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Prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires... English translation pending
by Madikéra · 2015-01-26 · 860 replies
Bonjour,

Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...

Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!

Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir

Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.

Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...

Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place

Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été

Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...

Plus tard, viendra le temps des questions précises...

D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Costa veut "tuer" le Samsara! English translation pending
by Vsylvie · 2015-01-25 · 237 replies
je reviens d'une croisière aux caraibes sur le fortuna, et nous avons pris des renseignements pour une croisière sur le luminosa au mois de juin aimant voyager en samsara, nous demandons donc un devis dans cette catégorie et là, la personne nous regarde et nous demande si nous sommes au courant du " nouveau" samsara... excitée, je m'imagine déjà de nouveaux avantages et de "privilèges" qui vont nous être proposés... bing et bien non !!! c'est le contraire !!! en un mot :rien ....il n'y a plus rien d'avantageux au samsara !! résumons avant la catégorie samsara c'était : - une chambre sous l'espace samsara, les enfants n'étant pas acceptés au spa, pas de gamins qui courent dans cet espace - un accès privatif à l'espace samsara - un accès illimité à l'espace spa - un restaurant à part avec menus différents sans horaires de services, pas de placement obligatoire à table, et service soigné -deux soins (massages ou autres) lors de la croisière le nouveau samsara : -les chambres ..bon elles ne peuvent pas bouger ... - en novembre, sur le luminosa, nous ne pouvions plus bénéficier de l'accès privatif, il fallait obligatoirement passer par l'accueil du spa pour échanger la carte de la chambre contre un bracelet bipeur pour ouvrir les portes (auparavant on l'avait pour la semaine) donc si on veut aller chercher ou déposer quelque chose en cabine il faut reéchanger la carte avec le bracelet aller à sa cabine et recommencer ...avec au passage faire la queue si la personne de l'accueil est occupée... - toujours l'accès au spa ..ça ça ne change pas ! - PLUS DE RESTAURANT !!!! le restaurant samsara ne fait plus parti des avantages ! il sera désormais en supplément !! -PLUS de soins non plus !! fini !

moi perso je ne comprends pas !! quand j'ai demandé des explications, la personne m'a répondu que les personnes décisionnaires ne faisaient pas forcement de croisières et ne sont pas à l'écoute des clients !! sans blague !! elle a cherché à me rassurer en me disant que ce sera un essai, que peut être ils reviendront en arrière ...et moi j'ai répondu que "peut être " j'irai voir ailleurs et que je pense que d'autres feront comme moi !! ah oui comme autre argument, elle m'a fièrement annoncé que le prix des cabines samsara a été revu à la baisse aussi ! que maintenant ce n'est plus env 400 euros par rapport à une cabine premium, mais 200 ce qui correspond juste à une extension spa ... bref ...cette nouvelle politique une fois de plus à la baisse rentrera en action au mois d'avril ... cette société me déçoit de plus en plus, à trop tirer vers le bas elle va finir par y perdre ... dommage nous sommes maintenant tous les 2 gold pearl avec mon mari, mais je pense essayer d'autres compagnie et me refaire une nouvelle carte de fidélité ailleurs..
Récit de voyage à Cuba - Novembre 2014 English translation pending
by Gbogaert · 2015-01-24 · 1 reply
Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html

From Cuba, with rhum…

La Havanne – 7 novembre Arrivée en soirée à La Havane ce 7 novembre, pour deux semaines de découverte de l’ile. Longue attente pour passer la douane, longue file encore pour acheter nos premiers pesos ‘convertibles’, avant de rejoindre notre Casa Particular, Casa 1932, dans Havana Centro. Accueil chaleureux de Luis, dans cette petite maison joliment décorée de bric et de broc d’un autre temps. Petite chambre, c’était prévu, mais nickel, c’est tout ce qu’on verra de la Havane ce soir! Levés de bonne heure le lendemain, nous voilà déambulant dans les rues de la ville aux premières chaleurs du soleil. Temps idéal, lumineux, pas trop chaud, petite brise le long du Malecon (la rue de 8km longeant la côte à deux pas du centre). On admire l’architecture variée, tantôt en ruine, tantôt rénovée, alternant briques à nu, matériaux battus par le vent marin, façades colorée et fraichement repeintes, terrains vagues entre deux immeubles, maisons coloniales à balcons, hôtels austères, … une atmosphère irréelle mais chaleureuse se dégage de cet ensemble hétéroclite. Nous nous enfonçons dans les petites rues. Là encore, l’atmosphère est chaleureuse, on se sent bien, peu de trafic, peu de monde, des sourires, des accolades, des apostrophes d’un balcon à l’autre, une reproduction du Ché, un incroyable mélange là aussi, de blancs, de noirs, de créoles, comme si toutes les teintes de peau se mélangeant dans un joyeux ensemble coloré.

On se sent bien à La Havane. Et pour ajouter à l’atmosphère, il y a ces vieilles Américaines! Vieilles carrosseries rongées par la rouille ou superbement restaurées, souvent colorées, parfois passées, ces vieilles dames forcent le respect et on ne peut s’empêcher de les admirer, de les photographier. La plupart servent de taxi, beaucoup véhiculent les touristes, et allant sur leurs 70 ans on se dit que tous les talents de mécaniciens des cubains finiront par ne plus suffire à les maintenir en vie, et qu’il faut profiter encore de ce spectacle coloré et majestueux!

Du Malecon et Havana Centro nous continuons vers le Paséo, superbe avenue flanquée d’un passage pédestre bordé d’arbre, en son centre, d’où l’on admire à loisir les belles demeures coloniales, à l’aspect plutôt bien conservé dans ce quartier. Dans Havana Vieja, tous les guides nous mènent aux ‘quatre places’, centre touristique de la ville. Ces places sont en effet superbes et très bien restaurées, reliées par des rues joliment entretenues, touristiques et animées. On prend plaisir à admirer la place des Armes et ses bouquinistes, la place de la Cathédrale et ses figurants encostumés haranguant le touriste, la belle église de la place San Francisco de Asis, … On reviendra souvent, l’atmosphère est agréable, les rues toujours animées, les café-concert jamais loin, et les petits bars où siroter un mojito non plus!

Nous sillonnons la ville trois jours durant. Avec une préférence pour Vieja et Centro; le bus hop-on-hop-off (5cuc) qui nous a emmené faire un tour plus à l’ouest ne nous a par contre pas impressionné.

Je n’avais pas entendu beaucoup de bien de la cuisine cubaine. Il faut croire que l’ouverture de restaurants privés aux touristes, et la possibilité de vendre des produits plus savoureux que le poulet, porc, pizza et riz ont changé la donne ces dernières années: le touriste de passage peut désormais gouter aux crevettes et à la langouste, et aux délicieuses spécialités locales dans les paladares (restaurants privés), ainsi que dans les casa particulares (chambres d’hôtes). On s’est régalés à La Havane, en particulier au Chanchullero et chez Dona Eumitia. Brochettes de langoustes, banane plantain farcie de viande aux olives et raisins, ropa vieja (littéralement ‘vieille fringue’, un ragout effiloché d’agneaux très slow food), crevettes pêchées localement et préparées de mille façon, souvent accompagnés de riz et de haricots noirs cuisinés, bien plus savoureux que l’image un peu sèche que nous en avions! Au Chanchullero, café-restaurant décalé, l’assiette de viande ou poisson en sauce est accompagnée de crudités, d’avocat, et de pain de maïs… et de préférence aussi d’une bière locale, d’un mojito, daiquiri, ou autre boisson à base du délicieux rhum produit sur l’ile. Ah et puis il faut le savoir, les portions sont conséquentes à Cuba! Du petit déjeuner (souvent royal, fruité, très copieux) au diner, les repas sont très bien servis!

Nous passerons notre troisième nuit dans une petite casa sympa au cœur d’un quartier populaire et vibrant au son de la musique endiablée de ses bars; notre chambre (n°7) dotée d’une chouette petite terrasse sur les toits nous permet de profiter à loisir de cette atmosphère festive.

Nos coups de cœur: Casa 1932 : Campanario # 63 bajos, entre San Lázaro y Lagunas La Habana Casa Maria & Jésus : Aguacate #518 / Sol y Muralla - Old Havana, Havana City - Cuba Restaurant Dona Eumitia : Callejon del Chorro # 60-C | Plaza de la Catedral, Habana Vieja, La Havane 30600, Cuba Bar à tapas Chanchullero: Tte Rey # 457 entre Bernaza y Cristo, Habana Vieja, La Habana.

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - 1cuc (peso convertible, destiné aux touristes) vaut environ €0,8 lors de notre passage. 1 cup (moneda national, réservés aux cubains, et qu’on n’a quasiment pas utilisés) vaut environ 1/25ème de cuc. - L’accès internet est rapide… mais peu répandu et cher (6cuc/h). On achète des cartes dans les bureaux Etecsa, les cartes sont valables dans tous les bureaux, qui ont des points internet (PC’s). Accès dans les hôtels de standing aussi, au même tarif pu plus cher, on en a même vu un avec wifi (Las Jazmines à Vinales). - Plus de réservations possible des bus Viazul en ville, obligation d’aller acheter les billets à la gare routière (3km). - Le bus touristique s’arrête vers 18:00 (pas 21:00). 5cuc pour la journée. - La fabrique de cigares a déménagé, les visites se réservent en ville à l’hôtel Saratoga. - Emporter des boules Quiès est toujours une bonne idée… - Si vous pouvez éviter le vol d’Air Europe, c’est mieux! On n’avait pas vu un plateau-repas aussi peu ragoutant depuis bien longtemps, un personnel antipathique et un avion au confort limité, system audio-vidéo inexistant, et un peu crasseux…

Nous quittons la ville enchantés et la tête pleine d’images colorées; nous prévoyons d’y repasser prendre un bol de cette chouette atmosphère avant notre départ, et réservons déjà une nuit à la Greenhouse dont nos guides disent le plus grand bien.

En route pour l’Ouest, la vallée de Vinales, 4 petites heures de bus confortable (12cuc) avec Cubanacan (réservé à l’hôtel Inglaterra; les bus Viazul ne se réservant plus pour le moment que depuis le terminal hors de la ville), climatisé, sur route nickel! Jolis paysages verdoyants.

Vinales – 10 novembre

La vallée de Vinales, et l’ouest de l’ile en général, est réputée pour sa production de tabac. Même si les principales fabriques de cigares se trouvent dans les alentours de la capitale. Elle est caractérisée par ses ‘Mogotes’, de gros monticules rocheux rappelant les formation karstiques du Vietnam, couvertes de végétation et parsemant les plaines et l’horizon. L’ensemble forme un paysage magnifique de grandes plaines cultivées, parsemées de bananiers, et des silhouettes ciselées des Mogotes. Quelques vautours tournoyant dans le ciel à peine nuageux ajoutent encore à la beauté du paysage, et quand le soleil vient à se coucher, étirant les ombres le long des plaines, la vue sur la vallée est absolument magnifique.

L’offre de logements en casa particulares est largement supérieure à la demande, néanmoins les adresses mentionnées dans les guides sont souvent complètes si on n’a pas pris la peine de réserver. Nous cherchons un toit en se baladant dans une des rues adjacentes à la (unique) rue principale du village; les casas colorées se succèdent, plus éclatantes les une que les autres, et souvent une petite terrasse de front ornée de deux rocking chairs et un toit plat faisant office de terrasse. Nous nous dirigeons vers le bas de la rue, près des champs et de la vue sur les Mogotes, pour nous installer chez Bernado et Belkis, dans une chambre proprette avec magnifique terrasse de toit aménagée et vue sur la campagne environnante. Petit mojito les doigts de pieds en éventail au soleil couchant, et plus tard un délicieux repas de poisson et crevettes, hyper-copieux comme toujours dans les casas, dégusté dans le patio de la maison. A noter, la sauce des crevettes de Mlle S, à refaire sans tarder avec ail, vin blanc, cumin, ognons, et concentré de tomate: un régal. Curiosité locale également, le fromage ‘queso gouda’ accompagné d’une confiture de goyave, en guise de dessert…

Bernardo nous organise une balade à cheval (un must dans cette région) le lendemain matin, avec son pote fermier Pipo. Après un classique mais délicieux petit déjeuner (comme souvent: œufs, fruits frais , jus de goyave, café, pain, fromage et miel… on ne va pas se plaindre!), nous voilà confortablement installés sur la selle de Sabrosa et Perrrriiicoooo. Ils connaissent le chemin, pas de soucis; bien que n’étant pas du tout cavalier je me sens assez à l’aise… même quand plus tard ils partiront dans quelques trots et même mon baptême de galop!!! La balade à travers champs est très agréable, et la vue magnifique. Entourés des Mogotes, nous cheminons d’un champ à l’autre, notre cowboy de service (Pipo a un look de gentil cowboy avec son chapeau blanc vissé sur le crâne) nous commentant les cultures entre deux blagues! Pipo est lui-même agriculteur, et connait tous le monde dans la vallée.

Le paysage est parsemé d’étranges granges triangulaires, au toit de feuilles de palme ou parfois de tôle rouillée, servant en fait de séchoirs pour les feuilles de tabac. Nous nous arrêtons à l’une d’elles, pour une petite explication, démonstration de roulage, dégustation de guarapo (jus de canne à sucre fraichement pressée entre deux rouleaux, et citron, mon pêcher-mignon!), et vente de cigares bien entendu A 3cuc l’unité c’est un peu cher pour du roulé local, mais on assume notre statut de touriste et ça met du beurre dans leurs épinards ;-) Le torredor (rouleur de cigares) s’en va donc de sa petite explication bien utile: les feuilles sont mises à fermenter et sécher dans la grange avant d’être aspergée d’un mélange (secret certainement) de jus de fruits, miel et eau pour enclencher une seconde fermentation, anaérobie cette fois, les feuilles étant pressées dans un grand bac étanche. Les feuilles sont triées en fonction de leur qualité, qui dépend de leur position sur la tige de la plante. Les plus hautes sont plus corsée. 90% de la production est remise à l’état, les 20% restants (oui, ça se passe comme ça à Cuba!) sont conservés par le paysan pour sa consommation propre ou pour rouler de jolis souvenirs aux touristes. Déveinées, les feuilles sont roulées en choisissant les qualités appropriées pour l’intérieur et l’enveloppe. Il faudra encore maintenir le cigare bien serré pour qu’il acquière sa forme et sa tenue définitive. Ne restera plus qu’à guillotiner la base (on trouve partout ces coupe-cigares en bois estampillés ‘Cohiba’ sur les marchés ‘artisanaux’), allumer le barreau de chaise et se le coincer négligemment au coin de la bouche!

La balade comprend une visite de grotte percée à la base d’un Mogote; rafraichissant, mais pas suffisant pour nous enthousiasmer, et certainement pas pour nous faire plonger dans l’eau filtrée de la piscine naturelle qu’on trouve en son fond… Nous retournons vite fait à nos montures pour une balade au soleil déclinant des plus agréables. Ah au fait: pas de tracteurs ici, les paysans labourent à l’aide de bœufs et parfois de chevaux. On apercevra un ou deux tracteurs plus tard, mais la plupart des travaux semblent réalisés à la dure par traction animale!

Pour nous remettre de cette balade au soleil, nous prenons un taxi (3cuc) pour l’hotel Los Jazmines à quelques kilomètres en hauteur de Vinales, pour profiter de sa belle (mais froide!) piscine (3cuc), confortablement installés sur un transat, et profiter encore d’une vue sublime sur la vallée de Vinales au soleil couchant (en compagnie d’une bonne bande de touristes, l’endroit étant plus réputé pour sa vue et sa piscine que pour ses chambres un peu vétustes).

Notre dernière journée à Vinales sera marquée par un délicieux repas à 2km du village, à la Finca Ecologica El Paraiso. Nous nous y rendons tard (vers 13:30) et c’est une excellente idée pour éviter les bus touristiques qui connaissent bien l’endroit! La ferme produit la majorité de ses produits, en biologique, et nous pouvons admirer les rangs de légumes en contrebas de la terrasse de la ferme. La vue de cette terrasse est magnifique, donnant sur la Valle del Silencio, ses Mogotes découpant le paysage et ses vautours animant le ciel. On nous sert un festin pour 10cuc, après une ou deux pina colada, préparées ici avec ananas et coco frais et saupoudré de cannelle, et qu’on charge selon son gout du rhum posé sur la table! Superbe cochon rôti à la peau craquante, poulet grillé, agneau en sauce, beignets et chips de plantain, guacamole à se rouler par terre, soupe claire de légumes savoureuse comme jamais, et quelques salades de légumes de jardin, peu assaisonnées comme c’est souvent le cas ici. Un pur délice, avec cette vue incroyable et le silence de la campagne (après le départ des bus, s’entend!), c’est un vrai Paraiso ici!

Nos coups de cœur à Vinales: - Ferme-restaurant Finca El Paraiso - Casa Bernaldo y Belkis, ses jolies chambres tout confort avec couvertures de lit roses à frou-frous, ses cocktails sur la terrasse avec vue sur la vallée, ses repas absolument délicieux. - Restaurant El Olivo - La boulangerie locale à l’angle de la rue principale qui nous a vendu un cake peu sucré et tout chaud pour notre voyage vers Cienfuegos.

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): Pas mal de bus vers La Havane et Cienfuegos, cuc32 et 6h30 heures pour ce dernier avec Cubanacan; on nous proposait aussi des taxis privés (en fait des minibus) avec Cubataxi pour environ cuc40.

Cienfuegos – 14 novembre

Déception en arrivant à Cienfuegos: la ville n’est pas très jolie, le quartier colonial passablement défraichi, la côte assez sale et pas vraiment ensablée, la place principale un peu carton-pâte… bref, pas vraiment laid mais pas de charme non plus. On s’installe dans une casa particular mentionnée dans le Routard, Esther est toute contente de voir des touristes et va fisa donner un coup d’éclat à notre chambre… vieille maison de famille, meubles et vaisselle d’un autre siècle, peintures passablement défraichies, photos jaunies des ancêtres aux murs… l’endroit a un certain charme malgré le hauts plafonds et le mobilier branlant. Un escalier en colimaçon dans notre chambre (manque de s’écrouler et) nous mène à ‘notre’ terrasse qui doit bien faire 100m² avec jolie vue sur la ville et des rocking chairs délabrés! Original! Longue balade vers la pointe de la ville au soleil déclinant, petit resto à touriste qu’on ne vous recommande pas, jogging matinal sur le Malecon et c’en sera tout pour notre visite éclair à Cienfuegos!

