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Quel moyen de paiement de dépannage en voyage au Pérou? English translation pending
Hola,
je pars seul (au Pérou) pour 3 semaines et dans 3 semaines, et je souhaite disposer d'un moyen de paiement de dépannage (en cas de perte/vol/démagnétisation de ma CB), que me conseillez-vous ?
Je pense emmener quelques billets (euros ? pas la peine de changer pour des dollars, si ?) à planquer dans ma valise, mais risque de vol Les chèques de voyage (Travelers Check) euros ou dollars ? mais chers et j'imagine qu'on paye encore des frais à l'échange Je ne trouve pas d'info sur les cartes de voyage (Visa TravelMoney ou AMex Travelcash) sur le site de ma banque Prendre une 2e carte bancaire à laisser dans ma valise, mais c'est pas donné non plus et faut penser à l'annuler dans 1 an, et sans doute trop tard pour faire une demande cas exceptionnel : faire appel à mes parents en cas de galère pour qu'ils me virent des sous par Western Union (je ne connais pas les conditions) autre... ?
Tempête tropicale Hanna force l’évacuation de 7,500 personnes en République Dominicaine (3 septembre 2008) English translation pending
Agence France-Presse (copié collé)
Saint Domingue
Environ 7500 personnes ont été évacuées en République dominicaine à la suite des inondations et des pluies consécutives à la tempête tropicale Hanna, ont annoncé les autorités. «Nous ne comptons pas de perte humaine ou de disparition, mais nous avons donné pour instruction au personnel de la Défense civile de procéder aux évacuations préventives», a annoncé le président de la Commission nationale des urgences, Luis Luna Paulino.
Les centres éducatifs ont été fermés dans la capitale, Saint-Domingue, ainsi que dans une dizaine de provinces, en raison de la proximité d'Hanna qui a fait la veille, en tant qu'ouragan, au moins 26 morts en Haïti, dont le territoire est situé sur la même île.
La tempête, accompagnée de vents soufflant jusqu'à 110 km/h, était mercredi à quelque 90 km de la pointe nord-ouest de la République dominicaine. FIN
à signaler hélas deux autres ouragan IKE et JOSEPHINE qui sont en formation et s'annoncent "violent" d'après les spécialistes,
L'office national de météorologie prévoit la poursuite de fortes précipitations, alors que les sols sont saturés d'eau, une semaine après le passage de l'ouragan Gustav qui avait fait 8 morts et qui avait entraîné l'évacuation de 6000 personnes en République dominicaine.
Saint Domingue
Environ 7500 personnes ont été évacuées en République dominicaine à la suite des inondations et des pluies consécutives à la tempête tropicale Hanna, ont annoncé les autorités. «Nous ne comptons pas de perte humaine ou de disparition, mais nous avons donné pour instruction au personnel de la Défense civile de procéder aux évacuations préventives», a annoncé le président de la Commission nationale des urgences, Luis Luna Paulino.
Les centres éducatifs ont été fermés dans la capitale, Saint-Domingue, ainsi que dans une dizaine de provinces, en raison de la proximité d'Hanna qui a fait la veille, en tant qu'ouragan, au moins 26 morts en Haïti, dont le territoire est situé sur la même île.
La tempête, accompagnée de vents soufflant jusqu'à 110 km/h, était mercredi à quelque 90 km de la pointe nord-ouest de la République dominicaine. FIN
à signaler hélas deux autres ouragan IKE et JOSEPHINE qui sont en formation et s'annoncent "violent" d'après les spécialistes,
L'office national de météorologie prévoit la poursuite de fortes précipitations, alors que les sols sont saturés d'eau, une semaine après le passage de l'ouragan Gustav qui avait fait 8 morts et qui avait entraîné l'évacuation de 6000 personnes en République dominicaine.
Carnet de voyage juin 2008: Utah et Colorado en dehors des sentiers battus (2ème partie) English translation pending
Jour 14 : Autour de Grand Junction
Pas de lever de soleil aujourd’hui et au programme de la matinée, Rough canyon situé à quelques miles de Grand Junction. Un petit passage par le BLM pour prendre une carte de Rattlesnake canyon pour l’après midi et nous voila partis lorsque le témoin de perte de pression des pneus s’allume sur le tableau de bord. Direction la première station service pour vérifier la pression et effectivement, le pneu arrière droit accuse 1 bar de moins que la normale. A ce stade, je ne sais pas s’il s’agit d’une crevaison lente ou si le pneu était déjà sous gonflé depuis le départ. Je me contente de remettre de la pression et direction Rough Canyon qui est, avec Mica Mine Canyon, une rando prisée des locaux. A partir du parking, on hésite sur le chemin à suivre et nous prenons la mauvaise direction mais un coup d’œil sur le GPS nous remet vite dans le droit chemin. La balade est sympa sans plus

et la progression devient plus compliquée après environ 1H de marche car le sentier escarpé à flan de colline devient glissant. Retour vers le trailhead. L’heure est déjà avancée et il est trop tard pour combiner Mica Mine canyon annoncée pour 2 miles A/R sans compromettre le point fort de la journée : Rattlesnake canyon. Direction donc Colorado Nat Monument d’où part la piste de 13 miles. Nous progressons prudemment sans excès de zèle dans les premiers miles roulant. Les 4 derniers miles sont les plus rudes avec une forte descente et des passages de slickrock en escalier à franchir avec de nombreux cailloux aiguisés : le risque de crevaison est élevé. Au bout d’environ 1H15, nous sommes arrivés au trailhead. Comme souvent nous y sommes seuls et c’est parti pour aller découvrir la plus grande concentration d’arches naturelles des Etats-Unis après Arches. Dès le début, c’est la descente vers le fond du canyon et ensuite nous longeons la rim sous de bonnes odeurs de pins. Nous levons souvent les yeux pour ne pas manquer les arches car on ne sait pas, sauf pour Rainbow arch, à quoi elles ressemblent, ni où elles sont situées précisément. Environ 1H15 après le départ, la première est en vue, puis la deuxième très originale car double et un mix entre arche horizontale et verticale.

Les deux suivantes ne sont pas très photogéniques contrairement à la dernière, Rainbow Arch, qui est la plus impressionnante et dont les belles couleurs de la roche ajoutent un petit plus. Je la shoote sur tous les angles et fait même un panoramique regroupant deux arches sur la même photo, ce qui n’est pas si courant.


Nous continuerons un peu plus loin dans le canyon pour faire une petite pause à l’ombre avant de revenir sur nos pas. De retour au trailhead après environ 3H de rando, c’est l’heure de vérité : en effet, descendre des escaliers de Slickrock, en général ça passe mais le problème c’est souvent pour remonter, comme ce fut le cas en septembre 2005 avec Philippe où nous avions été incapables de franchir un rocher d’apparence anodine….Lysiane me guide au millimètre et c’est là que la boîte courte prouve cette efficacité car au final, les slickrocks sont avalés sans problème mais pas sans sueurs froides car j’ai la hantise de crever vu l’absence de vraie roue de secours. 1H10 après le trailhead, c’est enfin la fin de cette piste plus rude que je ne le pensais. Encore une journée bien remplie avec une météo parfaite, pourvu que ça dure….
Jour 15 : Fruita -> Ouray
De nouveau lever aux aurores pour aller apprécier le lever de soleil dans Colorado National Monument. Comme toujours, ce sont des moments magiques que je vis (Lysiane est restée se reposer) dans un silence absolu devant ces canyons qui s’éveillent peu à peu sous les rayons du soleil.


Quelques miles parcourus sur la scenic road + quelques moments passés proche du visitor center suffiront à mon bonheur. De retour à l’hôtel pour prendre le petit déjeuner et aller chercher Lysiane, nous retournons vers le trailhead de Mica Mine Canyon que nous n’avions pas fait la veille. Donnée pour 2 miles A/R sur mon ouvrage de référence, la rando ne devrait pas nous prendre plus d’une heure. C’est la bonne surprise du jour car contrairement à Rough Canyon la veille, cette rando est très agréable et variée avec des Red Rocks,

Une mine naturelle de Mica très colorée et une cascade à la fin de la rando ce qui nous semblait impossible au départ tant le ruisseau ressemblait plutôt à un filet d’eau mais comme on le dit, les petits ruisseaux font les grandes rivières….L’endroit est très prisé des locaux, un peu comme Negro bill canyon à côté de Moab. Au final, nous y resterons 2 bonnes heures car la rando ne fait pas 1 mais au moins 2 miles. De retour à la voiture, il faut faire un choix sur la suite de la journée entre Grand Mesa et Black Canyon of The Gunnison. Comme nous n’avons pas envie de passer trop de temps en voiture sur de la route de montagne, Ce sera donc Black Canyon of the Gunnison en deuxième partie d’après midi mais avant cela, il faut trouver un endroit pour le pique nique. Un coup d’œil sur la recreational map et avec cette forte chaleur, un lac serait bienvenu et par chance, il y a Schweitzer state park qui sera l’endroit idéal pour manger. Il fait vraiment très chaud et j’ai un coup de pompe après manger. Comme Lysiane réclame depuis plusieurs jours un peu de repos, c’est l’occasion pour moi de sortir le matelas gonflable pour faire une sieste sous un arbre et de se baigner pour Lysiane qui n’en aura cependant plus très envie après que 2 enfants aient sortis de l’eau un gros serpent…. Après une bonne heure de repos, les batteries sont rechargées et direction Black Canyon of the Gunisson où 3 heures devraient suffire pour avoir un bon aperçu de la south Rim. Les premiers points de vue sont très impressionnants, vertigineux et il est agréable de découvrir également autre chose que des red rocks.

Après quelques points de vue le long de la route dont l’impressionnant Painted Wall,

il serait dommage de partir du parc sans faire une petite rando, question de principe. Ce sera Walter trail au bout de la route qui permet d’avoir des points de vue panoramiques à la fois sur la vallée et les San Juan Mountains que l’on aperçoit au loin et sur le canyon.


Nous emprunterons également un bout de la rim rock trail qui part du visitor center et qui rejoint le camping pour quelques vues spectaculaires. Ce parc a vraiment été une bonne surprise et mérite largement la visite d’autant plus qu’il n’engendre qu’un tout petit détour. Route vers Ouray, notre ville étape pour les 2 prochains jours au pied des San Juan Mountains. La petite ville est très agréable et a beaucoup de charme même si son surnom de « little switzerland of America » est usurpé. Ceux qui ont donné ce surnom n’ont jamais du mettre les pieds en Suisse….On sent tout de suite que nous sommes passés d’un climat désertique à un climat montagnard car en cette fin de journée, le Gore tex ou le polaire sont les bienvenus. Lors du check in au Chalet Inn, je remarque une pub pour un outfitter local (c’est un vrai business à Ouray) qui propose un tour de ½ journée dans Yankee boy Basin à des tarifs très intéressant (55$ par personne). Ce sera une bonne occasion de découvrir cet endroit qui était sur ma wish list de ce voyage 2008, sans risquer la crevaison. Après un bon repas dans un bar avec un chanteur local de Country, c’est sous les couvertures que nous tomberons dans les bras de Morphée car pour la première fois, nul besoin de clim…

J16 : Autour de Ouray
On retrouve ce matin la fraîcheur du climat montagnard et pour la première fois, je sors le polaire pour aller faire le plein quand de nouveau le témoin de pression des pneus s’allume. Là ça sent la crevaison lente. Par chance, il y a un garage adossé à la seule station essence d’Ouray. Il est cependant encore un peu tôt et ils me demandent de revenir ½ heure plus tard. Le planning risque d’être tendu pour aller à Yankee girl mine, Silverton et revenir pour 13H30, heure du départ pour Yankee boy basin. Après démontage du pneu, c’est bien une crevaison lente mais la bande de roulement n’est pas touchée et la réparation est possible. 16$ et 30 minutes plus tard, le pneu est réparé et nous pouvons enfin partir Vers Silverton.

Après quelques miles, en cherchant la piste qui mène à Yankee girl mine, je prends un semblant de piste que je pense être la bonne mais rapidement la neige est profonde et je manque de justesse de rester planté. Eh oui, un 4X4 c’est bien mais lorsque l’adhérence est quasi nulle, rien ne vaut des chaines ou des pneus avec des sculptures profondes. Nous laissons alors la voiture et prenons le chemin à pied pour voir rapidement que ce n’est pas le bon mais finalement je ne regrette pas de m’être trompé puisque la vue est grandiose.

De retour sur la route, nous revenons sur nos pas pour prendre cette fois ci la bonne piste qui s’avère rugueuse par endroit et très glissante avec la fonte des neiges. Nous ferons le reste à pied pour aller jusqu’à Yankee girl mine, une des plus belles mine abandonnée de la région.

Route maintenant vers Silverton et il y a pas mal de travaux sur la route ce qui tend un peu plus le planning du jour. 3 stops plus tard et 1 heure de route, nous arrivons enfin à Silverton mais à priori trop tard pour voir le train à vapeur qui vient de Durango. Petite balade dans cette ancienne ville minière très colorée et au pied de ces montagnes aurifères. Avant de repartir, pause repas dans un snack lorsque nous entendons un bruit de locomotive à vapeur et là surprise, le train de Durango arrive et nous sommes sans le savoir placés juste au bout de la voie de chemin de fer.


Ce train est très beau et nul doute que nous tenterons l’expérience un jour. 12H30, il est temps de repartir vers Ouray où nous arrivons pile poil à l’heure pour notre excursion de l’après midi. On prend place dans le pick up et c’est parti pour un bon bol d’air au soleil. Notre guide du jour, un ancien de Tag a long avec qui j’évoque des souvenirs de The maze bien ancrés dans sa mémoire, est un passionné de fleurs sauvages et nous ferons de nombreux stops pour observer la flore ce qui est très agréable. Il est trop tôt pour la saison des Wildflowers vu la couche de neige qu’il reste mais ce spectacle de montagnes aurifères parsemées de neige et de cascades sous un ciel d’un bleu profond est fantastique.



La fin de notre excursion se situera peu après les impressionnantes twin falls

lorsque nous serons bloqués par la neige qui atteint plus de 3 mètres par endroit….


Au retour quelques stops photos mais il y a trop de lumière pour que cela soit intéressant. Un peu de repos à Ouray pour Lysiane et quant à moi, j’ai envie de voir à quoi ressemble Box Canyon et je vais être rapidement fixé : cela ne ressemble à rien, quasiment aucun intérêt visuel. Je décide donc de retourner vers Yankee Boy Basin où l’absence de soleil devrait être un avantage pour faire quelques clichés. C’est effectivement plus photogénique surtout pour les nombreuses petites cascades et jardins suspendus le long de la piste.

Après cette journée bien remplie, rien de tel qu’un bon plat de spare ribs et une bière avant une bonne nuit
J17 : Ouray -> Monticello
J’avais initialement prévu un lever de soleil sur Crystal Lake mais j’ai un peu la flemme ce matin et décide finalement de ne pas y aller. Direction donc les chutes d’eau dans la ville

avant de rejoindre la Last Dollar Road pour descendre vers Telluride. La piste présente peu de difficultés sauf dans quelques sous bois avec des passages cassants et distille de nombreux panoramas

plus ou moins fleuris même si nous ne sommes pas à l’optimum de la Wildflowers season.

Nous arrivons après environ 1H30 à Telluride et là surprise, il est impossible de se garer plus de 2 heures dans la ville à cause du blue grass festival. On se gare donc à la sortie de la ville et direction Bridalveil Falls.

Nous longeons la route pendant un peu moins d’une heure avant de se rendre compte qu’il y a un parking à la fin de la route….le problème est que nous n’avons pas mangé et il est trop tard pour monter au somment de la cascade sans risque de prendre un PV. Retour donc à la voiture pour venir se garer sur le parking où il reste juste une place. Ce sera donc pique nique sur le parking avec une belle vue sur la ville avant la montée vers les chutes. J’ai toujours mal aux genoux donc ce sera bâtons obligatoires aujourd’hui pour espérer aller à Druid arch le lendemain qui promet d’être traumatisant pour les articulations. La montée est rude mais c’est un régal pour les yeux car outre Bridalveil falls, il y a d’autres cascades et également de très belles vues sur la vallée.
Arrivés au pied des chutes, c’est un brumisateur géant qui nous attend

et encore une longue montée pour atteindre le sommet qui n’est pas spécialement spectaculaire car sans possibilité de vue dégagée sur les cascades. Durant la descente, les bâtons sont d’une grande utilité et à l’arrivée, les genoux n’ont pas trop souffert mais j’ignore si je serai capable d’aller à Druid arch le lendemain. La rando ayant été plus longue que prévu et les possibilités de parking réduites, nous faisons une croix sur Jude wiebe loop et direction Monticello avec quelques belles vues sur les San Juan Mountains. Au départ, j’avais prévu une nuit au camping de Needles outpost pour gagner du temps le lendemain matin et être sûr de démarrer la randonnée de bonne heure mais j’avoue ne pas avoir envie de remballer tout le matériel de camping le lendemain matin et ce sera donc plutôt un motel à Monticello et lever plus matinal le lendemain matin.
J18 : Monticello -> Blanding
Lever à 6H aujourd’hui pour démarrer la rando pour Druid arch à 8H. Premier objectif atteint mais le plus dur est à venir en cette matinée couverte où le soleil est pour la première fois quasi absent.

Nous prenons le chemin le plus court par Elephant canyon même si celui-ci n’est pas très photogénique. Il ne fait pas trop chaud donc la progression est assez rapide et par chance, le soleil perce avant notre arrivée à Druid arch ce qui laisse augurer un superbe panorama. Environ 2H30 après le départ et une dernière montée dans les éboulis, Druid Arch nous saute à la figure et les superlatifs ne manquent pas pour la décrire: majestueuse, imposante, gracieuse.



Elle rentre direct dans le Top3 de nos arches préférées car contrairement à Arches Nat park, ici point de foule et c’est dans un silence quasi absolu que seul une brise vient rompre, que nous profitons du spectacle et entamons notre pique nique à l’ombre. Pour le retour, je convaincs Lysiane, non sans réticence, de revenir par Chesler park car elle a peur de manquer d’eau vu la chaleur ambiante. Le premier kilomètre est très lent ce qui fait regretter à Lysiane mon choix. Heureusement, une fois arrivés dans Chesler Park,


nous reprenons un rythme normal et économisons les réserves d’eau. Il reste 2 miles à parcourir et de nouveau la plante de mon pied gauche me brule à cause de nerfs en boule je suppose. La fin sera un calvaire accentué par le relief du parcours et en arrivant à la voiture après 12, 5 miles et 8h après le départ, je n’ai envie que d’une chose, tremper le pied dans la glacière pour le détendre. A force de trop économiser l’eau, nous n’en avons pas bu assez et on s’est un peu déshydratés comme le montre les nombreuses traces de sel autour nos bouches. Tout y passera ; eau, gatorade, coca pour épancher notre soif.

J19 : Blanding -> Hanksville
Aujourd’hui c’est la journée ruines indiennes avec au programme Butler wash ruins, House on fire dans south fork of Mule Canyon et pour finir Kane gulch to junction ruins. Première étape, Butler wash ruins qui sont de belles ruines mais avec une vue lointaine et en oubliant la panasonic zoom 18X dans la voiture, je ne me simplifie pas la tâche.

