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Pas de Bacalhau en Algarve! English translation pending
by Missnine · 2017-09-04 · 24 replies
Il parait que le Portugal était la destination de l'été.... c'était celle du notre en tout cas !! ET ce fut le 3eme été ou le Portugal a comblé nos espérances !

On avait fait Porto, le nord, Lisbonne, l'Alentejo ...il manquait l'Algarve... "non on n'ira pas en Algarve il fait chaud c'est bétonné, il y a trop de touristes ..." on avait pleins d'apriori véhiculés par de mauvaises langues... mais ils n'y a que les c...qui ne changent pas d'avis alors on est parti en Algarve en aout !! sous le soleil la chaleur, avec les touristes !!

on est parti à 4 avec nos ado qui n'en sont bientôt plus, 19 et 21 ans un peu Tanguy sur les bords qui sont bien en vacances avec papa maman..! donc on doit faire un peu de compromis sur le rythme des visites... mais ça le fait ! et puis l'Algarve c'est culturellement limité....

j'ai eu un peu de mal de dénicher les bons plans sur l'Algarve alors je vais juste essayer de partager ce que nous avons fait et pourquoi on aime tant le Portugal du nord au sud !! Rien de revolutionnaire ou super roots on a joué les vacanciers en manque de farniente au soleil ! Bon on ne vas pas en Algarve comme on va à Lisbonne , comme on ne va au Portugal comme on pourrait visiter l' Espagne, quand on va au Portugal pour la première fois on se rend vite compte qu'a part 2 villes (et encore certains reste encore très septique sur Porto en la trouvant trop rude et sale) 3 monastères, et 4 villages touristiques, il n'y a rien à "voir" au sens monuments et patrimoine, rien n'est TRES beau, ni culturel, ni riche, grandiose au Portugal, c'est rude aride, sauvage c'est juste authentique, tellement authentique. mais en fin de compte Tout le monde aime le Portugal, pour son charme naturel son authenticité ses petites eglises toutes blanches, ses petits villages à flanc de coteaux , ses chènes ses falaises... et les portugais !!

L'Algarve c'est le lieu le plus touristique du Portugal peuplé l'été par 70% d' anglais de Belges et autres peuples du nord en mal de soleil autant dire que c'est un défilé de sandales en chaussettes, de bermuda à carreaux et autres débardeurs, rouge comme des homards cuits !! le haut du podium en mauvais gout !! mais bon grâce à eux la bière est à 1€ la pinte !!

Je ne vais pas vous dire ce qu'il faut voir ou pas, etant donné que nous n'avons pas pu tout faire, on a surement raté des merveilles, et pas deniché les supers bons plans, mais on en a quelques uns que je vais partager, donc tous les carnets mixés feront surement le voyage parfait !!L'algarve c'est 2 jours de voiture de Lyon ou 2 heures de vol avec easyjet, donc on a choisi la seconde proposition en plus le vol est à 7h du mat donc à 8h30 on est sous le soleil et les palmiers ( bien que le palmiers il faut l'avouer n'est pas roi en Algarve...).

arrivée à Faro ... comment dire, Faro fait partie des villes de l'Algarve qui a été betonnée par le tourisme de masse essentiellement anglais il faut le dire, construction moche des année 70, la vieille ville très petite est assez jolie et la partie derriere le port avec 2 ou 3 rues animées et commerciales est bien sympa, beaucoup de petites maisons en restauration présage bien de l'expansion du tourisme au Portugal (la vie est 30% moins cher qu'en France et encore on est en pleine saison en aout...) on dira que c'est sympa mais perso je n'aime pas les vacances dans les villes balnéaires (je suis surement trop vieilles !!)

On est donc allé prendre le bateau à Olhoa pour passer la journée sur l'ile d'Armona (bateau toutes les heure à la demi) 15€ pour 4 aller-retour . Pas de plage à Faro meme, mais la réserve Ria Formosa et ses magnifiques iles ... on en a fait qu'une : un petit bijou !

loin du beton de Faro on arrive dans un petit village avec ses petites maisons blanches ses bougainvillers, ses hibiscus plantés dans le sable blanc... on suit les touristes debarquant du bateau comme nous, dans le dedale de petites rues, on s'arrete à l'unique superette du village qui vend le jambon au prix de la langouste (ok j'exagere un peu... !) et mon fils tombe amoureux de la petite vendeuse et ses yeux verts... si vous passez par la vous comprendrez vite, il a de suite trouvé le Portugal attrayant !! une photo vaut mieux qu'un long discours : suivez le ponton dans le sable blanc et on arrive au paradis , ocean turquoise , et faite 50m à droite à gauche ou a droite au bout du ponton et la plage vous appartient !! ET là on a compris pourquoi toute l'Europe du Nord etait en Algarve et pas ailleurs au Portugal... l'eau est à 25°C !!!! tout s'explique !!!

je crois qu'on aurait pu passer le reste de nos vacances sur cette ile (ce doit etre magique après le depart des touristes au dernier bateau..SI on aime ne rien faire !! ) mon fils surtout !! je crois que toutes les autres iles sont aussi magiques .....et avec un bateau ce doit etre encore mieux...

ensuite on s'est expatrié à l ouest .... très à l ouest !! direction l'autre Algarve !!

car soyons honnête il y a 2 Algarve celle des touristes et celle des authentiques... l'EST et l OUEST c'est sans doute un peu restrictif mais ceux qui aiment le vrai Portugal adore l'ouest !! je dirais que Lagos est un peu la frontière entre les 2... l'une n'est pas plus belle que l'autre (car hors saisons si on enlève les touristes anglais l'EST est magnifique! ) c'est juste different , et on ne les apprécie pas pour les mêmes raisons. donc l ouest et VILA DO BISPO petit village tout blanc, rues pavées, marché avec 4 commerçants , le thon à 14 le kilo, le kg de sardines à 6€... ses terrasses, sa jolie église blanche et jaune, sa place, ses restos, son Lidl, ses chats, des vrais gens, sa vie avant et après nous...les touristes... et des surfeurs, des vrais. soyons d'accord pas de bars qui ferment à minuit pas de boites aucune vie nocturne !! NADA !!! il y a un super resto très reconnu dans le coin on avait hate... il est en vacances en aout !!! ahahah comme nous !!! je confirme ici on n'attend pas le touriste !!

c'est mon coup de coeur des vacances et pas un mot, nulle part (on avait acheté le lonely planet sur l'algarve : prenez en un autre !! dépassé et nul !!) .... le vrai Portugal il est là et dans tous les petit villages blancs alentour, et le desert autour, pas un brin d'herbe, des champs de secheresse des vaches qui mangent... on ne sait pas quoi ; même pas un arbres tellement ça doit souffler à mort ici !!! on avait loué sur airbnb une petite maison blanche et bleue trop bien ... parenthèse hors du temps !!!!

on a fait les incontournables du coin : Sagrès village estival (ou je pense qu'il y a autant de boutiques de surf que d'habitants en hiver !!) pas un charme dingue mais bien sympa, sur la mer, des bars cool "dromedario" de bon resto "o Sagres" paradis des surfeurs , pas une vie nocture folle , le surfeur se couche tot , la vague est matinale !! pas de betonnage moche , de très beaux complexes touristiques pour riches mais rien de tape à l'oeil... on aime le calme et la discretion ici. la plage à ne pas rater est Martinhal praia ... pas forcement facile à trouver donc faite comme nous, ça facilite grandement la vie (car l'infrastructure routiere au Portugal est comment dire....approximative... beaucoup de raccourci , petits chemins finissent sur des chemins de terre...) : reperez sur google map toutes les plages/criques que vous voulez faire et comment y accéder et enregistrer la position GPS, et je remercie Larazou sur le forum qui a fait un tri des plus belles plages de l'Algarve ça nous a donné une base de recherche. très belle plage meme pas bondée et mieux encore tout à gauche du bar prendre le chemin qui mene aux parasols en paille de la residence de luxe traverser les transats en suivant le chemin et la vous trouverez une crique deserte à l'abri du vent...enfin presque... praia dos Robolinhos. eau à 20°.... des poissons énormes !!

et si on veut se balader continuer le chemin et admirer la succession de criques désertes. A Sagres il faut aussi aller voir la Fortaleza tout au bout de la pointe. même si la balade peut paraitre un peut longue (surtout à 19 ans) est est magnifique et les points de vue de toute beauté ( bien regarder l'heure de fermeture pour la visite). et Il y a aussi le cap St Vincent la pointe et son phare au coucher du soleil (ou n'importe quel autre moment, la balade est sublime !!) c'est magnifique même si on etait TRES nombreux à penser la même chose !!! mais c'est assez vaste pour trouver une belle place pour admirer le coucher du soleil et presque se sentir seuls ! juste pour info une amie y était l'année dernière même époque il faisait tellement froid avec tellement de vent qu'elle a du s'offrir un beau poncho aux vendeurs attendant les touristes frigorifiés... donc on est parti avec un pull et pantalon résultat il faisait 28° sans vent... on a crevé de chaud !

on a des enfants apprenti surfeur donc on a negocié 3 jours de surf ... location de matériel à vila do Bispo; planche +combine intégrale 45€ par personne pour 3 jours... et oui on est au Portugal et non à Biarritz ... en plus il vous prête un système d'attache pour fixer les planches sur le toit de la voiture très simple...et gratuit !!

!!!!!!!!! si vous avez des envie de surf ou de belles criques n'oubliez pas de regarder les horaires des marées ( on etait parti avec nos horaires téléchargés sur internet )ça peu grandement servir au Portugal (ça peu même être indispensable) pour savoir si la plage sera large de 50m ....ou 2m.... et en aout période de grandes marées ça change grandement la donne !!

on n'a pas fait toutes les plages (malheureusement) elles sont toutes sublimes ... on a seulement testé Beliche petite mais très belle plus au nord une succession de plages s'alternent sur une cote magnifique déchiquetée, halte dans le charmant petit village de Carapateira le saint graal du surfeur ici, il n'y a que ça: des camping cars, des vans , des surfeurs blonds, des surfs, des vans, des surfeurs aux cheveux longs, des surfs.... !!! la petite place du village sent la douceur de vivre, la zenitude, une vraie carte postale, des surfs devant les portes, les combines sur les fenêtres et meme un resto vegan.... de ce village longe une cote magnifique on peut faire la balade à pieds (les jours de grand vent ça doit etre sportif !! et les jours sans vent à compter sur les doigts de la main !) chemin amenagé avec des pontons en bois et points de vue et 2 plages : Amado praia :du monde car aménagée : 2 bars, toilettes, ecoles de surf

Bordeira praia magnifique super sauvage très belles vagues, presque déserte pour y acceder on traverse un belle dune de sable , riviere carapateira qui va se jeter dans l'ocean sur le coté pour se baigner tranquillement (parfait pour les petits) .c'est superbe !! mais la beauté à un prix : l'eau est à 18°C !!

et on a tiré au sort la derniere plage de l ouest : ce sera Castelejo praia et ses falaises de schiste, juste sublime !! il faisait un temps magnifique et 100m avant d'arriver à la plage... tadam !!!! bienvenue dans le Finistère en janvier !!! de la bonne brume de l'ocean , c'est assez courant au Portugal sur la cote surtout dans le sud, parfois ça se dissipe, et parfois non... ce fut un jour non.... alors je me suis limitée à tremper les pieds et faire de sublimes photos....



on pourrait faire l'apologie du Portugal rien que pour la cote atlantique... en combinaison intégrale !! il n' y a personne c'est sauvage, et grandiose. et puis on fait 15 km en direction de sud et le paysage change complètement, la cote est bien différente, on rentre dans l'Algarve des criques. Au Portugal ne jamais croire que l'on va poser sa voiture au parking et faire 20m en tongues jusqu'à la plage comme en Espagne ... non non non ... en général au Portugal il faut traverser 500m de dunes ou descendre 300 marches ou escalader ou traverser la garrigue... bref ça se mérite !!!

entre Sagres et Lagos des petits villages de magnifiques maisons des criques presques désertes, nous coup de coeur pour las cabanas et son super resto (reservation obligatoire) cadre parfait et très bon , un peu cher pour le Portugal mais le cadre se paie... LAGOS si on oublie la périphérie assez bétonnée les qq immeubles qui ont tenté d'être construits dans les années 80 puis abandonnés, Lagos c'est sympa , assez branché le centre est assez mignon, touristique mais on a bien aimé. la visite vaut vraiment le coup, on pourrait facilement y passer quelques jours et la cote autour est vraiment belle.

par contre il fait chaud on est loin des embruns de l'ouest et des 25°... on frole plus les 32... A la pointe de Faro : Ponta da Piedade le lieu est superbe cotes dechiquetées, sauvage etc... lorsqu'on descend les escaliers des petits bateaux attendent les touristes pour un tour de bateaux dans les grottes alentour , 15€ par personne en bateau privatif pour 1/2 heure de balade , certe c'est un peu cher mais ça vaut le coup , sur la cote plus à l'est d'autres tours de bateaux sont proposés pour decouvrir la cote et ses grottes que l'ont ne peut voir que par la mer, certains plus longs, plus chers, plus nombreux... ils y en a pour tous les gouts !!



mais on est tous d'accord : c'est super beau !! vue du bateau on a déniché une petite crique , on a demandé à notre navigateur-marin si on pouvait y accéder à pied , il a répondu "c'est très très difficile" ... revenu sur terre mon fils à exploré la cote vue d'en haut , il a dit "mais non c'est gerable je pense..." résultat on a tenté , j' ai bien galéré , on y est arrivé ! alleluia !!... verdict " bah comme annoncé c'est très difficile, et il ne faut jamais suivre un ado qui "pense" !!" mais ça vaut vraiment le coup si on veut échapper à la foule de la belle plage do Camillo; elle s'appelle praia da Balança juste à coté de praia dos Pinheiros : eaux chaudes et cristallines et gros poissons nous voilà !!!

masque et tuba indispensable pour découvrir cette succession de criques et surtout ne pas oublier à droite de la plage il y a un accès qui semble un peu exigu et il faut un peu escalader mais qui donne accès à une superbe grotte ne pas hésiter !!

alors après le calme et la tranquilité, on a rejoint les touristes ! installation à Ferragudo village coup de coeur n°2 !! situé de l'autre coté du fleuve Arade qui separe Portimao de Ferragudo , autant Portimao est moche et bétonné autant Ferragudo est joli et sent bon la douceur de vivre... j'ai trouvé ça par hasard en cherchant un logement sur airbnb car rien sur mon guide ni ailleurs !!

c'est ici qu' a commencé notre tourisme anglophone.... on en a très vite déduit que le touriste anglais ne surf pas, il se limite a prendre des coups de soleil sur les plages bondées... alors Ferragudo petit village tout blanc à flanc de colline avec sa belle église tout en haut, surplombant le village, la mer, le coucher de soleil....ses 2 palmiers, son petit port de pêcheurs bordées de restaurants ou l on mange du poisson grillé sous nos yeux sur le port .... meilleur resto "Fim do mundo" réserver très très en avance en saison ! pas donné mais le top !! on choisi sur pièce ce que l on veut manger !!

D ailleurs apparté cullinaire : parlons un peu de la nourriture Portugaise pas très raffinée certes mais très bonne, ils savent faire griller du poisson ou de la viande comme personne ! c'est frais c'est simple c'est bon ! en Algarve PAS DE MORUE !! meme pas un petit peu !! ou dans les resto à touristes ! ici du poisson frais , dorade, bar, sole, lotte des crevettes des petites et des très grosses, des palourdes, des pousse pieds ( c'est quoi ça ?? bah c 'est un crustacé moche pas très répandu par chez nous mais une spécialité chez eux...lachement on n'a pas tenté tellement c'est pas appétissant...)une carte en fonction de la pêche , la specialité la cataplana : un delice ...bref on a très bien mangé en Algarve !!! de ce joli petit village on a exploré les beautés de la côte, et les criques sublimes il n'en manque pas dans le coin !! on a commencé par Prainha... on n'etait pas tout seul mais elle est très belle, eau chaude et transparente, poissons , je me répète encore... tout de suite on se dit que hors saison ce doit etre fabuleux.... et la je me repète regarder les horaires de marée car certaines criques n' ont plus de plage à marée haute et aussi regarder celle qui sont accessibles à pieds par le haut de la falaise car certaines sont magnifiques sur google map mais uniquement accessible par bateau .

puis on a decouvert la magnifique Praia Marinha.....
Vercors: tour des 4 montagnes English translation pending
by Saintexupery · 2017-08-23 · 18 replies
bonjour,

Fin septembre je vais randonner dans le Vercors. J'ai un peu l'habitude des PNR français. Et j'hésite entre la boucle des 4 montagnes avec mon chien ou des randos journée (plateau ambel, veymont...) sans chien puisqu'interdit. J'ai vu quelques vidéos d'ambel et veymont et WHAOU. J'adore en prendre plein les yeux.

ma question : Le tour des 4 montagnes est il aussi beau ? presque aussi beau ? moins sauvage surement ?

amicalement
Un seul hébergement au Cap Vert? English translation pending
by Solmina · 2017-08-16 · 23 replies
Bonsoir, Retraités encore alertes, nous comptons découvrir Santo Antao début Décembre, sur 2 semaines, en solo, en préparant plusieurs circuits. Pour éviter d'avoir à charrier les bagages, nous envisageons de réserver un seul hébergement et ensuite, randonner en se déplaçant avec les aluguers. Pour les habitués, pensez-vous que ce soit possible et quel point "stratégique" choisir? Merci de votre aide
Petit tour en Grèce centrale English translation pending
by Muriel18 · 2017-08-10 · 48 replies
Pour une fois, nous décidons de partir à l'étranger pendant les vacances d'été. La Grèce est tout indiquée: il y a tellement d'endroits de ce pays qui me tentent que si j'attends la retraite pour les visiter, je n'aurai jamais le temps de tout faire! Les contraintes: pas trop de monde et, dans la mesure du possible, pas trop de chaleur (donc, un peu d'altitude). Pour ce qui est du monde, mission accomplie 😎: A quelques km de Delphes.....

