Results for "Cagnes+|+127"
3869 results found.
Carnet d'un road trip dans l'Ouest: Canada et États-Unis! (2 mois) English translation pending
Bonjour tout le monde! 🙂
Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!
Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.
La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis
Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!
Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!
Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.
La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis
Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!
Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
Carnet de croisière de 15 jours dans les Caraïbes avec le MSC Poesia en 2017 English translation pending
Coucou à tous,
Je vais essayer de vous raconter notre périple de 15 jours avec ce MSC POESIA dans les Caraïbes du 04/02/17 au 18/02/17.
Le plus simplement possible et avec notre appréciation personnelle.😉
Ne pas hésiter à venir sur mon site pour les préparatifs, en Cliquant ICI
Le programme: Jour 1 - Arrivée en Martinique - Escale.... Départ à 23h00 Jour 2 - Guadeloupe - Escale de 8h00 à 21h00 Jour 3 - Sainte Lucie - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 4 - Barbade - Escale de 8h00 à 20h00 Jour 5 - Port of spain - Escale de 9h00 à 18h00 Jour 6 - Grenade - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 7 - La Dominique - Escale de 10h00 à 18h00 Jour 8 - Martinique - Escale de 8h00 à 22h00 Jour 9 - Guadeloupe - Escale de 8h00 à 21h00 Jour 10 - Saint Martin - Escale de 9h00 à 21h00 Jour 11 - Tortola - Escale de 8h00 à 14h00 Jour 12 - La république Dominicaine - Escale de 9h00 à 16h00 Jour 13 - Saint Kitts and Nevis - Escale de 13h00 à 19h00 Jour 14 - Antigua - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 15 - Martinique - Escale départ entre 14h45 et 15h45 pour l'aéroport Jour 16 - Déprime ...🤪
Je vous propose de faire un descriptif jour après jour...
Allons y ... et jetons l'ancre ... pour ce carnet de voyage...

Je vais essayer de vous raconter notre périple de 15 jours avec ce MSC POESIA dans les Caraïbes du 04/02/17 au 18/02/17.
Le plus simplement possible et avec notre appréciation personnelle.😉Ne pas hésiter à venir sur mon site pour les préparatifs, en Cliquant ICI
Le programme: Jour 1 - Arrivée en Martinique - Escale.... Départ à 23h00 Jour 2 - Guadeloupe - Escale de 8h00 à 21h00 Jour 3 - Sainte Lucie - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 4 - Barbade - Escale de 8h00 à 20h00 Jour 5 - Port of spain - Escale de 9h00 à 18h00 Jour 6 - Grenade - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 7 - La Dominique - Escale de 10h00 à 18h00 Jour 8 - Martinique - Escale de 8h00 à 22h00 Jour 9 - Guadeloupe - Escale de 8h00 à 21h00 Jour 10 - Saint Martin - Escale de 9h00 à 21h00 Jour 11 - Tortola - Escale de 8h00 à 14h00 Jour 12 - La république Dominicaine - Escale de 9h00 à 16h00 Jour 13 - Saint Kitts and Nevis - Escale de 13h00 à 19h00 Jour 14 - Antigua - Escale de 8h00 à 18h00 Jour 15 - Martinique - Escale départ entre 14h45 et 15h45 pour l'aéroport Jour 16 - Déprime ...🤪
Je vous propose de faire un descriptif jour après jour...Allons y ... et jetons l'ancre ... pour ce carnet de voyage...

Outré par les prix demandés pour guide + voiture (Laos) English translation pending
Bonjour,
J'envisage pour l'année prochaine (mars 2018), un voyage au Laos Cambodge avec mon épouse. je suis donc à la recherche d'un véhicule et d'un chauffeur pour parcourir le Laos pendant 20 à 30 jours avant de passer au Cambodge pour une dizaine de jours.
Je précise avoir déjà visité l'Inde à trois reprise, la Birmanie par deux fois ainsi que le Vietnam en utilisant chaque fois ce mode de déplacement.
je suis donc outré de constater les prix que l'on me propose en particulier ceux d'un guide vanté sur les forums C...... a 125$ par jour, voire un loueur de véhicule (90 $ par jour pour la voiture + 42 $ par jour pour le chauffeur).
j'en suis au point de laisser tomber le Laos pour repartir vers l'Inde ou d'autres pays où les touristes ne sont pas pris pour des vaches à lait surtout lorsque l'on connaît l'Asie et le salaire mensuel moyen.
Si un internaute connaît quelqu'un de correct avec des prix normaux merci de bien vouloir me venir en aide?
Cordialement
J'envisage pour l'année prochaine (mars 2018), un voyage au Laos Cambodge avec mon épouse. je suis donc à la recherche d'un véhicule et d'un chauffeur pour parcourir le Laos pendant 20 à 30 jours avant de passer au Cambodge pour une dizaine de jours.
Je précise avoir déjà visité l'Inde à trois reprise, la Birmanie par deux fois ainsi que le Vietnam en utilisant chaque fois ce mode de déplacement.
je suis donc outré de constater les prix que l'on me propose en particulier ceux d'un guide vanté sur les forums C...... a 125$ par jour, voire un loueur de véhicule (90 $ par jour pour la voiture + 42 $ par jour pour le chauffeur).
j'en suis au point de laisser tomber le Laos pour repartir vers l'Inde ou d'autres pays où les touristes ne sont pas pris pour des vaches à lait surtout lorsque l'on connaît l'Asie et le salaire mensuel moyen.
Si un internaute connaît quelqu'un de correct avec des prix normaux merci de bien vouloir me venir en aide?
Cordialement
Derrière l'Africain se cache l’Afrique! English translation pending
Derrière l'africain se cache l'Afrique et derrière l'Afrique se découvre l'africain !
Voici notre carnet de voyage et nos plus belles photos, nos plus beaux souvenirs, les gens rencontrés, les contacts réalisés, les lieux ou situations particulières, les visites kitchs ou kétaines. Ici pas de censure, pas de recadrage, retouche...des images avec tous leurs défauts. Le but étant de partager et non de publier chez National Geographic 😎
Ce périple de 50 jours a été réalisé grâce aux conseils de Francky4, Blesl, mimi48, et plusieurs autres discuté il y a 2-3 ans. Francky4 tu m'as dis que tu serais intéressé par le récit de ma longue aventures en sol africain alors le voici sans censure...
Aventure: 50 jours dans l'est africain entre le Kénya, la Tanzanie et Zanzibar. Voici l'itinéraire que nous avons réalisé décembre 2014 à février 2015.
Nous essaierons d'être le plus ponctuel que possible dans la rédaction et la publication du récit afin de ne perdre l'intérêt.
L'embarquement est pour bientôt alors mettez une note dans vos ''discussion suivi''.
Voici notre carnet de voyage et nos plus belles photos, nos plus beaux souvenirs, les gens rencontrés, les contacts réalisés, les lieux ou situations particulières, les visites kitchs ou kétaines. Ici pas de censure, pas de recadrage, retouche...des images avec tous leurs défauts. Le but étant de partager et non de publier chez National Geographic 😎
Ce périple de 50 jours a été réalisé grâce aux conseils de Francky4, Blesl, mimi48, et plusieurs autres discuté il y a 2-3 ans. Francky4 tu m'as dis que tu serais intéressé par le récit de ma longue aventures en sol africain alors le voici sans censure...
Aventure: 50 jours dans l'est africain entre le Kénya, la Tanzanie et Zanzibar. Voici l'itinéraire que nous avons réalisé décembre 2014 à février 2015.
Nous essaierons d'être le plus ponctuel que possible dans la rédaction et la publication du récit afin de ne perdre l'intérêt.L'embarquement est pour bientôt alors mettez une note dans vos ''discussion suivi''.
Modification d'itinéraire sur la transatlantique du Costa Fascinosa (17 mars 2017) English translation pending
Bonjour à tous, nous avons reçu le 3 février un mail de nôtre agence de voyage nous informant que l'itinéraire, et la durée de nôtre prochaine transatlantique qui part de Santos le 17 mars sur le Costa Fascinosa était modifié. Celle ci passe de 23 Nuits à 19! De plus, au lieu de se terminer à Marseille le 8 avril, elle se termine à Gènes le 5!
Les escales de Nice/Savone, Barcelone, et une journée en mer sont supprimées.
Costa nous propose comme dédommagement un crédit à bord de 150€ par personne dans le limite de 2 par cabine, et, on nous propose un transfert gratuit de Gènes jusqu'au port de Marseille.
Nous avons donc perdu les billets retour que l'on avait réservé pour le 8 Avril, et nous n'arrivons pas à savoir a quel heure on peut espérer arriver à Marseille.
Nous avons demandé par l'intermédiaire de nôtre agence que le transfert se fasse jusqu'a la gare de Marseille St Charles ce qui nous arrangerait bien, pas de perte de temps supplémentaire ni d'argent pour un taxi.
Impossible d'avoir une réponse de Costa, ni au téléphone, ni par nôtre agence qui n'arrète pas de les relancer!?
Est ce que certains d'entre vous ont déjà eu ce type de problème, et, comment cela c'est terminé?
Aller, on va essayer de positiver, et ne pas gâcher la croisière avant de partir!
Bonne journée à tous.
Foxpyzy
Petite virée dans le centre de la Mongolie English translation pending
Voici un récit écrit à plusieurs mains d’après les notes prises par deux participantes et moi-même lors d’une virée mongole.
Le début n’ayant aucun intérêt à être présenté ici, le carnet commence à l’aéroport de Pékin.
Nous y mesurons à sa juste valeur le sérieux – et peut-être aussi un peu le zèle - des services douaniers chinois qui nous autorisent enfin à franchir la zone du contrôle des bagages, non sans avoir minutieusement vidé, vérifié, retourné en tous sens nos petits sacs à dos de cabine, fait étudier longuement par l’autorité suprême les filtres de cigarettes, reniflé tabac à rouler et piqué au passage 7 briquets et un tube de Dexeril, sous l’œil médusé et noir de Véro.
Vue du ciel, Oulan-Bator se laisse approcher avec quelques yourtes puis une série de toits rouges, verts, bleus... suivent de tristes immeubles agricoles et très vite, presque en rase campagne, se dessine la piste (presque) goudronnée de Ghengis Khan, où nous sommes accueillis par deux hélicos en tenue léopard...
Les contrôles sont simplifiés au regard des tatillons voisins chinois et nous avons une pensée émue pour le petit gars au comptoir de Lyon qui a permis l’arrivée jusqu’ici et sans problème, de tous nos bagages.
Nous sommes reçus par Amgalan le responsable de l’agence et Bayna notre guide. Ils nous accompagnent jusqu’à l’hôtel. La route est plutôt défoncée mais ne semble en rien gêner Amgalan et sa conduite sportive.
L’architecture, marquée par le «protectorat russe» n’est pas vraiment sexy. C’est pas mal daté, déglingué, poussiéreux, en bref peu engageant. Le centre ne vaut guère mieux, en plus prétentieux. Bâtiments officiels lourdauds rivalisent avec quelques rares envolées contemporaines qui font un curieux mélange face aux récents hôtels de luxe et aux vestiges pompeux de l’ère soviétique mâtinée de relents chinois.
L’hôtel a l’avantage d’être central et après une douche réconfortante nous passons faire un peu de change. Alourdis de plusieurs dizaines de billets et avec le sentiment d’être riches (1000 Tugruts = 0,60€) nous allons déjeuner.
Dire que le pays est végétarien serait faire une grave insulte aux traditions d’élevage et au lobby qui s’en suit. Aussi c’est de la viande, qui bouillie, qui grillée, qui mitonnée en ragoût qui déborde de nos assiettes au grand désespoir de notre quasi-végétarienne Marie-Paule.
Notre premier repas mongol est arrosé d’un premier orage. Ça souffle de la poussière partout avant de tomber dru et serré. De la terrasse où nous dominons un carrefour, nous pouvons constater que la fameuse conduite locale et sportive a ses limites, certains passent, d’autres pas, mais les deux violents coups de freins, crissements de pneus et bruits de tôle froissée ne troubleront notre déjeuner que le temps de se marrer devant l’engueulade des deux chauffeurs se rejetant mutuellement les tords.
Bayna qui nous accompagnera durant notre périple est plutôt sympa. Son français appris par Internet nous impressionne pas mal et permet à ce journaliste musical de mettre un plus de beurre de yack dans son thé salé pendant la saison touristique.
Après une petite sieste nous nous aventurons en free lance dans la ville, quelque peu désorientés par l’écriture cyrillique qui ne facilite pas la lecture des plans.




