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Tour de l'Europe (été 2009): logements à bas prix? English translation pending
Bonjour,
Pour "fêter" l'obtention de mon diplôme 1er cycle universitaire en histoire, je compte bien partir au début du mois de mai pour faire le tour de l'Europe. J'aimerais avoir des conseils pour les meilleures places à visiter (j'ai déjà visiter Paris et le sud de l'Écosse), des conseils sur des logements à bas prix. Je compte sûrement m'obtenir un visa voyage pour une durée d'un an, pour éviter les problèmes.
Je parle français et je me débrouille passablement bien en anglais. Est-ce qu'il serait utile de maitriser une autre langue (espagnol?, allemand?) avant de partir?
Merci à l'avance pour vos conseils! Stéphanie
Pour "fêter" l'obtention de mon diplôme 1er cycle universitaire en histoire, je compte bien partir au début du mois de mai pour faire le tour de l'Europe. J'aimerais avoir des conseils pour les meilleures places à visiter (j'ai déjà visiter Paris et le sud de l'Écosse), des conseils sur des logements à bas prix. Je compte sûrement m'obtenir un visa voyage pour une durée d'un an, pour éviter les problèmes.
Je parle français et je me débrouille passablement bien en anglais. Est-ce qu'il serait utile de maitriser une autre langue (espagnol?, allemand?) avant de partir?
Merci à l'avance pour vos conseils! Stéphanie
Choisir un voyage en Finlande ou en Norvège? English translation pending
Bonjour,
j'aimerais avoir un avis de voyageurs qui ont fait ces deux pays car j'hésite encore les deux pays sont très beaux et intéressants, les deux ont des paysages magnifiques que me conseillez-vous ?
Merci d'avance pour vos réponses
Croisière "Capitales de la Baltique" sur le Lirica English translation pending
Bonjour,
Nous partons sur le Lirica le 21 Juin pour la croisière en mer Baltique, qui a déjà fait cette croisière, Merci de nous faire part de vos impressions. A bientôt
GeoQuizz English translation pending
Bonjour, voici un petit jeu de devinette géographique...
"Je me promène en 1980 dans une ville et où que j'aille, au nord, au sud, à l'est ou à l'ouest, je me dirige toujours et inlassablement vers l'est !
Dans quelle ville suis-je ?"
"Je me promène en 1980 dans une ville et où que j'aille, au nord, au sud, à l'est ou à l'ouest, je me dirige toujours et inlassablement vers l'est !
Dans quelle ville suis-je ?"
Moteur sur les avions 777-300 d'Air France English translation pending
Bonjour,
Quand est il des problèmes moteurs sur les 777-300 chez AF..... Est on en sécurité pour une traversé de l'atlantique dans des avions au top de l'économie carburant......et pour la sécurité on en est ou ?😕
Quand est il des problèmes moteurs sur les 777-300 chez AF..... Est on en sécurité pour une traversé de l'atlantique dans des avions au top de l'économie carburant......et pour la sécurité on en est ou ?😕
Croisière sur le Norvegian Jewel (ncl) sur la Baltique English translation pending
bonjour
je regarde pour une croisière en été sur la baltique comme destination.
J'en ai vu une qui m'interresse sur le norvegian jewel (ncl).Le concept freestyle m'interesse de par sa liberté.
Néanmoins nous voyageons avec deux ado de 16 et 13 ans et j ai un peu peur qu'il n'y ai pas de français à bord et que pour eux cela soit moins bien que msc ou costa.
Pourriez vous m'aidez à faire mon choix en me donnant les avantages/inconvénients de ncl par rapport à costa et msc.
De plus j ai cru lire sur diverses forums que tous les restaurants n étaient pas compris dans la formule de ncl et qu il y avait des supléments ) payer.
merci d'avance de votre aide .
Pourriez vous m'aidez à faire mon choix en me donnant les avantages/inconvénients de ncl par rapport à costa et msc.
De plus j ai cru lire sur diverses forums que tous les restaurants n étaient pas compris dans la formule de ncl et qu il y avait des supléments ) payer.
merci d'avance de votre aide .
Une semaine en Russie English translation pending
Bonjour a tous je prepare un voyage dirsction la russie pour le mois de juillet c est la premiere fois que je par dans un pays de l est etant plutot habitué aux pays africain je decide de partir une semaine, jaurais aimez savoir si je pouvais me faire avoir une invitation dans une agence de voyage. J aurais aimez savoir si en une semaine il est possible de faire le tour de tous ce qui es important, j aurais aimez savoir aussi si les russes ne sont pas trop rasciste envers les blanc europeen et pour finir avec un budget de 1000 euros ( hors cout du voyage ) pourrais je assez m amuser et m en sortir pour une semain. Dernier point y a t il vraiment quelque chose de beau a voir en sibérie, vaut elle le detour, je vous remerci d avance de vos reponses a +
Mongolie en 4x4 depuis la France? English translation pending
bonjour,
pour tous ceux qui voudraient se lancer dans une telle aventure peut donner des infos / idees...sur le sujet + des contacts de personnes qui ont effectuées un tel periple depuis la france. et peut briefer +++ sur la Mongolie, pays ou nous allons souvent ne pas hesiter a me contacter... http://site.voila.fr/gengiskhan
bon voyage a tous
pour tous ceux qui voudraient se lancer dans une telle aventure peut donner des infos / idees...sur le sujet + des contacts de personnes qui ont effectuées un tel periple depuis la france. et peut briefer +++ sur la Mongolie, pays ou nous allons souvent ne pas hesiter a me contacter... http://site.voila.fr/gengiskhan
bon voyage a tous
Bons plans pour la Sibérie? English translation pending
bonjour rêveurs,
j'ai une attirance pour la Sibérie pourquoi je ne le sais pas, seulement les informations sur ce pays sont dures à trouver, de plus les récits de voyages sont peu nombreux .
J'ai pas mal voyagé dans les pays de l'est et j'aimerai poursuivre cette belle aventure slave alors si vous avez des avis, infos, tuyaux bref n'hésitez pas .
J'ai deja laissé ce message sur le forum reflexion sur les voyages mais je n'ai pas eu beaucoup de succès.
merci
Prendre le Transsibérien en juillet? English translation pending
Bonjour à tous,
Je lis un peu partout sur le forum que le transsibérien est bondé en été, mais j'aimerais en savoir plus de la part de personnes l'ayant emprunté en juillet. Est il vraiment possible d'acheter un billet à Moscou vers par exemple Irkoutsk en plein mois de juillet ? Si oui, faut il attendre quelques jours ou peut on partir dès le lendemain ?
Une fois à Irkoutsk, peut-on prendre un billet facilement pour Oulan Bator ? Même question : délai ? Et enfin même question d'Oulan Bator vers Pékin ?
En somme, y'a t'il un risque d'être bloqué une semaine ou deux lors d'une étape ?
Enfin dernière question : je serai à St Petersbourg quelque jour avant d'être à Moscou : puis je acheter facilement un billet Moscou - Irkoutsk à St Pet ?
Merci infiniment à celui (ou celle !) qui pourra m'éclairer.
Je lis un peu partout sur le forum que le transsibérien est bondé en été, mais j'aimerais en savoir plus de la part de personnes l'ayant emprunté en juillet. Est il vraiment possible d'acheter un billet à Moscou vers par exemple Irkoutsk en plein mois de juillet ? Si oui, faut il attendre quelques jours ou peut on partir dès le lendemain ?
Une fois à Irkoutsk, peut-on prendre un billet facilement pour Oulan Bator ? Même question : délai ? Et enfin même question d'Oulan Bator vers Pékin ?
En somme, y'a t'il un risque d'être bloqué une semaine ou deux lors d'une étape ?
Enfin dernière question : je serai à St Petersbourg quelque jour avant d'être à Moscou : puis je acheter facilement un billet Moscou - Irkoutsk à St Pet ?
Merci infiniment à celui (ou celle !) qui pourra m'éclairer.
Formalités pour passer deux fois en Russie? English translation pending
Bonjour, suite à mon post ici j'ai eu une réponse pour la Chine mais la Russie reste mon souci, je me permets donc de demander si quelqu'un parmi vous a déjà eu la possibilité de passer 2 fois en Russie et comment avez-vous fait pour les papiers ?
Je souhaite entrer en Russie, visiter via transsibérien, voyager en Chine, Japon... et revenir par le transmongolien. Donc 2 entrées/sorties en Russie, c'est possible ? (avec un délai de 1 voir 3 mois)
merci ^^
Je souhaite entrer en Russie, visiter via transsibérien, voyager en Chine, Japon... et revenir par le transmongolien. Donc 2 entrées/sorties en Russie, c'est possible ? (avec un délai de 1 voir 3 mois)
merci ^^
Impressions au retour d'Ouzbékistan (août 2007) English translation pending
Impressions d'un voyage en août 2007
Le voyage en avion sera toujours le pire qu’un voyageur ait à réaliser. Il le déporte bien trop vite, l’espace de quelques heures, voire d’une nuit, dans un univers qu’il n’a pas eu le temps de voir se modifier. Toute migration nécessite le temps des mutations. Sans doute adviendra t-il bientôt ce temps où par manque d’énergie facile, ces grands oiseaux pollueurs n’auront plus en partage que l’espace de nouveaux musées de la nostalgie et l’occupation des récupérateurs de vieux métaux ! Le grand oiseau de l’Ouzbekistan Airways est donc sorti de la nuit pour se poser à Tachkent, un beau matin d’août dernier. L’ancienne quatrième ville d’URSS par sa population, a gardé tout de l’héritage soviétique du siècle passé. Comme à Moscou, comme à Saint Pétersbourg, pour ce que nous en connaissons : de larges avenues, des barres d’immeubles hideuses, les uniformes arrogants, des douaniers tatillons, mais plus heureusement de belles filles, de la vodka et la bière Baltika. Nous sommes là, non pas sur une ancienne terre russe, mais plus justement dans un territoire colonisé suite aux luttes d’influences menées entre l’Empire du Tsar et la Couronne Britannique, à la fin du XIXème siècle, plus connue sous le nom du Grand Jeu. Il s’agissait en prenant possession de ce Turkestan ancestral, farouche et hostile, fait de déserts et de populations nomades, de limiter les appétits de l’anglais venu du sud. Nous aurons donc été particulièrement surpris par les empreintes toujours visibles, laissée par les griffes du grand ours soviétique. Soixante dix ans de dictature auront gommés beaucoup de la spécificité de cette région d’Asie Centrale. Laminée l’identité turkmène, anesthésiées les religions musulmane, juive, chrétienne, voire même zoroastrienne, anéantie l’écosystème régional par une culture intensive du coton. L’Union Soviétique et son système, par la division de la région conquise en quatre républiques dites autonomes (Turmenistan, Tadjikistan, Kirgizistan et Ouzbékistan), aura uniformisé le pays originel sur le modèle idéal : celui du Bonheur des peuples !