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - Casa Esther Curbelo Martinez: 5605 Calle 33, Cienfuegos – comme décrit plus haut, un certain charme très désuet, bon petit déjeuner (cuc25, pdj cuc5 pp). - Restaurant Paladar El Criollito: a éviter; pas vraiment mauvais, mouches dans le vinaigre et prix des boissons non indiqués et finalement très excessifs; bref un attrape-touristes qui joue sur sa mention dans les guides… si seulement on avait eu accès à Tripadvisor avant de s’y rendre….. - Bus Viazul vers Trinidad, cuc6, 1h30 environ, tout confort sur voies rapides.

Trinidad – 15 novembre

Ouf, après la déception de Cienfuegos, Trinidad se montre d’emblée à la hauteur de nos attentes! Petites maisons colorées, animation des rues, chevaux, calèches, quelques vieilles américaines, pas mal de (bus de) touristes aussi, rues pavées…. la carte SD va bien chauffer!! On n’a pas réservé, la gare routière est en plein centre, passage en force (je suis un poil sur les nerfs aujourd’hui!) du comité d’accueil, nous voilà au calme des petites ruelles de la vieille ville. La seconde casa particular (Rogelio Inchauspi Bastida) sera la bonne: une ancienne pharmacie puis consulat, spacieuse, décorée de bois tropical foncé, meubles lourds, chambre aérée, et… deux superbes terrasses et deux autres terrasses intérieures, tout ce qu’on demande!!

L’endroit est idéal pour se (re)poser, profiter des terrasses pour lire et écrire, se perdre dans les petites rues pavées, s’émerveiller des lumières, des couleurs, de l’animation des rues, des scènes de vies… une fois la majorité des bus touristiques partis (avant 11h et après 17h), la ville est vraiment charmante, hyper-photogénique, et très reposante. On sent fort aussi la différence entre weekend et jours de semaine, où la ville est animée dès le matin des femmes faisant leurs courses, des hommes partant travailler, du va-et-viens des transports, … A Cuba le carnet de rationnement a encore cours, et dès le matin on aperçoit les files de cubains patientant pour s’approvisionner des quelques produits accessibles grâce au carnet qu’ils tiennent à la main. Mais la libreta ne suffit plus, et on l’a récemment amputée de biens de consommation indispensables tels le savon, qui doit désormais s’acheter au prix fort, et souvent en cuc, dans les épiceries et petits supermarchés souvent peu garnis. Pas étonnant dès lors que les Cubains fassent la chasse aux cuc, et à ceux qui en possèdent pleins leurs portefeuilles, les touristes! Tout ici est sujet à gagner quelques cuc supplémentaires: photos, transports improvisés, pourboires, musique, … c’est de bonne guerre mais évidemment parfois agaçant, bien que les Cubains restent toujours sympathiques, souriants, courtois, et pas trop insistants! A noter aussi que malgré cette situation on se sent en sécurité à Cuba, le sourire et la rigolade y étant certainement pour quelques chose, autant peut-être que les trente ans de prisons promis à ceux qui déroberaient un étranger?!!

Un train parcourt la vallée des Ingenios toute proche, parsemée d’anciennes fermes d’exploitation de la canne à sucre. Le train à vapeur a probablement définitivement laissé place à une version diesel, mais la balade n’en est pas moins charmante, bien qu’un peu longue. Le claquement du train, le roulis, les paysages qui défilent, les vieux ponts rouillés, les vaches qui nous regardent passer, flanquées de leur inséparable héron, ça n’a pas de prix à mon avis, et ce n’est pas la présence exclusive de touristes sur le parcours qui nous gâchera notre plaisir!

Envie de plage, après dix jours sur l’île il est bien temps que nous y fassions une petite visite. Direction Ancon, à 15km de Trinidad, longue bande de sable blanc bordée de cocotiers, deux ou trois gros hôtels bétonnés mais colorés, paillottes et transats, et plus loin une plage déserte pour celui qui désir plus de tranquillité. Nous y faisons une balade sous un soleil de plomb, avant de profiter du confort de la plage aménagée, et de la température idéale de l’eau… sable, farniente et cocotiers, ça sent bon les vacances!

On a pris goût au soleil et au sable blanc, nous réservons pour le lendemain un ‘package’ d’une journée vers une des iles ‘paradisiaques’ bordant la côte de Trinidad: Cayo Blanco. Ca fait du bien parfois de se laisser emmener et de ne rien organiser de notre journée! Rendez-vous à la Marina Marlin, à deux pas de la playa Ancon, vers 9:00 pour retrouver une vingtaine d’autres touristes et embarquer dans un superbe catamaran disposant de deux trampoline sur lesquels on sait déjà qu’on passera un moment de détente et de bronzette au son du clapoti des vagues sur les coques du bâteau. Trois marins tannés par le soleil, le ventre bien rebondi et les lunettes vissées sur le nez nous accueillent avant de prendre les commande du bâteau qui, comme les chevaux de Vinales, semble connaître le chemin! Une heure de navigation (au moteur) sous un beau soleil nous mèneront aux abords de Caya Blanco ou nous enfilons palmes, masques et tubas pour une heure de snorkeling le long des barrières de corail. L’eau est divinement tiède, les fonds marins sont sympas et animés de (petits) poissons colorés… on a vu plus joli mais on ne boude pas notre plaisir d’observer la vie sous-marine et de profiter de ce moment de détente totale en apesanteur et dans le calme de l’étendue d’eau qui nous entoure.

Nous accostons sur l’ile ensuite, ou un espace de restauration peuplé de gros Bernard l’Hermite et de quelques iguanes peu farouches (on les soupçonne d’être les deux seuls représentants de l’espèce sur l’île, grassement payés en nature pour divertir le touriste de passage…) qui se pavanent sur la terrasse. Sympa de les observer, et de déguster ensuite une paella aux fruits de mer accompagnée de crudités… le repas manque de variété néanmoins, et pour le tarif du package (50cuc, exorbitant pour les standards cubains) on aurait aimé un open-bar proposant quelques cocktails locaux (en plus des bières et sodas) et un peu de variété dans le repas. Mais bref, on profite quand même de ce repas avant de faire une petite balade sur l’île, sur laquelle on semble seuls au monde dès qu’on s’éloigne du baraquement et de nos compagnons de voyage. Baignade dans l’eau limpide, balade le long des plages, tantôt rocailleuses, tantôt de sable blanc ou couvertes d’algues sèches. Le temps se gâte un peu après notre sieste à l’ombre des cocotiers, le chemin du retour sera un rien plus frais et ombragé, la pluie faisant même une brève apparition lors de notre passage sous un gros nuage noir rendant le paysage marin et la vue des côtes approchantes un rien dramatique! Bon plan, le taxi que nous avions négocié pour la Marina ce matin (6cuc) nous attend pour le retour aux mêmes conditions, parfait!

Dernier repas au La Botija, un restaurant d’Etat qui nous plait décidément beaucoup, pour son ambiance, son chouette groupe musical pas trop ‘salsa’, et sa carte variée qui satisfait les petites faims, grignotages, ou repas plus conséquents! (on a aimé la pizza aux fruits de mer, les pâtes marines, le pain au tomates, les salades, les albondigas, et le mojito bien sûr; un peu moins les poivrons rellenos trop gras).

Après trois nuit nous avons du changer de casa, et nous sommes dirigés vers la jolie casa de Sara Sanjuan Alvarez. Notre seconde nuit chez Sara était parfaite, après que cette dernière nous aie suggéré d’évacuer la chaleur emmagasinée de la chambre à l’aide d’une savante combinaison d’airco (mais pas trop), ventilo, et courants d’air! Le temps rafraichi par la pluie a certainement aidé aussi! L’endroit est vraiment charmant en tout cas, une de nos meilleures casa particulares du séjour: maison des propriétaires en front de rue, décorée de moulte bibelots, boudoirs, photos d’ancêtres, et commodes Marie-Machinchouette, débouchant à l’arrières sur quatre chambres dédiées aux touristes de passage, sur deux étages, et plusieurs terrasses agencées autour d’un patio lumineux et joliment décoré (pour qui aime les petites statues de jardin, moulures, fontaines et plantes en plastiques, s’entend!)… vraiment sympa et on s’y sent bien pour papoter avec Sarah dans notre espagnol approximatif, en se balançant sur un rocking chair (oui il existe de ‘vraies’ chaises à Cuba, mais la majorité semble quand même être de l’espèce ‘rocking’!!!)

Infos utiles et coups de coeur, lors de notre passage (Novembre 2014): - Chouette ambiance, carte variée, et cuisson au feu de bois à El Bodija. - Casa Rogelio Inchauspi, centrale et charmante. - Casa Sara Sanjuan Alvarez - Le train roule, mais pas à vapeur! Réservations chez ArtEx pour nous (Cubatour nous ayant affirmé que le train ne roulait pas). - Taxi collectif Trinidad-La Havane pour cuc50, de porte-à-porte, départ 8:30/9:00, durée 4h30, à réserver en agence de voyage, à l’accueil de la gare routière, ou chez un rabatteur (jineteros toujours présents et apparemment fiable à l’angle de Bolivar près de café Internet).

La Havane – 20 novembre

Il est déjà temps de rentrer vers La Havane, où nous avons encore envie de trainer un peu avant notre retour en Europe. On nous propose un taxi collectif pour faire la route, plutôt qu’on bus Viazul ou Transtur, au même tarif et soi-disant plus rapide. On hésite un peu avant d’accepter (on en trouve facilement dans les agences de voyage ou chez les rabatteurs aux coins de rues). On a bien fait! Un van Hyundai nickel vient nous chercher à notre casa pour nous emmener à notre casa de La Havane en 4 bonnes heures, à 120 sur l’autoroute en compagnie de six autres touristes, dans un confort similaire à celui des nombreux bus climatisés que nous dépasserons en chemin (limités, eux, à 80km/h). La gare routière de La Havane étant située extra-muros, c’est vraiment un plus de se faire déposer directement à l’hôtel de son choix!

Zut, par contre les nuage de la veille se sont mués en grosse couverture nuageuse et pluie fine… La Havane a d’un coup perdu de son charme, en plus de pas mal de degrés… Heureusement la casa Greenhouse est dotée de vastes terrasses de toit abritées, ou on peut profiter du mauvais temps pour lire et écrire (ces lignes) en attendant le retour du soleil (bon, là c’est mal barré, on va plutôt aller voir si les mojitos sont toujours aussi savoureux!!). Pluie diluvienne toute la fin de journée, parcours du combattant entre les flaques, déjeuner tardif au Chanchullero (délicieuses tranches de banane plantain cuites à la vapeur et surmontées d’une salade de thon relevée), retour à la Greenhouse trempés jusqu’aux os pour terminer la journée bien au sec!!

On enchaine aujourd’hui les visites qu’on avait reportées lors de notre premier passage et qu’on s’était promis de faire: fabrique de cigares Partagas d’abord, qui produit les marques les plus réputées telles Cohiba, Romeo&Juliette, et Montecristo. Visite intéressante, malheureusement les photos étant interdites je n’ai pas grand chose à vous montrer… dommage parce que l’atelier de roulage des feuilles était très animé, des dizaines d’ouvriers attablés devant leur presse à cigares en train de rouler le contenu d’abord, la feuille protectrice ensuite, au son d’une salsa endiablée! La vitesse d’exécution est impressionnante; après 9 mois de training ces ouvriers sont capables de rouler 100 à 150 pièces par jour. Une fois pressés, roulés, et enveloppés les cigares sont coupés à mesure puis encore calibrés au millimètre dans un atelier annexe, avant d’être bagués et mis en boîte. On a râté de peu le spectacle du lecteur engagé une heure par jour pour lire la presse ou un roman aux ouvriers; on apprend que le nom de la célèbre marque Montecristo provient du nom du Comte homonyme, dont les écrits étaient racontés dans la fabrique! Passage par le magasin, après que notre guide nous aie proposé quelques grosses pièces à prix cassé, sous le manteau (!); on achètera au shop des modèles plus adaptés au goût de mon cher père!

Après le cigare, retour vers le centre pour un petit sandwich et café chicos sur la Plaza Vieja, avant de passer au musée Havana Club pour une visite assez chère et expéditive du lieu. On apprend que le célèbre rhum Cubain est un ‘light rhum’, fabriqué à base de la mélasse de canne à sucre (et non du sucre lui-même), issue de la transformation du jus pressé des cannes en sucre. Cette particularité le rend plus léger que d’autres, la mélasse étant moins sucrée. La mélasse une fois recueillie, elle est ensemencée de levures et mise en fermentation, avant d’être distillée par injection de vapeur qui permettra l’extraction d’un alcool clair. Celui-ci sera ensuite mis à vieillir dans dans barils de bois de chêne américain (provenant bien entendu de pays non-américains!), deux ans minimum, trois pour l’Anejo, sept pour le rhum ambré qu’on nous fera déguster, délicieux, et plus pour les Réserves! Intéressant mais la visite est menée au pas de course, le musée assez sombre et peu explicite sur le détails du procédé de production, et on aurait aimé une dégustation comparée de plusieurs rhum d’âge différents au lieu du seul sept ans…

Pour clore cette journée en beauté, soirée chez Dona Eutimia, le restaurant de Havana Vieja qui nous avait tant plu lors de notre arrivée à Cuba et que nous avions pris soin de réserver pour notre retour dans la ville. Déco d’une autre époque, meubles et service coloniaux, grands miroirs piqués et tableaux de quelques ancêtres. Raffiné, tout comme la carte qui propose des plats classiques cubains et d’autres plus originaux. On reprendra de ces croquettes de purée de malanga (une variété de pomme de terre) parfumée à l’ail et au persil, et qu’on déguste trempés dans le miel local… divin, comme cette viande sautée aux olives accompagnées des meilleurs haricots noirs que j’aie mangé: certainement longuement cuisinés avec vin rouge, oignons et poivrons, c’est un plat que j’ai très envie de réaliser!

Pour notre dernière journée à Cuba nous prenons un long petit déjeuner à la casa Greenhouse en compagnie d’autres voyageurs, là aussi dans un salon d’une autre époque, tasses de porcelaine et bibelots sur les commodes… Longue balade dans les rues de Centro, ses quartiers animés, petits marchés, le Malecon contre lequel de grosses vagues viennent s’écraser en gerbes de gouttelettes. Nous irons jusqu’au Calejon de Hamel, un morceau de rue décoré par Salvador Gonzalez Escalona pendant une dizaine d’année de fresques, sculptures d’objets de récupération, baignoires, poèmes, … joyeux bric-à-brac artistique assez sympa à découvrir quoiqu’un peu passé, et récupéré par une bande de jineteros qui en profitent pour essayer de nous vendre visite guidée, cigares, tours en voiture, festival de salsa, etc.

Il est temps de rentrer de faire ses bagages, de passer (encore!) chez Dona Eutimia et au café Escorial, d’attraper quelques pots du délicieux miel local, et de faire route vers l’aéroport sous une pluie battante.

Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html
Laisse les gondoles à Venise.... Il fait trop froid! English translation pending
by Vazyvite · 2015-01-24 · 89 replies
Bonjour,

Pour les plus jeunes, voici ce qui m'a inspiré le titre de ce texte. Comme quoi avant on savait faire de la musique 😏

https://www.youtube.com/watch?v=Yr7nGf66JOE

Nous avions déjà visité Venise en Juillet 2004 et l'idée d'y aller en hiver avec moins de monde et une autre ambiance nous trottait dans la tête. Pour ce qui est de l'hiver, nous allons être servi car une vague de froid sibérien va s'abattre sur l'Europe entre Noël et Nouvel An. Pour ce qui est du monde, un peu raté aussi puisqu'au final, c'est bien rempli avec une 1/2 de touristes asiatiques. Assez impressionnant ! Mais, comme on le dit à chaque fois, il suffit de s'écarter des "autoroutes" bien balisées pour se retrouver seul.

J'ai fait une page complète avec des cartes de Venise et des iles de la lagune. Ca permet de tracer des itinéraires sur papier et d'imprimer par quartier.

Nous sommes donc partis en avion le Vendredi 26 Décembre 2014. Arrivée à 15h00.

Nous prenons un billet pour la navette Alilaguna. La Linea Rossa ( la + directe ) ne fonctionne qu'entre Avril et Octobre donc nous prenons la Linea Blu pour rejoindre Venise sur les quais à l'arrêt Arsenale. Le billet AR coûte 27€ et le trajet dure 1h15.

Notre hôtel, A tribute to Music, bizarre comme nom ... est donc sur le quai face à la lagune. Bien pratique quand on arrive par bateau car nous ne marcherons que 500m à peine. Le rapport Qualité/Prix est satisfaisant car pour 105€ en double avec petit-déjeuner, j'y croyais pas trop en cette période.



La chambre est mignonne, suffisamment grande pour caser les valises et ranger les doudounes. Nous n'avons pas l'option "vue sur lagune" mais cela donne sur une joli cour à l'arrière.



Une agréable surprise donc.

NOUVEAU : J'ai fini les pages plus détaillées sur mon site : http://www.vazyvite.com/2014_Venise/page/venise-2014.htm
Passages de frontières English translation pending
by Xrctn · 2015-01-22 · 397 replies
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.

En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !

Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».

Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.

Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.

Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.

Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !

Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!

Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?

Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).

Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!

Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !

To be continued...

