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Troisième changement de nom du Oasis Brisas English translation pending
Bon c'est reparti. L'hôtel Brisas, Oasis Brisas, de Santa Lucia, est devenu le Be Live Santa Lucia.
Espérons que les cucarachas, vont suivre avec l'ancien nom 🙁😛
P.S. Il y a aussi Be Live Las Morlas et Turquesa à Varadero, et sürement d'autres.
Espérons que les cucarachas, vont suivre avec l'ancien nom 🙁😛
P.S. Il y a aussi Be Live Las Morlas et Turquesa à Varadero, et sürement d'autres.
Hôtels sûrs et pas trop chers à Cartagena? (Colombie) English translation pending
bonjour,
nous partons le 17 juin pour Cartagena et probablement santa marta
J'ai vu la liste des hotels, j'ai consulte Expedia et d'autres sites web (egalement colombiens) , mais comment choisir ?
Quel hotel / quartier serait a conseiller : pas style routard, mais pas plus de 120$ . Pres du centre historique ou plutot Boca Grande ?? on nous a conseille Hotel Caribe , a 140$, tres beau. d habitude nous preferons des hotels plus locaux a moins de 100$, ceux-ci sont-ils ok ? A Cuszco nous logions ds des hotels peruviens pour 50 a 70 $, pas les grandes chaines ... Cartagena serait-elle similaire ??
pas facile de choisir un hotel quand on ne connait pas du tout la ville
merci
brigitte
J'ai vu la liste des hotels, j'ai consulte Expedia et d'autres sites web (egalement colombiens) , mais comment choisir ?
Quel hotel / quartier serait a conseiller : pas style routard, mais pas plus de 120$ . Pres du centre historique ou plutot Boca Grande ?? on nous a conseille Hotel Caribe , a 140$, tres beau. d habitude nous preferons des hotels plus locaux a moins de 100$, ceux-ci sont-ils ok ? A Cuszco nous logions ds des hotels peruviens pour 50 a 70 $, pas les grandes chaines ... Cartagena serait-elle similaire ??
pas facile de choisir un hotel quand on ne connait pas du tout la ville
merci
brigitte
Louer une voiture à Cuba: assurance English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars pour Cuba, à Cayo santa maria le 13 juin. Nous voulions louer une voiture pour 2 jours question d'aller se promener dans la région (jusqu'à Santa Clara). Mais j'ai lu sur le site du gouvernement du Canada qu'il était risqué de louer une voiture a Cuba car l'assurance qu'ils nous vendent à la location ne nous protège pas necessairement bien si un accident arrivait (ne rembourse pas les dommages sur l'auto, ou poursuite au criminelle si l'accident semble être de notre faute et qu'il faille ensuite prouver notre innocence ce qui peut prendre des mois!)...
Cela m'a un peu découragé du projet.....Est-ce que certains d'entre vous auraient des informations sur ce qui peut arriver en cas d'accident et s'il est possible d'obtenir une protection ici avant notre départ qui nous protegerait bien?
Car sinon je vais privilégier le taxi!
Merci à l'avance!
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites hors des sentiers battus English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
INTRODUCTION
Encore un carnet de voyage sur l’Ouest américain ?
Eh oui ! C’est à mon tour de saluer par le biais de ce carnet tous les forumeurs attirés par cette magnifique région qu’est l’Ouest américain, notamment ceux qui en ont attrapé le virus et veulent se remémorer certaines de leurs expériences et/ou rechercher quelques nouveaux sites à visiter.
Compte tenu de la floraison sur VF d’excellents carnets sur l’Ouest américain, j’ai hésité à en proposer un de plus, d’autant que je n’ai pas la fibre littéraire et que j’ai préféré jusque-là consacrer mon temps libre à fournir des informations et des descriptions pratiques dans le cadre de ma collaboration aux 3 volumes de Photographing the Southwest de Laurent Martres et au site web Ouestusa réalisé par Thierry (Wavemaster sur VF), sans compter les interventions sur VF et les réponses à de nombreux MP et e-mails. Tant mieux si cela a pu être utile à certains d’entre vous car le partage de ses connaissances et l’entraide entre voyageurs sont des valeurs qu’il nous faut entretenir… et qui permettent également d’enrichissantes rencontres sur VF puis dans le monde réel ! 🙂
Je me suis finalement dit que ce seizième voyage dans l’Ouest pouvait être l’occasion de « sacrifier à l’exercice du carnet de voyage » (plus chronophage que je ne le pensais !), d’autant qu’il s’est déroulé dans l’optique « hors des sentiers battus » que j’affectionne depuis de nombreuses années, avec certains sites qui n’ont jamais (ou quasiment jamais) été abordés dans d’autres carnets de VF.
Il y a toutefois un bémol concernant quelques-uns de ces sites encore confidentiels : certains d’entre eux m’ont été indiqués par des amis américains ou européens aussi fans de l’Ouest que moi, mais à la condition expresse que je promette de n’en publier que des photos (comme eux-mêmes ou d’autres avant eux l’ont fait). Et que je ne dévoile en aucun cas les localisations ou même les noms qui pourraient permettre de les trouver facilement sur internet, soit parce que certains sont particulièrement fragiles, soit parce que leurs visites ne sont pas franchement autorisées, voire pour toute autre raison propre à ceux qui ont exigé cette discrétion. Quelle que soit mon habituelle volonté de partage, je respecterai strictement la promesse faite à mes amis (il ne servira donc à rien de me harceler par MP, de me manipuler psychologiquement, de m’hypnotiser ou de me menacer 😛 ). J’espère que vous comprendrez le respect de cet engagement et que vous ne l’interpréterez pas négativement ou n’en ferez pas un sujet de polémique (c’est déjà arrivé… 😕 ).
Comme la photographie est une des composantes importantes de mes récents voyages (voir mon site de photos ), ce carnet sera plus orienté vers l’illustration que vers la fourniture d’informations sur les lieux visités (que vous retrouverez en partie via ma collaboration aux guides et sites web cités plus haut). Je donnerai au passage quelques détails de mon expérience pratique qui pourront éventuellement être utiles à certains d’entre vous.
La conséquence de cette importante iconographie (en dehors du fait que vous risquez une overdose d’images 😛 ) est qu’il sera nécessaire de diviser ce carnet en un certain nombre de parties et qu’il vous faudra être patients pour le chargement de chacune d’entre elles 😐.
Je tiens à remercier sincèrement Pascale (Kashtin sur VF, son site web) et Alain qui ont eu la gentillesse et la patience d’assurer la relecture de ce carnet et d’y apporter leurs remarques pertinentes.
Qu’a recouvert ce voyage?
J’ai pu consacrer plus de cinq semaines à ce circuit en ayant l’opportunité de partir trente-huit jours en mai et juin 2009. Elisabeth, ma femme, ne pouvant m’accompagner même pour une partie du voyage comme elle le faisait les autres années, je suis parti seul pour la totalité de ce « trip ». Mais vous verrez que je ne suis pas resté un « poor lonesome traveler », puisque j’ai rendu visite à plusieurs amis américains, passé quelque temps avec des amis français et aussi rencontré des personnes fort sympathiques au gré de mes pérégrinations.
J’ai profité de cette occasion, où je disposais à la fois de temps et d’une totale liberté, pour réaliser une immersion dans cette région que j’affectionne tant, en prenant mon temps et sans avoir à suivre un programme strictement planifié. C’était d’autant plus réalisable que j’avais loué un SUV 4 x 4 bien adapté aux pistes et dans lequel je pouvais confortablement dormir, ce qui me permettait de bivouaquer n’importe où (ou presque, puisque certains secteurs ne sont pas autorisés au camping sauvage), sans être tenu par des réservations ou la recherche de places libres dans des motels ou des campings.
Je suis donc parti avec une longue « wish list » de sites à visiter dans laquelle je piochais sur la base d’un circuit indicatif qui pouvait évoluer au gré de la météo, des circonstances, de la disponibilité de mes amis sur place… et de mes envies du moment !
Je me suis fixé pour objectifs de :visiter des lieux en majorité « hors des sentiers battus », que je n’avais encore jamais vus ou que j’avais photographiés avant d’être équipé d’un appareil photo numérique (en avril 2006). explorer des sites renfermant des ruines amérindiennes et/ou des panels d’art rupestre, car cet aspect fait désormais partie intégrante de ma passion pour l’Ouest américain.profiter au maximum du wilderness, dans la journée mais également en bivouaquant de préférence au milieu de nulle part, afin de bénéficier de la belle lumière et de l’ambiance particulière du lever et du coucher du soleil chaque fois que c’était possible et que cela en valait la peine.consacrer un peu plus de temps que d’habitude à la photographie, sans ennuyer un(e) partenaire de voyage n’ayant pas le même hobby, d’autant que je venais tout juste de me doter de mon premier reflex numérique (auparavant je disposais d’un bridge Sony R1 de très bonne qualité et que j’aurais volontiers gardé si, en 2008, il n’avait été endommagé suite à une bourrasque qui l’avait fait tomberdu haut de son trépied trop léger).privilégier la randonnée (et si possible en faire une itinérante, ou « backpacking », sur deux jours), car c’est en la parcourant à pied que j’apprécie le mieux cette région. En bénéfice connexe de cette activité physique associée à des repas frugaux lors des bivouacs, perdre quelques-uns de mes kilos superflus !consacrer du temps et de la disponibilité à mes amis sur place (sans chercher à optimiser les visites dans leur région mais en prenant le temps de vivre avec eux), être ouvert aux nouvelles personnes que je rencontrerais durant le voyage.J’ai choisi de faire une boucle à partir de Denver, en passant par le Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et surtout l’Utah, ce qui m’a permis de visiter tous les sites ci-dessous (ils sont listés par région mais vous les retrouverez dans l’ordre chronologique dans le carnet de voyage).
Cette boucle a négligé beaucoup de classiques incontournables (mais déjà visités) au profit de sites secondaires et elle n’a pas suivi de trajets optimisés (à cause des perturbations météo notamment). Elle ne peut donc servir d’exemple de circuit (d’où l’absence de carte), mais pourra attirer l’attention sur tel ou tel site évoqué au fil du récit.Colorado : Red Cliffs amphitheaterRoxborough State ParkPainted MinesColorado National MonumentRattlesnake CanyonRiffle FallsHanging LakeNouveau-Mexique : Santa FePecos Pueblo« Galisteo petroglyphs » Bisti BadlandsAh Shi Sle Pah« King of Wings »Réserves indiennes (Arizona et Utah)Royal Arch « Many Hands Cave »« Lost City »« White and Red Canyon »« Arch Slot Canyon »« Red Canyon »Coal Mine CanyonNavajo National MonumentWaterholes Canyon (rim)ArizonaHidden Gardens (Page)Paw Hole (Coyote Buttes South)Double Barrel Arch« Maze Panel »UtahCatstair CanyonWire Pass + Buckskin Gulch« The Nautilus »Edmaier’s SecretWahweap HoodoosSidesteps HoodoosStud Horse PointCottonwood Canyon RoadRed SlotWillis CreekMossy Cave (Bryce Canyon)Pink CliffsEscalanteCircle of Friends PanelEast Temple Loop (Zion)Cedar Wash ArchPeek A Boo, Spooky & Dry Fork slot canyonsDevil’s Garden (Hole in the Rock Road)The VolcanoUpper Calf CreekBurr Trail via Wolverine LoopStrike Valley OverlookRed Canyon (sur Nottom road) Pedestal AlleyChimney Rock (Capitol Reef)Hickman BridgeSulphur CreekLittle Wild Horse CanyonWild Horse Canyon ArchFive Hole ArchWolfman PanelMonarch CaveProcession PanelValley of the Gods (mesa)Muley PointNatural Bridges National MonumentMule CanyonSheiks CanyonCitadel RuinLower Maidenwater CanyonHovenweep National MonumentSalt Creek & Angel Arch (Canyonlands Needles)Rim viewpoints (Canyonlands Island in the Sky)Murphy TrailFort BottomMoïse & ZeusDead Horse PointRing Arch & Tunnel (Arches)Courthouse WashFaux Falls« Delta Pool »Olympic TorchMoab Man PanelNB : les sites « » sont ceux pour lesquels je n’indiquerai pas la localisation, voire le véritable nom.
JOUR 1 – DE PARIS A DENVER
C’est enfin le jour du départ ! 🙂 Même si cela fait plus de 15 fois que je retourne dans cette région, l’excitation est toujours bien présente, j’ai hâte de randonner au milieu des « red rocks », de m’immerger dans le wilderness, de retrouver l’ambiance de l’Ouest, d’y rencontrer mes amis. Cette joie est toutefois ternie par le fait qu’Elisabeth ne m’accompagnera pas cette fois-ci et que nous ne pourrons partager ces bons moments 😕 mais, c’est promis, l’année prochaine nous repartirons là-bas ensemble !
Mon père a la gentillesse de me conduire à l’aéroport. Sur le chemin de Roissy, nous nous remémorons ces neuf semaines passées ensemble aux USA en juin 2000 et 2001, quand je l’avais emmené visiter le maximum de beaux endroits de l’Ouest, et que nous avions randonné en tout près de 800 km. Au-delà de l’intérêt même du voyage, ce fut un véritable moment de partage et de complicité que nous sommes tous les deux très heureux d’avoir vécu. Dix ans plus tard, alors qu’il est dans sa quatre-vingtième année, mon randonneur de père pourrait-il toujours faire un aller-retour dans la journée au sommet de Half Dome à Yosemite ou au fleuve Colorado dans le Grand Canyon ? Il en serait bien capable, alors que je risquerais de traîner la patte et de tirer la langue !
J’ai eu la chance de décrocher un aller-retour Paris - Denver (avec escale à Londres) par British Airways au tarif promotionnel de 494 €, une aubaine ! J’arrive à l’enregistrement avec mes deux sacs car je ne voyage pas vraiment léger pour un trip de plus de cinq semaines essentiellement en camping (en passant des frimas du Colorado aux chaleurs de l’Arizona avec de très rares possibilités de faire une lessive car je ne fais que traverser les villes), avec plusieurs guides de voyage (les 3 volumes de Photographing the Southwest, 2 guides de Michael Kelsey) et une pochette de documentation pour chaque secteur de ma « wish list », mais aussi avec quelques provisions gourmandes (Petits Pains Suédois très pratiques en bivouac et que je ne trouve pas sur place, boîtes de filets de saumon au naturel pour varier l’ordinaire, quelques paquets de crêpes bretonnes que d’autres apprécieront également, une bonne bouteille de Bordeaux à partager). Me serais-je embourgeoisé avec le temps ? Malgré mes louables efforts de pesée différentielle sur la balance familiale, le plus gros sac dépasse de 800 g les 23 kg autorisés en franchise et je me vois obligé de transférer 1 kg dans le plus petit sac que j’avais déjà eu bien du mal à fermer avant le départ. Je m’étonne de cette inutile intransigeance mais, en me donnant mes cartes d’accès à bord, l’hôtesse d’enregistrement s’excusera discrètement en me disant qu’elle a été obligée d’être si stricte car elle est étroitement surveillée dans le but de l’obliger à faire payer la surtaxe bagage dès les premières centaines de grammes d’excédent.
J’ai volontairement choisi une escale de trois heures à Londres Heathrow, pour prendre une marge en cas de retard du vol Paris - Londres, mais également pour bien laisser le temps à mes sacs de me suivre dans l’avion pour Denver, car l’aéroport londonien a une mauvaise réputation au niveau du déroutement et de la perte des bagages (il semble que la situation se soit nettement améliorée courant 2009).
Le vol direct Londres - Denver s’avère agréable avec un repas tout à fait correct et un personnel de bord sympathique et très cosmopolite. Ce sera pour moi un vol studieux car je dois apprendre les subtilités de fonctionnement de mon premier reflex numérique (un Nikon D90 avec un objectif Nikor 16-85 mm et un grand angle Tamron 10-24 mm), matériel que j’ai reçu il y a seulement quelques jours et que je n’ai eu le temps de tester que quelques minutes au pied de chez moi. Tout de même plus de 200 pages à avaler (en essayant de piquer du nez le moins possible), ce qui fait que, malgré mes efforts de mémorisation, je ne me suis pas toujours souvenu en pleine action de tous les modes de réglage et options. Le vol direct depuis Londres me semble un réel avantage, sans le stress d’une correspondance aux USA avec le risque de rater le second avion en cas de forte queue ou de problème au passage de l’immigration. L’horaire d’arrivée à Denver est respecté, tout se déroule sans problème avec un officier d’immigration plutôt aimable, mes bagages m’attendent sagement en tournant sur le carrousel, donc tout va pour le mieux.
Maintenant, se profile une première étape décisive du voyage : l’obtention du véhicule qui va me permettre de vivre pleinement mes aventures, c'est-à-dire me conduire dans les meilleures conditions sur des pistes plus ou moins roulantes et m’héberger confortablement pour la nuit sans avoir à planter une tente dans des campings. J’ai déjà loué différents modèles de SUV et j’ai aussi voyagé dans ceux de mes amis, donc je connais les avantages et les inconvénients des principaux modèles proposés jusqu’ici par les grands loueurs. Mais je sais aussi que ceux-ci s’orientent depuis peu vers des modèles de type « crossover » nettement plus adaptés à la ville et aux highways qu’aux escapades sur pistes (d’ailleurs interdites dans les contrats des loueurs ; en roulant en dehors des routes goudronnées on n’est plus du tout assuré et il faut assumer ce risque). L’arrêt il y a quelques mois de la fabrication du populaire Chevrolet Trailblazer (pourtant souvent indiqué comme référence de sa catégorie de location), un SUV 4WD très correct pour les clients et peu onéreux pour les loueurs, a accentué ce phénomène. J’ai donc quelques inquiétudes à ce niveau…
Après avoir pris la navette Alamo, et avant même d’aller au comptoir, je me précipite sur le parking pour constater que dans la rangée SUV standard (catégorie que j’ai louée) il n’y a que des SUV « crossover » dont aucun n’est vraiment 4 x 4 (au mieux ils sont AWD, c'est-à-dire qu’ils peuvent automatiquement et temporairement se mettre en mode 4 x 4 si les capteurs en font ressentir la nécessité, mais sans possibilité que l’utilisateur enclenche lui-même préventivement le mode 4 roues motrices à plein temps pour anticiper une difficulté). Il y a une majorité de Chevrolet Traverse, à la médiocre hauteur de caisse et avec une honteuse roue de secours galette qui s’avérera ridicule en cas de crevaison sur une piste. Avec ce type de véhicule, un certain nombre des visites les plus prometteuses de ma « wish list » tomberaient à l’eau, aussi je décide de m’installer du côté où l’on restitue les véhicules et d’attendre patiemment en espérant qu’il en rentrera un qui me convienne.
Je patiente presque une heure en écoutant mon lecteur MP3 quand par chance rentre mon véhicule préféré, le Toyota 4Runner qui est à la fois suffisamment confortable, agréable à conduire, performant sur piste (hauteur de caisse, vrai 4 x 4), sobre par rapport aux concurrents de sa catégorie (10,75 l / 100 km en moyenne sur mon parcours de cinq semaines) et parfait pour dormir dedans (plancher plat de 1,80 m une fois les sièges arrière rabattus, l’année dernière nous y avions très bien dormi à 2 avec ma femme). Je note ses numéros et je me précipite au comptoir en demandant expressément ce véhicule-là. L’employé accepte, mais constatant que je veux absolument ce Toyota, il essaie de me faire croire qu’il y a un supplément tarifaire par rapport à mon voucher. Je lui prouve que je connais bien les véhicules de cette catégorie et je lui lance un « good try ! », exprimant clairement par là que je ne suis pas dupe 😠. A partir de ce moment, il s’avérera charmant car il sait bien qu’il a été pris en flagrant délit de « trompe couillon ». Il ira même chercher le véhicule à la sortie du lavage pour me l’amener personnellement.
Particulièrement ravi d’avoir obtenu cet excellent SUV 🙂, je déchante après avoir lancé le moteur quand je vois le voyant « Maintenance » rester allumé. Je ne vais pas partir cinq semaines sans savoir si la révision et/ou la vidange ont bien été faites ou si c’est seulement la remise à zéro du voyant qui a été oubliée après la maintenance. Je demande à l’employée sur le parking si je peux aller faire vérifier cela au garage attenant à la station de lavage mais celle-ci m’assène sans sourciller qu’il n’y a personne à l’atelier à cette heure et que je dois obligatoirement prendre un autre véhicule, alors que j’ai eu tout le loisir de voir œuvrer un mécano à l’atelier pendant que j’attendais. Devant la mauvaise foi et l’air revêche de la dame, je n’insiste pas et je fais mine de m’exécuter mais dès qu’elle a le dos tourné je fonce à l’atelier où je tombe sur un mécano arborant un T-shirt du chanteur de country Tim McGraw, dont j’aime plusieurs chansons. Le mécano me fait remarquer que je n’ai pas le droit de venir ici mais je fais mine de ne pas comprendre et j’enchaîne immédiatement sur Tim McGraw en évoquant mes chansons préférées (notamment My kind of rain et The cow boy in me). Il est surpris et visiblement content qu’un Frenchie apprécie son chanteur préféré, la glace est rompue, on discute un petit moment et il accepte de regarder le véhicule, s’apercevant rapidement que la vidange a été faite mais sans remise à zéro du voyant, ce qu’il a vite fait de corriger. Nous nous quittons dans la bonne humeur, prouvant une fois de plus que la musique peut adoucir les mœurs et aplanir les difficultés.
Il fait nuit quand j’arrive au Comfort Inn de Stapleton dans lequel j’ai obtenu une chambre à 50 $ HT via un site internet quelques jours avant le départ. En fermant à clé le Toyota, ce qui a pour effet de faire fonctionner les 4 clignotants pour signifier que l’alarme est enclenchée, je m’aperçois que le clignotant arrière gauche (le plus important) ne fonctionne pas. Ce n’est pas de chance ! Tant pis pour ce soir, je prends possession de ma chambre et m’écroule sans tarder sur le lit, épuisé par cette journée de transport.
JOUR 2 – DE DENVER A PAINTED MINES
Comme toujours à cause du décalage horaire dans le sens est - ouest, le premier jour je me réveille naturellement tôt et j’en profite pour retourner à l’aéroport chez Alamo afin de faire réparer le clignotant, espérant qu’il s’agit d’une simple ampoule à remplacer. Cette fois, je fonce directement au garage sans rien demander à personne et je tombe sur un jeune et timide employé aussi surpris de me voir à l’atelier que son collègue de la veille. Sans diversion possible cette fois-ci, je joue le rôle du client exigeant et pressé, celui qu’il vaut mieux ne pas énerver. Le jeune meccano n’insiste pas et change immédiatement l’ampoule.
Enfin ! me voilà au volant d’un excellent Toyota 4Runner en état de marche, et ce fidèle compagnon de voyage ne me fera jamais défaut durant les cinq semaines qui ont suivi. Pour moi, c’est à ce moment que les vacances commencent vraiment, car je suis maintenant certain de disposer de l’élément logistique principal qui me permettra de réaliser les visites soigneusement préparées et rêvées durant les mois précédents.
Mon fidèle Toyota 4Runner (lors d’un bivouac en Utah) :