Pour ce qui est de la chaleur: pas loin de 40°c les après-midis de la première semaine (mais des nuits relativement fraîches), un jour et demi de pluie et une fin de séjour avec des températures idéales.

Pour un circuit de 2 semaines, 4 points de chute qui permettent d'alterner nature et culture: Nefeles guesthouse à Arachova, près de Delphes; Astra inn à Papigko dans les Zagories; l'hôtel odysseon theatro à Kalambaka (météores) et pour finir, Olga à Mouresi, dans le Pélion oriental.

Quelques semaines avant mon départ est paru le carnet de voyage de Trian, qui est tombé à point (je me permets d'ailleurs de vous y renvoyer pour les informations historiques car il est très complet) et est réapparu celui de Lol64, que j'avais raté.

Départ le 9 Juillet de Bruxelles: l'un des avantages du vol de Brussels airlines, c'est qu'on n'a pas à passer de nuit près de l'aéroport pour cause d'arrivée tardive ou de départ très matinal.

Vers 16h nous récupérons à l'aéroport d'Athènes une petite Seat Mii: petit moteur, certes (elle aura un peu de mal dans certains virages en épingle à cheveux) mais un coffre qui permet de caser les 2 sacs de voyage et les 2 sacs à dos: super! Et il y a aussi la clim', heureusement car le thermomètre flirte avec les 40°C.

Petit aparté sur les routes grecques (du moins, celles qu'on a empruntées): je m'imaginais des petites routes étroites pleines de trous ... que nenni! Partout, elles ont été bien plus larges que beaucoup de départementales françaises (très peu d'endroits où on ne pouvait pas se croiser) et globalement en bon état, voire en très bon état. Les autoroutes sont peu fréquentées, probablement en raison de leur coût 🤪. Quant à la conduite des grecs, comment dire ... le respect des panneaux est inversement proportionnel à leur densité (si je vous dis que j'ai compté jusque 8 panneaux pour un seul virage ...). Bref, après 2 semaines de conduite, j'ai compris qu'on se décalait sur l'espèce de bande d'urgence (bien que cela soit strictement interdit) pour laisser les autres vous doubler, qu'on pouvait se garer n'importe où à condition de mettre ses warnings (surtout pas un clignotant) mais je n'ai toujours pas compris la différence entre un stop et un cédez le passage, vu que je n'ai vu personne s'arrêter à un stop!

Direction donc en cette fin d'après-midi vers Arachova, un petit village de (moyenne) montagne, situé à moins de 10 km de Delphes. Le dernier km pour arriver à Nefeles guesthouse est un peu chaotique mais la vue sur la vallée depuis la chambre est superbe et l'accueil très ... grec, c'est-à-dire, très chaleureux.



Lundi 10/07: Après un petit déjeuner copieux et fort peu diététique (la propriétaire et sa maman cuisinent tous les matins quantité de tourtes et de gâteaux en tout genre), nous entrons dans le vif du sujet avec la visite du site de Delphes. Nous y arrivons avant 9h, il y a encore peu de monde. Nous entrons par l'agora romaine et la visite se fait en suivant la voie sacrée qui serpente jusqu'au temple d'Apollon.





Au musée, que nous visiterons plus tard, une peinture et une maquette présentent le site comme il devait être à l'époque (l'agora se situe en bas, à droite; le temple d'apollon est le bâtiment le plus imposant).



Nous décidons de monter directement au stade, tout en haut du site et de visiter le reste en redescendant.

Excellente idée (pour être honnête, empruntée à quelqu'un de VF 😇 (Lol64 me semble-t-il 😉): quand nous arrivons, un couple part et nous avons le lieu pour nous seules pendant un quart d'heure jusqu'à l'arrivée d'un groupe. Quel calme! (....olympien?) ... juste le chant des cigales.... c'est magique!

Muriel
Voyage 9 mois en Asie du Sud-Est + Amérique Latine English translation pending
by Yzzarah · 2017-07-26 · 20 replies
Bonjour à tous 🙂

Je me présente rapidos ( j’ai pas vu de rubrique pour … ?) Je m’appelle Laura, j’ai 30 ans depuis peu, j’ai été raisonnable toute ma vie et j’en ai marre ! J’ai donc décidé de faire enfin quelque chose qui me plaît, et, donc, de voyager (envie que j’ai en tête depuis longtemps en fait). Toutefois, je suis quand même tenue par une contrainte de temps, qui est de 9 mois (ce qui me semble aussi suffisant en fait).

Je souhaite donc voyager 9 mois à partir de janvier 2018. J’ai un peu de mal à élaborer mon projet, et, surtout, mon itinéraire 🤪

Donc en gros, je pars de Bruxelles et je souhaite aller en Asie d'abord et en Amérique latine ensuite. Au début, je voulais aller en Thaïlande, mais quand je vois la « fureur » que suscite ce pays, j’ai plus trop envie de m’y arrêter. Du coup, je pense aller au Vietnam (moins couru si j’ai bien compris) et de là… Cambodge ou Laos (pas encore arrêté mon choix) et Indonésie. Ensuite, p-e un passage en Australie et/ou en NZ (à choisir, je préfère la NZ).Mais ça, c’est vraiment accessoire, je me dis juste, que tant qu’à être au bout de la terre, autant passer en Oz. Puis, dernière grosse étape : l’Amérique du sud, avec, comme destination ultime, la Patagonie & le Perito MorenoCosta-Rica – Argentine- chili- Bolivie.

En gros, ça donne approximativement ceci :

Indonésie Laos Cambodge Thaïlande Birmanie Australie Nouvelle-Zélande Cuba Argentine Chili Pérou

Je ne veux pas aller dans TOUS ces pays, mais faire un choix parmi eux. La seule destination à laquelle je ne renoncerai pas est la Patagonie avec le Perito Moreno. Pour être bien claire, je souhaite consacrer 3 à 4 semaines par pays (ou plus ou moins, si je m'y plais plus ou moins), sauf pour l'Argentine. J’ai plus envie de me poser, que de faire un marathon de choses à voir.

Bon, voici donc mes questions (lol) :

* Quelle est la meilleure période pour visiter la Patagonie et le Perito Moreno ? Parce que, jusqu’à présent, j’ai élaboré mon trajet en pensant arriver en Am lat vers mai-juin. Si j’ai bien compris, c’est la pire période pour y aller, non ? Le cas échéant, ne serait-il pas mieux de voyager « à contre sens » et de commencer, en janvier, par l’Am lat puis l’Asie ? Suis perdue ! Et je dois compter combien de temps pour descendre et remonter de Buenos aires en Patagonie ? Genre 6 semaines ?

*Question bagage maintenant (re-lol) : puisque je compte faire les pays chauds, puis aller vers les pays froids, comment je dois organiser mon sac ? Je me trimballe tous les vêtements tout du long, ou j’achèterai de quoi affronter le froid sur place ? (Ca me coûterait bonbon non ?)

· * Question visa : Vaut-il mieux les prendre sur place ou à l’avance ? Ils ont la même durée de validité qu’ils soient pris à l’avance ou à l’entrée du pays ?

Un tout grand merci pour votre aide précieuse !
Roadtrip au Québec en famille English translation pending
by Pimouss37 · 2017-07-18 · 89 replies
Je suis le forum depuis un petit moment mais je n'ai encore pas posté réellement.

Ma mission sera de vous retranscrire mon carnet de voyage, je l'espère au jour le jour mais je ne garantis rien… Je sais que cela va s'avéré difficile mais ce sera sûrement l'idéal pour ne rien oublier. 😉

Nous partons d'ici trois semaines, plus précisément le 5 août pour le Québec Ce sera le premier grand voyage de mes enfants Jules et Clément (huit et six ans). Nous avions déjà visité le Québec en couple en 2009, nous souhaitions refaire ce voyage en famille .

Nous sommes adeptes de l'échange de maison et avons donc conclu un échange avec un gentil couple québécois et leurs enfants. Nous échangeons donc la voiture et la maison du 5 au 19 août . Puis nous continuerons en roadtrip avec une voiture de location pour visiter toute la pointe de la Gaspésie pour un retour le 28 août.

Voici le programme que nous avons établi :

5/08 : arrivé à Montréal à 13h05 heure locale Nous devons récupérer la voiture que les Canadiens auront laissé à l'aéroport Puis direction leur maison à North Hatley située à 1h30 de Montréal.

6/08 : installation et découverte de la maison . Visite de l'érablière et bleutière de Granby.

7/08 : Montréal

8/08 : Sherbrooke Parc de la gorge Coaticook - Foresta Lumina

9/08 : Parc aquatique Mont st Sauveur

10/08 : Ottawa

11/08 : Toronto

12/08 : Niagara

13/08 : Retour North Hatley

14/08 : North Hatley Mine Capelton

15/08 : Zoo de Granby

16/08 : Montréal St Jean sur Richelieu : festival de montgolfières

17/08 : Drummondville - 3 Rivières Cabane à sucre.

18/08 : North Hatley - Valises

19/08 : Quebec Grands feux de Quebec

20/08 : Canyon ste Anne Les Escoumins

21/08 : croisière aux baleines Traversier Parc du bic

22/08 : Parc du bic Ste Anne des Monts

23/08 : Parc de la Gaspésie

24/08: Parc Forillon Plongée avec les phoques Plage Penauille

25/08 : Percé L'île de Bonaventure Carleton sur Mer

26/08 : Carleton - Quebec

27/08 : Chutes de Montmorency Aéroport de Montreal Vol retour 20h55.

28/08 : Arrivée Paris 9h40

Voilà pour les grandes lignes, bien sûr ce n'est qu'un programme exhaustif tout n'est pas réellement fixé de manière certaine sauf pour certaines réservations obligatoires. Nous ferons aussi en conséquence vis-à-vis de la fatigue de chacun.

Suite au prochain épisode...😉
La Chine s'apprêterait à bloquer l'accès aux VPN English translation pending
by Denis007 · 2017-07-14 · 42 replies
Bonjour

D'après cet article de Bloomberg (malheureusement en anglais), le gouvernement chinois aurait demandé aux fournisseurs d'accès à internet en Chine de bloquer l'accès aux VPN d'ici Février 2018 au plus tard...

www.bloomberg.com/...nal-vpns-by-february

Si cette information était confirmée, cela serait un sacré chambardement, non seulement pour les touristes et les voyageurs, mais aussi pour toutes les entreprises étrangères qui travaillent sur place...
Où partir en Asie en août 2018? English translation pending
by Williamvmr · 2017-07-10 · 16 replies
Bonjour à tous. A l'occasion des 20 ans de ma copine, je compte lui offrir un voyage en asie.

Bien que nous ayons déjà plusieurs voyages à notre actif (Royaume-Uni, Maroc, rep Tchèque, Portugal etc.) toutes ses destinations ont toujours été relativement proches. Et donc n’ayant jamais voyager hors d'Europe, (sauf le Maroc, mais qui est francophone simple aussi donc) je stress pas mal à l'idée d'organiser un tel voyage, et je ne sais pas du tout par où commencer, ni même où partir.

Je souhaite donc savoir dans un premier temps quel est le pays d'Asie le moins cher en aout, en effet un voyage de deux semaines, pour deux, avec un Smic, me limite pas mal. Merci à celles et ceux qui seront m'éclairer à ce sujet. Tous les pays d’Asie m’intéresse, pas seulement ceux du sud est.

Ensuite je souhaite savoir quelle est la meilleure période pour réserver les billets d'avion le moins cher possible. Je suis également preneur de tous vos précieux conseille et expériences par rapport aux compagnies aériennes et aux aéroports à privilégier un à éviter.

Le tout sachant qu'on est plutôt branché roadtrip, et que pour nous le confort est plutôt secondaire, rester dans le même hôtel pendant deux semaines ne nous intéresse pas. On cherche des beaux paysages, des belles rencontres surtout avec les locaux, des randonnées et des jolis temples/palais etc... On est plus "Nature" que ville et on hésite pas à sortir des sentiers battus. On est pas non plus contre le fait de passer dans des endroits isolés pour éventuellement déposer livres, crayons et jouets dans des écoles pauvres.

Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien répondre à mes nombreuses questions. À mesure que cette conversation avance j'aurais probablement d'autres questions, donc si jamais j'en pause trop, il ne faut pas hésiter à me stopper.

Je serai ravi, à l'avenir de partager moi aussi mes expériences sur les pays que nous avons visités.
Transports en commun en Andalousie English translation pending
by Nguyenan01 · 2017-06-23 · 10 replies
Bonjour Je vais passer 1 semaine en Andalousie : Estepona, Marbella, seville, Cordou, grenade et Malaga Je cherche les moyens de transports communs , bus ou train entre ces villes Commaissez vous les sites pour voir trajets, horaires et prix Merci
Compte rendu de notre croisière en Norvège sur le MSC Preziosa English translation pending
by Grandpierreg · 2017-06-20 · 30 replies
Bonjour à tous,

Voici le compte rendu de notre croisière en Norvège sur le MSC PREZIOSA du 18 au 29 mai 2017. Celui-ci est illustré de nombreuses photos. Il faut cliquer dessus pour les agrandir.

Nous souhaitions depuis longtemps visiter la Norvège mais les prix excessifs nous en empêchaient. En consultant le site MSC je découvre avec surprise cette croisière où la nouvelle prestation Wellness avec balcon était pratiquement au même prix que la cabine intérieure !

La prestation Wellness ne nous intéressait absolument pas ! Nous étions uniquement intéressé par la cabine balcon au même prix que la cabine intérieure !

L'itinéraire de 12 jours est le suivant : Hambourg / en mer / Alesund / en mer / Honningsvag / Tromso / en mer / Molde / Geiranger / Bergen / en mer / Hambourg.

Nous en réservons une chez CROISILAND. Quelques jours après notre réservation, le prix de cette cabine a doublé !

Un passager français avec qui nous avons discuté pendant l'une des excursions nous a expliqué que lui aussi avait remarqué cette anomalie d'une cabine balcon Wellness au même prix qu'une cabine intérieure. Il a acheté cette croisière alors qu'il y a quelques jours il faisait quasiment la même chez COSTA !

Il était certain que c'était une erreur de MSC et qu'il fallait saisir tout de suite l'opportunité. Il a également remarqué que le prix de cette cabine a doublé quelques jours seulement après sa réservation !

Je précise que contrairement à ce qui est précisé, nous n'avons jamais reçu de "kit de bienvenue". Nous avions bien l'eau gratuite dans la cabine et au restaurant et nous n'avions pas 1 mais 2 boissons énergisantes par jour dans notre mini-bar. L'une avait un goût citronné et l'autre plus ou moins parfumée à l'orange. Ce n'était pas bon car plein de produits chimiques.

Pour les repas au restaurant, nous avions les mêmes menus que nos voisins de table qui n'étaient pas Wellness. La présentation du menu était différente avec en plus des informations nutritives !

Mêmes remarques au buffet, certains plats sont normalement réservés aux Wellness mais n'importe qui en fait pouvait se servir ! Je ne vois donc pas l'intérêt !

Nous ne sommes pas allés à la salle de sport.

Nous avons découvert que "les activités physiques exclusives lors des escales" sont en fait 3 excursions spéciales qui sont comprises dans la prestation Wellness !

Ces excursions Wellness étaient à l'escale de Honningsvag, Molde et Geiranger. Toutefois, un passager n'ayant pas la prestation Wellness avait la possibilité d'acheter l'excursion au prix de 45 €/personne.

Quand nous avons appris ceci, nous avons demandé à annuler les autres excursions correspondant à ces escales que nous avions acheté des semaines auparavant sur internet puisque il y avait un doublon d'excursions ces jours là.

Pour l'escale de Honningsvag, il y avait la possibilité de faire les 2 excursions : celle de la Wellness en début de journée et celle réservée sur internet ("Transfert au Cap Nord") en fin de journée.

Nous avons pu être remboursé des 2 autres excursions mais cela a été toute une histoire ! Il a fallu que l'on aille plusieurs fois aux bureaux des excursions et que l'on s'énerve pour récupérer notre argent ! Ce fut le point noir de cette croisière !

Concernant le MSC PREZIOSA, le lien ci-dessous le présente. Il y a même une petite vidéo.

https://www.msccroisieres.fr/fr-fr/Decouvrez-MSC/Navires-De-Croisiere/MSC-Preziosa.aspx

Spectacles, repas, prestations, organisation... d'une manière générale, nous en avons été satisfait à quelques exceptions prés que je précise dans ce récit. Il y avait 2 soirées de Gala.

Notre steward s'est permis "une certaine liberté" en me remettant directement une boisson énergisante lorsque nous l'avons croisé dans les couloirs ! Le jour du débarquement, il a commencé à préparer la cabine pour les occupants de la croisière suivante alors qu'elle était encore à notre disposition et qu'il y avait encore nos affaires personnelles !
Choisir une destination sur la côte méditerranéenne espagnole English translation pending
by Romanofski · 2017-06-15 · 21 replies
Bonjour tout le monde,

En espérant que le sujet n'est pas trop redondant, je cherche désespéramment où partir avec mon chéri... Je ne suis jamais allée sur la côte méditerranéenne espagnole donc ça nous tente bien d'autant que les prix sont abordables. Le truc c'est qu'on est un peu exigeant, dans le sens où aucun de nous deux n'a le permis donc il faut que notre destination nous permette de profiter (plage, centre-ville, bar/resto...) sans nécessairement avoir besoin de se déplacer trop loin. J'ai commencé à regarder vers Alicante mais j'aimerai bien avoir le choix. J'ai aussi toujours voulu aller à Majorque mais cela vaut-il le coup pour deux semaines ? Et est-ce adapté aux piétons ? Si jamais vous avez des suggestions correspondant aux critères n'hésitez pas !

