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Moyen de transport avec enfants en Thaïlande fin avril? English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons d'aller en Thaïlande une dizaine de jour fin Avril avec nos 2 enfants de 6 et 7 ans. Arrivée à Bangkok puis nous voulons aller vers le sud et les îles : Krabi, Koh Phi Phi, Koh Lanta, Koy Raya ... Nous voudrions louer une voiture pour être indépendants mais je ne me rends pas vraiment compte des distances et du temps de route.
Est-ce envisageable de faire ce petit périple en voiture en 10 jours ou mieux vaut-il prendre un avion de Bangkok pour Phuket ou Krabi ?
Merci d'avance pour vos conseils.
Itinéraire de quinze jours en couple en Grèce fin mai / début juin 2011 English translation pending
Bonjour,
Moi et mon copain (fin vingtaine) prevoyant aller en Grèce pour 15 jours / 14 nuits en fin mai / début juin 2011.
Voici un premier itineraire, j'aimerai savoir ce que vous en pensez et si vous avez des suggestions.
JOUR 1: 1 Nuit à Athènes JOUR 2: (Circuit classique de 3 jours / 2 nuits que je prend avec un receptif). 1 nuits à Delphes JOUR 3: (Suite circuit classique). 1 nuit Metores JOUR 4: (Suite circuit classique). Retour à Athènes. Vol vers la Crète (Heraklion) pour un séjour de 4 nuits à l'ouest de l'île.
* ** 4 nuits est ce suffisant ? Nous sommes interessé par l'ouest de l'île. Quel ville/village nous conseillez vous. Une location de voiture est requises pour bien visiter en si peu de temps ?
JOUR 8: Traversier vers Santorin pour un séjour de 3 nuits.
* ** Séjour à Fira est recommandé ou un autre village ?
JOUR 11: Travesier vers Mykonos pour un séjour de 3 nuits.
* ** 3 nuits est ce suffisant ou trop ? Que faire à Mykonos, en profiter pour visites une autre ile comme Tinos, Delos ou autre... ?
JOUR 13: Traversier vers Athènes. 1 nuits à Athènes. JOUR 14: Vol de retour
- Nous sommes des amoureux de la nature, endroit typique et traditonels. Nouriture traditonels, beaux paysages, belles plages...
- Nous ne voulons pas courrir partout, donc je ne sais pas si vous trouvez que notre itineraire est trop chargé. Par contre nous voyageant TRÈS rarement et donc avoir la chance d'aller en Grèce, on veut en profiter pour voir au max sans quand même que ça nous nuise.
- Nous chechions des bons petits hôtels 3* familiaux. De plus, que pensez vous de cette periode. Est ce assez chaud pour se baigner ?
Vos commentaires / suggestions seront grandement apprecié.
PS: Nous ne pouvons pas aller plus de 15 jours / 14 nuits.
Merci à l'avance !
Moi et mon copain (fin vingtaine) prevoyant aller en Grèce pour 15 jours / 14 nuits en fin mai / début juin 2011.
Voici un premier itineraire, j'aimerai savoir ce que vous en pensez et si vous avez des suggestions.
JOUR 1: 1 Nuit à Athènes JOUR 2: (Circuit classique de 3 jours / 2 nuits que je prend avec un receptif). 1 nuits à Delphes JOUR 3: (Suite circuit classique). 1 nuit Metores JOUR 4: (Suite circuit classique). Retour à Athènes. Vol vers la Crète (Heraklion) pour un séjour de 4 nuits à l'ouest de l'île.
* ** 4 nuits est ce suffisant ? Nous sommes interessé par l'ouest de l'île. Quel ville/village nous conseillez vous. Une location de voiture est requises pour bien visiter en si peu de temps ?
JOUR 8: Traversier vers Santorin pour un séjour de 3 nuits.
* ** Séjour à Fira est recommandé ou un autre village ?
JOUR 11: Travesier vers Mykonos pour un séjour de 3 nuits.
* ** 3 nuits est ce suffisant ou trop ? Que faire à Mykonos, en profiter pour visites une autre ile comme Tinos, Delos ou autre... ?
JOUR 13: Traversier vers Athènes. 1 nuits à Athènes. JOUR 14: Vol de retour
- Nous sommes des amoureux de la nature, endroit typique et traditonels. Nouriture traditonels, beaux paysages, belles plages...
- Nous ne voulons pas courrir partout, donc je ne sais pas si vous trouvez que notre itineraire est trop chargé. Par contre nous voyageant TRÈS rarement et donc avoir la chance d'aller en Grèce, on veut en profiter pour voir au max sans quand même que ça nous nuise.
- Nous chechions des bons petits hôtels 3* familiaux. De plus, que pensez vous de cette periode. Est ce assez chaud pour se baigner ?
Vos commentaires / suggestions seront grandement apprecié.
PS: Nous ne pouvons pas aller plus de 15 jours / 14 nuits.
Merci à l'avance !
Partir dix-neuf jours en mai aux Visayas, Philippines: Negros-Siquijor-Bohol-Malapascua English translation pending
Bonjour,
ça y est c'est décidé : je devrai partir avec ma conjointe aux phils en mai prochain, pour environ 3 semaines.
Notre choix porte sur les Visayas, par leur côté simple d'accès (Arrivée à Cebu), par la beauté des sites (d'après les photos !) et par la diversité des activités que nous pourrons faire.
Je prévois de faire globalement (ce n'est pas arrêté) ce programme :
- Negros - partie sud (traîner autour de Dumaguete, et se reposer sur sugar beach, près de sipalay) : env. 5jours
- Siquijor, afin de faire des ballades sympas et de profiter aussi de la plage et faire du snorkelling : env. 3/4 jours
- Bohol, pour voir les chocolate hills, Anda, Nuts Huts, les tarsiers, etc... : env. 6/7 jours
J'aimerais ensuite car ça à l'air vraiment sympa terminer par Malapascua les jours qui restent.
Par rapport à cet itinéraire j'ai quelques petites questions : - J'ai lu que la saison des pluies commence en Mai, dois-je m'attendre dans les endroits cités à des mauvaises surprises (pluies continues toute la journée) où à des belles journées ponctuées par des adverses tropicales assez courtes ? - Aussi il est dit dans quelques guides et sur internet que la plage sugar beach près de sipalay peut être infestée d'algues, ce qui rend la plage moche. Est-ce à ce point là ? Et à quoi dois-je m'attendre pour un moi de mai ? - Le trajet que je prévoit me semble assez logique et simple d'après mes premières recherches, sauf pour le dernier point (Bohol - Malapascua puis Malapascua - cebu). Concrètement combien de temps de trajet faut-il prévoir pour ces itinéraires ? Passer 2/3 jours à Malapascua vaut-il le coup ?
Aussi je suis à la recherche de conseils sur les transports pour optimiser les temps de trajet (par exemple pour Cebu - Sipalay j'aimerai des conseils aussi !) et sur les hôtels (surtout pour Bohol et Malapascua, sachant que j'ai un budget "moyen"- de 20 à 50 euros grand grand max) !
Merci de votre aide ! Antoine
J'aimerais ensuite car ça à l'air vraiment sympa terminer par Malapascua les jours qui restent.
Par rapport à cet itinéraire j'ai quelques petites questions : - J'ai lu que la saison des pluies commence en Mai, dois-je m'attendre dans les endroits cités à des mauvaises surprises (pluies continues toute la journée) où à des belles journées ponctuées par des adverses tropicales assez courtes ? - Aussi il est dit dans quelques guides et sur internet que la plage sugar beach près de sipalay peut être infestée d'algues, ce qui rend la plage moche. Est-ce à ce point là ? Et à quoi dois-je m'attendre pour un moi de mai ? - Le trajet que je prévoit me semble assez logique et simple d'après mes premières recherches, sauf pour le dernier point (Bohol - Malapascua puis Malapascua - cebu). Concrètement combien de temps de trajet faut-il prévoir pour ces itinéraires ? Passer 2/3 jours à Malapascua vaut-il le coup ?
Aussi je suis à la recherche de conseils sur les transports pour optimiser les temps de trajet (par exemple pour Cebu - Sipalay j'aimerai des conseils aussi !) et sur les hôtels (surtout pour Bohol et Malapascua, sachant que j'ai un budget "moyen"- de 20 à 50 euros grand grand max) !
Merci de votre aide ! Antoine
Mon parcours en Thaïlande puis en Malaisie: qu'en dîtes vous? English translation pending
Bonjour voyageuses, voyageurs !
Suite à plusieurs recherches et conseils, et avis sur Agoda, voici le parcours que j'ai décidé de réalisé du 28/11 au 20/12 :
Situation : Voyage entre 4 amis (moyenne d'âge de 27 ans) Zone touristique désiré La piscine et proximité activité/plage font parties des priorités Prix par jour de l'hôtel : pas plus de 55 eurosPHUKET :5 jours sur Patong : http://www.agoda.fr/asia/thailand/phuket/patong_beach_hotel.html#info
Conseillez-vous également de prendre un hôtel dans les zones ci-dessous, ou puis-je directement me déplacer de Patong à Kata Beach sans difficulté? 3 jours sur Kata Beach : http://www.agoda.fr/asia/thailand/phuket/sugar_palm_resort/reviews.html ou 3 jours sur Nai Yang : http://www.agoda.fr/asia/thailand/phuket/nai_yang_beach_resort.htmlKoh Phi Phi (Krabi) : 3 jours sur Koh Phi Phi : http://www.agoda.fr/asia/thailand/koh_phi_phi_krabi/phi_phi_hotel.htmlKOH SAMUI :6 jours sur Koh Samui : Lamai http://www.agoda.fr/asia/thailand/samui/weekender_resort.html ou Chaweng http://www.agoda.fr/asia/thailand/samui/al_s_laemson_resort.html http://www.agoda.fr/asia/thailand/samui/montien_house_hotel.html#Photos
Puis pour le restant des jours, je compte aller sur Langkawi, que je connais déjà. Je ne compte donc pas rester plus d'une semaine en Malaisie, sachant que mon vol retour paris, est à KL. Mais je veux y aller directement via les FERRIES, de Thaïlande. Est-ce possible de Koh Samui? Si oui, comment faire s'il vous plaît?
Suite à plusieurs recherches et conseils, et avis sur Agoda, voici le parcours que j'ai décidé de réalisé du 28/11 au 20/12 :
Situation : Voyage entre 4 amis (moyenne d'âge de 27 ans) Zone touristique désiré La piscine et proximité activité/plage font parties des priorités Prix par jour de l'hôtel : pas plus de 55 eurosPHUKET :5 jours sur Patong : http://www.agoda.fr/asia/thailand/phuket/patong_beach_hotel.html#info
Conseillez-vous également de prendre un hôtel dans les zones ci-dessous, ou puis-je directement me déplacer de Patong à Kata Beach sans difficulté? 3 jours sur Kata Beach : http://www.agoda.fr/asia/thailand/phuket/sugar_palm_resort/reviews.html ou 3 jours sur Nai Yang : http://www.agoda.fr/asia/thailand/phuket/nai_yang_beach_resort.htmlKoh Phi Phi (Krabi) : 3 jours sur Koh Phi Phi : http://www.agoda.fr/asia/thailand/koh_phi_phi_krabi/phi_phi_hotel.htmlKOH SAMUI :6 jours sur Koh Samui : Lamai http://www.agoda.fr/asia/thailand/samui/weekender_resort.html ou Chaweng http://www.agoda.fr/asia/thailand/samui/al_s_laemson_resort.html http://www.agoda.fr/asia/thailand/samui/montien_house_hotel.html#Photos
Puis pour le restant des jours, je compte aller sur Langkawi, que je connais déjà. Je ne compte donc pas rester plus d'une semaine en Malaisie, sachant que mon vol retour paris, est à KL. Mais je veux y aller directement via les FERRIES, de Thaïlande. Est-ce possible de Koh Samui? Si oui, comment faire s'il vous plaît?
Comment aller de Key West (Floride) à Harbour Island (Bahamas)? English translation pending
Bonjour,
Je commence à désespérer, nous partons mon mari et moi pour 15 jours aux Etats Unis au mois d'avril et faisons le trip suivant :
Miami - Key West. Harbour Island - New York.. Jusque là tout va bien mais nous avons un gros souci : comment aller de Key West à Harbour Island sans se ruiner en avion ? On m'a parlé de bateau mais ej ne trouve que des croisières 🤪
Quelqu'un aurait-il un bon plan ??
D'avance mille merci !
Je commence à désespérer, nous partons mon mari et moi pour 15 jours aux Etats Unis au mois d'avril et faisons le trip suivant :
Miami - Key West. Harbour Island - New York.. Jusque là tout va bien mais nous avons un gros souci : comment aller de Key West à Harbour Island sans se ruiner en avion ? On m'a parlé de bateau mais ej ne trouve que des croisières 🤪
Quelqu'un aurait-il un bon plan ??
D'avance mille merci !
Croisière en Alaska: compagnie pour un tour en hélicoptère? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais savoir votre coup de coeur entre Juneau, Skagway et Ketchikan, et avec quel compagnie pour un tour en hélicoptère? Vous avez peut-être fait affaire avec des tours opérateurs locaux, autres que ceux vendus au bateau de croisière. Si vous vous souvenez du prix aussi.
Merci
Loudan
J'aimerais savoir votre coup de coeur entre Juneau, Skagway et Ketchikan, et avec quel compagnie pour un tour en hélicoptère? Vous avez peut-être fait affaire avec des tours opérateurs locaux, autres que ceux vendus au bateau de croisière. Si vous vous souvenez du prix aussi.
Merci
Loudan
Norvège 2009: partie 2 des îles Vesteralen à la frontière russe English translation pending
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR
2ème Partie - ÎLES VESTERÅLEN - FRONTIERE RUSSE
Jour 13 - Di 28/06/2009 - Handelsand - Fiskebol - Stø

08 h 00, réveil en pleine nature après une nuit calme et sans histoire. Météo toujours mitigée. Toilette et maquillage "sauvages" avec les moyens du bord.
Au moment du départ, discussion avec l'un des 2 camping-caristes de l'Orne qui font le trajet inverse.
Arrivée à Fiskebol et attente du bac. Ce ferry permet de passer des îles Lofoten vers les Vesterålen. Des Italiens en camping-car pêchent sur l'appontement et… ça mord ! Peu de véhicules dans la file. Ce ferry a perdu quelque peu de son intérêt depuis l'ouverture d'un nouveau tronçon de la E10 qui, avec ponts et tunnels, relie maintenant les îles Vesterålen au continent.
10 h 30, embarquement sur le ferry, démesuré par rapport au nombre de voitures. Vaste salon intérieur avec cafétéria où J-J sacrifie au rituel norvégien en mangeant un hot-dog local. 3 niveaux de ponts extérieurs permettent de profiter au mieux du paysage. En arrière, temps gris sur les Lofoten dont les sommets sont pris dans d'épais nuages bas. A quelques kilomètres vers l'avant, grand soleil sur les Vesterålen. La météo norvégienne n'est pas à une bizarrerie près !
11 h 00, débarquement à Melbu (Hadseløya). Arrêt à l'église rouge octogonale de Hadsel. C'est dimanche, il y a une messe, plein de fidèles à l'intérieur, donc pas de visite possible. Quelques personnes quittent momentanément l'office pour téléphoner ou pour se rendre (aux toilettes, sans doute), dans un bâtiment annexe, curieux !
Peu après nous franchissons le pont de Stokmarknes (Langøya). Nous passerons sous ce pont plus tard avec l'Hurtigruten. Ce port est lié à la fondation de l'Hurtigruten en 1881.
En route, halte à Sortland, agglomération importante des Vesterålen. Complété le plein avec du gas-oil détaxé, apparemment, pas de problèmes. Motivés par notre chasse au soleil de minuit, nous quittons la route principale pour suivre la R820 et nous diriger vers le nord de l'île.
12 h 45, peu avant Myre, pique-nique sur une minuscule aire aménagée d'une table et de bancs en bois, face à la mer. Arrivée à Nyksund, au bout d'une route sinueuse et très étroite, tout au nord de Langøya. Ce village de pêcheurs que ses habitants ont dû abandonner dans les années 1970 était devenu fantomatique au fil des années… Ce qui en faisait un intérêt touristique certain, jusqu'à ce qu'une poignée d'acharnés commence à le réhabiliter et ne remette un à un les hangars et les habitations en état. Le village abandonné, ne l'est plus tant que cela et en en passe de (re)devenir très touristique et un rien branché.... Les mouettes, elles, n'ont jamais déserté l'endroit.
Il reste quand même une impression de bout du monde. Sinon, de beaux hangars sur le port et des quais à 2 étages sur pilotis dans un joli cadre naturel. Nous constatons que l'endroit n'est finalement pas vraiment propice à l'observation du soleil de minuit, nous modifions le programme et nous dirigeons vers Stø, située sur la pointe nord-est de l'île.
16 h 45, arrivée au camping de Stø, situé tout au bout du village. Peu fréquenté et très sommaire, mais bel endroit dans une anse à l'écart du port.
Transfert des films et photos sur l'ordinateur. Dîner, soupe et crêpes.
20 h 30, pêche aux bigorneaux, au pied du Home Espace. Un saladier rempli en 5 minutes. Miraculeux !
Le ciel est clair et le soleil brille partout… sauf à notre nord où un long et épais banc de nuages risque de compromettre la soirée.
A 00 h 00, le soleil est bien au-dessus de ce banc de nuages qui n'a pas bougé d'un pouce et restera masqué, dommage. Néanmoins, entre l'horizon et la base des nuages, nous sommes gratifiés d'une belle lumière avec tous les effets possibles de jaune, de rose ou d'orange. Le contre-jour est magnifique et nous restons presque une heure sur les rochers pour admirer le spectacle. Nous n'avons pas tout perdu.
Au loin, vers le nord-est et à 40 km, nous devinons la silhouette des rochers de Bleik sur l'île d'Andøya. La mer et les falaises au lointain dans une légère brume sont devenues roses sous le soleil de minuit. Etonnant !

Jour 14 - Lu 29/06/2009 - Stø - Andenes - Senja Steinfjord

Le temps a changé durant la seconde partie de la nuit. Au réveil, ciel couvert, sommets dans les nuages, légère bruine et température de 9°C. Nous reprenons la route vers Sortland en faisant un crochet par Alsvåg (après Myre).
10 h 45, arrêt à Sortland dans un grand magasin Coop, intégré dans un centre commercial important. Trouvé la bibliothèque pour envoyer un mail, mais l'Internet ne fonctionne pas.
Passage sur le pont de Sortland (sous lequel nous passerons plus tard avec l'Hurtigruten), et nous suivons la rive ouest de l'île d'Hinnøya, avant de franchir le pont de Risøyhamn, sur Andøya (mêmes éléments, même motif pour le pont). La géographie et la circulation sont plutôt complexes dans ces îles. Peu après Risøyhamn, nous passons sur la rive occidentale d'Andøya, face au large.
12 h 45, entre la route peu fréquentée et le bord de mer, nous trouvons un coin de pique-nique au pied des hautes falaises de Nordmela. Nous faisons un sort aux bigorneaux pêchés hier soir, de jolis spécimens ! Et puis, le soleil revient progressivement et il n'y a plus un souffle de vent.
Nous poursuivons en longeant plus ou moins la mer, en traversant des paysages plats, sablonneux et presque désertiques. Nous traversons le village verdoyant de Bleik, avec sa route centrale bordée de hauts arbres de part et d'autre, inhabituel en Norvège.
Après la traversée de Bleik, changement de décor. Nous faisons un arrêt sur une plage de sable absolument blanc. Sans vent, la surface de l'eau est plate comme un miroir. Avec le soleil et de faibles fonds sableux, la mer prend une couleur improbable et difficilement définissable : mélange ou fusion de bleu turquoise et de blanc laiteux. Surprenant !
Une multitude de roches plates émergent à peine, et au fond un énorme pain de sucre jaillit de la mer. Splendide ! Et l'on en vient à penser qu'avec quelques cocotiers, ce pourrait être le paradis. Tout y est, le franc soleil, la mer turquoise, le sable blanc. Eh non, c'est la Norvège !
Juste après cette magnifique plage, la montagne descend en dents de scie jusqu'à la mer au point qu'un tunnel a été creusé pour rejoindre Andenes, à l'extrémité nord d'Andøya et des Vesterålen.
14 h 15, peu de choses à faire dans cette petite ville, si ce n'est chercher la bibliothèque. Après renseignement, nous l'avons trouvée jouxtant l'école. Nous avons rédigé un mail, mais impossible de l'envoyer ! Après plusieurs essais infructueux, la chef-bibliothécaire vient à notre secours et retape notre mail depuis son PC, mais n'a pas pu joindre le texte stocké sur notre clé USB. Elle n'a donc pu envoyer que le texte du mail seul. Très serviable, elle avait surtout envie de parler (!), ou d'entendre parler, français. Son mauvais français mélangé au mauvais anglais de J-J a donné une conversation plutôt surréaliste !
15 h 50, arrivée à l'embarcadère du ferry pour passer sur l'île de Senja. Le départ est dans plus d'une heure, mais il n'y a que 3 ferries par jour en haute saison. Pas question de le rater, sinon c'est demain 9 heures ! Résultat impossible à prévoir à l'avance : 3 voitures, 4 motos et 2 vélos, ça ne se bouscule donc pas !
En attendant, Nelly prépare le goûter sur le parking et fait un cours magistral sur la préparation du café en poudre… immortalisé à jamais en vidéo.
17 h 00, appareillage sur le ferry M/S Lødingen, pas bien grand, ni de la première jeunesse ! Direction Gryllfjord sur la côte ouest de l'île de Senja. 1 heure 40 d'une traversée de rêve, grand soleil, belle visibilité, pas de vent et une mer bleue absolument plate au point que les nuages se reflètent dans l'eau. Vers le nord, difficile de distinguer l'horizon parce qu'il est impossible de séparer la mer du ciel, tout est intensément bleu. Quant à la côte de Senja, très éclairée, elle étale devant nous, sur une cinquantaine de kilomètres, une succession de pointes enneigées. Jamais il n'aurait été possible d'imaginer un tel spectacle en Norvège. Impossible de quitter le pont extérieur du ferry dans de telles conditions. Une traversée idyllique !
18 h 40, arrivée dans le Gryllfjord, toujours sous un généreux soleil. Le fjord est large et peu profond, presqu'en forme de cirque fermé par de hauts sommets qui se découpent sur fond de ciel bleu. Splendide sous un éclairage idéal. En début de soirée, le village de Gryllfjord apparaît illuminé par des couleurs chaudes mettant en valeur chaque maison. Une belle arrivée !
Le ferry accoste au centre du village, et non pas comme souvent au bout d'une route dans un endroit isolé. Pour la première fois, nous voyons des villageois ou des touristes se rassembler sur le quai, pour assister à l'arrivée du bateau. De simples curieux qui n'attendent personne, puisque nous sommes seulement une petite dizaine de passagers étrangers à débarquer.
Là encore, un village du bout du monde, au bout de tout, à l'extrémité ouest de Senja, à l'extrémité de la rive sud du fjord qu'il faut contourner complètement. A l'ombre la majeure partie de l'année au pied de la montagne, sauf l'été bien sûr quand le soleil est le soir au nord. Idyllique l'été, mais l'hiver ? Pour quoi, pour qui ? Difficile de comprendre sans y être né.
Encore plus isolé, le village de Torsken, sur la côte nord de la même montagne, mieux orienté sur la rive d'un autre fjord, mais au bout d'une méchante route longue, sinueuse et très escarpée. Quelques habitations, un appontement, une petite usine de transformation de poisson, c'est tout !
Après Torsken, nous prenons la route vers la côte nord de l'île de Senja, celle face à l'Atlantique, la plus accidentée d'où nous pouvons admirer de beaux paysages de montagnes abruptes et de roches dans l'eau au soleil descendant (ici, impossible de dire couchant !).
Pas (ou si peu), de terrains de camping sur Senja, aussi nous cherchons un coin pour dormir dans la nature cette nuit, si possible, face au soleil de minuit. Cela s'avère difficile, le relief est escarpé, et il y a peu de débouchés intéressants en dehors de la route. Cela devient vite fastidieux et nous gâche quelque peu le plaisir de la découverte de cette île aux paysages magnifiques. Nous roulons, nous roulons, le temps passe (même s'il n'y a pas urgence à cause du jour permanent), nous voudrions bien nous poser quelque part.
21 h 20, nous gravissons un petit col qui mène ensuite vers un tunnel. De ce tunnel, nous débouchons sur l'extrémité du Steinfjord qui semble l'endroit idéal pour passer la nuit. Enfin ! Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique sommairement aménagée en contrebas de la route et juste en bord de mer, face au soleil.
L'endroit rêvé ! Personne d'autre que nous, pas un bruit, même pas une ride sur l'eau, face au soleil qui descend lentement. Idéal ! Dîner au calme sur les tables et bancs en bois : reste des bigorneaux pêchés la veille à Stø, pavés de saumon.
23 h 00, un énorme camping-car occupé par un couple de norvégiens s'installe près de nous. Ils nous prennent en photo face au soleil… descendant !
Et nous passons tout le reste de la soirée à buller face à la mer, sous un ciel clair et bien bleu. La météo est excellente, et cette fois-ci, c'est sûr, nous verrons le soleil à minuit. Malgré l'heure tardive, le soleil est bien haut au-dessus de la mer et brille encore généreusement. S'il ne descend plus, nous le voyons se déplacer lentement vers le nord. A minuit, il brille toujours et à minuit cinq, il passe derrière la rive orientale du fjord. Autour de nous, les montagnes sont copieusement éclairées d'une lumière chaude. Il fait grand jour !
Ces heures-là resterons pour nous un moment exceptionnel et privilégié, qui a lui seul valait tout le voyage et nous venons de vivre, sans aucun doute, la plus belle soirée de notre périple norvégien.
Plage de Bleik - Gryllfjord (Île de Senja)
Jour 15 - Ma 30/06/2009 - Senja Steinfjord - Tromsø
08 h 00, réveil face à la mer toujours aussi calme, pas de vent, toujours du soleil mais il reste encore caché derrière les montagnes. Notre nuit a été plus que tranquille, sans un bruit, sans une alerte, mais finalement très courte et nous avons les têtes de circonstance… Nous serions bien restés plus longtemps dans ce site, face à un tel décor, mais il faut bien avancer, la route est encore longue jusqu'à Kirkenes.
09 h 30, départ et arrêt quelques kilomètres plus loin pour admirer le site de Tungeneset. De hautes falaises verticales plongent de 500 mètres à l'extrémité d'un fjord et se prolongent par une série de pointes acérées. Impressionnant ! (Les qualificatifs vont vite manquer !).
Personne, et si ce point de vue est plutôt bien aménagé, c'est qu'il doit être fréquenté. Depuis la route, un long cheminement en béton et en pente douce permet aux handicapés d'aller presque à la plage. De part et d'autre, un garde-corps en lamelles de bois et puis un local sanitaire aux formes très "design" de grandes dimensions, construit aussi en bois. Ce serait le site spécialement aménagé le plus cher de Norvège (± 3.000.000 de NOK, soit 390.000 € en 2008… ce qui fait grincer certains norvégiens !).