A la chute de l’Empire en 1991, ces quatre républiques furent prises entre les mains de fer des anciens apparatchiks du régime. A la dictature des soviets succédèrent des dictatures autocratiques et ce avec les mêmes funestes personnages. En Ouzbékistan le président Karimov règne sans partage depuis 1989. Le résultat se devine : les mêmes cadres aux mêmes places et des régimes policiers et corrompus. Après le coton et le gaz, le tourisme est devenu aujourd’hui une priorité nationale, il faut en prendre soin. La présence militaire y sied mal, mais la gentillesse des ouzbèques est là heureusement pour y pallier un peu. Mais quel fond d’histoire montrer ? Un homme fort s’avérait indispensable à une nouvelle identité du pays, ce fut Tamerlan, l’un des personnages les plus sanguinaire de l’histoire de l’humanité. Les statues de Lénine furent vite fondues dans les nouveaux moules. Comme elles étaient nombreuses, celles de Tamerlan, le nouveau héros national, purent se faire plus grandes encore. Heureusement pour nous voyageurs, il nous reste le rêve. Celui de découvrir cette ville attendue, au carrefour des antiques routes de la soie : Samarcande. Celui aussi d’imaginer Marco Polo quittant la maison familiale du Sotoportego del Million de Venise et qui se mit en route vers la Chine, accompagné de son père et son oncle ; c’était en 1271. Le doute persiste néanmoins de savoir s’il a réellement visité Samarcande, bien qu’il la décrive « grande et splendide » dans ses mémoires.
SAMARCANDE Nous sommes à SAMARCANDE. plus de 730 ans après et là il n’y a aucun doute, le rêve est devenu une réalité. Enfin Samarcande !. La voilà plus belle encore que vous l’imaginions ; si richement parée de mosaïques et de majoliques aux mille nuances ; elle nous aura ébloui de tous ces bleus et de ces verts, bruns et ocres. Des riches mosaïques et des majoliques, ces céramiques peintes. Elle resplendit tout autant que les étoiles qu’Ouloug Beg, le petit-fils de Tamerlan, aimait à mesurer et à observer sur les hauteurs de la ville.
Une histoire riche, allant d’Alexandre le Grand à l’Empire soviétique et une architecture somptueuse, celle des Timourides du XVème siècle ; Gengis Khan et ses hordes mongoles ayant fait table rase de la ville deux siècles plus tôt. Tamerlan mit autant d’énergie et de moyens à construire sa capitale, qu’à détruire celles des pays conquis. Le résultat est renversant de beauté et d’harmonie. Le premier monument visité fut le mausolée dédié à sa dynastie : Le Gour Emir ; superbe coupole striée, la plus belle à mon avis. Dommage que l’ensemble phare de la ville : Le Réguistan fusse occupé par la préparation des fêtes commémorant les 2 750 ans de la ville. Néanmoins la majesté des médersas qui composent cet ensemble architectural aussi fastueux et unique s’impose d’entre toutes ces estrades disgracieuses. Les prises de vues sous tous les angles restitueront-elles l’émotion ressentie ? Voilà l’éternelle difficulté de la photo ! Le souvenir en aura au moins été figé pour partie, c’est déjà important. Aux lieux remarquables je n’oublierais pas d’ajouter cet autre mausolée saint, à 25 kilomètres de la ville : celui d’Al- Boukhari, le grand collecteur d’hadiths (les paroles du prophète) du IX ème siècle (la construction du site ne date que des années 1990, financée par l’Arabie Séoudite, elle est d’une facture remarquable). Quelle sérénité partagée avec les autochtones aux sourires d’or ( les femmes exhibant leurs dents couronnées d’or, comme une marque de richesse), à Al-Boukhari comme dans la remarquable nécropole de Chah-i-Zinda par exemple, entre les morts d’hier et ceux d’aujourd’hui. L’on pourrait tant dire sur Samarcande, la ville est grande ; nous n’avons pas eu le temps d’en faire une découverte plus hasardeuse, mais sans aucun doute réserve t-elle encore bien d’agréables surprises. J’en garde des clichés et des ambiances : le jardin de l’hôtel, avec des roses superbes et je pense à l’émerveillement ( rapporté ! ) de Marco Polo à trouver Samarcande si belle et si fleurie. Dans ce jardin, un « tcharpoï », dont l’usage se fit si naturellement comme une évidence : celui d’un grand lit d’extérieur, où l’on se retrouve entre amis, pour causer ; propice à la médisance ??? Allez savoir !
BOUKHARA Nous rêvions de Samarcande, puis nous avons découvert Boukhara, 400 kilomètres plus loin…… Une autre ville remarquable, rejointe après un détour dans le pays voisin, le Tadjikistan et la ville natale de Tamerlan : Chakhrizad. N’imaginions-nous pas de notre bus mal climatisé, les longues caravanes chargées de milles choses, venues de Méditerranée dans un sens et de Chine dans l’autre; progressant à des allures aujourd’hui inconnues, annoncées par leur traînées de poussière ; elles reliaient à un rythme solaire des caravansérails aujourd’hui disparus. Le passage du col Takta Karatcha compléta encore ce paysage imaginé que nous foulions aujourd’hui à mille lieues de notre quotidien de citadins d’occident. Les voyages ne sont aujourd’hui devenus que des condensés de ce qu’ils furent en d’autre temps : du voyage « travel digest » ! Tout l’art du voyage réside aujourd’hui dans la perception rapide des sensations les plus fugitives qu’il nous soit donné de rencontrer. Quand prendrons nous enfin le temps…. de vivre ? Boukhara, la ville religieuse, siège d’un khana puissant, était interdite aux étrangers jusqu’à la fin de XIXème siècle, sous peine de mort ; beaucoup d’aventuriers en firent les frais. Là, les mosaïques virent au brun, alors que le ciel reste du bleu le plus pur. La ville, plus petite, garde son ambiance intemporelle, faite d’ombres (heureusement merci ), de silences et de petites rues populaires. Il y fait déjà plus chaud.
Encore des clichés et des ambiances en mémoire ; plusieurs semaines après, la décantation ne s’est toujours pas faite. Je pense à ces maisons de thé, où il fait bon oublier les 40 ° de température de l’après midi, en dégustant une eau fraîche ou un thé vert ; à cette « tchaïkana » devant la mosquée Bolo Khaouz par exemple. Je pense à cette cohabitation religieuse étonnante qui existait entre musulmans et juifs ( moins d’un millier aujourd’hui ), là à moins de 400 kilomètres de l’Afghanistan ! Bien sûr que cet islam modéré, d’inspiration soufi et laminé par 70 ans de soviétisation, subit aujourd’hui l’influence des mouvements radicaux voisins ; le régime y veille. Mais dans ce pays laïc, où l’on a jamais vu la moindre burkha, ni le moindre hijab, pas même l’ombre d’un voile, je reste impressionné par ce monument de Boukhara : la mosquée Magoki-Attari. Les rouleaux de la Thora servent d’ornementation aux piliers extérieurs de la mosquée !. Ce bâtiment se partageait entre les deux cultes : l’islam et le judaïsme, quelle leçon de tolérance ! Nous avons repris la route à travers les sables du Kyzyl Koum. La chaleur intense du désert (50°C à l’ombre…. Mais l’ombre de quoi me direz-vous ! ) mit à la peine la climatisation du vieux bus Renault et ses passagers. Un arrêt curieux dans un campement nomade, nous fit penser que notre sort restait quand même plus enviable que celui d’une yourte, toute propre et confortable qu’elle put être. Journée longue ; arrêt dans un champ de coton, l’or blanc du pays, irrigation à outrance, débat évident sur l’assèchement de la mer d’Aral ; la version officielle de notre guide, échauffe un peu plus l’ambiance et s’accommode mal de ce que nous voyons et de nos arguments circonstanciés et unanimement reconnus de par le Monde. Les discours officiels ne sauraient tenir longtemps face aux vérités universelles : la Mer d’Aral qui fut la 4ème mer fermée du globe disparaît peu à peu, dans un scandale écologique équivalent au barrage d’Assouan, ou autre Yang Tsé. Défendre notre environnement commence par le combat nécessaire contre les dictatures, dont la mondialisation libérale s’accommode trop facilement. Une image encore : Mouniak, qui était il y a trente ans encore le port principal de la mer d’Aral, se trouve aujourd’hui à prés de 200 Kms du rivage, ou du moins de ce qui l’en reste ! Edifiant non ? Nous arriverons avec la lumière rasante du soir dans la troisième ville étonnante de ce voyage ; KHIVA.
KHIVA Khiva une ville musée ? Non, une ville plus vivante que ne pourrait le laisser penser ce slogan. Que les bâtiments anciens se succèdent les uns aux autres bien sûr, mais cette enceinte historique si distincte du reste de la ville moderne laisse dans mon souvenir, la vertu rare d’éveiller l’imaginaire. J’imagine très bien l’ennui pesant de ces cours de palais, l’univers lascif de ce grand harem, où règne les quatre femmes du khan, faisant face aux nombreuses concubines ; intriguant sur l’art de séduire entre toutes, le prince qui viendra ce soir. Plaisir de la chair, ou ambition de favorite ? Ou comment prendre la place d’une de ces princesses vieillissantes.
Les ruelles de Khiva aux perceptives remarquables les heures chaudes de l’après midi, continuent d’habiter ma mémoire. Elles transportent nos imaginations dans des temps que l’on ne sait plus mesurer, l’on y trouve là le vrai charme oriental que nous étions venus chercher : le bout du voyage.
EPILOGUE Visiter l’Ouzbékistan se résume souvent aujourd’hui à la visite de ces trois villes : Samarcande, Boukhara et Khiva, en partant et en arrivant (organisation politique oblige) par la capitale : Tachkent. Le programme est riche et chargé en deux semaines, mais le pays dans ses profondeurs mériterait d’autres découvertes plus près des gens encore, comme on aime à voyager. La province du Ferghana, sans doute la plus belle, mériterait un voyage, mais les touristes n’y sont pas souhaités pour des raisons de sécurité intérieure ( une sanglante répression du régime à des manifestations jugées subversives y firent plus de 1000 morts en 2005). En terminant ce petit carnet de route, je constate qu’il me reste beaucoup à dire encore. Le temps passant, d’autres réflexions me viendront à l’esprit bien sûr. Comme je le disais, la décantation n’est pas terminée, il en est des voyages réussis, comme des bons vins. J’aurai pu vous parler de l’inévitable tourista, quand les intestins les plus fragiles ne supportent pas la cuisine à l’huile de coton ; je fus de ceux là. J’aurai pu parler encore de cette incursion dans la petite ville tadjik de Tadjikent et de cette belle rencontre avec les marchands du grand bazar, venus y vendre leurs amandes, leurs gâteaux et leurs fruits, tout cela dans mille odeurs charmantes. De cette rencontre avec deux petits garçons, un atlas élimé sous le bras, ils vinrent vers nous avec ce livre à rêver. Curieux signe du destin, je rencontrais le petit garçon de dix ans que j’étais à rêver devant la moindre carte, comme devant cet atlas de 1896 que possédait mon grand-père. Mais l’empreinte de « l’ours » était là, bien présente encore : l’atlas se limitait à ce qui fut le centre du monde des parents et grands-parents de ces deux copains : à l’Union soviétique ! Comment leur expliquer que nous, nous venions d’ailleurs, nous étions comme des extra-terrestres. Je leur donnais en guise de petit cadeau une carte postale des bords de notre Maine et du château d’Angers. Peut-être se diront-il qu’un jour ils iraient à Angers ! Leur étonnement joyeux, comme cette lumière dans leurs yeux émus fut de courte durée. Une matrone qui nous surveillait de loin intervint, leur rappelant sans doute combien il ne fallait pas accepter quoi que ce soit d’un étranger, un infidèle de surcroît. Sinon encore il me revient souvent en mémoire ce petit guide tadjik, gentil, timide et fier de nous présenter sa famille. Il nous laissa avec beaucoup d’émotion partagée, au poste frontière, disant fort et répétant « Et surtout n’oubliez jamais votre guide ! Lui ne vous oubliera pas ! » Non Kholic, nous ne t’oublierons pas, comme nous n’oublierons pas tous ces regards sincères et fraternels, malgré les distances qui nous séparent de l’autre bout de la route qui va de nos cœurs à Samarcande. Nous n’oublierons pas non plus nos compagnons de voyage, que la magie des lieux visités, nous a fait devenir des amis. Nous n’oublierons pas Olga notre guide au regard de feu, celui des femmes Tatares, auxquel selon Eric Orsenna dans son « Histoire des pays du coton », peu d’hommes ne sauraient résister. N’oublions pas non plus que ce pays reste malgré l’abolition de la peine de mort en 2003, l’un de ces pays où l’on muselle l’information et l’opinion, une dictature tout simplement. Si la chance vous emmène un jour sur les pas de ces caravanes là, anciennes ou modernes, si vous avez toujours des rêves d’enfants à assouvir, une capacité d’émerveillement intacte, alors n’hésitez pas, partez. Vous reviendrez plus riche encore !.