En revenant de l’aéroport, le ciel est devenu très menaçant. Je retourne au motel et je prends mon temps pour un excellent petit déjeuner (compris dans le prix de la chambre), au cours duquel je me régale de gaufres que l’on fait cuire soi-même. Délicieux ! Avec cela je tiendrai jusqu’au soir…
Je déballe mes deux sacs de voyage, répartissant un maximum d’objets dans les différents rangements du SUV afin qu’ils tombent immédiatement sous la main, j’en réorganise logiquement le contenu restant (par exemple, mes habits sont répartis par fonction dans des taies d’oreiller de différentes couleurs), ceci dans l’optique de tout trouver facilement et sans même déplacer les sacs quand j’arriverai les soir au bivouac. Le fait de partir le matin avant le lever du soleil et d’arriver souvent de nuit nécessite d’être bien organisé pour gagner du temps et ne pas chercher, voire perdre ses affaires dans l’obscurité et la précipitation. Je rabats les sièges arrière en mode « break à plancher plat », mode qu’ils ne quitteront plus jusqu’au dernier jour du voyage.
C’est le moment d’aller au Wal-Mart (repéré sur Google Maps avant le départ afin ne pas perdre de temps à en chercher un en ville) pour faire les courses. En premier lieu, je choisis l’indispensable glacière qui fait aussi office de stockage de nourriture même quand je n’ai plus de glace. Suivant les promotions du jour, je prends toujours un modèle en plastique dur (qui peut éventuellement servir de siège), d’une contenance d’environ 30 litres, de marque Coleman ou Rubbermaid, toujours à moins de 20 $ puisque je le laisserai sur place à la fin du voyage. Cette année, j’achète aussi un matelas de camping basique en mousse bleue à 5 $, bien que j’aie emmené un confortable matelas autogonflant Therm-a-Rest. Ce petit matelas supplémentaire aura plusieurs usages : placé sous le Therm-a-Rest il apportera un peu de moelleux supplémentaire mais surtout absorbera l’humidité due à la condensation (ce qui évitera au Therm-a-Rest d’être humide le matin, de finir par sentir et de se détériorer). Il me servira pour le backpacking que j’envisage (il est plus léger que le Therm-a-Rest et ne craint pas d’être percé par des branches ou des épines) et sera immédiatement disponible pour improviser une sieste réparatrice. Comme la glacière, je le laisserai sur place à la fin du voyage.
En plus de divers aliments frais (dont un très bon raisin californien), j’achète suffisamment de nourriture qui se conserve, de manière à n’être jamais pris au dépourvu dans le cas où je resterais plusieurs jours dans le wilderness sans possibilité de ravitaillement (volontairement ou pas, en cas de problème de véhicule par exemple). Si la plupart de ces produits sont similaires à ceux que l’on trouve en France, il existe aussi des produits plus spécifiques aux Etats-Unis que j’achète dans les Wal-Mart ou autres grandes surfaces alimentaires (comme Safeway, City Market, etc.):Une sorte de muesli Quaker Oatmeal (parfum Apples & Cinnamon ou bien Maple & Brown Sugar) qui gonfle bien dans un peu d’eau (chaude de préférence mais avec l’eau froide cela passe aussi). Cette mixture de petit déjeuner bien nourrissante devient plus mangeable si on y ajoute des céréales croquantes et si on l’accompagne d’un fruit comme une banane.Des packs de 4 bouteilles (d’un peu moins de 30 cl chacune) de Frappuccino de Starbucks, sorte de café au lait aromatisé (divers parfums : chocolat, moka, vanille, caramel…) que je trouve fort bon et idéal pour le petit déjeuner en camping.Du Beef Jerky « natural style » de la marque Oh Boy ! Oberto. Il s’agit de lambeaux de viande séchée que l’on mastique et qui apportent leur lot de protéines et de sel (indispensable quand on transpire en randonnée), sans gras et pour un poids ridiculement faible (appréciable en randonnée itinérante). C’est spécial, on aime ou on n’aime pas, moi j’aime beaucoup celui-ci car la viande y est un peu plus tendre (moins dure devrais-je dire) et moins épicée que celle d’autres marques.Des boîtes de conserve auto-ouvrantes de White Chicken in water de la marque Valley Fresh (mais je ne prends pas le Chunk Chicken de la même marque que je ne trouve pas très bon). Ce sont des petits morceaux de poulet présentés un peu comme du thon en boîte pour mettre dans des salades. Je trouve cela pratique et pas mauvais à manger, le fait que le poulet soit conservé dans de l’eau salée (et non pas tout sec ou dans de l’huile) étant appréciable quand il fait chaud.Un gros paquet de Trail Mix (mélange de raisins secs et autres fruits déshydratés, de peanuts, de noix de cajou, d’amandes…) et plusieurs paquets de mes fruits secs préférés (cranberry, cherry, abricot, papaye...). Tous les jours, dans un petit sachet Ziplock, je me fais un mélange personnalisé du Trail Mix « de base » et d’un des fruits secs, en variant régulièrement car ce sera mon encas quotidien du midi.Un pack de 12 canettes de… lemonade (citronnade à l’eau plate) car je fais partie de ceux qui n’aiment pas la bière (bien qu’il me soit arrivé d’en avaler pour honorer l’invitation à prendre « a cool beer » de voisins de camping voulant faire connaissance).Plusieurs gallons (de 3,8 litres) de Spring water, en privilégiant les bouchons qui se vissent (pour qu’ils ne s’ouvrent pas seuls avec les secousses sur les pistes, expérience vécue). J’en ai en permanence au moins 5 ou 6 dans la voiture (réserve en cas de panne ou d’ensablement au milieu de nulle part). Parmi eux, il y en aura rapidement 2 remplis d’eau du robinet (auxquels j’arrache l’étiquette pour les reconnaître) pour mes ablutions, la vaisselle, le radiateur d’eau du véhicule si besoin…En cette fin de matinée, j’ai à peine fini de répartir toutes mes provisions dans la glacière et dans les sacs semi rigides que j’ai amenés pour cela, qu’il se met à pleuvoir sérieusement, comme l’avaient d’ailleurs annoncé les prévisions météo de Weather.com. Inutile de se presser pour aller visiter sous la pluie Garden of the Gods à Colorado Springs (que je connais déjà). Je décide donc de filer directement à Painted Mines, en espérant que la pluie aura cessé dans quelques heures, ce qui me laisse tout le temps pour me balader dans ce magasin nommé Outdoor World que j’ai repéré dans une zone commerciale à proximité du motel. Certain(e)s apprécient les outlets américains pour les achats de vêtements, en ce qui me concerne je suis attiré par leurs magasins d’outdoor toujours très bien achalandés en ce qui concerne les activités de nature (sports, camping…) dans un décor souvent soigné. L’Outdoor World de Denver est sans conteste le plus beau que j’aie vu, dépassant dans mon hit-parade personnel le magasin REI de Seattle. Tout y est impressionnant, avec des piliers et des poutres en énormes troncs, des fresques murales, des animaux naturalisés un peu partout, un immense aquarium…
Puisque j’ai du temps devant moi, c’est l’occasion de tester mon nouvel appareil photo en intérieur.
L’entrée est vraiment imposante :

En se baladant dans les rayons, on rencontre un sympathique élan…

… un fringant bison…

… un puma bondissant au-dessus d’un ascenseur…

… un ours impressionnant…

… un loup agressif…

… et un gros poisson bien vivant et plein de tendresse pour les enfants !

On y trouve même quelques meubles vraiment rustiques.

J’ai passé plusieurs heures à traîner dans tous les recoins de ce remarquable magasin et il pleut toujours 😕. Mais il faut quand même que je me décide à rouler vers Painted Mines, qui se trouve au nord-est de Colorado Springs, près de la petite ville de Calhan, tant pis si j’y arrive sous la pluie. J’avais oublié que nous étions vendredi et que dès le milieu de l’après-midi les habitants de Denver partent en week-end. Je me retrouve dans un embouteillage qui s’étire sur des dizaines de miles à partir de la sortie sud de Denver. Heureusement que je trouve une station radio de Classic Rock qui diffuse une belle collection de musique anglo-saxonne et me permet de redécouvrir certains morceaux avec plaisir, me replongeant vingt ou trente ans en arrière. Aux alentours de chaque ville importante, on trouve toujours au moins une station de Classic Rock qui diffuse en franchise un programme pré-enregistré, programme que l’on peut retrouver à l’identique quelques jours ou semaines plus tard sur la station d’une autre ville ou d’un autre État (il m’arrive alors de « deviner » quelle sera la prochaine chanson car j’ai inconsciemment mémorisé l’enchaînement lors de la première écoute).
Arrivé près de Colorado Springs, les embouteillages réapparaissent et je trouve judicieux de quitter l’autoroute pour rejoindre Calhan par de petites routes. Mauvaise idée, car cette zone est très habitée et il y a en réalité beaucoup plus de routes secondaires qui se croisent que celles indiquées sur ma carte, pourtant assez précise. Avec une absence quasi totale de signalisation, il n’est pas facile de faire les bons choix aux intersections. Après plusieurs hésitations mais au final aucune erreur d’aiguillage, j’arrive en fin d’après-midi à Calhan où une pluie fine subsiste. Je repère le camping de la ville (pratiquement vide) pour éventuellement y revenir après la visite et je me rends au parking principal de Painted Mines où il n’y a évidemment personne à cause de la météo.
Painted Mines Interpretive Park est un petit parc local récent, constitué de couches d’argiles de différentes couleurs qui forment des badlands, des petits canyons, des hoodoos, avec quelques sentiers faciles et bien balisés pour visiter aisément cet environnement coloré. Le nom du site provient du fait que ses argiles colorées ont été exploitées par les Indiens pour leurs poteries et leurs peintures de cérémonie, puis plus tard par les Blancs pour fabriquer des briques décoratives.
La pluie finit par cesser et je peux commencer ma visite en ce presque début de soirée. Finalement, la toute récente pluie et le ciel toujours très chargé font ressortir les couleurs du site, bien davantage que sous un soleil éclatant si j’en crois les photos que j’en ai vu.
Je traverse de jolis badlands, étonné qu’ils ne soient pas boueux après la pluie.

Puis je m’approche d’un petit amphithéâtre où les teintes pastel sont douces et variées :


Je me balade dans les petits canyons mais le soir tombe vite, créant une ambiance particulière, un peu irréelle, accentuée par le fait que je suis totalement seul dans le parc. J’ai toujours aimé me balader «
JOUR 3 – DE PAINTED MINES A SANTA FE
Bip… bip… bip… bip… BIP… BIP… BIP… BIP !
Ce matin, c’est en insistant que la sonnerie du réveil me tire des bras de Morphée. Il faut dire que je dors très bien dans mon SUV et qu’un réveil aussi matinal (5 h 45), pour ne pas rater le lever du soleil, ne m’est pas franchement habituel le reste de l’année.
Durant ce voyage, comme mes réveils solitaires aux aurores ne dérangeront personne, j’ai décidé d’assister à un maximum de levers de soleil, pour bénéficier de la fugitive mais belle lumière qui les accompagne généralement, et avant tout pour vivre ce moment particulier qui apporte une dimension supplémentaire et une complétude à la journée qui débute. Je me lève dans la pâle lumière de l’ aube, émergeant peu à peu du sommeil dans une fraîcheur vivifiante, et choisis avec soin l’endroit où je vais attendre le lever du soleil en fonction de l’éclairage espéré . Parfois, des nuages bien placés réfléchissent quelques instants la lueur rougeoyante du soleil encore caché derrière l’horizon. Je patiente en observant les subtiles variations de lumière et en écoutant les oiseaux s’en donner à cœur joie. L’attente devient fébrile durant les dernières dizaines de secondes qui précèdent l’apparition du soleil et, quand elle a enfin lieu, je vis pleinement cet instant unique, essayant d’en capturer la magie, si les conditions photographiques s’y prêtent . Que la lumière soit belle ou décevante (c’est la surprise à chaque fois), j’ai toujours le sentiment d’avoir vécu un moment essentiel et je m’apprête alors à profiter le plus possible d’une nouvelle journée dans l’Ouest.
Ce matin il fait froid, et c’est bien couvert que je me rends à l’endroit repéré la veille pour assister au lever du soleil. Des nuages mal placés l’empêcheront d’être très spectaculaire, mais le spectacle des premiers rayons éclairant les badlands colorés n’en reste pas moins un moment privilégié.


Le ciel se dégage rapidement et il se met à faire grand beau, la pluie de la veille est oubliée. Je prends tout mon temps pour explorer les petits canyons, sachant qu’en début de matinée les couleurs sont le plus présentes, la lumière devenant vite écrasante par la suite. C’est à l’ombre que les argiles colorées s’avèrent le plus photogéniques.
J’apprécie ce site naturel, certes secondaire et peu isolé mais qui vaut quand même le détour, surtout si on peut bénéficier de bonnes conditions de lumière qui en font ressortir les couleurs, faute de quoi la déception serait probable.





Quand la lumière se fait plus franche, je termine par un secteur où l’argile est d’un blanc éclatant.

Je reviens à mon véhicule pour prendre un petit déjeuner bien mérité. Après cette balade à la fraîche, le Frappuccino au Dark Chocolate de Starbucks n’en paraît que plus délicieux 🙂 !
Le rangement du matelas, des duvets et autres affaires de nuit prend très peu de temps et me permet de partir rapidement. J’apprécie de ne pas avoir une tente à replier et à ranger dans son sac, bien qu’avec une tente de type « 2 Seconds » de Decathlon cela irait très vite. Malheureusement, maintenant que le second bagage est devenu payant pour aller aux USA, emmener cette tente encombrante (qui, du fait de sa taille, compte comme un bagage dans lequel on ne peut pas ajouter grand-chose à part certains matelas) coûterait un supplément d’environ 100 $ pour l’aller-retour (avec des billets économiques et un statut de voyageur standard).
Après quelques heures de route en quittant le Colorado pour le Nouveau-Mexique, j’arrive en début d’après- midi au Pecos Pueblo Historic Park, au sud-est de Santa Fe. Il ne reste malheureusement plus grand-chose des ruines du pueblo amérindien qui abritait pourtant jusqu’à 2000 personnes au XVe siècle. Mais la kiva (restaurée) et les restes impressionnants des murs de la mission que les Espagnols construisirent en arrivant valent ce rapide détour à partir de l’autoroute I-25.





En seconde partie d’après-midi, je me trouve dans le bassin de Galisteo, un secteur connu pour ses nombreux sites de pétroglyphes (les pétroglyphes sont des gravures rupestres tandis que les pictographes sont des peintures rupestres). Ici, la plupart des pétroglyphes ne datent pas de plusieurs milliers d’années, comme dans le reste du Southwest, mais ont été gravés par les Indiens Pueblo entre le XIVe et le XVIe siècle.
Les plus beaux d’entre eux sont situés sur un immense domaine à l’intérieur duquel le propriétaire n’autorise qu’une seule visite annuelle, menée par des archéologues, davantage pour assurer sa tranquillité que pour préserver ces panels qui ne sont pas spécialement fragiles car gravés dans de la roche volcanique très dure. Près de la route, des clôtures et des panneaux « No trespassing », or je ne m’autorise jamais à passer outre à une interdiction aussi clairement exprimée. Mais j’ai appris qu’en prenant une piste qui aboutit au milieu de nulle part on peut s’approcher d’un site rupestre comportant le même type de pétroglyphes (en moins spectaculaires) et qu’il n’y a là-bas ni clôtures ni panneaux d’interdiction. Je me demande quand même s’il ne serait pas aux confins de ce domaine, ou peut-être à ceux d’une propriété attenante gérée par quelqu’un de plus accueillant ? En cas de problème, l’absence d’éléments visibles d’interdiction serait sûrement « plaidable » pour un visiteur étranger nécessairement peu au fait des spécificités locales 😇.
Une fois sur place, pour être certain de retrouver ma voiture dans ce no man’s land si je reviens au crépuscule, je décide de prendre ses coordonnées GPS avec le Garmin Colorado 400t flambant neuf que j’ai réceptionné il y a quelques jours pour remplacer mon vieux Garmin eTrex d’entrée de gamme (sans affichage de cartes). Mais la position GPS affichée est hautement fantaisiste malgré plusieurs essais successifs, je ne comprends pas pourquoi puisqu’il avait bien fonctionné lors du test dans le parc à côté de mon domicile. Je le laisse tout de même allumé et j’utilise mon vieil eTrex amené en appareil de secours et qui fonctionne toujours. Une demi-heure plus tard, je teste à nouveau mon Colorado 400t et je constate que cette fois-ci il donne les bonnes coordonnées : il avait probablement besoin d’un certain temps de recalage depuis sa dernière utilisation sur un autre continent.
Les pétroglyphes sont dispersés au sommet de plusieurs collines volcaniques qu’il faut d’abord atteindre pour, ensuite, longer les crêtes.