10 h 30, long arrêt au port de Mefjordvær, village de pêcheurs construit au pied de montagnes verticales. De grandes et belles maisons en bois au bord du fjord, une église blanche donnent un air coquet à ce petit port qui semble se vouer au tourisme, on y a même rencontré un français qui y passait ses vacances…
Route jusqu'à Laukvik à la pointe nord de Senja et attente d'un ferry à Botnhamn pour passer sur l'île de Kvaløya. Pique-nique sur le quai.
Cette île de Senja que nous avons effleurée semble particulièrement belle et bizarrement, à l'écart des routes touristiques. Elle est surtout fréquentée par les Norvégiens, et d'après eux, les paysages de Senja sont un résumé des paysages de Norvège. Donc, à visiter plus en détail.
12 h 30, embarquement sur un petit ferry vers Brensholmen en descendant le Malangenfjord durant 45 minutes. Nous vivons là nos dernières heures d'une météo qui nous a favorisés jusqu'alors. Sans le savoir, nous ne reverrons pas le soleil avant longtemps… Le ciel se voile rapidement, le vent se lève et il fait frisquet sur le pont extérieur, ce qui n'empêche pas J-J de profiter du paysage ou de discuter un long moment en "franglais" avec un Norvégien de Stavanger qui venait dans cette région pour la première fois, (il y a plus de 2 000 km de distance entre Stavanger et Tromsø !), il fut aussi question des incursions des Vikings en Normandie et que ce voyage était peut-être pour nous un retour aux sources.
Dès la sortie du ferry, nous voyons un grand renne avec des grands bois déambuler et brouter à travers les maisons. Curieux, il semble bien loin de son biotope habituel, il nous faudra rouler longtemps pour en voir d'autres plus régulièrement vers le nord.
Nous franchissons sur un pont à voie unique pour passer sur Sommarøya, "l'île de l'été". Pause café en surplombant une plage où quelques jeunes se baignent… Il fait un vent glacial et nous sommes en blouson. Nous n'avons rien vu d'extraordinaire sur cette île, sauf un beau paysage d'îlots et de petites plages au sud-ouest, mais sans l'éclairage idoine, cela semble terne.
Nous poursuivons par la côte nord de Kvaløya pour rejoindre Tromsø, la grande ville du Nord, 3ème ville du pays. Le centre ville est situé sur une île au milieu d'un vaste fjord, nous l'atteignons par un réseau de tunnels avec croisements et ronds-points. Nous rejoignons rapidement la bibliothèque, vaste édifice contemporain. A l'intérieur, sur 3 étages très lumineux, les rayonnages sont bien pourvus pour toutes les tranches d'âge : livres, vidéos, DVD, journaux en consultation en norvégien et en anglais, pour les petits et les grands. Et bien sûr, consultation de documents sur PC et des postes pour l'Internet.
Nanti de notre portable, nous nous connectons au réseau Wi-fi gratuit de la bibliothèque et après quelques tâtonnements, nous pouvons rédiger et expédier un mail. C'est beau le progrès !
16 h 30, balade en ville, dans les coins parcourus l'hiver dernier. Le 2 Janvier à la même heure, il faisait nuit. Aujourd'hui, tout est complètement différent, les perspectives et les dimensions ne sont plus les mêmes. Cela paraît plus animé, plus vaste.
Storgata, la rue principale était couverte de neige, les trottoirs à moitié envahis par des tas de neige ; aujourd'hui, c'est une longue et large rue où la foule déambule. De grandes maisons en bois coloré bordent cette rue, elles abritent des vitrines un peu surannées. Mais la magie n'opère pas comme lors de notre passage en Janvier, sans la nuit mystérieuse, sans les illuminations des rues et les décors de Noël… Curieux de revoir les mêmes endroits ou les mêmes boutiques sous un éclairage différent !
Nelly retourne dans la même galerie marchande près du port. Ensuite, nous visitons la cathédrale (Domkirke). Construite en 1861, de couleur café au lait et gris, c'est la plus grande église en bois de Norvège. Nous écoutons la fin d'un concert d'orgue donné sur un bel instrument de style néoclassique en bois peint en blanc et or. S'y trouve également une belle galerie de tableaux des portraits des pasteurs successifs.
18 h 15, nous empruntons le Tromsøbrua pour rejoindre le quartier de Tromsdalen où se trouve le terrain de camping. Celui-ci est quasiment complet, et on nous attribue une place de parking avec un petit bout d'herbe en contrebas de la route d'accès. Ce n'est plus le cadre royal d'hier soir !
Nous prenons notre dîner dans la salle commune du camp et après le repas, nous profitons des infrastructures pour transférer films et photos sur l'ordinateur.
Jour 16 - Me 01/07/2009 - Tromsø - Alta

Petit-déjeuner dans la salle commune du camping, car il a plu dans la nuit et l'herbe est détrempée derrière l'Espace. Le temps est bouché et les sommets environnants sont dans les nuages. D'ores et déjà, l'excursion au Storsteinen "le gros rocher", à 420 m d'altitude en téléphérique est compromise, pas de panorama sur Tromsø et les environs !
Nous visitons la Cathédrale Arctique toute proche. Très beau monument blanc contemporain de forme triangulaire voulant rappeler les arêtes d'un iceberg que l'on aperçoit de toute la ville. Belle étude de la diffusion de la lumière à l'intérieur. Grand vitrail triangulaire de 140 m² au fond et un buffet d'orgue moderne à l'opposé. Droit d'entrée de 30 NOK (3.40 €), pour l'entretien et pour une fois justifié.
10 h 40, par un temps mitigé, nous quittons Tromsø par la E8, puis la R91 jusqu'à Breidvikseidet où nous attend le ferry qui nous permet de traverser l'Ullsfjord en 20 minutes. Route de liaison de 20 km pour de nouveau emprunter un autre ferry à Lyngseidet et traverser le Lyngenfjord en 45 minutes. Même si le gain de temps n'est pas significatif, ces 2 ferries successifs permettent d'éviter 150 km de trajet.
Nous pique-niquons dans le salon du 2ème ferry entre Lyngseidet et Olderdalen.
13 h 25, le soleil revenu, nous débarquons du ferry et roulons vers le nord, en longeant le Lyngenfjord avec des vues spectaculaires sur le massif de Lyngen, aux cimes encore bien enneigées plongeant dans l'eau verte du fjord.
Nous voyons le premier panneau indiquant la direction de Kirkenes : 790 km (sans compter le crochet prévu par le Cap Nord !!!). Progressivement, nous abordons le Finnmark. Nous longeons plusieurs fjords. La végétation évolue selon les lieux ou l'altitude, les sapins disparaissent peu à peu, les bouleaux rapetissent et se clarifient, et nous traversons de plus en plus de zones désertiques seulement recouvertes de mousses ou d'arbrisseaux rampants. Vastes paysages de toundra sous un ciel de plus en plus couvert.
Au bord de la route, quelques campements samé (lapons), avec 4x4 et paraboles satellites, et aussi les premiers troupeaux de rennes.
18 h 00, arrivée à Alta, la capitale du Finnmark. Ville déconcertante, toute en longueur avec beaucoup de centres commerciaux peu animés. L'ambiance générale est glaciale, tout comme la température extérieure, 8 à 9°C à cause du vent froid.
19 h 00, installation au camping Alta Strand, au sud de la ville au bord de la rivière Altaelv. Repas de crêpes, soupe, café, Pique-nique très froid.
Transfert des films et photos sur l'ordi dans la salle commune. Discuté avec une suissesse de Neuchâtel, qui revient du Cap Nord où elle a eu très froid et du temps agité. Elle nous donne les prévisions météo : peu engageant.
Paysages du Lyngenfjord
Jour 17 - Je 02/07/2009 - Alta - Honningsvåg - Skarsvåg - Cap Nord

Petit déjeuner dans la salle commune du camping, tant il fait froid et qu'il vente. Puis, départ et plein de gas-oil détaxé à Alta.
La route traverse quelques forêts de bouleaux (de plus en plus rares et de plus en plus chétifs), entrecoupées de plateaux arides, désolés, sans arbres, de vastes zones désertiques à perte de vue, juste agrémentées de larges plaques de neige dans les dépressions du terrain. Il n'y a de végétation qu'au ras du sol, arbrisseaux rampants, bruyère, mousses ou lichens. Vu aussi quelques troupeaux de rennes qui broutent ces maigres plantes tout en marchant. Que ce soit par le paysage ou la météo, nous entrons dans l'antichambre du Cap Nord, et il s'en dégage déjà une profonde impression de désolation. La température extérieure oscille entre 5 et 8°C, et nous subissons de nombreux grains.
Après une longue descente sur le hameau d'Oldenfjord, nous quittons la E6 pour emprunter la E69 qui va nous emmener jusqu'au Cap Nord en suivant le Porsangerfjord, très long (120 km), et très large (20 km), fjord, orienté nord/sud entre Honningsvåg et Lakselv.
Des falaises, où la roche est disposée en strates longues et régulières, tombent à pic dans le fjord et ne laissent juste le passage de la route. Le ciel est bas et le vent est froid et fort. Parfois la mer fume sous les rafales. Les grains violents succèdent aux brèves éclaircies. T° = 5°C. Les approches du Grand Nord ne se font pas sous les meilleurs auspices !
13 h 00, passage du tunnel de Kafjord pour accéder à l'île de Magerøya, l'île du Cap Nord. 6 870 m de longueur, creusé sous la mer jusqu'à 212 m de profondeur, des pentes et rampes de 12% à l'entrée et à la sortie. De la belle ouvrage, chèrement payée (192 NOK, ± 22 € l'aller et autant au retour) ! Le Grand Nord, ça se mérite !
13 h 30, arrivée à Honningsvåg. Pluie, froid, vent, donc pique-nique rapide dans la voiture sur le quai Hurtigruten. (Le MS Vesterålen est en escale). Passage à l'office du tourisme (peu avenant), et à la boutique qui y est accolée. Beaucoup de Français, passagers du paquebot en escale Adriana III, y font leurs achats de souvenirs. Pour notre part, nous achetons des gants en laine (2 Juillet !), qui nous seront bien utiles dans quelques heures.
15 h 30, route vers Skarsvåg, sinueuse, accidentée à travers des hauts plateaux complètement nus, sans un arbre, juste une végétation tapie au ras du sol : Herbe ? Mousse ? Bruyère ? Face à nous, sous un ciel plombé, un paysage noir, de désolation, de bout du monde dans le froid, le crachin et le vent qui cingle.
Installation au Kirkeporten Camping de Skarvåg, le camping le plus septentrional du monde dans le port le plus septentrional du monde. Nous sommes dans une région de superlatifs, toujours le plus au nord… C'est vrai, nous sommes à plus de 71° de latitude Nord.
Il fait froid, il crachine, il y a du vent, nous louons à bon prix une hytte pour 2 nuits pour s'octroyer un peu de confort et nous affranchir des conditions météo. Cela fait 17 jours que nous avons quitté la Normandie, et si nous avons voyagé sans précipitation, nous n'avons jamais perdu de temps non plus. Un petit break nous fera le plus grand bien. Et pendant que la pluie tombe, nous nous accordons une petite sieste réconfortante dans un vrai lit.
Et pour marquer notre arrivée dans le Grand Nord, ce soir, c'est pavé de saumon, vin rosé dans notre hutte bien chauffée.
Nous avions prévu dans notre programme d'effectuer une randonnée pédestre au Knivskjelodden, "la lame de couteau", pour observer tranquillement le soleil à minuit, (18 km de marche aller et retour). En réalité, "la lame de couteau", c'est le véritable Cap Nord géographique situé 1 600 m plus au nord que le Cap Nord touristique hyper fréquenté. En plus de l'intérêt de l'exercice physique, il y a aussi une satisfaction intellectuelle (un peu perverse), à rejoindre cet endroit quasiment ignoré et d'être arrivé encore plus au nord que le touriste lambda.
La climat a vite raison de ces belles intentions, le vent, le crachin, la température (1°C), nous font renoncer à ce projet. La météo est trop incertaine pour s'aventurer seuls sans risques dans la traversée d'une région aussi isolée, d'autant que cela nous aurait pris la majeure partie de… la nuit. L'exploit, certes ; mais le plaisir avant tout ! Et ce soir, les conditions ne sont pas réunies pour que cette randonnée soit agréable. Dommage !
22 h 00, départ pour le Cap Nord (touristique), en roulant dans un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. Pas un arbre, rien, le vide absolu, le désert du Nord. Sous le ciel bas, c'en est grandiose et sublime de désolation. C'est lunaire, nous roulons dans un environnement de plus en plus hostile avec le sentiment étrange de progresser inexorablement vers une fin. La météo et le paysage nous mettent vraiment en condition : nous nous approchons du bout du monde, du bout de tout.
Mais au bout de la route… nous sommes ramenés à la réalité : l'entrée du site du Cap Nord est payante, et bien payante (ce que nous savions), 215 NOK par personne valable pour 2 visites, soit ± 24 € ! Ce site est pour la Norvège une vraie mine d'or. Où va toute cette manne ? A part le Nordkapphallen, le centre touristique, aucun aménagement spécifique n'a été aménagé pour faciliter la vie des usagers. Parkings en cailloux à peine nivelés ou en terre battue, pas d'installation pour faciliter l'ordinaire des camping-caristes pourtant fort nombreux, rien !
Mais nous y sommes ! Et nous ne sommes pas les seuls : un mur de camping-cars sur 2 ou 3 rangs, déjà des bus déversent leur lot de visiteurs venus des paquebots en escale à Honningsvåg. Et cela ne cesse d'arriver.
Nous supportons facilement notre harnachement vestimentaire : veste polaire, blouson fourré, bonnets et gants en laine. T° = 1°C !
Alors que la majorité des touristes s'engouffre dans le Nordkapphallen, nous allons d'abord à l'écart voir le panorama sur "la lame de couteau" que l'on voulait rejoindre à pied. Le nom est assez bien choisi, il s'agit en effet d'un long cap effilé qui s'avance loin en mer. Devant nous, c'est vraiment le nord du Monde. Plus au nord, il n'y a plus que le Spitzberg et le Pôle ! Nous sommes seuls à contempler ce site, la majorité des touristes qui viennent au cap Nord ignorent sans doute son existence !
Nous sommes arrivés au but ! Nous avons fait 4 800 km pour en arriver là ! Avec le sentiment étrange d'être des privilégiés dans un endroit exceptionnel, au cœur d'un site hors norme. Et pourtant, nous sommes loin d'être les premiers, il y en aura encore bien d'autres après nous, nous n'avons rien fait de surhumain pour en arriver là, mais nous l'avons fait. Cela ne changera rien à la marche du Monde, cela ne changera pas le cours de nos vies, c'est vrai. Mais qu'importe, nous y sommes ! Fiers et heureux de tutoyer les limites de la Terre !
Nous nous dirigeons vers la plate-forme où se trouve le signal du Cap Nord : une armature métallique symbolisant le globe terrestre avec l'équateur, les cercles polaires, les tropiques et les méridiens. Symbolique, mais efficace car tous les visiteurs se précipitent au pied du monument pour se faire photographier et apporter la preuve de leur présence au bout du Monde. Et nous-mêmes, sacrifierons au rituel. Quelques mètres après, c'est le bord de la falaise, un à-pic de 300 m, la mer et plus rien d'autre que le Pôle Nord à 2 100 km au-delà de l'horizon. En fait, c'est vraiment le bout du Monde. C'est attirant et cela attire la foule.
Nous restons un long moment à parcourir ce plateau noir battu par tous les vents du diable, face au large. Nous subissons un petit grain de neige fondue. A l'évidence, il n'y aura pas de soleil à contempler ce soir. Ce qui n'empêche pas les badauds de s'agglutiner le long de la balustrade et d'attendre au plus près l'éclaircie miraculeuse qui ne se produira pas.
Nous visitons le hall touristique, bondé. Ambiance internationale et multilingue, mais beaucoup de Français à cause de l'escale du paquebot Adriana III. On y trouve tout ce qu'il faut pour mettre le touriste à l'aise : une grande boutique de souvenirs, bar, cafétéria, restaurant, bureau de poste ainsi que des gradins permettant, si les conditions sont trop rudes, de contempler le site derrière une grande verrière ; et ce soir, il y a des amateurs !
Un long souterrain en pente douce mène vers une salle de projection et des vitrines où sont exposés des dioramas retraçant l'histoire du Cap, une chapelle, un temple thaï (!?), une salle où est exposée un buste du roi Louis-Philippe (ancien visiteur des lieux). Ce souterrain débouche dans une grotte artificielle avec un bar étagé en gradins où il est de bon ton de boire le champagne face au nord, bien à l'abri derrière une large baie vitrée. L'exploitation commerciale des lieux n'est pas du meilleur goût et s'avère bien décevante par rapport à la symbolique du site. Mais, vu la fréquentation, quel jackpot !
Nous retournons à l'extérieur, près du globe maintenant éclairé. Beaucoup de monde partout. La visibilité est bonne mais le ciel est sombre, donc pas de soleil à espérer.
24 h 00, quelques rayons de soleil réussissent à passer furtivement à travers la masse de nuages et éclairent parcimonieusement la mer. C'est tout pour ce soir. Grosse, très grosse déception !
00 h 30, quelque peu dépités, et quand même frustrés d'un si maigre résultat après tant d'efforts, nous retournons au camping de Skarsvåg. En chemin, la température extérieure tombe à 0°C, et nous savons déjà que demain la météo ne sera pas meilleure !
L'île de Magerøya - Le Cap Nord
Jour 18 - Ve 03/07/2009 - Skarsvåg - Cap Nord
09 h 15, réveil et petit-déjeuner dans la hytte, après une bonne nuit bien au chaud. A l'extérieur, vent, pluie, froid à 3°C.
Dans la matinée, à proximité du port de Skarsvåg, visite et achats à la boutique de Noël, "Nordkapp Jul & Vinterhus", installée dans la maison particulière d'une habitante du village, capharnaüm d'objets divers et variés ayant plus ou moins de rapport avec Noël. Bien sûr, le rouge domine, c'est la couleur préférée des norvégiens et aussi la couleur de Noël. Dans tout le fouillis, Nelly à réussi à trouver avec six mois d'avance quelques décors de Noël à sa convenance ! Ouvert toute l'année, mais ce matin, il n'y a vraiment pas foule.
Retour à la hytte, puis rédaction d'un mail, sélection des photos à joindre, et opération cartes postales… En réalité, bulle et relax. Nous comprenons que nous avions besoin de souffler. Repas : cuisses de canard que Nelly a eu le temps de préparer tranquillement et confortablement. On s'est bien régalé !
15 h 45, balade à pied à la Kirkeporten "la porte de l'église", à l'ouest de Skarsvåg. Un petit chemin grimpe et serpente allègrement avant de redescendre tout autant vers une arche en pierre d'où l'on peut voir l'arrière du plateau du Cap Nord et la pointe du Hornet. La mer bat violemment contre les rochers et explose en larges panaches d'écume. Il pleut, le vent d'ouest est assourdissant et dans les bourrasques, on tient à peine debout au point que nous sommes obligés d'écourter la visite. C'était l'activité du jour, un bon bol d'air !
18 h 00, repas de crêpes… Puis à 18 h 45, départ sous la pluie vers le Cap Nord pour expédier toutes les cartes postales que nous avons rédigées afin qu'elles soient revêtues du tampon spécial du bureau de poste… le plus septentrional du monde.
Nous rencontrons le brouillard en cours de trajet, ce qui nous donne une vision surréaliste du paysage de part et d'autre de la route. Cela devient quelque peu hostile et angoissant. Nous croisons un cycliste solitaire qui revient du Cap et qui émerge de la brume. Une violente bourrasque lui fait faire un écart et manque de le renverser. Ambiance !
19 h 00, tout le plateau du Cap est dans la brume. Beaucoup moins de camping-cars que la veille sur le parking, beaucoup moins de monde dans le Nordkapphallen, qui devient plus respirable. Ce soir la fréquentation est majoritairement coréenne. Nelly en profite pour explorer la boutique sans bousculade, il est vrai que ce n'est pas encore l'heure de pointe.
Personne au pied du globe, que l'on devine plus qu'on ne le voit derrière la grande baie vitrée. En comparaison, le temps hier était radieux.
20 h 00, nous assistons à la projection sur écran panoramique d'un film de 15 minutes résumant le déroulement des saisons dans la région du Cap. Survol plutôt bien fait, avec de belles images et une musique adaptée.
20 h 30, nous nous rendons au pied du globe, nous y sommes quasiment seuls. Vent fort et quelques photos dans la brume.
Sur la route du retour, attendant stoïquement au milieu de nulle part, un type fait du stop. Vu la fréquentation de la route à cette heure et la pluie glaciale, nous le prenons à l'arrière de l'Espace après lui avoir fait un peu de place. On n'a pas tout compris, il nous dit être hongrois et venir de Berlin en vélo. Il est venu ce soir en stop sur le site pour acheter des souvenirs à sa famille et loge dans le même camping que nous. Nous le déposons transi au pied de sa tente. Quel courage !
Conclusion : nous n'avons pas vu le soleil briller à minuit au nord du Monde et nous en sommes bien déçus, car c'était l'un des buts de ce long voyage. La nature qui commande en à décidé autrement. Finalement, le Cap Nord se sera montré à la hauteur de sa réputation. Nous y avons trouvé en plein été des conditions climatiques que nous avons parfois l'hiver en Normandie. Ce qui n'a rien d'étonnant : c'est le nord de la Norvège, à 71° 10' 21'' de latitude nord, à 2 100 km du Pôle. Ce n'est tout de même pas rien !
Jour 19 - Sa 04/07/2009 - Skarsvåg - Honningsvåg - Karasjok
Réveil et petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, puis rangement de celle-ci. Au moment du départ, nous discutons quelques minutes avec un couple d'angevins, montés ici avec chacun leur moto.
09 h 45, départ du camping. Temps bouché, plafond bas, brouillard, vent. Nous roulons sans rien voir. Bifurcation vers Gjesvær, port de pêche (relativement), important à l'ouest de Magerøya. Nous faisons un tour rapide du port et du village où il y a peu d'activité visible. Dans la brume qui se déchire à peine, rien ne semble bien attrayant.
Nous avions prévu de consacrer quelques heures à un "safari oiseaux" à la réserve naturelle de Gjesværstappan située sur un îlot à 15 km à l’ouest du plateau du Cap Nord. Mais vu l'état de la mer aujourd'hui et la brume ambiante, nous renonçons à cette expédition qui aurait pu être spectaculaire.
La visibilité s'améliore ensuite légèrement, mais le ciel reste bien bas. Les derniers kilomètres sur l'île de Magerøya se font dans une ambiance lunaire. Quelle contrée ! Nous nous arrêtons de nouveau à Honningsvåg, c'est la ville la plus importante et le point de rassemblement de toute l'île. C'est un port de pêche actif, une importante escale de l'Hurtigruten, d'ailleurs nous assistons à l'accostage du MS Finnmarken venant du sud. Il y a aussi quelques commerces que Nelly ne manque pas de visiter.
J-J repère la bibliothèque pour expédier un mail, mais celle-ci est fermée le samedi. Tout à côté se trouvent l'église et le cimetière. Par rapport au mois de Janvier dernier où nous étions à la même heure, il fait jour et il ne neige pas, mais il y a autant de vent. Là encore, la nuit hivernale enveloppait la ville d'un côté magique qu'elle n'a plus aujourd'hui.
12 h 30, nous quittons Honningsvåg et nous acquittons du péage avant de reprendre le long tunnel de Kafjord pour rejoindre le continent norvégien. De l'autre côte du tunnel, la météo n'a pas changé. Impossible de pique-niquer à l'extérieur ce midi. Nous prenons juste un casse-croute dans la voiture à Repvåg, port sur une petite presqu'île à l'écart de la E69.
16 h 00, arrêt pour quelques courses dans un magasin REMA 1000 (chaîne de supérettes), à Lakselv, petite agglomération dispersée et sans âme, située à l'extrémité du Porsangerfjord et à l'embouchure de la rivière Lakselv. Arrêt café, au bout d'un petit chemin débouchant sur la rivière.
18 h 00, arrivée à Karasjok après avoir traversé plusieurs plateaux désertiques, puis une grande zone de lacs et de forêts de conifères en parcourant une route de plus en plus rectiligne qui nous donne un avant-goût de la Finlande.
Nous sommes à 18 km de la frontière finlandaise. Cette petite ville est la capitale des Samés (les Lapons), dont elle abrite le Parlement. Hormis une petite église de 1807, bien peu de choses à voir, si ce n'est le Parlement lui-même dont l'architecture moderne s'inspire de la forme conique des tentes laponnes. Visite gratuite (suffisamment rare pour être signalé), mais fermé le samedi. Raté !
Installation au camping, confortable et bien tenu. Dîner dans la salle commune à cause de la température. Ce camping est équipé de Wi-fi, aussi nous envoyons à tous le mail que nous avions rédigé à Skarsvåg, et qui relatait nos exploits au Cap Nord.
Reipvåg
Jour 20 - Di 05/07/2009 - Karasjok (N) - Inari (FIN)
La météo est d'une stabilité exemplaire, donc petit déjeuner dans la salle commune du camping.
Peu après avoir quitté le camping de Karasjok, nous passons sans encombre et sans formalités la frontière finlandaise sans voir aucun garde, ni douanier. Il faut juste avancer la montre d'une heure et se familiariser avec une nouvelle langue, tous les panneaux ou affiches sont bilingues : finlandais et lapon, pas évident au premier abord. Et nous retrouvons la zone euro.
Nous aurions pu rester en Norvège pour rejoindre Kirkenes, mais pour enrichir notre connaissance du monde, nous avons choisi de transiter par le nord de la Finlande. Pour voir… En distance, l'écart entre les deux itinéraires n'est pas significatif. Va donc pour la Finlande…
Contre toute logique, nous nous dirigeons d'abord vers le sud-est en suivant la route 92, une longue ligne droite à perte de vue entre Karasjok et Kaamanen, et bordée à l'infini de forêts de bouleaux et de conifères. Et puis, des lacs, des rivières. Aucun relief pour attirer l'œil.
Nous nous arrêtons en chemin en lisière d'une réserve naturelle pour une courte promenade à pied. Sur des cheminements précaires, nous nous enfonçons dans les bois, parcourus de petits ruisseaux, de zones marécageuses, d'espaces où poussent mousses et lichens. Les moustiques qui s'en donnent à cœur joie depuis notre arrivée nous font vite battre en retraite.
Vers 12 h 30, pique-nique sur un parking à l'écart de la route. Nous dégustons les crevettes achetées hier à Lakselv. Sur les 90 km de trajet jusqu'à Kaamanen, nous n'avons pas vu un seul village, pas une seule maison, que de la forêt.
14 h 00, arrivée à Inari, petite agglomération à l'habitat très dispersé. Nelly fait quelques achats dans un magasin de souvenirs, (en prévision de Noël, il est vrai que la Finlande est le pays du Père Noël, qui réside avec ses rennes à Rovaniemi, 300 km plus au sud).
