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Budget pour quinze jours en Polynésie-Française? English translation pending
by MarionR · 2008-06-01 · 8 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Après un voyage aux US en janvier et un en Thailande en mai, nous envisageons de partir en Polynésie Française l'an prochain. Nous aimons l'aventure et n'avons pas besoin d'un grand confort c'est pourquoi nous envisageons, et ce, notamment grâce aux postes de différents membres du forum, de partir en Polynésie en camping et à moindres coûts.

Pourriez-vous me dire quel est le budget minimum pour 15 jours en Polynésie ? 😉

Ce message s'adresse surtout aux membres ayant fait un voyage de ce genre et donc une expérience à partager.

Cordialement,
Camper sur les îles de Polynésie Française? English translation pending
by Hippotor · 2012-06-10 · 5 replies
Bonjour, Nous envisageons de partir en polynésie, mon mari et moi, 3 ou 4 semaines en septembre. Etant donné l'énorme budget nécessaire, nous pensons alterner pensions et camping. Pensez vous qu'il soit possible de camper sur toutes les îles (ïles de la société et Tuamotu), quels sont les prix approximatifs? Connaissez vous des pensions pas cher? De même pour les repas, peut on trouver facilement des mini market ou des snacks? Nous sommes également plongeurs, alors si certains ont des sites à nous conseiller ça serait une très grande aide.

Merci!
Voyage de noces en Polynésie-Française avec un tour opérateur English translation pending
by Andro2 · 2008-07-18 · 32 replies
Bonjour, Qui connait le TO fare voyage? En effet on envisage de partir en voyage de noces en polynésie française en mai 2009 et c'est le TO qui propose les meilleurs tarifs avec une extension possible à l'ile de Paques. Merci d'avance de vos réponses! Sarah
Séjour en Polynésie-Française English translation pending
by WilliamIrina · 2013-10-23 · 7 replies
Bonjour,

Nous venons de prendre des billets d'avion pour un mini tour du monde pour aout 2014. La première étape obligatoire est Los Angeles, puis nous avons le choix entre Hawaï, Tahiti, Cook ou Fidji. Pour le moment notre choix se porte sur Tahiti. Bon choix ? On se dit que Hawaï on pourra le faire si on refait un voyage dans l'ouest américain, Cook et Fidji on a peur de s'ennuyer et que ça revienne trop chère pour se déplacer, et Tahiti on n'aura certainement plus jamais l'occasion d'y retourner.

On doit réserver dès maintenant nos billets d'avion. Et là on ne sait pas combien de temps rester. Une semaine ?

On aimerai bien prendre un Pass multi-îles surtout le Pass Bora Bora mais je le trouve super chère.

Sinon quels sont les incontournables ? Quels sont les pièges à éviter ? Où dormir ? Nous ne cherchons pas le super luxe mais un minimum, sans se ruiner.

Bref nous sommes preneur de vos précieux conseils.

Merci d'avance.
Organisation de mon voyage en Polynésie English translation pending
by Freelife07 · 2014-05-15 · 10 replies
Bonjour à tous les internautes,

Je commence à préparer mon voyage en Polynésie française qui aura lieu en 2015. Oui c'est un peu en avance mais il y a tellement à définir, choisir, calculer...que je préfère m'y mettre dès maintenant 😛

Tout d'abord, je compte partir 3 semaines minimum et je n'ai pas de mois de prédilection (je pourrais m'adapter suivant les bons plans etc..) Pour l'instant je suis seule à voyager mais j'arriverais bien à embarquer une amie avec moi 😏

1ère question: quel mois me conseillez-vous ? j'ai regardé sur internet et septembre-octobre est une bonne période de tout ce que j'ai lu ?

2. j'aimerais loger chez l'habitant ou en pension de famille mais passer au moins 1 nuit dans un hôtel de rêve... cela en vaut-il vraiment la peine ? 😕

3. le plus compliqué pour moi est de déterminer : quelles sont les îles que je veux visiter.. il y en a trop et j'aimerais toutes les voir ! Aidez-moi à faire mon itinéraire ou je serai obligée d' y rester 1 an.. (hummm pas bête comme possibilité .. 😇 )

4. quels sont les moyens pour se déplacer entre les îles ? vols intérieurs ? y a t'il un forfait pour cela ?

Vous allez vous dire : oulala quelle est cette nouvelle internaute arrivée sur le forum ! 1er mail et pleins de questions déjà! 😄 toutes vos réponses seront les bienvenues car ce voyage me tient vraiment à coeur 😊

merci à tous !
Circuit de vingt-deux jours en Polynésie-Française English translation pending
by Jaanin · 2008-04-07 · 59 replies
Camper en Polynésie-Française? English translation pending
by Yousmarais · 2009-05-23 · 13 replies
je vais en Polynésie 😎 le 1er octobre 2009 pour 5 semaines et je souhaite surtout camper . Qui peut me donner des adresses de camping ou des liens Web pour les iles suivantes: Tahiti iti et Tahiti nui + Moorea Huahine + Raiatea Rangiroa + Fakarava et sur les Australes: Rurutu et Tubai S'il n'y a pas de terrain de camping, est-il possible de camper chez les autochtones Merci de me donner des informations, même sur une seule île parmi celles-ci. et des liens, des sources etc qui me permettrons de fréquenter des endroits à "ne pas manquer".

il y a 2 ans, j'ai parcouru le sud de la Calédonie + les iles d'Ouvéa, Lifou, Maré, et des Pins, j'ai toujours campé sauf à Nouméa ( auberge de jeunesse) . Je garde des souvenirs les plus forts des liens que j'ai pu établir avec les familles kanaks chez qui j'ai mangé et campé. J'espère vivvre quelque chose d'aussi fort en Polynésie.
Honeymoon in French Polynesia
by Ptitemarie80 · 2016-05-16 · 21 replies
Hi everyone, A quick introduction. I'm 27, I live in Picardy, and I'm getting married in 2017. We'd like to spend our honeymoon in French Polynesia for 3 weeks. I'm open to all kinds of advice!!! I think we'll use a travel agency because our work schedules don't leave us much time to organize the trip... Unless I change my mind! ;-) But we don’t want our trip to turn into tourist clichés—we really don’t like that. That said, we *do* want to see those postcard-perfect beaches and landscapes! We don’t dive, but I think we’ll try a beginner’s dive, and maybe even get our Level 1 certification, depending on how it goes (I read some comments about it on this forum). Anyway, I’m looking for any information and internet links to make this trip a success. This is THE trip of a lifetime, and it has to be perfect! Thanks for your help! I’m also checking out the different threads about Polynesia on this forum ;-)
Partir en Polynésie-Française à la routarde English translation pending
by Sophie81 · 2009-09-28 · 34 replies
Bonjour a tous!!!Je souhaite partir en polynesie fin nov pour une durée d un mois et concernant la préparation de mon voyage j'aimerais la jouer au feeling cad ne rien reserver mise a part ma 1er nuit a tahiti , prendre mon pass sur place puis ensuite me rendre sur les iles et reserver la veille dans les pensions... je voudrais avoir vos avis svp Merci
Hébergements à 4 en Polynésie? English translation pending
by DelphetAlex · 2011-02-21 · 21 replies
Bonjour à toutes et tous,

Avec mon compagnon et nos 2fils de 10 et 1an nous serons en Polynésie en Octobre prochain. Après pas mal de recherches nous sommes un peu perdu (pour ne pas dire totalement 😛 )!!! Nous recherchons des pensions de familles (ou autre du même genre) pouvant accueillir 2adultes, 1enfant et 1bébé!!! Beaucoup de bungalow ne sont accessibles que pour 2adultes ou 2adultes et 1seul enfant 😕 de + très peu d'entre eux (pour ne pas dire aucun 😠) affichent les tarifs enfants ou bébé.. et là du coup la note peu vite devenir salée!!! 🤪🤪🤪

Est ce que certains d'entre vous, et là je pense tout particulièrement à nos amis forumeurs vivant en Polynésie, auraient des adresses ou bons plans à me communiquer? Nous savons que les prix là-bas sont très élevés mais notre budget lui est plutôt "compter" comme on dit 🤪 car pour tout vous dire nous intégrons la Polynésie (un vieux rêve d'enfant pour moi qui va bientôt se concrétiser 😊) à notre Tour Du Monde!!! 😎 D'où la recherche de pensions de familles plutôt que de grands hôtels de luxe surement magnifiques mais bien moins "authentiques"!!!

Pour les îles, nous ne sommes pour le moment pas fixés donc tous vos avis nous intéressent grandement!!! 😊 La seule chose c'est que nous souhaitons faire Bora ça c'est certain, et perso j'aimerais également faire Tahaa (j'en ai entendu bcp de bien).

Ah oui pardon j'ai oublié de préciser la Polynésie c'est grand, donc nous pensons nous contenter des îles sous le vent. J'aurais adoré les Tuamotus ou les Marquises mais bon... ce sera pour une prochaine fois!!! 😛

Ah oui, je sais que j'abuse 😛 mais si en + de vos conseils à propos des logements vous aviez de supers conseils pour les transports ça serait vraiment génial!!! 😇 Nous avons bien sur regardé pour les Pass inter îles en avion, mais nous aimerions vraiment vivre quelques liaisons maritimes si possible "assez sur" niveau horaires et places car on sait que ces dernières sont réservées en priorité aux Polynésiens ce que vu les tarifs et le prix de la vie là-bas nous comprenons parfaitement!!! Bref vos avis nous intéressent!!!! 😄

D'avance Merci à tous!!!! 😛

Delphine
Disponibilité des hébergements en Polynésie Française: juin ou juillet? English translation pending
by Nimou74 · 2019-05-14 · 9 replies
Bonjour à tous,

La Polynésie me fait de l'oeil depuis pas mal de temps et j'y songe... j'y songe... Nous aurions la possibilité de partir 4 semaines en juillet 2021 ou un an plus tard en juin.(je serai retraitée !) Je préférerais partir le plus tôt possible, donc en juillet... Je lis bien sûr tout ce que je peux lire sur VF: Les carnets, les questions et réponses... Je me demande quand même si juillet est une bonne période. N'y a t'il pas trop de monde ? Ce matin, j'ai fait une simulation de réservation d'hébergements sur Booking, et tout était presque complet cet été. Qu'en est il de mai à titre de comparaison ? Quand je lis qu'il faut réserver certains hébergements 2 ans à l'avance comme Maupiti Résidence, je me pose la question. Nous envisageons Tahiti, Nuku Hiva, Ua Pu, Raiatea, Maupiti, Bora, Fakarava, Tahiti. Le tout sur 4 semaines. Rien n'est arrêté pour l'instant. Il est aussi possible que nous fassions l'impasse sur les Marquises au profil de Moorea et d'une autre île des Tuamotus par exemple. Tout va dépendre de notre budget et de la saison. Je regarde aussi les vols... Je vois bien un aller via San Francisco (plus économique, quitte à rester 2 jours à SF pour ne pas trop souffrir du décalage horaire) et un retour par l'Australie... Donc pas loin de 2 mois de vadrouille... Ah ces voyages...😇
Hébergement à Papeete English translation pending
by Iledereve · 2008-05-10 · 22 replies
Bonjour,