Sur la route nous doublons un cyclo-touriste qui se dirige vers l’US95. Nous le plaignons car vu la solitude extrême de cette route j’imagine le calvaire à vélo. Deuxième étape, South fork of Mule Canyon pour aller voir House on Fire qui est située à environ 1 mile du trailhead. Les Granaries sont très photogéniques mais je me rends compte à quel point les photos habituellement diffusées sur ce lieu sont boostées car OK les teintes sont chaudes mais en aucun cas rouges comme de la braise.


Après ces deux mises en bouche, il est temps de passer au plat principal à savoir Kane Gulch to junction ruins qui nous avions zappé en 2007 à cause de la chaleur. En route vers le trailhead, nous doublons à nouveau le cyclo touriste qui continue sa route. Dés le début nous savons que cela ne sera pas une rando comme une autre car nous sommes dans un enclos de bétail et les vaches sont présentes sur le sentier en nombre. Au fur et à mesure de notre progression, elles fuient devant nous car elles ont peur mais l’une d’elle nous regarde dans les yeux et commence à gratter le sol comme si elle allait charger avec ses grandes cornes mais par chance elle tourne les sabots et fuit comme les autres. Nous faisons fuir les vaches pendant environ 1h en prenant soin d’éviter les bouses jusqu’à ce que les vaches soient dans un cul de sac et repartent finalement dans l’autre sens et nous laissent tranquilles tout du moins jusqu’au retour….pause pique nique sous une alcôve avant de reprendre notre progression qui se fait plus lente car le terrain devient accidenté. Le paysage n’est pas spécialement extraordinaire

et après environ 2H15 nous arrivons à la jonction avec Grand Gulch et junction ruins qui sont des ruines situées en hauteur et qui nécessitent un zoom important que j’ai encore oublié dans la voiture…

Le camping est situé au pied des ruines et doit constituer une étape agréable pour les backpakers. Au retour, nous faisons à nouveau fuir nos amies les vaches et au bout d’environ 5H et 8 miles, nous en avons fini avec cette rando qui ne sera pas inoubliable mais il fallait le faire pour le savoir. Route vers Hanksville et l’US95 qui est ma route goudronnée préférée dans le Southwest avec ses vues nombreuses sur White Canyon, Grand Gulch, Dark Canyon et Glen Canyon. Nous doublons le cyclo touriste pour la 3ème fois qui va je pense comme nous à Hanksville. Un petit stop pour prendre Hog Spring canyon Petroglyph en photo
et nuit à Hanksville où on ne perd pas de temps à choisir le resto, puisqu’il n’y en a qu’un…
J20 : Hanksville -> Torrey
Aujourd’hui nous arrivons dans un de mes parcs préférés, Capitol reef pour des canyons en dehors des sentiers battus : Red Canyon, Surprise Canyon et Headquarters Canyon. Nous empruntons donc la Nottom road, piste roulante qui mène à Bullfrog, jusqu’à Red Canyon campground. C’est infesté de petits moucherons qui rentrent dans le nez et les oreilles et je sors donc la moustiquaire de tête pour la première fois. J’attendais beaucoup de cette rando qui renferme 9 des 14 types de roches que compte Capitol reef, et nous ne sommes pas déçus avec un paysage très varié, torturé et coloré et qui plus est, la randonnée est facile.



Très bonne surprise donc pour Red Canyon et environ 3H de marche. Après le pique nique au camping, nous reprenons la route vers Surprise Canyon. Il fait très chaud puisque les 40°c sont atteints et heureusement que la randonnée ne fait que 2 miles A/R. Les Narrows du canyon sont sans intérêt et finalement ce sont plutôt les quelques roches colorées qui jalonnent la rando qui valent le détour. Vu la chaleur, et la déception de Surprise Canyon, je tire un trait sur Headquarters canyon et préfère aller dans la Fremont river pour se rafraichir et terminer la journée à Hickman bridge. Comme l’année dernière, petit bain dans la rivière en contrebas de la route. C’est la foule mais l’essentiel c’est de se rafraichir et le contrat est rempli. Le temps d’apprécier une peinture naturelle au bord de la route qui représente une tête d'ours

avant d’attaquer la dernière rando du jour vers Hickman bridge que nous n’avions jamais vu. Bien que le soleil commence à se cacher, l’atmosphère est spéciale mêlant subtilement ombre et lumière,

ce que j’apprécie en général.


J21 : Torrey -> Escalante
La vague de chaleur est bien installée et c’est donc avec bonheur que l’on attend la rando dans la rivière Escalante avec comme objectif d’aller jusqu’à sand creek soit 9 miles A/R. Après avoir doublé pour la quatrième fois notre cyclo touriste préféré qui semble suivre le même itinéraire que nous, nous sommes en 1H environ au trailhead de l’Escalante river où nous croisons un groupe d’américains qui reviennent de 2 jours de rando dans la rivière. Comme je le pensais, les deer flies sont omni présentes donc ce sera pantalon obligatoire et marche intégrale dans l’eau pour se rafraichir.

Le premier centre d’intérêt est Escalante Natural Bridge qui est très beau avec les cottonwood au premier plan bien que difficile à photographier dans la mesure où il ne se détache pas beaucoup de la falaise.

Par la suite on trouve une petite arche en hauteur


et plus grand-chose d’exceptionnel jusqu’au terme de notre parcours puisque l’incursion dans Sand Creek sera de courte durée car bloqués par un barrage naturel difficilement franchissable dans une végétation dense. De retour au trailhead après 6H environ (la progression dans l’eau est toujours lente), je termine la journée en allant observer de loin le panel de handprints que je n’aurai sans doute par trouvé sans le zoom 18x de l’appareil photo.

En arrivant à Escalante, nous doublons pour la cinquième fois le cyclo touriste qui ne nous quitte décidément pas…Un bon diner au cowboy blues avec des spare ribs désossés et une bonne bière locale terminera de manière idéale la journée avant une bonne nuit de repos pour attaquer Neon Canyon le lendemain, un gros morceaux surtout vu la forte chaleur.
J22 : Escalante
Départ à 7H en ce matin ensoleillé car il est impératif que nous soyons à Golden Cathedral entre 11H et 14H pour profiter de conditions idéales. Dès que je pose le pied sur le parking de l’hôtel, je sais que cette journée sera spéciale. Je fais rouler la glacière sur le parking et avec l’inertie de celle-ci, je renverse tout son contenu sur le parking. La journée commence bien. Je monte dans la voiture et impossible de mettre la main sur mes lunettes de soleil. Je fais le tour de la ville (heureusement qu’on n’est pas à LA….) dans tous les endroits où j’ai mis les pieds la veille mais pas moyen de mettre la main sur ces lunettes et comme on ne peut se passer de lunettes de soleil, j’en achète une paire basique à l’Escalante outpost. Nous partons enfin vers la Hole In the rock road et 3 miles après le début de la piste qui est comme toujours très roulante au début, nous entendons un sifflement à l’arrière gauche. A peine le temps de s’arrêter et de descendre de la voiture que le pneu est complètement à plat. Une fois la roue démontée, la bande de roulement est complètement déchirée, conséquence je pense de Rattlesnake canyon car je ne crois pas une seconde avoir déchiré un pneu qui plus est sur la bande de roulement dans les 3 premiers miles de la Hole In the rock road….Comme nous n’avons qu’une roue galette de merde, impossible de continuer sur la piste mais par chance nous n’avons fait que 3 miles. Retour donc au pas vers Escalante en espérant pouvoir changer le pneu et ne pas rester bloqués pendant plusieurs jours. Par chance, le garage à un pneu de même taille et qui plus est de bien meilleure qualité mais pas de la même marque. Il faudra que je bataille au téléphone avec le loueur (Dollar) pour qu’ils acceptent de mettre un pneu d’une autre marque. Nous avons perdus 2 heures ce qui est peu dans l’absolu mais suffit à ruiner nos espoirs de visite dans Neon Canyon car il est désormais trop tard pour s’y rendre dans de bonnes conditions. Il faut donc un plan B et par cette chaleur, Calf creek s’impose naturellement

même si je crains un peu que l’endroit soit bondé vu le souvenir que j’en ai lors de notre dernière visite en 2004 (seuls à la chute mais croisant au moins 100 personnes au retour). Tant qu’on y est, Lysiane prend le matelas autogonflant pour y faire la sieste et nous atteignons la chute d’eau en 1H20 environ. Effectivement il y a foule mais comme l’ombre arrive finalement assez vite l’après midi, les gens partent assez vite au fur et à mesure que le soleil disparait, si bien qu’on se retrouve quasiment seuls en milieu d’après midi. Pour terminer la journée, rien de tel qu’un bon plat mexicain dans notre cantine attitrée, le Cow Boy blues
J23 : Escalante -> Kodachrome Basin
J’avais initialement prévu de passer 3 ou 4 nuits à Escalante et aller notamment voir le Volcano au-delà de Harris Wash mais la chaleur ne nous incite pas vraiment à la longue randonnée en plein cagnard. J’écourte donc le séjour pour ajouter une étape à Kanab et aller notamment voir les Toadstool hoodoos et Water Canyon. Mais il reste tout de même à découvrir Zebra slot avant de partir. Cette fois ci pas de problème sur la Hole in the Rock road et nous entamons la rando dans le wash en essayant au maximum de couper au plus court. Le paysage est très sympa et rappelle parfois Coyote buttes en moins spectaculaire et coloré.

Après environ 1H20 de marche, nous devinons le slot canyon qui nous tend les bras. Vu les tonnes de buissons entassés à l’entrée, je n’ai aucun mal à imaginer que l’endroit était inaccessible trois semaines auparavant. Ce n’est plus le cas et le canyon est sec sans une trace de boue, ce qui est plutôt rare. C’est extrêmement étroit et je manque même de rester le pied coincé dans un passage qu’il vaut mieux passé en opposition. Il est environ 10h ce qui est l’heure idéale pour profiter de la belle lumière réfléchie qui colore les parois du canyon qui mérite bien son nom.


Après cette séance photo, retour vers la voiture avec, une fois n’est pas coutume, les deer flies dont on se demande bien à quoi elles peuvent servir dans l’écosystème…Le retour sera plus rapide que l’aller en optimisant les raccourcis. En repassant par Escalante, pause casse croute au Golden Loop café. Si vous voulez voir à quoi ressemble un vieux snack avec des sièges rafistolés de partout comme on peut en voir dans les films, allez au golden loop café. La nourriture est sans fioriture mais correcte et avec un rapport qualité prix imbattable car je n’ai jamais vu un endroit si bon marché dans tout l’ouest. Après ce repas, il fait un peu chaud pour faire une rando donc c’est l’occasion d’aller faire trempette dans le lac de Escalante petrified forest state park. Je sors carrément le matelas gonflable pour faire une petite sieste les pieds dans l’eau. Après cette pause bien sympathique, route vers Kodachrome basin où nous doublons pour la dernière fois notre fameux cyclo touriste. Nous referons la rando de Panorama trail effectuée en 2004 qui offre, comme son nom l’indique, de beaux panoramas sur le parc.


La prochaine fois, ce sera camping car il a l’air vraiment sympa et qui plus est avec douches chaudes. Le soleil commence à tendre vers l’horizon et nous assistons à son coucher en buvant l’apéro sur une table de camping aux première loges et dans un silence absolu.




Jour 24 : Tropic -> Kanab
Il est impensable de venir à Bryce sans un petit lever de soleil à Sunrise point mais cette fois ci j’ai décidé d’innover un peu et d’enchainer sur Queen’s garden et Navajo loop à la fraiche. Pendant que Lysiane dort, nouveau réveil (façon de parler puisque je n’utilise jamais de réveil) à l’aube et route vers Bryce. Comme toujours à Sunrise point, il y a un monde fou et l’instant n’est pas propice à la méditation dans le calme. Je préfère donc m’excentrer pour vivre le lever de soleil qui est magique comme toujours et 15 minutes après, tout le monde est reparti se coucher et j’ai le canyon quasiment pour moi tout seul.


Malgré le froid du matin, je ne tarde pas à tomber le polaire puis le gore tex car j’ai décidé de faire une marche sportive pour me mettre en appétit. C’est ma première rando dans Bryce juste après le lever de soleil et c’est vraiment le bon moment pour profiter du canyon, sans la foule et en profitant des teintes chaudes qui embrasent peu à peu les hoodoos. Les cuisses chauffent lors de la dernière montée dans Wall street et en 1 heure je boucle ma mise en jambe.




Le temps de prendre un petit dej à l’hôtel à Tropic et retour avec Lysiane dans Bryce pour refaire la même rando mais dans l’autre sens cette fois ci. Le timing est serré car il faut descendre vers le sud par la Cottonwood road, aller à Yellow rock et terminer par les Toadstool Hoodoos. Nous nous mettons en route donc vers la Cottonwood road après un Pique Nique dans Kodachrome et nous filons vers la Brigham plain road. C’est la première fois que nous faisons cette piste dans le sens Nord -> Sud et cela va m’être fatal. Persuadé que je suis arrivé à la jonction avec la Brigham plain road, je me gare et bien que ne reconnaissant pas les lieux arpentés 2 ans avant, je pars confiant vers Yellow rock GPS éteint pendant que Lysiane se repose dans le transat pliable. J’arrive à ce que je crois être la montée pour gravir la colline mais quelque chose me dit que je ne suis pas sur le bon chemin. La montée me parait beaucoup plus dure et dangereuse qu’avant et c’est avec difficulté que j’arrive au sommet et aperçoit Yellow rock au loin mais je me rends vite compte de mon erreur : je suis de l’autre côté de Hackberry canyon qui constitue un gouffre infranchissable. C’est bien fait pour moi, la prochaine fois, je relirai mes notes et j’ouvrirai mon GPS avant de partir. La descente est encore pire que la montée car c’est très instable et les rochers se dérobent sous moi jusqu’à provoquer une chute heureusement sans gravité. Une fois à la voiture, je vois que la Brigham plain road est en fait 300m plus loin et qu’il aurait suffit de suivre la paria river pour arriver à la bonne montée. Je n’ai plus le temps d’y retourner et ce sera pour une prochaine fois. Suite de la piste sans problème avant d’arriver sur le parking pour la rando de Toadstool hoodoos que nous n’avons jamais fait malgré 5 visites à Page. A peine une demi heure après le départ les premiers hoodoos

sont en vue et il n’y a plus qu’à laisser fonctionner l’imagination pour trouver des cadrages sympa.


Après ce dernier centre d’intérêt de la journée, nous filons vers Kanab où nous arrivons pile poil à la fermeture du liquor store pour le réappro du stock de bière. Après un repas succulent (sans conteste le meilleur resto du southwest que l’on ait fait) au Rocking 5 café, avant dernière nuit au treasure trail motel
J25 : Kanab -> Las Vegas
Pour une fois, nul besoin de se lever aux aurores aujourd’hui et c’est tranquillement que nous quittons Kanab

pour se diriger vers Water Canyon, notre destination du jour via Coral Pink sand dunes où nous ne ferons pas de stop cette fois ci. Après coup je le regrette un peu car les fleurs semblaient très abondantes et formaient un joli contraste avec la couleur des dunes. Arrivés au bout de la piste que l’on emprunte à la sortie de la ville de Hildale,

c’est parti pour aller jusqu’aux Narrows de Water Canyon ; Je m’attendais à une balade tranquille et finalement ça monte pas mal et ce n’est pas si reposant que cela d’autant plus qu’il fait très chaud. En moins d’une heure, j’atteins la section des Narrows avec de petites cascades. L’endroit est sympa, frais mais pas facile à photographier si on ne veut pas bruler le ciel.


Il aurait été parfait pour un pique nique mais il est encore un peu tôt et nous décidons de passer dire au revoir à notre ami steeve à Hurricane que nous promettons de revoir dès que possible. Depuis que nous nous sommes quittés en début de voyage, il en a profité pour aller explorer Kanara creek et nous annonce d’ailleurs qu’une barrière à été construite à la sortie du village et rend désormais l’accès à la rivière beaucoup plus difficile puisqu’il est nécessaire de marcher quelques miles pour atteindre l’endroit où on se garait auparavant. J’ai tout de même envie d’y retourner avec Lysiane cette fois mais un orage menaçant nous en dissuadera une fois sur place. Direction donc plein sud vers Las Vegas car la rando, ce ne sera pas pour aujourd’hui vu les 46° à Saint George. Durant le trajet la température ne baisse pas et c’est la clim de la voiture qui n’arrive plus à suivre et se coupe fréquemment. Comme d’habitude en cette saison, Las Vegas est un four et on ne se sent bien que dans les endroits climatisés. Pendant que Lysiane profite de la piscine, c’est séance valise pour moi pour ne pas avoir à le faire le lendemain. Pour le diner, nous décidons d’aller au Wynn’s qui propose un excellent buffet, sans doute le meilleur de Vegas, que l’on apprécie après quasiment une heure de queue. On est loin du silence de Cathédrale de The Maze et décidément, je n’aime pas cet endroit et nous terminerons la soirée comme le premier soir, c'est-à-dire près des vieux casinos qui ont encore une âme mais plus pour bien longtemps puisqu’ils sont promis à la destruction pour y reconstruire des hôtels tous plus moches les uns que les autres….
J26 : Las Vegas -> LA
Nous quittons de bon matin la fournaise de Las Vegas pour être au plus tôt à LA et enfin offrir à Lysiane un peu d’océan sur Venice Beach car elle l’a bien mérité. Nous resterons donc environ 2 heures sur la plage avant de reprendre l’avion, le temps de respirer l’air iodé avec une température enfin supportable, d’observer le bal des mouettes


et d’apercevoir Pamela Anderson dans son maillot de bain rouge prête à secourir les nageurs en détresse….

En conclusion, ce fut un voyage bien rempli avec une météo top niveau, près de 5500 kilomètres parcourus en voiture, 310 à pied, 2 survols sur l’Utah et quelques péripéties qui font aussi l’attrait de ce genre de voyage. Il me reste maintenant à trouver de nouveaux sites pour de nouvelles aventures dans le southwest….
Pas de lever de soleil aujourd’hui et au programme de la matinée, Rough canyon situé à quelques miles de Grand Junction. Un petit passage par le BLM pour prendre une carte de Rattlesnake canyon pour l’après midi et nous voila partis lorsque le témoin de perte de pression des pneus s’allume sur le tableau de bord. Direction la première station service pour vérifier la pression et effectivement, le pneu arrière droit accuse 1 bar de moins que la normale. A ce stade, je ne sais pas s’il s’agit d’une crevaison lente ou si le pneu était déjà sous gonflé depuis le départ. Je me contente de remettre de la pression et direction Rough Canyon qui est, avec Mica Mine Canyon, une rando prisée des locaux. A partir du parking, on hésite sur le chemin à suivre et nous prenons la mauvaise direction mais un coup d’œil sur le GPS nous remet vite dans le droit chemin. La balade est sympa sans plus

et la progression devient plus compliquée après environ 1H de marche car le sentier escarpé à flan de colline devient glissant. Retour vers le trailhead. L’heure est déjà avancée et il est trop tard pour combiner Mica Mine canyon annoncée pour 2 miles A/R sans compromettre le point fort de la journée : Rattlesnake canyon. Direction donc Colorado Nat Monument d’où part la piste de 13 miles. Nous progressons prudemment sans excès de zèle dans les premiers miles roulant. Les 4 derniers miles sont les plus rudes avec une forte descente et des passages de slickrock en escalier à franchir avec de nombreux cailloux aiguisés : le risque de crevaison est élevé. Au bout d’environ 1H15, nous sommes arrivés au trailhead. Comme souvent nous y sommes seuls et c’est parti pour aller découvrir la plus grande concentration d’arches naturelles des Etats-Unis après Arches. Dès le début, c’est la descente vers le fond du canyon et ensuite nous longeons la rim sous de bonnes odeurs de pins. Nous levons souvent les yeux pour ne pas manquer les arches car on ne sait pas, sauf pour Rainbow arch, à quoi elles ressemblent, ni où elles sont situées précisément. Environ 1H15 après le départ, la première est en vue, puis la deuxième très originale car double et un mix entre arche horizontale et verticale.

