite de la visite.... le temple Tomo , Uo moung . Un temple , toujours très coloré , une échoppe vendant de la viande séchée ressemblant à des saussissons , une école... Quelques centaines de mètres plus loin nous nous enfonçons dans les bois pour découvrir le temple ou plutôt ses ruines . Dans les bois , d'immenses fromagers reconnaissables à la blancheur de leur bois , des bayans dont un a poussé en entourant un fromager . Le temple a été vraisemblablement bâti par les khmers à la fin du IX eme sur l'emplacement d'un temple bâti auparavant par les " cham's" et détruit . Il se trouve sur les bords d'un petit affluent du Mékong et est orienté vers la montagne sacrée de Phu Pasak . Une chaussée limitée par des bornes , des linteaux encore visibles à terre au milieu des feuilles délimitent l'accès . Un bâtiment central très en ruines domine la rivière avec des bornes disséminées autour ... Au centre du site dans un petit bâtiment , on peut admirer un bouddha blanc de style "sukhothai " Notre embarcation est là pour nous emmener sur l'île de Daeng . Après un déjeuner typiquement laotien , nous enfourchons les vélos pour effectuer le tour de l'île ...après 17 kms de pédalage sur des pistes ensablées , baignade sur une immense plage de sable fin qui n'a rien à envier à celle des Caraïbes et autres lieux idylliques ...et cerise sur le gâteau ....coucher de soleil sur le Mékong ...clic clac les appareils crépitent et nous nous en mettons plein la vue...
Retour ...nous prenons possession de notre dortoir chez l'habitant ...plutôt spartiate !!!!
Trois matelas recouverts d'une moustiquaire cachée par un drap fleuri fleurs nous attendent ..
Je traîne trois couvertures et mon oreiller sous une fenêtre et m'installe plus au frais sur le carrelage ..... Dîner chez un autre villageois qui fait restaurant à l'occasion ... Dommage malgré cette installation chez l'habitant , nous n'avons eu aucun contact ..même cette impression un peu désagréable que nous les dérangions un peu en traversant la "salle de télévision - chambre d'enfant "( deux nattes et deux oreillers ) pour gagner la " salle de bain -wc " ( dans un coin surélevé , un WC à la turque , à droite , un baquet d'eau et un récipient qui servait à la fois de chasse d'eau et de douche pour se rincer ...en étant en équilibre au dessus des WC , le trou étant le seul système d'évacuation de l'eau !!!! Périlleux !!! À côté à un seau pour recueillir les papiers !!!! À voir , à expérimenter ...une fois seulement !!!!! Je pense que la barrière de la langue n'y était pour rien , mais que le fait de loger des touristes leur faisait un " petit " appoint pour mettre du beurre ds les épinards et continuer la construction de la maison ...au Laos , pas de crédit , tout est payable comptant ....Ils sont donc pardonnables car les laotiens de la campagne ont peu de source de revenus autres que la culture et la pêche ...
4 eme jour lÎle de Deng Ile de Khone les 4000 îles vendredi 24
Lever matinal , 6 heures pour aller au temple , donner leur nourriture aux moines ... La restauratrice nous prépare un bol contenant un panier à riz gluant , un œuf dur et un sachet de dexux gâteaux secs ...Nous ceignons une écharpe en travers du torse ... Nous arrivons au temple où un moine très âgé se trouve au centre d'une estrade...
Trois grands bouddhas assis se trouve derrière ainsi qu'une multitude de petits , des décorations en papier doré ...c'est très brillant , scintillant , clinquant ..sur la droite un lit en fer à baldaquin et son matelas encore sous housse , un monceau de couvertures multicolores ...renseignements pris, Il s'agit d'offrandes pour les moines !!! Gâtés ... . Ils sont !!!! Nous passons à tour de rôle , à genou , les mains jointes donner notre offrandes que nous portons d'abord au front avant de la déposer devant le vieux moine . Quelques villageois sont là et font de même ... Puis le moine récite quelques prières ( cette bénédiction nous apportera la prospérité )et nous quittons les lieux ...pour rejoindre l'embarcadère et poursuivre notre route vers le sud et les quatre mille îles ... Des troupeaux de vaches paissent paisiblement sur le rivage ...une barque double arrive ...un pont en bois les relie et des fauteuils en osier nous installent comme des rois ... Nous nous étions alléger et le gros des bagages était resté à terre...
Nous rejoignions la rive , récupérons minibus et bagages et nous nous dirigeons vers le mont Phou Asa....Sur la route nous nous arrêtons dans un petit village où nous distribuons cahiers et crayons , achetés à Paksé , aux instituteurs de la petite école du village ...quatre classes des plus petits aux plus grands .....dans la classe de maternelle , un hamac en tissu ....c'est pour le fils de la maîtresse , petit bout de chou de deux ans qui accompagne sa maman sur son lieu de travail ...voici qui résout le problème de la crèche !!!!
Nous continuons et pénétrons dans le village , constitué d'une minorité venue du plateau des Bolovens , les Taoy , arrivée en 1969 et constitué de sept ou huit familles tous catholiques . Ils travaillent le bois , fabriquent différents objets , commandes de décoration d'hôtels ou destinés aux touristes . Ces objets sont fabriqués avec du bois de fromager , puis teintés à la cendre qui a pour but de leur donner une jolie couleur noire et de les protéger des parasites . Puis une fabrique de plateaux pour présenter la nourriture , en bois de fromager dont nous pouvons suivre toute les étapes de la fabrication ....
Nous reprenons le chemin du mont Phou Asa et atteignons le village de Khiet ngong Pour cela nous allons effectuer la montée à dos d'éléphant ...deux par deux nous montons l'escalier de la tourelle nous permettant d'être à la hauteur de nos majestueuses montures ...les nacelles sont en osier , un coussin est sensé amortir l'écrasement de notre dos ....on est balancé , on se laisse aller ...la montée est rude ce n'est facile ni pour eux , ni pour nous ...les cornacs , par des petits bruits et des coups de talons derrière les oreilles les maintiennent en file indienne .... Arrivés en haut , une tourelle identique , nous descendons et attaquons la montée aride et pierreuse du flanc de la montagne .... Au bout de quelques minutes , nousarrivons aux ruines de la forteresse ...celle d'un roi attapeu ??? Mégalithes rituel ???En tour cas étrange !!! Un donjon en pierres plates posées les unes sur les autres et tout autour des colonnes identiques de deux mètres de haut formant une enceinte ...étrange ....de ce site on a un panorama superbe sur la vallée verdoyante en contrebas .... La pierre est volcanique et aurait probablement servie à la construction du temple de Vat Phou
Les villageois utilisent habituellement les éléphants pour le transport du bois ...
Nous reprenons la route et nous nous arrêtons pour visiter le temple Wat Phou King Keo Kongmany Temple moderne construit par les chinois en dans les années 60 , si je me souvient bien ...un escalier de 128 marches dont les rambardes sont une succession de dragons ...Au démarrage , de chaque côté 7 têtes hurlantes nous accueille ...il leur manque les flammes !!! Les corps sont verts et jaunes et recouverts de coquillages collés et peints ..Quel travail de patience !!!!
Différents bâtiments sont rassemblés sur une surface assez réduite ...bâtiments pour la prière , pour l'étude, pour la cuisine ..... Un premier bâtiment avec des bouddhas dorés assis ...un grand central entouré de plusieurs petits , de teintes et matières différentes ..les mêmes offrandes ...des tapis multicolores recouvrent le sol ....des colonnes blanches dont la base est cerclée d'or ...
La partie supérieure des murs est recouverte de fresques représentant la vie de Bouddha ...la porte est sculptée et peinte en rouge et or ....
Deux gongs majestueux dans leur cadre en bois rouge , trônent sur de tapis d'orient et attendent d'être sollicités ... À peine plus loin deux niches aux toits sculptées et colorés de style laotien ...dans l'une , un bouddha assis , dans l'autre , un bouddha couché et un debout ...
Que de couleurs , que de sculpture , que d'ostentation même , avec tous ces rouges et ors qui ressortent d'autant mieux que les murs d'une blancheur immaculée ..le tout est vif et coloré et rien que de les regarder , on se sent joyeux .... Je demande à Sathiene pourquoi l'absence de banian , arbre à Bouddha que l'on trouve dans tous les temples Srilankais par ex ....parce que le Boudhisme laotien est le bouddhisme du petit véhicule ".. ..
Une petite marche à pied en plein cagnard et nous embarquons pour l'île de Khone ...la plus grande et la plus calme des deux plus grandes des "4000" îles ... Nous descendons le Mékong pendant une bonne heure ....c'est serein , dolent reposant , le soleil baisse à l'horizon et , ajouté à l'air , non pas marin mais "mekongien" !!!! , le voyage est fort agréable et nous pouvons observer la petite activité du fleuve ... Des lignes et nasses ( que l'on repère à des bouteilles en plastique à la surface de l'eau ) attendent d'être relevées ... Des barques pointues , le moteur à l'arrière sillonnent le fleuve ...des gamins jouent et se baignent le long de la rive ... Une femme , deux seaux à chaque extrémité d'un balancier vient chercher de l'eau ... Nous longeons l'île de don Det où des jeunes font du kayak .... La végétation le long des rives est très variée ....palmiers , cocotiers , fromagers ...se succèdent sans discontinuer .. De temps en temps une barque transportant des touristes ... Nous passons devant les chenaux en béton de l'époque française , sorte de gros blocs de béton sortant d'une bonne cinquantaine de centimètres. Nous arrivons à l'île Don Khon ...qui a la réputation d'être plus tranquille que sa voisine ...nous sommes ravis ..notre guest house donne sur le Mékong , le jardine est joliment arboré, les bungalows sont ravissants et confortables ... Les jours se suivent et ne se ressemblent pas !!!!!
5 eme jour. S Ile Khone samedi 25 Samedi 25 février 5 eme jour Île de khone
Belle journée en perspective ....grande balade à vélo autour de l'île de Khone ...
Nous commençons par aller admirer les vestiges de la ligne de chemin ce fer qui traversait l'île du nord au sud .
En effet aucun moyen de transport par voie fluviale n'existait et ne pouvait exister entre les deux biefs du Mékong , au dessus et en dessous de l'île de Khone . A ce niveau de nombreux rochers encombrent son lit et forment des rapides difficiles à franchir .C'est la région des 4000 îles " Si Phan Done " .
L'administration coloniale à créer une voie de chemin de fer dès 1893 pour le transbordement des canonnières en vue de défendre la frontière entre le Siam ( Thaïlande) et le Laos .
Dans un premier temps , la ligne traversait l'île de don Khone du nord au sud .Les marchandises étaient donc transportées par voie terrestre c'est à dire par chemin de fer , inauguré en 1897 par Paul Doumer , alors gouverneur général de l'Indochine .Dans un deuxième temps la ligne fut prolongée au Nord , sur l'île de don Det et parcourait ainsi 14 Kms .
Cela a nécessité la construction d'un pont en béton à treize arches encore utilisé à l'heure actuelle par les vélos et les piétons .
La ligne a été abandonnée au cours de la deuxième guerre mondiale , les rails démontées progressivement et remplacée par une route longeant la rive gauche du Mékong ( 1949 ) , la route no 13 qui va de la frontière chinoise à la frontière cambodgienne .
Nous poursuivons notre chemin et admirons au passage les vieux bâtiments coloniaux ( gendarmerie ....) intégrés dans les bâtiments villageois .
Nous contournons l'île par le NE et traversons un village ...une scène nous interpelle ...Un homme tient un coq sur ses genoux et parait le caresser ...
En réalité il le soigne car son champion vient de participer à un combat ...Les laotiens sont friands de ce genre de loisirs , organisés le WE et lors de certaines fêtes religieuses , même s'ils sont officiellement interdits depuis 1993 .....c'est aussi l'occasion de paris , eux aussi interdits . Très souvent nous avons pu observer les coqs isolés dans une cage en osier , en attente de combat .
Nous continuons sur un chemin terreux qui s'enfonce dans la forêt et arrivons sur les rives d'un rapide ...des installations en osier essaient de barrer leur cours.....des nasses en osier sont la pour arrêter les poissons et cela a porté préjudice aux dauphins qui se sont pris dans ces pièges et a concouru à leur extermination .
Repos , baignade sur une rive plus calme ....l'eau est peu profonde et cela relève plutôt de la trempette....mais bon il fait très chaud et se rafraîchir est bien agréable ...
Retour à l'hôtel .., déjeuner avant de r enfourcher nos vélos ....nous traversons le pont français pour aller faire le tour de la jolie voisine moins calme et envahie par les fêtards....
Nous croisons de " tristes sires " décorés de dreadlocks , piercings nombreux et variés et tatouages tout aussi nombreux et variés si ce n'est plus !!!!
Le point de rencontre des jeunes au sud Laos ...
De nombreuses échoppes bordent les rues des villages , des hamacs se balancent langoureusement en attendant un amateur quand par hasard ils sont vides ...des plages de sable où nous nous arrêtons pour un véritable bain cette fois ...
Un appel au " farniente " .....
Retour sur la "grande île " et direction , les impressionnantes chutes Li Phi ...
Une masse d'eau fantastique et impétueuse , non par leur hauteur mais par leur largeur avec des arrivées à des dizaines d'endroits ...
Une simple barrière de bois nous protège ...et une promenade le long de la rive avec le spectacle renouvelé à chaque instant , au milieu d'immenses arbres aux essences variées , nous conduit à une aire de repos où nous dégustons un smoothy en regardant les cataractes d'eau s'écouler sans interruption ...
Retour pour descendre au sud de l'île près de l'embarcadère où nous sommes attendus pour la soirée chez l'habitant et assister à une cérémonie du Baci" .
La traversée de l'île nous paraît un peu longue ...le soleil se couche et nous arrivons à l'embarcadère sud à la nuit tombée ..
Une sorte de halle centrale au milieu du village où nous attendent les responsables pour nous répartir dans les différents familles .
Terrasse extérieure sur pilotis ...même tanière carrée composée d'une moustiquaire et fermée par le même rideau à fleurs ...
Les douches et WC se trouvent sous la halle près des cuisines !!!
Succinct ...un WC et la douche derrière la porte . Des clous pour accrocher les vêtements ....
La cérémonie du Baci est la cérémonie lao par excellence . C'est la cérémonie du " rappel des âmes " ou " khouanes " ( force vitale douée d'une vie ou d'une volonté propre donc la traduction par " âme " est approximative )
Nous retrouvons une partie des villageois ...nous sommes invités à nous asseoir en cercle sur des tapis de rotin à la lueur de bougies ....une décoration centrale , le " makbeng'" faite de fleurs , de morceaux de coton blanc , rose et jaune ., deux bougies allumées au sommet .....
Les participants joignent les mains l'un après l'autre ...L'officiant ou " mophone " , ici le chamane est là et récite des textes rituels en pali puis mêlé de sanskrit ....
Ce sont de bonnes paroles pour souhaiter bonne santé , prospérité , longévité aux personnes présentes puis à tour de rôle les participants Laos viennent vers nous , récitent à leur tour leurs textes et nous nouent différents bracelets de coton blanc , rose et jaune autour des poignets .
Nous devons boire un petit verre d'alcool cul sec sous les applaudissements des laotiens ...les bracelets doivent être garder au moins trois jours avant d'être enlevés.
Tout cela est bon enfant et c'est un honneur d'être reçu ainsi .
La fête se poursuit par un repas composé de plats typiquement laotien comme le " amok " ou "Mawk" au Laos , préparation à base de poisson ( ou poulet ...)de citronnelle , de galanga ( sorte de gingembre ) , de lait de coco cuit à la vapeur dans une feuille de bananier et servi avec du riz gluant , succulent , mon plat préféré , des nems de délicieux légumes et les traditionnels fruits en dessert ....
Fin de la fête ....chacun rejoint sa famille ...c'était notre dernière soirée laotienne ....cet accueil compense largement la rusticité des lieux et c'est avec beaucoup d'émotion que je me souviendrai de ce moment passé dans ce village ..( même s'ils sont payés pour nous recevoir) ...nous avons vécu des instants de vrai partage et ça ne s'oublie pas .... 6 eme jour Ike de Khone cambodge dimanche 26 02.Dimanche 26 février transfert au Cambodge
Aujourd'hui petite journée en ce qui concerne les visites mais grande journée pour sa signification. En effet nous quittons mon cher Laos pour découvrir le Cambodge...Nous saluons nos hôtes après le petit déjeuner sous la Halle, pour nous diriger vers le débarcadère des français ...nous sommes à la pointe sud de l'île à l'endroit où étaient transférées les marchandises pour dépasser par voie terrestre cette partie du Mékong trop tumultueuse où les nombreux rochers et chutes d'eau rendaient le fleuve impropre à la navigation . La vue est belle , l'eau scintille sous le soleil matinal et en face nous pouvons distinguer le Cambodge . Un homme débarque et remonte avec son chargement ...son filet sur le dos suspendu au bout d'un bâton et dans lequel ce qui ressemble à des sardines , frétille encore . Nous descendons vers le quai où deux doubles barques nous attendent pour aller à la rencontre des dauphins d'eau douce de l'Irriwady , à la limite des eaux territoriales du Cambodge . Ce sont des zones protégées afin d'éviter l'extermination de ces espèces en danger . Il faut s'armer de beaucoup de patience pour caresser l'espoir d'apercevoir leurs nageoires frôlant la surface de l'eau au cours de leur respiration . Il en reste peu , une soixantaine dans cette région , et ils se déplacent par petits groupes ( six à dix ) . Leur couleur est gris bleuté et leur taille d'environ deux à trois mètres . Ils ont une petite bosse avant leur aileron et un museau aplati . Leurs pires ennemis sont les filets des pêcheurs , en voie d'être interdits , et qui ont été la cause de leur destruction massive . La tradition veut qu'ils soient considérés comme la réincarnation d'humains d'où leur importance ... La navigation est calme , reposante voire même apaisante ...le soleil n'est pas encore à son zénith et même si nous n'apercevons pas " ces chers désirés " , cette promenade matinale sur ce fleuve mythique , me laissera un souvenir ému en repensant à cette sereine immensité . Nous arrivons sur le lieu le plus propice à leur rencontre ....les barques sont arrimées à un arbuste dépassant de la berge ........nous sommes là, silencieux , attentifs immobiles , stoïques , écarquillant nos yeux.... et soudain , une forme allongée apparaît , l'aileron dépasse .....puis une autre et encore une autre...nous voyons ce qui peut ressembler à un ballet ...ils sont un peu loin certes mais impossible d'approcher au risque de les effrayer ....un autre groupe arrive et ils continuent à apparaître et disparaître sous nos yeux émerveillés et nos" oh , ah " et nous offrir ainsi un spectacle émouvant et spontané ...nous essayons de capturer des images ...pas facile ...en regardant bien et en agrandissant , je peux distinguer un aileron sur l'une de mes photos ...pas mal quand même !!!!
Nous devons repartir afin de rejoindre la frontière où nous allons quittons notre cher Tadieme pour rencontrer celui qui va nous faire , à son tour , découvrir et aimer son pays .... Quelques dernières photos à la frontière laotienne , des adieux émouvants à ce pays qui su nous laisser entrevoir son âme , nous charmer et nous donner l'envie ( en tout cas pour moi ) de revenir découvrir toutes les richesses culturelles que je n'ai fait qu'entrapercevoir ....et cette végétation fascinante , envoûtante au sein de laquelle bat le cœur du Laos , à savoir son fleuve nourricier , le Mékong .....
Objets confisqués à l'aéroport English translation pending
Lorsqu'on prend l'avion avec une compagnie low cost, on doit payer un supplément si on met un bagage dans la soute. Si on met toutes ses affaires dans un bagage à main, on n'a pas le droit d'emporter de récipient de plus de 100 mL (bouteille d'eau, aérosol, mousse à raser, gel douche, tube de crème, etc). Vu que les objets que j'ai cités sont indispensables quand on voyage, beaucoup de personnes les emportent malgré tout et se les font confisquer lors de l'embarquement, ce qui fait que les bornes des aéroports sont remplies de ce genre d'objets. Ma question est la suivante : est-ce que ces objets sont jetés, ou sont mis à la disposition de personnes démunies via des associations caritatives ?
Devant le Rideau de Bambou English translation pending

Enfin les vacances !
Celles-ci se font un peu dans la précipitation car six jours avant le départ, nous ne savons toujours pas où nous allons célébrer l’anniversaire de Ry. Pourtant ce ne sont pas les destinations qui manquent : Nouvelle Zélande, Tasmanie ou encore Corée du Sud.
Finalement nous choisissons la dernière pour son exotisme, en prime en cette période de vacances de Pâques, la Corée risque d’être moins fréquentée que les deux autres.
Le temps d’imprimer quelques pages du site Internet de l’Office de Tourisme de Corée, de demander quelques renseignements pratiques à un ami tombé amoureux de ce pays et de feuilleter rapidement quelques blogs sur VF (histoire d’avoir une petite idée sur ce qu’il y a à faire et à voir pendant les dix petits jours dont nous disposons) et c’est déjà l’heure de boucler la valise.
En fait, nous ne retenons que deux choses : 1) à Seoul, mieux vaut rester dans le quartier d’Insadong et 2) considérer d’aller faire un tour à Busan - Gyeongju. C’est peu !
Pour ma part, j’ai évidemment hâte de découvrir « the rest of the peninsula » pour reprendre la formule de Huyn (voir le compte-rendu précèdent) et de pouvoir comparer le Nord avec le Sud…
Perth Lundi 30 Mars 2015
C’est la course. Après une journée de boulot bien remplie, je retrouve Ry à la gare pour faire la tournée des bureaux de change dans l’espoir de trouver des Wons. Contre toute attente, nous en trouvons… cinq minutes avant l’heure de fermeture ! Toucher cette (petite !) liasse de beaux billets de 50 000 Wons me permet de réaliser que ça y est, nous sommes bien en vacances et que nous partons en voyage pour de vrai !
Quelques heures plus tard, nous nous faisons déposer à l’aéroport et récupérons les cartes d’embarquement pour les deux vols avec Singapore Airlines qui nous permettrons d’arriver à destination dans 13 heures… enfin 15 car nous sommes très en avance !
23h30. Tout va bien puisque je gagne les 4 premières parties de Yahtzee… avant que Ry ne me mette 3 Yahtzees (pour les novices, 1 Yahtzee = 5 dés identiques = 50 points) dans la dernière partie ! Ecœuré. Heureusement, une fois installés au fond de l’avion, l’hôtesse m’apporte rapidement un G&T maison qui me rend bientôt euphorique... Malheureux au jeu, heureux en amour !
Singapour Mardi 31 Mars 2015
6h15. Une brume de chaleur recouvre les pistes de Changi Airport. Le transfert d’un terminal à l’autre se fait rapidement, c’est que nous commençons à bien le connaitre cet aéroport ! L’escale est courte mais nous permet de prendre un café, d’essayer des nouveaux parfums et after shave et surtout de nous dégourdir les jambes.
8h30. Du hublot, je regarde les dernières manœuvres des bagagistes qui s’affairent encore autour de l’avion et les reflets du soleil sur les carlingues des avions sagement stationnés un peu plus loin. Nous attendons les passagers retardataires.
L’accélération me parait bien longue mais l’avion quitte la piste avant qu’il n’y en ait plus (préférable) puis se perd rapidement dans les nuages. Les volets se baissent il n’y a plus rien à voir, nous allons survoler les Mers de Chine pendant les cinq ou six heures suivantes.
Quelques heures plus tard, le pilote nous ramène à la réalité en annonçant la descente sur Séoul où il pleut et où la température n’est que de 12°. Une épaisse couche de nuages recouvre la Corée… du Nord au Sud ! Il n’y a donc toujours rien à voir sinon qu’un bout de mer juste quelques secondes avant de rouler sur le tarmac mouillé.
Welcome to Incheon
15h30. Sur les interminables tapis roulants nous découvrons la Corée, enfin quelques publicités touristiques et derrière les baies vitrées, les pistes et un ciel bas et gris. Au hasard, nous choisissons cette file d’attente plutôt que ses voisines. Elle s’avère être plus lente que celle à droite mais plus rapide que celle à gauche en prime celle-ci passe devant une douanière souriante plutôt que devant des douaniers trop sérieux. Empreintes digitales scannées, léger sourire pour la photo et en échange : un petit tampon apposé avec délicatesse sur mon tout nouveau passeport.
Puisque nous voyageons légers, nous ne devons pas cette fois nous inquiéter pour savoir si nos valises apparaîtront ou pas sur l’un des carrousels. Direction les portes coulissantes du hall des arrivées derrière lesquelles des familles guettent les passagers avec impatience, des agents agitent des panneaux où sont écrits les noms de leurs clients et des chauffeurs de taxi évaluent leurs chances de trouver le voyageur idéal. Personne ne semble être intéressé par notre arrivée.
Au guichet de l’Office du Tourisme, en plus de récupérer une carte de Séoul et plusieurs dépliants touristiques, nous apprenons que nous pouvons attendre le bus 6011 sur le quai couvert à la Porte 7 et que nous pouvons payer directement au chauffer les 10,000 Wons ($US10) nécessaires pour aller à Angkuk, une station de métro dans le quartier d’Insadong. Le prochain bus est dans 20 minutes. Nickel et efficace, ça me plait !
Ce qui me plait moins c’est ce temps pourri car dehors ça caille et ça mouille. Ce ne sont pas les bus qui manquent ! Ils vont partout, aussi dans les différents coins de la méga-capitale que vers les petites villes de province du pays. Le nôtre arrive à l’heure indiquée et embarque une demi-douzaine de passagers que le chauffeur salue en faisant une courbette dans l’allée centrale avant de reprendre le volant.
Autoroutes, terrains vagues, plans d’eau, constructions diverses, le tout sous un ciel gris digne des cieux du Plat Pays. Un immense pont enjambe un bras de mer qui se perd dans le crachin, des alignements de barres d’immeubles, des champs vides puis un autre pont, quelques collines et voilà déjà les interminables faubourgs de la capitale.
Le boulevard que nous suivons est bordé d’immeubles hétéroclites plus ou moins récents, sans grand intérêt, et d’arbres aux branches fraichement élaguées ainsi que de quelques autres en pleine floraison. Sur les larges trottoirs, déjà envahis par les écoliers et bientôt par les employés de bureaux sortent leur parapluie. A gauche, derrière un long mur en pierres et en briques émergent un ensemble de toits recourbés : le Palais National et de son musée. Quelques centaines de mètres plus loin voilà notre arrêt… juste devant le QG de la Police… gardé par un cordon de jeunes recrues.
Nous repérons l’Amandier, une pâtisserie de l’autre côté du boulevard Yulgok-ro, le point de départ des instructions pour trouver notre logement ce soir. Nous suivons donc une petite rue bordée d’un côté d’un beau mur et de l’autre de plusieurs écoles en train de se vider. Nous découvrons Angkuk-dong, un quartier pittoresque avec ses petites rues et ses vieilles maisons. Atmosphère paisible de petit village juste à quelques pas de l’un des boulevards les plus importants et encombrés de Séoul.
Premier hic mais il est important, la carte de visite de la pension traditionnelle, où nous avons réservé une chambre pour ce soir, est en anglais et non en coréen ! Première demande de renseignement donc auprès d’une jeune fleuriste qui de suite sort son portable pour afficher la carte du quartier. Facile il suffit de suivre le dédale de ruelles !?!?
Au moins nous partons dans la bonne direction mais nous ne tardons pas à redemander notre direction à un monsieur cette fois. Ce dernier se gratte rapidement la tête puis décide d’arrêter à son tour un passant. Grande discussion entre eux, rotations de têtes ponctuées d’interjections interrogatives. Le second sort à son tour un portable mais pour, il nous semble, composer le numéro de téléphone sur la carte de visite. Nouvelle discussion cette fois ponctuée d’interjections affirmatives. Il y a donc amélioration. Il finit par pointer une ruelle derrière nous qui monte et qui semble se terminer en cul-de-sac. Quoi, tout ça pour ça ! Courbettes de remerciement et premier essai (plutôt lamentable) de coréen.
Effectivement, 50 mètres plus loin, nous apercevons un muret et un portique en bois. Derrière se cache un ensemble de bâtiments surmontés de toits traditionnels en tuiles sombres. Un panneau confirme que nous sommes bien arrivés.
Nouveau hic, nous avons beau sonner, taper sur la porte de plus en plus fort, toujours pas de réponse. Restons Zen ! Nouveau round de sonneries suivi d’une autre série de tambourinage mais le résultat reste le même. Au moment nous concluons qu’il va falloir trouver une solution de rechange, voilà une vieille dame qui apparait derrière nous. Code secret entré, nous entrons. Un court passage mène à une espèce de petit patio entouré de panneaux en bois et de portes en papier havre de paix tout à fait charmant et dépaysement complet. Après avoir laissé nos chaussures sur la première marche et fait coulisser une paire de portes nous découvrons notre chambre ou plutôt notre cellule ! Elle est minuscule et mis à part une télé accrochée au mur elle est complètement vide ?! Pas de panique, les futons et couvertures sont pliés dans la buanderie près des toilettes… frigorifiées ! Hum, pas vraiment enthousiastes…
Autres hics, après un dialogue très laborieux, il en ressort que le prix est de 90,000 Wons par nuit (petit déj. coréen inclus) et que nous devons rester un minimum de trois nuits, ce qui ne nous emballe pas vraiment.
Mise en place du plan B, c’est-à-dire nouveau déambulage dans les rues de Bukchong à la tombée de la nuit à la recherche d’une alternative ! Heureusement la pluie a cessé.
Par hasard, trois cents mètres plus loin nous tombons sur un panneau sur le trottoir indiquant l’Association des Homestay/Guesthouses du quartier. Nous trouvons les bureaux aux fins fonds d’un dédale de ruelles alors qu’ils sont sur le point de fermer. Le jeune gars nous déniche ce qu’il nous faut au Moon Guesthouse qui se trouve parait-il à proximité, juste de l’autre côté de la station de métro, suivre Samil-daero et prendre une petite rue derrière le palais Unhyeongung. O miracle nous trouvons l’endroit du premier coup, au fond d’une ruelle, près d’une cour de récréation.
Le format et décor sont identiques à ceux de la pension de tout à l’heure, mais la chambre est bien plus spacieuse et plus agréable. La jeune fille de la maison, encore dans son uniforme d’école, traduit les instructions du père et nous confie le code secret… après nous avoir allégé notre portefeuille de 100,000 Wons.
Nous ressortons rapidement poussés par la faim… et la curiosité. Nous nous retrouvons dans des ruelles sombres et sans trottoir et partons en direction de l’une des rues principales illuminées de néons multicolores. Il faut remonter les cols, le vent et l’humidité nous fait frissonner. Ce n’est vraiment pas encore le Printemps… Une fois encore, nous avons quitté un Automne austral plus que clément pour un Printemps septentrional encore boréal !
Tels des papillons de nuit, l’attraction des enseignes lumineuses est trop forte, elle nous emmène vers une rue piétonne (Insadong-gil) encore animée malgré le mauvais temps. Boutiques élégantes, restaurants, magasins divers et kiosques où l’on trouve aussi bien des marrons chauds, des gâteaux de riz que des beignets de poissons ou autres crêpes mystérieuses.
Le crachin revient pour un encore. Nous entrons donc dans un petit resto tout simple où sont attablés un couple et quelques collègues de boulot. Une jeune serveuse nous tend une page plastifiée avec quelques photos de plats en guise de menu. Les soupes semblent appétissantes, idem pour cette espèce d’omelette aux légumes.
Voilà donc notre premier repas (sud) coréen qui arrive… qui arrive encore et encore. Nous nous retrouvons avec une demi-douzaine de timbales remplies d’assortiments de condiments de légumes, de poissons et d’algues plus autant de raviers remplis de sauces la table se métamorphose en palette colorée. Quant à l’éventail des saveurs, il est tout simplement surprenant tout comme celui des épices d’ailleurs… Puis viennent les soupes fumantes (délicieuses) et cette omelette qui n’en est pas une, il s’agit en fait de choux frit, garni et… épicé !
La bouche en feu, l’air frais de dehors fait du bien. Sur le chemin du retour nous passons devant quelques hôtels dont l’Ibis qui propose des chambres à 87,000 Wons !? Nous savons déjà où nous allons dormir demain !
En attendant, nous regagnons notre futon au Moon. Inutile de nous bercés ce soir.
Séoul Mercredi 1 Avril 2015
Ce sont les cris des gamins en train de jouer dans la cour de récréation de l’école d’à côté qui nous sortent de nos rêves. Personne dans la maisonnette mais la cuisine est juste à côté. Il suffit de lire le monde d’emploi pour se faire un café et suivre les instructions pour trouver le reste… et de faire la vaisselle avant de partir.
Nous déposons nos valises à l’Ibis, ravis non seulement d’échanger un futon contre un bon lit et d’avoir une vraie salle-de-bains mais en plus de faire des économies !
C’est sous un ciel bien nuageux que nous dirigeons vers le premier d’une longue série de temples que nous comptons visiter à Séoul : le palais Gyengbokgung.
L’entrée, sur le côté, est plutôt discrète et ne permet pas d’avoir une vue d’ensemble du palais et de sa multitude de bâtiments. Au guichet, nous optons pour un passe qui permet de visiter cinq temples pour 10,000 Wons. Pas sûr que nous les visitions tous mais les calculs sont vite faits.
Comme la Cité Interdite de Pékin, ce palais est composé d’une succession de portes, cours, palais, pavillons, temples, jardins, bassins, de ponts et autres enfilades de bâtiments servant aux soldats et au personnel, le tout respectant une certaine symétrie.
Cet ensemble a été construit en 1394 par le roi Taejo, premier roi de la dynastie Joseon. Malheureusement, la majorité du palais a été détruite par les flammes au cours des invasions japonaises de 1592–1598. Gyeongbokgung a été laissé à l'abandon pendant plus de 250 ans, puis il a finalement été reconstruit à l’identique en 1868 sous l'ordre du prince régent de l’époque. 500 bâtiments ont été construits sur un terrain de plus de 40 hectares constituant ainsi une véritable petite ville.
Gyeongbokgung fut détruit à plus de 90% une seconde fois lors de l'occupation japonaise (1910-45) et remplacé par des bâtiments de l’administration coloniale japonaise. J’imagine que beaucoup de touristes japonais doivent ressentir un certain malaise quand ils visitent les palais et temples coréens car pratiquement tous ont été détruits ou endommagés par leurs ancêtres…
Depuis 1990, un effort considérable a été fait pour rétablir pleinement le palais Gyeongbokgung dans son ancienne gloire. Les bâtiments coloniaux ont été démolis, la porte de Heungnyemun a été restaurée dans son état d'origine ainsi que les quartiers royaux et le palais de l'Est du prince héritier. Près de la moitié des structures existantes avant l'occupation japonaise de la Corée a maintenant été restaurée ou reconstruite.
Ceci explique pourquoi tout apparait être trop beau, trop parfait, les peintures trop fraiches pour être vrai, un peu à l’image du château de la princesse à EuroDisney !!! Mais à l’opposé d’EuroDisney, tout a été reconstruit très scrupuleusement à l’identique selon les plans d’origine par des artisans talentueux.
Il ne nous reste plus qu’à déambuler sur les pavés des cours successives et à admirer l’extraordinaire travail de restauration effectué depuis deux décades et demie et à tomber sous le charme des lieux. Le vent a fini par chasser les derniers nuages et le soleil apparait enfin. Nous découvrons ainsi combien les montagnes sont proches et forment un superbe arrière-plan.
Chaque bâtiment a un nom, souvent presque similaire mais toujours imprononçable ! Tous finissent par se mélanger ainsi que leurs fonctions d’ailleurs. Quel est celui qui servait de lieu de résidence du roi… ou de la reine, celui qui faisait office de salle du trône, de salle de réception extraordinaire… ou ordinaire, celui réservé aux banquets… ou aux études des princes ? Geunjeongmun, Heungnyemun, Sajeongjeon, Oejeon, Najeon, Jaseondang, Gyeonghoeru, Gyeonghoeru, Hyangwonjeong, Sajeongjeon… la liste continue mais aucun ne nous échappe !
Si la plupart des bâtiments sont fermés ceux qui ne le sont pas révèlent des intérieurs somptueusement décorés et extrêmement colorés. L’un d’eux, Jagyeongjeon, résidence de la reine Sinjeong (reconstruit en 1888 et l’unique demeure royale à ne pas avoir été rasée lors de l’occupation japonaise) permet de voir et comprendre l’ingénieux système de chauffage (au sol s’il vous plait !) et d’admirer de superbes cheminées disposées à l’extérieur.
A proximité de la jolie pagode se trouve un intéressant petit musée où sont exposés objets, bijoux, armes, gravures et illustrations de la vie à la cour. Dehors ce sont des statues en pierre qui tiennent la vedette. Enfin juste derrière, l’aménagement d’une ‘rue’ des années soixante avec ses vitrines, atelier, épicerie, quincaillerie…etc. permet de se replonger dans les années yé-yé. Que de chemin parcouru depuis !
Après avoir refait le tour en sens inverse (pour s’assurer de n’avoir rien oublié !!!) nous tombons sur les cérémonies de la relève de la garde à la Porte Gwangwamun. Parade en habits traditionnels aux sons d’anciens instruments de musique… on pourrait bien se croire revenu au temps des rois... mais les bruits de circulation nous ramènent vite à la réalité du présent.
C’est déjà l’heure du déjeuner et les voyages dans le temps ouvrent l’appétit. Heureusement nous trouvons rapidement notre bonheur dans un charmant petit restaurant dans le quartier de Bukchon. Une fois encore ce sont les photos des plats qui nous sauvent. Celle-ci a l’air sympa… Arrive un véritable banquet, la grande table se recouvre d’une multitude de petits plats bien mystérieux mais tous délicieux. La serveuse nous montre le mode d’emploi : telle sauce pour tel plat, telle salade pour tel sauce. Elle oublie seulement de préciser que toutes sont fortement épicées.
Nous allons bruler l’excèdent d’énergie en marchant dans les petites rues tranquilles de Bukchon en direction du palais Changdeokgung aussi nommé palais de la Prospérité dont l’histoire est aussi compliquée que celle du palais Gyeongbokgung.
Commencé en 1405, sous le règne du roi Taejong (sombre histoire d’égo) puis agrandit sous ce celui du roi Sejo, le palais Changdeokgung finit par remplacer le palais Gyeongbokgung et devient le palais favori des rois de la dynastie Joseon. 1592, première catastrophe : les Japonais débarquent et brulent le tout. 1609, les Coréens reconstruisent l’ensemble. 1623, deuxième catastrophe, une révolte qui tourne mal et qui se termine par l’incendie d’une partie du palais. Nouvelles reconstructions, nouvelles catastrophes, elles ne manquent, cependant Changdeokgung reste le palais le mieux préservé parmi les cinq palais de la dynastie Joseon encore debout. C’est aussi dans ce palais que Sunjong, le dernier empereur de Corée, vécut jusqu’à sa mort en 1926.
Aujourd’hui il ne reste que treize bâtiments dans l’enceinte du palais et vingt-huit pavillons dispersés dans les jardins. Contrairement aux bâtiments du palais Gyeongbokgung qui suivent un ordre architectural strict, ceux du Changdeokgung suivent les principes du Feng Shui et s’accordent davantage à la topographie des lieux.
Une fois la porte monumentale Donhwamun (restaurée en 1608) franchie, nous suivons un groupe d’écoliers en excursion sur le plus vieux pont de Séoul (Geumcheongyo, construit en 1411) mais les laissons volontiers prendre un peu d’avance afin de pouvoir admirer l’imposant Injeongjeon (salle du trône) et l’élégant Seonjeongjeon (salle de réception et de travail), situé un peu plus loin, en toute tranquillité. Si le style (double toits, tuiles, couleurs, intérieurs) de ces deux bâtiments est assez similaire à ceux du palais Gyeongbokgung, les bâtiments suivants donnent dans le sobre et le rustique grâce à leurs murs blancs tranchant avec le bois sombre des piliers, portes et terrasses. Le tout est agrémenté par de nombreux bosquets d’arbres en fleurs qui font le bonheur d’une poignée de photographes hyper bien équipés.
Une queue de touristes se forme près d’une grille fermée. Intrigués nous allons voir ça de plus près et comprenons rapidement qu’ils attendent l’heure de la visite guidée en anglais du Jardin Secret. Délestés d’une paire de milliers de Wons, nous nous joignons au groupe. La visite du Jardin Secret (Huwon) ne se faisant qu’en groupe, nous attendons patiemment trois heures.
La jeune guide ajuste son microphone puis commence son monologue que nous écoutons religieusement. Ainsi nous apprenons que ces collines boisées servaient de lieux de repos, de promenade et de jeux aux membres à la famille royale, que l’on y trouve plus d’une centaine d’essences différentes et que ni la disposition ni la végétation n’ont pratiquement pas changé depuis des siècles. La balade est agréable et est ponctuée de nombreux arrêts permettant d’admirer et d’approcher plusieurs pavillons perdus, des bassins fleuris et des fontaines… aux noms très exotiques (Buyongjeong, Buyongji, Juhabru, Eosumun, Yeonghwadang, Bullomun, Aeryeonjeong, Yeongyeongdang sans oublier la plus minuscule des chutes (Ongnyucheon) que l’on repère grâce au poème gravé sur un rocher.
La promenade se termine par la visite d’un ensemble de bâtiments qui servaient aux servants et aux gardes et par ce cyprès 5 fois centenaire, vaillant vieillard soutenu par de solides piliers en bois.
Il nous reste encore un peu de temps pour refaire un petit tour dans le palais et admirer les jardins tout au fond où sont regroupés des dizaines d’arbres en fleurs et même de prendre un café à la cafétéria. Alors que nous nous dirigeons vers la sortie nous croisons des jeunes musiciens et acteurs en costume traditionnels qui se préparent pour le spectacle sons et lumières de ce soir… sur invitation uniquement !
Il est grand temps d’aller reposer nos pauvres pieds dans notre chambre d’hôtel, juste une heure devrait suffire !!! Une heure + prolongations plus tard, nous revoilà repartis pour une visite du quartier. Celle-ci nous mène jusqu’à une grande avenue sans grand intérêt, puis dans les allées d’un immense marché spécialisé dans les pièces détachées électriques et électroniques ?!
Enfin nous tombons sur ce que nous cherchions : la rivière Cheonggyecheon, un petit cours d’eau récemment aménagé en promenade. Mais il est déjà trop tard, le soleil se couche. Il ne nous reste plus qu’à refaire exactement le chemin en sens inverse, le plus sûr moyen de ne pas se perdre puis de faire la tournée des petits restaurants d’Insadong … bien emmitouflés car ça caille ce soir !
Séoul Jeudi 2 Avril 2015
Après un petit déjeuner dinette dans la chambre, nous voilà prêts pour une nouvelle journée découverte de la capitale. Programme chargé (comme d’hab. !) avec nouvelles visites de palais, temples, jardins mais dans d’autres quartiers.
Comme hier, le vent chasse les nuages gris et permet au soleil de montrer ses beaux rayons. Premier sur notre liste, le sanctuaire deJongmyo situé près de l’avenue aperçue hier en fin d’après-midi. L’entrée n’est pas facile à trouver car les palissades entourant un chantier la camouflent plutôt bien. Quand finalement nous la trouvons, une corde barre le passage. Pas de panique, le sanctuaire ne se visite qu’en visite guidée, il nous faut simplement attendre une petite demi-heure pour la suivante.
Nous en profitons donc pour aller faire un tour dans les allées du petit parc juste en face. Curieusement ce petit espace de verdure est très fréquenté… par des hommes d’un certain âge assis sur des bancs et s’imprégnant des rayons d’un soleil printanier. Si certains donnent à manger aux oiseaux, d’autres préfèrent lire des journaux ou encore faire quelques exercices d’assouplissement, mais la plupart restent concentrés devant les damiers de leur jeu de Go. Pendant de longues minutes, nous nous joignons aux petits groupes d’observateurs-experts rassemblés silencieusement autour des parties les plus serrées mais rien à faire nous n’arrivons pas à saisir la stratégie employée pour entourer et ramasser les pastilles blanches et noires.
Nous sommes une bonne vingtaine de touristes à marcher derrière la jeune guide qui a revêtue pour l’occasion son beau costume traditionnel. Nous la suivons sur des chemins dont la partie centrale est pavée et uniquement réservée aux dignitaires… que nous ne sommes pas donc prière de rester sur les graviers !
Ce sanctuaire confucéen, nous apprend-t-elle est dédié aux membres de la famille royale de la dynastie Chosŏn. L’ensemble comprend plusieurs bâtiments sombres dispersés dans un beau parc, mais les principaux sont le Jeongjeon et le Yeongnyeongjeon. Le premier construit en 1394, détruit en 1592 par l’on sait qui, puis reconstruit en 1601, abrite, dans les dix-neuf salles qu’il comporte, 49 tablettes en bois commémorant les rois et reines qui se sont succédés au fil des siècles. Le second (construit plus tard pour accommoder les nouveaux rois décédés), est la copie conforme du premier mais ne comprend que seize chambres contenant 34 tablettes… que nous ne verrons d’ailleurs pas car tous deux sont fermés !?
Nous ne pouvons donc qu’apprécier l’architecture extérieure (tuiles noires, boiseries et colonnes en rouge foncé) du fond de la grande cour pavée qui s’étend devant les édifices bâtis tout en largeur et nous contenter de regarder les panneaux remplis de photographies prises lors des rituels qui ont lieu chaque premier Dimanche de Mai.
Une visite plutôt décevante que nous oublions rapidement en remontant la rue commerçante que nous commençons à bien connaitre. Une fois encore, en passant devant l’un des magasins d’instruments de musique, je ne peux pas m’empêcher de taper sur les tambours qui envahissent une partie du trottoir.
Nous nous retrouvons bientôt devant les murs d’enceinte du palais Changdeokgung, (celui que nous avons visité hier après-midi) mais encore bien loin du restaurant traditionnel à ne pas manquer dans le quartier universitaire et branché de Marronnier Park que Ry avait repéré dans l’une des brochures du Tourism Office.
Un taxi nous y emmène en quelques minutes… enfin nous dépose dans la rue car pour trouver le fameux restaurant en question, c’est toute une autre histoire.
Commerçants et passants à qui nous demandons ne semblent pas connaitre. L’un d’eux nous prend en charge, nous fait faire le tour du pâté de maisons une paire de fois avant de tomber sur deux de ces amis qui lui (nous) apprennent que le restaurant n’existe plus depuis quelques mois. Déçus et affamés mais impressionnés par la gentillesse des Coréens, il ne nous reste plus qu’à aller avaler un sandwich au Paris Croissant du coin. Pour nous consoler, nous commandons même une demi-douzaine de mini-croissants en guise de dessert. Quelle surprise quand nous réalisons qu’ils ont un gout d’ail certes discret mais… franchement désagréable !!!
C’est en mâchouillant des chewing-gums que nous arrivons devant l’entrée du quatrième palais, celui de Changgyeonggung (le palais d’Eté) qui connecte avec le Jardin Secret lui aussi visité hier.
L’agencement des édifices est aussi classique mais moins impressionnant et solennel que celui du palais Gyeongbokgung. Portique principal (Honghwamun), petit pont (Okcheongyo), autre porte (Myeongjeongmun), cour pavée et escaliers conduisant aux Myeongjeongjeon (salle des Audiences), Munjeongjeon (salle du Conseil), Sungmundang et Binyangmun (j’ai depuis oublié la différence qu’il existe entre ces deux-là !) puis une autre cour plus spacieuse où sont regroupés le Haminjeong (espèce de kiosque à musique surélevé) le Gyeongchunjeon, la résidence de la reine-mère et Hwanggyeongjeon, celle du roi et de la reine sans oublier le Tongmyeongjeon ni le Yanghwadang et surtout pas le Punggidae ni l’Angbuilgu dont les fonctions exactes m’échappent !!!
Une courte averse vient perturbée la visite et nous n’avons que le temps de nous abriter sous le Haminjeong (le kiosque). Après une longue promenade dans les recoins détrempés du parc, il ne nous reste plus qu’à regagner notre hôtel.
En chemin, nous passons devant le palais Unhyeongung. Sur notre lancée, nous franchissons la porte d’entrée pour découvrir un petit palais plutôt sobre mais enchanteur avec ses nombreuses colonnes, planchers extérieurs et panneaux en bois. Si le site date du XIVème siècle, les trois structures que nous visitons sont bien plus récentes (1864). C’est dans ce petit palais que naquit et grandit Gojong (le 26ème roi de la dynastie Joseon) avant d’accéder au trône. C’est également dans ces lieux qu’il se mariât en 1866.
Le bâtiment principal (Norakdang), était utilisé lors de réunions, fêtes et autres évènements importants (dont le mariage du roi) et également comme l’une des deux résidences réservées aux femmes. Le bâtiment à côté (Naondang) servait lui de salle de travail au père du roi et le troisième (Irodang) était l’autre résidence réservée aux femmes. Contrairement aux précédents palais que nous avons visités et qui nous paraissaient toujours vides et sans âme, celui-ci est plus gai presque vivant grâce à toute une série de mises en scène retraçant la vie quotidienne à l’époque à l’aide de mannequins costumés. Par les fenêtres ouvertes, nous pouvons apprécier la décoration, le mobilier et deviner la fonction de chacune des pièces. Un bien agréable voyage dans le temps, renforcé alors que nous apprêtons à sortir, par un petit groupe de jeunes gens et un couple de jeunes mariés en costume traditionnels en train de poser et de prendre des photos.
Nous apprenons ainsi que ce petit palais est particulièrement prisé par les jeunes mariés coréens non seulement pour le décor mais aussi parce que chaque année se tient une spectaculaire réédition costumée du mariage royal.
Après une pause à l’hôtel, il est temps de repartir, sous la pluie cette fois, jusqu’au marché couvert de Gwangjang, situé à proximité du sanctuaire de Jongmyo visité ce matin. Re-rue commerçante (sous les néons maintenant) et re-tapage sur les tambours (protégés par des feuilles plastifiées).
Eclairs, coups de tonnerre, nous n’échappons au déluge que de justesse en nous joignant à la queue qui s’est formée sous l’abribus. Quelques minutes plus tard, nous trouvons l’une des entrées du marché.
Dans cette allée, les marchands de vêtements sont en train de fermer boutique mais les magasins alimentaires sont eux encore ouverts et plein de monde. Les différentes allées du marché convergent vers un espace central où sont regroupés plein de bouisbouis et stands à bouffe entourés de banquettes en bois. De puissants projecteurs permettent de voir ce que les cuisinières sont en train de préparer et de cuire. Les étals sont remplis de choses colorées (le rouge domine), la plupart appétissantes. Pas facile de trouver une paire de places sur les bancs, ni de comprendre ce qui est proposé. Notre solution : pointer du doigt l’assiette du voisin en espérant que nous avons les mêmes gouts culinaires… Nous nous en sortons plutôt bien !
Nous apprécions également l’atmosphère populaire et chaleureuse qui règne dans ces espèces de halles où les gens se retrouvent autour d’un repas simple, sans chichi et bon marché. Rassasiés, il ne nous reste plus qu’à faire une paire d’allées, de regarder la quantité de produits inconnus étalés un peu partout et parfois tenter de deviner ce qu’ils peuvent bien être.
Retour à l’hôtel… sans oublier de passer au Paris Croissant pour le petit déjeuner demain matin. Hélas, il n’y a plus de croissants ni de petits pains au chocolat. Il nous faut donc nous rabattre sur les muffins… en s’assurant qu’ils sont bien aux myrtilles et non à l’ail ou pire aux piments…
Séoul Vendredi 3 Avril 2015 Happy Birthday Ry
Pour cette journée spéciale, une mission : trouver une bouteille de Champagne de France. Nous avions bien commencé nos recherches les jours précédents mais sans succès, en fait nous n’avions déniché que du mousseux chinois. Heureusement nous avons trouvé à la réception de l’hôtel un dépliant touristique mentionnant l’existence d’un quartier français à Séoul (Seorae Maeul). Qui dit Français dit Champagne !
Après un bon petit déjeuner au lit, première célébration de ce grand jour, nous découvrons que le soleil n’est pas au rendez-vous, ou plutôt qu’il est prisonnier derrière un manteau brumeux. Pas de risque d’insolation aujourd’hui !
Cette fois nous allons pouvoir faire notre marche le long de la rivière Cheonggyecheon, ce cours d’eau sauvé du bitume qui le cachait et aujourd’hui aménagé en promenade. Oasis de verdure coincé au milieu des gratte-ciel dont les façades ne reflètent que le gris du ciel. Par contre les gargouillis des rapides artificiels couvrent parfaitement les bruits de la circulation. En chemin, nous ne croisons que quelques joggeuses et employés de bureau (en retard !) puis, alors que nous arrivons aux ‘chutes’ finales, un groupe de jeunes touristes emmitouflées en plein concours de selfies.
Arrivés à la place Cheonggye (marquée d’une curieuse sculpture mauve en forme de coquillage allongé), nous n’avons que le choix de remonter à la surface pour retrouver la foule et les embouteillages. Foule des grands jours car nous tombons en plein milieu d’une distribution gratuite d’arbustes par un parti politique ou association quelconque. Il doit s’agir d’un grand évènement puisque plusieurs équipes de télévision se disputent le meilleur endroit pour le filmer. Peut-être figurerons-nous aux actualités télévisées de ce soir !
Nous poursuivons le long de cette large avenue (Sejong-Daero) bordée de banques et autres prestigieuses institutions jusqu’à la Seoul Plazza où se trouve le City Hall et l’entrée du palais Deoksugung le cinquième et dernier des grands palais.
A l’origine ce site était le lieu de résidence du prince Wolsan (frère du roi Seonjong) mais lorsque tous les autres palais royaux furent détruits ou endommagés lors de l’invasion japonaise en 1592, les bâtiments résidentiels encore debout servirent de … palais royal de secours durant la période de reconstruction. Près de trois siècles plus tard, en 1897 le roi Gojong réinvestit les lieux et fait ajouter plusieurs nouveaux édifices traditionnels et d’architecture occidentale, renforçant ainsi sa détermination à moderniser le royaume. Surprise donc en voyant, jouxtant les superbes anciens bâtiments en bois, une paire de buildings de style néo-classique qui auraient plus leur place à Londres qu’à Séoul et qui font office de nos jours de musées.
La page culturelle tournée, il est temps de nous préoccuper de notre Champagne. Le métro permet de passer de l’autre côté du fleuve Han et de se perdre dans les banlieues où les hautes et étroites tours d’habitations sont aussi nombreuses que les arbres dans la forêt de Fontainebleau. Nous marchons le long d’une voie rapide puis tournons à gauche avant la passerelle pour piétons. Changement radical de décor. Nous nous retrouvons maintenant dans une petite rue qui tourne et monte doucement, bordée de magasins et d’immeubles de quelques étages. Il y règne presque une ambiance de village tant tout est calme. Il faut chercher les quelques enseignes en français mais elles existent bien, prouvant ainsi que nous sommes bien arrivés à Seorae.
Ce petit bout de banlieue tranquille est devenu, depuis le déménagement du l’Ecole Française de Séoul, le point de ralliement d’une importante partie de la communauté française expatriée dans cette partie du monde. Nous y trouvons de nombreux commerces incontournables en rapport avec la culture française : boulangerie, épicerie fine, restaurants, cafés, coiffeurs, même une boutique d’outillage et surtout un marchand de vins… Ouf ! Incroyable mais vrai nous achetons l’unique bouteille de Champagne !
Nous laissons la visite du Parc Montmartre à une autre fois, le temps n’étant toujours pas propice à la balade dans la nature et commençons à marcher en direction du quartier de Gangman. Plus judicieusement nous hélons un taxi qui quelques minutes plus tard nous dépose au croisement de deux immenses avenues : le cœur de ce quartier branché rendu célèbre le temps d’une chanson et d’une dance reconnues aujourd’hui dans le monde entier.
Au pied des gratte-ciel, les magasins et boutiques de luxe se succèdent à l’infini. Sur les larges trottoirs, les jeunes rivalisent pour trouver la tenue ou la coupe de cheveux la plus… cool ou la plus déjantée. Dans les petites rues parallèles bordées d’enfilades de fils électriques, ce sont les bars, bistrots, restaurants qui se disputent la jeune clientèle.
C’est d’ailleurs ici que nous trouvons un petit resto au décor zen et au menu encore plus zen (plat unique : Anping chicken, deux options très épicé ou hyper épicé). Le serveur nous remet une paire de ciseaux ( ?) puis arrive avec une espèce de plat à paella rempli de grosses pates (d’où les ciseaux) et de gros morceaux de poulet, le tout baignant dans une épaisse sauce rouge. Je n’ose pas imaginer ce que doit être la seconde option car dès la deuxième bouchée, je me sens devenir dragon ! Quant à l’exercice manuel, je ne peux que constater mon cruel manque de dextérité à l’emploi de baguettes en métal rondes pour désosser les morceaux de poulet.
L’exploration du quartier se poursuit la bouche ouverte, non pas sous l’effet de surprise (bien que…) mais plus simplement pour la rafraichir. Idem dans le métro bondé sur le trajet du retour à l’hôtel… au risque de me faire passer pour l’idiot du village...
Le temps de mettre la bouteille au frais et d’en profiter pour sucer quelques glaçons et nous revoilà repartis vers la rue commerçante (celle avec les tambours !) en direction de la tour de télécommunication perchée en haut de sa montagne et qui me nargue depuis mon arrivée.
Le soleil ayant enfin percé la carapace nuageuse, nous pouvons espérer assister à son coucher tout en admirant la vue panoramique sur la capitale. Arrivés au pied de la petite montagne, nous réalisons qu’il nous faut encore prendre un taxi jusqu’au téléphérique… Le soleil prenant une teinte orangé, nous achetons vite nos tickets. Horreur, la queue, que nous pensions minuscule, s’étale dans les escaliers. Pas moyen d’en voir la fin. 45mn plus tard, nous nous serrons comme des anchois dans un bocal dans l’unique cabine du téléphérique. Le soleil ne nous a pas attendus ! Panorama nocturne donc qui prend la forme d’un immense tapis lumineux qui se perd dans la brume et la nuit. Quelle déception ! Cinq minutes plus tard, nous sommes de nouveau dans notre bocal… vide cette fois !?
Une nouvelle fois les milliers de néons colorés clignotants nous attirent irrésistiblement. C’est ainsi que nous découvrons les rues animées du marché de Myeongdong. Avalanche de lumières, foule compacte en train de faire du lèche-vitrine ou de savourer les spécialités disponibles sous les toiles de tente et parasols qui ont envahis le milieu de la rue.
De loin, nous repérons la Jongno Tower qui, depuis plusieurs jours nous, sert de phare et nous permet de retrouver notre chemin dans ce labyrinthe de petites rues dégoulinantes de lumières.
Il est maintenant grand temps de sabler le Champagne !