Re-bourrasque nous en profitons pour une virée cartes postales, une excellente bière mongole et… une non moins excellente pizza (Si si c’est une italienne qui le dit !!!) dans ce qui semble être un des hauts lieux de rencontre de la jeunesse dorée d'Oulan-Bator.
La capitale by night ne nous livre guère ses secrets, juste une vue plus voilée de son manque d’harmonie. Sur la place principale, nous sommes invités à participer à un petit flash mob de danse occidentalisée avec, en clôture une lambada très chaloupée qui laissera de marbre le Ghengis local.

A nouveau l’orage menace. Retour au triple galop à l’hôtel pour une nuit rythmée par la boite de night voisine.
Sans les 20 heures de voyage et le rhum arrangé vanille et café bourbon façon José, certaines auraient, sans doute eu du mal à trouver Morphée.
Vendredi Où nous découvrons Adia, notre chauffeur et son véhicule, dont la dimension trapue nous inquiète vu le nombre de passagers et de bagages. Mais c’est fou ce que l’on arrive à caser dans une ambulance de l’armée russe réformée. Et hop en route, ma poule.
La banlieue Ouest sous la pluie est encore plus sinistre et embouteillée que la route de l’aéroport. Petite halte pour bon nombre de bidons d’eau minérale, jus de houblon et diverses provisions dans une épicerie-lingerie-quincaillerie.
Des produits français s’alignent en masse, dont de la moutarde, évidemment dijonnaise et un St Emilion bien égaré à côté des mètres linéaires de vodka.
La pluie nous accompagne toujours et nous déjeunons dans une petite maison, résidence d’hiver tristounette d’Adia notre chauffeur, à peine égayée au mur par un morin khuur, la traditionnelle viole à deux cordes ornée d’une tête de cheval. Premier contact avec les toilettes locales au bout de l’enclos, système ingénieux bien que jugé spartiate par certaines européennes habituées au luxe de l’eau courante.
La campagne se révèle beaucoup plus accueillante sous le soleil qui daigne enfin se montrer, et les premiers troupeaux de courtes pattes et de fiers chevaux en liberté nous remontent sérieusement le moral mis à mal jusque là par la météo locale.


A Lün, premier vrai centre situé à plus de 150 kms d’Oulan Bator, nous assistons à notre premier Naadam. Cette fête nationale populaire, nous offre un spectacle des plus dépaysant, encore qu’à voir l’insistance avec laquelle nous sommes dévisagés par certains autochtones on se demande ce qui est le plus remarquable.




Une concentration de Mongols en habits traditionnels, gueules burinées, deels et bottes du dimanche, aussi typiques que colorés sont réunis, en cercle.

A cheval, à moto ou en voiture ils sont là pour assister aux combats de lutte. Un sport national qui n’éveillera pas chez nous (du moins dans l’immédiat…) la même passion que chez les autochtones.




Après quelques affrontements, lesquels nous laissent … disons, assez pantois et moins admiratifs que les fins connaisseurs du cru, nous nous dirigeons vers la place d’arrivée des courses de chevaux.
L’ambiance est festive, mais le final des 2 ans montés par de tous jeunes enfants suggère la dureté de la vie des nomades. Peut-être est-ce cette rudesse qui pousse certains à fricoter de près avec la vodka ; cadeau, s’il en est, du protectorat russe.