Le voyage en avion sera toujours le pire qu’un voyageur ait à réaliser. Il le déporte bien trop vite, l’espace de quelques heures, voire d’une nuit, dans un univers qu’il n’a pas eu le temps de voir se modifier. Toute migration nécessite le temps des mutations. Sans doute adviendra t-il bientôt ce temps où par manque d’énergie facile, ces grands oiseaux pollueurs n’auront plus en partage que l’espace de nouveaux musées de la nostalgie et l’occupation des récupérateurs de vieux métaux ! Le grand oiseau de l’Ouzbekistan Airways est donc sorti de la nuit pour se poser à Tachkent, un beau matin d’août dernier. L’ancienne quatrième ville d’URSS par sa population, a gardé tout de l’héritage soviétique du siècle passé. Comme à Moscou, comme à Saint Pétersbourg, pour ce que nous en connaissons : de larges avenues, des barres d’immeubles hideuses, les uniformes arrogants, des douaniers tatillons, mais plus heureusement de belles filles, de la vodka et la bière Baltika. Nous sommes là, non pas sur une ancienne terre russe, mais plus justement dans un territoire colonisé suite aux luttes d’influences menées entre l’Empire du Tsar et la Couronne Britannique, à la fin du XIXème siècle, plus connue sous le nom du Grand Jeu. Il s’agissait en prenant possession de ce Turkestan ancestral, farouche et hostile, fait de déserts et de populations nomades, de limiter les appétits de l’anglais venu du sud. Nous aurons donc été particulièrement surpris par les empreintes toujours visibles, laissée par les griffes du grand ours soviétique. Soixante dix ans de dictature auront gommés beaucoup de la spécificité de cette région d’Asie Centrale. Laminée l’identité turkmène, anesthésiées les religions musulmane, juive, chrétienne, voire même zoroastrienne, anéantie l’écosystème régional par une culture intensive du coton. L’Union Soviétique et son système, par la division de la région conquise en quatre républiques dites autonomes (Turmenistan, Tadjikistan, Kirgizistan et Ouzbékistan), aura uniformisé le pays originel sur le modèle idéal : celui du Bonheur des peuples !
A la chute de l’Empire en 1991, ces quatre républiques furent prises entre les mains de fer des anciens apparatchiks du régime. A la dictature des soviets succédèrent des dictatures autocratiques et ce avec les mêmes funestes personnages. En Ouzbékistan le président Karimov règne sans partage depuis 1989. Le résultat se devine : les mêmes cadres aux mêmes places et des régimes policiers et corrompus. Après le coton et le gaz, le tourisme est devenu aujourd’hui une priorité nationale, il faut en prendre soin. La présence militaire y sied mal, mais la gentillesse des ouzbèques est là heureusement pour y pallier un peu. Mais quel fond d’histoire montrer ? Un homme fort s’avérait indispensable à une nouvelle identité du pays, ce fut Tamerlan, l’un des personnages les plus sanguinaire de l’histoire de l’humanité. Les statues de Lénine furent vite fondues dans les nouveaux moules. Comme elles étaient nombreuses, celles de Tamerlan, le nouveau héros national, purent se faire plus grandes encore. Heureusement pour nous voyageurs, il nous reste le rêve. Celui de découvrir cette ville attendue, au carrefour des antiques routes de la soie : Samarcande. Celui aussi d’imaginer Marco Polo quittant la maison familiale du Sotoportego del Million de Venise et qui se mit en route vers la Chine, accompagné de son père et son oncle ; c’était en 1271. Le doute persiste néanmoins de savoir s’il a réellement visité Samarcande, bien qu’il la décrive « grande et splendide » dans ses mémoires.
SAMARCANDE Nous sommes à SAMARCANDE. plus de 730 ans après et là il n’y a aucun doute, le rêve est devenu une réalité. Enfin Samarcande !. La voilà plus belle encore que vous l’imaginions ; si richement parée de mosaïques et de majoliques aux mille nuances ; elle nous aura ébloui de tous ces bleus et de ces verts, bruns et ocres. Des riches mosaïques et des majoliques, ces céramiques peintes. Elle resplendit tout autant que les étoiles qu’Ouloug Beg, le petit-fils de Tamerlan, aimait à mesurer et à observer sur les hauteurs de la ville.
Une histoire riche, allant d’Alexandre le Grand à l’Empire soviétique et une architecture somptueuse, celle des Timourides du XVème siècle ; Gengis Khan et ses hordes mongoles ayant fait table rase de la ville deux siècles plus tôt. Tamerlan mit autant d’énergie et de moyens à construire sa capitale, qu’à détruire celles des pays conquis. Le résultat est renversant de beauté et d’harmonie. Le premier monument visité fut le mausolée dédié à sa dynastie : Le Gour Emir ; superbe coupole striée, la plus belle à mon avis. Dommage que l’ensemble phare de la ville : Le Réguistan fusse occupé par la préparation des fêtes commémorant les 2 750 ans de la ville. Néanmoins la majesté des médersas qui composent cet ensemble architectural aussi fastueux et unique s’impose d’entre toutes ces estrades disgracieuses. Les prises de vues sous tous les angles restitueront-elles l’émotion ressentie ? Voilà l’éternelle difficulté de la photo ! Le souvenir en aura au moins été figé pour partie, c’est déjà important. Aux lieux remarquables je n’oublierais pas d’ajouter cet autre mausolée saint, à 25 kilomètres de la ville : celui d’Al- Boukhari, le grand collecteur d’hadiths (les paroles du prophète) du IX ème siècle (la construction du site ne date que des années 1990, financée par l’Arabie Séoudite, elle est d’une facture remarquable). Quelle sérénité partagée avec les autochtones aux sourires d’or ( les femmes exhibant leurs dents couronnées d’or, comme une marque de richesse), à Al-Boukhari comme dans la remarquable nécropole de Chah-i-Zinda par exemple, entre les morts d’hier et ceux d’aujourd’hui. L’on pourrait tant dire sur Samarcande, la ville est grande ; nous n’avons pas eu le temps d’en faire une découverte plus hasardeuse, mais sans aucun doute réserve t-elle encore bien d’agréables surprises. J’en garde des clichés et des ambiances : le jardin de l’hôtel, avec des roses superbes et je pense à l’émerveillement ( rapporté ! ) de Marco Polo à trouver Samarcande si belle et si fleurie. Dans ce jardin, un « tcharpoï », dont l’usage se fit si naturellement comme une évidence : celui d’un grand lit d’extérieur, où l’on se retrouve entre amis, pour causer ; propice à la médisance ??? Allez savoir !
BOUKHARA Nous rêvions de Samarcande, puis nous avons découvert Boukhara, 400 kilomètres plus loin…… Une autre ville remarquable, rejointe après un détour dans le pays voisin, le Tadjikistan et la ville natale de Tamerlan : Chakhrizad. N’imaginions-nous pas de notre bus mal climatisé, les longues caravanes chargées de milles choses, venues de Méditerranée dans un sens et de Chine dans l’autre; progressant à des allures aujourd’hui inconnues, annoncées par leur traînées de poussière ; elles reliaient à un rythme solaire des caravansérails aujourd’hui disparus. Le passage du col Takta Karatcha compléta encore ce paysage imaginé que nous foulions aujourd’hui à mille lieues de notre quotidien de citadins d’occident. Les voyages ne sont aujourd’hui devenus que des condensés de ce qu’ils furent en d’autre temps : du voyage « travel digest » ! Tout l’art du voyage réside aujourd’hui dans la perception rapide des sensations les plus fugitives qu’il nous soit donné de rencontrer. Quand prendrons nous enfin le temps…. de vivre ? Boukhara, la ville religieuse, siège d’un khana puissant, était interdite aux étrangers jusqu’à la fin de XIXème siècle, sous peine de mort ; beaucoup d’aventuriers en firent les frais. Là, les mosaïques virent au brun, alors que le ciel reste du bleu le plus pur. La ville, plus petite, garde son ambiance intemporelle, faite d’ombres (heureusement merci ), de silences et de petites rues populaires. Il y fait déjà plus chaud.
Encore des clichés et des ambiances en mémoire ; plusieurs semaines après, la décantation ne s’est toujours pas faite. Je pense à ces maisons de thé, où il fait bon oublier les 40 ° de température de l’après midi, en dégustant une eau fraîche ou un thé vert ; à cette « tchaïkana » devant la mosquée Bolo Khaouz par exemple. Je pense à cette cohabitation religieuse étonnante qui existait entre musulmans et juifs ( moins d’un millier aujourd’hui ), là à moins de 400 kilomètres de l’Afghanistan ! Bien sûr que cet islam modéré, d’inspiration soufi et laminé par 70 ans de soviétisation, subit aujourd’hui l’influence des mouvements radicaux voisins ; le régime y veille. Mais dans ce pays laïc, où l’on a jamais vu la moindre burkha, ni le moindre hijab, pas même l’ombre d’un voile, je reste impressionné par ce monument de Boukhara : la mosquée Magoki-Attari. Les rouleaux de la Thora servent d’ornementation aux piliers extérieurs de la mosquée !. Ce bâtiment se partageait entre les deux cultes : l’islam et le judaïsme, quelle leçon de tolérance ! Nous avons repris la route à travers les sables du Kyzyl Koum. La chaleur intense du désert (50°C à l’ombre…. Mais l’ombre de quoi me direz-vous ! ) mit à la peine la climatisation du vieux bus Renault et ses passagers. Un arrêt curieux dans un campement nomade, nous fit penser que notre sort restait quand même plus enviable que celui d’une yourte, toute propre et confortable qu’elle put être. Journée longue ; arrêt dans un champ de coton, l’or blanc du pays, irrigation à outrance, débat évident sur l’assèchement de la mer d’Aral ; la version officielle de notre guide, échauffe un peu plus l’ambiance et s’accommode mal de ce que nous voyons et de nos arguments circonstanciés et unanimement reconnus de par le Monde. Les discours officiels ne sauraient tenir longtemps face aux vérités universelles : la Mer d’Aral qui fut la 4ème mer fermée du globe disparaît peu à peu, dans un scandale écologique équivalent au barrage d’Assouan, ou autre Yang Tsé. Défendre notre environnement commence par le combat nécessaire contre les dictatures, dont la mondialisation libérale s’accommode trop facilement. Une image encore : Mouniak, qui était il y a trente ans encore le port principal de la mer d’Aral, se trouve aujourd’hui à prés de 200 Kms du rivage, ou du moins de ce qui l’en reste ! Edifiant non ? Nous arriverons avec la lumière rasante du soir dans la troisième ville étonnante de ce voyage ; KHIVA.