Séoul Samedi 4 Avril 2015
Aujourd’hui changement d’air puisque nous partons à Busan, la deuxième ville de la Corée du Sud, située sur les bords de la Mer du Japon. Hélas pas de baignade prévue car la météo n’annonce pas du beau temps… pour le sud !
Il ne faut que quelques minutes en métro pour se retrouver sur le parvis de la gare ferroviaire de Séoul, également le point de rendez-vous des sans-abris et clochards de la capitale. Sous les petits chapiteaux en toile, c’est la prêche avant la distribution. A droite de l’ancien bâtiment en briques rouges et au dôme vert se trouve l’entrée de la nouvelle gare tout en verre et en acier. Tickets du KTX (TVG local) en poche il ne nous reste qu’une petite heure pour prendre café et croissant au Paris Croissant de la gare et même en profiter pour acheter des sandwiches pour le déjeuner qui se prendra dans le train.
Au début des années 2000, la SNCF ayant fait de bonnes affaires ici, il n’est donc pas surprenant de constater, entre les TGVs coréens et français, certains traits de similitude à commencer par un certain look, le confort (ou plutôt le manque de), certains bruits et aussi certaines odeurs. Il ne manque plus que le jingle… mais les Coréens ont les leurs !
A la minute près, le train démarre doucement puis retrouve l’air libre pour filer sur le pont qui enjambe le fleuve et se faufiler entre les nouveaux gratte-ciel et innombrables tours d’habitations de la rive sud.
Banlieues, zones industrielles, routes, lignes électriques, poteaux, ponts, tunnels, champs vides, bouts de montagne puis une incroyable marée de serres envahissant tous les recoins des vallées qui se succèdent le long des 417 km qui séparent Séoul de Busan. La séquence des paysages se répète à deux reprises, l’une à Daejeon et l’autre à Dongdaegu, deux villes étapes.
2h18 plus tard nous voilà arrivés à Busan. Il fait gris et froid et le ciel est de plus en plus menaçant. La météo ne semble pas avoir refroidi les nombreux touristes coréens qui, une fois le weekend arrivé, se précipitent à Busan… et envahissent les hôtels !
Nous découvrons que le hasard du calendrier ne fait pas bien les choses pour nous : pénurie de chambres et forte augmentation du prix le weekend, heureusement nous pouvons compter sur l’efficacité de la jeune fille au guichet du Tourism Office de la gare qui nous trouve la dernière chambre d’un hôtel pas trop onéreux à 100 mètres de la gare.
Hôtel de marins en transit. La chambre est curieuse : immense avec un salon et des tentures rouges et la vue minable : plongeante sur un chantier et les parkings de la gare puis au-delà panoramique sur les haubans d’un pont, des grues et tout au fond sur les reliefs qui disparaissent dans la brume.
Eclairs, tonnerres et averses. Installés au chaud dans notre beau salon, nous épluchons les prospectus touristiques récupérés à la gare et préparons quelques itinéraires les choses à voir sont en effet dispersées et la topographie des lieux ne simplifie pas la tâche.
Ce n’est pas la pluie qui ne cesse de tomber qui va nous arrêter. Direction la station de métro en face de la gare, derrière la fontaine illuminée. Ici le métro est plus facile à négocier, d’une part il y a moins de lignes et d’autre part les distributeurs plus compréhensibles en plus c’est moins cher !
Direction le marché de Jagalchi, un marché aux poissons qui vaut apparemment le détour. Pendant le trajet nous observons les passagers qui ont un petit air de province en tout cas une attitude plus relâchée.
Nous descendons deux stations plus loin. Les averses sont encore plus intenses et le jour n’en a plus pour très longtemps. Nous marchons avec précipitation mais précaution sur les trottoirs détrempés, encombrés d’étalages bâchés et envahis par des piétons mouillés et résignés. Nous suivons les néons qui conduisent vers les quais et une petite allée bordée d’un coté de petits restaurants et de l’autre d’étalages remplis de fruits de mers et de poissons, de pieuvres, de calamars et autres créatures inconnues. Grosse bousculade dans les flaques d’eau et sur les pavés glissants, mais ambiance bon-enfant malgré le déluge qui nous tombe dessus.
Chaque petit restaurant a sa crieuse de menu et une ‘cuisine’ placée juste à l’entrée, sur le trottoir. L’avantage est que nous pouvons voir ce qui cuit dans les marmites ou sur les braises. Nous trouvons le seul bouiboui dont une partie de la minuscule salle-à-manger contient également des tables et des chaises et non uniquement des tables basses sur des tatamis.
Il règne une sacrée ambiance et de bonnes odeurs dans ce troquet du bout du monde. Ça ne traine pas ici et les tables sont constamment renouvelées par trois serveuses rigolotes. Il suffit de pointer un poisson sur le grill et d’attendre… à peine quelques minutes avant de voir débarquer une dizaine de petites assiettes remplies d’un tas de trucs différents souvent froids mais hyper épicés. Riz et poisson suivent rapidement. Mais qu’est-ce que c’est bon tous ces machins ! Quelques instants plus tard, la bouche est en feu, les papilles en ‘foufele’ et l’estomac heu-reux.
Métamorphosés en radiateurs ambulants, nous poursuivons la balade dans le marché mais la pluie gâche le plaisir de la promenade digestive. Autant revenir demain. Après un bref détour par la gare pour acheter un gobelet de chocolat chaud, il ne nous reste qu’à nous mettre sous la couette, écouter la pluie cogner sur les vitres et regarder les éclairs à travers les rideaux… rouges.
Busan Dimanche 5 Avril 2015
Derrière les vitres, j’aperçois un ciel bas et gris mais pas de pluie. La température aujourd’hui ne devrait pas dépasser 9° nous a averti la speakerine hier soir.
Le petit dej. se passe au Paris Croissant de la gare, pourquoi s’en priver ?! Ce matin nous distinguons un peu plus clairement les immeubles et maisons accrochés aux flancs des reliefs en face de la gare et au-dessus de Chinatown, ce paysage me ramène presque à Nagasaki ou à Valparaiso.
Nous reprenons la promenade au marché de Jagalchi, là où nous l’avions laissée hier soir, c’est-à-dire devant le bâtiment moderne de deux étages : le marché officiel où sont rassemblés plusieurs dizaines de vendeurs de poissons et de fruits de mer. Du jamais vu et ce à plusieurs niveaux. D’abord le nombre et la grandeur des aquariums, basins, baignoires de chacun des vendeurs, ensuite l’extraordinaire variété d’espèces de poissons, d’algues, de coquillages, l’incroyable quantité des produits proposés (de quoi nourrir la Terre entière !), puis l’odeur d’iode et plus qui prend les narines et enfin le bruit des bulles dans tous ces aquariums.
L’air frais des quais fait du bien. Du ponton nous admirons les chalutiers, bien serrés cote à cote comme s’ils se tenaient au chaud et plus loin les installations portuaires qui s’étendent à perte de vue. A droite, il y a tellement de maisons bleues accrochées à la colline que Maxime s’y perdrait.
Quant à nous, nous nous perdons dans les ruelles commerçantes du marché d’en face. Ici les poissons sont remplacés par… tout le reste, des légumes aux vêtements, de l’outillage aux confiseries... etc. Curieusement, les rares touristes occidentaux que nous croisons parlent tous le russe. Mais est-ce vraiment surprenant ? Vladivostok n’est qu’a une poignée de centaines de milles marins !
Il est temps d’aller voir de plus près ces fameuses maisons bleues qui nous intriguent depuis notre arrivée à Busan. Pour quelques Euros, un taxi nous emmène sur les hauteurs jusqu’à l’école primaire du village de Taegeukdo.
Plutôt que de descendre vers le village, nous préférons remonter la route qui va vers un parc boisé. Peut-être aurons-nous une meilleure vue de là-haut ? Pas vraiment car le chemin forestier tourne le dos au village mais au fur et à mesure que nous grimpons, nous découvrons toute une série de vues panoramiques brumeuses sur Busan, son port, ses différents quartiers, ses plages et les montagnes qui l’entourent. Dans les arbres, qui commencent à peine à bourgeonner, quelques écureuils jouent à cache-cache au-dessus de nos têtes. Impossible de connaitre toutes ces essences mais nous prenons bien soin d’emmagasiner les senteurs de cette forêt, elles sont si différentes de celles que l’on trouve dans les forêts d’eucalyptus australiennes.
Le chemin se termine dans un parc où sont regroupées des dizaines de sculptures d’artistes coréens. Culture et Nature. Nous rebroussons chemin plutôt que de nous aventurer sur les sentiers boueux et sombres à l’intérieur de la forêt.
De nouveau devant l’école primaire, cette fois nous traversons la rue qui domine le village accroché aux flancs abrupts des collines. Nous découvrons un panorama aussi surprenant qu’inattendu, une myriade de petits cubes colorés et d’étroits passages qui descendent jusqu’à la mer que l’on aperçoit tout en bas. Sur les hauteurs du village, quelques jardins potagers et arbres en fleurs forment une ceinture pas encore verte.
L’histoire de ce village, devenu maintenant une attraction touristique prisée, est récente puisqu’elle ne remonte qu’à la guerre civile (début des années 50) quand quelques 4000 adeptes du mouvement religieux Taegeukdo fuyant les régions détruites par la guerre, s’installèrent sur ces collines, à l’écart de Busan. Ils y construisirent 800 cabanes en bois et furent rapidement rejoints par d’autres adeptes ou habitants à la recherche de logements à petit loyer. Dans les années 80, la population atteint le nombre de 20000 puis commence à chuter dans les années 90, (les nouveaux appartements dans les tours d’habitation que l’on construit à tour de bras sont certainement plus confortables et spacieux). Aujourd’hui le village ne compterait ‘que’ 10000 habitants… et de nombreuses maisons vides !
Depuis 2010, afin de rompre le déclin de la communauté, la ville a pris toute une série de mesures pour promouvoir l’identité traditionnelle du village tout en le transformant en village d’art et de culture. Les maisons vides sont ainsi devenues des galeries d’art, des ateliers, des cafés, boutiques…etc. A voir le nombre de touristes, ce Dimanche, on peut croire que le succès est au déjà au rendez-vous… pour certains en tout cas !
A notre tour donc d’explorer ce labyrinthe de passages et de visiter les différentes ‘maisons d’art’ et installations dispersées partout dans le village. Si certaines sont plus intéressantes que d’autres, toutes conservent un coté amateur et local rafraichissant car sans prétention. Heureux d’avoir fait le détour jusqu’ici. Tous ces exercices physiques et culturels de la matinée nous ont ouvert l’appétit. Un taxi nous ramène au marché Jagalchi et notre mémoire nous ramène au même restaurant qu’hier soir !
Après avoir soigneusement choisi nos poissons à l’extérieur, nous nous installons à l’intérieur où nous sommes de suite reconnus par le personnel surpris de nous revoir. En quelques instants, notre statut passe de touristes anonymes à celui de Stars of the week… et de constater que plusieurs raviers supplémentaires contenant d’autres délicieux kimchis sont servis discrètement. Repus, nous saluons notre petit monde et partons prendre le métro en direction de Haeundae Beach qui se trouve à l’autre extrémité de la ville. Après près d’une heure de trajet, nous émergeons sur une avenue venteuse bordée d’immeubles luxueux, d’hôtels, de restaurants et clubs et ce jusqu’à la promenade qui longe la plage.
Froid, vent, nuages et légère pluie, pas vraiment le meilleur temps pour aller à la plage. D’ailleurs nous n’y trouvons pas grand-monde sinon que les conducteurs d’engins qui ratissent le sable. Sur la mer, plusieurs dragueurs (les bateaux, pas les mecs !) s’arrangent pour boucher la vue sur les reliefs de la cote et les trois ilots rocheux aux formes particulières. Quant au bord de mer, il a tout simplement été, comme partout ailleurs, le terrain de jeu des spéculateurs et des constructeurs qui se sont appliqués à le gâcher complètement en édifiant des milliers d’appartements sur des dizaines de niveaux. Bienvenue à la Costa del Sol ou la Gold Coast version coréenne.
Au bout de la plage, se trouve entre deux petites digues artificielles Mipo Harbour, un minuscule port où quelques petits bateaux de pêche ne cessent d’acquiescer de la proue devant quelques hangars et plusieurs restaurants. Au-delà, la cote devient inaccessible car trop rocheuse et trop raide.
Pour poursuivre la balade le long de la cote, il n’y a pas d’autre choix que de prendre Dalmaji Road qui à cette époque de l’année attire une foule incroyable de promeneurs et de voitures nous ne tardons pas à comprendre pourquoi…
En effet, tout le long de cette route du bord de mer, des milliers de cerisiers et pruniers en pleine floraison forment un fantastique dôme de pétales. C’est une vision tout à fait extraordinaire que partage allègrement toute la population de la ville. Ravis de participer à cette allégresse et de tomber sous le charme de Sakura.
Nous suivons les ondulations de la route, à gauche maisons et appartements de luxe, hôtels avec salle de réception de mariage (si l’on en juge le nombre de jeunes mariés !), à droite les versants boisés des collines qui se métamorphosent en falaises dès qu’elles touchent la mer, une mer grise très discrète que l’on aperçoit parfois au travers d’une trouée.
Plusieurs kilomètres plus loin, alors que nous venons de dépasser un petit port avec un phare rouge et un phare blanc, nous faisons demi-tour. La nuit commence à tomber et la démarche devient de plus en plus mécanique. D’ailleurs la foule a disparu, il ne reste que les purs et durs munis de leurs appareil-photos qui ressemblent à des télescopes.
A Mipo Harbour nous trouvons un restaurant sur la mer. Spécialités fruits de mer et poissons… crus de préférence. Quelques difficultés à comprendre le menu car personne ne parle une langue commune… Ah le pouvoir des photos, voilà le manager qui nous sort son portable et nous montre toute une série de photos de plats garnis. Même le chef, avec ses bottes blanches en caoutchouc, sort de sa cuisine pour nous montrer des fruits de mer inconnus. Abracadabra… nous commandons une photo deux et une photo cinq… plus quelques sushis… au cas où !
Quelques instants plus tard, le ballet des plats commencent. La promenade digestive sur la plage est obligatoire tant nous avons mangé. Ne sentant même plus le froid, nous faisons de grands dessins dans le sable sous la lumière des projecteurs. Sur la promenade, un joueur de flûte traditionnelle joue au vent, plus loin qu’un jeune rocker accorde sa guitare. Nous retrouvons l’avenue de la station de métro. Nous ne la reconnaissons à peine maintenant qu’elle a revêtu sa tenue de soirée. Mini Vegas.
Décidément c’est fou ce que l’on voyage à Busan !!!

Busan Lundi 6 Avril 2015
Les exercices pédestres d'hier nous aurons fait passer une bonne nuit et notre beau moral n'est même pas atteint en découvrant qu'il peut toujours, que le ciel est toujours aussi gris et le vent toujours aussi frais. Aujourd'hui, nous changeons d'air, Adios Busan, Hello Gyeongju ! Evidemment, nous réalisons bien que la météo 70 kilomètres plus au nord ne risque pas d'être très différente.
Nous en avons confirmation tout au long du trajet car derrière la buée et au travers les gouttelettes de pluie accrochées aux vitres, les paysages de collines qui aimeraient être montagnes, les champs qui attendent de redevenir rizières et les routes qui rêvent de devenir autoroutes, sont plutôt malmenés par des averses discrètes puis torrentielles.
Quand nous débarquons dans la petite gare des bus, près du fleuve, le Dieu de la Pluie fait une trêve remarquée et bienvenue. Petit tour au kiosque du Tourism Office (il y en a vraiment partout) pour récupérer plans, prospectus et surtout une adresse d'hôtel.
Là nous apprenons que cette ville n'est pas simple. La gare de bus où nous sommes est située à 2-3 kilomètres du centre-ville et les hôtels sont regroupés près du lac à 8 kilomètres du centre-ville. Dans cette partie de la ville, à part l'hôtel de luxe juste à côté, il n'y a que des motels (autre mot pour désigner les Love hotels) nous informe l'hôtesse d'un air mi-navré mi-horrifié.
Une petite marche en trainant la valise sur les trottoirs mouillés peut parfois être un remède contre l'indécision. En avant donc en direction du centre-ville. Nous passons devant plusieurs magasins proposant la spécialité du coin : le Barley Bread, dans des boites de toutes les tailles (nous le gouterons plus tard et constaterons qu'il s'agit en fait de petits pancakes).
Plus étonnant, après le premier gros carrefour, nous découvrons une première série de tumulus au milieu d'un parc. Les voilà donc ces fameuses tombes royales et princières. Nous aurons surement l'occasion de les voir de plus près, quand nous serons installés. Patience.
De méchants nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes alors que nous arrivons devant la station de trains cette fois. Nouvelle visite au Tourism Office, même son de cloche, les hôtels sont près du lac. Nous montons dans le premier taxi. Le chauffeur fonce sur la route bordée d'arbres en fleurs longeant le fleuve puis le lac. Arrivés à destination, nous constatons que les hôtels ne sont en fait que des resorts entourés de terrains de golf, loin de tout et sans intérêt pour nous !
Demi-tour direction l'hôtel près de la gare de bus. Nous venons de perdre une bonne heure et de dépenser une petite fortune en taxi pour revenir exactement là où nous sommes arrivés. Il y a des jours comme ça !!!
Au diable l'avarice, ce sera l'Hotel The DY. C'est vrai qu'il est confortable et puis la salle de bains sort tout droit d'un ouvrage de science-fiction. En fait après avoir été débité d'environ 150 000 Wons, nous finissons par lui trouver que des avantages… On se console comme l'on peut !
Après un sérieux épluchage des prospectus touristiques, il en ressort que la plupart des zones historiques sont assez éparpillées dans la ville mais surtout autour de la ville. Nous prendrons donc une excursion demain pour aller voir les monuments les plus éloignés et resterons en ville aujourd'hui.
Grâce à la culture florissante de la dynastie Silla (de 57 avant J.-C. à 935 après J.-C.), ce ne sont pas les vestiges qui manquent dans cette ancienne capitale et ses environs. Entre les temples, palais, forteresses, remparts, tombes, pagodes, bas-reliefs, sculptures et musées, il y a de quoi faire et nous avons assez perdu de temps… mais nous avons faim !
L’heure du lunch est passée mais nous trouvons facilement un petit restaurant dans les abords du quartier chaud. Nous sommes les uniques clients parmi les empilements de cartons. Comme à Busan, la charmante femme sort son portable pour nous montrer le menu. Quelques instants plus tard, une demi-douzaine de raviers remplis de kimchis sont servis en attendant l’arrivée d’une délicieuse soupe toute fumante.
La température extérieure ne passe pas au-dessus de 9° mais il ne pleut pas. Nous partons inspecter ces curieux dômes en terre couverts de pelouse fraichement coupée (comment font les jardiniers ?!).
Passé le portail en bois, nous découvrons un parc pour le moins particulier. Quelques étangs pour le bonheur des canards puis une c’est une succession de grosses bosses de terre arrondies et régulières, certaines plus imposantes que d'autres elles diffusent une atmosphère paisible et à la fois étrange aux lieux. L'une des tombes, (Cheonmachong - datant du V ou VIème siècle), est ouverte au public. Elle a été aménagée de façon à comprendre leur secret de fabrication (rondins et pierres, le tout couvert de terre) et d'apprécier ce qu'elles contiennent grâce à la série de vitrines où sont exposés de nombreux objets funéraires retrouvés lors de l'excavation dans les années soixante-dix. Les dimensions de cette tombe, même si elle est loin d'être la plus grande, restent imposantes : 47 m de diamètre presque 13 m de hauteur.
La balade est bien agréable d'autant plus que les arbres en fleurs sont nombreux et de toute beauté. En tout cas ils nous font oublier le froid et l'humidité. Au-dessus des gros murs formant l'enceinte du parc, l'on aperçoit les toits compliqués d'un temple et ceux des maisons traditionnelles rescapées. C'est par là que nous nous dirigeons.
A l'entrée du temple Sunghyejeon, un petit pavillon contient trois anciennes plaques commémorant trois anciens rois Silla. Plus loin plusieurs petits bâtiments de couleurs différentes sont fermés. Dans l'un d'eux, un groupe d'hommes est rassemblé devant une table basse tout en longueur. Pas moyen de savoir s'ils se sont réunis pour prier ou pour tenir un meeting bien arrosé.
Quelques nouvelles constructions, futurs restaurants faussement traditionnels séparent le petit temple de la vaste pelouse bordée de rangées d'arbres en fleurs qui entoure l'Observatoire Cheomseongdae. Ce dernier, construit dans la première partie du VIIème siècle sous le règne de la reine Seondeok, servait à l'observation des étoiles et à faire des prévisions météorologiques. En forme de cylindre il est composé de 362 pierres (correspondant au nombre de jours dans une année lunaire), repose sur une pierre de base de plus de 5 m de côté et il s'élève à une hauteur de 9 m. Il est donc relativement petit, surtout au milieu de cet espace vide, mais le fait qu'il soit encore debout est un miracle.
Plus loin, les champs jaunes de colza sont pris d'assaut par des touristes qui se photographient les uns les autres. Ça change des cerisiers ! Au fond les jardins et rizières n'attendent que le soleil pour commencer la nouvelle saison. Bientôt ils seront la vedette du show.
Nous continuons d'explorer le site du palais en ruines de Wolseong, la forêt de Gyerim et apercevons le bassin d'Anapji, sur le site du palais en ruines d'Imhaejeon. Dans une petite salle de projection surchauffée, nous assistons à la diffusion d'un petit film d'animation retraçant l'histoire des Silla et illustrant en 3D la disposition des lieux et la grandeur de leurs palais et pagodes maintenant en ruines ou ayant complètement disparus. Non seulement nous nous sommes réchauffés mais en prime nous avons une meilleure appréciation de l'importance et l'éclat qu'a apporté la dynastie Silla à cette région.
Un signe indique un autre temple (Bunhwangsa) à moins d'un kilomètre et demi. Nous suivons donc la longue route bordée d'arbres en fleurs et recouverte de pétales blancs. C'est magique on dirait de la neige… d'ailleurs le ciel est si gris et bas que l'on a l'impression qu'il va neiger d'un instant à l'autre.
Toujours pas de temple, à la place nous errons au milieu des rues en terre d'une zone semi-industrielle déprimante et d'une banlieue oubliée. Nous rebroussons chemin et revenons du côté de l'Observatoire. Nous poussons la porte d'un petit café sympa. Le jeune couple derrière le comptoir nous propose de gouter à leur assortiment coloré de gâteaux de riz faits maison. Evidemment que je craque !
Le jour commence à disparaitre et il est temps de regagner notre chambre.
Une paire d'heures plus tard, nous trouvons l'énergie pour affronter le vent glacé qui souffle. Nous allons voir les lampions qui éclairent l'autre rive. En fait nous ne sommes pas déçus, car en plus des illuminations multicolores des cerisiers, des tentes sont installées le long du fleuve. Nous sommes en pleine mini fête foraine avec des spectacles traditionnels et karaoké, des stands à bouffe et de jeux d'adresse. Excellente occasion pour se fondre au milieu d'une atmosphère locale, sympathique et joyeuse et de gouter à quelques délicieuses recettes locales bien épicées qui nous font vite oublier le froid ambiant.
Gyeongju Mardi 7 Avril 2015
Petit dej. dans la chambre. De la fenêtre, je constate que le ciel est toujours aussi bas et gris qu'hier.
A 10h. nous attendons le bus dans les bureaux de l'agence en compagnie d'une trentaine de retraités coréens et d'un couple de Français ! Nous le savions, la visite guidée ne se fait qu'en Coréen. A écouter le flot rapide de la voix de la guide et à regarder l'air concentré des passagers, je crois que nous passons à côté d’un récit passionnant.
Et c'est parti. Le bus reprend en partie la route parcourue hier en taxi avant de rejoindre les premières collines et la voie rapide qui mène à la gare « TGV » où nous récupérons d'autres passagers venus de Busan.
La vraie visite peut commencer. Direction les faubourgs au sud et un parc (Taejong Muyeol) adossé à une colline boisée. Là se trouve, comme l’indique la stèle gravée, la tombe du roi Myeol (654-661), le 29éme de la lignée des Silla et qui, avec l’aide de son copain l’Empereur de Chine, unifiât la péninsule coréenne. Impression de déjà-vu car rien ne ressemble plus à un cumulus qu'un autre cumulus, certes ces trois ci sont regroupés de manière particulièrement symétriques.
Nous profitons d'une petite porte ouverte pour nous diriger vers un sous-bois un peu à l'écart et découvrir une tombe semi-sphérique bien plus discrète mais bien plus originale et jolie que les autres. Celle-ci est encerclée de pierres et ornée de statues et de stèles en pierre. Un panneau nous apprend qu'il s'agit de la tombe du Roi Heonan (857-861) le 47ème de la lignée des Silla.
Contents de retrouver la chaleur du bus et nos petits retraités coréens sympathiques, nous retournons en ville pour visiter d’autres cumulus (on n’en sort plus !), ceux justement que nous avions découverts hier en arpentant le parc Cheonmachong ! La balade est aussi agréable qu’hier et nous en profitons pour marcher vers les allées sur le côté du parc, là où sont rassemblées des centaines de pierres gravées provenant des différentes tombes. Très joli puzzle géant apparemment insoluble.
Troisième arrêt, dans un autre parc à proximité du musée. Nous sommes sur le site de l’ancienne forteresse Banwolseong érigée au premier siècle par le roi Pasa (cinquième des Silla) mais dont il ne reste ici que quelques douves.
De l’autre côté de la route, les ruines du palais du Prince Héritier: Donggung qui comprenait de nombreux bâtiments dont le célèbre Imhaejeon Hall où étaient reçus les dignitaires les plus importants et où se tenaient les fêtes les plus prestigieuses.
Nous avons trois quarts d’heure pour admirer les trois ravissants pavillons (reconstruits) en bois peints en rouge et finement décorés et faire le tour du très romantique bassin d’Anapji. C’est exactement le temps qu’il faut pour examiner au plus près les plus beaux objets (tuiles, bijoux, statuettes, poteries…) repêchés dans ce bassin et aujourd’hui les témoins de la grandeur de la dynastie Silla et de la splendeur de l’art à cette époque, et pour se promener autour du bassin en s’émerveillant devant la beauté des arbres en fleurs et la vivacité de cet écureuil curieux.
La culture, ça creuse ! Arrêt pour le déjeuner, près de l’observatoire. Nous suivons nos petits retraités dans une salle de restaurant déjà prête. La guide nous propose de nous asseoir avec eux et de profiter du super menu à 10,000 Wons (8 Euros).
Bien nous en a pris car une fois de plus nous gouttons à une variété de plats les plus exquis les uns que les autres. Nous repérons également la manière de manger certains d’entre eux, comme par exemple ces feuilles que l’on enduit allègrement de sauce épicée puis que l’on enroule autour d’une boulette de riz ou encore la séquence à suivre pour le parfait Hot Pot.
Un thé brulant pour faciliter la digestion et nous empêcher de piquer du nez. C’est qu’il en reste des choses à voir !
Et ça repart, cette fois en direction du sud-est vers le Mont Toham. Il ne faut pas longtemps pour observer et s’amuser du mouvement parfaitement synchronisé que font les têtes des passagers à chaque virage… et il y en a pour arriver jusqu’au parking de la grotte de Seokguram ! Sur les hauteurs, au milieu d’une forêt humide et brumeuse, le thermomètre plonge. Pour se réchauffer, c’est au pas de course que nous parcourons le chemin forestier qui mène à la grotte.
Cette grotte artificielle, aménagée au VIIIème siècle, contient une superbe statue de Bouddha entourée d’une dizaine d’autres délicatement sculptées dans du granite blanc représentant Bodhisattvas et disciples. En partie effondrée à cause d’infiltrations, la coupole fut entièrement reconstruite et consolidée entre 1913 et 1915. On n’y voit que du feu car tous les regards se dirigent instinctivement vers le sourire apaisant du Bouddha. Ne pouvant pas rester planter devant la vitre protectrice, nous faisons plusieurs fois le tour de la grotte.
Les petits temples, situés en contrebas sont soit en pleine rénovation soit en pleine décoration. L’anniversaire de Bouddha approchant, des centaines de lanternes de couleurs différentes sont soigneusement accrochées un peu partout et donne à la forêt un peu air de fête. Sur le chemin du retour qui monte, nous nous arrêtons fréquemment pour photographier de jolies fleurs sauvages… signe que le Printemps n’est plus très loin.
Il ne nous reste qu’un arrêt et c’est sans conteste le clou de l’excursion : le temple de Bulguksa. Construit entre 751 et 774, ce temple était l’épicentre du bouddhisme durant la dynastie des Silla, on y venait prier pour la protection du royaume face à une invasion extérieure. Les prières ne devaient pas être très efficaces car (comme pour la majorité des temples en Corée d’ailleurs) Bulguksa fut détruit lors de l’invasion japonaise en 1593. La plupart des principaux bâtiments furent rapidement reconstruits mais il est intéressant d’apprendre que la restauration complète ne date que de 1973. Ce laborieux travail fut récompensé en 1995 quand ce complexe religieux fut inscrit sur les listes du Patrimoine Mondial.
Nous franchissons un premier porche en bois abritant quatre féroces statues en bois et poursuivons jusqu’au pied des escaliers ou ponts Yeonhwagyo et Chilbogyo qui conduisent à l’entrée principale du Geungnakjeon. Les élégantes terrasses en pierre surélevées supportent un ensemble de bâtiments en bois plus beaux et plus délicatement décorés les uns que les autres. Deux yeux ne suffisent pas pour apprécier toute la finesse des décorations et des sculptures ni l’harmonie des couleurs ou encore les détails des panneaux en bois aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. C’est tout simplement époustouflant.
Nous visitons lentement chacune des parties censées représenter le pays de Bouddha. D’abord ici, le Geungnakjeon Hall (Salle de la Béatitude Suprême), là le Birojeon et son Vairocana Hall et plus loin le Daeungjeon Hall (Salle de la Grande Illumination), sans oublier les deux pagodes (Seolgatap et Dabotap). Nous venons de visiter certainement l’un des plus beaux temples de Corée.
En attendant que tout le groupe regagne le bus, nous regardons les groupes de jeunes qui, après une donation, s’efforcent à pousser, le plus fort possible, le vieux balancier en bois sur la grosse cloche de manière à la faire résonner le plus longtemps possible.
Après avoir déposé une famille à la gare, nous faisons la tournée des hôtels près du lac pour y déposer différents groupes de retraités. Ce petit détour nous permet de passer devant le temple et la pagode de Bunhwangsa, que nous n’avions pas trouvés hier…
Retour à l’hôtel et appréciation de son confort…
Encore une fois la nuit est tombée d’un coup. Nous tentons de trouver un petit resto dans les rues derrière l’hôtel. Celui que nous trouvons est parfait, rendez-vous populaire dont la spécialité de la cheffe est le Hot Pot… Exactement ce qu’il fallait pour conclure cette froide mais superbe journée.
Gyeongju Mercredi 8 Avril 2015
8h.30 J’ouvre les rideaux pour découvrir un ciel plombé qui recouvre les montagnes à l’horizon. Les passants que j’aperçois sont emmitouflés et la chaussée mouillée. Mais en cherchant bien, on arrive à distinguer quelques trouées lumineuses qui approchent.
Le café et le croissant avalés, je sors en direction de la forteresse censée se trouver dans les environs proches. Je parcours ce boulevard qui se réveille doucement et sent si bon la province avec son animation tranquille. Les devantures des commerces s’ouvrent les unes après les autres, les petits vieux se saluent et les ménagères sont déjà à l’affut des bonnes affaires.
Mais toujours pas de forteresse ?! Peut-être est-elle comme celle d’hier, juste un emplacement vide et non pas des ruines comme je l’espérais.
Dépité, je fais demi-tour en passant par une petite rue piétonne balisée de panneaux relatant des anecdotes historiques sur la ville et ses habitants et illustrées de photos anciennes. Voyage dans une autre époque ou plutôt sur autre planète tant tout est devenu méconnaissable… sauf ces étonnantes mottes de terre (collines plutôt) rondes, abritant des tombes royales…
Elles sont vraiment partout dans la ville ! Celles-ci ne semblent pas être particulièrement protégées et l’endroit ressemble davantage à un parc de jeu pour gamins intrépides d’autant plus que de grands arbres ont fini par pousser sur les pentes. L’une de ces mini collines est toutefois entourée de barrières et en partie recouverte par des bâches bleues. Un panneau indique que des recherches archéologiques sont en cours. Plus loin une stèle m’apprend que le roi Gustaf VI Adolph de Suède est venu ici au début du siècle dernier pour participer aux travaux d’excavations d’une autre tombe. Peut-être fallait-il un Royal pour déterrer un Royal !?
Parmi l’ensemble des tumulus en voilà un tronqué, trépané, la belle harmonie des courbes est soudainement rompue peut-être à cause d’un prince fauché ou mal aimé !
Dans un coin du parc des groupes de retraités se forment en fonction de la couleur de la veste qu’ils portent. Le groupe rouge à droite, le jaune au centre et le bleu à gauche, il semblerait que les équipes s’apprêtent à participer aux de travaux communautaires prévus pour ce matin.
Je reprends la direction de l’hôtel en passant par les petites rues du quartier qui se la jouait à la Las Vegas hier soir avec ses cascades de néons. Atmosphère de gueule de bois ce matin, les bars et love hotels se refont une beauté ou plus simplement la grâce matinée.
Comme l’indique le panneau électronique à côté du conducteur, nous ne sommes que sept passagers dans ce bus qui relie Gyeongju à Seoul. Les gros fauteuils rouges sont spacieux et se transforment en lits confortables.
Midi. On démarre et le temps de rejoindre l’autoroute sur les hauteurs et lire trois pages de mon thriller et je m’endors. A intervalles réguliers, j’ouvre un œil pour m’assurer que je ne loupe rien point de vue paysage et le referme illico rassuré. Collines couvertes d’arbres déplumés, vallées couvertes de serres et zones urbaines couvertes de tours d’habitations le tout parcouru de quelques rivières qui deviennent parfois fleuves avant de disparaitre derrière une nouvelle série de petites montagnes.
Arrêt à mi-chemin dans un restoroute géant où j’arpente un rayon de boites et de bouteilles chaudes de café/moka/chocolat et trouve même un paquet de Digestive.
Trois nouvelles pages de mon thriller qui ne me thrille pas trop et nous voilà bientôt dans les banlieues interminables de la capitale et un peu plus tard dans l’immense gare de bus aperçue quelques jours plus tôt alors que nous cherchions notre bouteille de Champagne. Le soleil fait des clins d’œil et ils sont les bienvenus.
Ligne de métro directe mais wagons pleins. Pas drôle de voyager à l’heure de pointe. Enfin nous retrouvons notre petit quartier et nos points de repère. C’est carrément un retour à la maison puisque nous retrouvons le même hôtel, la même chambre (mais pas au même étage !).
Nous profitons de cette fin d’après-midi ensoleillée pour aller nous promener dans le quartier de Bukchon, réputé pour ses rues pittoresques et l’architecture des maisons traditionnelles aperçues le premier jour.
La réputation n’est pas surfaite car à mesure que nous grimpons sur la colline nous nous ‘perdons’ un labyrinthe de petites rues tranquilles, certaines bordées d’adorables maisons en bois, et de superbes vues panoramiques sur la ville moderne. Etonnants contrastes : paisible, frénétique, tradition, modernité.
Le soleil disparait et la température descend dramatiquement. Nous nous retrouvons dans la rue piétonne d’Insadong à faire du lèche-vitrine devant les magasins de souvenirs avant de nous attabler vite fait à l’intérieur d’un restaurant traditionnel au décor très agréable et surtout… bien chauffé !