Nous serons 4 jours/3 nuits sur Papeete, que nou conseillez vous comme hébergement, où loger exactement, qu visiter, que faire pendant ces 4 jours entiers?? Nous sommes en couple et voulons ne pas dépenser trop!

merci pour vos conseils avisés...
Hébergement à Raiatea (Tahiti) English translation pending
by Delphine2222 · 2007-04-12 · 14 replies
Bonjour, pour mon voyage en novembre, je compte passer quelques jours sur l'île de Raiatea. Pour l'instant, j'ai trouvé trois hébergements: B&B Bellevue, Atiapiti et Raiatea Lodge hotel. Pourriez-vous me donner votre avis sur ces hébergements (isolés ou pas, chaleureux ou pas, ...) et si vous aviez d'autres propositions, n'hésitez pas à m'en faire part. Je ne sais vraiment pas quoi choisir. Merci à vous.
Moorea, Huahine, Raiatea-Tahaa depuis Papeete en bateau? English translation pending
by Volantys · 2014-05-01 · 4 replies
Oye oye la communauté des voyageurs ! Appel aux fins connaisseurs de la Polynésie française et des liaisons inter-îles de la Société par bateau !

J'aimerais savoir s'il est possible d'enchaîner (relativement facilement) par bateau l'ensemble de ces îles depuis Tahiti : Moorea, Huahine et le duo Raiatea-Tahaa ? Quelle serait d'après vous la formule présentant le meilleur rapport qualité/prix 😉 (pas trop galère à un prix raisonnable) ?

Merci d'avance pour vos retours.

Volantys
Tahaaa et l'hôtel/pension La Pirogue English translation pending
by Fofolette · 2013-08-28 · 7 replies
Bonjour à tous Etant sur le point de partir en PF l'agence locale qui s'occupe de mon dossier vient de m'informer que l'hotel La Pirogue vient de fermer (ou est sur le point de) pour cause d'expropriation; moralité j'ai dû changer et d'hôtel et d'île! J'ai essayé de regarder sur certains sites , y compris les sites d'infos locales mais je n'ai rien trouvé...... Bizarre........😕 Avez vous des infos sur le sujet? Merci à tous !
Excursions et activités à l'hôtel ou par agence en Polynésie English translation pending
by Nougatine94 · 2020-01-06 · 14 replies
Bonjour à tous et à toutes,

Je pars en PF au mois de Juillet 2020 pour un séjour de 3 semaines, j'aimerai savoir s'il est plus intéressant de réserver ses excursions et activitées sur place a l'hôtel ou dans une agence locale ou plutôt de prévoir de les réserver avant le départ dans mon agence de voyage.

Pour ceux et celles qui ont déjà voyagé en Polynésie , comment avez vu fait ? Merci d'avance pour vos réponses. Tous mes meilleurs voeux pour 2020 avec réalisation de vos rêves les plus fous.
Centre Vaima à Papeete? English translation pending
by Mage · 2006-06-13 · 3 replies
Je vais enménager pour quelques mois en polynésie à papeete et je souhaiterai savoir ou se trouve le centre vaima: à coté de quelles rues dans quelle quartier et si il était possible de trouver une carte sur internet type mappy.

Dans quelles iles "proches" peut on passer un week end à des prix abordables? Merci d'avance si vous avez d'autres conseils sur tahiti de truc à faire par exemple n'hésitez pas.
Marsa Alam en Egypte et Red Sea Diving Safari - peu adapté aux plongeurs autonomes English translation pending
by Pierrepivass · 2005-10-06 · 9 replies
Bonjour,

De retour de MARSA ALAM, nous avons été assez déçu par le centre de plongée qui nous a pris en charge au KAHRAMANA, le RED SEA DIVING SAFARI . Ce centre de plongée n'est pas adapté aux plongeurs autonomes (N3 et plus). Vous serez mal encadrés pour toutes les plongées autres que celles qui partent du centre red sea safari. Les guides ont un comportement de chien de garde assez désagréable du style "trop devant", "trop loin", "trop en dessous" "combien avez vous d'air 15 x dans la plongée". Les plongées se font en troupeau de 7 à 10 plongeurs. Bref un centre de plongée pour plongeurs débutants avec une philosophie très axée PADI. A déconseiller aux autonomes.
Voyager avec nos enfants en Polynésie, rythme et nombre d'îles English translation pending
by Lise3009 · 2019-11-05 · 8 replies
Bonjour, Nous préparons notre voyage de noces en Polynésie et nous souhaitons emmener nos enfants. L'agence par laquelle nous avons fait un devis (Easy Tahiti) nous propose le circuit suivant : Tahiti, Huahine, Bora Bora, Rangiroa enfin Moorea puis retour Tahiti. A chaque fois, 3 nuits sur place. Nous avons opté, pour le moment, pour 14-15 jours sur place, hors vols de France. Qu'en pensez vous ? Déjà, le circuit en lui-même, trop d'îles, pas assez ? est ce assez "varié" ? Ratons nous qq chose d'incontournable ? Nous sommes bien conscient qu'il ne faut pas tout voir au risque de ne rien voir du tout ! Merci par avance pour vos conseils !
Un mois à Tahiti et ses îles English translation pending
by ChocolatNZ · 2012-01-02 · 5 replies
Bonjour à tous

Je pars 1 mois à Tahiti avec mon compagnon, mi-avril mi-mai et, j'ai déjà bien parcouru ce forum, très utile par tous ses différents conseils, mais j'en demande encore...😊 J'ai déjà une bonne idée des îles à visiter (mais vos avis sont les bienvenus quand même🙂), je me pose plus de questions sur combien de temps y rester.... Nous aimons plonger, nager en PMT, photos sous marine, et marcher-randonnée-vélo, et découvrir l'artisanat et tout ce qu'il y a de local. Voici une 1ère ébauche, sachant que nous n'avons pas un énorme budget et que le camping est notre priorité (2000€ pass compris): 7 jours Tahiti et presqu'ile, 7 jours à Moorea, 12/14 jours à Fakarava, et le reste Manihi/Ahe/Rangirao...en fonction des précieux avis qui m'auront répondus🙂. Et si vous avez de bonnes adresses de pensions à Tahiti et la presqu'ile (je crois qu'il n'y a pas de camping???), et sur les autres îles aussi, n'hésitez pas!

Merci d'avance , et merci aussi à tous ceux qui donnent leurs avis et conseil sur ce forum.
Polynésie-Française et Moorea English translation pending
by Benito64 · 2007-08-27 · 10 replies
voilà un an que nous en Nouvelle-Zélande et pour bien goupiller notre séjour nous partons 15 jours en polynesie au debut d'octobre...

en fait on projeterait de partir les 2 semaines uniquement sur Moorea ...je ne sais pas si c'est trop ??? où si il y a assez d'activité car on compte bien faire un max de chose (plongée, rando etc )

je suis tenté par Tikehau où une île dans ce coin là ...

bora-bora me tente mais j'ai peur que se soit trop touristique !!!on a pas forcement de budget ...

si vous avez des conseils n'hesitez pas ..... merci d'avance ben
Voyage de trois semaines en Nouvelle-Calédonie et Polynésie-Française English translation pending
by Chichou91 · 2010-05-16 · 14 replies
Bonjour,

Je m'adresse à vous tous qui, au vu des autres discussions, connaissez bien ces sites.

En effet, on veut faire s'organiser un voyage pour fin septembre commençant par la Nouvelle Calédonie en finissant par Tahiti. Notre voyage n'étant malheureusement que de courte durée, est ce que vous pourriez nous indiquer les lieux immanquables, ainsi que des randonnées pédestres à faire. Au fait, la durée de notre séjour est de 20 jours tout compris avec avion.

Merci pour votre aide

Carole
Les Australes: un archipel singulier et méconnu English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-01-24 · 53 replies
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion

INTRO

Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.

Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.

Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !

Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.

UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.

UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.

RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.

NOTRE ESCAPADE

Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.



Vendredi 18 janvier

Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !



Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.

Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.

La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.

Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.







Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.

Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !

La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.

Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.

Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.

Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.

Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !

L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.

Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.

Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.

Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.

On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.

Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.

Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.

Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.

Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.

ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.

On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.

Moana

PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Polynésie: carnet pratique Tuamotu et Moorea English translation pending
by Picsou · 2011-10-23 · 7 replies
Je me permet de donner quelques infos sur notre voyage en Polynesie en esperant que ca puisse aider. C est pas vraiment un recit de voyage, plus un descriptif des prix et prestations recontrees et une appreciation.

Le voyage etait plutot de type moyen budget selon les standards polynesiens. Au total 2000 euros/personne pour trois semaines sur place et 900 euros pour 20 plonges.

Voyage : vol avec AF. Pas de probleme, les 3 heures de transit suffisaient sans probleme. La file d attente a Los Angeles a pris pas mal de temps (1h30) mais cela semblait exceptionnel (plusieurs avions supplementaires ce jour la). Fonctionnaires sympas.

Arrivee a Thaiti tot le matin, vers 5h30. Il y a quelques taxis mais pas beaucoup, des amis etaient venus nous chercher donc pas dormi dans hotel ou pension. Papeete est moche, le coin des roulottes est bien (sans plus), le marche bof. Nous sommes partis dans la journee vers les Tuamotu. Pass Lagon Air thaiti 360 euros, bon rapport qualite prix. Par contre nous avons pris le vol sur Thaiti donc dans ce cas les bagages sont limites a 10kg si vous ne pouvez pas produire le billet international. Sinon c est 20kg. C est un peu a la tete de l agent mais en general vous avez des chances d obtenir 5kg supplementaires en presentant votre carte de plongeur. Il semble y avoir une tolerance de un ou deux kilos en cas de depassement mais Air Thaiti comme toutes les compagnies est en train de durcir les regles. Modifications de votre vol gratuite deux jours avant le vol, 1000 FCP apres.