Un anthropologue analyse la situation au Niger (janvier 2015) English translation pending
by Taamaden · 2015-01-20 · 33 replies
Article tout actuel de l'anthropologue Jean-Pierre Olivier de Sardan (Niamey, Marseille) qui pourrait vous intéresser. Olivier de Sardan vit et travaille la plupart du temps au Niger, à Niamey, où il a cofondé le LASDEL, Laboratoire d'Études et de Recherches sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local :

Bonjour

Veuillez trouver ci-joint, écrite en réponse à divers amis qui m’ont demandé des infos sur la situation au Niger, une analyse qui n’engage que moi, après ces deux journées terribles, marquée par des manifestations très violentes à Zinder puis Niamey contre la « une » de Charlie-Hebdo, au cours desquelles des églises (ou temples) et des bars ont été particulièrement ciblés (le siège d’Orange et le centre culturel français de Zinder ont été aussi brûlés)

1. Si la « une » de Charlie Hebdo était compréhensible et défendable dans un contexte très « parisien », elle constituait évidemment une provocation délibérée et grave vue depuis le monde musulman (toutes tendances confondues, et même si on peut penser que ce dessin ne méritait pas une telle réaction). Autrement dit les conséquences actuelles était entièrement prévisibles, et il me semble très irresponsable de la part de l’équipe de Charlie-Hebdo de ne pas en voir tenu compte.

2. Bien évidemment, l’ampleur des manifestations à Niamey ne peut s’expliquer seulement par cette « une ». Celle-ci a constitué une occasion en or (ou un prétexte) pour que s’exprime une tendance intégriste en progression constante au Niger, plus ou moins sympathisante de Boko Haram.

3. Mais Boko-Haram (qui reste encore très lié au contexte spécifique du Nord-Est du Nigéria, et maintenant du Nord Cameroun) ne fait pas (encore ?) du Niger une terre de combat, et n’était sans doute pas directement à la manoeuvre ; la manif n’était pas dirigée par ses membres. C’est là essentiellement la première apparition publique importante d’une idéologie « pro-Boko Haram », certes floue, et n’impliquant pas nécessairement un ralliement, qui est interne à la société « nigérienne »

4. Cette idéologie s’est manifestée de façon évidente dans le fait de prendre pour cible des églises et des bars. C’est la première fois au Niger que la religion chrétienne est attaquée de façon violente, meurtrière. Beaucoup d’entre nous sommes atterrés.

5. Cette même idéologie s’est aussi développée indépendamment de Boko Haram depuis deux décennies, à travers l’emprise croissante du fondamentalisme intolérant et du wahabisme, promus par l’Arabie saoudite et le Qatar, à coups de financements, de formations de clercs et de propagande. On a eu ainsi le rejet du code de la famille, les attaques contre les festivals de modes, ou encore des jeunes filles parfois molestées au marché pour leurs tenues trop occidentales. Les milieux populaires sont particulièrement touchés par cette idéologie : jeunes chômeurs ou demi-chômeurs surtout, mais aussi au-delà, écoliers, élèves coraniques, étudiants, petits cadres et parfois cadres moyens (enseignants par exemple)

6. Evidemment, la question est alors de savoir pourquoi l’extrémisme jihadiste séduit autant de Nigériens, malgré sa folie meurtrière. Bien sûr c’est d’abord parce que Boko Haram attaque l’Occident. Le sentiment anti-français persiste, avec les comptes non soldés de la colonisation et de la Françafrique (d’où l’attaque d’Orange et du centre culturel français). Mais il est relayé par un sentiment anti-occidental plus général, qui est alimenté par la morgue américaine, comme par la morgue des experts et des donneurs de leçons du développement, et la dépendance/mendicité envers l’Occident (d’où, à l’époque, l’approbation populaire assez large de l’attentat du 11 septembre)

7. Mais Boko Haram attaque aussi l’Etat national et la nomenklatura musulmane : ceci aussi séduit au Niger. où le rejet de la classe politique nigérienne est massif et profond, lié à la corruption croissante, à l’enrichissement débridé des élites, à l’importance du chômage, à l’échec de l’école occidentale

8. Au bout du compte c’est Boko Haram qui empoche la mise et devient le réceptacle de toutes les frustrations, car seul il s’attaque à l’ensemble des élites en place, et seul porte un changement radical. Il joue en un sens le même rôle au Nord Nigéria, au Nord Cameroun et au Niger que l’extrême droite en Europe (de même que les jihadistes au Mali).

9. En termes gramsciens, l’idéologie extrémiste a donc désormais une implantation populaire (tout en restant largement minoritaire) et gagne continuellement des points dans la bataille idéologique, dans le cadre d’une configuration générale de l’arène religieuse nigérienne qui est de plus en plus favorable aux versions salafistes de l’Islam, ceci d’autant plus que les versions modérées de l’Islam, bien que majoritaires, se taisent, plus ou moins apeurées et débordés par les surenchères, et ne mènent pas vraiment la bataille idéologique.

10. Une preuve évidente de cette démission de l’islam modéré comme de la classe politique est qu’il n’y a jamais eu de mobilisation populaire au Niger face à Boko Haram. Il est très grave qu’aucune manifestation n’ait jamais été organisée à Niamey en soutien aux victimes nigérianes de Boko Haram, que ce soit pour les lycéennes enlevées, ou après l’attentat contre la mosquée de Kano, par exemple. Personne n’a bougé, ce qui contraste évidemment tristement avec la réaction française face aux attentats contre Charlie Hebdo et la supérette kasher.

11. Même après ces deux jours, et les 10 morts et les églises et les bars incendiés, on attend toujours une condamnation claire et ferme par les partis ou les associations islamiques. La bataille idéologique n’est pas menée.

12. Aujourd’hui, le plus gros danger serait que les partis d’opposition soufflent sur les braises, et tentent d’instrumentaliser cet islamisme pro-Boko Haram pour déstabiliser le régime. Beaucoup d’analystes nigériens le pensent, et c’est ce que dit le gouvernement. Pour certains, ces manifestations auraient été plus ou moins organisées en sous-main par l’opposition. L’ennemi principal serait donc pour les partis d’opposition le pouvoir actuel, et ils seraient prêts à s’allier contre lui avec les extrémistes musulmans (autrement dit avec le diable). Evidemment, l’ennemi principal aujourd’hui au Niger est Boko Haram, bien plus dangereux pour nous que le Sud de la Lybie ou le Nord du Mali (et bien plus dangereux que Charlie-Hebdo, ajouterai-je !!)

13. Espérons que des leaders des partis d’opposition démentiront de tels soupçons et dénonceront les meurtres et les incendies d’églises et de bars.

Rêvons un peu : Et si, demain, une grande manif se déroulait à Niamey, avec toute la classe politique, contre Boko Haram, pour la tolérance religieuse, avec des pancartes portées par des imams « je suis chrétien » ?
Voyage "nature": que choisir? English translation pending
by Cordulie · 2015-01-19 · 26 replies
Bonjour, En mai, je voudrais partir une dizaine de jours , en avion puis en circulant avec une petite voiture louée. J'envisage de dormir sous tente, dans de petits campings simples et bon marché ou en camping sauvage. Mon objectif est de découvrir de beaux coins de nature, et de faire de la photo (paysages, oiseaux et macro) Je précise que je n'aime ni la ville, ni la mer... J'ai vu qu'en Croatie, il y a de superbes paysages ! Et de magnifiques parcs naturels, mais ils sont payants et ont l'air aménagés ;j'hésite donc car je n'aime pas les nids à touristes... Je veux du "pur sauvage" ! L'Italie, alors, peut-être ? Je n'ai jamais mis les pieds en Italie (à part un peu au Val d'Aoste)et en rêve aussi ! Où ? Je pensais à la Calabre, mais vous avez peut-être d'autres idées ? Bref, j'ai besoin de conseils, d'idées, de noms d'endroits ... Merci !
De Windhoek à Cape Town en famille été 2015 English translation pending
by Swimmer · 2015-01-16 · 88 replies
Bonjour à tous,

A nouvelle année, nouveau projet. Cet été c’est décidé ce sera la Namibie! Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire sur VF ce voyage nous trottait dans la tête depuis quelque temps mais cettefois-ci on se lance!

On partira à 4 (dont 2 garçons de 10 et 12 ans) entre grosso modo le 20 juillet et mi-août. Comme il n’est pas possible de tout faire en 3-4 semaines nous avons fait une croix sur le nord et nous nous sommes concentrés sur un parcours qui relie Windhoek au Cap en Afrique du Sud. Nous souhaitons bien évidemment voir les animaux ainsi que les fabuleux paysages dont les photos des différents CR font tant rêver! Nous voyagerons en 4x4 avec tentes sur le toit, donc camping pour l’essentiel.

Suivant les avis et conseils glanés sur VF j’ai contacté l’agence Tourmaline afin qu’elle gère la réservation des camps et du véhicule. Pour un premier séjour en afrique australe nous nous sommes basés sur les "incontournables" et je me permets donc de soumettre à vos avis éclairés notre programme afin que vous puissiez me dire s’il est bien équilibré:

J1: Windhoek J2: Waterberg J3: Etosha J4: Etosha J5: Etosha J6: Etosha J7: Palmwag J8: Twyfelfontein J9: Brandberg J10: Swakopmund J11: Swakopmund J12: Solitaire J13: Sesriem J14: Sesriem J15: Namib Rand nature reserve J16: Namib Rand nature reserve J17: Aus J18: Fish River Canyon J19: Orange River J20: NamaquaNational Park J21: Clanwilliam J22: Clanwilliam J23: Le Cap J24: Le Cap J25: Le Cap J26: Le Cap

Lesquestions qui en découlent : 1-L’étape “solitaire” est-elle utile ou ne vaut-il pas mieux se rendre directement à Sesriem depuis Swakopmund? 2-Idem pourl’arrêt à Aus. Visite de Lüderitz? 3-Le crochet par Orange River vaut-il le coup? 4-Est-ce que Clanwilliam dans le Cederberg nécessite deux nuits? A la limite Namaquanational park-Le Cap ne peut-il pas se faire d’une traite? 5-Au contraire y a-t-il d’autres endroits sur ce parcours oubliés ou qui mériteraient davantage de temps ? J’imaginais par exemple une étape de plus entre Windhoek et Etosha ou une journée supplémentaire à Cape Town.

Je vous remercie par avance pour vos précieux conseils.

Pascal
Séjour vélo Bodensee côté Allemagne English translation pending
by Annachris · 2015-01-12 · 20 replies
Bonsoir,

Bonne année aux voyageurs de VF !

Je prevois de passer 4-5 jours dans le bodensee côté allemagne mi-avril 2015. Je serai avec mes enfants et j'aimerais en profiter pour faire des balades en vélo à la journée. Comme je vais devoir louer des vélos et pense circuler eventuellement en train pour revenir à mon point de départ, où dois-je me base de préférence pour simplifier la logistique ? Quelles sont les plus belles balades en vélo en famille à la demi-journée comme à la journée ?

Merci beaucoup pour vos conseils,
Itinéraire de 17 jours au Vietnam en mai English translation pending
by El3a · 2014-12-23 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je suis en train de préparer un itinéraire de 17 jours au Vietnam pour le mois de mai. J'ai l'habitude d'un rythme tranquille, je ne veux pas tenter de faire tout le pays du Nord au Sud.

Pour commencer j'atterris à Hanoï. J'aime marcher, j'avais beaucoup aimé l'expérience d'un trek de 3 jours en Thailande, je pensais donc viser Sapa, mais pour combien de temps 2, 3, 4 jours ?

Je comptais faire une croisière dans la baie d'Along malgré tous les retours négatifs que j'ai, ça reste apparemment un incontournable à faire, qu'en pensez-vous ? Je prévois une petite croisière, 2 jours/1 nuit...

Ensuite, j'aimerais découvrir le centre, Hué et Hoi An en prenant mon temps. Combien de temps vous passeriez dans chaque ville ? Est-ce que ça vaut le coup de rogner des jours à Sapa pour privilégier la campagne autour d'Hoi An ? Ou inversement ?

Voyez-vous des choses ou des villes que j'oublie ou que je pourrais intégrer/enlever à cet itinéraire ? Des étapes à optimiser ?

j1 - arrivée à Hanoi au matin j2 - Hanoi j3 - Baie d’Along (2j / 1n) j4 - Baie d’Along j5 - Retour à Hanoi - journée à Hanoi - train de nuit pour Lao Cai j6 - Lao Cai / Sapa - Sapa j7 – Sapa – trek ? j8 – Sapa – trek ? j9 - Sapa – trek ? j10 - Sapa ? / Retour Hanoi en train de nuit j11 - Hanoi / Vol interne vers Hué - journée à Hué j12 - Hué j13 - Hué / Hoi An ? j14 - Hoi An j15 - Hoi An j16 - Hoi An j17 - Retour à Hanoi - journée à Hanoi - vol à 23h20

Merci d'avance à tous ! 🙂
Panne de moteur sur le MSC Sinfonia du 8 au 19 décembre 2014 English translation pending
by Zynomis · 2014-12-21 · 68 replies
😕Bonjour ,

Je commence cette discussion pour que chacun puisse s'exprimer sur cette croisière qui fut une mauvaise expérience avec MSC et en particulier à cause du staff du MSC Sinfonia qui ne fut pas, selon l'avis de beaucoup , à la hauteur des événements .

Partis de Gênes le 8 /12 pour aller jusqu'à Istanbul (2 jours d'escale prévus ) nous avons vite déchanté .Jusqu'à Civitavecchia , tout allait bien ...Nous étions en route, en mer , le troisième jour , pour Héraklion, lorsque , après avoir passé le détroit de Messine le MSC Sinfonia a fait demi-tour pour revenir à Messine ... Une lettre arrivait dans les cabines à ce moment là indiquant un problème technique imprévu Avec ces mots : "Pour cette raison notre itinéraire sera modifié et le MSC Sinfonia arrivera aujourd'hui à Messine , le 10/12 de 17h30 à 23h, au lieu du 17 /12 " (de 8 à 18h) ."et à La Valette (Malte ) demain de 13h à 18h (au lieu du 16/12 ).L'escale de Heraklion (Grèce ) prévue pour demain est annulée " Et plus loin sur cette lettre "Si vous avez la moindre question , n'hésitez pas à contacter notre Guest Relations Manager" . Qui ne voulait pas nous parler d'ailleurs ....Paroles...Paroles ... Des questions nous sommes allés par centaines ...en poser aussi à la réception ....(personnel désagréable , qui restait évasif ...et pour cause ..)

A partir du lendemain: ... ambiance !... sur le bateau!! car beaucoup se sentaient "roulés" par le commandant qui selon des bruits était reparti de Civitavecchia avec un des 2 moteurs en panne ... Une pétition demandant des explications et un dédommagement a donc été signée par 850 des passagers .Nous avons voulu que le commandant s'explique ..Nous étions très déçus ...Et inquiets aussi en pensant que l'autre moteur pouvait peut-être tomber en panne aussi ....😠Moteur réparable ..pas réparable? ..Danger ou non ...?

En résumé : *Messine la nuit de 17h30à 23h , 5h30 au lieu de 10h de 8h à 18 h , sans l'Etna ou Taormine ..bof... *La Valette (5h au lieu de 6h ). *Escale à Heraklion annulée.... *Le Pirée 7h comme prévu ..(ouf !) *Istanbul arrivée le dimanche au lieu du samedi et escale de 14 heures (de 12h à 2h du matin) !!!au lieu de 26h ( de 12h le samedi à 16h le dimanche ... ) Grosse frustration pour ceux qui avaient choisi, comme moi , cette croisière pour le plaisir de rester un bon moment dans cette si belle ville .

Et beaucoup plus de jours en mer puisque la vitesse du bateau est environ de 26km/h .

Mais rentabilité oblige : les départs de décembre ne sont pas annulés ....Bateau complet pour les fêtes .

Même avec un moteur en moins et cela est scandaleux .

Voilà quelques premiers mots sur cette croisière .....

A suivre ...

i
Transport à Cracovie: De surprises en surprises... English translation pending
by Railway · 2014-12-14 · 73 replies
Bonjour,

J'avais posté fin novembre 2014 un topic dans lequel je faisais état d'un problème que j'avais eu dans les transports en commun de Cracovie. A ma grande déception, j'en rédige un second (et espère dernier car ça commence à bien faire !!!).

Voici déjà le lien vers le premier topic :
http://voyageforum.com/discussion/transport-cracovie-comment-eviter-ennuis-inutiles-d6799092/

Ce topic concerne donc une fois de plus les transports en commun à Cracovie. Fort de ce qui m'est arrivé et que j'ai consigné dans le topic de fin novembre 2014 (lien ci-avant) et fort de ce qui m'est arrivé dans ce que je consigne ci-après, un autre conseil que je peux vous donner est que si vous êtes l'objet d'un abus de la part des autorités dites "compétentes" sur le réseau de transport, n'hésitez surtout pas, dans un premier temps, à le signaler en personne au consulat général de France à Cracovie (ulica Stolarska, 15). Dans un second temps et si vous le pouvez, rédigez une réclamation à la société de transport en commun. Il y a bien sur très très peu de chance que vous obteniez remboursement des amande mais d'après moi, le but premier serait de faire savoir les faits. Plus les personnes qui ont fait l'objet d'abus le signaleront et moins les personnes concernés ou qui ont le pouvoir de changer quelque chose pourront y être insensibles. (A ne pas faire si la fraude était volontaire bien sur. Ce genre de démarches doivent être faites consciencieusement).

Bref, n'hésitez pas à SIGNALER TOUT ABUS ou TOUTES CHOSES QUI PARAIT ANORMALE (comme la tentative de la part d'une équipe de contrôle d'empocher du cash sans rédiger de reçus par une proposition d'amande au rabais).

Voici ensuite quelques petites choses (qui peut-être ne sont pas évidentes pour les français, je dis ça car en France, je n'ai jamais en d'ennuis pour ces choses là malgré présence policière) que je peux vous dire (dans les transports ou dans la rue). Une personne avertie en vaut deux... :

- En tant que piéton, traverser une rue hors d'un passage clouté ou lorsque l'éventuel feu du passage couté est rouge vous expose immédiatement à une amande de 100 ou 120Zl (25 ou 30€). A payer immédiatement en tant que non résident en Pologne (valable pour toute la Pologne). Sanction assurée en cas de flagrant délit (j'ai pas testé ça car ma copine me l'avait dit). - Faire du vélo sur un trottoir, même au pas, est également sanctionné par une amande de l'ordre de 100 ou 120Zl sauf si une piste cyclable y est tracé. Là aussi, sanction certaine en cas de flagrant délit (pas testé non plus pour la même raison).