Les deux suivantes ne sont pas très photogéniques contrairement à la dernière, Rainbow Arch, qui est la plus impressionnante et dont les belles couleurs de la roche ajoutent un petit plus. Je la shoote sur tous les angles et fait même un panoramique regroupant deux arches sur la même photo, ce qui n’est pas si courant.


Nous continuerons un peu plus loin dans le canyon pour faire une petite pause à l’ombre avant de revenir sur nos pas. De retour au trailhead après environ 3H de rando, c’est l’heure de vérité : en effet, descendre des escaliers de Slickrock, en général ça passe mais le problème c’est souvent pour remonter, comme ce fut le cas en septembre 2005 avec Philippe où nous avions été incapables de franchir un rocher d’apparence anodine….Lysiane me guide au millimètre et c’est là que la boîte courte prouve cette efficacité car au final, les slickrocks sont avalés sans problème mais pas sans sueurs froides car j’ai la hantise de crever vu l’absence de vraie roue de secours. 1H10 après le trailhead, c’est enfin la fin de cette piste plus rude que je ne le pensais. Encore une journée bien remplie avec une météo parfaite, pourvu que ça dure….
Jour 15 : Fruita -> Ouray
De nouveau lever aux aurores pour aller apprécier le lever de soleil dans Colorado National Monument. Comme toujours, ce sont des moments magiques que je vis (Lysiane est restée se reposer) dans un silence absolu devant ces canyons qui s’éveillent peu à peu sous les rayons du soleil.


Quelques miles parcourus sur la scenic road + quelques moments passés proche du visitor center suffiront à mon bonheur. De retour à l’hôtel pour prendre le petit déjeuner et aller chercher Lysiane, nous retournons vers le trailhead de Mica Mine Canyon que nous n’avions pas fait la veille. Donnée pour 2 miles A/R sur mon ouvrage de référence, la rando ne devrait pas nous prendre plus d’une heure. C’est la bonne surprise du jour car contrairement à Rough Canyon la veille, cette rando est très agréable et variée avec des Red Rocks,

Une mine naturelle de Mica très colorée et une cascade à la fin de la rando ce qui nous semblait impossible au départ tant le ruisseau ressemblait plutôt à un filet d’eau mais comme on le dit, les petits ruisseaux font les grandes rivières….L’endroit est très prisé des locaux, un peu comme Negro bill canyon à côté de Moab. Au final, nous y resterons 2 bonnes heures car la rando ne fait pas 1 mais au moins 2 miles. De retour à la voiture, il faut faire un choix sur la suite de la journée entre Grand Mesa et Black Canyon of The Gunnison. Comme nous n’avons pas envie de passer trop de temps en voiture sur de la route de montagne, Ce sera donc Black Canyon of the Gunnison en deuxième partie d’après midi mais avant cela, il faut trouver un endroit pour le pique nique. Un coup d’œil sur la recreational map et avec cette forte chaleur, un lac serait bienvenu et par chance, il y a Schweitzer state park qui sera l’endroit idéal pour manger. Il fait vraiment très chaud et j’ai un coup de pompe après manger. Comme Lysiane réclame depuis plusieurs jours un peu de repos, c’est l’occasion pour moi de sortir le matelas gonflable pour faire une sieste sous un arbre et de se baigner pour Lysiane qui n’en aura cependant plus très envie après que 2 enfants aient sortis de l’eau un gros serpent…. Après une bonne heure de repos, les batteries sont rechargées et direction Black Canyon of the Gunisson où 3 heures devraient suffire pour avoir un bon aperçu de la south Rim. Les premiers points de vue sont très impressionnants, vertigineux et il est agréable de découvrir également autre chose que des red rocks.

Après quelques points de vue le long de la route dont l’impressionnant Painted Wall,

il serait dommage de partir du parc sans faire une petite rando, question de principe. Ce sera Walter trail au bout de la route qui permet d’avoir des points de vue panoramiques à la fois sur la vallée et les San Juan Mountains que l’on aperçoit au loin et sur le canyon.


Nous emprunterons également un bout de la rim rock trail qui part du visitor center et qui rejoint le camping pour quelques vues spectaculaires. Ce parc a vraiment été une bonne surprise et mérite largement la visite d’autant plus qu’il n’engendre qu’un tout petit détour. Route vers Ouray, notre ville étape pour les 2 prochains jours au pied des San Juan Mountains. La petite ville est très agréable et a beaucoup de charme même si son surnom de « little switzerland of America » est usurpé. Ceux qui ont donné ce surnom n’ont jamais du mettre les pieds en Suisse….On sent tout de suite que nous sommes passés d’un climat désertique à un climat montagnard car en cette fin de journée, le Gore tex ou le polaire sont les bienvenus. Lors du check in au Chalet Inn, je remarque une pub pour un outfitter local (c’est un vrai business à Ouray) qui propose un tour de ½ journée dans Yankee boy Basin à des tarifs très intéressant (55$ par personne). Ce sera une bonne occasion de découvrir cet endroit qui était sur ma wish list de ce voyage 2008, sans risquer la crevaison. Après un bon repas dans un bar avec un chanteur local de Country, c’est sous les couvertures que nous tomberons dans les bras de Morphée car pour la première fois, nul besoin de clim…

J16 : Autour de Ouray
On retrouve ce matin la fraîcheur du climat montagnard et pour la première fois, je sors le polaire pour aller faire le plein quand de nouveau le témoin de pression des pneus s’allume. Là ça sent la crevaison lente. Par chance, il y a un garage adossé à la seule station essence d’Ouray. Il est cependant encore un peu tôt et ils me demandent de revenir ½ heure plus tard. Le planning risque d’être tendu pour aller à Yankee girl mine, Silverton et revenir pour 13H30, heure du départ pour Yankee boy basin. Après démontage du pneu, c’est bien une crevaison lente mais la bande de roulement n’est pas touchée et la réparation est possible. 16$ et 30 minutes plus tard, le pneu est réparé et nous pouvons enfin partir Vers Silverton.

Après quelques miles, en cherchant la piste qui mène à Yankee girl mine, je prends un semblant de piste que je pense être la bonne mais rapidement la neige est profonde et je manque de justesse de rester planté. Eh oui, un 4X4 c’est bien mais lorsque l’adhérence est quasi nulle, rien ne vaut des chaines ou des pneus avec des sculptures profondes. Nous laissons alors la voiture et prenons le chemin à pied pour voir rapidement que ce n’est pas le bon mais finalement je ne regrette pas de m’être trompé puisque la vue est grandiose.


De retour sur la route, nous revenons sur nos pas pour prendre cette fois ci la bonne piste qui s’avère rugueuse par endroit et très glissante avec la fonte des neiges. Nous ferons le reste à pied pour aller jusqu’à Yankee girl mine, une des plus belles mine abandonnée de la région.

Route maintenant vers Silverton et il y a pas mal de travaux sur la route ce qui tend un peu plus le planning du jour. 3 stops plus tard et 1 heure de route, nous arrivons enfin à Silverton mais à priori trop tard pour voir le train à vapeur qui vient de Durango. Petite balade dans cette ancienne ville minière très colorée et au pied de ces montagnes aurifères. Avant de repartir, pause repas dans un snack lorsque nous entendons un bruit de locomotive à vapeur et là surprise, le train de Durango arrive et nous sommes sans le savoir placés juste au bout de la voie de chemin de fer.


Ce train est très beau et nul doute que nous tenterons l’expérience un jour. 12H30, il est temps de repartir vers Ouray où nous arrivons pile poil à l’heure pour notre excursion de l’après midi. On prend place dans le pick up et c’est parti pour un bon bol d’air au soleil. Notre guide du jour, un ancien de Tag a long avec qui j’évoque des souvenirs de The maze bien ancrés dans sa mémoire, est un passionné de fleurs sauvages et nous ferons de nombreux stops pour observer la flore ce qui est très agréable. Il est trop tôt pour la saison des Wildflowers vu la couche de neige qu’il reste mais ce spectacle de montagnes aurifères parsemées de neige et de cascades sous un ciel d’un bleu profond est fantastique.



La fin de notre excursion se situera peu après les impressionnantes twin falls


lorsque nous serons bloqués par la neige qui atteint plus de 3 mètres par endroit….


Au retour quelques stops photos mais il y a trop de lumière pour que cela soit intéressant. Un peu de repos à Ouray pour Lysiane et quant à moi, j’ai envie de voir à quoi ressemble Box Canyon et je vais être rapidement fixé : cela ne ressemble à rien, quasiment aucun intérêt visuel. Je décide donc de retourner vers Yankee Boy Basin où l’absence de soleil devrait être un avantage pour faire quelques clichés. C’est effectivement plus photogénique surtout pour les nombreuses petites cascades et jardins suspendus le long de la piste.

Après cette journée bien remplie, rien de tel qu’un bon plat de spare ribs et une bière avant une bonne nuit
J17 : Ouray -> Monticello
J’avais initialement prévu un lever de soleil sur Crystal Lake mais j’ai un peu la flemme ce matin et décide finalement de ne pas y aller. Direction donc les chutes d’eau dans la ville

avant de rejoindre la Last Dollar Road pour descendre vers Telluride. La piste présente peu de difficultés sauf dans quelques sous bois avec des passages cassants et distille de nombreux panoramas

plus ou moins fleuris même si nous ne sommes pas à l’optimum de la Wildflowers season.

Nous arrivons après environ 1H30 à Telluride et là surprise, il est impossible de se garer plus de 2 heures dans la ville à cause du blue grass festival. On se gare donc à la sortie de la ville et direction Bridalveil Falls.

Nous longeons la route pendant un peu moins d’une heure avant de se rendre compte qu’il y a un parking à la fin de la route….le problème est que nous n’avons pas mangé et il est trop tard pour monter au somment de la cascade sans risque de prendre un PV. Retour donc à la voiture pour venir se garer sur le parking où il reste juste une place. Ce sera donc pique nique sur le parking avec une belle vue sur la ville avant la montée vers les chutes. J’ai toujours mal aux genoux donc ce sera bâtons obligatoires aujourd’hui pour espérer aller à Druid arch le lendemain qui promet d’être traumatisant pour les articulations. La montée est rude mais c’est un régal pour les yeux car outre Bridalveil falls, il y a d’autres cascades et également de très belles vues sur la vallée.
Arrivés au pied des chutes, c’est un brumisateur géant qui nous attend

et encore une longue montée pour atteindre le sommet qui n’est pas spécialement spectaculaire car sans possibilité de vue dégagée sur les cascades. Durant la descente, les bâtons sont d’une grande utilité et à l’arrivée, les genoux n’ont pas trop souffert mais j’ignore si je serai capable d’aller à Druid arch le lendemain. La rando ayant été plus longue que prévu et les possibilités de parking réduites, nous faisons une croix sur Jude wiebe loop et direction Monticello avec quelques belles vues sur les San Juan Mountains. Au départ, j’avais prévu une nuit au camping de Needles outpost pour gagner du temps le lendemain matin et être sûr de démarrer la randonnée de bonne heure mais j’avoue ne pas avoir envie de remballer tout le matériel de camping le lendemain matin et ce sera donc plutôt un motel à Monticello et lever plus matinal le lendemain matin.
J18 : Monticello -> Blanding
Lever à 6H aujourd’hui pour démarrer la rando pour Druid arch à 8H. Premier objectif atteint mais le plus dur est à venir en cette matinée couverte où le soleil est pour la première fois quasi absent.

Nous prenons le chemin le plus court par Elephant canyon même si celui-ci n’est pas très photogénique. Il ne fait pas trop chaud donc la progression est assez rapide et par chance, le soleil perce avant notre arrivée à Druid arch ce qui laisse augurer un superbe panorama. Environ 2H30 après le départ et une dernière montée dans les éboulis, Druid Arch nous saute à la figure et les superlatifs ne manquent pas pour la décrire: majestueuse, imposante, gracieuse.



Elle rentre direct dans le Top3 de nos arches préférées car contrairement à Arches Nat park, ici point de foule et c’est dans un silence quasi absolu que seul une brise vient rompre, que nous profitons du spectacle et entamons notre pique nique à l’ombre. Pour le retour, je convaincs Lysiane, non sans réticence, de revenir par Chesler park car elle a peur de manquer d’eau vu la chaleur ambiante. Le premier kilomètre est très lent ce qui fait regretter à Lysiane mon choix. Heureusement, une fois arrivés dans Chesler Park,


nous reprenons un rythme normal et économisons les réserves d’eau. Il reste 2 miles à parcourir et de nouveau la plante de mon pied gauche me brule à cause de nerfs en boule je suppose. La fin sera un calvaire accentué par le relief du parcours et en arrivant à la voiture après 12, 5 miles et 8h après le départ, je n’ai envie que d’une chose, tremper le pied dans la glacière pour le détendre. A force de trop économiser l’eau, nous n’en avons pas bu assez et on s’est un peu déshydratés comme le montre les nombreuses traces de sel autour nos bouches. Tout y passera ; eau, gatorade, coca pour épancher notre soif.

J19 : Blanding -> Hanksville
Aujourd’hui c’est la journée ruines indiennes avec au programme Butler wash ruins, House on fire dans south fork of Mule Canyon et pour finir Kane gulch to junction ruins. Première étape, Butler wash ruins qui sont de belles ruines mais avec une vue lointaine et en oubliant la panasonic zoom 18X dans la voiture, je ne me simplifie pas la tâche.

Sur la route nous doublons un cyclo-touriste qui se dirige vers l’US95. Nous le plaignons car vu la solitude extrême de cette route j’imagine le calvaire à vélo. Deuxième étape, South fork of Mule Canyon pour aller voir House on Fire qui est située à environ 1 mile du trailhead. Les Granaries sont très photogéniques mais je me rends compte à quel point les photos habituellement diffusées sur ce lieu sont boostées car OK les teintes sont chaudes mais en aucun cas rouges comme de la braise.


Après ces deux mises en bouche, il est temps de passer au plat principal à savoir Kane Gulch to junction ruins qui nous avions zappé en 2007 à cause de la chaleur. En route vers le trailhead, nous doublons à nouveau le cyclo touriste qui continue sa route. Dés le début nous savons que cela ne sera pas une rando comme une autre car nous sommes dans un enclos de bétail et les vaches sont présentes sur le sentier en nombre. Au fur et à mesure de notre progression, elles fuient devant nous car elles ont peur mais l’une d’elle nous regarde dans les yeux et commence à gratter le sol comme si elle allait charger avec ses grandes cornes mais par chance elle tourne les sabots et fuit comme les autres. Nous faisons fuir les vaches pendant environ 1h en prenant soin d’éviter les bouses jusqu’à ce que les vaches soient dans un cul de sac et repartent finalement dans l’autre sens et nous laissent tranquilles tout du moins jusqu’au retour….pause pique nique sous une alcôve avant de reprendre notre progression qui se fait plus lente car le terrain devient accidenté. Le paysage n’est pas spécialement extraordinaire

et après environ 2H15 nous arrivons à la jonction avec Grand Gulch et junction ruins qui sont des ruines situées en hauteur et qui nécessitent un zoom important que j’ai encore oublié dans la voiture…

Le camping est situé au pied des ruines et doit constituer une étape agréable pour les backpakers. Au retour, nous faisons à nouveau fuir nos amies les vaches et au bout d’environ 5H et 8 miles, nous en avons fini avec cette rando qui ne sera pas inoubliable mais il fallait le faire pour le savoir. Route vers Hanksville et l’US95 qui est ma route goudronnée préférée dans le Southwest avec ses vues nombreuses sur White Canyon, Grand Gulch, Dark Canyon et Glen Canyon. Nous doublons le cyclo touriste pour la 3ème fois qui va je pense comme nous à Hanksville. Un petit stop pour prendre Hog Spring canyon Petroglyph en photo
et nuit à Hanksville où on ne perd pas de temps à choisir le resto, puisqu’il n’y en a qu’un…J20 : Hanksville -> Torrey
Aujourd’hui nous arrivons dans un de mes parcs préférés, Capitol reef pour des canyons en dehors des sentiers battus : Red Canyon, Surprise Canyon et Headquarters Canyon. Nous empruntons donc la Nottom road, piste roulante qui mène à Bullfrog, jusqu’à Red Canyon campground. C’est infesté de petits moucherons qui rentrent dans le nez et les oreilles et je sors donc la moustiquaire de tête pour la première fois. J’attendais beaucoup de cette rando qui renferme 9 des 14 types de roches que compte Capitol reef, et nous ne sommes pas déçus avec un paysage très varié, torturé et coloré et qui plus est, la randonnée est facile.



Très bonne surprise donc pour Red Canyon et environ 3H de marche. Après le pique nique au camping, nous reprenons la route vers Surprise Canyon. Il fait très chaud puisque les 40°c sont atteints et heureusement que la randonnée ne fait que 2 miles A/R. Les Narrows du canyon sont sans intérêt et finalement ce sont plutôt les quelques roches colorées qui jalonnent la rando qui valent le détour. Vu la chaleur, et la déception de Surprise Canyon, je tire un trait sur Headquarters canyon et préfère aller dans la Fremont river pour se rafraichir et terminer la journée à Hickman bridge. Comme l’année dernière, petit bain dans la rivière en contrebas de la route. C’est la foule mais l’essentiel c’est de se rafraichir et le contrat est rempli. Le temps d’apprécier une peinture naturelle au bord de la route qui représente une tête d'ours

avant d’attaquer la dernière rando du jour vers Hickman bridge que nous n’avions jamais vu. Bien que le soleil commence à se cacher, l’atmosphère est spéciale mêlant subtilement ombre et lumière,

ce que j’apprécie en général.


J21 : Torrey -> Escalante
La vague de chaleur est bien installée et c’est donc avec bonheur que l’on attend la rando dans la rivière Escalante avec comme objectif d’aller jusqu’à sand creek soit 9 miles A/R. Après avoir doublé pour la quatrième fois notre cyclo touriste préféré qui semble suivre le même itinéraire que nous, nous sommes en 1H environ au trailhead de l’Escalante river où nous croisons un groupe d’américains qui reviennent de 2 jours de rando dans la rivière. Comme je le pensais, les deer flies sont omni présentes donc ce sera pantalon obligatoire et marche intégrale dans l’eau pour se rafraichir.

Le premier centre d’intérêt est Escalante Natural Bridge qui est très beau avec les cottonwood au premier plan bien que difficile à photographier dans la mesure où il ne se détache pas beaucoup de la falaise.

Par la suite on trouve une petite arche en hauteur


et plus grand-chose d’exceptionnel jusqu’au terme de notre parcours puisque l’incursion dans Sand Creek sera de courte durée car bloqués par un barrage naturel difficilement franchissable dans une végétation dense. De retour au trailhead après 6H environ (la progression dans l’eau est toujours lente), je termine la journée en allant observer de loin le panel de handprints que je n’aurai sans doute par trouvé sans le zoom 18x de l’appareil photo.

