Search VoyageForum
FR
Hôtel, motel ou bed & breakfast dans la région de l'Acadie et de la baie de Fundy au Nouveau-Brunswick? English translation pending
by Principessaj · 2009-04-22 · 2 replies
Bonjour,

Je prévois aller au ouveau-Brunswick cet été et j'aimerais avoir des suggestions d'hébergement pour la région de l'Acadie et pour la région de la Baie de Fundy, hotel, motel ou B&B... des suggestions?
Croisière sur le Concordia: escales et excursions? English translation pending
by Noisette20 · 2009-02-04 · 11 replies
bonjour,

je pars en croisière du 12 au 23 février je souhaite préparer mon voyage premier voyage de ce type je voudrais savoir quels sont les escales pour lesquels je peux organiser mes visites sans prendre celles proposées sur le bateau je trouve les montants élévés avez vous organisé vos excursions par vous même comment je dois faire quels précautions et conseils me donnerez vous escales : katakolon athènes izmir rhodes limassol alexandrie rome

merci😏
Se balader seuls aux cascades d'Ouzoud et Ourika près de Marrakech? English translation pending
by Kajolka · 2009-01-14 · 7 replies
🙂 BONJOUR

désirant nous rendre à marrakech en mars, ce serait un point de départ pour rayonner et découvrir les montagnes et vallées. On aimerait visiter entre autres- les deux sites du titre mais comme on aime découvrir par soi-même des nouveaux lieux, et qu'on est un peu-beaucoup anti-foule, je me demande si par exemple les cascades d'Ouzoud ON PEUT VRAIMENT S'Y PROMENER seuls ?! ou est-ce qu'il y aura toujours du monde ?

merci kajolka
Photos de drapeaux English translation pending
by ToniDK · 2009-01-14 · 41 replies
Y-aurait-il des gens qui, comme moi, apprécient prendre les drapeaux en photo au cours de leurs pérégrinations? 😄 Je dois avouer que ça m'arrive souvent, j'aime les voir accrocher dans des endroits différents (grands mâts, bâtiments officiels ou non, terrasses, bâteaux etc...), flotter au vent, pris dans un environnement global ou au contraire, en focalisant dessus... Bref, peu importe la situation, ce "topic" pourraît être celui où l'on regrouperait ce type de cliché, en précisant par exemple le lieu où il a été pris et le moment, si celui-ci peut sembler important...

Voici quelques exemples (entre parenthèses, on trouve le pays, la ville, la région... auquel se réfère le drapeau): Hammamet (Tunisie) Christiansborg, Copenhague (Danemark) Oslo (Norvège) Paris, Champ de Mars, Finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007 (Afrique du Sud) Paris, supporters anglais, Finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007 (Angleterre) Berlin (Allemagne) Devanture d'un café, Vienne (Autriche) Budapest (Hongrie) Bratislava (Slovaquie + Europe)

A vous de jouer!
Travailler comme élagueur-grimpeur ou bûcheron au Québec? English translation pending
by Tof23 · 2008-12-15 · 5 replies
Bonjour à tous! je m'apelle christophe j'ai 27 ans et vis en bretagne. Je voudrai trouver un emploi en tant qu'élageur grimpeur ou bucheron au quèbec à partir du mois de mars 2009 mais je n'ai aucune idée des formalités administratives et des possibilités d'emploi sur place. Par consequant si des personnes pouvaient me renseigner sur le sujet ça serai vraiment simpa. J'ai 1an et demi d'experience dans ces deux métiers, les diplomes qu'il faut, je sais donc à quoi m'attendre question difficulté!

Je vous remerci d'avance pour vos réponses, bonne soiré!
Sur la route entre Los Angeles et San Francisco English translation pending
by Saisei · 2008-05-30 · 16 replies
Bonjour,

J'espère ne pas faire de doublon, mais je n'ai pas trouvé de réponses à mes questions dans les posts existants.

Je pars en californie du 19 juillet au 5 août avec mon copain. On passera les 10 premiers jours à San Diego, puis le reste en remontant en voiture à L.A. et jusqu'à San Francisco. Je connais SD et SF mais pas/peu los angeles, ni la route de LA à SF. Ca se fait en 1 jour non stop. Mais j'aimerais prendre le temps de visiter les différentes villes en chemin pendant 2 à 4 jours. Il y a une route qui longe la côte, ça doit être magnifique. J'aimerais aussi voir les villes de rêve comme santa monica, santa barbara, Beverly Hills, Santa Cruz, Palm Springs, etc...

J'aimerais voir de beaux paysages, faire de jolies photos et voir des choses drôles sans passer par des tours operators ou autres (villas de stars, lieux de tournages, plages typiquement californiennes, etc...) M'amuser quoi! Il me restera SD et SF pour la culture:)

Donc, que me recommandez vous ? Choses à voir, à faire, lieux par lesquels passer??

Je vous remercie d'avance! En échange je suis incollable sur san diego si vous avez besoin d'idées:)
Voyage en Inde avec enfants de sept et neuf ans English translation pending
by Jlazarus · 2008-05-20 · 11 replies
Bonjour,

Je souhaite partir en Inde, l'objectif est de pas mal bouger et j'ai 2 enfants de 7 & 9 ans. Tout le monde m'alerte sur le coté 'dur' de l'Inde (images insoutenables, ...).Ce voyage peut-il être traumatisant pour eux ? quelle préparation ? Avez vous des expérences. Certains regrettent-ils d'avoir voyagés en Inde avec des enfants de cet age ?

Cordialement,
Petits cadeaux pour les Maliens English translation pending
by Alod · 2007-12-31 · 18 replies
Bonjour à toutes et tous, nous allons partir d'ici trois semaines au Mali dans le région de Kayes, Kita. Nous allons être hébergés localement et rencontrer certains chefs de village. Je voudrais bénéficier de vos conseils afin de savoir quels presents simples apporter à nos hotes et aux chefs de village. Merci à l'avance pour vos réponses. Alod
Stage au Sénégal English translation pending
by Thizirée · 2007-06-10 · 5 replies
Bonjour tout le monde Je souhaiterais faire mon stage de troisième année de licence de sciences des aliments et nutrition dans une industrie agro alimentaire du sénégal.

Je n'ai aucune idée d'où me renseigner et à quelle entreprise, site internet ou organisation écrire.

Y a t'il des étudiants francais, ou autres, ayant réalisé leur stage dans ce pays qui pourraient me faire part de leur experience?

Ou des salariés d'industrie agro qui acceuillent des stagiaires étrangers?

Aussi, la législation sénégalaise est-elle la même que la francaise, c'est à dire que le stage est rémunéré à partir de 3mois? Pas que je choisisse le lieu de mon stage en fonction de la paye mais c'est un facteur à prendre en conte pour préparer le budjet.

En vous remerciant de l'aide que vous m'apporterez😉
Une photo, un pays English translation pending
by Fred66 · 2007-04-03 · 145 replies
quelle serait pour vous la photo la plus représentative de votre pays préféré ou autre, visité ou non. je commence..... le vietnam le mékong, le chapeau conique et l'ao dai (tunique vietnamienne)
Italie du sud et Sicile à Noël 2006 (deuxième partie) English translation pending
by Mlefevre · 2007-01-07 · 15 replies
Siute de la première partie qui se trouve ici : http://voyageforum.com/v.f?post=882533;#882533

L’après-midi est consacré à une randonnée de quelques heures sur la côte amalfitaine : Sentiero dei Degli, de Bomerano jusqu’à Nocelle et retour (3h A/R).



C’est un beau sentier chargé d’histoire



qui dessert quelques maisons totalement isolées



et relie des villages situés sur les hauteurs de cette côte préservée. On y cultive la vigne en terrasses astucieusement ombragées en été.



En contrebas, Praiano se détache dans la brume de l'après-midi



un peu plus à l'ouest, Positano.



Ici aussi nous rencontrons deux beaux gardiens blancs qui à notre approche ont parfaitement géré (seuls) leur troupeau,



le conduisant patiemment jusqu’à une terrasse herbeuse,



nous permettant ainsi de dépasser chèvres et moutons avec notre chien.

L'année 2006 se termine paisiblement sur la côte amalfitaine.



Au loin, l'île de Capri.









Perdus dans notre petit village de montagne nous avons passé un des réveillons les plus bruyants de notre existence. Ce fut un florilège de pétards et de feux d’artifice fusant de tous les coins de la montagne pendant DES HEURES ! Le chien ne savait plus où se mettre !

Lundi 1er janvier Nous profitons des quelques heures qui nous restent avant d’aller déposer Fred à l’aéroport pour faire le tour de la Péninsula Sorrentina longeant (dans le brouillard) la côte amalfitaine au sud (très courue mais finalement très urbanisée et surtout où chaque mètre carré est compté, c’en est presque oppressant) puis la côte nord (nettement moins chic). Nous déposons Fred à l’aéroport de Naples à 10h00 et filons directement vers l « ’éperon de la botte » : le promontoire du Gargano.



La côte sud-est de cette presqu’île est formée de falaises de craie blanche ornée de strates



de silex caramel du plus bel effet. Celles-ci plongent dans une eau cristalline ou forment des arches spectaculaires.



Tout au bout de la presqu’île, la ville de Vieste est bâtie dans le même calcaire, c’est très… beau. Malheureusement cette splendide côte est peu à peu grignotée par des complexes balnéaires associant hôtellerie de luxe et campings extensifs. Le cœur de la presqu’île doit être beaucoup plus sauvage (nous n’avons pas eu le temps d’y aller) mais une courte balade le long de la côte nous a permis de débusquer un troupeau de bestioles ressemblant à des bouquetins.



Marion en lévitation

Dommage, pas de soleil…





Humh! Ne traînons pas trop longtemps ici!

Nous passons la nuit à Pugnochiuso sur la côte sud.

Mardi 02 janvier Nous terminons notre tour du Gargano, la côte nord est moins époustouflante mais aligne de longues plages de sable. Nous faisons un petit ravitaillement dans le joli village de Rodi Garganico, perché à flanc de falaise au bord de la mer, très authentique, avant d’essuyer une bonne averse. Décidemment le temps change pour de bon. Ca ne met pas en valeur le Lago di Varano ni le Lago di Lesina, bordés de campings sur des km…

Direction les Abruzzes. Nous les avions aperçues en passant à hauteur de Rome et elles m’avaient bien fait envie : l’horizon vers l’est était barré par une longue barre montagneuse enneigée.



Cette fois nous les abordons par l’ouest après avoir remonté la côte (quelconque) vers le nord jusqu’à Pescara.



ABRUZZES : tout est dans le mot : âpres, rudes, balayées par une bizzzze glaciale.



Magnifiques !!! On a adoré !! Elles culminent au Corno Grande à 2912 m. Elles sont parsemées de petits villages nichés sur un piton rocheux ou au creux d’un col, jamais dans un endroit quelconque.



Petits villages harmonieux, authentiques, avec encore une activité d’élevage et de culture. Il faudrait tous les visiter !! Nous avons choisi de dormir au pied du Rocca Calascio (au SE de l’Aquila), à 1200 m, dans la neige.



Le site est magique et mystérieux et les nuages qui filent dans le ciel alourdissent encore l’atmosphère. Nous profitons des dernières heures du jour pour visiter le minuscule village où se côtoient ruines à l’abandon et douillettes petites maisons calfeutrées contre le vent d’hiver.



Un peu plus haut se détachent sur le ciel les ruines d’un château et une solide chapelle tout en rondeurs.

Mercredi 03 janvier De bonne heure, nous partons pour une belle balade





pour atteindre un plateau qui me fait bien envie de l’autre côté de la vallée.



Le soleil se fait prier



puis le vent



chasse définitivement les nuages.



On s’en met plein les yeux ! IL faut maintenant penser à remonter vers le nord, je choisis de repasser par la Toscane que nous avons traversée à toute vitesse à l’aller. Nous quittons l’autoroute bien avant Florence pour déguster la belle campagne toscane.







Nous dormons sur une douce colline, au clair de lune. C'est notre dernière nuit en Italie.



Les enfants partis donner du pain dur à des chevaux un peu plus bas reviennent ravis d’avoir surpris 2 biches et un faisan (qui leur a bien fait peur d’ailleurs)



Jeudi 04 janvier C’est décidé, nous allons voir la fameuse tour penchée de Pise sur la Piazza dei Miracoli. Ben oui, elle penche, beaucoup même et en plus elle est très belle de même que les autres bâtiments de cette place.



Malheur, il fait de plus en plus moche. Maintenant il pleut. Nous abandonnons donc l’idée de visiter les Cinque Terre pourtant si proches (Domi je garde précieusement la doc que tu m'as envoyée, ce sera pour une autre fois!). Il faudra revenir, ce n’est pas si loin. Nous prenons donc la route du retour et passons la nuit en Suisse avant le tunnel du St Gothard.

.

Vendredi 05 janvier Fin de la route jusqu’à Nancy…

ON A ADORE L’Etna en hiver ++++ Les Abruzzes++++

ON A AIME Zingarro, Syracuse, Moulins de Stagione, Selinonte, Herculanum, Gargano, Toscane.

ON N’A PAS AIMEVous l’aurez compris : la crasse à partir de Naples, et plus au sud.L’urbanisation galopante des côtes : à quelques exceptions près, elles nous ont paru moches partout (où nous sommes allés). Seul le kilojoule de soleil pour le touriste compte, il faut en entasser un maximum… Il faut dire qu’il y a du monde en Italie : 400 hab/km2 contre 100 en France, auxquels il faut ajouter les millions d’estivants venus d’Europe du Nord !

ON N’A PAS COMPRIS Comment faire pour trouver du gaz ?!? Grâce à Internet on a trouvé près de Marsala un sympathique vendeur de camping car chez lequel nous avons acheté un tuyau adapté aux bouteilles italiennes et il est allé nous acheter une bouteille mais ensuite impossible de trouver où acheter une autre bouteille ! Si quelqu’un SAIT, ça m’intéresse !

CONDUIRE EN SICILE Un régal à partir du moment où l’on accepte que le Sicilien exploite au mieux l’espace disponible. Pourquoi se limiter à deux voies quand il y a de la place pour 4 ? Le Sicilien a le compas dans l’œil et anticipe parfaitement les déplacements respectifs des différents véhicules. Il cèdera volontiers le passage plutôt que de bloquer la circulation. Tout le monde a vécu l’angoisse du stop où l’on doit tourner à gauche ! Ici, il suffit de montrer clairement son intention et de s’engager franchement et on vous laissera passer sans le moindre coup de klaxon ! Peut-être est-ce parce que tout le monde se connaît ? Je ne dirais peut-être pas la même chose après un voyage en été !

