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Voyage au Pérou en août 2018 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisageons de partir au Pérou en août 2018 en couple avec un enfant qui aura 7 ans au moment du voyage. Nous sommes habitués à partir hors période mais mon fils entrant en primaire, nous partirons donc en août.
J'ai construit un itinéraire mais j'aimerai avoir vos avis afin de réaliser un super voyage :-)
Jour 1 : Arrivée Lima et nuit à Lima Jour 2 : Départ vers Paracas Visite de la réserve Nuit à Paracas Jour 3 : Islas Balestas Huacachina Cahuachi Nuit à Nazca Jour 4 : Nazca (survol des lignes) Route vers Arequipa (bus de nuit ?) Jour 5 : Arequipa et nuit à Arequipa Jour 6 : route vers Chivay Bains thermaux de la Calera Nuit à Yanque ? Jour 7 : Canon de Coca et nuit à Cabanaconde Jour 8 : Route vers Puno Visite des tombeaux de Sillustani Nuit à Puno Jour 9 : Lac Titicaca Nuit chez l'habitant Jour 10 : Lac Titicaca Retour à Puno Nuit à Puno Jour 11 : route vers Cuzco (en train si possible) Nuit à Cuzco Jour 12 : Visite des environs de cuzco Saysacuam Quenco Pucara Tambomachay Nuit à Cuzco Jour 13 : Vallée sacrée des incas Pissac Maras Moray Nuit à Cuzco Jour 14 : route vers ollaytambo Train vers aguas calliente Nuit à Aguas calliente Jour 15 : Machu Picchu Visite du site et retour à Cuzco pour la nuit Jour 16 : Vol cuzco - puerto maldonado Jour 17 : puerto Maldonado Jour 18 : matinée à puerto Maldonado vol vers Lima visite de lima et nuit Jour 19 : vol international vers Paris Jour 20 : arrivée Paris et retour maison
Merci de m'aider sur cette ébauche d'itinéraire, j'hésite entre louer une voiture de lima à Arequipa puis faire appel à une agence locale ensuite ou traiter la totalité du séjour avec une agence. Naturellement cela dépendra aussi du coût. Je suis habituée à organiser mes voyage seule mais désormais je voyage différemment avec mon fils et surtout au mois d'août.
Merci beaucoup et bonne journée
Myriam
Nous envisageons de partir au Pérou en août 2018 en couple avec un enfant qui aura 7 ans au moment du voyage. Nous sommes habitués à partir hors période mais mon fils entrant en primaire, nous partirons donc en août.
J'ai construit un itinéraire mais j'aimerai avoir vos avis afin de réaliser un super voyage :-)
Jour 1 : Arrivée Lima et nuit à Lima Jour 2 : Départ vers Paracas Visite de la réserve Nuit à Paracas Jour 3 : Islas Balestas Huacachina Cahuachi Nuit à Nazca Jour 4 : Nazca (survol des lignes) Route vers Arequipa (bus de nuit ?) Jour 5 : Arequipa et nuit à Arequipa Jour 6 : route vers Chivay Bains thermaux de la Calera Nuit à Yanque ? Jour 7 : Canon de Coca et nuit à Cabanaconde Jour 8 : Route vers Puno Visite des tombeaux de Sillustani Nuit à Puno Jour 9 : Lac Titicaca Nuit chez l'habitant Jour 10 : Lac Titicaca Retour à Puno Nuit à Puno Jour 11 : route vers Cuzco (en train si possible) Nuit à Cuzco Jour 12 : Visite des environs de cuzco Saysacuam Quenco Pucara Tambomachay Nuit à Cuzco Jour 13 : Vallée sacrée des incas Pissac Maras Moray Nuit à Cuzco Jour 14 : route vers ollaytambo Train vers aguas calliente Nuit à Aguas calliente Jour 15 : Machu Picchu Visite du site et retour à Cuzco pour la nuit Jour 16 : Vol cuzco - puerto maldonado Jour 17 : puerto Maldonado Jour 18 : matinée à puerto Maldonado vol vers Lima visite de lima et nuit Jour 19 : vol international vers Paris Jour 20 : arrivée Paris et retour maison
Merci de m'aider sur cette ébauche d'itinéraire, j'hésite entre louer une voiture de lima à Arequipa puis faire appel à une agence locale ensuite ou traiter la totalité du séjour avec une agence. Naturellement cela dépendra aussi du coût. Je suis habituée à organiser mes voyage seule mais désormais je voyage différemment avec mon fils et surtout au mois d'août.
Merci beaucoup et bonne journée
Myriam
Road trip USA de deux mois English translation pending
Bonjour à tous! En lisant vos nombreux carnets de voyage je me suis dis que j'allais me lancer dans le
mien pour vous relater un séjour aux Etats Unis qui nous a laissé de merveilleux souvenirs.
Partis à 5 pour un tour du monde en octobre 2013, nous avons parcouru l'Asie (et il y aurait aussi des carnets de voyages à écrire!), l'Océanie et nous sommes arrivés aux USA où nous nous sommes séparés en deux groupes : moi et mon conjoint, les trois filles de leur côté (avant de tous se retrouver en Amerique du sud).
Commence donc le périple aux Etats Unis ce dimanche 13 avril quand nous atterissons à Los Angeles par un temps évidemment ensoleillé. Ici, tout est un cliché de nos bons vieux films américains, on croit rêver. On arrive dans un petit hôtel pas cher et pourtant bien sympa en bordure de la ville, avec piscine (ouai!), et margarita à volonté l'après-midi. On en profite pour visiter Hollywood et son walk of fame, cliché mais comment ne pas y passer?! Et puis direction Santa Monica pour arpenter les plages immenses, bordés ça et là de parc de muscu et de skate.
Le lendemain et le surlendemain on se fera le gros plaisir d'aller au Six Flags et à Universal Studio, pas très culturels comme visites mais faut savoir faire un peu de tout =)



Je ne m'attarde pas sur LA puisque comme vous pouvez le voir c'était un séjour rapide, nous avions déjà réservé notre van pour découvrir les routes mythiques des US et donc le 18 avril nous voilà à l'agence d'Escape pour récupérer le monstre qui allait nous transporter pendant 2 mois sur 11 000 km! Et je dis le monstre puisque n'ayant plus notre modèle nous avons été up gradés, ah bonheur!

Après une nuit aux abords de LA nous voilà donc en route pour San Francisco, grosse ville avant de rejoindre les parcs nationnaux. Arrivés par le Bay Bridge, on a déjà une belle vue sur le Golden Gate Bridge. On gare le monstre dans un petit parking douteux, et on part arpenter la belle ville. Bouches d'égouts fumantes, rues qui montent et qui descendent, on est vraiment dans Midtwon Madness version PC des années 2000. Les maisons sont charmantes et colorées, Chinatown nous fait pensé à tout les autres Chinatwon =) et on tombe par hasard sur une place où est célébrée la "Earth day". On se ballade un peu selon les envies, sans but précis pour tomber au hasard sur des endroits sympa. Courte visite également, mais une grosse envie de revenir dans cette chouette ville pour beaucoup plus longtemps!
Trois jours plus tard donc, nous voici enfin sur les grandes routes des Etats Unis avec pour objectif Yosemite. On arrive vite dans le vif du sujet tant le décors change au profit des fôrets. Arrivés à 18h, on pense tout simplement payer un emplacement de van au coeur de la vallée et partir en rando le lendemain. C'est sans compter sur les américains prévoyants qui réservent des mois à l'avance! Bon, j'avais lu ca quelque part mais on est toujours un peu à la dernière minute, donc on a finalement loué un emplacement de camping puisque nous avons une tente avec nous (et interdit de dormir dans le van sur le parking), et on s'installe au "Camp 4". Là, on découvre les règles de la vie dans la nature, à savoir de ne surtout rien laissé dans la tente ni même le van qui puisse attirer les ours... On croise aussi les rangers à qui on paie nos nuits, personnes toujours bienveillantes et sympathiques, et qui font surtout un travail extraordinaire au sein de tout les parcs nationnaux.


Un dodo un peu frais mais paisible, avant de commencer notre première vrai journée par une petite rando de 3h pour aller en haut de deux cascades, on a pris une douche au passage d'ailleurs, et on a pu admirer pour la première fois une vue d'ensemble de cette immense vallée, avec le half-dome en prime. On a finit par une ballade au Mirror Lake, et là, surprise (ou effroi!), un OURS! Mathis, le vaillant, s'arrête pour le photographié tandis que je file doucement mais surmen me mettre un peu à l'écart. J'ai d'ailleurs croisé une famille américaine qui, devant mon air, ont tout de suite compris de quoi il s'agissait et on rigolé en passant leur chemin pour aller jeter un oeil. On sent les habitués! De toute façon, comme le recommande les rangers, il ne faut pas les approcher (Mathis prenait des photos depuis le sentier), et faire du bruit s'il leur vient l'idée de venir vers nous. Quand même, un ours!


Niveau vie quotidienne, c'est pic-nique tous les midi et repas simple et chaud le soir (pâtes, riz... comme beaucoup je suppose!). Par contre ce soir là nous avons eu le droit à une douche gratuite au camp, offerte par la gentille dame de l’accueil, oh joie =)
Le lendemain matin, malheur, il pleut! Tant pis, il doit être 7 ou 8h, on se lève et on va faire un tour au Visitor Center qui, comme souvent, comprend un petit musée. Détours intéressant donc, pour comprendre mieux cette vallée. Et vers midi, le soleil se montre enfin, le temps pour nous d'aller prendre le sac à dos et c'est parti pour la rando de Yosemite Upper Falls (environ 6h-8h) de marche selon le journal des randos mais il me semble que c'était surestimé). Une fois de plus, paysages inoubliables, après une grimpette un peu sportive nous atteignons le top de la cascade, avec au loin : montagnes, neige, Half-dome, que de merveilleuses récompenses. C'est sur ce trajet que nous avons rencontré Hannah, une allemande venu comme nous prendre un grand bol d'air frais.





Voilà pour ce début de récit qui j'espère vous aura plu, je viendrai raconter la suite des aventures très vite (Yosemite n'est même pas terminé!)
A bientôt =)
Commence donc le périple aux Etats Unis ce dimanche 13 avril quand nous atterissons à Los Angeles par un temps évidemment ensoleillé. Ici, tout est un cliché de nos bons vieux films américains, on croit rêver. On arrive dans un petit hôtel pas cher et pourtant bien sympa en bordure de la ville, avec piscine (ouai!), et margarita à volonté l'après-midi. On en profite pour visiter Hollywood et son walk of fame, cliché mais comment ne pas y passer?! Et puis direction Santa Monica pour arpenter les plages immenses, bordés ça et là de parc de muscu et de skate.
Le lendemain et le surlendemain on se fera le gros plaisir d'aller au Six Flags et à Universal Studio, pas très culturels comme visites mais faut savoir faire un peu de tout =)



Je ne m'attarde pas sur LA puisque comme vous pouvez le voir c'était un séjour rapide, nous avions déjà réservé notre van pour découvrir les routes mythiques des US et donc le 18 avril nous voilà à l'agence d'Escape pour récupérer le monstre qui allait nous transporter pendant 2 mois sur 11 000 km! Et je dis le monstre puisque n'ayant plus notre modèle nous avons été up gradés, ah bonheur!

Après une nuit aux abords de LA nous voilà donc en route pour San Francisco, grosse ville avant de rejoindre les parcs nationnaux. Arrivés par le Bay Bridge, on a déjà une belle vue sur le Golden Gate Bridge. On gare le monstre dans un petit parking douteux, et on part arpenter la belle ville. Bouches d'égouts fumantes, rues qui montent et qui descendent, on est vraiment dans Midtwon Madness version PC des années 2000. Les maisons sont charmantes et colorées, Chinatown nous fait pensé à tout les autres Chinatwon =) et on tombe par hasard sur une place où est célébrée la "Earth day". On se ballade un peu selon les envies, sans but précis pour tomber au hasard sur des endroits sympa. Courte visite également, mais une grosse envie de revenir dans cette chouette ville pour beaucoup plus longtemps!
Trois jours plus tard donc, nous voici enfin sur les grandes routes des Etats Unis avec pour objectif Yosemite. On arrive vite dans le vif du sujet tant le décors change au profit des fôrets. Arrivés à 18h, on pense tout simplement payer un emplacement de van au coeur de la vallée et partir en rando le lendemain. C'est sans compter sur les américains prévoyants qui réservent des mois à l'avance! Bon, j'avais lu ca quelque part mais on est toujours un peu à la dernière minute, donc on a finalement loué un emplacement de camping puisque nous avons une tente avec nous (et interdit de dormir dans le van sur le parking), et on s'installe au "Camp 4". Là, on découvre les règles de la vie dans la nature, à savoir de ne surtout rien laissé dans la tente ni même le van qui puisse attirer les ours... On croise aussi les rangers à qui on paie nos nuits, personnes toujours bienveillantes et sympathiques, et qui font surtout un travail extraordinaire au sein de tout les parcs nationnaux.


Un dodo un peu frais mais paisible, avant de commencer notre première vrai journée par une petite rando de 3h pour aller en haut de deux cascades, on a pris une douche au passage d'ailleurs, et on a pu admirer pour la première fois une vue d'ensemble de cette immense vallée, avec le half-dome en prime. On a finit par une ballade au Mirror Lake, et là, surprise (ou effroi!), un OURS! Mathis, le vaillant, s'arrête pour le photographié tandis que je file doucement mais surmen me mettre un peu à l'écart. J'ai d'ailleurs croisé une famille américaine qui, devant mon air, ont tout de suite compris de quoi il s'agissait et on rigolé en passant leur chemin pour aller jeter un oeil. On sent les habitués! De toute façon, comme le recommande les rangers, il ne faut pas les approcher (Mathis prenait des photos depuis le sentier), et faire du bruit s'il leur vient l'idée de venir vers nous. Quand même, un ours!


Niveau vie quotidienne, c'est pic-nique tous les midi et repas simple et chaud le soir (pâtes, riz... comme beaucoup je suppose!). Par contre ce soir là nous avons eu le droit à une douche gratuite au camp, offerte par la gentille dame de l’accueil, oh joie =)
Le lendemain matin, malheur, il pleut! Tant pis, il doit être 7 ou 8h, on se lève et on va faire un tour au Visitor Center qui, comme souvent, comprend un petit musée. Détours intéressant donc, pour comprendre mieux cette vallée. Et vers midi, le soleil se montre enfin, le temps pour nous d'aller prendre le sac à dos et c'est parti pour la rando de Yosemite Upper Falls (environ 6h-8h) de marche selon le journal des randos mais il me semble que c'était surestimé). Une fois de plus, paysages inoubliables, après une grimpette un peu sportive nous atteignons le top de la cascade, avec au loin : montagnes, neige, Half-dome, que de merveilleuses récompenses. C'est sur ce trajet que nous avons rencontré Hannah, une allemande venu comme nous prendre un grand bol d'air frais.





Voilà pour ce début de récit qui j'espère vous aura plu, je viendrai raconter la suite des aventures très vite (Yosemite n'est même pas terminé!)
A bientôt =)
Séjour 15 jours côte ouest américaine English translation pending
Bonjour,
J'ai raccourci mon séjour je compte rester 2-3 jours à SF, 2-3 jours à LA, 2 nuits à lake powel (page). Si des personnes on déjà fait ce type de séjour que me conseillez vous à visiter entre sedona et LA Merci
J'ai raccourci mon séjour je compte rester 2-3 jours à SF, 2-3 jours à LA, 2 nuits à lake powel (page). Si des personnes on déjà fait ce type de séjour que me conseillez vous à visiter entre sedona et LA Merci
Carnet de voyage au sud du Maroc English translation pending
Bonjour,
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.
Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.