Merci beaucoup !
Malaga ou Marbella English translation pending
by Enleger · 2017-06-13 · 9 replies
salut a tous tout est dans le titre

j'ai trouver tres peux de comparaisons entre ces deux ville sur google

pour mes vacances de septembre j'hesite entre les deux ville pour savoir ou loger, mais je compte rester en espagne pendant 2 semaines et on a prevu de louer une voiture afin de visiter l'andalousie (sevilla, cadiz, cordoba, almeria)

pouvez vous me dire en quoi malaga ou marbella est meilleur que l'autre ?? j'aimlerais egalement que quelqu'un me donne les meilleurs site de location pour l'espagne svp

merci a tous pour vos reponses
Une souris à Vienne pour une semaine (balades, musées, gâteaux) English translation pending
by MirandaMouse · 2017-06-05 · 32 replies
Après avoir visité Prague et d'autres villes tchèques, Budapest, Cracovie et d'autres villes polonaise, puis Lviv, il était temps de découvrir enfin Vienne, capitale de l'empire austro-hongrois et ville majeure en Europe !

Vous pouvez désormais lire mes articles sur Vienne, avec plein de photos, sur mon blog :

http://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/vienne/

C'est donc une nouvelle fois avec Ryanair que nous nous envolons pour la ville de Sissi… ou plutôt son aéroport low-cost. à Bratislava ! Arrivée tardive à 22h, Flixbus réservé à 22h45, le temps de casser la croute dans l'aéroport en attendant, et grand moment de solitude en commandant une Radler (bière légère au citron), le vendeur ne comprenant pas et me tendant plutôt du coca, ou du Red Bull… Pas compliqué pourtant ?? Même problème deux ans auparavant lorsqu'à la gare de Bratislava nous avons voulu acheter un billet pour Brno, on nous en a vendu un pour Vienne !! Brno, Wien… même si mon slovaque n'est pas parfait, ce n'est quand même pas la même chose ! Bon d'accord, quelle idée aussi d'aller à Brno et pas à Vienne quand on est touriste…

1h30 de bus environ, moments de frayeur car le conducteur baillait aux corneilles et semblait s'endormir au volant, mais nous arrivons à bon port à plus de 00h15 un peu "au milieu de nulle part". Ok j'exagère, juste à la gare routière Flixbus à Erdberg, mais au pied du métro. C'est deux lignes que nous devrons emprunter pour rejoindre notre appartement déniché comme souvent sur Airbnb. Nous logeons une station après Schönbrunn, à environ 15 mn en métro du centre (et 30 mn d'Erdberg, donc), sur la ligne U4.

C'est fatigués que nous arrivons un peu avant 01h, l'appartement est juste à 5 mn du métro. Pour le prix (30€/nuit), on ne savait pas trop à quoi s'attendre, et c'est donc avec bonheur que nous découvrons un assez grand F2 très propre, lumineux (un peu trop, même) au calme, bien meublé… bref, une bonne affaire !!

Et oui, un peu trop lumineux car comme nous avons pu en faire les frais à plusieurs reprises, la moitié de l'Europe, de l'Allemagne à la Russie, ainsi que dans les pays nordiques… (ok ça fait plus de la moitié en fait) vit et dort au rythme de la lumière du jour, ignorant les lois scientifiques qui veulent qu'un être humain normalement constitué ait besoin de noir complet pour dormir paisiblement ! Ici, pas de volets donc, à peine des rideaux… nous avons de la chance, on a au moins des stores, bien peu suffisants pour empêcher la lumière matinale de titiller nos paupières et nous tirer des bras de Morphée.

À 5h, ça pique un peu les yeux… on a besoin de repos, ce n'est pas à une heure pareille qu'on sautera du lit

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Jour 1

Première journée viennoise en ce 1er dimanche du mois où les musées de la ville sont gratuits pour tous. Coïncidence, mais heureuse ! Cela tombe bien en plus, il fait moche, autant visiter des intérieurs...

Après une collation au McDo (pas grand-chose d'ouvert dans le quartier le dimanche) nous allons admirer la pavillon de métro dessiné par Otto Wagner, le maître de la Sécession Viennoise dont je me fais un plaisir d'aller découvrir les oeuvres, en tant que fan d'Art nouveau/Sécession qui se respecte ! Il s'agissait du pavillon impérial avec une rotonde centrale très joliment décorée. L'entrée est normalement de 5€, un peu cher quand même, on en a fait vite le tour (enfin nous on aime prendre notre temps, et des photos…)







Nous prenons ensuite le métro en direction du centre. Visite de l'ancien pavillon de métro de la Karlsplatz qui comporte un petit musée sur Wagner (l'architecte donc, pas le musicien !) et le métro. Le pavillon d'en face est devenu un café (pas donné et déco bof, on est allé voir)



On admire un peu la place, mais pas longtemps, le temps se faisant de plus en plus menaçant (et oui, je suis Miss Poisse Météo en voyage). Nous nous rendons au Wien Museum, le musée de la ville de Vienne, situé également sur la place et retraçant l'histoire de la cité à travers des oeuvres d'art diverses et variées (sculptures et objets médiévaux, tableaux, objets décoratifs…) Nous y passerons finalement 2h30 ! Il faut dire que dehors l'orage s'est abattu sur la ville et que la motivation à sortir faiblit… tant pis pour le musée des horloges qui m'intéressait bien (gratuit également ce jour).



Au Wien muséum on notera surtout les œuvres de Klimt et Schiele, deux maîtres incontestables de la peinture viennoise. N'ayant pas l'occasion d'admirer leurs tableaux à Paris, c'est aussi pour cela que nous avons choisi ce musée, même si globalement tout y est intéressant. Le prix d'entrée est normalement de 10€, là encore un peu cher, mais finalement comme la plupart des musées et monuments à Vienne…









Nous sommes malheureusement poussés à la sortie, la pluie n'a pas cessé, c'est donc muni de notre parapluie et bravant les rafales de vent froid que nous partons en quête d'un fameux café viennois (Kaffehaus) pour nous réchauffer les puces ! Après un peu de marche nous trouvons refuge chez Aïda, en face de l'opéra, rien de plus logique ! (le décor blanc et rose étaient assorti à ma robe du jour, chouette !). Miam le gâteau chocolat-cerise ! Un seul pour deux suffira, je tiens à garder la ligne cette fois ! Si le prix des gâteaux (entre 3,5 et 4.5€) est raisonnable, celui des cafés grimpe vite… En effet, on est plus proche des prix parisiens que ceux d'autres villes d'Europe centrale…



Après une longue pause le temps que la pluie cesse, nous partons à la découverte de la vieille ville. Bon, il fait toujours moche, et le ciel commence à s'assombrir, il s'agit donc juste de nous mettre dans le bain (façon de parler, il ne pleut plus !) et d'effectuer quelques repérages, peu de photos, nous reviendrons…

Alors je dois dire qu'après avoir visité tant de ville de l'ancien empire austro-hongrois, je ne suis aucunement dépaysée, et pas vraiment transcendée non plus… C'est pas mal, mais j'ai préféré Prague ou même Cracovie finalement. Vers la cathédrale, trop de reconstructions modernes qui gâche l'harmonie de l'ensemble selon moi. Derrière c'est plus joli… Cela m'a surtout rappelé Brno, plus que Prague, avec son centre moins homogène que celui de Prague…

EDIT: je me rends compte que ce jour là j'ai commencé par la rue la moins belle du centre (celle qui relie l'opéra à la cathédrale), avec le plus d'immeubles modernes pas top... au cours du séjour j'ai pu apprécié la vieille ville de Vienne et la trouver vraiment belle !









On regarde un peu les cartes des restos, du cher et du moins cher… on fait quelques repérages et on fini au Zum Bettelstudent petite taverne bien fréquentée aux prix assez sympas pour voyageurs à petit budget. Bon à savoir, en Autriche on trouve encore des restaurants avec zone fumeur… dans notre cas, nous fumes relégués dans la petite zone non-fumeur, tout au fond, un peu oubliés…

Nous partageons un Schnitzel de porc et un cordon bleu, avec une grande bière chacun. 30€ en tout, c'est raisonnable, surtout vu les énormes portions ! Dur de finir, pour une fois, pas dessert !



Nous achevons la journée avec une promenade de nuit sur une partie du Ring, pour voir notamment la belle Karlskirche illuminée, ainsi que le pavillon de la Sécession un peu plus loin (bien éclairé aussi !) avant de poursuivre sur le Naschmarkt, mort à cette-heure-ci… Cela permet au moins de repérer un peu !

Nous reprenons le métro, malheureusement en fraudant, car impossible d'acheter nos pass à la semaine (valables du lundi au lundi, nous arrivant le samedi soir il nous fallu attendre lundi minuit pour en acheter), ni les billets ni la CB ne passent ! Aie ! Finalement à la station d'arrivée, nous arrivons à acheter UN pass avec un billet de 20€, c'est visiblement ceux de 50 qui posaient problème (mais pourquoi la CB aussi, mystère…)





Excursions en Andalousie et Malaga English translation pending
by Lecabre · 2017-06-04 · 1 reply
Bonjour Nous partons en juillet pour une semaine . Notre base sera un ville située a 20 km à l'Est de Malaga. Nous avons louer un vehicule. Nous comptions effectuer 4 excursions a la journée en partant tôt le matin et rentré tard le soir: Grenade, Cordoue, Ronda et les villages blancs , Sierra Nevada. Les autres jours ce sera à la cool en bord de mer à malaga. Que nous conseillez vous pour chacune de ces excursions journée ? les incontournables ? faut il reserver certains lieux a l'avance ? Grenade ? Cordoue? Ronda ert les village blancs ? Sierra nevada ?

medrci pour votre aide toujours precieuse.
Voyage en Espagne et transport English translation pending
by Christine50 · 2017-05-29 · 22 replies
Bonjour à tous

Je commence tout juste une ébauche de voyage en Espagne d'un mois en mai 2018 ou septembre Nous voulons faire Barcelone et l'Andalousie, mais j'aimerais si c'est possible faire aussi les Iles Baléares mais là je me questionne sur comment organiser le transport. Voiture, avion bateau, je sais qu'entre Barcelone et l'Andalousie il y a beaucoup de route à faire et j'ai pensé à prendre un vol Alors si vous voulez bien m'éclairer là -dessus

Merci Christine
Votre avis sur la France English translation pending
by Lucbertrand · 2017-05-19 · 513 replies
La France (j'allais dire notre pays , c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins😎), donc voilà ma réflexion: que vous ayez beaucoup voyagé ou pas, loin ou pas, à vélo, avec sac à dos (certains diraient bagpacker), en solo, en bivouac sauvage, en fréquentant les hôtels deux ou quatre étoiles, avec agence ou autrement, vous situez la France à quel niveau en matière d’intérêt touristique ou de voyage, car selon son point de vue j'ai constaté que l'on peut faire la différence entre touriste et voyageur? Je vous livre en matière de préambule mon sentiment, la France c'est le top du top et de plus en France il y a un paradis sur Terre (certains diront que c'est un pays indépendant) la Corse. Je précise je ne suis pas corse, mais lyonnais qui ne jure que par les Vosges. Au plaisir de vous lire Luc
Photo trip dans le SouthWest - Acte 9... English translation pending
by MycoVtt · 2017-05-08 · 114 replies
Bonjour à tous,

me voici rentré samedi de mon 9ème voyage dans l'Ouest... Ce trip, essentiellement basé sur l'envie de prendre des photos, s'est déroulé du 22 avril au 5 mai 2017. Un carnet de plus, me direz-vous... bah oui... il y aura du connu, du moins connu, du pas connu du tout, de l'aventure, du sexe (non j'rigole).. du spaghetti, du rebondissement... enfin un peu de tout...

Je vais commencer par remercier tout de suite tous ceux qui m'ont aidé de près ou de loin... que ça soit avant ou PENDANT le trip. Philippe, Vincent, Valérie, Laetitia, Thierry, Pierre, Olivier, Gilles, j'en oublie une demi-tonne... Je remercie aussi Christophe Colomb, avant de me faire incendier par vous-savez-qui... lol...

Cette fois-ci j'étais seul, Valérie est restée @ home, boulot, enfants... etc... le dernier trip ne datait que d'octobre, mais il fallait que j'y aille, envie d'explorer plus à fond certains endroits, et d'en découvrir d'autres. Je la remercie de me laisser partir comme ça, tout seul, chez les cowboys et les indiens... J'avais quand-même un certain nombres d'objectifs bien précis. Tous les hôtels/motels étaient réservés depuis un certain temps, certain annulables, d'autres pas... Le programme était ambitieux, mais je préférais en prévoir trop que pas assez. J'avais déjà créé un post sur VF pour glaner quelques infos quelques mois auparavant... J'ai toujours la crainte de ne pas trouver d'hôtel au dernier moment, la saison battant son plein et la région étant de plus en plus médiatisée... d'où mes réservations. 3 nuits en tente étaient prévues : Reflection Canyon en backpacking, White Pocket (la dernière fois, le sunrise n'était pas ensoleillé), et les Whites Domes... Ayant l'intention d'emprunter de nombreuses pistes, dont certaines pas piquées des vers, il me fallait un 4x4 digne de ce nom. Marre de compter sur la "chance" chez Alamo, et surtout d'emprunter des "unpaved roads" en toute illégalité par rapport au contrat de location. Après pas mal de recherches, un ami, qui habitait précédemment à SLC, puis à Moab et maintenant à Sedona, m'a renseigné Rugged Rental à SLC. Le gros avantage est que vous recevez ce que vous avez demandé comme véhicule : Grand Cherokee, Tahoe, Wrangler Rubicon, Dodge Ram, etc... Le deuxième est que les Unpaved roads sont permises, seul le "Off road" est interdit. Les inconvénients : franchise assez élevée en CDW, prix de location un peu plus cher que chez les loueurs habituels, mileage 1400 miles/semaine (ce qui me convenait d'après mes calculs) et situation un peu excentrée par rapport à la région visée de Kanab/Page etc... Mais bon, je me suis décidé à essayer. Finalement SLC n'est qu'à 1h30 de route en plus de Kanab par rapport à LV... Rien que pour White Pocket, je dois être certain de mon véhicule, ceux qui ont déjà emprunté la piste le savent... Ayant moi-même un Grand Cherokee et connaissant ses capacités de franchissement, j'ai décidé de louer ce véhicule. Avec une assurance à part sur assurancelocationvoiture.fr , spéciale USA et Canada. Me voilà donc le samedi 22 avril à 3h du matin, à me faire accompagner par ami à l'aéroport de Zaventem. Aéroport dont la rénovation suite aux attentats est enfin terminée. Elle ne l'était pas en octobre dernier. Vol sans histoire, gros avantage d'avoir choisi BXL/AMS puis AMS/SLC, je n'ai pas du réenregistrer mes bagages à l'escale. J'arrive à SLC, et pas de borne automatique à la Border Line comme j'ai déjà eu. Deux files, une pour les résidents, l'autre pour les non-résidents, donc pas non plus de Re-ESTA. Zut... C'est un petit terminal, 2 avions viennent d'arriver, et seulement 2 guichets ouverts... Mwouais, ça va traîner.... Après 5 minutes, le douanier du deuxième guichet se barre on-ne-sait-pas-où et laisse son collègue seul avec cette horde d'arrivants... mouarf les gens deviennent fous... J'arrive au guichet, il scanne mon passeport, et là... problème... Il ne comprend pas, donne mon passeport à un "garde", et je suis mis sur le côté, avec un couple d'Africains, comme un terroriste... Le garde part avec mon passeport dans un bureau, m'interdit de téléphoner, et me voilà à attendre... Bon je ne suis pas vraiment pressé, je suis seul, ce n'est pas trop grave. Je suis un peu crevé quand-même... limite de m'endormir sur ma chaise... 😕 Après 30 minutes, j'interroge le garde, il part, revient, m'emmène au deuxième guichet, re-scanne le passeport, et me dit "bah, problème informatique", enfin, en Anglais... Pfff, il aurait pu faire ça tout de suite. Les guichets sont juste avant la récupération des valises, donc je vois la mienne qui tourne depuis un bout de temps... J'appelle Rugged Rental, qui ne se trouve pas avec les autres loueurs, et ils m'envoient une shuttle qui arrive 10 minutes plus tard. 10 minutes de route, me voilà au centre Rugged : une multitude de véhicules bien beaux et flambant neufs. Je remplis les papiers, je vérifie les pneus, que le véhicule est bien équipé du Select-Terrain et du 4WD Low, et me voilà parti pour Cedar City, première étape de mon trip. En passant, j'avais mémorisé dans le GPS routier un grand Wallmart, et un Autozone pour le compresseur. J'achète la glacière (erreur, je n'avais pas vu que Rugged propose GRATUITEMENT une glacière selon disponibilité, je ne l'apprendrai qu'en rendant le véhicule), de quoi la remplir, du trail mix, barres de céréales, des Special K, du lait etc etc... Me voilà prêt. A Cedar City je me rends dans un centre AT&T pour acheter une Sim card qui me permettra d'avoir du réseau tout au long de mon trip, de pouvoir joindre et me faire joindre, sans être enquiquiné par mes clients la nuit à cause du décalage horaire... Avant d'arriver à l’hôtel, je vois un petit meeting d'old cars, et je m'arrête pour discuter un peu... ça reste dans les trucs qui m'intéressent beaucoup, les 50ties ... Un petit Tacobell en vitesse, je suis trop fatigué maintenant pour chercher autre chose, et direction l’hôtel...

Dimanche 23 avril.