CONDUIRE DANS LES FAUBOURGS DE NAPLES Ici, c’est une autre affaire, tout le monde est pressé, il faut que ça pulse ! Le fond sonore est constitué de gais petits coups de klaxon pour se dire bonjour, de pétarades de scooter et de sifflements de carabinieri. Tout est dans le culot, il faut oser, moyennant quoi, tout se passe bien. Bon, ceci dit, conduire un camping car dans les faubourgs de Naples est quand même une Expérience.

LES ITALIENS Les Siciliens sont adorables. Ils comprennent aussi bien le français que nous comprenons l’Italien (jamais appris) car nos langues sont proches et ça suffit pour se faire à peu près comprendre pour l’essentiel. Comme ce sont de grands communicants, on échange sans complexe, c’est assez amusant. Les Italiens du Sud ressemblent aux Siciliens mais en plus speed. Les Italiens du Nord sont plus froids, c’est moins dépaysant.

VIVE LE GPS Un peu inquiet à l’idée de me voir me débrouiller seule sur les routes italiennes (il faut des jumelles pour lire les panneaux) avec pour seuls copilotes mes trois lascars pas vraiment férus de cartographie, Fred a eu la bonne idée d’investir dans un GPS. C’est tout bonnement génialement extraordinaire. Je n’en reviens encore pas. Un bémol toutefois : il faut faire preuve d’un minimum d’esprit critique quand le GPS veut vous faire passer au plus court dans les petits villages et se rappeler qu’on est au volant d’un camping car. Il faut aussi vérifier le trajet proposé car il a tendance à privilégier les autoroutes quitte à rallonger sensiblement le parcours.

EN CONCLUSION Un beau voyage de découverte qui donne envie d’approfondir certaines régions mais pas mal de kilomètres (un peu plus de 5000 !) Voyage très cool hors saison : circulation fluide partout, aucune difficulté pour se garer, très peu de monde sur les sites touristiques.
Visite de Los Angeles et hôtel proche de l'aéroport English translation pending
by Fred06 · 2006-08-08 · 16 replies
Bonjour, 😉 Nous allons arriver à L.A (tard dans la soirée) pour 2 nuits avec entre les deux une journée complète que nous allons consacrer a la visite " trés sommaire" de la ville. Que me conseillez vous, pour cette visite express? Où me conseillez vous de dormir ? pas trop loin de l'aéroport car aprés le vol nous serons surement fatigué(décalage horaire ).

merci de vos réponses🙂
Les pieds en Birmanie... et la tête dans les étoiles English translation pending
by Slaeinte · 2006-06-09 · 10 replies
Recit par Christophe et Sophie de 4 semaines en Birmanie apres un passage en Chine: (pour la gallerie photo ou des recits images http://www.lespiedssurterre.org). Bonne lecture.

Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...

Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…

Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.

Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…

Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.

Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.

Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.

Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.

A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!

Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!

Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.

Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.

Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!

Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.

Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!

Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…

Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!

Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.

Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.

Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situ��s sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…

Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!

Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.

Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...

Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Camping-car, poids lourd et autocar English translation pending
by Js59 · 2006-01-28 · 32 replies
salut à tous.

je me pose la question, il y a t il beaucoup de monde sur ce site qui bouge en PL ou en bus ?

pour ma part, je suis en renault s130, ex-bibliobus ( moteur saviem ( licence MAN ) 797-20 ( pompe rotative bosch 6 cylindres - ceux équipés en pompe en ligne sont les 797-27 ) - ptac 8tonnes, ptra 11t5 )

donnez de vos nouvelles, c est pas toujours passionant d écouter ceux et celles qui parlent de leurs campings-cars achetés tout prêts, à 30 ou 50.000 euros lol ...

😉 😉 😉 😉 😉 😉 😉 😉 😉 😉 😉 😉😉😉
Conseils tourisme en Auvergne et Gers? (France) English translation pending
by Talme · 2005-07-01 · 16 replies
Bonjour, je m'en viens en France au mois d'août Je pense passé une semaine en Auvergne et une autre dans le Gers avec sur la fin un passage rapide sur Carcassonne avant de reprendre l'avion Paris-Montréal.

Si vous aviez des conseils et suggestions pour ces deux régions ? J'aime bien entre autre les veilles pierres ( moyen-âge) et la nature.

Merci d'avances
Chansons sur les départs, les routes et les rencontres... English translation pending
by Tilde · 2005-02-28 · 3 replies
Si, comme moi, les chansons qui parlent de départs sur les routes et des rencontres qu’on y fait vous fascinent… partageons les plus belles strophes !

Je commence par ce qui est sans doute ma chanson préférée dans ce registre, un texte d’Atahualpa Yupanqui (Argentine), souvent chantée par Mercedes Sosa entre autres :

"Yo tengo tantos hermanos que no los puedo contar En el valle, la montaña, en la pampa y en el mar Cada cual con sus trabajos, con sus sueños, cada cual Con la esperanza adelante, con los recuerdos detras, Yo tengo tantos hermanos que no los puedo contar...

Gente de mano caliente, por eso, de la amistad Con un lloro para llorarlo, con un rezo para rezar Con un horizonte abierto, que siempre esta mas alla, Y esa fuerza para buscarlo, con tezon y voluntad Cuando parese mas cerca es cuando se aleja mas Yo tengo tantos hermanos que no los puedo contar

Y asi seguimos andando, curtidos de soledad Nos perdemos por el mundo, nos volvemos a encontrar Y asi nos reconocemos, por lejano mirar Por las coplas que mordemos, semillas de inmensidad Y asi seguimos andando, curtidos de soledad Y en nosotros nuestros muertos, para que nadie quede atras Yo tengo tantos hermanos que no los puedo contar Y una hermana muy hermosa, que se llama Libertad."

Traduction personnelle :

"J’ai tant de frères que je ne peux les compter Dans la vallée, la montagne, la pampa et la mer Chacun avec ses occupations, avec ses rêves chacun Avec l’espoir devant, et les souvenirs derrière J’ai tant de frères que je ne peux les compter.

Ce sont des gens à la main chaude, ainsi, de l’amitiéAvec un pleur pour pleurer, et une prière pour prier Avec un horizon ouvert, qui est toujours plus loin Et cette force pour le chercher, avec (tezon?) et volonté Quand il semble le plus proche, c’est là qu’il s’éloigne le plus J’ai tant de frères que je ne peux les compter

Et ainsi nous continuons, tannés par la solitude Nous nous perdons de part le monde, nous nous retrouvons Et ainsi nous nous reconnaissons, par un regard au loin Par les couplets que nous mordons, graines d’immensité Et ainsi nous continuons, tannés par la solitude Et en nous nos morts, pour que personne ne reste derrière.

J’ai tant de frères que je ne peux les compter Et une sœur très belle, qui s’appelle Liberté."
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally the Tokyo metropolis
by Nathalie971 · 2025-08-25 · 74 replies
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity

Hi everyone,

I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.

The itinerary: 27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:

-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)



-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)



-->7 days in Tokyo



The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.

I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.

We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!

Intense work ahead in these 2 weeks to:

finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots... decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring research places that might interest us and watch videos about Japan book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later reserve rental cars order yen check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???

What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life! Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.

The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats. Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited. Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!

PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Une semaine au printemps aux Pays-Bas: visite du Keukenhof et les champs de fleurs English translation pending
by Didonie · 2019-11-10 · 12 replies
Bonjour, Nous aimerions partir une semaine aux Pays Bas au printemps avec pour point principal, la visite du Keukenhof et les champs de fleurs. L'idée serait de rayonner à partir d'un point central mais y a t il un endroit un peu plus éloigné qui mérite un détour? Je pense que nous irions en voiture.  Nous ne voulons pas aller à Amsterdam. Une journée vélo nous plairait. Tout est encore confus, avez vous des suggestions, point de chûte, incontournables? Nous ne voulons pas courir mais découvrir le charme de ce pays. Merci de votre aide.
Retour d'un road trip de 16 jours au Monténégro et Bosnie English translation pending
by Founajanne · 2019-10-14 · 10 replies
Bonjour,

De retour d'un merveilleux périple au Monténégro et en Bosnie et m'étant bien informée avant mon départ via ce forum, je me devais de faire un retour par ici. 🙂

Je ne vais pas détailler par le menu tout ce que j'ai fait jour par jour etc. mais plutôt vous proposer une synthèse des choses les plus importantes, mes coups de cœur etc. Excusez-moi par avance pour certains mots qui seront sans doute redondants comme "magnifique", "splendide", "grandiose" etc. Idem pour les points d'exclamation, je vais essayer de me contenir mais naturellement j'en mettrais sans doute 2 lignes à chaque fois ! 😄😛

Pour remettre mon voyage dans le contexte, je suis partie avec une amie du 21 septembre au 8 octobre (en fin de saison donc) avec 16 jours pleins sur place. Nous avons voulu un road-trip et on l'a eu : 2800km ont été parcourus dans une boucle approximative (niveau "forme") de Dubrovnik à... Dubrovnik ! Nous n'avions rien réservé si ce n'est la voiture et nous adaptions notre circuit à la météo et surtout à nos envies et notre feeling sur place. Au final nous sommes restés 5 jours au Monténégro et 11 jours en Bosnie. Le Monténégro est magnifique, mais petit, et surtout il y a eu 2 jours de pluie sur les 5 donc... ça nous a encouragé à passer la frontière et avancer dans notre périple. La Bosnie nous a tellement plu qu'on serait resté beauuuucoup plus de 11 jours si on avait pu. Mais on reviendra...

Ce que nous avons vu globalement : Monténégro : Kotor - Serpentine, Lovcen et Cetinje - Lac Skadar, Karuc et Virpazar - Podgorica (une journée de pluie !) - Canyon de la Moraca, monastère de la Moraca, Kolasin et lac du parc de Biogradska Gora - Les gorges de la Tara - Zabljak et le Parc du Durmitor - Le canyon de la Piva - Niksik rapidement et sous la pluie…

Bosnie : Trebinje - Foça - Sarajevo et environs proches - Umoljani - Jajce - Bihac et le parc de la Una - Livno - Imotski (Croatie) - Jablanica et Konjic - Mostar et environs avec Blagaj, Stolac, Kravica et Pocitelj

+ Dubrovnik le dernier jour.

Un tour bien classique, mais qui a été plein de belles découvertes et surprises. On ne pensait pas faire un aussi grand tour en Bosnie mais finalement ça s'est super bien fait dans nos 11 jours et sans qu'on se speede pour quoique ce soit. Je tiens à préciser que de manière générale nous ne randonnons pas, mais nous aimons profiter et s'arrêter pour des cafés, au resto etc. En Bosnie nous avons fait une longue journée de route, entre Visoko et Bihac, ce qui fait environ 5h de route au total, mais en faisant une bonne pause de 3h à Jajce c'est super bien passé. Le reste du temps on a fait maximum 3h30-4h de route par jour, et souvent beaucoup moins. Donc ça nous laissait pas mal de temps pour profiter. Au Monténégro nous avons fait une grosse journée également, environ 5h de route dans la journée, avec la traversée du Durmitor puis le canyon de la Piva jusqu'à la frontière de la Bosnie et hop on est revenu jusqu'à Zabljak. C'était long mais les paysages sont tellement grandioses que franchement c'est super bien passé...

Nos coups de cœur :

Au Monténégro

- Kotor : nous avons visité la vieille ville un soir, c'était animé tout en étant assez calme : un peu de monde sur les terrasses des restos, mais au-delà, pleins de petites ruelles sans personne et paisibles. On a beaucoup aimé. L'expérience ne doit pas être la même en pleine journée l'été quand un bateau de croisière (ou deux) sont dans le port, j'en conviens.

- Le lac de Skadar : on est arrivées de Cetinje jusqu'à Rijeka Crnojevica et ensuite petite route en A/R pour aller jusqu'à Karuc avec des points de vue hallucinants sur le lac. Ensuite, route jusqu'à Virpazar toute aussi magnifique.

- Le Durmitor : ce parc est absolument magnifique. Les personnes qui font de la randonnée pourraient y rester très longtemps sans souci : il y a des boucles à faire de partout. Nous avons profité du village de Zabljak et de son ambiance "station de montagne", mais surtout nous avons fait la merveilleuse route P14 qui traverse le Durmitor et va jusqu'à Pluzine. Wow ! C'était grandiose. 😎 La fin de route jusqu'à Pluzine est assez impressionnante de par ses...tunnels, tout noirs, en virage et pleins de morceaux de pierres tombés à terre !!!! Un grand moment !!! 🤪😉 La route qui part vers le nord jusqu'à la frontière avec la Bosnie (M18) suit la Piva et est magnifique également. On a fait un A/R de Zabljak à la frontière bosnienne sur une journée et je dirais que le paysage est vraiment différent quand on fait la route dans un sens ou dans l'autre ! On redécouvrait de nouveaux paysages au retour, c'était trop chouette !!!

En Bosnie :

- Trébinje : c'est ici qu'à commencé notre séjour en Bosnie. Cette petite ville est super paisible, il y a quelques monastères et églises à voir de ça de là, une mini "vieille ville", un pont. Rien d'incroyable en soit, mais on s'y est senti bien, il a l'air d'y faire bon vivre et c'était très agréable.

- Umoljani : petit village perdu dans les montagnes à 1h30 de Sarajevo. C'est un peu le bout du monde et c'est ça qui est chouette ! Les paysages sont absolument magnifiques, la route est super bonne jusqu'au bout (le peu qui n'était pas goudronné était en train de l'être : travaux en cours). Le long de la route pour aller à Umoljani : des moulins (nous ne sommes pas allées juste à côté car le chemin n'était pas vraiment tracé et je craignais un peu l'aventure au milieu des champs des fois qu'une mine y soit encore...), et une très chouette nécropole (sa steccima ?). Fin septembre les arbres avaient de belles couleurs d'automne, ça a rajouté du charme à l'endroit. Sur place, une petite mosquée, quelques maisons, un restaurant et une pension-restaurant (où nous avons mangé le meilleur poulet du séjour, simple mais très bon !!). Nous sommes allées nous promener un petit peu du côté de Gradina Selo (le village pastoral à peine plus haut) où les maisons sont encore plus typiques de la montagne. Il y a possibilité de monter un peu en voiture sur la route jusqu'à une centaine de mètres après le restaurant Koliba et se stationner sur une plateforme herbeuse, mais je ne monterais pas plus haut avec une voiture classique...

- Jajce : ce n’était pas prévu qu'on aille jusque-là au départ et pourtant... on aurait vraiment loupé quelque chose en n'y allant pas. Même si on n'a passé que 3h dans cette petite ville, on l'a trouvé vraiment vraiment chouette. La petite ville déjà, mais surtout les cascades... Certes, elles sont un peu "en ville", mais vraiment elles sont très belles. On a beaucoup aimé payer (haha) pour aller les voir de tout près. On était seules devant quasi tout le temps et sentir la puissance de l'eau à quelques mètres c'était vivifiant. L'autre chose incontournable et qu'on a vraiment adoré : les petits moulins vers le lac de Plivsko. Ils sont vraiment trop trop "choux" !!!!! 25 anciens petits moulins qui ne sont plus en fonctionnement mais qui restent debout. Il y avait seulement 3 autres personnes avec nous sur le site, et c'était super agréable de se balader au milieu de ces petits moulins. Le lac en lui-même est sympa aussi, une belle pause-café sur une terrasse en bord de lac était parfaite. J'imagine qu'il doit y avoir de quoi faire pour plusieurs jours dans les environs, en tout cas tout m'a paru calme et paisible. J'y reviendrai plus longtemps avec grand plaisir.