La vue depuis le col est grandiose.
De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.
La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Camping Teklanika River au parc national Denali (Alaska) English translation pending
Bonjour,
Je désire faire une réservation pour le camping "Teklanika River" au Parc National Denali et j'aimerais savoir si j'ai bien compris, à savoir: je peux m'y rendre avec ma caravane et je peux arrêter en chemin pour faire des randonnées ou prendre des photos. Une fois rendu au camping, je ne peux plus me déplacer avec mon véhicule. Je prendrais aussi une "pass tek" qui me permettra d'aller plus loin dans le parc mais pas de revenir au centre de découvertes avant la fin du séjour.
Avec la "pass tek" je peux descendre et remonter à volonté dans les autobus, s'il y a des places de disponibles. Je vais rester 3 nuits au camping (le minimum requis) mais ma "pass tek" pour me promener est-elle bonne pour tout mon séjour?
Avez-vous d'autres informations à me donner?
Merci de partager votre expériences et si vous avez des suggestions, n'hésitez pas!
Merci!
Récit de nos 15 jours en Islande en juin 2016 English translation pending
JOUR 1
New-York, c’est fini, une grande transition nous appelle. Après 8 jours de grande ville, nous arrivons dans la « nature ». Impossible de dormir dans l’avion même si nous avons été surclassés, au loin nous apercevons des fumeroles, il est 6h30 nous arrivons et atterrissons sous un beau soleil à l’aéroport de Keflavik, l’impression est bonne.
A l’aéroport nous cherchons en vain notre loueur de voiture, personne ne nous attend et personne ne connaît notre loueur qui n’a d’ailleurs pas de stand à l’aéroport. Au comptoir d’information, une personne charmante appelle notre agence et ouf… quelqu’un répond qu’il va venir nous chercher, il arrive ¾ d’heure après, pas bien sérieux, d’autant qu’il est à 2km. Au bureau nous faisons les formalités d’usage et récupérons notre voiture, la marque et le modèle sont bons, mais la voiture marque quand même 200.000 km au compteur avec quelques stigmates du temps passé. Allons, on respire, pas de panique, tout va bien se passer….
L’aéroport se trouve quand même à 50 km de Reykjavik, pour y aller comme il est tôt, nous allons flâner un peu et visiter la péninsule de Reykjanes. Nous commençons par le Blue Lagoon, des bains très réputés, il est un peu tôt pour nous et à la sortie de l’avion pas trop envie, mais d’y faire un tour pour regarder oui. C’est vrai que les couleurs sont magiques, beaucoup de touristes aussi qui viennent boire une bière en se baignant.



Nous continuons notre route, j’avais repéré sur mon guide, qu’il y avait une falaise où nichent beaucoup de fulmars, en fait nous avons testé la voiture car la falaise se trouvait à 8 km de la route principale, sur une piste particulièrement défoncée, la voiture a tenu, ouf, car je ne vois pas qui nous aurait dépanné ici. Falaise de Krisuvikurbjarg. Nous continuons notre route, j’avais repéré sur mon guide, qu’il y avait une falaise où nichent beaucoup de fulmars, en fait nous avons testé la voiture car la falaise se trouvait à 8 km de la route principale, sur une piste particulièrement défoncée, la voiture a tenu, ouf, car je ne vois pas qui nous aurait dépanné ici. Falaise de Krisuvikurbjarg.







Peu après, la route vallonnée continue, retrouvons un lac le Kleifarvath et des champs de pois lupins, nous trouvons ça très photogénique. Nous sortons pour prendre des photos et fermons la voiture. Au retour, la poisse, nous avons beau appuyer sur le bouton de la clé, rien ne s’ouvre et comme de bien entendu, tous les papiers sont bien au chaud dans la voiture. Que faire….. Un couple d’islandais tente bien de nous aider, mais n’y arrive pas non plus…. Compatisse, me propose de téléphoner, mais à qui ???? les papiers sont à l’intérieur, ils s’indignent qu’une Société puisse louer une voiture en mauvais état et puis un miracle arrive, après une énième tentative la porte s’ouvre, ouf nous sommes sauvés. Et finalement, nous n’aurons par la suite aucune autre souci de véhicule.



Nous continuons notre route, j’avais repéré sur mon guide, qu’il y avait une falaise où nichent beaucoup de fulmars, en fait nous avons testé la voiture car la falaise se trouvait à 8 km de la route principale, sur une piste particulièrement défoncée, la voiture a tenu, ouf, car je ne vois pas qui nous aurait dépanné ici. Falaise de Krisuvikurbjarg. Nous continuons notre route, j’avais repéré sur mon guide, qu’il y avait une falaise où nichent beaucoup de fulmars, en fait nous avons testé la voiture car la falaise se trouvait à 8 km de la route principale, sur une piste particulièrement défoncée, la voiture a tenu, ouf, car je ne vois pas qui nous aurait dépanné ici. Falaise de Krisuvikurbjarg.








Peu après, la route vallonnée continue, retrouvons un lac le Kleifarvath et des champs de pois lupins, nous trouvons ça très photogénique. Nous sortons pour prendre des photos et fermons la voiture. Au retour, la poisse, nous avons beau appuyer sur le bouton de la clé, rien ne s’ouvre et comme de bien entendu, tous les papiers sont bien au chaud dans la voiture. Que faire….. Un couple d’islandais tente bien de nous aider, mais n’y arrive pas non plus…. Compatisse, me propose de téléphoner, mais à qui ???? les papiers sont à l’intérieur, ils s’indignent qu’une Société puisse louer une voiture en mauvais état et puis un miracle arrive, après une énième tentative la porte s’ouvre, ouf nous sommes sauvés. Et finalement, nous n’aurons par la suite aucune autre souci de véhicule.