- La consommation d'alcool sur la voie publique est absolument prohibée. Une tolérance zéro est en général appliqué là-dessus. Je ne connais pas le montant de l'amande. A payer immédiatement en tant que non résident en Pologne (là non plus, pas testé car j'en étais informé). - Comme je l'avais dis dans mon premier topic, mieux vaut acheter un ticket AVANT de monter dans un transport que une fois à l’intérieur (en faisant d'avantage attention j'ai localisé des machines dans beaucoup de stations de tram). Si vous êtes contraint de le faire à l'interrieur, faite le en ayant déjà la monnaie à la main en montant et empruntez l'entrée où est mentionnée la présence de la machine automatique (écrit en polonais sur font jaune au dessus de la porte d'entrée, facilement compréhensible par déduction) (cf premier topic, liens ci-avant). - Le tarif étudiant dans les transport ne s'applique pas aux titulaires d'une carte étudiante non polonaise (et si j'ai bien compris, seule certaines écoles supérieurs de Cracovie sont en fait concernés par ce tarif). ATTENTION car la machine à vendre les tickets, dans la version anglaise NE LE PRÉCISENT PAS. Le seul moyen d'avoir cette information est de lire le règlement des transport, celui-ci étant rédigé en polonais (et ça, j'en ai fais les frais, lire la suite).

Je parles de Cracovie parce que je connais mais tout ce que je dis ici peut très bien être valable pour d'autres villes ET/OU d'autres pays.

Que tout cela ne vous décourage pas d'aller découvrir Cracovie car ce n'est vraiment pas le but. Cracovie est une ville sympa et la Pologne, un pays intéressant. Soyez juste avertis car une fois avertis, vous en valez deux. Sans doute n'aurais-je pas eu de problème si j'avais été averti moi-même.

Les conseils et avertissements sont donnés. Je livre ci-après mon nouveau témoignage. Libre à vous de lire ou non.

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Mercredi 10 décembre 2014, après être rentré en France pour quelques temps, je reviens à Cracovie pour passer les fêtes de fin d'année avec ma copine et sa famille. Ma copine vient me chercher à l'aéroport. Nous prenons le bus, achetons bien sur nos tickets (des tickets d'une heure). Je prends le tarif étudiant, comme d'habitude.

Un peu plus tard, contrôle. Ça me rappel déjà de mauvais souvenirs (cf premier topic) mais je me dis que cette fois-ci, tout ira bien. Sauf que non. Après lui avoir tendu mon ticket joint de ma carte étudiante, l'un des deux contrôleurs m'explique (par l'intermédiaire de ma copine qui, parlant français me traduit ensuite) que avec une carte étudiante française, ce tarif n'est pas valable. Ce tarif n'est valable qu'avec les cartes étudiantes de certaines écoles supérieurs de Cracovie. En revanche, si j'ai moins de 26 ans, il est valable mais en tant que tarif mois de 26 ans. Ce n'est pas mon cas...

Alors pourquoi donc ai-je pris ce tarif ? 1- Sur la version anglaise de la machine il n'est pas précisé que seules les cartes étudiantes de certaines écoles donnent droit à ce tarif. 2- Toujours sur la version anglaise de la machine, il n'y a pas non plus précisé "student AND less of 26 years old" (étudiant ET moins de 26 ans). La façon dont c'était renseigné m'a laissé croire que c'était étudiant OU moins de 26 ans. 3- Ayant presque toujours voyagé avec ce tarif (sinon avec le plein tarif au tout début où j'étais à Cracovie), j'avais été contrôlé à trois reprises. J'avais toujours donné mon ticket joint à ma carte étudiante et n'avais jamais eu ni problème ni la moindre remarque.

J'explique tout ça aux contrôleurs. Ma copine confirme deux des trois contrôles qui n'ont donnés lieu à aucun problème puisqu'elle en avait était témoin. Je m'excuse donc de m'être trompé et dis que je suis d'accord de racheter un ticket au tarif normal en plus de celui que j'avais déjà acheté. Il répond que ce n'est pas la peine. Au terminus de la ligne de bus (qui était notre destination) les contrôleurs nous montrent le règlement affiché sur l'un des arrêts. Les contrôleurs me disent que je n'avais qu'à lire ça. En effet, cette fois-ci, éligibilité du tarif que j'ai pris semble clairement expliquée... en polonais.

L'un des contrôleur me rend ma carte étudiant et dit quelque chose en polonais à ma copine. Elle écarquille les yeux comme par stupéfaction avant de me traduire ce que le contrôleur a dit. Voici ce qu'elle me dit : Le contrôleur a dit que comme il est gentil il est d'accord que tu payes seulement 60Zl (~15€) au lieu de 105Zl (~25€). Il dit que c'est parce que 60Zl c'est l'argent qu'ils gagnent quand ils donnent une amande. Et si tu payes 60Zl ils te laissent tranquille et ne signalent pas la fraude à la société de transport. Ah ??? Tiens donc ??? Je vous laisse le soin de toute interprétation... la mienne est faite en tout cas. Je me tourne alors vers le contrôleur qui a fait cette proposition. Il me la confirme en anglais (en éclipsant l'explication de "pourquoi 60Zl ?"). Pas de signalement à la société de transport signifie en d'autre termes qu'il n'y aura aucun reçu de rédigé donc aucune traçabilité en cas de contestation de ma part. Pour en être absolument certain, je redemande à ma copine si elle est certaine d'avoir entendu ça. Elle me dit que oui. Alors calmement, je la prends par la main et nous partons en marchant (il y a des règles ou il n'y en a pas ?). Et si vraiment ils veulent être gentil, ils n'ont pas besoin d'un bakchich. Bien sur ils nous rattraperons me montrant au passage que l'interdiction de tout contact physique forcé n’existe pas (à vérifier, c'était leur démarche et leur version). Ils appellerons la police (pour de vrai cette fois-ci) en insistant bien, à plusieurs reprises sur le fait suivant :

- You want not pay 60Zl, you will pay 105 !

Le billet de 100Zl finira chiffonné dans la main d'un des contrôleurs. L'autre me dira que je ne suis pas gentil de ne pas avoir de respect pour un symbole national polonais. De la part d'une personne qui n'a pas de respect pour l'étranger qui ne comprend pas la langue locale ça parvient à me faire rire, d'un rire sincère. Une fois de plus, pas de bol pour moi car habituellement, je n'ai jamais autant d'argent sur moi quand je suis en Pologne (d'ailleurs, il se serait passé quoi dans ce cas là ???).

J'ai signalé les deux incidents au consulat général de France à Cracovie (les abus, diffamations et irrespects lors du contrôle du 20 novembre 2014 relatés dans le premier topic, le manque de clarté lors de l'achat d'un ticket dans une machine automatique et la tentative de négociation de l'amande lors du contrôle du 10 décembre 2014). La personne qui m'a reçu m'a dit que j'étais loin d'être le premier à signaler ce genre de faits. A elle seule, elle avait déjà rencontré 5 personnes avec des cas similaires d'abus depuis qu'elle était en poste. Après coup, j'aurais du demandé depuis combien de temps elle était en poste mais à la façon dont elle le disait, sa prise de fonction avait l'air récente. Elle m'a dit que quand les contrôleurs attrapent une personne non résidente en Pologne ou un touriste étranger, ils ne la lâchent pas. Ils savent très bien qu'un étranger peut facilement commettre une erreur. Et ils savent très bien que les touristes ont de l'argent sur eux pour payer immédiatement. Ou à défaut ils ont une carte de retrait internationale. Et à l'usure, on préfère s'asseoir sur 120Zl soit 30€ (comme j’eus fais dans l'incident que j'évoque dans le premier topic) pour qu'on nous laisse enfin tranquille. Elle m'a dit que le consulat ne pouvait légalement rien faire mais que c'était très bien de le signaler. Plus les informations de ce types tournent et moins les gens se font avoir. Je me dis aussi que les incidents signalés ne sont pas TOUS les incidents qui ont eu lieu. Je pense que beaucoup ne doivent pas être signalés pour divers raisons (manque de temps, peur de ne pas être cru ou pris au sérieux...). Moi-même, je n'avais pas signalé le premier incident car je partais pour la France le lendemain matin et ne comptais pas le faire car j'avais peur qu'on ne me prennes pas au serrieux. Il fallu le deuxième pour que je me dise "Bon ! Maintenant ça suffit !"

J'ai l'intention de rédiger une réclamation adressé à la société de transport. Je sais que je n'obtiendrais aucun remboursement (d'autant que du point de vue légale, pour l'histoire du 10 décembre relaté dans ce topic, je n'étais pas en règle, MAIS bien malgré moi, je tiens à le dire). Mais je tiens à ce qu'ils sachent ce que je pense de leurs façons de faire (surtout celle des contrôleurs) car il y a des abus.

- Abus de par la proposition de la part des contrôleurs qui consistait à leur donner de l'argent qui serrait allé directement dans leur poche. Car j'ai vérifié, aucune amande n'est du montant de 60Zl. - Abus de par le fait qu'il était évident que je n'avais pas le bon ticket par manque de compréhension et non par tentative de fraude. Je mets au défi ces même personnes de se débrouiller dans un pays qui n'est pas le leur et dont il ne comprennent quasiment rien à la langue. Je dis pas que c'est impossible mais dans ces cas là, une erreur est bien vite commise involontairement. - Abus car lorsque j'ai voulu acheté un ticket le 20 novembre dernier (premier topic), un contrôleur s'est mis en travers de mon chemin avant que je n'ai pu le faire en tentant de m'en empêcher lorsque j'ai tenu à acheter le ticket comme prévu. - Abus car l'équipe de contrôle que j'ai rencontré le 20 novembre 2014 m'a prit pour un imbécile en me soutenant devant moi que j'étais resté 3 minutes sans rien faire à bord du tram alors que je sais pertinemment que j'ai commencé à sortir les pièces de mon portefeuille immédiatement après être entré (merci de me faire passer pour un fou à mes propres yeux). - Abus par leur façon de me parler. - Abus car ils m'ont accusés de faire semblant de ne pas parler ni comprendre le polonais. - Abus car ils ont blufé un appel à la police que je leur avais moi-même demandé. - Abus car, mine de rien, les deux histoires réunis, ce sont 225Zl soit 55€ que j'ai la sensation de m'être fait volé (pardonnez moi mais je ne trouves pas d'autres mots) - Abus car il est facile d'extorqué de l'argent à un étranger (ça me fait d'ailleur reconsidérer la façon dont pourrait se sentir un étranger en France). - Manque de clarté quand à éligibilité des tarifs des tickets lors de leurs achats en machine automatique à bord du transport.

Pour éviter de devoir payer des amandes immédiatement pour des trucs dont je ne serais toujours pas au courant, voici ce que j'ai décidé de faire : - Me procurer un vélo (facile par les contacts que j'ai sur place, peut-être même gratuitement). - Ne prendre les transports en commun à Cracovie que lorsque je n'ai pas le choix (autrement dit, seulement pour aller à l'aéroport si personne ne peut me conduire) (je veux défier l’adage qui dit "jamais deux sans trois" haha !). - Ne jamais sortir avec une somme d'argent trop importante (désormais, jamais plus de 50Zl à la fois et souvent moins sauf nécessité absolue). - Ne jamais sortir avec la carte de retrait internationale (sauf si besoin, auquel cas, retour immédiat à la maison après le retrait). - M'en f... de l'argent qui m'a selon moi été volé.

Et je terminerais en vous disant que je passe du bon temps à Cracovie et que nous partons visiter d'autres coins de Pologne.

Merci d'avoir lu.
Nos plus belles photos 2014 English translation pending
by Kate · 2014-12-13 · 612 replies
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂

Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2014 ?"

Je vous propose de poster votre top 10 (maximum car choisir c'est éliminer, éliminer c'est progresser 😛) - la majorité réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre

On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2014 (attention les exifs sont bavards 😉), qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs !

Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, critiques ou conseils (bienvenus).
Concours photo de décembre: les petits machins English translation pending
by Cocottte · 2014-12-01 · 196 replies
Ouvrir grand les yeux, observer, scruter, se décentrer, s’émerveiller….

Ce sont les petits objets du quotidien qui seront à l’honneur de ce concours….Objets d’intérieur ou d’extérieur, intimes ou publics, d’usage privé ou collectif….. Objets qui, seuls, pourraient être parfaitement insignifiants, mais qui prennent un autre sens dans leur contexte : décor, détournement, lumière particulière.

Mettez à l’honneur ces carafes, ces godasses, ces tapis, ces bougies, ces poignées, ces billets, ces pinceaux, ces stylos, placez-les dans la bonne main, sur le bon mur, dirigez la lumière, réglez votre appareil photo, et laissez la photo apparaître. Un peu de poésie !

Les paysages, les monuments seront hors sujets, mais les détails de bâtiments ne le seront pas (porte, poignée, …). Seront hors sujet également tous les objets non fabriqués par l’homme (pierre, végétaux ou autres). Les objets ne sont pas nécessairement posés, ils peuvent être aussi suspendus, accrochés.... Un seul objet peut être le sujet de le photo, cela peut aussi être deux ou trois objets associés (mais évitez le bric à brac, merci!) Pour donner une limite de taille, on dira que sont dans le sujet tous les objets pouvant tenir dans une ou deux mains (pas forcément jointes). L'humain n'est pas dans le thème, mais il peut néanmoins apparaître sur le photo, tant qu'il n'est pas le sujet principal.

Tout insignifiants soient-ils, ces objets doivent néanmoins nous faire voyager, que ce soir par leur usage, leur esthétique, ou le décor où ils se trouvent. Merci de nous indiquer où la photo a été prise, et, s’il y a lieu, de nous raconter sa petite histoire. Attention, objet insignifiant ne signifie pas photo insignifiante !

Etant organisatrice de ce concours, je n’y participerai pas (parce que c’est comme ça), je place donc ici quelques unes de mes photos que j’aurais pu y proposer….

Vous êtes invités à proposer jusqu’à 3 photos sur ce post du lundi 1er décembre au samedi 20 décembre à minuit, heure de Paris. De préférence, ne mettre qu’une seule photo par message, en la numérotant. Les votes auront lieu du dimanche 21 décembre 00h01 au samedi 27 décembre àminuit, heure de Paris. Vous voterez pour 3 photos, en indiquant clairement le nom de l’auteur, le numéro de la photo, et le nombre de points que vous lui attribuez (ex : Pseudo N°3 : 1 point). Les miniatures des photos choisies sont les bienvenues ici.

Le gagnant est celui qui obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, ou, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de janvier qu'il organisera. Les ex-aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés.

On peut voter sans avoir participé, participer sans voter, ne pas participer et ne pas voter….

La diaporama suivra bientôt (c’est que je n’ai encore jamais fait ça moi !)

Bon concours à tous !

Pour les râleries et les questions, c’est ici….

Photo 1: carafe, Jordanie Photo 2: planisphère en farsi, Iran 😉 Photo 3: chapelet et pierre à prière, Iran Photo 4: disjoncteurs en plein air, Liban
Insécurité à Madagascar English translation pending
by Pat87 · 2014-11-29 · 27 replies
Bonjour à tous,

Mon mari et moi, nous aimerions vraiment partir à Madagascar fin Mars 2015, mais en lisant un peu les commentaires de certains, et en faisant quelques recherches, j'ai vu que l'insécurité y était vraiment présente! Est-ce la réalité? Car on commence à se poser des questions sur cette destination, qui nous fait maintenant un peu peur! Sachant que ce n'est pas notre premier voyage en sac à dos!

Merci d'avance pour vos conseils!😉
Y a-t-il un village sur Koh Phangan excepté celui où il y a les fêtes Full Moon? English translation pending
by Dielisca · 2014-11-18 · 72 replies
Bonjour

J'aimerais savoir si il y'a un endroit sur Koh Phangan ou prendre un hôtel proche de la plage, et ou il soit possible de sortir un peu le soir, avec des restos , quelques bars ... Sans pour cela être au milieu de la faune de teuffeurs qui viennent sur cette ile pour les Full Moon ! Et sans avoir à faire des km pour trouver âme qui vive... Sachant que nous sommes un couple avec deux enfants de 14 et 8 ans et que nous avons l'habitude de voyager en Thailande.

Merci d'avance pour vos réponses
Traversée d'une enclave Russe par Kaliningrad à vélo? English translation pending
by Gencenas · 2014-11-12 · 22 replies
Bonjour, A partir de mai prochain j'envisage un voyage à vélo de la France à la Finlande en passant par la Pologne et les pays Baltes. Je découvre sur la carte une enclave Russe à traverser, par Kaliningrad. Question: quelqu'un a-t-il déjà effectué un parcours similaire et quelles sont les formalités douanières à respecter pour ce transit? Merci pour toute info. Cordialement
Deux semaines en Pologne: 5 villes! English translation pending
by Skarf · 2014-11-01 · 39 replies
Voici un carnet sur mes deux semaines polonaises ! Malheureusement, je n’ai eu le temps de faire énormément de campagne, mais j’ai pu visiter 5 villes magnifiques (Varsovie, Gdansk, Poznan, Wroclaw et finalement Cracovie).

Du haut de mes 22ans, c’était aussi la première fois que je voyageais seul, mais je n’ai pour ainsi pas été seul très souvent étant donné que je logeais chez des gens (via Couchsurfing et Bewelcome).

Je ne suis pas écrivain ni un excellent raconteur d’histoire, je vais sûrement raconter trop de trucs dans les détails. J’espère dans tous les cas que quelques personnes prendront du plaisir à lire ces immenses tartines mal écrites et que ça motivera peut-être quelques personnes à visiter ce fabuleux pays.

Samedi 30 août, Varsovie : Modernité et volleyball.