La nuit est courte, réveil 3h, décalage horaire... Direction Yant Flat, que je n'avais pas exploité suffisamment la dernière fois, à cause d'un manque de préparation, et d'un vent à décorner les boeufs... Je me presse pour arriver au sunrise, mais le ciel est bouché... Mon humeur n'est pas super positive, on annonce une météo pas terrible pour toute la semaine... Je démarre le GPS, je démarre la balise satellite, et j'attaque mon hike sans soleil, en espérant que ça se débouche un peu... Le soleil perce juste un peu parfois, mais reste voilé, pour donner une lumière non vive. Ca devrait être un beau sunrise, mais non... J'espère aller jusqu'à la "Turtle", et j'avais créé pour ce faire une boucle sur Basecamp, sans vraiment connaître l'endroit. Je suis le GPS, je découvre... Bon, je fais la boucle dans l'autre sens, et du coup je peine à la trouver, je fais même appel à l'équipe par Messenger, n'ayant pas indiqué les coordonnées sur ma boucle, mais finalement j'arrive à trouver cette butte avant la réponse de l' "équipe"... 😛 N'empêche que vive la 4G ! ... Je suis resté presque 5h en tout de la voiture à la voiture. Je pense que si je devais y retourner, ça serait au sunset, et plus au sunrise. Enfin certains spots sont bons au sunrise, d'autres au sunset... il faut choisir, une longue journée sur place serait de trop. 500m avant la voiture, je réfléchis en marchant, quand un truc attire mon regard à 50cm du trail : un Rattle Snake de 1m50 ! Vindjuu à 10 secondes je marchais presque dessus... Vindedjousse, le premier de mon trip... (ça restera le seul heureusement...) La piste d'accès à Yant Flat est très roulante, sauf les 800m les plus proches du parking de YF. Pour le reste, ça roule à 60 km/h, voir même 80... Evidemment, 30 minutes après avoir pris la route vers Kanab, le soleil apparaît... pfff frustrant... Comme il est tôt, j'avais prévu de faire le "Red Canyon" au nord de Kanab. Je me suis renseigné, très peu de personnes y ont été avec leur véhicule. Uniquement avec des outfitters. La piste est très sablonneuse, Sedonax ne l'a d'ailleurs jamais essayée car il connait des gens qui se sont ensablés. Qu'à cela ne tienne, il faut que j'essaye.. Le trailhead est bien indiqué, il y a un grand parking. Des gars préparent leur quad, d'autres reviennent d'une balade. Effectivement, on voit tout de suite aux 100 premiers m que la piste est plus que sablonneuse ! White Pocket à côté c'est de la bibine... Bon, je dégonfle mes pneus à 1.5-1.8 bars, mode 4wd low, et me voilà engagé. Effectivement, j'ai l'impression de faire le Paris-Dakar. J'adore ça donc ça ne m'effraie pas du tout, mais ça descend tout du long, et parfois très fort... Aïe aïe le retour... La piste arrive dans un wash, dans lequel il faut rouler jusqu'à l'entrée du slot canyon... Mouarf c'est ludique... J'arrive sur place et deux véhicules y sont garés : un Rubicon hyper équipé, et un Hummer avec des pneus monstrueux... Je dénote un peu avec ma Jeep... Je m'engage dans le canyon, et c'est vraiment très beau. Il n'y a que moi, je n'entends personne pour le moment. La roche est super rouge, très saturée, à un point que je devrai désaturer un peu mes photos pour ne pas que cela paraisse surréaliste... Je balade le trépied de méandre en méandre. Je vois enfin des gens qui sont sur le retour. Je comprends que l'un d'entre eux est un guide. Je discute un moment, et il me demande pourquoi j'ai l'air d'aller vite... "heuh, parce que je veux redémarrer AVANT vous, pour le cas où je m'ensablerais". Mort de rire il m'annonce qu'il m'aiderait le cas échéant. Donc je vais un peu plus plus loin dans le canyon, fais quelques photos, puis je fais demi-tour et je les dépasse pour reprendre le véhicule. C'est super chouette comme endroit, car il n'y a personne ou presque. Certes, ça n'a pas l'envergure d'Antelope Lower ou Upper, mais ce monde en moins, ça vaut la peine... Je redémarre, et je me réengage sur la piste... Et ça monte, ça monte. Pas fort, mais tout le temps. Je garde ma vitesse, parfois même peut-être trop vite, mais j'arrive au parking sans avoir zippé nulle part, le tout est de garder de la vitesse. Il y a quand-même +/- 3.5 kms dans le sable en permanence. Il me faudra +/- 20 petites minutes pour regonfler mes pneus... Il n'est pas trop tard pour me rendre à Johnson Canyon, vu dans le dernier trip de Complètement à L'ouest. J'ai rapidement trouvé les infos dans PTSW. Zut, le temps que j'arrive, le soleil se planque. Je fais tant bien que mal avec la luminosité que j'ai. Je reviendrai quand j'aurai plus de soleil... Direction Kanab, Pour le second hôtel. J'ai choisi pour cette nuit le Aikens Lodge, que je ne connais pas. Ce n'est pas trop mal, le wifi est bon, la déco un peu vieillotte, et le petit dej (continental, laissez-moi rire) quasi inexistant. De toute façon, vu l'heure de mon départ la nuit prochaine, ça sera petit déj dans la chambre. En effet, demain matin, sunrise prévu aux Wahwheap Hoodoos. 1 heure de route, 1 bonne heure de piste (par le nord), 30 minutes de marche, et sunrise prévu à 6h30, il faut donc que je parte avant 4h... Lotsa Motsa Pizza est fermé, c'est dimanche... donc ça sera Rocking V café en mode "Wrap" en cette fin d'après-midi... J'adore l'Utah, souper tôt c'est mon truc...

Quelques photos de cette première journée. Le suite à plus tard. Je vais traiter mes photos au fur et à mesure...

P.S. Le logo "SouthWest Pictures" sur les photos correspond à une Page sur Facebook que j'ai créée il n'y a pas très longtemps pour montrer quelques photos du Southwest... C'est un peu "pompeux", mais il fallait bien trouver un nom accrocheur... 😏































Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya English translation pending
by Mimimicha · 2017-04-26 · 196 replies
Bonjour à tous!

Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).

Fin juillet, il est temps de se décider.

Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.

JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.

Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.

Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.

C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).

Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.

Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.

Et après ? Affaire à suivre😉.

L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.

« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse

Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Cherche à réunir des retraité(e)s ou seniors style routard(e)s English translation pending
by Abélios · 2017-04-13 · 1045 replies
Cherche à réunir séniors ou retraité(e)s style routard(e)s

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Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité (e)s style Routard (e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Nous sommes nombreux sur ce forum à correspondre depuis plusieurs années. J'avais posté un message similaire qui est devenu une véritable discussion et à permis des super rencontres et des voyages collectifs. Beaucoup se reconnaîtront (je ne vais pas les nommer, ils sont trop nombreux) et j'espère qu'ils vont à nouveau apporter leur contribution Cette nouvelle discussion s'adresse à celles et à ceux qui conçoivent le voyage en transports locaux (quelque fois taxis ou loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier (éres). Personnellement je n'attends que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.

Cordialement

Didier
Retour d'Indonésie: je réponds volontiers aux questions... English translation pending
by Jadawin50 · 2017-04-05 · 18 replies
De retour après un mois à Sumatra, dans les provinces de Nord-Sumatra et d'Aceh (mon quatrième séjour sur l'île et mon cinquième en Indonésie), je réponds volontiers aux questions de ceux qui envisagent un passage dans ce coin...
Compte rendu d'une superbe croisière à Cuba en février 2017 sur l'Opera English translation pending
by Babylouis · 2017-03-24 · 119 replies
Bonsoir, cela fait 1 mois que nous sommes revenus d'une superbe croisière à Cuba , je voudrais partager avec vous cette croisière car quand j'ai préparé les escales je trouvais qu'il y avait très peu de retours sur cette destination. Nous avions réservé 1 an à l'avance car nous avons eu une très bonne offre , pour le prix d'une cabine intérieure nous avons eu une cabine extérieure avec le forfait allegrissimo offert, ceci en période de vacances scolaires, quand on voyage avec des enfants c'est appréciable, il faut dire aussi qu'on l'a bien amorti !

Samedi 11 février : Notre vol Air France étant prévu à Paris CDG à 14h50, nous avons quitté notre domicile à 8h , nous avons laissé notre voiture dans un parking low cost à 7 kms de l'aéroport pour 50€ pour les 9 jours . Une navette nous emmène donc directement au terminal. Les contrôles de sécurité sont très longs , ce qui fait que l'attente est moins longue. Comme nous sommes partis avec un groupe , nous retrouvons du monde avant d'embarquer, les vacances peuvent commencer. Le vol sera assez long , étant partis avec 2 enfants , il a fallu les occuper et tout s'est très bien passé. Nous atterrissons à 19h et là commencent les contrôles, cela a été assez long , on nous a dit que c'était normal pour Cuba. Nous montons sera alors dans le bus qui nous amène au port ( environ 30 kms), le trajet entre l'aéroport et le port nous montre le côté pauvre de La Havane, des quartiers pauvres et nous avons l'impression d'être transportés vers une autre époque, avec des voitures américaines plus ou moins bien entretenues! Il faut dire que c'est un peu pour ça que l'on voulait venir à Cuba avant un changement. Nous sommes arrivés au port et c'est encore parti pour les contrôles, qu'est ce un c'est long , surtt quand la journée paraît interminable. Nous montons enfin sur l'Opéra et direction le buffet pour manger un petit bout. Nous ne ferons pas long feu et iront nous coucher vers 23h, on decouvre la cabine extérieure qui paraît assez petite surtout pour 4 pers, les bagages étant déjà arrivés, rangements de tout avant de se coucher ! Une grande journée nous attend demain !
Le Sri Lanka tant attendu English translation pending
by Mariespagne · 2017-03-11 · 6 replies
LE SRI LANKA TANT ATTENDU… Février 2017

Mercredi J'atterris à Colombo à 3H30 du matin avec la compagnie Ethiad Airlines. J'ai réservé à la Guesthouse SEA JOY à Négombo (20€/nuit avec pt-déj). A cette heure matinale, la GH est fermée mais le chauffeur de taxi leur téléphone. Heureusement car quand il m'a déposée, il est parti oubliant de me sortir un sac du coffre (où j'avais la tablette avec laquelle j'écris ce soir). Toute affolée, je demande à la patronne de lui téléphoner en lui expliquant dans un charabia affolant que le numéro du taximan est normalement affiché sur son portable. Elle le contacte et contre toute attente, il est revenu... Bienvenue au Sri Lanka ! Vers 8H, un copain d'Ostende, Christian, qui m'avait renseigné cette GH, vient me rejoindre et nous passons la journée ensemble à discuter entre les délicieux jus de mangue et de noix de coco, sans oublier nos succulents repas de crevettes et de calamars. J'ai déjà repéré un salon de massage et j'avoue avoir abandonné Christian le temps d'un massage. Il part ce soir, son circuit se termine.

Jeudi Après mon petit déjeuner, je me sens très fatiguée et retourne me coucher jusqu'à 15H30. Faut dire que je n'avais pas dormi la nuit précédente ni dans l’avion. Sitôt debout, dégustation de jus de papaye puis tuc tuc pour le tour de Négombo. En premier, je vais voir le marché aux poissons mais il est trop tard et il ne reste pratiquement plus rien. Ensuite, je vois la lagune et l'étroit canal (dont je ferai la balade en fin de séjour) puis le fort datant de l’année 640 environ avec l'actuelle prison derrière. Le chauffeur m'arrête dans un jardin de plantes médicinales où le gars veut absolument me vendre un sirop pour maigrir..... Bonjour la diplomatie ! On traverse la ville pour aller au temple bouddhiste où il y a un immense bouddha rouge couché. Ensuite, ce sera arrêt au temple hindou où il y a justement un office religieux, auquel je participe.

Pour terminer, ce sera arrêt devant l'Eglise (St Sébastien, pas sûre). Là, voyant que je vais aussi participer à la messe en plein air, le chauffeur me dit que la GH est tout près et me suggère de rentrer à pied, sans trop me donner le choix. Du coup, je repasse devant le salon de massage et m'y arrête pour en faire un d'une heure (16€) suivi d’un bon rhum-coca, avant de manger un riz curry-poisson.

Vendredi Aujourd'hui, journée repos et plage. J'ai été nager et une vague a emporté mon chapeau faire le tour de l'océan Indien. Au menu, jus de noix de coco et ananas. Le soir, crevettes curry et riz. Je suis encore très fatiguée. Je dors beaucoup. C'est sûrement ma manière d'évacuer le stress accumulé auparavant.

Samedi Départ pour Sygyria. Je rencontre mon chauffeur Sanath qui est venu me chercher à 10 H comme prévu. Il m'a été conseillé par voyage forum. Il paraît sympathique. Apres quelques heures de route dans son van pour six personnes, nous arrivons à Sigiriya. J'ai réservé chez l'habitant à "Nature Villa Lodge". Il y a deux chambres séparées du bâtiment principal. C'est vraiment une charmante petite adresse (15€, pet-déj inclus). La chambre est impeccable. Je ne peux que recommander cette adresse proche du rocher. Un peu plus tard, nous allons faire un petit tour en voiture pour voir le rocher de loin et le bain d'un éléphant dans la rivière. Il est 16H, je loue un vélo et vais me promener deux heures dans la pampa. Je longe un lac et en me retournant, je vois au loin le rocher. Moment magique! En revenant, je retourne à la rivière voir d’autres éléphants se baigner. Je m'arrête un moment aussi pour regarder jouer une famille de singes; les petits sont mignons et les gros me font peur. Ils ont la face rouge, je n'avais jamais vu cette espèce là ni en Inde ni ailleurs. Je rentre à la GH me doucher et manger un plat fait maison sur demande spéciale, un festin à moins de 4€. On me dira encore que je n'ai pas la notion des prix en Belgique...

Dimanche Aujourd'hui, j'ai visité ce qui m'a attiré au Sri Lanka, il y a plusieurs années ; j'ai nommé "le rocher du Lion". Haut de 200 mètres, il est posé sur une longueur de 200 mètres et une largeur de 75 mètres. Départ à 7H45 pour arriver avant les groupes mais il y avait déjà du monde. Faut vraiment y être dès 7H du matin à l'ouverture. L'entrée est vraiment chère 4500 roupies (28€). Mais je ne regrette absolument pas de l’avoir escaladé. Pour la petite histoire, le roi Kassyapa avide de pouvoir avait emmuré son père et chassé son frère en Inde. Mais celui-ci avait juré de venir venger son père, c'est pourquoi le roi fit construire une forteresse au-dessus de ce rocher à Sigiriya en pleine jungle, pensant que personne ne le trouverait. Il y vécu le restant de sa vie dans la crainte. 18 ans plus tard, le frère revient des Indes et le tua. Le roi qui avait attendu 7 ans que le palais soit fini, n'y aura séjourné que 11 ans. Après ce sont des moines qui l'occupèrent durant une quinzaine d'années puis le site sombra et fut camouflé par la jungle. Ce n'est que des années après qu’il fut redécouvert. Pour la visite, d'emblée, on passe à travers les nombreux jardins et les espaces au pied du rocher. Il y régnait ici une véritable ville bien conçue avec quatre piscines, cours, bassins et canaux plein de crocodiles. Pour accéder aux jardins, il faut payer l’entrée complète. En poursuivant, on peut commencer la première ascension assez facile, ce sont de gros escaliers où l’on peut se reposer. S’ensuit un autre en colimaçon qu’on gravit pour aller admirer les plus anciennes fresques de l'Ile: les Demoiselles de Sigiriya. Il en reste 22 visibles. On ne sait pas trop bien qui elles étaient: les épouses peut-être... car le roi avait 500 femmes et au départ, il y avait 500 fresques. Celles qui restent sont très bien conservées. Elles furent découvertes en 1831 par le plus grand des hasards. Un peu plus loin, le mur servant de garde-fou est criblé de graffitis; il s'est poli au fil du temps et fait un peu effet miroir, je dis bien un peu… On continue l'ascension plus difficile car pas d'endroit pour faire une pause! On est tous à la queue leu leu. Il reste 250 marches en ferraille avant d'arriver à la forteresse dont il ne reste que les ruines. Mais le paysage est à couper le souffle. Ce rocher est planté au milieu d'une jungle luxuriante Derrière le rocher, on aperçoit le rocher Pidurangala qu'on peut escalader aussi mais moins sécurisé au sommet et plus périlleux bien que moins haut (- cher). En redescendant, je vois les nids de frelons pour lesquels j'avais si peur...mais ils ne sont pas sortis et de plus maintenant, c'est grillagé à cet endroit car bien qu'on ait essayé de les exterminer, ils sont revenus l'année suivante encore plus gros. J'aurais mis 4H30 pour cette visite y compris le petit musée dont le prix est compris dans l'onéreux ticket. Encore bien! Je vais manger un plat végétarien puis rentre me doucher et m’endors. A 16H, Sanath vient me chercher pour me conduire à un très ancien monastère bouddhiste où vivent trois moines. On ne peut voir que le grand Bouddha et le stupa; il est interdit de rentrer dans le monastère qui d'extérieur ne ressemble à rien. Ce soir, noddles aux légumes.