Ce n’est pas une partie de plaisir car dans ce site reculé il n’y a aucun chemin et, le long des crêtes, les pierres très instables et la végétation (herbes, épineux…) entravent ma progression. On ne sait jamais si la pierre sur laquelle on pose le pied ne va pas se dérober subitement ni même si on ne va pas se coincer le pied dans un trou traîtreusement caché par les herbes. Il y a de quoi se fouler cent fois une cheville et mon avancée s’avère bien plus précautionneuse et lente que prévu.
Mais le jeu en vaut la chandelle car les pétroglyphes sont nombreux et intéressants, sans compter la lumière de début de soirée qui fait ressortir les lichens particulièrement verts en cette saison.

Certains personnages ont des têtes faisant penser à des smileys :

Un Kokopelli viril joue la sérénade pour des animaux :

Un masque semble provenir d’Amérique centrale ou du Sud :

Un rattlesnake quelque peu raide :

Un perroquet égaré :

Un écureuil dont on jurerait qu’il a été gravé très récemment :

Un curieux bonhomme soleil :

Le dernier panel est le plus beau. On y trouve un saisissant démon surmonté d’oiseaux…

Et surtout ce personnage avec ses trois plumes et qui se cache les yeux. Quelle peut être la signification de ce geste ? Il aurait presque pu inspirer John Travolta pour sa célèbre danse dans Pulp Fiction !

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce site d’art rupestre pour l’originalité de ses pétroglyphes mis en valeur par leur localisation en surplomb de la plaine et la douce lumière du soir.
Ayant progressé moins vite que prévu, je renonce à gravir une autre colline et reviens rapidement à la voiture car ce soir je suis attendu à Santa Fe par mes amis français Annie et André (ainsi que deux de leurs amies qui voyagent avec eux et que je ne connais pas).
Annie et André sont des spécialistes de l’Ouest et c’est dans ce contexte que je les ai rencontrés il y a quelques années avant même qu’ils ne soient devenus membres de VF (respectivement sous les pseudos de Aiassa et de Pyrola). Auteurs du site français de référence sur The Wave, ils sont également d’excellents photographes et plusieurs de leurs images ont été exposées, d’autres publiées dans des revues et dans des livres. André étant passé à la vidéo depuis l’avènement du numérique, je connais surtout les superbes photos d’Annie qui sont pour moi une source d’inspiration. Quel bonheur quand, quelques mois après un de leurs voyages aux USA, je reçois un DVD d’Annie & André contenant un montage vidéo et un diaporama, tous deux réalisés de manière professionnelle !
Installés en Drôme provençale depuis qu’ils sont des retraités très actifs, Annie et André ont cette année fait un échange de maison (de 2 semaines) avec un couple de Santa Fe et m’ont gentiment invité à venir les rejoindre quand je passerai dans le secteur. J’étais parallèlement invité par Karen & Spencer, des amis américains habitant aussi Santa Fe, mais comme ces derniers sont sur le départ pour un grand voyage en Europe, il vaut mieux leur éviter du dérangement et plutôt loger dans la maison dont disposent Annie et André.
Quand j’arrive chez eux vers 20 heures, je suis chaleureusement accueilli, nous sommes contents de nous retrouver dans la région pour laquelle nous partageons la même passion 🙂. Au dîner, nous évoquons leurs aventures des dernières semaines passées dans l’Ouest et je me régale d’un délicieux curry de crevettes maison qui me changera de mon habituel poulet en boîte !
Le lendemain, il est prévu de se balader dans Santa Fe et de visiter un musée conseillé par Karen. Il y a quelques semaines, j’avais mis en contact Annie & André Karen & Spencer, présageant une bonne entente. Ils se sont vus il y a quelques jours quand Karen leur a fait visiter le musée Georgia O’ Keeffe dont elle est un guide volontaire. Le courant est bien passé et du coup mes quatre compatriotes (Annie, André et leurs deux amies) sont également invités pour le barbecue du lendemain à partir de 17 heures chez Karen et Spencer. Ce n’est pas la première fois que je mets en contact des personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont des centres d’intérêts communs, c’est une bonne occasion pour chacun d’élargir son cercle amical.
Bien qu’Annie me propose d’utiliser le canapé du salon, je préfère limiter le dérangement et dormir sur mon Therm-a-Rest dans la salle de yoga, où je suis très bien installé et où je bénéficie de la connexion WiFi pour accéder à ma messagerie.
JOUR 4 – UNE JOURNEE A SANTA FE
Ce matin, c’est grasse matinée avec un réveil programmé à 7 h 30. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et la belle lumière qui contribue à la réputation de Santa Fe n’est pas une légende.
Après un petit déjeuner convivial, nous voilà partis tous les cinq pour le musée que nous avions prévu de visiter, mais celui-ci est fermé car nous sommes dimanche. On aurait dû y penser, mais en vacances on a quelquefois tendance à oublier de raisonner en fonction des jours de la semaine 😛. Nous nous rabattons sur une balade sans but précis dans le centre de Santa Fe, sans être axés sur les monuments historiques que nous avons déjà vus auparavant.
Cette journée sera pour moi l’occasion de m’essayer à la photographie en ville, un type de sujet qui me changera de celui des paysages auxquels je me consacre quasi exclusivement.
Nous jetons un coup d’œil aux boutiques autour de la Plaza.


On observe deux techniques de vente, totalement différentes, plus ou moins volontaristes.
Une jeune femme, debout au beau milieu de l’avenue et simplement protégée des voitures par un drapeau jaune, se démène pour vendre ses journaux en essayant de capter l’attention par son attitude enjouée.

A quelques dizaines de mètres, un Indien Pueblo, qui dispose d’un emplacement réservé sous les arcades de la Plaza, ignore superbement les clients qui regardent son étalage de peintures 😮.

Tout près de là, un homme à l’esprit jeune s’amuse avec sa trottinette motorisée et nous gratifie de quelques figures pour la photo. Cool man ! 😎

Cela finit par donner soif à Annie et ses amies.

Nous passons sous des arcades « graphiques »…

… avant de nous recueillir devant un troupeau de crânes.

Les chapelets de piments qui sèchent en extérieur (ristras) sont une spécialité de Santa Fe.


La poterie colorée est également une production locale.

Mais on trouve ici toutes sortes d’artisanat créatif, comme ces jolis oiseaux.

Quand Annie photographie, elle peut être partout à la fois, comme le prouve cette photo !

Certains bâtiments modernes imitent à la perfection les constructions d’adobe, respectant avec bonheur le style typique de Santa Fe.

On peut trouver de jolies portes au hasard des rues.


Nous finissons notre tour par le Capitole et ses sculptures expressives




Rentrés à la maison, nous prenons notre temps pour déjeuner dans le jardin en dégustant une appétissante salade composée par Annie.
André propose de rester là cet après-midi afin de préparer une grande salade de fruits frais que nous apporterons chez Karen et Spencer pour le dîner/barbecue. C’est sympa de sa part !
Pendant ce temps, via un agréable chemin longeant la rivière, nous nous rendons à pied dans Canyon Road, la rue des galeries d’art de Santa Fe. Butinant de l’une à l’autre, nous profitons également des opportunités photographiques qu’offre cette rue aux maisons particulièrement bien entretenues et joliment décorées.








Dans cette rue où s’expriment les artistes, on peut constater que certains prennent la grosse tête…

… d’autres préfèrent la « zen attitude ».

… ou se reposent…

… ou bien s’amusent franchement…

… mais il faut tout de même prendre garde à ses fesses !

On retrouve ici aussi quelques ristras colorées.

Même de simples murs d’adobe semblent vouloir apporter leur contribution artistique.

Une Hudson nous rappelle les Sixties…

… mais cette échoppe nous montre que nous sommes bien en 2009, l’année d’Obama, et que le business n’est pas oublié avec un slogan très second degré : « Jesus said buy folk art. » 😄

Dans cette rue huppée, on peut aussi bien rencontrer des ladies « so British »…

… que de sympathiques artistes locaux…

… qui apprécient probablement ces mobiles New Age.

De retour à la maison, nous nous laissons conduire par André dans le Dodge Durango qui leur a donné toute satisfaction lors du périple dans l’Ouest qui a précédé leurs deux semaines à Santa Fe.
Vers 17 heures, nous pénétrons dans la résidence privée au sud de Santa Fe, où se trouve la maison de Karen et Spencer. Ils nous accueillent chaleureusement dans ce qu’ils appellent « l’hacienda », où ils se sont installés il y a quelque temps pour leur retraite (je devrais plutôt dire « pour leur nouvelle vie hyper active »). Nous sommes vraiment impressionnés par cette magnifique demeure : pièces immenses, hauteur sous plafond et lumière qui entre de toute part, décoration recherchée sans être ostentatoire et qui intègre harmonieusement l’art indien local…
Cette photo de la cuisine/salle à manger ne me démentira pas.

Ma rencontre avec Karen et Spencer remonte à 2003, lors d’une randonnée à Bryce Canyon en compagnie de ma fille Flora. Nous avions immédiatement bien accroché. Il faut dire que Karen est très enthousiaste et dégage un charisme incontestable. Elle est de plus très francophile : elle a été entres autres professeur de français, fait partie d’associations franco-américaines et voyage souvent en France où nous l’avions revue. Spencer, aussi posé que sympathique, a dirigé un hôpital et, pour s’occuper durant sa retraite, vient de se lancer avec succès comme agent immobilier. Il fallait oser, en pleine crise, mais il m’assure que Santa Fe reste un marché privilégié.
Nous passons un bon moment sur la terrasse pour l’apéritif et les sujets de discussion ne manquent pas. La communication est d’autant plus facilitée que Karen parle un français parfait et a déjà rencontré mes amis au musée Georgia O’Keeffe. Spencer a préparé des Margaritas que Karen assure être « parmi les meilleures du Nouveau-Mexique ». Je veux bien le croire après avoir bu la première et je ne pourrai que le confirmer après les trois suivantes 🤪, alors que je ne suis habituellement pas attiré par les boissons alcoolisées…
Spencer ne faillit pas à la tradition américaine où c’est le chef de famille qui s’occupe du barbecue. Il nous prépare une succulente pièce de bœuf sur leur barbecue sophistiqué.

Karen, qui est passionnée de cuisine (elle a même donné des cours de cuisine chinoise, preuve de son éclectisme), a préparé le reste du repas avec notamment une émulsion à base de concombres d’une grande finesse. Elle nous sert un vin rouge d’Arizona (où ils habitaient auparavant), bien charpenté et qui titre 14°. Nous terminons le repas en nous régalant avec la rafraîchissante salade de fruits frais préparée par André.