Nous avalons encore le peu de goudron qui reste entre les énormes nids de poule, puis bifurquons dans une grande steppe ourlée à l’infini de montagnes arrondies. Ce sera l’endroit de notre premier bivouac. Nous y ferons l’amère constatation que matériel fourni par notre agence, et notamment les tentes, n’est pas à la hauteur de la qualité vantée.
Pendant que Bayna s’active aux gamelles, nous nous débattons en pestant contre Amgalan le grand responsable. Nous réussirons finalement à installer notre campement. Mais Christine et Estelle dont la tente n'est pas montable n’ont d’autre solution de couchage que la grande tente mess qu’elles partageront avec Bayna. Adia, taiseux et à l’air constamment renfrogné brique et rebrique son camion. Nous soupons attablés en plein steppe. Notre guide-cuistot est plutôt bon, quant au chauffeur nous en reparlerons.
«La connaissance est le trésor suprême. Les enfants sont le trésor du milieu. La richesse matérielle est le trésor le plus bas.» Proverbe mongol
Nous y mesurons à sa juste valeur le sérieux – et peut-être aussi un peu le zèle - des services douaniers chinois qui nous autorisent enfin à franchir la zone du contrôle des bagages, non sans avoir minutieusement vidé, vérifié, retourné en tous sens nos petits sacs à dos de cabine, fait étudier longuement par l’autorité suprême les filtres de cigarettes, reniflé tabac à rouler et piqué au passage 7 briquets et un tube de Dexeril, sous l’œil médusé et noir de Véro.
Vue du ciel, Oulan-Bator se laisse approcher avec quelques yourtes puis une série de toits rouges, verts, bleus... suivent de tristes immeubles agricoles et très vite, presque en rase campagne, se dessine la piste (presque) goudronnée de Ghengis Khan, où nous sommes accueillis par deux hélicos en tenue léopard...
Les contrôles sont simplifiés au regard des tatillons voisins chinois et nous avons une pensée émue pour le petit gars au comptoir de Lyon qui a permis l’arrivée jusqu’ici et sans problème, de tous nos bagages.
Nous sommes reçus par Amgalan le responsable de l’agence et Bayna notre guide. Ils nous accompagnent jusqu’à l’hôtel. La route est plutôt défoncée mais ne semble en rien gêner Amgalan et sa conduite sportive.
L’architecture, marquée par le «protectorat russe» n’est pas vraiment sexy. C’est pas mal daté, déglingué, poussiéreux, en bref peu engageant. Le centre ne vaut guère mieux, en plus prétentieux. Bâtiments officiels lourdauds rivalisent avec quelques rares envolées contemporaines qui font un curieux mélange face aux récents hôtels de luxe et aux vestiges pompeux de l’ère soviétique mâtinée de relents chinois.
L’hôtel a l’avantage d’être central et après une douche réconfortante nous passons faire un peu de change. Alourdis de plusieurs dizaines de billets et avec le sentiment d’être riches (1000 Tugruts = 0,60€) nous allons déjeuner.
Dire que le pays est végétarien serait faire une grave insulte aux traditions d’élevage et au lobby qui s’en suit. Aussi c’est de la viande, qui bouillie, qui grillée, qui mitonnée en ragoût qui déborde de nos assiettes au grand désespoir de notre quasi-végétarienne Marie-Paule.
Notre premier repas mongol est arrosé d’un premier orage. Ça souffle de la poussière partout avant de tomber dru et serré. De la terrasse où nous dominons un carrefour, nous pouvons constater que la fameuse conduite locale et sportive a ses limites, certains passent, d’autres pas, mais les deux violents coups de freins, crissements de pneus et bruits de tôle froissée ne troubleront notre déjeuner que le temps de se marrer devant l’engueulade des deux chauffeurs se rejetant mutuellement les tords.
Bayna qui nous accompagnera durant notre périple est plutôt sympa. Son français appris par Internet nous impressionne pas mal et permet à ce journaliste musical de mettre un plus de beurre de yack dans son thé salé pendant la saison touristique.
Après une petite sieste nous nous aventurons en free lance dans la ville, quelque peu désorientés par l’écriture cyrillique qui ne facilite pas la lecture des plans.




Re-bourrasque nous en profitons pour une virée cartes postales, une excellente bière mongole et… une non moins excellente pizza (Si si c’est une italienne qui le dit !!!) dans ce qui semble être un des hauts lieux de rencontre de la jeunesse dorée d'Oulan-Bator.
La capitale by night ne nous livre guère ses secrets, juste une vue plus voilée de son manque d’harmonie. Sur la place principale, nous sommes invités à participer à un petit flash mob de danse occidentalisée avec, en clôture une lambada très chaloupée qui laissera de marbre le Ghengis local.

A nouveau l’orage menace. Retour au triple galop à l’hôtel pour une nuit rythmée par la boite de night voisine.
Sans les 20 heures de voyage et le rhum arrangé vanille et café bourbon façon José, certaines auraient, sans doute eu du mal à trouver Morphée.
Vendredi Où nous découvrons Adia, notre chauffeur et son véhicule, dont la dimension trapue nous inquiète vu le nombre de passagers et de bagages. Mais c’est fou ce que l’on arrive à caser dans une ambulance de l’armée russe réformée. Et hop en route, ma poule.
La banlieue Ouest sous la pluie est encore plus sinistre et embouteillée que la route de l’aéroport. Petite halte pour bon nombre de bidons d’eau minérale, jus de houblon et diverses provisions dans une épicerie-lingerie-quincaillerie.
Des produits français s’alignent en masse, dont de la moutarde, évidemment dijonnaise et un St Emilion bien égaré à côté des mètres linéaires de vodka.
La pluie nous accompagne toujours et nous déjeunons dans une petite maison, résidence d’hiver tristounette d’Adia notre chauffeur, à peine égayée au mur par un morin khuur, la traditionnelle viole à deux cordes ornée d’une tête de cheval. Premier contact avec les toilettes locales au bout de l’enclos, système ingénieux bien que jugé spartiate par certaines européennes habituées au luxe de l’eau courante.
La campagne se révèle beaucoup plus accueillante sous le soleil qui daigne enfin se montrer, et les premiers troupeaux de courtes pattes et de fiers chevaux en liberté nous remontent sérieusement le moral mis à mal jusque là par la météo locale.


A Lün, premier vrai centre situé à plus de 150 kms d’Oulan Bator, nous assistons à notre premier Naadam. Cette fête nationale populaire, nous offre un spectacle des plus dépaysant, encore qu’à voir l’insistance avec laquelle nous sommes dévisagés par certains autochtones on se demande ce qui est le plus remarquable.




Une concentration de Mongols en habits traditionnels, gueules burinées, deels et bottes du dimanche, aussi typiques que colorés sont réunis, en cercle.

A cheval, à moto ou en voiture ils sont là pour assister aux combats de lutte. Un sport national qui n’éveillera pas chez nous (du moins dans l’immédiat…) la même passion que chez les autochtones.




Après quelques affrontements, lesquels nous laissent … disons, assez pantois et moins admiratifs que les fins connaisseurs du cru, nous nous dirigeons vers la place d’arrivée des courses de chevaux.
L’ambiance est festive, mais le final des 2 ans montés par de tous jeunes enfants suggère la dureté de la vie des nomades. Peut-être est-ce cette rudesse qui pousse certains à fricoter de près avec la vodka ; cadeau, s’il en est, du protectorat russe.