En arrivant à Escalante, nous doublons pour la cinquième fois le cyclo touriste qui ne nous quitte décidément pas…Un bon diner au cowboy blues avec des spare ribs désossés et une bonne bière locale terminera de manière idéale la journée avant une bonne nuit de repos pour attaquer Neon Canyon le lendemain, un gros morceaux surtout vu la forte chaleur.
J22 : Escalante
Départ à 7H en ce matin ensoleillé car il est impératif que nous soyons à Golden Cathedral entre 11H et 14H pour profiter de conditions idéales. Dès que je pose le pied sur le parking de l’hôtel, je sais que cette journée sera spéciale. Je fais rouler la glacière sur le parking et avec l’inertie de celle-ci, je renverse tout son contenu sur le parking. La journée commence bien. Je monte dans la voiture et impossible de mettre la main sur mes lunettes de soleil. Je fais le tour de la ville (heureusement qu’on n’est pas à LA….) dans tous les endroits où j’ai mis les pieds la veille mais pas moyen de mettre la main sur ces lunettes et comme on ne peut se passer de lunettes de soleil, j’en achète une paire basique à l’Escalante outpost. Nous partons enfin vers la Hole In the rock road et 3 miles après le début de la piste qui est comme toujours très roulante au début, nous entendons un sifflement à l’arrière gauche. A peine le temps de s’arrêter et de descendre de la voiture que le pneu est complètement à plat. Une fois la roue démontée, la bande de roulement est complètement déchirée, conséquence je pense de Rattlesnake canyon car je ne crois pas une seconde avoir déchiré un pneu qui plus est sur la bande de roulement dans les 3 premiers miles de la Hole In the rock road….Comme nous n’avons qu’une roue galette de merde, impossible de continuer sur la piste mais par chance nous n’avons fait que 3 miles. Retour donc au pas vers Escalante en espérant pouvoir changer le pneu et ne pas rester bloqués pendant plusieurs jours. Par chance, le garage à un pneu de même taille et qui plus est de bien meilleure qualité mais pas de la même marque. Il faudra que je bataille au téléphone avec le loueur (Dollar) pour qu’ils acceptent de mettre un pneu d’une autre marque. Nous avons perdus 2 heures ce qui est peu dans l’absolu mais suffit à ruiner nos espoirs de visite dans Neon Canyon car il est désormais trop tard pour s’y rendre dans de bonnes conditions. Il faut donc un plan B et par cette chaleur, Calf creek s’impose naturellement

même si je crains un peu que l’endroit soit bondé vu le souvenir que j’en ai lors de notre dernière visite en 2004 (seuls à la chute mais croisant au moins 100 personnes au retour). Tant qu’on y est, Lysiane prend le matelas autogonflant pour y faire la sieste et nous atteignons la chute d’eau en 1H20 environ. Effectivement il y a foule mais comme l’ombre arrive finalement assez vite l’après midi, les gens partent assez vite au fur et à mesure que le soleil disparait, si bien qu’on se retrouve quasiment seuls en milieu d’après midi. Pour terminer la journée, rien de tel qu’un bon plat mexicain dans notre cantine attitrée, le Cow Boy blues
J23 : Escalante -> Kodachrome Basin
J’avais initialement prévu de passer 3 ou 4 nuits à Escalante et aller notamment voir le Volcano au-delà de Harris Wash mais la chaleur ne nous incite pas vraiment à la longue randonnée en plein cagnard. J’écourte donc le séjour pour ajouter une étape à Kanab et aller notamment voir les Toadstool hoodoos et Water Canyon. Mais il reste tout de même à découvrir Zebra slot avant de partir. Cette fois ci pas de problème sur la Hole in the Rock road et nous entamons la rando dans le wash en essayant au maximum de couper au plus court. Le paysage est très sympa et rappelle parfois Coyote buttes en moins spectaculaire et coloré.

Après environ 1H20 de marche, nous devinons le slot canyon qui nous tend les bras. Vu les tonnes de buissons entassés à l’entrée, je n’ai aucun mal à imaginer que l’endroit était inaccessible trois semaines auparavant. Ce n’est plus le cas et le canyon est sec sans une trace de boue, ce qui est plutôt rare. C’est extrêmement étroit et je manque même de rester le pied coincé dans un passage qu’il vaut mieux passé en opposition. Il est environ 10h ce qui est l’heure idéale pour profiter de la belle lumière réfléchie qui colore les parois du canyon qui mérite bien son nom.


Après cette séance photo, retour vers la voiture avec, une fois n’est pas coutume, les deer flies dont on se demande bien à quoi elles peuvent servir dans l’écosystème…Le retour sera plus rapide que l’aller en optimisant les raccourcis. En repassant par Escalante, pause casse croute au Golden Loop café. Si vous voulez voir à quoi ressemble un vieux snack avec des sièges rafistolés de partout comme on peut en voir dans les films, allez au golden loop café. La nourriture est sans fioriture mais correcte et avec un rapport qualité prix imbattable car je n’ai jamais vu un endroit si bon marché dans tout l’ouest. Après ce repas, il fait un peu chaud pour faire une rando donc c’est l’occasion d’aller faire trempette dans le lac de Escalante petrified forest state park. Je sors carrément le matelas gonflable pour faire une petite sieste les pieds dans l’eau. Après cette pause bien sympathique, route vers Kodachrome basin où nous doublons pour la dernière fois notre fameux cyclo touriste. Nous referons la rando de Panorama trail effectuée en 2004 qui offre, comme son nom l’indique, de beaux panoramas sur le parc.


La prochaine fois, ce sera camping car il a l’air vraiment sympa et qui plus est avec douches chaudes. Le soleil commence à tendre vers l’horizon et nous assistons à son coucher en buvant l’apéro sur une table de camping aux première loges et dans un silence absolu.



Jour 24 : Tropic -> Kanab
Il est impensable de venir à Bryce sans un petit lever de soleil à Sunrise point mais cette fois ci j’ai décidé d’innover un peu et d’enchainer sur Queen’s garden et Navajo loop à la fraiche. Pendant que Lysiane dort, nouveau réveil (façon de parler puisque je n’utilise jamais de réveil) à l’aube et route vers Bryce. Comme toujours à Sunrise point, il y a un monde fou et l’instant n’est pas propice à la méditation dans le calme. Je préfère donc m’excentrer pour vivre le lever de soleil qui est magique comme toujours et 15 minutes après, tout le monde est reparti se coucher et j’ai le canyon quasiment pour moi tout seul.


Malgré le froid du matin, je ne tarde pas à tomber le polaire puis le gore tex car j’ai décidé de faire une marche sportive pour me mettre en appétit. C’est ma première rando dans Bryce juste après le lever de soleil et c’est vraiment le bon moment pour profiter du canyon, sans la foule et en profitant des teintes chaudes qui embrasent peu à peu les hoodoos. Les cuisses chauffent lors de la dernière montée dans Wall street et en 1 heure je boucle ma mise en jambe.




Le temps de prendre un petit dej à l’hôtel à Tropic et retour avec Lysiane dans Bryce pour refaire la même rando mais dans l’autre sens cette fois ci. Le timing est serré car il faut descendre vers le sud par la Cottonwood road, aller à Yellow rock et terminer par les Toadstool Hoodoos. Nous nous mettons en route donc vers la Cottonwood road après un Pique Nique dans Kodachrome et nous filons vers la Brigham plain road. C’est la première fois que nous faisons cette piste dans le sens Nord -> Sud et cela va m’être fatal. Persuadé que je suis arrivé à la jonction avec la Brigham plain road, je me gare et bien que ne reconnaissant pas les lieux arpentés 2 ans avant, je pars confiant vers Yellow rock GPS éteint pendant que Lysiane se repose dans le transat pliable. J’arrive à ce que je crois être la montée pour gravir la colline mais quelque chose me dit que je ne suis pas sur le bon chemin. La montée me parait beaucoup plus dure et dangereuse qu’avant et c’est avec difficulté que j’arrive au sommet et aperçoit Yellow rock au loin mais je me rends vite compte de mon erreur : je suis de l’autre côté de Hackberry canyon qui constitue un gouffre infranchissable. C’est bien fait pour moi, la prochaine fois, je relirai mes notes et j’ouvrirai mon GPS avant de partir. La descente est encore pire que la montée car c’est très instable et les rochers se dérobent sous moi jusqu’à provoquer une chute heureusement sans gravité. Une fois à la voiture, je vois que la Brigham plain road est en fait 300m plus loin et qu’il aurait suffit de suivre la paria river pour arriver à la bonne montée. Je n’ai plus le temps d’y retourner et ce sera pour une prochaine fois. Suite de la piste sans problème avant d’arriver sur le parking pour la rando de Toadstool hoodoos que nous n’avons jamais fait malgré 5 visites à Page. A peine une demi heure après le départ les premiers hoodoos

sont en vue et il n’y a plus qu’à laisser fonctionner l’imagination pour trouver des cadrages sympa.

Après ce dernier centre d’intérêt de la journée, nous filons vers Kanab où nous arrivons pile poil à la fermeture du liquor store pour le réappro du stock de bière. Après un repas succulent (sans conteste le meilleur resto du southwest que l’on ait fait) au Rocking 5 café, avant dernière nuit au treasure trail motel
J25 : Kanab -> Las Vegas
Pour une fois, nul besoin de se lever aux aurores aujourd’hui et c’est tranquillement que nous quittons Kanab

pour se diriger vers Water Canyon, notre destination du jour via Coral Pink sand dunes où nous ne ferons pas de stop cette fois ci. Après coup je le regrette un peu car les fleurs semblaient très abondantes et formaient un joli contraste avec la couleur des dunes. Arrivés au bout de la piste que l’on emprunte à la sortie de la ville de Hildale,

c’est parti pour aller jusqu’aux Narrows de Water Canyon ; Je m’attendais à une balade tranquille et finalement ça monte pas mal et ce n’est pas si reposant que cela d’autant plus qu’il fait très chaud. En moins d’une heure, j’atteins la section des Narrows avec de petites cascades. L’endroit est sympa, frais mais pas facile à photographier si on ne veut pas bruler le ciel.


Il aurait été parfait pour un pique nique mais il est encore un peu tôt et nous décidons de passer dire au revoir à notre ami steeve à Hurricane que nous promettons de revoir dès que possible. Depuis que nous nous sommes quittés en début de voyage, il en a profité pour aller explorer Kanara creek et nous annonce d’ailleurs qu’une barrière à été construite à la sortie du village et rend désormais l’accès à la rivière beaucoup plus difficile puisqu’il est nécessaire de marcher quelques miles pour atteindre l’endroit où on se garait auparavant. J’ai tout de même envie d’y retourner avec Lysiane cette fois mais un orage menaçant nous en dissuadera une fois sur place. Direction donc plein sud vers Las Vegas car la rando, ce ne sera pas pour aujourd’hui vu les 46° à Saint George. Durant le trajet la température ne baisse pas et c’est la clim de la voiture qui n’arrive plus à suivre et se coupe fréquemment. Comme d’habitude en cette saison, Las Vegas est un four et on ne se sent bien que dans les endroits climatisés. Pendant que Lysiane profite de la piscine, c’est séance valise pour moi pour ne pas avoir à le faire le lendemain. Pour le diner, nous décidons d’aller au Wynn’s qui propose un excellent buffet, sans doute le meilleur de Vegas, que l’on apprécie après quasiment une heure de queue. On est loin du silence de Cathédrale de The Maze et décidément, je n’aime pas cet endroit et nous terminerons la soirée comme le premier soir, c'est-à-dire près des vieux casinos qui ont encore une âme mais plus pour bien longtemps puisqu’ils sont promis à la destruction pour y reconstruire des hôtels tous plus moches les uns que les autres….
J26 : Las Vegas -> LA
Nous quittons de bon matin la fournaise de Las Vegas pour être au plus tôt à LA et enfin offrir à Lysiane un peu d’océan sur Venice Beach car elle l’a bien mérité. Nous resterons donc environ 2 heures sur la plage avant de reprendre l’avion, le temps de respirer l’air iodé avec une température enfin supportable, d’observer le bal des mouettes


et d’apercevoir Pamela Anderson dans son maillot de bain rouge prête à secourir les nageurs en détresse….