Toute cette soirée, durant laquelle nous avons partagé notre passion croisée pour nos pays respectifs (un bel exemple d’entente franco-américaine), s’est déroulée dans une ambiance enthousiaste 🙂. C’était vraiment sympathique de la part de Karen et Spencer d’avoir invité cinq personnes à seulement quarante-huit heures de leur départ pour un périple en Europe. Ils me renouvellent leur invitation à venir passer quelques jours chez eux, invitation qu’Elisabeth et moi honorerons avec plaisir en mai 2010 lors de notre prochain voyage.
André n’ayant pas bu une goutte d’alcool 😇, c’est en toute sécurité qu’il nous ramène à la maison de Santa Fe où je n’ai aucun mal à m’endormir dans la salle de yoga, l’esprit quelque peu embrumé par les libations de la soirée.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
INTRODUCTION
Encore un carnet de voyage sur l’Ouest américain ?
Eh oui ! C’est à mon tour de saluer par le biais de ce carnet tous les forumeurs attirés par cette magnifique région qu’est l’Ouest américain, notamment ceux qui en ont attrapé le virus et veulent se remémorer certaines de leurs expériences et/ou rechercher quelques nouveaux sites à visiter.
Compte tenu de la floraison sur VF d’excellents carnets sur l’Ouest américain, j’ai hésité à en proposer un de plus, d’autant que je n’ai pas la fibre littéraire et que j’ai préféré jusque-là consacrer mon temps libre à fournir des informations et des descriptions pratiques dans le cadre de ma collaboration aux 3 volumes de Photographing the Southwest de Laurent Martres et au site web Ouestusa réalisé par Thierry (Wavemaster sur VF), sans compter les interventions sur VF et les réponses à de nombreux MP et e-mails. Tant mieux si cela a pu être utile à certains d’entre vous car le partage de ses connaissances et l’entraide entre voyageurs sont des valeurs qu’il nous faut entretenir… et qui permettent également d’enrichissantes rencontres sur VF puis dans le monde réel ! 🙂
Je me suis finalement dit que ce seizième voyage dans l’Ouest pouvait être l’occasion de « sacrifier à l’exercice du carnet de voyage » (plus chronophage que je ne le pensais !), d’autant qu’il s’est déroulé dans l’optique « hors des sentiers battus » que j’affectionne depuis de nombreuses années, avec certains sites qui n’ont jamais (ou quasiment jamais) été abordés dans d’autres carnets de VF.
Il y a toutefois un bémol concernant quelques-uns de ces sites encore confidentiels : certains d’entre eux m’ont été indiqués par des amis américains ou européens aussi fans de l’Ouest que moi, mais à la condition expresse que je promette de n’en publier que des photos (comme eux-mêmes ou d’autres avant eux l’ont fait). Et que je ne dévoile en aucun cas les localisations ou même les noms qui pourraient permettre de les trouver facilement sur internet, soit parce que certains sont particulièrement fragiles, soit parce que leurs visites ne sont pas franchement autorisées, voire pour toute autre raison propre à ceux qui ont exigé cette discrétion. Quelle que soit mon habituelle volonté de partage, je respecterai strictement la promesse faite à mes amis (il ne servira donc à rien de me harceler par MP, de me manipuler psychologiquement, de m’hypnotiser ou de me menacer 😛 ). J’espère que vous comprendrez le respect de cet engagement et que vous ne l’interpréterez pas négativement ou n’en ferez pas un sujet de polémique (c’est déjà arrivé… 😕 ).
Comme la photographie est une des composantes importantes de mes récents voyages (voir mon site de photos ), ce carnet sera plus orienté vers l’illustration que vers la fourniture d’informations sur les lieux visités (que vous retrouverez en partie via ma collaboration aux guides et sites web cités plus haut). Je donnerai au passage quelques détails de mon expérience pratique qui pourront éventuellement être utiles à certains d’entre vous.
La conséquence de cette importante iconographie (en dehors du fait que vous risquez une overdose d’images 😛 ) est qu’il sera nécessaire de diviser ce carnet en un certain nombre de parties et qu’il vous faudra être patients pour le chargement de chacune d’entre elles 😐.
Je tiens à remercier sincèrement Pascale (Kashtin sur VF, son site web) et Alain qui ont eu la gentillesse et la patience d’assurer la relecture de ce carnet et d’y apporter leurs remarques pertinentes.
Qu’a recouvert ce voyage?
J’ai pu consacrer plus de cinq semaines à ce circuit en ayant l’opportunité de partir trente-huit jours en mai et juin 2009. Elisabeth, ma femme, ne pouvant m’accompagner même pour une partie du voyage comme elle le faisait les autres années, je suis parti seul pour la totalité de ce « trip ». Mais vous verrez que je ne suis pas resté un « poor lonesome traveler », puisque j’ai rendu visite à plusieurs amis américains, passé quelque temps avec des amis français et aussi rencontré des personnes fort sympathiques au gré de mes pérégrinations.
J’ai profité de cette occasion, où je disposais à la fois de temps et d’une totale liberté, pour réaliser une immersion dans cette région que j’affectionne tant, en prenant mon temps et sans avoir à suivre un programme strictement planifié. C’était d’autant plus réalisable que j’avais loué un SUV 4 x 4 bien adapté aux pistes et dans lequel je pouvais confortablement dormir, ce qui me permettait de bivouaquer n’importe où (ou presque, puisque certains secteurs ne sont pas autorisés au camping sauvage), sans être tenu par des réservations ou la recherche de places libres dans des motels ou des campings.
Je suis donc parti avec une longue « wish list » de sites à visiter dans laquelle je piochais sur la base d’un circuit indicatif qui pouvait évoluer au gré de la météo, des circonstances, de la disponibilité de mes amis sur place… et de mes envies du moment !
Je me suis fixé pour objectifs de :visiter des lieux en majorité « hors des sentiers battus », que je n’avais encore jamais vus ou que j’avais photographiés avant d’être équipé d’un appareil photo numérique (en avril 2006). explorer des sites renfermant des ruines amérindiennes et/ou des panels d’art rupestre, car cet aspect fait désormais partie intégrante de ma passion pour l’Ouest américain.profiter au maximum du wilderness, dans la journée mais également en bivouaquant de préférence au milieu de nulle part, afin de bénéficier de la belle lumière et de l’ambiance particulière du lever et du coucher du soleil chaque fois que c’était possible et que cela en valait la peine.consacrer un peu plus de temps que d’habitude à la photographie, sans ennuyer un(e) partenaire de voyage n’ayant pas le même hobby, d’autant que je venais tout juste de me doter de mon premier reflex numérique (auparavant je disposais d’un bridge Sony R1 de très bonne qualité et que j’aurais volontiers gardé si, en 2008, il n’avait été endommagé suite à une bourrasque qui l’avait fait tomberdu haut de son trépied trop léger).privilégier la randonnée (et si possible en faire une itinérante, ou « backpacking », sur deux jours), car c’est en la parcourant à pied que j’apprécie le mieux cette région. En bénéfice connexe de cette activité physique associée à des repas frugaux lors des bivouacs, perdre quelques-uns de mes kilos superflus !consacrer du temps et de la disponibilité à mes amis sur place (sans chercher à optimiser les visites dans leur région mais en prenant le temps de vivre avec eux), être ouvert aux nouvelles personnes que je rencontrerais durant le voyage.J’ai choisi de faire une boucle à partir de Denver, en passant par le Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et surtout l’Utah, ce qui m’a permis de visiter tous les sites ci-dessous (ils sont listés par région mais vous les retrouverez dans l’ordre chronologique dans le carnet de voyage).
Cette boucle a négligé beaucoup de classiques incontournables (mais déjà visités) au profit de sites secondaires et elle n’a pas suivi de trajets optimisés (à cause des perturbations météo notamment). Elle ne peut donc servir d’exemple de circuit (d’où l’absence de carte), mais pourra attirer l’attention sur tel ou tel site évoqué au fil du récit.Colorado : Red Cliffs amphitheaterRoxborough State ParkPainted MinesColorado National MonumentRattlesnake CanyonRiffle FallsHanging LakeNouveau-Mexique : Santa FePecos Pueblo« Galisteo petroglyphs » Bisti BadlandsAh Shi Sle Pah« King of Wings »Réserves indiennes (Arizona et Utah)Royal Arch « Many Hands Cave »« Lost City »« White and Red Canyon »« Arch Slot Canyon »« Red Canyon »Coal Mine CanyonNavajo National MonumentWaterholes Canyon (rim)ArizonaHidden Gardens (Page)Paw Hole (Coyote Buttes South)Double Barrel Arch« Maze Panel »UtahCatstair CanyonWire Pass + Buckskin Gulch« The Nautilus »Edmaier’s SecretWahweap HoodoosSidesteps HoodoosStud Horse PointCottonwood Canyon RoadRed SlotWillis CreekMossy Cave (Bryce Canyon)Pink CliffsEscalanteCircle of Friends PanelEast Temple Loop (Zion)Cedar Wash ArchPeek A Boo, Spooky & Dry Fork slot canyonsDevil’s Garden (Hole in the Rock Road)The VolcanoUpper Calf CreekBurr Trail via Wolverine LoopStrike Valley OverlookRed Canyon (sur Nottom road) Pedestal AlleyChimney Rock (Capitol Reef)Hickman BridgeSulphur CreekLittle Wild Horse CanyonWild Horse Canyon ArchFive Hole ArchWolfman PanelMonarch CaveProcession PanelValley of the Gods (mesa)Muley PointNatural Bridges National MonumentMule CanyonSheiks CanyonCitadel RuinLower Maidenwater CanyonHovenweep National MonumentSalt Creek & Angel Arch (Canyonlands Needles)Rim viewpoints (Canyonlands Island in the Sky)Murphy TrailFort BottomMoïse & ZeusDead Horse PointRing Arch & Tunnel (Arches)Courthouse WashFaux Falls« Delta Pool »Olympic TorchMoab Man PanelNB : les sites « » sont ceux pour lesquels je n’indiquerai pas la localisation, voire le véritable nom.
JOUR 1 – DE PARIS A DENVER
C’est enfin le jour du départ ! 🙂 Même si cela fait plus de 15 fois que je retourne dans cette région, l’excitation est toujours bien présente, j’ai hâte de randonner au milieu des « red rocks », de m’immerger dans le wilderness, de retrouver l’ambiance de l’Ouest, d’y rencontrer mes amis. Cette joie est toutefois ternie par le fait qu’Elisabeth ne m’accompagnera pas cette fois-ci et que nous ne pourrons partager ces bons moments 😕 mais, c’est promis, l’année prochaine nous repartirons là-bas ensemble !
Mon père a la gentillesse de me conduire à l’aéroport. Sur le chemin de Roissy, nous nous remémorons ces neuf semaines passées ensemble aux USA en juin 2000 et 2001, quand je l’avais emmené visiter le maximum de beaux endroits de l’Ouest, et que nous avions randonné en tout près de 800 km. Au-delà de l’intérêt même du voyage, ce fut un véritable moment de partage et de complicité que nous sommes tous les deux très heureux d’avoir vécu. Dix ans plus tard, alors qu’il est dans sa quatre-vingtième année, mon randonneur de père pourrait-il toujours faire un aller-retour dans la journée au sommet de Half Dome à Yosemite ou au fleuve Colorado dans le Grand Canyon ? Il en serait bien capable, alors que je risquerais de traîner la patte et de tirer la langue !
J’ai eu la chance de décrocher un aller-retour Paris - Denver (avec escale à Londres) par British Airways au tarif promotionnel de 494 €, une aubaine ! J’arrive à l’enregistrement avec mes deux sacs car je ne voyage pas vraiment léger pour un trip de plus de cinq semaines essentiellement en camping (en passant des frimas du Colorado aux chaleurs de l’Arizona avec de très rares possibilités de faire une lessive car je ne fais que traverser les villes), avec plusieurs guides de voyage (les 3 volumes de Photographing the Southwest, 2 guides de Michael Kelsey) et une pochette de documentation pour chaque secteur de ma « wish list », mais aussi avec quelques provisions gourmandes (Petits Pains Suédois très pratiques en bivouac et que je ne trouve pas sur place, boîtes de filets de saumon au naturel pour varier l’ordinaire, quelques paquets de crêpes bretonnes que d’autres apprécieront également, une bonne bouteille de Bordeaux à partager). Me serais-je embourgeoisé avec le temps ? Malgré mes louables efforts de pesée différentielle sur la balance familiale, le plus gros sac dépasse de 800 g les 23 kg autorisés en franchise et je me vois obligé de transférer 1 kg dans le plus petit sac que j’avais déjà eu bien du mal à fermer avant le départ. Je m’étonne de cette inutile intransigeance mais, en me donnant mes cartes d’accès à bord, l’hôtesse d’enregistrement s’excusera discrètement en me disant qu’elle a été obligée d’être si stricte car elle est étroitement surveillée dans le but de l’obliger à faire payer la surtaxe bagage dès les premières centaines de grammes d’excédent.
J’ai volontairement choisi une escale de trois heures à Londres Heathrow, pour prendre une marge en cas de retard du vol Paris - Londres, mais également pour bien laisser le temps à mes sacs de me suivre dans l’avion pour Denver, car l’aéroport londonien a une mauvaise réputation au niveau du déroutement et de la perte des bagages (il semble que la situation se soit nettement améliorée courant 2009).
Le vol direct Londres - Denver s’avère agréable avec un repas tout à fait correct et un personnel de bord sympathique et très cosmopolite. Ce sera pour moi un vol studieux car je dois apprendre les subtilités de fonctionnement de mon premier reflex numérique (un Nikon D90 avec un objectif Nikor 16-85 mm et un grand angle Tamron 10-24 mm), matériel que j’ai reçu il y a seulement quelques jours et que je n’ai eu le temps de tester que quelques minutes au pied de chez moi. Tout de même plus de 200 pages à avaler (en essayant de piquer du nez le moins possible), ce qui fait que, malgré mes efforts de mémorisation, je ne me suis pas toujours souvenu en pleine action de tous les modes de réglage et options. Le vol direct depuis Londres me semble un réel avantage, sans le stress d’une correspondance aux USA avec le risque de rater le second avion en cas de forte queue ou de problème au passage de l’immigration. L’horaire d’arrivée à Denver est respecté, tout se déroule sans problème avec un officier d’immigration plutôt aimable, mes bagages m’attendent sagement en tournant sur le carrousel, donc tout va pour le mieux.
Maintenant, se profile une première étape décisive du voyage : l’obtention du véhicule qui va me permettre de vivre pleinement mes aventures, c'est-à-dire me conduire dans les meilleures conditions sur des pistes plus ou moins roulantes et m’héberger confortablement pour la nuit sans avoir à planter une tente dans des campings. J’ai déjà loué différents modèles de SUV et j’ai aussi voyagé dans ceux de mes amis, donc je connais les avantages et les inconvénients des principaux modèles proposés jusqu’ici par les grands loueurs. Mais je sais aussi que ceux-ci s’orientent depuis peu vers des modèles de type « crossover » nettement plus adaptés à la ville et aux highways qu’aux escapades sur pistes (d’ailleurs interdites dans les contrats des loueurs ; en roulant en dehors des routes goudronnées on n’est plus du tout assuré et il faut assumer ce risque). L’arrêt il y a quelques mois de la fabrication du populaire Chevrolet Trailblazer (pourtant souvent indiqué comme référence de sa catégorie de location), un SUV 4WD très correct pour les clients et peu onéreux pour les loueurs, a accentué ce phénomène. J’ai donc quelques inquiétudes à ce niveau…
Après avoir pris la navette Alamo, et avant même d’aller au comptoir, je me précipite sur le parking pour constater que dans la rangée SUV standard (catégorie que j’ai louée) il n’y a que des SUV « crossover » dont aucun n’est vraiment 4 x 4 (au mieux ils sont AWD, c'est-à-dire qu’ils peuvent automatiquement et temporairement se mettre en mode 4 x 4 si les capteurs en font ressentir la nécessité, mais sans possibilité que l’utilisateur enclenche lui-même préventivement le mode 4 roues motrices à plein temps pour anticiper une difficulté). Il y a une majorité de Chevrolet Traverse, à la médiocre hauteur de caisse et avec une honteuse roue de secours galette qui s’avérera ridicule en cas de crevaison sur une piste. Avec ce type de véhicule, un certain nombre des visites les plus prometteuses de ma « wish list » tomberaient à l’eau, aussi je décide de m’installer du côté où l’on restitue les véhicules et d’attendre patiemment en espérant qu’il en rentrera un qui me convienne.
Je patiente presque une heure en écoutant mon lecteur MP3 quand par chance rentre mon véhicule préféré, le Toyota 4Runner qui est à la fois suffisamment confortable, agréable à conduire, performant sur piste (hauteur de caisse, vrai 4 x 4), sobre par rapport aux concurrents de sa catégorie (10,75 l / 100 km en moyenne sur mon parcours de cinq semaines) et parfait pour dormir dedans (plancher plat de 1,80 m une fois les sièges arrière rabattus, l’année dernière nous y avions très bien dormi à 2 avec ma femme). Je note ses numéros et je me précipite au comptoir en demandant expressément ce véhicule-là. L’employé accepte, mais constatant que je veux absolument ce Toyota, il essaie de me faire croire qu’il y a un supplément tarifaire par rapport à mon voucher. Je lui prouve que je connais bien les véhicules de cette catégorie et je lui lance un « good try ! », exprimant clairement par là que je ne suis pas dupe 😠. A partir de ce moment, il s’avérera charmant car il sait bien qu’il a été pris en flagrant délit de « trompe couillon ». Il ira même chercher le véhicule à la sortie du lavage pour me l’amener personnellement.
Particulièrement ravi d’avoir obtenu cet excellent SUV 🙂, je déchante après avoir lancé le moteur quand je vois le voyant « Maintenance » rester allumé. Je ne vais pas partir cinq semaines sans savoir si la révision et/ou la vidange ont bien été faites ou si c’est seulement la remise à zéro du voyant qui a été oubliée après la maintenance. Je demande à l’employée sur le parking si je peux aller faire vérifier cela au garage attenant à la station de lavage mais celle-ci m’assène sans sourciller qu’il n’y a personne à l’atelier à cette heure et que je dois obligatoirement prendre un autre véhicule, alors que j’ai eu tout le loisir de voir œuvrer un mécano à l’atelier pendant que j’attendais. Devant la mauvaise foi et l’air revêche de la dame, je n’insiste pas et je fais mine de m’exécuter mais dès qu’elle a le dos tourné je fonce à l’atelier où je tombe sur un mécano arborant un T-shirt du chanteur de country Tim McGraw, dont j’aime plusieurs chansons. Le mécano me fait remarquer que je n’ai pas le droit de venir ici mais je fais mine de ne pas comprendre et j’enchaîne immédiatement sur Tim McGraw en évoquant mes chansons préférées (notamment My kind of rain et The cow boy in me). Il est surpris et visiblement content qu’un Frenchie apprécie son chanteur préféré, la glace est rompue, on discute un petit moment et il accepte de regarder le véhicule, s’apercevant rapidement que la vidange a été faite mais sans remise à zéro du voyant, ce qu’il a vite fait de corriger. Nous nous quittons dans la bonne humeur, prouvant une fois de plus que la musique peut adoucir les mœurs et aplanir les difficultés.
Il fait nuit quand j’arrive au Comfort Inn de Stapleton dans lequel j’ai obtenu une chambre à 50 $ HT via un site internet quelques jours avant le départ. En fermant à clé le Toyota, ce qui a pour effet de faire fonctionner les 4 clignotants pour signifier que l’alarme est enclenchée, je m’aperçois que le clignotant arrière gauche (le plus important) ne fonctionne pas. Ce n’est pas de chance ! Tant pis pour ce soir, je prends possession de ma chambre et m’écroule sans tarder sur le lit, épuisé par cette journée de transport.
JOUR 2 – DE DENVER A PAINTED MINES
Comme toujours à cause du décalage horaire dans le sens est - ouest, le premier jour je me réveille naturellement tôt et j’en profite pour retourner à l’aéroport chez Alamo afin de faire réparer le clignotant, espérant qu’il s’agit d’une simple ampoule à remplacer. Cette fois, je fonce directement au garage sans rien demander à personne et je tombe sur un jeune et timide employé aussi surpris de me voir à l’atelier que son collègue de la veille. Sans diversion possible cette fois-ci, je joue le rôle du client exigeant et pressé, celui qu’il vaut mieux ne pas énerver. Le jeune meccano n’insiste pas et change immédiatement l’ampoule.
Enfin ! me voilà au volant d’un excellent Toyota 4Runner en état de marche, et ce fidèle compagnon de voyage ne me fera jamais défaut durant les cinq semaines qui ont suivi. Pour moi, c’est à ce moment que les vacances commencent vraiment, car je suis maintenant certain de disposer de l’élément logistique principal qui me permettra de réaliser les visites soigneusement préparées et rêvées durant les mois précédents.
Mon fidèle Toyota 4Runner (lors d’un bivouac en Utah) :

En revenant de l’aéroport, le ciel est devenu très menaçant. Je retourne au motel et je prends mon temps pour un excellent petit déjeuner (compris dans le prix de la chambre), au cours duquel je me régale de gaufres que l’on fait cuire soi-même. Délicieux ! Avec cela je tiendrai jusqu’au soir…
Je déballe mes deux sacs de voyage, répartissant un maximum d’objets dans les différents rangements du SUV afin qu’ils tombent immédiatement sous la main, j’en réorganise logiquement le contenu restant (par exemple, mes habits sont répartis par fonction dans des taies d’oreiller de différentes couleurs), ceci dans l’optique de tout trouver facilement et sans même déplacer les sacs quand j’arriverai les soir au bivouac. Le fait de partir le matin avant le lever du soleil et d’arriver souvent de nuit nécessite d’être bien organisé pour gagner du temps et ne pas chercher, voire perdre ses affaires dans l’obscurité et la précipitation. Je rabats les sièges arrière en mode « break à plancher plat », mode qu’ils ne quitteront plus jusqu’au dernier jour du voyage.
C’est le moment d’aller au Wal-Mart (repéré sur Google Maps avant le départ afin ne pas perdre de temps à en chercher un en ville) pour faire les courses. En premier lieu, je choisis l’indispensable glacière qui fait aussi office de stockage de nourriture même quand je n’ai plus de glace. Suivant les promotions du jour, je prends toujours un modèle en plastique dur (qui peut éventuellement servir de siège), d’une contenance d’environ 30 litres, de marque Coleman ou Rubbermaid, toujours à moins de 20 $ puisque je le laisserai sur place à la fin du voyage. Cette année, j’achète aussi un matelas de camping basique en mousse bleue à 5 $, bien que j’aie emmené un confortable matelas autogonflant Therm-a-Rest. Ce petit matelas supplémentaire aura plusieurs usages : placé sous le Therm-a-Rest il apportera un peu de moelleux supplémentaire mais surtout absorbera l’humidité due à la condensation (ce qui évitera au Therm-a-Rest d’être humide le matin, de finir par sentir et de se détériorer). Il me servira pour le backpacking que j’envisage (il est plus léger que le Therm-a-Rest et ne craint pas d’être percé par des branches ou des épines) et sera immédiatement disponible pour improviser une sieste réparatrice. Comme la glacière, je le laisserai sur place à la fin du voyage.
En plus de divers aliments frais (dont un très bon raisin californien), j’achète suffisamment de nourriture qui se conserve, de manière à n’être jamais pris au dépourvu dans le cas où je resterais plusieurs jours dans le wilderness sans possibilité de ravitaillement (volontairement ou pas, en cas de problème de véhicule par exemple). Si la plupart de ces produits sont similaires à ceux que l’on trouve en France, il existe aussi des produits plus spécifiques aux Etats-Unis que j’achète dans les Wal-Mart ou autres grandes surfaces alimentaires (comme Safeway, City Market, etc.):Une sorte de muesli Quaker Oatmeal (parfum Apples & Cinnamon ou bien Maple & Brown Sugar) qui gonfle bien dans un peu d’eau (chaude de préférence mais avec l’eau froide cela passe aussi). Cette mixture de petit déjeuner bien nourrissante devient plus mangeable si on y ajoute des céréales croquantes et si on l’accompagne d’un fruit comme une banane.Des packs de 4 bouteilles (d’un peu moins de 30 cl chacune) de Frappuccino de Starbucks, sorte de café au lait aromatisé (divers parfums : chocolat, moka, vanille, caramel…) que je trouve fort bon et idéal pour le petit déjeuner en camping.Du Beef Jerky « natural style » de la marque Oh Boy ! Oberto. Il s’agit de lambeaux de viande séchée que l’on mastique et qui apportent leur lot de protéines et de sel (indispensable quand on transpire en randonnée), sans gras et pour un poids ridiculement faible (appréciable en randonnée itinérante). C’est spécial, on aime ou on n’aime pas, moi j’aime beaucoup celui-ci car la viande y est un peu plus tendre (moins dure devrais-je dire) et moins épicée que celle d’autres marques.Des boîtes de conserve auto-ouvrantes de White Chicken in water de la marque Valley Fresh (mais je ne prends pas le Chunk Chicken de la même marque que je ne trouve pas très bon). Ce sont des petits morceaux de poulet présentés un peu comme du thon en boîte pour mettre dans des salades. Je trouve cela pratique et pas mauvais à manger, le fait que le poulet soit conservé dans de l’eau salée (et non pas tout sec ou dans de l’huile) étant appréciable quand il fait chaud.Un gros paquet de Trail Mix (mélange de raisins secs et autres fruits déshydratés, de peanuts, de noix de cajou, d’amandes…) et plusieurs paquets de mes fruits secs préférés (cranberry, cherry, abricot, papaye...). Tous les jours, dans un petit sachet Ziplock, je me fais un mélange personnalisé du Trail Mix « de base » et d’un des fruits secs, en variant régulièrement car ce sera mon encas quotidien du midi.Un pack de 12 canettes de… lemonade (citronnade à l’eau plate) car je fais partie de ceux qui n’aiment pas la bière (bien qu’il me soit arrivé d’en avaler pour honorer l’invitation à prendre « a cool beer » de voisins de camping voulant faire connaissance).Plusieurs gallons (de 3,8 litres) de Spring water, en privilégiant les bouchons qui se vissent (pour qu’ils ne s’ouvrent pas seuls avec les secousses sur les pistes, expérience vécue). J’en ai en permanence au moins 5 ou 6 dans la voiture (réserve en cas de panne ou d’ensablement au milieu de nulle part). Parmi eux, il y en aura rapidement 2 remplis d’eau du robinet (auxquels j’arrache l’étiquette pour les reconnaître) pour mes ablutions, la vaisselle, le radiateur d’eau du véhicule si besoin…En cette fin de matinée, j’ai à peine fini de répartir toutes mes provisions dans la glacière et dans les sacs semi rigides que j’ai amenés pour cela, qu’il se met à pleuvoir sérieusement, comme l’avaient d’ailleurs annoncé les prévisions météo de Weather.com. Inutile de se presser pour aller visiter sous la pluie Garden of the Gods à Colorado Springs (que je connais déjà). Je décide donc de filer directement à Painted Mines, en espérant que la pluie aura cessé dans quelques heures, ce qui me laisse tout le temps pour me balader dans ce magasin nommé Outdoor World que j’ai repéré dans une zone commerciale à proximité du motel. Certain(e)s apprécient les outlets américains pour les achats de vêtements, en ce qui me concerne je suis attiré par leurs magasins d’outdoor toujours très bien achalandés en ce qui concerne les activités de nature (sports, camping…) dans un décor souvent soigné. L’Outdoor World de Denver est sans conteste le plus beau que j’aie vu, dépassant dans mon hit-parade personnel le magasin REI de Seattle. Tout y est impressionnant, avec des piliers et des poutres en énormes troncs, des fresques murales, des animaux naturalisés un peu partout, un immense aquarium…
Puisque j’ai du temps devant moi, c’est l’occasion de tester mon nouvel appareil photo en intérieur.
L’entrée est vraiment imposante :

En se baladant dans les rayons, on rencontre un sympathique élan…

… un fringant bison…

… un puma bondissant au-dessus d’un ascenseur…

… un ours impressionnant…

… un loup agressif…

… et un gros poisson bien vivant et plein de tendresse pour les enfants !

On y trouve même quelques meubles vraiment rustiques.