Séoul Jeudi 9 Avril 2015
En ouvrant la fenêtre au verre teinté, je découvre que le ciel que je croyais gris-marron est en fait bleu et que le soleil brille. Bras-le-bas le combat. Je descends vite acheter des croissants et pains au chocolat au Paris Croissant du coin, rien que pour le plaisir de pouvoir les tremper dans ma tasse de café.
Quelques ‘instants’ plus tard, nous allons profiter de cette magnifique journée de Printemps en prenant… le métro ! Direction l’Assemblée Nationale située sur la rive sud du fleuve, là où se trouvent non seulement le Parlement mais également un parc et une longue avenue bordée d’arbres en fleurs.
Nous ne sommes pas les seuls à descendre à cette station d’ordinaire… ordinaire. Il suffit de suivre la foule dans les couloirs puis sur les escaliers roulants. Dehors un ciel légèrement voilé nous accueille. Tous ensemble et presque au pas, nous traversons une large avenue puis passons les grilles gardées par un cordon de jeunes policiers. En haut de la pelouse, en partie occupée par des groupes de pique-niqueurs, se trouve un immense parallélépipède gris soutenu par des colonnes carrées et surmonté d'un dôme vert. Plutôt moche ce truc, en fait on pourrait se croire de l’autre côté de la ligne de démarcation !!!
Heureusement le parc est agréable et, à voir la foule, très populaire. De nombreux groupes d’amis, de collègues ou des familles se sont déjà installés pour un déjeuner sur l’herbe, certains très élaborés et incluant barbecues portables.
Nous poursuivons vers les berges et prenons la route en contrebas, fermée à la circulation mais envahie par les badauds venus admirer les splendeurs du Printemps enfin de retour. Les hivers pouvant être longs et rigoureux en Corée, ce spectacle extraordinaire, qui se renouvelle chaque année, est toujours attendu avec impatience et occasionne une certaine ferveur difficilement compréhensible pour ceux, qui comme nous, habitent un endroit où les températures ne descendent pas en-dessous de zéro et où les saisons ne sont pas vraiment marquées.
Comme à Busan, nous tombons sous le charme de Sakura, en plus sous le soleil et au milieu d’une foule souriante et de bonne humeur. Au bout de l’avenue fleurie, des arrangements floraux multicolores volent la vedette aux cerisiers et pruniers. Comme les autres, nous faisons demi-tour pour profiter de la féerie encore plus longtemps.
Nouveau petit tour en métro pour revenir dans le centre-ville, plus exactement au marché Namdaemun, en face de la station Hoehyeon. A croire que la population de Séoul qui n’était pas dans les jardins de l’Assemblée Nationale doit se trouver ici ! Toutes les rues de ce quartier commerçant, grouillent de monde.
En fait, en plus d’être un lieu historique ce marché est une véritable institution. Depuis le XVème siècle, ces souks version coréenne, proposent de tout, absolument tout. Bien vite nous nous retrouvons au milieu de ce qui partait être un croisement entre le marché d’Aligre et un super Monoprix sur plusieurs niveaux.
Successions d’étalages où s’empilent des vêtements, des cosmétiques, des ustensiles de cuisine, de la vaisselle, de l’outillage, des appareils électroménagers, des produits agricoles et de la mer (vivants, séchés, frais, décomposés…), de fruits secs, de graines sans oublier les bouisbouis et les mini-restaurants.
Bref, le genre d’endroit où les yeux, les narines et dans une moindre mesure les oreilles sont sollicités en permanence. Nous y goutons l’une des soupes les plus fades de notre séjour mais aussi les gaufres locales les plus délicieuses préparées par deux grand-mères pleines d’énergie.
Au bout d’une allée, nous apercevons le double toit de la Porte Sungnyemun. Nous allons donc la voir de plus prés. La célèbre porte se trouve à l’intersection d’avenues importantes, au pied d’un assortiment de buildings récents assez moches ou en construction. Le contraste entre deux architectures, l’ancienne et la moderne, ne peut difficilement être aussi flagrant.
Sungnyemun est la porte sud de Séoul et la plus grande structure en pierres avec une entrée en forme d’arche. Elle est surmontée d’un magnifique bâtiment en bois de deux étages finement décoré. La porte fut érigée en 1398 sous le règne du roi Taejo, le fondateur de la dynastie Joeson. Elle perdit une partie de ses murs lors de l’occupation japonaise en 1907 puis fut sérieusement endommagée durant la guerre de Corée (1950-53). Entre 1960 et 1962, elle fut entièrement démontée, restaurée puis remontée. Ce long travail de restauration fut réduit à néant en février 2008 par un déséquilibré qui y mit le feu. Après cinq nouvelles années de restauration, le trésor national No1 fut ouvert au public en mai 2013. Les apparences sont donc parfois trompeuses… car ce magnifique bâtiment que l’on croyait plusieurs fois centenaire est en fait plus récent que la Bank of Korea qui lui fait face !
Du carrefour, nous reconnaissons d’un côté l’Hôtel de Ville, de l’autre la gare. Le plan semble indiquer que la station de la gare sera la plus directe pour revenir vers Insandong. D’après la brochure du Tourist Office, il resterait encore un temple et une pagode dans les parages qui auraient échappés à mon radar.
Quelques demandes de renseignement plus tard, nous voilà devant le portique du temple Jogyesa protégé par de féroces silhouettes guerrières et décoré de centaines de rangées de lanternes de couleurs qui ondulent doucement à la légère brise.
Comme pour la Porte Sungnyemun, le mélange ancien et moderne est saisissant et encore plus brutal ici car il n’existe même pas un petit espace vert pour servir de transition.
Un portique imposant, deux superbes pavillons en bois mais où est donc la pagode !? Elle est bien là, toute minuscule dans un coin, vraiment rien de spectaculaire… contrairement aux admirables panneaux en bois décorant les deux pavillons. Derrière les baies vitrées du Dewungjeon (temple principal) on aperçoit trois bouddhas dorés et vénérés par une vingtaine de croyants. L’un des avantages des temples en bois est qu’ils peuvent être démontés et reconstruits ailleurs. C’est le cas du Dewungjeon originaire de la province de Jeolla dans le sud mais réassemblé ici en 1938.
Perchés sur une nacelle, deux jeunes ajoutent des guirlandes aux branches d’un grand pin et alignent toujours plus de rangées de lanternes en préparation de l’anniversaire de Bouddha : un évènement important pour l’Ordre du bouddhisme coréen de Jogye dont Jogyesa est le temple principal. Les rayons du soleil couchant illuminent une dernière fois les dorures des toits et des peintures. Il est temps de regagner l’hôtel et de souffler un peu.
Impossible de quitter ce pays sans gouter aux grillades coréennes. La mission de cette dernière soirée à Séoul est donc d’arpenter les rues du quartier et de trouver un restaurant spécialisé dans les grillades. Mission accomplie moins de vingt minutes plus tard. Nous n’avons qu’un regret, celui de ne pas l’avoir fait plus tôt !!!
Sur le chemin du retour, nous faisons un premier arrêt devant la charrette du marchand de marrons chauds puis un second à la pâtisserie traditionnelle du coin dont la devanture est remplie d’une incroyable sélection de gâteaux de riz. Ils remplaceront, demain matin, les croissants et pains au chocolat du petit déjeuner !
Séoul Vendredi 10 Avril 2015
Réveil tardif pour ce dernier jour des vacances… déjà ! Dehors, beau soleil, une magnifique journée printanière qui s’annonce mais nous n’aurons pas la chance d’en profiter. Je me console en dégustant des gâteaux de riz et en regardant un documentaire québécois sur TV5. Ici nous avons même le choix : TV5 Asie ou TV5 Pacifique. Entre les deux mes yeux zappent.
11h. Il est temps de trainer nos petites valises sur les trottoirs de ce petit quartier que nous commençons à bien connaitre. Pincement au cœur car nous n’avons pas vraiment envie de partir. Notre désir de revenir s’accroit à mesure que nous approchons de l’arrêt de bus… situé à proximité de l’Amandier, le point de départ de nos ‘aventures’ sud-coréennes. Nous en profitons pour y aller acheter notre lunch.
Malgré la circulation le 6011 arrive à l’heure indiquée. Comme à l’aller, les rares passagers ne tardent pas à piquer un somme. C’est vrai que le paysage, même ensoleillé, n’est pas folichon : successions de banlieues avec des tours numérotées, de zones industrielles et de zones en travaux entrecoupées de canaux et de rizières et d’espaces verts qui ne le sont pas encore.
Une fois passée la douane, il nous reste une paire d’heures pour découvrir cet aéroport (classé, depuis plusieurs années, premier au monde ?!) avant de nous envoler direction plein sud.
Du hublot et au travers des nuages, je suis des yeux la côte déchirée de l’ouest de la péninsule qui peu à peu finit par se perdre dans une brume puis se confondre avec l’océan.
A quand la prochaine fois ?
Quant à la comparaison entre le Nord et le Sud de la péninsule ? Il n’y a bien sûr pas photo et le Chti que je suis doit admettre que pour une fois le Sud est bien mieux que le Nord !
J’ai également appris que les Coréens du Sud aiment manger épicé… (très épicé !) mais qu’ils partagent avec moi une sacrée « sweet tooth » (chose plutôt rare en Asie). C’est aussi ici que j’ai trouvé les meilleurs croissants au monde… (OK après la France !) et qu’heureusement ils ne se sont pas toujours à l’ail !!!
La Corée du Sud est un joli pays avec une longue histoire, Seoul et Busan sont deux villes excitantes, et les Coréens sont des gens charmants et serviables. Ces quelques jours passés chez eux nous ont tellement enchantés que nous avons hâte d’y retourner.
Pour les photos, c’est ici et là.
Un p'tit clou dans le Far-West English translation pending
Bonjour à tous !
De retour de mon voyage éclair (10 jours tout compris) je commence d'un bon pied mon carnet de voyage (avant d'oublier, mais j'ai pris des notes cette fois-ci !) 😉
Le circuit a été posté ici : http://voyageforum.com/v.f?post=6968464#6968464
Merci à toutes celles et ceux qui m'ont conseillé et encouragé dans ce projet :
ça m'a bien aidé à caler les choses et ça s'est révélé très judicieux une fois sur place ! 😇
(en particulier éviter les aller-retour inutiles, optimiser les trajets, etc.)
Pour ce qui est du titre choisi, voici la première photo de mon séjour ! 🤪 🏴☠️

J'avais l'impression d'être dans une partie de "1000 bornes" et de recevoir cette carte d'entrée de jeu... 🙁

J'étais sur le parking de Water Canyon/ White Domes, prêt à partir avec mon paquetage (tente-duvet-matelas pour 1 nuit sur place) quand le père de la petite famille, prête à partir elle aussi, attire mon attention sur mon pneu arrière : - "Avec ce clou, vous risquez de revenir avec un pneu à plat..." Moi : - "#@&§%# !!!" 😠 Ah ben ça commence bien ! 😕 Quelle décision prendre ?... - à suivre -

J'avais l'impression d'être dans une partie de "1000 bornes" et de recevoir cette carte d'entrée de jeu... 🙁

J'étais sur le parking de Water Canyon/ White Domes, prêt à partir avec mon paquetage (tente-duvet-matelas pour 1 nuit sur place) quand le père de la petite famille, prête à partir elle aussi, attire mon attention sur mon pneu arrière : - "Avec ce clou, vous risquez de revenir avec un pneu à plat..." Moi : - "#@&§%# !!!" 😠 Ah ben ça commence bien ! 😕 Quelle décision prendre ?... - à suivre -
Mer Morte, Petra, Wadi Rum - Compte rendu de 5 jours en Jordanie English translation pending
Bonjour à tous,
Apres avoir cherchéet trouvé beaucoup d’infos sur ce forum pour préparer notre voyage, grâce à degentils contributeurs, je me suis dit que certains pourraient être intéresséspar un retour d’info toute fraiches…
Nous sommes doncpartis mi-janvier pour 5 jours en Jordanie.
Premièreimpression : ce n’est pas une destination bon marche, rien qu’en entrantdans le pays on commence par payer 40 JOD par personne pour le visa, donné à l’aéroport, mais bon ça en vaut la peine. Comme ils disent a l’immigration, « souriez, vousêtes en Jordanie ! »
Nous avons choisila location de voiture, certes nous ne l’avons pas beaucoup utilisée si ce n’estpour se rendre d’un point A a un point B, mais ça restait pour nous le meilleurcompromis entre économies et liberté. Nous nous sommes adressés à Monte Carlo (http://www.montecar.com/): échange internettrès sérieux et efficace pour la réservation. Pas d’agence dans l’aéroport maisils viennent vous chercher et vous amènent dans leur agence a 5min pour remplirle contrat. Au retour ils vous ramènent à l’aéroport après le check de lavoiture. Nous avons eu une voiture très récente, aucun souci. Seul bémol estleur politique de carburant. Nous avons choisi l’option paiement du plein au départet retour le réservoir presque vide, mais ils nous ont fait payer 40 JOD pour35l, alors que le prix à la station est 20 JOD. Il faut dire que la formulationde leurs options pousse à choisir l’option que nous avons choisie, ce qui secomprend si ça leur permet de grappiller 20 JOD…
Nous avons commencépar faire un détour par la mer morte. Nous ne voulions pas y passer des heures, mais juste faire un « plongeon », du coup nous avons préféré éviterles hôtels et plages privées pour nous baigner gratos. Penser, avant decommencer à longer la mer, à prendre un bidon d’eau dans un petit shop, celavous coutera dans les 1 JOD et vous aurez assez d’eau pour vous rincer à 2 😉. Ily a plusieurs endroits discrets ou vous pourrez faire un plongeon, mais aprèsavoir passé la zone hôtels.
Ensuite directionPetra. Bon, attention pour les temps de trajets. Si vous passez par la MerMorte puis par la route de Karak, comptez 5h30-6h, bon nous avons eu pas malde neige sur la route, ce qui a rallongé un peu, mais quand même.🤪
La bas nousavions sélectionné le camp The Rock (http://www.therockpetra.com/).Compter 33 JOD par pers pour B&B + diner. Notre avis est assez mitigé. Lecamp est situé dans un coin reculé a env 15-20min de l’entrée principale dePetra. Ils prévoient des activités sympas et le camp est plutôt bien aménagé.Il y a un bloc sanitaire de propreté correcte, et les tentes sont avec de bonslits et des draps propres. L’accueil est sympa et plutôt attentif. Problème :en plein mois de janvier nous étions tout SEULS !🙁
Du coup l’eauchaude, censée être fournie de 6-9h est sur demande, penser à la demander (parcontre c’est juste un filet d’eau), pas de cuisson traditionnelle dans le solpour le repas, car trop de travail pour juste 2 personnes, et pas de soiréeautour du feu, dommage car le ciel étoilé était splendide. De même pas dechange, donc prévoir de payer en cash mais avoir l’appoint aussi.😕
Sinon le diner étaitcopieux et bon. Le petit déjeuner un peu léger (1/2 tomate, ½ concombre, 1 œuf dur, un peu de Labneh, et des barquettes de beurre, miel et confiture + pain pita).Ne manquez pas le the bedouin, très sucre mais c’est ce qui le rend meilleur, et il y en a en quantité.
Donc pour expliquer l’avis mitige, si vous yaller en saison, on recommande, tout y est pour que ce soit un endroit magique, mais si vous y allez en hiver, peut-être mieux vaut réserver un hôtel surbooking, à l’entrée de Petra, ou vous aurez une douche chaude et vous économiserezquelques dinards.
Ensuite Petra, l’entréeest de 50 JOD par pers. Attention pour ceux qui pensent que d’avancer à chevalou en carriole est compris dans le prix de l’entrée, ils demandent un tip, deminimum 2 JOD mais qui s’arrondira en fonction de l’argent qu’ils vous voientsortir… Ensuite ils vous amènent, vous a dos de cheval et lui a pied en tenantla bride, sur environ 1km jusqu’à l’entrée du Siq. Bref ça ne vaut pas trop lecoup, à moins d’avoir des difficultés à marcher.
Le site de Petraen lui-même, nous avons choisi de le faire en une journée, ce qui est faisable àcondition de ne pas hésiter à bien marcher. Les plus beaux sites et panorama, hormis le trésor, étant sur les hauteurs. Nous sommes allés au monastère, outout le monde essaiera de vous faire louer un âne pour monter parce que sinon ‘ily en a pour 1h de marche’. En réalité ça prend à peine 30mn…
Le haut lieu dusacrifice par la longue route (départ au Palais de la fille) propose desuperbes panoramas sur le site (prévoir 1h aller en prenant le temps de visiterles lieux d’intérêt sur le chemin). Et le retour peut se faire par les marches, arrivée dans la rue des façades.
A voir aussi le trésorvu de haut. Une série de marches en face du Théâtre permet de monter au sommetdu Jebel. Il y a pas mal de sollicitations pour acheter des breloques mais dansl’ensemble ils ne sont pas trop insistants, surtout si on garde toujours lesourire.
Apres Petra, direction le Wadi Rum, compter 1h30-2h par Maan puis l’autoroute.
Nous avionschoisi, suite aux recommandations de précédents voyageurs, de contacter Atayek(www.wildbedouinlife.com). Nous nous joignons aux recommandations !Nous avions choisi un mix jeep/Trek. Vu que nous n’avions que 2 jours/2nuits, il nous a semblé que c’était le meilleur moyen de voir les bons coins, s’y baladersans passer des heures à rejoindre 2 points à pied, Avec cette méthode, Atayekvous amène à l’entrée des canyons, ou au pied d’un mont, ils vous indique lechemin et vous attend de l’autre cote avec la voiture,
Vousavez ainsi tout le temps de profiter, prendre des photos, vous assoir pour écouterle silence, sans vous sentir oblige de meubler la conversation.
Au lunch, iltrouvera un endroit ensoleillé, nous étions en hiver, et un bain de soleil est agréable, installera des matelas et se mettra à la popote. Il essaie au maximum d’utiliserdes légumes frais, tomates, oignons, ail, et ajoutera surement des légumes enboites qui prennent du temps à cuire. Ce sera végétarien mais c’est très bon. Lesoir, nous avons rejoint son camp qui est d’ailleurs très bien aménagé. Il n’ya pas de douches, mais des toilettes turcs, sans chasse d’eau, mais c’est mieuxque de chercher un coin dans le désert, et il achète de l’eau en tank au village, du coup il a quand même des robinets, pour se laver les dents ou faire unpetite toilette. Il y a une tente principale pour passer la soirée et mangerautour du feu. Là encore nous étions trop peu pour la cuisine dans le sol, maison s’est régalés quand même.
Les petits déjeunersont copieux, 2-3 sortes de fromages frais, miel, confiture, huile d’olive etzaatar, et le pain pita réchauffé sur le feu, un délice !!
Apres 2 jours et2 nuits nous avons fait le retour au village à dos de dromadaires avec sonneveu. Compter 2h, mais nous avons fait un détour par un canyon proche car nousn’étions pas trop presses, pour 20 JOD par pers. Les 2jours/2nuits avec Atayekont couté 100JOD par pers au total.
Ensuite retoursur Amman, compter 3h de route.
Voilà pour cecompte rendu, un peu long je m’en excuse, mais j’espère avoir donné assezd’infos pour ceux qui souhaiteraient s’y rendre.
Pyrénées à vélo: du bon usage d'un GPS Garmin 705 English translation pending
Bonjour,
J'ai un peu sué la semain passée en traversant les Pyrénées de Collioure à St Jean de Luz. Certes, la canicule n'y est pas pour rien, mais mon GPS m'a particulièrement contrarié.
J'avais encodé tous les parcours préalablement ( 7 étapes) en utilisant le logiciel Garmin BaseCamp. J'avais également inséré des way-points aux endroits stratégiques ( sommets de cols etc.) Je disposais des supports de cartes France SE et France SO.
Le GPS a consiencieusement et systématiquement éludé mes parcours pour les reconstituer à sa guise ( me faire couper les lascets, m'envoyer sur des chemins de terre à pente 25% avec mon vélo de course, m'inviter à des contournements de plusieurs dizaines de km etc...) : bref pas moyen de lui faire respecter mes volontés. J'ai par la suite interrompu la navigation sur traces, pour le lancer sur des way-points pas trop éloignés, mais même topo...
J'avais bien évidemment coché la rubrique " Eviter chemins non revêtus", mais l'animal n'en a fait qu'à sa tête.
Donc en pratique il m'a servi de compteur altimétrique et kilométrique, point barre. Pour le reste, j'ai dû avoir recours à la carte papier en permanence, vu le manque de fiabilité du bidule.
Quelqu'un a déjà éprouvé ce genre de difficulté ? Solutions éventuelles ?
Merci d'avance de votre bonne attention,
Charlie
J'ai un peu sué la semain passée en traversant les Pyrénées de Collioure à St Jean de Luz. Certes, la canicule n'y est pas pour rien, mais mon GPS m'a particulièrement contrarié.
J'avais encodé tous les parcours préalablement ( 7 étapes) en utilisant le logiciel Garmin BaseCamp. J'avais également inséré des way-points aux endroits stratégiques ( sommets de cols etc.) Je disposais des supports de cartes France SE et France SO.
Le GPS a consiencieusement et systématiquement éludé mes parcours pour les reconstituer à sa guise ( me faire couper les lascets, m'envoyer sur des chemins de terre à pente 25% avec mon vélo de course, m'inviter à des contournements de plusieurs dizaines de km etc...) : bref pas moyen de lui faire respecter mes volontés. J'ai par la suite interrompu la navigation sur traces, pour le lancer sur des way-points pas trop éloignés, mais même topo...
J'avais bien évidemment coché la rubrique " Eviter chemins non revêtus", mais l'animal n'en a fait qu'à sa tête.
Donc en pratique il m'a servi de compteur altimétrique et kilométrique, point barre. Pour le reste, j'ai dû avoir recours à la carte papier en permanence, vu le manque de fiabilité du bidule.
Quelqu'un a déjà éprouvé ce genre de difficulté ? Solutions éventuelles ?
Merci d'avance de votre bonne attention,
Charlie
Retour du monde: une semaine en Laponie finlandaise English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis pas un membre super actif de VF mais un lecteur assidu, c'est pourquoi au retour d'un voyage en Finlande, j'ai décidé moi aussi de faire un retour, un compte rendu de mon voyage en plein coeur de la Laponie finlandaise. Du coup j'ai fait un site disponible ici http://www.retourdumonde.fr/ mais je vais aussi le partager ici ! Bonne lecture !
Prologue : A la base, cette année c'est vers la Norvège que nous devions nous envoler. Du coté de Tromsø nous voulions aller chasser les aurores boréales, mais nous nous y sommes pris trop tard et avons dû décider d'une autre destination. Ce sera la Finlande. La Finlande, j'en suis tombé amoureux lors d'un roadtrip avec mes parents au début des années 2000. Nous y retournons donc cette année. C'est la troisième pour moi, la seconde fois pour Cécile. Nous avons un point de chute mais nous n'avons pas préparé grand-chose si ce n'est quelques impératifs à voir par ci, par là. Le temps ne sera pas toujours en notre faveur tout au long de cette semaine. Le mercure ira même jusqu'à chatouiller les -38°c, mais, point important, le soleil sera presque toujours au rendez-vous. Et malgré ce froid exceptionnel qui a paralysé l'Europe, ce sont des paysages magnifiques qui vont s'offrir à nous. Nous vous invitons donc à prendre place, vous couvrir chaudement et à partager ce voyage avec nous au coeur de la Laponie finlandaise.

Jour 1 Nous sommes le 03 février 2012, il est aux alentours de 9h et nous voilà donc à Roissy dans l'attente du départ. Nous attendons patiemment de faire enregistrer nos bagages, qui j'espère avec les vêtements pour le froid, ne feront pas exploser la balance des 23 kgs par personne. Pour des raisons de prix et de timing (sachant qu'EasyJet a stoppé les vols Paris > Helsinki depuis Juin 2011) nous avons opté pour un vol avec KLM, ce qui sous-entend forcément une correspondance à Amsterdam. Le Paris > Amsterdam est censé être assuré par Air France, tandis que le Amsterdam > Helsinki, doit lui être assuré par KLM.

Nous embarquons donc direction Amsterdam pour notre vol d'environ 1h15. Mais alors que notre voyage est censé toucher à sa fin, la voix du pilote se fait soudain entendre dans l'Airbus A321, et nous annonce qu'en raison des chutes de neige sur l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, celui-ci est fermé pendant une période indéterminée, nous obligeant alors à faire demi-tour et à revenir sur Paris. Ce petit contre-temps nous amène à nous poser tout un tas de questions : Comment va-t-on gérer notre correspondance, sachant que notre vol devait arriver sur les coups de 17h30 et que nous devions attraper le Santa Claus Express (le train de nuit en direction de Rovaniemi) de 22h30. Cela nous oblige à tout repenser, recalculer, replanifier.
Retour donc à la case départ ! Nous ne savons pas quand nous allons repartir mais finalement après 3h d'attente à refaire la queue et autres péripéties qui serait (très) longues à expliquer, nous sommes redirigés sur un vol direct Paris - Helsinki assuré par Finnair. Le problème est qu'il arrive à 23h, nous pouvons donc dire adieu à notre train de 22h30. Le dernier de la journée. Armés de nos "bons déjeuner" et avant d'aller nous faire à nouveau enregistrer sur notre nouveau vol, nous profitons du soleil qui se couche doucement au dessus de Roissy-Charles de Gaulle tout en passant des coups de fil pour décaler notre train ainsi que la location de la voiture. Pour nous ce sera le premier train demain matin à 6h38.

Après un vol tranquille où nous prenons le temps de nous reposer et de reprendre notre souffle après cette palpitante journée, nous atterissons à Helsinki-Vantaa. Et comme l'année dernière, ce qui nous surprend c'est la dose de neige sur les bords des pistes. Les finlandais ne semble pas avoir de problème pour faire tourner leurs infrastructures en cas de mauvais temps. Nous sommes partis de Paris il faisait -7°c. Nous arrivons à Helsinki, il fait -15°c.

L'année dernière à Helsinki, nous avions rencontrés Veikko. Nous avions fait sa connaissance par le biais de la musique et nous avions gardé contact via internet, et du fait que notre train soit repoussé au lendemain matin, il nous propose de venir nous chercher à l'aéroport mais surtout de nous loger chez lui pour la nuit ainsi que de nous accompagner à la gare demain au petit matin. Premier contact avec le froid. Les -15°c nous surprennent mais ce n'est rien comparé à ce qui nous attend dans les jours à venir.

Nous profitons du "Helsinki by night" pour que Veikko nous fasse part de quelques conseils sur la conduite à adopter sur la neige, en cas de collision avec un renne ou tout autre avertissement sur des situations que nous serions susceptibles de rencontrer.

Après un rapide dîner, nous nous écroulons pour quelques heures avant la longue journée de train qui nous attend demain
Prologue : A la base, cette année c'est vers la Norvège que nous devions nous envoler. Du coté de Tromsø nous voulions aller chasser les aurores boréales, mais nous nous y sommes pris trop tard et avons dû décider d'une autre destination. Ce sera la Finlande. La Finlande, j'en suis tombé amoureux lors d'un roadtrip avec mes parents au début des années 2000. Nous y retournons donc cette année. C'est la troisième pour moi, la seconde fois pour Cécile. Nous avons un point de chute mais nous n'avons pas préparé grand-chose si ce n'est quelques impératifs à voir par ci, par là. Le temps ne sera pas toujours en notre faveur tout au long de cette semaine. Le mercure ira même jusqu'à chatouiller les -38°c, mais, point important, le soleil sera presque toujours au rendez-vous. Et malgré ce froid exceptionnel qui a paralysé l'Europe, ce sont des paysages magnifiques qui vont s'offrir à nous. Nous vous invitons donc à prendre place, vous couvrir chaudement et à partager ce voyage avec nous au coeur de la Laponie finlandaise.

Jour 1 Nous sommes le 03 février 2012, il est aux alentours de 9h et nous voilà donc à Roissy dans l'attente du départ. Nous attendons patiemment de faire enregistrer nos bagages, qui j'espère avec les vêtements pour le froid, ne feront pas exploser la balance des 23 kgs par personne. Pour des raisons de prix et de timing (sachant qu'EasyJet a stoppé les vols Paris > Helsinki depuis Juin 2011) nous avons opté pour un vol avec KLM, ce qui sous-entend forcément une correspondance à Amsterdam. Le Paris > Amsterdam est censé être assuré par Air France, tandis que le Amsterdam > Helsinki, doit lui être assuré par KLM.

Nous embarquons donc direction Amsterdam pour notre vol d'environ 1h15. Mais alors que notre voyage est censé toucher à sa fin, la voix du pilote se fait soudain entendre dans l'Airbus A321, et nous annonce qu'en raison des chutes de neige sur l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, celui-ci est fermé pendant une période indéterminée, nous obligeant alors à faire demi-tour et à revenir sur Paris. Ce petit contre-temps nous amène à nous poser tout un tas de questions : Comment va-t-on gérer notre correspondance, sachant que notre vol devait arriver sur les coups de 17h30 et que nous devions attraper le Santa Claus Express (le train de nuit en direction de Rovaniemi) de 22h30. Cela nous oblige à tout repenser, recalculer, replanifier.
Retour donc à la case départ ! Nous ne savons pas quand nous allons repartir mais finalement après 3h d'attente à refaire la queue et autres péripéties qui serait (très) longues à expliquer, nous sommes redirigés sur un vol direct Paris - Helsinki assuré par Finnair. Le problème est qu'il arrive à 23h, nous pouvons donc dire adieu à notre train de 22h30. Le dernier de la journée. Armés de nos "bons déjeuner" et avant d'aller nous faire à nouveau enregistrer sur notre nouveau vol, nous profitons du soleil qui se couche doucement au dessus de Roissy-Charles de Gaulle tout en passant des coups de fil pour décaler notre train ainsi que la location de la voiture. Pour nous ce sera le premier train demain matin à 6h38.

Après un vol tranquille où nous prenons le temps de nous reposer et de reprendre notre souffle après cette palpitante journée, nous atterissons à Helsinki-Vantaa. Et comme l'année dernière, ce qui nous surprend c'est la dose de neige sur les bords des pistes. Les finlandais ne semble pas avoir de problème pour faire tourner leurs infrastructures en cas de mauvais temps. Nous sommes partis de Paris il faisait -7°c. Nous arrivons à Helsinki, il fait -15°c.

L'année dernière à Helsinki, nous avions rencontrés Veikko. Nous avions fait sa connaissance par le biais de la musique et nous avions gardé contact via internet, et du fait que notre train soit repoussé au lendemain matin, il nous propose de venir nous chercher à l'aéroport mais surtout de nous loger chez lui pour la nuit ainsi que de nous accompagner à la gare demain au petit matin. Premier contact avec le froid. Les -15°c nous surprennent mais ce n'est rien comparé à ce qui nous attend dans les jours à venir.

Nous profitons du "Helsinki by night" pour que Veikko nous fasse part de quelques conseils sur la conduite à adopter sur la neige, en cas de collision avec un renne ou tout autre avertissement sur des situations que nous serions susceptibles de rencontrer.