KHIVA Khiva une ville musée ? Non, une ville plus vivante que ne pourrait le laisser penser ce slogan. Que les bâtiments anciens se succèdent les uns aux autres bien sûr, mais cette enceinte historique si distincte du reste de la ville moderne laisse dans mon souvenir, la vertu rare d’éveiller l’imaginaire. J’imagine très bien l’ennui pesant de ces cours de palais, l’univers lascif de ce grand harem, où règne les quatre femmes du khan, faisant face aux nombreuses concubines ; intriguant sur l’art de séduire entre toutes, le prince qui viendra ce soir. Plaisir de la chair, ou ambition de favorite ? Ou comment prendre la place d’une de ces princesses vieillissantes.
Les ruelles de Khiva aux perceptives remarquables les heures chaudes de l’après midi, continuent d’habiter ma mémoire. Elles transportent nos imaginations dans des temps que l’on ne sait plus mesurer, l’on y trouve là le vrai charme oriental que nous étions venus chercher : le bout du voyage.
EPILOGUE Visiter l’Ouzbékistan se résume souvent aujourd’hui à la visite de ces trois villes : Samarcande, Boukhara et Khiva, en partant et en arrivant (organisation politique oblige) par la capitale : Tachkent. Le programme est riche et chargé en deux semaines, mais le pays dans ses profondeurs mériterait d’autres découvertes plus près des gens encore, comme on aime à voyager. La province du Ferghana, sans doute la plus belle, mériterait un voyage, mais les touristes n’y sont pas souhaités pour des raisons de sécurité intérieure ( une sanglante répression du régime à des manifestations jugées subversives y firent plus de 1000 morts en 2005). En terminant ce petit carnet de route, je constate qu’il me reste beaucoup à dire encore. Le temps passant, d’autres réflexions me viendront à l’esprit bien sûr. Comme je le disais, la décantation n’est pas terminée, il en est des voyages réussis, comme des bons vins. J’aurai pu vous parler de l’inévitable tourista, quand les intestins les plus fragiles ne supportent pas la cuisine à l’huile de coton ; je fus de ceux là. J’aurai pu parler encore de cette incursion dans la petite ville tadjik de Tadjikent et de cette belle rencontre avec les marchands du grand bazar, venus y vendre leurs amandes, leurs gâteaux et leurs fruits, tout cela dans mille odeurs charmantes. De cette rencontre avec deux petits garçons, un atlas élimé sous le bras, ils vinrent vers nous avec ce livre à rêver. Curieux signe du destin, je rencontrais le petit garçon de dix ans que j’étais à rêver devant la moindre carte, comme devant cet atlas de 1896 que possédait mon grand-père. Mais l’empreinte de « l’ours » était là, bien présente encore : l’atlas se limitait à ce qui fut le centre du monde des parents et grands-parents de ces deux copains : à l’Union soviétique ! Comment leur expliquer que nous, nous venions d’ailleurs, nous étions comme des extra-terrestres. Je leur donnais en guise de petit cadeau une carte postale des bords de notre Maine et du château d’Angers. Peut-être se diront-il qu’un jour ils iraient à Angers ! Leur étonnement joyeux, comme cette lumière dans leurs yeux émus fut de courte durée. Une matrone qui nous surveillait de loin intervint, leur rappelant sans doute combien il ne fallait pas accepter quoi que ce soit d’un étranger, un infidèle de surcroît. Sinon encore il me revient souvent en mémoire ce petit guide tadjik, gentil, timide et fier de nous présenter sa famille. Il nous laissa avec beaucoup d’émotion partagée, au poste frontière, disant fort et répétant « Et surtout n’oubliez jamais votre guide ! Lui ne vous oubliera pas ! » Non Kholic, nous ne t’oublierons pas, comme nous n’oublierons pas tous ces regards sincères et fraternels, malgré les distances qui nous séparent de l’autre bout de la route qui va de nos cœurs à Samarcande. Nous n’oublierons pas non plus nos compagnons de voyage, que la magie des lieux visités, nous a fait devenir des amis. Nous n’oublierons pas Olga notre guide au regard de feu, celui des femmes Tatares, auxquel selon Eric Orsenna dans son « Histoire des pays du coton », peu d’hommes ne sauraient résister. N’oublions pas non plus que ce pays reste malgré l’abolition de la peine de mort en 2003, l’un de ces pays où l’on muselle l’information et l’opinion, une dictature tout simplement. Si la chance vous emmène un jour sur les pas de ces caravanes là, anciennes ou modernes, si vous avez toujours des rêves d’enfants à assouvir, une capacité d’émerveillement intacte, alors n’hésitez pas, partez. Vous reviendrez plus riche encore !.
Problème dû à un visa de transit en Iran English translation pending
Je n'ai eu droit en Armenie qu'a un visa de transit... Ce qui me laisse tres peu de temps dans ce vaste pays. Ce type de visa n'est a priori pas extensible. Quelqu'un aurait-il reussi malgre tout?
Deuxieme probleme : je n'ai pas de visas pour un prochain pays... Une demande de visa pour le Turkmenistan prend 10 jours, quelqu'un sait si il est plus rapide a obtenir a la frontiere ? Le Pakistan semble difficile, sans parler de l'Afghanistan ou de l'Irak. Quelqu'un sait quel visa serait le plus simple et rapide a obtenir comme le visa Kazakh, russe (j'ai deux adresses a St petersbourg), ou azeri ? Si oui, y a-t-il des bateaux qui traversent la Caspienne pour le Kazakhstan ou la Russie ?
Derniere question, est-il facile de trouver des bonnes cartes d'Iran ?
Merci a vous.
Deuxieme probleme : je n'ai pas de visas pour un prochain pays... Une demande de visa pour le Turkmenistan prend 10 jours, quelqu'un sait si il est plus rapide a obtenir a la frontiere ? Le Pakistan semble difficile, sans parler de l'Afghanistan ou de l'Irak. Quelqu'un sait quel visa serait le plus simple et rapide a obtenir comme le visa Kazakh, russe (j'ai deux adresses a St petersbourg), ou azeri ? Si oui, y a-t-il des bateaux qui traversent la Caspienne pour le Kazakhstan ou la Russie ?
Derniere question, est-il facile de trouver des bonnes cartes d'Iran ?
Merci a vous.
Avis sur notre itinéraire en tour du monde English translation pending
Nous étudions de plus en plus sérieusement un TDM d'ici 1 ou 2 ans avec nos deux enfants pour 1 an
Nous avons listé les pays qui nous plaisaient le plus et avons essayé de faire un itinéraire...
Le voici:
Paris Moscou-Beijing via le transibien ( 2 mois) Vietnam ( 3 semaines) Cambodge ( 3 semaines) Inde ( 2 mois) Népal ( 3 semaines) Nouvelle zélande ( 1 mois) Pérou ( 1 mois) Bolivie ( 3 semaines) costa Rica ( 1 mois) Afrique du sud ( 1 mois) Le Caire ( 3 semaines) Paris
Voici nos envies.... qu'en pensez vous?
Second problème, une idée du prix... Après avoir lu plusieurs post, j'ai vu que le plus interessant était un vol TDM. Sur le site de connaisseurs du monde leur TDM ne me conviennent pas, j'ai demandé un devis mais pas de nouvelles... et selon certains post, ils ne sont pas les moins chers... One World ne propose pas toutes les destinations que nous voulons ( cambodge, bolivie) et malgré leur planificateur de voyage, je n'arrive pas à avoir une notion du prix...
N'est -il pas plus simple de prendre les billets sur place ou soi-même??
Merci de vos précieux conseils car en fin de compte je suis noyée sous la tonne d'info 🤪
Paris Moscou-Beijing via le transibien ( 2 mois) Vietnam ( 3 semaines) Cambodge ( 3 semaines) Inde ( 2 mois) Népal ( 3 semaines) Nouvelle zélande ( 1 mois) Pérou ( 1 mois) Bolivie ( 3 semaines) costa Rica ( 1 mois) Afrique du sud ( 1 mois) Le Caire ( 3 semaines) Paris
Voici nos envies.... qu'en pensez vous?
Second problème, une idée du prix... Après avoir lu plusieurs post, j'ai vu que le plus interessant était un vol TDM. Sur le site de connaisseurs du monde leur TDM ne me conviennent pas, j'ai demandé un devis mais pas de nouvelles... et selon certains post, ils ne sont pas les moins chers... One World ne propose pas toutes les destinations que nous voulons ( cambodge, bolivie) et malgré leur planificateur de voyage, je n'arrive pas à avoir une notion du prix...
N'est -il pas plus simple de prendre les billets sur place ou soi-même??
Merci de vos précieux conseils car en fin de compte je suis noyée sous la tonne d'info 🤪
Vol Marseille-Moscou à petits prix? English translation pending
Bonjour a tous!
Voila je suis en train d'organiser un sejour de une semaine environ a Moscou, pour un groupe d'etudiants en Russe. Mon soucis est les vols aller retour Marseille - Moscou. C'est comme je viens de le dire, des etudiants, avec un budget etudiant, et je doit donc trouver au moin cher 🤪 Mon choix est de passer par la SNCF, jusqu'a Nice, ensuite rejoindre Düsseldorf (air berlin), et enfin faire düsseldorf-Moscou (Air Berlin). Aller retour je suis a environ 220 €uros, mais le soucis c'est l'escale a Düsseldorf. Les horaires des vols de s'emboitent pas comme je le voulais, il faut donc y passer une nuit a l'aller, et une nuit au retour. Ce qui fait exploser le budget... Si vous avez donc un bon plan pour faire Marseille (Ou Nice) Moscou dans la meme journée pour 200 euros aller retour je prends.
Ce qui me chagrine aussi c'est pour les VIsas. Une facture de l#hotel suffit pur attester du voucher ou il me faut plus ?
Merki😏
Voila je suis en train d'organiser un sejour de une semaine environ a Moscou, pour un groupe d'etudiants en Russe. Mon soucis est les vols aller retour Marseille - Moscou. C'est comme je viens de le dire, des etudiants, avec un budget etudiant, et je doit donc trouver au moin cher 🤪 Mon choix est de passer par la SNCF, jusqu'a Nice, ensuite rejoindre Düsseldorf (air berlin), et enfin faire düsseldorf-Moscou (Air Berlin). Aller retour je suis a environ 220 €uros, mais le soucis c'est l'escale a Düsseldorf. Les horaires des vols de s'emboitent pas comme je le voulais, il faut donc y passer une nuit a l'aller, et une nuit au retour. Ce qui fait exploser le budget... Si vous avez donc un bon plan pour faire Marseille (Ou Nice) Moscou dans la meme journée pour 200 euros aller retour je prends.
Ce qui me chagrine aussi c'est pour les VIsas. Une facture de l#hotel suffit pur attester du voucher ou il me faut plus ?
Merki😏
Airbus A380: livraison le 15 octobre 2007 English translation pending
Airbus livrera 1er A380 à Singapore Airlines le 15 octobre (MORE TO FOLLOW) Dow Jones Newswires
August 16, 2007 02:29 ET (06:29 GMT)
Copyright (c) 2007 Dow Jones & Company, Inc
Procédures d'enregistrement en Russie English translation pending
Amis russophone,
Sans doute pouvez-vous m'aider?!
Je ne suis pas retourne en Russie depuis ce janvier 2007, date a laquelle les procedures d'enregistrement ont change.
Je dois me rendre a Moscou debut aout, sachant je suis francais et que je loge chez la famille russe de ma concubine, quelle est ou quelle sont les procedures d'enregistrement a suivre desormais?