Nous avalons encore le peu de goudron qui reste entre les énormes nids de poule, puis bifurquons dans une grande steppe ourlée à l’infini de montagnes arrondies. Ce sera l’endroit de notre premier bivouac. Nous y ferons l’amère constatation que matériel fourni par notre agence, et notamment les tentes, n’est pas à la hauteur de la qualité vantée.
Pendant que Bayna s’active aux gamelles, nous nous débattons en pestant contre Amgalan le grand responsable. Nous réussirons finalement à installer notre campement. Mais Christine et Estelle dont la tente n'est pas montable n’ont d’autre solution de couchage que la grande tente mess qu’elles partageront avec Bayna. Adia, taiseux et à l’air constamment renfrogné brique et rebrique son camion. Nous soupons attablés en plein steppe. Notre guide-cuistot est plutôt bon, quant au chauffeur nous en reparlerons.
«La connaissance est le trésor suprême. Les enfants sont le trésor du milieu. La richesse matérielle est le trésor le plus bas.» Proverbe mongol
Coup de foudre... début d'un grand amour (Inde) English translation pending
Objet: Impressions 1 ère partie Calcutta
Nous sommes le 2 janvier et cela fait maintenant 8 jours que j'ai pris contact avec ce pays pour le moins surprenant ..... Ce ne fut pas un coup de foudre ni une attirance mais pas non plus une répulsion comme certains m'en avaient avertie ... Le premier contact avec Calcutta fut aride , abrupt , brutal même ...tte cette misère , ce bruit , cette foule , cette crasse , ces ordures qui envahissent les rues , ces klaksons permanents et stridents , toute cette cacophonie même , vous agressent en premier lieu ...
Puis il faut se mettre en retrait , observer , ne plus se laisser envahir , ne pas porter de jugement , ne pas essayer de comparer avec ce que l'on connaît ... Il faut se laisser porter , imprégner , voire même séduire si toutefois ce terme peut s'appliquer à une ville comme Calcutta ...
Et là , on découvre la gentillesse qui irradie sur les visages , ..on se sent accueilli , accepté , souvent ils viennent vers vous pour aider si on semble égaré ou désemparé ...je pense qu'ils sont fiers que nous , touristes étrangers venions de si loin visiter leur pays ...ils semblent flattés de l'intérêt porté à leur culture ....ils semblent curieux de connaître le pays d'où nous venons et nous sommes souvent sollicités pour poser avec eux .....car ils ont des portables !!!!! L'opposition entre le modernisme galopant et l'absence du minimum vital observé chez ceux qui dorment ds la rue , ds leur charrette ou autres endroits plus surprenants les uns que les autres est terrible ...
Il faut maintenant parler de la foule , compacte , si dense à certains endroits qu'il est difficile de se frayer un chemin ...la jawaharlal nehru road , qui longe le parc maidan est une rue ayant un côté couvert par des sortes d'arcades où les magasins se succèdent les uns aux autres ....nous sommes tous , nous les étrangers des clients potentiels , riches évidemment , qui sommes là pour acheter ...il est impossible de regarder ou de sembler s'intéresser à quoique ce soit sans être cerner par une nuée de rabatteurs qui veulent vous entraîner vers leur échoppe qui est la meilleure puisque c'est elle qui pratique les meilleursprix ...c'est tout simplement insupportable et on se croirait ds les souks du Maghreb ou pire ceux de Turquie ..
Il faut parler aussi des rues qui ressemblent à un dépotoir ......comme ds toute l'Inde les poubelles sont inexistantes et ts les détritus biodégradables , sacs en papier , canettes , ....jonchent les rues , les trottoirs les caniveaux et il est difficile d'avancer en les évitant ...mais bon ce qui est triste c'est que nous finissons par nous y habituer ...non pas ne plus les voir mais les ignorer ....that's India nous a dit un jour une indienne rencontrée au cours d'une visite de temple et qui nous avait gentiment offert des que l'on trempe ds une coupelle pleine de sauce ...qd j'ai eu terminée je cherchais des yeux qqchose qui ressemblât à une poubelle ...elle me l'a pris des mains et l'a lancé derrière elle en disant " that's India "!!!!!!! Une exception toutefois ...les gares ....ont des poubelles et personne ne songerait à y jeter un papier par terre ...ils sont donc capables d'un peu de discipline ....pourquoi ne pas prolonger cette expérience à un plus grand domaine ????? Il faut parler du bruit permanent , strident qd il s'agit des klaksons , à tel point que souvent on regrette de ne pas avoir de boules quies !!!!!
On ne peut aborder Calcutta sans parler de la misère ....contrairement à la saleté des rues les indiens sont très propres ...les points d'eau sont pris d'assaut pour se laver , pour laver le linge , souvent un change , pas plus que cela ...mais la propreté est le mot d'ordre ....malgré tout , à plusieurs reprises , j'ai été frappé par le manque d'intimité qui leur tient lieu de salle de bain ....mon coeur s'est serré à la vue d'une femme qui , yeux baissés , comme si cela la rendait invisible , se contorsionnait pour se laver sans perdre sa dignité , cela au bord d'un trottoir entre des piétons indifférents et le flot continu des voitures ....
Près de l'hôtel de la rue sudder, à deux pas du parc Maidan qui ressemble désormais à un champ de détritus , je me suis faite une " copine de trottoir " , jeune encore , les dents de devant manquantes, elle demandait qqes roupies en échange d'une décoration des mains au henné ....le dernier jour , après m'être perdue en plein Calcutta , désemparée et désespérée je me suis assise sur le bord du trottoir , ne pouvant retenir mes larmes , moi pauvre petite fille riche avec mes pbs existentiels ...et c'est elle qui , oubliant ses propres conditions de survie , m'a consolée ....j'avais presque honte de me laisser aller ....c'est moi qui aurait du la consoler de son existence misérable dont elle n'avait aucune chance de se sortir .....le monde est ainsi fait...les riches se plaignent d'un rien et les pauvres subissent leur sort stoïquement sans se plaindre ....
Le pire me semble t'il , ce sont les mendiants .....comment résister et pourtant nous n'avons pas le choix car si l'on donne à un , de nombreux autres surgissent de nulle part et de partout , car l'étranger est la proie idéale guettée et .....aussitôt harcelée ....ce qui est le plus dur c'est devoir leur refuser car qqes roupies cela représente tellement pour eux et tellement peu pour nous ...
il reste encore qqes beaux monuments datant de l'époque où les anglais étaient les " rois " .. St John ´S Church entouré de son beau parc , , le Victoria mémorial , au bout du parc Maidan , la St paul's cathedral, et aussi park street cemetery qui fut le cimetière européen et qui garde le souvenir de tant de familles décimées ..par la guerre ....preuve les nombreuses tombes de jeunes soldats ...., par la maladie , le climat et les épidémies responsables d'une mortalité infantile importante ....preuve les nombreuses tombes d'enfants morts en bas âge.....
On ne peut quitter Calcutta sans parler de ses moyens de transport ....le métro et sa ligne unique d'une propreté qui peut faire honte à notre Metro parisien ....
Les bus que l'on prend au vol qd on a la chance d'en voir passer un où il reste encore qqes places ...et le tramway anti diluvien ( 1905 ) mais tjs d'actualité et incontournable !!!!!
J'ai quitté Calcutta pensant " une fois cela suffit " ....
Et en y repensant je me dis que j'ai encore tant de choses à voir ....la maison de mère teresa , revoir mes copines de trottoirs qui seront tjs au même endroit et que j'aurai plaisir à retrouver ....essayer de trouver enfin des tenues adéquates que je n'ai pas réussi à dénicher en trois jours et ..peut être une excursion aux sunderbans afin d'apercevoir peut être un ..tigre royal .....
Impressions 2ème partie Bubaneshwar
Pour quitter Calcutta et rejoindre bhubaneswar , la ville à la multitude de temples , nous avons pris un train de nuit , couchettes avec draps , couvertures et oreillers ...rien à dire ....un confort digne des couchettes françaises ...le bruit en plus !!!!! Des vendeurs ne cessent de passer et repasser pour vendre des biscuits , des plats tout préparés (biryanij )du Chail , des " pani bottle " ceci en un ballet incessant .....bon on ne risque pas de mourir de faim ou de soif , c'est déjà ça !!!'!!
Le train arrivant tôt et la date de réservation de la chambre d'hôtel étant erronée , il a fallu trouver un autre hôtel et attendre que la chambre soit prête ....
Nous nous sommes installés en attendant devant un petit kiosque pour " petit déjeuner " de Chail et de biscuits ....qqes indiens et indiennes faisaient de même sans doute une habitude matinale de se retrouver et de discuter de tout et de rien ....comme en France au comptoir des bistrots ....rapidement les trois indiennes présentes se sont enhardies et sont venues nous entourer pour essayer de communiquer ...de quel pays venons nous ....puis les portables dégainés , des photos ont été prises, nom et tel échangés , l'une d'elle m'a demandé si j'étais sur "WhatsApp " ??!?!?? ma stupéfaction fut à son comble en apprenant que ce moyen de communication était connu d'une indienne du bout du monde et ignorée d'une parisienne " sensée être au courant des dernières trouvailles de la technologie !!!!!! Well, cela grignote peu à peu mon ego encore trop développé à mon goût ....