Lundi Départ à 8 H pour Dambulla, le centre du triangle culturel. Un roi chassé d'Anuradhapura par les armées tamoules y trouva refuge. Ce roi y rencontra là un ermite qui l'initia à subvenir aux besoins de sa famille. Quand il retrouva son trône, en remerciement, le roi transforma les grottes en temples richement décorés. Au fil des siècles, les sculptures furent complétées. C’est un haut lieu de pèlerinage bouddhiste; Bien que ce site soit moins haut, il m'est difficile de gravir plus de 200 hautes marches, les effets du rocher se faisant sentir. En compagnie de nombreux singes, j'arrive aux cinq grottes et aux 150 bouddhas d'expression différente. Dans la première grotte, il y a un immense bouddha couché représenté comme mort car il n'a pas les pieds au même niveau et ses yeux sont mi-clos. Il date du 1er siècle avant JC et est en granit. II a été repeint en or au 7ème siècle et c'est toujours d'origine. Les fresques du 18ème siècle sont abimées. Le Bouddha reçoit trois repas par jour et après un quart d'heure, on distribue la nourriture aux singes et aux oiseaux. La 2ème grotte est beaucoup plus grande et vraiment magnifique. Il y a aussi un Bouddha couché mais vivant, cette fois, il se repose. Il mesure 10 mètres. Le roi Nissaka Malla en avait fait recouvrir les feuilles d'or; on l'a alors appelé le "rocher doré". Il y a 54 statues de Bouddhas du 1er siècle. Il y a un stupa. Le plafond est peint de scènes religieuses et de Bouddhas en très bon état. Il y a une fissure dans le plafond qui amène de l'eau goutte à goutte dans un sceau depuis 22 siècles; ce seau ne déborde jamais... Où est le truc? Mon driver dit que c'est un miracle... On y voir des divinités hindoues notamment Vishnu. Dans la troisième grotte, il y a encore un Bouddha couché et une cinquantaine de petits bouddhas soit en bois, briques ou ciment mais peints. On y voit la statue du dernier roi du royaume de Kandy (1815). La quatrième grotte est plus petite. C'était le site du premier temple. Les fresques du 18ème siècle sont en mauvais état. En 1975, des voleurs ont éclaté le dagoba à l'explosif persuadé qu'il y avait un trésor dessous. La cinquième grotte du 19ème siècle n'est pas terrible. En redescendant, se dessine un merveilleux paysage. On aperçoit même le rocher de Sigiriya par temps clair, ce qui fut le cas ce jour. En bas, on admire le grand Bouddha doré d’environ 30m. La visite aura duré 2H30 accompagné de mon chauffeur qui est aussi un peu guide (pas autant qu'un officiel mais ses explications et celles du guide du routard me suffisent amplement). Depuis peu, l’entrée du site est gratuite! La ville de Dambulla n'est pas terrible ; j'ai bien fait de loger à Sigiriya. Vers midi, je pars en char à zébu pour me rendre au lac de Hiriwadunna pour y faire du bateau. De l'autre côté du lac, dîner local dans une petite maison. On me montre aussi les techniques de travail pour enlever les noix de coco de leur écorce, on tasse le riz et le tamise, on moud le millet, écrase les épices... J'ai fait ce travail 2 min j'avais déjà mal aux bras. Le repas était composé de légumes dont j'ignorais jusque là l'existence, de riz et de poissons. Obligée de manger avec les doigts car il n'y a pas de couverts et de boire l'eau dans une demi coque de noix de coco. Ces coques servent aussi comme récipients pour y mettre les épices. Retour à la civilisation en tuc-tuc. En passant, j'achète deux mangues et une papaye pour 1,50€. Je vais me reposer et surtout me doucher. A 16 H, je vais faire un massage ayurvédique suivi d'un sauna aux herbes. Je rentre boucler ma valise, demain départ à 9H pour d'autres horizons pas si loin.

Mardi Direction vers le site de Médirigiriya qui se trouve sur ma route pour me rendre à Polonnaruwa. Le chemin de Sigiriya vers cet endroit est magnifique. On s'attend à voir surgir un éléphant de l'épaisse jungle mais je n'en ai pas vu. Par contre, le long de la route, à trois endroits différents, j'ai vu des iguanes: un gros de plus d'un mètre et deux plus petits de 80 cm à vue d'œil. Le site de Médirigiriya est gratuit. Il faut être véhiculé pour s’y rendre. Il date du 7ème siècle mais existait déjà au 2eme siècle. J'ai bien aimé cette balade d'une heure trente en prenant tout mon temps. Il reste des Bouddhas abimés, un édifice circulaire exceptionnel et caractéristique du Sri Lanka: le Vatadage, où les trois rangées de piliers de 5 mètres de haut sont intactes. À côté, un autre monument: le Pilmage où il y avait un grand bouddha couché qui n'existe plus. A gauche, une baignoire médicinale en granit, je pense, provenant de l'Hôpital. J'insiste auprès du driver pour aller voir l'hôpital en ruine. Il me dit que ce n'est pas possible, qu'il est recouvert par la jungle. Je suis têtue et sur le routard, c'est indiqué donc on cherche et on trouve; il ne connaissait pas. J'insiste aussi pour aller voir les anciennes latrine mais on ne les a pas trouvées. Je veux emprunter un sentier derrière l'hôpital mais il n'a pas voulu me suivre disant que c'est trop dangereux et qu'il y a des sangliers. Je l'ai écouté mais seule, j'y serai certainement allée. Je mange puis me repose à la super GH Man Guest Polonnaruwa (22€ pt-déj inclus)avec chambre vue rizières et singes. Très sympa ici.

Mercredi Départ tôt ce matin pour visiter le célèbre site de Polonnaruwa du 11ème et 12èmes siècles. Plus aucun temple n'est actif ici. C'est impératif de visiter ce site après Sigiriya et Dambulla. Il me manquera Annadhapura mais ce sera pour un autre voyage! Il ne m'est pas encore arrivé de catastrophe mais mon chauffeur a clapé la porte du coffre sur son crâne et il a deux points de suture. La visite du site a duré sept heures en prenant 15 minutes pour manger....le chauffeur me dit en trois heures on peut le faire mais il ne me connait pas... Je traîne...c'est d'ailleurs pour ça que je ne pars pas en groupe.... je les vois courir ces groupes. Il rate beaucoup et j'ai entendu des commentaires « on n'a pas le temps d'apprécier! » Moi "oui". C’est un site immense dont je me passerai de vous décrire les détails, le routard est là pour ça. En tout cas, ça vaut la peine. À vélo, ça paraît chouette! Je l'ai fait en voiture descendant 36 fois du véhicule. A vélo, j’y aurais passé la nuit! En gros, j'ai visité 23 temples, le palais, le musée, la statue du roi, la bibliothèque, vu l'hôpital enfin ce qu'il en reste. Après bonne douche puis repas à la GH. Je trouve une mouche dans mon assiette: j'ai continué à manger (pas la mouche)! Je rencontre des Français avec qui, je parle un peu.

Jeudi Départ ce matin pour Kandy; cette grande ville polluée entourée de montagnes et de collines. Le routard dit que c'est une des plus belles villes du monde..... je ne suis pas du tout d'accord! A part le temple de la dent, le lac et les jardins royaux??? Rien… On y va pour l'ambiance de cette ancienne capitale. J'arrive à l'hôtel Kandy View mais, il me dit que la chambre qui m'est réservée se trouve hors du bâtiment et que c'est loin et pas pratique pour moi car ça monte fort. Il me propose une chambre dans le bâtiment principal au double du prix. Je rouspète dans un anglais mélangé de français et d'espagnol. Toujours est-il que je réussi à avoir la chambre dans le bâtiment principal au même prix....

Bon, j'ai dormi un peu plus tard donc nous partons à 10H. Arrivée à 16 H. En chemin, j'achète une mini bouteille de rhum brun...faut se faire plaisir... Le chauffeur va directement à la gare de Kandy pour acheter un billet de train en première classe afin de me rendre à la montagne: tout est complet en première! En deuxième, on doit acheter le ticket au moment du départ et alors, c'est à qui court le plus vite pour avoir une place assise. Vu ma souplesse et mes bagages, je prendrai le minibus. On verra ce que ça va donner... A 5 H, je vais voir le spectacle de danses traditionnelles de KANDY. On y sert à boire et pour faire comme tout le monde, je bois deux bières ce qui ne m'empêchera pas de siffler mon rhum en compagnie de français à l'apéro du soir. Le souper est délicieux.

Vendredi Dernier jour avec mon chauffeur. Nous partons à 9 H pour aller visiter le jardin botanique qui, parait-il est le plus grand et le plus ancien du monde. Il y a une variété de plantes, de fleurs y compris des dizaines d'orchidées différentes, des cactus, des arbres dont le plus vieux est un fucus de 1871. J'ai mis 3H15 pour faire la visite et encore j'ai zappé plusieurs choses. Le chauffeur était mécontent car il me dit il qu'il ne faut que deux heures pour tout visiter... pas moi, voilà....je regarde et j'apprécie. Nous allons diner dans un endroit cher donc je prends deux œufs sur le plat avec du riz...les serveurs me regardent de travers.... Je vais visiter le temple Gadaladeniya puis renonce aux autres. Je demande pour faire le petit tour dans le royal parc of Udawattakele qui est une grande forêt au dessus de la ville. Le routard estime que le tour fait 1,500 km. C'est sans compter qu'il y a des croisements et qu'il n'est pas bien précisé lequel chemin prendre. A deux reprises, je me trompe et doit revenir sur mes pas. J’ai marché 2H30 (avec marche très rapide à la fin car le coucher du soleil approche). J'ai dû faire 7 km. J’ai vu des biches, un sanglier de loin et beaucoup de singes me faisant la haie d'honneur lors de mon passage. Je n'étais pas fière et j'avoue avoir eu très peur... Maintenant, ça m'amuse de repenser à ça. Je fais mes adieux à Sanath, excellent chauffeur, très sympathique, que je recommande vivement.

Samedi Aujourd'hui, je pars visiter le temple de la dent de Kandy. La molaire du Bouddha aurait été dérobée sur son bûcher en 483 avant JC et apportée au Sri Lanka dissimulée dans la chevelure d'une princesse au 4ème siècle. Le temple abrite la relique depuis le 16ème siècle. Je pars sans déjeuner ni café donc mauvais signe. Arrivée au temple, il y a des milliers de personnes qui se bousculent pour entrer, touristes et locaux mélangés. A un moment, un gros monsieur européen m'a carrément bousculée, je lui ai tapé dans le dos.... Je trouve que ça ne vaut pas le coup : trop de monde, on ne voit rien et l'entrée coute quand même 1500 roupies (10€). Je suis morte, je rentre et vais dormir. Je ne quitterai plus l'hôtel, je suis trop fatiguée...un peu d’accumulations des jours précédents. Le soir, je fais un massage à l’hôtel, qui n'est pas bien fait et coûte cher... Bref, ce n'est vraiment pas la plus belle journée du séjour !

Dimanche Fini le chauffeur. Maintenant le bus... 2H30 de trajet assise... c'est déjà bien... Après une heure de trajet, le paysage devient très beau. On monte doucement vers la montagne. J’arrive à la maison d'hôtes Jungle Nuryia-Elyia (3 chambres); je suis seule; on est à 6 km du centre. Accueil sympa. Je mange puis repart en ville faire du shopping, surtout acheter ma petite bouteille de rhum! En rentrant, le gars de service voit ma bouteille et veux en boire aussi... je lui donne un verre...ça y est, je suis bien vue.

Lundi Départ à 5 h du matin pour un trek dans le parc national de Horton Plains. J'y vais en tuc tuc (4500 roupies soit 28 €)+ l'entrée pour une personne: 26€. Les entrées sont vraiment toutes très chères dans cette Ile. Soit, une heure plus tard, je démarre mes 9 km. J'avais lu que c'était facile à faire et comme le nom l'indique "plains", je pensais que c'était une boucle plate avec de temps une montée et une descente. Mais il faut savoir que c'est un vrai trek avec des grosses pierres à escalader, des endroits qui montent secs et d'autres descendent tout aussi secs. J'ai mis 4 heures pour faire le tour en faisant quelques arrêts de 2-3 minutes. Il faut dire que le paysage est magnifique ainsi que le lever du soleil. Par contre, rien vu comme animaux à part un cerf. Il y aurait quelques léopards dans ce paysage sauvage mais avec le bruit des touristes, ils ne peuvent mal de se montrer. Il n'y a plus d'éléphants depuis qu'un colon britannique les a fait chasser vers les années 1830! Je ne regrette pas d’avoir fait cette balade, si ce n'est le prix exorbitant… Je me dis que je suis cool puisque après-midi, je vais voir les cascades de Ramboda sur la route de Kandy à 20 Km de Nuwara-Elyia. Ceci dit en passant, le paysage n'est qu'un tapis vert de plantations de thé. Ceci mélangé aux montagnes au loin, c'est un plaisir pour les yeux. Arrivée aux cascades, il a fallu descendre presque à pic et surtout remonter. Mes mollets se musclent. Ensuite, je visite une manufacture de thé. Là, repos avec une dégustation. J'ai appris qu'il faut laisser tremper le thé vert 3 minutes dans de l'eau chaude non bouillie, 2 minutes pour le thé blanc et 5 minutes pour le the noir.

Mardi Aujourd'hui, départ pour Ella, à 1100 m d'altitude, en bus local archi bondé. J'y rencontre Anaïs, une jeune dame de 28 ans avec qui je sympathise. Trois heures après, nous sommes à Ella. Je vais dans la Guesthouse Leela réservée sur Booking à 18 USD la nuit, que je déconseille vivement! Je n'ai jamais eu une chambre aussi crasseuse. Enfin, j'ai réservé donc je dois rester au moins une nuit. Après-midi, en me dirigeant vers le jardin d'épices, je rencontre Anaïs. Nous marchons un peu puis devons nous abriter car il pleut à seau...

En discutant de ma chambre, on regarde sur Booking et on voit que l’annulation est possible jusqu'à 18H. J'annule vite et rentre dire que je quitte la GH. Ça ne va pas, elle veut que je passe quand même une nuit. Je m'excite un peu mais Anaïs qui m'accompagne tempère le jeu. J’y dormirai une nuit et l'autre nuit dans la GH d'Anaïs bien propre et moins chère.

Mercredi Le temps s'est remis. A 9 H, je dégage de chez Leela. Je suis un peu contrariée de la situation de la veille et n'ai pas envie de bouger. Je me motive par un bon petit déjeuner et chausse mes grosses chaussures de marche. Direction le Little Adams Peak. Belle promenade avec un chemin serpentant entre les plantations de thé. J'y vois les cueilleurs. J’avais lu des commentaires « montée facile » mais quand même après le sentier qui monte légèrement, 317 marches nous attendent! On voit le fameux Ella Rock sous plusieurs facettes. Arrivée au sommet, je ne peux que rester admirative de ce paysage à 360 degrés. Le Ella Rock en face, la vallée superbe, le village et la route tout en-bas. Je m'installe un long moment sur une pierre, en pleine conscience de bien vivre mon moment présent qui est magique. Un beau papillon bleu vient me rendre visite ainsi que des oiseaux bleus également. J'entame tout doucement la descente à mon rythme, contemplant toujours le paysage. La balade dure 2H30. A mi-chemin, je demande à une dame de me prendre en photo. Elle est canadienne et visite le pays avec trois amis. De fil en aiguille, je lui dis que je vais à Kataragama le lendemain. Ils se trouvent qu'ils y vont aussi et propose de m'emmener. Super. La seconde partie du programme est d'aller voir la Démodara Arch Brighe: un magnifique pont à 9 arches. Je commence par aller le voir du haut. C'est une assez longue balade mais au sommet, il y a un point de vue d'où il est agréable de le contempler . Ce n'est pas tout, maintenant faut descendre jusqu'aux rails, sur le pont.

Le sentier qui est large de 50 cm descend à pic à travers la jungle. Difficile de ne pas tomber mais j'ai fait très attention en m'asseyant parfois à terre pour me glisser. Enfin en bas, il reste une heure avant que le train n'arrive + 20 minutes de retard. C’est la première fois que j'attends si longtemps un train que je ne prendrai pas... mais juste pour le plaisir de le voir sortir du tunnel et passer sur le pont en sifflant. J'ai adoré. Je rentre à Ella à pied par les rails (3km); encore une fois en passant juste au milieu de la jungle. Inutile de dire que c'était fabuleux. J'arrive à 17H30 à la gare d'Ella au milieu des rails. J'attends sur un banc qu'un train arrive, encore juste pour le plaisir de l'entendre siffler. De retour à la Guesthouse vers 18H, je file prendre une douche froide (plus d'eau chaude) puis vais souper avec Anaïs. Très belle journée.

Jeudi Je fais mes adieux à Anaïs qui part dans une autre direction et vais, à mon tour, me préparer pour 10 H, heure à laquelle, les canadiens passent me chercher. Nous partons en mini van à cinq. Intéressant car on peut partager les frais. Mon trajet me coute 11 €. En chemin, nous croisons trois éléphants sauvages. Etant assise devant, le chauffeur ouvre la fenêtre et veut que je donne une banane à un éléphant. Je ne vais pas vite assez, il entre sa trompe dans la voiture par la fenêtre me bavant dessus. Ouf, j’ai pu sauver mon appareil photo mais j'ai crié comme je sais le faire quand je suis saisie. Vers midi, arrivée à nos hôtels respectifs. Pas déçue de l'hôtel Señora (25€/nuit): grand luxe. Mon but en venant dans ce bourg à Kataragama, peu fréquenté des touristes, était de me retrouver dans un endroit hindouiste encore en activité. Je me promène deux heures dans ce haut lieu sacré ou se mélangent hindous, bouddhistes et musulmans. J'arrive d'abord à la Mosquée puis vais jusqu'au grand Dagoba d'un blanc immaculé, où se recueillent les bouddhistes. On dit que dans sa flèche dorée, il y a une énorme pierre précieuse.

J'assiste à la dernière puja (prière hindouiste)du soir au temple Maya Davale. La cérémonie dure 45 minutes au son des tambours et des cloches. Je suis contente d’y assister car c’était mon but en venant à Kataragama. Mais alors debout 45 minutes sans bouger... Maintenant, j'ai encore plus mal aux pieds.

Vendredi Je quitte l'hôtel vers 10 heures. Je me rends à Tissaharama en bus local. Je me rends à la Guesthouse Yala Bnb que je recommande vivement. Je vais faire un petit break; je ne ferai pas le safari de Yala que j'avais prévu. Vers 15 H, je vais me balader vers le lac Tissa Wewa qui est artificiel mais aurait été construit au 2ème ou au 3ème siècle avant JC. Ensuite, je vais vers un site archéologique et un dagoba toujours en activité.