Le temps froid et maussade n'incite pas à l'exploration des environs.
16 h 00, arrivée au camping d'Inari, dans un joli cadre reposant à l'extrémité du lac d'Inarijärvi (l'un des plus grands lacs de Finlande). Petite plage, appontement, barques ne sont guère fréquentés.
18 h 30, repas de crêpes dans la salle commune.
20 h 00, à cause du vent froid, au lit. Emmitouflée sous la couette dans la voiture, Nelly regarde un film sur le PC. Cette nuit qui s'annonce sera la plus glaciale de tout le voyage.
Au cœur de la forêt finlandaise
Jour 21 - Lu 06/07/2009 - Inari (FIN) - Kirkenes (N)
La nuit, en effet, a été particulièrement glaciale et nous réveillons complètement frigorifiés.
10 h 00, nous quittons le camping et roulons, cette fois-ci vers le nord-est pendant 100 km pour retrouver la Norvège en suivant une petite route qui longe le lac d'Inari à peu de distance. Mais nous ne verrons que rarement ce lac pourtant immense, souvent caché par la forêt.
Ce n'est pas le relief qui permet d'avoir des points de vue spectaculaires… Les forêts de bouleaux et de conifères semblent tout absorber. En roulant on ne voit rien d'autre que… des bois. Pas de villages, la grande majorité des rares maisons est souvent cachée derrière les arbres. Seuls, au bord de la route, de curieux petits abris pour protéger les boites à lettres signalent l'existence d'une habitation en retrait.
Ce qui semble être un village sur la carte routière ne correspond à rien de visible sur place. Cette partie de la Finlande nous laisse une impression étrange, celle d'un désert verdoyant, sans activité humaine visible. Seuls quelques troupeaux de rennes animent la matinée, nous en voyons quelques beaux spécimens qui débouchent à l'improviste de la forêt et surgissent sur la route inopinément, dangereux ! Nous essayons de photographier ou filmer les plus beaux, ceux qui portent de grands bois, encore faut-il qu'ils soient en train de paître pour y arriver, car ces animaux se déplacent perpétuellement !
Nous voulions voir la Finlande, nous avons vu… une région sablonneuse peu accidentée, la forêt continue de bouleaux et de conifères, quelques lacs, des étangs et des marécages, de grandes routes rectilignes jusqu'à l'ennui. Et nous n'avons rencontré… personne !
12 h 45, enfin, un petit village ! Arrêt au "Market" (supérette), de Näätämö pour quelques achats alimentaires. Même en euros, les tarifs ne sont pas vraiment attractifs. L'intérêt est surtout pour les Norvégiens qui viennent y faire le plein d'alcool à meilleur compte.
Aussitôt après, nous passons la frontière. Personne pour nous demander quoi que ce soit. Nous sommes de nouveau en Norvège. Une longue descente nous permet de rejoindre Neiden.
Pique-nique dans la voiture près de la Skoltefossen, chute d'eau de peu de hauteur mais d'un gros débit de la rivière Neidenelva.
En roulant, nous sommes presque rassurés et soulagés de retrouver les paysages norvégiens, avec leurs montagnes noires et pelées, même si elles sont dans cette région moins abruptes et moins élevées qu'ailleurs.
15 h 30, arrivée à Kirkenes qui est le but ultime de notre voyage avant de reprendre l'Hurtigruten. Pour cela, nous avons parcouru 5 540 km depuis la Normandie. 5 540 km, on n'imagine pas que le bout de la Terre puisse être si loin ! Quel périple !
Bien peu d'animation dans les rues de Kirkenes ! Comparativement à d'autres, c'est une agglomération importante, qui vivait autrefois de l'extraction du fer et qui s'est reconvertie maintenant dans la pêche au crabe royal et à la réparation navale.
Du fait de l'existence des mines de fer et de la proximité de l'U.R.S.S. Kirkenes à payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale lors de l'occupation allemande : destructions, pillages, exactions et incendies y ont été particulièrement sévères. S'il n'en reste plus trace, quelques statues ou monuments érigés par les voisins russes sont là pour rappeler ce passé douloureux.
Kirkenes est maintenant devenue une ville d'échanges avec la Russie toute proche. Il y a des objets russes à vendre dans les boutiques, des femmes russes viennent vendre leurs produits au marché hebdomadaire, les plaques de rues et les panneaux de signalisation sont en double affichage dont le cyrillique et dans les boutiques on parle russe couramment. Etrange, nous avons l'impression de déjà ne plus être en Europe !
Nous parcourrons rapidement la ville et visitons un centre commercial, mais les magasins ferment systématiquement à 16 h 30. On a fait des économies !
17 h 00, arrivée au camping de Kirkenes, à 10 km vers l'aéroport. Comme le temps ne varie pas, nous nous installons dans une hutte pour la soirée et la nuit. L'aménagement du terrain est sommaire.
Jour 22 - Ma 07/07/2009 - Kirkenes - Jakobselv - Kirkenes

Ce jour était prévu comme jour tampon, la marge de sécurité pour compenser un éventuel retard qui aurait pu se produire au cours du voyage : une étape qui s'éternise, un ennui mécanique ou autre. Cette journée permettait rejoindre le bateau sans stress et surtout ne pas le rater.
Le planning prévisionnel concocté avant le départ a pratiquement été respecté tous les jours à quelques kilomètres près… Preuve qu'il avait été bien pensé. Nous venons de parcourir 5 540 km sans hâte, sans précipitation, sans traîner non plus. Jamais nous n'avons eu l'impression de perdre notre temps, jamais nous n'avons eu le sentiment de courir contre la montre. Hormis les activités contrariées par la météo dans le Finnmark, nous avons pu admirer tous les principaux sites que nous avions envie de voir sur notre trajet. Bien sûr, nous ne sommes pas rentrés dans tous les détails, visité tous les musées (en fait, aucun), suivi toutes les manifestations folkloriques, mais nous avons quand même maintenant une vision étendue de la Norvège.
Le Cap Nord était un but que l'on a atteint ; Kirkenes en est un autre où nous sommes aujourd'hui.
Grâce à une si belle organisation, nous nous retrouvons une journée trop tôt à l'embarcadère de l'Hurtigruten, et les occupations paraissant limitées à Kirkenes, nous avons largement le temps de faire une excursion non prévue dans le planning initial.
Quant aux conditions météo, elles n'évoluent guère. Nous n'avons plus vu le soleil depuis l'après-midi du 1er Juillet, la température n'est jamais montée au-dessus de 9°C et le vent du nord souffle continuellement depuis le même soir, il a plu tous les jours. Ce temps désespérément stable dure depuis 6 jours, et ce matin, cela continue… Donc, la journée démarre doucement…
08 h 15, petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, séance de lessive, et un peu de cuisine pour la préparation du pique-nique de midi, rangement et nettoyage de la hytte.
10 h 30, retour à Kirkenes pour se rendre à l'office du tourisme, que l'on avait repéré hier, pour expédier notre mail. Cela se fait rapidement, nous sommes rôdés maintenant à cette pratique. Le clavier Qwerty et les caractères norvégiens n'ont plus de secrets pour nous.
11 h 15, route vers Grense Jakobelv, aux confins de la Norvège. A la sortie d'un rond-point, un immense panneau routier jaune nous indique d'abord en caractères latins et cyrilliques la direction de… Mourmansk. Mourmansk ! 245 km. La destination n'a rien d'exotique, loin s'en faut.
Et ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de se diriger vers Mourmansk… Cela laisse songeur. C'est une fois au pied de ce panneau que nous comprenons que nous sommes vraiment arrivés loin. Encore un pas à faire et nous sommes… en Russie, en Russie ! Que de chemin parcouru depuis Rouen !
A défaut de pénétrer en Russie, (ce que nous est impossible, puisque nous n'avons aucun visa pour le faire), nous allons donc tutoyer la frontière entre les deux pays. 15 km après Kirkenes, nous faisons un léger détour jusqu'au poste frontière de Storskog où nous nous arrêtons. En réalité, à part de grands panneaux bleus multilingues (où il est indiqué "Entrée interdite sauf pour affaires" !), et une échoppe de souvenirs tenue par un Russe, il n'a rien à voir.
Le poste norvégien est lui-même loin en retrait derrière un portail gardé par 2 militaires norvégiens. Pas facile d'accès la Russie ! Quant au poste russe, il est impossible de le voir d'où nous sommes, tant le no man's land doit être important.
Le lieu est hautement symbolique et stratégique. C'est le seul point de passage entre les deux pays. Cet endroit est même vendu comme lieu d'excursion aux passagers d'Hurtigruten en escale. Quelques touristes nous accompagnent, et comme nous, écarquillent les yeux en espérant apercevoir quelque chose d'insolite. Mais rien… L'activité n'y est pas débordante. Visiblement, il n'y a pas beaucoup de volontaires pour passer à l'Est sauf un camion russe qui rentre au pays. Dans l'autre sens, juste une voiture immatriculée en Suisse.
Nous poursuivons sur une petite route tellement fréquentée que des groupes de moutons s'y prélassent au milieu. Puis, nous traversons un vaste plateau, royaume du minéral, camaïeu de larges blocs brun rouge, gris vert, noir, entrecoupés d'une végétation tapissante d’où émergent quelques rares bouleaux qui n'ont guère plus de 1.50 mètre de haut. Quelques lacs gris acier essaient d'animer le décor. Sous le ciel plombé, le paysage est dense, sombre, triste. Un large canyon serpente au milieu de ce plateau, au fond coule la rivière Jakobselv. Pas gai !
Comme au Cap Nord, nous avons ici le sentiment d'arriver au bout du monde, au bout d'un monde. C'est différent, pas tout à fait le bout du monde, mais l'impression d'arriver aux confins non seulement de la Norvège, mais aussi de l'Europe, d'arriver aux confins du monde occidental. La géographie est là, mais il y a aussi le poids de l'Histoire qui influe sur ce que nous ressentons. A quelques kilomètres, c'est l'Est, la Russie, un énorme pays inquiétant, une autre civilisation, d'autres méthodes…
La route se transforme en piste et redescend vers le lit de la rivière Jakobselv qui est à partir d'ici la frontière naturelle avec la Russie. Et maintenant, ça ne rigole plus ! Plusieurs grands panneaux bleus rédigés en norvégien, russe, finlandais et anglais fixent des interdictions strictes. Ce qui déjà, met dans l'ambiance.
Il est interdit :
· De traverser la frontière
· D'avoir des contacts à travers la frontière
· De photographier le personnel militaire russe et les équipements situés en territoire russe
· D'utiliser des téléobjectifs supérieurs à 200 mm et/ou des trépieds
· La pêche dans la rivière ne peut être pratiquée que par des Norvégiens résidant en Norvège
Toute information peut être demandée à la commission de frontière, à la police ou aux gardes frontière
La piste longe maintenant la rivière, et au bout de quelques mètres, les choses se présentent ainsi, un potelet jaune matérialisant le côté norvégien, la rivière Jakobselv, un potelet rayé rouge et vert concrétisant le côté russe. La frontière est l'équidistance ente les deux potelets.
Ceux-ci n'ont pas été plantés au hasard. Conséquence de la seconde guerre mondiale, les frontières entre la Norvège, la Finlande et l'U.R.S.S. ont été rectifiées en 1945. Leur tracé exact à nécessité en son temps la création d'une commission ad-hoc, qui a confirmé contradictoirement chaque point litigieux sur le terrain à l'aide des poteaux, bien mis en évidence et bien entretenus. Apparemment, cette commission est toujours d'actualité.
Nous ne résisterons pas au plaisir de photographier ces poteaux, tant norvégiens que russes (avec un téléobjectif inférieur à 200 mm !), ni de nous faire tirer le portrait près d'un de ces poteaux (norvégien, bien sûr !).
Bien que nous n'ayons rien vu durant notre bref passage, la paranoïa héritée du régime soviétique et la protection de l'espace Schengen font que cette zone est hautement militarisée et doit sans aucun doute être bien surveillée de part et d'autre.
Au fur et à mesure de notre avancée, nous verrons donc quantité de ces potelets sur chaque berge de la rivière. Et de l'autre côté de la Jakobselv, la forêt de bouleaux, les collines noirâtres, c'est la Russie, que nous pourrions presque toucher en tendant le bras tant la rivière est étroite, à peine une trentaine de mètres de largeur. Mais nous sommes bien prévenus, nous n'allons pas nous y risquer.
La conjonction des mises en garde, de la configuration des lieux, de l'austérité du paysage confèrent à cette zone une atmosphère pesante et quelque peu angoissante. Même si ce n'est pas flagrant, il s'en dégage une ambiance particulière, sinistre et inquiétante. Cela est sans doute très subjectif, mais la région n'est pas neutre.
13 h 15, nous arrivons au hameau de Grense Jakobselv, au pied de la chapelle que le roi Oscar II (de Suède-Norvège), fit édifier en 1869 pour (déjà) servir de bastion spirituel contre l'influence orientale et servir d'amer aux pêcheurs des 2 pays qui (déjà) se querellaient sur les zones de pêche.
Ambiance : côté norvégien, une haute colline couronnée d'installations militaires, un estuaire sablonneux et bosselé recouvert d'une végétation rasante, des potelets jaunes bien alignés le long d'une longue plage complètement close, la masse noire des collines russes avec blockhaus, radars et miradors, puis vers le large, l'étendue de la mer de Barents… Nous voilà face à la mer de Barents, face à l'océan Glacial Arctique… Ce ne sont pas des noms qui invitent à l'exotisme !
Quelques mètres encore, nous parvenons à une petite plage battue par le vent, encadrée de gros rochers gris frappés par le violent ressac de la mer de Barents.
Cette fois-ci, nous avons atteint l'extrême limite de ce qu'il était possible d'atteindre, nous ne pouvons plus aller plus loin. Kirkenes, la Russie, la mer de Barents, l'océan Arctique… Des noms qui ne nous sont pas ordinairement familiers… Nous sommes bien parvenus au bout du Monde !
17 h 45, retour au camping de Kirkenes, mais cette nuit nous dormirons dans l'Espace. 19 h 00, dîner dans la salle commune, quelque peu squattée par 3 couples d'allemands, les places sont chères ! Comme à l'accoutumée, la cuisine est fort bien équipée : dans un tiroir, il y a même les couverts à disposition… C'est la Norvège !
Dans les rues de Kirkenes - Le bout du bout... La mer de Barents
A suivre...
1ère Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
2ème Partie - ÎLES VESTERÅLEN - FRONTIERE RUSSE
Jour 13 - Di 28/06/2009 - Handelsand - Fiskebol - Stø

08 h 00, réveil en pleine nature après une nuit calme et sans histoire. Météo toujours mitigée. Toilette et maquillage "sauvages" avec les moyens du bord.
Au moment du départ, discussion avec l'un des 2 camping-caristes de l'Orne qui font le trajet inverse.
Arrivée à Fiskebol et attente du bac. Ce ferry permet de passer des îles Lofoten vers les Vesterålen. Des Italiens en camping-car pêchent sur l'appontement et… ça mord ! Peu de véhicules dans la file. Ce ferry a perdu quelque peu de son intérêt depuis l'ouverture d'un nouveau tronçon de la E10 qui, avec ponts et tunnels, relie maintenant les îles Vesterålen au continent.
10 h 30, embarquement sur le ferry, démesuré par rapport au nombre de voitures. Vaste salon intérieur avec cafétéria où J-J sacrifie au rituel norvégien en mangeant un hot-dog local. 3 niveaux de ponts extérieurs permettent de profiter au mieux du paysage. En arrière, temps gris sur les Lofoten dont les sommets sont pris dans d'épais nuages bas. A quelques kilomètres vers l'avant, grand soleil sur les Vesterålen. La météo norvégienne n'est pas à une bizarrerie près !
11 h 00, débarquement à Melbu (Hadseløya). Arrêt à l'église rouge octogonale de Hadsel. C'est dimanche, il y a une messe, plein de fidèles à l'intérieur, donc pas de visite possible. Quelques personnes quittent momentanément l'office pour téléphoner ou pour se rendre (aux toilettes, sans doute), dans un bâtiment annexe, curieux !
Peu après nous franchissons le pont de Stokmarknes (Langøya). Nous passerons sous ce pont plus tard avec l'Hurtigruten. Ce port est lié à la fondation de l'Hurtigruten en 1881.
En route, halte à Sortland, agglomération importante des Vesterålen. Complété le plein avec du gas-oil détaxé, apparemment, pas de problèmes. Motivés par notre chasse au soleil de minuit, nous quittons la route principale pour suivre la R820 et nous diriger vers le nord de l'île.
12 h 45, peu avant Myre, pique-nique sur une minuscule aire aménagée d'une table et de bancs en bois, face à la mer. Arrivée à Nyksund, au bout d'une route sinueuse et très étroite, tout au nord de Langøya. Ce village de pêcheurs que ses habitants ont dû abandonner dans les années 1970 était devenu fantomatique au fil des années… Ce qui en faisait un intérêt touristique certain, jusqu'à ce qu'une poignée d'acharnés commence à le réhabiliter et ne remette un à un les hangars et les habitations en état. Le village abandonné, ne l'est plus tant que cela et en en passe de (re)devenir très touristique et un rien branché.... Les mouettes, elles, n'ont jamais déserté l'endroit.
Il reste quand même une impression de bout du monde. Sinon, de beaux hangars sur le port et des quais à 2 étages sur pilotis dans un joli cadre naturel. Nous constatons que l'endroit n'est finalement pas vraiment propice à l'observation du soleil de minuit, nous modifions le programme et nous dirigeons vers Stø, située sur la pointe nord-est de l'île.
16 h 45, arrivée au camping de Stø, situé tout au bout du village. Peu fréquenté et très sommaire, mais bel endroit dans une anse à l'écart du port.
Transfert des films et photos sur l'ordinateur. Dîner, soupe et crêpes.
20 h 30, pêche aux bigorneaux, au pied du Home Espace. Un saladier rempli en 5 minutes. Miraculeux !
Le ciel est clair et le soleil brille partout… sauf à notre nord où un long et épais banc de nuages risque de compromettre la soirée.
A 00 h 00, le soleil est bien au-dessus de ce banc de nuages qui n'a pas bougé d'un pouce et restera masqué, dommage. Néanmoins, entre l'horizon et la base des nuages, nous sommes gratifiés d'une belle lumière avec tous les effets possibles de jaune, de rose ou d'orange. Le contre-jour est magnifique et nous restons presque une heure sur les rochers pour admirer le spectacle. Nous n'avons pas tout perdu.
Au loin, vers le nord-est et à 40 km, nous devinons la silhouette des rochers de Bleik sur l'île d'Andøya. La mer et les falaises au lointain dans une légère brume sont devenues roses sous le soleil de minuit. Etonnant !

Jour 14 - Lu 29/06/2009 - Stø - Andenes - Senja Steinfjord

Le temps a changé durant la seconde partie de la nuit. Au réveil, ciel couvert, sommets dans les nuages, légère bruine et température de 9°C. Nous reprenons la route vers Sortland en faisant un crochet par Alsvåg (après Myre).
10 h 45, arrêt à Sortland dans un grand magasin Coop, intégré dans un centre commercial important. Trouvé la bibliothèque pour envoyer un mail, mais l'Internet ne fonctionne pas.
Passage sur le pont de Sortland (sous lequel nous passerons plus tard avec l'Hurtigruten), et nous suivons la rive ouest de l'île d'Hinnøya, avant de franchir le pont de Risøyhamn, sur Andøya (mêmes éléments, même motif pour le pont). La géographie et la circulation sont plutôt complexes dans ces îles. Peu après Risøyhamn, nous passons sur la rive occidentale d'Andøya, face au large.
12 h 45, entre la route peu fréquentée et le bord de mer, nous trouvons un coin de pique-nique au pied des hautes falaises de Nordmela. Nous faisons un sort aux bigorneaux pêchés hier soir, de jolis spécimens ! Et puis, le soleil revient progressivement et il n'y a plus un souffle de vent.
Nous poursuivons en longeant plus ou moins la mer, en traversant des paysages plats, sablonneux et presque désertiques. Nous traversons le village verdoyant de Bleik, avec sa route centrale bordée de hauts arbres de part et d'autre, inhabituel en Norvège.
Après la traversée de Bleik, changement de décor. Nous faisons un arrêt sur une plage de sable absolument blanc. Sans vent, la surface de l'eau est plate comme un miroir. Avec le soleil et de faibles fonds sableux, la mer prend une couleur improbable et difficilement définissable : mélange ou fusion de bleu turquoise et de blanc laiteux. Surprenant !
Une multitude de roches plates émergent à peine, et au fond un énorme pain de sucre jaillit de la mer. Splendide ! Et l'on en vient à penser qu'avec quelques cocotiers, ce pourrait être le paradis. Tout y est, le franc soleil, la mer turquoise, le sable blanc. Eh non, c'est la Norvège !
Juste après cette magnifique plage, la montagne descend en dents de scie jusqu'à la mer au point qu'un tunnel a été creusé pour rejoindre Andenes, à l'extrémité nord d'Andøya et des Vesterålen.
14 h 15, peu de choses à faire dans cette petite ville, si ce n'est chercher la bibliothèque. Après renseignement, nous l'avons trouvée jouxtant l'école. Nous avons rédigé un mail, mais impossible de l'envoyer ! Après plusieurs essais infructueux, la chef-bibliothécaire vient à notre secours et retape notre mail depuis son PC, mais n'a pas pu joindre le texte stocké sur notre clé USB. Elle n'a donc pu envoyer que le texte du mail seul. Très serviable, elle avait surtout envie de parler (!), ou d'entendre parler, français. Son mauvais français mélangé au mauvais anglais de J-J a donné une conversation plutôt surréaliste !
15 h 50, arrivée à l'embarcadère du ferry pour passer sur l'île de Senja. Le départ est dans plus d'une heure, mais il n'y a que 3 ferries par jour en haute saison. Pas question de le rater, sinon c'est demain 9 heures ! Résultat impossible à prévoir à l'avance : 3 voitures, 4 motos et 2 vélos, ça ne se bouscule donc pas !
En attendant, Nelly prépare le goûter sur le parking et fait un cours magistral sur la préparation du café en poudre… immortalisé à jamais en vidéo.
17 h 00, appareillage sur le ferry M/S Lødingen, pas bien grand, ni de la première jeunesse ! Direction Gryllfjord sur la côte ouest de l'île de Senja. 1 heure 40 d'une traversée de rêve, grand soleil, belle visibilité, pas de vent et une mer bleue absolument plate au point que les nuages se reflètent dans l'eau. Vers le nord, difficile de distinguer l'horizon parce qu'il est impossible de séparer la mer du ciel, tout est intensément bleu. Quant à la côte de Senja, très éclairée, elle étale devant nous, sur une cinquantaine de kilomètres, une succession de pointes enneigées. Jamais il n'aurait été possible d'imaginer un tel spectacle en Norvège. Impossible de quitter le pont extérieur du ferry dans de telles conditions. Une traversée idyllique !
18 h 40, arrivée dans le Gryllfjord, toujours sous un généreux soleil. Le fjord est large et peu profond, presqu'en forme de cirque fermé par de hauts sommets qui se découpent sur fond de ciel bleu. Splendide sous un éclairage idéal. En début de soirée, le village de Gryllfjord apparaît illuminé par des couleurs chaudes mettant en valeur chaque maison. Une belle arrivée !
Le ferry accoste au centre du village, et non pas comme souvent au bout d'une route dans un endroit isolé. Pour la première fois, nous voyons des villageois ou des touristes se rassembler sur le quai, pour assister à l'arrivée du bateau. De simples curieux qui n'attendent personne, puisque nous sommes seulement une petite dizaine de passagers étrangers à débarquer.
Là encore, un village du bout du monde, au bout de tout, à l'extrémité ouest de Senja, à l'extrémité de la rive sud du fjord qu'il faut contourner complètement. A l'ombre la majeure partie de l'année au pied de la montagne, sauf l'été bien sûr quand le soleil est le soir au nord. Idyllique l'été, mais l'hiver ? Pour quoi, pour qui ? Difficile de comprendre sans y être né.
Encore plus isolé, le village de Torsken, sur la côte nord de la même montagne, mieux orienté sur la rive d'un autre fjord, mais au bout d'une méchante route longue, sinueuse et très escarpée. Quelques habitations, un appontement, une petite usine de transformation de poisson, c'est tout !
Après Torsken, nous prenons la route vers la côte nord de l'île de Senja, celle face à l'Atlantique, la plus accidentée d'où nous pouvons admirer de beaux paysages de montagnes abruptes et de roches dans l'eau au soleil descendant (ici, impossible de dire couchant !).
Pas (ou si peu), de terrains de camping sur Senja, aussi nous cherchons un coin pour dormir dans la nature cette nuit, si possible, face au soleil de minuit. Cela s'avère difficile, le relief est escarpé, et il y a peu de débouchés intéressants en dehors de la route. Cela devient vite fastidieux et nous gâche quelque peu le plaisir de la découverte de cette île aux paysages magnifiques. Nous roulons, nous roulons, le temps passe (même s'il n'y a pas urgence à cause du jour permanent), nous voudrions bien nous poser quelque part.
21 h 20, nous gravissons un petit col qui mène ensuite vers un tunnel. De ce tunnel, nous débouchons sur l'extrémité du Steinfjord qui semble l'endroit idéal pour passer la nuit. Enfin ! Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique sommairement aménagée en contrebas de la route et juste en bord de mer, face au soleil.
L'endroit rêvé ! Personne d'autre que nous, pas un bruit, même pas une ride sur l'eau, face au soleil qui descend lentement. Idéal ! Dîner au calme sur les tables et bancs en bois : reste des bigorneaux pêchés la veille à Stø, pavés de saumon.
23 h 00, un énorme camping-car occupé par un couple de norvégiens s'installe près de nous. Ils nous prennent en photo face au soleil… descendant !
Et nous passons tout le reste de la soirée à buller face à la mer, sous un ciel clair et bien bleu. La météo est excellente, et cette fois-ci, c'est sûr, nous verrons le soleil à minuit. Malgré l'heure tardive, le soleil est bien haut au-dessus de la mer et brille encore généreusement. S'il ne descend plus, nous le voyons se déplacer lentement vers le nord. A minuit, il brille toujours et à minuit cinq, il passe derrière la rive orientale du fjord. Autour de nous, les montagnes sont copieusement éclairées d'une lumière chaude. Il fait grand jour !
Ces heures-là resterons pour nous un moment exceptionnel et privilégié, qui a lui seul valait tout le voyage et nous venons de vivre, sans aucun doute, la plus belle soirée de notre périple norvégien.
Plage de Bleik - Gryllfjord (Île de Senja)Jour 15 - Ma 30/06/2009 - Senja Steinfjord - Tromsø
08 h 00, réveil face à la mer toujours aussi calme, pas de vent, toujours du soleil mais il reste encore caché derrière les montagnes. Notre nuit a été plus que tranquille, sans un bruit, sans une alerte, mais finalement très courte et nous avons les têtes de circonstance… Nous serions bien restés plus longtemps dans ce site, face à un tel décor, mais il faut bien avancer, la route est encore longue jusqu'à Kirkenes.09 h 30, départ et arrêt quelques kilomètres plus loin pour admirer le site de Tungeneset. De hautes falaises verticales plongent de 500 mètres à l'extrémité d'un fjord et se prolongent par une série de pointes acérées. Impressionnant ! (Les qualificatifs vont vite manquer !).