- Le parc de la Una et Bihac : idem c'était pas du tout prévu au départ d'aller si loin, mais on n'a pas regretté une seconde ! On a beaucoup aimé Bihac, mais sans doute parce qu'on logeait direct en centre-ville (cf. bonnes adresses !). Le reste de la ville ne nous a pas fait la même impression ensuite. Le parc de la Una est de toute beauté... et pourtant nous n'avons pas eu de chance avec la météo. Nous avons vu les cascades sans être sous la pluie, mais pour autant le temps était gris et menaçant. Quoiqu'il en soit, il y avait beaucoup d'eau et c'était magique !!! Nous sommes restées là-bas deux jours. Nous sommes allées de Bihac à Bosanska Krupa : la route qui longe la Una est superbe !!! Il faisait tout gris lors de notre passage, mais ça doit être magnifique sous le soleil. Au retour nous nous sommes arrêtées au château d'Ostrozac : ça a été un vrai coup de cœur pour moi (mais pas du tout pour mon amie !!). Je détaille un peu plus bas dans les visites "insolites". Enfin nous avons fini la journée à la fameuse cascade de Strbacki buk : magnifique !! Le lendemain nous sommes allées à la cascade de Martin Brod, qui est bien différente de celle de la veille. Je ne saurais dire laquelle des deux m'a le plus plu. C'est beaucoup moins aménagé et beaucoup plus court à Martin Brod. Mais la cascade part dans tous les sens et il y avait beaucoup d'eau partout. Très très chouette !!! L'après-midi nous avons fait la route pour notre coup de cœur suivant :

- Livno : encore une étape pas prévue (du tout !!) car j'ai choisi cette petite ville complètement au hasard car elle était à plus ou moins 3h au sud de Bihac. Mais alors quelle belle surprise !!!!!!!!! La route pour s'y rendre déjà (cf. plus bas), et ensuite la petite ville de Livno qui est toute mignonne, presque à flanc de falaise. Mosquées, églises, tour de l'horloge et beaux bâtiments se côtoient ici. Il y a même une sorte de "Blagaj bis" avec une source au pied d'une falaise : Duman et la source de la rivière Bistrica. La montagne au loin pour un beau coucher de soleil... Bref on a vraiment regretté de n'y passer qu'une fin d'après-midi et nuit. Il faut dire aussi qu'on y a été accueilli comme jamais (cf. bonnes adresses !) Notez aussi qu'on y a mangé le meilleur fromage du séjour (qu'on trouve un peu partout au final) : le Livanjski sir, une sorte d'emmental local. Bref, Livno a été une très très belle surprise.

- Pocitelj : j'avais lu de ce village que c'était un peu "fake" et "disneyland" et je n'ai pas du tout ressenti ça. J'ai trouvé le village très beau et paisible. Bien sûr les bâtiments ont été reconstruits, mais tout a été refait à l'identique et j'ai trouvé que le charme opérait parfaitement. Nous nous sommes garées, par hasard, tout en haut. Il n'y avait quasi personne (5 personnes croisées en tout) lors de notre déambulation et les points de vue du haut du village sont vraiment beaux. En bas il y avait un peu plus de monde et des petits marchands un peu partout, c'était différent. En tout cas c'est une petite halte vraiment chouette !!!

Nos routes coup de cœur les portions de route qu'on a vraiment adorées, de par les paysages variés et grandioses :

- Autour du lac Skadar : comme dit plus haut nous avons fait la route de Rijeka Crnojevica jusqu'à Karuc en A/R avec des points de vue hallucinants sur le lac (dont le fameux "horseshoe bend local !!). Ensuite, route jusqu'à Virpazar toute aussi magnifique. Je pense qu'elle doit être aussi très chouette à faire dans l'autre sens : Virpazar - Rijeka.

- La route du Durmitor (P14) et la suite jusqu'à la frontière (M18) cf. plus haut

- De Trebinje à Foča : une belle route qui passe au milieu du parc naturel de Sutjeska, petit paradis sans doute pour les randonneurs. On passe au milieu des plus grandes montagnes de Bosnie. La route de Foča à Sarajevo (M18) était belle également, le long d'une rivière, dans une sorte de canyon. Nous sommes passées par ici, et non par Gorazde (la route à l'air très belle également) car nous avions fait le choix d'aller voir les pyramides de Foča (cf. plus bas)

- De Martin Brod à Livno : une longue et belle route qui passe au milieu d'immenses plaines sur fond de montagne. C'est grand, c'est "vide" et c'est beau. On passe dans de nombreux petits villages dont plusieurs sont abandonnés. On voit beaucoup de trace de la guerre tout le long avec des maisons abandonnées où la nature reprend ses droits. Cette partie de la Bosnie doit être très catholique (Croatie toute proche oblige sans doute ?!) car il y a de nombreuses petites chapelles et églises le long de la route, dont certaines sont vraiment très mignonnes.

- De Posusje à Jablanica : la R419 qui passe par le parc de Blidinje et qui rejoint Jablanica est peut-être la route que j'ai préférée de tout le séjour : de grands plateaux larges au milieu de chaines montagneuses (qui culminent à plus de 2000 mètres d'altitude), un grand lac, la nécropole de Dujo Polje (la plus belle de toutes celles que j'ai pu voir !!!), et une descente vers Jablanica avec des vues de dingue sur les montagnes et canyons alentours. Tout le long ce sont une succession de "vues" sur de grands espaces encore préservés et presque vides. Un régal pour les yeux !!! A noter qu'il y a une petite portion qui n'est pas encore goudronnée, environ 3-4km, mais c'est en cours.

Nos petites déceptions :

- Imotski et ses lacs bleu et rouge : les sites ont été assez décevants et je ne referais pas le détour pour aller jusque-là. C'était pas un gros détour pour nous entre Livno et Jablanica, mais plutôt inutile.

- Blagaj : le tekke est beau, mais alors pour le coup c'est ici que j'ai trouvé ça beaucoup trop "fake" et "disneyland" !!!!! On s'est déjà fait harponner par les mafias des parkings !!! On peut dire qu'on s'est fait hurler dessus car on n'avait pas garé notre voiture sur LEUR parking et qu'il fallait quand même qu'on paie... (on ne l'a pas fait 😛) Et une fois sur le site, tout est "bétonné" et le moindre mètre carré est utilisé par un resto ou une petite boutique. Bref, ce n’est pas le lieu que j'ai préféré... Je n'ai pas visité le tekké par contre, on y était en fin de journée et on n'a pas eu envie de ça à ce moment-là. On a mangé au restaurant Vrelo, la vue est juste magnifique, mais on a été un peu déçue par la nourriture ce jour-là... (désolée Blagajcity 😉) Un autre resto à Blagaj m'a par contre conquise : le Most, au bord de la Buna : hyper calme et nourriture très bonne à prix très abordable.

- Les cascades de Kravica : déception sur ce site car idem, mauvais accueil dès l'entrée, et forcément, le site est vraiment plus fréquenté que ce qu'on a pu voir ailleurs. Bon, j'exagère un peu car début octobre en y allant à 9h on était presque seules sur le site... Mais on est allé se promener 15-20min le long de la rivière pour aller jusqu'à la petite cascade plus loin, et au retour pfiouuu le site s'était bien rempli avec du monde un peu partout, et ce jusqu'à notre retour à la voiture. Après, les cascades sont belles... mais l'effet "nature" n'est pas trop là. Rien à voir avec les cascades de la Una, mais ça on s'en doutait bien !!!!

- La route entre Konjic et Mostar : j'avais tellement lu que la descente dans le canyon de la Neretva était superbe que... j'ai été déçue. Il faut dire qu'il faisait un peu gris... et que c'est une grosse route, avec pleins de poteaux et lignes électriques qui vont d'une rive à l'autre et qui est très empruntée. Bref on était loin de notre belle petite route sauvage de la veille...

- La fumée de cigarette : oh là là comme ça fait bizarre de voir les gens avec leur cigarettes partout partout... partout !!!! Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas mangé au restaurant en étant dérangée par la fumée de cigarette de mes voisins. Je crois qu'il y a peut-être juste dans les supermarchés où je n'ai pas vu les gens fumer... et c'est peut-être un hasard ?!! Bref... c'est surprenant !

- Les réfugiés/migrants du côté de Bihac : ce n'est pas une déception en soit, mais plutôt une "surprise" due à une non information de notre part sur le sujet avant de partir. Ce n'est pas quelque chose de négatif, mais je pense qu'il est bien de savoir ce qu'il en retourne quand même car pour le coup ça nous a pas mal impressionné : il y a beaucoup (beaucoup !) de migrants pakistanais le long des routes tout autour de Bihac. Des personnes seules, des groupes de 5-6, des groupes de 20 hommes (on n'a vu que des hommes) marchent sur les bords des routes. Ces personnes courageuses ont souvent marché 6 mois depuis le Pakistan et sont au nord de la Bosnie (vers Bihac donc) pour tenter le "Game" comme il l'appelle, à savoir traverser la frontière croate toute proche et donc arriver en UE via la forêt. L'UE étant leur eldorado... Je laisse les personnes intéressées se renseigner plus à ce sujet 😉

Petites découvertes insolites :

- La piscine géante dans le parc Sutjeska : c'est bien la première fois que je voyais un site pareil. Un peu au hasard, à peut-être 1km au nord du monument de la bataille (impossible de le louper !!!), on s'arrête sur la gauche, je pars me promener sur le chemin et là je tombe sur une immense, mais alors immense piscine, complètement vide !!!! Amateur d'Urbex, voilà un lieu bien insolite à photographier !!!!! Je ne pense pas que la piscine ait été pleine cet été, et tous les bâtiments alentours ont l'air abandonnés. J'ai trouvé des infos ensuite : il s'agit d'une piscine de 16000 m2, alimentée par la rivière en été. Elle était utilisée par un hôtel tout proche (Mladost). Outre la taille singulière de cette piscine, l'environnement est tellement beau que ça devait être un régal de se baigner dedans...

- Les pyramides de Foča : ces pyramides de sables sont assez improbables dans ce lieu. Ce n'est pas simple d'accès... la route est petite, assez bonne au départ, mais les 3 derniers km sont assez compliqués, même si ça passe avec une Clio de location !!! Le site est tout petit, mais gratuit et pourtant bien aménagé. C'est un petit "Colorado" au milieu de la Bosnie. J'en garde un bon souvenir !!!

- La piste de bobsleigh de Trebevic, piste des JO de Sarajevo en 1984 : idem, pour les amateurs de photos un peu originales, la piste est à faire. On peut y marcher, il y a pleins d'artistes graffeurs qui ont laissé leur trace tout du long. Personnellement je n'ai pas trouvé le lieu transcendant... l'ambiance y était même assez spéciale et presque "glauque". L'intérêt du lieu c'est surtout d'aller voir le point de vue magnifique sur Sarajevo (au pied de l'arrivée du téléphérique), et pourquoi pas prendre un bon café dans l'hôtel Pino tout proche !!

- Le château d'Ostrozak près de Bihac : dans le genre insolite et super site pour les amateurs d'urbex : le château d'Ostrozak est un must !!! J'ai vraiment adoré l'endroit... Par contre j'ai comme un doute sur le fait qu'il reste ouvert très longtemps au public tant tout menace de nous tomber sur la tête. Il est écrit que le monument est en cours de restauration... sincèrement pour le moment ce n'est pas vraiment le cas !!! Le parc du château accueille des sculptures en pierre variées, et on peut rentrer dans le château au fond, en ruine et ce, sans casque de chantier !! Tout menace de s'effondrer... Le château est assez vieux mais il a dû être utilisé beaucoup plus récemment (avant la guerre 92-95 ?) car en déambulant dans les pièces, on aurait dit une sorte de foyer, une colonie de vacances ??!! On peut également monter sur les chemins de ronde. A noter que l'entrée est à 2km mais lors de notre venue tout était ouvert et le guichet fermé... J'ai adoré, mais mon amie à détesté, et l'ambiance et la "dangerosité" des lieux 🤪😛

Mes adresses coup de cœur : tout le long de notre périple, nous avons globalement toujours bien mangé et été bien accueillies. J'ai quand même eu quelques coups de cœur pour certains hébergements que je vous liste ici :

Zabljak, Apartman Lucija : super appart avec 2 chambres, une salle de bain et un salon (+ coin cuisine dans une des chambres). Le lieu est super calme, bien placé au centre et la propriétaire, même si elle ne parle pas anglais, nous a super bien accueilli. L'appartement est confortable et très propre.

Sarajevo, Esko Apartment : un superbe petit appart à 15min à pied du centre historique de la ville. L'accueil du propriétaire a été parfait, la communication avant et après idéale, tout est clean et bien équipé et on peut stationner la voiture juste devant l'appart ( vidéo surveillance). Il y a une petite pièce de vie avec coin cuisine et salon, une salle de bain et une chambre avec 2 lits simples. Et cerise sur le gâteau, nous avons payé 15€ par nuit pour 2 !!!! Je recommande vivement. Note : le logement ne devrait pas être disponible d'ici mars 2020 car le propriétaire a décidé d'aider une famille de réfugiés dans le besoin pour qu'ils aient un toit tout l'hiver. Du coup si vous voyagez dans les prochains mois ça ne sera pas possible de réserver là-bas.

Bihac, Aparment Medina T : appart génial à moins de 5min à pied du centre-ville de Bihac. Le quartier n'est pas des plus accueillants d'un premier coup d'oeil : barres d'immeubles, beaucoup de traces de balles vestiges de la guerre etc. mais alors l'appart : wow !!! Tout est refait à neuf, hyper propre, confortable et spacieux avec 3 chambres, une grande pièce de vie salon/cuisine, une salle de bain avec baignoire et machine à laver (en voyage ça sert bien !!!). La communication avec la propriétaire a été au top avant et après. Il y a de la place pour stationner juste en bas de l'immeuble (avec une carte de stationnement fournie). Si j'ai la chance de retourner à Bihac c'est certain que j'irai dormir là-bas...