J’ai passé plusieurs heures à traîner dans tous les recoins de ce remarquable magasin et il pleut toujours 😕. Mais il faut quand même que je me décide à rouler vers Painted Mines, qui se trouve au nord-est de Colorado Springs, près de la petite ville de Calhan, tant pis si j’y arrive sous la pluie. J’avais oublié que nous étions vendredi et que dès le milieu de l’après-midi les habitants de Denver partent en week-end. Je me retrouve dans un embouteillage qui s’étire sur des dizaines de miles à partir de la sortie sud de Denver. Heureusement que je trouve une station radio de Classic Rock qui diffuse une belle collection de musique anglo-saxonne et me permet de redécouvrir certains morceaux avec plaisir, me replongeant vingt ou trente ans en arrière. Aux alentours de chaque ville importante, on trouve toujours au moins une station de Classic Rock qui diffuse en franchise un programme pré-enregistré, programme que l’on peut retrouver à l’identique quelques jours ou semaines plus tard sur la station d’une autre ville ou d’un autre État (il m’arrive alors de « deviner » quelle sera la prochaine chanson car j’ai inconsciemment mémorisé l’enchaînement lors de la première écoute).
Arrivé près de Colorado Springs, les embouteillages réapparaissent et je trouve judicieux de quitter l’autoroute pour rejoindre Calhan par de petites routes. Mauvaise idée, car cette zone est très habitée et il y a en réalité beaucoup plus de routes secondaires qui se croisent que celles indiquées sur ma carte, pourtant assez précise. Avec une absence quasi totale de signalisation, il n’est pas facile de faire les bons choix aux intersections. Après plusieurs hésitations mais au final aucune erreur d’aiguillage, j’arrive en fin d’après-midi à Calhan où une pluie fine subsiste. Je repère le camping de la ville (pratiquement vide) pour éventuellement y revenir après la visite et je me rends au parking principal de Painted Mines où il n’y a évidemment personne à cause de la météo.
Painted Mines Interpretive Park est un petit parc local récent, constitué de couches d’argiles de différentes couleurs qui forment des badlands, des petits canyons, des hoodoos, avec quelques sentiers faciles et bien balisés pour visiter aisément cet environnement coloré. Le nom du site provient du fait que ses argiles colorées ont été exploitées par les Indiens pour leurs poteries et leurs peintures de cérémonie, puis plus tard par les Blancs pour fabriquer des briques décoratives.
La pluie finit par cesser et je peux commencer ma visite en ce presque début de soirée. Finalement, la toute récente pluie et le ciel toujours très chargé font ressortir les couleurs du site, bien davantage que sous un soleil éclatant si j’en crois les photos que j’en ai vu.
Je traverse de jolis badlands, étonné qu’ils ne soient pas boueux après la pluie.

Puis je m’approche d’un petit amphithéâtre où les teintes pastel sont douces et variées :


Je me balade dans les petits canyons mais le soir tombe vite, créant une ambiance particulière, un peu irréelle, accentuée par le fait que je suis totalement seul dans le parc. J’ai toujours aimé me balader «
JOUR 3 – DE PAINTED MINES A SANTA FE
Bip… bip… bip… bip… BIP… BIP… BIP… BIP !
Ce matin, c’est en insistant que la sonnerie du réveil me tire des bras de Morphée. Il faut dire que je dors très bien dans mon SUV et qu’un réveil aussi matinal (5 h 45), pour ne pas rater le lever du soleil, ne m’est pas franchement habituel le reste de l’année.
Durant ce voyage, comme mes réveils solitaires aux aurores ne dérangeront personne, j’ai décidé d’assister à un maximum de levers de soleil, pour bénéficier de la fugitive mais belle lumière qui les accompagne généralement, et avant tout pour vivre ce moment particulier qui apporte une dimension supplémentaire et une complétude à la journée qui débute. Je me lève dans la pâle lumière de l’ aube, émergeant peu à peu du sommeil dans une fraîcheur vivifiante, et choisis avec soin l’endroit où je vais attendre le lever du soleil en fonction de l’éclairage espéré . Parfois, des nuages bien placés réfléchissent quelques instants la lueur rougeoyante du soleil encore caché derrière l’horizon. Je patiente en observant les subtiles variations de lumière et en écoutant les oiseaux s’en donner à cœur joie. L’attente devient fébrile durant les dernières dizaines de secondes qui précèdent l’apparition du soleil et, quand elle a enfin lieu, je vis pleinement cet instant unique, essayant d’en capturer la magie, si les conditions photographiques s’y prêtent . Que la lumière soit belle ou décevante (c’est la surprise à chaque fois), j’ai toujours le sentiment d’avoir vécu un moment essentiel et je m’apprête alors à profiter le plus possible d’une nouvelle journée dans l’Ouest.
Ce matin il fait froid, et c’est bien couvert que je me rends à l’endroit repéré la veille pour assister au lever du soleil. Des nuages mal placés l’empêcheront d’être très spectaculaire, mais le spectacle des premiers rayons éclairant les badlands colorés n’en reste pas moins un moment privilégié.


Le ciel se dégage rapidement et il se met à faire grand beau, la pluie de la veille est oubliée. Je prends tout mon temps pour explorer les petits canyons, sachant qu’en début de matinée les couleurs sont le plus présentes, la lumière devenant vite écrasante par la suite. C’est à l’ombre que les argiles colorées s’avèrent le plus photogéniques.
J’apprécie ce site naturel, certes secondaire et peu isolé mais qui vaut quand même le détour, surtout si on peut bénéficier de bonnes conditions de lumière qui en font ressortir les couleurs, faute de quoi la déception serait probable.





Quand la lumière se fait plus franche, je termine par un secteur où l’argile est d’un blanc éclatant.

Je reviens à mon véhicule pour prendre un petit déjeuner bien mérité. Après cette balade à la fraîche, le Frappuccino au Dark Chocolate de Starbucks n’en paraît que plus délicieux 🙂 !
Le rangement du matelas, des duvets et autres affaires de nuit prend très peu de temps et me permet de partir rapidement. J’apprécie de ne pas avoir une tente à replier et à ranger dans son sac, bien qu’avec une tente de type « 2 Seconds » de Decathlon cela irait très vite. Malheureusement, maintenant que le second bagage est devenu payant pour aller aux USA, emmener cette tente encombrante (qui, du fait de sa taille, compte comme un bagage dans lequel on ne peut pas ajouter grand-chose à part certains matelas) coûterait un supplément d’environ 100 $ pour l’aller-retour (avec des billets économiques et un statut de voyageur standard).
Après quelques heures de route en quittant le Colorado pour le Nouveau-Mexique, j’arrive en début d’après- midi au Pecos Pueblo Historic Park, au sud-est de Santa Fe. Il ne reste malheureusement plus grand-chose des ruines du pueblo amérindien qui abritait pourtant jusqu’à 2000 personnes au XVe siècle. Mais la kiva (restaurée) et les restes impressionnants des murs de la mission que les Espagnols construisirent en arrivant valent ce rapide détour à partir de l’autoroute I-25.





En seconde partie d’après-midi, je me trouve dans le bassin de Galisteo, un secteur connu pour ses nombreux sites de pétroglyphes (les pétroglyphes sont des gravures rupestres tandis que les pictographes sont des peintures rupestres). Ici, la plupart des pétroglyphes ne datent pas de plusieurs milliers d’années, comme dans le reste du Southwest, mais ont été gravés par les Indiens Pueblo entre le XIVe et le XVIe siècle.
Les plus beaux d’entre eux sont situés sur un immense domaine à l’intérieur duquel le propriétaire n’autorise qu’une seule visite annuelle, menée par des archéologues, davantage pour assurer sa tranquillité que pour préserver ces panels qui ne sont pas spécialement fragiles car gravés dans de la roche volcanique très dure. Près de la route, des clôtures et des panneaux « No trespassing », or je ne m’autorise jamais à passer outre à une interdiction aussi clairement exprimée. Mais j’ai appris qu’en prenant une piste qui aboutit au milieu de nulle part on peut s’approcher d’un site rupestre comportant le même type de pétroglyphes (en moins spectaculaires) et qu’il n’y a là-bas ni clôtures ni panneaux d’interdiction. Je me demande quand même s’il ne serait pas aux confins de ce domaine, ou peut-être à ceux d’une propriété attenante gérée par quelqu’un de plus accueillant ? En cas de problème, l’absence d’éléments visibles d’interdiction serait sûrement « plaidable » pour un visiteur étranger nécessairement peu au fait des spécificités locales 😇.
Une fois sur place, pour être certain de retrouver ma voiture dans ce no man’s land si je reviens au crépuscule, je décide de prendre ses coordonnées GPS avec le Garmin Colorado 400t flambant neuf que j’ai réceptionné il y a quelques jours pour remplacer mon vieux Garmin eTrex d’entrée de gamme (sans affichage de cartes). Mais la position GPS affichée est hautement fantaisiste malgré plusieurs essais successifs, je ne comprends pas pourquoi puisqu’il avait bien fonctionné lors du test dans le parc à côté de mon domicile. Je le laisse tout de même allumé et j’utilise mon vieil eTrex amené en appareil de secours et qui fonctionne toujours. Une demi-heure plus tard, je teste à nouveau mon Colorado 400t et je constate que cette fois-ci il donne les bonnes coordonnées : il avait probablement besoin d’un certain temps de recalage depuis sa dernière utilisation sur un autre continent.
Les pétroglyphes sont dispersés au sommet de plusieurs collines volcaniques qu’il faut d’abord atteindre pour, ensuite, longer les crêtes.

Ce n’est pas une partie de plaisir car dans ce site reculé il n’y a aucun chemin et, le long des crêtes, les pierres très instables et la végétation (herbes, épineux…) entravent ma progression. On ne sait jamais si la pierre sur laquelle on pose le pied ne va pas se dérober subitement ni même si on ne va pas se coincer le pied dans un trou traîtreusement caché par les herbes. Il y a de quoi se fouler cent fois une cheville et mon avancée s’avère bien plus précautionneuse et lente que prévu.
Mais le jeu en vaut la chandelle car les pétroglyphes sont nombreux et intéressants, sans compter la lumière de début de soirée qui fait ressortir les lichens particulièrement verts en cette saison.

Certains personnages ont des têtes faisant penser à des smileys :

Un Kokopelli viril joue la sérénade pour des animaux :

Un masque semble provenir d’Amérique centrale ou du Sud :

Un rattlesnake quelque peu raide :

Un perroquet égaré :

Un écureuil dont on jurerait qu’il a été gravé très récemment :

Un curieux bonhomme soleil :

Le dernier panel est le plus beau. On y trouve un saisissant démon surmonté d’oiseaux…

Et surtout ce personnage avec ses trois plumes et qui se cache les yeux. Quelle peut être la signification de ce geste ? Il aurait presque pu inspirer John Travolta pour sa célèbre danse dans Pulp Fiction !

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce site d’art rupestre pour l’originalité de ses pétroglyphes mis en valeur par leur localisation en surplomb de la plaine et la douce lumière du soir.
Ayant progressé moins vite que prévu, je renonce à gravir une autre colline et reviens rapidement à la voiture car ce soir je suis attendu à Santa Fe par mes amis français Annie et André (ainsi que deux de leurs amies qui voyagent avec eux et que je ne connais pas).
Annie et André sont des spécialistes de l’Ouest et c’est dans ce contexte que je les ai rencontrés il y a quelques années avant même qu’ils ne soient devenus membres de VF (respectivement sous les pseudos de Aiassa et de Pyrola). Auteurs du site français de référence sur The Wave, ils sont également d’excellents photographes et plusieurs de leurs images ont été exposées, d’autres publiées dans des revues et dans des livres. André étant passé à la vidéo depuis l’avènement du numérique, je connais surtout les superbes photos d’Annie qui sont pour moi une source d’inspiration. Quel bonheur quand, quelques mois après un de leurs voyages aux USA, je reçois un DVD d’Annie & André contenant un montage vidéo et un diaporama, tous deux réalisés de manière professionnelle !
Installés en Drôme provençale depuis qu’ils sont des retraités très actifs, Annie et André ont cette année fait un échange de maison (de 2 semaines) avec un couple de Santa Fe et m’ont gentiment invité à venir les rejoindre quand je passerai dans le secteur. J’étais parallèlement invité par Karen & Spencer, des amis américains habitant aussi Santa Fe, mais comme ces derniers sont sur le départ pour un grand voyage en Europe, il vaut mieux leur éviter du dérangement et plutôt loger dans la maison dont disposent Annie et André.
Quand j’arrive chez eux vers 20 heures, je suis chaleureusement accueilli, nous sommes contents de nous retrouver dans la région pour laquelle nous partageons la même passion 🙂. Au dîner, nous évoquons leurs aventures des dernières semaines passées dans l’Ouest et je me régale d’un délicieux curry de crevettes maison qui me changera de mon habituel poulet en boîte !
Le lendemain, il est prévu de se balader dans Santa Fe et de visiter un musée conseillé par Karen. Il y a quelques semaines, j’avais mis en contact Annie & André Karen & Spencer, présageant une bonne entente. Ils se sont vus il y a quelques jours quand Karen leur a fait visiter le musée Georgia O’ Keeffe dont elle est un guide volontaire. Le courant est bien passé et du coup mes quatre compatriotes (Annie, André et leurs deux amies) sont également invités pour le barbecue du lendemain à partir de 17 heures chez Karen et Spencer. Ce n’est pas la première fois que je mets en contact des personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont des centres d’intérêts communs, c’est une bonne occasion pour chacun d’élargir son cercle amical.
Bien qu’Annie me propose d’utiliser le canapé du salon, je préfère limiter le dérangement et dormir sur mon Therm-a-Rest dans la salle de yoga, où je suis très bien installé et où je bénéficie de la connexion WiFi pour accéder à ma messagerie.
JOUR 4 – UNE JOURNEE A SANTA FE
Ce matin, c’est grasse matinée avec un réveil programmé à 7 h 30. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et la belle lumière qui contribue à la réputation de Santa Fe n’est pas une légende.
Après un petit déjeuner convivial, nous voilà partis tous les cinq pour le musée que nous avions prévu de visiter, mais celui-ci est fermé car nous sommes dimanche. On aurait dû y penser, mais en vacances on a quelquefois tendance à oublier de raisonner en fonction des jours de la semaine 😛. Nous nous rabattons sur une balade sans but précis dans le centre de Santa Fe, sans être axés sur les monuments historiques que nous avons déjà vus auparavant.
Cette journée sera pour moi l’occasion de m’essayer à la photographie en ville, un type de sujet qui me changera de celui des paysages auxquels je me consacre quasi exclusivement.
Nous jetons un coup d’œil aux boutiques autour de la Plaza.


On observe deux techniques de vente, totalement différentes, plus ou moins volontaristes.
Une jeune femme, debout au beau milieu de l’avenue et simplement protégée des voitures par un drapeau jaune, se démène pour vendre ses journaux en essayant de capter l’attention par son attitude enjouée.

A quelques dizaines de mètres, un Indien Pueblo, qui dispose d’un emplacement réservé sous les arcades de la Plaza, ignore superbement les clients qui regardent son étalage de peintures 😮.

Tout près de là, un homme à l’esprit jeune s’amuse avec sa trottinette motorisée et nous gratifie de quelques figures pour la photo. Cool man ! 😎

Cela finit par donner soif à Annie et ses amies.

Nous passons sous des arcades « graphiques »…

… avant de nous recueillir devant un troupeau de crânes.

Les chapelets de piments qui sèchent en extérieur (ristras) sont une spécialité de Santa Fe.


La poterie colorée est également une production locale.

Mais on trouve ici toutes sortes d’artisanat créatif, comme ces jolis oiseaux.

Quand Annie photographie, elle peut être partout à la fois, comme le prouve cette photo !

Certains bâtiments modernes imitent à la perfection les constructions d’adobe, respectant avec bonheur le style typique de Santa Fe.

On peut trouver de jolies portes au hasard des rues.


Nous finissons notre tour par le Capitole et ses sculptures expressives




Rentrés à la maison, nous prenons notre temps pour déjeuner dans le jardin en dégustant une appétissante salade composée par Annie.
André propose de rester là cet après-midi afin de préparer une grande salade de fruits frais que nous apporterons chez Karen et Spencer pour le dîner/barbecue. C’est sympa de sa part !
Pendant ce temps, via un agréable chemin longeant la rivière, nous nous rendons à pied dans Canyon Road, la rue des galeries d’art de Santa Fe. Butinant de l’une à l’autre, nous profitons également des opportunités photographiques qu’offre cette rue aux maisons particulièrement bien entretenues et joliment décorées.








Dans cette rue où s’expriment les artistes, on peut constater que certains prennent la grosse tête…

… d’autres préfèrent la « zen attitude ».

… ou se reposent…

… ou bien s’amusent franchement…

… mais il faut tout de même prendre garde à ses fesses !

On retrouve ici aussi quelques ristras colorées.

Même de simples murs d’adobe semblent vouloir apporter leur contribution artistique.

Une Hudson nous rappelle les Sixties…

… mais cette échoppe nous montre que nous sommes bien en 2009, l’année d’Obama, et que le business n’est pas oublié avec un slogan très second degré : « Jesus said buy folk art. » 😄

Dans cette rue huppée, on peut aussi bien rencontrer des ladies « so British »…

… que de sympathiques artistes locaux…

… qui apprécient probablement ces mobiles New Age.

De retour à la maison, nous nous laissons conduire par André dans le Dodge Durango qui leur a donné toute satisfaction lors du périple dans l’Ouest qui a précédé leurs deux semaines à Santa Fe.
Vers 17 heures, nous pénétrons dans la résidence privée au sud de Santa Fe, où se trouve la maison de Karen et Spencer. Ils nous accueillent chaleureusement dans ce qu’ils appellent « l’hacienda », où ils se sont installés il y a quelque temps pour leur retraite (je devrais plutôt dire « pour leur nouvelle vie hyper active »). Nous sommes vraiment impressionnés par cette magnifique demeure : pièces immenses, hauteur sous plafond et lumière qui entre de toute part, décoration recherchée sans être ostentatoire et qui intègre harmonieusement l’art indien local…
Cette photo de la cuisine/salle à manger ne me démentira pas.

Ma rencontre avec Karen et Spencer remonte à 2003, lors d’une randonnée à Bryce Canyon en compagnie de ma fille Flora. Nous avions immédiatement bien accroché. Il faut dire que Karen est très enthousiaste et dégage un charisme incontestable. Elle est de plus très francophile : elle a été entres autres professeur de français, fait partie d’associations franco-américaines et voyage souvent en France où nous l’avions revue. Spencer, aussi posé que sympathique, a dirigé un hôpital et, pour s’occuper durant sa retraite, vient de se lancer avec succès comme agent immobilier. Il fallait oser, en pleine crise, mais il m’assure que Santa Fe reste un marché privilégié.
Nous passons un bon moment sur la terrasse pour l’apéritif et les sujets de discussion ne manquent pas. La communication est d’autant plus facilitée que Karen parle un français parfait et a déjà rencontré mes amis au musée Georgia O’Keeffe. Spencer a préparé des Margaritas que Karen assure être « parmi les meilleures du Nouveau-Mexique ». Je veux bien le croire après avoir bu la première et je ne pourrai que le confirmer après les trois suivantes 🤪, alors que je ne suis habituellement pas attiré par les boissons alcoolisées…
Spencer ne faillit pas à la tradition américaine où c’est le chef de famille qui s’occupe du barbecue. Il nous prépare une succulente pièce de bœuf sur leur barbecue sophistiqué.

Karen, qui est passionnée de cuisine (elle a même donné des cours de cuisine chinoise, preuve de son éclectisme), a préparé le reste du repas avec notamment une émulsion à base de concombres d’une grande finesse. Elle nous sert un vin rouge d’Arizona (où ils habitaient auparavant), bien charpenté et qui titre 14°. Nous terminons le repas en nous régalant avec la rafraîchissante salade de fruits frais préparée par André.