Pour l argent, et pour clarifier les choses parce que j avais lu tout et n importe quoi : il n y a pas de frais de retrait en Polynesie autres que ceux qu on vous applique en France. Personnellement nous avons ete a la poste de Papeete ou nous avons tire chacun 70000 FCP environ (cartes credit agricole et la banque postale)

FAKARAVA : Vol Fakarava avec stop a Rangiroa. Court (1h40), correct. Nous avons loge au relais Marama, la solution petit budget (bon tout est relatif en polynesie…) de Fakarava. Extremement satisfaits. Jacques le gerant est quelqu un de tres sympa, peut vous aider par exemple en appelant les pensions suivantes. Des a cotes appreciables : 2000 FCP (1000 FCP =8,3 euros a peu pres) la location de velo quelle que soit la duree de votre sejour, tres interessant quand on sait que pas mal de pension vous les louent 1000 FCP/personne pour une journee. Forfait internet (avec un poste en dur) ou WIFI pour 1000 FCP /couple. Un barbecue organise avec les amis polynesiens de Jacques, tres bien et tres bon. Cuisine bien equipee et eau potable a disposition. Les bungalows n ont pas grand charme mais sont propres, toilettes partagees impeccables. L ensemble donne cote ocean, moins de charme que le lagon mais bien aussi. Proche du village, des roulottes. Pension non incluses, camping accepte (2000 FCP/tente). 7000 FCP pour deux, 4000 pour une personne seule, nous avons eu un 10% de reduction en fin de sejour pour sejour long ( 8 nuitees). Paiement par carte bancaire possible. Pour moi le meilleur rapport qualite prix a moins que l in ne recherche une prestation plus elevee. Si vous recherchez quelque chose avec plus de charme, je vous conseille le Havaiki, nettement plus cher mais plage tres sympa, bien amenage (transats, petite table pour prendre son cocktail au milieu de la mer) et a ce qu on m a dis cuisine delicieuse. A defaut sachez que les pensions tolerent que vous utilisiez leur plage voire leurs transats gracieusement du moment que vous n empietez pas sur les installations de leurs locataires. Presque toutes les pensions de l ile acceptent la carte.

Pour la nourriture, si vous etes hors demi pension ou pour un creux le midi, il y a la roulotte en milieu de village pas loin des deux epiceries. Fermee le dimanche apres midi et le lundi soir. Bonne nourriture. Une autre roulotte ouvre uniquement le vendredi, samedi et dimanche soir en face du port, la ou sont amarres tous les bateaux. A recommander. Plus copieux, bon accueil et portion de chow mein pantagrueliques, suffisantes pour deux personnes. Cadre sympa. Il y a un resto independant sur l ile, bonne cuisine mais quand meme relativement cher. Sinon la pension Havaiki est comme je le disais appremment bien pour le resto.

Balades sympas en velo en particulier vers la passe nord en direction de l aeroport. Beaux couchers de soleil a voir pres du phare. Gens tres gentils, nous avons beaucoup aime Faka pour cela : tout le monde se dit bonjour, vous prenez vite le pli et au bout de trois jours vous saluez les voitures qui vous depassent comme si c etait vos voisins.

Activites : on vient clairement a Faka pour la plongee. Il y a neanmoins de belles balades en velo, des plages (contrairement a Rangiroa). Quelques excursions type sable rose, lagon. Pas fait, j ai ete les voir a Tikehau et franchement bof…On vient d abord a Faka pour la plongee et de ce cote ce que j ai fait etait a couper le souffle. Les plus belles plongees de ma vie. Certaines plongees j ai vu des murs de requins, parfois plus de 200 en une sortie : mes premiers requins marteaux, quelques mantas, des raies aigles, du napoleon en quantite, le tout tres poissonneux. Corail en bon etat. Au total j ai fait une dizaine de plongees, pas une a jeter, au contraire. Juste magnifique. Des plongees entourees litteralement de requins, meme un peu de nudibranches si vous etes fatigue du gros. Splendide. Pour le club, il n y en a que deux sur l ile (il manque cruellement un troisieme). Gros coup de geule contre top dive qui a rachete un club en janvier et en a profite pour faire exploser les prix. Merci de comprendre que les plongeurs ne sont pas que des vaches a lait. Ces braves gens ont tellement monte les prix que les patrons de pensions se sont plaints, les clients ecourtant leur sejour. Je vous laisse regarder leurs prix sur leur site mais ca tourne clairement a l abus caracterise. Accueil correct, un peu trop commercial et d’jeuns cool a mon gout. Bref pas aime du tout. J ai plonge avec tutamotu plongee (
http://www.fakarava-diving-center.com/lang.htm) que je vous recommande plus que chaudement. Tout petit club (preferable de reserver, 5-6 personnes max par sortie), Serge plonge et Karine assure les pick up et la remontee dans le bateau. Routards pas repentis, gens adorables et dynamiques, ils assurent une super ambiance sur le bateau. Serge est un plongeur aguerri qui va dans des endroits de qualite ou Top Dive ne met pas les pieds. Je vous rassure je ne suis pas interesse au chiffre d affaires. Prix moderes, 6500 FCP la plongee, forfait 10 plongees a 60000. Ils sont pour le moment localises a la pension Paparara mais devraient se deplacer au centre du village dans les mois prochains. Pour la passe sud, la sortie double plongee est a 18000 (26000 pour Top Dive), sortie a couper le souffle. Murs de requins, raies, tres poissonneux, corail en excellent etat. Pique nique sympa sur la plage de la pension du coin, une 40ne de requins pointes noires tournent en esperant des restes a moins d un metre de fond. Des Napoleons sont la aussi avec tellement peu de surface que vous voyez leurs nagoires dorsales emerger. Super snorkling. Pour info et selon la place ils acceptent les snorklers pour 8000 FCP pique nique compris (un peu cher sur ce coup quand meme). 1h a 1h 30 de bateau pour y aller par temps calme.

Pas de distributeur sur Faka mais il etait question d en installer un prochainement. A suivre.

Nous sommes restes 8 jours a Faka, regrettant de ne pas avoir prevu plus. On se sent vraiment bien sur cet atoll.

Pour le depart et c est valable pour les autres atoll, pas la peine de venir tres tot, 40-45 minutes avant c est tres bien.
Ouest américain, entre geysers, forêts et canyons (2 et fin) English translation pending
by Krikri6792 · 2008-08-07 · 37 replies
Voici la suite de notre voyage nature de 40 jours à travers le Wyoming, l'Utah, le Colorado et l'Arizona au départ de Salt Lake City.

Ci-dessous le récit accompagné de quelques photos.

Pour une version avec davantage de photos, allez directement là :

sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/



========================================================================= La première partie du récit sur VF est... là

Du canyon de Chelly à Navajo NM

J22 (23/06) : Bluff – Canyon de Chelly

Adieu Bluff, bonjour le Canyon de Chelly ! Afin de ne rien louper des deux rives du canyon, nous bifurquons via Lukachukaï pour arriver par la North Rim Drive et jouir de ses 4 points de vue. Dès le premier coup d’œil, nous sommes agréablement surpris : cette vue nous donne une grande impression de calme et de sérénité ! Nous apprécions !

Nous poursuivons jusqu’à notre hôtel, l’Holiday Inn que nous atteignons à midi. Trop tôt pour s’installer, mais le restaurant de l’hôtel (intérieur chaleureux) nous séduit. Cela tombe bien, nous n’avons pas encore fait de ravitaillement. Finalement nous sommes très déçus par son salad bar, très peu garni et assez cher !

Après le check-in, courses et repos avant de poursuivre la découverte de Chelly.

Le seul sentier autorisé est celui de White House, alors forcément c’est celui que nous prenons en cette fin d’après-midi. Il y a un peu de monde, mais ce n’est tout de même pas la procession. Les paysages le long du sentier font penser aux Coyotes Buttes, non ?

Au fond, le canyon est beaucoup moins beau que d’en haut : de nombreuses souches d’arbres calcinées lui donnent par endroits un aspect désolé ! Heureusement qu’il y a les belles ruines de White House qui compensent cette note négative !

Il nous reste à présent à aller jusqu’au bout de la South Rim Drive pour voir LE symbole du Canyon de Chelly : Spider Rock.

Eh, bien, voilà, nous avons fait le tour ! Ce soir dînette dans notre chambre. Un orage gronde tout près, mais rien sur Chelly.

J23 (24/06) : Canyon de Chelly – Page.

Nous ne voulons pas quitter le Canyon de Chelly sans une petite incursion en son sein….et pourquoi pas à cheval ? Oh, on n’ira pas très loin en 2h…. jusqu’à First Ruin mais ça change un peu des randonnées pédestres et c’est cool !

Ma monture est d’une docilité exemplaire, mais la jument d’Hervé ne fait que ce qui lui plaît, aussi rebelle que son cavalier ! Elle hennit à qui mieux mieux (en fait, elle a laissé au ranch son petit poulain !!!) et n’a qu’une idée en tête : faire demi-tour. La monter n’est pas une mince affaire.

Notre impression sur le canyon va se confirmer : très beau d’en haut, beaucoup moins d’en bas. En fait, au début, le canyon est très large et surtout, il y a de la circulation ! Eh ! oui, habitants, touristes en 4x4, …c’est fou ce qu’il y a comme trafic !

La balade se termine peu avant midi. Direction Page mais avec un arrêt au Navajo National Monument. Comme nous ne trouvons pas de coin pique-nique en route, celui du Monument est le bienvenu : il est déjà 14H.

Il fait bon, voire frais, j’ai presque la chair de poule. Ici on est en altitude, plus de 2200m.

Après manger, allons découvrir plus avant ce petit parc en enchaînant deux petites randonnées :

- Le Sandal Trail nous amène en 1 mile A/R à un point de vue permettant d’apercevoir les ruines indiennes de Betatakin.

- L’Aspen Trail qui, avec ses 100m de dénivelé, nous permet d’apercevoir une ancienne forêt de bouleaux.

C’est aussi l’endroit que nous choisissons pour une petite sieste au frais avant d’affronter la chaleur de Page.

Nous continuons notre route vers Page en passant par Kaïbito et par des paysages qui nous évoquent Red & White Canyon, mais je crains fort qu’aucun des connaisseurs de ce canyon secret ne veuille nous confirmer nos hypothèses ! Alors, il faudra peut-être un jour revenir explorer les alentours pour en avoir le cœur net !

A Page, nous nous installons pour trois nuits au Motel6, correct et prix très sage !

C’est notre deuxième séjour dans cette ville et nous y avons déjà nos habitudes, du moins pour la restauration : ce sera Ken’s Old West. On n'est pas le week-end, donc pas d’orchestre, mais une surprise : entre deux services, la barmaid prend sa guitare et chante quelques airs à la Joan Baez ! Sympa !