Puis une nouvelle venue , Betty , jeune et jolie , s'est joint à notre groupe ...elle semblait en admiration devant moi !!!! Là mon ego s'est un peu regonflé, dommage !!!!!!ma peau blanche et les cheveux bouclés et décolorés semblaient la subjuguer !!!! Et dire que nous , occidentales faisons des efforts inouïs pour acquérir un teint caramel au détriment de notre santé et que les indiennes rêvent d'avoir la blancheur de notre peau .....mais pour les cheveux elles ne se font pas encore décolorer comme les japonaises ...j'ai eu l'occasion de visiter le Japon il y a qqes mois , ...et à ma gdre surprise les japonaise brunes font désormais partie de la légende .......elles sont rouquines , châtain plus ou moins foncé voire blondes ...étonnant ....
Chambre rejointe , et organisation mise au point par mon compagnon de voyage ( organisateur hors pair il faut le reconnaître ...lui , qui m'avait demandé un jour si je pouvais oublier mon ancien métier , n'a heureusement pas oublié le sien !!!!!)
nous avons démarré notre première journée ds l'Odisha par la visite d'un temple mythique ´le temple du soleil" à konarak dédié au dieu du soleil Surya et inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco ......
Une des merveille architecturale .de l'Inde .....
imaginez un immense charriot " emprunté par le dieu Surya tous les jours pour traverser le ciel de l'aube jusqu'au crépuscule " ( ça c'est la mythologie !!!!) douze paires de roues sculptées ( les douze mois de l'année ) et sur les rayons diverses scènes dont de nombreuses érotiques .....
un toit à trois gradins et à chaque niveau des sculptures ...cette partie centrale du charriot était un lieu d'assemblée ....
Trois statues du dieu Surya grandeur nature , situées de façon à ce qu'elles soient éclairées successivement à différents moments de la journée , à l'aube , au Zénith et au crépuscule....
Des bas reliefs fabuleusement sculptées de personnages ´faisant partie de scènes de cour , courtisanes , danseurs , musiciens , animaux ...et en bas une frise continue de 700 éléphants ...( selon mon guide car je ne les ai pas comptés !!!!)et toujours et encore des scènes érotiques représentant "l'énergie vitale ".........
Et avant d'arriver à cette partie du temple , un édifice appelée salle de danses ...et tout autour de merveilleux éléphants sculptés ....
Extraordinaire !!!!!le tout conservé ds un état exceptionnel , sachant qu'il a été bâti au XII e siècle ....ne pas oublier que le " charriot " est resté de nombreux siècles enfoui sous le sable et qu'il n'a été dégagé qu'au XXe siècle ......
Des scènes tellement érotiques qu'à la fin de la visite je serai bien rentrée directement à 'hôtel pour mettre en pratique ttes les suggestions évoquées sur les murs de cette merveille ...
Autre chose de très curieux .... Je me suis faite fréquemment arrêtée ds ma visite par de gentilles petites indiennes afin de poser en famille .....seule avec elle , ou avec le père , la mère , la grand mère ....ces séances photos m'ont bcp amusée les premières fois mais , devant leur répétition , ont fini par me lasser ...surtout en voyant la tête de mon guide s'allonger ....qd je lui ai faire part de ma lassitude il m'a répondu sur un ton rogue " eh bien tu n'as qu' à dire non !!!!
Le pb est : qd on est sollicité avec autant de gentillesse , il est difficile de refuser ...et puis de ttes façons je ne sais pas dire non....
Encore éblouis par ttes ces merveilles , et après un déjeuner plus que frugal ( mais on n'est pas là pour ça !!!) nous sommes allés faire un tour sur la plage ...dommage je n'avais pas de maillot ...j'ai dû me contenter de longer la plage sur le sable mouillé ( le bas du pantalon aussi !!!) et nous sommes arrivés au bout ...là des barques de pêcheurs commençaient à rentrer et des femmes achevaient de récupérer les qqes sardines encore coincées ds les filets ...des gamins jouaient autour et venaient quémander qqes piécettes au cas où ...en haut de la plage les cabanes de pêcheurs étaient visibles ...eux au moins avaient un toit et n'avaient de nombreux kms à parcourir pour aller travailler !!!! Nouvelles scènes de la vie indienne ..mais je n'étais pas arrivée au bout de mes surprises ...
Rentrés à l'hôtel nous nous sommes mis en quête d'un endroit pour dîner ....nous avons arpentés les rues ...le long d'une des rues principales , des dizaines de magasins de chaussures se succédaient .....cela me parut disproportionné ...Bhubaneswar ne me paraissait pas mériter un tel déballage ...ou alors encore une découverte surprenante ......les indiens partageaient ma passion des chaussures !!!!!
De retour à l'hôtel une dispute a éclaté et mon voyage en Inde a failli s'arrêter là !!!!!!
Mais bon nous sommes des adultes et nous attendrons le retour pour régler nos comptes !!!!
Donc le lendemain , direction l'office du tourisme pour une visite guidée de la ville et de ses temples ....
La ville ? Rien de bien particulier si ce n'est les caractéristiques habituelles ...la pollution sonore ( les klaksons y contribuent bcp ) , la saleté des rues qui ressemblent toutes à un dépotoir mais ce qui est étonnant c'est que les indiens balaient devant leur porte (au sens propre et peut être aussi au sens figuré !!!!) et il y a ça et là des petits tas d'ordures qui seront peut être ramassés un jour !?!?!?!) , le danger qui nous guette à chaque instant ....on risque sa vie en marchant le long des rues qui n'ont pas toutes un trottoir ou en traversant .....that's india !!!!
La visite commence par un bâtiment assez étonnant ...le Dhauli, un stupa bouddhique blanc au sommet d'un monticule dominant les rizières ...., érigé ds les années 80 par les japonais et inauguré par le dalaï lama en personne ..en 1985 , il est situé sur l'emplacement de la bataille sanglante de kalinga , remportée par l'empereur Ashoka en 260 av jc..il a fini par prendre conscience de l'inutilité de ses conquêtes et donc des massacres et s'est convertit au bouddhisme , entraînant les siens ds la paix ....
Avec ses antennes qui se dressent , terminées par des sortes de soucoupes , on dirait une soucoupe volante !!!!!mais l'effet de surprise passé on grimpe la volée de marchés menant au temple lui même et tout autour des panneaux sculptés sur la vie de bouddha, entrecoupés de statue de bouddha grandeur nature dont une couchée et une debout ainsi que la déesse ?????
C'est assez surprenant car on ne s'attend pas à voir un tel monument ds ce genre d'endroit mais il doit se tailler un franc succès si on considère le nombre d'échoppes qui vendent à boire ( de délicieux sirops de canne à sucre écrasées sous nos yeux par des machines dont la roue tourne actionnée par une manivelle ...le jus est recueilli au bout et avec un peu de citron vert c'est très rafraîchissant ....) c'est fou le nombre de petits boulots répartis le long des routes ou des rues ds des échoppes ou à même le trottoir ....je me demande comment tout ce petit monde arrive à s'entendre car la concurrence est dure et surtout , à en vivre ....
Puis qqes petits temples très bien conservés , tous bâtis sur le même modèle ... Une tour carrée dont le sommet s'effile ou deul au dessus de la cella où est conservée l'image de la divinité ...et à côté un bâtiment plus plat et plus large ou salle d'assemblée coiffé d'un toit en forme de pyramide ....ceci pdt que les indiens avaient droit à la visite du roi du temple selon certains le Lingaraja temple .....vexés !!! Nous n'avons pas daignés aller l'apercevoir du haut de la plate forme réservée aux étrangers ...
Ensuite la merveille des merveilles le Mukteshwar temple un bijou ds ts les sens du terme : un portail ou torana avec des sculptures féminines langoureuses et expressives , au nord et au sud des fenêtres en forme de diamant cernées par des singes , la salle intérieure avec le plafond finement sculpté , les murs avec des niches qui semblent être des écrins pour des statues de toute beauté , un toit en forme de fleur de lotus et partout toujours et encore des sculptures plus belles les unes que les autres .....le temps nous était malheureusement compté , sinon je crois que nous y serions encore !!!!! et à côté un autre temple plus petit mais avec une extraordinaire sculpture de Ganesh peinte en ...rouge ...superbe ds ces atours royaux ...il faut dire que j'ai une affection tte particulière pour ce dieu à la tête d'éléphant .....
Après un rapide déjeuner composé de samossas et autres beignets ....nous avons eu souvent l'occasion de nous en régaler et n'avons jamais été déçus ....ils ne sentent pas l'huile de vidange comme les Nems et autres chinoiseries des petits traiteurs parisiens ....
L'après miidi, nous sommes allés rendre visite au roi du zoo " le ou plutôt les tigres blancs " impressionnant , royal ..je n'aimerais pas me trouver nez à nez avec sa majesté au cours d'une promenade en forêt ....et puis aussi les panthères .....c'est vrai que sa fourrure est belle !!!!que de massacres commis pour le plaisir de certaines .....et puis la girafe qu'elle est sympathique avec son long cou et sa petite tête rieuse ....et quelle langue ...longue , fine et noire pour aller attraper les jeunes pousses inaccessibles ....on dirait presque la langue d'un caméléon ....