Préparation d'un premier voyage au Maroc début février English translation pending
Bonjour,
J'ai la chance de partir 10 jours au Maroc début Février (nouvel an chinois), en voyageur solo. Ce sera pour moi la première fois en Afrique du Nord (hors de ma zone de confort en Asie) et j'ai vraiment hâte d'y être !!
J'arrive et repars de Marrakech avec pour objectif de me concentrer sur la partie Sud du Maroc seulement (palmeraies, zones arides, désert de sable, vieux villages, belles couleurs), pour un premier voyage à la découverte de ce pays avec une voiture de location pour circuler.
Problème... Il y a tellement d'endroits qui semblent superbes que je me retrouve un peu perdu ainsi je viens solliciter l'aide des spécialistes de la région ;-)
Pour le moment, je pensais directement rejoindre Aid Benhamou depuis l'aéroport de Marrakech, puis continuer sur Skoura (Palmeraie, Dades, Todra) avant de descendre vers M'Hamid (trek désert vers grandes dunes) puis de retourner vers Marrakech ou je resterai trois nuits.
Est ce que cet itinéraire vous semble cohérent d'un point de vue temps (7 jours sur la route et 3 jours à Marrakech) ?
Tafraoute semblait aussi un merveilleux endroit mais j'ai peur que cela ne rentre pas, et que l'aller retour soit long jusqu'à la bas.
En lisant les carnets du forum, j'ai l'impression que les routes de la région sont tout autant une attraction en elles même avec de superbes paysages à découvrir en bord de chemin, j'ai noté les routes du col de Tizi N'Tichka, mais aussi la route après le col vers Telouet pour Aid Benhamou, la route des Gorges du Dades, la route le long du Draa vers Zagora...
Pour M'Hamid, quelle est la meilleure formule pour faire un trek vers les grandes dunes de sable en évitant le 4x4 (j'ai envie de marcher) ? Que me conseilleriez vous pour cette période de l'année ou j'ai cru comprendre qu'il faut s'attendre à des températures très froides la nuit en bivouac ?
Je ne pensais pas réserver mes auberges à l'avance car je ne suis pas sur de faire exactement l'itinéraire, est ce que cela peut poser problème à cette époque ?
A propos des hébergements, les chambres sont elles chauffées dans cette région (pour des logements économiques) ? Utilise on des couvertures chauffantes sinon ? Ou alors faut il prévoir le sac de couchage adapté ?
Merci d'avance pour vos conseils avisés !!
J'ai la chance de partir 10 jours au Maroc début Février (nouvel an chinois), en voyageur solo. Ce sera pour moi la première fois en Afrique du Nord (hors de ma zone de confort en Asie) et j'ai vraiment hâte d'y être !!
J'arrive et repars de Marrakech avec pour objectif de me concentrer sur la partie Sud du Maroc seulement (palmeraies, zones arides, désert de sable, vieux villages, belles couleurs), pour un premier voyage à la découverte de ce pays avec une voiture de location pour circuler.
Problème... Il y a tellement d'endroits qui semblent superbes que je me retrouve un peu perdu ainsi je viens solliciter l'aide des spécialistes de la région ;-)
Pour le moment, je pensais directement rejoindre Aid Benhamou depuis l'aéroport de Marrakech, puis continuer sur Skoura (Palmeraie, Dades, Todra) avant de descendre vers M'Hamid (trek désert vers grandes dunes) puis de retourner vers Marrakech ou je resterai trois nuits.
Est ce que cet itinéraire vous semble cohérent d'un point de vue temps (7 jours sur la route et 3 jours à Marrakech) ?
Tafraoute semblait aussi un merveilleux endroit mais j'ai peur que cela ne rentre pas, et que l'aller retour soit long jusqu'à la bas.
En lisant les carnets du forum, j'ai l'impression que les routes de la région sont tout autant une attraction en elles même avec de superbes paysages à découvrir en bord de chemin, j'ai noté les routes du col de Tizi N'Tichka, mais aussi la route après le col vers Telouet pour Aid Benhamou, la route des Gorges du Dades, la route le long du Draa vers Zagora...
Pour M'Hamid, quelle est la meilleure formule pour faire un trek vers les grandes dunes de sable en évitant le 4x4 (j'ai envie de marcher) ? Que me conseilleriez vous pour cette période de l'année ou j'ai cru comprendre qu'il faut s'attendre à des températures très froides la nuit en bivouac ?
Je ne pensais pas réserver mes auberges à l'avance car je ne suis pas sur de faire exactement l'itinéraire, est ce que cela peut poser problème à cette époque ?
A propos des hébergements, les chambres sont elles chauffées dans cette région (pour des logements économiques) ? Utilise on des couvertures chauffantes sinon ? Ou alors faut il prévoir le sac de couchage adapté ?
Merci d'avance pour vos conseils avisés !!
Trek en février dans le Sud marocain English translation pending
Bonjour, bonsoir,
Je cherche une jolie destination au Maroc pour marcher en février prochain. Environ 1 semaine. Je cherche des paysages grandioses, les grands espaces, le calme. J'ai l'impression que les vallées du Draa et du Dadès sont les 2 plus connues et donc très touristiques. Que pouvez-vous m'en dire ? Merci d'avance Freedom ;-)
Je cherche une jolie destination au Maroc pour marcher en février prochain. Environ 1 semaine. Je cherche des paysages grandioses, les grands espaces, le calme. J'ai l'impression que les vallées du Draa et du Dadès sont les 2 plus connues et donc très touristiques. Que pouvez-vous m'en dire ? Merci d'avance Freedom ;-)
Circuit dans l'Ouest américain été 2017 English translation pending
Bonjour à tous,
en pleine préparation de notre futur voyage, je souhaiterais avoir vos avis et vous poser quelques petites questions. Car certaines journées ne semblent plus difficiles à organiser que d'autres. La fin du séjour n'est pas encore préparée en "profondeur"
Alors déjà grâce à vos nombreux conseils pour les autres forumeurs et vos blogs j'y vois plus clair donc merci. Merci aussi à ceux qui m'ont déjà répondu sur le forum du routard.
Nous sommes 4 à partir 2 adultes et 2 enfants de 9 et 7 ans au moment du voyage. Nous partirons 3 semaines du 26 juillet au 15 août donc 21 jours avec transport. Les enfants sont plutôt bon marcheurs (dans le sens où il ne râlent pas et ne rechignent pas à marcher cependant les randos seront une nouveauté pour eux, j'ai testé, balade de 7km en forêt ce week end et les 2 derniers km ont été difficiles pour eux). Ça sera leur premier "grand" voyage. Moi j'ai déjà fait les USA mais pas cette partie, mon mari a déjà fait l'ouest mais il y a 20 ans, il a peu de souvenirs il fera donc une nouvelle découverte.
Voilà le circuit que j'ai retenu :
J1 : arrivée à San Francisco J2: SF J3 : SF (j'exposerais le détail plus tard)
J4 : SF - Yosemite Courses avant de prendre la route. Puis direction Mariposa Grove pour la visite en milieu ou fin d'après midi. J'espère que ça sera bien réouvert. Nuit à Midpines.
J5 : Yosemite : Mist Trail jusqu’à Vernal Falls + Miror Lake + glacier point pour le coucher de soleil Peut être caser quelques balades le long du trajet des navettes ? Nuit à El portal
J6 : Yosemite - Bishop ce jour va être trop chargé je pense : Départ le matin de El Portal- Différents arrêts sur la Tioga idéalement picnic a Tenaya Lake. Visite de Bodie puis route vers mono Lake (petite balade) Nuit à Bishop
Vos avis ? j'ai compté 4h pour traverser Yosemite par la Tioga avec les arrêts photos / pipi ... Puis 2h pour visiter Bodie, 1h pour rejoindre mono Lake depuis Bodie et 1h15 jusqu'à Bishop. On ne fera pas d'arrêts à Mono Lake si ca fait trop. Nuit a Bishop
J7: Bishop - Death Valley Arrêt à Lone Pine et Alabama Hills (balade Arch Trail Walk) Route vers Death Valley check in au Furnace Creek + piscine selon l'heure et la chaleur étouffante /reprise de la voiture vers 17h ? pour faire Badwater, Devils'course et Artist Pallette, si le temps le permet balade pour aller au natural bridge. Puis visite a Mesquite Flat Sand Dunes coucher de soleil sur place.
J8: Death Valley - Las Vegas Lever du soleil Zabriskie Point Puis route vers Dante View Depart pour Las Vegas route de Pahrump ? Soirée sur le strip + fontaine du Bellagio Nuit au Venetian.
J9 : LV = détente Soirée visite de Fremont street Nuit au Venetian
J10 : LV - Zion Route vers Zion, baignade dans Zion je n'ai plus en tête le lieu, mais je l'avais pris sur le blog de boncampeur il me semble, faudra que je relise mes notes. selon l'heure : petite balade Par’us Trail ? Canyon overlook Trail ? (faisable niveau timing et difficulté ?) Voir le lieu pour le coucher de soleil aussi. (Je vais parler très peu des levers car je pense avoir beaucoup de mal à faire lever tout le monde aux aurores et je me vois pas partir seule pour les voir) Nuit à springdale
J11: Zion - Bryce Canyon Matin balade dans Zion the narrows (selon la météo bien sûr et pas jusqu'au bout) + peut-être une autre balade avant de partir vers Bryce Canyon mais laquelle ? si le temps ne permet pas de faire les narrows quelle autre balade privilégier. Nuit à Hatch.
J12 : Bryce Canyon Nous comptions descendre dans le canyon en faisant la balade à cheval mais vu l'âge des enfants nous ne pourrons faire celle qui dure la journée. Je me demande si du coup ce n'est pas mieux de faire Navajo Loop+Queens Trail+les divers points de vue sur la route de la navette. Ou voir le coucher du soleil entre Sunset et inspiration point ? Sachant qu'il faut arriver tôt. Nuit de nouveau à Hatch, c'est un peu loin mais il faut parfois faire des choix...
J13: Bryce Canyon - Page Balade de Sunrise à Sunset point (j'ai compté ~2-3h je me trompe pas trop ?) Horseshoes Bend vers 16h semble être intéressant pour la lumière ? Balade près du barrage et alentours ? Je ne suis pas sûre à fai peut être avant Horseshoes Nuit à Page
J14 : Page - Lac Powell journée détente au lac sûrement journée Jet ski / baignade Nuit à Page
J15 : Page - Monument Valley Antelope Lower avant de quitter la zone, on va essayer d'avoir le 1er passage, mon mari est sujet au vertige ainsi que mon fils légèrement, les escaliers ont l'air raides, j'espère que ça ira. Peut être second passage à Horseshoes pour avoir une lumière différente ? Depart pour Monument Valley. Faire la Valley drive et peut être Wildcat Trail à pied ? Vos avis ? Nuit à l'hôtel the View ca nous permettra de voir au moins un lever de soleil
La dernière partie est un peu moins précise mais j'y travaille !
J16: Monument Valley - Grand Canyon J'ai compté environ 3h de route. Faire l'Az 64 et s'arrêter à la desert view tower Grand canyon : Rim Trail je voulais faire entre Bright Angel et Hermits Rest à moduler avec les arrêts navettes est-ce une bonne idée ? Puis Hopi point pour le coucher de soleil ? Nuit à Tusayan
J17: Grand Canyon - Kingman (via la route 66) Mohave point pour le lever du soleil Route vers Kingman quel arrêt ? À étudier Nuit à Kingman
J18 : Kingman - Los Angeles Route 66 vers Oatman J'ai compté 5h de route avec les arrêts ou plus ? Balade dans le quartier de l'hôtel Nuit au sofitel
J19 : LA ( pour le moment je n'ai fait que les très grandes lignes) Pas de parcs nos enfants n'aiment pas Walk of fame+ Hollywood bd+rodéo drive Observatoire+ parc Griffith Nuit au sofitel
J20 : LA Santa Monica +venice beach + canaux je pense faire une journée "tranquille" afin de finir en douceur ce voyage. Peut être inclure le matin autre chose ? Nuit à Santa Monica
J21: LA + retour en France Finir découvrir Santa Monica peut être et venice ? Depart dans l´apres midi
Merci par avance pour votre contribution / vos remarques si vous voyez des choses aberrantes dans ce circuit où des choses à améliorer et désolée pour le pavé !!!
Je reviendrais plus tard en détail sur les jours à SF et LA.
en pleine préparation de notre futur voyage, je souhaiterais avoir vos avis et vous poser quelques petites questions. Car certaines journées ne semblent plus difficiles à organiser que d'autres. La fin du séjour n'est pas encore préparée en "profondeur"
Alors déjà grâce à vos nombreux conseils pour les autres forumeurs et vos blogs j'y vois plus clair donc merci. Merci aussi à ceux qui m'ont déjà répondu sur le forum du routard.
Nous sommes 4 à partir 2 adultes et 2 enfants de 9 et 7 ans au moment du voyage. Nous partirons 3 semaines du 26 juillet au 15 août donc 21 jours avec transport. Les enfants sont plutôt bon marcheurs (dans le sens où il ne râlent pas et ne rechignent pas à marcher cependant les randos seront une nouveauté pour eux, j'ai testé, balade de 7km en forêt ce week end et les 2 derniers km ont été difficiles pour eux). Ça sera leur premier "grand" voyage. Moi j'ai déjà fait les USA mais pas cette partie, mon mari a déjà fait l'ouest mais il y a 20 ans, il a peu de souvenirs il fera donc une nouvelle découverte.
Voilà le circuit que j'ai retenu :
J1 : arrivée à San Francisco J2: SF J3 : SF (j'exposerais le détail plus tard)
J4 : SF - Yosemite Courses avant de prendre la route. Puis direction Mariposa Grove pour la visite en milieu ou fin d'après midi. J'espère que ça sera bien réouvert. Nuit à Midpines.
J5 : Yosemite : Mist Trail jusqu’à Vernal Falls + Miror Lake + glacier point pour le coucher de soleil Peut être caser quelques balades le long du trajet des navettes ? Nuit à El portal
J6 : Yosemite - Bishop ce jour va être trop chargé je pense : Départ le matin de El Portal- Différents arrêts sur la Tioga idéalement picnic a Tenaya Lake. Visite de Bodie puis route vers mono Lake (petite balade) Nuit à Bishop
Vos avis ? j'ai compté 4h pour traverser Yosemite par la Tioga avec les arrêts photos / pipi ... Puis 2h pour visiter Bodie, 1h pour rejoindre mono Lake depuis Bodie et 1h15 jusqu'à Bishop. On ne fera pas d'arrêts à Mono Lake si ca fait trop. Nuit a Bishop
J7: Bishop - Death Valley Arrêt à Lone Pine et Alabama Hills (balade Arch Trail Walk) Route vers Death Valley check in au Furnace Creek + piscine selon l'heure et la chaleur étouffante /reprise de la voiture vers 17h ? pour faire Badwater, Devils'course et Artist Pallette, si le temps le permet balade pour aller au natural bridge. Puis visite a Mesquite Flat Sand Dunes coucher de soleil sur place.
J8: Death Valley - Las Vegas Lever du soleil Zabriskie Point Puis route vers Dante View Depart pour Las Vegas route de Pahrump ? Soirée sur le strip + fontaine du Bellagio Nuit au Venetian.
J9 : LV = détente Soirée visite de Fremont street Nuit au Venetian
J10 : LV - Zion Route vers Zion, baignade dans Zion je n'ai plus en tête le lieu, mais je l'avais pris sur le blog de boncampeur il me semble, faudra que je relise mes notes. selon l'heure : petite balade Par’us Trail ? Canyon overlook Trail ? (faisable niveau timing et difficulté ?) Voir le lieu pour le coucher de soleil aussi. (Je vais parler très peu des levers car je pense avoir beaucoup de mal à faire lever tout le monde aux aurores et je me vois pas partir seule pour les voir) Nuit à springdale
J11: Zion - Bryce Canyon Matin balade dans Zion the narrows (selon la météo bien sûr et pas jusqu'au bout) + peut-être une autre balade avant de partir vers Bryce Canyon mais laquelle ? si le temps ne permet pas de faire les narrows quelle autre balade privilégier. Nuit à Hatch.
J12 : Bryce Canyon Nous comptions descendre dans le canyon en faisant la balade à cheval mais vu l'âge des enfants nous ne pourrons faire celle qui dure la journée. Je me demande si du coup ce n'est pas mieux de faire Navajo Loop+Queens Trail+les divers points de vue sur la route de la navette. Ou voir le coucher du soleil entre Sunset et inspiration point ? Sachant qu'il faut arriver tôt. Nuit de nouveau à Hatch, c'est un peu loin mais il faut parfois faire des choix...
J13: Bryce Canyon - Page Balade de Sunrise à Sunset point (j'ai compté ~2-3h je me trompe pas trop ?) Horseshoes Bend vers 16h semble être intéressant pour la lumière ? Balade près du barrage et alentours ? Je ne suis pas sûre à fai peut être avant Horseshoes Nuit à Page
J14 : Page - Lac Powell journée détente au lac sûrement journée Jet ski / baignade Nuit à Page
J15 : Page - Monument Valley Antelope Lower avant de quitter la zone, on va essayer d'avoir le 1er passage, mon mari est sujet au vertige ainsi que mon fils légèrement, les escaliers ont l'air raides, j'espère que ça ira. Peut être second passage à Horseshoes pour avoir une lumière différente ? Depart pour Monument Valley. Faire la Valley drive et peut être Wildcat Trail à pied ? Vos avis ? Nuit à l'hôtel the View ca nous permettra de voir au moins un lever de soleil
La dernière partie est un peu moins précise mais j'y travaille !
J16: Monument Valley - Grand Canyon J'ai compté environ 3h de route. Faire l'Az 64 et s'arrêter à la desert view tower Grand canyon : Rim Trail je voulais faire entre Bright Angel et Hermits Rest à moduler avec les arrêts navettes est-ce une bonne idée ? Puis Hopi point pour le coucher de soleil ? Nuit à Tusayan
J17: Grand Canyon - Kingman (via la route 66) Mohave point pour le lever du soleil Route vers Kingman quel arrêt ? À étudier Nuit à Kingman
J18 : Kingman - Los Angeles Route 66 vers Oatman J'ai compté 5h de route avec les arrêts ou plus ? Balade dans le quartier de l'hôtel Nuit au sofitel
J19 : LA ( pour le moment je n'ai fait que les très grandes lignes) Pas de parcs nos enfants n'aiment pas Walk of fame+ Hollywood bd+rodéo drive Observatoire+ parc Griffith Nuit au sofitel
J20 : LA Santa Monica +venice beach + canaux je pense faire une journée "tranquille" afin de finir en douceur ce voyage. Peut être inclure le matin autre chose ? Nuit à Santa Monica
J21: LA + retour en France Finir découvrir Santa Monica peut être et venice ? Depart dans l´apres midi
Merci par avance pour votre contribution / vos remarques si vous voyez des choses aberrantes dans ce circuit où des choses à améliorer et désolée pour le pavé !!!
Je reviendrais plus tard en détail sur les jours à SF et LA.
Ébauche d'itinéraire de Calgary à Vancouver en juillet (avec enfant) English translation pending
Bonjour à tous,
Plutôt habitués des voyages vers les États-Unis, nous envisageons cette fois ci de changer un peu et de découvrir l'ouest canadien. Ah oui, je précise que nous partons en couple avec une enfant qui aura 11 ans à la date du voyage.
Voici l'ébauche de cet itinéraire ( visites non détaillées)
Jour 1: arrivée à Calgary. Nuit à Calgary ou en direction de Banff Jour 2: Banff/ Canyon Johnson en environs/ Banff. Nuit à Banff Jour 3: Banff / lake moraine/ lake Louise. Nuit à lake louise Jour 4: lake Louise/ parc Yoho/ lake Louise. Nuit à lake Louise Jour 5: route des glaciers de lake Louise a jasper. Nuit à jasper Jour 6: visites autour de jasper. Nuit à jasper Jour 7: route vers parc Wells Gray. Cascades. Nuit à Clearwater Jour 8: matinée à Wells Gray. Route jusqu'à west Vancouver ( quel est le meilleur itinéraire entre ces deux villes?) Nuit à west Vancouver Jour 9: bateau à horseshoe bay pour rejoindre Nanaimo. Arrêt à Parksville et qualicum beach puis cathédral grove, puis route vers Tofino. Nuit à Tofino Jour 10: découverte du parc Pacific rim entre Tofino et Ucluelet. Nuit à Tofino Sortie en mer pour voir les baleines? Jour 11: route vers Victoria. Arrêts en cours de route à explorer. Nuit à Victoria Jour 12: journée à Victoria. Nuit à Victoria Jour 13: bateau vers Vancouver. Nuit à Vancouver Jour 14: Vancouver. Découverte de la ville, shopping. Nuit à Vancouver Jour 15: Vancouver Jour 16: départ
Qu'en pensez-vous?? Des idées pour optimiser ce circuit.. on a bien conscience que cela fait de la route, mais il est difficile de partir plus longtemps.
J'ai pu voir que les hébergements étaient chers, plus chers qu'aux États-Unis je trouve dans l'ensemble. Avez vous de bonnes adresses? Toutes vos remarques seront les bienvenues. Merci par avance
Marie
Plutôt habitués des voyages vers les États-Unis, nous envisageons cette fois ci de changer un peu et de découvrir l'ouest canadien. Ah oui, je précise que nous partons en couple avec une enfant qui aura 11 ans à la date du voyage.
Voici l'ébauche de cet itinéraire ( visites non détaillées)
Jour 1: arrivée à Calgary. Nuit à Calgary ou en direction de Banff Jour 2: Banff/ Canyon Johnson en environs/ Banff. Nuit à Banff Jour 3: Banff / lake moraine/ lake Louise. Nuit à lake louise Jour 4: lake Louise/ parc Yoho/ lake Louise. Nuit à lake Louise Jour 5: route des glaciers de lake Louise a jasper. Nuit à jasper Jour 6: visites autour de jasper. Nuit à jasper Jour 7: route vers parc Wells Gray. Cascades. Nuit à Clearwater Jour 8: matinée à Wells Gray. Route jusqu'à west Vancouver ( quel est le meilleur itinéraire entre ces deux villes?) Nuit à west Vancouver Jour 9: bateau à horseshoe bay pour rejoindre Nanaimo. Arrêt à Parksville et qualicum beach puis cathédral grove, puis route vers Tofino. Nuit à Tofino Jour 10: découverte du parc Pacific rim entre Tofino et Ucluelet. Nuit à Tofino Sortie en mer pour voir les baleines? Jour 11: route vers Victoria. Arrêts en cours de route à explorer. Nuit à Victoria Jour 12: journée à Victoria. Nuit à Victoria Jour 13: bateau vers Vancouver. Nuit à Vancouver Jour 14: Vancouver. Découverte de la ville, shopping. Nuit à Vancouver Jour 15: Vancouver Jour 16: départ
Qu'en pensez-vous?? Des idées pour optimiser ce circuit.. on a bien conscience que cela fait de la route, mais il est difficile de partir plus longtemps.
J'ai pu voir que les hébergements étaient chers, plus chers qu'aux États-Unis je trouve dans l'ensemble. Avez vous de bonnes adresses? Toutes vos remarques seront les bienvenues. Merci par avance
Marie
Islande août 2016 English translation pending
Hello!
Voilà la suite de nos aventures débutées en mai.
Bonne lecture!
Marie

Lien vers le récit avec texte et photos en cliquant ici
ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !

Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 vélos (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !

Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.
Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.

A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans hésiter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?
Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.
La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.
Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !
Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille !
Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures.
Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière.
Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c’est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent.
Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer.
Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir.
Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé)
Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle !
Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense…
Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !
Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.

Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !
Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !
Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?

Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).
Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.
Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade)
Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull.
Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est !
Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier !
Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse.
Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking !
Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?!
Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon…
Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable !
De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate !
Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.
Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.
Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons
600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon.
Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin.
Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès.
C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés.
L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent.
Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village.
Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !
Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.

Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.
Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929
Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.

Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !
Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,
une montagne rouge un peu plus loin,
des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid.
Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien !
Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration !
Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/
En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.
Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !

Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.
Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !
Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés…
Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve.
La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin.
La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton.
Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser.
Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage.
Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète !
Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée.
Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur !
Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau.
Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle.
Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur.
1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser …
Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire.
Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante)
Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas.
Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil.
Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.
Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !
Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !
Ah, ça va mieux à la descente !
Nous repassons près des séracs
Puis sur la crête
Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages
Ensuite nous repassons dans la soupe,
en émergeons assez vite,
Repassons le gros névé, au soleil.
Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier.
Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut…
Quel timing !
Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin…
En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse !
Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell.
Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste !
Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf !
Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !
Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.
Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…
Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.
La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie.
Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes !
D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies.
Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé)
Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien !
Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec…
Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon.
Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super !
Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir.
Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied.
Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur.
Vendredi 25 août 2016 J20
7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau !
Au revoir Seydisfjordur !













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ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !

Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 vélos (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !

Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.
Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.

A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans hésiter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?
Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.
La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !
Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille !
Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures.
Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière.
Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c’est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent.
Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer.
Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir.
Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé)
Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle !
Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense…
Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.

Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !

Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !
Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?

Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).
Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.
Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade)
Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull.
Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est !
Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier !
Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse.
Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking !
Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?!
Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon…
Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable !
De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate !
Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.
Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons
600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon.
Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin.
Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès.
C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés.
L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent.
Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village.
Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.

Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.
Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929
Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.

Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !
Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,
une montagne rouge un peu plus loin,
des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid.
Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien !
Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration !
Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.
Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !

Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.
Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !
Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés…
Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve.
La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin.
La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton.
Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser.
Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage.
Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète !
Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée.
Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur !
Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau.
Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle.
Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur.
1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser …
Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire.
Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante)
Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas.
Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil.
Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !

Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !
Ah, ça va mieux à la descente !
Nous repassons près des séracs
Puis sur la crête
Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages
Ensuite nous repassons dans la soupe,
en émergeons assez vite,
Repassons le gros névé, au soleil.
Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier.
Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut…
Quel timing !
Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin…
En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse !
Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell.
Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste !
Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf !
Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.

Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…
Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.
La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie.
Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes !
D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies.
Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé)
Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien !
Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec…
Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon.
Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super !
Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir.
Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied.
Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur.
Vendredi 25 août 2016 J20
7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau !
Au revoir Seydisfjordur !











À l'Ouest rien de nouveau? eh bien si... English translation pending
Après 18 voyages dans l’ouest américain on pourrait croire qu’il est difficile de se renouveler et de trouver de nouveaux spots intéressants. J’ai pu le penser il y a quelques années où j’étais un peu en mal d’inspiration et puis d’un côté, l’expérience du backpacking en 2015 nous a ouvert des portes et de l’autre étant fan d’arches naturelles, il y a encore un stock important à voir. J’ai donc conçu ce voyage d’une part sur le backpacking et de l’autre sur les arches avec un planning théorique qui était celui-ci au départ avec 90% de nouveautés par rapport à ce que nous avions déjà exploré
- J1 : the vortex sur gunlock mesa et elephant arch dans red cliffs
- J2 : pentagon arch dans red cliffs et many pools à la sortie est de Zion
- J3 : randonné de 15 miles dans Kolob canyon de lee pass jusqu’à hop valley tralhead en passant par Kolob arch
- J4 : Edmaiers + west clark bench
- J5 et J6 : white domes et canaan mountain en backpacking sur 2 jours
- J7 : lower hackberry canyon et sam pollock arch
- J8 et J9: reflection canyon en backpacking + Bement arch
- J10: mary jane canyon (professor creek) près de Moab
- J11: otho arch près de Moab
- J12 et J13: upper salt creek dans les Needles en backpacking sur 2 jours
- J14 : 5 holes arch et wild horse window
- J15: poison spring road et Happy canyon suite au retour de Olivier sur ce spot
- J16: Gemini bridges et 4 arches canyon près de Moab et camping dans Taylor canyon
- J17 : moses and zeus et retour à Moab
- J18 et J19 : arch canyon avec cathedral et angel arch en backpacking sur 2 jours
- J20 : keet seel dans Navajo nat monument
- J21 : white mesa arch et Birthday arch
- J22: buckskin gulch jusqu’à cesspool
- J23: white house TH jusqu’à confluence paria river et Buckskin gulch
- J24: programme libre
J’étais conscient de plusieurs points :1/ Le programme était ambitieux sur certaines portions de voyage - 2/Le fait de partir fin mai jusqu’à mi-juin (contrainte professionnelle car on aurait préféré partir en Septembre) peut poser problème pour le backpacking si absence d’eau sur le parcours car en général les températures sont très élevées en juin et il fait très sec (une journée nous avons eu 3% d’humidité dans l’air !!!) - 3/ Le camping et backpacking peuvent être pénibles en juin dans certains endroits à cause des insectes et notamment les deer flies qui nous adorent (nous nous étions fait dévorer en 2006 dans Coyote Gulch, nos jambes s’en souviennent encore) Bien entendu dans ce type de voyage tout ne se passe pas comme prévu et au final il y aura quelques ajustements choisis ou subis…
Comme l’année précédente nous sommes partis avec Delta pour un Paris -> Las Vegas via Detroit . J’étais conscient qu’une arrivée à Denver offrirait théoriquement plus d’assurance de piocher un SUV de bon niveau mais la boucle était plus cohérente à partir de Vegas. A l’arrivée à Vegas sous 22°, température inhabituellement basse pour la saison, c’est toujours un peu l’angoisse de voir si on va avoir ou non la chance d’avoir un SUV digne de ce nom car cela peut remettre en cause une partie du programme. Cette fois ci c’est chez alamo que nous avons loué un SUV standard size comme d’habitude, et le choix est mince entre quelques modèles AWD dont je ne veux pas, une grand cherokee malheureusement 2WD , des cherokee post 2014 qui sont loin du pedigree des anciens modèles de grand cherokee et quelques jeep patriot. Par chance il n’y en a qu’une qui est 4WD. Une fois n’est pas coutume, je me déclasse pour prendre une mid size mais tant pis, c’est le meilleur choix que je puisse faire sur le parking car c’est celle qui a la meilleure garde au sol et c’est une 4WD sans boite courte mais cela devrait faire l’affaire et de plus, même si ce sont des pneus de route, au moins il sont neufs. Point de vraie roue de secours mais une galette (c’est la norme maintenant sauf quelques rares exceptions) donc j’achèterai le lendemain un compresseur et une bombe anti crevaison ce qui fait l’affaire en cas de crevaison mineure (pas comme en 2008 ou nous avions complètement éclaté le pneu sur la HITR road)
J1 : qui va loin ménage sa monture Comme à notre habitude, nous faisons toujours les courses le lendemain matin de l’arrivée car nous sommes en général levés super tôt. Je ne trouve pas au walmart de cartouches de gaz de camping très compactes donc il faudra que j’en trouve ailleurs. Une fois la voiture bien remplie, route vers Saint George qui sera notre camp de base pour les 3 premiers jours. Vu le programme il va falloir tenir sur la longueur donc pas question de se cramer les premiers jours donc démarrage en douceur. Vers 12h30 nous sommes au parking du trailhead près de Gunlock reservoir. Sandwich au cul de la voiture et première randonnée pour aller voir The Vortex. Le chemin est balisé par quelques cairns plus ou moins espacés et nous sommes à destination après environ 50 minutes.






Ce spot semble assez connu des locaux qui sont présents en nombre en ce dimanche Nous n’explorerons pas les environs car Olivier m’avait dit qu’ils l’avaient fait mais qu’il n’y avait pas grand-chose à voir
Retour donc à la voiture pour une randonnée qui aura pris 2h en prenant son temps. En revenant vers Saint george nous prenons notre chambre au Best western abbey inn. L’avantage de saint george est que les hôtels ne sont pas chers donc pour 80$ on peut avoir un best western plus avec un petit dej top niveau. La deuxième destination est elephant arch dans red cliffs. Les indications trouvées sur le web (bientôt sur ouestusa.fr) indiquent qu’il y a pas mal de construction dans le coin et que l’accès peut être modifié. En effet, c’est le cas. Heureusement, avec la carto 24k de mon garmin, j’arrive à me repérer et après quelques hésitations on est sur la bonne piste et nous trouvons le trailhead. La première partie de la rando est sur une ancienne piste interdite aux voitures et ensuite on emprunte un wash de sable profond et mou donc la progression est lente et pénible : heureusement que ce n’est pas trop long. Arrivés près du point GPS de l’arche celle-ci n’est pas facile à localiser à l’œil car on ne visualise pas le ciel à travers.


Lysiane trouve le chemin pour accéder derrière l’arche car c’est bien de ce côté qu’elle est photogénique même si c’est un spot du matin car je suis à contrejour.

Au final nous passerons environ 2h pour les 4 miles car à l’aller nous n’avions pas pris le wash car j’avais mal interprété le tracé que j’avais fait.
J2 : échauffement bis
Pour ce deuxième jour on reste sur les même base : deux petites balades soft car la première longue randonnée c’est pour le lendemain. Pour la matinée, le choix s’est porté sur Pentagon arch toujours dans red cliffs mais plus au nord (j’ai péché les infos sur ushikes). Après quelques miles de pistes qui ne posent pas de problème particulier nous arrivons au trailhead et sommes la seule voiture présente. La randonnée au milieu des red rocks est très agréable même si à plusieurs reprises on perdra le semblant de sentier. Il y a en effet plusieurs chemins pour arriver au sommet de la petite dune qui surplombe l’arche. C’est du gâteau pour descendre mais pour remonter c’est une autre affaire car même si elle est courte elle est très pentue. Cette arche méconnue est petite mais très jolie car dispose de trois ouvertures. (la troisième à droite de la photo est plus difficile à voir)

mais plus facile à voir sur celle ci à droite




Sur la carte du trailhead il est mentionné une autre arche plus au sud mais je n’ai pas la localisation exacte et c’est un peu paumatoire donc on en restera à Pentagon arch. En tout on passera moins de 2h pour cette rando.
Retour vers Saint George pour pique niquer au bord de la piscine de l’hôtel sous le patio avant de partir vers Zion. Le départ de la rando de many pools est situé à environ 1 miles après la sortie du tunnel à la sortie est de Zion. C’est toujours bondé de voitures dans ce coin-là de part et d’autre de la route mais nous avons de la chance il reste de la place car c’est une rando « non officielle » du parc. Il suffit de traverser la route, descendre dans le wash et suivre toujours vers le nord sur le slickrock. Vu le printemps assez pluvieux je suis confiant sur le fait qu’il y ait de l’eau dans les « potholes » et c’est le cas.





J’étais conscient de plusieurs points :1/ Le programme était ambitieux sur certaines portions de voyage - 2/Le fait de partir fin mai jusqu’à mi-juin (contrainte professionnelle car on aurait préféré partir en Septembre) peut poser problème pour le backpacking si absence d’eau sur le parcours car en général les températures sont très élevées en juin et il fait très sec (une journée nous avons eu 3% d’humidité dans l’air !!!) - 3/ Le camping et backpacking peuvent être pénibles en juin dans certains endroits à cause des insectes et notamment les deer flies qui nous adorent (nous nous étions fait dévorer en 2006 dans Coyote Gulch, nos jambes s’en souviennent encore) Bien entendu dans ce type de voyage tout ne se passe pas comme prévu et au final il y aura quelques ajustements choisis ou subis…
Comme l’année précédente nous sommes partis avec Delta pour un Paris -> Las Vegas via Detroit . J’étais conscient qu’une arrivée à Denver offrirait théoriquement plus d’assurance de piocher un SUV de bon niveau mais la boucle était plus cohérente à partir de Vegas. A l’arrivée à Vegas sous 22°, température inhabituellement basse pour la saison, c’est toujours un peu l’angoisse de voir si on va avoir ou non la chance d’avoir un SUV digne de ce nom car cela peut remettre en cause une partie du programme. Cette fois ci c’est chez alamo que nous avons loué un SUV standard size comme d’habitude, et le choix est mince entre quelques modèles AWD dont je ne veux pas, une grand cherokee malheureusement 2WD , des cherokee post 2014 qui sont loin du pedigree des anciens modèles de grand cherokee et quelques jeep patriot. Par chance il n’y en a qu’une qui est 4WD. Une fois n’est pas coutume, je me déclasse pour prendre une mid size mais tant pis, c’est le meilleur choix que je puisse faire sur le parking car c’est celle qui a la meilleure garde au sol et c’est une 4WD sans boite courte mais cela devrait faire l’affaire et de plus, même si ce sont des pneus de route, au moins il sont neufs. Point de vraie roue de secours mais une galette (c’est la norme maintenant sauf quelques rares exceptions) donc j’achèterai le lendemain un compresseur et une bombe anti crevaison ce qui fait l’affaire en cas de crevaison mineure (pas comme en 2008 ou nous avions complètement éclaté le pneu sur la HITR road)
J1 : qui va loin ménage sa monture Comme à notre habitude, nous faisons toujours les courses le lendemain matin de l’arrivée car nous sommes en général levés super tôt. Je ne trouve pas au walmart de cartouches de gaz de camping très compactes donc il faudra que j’en trouve ailleurs. Une fois la voiture bien remplie, route vers Saint George qui sera notre camp de base pour les 3 premiers jours. Vu le programme il va falloir tenir sur la longueur donc pas question de se cramer les premiers jours donc démarrage en douceur. Vers 12h30 nous sommes au parking du trailhead près de Gunlock reservoir. Sandwich au cul de la voiture et première randonnée pour aller voir The Vortex. Le chemin est balisé par quelques cairns plus ou moins espacés et nous sommes à destination après environ 50 minutes.






Ce spot semble assez connu des locaux qui sont présents en nombre en ce dimanche Nous n’explorerons pas les environs car Olivier m’avait dit qu’ils l’avaient fait mais qu’il n’y avait pas grand-chose à voir
Retour donc à la voiture pour une randonnée qui aura pris 2h en prenant son temps. En revenant vers Saint george nous prenons notre chambre au Best western abbey inn. L’avantage de saint george est que les hôtels ne sont pas chers donc pour 80$ on peut avoir un best western plus avec un petit dej top niveau. La deuxième destination est elephant arch dans red cliffs. Les indications trouvées sur le web (bientôt sur ouestusa.fr) indiquent qu’il y a pas mal de construction dans le coin et que l’accès peut être modifié. En effet, c’est le cas. Heureusement, avec la carto 24k de mon garmin, j’arrive à me repérer et après quelques hésitations on est sur la bonne piste et nous trouvons le trailhead. La première partie de la rando est sur une ancienne piste interdite aux voitures et ensuite on emprunte un wash de sable profond et mou donc la progression est lente et pénible : heureusement que ce n’est pas trop long. Arrivés près du point GPS de l’arche celle-ci n’est pas facile à localiser à l’œil car on ne visualise pas le ciel à travers.


Lysiane trouve le chemin pour accéder derrière l’arche car c’est bien de ce côté qu’elle est photogénique même si c’est un spot du matin car je suis à contrejour.

Au final nous passerons environ 2h pour les 4 miles car à l’aller nous n’avions pas pris le wash car j’avais mal interprété le tracé que j’avais fait.
J2 : échauffement bis
Pour ce deuxième jour on reste sur les même base : deux petites balades soft car la première longue randonnée c’est pour le lendemain. Pour la matinée, le choix s’est porté sur Pentagon arch toujours dans red cliffs mais plus au nord (j’ai péché les infos sur ushikes). Après quelques miles de pistes qui ne posent pas de problème particulier nous arrivons au trailhead et sommes la seule voiture présente. La randonnée au milieu des red rocks est très agréable même si à plusieurs reprises on perdra le semblant de sentier. Il y a en effet plusieurs chemins pour arriver au sommet de la petite dune qui surplombe l’arche. C’est du gâteau pour descendre mais pour remonter c’est une autre affaire car même si elle est courte elle est très pentue. Cette arche méconnue est petite mais très jolie car dispose de trois ouvertures. (la troisième à droite de la photo est plus difficile à voir)

mais plus facile à voir sur celle ci à droite




Sur la carte du trailhead il est mentionné une autre arche plus au sud mais je n’ai pas la localisation exacte et c’est un peu paumatoire donc on en restera à Pentagon arch. En tout on passera moins de 2h pour cette rando.
Retour vers Saint George pour pique niquer au bord de la piscine de l’hôtel sous le patio avant de partir vers Zion. Le départ de la rando de many pools est situé à environ 1 miles après la sortie du tunnel à la sortie est de Zion. C’est toujours bondé de voitures dans ce coin-là de part et d’autre de la route mais nous avons de la chance il reste de la place car c’est une rando « non officielle » du parc. Il suffit de traverser la route, descendre dans le wash et suivre toujours vers le nord sur le slickrock. Vu le printemps assez pluvieux je suis confiant sur le fait qu’il y ait de l’eau dans les « potholes » et c’est le cas.