Spider Rock

Autour de Page : canyons et hoodoos

J24 (25/06) : Page

Séjourner à Page sans aller voir Antelope Canyon ? Impensable deux années de suite …alors cette fois-ci, nous nous sommes laissés convaincre, laissant au placard nos à-prioris négatifs (foule +++ sur un canyon d’à peine 200m !!!). Mieux encore, nous sommes allés visiter les deux : Lower et Upper.

Dès 8h du matin nous attendons devant la porte du Lower, les Navajos n’ouvriront finalement que vers 8H20 et pour la visite de 8H30 (à visiter très tôt le matin en raison de la lumière) nous sommes 4 + le guide. Chouette, cela se présente bien !

Grâce à un système d’échelles, nous descendons palier par palier dans le fond du canyon et nous sommes conquis. Oui, Antelope Canyon est vraiment une merveille !

Pour l’Upper, c’est une autre histoire. Il y a d’abord le parcours en 4X4 navajo : très fun et secousses garanties !

A l’entrée du canyon, une bonne dizaine de ces 4X4 sont déjà garés, à raison de 10 touristes par camion, le compte est vite fait : près d’une centaine de personnes à l’intérieur !

On avance à la queue leu leu…quand il n’y a pas encombrement.

Sur les photos, on pourrait croire qu’il n’y a que nous !

La réalité, c’est ça !

Mais au final, on n’a pas regretté car c’est vraiment très beau ô ô ô

Après tant de beautés, mieux vaut faire un petit break. Il fait une chaleur torride alors la fraîcheur de notre chambre est la bienvenue jusqu’en milieu d’après-midi.

Mais d’autres merveilles nous attendent, alors c’est reparti vers Lee’s Ferry et Cathedral Wash (4 miles, 2h). Il fait encore beaucoup trop chaud quand nous arrivons au trailhead. Alors avant d’entamer la randonnée, nous trempons les pieds dans le Colorado à Lee’s Ferry : ça fait un bien !

Ragaillardis nous allons randonner une heure plus tard et entre temps le soleil a baissé un peu, c’est mieux ! En fait, la balade suit un wash mais il faut parfois chercher sa route et les cairns, s’aider de ses mains.

Le wash débouche sur le Colorado !

A nouveau quel plaisir de faire trempette ! Même si l’eau est vraiment glacée.

Dommage qu’il soit déjà tard, on y resterait bien encore un peu. Il fait presque nuit quand nous rentrons à notre hôtel où nous trouvons un message. Philippe (Sedonax) nous attend à la pizzeria Stromboli : bien sûr notre voyage et nos premières impressions sont au cœur de la conversation toute la soirée.

J25 (26/06) : Page (suite).

Décidément à Page et dans ses environs, il y a plein de choses à faire ! Ce matin, nous partons pour voir des hoodoos ou cheminées de fées.

D’abord les White Rocks.

L’année dernière, nous avions déjà voulu voir ce site mais un wash très boueux nous avait fait renoncer. Aujourd’hui aucun souci, la piste est sèche, archi-sèche !

Voilà les cheminées de fées !

Certaines sont très curieuses : il y en a de toutes les tailles !

Dans le même secteur se trouvent aussi les Toadstool Hoodoos : ils sont accessibles à partir de l’US 89 après une courte randonnée (1h A/R). Contrairement aux précédents, ils se déclinent dans des couleurs caramel. Malheureusement notre appareil-photo tombe en panne sèche de batterie et l’appareil de secours est resté à l’hôtel : pas de chance ! Pas de photo !

Cela nous donne une excuse pour retourner à Page, nous reposer jusqu’en soirée avant de nous aventurer vers Alstrom Point, le meilleur point de vue sur le lac Powell, d’après les connaisseurs.

Après quelques interrogations au départ (sommes-nous bien sur la bonne route ?), nous voilà lancés sur la Smoky Mountain Road qui porte bien son nom !

Au bout de quelques miles nous rattrapons un autre baroudeur : il s’agit de Philippe. Il veut comme nous rallier Alstrom Point après un détour par Kelly Grade Overlook. Nous ne l’accompagnons pas pour ce détour, car Hervé vient de s’apercevoir que l’essence risque d’être juste (j’ai conduit toute la journée jusque là sans faire attention à la jauge).

Nous poursuivons seuls vers Alstrom Point : la piste se dégrade de plus en plus au fur et à mesure de notre progression. Quand notre GPS nous indique que le point de vue est à 2 kms nous continuons à pied (à cause de l’état de la piste, mais surtout pour économiser de l’essence pour le retour !)

La vue sur le lac Powell est déjà pas mal !

2kms plus loin, persuadés d’être arrivés, nous explorons un peu les alentours, à l’écart de la piste. Philippe ne devrait plus tarder à nous rejoindre. Au loin, nous apercevons son véhicule laissant un panache de poussière.

Une autre vue sur le lac !

A l’issue de notre petit écart, en revenant sur la piste, nous nous rendons compte que Philippe, toujours en 4X4, vient de nous dépasser et continue encore et encore sur la piste de plus en plus défoncée. Le GPS nous a berné, Alstrom Point était donc plus loin.

Dépités, nous le suivons avec nos jumelles : avons-nous le temps de le suivre à pieds et d’arriver avant le coucher su soleil ? Hésitations….Nous le voyons s’arrêter, descendre de sa voiture, regarder en dessous (eh oui ! le bas de caisse a dû racler !!!) puis disparaître au bord de la falaise !

A force d’hésiter, il est trop tard maintenant…Le soleil se couche et nous pensons avec regrets aux beaux panoramas qu’on a dû rater.

Mais l’aventure est devant nous. Le challenge : revenir sur l’US 89 de nuit et sans tomber en panne d’essence. L’aiguille est dans le rouge depuis belle lurette, alors on échafaude un plan au cas où : la tente est dans la voiture, nous avons de l’eau ainsi que quelques en-cas, très bien ça pourrait nous servir !

Le trajet est interminable et on se demande par quel miracle la voiture roule toujours quand nous débouchons sur la route 89. Enfin la pompe de Big Water est en vue et dieu merci elle fonctionne ! Nous mettons 19, 98 gallons (sur20) dans le réservoir ! Ouf, on a eu chaud ! Dorénavant, la consigne sera de refaire le plein dès la moitié du réservoir !

Petite dînette dans la chambre, nous sommes vannés !

Lake Powell depuis Alstrom Point

Coyote Buttes South

J26 (27/06) : Page – Coyote Buttes South

Une nouvelle aventure nous attend aujourd’hui pour laquelle il est plus prudent d’avoir toutes nos affaires avec nous (tente, ravitaillement, eau +++) en cas de pépin. Nous avons en effet des permis pour Coyote Buttes South et en période sèche, le risque d’ensablement est élevé.

C’est parti sur la House Valley Road que nous connaissons déjà pour l’avoir pratiquée 2 fois l’an passé, notamment pour aller à la Wave. A Lone Tree nous bifurquons à gauche vers Paw Hole. Effectivement le sable est mou, très mou mais notre Nissan se révèle très efficace et arrive à destination sans encombre. Ce n’est pas le cas du couple de Texans que nous rencontrons en chemin et qui a dû laisser le 4X4 au parking de Lone Tree.

De là l’exploration peut commencer, au gré des teepees et de notre inspiration !

Pique-nique à l’ombre d’un genévrier puis suite de l’aventure. Nous voulons maintenant rejoindre l’autre partie de CBS : Cottonwood Cove. Pour cela il est recommandé de faire un grand détour par le sud pour limiter le risque d’ensablement. Zones de sable mou et zones de roches alternent mais une nouvelle fois, notre 4X4 négocie à merveille les difficultés.

Nous arrivons enfin sur place où une seule autre voiture est garée et une tente plantée. Mais où sont les 10 personnes ayant toutes obtenu un permis ?

Afin de mieux en profiter, nous avons prévu de camper. Nous choisissons notre emplacement le long de la piste gérée par le BLM, sous un genévrier, montons la tente (en 2 secondes, merci la marque française ). Nous nous installons tranquillement puis en milieu d’après-midi allons à la découverte de ces buttes jusqu’au coucher du soleil.

C’est un endroit fascinant !!!

Des formes très travaillées voire torturées !

Celle-ci très évocatrice !

Que dire de cette mini-arche : tout simplement unique !

Et ces couleurs !

On ne se lasse pas de toutes ces formations rocheuses, d’ailleurs l’après-midi y passe et quand on rejoint notre campement, le soleil est bien couché, on a juste le temps de dîner avant la nuit !

Ce soir, il fait bon : on devrait bien dormir !

Coyote Buttes South

Par la Cottonwood Road jusqu'à Escalante

J27 (28/06) : CBS – Kodachrome Basin.

La butte aux coyotes porte bien son nom et cette nuit nous les avons entendus hurler à plusieurs reprises, mais la nuit a été excellente, de quoi nous réconcilier avec le camping !

Lever de très bonne heure (avant 5h), petit déjeuner et en avant pour une nouvelle exploration du site jusqu’à 7h.

Coyotes Buttes peu après le lever du soleil !

Nos ombres entre deux teepees !

A 7h nous levons le camp, ça tombe bien, en même temps que nos voisins de campement. A deux véhicules, c’est plus rassurant ! Mais très vite, on ne les voit plus dans notre rétroviseur : ils ont dû prendre le raccourci par Paw Hole !

Nous, on n’a pas osé alors on a sagement fait le grand tour par le sud. Sur le parking de Wire Pass, on les retrouve, ils nous ont devancés de quelques minutes. Finalement le raccourci fait gagner un peu de temps !

Avant de rejoindre la Cottonwood Road, un petit détour par Old Paria. Certes le décor de cinéma est parti en flammes, mais dans les badlands en arrière-plan on trouve toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Sur la Cottonwood Road (dont nous avions déjà parcouru une partie l’an passé), nous nous arrêtons au pied du trailhead vers Yellow Rock avec l’intention de faire cette randonnée, une fois notre pique-nique terminé. Mais la chaleur de midi a eu raison de nous et une nouvelle fois, nous renonçons au rocher jaune. Il faut bien en laisser pour la prochaine fois !

Alors nous continuons vers Cannonville sur cette route distillant quelques paysages hauts en couleurs !

Grosvenor Arch est notre étape suivante : très belle arche triple !

L’étape finale, c’est Kodachrome Basin SP, parc dans lequel nous envisageons de louer une petite cabine. Aucun problème, toutes sont libres et seule la nôtre sera occupée. Dire que nous craignions ne pas trouver de place un samedi !