Je me lève de bonne heure, mon sac est prêt et pèse lourd sur mon dos (un 80l rempli de vêtements, de bières et de chocolat pour mes divers futurs hôtes). Ma famille dort encore, je prends le bus dans mon village et je vais à la gare. De là, le train jusqu’à l’aéroport. Tout se passe sans encombre, je dépose mes bagages, je passe la sécu, je m’emmerde à mourir pendant deux heures en attendant mon vol, je monte dans l’avion et… je dors les deux heures. Pratique ce genre de téléportation ! Je monte dans un bus rempli à craquer. Je dois descendre à la gare centrale et en prendre un autre.

Je suis étonné en arrivant dans Varsovie de voir la hauteur des immeubles qui sont d’ailleurs très modernes, sauf l’immense et absurde « Palais de La Culture et des Sciences ».

Ça grouille de monde, c’est rempli de magasins à la mode. On dirait une fourmilière. Je monte dans le bus, je passe devant d’énormes bâtiments et des candélabres gigantesques, la place de la constitution me dira-t-on.

Après une demi-heure de bus, me voilà l’arrêt. Mon hôte m’attend tout sourire. Il m’emmène dans son appartement qui se trouve dans des blocs d’habitations modernes et honnêtement bien foutus. Je salue son colocataire (son petit-ami en fait) et plusieurs amis à eux. Il est treize heures et je me vois déjà offrir un repas (une soupe aux cornichons avec du poulet) et une bouteille de bière. Ça commence bien. On mange, on discute, on boit. Il est 17heures quand ils disent qu’on va aller dans un pub voir le match de volleyball « Serbie-Pologne », mais d’abord, ils veulent me montrer plusieurs choses…

Ils m’emmènent sur un grand bâtiment près de la Vistule. Le centre des sciences Copernic avec un jardin sur son toit. Belle vue sur le fleuve, le stade national et les grands immeubles.



Puis direction une bibliothèque dont le toit est aussi accessible ! Le bâtiment est en vert, le toit est immense et moderne, recouvert de verdure. Bref, c’est pas des choses que je m’attendais à voir mais c’est super agréable !



Après ces deux toits, nous voilà dans un pub temporaire dans un peu de verdure. On y boit (encore) une bière. Bref en tant que Belge amateur de trappiste, je ne suis pas trop dépaysé ! Ensuite, on marche un peu en ville, on passe vite sur la Rue Royale, on passe devant un monument à Jean-Paul II et devant la tombe du soldat inconnu.



Après une marche dans le parc, on arrive à un autre pub immense. Il fait presque nuit et les gens se massent autour d’une super grande table pour regarder le match.

Le match se joue, on commande des pizzas, de l’alcool (vodka, bière, liqueur, cocktails). Je finis complètement saoul mais mes hôtes sont dans le même état. On rigole beaucoup, ils essayent de me faire parler polonais et moi j’essaye de leur apprendre du français ou du néerlandais. Le match se finit, tous chantent quelque chose qui ressemble à « Go West » des Pet Shop Boys mais avec des paroles polonaises.

On rentre avec des amis à eux dans l’appartement. On boit encore et on dévore le reste de la soupe du midi. Vers 4heures du matin, on va dormir. Une bien belle première journée 🙂

Dimanche 30 août, Varsovie : à la découverte de la ville.

Je me réveille vers onze heures, un peu la gueule de bois. Mon hôte est déjà en train de cuisiner. Il me salue, on discute. Il me dit qu’il doit se rendre en ville pour plusieurs choses et qu’il ne pourra rien me montrer, mais que son copain serait ravi de le faire. J’accepte l’offre, rien de mieux que de découvrir une ville avec un local !

Après encore un excellent repas, direction un musée, celui de l’Insurrection de Varsovie. Très beau et bien documenté, ce musée avec mon propre guide personnel fut vraiment un bon point de départ pour comprendre la Varsovie d’aujourd’hui sur un plan architectural.

Direction le centre (avec les buildings, pas historique). Étudiant en architecture, il m’avoue être passionné par l’architecture moderne de sa ville. Il me montre plusieurs énormes tours de verre. Après un moment il me dit en riant « Mais tu es un touriste, tu as sûrement envie de voir notre Disneyland ! » Les Polonais que j’ai rencontré, tous sauf mon hôte de Gdansk, sont très critiques quant à leur ville et m’ont toujours dit quelque chose de l’ordre de « Tu trouves que Poznan c’est beau ? Pas du tout, attends d’être à Wroclaw !/ T’aimes bien Wroclaw ? Pourtant Cracovie c’est tellement mieux !/ Cracovie ? Un nid à touriste, moi je préfère retourner dans mes montagnes natales ! »



Bref, direction le vieux centre, tout reconstruit. On longe une grande partie de la Rue Royale investie par des stands de nourriture et d’objets géorgiens. Mon guide me paye d’ailleurs plusieurs petites choses à manger. C’est très bon d’ailleurs !

La rue royale est très belle, l’université, les églises… bref c’est super de voir ça. L’entrée de la vieille ville avec le palais royal et la statue à l’effigie du roi est vraiment superbe. En plus il fait très beau.

On parcoure le centre, il me montre la sirène, deux-trois belles églises, la maison de Marie Curie… C’est très agréable. Direction ensuite les remparts de Varsovie (suis-je le seul con à avoir la chanson de Jacques Brel en tête pendant toute la visite ?). Ensuite, nous voilà en marche vers des fontaines en bord de route. On s’y repose un peu, puis on grimpe dans un bus.









On va à la place de la constitution, puis on traverse tout ce quartier à l’architecture communiste imposante. On arrive devant l’église du Saint Sauveur devant lequel est posé un énorme arc-en-ciel absurde. Mon guide (gay) trouve très amusant que des gens soient venus le brûler plusieurs fois car ils croyaient que c’était de la propagande homosexuelle posée devant une église emblématique.



On marche, on marche, on discute de tout et de rien et on arrive dans un parc énorme remplie de lanternes chinoises. Elles s’illuminent sur notre passage car la nuit tombe peu à peu. C’est vraiment très beau.



On arrive devant le « Palais sur l’Eau ». Au loin, il se reflète parfaitement sur l’eau. C’est encore une fois très beau. Varsovie est remplie de surprises.



Après une journée bien remplie, on retourne à l’appartement. Je suis crevé. Un repas chaud nous attend, mon hôte est un véritable cuistot. À la fin du repas, il m’offre une vodka. On parle et on boit. Décidément !

Lundi 1er septembre : Varsovie : T’es tout seul cette fois.

Je me lève, il est huit heures. Mes hôtes doivent partir travailler tous les deux. Je me prépare vite fait, on prend le petit-déjeuner, je monte dans un bus.



Avec moi, j’ai une carte de la ville. Et aucune idée de quoi faire. Je me prends un café dans un établissement sur la rue royale et je décide d’aller visiter le Palais Royal. En chemin, je rentre dans une église. C’est rempli d’écoliers et il y a une messe en cours. Oups.

Je visite le Palais Royal dès son ouverture. Je suis presque le seul. C’est très beau et bien documenté et en plus le prix d’entrée m’a semblé dérisoire.

Après le palais royal, je déambule un peu dans la vieille ville. C’est très beau, mais aujourd’hui il fait gris. Je regarde sur ma carte comment me rendre dans ce qu’était l’ancien ghetto. Après beaucoup de marche, j’y suis. Des monuments, des explications. Cela me donne presque un peu la chair de poule d’être là.



Hier soir mes hôtes m’ont parlé du cimetière juif qui était à voir. Je me suis mis en marche encore une fois, et après une belle promenade, j’arrive devant un mur et une petite porte métallique. Je la pousse et je suis dans le cimetière. C’est très particulier : des tombes posées là, envahies de végétation. J’ai l’impression de me promener dans les bois. Je m’y promène une petite demi-heure.





Bon après cette drôle de promenade, je commence à avoir la dalle. Je retourne à pied en descendant tout un boulevard appelé Jan Pawel II. C’est long, c’est pas très beau mais je m’en fiche un peu : je connais pas donc ça me dépayse.

Au pied du Palais de la Culture et de la Science, je me prends en vitesse un Kebab. Dieu qu’ils sont bons. La galette est bien dure, il est énorme pour son prix (9zlotys) et j’ai même une boisson. Cool. Après ce bon repas très sain (ou pas), je fais le tour de cet énorme bâtiment stalinien pour en trouver l’entrée. Je la trouve enfin, je paye mon billet et je monte dans l’ascenseur qui m’amène en haut de cette tour.



La vue d’en haut est spectaculaire, on se rend bien compte de la taille de la capitale polonaise. Je fais le tour, je profite à chaque ouverture de la vue.





Le temps avance et il me reste une chose à voir. Le palais de Wilanow. Je prends un bus qui m’y amène. Le trajet me semble atrocement long car le bus est rempli d’écoliers qui hurlent à tout va. Brrr.

On nous débarque à Wilanow et je suis dans le bus le seul touriste qui se dirige vers le palais. Il y a sur le chemin une belle église, un beau petit parc et le palais lui-même est superbe de l’extérieur. L’intérieur m’impressionnera encore plus.



18h00 approche à grand pas et mes hôtes devraient être rentrés du travail. J’arrive chez eux à 19h30 après une épopée de bus très chaotique.

On mange encore bien, ils ouvrent une Chouffe que je leur ai amenée et sont en extase. Au moins je leur aurais fait plaisir !
Discussion autour du Concours Photo de novembre 2014 "C'est ma tournée" English translation pending
by Masterpo · 2014-10-30 · 299 replies
Bonsoir,

Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum Photographie et vidéo en voyage. Il s'intitule "C'est ma tournée !" et se trouve ici.

Seules les photos doivent y être postées et à compter du 23 novembre 2014, seulement les votes. Ce fil recevra tous les autres messages.

Le diaporama des photos proposées se trouve là.
Concours Photo Novembre 2014 "C'est ma tournée!" English translation pending
by Masterpo · 2014-10-30 · 226 replies
Bonsoir,

Je déclare ouvert ce jour le 52e concours de photo VF. 52... C'est dire le nombre d'idées déjà prises, de découragements passagers, de frustrations pénibles, que la recherche d'un tel thème génère.

Je voulais initialement un thème purement graphique, mais conscient du tollé que je risquais de rencontrer, j'ai délaissé cette idée. Une couleur ? Rouge ? Trop facile. Et en relisant pour la x-ième fois la liste des 51 thèmes déjà abordés, une idée, plus consensuelle, a germé.

L'avant-dernier thème de l'année sera donc : C'est ma tournée ! (novembre 2014).

Un café abandonné près de la route 66, des rousses irlandaises buvant d'autres rousses irlandaises dans un pub de Limerick, une taverne bavaroise, des bédouins sirotant un thé à la menthe sous la fraîcheur des acacias, un distributeur de boissons, des moines bhoutanais avalant de la tsampa à l'abri des murs d'un dzong, un verre de Cola US dans un McDo... passe-temps ou réconfort, boire est pratiqué sous toutes les latitudes.

Votre photo présentera aussi bien des gens en train de boire ou des boissons typiques que des endroits où l'on trouve les premiers et les secondes.

il lui apporta du vin et il se mit à boire.

Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos, de préférence chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toute anecdote ou explication sur ces photos sera la bienvenue, sauf si elles se passent de commentaire (mettez au moins la localisation). Ces photos devront respecter le thème mais surtout être une invitation au voyage, ce qui manque parfois dans les images proposées. Essayez d'apporter du plaisir à ceux qui regarderont vos photos.

Vous avez jusqu'au samedi 22 novembre 2014, minuit (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Le vote aura lieu du lendemain, dimanche 23 novembre, zéro heure au samedi 29 novembre, minuit. Vous voterez pour trois photos maximum, en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur(e) et le numéro de la photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul.

Le gagnant est celui qui obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de décembre qu'il organisera. Les ex aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés.

Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et à compter du dimanche 23, seulement les votes. Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert.

Bon concours ! Ganbatte kudasai !

Fil parallèle consacré aux discussions : ici Diaporama présentant les photos proposées : là
Qui part le 31 janvier 2015 sur le Costa Magica (Caraïbes)? English translation pending
by Jany95 · 2014-10-29 · 179 replies
Bonjour,

Ca y est nous avons réservé une nouvelle croisière aux Caraïbes 🙂!!!

Cette année ce sera sur le Costa Magica au départ de Point à Pitre le 31 janvier 2015.

Personne d'inscrit dans le calendrier de Ericat à ce jour, mais je sais par expérience que cela ne veut rien dire, alors, partez vous à cette date ? Nous pourrions ainsi partager des infos et pourquoi pas, se retrouver sur le bateau pour faire des excursions ensemble😉
La moustache au vent - Récit d'un voyage à vélo English translation pending
by Drouzz · 2014-10-21 · 44 replies
LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo

AVANT LE DEPART

Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.

Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.

A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.

Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »

Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».

Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !

Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?

En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.

Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !

Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.

C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.

Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.

Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.

Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.

Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?

Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.

Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.

A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.

Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.

Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.

Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.

Mail - Birmanie

Salut à tous,

Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.

Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.

A bientôt bec bec vous me manquez tous !

Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.



PELMEL DE NOTES ET MAILS

Mail – Birmanie, Laos

Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!

Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !

Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.

Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.

Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.

Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.

Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !

Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.

En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.

Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.

Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.

Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !

Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !

Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?

Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…

Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.

Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !

Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.

Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.

Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!

Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.

Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la premi��re montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?

En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !

En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.

J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand

Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!

Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.

Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!

Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.

Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.

Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.

Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"

Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...

Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!

Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.

Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?

C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.

J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!

Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.

Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!

Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…

Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.

Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?

Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…

Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.

Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!

Sandro à vélo

Mail – South Thailand

Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.

Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.

Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.

Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.

Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.

Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.

Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !

Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !

Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.

Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?

Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !

A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!

Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !

Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.

La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….

Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.

Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.

Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O

Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo

Mail – Malaysia

Salut les sportifs!!

J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.

Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!

Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.

Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?

Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....

Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!

Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :

"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."

"Ah oui?"

"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"

… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?

Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"

Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.

Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.

Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.

Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?

Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...

Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:

Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!

Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?

Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.

- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.

- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.

- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.

- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.

- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...

- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!

Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.

M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.

Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O

Sandro sans son vélo...

AU RETOUR

A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.

Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.

Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence

Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.

Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.

Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
Concours photo VF octobre 2014 "Vous montez ou vous descendez?" English translation pending
by Magellan18 · 2014-09-30 · 210 replies
Bonjour à tous,

Je lance le nouveau thème du concours photo VF d'octobre 2014 : "Vous montez ou vous descendez ?"

A l'aube de l'humanité l'homme n'avait pas grand choix pour s'affranchir des obstacles, en fait il ne devait compter sur lui même mais c'était sans compter sur son intelligence et sa réflexion, c'est ainsi qu'il inventa l'échelle puis plus tard l'escalier beaucoup plus esthétique et efficace. Avec l'avènement de l'électricité il fit "exploser" son imagination, ascenseurs, escaliers roulants, etc ...

Bon j'imagine que vous avez déjà une bonne idée sur ce thème. Aujourd'hui l'homme est capable de franchir monts et montagnes, pour cela il fit construire : routes, voies ferrées, chemins aménagés, que dis je ? funiculaires ou autres téléphériques. Coté distraction n'hésitez pas à aller faire un tour à la fête foraine ça monte et ça descend bien aussi. Vous aimez l'aviation ? ... clichés d'Ovbi (Objets volants bien identifiés) autorisés à condition qu'ils ne soient pas "cloués" au sol et que leur trajectoire s'inscrive dans une certaine déclivité.

Ponts à l'horizontal , buildings s'abstenir, ils seront hors sujet !

Si on résume, sur ce thème il s'agira bien de mettre en valeur tous les "outils" créés par l'homme pour monter ou descendre !

Règlement en quelques points :

Dépôt des images jusqu'au dimanche 19 octobre à 22h00 !

3 photos maxi postées par membre avec un petit commentaire sur le lieu et le contexte de sa prise de vue. 1 seule photo par message svp.

Prises de vues réalisées en voyage (mais ballades pour nous faire découvrir son pays ou sa région acceptées).

Votes ouverts à tous du lundi 20 au dimanche 26 octobre à 00h00 !

Interdiction de voter pour ses propres clichés.

Photo n°1 = 3 points Photo n°2 = 2 points Photo n°3 = 1 point

Tout le monde peut (devrait) voter en précisant sans ambiguité le pseudo du déposant suivi du numéro de photo avec si possible un petit commentaire pour expliquer son choix.

La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. L'heureux vainqueur aura la tâche d'organiser le concours du mois de novembre. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.

Ici c'est le fil pour déposer vos photos (Un post par photo svp !) et plus tard ce sera celui pour les votes.

Pour discuter sur les photos il faut aller sur le fil de discussion intitulé : Discussion autour du Concours photo VF octobre 2014 "Vous montez ou vous descendez ?"

Cliquez ici pour visualiser le diaporama de toutes les photos (merci encore à Herikles pour sa collaboration).

Cordialement Magellan18
Risques réels au Maroc English translation pending
by Voyageur31 · 2014-09-27 · 88 replies
Une pensée pour HERVE BOURDEL, je ne trouve pas de qualificatif pour nommer c'est individus abjectes, la quintessence du mal, l’horreur absolu. Pensons à ses proches et prions pour LUI.

Le quai d'Orsay avec modération, conseil d'être très vigilant au Maroc. Oui, mais dans quels coins ne faut il pas aller. J'imagine que le désert est déconseillé; du coté de Merzouga et en général toutes les zones isolées!!!!

Même dans un souk on peut se faire enlever facilement.....Alors on ne va pas au Maroc pour rester enfermé dans un camping au milieu de 100 ou plus camping car!!! Certe on aura le soleil (en principe) mais après???

Comment réagissent les autorités Marocaines à ce phénomène? Si les CC boycottes le pays, ça va leur faire drôle au portefeuille.

Ce ne sont que quelques réflexions et interogations. Nous ne voulons pas prendre le risque, c'est surement idiot comme réaction quand on connait ce beau pays, et même avec la police et l'armée qui sont très présents, je me pose la question!!!!!!!!!!!!!!😕

Et bien, on va visiter le Portugal à la place, mais en janvier bof pour le soleil. !!!!!!
Nous n'irons plus en Engadine (Suisse) English translation pending
by Kuzie · 2014-09-26 · 11 replies
Parce que le trajet pour s'y rendre est interminable; entre les douaniers tatillons, les multiples zones de travaux et le long col après Chur, c'est largement plus long que ce que la carte le laisse supposer.