Itinéraire circuit Ouest américain 18 jours en juin 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en roadtrip dans l'Ouest américan, avec un ami le mois prochain.
Nous avons rencontré quelques amis ayant fait cette partie du pays, il nous ont conseillé certains spots et certaines durées (exemple: Grand Canyon nous y sommes passés une demi-journée mais l'idéal aurait été de faire une rando sur la journée ... etc). Nos amis y sont allés il y a quelques années, c'est pourquoi je m'adresse sur ce forum afin d'obtenir des avis plus frais, j'imagine que les choses évoluent aussi là-bas en quelques années :) ou que des aléas surviennent (routes barrées etc).
Nous aimerions donc obtenir des avis quant à notre itinéraire, avant de passer ensuite à la réservation de quelques motels lorsque l'itinéraire sera définitif (en fonction des avis et conseils). Pensez-vous qu'il est optimisé au maximum ? Y-a-t-il des spots pour lesquels nous devrions passer moins de temps ? Ou au contraire, passer plus de temps.
Egalement, si quelqu'un sait dans quels endroits il serait possible de passer nos nuitées en camping (afin de minimiser les coûts).
Voici donc en PJ, notre itinéraire.
A noter également, mon ami souhaite voyager en mustang. Je ne suis pas contre même si j'ai peur niveau place dans le coffre. Y-voyez vous un véritable inconvénient ?
Merci beaucoup par avance, en espérant que ça fasse plaisir à certain, de se replonger dans leurs trip en nous apportant des conseils.
Bonne journée à tous,
Gaëtan.
Je pars en roadtrip dans l'Ouest américan, avec un ami le mois prochain.
Nous avons rencontré quelques amis ayant fait cette partie du pays, il nous ont conseillé certains spots et certaines durées (exemple: Grand Canyon nous y sommes passés une demi-journée mais l'idéal aurait été de faire une rando sur la journée ... etc). Nos amis y sont allés il y a quelques années, c'est pourquoi je m'adresse sur ce forum afin d'obtenir des avis plus frais, j'imagine que les choses évoluent aussi là-bas en quelques années :) ou que des aléas surviennent (routes barrées etc).
Nous aimerions donc obtenir des avis quant à notre itinéraire, avant de passer ensuite à la réservation de quelques motels lorsque l'itinéraire sera définitif (en fonction des avis et conseils). Pensez-vous qu'il est optimisé au maximum ? Y-a-t-il des spots pour lesquels nous devrions passer moins de temps ? Ou au contraire, passer plus de temps.
Egalement, si quelqu'un sait dans quels endroits il serait possible de passer nos nuitées en camping (afin de minimiser les coûts).
Voici donc en PJ, notre itinéraire.
A noter également, mon ami souhaite voyager en mustang. Je ne suis pas contre même si j'ai peur niveau place dans le coffre. Y-voyez vous un véritable inconvénient ?
Merci beaucoup par avance, en espérant que ça fasse plaisir à certain, de se replonger dans leurs trip en nous apportant des conseils.
Bonne journée à tous,
Gaëtan.
Itinéraire au Lesotho English translation pending
bonjour,
Nous souhaitons aller du Royal Natal Park à Graff Reinet par le Lesotho.
Nous serons avec un vehicule 8 places , avec 2 enfants en bas age, un peu haut type hyunday.
notre périple est prévu en janvier prochain.
auriez vous des idées d'itinéraires pour traverser le lesotho,
nous adorons les paysages, la nature, les montagnes et le ^patrimoine.
Merci de vos conseils
Agence pour Mogok (Birmanie) English translation pending
Bonjour,
J'aurai aimé avoir des retours de voyageurs qui se sont rendus à Mogok. Quelle agence avez-vous choisi ? Les paysages en route ? Etes-vous passé par Pwin Oo Lwin ? Merci d'avance pour vos informations
J'aurai aimé avoir des retours de voyageurs qui se sont rendus à Mogok. Quelle agence avez-vous choisi ? Les paysages en route ? Etes-vous passé par Pwin Oo Lwin ? Merci d'avance pour vos informations
3 jours à tuer pour la Semaine sainte: Kiangan, Philippines (récit) English translation pending
Pour échapper à cette semaine sainte, nous avions opté de nous planquer à KIANGAN, iFUGAO.
En chemin faisant, nous avions été étonnés par la population en déplacement et le trafic routier: bus, vans, voitures, motos etc
Après 12-13h de route, et plusieurs changements, nous finissons par joindre Kiangan ce jeudi saint; ici, nous sommes en montagne, à plus de 300kms de Manille et à 20 de Lagawe, le premier gros patelin.
A notre arrivée, en fin de matinée, le village ronronne au soleil qui perce les nuages: l' Office de Tourisme est fermée - ça commence bien - ainsi que un certain nombre de commerce; ça ne sent pas la grosse activité. Pas grand monde dans les rues.
L' Auberge de Jeunesse est fermée aussi par une lourde chaine cadenassée, parfaiiittt. Nous continuons notre progression mais peu d' indications comme souvent.
Devant un Sari-Sari store, deux dames agées sont assises et bavardes.
- Où allez-vous comme cela ? demande l'une.
- nous venons d'arriver et nous cherchons un hébergement - on lui répond - nous avons bien quelques adresses, le Luz Martin Homestay et le Crystal lodge quelque chose comme cela...et l'auberge des jeunes est fermée.
Elle se lève, crache un jet de moma rougeatre dans la rue et décide de nous accompagner.
- j' ai une grande maison et je suis seule dit-elle.
Au Luz Martin, personne: les proprios sont partis en pique-nique sur les bords du lac Ambuwaya. Et l' autre est en rénovation.
- j' ai une grande maison et je vis seule - dit encore Mamy - je suis séparée de mon mari, mes filles vivent aux USA et mon fils est quelque part vers Bayombong, je vous offre le couchage; ça ne me dérange pas. Une seule chose: je ne vous fais pas à manger; pour manger, vous vous débrouillez.
Nous allons voir sa maison, une maison en bois qui a connu des moments plus fastes et qui commence maintenant à montrer des signes de fatigue, ceci dans un jardin fleuri. Les CR sont à l'extérieur dans la cour et la robinetterie n'est plus opérationnelle; la salle de bain, idem, la toilette se fait au tabo mais nous avons l'habitude depuis le temps. Il n' y a plus d'eau courante, la faute à une conduite éclatée quelque part et incessamment réparée mais les bidons, les bleus vous savez, sont remplis à raz. Une terrasse simple sur l'arrière donne sur la vallée et les rizières. Nous acceptons son offre.
Mamy parle bien anglais avec l'accent de la montagne, un peu rrroulant et pour cause elle est ancienne institutrice du village. Elle porte un joli nom indigène et prétend avoir 80 ans.
Elle se ressaisit: '' etes-vous mari et femme, car je ne reçois pas de couple non marié sous mon toit? " Sacré catho filipin... elle est obligée de nous croire sur parole faute de pouvoir présenter notre contrat de mariage.
- allez faire un tour dans le village, je vais préparer votre chambre, faire les poussières.
Dans le village, pas grand chose à se mettre sous la dent; quelques marchandes de fruits et légumes et quelques sari-sari. Des gens nous disent: bienvenue en IFUGAO et cela nous touche. un café et quelques gateaux, une banane feront l' affaire pour ce midi.
A notre retour, la chambre est prête et Mamy nous fait ses recommandations sur les fermetures des portes, l'électricité, nous donne les clefs etc... elle nous confie sa maison, en sorte.
Les 2 portes principales sont ornées de cranes traversés de tiges végétales comportant des morceaux de foie séché, objets protégeant la maison et éloignant les mauvais esprits; après cela, est-il nécessaire de fermer les portes à clef ?
mamy connait pas mal de chose sur le coin et nous donne les premiers renseignements que nous cherchons.
Après un peu de lessive, nous consacrons notre après-midi à la découverte des rizières de Bae toutes proches et de la cascade de Utuh ou Uto où des jeunes s'amusent; ce ne sont pas les plus belles du coin et la luminosité n' est pas très bonne.
Ce soir, ce sera salade composée sur la terrasse; Mamy nous a fourni une petite table et deux chaises, la nuit tombe. Nous commençons à nous sentir chez nous. Nous n'allons pas trainer, nous sommes morts. Merci Mamy.
B
B
Circuit au Vietnam English translation pending
Bonjour
En faite je compte partir pour 2s semaines au Vietnam en mois d'août.
Pouvez vous me donner une idée sur les endroits intéressants à visiter puisque j'aurai pas beaucoup de temps
merci d'avance de vos réponses
Amicalement
Souad
Les incontournables en Ligurie English translation pending
Bonjour à tous,
Préparant actuellement des vacances début juillet, j'en appelle à votre connaissance de l'Italie pour identifier ce qu'il ne faut pas rater en Ligurie !
A noter que le voyage se fera en voiture, départ de Marseille probablement le samedi (avant nous passons quelques jours dans les Alpes) et retour le samedi suivant à Marseille (pas de flexibilité sur cette date).
L'idée est la suivante : départ de Marseille direction la Riviera française avec un rapide passage par Monaco et Menton dans la même journée avec une nuit à Menton (nous connaissons déjà très bien la partie française). Ensuite direction l'Italie, nous avons identifié San Remo, Portofino et les 5 Terres (basé sur la Spezia) comme endroits probables où passer une/des nuits.
Y'a-t-il selon vous d'autres endroits à ne pas rater ? Certains endroits mieux à découvrir ? Nous préférons rester sur la côte !
Je crois aussi que ce n'est pas la partie idéale de l'Italie pour se baigner, est-ce que ça reste toutefois possible ?
Merci d'avance !
Préparant actuellement des vacances début juillet, j'en appelle à votre connaissance de l'Italie pour identifier ce qu'il ne faut pas rater en Ligurie !
A noter que le voyage se fera en voiture, départ de Marseille probablement le samedi (avant nous passons quelques jours dans les Alpes) et retour le samedi suivant à Marseille (pas de flexibilité sur cette date).
L'idée est la suivante : départ de Marseille direction la Riviera française avec un rapide passage par Monaco et Menton dans la même journée avec une nuit à Menton (nous connaissons déjà très bien la partie française). Ensuite direction l'Italie, nous avons identifié San Remo, Portofino et les 5 Terres (basé sur la Spezia) comme endroits probables où passer une/des nuits.
Y'a-t-il selon vous d'autres endroits à ne pas rater ? Certains endroits mieux à découvrir ? Nous préférons rester sur la côte !
Je crois aussi que ce n'est pas la partie idéale de l'Italie pour se baigner, est-ce que ça reste toutefois possible ?
Merci d'avance !
Sortir des sentiers battus (retour du Sri Lanka, mars 2016) English translation pending
Voici mon retour de voyage de cette année.Mars 2016
Je vous propose de sortir des sentiers battus, de laisser tomber vos guides et d'oser suivre un bon plan.
Ces conseils s'adressent à ceux qui aiment la marche en montagne, la nature intacte, de vrais rapports avec les authoctones desinteressés, une découverte des différentes vegetations d'altitudes , faune , flore et cela en dehors des sempiternelles ballades proposées dans vos guides papier de voyage: little Adam's , Ella rock , Adam's peak, Horton plains, lipton seat.
Si c'est votre première experience au SL je veux bien comprendre votre hésitation mais , cette île possède encore une bonne moitié de sa superficie à découvrir pour nous touristes lambda, les guides papiers sont largués.
Depuis mes derniers passages au SL je faisais des daytrip vers les knukles et chaque fois de retour à Kandy, je n'étais pas déçu mais pas satisfait non plus.C'était magnifique et trop court sur un jour. Avant de partir , cette année, j'avais reservé deux nuits là bas pour essayer de trouver un bon point de départ pour ballader.Les points de chute là bas ne sont pas légion et pas donnés non plus. Cette année donc après quelques jours à kandy on a pris le bus pour Teldeniya, une heure et demi de route et le tuktuk envoyé de la maison ( trois cent rps).Le coin est bien paumé sur les cartes de google mais au nord de teldeniya.
Là on a fait la connaissance de Michael, un anglais vivant au Danemark.Il explique dans son site sa démarche de viel addict du SL et comment il a fini par ouvrir cette villa aux voyageurs. Les tarifs sont all include:la chambre superbe avec tous les repas et boissons à volonté. Cela pour le gite et le couvert mais on était là surtout pour la nature et on en a pris plein les yeux . Le matin on avait rendez vous avec notre guide qui devais nous faire découvrir le coin.Le tuctuc de la maison nous a déposé plus bas dans la vallée et on est partis dans les rizières avant de remonter les petites montagnes sur des chemins connus du guide.Le denivelé est très abordable pour tous et il s'adapte à votre rythme sans problèmes.Plantations de thé perdues, rainforest , cascades pour se baigner, villages aux habitants adorables et heureux de nous rencontrer, degustations de fruits inconnus aux échopes rustiques.Le petit guide est un gars super simple mais un vrai guide pour la flore et la faune que j'adore. La marche nous a mené sur des torrents avec passages de passerelles en bois avant d'aller nager dans l'eau fraiche pour faire passer les litres de sueur causé par la ballade.On est remonté vers des villages de plantation de thé, et avont passé des forêts de pins suivant une petite route du bout du monde.Petit à petit une melodie venant d'un village lointain au delà de cette vallée arrivait jusqu'à nos oreilles, on allait suivant ses chants et ses notes de sithar et de flutes , l'arrivée au village avec la fatigue , fut un grand moment d'émotion , nous découvrions un temple hindou avec ses hauts parleurs qui inondait le village de cette lente mélopée. Nous étions arrivés et en s'asseillant au bord du village pour attendre le tuctuc qui nous ramènerait a welikande on admirait la vue splendide de cette fin d'après midi sur les montagnes alentours. Des treks il y en a pour trois jours en magasin pour les marcheurs confirmés et les sportifs qui veulent faire du trail. Je n'ai pas discuté le tarif(indiqué dans le site)il est dérisoire devant le potentiel de vos bonheurs de vos rencontres , de vos découvertes... La villa est tenue par un couple SL , elle s'occupe de tout, des repas et des chambres et lui est plus axé sur les occupations des hôtes. Mickael est là quelques mois par an mais c'est un bonheur de prendre les repas et de trainer sur la terrasse après en refaisant le monde avec lui.Il vous fera le tour de ses plantations épices , plans de thé et de café, verger. Le lever de soleil sur la vallée brumeuse est un grand moment Le coucher de soleil sur le victoria tank est une merveille.Les aigles volent dans la vallée à hauteur de votre terrasse entourée de vegetation tropicale , de fleurs où les oiseaux viennent puiser le nectar. Je pourrais en parler des heures mais le mieux c'est que vous y alliez, faire votre histoire à vous. Les tarifs sont pas donnés mais j'y reviendrais plus longtemps. Pour avoir une idée vous tapez welikande villa sur Utube, mickael y a mis des films, et le site de ce petit coin de bonheur c'est www.welikande-villas.com
Ces conseils s'adressent à ceux qui aiment la marche en montagne, la nature intacte, de vrais rapports avec les authoctones desinteressés, une découverte des différentes vegetations d'altitudes , faune , flore et cela en dehors des sempiternelles ballades proposées dans vos guides papier de voyage: little Adam's , Ella rock , Adam's peak, Horton plains, lipton seat.
Si c'est votre première experience au SL je veux bien comprendre votre hésitation mais , cette île possède encore une bonne moitié de sa superficie à découvrir pour nous touristes lambda, les guides papiers sont largués.
Depuis mes derniers passages au SL je faisais des daytrip vers les knukles et chaque fois de retour à Kandy, je n'étais pas déçu mais pas satisfait non plus.C'était magnifique et trop court sur un jour. Avant de partir , cette année, j'avais reservé deux nuits là bas pour essayer de trouver un bon point de départ pour ballader.Les points de chute là bas ne sont pas légion et pas donnés non plus. Cette année donc après quelques jours à kandy on a pris le bus pour Teldeniya, une heure et demi de route et le tuktuk envoyé de la maison ( trois cent rps).Le coin est bien paumé sur les cartes de google mais au nord de teldeniya.
Là on a fait la connaissance de Michael, un anglais vivant au Danemark.Il explique dans son site sa démarche de viel addict du SL et comment il a fini par ouvrir cette villa aux voyageurs. Les tarifs sont all include:la chambre superbe avec tous les repas et boissons à volonté. Cela pour le gite et le couvert mais on était là surtout pour la nature et on en a pris plein les yeux . Le matin on avait rendez vous avec notre guide qui devais nous faire découvrir le coin.Le tuctuc de la maison nous a déposé plus bas dans la vallée et on est partis dans les rizières avant de remonter les petites montagnes sur des chemins connus du guide.Le denivelé est très abordable pour tous et il s'adapte à votre rythme sans problèmes.Plantations de thé perdues, rainforest , cascades pour se baigner, villages aux habitants adorables et heureux de nous rencontrer, degustations de fruits inconnus aux échopes rustiques.Le petit guide est un gars super simple mais un vrai guide pour la flore et la faune que j'adore. La marche nous a mené sur des torrents avec passages de passerelles en bois avant d'aller nager dans l'eau fraiche pour faire passer les litres de sueur causé par la ballade.On est remonté vers des villages de plantation de thé, et avont passé des forêts de pins suivant une petite route du bout du monde.Petit à petit une melodie venant d'un village lointain au delà de cette vallée arrivait jusqu'à nos oreilles, on allait suivant ses chants et ses notes de sithar et de flutes , l'arrivée au village avec la fatigue , fut un grand moment d'émotion , nous découvrions un temple hindou avec ses hauts parleurs qui inondait le village de cette lente mélopée. Nous étions arrivés et en s'asseillant au bord du village pour attendre le tuctuc qui nous ramènerait a welikande on admirait la vue splendide de cette fin d'après midi sur les montagnes alentours. Des treks il y en a pour trois jours en magasin pour les marcheurs confirmés et les sportifs qui veulent faire du trail. Je n'ai pas discuté le tarif(indiqué dans le site)il est dérisoire devant le potentiel de vos bonheurs de vos rencontres , de vos découvertes... La villa est tenue par un couple SL , elle s'occupe de tout, des repas et des chambres et lui est plus axé sur les occupations des hôtes. Mickael est là quelques mois par an mais c'est un bonheur de prendre les repas et de trainer sur la terrasse après en refaisant le monde avec lui.Il vous fera le tour de ses plantations épices , plans de thé et de café, verger. Le lever de soleil sur la vallée brumeuse est un grand moment Le coucher de soleil sur le victoria tank est une merveille.Les aigles volent dans la vallée à hauteur de votre terrasse entourée de vegetation tropicale , de fleurs où les oiseaux viennent puiser le nectar. Je pourrais en parler des heures mais le mieux c'est que vous y alliez, faire votre histoire à vous. Les tarifs sont pas donnés mais j'y reviendrais plus longtemps. Pour avoir une idée vous tapez welikande villa sur Utube, mickael y a mis des films, et le site de ce petit coin de bonheur c'est www.welikande-villas.com
Organiser vacances été en Haute Ariège English translation pending
Bonjour
Je suis à la recherche de la destination idéale en Haute Ariège pour partir en vacances cet été avec 2 enfants de 6 et 8 ans. Nous souhaitons découper les vacances en 2, en alternant une journée de randonnée et une journée d'activité pour les enfants. Il y a notamment la rivière souterraine de Labouiche qui nous tente bien, donc j'étais partie dans l'idée de chercher un logement sur Foix (en camping ou location), mais mon mari a peur que ça ne fasse pas montagne. Que me conseillez-vous pour ne pas être trop loin de la rivière et être également en montagne, à proximité de départ de randonnées sympa, qui nous permettrait de voir des cascades, des lacs, ... ?
Merci
Je suis à la recherche de la destination idéale en Haute Ariège pour partir en vacances cet été avec 2 enfants de 6 et 8 ans. Nous souhaitons découper les vacances en 2, en alternant une journée de randonnée et une journée d'activité pour les enfants. Il y a notamment la rivière souterraine de Labouiche qui nous tente bien, donc j'étais partie dans l'idée de chercher un logement sur Foix (en camping ou location), mais mon mari a peur que ça ne fasse pas montagne. Que me conseillez-vous pour ne pas être trop loin de la rivière et être également en montagne, à proximité de départ de randonnées sympa, qui nous permettrait de voir des cascades, des lacs, ... ?
Merci
Safari 2015: Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi English translation pending
Bonjour tout le monde !! 😏
Voici le retour de notre road trip de 5 semaines en Afrique du Sud et en Namibie !!! (Juillet-Aout 2015)
Comme on dit en africain : Enjoy ! Hein quoi ce n’est pas en africain ? On m’aurait menti ?! 🤪 Je vais essayer d’avancer ce carnet le plus vite possible mais il va falloir être patient et à l’affut… tels des vervets bleus ! 😇
Comment ça celui ci n'a pas l'air bleu ? 😮 C'est un jeune ça doit etre pour ça !
Comme on dit en africain : Enjoy ! Hein quoi ce n’est pas en africain ? On m’aurait menti ?! 🤪 Je vais essayer d’avancer ce carnet le plus vite possible mais il va falloir être patient et à l’affut… tels des vervets bleus ! 😇