Après un rapide dîner, nous nous écroulons pour quelques heures avant la longue journée de train qui nous attend demain
Tout savoir sur le Machu Picchu: prix, réservations, itinéraire... English translation pending
Visiter le Machu Picchu au Pérou, c’est comme chercher l’élixir de jouvence, cela se mérite. Voici quelques conseils (datant de Novembre 2011) pour faciliter l’organisation de votre voyage. L'article est un copier-coller de celui-ci sur mon blog. Mais comme le sujet revient sans cesse, je me suis dis que cela pourrait être utile à tout le monde! SI vous voulez en savoir plus sur cette destination (ou d'autres), rendez-vous sur : www.breakborder.blogspot.com
Comment réserver et payer son entrée au Machu Picchu sans passer par une agence :Rendez-vous sur le site officiel du Machu Picchu : http://www.machupicchu.gob.pe/. Sélectionnez la date à laquelle vous souhaitez découvrir le Machu Picchu.Sélectionnez le type d’entrée (avec ou sans la montée du Huayna Picchu).Une fois validée, votre réservation est valable 6 heures. Dans ce laps de temps, vous pouvez payer par carte de crédit sur internet (si vous êtes en France) ou au guichet du Ministerio de la Cultura (Sur l’ « Avenida de la Cultura »), ouvert seulement du lundi au samedi après midi.Il faut mieux réserver avec 3 ou 4 jours d’anticipation, surtout si vous souhaitez monter le Huayna Picchu).Si vous passez par une agence, celle-ci vous fera payer une commission. Votre billet sera donc au final plus cher.Comment réserver votre billet de train pour le Machu Picchu :Il existe trois compagnies : www.perurail.com , www.incarail.com et www.trenesamachupichhu.comComparer les prix et horaires sur les trois compagnies de train menant au Machu Picchu.Les trains partent de Cuzco (Gare de Poray à 20 minutes) ou d’Ollantaytambo (plus économique).Vous pouvez payer par carte de crédit sur internet ou dans un guichet dans l’une des villes suivantes : Cuzco, Ollantaytambo et Aguas Calientes.Il existe différentes classes de passager (confort, nourriture etc.)Bus pour vous rendre au site du Machu Picchu depuis Agua Calientes :Le premier part à 5h30.15 minutes de trajet.22 NS l’aller (sinon il y a la marche à pied !)Prix d’entrée du Machu Picchu : 126 NS : pour le Machu Picchu seul.150 NS : pour le Machu Picchu et le Huayna Picchu.Demi-tarif pour les étudiants avec une carte en cours de validité.Prix d’une nuit à Aguas Caliente : A partir de 10/15 NS par personne. Laissez-vous aguicher en arrivant à la gare de train et faites jouer la concurrence.Si le prix de l’entrée du Machu Picchu est très cher, le coût des trains nous menant à Aguas Calientes est une véritable arnaque avec un grand « A ». Il s’agit du train le plus coûteux au monde, au kilomètre parcouru ! Pour visiter le Machu Picchu à moindre frais, je vous propose deux itinéraires économique en 2 ou 3 jours. Soit par train, soit par bus. Suivez le guide !
Itinéraire économique en train, pour vous rendre au Machu Picchu depuis Cuzco (2 jours) : Jour 1 : Départ vers 10 heures du matin. Prendre un bus pour Chinchero (3 NS) et visiter le site archéologique. Ensuite prenez un autre véhicule public pour Urubumba (2 NS) puis changement pour Ollantaytambo (3 NS). Visite de la ville et des ruines alentours. Prenez le train avec la compagnie Perurail sortant à 19 h (95 NS). Passez la nuit à Agua Calientes (15 NS)
Jour 2 : Levez-vous à 4h30 et montez à pied jusqu’au site du Machu Picchu (150 NS avec le Huayna Picchu). Visite du site le matin. En début d’après-midi, rendez-vous à pied pour Agua Calientes. Prendre un train vers 15/16 heures selon la compagnie (95 NS) Arrivée à Ollantaytambo, prendre un bus pour Cuzco (2 heures et 10 NS) Coût entrée Machu Picchu + transports + nuit à l’hôtel : 373 NS, soit 100 euros.
Itinéraire économique en bus et à pied, pour vous rendre au Machu Picchu depuis Cuzco (3 jours) : Jour 1 : Partir à 6 heures du matin de Cuzco pour Santa Maria en bus (30 NS, 4 à 6 heures de route). De là, prendre un autre bus pour Santa Teresa puis Hydro-Electrica (10 NS, 2 heures). Ensuite, il vous suffit de suivre la ligne de chemin de fer (en marchant) depuis Hydro-Electrica jusqu’Aguas Calientes (3 à 4 heures de marche). Cette route n’est pas dangereuse mais je vous conseille de venir avec une lampe électrique Passez une nuit à Aguas Calientes (15 NS) Jour 2 : Levez-vous à 4h30 et montez à pied jusqu’au site du Machu Picchu (150 NS avec le Huayna Picchu). Visite du site le matin. Dans l’après-midi, rendez-vous à pied pour Agua Calientes et y passez une nouvelle nuit (15 NS) Jour 3 : Partir à heures d’Aguas Calientes et effectuer le même chemin en sens inverse que la première journée (40 NS) Coût entrée Machu Picchu + transports + nuit à l’hôtel : 270 NS, soit 72 euros.
Voilà, j'espère que ces quelques infos auront éclaircie votre lanterne. Tous les articles sur le Machu Picchu seront disponibles au courant de la semaine sur mon site : www.breakborder.blogspot.com
Bon voyage à vous !
Comment réserver et payer son entrée au Machu Picchu sans passer par une agence :Rendez-vous sur le site officiel du Machu Picchu : http://www.machupicchu.gob.pe/. Sélectionnez la date à laquelle vous souhaitez découvrir le Machu Picchu.Sélectionnez le type d’entrée (avec ou sans la montée du Huayna Picchu).Une fois validée, votre réservation est valable 6 heures. Dans ce laps de temps, vous pouvez payer par carte de crédit sur internet (si vous êtes en France) ou au guichet du Ministerio de la Cultura (Sur l’ « Avenida de la Cultura »), ouvert seulement du lundi au samedi après midi.Il faut mieux réserver avec 3 ou 4 jours d’anticipation, surtout si vous souhaitez monter le Huayna Picchu).Si vous passez par une agence, celle-ci vous fera payer une commission. Votre billet sera donc au final plus cher.Comment réserver votre billet de train pour le Machu Picchu :Il existe trois compagnies : www.perurail.com , www.incarail.com et www.trenesamachupichhu.comComparer les prix et horaires sur les trois compagnies de train menant au Machu Picchu.Les trains partent de Cuzco (Gare de Poray à 20 minutes) ou d’Ollantaytambo (plus économique).Vous pouvez payer par carte de crédit sur internet ou dans un guichet dans l’une des villes suivantes : Cuzco, Ollantaytambo et Aguas Calientes.Il existe différentes classes de passager (confort, nourriture etc.)Bus pour vous rendre au site du Machu Picchu depuis Agua Calientes :Le premier part à 5h30.15 minutes de trajet.22 NS l’aller (sinon il y a la marche à pied !)Prix d’entrée du Machu Picchu : 126 NS : pour le Machu Picchu seul.150 NS : pour le Machu Picchu et le Huayna Picchu.Demi-tarif pour les étudiants avec une carte en cours de validité.Prix d’une nuit à Aguas Caliente : A partir de 10/15 NS par personne. Laissez-vous aguicher en arrivant à la gare de train et faites jouer la concurrence.Si le prix de l’entrée du Machu Picchu est très cher, le coût des trains nous menant à Aguas Calientes est une véritable arnaque avec un grand « A ». Il s’agit du train le plus coûteux au monde, au kilomètre parcouru ! Pour visiter le Machu Picchu à moindre frais, je vous propose deux itinéraires économique en 2 ou 3 jours. Soit par train, soit par bus. Suivez le guide !
Itinéraire économique en train, pour vous rendre au Machu Picchu depuis Cuzco (2 jours) : Jour 1 : Départ vers 10 heures du matin. Prendre un bus pour Chinchero (3 NS) et visiter le site archéologique. Ensuite prenez un autre véhicule public pour Urubumba (2 NS) puis changement pour Ollantaytambo (3 NS). Visite de la ville et des ruines alentours. Prenez le train avec la compagnie Perurail sortant à 19 h (95 NS). Passez la nuit à Agua Calientes (15 NS)
Jour 2 : Levez-vous à 4h30 et montez à pied jusqu’au site du Machu Picchu (150 NS avec le Huayna Picchu). Visite du site le matin. En début d’après-midi, rendez-vous à pied pour Agua Calientes. Prendre un train vers 15/16 heures selon la compagnie (95 NS) Arrivée à Ollantaytambo, prendre un bus pour Cuzco (2 heures et 10 NS) Coût entrée Machu Picchu + transports + nuit à l’hôtel : 373 NS, soit 100 euros.
Itinéraire économique en bus et à pied, pour vous rendre au Machu Picchu depuis Cuzco (3 jours) : Jour 1 : Partir à 6 heures du matin de Cuzco pour Santa Maria en bus (30 NS, 4 à 6 heures de route). De là, prendre un autre bus pour Santa Teresa puis Hydro-Electrica (10 NS, 2 heures). Ensuite, il vous suffit de suivre la ligne de chemin de fer (en marchant) depuis Hydro-Electrica jusqu’Aguas Calientes (3 à 4 heures de marche). Cette route n’est pas dangereuse mais je vous conseille de venir avec une lampe électrique Passez une nuit à Aguas Calientes (15 NS) Jour 2 : Levez-vous à 4h30 et montez à pied jusqu’au site du Machu Picchu (150 NS avec le Huayna Picchu). Visite du site le matin. Dans l’après-midi, rendez-vous à pied pour Agua Calientes et y passez une nouvelle nuit (15 NS) Jour 3 : Partir à heures d’Aguas Calientes et effectuer le même chemin en sens inverse que la première journée (40 NS) Coût entrée Machu Picchu + transports + nuit à l’hôtel : 270 NS, soit 72 euros.
Voilà, j'espère que ces quelques infos auront éclaircie votre lanterne. Tous les articles sur le Machu Picchu seront disponibles au courant de la semaine sur mon site : www.breakborder.blogspot.com
Bon voyage à vous !
Croatie: Côte Dalmate, d'îles en îles... English translation pending
Des îles … Il y en a plus d’un millier tout le long des côtes de la Croatie, aussi, vouloir les évoquer à travers un récit de voyage peut faire craindre au lecteur un texte quelque peu rébarbatif, style catalogue ! Donc un choix s’impose parmi cet ensemble, il sera tout naturel pour moi. En effet, il se limitera à quelques îles de la côte dalmate, celles où j’ai fait escale lors d’un périple en bateau.
Le voyage vous tente ? Comme il reste encore quelques places (virtuelles) sur le bateau, n’hésitez pas à embarquer … Alors, prêt pour la croisière ? Cela tombe bien, le départ est imminent.
Quelques miles parcourus sur les eaux de l’Adriatique … et déjà des côtes croates qui s’estompent au loin, légèrement masquées par des brumes de chaleur. Nous naviguons dans l’archipel des Elaphites et parmi les 14 îles qui le composent, Lopud est notre destination. Après avoir longé la côte Est de la petite île, une répétitive succession de rochers , la vision de la baie de Lopud-village a de quoi séduire. L’anse est régulière, en parfait arc de cercle, et à une de ses extrémités, sur un promontoire rocheux, sont bâties une église et un monastère. Ils dominent un quai et un port dont la taille correspond à celle de l’île, c'est-à-dire presque minuscule.

Une plage complète le tableau, très agréable avec son sable fin, une vraie invitation à y poser sa serviette le temps d’une baignade relaxante. D’autant que les plages de sable ne sont pas légion en Croatie, c’est peut-être pour cette raison que celle de Lopud est vantée comme une des plus belles de l’Adriatique, soit !
Bordant le quai, une promenade suit le rivage avec quelques terrasses de cafés/restaurants avec vues imprenables sur la mer. Quant aux maisons du village, elles ont toutes le style traditionnel de la région, des murs en moellons de pierre blanche et des toitures très colorées faites de tuiles rouges.
Chemin faisant à travers les pins et les cyprès de la colline on est bercé par la musique des cigales et il faut en convenir, quelque peu écrasé par la chaleur d’un ardent soleil. Cette piste conduit à la rive opposée au village, la crique et la plage y sont paraît-il ravissantes.

Effectivement la plage (encore du joli sable fin) de Sunj est très plaisante … finalement beaucoup plus que le plagiste local. Il a installé sur l’ensemble de la baie des transats, histoire de ne laisser que peu d’espace libre sur cette plage pourtant publique. On comprendra vite pourquoi ! Le voilà très insistant voulant nous louer à tous prix un de ses transats …
Mais le voyageur itinérant ne s’attarde jamais longtemps à une même place et ne désire pas forcément lézarder toute la journée au soleil, si belle soit la plage … et voici notre homme très contrarié devant notre refus qui part en vociférant des expressions mélangeant Anglais et Croate … je suppose que l’on a rien perdu en ne saisissant pas le sens de toutes ces paroles !
Des gens plus accueillants (comme d’ailleurs la plupart des Croates), nous en trouveront en regagnant le village ; certains habitants proposent aux visiteurs quelques produits de leurs arbres fruitiers : des raisins gorgés de jus et des figues bien mûres … pour seulement quelques kunas (la monnaie locale).

Avant de quitter l’île, il nous reste un peu de temps pour flâner encore le long du front de mer, admirant quelques vielles demeures ou chapelles, comme celle dédiée à St Jérôme dont la quiétude intérieure paraît idéalement propice au recueillement.
Dans le parc arboré voisin, c’est plutôt le repos à l’ombre que les visiteurs viennent chercher. A voir plus particulièrement parmi tous les arbres, deux pins géants dont les troncs possèdent une impressionnante circonférence.
Le périple nautique sur la belle bleue continue, d’île en île … Notre seconde étape est maintenant toute proche. Alors que le capitaine vient de réduire la puissance des moteurs, le ronronnement mécanique auquel on s’était habitué est progressivement remplacé par le chant de milliers de cigales, c’est plus naturel et convient parfaitement à l’île de Mljet où nous faisons donc escale.

Une escale très nature, puisque plus de 70 % du territoire insulaire est couvert de forêts. Ici, dans ce Parc Naturel on souhaite bien sûr recevoir des visiteurs mais de façon limitée, la condition indispensable pour que cette nature généreuse soit préservée.
Lorsque l’on vient dans cette région des îles c’est avant tout pour profiter de la jolie mer Adriatique mais à Mljet, on y vient surtout pour admirer des lacs … Le Malo Jezero et le Veliko Jezero.
La petite histoire conte qu’autrefois l’île était infestée de reptiles venimeux, on a même importé des mangoustes afin d’éradiquer les dangereux reptiles mais lors de cette visite, je n’ai vu qu’un seul serpent … enfin, façon de parler ! Ce serpent est de … terre et de pierres, il serpente à travers les collines et la pinède de l’île ! Il permet d’atteindre le premier lac, la vue est superbe, quelle palette de teintes ! Le vert lumineux des aiguilles de pin s’harmonise avec le bleu turquoise des eaux du lac.

Poursuivons le chemin jusqu’au petit pont qui fait office de séparation entre les deux étendues lacustres. Bien qu’il n’y ait pas vraiment de plage, c’est là que les promeneurs se baignent, des eaux délicieuses et légèrement plus chaudes que celles de la mer. Un lac dont les eaux sont quand même salées … il est vrai qu’un minuscule chenal relie les deux lacs à la mer.
Soudain, un baigneur transformé en explorateur des profondeurs avec masque et tuba brandit fièrement un coquillage géant à l’aspect d’une moule monstrueuse mesurant plusieurs dizaines de centimètres. « Ce sera pour l’apéro, ce soir … » s’exclame-t-il avec un large sourire de satisfaction ! Mais sa joie sera vite contrariée : un garde du Parc l’a aperçu. Confiscation du coquillage, contrôle d’identité et amende de 50 € … rien que çà !
Ce bivalve est protégé, ce serait même l’espèce de coquillage la plus grande de toute l’Adriatique.
Alors, chers voyageurs, si un jour vous passez par l’île de Mljet et ses lacs protégés, ne touchez vraiment à rien !
Il suffit de passer le pont … pour découvrir le second lac. Soit en promeneur en suivant les chemins bordant le lac, soit en cycliste en louant un VTT, ou à l’indienne en pagayant sur un canoë ou bien encore en bateau-promenade à moteur …

Tiens, justement il y a un bateau qui va partir. La balade lacustre nous fait raser cailloux et rivages, pins et cyprès. Par endroits, un hameau ou entre quelques arbres, des habitations en pierre dont la vue doit être imprenable sur le lac mais aussi et surtout sur le joyau du lac Veliko ; un îlot sur lequel a été construit une église de style roman dédiée à la Vierge et aussi un monastère bénédictin (XII éme siècle) dont les travaux de rénovation du cloître s’éternisent !

De tous temps les monastères ont eu la réputation d’être très accueillants pour les voyageurs de passage, là-bas, c’est toujours le cas même si il n’y a plus aucun religieux dans ces lieux. Sachez qu’un café/restaurant est maintenant installé dans les locaux de l’édifice et accueille à bras ouverts les touristes … mais pas pour un moment de prière !
Faire à pied le tour de cet îlot rocheux de Sveta Marija est une promenade agréable, cela ne prend qu’une vingtaine de minutes (pauses photos comprises).
La journée s’achève, nous allons passer la nuit à quai dans le petit village de Pomena, les derniers rayons du soleil dorent maintenant les façades des habitations, cela annonce un merveilleux spectacle, celui du coucher de soleil. Un embrasement superbe du ciel avec des reflets lumineux à la surface de la mer, un moment de contemplation à savourer sans retenue.

Quand on pense île, on imagine souvent un lieu isolé, quelques hameaux, une nature intacte et des rivages enchanteurs … en effet, c’est souvent le cas. Mais une île peut être aussi un lieu de patrimoine, un témoignage historique et seulement une cité, même en Dalmatie. Trogir appartient à cette catégorie, une île qui se résume à une cité médiévale classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, une référence.

Dès l’arrivée par la mer on est sous le charme de l’île-cité et de son ensemble architectural, des tours, des églises et des clochers dominent la ville ; même le quai est ravissant avec sa promenade et ses palmiers dattiers.
Entrons dans l’enceinte fortifiée par l’élégante porte sud et continuons notre visite à travers les ruelles étroites et tortueuses pour gagner la « Trg » … Trg ? Non, ce ne sont pas les trois initiales d’un sigle énigmatique ! Trg est tout simplement la traduction en Croate de « place ».
La Trg principale de la ville est nommée Trg Ivana Pavla II (Jean-Paul II), là on peut y admirer un intéressant patrimoine : la Tour de l’Horloge (XV ème), le Palais Cipiko (XV ème), la Loggia (XIV ème) qui servait à l’époque de tribunal, l’Hôtel de Ville et bien sûr la Cathédrale Saint-Laurent avec son chef d’œuvre du au maître sculpteur Radovan. Un portail roman (1240) représentant certains épisodes de la vie du Christ mais aussi deux magnifiques lions témoignant de l’époque où la cité était sous influence vénitienne.
Le haut clocher qui s’élève à 47 mètres permet de bénéficier d’un point de vue général sur l’ensemble de la ville, montons donc. Si l’on est sujet aux vertiges, il vaut mieux s’abstenir car les deux derniers escaliers métalliques disposés de bric et de broc sont quelque peu impressionnants et n’inspirent pas vraiment confiance … Qu’à cela ne tienne !
Arrivé au sommet du clocher on est récompensé par la superbe vue qui s’étend sur 360°, de la fameuse Trg, tout en bas, en passant par les toitures traditionnelles jusqu’au port de la presqu’île de Ciovo et pour ne pas oublier que nous sommes en Croatie, un drapeau aux couleurs de cette nation indépendante depuis 1991 flotte au vent.

Il faut aussi parcourir la ville en déambulant parmi ses ruelles, là, on découvrira au décours de la balade, un patio qui inspire la tranquillité et la fraîcheur avec sa décoration végétale, ici, un monastère ou une église …
Même la vision des pavés que l’on foule vaut la peine de s’y intéresser, la patine naturelle de ces pierres leur donne un aspect poli et luisant du plus bel effet ; sur un plan plus pragmatique, certains vous diront qu’ils sont glissants même par temps sec !

Des reflets lumineux, sur les pavés mais aussi ceux de la ville, je les ai apprécié au petit matin, un moment privilégié où le mariage entre des eaux calmes et une lumière splendide m’ont permis d’admirer Trogir en double, grâce à ce superbe miroir d’eau.

Il est des moments au cours d’une navigation pendant lesquels le regard et l’intérêt laissent passivement défiler le paysage … Est-ce en raison de la relative monotonie des côtes sud de l’île de Hvar que nous sommes en train de longer ? De loin, depuis la mer, cette côte donne l’aspect d’une muraille minérale, aride en son sommet. On a l’impression qu’il n’y a rien de particulier à observer et pourtant régulièrement l’œil est accroché par un détail. Soit un village escarpé sur le versant montagneux ou bien par des cultures dessinant des lignes, certainement des rangs de vigne.

Un autre bateau suit comme nous cette côte, sa présence anime ce paysage et nous renvoie également un peu de notre propre image, en effet, nous nous trouvons sur une embarcation pratiquement identique.
A présent, les habitations sur la berge se font plus denses, le port de Hvar n’est plus qu’à quelques encablures. Cette île et cette ville portent le même nom, il paraît imprononçable. Pour s’approcher le plus près de l’intonation croate il faut l’exprimer en l’accompagnant d’un profond soupir … Hvvarrr ! ça y est, je crois que j’y arrive ?
En entrant dans la rade le très bel édifice du monastère franciscain avec son campanile Renaissance attire immanquablement le regard comme également la Forteresse surplombant la ville.

Mais avant tout, Hvar est beaucoup plus renommée pour son atmosphère festive en été que pour son patrimoine (pourtant remarquable !) Ne surnomme-t-on pas Hvar le petit St Trop’ de l’Adriatique ? Pour avoir un bon aperçu de l’ambiance locale, on peut (il faut !) aller prendre un verre dans le bar le plus tendance de la ville.
Le Hula Hula, c’est son nom, est situé au bord de l’eau parmi les rochers à quelques centaines de mètres du port. La fête y bat son plein dès la fin d’après-midi, la vue imprenable sur le coucher de soleil doit, à n’en pas douter, contribuer à cet engouement. Difficile de dénicher une place assise tellement on se presse au Hula Hula, jetseteurs ou simple vacanciers, jeunes ou moins jeunes, la plupart reste debout verre à la main, les serveurs se faufilent en tenant à bout de bras plateaux ou sceaux à glaçons. Les bières et cocktails coulent à flots et les silhouettes se dandinent aux rythmes saccadés de tubes technos.

Et lorsque l’ambiance retombe, le DJ aux manettes ne manque pas de relancer la cadence, remix et basses à fond … alors, les bras se lèvent, index pointés vers le ciel ou vers le flamboyant soleil couchant et en cœur les fêtards de reprendre des hula hula !
Le soleil a maintenant disparu sous l’horizon mais la fête est loin d’être finie, on imagine qu’elle se prolongera toute la nuit, c'est-à-dire jusqu’aux premières lueurs du matin.
Dans le centre de la petite ville comme autour du port, là aussi, l’animation n’est pas en reste. On se bouscule par endroits pour une place de restaurant, un fauteuil à une terrasse de café bien placée ou dans les bars musicaux. Flot de touristes est synonyme pendant la saison estivale de marché artisanal, celui de Hvar est situé en face du port : étalages de souvenirs, de gadgets en tout genre … le lieu fleure bon la lavande, c’est une spécialité de l’île vendue en sachets ou en flacons, parfum garanti.

On flâne aussi le long du quai en observant les nombreux yatchs amarrés, chromes étincelants, luxe, opulence et intérieurs cossus baignés d’une douce lumière tamisée. Les heureux occupants son attablés sur le pont de leur rutilante embarcation, cocktail ou coupe de champagne à la main. L’allure est décontractée, pourtant il se dégage de cette ambiance une fausse intimité, on semble jouer un spectacle avec pour acteurs les propriétaires sur une scène (leur yacht) et les spectateurs curieux sur le quai … ici, on vient pour voir mais aussi pour être vu !
Les vrais habitants et la vraie vie de la cité, c’est aux premières heures de la matinée suivante que j’ai pu en avoir un aperçu, le temps d’une balade parmi le dédale de ruelles de la colline de Spanjola, le quartier ancien de Hvar. La cité est redevenue silencieuse, on perçoit seulement quelques bribes de conversations entendues entre voisins, d’un patio ou d’une cour à l’autre.

Le moment est idéal pour admirer le patrimoine de la cité : la cathédrale Saint-Etienne (style Renaissance) et sa place pavée, l’ancien théâtre (1612) et la Forteresse perchée … On croise çà et là, quelques femmes vêtues de robes sombres et filet à provisions à la main partant faire leur marché … plus tard, elles rentreront dans leur maison pour profiter de la fraîcheur intérieure et effectuer leurs travaux ménagers . Quant à la ville, elles la laisseront (momentanément) aux nombreux visiteurs.
Les îles ou les caps sont toujours annoncés par un phare…

Ici, une lanterne, une tour et une maisonnette, c’est la balise qui marque l’Ouest de l’île de Brac vers laquelle nous nous dirigeons.
La pointe rocheuse contournée nous progressons dans un chenal qui nous mène à la ville de Mina. Une courte escale, le temps d’un ravitaillement. Le temps aussi d’observer, depuis le pont du bateau, les environs : le va et vient des bateaux dans le port, les quais et les façades des maisons en pierre … plus le regard s’élève vers le haut de la colline boisée et plus le vert des arbres prend une teinte brune voire noire ! Comme dans beaucoup de ces îles de l’Adriatique où la sécheresse sévit pendant l’été, les pinèdes sont parfois victimes d’incendies dévastateurs.

A Brac, en juillet dernier, des centaines d’hectares sont partis en fumée laissant par endroits ce spectacle de désolation avec des silhouettes calcinées. A bien observer la limite des pins brûlés, on peut voir que certaines habitations ont eu très chaud … dans tous les sens du terme ! Aucun incendie n’est signalé lors de notre passage le long des côtes de Brac mais on ne peut pas en dire autant en ce qui concerne la côte dalmate.

Au loin on distingue nettement un très haut panache de fumée qui semble prendre son origine sur un des versants de la montagne croate … encore un départ de feu !
Même si Brac n’est pas l’île de la région la plus courue par les estivants, elle possède néanmoins beaucoup d’attraits, à l’image de sa plage de sable dorée de Zlatni Rat à Bol, sur la côte sud : un admirable banc de sable qui s’avance dans les eaux bleues de la mer … la photo aérienne figure sur tous les dépliants touristiques ou guides de voyage. Dommage, nous ne sommes pas en avion … mais en bateau, ce qui est déjà très plaisant !
Autre atout qui a fait la renommée de l’île depuis très longtemps et bien au-delà des frontières du pays, le calcaire unique de Brac. Cette roche au grain d’une finesse incomparable est extraite du sol de l’île depuis l’époque romaine. Le calcaire de Brac a été utilisé pour la construction de prestigieux édifices un peu partout dans le monde, des parlements de Budapest ou de Vienne à la Maison Blanche à Washington … et dans la région me direz-vous ?
On retrouve de la pierre de Brac dans les ruines du Palais de l’Empereur Doclétien, c’est à quelques encablures, précisément à Split. Cap sur la deuxième ville de Croatie après la capitale Zagreb et premier port du pays.
Les caves du Palais de Dioclétien construites à partir de l’an 298 représentent les parties les mieux conservées de l’ensemble du site antique.

Les piliers et les voûtes sont toutes en calcaire de l’île de Brac. Cette partie du palais à été mise au jour lors de fouilles archéologiques seulement depuis les années 50. Et si ces salles voûtées ont si bien résisté à l’usure des temps c’est grâce aux … détritus ! Explications : si le sommet des caves laisse apparaître des trous ce n’était pas pour laisser entrer la lumière mais plutôt les ordures, en effet les déchets accumulés au fil des années dans ces salles ont étayés ce sous-sol et ont donc participé à leur conservation … des poubelles au service du patrimoine ! Ces imposantes caves antiques revivent régulièrement et pas uniquement par le passage de groupes de visiteurs ; chaque printemps en avril, un marché aux fleurs est organisé en ce lieu qui pour l’occasion doit embaumer de douces senteurs.
A propos de marché, celui de la ville est situé juste à côté de l’enceinte fortifiée édifiée à l’époque vénitienne tout autour des ruines du palais. Y déambuler après la visite du riche ensemble architectural de la vielle ville (cathédrale, ruelles, baptistère, statues, chapelles et boutiques de souvenirs) s’avère être une balade reposante.

On y verra de vielles paysannes foulard autour du visage vendre les produits du terroir : tomates, raisins, figues, poivrons … et bien d’autres fruits et légumes qui vous mettrons en appétit.
Prenons à nouveau la mer, en arrivant au large des côtes nord de Brac, peu à peu on distingue un trait de côte assez clair qui contraste avec le reste du paysage. Les fameuses carrières de Pucisca apparaissent maintenant, elles prennent l’aspect d’immenses terrasses ou de géantes marches d’escalier à flanc de montagnes.

L’exploitation du calcaire local est toujours destinée à la construction mais également à la sculpture. Avec une telle quantité et une telle qualité de pierre disponible sur place on comprend pourquoi il n’y a aucune maison en briques à Brac !
L’arrivée par la mer à Korcula fait partie d’un des moments du voyage que l’on ne peut oublier. Quel panorama ! La petite ville qui porte le même nom que l’île sur laquelle elle est située apparait de loin comme posée sur la mer.

Plus on s’approche et plus on admire sa ceinture de remparts et de tours, ses façades dont les pierres prennent une belle teinte dorée sous l’effet des rayons du soleil de fin d’après-midi et pour couronner l’ensemble, il y a le clocher de la cathédrale Saint-Marc. Assurément le plus beau point de vue que peut offrir cette cité médiévale qui est parfois comparée à une « petite Dubrovnik », un vrai compliment.

A peine débarqué pénétrons dans le cœur de la vieille ville par la porte de la Terre, une tour carrée décorée par un lion de Venise. Je vous épargne la description trop classique, propre à toutes les cités historiques, dédale de ruelles étroites et maisons imbriquées … L’original plan d’urbanisme est décrit ici en arêtes de poissons : une rue centrale (l’arête dorsale) qui mène à la place principale (Eglise St Marc, palais, musée) et des arêtes secondaires (enfin des rues …) perpendiculaires qui descendent vers la mer.
Korcula a trouvé son héros en la personne du célèbre navigateur-explorateur Marco Polo, il serait même naît dans la ville où l’on peut encore voir (et visiter) sa maison natale.

Histoire ou légende ? Il paraît que les Italiens ne font pas tout à fait la même analyse des rares documents historiques qui évoqueraient cette naissance en Croatie! Peu importe, ne participons pas à la polémique et allons visiter la fameuse habitation du bébé Marco. Une maison toute simple dont une partie à la forme d’un donjon. L’escalier en bois qui permet de monter les étages craque et grince et sur les murs de cette tour sont accrochées des cartes et des reproductions de tableaux évoquant la vie du marin-voyageur.

Mais l’intérêt principal de la visite se résume au joli panorama dont on bénéficie depuis ce belvédère, la mer pour horizon avec un voilier, voiles blanches au vent … idéal pour songer aux périples de Marco Polo, un vrai aventurier qui naviguait au temps où il n’y avait ni GPS, ni routeurs ou prévisions météo !
Que ce soit de l’extérieur ou de l’intérieur, la petite ville offre aux visiteurs différents points de vue aux charmes très photogéniques … mais je crois que je viens de trouver le plus beau sur l’ensemble de la cité ancienne. Il m’a fallu emprunter quelques ruelles pentues pour accéder à une route cheminant sur la colline boisée qui domine la ville, ici se trouve une trouée idéale entre les arbres avec une vue plongeante admirable sur Korcula, la mer et en fond sur la péninsule de Peljesac.

Le tableau est idéal, l’instant aussi avec un crépuscule bleu-nuit qui fait ressortir les lumières et surtout valorise la beauté du site …
A côté du patrimoine historique (à visiter), des paysages insulaires (à contempler) et du petit port où miroitent les reflets des bateaux (à admirer) …

Il y a bien sûr tout au tour de l’île des centaines de criques isolées accessibles seulement par bateau. Il y fait bon de jeter l’ancre afin de profiter des eaux cristallines à la riche palette de tonalités bleutées … C’est aussi çà la Croatie ! Est-il besoin d’ajouter d’autres commentaires à cette photo ?

La navigation nous mène d’île en … presqu’île ! Comment ne pas évoquer dans un récit de voyage dans les îles du sud de la Croatie la perle de l’Adratique, même si elle n’est pas située sur une île. Je veux bien sûr parler de la presqu’île de Dubrovnik, ultime escale du voyage.
La promenade le long des remparts qui ceinturent la vieille ville donne une idée de la beauté du site ; on oublie vite les quelques 800 marches à gravir pour contempler le panorama sur les habitations aux toits de tuiles avec pour horizon la mer et la petite île de Lokrum.

Il faut ensuite prendre le temps de se balader au gré des rues et venelles de la cité médiévale pour découvrir la richesse de son patrimoine avec ses églises, ses monastères et ses palais … Une ville si dense en monuments et si intéressante mériterait évidemment bien plus qu’un paragraphe de conclusion pour l’évoquer …
Même si cette cité a été meurtrie au cours de son histoire, tremblement de terre destructeur en 1667 et tirs d’obus lors du conflit avec les Serbes en 1991, Dubrovnik a maintenant retrouvé toute sa splendeur … comme au temps où elle s’appelait Raguse et tentait de rivaliser la prestigieuse Venise.
Vraiment on ne pouvait espérer plus belle escale pour terminer ce périple en Dalmatie.
Jean (Copyright : Septembre 2011)
PS : En complément un texte (et photos) à propos de l'escale à Dubrovnik, voir sur le site en suivant le lien : http://voyageforum.com/v.f?post=4572219;page=unread#unread
Le voyage vous tente ? Comme il reste encore quelques places (virtuelles) sur le bateau, n’hésitez pas à embarquer … Alors, prêt pour la croisière ? Cela tombe bien, le départ est imminent.
Quelques miles parcourus sur les eaux de l’Adriatique … et déjà des côtes croates qui s’estompent au loin, légèrement masquées par des brumes de chaleur. Nous naviguons dans l’archipel des Elaphites et parmi les 14 îles qui le composent, Lopud est notre destination. Après avoir longé la côte Est de la petite île, une répétitive succession de rochers , la vision de la baie de Lopud-village a de quoi séduire. L’anse est régulière, en parfait arc de cercle, et à une de ses extrémités, sur un promontoire rocheux, sont bâties une église et un monastère. Ils dominent un quai et un port dont la taille correspond à celle de l’île, c'est-à-dire presque minuscule.

Une plage complète le tableau, très agréable avec son sable fin, une vraie invitation à y poser sa serviette le temps d’une baignade relaxante. D’autant que les plages de sable ne sont pas légion en Croatie, c’est peut-être pour cette raison que celle de Lopud est vantée comme une des plus belles de l’Adriatique, soit !
Bordant le quai, une promenade suit le rivage avec quelques terrasses de cafés/restaurants avec vues imprenables sur la mer. Quant aux maisons du village, elles ont toutes le style traditionnel de la région, des murs en moellons de pierre blanche et des toitures très colorées faites de tuiles rouges.
Chemin faisant à travers les pins et les cyprès de la colline on est bercé par la musique des cigales et il faut en convenir, quelque peu écrasé par la chaleur d’un ardent soleil. Cette piste conduit à la rive opposée au village, la crique et la plage y sont paraît-il ravissantes.

Effectivement la plage (encore du joli sable fin) de Sunj est très plaisante … finalement beaucoup plus que le plagiste local. Il a installé sur l’ensemble de la baie des transats, histoire de ne laisser que peu d’espace libre sur cette plage pourtant publique. On comprendra vite pourquoi ! Le voilà très insistant voulant nous louer à tous prix un de ses transats …
Mais le voyageur itinérant ne s’attarde jamais longtemps à une même place et ne désire pas forcément lézarder toute la journée au soleil, si belle soit la plage … et voici notre homme très contrarié devant notre refus qui part en vociférant des expressions mélangeant Anglais et Croate … je suppose que l’on a rien perdu en ne saisissant pas le sens de toutes ces paroles !
Des gens plus accueillants (comme d’ailleurs la plupart des Croates), nous en trouveront en regagnant le village ; certains habitants proposent aux visiteurs quelques produits de leurs arbres fruitiers : des raisins gorgés de jus et des figues bien mûres … pour seulement quelques kunas (la monnaie locale).

Avant de quitter l’île, il nous reste un peu de temps pour flâner encore le long du front de mer, admirant quelques vielles demeures ou chapelles, comme celle dédiée à St Jérôme dont la quiétude intérieure paraît idéalement propice au recueillement.
Dans le parc arboré voisin, c’est plutôt le repos à l’ombre que les visiteurs viennent chercher. A voir plus particulièrement parmi tous les arbres, deux pins géants dont les troncs possèdent une impressionnante circonférence.
Le périple nautique sur la belle bleue continue, d’île en île … Notre seconde étape est maintenant toute proche. Alors que le capitaine vient de réduire la puissance des moteurs, le ronronnement mécanique auquel on s’était habitué est progressivement remplacé par le chant de milliers de cigales, c’est plus naturel et convient parfaitement à l’île de Mljet où nous faisons donc escale.

Une escale très nature, puisque plus de 70 % du territoire insulaire est couvert de forêts. Ici, dans ce Parc Naturel on souhaite bien sûr recevoir des visiteurs mais de façon limitée, la condition indispensable pour que cette nature généreuse soit préservée.
Lorsque l’on vient dans cette région des îles c’est avant tout pour profiter de la jolie mer Adriatique mais à Mljet, on y vient surtout pour admirer des lacs … Le Malo Jezero et le Veliko Jezero.
La petite histoire conte qu’autrefois l’île était infestée de reptiles venimeux, on a même importé des mangoustes afin d’éradiquer les dangereux reptiles mais lors de cette visite, je n’ai vu qu’un seul serpent … enfin, façon de parler ! Ce serpent est de … terre et de pierres, il serpente à travers les collines et la pinède de l’île ! Il permet d’atteindre le premier lac, la vue est superbe, quelle palette de teintes ! Le vert lumineux des aiguilles de pin s’harmonise avec le bleu turquoise des eaux du lac.

Poursuivons le chemin jusqu’au petit pont qui fait office de séparation entre les deux étendues lacustres. Bien qu’il n’y ait pas vraiment de plage, c’est là que les promeneurs se baignent, des eaux délicieuses et légèrement plus chaudes que celles de la mer. Un lac dont les eaux sont quand même salées … il est vrai qu’un minuscule chenal relie les deux lacs à la mer.
Soudain, un baigneur transformé en explorateur des profondeurs avec masque et tuba brandit fièrement un coquillage géant à l’aspect d’une moule monstrueuse mesurant plusieurs dizaines de centimètres. « Ce sera pour l’apéro, ce soir … » s’exclame-t-il avec un large sourire de satisfaction ! Mais sa joie sera vite contrariée : un garde du Parc l’a aperçu. Confiscation du coquillage, contrôle d’identité et amende de 50 € … rien que çà !
Ce bivalve est protégé, ce serait même l’espèce de coquillage la plus grande de toute l’Adriatique.
Alors, chers voyageurs, si un jour vous passez par l’île de Mljet et ses lacs protégés, ne touchez vraiment à rien !
Il suffit de passer le pont … pour découvrir le second lac. Soit en promeneur en suivant les chemins bordant le lac, soit en cycliste en louant un VTT, ou à l’indienne en pagayant sur un canoë ou bien encore en bateau-promenade à moteur …

Tiens, justement il y a un bateau qui va partir. La balade lacustre nous fait raser cailloux et rivages, pins et cyprès. Par endroits, un hameau ou entre quelques arbres, des habitations en pierre dont la vue doit être imprenable sur le lac mais aussi et surtout sur le joyau du lac Veliko ; un îlot sur lequel a été construit une église de style roman dédiée à la Vierge et aussi un monastère bénédictin (XII éme siècle) dont les travaux de rénovation du cloître s’éternisent !

De tous temps les monastères ont eu la réputation d’être très accueillants pour les voyageurs de passage, là-bas, c’est toujours le cas même si il n’y a plus aucun religieux dans ces lieux. Sachez qu’un café/restaurant est maintenant installé dans les locaux de l’édifice et accueille à bras ouverts les touristes … mais pas pour un moment de prière !
Faire à pied le tour de cet îlot rocheux de Sveta Marija est une promenade agréable, cela ne prend qu’une vingtaine de minutes (pauses photos comprises).
La journée s’achève, nous allons passer la nuit à quai dans le petit village de Pomena, les derniers rayons du soleil dorent maintenant les façades des habitations, cela annonce un merveilleux spectacle, celui du coucher de soleil. Un embrasement superbe du ciel avec des reflets lumineux à la surface de la mer, un moment de contemplation à savourer sans retenue.

Quand on pense île, on imagine souvent un lieu isolé, quelques hameaux, une nature intacte et des rivages enchanteurs … en effet, c’est souvent le cas. Mais une île peut être aussi un lieu de patrimoine, un témoignage historique et seulement une cité, même en Dalmatie. Trogir appartient à cette catégorie, une île qui se résume à une cité médiévale classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, une référence.

Dès l’arrivée par la mer on est sous le charme de l’île-cité et de son ensemble architectural, des tours, des églises et des clochers dominent la ville ; même le quai est ravissant avec sa promenade et ses palmiers dattiers.
Entrons dans l’enceinte fortifiée par l’élégante porte sud et continuons notre visite à travers les ruelles étroites et tortueuses pour gagner la « Trg » … Trg ? Non, ce ne sont pas les trois initiales d’un sigle énigmatique ! Trg est tout simplement la traduction en Croate de « place ».
La Trg principale de la ville est nommée Trg Ivana Pavla II (Jean-Paul II), là on peut y admirer un intéressant patrimoine : la Tour de l’Horloge (XV ème), le Palais Cipiko (XV ème), la Loggia (XIV ème) qui servait à l’époque de tribunal, l’Hôtel de Ville et bien sûr la Cathédrale Saint-Laurent avec son chef d’œuvre du au maître sculpteur Radovan. Un portail roman (1240) représentant certains épisodes de la vie du Christ mais aussi deux magnifiques lions témoignant de l’époque où la cité était sous influence vénitienne.
Le haut clocher qui s’élève à 47 mètres permet de bénéficier d’un point de vue général sur l’ensemble de la ville, montons donc. Si l’on est sujet aux vertiges, il vaut mieux s’abstenir car les deux derniers escaliers métalliques disposés de bric et de broc sont quelque peu impressionnants et n’inspirent pas vraiment confiance … Qu’à cela ne tienne !
Arrivé au sommet du clocher on est récompensé par la superbe vue qui s’étend sur 360°, de la fameuse Trg, tout en bas, en passant par les toitures traditionnelles jusqu’au port de la presqu’île de Ciovo et pour ne pas oublier que nous sommes en Croatie, un drapeau aux couleurs de cette nation indépendante depuis 1991 flotte au vent.

Il faut aussi parcourir la ville en déambulant parmi ses ruelles, là, on découvrira au décours de la balade, un patio qui inspire la tranquillité et la fraîcheur avec sa décoration végétale, ici, un monastère ou une église …
Même la vision des pavés que l’on foule vaut la peine de s’y intéresser, la patine naturelle de ces pierres leur donne un aspect poli et luisant du plus bel effet ; sur un plan plus pragmatique, certains vous diront qu’ils sont glissants même par temps sec !

Des reflets lumineux, sur les pavés mais aussi ceux de la ville, je les ai apprécié au petit matin, un moment privilégié où le mariage entre des eaux calmes et une lumière splendide m’ont permis d’admirer Trogir en double, grâce à ce superbe miroir d’eau.

Il est des moments au cours d’une navigation pendant lesquels le regard et l’intérêt laissent passivement défiler le paysage … Est-ce en raison de la relative monotonie des côtes sud de l’île de Hvar que nous sommes en train de longer ? De loin, depuis la mer, cette côte donne l’aspect d’une muraille minérale, aride en son sommet. On a l’impression qu’il n’y a rien de particulier à observer et pourtant régulièrement l’œil est accroché par un détail. Soit un village escarpé sur le versant montagneux ou bien par des cultures dessinant des lignes, certainement des rangs de vigne.

Un autre bateau suit comme nous cette côte, sa présence anime ce paysage et nous renvoie également un peu de notre propre image, en effet, nous nous trouvons sur une embarcation pratiquement identique.
A présent, les habitations sur la berge se font plus denses, le port de Hvar n’est plus qu’à quelques encablures. Cette île et cette ville portent le même nom, il paraît imprononçable. Pour s’approcher le plus près de l’intonation croate il faut l’exprimer en l’accompagnant d’un profond soupir … Hvvarrr ! ça y est, je crois que j’y arrive ?
En entrant dans la rade le très bel édifice du monastère franciscain avec son campanile Renaissance attire immanquablement le regard comme également la Forteresse surplombant la ville.

Mais avant tout, Hvar est beaucoup plus renommée pour son atmosphère festive en été que pour son patrimoine (pourtant remarquable !) Ne surnomme-t-on pas Hvar le petit St Trop’ de l’Adriatique ? Pour avoir un bon aperçu de l’ambiance locale, on peut (il faut !) aller prendre un verre dans le bar le plus tendance de la ville.
Le Hula Hula, c’est son nom, est situé au bord de l’eau parmi les rochers à quelques centaines de mètres du port. La fête y bat son plein dès la fin d’après-midi, la vue imprenable sur le coucher de soleil doit, à n’en pas douter, contribuer à cet engouement. Difficile de dénicher une place assise tellement on se presse au Hula Hula, jetseteurs ou simple vacanciers, jeunes ou moins jeunes, la plupart reste debout verre à la main, les serveurs se faufilent en tenant à bout de bras plateaux ou sceaux à glaçons. Les bières et cocktails coulent à flots et les silhouettes se dandinent aux rythmes saccadés de tubes technos.

Et lorsque l’ambiance retombe, le DJ aux manettes ne manque pas de relancer la cadence, remix et basses à fond … alors, les bras se lèvent, index pointés vers le ciel ou vers le flamboyant soleil couchant et en cœur les fêtards de reprendre des hula hula !
Le soleil a maintenant disparu sous l’horizon mais la fête est loin d’être finie, on imagine qu’elle se prolongera toute la nuit, c'est-à-dire jusqu’aux premières lueurs du matin.
Dans le centre de la petite ville comme autour du port, là aussi, l’animation n’est pas en reste. On se bouscule par endroits pour une place de restaurant, un fauteuil à une terrasse de café bien placée ou dans les bars musicaux. Flot de touristes est synonyme pendant la saison estivale de marché artisanal, celui de Hvar est situé en face du port : étalages de souvenirs, de gadgets en tout genre … le lieu fleure bon la lavande, c’est une spécialité de l’île vendue en sachets ou en flacons, parfum garanti.

On flâne aussi le long du quai en observant les nombreux yatchs amarrés, chromes étincelants, luxe, opulence et intérieurs cossus baignés d’une douce lumière tamisée. Les heureux occupants son attablés sur le pont de leur rutilante embarcation, cocktail ou coupe de champagne à la main. L’allure est décontractée, pourtant il se dégage de cette ambiance une fausse intimité, on semble jouer un spectacle avec pour acteurs les propriétaires sur une scène (leur yacht) et les spectateurs curieux sur le quai … ici, on vient pour voir mais aussi pour être vu !
Les vrais habitants et la vraie vie de la cité, c’est aux premières heures de la matinée suivante que j’ai pu en avoir un aperçu, le temps d’une balade parmi le dédale de ruelles de la colline de Spanjola, le quartier ancien de Hvar. La cité est redevenue silencieuse, on perçoit seulement quelques bribes de conversations entendues entre voisins, d’un patio ou d’une cour à l’autre.