Samedi Alors que j'attendais le bus, comme par hasard, le tuc-tuc qui m'a ramené à l'hôtel passe et je fais le trajet avec lui pour 2500 Roupies 16 €....70 km. Je vais à Rékana à 9 km de tangalle à la Guesthouse Coconut Island que je recommande. Ma chambre n'a que trois murs et un toit. J’entends la mer. J’ai été m'endormir sur la belle plage non touristique

Dimanche J’ai très bien dormi avec l'air qui entrait dans la chambre et le bruit de la mer. Ce matin, il fait bon mais sans soleil. Je suis en mode relaxation complet.

Le reste du séjour se passera à la côte sud en passant par Polhéna où j’ai nagé avec les tortues et ai ramassé un gros coup de soleil sur le dos (ben oui à faire la tortue…).

Je passe à Galle sans visiter ; ce sera pour une autre fois.

Ensuite, je me rends en tuc-tuc à Unawatuna où je trouve une belle chambre avec vue mer.

La dernière station, toujours en tuc-tuc, sera Ambalangoda où je vais visiter le musée du masque.

Fini le tuc-tuc. Là, je prends le minibus jusqu’à Colombo et à Colombo un gros bus rouge jusqu’à Négombo où je passe les deux derniers jours et achète mon masque…

Pour ces deux jours, j’ai choisi la GH King Fich qui n’est pas cher et très propre mais il n’y a pas d’ambiance, ni de repas, ni de terrasse, ni de vue.

Le soir, je rencontre un groupe de hippies français avec qui je sympathise et m’amuse un peu. Je les reverrai le lendemain avant mon départ qui a lieu à 23 heures pour l’aéroport. Je profite encore de faire un massage ayurvédique.

Ce voyage m’a beaucoup plu et je compte y retourner pour faire les stations que je n’ai pu faire.

MARIE LE 11 MARS 2017
Température en Andalousie fin mai et début juin English translation pending
by Galysufrisam · 2017-02-27 · 13 replies
bonjour Je fais un circuit en Espagne le 25 mai prochain pour 16 jours, nous visiterons que l'Andalousie et j'aimerais savoir quels vêtements apportés et si la température est propice à la baignade a Torremolinos début juin. si les soirée sont chaudes ou fraîches en moyenne... je sais que la température est changeante, mais juste une petite idée. merci
Carnet d'un road trip dans l'Ouest: Canada et États-Unis! (2 mois) English translation pending
by Littledyee · 2017-02-23 · 132 replies
Bonjour tout le monde! 🙂

Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!

Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.

La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis

Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!

Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
Retour de 2 semaines en Namibie en décembre, quel voyage! English translation pending
by Myriam94 · 2017-02-23 · 86 replies
Bonjour à tous,

Bientôt 2 mois que nous sommes rentrés et sans l'aide de toutes les personnes présentes sur le forum, ce voyage n'aurait pas été une telle réussite, merci à tous pour vos conseils 😉

Je vais donc essayer de vous relater notre voyage qui s'est déroulé du 13 au 25 décembre sur place.

Pourquoi la Namibie ? En 2002, j’ai eu la chance de partir avec une amie (toute deux célibataires donc en voyage organisé mais seulement de 6 personnes) au Kenya. Cette approche avec la faune animale m’a laissé un souvenir à jamais gravé. L’année suivante, c’est en Afrique du Sud que nous sommes parties et là, dans mon esprit, le prochain pays d’Afrique serait la Namibie. Maintenant je voyage avec mon conjoint et notre fils de 5 ans.

J’aime la photo, même si je ne suis pas une pro et la nature. Je ne suis pas particulièrement attirée par les villes.

Passons au planning préparatoire.

Début des recherches en mars 2016, c’est bizarre l’itinéraire (qui sera classique) s’impose rapidement comme le sens, je décide que nous commencerons par Sesriem pour terminer par Etosha. L’objectif étant de faire un voyage crescendo pour la rencontre avec les animaux. Il faut accrocher un enfant avec autant de route même si c’est un enfant facile (ok je ne suis pas objective, c’est mon fils).

1ere étape : administratif

Vous avez dit administratif ? qu’ y a-t-il à faire à part les passeports ? Si passage, même en transit, par l’Afrique du Sud, il est nécessaire d’avoir l’acte de naissance traduit par un traducteur assermenté pour tout mineur. Je fais donc les recherches, et commence par le faire traduire au cas où. J’imaginais une procédure compliquée et coûteuse mais en fait, cela a été plus long d’obtenir l’acte de naissance intégral que de trouver un traducteur assermenté. Coût = 25 €. Certains diront qu’ils préfèrent prendre le risque de partir avec l’acte plurilingue, moi je ne souhaite pas me faire refouler à l’aéroport si les documents ne sont pas en règle.

Pour le permis international, très simple à demander surtout avec internet. 2e étape : les vols

Une fois les dates arrêtées, je me mets en veille pour les billets d’avion, Qatar ouvre la ligne directe Doha-Windhoeck, pas mal mais impossible à nos dates. Le vol avec Air Namibia n’a pas l’air mal, vol de nuit et nous gagnons 2 journées complètes sur place avec leurs horaires. Conseils pris auprès d’amis pilotes, les avions A330 sont de bons appareils et qui plus est Air Namibia, c’est la rigueur allemande.

3e étape : le véhicule

Pas d’interrogation, ce sera un 4*4. Au fil des lectures, je m’aperçois que beaucoup de véhicules sont des Toyota Hilux. Nous prendrons un double cabine.

4e étape : le couchage

Faire du camping avec un enfant de 5 ans, ce sont aussi nos vacances et il est encore jeune (à mon avis) pour dormir dans une toile de tente tout seul sur le toit d’une voiture. Il risquerait de vouloir dormir avec nous toutes les nuits et un enfant ça s’étale quand ça dort. Nous optons donc pour des lodges avec piscine, plus cher, certes mais nous souhaitons faire un beau voyage. 5e étape : TO ou pas TO ?

Une fois déterminé les lodges où je souhaite faire étape et fais les recherches sur internet, j’élabore le budget avec un périple sans TO. Suivant les conseils des forumeurs, je demande des devis à 3 TO qui sont souvent cités sur les forums. J’ai eu des réponses rapides avec des prix qui se tiennent de la part des 3 TO et un très bon contact, le choix n’a donc pas été simple.

-Madiza Tours : Très réactif, bon contact, a fait quelques modifications dans mon itinéraire initial mais avec de bonnes choses. Tarifs très clair.

- Tourmaline : très réactif, bon contact, ne pouvait pas me donner le tarif définitif pour le véhicule (en juin pour décembre alors que les autres oui) et n’a pas répondu à une de mes question sur le prix d’un hébergement (spritkoppe où le tarif était 3 fois plus cher pp que okonjima par exemple, peut-être une erreur dans l’établissement de leur devis). Personnellement, je ne peux pas signer un devis qui sera réévalué sur la partie la plus chère -)

- Suntrailts safari : Eddy a été très réactif au départ, pas une seule modification de mon itinéraire envoyé. M’a conseillé le Bridagoon à Swakopmund et le Hoheinstein Lodge (très belle adresse). Tarifs corrects.

Nous choisissons donc Suntrailts safari pour notre périple, nous souhaitions une explication en français pour la prise en main du véhicule et des conseils pour la conduite sur les gravels. Nous ne sommes pas des habitués de la conduite en 4*4, cela nous paraissait donc une bonne idée. Eddy a répondu à toutes nos interrogations qui ont appuyées toutes mes lectures.

6e étapes : les activités

Ok nous allons faire du self drive, mais ce serait bien de faire quelques activités entre temps.

Nous commencerons par une balade à cheval au Désert Homestead pour aller admirer le coucher de soleil. 2e nuit en Namibie, balade superbe, je ne peux que recommander.

J’ai choisi de passer 2 nuits à Swakopmund car je souhaitais aller à Sandwich Harbour, à la lecture des différents post, je choisi Turnstone, agence très sérieuse pour une journée complète. Journée inoubliable J

La 2e matinée à Swakopmund sera l’occasion d’aller faire une sortie en bateau afin de voir les otaries avec Levo tours. Superbe matinée.

Okonjima : léopard tracks : quel souvenir !!!

A + pour la suite

Myriam

23 jours en famille au Botswana et en Namibie English translation pending
by Manuho · 2017-02-20 · 11 replies
Jour 0 : La route vers Francfort est très bonne et on arrive plus tôt que prévu à l’aéroport. Dans l’avion, on mange puis on regarde des films.

Jour 1 : Tsauchab River Camp 250km – 4h Arrivée à l’aéroport de Windhoek à 5:30. Dans l’avion, on avait très peu dormi. Transfert par Tourmaline à Windhoek pour le 4x4 ( équipé 2 tentes, frigo, réservoir eau, 2 réservoirs diesel ) chez Asco. Toyota Hilux toute neuve ( ce qui nous fait peur pour les dégâts et griffes éventuels ). Briefing par Asco sur la conduite ( première expérience 4x4 ) et sur l‘itinéraire par un guide de Tourmaline. Départ vers 10:00 vers un supermarché à Rehoboth pour acheter des provisions et manger un hamburger poulet ( genre KFC, pas impressionnant ). On reprend la route vers le camping du soir. C’est d’abord une très belle route asphaltée, puis une piste ( gravelroad ). La voiture tient très bien mais on dépasse pas les limites de vitesse car notre voiture enregistre toutes les données et en cas de problèmes, l’assureur ne couvrirait pas les dégâts ( ça arrive souvent ). Les distances sont longues, et sans repères, on craint d’avoir raté des bifurcations. On n’a pas de gps, c’est un peu plus stressant, mais on ne s’est perdu qu’une fois. On voit quelques springboks et babouins, un zèbre mort. Le frigo est très puissant, si on le met trop fort, il congèle! Il fonctionne de nuit sur une batterie autonome. Ça nous permet d’acheter à manger pour environ 3 jours. On arrive au camping, il est décoré de statues métalliques représentant des animaux, très artistique. L’emplacement est isolé, dans le lit asséché d’une rivière, au pied d’un grand arbre. Pas facile de rouler sur l’étroit passage. Une petite maison sert de sanitaire. Il n’y a personne à 2 km à la ronde, pas un bruit, que nous, qui installons pour la première fois tentes et braai. Il faut faire vite, la nuit tombe vite! Le ciel est infini, il fait de plus en plus froid. Un ouvrier vient allumer des braseros. Malgré les superbes cieux, on ira souvent dormir vers 20h30, pour se réveiller avec le lever du soleil vers 6h00.

Jour 2 : NWR Sesriem 120km – 2h Il faut du temps pour tout ranger, pas encore habitués. La nuit, Eline dit avoir vu des doigts toucher la toile de tente, elle pense que c’était un singe. En route vers Sesriem ! Les montagnes sont proches. On aperçoit quelques babouins, gazelles et oryx qui fuient. On s’installe au camping, on y achète une carte téléphone nationale. On dîne, Florine reste à l’ombre, malade. Je pars avec les enfants à l’attaque des dunes de Sossusvlei! Les dunes rouges sont superbes. Au parking, avec l’aide du guide touristique et d’un panneau, on part à la recherche d’Hiddenvlei. Il y a plein de traces de pas, on les suit. Le soleil tape, il n’y a pas une once de vent. Il y a de moins en moins de traces de pas, mais on continue ! On ne la trouvera jamais, on finit par rentrer, j’ai peur de m’évanouir. On arrive de justesse à la voiture, je m’y couche, la clim à fond ! Je regrette mon raccourci, on ne surestime pas le désert ! Sur la route du camping, on aperçoit nos 2 premières autruches, on sort de route pour les approcher, elles fuient. Au camping, on installe tentes et braai, Yorick va nager dans la piscine glacée, Eline photographie d’énormes grappes de nids de centaines d’oiseaux dans les arbres. Le camping est étendu, chaque emplacement est entouré d’un grand mur de pierre. Le soir, il y a des animaux qui bougent, on essaie de les approcher un peu, mais les frontales n’éclairent pas assez et on ne prend pas de risques. On va dormir tôt.

Jour 3 : Solitaire Guest Farm 130km – 2h30 Lever à 5h00, mais tout ranger nous prend du temps ! La moitié des campeurs sont déjà partis voir le lever du soleil sur le sommet d’une dune. Il se lève à mis chemin de Sossusvlei, on se gare, c’est magique ! La lumière et les ombres dans les dunes rouges sont somptueuses ! Au parking, nous ne prenons pas le risque de nous ensabler, nous utilisons une navette collective. Après coup, ça semblait faisable ! Du second parking, Deadvlei est facile d’accès. A cette heure, il n’y a que 3 autres familles, certaines parties sont encore dans l’ombre, mais c’est déjà impressionnant. Les ombres des acacias morts les déforment sur le sol d’argile blanc, on les photographie sous tous les angles. Des lignes de marcheurs grimpent vers Big Daddy Yorick et moi les rejoignons verticalement, puis redescendons la dune en courant. Eline attrape un gecko et le relâche peu après. C’était le lieu le plus envoûtant ! 2h30 de route vers Solitaire dans des paysages secs et montagneux, on croise des gnous. A Solitaire, on s’arrête à la célèbre boulangerie ( bus de touristes, surfait ), on nourrit la colonie d’écureuils de sol, on photographie les vieilles voitures. On flâne au camping avant de nous rendre au Solitaire Namib Carnivore Centre pour une traque aux guépards de 2h00. Dans une jeep avec 2 autres couples, le guide nous amène vers les guépards, à l’aide de leurs colliers émetteurs. On sort du véhicule, 2 s’approchent à 3 mètres pour recevoir des morceaux de viande puis repartent somnoler à l’ombre. On va voir le soleil se coucher en buvant un verre. Au retour, le guide retrouve le pull qu’Eline avait laissé s’envoler à l’aller. Ces guépards ont été recueillis petits, leur mère ayant été abattue par un fermier. Braai du soir et dodo tôt car la journée a été longue. J’avais choisi ce camping car mon guide Bradt disait qu’il y avait des mangoustes, c’est faux comme plusieurs autres de ses renseignements ( surtout sur les points d’eau d’Etosha ). Le camping est tranquille mais impersonnel.

Jour 4 : Villa Wiese (B&B) 280km – 4h En route vers Swakopmund, ou roule dans des déserts plats, on en profite pour donner une leçon de conduite aux enfants, ils démarrent comme des pros sans caler. On dépasse la ligne imaginaire de tropique du capricorne. On passe aussi de beaux défilés ( Gaub Pass ), on escalade le Vogelfederberg, on photographie des arbres à carquois. A Walvis Bay, on va voir les flamands roses et les pélicans. En route vers Swakopmund, vers le B&B. Des vrais lits… on savoure le luxe ( les enfants celui du wifi ) ! On fait des courses puis on va manger au Pizzeria Western Saloon un énorme hamburger ( qu’on n’a pas su terminer ), excellent !

Jour 5 : Spitzkoppe Camp 150km – 2h30 Départ à 7h00, la Villa nous a préparé une quiche comme déjeuner qu’on déguste dans le 4x4 en route vers Walvis Bay pour notre excursion en kayaks de mer avec Pelican Point Kayaking. Un café en attendant le départ ( la route était moins embouteillée que prévu ). Dans 2 jeeps tractant les embarcations, nous roulons vers Pelican Point. Les kayaks biplaces sont mis à l’eau, très vite des jeunes phoques du cap viennent sauter autour de nous, mordiller les gilets de sauvetage ou les pagaies. On approche aussi la berge où les adultes se prélassent. On est vraiment proches de ces animaux et c’est un plaisir de jouer ensemble. Cette excursion est celle qui m’a le plus marqué. Après le kayak, Florine et moi nageons un peu, mais les phoques restent à distance et l’eau est glaciale. Un thé et des sandwiches nous réchauffent sur la plage. Il n’y a que notre groupe et des milliers de phoques à perte de vue. La colonie sent fort, car de nombreux corps se décomposent ( on a ramené quelques os blanchis ). Au retour, on voit deux chacals gambader. On approche des milliers de flamands roses au bord de la lagune. Retour au centre où de nombreux marchands écoulent leurs curiosités ( on n’a pas résisté longtemps ). En route vers le Spitzkoppe qu’on atteint à la tombée de la nuit, heureusement que le guide nous a déconseillé de passer par Cape Cross ( gros détour pour voir le même genre de colonies de phoques ). Le camping est mal indiqué, les ouvriers peu aimables, mais dans un environnement à couper le souffle. On choisit son site aux pieds de ces montagnes lisses de granit rouge. Installation de la tente et du braai. Une gentille famille d’Afrique du Sud nous offre une bouteille de son propre vin ( les autres Sud Africains rencontrés étaient arrogants et désagréables avec les Africains noirs ). Un de nos campings coup de cœur !

Jour 6 : Brandberg White Lady Lodge 150km – 2h30 Yorick et moi nous réveillons à l’aurore et décidons d’escalader la montagne environnante. Au sommet, la vue est superbe, notre véhicule minuscule. On voit des traces de sortes de marmottes qui laisse des traînées odorantes d’urine sur le grès. Nous redescendons, déjeunons et rangeons tout pour partir. A la sortie du camp, une famille locale vend des souvenirs. Nous achetons un mobile, le petit garçon demande un présent et nous leur donnons des pommes, il est tellement heureux qu’il danse de joie, c’est une belle leçon pour nous. En route, nous apercevons une ancienne mine avec ses bâtiments en ruine. Quelques familles viennent y chercher des matériaux de construction. Nous roulons vers le Brandberg pour y voir les peintures rupestres. La visite guidée dure environ 2h30 et est assez fatigante car il fait très chaud et pas le moindre vent. La qualité de ces peintures bushmen vieille de plusieurs milliers d’année est surprenante, on ne s’en lance pas. Nous allons au camping proche, situé dans le lit d’une rivière asséchée. Des ânes et des vaches s’y promènent. Nous installons tentes et braai comme chaque soir. L’environnement du camping est très beau mais pas assez intime. Je m’y ensable pour la seule fois, un Sud-Africain la sort sans efforts.