Parce que, après avoir été fouillé pour s'assurer que nous n'emportions pas de vivres, nous trouvons les magasins d'alimentation fermés le samedi soir et le dimanche.

Parce que le prix de la vie est invraisemblablement cher; un exemple, 3 pizzas, 4 boissons, 80 euros; on n'y est allé qu'une fois...

Parce que si c'est là le coté ensoleillé de la suisse, je me demande comment est l'autre (5jours de pluie sur 7 en juillet).

Parce qu'il est impossible de garer sa voiture (même à l'orée d'un bois) sans devoir (à nouveau) payer.

Parce que certains villages (Pontresina en particulier) sont transformés en chantier l'été (l'hiver doit être plus lucratif).

Parce que le supposé buccolique lac de sils est envahi, lui aussi, par des engins de chantier sur la promenade de la rive nord.

Parce que les balades conseillées pour les enfants (Muottas - Alp Languard en particulier) sont trop longues et moins spectaculaires que ce que j'ai pu voir pour moins d'effort dans le Valais, la Savoie ou les Ecrins.

Parce que, enfin et surtout, nous avons eu l'oppressante impression qu', avec nos fringues de chez Décathlon et nos bouillonnants petits bouts, nous n'étions pas les touristes que la région souhaite accueillir; il aurait été mieux vu que nous soyons en couple et en Ferrari...

Il est clair que l'impression aurait peut être été tout autre si j'avais vu la région sous le soleil mais l'enthousiaste famille que nous sommes est quand même rentrée de ce périple fort décue.
Peut-on réellement revenir indemne d’un voyage? English translation pending
by Mikenola · 2014-09-22 · 9 replies
La question mérite réflexion et argumentation. Peut-on réellement revenir indemne d'un long voyage ? Les weekends n'entrent bien entendu pas en ligne de compte, puisque vous vous conditionnez la journée suivante, à la reprise du travail. En revanche, pour un long voyage type road trip le retour est bien plus compliqué. Un changement radical de comportement, un attachement beaucoup moins important à certains détails, une relation tumultueuse avec vos proches. Peut-on reprendre le cours normal de sa vie ? Voici quelques éléments de réponses avec un point de vue strictement personnel.

Le choc des cultures

Commençons tout d'abord par un état des lieux. Le choc des cultures à différents degrés. Bien sûr tout dépendra du pays que vous irez visiter, mais en règle générale dès que ça dépasse les frontières européennes, vous subirez un choc des cultures. Que ce soit en Amérique du sud, Asie, Océanie (peut-être un peu moins), et en Afrique. Les Etats-Unis peuvent être ressentis de la sorte, mais ce n'est pas la vérité, du moins ma vérité. La France ayant tout de même des côtés américains. Qui n'a jamais testé un fast food, n'a jamais vu New York, Los Angeles, Philadelphie, Washington ou encore New Orleans via une série TV avant d'effectuer un voyage aux Etats-Unis. Qui n'a jamais ne serait-ce qu'à la télé, visionné un match de basket (NBA), de football américain (NFL), de Hockey (NHL) ou encore de Baseball (MLB). La langue anglaise est connue de tous, souvent mal parlée, surtout à Paris (qui est une des villes les plus visitées au monde), mais certains mots peuvent sortir inconsciemment de votre bouche. En revanche, dans des pays comme la Birmanie, La Bolivie, le Népal, la langue de Shakespeare ne vous servira à rien. Vous connaitrez certaines difficultés. L'incompréhension sera souvent de mise.

La culture française est souvent très éloignée de celle que l'on peut trouver autre part dans le monde. Alors qu'est-ce qui diffère exactement ? Tout d'abord la gastronomie. Même si l'on peut retrouver un petit coin de France dans certains pays, il n'en paraît pas moins évident que c'est un véritable chamboulement. Manger du cochon d'inde, des insectes peut-il être considéré comme plus étrange que de manger des escargots ou des oreilles de cochon? Il existe des spécialités culinaires qui nous dégoûtent, mais c'est tout simplement parce que nous n'en avons pas l'habitude et en détenons une vision déjà négative.

La barrière de la langue pouvant souvent être un frein dans le voyage, peut également vous transporter. Le confort que vous avez dans votre pays natal, n'est plus présent une fois arrivé. C'est pour cela que fort souvent, et en tant que backpacker, la barrière de la langue est un vrai avantage. Combien de fois, me suis-je dis en voyage et surtout lorsque j'étais aux USA. "J'aimerais tellement avoir plus de difficultés pour m'exprimer". Souvent je jalousais cette incompréhension entre un touriste lambda et son interlocuteur local. Tout semblait simple pour moi, même si les péripéties étaient bien présentes, j'aurais aimé avoir un peu plus de mal. En Amérique du sud, mon rêve était devenu réalité. La langue Espagnole était pour moi plus un souvenir d'adolescent largement abandonné, plutôt qu'un acquis que j'allais pouvoir exploité. Les regards échangés avec cette petite fille à la gare de Cusco, avec des grimaces en veux-tu, en-voilà. Il fallait chercher un autre moyen de communication pour perpétuer cette chouette rencontre.

Quitter cette zone de confort ne m'importe peu, et je le fais fort volontiers. Néanmoins un ajustement est quasi obligatoire, dans un pays dont nous ne connaissons rien. Dans ce choc des cultures que nous ne contrôlons pas, et c'est bien là l'essentiel, d'autres points sont encore à énumérer. Comment ne pas mettre en avant les coutumes et le style de vie d'un pays. En Inde, pour ne citer qu'elle, l'héritage culturelle est juste immense ... C'est peut-être le pays dans lequel vous devriez avoir le plus gros choc culturel. L'Inde, ce pays où 18 langues sont reconnues par la constitution du pays, mais en réalité ce sont plus de 1600 langues qui pourront être parlées à travers le pays. Parmi les coutumes hindouistes, on peut citer le végétarisme par souci de respect envers toute forme de vie et l'importance du mariage qui est une des premières causes de l'endettement des familles. Aucune célébration n'est comparable à celle que vous pourrez avoir dans le Rajasthan, en général de Mai à Juillet. Si vous êtes un occidental, vous n'aurez aucune difficulté à vous frayer un chemin et à y assister en tant qu'invité.

Le futur mari, vêtu comme un maharajah, est monté sur un cheval blanc et est accompagné d'un cortège de musiciens. La mariée est elle vêtue de somptueux habits rouges et de bijoux en or. C'est à la famille de la mariée de tout organiser. Mais ce n'est pas la tradition la plus folle en Inde. Connaissez-vous le "Flying Babies", non vous ne rêvez pas. C'est une pratique très connue en Inde. Dans la ville de Solapur, une fête annuelle a été instaurée, fête pendant laquelle on lance les bébés depuis une tour de 15 mètres. Heureusement, des gens attendent les bambins en bas avec un filet pour amortir leur chute! Enfin sur un autre continent, au Kenya, un nouveau né Massaï se fait cracher dans la bouche par toutes les femmes présentes ... Assez particulier. Si vous ne le savez pas, cela peut être perturbant, voir flippant ! Tout ceci est fort inhabituel pour nous.

Au final, nous avons tous eu un vécu différent vis à vis du choc des cultures. Mais il aura sans aucun doute un impact sur votre vision des choses, votre ouverture d'esprit et votre tolérance. Le respect des différents peuples fera alors parti de vos priorités. Cependant, chacun peut réagir différemment. Certains auront un rejet catégorique, se refermant sur eux-même. D'autres adopteront fort volontiers ce choc des cultures, faisant parti intégrante de leur voyage. Sans elle, le voyage aura peut-être un goût amer. Tout ceci vient de la manière de voyager, et du respect d'autrui. Ils parviennent à s'adapter, tout en conservant leur culture d'origine. Ils créent leur propre mélange culturel et n’ont, en général, aucun problème à retourner dans leur pays d’origine. Avec cette vision des choses à dominante positive, un pays d'apparence hostile pourra alors devenir un épanouissement sans fin.

Comment réduire le choc culturel

Il y a plusieurs manières de réduire le choc culturel. L'annuler est du domaine de l'impossible. Tout d'abord, apprenez la langue du pays. Vous ne serez pas bilingue, ça me semble trop précoce, mais l'immersion dans le pays devrait vous y aider. Achetez un petit lexique, pour ne pas arriver les mains dans les poches. Pouvoir communiquer avec les locaux, vous aidera sans l'ombre d'un doute à vivre bien mieux toutes ces nouveautés. La compréhension est la base d'une intégration réussite.

La patience est une vertu. Parlons-en justement de cette patience, dans un pays qui ne ressemble aucunement au vôtre. Ne chamboulez pas toutes vos habitudes en un claquement doigt, prenez votre temps. Autorisez-vous à faire quelques erreurs. Même si une incompréhension totale venait à se manifester, ne vous braquez pas et apprenez de vos erreurs. Autre point fondamental de votre voyage. Renseignez-vous sur le pays, sur la culture et les coutumes, si vous ne voulez pas être pris au dépourvu. Certains personnes, moi le premier, vous diront de ne pas trop se renseigner, mais juste ce qu'il faut. L'effet de surprise et la perte de contrôle font aussi partie du voyage. Cela peut bien sûr en effrayer plus d'un, tout le monde n'a pas le même "instinct de survie".

Enfin, pour parachever le chapitre "réduire le choc culturel", il vous faudra être ouvert d'esprit. Ne pensez pas de la sorte : "C'est pas normal, c'est nul ... Ils n'ont vraiment rien compris". Tout simplement, car vous n'avez pas assez de recul et de connaissances sur le pays, pour pouvoir juger. Attention, nous jugeons tous dans notre inconscient, mais il faut parfois savoir tempérer ses propos, et prolonger la découverte du pays. Tentez de comprendre toutes ces coutumes en discutant avec les locaux. N'oubliez pas que votre attitude sera la clef du succès. C'est à vous de vous adaptez, et non le contraire.

La réadaptation et l'acceptation

Cette phase, sur le chemin du retour, est peut-être la plus difficile. Vous aurez sans doute vécu des moments fabuleux, des galères, quelques déceptions mais peu importe. Rare sont ceux qui ne passent pas par là. Elle peut être rapide ou longue. Dans le cas d'un long voyage, dépaysant, il sera très compliqué de vous remettre tout de suite dans le bain. Après mon voyage en Amérique du Sud en Août dernier, je n'ai pas pu me réadapter. Je reprenais le travail 8 h plus tard, avec le décalage horaire dans la tronche. Tout me paraissait fade, dénué de sens. Les gens fréquentés lors de cette journée ne m'apprenait pas grand chose.

Pire encore je les méprisais. Combien de fois, ne me suis-je pas senti à ma place, avec l'envie omniprésente de repartir. Une opération qui semblait impossible à l'instant présent avec mon apport budgétaire quasi inexistant. Combien de fois on vous aura posé ce genre de questions stériles : "C'était bien ?" "Comment fais-tu pour voyager autant ?" ou encore "Il ne t'est rien arrivé de grave ?". Pendant de longs mois, je n'ai cessé de penser à ce trip de malade qui m'avait changé. En bien ou en mal, difficile de le savoir. Certains de mes proches ont trouvé cela bénéfique. Mais pour d'autres, mon choix de vie était incompréhensible. Une barrière entre eux et moi, venait de se créer. De mon point de vue personnel, je n'aurais échangé cette expérience pour rien au monde. Si certaines personnes ne veulent pas comprendre, ce n'est pas et ce n'est plus mon problème. D'autres sont bien plus sensibles aux jugements de leurs proches. L'isolement est alors quasi obligatoire pour une meilleure réflexion. L'acceptation ne se fait pas en un fragment de seconde ...

Et le retour à la réalité est parfois bien plus compliqué... Chaque personne est différente et raconter son aventure pourra peut-être vous aider dans votre réadaptation. Parlons-en de cette réadaptation. On la veut rapide, mais elle se heurte souvent à de nombreux paramètres. Parmi eux, il y a le fait de se sentir étranger chez soi. Énorme paradoxe quand l'on sait qu'il y a quelques temps nous étions étranger à part entière, dans un pays que nous ne connaissions pas. Désormais, le problème est tout autre. Deuxième paradoxe et de taille, c'est que vous pourrez vous sentir encore plus seul, que vous ne l'étiez si vous avez effectué un tour du monde seul par exemple. Ceci rejoint bien évidemment l'incompréhension de vos proches, et le manque d'intérêts que vous éprouvez dans votre routine. En voyage, tout découlait d'une logique, et vous aviez le choix d'aller à tel ou tel endroit. Désormais ce n'est plus le cas, votre réveil sonne, vous devez être ponctuel, plus le droit à l'erreur. Où est donc passé cette marge d'erreur qui vous plaisait tant ? Ne cherchez plus, elle a disparu et a laissé place au stress de la vie active.

Que se passe t-il après la réadaptation ?

2,3 ou 6 mois plus tard chaque individu commence à reprendre le cours normal de sa vie. Le sourire refait surface, et le voyage n'est alors qu'un lointain souvenir. Mais, oui il y a un mais ... Une poignée d'irréductibles ne pensent qu'à une chose. Repartir et le plus vite possible. La zone de confort a trop duré. Le métro, boulot , dodo est devenu insoutenable. De ce fait, chaque matin vous vous levez et entamez toujours la même rengaine : Connexion, google, comparateur de vol ... L'émergence d'un nouveau rêve pointe timidement le bout de son nez. Ça y est, vous avez replongé, le manque de drogue était trop fort. L'avantage c'est qu'elle est bien plus saine. La rechute vous empêchera de rester en mode survie dans ce monde qui ne vous convient pas. Cette étape n'est pas une obligation, mais elle résume parfaitement votre nostalgie de voyageur. Dans la vie, il faut faire quelque chose qui vous passionne. A quoi bon rester planté là, dans un monde qui ne vous va plus.

Vos vrais amis resteront et comprendront amplement votre choix. Certains même vous encourageront à aller de l'avant. Pour les autres, il faut faire abstraction de leur parole. La jalousie peut expliquer bien des choses. Chaque avis est important, et il serait stupide de ne pas les prendre en compte. J'ai bien dit chaque avis, j'entends par là, des paroles sensées et un réel dialogue. Je ne considère que rarement les personnes qui ne sont là, que pour critiquer et n'avancent aucun argument recevable. Pour eux, la vie se résume à un mariage et des enfants. C'est la finalité. Il n'y a de place pour rien d'autre. Tout ce qui sortira de leur "normalité" sera jugé comme inconcevable. Le dialogue est alors rompu et laisse place à l'agacement.

Changement de vie ou envie ponctuelle ?

L'état d'urgence a été décrété, impossible de faire machine arrière. L'envie devient de plus en plus pressante. Un bon ras-le-bol prend le dessus. Souvent, vous aurez envie de tout envoyer balader, de partir en un claquement de doigt. Pour nuancer tout cela, certains auront ce qu'on appelle des "envies ponctuelles". L'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs, et c'est vrai, mais elle ne l'est pas forcément moins. Peut-être que cette même herbe est plus adaptée à nos besoins.

Les courtes escapades feront le bonheur de plusieurs d'entre nous. Partir un court ou un long weekend, en s'arrangeant entre temps avec nos patrons. Vienne, Londres, Rome, Lisbonne, Copenhague, Oslo, Ajaccio. Les destinations ne manquent pas et l'offre dont dispose internet est vraiment alléchante. De 60 à 200 euros, les vols aller/retour se réserve longtemps à l'avance, voici le vrai point négatif. Si vous disposez d'un moyen de transport, il est encore plus facile de trouver de belles offres. Ryanair présent à Beauvais pourra vous permettre d'économiser des dizaines d'euros. Le co-voiturage est aussi une affaire qui roule. Que nous reste-t-il ? Le changement de vie peut s'apparenter à un tour du monde, si ça n'a jamais été entrepris. Vous pouvez toujours en refaire un nouveau, et effectuer les pays que vous n'avez pas pu faire. Vous avez aussi le choix de partir pendant un long moment dans un continent (Afrique et Asie pour vous perdre et affronter à nouveau ce fameux choc des cultures). Une immersion pendant 6 mois, 1 an, 2 ans, peu importe. Le tour du monde est une expérience formidable qui me tarde d'expérimenter.

Le PVT. Mais alors qu'est ce que le PVT ? Le Pvt c'est le programme Vacances et travail qui comprend, selon les pays, le Permis Vacances-Travail (pour le Canada) et le Visa Vacances-Travail (Working Holiday Visa (WHV) / Programa de Vacaciones y Trabajo) pour les autres destinations. Il vous donnera l'opportunité de partir dans le pays de votre choix (selon la liste) pendant une durée d'un an. Le canada, pays membre de ce programme devrait voir allonger la durée maximale. Il sera alors possible de travailler avec le PVT durant deux ans. Les destinations sont à ce jour, diverses et variées : Canada, Japon, Corée du sud, Argentine, Australie, Nouvelle Zélande, Hong Kong, Russie et Brésil fort prochainement. Des pays de l'Amérique Latine se sont également montrés intéressés. Certains pays, ont mis en place des quotas (Canada), mais si vous êtes appliqués et consciencieux, vous devriez pouvoir récolter le sésame. Attention, ceci n'est applicable que pour les 18/30 ans (35 pour le Canada). L'Expatriation définitive. Allons directement dans l'extrême avec l'expatriation. Ici pas de listes de pays, puisque c'est vous qui choisirez. Un retour ? Pourquoi pas, mais pour l'instant ce n'est pas à l'ordre du jour. L'expatriation peut se faire grâce au travail que vous aviez en France. Un poste se libère à l'étranger et vous sautez dessus.