Le moment est idéal pour admirer le patrimoine de la cité : la cathédrale Saint-Etienne (style Renaissance) et sa place pavée, l’ancien théâtre (1612) et la Forteresse perchée … On croise çà et là, quelques femmes vêtues de robes sombres et filet à provisions à la main partant faire leur marché … plus tard, elles rentreront dans leur maison pour profiter de la fraîcheur intérieure et effectuer leurs travaux ménagers . Quant à la ville, elles la laisseront (momentanément) aux nombreux visiteurs.
Les îles ou les caps sont toujours annoncés par un phare…

Ici, une lanterne, une tour et une maisonnette, c’est la balise qui marque l’Ouest de l’île de Brac vers laquelle nous nous dirigeons.
La pointe rocheuse contournée nous progressons dans un chenal qui nous mène à la ville de Mina. Une courte escale, le temps d’un ravitaillement. Le temps aussi d’observer, depuis le pont du bateau, les environs : le va et vient des bateaux dans le port, les quais et les façades des maisons en pierre … plus le regard s’élève vers le haut de la colline boisée et plus le vert des arbres prend une teinte brune voire noire ! Comme dans beaucoup de ces îles de l’Adriatique où la sécheresse sévit pendant l’été, les pinèdes sont parfois victimes d’incendies dévastateurs.

A Brac, en juillet dernier, des centaines d’hectares sont partis en fumée laissant par endroits ce spectacle de désolation avec des silhouettes calcinées. A bien observer la limite des pins brûlés, on peut voir que certaines habitations ont eu très chaud … dans tous les sens du terme ! Aucun incendie n’est signalé lors de notre passage le long des côtes de Brac mais on ne peut pas en dire autant en ce qui concerne la côte dalmate.

Au loin on distingue nettement un très haut panache de fumée qui semble prendre son origine sur un des versants de la montagne croate … encore un départ de feu !
Même si Brac n’est pas l’île de la région la plus courue par les estivants, elle possède néanmoins beaucoup d’attraits, à l’image de sa plage de sable dorée de Zlatni Rat à Bol, sur la côte sud : un admirable banc de sable qui s’avance dans les eaux bleues de la mer … la photo aérienne figure sur tous les dépliants touristiques ou guides de voyage. Dommage, nous ne sommes pas en avion … mais en bateau, ce qui est déjà très plaisant !
Autre atout qui a fait la renommée de l’île depuis très longtemps et bien au-delà des frontières du pays, le calcaire unique de Brac. Cette roche au grain d’une finesse incomparable est extraite du sol de l’île depuis l’époque romaine. Le calcaire de Brac a été utilisé pour la construction de prestigieux édifices un peu partout dans le monde, des parlements de Budapest ou de Vienne à la Maison Blanche à Washington … et dans la région me direz-vous ?
On retrouve de la pierre de Brac dans les ruines du Palais de l’Empereur Doclétien, c’est à quelques encablures, précisément à Split. Cap sur la deuxième ville de Croatie après la capitale Zagreb et premier port du pays.
Les caves du Palais de Dioclétien construites à partir de l’an 298 représentent les parties les mieux conservées de l’ensemble du site antique.

Les piliers et les voûtes sont toutes en calcaire de l’île de Brac. Cette partie du palais à été mise au jour lors de fouilles archéologiques seulement depuis les années 50. Et si ces salles voûtées ont si bien résisté à l’usure des temps c’est grâce aux … détritus ! Explications : si le sommet des caves laisse apparaître des trous ce n’était pas pour laisser entrer la lumière mais plutôt les ordures, en effet les déchets accumulés au fil des années dans ces salles ont étayés ce sous-sol et ont donc participé à leur conservation … des poubelles au service du patrimoine ! Ces imposantes caves antiques revivent régulièrement et pas uniquement par le passage de groupes de visiteurs ; chaque printemps en avril, un marché aux fleurs est organisé en ce lieu qui pour l’occasion doit embaumer de douces senteurs.
A propos de marché, celui de la ville est situé juste à côté de l’enceinte fortifiée édifiée à l’époque vénitienne tout autour des ruines du palais. Y déambuler après la visite du riche ensemble architectural de la vielle ville (cathédrale, ruelles, baptistère, statues, chapelles et boutiques de souvenirs) s’avère être une balade reposante.

On y verra de vielles paysannes foulard autour du visage vendre les produits du terroir : tomates, raisins, figues, poivrons … et bien d’autres fruits et légumes qui vous mettrons en appétit.
Prenons à nouveau la mer, en arrivant au large des côtes nord de Brac, peu à peu on distingue un trait de côte assez clair qui contraste avec le reste du paysage. Les fameuses carrières de Pucisca apparaissent maintenant, elles prennent l’aspect d’immenses terrasses ou de géantes marches d’escalier à flanc de montagnes.

L’exploitation du calcaire local est toujours destinée à la construction mais également à la sculpture. Avec une telle quantité et une telle qualité de pierre disponible sur place on comprend pourquoi il n’y a aucune maison en briques à Brac !
L’arrivée par la mer à Korcula fait partie d’un des moments du voyage que l’on ne peut oublier. Quel panorama ! La petite ville qui porte le même nom que l’île sur laquelle elle est située apparait de loin comme posée sur la mer.

Plus on s’approche et plus on admire sa ceinture de remparts et de tours, ses façades dont les pierres prennent une belle teinte dorée sous l’effet des rayons du soleil de fin d’après-midi et pour couronner l’ensemble, il y a le clocher de la cathédrale Saint-Marc. Assurément le plus beau point de vue que peut offrir cette cité médiévale qui est parfois comparée à une « petite Dubrovnik », un vrai compliment.

A peine débarqué pénétrons dans le cœur de la vieille ville par la porte de la Terre, une tour carrée décorée par un lion de Venise. Je vous épargne la description trop classique, propre à toutes les cités historiques, dédale de ruelles étroites et maisons imbriquées … L’original plan d’urbanisme est décrit ici en arêtes de poissons : une rue centrale (l’arête dorsale) qui mène à la place principale (Eglise St Marc, palais, musée) et des arêtes secondaires (enfin des rues …) perpendiculaires qui descendent vers la mer.
Korcula a trouvé son héros en la personne du célèbre navigateur-explorateur Marco Polo, il serait même naît dans la ville où l’on peut encore voir (et visiter) sa maison natale.

Histoire ou légende ? Il paraît que les Italiens ne font pas tout à fait la même analyse des rares documents historiques qui évoqueraient cette naissance en Croatie! Peu importe, ne participons pas à la polémique et allons visiter la fameuse habitation du bébé Marco. Une maison toute simple dont une partie à la forme d’un donjon. L’escalier en bois qui permet de monter les étages craque et grince et sur les murs de cette tour sont accrochées des cartes et des reproductions de tableaux évoquant la vie du marin-voyageur.

Mais l’intérêt principal de la visite se résume au joli panorama dont on bénéficie depuis ce belvédère, la mer pour horizon avec un voilier, voiles blanches au vent … idéal pour songer aux périples de Marco Polo, un vrai aventurier qui naviguait au temps où il n’y avait ni GPS, ni routeurs ou prévisions météo !
Que ce soit de l’extérieur ou de l’intérieur, la petite ville offre aux visiteurs différents points de vue aux charmes très photogéniques … mais je crois que je viens de trouver le plus beau sur l’ensemble de la cité ancienne. Il m’a fallu emprunter quelques ruelles pentues pour accéder à une route cheminant sur la colline boisée qui domine la ville, ici se trouve une trouée idéale entre les arbres avec une vue plongeante admirable sur Korcula, la mer et en fond sur la péninsule de Peljesac.

Le tableau est idéal, l’instant aussi avec un crépuscule bleu-nuit qui fait ressortir les lumières et surtout valorise la beauté du site …
A côté du patrimoine historique (à visiter), des paysages insulaires (à contempler) et du petit port où miroitent les reflets des bateaux (à admirer) …

Il y a bien sûr tout au tour de l’île des centaines de criques isolées accessibles seulement par bateau. Il y fait bon de jeter l’ancre afin de profiter des eaux cristallines à la riche palette de tonalités bleutées … C’est aussi çà la Croatie ! Est-il besoin d’ajouter d’autres commentaires à cette photo ?

La navigation nous mène d’île en … presqu’île ! Comment ne pas évoquer dans un récit de voyage dans les îles du sud de la Croatie la perle de l’Adratique, même si elle n’est pas située sur une île. Je veux bien sûr parler de la presqu’île de Dubrovnik, ultime escale du voyage.
La promenade le long des remparts qui ceinturent la vieille ville donne une idée de la beauté du site ; on oublie vite les quelques 800 marches à gravir pour contempler le panorama sur les habitations aux toits de tuiles avec pour horizon la mer et la petite île de Lokrum.

Il faut ensuite prendre le temps de se balader au gré des rues et venelles de la cité médiévale pour découvrir la richesse de son patrimoine avec ses églises, ses monastères et ses palais … Une ville si dense en monuments et si intéressante mériterait évidemment bien plus qu’un paragraphe de conclusion pour l’évoquer …
Même si cette cité a été meurtrie au cours de son histoire, tremblement de terre destructeur en 1667 et tirs d’obus lors du conflit avec les Serbes en 1991, Dubrovnik a maintenant retrouvé toute sa splendeur … comme au temps où elle s’appelait Raguse et tentait de rivaliser la prestigieuse Venise.
Vraiment on ne pouvait espérer plus belle escale pour terminer ce périple en Dalmatie.
Jean (Copyright : Septembre 2011)
PS : En complément un texte (et photos) à propos de l'escale à Dubrovnik, voir sur le site en suivant le lien : http://voyageforum.com/v.f?post=4572219;page=unread#unread
Gore tex népalais: ça vaut quoi? English translation pending
Me voila a Pokhara, dans 2 jours je me lance dans le tour des Annapurnas. Il pleut comme c'est pas possible, donc je me dis "Super! Je vais tester mon poncho" (j'ai pas pu le faire avant, il a jamais plu pendant mes 2 mois en Inde...). Alors je me rend compte que c'est de la camelotte totale, il laisse l'eau passer en moins d' 1 heure, et se dechire tres facilement😠 . Je me dis, bon...c'est pas grave, je suis a Pokhara, il y a plein de boutiques qui vendent des Gore-tex pas cher😉.
Oui mais voila, qu'est ce que ca vaut du Gore-tex nepalais? Car je ne me fait pas d'illusions, du "The North Face" Gore-tex a seulement 50 euros, ca sent la contre facon. Mais j'ai pas le choix. Comment verifier que ma nouvelle veste va tenir les 30 jours de trek? Parait que les taches d'huiles autour du logo est mauvais signe...
Merci d'avance🙂
Oui mais voila, qu'est ce que ca vaut du Gore-tex nepalais? Car je ne me fait pas d'illusions, du "The North Face" Gore-tex a seulement 50 euros, ca sent la contre facon. Mais j'ai pas le choix. Comment verifier que ma nouvelle veste va tenir les 30 jours de trek? Parait que les taches d'huiles autour du logo est mauvais signe...
Merci d'avance🙂
Mes quatre itinéraires en Indonésie English translation pending
Sumatra: itinéraire de trente-huit jours Padang - Bukittinggi - Maninjau - Nias - lac Toba - Medan. Août-Septembre 2009
Jour 1 (Jeudi 27 Août 2009) arrivée à Singapore avec British Airways (vol Bruxelles-Singapore via London 747 Euro TTC) + vol Tiger Airways Singapore-Padang 44 Euro. Aéroport-centre ville Padang bus 18.000Rp trajet 1h. Hotel Benjamin 154.000Rp avec salle d'eau/wc et AC (! coupure de courant !) pas de petit déj. !! (Ramadan !!) mais thé/bruyant Non recommandé (cf plus loin). Jour 2 et 3 : séjour à Padang Jour 4 : minibus C° Ayu 70.000Rp trajet 8h Kerinci (Sungaipenuh). Hotel Matahari 99.000Rp salle d'eau/wc, pas de petit déj. Non recommandé Jour 5 : séjour à Kerinci. Aller/retour au lac Kerinci 6.000Rp trajet 30/35' Jour 6 : minibus C° Safa Marwar 65.000Rp trajet 4h Mukomuko. Penginapan Sejahtera 50.000Rp avec fan/salle d'eau/wc et ... petit déj. copieux. Recommandé. Jour 7 : taxi partagé 100.000Rp trajet 6h30 Bengkulu. Hotel Samudera Dwinka 110.000Rp fan/salle d'eau/pas de petit déj. (Ramadan !) Recommandé. Jour 8 : séjour à Bengkulu (voir mon message : Rencontre étrange et déja... obsédante à Bengkulu (Sumatra) ) Jour 9 : bus C° Waspada 18.000Rp trajet 2h30 Curup (la ville ne m'inspire pas ... du tout) + bus climatisé 25.000Rp trajet 1h15 Lubuklingau. Hotel Arya Guna 132.000Rp AC/salle d'eau/wc et petit déj. frugal Jour 10 : bus climatisé C° Family Raya 250.000Rp trajet 14h30 Bukittinggi. Hotel Asia 120.000Rp salle d'eau (chaude)/wc/petit déj. Recommandé Jour 11 à 15 : séjour à Bukittinggi. Aller/retour en bus (10.000Rp trajet 2h) à Singkarak. Balade à pied à Kota Gadang (trajet 1h). Excursion de 8h00 à 18h00, 200.000Rp partagée avec un couple à Harau Canyon et à la découverte des maisons Minangkabau. Jour 16 : voiture partagée 25.000Rp trajet 1h Lac Maninjau. Penginapan Palanta 50.000Rp salle d'eau/wc/pas de petit déj. Jour 17 à 19 : séjour au Lac Maninjau location de vélo 25.000Rp Jour 20 : voiture partagée 65.000Rp trajet 3h Padang Hotel Garuda 70.000Rp fan/salle d'eau/wc/petit déj./recommandé Jour 21 à 23 : séjour à Padang. Aller/retour en angkot 5.000Rp trajet 1h à Bungus Pantai Jour 24 : bateau Lawit de la Pelni 363.500Rp trajet 19h pour Gunung Sitoli (Nias) Jour 25 : arrivée à Gunung Sitoli (Nias) Hotel Grand Hawaï 150.000Rp AC/salle d'eau/wc/petit déj. très frugal/recommandé Jour 26 : séjour à Gunung Sitoli visite du musée ethnologie 20.000Rp extrèmement recommandé Jour 27 : minibus 50.000Rp trajet 3h Teluk Dalam + camion baché 10.000Rp trajet 30' Sorake Beach hotel Toho 50.000Rp fan/salle d'eau/wc/pas de petit déj./recommandé Jour 28 et 29 : séjour à Sorake Beach et excursion dans les villages avoisinants en transport en commun et à pied Jour 30 : retour à Gunung Sitoli Jour 31 : speedboat 140.000Rp trajet 4h Sibolga hotel Mutiara Indah 85.000Rp AC/salle d'eau/wc/pas de petit déj./non recommandé Jour 32 : minibus C° Simpati 90.000Rp trajet 5h Prapat + bateau 7.000Rp trajet 30' Tuk Tuk Hotel Bagus Bay salle d'eau (chaude)/wc/pas de petit déj./bruyant et literie peu confortable/plus recommandé jour 33 à 35 : séjour au Lac Toba location vélo 30.000Rp Jour 36 : de Prapat, bus 22.000Rp trajet 5h Medan. Hotel Zakia 60.000Rp fan/salle d'eau/wc/pas de petit déj./bruyant Jour 37 : séjour à Medan Jour 38 : speedboat 140 Ringit malais (entre 300.000 et 400.000Rp) trajet 6h Georgetown (Penang-Malaisie)
Lire aussi : Tourisme en Indonésie, billet d'humeur
Avril-Mai-Juin 2008 : Jakarta - Kalimantan - Sulawesi - Bali
Jour 1 (28 avril 2008) : Arrivée vers 14h00 à Jakarta (vol Etihad 739Euro A/R de Bruxelles via une très/trop longue (6h30!) escale à Abu Dhabi ; Bus de l'aéroport (à 200m à gauche en sortant) pour la gare de Gambir 15.000Rp (entretemps le prix est passé à 20.000Rp) environ 1h de trajet. A pied jusqu'à Jalan Jaksa 15'. Kresna Homestay 40.000Rp fan/sans sdb, trés basic mais sympa, calme. Jour 2 - 3 - 4 : séjour à Jakarta. Jour 5 : 13h00 départ du bateau de la Pelni le Sirimau 924.000Rp première classe incluant les trois repas. Jour 6 : escale à Semarang. Déjà 2h de retard sur l'horaire. Jour 7 : toujours en mer et arrivée tardive vers minuit (pres de 5h de retard) à Batulicin (Kalimantan). Objek (moto) 15.000Rp (beaucoup trop!) pour 2km et un hôtel trop cher (hotel Ebony). Nouvel objek pour 1km 10.000Rp Hotel Surya 75.000Rp sdb ext. avec ptdéj, correct. Il y a de "petits hôtels" à peu de distances du port. Jour 8 : bémo jusqu'au terminal sud 2.000Rp. Bus 45.000Rp pour Banjarmasin trajet 8h route en mauvais état. Hotel Perdana 70.000Rp avec sdb et ptdéj. Je ne recommande pas le Bornéo Homestay (patron peu sympathique - mais il organise des excursions - et situé dans un quartier des plus sinistres). Jour 9 : partage d'une excursion (assez insipide) avec un couple de Berlinois (www.henry-fuchs.net) puis virée en bémo à Martajuna et Cempaka. Jour 10 - 11 : balade a pied dans Banjarmasin. Petit tour à pied conseillé : départ au marché situé au nord de la grande mosquée et dans une rue parallèle à la rivière Martapura, de là prendre la Jalan Anbasan Kecil Timur (rive sud) jusqu'au fleuve .... et revenir par la Jalan Anbasan Kecil Barat (rive nord) en prenant à un certain moment la rue qui longe la rivière Sungai Miai d'un côté et revenir par l'autre rive. Jour 12 : bemo 25.000Rp pour Kandangan trajet 3h (attention les "pick-up" pour Loksado ne partant de Kandangan que le matin de 10h a 11h il est préférable de quitter Banjarmasin tôt le matin) hotel Loksado Permai 66.000Rp avec sdb et ptdéj, basic mais correct Jour 13 : pick-up 15.000Rp pour Loksado trajet 1h30 (petits problemes techniques!) logement "gratis et pro Deo" chez le très sympathique pasteur Tom Chandra. Il n'y a qu'un seul hotel à 150.000Rp sans ptdéj, sans électricité la journée et peut etre aussi le soir (?), sans eau chaude bref bien cher pour pas grand chose. Jour 14 : pick-up 15.000Rp pour Kandangan 1h de trajet; Bemo 30.000Rp pour Tanjung trajet 3h; Bemo 65.000Rp pour Panajam 6h de trajet; Bateau pour Balikpapan 5.000Rp trajet 30-40 minutes; bemo 2.500Rp centre-ville; Hotel Sinar Lumayan 90.000Rp (évitez l'hotel Aida - sympa - mais coincé entre une mosquée bruyante et un jardin plein de chiens encore plus bruyants) Jour 15 : séjour à Balikpapan Jour 16 : bus 20.000Rp pour Samarinda trajet 2h; bemo centre ville 2.500Rp; Hotel Hidayah 140.000Rp avec A/C (les chambres standard sont louées à l'année par l'usine locale d'Honda!) chambre correcte mais service désinvolte. Jour 17 : (Arrivé à ce stade-ci du récit - qui n'en est pas un - le lecteur attentif va constater comme une sorte de perte de contrôle dans le cheminement de Ragamuffin, un peu comme si une fourmi était détournée de sa route et se mettait à divaguer, à partir dans tous les sens à la recherche de la piste initiale; nous vous demandons de ne pas rire car la situation sur le terrain n'était pas des plus claire; il s'agit de la très longue et dificille étape de la Mahakan, rivière sur laquelle de nombreux explorateurs ont perdu la tête au propre comme au figuré, merci pour votre compréhension NDLR) bus 20.000Rp pour Kota Bangun trajet 3h; penginapan Mukjizat 25.000Rp pas de sdb pas de ptdéj mais correct quoiqu'un peu bruyant. Jour 18 : bus 20.000Rp pour Samarinda trajet 3h; hotel Gelora très basic, pas recommandé. Jour 19 : bus 80.000Rp pour Melak trajet 8h (en fait le mieux de Kota Bangun est de prendre un bus retour pour Samarinda et de descendre au carrefour pour Melak après 30' de trajet); penginapan Abadi 40.000Rp sans sdb et sans ptdéj, basic mais correct. Jour 20 : excursion à Mencinai (musée) et Ekeng (longue maison dayak) en moto avec Ikin (il vend des noix de coco à l'entée du marché et parle bien anglais) 100.000Rp pour le très long aller-retour. Il est possible d'aller par ses propres moyens à Mencinai et Ekeng : prendre un bus en direction de Samarinda et descendre au carrefour qui mène à Ekeng de là il doit y avoir 10 petits Km (mais je ne jurerais de rien) Jour 21 : 1h du matin départ du bateau 40.000Rp pour Long Iram trajet 7h; penginapan Wahyu 37.500Rp sans sdb avec ptdéj, basic mais correct. Jour 22 : bateau (départ 16h30 - certains jours 8h30 !!) 120.000Rp pour Samarinda trajet 18h; Jour 23 : arrivée à Samarinda vers 11h00; bus 20.000Rp Balikpapan trajet 2h; bemo centre ville 2.500Rp; Hotel Sinar Lumayan 90.000Rp Jour 24 : bateau le Nggapulu de la Pelni (prévu à 16h il a 5h de retard et n'arrivera qu'à 22h30!!) 331.500Rp pour Pantoloan (Palu) première classe Jour 25 : arrivée à Pantoloan vers 11h00 (au lieu de 4h00); bemo 10.000Rp pour le terminal de Tipo (Palu); taxi (à trois) 70.000Rp pour Tanjung Karang trajet 40'; Prince John Dive Resort 225.000Rp en pension complète (location masque et palmes 50.000Rp !! cher !!) recommandé Jour 26 : séjour à Tanjung Karang Jour 27 : objek 5.000Rp pour terminal de Donggala trajet 15'; taxi 20.000Rp pour le Tipo terminal trajet 30'; bemo 5.000Rp "centre ville" de Palu; bemo 5.000Rp terminal Mamboro; bus 70.000Rp pour Tentena trajet 8h; Victory hotel 65.000Rp correct mais pas de prise électrique dans la chambre! Jour 28 : bus Litha départ 10h00 80.000Rp pour Palopo trajet 11h; hotel Buana 125.000Rp avec A/C qui ne fonctionne pas, chambre puant le moisi, à éviter absolument Jour 29 : bus Litha 70.000Rp pour Makassar trajet 11h dont 1h pour changer les plaquettes de freins; bemo du terminal Litha à 7km du centre de Makassar 4.000Rp; New Legend hotel 90.000Rp recommandé malgré un peu trop de bruit (les patrons devraient apprendre que dans un hôtel on ne s'interpelle pas du second étage jusqu'au rez-de-chaussee en gueulant à 6h30 du mat !! Jour 30 : sejour à Makassar. Cette traversée rapide, trop rapide, de Sulawesi se justifie par la possibilité de prendre à Bima(Sumbawa) un bateau de la Pelni pour Waingapu(Sumba) mais j'apprendrais aux guichet de la Pelni que ce bateau était à quai pour entretien. Jour 31 : bateau Tilongkabila de la Pelni 748.000Rp pour Lembar (Lombok) départ à 13h00. !! ce bateau est régulièrement en avance sur son horaire !! Toujours demander la veille au moment de l'achat du ticket (en cash only, pas de carte de crédit !!) l'horaire du bateau. Jour 32 : en mer avec escale à Labuanbajo (Flores) et Bima (Sumbawa) Jour 33 : arrivée à Lembar à 6h du matin (heure d'arrivée renseignée sur le dépliant de la Pelni 10h00 !!); 15' à pied pour rejoindre le ferry à destination de Padangbai(Bali) 28.000Rp trajet 4h + 1h à tourner en face du port de Padangbai en attendant que le quai soit libre ! Pas encore posé le pied sur le sol de Bali que déjà, sur le bateau, à deux reprises, le cri qui irrite !! TRANSPORT !!; bus de la Perama 40.000Rp pour Ubud trajet 1h; Kori Bali 2 Inn 80.000R recommandé. Jour 34 à 43 : séjour à Ubud. Rien .... avec quelques excursions à pied, à vélo (20.000Rp par jour), en voiture avec le Tourism Office ou en bus avec Perama. Carte conseillée malgré ses nombreux défauts : Pathfinder Bali. Piscine. Bonne bouffe. Shopping. Jour 44 : bus + bateau package Perama pour Gili Trawangan via Padangbai 240.000Rp avec un repas à bord; depart d'Ubud à 11h00 et arrivée à Trawangan vers 18h00; hotel Pondok Lita, 130.000Rp trop cher pour les prestations quelquefois médiocres (eau salee, jus de fruit en bouteille, pas de ptdj avant 7h00) mais relativement calme. Jour 45 et 46 : séjour à Trawangan et excursion snorkelling avec Perama, 75.000Rp de 11h30 à 16h00, recommandé Jour 47 : retour en bateau, à pied, en bus et en bateau via Bangsal, Senggigi et Padangbai à Ubud, départ 7h00 et arrivée à 14h30 Jour 48 à 56 : séjour à Ubud. Cf jour 34 à 43. Jour 57 : bus Perama pour l'aéroport 30.000Rp; avion Lionair 849.000Rp pour Jakarta; arrivée v Jakarta; bus pour la gare de Gambir 20.000Rp trajet environ 1h; à pied jusqu'à Jalan Jaksa environ 15'; Kresna hostel 40.000Rp Jour 58 : bus de la gare de Gambir pour l'aeroport 20.000Rp trajet environ 1h; avion Ethiad pour Bruxelles avec une interminable et minable escale à Abou (à bout de nerf) Dhabi de 7 heures !! Budget environ 20Euro par jour.
Mai-Juin 2005 : Java - Sulawesi - Flores - Bali
Java
Jour 1 : Arrivée Jakarta 13h10 (Eva Air Paris-Tapei-Jakarta retour par Denpasar 714 Euro) Bus de l'aéroport (a 200m a gauche en sortant) pour la gare de Gambir. A pied jusqu'a Jalan Jaksa 15'. Kresna Homestay 35.000Rp fan/sans sdb, basic mais sympa, calme. Jour 2 - 3 : séjour a Jakarta. Aller-retour Bogor : aller de Gambir train direct 1h 5.000Rp/retour train Ekonomi (tout un poeme) 2.500Rp 1 ne s'arrete pas a Gambir, descendre a Gondangdia d'ou on peut aller jusqu'a Kota pour 1.000Rp. De Kota train station le bus Transjakarta file droit au sud jusqu'a Bloc M pour 2.500Rp, raoide (il a sa bande de circulation) et climatisé. Jour 4 : 10h30 train 45.000Rp 13h30 Bandung beaux paysages. Hotel By Moritz fan/sans sdb/ptdéj/calme, basic mais sympa. Jour 5 - 6 : séjour Bandung, Art Déco. Jour 7 : 8h00 train 75.000Rp 15h30 Jogjakarta beaux paysages Hotel Selekta (Sosro) 35.000Rp sdb/fan/ptdéj, calme. Jour 8 : bus 13h10 10.000Rp 14h40 Borobodur Lotus G. H. 45.000Rp sdb/fan/ptdéj, calme. Location vélo "sans freins" 5.000Rp Jour 9 : visite du site de Borobodur (bagus = super) 10 US dollar. Bus retour a Jogja Hotel Metro (Prawirotaman) 50.000Rp sdb/fan/petitdej/piscine de 16m, calme. Jours 10 - 11 - 12 - 13 : piscine, Prambanam 10 US dollar. piscine, Kraton, piscine, Parangiritis bus 10.000Rp, piscine, bus Imogiri ( ! ouvert Ve PM et Lu AM) 10.000Rp. piscine, Jogja, piscine. Restos Via Via et Andalas (a 300m sur J. Parangtritis en allant vers le centre, cuisine Padang) Jour 14 : Jogja bus 5.000Rp 2h de trajet Solo Hotel Westerners 35.000Rp sdb/fan calme. Jour 15 : séjour a Solo visite des 2 Kraton Jour 16 : excursion a Candi Sukuh : bus pour Karangpandan 3.000Rp 1h + minibus pour Kemuning 2.000Rp 20' + 30' de marche pente tres raide (cranez pas prenez une ojek/moto pour 2.000Rp) Jour 17 : 7h10 bus 33.000Rp 6h de trajet Blitar hotel Sri Lestari classe et tres cher 80.000Rp sdb pas de fan pas de ptdéj ! pas trop calme réveil enfants 6h du mat ! Plus on paye cher moins on recoit. Hotel Sri Rejekil moins cher (30-40.000Rp) a 700m de la gare a droite en sortant. Excursion a Panataran microlet orange a droite du marché 4.000Rp 45' Jour 18 : 13h train 4.000Rp Ekonomi 2h30 de trajet Blitar Hotel Menara 60.000Rp sdb/ptdéj/ (évitez les hotels Hélios et Palem, trop chers pour confort tres rudimentaire) Jour 19-20-21 : séjour a Malang. Ville intéressante pour son architecture coloniale et Art Déco. A ne pas manquer l'hotel Tugu Park, petit musée et décoration top. Excursion a Singosari et Sumberawan : casse pas trois pattes a un canard pour en plus de déplacements tres variés (2 microlet + 2 ojek) Jour 22 : bus 9.000Rp pour Probolinggo 2h15 de trajet attente d'1h minibus 10.000Rp pour Cemoro Lawang (Bromo) 1h30 de trajet hotel Cafe Lava 70.000Rp sdb(eau chaude!)/ptdé, calme Jour 23 : levé 4h du mat jeep a 5 (175.000Rp) pour le Gunung Penanjakan, levé de soleil sur le site du Bromo : grandiode Jour 24 : bus de 8h30 pour Probolinggo. Train de 11h02 pour Surabaya Ekonomi 18.000Rp (!) 2h de trajet Hotel Paviljoen 71.500Rp sdb/fan/ptdéj, calme. A voir l'hotel Majapahit pour sa déco et pas mal d'autres immeubles de style Art Déco. Circulation dantesque. Jour 25 : bateau de 15hoo pour Makassar (Sulawési) 332.400Rp en classe 1 AC/douche chaude/3 repas. Evitez les classes ékonomi et 3 véritables fumoirs et bruyant. En résumé : peut etre un peu long comme traversée de Java. Conseil : de l'aéroport, gagnez directement la gare de Gambir et filez sur Bandung. Le lendemain prenez le train pour Jogjakarta. Visite de Borobodur en une matinée. Visite de Solo + Prambanam en une journée aller-retour. Zappez Blitar et Malang. De Jogja il y a un train a 7h15 qui arrive a Surabaya a 13h de la un autre train ou bus pour Probolinggo (Bromo), De Probolinggo un train part vers 11h pour arriver a Banyuwangi a 15h24
Sulawesi
Jour 1 : arrivée vers 17h30 a Makassar en provenance de Surabaya avec le Lambelu. Prix 214.000Rp en classe 3 upgradé en classe 1 + 118.000Rp. 26 h de trajet. Hotel Pondo Suanda Indah 100.000Rp AC/sdb/Ptdj/calme mais triste Jour 2 : changement d'hotel Legend Hostel 39.000Rp fan/sdb/ptdéj/calme Jour 3 : Réservation bus Alam Indah et transfert organisés par le Legend 50.000Rp. Attention le terminal est a 25km. 1h de trajet. Arrivée a Rantepao vers 17h30. Hotel Wisma Monton 60.000Rp sdb eau chaude/ptdéj/pas calme (chiens et coqs). Jour 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 : changement d'hotel Wisma Maria 30.000Rp sdb seau d'eau chaude/grand ptdéj/pas calme (toujours les chiens et les coqs mais c'est partout pareil a Rantepao). Points forts : Palawa (village) - Lemo (tautau) - Tampangallo (grotte avec tautau et ossements dans cadre naturel des plus jolis) - XXX (secret). Location de vélo (pas en bon état, vitesses) 20.000Rp/j. Restos Mart's café - Mambo Restaurant. Jour 10 : Bus Alam Indah 40.000Rp déart 8h30 (prévu 7h30!) arrivée a Makassar vers 17h.Galere 2 bémos a 2.000Rp pour rejoindre le centre. Legend Hostel Jour 11 : Départ bateau Awu pour Maumere (Flores) 117.000Rp classe 2 changement de cabine car ronfleur + 50.000Rp cabine du docteur
Flores
Jour 1 : arrivée a 21h a Maumere en provenance de Makassar par le Awu. Drole d’ambiance a l’arrivée dans le noir! Hotel Wini Rai 66.000Rp sdb/fan/ptdéj/pas calme (on y fait le ménage a 4h du mat!) Jour 2 : bus pour Moni 20.000Rp trajet 3h “hotel” Watugana 30.000Rp sdb seau d’eau chaude/ptdéj/calme a condition de demander au patron et a ses copains d’aller jouer aux cartes ailleurs que devant votre chambre. Jour 3 : levé 4h du mat pour aller voir le Kelimutu 15.000Rp aller et 15.000Rp retour. Pas de chance, nuages. Prévoir 2 jours a Moni au cas ou …nuages. Partage frais voiture 50.000Rp pour Bajawa. Trajet a tombeau ouvert (tué un chiot) en 4h20. Hotel Korina “sdb”/ptdéj/calme. Réclame supplément pour seau d’eau chaude! Bons restos Padang face au marché. Jour 4 : visite du village de Wogo. Aller 2 bémos 5.000R + 1.000Rp. Retour 1 bémo 3.000Rp! Jour 5 : Bus pour Ruteng 20.000Rp trajet 4h30 Hotel Sinda 55.000Rp sdb/ptdéj/calme a condition que personne n’arrive a 3h du mat en parlant fort dans la chamber voisine de la votre. Les champs de riz en forme de toile d’araignée a Cancar ne cassent pas trois pattes a un canard (bebek enindonésien). Jour 6 ; embarqué dans le bus pour Labuanbajo a 7h35 Départ du bus a 10h15! 20.000Rp. Trajet +- 4h. Hotel Chez Félix sdb/fan/ptdéj/ calme a condition … cf jour 5 mais a 2h du mat, faut un peu varié les plaisirs de la vie en commun. Superbe vue de la salle a manger sur la superbe baie de Labuanbajo. Jour 7 : achat ticket pour bateau du lendemain. !!! Ne pas acheter son billet dans la pseudo agence Pelni ils vous font payer tres cher un bout de papier a échanger le jour du départ contre un ticket en bonne et due forme au guichet de la Pelni dans le port, guichet qui est ouvert la veille du départ. Jour 8 : départ du bateau T.Kabila a 6h20 (normalement prévu a 8h! vérifier les horaires j’en connais un qui attend toujours le bateau et qui a donc été mené en bateau) 375.000Rp classe 1 jusqu’a Lembar (Lombk) trajet 23h
Bali
Jour 1 : arrivée vers 5h00 à Lembar (Lombok) en provenance de Labuanbajo (Flores) avec le T.Kabila. 6h30 ferry pour Padangbai 15.000Rp 4h30 de trajet. Bemo pour Candidasa 3.000Rp (prix arraché) Flamboyant Bungalows 50.000Rp sdb/fan/ptdéj/calme. Jour 2 : location de vélo 20.000Rp (cher) excursion à Tirtagangga Jour 3 : Bemo pour Amlapura 3.000Rp. Bemo pour Tulamben 5.000Rp Puri Aries Bungalows 40.000Rp sdb/fan/ptdéj/calme location palme et masque 20.000Rp Jour 4 : bemo pour Singaraja 15.000Rp transfert entre terminal 2.000Rp Bemo pour Lovina 3.000Rp Hotel Astina 40.000Rp sdb/fan/ptdéj/piscine 12m/calme Recommandé Jour 5-6-7 : location vélo 15.000Rp Jour 8 : public bus de Singaraja à près de Ubud 20.000Rp + bemo 3.000Rp. Kori Bali Inn 60.000Rp sdb/eauchaude/fan/ptdéj/calme/recommandé. Jour 9 à 14 : Ubud location vélo 15.000Rp Jour 15 : shuttel bus Perama pour airport 30.000Rp+5.000Rp pick-up trajet 1h20
Mai 2004 - Sumatra
Me 5/05/2004 Malacca bateau 9h30, environ 20 Euro . Arrivée Dumai 11h45. Bus pour Pekanbaru 4€ trajet 4h Hôtel Unedo douche + fan 5, 5€ Je 6/05 bus pour Bukkitinggi 20€ trajet 8h! Hôtel Bamboo Homestay douche 2, 5€ (eau chaude + 0, 5€) Ve 7/05, Sa 8/05, Di 9/05 et Lu 10/05 Excursion à la découverte des Minangkabau 6, 5€ de 8h30 à 18h. Taxi pour Harau canyon de 12h à 17h 10€. Public bus pour lac Maninjau 0, 5€ trajet 1h30. Ma 11/05 le récit du trajet en bus depuis le lac Toba jusqu'à Bukkitinggi est assez apocalyptique ... donc avion Padang-Medan 30€ départ B.tinggi 7h arrivée Medan 11h Hôtel Zakia douche + fan 3€ Me 12/05 minibus pour lac Toba 4, 5€ trajet 3h30. Bateau pour Tuktuk 0, 4€ trajet 0h30. Hôtel Bagus Bay douche 2, 5€ Je 13/05, Ve 14/05 et Sa 15/05 île de Samosir moto 5€/j Di 16/05 bateau + minibus pour Siantar 0, 5€ + public bus pour Kabanjahe 0, 6€ + oplet pour Berastagi 0, 1€ trajet total 5h Hôtel Losmen Sibayak 2, 5€ (+douche chaude 0, 2€) Lu 17/05 visite de Cingkes (sans intérêt) et de Lingga (dans un drôle d'état) Ma 18/05 minibus-taxi pour Medan 3€ trajet 2h Me 19/05 bateau pour Georgetown/Penang complet ! avion pour Batan 38€ trajet 1h10 + taxi port de Sekupang 5, 5€ trajet 0h30 + bateau pour Singapore 9, 5€ trajet 1h NB je conseille d'organiser votre itinéraire dans l'autre sens et de démarrer par Medan en venant de Penang (par ex) et de terminer à Dumai pour Malacca (par ex) car la région de B.Tinggi est à mon avis la plus intéressante suivie par l'île de Samosir (architecture et tombes Batak Toba) Berastagi - à part ses volcans et la proximité de Bukit Lawang pour ceux qui veulent absolument voir des Orang Outangs semi-sauvage - ne possède déjà plus d'architectures en "bon état". Les prix sont donnés en € il suffit de mettre 4 zéros derrière pour obtenir la somme en rupias