En conclusion, ce fut un voyage bien rempli avec une météo top niveau, près de 5500 kilomètres parcourus en voiture, 310 à pied, 2 survols sur l’Utah et quelques péripéties qui font aussi l’attrait de ce genre de voyage. Il me reste maintenant à trouver de nouveaux sites pour de nouvelles aventures dans le southwest….
Burkina Faso avec Afriqiyah Airways English translation pending
Bonjour,
Avec tout ce que je lis sur les forums, prendre l'avion avec la compagnie afriqiyah n'est pas très encourageant ! ça serait éventuellement la première fois que je prendrai cette compagnie pour me rendre au Burkina. Mais avec tous ces posts sur les retards, la perte de bagages, et la non communication de cette compagnie cela ne me motive que moyennement.
Quelqu'un peut t il me dire si afriqiyah est tjs aussi peu recommandable ou si il y a eu des efforts de fait depuis?
Merci beaucoup, et bon voyage à ceux qui partent.
lorphy
lorphy
Voler avec Iberia? English translation pending
Nous partons au Mexique avec la Cie IBERIA ; avez vous eu l'occasion de partir avec ? et si oui donnez nous votre avis ; nous avons eu à tort ou à raison des mauvais échos sur des retards sur les horaires non respectés, perte de bagages, propreté approximative etc... bref, rien de vraiment engageant. Merci pour ce que vous nous apporterez de vos expériences avec cette Cie d'aviation.
Espace Schengen sans carte nationale d'identité, ni passeport? English translation pending
Bonjour,
J'ai perdu ma CNI française ce week-end et j'ai un vol à prendre dimanche pour la Syrie avec une escale à Prague. M'est-il possible de présenter lors de l'escale une déclaration de perte + permis de conduire pour justifier de ma citoyenneté ?
Merci.
J'ai perdu ma CNI française ce week-end et j'ai un vol à prendre dimanche pour la Syrie avec une escale à Prague. M'est-il possible de présenter lors de l'escale une déclaration de perte + permis de conduire pour justifier de ma citoyenneté ?
Merci.
Grosse somme d'argent liquide en Pologne? English translation pending
Bonjour, je dois partir en Pologne dans quelques jours mais le problème c'est que je n'ai pas de carte de crédit et donc je dois partir avec une assez grosse somme d'argent en liquide...auriez vous des conseil pour m'éviter des problèmes...vols, perte... 🤪
Chine: meilleure saison pour observer le paysage de Luoping à l'est du Yunnan? English translation pending
Bonjour à tous,
Dans le magazine NATIONAL GEOGRAPHIC du mois de mai il y avait un sujet sur la CHINE
Dans ce numéro il y avait une photo magnifique montrant des champs de colza à perte de vue surplombés de collines abruptes
Il s'agit du site de LUOPING situé à l'est du YUNNAN
Ma question est la suivante : quelle est la meilleure saison pour observer ce paysage magnifique et certainement unique
Un grand merci à celui ou celle qui pourra me donner l'information
Cordialement
Bertrand
A la découverte d'Amsterdam et de la Hollande English translation pending
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Découverte d'Amsterdam & de la Hollande * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * du 29 avril au 5 mai 2008 * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
Mardi 29 avril : Pays-Bas, nous voilà !
Il est 13h et des poussières. J’ai aperçu le « Kuip » du Feyenoord, nous venons de passer Rotterdam. Un ciel gris nous accompagne depuis Bruxelles. A la fenêtre, des parcelles de tulipes et des champs à perte de vue : le décor est planté. Les Pays-Bas ne s’appellent pas ainsi par hasard. La Centraal Station annoncée, nous récupérons nos affaires et désertons le Thalys. Il fait bon mais la météo ne présage rien de bien réjouissant. Enfin, pour le moment, il nous faut juste trouver notre logement, situé dans une rue qui fait face à la gare. Au 144 de la Niewezijds Voorburgwal (plus facile à éternuer qu’à prononcer…), nous poussons la porte de l’hôtel Tamara. Un escalier raide et étroit nargue nos pieds. Mon sac sur le dos, j’assure la grimpette. L’ascension s’avère plus compliquée pour Anne, têtue qu’elle est d’avoir emmené une valise lourde comme un âne mort. Ce n’est pourtant pas faute de la supplier avant chaque grand départ d’opter pour un bagage plus pratique, en vain. Au premier étage, une jeune fille nous reçoit dans un anglais parfait. Contre le solde des nuitées, elle nous confie les clés de la chambre, située au 3ème étage. Un lit d’environ 3 m² dans une pièce qui doit en faire guère plus de 6, un minuscule rangement et un lavabo. Un semblant de moquette recouvre le plancher. Faudra pas faire la fine bouche. Du moment que l’on dort bien, on en demandera davantage. Nous tentons d’organiser la pièce comme on peut avant d’aller repérer le quartier. A une dizaine de mètres de l’hôtel se trouve le Magna Plaza, dont la façade imposante ressemble plus à un musée qu’à une galerie commerciale, laquelle se nivelle sur 3 étages. Non loin, nous repérons une supérette siglée « Albert Heijn » (AH pour les intimes), qui sera notre point de ravitaillement durant le séjour. Devant les grilles closes de la Nieuwe Kerk s’étend la Place du Dam. Bordée par le bien terne Palais Royal, nous faisons sa connaissance alors qu’elle est assiégée par une gigantesque fête foraine. Le Monument National, un obélisque en hommage aux victimes de 39-45, trône ici. Nous poursuivons sans but avoué, et c’est sous une pluie de plus en plus insistante que nous arrivons au Begijnhof. J’aurais bien aimé faire quelques clichés, mais les conditions climatiques en décident autrement. Jusqu’en fin d’après-midi, à la merci d’un ciel capricieux, nous avons déambulé dans la ville, utilisant à l’occasion les boutiques de souvenirs comme abri de fortune. Ce ne fut pas une journée mémorable. Ce n’est qu’aux alentours de 19h que les averses cesseront, accordant enfin un peu de liberté à mon numérique. Quelques courses chez AH pour le lendemain puis nous repartons en direction de la gare. Mon objectif s’attarde sur l’immense parking de vélos de Centraal Station. En parlant de deux-roues, une petite parenthèse. Il va falloir s’habituer à leur présence car ici ce sont eux les maîtres des trottoirs et du bitume. On en voit même certains roulant le portable vissé à l’oreille, ou des couples main dans la main ! Si l’on ajoute à cela la circulation automobile, les nombreux tramways et un système de feux tricolores pas toujours très pratique pour le piéton, on peut sans blaguer qualifier la marche à pieds dans Amsterdam de périlleuse pour le non-initié. Il est presque 20h, nous revenons sur nos pas à la recherche d’une table. Dans la rue de notre hôtel, il y en a pour tous les goûts. Un repas rapidement englouti dans un italien ira très bien. Partis le matin même de Paris via Bruxelles, la fatigue commence à se faire sentir. Demain, suite des visites, avec en prime la Fête de la Reine. En espérant que le soleil veuille bien s’y inviter...
Mercredi 30 avril : Vive la Reine ! La nuit a été calme. Depuis la rue, quelques pré-fêtards se sont manifestés, mais pas de quoi troubler notre profond sommeil. Nous délogeons alors qu’il n’est pas encore 9h. La réception est désormais tenue par un type grisonnant, le joint au bec, et qui aime semble-t-il à s’envoler dans des discussions sans fin. Un drôle de personnage. Dehors, les nuages sont toujours aussi menaçants. En guise de petit déjeuner, boissons chaudes et biscuits, dégustés au bord d’un canal. Les rues sont quasiment désertes, et seuls les tintements de vélos se font entendre. Le calme avant la tempête… Puis, comme la veille, nous improvisons une balade. Des stands ont poussé sur les trottoirs, et tout ce qui est orange y est déballé : tee-shirts, écharpes, perruques, gadgets de toutes sortes et chapeaux improbables garnissent les étalages. Aujourd’hui, c’est la « Koninginnedag », traduisez « Jour de la Reine ». Et plus que jamais, la couleur nationale est de sortie. Pour le moment, ce n’est pas encore très animé, mais ça ne devrait pas durer. Nous profitons donc de la quiétude de cette matinée pour longer les canaux et réaliser quelques clichés. 11h. La première barque colorée passe devant nous. Une quarantaine de passagers, dont certains déguisés, laisse présager de la suite. Nous piquons vers Muntplein, envahi par les Amstellodamois et les nombreux visiteurs. Les tenues carnavalesques, plus farfelues les unes que les autres, rivalisent d’originalité. La place est noire (ou plutôt orange) de monde. Dans le canal, sept ou huit énergumènes couleur carotte déboulent sur le « King of Scandinavia », suivis de près par une seconde, puis une troisième embarcation. A bord, les confettis volent, l’alcool coule à flot, et les baffles crachent de la musique électro. Le ton est donné. Un falafel frites grignoté sur le pouce, nous fuyons la cohue pour un coin plus paisible, le quartier de Plantage. Les averses, aussi courtes que fréquentes, rythment cette journée. Les trams sont à l’arrêt en ce jour de festivités, c’est donc à pieds qu’il faut nous y rendre. Même avec un plan entre les mains, nous avons bien du mal à nous orienter. Canaux, ponts, rues, tout se ressemble ici. Je propose à Anne de partir à la recherche du moulin De Gooyer, l’un des rares encore présents dans la capitale. Lorsque nous demandons de l’aide, guide illustré à l’appui, les habitants restent dubitatifs. Un agent de police nous rétorque même un « It’s in Amsterdam ? » Ok, c’est pas dans la fouille. Nous parvenons à atteindre l’objet de notre quête, au prix d’une bonne heure de marche, ponctuée de photos et d’une pause gourmande. Nos pas se dirigent ensuite vers le Musée Maritime Néerlandais (je vous épargne le nom en V.O.) pour apercevoir l’Amsterdam (quel nom original !), réplique d’un trois-mâts du XVIIIème. Nos jambes calent un peu. Nous tirons doucement jusqu’à Centraal puis rejoignons la fête qui bât son plein. C’est à présent une véritable marée humaine qui squatte la ville. Dans certaines ruelles, nous pouvons à peine nous retourner (Ben, tu avais raison…), et c’est avec grand peine que nous fendons les attroupements autour des bistrots. Même les cyclistes n’ont plus aucun pouvoir. Au cœur des canaux, c’est encore bien pire. Le trafic y est si dense que l’on n’aperçoit même plus la surface de l’eau ! Mais visiblement, ça n’a l’air de déranger personne. Devant les ponts trop étroits, les embarcations stagnent les unes contre les autres. Leurs passagers, imbibés pour la plupart, se trémoussent sur de la techno endiablée, bière à la main et pétard à la bouche… La débauche totale, quoi ! Moi qui étais curieux de voir à quoi ressemblait cette fameuse Koninginnedag, je ne suis pas déçu. Tandis que l’on s’éloigne de cette orgie, de timides rayons de lumière transpercent les nuages pour s’offrir à nous. J’ai l’impression que l’on ne voit le soleil que quand il se couche. J’exagère en disant cela, mais force est de constater que depuis notre arrivée nous ne sommes pas très gâtés par la météo. Ce soir, on s’offre un resto indien, une première pour moi. Un régal ! Nous y reviendrons avant la fin du séjour, c’est promis ! Rassasiés et cuits, nous ne veillerons pas tard ce soir-là. La suite, c’est pour demain...
Jeudi 1er mai : Amsterdam au fil de l'eau Il est 8h30. Le petit déjeuner est déjà derrière nous. C’est dans une ville morte que nous entamons la journée. Les camions poubelles ont de quoi s’occuper. Bouteilles vides et déchets jonchent le sol, séquelles de la fiesta de la veille. Pour le moment, il fait beau, mais il ne faut présager de rien, maintenant on sait que ça tourne vite ici. Comme me disait Ben à propos de sa Belgique natale : « S’il ne pleut pas, c’est qu’il a plu ou qu’il va bientôt pleuvoir ». Un adage qui pourrait parfaitement s’appliquer à sa voisine néerlandaise. Le Begijnhof est enfin à nous. C’est dans un silence quasi-religieux qu’Anne et moi baladons dans cette paisible cour intérieure qui abrite l’une des dernières maisons en bois de la ville. Puis nous arrivons au bord du Singel. Sur l’autre rive, les flèches élancées de l’église De Krijtberg attirent notre attention. Nous traversons le canal pour nous y rendre. Alors qu’une messe est sur le point de débuter, nous apprécions quelques instants l’intérieur de l’édifice. Notre chemin nous mène ensuite jusqu’au Bloemenmarkt. De nombreuses variétés de fleurs sont alignées sur ce marché en équilibre au bord de l’eau. Evidement, Anne ne peut résister à l’achat de quelques bulbes. La Munttoren se dresse au bout de l’allée. Sur Rembrandtplein, il est impossible de s’approcher de la statue en bronze du célèbre peintre néerlandais, emprisonnée par une scène et des échafaudages provisoires. Un concert a sans doute été donné ici même hier soir si l’on en juge par la saleté des trottoirs. Après de multiples clichés ayant pour thème les canaux et les pignons, notre route nous conduit naturellement jusqu’au Magere Brug. Il s’agit du plus célèbre pont de la ville, qui enjambe l’Amstel, et permet par son ingénieux système de bascule le passage des bateaux imposants. Justement, en voici un qui s’approche. Anne et moi, tel deux gosses, observons la scène. Puis nous remontons vers la place pavée du Nieuwmarket et le quartier chinois. D’ici, nous accédons à la Zuidekerk. Renseignements pris, nous participons à la visite du clocher. Seul un couple se joint à nous. Au fur et à mesure des étages, nous apercevons le carillon et les énormes cloches que renferme l’édifice. Au sommet, la vue n’est pas aussi belle que nous l’espérions. Les grands bâtiments surgissent au milieu des toitures, mais l’on ne distingue pas très bien le dessin des canaux. Moyennement satisfaits de cette exploration, il est temps pour nous d’aller remplir nos panses dans un resto asiatique. La météo jusqu’ici peu coopérante, nous hésitions à entreprendre une sortie en bateau-mouche. Mais nous décidons tout de même d’explorer la ville depuis les flots. Une sympathique promenade d’une heure, qui permet d’apprécier Amsterdam sous un autre angle, à travers le dédale de canaux qui serpente au cœur de la cité. Malgré de nouvelles petites averses, je réussis à mettre en boîte quelques images de cette virée fluviale. Nous avons ensuite erré le restant de l’après-midi, selon un itinéraire souvent hasardeux uniquement guidés par notre curiosité. C’est dans un fast food proche de la Place du Dam que nous avons pris le dernier repas du jour. En faisant un aller-retour à notre hôtel pour y déposer nos sacs, un magasin aguiche nos regards. Il se nomme HempShopper et propose du cannabis sous toutes les formes possibles et imaginables. Outre les classiques graines, on y trouve également des tisanes, des tablettes de chocolat et même des sucettes. Avis aux amateurs ! La nuit nous a entraîné dans le Quartier Rouge. Les néons des coffees et des sex-shops éclairent cette sombre artère où les prostituées s’exhibent en vitrine. Certaines sont terriblement jeunes. Ici, l’hypocrisie n’est pas de mise et rien ne se fait en catimini. Amsterdam, capitale du sexe, de la drogue, mais avant tout de la tolérance…
Vendredi 2 mai : Lettres de mon moulin... et de mon stade En cette belle matinée, nous abandonnons A’dam pour la première des trois excursions inscrites à notre programme. Un train nous dépose à la petite gare de Koog-Zaandijk, à moins d’une demi-heure de la capitale. C’est à Zaanse Schans que nous nous rendons, site très prisé pour ses typiques moulins à vent hollandais. Le fléchage nous conduit jusqu’au bord du Zaan, puis un bac nous dépose sur l’autre rive en cinq minutes. Nous nous retrouvons dans un cadre idyllique. De jolies maisons d’un autre temps se reflètent dans un paisible cours d’eau. Une cane promène ses petits sous le regard attendri des promeneurs. Anne et moi traînons un peu dans ce petit hameau dépaysant, intrigués par une délicieuse et persistante odeur de chocolat qui flotte dans l’air… A l’écart du village, vaches et moutons paissent au milieu des polders. Nous voici maintenant sur la Kalverringdijk, un sentier en bordure de la rivière sur lequel s’alignent les fameux moulins à vent. Le premier, dénommé « De Kat » (le chat), se dresse devant nos yeux. Moyennant quelques euros, nous pénétrons les entrailles où le mécanisme, composé d’énormes engrenages, relie les ailes à la meule. Des illustrations d’époque agrémentent les lieux. Au niveau supérieur, devant l’enfilade des moulins le long du Zaan, mon numérique ne résiste pas longtemps. Nous flânons ainsi une heure durant dans ce paysage de carte postale où la nature est reine. Canetons en balade ou héron en quête d’une proie, la faune locale ne semble guère importunée par la présence humaine. De retour au village, nous faisons la tournée des rares commerces plantés là. Une fromagerie organise une démonstration sur la fabrication de ses produits. Un musée-boutique dédié au sabot fait étalage de centaines de paires. Il y en a de toutes sortes, pour tous les goûts, pour toutes les bourses. Nous revenons tranquillement jusqu’au quai en prenant soin de ne rien manquer de ce havre de paix. En direction des moulins, un dernier coup d’œil, un dernier cliché, et le bac nous récupère. A Zaandijk, la présence d’une imposante usine à cacao lève le voile sur le mystérieux parfum qui a enchanté nos narines pendant des heures. En gare, le train pour A’dam ne se fait pas attendre bien longtemps. Il est 14h15 déjà à notre arrivée à Centraal. Un casse-croûte acheté sur place fera office de repas. Anne et moi convenons de programmes différents pour l’après-midi. Un petit bout de chemin ensemble, puis ma bien-aimée file vers le quartier des musées tandis que je rejoins Nieuwmarkt. Pour les déplacements en ville, rien ne vaut le tram. Mais lorsqu’il s’agit de gagner la proche banlieue, le métro s’avère incontournable. A la station, je me fais aider d’une employée pour acheter mon ticket, puis j’emprunte la ligne 54 qui me dépose à Strandvliet. Depuis le quai, j’aperçois en contrebas le dôme de l’ArenA. Je passe devant la porte Noord et arrive aux portes de la boutique du club. A l’accueil, l’hôtesse me délivre le billet d’entrée combinant stade et musée. Ses explications empressées dans la langue de Shakespeare sont un peu trop indigestes pour moi (quand Anne n’est pas là, c’est moins facile…). Par chance, l’une de ses collègues maîtrise pas mal le français. Elle m’explique que le musée ferme ses portes à 16h30, heure à laquelle débute le tour de l’ArenA. Un laps de temps assez court, néanmoins suffisant car il n’est pas excessivement grand. Dans les vitrines, des maillots oranges de la sélection nationale côtoient ceux rouges et blancs de l’Ajax. D’ailleurs, un mur entier est tapissé des portraits des joueurs ayant revêtu les deux tuniques, et pas des moindres : Cruyff, Van Basten, Rijkaard, Bergkamp, Seedorf… Des vidéos retraçant les heures glorieuses de l’Ajax passent en boucle sur des écrans. Enfin, exposés au centre de la pièce, les trophées majeurs et les Coupes européennes. C’est déjà l’heure, je redescends dans le hall. Cinquante à soixante personnes patientent là. Cette mêlée se voit scindée en deux groupes par les organisateurs. Les néerlandophones d’un côte, le reste du monde de l’autre. Mon choix est vite fait. Je me retrouve au milieu de compatriotes, d’italiens et d’anglais. La découverte des infrastructures se déroule sous un soleil radieux, chapeautée par un jeune guide qui doit faire preuve d’une bonne dose de patience et d’humour pour maîtriser un groupe quelque peu indiscipliné. Pour ma part, je reste discrètement en queue de peloton pour shooter en toute liberté tous les coins et recoins de cette magnifique enceinte. Je ne prête pas beaucoup d’attention aux infos en anglais qui nous sont délivrées, préférant emmagasiner aux commentaires les images des très esthétiques gradins multicolores. Le circuit nous conduit successivement dans les tribunes, au bord de la pelouse, dans la salle de commande du toit rétractable, pour s’achever dans la salle de presse. Ce bijou ultramoderne, classé tout de même 5 étoiles par l’UEFA, a été inauguré en 1996 et peut accueillir plus de 51.000 supporters lors de matchs de football. Mais il est aussi le théâtre de nombreux concerts et spectacles. Pour la petite histoire, il avait été pensé à l’origine pour les J.O. de 1992, finalement attribués à Barcelone. Il est 17h45 lorsque j’attrape un métro pour rejoindre le centre-ville. Quelques sms échangés avec Anne que je retrouve une heure plus tard sur la pelouse du Museumplein, visiblement ravie de son passage au Musée Van Gogh. Malgré la fatigue, c’est à pieds que nous prenons la direction de l’hôtel, car nous sommes dans un quartier qui nous est encore inconnu. Longeant l’imposant Rijksmuseum, nous atterrissons à Leidseplein, une place animée par la foule et des artistes de rue. Sur Keizersgracht, nous cherchons le 401, adresse d’un musée de photographies qui s’appelle « Huis Marseille » (Maison de Marseille). Il tire son nom d’une tablette de pierre qui orne son front, placée ici par le propriétaire d’origine, et qui représente le Vieux Port. Nous trouvons assez insolite de voir ce petit morceau de la Cité Phocéenne affiché en plein cœur d’Amsterdam. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. C’est à nouveau dans un resto italien que nous rentrons. Il est rempli, mais par chance l’une des dernières tables disponibles nous est destinée, tandis que de nombreux clients potentiels se voient gentiment refoulés à l’entrée peu de temps après notre arrivée. Les pâtes qui nous sont servies ne sont pas les meilleures du monde, mais nos estomacs sont calés, c’est bien là l’essentiel. Une courte pause digestive sur la Place du Dam, enfin vidée de ses manèges suicidaires, et nous regagnons nos pénates. Une nouvelle excursion nous attend demain, l’heure est au repos…