Comment ça celui ci n'a pas l'air bleu ? 😮 C'est un jeune ça doit etre pour ça !
Circuit Terre-Neuve avec enfants English translation pending
Bonjour,
Nous partons fin juillet 8 jours à Terre-Neuve avec nos 2 enfants de 2 et 5 ans. Nous atterrissons à St John's et repartons de Deer Lake. Notre ambition n'est pas de voir de fond en comble Terre-Neuve, mais de se visiter les endroits les plus intéressants.
Je me demandais si : - L'anse aux Meadows représente vraiment un incontournable (compte tenu de sa situation géographique) - Si on décide de rouler une partie de la côte Ouest, quel est le tronçon panoramique le plus intéressant. - Twillingates : fin juillet... est-il trop tard pour voir des icebergs si on fait un tour de bateau? Y a-t-il d'autres endroits plus intéressants où faire un tour de bateau pour voir les icebergs? - Parcs nationaux avec sentiers adaptés pour les jeunes familles : avez-vous des suggestions de sentiers?
Merci pour tous vos conseils!
Nous partons fin juillet 8 jours à Terre-Neuve avec nos 2 enfants de 2 et 5 ans. Nous atterrissons à St John's et repartons de Deer Lake. Notre ambition n'est pas de voir de fond en comble Terre-Neuve, mais de se visiter les endroits les plus intéressants.
Je me demandais si : - L'anse aux Meadows représente vraiment un incontournable (compte tenu de sa situation géographique) - Si on décide de rouler une partie de la côte Ouest, quel est le tronçon panoramique le plus intéressant. - Twillingates : fin juillet... est-il trop tard pour voir des icebergs si on fait un tour de bateau? Y a-t-il d'autres endroits plus intéressants où faire un tour de bateau pour voir les icebergs? - Parcs nationaux avec sentiers adaptés pour les jeunes familles : avez-vous des suggestions de sentiers?
Merci pour tous vos conseils!
Sequoia National Park ou Sequoia National Forest? English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de finaliser mon parcours. J'arrive le 31 juillet 2016 à San Francisco. Ensuite je pense prendre direction soit Sequoia National Park ou Sequoia National Forest. Qu'est-ce que vous me conseiller et où puis-je loger ? Merci par avance;
Christophe Haute Savoie
Je suis en train de finaliser mon parcours. J'arrive le 31 juillet 2016 à San Francisco. Ensuite je pense prendre direction soit Sequoia National Park ou Sequoia National Forest. Qu'est-ce que vous me conseiller et où puis-je loger ? Merci par avance;
Christophe Haute Savoie
Marchés autour du lac Ba Be English translation pending
Bonjour,
Nous sommes actuellement a pingxiang, a la frontière chinoise avec le Vietnam. Nous allons au Vietnam dans deux jours. Nous comptions faire la région du lac Ba Be ainsi que celle de Bac Ha pour voir le marché des minorités mais nous n'aurons pas le temps de faire les deux... C'est pourquoi nous devons choisir... Savez vous si les marchés de Cho Ra et de Ha Hieu (autour du lac Ba Be) sont intéressants et hauts en couleur en termes de minorités présentes ? Nous ne trouvons pas de retours de voyageurs concernant ces endroits... Merci par avance pour votre aide.
Nous sommes actuellement a pingxiang, a la frontière chinoise avec le Vietnam. Nous allons au Vietnam dans deux jours. Nous comptions faire la région du lac Ba Be ainsi que celle de Bac Ha pour voir le marché des minorités mais nous n'aurons pas le temps de faire les deux... C'est pourquoi nous devons choisir... Savez vous si les marchés de Cho Ra et de Ha Hieu (autour du lac Ba Be) sont intéressants et hauts en couleur en termes de minorités présentes ? Nous ne trouvons pas de retours de voyageurs concernant ces endroits... Merci par avance pour votre aide.
Circuit dans l’Ouest américain en projet pour 2016 English translation pending
🙂
Bonjour à tous les passionnés de l'ouest américain
Après 3 séjours au Québec et quelques jours à New York, mon mari et moi prévoyons un circuit dans l’Ouest des USA. Retraités, nous n’avons pas de contraintes de dates. Nous pensons mi-mai début juin, en démarrant par Los Angeles pour être certains que la Tioga Road soit ouverte. La chaleur sera moins forte. Les différents récits, messages postés sur Voyage Forum m’ont aidé à dessiner un itinéraire mais je souhaiterais vos avis, critiques et suggestions d’améliorations. Nous sommes curieux, petits marcheurs donc pas de longues randonnées, nous emprunterons pas mal des scenic drive. Je n’ai pas retenu Mesa Verde bien que les endroits historiques soient intéressants car il me semble que le site est assez éloigné de l’itinéraire. Par contre, j’ai vu près de Arches Park (près de Thompson) le Sego Canyon où il y a des petroglyphes. Est-ce une bonne idée ? Le Mariposa Grove étant fermé, où peut-on voir des séquoias sans aller à Séquoia Park ?
Itinéraire envisagé : J0 Arrivée à Los Angeles vers 13h nuit à LA J+1 Los Angeles nuit à LA J+2 route 66 nuit à Kingman ou Seligman 400 miles 650km Badgad Cafe et autres villages route 66 J+3 Kingman à Grand Canyon nuit Grand Canyon ou Tusayan 180 miles 290km Grand Canyon l’après-midi partie ouest + village J+4 Grand Canyon à Page nuit à Page 140 miles 225km Grand Canyon partie est + Horseshoe bend J+5 Page nuit à Page Lake Powel J+6 Page à Monument Valley nuit à Mexican Hat (ou Bluff) 140miles 225km Antelope Canyon + scenic route + coucher de soleil J+7 Mexican Hat à Moab nuit à Moab 125 miles 202km Arches Park J+8 Moab nuit à Moab Canyonlands J+9 Moab nuit à Moab Sego Canyon J+10 Moab à Torrey nuit à Torrey 160 miles 260km Fruta road scenic road 12 Capitol Reef Park J+11 Torrey à Brice nuit à Brice ou Tropic 120 miles 195km Scenic road 12 Brice Canyon et Red canyon J+12Tropic à Springdale nuit à Springdale ou St Georges Zion Park J+13 Springdale à Las Vegas nuit à Las Vegas 160 miles 260km Valley of fire ? J+14 Las Vegas nuit à Las Vegas J+15 Las Vegas à Furnace Creek nuit à Furnace Creek ou Beatty 150 miles Par quelle route ? Death Valley – Badwater et autres J+16 Furnace Creek à Lee Vining nuit à Lee Vining 300 miles 485km Bodie J+17 Lee Vining nuit à El Portal 120 miles 195km Tioga Road + Yosemite Valley J+18 El Portal à San Francisco nuit à San Francisco 200 miles 320km J+19 San Francisco nuit à San Francisco J+20 San Francisco nuit à San Francisco J+21 retour avion à 15h
Dans quels quartiers faut-il choisir un hôtel à Los Angeles et San Francisco ? quels quartiers éviter ? Quelqu’un a-t-il testé un logement AirBnB ? La visite de San Francisco peut-elle se faire facilement à pied, en câble-car, bus et taxi pour se rendre à l’aéroport ? Cela permet de rendre la voiture plus tôt et de ne pas chercher et payer un parking.
Est-ce une bonne idée d’être à San Francisco ou Los Angeles un WE ou le dernier lundi de mai ? Je sais que c’est l’inverse à Las Vegas où il faut y être en semaine. Que faire à Las Vegas la journée à part un outlet ?
Est-il nécessaire de louer une voiture 4*4 ou SUV ?
Plusieurs prestataires proposent les visites d’Antelope Upper Canyon. Sont-ils équivalents ? lequel privilégier ?
Question basique : où peut-on laver du linge ? Au Québec, on peut rentrer dans un camping et utiliser machine et séche linge. Est-ce pareil ?
Merci pour votre aide pour améliorer le circuit et apporter des réponses à mes nombreuses questions.
Franchie
Après 3 séjours au Québec et quelques jours à New York, mon mari et moi prévoyons un circuit dans l’Ouest des USA. Retraités, nous n’avons pas de contraintes de dates. Nous pensons mi-mai début juin, en démarrant par Los Angeles pour être certains que la Tioga Road soit ouverte. La chaleur sera moins forte. Les différents récits, messages postés sur Voyage Forum m’ont aidé à dessiner un itinéraire mais je souhaiterais vos avis, critiques et suggestions d’améliorations. Nous sommes curieux, petits marcheurs donc pas de longues randonnées, nous emprunterons pas mal des scenic drive. Je n’ai pas retenu Mesa Verde bien que les endroits historiques soient intéressants car il me semble que le site est assez éloigné de l’itinéraire. Par contre, j’ai vu près de Arches Park (près de Thompson) le Sego Canyon où il y a des petroglyphes. Est-ce une bonne idée ? Le Mariposa Grove étant fermé, où peut-on voir des séquoias sans aller à Séquoia Park ?
Itinéraire envisagé : J0 Arrivée à Los Angeles vers 13h nuit à LA J+1 Los Angeles nuit à LA J+2 route 66 nuit à Kingman ou Seligman 400 miles 650km Badgad Cafe et autres villages route 66 J+3 Kingman à Grand Canyon nuit Grand Canyon ou Tusayan 180 miles 290km Grand Canyon l’après-midi partie ouest + village J+4 Grand Canyon à Page nuit à Page 140 miles 225km Grand Canyon partie est + Horseshoe bend J+5 Page nuit à Page Lake Powel J+6 Page à Monument Valley nuit à Mexican Hat (ou Bluff) 140miles 225km Antelope Canyon + scenic route + coucher de soleil J+7 Mexican Hat à Moab nuit à Moab 125 miles 202km Arches Park J+8 Moab nuit à Moab Canyonlands J+9 Moab nuit à Moab Sego Canyon J+10 Moab à Torrey nuit à Torrey 160 miles 260km Fruta road scenic road 12 Capitol Reef Park J+11 Torrey à Brice nuit à Brice ou Tropic 120 miles 195km Scenic road 12 Brice Canyon et Red canyon J+12Tropic à Springdale nuit à Springdale ou St Georges Zion Park J+13 Springdale à Las Vegas nuit à Las Vegas 160 miles 260km Valley of fire ? J+14 Las Vegas nuit à Las Vegas J+15 Las Vegas à Furnace Creek nuit à Furnace Creek ou Beatty 150 miles Par quelle route ? Death Valley – Badwater et autres J+16 Furnace Creek à Lee Vining nuit à Lee Vining 300 miles 485km Bodie J+17 Lee Vining nuit à El Portal 120 miles 195km Tioga Road + Yosemite Valley J+18 El Portal à San Francisco nuit à San Francisco 200 miles 320km J+19 San Francisco nuit à San Francisco J+20 San Francisco nuit à San Francisco J+21 retour avion à 15h
Dans quels quartiers faut-il choisir un hôtel à Los Angeles et San Francisco ? quels quartiers éviter ? Quelqu’un a-t-il testé un logement AirBnB ? La visite de San Francisco peut-elle se faire facilement à pied, en câble-car, bus et taxi pour se rendre à l’aéroport ? Cela permet de rendre la voiture plus tôt et de ne pas chercher et payer un parking.
Est-ce une bonne idée d’être à San Francisco ou Los Angeles un WE ou le dernier lundi de mai ? Je sais que c’est l’inverse à Las Vegas où il faut y être en semaine. Que faire à Las Vegas la journée à part un outlet ?
Est-il nécessaire de louer une voiture 4*4 ou SUV ?
Plusieurs prestataires proposent les visites d’Antelope Upper Canyon. Sont-ils équivalents ? lequel privilégier ?
Question basique : où peut-on laver du linge ? Au Québec, on peut rentrer dans un camping et utiliser machine et séche linge. Est-ce pareil ?
Merci pour votre aide pour améliorer le circuit et apporter des réponses à mes nombreuses questions.
Franchie
Circuit/boucle dans les Pyrénées Orientales English translation pending
Bonjour, nous sommes un couple de trentenaire qui allons prendre la route sans notre fille de 1 an pour 10 jours, debut aout. Nous partons de Béziers. Nous comptons nous perdre dans les montagnes, pour finir notre voyage (peut etre tout depend de l'état des routes) à Barcelone. nous reviendrons ensuite sur béziers pour récuperer notre puce et partir à l'ocean.
J'aimerai avoir votre avis sur un circuit /boucle de 10 jours dans les Pyrénées Orientales. Nous sommes curieux, aimons les rando pas trop dures, les lieux insolites, les vues, les étoiles, les lacs, les sources d'eaux chaudes, les jolies villages perchés en montagne, les activités sportives (dans les rivieres ou à vélo par exemple), les bons restos et les stations thermales aussi... bref, un peu pret tout ce que la montagne peut nous offrir.... ;) Nous aimons le camping mais aussi les gites de montagnes pour nos nuits. Nous avons une bonne voiture mais pas un 4X4 non plus. meme si nous sommes habitués au camping à la ferme, nous aimerions nous servir quand meme le moins possible de la notre tente! haha! (on a envie de confort cette année.....)
Voila! merci pour votre aide!
Voila! merci pour votre aide!
3 filles, 3 chiens, 3 jours en bivouac dans les Monts du Cantal English translation pending
Hello,
Voici le récit tout frais de nos dernières pérégrinations.
Bonne lecture!
Tout le récit en images est ici