Jour 7 : Palmwag Lodge 300km – 5h30 Nous partons vers Twyfelfontein pour une visite guidée de gravures bushmen vieilles de plus de 1500 ans. A la cafétéria on mange et on joue avec des oiseaux noirs gourmands. Nous repartons vers Palmwag. En route, nous croisons des koudous, des girafes et des gazelles. Des femmes damaras vendent de belles poupées le long de la route. Près de Palmwag, il y a un contrôle vétérinaire mais nous n’avions pas de viande fraîche. Les emplacements du camping sont petits mais bien délimités par divers buissons. Le soir, nous mangeons d’excellents steaks et hamburgers d’oryx sur la terrasse du restaurant du camping. On est prêts pour passer une excellente nuit !

Jour 8 : NWR Olifantsrus 250km – 4h30 Quelle nuit ! Florine s’est levée pour aller chercher de l’eau dans le coffre du 4x4. A peine recouchée, on entend d’énormes pas qui s’approchent, la voiture est secouée dans tous les sens, les enfants crient, … On sait qu’un éléphant détruit tout pour des fruits ou de l’eau qu’il sent avec son excellent odorat, et qu’il ne faut surtout pas crier pour ne pas l’énerver. On craint qu’il saccage les tentes ( et nous avec ), qu’il retourne la voiture. On chuchote aux enfants de ne pas faire le moindre bruit, de ne pas bouger. Il s’éloigne parfois puis revient secouer la voiture. Le lendemain, nous découvrons les arbustes arrachés, l’éléphant était venu manger les branchages et pour cela il s’appuyait et secouait la voiture. Nous devons nous rendre tôt à une marche guidée pour visiter les environs. A la limite du camp, nous voyons le pachyderme en train de manger. Nous restons à distance prudente et le contournons. La guide, intéressante, nous montre les plantes indigènes ( dont la welwitschia mirablis qui vit plus de 1000 ans et l’euphorbe très toxique ) et nous explique les modes de vie des animaux. Nous repartons pour Etosha. Après une heure de route, on ne trouve aucunes des indications de la carte, nous sommes partis dans la mauvaise direction. Pour ne pas perdre trop de temps et d’essence ( la jauge descend vite ), nous cherchons une piste à Warmquelle qui coupe par Omuramba vers la bonne route. On se renseigne auprès de policiers et villageois, mais les pistes qu’ils nous renseignent ne semblent mener nulle part. Finalement, on en suit une qui s’enfonce dans la montagne. On y a voit des dik-dik ( baptisées Anna par les enfants comme celle dans Reine des Neiges ). Cette piste comporte des passages ardus, on s’ensable presque à plusieurs reprises, on craint la panne sèche, on ne croise presque personne, mais les paysages montagneux sont beaux et sauvages, la conduite tout terrain euphorisante. On découvre aussi de magnifiques cornes de koudou. Finalement, on retrouve la route principale pour vite aller chercher de l’essence et des vivres à Kamanjab avant d’entrer dans Etosha. Nous arrivons peu de temps avant la fermeture du parc à Galton Gate. Nous rejoignons notre camp Olifantsrus à la tombée de la nuit. Sur le trajet nous croisons de nombreuses girafes. Le soir, Florine et moi installons la tente et préparons le souper pendant que les enfants vont au point d’eau voir des animaux. Ils ont la chance de voir un rhinocéros jouer dans la boue, ainsi que des hyènes. Le point de vue est situé en hauteur et la mare est éclairée de lumière rouge la nuit. Nous sommes contents d’être au lit, les soirées étant fraîches et la journée chargée en émotions.

Jour 9 : NWR Okaukuejo 130km Les soirées sont fraiches et les nuits froides, de 0° à 5°C. Pour cela, nous avions acheté et emporté des sacs de couchage Carinthia ainsi que des sacs à viande en soie, nous n’avons pas regretté ces achats et n’avons jamais eu froid. Le matin, dans la première partie du parc, nous ne voyons pas beaucoup d’animaux. Nous dînons dans un endroit protégé. En approchant Okaukuejo, les points d’eau sont beaucoup plus peuplés de zèbres, éléphants, girafes, autruches, gnous, gazelles, antilopes. Certains points d’eau sont à sec, d’autres non, certains sont en pleine effervescence, d’autres vides. Comme nous avons un peu de temps, nous sillonnons les pistes après le camp. C’est là qu’à l’écart, sur un engin de chantier, nous voyons un léopard se prélasser au soleil. Après, il se déplace à l’ombre d’un arbuste, et n’est plus repérable de la route, nous avons eu de la chance ! Au camp, nous installons le campement, Yorick nage dans la piscine. Les emplacements ne sont pas agréables mais c’est prévisible, vu le nombre de touristes. Nous allons au point d’eau, où de nombreuses familles d’éléphants viennent se désaltérer. Les puissants projecteurs éclairent la scène. Les touristes regardent le spectacle agglutinés derrière les murs de protection. Le soir, nous mangeons au buffet du restaurant, mais c’est très basique. La nuit, nous sommes bercés par les chants des coyotes et autres.

Jour 10 : NWR Namutoni 140km Nous continuons à visiter les points d’eau vers le prochain camping, ainsi que l’immense pan asséché. Nous ne savons jamais à l’avance si le lieu sera peuplé ou désert. Nous croisons la route de nombreux animaux, dont 2 hyènes timides. Nous ne sortons du véhicule que dans les endroits protégés. Nous sommes toujours contents de voir de grands groupes de pintades, elles sont comiques, on les appelle « les ptits poulets ». L’après-midi, nous atteignons Namutoni, ce joli fort est peu entretenu, mais nous pouvons monter sur une tour voir le soleil se coucher, ainsi qu’un rhinocéros, nous l’observons de derrière les barricades. Ce camping est assez calme pour Etosha, mais le point d’eau moins impressionnant.

Jour 11 : Hakusembe River Lodge 300km – 5h Au revoir Etosha, en route vers Rundu et la bande de Caprivi. La route est longue et nous traversons de nombreux villages qui vendent du bois pour braai et divers objets. Les femmes se déplacent le long des routes pour aller puiser l’eau au puits, les hommes attendent qu’on vienne les engager. Les paysages deviennent progressivement verdoyants. Le camping n’est pas facile à trouver mais est ravissant, au bord du fleuve. Bien sûr, interdiction de se baigner à cause des courants, hippopotames et crocodiles. Les emplacements sont vastes, nous flânons puis allumons un grand feu.

Jour 12 : Nunda Safari Lodge 250km – 3h30 Départ vers le parc Mahangu. On passe environ 2h30 dans ce magnifique parc. Il est très riche et compacte. On y voit de tout ( mais pas de félins ), surtout nos premiers crocodiles et hippopotames, ainsi qu’une sorte de varan. Les pistes sinuent et c’est aisé d’en sortir pour l’observation puis d’y revenir. Il y a très peu de touristes et on roule à notre rythme. Nous allons à notre camping. Le terrain est très bien situé, en bord de rivière, entouré de végétation, avec un seul vis-à-vis. Le fleuve est magnifique, avec des méandres et des roseaux, surtout au coucher du soleil et à l’aube dans la brume. Nous flânons sur la terrasse du bar, Yorick nage dans la piscine glaciale. Pendant que je récolte du bois à la tombée de la nuit, Eline entend un puissant bruit animal et part, suivie par son frère, s’enfermer dans la voiture, abandonnant leur mère à l’extérieur. Ce sont des cris d’hippopotames, semblant proches, le problème est qu’on ne sait pas du tout à quelle distance ils se trouvent. On reste donc sur nos gardes. Le soir, un chien tente de voler notre viande. Toute la nuit on entendra ces cris, ainsi que des piétinements autour du 4x4 ( hippopotame, phacochère, chien ? ).

Jour 13 : Namushsha 300km – 4h A l’aube les couleurs sont superbes. On aperçoit enfin la famille d’hippopotames jouer dans l’eau de l’autre côté du fleuve. C’est mon anniversaire et des guirlandes décorent la voiture. Nous partons vers notre prochain safari organisé ( il est facile de se perdre dans le parc Bwata Bwata ) prévu à 14h30. Arrivés, nous attendons notre guide qui part sans nous, l’accueil ne l’ayant pas prévenu. Un autre guide nous embarque et pousse le bateau à fond pour les rattraper, ce qui se fait. Nous nous asseyons dans la jeep ouverte avec une famille de Sud-Africains. Nous observons des oiseaux, des gnous, des babouins, des gazelles mais surtout une horde d’éléphants que nous approchons hors piste. On arrête le moteur, un gros mâle nous surveille, à 3 mètres de nous. C’est très impressionnant, on ne sait pas si ce n’est pas irresponsable de la part du guide. A la tombée de la nuit, nous reprenons le bateau, à vitesse normale et voyons le ciel se coucher sur les joncs. Les emplacements sont vastes et tranquilles, surplombant la rivière. Un oiseau qui fait bêêê nous fait beaucoup rire. La nuit, des animaux passent et repassent, on retrouvera des déjections d’herbivores le lendemain matin.

Jour 13 : Livingstone Camp 50km On part vers le camp Livingstone, assez difficile à trouver au bout d’une longue piste peu carrossable isolée. On s’arrête à un petit workshop au milieu de nulle part. L’artisan explique les techniques de sculpture. Il est un peu plus cher, mais au moins en lui achetant quelque chose on sait où va l’argent ( souvent, ce ne sont que des vendeurs de produits d’autres pays ). Aux embranchements, on voit parfois un petit panneau qui indique la direction à suivre, on pense chaque fois être perdus, mais finalement on arrive à destination. Le camping propose de très grands emplacements bien isolés. L’eau chaude est intermittente mais le propriétaire très réactif. Un chat poussiéreux, chasseur de serpents, nous tient compagnie. A 13h30 nous partons dans une vieille jeep ouverte en game drive. Le guide (propriétaire du camping) est passionné par l’Afrique et par l’explorateur Livingstone, il est intarissable. Il nous promène dans le parc Mamili, peuplé surtout d’oiseaux ( dont des aigles pêcheurs ), de gazelles et de phacochères. Le parc est paisible, on n’y croisera qu’un seul autre groupe ( qui nous désensableront ). On y verra nos premiers arbres à saucisses ainsi que des hippopotames d’assez près. Revenus au camp, on prépare le braai.

Jour 14 : Chobe Safari Lodge 250km – 4h Nous déjeunons tranquillement au soleil, les enfants câlinent le chat. Départ vers le Botswana. Nous faisons quelques provisions à Katima. Au poste frontière nous perdons plus de temps que prévu, nous arrivons de justesse au Chobe Safari Lodge pour la croisière en bateau de 15h00. Finalement, un ennui mécanique du bateau postpose le départ de 30 minutes. Le lodge est luxueux et gigantesque, remplis de touristes, on n’avait pas encore vu ça, la Namibie étant beaucoup moins aménagée pour le tourisme. Le Botswana propose des excursions plus professionnelles, mieux rodées, mais aussi beaucoup plus touristiques et onéreuses. Cette croisière, bien que les bateaux remplis au maximum et se suivant à la chaîne, est un très beau souvenir, il ne faut la manquer sous aucuns prétextes. On approche de très près des éléphants, des crocodiles, des hippopotames, sans les déranger. Le guide nous explique leurs mœurs avec humour. On voit le soleil se coucher sur le fleuve, on rentre juste après. Les emplacements au camping sont minuscules mais entourés d’arbres. Les sanitaires sont collectifs. Le soir nous entendons de nombreux cris d’animaux, dont ceux des hippopotames. Comme le camping est au bord de la rivière Chobe, un grillage électrifié ainsi que des gardes protègent de l’entrée de crocodiles. Biens sûr, nous « braaions ».

Jour 15 : Senyati Safari Camp Super réveil avec deux familles de phacochères autour de la voiture. Ils ne sont pas farouches, mais assez nerveux, ils poussent de nombreux cris. Ils arrachent le pain de nos mains, se disputent un peu, s’agenouillent pour manger. Un peu plus loin, une famille de biches broute tranquillement. Nous rangeons et partons découvrir Kasane, son supermarché, ses échoppes. On visite une ferme de crocodiles. La propriétaire qui nous guide est rude et sans états d’âme, à l’image de ses pensionnaires. C’est intéressant, on apprend par exemple qu’un crocodile, à distance sent notre sexe, nos spécificités. Après, nous repartons vers notre futur camping, distant d’une quinzaine de kilomètres. La piste pour y arriver est difficile, très sableuse ( impossible sans 4x4 ). L’emplacement, ouvert à tous, dispose de sanitaires particuliers, mais l’eau n’est pas toujours chaude ( système chauffé au bois ). Ce qui en fait notre camping préféré du Botswana, c’est le bar sur pilotis avec une vue plongeante sur le point d’eau, et mieux encore un tunnel conduisant à un bunker juste aux pieds des éléphants. Les familles s’enchainent, passant à quelques cm de nos yeux. Les mères entourent les bébés. Chaque horde reste une dizaine de minutes à s’abreuver, laissant ensuite sa place à une autre. Quel ballet, on ne s’en lasse pas. La viande pour le braai est composée en général de springbok ou de bœuf, sa qualité, comme sa marinade est très variable, mais toujours fraîche. Parfois, pour dîner, on achète au supermarché des cuisses de poulet, des tourtes ou des pains saucisses. Trouver du pain frais est par contre plus compliqué.

Jour 16 : Senyati Safari Camp Le réveil est matinal car des mini-bus viennent chercher des campeurs pour visiter les chutes Victoria. On a hésité à en faire partie, une journée étant bloquée. Finalement, la saison étant sèche, elles sont moins spectaculaires. L’autre désavantage est le prix : pour nous 4, une journée avec transport, visa, survol rapide en ulm revenait à 1100 euros. Aujourd’hui je vais vraiment tester le 4x4, seul au volant, sur des pistes jusqu’à Ngoma et retour à Kasane. Tourmaline le déconseille, trop de risques de s’ensabler, de griller l’embrayage, de se faire retourner par un éléphant. Selon les forums, c’est possible. Le 4x4 étant neuf, avec d’excellents pneus et un peu d’expérimentation, on s’en sort très bien, c’est enivrant d’être libre, de rouler à son rythme sur les pistes et en dehors. Si on y retourne, ce sera pour traverser ce parc en totale autonomie, peut-être quand les enfants seront en âge de conduire… La piste longe le fleuve et nous croisons de nombreux animaux. Il y a des arrêts prévus pour luncher ou se détendre les jambes. Eline et moi en profitons pour faire une bataille de … crottes séchées d’éléphants, on en a plein les cheveux et les vêtements, ça change des boules de neige ! Parfois sur le fleuve un pêcheur glisse sur son mokoro. Nous croisons des crânes blanchis de buffles, d’éléphants, de gazelles. Il y a de nombreuses antilopes, des crocodiles qui se réchauffent, des girafes, des aigles, … A un moment, nous devons traverser un énorme troupeau de buffles, nous roulons très lentement. A un autre moment, une horde d’éléphants traversent la piste juste devant nous, le dominant s’approche, nous coupons le moteur, relevons les vitres, nous taisons et ne bougeons, il touche le véhicule de sa trompe, nous analyse et repart avec le reste de son groupe. C’est un moment qu’on n’oubliera jamais! Rentrés au camp, nous retournons bien sûr au bunker.

Jour 17 : Planet Baobab 400km – 4h Longue route droite aujourd’hui. Il y a peu à voir le long des routes, il n’y a pas de villages. On fait nos courses à Nata car nous venons de passer un barrage vétérinaire et qu’on ne sait pas ce qu’on trouvera plus loin. On achète à dîner au supermarché, qu’on mange à un arrêt. On arrive vers 15h00 à Gweta, au camping Baobab, très facile à trouver avec ses grandes statues de fourmilier et de termitière. Là, on flâne au bord de la jolie piscine. Les enfants nagent, je vais faire des courses en ville. C’est la première et seule fois que je ne me sens pas à l’aise, pas en danger, mais ennuyé par un homme qui veut de l’argent et observé par les autres. Au camping, les emplacements sont petits et très ouverts, les communs sont collectifs. Autour des habitations ( très mignonnes ), il y a de magnifiques baobabs qui portent leurs fruits, c’est bizarre car tous les autres baobabs ne portaient rien. Le soir, les baobabs sont superbement illuminés. On mange dans leur restaurant, mais ce n’est vraiment pas bon pour le prix. Finalement, il aurait été préférable de rouler jusque Maun, cette nuitée n’était pas nécessaire.

Jour 18 : Old Bridge Backpackers 250km – 3h Le long de la route on stoppe auprès d’un essaim de vautours qui dépècent un animal mort, ils s’envolent dès que j’arrive à 10 mètres et attendent sur un arbre notre départ. On fait des courses dans Maun. C’est très compliqué de trouver le camping. Les routes ne correspondent pas avec notre plan, on doit demander la route à plusieurs reprises. Les emplacements sont très petits, les douches ouvertes et glacées. Par contre, le bar restaurant est vraiment sympa: une super musique rock – reggae, une flambée le soir, des serveurs souriants, des touristes cools, des plats démocratiques. Rien que pour ça, ça vaut la peine d’y aller, même si on est trop loin de la réserve pour y aller. On ne va pas dormir tard car demain on démarre très tôt.