Personne, et si ce point de vue est plutôt bien aménagé, c'est qu'il doit être fréquenté. Depuis la route, un long cheminement en béton et en pente douce permet aux handicapés d'aller presque à la plage. De part et d'autre, un garde-corps en lamelles de bois et puis un local sanitaire aux formes très "design" de grandes dimensions, construit aussi en bois. Ce serait le site spécialement aménagé le plus cher de Norvège (± 3.000.000 de NOK, soit 390.000 € en 2008… ce qui fait grincer certains norvégiens !).
10 h 30, long arrêt au port de Mefjordvær, village de pêcheurs construit au pied de montagnes verticales. De grandes et belles maisons en bois au bord du fjord, une église blanche donnent un air coquet à ce petit port qui semble se vouer au tourisme, on y a même rencontré un français qui y passait ses vacances…
Route jusqu'à Laukvik à la pointe nord de Senja et attente d'un ferry à Botnhamn pour passer sur l'île de Kvaløya. Pique-nique sur le quai.
Cette île de Senja que nous avons effleurée semble particulièrement belle et bizarrement, à l'écart des routes touristiques. Elle est surtout fréquentée par les Norvégiens, et d'après eux, les paysages de Senja sont un résumé des paysages de Norvège. Donc, à visiter plus en détail.
12 h 30, embarquement sur un petit ferry vers Brensholmen en descendant le Malangenfjord durant 45 minutes. Nous vivons là nos dernières heures d'une météo qui nous a favorisés jusqu'alors. Sans le savoir, nous ne reverrons pas le soleil avant longtemps… Le ciel se voile rapidement, le vent se lève et il fait frisquet sur le pont extérieur, ce qui n'empêche pas J-J de profiter du paysage ou de discuter un long moment en "franglais" avec un Norvégien de Stavanger qui venait dans cette région pour la première fois, (il y a plus de 2 000 km de distance entre Stavanger et Tromsø !), il fut aussi question des incursions des Vikings en Normandie et que ce voyage était peut-être pour nous un retour aux sources.
Dès la sortie du ferry, nous voyons un grand renne avec des grands bois déambuler et brouter à travers les maisons. Curieux, il semble bien loin de son biotope habituel, il nous faudra rouler longtemps pour en voir d'autres plus régulièrement vers le nord.
Nous franchissons sur un pont à voie unique pour passer sur Sommarøya, "l'île de l'été". Pause café en surplombant une plage où quelques jeunes se baignent… Il fait un vent glacial et nous sommes en blouson. Nous n'avons rien vu d'extraordinaire sur cette île, sauf un beau paysage d'îlots et de petites plages au sud-ouest, mais sans l'éclairage idoine, cela semble terne.
Nous poursuivons par la côte nord de Kvaløya pour rejoindre Tromsø, la grande ville du Nord, 3ème ville du pays. Le centre ville est situé sur une île au milieu d'un vaste fjord, nous l'atteignons par un réseau de tunnels avec croisements et ronds-points. Nous rejoignons rapidement la bibliothèque, vaste édifice contemporain. A l'intérieur, sur 3 étages très lumineux, les rayonnages sont bien pourvus pour toutes les tranches d'âge : livres, vidéos, DVD, journaux en consultation en norvégien et en anglais, pour les petits et les grands. Et bien sûr, consultation de documents sur PC et des postes pour l'Internet.
Nanti de notre portable, nous nous connectons au réseau Wi-fi gratuit de la bibliothèque et après quelques tâtonnements, nous pouvons rédiger et expédier un mail. C'est beau le progrès !
16 h 30, balade en ville, dans les coins parcourus l'hiver dernier. Le 2 Janvier à la même heure, il faisait nuit. Aujourd'hui, tout est complètement différent, les perspectives et les dimensions ne sont plus les mêmes. Cela paraît plus animé, plus vaste.
Storgata, la rue principale était couverte de neige, les trottoirs à moitié envahis par des tas de neige ; aujourd'hui, c'est une longue et large rue où la foule déambule. De grandes maisons en bois coloré bordent cette rue, elles abritent des vitrines un peu surannées. Mais la magie n'opère pas comme lors de notre passage en Janvier, sans la nuit mystérieuse, sans les illuminations des rues et les décors de Noël… Curieux de revoir les mêmes endroits ou les mêmes boutiques sous un éclairage différent !
Nelly retourne dans la même galerie marchande près du port. Ensuite, nous visitons la cathédrale (Domkirke). Construite en 1861, de couleur café au lait et gris, c'est la plus grande église en bois de Norvège. Nous écoutons la fin d'un concert d'orgue donné sur un bel instrument de style néoclassique en bois peint en blanc et or. S'y trouve également une belle galerie de tableaux des portraits des pasteurs successifs.
18 h 15, nous empruntons le Tromsøbrua pour rejoindre le quartier de Tromsdalen où se trouve le terrain de camping. Celui-ci est quasiment complet, et on nous attribue une place de parking avec un petit bout d'herbe en contrebas de la route d'accès. Ce n'est plus le cadre royal d'hier soir !
Nous prenons notre dîner dans la salle commune du camp et après le repas, nous profitons des infrastructures pour transférer films et photos sur l'ordinateur.
Jour 16 - Me 01/07/2009 - Tromsø - Alta

Petit-déjeuner dans la salle commune du camping, car il a plu dans la nuit et l'herbe est détrempée derrière l'Espace. Le temps est bouché et les sommets environnants sont dans les nuages. D'ores et déjà, l'excursion au Storsteinen "le gros rocher", à 420 m d'altitude en téléphérique est compromise, pas de panorama sur Tromsø et les environs !
Nous visitons la Cathédrale Arctique toute proche. Très beau monument blanc contemporain de forme triangulaire voulant rappeler les arêtes d'un iceberg que l'on aperçoit de toute la ville. Belle étude de la diffusion de la lumière à l'intérieur. Grand vitrail triangulaire de 140 m² au fond et un buffet d'orgue moderne à l'opposé. Droit d'entrée de 30 NOK (3.40 €), pour l'entretien et pour une fois justifié.
10 h 40, par un temps mitigé, nous quittons Tromsø par la E8, puis la R91 jusqu'à Breidvikseidet où nous attend le ferry qui nous permet de traverser l'Ullsfjord en 20 minutes. Route de liaison de 20 km pour de nouveau emprunter un autre ferry à Lyngseidet et traverser le Lyngenfjord en 45 minutes. Même si le gain de temps n'est pas significatif, ces 2 ferries successifs permettent d'éviter 150 km de trajet.
Nous pique-niquons dans le salon du 2ème ferry entre Lyngseidet et Olderdalen.
13 h 25, le soleil revenu, nous débarquons du ferry et roulons vers le nord, en longeant le Lyngenfjord avec des vues spectaculaires sur le massif de Lyngen, aux cimes encore bien enneigées plongeant dans l'eau verte du fjord.
Nous voyons le premier panneau indiquant la direction de Kirkenes : 790 km (sans compter le crochet prévu par le Cap Nord !!!). Progressivement, nous abordons le Finnmark. Nous longeons plusieurs fjords. La végétation évolue selon les lieux ou l'altitude, les sapins disparaissent peu à peu, les bouleaux rapetissent et se clarifient, et nous traversons de plus en plus de zones désertiques seulement recouvertes de mousses ou d'arbrisseaux rampants. Vastes paysages de toundra sous un ciel de plus en plus couvert.
Au bord de la route, quelques campements samé (lapons), avec 4x4 et paraboles satellites, et aussi les premiers troupeaux de rennes.
18 h 00, arrivée à Alta, la capitale du Finnmark. Ville déconcertante, toute en longueur avec beaucoup de centres commerciaux peu animés. L'ambiance générale est glaciale, tout comme la température extérieure, 8 à 9°C à cause du vent froid.
19 h 00, installation au camping Alta Strand, au sud de la ville au bord de la rivière Altaelv. Repas de crêpes, soupe, café, Pique-nique très froid.
Transfert des films et photos sur l'ordi dans la salle commune. Discuté avec une suissesse de Neuchâtel, qui revient du Cap Nord où elle a eu très froid et du temps agité. Elle nous donne les prévisions météo : peu engageant.
Paysages du LyngenfjordJour 17 - Je 02/07/2009 - Alta - Honningsvåg - Skarsvåg - Cap Nord

Petit déjeuner dans la salle commune du camping, tant il fait froid et qu'il vente. Puis, départ et plein de gas-oil détaxé à Alta.
La route traverse quelques forêts de bouleaux (de plus en plus rares et de plus en plus chétifs), entrecoupées de plateaux arides, désolés, sans arbres, de vastes zones désertiques à perte de vue, juste agrémentées de larges plaques de neige dans les dépressions du terrain. Il n'y a de végétation qu'au ras du sol, arbrisseaux rampants, bruyère, mousses ou lichens. Vu aussi quelques troupeaux de rennes qui broutent ces maigres plantes tout en marchant. Que ce soit par le paysage ou la météo, nous entrons dans l'antichambre du Cap Nord, et il s'en dégage déjà une profonde impression de désolation. La température extérieure oscille entre 5 et 8°C, et nous subissons de nombreux grains.
Après une longue descente sur le hameau d'Oldenfjord, nous quittons la E6 pour emprunter la E69 qui va nous emmener jusqu'au Cap Nord en suivant le Porsangerfjord, très long (120 km), et très large (20 km), fjord, orienté nord/sud entre Honningsvåg et Lakselv.
Des falaises, où la roche est disposée en strates longues et régulières, tombent à pic dans le fjord et ne laissent juste le passage de la route. Le ciel est bas et le vent est froid et fort. Parfois la mer fume sous les rafales. Les grains violents succèdent aux brèves éclaircies. T° = 5°C. Les approches du Grand Nord ne se font pas sous les meilleurs auspices !
13 h 00, passage du tunnel de Kafjord pour accéder à l'île de Magerøya, l'île du Cap Nord. 6 870 m de longueur, creusé sous la mer jusqu'à 212 m de profondeur, des pentes et rampes de 12% à l'entrée et à la sortie. De la belle ouvrage, chèrement payée (192 NOK, ± 22 € l'aller et autant au retour) ! Le Grand Nord, ça se mérite !
13 h 30, arrivée à Honningsvåg. Pluie, froid, vent, donc pique-nique rapide dans la voiture sur le quai Hurtigruten. (Le MS Vesterålen est en escale). Passage à l'office du tourisme (peu avenant), et à la boutique qui y est accolée. Beaucoup de Français, passagers du paquebot en escale Adriana III, y font leurs achats de souvenirs. Pour notre part, nous achetons des gants en laine (2 Juillet !), qui nous seront bien utiles dans quelques heures.
15 h 30, route vers Skarsvåg, sinueuse, accidentée à travers des hauts plateaux complètement nus, sans un arbre, juste une végétation tapie au ras du sol : Herbe ? Mousse ? Bruyère ? Face à nous, sous un ciel plombé, un paysage noir, de désolation, de bout du monde dans le froid, le crachin et le vent qui cingle.
Installation au Kirkeporten Camping de Skarvåg, le camping le plus septentrional du monde dans le port le plus septentrional du monde. Nous sommes dans une région de superlatifs, toujours le plus au nord… C'est vrai, nous sommes à plus de 71° de latitude Nord.
Il fait froid, il crachine, il y a du vent, nous louons à bon prix une hytte pour 2 nuits pour s'octroyer un peu de confort et nous affranchir des conditions météo. Cela fait 17 jours que nous avons quitté la Normandie, et si nous avons voyagé sans précipitation, nous n'avons jamais perdu de temps non plus. Un petit break nous fera le plus grand bien. Et pendant que la pluie tombe, nous nous accordons une petite sieste réconfortante dans un vrai lit.
Et pour marquer notre arrivée dans le Grand Nord, ce soir, c'est pavé de saumon, vin rosé dans notre hutte bien chauffée.
Nous avions prévu dans notre programme d'effectuer une randonnée pédestre au Knivskjelodden, "la lame de couteau", pour observer tranquillement le soleil à minuit, (18 km de marche aller et retour). En réalité, "la lame de couteau", c'est le véritable Cap Nord géographique situé 1 600 m plus au nord que le Cap Nord touristique hyper fréquenté. En plus de l'intérêt de l'exercice physique, il y a aussi une satisfaction intellectuelle (un peu perverse), à rejoindre cet endroit quasiment ignoré et d'être arrivé encore plus au nord que le touriste lambda.
La climat a vite raison de ces belles intentions, le vent, le crachin, la température (1°C), nous font renoncer à ce projet. La météo est trop incertaine pour s'aventurer seuls sans risques dans la traversée d'une région aussi isolée, d'autant que cela nous aurait pris la majeure partie de… la nuit. L'exploit, certes ; mais le plaisir avant tout ! Et ce soir, les conditions ne sont pas réunies pour que cette randonnée soit agréable. Dommage !
22 h 00, départ pour le Cap Nord (touristique), en roulant dans un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. Pas un arbre, rien, le vide absolu, le désert du Nord. Sous le ciel bas, c'en est grandiose et sublime de désolation. C'est lunaire, nous roulons dans un environnement de plus en plus hostile avec le sentiment étrange de progresser inexorablement vers une fin. La météo et le paysage nous mettent vraiment en condition : nous nous approchons du bout du monde, du bout de tout.
Mais au bout de la route… nous sommes ramenés à la réalité : l'entrée du site du Cap Nord est payante, et bien payante (ce que nous savions), 215 NOK par personne valable pour 2 visites, soit ± 24 € ! Ce site est pour la Norvège une vraie mine d'or. Où va toute cette manne ? A part le Nordkapphallen, le centre touristique, aucun aménagement spécifique n'a été aménagé pour faciliter la vie des usagers. Parkings en cailloux à peine nivelés ou en terre battue, pas d'installation pour faciliter l'ordinaire des camping-caristes pourtant fort nombreux, rien !
Mais nous y sommes ! Et nous ne sommes pas les seuls : un mur de camping-cars sur 2 ou 3 rangs, déjà des bus déversent leur lot de visiteurs venus des paquebots en escale à Honningsvåg. Et cela ne cesse d'arriver.
Nous supportons facilement notre harnachement vestimentaire : veste polaire, blouson fourré, bonnets et gants en laine. T° = 1°C !
Alors que la majorité des touristes s'engouffre dans le Nordkapphallen, nous allons d'abord à l'écart voir le panorama sur "la lame de couteau" que l'on voulait rejoindre à pied. Le nom est assez bien choisi, il s'agit en effet d'un long cap effilé qui s'avance loin en mer. Devant nous, c'est vraiment le nord du Monde. Plus au nord, il n'y a plus que le Spitzberg et le Pôle ! Nous sommes seuls à contempler ce site, la majorité des touristes qui viennent au cap Nord ignorent sans doute son existence !
Nous sommes arrivés au but ! Nous avons fait 4 800 km pour en arriver là ! Avec le sentiment étrange d'être des privilégiés dans un endroit exceptionnel, au cœur d'un site hors norme. Et pourtant, nous sommes loin d'être les premiers, il y en aura encore bien d'autres après nous, nous n'avons rien fait de surhumain pour en arriver là, mais nous l'avons fait. Cela ne changera rien à la marche du Monde, cela ne changera pas le cours de nos vies, c'est vrai. Mais qu'importe, nous y sommes ! Fiers et heureux de tutoyer les limites de la Terre !
Nous nous dirigeons vers la plate-forme où se trouve le signal du Cap Nord : une armature métallique symbolisant le globe terrestre avec l'équateur, les cercles polaires, les tropiques et les méridiens. Symbolique, mais efficace car tous les visiteurs se précipitent au pied du monument pour se faire photographier et apporter la preuve de leur présence au bout du Monde. Et nous-mêmes, sacrifierons au rituel. Quelques mètres après, c'est le bord de la falaise, un à-pic de 300 m, la mer et plus rien d'autre que le Pôle Nord à 2 100 km au-delà de l'horizon. En fait, c'est vraiment le bout du Monde. C'est attirant et cela attire la foule.
Nous restons un long moment à parcourir ce plateau noir battu par tous les vents du diable, face au large. Nous subissons un petit grain de neige fondue. A l'évidence, il n'y aura pas de soleil à contempler ce soir. Ce qui n'empêche pas les badauds de s'agglutiner le long de la balustrade et d'attendre au plus près l'éclaircie miraculeuse qui ne se produira pas.
Nous visitons le hall touristique, bondé. Ambiance internationale et multilingue, mais beaucoup de Français à cause de l'escale du paquebot Adriana III. On y trouve tout ce qu'il faut pour mettre le touriste à l'aise : une grande boutique de souvenirs, bar, cafétéria, restaurant, bureau de poste ainsi que des gradins permettant, si les conditions sont trop rudes, de contempler le site derrière une grande verrière ; et ce soir, il y a des amateurs !
Un long souterrain en pente douce mène vers une salle de projection et des vitrines où sont exposés des dioramas retraçant l'histoire du Cap, une chapelle, un temple thaï (!?), une salle où est exposée un buste du roi Louis-Philippe (ancien visiteur des lieux). Ce souterrain débouche dans une grotte artificielle avec un bar étagé en gradins où il est de bon ton de boire le champagne face au nord, bien à l'abri derrière une large baie vitrée. L'exploitation commerciale des lieux n'est pas du meilleur goût et s'avère bien décevante par rapport à la symbolique du site. Mais, vu la fréquentation, quel jackpot !
Nous retournons à l'extérieur, près du globe maintenant éclairé. Beaucoup de monde partout. La visibilité est bonne mais le ciel est sombre, donc pas de soleil à espérer.
24 h 00, quelques rayons de soleil réussissent à passer furtivement à travers la masse de nuages et éclairent parcimonieusement la mer. C'est tout pour ce soir. Grosse, très grosse déception !
00 h 30, quelque peu dépités, et quand même frustrés d'un si maigre résultat après tant d'efforts, nous retournons au camping de Skarsvåg. En chemin, la température extérieure tombe à 0°C, et nous savons déjà que demain la météo ne sera pas meilleure !
L'île de Magerøya - Le Cap NordJour 18 - Ve 03/07/2009 - Skarsvåg - Cap Nord
09 h 15, réveil et petit-déjeuner dans la hytte, après une bonne nuit bien au chaud. A l'extérieur, vent, pluie, froid à 3°C.
Dans la matinée, à proximité du port de Skarsvåg, visite et achats à la boutique de Noël, "Nordkapp Jul & Vinterhus", installée dans la maison particulière d'une habitante du village, capharnaüm d'objets divers et variés ayant plus ou moins de rapport avec Noël. Bien sûr, le rouge domine, c'est la couleur préférée des norvégiens et aussi la couleur de Noël. Dans tout le fouillis, Nelly à réussi à trouver avec six mois d'avance quelques décors de Noël à sa convenance ! Ouvert toute l'année, mais ce matin, il n'y a vraiment pas foule.
Retour à la hytte, puis rédaction d'un mail, sélection des photos à joindre, et opération cartes postales… En réalité, bulle et relax. Nous comprenons que nous avions besoin de souffler. Repas : cuisses de canard que Nelly a eu le temps de préparer tranquillement et confortablement. On s'est bien régalé !
15 h 45, balade à pied à la Kirkeporten "la porte de l'église", à l'ouest de Skarsvåg. Un petit chemin grimpe et serpente allègrement avant de redescendre tout autant vers une arche en pierre d'où l'on peut voir l'arrière du plateau du Cap Nord et la pointe du Hornet. La mer bat violemment contre les rochers et explose en larges panaches d'écume. Il pleut, le vent d'ouest est assourdissant et dans les bourrasques, on tient à peine debout au point que nous sommes obligés d'écourter la visite. C'était l'activité du jour, un bon bol d'air !
18 h 00, repas de crêpes… Puis à 18 h 45, départ sous la pluie vers le Cap Nord pour expédier toutes les cartes postales que nous avons rédigées afin qu'elles soient revêtues du tampon spécial du bureau de poste… le plus septentrional du monde.
Nous rencontrons le brouillard en cours de trajet, ce qui nous donne une vision surréaliste du paysage de part et d'autre de la route. Cela devient quelque peu hostile et angoissant. Nous croisons un cycliste solitaire qui revient du Cap et qui émerge de la brume. Une violente bourrasque lui fait faire un écart et manque de le renverser. Ambiance !
19 h 00, tout le plateau du Cap est dans la brume. Beaucoup moins de camping-cars que la veille sur le parking, beaucoup moins de monde dans le Nordkapphallen, qui devient plus respirable. Ce soir la fréquentation est majoritairement coréenne. Nelly en profite pour explorer la boutique sans bousculade, il est vrai que ce n'est pas encore l'heure de pointe.
Personne au pied du globe, que l'on devine plus qu'on ne le voit derrière la grande baie vitrée. En comparaison, le temps hier était radieux.
20 h 00, nous assistons à la projection sur écran panoramique d'un film de 15 minutes résumant le déroulement des saisons dans la région du Cap. Survol plutôt bien fait, avec de belles images et une musique adaptée.
20 h 30, nous nous rendons au pied du globe, nous y sommes quasiment seuls. Vent fort et quelques photos dans la brume.
Sur la route du retour, attendant stoïquement au milieu de nulle part, un type fait du stop. Vu la fréquentation de la route à cette heure et la pluie glaciale, nous le prenons à l'arrière de l'Espace après lui avoir fait un peu de place. On n'a pas tout compris, il nous dit être hongrois et venir de Berlin en vélo. Il est venu ce soir en stop sur le site pour acheter des souvenirs à sa famille et loge dans le même camping que nous. Nous le déposons transi au pied de sa tente. Quel courage !
Conclusion : nous n'avons pas vu le soleil briller à minuit au nord du Monde et nous en sommes bien déçus, car c'était l'un des buts de ce long voyage. La nature qui commande en à décidé autrement. Finalement, le Cap Nord se sera montré à la hauteur de sa réputation. Nous y avons trouvé en plein été des conditions climatiques que nous avons parfois l'hiver en Normandie. Ce qui n'a rien d'étonnant : c'est le nord de la Norvège, à 71° 10' 21'' de latitude nord, à 2 100 km du Pôle. Ce n'est tout de même pas rien !
Jour 19 - Sa 04/07/2009 - Skarsvåg - Honningsvåg - Karasjok
Réveil et petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, puis rangement de celle-ci. Au moment du départ, nous discutons quelques minutes avec un couple d'angevins, montés ici avec chacun leur moto.09 h 45, départ du camping. Temps bouché, plafond bas, brouillard, vent. Nous roulons sans rien voir. Bifurcation vers Gjesvær, port de pêche (relativement), important à l'ouest de Magerøya. Nous faisons un tour rapide du port et du village où il y a peu d'activité visible. Dans la brume qui se déchire à peine, rien ne semble bien attrayant.
Nous avions prévu de consacrer quelques heures à un "safari oiseaux" à la réserve naturelle de Gjesværstappan située sur un îlot à 15 km à l’ouest du plateau du Cap Nord. Mais vu l'état de la mer aujourd'hui et la brume ambiante, nous renonçons à cette expédition qui aurait pu être spectaculaire.
La visibilité s'améliore ensuite légèrement, mais le ciel reste bien bas. Les derniers kilomètres sur l'île de Magerøya se font dans une ambiance lunaire. Quelle contrée ! Nous nous arrêtons de nouveau à Honningsvåg, c'est la ville la plus importante et le point de rassemblement de toute l'île. C'est un port de pêche actif, une importante escale de l'Hurtigruten, d'ailleurs nous assistons à l'accostage du MS Finnmarken venant du sud. Il y a aussi quelques commerces que Nelly ne manque pas de visiter.
J-J repère la bibliothèque pour expédier un mail, mais celle-ci est fermée le samedi. Tout à côté se trouvent l'église et le cimetière. Par rapport au mois de Janvier dernier où nous étions à la même heure, il fait jour et il ne neige pas, mais il y a autant de vent. Là encore, la nuit hivernale enveloppait la ville d'un côté magique qu'elle n'a plus aujourd'hui.
12 h 30, nous quittons Honningsvåg et nous acquittons du péage avant de reprendre le long tunnel de Kafjord pour rejoindre le continent norvégien. De l'autre côte du tunnel, la météo n'a pas changé. Impossible de pique-niquer à l'extérieur ce midi. Nous prenons juste un casse-croute dans la voiture à Repvåg, port sur une petite presqu'île à l'écart de la E69.
16 h 00, arrêt pour quelques courses dans un magasin REMA 1000 (chaîne de supérettes), à Lakselv, petite agglomération dispersée et sans âme, située à l'extrémité du Porsangerfjord et à l'embouchure de la rivière Lakselv. Arrêt café, au bout d'un petit chemin débouchant sur la rivière.
18 h 00, arrivée à Karasjok après avoir traversé plusieurs plateaux désertiques, puis une grande zone de lacs et de forêts de conifères en parcourant une route de plus en plus rectiligne qui nous donne un avant-goût de la Finlande.
Nous sommes à 18 km de la frontière finlandaise. Cette petite ville est la capitale des Samés (les Lapons), dont elle abrite le Parlement. Hormis une petite église de 1807, bien peu de choses à voir, si ce n'est le Parlement lui-même dont l'architecture moderne s'inspire de la forme conique des tentes laponnes. Visite gratuite (suffisamment rare pour être signalé), mais fermé le samedi. Raté !
Installation au camping, confortable et bien tenu. Dîner dans la salle commune à cause de la température. Ce camping est équipé de Wi-fi, aussi nous envoyons à tous le mail que nous avions rédigé à Skarsvåg, et qui relatait nos exploits au Cap Nord.
ReipvågJour 20 - Di 05/07/2009 - Karasjok (N) - Inari (FIN)
La météo est d'une stabilité exemplaire, donc petit déjeuner dans la salle commune du camping.
Peu après avoir quitté le camping de Karasjok, nous passons sans encombre et sans formalités la frontière finlandaise sans voir aucun garde, ni douanier. Il faut juste avancer la montre d'une heure et se familiariser avec une nouvelle langue, tous les panneaux ou affiches sont bilingues : finlandais et lapon, pas évident au premier abord. Et nous retrouvons la zone euro.
Nous aurions pu rester en Norvège pour rejoindre Kirkenes, mais pour enrichir notre connaissance du monde, nous avons choisi de transiter par le nord de la Finlande. Pour voir… En distance, l'écart entre les deux itinéraires n'est pas significatif. Va donc pour la Finlande…
Contre toute logique, nous nous dirigeons d'abord vers le sud-est en suivant la route 92, une longue ligne droite à perte de vue entre Karasjok et Kaamanen, et bordée à l'infini de forêts de bouleaux et de conifères. Et puis, des lacs, des rivières. Aucun relief pour attirer l'œil.
Nous nous arrêtons en chemin en lisière d'une réserve naturelle pour une courte promenade à pied. Sur des cheminements précaires, nous nous enfonçons dans les bois, parcourus de petits ruisseaux, de zones marécageuses, d'espaces où poussent mousses et lichens. Les moustiques qui s'en donnent à cœur joie depuis notre arrivée nous font vite battre en retraite.