Texte seul :
CANTAL 2015 Petite randonnée printanière effectuée dans les Monts du Cantal en compagnie de 2 amies « virtuelles » : Laure alias Calisson 94 de voyageforum et Sophie du forum partiravecsonchien, logiquement accompagnée de son chien Volcan, un berger australien de 10 ans et demi. Pour faire bonne mesure je prends mes 2 monstres : Higloo, berger blanc suisse de 2 ans ½ et Itoo golden retriever de 1 an ½. Nous avons toutes les 3 pas mal de route et décidons de nous retrouver vendredi soir au gîte de La Boudio au pied du volcan du Cantal. Accueil chaleureux, bonne table, chambre simple mais confortable (vue sur la montagne mais par un unique petit velux : on la verra mieux demain, du moins si la météo le permet car les prévisions sans être catastrophiques ne sont pas mirobolantes. Pas de pluie prévue avant lundi c’est déjà ça…) Nuit un peu agitée avec Itoo qui vient rendre visite à chacune, tandis qu’Higloo, toujours plus réservé roupille alors que le très sage Volcan dort dans le fourgon de Sophie. J1 Samedi 23 mai 2015 Les sommets sont dans les nuages aussi prenons-nous notre temps pour déjeuner. Jean-François, le gardien du gîte nous détaille longuement la psychologie des vaches locales (Aubrac et Salers) car nous aurons à traverser quelques parcs : en résumé, elles sont curieuses mais pas méchantes ! J’ai prévu une boucle sur 3 jours dont la partie sud est la plus spectaculaire. Au moment de partir, nous nous décidons pour un sens horaire, puisque les sommets se dégagent soudain. Alors que nous nous attendrissons sur les jolis détails du petit hameau de Lavigerie, Itoo prend une poule en chasse qui termine sa course dans le ruisseau, choquée. Gloups ! Je la récupère et la rapporte à sa propriétaire, qui prend les choses avec autant de philosophie que possible (ce n’est apparemment pas le 1er épisode) Je lui offre un dédommagement pour sa poule qui parait au bord de l’infarctus, puis nous discutons un peu et voilà que le volatile ressuscite d’un coup. Ouf ! Je pense qu’elle s’en sortira… Un peu perturbées par cet épisode, nous allons merdouiller un peu au début du parcours. Nous nous élevons sur les pentes du Puy de Seycheuse, à travers les prairies fleuries de pensées sauvages (jamais vu autant !) C’est là que nous avons dormi, tout au fond de la vallée de la Santoire. Le but est de profiter des crêtes dès le nord du Puy de Seycheuse (il eût été plus facile de monter directement vers les ruines de Vassivière par un sentier bien tracé) et pour ça nous faisons du hors sentier, ce qui nous permet de débusquer une 1ère biche juste entraperçue puis d’en apercevoir 4 autres qui vont longuement hésiter avant de s’enfuir derrière une butte. Ce n’est pas le grand beau temps mais il y a parfois de belles lumières, reflétées par les genêts… Nous rejoignons enfin un sentier qui grimpe au Puy de Seycheuse (1650 m) Puis nous descendons vers les gués de Vassivière (bon coin de bivouac). Un regard en arrière vers Peyre Gary de L’or et le chemin de Compostelle (GR400) qui serpente entre les genêts. Petite pause aux gués Avant de poursuivre vers le Rocher du bec de l’Aigle. Un rayon de soleil illumine le joli refuge de Meije Costes (n’accepte pas les chiens). A l’arrière-plan la silhouette caractéristique et les pierriers du Puy Griou. On s’y perd avec tous ces puy et il ne faut pas hésiter à consulter la carte ou le GPS (merci Laure !) Après donc un demi-tour sur quelques centaines de mètres, nous repassons au col de Rombière et bifurquons plein Nord vers le col de Cabre. Vue vers le sud et le col de Rombière et vers l’ouest et la vallée de la Jordane. Nous approchons du Puy Mary et rencontrons pas mal de monde, les chiens ont un succès fou avec leurs sacoches : une vraie petite caravane ! Nous commençons à en avoir plein les pattes (le hors-piste matinal n’y est pas pour rien !) et nous mettons en quête d’un endroit abrité du vent du Nord qui souffle sans interruption depuis ce matin. Un peu avant la brèche de Roland, nous descendons vers le buron d’Eylac (situé au bord de la route, pasglop) et dénichons un replat abrité du vent et des regards. Nous dormons près d’un ruisseau, au milieu des marmottes mais les chiens fatigués leur ficheront la paix.
J2 Dimanche 24 mai 2015 Réveil vers 7h dans les nuages, puis ça se lève d’un coup Et nous prenons notre petit-déjeuner au soleil, c’est inespéré ! Nous remontons jusqu’au sentier qui passe sous la brèche de Roland (qq regrets de ne pas y être passées. Un local nous a expliqué « qu’avec les chiens seule la remontée côté ouest pouvait poser problème mais qu’il suffisait de faire un petit détour par la gauche ») Puis après une centaine de mètres sur la route prenons un petit sentier d’où nous avons une vue imprenable sur à droite la vallée de l’Impradine, à G celle de Le Claux, au milieu le GR4 qui descend sur la crête du Puy de Niermont (où nous passerons demain) et tout-à-fait à gauche de l’image les crêtes où nous marcherons tout-à-l’heure. Avec du recul, nous réalisons que nous avons dormi en plein dans les éboulis de la brèche de Roland (pas malin !) Nous retraversons la route et le sentier continue en direction du Pas de Peyrol (où on trouve un restaurant avec une terrasse déserte vu la température ambiante, dont les abords en contrebas sont jonchés de tessons de bouteilles ! Gare aux pattes des chiens !) Nous allons suivre ces crêtes à perte de vue ! Pause pique-nique (le temps de laisser s’éloigner une biche que les chiens n’ont pas vue) avec vue sur la Roche taillade Et sur la vallée du Falgoux. Chien pot de colle ! Alors que nous avions prévu de bifurquer vers le nord avant le Suc Gros, le paysage du côté du Pas Rouge nous inspirant, nous poursuivons un peu plus loin sur la crête. Encore un bon coin de bivouac (du moins par vent du Nord) Très bonne idée que d’aller vers le Pas Rouge : il est jonché d’orchidées ! Vue vers le sud et le Puy Mary (nous n’y sommes pas montées, sans regret vu la procession qui se déroule sur son sentier bétonné. Ne parlons pas des garde-fous du sommet…) La même sans chien pour ceux qui préfèrent les fleurs ! Ici des gentianes printanières (Merci à Sophie qui en connait un rayon sur les fleurs de montagnes… et les marmottes – private joke !) Nous quittons le GR 400 au niveau du Rocher de l’Aygue (Aygye=eau dixit Sophie et en effet il y a une source sur son flanc est) pour descendre vers un petit col avant de remonter vers les crêtes du Cros Chaumeil. Un peu plus loin alors que l’air peine à se réchauffer, nous sommes inspectés par une quinzaine de vautours : un petit tour et ils disparaissent aussi soudainement qu’ils sont sortis des nuages. Même avec ses jumelles, Sophie les perd très vite de vue. Nous passons au large d’un troupeau mélangé de Salers et d’Aubrac, près d’un petit hameau ruiné. Après un franchissement de clôture (pas le dernier !) nous voilà du bon côté ! Il est trop tard pour traverser la Vallée de Cheylade aussi décidons nous après avoir fait le plein d’eau aux sources indiquées sur la carte (faciles à repérer car il y a des abreuvoirs), (aperçu d’ailleurs un renard dans le coin) de nous poser pour la nuit au SE du Suc du Lac, dans un petit bout de prairie plat ET abrité du vent. Le fond de l’air se rafraichit et nous profitons de la présence de bois en abondance pour faire un petit feu, avec la vue sur le Puy Mary. Un rayon de soleil me décide à monter au Puy du Lac, au milieu des orchidées jaunes cette fois, Et en fait de Lac il s’agit plutôt d’une gouille complètement à sec ! De là-haut j’ai une vue sur le Lac des Cascades et distingue en face de l’autre côté de la vallée les zig-zag du sentier des Quiroux où nous irons demain pour accéder au Plateau du Limon. Petit rayon de soleil sur Cheylade et sur le Puy Mary et la brèche de Roland au pied de laquelle nous avons dormi hier. Les chiens ont commencé leur nuit et bien leur en a pris puisqu’elle fut agitée avec en particulier les aboiements tout proche d’un chevreuil mécontent de notre intrusion sur son territoire.
J3 Lundi 25 mai 2015 Temps couvert ce matin et pluie attendue pour l’après-midi, mais c’est notre dernier jour donc ce n’est pas trop grave (d’autant que les tentes sont déjà trempées de rosée et de condensation) Nous rejoignons le fond de la vallée et après avoir refait de l’eau au robinet du restaurant du Lac des Cascades et jeté un œil à la Cascade du Sartre, commençons la remontée sur le flanc est de la vallée par le Sentier des Quirous. Nous nous faisons rattraper par un troupeau de Salers qui monte aux alpages du plateau du Limon (entre 1100 et 1400 m d’altitude) et décidons d’une petite pause saucisson (merci Laure !) pour les laisser passer. Ces 2 ados ne sont pas de trop pour les empêcher de venir nous voir de plus près ! Et de l’autre côté ces Aubrac ne sont pas moins curieuses ! Le sentier des Quirous relie Cheylade à Dienne sur une douzaine de km, traversant d’ouest en est le Plateau du Limon. Il existe depuis plusieurs siècles et est balisé de pierres dressées car l’orientation (surtout avant l’ère des barbelés !) y est délicate. La pluie nous y accueille mais nous avons le vent dans le dos, atmosphère assez austère Qui change du tout au tout dès que le soleil s’invite et illumine la prairie fleurie de jonquilles à perte de vue. Sur ce vaste plateau les conditions doivent être parfois très hostiles en hiver. En témoignent ces linaigrettes, qu’on trouve rarement à si basse altitude, un peu au sud du Puy de Niermont (1620m) Petite pause à l’abri du vent après le Puy de Niermont avec vue sur le Puy de Seycheuse où nous étions avant-hier. Nous surplombons maintenant la vallée de l’Impradine et la route qui va du col de Serre au Pas de Peyrol qui est désormais dans les nuages. Rencontre inopinée avec quelques comtois, guère effrayés par les chiens et même avides de contacts. On ne les dérange pas le moins du monde… Puis la pluie redouble et nous descendons tellement encapuchonnées que nous en loupons le sentier qui nous aurait évité quelques hectomètres de goudron. Le gîte est complet ce soir, du moins pour la restauration si bien que nous apéro-dînons dans le fourgon de Sophie avant de nous séparer. Belle balade réalisée dans la bonne humeur, sur un rythme très cool avec moult pauses contemplation et anecdotes, merci Laure, Sophie et Volcan pour votre très agréable compagnie !
Bonne lecture!
Tout le récit en images est ici