De la plupart des voyages subsiste le souvenir des jours de découragement, lorsque l'enthousiasme fléchit sous le poids des petits inconforts physiques. Norman Lewis - La nuit du dragon
Jour 1 (Jeudi 27 Août 2009) arrivée à Singapore avec British Airways (vol Bruxelles-Singapore via London 747 Euro TTC) + vol Tiger Airways Singapore-Padang 44 Euro. Aéroport-centre ville Padang bus 18.000Rp trajet 1h. Hotel Benjamin 154.000Rp avec salle d'eau/wc et AC (! coupure de courant !) pas de petit déj. !! (Ramadan !!) mais thé/bruyant Non recommandé (cf plus loin). Jour 2 et 3 : séjour à Padang Jour 4 : minibus C° Ayu 70.000Rp trajet 8h Kerinci (Sungaipenuh). Hotel Matahari 99.000Rp salle d'eau/wc, pas de petit déj. Non recommandé Jour 5 : séjour à Kerinci. Aller/retour au lac Kerinci 6.000Rp trajet 30/35' Jour 6 : minibus C° Safa Marwar 65.000Rp trajet 4h Mukomuko. Penginapan Sejahtera 50.000Rp avec fan/salle d'eau/wc et ... petit déj. copieux. Recommandé. Jour 7 : taxi partagé 100.000Rp trajet 6h30 Bengkulu. Hotel Samudera Dwinka 110.000Rp fan/salle d'eau/pas de petit déj. (Ramadan !) Recommandé. Jour 8 : séjour à Bengkulu (voir mon message : Rencontre étrange et déja... obsédante à Bengkulu (Sumatra) ) Jour 9 : bus C° Waspada 18.000Rp trajet 2h30 Curup (la ville ne m'inspire pas ... du tout) + bus climatisé 25.000Rp trajet 1h15 Lubuklingau. Hotel Arya Guna 132.000Rp AC/salle d'eau/wc et petit déj. frugal Jour 10 : bus climatisé C° Family Raya 250.000Rp trajet 14h30 Bukittinggi. Hotel Asia 120.000Rp salle d'eau (chaude)/wc/petit déj. Recommandé Jour 11 à 15 : séjour à Bukittinggi. Aller/retour en bus (10.000Rp trajet 2h) à Singkarak. Balade à pied à Kota Gadang (trajet 1h). Excursion de 8h00 à 18h00, 200.000Rp partagée avec un couple à Harau Canyon et à la découverte des maisons Minangkabau. Jour 16 : voiture partagée 25.000Rp trajet 1h Lac Maninjau. Penginapan Palanta 50.000Rp salle d'eau/wc/pas de petit déj. Jour 17 à 19 : séjour au Lac Maninjau location de vélo 25.000Rp Jour 20 : voiture partagée 65.000Rp trajet 3h Padang Hotel Garuda 70.000Rp fan/salle d'eau/wc/petit déj./recommandé Jour 21 à 23 : séjour à Padang. Aller/retour en angkot 5.000Rp trajet 1h à Bungus Pantai Jour 24 : bateau Lawit de la Pelni 363.500Rp trajet 19h pour Gunung Sitoli (Nias) Jour 25 : arrivée à Gunung Sitoli (Nias) Hotel Grand Hawaï 150.000Rp AC/salle d'eau/wc/petit déj. très frugal/recommandé Jour 26 : séjour à Gunung Sitoli visite du musée ethnologie 20.000Rp extrèmement recommandé Jour 27 : minibus 50.000Rp trajet 3h Teluk Dalam + camion baché 10.000Rp trajet 30' Sorake Beach hotel Toho 50.000Rp fan/salle d'eau/wc/pas de petit déj./recommandé Jour 28 et 29 : séjour à Sorake Beach et excursion dans les villages avoisinants en transport en commun et à pied Jour 30 : retour à Gunung Sitoli Jour 31 : speedboat 140.000Rp trajet 4h Sibolga hotel Mutiara Indah 85.000Rp AC/salle d'eau/wc/pas de petit déj./non recommandé Jour 32 : minibus C° Simpati 90.000Rp trajet 5h Prapat + bateau 7.000Rp trajet 30' Tuk Tuk Hotel Bagus Bay salle d'eau (chaude)/wc/pas de petit déj./bruyant et literie peu confortable/plus recommandé jour 33 à 35 : séjour au Lac Toba location vélo 30.000Rp Jour 36 : de Prapat, bus 22.000Rp trajet 5h Medan. Hotel Zakia 60.000Rp fan/salle d'eau/wc/pas de petit déj./bruyant Jour 37 : séjour à Medan Jour 38 : speedboat 140 Ringit malais (entre 300.000 et 400.000Rp) trajet 6h Georgetown (Penang-Malaisie)
Lire aussi : Tourisme en Indonésie, billet d'humeur
Avril-Mai-Juin 2008 : Jakarta - Kalimantan - Sulawesi - Bali
Jour 1 (28 avril 2008) : Arrivée vers 14h00 à Jakarta (vol Etihad 739Euro A/R de Bruxelles via une très/trop longue (6h30!) escale à Abu Dhabi ; Bus de l'aéroport (à 200m à gauche en sortant) pour la gare de Gambir 15.000Rp (entretemps le prix est passé à 20.000Rp) environ 1h de trajet. A pied jusqu'à Jalan Jaksa 15'. Kresna Homestay 40.000Rp fan/sans sdb, trés basic mais sympa, calme. Jour 2 - 3 - 4 : séjour à Jakarta. Jour 5 : 13h00 départ du bateau de la Pelni le Sirimau 924.000Rp première classe incluant les trois repas. Jour 6 : escale à Semarang. Déjà 2h de retard sur l'horaire. Jour 7 : toujours en mer et arrivée tardive vers minuit (pres de 5h de retard) à Batulicin (Kalimantan). Objek (moto) 15.000Rp (beaucoup trop!) pour 2km et un hôtel trop cher (hotel Ebony). Nouvel objek pour 1km 10.000Rp Hotel Surya 75.000Rp sdb ext. avec ptdéj, correct. Il y a de "petits hôtels" à peu de distances du port. Jour 8 : bémo jusqu'au terminal sud 2.000Rp. Bus 45.000Rp pour Banjarmasin trajet 8h route en mauvais état. Hotel Perdana 70.000Rp avec sdb et ptdéj. Je ne recommande pas le Bornéo Homestay (patron peu sympathique - mais il organise des excursions - et situé dans un quartier des plus sinistres). Jour 9 : partage d'une excursion (assez insipide) avec un couple de Berlinois (www.henry-fuchs.net) puis virée en bémo à Martajuna et Cempaka. Jour 10 - 11 : balade a pied dans Banjarmasin. Petit tour à pied conseillé : départ au marché situé au nord de la grande mosquée et dans une rue parallèle à la rivière Martapura, de là prendre la Jalan Anbasan Kecil Timur (rive sud) jusqu'au fleuve .... et revenir par la Jalan Anbasan Kecil Barat (rive nord) en prenant à un certain moment la rue qui longe la rivière Sungai Miai d'un côté et revenir par l'autre rive. Jour 12 : bemo 25.000Rp pour Kandangan trajet 3h (attention les "pick-up" pour Loksado ne partant de Kandangan que le matin de 10h a 11h il est préférable de quitter Banjarmasin tôt le matin) hotel Loksado Permai 66.000Rp avec sdb et ptdéj, basic mais correct Jour 13 : pick-up 15.000Rp pour Loksado trajet 1h30 (petits problemes techniques!) logement "gratis et pro Deo" chez le très sympathique pasteur Tom Chandra. Il n'y a qu'un seul hotel à 150.000Rp sans ptdéj, sans électricité la journée et peut etre aussi le soir (?), sans eau chaude bref bien cher pour pas grand chose. Jour 14 : pick-up 15.000Rp pour Kandangan 1h de trajet; Bemo 30.000Rp pour Tanjung trajet 3h; Bemo 65.000Rp pour Panajam 6h de trajet; Bateau pour Balikpapan 5.000Rp trajet 30-40 minutes; bemo 2.500Rp centre-ville; Hotel Sinar Lumayan 90.000Rp (évitez l'hotel Aida - sympa - mais coincé entre une mosquée bruyante et un jardin plein de chiens encore plus bruyants) Jour 15 : séjour à Balikpapan Jour 16 : bus 20.000Rp pour Samarinda trajet 2h; bemo centre ville 2.500Rp; Hotel Hidayah 140.000Rp avec A/C (les chambres standard sont louées à l'année par l'usine locale d'Honda!) chambre correcte mais service désinvolte. Jour 17 : (Arrivé à ce stade-ci du récit - qui n'en est pas un - le lecteur attentif va constater comme une sorte de perte de contrôle dans le cheminement de Ragamuffin, un peu comme si une fourmi était détournée de sa route et se mettait à divaguer, à partir dans tous les sens à la recherche de la piste initiale; nous vous demandons de ne pas rire car la situation sur le terrain n'était pas des plus claire; il s'agit de la très longue et dificille étape de la Mahakan, rivière sur laquelle de nombreux explorateurs ont perdu la tête au propre comme au figuré, merci pour votre compréhension NDLR) bus 20.000Rp pour Kota Bangun trajet 3h; penginapan Mukjizat 25.000Rp pas de sdb pas de ptdéj mais correct quoiqu'un peu bruyant. Jour 18 : bus 20.000Rp pour Samarinda trajet 3h; hotel Gelora très basic, pas recommandé. Jour 19 : bus 80.000Rp pour Melak trajet 8h (en fait le mieux de Kota Bangun est de prendre un bus retour pour Samarinda et de descendre au carrefour pour Melak après 30' de trajet); penginapan Abadi 40.000Rp sans sdb et sans ptdéj, basic mais correct. Jour 20 : excursion à Mencinai (musée) et Ekeng (longue maison dayak) en moto avec Ikin (il vend des noix de coco à l'entée du marché et parle bien anglais) 100.000Rp pour le très long aller-retour. Il est possible d'aller par ses propres moyens à Mencinai et Ekeng : prendre un bus en direction de Samarinda et descendre au carrefour qui mène à Ekeng de là il doit y avoir 10 petits Km (mais je ne jurerais de rien) Jour 21 : 1h du matin départ du bateau 40.000Rp pour Long Iram trajet 7h; penginapan Wahyu 37.500Rp sans sdb avec ptdéj, basic mais correct. Jour 22 : bateau (départ 16h30 - certains jours 8h30 !!) 120.000Rp pour Samarinda trajet 18h; Jour 23 : arrivée à Samarinda vers 11h00; bus 20.000Rp Balikpapan trajet 2h; bemo centre ville 2.500Rp; Hotel Sinar Lumayan 90.000Rp Jour 24 : bateau le Nggapulu de la Pelni (prévu à 16h il a 5h de retard et n'arrivera qu'à 22h30!!) 331.500Rp pour Pantoloan (Palu) première classe Jour 25 : arrivée à Pantoloan vers 11h00 (au lieu de 4h00); bemo 10.000Rp pour le terminal de Tipo (Palu); taxi (à trois) 70.000Rp pour Tanjung Karang trajet 40'; Prince John Dive Resort 225.000Rp en pension complète (location masque et palmes 50.000Rp !! cher !!) recommandé Jour 26 : séjour à Tanjung Karang Jour 27 : objek 5.000Rp pour terminal de Donggala trajet 15'; taxi 20.000Rp pour le Tipo terminal trajet 30'; bemo 5.000Rp "centre ville" de Palu; bemo 5.000Rp terminal Mamboro; bus 70.000Rp pour Tentena trajet 8h; Victory hotel 65.000Rp correct mais pas de prise électrique dans la chambre! Jour 28 : bus Litha départ 10h00 80.000Rp pour Palopo trajet 11h; hotel Buana 125.000Rp avec A/C qui ne fonctionne pas, chambre puant le moisi, à éviter absolument Jour 29 : bus Litha 70.000Rp pour Makassar trajet 11h dont 1h pour changer les plaquettes de freins; bemo du terminal Litha à 7km du centre de Makassar 4.000Rp; New Legend hotel 90.000Rp recommandé malgré un peu trop de bruit (les patrons devraient apprendre que dans un hôtel on ne s'interpelle pas du second étage jusqu'au rez-de-chaussee en gueulant à 6h30 du mat !! Jour 30 : sejour à Makassar. Cette traversée rapide, trop rapide, de Sulawesi se justifie par la possibilité de prendre à Bima(Sumbawa) un bateau de la Pelni pour Waingapu(Sumba) mais j'apprendrais aux guichet de la Pelni que ce bateau était à quai pour entretien. Jour 31 : bateau Tilongkabila de la Pelni 748.000Rp pour Lembar (Lombok) départ à 13h00. !! ce bateau est régulièrement en avance sur son horaire !! Toujours demander la veille au moment de l'achat du ticket (en cash only, pas de carte de crédit !!) l'horaire du bateau. Jour 32 : en mer avec escale à Labuanbajo (Flores) et Bima (Sumbawa) Jour 33 : arrivée à Lembar à 6h du matin (heure d'arrivée renseignée sur le dépliant de la Pelni 10h00 !!); 15' à pied pour rejoindre le ferry à destination de Padangbai(Bali) 28.000Rp trajet 4h + 1h à tourner en face du port de Padangbai en attendant que le quai soit libre ! Pas encore posé le pied sur le sol de Bali que déjà, sur le bateau, à deux reprises, le cri qui irrite !! TRANSPORT !!; bus de la Perama 40.000Rp pour Ubud trajet 1h; Kori Bali 2 Inn 80.000R recommandé. Jour 34 à 43 : séjour à Ubud. Rien .... avec quelques excursions à pied, à vélo (20.000Rp par jour), en voiture avec le Tourism Office ou en bus avec Perama. Carte conseillée malgré ses nombreux défauts : Pathfinder Bali. Piscine. Bonne bouffe. Shopping. Jour 44 : bus + bateau package Perama pour Gili Trawangan via Padangbai 240.000Rp avec un repas à bord; depart d'Ubud à 11h00 et arrivée à Trawangan vers 18h00; hotel Pondok Lita, 130.000Rp trop cher pour les prestations quelquefois médiocres (eau salee, jus de fruit en bouteille, pas de ptdj avant 7h00) mais relativement calme. Jour 45 et 46 : séjour à Trawangan et excursion snorkelling avec Perama, 75.000Rp de 11h30 à 16h00, recommandé Jour 47 : retour en bateau, à pied, en bus et en bateau via Bangsal, Senggigi et Padangbai à Ubud, départ 7h00 et arrivée à 14h30 Jour 48 à 56 : séjour à Ubud. Cf jour 34 à 43. Jour 57 : bus Perama pour l'aéroport 30.000Rp; avion Lionair 849.000Rp pour Jakarta; arrivée v Jakarta; bus pour la gare de Gambir 20.000Rp trajet environ 1h; à pied jusqu'à Jalan Jaksa environ 15'; Kresna hostel 40.000Rp Jour 58 : bus de la gare de Gambir pour l'aeroport 20.000Rp trajet environ 1h; avion Ethiad pour Bruxelles avec une interminable et minable escale à Abou (à bout de nerf) Dhabi de 7 heures !! Budget environ 20Euro par jour.
Mai-Juin 2005 : Java - Sulawesi - Flores - Bali
Java
Jour 1 : Arrivée Jakarta 13h10 (Eva Air Paris-Tapei-Jakarta retour par Denpasar 714 Euro) Bus de l'aéroport (a 200m a gauche en sortant) pour la gare de Gambir. A pied jusqu'a Jalan Jaksa 15'. Kresna Homestay 35.000Rp fan/sans sdb, basic mais sympa, calme. Jour 2 - 3 : séjour a Jakarta. Aller-retour Bogor : aller de Gambir train direct 1h 5.000Rp/retour train Ekonomi (tout un poeme) 2.500Rp 1 ne s'arrete pas a Gambir, descendre a Gondangdia d'ou on peut aller jusqu'a Kota pour 1.000Rp. De Kota train station le bus Transjakarta file droit au sud jusqu'a Bloc M pour 2.500Rp, raoide (il a sa bande de circulation) et climatisé. Jour 4 : 10h30 train 45.000Rp 13h30 Bandung beaux paysages. Hotel By Moritz fan/sans sdb/ptdéj/calme, basic mais sympa. Jour 5 - 6 : séjour Bandung, Art Déco. Jour 7 : 8h00 train 75.000Rp 15h30 Jogjakarta beaux paysages Hotel Selekta (Sosro) 35.000Rp sdb/fan/ptdéj, calme. Jour 8 : bus 13h10 10.000Rp 14h40 Borobodur Lotus G. H. 45.000Rp sdb/fan/ptdéj, calme. Location vélo "sans freins" 5.000Rp Jour 9 : visite du site de Borobodur (bagus = super) 10 US dollar. Bus retour a Jogja Hotel Metro (Prawirotaman) 50.000Rp sdb/fan/petitdej/piscine de 16m, calme. Jours 10 - 11 - 12 - 13 : piscine, Prambanam 10 US dollar. piscine, Kraton, piscine, Parangiritis bus 10.000Rp, piscine, bus Imogiri ( ! ouvert Ve PM et Lu AM) 10.000Rp. piscine, Jogja, piscine. Restos Via Via et Andalas (a 300m sur J. Parangtritis en allant vers le centre, cuisine Padang) Jour 14 : Jogja bus 5.000Rp 2h de trajet Solo Hotel Westerners 35.000Rp sdb/fan calme. Jour 15 : séjour a Solo visite des 2 Kraton Jour 16 : excursion a Candi Sukuh : bus pour Karangpandan 3.000Rp 1h + minibus pour Kemuning 2.000Rp 20' + 30' de marche pente tres raide (cranez pas prenez une ojek/moto pour 2.000Rp) Jour 17 : 7h10 bus 33.000Rp 6h de trajet Blitar hotel Sri Lestari classe et tres cher 80.000Rp sdb pas de fan pas de ptdéj ! pas trop calme réveil enfants 6h du mat ! Plus on paye cher moins on recoit. Hotel Sri Rejekil moins cher (30-40.000Rp) a 700m de la gare a droite en sortant. Excursion a Panataran microlet orange a droite du marché 4.000Rp 45' Jour 18 : 13h train 4.000Rp Ekonomi 2h30 de trajet Blitar Hotel Menara 60.000Rp sdb/ptdéj/ (évitez les hotels Hélios et Palem, trop chers pour confort tres rudimentaire) Jour 19-20-21 : séjour a Malang. Ville intéressante pour son architecture coloniale et Art Déco. A ne pas manquer l'hotel Tugu Park, petit musée et décoration top. Excursion a Singosari et Sumberawan : casse pas trois pattes a un canard pour en plus de déplacements tres variés (2 microlet + 2 ojek) Jour 22 : bus 9.000Rp pour Probolinggo 2h15 de trajet attente d'1h minibus 10.000Rp pour Cemoro Lawang (Bromo) 1h30 de trajet hotel Cafe Lava 70.000Rp sdb(eau chaude!)/ptdé, calme Jour 23 : levé 4h du mat jeep a 5 (175.000Rp) pour le Gunung Penanjakan, levé de soleil sur le site du Bromo : grandiode Jour 24 : bus de 8h30 pour Probolinggo. Train de 11h02 pour Surabaya Ekonomi 18.000Rp (!) 2h de trajet Hotel Paviljoen 71.500Rp sdb/fan/ptdéj, calme. A voir l'hotel Majapahit pour sa déco et pas mal d'autres immeubles de style Art Déco. Circulation dantesque. Jour 25 : bateau de 15hoo pour Makassar (Sulawési) 332.400Rp en classe 1 AC/douche chaude/3 repas. Evitez les classes ékonomi et 3 véritables fumoirs et bruyant. En résumé : peut etre un peu long comme traversée de Java. Conseil : de l'aéroport, gagnez directement la gare de Gambir et filez sur Bandung. Le lendemain prenez le train pour Jogjakarta. Visite de Borobodur en une matinée. Visite de Solo + Prambanam en une journée aller-retour. Zappez Blitar et Malang. De Jogja il y a un train a 7h15 qui arrive a Surabaya a 13h de la un autre train ou bus pour Probolinggo (Bromo), De Probolinggo un train part vers 11h pour arriver a Banyuwangi a 15h24
Sulawesi
Jour 1 : arrivée vers 17h30 a Makassar en provenance de Surabaya avec le Lambelu. Prix 214.000Rp en classe 3 upgradé en classe 1 + 118.000Rp. 26 h de trajet. Hotel Pondo Suanda Indah 100.000Rp AC/sdb/Ptdj/calme mais triste Jour 2 : changement d'hotel Legend Hostel 39.000Rp fan/sdb/ptdéj/calme Jour 3 : Réservation bus Alam Indah et transfert organisés par le Legend 50.000Rp. Attention le terminal est a 25km. 1h de trajet. Arrivée a Rantepao vers 17h30. Hotel Wisma Monton 60.000Rp sdb eau chaude/ptdéj/pas calme (chiens et coqs). Jour 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 : changement d'hotel Wisma Maria 30.000Rp sdb seau d'eau chaude/grand ptdéj/pas calme (toujours les chiens et les coqs mais c'est partout pareil a Rantepao). Points forts : Palawa (village) - Lemo (tautau) - Tampangallo (grotte avec tautau et ossements dans cadre naturel des plus jolis) - XXX (secret). Location de vélo (pas en bon état, vitesses) 20.000Rp/j. Restos Mart's café - Mambo Restaurant. Jour 10 : Bus Alam Indah 40.000Rp déart 8h30 (prévu 7h30!) arrivée a Makassar vers 17h.Galere 2 bémos a 2.000Rp pour rejoindre le centre. Legend Hostel Jour 11 : Départ bateau Awu pour Maumere (Flores) 117.000Rp classe 2 changement de cabine car ronfleur + 50.000Rp cabine du docteur
Flores
Jour 1 : arrivée a 21h a Maumere en provenance de Makassar par le Awu. Drole d’ambiance a l’arrivée dans le noir! Hotel Wini Rai 66.000Rp sdb/fan/ptdéj/pas calme (on y fait le ménage a 4h du mat!) Jour 2 : bus pour Moni 20.000Rp trajet 3h “hotel” Watugana 30.000Rp sdb seau d’eau chaude/ptdéj/calme a condition de demander au patron et a ses copains d’aller jouer aux cartes ailleurs que devant votre chambre. Jour 3 : levé 4h du mat pour aller voir le Kelimutu 15.000Rp aller et 15.000Rp retour. Pas de chance, nuages. Prévoir 2 jours a Moni au cas ou …nuages. Partage frais voiture 50.000Rp pour Bajawa. Trajet a tombeau ouvert (tué un chiot) en 4h20. Hotel Korina “sdb”/ptdéj/calme. Réclame supplément pour seau d’eau chaude! Bons restos Padang face au marché. Jour 4 : visite du village de Wogo. Aller 2 bémos 5.000R + 1.000Rp. Retour 1 bémo 3.000Rp! Jour 5 : Bus pour Ruteng 20.000Rp trajet 4h30 Hotel Sinda 55.000Rp sdb/ptdéj/calme a condition que personne n’arrive a 3h du mat en parlant fort dans la chamber voisine de la votre. Les champs de riz en forme de toile d’araignée a Cancar ne cassent pas trois pattes a un canard (bebek enindonésien). Jour 6 ; embarqué dans le bus pour Labuanbajo a 7h35 Départ du bus a 10h15! 20.000Rp. Trajet +- 4h. Hotel Chez Félix sdb/fan/ptdéj/ calme a condition … cf jour 5 mais a 2h du mat, faut un peu varié les plaisirs de la vie en commun. Superbe vue de la salle a manger sur la superbe baie de Labuanbajo. Jour 7 : achat ticket pour bateau du lendemain. !!! Ne pas acheter son billet dans la pseudo agence Pelni ils vous font payer tres cher un bout de papier a échanger le jour du départ contre un ticket en bonne et due forme au guichet de la Pelni dans le port, guichet qui est ouvert la veille du départ. Jour 8 : départ du bateau T.Kabila a 6h20 (normalement prévu a 8h! vérifier les horaires j’en connais un qui attend toujours le bateau et qui a donc été mené en bateau) 375.000Rp classe 1 jusqu’a Lembar (Lombk) trajet 23h
Bali
Jour 1 : arrivée vers 5h00 à Lembar (Lombok) en provenance de Labuanbajo (Flores) avec le T.Kabila. 6h30 ferry pour Padangbai 15.000Rp 4h30 de trajet. Bemo pour Candidasa 3.000Rp (prix arraché) Flamboyant Bungalows 50.000Rp sdb/fan/ptdéj/calme. Jour 2 : location de vélo 20.000Rp (cher) excursion à Tirtagangga Jour 3 : Bemo pour Amlapura 3.000Rp. Bemo pour Tulamben 5.000Rp Puri Aries Bungalows 40.000Rp sdb/fan/ptdéj/calme location palme et masque 20.000Rp Jour 4 : bemo pour Singaraja 15.000Rp transfert entre terminal 2.000Rp Bemo pour Lovina 3.000Rp Hotel Astina 40.000Rp sdb/fan/ptdéj/piscine 12m/calme Recommandé Jour 5-6-7 : location vélo 15.000Rp Jour 8 : public bus de Singaraja à près de Ubud 20.000Rp + bemo 3.000Rp. Kori Bali Inn 60.000Rp sdb/eauchaude/fan/ptdéj/calme/recommandé. Jour 9 à 14 : Ubud location vélo 15.000Rp Jour 15 : shuttel bus Perama pour airport 30.000Rp+5.000Rp pick-up trajet 1h20
Mai 2004 - Sumatra
Me 5/05/2004 Malacca bateau 9h30, environ 20 Euro . Arrivée Dumai 11h45. Bus pour Pekanbaru 4€ trajet 4h Hôtel Unedo douche + fan 5, 5€ Je 6/05 bus pour Bukkitinggi 20€ trajet 8h! Hôtel Bamboo Homestay douche 2, 5€ (eau chaude + 0, 5€) Ve 7/05, Sa 8/05, Di 9/05 et Lu 10/05 Excursion à la découverte des Minangkabau 6, 5€ de 8h30 à 18h. Taxi pour Harau canyon de 12h à 17h 10€. Public bus pour lac Maninjau 0, 5€ trajet 1h30. Ma 11/05 le récit du trajet en bus depuis le lac Toba jusqu'à Bukkitinggi est assez apocalyptique ... donc avion Padang-Medan 30€ départ B.tinggi 7h arrivée Medan 11h Hôtel Zakia douche + fan 3€ Me 12/05 minibus pour lac Toba 4, 5€ trajet 3h30. Bateau pour Tuktuk 0, 4€ trajet 0h30. Hôtel Bagus Bay douche 2, 5€ Je 13/05, Ve 14/05 et Sa 15/05 île de Samosir moto 5€/j Di 16/05 bateau + minibus pour Siantar 0, 5€ + public bus pour Kabanjahe 0, 6€ + oplet pour Berastagi 0, 1€ trajet total 5h Hôtel Losmen Sibayak 2, 5€ (+douche chaude 0, 2€) Lu 17/05 visite de Cingkes (sans intérêt) et de Lingga (dans un drôle d'état) Ma 18/05 minibus-taxi pour Medan 3€ trajet 2h Me 19/05 bateau pour Georgetown/Penang complet ! avion pour Batan 38€ trajet 1h10 + taxi port de Sekupang 5, 5€ trajet 0h30 + bateau pour Singapore 9, 5€ trajet 1h NB je conseille d'organiser votre itinéraire dans l'autre sens et de démarrer par Medan en venant de Penang (par ex) et de terminer à Dumai pour Malacca (par ex) car la région de B.Tinggi est à mon avis la plus intéressante suivie par l'île de Samosir (architecture et tombes Batak Toba) Berastagi - à part ses volcans et la proximité de Bukit Lawang pour ceux qui veulent absolument voir des Orang Outangs semi-sauvage - ne possède déjà plus d'architectures en "bon état". Les prix sont donnés en € il suffit de mettre 4 zéros derrière pour obtenir la somme en rupias





De la plupart des voyages subsiste le souvenir des jours de découragement, lorsque l'enthousiasme fléchit sous le poids des petits inconforts physiques. Norman Lewis - La nuit du dragon

Retour d'Egypte: récits de nos aventures (avril 2009) English translation pending
bonjour, apres avoir demande de nombreux conseils sur ce site, nous nous sommes envolés pour le caire le 12 AVRIL 2009 POUR UNE SEMAIne de voyage que nous avons organisé seuls.
avion à l'heure (500 EUROS aller le caire, retour louxor paris) avec egyptair mais c'est cher car nous n'avions reservé que 10 jours à l'avance!
arrivée au caire 24 °, et là première surprise, nous rencontrons dans l'avion une femme franco-égyptienne qui nous dit de la suivre à l'aéroport car nous irons plus vite avec elle: en effet, son beau père était général dans l'armée égyptienne et nous sommes donc passés devant tous les gens qui attendaient leur visa et bagages! belle arrivée!
cette femme si gentille nous a ensuite invités à venir manger chez elle (il était déjà MInuit) et nous a raccompagnés dans notre hôtel.
hôtel : HaPPy CITY dans le quartier sharia mohammed à 10 min du musee egyptien et de l'office de tourisme . hôtel bien placé, accueil correct, chambre tres simple(un peu trop par rapport au prix), petit dejeuner copieux. 25 EUROS LA NUIT PAR PERSONNE . il y a moyen e trouver beaucoup moins cher je pense et aussi bien placé.
1 er jour: lundi 13 avril depart SAKARRAH PYRAMIDE +guizeh PYRAMIDES 1 ere etape: trouver un taxi: nous negocions 130 LE pour la journee on demarre mais rapidement nous constatons que le taxi ne sait où il va...il demanda sa route une bonne dizaine de fois, alors que nous mêmes avions repére les panneaux d'indication...en effet au bout d'une heure de route, nous n'etions toujours pas arrives..le chauffeur ne savait lire ni en anglais ni en arabe....nous lui avons donc demandé de nous emmener aux pyramides de Guizeh; Arrivés là-bas, le chauffeur nous demande la somme prevue pour la journee entiere: nous refusons, car nous ne sommes rester qu'une heure trente dans son taxi, sans meme voir les pyramides de SAKARAH
pyramides de GUIZEH tres tranquilles: peu de monde(il etait midi)! très agréable! et descendre les escaliers pour aller au sein d'une pyramide fut une très bonne expérience. attention seulement aux chameliers qui tentent de vous soutirer quelques euros. mais c'est le jeu lol
nous restâmes Trois heures puis retour à l'hôtel se reposer . ensuite visite de la ville ( la circulation est extraordinaire!! très stressant mais unique!) taxi pris pour 5LE (le prix pour un égyptien est de 3le) visite du quartier KHAN EL KHALILI c'est magnifique, les deux mosquees rayonnent et imposent leur beauté, le souk est immense et coloré. nous sommes restés trois heures au moins à marcher tranquillement sans être harcelés. il était tard (21h ..) et il n'y avait que tres peu d etouristes! à faire à cette heure! au hasard de nos déambulations, nous tombons sur le restaurant 'KHAN EL KHALILI" au centre de ce quartier; restaurant tres chic, tres tres bon! ce fut notre meilleur repas mais évidemment le plus cher mais sans regret! (170LE)
2 eme jour
ON retente SAKARAH: mais ce 2 eme chauffeur ne connaissait pas non plus bien qu'il ait accepté de nous y amener. au bout de quelques kilometres, il commença à demander sa route et revint sur le prix decide au depart: en effet en egypte, avant de monter dans un taxi, toujours bien se mettre d'accord sur le prix et ensuite ne plus y revenir ) la police tranche toujours en faveur du prix dit avant le depart. il ne savait pas que c'etait si loin et nous non plus environ 35 km dU CAIRE.
tres beau site, pyramides plus anciennes et toujours très peu de monde! tant mieux ! par contre soleil tres chaud (35 °°
APRES midi LE MUSEE EGYPTIEN (70 LE) tres joli et interessant nous n'y sommes restes que 2 h car nous etions fatigues. peu de monde et à faire l'apres midi car il fait trop chaud dehors.
le soir retour dans le quartier KHAN EL KHALILI pour déambuler et 3H plus tard nous etions dans les quartiers du vieux caire: seuls touristes à cette heure (22H) et avons adore: nous avons vu la "vraie" vie des égyptiens: le coiffeur, le boucher, les petites rues, la pauvrete la salete A aucun moment nous nous sommes sentis en insecurite;: au contraire: le caire est une ville respectueuse, dans laquelle les taxis laissent les cles sur leur voiture et partent boire un thé!
3 eme jour: depart à 7H POUR LE DESERT AVEC EDEN GARDEN TOURS un van est venu nous chercher à l'hotel et direction oasis de baraya e le camp d'eden garden tours 4H30 DE route et arrivee la bas! cest magnifique tres propre (cher 65 EUROS PAR JOUR PAR PERSONN) il y a moins cher mais pas facile de savoir à l'avance) mais en aucun cas nous regrettons. repas le midi et puis depart en 4X4 pour le desert nois, blans la montagne de cristal. nous partons à deux 4X4, avec un couple de belge tres gentils! le desert d'agabat est le plus beau: quel calme! mais dejà des difficultes a trouver un coin pour dormir tranquillment dans le desert (beaucouop de touristes)(ce qui est un comble lol) alors direction le western desert! nuit parfaite autour du feu et du repas prepare par nos chauffeur, qui nous ont emmenés dans les coins du desert pas touristiques et qui ont même voulu nous faire quelques frayeurs en faisant "voler" le 4X4! c'etait genial! nuit sur des couvertures et avec le ciel etoile au dessus de nous! pas froid du tout le matin, retour en empruntant un autre chemin! tres dynamliqye! arrivee au caire à 19H puis aeroport pour l'avion le caire ASSOUAN arrivee assouan à 22H30 là premier probleme : a l'aeroport nous trouvons un taxi avec qui on negocie l'aller aeroport/assouan centre ville pour DIX LE a Le taxi accEpte...Et à l'arrivée au MEMNON HOTEL (centre ville, propre, petit dejeuner leger pas cher, 180 LE POUR DEUX POUR DEUX NUIT) le chauffeur nous annonce 50 LE au lieu des 10 ! Même si ce prix etait largement sous estimé, (nous n'en savions rien), le chauffeur avait pris la responsabilité d'accepter....
vendredi 17 VISITE DASSOUAN TRES TRES jolie ville calme, tres belle eglise orthodoxe, et mosquee dans le souk musee d'assouan a voir absolument! deux heures de felouques sur le nil pour visiter le jardin botanique et l'ile elephanitne à 30 LE par personne tres reposant et agreable, chaleur tres dure!
le soir promenade et diner dans un des nombreux resto sur la corniche et son et lumiere de philae( trop cher ..75 LE ENTREE ET 50 LE BATEAU)!!
SAMEDI 18 depart pour louxor en voiture prive tres chere(250 LE°) car au depart nous voulions prendre le train mais le premier depart etait a 5H du matin...et nous etions trop fatigues.pas de ligne de bus existante arrivee a 13H apres 3H30 de route: hotel HORUS EN FACE DU TEMPLE DE LOUXOR VUE MAGNIFIQUE mais hôtel peu propre..chambre tres simple et prix tres peu cher! la vue a compenser le reste!
visite du temple de karnak a 14H peu de monde encore quelle chance! TEMPLE MAGNIFIQUE ET nous sommes rentres à pied 35 MIN DE marche jusqu'au temple de louxor que nous avons decidé de visiter de nuit! Grand bien nous pris car ce fut notre plus belle visite! magnifique photo et personne dans le temple!
aller à l'office de tourisme qui renseigne tre sbien sur les resto et monuments à voir.( bon resto pas cher dans la rue en face de la gare, à droite "ABO MAHROU..)
dimanche 19
VISITE VALLEE DES ROIS TEMPS HASCHESPUT COLOSSES ET TEMPLES DE RAMSES TAXI pour 5h au prix de 70 LE visite magnifique tres chaud par contre (13H LOL) pau de monde attention dans la vallee des rois, le pass de 70 LE vaut pour la visite de TROIS TOMBES AU CHOIX celle de RAMSES 6 en extra (50LE) est la plus belle
soiree à faire le shopping dans le souk egyptien où cest vraiment difficile de savoir si on se fait avoir ou pas ..nous avons achete deux papyrus (1M SUR 60cm ) et lautre ( 40 CM sur 20 cm) au prix de 250 LE PLUS UN SPHINX AU PRIX DE 170 LE
retour louxor paris tres bien passe mais cohue à l'aeroport du caire. nous ne sommes pas tombes malades et vraiment enchantés du voyage que nous avons fait sans aucun guide papier...mais au gré de nos rencontres avec des gens tres sympthiques, nous avons decide de faire telle ou telle chose..nous avons surement pas tout fait mais en une semaine c'etait vraiment difficile: la prochaine fois: abu simbel!
1 er jour: lundi 13 avril depart SAKARRAH PYRAMIDE +guizeh PYRAMIDES 1 ere etape: trouver un taxi: nous negocions 130 LE pour la journee on demarre mais rapidement nous constatons que le taxi ne sait où il va...il demanda sa route une bonne dizaine de fois, alors que nous mêmes avions repére les panneaux d'indication...en effet au bout d'une heure de route, nous n'etions toujours pas arrives..le chauffeur ne savait lire ni en anglais ni en arabe....nous lui avons donc demandé de nous emmener aux pyramides de Guizeh; Arrivés là-bas, le chauffeur nous demande la somme prevue pour la journee entiere: nous refusons, car nous ne sommes rester qu'une heure trente dans son taxi, sans meme voir les pyramides de SAKARAH
pyramides de GUIZEH tres tranquilles: peu de monde(il etait midi)! très agréable! et descendre les escaliers pour aller au sein d'une pyramide fut une très bonne expérience. attention seulement aux chameliers qui tentent de vous soutirer quelques euros. mais c'est le jeu lol
nous restâmes Trois heures puis retour à l'hôtel se reposer . ensuite visite de la ville ( la circulation est extraordinaire!! très stressant mais unique!) taxi pris pour 5LE (le prix pour un égyptien est de 3le) visite du quartier KHAN EL KHALILI c'est magnifique, les deux mosquees rayonnent et imposent leur beauté, le souk est immense et coloré. nous sommes restés trois heures au moins à marcher tranquillement sans être harcelés. il était tard (21h ..) et il n'y avait que tres peu d etouristes! à faire à cette heure! au hasard de nos déambulations, nous tombons sur le restaurant 'KHAN EL KHALILI" au centre de ce quartier; restaurant tres chic, tres tres bon! ce fut notre meilleur repas mais évidemment le plus cher mais sans regret! (170LE)
2 eme jour
ON retente SAKARAH: mais ce 2 eme chauffeur ne connaissait pas non plus bien qu'il ait accepté de nous y amener. au bout de quelques kilometres, il commença à demander sa route et revint sur le prix decide au depart: en effet en egypte, avant de monter dans un taxi, toujours bien se mettre d'accord sur le prix et ensuite ne plus y revenir ) la police tranche toujours en faveur du prix dit avant le depart. il ne savait pas que c'etait si loin et nous non plus environ 35 km dU CAIRE.
tres beau site, pyramides plus anciennes et toujours très peu de monde! tant mieux ! par contre soleil tres chaud (35 °°
APRES midi LE MUSEE EGYPTIEN (70 LE) tres joli et interessant nous n'y sommes restes que 2 h car nous etions fatigues. peu de monde et à faire l'apres midi car il fait trop chaud dehors.
le soir retour dans le quartier KHAN EL KHALILI pour déambuler et 3H plus tard nous etions dans les quartiers du vieux caire: seuls touristes à cette heure (22H) et avons adore: nous avons vu la "vraie" vie des égyptiens: le coiffeur, le boucher, les petites rues, la pauvrete la salete A aucun moment nous nous sommes sentis en insecurite;: au contraire: le caire est une ville respectueuse, dans laquelle les taxis laissent les cles sur leur voiture et partent boire un thé!
3 eme jour: depart à 7H POUR LE DESERT AVEC EDEN GARDEN TOURS un van est venu nous chercher à l'hotel et direction oasis de baraya e le camp d'eden garden tours 4H30 DE route et arrivee la bas! cest magnifique tres propre (cher 65 EUROS PAR JOUR PAR PERSONN) il y a moins cher mais pas facile de savoir à l'avance) mais en aucun cas nous regrettons. repas le midi et puis depart en 4X4 pour le desert nois, blans la montagne de cristal. nous partons à deux 4X4, avec un couple de belge tres gentils! le desert d'agabat est le plus beau: quel calme! mais dejà des difficultes a trouver un coin pour dormir tranquillment dans le desert (beaucouop de touristes)(ce qui est un comble lol) alors direction le western desert! nuit parfaite autour du feu et du repas prepare par nos chauffeur, qui nous ont emmenés dans les coins du desert pas touristiques et qui ont même voulu nous faire quelques frayeurs en faisant "voler" le 4X4! c'etait genial! nuit sur des couvertures et avec le ciel etoile au dessus de nous! pas froid du tout le matin, retour en empruntant un autre chemin! tres dynamliqye! arrivee au caire à 19H puis aeroport pour l'avion le caire ASSOUAN arrivee assouan à 22H30 là premier probleme : a l'aeroport nous trouvons un taxi avec qui on negocie l'aller aeroport/assouan centre ville pour DIX LE a Le taxi accEpte...Et à l'arrivée au MEMNON HOTEL (centre ville, propre, petit dejeuner leger pas cher, 180 LE POUR DEUX POUR DEUX NUIT) le chauffeur nous annonce 50 LE au lieu des 10 ! Même si ce prix etait largement sous estimé, (nous n'en savions rien), le chauffeur avait pris la responsabilité d'accepter....
vendredi 17 VISITE DASSOUAN TRES TRES jolie ville calme, tres belle eglise orthodoxe, et mosquee dans le souk musee d'assouan a voir absolument! deux heures de felouques sur le nil pour visiter le jardin botanique et l'ile elephanitne à 30 LE par personne tres reposant et agreable, chaleur tres dure!
le soir promenade et diner dans un des nombreux resto sur la corniche et son et lumiere de philae( trop cher ..75 LE ENTREE ET 50 LE BATEAU)!!
SAMEDI 18 depart pour louxor en voiture prive tres chere(250 LE°) car au depart nous voulions prendre le train mais le premier depart etait a 5H du matin...et nous etions trop fatigues.pas de ligne de bus existante arrivee a 13H apres 3H30 de route: hotel HORUS EN FACE DU TEMPLE DE LOUXOR VUE MAGNIFIQUE mais hôtel peu propre..chambre tres simple et prix tres peu cher! la vue a compenser le reste!
visite du temple de karnak a 14H peu de monde encore quelle chance! TEMPLE MAGNIFIQUE ET nous sommes rentres à pied 35 MIN DE marche jusqu'au temple de louxor que nous avons decidé de visiter de nuit! Grand bien nous pris car ce fut notre plus belle visite! magnifique photo et personne dans le temple!
aller à l'office de tourisme qui renseigne tre sbien sur les resto et monuments à voir.( bon resto pas cher dans la rue en face de la gare, à droite "ABO MAHROU..)
dimanche 19
VISITE VALLEE DES ROIS TEMPS HASCHESPUT COLOSSES ET TEMPLES DE RAMSES TAXI pour 5h au prix de 70 LE visite magnifique tres chaud par contre (13H LOL) pau de monde attention dans la vallee des rois, le pass de 70 LE vaut pour la visite de TROIS TOMBES AU CHOIX celle de RAMSES 6 en extra (50LE) est la plus belle
soiree à faire le shopping dans le souk egyptien où cest vraiment difficile de savoir si on se fait avoir ou pas ..nous avons achete deux papyrus (1M SUR 60cm ) et lautre ( 40 CM sur 20 cm) au prix de 250 LE PLUS UN SPHINX AU PRIX DE 170 LE
retour louxor paris tres bien passe mais cohue à l'aeroport du caire. nous ne sommes pas tombes malades et vraiment enchantés du voyage que nous avons fait sans aucun guide papier...mais au gré de nos rencontres avec des gens tres sympthiques, nous avons decide de faire telle ou telle chose..nous avons surement pas tout fait mais en une semaine c'etait vraiment difficile: la prochaine fois: abu simbel!
Que ramener aux Malgaches? English translation pending
Bonjour
Nous partons du 04 au 22 septembre 2008 au Madagascar. nous aurions voulu emmener avec nous des vêtements pour enfants.
j'avais la possibilité d'avoir des ballons (à gonfler à la bouche) mais coté écolo c'est sur c'est pas top
je pensais ramener des craies parce que des stylos c'est bien mais sans cahier ou feuilles à dispo alors je me suis dit que des craies de couleurs différentes ca pouvait être sympa
Nous partons du 04 au 22 septembre 2008 au Madagascar. nous aurions voulu emmener avec nous des vêtements pour enfants.
j'avais la possibilité d'avoir des ballons (à gonfler à la bouche) mais coté écolo c'est sur c'est pas top
je pensais ramener des craies parce que des stylos c'est bien mais sans cahier ou feuilles à dispo alors je me suis dit que des craies de couleurs différentes ca pouvait être sympa
Egypte (février 2008) IV: en Felouque d'Assouan à Edfou, la montagne de Louxor, les pyramides English translation pending
Pour aller à l'épisode précédent : http://voyageforum.com/voyage/egypte_fevrier_2008_iii_desert_noir_agabat_desert_blanc_D1572398/
J6 (Ven 22/02): Assouan A 7h00, notre taxi est là, ponctuel et nous amène rapidement à l'aéroport. L'enregistrement et les contrôles de bagages se font en un clin d'œil (d'ailleurs un couteau de poche oublié dans un sac à dos voyageant en cabine passera sans aucun problème, on s'en est rendu compte après!) Juste avant l'atterrissage, nous survolons le lac Nasser.

A Assouan, un taxi (100 LE, encore commandé par Nabil, une agence de voyage à lui tout seul armé de son portable) nous emmène au Sara Hotel. Nous y avons réservé par internet 2 chambres pour 99 USD (payés sur place en CB et en USD) L'hôtel est excentré mais la vue est magnifique.

On a l'impression d'être les seuls clients...

A 10h00, les chambres sont prêtes et nous déposons nos bagages puis prenons la navette (gratuite) de l'hôtel jusqu'au centre ville d'Assouan. Nous partons en felouque (10 euro pour 2h)

faire un tour vers l'île de Saluga, celle précisément que nous voyons depuis notre hôtel.
Quelle circulation (mais sans bruit ni klaxon)!

Nous y faisons une jolie promenade

et nous amusons des bestioles empaillées du petit musée de l'île (entrée à discrétion)
Par endroits, le Nil se transforme en ruisseau.

Ces maisons de couleur bleue sont caractéristiques des villages nubiens.

Affamés, nous allons manger au restaurant le Panorama situé sur la corniche, recommandé par le Routard. Maître d'hôtel francophone pince sans rire et sympathique mais panorama tout petit entre 2 culs de boite à chaussures dont les diesels tournent même à quai. Heureusement que le vent souffle (le plus souvent) dans la bonne direction. Repas honnête, 150 LE en tout.
Nous profitons d'un petit tour au souk (taxi 10LE) pour acheter des lunettes de soleil à Caroline, qui les a oubliées sur Saluga.

Nous humons et achetons qq épices, charmés à la fois par les odeurs et le talent du vendeur.