Vers 12 h 30, pique-nique sur un parking à l'écart de la route. Nous dégustons les crevettes achetées hier à Lakselv. Sur les 90 km de trajet jusqu'à Kaamanen, nous n'avons pas vu un seul village, pas une seule maison, que de la forêt.
14 h 00, arrivée à Inari, petite agglomération à l'habitat très dispersé. Nelly fait quelques achats dans un magasin de souvenirs, (en prévision de Noël, il est vrai que la Finlande est le pays du Père Noël, qui réside avec ses rennes à Rovaniemi, 300 km plus au sud).
Le temps froid et maussade n'incite pas à l'exploration des environs.
16 h 00, arrivée au camping d'Inari, dans un joli cadre reposant à l'extrémité du lac d'Inarijärvi (l'un des plus grands lacs de Finlande). Petite plage, appontement, barques ne sont guère fréquentés.
18 h 30, repas de crêpes dans la salle commune.
20 h 00, à cause du vent froid, au lit. Emmitouflée sous la couette dans la voiture, Nelly regarde un film sur le PC. Cette nuit qui s'annonce sera la plus glaciale de tout le voyage.
Au cœur de la forêt finlandaiseJour 21 - Lu 06/07/2009 - Inari (FIN) - Kirkenes (N)
La nuit, en effet, a été particulièrement glaciale et nous réveillons complètement frigorifiés.10 h 00, nous quittons le camping et roulons, cette fois-ci vers le nord-est pendant 100 km pour retrouver la Norvège en suivant une petite route qui longe le lac d'Inari à peu de distance. Mais nous ne verrons que rarement ce lac pourtant immense, souvent caché par la forêt.
Ce n'est pas le relief qui permet d'avoir des points de vue spectaculaires… Les forêts de bouleaux et de conifères semblent tout absorber. En roulant on ne voit rien d'autre que… des bois. Pas de villages, la grande majorité des rares maisons est souvent cachée derrière les arbres. Seuls, au bord de la route, de curieux petits abris pour protéger les boites à lettres signalent l'existence d'une habitation en retrait.
Ce qui semble être un village sur la carte routière ne correspond à rien de visible sur place. Cette partie de la Finlande nous laisse une impression étrange, celle d'un désert verdoyant, sans activité humaine visible. Seuls quelques troupeaux de rennes animent la matinée, nous en voyons quelques beaux spécimens qui débouchent à l'improviste de la forêt et surgissent sur la route inopinément, dangereux ! Nous essayons de photographier ou filmer les plus beaux, ceux qui portent de grands bois, encore faut-il qu'ils soient en train de paître pour y arriver, car ces animaux se déplacent perpétuellement !
Nous voulions voir la Finlande, nous avons vu… une région sablonneuse peu accidentée, la forêt continue de bouleaux et de conifères, quelques lacs, des étangs et des marécages, de grandes routes rectilignes jusqu'à l'ennui. Et nous n'avons rencontré… personne !
12 h 45, enfin, un petit village ! Arrêt au "Market" (supérette), de Näätämö pour quelques achats alimentaires. Même en euros, les tarifs ne sont pas vraiment attractifs. L'intérêt est surtout pour les Norvégiens qui viennent y faire le plein d'alcool à meilleur compte.
Aussitôt après, nous passons la frontière. Personne pour nous demander quoi que ce soit. Nous sommes de nouveau en Norvège. Une longue descente nous permet de rejoindre Neiden.
Pique-nique dans la voiture près de la Skoltefossen, chute d'eau de peu de hauteur mais d'un gros débit de la rivière Neidenelva.
En roulant, nous sommes presque rassurés et soulagés de retrouver les paysages norvégiens, avec leurs montagnes noires et pelées, même si elles sont dans cette région moins abruptes et moins élevées qu'ailleurs.
15 h 30, arrivée à Kirkenes qui est le but ultime de notre voyage avant de reprendre l'Hurtigruten. Pour cela, nous avons parcouru 5 540 km depuis la Normandie. 5 540 km, on n'imagine pas que le bout de la Terre puisse être si loin ! Quel périple !
Bien peu d'animation dans les rues de Kirkenes ! Comparativement à d'autres, c'est une agglomération importante, qui vivait autrefois de l'extraction du fer et qui s'est reconvertie maintenant dans la pêche au crabe royal et à la réparation navale.
Du fait de l'existence des mines de fer et de la proximité de l'U.R.S.S. Kirkenes à payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale lors de l'occupation allemande : destructions, pillages, exactions et incendies y ont été particulièrement sévères. S'il n'en reste plus trace, quelques statues ou monuments érigés par les voisins russes sont là pour rappeler ce passé douloureux.
Kirkenes est maintenant devenue une ville d'échanges avec la Russie toute proche. Il y a des objets russes à vendre dans les boutiques, des femmes russes viennent vendre leurs produits au marché hebdomadaire, les plaques de rues et les panneaux de signalisation sont en double affichage dont le cyrillique et dans les boutiques on parle russe couramment. Etrange, nous avons l'impression de déjà ne plus être en Europe !
Nous parcourrons rapidement la ville et visitons un centre commercial, mais les magasins ferment systématiquement à 16 h 30. On a fait des économies !
17 h 00, arrivée au camping de Kirkenes, à 10 km vers l'aéroport. Comme le temps ne varie pas, nous nous installons dans une hutte pour la soirée et la nuit. L'aménagement du terrain est sommaire.
Jour 22 - Ma 07/07/2009 - Kirkenes - Jakobselv - Kirkenes

Ce jour était prévu comme jour tampon, la marge de sécurité pour compenser un éventuel retard qui aurait pu se produire au cours du voyage : une étape qui s'éternise, un ennui mécanique ou autre. Cette journée permettait rejoindre le bateau sans stress et surtout ne pas le rater.
Le planning prévisionnel concocté avant le départ a pratiquement été respecté tous les jours à quelques kilomètres près… Preuve qu'il avait été bien pensé. Nous venons de parcourir 5 540 km sans hâte, sans précipitation, sans traîner non plus. Jamais nous n'avons eu l'impression de perdre notre temps, jamais nous n'avons eu le sentiment de courir contre la montre. Hormis les activités contrariées par la météo dans le Finnmark, nous avons pu admirer tous les principaux sites que nous avions envie de voir sur notre trajet. Bien sûr, nous ne sommes pas rentrés dans tous les détails, visité tous les musées (en fait, aucun), suivi toutes les manifestations folkloriques, mais nous avons quand même maintenant une vision étendue de la Norvège.
Le Cap Nord était un but que l'on a atteint ; Kirkenes en est un autre où nous sommes aujourd'hui.
Grâce à une si belle organisation, nous nous retrouvons une journée trop tôt à l'embarcadère de l'Hurtigruten, et les occupations paraissant limitées à Kirkenes, nous avons largement le temps de faire une excursion non prévue dans le planning initial.
Quant aux conditions météo, elles n'évoluent guère. Nous n'avons plus vu le soleil depuis l'après-midi du 1er Juillet, la température n'est jamais montée au-dessus de 9°C et le vent du nord souffle continuellement depuis le même soir, il a plu tous les jours. Ce temps désespérément stable dure depuis 6 jours, et ce matin, cela continue… Donc, la journée démarre doucement…
08 h 15, petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, séance de lessive, et un peu de cuisine pour la préparation du pique-nique de midi, rangement et nettoyage de la hytte.
10 h 30, retour à Kirkenes pour se rendre à l'office du tourisme, que l'on avait repéré hier, pour expédier notre mail. Cela se fait rapidement, nous sommes rôdés maintenant à cette pratique. Le clavier Qwerty et les caractères norvégiens n'ont plus de secrets pour nous.
11 h 15, route vers Grense Jakobelv, aux confins de la Norvège. A la sortie d'un rond-point, un immense panneau routier jaune nous indique d'abord en caractères latins et cyrilliques la direction de… Mourmansk. Mourmansk ! 245 km. La destination n'a rien d'exotique, loin s'en faut.
Et ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de se diriger vers Mourmansk… Cela laisse songeur. C'est une fois au pied de ce panneau que nous comprenons que nous sommes vraiment arrivés loin. Encore un pas à faire et nous sommes… en Russie, en Russie ! Que de chemin parcouru depuis Rouen !
A défaut de pénétrer en Russie, (ce que nous est impossible, puisque nous n'avons aucun visa pour le faire), nous allons donc tutoyer la frontière entre les deux pays. 15 km après Kirkenes, nous faisons un léger détour jusqu'au poste frontière de Storskog où nous nous arrêtons. En réalité, à part de grands panneaux bleus multilingues (où il est indiqué "Entrée interdite sauf pour affaires" !), et une échoppe de souvenirs tenue par un Russe, il n'a rien à voir.
Le poste norvégien est lui-même loin en retrait derrière un portail gardé par 2 militaires norvégiens. Pas facile d'accès la Russie ! Quant au poste russe, il est impossible de le voir d'où nous sommes, tant le no man's land doit être important.
Le lieu est hautement symbolique et stratégique. C'est le seul point de passage entre les deux pays. Cet endroit est même vendu comme lieu d'excursion aux passagers d'Hurtigruten en escale. Quelques touristes nous accompagnent, et comme nous, écarquillent les yeux en espérant apercevoir quelque chose d'insolite. Mais rien… L'activité n'y est pas débordante. Visiblement, il n'y a pas beaucoup de volontaires pour passer à l'Est sauf un camion russe qui rentre au pays. Dans l'autre sens, juste une voiture immatriculée en Suisse.
Nous poursuivons sur une petite route tellement fréquentée que des groupes de moutons s'y prélassent au milieu. Puis, nous traversons un vaste plateau, royaume du minéral, camaïeu de larges blocs brun rouge, gris vert, noir, entrecoupés d'une végétation tapissante d’où émergent quelques rares bouleaux qui n'ont guère plus de 1.50 mètre de haut. Quelques lacs gris acier essaient d'animer le décor. Sous le ciel plombé, le paysage est dense, sombre, triste. Un large canyon serpente au milieu de ce plateau, au fond coule la rivière Jakobselv. Pas gai !
Comme au Cap Nord, nous avons ici le sentiment d'arriver au bout du monde, au bout d'un monde. C'est différent, pas tout à fait le bout du monde, mais l'impression d'arriver aux confins non seulement de la Norvège, mais aussi de l'Europe, d'arriver aux confins du monde occidental. La géographie est là, mais il y a aussi le poids de l'Histoire qui influe sur ce que nous ressentons. A quelques kilomètres, c'est l'Est, la Russie, un énorme pays inquiétant, une autre civilisation, d'autres méthodes…
La route se transforme en piste et redescend vers le lit de la rivière Jakobselv qui est à partir d'ici la frontière naturelle avec la Russie. Et maintenant, ça ne rigole plus ! Plusieurs grands panneaux bleus rédigés en norvégien, russe, finlandais et anglais fixent des interdictions strictes. Ce qui déjà, met dans l'ambiance.
Il est interdit :
· De traverser la frontière
· D'avoir des contacts à travers la frontière
· De photographier le personnel militaire russe et les équipements situés en territoire russe
· D'utiliser des téléobjectifs supérieurs à 200 mm et/ou des trépieds
· La pêche dans la rivière ne peut être pratiquée que par des Norvégiens résidant en Norvège
Toute information peut être demandée à la commission de frontière, à la police ou aux gardes frontière
La piste longe maintenant la rivière, et au bout de quelques mètres, les choses se présentent ainsi, un potelet jaune matérialisant le côté norvégien, la rivière Jakobselv, un potelet rayé rouge et vert concrétisant le côté russe. La frontière est l'équidistance ente les deux potelets.
Ceux-ci n'ont pas été plantés au hasard. Conséquence de la seconde guerre mondiale, les frontières entre la Norvège, la Finlande et l'U.R.S.S. ont été rectifiées en 1945. Leur tracé exact à nécessité en son temps la création d'une commission ad-hoc, qui a confirmé contradictoirement chaque point litigieux sur le terrain à l'aide des poteaux, bien mis en évidence et bien entretenus. Apparemment, cette commission est toujours d'actualité.
Nous ne résisterons pas au plaisir de photographier ces poteaux, tant norvégiens que russes (avec un téléobjectif inférieur à 200 mm !), ni de nous faire tirer le portrait près d'un de ces poteaux (norvégien, bien sûr !).
Bien que nous n'ayons rien vu durant notre bref passage, la paranoïa héritée du régime soviétique et la protection de l'espace Schengen font que cette zone est hautement militarisée et doit sans aucun doute être bien surveillée de part et d'autre.
Au fur et à mesure de notre avancée, nous verrons donc quantité de ces potelets sur chaque berge de la rivière. Et de l'autre côté de la Jakobselv, la forêt de bouleaux, les collines noirâtres, c'est la Russie, que nous pourrions presque toucher en tendant le bras tant la rivière est étroite, à peine une trentaine de mètres de largeur. Mais nous sommes bien prévenus, nous n'allons pas nous y risquer.
La conjonction des mises en garde, de la configuration des lieux, de l'austérité du paysage confèrent à cette zone une atmosphère pesante et quelque peu angoissante. Même si ce n'est pas flagrant, il s'en dégage une ambiance particulière, sinistre et inquiétante. Cela est sans doute très subjectif, mais la région n'est pas neutre.
13 h 15, nous arrivons au hameau de Grense Jakobselv, au pied de la chapelle que le roi Oscar II (de Suède-Norvège), fit édifier en 1869 pour (déjà) servir de bastion spirituel contre l'influence orientale et servir d'amer aux pêcheurs des 2 pays qui (déjà) se querellaient sur les zones de pêche.
Ambiance : côté norvégien, une haute colline couronnée d'installations militaires, un estuaire sablonneux et bosselé recouvert d'une végétation rasante, des potelets jaunes bien alignés le long d'une longue plage complètement close, la masse noire des collines russes avec blockhaus, radars et miradors, puis vers le large, l'étendue de la mer de Barents… Nous voilà face à la mer de Barents, face à l'océan Glacial Arctique… Ce ne sont pas des noms qui invitent à l'exotisme !
Quelques mètres encore, nous parvenons à une petite plage battue par le vent, encadrée de gros rochers gris frappés par le violent ressac de la mer de Barents.
Cette fois-ci, nous avons atteint l'extrême limite de ce qu'il était possible d'atteindre, nous ne pouvons plus aller plus loin. Kirkenes, la Russie, la mer de Barents, l'océan Arctique… Des noms qui ne nous sont pas ordinairement familiers… Nous sommes bien parvenus au bout du Monde !
17 h 45, retour au camping de Kirkenes, mais cette nuit nous dormirons dans l'Espace. 19 h 00, dîner dans la salle commune, quelque peu squattée par 3 couples d'allemands, les places sont chères ! Comme à l'accoutumée, la cuisine est fort bien équipée : dans un tiroir, il y a même les couverts à disposition… C'est la Norvège !
Dans les rues de Kirkenes - Le bout du bout... La mer de BarentsA suivre...
1ère Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
Quelles îles des Cyclades choisir en fonction du climat en octobre? English translation pending
Bonjour à tous,
Ma requête risque de vous surprendre mais.... Je me pose de grandes questions ?!!!
Ma femme et moi souhaitons découvrir depuis longtemps la Grèce, et notamment les Cyclades.. Nous avons enfin la possibilité de partir 9-10 jours début Octobre ! Yess !!! Simplement...
Plus je regarde les forums de globetrotters, les guides, les divers sites..etc.. plus je suis perdu sur le choix des îles à visiter !! Il y en a tellement..
Donc qu'en pensez vous ? Quelles îles ? (je sais que certains me diront que cela dépend de nos attentes: plages, randonnées, farniente, archéo, ... Soit, mais ce que nous cherchons avant tout c'est le dépaysement et la rencontre: donc si les îles sont belles et habitées, cela nous suffit ! endin presque;)
Ainsi en 9-10 jours début octobre, je pensais faire :
- Paris/Athenes - Athenes (Rifana ou le Pirée ?) / Paros - Paros/Naxos - Naxos/Santorin - Santorin/Athenes - Athenes/Paris
Avec un budget d'environ 1300 € grand max pour 2 tout compris, et oui Madame, Monsieur, tant qu'il y a du sourire et du bonheur, pas besoin de confort !
Bref, croyez vous cela jouable ? Passons nous a côté de la plus belle des iles ? Avons nous assez de temps ? et le temps qu'en est il début octobre ?
Un grand merci d'avance pour vos aides précieuses et toujours enrichissantes !!!
Ma requête risque de vous surprendre mais.... Je me pose de grandes questions ?!!!
Ma femme et moi souhaitons découvrir depuis longtemps la Grèce, et notamment les Cyclades.. Nous avons enfin la possibilité de partir 9-10 jours début Octobre ! Yess !!! Simplement...
Plus je regarde les forums de globetrotters, les guides, les divers sites..etc.. plus je suis perdu sur le choix des îles à visiter !! Il y en a tellement..
Donc qu'en pensez vous ? Quelles îles ? (je sais que certains me diront que cela dépend de nos attentes: plages, randonnées, farniente, archéo, ... Soit, mais ce que nous cherchons avant tout c'est le dépaysement et la rencontre: donc si les îles sont belles et habitées, cela nous suffit ! endin presque;)
Ainsi en 9-10 jours début octobre, je pensais faire :
- Paris/Athenes - Athenes (Rifana ou le Pirée ?) / Paros - Paros/Naxos - Naxos/Santorin - Santorin/Athenes - Athenes/Paris
Avec un budget d'environ 1300 € grand max pour 2 tout compris, et oui Madame, Monsieur, tant qu'il y a du sourire et du bonheur, pas besoin de confort !
Bref, croyez vous cela jouable ? Passons nous a côté de la plus belle des iles ? Avons nous assez de temps ? et le temps qu'en est il début octobre ?
Un grand merci d'avance pour vos aides précieuses et toujours enrichissantes !!!
Deux jours à New York English translation pending
Bonjour à toutes et tous
je vais à New york d'ici peut mais hélas que 2 jours je voulais savoir si des gens d'ici y sont déjà aller, quel bon plans peuvent t'il me conseiller et savoir comment aller à la statue de la liberté par exemple l'hôtel ou je loge se situe à Manhattan .
j'avais aussi une question concernant le transport comme je n'ai pas encore pris les billets, et oui je prend mon temps.
Je voulais savoir si une heure entre 2 vols ça suffit ? histoire de m'éviter les mauvaises surprises, car ont m'as dit que le passage aux douanes américaines était assez chiant et long
Voilà et peut être si des gens d'ici vont à New York du dans la semaine du 14 septembre
c'est avec plaisir qu'on peut se retrouver
à bientôt
James😉
je vais à New york d'ici peut mais hélas que 2 jours je voulais savoir si des gens d'ici y sont déjà aller, quel bon plans peuvent t'il me conseiller et savoir comment aller à la statue de la liberté par exemple l'hôtel ou je loge se situe à Manhattan .
j'avais aussi une question concernant le transport comme je n'ai pas encore pris les billets, et oui je prend mon temps.
Je voulais savoir si une heure entre 2 vols ça suffit ? histoire de m'éviter les mauvaises surprises, car ont m'as dit que le passage aux douanes américaines était assez chiant et long
Voilà et peut être si des gens d'ici vont à New York du dans la semaine du 14 septembre
c'est avec plaisir qu'on peut se retrouver
à bientôt
James😉
Transport pour un trajet Phuket-Krabi? English translation pending
coucou
pour le trajet phuket krabi que conseillez vous??
par bateau apparement par koh phi phi car phuket ne fait pas le trajet bateau jusqua krabi ou alors en bus??
combien de temps et d'argent pour tous les deux?
ca vaut le coup de dormir a krabi quelque jour?? excursion etc??
si on prend le bus , ou se trouve les bus?? et comment y aller??
merci beaucoup pour vos réponse!!
Itinéraire de douze en Irlande au mois d'octobre English translation pending
Bonjour, je suis à préparer un autotour en Irlande.
se sera en octobre, en couple avec une location de voiture. c'est encore une ébauche alors tous les commentaires sont bienvenus.
jour 1 visite de Dublin jour 2 visite de Dublin jour 3 visite de Galway. nuit à Clifden jour 4 Sky Road. nuit à Clifden jour 5 Connemara. nuit à Clifden jour 6 Falaise de Moher. nuit à Lahinch ou Ennis. jour 7 visite de Limerick. nuit à Killarney jour 7 Péninsule de Dingle. nuit à Killarney jour 8 Anneau de Kerry. nuit à Killarney jour 9 visite de Cork. nuit à Cork jour 10 visite de Casher. nuit à Kilkenny jour 11 visite de Wicklow. nuit à Dublin jour 12 retour
Ne connaissant pas l'état des routes, il est difficile de savoir si c'est trop ambitieux. Je vous remercie beaucoup de votre aide.
se sera en octobre, en couple avec une location de voiture. c'est encore une ébauche alors tous les commentaires sont bienvenus.
jour 1 visite de Dublin jour 2 visite de Dublin jour 3 visite de Galway. nuit à Clifden jour 4 Sky Road. nuit à Clifden jour 5 Connemara. nuit à Clifden jour 6 Falaise de Moher. nuit à Lahinch ou Ennis. jour 7 visite de Limerick. nuit à Killarney jour 7 Péninsule de Dingle. nuit à Killarney jour 8 Anneau de Kerry. nuit à Killarney jour 9 visite de Cork. nuit à Cork jour 10 visite de Casher. nuit à Kilkenny jour 11 visite de Wicklow. nuit à Dublin jour 12 retour
Ne connaissant pas l'état des routes, il est difficile de savoir si c'est trop ambitieux. Je vous remercie beaucoup de votre aide.
Préparation d'un voyage d'environ un mois au Maroc du nord en voiture en octobre 2010 English translation pending
Je pense aller , au mois d'octobre 2010, en Andalousie dans un premier temps et ensuite au Maroc du nord pendant environ un mois. Cela en voiture ( kangoo ammènagée pour y dormir). Plusieurs questions :
- Le passage au sud de l'espagne doit-il être reservé à l'avance ?
- Climat en octobre, surtout dans la montagne ?
- Sécurité , surtout la nuit ?
- Formalités , surtout pour la voiture ?
Nous sommes un couple de 60 ans et nous n'en sommes pas à notre premier voyage mais quelques renseignements avant le départ peuvent être interressants. Merci d'avance.
Trouver un hôtel le long de la route Strasbourg-Copenhague tard le soir? English translation pending
Bonsoir à tous !
Bon j'ai une question un peu particulière à vous poser :
Voila je vais peut-etre partir en suède en aout (Linkoping) et je compte y aller en voiture. Je ferais du covoiturage avec quelqu'un qui habite les environs de strasbourg. Il parait évident que nous ne pourrons pas effectuer le voyage d'une traite. Il faudra donc dormir en chemin. Mais j'aimerais me rapporcher suffisament de Copenhague dès le premier jour de voyage pour avoir le temps de faire un tour dans Copenhague le second jour en allant sur la suède.
Ma question est simple : est-il facile de trouver un hotel sur le bord de la route, assez tard le soir, et sans réservation ?
L'idée serais de rouler autant que possible et de ne s'arreter que quand le besoin s'en fait sentir. J'ai pas envie de planifier au millimètre le trajet, en réservant un hotel.
J'imagine qu'on doit trouver en Allemagne comme au Danemark des hotels ou on peu prendre une chambre en mettant sa carte bleue dans un "distributeur" mais sont-ils nombreux ?
Bon j'ai une question un peu particulière à vous poser :
Voila je vais peut-etre partir en suède en aout (Linkoping) et je compte y aller en voiture. Je ferais du covoiturage avec quelqu'un qui habite les environs de strasbourg. Il parait évident que nous ne pourrons pas effectuer le voyage d'une traite. Il faudra donc dormir en chemin. Mais j'aimerais me rapporcher suffisament de Copenhague dès le premier jour de voyage pour avoir le temps de faire un tour dans Copenhague le second jour en allant sur la suède.
Ma question est simple : est-il facile de trouver un hotel sur le bord de la route, assez tard le soir, et sans réservation ?
L'idée serais de rouler autant que possible et de ne s'arreter que quand le besoin s'en fait sentir. J'ai pas envie de planifier au millimètre le trajet, en réservant un hotel.
J'imagine qu'on doit trouver en Allemagne comme au Danemark des hotels ou on peu prendre une chambre en mettant sa carte bleue dans un "distributeur" mais sont-ils nombreux ?
Notre itinéraire d'un mois au nord du Japon (voyage à la "roots") English translation pending
Voici notre itinéraire pour 4 semaines au japon, tous commentaires, conseils, suggestions sont les bienvenus !
Je ferai un carnet de voyage web en rentrant pour vous en faire profiter :)
(pour rappel, je l'avais fait pour l'inde et la Norvège : http://le.sdf.free.fr/ )
- Je baragouine quelques mots et embryons de phrases en japonais (j'ai pris des cours du soir dans une fac), j'espere que ça aidera un peu 😇 - On a un petit budget, donc si vous avez des bons plans pour loger ou faire des trucs pas chers, ça nous intéresse aussi ! Dès qu'on sera dans la nature, on compte camper où on pourra pour économiser des nuits d'hotel. Je ne me suis pas encore renseigné, mais peut-être que le stop marche un peu au japon, auquel cas on essaiera quand on peut. - On a un peu peur de voir trop gros - On a un peu peur des OURS quand on va camper dans les parcs nationaux à Hokkaido! 🙁 - Pour la semaine 2 on hésite encore un peu entre les alpes japonaises et le nord Honshu, valloné et rural...
Nous partons dimanche 23 mai, retour 19 juin.
Semaine 1 : Tokyo (On n'a prévu que 2 jours pour l'instant, vu qu'on ne sait pas ce qu'il y a de particulièrement intéressant. On n'aime pas trop les villes, mais s'il y a des incontournables on les mettra dans notre programme, et au pire on y rallongera un peu notre séjour) puis l'archipel des Izu-shotô (petites iles au sud de tokyo, bien déservi et pas cher en ferry). On compte surtout y promener.
Semaine 2 : Ville de Nikkô (2jours max)puis le parc naturel de Kamikôchi dans les alpes japonaises (vers Nagano). En fait on veut surtout voir les alpes japonaises, s'il y a mieux que Kamikochi on est prets à changer. Si on en a les moyens, on louera peut etre une voiture pour pouvoir explorer.
Semaine 3 : Kamikochi--> Niigata (bus ?) pour prendre le ferry -c'est le moins cher- qui va à Otaru (Hokkaido). Est-ce que ça vaut le coup de faire un arrêt à Niigata pour visiter ? De faire un crochet à l'île de Sado ? Une fois à Otaru, est-ce que ça vaut le coup de faire un crochet pour aller voir Sapporo ? Sinon on monte à Wakkanai à la pointe Nord voir le parc national des îles rebun et rishiri (3 jours minimum sur place, ça a l'air de déchirer comme on dit).
Semaine 4 : On prend le bus à Wakkanai pour rejoindre les parcs nationaux de daisetsuzan et Akan , puis retour en ferry à Tokyo. On sait qu'il y a des ferries reliant Hokkaido et Tokyo mais pour l'instant je ne les ai pas trouvés.