Livno, Apartman AS : alors là c'est carrément le meilleur accueil que nous ayons eu en voyage... et pourtant on voyage beaucoup 😏 Les gens étaient juste...A-DO-RA-BLES !!! Ils nous attendaient avec un plateau de fromage, fruits, légumes, des boissons, de l'alcool local et surtout surtout... leur gentillesse. Ils ne parlent pas anglais (et nous ni leur langue ni l'allemand) mais leur belle-fille traduisait tout en direct de Sarajevo par téléphone. Ce sont vraiment des personnes très généreuses et très accueillantes. Leur appartement sur deux niveaux (on peut parler de maison même !!!) est hyper propre, très grands (3 chambres + pièces de vie), très confortable, calme et idéalement situé à Livno avec une super belle vue ; un garage est disponible pour la voiture. Inutile de dire que j'ai hâte d'y retourner si j'ai la chance de retourner en Bosnie, car c'est certain que je passerai du temps à Livno !!!!! Notre seul regret était de n'y passer qu'une seule soirée/nuit... :-(

Je n'ai pas eu de restaurant "coup de cœur" à proposer, tout a été bon et peu cher, mais il n'y a aucun endroit que je conseillerais "particulièrement". Par contre j'ai une super adresse à Sarajevo : Tea House Dzirlo. C'est un mini salon de thé à quelques pas de la place principale de la vieille ville, au calme. L'accueil y est très chaleureux et c'est très cosy, mais surtout, surtout... j'y ai bu la meilleure boisson chaude de ma vie : du salep !!!!! Et je crois que leur salep est particulièrement réputé d'ailleurs... C'est une boisson chaude d'origine turque à base de lait, de sucre, de poudre de racine d'orchidée et de cannelle... et ça goûte le ciel, rien de moins !!!! 😇 Ils font aussi de nombreux thés mais si vous ne connaissez pas le salep, je vous le recommande x 1000 !!!

Infos routes : on m'avait prévenu avant mon séjour qu'on risquait de se retrouver sur de nombreuses petites routes stressantes, peu larges et où il est difficile de se croiser. Sincèrement, j'ai lu ça un peu partout avant de partir, mais sur le terrain, c'était pas du tout aussi difficile que ce que j'avais pu lire. En réalité, il y a eu une route où on ne s'est pas senties bien à l'aise car très petite, très abimée et bien entendu il a fallu croiser deux véhicules. C'est la petite route qui descend vers Karùc au Monténégro + une petite route en remontant de Pluzine au Durmitor où on a croisé un énorme chargement de bois. Pour le reste des routes du Monténégro tout est bien allé... et en Bosnie je n'ai souvenir d'aucune route vraiment "petite". Après, mon amie comme moi même, on a toujours habité dans des zones de moyenne montagne où les petites routes sont assez nombreuses. Pour quelqu'un qui a l'habitude de rouler que sur des grandes nationales ou autoroutes, effectivement, les routes doivent sembler parfois petites ! Mais partout, en allant doucement, c'est toujours faisable de croiser d'autres véhicules...

Internet et réseau : il y a partout une connexion wifi, plus ou moins stable et plus ou moins rapide... Mais nous n'avons eu aucun mal à trouver des cartes sim pour avoir accès à la 4g (ou au "H") un peu partout. Rares ont été les endroits en zone blanche durant notre périple. Au Monténégro nous avions pris une carte sim à 5€ spéciale touristes (il y en a plusieurs) avec 100 Gigas pour 10 jours. En Bosnie nous avons acheté 2 cartes sim "Dopuna" de chez M:Tel qui offre pour 4km (2€), 15 Gigas valables 5 jours. C'est plus économique que la formule "touriste" de chez BH Tel qui doit être autour de 10€. Toutes ces cartes sim se trouvent très facilement dans les petits commerces type "tabac" ou "presse" qu'on trouve partout dès qu'il y a une petite ville. Même dans les stands de rue.

Location de voiture : j'avais lu tellement de choses sur les locations de voiture en Croatie (et dans les pays des Balkans en général) que j'avais un peu peur de ce qui allait se passer niveau "arnaque" en tout genre (prestations supplémentaires obligatoires, mini défauts traqués au retour etc.) Bref je sentais que la note pourrait être bien salée au final. Du coup j'ai joué la sécurité en prenant ma location avec Last Minute Rent a car (qui sont commercialisés par Adriagate également) qui avaient de supers bons commentaires. Je vous conseille cette agence à 1000%. Ils sont très très réglos et très très gentils et agréables ce qui ne gâche rien. On a pu payer avec une carte de débit sans souci et sans majoration. Nous avions pris l'assurance "smart protect" qui nous rabaissait la franchise à 150€ au lieu de 800€ et permettait entre autre, un deuxième conducteur etc. Nous avons eu un petit accident, arrachage total du rétroviseur conducteur + du rétroviseur de la voiture en face, et ils ont été adorables à notre retour, s'excusant même pour le temps que nous avions "perdus" du fait de devoir obligatoirement avoir un rapport de police pour pouvoir faire jouer l'assurance. On a pu rendre la voiture très tôt le matin à l'aéroport de Dubrovnik sans que l'agence ne soit ouverte et ils nous ont envoyé un mail directement à l'ouverture pour nous dire que tout était ok et avec tous les papiers et les prélèvements qu'ils ont faits (solde + franchise dans notre cas). Bref que des bonnes surprises avec cette agence, et c'est plutôt rare.

Budget : je termine avec un petit poste "budget" qui pourra peut-être être utile à certains. Je n'ai pas différencié Monténégro et Bosnie mais c'était globalement le même genre de prix. Au total donc, et pour 16 jours/17 nuits, voici mes dépenses (pour rappel nous étions 2 personnes pour ce voyage) : - 192€/pers pour les hébergements - 225€/pers pour la nourriture (à 95% dans des restaurants peu chers) - 27€/pers d'entrées sur les différents sites visités - 80€/pers d'essence (pour 2800km parcourus) - 290€/pers pour la voiture, incluant la location, l'assurance et la franchise payée suite à un accident de rétro - 90€/pers pour l'avion A/R Lyon-Dubrovnik avec EasyJet et 1 bagage en soute - 60€ de frais divers : parkings, souvenirs, timbres, amende etc. Ce qui fait un total d'un peu moins de 1000€ pour tout ce road trip, en se faisant largement plaisir et sans se priver ni de lieux à découvrir, ni de confort, ni de nourriture !!!!

Voilà pour le récit/résumé de mon merveilleux séjour. J'espère ne rien avoir oublié d'important car ce voyage a été super dense. Mais au besoin je compléterai dans les jours à venir. N'hésitez pas si vous avez des questions/remarques ou autre... j'essaierai de répondre au mieux.

Je vais également tenter de faire un album photos en ligne que je partagerai peut-être autour de moi, mais ici également : j'ai trop envie que le plus de monde possible puisse voir comme le Monténégro et, plus encore, la Bosnie sont des pays MAGNIFIQUES !!! Peu de gens ont une image précise de ces lieux et vraiment... j'aimerais que ça change.

Belle fin de journée 🙂
Conseils pour hébergements à Naxos, Patmos et Amorgos English translation pending
by Papillon83 · 2019-09-02 · 14 replies
bonjour nous partons en octobre aux cyclades et pensons passer quelques jours à naxos paros et amorgos

nous aimerions faire de la randonnée , visiter les villages et sites à ne pas manquer !

naxos étant une île étendue pourriez vous me conseiller dans quelle ville nous serions le mieux positionner pour visiter l'ile endroit calme mais pratique pour rayonner même question pour paros si vous avez des suggestions d'hébergement je suis preneuse y a t il encore comme avant des hotes qui viennent vous proposer leur studio à l'arrivée des ferrys ou vaut il mieux prévoir un peu avant ?

Nous irons surement aussi à amorgos 4 jours est ce qu'il vaut mieux faire katapola ou aegiali ou moitié moitié

je pense qu'il est mieux de louer une voiture pour ces destinations ? si vous avez des adresses je suis preneuse aussi

merci à tous pour vos réponses et conseils

bonne journée
De Montréal à Natashquan en passant par le Saguenay English translation pending
by Annebéné · 2019-03-16 · 47 replies
Nostalgie quand tu nous tiens.... Cette année je ne rejoins pas la belle province ..Hélas.. A défaut je vais partager avec vous notre voyage de 2012.. Il commence un peu à dater mais les sites ne changent pas ... ou presque... Je suis partie un mois avec mes enfants (22, 20 et 12 ans). Plus de 5000 kms à la découverte d'une partie du Québec.

23 juin 2012 : Les examens finis, nous embarquons à la gare de Bruxelles Midi vers Paris Charles de Gaule. Pratique, c'est un billet combiné et l'enregistrement se fait à la gare! Heureusement car suite à un vol de câbles, le TGV aura pas mal de retard et il nous faudra courir un peu pour ne pas rater le vol.. J'ai loué un petit appartement rue de Gaspé, près du métro Jarry. Nous visiteront Montréal jusqu'au 26 juin, le temps de bien se remettre du décalage horaire. Le vieux port, noir de monde en ce début d'été, le vieux Montréal , le marché Jean Talon, l le 24 c'est la fête du Québec! le mont royal, la biosphère, mais aussi le biodôme , la tour olympique et ...la Ronde pour mes jeunes fans!!! Trop heureux de faire les montagnes russes en bois les plus hautes du monde...



Nous avons eu l'occasion d'avoir un bel aperçu de la ville durant ces trois jours. Si moi je suis conquise par la ville depuis mon premier voyage, je constate que les jeunes le sont aussi!!!
Road trip en Sicile: itinéraire, doutes et plaisir English translation pending
by Davide09 · 2019-02-04 · 48 replies
Hello la Compagnie. Enfin un forum regorgeant d'informations.

J'espère juste que ce thread ne fera pas trop doublon avec d'autres.

Rapide présentation, Davide, 35 ans, de Belgique. Pas féru de voyages à la base, ayant principalement consacré ces dernières années à mon boulot.. Mais ça, c'était avant!

C'est lors d'un Trip en Irlande que le déclic eu lieu.. La liberté d'être seul et livré à soi - même est un sentiment indescriptible, grisant!

Je vous épargne la genèse du projet pour venir dans le vif du sujet..

Road - Trip de 8 jours en Sicile.

Dimanche 24 mars 2019 (06h30 – 09h) au 01 avril 2019 (19h55-21h40).

Itinéraire.

Palerme - Trapani (Erice) –Sélinonte – Agrigente – Syracuse – Etna – Taormina – Cefallu – Palerme.

Atterrissage à Palerme, mais direction directement Trapani pour le début du Périple. Je garde Palerme pour les 2 derniers jours.

Visites.

- Trapani : ( 0,5 jour )

1) Erice. 2) Centre historique de Trapani.

- Selinonte : ( 1 jour )

1) Village de Marinella. 2) Temples / Parc Archéologique.

- Agrigente : ( 1 jour )

1) Scala Deï Turchi. 2) Vallée des Temples.

- Syracuse : ( 1 jour )

1) Parc Neapolis.

- Etna ( 1 jour )

1) Ascension du Volcan.

- Taormina : ( 1 jours )

1) Théâtre Grec. 2) Chiesa Madonna Della Rocca. 3) Gorges Alcantara. 4) Isola Bella.

- Cefallu : ( 1 jour )

1) Cathédrale Normande. 2) Rocca Di Cefallu. 3) Lavoir Médiévale.

- Palerme : (1,5 jours )

1) Couvent des Capucins. 2) Cathédrale de Palerme. 3) Cathédrale de Monreale.

Comme vous pouvez le constater, j'ai déjà beaucoup " planché " sur le voyage.

De plus mes billets d'avion sont déjà achetés.

Le Road - Trip se fera en voiture ( voiture récupérée à l'aéroport, dès mon arrivée ). A faire.

Un logement Bn'B par lieu de visite ( ou proximité proche ), sauf pour la partie " Etna - Syracuse - Taormina " où je resterai 2 nuits non loin de l'Etna.

Mais comment procéder? Les prévoir à l'avance, ou bien au jour le jour via Booking ( en privilégiant la proximité des points d'intérêts et du lieu où je me trouve exactement l'instant " T "? ). Je viens vous demander recommandation(s).

En effet, j'ai sélectionné les sites les plus " connus et touristiques ". Etant passionné d'archéologie, , ce serai une hérésie de passer à coté des Temples et autres hauts lieux de l'archéologie Sicilienne. Cependant, qu'ai - je oublié d'intéressant et que je pourrai facilement " caser "? A contrario y a t'il l'un ou l'autre lieu méritant que peu d'intérêt?

Pour vos premiers retours, un tout grand merci.

Davide. 😛
Projet cap Nord, Norvège, Suède, Laponie en camping-car entre mai, juin et juillet 2018 English translation pending
by Shanechloe · 2017-08-27 · 10 replies
Nous envisageons un circuit de 2 mois vers le Nord, sans tracé précis pour le moment, entre mai, juin, juillet 2018. Nous souhaiterions partir avec un autre CC (ou plusieurs) ou au moins, faire une partie du voyage à 2 ou plusieurs équipages, pour le plaisir de voyager accompagnés. Nous sommes randonneurs (à pied et en vélo) et emmenons nos vélos. Rien n'est fixé quant au circuit. Si quelqu'un a de judicieux conseils à ce sujet, nous sommes preneurs. Dominique
Vivre 3 mois au Guatemala English translation pending
by Padnom · 2017-03-04 · 19 replies
Bonjour à tous

je ne trouve rien de récent concernant des retours d'infos sur le Guatemala, je cherche quelques infos sur les points ci dessous :

-facilité de se loger en location longue durée, pas trop isolé sans être trop éloigné de la ville, 1h au grand max. -facilité de s'intégrer ou simplement facilité de faire des rencontres ( locaux ou expats de tous pays ) -sécurité si on vit quelques mois " à la campagne "

Nous cherchons simplement à vivre 2 ou 3 mois hors de france chaque année, ou plus si possibilité...

Toutes vos infos de couts de la vie, cout des logements, sécurité et conseils divers seront les biens venus ou simplement votre ressenti etc...

Mêmes infos sur le Costa Rica et Panama bien venu également....mais destination peut être trop touristique donc je ne privilégie pas même si je m'y interesse pour une durée moindre.

merci d'avance à tous Shine
Zaanse Schans, Pays-Bas (petit film) English translation pending
by Nodreva · 2015-12-31 · 6 replies
https://www.youtube.com/watch?v=EJ8AG6Miwdw Bonjour à tous, une nouvelle vidéo sur notre séjour en Hollande, et ce n'est pas fini, il reste encore de beaux endroits à vous faire découvrir. Découvrez l'ambiance de Zaanse Schans avec ce petit film, c'est un endroit à visiter lorsque vous êtes dans la région d'Amsterdam, notamment lorsque vous assistez aux fêtes de printemps comme par exemple la journée du Roi à Amsterdam ou la visite du Keukenhof et le corso fleuri. Vous trouverez sur ma chaine YouTube toutes les vidéos de ces manifestations et plus encore.

Toutes ces vidéos sont des moment vécus filmés par moi-même et sans autre intérêt que de partager nos expériences de camping-caristes. A bientôt pour une nouvelle année Georges
Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou English translation pending
by Toth · 2015-03-04 · 126 replies
Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou.