En fin de compte je n'aime pas trop les zoos car je ne pense pas que ce soit la place des animaux ......un tigre que l'on voit aller et venir à l'air de s'ennuyer fort ....mais je dois avouer que j'y ai pris , malgré tout , bcp de plaisir et que je ne manquerai pas d'y accompagner mes petits enfants lors de leur prochaine visite à Paris ..
Ah j'oubliais ....les grottes de Udayagiri percées ds la pierre , au 1er siècle pour y accueillir des moines venant y faire retraite ...mais à part la chambre de la reine a deux étages richement sculptée , je n'ai pu voir qu'une autre grotte gardée par deux éléphants et qqes autres mais peu sculptées ....c'était la fin de l'après midi et la nuit tombe vite en Inde ...voilà donc un exemple de journée bien remplie ....
Des merveilles plein les yeux, ils ne nous restent plus qu'à trouver un restaurant ...indien .....pour y déguster des plats ......indiens ....ce n'est que le 5 e jour et je boirai bien un bon verre de Bordeaux ..par exemple ...la France a du bon !!!!!
Impressions 3eme partie odisha chez Léon
Nouveau. voyage en couchettes indiennes ....mais cette fois à la dure ...la couchette de base sans literie ....heureusement j'ai prévu ...un oreiller. gonflable muji , acheté en prévision d'un éventuel manque de confort sur le chemin de Compostelle , va améliorer mon ordinaire !!!! Un brouhaha du à la présence de plusieurs étudiants envahit le wagon . Un début d'altercation entre mon guide ( de voyage , pas spirituel !!!! ) et un étudiant bruyant et un peu trop sur de lui , fini par ramener un peu de calme et je finis par m'endormir ..à la dure c'est le terme qui convient ..il y a trois ventilateurs au plafond du compartiment ...tous plus noirs les uns que les autres ...couleurs identiques des interrupteurs !!!!! La vitre ne ferme pas complètement et j'ai un courant d'air en permanence sur le visage puis le froid se propage rapidement sur le reste de ma petite personne déjà gelée et endolorie ...le bonheur !!!!mais je suis allongée ...alors pourquoi se plaindre !!!!au milieu de la nuit , en plein sommeil nous sommes réveillés en sursaut par une voix furibonde .....on ne comprend pas un traite mot mais on saisit rapidement qu'un monsieur flanquée de Mme et de ses nombreux paquets , n'est pas content et est prêt à nous virer manu militari de la couchette qu'il croit être la sienne ...explications , excuses , réconciliations , serrage de pognes ( qd même on est entre gens bien élevés ) et le silence revient ... Fin de nuit sans pbs et réveil matinal par un vendeur de chail ....
Nous poursuivons notre séjour à Gougouda , petit village de l'orissa , où un australien , Léon tient depuis une dizaine d'années une guest house , digne de ce nom .....son chauffeur nous attend à la gare de Kakiriguma et les retrouvailles avec mon guide sont des plus chaleureuses , celui ci ayant séjourné à plusieurs reprises chez Léon ...
Le but étant de profiter de qqes jours de repos et de retourner apporter des photos aux habitants d'un village voisin ...en effet , mon ami base l'essentiel de ses voyages sur les relations humaines et les échanges et j'aurai l'occasion d'en découvrir l'intensité et la richesse ......ces moments d'échange sont , jusqu'à présent les plus beaux moments vécus ds ce pays ....c'est alors que je me suis rendue compte qu'après moult hésitations , j'avais eu raison de m'obstiner et de partir. ....une petite voix me dictait ce voyage ....je suis très intuitive et me trompe rarement ....et comme disait la rose du petit prince " il faut bien supporter qqes chenilles si on veut voir les papillons "!!!!!alors faisant fi des pbs personnels , j'ai écouté mon intuition et je suis partie ...et de jour en jour la beauté et la diversité des rencontres me confortent ds ma décision ....
Donc la guest house ....une maison en L avec , au milieu une salle , séjour et à manger et une cuisine vitrée où chacun peut aller demander un chail , un café , un jus de fruit à tout moment de la journée ...plusieurs femmes du village y travaillent , l'équipe est dirigée de main de maître par Rita et supervisée par Léon... La cuisine est savoureuse mais non indienne . La décoration est sobre , de bon goût ( du moins tel que je le conçois ) et le plafond de la salle est recouvert d'une multitude de saris de coton dont les couleurs jaillissent joyeusement et se mêlent en toute liberté et harmonie .... Les premiers jours ont été un peu difficiles car si , je me débrouille en anglais, j'ai bcp de mal à le comprendre ..qd un non anglophone le parle avec un accent aussi pourri que le mien , ça va ...mais une canadienne , un australien ou un indien !!!! C'est une autre histoire ....heureusement il y avait Fabienne une bruxelloise avec la quelle j'ai bcp échangé et comme mon guide m'a gentiment dit qu'il n'était pas mon traducteur !!!! , J'étais souvent larguée lors des conversations autour de la table ..... (depuis il me traduit qd même qd je semble ne pas comprendre !!!) L'après midi , visite du village qui est un village de potiers ...nous avons vu les potiers travailler et je sais comment boucher un trou qd un récipient a eu un loupé lors de sa fabrication ... Retrouvailles un peu distantes au début puis plus chaleureuses ...j'observais n'osant pas prendre de photos ...si je sentais une réticence , je m'abstenais comprenant leur réserve et leur pudeur ...puis progressivement les gens sortaient sur le pas de leur porte et les enfants s'approchaient ....un premier vrai contact pour moi , augurant de nombreux autres .....je prenais mes marques .... Le lendemain , accompagné des deux canadiennes , picnic et sac à dos nous partions en randonnée à travers les rizières pour rejoindre plusieurs villages , dont celui des photos ...
C'était le jour de l'an et notre passage était salué par un échange de " moua bassa " ou happy new year ...qd nous arrivâmes au village , nous fûmes accueillis à bras ouverts et sitôt les photos distribuées , les villageois s'enhardirent et se mirent à poser , ayant pris goût à être le centre d'attraction ...Mon ami a une technique infaillible pour séduire et apprivoiser les gens ...il les prend en photo et après il leur montre ....et ça marche ... C'était très émouvant de voir les fillettes poser ds leur jolie robe , les mamans amener leur bébé , un jeune homme a voulu poser avec moi , un autre jeune homme infirme dont le visage s'est illuminé de joie devant l'intérêt que l'on lui portait qd P me l'a présenté : deux étrangers qui venaient vers lui pour le saluer !!! Je dois reconnaître que P à du talent pour communiquer et faire passer amitié et chaleur humaine ( pourquoi avec moi ça bloque ...souvent ?!?!? ) Puis au bout d'une heure nous sommes repartis , avons traversé une autre village , chrétien celui ci avec une petite églises blanche et une simple croix sur la façade .. Après un rapide picnic nous avons escalader une " collinette " et arrivés en haut il fallait bien redescendre ..pas de sentier..que des buissons d'épineux ...inconsciente et courageuse je me suis élancée ..presqu'une heure de descente au milieu des ronces ...pantalon court et un chemisier à manches courtes !!!!!j'entendais l'une des deux canadiennes qui pestait après son amie ( celle qui avait eu cette idée géniale ) "fuck idea " ...je suis arrivée en bas furieuse et ensanglantée ..en plus , début de gastro le matin , la fatigue et l'irritation se faisant sentir , je trainais la patte et des idées un peu noires ...à tel point qu'ayant rattrapée la troupe , j'ai lancé d'un ton acerbe à Suzanne " Why you walk so quickly , you have to take a train ?" Le lendemain nous devions allés en ville pour préparer la suite du voyage ( sans internet on ne peut pas faire grand chose si ce n'est se remettre entre les mains du hasard ...et alors c'est 6 mois qu'il faudrait rester !!!) , je suggérais à P de faire développer les photos et d'aller les donner avant notre départ ...sitôt dit , sitôt fait ... Koraput ? Ville indienne , rien à dire de plus ....retour en bus et en attendant qqes scènes photographiées ...curiosité des indiens ....je suis souvent dévisagée , qqes fois des jeunes hommes m'abordent pour me demander " where country ?" , et éventuellement demander " un selfy " , des jeunes filles rient sous cape (l'âge bête sévit aussi en Inde ?!?!?!) ..la misère est moins présente qu'à Calcutta ...serait ce parce que la solidarité fonctionne mieux ds des villes moins grdes ou ( et ) que la campagne étant proche , les gens ont de quoi je survivre ? un contact évidemment autre que ds les villages ... Retour en bus ...luxueux par rapport à la majorité du parc des bus indiens !!!! A nouveau soirée anglophone !!! En plus je me sens fiévreuse ...bonne excuse pour quitter la table et aller écrire ds mon lit ...