C'est souvent le cas, dans les grandes boîtes qui adorent les promotions internes. Un nouveau challenge s'offre alors à vous, il n'y a plus qu'à faire son sac et partir à l'aventure. Mais ce n'est pas la seule solution pour une expatriation définitive, il est bien sur possible via un VIE de se faire engager à l'autre bout du monde. Tout claquer c'est un concept assez couillu pour dire la vérité, car on sait ce qu'on laisse, mais on ne sait pas ce que l'on va retrouver par la suite. Certains encore plus téméraires tentent d'y aller sans avoir la moindre garantie. Dans certains pays aucun visa n'est obligatoire c'est donc une aubaine. Il suffit d'apprendre la langue en parallèle et d'avoir une bonne dose de culot. Le Volontariat ou l'humanitaire. Des organismes pourront vous proposer des missions, de court, moyen ou long terme. Il est nécessaire de bien choisir son organisme, car les arnaques vont bon train.

Je n'ai pas une très grosse connaissance dans ce domaine, mais c'est clairement une piste à étudier. Vous pourrez toujours contacter des ONG tels que Aide et Action, ou développement sans frontières pour ne citer qu'eux. En général, les diplômés du domaine médical auront les faveurs de ces organisations, mais toutes personnes motivées seront également les bienvenues. En revanche, si vous êtes plutôt pour un départ vers des pays relativement riches et ne voulez pas venir en aide à des populations plus démunies, passez votre chemin, vous allez perdre votre temps. En revanche, si vous voulez une expérience unique en son genre, avec des rencontres exceptionnelles, que vous êtes désireux de venir en aide et d'apporter votre pierre à l'édifice, alors cette expérience est faite pour vous.

Conclusion

S'éloigner de ces proches, découvrir une autre culture, se mettre en quelque sorte en danger, a un impact sur nous. Notre personnalité, notre vision des choses en sont bouleversées à jamais. Plus ou moins intense, selon les personnes. Certaines se réadapteront assez rapidement et seront même heureuses de retrouver leur "zone de confort". D'autres, au contraire, en seront totalement métamorphosées et n'auront qu'une seule chose en tête, repartir, explorer de nouveau. Le voyage et son retour pourra même parfois susciter un questionnement sur sa vie actuelle. Suis-je vraiment heureux? Cette vie me convient-elle et me suffit-elle? Chez certains, cette prise de conscience pourra engendrer des décisions et un changement de vie radical.

Rare sont ceux qui en sortent indemne au final. Ceux qui vous diront le contraire, auront au préalable activés leurs carapaces, et ne veulent pas se souvenir de leur voyage. Ils sont passés à autre chose grâce à un événement postérieur. Réussite professionnelle, vie sentimentale chamboulée et j'en passe. Pour moi, notre manière de voyager représente qui nous sommes vraiment, et sera vraiment représentatif du chemin que nous prendrons par la suite. Difficile de revenir dans une société individualiste et de s'y projeter durablement. Voyager en solitaire, à deux ou en famille ne peut en aucun cas se comparer. Les personnes qui voyagent à deux, voir plus ont-ils besoin d'un nouveau départ ? Cette expérience n'a t-elle pas au final été suffisante ?

Ne s'agissait-il pas seulement juste d'un projet sans suite, pour casser cette routine du couple ? Le voyage permet de renforcer les liens. Il n'y a donc pas de demi-mesure, ça peut très bien tout faire foirer dans un couple. Pour les voyageurs solitaires, c'est un peu moins complexe que ça. Le changement de vie se voit être plus qu'une probabilité si on en a la mentalité. Il n'y a pas besoin d'accord ou de compromis, vous êtes seul face à votre dit destin. Tel est ma vision des choses, elle se veut peut être différente de celle que vous avez pu lire ou entendre. Certains trouveront ça égoïste de ma part, de ne pas tout le temps partager mon envie d'ailleurs, d'autres trouveront ça au contraire héroïque. Mais qui sait? Dans un futur proche, le chamboulement aura sans doute lieu. Via la voix professionnelle, un PVT ou je ne sais quels autres moyens. En attendant ce moment, I'm on the road again.
18 jours entre Bangkok et la Birmanie English translation pending
by Julien42510 · 2014-08-28 · 5 replies
Donc nous voilà partis, ma femme et moi pour 18 jours environ entre Bangkok et la Birmanie.

Destinations : Bangkok et Ayutthaya, Mandalay, Bagan, Kalaw, Inle, Yangoon....donc du grand classique si je puis dire.

Hébergement : nous avions réservé à l'avance la plupart des hotels pour être tranquilles, sur Agoda ou Booking.

Argent : tout l'argent avec nous, à savoir 250$ : il me reste à ce jour plus de 100$, et j'avoue que je n'ai pas vu l'utilité d'en apporté car tout peut se payer en kyats et le change en euro. D'ailleurs certes les euros doivent être en bon état mais sincèrement ne psychotez pas non plus. Le change était 1€=1300 kyats environ. Nous avions prévu assez large : à savoir 1500€ en liquide pour la durée du séjour et il nous est resté environ 500€ sans nous priver du tout!!!

Nous voilà donc partis le dimanche 20 juillet direction la gare part dieu à Lyon, les yeux encore enfumés par la soirée de la veille, à 4h du matin pour prendre le train de 6h. Arrivée à Roissy à 8h. Nous ne sommes pas partis de Lyon car nous avions trouvé une promo avec Emirates à 550€ de Paris à Bangkok; ajoutons à cela 50€ de billets de train cela fait 600€ par tête de pipe. Vol en Airbus A380 nikel, bons repas, de la place pour les jambes... Que du bon quoi! Nous les mettons au même rang que la compagnie que nous prenons d'habitude, à savoir Turkish airlines.

Arrivée à Bangkok le lundi 21 juillet pas trop crevés pour une fois.... On récupère nos sacs, c'est bon tout y est, puis direction le bureau de change (50€)et le train qui nous mènera dans Bangkok (Airport Rail link). On arrive jusqu'à la station Hua Lamphong puis allons directement à notre hotel, à pieds, le Baan Udom, situé dans le quartier des ferrailleurs où ça flaire bon l'huile de moteur....Très bon hotel à 2 pas de Chinatown! Après une courte sieste, visite des temples fameux : le Wat pho, le palais royal, le wat mahathat.... puis retour à pieds vers le quartier indien puis Chinatown pour diner au Texas Suki Yaki, sorte de cantine propre où on mange pour pas cher. Retour à l'hotel. Premier bilan : on en a déjà plein le c.. des bancs de touristes chinois avec leur appareil photo, le V de victoire et leur guide qui hurle dans leur micro......

mardi 22 juillet : Après une bonne nuit de sommeil, on se réveille...à 6h30 direction la gare hua lamphong, un petit expresso avalé puis on décide de prendre le train pour Ayutthaya : 40baths pour 2 pour 1h30 de trajet (1€environ...). A Ayutthaya à 10h on traverse la rivière avec le bac puis on loue un scooter à la journée pour visiter librement les temples que l'on souhaite, et c'est vraiment sympa on adore ce moyen de transport on en loue dès qu'on le peut. Location environ 7€. Ayutthaya est vraiment une belle ville avec de beaux temples. Retour vers 18h30 à Bangkok puis l'on va dans Chinatown, à l'angle de deux rues bien animées, on s'assoit sur des tabourets puis l'on sirote une bonne bière en dégustant des fruits de mer au barbecue pour trois fois rien...hummmm......

Le mercredi 23 juillet nous avions décidé de visiter les klongs. J'avais envoyé un mail à Julien, un français installé à Bangkok, pour visiter par son biais les klongs (liveontheklongs). Balade intéressante de 3h à 8 personnes agrémentée par les explications de Julien. Des endroits très paisibles, bien loin de l'agitation de Bangkok! Nous avons payé 1200 baths pour 2 personnes. La balade terminée nous allons visiter la maison de Jim Thompson dans le quartier moderne : certes la maison est sympa mais on ne reste pas très convaincus de cette visite. On décide en sortant de ne pas visiter ce quartier ultra moderne et ces boutiques immenses, trop de monde et franchement ce n'est pas notre délire. Direction donc le vrai, le beau, l'authentique.... Wat Arun!! Après la visite repas face à ce temple pour une soirée romantique au resto The Deck...... enfin c'était romantique jusquà ce qu'ils m'amènent ma salade thaie où j'avais l'impression qu'ils avaient insérés un champs entier de piments!!! Je n'ai sincèrement pas pu la manger, mes lèvres commençaient à prendre feu. Heureusement j'avais commandé du riz avec pour me rassasier. Voyant que je n'avais pas mangé la salade, le serveur m'a demandé pourquoi je lui ai expliqué que c'était vraiment trop épicé, ils m'ont alors apporté un tiramisù en dessert sans rien demander, sympa pour calmer mon gosier enflammé.

Jeudi 24 juillet : train de hua lamphong à l'aeroport don muang pour un vol d'1h45 jusqu'à Mandalay avec Air Asia. A nous la Birmanie!!! Arrivée dans ce petit aeroport, puis change d'euros à un taux plutôt bon (1300kyats). Les billets de 50€ sont à peine regardés... Direction la navette gratuite Air Asia jusqu'à Mandalay, qui s'arrête pas loin de notre hotel : le 79 living hotel, bon hotel propret. On essaye de tâter un peu le pouls de la ville puis on prend un taxi (3500 kyats) pour nous mener à la pagode Kuthodaw, la maison du roi Mindon, la pagode Kyauktawgi...on y paye le pass 10000 kyats. On ressort de ses visites puis décidons d'aller à la colline de Mandalay, il fait chaud, ça cogne, et on n'a pas de taxi....un gars me propose de nous y amener pour 8000 puis 7000 kyats....heu non mais il croit que je suis américain!et en polus je cherche une motorbike pour nous y amener.... donc on marche un peu et on trouve des gars, un d'eux nous emmène alors à la colline pour 3500 kyats, à trois sur son scooter, c'était assez folklorique.... j'ai même cru qu'il allait casser son moteur dans la côte... En haut l'ambiance est assez magique, on y reste alors un bon moment jusqu'au coucher de soleil.... puis on redescend à pied et enfourchons deux scooters 2 gars nous emmène au resto Aye Myiy Tar : une bonne gargotte où on mange et boit pour rien et c'est ultra copieux!!! On rentre à l'hotel, on allume la télé et là on voit qu'il y a eu un nouveau crash d'avion : Air Algérie qui faisait Ouaga>Algers...... merde c'est l'avion qu'on a prit au mois d'Octobre et qu'on avait trouvé bien pourri.....

Vendredi 25 juillet : on loue un scooter dans une petite agence tenue par un australien Mandalay Motorcycle Rental située dans la 32e rue pour 12000 kyats. On mettra aussi 3000 kyats d'essence. On part donc en scooter, on longe l'Irrawady en observant les scènes de vie puis l'on arrive au grand pont en métal qu'il faut traverser pour arriver ensuite Sagaing, où nous visitons les principaux temples, pas ultra faciles à trouver au début... Après cela et des arrêts crèmes solaires nous nous dirigeons vers Ava, on traverse une rivière avec un bac puis visitons toujours avec notre scooter, et nous évitons ainsi la visite en char à boeufs, mais qui doit certainement être sympathique. Enfin, en fin d'après-midi, direction Amarapura pour flâner sur le pont en teck U'Bein, observer des petits moines jouer à saute mouton dans un monastère, faire un arret d'urgence aux toilettes de ce même monastère, déguster un ananas, observer les militaires en train de se torcher la gueule au whisky.......Endroit très photogénique. Retour sur Mandalay pour aller manger au BBB european restaurant.

Samedi 26 juillet: taxi jusqu'à l'embarcadère puis bateau (5000kyats je crois par tête à confirmer) jusqu'à Mingun. Visite des sites principaux de la ville. Retour vers 14h. Visite ensuite de la pagode Mahamuni avec deux scooters-taxis, puis fabrique de feuilles d'or. On a ensuite décidé d'aller voir le spectacle des Moustache Brothers après avoir bu une bonne bière : du théatre comique avec danses et musiques, c'est marrant même s'il n'y a pas de quoi fouetter un chat... On sort puis repas ultra rapide au Super81 situé tout à côté, ultra rapide pour pouvoir ensuite rentrer à l'hotel avant le couvre-feu de 21h.

Dimanche 27 juillet : minibus de Mandalay à Bagan réservé à notre hotel 2 jours auparavant (10000 kyats par personne). 6 heures de trajet environ. Arrivée vers 14h à Nyaung Oo au Zfreeti hotel : le top du top avec piscine, grande chambre avec Ac, belle déco pour une trentaine d'euros (avec Agoda).... Mince nos chapeaux sont restés dans le minibus!!!! La réceptionniste a fait des pieds et des mains pour appeler la compagnie.... et on nous a rapporter nos chapeaux achetés en Thailande à 3€ le lendemain....sympa! Location d'un vélo électrique pour visiter les temples jusqu'à old Bagan (la pagode Shwezigon également) puis coucher de soleil depuis le temple Shwegugyi, où l'on paye les 15 dollars de pass!!!!ou 15000 kyats!!!! d'ailleurs on nous demande les pass qu'aux couchers de soleil....pas à d'autres moments. Diner ensuite au Black Bamboo : excellente salade aux feuilles de thé et fried rice with vegetable délicieux!!!

lundi 28 juillet: on loue aujourd'hui encore un vélo électrique pour se balader autour des temples. Je crois que la location est à 8000 kyats (ou 6000) à la journée. C'est franchement pratique pour éviter de trop se fatiguer, car vraiment à Bagan le soleil cogne très fort. Bon à 2 sur le vélo electrique il faut penser à revenir à l'hotel à la mi-journée pour recharger la batterie...mais ça tombe bien c'est ce qu'on voulait faire pour profiter un peu de la piscine pendant les heures les plus chaudes (11h-16h). ET franchement ça fait du bien! Le matin nous allons au marché de NyaungOo pour humer un peu les bonnes effluves matinales. Concernant les visites, on s'écarte un peu faisant tirer jusqu'au village de Minnanthu, puis ensuite le village de Leya au bord de l'Irrawaddy, et enfin jusque Myin Kaba et un peu plus loin entre Old et New Bagan. La journée se termine par un coucher de soleil depuis la pagode Shwesandaw : c'est beau mails il y a tout de même beaucoup de monde.... Nous rentrons à la nuit tombée et allons diner au Bibo restaurant, dans une rue perpendiculaire à la rue des restos de NyaungOo, cadre et nourriture plutôt très correcte à petit prix....

mardi 29 juillet: Aujourd'hui nous décidons d'aller au Mont Popa. Nous avions rencontré la veille au marché un chauffeur qui nous a demandé 35000 kyats pour nous y rendre(bien loin des 50$ dont parle le guide du r.....). On l'appelle donc aujourd'hui. La route est plutôt sympathique, nous faisons un stop dans une production de palmier à sucre, bon c'est pas à notre gout mais c'est pas mauvais non plus, c'est fait pour les diabétiques quoi... Arrivée au Mont Popa, on grimpe les nombreuses marches pieds nus, entourés d'armées de singes, essayant d'éviter de glisser sur les nombreuses offrandes laissés par nos chers cousins sur les escaliers....ça c'est pas simple!! En haut la vue est tout de même magnifique! Nous profitons un bon moment de la petite brise qui souffle aux cotés d'un singe qui semblait tel le vieux sage observer la vie. Mais j'avais bien vu dans son regard espiègle qu'il attendait une opportunité pour faire une connerie.... et pas manqué je le vois fixer un touriste prenant une photo en contrebas; le singe se lève puis d'un bond saisit la petite bouteille de jus d'orange que le gars avait mise dans la poche de son sac à dos; puis il part qq mètres plus loin s'enfiler tranquillement le jus d'orange au nez et à la barbe du touriste.... Une scène également qui nous a rappelé notre voyage en Inde, une grande famille (avec anciens et très jeunes) nous a demandé de nous livrer avec eux à une séance photo, c'était vraiment marrant et ce même si l'on ne se comprenait pas par la parole... Retour du mont Popa milieu d'après-midi, piscine, puis visite d'un petit atelier de sculptures et enfin on se dit que l'on va changer un peu : coucher de soleil à la pagode Shwezigon. L'ambiance est assez mystique, les lumières sublimes, bref on conseille. De plus nous avons retrouvé la même famille rencontrée au Mont Popa, donc de nouveau séance photo....et franches rigolades et plein d'émotions.... Enfin la journée se termine par un repas au resto Aroma 2, nourriture indienne pas mauvcaise et très copieuse.

mercredi 30 juillet : pick-up puis bus jusqu'à Kalaw réservé à l'hotel : 11000 kyats par personne. Départ 6h30 arrivée 15h. A Kalaw nous allons à l'Eastern Paradise Motel réservé la veille par téléphone, 30$ la chambre et franchement pour nous ça ne les vaut pas, il y a certainement mieux ailleurs, mais pour une nuit ça ira... Direction ensuite l'agence Ever Smile Trekking pour réserver le trek de 2 jours jusqu'à Inle. L'agence se trouve en face du Winner Hotel. Pour 2 jours de trek, avec taxi au début, guide, transport de nos gros sacs à notre hotel , nuit et 3 repas (sans boisson sauf l'habituel thé...), bateau nous avons payé 70€ environ. Attention au choix de l'agence car nous avons croisé d'autres touristes qui avaient connu bien des déconvenues lors du trek... Nous la conseillons! Ensuite nous allons au marché, faisons qq emplettes dont une lunch box à 2€, visitons la pagode centrale, puis sirotons une bonne bière avant d'aller diner au resto Lulu Singh's 7 sisters pour déguster un zat byat byat, pas mal.... mais c'est pas un plat pour les végétariens ou ceux qui tentent de l'être....

jeudi 31 juillet : après le taxi on commence notre trek avec notre guide Momo : nous n'étions, je le précise que nous deux avec notre guide. De très beaux paysages, on passe dans des villages. Nous avons beaucoup apprécié. Le repas du midi chez l'habitant est super copieux, très bon, dans une maison sur pilotis. La fin de la journée est quelque peu boueuse, on accélère un peu le pas et nous parvenons donc à éviter l'orage en arrivant avant lui au repère qui nous servira d'auberge-hotel. Confort certes sommaire mais pas de soucis on a connu ça au Burkina l'an passé, douche au seau rafraichissante. L'agence nous a déconseillé de dormir au monastère car visiblement la propreté se serait bien dégradée avec punaises de lit et autres.... mais bon je ne l'ai pas vu donc à prendre avec des pincettes. Soirée arrosée de bonnes bières, repas ultra copieux pour changer puis courte nuit..