En fin d’après-midi, bravant la chaleur, nous voulons voir à quoi ressemble ce petit state park. Il ne ressemble à aucun autre parc avec ses drôles de pitons rocheux qui ressemblent à des pains de pâte à modeler !

Formes érectiles, vestiges d’anciens geysers ! Sans commentaire !

Après cette première balade dans le parc, nous passons la soirée dans notre cabine dans un décor kodachrome !

J28 ( 29/06) : Kodachrome Basin SP – Escalante

Le début de la randonnée de ce matin n’est qu’à quelques pas de notre cabine. Un gros gain de temps et la possibilité de marcher tant qu’il ne fait pas encore trop chaud sont vraiment appréciables.

Pour avoir une vue d’ensemble du parc, nous enchaînons Panorama Trail + Big Geyser Trail (6miles, 3H30) pour une randonnée facile dans la partie ouest, la plus sauvage de Kodachrome.

Au retour, nous profitons encore un peu de notre cabine pour déjeuner au frais puis direction Willis Creek dont le trailhead se situe sur la Skutumpah Road.

C’est un slot canyon. Il y fait très bon bien qu’on soit en tout début d’après-midi, un mince filet d’eau y coule au fond .

Impression de fraicheur encore, grâce à ces jolies cascades !

Nous avançons dans les gorges jusqu’à la jonction avec Averett Canyon (3 miles A/R)

Au retour, des nuages annonciateurs d’orage commencent à se former au loin. Mais notre souci premier est de toute autre nature : nos provisions sont à sec, il faut absolument refaire le stock de nourriture. Je suis quasiment sûre qu’à Escalante nous ne trouverons pas d’épicerie ouverte le jour du seigneur, mais du côté de Bryce nous devrions avoir plus de chance.

Cap sur Bryce et stop à Tropic, puisque nous y trouvons toutes les commodités : petit supermarché, laverie juste à côté (et hop, la lessive aussi). Dommage le candy-shop est fermé !

Pendant ce temps, l’orage a progressé.

Alors si nous avons un moment pensé poursuivre jusqu’à Bryce Canyon, histoire de revoir le magnifique amphithéâtre sous les couleurs du soir, cela n’est plus d’actualité avec l’orage.

Nous rejoignons immédiatement Escalante et prenons une chambre au Prospector Inn, motel de base correct. Il n’a certes rien à voir avec le charme du B&B de Catherine l’année dernière, mais offre un avantage, celui de pouvoir partir très tôt le matin et, demain matin, le programme exige un départ matinal !

Pour le dîner, nous voulons vérifier que les pizzas sont toujours aussi bonnes chez Outfitters : elles le sont ! Et que dire du Brownie Sandwich : tout simplement divin !

Cottonwood Road

Neon Canyon : Golden Cathedral

J29 (30/06) : Escalante – Hole in the Rock Road – Escalante

Lever très, très tôt (5h). Départ 6h. Arrivée au parking d’Egypt Trailhead à 7H30. Objectif : Neon Canyon et Golden Cathedral (10 miles = 8, 5h prévues). L’hôtelière nous annonce des risques d’orages en milieu d’après-midi. Nous en tiendrons compte.

Deux itinéraires sont possibles pour cette randonnée : - Soit tracer directement à travers la mesa en direction de Neon Canyon. - Soit passer par Fence Canyon, une variante un peu plus longue mais plus scénique dixit « Photographing… »

Bien, on préfère voir du paysage, alors va pour Fence Canyon. Comme d’habitude, c’est de la descente pour commencer, d’abord sur du rocher puis du sable, mais elle se fait très progressivement, tout en douceur.

Le fond du canyon est en vue !

Tout se passe pour le mieux, rien à voir avec la difficulté de la randonnée d’Owl Creek. Mais nous n’avons encore aucune idée de l’enfer qui nous attend au fond !!!

En effet, dès que nous pénétrons dans la jungle du wash, une armée de taons s’abat sur nous !! Nous tentons de nous défendre comme des diables : nos chapeaux ne nous servent plus de couvre-chefs mais de tapettes à mouches ! C’est l’horreur et ça dure…….J’en pleurerai. Les Deer Fly, ou Horse Fly, ne nous lâchent pas !

Heureusement il y a plusieurs passages de rivière pendant lesquels nous avons quelques minutes de répit. De surcroît, l’eau est claire et bonne, j’y barboterai bien.

Enfin nous pénétrons dans Neon Canyon et les bestioles abandonnent la partie. Ouf, car je suis au bord de la crise de nerfs. Là nous profitons de la fraîcheur et surtout de l’extraordinaire couleur du Neon.

Un dernier effort et au bout de 3h30, nous y voilà, nous sommes aux pieds de la Cathédrale d’Or.

La pause tombe à pic pour nous sustenter un peu et nous remettre de nos émotions. C’est aussi le moment de réfléchir à un plan bis, car il est hors de question de retraverser cette zone infestée. On décide de prendre la variante pour le retour, c.à.d. au bout de Neon Canyon traverser l’Escalante River, monter sur la mesa et une fois arrivés sur le plateau, tout droit jusqu’au point de départ. Encore faut-il trouver la trace ?

Ce qui est dit est fait et par chance, Hervé trouve directement la trace (au milieu d’une végétation dense) une fois la rivière traversée. La montée sur la mesa se fait à vitesse grand V (malgré le sable mou et la chaleur), car quelques taons nous poursuivent malgré tout, heureusement très peu de temps.

En prime, voilà les nuages qui comme prévus commencent à se rapprocher. Il ne faut pas s’attarder. A 14h30 nous sommes de retour à la voiture après avoir tracé à travers le plateau et finalement cette variante nous a fait gagner une heure. Merci au GPS.

Neon Canyon et Golden Cathedral sont deux endroits magiques qui méritent largement qu’on souffre un peu pour les atteindre ! Cette randonnée fera partie des musts de notre séjour.

Pas d’autres balades pour aujourd’hui : le temps se couvre, l’orage gronde mais donne à peine quelques gouttes de pluie.

En soirée, nous nous rendons à une autre adresse déjà expérimentée l’an passé : Cow Boy Blues Restaurant puis passons notre deuxième nuit au Prospector.

Golden Cathedral

En passant par la Scenic Road 12

J30 ( 01/07) : Escalante – Boulder

Aujourd’hui une toute petite étape nous attend : Escalante – Boulder. Mais depuis deux jours des orages se développent à partir du début d’après-midi, alors une balade de matinée suffira : c’est la randonnée vers Escalante Natural Bridge. Après, on rompt avec le programme, car on a envie de se mettre au frais. Une idée : prendre la Hells Backbone Road à Boulder !

Mais d’abord direction le pont au-dessus de l’Escalante sur la très belle route 12, où chaque virage dévoile un nouveau point de vue. C’est là que démarre le sentier vers l’autre pont, naturel celui-là.

Après l’expérience « deer flies », le pantalon long est de rigueur cette fois-ci.

L’idéal serait de porter des chaussures d’eau. Nous n’en avons pas alors ce sera corvée déchaussage et re-chaussage et ce, 5 fois à l’aller et autant au retour ! De quoi faire râler Hervé !

Au bout de 2 miles, la « Natural Bridge » se dresse devant nous !

Il est bientôt midi et l’aire de pique-nique de Calf Creek n’est pas loin : c’est le lieu idéal pour manger au frais. Comme les jours précédents, la chaleur est au rendez-vous et le ciel devient plus orageux.

Sur la route 12 !

Avec de telles températures s’éloigner un peu du désert et rejoindre les Boulder Mountains devrait être une bonne option. La Hell’s Backbone Road nous amène jusqu’à 2700m : vive la fraîcheur, quelques gouttes de pluie, des bouleaux, des lupins…C’est bon !

Ensuite nous continuons jusqu’à la Hell’s Backbone Bridge qui surplombe Box Death Hollow. Vues époustouflantes sur le canyon !

Au retour un ranch retient notre attention, le Boulder Mountain Ranch (à ne pas confondre avec le Lodge du même nom). C’est ici que nous choisissons de passer la nuit : par chance une chambre est disponible, « a bunk room » mais elle fait très bien l’affaire (l’Indépendance Day approche) !

Une petite balade s’improvise, vers des cascades sur le domaine du ranch.

Nous sommes si bien que nous n’avons pas envie de bouger pour aller dîner. Nos hôtes nous proposent de nous confectionner des buritos maison avec des produits bio. Correct mais un peu cher pour ce que c’est. Pas de dessert ni même de fruit. Manger en ville aurait été un meilleur choix.

Dernière promenade dans la propriété au coucher du soleil ! Nous apprécions la fraîcheur du soir à 2000m d’altitude…..et les couleurs du ciel.

J31(02/07) : Boulder – Torrey

Pas moyen de « décoller » de bonne heure ce matin : nous nous attardons un peu sur la terrasse du ranch à la fraîche. Enfin, tout est relatif nous partons à 9h ce qui n’est finalement pas si tard !

Il y a tout de même plus d’une heure de route par le Burr Trail jusqu’à la bifurcation vers Strike Valley. Nous nous engageons sur le début de la piste mais stop ! elle est vraiment très mauvaise après le premier parking et suit un wash particulièrement boueux après les orages d’hier soir ! Nous jouons la carte de la prudence et préférons faire marche arrière jusqu’au parking. Bon, avec ça la randonnée de Upper Muley Twist Canyon est compromise car impossible d’enchaîner 3 miles de piste + 5 miles de sentier, le tout multiplié par deux, soit 16 miles, vu l’heure (10H30).

Alors, très modestement, nous nous contentons des 6 miles/ 2h 30 A/R (tout de même) pour contempler la vue au Strike Valley Overlook.

Nous suivons la fameuse piste, partagés entre le regret de n’avoir pas continué en voiture et la raison qui nous a fait rester prudents.

Du bord du chemin, vue sur deux arches.

Encore une troisième arche ? Oui, C’est Peek-a-boo Arch !

Après 2, 4 miles de piste, il reste à gravir la colline pour avoir LA vue sur le Waterpocket Fold, Strike Valley, la Notom Bullfrog Road et les Henry Mountains.

La fin de la randonnée sonne déjà l’heure du pique-nique. Reste à trouver une aire sympa. La carte nous en indique une tout juste avant les lacets du Burr Trail. C’est parfait : il reste à tirer la table à l’ombre et c’est avec une vue 4* que nous mangeons notre salade composée.

Les lacets du Burr Trail se négocient sans problème et nous voilà sur la Notom Bullfrog Road en direction de Torrey.

Une route au moins aussi belle que la Cottonwood Road !