1. Guizhou

Préambule

Dans ce carnet je ne vais pas raconter jour par jour les évènements mais décrire lieu par lieu. Je dispose de 3 semaines. La période de voyage choisie étant mi-Novembre, parce que par expérience je trouve que c’est probablement l’une des meilleures période pour voyager dans l’hémisphère nord, en raison du temps globalement clement et du peu de tourisme en cette période. On voyage à 4, ce qui a pour avantage de réduire certains frais, tout en restant assez petit pour ne pas avoir à scinder le groupe. La Chine étant très vaste je préfère cibler une ou deux régions, les explorer, plutôt que de faire un long parcours. La Chine possèdent également une variété ethnique impressionnante, on ne peut pas embrasser tous ces aspects en 3 semaines, ni même en 2 mois je pense. La diversité culturelle est trop variée dans ces 5 coins.

2.Sichuan

3. Sichuan, un moine taoïste.
Retour sur deux semaines en Afrique du Sud English translation pending
by Popcyril · 2014-09-09 · 1 reply
Après un voyage passé l'année dernière à explorer Drakensberg, Kruger et St Lucia (en gros), nous revenons de deux semaines très différentes mais tout autant enthousiasmantes, qui nous ont souvent donné l'impression d'être dans un autre pays.

- West Coast NP, Langebaan, Paternoster, Tietiesbaai, Lamberts Bay: une côte atlantique sauvage, bordée de plages immenses. Des fleurs, des animaux (autruches, springboks, zèbres). Des rouleaux impressionnants, un océan d'un bleu intense, des restos sur la plage, magique.

- Cederberg: nous sommes resté 4 nuits à la ferme bio Jamaka (mangues, oranges, rooibos...). La région est impressionnante de beauté, des formations rocheuses très belles, une terre très orangée, des nuits cristallines. Très bizarrement, des coins sablonneux. Extrêmement peu de monde, une impression d'isolement très reposante. De chouettes promenades, des routes défoncées. Un jour de pluie. Températures super agréables (26°C à notre arrivée mais 14°C à notre départ, sous la pluie). La route du col de Pakhuis, superbe. Regret: ne pas avoir eu le temps de faire le Sevilla Rock Trail et avoir rebroussé chemin sur la ballade de la Maltese Cross pour cause de crise d'allergie.

- Namaqualand: une autre ferme pour logement (NoHeep), isolement total, éclairage à la bougie et feu de cheminée. Des moutons, des moulins à vent (pour pomper l'eau). Les fleurs étaient au rendez-vous. C'était assez fou. Beaucoup de vent mais un ciel d'un bleu limpide. Pas mal de monde à Skilpad mais beaucoup moins à Goegap, qui nous a enchantés. Passage par Nieuwoudtville, Hantam (dispensable), la cascade (très belle et beaucoup plus impressionnante qu'on ne le pensait), la wild flower reserve assez jolie et surtout la forêt de Quiver Trees, majestueuse. Super resto dans le village, qui pour le reste est assez sinistre.

- Passage par Calvinia un lendemain de fête de la viande. Assiettes de côtelettes d'agneau du Karoo pour trois fois rien, un délice. La route de Calvinia au Tankwa Karoo par Middelpos est superbe, bien plus montagneuse que je ne l'aurais pensé. Personne pendant des dizaines de kilomètres. Que de la piste, souvent bonne mais ensuite très dégradée entre Middelpos et le Gannaga, à cause des deux jours de pluie sur le Roggeveld. Des flaques d'eau assez profondes, de la boue jusqu'à mi-roues, on a failli rester coincé, d'ailleurs on a appelé le proprio du lodge à la rescousse. Le Gannaga Lodge: meilleure soirée du séjour. Le patron est génial, passionnant, bavard. Son assistante extrêmement gentille. Le resto est parfait, de l'agneau de la queue à la tête (ce n'est pas une image, une enfant de 10 ans à la table d'à côté a pris une tête d'agneau en plat principal). Ambiance bon enfant, peu de monde (on était en tout une petite dizaine).

- Route du Tankwa Karoo au Cap. Chaleur intense pour la saison (pas loin de 30°C). De la poussière, beaucoup de poussière. Le désert. Rencontre avec une "Puff Adder" qui m'a glacé le sang. La route est parfois très dégradée (corrugated, comme ils disent). C'est plus grand que je ne me l'imaginais, le Tankwa. Route pour Ceres, interminable: au début très belle puis moins intéressante. Arrêt indispensable au Tankwa Padstal, pause enchantée, ça fait un peu saloon du far west ou de l'outback australien (enfin, c'est comme ça que je l'imagine). Proprio d'une gentillesse à peine croyable. La route de Ceres au Cap par Worcester est fantastique (montagnes déchiquetées, vignobles, re-montagnes). L'arrivée au coucher du soleil sur le Cap nous fait pousser un "wow". Le ciel est rose fuschia. L'océan aussi.

- Le Cap et la région: Kirstenbosch, c'était la bonne période, superbe. Et pour la première fois de notre vie, on a fait un tour de ville en bus! Suivant les conseils de plusieurs locaux, on était un peu réticent mais on n'a pas regretté, ça valait le coût, d'autant plus qu'il faisait 28°C, c'était bien agréable. Balade guidée à pied dans Bo-Kaap, très instructive. Journée péninsule, de Muizenberg à Cape Point en passant par la Chapman's Peak road au coucher du soleil, assez magique. Journée Hermanus, baleines (un peu lointaines à notre goût de privilégiés), retour par Bettys Bay et la Whale Route (magnifique aussi). On voulait grimper à la Table Mountain le dernier jour mais finalement, la matinée était couverte, donc on a renoncé: District 6 Museum, puis déjeuner en ville, Signal Hill, les plages de Camps Bay à Clifton (on ne s'en lasse pas), puis le Two Oceans Aquarium et un petit tour au Food Market pour terminer.

Pour résumer, on a autant aimé que l'année dernière. La côte ouest, le Cederberg, le Namaqua, le Karoo sont peu visités, en particulier par les Français, c'est dommage, ils procurent un sentiment de dépaysement particulièrement intense. En tout cas plus que Le Cap, à mon avis (où là, nous avons croisé pas mal de Français). Les seuls touristes étrangers croisés dans ces endroits étaient allemands.

Je crois qu'on est un peu accros à ce pays. Des envies de Kgalagadi, de Camdeboo, de Garden route, de Tsitsikamma...

Niveau finances, on a bien géré: 500€ de logement pour les 15 nuits. On a dépensé environ 1000€ en deux semaines, à deux, sur place, en ne se privant de rien. Cela inclut l'essence, les entrées dans les parcs, les souvenirs, tout.

Merci à attila, claw et michel pour leurs conseils d'itinéraire.

J'ai pas mal de tri à faire dans mes photos. Je mettrai un lien dès que je les aurai mises en ligne, avec le récit qui va bien.

D'ici là, deux petits aperçus paysagers: un coucher de soleil sur la Table Mountain depuis le township de Nyanga et une photo nocturne de notre maison dans le Namaqua.
Au gré des escales... en Méditerranée et en Adriatique English translation pending
by Jemaflor · 2013-09-22 · 23 replies
Il paraît qu’il existe deux principales catégories de croisiéristes, ceux qui veulent profiter au maximum de l’ambiance et des activités proposées sur le bateau et les autres qui tout au long du voyage privilégient les visites lors des escales. Je crois que j’appartiens à un troisième type de voyageurs, ceux qui apprécient tout autant les moments de détente sur le bateau que les visites à terre … Tant de souvenirs de cette croisière se bousculent dans ma mémoire qu’il paraît difficile, voire prétentieux, d’en faire un récit complet. Aussi, je n’évoquerai ici que quelques bons moments vécus durant les escales de ce périple en Méditerranée.

--

Comme les navires marchands qui quittaient autrefois le port de Venise pour commercer dans toute la méditerranée (et au-delà …) notre navire, à son tour, lève l’ancre. Au programme du périple, aucun échange commercial mais une croisière découverte : Bari, Katakolon, Athènes, Santorin, Corfou et Dubrovnik …. des noms de ports qui déjà nous font rêver. On s’éloigne avec un peu de regret de la Sérénissime Venise, mais le panorama de la ville vue depuis le bateau est captivant et puis, nous savons que nous aurons l’occasion à nouveau d’admirer cette ville unique au retour de notre voyage.



-- Notre croisière en Méditerranée débute en fait par une navigation … en mer Adriatique. Mais nous ne quittons pas pour autant les eaux italiennes. Après une nuit et une matinée à longer la côte en direction du Sud, un phare se profile à l’horizon, le port de Bari est en vue.



L’excursion à terre sera l’occasion de découvrir l’intérieur du pays et les originales « trulli ». C’est dans le village d’Alberobello qu’elles sont les plus nombreuses ces fameuses trulli, je veux évoquer ici ces étonnantes maisons circulaires aux murs blancs et à la toiture conique faites de pierres. De l’extérieur ces habitations évoqueraient presque des cases africaines … en pierres ! Bon, nous sommes loin de l’Afrique, mais juste en plein cœur de la région des Pouilles où cet habitat est une tradition.





Lors de notre déambulation parmi les ruelles de la petite ville, une famille, au demeurant très accueillante, nous propose de visiter l’intérieur de son « trullo ». Entrons ! L’appartement est coquet, joliment décoré, et possède tout l’indispensable confort ; l’aménagement intérieur a un aspect qui mêle celui d’une habitation troglodyte (ou d’une caverne …) au logement de « Monsieur tout le monde » …



En rejoignant le port de Bari où le bateau nous attend, nous empruntons un trajet différent qu’à l’aller. Chemin faisant nous traversons la campagne et ses fermes-trulli puis un parcours qui sinue entre montagnes, champs d’oliviers parsemés de coquelicots laissant apercevoir par moments de fantastiques vues plongeantes sur la mer.



Tous les passagers sont maintenant à bord, le navire de croisière peut quitter le port de Bari … et l’Italie. --



Une nuit à croiser en mer et nous atteignons maintenant la côte grecque. Katakolon, la première escale en Grèce, se présente comme un petit port tout simple avec ses tavernes et ses quelques bateaux de pêcheurs … avouons le, là n’est pas l’intérêt de cette destination. Il faut en fait se rendre à moins de 20 kilomètres pour découvrir un haut lieu de la Grèce antique et par là même de l’histoire du sport. Le but de la balade du jour est de visiter le berceau de l’olympisme … ça y est, nous arrivons à présent sur le site des ruines d’Olympie. Comme lors de toutes visites de ruines, les explications sont indispensables pour faire revivre le site, les colonnes encore debout et les amas de pierres alignées au sol. Notre guide saura nous raconter l’histoire des premiers jeux olympiques qui se sont déroulés, ici dans cette plaine arborée, il y a déjà bien longtemps … c’était en 776 avant J.C.



A l’aide d’images superposant sur les ruines actuelles l’aspect des constructions d’origine, notre accompagnateur nous a parfaitement « plongé» dans l’ambiance antique, de l’histoire des divinités à celle des athlètes. Justement, parlons sport avec la visite de l’endroit le plus symbolique du site, le stadium olympique, le premier du genre. Il apparaît comme un simple terrain de terre battue entouré de pelouses en guise de gradins. C’est ici que les athlètes courraient en ligne et non en faisant le tour du stade comme les épreuves de courses à pied actuelles …



Je ne sais si c’est à cause de la célèbre devise du Baron Pierre de Coubertin qui me trotte dans la tête (l’essentiel et de participer …) ou alors est-ce l’excitation de la vue du mythique stade ? Mais voilà que j’ai des fourmis dans les jambes. Finalement, je ne serai pas le seul à courir sur ce sol où l’olympisme est naît. Plusieurs visiteurs s’élanceront également pour quelques foulées … banales, mais qui laissent un souvenir inoubliable à tout amateur de sport. C’est sur ce site chargé d’histoire qu’a lieu à chaque olympiade, la cérémonie d’allumage de la symbolique flamme … selon le rituel ancien : une flamme obtenue par concentration du rayonnement solaire sur un miroir parabolique (une immense reproduction témoigne de cette cérémonie).



--



L’escale du troisième jour de notre croisière se fait à Athènes ou plus précisément dans le grand port de la capitale grecque, Le Pirée.



J’aime observer ces arrivées matinales où le gigantesque paquebot suit le sillage du bateau pilote du port, toujours une minuscule embarcation comparée à la taille de notre bateau. Accoudé au bastingage du pont supérieur, à l’avant du bateau, on bénéficie toujours d’une belle vue d’ensemble. Là, devant nous, les quais du port de commerce animés par des grues en mouvement déchargeant les portes containers un peu plus loin, les ferries desservant les îles font un va et vient incessant. Les manœuvres d’amarrage terminées, il temps de se préparer pour notre découverte du jour : un tour de la ville d’Athènes puis une escapade jusqu’au Cap Sounion, un programme séduisant !

Le premier arrêt dans le centre de la ville est consacré à la relève de la garde devant le Parlement, Place Syntagma. Amusant ballet très synchronisé pendant lequel les Evzones (les gardes), le regard fixe et l’esprit concentré sur leur chorégraphie maintes fois répétées font l’admiration des badauds (dont je suis évidemment …). Quel étonnant costume traditionnel pour ces hommes ! Jupe plissée et chaussures évoquant presque des pantoufles à pompons …



La visite principale sera bien sûr toute entière dédiée à l’Acropole d’Athènes. Au pied de la fameuse colline, nous ne sommes pas les seuls ce matin à vouloir découvrir le célèbre Parthénon. Les touristes sont en nombre aujourd’hui à vouloir gravir les sentiers qui mènent à ce monument impressionnant. Il symbolise à lui seul, la Grèce et ses ruines antiques. Edifié de -449 à - 438 avant J.C., ce temple était un hommage à la déesse Athéna, protectrice de la cité et déesse de la sagesse. Notre guide nous conte l’histoire et la mythologie de ce lieu et nous fait observer d’intéressants détails architecturaux de ce temple dorique détails qu’il serait difficile de voir avec un simple coup d’œil rapide. En effet, les architectes de l‘époque ont fait preuve de beaucoup d’ingéniosité, un système de correction optique précis donne l’illusion parfaite de verticalité et d’horizontalité du monument … alors que les lignes sont légèrement incurvées et certaines colonnes légèrement inclinées. Des options de construction réalisées par soucis d’esthétique mais aussi pour des raisons techniques.



Le Parthénon est toujours en travaux de rénovation, des échafaudages quadrillent les colonnes d’une de ses façades … le monument a subi les outrages des temps, des assauts guerriers et des tremblements de terre ! Du haut du promontoire que constitue l’Acropole, le regard s’attarde sur la fantastique vue panoramique, elle s’étend sur l’ensemble de la capitale grecque, magnifique !