Samedi 3 mai : Les villages de pêcheurs Nos boissons chaudes dans les mains, nous attrapons de justesse le bus n°111. 45 minutes plus tard, au bout de la digue de Kruisbaakweg, il atteint la presqu’île de Marken et nous dépose devant le petit pont de Beatrixbrug qui marque l’entrée du village. Il est encore tôt. Eloignés de la capitale, nous échappons pour le moment à l’afflux touristique. Comme à Zaanse la veille, l’endroit respire la tranquillité. Un troupeau de moutons par-ci, un chat qui se prélasse par-là, un paisible canal sur lequel glissent quelques canards… La vie ici tourne au ralenti. Les nombreuses maisons sur pilotis témoignent des fréquentes inondations dont a été victime le village par le passé. Si certaines ont conservé cette architecture lacustre, d’autres ont aménagé une pièce au rez-de-chaussée. Dans la petite église, les maquettes de bateaux suspendues à la voûte rappellent l’importance du port de Marken. Le port justement, nous y allons. Là aussi, un calme olympien règne en maître. De part et d’autre, une piste cyclable traverse le tapis de verdure pour longer une mer d’huile. Des maisons similaires les unes aux autres sont ordonnées autour des bateaux ancrés. L’une d’entre elles est ouverte au public. Contre une poignée de piécettes, une vieille dame présente aux badauds un intérieur d’époque totalement reconstitué : costumes traditionnels, meubles, vaisselle, accessoires, décoration. Un bel aperçu de la vie d’autrefois. Chez un commerçant voisin, je me procure une jolie paire de sabots décoratifs pour la maison. Des étals de poissons dans une baraque à sandwiches attisent nos appétits, mais pour l’instant nous prenons place à bord du Marken Express. Il est bientôt midi, nous prenons la mer. La traversée n’est pas très longue, et notre destination apparaît doucement à l’horizon. Tandis que la navette s’apprête à accoster, nous avons déjà un aperçu de Volendam. Plus étendue, mais surtout plus fréquentée que sa voisine d’en face. Il y a du monde sur le port, mais également aux terrasses des cafés et restos. Nous achetons de quoi grignoter : moules frites et sandwich au crabe pour Anne, poisson frit pour moi. Nous profitons du joli cadre pour avaler nos repas sur la jetée, au bout de laquelle un héron imperturbable se laisse approcher, pour le plus grand bonheur des touristes et de leurs numériques. La rue la plus calme, Zuideinde, nous amène à la marina. Pas grand-chose à y voir, nous rebroussons chemin. Anne a flashé sur une babiole dans une boutique et elle souhaite y retourner. Je la quitte momentanément pour me rendre vers le petit stade du FC Volendam non loin de là. Un match de jeunes va bientôt commencer. Je monte dans les tribunes pour quelques photos avant de retrouver Anne sur le port. Un petit tour de lèche-vitrines, et je me fais plaisir à mon tour en m’offrant un t-shirt orange estampillé « HOLLAND ». Le genre de fringue que j’avais déjà repéré dans les échoppes amstellodamoises, sauf qu’ici c’est moitié moins cher. Ravis de nos achats, nous prenons Noordeinde. Une artère garnie d’une flopée de « gifts shops » et d’une foule importante. Un autocar tente même une manoeuvre risquée dans cette étroite rue. La sérénité de Marken me semble déjà bien lointaine et me rendrait presque nostalgique. Nous renonçons à avancer, et par une ruelle dérobée nous tombons sur St-Vincentiuskerk, une église dans laquelle nous trouvons le calme pour quelques instants. Nous voici maintenant à la sortie de Volendam. Notre dernière étape est à moins de 3 km de là, nous y allons à pieds. Une balade dans un cadre agréable qui nous amène, au terme de quarante minutes de marche, aux portes d’Edam. Nous filons droit devant, sur Damplein, une place où sont réunis l’office du tourisme, le petit musée de la ville et un inhabituel pont en forme de dos d’âne qui recouvre le canal. Un peu plus loin se dresse la Speeltoren (Tour du Carillon), unique vestige d’une église aujourd’hui disparue, et qui abrite à présent une galerie d’art. Nous terminons par la Grote Kerk. Alors même qu’un marché aux livres se déroule au cœur de cet édifice, Anne et moi faisons le tour des lieux. Les vitraux représentent les armoiries des diverses villes et régions des Pays-Bas. A l’extérieur, un cimetière jouxte l’église. De nouveaux clichés dans l’escarcelle, nous partons à la recherche de l’arrêt de bus le plus proche. Nous ne patientons pas bien longtemps, le premier à se pointer est le bon. Nous rentrons sur A’dam, la boucle est bouclée. 19h et des poussières. La journée a été longue et fatigante. Malgré ça, nous puisons dans nos dernières ressources pour nous aventurer dans le Vondelpark. 48 hectares de pelouses et de bassins font de cet espace vert le véritable poumon de la ville. Il s’anime, les soirs d’été notamment, lorsque musiciens et artistes s’y produisent. Il est aussi lieu de rendez-vous de la jeunesse Amstellodamoise qui vient s’adonner à la consommation de substances plus ou moins douteuses. Un excellent dîner thaï conclura cette belle journée, riche en découvertes et en images…
Dimanche 4 mai : Flower Power Le ciel est clair. En cette matinée, A’dam n’est pas encore tout à fait réveillée. Seul le défilé des trams anime les rues dépeuplées du centre. Sur le Damrak, les bateaux-mouches dorment encore. Nous prenons un petit-déjeuner rapide près de Centraal Station, puis un train nous convie à son bord. La dernière de nos trois excursions nous conduit ainsi à Leiden. A notre arrivée sur place, nous rejoignons une file déjà bien longue qui s’est formée sur le parking des bus. Le 54 chargé de faire la liaison avec Lisse apparaît bientôt, récupérant tout ce beau monde. Une demi-heure plus tard, le chauffeur dépose ses passagers aux portes du Keukenhof. Un immense orgue de Barbarie trône à l’entrée du parc. Sa musique et ses personnages animés charment les plus petits. Il n’est pas encore 10h15, nous attaquons la visite. Pour vous donner une idée, voici quelques chiffres qui filent le vertige (OK, elle était facile celle-là…). Le parc s’étend sur 32 hectares tapissés de 4, 5 millions de tulipes dont une centaine de variétés, ce qui en fait l’attraction touristique la plus importante des Pays-Bas. Ouvert au public seulement deux mois par an en période printanière, il ne faut pas s’étonner de trouver une foule si nombreuse en cette belle journée. Alors que je commence à m’attarder devant les premiers parterres de tulipes, Anne s’impatiente. Bon c’est vrai, je ne vais pas prendre une photo de chaque fleur, sinon on va en avoir pour la vie des rats… Je fais l’effort, malgré la tentation constante de faire un cliché toutes les dix secondes. Il y a tant de couleurs et d’originalité étalées sous nos yeux qu’il serait dommage de ne pas capturer ces belles images. Anne stoppe net devant une baraque en bois. Ici, on peut commander et se faire livrer des bulbes, trop tentant pour ma bien aimée. Pendant qu’elle feuillette le catalogue, je m’éclipse et profite pour shooter tout ce qui m’entoure. Du mauve, du jaune, du rouge, je m’en mets plein les mirettes… et l’objectif. Des pavillons thématiques abritent également des bouquets et des compositions florales magnifiques. Nous passons près d’un lac, où canards et cygnes mendient auprès des visiteurs de quoi grignoter. Après plus de quatre heures à déambuler au milieu de cet océan multicolore, le bus peut nous rapatrier, tandis que les derniers champs de tulipes se dévoilent au bord de la route. Il est encore tôt. Nous profitons du restant de la journée pour rester à Leiden. Cette « Amsterdam miniature », qui a vu naître Rembrandt, n’est pas très prisée des touristes. C’est pourtant une ville charmante dans laquelle nous avons vadrouillé. Le moulin De Valk, planté au bord d’un canal, pose pour moi. L’imposant bâtiment de l’Hôtel de Ville n’est pas mal non plus. Certaines rues sont complètement vides, nous avons l’impression d’être seuls dans les environs. L’église de Pieterskerk est en réfection, nous n’en verrons que les abords. Depuis le pont de Korensbeurbrug, les terrasses flottantes des troquets affichent complet. Nous arrivons au Château de Burcht. Un bien grand mot pour qualifier ce qui n’est en réalité qu’un mur d’enceinte de forme circulaire, érigé sur une butte au centre de la ville. La vue depuis le sommet n’est toutefois pas négligeable. Un dernier détour par un pont à bascule, petite sœur du Magere Brug d’Amsterdam, et nous filons à la gare. De retour dans la capitale, nous tenons notre promesse en dînant à nouveau au resto indien. Rentrés directement à l’hôtel, nous préparons nos bagages. Car demain le voyage prendra fin, quand en soirée nous débarquerons à Marseille. En attendant, c’est la dernière nuit à A’Dam…
Lundi 5 mai : Tot Ziens Holland ! Les bagages déposés à la réception, nous errons une dernière fois dans les alentours. Un joli ciel bleu ensoleillé nous fait l’honneur de sa présence. Lui qui nous avait tant fait défaut au début du séjour s’est bien rattrapé par la suite. Et il est le bienvenue, car ponts, façades et canaux posent pour les ultimes photos du voyage. Des costumes oranges exposés dans une vitrine sont là pour nous rappeler l’insolite Koninginnedag découverte quelques jours auparavant. Dans une librairie du Bloemenmarket, Anne et moi choisissons un livre en français sur Amsterdam. Nous hésitons un petit moment, car les éditions qui nous sont proposés semblent dater d’une vingtaine d’année au moins. Apparemment, il y a belle lurette que les illustrations de ces bouquins n’ont pas été remises au goût du jour. Nous achetons tout de même un exemplaire, dont les photos « vintage » nous amuserons dans le train du retour. De retour vers l’hôtel, nous passons inévitablement par la Place du Dam. Des couronnes de fleurs tricolores s’entassent aux pieds du Monument National, célébrant ainsi l’anniversaire de la fin de la Guerre et de l’occupation nazie. Dans AH, un stock de chocolats et de biscuits, destinés à notre consommation personnelle et celles de nos proches, constituent l’essentiel de nos emplettes. Nous saluons le réceptionniste et quittons définitivement le Tamara pour la gare. Le 13h56 est à l’heure. Tandis que le train laisse Centraal Station derrière lui, nous prenons place et déballons les en-cas prévus pour affronter les trois petites heures qui nous séparent de Bruxelles. Je trie les derniers clichés pour tuer le temps. Moins d’une heure plus tard, comme à l’aller, le Kuip de Rotterdam se montre à la fenêtre. C’est ainsi que la Hollande deviendra bientôt une escapade mémorable dont je retracerai le parcours, relaté par ce récit et un millier d’images... 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂
Mardi 29 avril : Pays-Bas, nous voilà !
Il est 13h et des poussières. J’ai aperçu le « Kuip » du Feyenoord, nous venons de passer Rotterdam. Un ciel gris nous accompagne depuis Bruxelles. A la fenêtre, des parcelles de tulipes et des champs à perte de vue : le décor est planté. Les Pays-Bas ne s’appellent pas ainsi par hasard. La Centraal Station annoncée, nous récupérons nos affaires et désertons le Thalys. Il fait bon mais la météo ne présage rien de bien réjouissant. Enfin, pour le moment, il nous faut juste trouver notre logement, situé dans une rue qui fait face à la gare. Au 144 de la Niewezijds Voorburgwal (plus facile à éternuer qu’à prononcer…), nous poussons la porte de l’hôtel Tamara. Un escalier raide et étroit nargue nos pieds. Mon sac sur le dos, j’assure la grimpette. L’ascension s’avère plus compliquée pour Anne, têtue qu’elle est d’avoir emmené une valise lourde comme un âne mort. Ce n’est pourtant pas faute de la supplier avant chaque grand départ d’opter pour un bagage plus pratique, en vain. Au premier étage, une jeune fille nous reçoit dans un anglais parfait. Contre le solde des nuitées, elle nous confie les clés de la chambre, située au 3ème étage. Un lit d’environ 3 m² dans une pièce qui doit en faire guère plus de 6, un minuscule rangement et un lavabo. Un semblant de moquette recouvre le plancher. Faudra pas faire la fine bouche. Du moment que l’on dort bien, on en demandera davantage. Nous tentons d’organiser la pièce comme on peut avant d’aller repérer le quartier. A une dizaine de mètres de l’hôtel se trouve le Magna Plaza, dont la façade imposante ressemble plus à un musée qu’à une galerie commerciale, laquelle se nivelle sur 3 étages. Non loin, nous repérons une supérette siglée « Albert Heijn » (AH pour les intimes), qui sera notre point de ravitaillement durant le séjour. Devant les grilles closes de la Nieuwe Kerk s’étend la Place du Dam. Bordée par le bien terne Palais Royal, nous faisons sa connaissance alors qu’elle est assiégée par une gigantesque fête foraine. Le Monument National, un obélisque en hommage aux victimes de 39-45, trône ici. Nous poursuivons sans but avoué, et c’est sous une pluie de plus en plus insistante que nous arrivons au Begijnhof. J’aurais bien aimé faire quelques clichés, mais les conditions climatiques en décident autrement. Jusqu’en fin d’après-midi, à la merci d’un ciel capricieux, nous avons déambulé dans la ville, utilisant à l’occasion les boutiques de souvenirs comme abri de fortune. Ce ne fut pas une journée mémorable. Ce n’est qu’aux alentours de 19h que les averses cesseront, accordant enfin un peu de liberté à mon numérique. Quelques courses chez AH pour le lendemain puis nous repartons en direction de la gare. Mon objectif s’attarde sur l’immense parking de vélos de Centraal Station. En parlant de deux-roues, une petite parenthèse. Il va falloir s’habituer à leur présence car ici ce sont eux les maîtres des trottoirs et du bitume. On en voit même certains roulant le portable vissé à l’oreille, ou des couples main dans la main ! Si l’on ajoute à cela la circulation automobile, les nombreux tramways et un système de feux tricolores pas toujours très pratique pour le piéton, on peut sans blaguer qualifier la marche à pieds dans Amsterdam de périlleuse pour le non-initié. Il est presque 20h, nous revenons sur nos pas à la recherche d’une table. Dans la rue de notre hôtel, il y en a pour tous les goûts. Un repas rapidement englouti dans un italien ira très bien. Partis le matin même de Paris via Bruxelles, la fatigue commence à se faire sentir. Demain, suite des visites, avec en prime la Fête de la Reine. En espérant que le soleil veuille bien s’y inviter...
Mercredi 30 avril : Vive la Reine ! La nuit a été calme. Depuis la rue, quelques pré-fêtards se sont manifestés, mais pas de quoi troubler notre profond sommeil. Nous délogeons alors qu’il n’est pas encore 9h. La réception est désormais tenue par un type grisonnant, le joint au bec, et qui aime semble-t-il à s’envoler dans des discussions sans fin. Un drôle de personnage. Dehors, les nuages sont toujours aussi menaçants. En guise de petit déjeuner, boissons chaudes et biscuits, dégustés au bord d’un canal. Les rues sont quasiment désertes, et seuls les tintements de vélos se font entendre. Le calme avant la tempête… Puis, comme la veille, nous improvisons une balade. Des stands ont poussé sur les trottoirs, et tout ce qui est orange y est déballé : tee-shirts, écharpes, perruques, gadgets de toutes sortes et chapeaux improbables garnissent les étalages. Aujourd’hui, c’est la « Koninginnedag », traduisez « Jour de la Reine ». Et plus que jamais, la couleur nationale est de sortie. Pour le moment, ce n’est pas encore très animé, mais ça ne devrait pas durer. Nous profitons donc de la quiétude de cette matinée pour longer les canaux et réaliser quelques clichés. 11h. La première barque colorée passe devant nous. Une quarantaine de passagers, dont certains déguisés, laisse présager de la suite. Nous piquons vers Muntplein, envahi par les Amstellodamois et les nombreux visiteurs. Les tenues carnavalesques, plus farfelues les unes que les autres, rivalisent d’originalité. La place est noire (ou plutôt orange) de monde. Dans le canal, sept ou huit énergumènes couleur carotte déboulent sur le « King of Scandinavia », suivis de près par une seconde, puis une troisième embarcation. A bord, les confettis volent, l’alcool coule à flot, et les baffles crachent de la musique électro. Le ton est donné. Un falafel frites grignoté sur le pouce, nous fuyons la cohue pour un coin plus paisible, le quartier de Plantage. Les averses, aussi courtes que fréquentes, rythment cette journée. Les trams sont à l’arrêt en ce jour de festivités, c’est donc à pieds qu’il faut nous y rendre. Même avec un plan entre les mains, nous avons bien du mal à nous orienter. Canaux, ponts, rues, tout se ressemble ici. Je propose à Anne de partir à la recherche du moulin De Gooyer, l’un des rares encore présents dans la capitale. Lorsque nous demandons de l’aide, guide illustré à l’appui, les habitants restent dubitatifs. Un agent de police nous rétorque même un « It’s in Amsterdam ? » Ok, c’est pas dans la fouille. Nous parvenons à atteindre l’objet de notre quête, au prix d’une bonne heure de marche, ponctuée de photos et d’une pause gourmande. Nos pas se dirigent ensuite vers le Musée Maritime Néerlandais (je vous épargne le nom en V.O.) pour apercevoir l’Amsterdam (quel nom original !), réplique d’un trois-mâts du XVIIIème. Nos jambes calent un peu. Nous tirons doucement jusqu’à Centraal puis rejoignons la fête qui bât son plein. C’est à présent une véritable marée humaine qui squatte la ville. Dans certaines ruelles, nous pouvons à peine nous retourner (Ben, tu avais raison…), et c’est avec grand peine que nous fendons les attroupements autour des bistrots. Même les cyclistes n’ont plus aucun pouvoir. Au cœur des canaux, c’est encore bien pire. Le trafic y est si dense que l’on n’aperçoit même plus la surface de l’eau ! Mais visiblement, ça n’a l’air de déranger personne. Devant les ponts trop étroits, les embarcations stagnent les unes contre les autres. Leurs passagers, imbibés pour la plupart, se trémoussent sur de la techno endiablée, bière à la main et pétard à la bouche… La débauche totale, quoi ! Moi qui étais curieux de voir à quoi ressemblait cette fameuse Koninginnedag, je ne suis pas déçu. Tandis que l’on s’éloigne de cette orgie, de timides rayons de lumière transpercent les nuages pour s’offrir à nous. J’ai l’impression que l’on ne voit le soleil que quand il se couche. J’exagère en disant cela, mais force est de constater que depuis notre arrivée nous ne sommes pas très gâtés par la météo. Ce soir, on s’offre un resto indien, une première pour moi. Un régal ! Nous y reviendrons avant la fin du séjour, c’est promis ! Rassasiés et cuits, nous ne veillerons pas tard ce soir-là. La suite, c’est pour demain...