Merci de vos reponses
Corse, sur le sentier Mare a Mare Centre English translation pending
L’Ile de Beauté est notre destination favorite. Nous y avons déjà séjourné trois fois en été (1 mois) et deux fois à l’automne (1 semaine). Nous y avons souvent randonné, mais toujours à la journée. Alors ce nouveau séjour sera une première à plus d’un titre : la saison : première fois au printemps. le type de randonnée : première fois en randonnée itinérante avec portage. le type d’hébergement : première fois en gîte d’étape.
Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.
Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/
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Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.
Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.
Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,
et vers la citadelle.
Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.
A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!
Bastia
Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).
La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.
Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.
Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.
Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,
le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.
Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.
Cimetière de Serra-di-Fiurmobo
Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).
Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.
Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.
Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.
Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.
Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.
Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.
Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.
Vers Catatasju
Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.
Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.
Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.
Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.
Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.
Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.
Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.
Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!
Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.
La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.
Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.
Vers Cozzano
Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).
A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.
Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.
puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.
Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.
Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.
Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!
Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.
Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.
Genêts au bord du sentier
Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).
Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.
Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.
Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.
Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.
Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.
Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.
Détour vers Castellu di Bozi
Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).
Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.
Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…
et de drôles de champignons (?).
Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.
Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.
Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.
190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.
Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.
De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.
Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.
Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.
Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.
Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.
Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!
Rochers remarquables !
Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.
Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.
Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.
La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.
Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!
Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.
C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.
Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.
Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.
Fin (ou début) du sentier
EPILOGUE
Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!
Nos conclusions sur :
=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.
=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.
=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.
Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.
=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.
=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.
=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.
Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.

FIN
Pour notre premier trek en Corse et avant de songer à entreprendre la traversée de l’île par le mythique GR20, nous avons choisi le sentier « Mare a Mare Centre » qui relie Ghisonaccia sur la côte est à Porticccio sur la côte ouest en 7 étapes.
Ce sentier est l’un des moins connus et des moins fréquentés de Corse. Il traverse des régions parmi les plus reculées de l’île : le Fiumorbo et le Taravo, puis l’arrière-pays d’Ajaccio. De beaux moments en perspective !!

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescorse/
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Jour 1 : Paris – Bastia – Ghisonaccia.
Notre séjour commence par un vol Air France Paris – Bastia le mercredi 2 mai 2007 à 9h05. Après le décollage, le pilote annonce un temps légèrement nuageux avec des risques d’orage dans la journée et une température de 19°.
Le soleil nous accueille à Bastia, même si de gros nuages sont accrochés aux montagnes. Nous avons tout juste le temps d’attraper la navette de 11h05 qui nous conduit dans le centre-ville. Là, nous profitons de ce beau temps inespéré pour nous installer sur le bord de mer et pique-niquer. Puis une petite ballade dans le vieux port,
et vers la citadelle.
Les nuages se font de plus en plus menaçants et l’orage éclate en début d’après-midi. Nous passons un moment dans un café avant de prendre le car jusqu’à Ghisonaccia où nous arrivons à 18h. Le temps s’est amélioré en allant vers le sud.
A Ghisonaccia, la « Casa di Maria Cicilia » est notre maison d’un soir, et au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls pensionnaires. Pour notre première soirée, nous nous régalons avec pour 2 : une tarte fine de coquilles saint jacques aux cèpes, un carpaccio d’espadon aux légumes de Provence, suivis d’un filet de bœuf au foie gras, d’une brochette de gambas grillées, puis deux nougats glacés. Repas agrémenté d’un Patrimonio de chez Orsini. Excellent et service impeccable !!
Bastia

Jour 2 : Ghisonaccia – Serra-di-Fiumorbo (460m).
La pluie est au rendez-vous à notre réveil. Hésitation…. Mais après le petit-déjeuner, l’horizon paraît moins bouché et « Corse Matin » annonce un temps encore plus mauvais pour l’après-midi. Alors nous nous mettons en route vers 9h30 en espérant pouvoir profiter d’une fenêtre météo favorable pendant quelques heures, puisque cette étape est courte (3h30 et 450m de dénivelé). Afin d’éviter un début de parcours le long de la N198, nous décidons de « couper » directement vers l’ouest, admirant de ci de là orangers et néfliers, humant les senteurs des chèvrefeuilles, nous attardant devant des passiflores, prêtant l’oreille au chant d’un coucou. De temps en temps, nous enfilons nos capes de pluie pour éviter quelques gouttes et avons, ainsi équipés, des airs de Quasimodo et de Fée Carabosse.
Une 2CV s’arrête et son conducteur nous propose gentiment de nous véhiculer jusqu’à Serra-di-F (nous le reverrons plus tard, c’est le voisin du gîte). L’accueil corse n’est pas une légende. Nous déclinons aimablement la proposition, nous sommes là pour en « découdre » avec la montagne.
Au bout de 2h, nous rattrapons le « Mare a Mare » tout juste avant la première montée de notre étape, montée que le guide Lonely Planet qualifie de cassante. Finalement, nous la montons tranquillement à notre rythme. Le maquis est en fleurs, pose photos.
Une petite erreur de parcours nous amène à nous frayer un passage dans des broussailles mouillées. Résultat : nous sommes trempés jusqu’à la taille ! Un coq qui chante, un chien qui aboie, le grondement d’une scie électrique… le village n’est pas loin. En effet, nous débouchons rapidement sur une route qui nous amène au gîte vers 12h30. Ici aussi nous sommes les seuls occupants et nous nous installons à deux dans un dortoir pour cinq. Après le déjeuner, petit tour dans le village : son église, son cimetière,
le calme absolu, l’ambiance de la montagne corse et l’odeur du maquis.
Pour le dîner, la maîtresse de maison nous sert du jambon corse, des lasagnes à la bonifacienne, du fromage et de la tarte aux pommes.
Cimetière de Serra-di-Fiurmobo

Jour 3 : Serra-di- Fiumorbo (460m) – Catastaju (523m).
Le soleil est au rendez-vous ce matin et à 8h15, nous démarrons notre randonnée. Cap sur Catastaju. 4 à 5h de marche, point culminant 957m. Nous laissons le village derrière nous. Le chemin s’élève lentement et progressivement vers la crête.
Cistes, belliums, digitales pourpres, bruyères composent le maquis.
Au détour d’un chemin, rencontre avec un troupeau de vaches.
Mon bâton de marche les effraie et elles se sauvent au galop. Depuis la crête, la vue s’étend jusqu’à la mer d’un côté, et de l’autre côté, sur de petits villages tapis au fond de la vallée comme autant de touches pointillistes. Puis la montée se poursuit au milieu des pins et des chênes verts. Par moments, l’humidité ambiante sur ce sentier dévoré par les taillis nous rappelle la Réunion ou la Guadeloupe. Plus loin, de gros rochers nous font penser à Fontainebleau.
Arrêt pique-nique sur les rochers près de la Bocca di Juva (957m). Après le col, nous arrivons dans une petite clairière parsemée de touffes d’asphodèles.
Puis c’est le début de la descente dans un paysage grandiose cerné par les montagnes. Nous traversons une forêt de pins et la descente, tantôt raide, tantôt plus douce nous amène vers Catastaju. Le grondement du torrent se fait de plus en plus proche. Ca y est, l’Abatesco est en vue. Il nous reste à traverser la passerelle et nous voilà au gîte. Dénivelé total de l’étape : 450m. Après nous être installés (nous sommes toujours seuls), nous explorons les alentours. Pose photo près du torrent. Hervé sursaute…une couleuvre ondule sur la rive.
Après cette belle randonnée, quoi de plus réconfortant qu’une bonne soupe corse servie avec une assiette de crudités et charcuterie, du fromage (corse bien sûr !) et un pudding maison.
Vers Catatasju

Jour 4 : Catastaju (523m) – col de Laparo (1525m) – Cozzano 727m.
Nous nous réveillons avec le beau temps et nous mettons en route peu avant 9h. Mille mètres de dénivelé sur la première partie de l’étape et 6-7h de marche nous attendent.
Le sentier monte lentement et régulièrement en suivant le ruisseau Macini. Deux belles cascades retiennent notre attention. La deuxième nous invite à un petit détour pour l’admirer de plus près. Nous progressons toujours dans notre montée : on se croirait dans une allée paysagère d’un jardin botanique, avec des touffes de fleurs jaunes, blanches ou violettes plantées au milieu des rocailles.
Un premier passage de ruisseau nous pose quelques difficultés techniques. En effet, le ruisseau est en crue et les seules pierres émergées rendues glissantes par la pluie ne nous permettent pas de prendre le risque de traverser à gué. Alors il faut enlever les chaussures et se mouiller les pieds. L’eau glaciale nous anesthésie jusqu’aux mollets, mais nous revigore pour la suite de l’ascension, d’abord dans une jolie pinède, puis dans une hêtraie.
Au pied d’un arbre, rencontre avec une jolie salamandre.
Bientôt le ciel s’obscurcit. Les nuages couvrent cette forêt de hêtres et donnent à ce paysage un air de forêt de Brocéliande.
Nous nous arrêtons aux bergeries de la Scanciatella baignés par la brume.
Peu après c’est la pluie qui se met à tomber. La montée devient pénible, j’ai le moral dans les chaussettes et je n’arrive plus à avancer. Nous décidons de faire un détour par le refuge de Laparo afin de nous mettre au sec pour pique-niquer. Il fait froid !!! Nous rajoutons une couche de vêtements. Nous regrettons de n’avoir pas pris de briquet pour nous faire un café chaud. Après le déjeuner nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie. Bientôt la délivrance ! Nous arrivons au col de Laparo (1525m), mais il est dans les nuages. Quel dommage pour la vue !!!
Nous amorçons alors notre descente vers Cozzano dans une forêt au feuillage vert tendre.
La pluie ne va pas cesser, tantôt soutenue, tantôt plus fine jusqu’à notre arrivée au village après moult passages à gué de ruisseaux quelque peu acrobatiques. Nous arrivons fourbus et trempés au gîte peu avant 18h. Tiens, nous ne sommes pas seuls… Deux randonneurs américains et une randonneuse française descendus du GR20 ainsi qu’un vététiste anglais, font également étape ici.
Randonner, ça creuse et c’est avec appétit que nous faisons honneur au dîner : soupe aux vermicelles, ragoût aux petits légumes, fromage et flan caramel.
Vers Cozzano

Jour 5 : Cozzano (727m) – Guitera-les-Bains (620m).
A 6h du matin, le ciel bleu et le soleil nous remontent le moral. Mais nous attendons 9h l’ouverture de l’épicerie du village pour démarrer notre étape. Les nuages commencent à être plus nombreux. Il faut se dépêcher pour profiter de l’éclaircie. Durée prévue : 4h30 à 5h de marche. Point culminant : 955m.
Le faible dénivelé (par rapport à la veille !) pourrait faire croire à un itinéraire plat. Que nenni !!! C’est une succession de montées et de descentes : descente jusqu’au Taravo (torrent qui a donné son nom à toute la région) sur un sentier champêtre.
puis montée en direction du petit village de Sampolo sur un chemin bordé de fougères et de genêts.
Ensuite descente vers Giovivacce dans le lit d’un ruisseau : la gadoue, la gadoue, la gadoue avec arrêt sous un châtaignier remarquable.
Dans ce village, pause pique-nique à côté de l’église. Au moment de poser son sac, Hervé sursaute (encore !)…une couleuvre (encore une !) disparaît dans un trou.
Les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous décidons de modifier notre itinéraire, car en direction de Tasso, le mauvais temps menace. Cap sur Guitera via la D28. La pluie finit par nous rattraper et nous arrivons trempés au village. Quel temps de cochon !!!
Dénivelé total : 400m au lieu des 550m prévus, car étape écourtée pour cause de pluie.