C'est devant le peu de dialogue avec mon compagnon que j'ai décidé de transcrire mes impressions , un journal en qqe sorte , et de l'envoyer , par épisodes à mes ami(e)s les plus cher(e)s.....je pense que c'est la meilleure idée que j'ai eu depuis bien longtemps ... Le soir au dîner , renouvellement des convives ...départ de 4 anglophones dont les deux canadiennes ( ouf ..) c'est vrai qu'avec les autres il est bcp plus avenant ...j'ai tjs dit qu'il valait mieux être son amie que sa petite amie ...impression confirmée par le voyage ) et arrivée d'un couple de francophones suisses ( bien fait ! avec lFabienne la Belge et un autre français , nous sommes en majorité et les anglophones se taisent !!!) Mme est malade et renseignement pris il s'agirait d'une gastro ....après vérification de son traitement avec son mari , je complète avec du spasfon et 1 h après elle apparaissait à table ..l'incrédulité de certain devant ma compétence professionnelle à fait place à un début de reconnaissance ...il en aura fallu du temps ...heureusement que , malgré les conseils , je n'ai pas oublié mon ancien métier!!!! La Suissesse , Claudia est en fait une mexicaine ...blonde !!!! Avec des ongles d'or faire pâlir d'envie ts les félins de la jungle indienne ...très bavarde et drôle nous sympathisons immédiatement ....les cartes changent de main !!!!en plus ils vivent à Martigny petite localité du Valais que je connais ...lorsque nous allions skier à Verbier ... Soirée sympa ...confidences ...les apparences sont souvent trompeuses ...ce couple apparemment uni et sans pbs a subi il y a qqes années , une épreuve dont bcp ne se remettent pas ...la vie nous réserve parfois de sacrées surprises ....je pense que nous choisissons nos épreuves et que , malgré les aides pour les surmonter , il faut souvent avoir la foi pour continuer à croire en la vie ... Le lendemain matin livraison des photos ....à notre arrivée au village , chacun était en train de vaquer à ses occupations .....ds des tenues " de tous les jours " ... Quel bonheur de voir leur visage s'éclairer à la vue des photos ...chacun a fait sa propre distribution et rapidement un " chef " a pris la direction des opérations pour la répartition ...puis nous les avons vu disparaître les uns après les autres et réapparaître ds leur tenue de fête pour prendre à nouveau la pose ...pdt plus d'une heure nous avons joué les photographes professionnels pour le plus grd plaisir de nos modèles ...les mamans habillaient les bébés et les tenaient à bout de bras devant l'objectif , les gamines souvent très jolies faisaient concurrence à Kate Moss ...où avaient elles appris à poser ainsi ...ce ne sont pourtant pas les magasines de mode s'empilent sur les tables du village ....il n'y a pas de table !!!!! un homme d'une cinquantaine d'années (?) a voulu lui aussi prendre la pose ....étonnant .....une femme m'a entraîné chez elle ( une pièce sans fenêtre , un sol en terre battu , ds un coin qqes ustensiles de cuisine , et au fond une autre pièce plus petite avec un lit unique ...qqes étagères peintes en rose ...c'est tout ) et pourtant ces gens ont l'air heureux ...une fois la glace brisée ils sont souriants , chaleureux et cherchent à communiquer par tous les moyens ...je suis rentrée ds son jeu , j'avais envie de lui faire plaisir ....pour elle ce sera un jour particulier dont elle se souviendra mais pour moi aussi ...devant cette chaleur communicative j'ai pensé " que c'est bon de donner sans rien attendre en échange ...elle a posé , puis sa fille , qui revenait sans cesse , puis son fils ....puis un couple âgé m'a entraîné derrière une maison ds une cour ou il y avait un grand arbre et j'ai du prendre la photo avec l'arbre ...en pied !!!! Je ne sais pas ce que cet arbre représentait pour eux mais il paraissait très important .... Peut être le lieu de leur premier baiser ....d'amoureux ...car s'il y a bcp de mariages arrangés , je pense qu'il y a aussi des mariages d'amour ...ou des couples qui tombent amoureux une fois mariés comme c'était le d'Awesh notre guide d'hier ... Beaucoup d'émotion donc , une belle émotion non polluée ....beaucoup de sourires , de chaleur , de joie , il n'est pas nécessaire de parler la même langue pour échanger ...l'amour est un langage universel et ces moments passés en leur cie me l'a confirmé .....encore faut il que les protagonistes aient envie d'en donner et d'en recevoir ... A cette occasion j'ai vu mon guide sous un autre jour ..il avait l'air tellement heureux lui aussi de donner .....j'ai pensé : ce voyage me permet de voir d'autres facettes de cet homme que je trouve souvent si dur ...malheureusement ces instants de communion ne nous ont fondamentement changés...nous avons tjs la même difficulté à échanger ...dommage .... Puis retour au bercail pour la dernière soirée ....nous n'avons pas eu le même échange avec Claudia car les hommes s'en sont mêlés ...mais je vais télécharger "WhatsApp " et nous pourrons nous parler .... Et je n'aurai plus rien à envier à la jeune indienne rencontrée puisque , moi aussi , j'aurai "WhatsApp "!!!!!!! Adieu matinal le lendemain ....j'ai été généreuse avec " les filles "car elles le méritent et sur le pas de la porte Léon m'a crié " come with yours friends " du moins c'est ce que j'ai compris ?!?!?!? L'accent australien ?!?!?!? Mais Qui sait ?
Impressions 4eme partie 2 jours ds les environs de Jagdalpur
Après avoir quitté la guest house de Léon , nous avons pris un train qui nous a mené en qqes heures de la gare de Kakiriguma à celle d'une autre gdre ville indienne , Jagdalpur mais situé ds un autre état , le chhasttisgarh , district de Bastar......A l'arrivée , la nuée habituelle de conducteur de tuc tuc et discussion habituelle pour faire baisser le prix qui est fixé , bien sûr , à la tête du client ...en gros , plus notre peau est claire , plus le prix est élevé !!!!!installation ds notre " superbe " hôtel typiquement indien "le rainbaw hôtel " , tout un programme ...
Chambre correcte ..il faut savoir que la plupart du temps il n'y a qu'un drap de dessous , en général trop petit .....et que nous devons nous contenter d'une couverture ...j'ai bien mon" sac à viande " (en soie !!!'tjs pour améliorer l'ordinaire du chemin de Compostelle ) mais je n'ai pas trop envie de me retrouver ligotée comme un saussisson...il fait trop chaud ... Mais tout est ds la salle de bains !!!!! Un wc ( ici à la turque il y a intérêt à bien viser si on ne veut pas s'arroser les pieds et mettre des chaussures pour faire pipi la nuit ) un robinet est à la disposition des amateurs pour se rincer à l'indienne ( après on est trempé ...on fait comment ?) mais un membre du personnel est revenu nous apporter deux rouleaux de PQ se doutant bien qu'on ne tarderait pas à en demander ...ah ces européens !!!!! A côté un lavabo ...d'époque incertaine ...comme la couleur !!!! Et en face un pommeau de douche qui gicle jusqu'au dessus du lavabo mais pas sur moi ....et un seau avec un petit récipient pour se laver à l'indienne ...en fin de compte je m'y suis mise et cela me rappelle mon enfance qd ma mère nous lavait sur l'évier , debout ds une cuvette ... Ah par contre , miracle , il y a internet...et ça marche ....mais pas ds la chambre !!!! il faut descendre à la réception et se faire dévorer par les moustiques avant que , découragée je remonte ds la chambre m'enduire d'insect écran ....le monde n'est pas parfait !!!!!! Le programme est la visite guidée des villages tribaux des environs ...notre guide Awesh arrive tout sourire ....il parle un anglais assez compréhensible pour que j'en comprenne les 3/4 ... La journée commence bien ... Notre chauffeur arrive et arrêt ds un premier village ...au passage il nous explique , les traditions , les arbres ( ici cocotiers , bananiers , arbres à teck , cachous (?) se succèdent et se découpent sur la terre rouge ....les paysages sont très beaux ).... Les " allées" ou chemins et même les lopins de terre sont entourés de grosse plaques qui ressemblent à de l'ardoise mais plus brunes ou rouges ...elles sont fichées à même le sol et déterminent ainsi le territoire de chacun ....des meules de foin comme celles de nos campagnes ds les années 50 ou 60 ( maintenant ce ne sont plus des meules mais des rouleaux ) , des faux en bois avec une extrémité en métal coupante , En levant la tête nous apercevons ds les arbres des sortes de grosses cruches en terre accrochées ..elles sont destinées à recueillir le suc qui s'écoule des branches sectionnées ...le matin c'est un jus de fruit et au fur et à mesure que s'écoule la journée, la fermentation se fait et le soir si on en boit ...on roule sous la table ... Enfin par terre car il n'y a tjs pas de table !!!!!!! La première maison où nous nous sommes arrêtés était la maison d'un forgeron ...pas tour à fait désintéressé , car ils fabriquaient de petits objets en métal doré qui étaient à vendre !!! Évidemment !!! Aux touristes !!! C.-à-d. NOUS !!!!!!'mais c'étaient joli ...et ils étaient charmants ......donc nous avons un peu craqué....( mais pas trop car c'était un peu lourd ..et un vol intérieur se profilait à l'horizon avec un poids de bagage limité ...) .et puis c'est artisanal et cela leur permet de vivre ... P à son habitude a pris des photos ....avec l'autorisation du guide ....et moi j'étais plus réservée ...en effet je trouve que , rentrer chez les gens , même si c'est pour la bonne cause et les prendre en photo , est un peu comme violer leur intimité ....cela me gêne et je pense qu'ils sont peut être aussi gênés mais n'osent pas trop le montrer ....donc je reste un peu distante tout en leur souriant ...P est plus à l'aise mais cela fait aussi de nombreuses années qu'il vient en Inde ...il en a le mode d'emploi !!!