Jeudi 1er mai : Amsterdam au fil de l'eau Il est 8h30. Le petit déjeuner est déjà derrière nous. C’est dans une ville morte que nous entamons la journée. Les camions poubelles ont de quoi s’occuper. Bouteilles vides et déchets jonchent le sol, séquelles de la fiesta de la veille. Pour le moment, il fait beau, mais il ne faut présager de rien, maintenant on sait que ça tourne vite ici. Comme me disait Ben à propos de sa Belgique natale : « S’il ne pleut pas, c’est qu’il a plu ou qu’il va bientôt pleuvoir ». Un adage qui pourrait parfaitement s’appliquer à sa voisine néerlandaise. Le Begijnhof est enfin à nous. C’est dans un silence quasi-religieux qu’Anne et moi baladons dans cette paisible cour intérieure qui abrite l’une des dernières maisons en bois de la ville. Puis nous arrivons au bord du Singel. Sur l’autre rive, les flèches élancées de l’église De Krijtberg attirent notre attention. Nous traversons le canal pour nous y rendre. Alors qu’une messe est sur le point de débuter, nous apprécions quelques instants l’intérieur de l’édifice. Notre chemin nous mène ensuite jusqu’au Bloemenmarkt. De nombreuses variétés de fleurs sont alignées sur ce marché en équilibre au bord de l’eau. Evidement, Anne ne peut résister à l’achat de quelques bulbes. La Munttoren se dresse au bout de l’allée. Sur Rembrandtplein, il est impossible de s’approcher de la statue en bronze du célèbre peintre néerlandais, emprisonnée par une scène et des échafaudages provisoires. Un concert a sans doute été donné ici même hier soir si l’on en juge par la saleté des trottoirs. Après de multiples clichés ayant pour thème les canaux et les pignons, notre route nous conduit naturellement jusqu’au Magere Brug. Il s’agit du plus célèbre pont de la ville, qui enjambe l’Amstel, et permet par son ingénieux système de bascule le passage des bateaux imposants. Justement, en voici un qui s’approche. Anne et moi, tel deux gosses, observons la scène. Puis nous remontons vers la place pavée du Nieuwmarket et le quartier chinois. D’ici, nous accédons à la Zuidekerk. Renseignements pris, nous participons à la visite du clocher. Seul un couple se joint à nous. Au fur et à mesure des étages, nous apercevons le carillon et les énormes cloches que renferme l’édifice. Au sommet, la vue n’est pas aussi belle que nous l’espérions. Les grands bâtiments surgissent au milieu des toitures, mais l’on ne distingue pas très bien le dessin des canaux. Moyennement satisfaits de cette exploration, il est temps pour nous d’aller remplir nos panses dans un resto asiatique. La météo jusqu’ici peu coopérante, nous hésitions à entreprendre une sortie en bateau-mouche. Mais nous décidons tout de même d’explorer la ville depuis les flots. Une sympathique promenade d’une heure, qui permet d’apprécier Amsterdam sous un autre angle, à travers le dédale de canaux qui serpente au cœur de la cité. Malgré de nouvelles petites averses, je réussis à mettre en boîte quelques images de cette virée fluviale. Nous avons ensuite erré le restant de l’après-midi, selon un itinéraire souvent hasardeux uniquement guidés par notre curiosité. C’est dans un fast food proche de la Place du Dam que nous avons pris le dernier repas du jour. En faisant un aller-retour à notre hôtel pour y déposer nos sacs, un magasin aguiche nos regards. Il se nomme HempShopper et propose du cannabis sous toutes les formes possibles et imaginables. Outre les classiques graines, on y trouve également des tisanes, des tablettes de chocolat et même des sucettes. Avis aux amateurs ! La nuit nous a entraîné dans le Quartier Rouge. Les néons des coffees et des sex-shops éclairent cette sombre artère où les prostituées s’exhibent en vitrine. Certaines sont terriblement jeunes. Ici, l’hypocrisie n’est pas de mise et rien ne se fait en catimini. Amsterdam, capitale du sexe, de la drogue, mais avant tout de la tolérance…
Vendredi 2 mai : Lettres de mon moulin... et de mon stade En cette belle matinée, nous abandonnons A’dam pour la première des trois excursions inscrites à notre programme. Un train nous dépose à la petite gare de Koog-Zaandijk, à moins d’une demi-heure de la capitale. C’est à Zaanse Schans que nous nous rendons, site très prisé pour ses typiques moulins à vent hollandais. Le fléchage nous conduit jusqu’au bord du Zaan, puis un bac nous dépose sur l’autre rive en cinq minutes. Nous nous retrouvons dans un cadre idyllique. De jolies maisons d’un autre temps se reflètent dans un paisible cours d’eau. Une cane promène ses petits sous le regard attendri des promeneurs. Anne et moi traînons un peu dans ce petit hameau dépaysant, intrigués par une délicieuse et persistante odeur de chocolat qui flotte dans l’air… A l’écart du village, vaches et moutons paissent au milieu des polders. Nous voici maintenant sur la Kalverringdijk, un sentier en bordure de la rivière sur lequel s’alignent les fameux moulins à vent. Le premier, dénommé « De Kat » (le chat), se dresse devant nos yeux. Moyennant quelques euros, nous pénétrons les entrailles où le mécanisme, composé d’énormes engrenages, relie les ailes à la meule. Des illustrations d’époque agrémentent les lieux. Au niveau supérieur, devant l’enfilade des moulins le long du Zaan, mon numérique ne résiste pas longtemps. Nous flânons ainsi une heure durant dans ce paysage de carte postale où la nature est reine. Canetons en balade ou héron en quête d’une proie, la faune locale ne semble guère importunée par la présence humaine. De retour au village, nous faisons la tournée des rares commerces plantés là. Une fromagerie organise une démonstration sur la fabrication de ses produits. Un musée-boutique dédié au sabot fait étalage de centaines de paires. Il y en a de toutes sortes, pour tous les goûts, pour toutes les bourses. Nous revenons tranquillement jusqu’au quai en prenant soin de ne rien manquer de ce havre de paix. En direction des moulins, un dernier coup d’œil, un dernier cliché, et le bac nous récupère. A Zaandijk, la présence d’une imposante usine à cacao lève le voile sur le mystérieux parfum qui a enchanté nos narines pendant des heures. En gare, le train pour A’dam ne se fait pas attendre bien longtemps. Il est 14h15 déjà à notre arrivée à Centraal. Un casse-croûte acheté sur place fera office de repas. Anne et moi convenons de programmes différents pour l’après-midi. Un petit bout de chemin ensemble, puis ma bien-aimée file vers le quartier des musées tandis que je rejoins Nieuwmarkt. Pour les déplacements en ville, rien ne vaut le tram. Mais lorsqu’il s’agit de gagner la proche banlieue, le métro s’avère incontournable. A la station, je me fais aider d’une employée pour acheter mon ticket, puis j’emprunte la ligne 54 qui me dépose à Strandvliet. Depuis le quai, j’aperçois en contrebas le dôme de l’ArenA. Je passe devant la porte Noord et arrive aux portes de la boutique du club. A l’accueil, l’hôtesse me délivre le billet d’entrée combinant stade et musée. Ses explications empressées dans la langue de Shakespeare sont un peu trop indigestes pour moi (quand Anne n’est pas là, c’est moins facile…). Par chance, l’une de ses collègues maîtrise pas mal le français. Elle m’explique que le musée ferme ses portes à 16h30, heure à laquelle débute le tour de l’ArenA. Un laps de temps assez court, néanmoins suffisant car il n’est pas excessivement grand. Dans les vitrines, des maillots oranges de la sélection nationale côtoient ceux rouges et blancs de l’Ajax. D’ailleurs, un mur entier est tapissé des portraits des joueurs ayant revêtu les deux tuniques, et pas des moindres : Cruyff, Van Basten, Rijkaard, Bergkamp, Seedorf… Des vidéos retraçant les heures glorieuses de l’Ajax passent en boucle sur des écrans. Enfin, exposés au centre de la pièce, les trophées majeurs et les Coupes européennes. C’est déjà l’heure, je redescends dans le hall. Cinquante à soixante personnes patientent là. Cette mêlée se voit scindée en deux groupes par les organisateurs. Les néerlandophones d’un côte, le reste du monde de l’autre. Mon choix est vite fait. Je me retrouve au milieu de compatriotes, d’italiens et d’anglais. La découverte des infrastructures se déroule sous un soleil radieux, chapeautée par un jeune guide qui doit faire preuve d’une bonne dose de patience et d’humour pour maîtriser un groupe quelque peu indiscipliné. Pour ma part, je reste discrètement en queue de peloton pour shooter en toute liberté tous les coins et recoins de cette magnifique enceinte. Je ne prête pas beaucoup d’attention aux infos en anglais qui nous sont délivrées, préférant emmagasiner aux commentaires les images des très esthétiques gradins multicolores. Le circuit nous conduit successivement dans les tribunes, au bord de la pelouse, dans la salle de commande du toit rétractable, pour s’achever dans la salle de presse. Ce bijou ultramoderne, classé tout de même 5 étoiles par l’UEFA, a été inauguré en 1996 et peut accueillir plus de 51.000 supporters lors de matchs de football. Mais il est aussi le théâtre de nombreux concerts et spectacles. Pour la petite histoire, il avait été pensé à l’origine pour les J.O. de 1992, finalement attribués à Barcelone. Il est 17h45 lorsque j’attrape un métro pour rejoindre le centre-ville. Quelques sms échangés avec Anne que je retrouve une heure plus tard sur la pelouse du Museumplein, visiblement ravie de son passage au Musée Van Gogh. Malgré la fatigue, c’est à pieds que nous prenons la direction de l’hôtel, car nous sommes dans un quartier qui nous est encore inconnu. Longeant l’imposant Rijksmuseum, nous atterrissons à Leidseplein, une place animée par la foule et des artistes de rue. Sur Keizersgracht, nous cherchons le 401, adresse d’un musée de photographies qui s’appelle « Huis Marseille » (Maison de Marseille). Il tire son nom d’une tablette de pierre qui orne son front, placée ici par le propriétaire d’origine, et qui représente le Vieux Port. Nous trouvons assez insolite de voir ce petit morceau de la Cité Phocéenne affiché en plein cœur d’Amsterdam. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. C’est à nouveau dans un resto italien que nous rentrons. Il est rempli, mais par chance l’une des dernières tables disponibles nous est destinée, tandis que de nombreux clients potentiels se voient gentiment refoulés à l’entrée peu de temps après notre arrivée. Les pâtes qui nous sont servies ne sont pas les meilleures du monde, mais nos estomacs sont calés, c’est bien là l’essentiel. Une courte pause digestive sur la Place du Dam, enfin vidée de ses manèges suicidaires, et nous regagnons nos pénates. Une nouvelle excursion nous attend demain, l’heure est au repos…
Samedi 3 mai : Les villages de pêcheurs Nos boissons chaudes dans les mains, nous attrapons de justesse le bus n°111. 45 minutes plus tard, au bout de la digue de Kruisbaakweg, il atteint la presqu’île de Marken et nous dépose devant le petit pont de Beatrixbrug qui marque l’entrée du village. Il est encore tôt. Eloignés de la capitale, nous échappons pour le moment à l’afflux touristique. Comme à Zaanse la veille, l’endroit respire la tranquillité. Un troupeau de moutons par-ci, un chat qui se prélasse par-là, un paisible canal sur lequel glissent quelques canards… La vie ici tourne au ralenti. Les nombreuses maisons sur pilotis témoignent des fréquentes inondations dont a été victime le village par le passé. Si certaines ont conservé cette architecture lacustre, d’autres ont aménagé une pièce au rez-de-chaussée. Dans la petite église, les maquettes de bateaux suspendues à la voûte rappellent l’importance du port de Marken. Le port justement, nous y allons. Là aussi, un calme olympien règne en maître. De part et d’autre, une piste cyclable traverse le tapis de verdure pour longer une mer d’huile. Des maisons similaires les unes aux autres sont ordonnées autour des bateaux ancrés. L’une d’entre elles est ouverte au public. Contre une poignée de piécettes, une vieille dame présente aux badauds un intérieur d’époque totalement reconstitué : costumes traditionnels, meubles, vaisselle, accessoires, décoration. Un bel aperçu de la vie d’autrefois. Chez un commerçant voisin, je me procure une jolie paire de sabots décoratifs pour la maison. Des étals de poissons dans une baraque à sandwiches attisent nos appétits, mais pour l’instant nous prenons place à bord du Marken Express. Il est bientôt midi, nous prenons la mer. La traversée n’est pas très longue, et notre destination apparaît doucement à l’horizon. Tandis que la navette s’apprête à accoster, nous avons déjà un aperçu de Volendam. Plus étendue, mais surtout plus fréquentée que sa voisine d’en face. Il y a du monde sur le port, mais également aux terrasses des cafés et restos. Nous achetons de quoi grignoter : moules frites et sandwich au crabe pour Anne, poisson frit pour moi. Nous profitons du joli cadre pour avaler nos repas sur la jetée, au bout de laquelle un héron imperturbable se laisse approcher, pour le plus grand bonheur des touristes et de leurs numériques. La rue la plus calme, Zuideinde, nous amène à la marina. Pas grand-chose à y voir, nous rebroussons chemin. Anne a flashé sur une babiole dans une boutique et elle souhaite y retourner. Je la quitte momentanément pour me rendre vers le petit stade du FC Volendam non loin de là. Un match de jeunes va bientôt commencer. Je monte dans les tribunes pour quelques photos avant de retrouver Anne sur le port. Un petit tour de lèche-vitrines, et je me fais plaisir à mon tour en m’offrant un t-shirt orange estampillé « HOLLAND ». Le genre de fringue que j’avais déjà repéré dans les échoppes amstellodamoises, sauf qu’ici c’est moitié moins cher. Ravis de nos achats, nous prenons Noordeinde. Une artère garnie d’une flopée de « gifts shops » et d’une foule importante. Un autocar tente même une manoeuvre risquée dans cette étroite rue. La sérénité de Marken me semble déjà bien lointaine et me rendrait presque nostalgique. Nous renonçons à avancer, et par une ruelle dérobée nous tombons sur St-Vincentiuskerk, une église dans laquelle nous trouvons le calme pour quelques instants. Nous voici maintenant à la sortie de Volendam. Notre dernière étape est à moins de 3 km de là, nous y allons à pieds. Une balade dans un cadre agréable qui nous amène, au terme de quarante minutes de marche, aux portes d’Edam. Nous filons droit devant, sur Damplein, une place où sont réunis l’office du tourisme, le petit musée de la ville et un inhabituel pont en forme de dos d’âne qui recouvre le canal. Un peu plus loin se dresse la Speeltoren (Tour du Carillon), unique vestige d’une église aujourd’hui disparue, et qui abrite à présent une galerie d’art. Nous terminons par la Grote Kerk. Alors même qu’un marché aux livres se déroule au cœur de cet édifice, Anne et moi faisons le tour des lieux. Les vitraux représentent les armoiries des diverses villes et régions des Pays-Bas. A l’extérieur, un cimetière jouxte l’église. De nouveaux clichés dans l’escarcelle, nous partons à la recherche de l’arrêt de bus le plus proche. Nous ne patientons pas bien longtemps, le premier à se pointer est le bon. Nous rentrons sur A’dam, la boucle est bouclée. 19h et des poussières. La journée a été longue et fatigante. Malgré ça, nous puisons dans nos dernières ressources pour nous aventurer dans le Vondelpark. 48 hectares de pelouses et de bassins font de cet espace vert le véritable poumon de la ville. Il s’anime, les soirs d’été notamment, lorsque musiciens et artistes s’y produisent. Il est aussi lieu de rendez-vous de la jeunesse Amstellodamoise qui vient s’adonner à la consommation de substances plus ou moins douteuses. Un excellent dîner thaï conclura cette belle journée, riche en découvertes et en images…
Dimanche 4 mai : Flower Power Le ciel est clair. En cette matinée, A’dam n’est pas encore tout à fait réveillée. Seul le défilé des trams anime les rues dépeuplées du centre. Sur le Damrak, les bateaux-mouches dorment encore. Nous prenons un petit-déjeuner rapide près de Centraal Station, puis un train nous convie à son bord. La dernière de nos trois excursions nous conduit ainsi à Leiden. A notre arrivée sur place, nous rejoignons une file déjà bien longue qui s’est formée sur le parking des bus. Le 54 chargé de faire la liaison avec Lisse apparaît bientôt, récupérant tout ce beau monde. Une demi-heure plus tard, le chauffeur dépose ses passagers aux portes du Keukenhof. Un immense orgue de Barbarie trône à l’entrée du parc. Sa musique et ses personnages animés charment les plus petits. Il n’est pas encore 10h15, nous attaquons la visite. Pour vous donner une idée, voici quelques chiffres qui filent le vertige (OK, elle était facile celle-là…). Le parc s’étend sur 32 hectares tapissés de 4, 5 millions de tulipes dont une centaine de variétés, ce qui en fait l’attraction touristique la plus importante des Pays-Bas. Ouvert au public seulement deux mois par an en période printanière, il ne faut pas s’étonner de trouver une foule si nombreuse en cette belle journée. Alors que je commence à m’attarder devant les premiers parterres de tulipes, Anne s’impatiente. Bon c’est vrai, je ne vais pas prendre une photo de chaque fleur, sinon on va en avoir pour la vie des rats… Je fais l’effort, malgré la tentation constante de faire un cliché toutes les dix secondes. Il y a tant de couleurs et d’originalité étalées sous nos yeux qu’il serait dommage de ne pas capturer ces belles images. Anne stoppe net devant une baraque en bois. Ici, on peut commander et se faire livrer des bulbes, trop tentant pour ma bien aimée. Pendant qu’elle feuillette le catalogue, je m’éclipse et profite pour shooter tout ce qui m’entoure. Du mauve, du jaune, du rouge, je m’en mets plein les mirettes… et l’objectif. Des pavillons thématiques abritent également des bouquets et des compositions florales magnifiques. Nous passons près d’un lac, où canards et cygnes mendient auprès des visiteurs de quoi grignoter. Après plus de quatre heures à déambuler au milieu de cet océan multicolore, le bus peut nous rapatrier, tandis que les derniers champs de tulipes se dévoilent au bord de la route. Il est encore tôt. Nous profitons du restant de la journée pour rester à Leiden. Cette « Amsterdam miniature », qui a vu naître Rembrandt, n’est pas très prisée des touristes. C’est pourtant une ville charmante dans laquelle nous avons vadrouillé. Le moulin De Valk, planté au bord d’un canal, pose pour moi. L’imposant bâtiment de l’Hôtel de Ville n’est pas mal non plus. Certaines rues sont complètement vides, nous avons l’impression d’être seuls dans les environs. L’église de Pieterskerk est en réfection, nous n’en verrons que les abords. Depuis le pont de Korensbeurbrug, les terrasses flottantes des troquets affichent complet. Nous arrivons au Château de Burcht. Un bien grand mot pour qualifier ce qui n’est en réalité qu’un mur d’enceinte de forme circulaire, érigé sur une butte au centre de la ville. La vue depuis le sommet n’est toutefois pas négligeable. Un dernier détour par un pont à bascule, petite sœur du Magere Brug d’Amsterdam, et nous filons à la gare. De retour dans la capitale, nous tenons notre promesse en dînant à nouveau au resto indien. Rentrés directement à l’hôtel, nous préparons nos bagages. Car demain le voyage prendra fin, quand en soirée nous débarquerons à Marseille. En attendant, c’est la dernière nuit à A’Dam…
Lundi 5 mai : Tot Ziens Holland ! Les bagages déposés à la réception, nous errons une dernière fois dans les alentours. Un joli ciel bleu ensoleillé nous fait l’honneur de sa présence. Lui qui nous avait tant fait défaut au début du séjour s’est bien rattrapé par la suite. Et il est le bienvenue, car ponts, façades et canaux posent pour les ultimes photos du voyage. Des costumes oranges exposés dans une vitrine sont là pour nous rappeler l’insolite Koninginnedag découverte quelques jours auparavant. Dans une librairie du Bloemenmarket, Anne et moi choisissons un livre en français sur Amsterdam. Nous hésitons un petit moment, car les éditions qui nous sont proposés semblent dater d’une vingtaine d’année au moins. Apparemment, il y a belle lurette que les illustrations de ces bouquins n’ont pas été remises au goût du jour. Nous achetons tout de même un exemplaire, dont les photos « vintage » nous amuserons dans le train du retour. De retour vers l’hôtel, nous passons inévitablement par la Place du Dam. Des couronnes de fleurs tricolores s’entassent aux pieds du Monument National, célébrant ainsi l’anniversaire de la fin de la Guerre et de l’occupation nazie. Dans AH, un stock de chocolats et de biscuits, destinés à notre consommation personnelle et celles de nos proches, constituent l’essentiel de nos emplettes. Nous saluons le réceptionniste et quittons définitivement le Tamara pour la gare. Le 13h56 est à l’heure. Tandis que le train laisse Centraal Station derrière lui, nous prenons place et déballons les en-cas prévus pour affronter les trois petites heures qui nous séparent de Bruxelles. Je trie les derniers clichés pour tuer le temps. Moins d’une heure plus tard, comme à l’aller, le Kuip de Rotterdam se montre à la fenêtre. C’est ainsi que la Hollande deviendra bientôt une escapade mémorable dont je retracerai le parcours, relaté par ce récit et un millier d’images... 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂
Visa étudiant pour le Chili? English translation pending
Salut,
Le visa étudiant pour le Chili s'obtient en présentant un billet d'avion aller-retour. Or il est impossible d'avoir un retour assez loin dans le temps (plus d'un an après la date d'achat).
Comment faire alors ?
Faut-il acheter un billet aller-retour et ne pas aller au retour ? perte d'argent... Peut-on se contenter d'un aller-simple ? Faire repousser le retour ?
Merci d'avance
PASCAL
Le visa étudiant pour le Chili s'obtient en présentant un billet d'avion aller-retour. Or il est impossible d'avoir un retour assez loin dans le temps (plus d'un an après la date d'achat).
Comment faire alors ?
Faut-il acheter un billet aller-retour et ne pas aller au retour ? perte d'argent... Peut-on se contenter d'un aller-simple ? Faire repousser le retour ?
Merci d'avance
PASCAL
Utilité de photocopier le passeport? English translation pending
Nous partons la semaine prochaine !