Heureusement au gîte de Guitera un bon feu flambe dans la cheminée et l’accueil est vraiment très chaleureux. Pour le dîner, M. et Mme Lanfranchi nous invitent à leur table avec trois autres randonneurs. Au menu : soupe corse, ragoût de sanglier avec polenta et pennes sautés, tarte à la noisette ou tiramisu. A 20h01, les pétards annoncent le résultat des élections présidentielles et les commentaires vont bon train autour de la table.
Genêts au bord du sentier

Jour 6 : Guitera-les-Bains (620m) – Quasquara (721m).
Comme les jours précédents, le soleil est de la partie ce matin, mais les nuages ne sont pas loin. Pourvu que ça dure ! Durée prévue : 3h30 à 4h, point culminant 1086m. L’étape commence par une bonne grimpette sur un large chemin rocailleux bordé de genêts qui s’enfonce ensuite dans la forêt. Un panneau indique le Castellu di Bozzi (d’où la vue par temps clair s’étend jusqu’au golfe d’Ajaccio). Nous croisons les doigts pour que le temps se maintienne et attaquons cette montée abrupte. Plus tard, nous arrivons à une première esplanade, le fameux Castellu (1080m) où nous jouissons déjà d’une belle vue, mais il est possible de poursuivre jusqu’aux crêtes (1237m). Nous laissons alors nos sacs à dos coincés entre deux branches, hors de portée des cochons sauvages pour continuer jusqu’au sommet.
Là-haut, la vue est à la mesure de nos efforts. Grandiose !!! Je voulais voir la mer, j’ai vu la mer… et aussi le village de Guitera, blotti au pied de la montagne et les crêtes environnantes.
Des senteurs aromatiques nous chatouillent les narines.
Déjà il faut redescendre, cette fois par un chemin défoncé et labouré par les sangliers. Tout à coup, nous entendons une respiration bruyante dans les taillis. Probablement un sanglier ! Hervé brandit le bâton de marche, mais l’animal ne se montre pas. Nous nous arrêtons dans une vaste clairière pour pique-niquer. Après manger, Hervé va voir des cochons en liberté un peu plus loin et leur donne nos croûtes de fromage et nos trognons de pomme. Voilà que toute la horde le suit et nous sommes obligés de lever le camp. Nous continuons à descendre et atteignons Frassetto, joli hameau où de grandes maisons en pierre semblent évoquer un passé prestigieux.
Quelques gouttes de pluie accompagnent notre montée vers Quasquara où nous débouchons dans une superbe châtaigneraie tapissée de fougères. Je joue à cache-cache dans le tronc évidé d’un châtaignier pluri centenaire.
Les premières maisons de Quasquara sont en vue. Nous arrivons à destination à 15h et avons encore une fois le gîte pour nous tout seuls. Dénivelé total de l’étape : 700m. Au dîner, la maîtresse de maison nous sert une tourte aux blettes et jambon, une côte de porc accompagnée de pommes de terre sautées, une salade de fruits et de la tarte aux pommes.
Détour vers Castellu di Bozi

Jour 7 : Quasquara (721m) – Col Saint Georges (757m).
Grand soleil et aucun nuage à l’horizon à notre réveil. Une vraie belle journée s’annonce. Durée prévue de l’étape : 5h à 5h30 de marche ; point culminant 1150m. A 8h30, nous nous lançons à l’assaut des crêtes sur un sentier étroit bordé de fougères, de bruyères et de genêts.
Une barrière nous oblige à une petite gymnastique matinale. Le chemin continue à grimper et passe par deux fois dans de vastes châtaigneraies avec quelques beaux spécimens…
et de drôles de champignons (?).
Au bout d’1h30, nous atteignons la Bocca di Foce (1150m), nous profitons de la vue sur les deux versants : en face de nous, le Rotondo et le Monte d’Oro dont les sommets sont encore enneigés.
Nous entendons des voix…quelle surprise…depuis notre départ de Ghisonaccia, c’est la première fois que nous croisons du monde sur le chemin. Et il y a du monde, 7 personnes : 5 jeunes suivis de 2 messieurs. Les premiers s’entraînent pour la course du dimanche 13 mai au départ de Santa Maria-di-Siché (18kms à travers la montagne et 1500 m de dénivelé que les meilleurs couvrent en 2-3h). Les suivants sont des organisateurs chargés du balisage de l’épreuve.
Nous voyons tout ce petit monde escalader la Punta d’Urghiavari 1339m (notre itinéraire devait longer le flanc de cette montagne). Les voir grimper jusque là-haut nous donne très envie de faire ce détour afin de profiter d’une vue encore plus saisissante. Nous abandonnons nos sacs à dos et commençons l’ascension en nous servant par endroits de nos mains et aussi d’une corde prévue à cet effet. La montée est un peu vertigineuse, il vaut mieux que je ne regarde pas trop en bas.
190m plus haut, la vue est époustouflante !!! Le golfe d’Ajaccio, les pistes d’atterrissage de l’aéroport et toute la chaîne des montagnes corses de la Tafunata à l’Incudine en passant par le Rotondo et le Monte d’Oro.
Nous en prenons plein les yeux puis redescendons par un chemin plus facile qui rejoint le Mare a Mare plus loin, mais nous oblige à faire une boucle pour récupérer nos sacs à dos.
De retour à la Bocca di Foce, il faut repartir. Le chemin zigzague dans le maquis pendant un long moment, entre les asphodèles, les ellébores et même les pivoines sauvages.
Les rochers de la crête ont des formes bizarres, sculptées par l’érosion.
Après plusieurs montées et descentes successives, nous posons les sacs sur les rochers de la Bocca San Antonu pour l’habituel pique-nique.
Après manger, nous poursuivons notre route et arrivons au pied de le Punta Maggioli. L’ascension est cruelle sous le soleil du début d’après-midi. Arrivés là-haut, quelques nuages nous rafraîchissent un peu avant d’amorcer une longue descente, d’abord au milieu des fleurs de ciste et des chênes, puis dans la forêt.
Nous débouchons enfin sur une large piste en terre et là, nous perdons la trace du balisage. Hervé continue malgré tout espérant retrouver le chemin plus loin. Mauvaise option, nous nous éloignons et nous retrouvons devant un grand portail fermé à proximité de la Nationale. Une seule solution : l’escalader pour passer de l’autre côté. Deux alternatives s’offrent alors à nous : rejoindre le col St Georges par la Nationale ou prendre un hypothétique chemin qui devrait nous ramener sur le Mare a Mare. Va pour la deuxième solution ! Nous voici sur un sentier tracé par les cochons au milieu de la forêt dans les broussailles, les ronces et la boue, guidés par le GPS ! Quand enfin nous sortons de cette jungle, il reste à remonter un grand talus envahi par les graminées et les orties. Je remets les bas de mon pantalon pour affronter cette végétation hostile…. Trop tard, j’ai déjà les jambes zébrées d’égratignures !!! Ca y est, nous revoilà sur le Mare a Mare et après être passés dans un sous-bois, nous arrivons à destination à 17h30 après bien des tours et des détours, fatigués mais enchantés par les paysages que nous avons vus.
Dénivelé total : 1200m au lieu des 900 prévus. Durée de marche : 9h (arrêts compris). Nous avons réservé une chambre à l’Auberge du col St Georges. Nous sommes comblés : chambre moderne, confortable, meublée et décorée avec beaucoup de goûts. Très agréable !!! La salle du restaurant est tout aussi cosy. Le menu du dîner est copieux : assiette de charcuterie corse (dont pâté de sansonnet), côtelettes d’agneau avec pommes de terre sautées, salade et fromage, en dessert tiramisu et crème brûlée glacée. Très bonne adresse !!!
Rochers remarquables !

Jour 8: Col St Georges (757m) – Porticcio.
Ca y est ! Le beau temps est durablement installé et à 8h, nous sommes dehors. Pour une étape qui doit nous amener au niveau de la mer, il faut commencer par monter. Le comble !!! Durée prévue : 5-6h de marche. Point culminant : 890m. 11km à vol d’oiseau, bien plus par le chemin. Bref une étape qui s’annonce longue.
Alors en avant sur un sentier escarpé ! Bientôt nous traversons un champ d’asphodèles.
La rosée matinale sur leurs feuilles nous rafraîchit les mollets griffés par les ronces hier. Nous poursuivons notre ascension jusqu’au point culminant. De là-haut, nous avons une très belle vue sur le golfe d’Ajaccio.
Il est 10h. La descente commence, tantôt lente quand le chemin est raviné et caillouteux, tantôt plus rapide quand le terrain est moins accidenté, tantôt à l’ombre des sous-bois, tantôt au soleil. Les genoux sont mis à rude épreuve !!!
Nous débouchons alors sur une route que nous longeons pendant 2, 5km. Cette marche le long de la départementale pourrait s’avérer pénible. Or elle est plutôt agréable. Elle permet d’accélérer la cadence et surtout de profiter du spectacle de toutes ces variétés de fleurs qui tapissent les bas-côtés.
C’est là que nous croisons les 2 premiers vrais touristes randonneurs. Ils font le Mare e Monti dont la trace fusionne à cet endroit avec le Mare a Mare. Au lieu-dit « Buselica », nous quittons la route pour reprendre un petit chemin. Une buse tournoie au-dessus de nos têtes. Nous pique-niquons à l’ombre d’un chêne vert et repartons vers 13h.
Tout au long de cette dernière partie, nous profitons de vues magnifiques sur le golfe. Bientôt, nous arrivons au cimetière de Porticcio qui marque la fin du sentier. Nous prenons la route bitumée jusqu’à la plage que nous atteignons à 14h. Dénivelé total de l’étape : 300m. La mer est agitée. Je me contente de tremper les doigts de pied.
Mais il fait très bon sur la plage (22°) : petite sieste, bronzette, bonne glace, lecture…Il est déjà l’heure de prendre le taxi pour l’aéroport. Nous quittons Ajaccio par le vol Air France de 18h50 pour Paris Orly.
Fin (ou début) du sentier

EPILOGUE
Nous sommes très fiers d’avoir accompli cette traversée d’est en ouest, de la Mer Thyrénéenne à la Mer Ligurienne. A vol d’oiseau cela fait 52 kms. Par le Mare a Mare nous avons parcouru entre 12 et 20kms par jour, ce qui fait un total d’environ 100kms sur l’ensemble du parcours. En dénivelé nous avons fait en moyenne 650m par jour, ce qui fait un dénivelé cumulé d’environ 4500m. Un Mont-Blanc. Pas mal quand même à notre âge : plus d’un siècle à nous 2 !!!
Nos conclusions sur :
=> Les capacités nécessaires : Etre capable de marcher entre 5 et 9h et de faire +/- 1000m de dénivelé par jour en portant un sac de +/- 10kg, cela pendant 7 jours consécutifs.
=> Le matériel : Ont été utiles entre autres : poncho, poche à eau « Camel », briquet, serviette « Packtowel », sac à viande.
=> L’intérêt du sentier. Ce sentier ne présente aucune difficulté particulière. En alternant des étapes +/- longues, il permet de doser les efforts. Mais du coup l’intérêt et la beauté des étapes sont très inégaux. Si on pouvait attribuer des étoiles, sur 5*, voilà quel serait notre classement : incontestablement, Quasquara / Col St Georges 4* Catastaju/ col de Laparo/ Cozzano 3* A cause des nuages, nous n’avons certainement pas pu apprécier cette étape à sa juste valeur. Serra-di-Fiumorbo/Catastaju 2* Col St Georges / Porticcio 2* Guitera/Quasquara 2 * à cause de la Punta di Bozzi qui vaut le détour. Sinon beaucoup de passage en sous-bois, sans vue, peu d’intérêt. Cozzano/Guitera 1* mais nous n’avons pas fait la partie Tasso - Guitera en raison de la pluie…alors ? Ghisonaccia/Serra-di-Fiumorbo 1*, étape de mise en jambe…sans plus.