Arrivés sur la Hwy24, je propose de jeter un coup d’œil au gué sur la Fremont. C’est là que devrait se terminer après demain notre périple à Cathedral Valley. Le panneau « River Ford » nous indique que c’est bien là….Hervé s’engage sur le chemin d’accès. Bouh, c’est humide… ! Après quelques glissades incontrôlables, je le supplie d’évacuer la première à droite pour nous sortir de là…Ouf, nous retrouvons la route principale, sans avoir été jusqu’à la rivière et très sceptiques quant à la possibilité d’emprunter cet itinéraire dans 2 jours. A suivre…

Dans l’immédiat nous poursuivons jusqu’à Torrey dans un but bien précis : randonner, me diriez-vous ? Eh bien, non, pour aller déguster des chocolats chez Cafe & Candy à Torrey (adresse déjà expérimentée l’an passé). On en rêve depuis des jours. Quelles douceurs !

Après cette pause gourmandise, il faut aller à la recherche d’une chambre. Austin’s Chuck Wagon Inn nous avait donné toute satisfaction en 2007, alors une possibilité chez eux serait top ! En cette veille de week-end férié, l’hôtelière nous propose soit une suite-famille soit la petite chambre derrière l’épicerie, sans climatisation ! La suite, non, et la chambre, faut voir ! Aussitôt vue, aussitôt prise : il fait très bon dans cette chambre (d’ailleurs dans toute la propriété en raison de la présence de grands arbres et de l’altitude, 2085m) et le prix très doux en fait une excellente affaire.

Après-midi piscine, dîner chez Capitol Reef Inn (toujours aussi bon)….ce sont les vacances, quoi !

Nottom Bullfrog Road

Cathedral Valley

J32 (03/07) : Torrey – Cathedral Valley via Loa et Fishlake

Qui l’eût cru ! Ce matin à Torrey il faut « déterrer » les polaires enfouis au fond de la valise pour prendre notre petit déjeuner sur la table installée devant notre chambre. Il ne fait pas plus de 10°, mais cela se réchauffera vite.

Aujourd’hui nous avons prévu : - Randonnée à Hickman Bridge dans Capitol Reef - Si possible Cathedral Valley avec nuit sur place.

Alors le plein de courses et d’eau (chez Austin’s y a tout ce qu’il faut) et en route vers Capitol Reef NP. D’abord l’arrêt « règlementaire » au Visitor Center pour un avis sur Cathedral Valley. Nous exposons notre projet :

- Rejoindre la vallée des Cathédrales non par l’un des 2 accès sur la 24, mais par Loa avec un détour dans la région de Fishlake (brièvement traversée en 2007) pour profiter de la fraîcheur de ces sites avant le désert.

Le ranger trouve notre projet très intéressant et ne tarit pas de renseignements. Nous ressortons avec dessin à main levée du meilleur itinéraire et plan pré-imprimé du passage à gué de la Frémont River. Il nous confirme les bonnes conditions météo : au moins 3 jours de beau temps devant nous ! Alors c’est le moment ou jamais !

Dans l’immédiat nous prenons le sentier vers Hickman Natural Bridge (2, 8miles-3hA/R)

Avant d’y arriver une autre bridge très mignonne : Nels Johnson Bridge

Voilà le pont naturel en question qui ressemble beaucoup à ceux de Natural Bridges NM !

Au retour nous jouissons d’une belle vue sur deux « highlights » du parc.

Capitol Dome, avec en avant-plan les fameux "boulders".

Pectol Pyramid !

L’arrêt de la mi-journée se fait dans l’oasis de Fruita, sur une belle pelouse peuplée de daims pour un repas tiré du sac !

Une nouvelle visite chez Cafe & Candy (on devient accros !) et c’est parti vers Cathedral Valley via Loa et la Fishlake National Forest !

Quelques pas autour du lac (Fishlake), bordé d’une belle forêt de bouleaux ! Qu’il fait bon !

Puis une petite pause devant le Johnson Lake, un peu trop fréquenté en cette veille de jour férié, alors nous fuyons sur les hauteurs au lieu-dit « Ridley Springs » pour une randonnée jusqu’à Pole Canyon (8kms A/R) sur un bout du Great Western Trail

Ici la tranquillité est assurée dans un paysage très vert !

C’est déjà la fin de l’après-midi et le moment de rejoindre la vallée des cathédrales par la Thousand Lake Mountain Road. Bien qu’étant en territoire connu (sommes passés par là en 2007), nous ne reconnaissons pas l’endroit où nous avons failli nous enliser ! A cette saison la piste est bien sèche, un peu rugueuse tout de même !

Destination atteinte : nous plantons la tente dans le camping de Cathedral Valley où il n’y a pas un chat ! Dans les toilettes, il ya bien un avertissement sur la présence possible d’un couguar, mais comme cette affiche date de deux ans (n’est-ce-pas Marie ?), cela ne nous alarme pas plus que ça !

Un coup d’œil sur la vallée. Les cathédrales sont majestueuses !

Puis un petit tour au pied des monolithes !

Profitons des couleurs chaudes de la soirée !

Retour au campement : après le dîner, assis sur une pierre au bord de la falaise, nous dissertons sur notre solitude et notre chance d’être dans ce décor unique tout en regardant le soleil se coucher.

Une petite flambée de pommes de pin (ramassage de bois interdit)….pas pour se réchauffer (la température est très agréable) mais pour l’ambiance….Et de l’ambiance il ne va pas tarder à y en avoir !!!

Une « visite » d’abord : celle d’un drôle de petit rongeur bondissant. Hervé brandit l’appareil-photo et moi, la lampe-torche. Mais tout à son excitation, le photographe oublie d’ôter le capuchon de l’appareil et s’énerve de ne pas arriver à déclencher. L’animal se sauve sous la voiture et nous ne le reverrons plus. Donc pas d’image de ce que notre documentation ultérieure révélera être un rat-kangourou ! Si vous voulez voir à quoi il ressemble, voilà un lien vers ce rongeur.

La nuit est maintenant tombée et voilà qu’on entend…. cela

D’abord à distance puis plus rapprochés, les rugissements finissent par se produire certainement à moins d’une centaine de mètres.

Nous bondissons dans la voiture et réfléchissons à la conduite à adopter. Convaincus que nous ne dormirions pas tranquilles dans la tente, nous décidons d’y faire « dormir » nos bagages pendant que nous, nous resterions à l’abri dans le 4X4. En deux temps trois mouvements, les valises sont transférées et les couchages installés dans le véhicule. Nous pouvons maintenant dormir sur nos deux oreilles. Le ou les couguars de l’affiche ne sont donc pas une légende !

J33 (04/07) : Cathedral Valley – Hanksville

J’ai passé une bonne nuit dans la voiture, Hervé pas vraiment car il n’a pas pu s’étendre suffisamment ! Réveillés par les premières lueurs du jour, nous prêtons l’oreille. Non seulement on entend le puma pousser son cri au loin, mais on a nettement l’impression qu’un autre lui répond : peut-être un couple ?

Comme il fait jour, nous craignons moins son apparition mais restons malgré tout vigilants tout en petit déjeunant puis en repliant nos affaires.

N’ayant pas véritablement envie de nous attarder ici, nous sommes sur le départ avant 7h.

Une fois dans la voiture, si le lion des montagnes voulait bien se montrer pour un petit cliché, ce serait vraiment sympa. Mais pas de chance, il restera caché !

Notre plan pour la matinée consiste à rejoindre la Hwy24 par Hartnett Road (Caineville Wash Road avait été empruntée en 2007) pour un passage du gué en fin de matinée.

Ça roule ! Mais avec de nombreux stops pour voir les différents points de vue et attractions le long de cette piste.

- Upper Cathedral Valley Overlook

- Upper South Desert Overlook

- Vue sur Temple of the Sun et Temple of the Moon depuis un col qu’on atteint après 2 miles de marche A/R.

- Lower South Desert Overlook

- Bentonite Hills

- Vestige d'un passé révolu !

Les 28 miles de piste nous amènent à la Hwy24 comme prévu vers 11H. La Fremont River est devant nous, il faut la passer. Je serre un peu les fesses, mais ça passe les doigts dans le nez et nous prenons la direction d’Hanksville (glissades évitées !).

Trois quarts d’heure plus tard nous nous attablons au Red Rock Restaurant (ça change du pique-nique quotidien). Nous avons une bonne idée car ce soir, il sera fermé pour cause d’Independance Day. Bonnes grillades et glaces.

La chaleur suffocante à Hanksville invite au repos en arrivant au Whispering Sand, motel de base avec frigo et micro-ondes pour un prix très sage ! Même un week-end férié ici ce n’est pas la foule !

Quand nous sortons en fin d’après-midi la chaleur est toujours torride ! Plutôt que d’aller visiter Little Egypt, pourquoi ne pas aller jusqu’aux Henry Mountains, destination probablement plus fraîche.

La décision est prise. Mais nous n’arriverons jamais au pied des dites montagnes, car au bout de quelques miles le voyant lumineux de la pression des pneus clignote : un pneu crevé !

Il faut alors trouver la « tige » qui permet de faire descendre la roue de secours, le crique.. . tout cela bien caché et pas tout au même endroit. Cela nous vaut quelques suées et quelques mots de travers ! Mais pas le choix, il faut y arriver. Un seul véhicule nous croise et sa conductrice ne daigne même pas nous jeter un coup d’œil. Finalement c’est fait …mais adieu doux climat des Henry Mountains. Il ne reste plus qu’à retourner à Hanksville pour réparer. N’oublions pas que nous sommes le 4 juillet.

Et bien même un jour férié, nous avons trouvé une station-service où le patron nous a fait la réparation illico ! Pour à peine 26$ !

Soirée dans la chambre : internet, visionnage des photos, et plateau -télé….pépère, quoi !

Cathedral Valley

De Green River à Park City

J34(05/07) : Hanksville – Green River.

Malgré notre crevaison, une nouvelle piste est à l’ordre du jour, celle amenant dans la partie excentrée de Canyonlands, Horseshoe Canyon pour une randonnée qui allie nature et culture, en direction de la Great Gallery et trois autres sites de pétroglyphes.

Le départ est matinal en raison du trajet : 30 miles dont 19 sur de la piste ! Et si on ne veut pas randonner sous le cagnard….Mais le ciel est couvert ce matin, alors… ?

Bon, rendons nous sur place, nous aviserons après. Nous traversons ces paysages de dunes sous de gros nuages !

A 8h30, nous y sommes mais il nous faudra une heure pour nous décider ! Que faire ? Quelques gouttes de pluie, des coups de vents, toujours des nuages, les nombreux avertissements sur les dangers et les désagréments du canyon (flash flood, éclairs, taons…), sur les difficultés de la randonnée (chaleur, dénivelé, déshydratation) n’aident pas à prendre une décision.