Toute cette soirée, durant laquelle nous avons partagé notre passion croisée pour nos pays respectifs (un bel exemple d’entente franco-américaine), s’est déroulée dans une ambiance enthousiaste 🙂. C’était vraiment sympathique de la part de Karen et Spencer d’avoir invité cinq personnes à seulement quarante-huit heures de leur départ pour un périple en Europe. Ils me renouvellent leur invitation à venir passer quelques jours chez eux, invitation qu’Elisabeth et moi honorerons avec plaisir en mai 2010 lors de notre prochain voyage.
André n’ayant pas bu une goutte d’alcool 😇, c’est en toute sécurité qu’il nous ramène à la maison de Santa Fe où je n’ai aucun mal à m’endormir dans la salle de yoga, l’esprit quelque peu embrumé par les libations de la soirée.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Hôtel dans le centre d'Asunción pour moins de dix euros? English translation pending
bonjour,
je prends ce soir le bus qui part de santa cruz en bolivie pour asuncion au paraguay. peux t on m indiquer un hotel dans le centre d asuncion pour moins de 10 euros. D autre part, Je me suis blesse au genou et il possible que je sois oblige de faire une radio lundi. peux t on me conseiller un medecin sachant que je ne maitrise pas parfaitement l espagnol.
merci de votre aide.
je prends ce soir le bus qui part de santa cruz en bolivie pour asuncion au paraguay. peux t on m indiquer un hotel dans le centre d asuncion pour moins de 10 euros. D autre part, Je me suis blesse au genou et il possible que je sois oblige de faire une radio lundi. peux t on me conseiller un medecin sachant que je ne maitrise pas parfaitement l espagnol.
merci de votre aide.
Moustiques dans la région des missions jésuites de Chiquitania en août? (Bolivie) English translation pending
Bonsoir,
Prévoyant un séjour dans la région de Santa Cruz de la sierra (Bolivie) en août prochain, j'aimerais savoir si les moustiques sont nombreux et virulents dans la zone des missions jésuites (Chiquitania) à cette époque.
Merci de vos réponses .
Billet d'avion acheté, puis-je descendre avant la destination finale? English translation pending
Bonjour
Après avoir hésité entre un Paris-Cochabamba et un Paris-Santa Cruz, je viens de payer en ligne un Paris-Cocambamba (départ le 23 juillet)qui était un peu moins cher mais surtout dont la durée totale de trajet à l'aller m'a semblée plus raisonnabe (20 heures 35 contre plus de 24 à 34 pour la plupart des options trouvées par ailleurs)
Donc voilà mon problème; cet avion que j'ai trouvé fait une escale de 4 heures à Santa cruz avant de continuer vers Cochabamba, or descendre à Santa Cruz à l'aller m'arrangerait davantage pour la suite de mon voyage en bus.
J'imagine qu'ils me laisseraient descendre de l'avion avant la dernière étape, MAIS pensez vous que je puisse aussi récupérer mes bagages lors de cette escale technique de 4 heures?
Si quelqu'un en a la moindre idée, ça serait gentil de me le dire.
Merci d'avance
Docl
Vacances à Cuba à partir du 27 juin: devrions-nous aller à Varadero? English translation pending
Hola! ma femme et moi sommes allés au Melia Cayo Santa Maria fin avril, mais comme il a venté pour écorner les boeufs pendant 5 des 7 jours, on peut dire qu'on a pas eu assez chaud, et l'hôtel, on a pas aimé, alors... nous voulons retourner le 27 juin a Varadero. Pourquoi Varadero? Parce que nous pensons que c'est là que nous aurons la meilleure offre de service.
Question: devrions-nous aller à Varadero pour avoir la meilleure offre de service à Cuba?
Question: y'a-t-il une hôtel ou nous devrions descendre à Varadero, pour ne pas être décus? Ma femme et moi avons 51 ans mais ca ne veut pas dire que nous sommes pépères.
Question: si il y a mieux que Varadero, ou est-ce? Nous avonsa adoré Cayo Guillermo, mais nous avons peur que ce soit trop ennuyant.
Question: à quelle température doit-on s'attendre, à part chaud?
Nous voulons un personnel sympatique, chambre propre avec lits fermes, belle plage, et un orchestre fantastique.
Question: devrions-nous aller à Varadero pour avoir la meilleure offre de service à Cuba?
Question: y'a-t-il une hôtel ou nous devrions descendre à Varadero, pour ne pas être décus? Ma femme et moi avons 51 ans mais ca ne veut pas dire que nous sommes pépères.
Question: si il y a mieux que Varadero, ou est-ce? Nous avonsa adoré Cayo Guillermo, mais nous avons peur que ce soit trop ennuyant.
Question: à quelle température doit-on s'attendre, à part chaud?
Nous voulons un personnel sympatique, chambre propre avec lits fermes, belle plage, et un orchestre fantastique.
Excédent de bagages avec Sunwing? English translation pending
Bonjour a tous,
Je pars bientot pour Cuba, a Santa-Lucia et j'ai 60 Kilo excedentaire disons que le cout est de 20$ par Kilo le calcul est vite fait aouch!!!
L'an passé j'ai voyagé avec Cubana et le préposer ma laissé passer sans frais...croyez-vous que je vais devoir le payer cette fois-ci avec sunwing?
Le surplus contient: médicaments, effets scrolaires, linges, cremes pour le corps, serviette sanitaires ect...
Comment m'en sortir...pensez-vous que je peux " négocier" les frais au pire car 600$ sa fait mal!!!!!
Merci Timine 🤪
Je pars bientot pour Cuba, a Santa-Lucia et j'ai 60 Kilo excedentaire disons que le cout est de 20$ par Kilo le calcul est vite fait aouch!!!
L'an passé j'ai voyagé avec Cubana et le préposer ma laissé passer sans frais...croyez-vous que je vais devoir le payer cette fois-ci avec sunwing?
Le surplus contient: médicaments, effets scrolaires, linges, cremes pour le corps, serviette sanitaires ect...
Comment m'en sortir...pensez-vous que je peux " négocier" les frais au pire car 600$ sa fait mal!!!!!
Merci Timine 🤪
Bolivie: risques de dengue? English translation pending
Hola,
Actuellement a Potosi, j'aimerai me rendre a Santa Cruz d'ici une semaine ou deux, et je vois souvent aux informations des nouvelles un peu alarmantes sur la Dengue et ses ravages....
J'aimerai savoir ce qu'il en est exactement, si certains ont des infos pertinentes et si vraiment c'est deconseille et tres risque de se rendre dans cette region...et si cela concerne egalement la partie nord du pays (Cochabamba...)?
Pour le moment, je pense que je ne vais pas prendre le risque de m'y rendre mais c'est avec regret...donc si jamais les informations etaient plus alarmantes que la realite....
Sinon, le Salar un lendemain de pluies...c'est assez genial...un vrai miroir!! Le sud Lipez sous la neige, un peu moins marrant mais quels paysages!!
Merci pour des complements d'infos...Bien a vous...
Actuellement a Potosi, j'aimerai me rendre a Santa Cruz d'ici une semaine ou deux, et je vois souvent aux informations des nouvelles un peu alarmantes sur la Dengue et ses ravages....
J'aimerai savoir ce qu'il en est exactement, si certains ont des infos pertinentes et si vraiment c'est deconseille et tres risque de se rendre dans cette region...et si cela concerne egalement la partie nord du pays (Cochabamba...)?
Pour le moment, je pense que je ne vais pas prendre le risque de m'y rendre mais c'est avec regret...donc si jamais les informations etaient plus alarmantes que la realite....
Sinon, le Salar un lendemain de pluies...c'est assez genial...un vrai miroir!! Le sud Lipez sous la neige, un peu moins marrant mais quels paysages!!
Merci pour des complements d'infos...Bien a vous...
Riad pour un séjour calme à Marrakech? English translation pending
Bonjour,
On me conseille les riads Orientale, Della santa, et Baboune, pour un prochain séjour au calme, et pour faire des visites,
est ce que des gens les connaissent ?
Les repas du soir sont ils bons, on a pas envir de ressortir .
Randonnée dans l'Ouest américain (huit jours minimum) English translation pending
Bonjour,
j'ai une conférence à Santa Fe début juin et je souhaiterais profiter de ce voyage pour découvrir la richesse de la nature de cette partie du monde.
Je serais libre à partir du vendredi soir et je comptais passer 8 jours de rando (jusqu'au samedi suivant) au minimum (celà ddépendra surtout du budjet !). Je suis en train de commencer à me renseigner, je n'ai donc que très peu d'infos pour le moment mais auriez vous des infos à me donner sur vos parcs préférés de l'ouest américain ? des randos de plusieurs jours que vous auriez faites dans le coin ?
J'ai aussi des questions plus pratique : coté logistique, quand vous partez 8 jours dans ce genre de parc c'est bouffe liophylisée ou y a-t-il de quoi faire des comissions de temps à autre ? et ces parcs sont-ils tous payants d'accès (ou pour y dormir) ? avez vous une idée du budjet quotidien d'une telle expédition (transports, nourriture, droits d'accès ...) ?
Merci d'avance.
j'ai une conférence à Santa Fe début juin et je souhaiterais profiter de ce voyage pour découvrir la richesse de la nature de cette partie du monde.
Je serais libre à partir du vendredi soir et je comptais passer 8 jours de rando (jusqu'au samedi suivant) au minimum (celà ddépendra surtout du budjet !). Je suis en train de commencer à me renseigner, je n'ai donc que très peu d'infos pour le moment mais auriez vous des infos à me donner sur vos parcs préférés de l'ouest américain ? des randos de plusieurs jours que vous auriez faites dans le coin ?
J'ai aussi des questions plus pratique : coté logistique, quand vous partez 8 jours dans ce genre de parc c'est bouffe liophylisée ou y a-t-il de quoi faire des comissions de temps à autre ? et ces parcs sont-ils tous payants d'accès (ou pour y dormir) ? avez vous une idée du budjet quotidien d'une telle expédition (transports, nourriture, droits d'accès ...) ?
Merci d'avance.
Climat du Yémen et/ou Oman en septembre-octobre? English translation pending
Salut Salam Shalom !
Je compte me rendre a Sanàa (yemen) en septembre pour les fetes de l'aid (vers le 19 sept). Mais j'hesite encore entre le yemen et oman. Quelle est le climat dans ces deux pays a cette periode? Je compte faire un sejour d'au moins 20 jours.
Merci
Je compte me rendre a Sanàa (yemen) en septembre pour les fetes de l'aid (vers le 19 sept). Mais j'hesite encore entre le yemen et oman. Quelle est le climat dans ces deux pays a cette periode? Je compte faire un sejour d'au moins 20 jours.
Merci
Retour de l'hôtel Melia Las Dunas du 18 au 25 janvier 2009 English translation pending
Nous sommes allé au Meliá Las Dunas à Cayo Santa Maria du 18 au 25 janvier 2009.
Quelle semaine de rêve, quaisi-parfaite!
Famille de 9 ; les parents (53 et 50 ans), les 4 enfants et conjoints/conjointes (25 ans + conjointe 24, 22 ans + conjointe 22, 20 ans + conjoint 23, et 12 ans). Premier voyage pour mes parents, pour ma sœur et son chum, et pour mon petit frère. Première fois à Cuba pour ma part.
Il est difficile de s’entendre à 9 sur l’endroit et l’hotel où aller. J’avais lu beaucoup de bien sur le Meliá Las Dunas et sur Cayo Santa Maria. Notre seule crainte par rapport à Cuba était la température en janvier.
Justement, le seul point négatif de notre voyage, fut la température. Voyager à Cuba en janvier est comme un coup de dé. Certains jours, il fait chaud et ensoleillé, alors que d’autres jours, on voit les jardiniers porter un manteau… On le savait avant de partir, et on souhaitait du beau temps!
Température : Lundi 19 janvier et Mardi 20. Gros soleil mur à mur. Très chaud, probablement 26 à 28 degré. Un peu plus frais à la plage à cause du vent, mais rien pour arrêter les baigneurs. Drapeau jaune. Les vagues sont amusantes, mais aucunes activités nautiques exceptés le petit catamaran avec le guide. Le soleil est fort et chaud, nos craintes sur Cuba et son hiver froid se dissipent! Soirées un peu fraîches, en pantalon et t-shirt c’est confortable.
Mercredi 21 janvier. Front froid. La température ne dépasse pas 20°C. Nuageux. Très très venteux, surtout à la plage où c’est inconfortable. Drapeau rouge. Aucune activité. Très peu ou pas de baigneur, eau très froide. La plage est quaisi-déserte. Plus de monde à la piscine, mais l’eau est encore plus froide. Jeudi 22, même température. Les soirs sont très frais, pour ne pas dire froid. On nous a parlé de 8°C dans la nuit de mercredi à jeudi…
Le vendredi ça se réchauffe, samedi 24 janvier et dimanche 25, de mieux en mieux. Retour du soleil et température variant entre 22 et 25 degré le jour, mais toujours venteux. Drapeau jaune encore. Eau très froide. De belles grosses vagues surprenantes!
Nous le savions avant de partir, Cuba en janvier, c’est comme un coup de dé. Rien n’est certain. On peut avoir le meilleur comme le pire. Au moins avec tout ça, j’aurai vécu 3 journées d’hiver à Cuba, et la prochaine fois que j’y retournerai, j’attendrai en février ou en mars!
Hotel : En dehors de la température, je n’ai qu’un mot à dire, et je le cries haut et fort: WOW !
Hotel chic et moderne. Le lobby est époustouflant! Le site est grandiose avec toute sa végétation. Palmiers et fleurs à profusion!
Dès notre arrivée (11h00pm dimanche), à peine sortis de l’autobus, on nous accueille avec un drink! Une demi-douzaine d’employé sont là pour nous remettre une enveloppe à notre nom, on signe une feuille, on pointe nos valises et 10 minutes plus tard voilà qu’on est assis au Beer Garden, bière à la main, et que le check-in est complété! J’avais lu que le check-in était rapide, mais là, j’ai été franchement surpris! Quelle organisation!
Chambre : Belle chambre, bien décorée et très spacieuse. Nous étions au bloc 11. Les 4 chambres étaient pareilles, 2 avec lit king et les 2 autres avec 2 lits doubles. On a tous eu de l’eau très tiède les 3 premiers jours, après quoi l’eau chaude était au rendez-vous. Peu de pression dans notre douche. Coffre fort gratuit (à code numérique) et cafetière avec nécessaire à café. Balcon donnant sur de la végétation, donc vue limitée. Petit frigo avec bière, liqueurs et bouteilles d’eau. Jamais manqué de stock, frigo rempli à tous les jours. La femme de chambre nous laissait même des petits mots ou des sculptures fait avec des serviettes (cygne, éléphant)!
Site : C’est vrai que le site est très grand. Rien pour être désagréable à mon avis. Ma mère s’était blessé au genou juste avant de partir, et elle ne s’en est pas plain. Des carts de golf passent à l’occasion, tu fais signe au chauffeur et il t’embarque. Sinon, quoi de mieux que de marcher après souper, en regardant les étoiles, en écoutant le son du vent dans les branches de palmier. Et le jour, c’est si beau à voir toute cette végétation.
Et lorsqu’on comprend que le chemin fait le tour de la piscine, des deux côtés du site (un côté famille et l’autre pour adulte) et qu’il y a des habitations de chaque côté du chemin, il est facile de ne pas se perdre. La première journée, tu traînes ton plan du site, et après, c’est facile!
Plage : On doit traverser des ponts en bois pour se rendre à la plage. C’est très beau. Végétation protégée entre l’hôtel et la plage. La plage fait plusieurs kilomètre de chaque côté.
Devant notre hôtel, la plage est superbe. Assez large pour disposer nos 9 chaises parmi les autres sans non plus être trop près de l’eau et nuire aux marcheurs (jamais on a manqué de chaises même si on arrivait à la plage vers 10h30 ou 11h). Superbe sable blanc, mais texture différente de Punta Cana, dur à expliquer. L’eau est ultra translucide, d’un bleu incroyable! Plus beau encore qu’on peut l’imaginer ou le voir sur photo! On peut avancer de plus de 50 pieds dans l’eau et on en a encore juste au nombril! Entre 2 vagues, on peut même voir nos pieds!
En parlant longtemps avec Francisco, un employé à la plage innocupé lors d’une journée froide et nuageuse, il disait que ce n’était pas rare l’été de voir des dauphins s’approcher au bord de la plage! Moment magique pour les touristes qui s’avancent dans l’eau pour prendre des photos!
En marchant vers l’est (Hotel Barcelo), il y a moins de pente hors de l’eau et le sable est plus dur, donc plus facile à marcher. C’est aussi très tranquille (coin adulte du MLD et il y a un bon ptit bout avant de rejoindre le Barcelo).
De l’autre côté (vers le Melia et le Sol), le sable est plus mou. Si vous marchez une bonne demi-heure, vous atteindrez « un cap de roche » qui descend dans l’eau. On nous a dit que c’était une bonne place pour les débutants pour faire de l’apnée, mais à cause des vagues et de l’eau très froide, nous en avons pas fait.
Piscine : Nous avons passé notre semaine à celle du côté familial. En fait, il y a une piscine et une très grande pataugeoire où se retrouvent tous les jeunes enfants. À la piscine, il y a un filet de volley-ball, des filets de water-polo et un bar dans l’eau. Le tout est assez grand pour s’amuser sans déranger personne. Des palmiers entourent la piscine, un bar, un resto (snack San Salvador) avec menu à la carte où on peut aussi prendre pour emporter, et des toilettes.
Du côté adulte, je suis juste passé et c’était plus tranquille. Il y 2 piscines collées ensemble et je n’ai pas vu de filet de volley-ball ou de water-polo. Bar dans et hors de l’eau de ce côté aussi, avec restaurant.
Restaurants :
Pour déjeuner, il y a 2 buffets. Le Remeidos et le Caibarien. Le choix est correct et c’est bon. La nourriture est la même dans les 2 buffets, mais le 2e est plus grand. De gentils cuisiniers/cuisinières vous proposent des gaufres faites devant vous, des omelettes avec vos ingrédients, des œufs tournés, des crêpes, etc... Le jus d’orange est frais pressé et délicieux, et il y a des cocktails de fruits frais, fait devant vous avec les fruits de votre choix.
Les cubains sont vraiment gentils et serviables. Pas moyen d’avoir un verre de jus vide plus d’une minute devant soi sans qu’on vous en propose un deuxième! De plus, ils nous reconnaissent de jours et jours et sont de plus en plus gentils! On laissait 1 pesos CUC par jour au déjeuner.
Pour les dîners, le choix m’a surpris. Il y a bien sûr les 2 buffets, auxquels nous ne sommes même pas allé tellement il y a d’autres options.
Snack San Salvador : Près de la piscine familiale. Il y a le même du côté adulte, mais avec un autre nom. Le menu midi est à la carte. On peut y manger en tenu de plage ou prendre pour emporter à nos chaises à la piscine. On y sert de la pizza, des hamburgers, divers sandwichs et de la poutine. On a tous bien aimé!
Cuban Club Mi Conuco : À 50 pas de la piscine familiale. À la carte. On sert de la pizza (encore meilleure qu’à la piscine, on a surtout adorée la végétarienne format jumbo pour 9), hamburgers, sandwichs, etc… On peut aussi prendre pour emporter. Le soir, on y sert des crêpes comme dessert.
Le Ranchon (Los Caribes en soirée) : On le reconnaît à son gros toit de feuilles de palmiers séchées. Il est tout juste à l’entrée de la plage par le pont principal, au centre du site. Il y a un buffet le midi, en plus d’un menu à la carte. Un steak le midi c’est génial, le poulet à la créole est super, les brochettes de crevettes sautées à l’ail sont très grosses, mais les chops de porc sont encore meilleures! Les dîners au Ranchon (ou pour emporter à la piscine pour ne pas manquer le soleil) sont vraiment succulents! Et dire qu’on est à Cuba!