Le souk est sympathique, coloré, pas trop grand et les vendeurs pas trop insistants. On a bien aimé.
Un taxi (10LE) nous ramène au musée Nubien (adulte 40LE, étudiant 20LE) qui nous déçoit un peu. Bof, quoi... Bien crevés, nous rentrons à l'hôtel (15LE) et après avoir avalé qq dattes et pâtisseries achetées en ville nous sombrons dans les bras de Morphée, équipés de boule Quiès bien utiles en raison de la musique qui inonde le bar du RDC.
J7(Sam 23/02): Philaé et départ en felouque Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Marion-12 ans- et tout le monde l'a oublié sauf... Marion. Caroline a rêvé qu'elle lui avait souhaité et les autres y ont pensé mais ... hier. La pôvre enfant!
A 7h, le taxi réservé la veille nous emmène à Philaé (50LE A/R) Le ticket office se situe avant l'embarcadère (adulte 40LE, étudiant 20LE) Il n'y a pas encore grand-monde sur l'embarcadère. Un homme nous accoste et pour 60LE (A/R) nous emmène en 10 mn à Philaé sur son petit bateau à moteur.

L'endroit est charmant, quelle riche idée d'avoir reconstruit ce temple sur une petite île. Notre taxi nous ramène à l'hôtel et on vient nous chercher à 10h pour embarquer sur la felouque qui durant 4 jours et 3 nuits va nous faire découvrir la vie du Nil. Quelques km en aval d'Assouan, nous découvrons, ravis, notre felouque et le « bateau-restaurant »- comme l'appelleront les enfants- qui l'accompagne. Nous embarquons sur le Gold Star, battant pavillon britannique (ne me demandez pas pourquoi, chaque felouque a un drapeau « exotique », on trouve de tout sauf le Stars and Stripes) A son bord le capitaine Hassan et son mousse et Karim notre guide anglophone. Sur le bateau resto: le conducteur et le cuisinier Mahmoud. Nous trouvons rapidement nos marques sur la felouque: c'est facile, il suffit de se vautrer nonchalamment!


Après une courte navigation,

nous faisons escale sur une petite île pour nous dégourdir les jambes

et pour déjeuner: délicieux, Mahmoud est un chef! Nous discutons avec le capitaine et lui expliquons que nous avons aussi un bateau à voile (2X plus petit, 10 fois moins lourd!). Nous voilà aussitôt promus capitaines! « You, captain? »
Et me voilà à la barre de la felouque : 10m de long, environ 1, 5 tonnes (?), une dérive lestée de 1m de tirant d'eau et un safran non relevable donc très large qui rend la barre très physique. Il faut s'aider d'un bout pour la contrôler.

La navigation est très agréable, au près donc en tirant des bords (le vent dominant vient du nord à l'inverse du courant, la Nature a bien fait les choses) mais avec un bon courant (je dirais environ 2 à 3 nœuds) qui améliore grandement le cap. Les virements de bord se succèdent rapidement, il y a juste ce qu'il faut de vent pour gonfler une généreuse voile en coton qui doit faire environ 75 m2 (le mât doit faire 10m, la bôme autant et la vergue une quinzaine de mètres)

Quelle élégance!


On rencontre qq beaux bateaux à moteur (pas la majorité!)


Nous découvrons peu à peu la vie du Nil.

Nous naviguons presque jusqu'à la nuit et faisons halte sur une île (pas déserte, chaque pouce de terre fertile dans la vallée du Nil est exploité. On dirait un immense jardin, très soigné. Il faut dire que la pression démographique est importante avec une population de 80 millions d'habitants qu'il faut bien nourrir. Heureusement l'irrigation et l'ensoleillement permettent de faire 3 récoltes par an!) Quartier libre! Nous nous égayons à la découverte des berges du Nil. Il y a toujours des animaux à réconforter!
L'équipage est adorable, vraiment aux petits soins. Une tente toilettes est montée pour la nuit et de l'eau est mise à chauffer pour la toilette (l'eau du Nil, qui sert aussi pour la vaisselle, est à 18°C). Vu la fraicheur ambiante, nous ne ferons qu'une toilette de chat! La felouque en position "nuit"...

J8 (Dim 24/02) : Felouque, marché aux chameaux de Daraw, Kom Ombo La nuit a été un peu agitée, perturbée par le passage des boîtes à chaussures, les aboiements des chiens (bien que Caroline se soit levée 2 fois pour les éloigner), les braiments des ânes, le meuglement des vaches et pour finir le muezzin (il y a des mosquées vraiment partout)

Les nuits suivantes seront beaucoup plus calmes... Ce matin, c'est la pétole mais grâce au courant nous nous laissons dériver à bonne vitesse après avoir pris un bon petit déjeuner (Mahmoud a définitivement conquis le coeur des enfants avec ses bonnes crêpes) A Daraw, c'est le jour du marché aux chameaux, il ne faut pas manquer ça. Je demande à Karim à quoi ils servent de nos jours : beaucoup pour promener les touristes, un peu pour le cinéma et aussi pour aider les fermiers (c'est vrai qu'on en verra qq-uns) Nous traversons le village, ça bouchonne un peu au passage à niveau mais il y a tant de choses à voir!

Nous arrivons dans un vaste enclos avec des dizaines de chameaux.

Palabres...



Le boucher...
Les chameaux s'en vont au marché...

Il semble que le mardi soit le jour du grand marché avec vaches, chèvres, ânes, chameaux...
Les enfants (et nous aussi d'ailleurs) sont souvent désolés des mauvais traitement infligés aux animaux et aux ânes en particulier. « Oh, le pauvre petit âne! » répète d'ailleurs régulièrement Marion. Pour Arnaud, c'est plutôt : « Quand est-ce qu'on mange? » Quant à Caroline « Qu'est ce qu'ils sont collants! » même si le harcèlement est bien moins terrible que nous le craignions. En tout cas, à Daraw, nous sommes parfaitement tranquilles, étant en dehors des circuits les plus fréquentés. Nous faisons un petit tour dans le village pendant que Mahmoud fait ses courses.



Nous rejoignons la felouque et c'est avec un bon petit vent que nous filons jusqu'au temple de Kom Ombo. Arriver ainsi par le fleuve ajoute au charme de l'endroit.

Un guide francophone dépêché par l'agence nous fait visiter le temple pendant que Mahmoud s'active aux fourneaux. Nous mangeons en nous laissant dériver tranquillement sur le Nil puis reprenons la navigation. Mais le vent forcit et la felouque-surtoilée-finit par embarquer un peu d'eau: il est plus sage de nous arrêter pour la nuit. Nous partons avec Fred faire un tour dans les jardins


Délicieux parfum des fleurs de manguier...

(Je n'aime pas parler de champs tellement les surfaces sont petites, soignées et mignonnes)
La vie est belle!


Les gigantesques gréements de felouques se repèrent de loin. Ferler la voile par ce vent n'est pas une sinécure!


Les enfants restent jouer avec Karim, d'abord sagement au Uno

puis ça finit en partie de judo-catch sur les matelas de la felouque transformés en tatami moelleux. Petite promenade vespérale dans les jardins.


Après le repas du soir (Mahmoud nous a vraiment gâtés nous préparant chaque jour toutes sortes de spécialités égyptiennes. Je voue un culte particulier aux aubergines frites!) Karim et les enfants se font une soirée tam tam- bougie dans la petite cabine avant de la felouque.

Nuit très calme sur l'île de Faris.
J9 (Lun 25/02): Felouque, Carrières pharaoniques, Djebel Selsela

Aujourd'hui le vent se lève de bonne heure et la journée promet d'être moins brumeuse que les précédentes. Nous croisons quelques beaux bateaux,

une dahabia,

un sandall...
Il est si fort qu'en moins de 20 mn nous atteignons les carrières pharaoniques de Silsila


que nous visitons en compagnie de Karim.


Le site est magnifique, surplombant le Nil.
Il nous fait découvrir des « chambres avec vue sur le Nil »



Il y a même un locataire!

Puis nous partons pour une randonnée de 2h30

dans le Djebel Selsela

à la recherche de pétroglyphes

Féchô!

Qu'est ce que ça doit être en été, se répète-t-on plusieurs fois par jour...
Le site est truffé de pétroglyphes de toutes époques. On ne peut s'empêcher de se mettre à la place des archéologues qui ont grimpé jusqu'à chaque caillou dans l'espoir de découvrir quelque chose. Quel suspense!
Nous rejoignons la vallée du Nil et sa verdure rafraichissante.


Pendant que je m'appliquais sur mon appareil photo Fred et les enfants ont eu la "joie" de se trouver nez à nez avec un superbe cobra...



Pendant ce temps-là le vent a forci et c'est le batoresto qui vient nous récupérer au bout de notre balade.
Nous déjeunons, traversons le Nil vers un joli village dont nous visitons les alentours.



Briques faites "maison".

Tout est bon dans l'palmier!
Nous avons la visite (malheureusement pas entièrement désintéressée même sur cette île au beau milieu du Nil) de quelques enfants.



La felouque nous rejoint finalement, à la fin d'un chapelet de 4 ou 5 felouques

tirées par un petit remorqueur.

Nous avons souvent navigué de concert avec 1 ou plusieurs autres felouques (toujours avec des Français à bord d'ailleurs) non accompagnées par un bateau à moteur. J'avais préféré choisir la formule avec bateau à moteur, craignant en cas de pétole de ne pas pouvoir être à temps au Caire pour notre vol de retour. En fait, les Egyptiens sont à la fois solidaires et organisés si bien que malgré les caprices météo les autres felouques sont elles-aussi arrivées à temps à leur destination finale. L'avantage du bateau à moteur réside donc plus dans le confort pour les repas et une plus grande autonomie facilitant les excursions à terre. Nous avons vu certaines felouques non assistées par un bateau à moteur naviguer tard le soir ou tôt le matin mais je trouve que l'idée de la voile pure a son charme...


Ce soir est notre dernière soirée sur le Nil et notre équipage est bien décidé à faire la fête aidé par les équipages de 3 ou 4 autres felouques. Une fois la vaisselle terminée, ils rassemblent leurs troupes, réveillent Arnaud déjà endormi, chauffent les tam tam aux flammes d'un grand feu de feuilles de bananiers séchées et en avant!

J10 (Ma 26/02): Edfou, montagne de Louxor, Vallée des Rois La nuit fut courte mais très calme. Nous faisons nos adieux à nos amis de la felouque et du batoresto. Je crois que Karim restera longtemps dans le cœur des enfants, pour sa bonne humeur et sa gentillesse. Nous l'avons aussi apprécié pour ses facultés d'organisation, d'adaptation aux circonstances. La cohésion des 2 équipages faisait vraiment plaisir à voir, de même que l'entraide entre les équipages des différentes felouques.
A 7h30 nous arrivons au temple d'Horus à Edfou que nous visitons avec l'aide d'un guide francophone envoyé par l'agence des Gréements du Nil.


Nous renouons avec le tourisme de masse et c'est un peu brutal d'autant que le guide est ... moyen.
Une bonne centaine de km nous séparent encore de Louxor et comme nous sommes en Moyenne Egypte nous devons faire le trajet en convoi. Nous mâchouillons un peu de canne à sucre (c'est bon!) en attendant le départ. A 9h45, le convoi (5 vans seulement) se met en route, voiture de police en tête qui force tout le monde à s'écarter en roulant bien à gauche. Comment s'étonner alors de la perception des touristes de la part des Egyptiens: un mal nécessaire qui mérite bien de multiples bakchiches pour faire avaler la pilule? Que pensent aussi les habitants de l'oasis de Bahariya quand ils voient arriver les 4X4 à toute vitesse, klaxonnant à tue-tête, frôlant poules, chiens, vieillards et enfants?
Un peu avant midi nous nous faisons déposer à l'hôtel El Fayrouz sur la rive ouest de Louxor, réservé par internet ( 2 chambres avec SDB et petit déj 260 LE): adorable petit hôtel dans un quartier populaire

avec un jardin faisant office de salle à manger et un toit terrasse offrant une belle vue sur la montagne de Louxor d'un côté

et le Nil et le temple de Louxor de l'autre. On s'y sent comme à la maison, on peut y manger à toute heure, c'est bon, copieux et pas cher (300 LE pour 10 repas+ 5 goûters) A 12h30, nous avons nos chambres, pris un bon repas et sommes d'attaque pour aller à l'assaut de la montagne de Louxor. Nous nous faisons déposer en taxi au Ticket Office (10 LE) et montons à pied jusqu'à Deir El Medineh en passant par le petit village

juste au-dessus du Ticket Office.

Nous surplombons le site et cette vue d'ensemble nous contente.


Puis nous grimpons par une série d'escaliers jusqu'au-dessus de Deir El Medineh,

apercevons de loin le Ramesseum et poursuivons le sentier vers le Nord pour finir par surplomber le temple d'Hatchepsout.

La montagne est truffée de trous, certains menant par exemple aux tombes des Nobles,

d'autres ayant été creusés en vain par les archéologues.
Nous arrivons enfin (clandestinement comme l'écrit Caroline dans son carnet de voyage...)

dans la Vallée des Rois.

En effet, en bas une pancarte indique « no climbing » donc mieux vaut faire cette rando dans le même sens que nous sinon les nombreux militaires en faction dans la Vallée des Rois risquent d'intervenir.
Fred va à l'entrée acheter les tickets (adulte 70 LE, étudiants 35 LE pour 3 tombes) pendant que nous nous goinfrons de mandarines. Féchô again!
Nous commençons par une tombe fameuse située non loin de l'entrée, celle de Ramsès III : la foule au moment des soldes.
Changeons de stratégie : allons voir une tombe plus modeste et plus éloignée.

Celle de Toutmosis IV par exemple: pas un chat, c'est mieux mais bien sûr les décorations sont moins riches.
Affinons : allons à la tombe de Toutmosis III (renommée mais éloignée de l'entrée) : bingo. Personne et magnifique avec un graphisme très original.
Photos interdites mais là j'ai craqué (sans flash)
On a adoré.
On a bien aimé cette balade dans la montagne avec la vue plongeant sur les temples, villages et tombes. Nous ne verrons ni Karnak ni le temple de Louxor de peur de faire une « templite » aigüe.
C'est la fin de la journée à la Vallée des Rois et sur le parking un seul taxi nous aborde. 2 autres sont présents mais semblent attendre leurs clients. Hum... nous ne sommes pour une fois pas en position de force pour marchander. En général l'offre est très largement supérieure à la demande. Quand un prix paraît trop élevé il suffit de partir d'un pas décidé et tout s'arrange. Mais là... notre homme nous annonce pour simplement redescendre au ferry un prix de ... 10 euro/personne! Record battu toutes catégories! Finalement, on se met d'accord sur 25 LE en tout. Sacré Mohamed Casanova. « It's my name, my true name, don't forget it! » 'Y a pas d' risque, d'autant plus qu'il s'est arrêté dans un village pour nous faire visiter la boutique de son ami. « Just 5 mn, .... 4 mn, .... 3 mn, ....2 mn, ... 1mn! » On a refusé de descendre de la voiture et il est reparti de bon coeur avec un authentique « Chauffe Marcel! » Plus loin : « Good driver? Good driver, good bakchich! » Sacré Mohamed Casanova! Ce n'est pas toi qui nous fera regretter Louxor.
Encore un bon repas dans le jardin de l'hôtel en compagnie d'un sympathique chat noir (cet hôtel est vraiment parfait) et nous voilà au lit avec nos boules Quiès (absolument indispensable en Egypte, le silence est un luxe d'occidental. Ici il y a du bruit partout, tout le temps, sauf dans le désert)
J11 (Me 27/02) : Pyramides du Caire Après une petite frayeur concernant le taxi réservé la veille (il ne s'est pas réveillé, 120LE) nous arrivons à temps à l'aéroport et atterrissons au Caire. A 10h, nous partons directement de l'aéroport avec Akram un sympathique guide francophone pour visiter les pyramides (85 euro environ pour le van+ le guide, de l'aéroport à l'hotel Osiris avec lequel travaille Akram) (Sylvie il te remercie pour la photo, ça lui a fait très plaisir!)

Journée au triple galop (les sites ferment à 16h) qui nous a permis de voir l'essentiel : d'abord Gizeh (adulte 50 LE, étudiant 25 LE) puis Dachour (dont nous avons visité l'intérieur) (25/15)et enfin Saqqarah (50/25) et les très belles tombes de Nobles.

Rentrés à l'hôtel Osiris, nous abandonnons les enfants pour aller acheter quelques victuailles pour l'avion demain. Absorbés par le spectacle des petites boutiques, nous finissons par perdre notre chemin. Glups! On n'a même pas l'adresse de l'hôtel, pas de téléphone, pas de passeports, les mains dans les poches quoi. Finalement on décide de refaire notre parcours en sens inverse, repérant le magasin de jus de carotte, la poissonnerie, la bagnole bizarre et en 5 mn nous sommes sauvés.
J12 (Jeu 28/02) :Musée égyptien du Caire et retour en France A 14h05, notre avion décolle pour Bruxelles... Comme l'hôtel Osiris est tout près du musée égyptien du Caire, cela nous laisse un peu de temps pour y faire un tour. Akram nous a conseillé d'arriver à 8h45, ¼ h avant l'ouverture afin d'éviter la foule qui arrive vers 9h00. Le guichet des billets est déjà ouvert (adulte 50 LE, étudiant 25 LE) Nous entrons parmi les premiers et montons directement au 1er étage où nous découvrons, seuls, le trésor de Toutankamon. Quelle émotion, pour celui qui a découvert ces merveilles. Sinon, dans un musée, ben oui, c'est beau mais je dois dire que je suis plus émue par la découverte d'un beau caillou. Les enfants sont quand même très impressionnés. Heureusement que Fred est meilleur public que moi et qu'il partage leurs émotions! Nous visitons ensuite tranquillement le 1er étage, la rumeur monte, de plus en plus forte, alors que le RDC se remplit. C'est impressionnant de voir toute cette foule qui s'agglutine. Le musée est immense, très riche, mais très mal fichu. Certaines pièces n'ont pas de légende du tout. Certaines étiquettes sont en Arabe, d'autres en Anglais, en Français. Le tout dégage un charme certain : on imagine bien une scène d'un roman d'Agatha Christie ou d'une Nuit au Musée. En sortant vers 10h30, il y a plus de 150 m de queue pour acheter les tickets! Nous rentrons à l'hôtel Osiris où nous prenons un taxi vers l'aéroport (15 euro). Vol pour Bruxelles puis 300 km jusqu'à Nancy.
CONCLUSION : notre voyage s'est passé à ma grande surprise comme sur des roulettes, malgré un rythme soutenu. Aucun couac, tout le monde a été fiable et à l'heure. Je pense qu'on a découvert l'Egypte de la façon qui nous convient le mieux même si nous avons fait l'impasse sur de nombreux monuments mais on assume! C'est les vacances après tout, pas un cours d'histoire! J'aurais aimé découvrir la région du Fayoum et du Wadi El Rayan plus en détail, je pense qu'il y a moyen d'y passer qq jours passionnants.
Les enfants ont aimé : la felouque et Karim, Agabat et le Désert Blanc, les pyramides Les parents ont aimé : le Wadi Hitan, Agabat et le Désert Blanc, les rives du Nil, les îles, les oiseaux On a tous aimé la nourriture: on a mangé de tout, crudités incluses, sans être malades (à signaler juste une discrète et fugace accélération du transit le lendemain de notre retour en France)
On n'a pas aimé : La façon de rouler (mais alors pas du tout!) La difficulté à avoir des relations autres que mercantiles avec les Egyptiens et le sentiment d'être toujours perçus comme des portefeuilles à pattes (mais peut-on en vouloir à des gens dont le niveau de vie est si différent du nôtre?)
BUDGET : Tout a été réservé à l'avance par internet:
Billets d'avion pour l'Egypte: grâce au site de Gérard (http://www.louxoregypte.be/) -une mine d'informations-, j'ai choisi d'acheter les billets chez Jetairfly, une low cost belge. 1100 euro TTC pour 5 personnes (!!) au départ de Bruxelles pour le Caire via Sharm el Sheik (1h d'escale). Le retour du Caire pour Bruxeles se fera via Louxor... Les repas sont payants alors on a préparé de bons sandwiches. Cie très sympathique, hôtesses charmantes, ponctualité correcte (1/2h de retard à l'escale à Sharm el Sheik, 1h15 au retour à cause d'une passagère qui au dernier moment ne voulait plus rester dans l'avion: il a fallu faire descendre tous les passagers et fouiller l'avion par sécurité) Seul bémol : les horaires de départ (et de retour) peuvent être modifiés (qq jours avant) de qq heures : nous sommes partis à 12h40 au lieu de 6h.
Vols intérieurs avec Egypt Air: à consommer sans modération à condition de prendre les billets bien à l'avance (billets achetés en septembre). Vol Le Caire -Assouan puis vol Louxor-Le Caire pour 5 : 1552 LE (livres egyptiennes) soit 186 Euro TTC pour 10 vols donc!! (incroyable!) Toutes les formalités se font en un clin d'oeil, avions (apparemment...) en bon état, personnel charmant, pas de retard (aurait-on eu de la chance?)
Agence pour le désert: Helal Travel nous a guidé pendant 4 jours (3 nuits) du Wadi Hitan au Désert Noir puis Agabat puis vers le Désert Blanc avec départ et retour au Caire pour 4000 LE soit 500 euro (pour 5 donc, tout compris).
Agence pour la felouque : les Gréments du Nil, agence basée à Louxor, tenue par une française. Organisation impeccable, clarté totale, personnel performant, aux petits soins, très agréable (Sylvie, senmout sur VF vous le confirmera aussi) 875 euro pour 5 (4 jours, 3 nuits)tout compris d'Assouan à Louxor.
Au Total AVION Bruxelles le Caire A/R pour 5 1100 euro 2 vols intérieurs pour 5 186 euro VISAS 60 euro Paris Hotel Caire 63 euro Hotel Osiris Caire 2 nuits 140 euro Hôtel El Fayrouz Louxor 33euro Sara Hotel Assouan 81 euro Restaurant Panorama Assouan 5 repas 20 euro Restaurant hotel Osiris 10 repas 60 euro Restaurant El Fayrouz 10 repas 40 euro Cafétéria aéroport Caire 5 repas 30 euro 3 nuits / 4 jours dans le désert avec Helal Travel avec A/R pour le Caire 500euro felouque 3 nuits/4 jours 875 euro pourboires felouque 60 euro Entrées sites 183 euro Taxis, divers 80 euro Journée pyramides 85 euro TOTAL 3600 euro soit 720 euro/pers.
J6 (Ven 22/02): Assouan A 7h00, notre taxi est là, ponctuel et nous amène rapidement à l'aéroport. L'enregistrement et les contrôles de bagages se font en un clin d'œil (d'ailleurs un couteau de poche oublié dans un sac à dos voyageant en cabine passera sans aucun problème, on s'en est rendu compte après!) Juste avant l'atterrissage, nous survolons le lac Nasser.

A Assouan, un taxi (100 LE, encore commandé par Nabil, une agence de voyage à lui tout seul armé de son portable) nous emmène au Sara Hotel. Nous y avons réservé par internet 2 chambres pour 99 USD (payés sur place en CB et en USD) L'hôtel est excentré mais la vue est magnifique.

On a l'impression d'être les seuls clients...

A 10h00, les chambres sont prêtes et nous déposons nos bagages puis prenons la navette (gratuite) de l'hôtel jusqu'au centre ville d'Assouan. Nous partons en felouque (10 euro pour 2h)

faire un tour vers l'île de Saluga, celle précisément que nous voyons depuis notre hôtel.
Quelle circulation (mais sans bruit ni klaxon)!

Nous y faisons une jolie promenade

et nous amusons des bestioles empaillées du petit musée de l'île (entrée à discrétion)
Par endroits, le Nil se transforme en ruisseau.

Ces maisons de couleur bleue sont caractéristiques des villages nubiens.

Affamés, nous allons manger au restaurant le Panorama situé sur la corniche, recommandé par le Routard. Maître d'hôtel francophone pince sans rire et sympathique mais panorama tout petit entre 2 culs de boite à chaussures dont les diesels tournent même à quai. Heureusement que le vent souffle (le plus souvent) dans la bonne direction. Repas honnête, 150 LE en tout.
Nous profitons d'un petit tour au souk (taxi 10LE) pour acheter des lunettes de soleil à Caroline, qui les a oubliées sur Saluga.

Nous humons et achetons qq épices, charmés à la fois par les odeurs et le talent du vendeur.

Le souk est sympathique, coloré, pas trop grand et les vendeurs pas trop insistants. On a bien aimé.
Un taxi (10LE) nous ramène au musée Nubien (adulte 40LE, étudiant 20LE) qui nous déçoit un peu. Bof, quoi... Bien crevés, nous rentrons à l'hôtel (15LE) et après avoir avalé qq dattes et pâtisseries achetées en ville nous sombrons dans les bras de Morphée, équipés de boule Quiès bien utiles en raison de la musique qui inonde le bar du RDC.
J7(Sam 23/02): Philaé et départ en felouque Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Marion-12 ans- et tout le monde l'a oublié sauf... Marion. Caroline a rêvé qu'elle lui avait souhaité et les autres y ont pensé mais ... hier. La pôvre enfant!
A 7h, le taxi réservé la veille nous emmène à Philaé (50LE A/R) Le ticket office se situe avant l'embarcadère (adulte 40LE, étudiant 20LE) Il n'y a pas encore grand-monde sur l'embarcadère. Un homme nous accoste et pour 60LE (A/R) nous emmène en 10 mn à Philaé sur son petit bateau à moteur.

L'endroit est charmant, quelle riche idée d'avoir reconstruit ce temple sur une petite île. Notre taxi nous ramène à l'hôtel et on vient nous chercher à 10h pour embarquer sur la felouque qui durant 4 jours et 3 nuits va nous faire découvrir la vie du Nil. Quelques km en aval d'Assouan, nous découvrons, ravis, notre felouque et le « bateau-restaurant »- comme l'appelleront les enfants- qui l'accompagne. Nous embarquons sur le Gold Star, battant pavillon britannique (ne me demandez pas pourquoi, chaque felouque a un drapeau « exotique », on trouve de tout sauf le Stars and Stripes) A son bord le capitaine Hassan et son mousse et Karim notre guide anglophone. Sur le bateau resto: le conducteur et le cuisinier Mahmoud. Nous trouvons rapidement nos marques sur la felouque: c'est facile, il suffit de se vautrer nonchalamment!


Après une courte navigation,

nous faisons escale sur une petite île pour nous dégourdir les jambes

et pour déjeuner: délicieux, Mahmoud est un chef! Nous discutons avec le capitaine et lui expliquons que nous avons aussi un bateau à voile (2X plus petit, 10 fois moins lourd!). Nous voilà aussitôt promus capitaines! « You, captain? »
Et me voilà à la barre de la felouque : 10m de long, environ 1, 5 tonnes (?), une dérive lestée de 1m de tirant d'eau et un safran non relevable donc très large qui rend la barre très physique. Il faut s'aider d'un bout pour la contrôler.

La navigation est très agréable, au près donc en tirant des bords (le vent dominant vient du nord à l'inverse du courant, la Nature a bien fait les choses) mais avec un bon courant (je dirais environ 2 à 3 nœuds) qui améliore grandement le cap. Les virements de bord se succèdent rapidement, il y a juste ce qu'il faut de vent pour gonfler une généreuse voile en coton qui doit faire environ 75 m2 (le mât doit faire 10m, la bôme autant et la vergue une quinzaine de mètres)

Quelle élégance!


On rencontre qq beaux bateaux à moteur (pas la majorité!)


Nous découvrons peu à peu la vie du Nil.

Nous naviguons presque jusqu'à la nuit et faisons halte sur une île (pas déserte, chaque pouce de terre fertile dans la vallée du Nil est exploité. On dirait un immense jardin, très soigné. Il faut dire que la pression démographique est importante avec une population de 80 millions d'habitants qu'il faut bien nourrir. Heureusement l'irrigation et l'ensoleillement permettent de faire 3 récoltes par an!) Quartier libre! Nous nous égayons à la découverte des berges du Nil. Il y a toujours des animaux à réconforter!

L'équipage est adorable, vraiment aux petits soins. Une tente toilettes est montée pour la nuit et de l'eau est mise à chauffer pour la toilette (l'eau du Nil, qui sert aussi pour la vaisselle, est à 18°C). Vu la fraicheur ambiante, nous ne ferons qu'une toilette de chat! La felouque en position "nuit"...

J8 (Dim 24/02) : Felouque, marché aux chameaux de Daraw, Kom Ombo La nuit a été un peu agitée, perturbée par le passage des boîtes à chaussures, les aboiements des chiens (bien que Caroline se soit levée 2 fois pour les éloigner), les braiments des ânes, le meuglement des vaches et pour finir le muezzin (il y a des mosquées vraiment partout)

Les nuits suivantes seront beaucoup plus calmes... Ce matin, c'est la pétole mais grâce au courant nous nous laissons dériver à bonne vitesse après avoir pris un bon petit déjeuner (Mahmoud a définitivement conquis le coeur des enfants avec ses bonnes crêpes) A Daraw, c'est le jour du marché aux chameaux, il ne faut pas manquer ça. Je demande à Karim à quoi ils servent de nos jours : beaucoup pour promener les touristes, un peu pour le cinéma et aussi pour aider les fermiers (c'est vrai qu'on en verra qq-uns) Nous traversons le village, ça bouchonne un peu au passage à niveau mais il y a tant de choses à voir!

Nous arrivons dans un vaste enclos avec des dizaines de chameaux.

Palabres...



Le boucher...Les chameaux s'en vont au marché...

Il semble que le mardi soit le jour du grand marché avec vaches, chèvres, ânes, chameaux...
Les enfants (et nous aussi d'ailleurs) sont souvent désolés des mauvais traitement infligés aux animaux et aux ânes en particulier. « Oh, le pauvre petit âne! » répète d'ailleurs régulièrement Marion. Pour Arnaud, c'est plutôt : « Quand est-ce qu'on mange? » Quant à Caroline « Qu'est ce qu'ils sont collants! » même si le harcèlement est bien moins terrible que nous le craignions. En tout cas, à Daraw, nous sommes parfaitement tranquilles, étant en dehors des circuits les plus fréquentés. Nous faisons un petit tour dans le village pendant que Mahmoud fait ses courses.



Nous rejoignons la felouque et c'est avec un bon petit vent que nous filons jusqu'au temple de Kom Ombo. Arriver ainsi par le fleuve ajoute au charme de l'endroit.

Un guide francophone dépêché par l'agence nous fait visiter le temple pendant que Mahmoud s'active aux fourneaux. Nous mangeons en nous laissant dériver tranquillement sur le Nil puis reprenons la navigation. Mais le vent forcit et la felouque-surtoilée-finit par embarquer un peu d'eau: il est plus sage de nous arrêter pour la nuit. Nous partons avec Fred faire un tour dans les jardins


Délicieux parfum des fleurs de manguier...

(Je n'aime pas parler de champs tellement les surfaces sont petites, soignées et mignonnes)
La vie est belle!


Les gigantesques gréements de felouques se repèrent de loin. Ferler la voile par ce vent n'est pas une sinécure!


Les enfants restent jouer avec Karim, d'abord sagement au Uno

puis ça finit en partie de judo-catch sur les matelas de la felouque transformés en tatami moelleux. Petite promenade vespérale dans les jardins.


Après le repas du soir (Mahmoud nous a vraiment gâtés nous préparant chaque jour toutes sortes de spécialités égyptiennes. Je voue un culte particulier aux aubergines frites!) Karim et les enfants se font une soirée tam tam- bougie dans la petite cabine avant de la felouque.

Nuit très calme sur l'île de Faris.
J9 (Lun 25/02): Felouque, Carrières pharaoniques, Djebel Selsela

Aujourd'hui le vent se lève de bonne heure et la journée promet d'être moins brumeuse que les précédentes. Nous croisons quelques beaux bateaux,

une dahabia,

un sandall...
Il est si fort qu'en moins de 20 mn nous atteignons les carrières pharaoniques de Silsila


que nous visitons en compagnie de Karim.


Le site est magnifique, surplombant le Nil.
Il nous fait découvrir des « chambres avec vue sur le Nil »



Il y a même un locataire!

Puis nous partons pour une randonnée de 2h30

dans le Djebel Selsela

à la recherche de pétroglyphes

Féchô!

Qu'est ce que ça doit être en été, se répète-t-on plusieurs fois par jour...
Le site est truffé de pétroglyphes de toutes époques. On ne peut s'empêcher de se mettre à la place des archéologues qui ont grimpé jusqu'à chaque caillou dans l'espoir de découvrir quelque chose. Quel suspense!
Nous rejoignons la vallée du Nil et sa verdure rafraichissante.


Pendant que je m'appliquais sur mon appareil photo Fred et les enfants ont eu la "joie" de se trouver nez à nez avec un superbe cobra...



Pendant ce temps-là le vent a forci et c'est le batoresto qui vient nous récupérer au bout de notre balade.
Nous déjeunons, traversons le Nil vers un joli village dont nous visitons les alentours.



Briques faites "maison".

Tout est bon dans l'palmier!
Nous avons la visite (malheureusement pas entièrement désintéressée même sur cette île au beau milieu du Nil) de quelques enfants.



La felouque nous rejoint finalement, à la fin d'un chapelet de 4 ou 5 felouques

tirées par un petit remorqueur.

Nous avons souvent navigué de concert avec 1 ou plusieurs autres felouques (toujours avec des Français à bord d'ailleurs) non accompagnées par un bateau à moteur. J'avais préféré choisir la formule avec bateau à moteur, craignant en cas de pétole de ne pas pouvoir être à temps au Caire pour notre vol de retour. En fait, les Egyptiens sont à la fois solidaires et organisés si bien que malgré les caprices météo les autres felouques sont elles-aussi arrivées à temps à leur destination finale. L'avantage du bateau à moteur réside donc plus dans le confort pour les repas et une plus grande autonomie facilitant les excursions à terre. Nous avons vu certaines felouques non assistées par un bateau à moteur naviguer tard le soir ou tôt le matin mais je trouve que l'idée de la voile pure a son charme...


Ce soir est notre dernière soirée sur le Nil et notre équipage est bien décidé à faire la fête aidé par les équipages de 3 ou 4 autres felouques. Une fois la vaisselle terminée, ils rassemblent leurs troupes, réveillent Arnaud déjà endormi, chauffent les tam tam aux flammes d'un grand feu de feuilles de bananiers séchées et en avant!

J10 (Ma 26/02): Edfou, montagne de Louxor, Vallée des Rois La nuit fut courte mais très calme. Nous faisons nos adieux à nos amis de la felouque et du batoresto. Je crois que Karim restera longtemps dans le cœur des enfants, pour sa bonne humeur et sa gentillesse. Nous l'avons aussi apprécié pour ses facultés d'organisation, d'adaptation aux circonstances. La cohésion des 2 équipages faisait vraiment plaisir à voir, de même que l'entraide entre les équipages des différentes felouques.
A 7h30 nous arrivons au temple d'Horus à Edfou que nous visitons avec l'aide d'un guide francophone envoyé par l'agence des Gréements du Nil.


Nous renouons avec le tourisme de masse et c'est un peu brutal d'autant que le guide est ... moyen.
Une bonne centaine de km nous séparent encore de Louxor et comme nous sommes en Moyenne Egypte nous devons faire le trajet en convoi. Nous mâchouillons un peu de canne à sucre (c'est bon!) en attendant le départ. A 9h45, le convoi (5 vans seulement) se met en route, voiture de police en tête qui force tout le monde à s'écarter en roulant bien à gauche. Comment s'étonner alors de la perception des touristes de la part des Egyptiens: un mal nécessaire qui mérite bien de multiples bakchiches pour faire avaler la pilule? Que pensent aussi les habitants de l'oasis de Bahariya quand ils voient arriver les 4X4 à toute vitesse, klaxonnant à tue-tête, frôlant poules, chiens, vieillards et enfants?
Un peu avant midi nous nous faisons déposer à l'hôtel El Fayrouz sur la rive ouest de Louxor, réservé par internet ( 2 chambres avec SDB et petit déj 260 LE): adorable petit hôtel dans un quartier populaire

avec un jardin faisant office de salle à manger et un toit terrasse offrant une belle vue sur la montagne de Louxor d'un côté

et le Nil et le temple de Louxor de l'autre. On s'y sent comme à la maison, on peut y manger à toute heure, c'est bon, copieux et pas cher (300 LE pour 10 repas+ 5 goûters) A 12h30, nous avons nos chambres, pris un bon repas et sommes d'attaque pour aller à l'assaut de la montagne de Louxor. Nous nous faisons déposer en taxi au Ticket Office (10 LE) et montons à pied jusqu'à Deir El Medineh en passant par le petit village

juste au-dessus du Ticket Office.

Nous surplombons le site et cette vue d'ensemble nous contente.


Puis nous grimpons par une série d'escaliers jusqu'au-dessus de Deir El Medineh,

apercevons de loin le Ramesseum et poursuivons le sentier vers le Nord pour finir par surplomber le temple d'Hatchepsout.

La montagne est truffée de trous, certains menant par exemple aux tombes des Nobles,

d'autres ayant été creusés en vain par les archéologues.
Nous arrivons enfin (clandestinement comme l'écrit Caroline dans son carnet de voyage...)

dans la Vallée des Rois.

En effet, en bas une pancarte indique « no climbing » donc mieux vaut faire cette rando dans le même sens que nous sinon les nombreux militaires en faction dans la Vallée des Rois risquent d'intervenir.
Fred va à l'entrée acheter les tickets (adulte 70 LE, étudiants 35 LE pour 3 tombes) pendant que nous nous goinfrons de mandarines. Féchô again!
Nous commençons par une tombe fameuse située non loin de l'entrée, celle de Ramsès III : la foule au moment des soldes.
Changeons de stratégie : allons voir une tombe plus modeste et plus éloignée.

Celle de Toutmosis IV par exemple: pas un chat, c'est mieux mais bien sûr les décorations sont moins riches.
Affinons : allons à la tombe de Toutmosis III (renommée mais éloignée de l'entrée) : bingo. Personne et magnifique avec un graphisme très original.
Photos interdites mais là j'ai craqué (sans flash)On a adoré.
On a bien aimé cette balade dans la montagne avec la vue plongeant sur les temples, villages et tombes. Nous ne verrons ni Karnak ni le temple de Louxor de peur de faire une « templite » aigüe.
C'est la fin de la journée à la Vallée des Rois et sur le parking un seul taxi nous aborde. 2 autres sont présents mais semblent attendre leurs clients. Hum... nous ne sommes pour une fois pas en position de force pour marchander. En général l'offre est très largement supérieure à la demande. Quand un prix paraît trop élevé il suffit de partir d'un pas décidé et tout s'arrange. Mais là... notre homme nous annonce pour simplement redescendre au ferry un prix de ... 10 euro/personne! Record battu toutes catégories! Finalement, on se met d'accord sur 25 LE en tout. Sacré Mohamed Casanova. « It's my name, my true name, don't forget it! » 'Y a pas d' risque, d'autant plus qu'il s'est arrêté dans un village pour nous faire visiter la boutique de son ami. « Just 5 mn, .... 4 mn, .... 3 mn, ....2 mn, ... 1mn! » On a refusé de descendre de la voiture et il est reparti de bon coeur avec un authentique « Chauffe Marcel! » Plus loin : « Good driver? Good driver, good bakchich! » Sacré Mohamed Casanova! Ce n'est pas toi qui nous fera regretter Louxor.
Encore un bon repas dans le jardin de l'hôtel en compagnie d'un sympathique chat noir (cet hôtel est vraiment parfait) et nous voilà au lit avec nos boules Quiès (absolument indispensable en Egypte, le silence est un luxe d'occidental. Ici il y a du bruit partout, tout le temps, sauf dans le désert)
J11 (Me 27/02) : Pyramides du Caire Après une petite frayeur concernant le taxi réservé la veille (il ne s'est pas réveillé, 120LE) nous arrivons à temps à l'aéroport et atterrissons au Caire. A 10h, nous partons directement de l'aéroport avec Akram un sympathique guide francophone pour visiter les pyramides (85 euro environ pour le van+ le guide, de l'aéroport à l'hotel Osiris avec lequel travaille Akram) (Sylvie il te remercie pour la photo, ça lui a fait très plaisir!)

Journée au triple galop (les sites ferment à 16h) qui nous a permis de voir l'essentiel : d'abord Gizeh (adulte 50 LE, étudiant 25 LE) puis Dachour (dont nous avons visité l'intérieur) (25/15)et enfin Saqqarah (50/25) et les très belles tombes de Nobles.