Après avoir tourné en rond, nous décidons finalement d’y aller mais de rebrousser chemin au moindre petit changement de temps et en ayant bien pris soin de mettre un pantalon (présence de taons indiquée !). Durée prévue dans la documentation du parc : 6, 5 miles/ 3 à 8h / dénivelé 250m.

Le temps imprévisible nous fait accélérer la cadence : on ne court pas, mais presque, dans la descente et aussi dans le fond du canyon. De toute façon, la présence de moustiques et moucherons ne nous engagent guère à flâner !

Les pétroglyphes sont superbes !

Ici Alcove Springs Gallery

Là dans Great Gallery

Nous faisons une courte pause près de la dernière galerie pour nous restaurer un peu puis reprenons aussitôt le chemin du retour tant que le temps se maintient.

Finalement ce temps couvert aura été un atout, car nous n’avons pas eu à souffrir de la chaleur, notamment à la montée finale. A 13h, nous sommes de retour au parking nettement en avance par rapport à nos prévisions.

Un peu de pluie et surtout un ciel désespérément gris nous incite à zapper Goblin Valley et à rejoindre immédiatement notre prochaine destination, Green River (la ville).

Au Comfort Inn nous restons dans notre chambre tout l’après-midi puis nous décidons tout de même d’aller voir Crystal Geyser en soirée sous un ciel d’orage

Détails…

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le photographe n’est pas tout seul. Il y a foule près du geyser (qui doit être en fin d’éruption car l’eau ruisselle encore sur les concrétions calcaires) : rafteurs, campeurs, pique-niqueurs, promeneurs, baigneurs….

Retour à Green River pour un dîner au Tamarisk Restaurant attablés derrière de grandes baies vitrées qui donnent sur le fleuve du même nom, sympa pour le coucher du soleil. Cuisine correcte.

J35 (06/07) : Green River – Park City

Nous voici à trois jours de la fin de notre voyage ! Suite aux différentes modifications faites en cours de route, nous bénéficions toujours de deux jours d’avance alors nous choisissons de les passer dans les montagnes de Salt Lake City . La station de sports d’hiver ayant accueilli des épreuves des Jeux Olympiques de 2002, Park City, est retenue. Altitude 2070m : hum, il doit y faire très bon !

Alors ce matin, le désert, c’est fini ! En route pour la montagne !

Green River…Price….Provo….la route est très belle et la ville de Provo surprenante avec ses belles maisons bourgeoises….Heber City où nous prenons le meilleur expresso de tout le Southwest (la patronne est flattée !)….et arrivée à Park City en tout début d’après-midi.

J’avais repéré sur internet un studio très mignon mais en arrivant sur place, la résidence est complète. Où trouver ? A l’accueil, le gars nous dit « Peut-être au Marr… ? » Sans vraiment comprendre la fin de sa réponse, nous faisons le tour du pâté de maisons espérant trouver un hébergement dans la résidence voisine. Au moment de pénétrer dans la dite résidence, je m’aperçois que nous sommes au Marriott Hotel. Bah, demandons tout de même les prix !

Finalement, l’hôtel n’est pas plus cher que celui que nous avions pris à Gardiner, Grand Teton ou Flaming Gorge….alors un petit plaisir pour la fin du voyage n’est pas de refus.

Nous nous installons pour les trois dernières nuits au Marriott Hotel. Ah, ça change des motels de base !

Une petit tour au Visitor Center, histoire de nous documenter sur la station… et puisque ce dernier se trouve à proximité des fameux outlets de Park City, nous nous octroyons une après-midi shopping.

Ici, aux Tanger Outlets, 50 magasins d’usine (Levi’s, Nike, Reebok, Gap, Calvin Klein, Ralph Lauren..) permettent de renouveler sa garde-robe à moindres frais. Oh, on n’a pas fait de folies…. juste renouvelé nos shorts usés jusqu’à la trame sur le slickrock du Southwest plus quelques tee-shirts et polos pour nous et pour nos enfants (gare au surpoids des valises ! ).

Tout l’après-midi y passe …et c’est presque aussi fatigant qu’une randonnée…alors quelques brasses dans la piscine du Marriott sont bienvenues.

Pour le dîner, tout juste deux étages à descendre ! Ce soir, on essaie le restaurant de l’hôtel (Park City Grill) qui nous offre une remise le premier soir (autant en profiter !). Les crevettes sautées sont excellentes avec un bon verre de Cabernet blanc californien !

Pétroglyphes de Great Gallery

Park City et environs J36 (07/07) : Park City

Aujourd’hui allons voir de plus près à quoi ressemblent les montagnes de Park City !

Nous nous rendons jusqu’à Silver Lake Village en voiture. Au Visitor Center, on nous avait indiqué qu’à partir de là nous pouvions prendre un télésiège jusqu’au sommet puis redescendre à pied.

Mais franchement il y a à peine 250 m de dénivelé, une bagatelle après tout ce qu’on a fait depuis 5 semaines…alors la montée à pied s’impose. Aller par Silver Lake Trail (2 miles), retour par Ontario Trail (2, 5 miles).

Le chemin croise à plusieurs reprises des télésièges.

Vue plongeante sur Jordanelle Reservoir dans la vallée.

Encore des névés présents près du chemin et pas plus de 10° à l’ombre (à l’arrêt, polaire bienvenue) mais chaud au soleil !

Le sentier traverse des bosquets de bouleaux !

L’après-midi se finit à la piscine de l’hôtel : après quelques longueurs, un peu de lecture sur les transats…tranquilles !

Ce soir, nous rejoignons le centre ville de Park City. Nous déambulons dans Main Street, très animée, afin de choisir un restaurant. Un trottoir puis l’autre….Il y a de nombreux restaurants, plutôt chers dans l’ensemble, à l’image de cette station assez huppée !

Notre choix se porte sur Zoom, un restaurant appartenant à l’acteur Robert Redford (ça, nous l’apprenons sur place ). D’abord attablés à l’extérieur, nous migrons vite vers l’intérieur car avec la nuit qui tombe, les températures se rafraîchissent sérieusement ! On est à la montagne ici !

« Roasted Half Chicken with an Orange-Sesame Glaze, Jasmine Rice and Ponzou Stir » pour moi et pour Hervé…. « Herb and Asiàgo Crusted Alaskan Halibut with a Red Pepper Vinaigrette, Seared Spinach and Grilled Asparagus » De quoi vous mettre l’eau à la bouche !

En sortant, on prend une petite glace chez Chocolate Factory. Oui, vous l’avez compris, nous sommes très gourmands !

J37 (08/07) : Park City – Mirror Lake Road – Park City.

C’est notre dernière journée complète ! A cette occasion nous décidons de parcourir une Scenic Byway, la Mirror Lake Road qui relie Kamas (UT) à Evanston (WY). Nous n’irons pas jusqu’au bout mais jusqu'au Mirror Lake, ce qui fait environ 50 miles l’aller.

La route grimpe doucement dans les Uintas Mountains. Qui voudrait camper sur cette route aurait l’embarras du choix, on trouve ici une multitude de campings !

Notre premier arrêt se fait aux Provo River Falls, de jolies cascades encadrées d’une très belle forêt de conifères.

La route au col de Bald Mountain passe à plus de 3500m, puis plonge vers le Mirror Lake, pas si miroir que cela malgré tout !

Nous mettons 6$ dans un enveloppe car on est ici dans une Recreation Area dès qu’on s’arrête ! L’aire de pique-nique est sympathique mais infestée de moustiques, nous finissons notre sandwich dans la voiture.

On risque tout de même le tour du lac après manger, mais on est quitte pour quelques piqûres. Familles et pêcheurs fréquentent les abords en grand nombre, ce qui fait que l’on ne s’attarde pas davantage, préférant poursuivre en voiture jusqu’au parking vers Ruth Lake.

Un sentier (1, 5 miles A/R) mène jusqu’à ce lac, beaucoup moins fréquenté et plus sauvage que le précédent.

De retour à l’hôtel en milieu d’après-midi, il est temps de préparer les valises. Pour le dîner nous liquidons notre ravitaillement….Demain c’est le grand retour !

Mirror Lake

La fin du voyage

J38 (09/07) : Park City – Salt Lake City – Paris

Ce matin il faut rejoindre Salt Lake City et pour en profiter jusqu’au bout nous quittons l’hôtel à 8H.

Nous voilà avant 9h dans le centre de la Capitale des Mormons.

Une petite visite de Temple Square s’impose ! Nous déclinons la visite guidée et préférons tout juste jeter un rapide coup d’œil aux différents bâtiments.

Impressionnants, d’ailleurs !!!

Salt Lake Temple

En une demi-heure, c’est fait ! Puis direction Museum of Fine Arts dans le Campus Universitaire.

C’est l’exposition temporaire « Monet to Picasso » qui a motivé notre visite. En attendant qu’elle ouvre, nous parcourons rapidement le premier étage et ses salles permanentes.

Une pièce du musée !

Puis nous passons le reste de la matinée à admirer les tableaux des peintres européens les plus célèbres : Renoir, Degas, Monet, Van Gogh, Dali, Picasso, Matisse et encore d’autres.

Les photos sont interdites, mais voici un lien vers les « highlights » de l’exposition.

Après cette parenthèse culturelle, revenons à des considérations plus matérielles : il est midi, où aller manger ? Nous nous rapprochons de Main Street et après avoir consulté notre guide, nous retenons « Lamb’s Grill Cafe », l’un des plus vieux restaurant d’Utah. Malgré son nom, il ne propose pas que de l’agneau mais une cuisine américaine variée. D’ailleurs je choisis du poisson et Hervé une bonne grillade.

Pour l’expresso il faut aller au Starbucks voisin et sur la place se produit un orchestre country. Dommage que l’on ne puisse pas s’attarder. Non, décidément, c’est l’heure, il est bientôt 14H….début de l’enregistrement.

Un dernier hoodoo qui trône en plein cœur de Salt Lake City !!!

A l’aéroport, après avoir rendu la voiture, nous nous présentons au comptoir d’enregistrement. L’employé après avoir ouvert mon passeport, me montre son badge : il porte le même patronyme que moi. Ravi, il me fait le check-in dans la langue de Goethe (manifestement sa langue maternelle !) et du même coup, ferme les yeux sur les 25 kg (au lieu des 23 règlementaires) que pèse une de nos valises !

Passage des contrôles, attente….l’avion décolle à 17h !

J39 (10/07) : Paris – retour maison.