Est-il utile d'emmener une photocopie du passeport ? Je l'ai lu quelque part, mais je suppose que si on perd ou se fait voler l'original pendant le voyage, la photocopie sera insuffisante pour repartir... donc est-ce utile ?? Et que faire en cas de perte ou vol sur place ??
merci
Appareil photo compact pour gaucher: ça existe? English translation pending
j'ai un Power Shoot 520 mais presque impossible de m'en servir
les articulations de l'index sont bloqués suite à un accident
utiliser le doigt suivant ? ben non, l'index a été transféré dessus !
suite à la perte de la main presque entièrement reconstituée avec plus de 70 fractures j'éprouve donc trop de difficultés pour déclencher les photos de la main droite
je cherche un appareil ou le déclencheur pourrait se trouver à gauche
si vous connaissez un appareil de qualité pour gaucher ce serait sympa de me communiquer la marque et modèle que je m'informe auprès d'une boutique
merci
Change d'argent à Srinagar et Leh? (Inde) English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un peut il me dire quelles sont les possibilités de change (banque...) à Srinagar et à Leh . Quels moyens privilégier : devises Euro, Dollar, travel cheques....? Merci de vos reponses Al
Quelqu'un peut il me dire quelles sont les possibilités de change (banque...) à Srinagar et à Leh . Quels moyens privilégier : devises Euro, Dollar, travel cheques....? Merci de vos reponses Al
Visite du Rajasthan avec ou sans visites guidées? English translation pending
bonjour, nous allons visiter la rajasthan en aout prochain, notre agence nous propose deux formules : une avec guide et billets pour les principaux sites, l'autre uniquement hotel plus voiture. Que choisir : d'un côté plus de liberté mais perte de temps pour organiser, de l'autre gain de temps mais risque de ne pas trouver de guide dans les villes...ou des guides uniquement commissionnés par des boutiques.
Merci de nous donner votre avis.
Retirer de l'argent à Bangkok, Phnom Penh et Siem Reap English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, on est 2 femmes qui voyageons en sac à dos et nous ne voulons pas avoir trop d'argent sur nous ( risque de vol ou de perte ); aussi nous pensons partir avec 200$ chaqu' une et une peu d'euro seulement. J'ai lu sur le forum qu'il a des distributeurs pour retirer de l'argent, en quelle devise ? les distributeurs sont-il en libre service comme en Europe ou faut-il que la banque soit ouverte ? A BKK j'imagine qu'il y a des distributeurs un peu partout près des zones touristique ou centre commerciaux, mais au Cambodge ?
J'y pense, y a-t-il un point info touristique à l'aéroport de Bangkok? Et combien de bath faut-il garder lorsque nous prendrons notre vol retour ? (douane ou taxe d'aéroport).
Merci
Voilà, on est 2 femmes qui voyageons en sac à dos et nous ne voulons pas avoir trop d'argent sur nous ( risque de vol ou de perte ); aussi nous pensons partir avec 200$ chaqu' une et une peu d'euro seulement. J'ai lu sur le forum qu'il a des distributeurs pour retirer de l'argent, en quelle devise ? les distributeurs sont-il en libre service comme en Europe ou faut-il que la banque soit ouverte ? A BKK j'imagine qu'il y a des distributeurs un peu partout près des zones touristique ou centre commerciaux, mais au Cambodge ?
J'y pense, y a-t-il un point info touristique à l'aéroport de Bangkok? Et combien de bath faut-il garder lorsque nous prendrons notre vol retour ? (douane ou taxe d'aéroport).
Merci
Transport en commun et camping en mai-juin? (Italie et Grèce) English translation pending
Bonjour,
Mon copain et moi allons passer 3 semaines en Grèce et un autre 3 semaines en Italie en mai et juin et se demandons s'il est facile de conjuguer camping et le transport en commun, car nous n'avons pas l'intention de louer de voiture.
Certains disent que c'est une perte de temps et d'argent (perdu en transport pour se rendre à la ville chaque jour) et d'autre que c'est génial... J'aimerais avoir l'avis de gens qui l'ont fait et leur feedback.
Notre autre solution serait les auberges de jeunesse mais ça semble être beaucoup plus dispendieux.
L'itinéraire approximatif: Athènes, santorini, mykonos, pelopponnèse, météora, pompéi et naples, rome et le vatican, sienne, florence, cinque terre, venise et milan.
Merci!
L'itinéraire approximatif: Athènes, santorini, mykonos, pelopponnèse, météora, pompéi et naples, rome et le vatican, sienne, florence, cinque terre, venise et milan.
Merci!
Entourloupes avec une agence thaïe English translation pending
Je suis rentrée mercredi d'un voayge de 11 jours en Thaïlande. Je souhaiterais savoir si des voyageurs ont eu affaire à l'agence Travel Superb à Bangkok.
J'ai eu quelques déboirs avec eux: pas d'assistance dans les aéroports, guide anglophone pour notre accueil, chauffeurs de mini bus très en retard, perte de deux demi journées à Bangkok (mauvais horaires d'avions) et encore de deux demi journée à Phuket en attente du passage d'un correspondant et le bouquet un premier changement d'hotel à Bangkok (nous devions être au "mandarin" quartier très chouette de Silom (de france nous avions organisé nos demi jpournée au départ de cet hotel sachant que sur le catalogue la mention "ou similaire" n'y figurait pas donc pas de changement) et nous nous sommes retrouvés complètement perdus an "Princetonpark suites" dans le quartier de Din Daeng qui pour nous était inconnu car pas étudiés en france. La raison évoquée a été : hotel fermé par rapport à l'incendie du mois de septembre 2007. L'incendie nous étions au courant, mais hotel fermé invérifiable.
Un autre changement d'hôtel sur phuket, sur les deux hôtels prévus c'est beaucoup, sans nous prévenir ni l'agence en France.
La raison évoquée a été : hotel complet. Nous avions réservé notre voyage de france le 8 octobre 2007.Nous avons refusé de descendre du mimi bus, nous étions 8 personnes (de 16 à 74 ans). Après une heure trente de coups de téléphone (à notre charge) entre Paris, Phuket, Bangkok, d'attente dans le mimibus sans clim (chauffeur mécontent de notre blocus avait coupé le moteur) enfin l'on nous conduit à l'hotel choisit le "Sabana" maitenant "All seasons". Nous avons négocié une excursion gratuite en dédommagements de ses désagréments. Mais après ce cadeau, d'autres problèmes sont survenus.
Conclusion Je reste une inconditionnelle de la Thaïlande, c'est un pays pour moi magique, magnifique mais attention avec quels correspondants nos agences françaises sont-elles en relation dans le pays?
Cette agence n'est pas sérieuse du tout. J'écris un courrier relatant les faits à l'agence à paris. Nous verrons bien ! ! ! !
Tarif d'un voyage pour la Thaïlande avec Cathay Pacific? English translation pending
J'ai payé mon vol pour la tailande avec cathay pacific pour decembre paris hong kong phuket et vis vers ca pour 870 eur avec lassurance annulation de voyage et perte de bagages!!es ce cher???ou es ce un bon tarif??
merci
Retour de Shanghai, Guiyang et Guilin (Chine) English translation pending
Bonjour à tous
Je ne prétend pas élaborer un récit lyrique de notre voyage car nous ne sommes que de misérables amateurs en matière chinoise et que d'autres auront des choses bien plus intéressantes à raconter. En fait, même si cela n'apporte rien de nouveau (et pour certains une sacrée perte de temps), certaines personnes habituées du forum nous ont réellement aidés à nous faire une idée, à choisir aussi où aller. Donc, avec reconnaissance, voici le modeste exposé de A à Z. Contexte : je, qui ne suis jamais sorti de l'Europe, retrouve ma femme allemande expatriée aux Philippines pour une année dans des conditions de vie précaires, une sécurité instable et un isolement souvent pesant. Un confort minimum est requis. Jeunes mariés, le voyage en Chine nous offre une 2nde lune de miel. Nous ne partons pas visiter la Chine : nous nous retrouvons en Chine. Donc, contexte particulier, comportement particulier. Achat des billets Paris-Shanghai 600€ : http://www.prixdesvols.com (très bon comparateur) Achat de guide de voyage : Le petit Futé 14€ : un bouquin ridicule fait pour les touristes qui veulent bien manger et bien visiter dans les "grands z'endroits"Le Guide du Routard 15€ : basique, fade, ne vaut ni son coût ni son achat mais donne une image générale de la Chine (ou du moins des lieux évoqués) et quelques informations intéressantesLe Guide bleu de la Chine du Sud-ouest 23€ : surtout orienté sur les arts et l'architecture, très bon pour les cartes des villes et villages avec distances, très mauvais sur l'intérêt que présentent certaines destinations.Le Chinois de poche, Assimil évasion 7€ : des phrases toutes faites pour des situations bien spécifiques (hôtel, gare, restaurant) très utiles mais qui ne valent pas grand chose en dehors du contexte ; nickel pour le langage des mains (notamment compter) et les dates.Le Guide de conversation Routard 6€ : excellent, agencé tel un dictionnaire, un mot est retranscrit en caractère chinois puis utilisé dans une phrase spécifique en chinois, en piyin et en prononciation "française". Ce petit bouquin est vraiment utile pour celui ou celle qui ne comprend rien à rien à cette langue. Après, vu la « simplicité » avec laquelle on peut construire les phrases chinoises, on peut jouer avec les mots. Mais c’est un guide pour touristes donc des mots comme « parents » en sont absents. Sites à consulter : http://www.maps-of-china.net/index.html : pour des cartes détaillées de la Chinehttp://www.4panda.com/...Festival%20in%202004 : pour se donner une idée du nombre de festivals sur l'annéehttp://en.yxgz.cn/festival/index.asp : sur le Guizhou et les festivalshttp://www.passplanet.com/chine/index.htm : un peu dépassé mais excellente source d'informations pour se décider sursa destinationhttp://www.passplanet.com/Essay/index.htm : à lire l'essai 1, 2 milliards de martiens de Benoït Saint Girons ; drôle, très bien écrit, peut-être un peu vieilli, et malgré une opinion prononcée sur les 35h, une excellente approche de la culture chinoise, une lecture en ligne vraiment passionnante et enrichissante.http://www.denali-sud.com : sur plusieurs provinces chinoises (rubrique terres lointaines-chine)
Je ne prétend pas élaborer un récit lyrique de notre voyage car nous ne sommes que de misérables amateurs en matière chinoise et que d'autres auront des choses bien plus intéressantes à raconter. En fait, même si cela n'apporte rien de nouveau (et pour certains une sacrée perte de temps), certaines personnes habituées du forum nous ont réellement aidés à nous faire une idée, à choisir aussi où aller. Donc, avec reconnaissance, voici le modeste exposé de A à Z. Contexte : je, qui ne suis jamais sorti de l'Europe, retrouve ma femme allemande expatriée aux Philippines pour une année dans des conditions de vie précaires, une sécurité instable et un isolement souvent pesant. Un confort minimum est requis. Jeunes mariés, le voyage en Chine nous offre une 2nde lune de miel. Nous ne partons pas visiter la Chine : nous nous retrouvons en Chine. Donc, contexte particulier, comportement particulier. Achat des billets Paris-Shanghai 600€ : http://www.prixdesvols.com (très bon comparateur) Achat de guide de voyage : Le petit Futé 14€ : un bouquin ridicule fait pour les touristes qui veulent bien manger et bien visiter dans les "grands z'endroits"Le Guide du Routard 15€ : basique, fade, ne vaut ni son coût ni son achat mais donne une image générale de la Chine (ou du moins des lieux évoqués) et quelques informations intéressantesLe Guide bleu de la Chine du Sud-ouest 23€ : surtout orienté sur les arts et l'architecture, très bon pour les cartes des villes et villages avec distances, très mauvais sur l'intérêt que présentent certaines destinations.Le Chinois de poche, Assimil évasion 7€ : des phrases toutes faites pour des situations bien spécifiques (hôtel, gare, restaurant) très utiles mais qui ne valent pas grand chose en dehors du contexte ; nickel pour le langage des mains (notamment compter) et les dates.Le Guide de conversation Routard 6€ : excellent, agencé tel un dictionnaire, un mot est retranscrit en caractère chinois puis utilisé dans une phrase spécifique en chinois, en piyin et en prononciation "française". Ce petit bouquin est vraiment utile pour celui ou celle qui ne comprend rien à rien à cette langue. Après, vu la « simplicité » avec laquelle on peut construire les phrases chinoises, on peut jouer avec les mots. Mais c’est un guide pour touristes donc des mots comme « parents » en sont absents. Sites à consulter : http://www.maps-of-china.net/index.html : pour des cartes détaillées de la Chinehttp://www.4panda.com/...Festival%20in%202004 : pour se donner une idée du nombre de festivals sur l'annéehttp://en.yxgz.cn/festival/index.asp : sur le Guizhou et les festivalshttp://www.passplanet.com/chine/index.htm : un peu dépassé mais excellente source d'informations pour se décider sursa destinationhttp://www.passplanet.com/Essay/index.htm : à lire l'essai 1, 2 milliards de martiens de Benoït Saint Girons ; drôle, très bien écrit, peut-être un peu vieilli, et malgré une opinion prononcée sur les 35h, une excellente approche de la culture chinoise, une lecture en ligne vraiment passionnante et enrichissante.http://www.denali-sud.com : sur plusieurs provinces chinoises (rubrique terres lointaines-chine)
Videur de carte mémoire en altitude? English translation pending
salut a tous!
je viens d'acheter un videur de carte memoire (Jobo 120Go) et je viens de voir qu'il ne faut pas l'utiliser au dessus de 3000m d'altitude pour cause de risque de perte de données... le probleme c'est que je pars au perou et que je serais quasiment tout le temps au dessus de 3000m d'altitude! apparement ca vient du fait que les disc dur ne sont pas fait pour resister a une pression athmospherique au dela de 3000m :(
est ce que vous avez deja ete confronté a ce probleme? comment vous faites vous pour le stockage des photos lors de longs voyages?
je viens d'acheter un videur de carte memoire (Jobo 120Go) et je viens de voir qu'il ne faut pas l'utiliser au dessus de 3000m d'altitude pour cause de risque de perte de données... le probleme c'est que je pars au perou et que je serais quasiment tout le temps au dessus de 3000m d'altitude! apparement ca vient du fait que les disc dur ne sont pas fait pour resister a une pression athmospherique au dela de 3000m :(
est ce que vous avez deja ete confronté a ce probleme? comment vous faites vous pour le stockage des photos lors de longs voyages?
Compagnie Air Arabia English translation pending
bjr à tous je voudrais avoir votre avis.
Trouver des petits boulots en Australie English translation pending
Hello à tous, 😏
je recherche, pour ma nièce qui part faire un tour du monde, des petits boulots en Australie. Elle voudrais travailler quelques semaines et repartir faire le tour de l'Australie jusqu'a Peth. Si vous avez quelques adresses, n'importe ou, svp, elles sont les bienvenue.😇
merci d'avance
je recherche, pour ma nièce qui part faire un tour du monde, des petits boulots en Australie. Elle voudrais travailler quelques semaines et repartir faire le tour de l'Australie jusqu'a Peth. Si vous avez quelques adresses, n'importe ou, svp, elles sont les bienvenue.😇
merci d'avance
Réservation d'un hôtel en Europe par internet English translation pending
Bonjour,
Est-ce que quelqu'un a déjà réservé un hôtel par le site Alpharooms en Europe ? Si oui, est-ce que vous avez vécu une expérience positive ? J'ai vu des prix d'hôtels intéressants, mais je ne connais pas ce site ...
Merci!
Est-ce que quelqu'un a déjà réservé un hôtel par le site Alpharooms en Europe ? Si oui, est-ce que vous avez vécu une expérience positive ? J'ai vu des prix d'hôtels intéressants, mais je ne connais pas ce site ...
Merci!
Plage de l'hôtel Melia Caribe? English translation pending
Pour ceux qui ont été au melia caribe dernierement. Pouvez-vous me dire comment est la plage. Y at'il beaucoup d'algue. Bref que pensez-vous de cet hotel
merci mimif
merci mimif
Rêve de parcourir le monde English translation pending
Depuis mon enfance, je souhaite partir, parcourir le monde.Je ne sais pas d'ou me vient cette soif de voyage mais ce que je sais c'est que chaque jour passée sans parcourir ce vaste monde est une perte de temps?Voilà pourquoi je souhaite partir, n'importe ou n'importe quand.Pour ceux qui seraient intéressée par ce voyage encore à l'état de projet, répondez moi vite!!!
Transport en soute d'une poussette et guitare compté dans le poids des bagages? English translation pending
Bonjour tout le monde, 😎
Transporter une poussette et une guitare en soute, cela va t il etre compter sur le poids des bagages, ? Pour la guitare faut il la mettre en soute ou en cabine, je n ai jamais fait ce genre de transport, risque de casse ou perte en soute..??? le tout pour aller en Afrique.😎😎
Bonne Année 2008 a vous tous, OLMI
Transporter une poussette et une guitare en soute, cela va t il etre compter sur le poids des bagages, ? Pour la guitare faut il la mettre en soute ou en cabine, je n ai jamais fait ce genre de transport, risque de casse ou perte en soute..??? le tout pour aller en Afrique.😎😎
Bonne Année 2008 a vous tous, OLMI
Elections: la Thaïlande tourne au ralenti English translation pending
Sawatdee kap,
pour les elections l'alcool est interdit depuis hier et cela pour 3jours, tous tourne vraiment au ralentis, toute les disco(en tous cas a Bangkok)sont porte close, les bars idem, les abbord de Kaosarn sont desertique, a 20 h00, on a l'impression qu'il est 3h00(ou tout est fermer en theorie)....
La perte seche pour les commercant doit etre terrible.....
Toutefois, certain vendent de l'alcool sous le manteau, hier juste en face de mon hotel ou nous etions assis, un fareng venais d'acheter une bouteille de bierre, le con, il s'asied sur le banc en plein Rambrutti road et commence a la boire.....Ca n'as pas durer 2 min, que la police est arriver, ils l'on fouiller, vider les poches, verif de papier et moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ce saligaud a balancer aussi secle ptit commercant qu'il lui avais vendu...
Bravo!!!🏴☠️
Tomber malade en Thaïlande English translation pending
Hello,
J'en ai marre de tomber malade, déjà 3 fois et à chaque fois même histoire, mal de ventre insuportable, diarhée durant presque 10 jours, perte de 7 KG en moyenne, vomissements le premier jour, mal de crane, très chaud très froid tout d'un coup... anorexie...
Fin bref, maintenant tout va bien, et je compte bien rester sain durant longtemps! J'ai repris mes KG, voir même un peu plus.
Comment éviter de tomber malade ? C'est un coup de froid ? La bouffe thai ? Les vieux poulets pourris qui restent dehors pendant 3 jours ?
S.V.P, j'ai attrapé la phobie de tomber malade, à chaque fois je me sens trop mal... je ne parle pas du petit rhume, mais bien de tout ce que j'ai dit plus haut.
J'en ai marre de tomber malade, déjà 3 fois et à chaque fois même histoire, mal de ventre insuportable, diarhée durant presque 10 jours, perte de 7 KG en moyenne, vomissements le premier jour, mal de crane, très chaud très froid tout d'un coup... anorexie...
Fin bref, maintenant tout va bien, et je compte bien rester sain durant longtemps! J'ai repris mes KG, voir même un peu plus.
Comment éviter de tomber malade ? C'est un coup de froid ? La bouffe thai ? Les vieux poulets pourris qui restent dehors pendant 3 jours ?
S.V.P, j'ai attrapé la phobie de tomber malade, à chaque fois je me sens trop mal... je ne parle pas du petit rhume, mais bien de tout ce que j'ai dit plus haut.
Noël au Maroc English translation pending
Voilà donc l'idée qui a germé la semaine dernière et pris racine ce week-end. Je crois que des envies d'immensités, de montagnes et de déserts, envie de sortir le nez de mon abri de la nuit et de contempler les bruissements du silence à perte de vue. Et puis manger de la pastilla. Parce que ça doit creuser tout ça.
Seulement, le Maroc, je ne connais pas. Je suis donc en quête de suggestions, voire de variations sur le thème.
Plus terre à terre, le passage "obligé" (je compte partir que 15 jours) étant le ciel, si certains savent où trouver un vol à bas prix, je suis preneur de l'information. Pour l'heure je trouve des choses dans les 6-700€ avec Royal Air Maroc et Air France.
Merci !
Seulement, le Maroc, je ne connais pas. Je suis donc en quête de suggestions, voire de variations sur le thème.
Plus terre à terre, le passage "obligé" (je compte partir que 15 jours) étant le ciel, si certains savent où trouver un vol à bas prix, je suis preneur de l'information. Pour l'heure je trouve des choses dans les 6-700€ avec Royal Air Maroc et Air France.
Merci !
Travellers chèques ou euros pour la Thaïlande? English translation pending
bonjour je part en thailande es ce plus avantageu de partir avec des travel cheque ou avec des euro