En ville on nous a conseillé les maga kissa pour dormir pas cher, mais vu que je ne comprend pas bien comment ça marche ça m'impressionne un peu 🤪 Est-ce qu'il faut y reserver sa nuit comme dans un hotel, est-ce qu'on peut y laisser des bagages, tout ça tout ça 😏
D'avance merci si vous avez des commentaires/suggestions ! Tashi
- Je baragouine quelques mots et embryons de phrases en japonais (j'ai pris des cours du soir dans une fac), j'espere que ça aidera un peu 😇 - On a un petit budget, donc si vous avez des bons plans pour loger ou faire des trucs pas chers, ça nous intéresse aussi ! Dès qu'on sera dans la nature, on compte camper où on pourra pour économiser des nuits d'hotel. Je ne me suis pas encore renseigné, mais peut-être que le stop marche un peu au japon, auquel cas on essaiera quand on peut. - On a un peu peur de voir trop gros - On a un peu peur des OURS quand on va camper dans les parcs nationaux à Hokkaido! 🙁 - Pour la semaine 2 on hésite encore un peu entre les alpes japonaises et le nord Honshu, valloné et rural...
Nous partons dimanche 23 mai, retour 19 juin.
Semaine 1 : Tokyo (On n'a prévu que 2 jours pour l'instant, vu qu'on ne sait pas ce qu'il y a de particulièrement intéressant. On n'aime pas trop les villes, mais s'il y a des incontournables on les mettra dans notre programme, et au pire on y rallongera un peu notre séjour) puis l'archipel des Izu-shotô (petites iles au sud de tokyo, bien déservi et pas cher en ferry). On compte surtout y promener.
Semaine 2 : Ville de Nikkô (2jours max)puis le parc naturel de Kamikôchi dans les alpes japonaises (vers Nagano). En fait on veut surtout voir les alpes japonaises, s'il y a mieux que Kamikochi on est prets à changer. Si on en a les moyens, on louera peut etre une voiture pour pouvoir explorer.
Semaine 3 : Kamikochi--> Niigata (bus ?) pour prendre le ferry -c'est le moins cher- qui va à Otaru (Hokkaido). Est-ce que ça vaut le coup de faire un arrêt à Niigata pour visiter ? De faire un crochet à l'île de Sado ? Une fois à Otaru, est-ce que ça vaut le coup de faire un crochet pour aller voir Sapporo ? Sinon on monte à Wakkanai à la pointe Nord voir le parc national des îles rebun et rishiri (3 jours minimum sur place, ça a l'air de déchirer comme on dit).
Semaine 4 : On prend le bus à Wakkanai pour rejoindre les parcs nationaux de daisetsuzan et Akan , puis retour en ferry à Tokyo. On sait qu'il y a des ferries reliant Hokkaido et Tokyo mais pour l'instant je ne les ai pas trouvés.
En ville on nous a conseillé les maga kissa pour dormir pas cher, mais vu que je ne comprend pas bien comment ça marche ça m'impressionne un peu 🤪 Est-ce qu'il faut y reserver sa nuit comme dans un hotel, est-ce qu'on peut y laisser des bagages, tout ça tout ça 😏
D'avance merci si vous avez des commentaires/suggestions ! Tashi
Vacances sur Pulau Weh au mois de juin (Indonésie) English translation pending
Bonjour,
j'envisage d'aller plonger Pulau Weh courant juin, je voudrais vous poser quelques questions:existe-t-il des vols KL => Banda Acehcomment aller de Banda Aceh à Pulau Weh (prix, horaires, compagnies)quel club de plongée recommandez-vous (prix, sérieux, etc....)ou loger (plage, GH)comment sont les plongées ?climat en juinTerima Kasih banyak.
j'envisage d'aller plonger Pulau Weh courant juin, je voudrais vous poser quelques questions:existe-t-il des vols KL => Banda Acehcomment aller de Banda Aceh à Pulau Weh (prix, horaires, compagnies)quel club de plongée recommandez-vous (prix, sérieux, etc....)ou loger (plage, GH)comment sont les plongées ?climat en juinTerima Kasih banyak.
Pousser notre balade jusqu'à Sausalito et Tiburon depuis San Francisco? English translation pending
Bonjour,
nous comptons traverser le Golden Gate en voiture et aller jusqu'a Sausalito et a ce sujet je souhaiterais savoir si cela vaut la peine de pousser notre ballade jusqu'à la station balnéaire de Tiburon .
Vous expériences sont les bienvenues
Merci
nous comptons traverser le Golden Gate en voiture et aller jusqu'a Sausalito et a ce sujet je souhaiterais savoir si cela vaut la peine de pousser notre ballade jusqu'à la station balnéaire de Tiburon .
Vous expériences sont les bienvenues
Merci
Fjords en Norvège: belles randonnées et moyens de transport? English translation pending
Bonjour à tous!
Nous partons à 4 en Norvège 15jrs à partir de mi juillet pour un trip plutôt rando, j'ai plein de petites questions : - On aimerait dans l'idéal se déplacer en bus dans les fjords, pensez vous que c'est réalisable (fréquence et trajets des bus), connaissez vous un site des bus pour la partie sud ouest fjords, a priori Hardangerfjord, Geiranger (ex, dans Geiranger, Dalsnibba, Flydalsjuvet et Djupvasshytta : liaisons faciles en bus)? - quels petits bateaux faut il prendre pour voir les fjords depuis la mer? - nous avons pris le parti de faire surtout les fjords, sur une dizaine de jours : quels randos de fjords conseillez vous? pour ce qu'il reste (environ 5 jours), est ce que vous nous conseillez plutot de faire les iles Lofoten (ça a l'air trop beau, et c'est loin), ou d'aller dans la région des Trolls? ou Lillehammer? - s'agissant du train Flam, connaissez vous des belles rando à partir des différents arrêts du train? - connaissez vous les horaires et prix du ferry cotier (notamment si on fait les iles lofoten), sur le site internet du Hurtigruten on a du mal à comprendre..
Merci d'avance! Anneso et Nico, qui ont du mal à se décider tellement la Norvège a l'air magnifique!!
Nous partons à 4 en Norvège 15jrs à partir de mi juillet pour un trip plutôt rando, j'ai plein de petites questions : - On aimerait dans l'idéal se déplacer en bus dans les fjords, pensez vous que c'est réalisable (fréquence et trajets des bus), connaissez vous un site des bus pour la partie sud ouest fjords, a priori Hardangerfjord, Geiranger (ex, dans Geiranger, Dalsnibba, Flydalsjuvet et Djupvasshytta : liaisons faciles en bus)? - quels petits bateaux faut il prendre pour voir les fjords depuis la mer? - nous avons pris le parti de faire surtout les fjords, sur une dizaine de jours : quels randos de fjords conseillez vous? pour ce qu'il reste (environ 5 jours), est ce que vous nous conseillez plutot de faire les iles Lofoten (ça a l'air trop beau, et c'est loin), ou d'aller dans la région des Trolls? ou Lillehammer? - s'agissant du train Flam, connaissez vous des belles rando à partir des différents arrêts du train? - connaissez vous les horaires et prix du ferry cotier (notamment si on fait les iles lofoten), sur le site internet du Hurtigruten on a du mal à comprendre..
Merci d'avance! Anneso et Nico, qui ont du mal à se décider tellement la Norvège a l'air magnifique!!
Trajet de Genève à Bari en voiture (Italie) English translation pending
1er jour
Départ Genève 7 h 30 par autoroute pour Brigue en Valais et passage du col du Simplon (à 10 h 45 nous étions à Iselle) sans utiliser le ferroutage.
Suite sans prendre l'autoroute jusqu'à Omegna (11 h 45)
Arrêt 1 h pour manger dans un resto self service devant une immense cheminée d'usine sûrement conservée en souvenir d'une ancienne usine (repas avec salade, entrée pâtes, plat principal, légumes, 1 fruit, 1 eau minérale ou ¼ de vin = 8.50 euros par personne)
Puis, longer le lac d'Orta, jusqu'à Novara, puis Pavia, puis Lodi.
16 h 30, hôtel Anelli, 3 étoiles, chambre 115 euros à deux avec petit déjeuner et parking. Il y aurait eu moins cher, l'hôtel Castello 2 étoiles, mais plein.
Tour de la ville à pied, place centrale très belle, église avec fresques et crypte, puis quelques rues piétonnes, place de l'Hôpital, église Saint-François. Très jolie ville et très calme.
1 sandwich et 1 café en route.
2e jour
Après un petit déjeuner copieux (et avec excellent café expresso), départ pour Piacenza, Parma, Modena afin de trouver un hôtel avant Bologne.
Juste avant Piacenza, il y a un grand magasin Auchan, avec station service.
Vers 11 h 30, arrêt sur la route SS9, à Ponte Samoggia, à l'hôtel Samoggia, grande chambre mansardée avec salle de bains, 60 euros la nuit (sans petit déj.). Pas d'ascenseur.
On va ensuite à Anzola à 3 km plus loin. Parking gratuit devant la gare. 1 billet de train pour Bologne = 1.70 euro par personne (billet pour zone 20 km en Emilie Romagne). A prendre à la machine dans l'escalier du quai 1 et à composter au même endroit, sinon à acheter au magasin vendant les journaux en ville près du giratoire avec statue. Le train met 14 min. pour aller à Bologna Centrale. Il part toutes les heures du quai no 2 à 12 h 54, 13 h 54, etc.
Ensuite, repas dans un self service devant la gare.
Pour aller au centre ville, sortir de la gare de train, avancer 100 mètres, on voit la gare routière (bus), tourner alors à droite, via Independenza. Le long de cette rue à gauche a lieu tous les vendredi et samedi un grand marché (et quelques dimanches de l'année aussi). Le marché a lieu toute la journée, pas seulement le matin.
Puis visite à pied du centre ville de Bologne, la place centrale (à 1 km 200 de la gare), le Duomo, les rues à arcades, les 2 tours, dont l'une penche dangereusement, bien apprécié notamment tout le complexe de l'église San Stefano et de ses annexes.
A la gare de Bologne, il y a des consignes pour déposer les bagages, consignes avec du personnel, pas des casiers, de 6 h à 22 h. 4 euros par bagage pour les 5 premières heures, puis tarif dégressif de 60 ct de l'heure et ensuite de 20 ct de l'heure.
Nous sommes repartis de Bologne à 18 h 52 (dernier train possible pour Anzola à 20 h 52). Le train part du quai no 1.
Petit sandwich et café à Anzola et retour à l'hôtel en voiture.
3e jour
Café croissant dans bar à côté de l'hôtel.
Départ vers 7 h 15 pour Forli, Imola, Rimini (grand marché au centre ville le samedi matin), Fano (aussi grand marché), Marotta, Senigalia.
Repas à midi dans le self service du grand magasin (au 1er étage) avant l'entrée de Senigalia. Excellent.
Puis Pesaro et Ancona.
A 14 h, Albergo Italia (2 étoiles) en face de la gare d'Ancona. Chambre double avec bain WC à 55 euros. Simple, propre et calme (donne à l'arrière). Il y a encore 2 autres hôtels 2 étoiles devant la gare sur la droite en sortant et un 3 étoiles.
Devant l'hôtel, parking payant 1.20 euro l'heure, mais l'hôtel délivre un papier (contre 1 euro) permettant de rester 24 heures garé devant sans payer (de 10 h du matin à 10 h le lendemain). Sinon, il y a un parking surveillé sous-terrain à côté certainement plus cher. Le système du papier à déposer dans la voiture semble s'appliquer pour tous les hôtels de la ville.
Dans la gare d'Ancône, consignes apparemment ouvertes 24 h /24, 1 bagage = 3 euros pour 12 heures ou fraction de 12 h, puis ensuite si plus long, il faut repayer 3 euros pour 12 h ou fraction de 12 h quand on vient récupérer les valises. Ce ne sont pas des casiers, mais une consigne avec du personnel.
Il faut entre 30 et 40 minutes à pied depuis la gare pour aller au terminal de croisière ou au départ des ferries. A la gare, il est mentionné que le bus 12 y mène et un guichet pour acheter le billet du bus est fléché. Le bus part je pense devant la gare. En sortant de la gare, tourner à gauche et longer la mer pour arriver au terminal croisières qui est 100 mètres avant le terminal ferries. Apparemment, il faut entrer à la hauteur du terminal ferry pour accéder au terminal croisières.
En face du terminal croisières, mais la rue est au dessus du quai, il y a un parking couvert payant, le parking Traiano.
Dans le terminal ferries, il y a des consignes avec du personnel (pas des casiers). 1 euro par paquet par 24 h pendant les 2 premiers jours, ensuite 2 euros par 24 heures supplémentaires. Il y a aussi à l'étage un restaurant pizzeria.
En sortant à pied du terminal ferries on ne peut que tourner à droite, il y a sur le trottoir un bureau de change, 1 bureau de poste, 1 café. Après env. 100 m, on arrive sur une place. A gauche, il y a un grand théâtre, Théâtre de Muse. Au bas de ce bâtiment, à droite, un bureau de l'office du tourisme qui distribue des plans de la ville. Ensuite, le circuit piétonnier distribué à l'intérieur débute devant l'office du tourisme. Les 3 choses les plus belles à mon avis de ce circuit sont la Loge dei Mercanti, la façade de l'église Santa Maria della Piazza (ces 2 choses sont juste à l'arrière de l'office du tourisme) et le Duomo (fléché « Cattedrale » en brun dans la ville lorsqu'on est en voiture), sur une colline d'où l'on voit les ferries, les bateaux de croisières, etc. On peut aussi monter en voiture au Duomo, sinon à pied, ça monte pas mal (escaliers). WC publics très propres et gratuits en haut de l'escalier à l'arrière du duomo.
A 19 h après pas mal de marche en ville, repas dans la pizzeria Partenopea à côté de l'hôtel, très bonnes pizzas au feu de bois.
4e jour
Petit déjeuner à la gare en face de l'hôtel (le bar de la gare est ouvert dès 4 h 00 paraît-il).
Puis, nous décidons de retourner au Duomo en voiture pour aller voir l'arc de Trajan au dessous. En redescendant du Duomo, il faut s'arrêter au dessus du port et par une passerelle piétonne on peut accéder à l'arc de Trajan qui est presque englobé dans le complexe des ferries... Magnifique au soleil levant. Nous constatons que le Costa Victoria est amarré au terminal des ferries.
Ensuite, nous repartons, toujours par la SS16 direction Pescara (env. 150 km). On n'avance pas vite car beaucoup de villes et villages traversés. Après Pescara, cela avance beaucoup mieux et nous décidons d'aller à Foggia. De Pescara à Foggia = env. 200 km
A midi, avant Vasto, nous nous arrêtons dans un restaurant de poissons au bord de la route.
Vasto est une très jolie station avec belle plage.
Nous arrivons à vers 15 h 30 à Foggia et allons directement à l'hôtel que nous connaissons près de la gare.
Hôtel Venezia, 3 étoiles, 65 euros la chambre pour deux avec salle de bain et petit déjeuner.
Il se met à pleuvoir à verse juste après.
Petite ballade jusqu'à la gare où nous savons pouvoir manger dans un snack.
5e jour
Petit déjeuner à l'hôtel et départ vers 7 h 30.
Route SS16 jusqu'à Barletta, quasi comme une autoroute tout le long.
Arrêt 2 h à Barletta pour revoir la vieille ville. Devant l'entrée du château souabe, il est expliqué qu'il y a plusieurs zones WIFI gratuites en ville et comment procéder pour se connecter.
Puis route côtière via Trani et Molfetta pour arriver à 12 h à Bari. La cathédrale de Trani est superbe.
Nous faisons le plein de la voiture avant d'entrer dans Bari, l'essence étant moins chère en Italie qu'en Grèce (1.39 euro le litre ce jour).
Bari, arrêt avec la voiture via Dante, pas très loin de la gare, parking longue durée gratuit le long des trottoirs vers l'ancienne manufacture de tabac transformée en marché de fruits, ainsi que dans les rues alentours. 15 min pour aller à pied jusque vers la gare.
A 100 m de la gare, Albergo Giulia (Juliette) 2 étoiles, dans le même immeuble, Albergo Romeo (3étoiles) et Hôtel Costa (3 étoiles). Chacun à des étages différents. L'Albergo Romeo nous avions déjà été une fois, ce serait plutôt un 2 étoiles... Il y a un ascenseur.
Albergo Giulia, 1er étage, 1 chambre avec bain WC et petit déjeuner à 75 euros. Et en prime, un magnifique plafond d'époque peint dans notre chambre (la 21).
En face de l'hôtel, il y a l'Université de Bari.
Repas de midi dans un restaurant à 100 mètres de l'hôtel à gauche en sortant. Entrée pâtes, plat principal, dessert et boissons = 11 euros par personne.
Petit saut à la gare. Il semble y avoir un bus devant la gare pour aller à l'aéroport de Bari pour 4.5 euros par personne. Sur la place devant la gare, sur la droite en sortant, il y a un kiosque de l'office du tourisme qui, entre autres, vend les billets pour ce bus.
Promenade jusqu'au vieux Bari que nous voulions revoir, et au terminal croisières/ferries à l'arrière.
Le MSC Musica est d'ailleurs à quai et doit repartir à 18 h.
Impossible d'obtenir le ticket du ferry que l'on doit prendre demain. Il faut absolument changer le document internet de réservation le même jour que l'on prend le ferry. Les bureaux des compagnies de ferries sont dans le terminal de croisières (sorte de gros cube bleu). Lorsque l'on arrive avec la voiture, l'entrée n'est pas très bien fléchée, il y a une grille et l'on a l'impression de ne pas avoir le droit d'entrer (Corso Tullio no 3 comme adresse, c'est écrit au dessus de l'entrée).
Nous revenons à pied vers la gare vers 18 h 30, un petit sandwich et retour à l'hôtel.
Départ Genève 7 h 30 par autoroute pour Brigue en Valais et passage du col du Simplon (à 10 h 45 nous étions à Iselle) sans utiliser le ferroutage.
Suite sans prendre l'autoroute jusqu'à Omegna (11 h 45)
Arrêt 1 h pour manger dans un resto self service devant une immense cheminée d'usine sûrement conservée en souvenir d'une ancienne usine (repas avec salade, entrée pâtes, plat principal, légumes, 1 fruit, 1 eau minérale ou ¼ de vin = 8.50 euros par personne)
Puis, longer le lac d'Orta, jusqu'à Novara, puis Pavia, puis Lodi.
16 h 30, hôtel Anelli, 3 étoiles, chambre 115 euros à deux avec petit déjeuner et parking. Il y aurait eu moins cher, l'hôtel Castello 2 étoiles, mais plein.
Tour de la ville à pied, place centrale très belle, église avec fresques et crypte, puis quelques rues piétonnes, place de l'Hôpital, église Saint-François. Très jolie ville et très calme.
1 sandwich et 1 café en route.
2e jour
Après un petit déjeuner copieux (et avec excellent café expresso), départ pour Piacenza, Parma, Modena afin de trouver un hôtel avant Bologne.
Juste avant Piacenza, il y a un grand magasin Auchan, avec station service.
Vers 11 h 30, arrêt sur la route SS9, à Ponte Samoggia, à l'hôtel Samoggia, grande chambre mansardée avec salle de bains, 60 euros la nuit (sans petit déj.). Pas d'ascenseur.
On va ensuite à Anzola à 3 km plus loin. Parking gratuit devant la gare. 1 billet de train pour Bologne = 1.70 euro par personne (billet pour zone 20 km en Emilie Romagne). A prendre à la machine dans l'escalier du quai 1 et à composter au même endroit, sinon à acheter au magasin vendant les journaux en ville près du giratoire avec statue. Le train met 14 min. pour aller à Bologna Centrale. Il part toutes les heures du quai no 2 à 12 h 54, 13 h 54, etc.
Ensuite, repas dans un self service devant la gare.
Pour aller au centre ville, sortir de la gare de train, avancer 100 mètres, on voit la gare routière (bus), tourner alors à droite, via Independenza. Le long de cette rue à gauche a lieu tous les vendredi et samedi un grand marché (et quelques dimanches de l'année aussi). Le marché a lieu toute la journée, pas seulement le matin.
Puis visite à pied du centre ville de Bologne, la place centrale (à 1 km 200 de la gare), le Duomo, les rues à arcades, les 2 tours, dont l'une penche dangereusement, bien apprécié notamment tout le complexe de l'église San Stefano et de ses annexes.
A la gare de Bologne, il y a des consignes pour déposer les bagages, consignes avec du personnel, pas des casiers, de 6 h à 22 h. 4 euros par bagage pour les 5 premières heures, puis tarif dégressif de 60 ct de l'heure et ensuite de 20 ct de l'heure.
Nous sommes repartis de Bologne à 18 h 52 (dernier train possible pour Anzola à 20 h 52). Le train part du quai no 1.
Petit sandwich et café à Anzola et retour à l'hôtel en voiture.
3e jour
Café croissant dans bar à côté de l'hôtel.
Départ vers 7 h 15 pour Forli, Imola, Rimini (grand marché au centre ville le samedi matin), Fano (aussi grand marché), Marotta, Senigalia.
Repas à midi dans le self service du grand magasin (au 1er étage) avant l'entrée de Senigalia. Excellent.
Puis Pesaro et Ancona.
A 14 h, Albergo Italia (2 étoiles) en face de la gare d'Ancona. Chambre double avec bain WC à 55 euros. Simple, propre et calme (donne à l'arrière). Il y a encore 2 autres hôtels 2 étoiles devant la gare sur la droite en sortant et un 3 étoiles.
Devant l'hôtel, parking payant 1.20 euro l'heure, mais l'hôtel délivre un papier (contre 1 euro) permettant de rester 24 heures garé devant sans payer (de 10 h du matin à 10 h le lendemain). Sinon, il y a un parking surveillé sous-terrain à côté certainement plus cher. Le système du papier à déposer dans la voiture semble s'appliquer pour tous les hôtels de la ville.
Dans la gare d'Ancône, consignes apparemment ouvertes 24 h /24, 1 bagage = 3 euros pour 12 heures ou fraction de 12 h, puis ensuite si plus long, il faut repayer 3 euros pour 12 h ou fraction de 12 h quand on vient récupérer les valises. Ce ne sont pas des casiers, mais une consigne avec du personnel.
Il faut entre 30 et 40 minutes à pied depuis la gare pour aller au terminal de croisière ou au départ des ferries. A la gare, il est mentionné que le bus 12 y mène et un guichet pour acheter le billet du bus est fléché. Le bus part je pense devant la gare. En sortant de la gare, tourner à gauche et longer la mer pour arriver au terminal croisières qui est 100 mètres avant le terminal ferries. Apparemment, il faut entrer à la hauteur du terminal ferry pour accéder au terminal croisières.
En face du terminal croisières, mais la rue est au dessus du quai, il y a un parking couvert payant, le parking Traiano.
Dans le terminal ferries, il y a des consignes avec du personnel (pas des casiers). 1 euro par paquet par 24 h pendant les 2 premiers jours, ensuite 2 euros par 24 heures supplémentaires. Il y a aussi à l'étage un restaurant pizzeria.
En sortant à pied du terminal ferries on ne peut que tourner à droite, il y a sur le trottoir un bureau de change, 1 bureau de poste, 1 café. Après env. 100 m, on arrive sur une place. A gauche, il y a un grand théâtre, Théâtre de Muse. Au bas de ce bâtiment, à droite, un bureau de l'office du tourisme qui distribue des plans de la ville. Ensuite, le circuit piétonnier distribué à l'intérieur débute devant l'office du tourisme. Les 3 choses les plus belles à mon avis de ce circuit sont la Loge dei Mercanti, la façade de l'église Santa Maria della Piazza (ces 2 choses sont juste à l'arrière de l'office du tourisme) et le Duomo (fléché « Cattedrale » en brun dans la ville lorsqu'on est en voiture), sur une colline d'où l'on voit les ferries, les bateaux de croisières, etc. On peut aussi monter en voiture au Duomo, sinon à pied, ça monte pas mal (escaliers). WC publics très propres et gratuits en haut de l'escalier à l'arrière du duomo.
A 19 h après pas mal de marche en ville, repas dans la pizzeria Partenopea à côté de l'hôtel, très bonnes pizzas au feu de bois.
4e jour
Petit déjeuner à la gare en face de l'hôtel (le bar de la gare est ouvert dès 4 h 00 paraît-il).
Puis, nous décidons de retourner au Duomo en voiture pour aller voir l'arc de Trajan au dessous. En redescendant du Duomo, il faut s'arrêter au dessus du port et par une passerelle piétonne on peut accéder à l'arc de Trajan qui est presque englobé dans le complexe des ferries... Magnifique au soleil levant. Nous constatons que le Costa Victoria est amarré au terminal des ferries.
Ensuite, nous repartons, toujours par la SS16 direction Pescara (env. 150 km). On n'avance pas vite car beaucoup de villes et villages traversés. Après Pescara, cela avance beaucoup mieux et nous décidons d'aller à Foggia. De Pescara à Foggia = env. 200 km
A midi, avant Vasto, nous nous arrêtons dans un restaurant de poissons au bord de la route.
Vasto est une très jolie station avec belle plage.
Nous arrivons à vers 15 h 30 à Foggia et allons directement à l'hôtel que nous connaissons près de la gare.
Hôtel Venezia, 3 étoiles, 65 euros la chambre pour deux avec salle de bain et petit déjeuner.
Il se met à pleuvoir à verse juste après.
Petite ballade jusqu'à la gare où nous savons pouvoir manger dans un snack.
5e jour
Petit déjeuner à l'hôtel et départ vers 7 h 30.
Route SS16 jusqu'à Barletta, quasi comme une autoroute tout le long.
Arrêt 2 h à Barletta pour revoir la vieille ville. Devant l'entrée du château souabe, il est expliqué qu'il y a plusieurs zones WIFI gratuites en ville et comment procéder pour se connecter.
Puis route côtière via Trani et Molfetta pour arriver à 12 h à Bari. La cathédrale de Trani est superbe.
Nous faisons le plein de la voiture avant d'entrer dans Bari, l'essence étant moins chère en Italie qu'en Grèce (1.39 euro le litre ce jour).
Bari, arrêt avec la voiture via Dante, pas très loin de la gare, parking longue durée gratuit le long des trottoirs vers l'ancienne manufacture de tabac transformée en marché de fruits, ainsi que dans les rues alentours. 15 min pour aller à pied jusque vers la gare.
A 100 m de la gare, Albergo Giulia (Juliette) 2 étoiles, dans le même immeuble, Albergo Romeo (3étoiles) et Hôtel Costa (3 étoiles). Chacun à des étages différents. L'Albergo Romeo nous avions déjà été une fois, ce serait plutôt un 2 étoiles... Il y a un ascenseur.
Albergo Giulia, 1er étage, 1 chambre avec bain WC et petit déjeuner à 75 euros. Et en prime, un magnifique plafond d'époque peint dans notre chambre (la 21).
En face de l'hôtel, il y a l'Université de Bari.