Plus généralement, le fond des vallées est moins intéressant, et plus on monte, plus c’est beau.
=> L’hébergement. L’accueil a été très sympathique dans tous les gîtes. Les gîtes pratiquent tous la demi-pension et peuvent préparer un panier-repas ou des sandwichs pour l’étape du lendemain (qualités très inégales). Le ravitaillement est possible à Ghisonaccia (au départ), à San Gavino-di-Fiumorbo (mais le village est à 45mn à pied du gîte de Catastaju), à Cozzano et à Porticcio (à l’arrivée). Pas de paiement par carte bancaire dans les gîtes. Pour le couchage, il y a des couvertures partout, prévoir un « sac à viande ». Les deux hôtels que nous avions réservés étaient à la hauteur de nos attentes. Nous avons également très bien mangé (et 2kg de plus en rentrant !!!). Une mention toute particulière pour le gîte de Guitera-les-Bains où en plus de la qualité de l’hébergement et de la nourriture, nous avons passé une très agréable soirée à la table de M. et Mme Lanfranchi.
=> La météo Nous n’avons pas eu très beau temps dans l’ensemble, sauf les deux dernières journées qui ont été chaudes et ensoleillées. Le jour 4 a été très pluvieux, les autres jours nous avons pu bénéficier d’éclaircies +/- longues.
=> La saison. Nous avons pu apprécier la Corse au printemps et pu voir toutes ces variétés de fleurs que nous n’avions jamais vues en été ou en automne.
Alors en guise de bouquet final nous vous offrons cette brassée de fleurs de Corse et vous remercions de nous avoir lus jusqu'ici.

FIN
Paris-Oulan Bator en train English translation pending
Bonjour,
Vous sachant plein de ressources je suis à la recherche de renseignements sur un éventuel trajet en train à partir de Paris pour Oulan Bator, via Moscou avec arrêts dans les sites les plus intéressants genre Lac Baikal avec le transibérien et le transmongolien. A défaut d'un départ de Paris, nous nous contenterions de Moscou car je pense qu'il faut prévoir un certain nombre de jours, voire de semaines pour atteindre OB. Mes interrogations concernent les visas, l'achat des billets de train, les arrêts, etc.
Merci pour votre aide.
Les plus belles villes d'Europe? English translation pending
Je pars en europe en mai, j'aimerais savoir quel pays ou ville sont a voir absolument.
Merci
Merci
Transmongolien Moscou-Chine-Corée du Sud-Japon English translation pending
Bonjour tout le monde !
Voilà presque un mois (voir un peu plus 😛) que je parcours le forum de long en large (un vrai voyage) et j'ai appris vraiment beaucoup de choses et c'est d'ailleurs là que j'ai découvert le transsibérien et transmogolien. Je ne connaissais pas ce fameux train (en fait 3 mais bon) !! Donc déjà merci pour cette découverte magique ainsi que tout ce que j'ai pu lire. Ce forum est grandiose !! ^_^
Comme le titre de mon post l'indique, je compte faire avec mon futur mari (c'est pour le 7 avril 2007), ce perrilleux voyage (ce sera notre voyage de noce) pour normalement un départ pour avril-mai 2008. cela nous laisse un an pour économiser, préparer notre voyage (car nous en sommes qu'à l'ébauche) et trouver une famille d'accueil pour notre chat (ah non ça c'est déjà fait 😄).
Je n'ai pas beaucoup de questions à vous poser car je fouille beaucoup les autres messages et je trouve vraiment plein d'infos mais j'aimerais juste savoir si vous pensez qu'il est possible de faire le même trajet aller/retour par rapport aux visas car reprendre le transmogolien à l'approche de l'hiver nous tente énormément.
Notre voyage serait à peu près comme ça : (mais rien de définitif) départ fin avril : paris - moscou, mois de mai - début juin : transmogolien (villes russes à visiter) et mongolie - juin mi-juillet environ : Chine et Corée du sud puis Japon en août, retour donc pour septembre. >> C'est de l'à peu près... sauf si vous conseillez autre chose ! 😉
Sinon je mettrais un lien prochainement vers notre blog en construction. Nous comptons mettre l'histoire de notre projet de A à Z avec tout ce qu'il y a de bien (le rêve, le désir de voyager) et tout ce qu'il y a de dur mais pas impossible (la réalité, les visas, l'argent, la matériel...).
Voilà.
Voilà presque un mois (voir un peu plus 😛) que je parcours le forum de long en large (un vrai voyage) et j'ai appris vraiment beaucoup de choses et c'est d'ailleurs là que j'ai découvert le transsibérien et transmogolien. Je ne connaissais pas ce fameux train (en fait 3 mais bon) !! Donc déjà merci pour cette découverte magique ainsi que tout ce que j'ai pu lire. Ce forum est grandiose !! ^_^
Comme le titre de mon post l'indique, je compte faire avec mon futur mari (c'est pour le 7 avril 2007), ce perrilleux voyage (ce sera notre voyage de noce) pour normalement un départ pour avril-mai 2008. cela nous laisse un an pour économiser, préparer notre voyage (car nous en sommes qu'à l'ébauche) et trouver une famille d'accueil pour notre chat (ah non ça c'est déjà fait 😄).
Je n'ai pas beaucoup de questions à vous poser car je fouille beaucoup les autres messages et je trouve vraiment plein d'infos mais j'aimerais juste savoir si vous pensez qu'il est possible de faire le même trajet aller/retour par rapport aux visas car reprendre le transmogolien à l'approche de l'hiver nous tente énormément.
Notre voyage serait à peu près comme ça : (mais rien de définitif) départ fin avril : paris - moscou, mois de mai - début juin : transmogolien (villes russes à visiter) et mongolie - juin mi-juillet environ : Chine et Corée du sud puis Japon en août, retour donc pour septembre. >> C'est de l'à peu près... sauf si vous conseillez autre chose ! 😉
Sinon je mettrais un lien prochainement vers notre blog en construction. Nous comptons mettre l'histoire de notre projet de A à Z avec tout ce qu'il y a de bien (le rêve, le désir de voyager) et tout ce qu'il y a de dur mais pas impossible (la réalité, les visas, l'argent, la matériel...).
Voilà.
Sécurité en Russie English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterais avoir l’avis de personnes vivant en Russie ou ayant voyagé de façon individuelle sur la sécurité dans ce pays. Cela fait un moment que je souhaite me rendre en Russie mais je dois dire que j’ai entendu tellement de choses sur les problèmes de sécurité ainsi que sur l’accueil des Russes que je souhaiterais avoir vos avis. Je tiens à préciser que j’ai l’habitude de voyager seule, je sais donc que comme partout il faut éviter les endroits et les comportements à risque (cela semble élémentaire). Je parle également un peu russe donc là aussi cela ne devrait pas être le principal problème. Je m’intéresse beaucoup à la culture de ce vaste pays et c’est pourquoi je souhaite enfin m’y rendre.
Je serais vraiment très contente d’avoir vos avis sur cette question. J’aimerais me rendre à Moscou, St Petersbourg mais également vers Kazan et pourquoi pas si tout se passe bien un voyage bien plus à l’est vers la Sibérie.
Merci beaucoup
Mudem
Je souhaiterais avoir l’avis de personnes vivant en Russie ou ayant voyagé de façon individuelle sur la sécurité dans ce pays. Cela fait un moment que je souhaite me rendre en Russie mais je dois dire que j’ai entendu tellement de choses sur les problèmes de sécurité ainsi que sur l’accueil des Russes que je souhaiterais avoir vos avis. Je tiens à préciser que j’ai l’habitude de voyager seule, je sais donc que comme partout il faut éviter les endroits et les comportements à risque (cela semble élémentaire). Je parle également un peu russe donc là aussi cela ne devrait pas être le principal problème. Je m’intéresse beaucoup à la culture de ce vaste pays et c’est pourquoi je souhaite enfin m’y rendre.
Je serais vraiment très contente d’avoir vos avis sur cette question. J’aimerais me rendre à Moscou, St Petersbourg mais également vers Kazan et pourquoi pas si tout se passe bien un voyage bien plus à l’est vers la Sibérie.
Merci beaucoup
Mudem
Formalités pour aller voir une amie en Russie? English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterai aller rendre visite à une amie qui habite à Tchéliabinsk (dans l'oural) en RUSSIE durant le mois de Février.
Après un fastidieux périple sur la toile, je me suis appercu que les russes ne laissaient pas entrer facilement les étranger dans leur pays!!!!
Je suis donc un peu perdu au niveau des démarches administratives.
Si j'ai bien compris compris il me faut : Une invitation de sa part, redigé en russe et faxé mentionnant son adresse et le fait qu'elle m'héberge durant mon séjour. le formulaire de l'ambassade duement rempli l'attestation d'assurance l'attestation de mon voyage en avion (date allé/retour) et tout le buisness administratif type passeport, photo, argent.....
et la paf paf, je peut me présenter à l'ambassade.....
Là ou je m'interroge, c'est sur l'invitation. Est ce que cette invit faite de sa main avec eventuellement la photocop de sa carte d'identité est suffisante ou faut il des chose en plus???
Voili voilou
Bon vent à tous
Fabien
Je souhaiterai aller rendre visite à une amie qui habite à Tchéliabinsk (dans l'oural) en RUSSIE durant le mois de Février.
Après un fastidieux périple sur la toile, je me suis appercu que les russes ne laissaient pas entrer facilement les étranger dans leur pays!!!!
Je suis donc un peu perdu au niveau des démarches administratives.
Si j'ai bien compris compris il me faut : Une invitation de sa part, redigé en russe et faxé mentionnant son adresse et le fait qu'elle m'héberge durant mon séjour. le formulaire de l'ambassade duement rempli l'attestation d'assurance l'attestation de mon voyage en avion (date allé/retour) et tout le buisness administratif type passeport, photo, argent.....
et la paf paf, je peut me présenter à l'ambassade.....
Là ou je m'interroge, c'est sur l'invitation. Est ce que cette invit faite de sa main avec eventuellement la photocop de sa carte d'identité est suffisante ou faut il des chose en plus???
Voili voilou
Bon vent à tous
Fabien
Croisière sur le Costa Atlantica English translation pending
Bonjour,
Je viens de réserver une croisière du 7 au 14 avril sur le Costa Atlantica avec mes 2 enfants de 12 et 19 ans pour les Caraibes (Pointe à Pitre, La Romana, Catalina, Saint Lucie, Antigua, Saint Martin...). J'espère ne pas m'être trompée et qu'ils ne s'ennuyeront pas sur le bateau.
Merci à ceux qui y sont déjà allés avec des enfants de me rassurer et surtout de me donner des infos sur l'organisation des journées.
Pouvez-vous aussi m'expliquer le forfait boisson car je n'ai pas tout compris, sachant que je ne bois pas de vin et mon mari très peu, nous boirons essentiellement des eaux gazeuzes et les enfants des sodas. Est-ce-qu'il faut prendre aussi un forfait pour les boissons types coca.
J'ai réservé 2 cabines au niveau des chaloupes, je me doute bien que c'est pas les meilleures cabines mais j'espère qu'elles ne sont pas grandes comme un mouchoir de poche et je suppose que question vue c'est ratée.