Jour 19 : Old Bridge Backpackers Départ à 4h30 vers la réserve de Moremi. La Jeep est ouverte, le chauffeur roule dans la nuit à vitesse maximale, on n’est pas à l’aise car il ne saurait éviter un animal qui traverse et n’a pas tous des ceintures de sécurité, d’ailleurs il fera une fois un brusque écart pour éviter lui seul sait quoi. Mais après 15 minutes, emmitouflés dans nos vêtements les plus chauds et enroulés dans une couverture nous endurons le froid glacial qui passe à travers tout. On est en mode survie, on ne bouge plus, on ne regarde plus, on ne pense plus tellement on est transis, on espère juste arriver le plus vite possible. Après 1h30 de route, le jour se lève, on arrive dans Moremi, la voiture ralentit sur les pistes. On s’arrête pour le petit déjeuner que le guide nous a préparé. On a tellement eu froid, qu’après une heure on tremblait toujours. Le guide est expérimenté, il cherche pour nous faire plaisir le seul animal qu’on voulait encore voir, le lion. Il repère des empreintes récentes, essaie de les suivre, communique avec des collègues. Des vautours tournent, il sait donc qu’il y a un animal mort, mais pas juste en-dessous d’eux. Il sort des pistes et quadrille le terrain et voit 3 lionnes, la gueule sanguinolente, qui se repaissent à l’ombre d’un buisson. Nous sommes à 3 mètres d’elles qui nous regardent placidement, elles sont repues et fatiguées par leur chasse. Sans le guide, nous serions passés à côté sans les voir. On est heureux de cette intimité avec notre dernier big five. Toute la journée, nous verrons des girafes, éléphants, springboks, babouins, … Le midi, le guide nous a préparé des sandwiches et des salades que nous partageons avec les autres touristes. Nous rentrons au camping vers 16h00. La journée était positive grâce aux lionnes, mais vus le prix de l’excursion, sa dangerosité et ses désagréments sur la route, je pense qu’il est préférable d’aller camper dans la réserve et non si loin. On avait suivi les conseils de Tourmaline qui disait que ces camps sont dangereux à cause des hyènes qui les parcourent. Donc il est préférable de rouler Kasane – Maun d’une traite, de loger 1 nuit dans ce camping, puis de visiter la réserve seuls, d’y choisir un camping pour le soir, puis de repartir le lendemain soir vers Maun, ou d’aller directement à Ghanzy. Le soir nous profitons de l’agréable ambiance des lieux.

Jour 20 : Thakadu Camp 300km – 4h Nous faisons nos achats au supermarché car nous ne savons que trouver à Ghanzy. La route est bonne, le camping facile à trouver. Nous avons le temps de faire quelques courses, dont des souvenirs dans le magasin bushmen ( ce n’est pas clair, s’ils sont exploités ou si l’ argent leur revient ). En sortant, Eline donne un paquet de biscuits ( par hasard elle choisit celui qu’elle n’aime pas ) à un enfant vraiment content qui la gratifie d’un « thank you princess ». Durant le voyage, ce sera toujours difficile de savoir ce qui fait vraiment plaisir aux gens et qui en a vraiment besoin. On aurait dû prendre les anciens vêtements des enfants et les distribuer. Vers 16h00, un guide part avec nous faire la bushmen walk. Nous allons à 5 chercher le campement san à quelques centaines de mètres du camping. Tout d’abord le grand-père et le petit enfant montrent un jeu traditionnel, celui où on lance et rattrape avec un bâton une plume lestée. Ça semble facile mais ça ne l’est pas. C’est le patriarche qui nous donne ses explications dans sa langue à cliquet traduit ensuite en anglais par le guide. Il nous montre les plantes environnantes et leurs utilités. Il nous montre comment allumer un feu en frottant un bout de bois sur un autre, nous n’y arrivons pas. Ils vivent en famille d’une dizaine de personnes, 3 huttes autour du feu. Ils vivent encore comme leurs ancêtres mais ont perdus beaucoup de leurs droits, ils ne possèdent plus de territoire et n’ont donc plus le droit de chasser pour se nourrir ( sauf si comme ici le propriétaire leur laisse un bout de son terrain ( en échange des visites guidées, ils ne reçoivent qu’une casserole de riz, de l’eau et ce terrain )). Pour avoir chasser, le grand-père a été plusieurs mois en prison où il a été malmené, moqué, tatoué. Leur situation est critique, le gouvernement ne s’occupe pas d’eux, les autres populations ne les respectent pasils ne comprennent pas le besoin de posséder, ils ne vivent que dans l’instant présent. Ca nous met mal à l’aise, quand on fait ce genre de visite, ça leur permet de vivre leurs coutumes mais ils sont aussi exploités et exposés. Par contre, c’était une visite très enrichissante pour nous. Les peuples san en Namibie semblent avoir plus de droits, ils ont des communautés qui gèrent des réserves mais ils ont aussi dû changer leur mode de vie, vivre dans des maisons, être scolarisés. Le soir, nous faisons notre dernier braai. Les emplacements sont vastes, il y a peu de touristes. Il y a de nombreux terriers de porcs-épics, mais ils ne sortent que de nuit et on ne les verra pas. Le ciel étoilé est magnifique.

Jour 21 : Harnas Foundation 300km – 4h Nous préparons le 4x4, trions nos affaires, emballons nos souvenirs. La route est bonne mais beaucoup plus longue que prévue, nous avons peur d’arriver en retard pour la visite guidée. Finalement, on avait oublié qu’on avait gagné une heure en passant la frontière. La gravelroad n’est pas très bien indiquée et nous craignons souvent de nous être trompés. On passe les barrières pour arriver dans la partie humaine de la réserve. On s’installe, on est les seuls campeurs. Les sanitaires sont bien aménagés et les environs boisés. Un couple d’autruche se promène et essaie de chiper de la nourriture. Nous retournons vers l’accueil voir les animaux en cage et en liberté. Un phacochère dénommé Happy Meal nous suit partout, se frotte à nous et surtout à Yorick. Lors de la visite, le guide nous explique comment fonctionne leur institution, la vie des bénévoles et travailleurs, ainsi que la raison de la présence des différents animaux. On s’approchera de certains mais d’autres sont trop sauvages pour cela. On nourrit des mangoustes avec de la viande, ils se précipitent à plusieurs dizaines vers nous. On caresse des renards à grandes oreilles, on joue avec certains jeunes guépards. On termine par approcher un groupe de guépards adultes, on les caresse, on leur jette des poulets morts. C’est très impressionnant d’être si près d’eux. Les animaux approchés sont ceux qui ne pourront être remis en liberté pour diverses raisons. Nous terminons la journée au bar puis au restaurant. Le repas est simple, l’environnement agréable mais frisquet, le personnel gentil. Le soir, on va voir les babouins assez agressifs de l’autre côté de la clôture. Toute la nuit, sous le ciel étoilé, les lions rugissants nous bercent. Florine a dû se lever de nuit, quand elle a éclairé les environs il y avait plein d’yeux brillants qui la fixaient, elle n’a pas trainé !

Jour 22 : Après une dernière visite au centre, nous emballons tout, nettoyons un peu l’intérieur du véhicule, puis partons pour Windhoek. Ca nous prend plus de temps que prévu, il ne nous reste qu’une heure pour visiter le centre ville et acheter au marché quelques derniers souvenirs. Nous repartons rendre la voiture, on se perd un peu mais arrivons juste à temps. Asco vérifie le matériel rendu, mais n’est pas regardant pour la poussière et les petites rayures sur la carrosserie ( dues aux nombreux épineux le long des pistes ). Nous embarquons dans la camionnette vers l’aéroport. En route, nous achetons des hamburgers car le repas dans l’avion est agréable mais frugal. Le chauffeur est très sympa et ouvert comme tous les Namibiens rencontrés. Les Botswanais étaient agréables aussi, mais on était plus considérés comme touristes. Dans l’avion, les places assises sont moins bien situées qu’à l’aller et ce n’est pas facile de dormir ( on regarde aussi les mêmes films ). Sinon, le vol se passe bien.
Notre itinéraire de 25 jours dans l'Ouest + 6 jours à New York City English translation pending
by StatesEtMoi · 2017-02-09 · 90 replies
Bonjour à tous,

Je me décide enfin a ouvrir un post a moi, après avoir squatté celui des autres forumeurs qui partent aux même endroits et dans la même configuration familiale que nous 🙂😉 .

Je tiens a préciser que notre voyage est encore loin, et que je n'en suis qu'a l'etape de la mise en forme du circuit. Je commence un peu a zieuter les hotels quand je lis ici des conseils sur tel ou tel hotel, et je note aussi dans un cahier les choses a voir ou a faire, pour pas oublier lorsque j'en serais a faire le programme de chaque journée. Mais j'aimerais etre prete a dégainer la cb si je tombe sur un bon prix vols ou location voiture ou hotels, dés le mois de juillet cette année.

Nous partons en tout 31 jours, départ en Juin 2018. Marseille - Los Angeles location d'une voiture pour un road trip de 25 jours jusqu'a San Francisco SFO - New York où nous resterons 6 jours et enfin NYC - Marseille

Donc voila, on est une famille de 4, papa 37 ans, maman 33, et les enfants; la grande a bientôt 10 ans et le petit a 7 ans. On vit pas loin de Marseille, on bouge pas mal, mais des petits week end et au max 1 semaine de vacances en France, on a jamais fait la grande aventure de prendre l'avion avec les enfants. Nous ne sommes pas des randonneurs, on aime bien marcher et promener dans la nature genre 2h le dimanche lol, mais on ne sait pas encore ce que ca va donner de marcher dans un parc de l'ouest par 45°c ! 😮 En revanche la marche style arpenter un parc d'attraction en long en large et en travers de 8h30 a 22h, ça on connait et personne ne s'en plain habituellement lol 😛 .

Voila ce que j'ai reussi a composer avec l'aide precieuse de vos carnets de voyages que je lis depuis plusieurs années ici, ainsi que l'aide de forumeurs que j'ai connu ici et qui m'apportent pas mal de conseils en privé ( petit clin d'oeil au 1er qui m'a aidé ici et qui part seul aux usa chaque année faire des expos, du velo ou du kayak 😎 😉 )

J-1 : Marseille - LA (recup voiture / hotel / petites courses si pas fatigués) J-2 : LA J-3 : LA Universal Studios J-4 : LA J-5 : LA - Palm Springs (aller retour vers Joshua Tree "juste pour voir" lol ) (depart 7h30 de LA) J-6 : Palm Springs route vers Grand Canyon- dodo où ?? J-7 : Grand Canyon J-8 : GC - Page ( Horseshoe bend) J-9 : Page (lower et upper antilope matin - lake powel apres midi ?) J-10 : Page - Monument Valley (hotel The View) J-11 : MV - Moab J- 12 : Moab J- 13 : Moab J-14 : Moab - Bryce J-15 : Bryce - Zion J-16 : Zion - Las Vegas (soir freemont street) J-17 : Las Vegas ( outlets? - Pawn Stars si temps - boutiques du strip - autre) J-18 : Las Vegas (piscine - soir Mariage et limo 😎 - couché tot) J-19 : LV - Death Valley - Lee Vining ( longue journée de route, mais pas trouvé de solution 😐) J-20 : Lee Vining - Bodie - (Tioga road) - Yosemite J-21 : Yosemite - Mariposa Grove J-22 : Yosemite - San Francisco J-23 : SFO J-24 : SFO (journée en suspend, soit 1 jour a SFO, soit depart pour NYC) J-25 : SFO - New York (5h45 de vol depart vers 13h arrivée en soirée) J-26 : NYC J-27 : NYC J-28 : NYC J-29 : NYC J-30 : NYC J-31 : NYC - depart en soirée 😕 J-32 : arrivée à Marseille

En j-6, ce coince !! je ne sais pas si c'est envisageable de faire Palm Spring - Grand Canyon en 1 journée quit a arriver en debut de soirée , en s'arretant à Oatman, Hackberry, Selingman, ou Kingman je ne sais plus lesquels sont absolument a voir .

Si on trouve quoi faire de plus a SFO on restera 1 jour de plus, soit le J24, au debut on etait pas trop attirés par cette ville. J'y suis deja allé un fois et j'ai souffert du froid en plein mois de juillet lol, c'est peut etre ca qui m'a laissé un gout amer...

On passera 3 nuits a Las Vegas car on est assez attirés par cette ville, même si je suis bien consciente que la ville a bcp evolué dans le mauvais sens depuis ces dernières années, j'y suis allé en 2002, j'etais jeune et je n'ai pas vu tout ce qu'on peut lire aujourd’hui car je n'y suis restée qu'une nuit et aussi parce que j'etais pré-adulte lol. Toujours est il qu'on va renouvellé nos voeux de mariage dans une des wedding chapels, et louer une limousine avec tout le tralala, d'ailleurs faut que je me penche sur le choix de celle ci aussi. (là c'est notre coté bling bling qui parle mdr). Je cherche un hôtel en dehors du strip, pas envie de faire 1h de queue pour le chek in, d'etre au 12eme etage, et de traverser le casino pour monter a la chambre avec les enfants.

4 jours a Los Angeles, parce que j'adore cette ville, j'y ai passé 1 mois pour un séjour linguistique il y a longtemps et je n'ai pas pu tout voir....je veux que mon mari et mes enfants connaissent universal studios, beverly hills, venice beach, etc etc...sans trop trop se presser, donc 4 jours c'est cool.

Ma première question (et j'en ai 20000 ! ) est ce que le temps prevu dans les parcs est bien ? je ne sais pas si on va etre capable ou motivés pour marcher beaucoup ...donc je ne sais pas combien de temps prevoir pour voir les points de vu surtout. Je pense que la plus grosse marche qu'on fera, sera à Arches...

Je precise que toutes les etapes que j'ai prevu, on veut vraiement les faire, donc pas possible de supprimer des villes ou arrets, en revanche il pourrait etre possible de rajouter 1 jour.

Voila, j'espere que vous m'avez lu jusqu'au bout lol , je ne sais pas faire court quand je parle 😛

Merci pour vos conseils, merci 1000 fois 🙂🙂🙂

Chrystelle
Lumière d'automne au cœur du Southwest English translation pending
by Lol64 · 2017-01-11 · 341 replies
Hello à tous,

Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...

Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.

· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici

Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇

Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.

Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail

Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Retour d'Ethiopie - 12 jours au nord du pays en octobre 2016 English translation pending
by Max68 · 2016-12-25 · 191 replies
Hello tous,

Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos

Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉

Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA

Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.



Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».



En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.

Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.

A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …

L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.

Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪

Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....

















Sierras, canyons et déserts du nord de l'Espagne (mais pas seulement!) English translation pending
by Krikri6792 · 2016-12-17 · 85 replies
Après un voyage en Aragon et Navarre (2016) et un séjour express sur la Costa Brava (2017), nous sommes retournés en Espagne en 2019, mais cette fois l'Espagne "d'outre-mer", pour découvrir les picos, roques et barrancos des îles canariennes de La Gomera et Ténérife.

Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/

Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/

Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂

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Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.

En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.

Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.

Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.

De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.

Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.

En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.

Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.

En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.

Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse

J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016

7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !

Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.

C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.

En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.

Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !

Le lendemain…

Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.

Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.

Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.

Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.

D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.

Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.

Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.

Aussitôt dit, aussitôt fait !

Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.

Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.

Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.

Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !

C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.

Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.

Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !

Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.

Dans le musée des Augustins

De Revilla à Tella : miradores et ermitas

J3 : Mardi 15 novembre 2016

Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !

En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.

La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !

Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.

Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !

Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.

Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.

Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !

A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.

Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.

Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.

Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.

Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)

Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.

Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.

L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).

A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.

Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.

Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.

Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes

Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.

Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.

Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.

Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !

Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.

Ermita de San Juan y Pablo à Tella

Randonnée au Sestrales Alto

J4 : Mercredi 16 septembre 2016

Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.

Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.

Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.

Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.

Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.

A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.

Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.

Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.

D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.

Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.

Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.

De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.

Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.

12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.

Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.

Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)

Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.

D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.

La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.

Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.

En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.

De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.

En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.

Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !

Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.

Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.

Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.

Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.

Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.

Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.

Vers le sommet du Sestrales Alto

Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar

J5 : Jeudi 17 novembre 2016

Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.

Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.

Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)

Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.

A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.

Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.

Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !

Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.

Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.

D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.

Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.

Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.

Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.

Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.

Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.

Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.

C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.

Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.

De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.

Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !

Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.

Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.

Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.

C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.

De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.

Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.

Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.

Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.

La Collégiale d'Alquézar

Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero

J6 : Vendredi 18 novembre 2016

Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.

Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.

Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.

Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.

Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.

Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.

Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.

Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.

En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.

Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.

Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.

Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.

C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.

En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.

Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.

Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.

Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.

Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !

La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.

Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.

Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.

Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).

Passerelles du rio Vero

Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin

J7 : Samedi 19 novembre 2017

Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.

Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.

En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.

Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.

Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.

Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.

Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.

Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.

Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?

Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.

Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !

A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.

Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…

Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.

Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.

Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.

Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.

Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.

Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,

puis à proximité du dolmen de Losa Mora,

enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.

Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.

Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.

A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.

Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.

Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun

De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles

J8 : Dimanche 20 novembre 2016

Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.

En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.

Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.

Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.

Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.

La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.

Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.

C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.

Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.

Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !

Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.

C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.

Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.

Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.

Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !

Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.

Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.

Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.

Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !

C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.

Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.

A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !

Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.

Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.

Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.

A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !

Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.

Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.

Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.

Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.

Congost de Mont-Rebei

Une journée à Lérida, balade en ville

J9 : Lundi 21 novembre 2016

Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.

Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…

Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.

En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.

Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.

Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.

Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.

Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.

A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.

Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.

Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.



De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu

J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016

On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.

Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.

Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.

Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.

Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.

Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.

Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.

Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.

Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.

Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.

Le lendemain…

Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.

Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.

Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.

A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.

Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.

C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.

Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.

Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.

Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.

Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.

Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.

Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.

Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.

Dans le désert des Bardenas Reales

Bardenas Reales, le désert après la pluie

J12 : Jeudi 24 novembre 2016

La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.

Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.

En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.

Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)

Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.

Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !

Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.

On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.

L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.

En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.

Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.

Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.

Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.

Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.

C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.

Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)

Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).

Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.

Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.

Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.

Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.

Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.

Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.

Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Castildetierra, la star des Bardenas

Deux jours à Saint-Jean-de-Luz

J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016

Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !

Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.

A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).

Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.

J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.

En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.

Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.

La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.

Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.

Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.

Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.

Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !

Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.

En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.

Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.

Le lendemain…

La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.

Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.

L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.

Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.

Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.

C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.

Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.

Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.

Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.

Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.

Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye

Le mot de la fin

Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !

La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.

Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.

Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.

Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !

Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !

Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.

Bibliographie/webographie

Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)

Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :

Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,

Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,

Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,

Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,

Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,

Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.

Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂

Romarin

FIN

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