Repas de midi dans un restaurant à 100 mètres de l'hôtel à gauche en sortant. Entrée pâtes, plat principal, dessert et boissons = 11 euros par personne.
Petit saut à la gare. Il semble y avoir un bus devant la gare pour aller à l'aéroport de Bari pour 4.5 euros par personne. Sur la place devant la gare, sur la droite en sortant, il y a un kiosque de l'office du tourisme qui, entre autres, vend les billets pour ce bus.
Promenade jusqu'au vieux Bari que nous voulions revoir, et au terminal croisières/ferries à l'arrière.
Le MSC Musica est d'ailleurs à quai et doit repartir à 18 h.
Impossible d'obtenir le ticket du ferry que l'on doit prendre demain. Il faut absolument changer le document internet de réservation le même jour que l'on prend le ferry. Les bureaux des compagnies de ferries sont dans le terminal de croisières (sorte de gros cube bleu). Lorsque l'on arrive avec la voiture, l'entrée n'est pas très bien fléchée, il y a une grille et l'on a l'impression de ne pas avoir le droit d'entrer (Corso Tullio no 3 comme adresse, c'est écrit au dessus de l'entrée).
Nous revenons à pied vers la gare vers 18 h 30, un petit sandwich et retour à l'hôtel.
Premier fois en Crète: lieux à ne pas rater? English translation pending
Bonjour a toutes et a tous
Avec mon conjoint, nous allons partir cet été en crete, et allons sejourner durant 7 jours a Rethymomn, c'est donc la premiere fois que nous allons en crete, et on est tout excité, a l'idée d"y etre, on voudrai avoir de bon conseils sur les lieux a ne pas rater, nous souhaitons nous consacrer sur la partie ouest de l'ile, et sud, car apparemment le sud est tres typique, mais 7 jours ça passe vite. J'ai déjà lus pas mal de messages, mais je veux encore plus d'avis, ah et aussi une ptite question, on a toujours pas louer de véhicule, on a entendu parler d'autopapas, mais les derniers messages sur ce sujet datent dejà de 2 voir 3 ans, on aurait aimé avoir des avis récents sur cette agence de location, D"autre part on a prévu apres nos 7 jours en crete, de passer 3 jours a santorin, et impossible de savoir ou on peut acheter des billets pour la traversée par ferry boat, Faut-il mieux acheter les billets ????
Merci
Avec mon conjoint, nous allons partir cet été en crete, et allons sejourner durant 7 jours a Rethymomn, c'est donc la premiere fois que nous allons en crete, et on est tout excité, a l'idée d"y etre, on voudrai avoir de bon conseils sur les lieux a ne pas rater, nous souhaitons nous consacrer sur la partie ouest de l'ile, et sud, car apparemment le sud est tres typique, mais 7 jours ça passe vite. J'ai déjà lus pas mal de messages, mais je veux encore plus d'avis, ah et aussi une ptite question, on a toujours pas louer de véhicule, on a entendu parler d'autopapas, mais les derniers messages sur ce sujet datent dejà de 2 voir 3 ans, on aurait aimé avoir des avis récents sur cette agence de location, D"autre part on a prévu apres nos 7 jours en crete, de passer 3 jours a santorin, et impossible de savoir ou on peut acheter des billets pour la traversée par ferry boat, Faut-il mieux acheter les billets ????
Merci
Toutes les compagnies aériennes philippines mises sous liste noire de l'Union européenne English translation pending
Je suis surpris et perplexe mais juste pour info; toutes les compagnies sont concernées; Philippines airlines, cebu pacific, Seair, zest air...la liste noire vient d'être mise à jour aujourd'hui avec ajout de toutes les compagnies des Philippines et du Soudan.
Voilà juste pour infos car je reste perplexe. Vu que c'est souvent le seul moyen de se déplacer dans l'archipel🤪
J'espère que celà n'aura pas trop de répercussions sur le tourisme venant d'Europe.
Demande de circuit en camping-car en Ecosse et Irlande English translation pending
Bonjour à tous
Nous partons ma femme et deux enfants 5 ans et 2 ans en camping car, au mois de mai prochain pour une durée de 6 semaines soit deux semaines en Ecosse et le reste en Irlande (irlande que nous connaissons un peu) j'aurai voulu savoir si quelqu'un pourrait me donner un itinéraire sympa et quelques occasions de pêcher en Ecosse si possible. Aussi quelques PUB'S car jouant de l accordeon diatonique et amoureux de cornemuses.
Je vous en remercie et vous dit à trés bientôt.
Thierry sud de la France (Diato)
Quinze jours dans les Cyclades en mai English translation pending
Bonjour tout le monde
Je suis en pleine préparation de mon voyage de noces au mois de mai et nous avons choisi les cyclades .. pour 15jours avec un depart vers le 2mai
Que pouvez vous me conseillez? Pensez vous qu'il faille prévoir une escale sur le continent? Nous voulons un peu de farniente évidemment mais aussi du "culturel"
De plus nous redoutons la communication car ni moi ni mon ami ne maitrisons l'anglais et encore moins le grec.
Merci pour vos réponses
Je suis en pleine préparation de mon voyage de noces au mois de mai et nous avons choisi les cyclades .. pour 15jours avec un depart vers le 2mai
Que pouvez vous me conseillez? Pensez vous qu'il faille prévoir une escale sur le continent? Nous voulons un peu de farniente évidemment mais aussi du "culturel"
De plus nous redoutons la communication car ni moi ni mon ami ne maitrisons l'anglais et encore moins le grec.
Merci pour vos réponses
Voyage familiale de trois semaines cet été en Grèce English translation pending
Bonjour,
Nous voulons faire un séjour itinérant de trois semaines cet été avec nos trois enfants (18, 12 et 9 ans). Qui pourrait nous indiquer des locations (une semaine dans le péloponése, une semaine sur une ile et une semaine sur une autre ile) dans des endroits tranquilles (est ce possible ?) ainsi qu'un moyen de location de voitures sur ces trois lieux ? Si vous avez d'autres suggestions que Péloponése et deux îles, nous sommes preneurs. Idem pour les moyens de locomotion (peut être avez vous de meilleurs idées que la voiture ?). Merci à tous.
Nous ne connaissons pas la Grèce, les sites adaptés pour une visite familiale sans être submergés de tourisme, et les possibilités de location. 😏
Nous voulons faire un séjour itinérant de trois semaines cet été avec nos trois enfants (18, 12 et 9 ans). Qui pourrait nous indiquer des locations (une semaine dans le péloponése, une semaine sur une ile et une semaine sur une autre ile) dans des endroits tranquilles (est ce possible ?) ainsi qu'un moyen de location de voitures sur ces trois lieux ? Si vous avez d'autres suggestions que Péloponése et deux îles, nous sommes preneurs. Idem pour les moyens de locomotion (peut être avez vous de meilleurs idées que la voiture ?). Merci à tous.
Nous ne connaissons pas la Grèce, les sites adaptés pour une visite familiale sans être submergés de tourisme, et les possibilités de location. 😏
Passer au Chili depuis Ushuaïa? English translation pending
Bonjour,
Nous préparons un petit voyage en Patagonie pour le mois de mai et notre circuit s'arrête à... Ushuaia!!
En effet, il n'y a pratiquement pas d'avions pour passer au Chili, à Puntas Arenas ou Puerto Natales, concrètement....Comment font les voyageurs? en bus, en bateau?C'est tellement loin de tout!
Mon mari fait grise mine et commence à vouloir rayer Ushuaia de notre séjour, ce à quoi je ne suis absolument pas disposée! A l'aide!
Voyage camping-car en Grèce au mois de juillet 2010 English translation pending
Nous projetons de faire un périple en camping car en juillet 2010. Beaucoup de points ?
Comme:où prendre le bateau ? faut'il le réserver?
peux t'on dormir à la belle étoile?
prix du gazole et de la vie ?
le site a ne PAS manquer ?
peux t'on faire le plein d'eau partout ?
Merci de nous aider à préparer notre voyage pour qu'il reste inoubliable.
Visite de quelques jours sur Hong Kong et Macao English translation pending
Bonjour,
Nous sommes présentement à préparer un voyage vers Hong Kong et Macao.
Par contre n'ayant jamais visité ces régions nous sommes un peu perdu 😠
Au départ nous avions pensé d'aller seulement à Macao pour 5 ou 6 jours mais plusieurs personnes nous ont conseillé de visité Hong Kong. Nous avons donc changé nos plans.
Nous pensons donc resté 3-4 jours à Hong Kong et 2 jours à Macao.
Nos questions sont les suivantes.
1) Depuis l'aéroport de Hong Kong est-ce plus facile d'aller visiter Macao en premier et de terminé notre voyage à Hong kong ou alors faire l'inverse ? Ou alors ça ne change rien de le faire d'un côté ou de l'autre côté transport et facilité ?
2) Pour ce qui est du passage à la douane , est-ce qu'on doit passer une douane à Hong Kong et une à Macao ? J'ai lu que les citoyens de certain pays doivent avoir des visas ou truc du genre. Est-ce applicable au Canadien ?
3) Si vous avez des conseils sur un choix d'hôtel à Hong Kong et ou il y aurait le plus de choses à visiter près de l'hôtel ? ( Nous avons pensé débourser environ 80-120$ CAN / nuit pour un hôtel ) Est-ce trop cher ou trop peu pour avoir un hôtel avec une belle vue sur Hong Kong ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Nous sommes présentement à préparer un voyage vers Hong Kong et Macao.
Par contre n'ayant jamais visité ces régions nous sommes un peu perdu 😠
Au départ nous avions pensé d'aller seulement à Macao pour 5 ou 6 jours mais plusieurs personnes nous ont conseillé de visité Hong Kong. Nous avons donc changé nos plans.
Nous pensons donc resté 3-4 jours à Hong Kong et 2 jours à Macao.
Nos questions sont les suivantes.
1) Depuis l'aéroport de Hong Kong est-ce plus facile d'aller visiter Macao en premier et de terminé notre voyage à Hong kong ou alors faire l'inverse ? Ou alors ça ne change rien de le faire d'un côté ou de l'autre côté transport et facilité ?
2) Pour ce qui est du passage à la douane , est-ce qu'on doit passer une douane à Hong Kong et une à Macao ? J'ai lu que les citoyens de certain pays doivent avoir des visas ou truc du genre. Est-ce applicable au Canadien ?
3) Si vous avez des conseils sur un choix d'hôtel à Hong Kong et ou il y aurait le plus de choses à visiter près de l'hôtel ? ( Nous avons pensé débourser environ 80-120$ CAN / nuit pour un hôtel ) Est-ce trop cher ou trop peu pour avoir un hôtel avec une belle vue sur Hong Kong ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Itinéraire intéressant du Caire vers Pétra en Jordanie? English translation pending
Bonjour à tous
Je désire me rendre depuis le Caire à Pétra en Jordanie, la 2ème quinzaine de février. Mais je suis allée il y a 2 ans en Syrie, alors est ce que c'est problèmatique ? et par ailleurs, qui peut me donner un intinéraire intéressant ? Merci pour votre réponse
Je désire me rendre depuis le Caire à Pétra en Jordanie, la 2ème quinzaine de février. Mais je suis allée il y a 2 ans en Syrie, alors est ce que c'est problèmatique ? et par ailleurs, qui peut me donner un intinéraire intéressant ? Merci pour votre réponse
Douches écossaises, automne 2009 English translation pending
Le récit en images : clic
Je vous préviens, ça mouille! Texte seul : Présentation Après avoir goûté aux magnifiques lumières automnales irlandaises il y a 1 an, nous avions envie de retrouver ces ambiances si particulières de ces pays où chaque rayon de soleil crée le spectacle. J’avais déjà parcouru l’Ecosse il y a 25 ans, et il avait fait-en juillet- un temps pourri ! Il a donc fallu que s’écoule un quart de siècle avant que je décide de retenter l’aventure écossaise. Franchement téméraire, je décidai d’y aller à la Toussaint. J’espérais voir s’y succéder les dépressions accompagnées de beau ciels de traîne. Hélas, notre voyage –trop court-(1 semaine) coïncida parfaitement avec une seule et même dépression, obstinément cramponnée aux Highlands. Souvenirs… souvenirs… Heureusement nous étions loin de la 2CV de l’époque puisque nous avions choisi d’y aller en camping car : confort douillet assuré quelque soit le temps ! Ça valait mieux !
Cap sur les Highlands Après une traversée agréable et très calme au départ d’Ijmuiden (près d’Amsterdam) la côte britannique apparait sous le soleil matinal.
Je ne me fais pas trop d’illusions car la météo consultée une dernière fois juste avant de partir n’est pas folichonne, carrément glauque même. Mais ne dit-on pas que le temps change très vite sur cette région ouest de l’Europe ?
Tiens un avion ! C’est sûr ça va plus vite mais ça n’a pas le même charme que le bateau même si tous ces gros ferries ressemblent plutôt à des boîtes à chaussures. Quel confort en tout cas par rapport à l’avion !
L’arrivée dans le port est agréable, je m’attendais à un gros port industriel mais en fait nous longeons un petit port de pêche et d’anciens docks reconvertis en lofts. Belle lumière matinale, profitons…
Cap sur l’Ecosse non sans avoir fait quelques courses de produits frais et acheté des livres anglaises (les livres écossaises sont je crois mal acceptées plus au sud). La £ est dans les choux en ce moment (1£ = 1, 09 euro) si bien que la vie ne nous parait pas chère du tout, on n’en revient pas !
Très vite le soleil disparait et c’est sous une épaisse couche de nuages que nous arrivons à Glen Etieve. La végétation est automnale, mélange de fougères roussies, de bruyères fleuries de pourpre, de sapins vert sombre et de mélèzes jaune vif. Ah ! Avec un rayon de soleil ce serait flamboyant…
La rivière est gonflée par la pluie, roulant des eaux brunes couleur de tourbe. Quelques courageux terminent leur journée de kayak, absolument indifférents aux intempéries…
Nous croisons des biches, pas craintives du tout et pour cause, elles se sont échappées d’un élevage tout proche ! Nous avons aussi (plus au sud) croisé des dizaines de faisans, sans doute issus d’élevage et relâchés pour la chasse. Les routes sont jonchées d’oiseaux écrabouillés. Dans chaque champ : plusieurs faisans. Quelle gloire et quel plaisir peut-il y avoir à chasser des oiseaux débilités par un élevage en captivité et que l’on croise à tous les coins de champs ? Mystère…
Nuit tranquille bercés par la rivière et la pluie qui tambourine sur le toit (j’adore !)
De Glencoe vers l'île de Skye Il pleut…
Nous traversons la (certainement) magnifique vallée de Glencoe avant de continuer la route jusqu’à la côte en face de l’île de Skye car j’y ai repéré une randonnée qui longe la mer. Inutile de se balader en montagne par ce temps, on n’y verrait rien !
Nous déjeunons tranquillement sous les bourrasques puis j’annonce aux enfants qu’il est temps de se préparer pour la randonnée. Ils croient d’abord à une plaisanterie : « -T’as vu le temps ? - Et alors ? Comment font les Ecossais ? S’il leur fallait attendre le grand beau temps pour se balader ils ne mettraient jamais le nez dehors, pas vrai ? Au même moment arrive une voiture dont les occupants s’extraient, enfilent des grosses bottes en caoutchouc, des vêtements de pluie et s’éloignent en devisant tranquillement. La routine quoi… - Là ! Vous voyez bien ? On n’est pas en sucre et on est bien équipés. Allez zou ! »
Alors que nous quittons les dernières maisons du village de Corran, un petit chat qui rentre chez lui précipitamment se ravise, revient sur ses pa(tte)s et vient chercher des caresses. Ces animaux doivent avoir un 6ème sens pour deviner que nous sommes des gagas des chats.
Bref, elle (c’est une chatte que nous baptisons « Nessie » very original isn’t !) décide de venir se promener avec nous. Et nous voilà partis sur un ancien sentier côtier, régulièrement transformé en ruisseau vu le temps.
La bestiole au poil tout ébouriffé nous suit vaillamment, franchissant flaques et grandes touffes d'herbe mouillée avec un flegme très écossais.
Nous sautons quelques ruisselets en crue, elle aussi ! Elle nous épate !
On voit bien qu’elle commence à fatiguer mais elle ne veut pas être portée… Finalement un torrent dans lequel je me vautre lamentablement en dérapant sur une pierre rendue glissante par les embruns salés nous décide à faire demi-tour, au grand soulagement des enfants inquiets pour la chatte. Elle ne veut pas nous laisser mais finit par rejoindre sa maison, épuisée par l’aventure (5 km sous la flotte et dans les flaques). J’en connais une qui va bien dormir. J’en connais aussi qui vont encore traiter leur chat de flemmard sans soupçonner la double vie que ces animaux peuvent mener. Finalement cette petite chatte aura été une excellente ambassadrice de la nature écossaise et voilà les enfants réconciliés avec la pluie !
En route maintenant pour l’île de Skye que nous atteignons après avoir franchi un beau pont, maintenant gratuit (après une « révolte » des îliens) La nuit tombe lentement mais sûrement et nous peinons à trouver un coin pour la nuit car je me suis carrément trompée de péninsule . Au lieu de dormir tranquillement sur le parking de la rando du lendemain il nous faut trouver un coin dans un endroit moins propice. Bref, on y arrive… Soirée crêpes au programme ! Vu le vent qui souffle vers les maisons voisines, je pense qu’on a du en allécher quelques-uns ! Ah ces Français et la bouffe ! Je les entends d’ici malgré le vent et la pluie qui redoublent…
Skye : Oronsay Island Oronsay signifie « île accessible à marée basse » et du coup il y en a plusieurs en Ecosse ! Celle-ci se situe sur la côte ouest de Skye. Il faut marcher un peu dans une prairie avant de découvrir cette curieuse petite île, assez accidentée, recouverte d’une verte pelouse tondue de près et bordée de sombres falaises noires. Elles sont saupoudrées de nombreuses traces blanches, preuve de la présence d’oiseaux que nous ne verrons pas. Pas fous, ils ont migré vers le sud. Seuls quelques goélands traînent encore dans le coin. On y accède par un isthme accessible uniquement à marée basse.
La température est très douce mais ça souffffle !
On a droit à un fugace rayon de soleil…
Petite maison solitaire au loin...
Pas de pluie pour cette balade !
Malgré le plafond nuageux toujours très bas, on décide d’aller dans les Cuillins, au sud de Skye car ces montagnes ont une réputation de beauté sauvage. Skye : Cuillins Mountains Bon ben… pour l’instant on ne voit pas grand-chose. On se gare sur le parking de la rando des « Fairy Pools » (indiqué) Il y a pas mal de monde. Certains s’arrêtent juste pour une photo, d’autres partent se balader sous la flotte. On déjeune et on y va aussi : la randonnée décrit une boucle dans la vallée, longeant de nombreuses cascades et des pools dont le fond, malgré le temps est (presque) turquoise. Il faut franchir pas mal de ruisseaux, tous +/- en crue mais on y arrive sans se mouiller.
Nos bâtons de randonnée nous aident bien, car tout est sploutch et glissant !
La balade ne soulève pas l’enthousiasme de Fred et des enfants : il faut dire que du départ on voit toute la rando. Moi, j’ai bien aimé mais il faut dire que j’ai toujours aimé me balader sous la flotte et là on est servi ! C’est là qu’Arnaud, dégoulinant, nous a demandé : « Pourquoi on ne va jamais…. chépamoi… en Guadeloupe tiens par exemple ! » Bah oui tiens c’est vrai ça ! Ici au moins, pas de risque de coup de soleil ! On ne devine qu’une partie du paysage, tout est roux-gris mais non sans charme.
On décide de passer la nuit sur ce petit parking, la vue est belle même bouchée et on est à l’abri du vent.
Le lendemain de bonne heure nous roulons quelques km vers le sud pour aller au bout de la route à Bualintur.
En arrivant dans le village nous croisons 2 hommes habillés de rouge et tout harnachés qui quittent à grand pas le poste de secours. Quelques minutes après un hélicoptère survole le parking de la plage et disparait derrière les montagnes. Une voiture y est garée avec ce petit mot apposé par les secouristes « Quand vous rentrerez passez nous prévenir que vous êtes sains et saufs. Merci ! Security PC boy.»
Des randonneurs ont donc passé la nuit dans la montagne, les sauveteurs profitent d’une accalmie relative pour tenter de les retrouver. C’est pas gagné car nous avons remarqué que la plupart des randonneurs (nous les premiers) étaient habillés de couleurs sombres car le terrain est très salissant. Espérons qu’il s’agit simplement de randonneurs qui ont prévu de bivouaquer sans avoir prévenu le poste de secours avant (ça ne me serait d’ailleurs pas forcément venu non plus à l’idée, bien que je me souviens avoir souvent vu en Norvège des mots dans les voitures garées au départ des randos indiquant la date prévue du retour) Pour les amateurs, il semble y avoir une belle rando au départ de cet endroit : Coire Lagan
Comme le temps parait un peu moins bouché, nous en profitons pour filer un peu au nord de Portree, toujours sur l’île de Skye, pour aller voir de plus près Old Man of Storr.
En route nous croisons quelques vachapoils, que j’adore !
Un dernier regard sur les Cuillins…
Skye : Old Man of Storr Il fait (presque) beau, du moins il ne pleut pas. Quand nous arrivons vers 9h30 sur le parking, il est déjà presque plein ! Nous sommes vraiment surpris par le nombre de randonneurs en Ecosse ! En été et par beau temps, serait-ce la foule ? La plupart se contente de monter jusqu’aux monolithes de Old Man of Storr. Presque tous les Ecossais qui font de la photo se promènent avec un pied.
Il faut dire que la luminosité est vraiment parfois très basse et il nous est arrivé en plein midi de nous croire au crépuscule. C’est vraiment surprenant. Nous ne sommes pourtant qu’à la latitude du Danemark mais les nuages sont vraiment épais et le sol souvent recouvert de fougères rousses est très sombre, de même que la roche, presque toujours noire.
La vue sur le Sound of Raasay est très belle.
Nous montons au-dessus des monolithes pour faire une grande boucle autour du Storr .
A plusieurs reprises, je rate un fugace rayon de soleil. Le temps d’ôter le bouchon de l’appareil, c’est trop tard !!
Il y a un vent incroyable et Fred et les enfants doivent me protéger en faisant « paravent » afin que les photos ne soient pas bougées. Plus loin nous surplombons toute la partie nord de Skye, avec un vrai rayon de soleil en plus !
Ensuite il nous faut monter vers le sommet du Storr avec le vent dans le nez, ouf !
Nous sommes récompensés par un rayon de soleil mystique sur un lac situé vers le nord.
La descente ne serait pas facile à trouver sans GPS, très raide, pratiquement dans le lit d’un ruisseau et c’est le moment que choisit la pluie pour réapparaître, en bourrasques.
La balade se termine, le Storr a disparu dans les nuages mais on en a bien profité ! C’était vraiment magnifique ! La météo prévoyant bientôt une tempête de force 10 sur la côte ouest, nous choisissons de nous replier vers l’intérieur des terres et le Loch Affric. En chemin nous nous arrêtons au château d’Eilean Donan, qui vient de fermer depuis 11 minutes ! Horaires d’hiver… Raté !
Il fait nuit quand nous arrivons au parking près du Loch Affric. Nous le découvrirons demain. Ah oui, au fait, il a plus toute l’après-midi…
Glen Affric Le ciel est très bas ce matin si bien que nous abandonnons l’idée de faire le tour du lac (18 km tout de même) Nous nous contentons d’une jolie petite balade de quelques km nommée « river walk », indiquée au départ du parking. Sympa mais pas grandiose, faut dire qu’on ne voit toujours pas les montagnes…
Belles couleurs d’automne.
Ciel tragique avec ces vieux pins calédoniens…
Vu le temps, on va essayer de faire un peu de « culturel ». En route vers Cawdor Castle à l’est d’Inverness : nous longeons le Loch Ness qui n'a rien de particulier si ce n'est que nous le voyons avec un rayon de soleil...Bon... le château est fermé!
Rabattons-nous alors sur le Highland Folk Museum de Newtonmore : ouvert, gratuit et très sympathique.
On y passe une paire d’heures avant de grimper vers les Cairngorm Mountains où nous passerons la nuit, sur un parking un peu en contrebas du funiculaire, heureusement bien abrité du vent qui souffle toujours en tempête. Malgré le temps tous les parkings de départ de rando sont remplis de voitures. Pourtant ce ne sont pas les vacances scolaires ici : on a croisé en traversant les villages plein d’écoliers en uniforme.
Cairngorm Mountains Nous sommes dans un parc national. Il y a un poste de rangers avec la météo et moult avertissements à propos de la météo qui peut se dégrader très vite…
Le sentier est royal, c’est le grand luxe et nous partons à flanc de montagne vers le sud. On a une belle vue sur les collines au loin, qui sont … au soleil.
Faut dire que les Cairngorm accrochent les nuages et protègent les collines sous le vent.
Nous découvrons une partie du massif qui a l’air très sauvage avec des vallées très profondes !
Je n’aimerais pas m’y perdre. Il semble y avoir des sentiers de randonnées qui permettent de le traverser en plusieurs jours. Ce doit être magnifique !
Nous n’avons pas de carte et bien qu’une boucle paraisse possible, le terrain très accidenté et la météo nous font renoncer.
Au retour on croise pas mal de randonneurs lourdement chargés, visiblement équipés pour bivouaquer. J’espère qu’ils ont de bonnes tentes ! Aucune route ne pénètre vraiment le massif. Nous décidons d’aller voir à quoi il ressemble côté est et partons donc sur la route A939 en descendant vers le sud jusque Braemar.
Route A 939 Très belle route, d’autant que le temps s’améliore.
Le relief est plus doux de ce côté.
Petit (gros) pincement au cœur quand on voit comme tout s’illumine avec un peu de soleil !
Nous passons la nuit sur une petite route à l’est de Braemar avec une belle vue sur une rivière en crue au fond de la vallée.
Edinburgh Nous sommes dimanche 01/11 et Fred doit prendre l’avion vers 15h car il retravaille demain. Direction Edinburgh en continuant sur la même route, toujours aussi agréable. Nous pensions en profiter pour visiter Edinburgh mais une fois le repas de midi avalé, une douce torpeur nous envahit et seul Fred a le courage de se lancer dans l’exploration de la ville sous des trombes (le mot n’est pas trop fort !) d’eau. Il rentre trempé (le coquet n’a pas voulu mettre son pantalon de pluie pour aller en ville), se change et nous le déposons à l’aéroport. Nous reprenons le bateau dans 24h.
A l'est d'Edinburgh Je décide d’aller voir comment est la mer car l’avis de force 10 signalé par mon père il y a qq jours ne me rassure pas pour la traversée. J’envisage un moment de passer par le tunnel mais la route est longue et pénible jusque Dover. Un SMS me rassure : force 5-6 seulement, ouf ! En route vers la côte, j’avise un panneau indiquant le Musée National de l’Air. Let’s go ! Il se situe sur une ancienne base aérienne et il faut marcher de hangar en hangar pour le visiter. C’est la 1ère fois qu’on s’équipe de chaussures de marche et de vêtements de pluie haut et bas pour visiter un musée !