11H15 : l’avion se pose à Paris-Roissy. Il faut maintenant affronter le RER avec tous nos bagages…pas une mince affaire, quand il faut passer les tourniquets avec sur le dos une tente 2 secondes (une tortue Ninja dans le métro) ! Une dizaine de stations et nous voilà à destination.

Les meilleures choses ont une fin alors....

It's really .............. the End !

Hoodoo en plein coeur de Salt Lake City

Le mot de la fin

Un voyage exceptionnel !

Plus de 7000 kms parcourus en voiture dont pas mal sur des pistes mais surtout, beaucoup, beaucoup de kms parcourus à pied !

Le fait de n’avoir réservé aucun hébergement d’avance nous a donné une grande liberté et nous a permis d’adapter le programme à la météo, surtout au début à Yellowstone où le temps était capricieux ! Cela était d’autant plus facile que nous étions en juin.

Autres avantages du mois de juin :

- Une fréquentation touristique modérée, essentiellement des Américains, quelques Européens, très peu de Français !

- Un temps sec (à partir de Moab), ce qui nous a permis de mieux pouvoir gérer les excursions sur les pistes et les sentiers de randonnée. Moins de risques de flash-flood et d’orages. Un circuit tel que le nôtre est difficile à tenir en août où les orages sont quotidiens.

- Des journées longues !

- Une flore très riche dans les déserts (non visible l'été)

Inconvénient :

- La présence +++ de moustiques et dans le fond de certains canyons de taons : prévoir pantalons et répulsifs.

Nos coups de cœur !

On a tout aimé ….le classement est difficile..

Disons que, malgré quelques aventures, ce sont des lieux où l’on a campé (car immergés dans le wilderness) dont nous gardons les souvenirs les plus forts : Dinosaur, Canyonlands, CBS, Cathedral Valley.

Sinon beaucoup d’autres sites nous ont permis des randonnées remarquables, voire exceptionnelles : ruines indiennes de Mule Canyon, Road Canyon et Moon House… Golden Cathedral…les pétroglyphes de Cedar Mesa et Horseshoe Canyon…. Arches….Natural Bridges.. Colorado NM…des lieux où nous étions toujours seuls ou presque !

Appréciant particulièrement les grands espaces vierges et la solitude qui les accompagnent, nous avons été comblés par le sud ouest américain.

Nous avons apprécié Yellowstone davantage pour sa faune que pour ses phénomènes volcaniques, mais le temps ne s’y prêtait pas.

Ce sont les endroits en général mythiques ou classiques (comme Monument Valley par exemple ) pour lesquels nous avons été le moins enthousiastes.

Bibliographie

- « Photographing the Southwest » volumes Utah et Arizona (Laurent Martres), guides auxquels Philippe (Sedonax) a beaucoup contribué.

- « Yellowtone & Grand Teton NP /Must-do hikes for everyone » (Andrew Dean Nystrom) pour la description de randonnées dans ces 2 parcs.

Routard et Lonely Planet Ouest Américain (ont seulement servis pour trouver hôtels et/ou restaurants)

Le site www.ouestusa.fr de Thierry (Wavemaster) et Philippe (Sedonax) déjà cité en introduction : incontournable pour la description de beaucoup de sites et de randonnées.

- Le site de photos de Philippe (Sedonax) www.phschuler.com.....pour vous donner envie !

Pour compléter la documentation précédente, quelques sites internet qui m'ont été particulièrement utiles pour la préparation de certaines randonnées :

- Fort Bottom J12 www.utahtrails.com/FortBottom.html - Moses & Zeus J12 www.utahtrails.com/Moses.html - Tower Arch J14 climb-utah.com/Moab/tower.htm - Confluence Overlook J16www.utahtrails.com/Confluence.html - Mule Canyon J18 climb-utah.com/CM/mule.htm - Owl Creek to Nevilles Arch J19 www.localhikes.com/...s/Owl_Creek_0000.asp - Golden Cathedral J29 www.dankat.com/swhikes/maps/neoncn.htm

Début 2009, le virus de l'Ouest Américain nous a repris et nous sommes allés découvrir l'Arizona et le Nouveau-Mexique au printemps. C'est ici.



La Polynésie en famille du 18 octobre au 4 novembre 2016 - 2 adultes et 3 enfants English translation pending
by Tytylulu97 · 2016-09-13 · 12 replies
Bonjour,

Après des années à rêver de voyage en Polynésie, nous sommes passés du statut de rêve au statut de billets réservés :)

Je me présente, je m'appelle Damien et j'organise un voyage en famille en Polynésie.

Nous sommes donc deux adultes et trois enfants de 08 ans, 05 ans et 04 mois.

Voici le planning de notre périple et les activités que j'ai trouvé pour que les enfants et nous même en prenions plein les yeux.

Je précise que nous ne séjournerons pas dans des hotels luxueux dans un soucis économique et surtout parce que nous sommes cinq et que les bungalows sur pilotis ne sont pas prévus pour les familles nombreuses...

18 octobre : Départ de Paris

19 oct : Arrivée à Papeete (je zappe le transit à Los Angeles)

Logement : chez des amis tahitiens

20 oct : Papeete Je pense qu'on sera en mode zombis donc rien de prévu à part du repos pour se remettre du "jetlag"

21 oct : Moorea

Trajet en bateau Logement: Dans une pension non définie encore, nos amis polynésiens prospectent encore. Activité : Repas spectacle au Tiki Village en soirée

22 oct : Moorea

Activités prévues : A 11h00 nous retournons au Tiki Village afin de faire un mariage traditionnel, c'est une surprise, ma femme ne le sait pas, elle le découvrira sur place :)

23 oct : Moorea

Activités : Lagoonarium sûrement. Si possible avec bébé, aller au point de vue Toatea Lookout pour faire une belle photo 24 oct : Retour à Papeete

Visite des lieux suivants à répartir sur les deux jours Jardin de Paofai Club des pirogues Site de surf de Teahupoo (si possible) cathédrale de l'immaculée conception Soirées aux roulottes Marché couvert Maraé de Arahurahu 25 oct : Papeete 26 oct : Papeete Première séance de tatouage pour moi (le tracé seulement), le tatoueur s'appelle Lucien PITO, c'est un super artiste qui prend pas cher (vous pouvez le trouver sur facebook) Tatoo de l'épaule jusqu'au coude pour 400 euros

27 oct : Vol pour Raiatea

Logement : Pension non définie pour le moment Activités : non plus

28 oct : Raiatea

29 oct : Tahaa

Logement : Pension ATGER Activités : Visite d'une ferme perlière - J'aimerai bien apprendre à mes enfants à pêcher

30 oct : Tahaa

31 oct : Bora Bora (vol de Raiatea à Bora)

Logement : Sunset Hill Lodge Planning non défini mais surement un tour à la superette et balade à pied sur Matira Beach

1er nov : Bora Bora

Location d'un pontoon (bateau sans permis) pour faire une ballade dans le lagon toute la matinée Après-midi non défini

2 nov : Bora Bora

Journée à définir Retour à Papeete dans la soirée

3 nov : Papeete

Remplissage du taouage pour moi Madame fera surement les derniers achats de souvenirs en prévision du retour le lendemain

4 nov : Retour en métropole

:( Donc voilà un peu le topo, vous aurez compris que les activités seront organisées au feeling, une fois sur place.

Si vous avez des idées d'activités sympas et ludiques à faire avec des enfants de 8 et 5 ans, je suis preneur.

:)
Mai 2016 en Polynésie English translation pending
by Grenadine01 · 2016-02-02 · 19 replies
Bonjour

Mon ami et moi partons en mai prochain 1 mois en PF.

Nous avons déjà réservé le vol et 3 nuits à Tahiti.

Nous aimerions ensuite faire un tour style Tahiti - Moorea- Raiata - Maupiti - Bora Bora - Tikehau - Ranjiora - Fakarava (év. un crochet à Tahaa

J'ai lu que la région de Tikehau-Ranjiora était bien pour la plongée ?

Il existe un pass multi iles avec air Tahiti mais cela nous convient moyennement, c'est faisable de faire un programme mais parfois les jours de vols coincent avec notre programme de base.

Avant d'aller plus loin, si quelqu'un pourrait me dire s'il existe des autres petites compagnies privées qui font des vols internes (tout dépend des tarifs)

Dans l'idéal nous aimerions ne rien réserver et regarder sur place pour faire d'iles en iles soit en bâteau soit en avion, dépend aussi des distances entre les iles, mais je ne sais pas si cela sera possible et également la même chose de réserver de chambre d'hôtes en chambre d'hôtes ? je ne sais pas si sur places dans les hôtels ou chambre d'hôtes, on peut nous organiser ou nous orienter pour des vols avec petits avions et bâteau ? ou devons nous vraiment faire un pass multi iles ?

Merci pour vos retours

Grenadine
Budget restauration pour quinze jours en Polynésie-Française English translation pending
by Andjul · 2013-04-01 · 4 replies
Bonjour à tous,

Nous partons 15 jours en polynésie en mai et nous aimerions savoir quel budget prévoir pour la restauration. Moorea petit déj, donc repas midi et soir 3 jours, Tahaa 3 j juste un repas/ jours puisque demi pension, Bora-Bora 3 jours demi pension donc 1 repas/ jours, Tikehau 3 jours demi pension donc 1 repas/ jours. Tahiti 2 jours repas midi et soir. Quel est le prix moyen d'un repas dans un restaurant? . Quel prix pour un snack? Merci pour vos réponse.
Recherche pension à Rangiroa du 30 décembre au 5 janvier (Polynésie Française) English translation pending
by Shaiia · 2012-05-03 · 8 replies
Bonjour,

Je serais en Polynésie sur Rangiroa entre Noel et le jour de l'an. J'ai déjà contacté 2 pensions qui me répondent qu'elles seront fermées durant cette période. Du coup je crains de devoir me rabattre sur un banal hotel. Quelqu'un connaitrait des pensions ouvertes durant cette periode ? Je serais à Maupiti du 26 décembre au 29, Huahine du 29 au 30 et Rangiroa du 30 au 5 janvier.

Merci beaucoup

Amicalement

Shaiia
Faire du camping en Polynésie-Française? English translation pending
by Noedavid · 2009-04-05 · 8 replies
Bonjour à tous,

Nous preparons notre tour du monde, et pensions faire un stop en polynesie française. Les prix semblent incroyablement élevés. logementnourriture.....

Nous voyagerons à l économie, sac à dos.

Est il possible de faire du camping en polynesie, si oui à quel prix, est il possible de profiter de la culture polynesienne sans se ruiner?

Merci de vos réponses

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