Je suis preneuse de toutes les info concernant cette destination.
Merci d'avance de vos réponses.
Cathy
Sécurité pour voyageur isolé à vélo en campagne russe? English translation pending
l'été prochain, je compte faire un voyage à vélo dans les pays baltes avec une incursion soit dans l'enclave de Kaliningrad, soit vers saint Petersburg.
A priori pas de problèmes particuliers si ce n'est quelques formalités administratives. Mais nombre de personnes m'ont parlé de problèmes de sécurité dans les campagnes russes pour un voyageur isolé ( je voyage à priori seul) . et dans les villes comme Saint Petersbourg.
qu'en pensez vous ??
qui a de l'expérience à vélo en russie ??
merci de votre aide ....
merci de votre aide ....
Circuit vers l'Ouzbékistan English translation pending
Bonjour,
en vue d'un circuit à destination de l'Ouzbékistan par voie terrestre (camping-car)
l'un de vous a t-il une expérience sur tout ou partie du circuit envisagé (formalités, état des routes...)
- trajet aller par Italie, Autriche, Slovaquie, Ukraine, Russie, Kazakhstan et Ouzbékistan
- trajet retour par Kazakhstan - Ferry entre Aktau et Bakou en Azerbaïdjan puis Géorgie, Turquie.... et retour en France
Période avril à juillet 2007 Merci d'avance @micalement Jean-Marie
Période avril à juillet 2007 Merci d'avance @micalement Jean-Marie
Achat de vélo, sac, tente en Ouzbékistan ou Kirghizistan English translation pending
Salut...
Je suis actuellement en Iran ou j'attend mes visas pour l'Asie Centrale.
J'aimerais continuer en roulant, seulement je suis un peu inquiete a l'idee de commencer toute seule ici.
J'ai un contact pour rouler a partir du Kyrghistan, je pense qu'en Asie ce sera plus simple pour evoluer seule.
Maintenant mon probleme est de trouver le materiel, je sais qu'il y a tout ce qu'il faut en Iran, seulement il faudrait que je puisse m'equiper en Ouzbekistan ou au Kyrghistan.
Avez vous des tuyaux, quels sont les possibilitees???
Sachant que j'ai tout a acheter, velo, sac, tente etc.....
Autre solution si il y a ici des cycliste qui prenne la meme direction et avec qui je pourais debuter, qu'ils me contactent. Je serais en Ouzbekistan du 1er juillet au 15, ensuite un mois au Kyrghistan.
J'atend impatiement de vos conseils. A+ Nath
Autre solution si il y a ici des cycliste qui prenne la meme direction et avec qui je pourais debuter, qu'ils me contactent. Je serais en Ouzbekistan du 1er juillet au 15, ensuite un mois au Kyrghistan.
J'atend impatiement de vos conseils. A+ Nath
Solstice d'été dans les pays nordiques English translation pending
Savez vous dans quel pays nordique il fait bon aller pour le solstice d'été ce 21 Juin? Je ne sais plus lequel c'est entre la Suède, le Danemark, la Scanadinavie, la Norvège .... qui ferme les ponts de la ville à 20 ou 22h et ne les réouvre qu'à 5 ou 7 7h du mat', nous laissant sur l'ile de la ville à festoyer, étant donné que nous ne pouvons pas en sortir avant que tout soit finit...!😛
Pour faire une surprise à un être précieux à mes yeux
... Peut etre que des membres de VF se sont trouvé au bon endroit à ce moment stratégique du calendrier : vos témoignages sont les bienvenus, car il me reste peu de temps pour improviser ce séjour ^^
Pour faire une surprise à un être précieux à mes yeux
... Peut etre que des membres de VF se sont trouvé au bon endroit à ce moment stratégique du calendrier : vos témoignages sont les bienvenus, car il me reste peu de temps pour improviser ce séjour ^^Périple à moto de France aux steppes mongoliennes English translation pending
Salut à tous
Avec un ami, nous avons le projet d'ici quelques temps (disons, pour faire large, avant 5 ans) de faire un "périple" en bécane jusqu'aux steppes mongoles. Meme si le projet ne se fera certainement pas cette année, ce site, mon ennui au travail et mon "envie d'aventure" (j'aime pas trop le terme, ça fait bon occidental de base qui a besoin de se mettre en danger ... meme si cest pas completement faux) m'ont poussé à regarder les itinéraires possibles...
Au passage je signale que je suis un passioné de bécane (1 mois sans deux roues et je suis agressif) mais surtout, pour le moment, pour le coté pilotage de vitesse. J'ai deja effectué quelques trajets en Europe chargé comme un mulet avec des etapes de 800 bornes.
Alors voila, CEST PARTI revons un peu et regardons les cartes: on commence par un Paris --> Trieste (1300 bornes) histoire de se chauffer un peu (avec sympathique traversée des Alpes), comptons 3 jours de voyage (je ne pense pas avoir le désir de faire de grande pause sur ce trajet la...) pour ne pas se crever des le depart et peut etre prendre quelques nationales. CROATIE : longeons l'Adriatique (il parait que cest zoli) et descendons tout au Sud (Drubovnik). En comptant large (mais peut etre que je me fourvoie), il y a en tres gros 600 bornes à faire en 4-5 jours histoire de profiter de la cote 🙂 SERBIE-MONTENEGRO: pouf on bifurque plein Est et on quitte l'Adriatique pour traverser le Montenegro et le Kosovo (zoli zoli ... d'apres les images de guerre que j'ai pu voir 😕 ) pour arriver en Bulgarie à Sofia. Comptons 400 bornes et 4 jours... BULGARIE-ROUMANIE: on traverse la Bulgarie de part en part (facile) pour arriver à la fameuse Mer Noire (Varna) ... puis on longe la cote (possible? pas possible?) pour arriver à la frontière ukrainienne. Comptons 800 bornes et 10 jours (faut bein en profiter non?) UKRAINE: on continue à longer la Mer Noire (zlaime bien), on passe par Odessa pour finalement longer la mer d'Azov (j'ai aucune idée de ce à quoi ça peut ressembler usine? pas d'usine? qui cest Azov?) pour arriver à la frontière russe à Rostov. Comptons re-800 bornes et re-10 jours ... sauf si cest pourri bien sur 😕 auqel cas en deux jours cest torché RUSSIE: on tire tout droit jusqu'à la mer Caspienne (sisi) en passant par le Nord de la Tchetchenie (glurps est-ce prudent?) pour arriver à Astrakhan sur la Volga (la claaaasse) près de la frontière kazakh. Comptons 500 bornes et 5 jours... KAZAKHSTAN: Début du VRAI voyage : c'est grand, cest desert cest tout ce qui me faut (hum enfin ca a lair). On traverse donc ce gigantesque pays Ouest en Est. Comptons 2500 bornes et 3 semaines (aaaaah ca fait longtemps que j'ai pas pris 3 semaines de vacances 🏴☠️ ) MONGOLIE: Poussons jusquà la capitale (tant qu'on y est). 1500 bornes et 2 semaines.
Puis vente de ce qui reste des pauvres engins et retour en avion...
8500 bornes et 2 mois 1 semaine ... disons 3 mois pour prendre en compte les pannes et autres heureuses ou moins heureuses rencontres
ca peut le faire finalement...
Prochaine étape, consulter des photos des endroits dont je parle ... parceque si ca se trouve, j'ai fait le tour du monde des villes industriels et des coupe gorges
mais ça je vous laisse me le dire...
bon aller, je retourne à mes compte rendus de reunion de crotte
bonne soiree à tous et faites de beaux reves 😉
Avec un ami, nous avons le projet d'ici quelques temps (disons, pour faire large, avant 5 ans) de faire un "périple" en bécane jusqu'aux steppes mongoles. Meme si le projet ne se fera certainement pas cette année, ce site, mon ennui au travail et mon "envie d'aventure" (j'aime pas trop le terme, ça fait bon occidental de base qui a besoin de se mettre en danger ... meme si cest pas completement faux) m'ont poussé à regarder les itinéraires possibles...
Au passage je signale que je suis un passioné de bécane (1 mois sans deux roues et je suis agressif) mais surtout, pour le moment, pour le coté pilotage de vitesse. J'ai deja effectué quelques trajets en Europe chargé comme un mulet avec des etapes de 800 bornes.
Alors voila, CEST PARTI revons un peu et regardons les cartes: on commence par un Paris --> Trieste (1300 bornes) histoire de se chauffer un peu (avec sympathique traversée des Alpes), comptons 3 jours de voyage (je ne pense pas avoir le désir de faire de grande pause sur ce trajet la...) pour ne pas se crever des le depart et peut etre prendre quelques nationales. CROATIE : longeons l'Adriatique (il parait que cest zoli) et descendons tout au Sud (Drubovnik). En comptant large (mais peut etre que je me fourvoie), il y a en tres gros 600 bornes à faire en 4-5 jours histoire de profiter de la cote 🙂 SERBIE-MONTENEGRO: pouf on bifurque plein Est et on quitte l'Adriatique pour traverser le Montenegro et le Kosovo (zoli zoli ... d'apres les images de guerre que j'ai pu voir 😕 ) pour arriver en Bulgarie à Sofia. Comptons 400 bornes et 4 jours... BULGARIE-ROUMANIE: on traverse la Bulgarie de part en part (facile) pour arriver à la fameuse Mer Noire (Varna) ... puis on longe la cote (possible? pas possible?) pour arriver à la frontière ukrainienne. Comptons 800 bornes et 10 jours (faut bein en profiter non?) UKRAINE: on continue à longer la Mer Noire (zlaime bien), on passe par Odessa pour finalement longer la mer d'Azov (j'ai aucune idée de ce à quoi ça peut ressembler usine? pas d'usine? qui cest Azov?) pour arriver à la frontière russe à Rostov. Comptons re-800 bornes et re-10 jours ... sauf si cest pourri bien sur 😕 auqel cas en deux jours cest torché RUSSIE: on tire tout droit jusqu'à la mer Caspienne (sisi) en passant par le Nord de la Tchetchenie (glurps est-ce prudent?) pour arriver à Astrakhan sur la Volga (la claaaasse) près de la frontière kazakh. Comptons 500 bornes et 5 jours... KAZAKHSTAN: Début du VRAI voyage : c'est grand, cest desert cest tout ce qui me faut (hum enfin ca a lair). On traverse donc ce gigantesque pays Ouest en Est. Comptons 2500 bornes et 3 semaines (aaaaah ca fait longtemps que j'ai pas pris 3 semaines de vacances 🏴☠️ ) MONGOLIE: Poussons jusquà la capitale (tant qu'on y est). 1500 bornes et 2 semaines.
Puis vente de ce qui reste des pauvres engins et retour en avion...
8500 bornes et 2 mois 1 semaine ... disons 3 mois pour prendre en compte les pannes et autres heureuses ou moins heureuses rencontres
ca peut le faire finalement...
Prochaine étape, consulter des photos des endroits dont je parle ... parceque si ca se trouve, j'ai fait le tour du monde des villes industriels et des coupe gorges
mais ça je vous laisse me le dire...
bon aller, je retourne à mes compte rendus de reunion de crotte
bonne soiree à tous et faites de beaux reves 😉
Musée d'art soviétique English translation pending
Je ne sais pas si ça existe, mais j'aimerais beaucoup visiter un musée qui proposerait une belle collection d'art graphique, de design, d'architecture et d'art en général de l'époque soviétique.
Ce musée existe-t-il ? si oui, où ?
Ce musée existe-t-il ? si oui, où ?