On a pu visiter un concorde et voir plein de vieux coucous et s’amuser avec des animations didactiques. Bonne surprise ce musée.
Nuit tranquille un peu plus loin. On continue par le chemin des écoliers vers le sud.
Curieux phare dirigé vers la côte. Il font tout à l'envers ces british!
2ème bonne surprise en découvrant (grâce à la signalisation routière qui indique les sites touristiques, très bien faite) le site de St Abbs head où nous faisons une jolie balade sous le soleil. Voilà une entrée de port qui se mérite!
Ici la roche est rouge, ornée de lichen jaune vif, le tout sous le soleil!
Incroyable effet de soufflerie dans ce petit vallon...
Encore un endroit où il doit y avoir plein d’oiseaux, mais pas en ce moment !
Plus loin nous découvrons un petit phare et sa grosse corne de brume.
C’est la seule rando (5 km) effectuée sans les pantalons de pluie !
Après ce bon bol d’air nous regagnons Newcastle et le bateau appareille vers 17h, arrivée à Amsterdam le lendemain à 9h30 pétantes, traversée à peine agitée (juste ce qu’il faut pour savoir qu’on est bien dans un bateau) et route sans histoire jusqu’à Nancy. Carnet pratique Y aller Il y a aussi un ferry qui va de Zeebruge à Edinburgh, à priori plus pratique donc mais les jours de traversées ne nous convenaient pas. Nous avons agréablement voyagé avec la Cie DFDS de Ijmuiden près d'Amsterdam à Newcastle : 1 camping car de moins de 7m + 5 personnes aller, 4 au retour : 750 euros. La traversée dure 15h30.
Au retour Fred a pris un vol Easyjet Edinburgh-Paris CDG pour 75 euro puis le TGV pour Nancy.
Parcours Les journées sont courtes fin octobre, les routes vraiment pas rapides, je ne voulais pas que nous passions nos journées à rouler, aussi nous sommes-nous limités à l’ouest de l’Ecosse. Avec plus de temps nous serions aussi montés plus au nord mais il a fallu faire des choix. Nous avons parcouru environ 1500 km en Ecosse.
Les routes : On roule à G, elles sont souvent étroites, tortueuses. Il y a peu d’autoroutes mais des nationales hyperdangereuses dans leur conception mais heureusement les Ecossais sont prudents et fair play. Chez nous ce serait l’hécatombe !
Randonnées Pour préparer les rando j’ai abondamment pioché dans ce site très complet : http://www.walkhighlands.co.uk/
Vestes et pantalons de pluie indispensables. Les enfants qui avaient des chaussures goretex quasi neuves ont gardé les pieds au sec, pas les adultes qui avaient des chaussures plus usées. Bâtons de marche très très utiles. Après ma gamelle dans la rivière de la 1ère randonnée, ils ne nous ont plus quittés. Quasi pas de balisage donc GPS et/ou carte utiles.
Une envie Y retourner avec du beau temps : guetter un bon créneau météo et sauter dans un avion ! Impossible pour nous hélas…
Un fantasme Voir les Highlands sous la neige avec du soleil ! On peut rêver non ?
Je vous préviens, ça mouille! Texte seul : Présentation Après avoir goûté aux magnifiques lumières automnales irlandaises il y a 1 an, nous avions envie de retrouver ces ambiances si particulières de ces pays où chaque rayon de soleil crée le spectacle. J’avais déjà parcouru l’Ecosse il y a 25 ans, et il avait fait-en juillet- un temps pourri ! Il a donc fallu que s’écoule un quart de siècle avant que je décide de retenter l’aventure écossaise. Franchement téméraire, je décidai d’y aller à la Toussaint. J’espérais voir s’y succéder les dépressions accompagnées de beau ciels de traîne. Hélas, notre voyage –trop court-(1 semaine) coïncida parfaitement avec une seule et même dépression, obstinément cramponnée aux Highlands. Souvenirs… souvenirs… Heureusement nous étions loin de la 2CV de l’époque puisque nous avions choisi d’y aller en camping car : confort douillet assuré quelque soit le temps ! Ça valait mieux !
Cap sur les Highlands Après une traversée agréable et très calme au départ d’Ijmuiden (près d’Amsterdam) la côte britannique apparait sous le soleil matinal.
Je ne me fais pas trop d’illusions car la météo consultée une dernière fois juste avant de partir n’est pas folichonne, carrément glauque même. Mais ne dit-on pas que le temps change très vite sur cette région ouest de l’Europe ?
Tiens un avion ! C’est sûr ça va plus vite mais ça n’a pas le même charme que le bateau même si tous ces gros ferries ressemblent plutôt à des boîtes à chaussures. Quel confort en tout cas par rapport à l’avion !
L’arrivée dans le port est agréable, je m’attendais à un gros port industriel mais en fait nous longeons un petit port de pêche et d’anciens docks reconvertis en lofts. Belle lumière matinale, profitons…
Cap sur l’Ecosse non sans avoir fait quelques courses de produits frais et acheté des livres anglaises (les livres écossaises sont je crois mal acceptées plus au sud). La £ est dans les choux en ce moment (1£ = 1, 09 euro) si bien que la vie ne nous parait pas chère du tout, on n’en revient pas !
Très vite le soleil disparait et c’est sous une épaisse couche de nuages que nous arrivons à Glen Etieve. La végétation est automnale, mélange de fougères roussies, de bruyères fleuries de pourpre, de sapins vert sombre et de mélèzes jaune vif. Ah ! Avec un rayon de soleil ce serait flamboyant…
La rivière est gonflée par la pluie, roulant des eaux brunes couleur de tourbe. Quelques courageux terminent leur journée de kayak, absolument indifférents aux intempéries…
Nous croisons des biches, pas craintives du tout et pour cause, elles se sont échappées d’un élevage tout proche ! Nous avons aussi (plus au sud) croisé des dizaines de faisans, sans doute issus d’élevage et relâchés pour la chasse. Les routes sont jonchées d’oiseaux écrabouillés. Dans chaque champ : plusieurs faisans. Quelle gloire et quel plaisir peut-il y avoir à chasser des oiseaux débilités par un élevage en captivité et que l’on croise à tous les coins de champs ? Mystère…
Nuit tranquille bercés par la rivière et la pluie qui tambourine sur le toit (j’adore !)
De Glencoe vers l'île de Skye Il pleut…
Nous traversons la (certainement) magnifique vallée de Glencoe avant de continuer la route jusqu’à la côte en face de l’île de Skye car j’y ai repéré une randonnée qui longe la mer. Inutile de se balader en montagne par ce temps, on n’y verrait rien !
Nous déjeunons tranquillement sous les bourrasques puis j’annonce aux enfants qu’il est temps de se préparer pour la randonnée. Ils croient d’abord à une plaisanterie : « -T’as vu le temps ? - Et alors ? Comment font les Ecossais ? S’il leur fallait attendre le grand beau temps pour se balader ils ne mettraient jamais le nez dehors, pas vrai ? Au même moment arrive une voiture dont les occupants s’extraient, enfilent des grosses bottes en caoutchouc, des vêtements de pluie et s’éloignent en devisant tranquillement. La routine quoi… - Là ! Vous voyez bien ? On n’est pas en sucre et on est bien équipés. Allez zou ! »
Alors que nous quittons les dernières maisons du village de Corran, un petit chat qui rentre chez lui précipitamment se ravise, revient sur ses pa(tte)s et vient chercher des caresses. Ces animaux doivent avoir un 6ème sens pour deviner que nous sommes des gagas des chats.
Bref, elle (c’est une chatte que nous baptisons « Nessie » very original isn’t !) décide de venir se promener avec nous. Et nous voilà partis sur un ancien sentier côtier, régulièrement transformé en ruisseau vu le temps.
La bestiole au poil tout ébouriffé nous suit vaillamment, franchissant flaques et grandes touffes d'herbe mouillée avec un flegme très écossais.
Nous sautons quelques ruisselets en crue, elle aussi ! Elle nous épate !
On voit bien qu’elle commence à fatiguer mais elle ne veut pas être portée… Finalement un torrent dans lequel je me vautre lamentablement en dérapant sur une pierre rendue glissante par les embruns salés nous décide à faire demi-tour, au grand soulagement des enfants inquiets pour la chatte. Elle ne veut pas nous laisser mais finit par rejoindre sa maison, épuisée par l’aventure (5 km sous la flotte et dans les flaques). J’en connais une qui va bien dormir. J’en connais aussi qui vont encore traiter leur chat de flemmard sans soupçonner la double vie que ces animaux peuvent mener. Finalement cette petite chatte aura été une excellente ambassadrice de la nature écossaise et voilà les enfants réconciliés avec la pluie !
En route maintenant pour l’île de Skye que nous atteignons après avoir franchi un beau pont, maintenant gratuit (après une « révolte » des îliens) La nuit tombe lentement mais sûrement et nous peinons à trouver un coin pour la nuit car je me suis carrément trompée de péninsule . Au lieu de dormir tranquillement sur le parking de la rando du lendemain il nous faut trouver un coin dans un endroit moins propice. Bref, on y arrive… Soirée crêpes au programme ! Vu le vent qui souffle vers les maisons voisines, je pense qu’on a du en allécher quelques-uns ! Ah ces Français et la bouffe ! Je les entends d’ici malgré le vent et la pluie qui redoublent…
Skye : Oronsay Island Oronsay signifie « île accessible à marée basse » et du coup il y en a plusieurs en Ecosse ! Celle-ci se situe sur la côte ouest de Skye. Il faut marcher un peu dans une prairie avant de découvrir cette curieuse petite île, assez accidentée, recouverte d’une verte pelouse tondue de près et bordée de sombres falaises noires. Elles sont saupoudrées de nombreuses traces blanches, preuve de la présence d’oiseaux que nous ne verrons pas. Pas fous, ils ont migré vers le sud. Seuls quelques goélands traînent encore dans le coin. On y accède par un isthme accessible uniquement à marée basse.
La température est très douce mais ça souffffle !
On a droit à un fugace rayon de soleil…
Petite maison solitaire au loin...
Pas de pluie pour cette balade !
Malgré le plafond nuageux toujours très bas, on décide d’aller dans les Cuillins, au sud de Skye car ces montagnes ont une réputation de beauté sauvage. Skye : Cuillins Mountains Bon ben… pour l’instant on ne voit pas grand-chose. On se gare sur le parking de la rando des « Fairy Pools » (indiqué) Il y a pas mal de monde. Certains s’arrêtent juste pour une photo, d’autres partent se balader sous la flotte. On déjeune et on y va aussi : la randonnée décrit une boucle dans la vallée, longeant de nombreuses cascades et des pools dont le fond, malgré le temps est (presque) turquoise. Il faut franchir pas mal de ruisseaux, tous +/- en crue mais on y arrive sans se mouiller.
Nos bâtons de randonnée nous aident bien, car tout est sploutch et glissant !
La balade ne soulève pas l’enthousiasme de Fred et des enfants : il faut dire que du départ on voit toute la rando. Moi, j’ai bien aimé mais il faut dire que j’ai toujours aimé me balader sous la flotte et là on est servi ! C’est là qu’Arnaud, dégoulinant, nous a demandé : « Pourquoi on ne va jamais…. chépamoi… en Guadeloupe tiens par exemple ! » Bah oui tiens c’est vrai ça ! Ici au moins, pas de risque de coup de soleil ! On ne devine qu’une partie du paysage, tout est roux-gris mais non sans charme.
On décide de passer la nuit sur ce petit parking, la vue est belle même bouchée et on est à l’abri du vent.
Le lendemain de bonne heure nous roulons quelques km vers le sud pour aller au bout de la route à Bualintur.
En arrivant dans le village nous croisons 2 hommes habillés de rouge et tout harnachés qui quittent à grand pas le poste de secours. Quelques minutes après un hélicoptère survole le parking de la plage et disparait derrière les montagnes. Une voiture y est garée avec ce petit mot apposé par les secouristes « Quand vous rentrerez passez nous prévenir que vous êtes sains et saufs. Merci ! Security PC boy.»
Des randonneurs ont donc passé la nuit dans la montagne, les sauveteurs profitent d’une accalmie relative pour tenter de les retrouver. C’est pas gagné car nous avons remarqué que la plupart des randonneurs (nous les premiers) étaient habillés de couleurs sombres car le terrain est très salissant. Espérons qu’il s’agit simplement de randonneurs qui ont prévu de bivouaquer sans avoir prévenu le poste de secours avant (ça ne me serait d’ailleurs pas forcément venu non plus à l’idée, bien que je me souviens avoir souvent vu en Norvège des mots dans les voitures garées au départ des randos indiquant la date prévue du retour) Pour les amateurs, il semble y avoir une belle rando au départ de cet endroit : Coire Lagan
Comme le temps parait un peu moins bouché, nous en profitons pour filer un peu au nord de Portree, toujours sur l’île de Skye, pour aller voir de plus près Old Man of Storr.
En route nous croisons quelques vachapoils, que j’adore !
Un dernier regard sur les Cuillins…
Skye : Old Man of Storr Il fait (presque) beau, du moins il ne pleut pas. Quand nous arrivons vers 9h30 sur le parking, il est déjà presque plein ! Nous sommes vraiment surpris par le nombre de randonneurs en Ecosse ! En été et par beau temps, serait-ce la foule ? La plupart se contente de monter jusqu’aux monolithes de Old Man of Storr. Presque tous les Ecossais qui font de la photo se promènent avec un pied.
Il faut dire que la luminosité est vraiment parfois très basse et il nous est arrivé en plein midi de nous croire au crépuscule. C’est vraiment surprenant. Nous ne sommes pourtant qu’à la latitude du Danemark mais les nuages sont vraiment épais et le sol souvent recouvert de fougères rousses est très sombre, de même que la roche, presque toujours noire.
La vue sur le Sound of Raasay est très belle.
Nous montons au-dessus des monolithes pour faire une grande boucle autour du Storr .
A plusieurs reprises, je rate un fugace rayon de soleil. Le temps d’ôter le bouchon de l’appareil, c’est trop tard !!
Il y a un vent incroyable et Fred et les enfants doivent me protéger en faisant « paravent » afin que les photos ne soient pas bougées. Plus loin nous surplombons toute la partie nord de Skye, avec un vrai rayon de soleil en plus !
Ensuite il nous faut monter vers le sommet du Storr avec le vent dans le nez, ouf !
Nous sommes récompensés par un rayon de soleil mystique sur un lac situé vers le nord.
La descente ne serait pas facile à trouver sans GPS, très raide, pratiquement dans le lit d’un ruisseau et c’est le moment que choisit la pluie pour réapparaître, en bourrasques.
La balade se termine, le Storr a disparu dans les nuages mais on en a bien profité ! C’était vraiment magnifique ! La météo prévoyant bientôt une tempête de force 10 sur la côte ouest, nous choisissons de nous replier vers l’intérieur des terres et le Loch Affric. En chemin nous nous arrêtons au château d’Eilean Donan, qui vient de fermer depuis 11 minutes ! Horaires d’hiver… Raté !
Il fait nuit quand nous arrivons au parking près du Loch Affric. Nous le découvrirons demain. Ah oui, au fait, il a plus toute l’après-midi…
Glen Affric Le ciel est très bas ce matin si bien que nous abandonnons l’idée de faire le tour du lac (18 km tout de même) Nous nous contentons d’une jolie petite balade de quelques km nommée « river walk », indiquée au départ du parking. Sympa mais pas grandiose, faut dire qu’on ne voit toujours pas les montagnes…
Belles couleurs d’automne.
Ciel tragique avec ces vieux pins calédoniens…
Vu le temps, on va essayer de faire un peu de « culturel ». En route vers Cawdor Castle à l’est d’Inverness : nous longeons le Loch Ness qui n'a rien de particulier si ce n'est que nous le voyons avec un rayon de soleil...Bon... le château est fermé!
Rabattons-nous alors sur le Highland Folk Museum de Newtonmore : ouvert, gratuit et très sympathique.
On y passe une paire d’heures avant de grimper vers les Cairngorm Mountains où nous passerons la nuit, sur un parking un peu en contrebas du funiculaire, heureusement bien abrité du vent qui souffle toujours en tempête. Malgré le temps tous les parkings de départ de rando sont remplis de voitures. Pourtant ce ne sont pas les vacances scolaires ici : on a croisé en traversant les villages plein d’écoliers en uniforme.
Cairngorm Mountains Nous sommes dans un parc national. Il y a un poste de rangers avec la météo et moult avertissements à propos de la météo qui peut se dégrader très vite…
Le sentier est royal, c’est le grand luxe et nous partons à flanc de montagne vers le sud. On a une belle vue sur les collines au loin, qui sont … au soleil.
Faut dire que les Cairngorm accrochent les nuages et protègent les collines sous le vent.
Nous découvrons une partie du massif qui a l’air très sauvage avec des vallées très profondes !
Je n’aimerais pas m’y perdre. Il semble y avoir des sentiers de randonnées qui permettent de le traverser en plusieurs jours. Ce doit être magnifique !
Nous n’avons pas de carte et bien qu’une boucle paraisse possible, le terrain très accidenté et la météo nous font renoncer.
Au retour on croise pas mal de randonneurs lourdement chargés, visiblement équipés pour bivouaquer. J’espère qu’ils ont de bonnes tentes ! Aucune route ne pénètre vraiment le massif. Nous décidons d’aller voir à quoi il ressemble côté est et partons donc sur la route A939 en descendant vers le sud jusque Braemar.
Route A 939 Très belle route, d’autant que le temps s’améliore.
Le relief est plus doux de ce côté.
Petit (gros) pincement au cœur quand on voit comme tout s’illumine avec un peu de soleil !
Nous passons la nuit sur une petite route à l’est de Braemar avec une belle vue sur une rivière en crue au fond de la vallée.
Edinburgh Nous sommes dimanche 01/11 et Fred doit prendre l’avion vers 15h car il retravaille demain. Direction Edinburgh en continuant sur la même route, toujours aussi agréable. Nous pensions en profiter pour visiter Edinburgh mais une fois le repas de midi avalé, une douce torpeur nous envahit et seul Fred a le courage de se lancer dans l’exploration de la ville sous des trombes (le mot n’est pas trop fort !) d’eau. Il rentre trempé (le coquet n’a pas voulu mettre son pantalon de pluie pour aller en ville), se change et nous le déposons à l’aéroport. Nous reprenons le bateau dans 24h.
A l'est d'Edinburgh Je décide d’aller voir comment est la mer car l’avis de force 10 signalé par mon père il y a qq jours ne me rassure pas pour la traversée. J’envisage un moment de passer par le tunnel mais la route est longue et pénible jusque Dover. Un SMS me rassure : force 5-6 seulement, ouf ! En route vers la côte, j’avise un panneau indiquant le Musée National de l’Air. Let’s go ! Il se situe sur une ancienne base aérienne et il faut marcher de hangar en hangar pour le visiter. C’est la 1ère fois qu’on s’équipe de chaussures de marche et de vêtements de pluie haut et bas pour visiter un musée !
On a pu visiter un concorde et voir plein de vieux coucous et s’amuser avec des animations didactiques. Bonne surprise ce musée.
Nuit tranquille un peu plus loin. On continue par le chemin des écoliers vers le sud.
Curieux phare dirigé vers la côte. Il font tout à l'envers ces british!
2ème bonne surprise en découvrant (grâce à la signalisation routière qui indique les sites touristiques, très bien faite) le site de St Abbs head où nous faisons une jolie balade sous le soleil. Voilà une entrée de port qui se mérite!
Ici la roche est rouge, ornée de lichen jaune vif, le tout sous le soleil!
Incroyable effet de soufflerie dans ce petit vallon...
Encore un endroit où il doit y avoir plein d’oiseaux, mais pas en ce moment !
Plus loin nous découvrons un petit phare et sa grosse corne de brume.
C’est la seule rando (5 km) effectuée sans les pantalons de pluie !
Après ce bon bol d’air nous regagnons Newcastle et le bateau appareille vers 17h, arrivée à Amsterdam le lendemain à 9h30 pétantes, traversée à peine agitée (juste ce qu’il faut pour savoir qu’on est bien dans un bateau) et route sans histoire jusqu’à Nancy. Carnet pratique Y aller Il y a aussi un ferry qui va de Zeebruge à Edinburgh, à priori plus pratique donc mais les jours de traversées ne nous convenaient pas. Nous avons agréablement voyagé avec la Cie DFDS de Ijmuiden près d'Amsterdam à Newcastle : 1 camping car de moins de 7m + 5 personnes aller, 4 au retour : 750 euros. La traversée dure 15h30.
Au retour Fred a pris un vol Easyjet Edinburgh-Paris CDG pour 75 euro puis le TGV pour Nancy.
Parcours Les journées sont courtes fin octobre, les routes vraiment pas rapides, je ne voulais pas que nous passions nos journées à rouler, aussi nous sommes-nous limités à l’ouest de l’Ecosse. Avec plus de temps nous serions aussi montés plus au nord mais il a fallu faire des choix. Nous avons parcouru environ 1500 km en Ecosse.
Les routes : On roule à G, elles sont souvent étroites, tortueuses. Il y a peu d’autoroutes mais des nationales hyperdangereuses dans leur conception mais heureusement les Ecossais sont prudents et fair play. Chez nous ce serait l’hécatombe !
Randonnées Pour préparer les rando j’ai abondamment pioché dans ce site très complet : http://www.walkhighlands.co.uk/
Vestes et pantalons de pluie indispensables. Les enfants qui avaient des chaussures goretex quasi neuves ont gardé les pieds au sec, pas les adultes qui avaient des chaussures plus usées. Bâtons de marche très très utiles. Après ma gamelle dans la rivière de la 1ère randonnée, ils ne nous ont plus quittés. Quasi pas de balisage donc GPS et/ou carte utiles.
Une envie Y retourner avec du beau temps : guetter un bon créneau météo et sauter dans un avion ! Impossible pour nous hélas…
Un fantasme Voir les Highlands sous la neige avec du soleil ! On peut rêver non ?
Visiting Athens and Santorini in one week at the end of November?
Hi there,
I’m heading to Athens alone for a week from November 27th to December 4th. I want to visit Athens and Santorini. I’m not sure how feasible this route (Athens-Santorini-Athens) is—I don’t know the country or the distances. Is it doable and realistic to visit both in one week? If it’s possible, is it better to take a flight or a ferry from Athens to Santorini? Where’s the best place to stay to make the most of my time? Would you recommend "Athens Backpackers"? Thanks in advance for your help!
Paris-Londres à vélo: ça sera possible en 2012 English translation pending
cette article a été lu sur yahoo.com
PARIS-LONDRES… À VÉLO !Aujourd'hui, réfléchir à l'automobile c'est en partie réfléchir aux différents moyens de se passer de l'automobile. Paradoxe productif puisque les bonnes idées se développent. Qui aurait cru par exemple, il n'y a même pas dix ans, que tout serait fait pour que les gens puissent relier Paris à Londres à vélo ?
Oui, relier Paris à Londres à vélo sera bientôt possible ! Le tout grâce à « L'Avenue verte Paris-Londres » (ou « Green Way » en anglais), projet qui comprend notamment 350 km de pistes cyclables reliant les deux capitales.
Ces initiatives visent à promouvoir le tourisme vert par des modes de déplacements doux, une façon « propre » d'explorer les collines du pays de Bray et le littoral de la côte d'Albâtre en Seine-Maritime, de dévoiler des villages plein de charme, admirer des bâtiments ou des monuments historiques tels que les châteaux de conte de fée de Bodiam dans les comtés du Sussex ou encore pédaler le long des falaises des Northdowns dans le Kent… Autant de boucles de découvertes balisées permettant de découvrir l'arrière-pays des régions traversées. Du nord de la France au sud de l'Angleterre, cette avenue verte Paris-Londres est une véritable solution de rechange pour l'automobile. Elle met en valeur la promotion d'un style de vie, la recherche d'une tranquillité rurale et la possibilité d'échanges culturels entre les deux pays.
Cette piste cyclable géante reliera donc les deux capitales selon un l'itinéraire déjà prévu :
• En Angleterre, elle part de Londres, traverse les comtés de l'East Sussex et du Kent avec les villes de Redhill, Crawley, Heathfield et Newhaven soit un tracé de 150 km. • Ensuite la traversée de la Manche se fait en ferry entre Dieppe et Newhaven grâce aux Transmanche Ferries. • En France, elle repart de Dieppe. L'Avenue verte continue en traversant Neufchâtel-en-Bray, Forges-les-Eaux et Gournay-en-Bray. Ensuite elle se sépare en deux branches : la première passe à Gisors et à Gasny et Cergy-Pontoise pendant que la seconde traverse Beauvais. Les deux parcours rejoignent Paris par un tracé de 217 km. Les cyclistes, les rollers, les piétons, les personnes à mobilité réduite, et à certains endroits les cavaliers, tous peuvent emprunter cet itinéraire dont une grande partie est en site propre.
La Green Way sera achevée et ouverte en totalité début 2012, histoire de se rendre aux Jeux olympiques de Londres… à vélo.
F.G.
Oui, relier Paris à Londres à vélo sera bientôt possible ! Le tout grâce à « L'Avenue verte Paris-Londres » (ou « Green Way » en anglais), projet qui comprend notamment 350 km de pistes cyclables reliant les deux capitales.
Ces initiatives visent à promouvoir le tourisme vert par des modes de déplacements doux, une façon « propre » d'explorer les collines du pays de Bray et le littoral de la côte d'Albâtre en Seine-Maritime, de dévoiler des villages plein de charme, admirer des bâtiments ou des monuments historiques tels que les châteaux de conte de fée de Bodiam dans les comtés du Sussex ou encore pédaler le long des falaises des Northdowns dans le Kent… Autant de boucles de découvertes balisées permettant de découvrir l'arrière-pays des régions traversées. Du nord de la France au sud de l'Angleterre, cette avenue verte Paris-Londres est une véritable solution de rechange pour l'automobile. Elle met en valeur la promotion d'un style de vie, la recherche d'une tranquillité rurale et la possibilité d'échanges culturels entre les deux pays.
Cette piste cyclable géante reliera donc les deux capitales selon un l'itinéraire déjà prévu :
• En Angleterre, elle part de Londres, traverse les comtés de l'East Sussex et du Kent avec les villes de Redhill, Crawley, Heathfield et Newhaven soit un tracé de 150 km. • Ensuite la traversée de la Manche se fait en ferry entre Dieppe et Newhaven grâce aux Transmanche Ferries. • En France, elle repart de Dieppe. L'Avenue verte continue en traversant Neufchâtel-en-Bray, Forges-les-Eaux et Gournay-en-Bray. Ensuite elle se sépare en deux branches : la première passe à Gisors et à Gasny et Cergy-Pontoise pendant que la seconde traverse Beauvais. Les deux parcours rejoignent Paris par un tracé de 217 km. Les cyclistes, les rollers, les piétons, les personnes à mobilité réduite, et à certains endroits les cavaliers, tous peuvent emprunter cet itinéraire dont une grande partie est en site propre.
La Green Way sera achevée et ouverte en totalité début 2012, histoire de se rendre aux Jeux olympiques de Londres… à vélo.
F.G.