L’après- midi, nous quittons la capitale et ses embouteillages pour longer la côte, entre plage de sable, stations balnéaires et rochers escarpés. Le plus spectaculaire s’avérant être le but de la balade : le Cap Sounion.





Outre le superbe panorama dont on jouit depuis ce promontoire qui domine la mer d’une soixantaine de mètres, la visite a également un intérêt culturel. En ce lieu a été édifié vers 700 avant J.C. un temple dont il reste les ruines. Les blocs de pierre au sol et les quelques colonnes permettent d’avoir une idée de l’aspect originel de ce temple dédié à Poséidon, dieu de la mer et des océans dans la mythologie grecque.

--

Petit matin en Mer Egée, à l’horizon et par intermittence des éclats lumineux déchirent la pénombre. Ces rayons lumineux sont ceux du phare de Santorin, l’île volcan de l’archipel des Cyclades. Nous allons y débarquer en tout début de matinée.



Le temps de progresser vers les côtes sombres de l’île, la lumière du phare cède sa place à celle du soleil qui joue à cache-cache avec quelques petits nuages. En orientant le regard vers les hautes falaises de l’île, de véritables murailles de roches et d’éboulis, l’esprit balance entre une contemplation admirative et une impression dérangeante due à l’austérité de ce chaos minéral.



La suite du périple ( ... Santorin, 2 ème partie ; Corfou; Dubrovnik ...) à lire et à voir dans le message suivant ...
Carnet de voyage d’un mois dans le nord du Guangxi, le sud du Guizhou et le Yunnan (9 novembre-8 décembre 2012) English translation pending
by Jacou0109 · 2012-12-21 · 7 replies
Bonjour, ayant bien profité des remarques, conseils et autres suggestions glanés sur VF, je viens à mon tour renvoyer l’ascenseur et vous donner des infos récentes et précises sur notre voyage en Chine.

Budget total pour 2 personnes et 30 jours : 3418 € - avion : 2 vols aller de Bâle/Mulhouse à Guilin et retour de Kunming à Bâle (Air China) : 1433 € - visas x 2 : 190 €

Dépenses sur place : 1745 € dont : - Hôtels : 525.50 € - Transports : 490.40 € - Nourriture : 350.30 € - Visite : 220.70 € - Divers/souvenirs : 158.10 €

Quelques prix en yuans : Bière locale (1/2l) 8 à 15 Thé tasse : 8 à 12 théière 30 à 50 Plat de légumes 12 à 18 Plat légumes avec peu de viande 18 à 25 Plat de viande 30 à 45 Plat de 8 à 10 raviolis 5 à 7 Portion de riz blanc 3 Soupe de nouilles 10 à 15 Breakfast complet 22 à 40 Plateau repas complet (station de bus) 15 Un trajet en bus urbain 1 à 3 Petits en cas dans la rue (beignet, brochette, galette) 1 à 4 Bus de ligne pour 350 km 110