Texte seul :
CANTAL 2015 Petite randonnée printanière effectuée dans les Monts du Cantal en compagnie de 2 amies « virtuelles » : Laure alias Calisson 94 de voyageforum et Sophie du forum partiravecsonchien, logiquement accompagnée de son chien Volcan, un berger australien de 10 ans et demi. Pour faire bonne mesure je prends mes 2 monstres : Higloo, berger blanc suisse de 2 ans ½ et Itoo golden retriever de 1 an ½. Nous avons toutes les 3 pas mal de route et décidons de nous retrouver vendredi soir au gîte de La Boudio au pied du volcan du Cantal. Accueil chaleureux, bonne table, chambre simple mais confortable (vue sur la montagne mais par un unique petit velux : on la verra mieux demain, du moins si la météo le permet car les prévisions sans être catastrophiques ne sont pas mirobolantes. Pas de pluie prévue avant lundi c’est déjà ça…) Nuit un peu agitée avec Itoo qui vient rendre visite à chacune, tandis qu’Higloo, toujours plus réservé roupille alors que le très sage Volcan dort dans le fourgon de Sophie. J1 Samedi 23 mai 2015 Les sommets sont dans les nuages aussi prenons-nous notre temps pour déjeuner. Jean-François, le gardien du gîte nous détaille longuement la psychologie des vaches locales (Aubrac et Salers) car nous aurons à traverser quelques parcs : en résumé, elles sont curieuses mais pas méchantes ! J’ai prévu une boucle sur 3 jours dont la partie sud est la plus spectaculaire. Au moment de partir, nous nous décidons pour un sens horaire, puisque les sommets se dégagent soudain. Alors que nous nous attendrissons sur les jolis détails du petit hameau de Lavigerie, Itoo prend une poule en chasse qui termine sa course dans le ruisseau, choquée. Gloups ! Je la récupère et la rapporte à sa propriétaire, qui prend les choses avec autant de philosophie que possible (ce n’est apparemment pas le 1er épisode) Je lui offre un dédommagement pour sa poule qui parait au bord de l’infarctus, puis nous discutons un peu et voilà que le volatile ressuscite d’un coup. Ouf ! Je pense qu’elle s’en sortira… Un peu perturbées par cet épisode, nous allons merdouiller un peu au début du parcours. Nous nous élevons sur les pentes du Puy de Seycheuse, à travers les prairies fleuries de pensées sauvages (jamais vu autant !) C’est là que nous avons dormi, tout au fond de la vallée de la Santoire. Le but est de profiter des crêtes dès le nord du Puy de Seycheuse (il eût été plus facile de monter directement vers les ruines de Vassivière par un sentier bien tracé) et pour ça nous faisons du hors sentier, ce qui nous permet de débusquer une 1ère biche juste entraperçue puis d’en apercevoir 4 autres qui vont longuement hésiter avant de s’enfuir derrière une butte. Ce n’est pas le grand beau temps mais il y a parfois de belles lumières, reflétées par les genêts… Nous rejoignons enfin un sentier qui grimpe au Puy de Seycheuse (1650 m) Puis nous descendons vers les gués de Vassivière (bon coin de bivouac). Un regard en arrière vers Peyre Gary de L’or et le chemin de Compostelle (GR400) qui serpente entre les genêts. Petite pause aux gués Avant de poursuivre vers le Rocher du bec de l’Aigle. Un rayon de soleil illumine le joli refuge de Meije Costes (n’accepte pas les chiens). A l’arrière-plan la silhouette caractéristique et les pierriers du Puy Griou. On s’y perd avec tous ces puy et il ne faut pas hésiter à consulter la carte ou le GPS (merci Laure !) Après donc un demi-tour sur quelques centaines de mètres, nous repassons au col de Rombière et bifurquons plein Nord vers le col de Cabre. Vue vers le sud et le col de Rombière et vers l’ouest et la vallée de la Jordane. Nous approchons du Puy Mary et rencontrons pas mal de monde, les chiens ont un succès fou avec leurs sacoches : une vraie petite caravane ! Nous commençons à en avoir plein les pattes (le hors-piste matinal n’y est pas pour rien !) et nous mettons en quête d’un endroit abrité du vent du Nord qui souffle sans interruption depuis ce matin. Un peu avant la brèche de Roland, nous descendons vers le buron d’Eylac (situé au bord de la route, pasglop) et dénichons un replat abrité du vent et des regards. Nous dormons près d’un ruisseau, au milieu des marmottes mais les chiens fatigués leur ficheront la paix.
J2 Dimanche 24 mai 2015 Réveil vers 7h dans les nuages, puis ça se lève d’un coup Et nous prenons notre petit-déjeuner au soleil, c’est inespéré ! Nous remontons jusqu’au sentier qui passe sous la brèche de Roland (qq regrets de ne pas y être passées. Un local nous a expliqué « qu’avec les chiens seule la remontée côté ouest pouvait poser problème mais qu’il suffisait de faire un petit détour par la gauche ») Puis après une centaine de mètres sur la route prenons un petit sentier d’où nous avons une vue imprenable sur à droite la vallée de l’Impradine, à G celle de Le Claux, au milieu le GR4 qui descend sur la crête du Puy de Niermont (où nous passerons demain) et tout-à-fait à gauche de l’image les crêtes où nous marcherons tout-à-l’heure. Avec du recul, nous réalisons que nous avons dormi en plein dans les éboulis de la brèche de Roland (pas malin !) Nous retraversons la route et le sentier continue en direction du Pas de Peyrol (où on trouve un restaurant avec une terrasse déserte vu la température ambiante, dont les abords en contrebas sont jonchés de tessons de bouteilles ! Gare aux pattes des chiens !) Nous allons suivre ces crêtes à perte de vue ! Pause pique-nique (le temps de laisser s’éloigner une biche que les chiens n’ont pas vue) avec vue sur la Roche taillade Et sur la vallée du Falgoux. Chien pot de colle ! Alors que nous avions prévu de bifurquer vers le nord avant le Suc Gros, le paysage du côté du Pas Rouge nous inspirant, nous poursuivons un peu plus loin sur la crête. Encore un bon coin de bivouac (du moins par vent du Nord) Très bonne idée que d’aller vers le Pas Rouge : il est jonché d’orchidées ! Vue vers le sud et le Puy Mary (nous n’y sommes pas montées, sans regret vu la procession qui se déroule sur son sentier bétonné. Ne parlons pas des garde-fous du sommet…) La même sans chien pour ceux qui préfèrent les fleurs ! Ici des gentianes printanières (Merci à Sophie qui en connait un rayon sur les fleurs de montagnes… et les marmottes – private joke !) Nous quittons le GR 400 au niveau du Rocher de l’Aygue (Aygye=eau dixit Sophie et en effet il y a une source sur son flanc est) pour descendre vers un petit col avant de remonter vers les crêtes du Cros Chaumeil. Un peu plus loin alors que l’air peine à se réchauffer, nous sommes inspectés par une quinzaine de vautours : un petit tour et ils disparaissent aussi soudainement qu’ils sont sortis des nuages. Même avec ses jumelles, Sophie les perd très vite de vue. Nous passons au large d’un troupeau mélangé de Salers et d’Aubrac, près d’un petit hameau ruiné. Après un franchissement de clôture (pas le dernier !) nous voilà du bon côté ! Il est trop tard pour traverser la Vallée de Cheylade aussi décidons nous après avoir fait le plein d’eau aux sources indiquées sur la carte (faciles à repérer car il y a des abreuvoirs), (aperçu d’ailleurs un renard dans le coin) de nous poser pour la nuit au SE du Suc du Lac, dans un petit bout de prairie plat ET abrité du vent. Le fond de l’air se rafraichit et nous profitons de la présence de bois en abondance pour faire un petit feu, avec la vue sur le Puy Mary. Un rayon de soleil me décide à monter au Puy du Lac, au milieu des orchidées jaunes cette fois, Et en fait de Lac il s’agit plutôt d’une gouille complètement à sec ! De là-haut j’ai une vue sur le Lac des Cascades et distingue en face de l’autre côté de la vallée les zig-zag du sentier des Quiroux où nous irons demain pour accéder au Plateau du Limon. Petit rayon de soleil sur Cheylade et sur le Puy Mary et la brèche de Roland au pied de laquelle nous avons dormi hier. Les chiens ont commencé leur nuit et bien leur en a pris puisqu’elle fut agitée avec en particulier les aboiements tout proche d’un chevreuil mécontent de notre intrusion sur son territoire.
J3 Lundi 25 mai 2015 Temps couvert ce matin et pluie attendue pour l’après-midi, mais c’est notre dernier jour donc ce n’est pas trop grave (d’autant que les tentes sont déjà trempées de rosée et de condensation) Nous rejoignons le fond de la vallée et après avoir refait de l’eau au robinet du restaurant du Lac des Cascades et jeté un œil à la Cascade du Sartre, commençons la remontée sur le flanc est de la vallée par le Sentier des Quirous. Nous nous faisons rattraper par un troupeau de Salers qui monte aux alpages du plateau du Limon (entre 1100 et 1400 m d’altitude) et décidons d’une petite pause saucisson (merci Laure !) pour les laisser passer. Ces 2 ados ne sont pas de trop pour les empêcher de venir nous voir de plus près ! Et de l’autre côté ces Aubrac ne sont pas moins curieuses ! Le sentier des Quirous relie Cheylade à Dienne sur une douzaine de km, traversant d’ouest en est le Plateau du Limon. Il existe depuis plusieurs siècles et est balisé de pierres dressées car l’orientation (surtout avant l’ère des barbelés !) y est délicate. La pluie nous y accueille mais nous avons le vent dans le dos, atmosphère assez austère Qui change du tout au tout dès que le soleil s’invite et illumine la prairie fleurie de jonquilles à perte de vue. Sur ce vaste plateau les conditions doivent être parfois très hostiles en hiver. En témoignent ces linaigrettes, qu’on trouve rarement à si basse altitude, un peu au sud du Puy de Niermont (1620m) Petite pause à l’abri du vent après le Puy de Niermont avec vue sur le Puy de Seycheuse où nous étions avant-hier. Nous surplombons maintenant la vallée de l’Impradine et la route qui va du col de Serre au Pas de Peyrol qui est désormais dans les nuages. Rencontre inopinée avec quelques comtois, guère effrayés par les chiens et même avides de contacts. On ne les dérange pas le moins du monde… Puis la pluie redouble et nous descendons tellement encapuchonnées que nous en loupons le sentier qui nous aurait évité quelques hectomètres de goudron. Le gîte est complet ce soir, du moins pour la restauration si bien que nous apéro-dînons dans le fourgon de Sophie avant de nous séparer. Belle balade réalisée dans la bonne humeur, sur un rythme très cool avec moult pauses contemplation et anecdotes, merci Laure, Sophie et Volcan pour votre très agréable compagnie !
Randonnée dans un parc au Colorado English translation pending
bonjour a tous
Je suis en train de monter un sejour qui alliera colorado et wyoming, et concernant le colorado j'aurais besoin de connaitre votre avis;, pour ceux qui connaissent deja cette region.
je prevois de decouvrir le "rocky mountains national park", et y faire quelques petites randonnées ....ainsi que la region de silverton (san juan forest), ou là encore j'ai prevu de randonner un peu.
Ma question est donc .... avez vous des randonnées a me conseiller dans ces deux coins??? sahcnat que je cherche pas des rando a la journee mais plutot plusieurs petite de 3h voir 4h maxi.
sachant que je compte randonner dans ces 2 coins ...je me pose la question de la region d'aspen. La rando au marroon bell me tente bien, mais si je decouvre les deux autres regions ci dessus, est qu'il y a un interet a aller sur aspen???? disons que la ville ne m'interesse pas plus que ça ...mais il y a le marroon bell. Mis a part le fait de sa celebrite, est ce si beau qu'on le dit??? je vous remercie d'avances a bientot
je prevois de decouvrir le "rocky mountains national park", et y faire quelques petites randonnées ....ainsi que la region de silverton (san juan forest), ou là encore j'ai prevu de randonner un peu.
Ma question est donc .... avez vous des randonnées a me conseiller dans ces deux coins??? sahcnat que je cherche pas des rando a la journee mais plutot plusieurs petite de 3h voir 4h maxi.
sachant que je compte randonner dans ces 2 coins ...je me pose la question de la region d'aspen. La rando au marroon bell me tente bien, mais si je decouvre les deux autres regions ci dessus, est qu'il y a un interet a aller sur aspen???? disons que la ville ne m'interesse pas plus que ça ...mais il y a le marroon bell. Mis a part le fait de sa celebrite, est ce si beau qu'on le dit??? je vous remercie d'avances a bientot
L'Ouest américain en 24 jours English translation pending
Bonjour
Voici mon programme pour ce voyage, les hôtels sont réservés mais annulation possible meme si je préfère éviter, à moins que vous me dites qu'il faut bannir absolument tel ou tel endroit.
Par contre a l'intérieur des villes et sur la route le programme n'est pas arrêté.nous voulons découvrir des choses un peu typique et marcher un peu mais sans se lancer dans de grande randonnée.
03 juillet départ de Roissy arrivée a Los angels par un vol air France
04 et 05 juillet Los angeles
Lundi 06 juillet depart pour Flagstaff
Mardi 07 et mercredi 08 visite Grand Cayon
Jeudi 09 juillet FLagstaff Page
Vendredi 10 visite lac Powell
Samedi 11 juillet page Bryce canyon( hotel a panguitch)
Dimanche 12 visite de Bryce canyon
Lundi 13 juillet Bryce Canyon zion( hotel a St Georges)
Mardi 14 juillet ZIon LAs Vegas
Mercredi 15 visite Las vegas
Jeudi 16 Las vegas/deadh valle/bishop? Pas de réservation est ce possible en 1 seule journée sinon ou faut il s'arrêter?
Vendredi 17 juillet Bishop /Yosemite/Reno la aussi est ce possible en une journée en sachant que la nuit d'hôtel est réservée à Reno ?
Samedi 18 juillet Reno Geyserville ( Nappa valley) la on dort chez des amis donc Pas de souci
Dimanche 19 Geyserville San Francisco
Lundi 20 mardi 21 et mercredi 22 visite San francisco
Jeudi 23 juillet San francisco / http://Pacifique Groove ( à côté de Monterey)
Vendredi 24 juillet Pacifique Groove/ port hueneme
Samedi 25 juillet Port Hueneme/Santa Barbara/San Diego
Dimanche 26 juillet San Diego
Lundi 27 juillet San Diego Los angeles airport
Voilà je sais que ce n'est peut être pas le parcours le plus sexy mais nous avons aussi voulu concilier le paysage les visites et aussi un peu de repos bien mérité apres 1 année de travail.
J'attends vos remarques, vos commentaires et surtout vos conseils.
A bientôt.
Marrakech - Ouzoud - Todgha - Skoura - Ouarzazate, 10 jours en septembre English translation pending
Bonjour,
J'organise un séjour de 10 jours au Maroc pour le mois de septembre ! Evidemment 10 jours c'est court, donc il va falloir faire des choix et on ne pourra malheureusement pas s'éterniser dans certains endroits (une bonne excuse pour y retourner).
Pouvez-vous me dire ce que vous pensez de cette boucle :
- Marrakech (jardin majorelle, palais el badi, place jemaa el fna) - Cascades d'Ouzoud (une journée) - Gorges du Todgha - Skoura (palmeraie) (avec une excursion quad si possible ou à Ouarzazate ?) - Ouarzazate Puis retour sur Marrakech en passant par Ait Ben Haddou / Telouet
La route d'Ouzoud jusqu'aux gorges du Todgha est-elle belle ? Sinon, pourquoi ne pas inverser l'ordre du séjour et enlever les cascades (pour nous éviter ce "détour").
Merci pour votre aide, tous conseils sont les bienvenus !
J'organise un séjour de 10 jours au Maroc pour le mois de septembre ! Evidemment 10 jours c'est court, donc il va falloir faire des choix et on ne pourra malheureusement pas s'éterniser dans certains endroits (une bonne excuse pour y retourner).
Pouvez-vous me dire ce que vous pensez de cette boucle :
- Marrakech (jardin majorelle, palais el badi, place jemaa el fna) - Cascades d'Ouzoud (une journée) - Gorges du Todgha - Skoura (palmeraie) (avec une excursion quad si possible ou à Ouarzazate ?) - Ouarzazate Puis retour sur Marrakech en passant par Ait Ben Haddou / Telouet
La route d'Ouzoud jusqu'aux gorges du Todgha est-elle belle ? Sinon, pourquoi ne pas inverser l'ordre du séjour et enlever les cascades (pour nous éviter ce "détour").
Merci pour votre aide, tous conseils sont les bienvenus !