vendredi 01 aout: poursuite du trek, visite improvisée d'une école, on approche peu à peu du lac.... Près du lac vers 12h, passage au check point où l'on paie nos 10000 kyats puis repas au resto. Ensuite on prend le bateau pour naviguer une bonne heure sur le lac Inle, le fameux, jusqu'à Nyaungshwe (1h environ de navigation). On s'extirpe d'ailleurs difficilement d'un passage envahi par la jacinthe d'eau, plante qui absorbe l'oxygène du lac.. Arrivée à Nyaungshwe, nous laissons notre guide fantastique, puis allons à notre hotel où nous attendent nos gros sacs. Bon j'avoue on s'est fait plaisir avec cet hotel... on a réservé 2 nuits via Agoda au View Point Lodge et franchement c'est Sublime : bungalows sur pilotis superbement décorés et ultra spacieux.... à 50€ la nuit. On ne regrette mais alors absolument pas, faut bien se faire des petits plaisirs non? On visite un peu Nyaungshwe, sa grande pagode centrale entre autre puis allons réserver à l'agence Thu Thu travel Agency (face au marché) nos billets de bus Vip pour Yangoon (20000 kyats par personne), et en profitons pour réserver le bateau pour la visite du lac le lendemain à 20000 kyats (18000 + 2000 pour aller jusqu'à indein où il y a le grd marché ce jour là). Le soir très bon repas au resto Thanaka Garden, un peu à l'écart mais ça fait digérer après le repas...

samedi 02 aout : Après un petit-déjeuner gargantuesque et délicieux on prend le bateau juste en dessous de notre hotel puis visitons les lieux que la plupart font je pense : Indein avec le marché et son grand ensemble de stupas, les ateliers d'orfevres, de forgerons (où l'on achète un bel ensemble de couteaux et je peux vous dire qu'ils coupent....!!), de tissage... la pagode Phaung-Daw U, le Jumping Cat Monastère, les jardins flottants, Nam Pam... C'était une belle journée, on la conclue par un repas au resto de notre hotel 1er sur Tripadvisor : c'était pas mauvais, bien préparé mais très cher pour le pays et nous avons préféré le repas de la veille...

dimanche 03 aout : après notre sublime petit-déjeuner nous laissons notre palace pour nous diriger vers un autre hotel : l'aquarius Inn où nous passerons une nuit : bel accueil, pas très cher, joli cadre mais avons trouvé que la propreté laissait quelque peu à désirer dans les chambres... nous louons deux vélos à coté de l'hotel à 1500 kyats chacun pour faire les abords du lac. Nous allons ensuite au marché, visitons ensuite le monastère Shwe Yan pyay au nord de la ville puis attaquons notre tour du lac. C'est assez sympa comme tour on attaque par l'est, jusqu'au village de Mang thawk, de là nous traversons le lac avec un bateau (6000 kyats tout de même...) puis poursuivons notre remontée vers Nyaungshwe, passant devant la source d'eau chaude (non testée). Bilan : belle balade mais pas mal de camions de chantier c'est dommage... une bonne trentaine de kilomètres au compteur aujourd'hui. Le soir repas au Star Flower pour changer un peu : resto italien pas loin de l'hotel, les pâtes maison sont bonnes!!

lundi 04 aout: aujourd'hui c'est détente, petite promenade, déjeuner et café au resto the French touch....bref pas grand chose, on se repose car on prend le bus à 17h30 pour yanggon. Bus Vip donc avec la compagnie Lumbini , ultra confortable, mais la nuit il fait froid, mais froid!!!!!! on avait prévu le sac à viande mais c'est la doudoune qu'il aurait fallu... Arrivée à Yangoon vers 6h du matin. 4 arrêts en tout.

mardi 05 aout : taxi de la gare routière à notre hotel : 15000 kyats(!!!) à partager avec un autre couple de touristes. Le taxi nous dépose à notre hotel réservé la veille : Chan myae Guesthouse : 30$ la nuit chambre correcte sans fenêtre avec Ac, bien placée. Bon je pense qu'on n'a pas pu apprécié la ville à sa juste valeur, il tombait des seaux d'eau presque toute la journée. Visite de la pagode Sule, la pagode Botataung, le Sri Kali Temple, balade dans le quartier indien... A midi repas au 999 Shan noodle Shop : pas cher et franchement super bon!! L'après-midi : visite de la pagode Shwedagon mais il pleut beaucoup... on se dit qu'on reviendra ce soir. Précision : on se déplace en taxi : les trajets coutent en moyenne 3000 kyats. Le soir, après l'apéro, repas classe au Strand Café, puis taxi jusqu'à la Shwedagon. La pluis s'est arrêtée et s'est magique l'ambiance qui peut régner autour de cette pagode. on y reste jusqu'à 21h30 puis retour à l'hotel en taxi.

mercredi 06 aout : passage au marché Bogyoke, achat de quelques souvenirs. Un conseil achetez au fur et à mesure car ici on retrouve tout mais ben souvent plus cher. Repas encore au 999 Noodle Shop puis direction l'aeroport pour vol Air Asia Yangoon Bangkok. 1h plus tard on arrive à Don Muang sans encombre, on prend le train jusq'à la gare Hua Lamphong et il est déjà 20h. Arrivée à l'hotel river View Guesthouse réservé avec booking, 20€ la nuit. Grande chambre bien propre. Diner sur la terrasse de l'hotel en admirant la vue sur la rivière.

jeudi 07 aout : dernier jour à Bangkok, on laisse nos bagages à l'hotel puis visitons le Wat Traimit, le wat sakhet et sa colline sacrée, le marché aux amulettes puis nous decidons quand même de voir à quoi ressemble Kao San road.....pas à grand chose à vrai dire mais bon. On fait tout de même nos dernières emplettes... Nous prenons l'avion à 21h, nous rendant à l'aeroport en métro, direction la france via Dubai avec Emirates. Il nous reste 1h à l'aeroport pour déguster un beau sandwich, je choisis une focaccia bien appétissante, c'est ce que je croyais en tout cas. Le 1er vol se passe bien. Le 2nd beaucoup moins : je suis obligé de demander à mon voisin de changer de place non sans l'avoir réveiller 2 ou 3 fois et lui mettant des coups de genoux en tentant de passer par dessus lui. Vous l'avez compris ma fameuse focaccia m'avait laissé un gout amer, m'obligeant à faire une vingtaine d'allers retours aux toilettes Le soir; bref j'ai eu l'impression que ce vol de 6h30 était un paris-sydney, un vrai cauchemar.... tout comme la récupération des bagages où j'ai cru que ma dernière heure arrivait, vertiges, transpiration, chaud, froid, j'errais tel un zombi à roissy. Une bonne intoxication alimentaire avec un foutu sandwich acheté à l'aeroprt alors qu'en 3 semaines, pas une seul fois malade!!!!

Bilan : de superbes souvenirs, de belles rencontres, des paysages splendides. Un conseil : allez-y et vite car on a senti que le pays s'ouvrait au tourisme et que d'ici une dizaine d'années, la Birmanie ne sera sans doute plus telle qu'elle l'est aujourd'hui.
Itinéraire à Madagascar, 2 semaines en novembre 2014 English translation pending
by Kenzos · 2014-08-15 · 11 replies
Bonjour, Je prévois venir à Madagascar en novembre de 2 à 3 semaines et je dois tracer mon itinéraire afin de profiter pleinement de mon voyage. Nous serons 2 ou 3 adultes dont 2 femmes et moi, nous avons une préférence pour vivre chez l'habitant si possible, curieux de dialoguer avec les locaux, en tout cas loin de nous l'idée de vouloir être les touristes voulant le luxe et hotel dorés. Pourriez-vous m'indiquer les endroits à ne me manquer et les endroits à éviter. je vous lirai attentivement, par avance, merci de votre aide 😉
Retour de 18 jours entre Bangkok et la Birmanie English translation pending
by Julien42510 · 2014-08-13 · 15 replies
Avant de commencer je tiens à remercier les forumeurs qui m'ont permis de préparer au mieux notre voyage. Même si je n'interviens pas souvent je consulte en revanche très régulièrement vos conseils... Donc nous voilà partis, ma femme et moi pour 18 jours environ entre Bangkok et la Birmanie.

Destinations : Bangkok et Ayutthaya, Mandalay, Bagan, Kalaw, Inle, Yangoon....donc du grand classique si je puis dire.

Hébergement : nous avions réservé à l'avance la plupart des hotels pour être tranquilles, sur Agoda ou Booking.

Argent : tout l'argent avec nous, à savoir 250$ : il me reste à ce jour plus de 100$, et j'avoue que je n'ai pas vu l'utilité d'en apporté car tout peut se payer en kyats et le change en euro. D'ailleurs certes les euros doivent être en bon état mais sincèrement ne psychotez pas non plus. Le change était 1€=1300 kyats environ. Nous avions prévu assez large : à savoir 1500€ en liquide pour la durée du séjour et il nous est resté environ 500€ sans nous priver du tout!!!

Nous voilà donc partis le dimanche 20 juillet direction la gare part dieu à Lyon, les yeux encore enfumés par la soirée de la veille, à 4h du matin pour prendre le train de 6h. Arrivée à Roissy à 8h. Nous ne sommes pas partis de Lyon car nous avions trouvé une promo avec Emirates à 550€ de Paris à Bangkok; ajoutons à cela 50€ de billets de train cela fait 600€ par tête de pipe. Vol en Airbus A380 nikel, bons repas, de la place pour les jambes... Que du bon quoi! Nous les mettons au même rang que la compagnie que nous prenons d'habitude, à savoir Turkish airlines.

Arrivée à Bangkok le lundi 21 juillet pas trop crevés pour une fois.... On récupère nos sacs, c'est bon tout y est, puis direction le bureau de change (50€)et le train qui nous mènera dans Bangkok (Airport Rail link). On arrive jusqu'à la station Hua Lamphong puis allons directement à notre hotel, à pieds, le Baan Udom, situé dans le quartier des ferrailleurs où ça flaire bon l'huile de moteur....Très bon hotel à 2 pas de Chinatown! Après une courte sieste, visite des temples fameux : le Wat pho, le palais royal, le wat mahathat.... puis retour à pieds vers le quartier indien puis Chinatown pour diner au Texas Suki Yaki, sorte de cantine propre où on mange pour pas cher. Retour à l'hotel. Premier bilan : on en a déjà plein le c.. des bancs de touristes chinois avec leur appareil photo, le V de victoire et leur guide qui hurle dans leur micro......

mardi 22 juillet : Après une bonne nuit de sommeil, on se réveille...à 6h30 direction la gare hua lamphong, un petit expresso avalé puis on décide de prendre le train pour Ayutthaya : 40baths pour 2 pour 1h30 de trajet (1€environ...). A Ayutthaya à 10h on traverse la rivière avec le bac puis on loue un scooter à la journée pour visiter librement les temples que l'on souhaite, et c'est vraiment sympa on adore ce moyen de transport on en loue dès qu'on le peut. Location environ 7€. Ayutthaya est vraiment une belle ville avec de beaux temples. Retour vers 18h30 à Bangkok puis l'on va dans Chinatown, à l'angle de deux rues bien animées, on s'assoit sur des tabourets puis l'on sirote une bonne bière en dégustant des fruits de mer au barbecue pour trois fois rien...hummmm......

Le mercredi 23 juillet nous avions décidé de visiter les klongs. J'avais envoyé un mail à Julien, un français installé à Bangkok, pour visiter par son biais les klongs (liveontheklongs). Balade intéressante de 3h à 8 personnes agrémentée par les explications de Julien. Des endroits très paisibles, bien loin de l'agitation de Bangkok! Nous avons payé 1200 baths pour 2 personnes. La balade terminée nous allons visiter la maison de Jim Thompson dans le quartier moderne : certes la maison est sympa mais on ne reste pas très convaincus de cette visite. On décide en sortant de ne pas visiter ce quartier ultra moderne et ces boutiques immenses, trop de monde et franchement ce n'est pas notre délire. Direction donc le vrai, le beau, l'authentique.... Wat Arun!! Après la visite repas face à ce temple pour une soirée romantique au resto The Deck...... enfin c'était romantique jusquà ce qu'ils m'amènent ma salade thaie où j'avais l'impression qu'ils avaient insérés un champs entier de piments!!! Je n'ai sincèrement pas pu la manger, mes lèvres commençaient à prendre feu. Heureusement j'avais commandé du riz avec pour me rassasier. Voyant que je n'avais pas mangé la salade, le serveur m'a demandé pourquoi je lui ai expliqué que c'était vraiment trop épicé, ils m'ont alors apporté un tiramisù en dessert sans rien demander, sympa pour calmer mon gosier enflammé.

Jeudi 24 juillet : train de hua lamphong à l'aeroport don muang pour un vol d'1h45 jusqu'à Mandalay avec Air Asia. A nous la Birmanie!!! Arrivée dans ce petit aeroport, puis change d'euros à un taux plutôt bon (1300kyats). Les billets de 50€ sont à peine regardés... Direction la navette gratuite Air Asia jusqu'à Mandalay, qui s'arrête pas loin de notre hotel : le 79 living hotel, bon hotel propret. On essaye de tâter un peu le pouls de la ville puis on prend un taxi (3500 kyats) pour nous mener à la pagode Kuthodaw, la maison du roi Mindon, la pagode Kyauktawgi...on y paye le pass 10000 kyats. On ressort de ses visites puis décidons d'aller à la colline de Mandalay, il fait chaud, ça cogne, et on n'a pas de taxi....un gars me propose de nous y amener pour 8000 puis 7000 kyats....heu non mais il croit que je suis américain!et en polus je cherche une motorbike pour nous y amener.... donc on marche un peu et on trouve des gars, un d'eux nous emmène alors à la colline pour 3500 kyats, à trois sur son scooter, c'était assez folklorique.... j'ai même cru qu'il allait casser son moteur dans la côte... En haut l'ambiance est assez magique, on y reste alors un bon moment jusqu'au coucher de soleil.... puis on redescend à pied et enfourchons deux scooters 2 gars nous emmène au resto Aye Myiy Tar : une bonne gargotte où on mange et boit pour rien et c'est ultra copieux!!! On rentre à l'hotel, on allume la télé et là on voit qu'il y a eu un nouveau crash d'avion : Air Algérie qui faisait Ouaga>Algers...... merde c'est l'avion qu'on a prit au mois d'Octobre et qu'on avait trouvé bien pourri.....

Vendredi 25 juillet : on loue un scooter dans une petite agence tenue par un australien Mandalay Motorcycle Rental située dans la 32e rue pour 12000 kyats. On mettra aussi 3000 kyats d'essence. On part donc en scooter, on longe l'Irrawady en observant les scènes de vie puis l'on arrive au grand pont en métal qu'il faut traverser pour arriver ensuite Sagaing, où nous visitons les principaux temples, pas ultra faciles à trouver au début... Après cela et des arrêts crèmes solaires nous nous dirigeons vers Ava, on traverse une rivière avec un bac puis visitons toujours avec notre scooter, et nous évitons ainsi la visite en char à boeufs, mais qui doit certainement être sympathique. Enfin, en fin d'après-midi, direction Amarapura pour flâner sur le pont en teck U'Bein, observer des petits moines jouer à saute mouton dans un monastère, faire un arret d'urgence aux toilettes de ce même monastère, déguster un ananas, observer les militaires en train de se torcher la gueule au whisky.......Endroit très photogénique. Retour sur Mandalay pour aller manger au BBB european restaurant.

Samedi 26 juillet: taxi jusqu'à l'embarcadère puis bateau (5000kyats je crois par tête à confirmer) jusqu'à Mingun. Visite des sites principaux de la ville. Retour vers 14h. Visite ensuite de la pagode Mahamuni avec deux scooters-taxis, puis fabrique de feuilles d'or. On a ensuite décidé d'aller voir le spectacle des Moustache Brothers après avoir bu une bonne bière : du théatre comique avec danses et musiques, c'est marrant même s'il n'y a pas de quoi fouetter un chat... On sort puis repas ultra rapide au Super81 situé tout à côté, ultra rapide pour pouvoir ensuite rentrer à l'hotel avant le couvre-feu de 21h.

Dimanche 27 juillet : minibus de Mandalay à Bagan réservé à notre hotel 2 jours auparavant (10000 kyats par personne). 6 heures de trajet environ. Arrivée vers 14h à Nyaung Oo au Zfreeti hotel : le top du top avec piscine, grande chambre avec Ac, belle déco pour une trentaine d'euros (avec Agoda).... Mince nos chapeaux sont restés dans le minibus!!!! La réceptionniste a fait des pieds et des mains pour appeler la compagnie.... et on nous a rapporter nos chapeaux achetés en Thailande à 3€ le lendemain....sympa! Location d'un vélo électrique pour visiter les temples jusqu'à old Bagan (la pagode Shwezigon également) puis coucher de soleil depuis le temple Shwegugyi, où l'on paye les 15 dollars de pass!!!!ou 15000 kyats!!!! d'ailleurs on nous demande les pass qu'aux couchers de soleil....pas à d'autres moments. Diner ensuite au Black Bamboo : excellente salade aux feuilles de thé et fried rice with vegetable délicieux!!!

Bon, la suite un peu plus tard chers amis....
Maurice: quoi visiter après Grand Baie? English translation pending
by Mymylulu · 2014-08-08 · 31 replies
Bonjour,

Nous partons du 24/11 au 11/12 à Maurice.

Nous serons 7 jour sà Grand baie au beach club hotel à pereybere. Bon ce n'est pas grand baie mais juste à côté.

Ensuite nous souhaitons changer de ville mais j'avoue que je n'arrive pas à me décider... On m'a déconseillé la côte est qui est apparemment venteuse.

Il nous reste donc le sud ou l'ouest.

Quelle ville me conseillez vous, en sachant que nous alternerons entre farniente et excursions. De plus, nous serons en petit dejeuner seulement...

Merci d'avance pour vos retour.

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