Déroulement du voyage 9/11 Une escale de 7h à Pékin nous permet d’aller faire un tour jusqu’à la Cité Interdite. Après les formalités d’entrée sur le territoire chinois et après avoir vérifié que nos bagages n’avaient pas été débarqués comme pressentis à Francfort, nous changeons de l’argent et prenons le train express puis le métro, il est un peu plus de 7h du matin et il fait 6°, le ciel est gris et brumeux. C’est l’heure de pointe et il faut se battre pour pénétrer dans les rames du métro, c’est chacun pour soi. Nous sortons à la station Tian Anmen et nous nous dirigeons vers la Cité Interdite toute proche. Malgré l’heure matinale, des groupes de visiteurs chinois dirigés par les inévitables guides à fanion et sono gueularde investissent la cité en même temps que nous, mais vu la taille et l’espace de la Cité ils ne seront pas gênants durant notre visite, avançant deux fois plus vite que nous ! Nous allons arpenter cette cité pendant plus de 3h, passant d’immenses cours cérémonielles et froides à des palais tout aussi vastes et imposants qui se ressemblent tous un peu, puis à des cours plus intimistes, côté Ouest à l’atmosphère plus humaine, c’était le lieu de résidence d’habitants moins prestigieux que les régnants. Le ciel s’est découvert et les nombreuses peintures et les ors des poutrages resplendissent au soleil. Nous terminons par le jardin assez kitch avec ses fameuses pierres dressées qu’affectionnent les Chinois. Nous quittons la Cité, en empruntant quelques rues typiques du vieux Pékin les « hutongs » qui bordent la Cité à l’Est et qui nous ramènent vers le métro. Retour vers l’aéroport où nous reprenons un avion pour Guilin avec escale à X’ian. Atterrissage à Guilin vers 20h. Mauvaise surprise pas de bagages ! Premier contact avec l’administration chinoise, celle du bureau des plaintes des bagages perdus après des explications confuses de part et d’autres, c’est normal vu nos manques respectifs de compétences dans la langue de l’autre, on nous assure que nos bagages restés à Pékin seront livrés demain à notre hôtel dans l’après midi. En insistant nous obtenons même 100 yuans pour acheter le nécessaire brosses à dents et dentifrice par exemple ! Il est 22h30 et il nous faut encore prendre la navette pour aller en ville (30 mn) et là négocier un taxi pour nous emmener à l’hôtel. Notre chauffeur à bien du mal à décrypter l’adresse de notre hôtel, pourtant imprimé en caractères chinois (j’avais anticipé les difficultés de communication avec les Chinois). Affamés et fatigués nous terminons notre 1ère journée en commandant un plat de nouilles et des dim sun (ravioles). Il est 23h30 et nous sommes debout depuis 47h…Basta 10/11 Découverte de la ville de Guilin sous un ciel gris mais avec une température clémente. D’emblée on constate que c’est une ville touristique avec son lot de vendeurs qui vous assaillent tout autour du lac et des bus de touristes qui lâchent leurs passagers devant les sites payants (75 yuans pour le Pic de l’éléphant) qui bordent le lac. Le prix exorbitant demandé (ce n’est quand même qu’un parc aménagé) n’a pas l’air de troubler les hordes de Chinois qui se précipitent ! Rencontre et échange avec un français sympathique « Cyclonomade » qui parcourt l’Asie en bicyclette depuis de nombreuses années. Un étudiant chinois qui passait par là et qui apprend l’anglais nous demande s’il peut parler avec nous pour perfectionner son anglais ! Nous partons vers le centre ville de Guilin et découvrons les innombrables petites cantines mobiles qui proposent leurs plats aux passants. En continuant vers le second lac nous pouvons « apprécier » les ajouts architecturaux kitch dont raffolent les Chinois : petit pont chinois en cristal, temple avec bas-reliefs, etc. Après avoir récupéré nos sacs à dos (ouf !) à l’hôtel nous prenons un bus dans l’après-midi pour Yuangshuo et découvrons les embarras de la circulation chinoise : voitures, camions, bus, tricycles, bicyclettes cohabitent dans une anarchie totale dominée par un concert ininterrompu de klaxons. 1 heure ½ plus tard le bus nous laisse au bord d’un trottoir de Yuangshuo. Nous ne savons pas où nous sommes et Yangshuo s’avère plus grand que la petite ville que nous imaginions, de plus les plans sommaires du routard ou du L.P. ne nous sont pas d’un grand secours. Après quelques tergiversations nous prenons un taxi qui nous amène en 10 mn à notre hôtel réservé sur le site Agoda et bien situé au calme le long de la rivière Li (River View Hôtel). Première pause de la journée avec un thé siroté sur notre terrasse qui donne sur la rivière Lijiang. Découverte de la ville très touristique de Yangshuo, avec ses rues très commerçantes comme West Street avec hôtels, restaurants, karaokés, boites de nuit, arpentés par une foule de touristes chinois. Dîner chez Gan’s Noodles, bonne adresse, bonne chère, prix doux. 11/11 Après avoir loué deux VTT à l’hôtel (2x20Y) nous partons en direction de la Montagne de la Lune (Moon Hill en « bon chinois » !) en même temps qu’une centaine de jeunes Chinois également en bicyclette, il est vrai que c’est dimanche. Nous évitons les nombreuses attractions payantes situées le long de la route (grottes diverses) et devant lesquelles des myriades de bus sont garées, pour nous contenter de la Montagne de la Lune, pic karstique sur lequel on peut grimper par un chemin en escalier et qui vous offre une vue superbe sur la vallée en contrebas et les nombreux pics environnants. Peu de monde prêt à s’essouffler pour monter là haut, tant mieux. Nous revenons vers le pont d’où bifurque la route qui longe la rivière Yulong. Arrivés à un débarcadère nous négocions un retour vers le pont en radeau de bambou. Après un marchandage serré, nos vélos sont chargés sur un triporteur qui nous les rendra au pont pendant que nous descendons la rivière sur un radeau de bambou propulsé par la seule force des bras du batelier qui fait avancer le radeau avec sa gaffe. Gros avantage c’est le calme absolu qui nous permet de profiter en toute quiétude du magnifique spectacle des pitons karstiques qui bordent la rivière. Au bout d’1h ¼ et après avoir passé quelques rapides bien inoffensifs nous voilà de retour au pont. Retour en ville 12/11 Toujours en vélo nous partons cette fois en direction du village de Fuli en empruntant les petites routes et en longeant la rivière Lijiang sur sa rive droite dans le sens du courant. Beaux paysages campagnards où alternent les rizières, les zones de cultures maraîchères, les vergers, etc. Pour atteindre Fuli nous prenons le bac dans le village qui se trouve exactement de l’autre côté de la rivière. C’est jour de marché et nous en profitons pour arpenter les allées à l’air libre ou couvertes de ce marché où se retrouvent les vendeurs de fruits et légumes, les bouchers, les poissonniers, les coiffeurs et toute la partie non alimentaire. Après avoir visité le village et goûté gratuitement à l’alcool local dans un débit de boissons, nous reprenons nos vélos et partons vers le Sud en direction du village de Liugong. Un peu perdus dans les rizières avec un chemin qui disparait progressivement du paysage, nous le retrouvons grâce à un paysan-passeur qui nous indique la bonne direction et nous fait passer la rivière pour atteindre Liugong, petit village caractérisé par ses vieilles maisons patriciennes un peu décaties mais qui lui donnent un cachet particulier. Retour en vélo à Yangshuo par une belle lumière de fin d’après-midi. Nous croisons des paysans qui rentrent des champs avec leurs buffles, des femmes qui ramènent du bois ou des légumes sur leur dos ou dans des charrettes, belles scènes bucoliques qui transcendent le temps. 13/11 Beau temps, mais avec un peu de brume, nous partons à pied en direction de la gare de bus pour aller à Yangdi (1h de bus) où nous comptons marchander un radeau de bambou motorisé pour descendre la rivière Li jusqu’à Xingping. Il y a malheureusement peu de touristes individuels à Yangdi et nous ne sommes pas en position de force, mais on arrive quand même à faire baisser le prix officiel de 216 y par personne à 260 y pour 2. Et c’est parti pour plus d’une heure de navigation, nous sommes bien entourés par les gros bateaux qui viennent de Guilin. Paysage magnifique, mais on n’est pas seul pour en jouir, c’est normal ! Arrivés à Xingping nous partons à la recherche du marché et visitons cette petite ville agréable avec son quartier de belles maisons traditionnelles et ses marchands d’estampes chinoises. Déjeuner d’excellents dim sun chez M. Lee (référencé sur un post de VF). Retour en bus à Yangshuo. 14/11 Départ ce matin à 7h15 pour les terrasses de Longji. Pour éviter une perte de temps et des transbordements à Guilin nous avons acheté deux billets direct Yangshuo-rizières de Longji. En fait il n’y a dans ce bus que des touristes qui vont passer la journée à visiter les rizières pour retourner le soir sur Yangshuo ou Guilin. Quant à nous nous resterons sur place deux jours. A cause d’un énorme bouchon au péage de l’autoroute de Guilin nous n’arrivons à l’entrée des rizières qu’à 10h30, avec 1h de retard. Nous quittons nos touristes chinois pour prendre un bus local pour Dazhai où nous arrivons vers 11h30. Du parking il faut à peine 10 mn à pied pour arriver au petit village de Dazhai. Après quelques recherches, nous choisissons l’hôtel situé en face du terrain de sport du village. Dommage qu’il fasse gris et qu’il bruine, le village tout en bois s’étage entre les rizières en terrasse qui grimpent à l’assaut des nuages. Les femmes Yao sont reconnaissables à leurs coiffes dans lesquelles elles enroulent leur longue chevelure. Les maisons tout en bois, à 2 et même 3 étages sont magnifiques et aucun clou n’est utilisé pour leur construction, tout est assemblé par mortaises et tenons chevillés. La plupart des hôtels du village sont vides ou fermés et nous serons les seuls touristes durant notre séjour. 15/11 P’tit-déj. spartiate et local, le temps est à la pluie mais nous décidons quand même de faire les quelques points de vue signalés Pour ce faire nous grimpons jusqu’au village de Tiantou puis au point de vue « Thousand layers of heaven » en passant par le point « Seven stars… ». Dommage que le temps ne soit pas meilleur mais on ne peut qu’admirer l’énorme travail réalisé ici depuis des siècles pour sculpter ainsi la montagne sur près de 1000 m de dénivelé. Nous tentons ensuite d’aller voir « Music of the paradise » mais on rentre très vite dans les nuages qui rendent l’ascension inutile. Nous redescendons vers Dazhai et décidons de changer de village pour voir d’autres points de vue depuis Ping’an à une quinzaine de km. Nous prenons le bus local qui nous laisse au pont d’où s’embranche la route de Ping’an nous attendrons vainement un bus local pour faire les quelques km qui restent à parcourir, finalement nous faisons du stop et une voiture occupée par une couple de chinois avec enfants et belle mère nous véhicule gentiment jusqu’à Ping’an. Depuis le parking il nous faut bien marcher 30mn avant d’arriver dans le centre du village où se trouvent les hôtels, nous nous installons au Qing Hôtel, chambre rustique mais correcte, patronne un peu revêche mais ça ira. Ping’an quoique relativement désert en cette saison est beaucoup plus touristique que Dazhai, toute la montée du parking vers le village se fait en passant devant des dizaines de stands chargés d’articles touristiques il faut dire que Ping’an est le village où arrivent tous les jours des dizaines de bus depuis Guilin , Yanshuo et d’ailleurs et qu’ils en repartent en fin de journée. 16/11 Le temps étant particulièrement bouché, sans aucune visibilité nous reprenons le bus local qui nous amènera jusqu��à Longshen au bout d’1h ½. De là, nous reprenons un bus pour San Jiang (1h30) puis un taxi (30 y) qui nous amène à Chengyang. Après avoir payé la taxe d’entrée (2x60 y) nous prenons une chambre au Drum Tower Hôtel c’est sommaire, il fait froid et humide mais on s’en contentera (60 y). Première reconnaissance du village et de ses fameux « ponts de la pluie et du vent ». une fois de plus c’est en balade à pied que l’on entr’aperçoit le mieux la vie du village, les femmes qui travaillent au champs, nettoient les poissons à la rivière, les charpentiers qui construisent ces superbes maisons en bois, et les vieux qui tapent le carton et discutent de tout et de rien dans la rue ou autour d’un feu de bois dans les espaces réservés comme les « tours du tambour ». Il n’y a plus aucun touriste dès que l’on s’éloigne de plus de 100m du pont de la pluie et du vent le plus connu près de la route et on se retrouve immergé dans la vieille Chine traditionnelle de toujours. 17/11 Changement d’hôtel, nous changeons pour le Dong Village hôtel aux chambres un peu moins sommaires et au restaurant réputé. Heureusement il ne pleut plus et le soleil fait même quelques apparitions. Nous partons nous balader dans les beaux villages qui jouxtent Chengyang : tous ont plusieurs ponts de la pluie et du vent ainsi que des tours du tambour où se retrouvent les vieux bien au chaud devant un brasero. De très beaux moulins à eau sont répartis tout le long de la berge pour irriguer les rizières surplombant la rivière. 18/11 Départ de Chengyang vers 9h. Nous prenons un van pour San Jiang (quand même 300 000 hab.) où j’échouerai à changer de l’argent, un banquier m’avouera qu’aucune banque ici n’est habilitée à changer des devises. Re-bus pour Zhaoxing, que nous atteignons après 3h de route de montagne éprouvante. A notre habitude nous allons visiter quelques hôtels avant de choisir à côté de la police le Zhaoxing hôtel * * dont nous marchandons âprement le prix : résultat 240 y les 2 nuits au lieu de 400 initialement : belle chambre claire et propre avec TV et AC. Nous profitons d’un beau soleil pour visiter le village, on se croirait dans une Venise Dong avec ses nombreux canaux ou rivières qui sillonnent le village. Pour dîner il y a peu de choix, c’est le restaurant du Dong village hôtel qui sera notre préféré. Malgré des lacunes linguistiques de part et d’autres, nous arrivons en allant en cuisine et en montrant dans l’armoire réfrigérée ce qui nous inspire à faire comprendre à la cuisinière ce que nous aimerions manger ( prix imbattable 40 y pour 2). 19/11 Découverte de la campagne environnante, nous prenons le chemin qui monte, monte , à travers les rizières en terrasses jusqu’au village de Tang’An situé tout en haut de la vallée : superbe balade, le chemin est quelque fois difficile à repérer mais il y a peu de risque de se perdre. Au retour nous avons voulu revenir sur Zhaoxing en faisant la boucle par le village de Jilun, mais nous avons perdu la trace du sentier dans les rizières et avons rebroussé chemin, par contre la vue sur les terrasses était superbe et valait bien ce petit détour. Dîner toujours au même endroit, mais cette fois en compagnie d’une trentaine de convives de marque en costume cravate pour les messieurs et robe élégante et talons hauts pour les dames. Discours, toasts et verres d’alcool de riz se succèdent, interrompus par les chants de jeunes femmes en costume local . Nous sommes invités à partager ces moments de convivialité et on nous explique qu’il s’agit d’une réunion de responsables d’investissements touristiques qui rencontrent les représentants des pouvoirs locaux des comtés voisins pour développer le tourisme dans la région. Après de nombreux « Campaï » nous nous quittons la bouche en feu et l’esprit embrumé. 20/11 Mal renseignés, nous ratons le bus local pour Luoxang d’où un bus part à 8h30 pour Kaili. Pour ne pas le rater, nous prenons un taxi pour Luoxang (40 y). Après 3h20 d’autoroute nous voilà à Kaili, le temps de changer de l’argent dans un ATM et nous repartons à 13h pour Guiyang pour encore 3h de route. La gare routière étant loin du centre, comme toujours, nous prenons un taxi qui nous dépose devant l’hôtel prévu dans le centre ville, mais comme il n’est pas terrible nous changeons pour un hôtel devant la gare ferroviaire, hôtel que nous marchandons comme c’est l’usage malgré des incompréhensions linguistiques de part et d’autres. Nous allons faire un tour du côté du marché situé juste à côté de l’hôtel, c’est un quartier très animé avec des vendeurs Ouigours de brochettes, et des dizaines de stands de cuisine de tous les coins de la Chine, c’est vraiment un quartier très animé et sympathique. 21/11 Après un petit déjeuner chinois passable à l’hôtel, nous allons découvrir les charmes matinaux de la ville de Guiyang : adeptes de Taï Chi ou de Qi gong, danseurs de zumba ou de tango, joueurs de badminton, fouetteurs de toupies, calligraphistes qui dessinent sur les trottoirs, amateurs de cerfs-volants, tous sont à l’œuvre dans les parcs ou les rues de la ville. Nous découvrons aussi les fameux marchés aux oiseaux dont les cages sont accrochées aux arbres. Visite d’un bel ensemble religieux formé d’une pagode et d’un pavillon. Retour à l’hôtel, nous récupérons nos bagages et prenons un taxi en direction de la gare routière pour prendre un bus direct pour les chutes de Huangguoshu où nous arrivons 2h1/2 plus tard. En sortant de la gare routière on nous oblige d’abord à passer par la case paiement en nous orientant vers la caisse du site (2x90 y) puis nous allons prospecter les hôtels que nous voyons dans la rue mais on nous fait comprendre qu’ils ne sont pas pour nous ! Après de nouvelles incompréhensions, un Chinois nous emmène dans sa voiture vers un hôtel habilité à nous recevoir 1 km plus loin. Très belle chambre avec tout le confort, TV, AC, ordinateur à disposition dans la chambre, négociée à 120 y la nuit, une bonne affaire. Bon dîner composé grâce au langage des mains effectué devant le réfrigérateur d’un restaurateur… 22/11 Pour trouver l’entrée du site, on nous indique la direction de la route qui descend, au bout d’un bon km nous arrivons devant le 1er site payant : la cascade de Doupotang. A cette heure matinale nous sommes quasiment seuls. La chute est très large mais peu haute. Nous reprenons la route pour faire encore quelques km à pied avant d’arriver au site des plus grandes chutes de Chine, objet de notre séjour ici entre temps nous sommes passés devant une imitation de cathédrale chrétienne implantée dans ce lieu improbable où il n’y a pas de maisons mais des ruines de bâtiments détruits pour on ne sait qu’elle raison ? Avant d’accéder aux chutes on traverse un grand jardin de bonzaïs et de pierres dressées comme les aiment les chinois. On commence maintenant à descendre vers les chutes et on croise de plus en plus de monde, toujours en groupes serrés et bruyants. Les chutes sont vraiment très belles et bruyantes aussi ! On part se promener sur le sentier en boucle qui passe sous les chutes (sans payer de supplément) et on revient vers le point de départ. A la sortie, voulant repartir avec un bus local pour éviter 4 à 5 km à pied sans aucun intérêt , impossible malgré le « big tourist center information » de trouver une seule personne parlant anglais ! Par hasard et par chance nous avons trouvé le bon bus qui nous a ramenés en ville : en fait de ville il s’agit plutôt d’un immense chantier de construction d’avenues et d’immeubles de rapport tout autour de la station de bus qui devait il y a peu se trouver dans un no man’s land. 23/11 On a cru comprendre qu’un bus partait vers 9h en direction de Xingyi, notre prochaine étape mais ne voyant rien venir on croit comprendre (encore une fois) que nous devons nous faire déposer par un taxi à l’entrée de l’autoroute pour faire du stop-bus. Effectivement au bord de l’autoroute et au bout d’une demi-heure nous arrêtons un bus et lui montrons les idéogrammes de Xingyi et nous voilà repartis pour 3h30 de bus sur routes et autoroutes en traversant de magnifiques paysages de gorges et de reliefs karstiques. A Xingyi, grande ville tentaculaire nous prenons un taxi pour le centre ville et nous faisons déposer devant la seule adresse que nous possédions dans cette ville, malheureusement on nous déclare que l’hôtel est plein, c’est bien la 1re fois, et l’employée nous en conseille un autre situé à l’autre bout de la ville dans les faubourgs modernes. Re-taxi et nous voilà devant une super hôtel à la chinoise avec hall de réception immense et froid plein de marbre et de gros meubles en bois massif, nous nous attendions à un prix dissuasif qui finalement sera très correct avec une chambre à 210 y soit 26 €. 24/11 Heureusement une des employées de l‘hôtel parle un peu anglais et grâce à ses petits papiers nous pourrons nous débrouiller pour aller en bus local aux deux endroits qui nous intéressent, les gorges de Maling et la forêt aux 10 000 pics. En 10 mn, avec le bus n°4 pris devant l’hôtel nous arrivons aux gorges de Maling. Après avoir payé la taxe (2x80 y) nous descendons vers le fond de la gorge par un bel escalier entièrement bétonné tout du long. Nous sommes très peu nombreux et la balade est agréable, le chemin passe devant plusieurs cascades très fines et très esthétiques. Au bout de 2h1/2 d’une très belle balade de montées et des descentes dans la gorge nous ressortons du site par le même chemin et reprenons le bus n°4 vers le centre ville. Arrivés en ville nous prenons le bus n°1, puis le 100 qui nous amène à l’entrée du site de la forêt des 10 000 pics. Nous payons la taxe d’entrée (2x80) et partons à pied (ça peut également se faire en voiturette électrique) pour faire ce bel itinéraire de 8 à 9 km sur une route qui domine une très belle vallée environnée de pics karstiques. Arrivés au bout, cette route privée rejoint la route locale où nous reprenons le bus 100 puis le n°1 jusqu’en ville. 25/11 Nous quittons l’hôtel et en taxi nous rejoignons la station de bus où nous apprenons qu’il nous faudra attendre 4h avant de pouvoir continuer vers Shilin. En bons voyageurs habitués à mettre à profit toute attente, nous partons à la découverte d’une ville à priori inintéressante pour un touriste : les 4 heures d’attente se seront vite écoulées tellement il y a de choses à voir : parc public avec toutes les activités que l’on peut y trouver : taï chi, marché aux oiseaux, parents et leurs enfants, vieux qui discutent, puis il y a un marché toujours intéressant à visiter, un peu plus loin il y a une manifestation officielle en faveur du dépistage du sida etc. Le bus part à 13h et c’est parti pour 4h30 jusqu’à Shilin : là le bus nous laisse au bord de la route, à côté d’une station essence ! Que faire ? Où aller ? Nous tentons de nous renseigner mais personne ne parle anglais dans ce coin paumé ! Finalement après diverses tentatives nous reprenons un bus local qui nous dépose dans la zone touristique qui jouxte le site de la forêt de pierres. Nous nous installons dans un hôtel et clôturons la journée avec du canard au menu. 26 /11 Nous prenons le bus n° 5, comme on nous l’a conseillé, il nous laisse à l’entrée du site : c’est un site hyper touristique en Chine et très couru, résultat il est hors de prix : 175y + 50y (pour la voiturette que nous refusons !) =28€. A l’entrée un gigantesque hall aux ¾ vide dans lequel quelques employées attendent le client mais personne ne parle anglais ! on nous indique vaguement l‘entrée du site en nous désignant la route qui contourne le hall en fait nous allons marcher pendant 40 mn, voyant passer des groupes de chinois dans leurs voiturettes électriques nous dévisageant goguenards et se demandant ce que nous faisons à pied ici, avant d’arriver à l’entrée du site proprement dit. Evidement il aurait été plus honnête de placer l’entrée payante ici mais moins rentable car les 50 y de voiturette électrique ne se justifiaient plus, les chinois ont tout compris du bizness ! Que dire du site lui-même ? Il est évidemment exceptionnel même si certains n’y voient qu’un amoncellement de pierres. On s’y baladera plusieurs heures, montant et descendant les sentiers qui serpentent entre ces gros cailloux aux formes extravagantes. Comme toujours les chinois y découvrent des formes identifiables et romanesques que nous aurons souvent du mal à reconnaître, question de culture ? Pour éviter une nouvelle « longue marche » j’avise une sortie qui pourrait s’avérer plus proche de notre hôtel, encore aurait-il fallu que nous prenions le bus 5 dans le bon sens, on avait 50% de chance mais on a perdu puisqu’on s’est retrouvé dans la gare routière de la ville de Shilin à 10 km du site !!! Retour avec le même bus mais en sens contraire, en Chine l’aventure est toujours là où on ne l’attend pas. Nous quittons Shilin en reprenant le bus 5 (cette fois dans le bons sens) et nous nous retrouvons pour la 2me fois à la gare routière de Shilin où nous prenons un bus pour Kunming où nous arrivons 2h plus tard. Comme toujours nous sommes à des années-lumière du centre ville et prenons un taxi sauvage conduit par une femme qui va se jouer à merveilles des embarras de la circulation pour nous amener devant l’hôtel que nous lui avions indiqué le seul hic c’est que l‘hôtel n’existe plus, seul subsiste un bâtiment désaffecté. Pourtant nos deux guides (Routard et Lonely Planet) le mentionnaient dans leurs éditions les plus récentes, comme quoi ou la Chine évolue à une très grande vitesse ou les rééditions des guides sont douteuses …je pense qu’il y a des deux dans cette problématique. Finalement nous trouverons à nous loger un peu plus loin et nous gouterons avec délices à une cuisine européenne bienvenue après 15 jours de cuisine chinoise pas toujours très fine et élaborée. 27/11 Inutile de vouloir petit-déjeuner avant 9h30, beaucoup de restaurants n’ouvrent qu’à cette heure. On se contentera d’un nescafé pris dans la chambre de l’hôtel puis on repart pour la gare routière en bus local (n°2 puis n° 154) soit quand même 1h30 de trajet. Là nous partons pour Jianshui c’est à dire pour 4h40 de bus. Nous choisissons un hôtel dans le centre de la vieille ville de Jianshui et allons visiter la très belle maison de la famille Zhu. C’est un ensemble de belles maisons décorées d’estampes et séparées par des cours intérieures, appartenant à une famille enrichie par les affaires et qui date du début du siècle. Il y règne une atmosphère calme empreinte de nostalgie. 28 /11 Excellent petit-déjeuner à l’hôtel Hua Qing, ciel bleu, nous partons en bus pour aller voir un très beau pont, le pont du double dragon situé à quelques km de Jianshui. Puis nous reprenons bus et tricycle vers Danshang autre village aux vieilles maisons patriciennes de la famille Zhang cette fois. Retour à Jianshui et visite l’après-midi du temple de Confucius, bel ensemble architectural de temples près d’un lac, ici aussi calme et tranquillité des femmes répètent des chants, des hommes jouent aux cartes un peu plus loin, des enfants s’amusent. 29/11 Une fois de plus on va faire du taxi puis du bus, cette fois pour aller à Yuanyang, soit 4h30 de bus tape-cul, vu l’état de la route de montagne qui succède bien vite à l’autoroute du début. Arrivés à Nansha nous reprenons un petit bus local qui va nous monter à Yuanyang. Il fait beau et nous choisissons l’hôtel d’état sur la grande place. Très vite nous sommes sollicités par un chauffeur de taxi qui se propose de nous emmener voir les rizières en terrasses. Nous négocions et partons peu de temps après faire notre première balade motorisée en… tricycle puisque notre chauffeur de taxi es ten fait un chauffeur de tricycle, qu’à cela ne tienne, il faut juste penser à se couvrir car son tricycle est ouvert à tous les vents et à cette altitude il fait souvent froid. Quant aux fesses elles sont déjà bien tannées par les sièges des bus locaux pris depuis plus de 20 jours ! Nous découvrons le panorama qui se dévoile depuis le mirador de Laohuzui et c’est vraiment époustouflant et magique, on reste béat d’admiration devant le colossal travail réalisé par ces paysans depuis des siècles pour sculpter ainsi la montagne et permettre la culture exigeante du riz. Vu de là-haut le spectacle est fantastique avec les reflets du soleil couchant sur les terrasses inondées. Nous ne sommes pas seuls : des photographes japonais suréquipés avec gros reflex et téléobjectifs mitraillent à tout va. 30/11 Levés aux aurores, vers 6h, il fait encore nuit et nous partons toujours en tricycle bien couverts et sous la bruine voir les rizières depuis le mirador de Duoyishu : ici aussi le spectacle est incroyable, malgré une petite pluie, mais cette fois ce sont les reflets du soleil levant qui colorent les rizières inondées, bientôt les dernières nappes de brouillard se lèvent et le soleil se met de la partie ajoutant du contraste et de la lumière à ce spectacle unique. Nous continuons par les terrasses de Bada, nouvel émerveillement et nous nous arrêtons enfin au village de Qing Kou, le village aux fameux toits en forme de champignons, en fait des toitures à 4 pans recouvertes de chaume. La rue principale du village est encombrée par des camions et des tracteurs chargés de chaume et de bambou et les villageois sont justement en train de renouveler les couvertures de chaume. Tous les bras valides ont été réquisitionnés et le village bruit de toutes ces activités. Je pars me promener du côté des moulins où les meules sont mues par la force de l’eau et je fais une incursion dans les rizières toute proches pour profiter d’autres points de vue. Sur la place du village une équipe de la CCTV (télé chinoise) est en train de filmer et d’interviewer les sages du conseil des anciens et je suis fortement sollicité par le réalisateur pour apparaître à côté des anciens peut-être pour montrer l’intérêt que portent les touristes à ce village ! Retour en ville et, oh surprise ! Nous rencontrons des français, c’est bien la 1re fois depuis 3 semaines. 01/12 Nous prenons un petit déjeuner européen à l’hôtel gouvernemental Yunti **** puis reprenons un bus pour Kunming, encore 7h15mn sur les routes à supporter des films de kung-fu et leurs bruits de fond répétitifs et violents ainsi que les raclements de gorge intempestifs de certains voyageurs, nos oreilles souffrent…Arrivés à la gare routière, nous nous débrouillons comme des chefs, bus 154 jusqu’à la gare ferroviaire puis bus 2 sur Beijing Lu jusqu’à un arrêt situé à 100m de notre hôtel. Dîner au restaurant Aoma. 02/12 Petit déj. en chambre (les restaurants sont encore fermés à cette heure) et rebus urbain jusqu’à la station routière ouest où nous prenons un bus pou Dali, départ 9h30, 5h de bus avec en prime un super-bouchon au péage de l’autoroute : Les manœuvres de resquille et de coupe-files des conducteurs au moment de passer devant les quelques cabines de péages sont surréalistes, on voit des 50 tonnes doubler toutes les voitures pour s’intercaler au dernier moment dans la file du péage en 4me ou 5me file… Nous avons quelques difficultés pour comprendre où et quel bus prendre pour aller, de la ville moderne où nous arrivons, à Old Dali qui seule nous intéresse. Finalement, comme toujours après avoir sollicité plusieurs autochtones on nous indique le bus n°8 et l’endroit exact (juste à côté de la gare routière où nous venons d’arriver). 30 mn plus tard nous sommes à la recherche d’un hôtel que nous trouvons en plein dans le centre touristique de Dali, dans une maison de l’ethnie majoritaire ici les Bai le Yin villa. Il fait beau et même chaud, malgré l’altitude (1900m) et nous allons déambuler dans les rues très touristiques de la ville. Fixing Lu et Renmin Lu sont des rues consacrées à 100% au tourisme et sont effectivement arpentées dès potron-minet par des groupes de touristes chinois suivant plus ou moins docilement leur guide et mitraillant tout sur leur chemin sans oublier les représentants de la race routarde européenne qui firent les beaux jours de Dali dont nous sommes sans conteste à leurs yeux les dignes représentants ! Dîner au Bambou café, tenu par un Chinois qui parle, ce qui est rare ici un français impeccable. 03/12 Pour ne pas changer nos habitudes, bus local (45mn) jusqu’au village de Shaping, village situé au nord du lac et où se tient un fameux marché. En fait c’est un tout petit marché installé dans un terrain vague sur un monticule qui domine le lac et fréquenté par les locaux presque tous en habit traditionnel. Pas un touriste, on est vraiment loin de l’agitation mercantile de Dali. Nous repartons en bus et nous nous arrêtons à Zhucheng autre village caractéristique connu pour sa place centrale dont un des côtés est occupé par une scène de théâtre bien conservée et par un bel arbre qui ombrage une partie de la place. On y trouve également des ateliers de tissage de teinture de batiks de couleur indigo. Retour à Dali et excellent dîner au « café de Jack » je m’y sens comme chez moi !!! 04/12 Journée vélo, nous partons en direction du lac dans l’intention de le traverser en bac pour découvrir la rive Est, mais arrivés au débarcadère de Caï Cun nous devons vite déchanter devant les prix exorbitants demandés à savoir 360y pour les deux soit 46 € uniquement pour faire quelques km en bateau. Qu’à cela ne tienne, nous empruntons la belle petite route qui longe le lac en direction du nord ce qui nous permettra et de voir les activités maraîchères côté terre et celles piscicoles côté lac. A cette heure matinale il est 10h !, les paysans sont tous au champ occupés à bonifier leurs terres en répandant les contenus de leurs seaux malodorants chargés de purin. Les pêcheurs quant à eux, démêlent leurs filets et les battent pour faire tomber les petits poissons qui y sont encore accrochés. Après 3h de pédalage tranquille nous rentrons par la route du centre mais avec un vent contraire assez violent ce qui est nettement moins agréable. Retour à Dali, tour externe à pied des trois pagodes et c’est bien suffisant, pour éviter le prix déraisonnable (121 y) réclamé. 05/12 Nous avons loué à quatre (avec Jean-Luc et Denis) un taxi pour faire un tour du lac de 9h à17h pour 300 y. nous commençons par le village de Xizhou qui n’a rien d’extraordinaire, mais comme il y a un marché et un mariage c’est toujours bon à prendre. Nous en verrons un autre à Shangguan, et encore un autre bien plus grand à Wase caractérisé par les nombreux stands non alimentaire qui vendent toutes ces « cochonneries » de mauvaise qualité de fabrication chinoise (c’est quand même normal ici) que nous connaissons bien en France aussi. Les coiffeurs itinérants sont là également ainsi que les rebouteux, les herboristes et les diseuses de bonne aventure. Retour par la même route et arrêt devant les pêcheurs aux cormorans. En fait c’est un spectacle, payant bien sûr, ou des pêcheurs, le sont-ils vraiment ? Font une démonstration de pêche aux cormorans devant des barques remplies de touristes, le tout sous une musique appropriée et sous les applaudissements du public. Très peu pour nous, nous avons continué notre chemin. 06/12 Nouvelle journée bus, de retour cette fois vers Kunming avec un départ direct de Dali à 9h30 et arrivée à 15h après 5h30 de route. 07/12 Avant dernière journée de notre voyage consacré à la visite de la ville que nous avons déjà traversé de part en part plusieurs fois sans jamais la visiter. Nous prenons un bus (n°2) pour nous rapprocher du temple Yuantong qui fait l’objet de notre visite. Prix raisonnable, c’est à signaler pour une fois (2x6 y). Comme souvent c’est une oasis de calme dans une ville très animée, il y a plusieurs bâtiments qui se répartissent autour d’un petit lac. Le temple lui-même très ancien est très beau avec son architecture octogonale. Il est situé au milieu du lac et est accessible par deux beaux ponts de pierre à trois arches. Des fidèles viennent brûler des cierges et des bâtonnets d’encens. Là aussi les marchands du temple vendent leurs bondieuseries kitch. Nous continuions notre chemin et revenons vers le centre ville en direction du marché des oiseaux et des fleurs : déception car il est tout petit et il y très peu de participants. D’ailleurs le quartier à l’air d’être en sursis vu le nombre de maisons détruites qui l’encadrent, en dehors d’une fameuse pharmacie répertoriée dans les guides il y a peu à voir. Juste à côté se déploient les gratte-ciels du Kunming du XXI me siècle où triomphent les enseignes de Carrefour, KFC, Mac Do, Starbucks etc. c’est aussi la Chine mais elle a peu à voir avec celle du marché d’à côté et c’est celle- là qui a le vent en poupe…dernière balade agréable le long de la rivière qui sépare la ville en deux du Nord au Sud. 08/12 Décollage du nouvel aéroport de Kunming en direction de Pékin, puis Munich et enfin Bâle/Mulhouse. Fin du voyage.