Los Caribes : Resto de fruit de mer. Faut vraiment être amateur de fruit de mer. Entrée aux fruits de mers, soupe aux fruits de mers, etc… La langouste de 8 pouces de long qu’ils nous ont servie ferait rougir de honte celles de la Casa Grecque! Délicieuse! Nous avons souper à 11 personnes à la même table, plusieurs serveurs pour nous, excellent service.
Santa Maria : Resto oriental. On y est allé sans réservation. Le resto semblait assez vide de dehors, on s’est essayé avec un 5 pesos et en moins de 5 minutes nous étions assis à 6, même si les règles indiquent 5 personnes par tables maximum. Excellent souper ! Entrée de légumes et crevettes tempura délicieux ! Comme surprise au dessert, quelqu’un a dû entendre que c’était la fête à mon petit frère, car sans rien demander, il s’est fait chanter bonne fête en espagnol et nous avons eu du champagne et un gros gâteau flambé à la sambuca ! Quelle attention de leur part !
Isabel y Fernando (Romantico) : Ambiance feutrée, chic, pianiste au centre. Service très professionnel. L’entrée de salade de crevettes sur ananas est unanimement délicieuse! Un must! Le tournedos de bœuf est sublime et goûte comme ici! Les autres ont aimé le poulet, le porc et le poisson. Tout le monde a adoré son souper!
Los Siboyenes (Gril) : Peut-être le moins bon des soupers pour ma part, mais tout de même très bien pour les autres! Service un peu plus long, c’est normal nous étions 9 à la même table pour une seule serveuse en stage. Anecdote : nous n’aimions pas le vin maison beaucoup trop corsé et ne voulions pas payer pour un vin à la carte, alors le sommelier est allé au resto italien un peu plus loin chercher deux bouteilles de vin maison qui nous avait plu l’avant-veille. On a rien demandé encore une fois! Ils sont si serviables ces cubains! On lui a donné 5 pesos et il était très content!
Il ne reste que le resto italien que nous n’avons pas essayé. On a aussi soupé au buffet, où c’était correct.
Je n’ai que le Barcelo Dominican Beach à Punta Cana comme comparaison et je peux dire que c’était dans le même genre côté nourriture, mais avec plus de choix de restos le midi. J’ai été très surpris car on dit qu’à Cuba c’est moins bon. C’est certain que tout goûte différent d’ici au Québec, mais j’ai quand même mangé et bu comme un cochon toute la semaine sans être malade. Aucune restriction côté aliment, drink avec du pina colada à la tonne, bières, pizzas, hamburger, fromage, fruits, viandes, poulets, porcs, œufs, crème glacé et banana split à la crèmerie, etc… Un comprimé de pepto-bismol par soir juste pour prévenir.
Mon frère était déjà allé à Cancun, Punta Cana 2 ou 3 fois, Varadero aussi, et il prétend que c’est au Meliá Las Dunas qu’il a le mieux mangé et où surtout il a eu le plus de diversité.
Peuple cubain : J’ai souvent lu que les cubains étaient charmants, gentils, aimables, etc… Je le savais pour l’avoir lu, mais maintenant je comprends vraiment ce que les gens veulent dire par là. Les cubains sont vraiment chaleureux, très serviables, toujours heureux de te voir. Ils n’ont pas de préjugés comme quoi on est que de riches touristes, ils sont tes amis. Rien à voir en général avec les habitants de la République Dominicaine, sans rien leur enlever! C'est sûr que quelques employés avaient toutefois l'air bête, mais comme partout dans le monde je suppose...
Les jardiniers te sourient le matin, donnent des fleurs aux femmes, essais de te parler mi-anglais, mi-espagnol, mi-français, ils te saluent et sourient sans cesse. Et quand tu veux leur donner un peso, ils sont quasiment mal à l’aise de l'accepter, comme quoi ils ne font pas tout cela pour l’argent.
Même chose pour le service aux restos, aux buffets et au lobby. Je donne une note parfaite sur le service en général! Même à la plage, les petits bars sur la plage n’étant pas ouvert, des serveurs passaient prendre nos commandes, retournaient aux bars sur les ponts et te ramenaient tes drinks sans jamais se tromper!
Le vin au souper était très bon, rouge ou blanc. Excepté le soir au grill, mais le sommelier a tôt fait de nous trouver d’autres bouteilles! La bière est bonne, la Crystal est meilleure que leurs autres marques. Il y a même de la Becks et de la Corona au Beer Garden!
Je n'ai pas adoré le café, tout comme à Punta Cana. Assez fort, donc beaucoup de lait pour le doser, donc plutôt tiède. Les cappuccinos du lobby et des restos à la carte aux soupers sont très bons! Un bon 2 crèmes-1 sucre du Tim Hortons au retour, ça te remet sur la map du Québec!
Nous avons voyagé depuis Montréal avec Air Transat (réservé avec TMR). L’avion était très bien et moderne. Retard de presque 1 heure au départ de Montréal. 3h50 de vol à l’allé et 3h25 au retour.
Trajet d’autobus de 1h30 entre l’aéroport et l’hôtel. À l’arrivée, c’était de soir (10hpm), donc silencieux, seulement quelques maigres explications quand on passait dans les villes. Ça se fait bien, on a hâte d’arriver. Au retour, c’était sur l’heure du souper. Superbe coucher de soleil sur la mer en passant sur le pedraplen. Le guide était très dynamique et nous expliquait ce qu’on voyait tout au long du trajet.
Et voilà, c’était le résumé de notre semaine extraordinaire.
Points positif en général: L'accueil et le service des cubains, employés, jardiniers, serveurs, barman. Superbe site, belle plage et que dire de la mer! Également, le grand choix de restos où manger, surtout le midi, est impressionnant.
Points négatif en général: La température, mais ça n'a rien à voir avec l'hotel. Les spectacles de soirée étaient très moyens... Je n'en ai vu que 2, Walt Disney et Ladies Night. Certains danseurs semblaient peu expérimentés, ce qui nuisait à la magie du spectacle. Pas de musique à la piscine certains jours. On s'attendais à plus d'animation. Pour un groupe de 9 c'est pas grave, on a eu du fun en masse, mais pour un couple seul, c'est peut-être le fun avec plus d'animation.
Bon voilà! J’espère vous avoir donné encore plus hâte à votre voyage et avoir réussi à répondre à vos questionnements. Si vous avez des questions, simplement répondre sous ce post, je consulte ce forum à tous les jours !
Jonathan
Quelle semaine de rêve, quaisi-parfaite!
Famille de 9 ; les parents (53 et 50 ans), les 4 enfants et conjoints/conjointes (25 ans + conjointe 24, 22 ans + conjointe 22, 20 ans + conjoint 23, et 12 ans). Premier voyage pour mes parents, pour ma sœur et son chum, et pour mon petit frère. Première fois à Cuba pour ma part.
Il est difficile de s’entendre à 9 sur l’endroit et l’hotel où aller. J’avais lu beaucoup de bien sur le Meliá Las Dunas et sur Cayo Santa Maria. Notre seule crainte par rapport à Cuba était la température en janvier.
Justement, le seul point négatif de notre voyage, fut la température. Voyager à Cuba en janvier est comme un coup de dé. Certains jours, il fait chaud et ensoleillé, alors que d’autres jours, on voit les jardiniers porter un manteau… On le savait avant de partir, et on souhaitait du beau temps!
Température : Lundi 19 janvier et Mardi 20. Gros soleil mur à mur. Très chaud, probablement 26 à 28 degré. Un peu plus frais à la plage à cause du vent, mais rien pour arrêter les baigneurs. Drapeau jaune. Les vagues sont amusantes, mais aucunes activités nautiques exceptés le petit catamaran avec le guide. Le soleil est fort et chaud, nos craintes sur Cuba et son hiver froid se dissipent! Soirées un peu fraîches, en pantalon et t-shirt c’est confortable.
Mercredi 21 janvier. Front froid. La température ne dépasse pas 20°C. Nuageux. Très très venteux, surtout à la plage où c’est inconfortable. Drapeau rouge. Aucune activité. Très peu ou pas de baigneur, eau très froide. La plage est quaisi-déserte. Plus de monde à la piscine, mais l’eau est encore plus froide. Jeudi 22, même température. Les soirs sont très frais, pour ne pas dire froid. On nous a parlé de 8°C dans la nuit de mercredi à jeudi…
Le vendredi ça se réchauffe, samedi 24 janvier et dimanche 25, de mieux en mieux. Retour du soleil et température variant entre 22 et 25 degré le jour, mais toujours venteux. Drapeau jaune encore. Eau très froide. De belles grosses vagues surprenantes!
Nous le savions avant de partir, Cuba en janvier, c’est comme un coup de dé. Rien n’est certain. On peut avoir le meilleur comme le pire. Au moins avec tout ça, j’aurai vécu 3 journées d’hiver à Cuba, et la prochaine fois que j’y retournerai, j’attendrai en février ou en mars!
Hotel : En dehors de la température, je n’ai qu’un mot à dire, et je le cries haut et fort: WOW !
Hotel chic et moderne. Le lobby est époustouflant! Le site est grandiose avec toute sa végétation. Palmiers et fleurs à profusion!
Dès notre arrivée (11h00pm dimanche), à peine sortis de l’autobus, on nous accueille avec un drink! Une demi-douzaine d’employé sont là pour nous remettre une enveloppe à notre nom, on signe une feuille, on pointe nos valises et 10 minutes plus tard voilà qu’on est assis au Beer Garden, bière à la main, et que le check-in est complété! J’avais lu que le check-in était rapide, mais là, j’ai été franchement surpris! Quelle organisation!
Chambre : Belle chambre, bien décorée et très spacieuse. Nous étions au bloc 11. Les 4 chambres étaient pareilles, 2 avec lit king et les 2 autres avec 2 lits doubles. On a tous eu de l’eau très tiède les 3 premiers jours, après quoi l’eau chaude était au rendez-vous. Peu de pression dans notre douche. Coffre fort gratuit (à code numérique) et cafetière avec nécessaire à café. Balcon donnant sur de la végétation, donc vue limitée. Petit frigo avec bière, liqueurs et bouteilles d’eau. Jamais manqué de stock, frigo rempli à tous les jours. La femme de chambre nous laissait même des petits mots ou des sculptures fait avec des serviettes (cygne, éléphant)!
Site : C’est vrai que le site est très grand. Rien pour être désagréable à mon avis. Ma mère s’était blessé au genou juste avant de partir, et elle ne s’en est pas plain. Des carts de golf passent à l’occasion, tu fais signe au chauffeur et il t’embarque. Sinon, quoi de mieux que de marcher après souper, en regardant les étoiles, en écoutant le son du vent dans les branches de palmier. Et le jour, c’est si beau à voir toute cette végétation.
Et lorsqu’on comprend que le chemin fait le tour de la piscine, des deux côtés du site (un côté famille et l’autre pour adulte) et qu’il y a des habitations de chaque côté du chemin, il est facile de ne pas se perdre. La première journée, tu traînes ton plan du site, et après, c’est facile!
Plage : On doit traverser des ponts en bois pour se rendre à la plage. C’est très beau. Végétation protégée entre l’hôtel et la plage. La plage fait plusieurs kilomètre de chaque côté.
Devant notre hôtel, la plage est superbe. Assez large pour disposer nos 9 chaises parmi les autres sans non plus être trop près de l’eau et nuire aux marcheurs (jamais on a manqué de chaises même si on arrivait à la plage vers 10h30 ou 11h). Superbe sable blanc, mais texture différente de Punta Cana, dur à expliquer. L’eau est ultra translucide, d’un bleu incroyable! Plus beau encore qu’on peut l’imaginer ou le voir sur photo! On peut avancer de plus de 50 pieds dans l’eau et on en a encore juste au nombril! Entre 2 vagues, on peut même voir nos pieds!
En parlant longtemps avec Francisco, un employé à la plage innocupé lors d’une journée froide et nuageuse, il disait que ce n’était pas rare l’été de voir des dauphins s’approcher au bord de la plage! Moment magique pour les touristes qui s’avancent dans l’eau pour prendre des photos!
En marchant vers l’est (Hotel Barcelo), il y a moins de pente hors de l’eau et le sable est plus dur, donc plus facile à marcher. C’est aussi très tranquille (coin adulte du MLD et il y a un bon ptit bout avant de rejoindre le Barcelo).
De l’autre côté (vers le Melia et le Sol), le sable est plus mou. Si vous marchez une bonne demi-heure, vous atteindrez « un cap de roche » qui descend dans l’eau. On nous a dit que c’était une bonne place pour les débutants pour faire de l’apnée, mais à cause des vagues et de l’eau très froide, nous en avons pas fait.
Piscine : Nous avons passé notre semaine à celle du côté familial. En fait, il y a une piscine et une très grande pataugeoire où se retrouvent tous les jeunes enfants. À la piscine, il y a un filet de volley-ball, des filets de water-polo et un bar dans l’eau. Le tout est assez grand pour s’amuser sans déranger personne. Des palmiers entourent la piscine, un bar, un resto (snack San Salvador) avec menu à la carte où on peut aussi prendre pour emporter, et des toilettes.
Du côté adulte, je suis juste passé et c’était plus tranquille. Il y 2 piscines collées ensemble et je n’ai pas vu de filet de volley-ball ou de water-polo. Bar dans et hors de l’eau de ce côté aussi, avec restaurant.
Restaurants :
Pour déjeuner, il y a 2 buffets. Le Remeidos et le Caibarien. Le choix est correct et c’est bon. La nourriture est la même dans les 2 buffets, mais le 2e est plus grand. De gentils cuisiniers/cuisinières vous proposent des gaufres faites devant vous, des omelettes avec vos ingrédients, des œufs tournés, des crêpes, etc... Le jus d’orange est frais pressé et délicieux, et il y a des cocktails de fruits frais, fait devant vous avec les fruits de votre choix.
Les cubains sont vraiment gentils et serviables. Pas moyen d’avoir un verre de jus vide plus d’une minute devant soi sans qu’on vous en propose un deuxième! De plus, ils nous reconnaissent de jours et jours et sont de plus en plus gentils! On laissait 1 pesos CUC par jour au déjeuner.
Pour les dîners, le choix m’a surpris. Il y a bien sûr les 2 buffets, auxquels nous ne sommes même pas allé tellement il y a d’autres options.
Snack San Salvador : Près de la piscine familiale. Il y a le même du côté adulte, mais avec un autre nom. Le menu midi est à la carte. On peut y manger en tenu de plage ou prendre pour emporter à nos chaises à la piscine. On y sert de la pizza, des hamburgers, divers sandwichs et de la poutine. On a tous bien aimé!
Cuban Club Mi Conuco : À 50 pas de la piscine familiale. À la carte. On sert de la pizza (encore meilleure qu’à la piscine, on a surtout adorée la végétarienne format jumbo pour 9), hamburgers, sandwichs, etc… On peut aussi prendre pour emporter. Le soir, on y sert des crêpes comme dessert.
Le Ranchon (Los Caribes en soirée) : On le reconnaît à son gros toit de feuilles de palmiers séchées. Il est tout juste à l’entrée de la plage par le pont principal, au centre du site. Il y a un buffet le midi, en plus d’un menu à la carte. Un steak le midi c’est génial, le poulet à la créole est super, les brochettes de crevettes sautées à l’ail sont très grosses, mais les chops de porc sont encore meilleures! Les dîners au Ranchon (ou pour emporter à la piscine pour ne pas manquer le soleil) sont vraiment succulents! Et dire qu’on est à Cuba!
Los Caribes : Resto de fruit de mer. Faut vraiment être amateur de fruit de mer. Entrée aux fruits de mers, soupe aux fruits de mers, etc… La langouste de 8 pouces de long qu’ils nous ont servie ferait rougir de honte celles de la Casa Grecque! Délicieuse! Nous avons souper à 11 personnes à la même table, plusieurs serveurs pour nous, excellent service.
Santa Maria : Resto oriental. On y est allé sans réservation. Le resto semblait assez vide de dehors, on s’est essayé avec un 5 pesos et en moins de 5 minutes nous étions assis à 6, même si les règles indiquent 5 personnes par tables maximum. Excellent souper ! Entrée de légumes et crevettes tempura délicieux ! Comme surprise au dessert, quelqu’un a dû entendre que c’était la fête à mon petit frère, car sans rien demander, il s’est fait chanter bonne fête en espagnol et nous avons eu du champagne et un gros gâteau flambé à la sambuca ! Quelle attention de leur part !
Isabel y Fernando (Romantico) : Ambiance feutrée, chic, pianiste au centre. Service très professionnel. L’entrée de salade de crevettes sur ananas est unanimement délicieuse! Un must! Le tournedos de bœuf est sublime et goûte comme ici! Les autres ont aimé le poulet, le porc et le poisson. Tout le monde a adoré son souper!
Los Siboyenes (Gril) : Peut-être le moins bon des soupers pour ma part, mais tout de même très bien pour les autres! Service un peu plus long, c’est normal nous étions 9 à la même table pour une seule serveuse en stage. Anecdote : nous n’aimions pas le vin maison beaucoup trop corsé et ne voulions pas payer pour un vin à la carte, alors le sommelier est allé au resto italien un peu plus loin chercher deux bouteilles de vin maison qui nous avait plu l’avant-veille. On a rien demandé encore une fois! Ils sont si serviables ces cubains! On lui a donné 5 pesos et il était très content!
Il ne reste que le resto italien que nous n’avons pas essayé. On a aussi soupé au buffet, où c’était correct.
Je n’ai que le Barcelo Dominican Beach à Punta Cana comme comparaison et je peux dire que c’était dans le même genre côté nourriture, mais avec plus de choix de restos le midi. J’ai été très surpris car on dit qu’à Cuba c’est moins bon. C’est certain que tout goûte différent d’ici au Québec, mais j’ai quand même mangé et bu comme un cochon toute la semaine sans être malade. Aucune restriction côté aliment, drink avec du pina colada à la tonne, bières, pizzas, hamburger, fromage, fruits, viandes, poulets, porcs, œufs, crème glacé et banana split à la crèmerie, etc… Un comprimé de pepto-bismol par soir juste pour prévenir.
Mon frère était déjà allé à Cancun, Punta Cana 2 ou 3 fois, Varadero aussi, et il prétend que c’est au Meliá Las Dunas qu’il a le mieux mangé et où surtout il a eu le plus de diversité.
Peuple cubain : J’ai souvent lu que les cubains étaient charmants, gentils, aimables, etc… Je le savais pour l’avoir lu, mais maintenant je comprends vraiment ce que les gens veulent dire par là. Les cubains sont vraiment chaleureux, très serviables, toujours heureux de te voir. Ils n’ont pas de préjugés comme quoi on est que de riches touristes, ils sont tes amis. Rien à voir en général avec les habitants de la République Dominicaine, sans rien leur enlever! C'est sûr que quelques employés avaient toutefois l'air bête, mais comme partout dans le monde je suppose...
Les jardiniers te sourient le matin, donnent des fleurs aux femmes, essais de te parler mi-anglais, mi-espagnol, mi-français, ils te saluent et sourient sans cesse. Et quand tu veux leur donner un peso, ils sont quasiment mal à l’aise de l'accepter, comme quoi ils ne font pas tout cela pour l’argent.
Même chose pour le service aux restos, aux buffets et au lobby. Je donne une note parfaite sur le service en général! Même à la plage, les petits bars sur la plage n’étant pas ouvert, des serveurs passaient prendre nos commandes, retournaient aux bars sur les ponts et te ramenaient tes drinks sans jamais se tromper!