Rentrés à l'hôtel Osiris, nous abandonnons les enfants pour aller acheter quelques victuailles pour l'avion demain. Absorbés par le spectacle des petites boutiques, nous finissons par perdre notre chemin. Glups! On n'a même pas l'adresse de l'hôtel, pas de téléphone, pas de passeports, les mains dans les poches quoi. Finalement on décide de refaire notre parcours en sens inverse, repérant le magasin de jus de carotte, la poissonnerie, la bagnole bizarre et en 5 mn nous sommes sauvés.
J12 (Jeu 28/02) :Musée égyptien du Caire et retour en France A 14h05, notre avion décolle pour Bruxelles... Comme l'hôtel Osiris est tout près du musée égyptien du Caire, cela nous laisse un peu de temps pour y faire un tour. Akram nous a conseillé d'arriver à 8h45, ¼ h avant l'ouverture afin d'éviter la foule qui arrive vers 9h00. Le guichet des billets est déjà ouvert (adulte 50 LE, étudiant 25 LE) Nous entrons parmi les premiers et montons directement au 1er étage où nous découvrons, seuls, le trésor de Toutankamon. Quelle émotion, pour celui qui a découvert ces merveilles. Sinon, dans un musée, ben oui, c'est beau mais je dois dire que je suis plus émue par la découverte d'un beau caillou. Les enfants sont quand même très impressionnés. Heureusement que Fred est meilleur public que moi et qu'il partage leurs émotions! Nous visitons ensuite tranquillement le 1er étage, la rumeur monte, de plus en plus forte, alors que le RDC se remplit. C'est impressionnant de voir toute cette foule qui s'agglutine. Le musée est immense, très riche, mais très mal fichu. Certaines pièces n'ont pas de légende du tout. Certaines étiquettes sont en Arabe, d'autres en Anglais, en Français. Le tout dégage un charme certain : on imagine bien une scène d'un roman d'Agatha Christie ou d'une Nuit au Musée. En sortant vers 10h30, il y a plus de 150 m de queue pour acheter les tickets! Nous rentrons à l'hôtel Osiris où nous prenons un taxi vers l'aéroport (15 euro). Vol pour Bruxelles puis 300 km jusqu'à Nancy.
CONCLUSION : notre voyage s'est passé à ma grande surprise comme sur des roulettes, malgré un rythme soutenu. Aucun couac, tout le monde a été fiable et à l'heure. Je pense qu'on a découvert l'Egypte de la façon qui nous convient le mieux même si nous avons fait l'impasse sur de nombreux monuments mais on assume! C'est les vacances après tout, pas un cours d'histoire! J'aurais aimé découvrir la région du Fayoum et du Wadi El Rayan plus en détail, je pense qu'il y a moyen d'y passer qq jours passionnants.
Les enfants ont aimé : la felouque et Karim, Agabat et le Désert Blanc, les pyramides Les parents ont aimé : le Wadi Hitan, Agabat et le Désert Blanc, les rives du Nil, les îles, les oiseaux On a tous aimé la nourriture: on a mangé de tout, crudités incluses, sans être malades (à signaler juste une discrète et fugace accélération du transit le lendemain de notre retour en France)
On n'a pas aimé : La façon de rouler (mais alors pas du tout!) La difficulté à avoir des relations autres que mercantiles avec les Egyptiens et le sentiment d'être toujours perçus comme des portefeuilles à pattes (mais peut-on en vouloir à des gens dont le niveau de vie est si différent du nôtre?)
BUDGET : Tout a été réservé à l'avance par internet:
Billets d'avion pour l'Egypte: grâce au site de Gérard (http://www.louxoregypte.be/) -une mine d'informations-, j'ai choisi d'acheter les billets chez Jetairfly, une low cost belge. 1100 euro TTC pour 5 personnes (!!) au départ de Bruxelles pour le Caire via Sharm el Sheik (1h d'escale). Le retour du Caire pour Bruxeles se fera via Louxor... Les repas sont payants alors on a préparé de bons sandwiches. Cie très sympathique, hôtesses charmantes, ponctualité correcte (1/2h de retard à l'escale à Sharm el Sheik, 1h15 au retour à cause d'une passagère qui au dernier moment ne voulait plus rester dans l'avion: il a fallu faire descendre tous les passagers et fouiller l'avion par sécurité) Seul bémol : les horaires de départ (et de retour) peuvent être modifiés (qq jours avant) de qq heures : nous sommes partis à 12h40 au lieu de 6h.
Vols intérieurs avec Egypt Air: à consommer sans modération à condition de prendre les billets bien à l'avance (billets achetés en septembre). Vol Le Caire -Assouan puis vol Louxor-Le Caire pour 5 : 1552 LE (livres egyptiennes) soit 186 Euro TTC pour 10 vols donc!! (incroyable!) Toutes les formalités se font en un clin d'oeil, avions (apparemment...) en bon état, personnel charmant, pas de retard (aurait-on eu de la chance?)
Agence pour le désert: Helal Travel nous a guidé pendant 4 jours (3 nuits) du Wadi Hitan au Désert Noir puis Agabat puis vers le Désert Blanc avec départ et retour au Caire pour 4000 LE soit 500 euro (pour 5 donc, tout compris).
Agence pour la felouque : les Gréments du Nil, agence basée à Louxor, tenue par une française. Organisation impeccable, clarté totale, personnel performant, aux petits soins, très agréable (Sylvie, senmout sur VF vous le confirmera aussi) 875 euro pour 5 (4 jours, 3 nuits)tout compris d'Assouan à Louxor.
Au Total AVION Bruxelles le Caire A/R pour 5 1100 euro 2 vols intérieurs pour 5 186 euro VISAS 60 euro Paris Hotel Caire 63 euro Hotel Osiris Caire 2 nuits 140 euro Hôtel El Fayrouz Louxor 33euro Sara Hotel Assouan 81 euro Restaurant Panorama Assouan 5 repas 20 euro Restaurant hotel Osiris 10 repas 60 euro Restaurant El Fayrouz 10 repas 40 euro Cafétéria aéroport Caire 5 repas 30 euro 3 nuits / 4 jours dans le désert avec Helal Travel avec A/R pour le Caire 500euro felouque 3 nuits/4 jours 875 euro pourboires felouque 60 euro Entrées sites 183 euro Taxis, divers 80 euro Journée pyramides 85 euro TOTAL 3600 euro soit 720 euro/pers.
Retour de Jordanie (19-27 octobre 2007) English translation pending
Voici le compte-rendu de notre voyage en Jordanie du 19 au 27 octobre 2007. Si après cette lecture, vous avez encore besoin d'infos, envoyez-moi un mail via VF.
Vendredi 19.10
Départ de Genève à 1345h. avec un A310 de la Turkish. Première surprise : l'avion semble neuf. Deuxième surprise : plein de place pour les jambes. Troisième surprise : la nourriture est très bonne (nous avions choisi notre menu via le site internet de la compagnie). 2h30 de vol parfois un peu secoué et nous voici à Istanbul. Nous décidons de sortir de l'aéroport, vu que notre vol pour Amman ne décolle que vers les 2330h. Nous prenons donc un taxi, direction Bakirköy, un quartier commerçant proche de l'aéroport Atatürk. C'est la fin de l'après-midi et les bouchons encombrent les routes. Notre chauffeur en fait cure et roule même sur la voie d'urgence pour passer. Plus loin, alors que la circulation se fait fluide, le voilà à 120 km/h au lieu des 50 mentionnés sur les panneaux ... Arrivés à destination, il nous arrondit la course ... vers le bas, car il n'avait pas de monnaie ! Il y a à Bakirköy une grande rue commerçante avec un grand nombre de magasins. Après la balade, on mange dans un restaurant local, avant de reprendre un taxi direction aéroport. Notre vol décolle à l'heure et après 2h. de vol sans histoire, nous voici à Amman. Nous faisons la queue pour obtenir notre visa (10 JD) qui nous est délivré sans souci. Après avoir récupéré notre sac de voyage, nous franchissons la douane pour rencontrer la personne qui va nous délivrer la voiture que nous avions louée via internet à l'agence MONTECARLO (www.montecar.com) pour 217 JD la semaine, tout inclus. Les formalités se font sur le parking de l'aéroport et la personne de l'agence nous accompagne jusqu'à notre hôtel à Amman, ce qui évite de nous perdre le premier soir... Nous passerons une nuit courte, mais calme à l'hôtel Canary (24 JD avec petit-déj').
Samedi 20.10
Lever vers 1000h. et petit déj'. Il y a un distributeur de billets (ATM en Jordanie) à quelques dizaines de mètres de l'hôtel, nous allons donc prendre de l'argent. Grâce aux aimables indications de l'hôtelier, nous sortons facilement d'Amman avec notre voiture. Seuls, cela aurait été plus compliqué vu l'absence de panneaux indicateurs, et même avec un plan, vu que les noms de rues sont inexistants. Direction la mer Morte, par une belle route qui ressemble plus à une autoroute. Le paysage est aride, beau, mais le temps est très brumeux. On voit à peine Israël en face de nous. Nous nous posons à la Amman Beach (entrée 5 JD p. pers.) où il y a toutes les infrastructures pour profiter de la mer, surtout des douches. En effet, après le bain dans la mer Morte, il ne faut pas tarder à se rincer énergiquement pour enlever le sel qui irrite facilement la peau. On tient effectivement assis, ou même couché, sans problème dans cette eau chaude. Pas moyen de couler ! En milieu d'après-midi on prend la direction du mont Nebo par une bifurcation peu après la mer Morte. La route est splendide, la vue depuis le site doit être fameuse, si la brume n'était pas aussi dense. Nous poursuivons direction Madaba, ville bien animée. Nous rejoignons l'hotel Salomé (25 JD avec petit-déj'), établissement moderne et propre, bien situé à 10 min. du centre. Nous prenons notre premier jus de fruit frais à l'Ayola Café. Les gens sont aimables et les "Welcome in Jordan" fusent. Pas de regards dévisageants, pas de sollicitations, c'est vraiment agréable. Après un repas dans un petit resto, nous rejoignons l'hôtel à pied, où nous passons une nuit calme.
Dimanche 21.10
Lever un peu tardif (on récupère), puis départ direction Ma'in. Nous pensions faire une boucle via Lib ete Maqawir, comme une de nos cartes semblaient indiquer être possible, mais finalement cela ne l'est pas. On revient sur nos pas, à travers de magnifiques paysages le long de la mer Morte. Nous prenons la route des Rois, direction Petra. Arrivés devant le Wadi Mujib, une plateforme permet de s'arrêter avant la descente dans le canyon. Le paysage est grandiose. En remontant de l'autre côté, nous mangeons au Trajan Resthouse, sur une terrasse face au canyon : bonne nourriture, bon accueil. En arrivant à Kerak, on reprend directin la mer Morte, par erreur. Bien nous en prend, car le paysage est exceptionnel. Nous longeons le Jourdain jusqu'à Fifa, pour prendre ensuite direction Al-Tafila. Au check-point du bas (ils sont nombreux dans cette région, proximité d'Israel oblige...), nous chargeons un policier qui fait du stop pour rentrer chez lui. La route est belle, le paysage fantastique sur 20 km. Nous récupérons la route des Rois et déposons notre auto-stoppeur peu après. Il veut nous inviter chez lui pour manger et pour la nuit, mais Petra est encore loin, donc nous nous excusons. A Wadi Musa, nous nous arrêtons au Cleopatra Hotel, à l'entrée du village. Il s'agit là d'un établissement bien routard, mais très correct. Il faut juste avoir une chambre qui donne sur l'arrière pour éviter le bruit de la route. Mosleh, le patron des lieux, est juste exceptionnel. Plein d'humour, serviable, il a une solution pour tout vos problèmes sur place. Un PC nous permet d'envoyer quelques e-mails avant de sortir manger dans un des 4-5 restos de la ville, ce soir le Al-Wadi. Pas mal et pas cher. Nuit très correct, si ce n'est la mosquée vers 0430h. ...
Lundi 22.10
Nous avions commandé à l'hôtel des "lunch-bag" pour le pique-nique dans le site de Petra. On embarque donc nos repas et direction le site. Nous prenons une entrée pour 2 jours (26 JD p. pers.). Nous empruntons le Siq, canyon qui va nous conduire sur un monument fantastique, le Kazneh. A 0900h., il est encore dans l'ombre, nous attendons un peu pour le photographier au soleil. Puis direction la ville basse. Il est difficile de trouver des mots pour décrire le site, tellement c'est beau et magique. Nous décidons de monter au Monastère, par un escalier qui va nous prendre 45 min. Une fois en haut, il faut continuer un peu, il y a encore 2 points de vue sur les montagnes environnantes. Au loin, c'est la terre d'Israël. La vue est à couper le souffle. Nous y restons d'ailleurs un bon moment. Pour le retour, nous repassons devant les tombers royales pour effectuer une balade proposée par le GDR, en passant par le Wadi Al-Mudlhem. A l'entrée du canyon, nous rencontrons un gamin de 12 ans qui se propose pour nous accompagner jusqu'à l'entrée du Siq. Son aide est finalement la bienvenue, car nous aurions pu nous tromper de chemin 1 ou 2 fois. Ce canyon est exceptionnel, parfois si étroit, avec des formes dues à l'érosion. Après une bonne heure, on rejoint l'entrée du site via le tunnel qui se trouve à droite de l'endroit où les chevaux déposent les touristes. Puis retour à Wadi Musa pour déguster un bon jus de fruit frais au Al-Wadi. Sous l'hôtel Cleopatra, il y a une grande halle qui fait office de marché. Nous y allons pour faire le plein de fruits pour le lendemain : mangues, oranges, bananes, pommes, pomelos. Le repas du soir se fera au Bukhara restaurant où les poulets grillés sont excellents.
Mardi 23.10
2ème journée à Petra et 2ème journée de marche. En arrivant on va directement aux tombes royales et on emprunte l'escalier raide, mais jamais dangereux, qui mène à Al-Khubta (25 min. de montée). De là-haut, la vue à 360 ° est tout simplement époustouflante. Depuis là, on peut redescendre une petit canyon, à peine 10 min., et on se retrouve juste sur le Kazneh pour y faire de magnifiques photos. Nous restons perchés à Al-Khubta une bonne heure, en réelle contemplation. Puis nous repartons pour une autre montée, celle qui va à la montagne du Sacrifice, en-dessus du théâtre (25 min. également de montée). Pour redescendre, nous prenons l'autre versant de la montagne dans un cadre incroyable et presque sans touriste. 2 jours, c'est vraiment le minimum pour profiter du site. Quand je pense que nous avons vu des touristes faire à peine 2 heures sur place, qu'ont-ils vu ? Une fois de retour au Cleopatra, Mosleh nous arrange un passage aux bains turcs (avec massage) de l'hôtel Amra Palace juste en face (15 JD p. pers.). Bain de vapeur, lavage au gant de crin, puis massage au savon, cela fait vraiment du bien après 2 jours d'effort. Puis traditionnel jus de fruit au Al-Wadi, avant de manger et de rentrer se coucher.
Mercredi 24.10
En discutant la veille avec Mosleh, ce dernier nous arrange une excursion dans le Wadi Rum à un bon prix (30 JD p. pers.) et avec l'assurance de ne pas être fondu avec un car de touristes. Départ direction Rum par une route magnifique. La conduite est vraiment facile dans ce pays. On s'arrête au Visitors Center s'acquitter de la taxe d'entrée (2 JD) et nous sommes attendus par notre guide à l'entrée du village. Thé d'accueil chez lui, puis départ dans un pick-up. Nous sommes 7 en tout. les paysages traversés sont juste magiques. Arrêts photos, grimpette de dunes, exceptionnel. Les tons sont dans les rouges orangés, cela change de la semaine de trekk que j'avais faite dans le désert algérien en 2006. Nous rejoignons ensuite le camp, pour assister à un splendide coucher de soleil sur les montagnes du désert. Le camp est composé de 2 grandes tentes où nous prenons un succulent repas. La suite sera faite de concours de chant, de danses, de fous rires avec les bédouins, rien n'est préparé à l'avance, juste le plaisir d'être ensemble malgré nos différences. Pour la nuit, nous embarquons 2 matelas, 2 couvertures et un gros duvet pour nous éloigner du camp. Nous serons seuls avec les étoiles pour plafond. Nous sommes tout de même contents d'avoir prix nos sacs à viande en soie, c'est le top. Même si nous nous sommes réveillés quelques fois durant la nuit, le moment fut magique encore une fois.
Jeudi 25.10
Le lever du jour nous ouvre les yeux et les couleurs du désert sont splendides avec cette lumière. Après le rangement du camp, on reprend la route direction Aqaba où nous arrivons en fin de matinée. Nous voilà dans une station balnéaire touristique mais sans excès. Nous faisons le tour de la ville à pied, il n'y a rien d'exceptionnel. On voit Eilat en Israël juste en face, puis c'est l'Egypte. Nous prenons direction sud, vers la frontière saoudienne, où nous nous posons au Bedouin Garden Village (25 JD avec petit-déj'). L'endroit est sympa avec une belle terrasse. La mer Rouge est à 3 min. à pied juste sous l'hôtel. L'établissement loue des masques, tubas et palmes pour le snorkelling. Nous y passerons l'après-midi. Même si le corail semble souffrir, il y a dans l'eau à quelques mètres du bord, des centaines de poissons, comme dans un aquarium. Il y a une passe qui permet de franchir le récif coralien et là l'eau est plus profonde avec des poissons encore plus gros. Le soir, nous retournons à Aqaba pour prendre un ... jus de fruit, mais nous mangeons un excellent poisson grillé à l'hôtel. La nuit sera très calme.
Vendredi 26.10
Dernier jour dans ce merveilleux pays. Le matin, nous partons faire des courses à Aqaba (fruits) où nous trouvons aussi un internet café. En début d'après-midi nous prenons l'autoroute du désert pour une longue et monotone remontée sur Amman, 300 km plus au nord. Nous décidons de retourner à Madaba plutôt que de nous perdre dans Amman. Nous passons une partie de la soirée à l'Ayola café, car c'est vendredi et bon nombre d'établissements sont fermés. Vers 2300h., nous rejoignons l'aéroport pour attendre notre vol sur Istanbul qui décolle à 0330h. Commence donc une longue attente...
Samedi 27.10
Vol sans histoire, puis 4 heures de stop à l'aéroport Atatürk. Le vol sur Genève sera ensuite agité, mais cela ne nous empêchera pas de dormir... Nous voilà de retour avec des souvenirs plein la tête, mêm si nous aurions bien fait 2-3 jours de plus dans ce magnifique pays. Mais nous ne pouvions laisser nos 3 ados plus longtemps à "tonton Jérôme" ...
Quelques impressions :
Le peuple jordanien est très accueillant, pacifique et aimable. Louer une voiture nous a permis de gagner du temps, les transports en commun ne sont pas si faciles suivant où. La conduite est facile, les routes sont excellentes. Les prix sont raisonnables, même si la vie semble plus chère que dans d'autres pays de la région (Syrie notamment). Aucun souci gastrique, on trouve de l'eau partout, les jus de fruits sont exceptionnels. Les mers sont chaudes, le temps aussi mais pas étouffant à cette période. Que du bonheur, un périple à vraiment recommander ...
Laurent
Vendredi 19.10
Départ de Genève à 1345h. avec un A310 de la Turkish. Première surprise : l'avion semble neuf. Deuxième surprise : plein de place pour les jambes. Troisième surprise : la nourriture est très bonne (nous avions choisi notre menu via le site internet de la compagnie). 2h30 de vol parfois un peu secoué et nous voici à Istanbul. Nous décidons de sortir de l'aéroport, vu que notre vol pour Amman ne décolle que vers les 2330h. Nous prenons donc un taxi, direction Bakirköy, un quartier commerçant proche de l'aéroport Atatürk. C'est la fin de l'après-midi et les bouchons encombrent les routes. Notre chauffeur en fait cure et roule même sur la voie d'urgence pour passer. Plus loin, alors que la circulation se fait fluide, le voilà à 120 km/h au lieu des 50 mentionnés sur les panneaux ... Arrivés à destination, il nous arrondit la course ... vers le bas, car il n'avait pas de monnaie ! Il y a à Bakirköy une grande rue commerçante avec un grand nombre de magasins. Après la balade, on mange dans un restaurant local, avant de reprendre un taxi direction aéroport. Notre vol décolle à l'heure et après 2h. de vol sans histoire, nous voici à Amman. Nous faisons la queue pour obtenir notre visa (10 JD) qui nous est délivré sans souci. Après avoir récupéré notre sac de voyage, nous franchissons la douane pour rencontrer la personne qui va nous délivrer la voiture que nous avions louée via internet à l'agence MONTECARLO (www.montecar.com) pour 217 JD la semaine, tout inclus. Les formalités se font sur le parking de l'aéroport et la personne de l'agence nous accompagne jusqu'à notre hôtel à Amman, ce qui évite de nous perdre le premier soir... Nous passerons une nuit courte, mais calme à l'hôtel Canary (24 JD avec petit-déj').
Samedi 20.10
Lever vers 1000h. et petit déj'. Il y a un distributeur de billets (ATM en Jordanie) à quelques dizaines de mètres de l'hôtel, nous allons donc prendre de l'argent. Grâce aux aimables indications de l'hôtelier, nous sortons facilement d'Amman avec notre voiture. Seuls, cela aurait été plus compliqué vu l'absence de panneaux indicateurs, et même avec un plan, vu que les noms de rues sont inexistants. Direction la mer Morte, par une belle route qui ressemble plus à une autoroute. Le paysage est aride, beau, mais le temps est très brumeux. On voit à peine Israël en face de nous. Nous nous posons à la Amman Beach (entrée 5 JD p. pers.) où il y a toutes les infrastructures pour profiter de la mer, surtout des douches. En effet, après le bain dans la mer Morte, il ne faut pas tarder à se rincer énergiquement pour enlever le sel qui irrite facilement la peau. On tient effectivement assis, ou même couché, sans problème dans cette eau chaude. Pas moyen de couler ! En milieu d'après-midi on prend la direction du mont Nebo par une bifurcation peu après la mer Morte. La route est splendide, la vue depuis le site doit être fameuse, si la brume n'était pas aussi dense. Nous poursuivons direction Madaba, ville bien animée. Nous rejoignons l'hotel Salomé (25 JD avec petit-déj'), établissement moderne et propre, bien situé à 10 min. du centre. Nous prenons notre premier jus de fruit frais à l'Ayola Café. Les gens sont aimables et les "Welcome in Jordan" fusent. Pas de regards dévisageants, pas de sollicitations, c'est vraiment agréable. Après un repas dans un petit resto, nous rejoignons l'hôtel à pied, où nous passons une nuit calme.
Dimanche 21.10
Lever un peu tardif (on récupère), puis départ direction Ma'in. Nous pensions faire une boucle via Lib ete Maqawir, comme une de nos cartes semblaient indiquer être possible, mais finalement cela ne l'est pas. On revient sur nos pas, à travers de magnifiques paysages le long de la mer Morte. Nous prenons la route des Rois, direction Petra. Arrivés devant le Wadi Mujib, une plateforme permet de s'arrêter avant la descente dans le canyon. Le paysage est grandiose. En remontant de l'autre côté, nous mangeons au Trajan Resthouse, sur une terrasse face au canyon : bonne nourriture, bon accueil. En arrivant à Kerak, on reprend directin la mer Morte, par erreur. Bien nous en prend, car le paysage est exceptionnel. Nous longeons le Jourdain jusqu'à Fifa, pour prendre ensuite direction Al-Tafila. Au check-point du bas (ils sont nombreux dans cette région, proximité d'Israel oblige...), nous chargeons un policier qui fait du stop pour rentrer chez lui. La route est belle, le paysage fantastique sur 20 km. Nous récupérons la route des Rois et déposons notre auto-stoppeur peu après. Il veut nous inviter chez lui pour manger et pour la nuit, mais Petra est encore loin, donc nous nous excusons. A Wadi Musa, nous nous arrêtons au Cleopatra Hotel, à l'entrée du village. Il s'agit là d'un établissement bien routard, mais très correct. Il faut juste avoir une chambre qui donne sur l'arrière pour éviter le bruit de la route. Mosleh, le patron des lieux, est juste exceptionnel. Plein d'humour, serviable, il a une solution pour tout vos problèmes sur place. Un PC nous permet d'envoyer quelques e-mails avant de sortir manger dans un des 4-5 restos de la ville, ce soir le Al-Wadi. Pas mal et pas cher. Nuit très correct, si ce n'est la mosquée vers 0430h. ...
Lundi 22.10
Nous avions commandé à l'hôtel des "lunch-bag" pour le pique-nique dans le site de Petra. On embarque donc nos repas et direction le site. Nous prenons une entrée pour 2 jours (26 JD p. pers.). Nous empruntons le Siq, canyon qui va nous conduire sur un monument fantastique, le Kazneh. A 0900h., il est encore dans l'ombre, nous attendons un peu pour le photographier au soleil. Puis direction la ville basse. Il est difficile de trouver des mots pour décrire le site, tellement c'est beau et magique. Nous décidons de monter au Monastère, par un escalier qui va nous prendre 45 min. Une fois en haut, il faut continuer un peu, il y a encore 2 points de vue sur les montagnes environnantes. Au loin, c'est la terre d'Israël. La vue est à couper le souffle. Nous y restons d'ailleurs un bon moment. Pour le retour, nous repassons devant les tombers royales pour effectuer une balade proposée par le GDR, en passant par le Wadi Al-Mudlhem. A l'entrée du canyon, nous rencontrons un gamin de 12 ans qui se propose pour nous accompagner jusqu'à l'entrée du Siq. Son aide est finalement la bienvenue, car nous aurions pu nous tromper de chemin 1 ou 2 fois. Ce canyon est exceptionnel, parfois si étroit, avec des formes dues à l'érosion. Après une bonne heure, on rejoint l'entrée du site via le tunnel qui se trouve à droite de l'endroit où les chevaux déposent les touristes. Puis retour à Wadi Musa pour déguster un bon jus de fruit frais au Al-Wadi. Sous l'hôtel Cleopatra, il y a une grande halle qui fait office de marché. Nous y allons pour faire le plein de fruits pour le lendemain : mangues, oranges, bananes, pommes, pomelos. Le repas du soir se fera au Bukhara restaurant où les poulets grillés sont excellents.
Mardi 23.10
2ème journée à Petra et 2ème journée de marche. En arrivant on va directement aux tombes royales et on emprunte l'escalier raide, mais jamais dangereux, qui mène à Al-Khubta (25 min. de montée). De là-haut, la vue à 360 ° est tout simplement époustouflante. Depuis là, on peut redescendre une petit canyon, à peine 10 min., et on se retrouve juste sur le Kazneh pour y faire de magnifiques photos. Nous restons perchés à Al-Khubta une bonne heure, en réelle contemplation. Puis nous repartons pour une autre montée, celle qui va à la montagne du Sacrifice, en-dessus du théâtre (25 min. également de montée). Pour redescendre, nous prenons l'autre versant de la montagne dans un cadre incroyable et presque sans touriste. 2 jours, c'est vraiment le minimum pour profiter du site. Quand je pense que nous avons vu des touristes faire à peine 2 heures sur place, qu'ont-ils vu ? Une fois de retour au Cleopatra, Mosleh nous arrange un passage aux bains turcs (avec massage) de l'hôtel Amra Palace juste en face (15 JD p. pers.). Bain de vapeur, lavage au gant de crin, puis massage au savon, cela fait vraiment du bien après 2 jours d'effort. Puis traditionnel jus de fruit au Al-Wadi, avant de manger et de rentrer se coucher.
Mercredi 24.10
En discutant la veille avec Mosleh, ce dernier nous arrange une excursion dans le Wadi Rum à un bon prix (30 JD p. pers.) et avec l'assurance de ne pas être fondu avec un car de touristes. Départ direction Rum par une route magnifique. La conduite est vraiment facile dans ce pays. On s'arrête au Visitors Center s'acquitter de la taxe d'entrée (2 JD) et nous sommes attendus par notre guide à l'entrée du village. Thé d'accueil chez lui, puis départ dans un pick-up. Nous sommes 7 en tout. les paysages traversés sont juste magiques. Arrêts photos, grimpette de dunes, exceptionnel. Les tons sont dans les rouges orangés, cela change de la semaine de trekk que j'avais faite dans le désert algérien en 2006. Nous rejoignons ensuite le camp, pour assister à un splendide coucher de soleil sur les montagnes du désert. Le camp est composé de 2 grandes tentes où nous prenons un succulent repas. La suite sera faite de concours de chant, de danses, de fous rires avec les bédouins, rien n'est préparé à l'avance, juste le plaisir d'être ensemble malgré nos différences. Pour la nuit, nous embarquons 2 matelas, 2 couvertures et un gros duvet pour nous éloigner du camp. Nous serons seuls avec les étoiles pour plafond. Nous sommes tout de même contents d'avoir prix nos sacs à viande en soie, c'est le top. Même si nous nous sommes réveillés quelques fois durant la nuit, le moment fut magique encore une fois.
Jeudi 25.10
Le lever du jour nous ouvre les yeux et les couleurs du désert sont splendides avec cette lumière. Après le rangement du camp, on reprend la route direction Aqaba où nous arrivons en fin de matinée. Nous voilà dans une station balnéaire touristique mais sans excès. Nous faisons le tour de la ville à pied, il n'y a rien d'exceptionnel. On voit Eilat en Israël juste en face, puis c'est l'Egypte. Nous prenons direction sud, vers la frontière saoudienne, où nous nous posons au Bedouin Garden Village (25 JD avec petit-déj'). L'endroit est sympa avec une belle terrasse. La mer Rouge est à 3 min. à pied juste sous l'hôtel. L'établissement loue des masques, tubas et palmes pour le snorkelling. Nous y passerons l'après-midi. Même si le corail semble souffrir, il y a dans l'eau à quelques mètres du bord, des centaines de poissons, comme dans un aquarium. Il y a une passe qui permet de franchir le récif coralien et là l'eau est plus profonde avec des poissons encore plus gros. Le soir, nous retournons à Aqaba pour prendre un ... jus de fruit, mais nous mangeons un excellent poisson grillé à l'hôtel. La nuit sera très calme.
Vendredi 26.10
Dernier jour dans ce merveilleux pays. Le matin, nous partons faire des courses à Aqaba (fruits) où nous trouvons aussi un internet café. En début d'après-midi nous prenons l'autoroute du désert pour une longue et monotone remontée sur Amman, 300 km plus au nord. Nous décidons de retourner à Madaba plutôt que de nous perdre dans Amman. Nous passons une partie de la soirée à l'Ayola café, car c'est vendredi et bon nombre d'établissements sont fermés. Vers 2300h., nous rejoignons l'aéroport pour attendre notre vol sur Istanbul qui décolle à 0330h. Commence donc une longue attente...
Samedi 27.10
Vol sans histoire, puis 4 heures de stop à l'aéroport Atatürk. Le vol sur Genève sera ensuite agité, mais cela ne nous empêchera pas de dormir... Nous voilà de retour avec des souvenirs plein la tête, mêm si nous aurions bien fait 2-3 jours de plus dans ce magnifique pays. Mais nous ne pouvions laisser nos 3 ados plus longtemps à "tonton Jérôme" ...
Quelques impressions :
Le peuple jordanien est très accueillant, pacifique et aimable. Louer une voiture nous a permis de gagner du temps, les transports en commun ne sont pas si faciles suivant où. La conduite est facile, les routes sont excellentes. Les prix sont raisonnables, même si la vie semble plus chère que dans d'autres pays de la région (Syrie notamment). Aucun souci gastrique, on trouve de l'eau partout, les jus de fruits sont exceptionnels. Les mers sont chaudes, le temps aussi mais pas étouffant à cette période. Que du bonheur, un périple à vraiment recommander ...
Laurent
Visiter le Pérou English translation pending
je voudrais partir au Pérou sans rien reserver, en logeant en tente.il n'y a pas forcement d'endroit que je voudrais voir a part le Machu Pichu mais sans forcement passer par le chemin des Incas. Est-ce que cela est possible? Existe-il des pensions chez l'habitant?
Quel budget une fois la bas faut-il prévoir?
Merci
Bagage cabine et 30 tubes de 20 millilitres de vitamines English translation pending
Bonjour,
Je prends l'avion demain et je ramène à un ami des vitamines. Ces vitamines se composent de 30 petits tubes de 20ml chacun. Est-ce que ça passe en bagage cabine (je n'ai pas l'option bagage en soute) ?
Merci d'avance
Je prends l'avion demain et je ramène à un ami des vitamines. Ces vitamines se composent de 30 petits tubes de 20ml chacun. Est-ce que ça passe en bagage cabine (je n'ai pas l'option bagage en soute) ?
Merci d'avance
Emplacement des tombes Carlos Gardel et Astor Piazzola (Argentine) English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai aller fair "l'affectueuse révérence": qui peut me dire si l'accés et facile?
Amicalement
Je souhaiterai aller fair "l'affectueuse révérence": qui peut me dire si l'accés et facile?
Amicalement
Tagada, Haribo, malabars et petites frimousses English translation pending
Un sujet léger, léger...
Qui se souvient des longs et fins tubes de poudre de réglisse ? Celui dont on casse une extrémité et que l’on aspire dans un éternuement. Et le coquillage dont la langue suçait le caramel brun, quel régal. Les bonbons, bonbecs, qu’on achète à la sortie du collège. J’ai encore en mémoire une première place en latin qui m’avait valu l’achat de 42 sucettes au caramel. Nous étions 42 en classe de cinquième cette année là et quand arrivait l’heure des classements, celle qui arrivait première (nous n’étions que des filles dans un lycée de jeunes filles, pantalons et bottes interdites, carte d’entrée et carte de sortie) avait obligation morale de fêter l’évènement par un achat de sucettes. 10 centimes la sucette, 4 francs 20 dans un sac en papier. Un argent de poche difficilement conservé qui s’envolait pour une première place. La fierté de la distribution, je n’ai pas oublié, doublée de l’espoir de ne plus jamais être première, mon escarcelle était tout aplatie. Espoir confirmé, je ne le fus jamais plus.
Tout ca, pourquoi j’en parle ? Parce que les enfants aiment toujours autant les friandises. Vendus en sachet dans les supermarchés et plus à l’unité, des trucs de toutes les couleurs. Il m’arrive encore de craquer sur des fraises tagada bien chimiques mais surtout pour les car-en-sac dont je raffole absolument. Hier, je marchais dans la rue déjà enguirlandée avec dans la bouche une grosse poignée de ces p’tites crottes de hamster, craquantes et réglissées. Je me demandais quelles étaient les friandises des enfants dans le monde et je me suis rendue compte que je ne le savais pas. Catastrophe, comment puis-je ignorer ces douceurs qui fondent et croquent dans la bouche. En Inde j’ai vu des channa dol qui ressemblaient à des pois chiches enrobés de sucre, rien à voir avec « la pie qui chante » et que j’ai goûté par hasard, hasard malheureux pour mes papilles d’européenne. En Europe, c’est comme ici, ça va du crocodile en caoutchouc vert, dont on tire la queue qui fait ploc en se rompant, au nounours meringué-chocolaté. Et en Chine ? Et en Afrique, en Amérique du Sud ? Le mystère s’épaissit. Douya si tu lis ces lignes, tu dois avoir vu circuler des bonbons ou des friandises à l’école d’ Arequipa et parmi vous tous, ceux qui voyagent avec des enfants, vous vous êtes sûrement penchés sur cette question essentielle. J’ai bien farfouillé sur Ternet, j’ai vu qu’il existait des confiseries à bas de riz glutineux, de patates douces etc… mais ça, c’est de la confiserie, pas du bonbecs. Quand on tape bonbons, le mot est accolé à obésité, à caries, enfin les sempiternels reproches attribués à ce minuscule plaisir de gamins et même de vieillards d’ailleurs. Je vois chaque jour, assise sur un banc de la place, une très très vieille femme entortillée dans un fichu marron, jetant du pain aux gras pigeons gris, qui suçote, les lèvres aspirées par l’absence de dents un chupa chups. On ne voit que le petit bâtonnet en plastique blanc planté comme une cigarette et qu’elle retire parfois pour observer ce qu’il reste de sa sucette.
Je suis pourtant presque certaine que chaque môme de la terre adore glisser dans la bouche le bonbon réconfortant au plaisir ineffable : boule de gomme, caramel, sucettes et chewing-gum. Bonbons sucrés, salés, épicés peut-être allez-vous me le dire…
Ah, faire une bulle si énorme qu’elle éclate au visage, se plaque jusqu’aux sourcils en un film transparent si difficile à décoller et signifiant victorieusement qu’on a réussi la plus grosse bulle…
Dom
Qui se souvient des longs et fins tubes de poudre de réglisse ? Celui dont on casse une extrémité et que l’on aspire dans un éternuement. Et le coquillage dont la langue suçait le caramel brun, quel régal. Les bonbons, bonbecs, qu’on achète à la sortie du collège. J’ai encore en mémoire une première place en latin qui m’avait valu l’achat de 42 sucettes au caramel. Nous étions 42 en classe de cinquième cette année là et quand arrivait l’heure des classements, celle qui arrivait première (nous n’étions que des filles dans un lycée de jeunes filles, pantalons et bottes interdites, carte d’entrée et carte de sortie) avait obligation morale de fêter l’évènement par un achat de sucettes. 10 centimes la sucette, 4 francs 20 dans un sac en papier. Un argent de poche difficilement conservé qui s’envolait pour une première place. La fierté de la distribution, je n’ai pas oublié, doublée de l’espoir de ne plus jamais être première, mon escarcelle était tout aplatie. Espoir confirmé, je ne le fus jamais plus.
Tout ca, pourquoi j’en parle ? Parce que les enfants aiment toujours autant les friandises. Vendus en sachet dans les supermarchés et plus à l’unité, des trucs de toutes les couleurs. Il m’arrive encore de craquer sur des fraises tagada bien chimiques mais surtout pour les car-en-sac dont je raffole absolument. Hier, je marchais dans la rue déjà enguirlandée avec dans la bouche une grosse poignée de ces p’tites crottes de hamster, craquantes et réglissées. Je me demandais quelles étaient les friandises des enfants dans le monde et je me suis rendue compte que je ne le savais pas. Catastrophe, comment puis-je ignorer ces douceurs qui fondent et croquent dans la bouche. En Inde j’ai vu des channa dol qui ressemblaient à des pois chiches enrobés de sucre, rien à voir avec « la pie qui chante » et que j’ai goûté par hasard, hasard malheureux pour mes papilles d’européenne. En Europe, c’est comme ici, ça va du crocodile en caoutchouc vert, dont on tire la queue qui fait ploc en se rompant, au nounours meringué-chocolaté. Et en Chine ? Et en Afrique, en Amérique du Sud ? Le mystère s’épaissit. Douya si tu lis ces lignes, tu dois avoir vu circuler des bonbons ou des friandises à l’école d’ Arequipa et parmi vous tous, ceux qui voyagent avec des enfants, vous vous êtes sûrement penchés sur cette question essentielle. J’ai bien farfouillé sur Ternet, j’ai vu qu’il existait des confiseries à bas de riz glutineux, de patates douces etc… mais ça, c’est de la confiserie, pas du bonbecs. Quand on tape bonbons, le mot est accolé à obésité, à caries, enfin les sempiternels reproches attribués à ce minuscule plaisir de gamins et même de vieillards d’ailleurs. Je vois chaque jour, assise sur un banc de la place, une très très vieille femme entortillée dans un fichu marron, jetant du pain aux gras pigeons gris, qui suçote, les lèvres aspirées par l’absence de dents un chupa chups. On ne voit que le petit bâtonnet en plastique blanc planté comme une cigarette et qu’elle retire parfois pour observer ce qu’il reste de sa sucette.
Je suis pourtant presque certaine que chaque môme de la terre adore glisser dans la bouche le bonbon réconfortant au plaisir ineffable : boule de gomme, caramel, sucettes et chewing-gum. Bonbons sucrés, salés, épicés peut-être allez-vous me le dire…
Ah, faire une bulle si énorme qu’elle éclate au visage, se plaque jusqu’aux sourcils en un film transparent si difficile à décoller et signifiant victorieusement qu’on a réussi la plus grosse bulle…
Dom
Solidarité et aide au transport avec chien Pérou - France English translation pending
Bonjour a tous !
J ai une requête particulière, nous revenons d un voyage au Pérou ou il nous ait arrivé quelque chose d extraordinaire, nous sommes tombés, en nous baladant dans les environs de Cusco sur un chiot enfermé vivant dans un sac plastique ! Nous avons passé un mois avex lui et sommes tombés complètement amoureux de cette petite bête que nous avons sauvé et avons entrepris les démarches pour qu il rentre avec nous en France ! Un élan de solidarité s est formé autour de cette histoire , nos amis , famille , inconnus se sont mobilisés pour récolter de l argent afin de nous aider dans toutes ses démarches qui coûtent très cher , on a rencontré une femme sur place qui nous garde Macchu jusqu a ce que son arrivée en France soit possible ( délai d attente lié aux vaccins anti rabique ) Il nous reste une dernière embuche , et pas des moindres , Macchu ne peut pas voyager seul !
NOUS SOMMES DONC A LA RECHERCHE DE QUELQU UN QUI POURRAIT VOYAGER AVEC LUI sachant qu il voyage en soute , les choses a faire seraient : le rencontrer a l aéroport, lui faire passer les enregistrements avec son passeport aux frontières. Nous serons a l aéroport, peut importe lequel, pour l accueillir !! SI TU AS UN VOL DU PÉROU VERS LA FRANCE A PARTIR DE FIN AVRIL OU EN MAI , JUIN , JUILLET. .. que tu as envie de nous aider et de donner une vie meilleur a cette petite boule de poil qui le mérite, contacte moi par mail :
latry.kilian@laposte.net gaidig.coent@laposte.net
Grâce a internet, a la solidarité, tout est possible ! Nous jetons un pavé dans la marre mais rien est impossible ! Merci
J ai une requête particulière, nous revenons d un voyage au Pérou ou il nous ait arrivé quelque chose d extraordinaire, nous sommes tombés, en nous baladant dans les environs de Cusco sur un chiot enfermé vivant dans un sac plastique ! Nous avons passé un mois avex lui et sommes tombés complètement amoureux de cette petite bête que nous avons sauvé et avons entrepris les démarches pour qu il rentre avec nous en France ! Un élan de solidarité s est formé autour de cette histoire , nos amis , famille , inconnus se sont mobilisés pour récolter de l argent afin de nous aider dans toutes ses démarches qui coûtent très cher , on a rencontré une femme sur place qui nous garde Macchu jusqu a ce que son arrivée en France soit possible ( délai d attente lié aux vaccins anti rabique ) Il nous reste une dernière embuche , et pas des moindres , Macchu ne peut pas voyager seul !
NOUS SOMMES DONC A LA RECHERCHE DE QUELQU UN QUI POURRAIT VOYAGER AVEC LUI sachant qu il voyage en soute , les choses a faire seraient : le rencontrer a l aéroport, lui faire passer les enregistrements avec son passeport aux frontières. Nous serons a l aéroport, peut importe lequel, pour l accueillir !! SI TU AS UN VOL DU PÉROU VERS LA FRANCE A PARTIR DE FIN AVRIL OU EN MAI , JUIN , JUILLET. .. que tu as envie de nous aider et de donner une vie meilleur a cette petite boule de poil qui le mérite, contacte moi par mail :
latry.kilian@laposte.net gaidig.coent@laposte.net
Grâce a internet, a la solidarité, tout est possible ! Nous jetons un pavé dans la marre mais rien est impossible ! Merci
Quelle île après Lanzarote et Ténérife? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes allés à Lanzarote il y a quelques années et sommes tombés amoureux de l'ile. Quelques temps après, nous sommes allés à Tenerife et nous avons également adoré. Nous nous sommes promis de visiter toutes les îles Canaries. Nous sommes en train de planifier notre prochain voyage pour début janvier et je souhaitais poser la question aux spécialistes des Canaries : quel île feriez-vous en troisième ? Nous avions pensé a fuerteventura mais je trouve dommage de nous rendre là-bas à une saison qui ne nous permettra pas de profiter des plages. À moins qu'il n'y ait beaucoup d'autres choses à voir là-bas ?
Quelles sont les attraits des autres îles ?
Merci beaucoup
Nous sommes allés à Lanzarote il y a quelques années et sommes tombés amoureux de l'ile. Quelques temps après, nous sommes allés à Tenerife et nous avons également adoré. Nous nous sommes promis de visiter toutes les îles Canaries. Nous sommes en train de planifier notre prochain voyage pour début janvier et je souhaitais poser la question aux spécialistes des Canaries : quel île feriez-vous en troisième ? Nous avions pensé a fuerteventura mais je trouve dommage de nous rendre là-bas à une saison qui ne nous permettra pas de profiter des plages. À moins qu'il n'y ait beaucoup d'autres choses à voir là-bas ?
Quelles sont les attraits des autres îles ?
Merci beaucoup
Assurance maladie au Cambodge? English translation pending
bonjour,
Nous avons fait plusieurs séjours au Cambodge, notemment du bénévolat et sommes tombés sous le charme de ses habitants.
Nous envisageons de nous y installer et aimerions quelques tuyaux en ce qui concerne les assurances santé sur place. Est-ce que quelqu'un connaît une compagnie d'assurance qui couvre notemment la grossesse ? Nous avons entendu parlé de FORTE Insurance, quelqu'un connait?
Merci d'avance.
Srei Sarah
Nous envisageons de nous y installer et aimerions quelques tuyaux en ce qui concerne les assurances santé sur place. Est-ce que quelqu'un connaît une compagnie d'assurance qui couvre notemment la grossesse ? Nous avons entendu parlé de FORTE Insurance, quelqu'un connait?
Merci d'avance.
Srei Sarah
Inde et Népal pour trois semaines? English translation pending
Bonjour a tous
Juste une question triée sur le volet (et qui peut sembler absurde😛), mais je voudrais avoir certains de vos commentaires géneraux et argumentés lol sur ces deux pays, et celui que vous me conseillez....Je dispose de 3 semaines au mois de Janvier 2007. C'est trés court, 😕 evidemment, pour ces 2 géants, mais peut-on profiter des 2 ?? avez vous un bon itineraire à me conseiller ??
Merci d'avance pour vos réponses
Juste une question triée sur le volet (et qui peut sembler absurde😛), mais je voudrais avoir certains de vos commentaires géneraux et argumentés lol sur ces deux pays, et celui que vous me conseillez....Je dispose de 3 semaines au mois de Janvier 2007. C'est trés court, 😕 evidemment, pour ces 2 géants, mais peut-on profiter des 2 ?? avez vous un bon itineraire à me conseiller ??
Merci d'avance pour vos réponses