Nos coups de cœur

- Les rizières en terrasses de Longji et de Yuanyang. Les gorges de la Maling - La descente en radeau de bambou de la rivière Yulong - Les villages Dong de Chengyang et de Zhaoxing - Les nombreux marchés des villages des minorités ethniques - Des Chinois très serviables malgré d’énormes difficultés de communication

Nos coups de sang ou déceptions

- Les tarifs prohibitifs pour beaucoup de sites touristiques réserver les richesses naturelles et culturelles d’un pays à quelques « happy few » très fortunés est inacceptable. Ainsi une entrée à Shilin (175+50 yuans) représente un mois de salaire d’un chinois moyen. - Les habitudes chinoises qui consistent à se débarrasser au plus vite de tout ce qui encombrent le corps d’où ces bruyants raclements de gorge suivi de crachats incessants… - Les trajets en bus très sonores : Les martèlements des bandes sonores des films de kungfu à fond la caisse, les cris des chinois quand ils téléphonent avec leurs mobiles et ils téléphonent tous à tout bout de champs, les coups de klaxons permanents. - Les gares routières excentrées très loin des centres ville qui obligent systématiquement à prendre bus ou taxi pour les rejoindre, même si on le comprend pour des raisons écologiques. - La télé chinoise tout aussi débile que chez nous avec les mêmes types de jeux, les émissions comiques, les téléréalités, le téléachat, les émissions financières et économiques, la retransmission des séances du parlement, etc. - Une cuisine moins savoureuse et fine que celle des pays limitrophes (Thaïlande, Vietnam ou Laos)et plus grasse. - Une Chine à deux vitesses avec les très riches qui circulent en Lexus, BMW, Mercedes et Audi et les très pauvres que l’on voit dans les villages retirés des campagnes de la province du Guizhou, mais en ville aussi. - Le thé, boisson nationale hors de prix dans de nombreux restaurants : 10 à 15 y la tasse (1,30 à 1,80€) et 40 y (5 €) la théière ! - En général il nous semble que le coût de la vie en Chine est un plus élevé que dans les pays limitrophes du sud-est asiatique.

Scènes typiques chinoises - Les vieux que l’on voit dans des endroits qui leurs sont réservés (tour du tambour dans le Guizhou) où ils s’adonnent aux jeux de société (cartes, mah-jong) en fumant cigarettes ou petites pipes. - Les activités sportives matinales dans les parcs publics : taïchi, Qi gong, zumba, badminton, cerf-volant, toupies, etc. - La taille des poids lourds vraiment lourds : j’ai vu un semi-remorque chargé de 21 voitures. La surcharge se paye souvent par des ruptures d’essieux. - Les embouteillages en entonnoirs au péage d’autoroutes où chaque conducteur essaye de griller la priorité à l’autre. - Les énormes travaux d’infrastructure visibles partout : routes et autoroutes, gratte-ciels… - Le nombre important des véhicules électriques : motos, triporteurs, tracteurs, voitures, camionnettes, c’est d’ailleurs dangereux car on ne les entend pas arriver ! - Peu d’activités avant 8h ou9 h du matin, comme quoi les Chinois ne sont pas aussi matinaux que leurs voisins des pays d’Asie du Sud-est. - La façon dont tous les conducteurs de bus se jouent des radars grâce à leurs détecteurs-scanners. - Grâce à une couverture exceptionnelle (mêmes dans les villages retirés du Guizhou) les Chinois ne se séparent jamais de leur téléphone mobiles qu’ils utilisent partout, dans les rizières comme en ville.

Conseils pour de futurs voyageurs - Disposer d’une liste des noms des lieux à visiter en idéogrammes chinois, et sur place demander à des chinois ayant quelques notions d’anglais de bien vouloir écrire une destination ou un numéro de bus. - Bien évaluer la durée des transports en bus ou en train toujours plus longs que prévus. - Attention, en novembre les régions visitées ont un climat plutôt frais, les matins et les soirs sont frisquets, un pull sera insuffisant, prévoir pulls et polaires ou blousons chauds. - Tous les ATM (distributeurs de billets) n’acceptent pas les cartes internationales, prévoyez une marge surtout si vous voyagez dans des zones rurales ou peu touristiques, ainsi entre Guilin et Kaili pas de change possible.

Remarques et conclusion Très souvent seuls touristes occidentaux, de plus individuels, on s’est sentis « perdus « parmi 1.4 milliards de chinois et on l’a vraiment été entre Dazhai et Shilin. Dépaysement assuré ! Pour tous renseignements précis et adresses diverses vous pouvez nous laisser des messages. Vous pouvez voir une sélection de nos photos en cliquant sur ces liens :

https://picasaweb.google.com/104736052213818628373/ChineProvinceDuGuangxiNovembre2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCPP845jJ98TAGw&feat=directlink https://picasaweb.google.com/104736052213818628373/ChineDuGuizhouAuYunnanNovembreEtDecembre2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCKqjhK3ch5LXBw&feat=directlink
Meilleurs coins à voir dans la Lozère, le Gard et l'Hérault? English translation pending
by Ahaswerus · 2011-08-30 · 17 replies
Bonjour, Nous partons 10 jours dans ces trois départements, en commençant par les gorges du Tarn que nous connaissons déjà. Quels sont les sites à ne pas manquer en partant vers le Sud ?

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display