Le vin au souper était très bon, rouge ou blanc. Excepté le soir au grill, mais le sommelier a tôt fait de nous trouver d’autres bouteilles! La bière est bonne, la Crystal est meilleure que leurs autres marques. Il y a même de la Becks et de la Corona au Beer Garden!
Je n'ai pas adoré le café, tout comme à Punta Cana. Assez fort, donc beaucoup de lait pour le doser, donc plutôt tiède. Les cappuccinos du lobby et des restos à la carte aux soupers sont très bons! Un bon 2 crèmes-1 sucre du Tim Hortons au retour, ça te remet sur la map du Québec!
Nous avons voyagé depuis Montréal avec Air Transat (réservé avec TMR). L’avion était très bien et moderne. Retard de presque 1 heure au départ de Montréal. 3h50 de vol à l’allé et 3h25 au retour.
Trajet d’autobus de 1h30 entre l’aéroport et l’hôtel. À l’arrivée, c’était de soir (10hpm), donc silencieux, seulement quelques maigres explications quand on passait dans les villes. Ça se fait bien, on a hâte d’arriver. Au retour, c’était sur l’heure du souper. Superbe coucher de soleil sur la mer en passant sur le pedraplen. Le guide était très dynamique et nous expliquait ce qu’on voyait tout au long du trajet.
Et voilà, c’était le résumé de notre semaine extraordinaire.
Points positif en général: L'accueil et le service des cubains, employés, jardiniers, serveurs, barman. Superbe site, belle plage et que dire de la mer! Également, le grand choix de restos où manger, surtout le midi, est impressionnant.
Points négatif en général: La température, mais ça n'a rien à voir avec l'hotel. Les spectacles de soirée étaient très moyens... Je n'en ai vu que 2, Walt Disney et Ladies Night. Certains danseurs semblaient peu expérimentés, ce qui nuisait à la magie du spectacle. Pas de musique à la piscine certains jours. On s'attendais à plus d'animation. Pour un groupe de 9 c'est pas grave, on a eu du fun en masse, mais pour un couple seul, c'est peut-être le fun avec plus d'animation.
Bon voilà! J’espère vous avoir donné encore plus hâte à votre voyage et avoir réussi à répondre à vos questionnements. Si vous avez des questions, simplement répondre sous ce post, je consulte ce forum à tous les jours !
Jonathan
Adresse courriel du Melia Las Dunas? English translation pending
salut je pars pour le melia las dunas a santa maria jeudi le 25 déc quelqu'un aurait il l'adresse pour envoyer un courriel a cet hotel??? merci denis
Achat de souvenirs dans les Cayos? English translation pending
😎 Dans les Cayos, ( Largo, Coco ou Santa Maria) est-il préférable d'acheter ses souvenir ( artisanat, rhum ou autres) dans les Hotels, les artisants qui se déplace ou à l, aéoroport. Nous on voudrait quelque chose de Cuba comme souvenir et du Rhum, et comme vous voyez on hésite entre ses trois places.
Merci
Merci
Aller à Las Vegas pour un jour ou deux au départ de Los Angeles English translation pending
Bonjour,
Je vais passer 5 nuits à Santa Monica au printemps prochain et je voudrais passer une journée ou deux à Las Vegas mais ne pas y aller en voiture, j'ai un peu peur de traverser des endroits désertiques... est ce que vous connaissez des tours qui proposent le transport pour un jour ou deux en car ? Merci de vos infos.
Nini
Je vais passer 5 nuits à Santa Monica au printemps prochain et je voudrais passer une journée ou deux à Las Vegas mais ne pas y aller en voiture, j'ai un peu peur de traverser des endroits désertiques... est ce que vous connaissez des tours qui proposent le transport pour un jour ou deux en car ? Merci de vos infos.
Nini
Hôtel Melia Las Dunas le 10 octobre? English translation pending
bonjour, est-ce quelqu'un part pour santa clara au melia las dunas le vendredi 10 octobre
sur cubana 7h00 am?? moi je devrais booker demain am ..bon deal 778.00 😛
avez-vous des commentaires sur la cie aérienne cubana ??
merci natalie🙂
merci natalie🙂
Trajets en bus en Bolivie: réserver les billets à l'avance? English translation pending
Bonjour à tous!
Je vais effectuer bientôt le trajet santa cruz de la sierra - La Paz en bus. J'aurais aimé qq conseils sur les réservations et des infos sur le trajet: Est-il possible de réserver ses billets à l'avance? (internet, téléphone) Si on ne peut pas prendre le bus correspondant au jour de réservation, est il possible d'utiliser le ticket un autre jour? Dans mon guide, ils annoncent environ 10h de trajet pour Santa Cruz-cochabamba et environ 8h de Cochabamba à La Paz. cela correspond-il grosso modo à la réalité? j'aimerais faire ce trajet en 2 jours, est ce réaliste?
merci d'avance pour vos réponses!
Je vais effectuer bientôt le trajet santa cruz de la sierra - La Paz en bus. J'aurais aimé qq conseils sur les réservations et des infos sur le trajet: Est-il possible de réserver ses billets à l'avance? (internet, téléphone) Si on ne peut pas prendre le bus correspondant au jour de réservation, est il possible d'utiliser le ticket un autre jour? Dans mon guide, ils annoncent environ 10h de trajet pour Santa Cruz-cochabamba et environ 8h de Cochabamba à La Paz. cela correspond-il grosso modo à la réalité? j'aimerais faire ce trajet en 2 jours, est ce réaliste?
merci d'avance pour vos réponses!
Retour du Chapare en Bolivie: allez-y! English translation pending
Hola viajeros!
Juste un ptit message de Santa Cruz, ou je suis arriver oujourd'hui apres avoir passer une paire de semaine dans le Chapare (departement tropical de Cochabamba)...
Si vous allez en Bolivie, je vous recommande de visiter cette region passionante. A mon sens, elle concentre presque tte la complexite politique economique, ecologique et sociale du pays... Je ne pense pas popuvoir en donner une opinion objective (si cela est possible?!) mais je vous invite a aller vous en faire la votre!
Si vous suiver ce conseil, voici qq adresses utile: A Villa Tunari: * aller boire une biere bien fraiche ou gouter les sandich de Yovana au snack Yovi Yova, a la sortie du village en direction du Parque Machia (c un des leiu les moins cher et touristique de la ville; bonne occasion de rencontre avec les locaux) * je vous recommande aussi l'alojamiento San Mateo (un peu plus bas que le Yovi Yova) avec une vue splendide au reveil sur le fleuve et pour 20pesos en simple ou 15 en double (10 si vous avez une tente), encore une fois l'un des moins cher du coin. En plus les dueños sont super aimable! Passer leur le bonjour de San Mateo de ma part si vous y aller * Aller visiter aussi le Parc Machia, juste histoir de vous faire votre propore opinion sur leur travail... Pour moi ça ressemble plus a un zoo bourre de volontaire orgueilleux qui "no se hablar espagnol" quew d'un centre de reintroduction mais bon, chacun son point de vue... plus loin: * si vous pouvez, aller en bus ou en taxi (env 10 a 20b) jusqu'a San Gabriel depuis El Castillo (a 5 km de V T, on peut y aller a pied) si vous voulez avoir uenidee de ce a quoi ressemble la colonisation de la coca. Sur la route vous rencontrerai surement des patouilles de l'armee fouillant les maisson pour trouver la pate de coca, qui se vend au kg par ici... Les pueblos d'eterazama, de Isinuta et de San Gabriel et meme Villa Tunari etait envant que les colons venu des andes ne defriche leur environnement, des pueblos Yuracare (communaute autochtnone du Chapare). * si la problematique des droit des peuples indigene vous interesse contacter la fondation Delpia a Cochabamba, qui travaille avec les commun aute Yuracare et Trinitarios du Parc Isiboro Secure et propose des sejour ecotouristiques baser sur l'echange culture et la decouverte de leur mode de vie.
Ciao et bonne route!
Juste un ptit message de Santa Cruz, ou je suis arriver oujourd'hui apres avoir passer une paire de semaine dans le Chapare (departement tropical de Cochabamba)...
Si vous allez en Bolivie, je vous recommande de visiter cette region passionante. A mon sens, elle concentre presque tte la complexite politique economique, ecologique et sociale du pays... Je ne pense pas popuvoir en donner une opinion objective (si cela est possible?!) mais je vous invite a aller vous en faire la votre!
Si vous suiver ce conseil, voici qq adresses utile: A Villa Tunari: * aller boire une biere bien fraiche ou gouter les sandich de Yovana au snack Yovi Yova, a la sortie du village en direction du Parque Machia (c un des leiu les moins cher et touristique de la ville; bonne occasion de rencontre avec les locaux) * je vous recommande aussi l'alojamiento San Mateo (un peu plus bas que le Yovi Yova) avec une vue splendide au reveil sur le fleuve et pour 20pesos en simple ou 15 en double (10 si vous avez une tente), encore une fois l'un des moins cher du coin. En plus les dueños sont super aimable! Passer leur le bonjour de San Mateo de ma part si vous y aller * Aller visiter aussi le Parc Machia, juste histoir de vous faire votre propore opinion sur leur travail... Pour moi ça ressemble plus a un zoo bourre de volontaire orgueilleux qui "no se hablar espagnol" quew d'un centre de reintroduction mais bon, chacun son point de vue... plus loin: * si vous pouvez, aller en bus ou en taxi (env 10 a 20b) jusqu'a San Gabriel depuis El Castillo (a 5 km de V T, on peut y aller a pied) si vous voulez avoir uenidee de ce a quoi ressemble la colonisation de la coca. Sur la route vous rencontrerai surement des patouilles de l'armee fouillant les maisson pour trouver la pate de coca, qui se vend au kg par ici... Les pueblos d'eterazama, de Isinuta et de San Gabriel et meme Villa Tunari etait envant que les colons venu des andes ne defriche leur environnement, des pueblos Yuracare (communaute autochtnone du Chapare). * si la problematique des droit des peuples indigene vous interesse contacter la fondation Delpia a Cochabamba, qui travaille avec les commun aute Yuracare et Trinitarios du Parc Isiboro Secure et propose des sejour ecotouristiques baser sur l'echange culture et la decouverte de leur mode de vie.
Ciao et bonne route!
Climat à Holguin en mai? English translation pending
Bonjour,
Je planifie aller à Holguin ou à Santa Clara le 24 mai prochain. J'ai vérifié la météo et il annonce de la pluie et des orages les 3 premiers jours. On m'a dit que c'était une très mauvaise période et d'éviter Cuba pour mai juin. Est-ce que je devrais annuler mes vacances? J'aimerais avoir le feedback de quelqu'un qui a voyager à la même période à Cuba!
Merci!!!!!!!!!!!!!
Merci!!!!!!!!!!!!!
Tarif sur l'excédent de 30 kilogrammes aux douanes cubaines? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir si a l'aéroport de Santa Clara ( Cuba), a l'arrivée, a quelle moment il y a une pesée pour appliquer le tarif sur l'excédent de 30 kg. Bagages de soute seulement ou bagages de soute + bagage a main combinés? Ceux qui voyagent en classe Club de Transat et qui ont un total de 40 kg (soute) + 15 kg (bagage a main ) = 55 kg. Savent-t-il qu'il sont 25 kg over selon les lois douanieres de Cuba ? Et combien ca leur coute ? 🤪
J'aimerais savoir si a l'aéroport de Santa Clara ( Cuba), a l'arrivée, a quelle moment il y a une pesée pour appliquer le tarif sur l'excédent de 30 kg. Bagages de soute seulement ou bagages de soute + bagage a main combinés? Ceux qui voyagent en classe Club de Transat et qui ont un total de 40 kg (soute) + 15 kg (bagage a main ) = 55 kg. Savent-t-il qu'il sont 25 kg over selon les lois douanieres de Cuba ? Et combien ca leur coute ? 🤪
Comment fonctionne l'accès des Cubains dans un resort? English translation pending
Salut,
Je pensais d'aller passer des vacances a Santa-Lucia (Camaguey) en mai pour deux semaines avec un ami Cubain que j'avais rencontre a mon dernier vacance en decembre.
Maintenant qu'ils ont access aux resorts, j'aimerais savoir comment fonctionnerais leur sejours avec les touristes. Ont-ils le droit de dormir a l'hotel avec une touriste? Combien pensez-vous que ca couterait une nuit d'hotel? Auront-ils droit aux memes access que nous, c'est-a-dire bouffe, plage, alchool, activites?
Avant ca, je pensais louer une casa particular. J'avais penser de prendre un forfait de 14 jours avec un grossiste et prendre quelques jours a l'exterieur avec mon ami chez une casa. Si je pourrais heberger mon ami dans ma chambre a mon resort, ca serait mieux, au lieu que je me deplace dans une casa. Non??
Merci.
Je pensais d'aller passer des vacances a Santa-Lucia (Camaguey) en mai pour deux semaines avec un ami Cubain que j'avais rencontre a mon dernier vacance en decembre.
Maintenant qu'ils ont access aux resorts, j'aimerais savoir comment fonctionnerais leur sejours avec les touristes. Ont-ils le droit de dormir a l'hotel avec une touriste? Combien pensez-vous que ca couterait une nuit d'hotel? Auront-ils droit aux memes access que nous, c'est-a-dire bouffe, plage, alchool, activites?
Avant ca, je pensais louer une casa particular. J'avais penser de prendre un forfait de 14 jours avec un grossiste et prendre quelques jours a l'exterieur avec mon ami chez une casa. Si je pourrais heberger mon ami dans ma chambre a mon resort, ca serait mieux, au lieu que je me deplace dans une casa. Non??
Merci.
Air Cubana English translation pending
bonjourmoi et ma chum de fille parton pour cuba a cayo santa maria a lhotel le melia las dunas la 2eme de mai... Notre vol est avec Air cubana.... messemble que ca me fou la chienne !!!..... Aver vous des commentaire ou laver vous deja pris ???!!! réécrivez moi !!! :)) merci beacoup d'avance....
Recherche Ricardo Alvarez Perez (Rico) à Cuba English translation pending
Re- bonjour,
Ayant été plusieurs fois au Briasa de Santa Lucia, je m'y suis fait de très bons ami(e)s, entre autre parmi les gens qui y travaillent. J'ai aussi gardé conatcts avec certain(e)s d'entre eux, ils sont tellement gentils !
J'ai appris que Ricardo Alvarez Ramos (aka Rico) -un danceur et dans l'équipe d'animation- n'y est plus depuis quelques mois.
Il travaille dans une autre hotel -resort-, quelque part à Cuba. J'ai eu différentes versions, rien de clair ... ni de précis; j'imagine que ça fait parti de " l'heure cubaine" ... au ralentie !! Lol 😛. Donc, personne là-bas ne peux m'aider à le retrouver 🙁.
Si quelqu'un sait où il se trouve, geee ! J'apprécierais tellement le savoir ! Ce serait bien aimable et gentil de me contacter si jamais quelqu'un ici le connaît ! 🙂
Merci Rommy
Ayant été plusieurs fois au Briasa de Santa Lucia, je m'y suis fait de très bons ami(e)s, entre autre parmi les gens qui y travaillent. J'ai aussi gardé conatcts avec certain(e)s d'entre eux, ils sont tellement gentils !
J'ai appris que Ricardo Alvarez Ramos (aka Rico) -un danceur et dans l'équipe d'animation- n'y est plus depuis quelques mois.
Il travaille dans une autre hotel -resort-, quelque part à Cuba. J'ai eu différentes versions, rien de clair ... ni de précis; j'imagine que ça fait parti de " l'heure cubaine" ... au ralentie !! Lol 😛. Donc, personne là-bas ne peux m'aider à le retrouver 🙁.
Si quelqu'un sait où il se trouve, geee ! J'apprécierais tellement le savoir ! Ce serait bien aimable et gentil de me contacter si jamais quelqu'un ici le connaît ! 🙂
Merci Rommy
Hôtel Melia Las Dunas le 2 mai 2008 English translation pending
Holaaaaa !!!! 😎
Moi et ma copine partons a coyo santa maria a lhotel le melia las dunas... C'est avec air cubana et mon grossiste et varaplaya... Quel qun va la a cette date la ?????? Et je veux que vous me parler un peu de cette endroit a ceux qui sont aller Merci d'avance de répondre !!!! :)) 😎
Achat de rhum et cigares à Cuba English translation pending
Je suis du québec, Je vais a cuba(santa maria Mélia Las Dunas) début mars...j'ai un collegue qui me demande de lui rapporter des cigares. J'ai lu que nous pouvons rapporter 50 cigares (avec facture donc acheter en boutique). Il dit que ca coute environ 50 dollars pour une boite...pourtant je lis qu'acheter des cigares en boutique coute 2-3 fois plus cher.
Quel est la meilleur facon de faire l'achat de cigare...quel est le bon prix...a 30-50$ est des contrebande? A santa clara ou est la meilleur place pour en faire l'achat?
De plus est vrai que le rhum est moin cher dans les aéroport?? Si oui est que cé pareil a santa maria??
merci merci mecri
Quel est la meilleur facon de faire l'achat de cigare...quel est le bon prix...a 30-50$ est des contrebande? A santa clara ou est la meilleur place pour en faire l'achat?
De plus est vrai que le rhum est moin cher dans les aéroport?? Si oui est que cé pareil a santa maria??
merci merci mecri
Hôtel Blau Club Arenal English translation pending
Salut
Le 24 novembre je pars pour deux semaines à Santa Maria del Mar et je m'installerai au Blau Club Arenal. Y a t'il quelqu'un qui y est allé dernièrement. Voici mes questions:
Les travaux sont ils terminés. Comment est l'hôtel. (propreté, chambres, service, piscine, etc...) Comment est la nourriture. La plage est-elle belle. Y a t'il des problêmes pour avoir des places dans la navette qui nous amène à la Havane. Y a t'il possibilité de faire des excursions à partir de Santa Maria del Mar. Est-il excact que c'est un hôtel gay friendly.
Merci de répondre à mes interrogations.
Marc Alain
Le 24 novembre je pars pour deux semaines à Santa Maria del Mar et je m'installerai au Blau Club Arenal. Y a t'il quelqu'un qui y est allé dernièrement. Voici mes questions:
Les travaux sont ils terminés. Comment est l'hôtel. (propreté, chambres, service, piscine, etc...) Comment est la nourriture. La plage est-elle belle. Y a t'il des problêmes pour avoir des places dans la navette qui nous amène à la Havane. Y a t'il possibilité de faire des excursions à partir de Santa Maria del Mar. Est-il excact que c'est un hôtel gay friendly.
Merci de répondre à mes interrogations.
Marc Alain
Excursions à partir du Mélias Las Dunas? English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais au Melias Las Dunas de Santa Clara à la fin d'avril 2008.😎 J'aimerais savoir qu'elles sont les excursions à ne pas manquer ainsi que les prix. De plus quel bloc serait le mieux pour être proche de la plage. Est-ce qu'on peut faire de l'apnée? Tous commentaires serais grandement appréciés ainsi que votre expérience à cet hotel.
Merci
Etincelles
Je vais au Melias Las Dunas de Santa Clara à la fin d'avril 2008.😎 J'aimerais savoir qu'elles sont les excursions à ne pas manquer ainsi que les prix. De plus quel bloc serait le mieux pour être proche de la plage. Est-ce qu'on peut faire de l'apnée? Tous commentaires serais grandement appréciés ainsi que votre expérience à cet hotel.
Merci
Etincelles
Recherche Angela Castillo Llontop près de Chimbote (Pérou) English translation pending
Qui connaîtrait la Señora CASTILLO LLONTOP Angela habitant Santa, près de Chimbote département d' Ancash ? Ou qui connaitrait suffisamment bien un péruvien de confiance susceptible de prendre contact avec cette personne pour la prévenir que sa fille, adoptée au Pérou en 89, arrive au pérou en août afin de la connaître ? *
Merci de vos réponses.