Il faut savoir que nous étions ds une zone ou la majorité de la population est animiste Donc en voyant des vaches se promener nonchalamment sur la route ( comme toutes les vaches indiennes d'ailleurs !!!). Je lui ai demandé si ces tribus les mangeaient ...il m'a répondu " officiellement non mais en réalité oui " un bon sujet à méditer " la tolérance " entre les différentes religions ...... Deuxième village ...encore des choses à vendre mais cette fois ci il m'a présenté au " chamane " Il n'y a pas forcément un chamane par village ..il communique avec les esprits de la nature , des morts , des gens malades ......il possède des pouvoirs ?!?!?! de guérison , je pense que c'est plus en rapport avec le psychisme , et comme bcp de choses sont liées au psychisme ....alors on peut penser qu'il a bcp de pouvoirs ...certains diront qu'il suffit d'y croire ...soit ...ça serait un peu comme un effet placebo ?!?!? À voir ....en tout cas , moi je crois que " l'au delà existe et que nous y séjournons entre deux vies ....alors des " esprits " pourquoi pas ...qui nous " possèdent " pourquoi pas et " nous font du mal " pourquoi pas ...il y a bien des prêtres exorcistes ....tout cela doit appartenir au même monde ...il n'y a que la façon de l'appréhender qui diffère .....il y avait un petit temple avec une porte joliment décorée ...comme je paraissais intéressée ils me l'ont ouvert et j'ai eu le droit d'y pénétrer , de regarder l'autel ...sans prendre de photo ...évidemment ... Puis ils nous apporté des objets artisanaux à vendre ....il faut être patient car qd on demande " How much " ils ne répondent pas. '.il faut réitérer la question , attendre la réponse , discuter pour le fun et le principe ( moi je n'aime pas trop discuter car je pense qu'un travail artisanal se paie et , fausse idée , qu'ils ont besoin d'argent , mais par contre je n'aime avoir l'impression d'être prise pour une " touriste " !!!!!!!!!!!j'ai acheté un espèce de bandeau qu'ils s'attachent sur le front lors de leurs danses " initiatiques "(?) , "traditionnelles "me parait plus juste ..... Puis un autre village ...avec encore un chamane ....nous sommes rentrés ds la cour d'une maison , pris encore qqes photos ....le chamane était en train de réparer une sorte de tambour allongé , un groupe de femmes étaient allongées au centre et des enfants jouaient autour d'elles ..peu d'hommes ...où étaient ils ??? et le guide m'a pris en aparté pour me dire " on va attendre un peu , il nous prépare une surprise " ...nous sommes ressortis , avons vu une partie de la population disparaître et , bientôt réapparaître ayant revêtus , les femmes , une douzaine , des saris oranges ainsi qu'un bandeau de la même couleur, qui leur ceignait le tour de la tête .....les hommes avaient un " dhoti" court orange également , étaient torse nu et portait une coiffe : deux cornes de buffle diverses décorations et le même bandeau orné de coquillages que j'avais acheté , des plumes de coq surmontaient tout cela ...tout ce petit monde portaient des colliers et divers bijoux .. Puis ils se sont mis à tourner en dansant , les hommes tapaient sur leur tambour en scandant des onomatopées ( du moins pour moi ) , les femmes chantaient ...cela ressemblaient plutôt à des litanies '.....La surprise était de taille car ce spectacle était offert , spontané et ce n'en était que plus émouvant ....pour nous ....incroyable cette générosité et ce désir de partager .....ils nous ont donné ce qu'ils avaient de mieux à nous offrir et ça , c'est inoubliable .. Ensuite nous sommes à nouveau rentrés ds la cour pour assister à une " consultatation " du chamane ....il s'agissait d'un homme qui avait visiblement mal au foie ..le chamane a fait brûler un os de bœuf et , à travers un linge , il a appliqué l'os brûlant sur la région malade ...dommage je ne connaîtrai pas le résultat de son intervention .... Il faut préciser que notre guide connaissait tout le monde ds ts les villages ...il nous à emmené ds les plus accessibles pour lui , je pense ...il a tenu à me préciser que nous avions tjs eu P et moi une attitude respectueuse ....tout en leur portant de l'intérêt ...attitude qui a été appréciée ...la preuve ... Puis un marché ....ah ces marchés indiens !!!! Colorés, vivants , diversifiés ...c'est l'occasion de rencontrer diverses tribus que l'on peut reconnaître à leurs traits ( nez plus ou moins épatés , peaux plus ou moins foncées mais assez foncées en général ) , à leurs bijoux ( percing de nez le plus souvent, bilatéral et qqfois assez volumineux , ) colliers rigides autour du cou .....je n'ai jamais une telle diversité de légumes ....ttes sortes , ceux que nous connaissons et bien d'autres...comme ils n'ont pas de balance , ils sont répartis en divers petits tas de taille à peu près identique ( ils ont bien droit à une marge d'erreur !!!) en général les femmes sont assises devant , certaines ont un plastique au dessus de la tête ( les plus riches ? Les plus importantes ? ) d'autres non ...elles sont en plein soleil ...et il tape ...en plus ce n'est pas comme chez nous a 13 h ils ne plient pas bagages ...ils sont là , immobiles ou presque tte la journée ....leur clients viennent à pied pour la plupart ....pieds nus ...les femmes repartent avec leurs achats ds un sac ou un panier , posé sur leur tête ....cette habitude de tout porter ainsi sur la tête , leur donne un port de reines ...car ce sont des reines ....les reines de leur famille , du village , du pays ....elles font souvent plusieurs kms à pied pour aller chercher de l'eau potable qu'elles rapportent ds des jarres en inox.(!!!!!!eh oui ) sur leur tête ....j'ai vu des pompes ds les villages mais je pense que l'eau ne doit pas être potable ... Et aussi des stands d'objets utilitaires ( peignes et brosses en plastique , piles ......des marchands de saris , d'écharpes , de robes à froufrous , galons , volants ds des couleurs plus flashies les unes que les autres , en synthétique ( on n'arrête pas le progrès !!!!mais c'est vrai qu'ils n'ont pas de fer à repasser ) UN VRAI RÉGAL ...que du bonheur pour la bourge parisienne que je suis !!!!!et aussi des stands de bracelets ...en plastique ....de ttes les couleurs ... Et au fond ....la zone des alcoolos .....hommes , femmes sont concernés ...attention je ne dis pas que tous les indiens picolent !!!!! Mais ce doit être à peu près comme chez nous ...et peut être un peu plus ds les campagnes et les jours de fête ....donc es femmes vendent des alcools forts , de riz ( genre saké ) et autres ....ds des bouteilles de bière récupérées ........tjs assises par terre et imperturbables .....
De retour à l'hôtel , épuisés mais ravis nous sommes allés dîner au restaurant de l'hôtel ...et ....... Qui étaient là pour nous accueillir ????? Les canadiennes ...mes copines !!!!! Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un sursaut de recul et de m'exclamer oh non !!!( l'ont elles perçu ??? Je ne sais pas mais elles ont été plutôt sympas avec moi ..mais peut être suis je parano comme semble le penser mon cher guide !!!!) j'ai donc fait contre mauvaise fortune bon coeur( encore une soirée en anglais ...) , j'ai accroché un sourire à ma face et cela s'est plutôt bien passé ...sauf qu'en partant , Suzanne ( encore elle ) a pris P ds ses bras et l'a embrassé en l'appelant " chéri " ( ou P chéri ou mon chéri ???? peut être est ce une attitude normale des anglo- canadiennes envers les hommes !!!! Ou c'est peut être encore ma paranoïa galopante qui m'a joué un tour !!!!!)
Le lendemain re guide , re marchés, mais cette fois accompagnés du psychiatre italien qui paraissait comme moi intéressé par le chamanisme ...nous avons un peu échangé avec mon anglais pourri mais ..il était malade et préférait garder sa fièvre et sa toux que se soigner alors qu'il avait du Zithromax, antibio miracle pour les débuts d'infections pulmonaires ....ah ces hommes !!!!!italiens ou français ils sont bien tous pareils ...s'ils sont malades , ils gémissent mais se soigner les font passer pour des femmelettes !!!! Autre village autre visite ..mais cette fois avec un événement marquant ...une femme avait les yeux très rouges et les paupières très gonflées ...elle se passait un chiffon sec et sale ....P et moi l'avions remarqué...je lui ai parlé d'allergie ...j'avais ce qu'il fallait ds ma valise et ( avec son accord ) je lui ai donné 4 cps en faisant intervenir le guide pour la traduction....puis ( pour une fois !!!) de connivence P lui a donné une petite serviette de toilette pour faire des compresses d'eau froide .....normalement si elle a bien suivi nos conseils cela devait être terminé en 48 h ....c'est peut être mon ego qui a parlé mais je me suis sentie heureuse d'avoir été utile .....(?!?!?!) Voilà retour au bercail , dîner au même restaurant ( sans les canadiennes cette fois ...ouf !!!!!) et au lit pour lever à 5 h du mat ...car nous avions un avion à prendre ....une grève avait été annoncée ds l'orissa et à 7 h les frontières seraient fermées jusqu'à ??????? Nous devions donc être sortis de l'orissa au plus tard à 7 h ....That's India !!!!!! Mais la nuit fut mouvementée et le sommeil léger car ds un hôtel Indien , il est pratiquement impossible de s'endormir avant 1 h du mat car les portes .claquent , les gens crient , les bruits de robinetterie ....tout cela concourent à un repos bien mérité !!!!!!!
Impressions 5 ème partie 3 jours à mamallipuram .
Cet épisode va commencer avec notre départ dès potron minet (5 h du mat )de notre hôtel indien ....tout est calme et silencieux ....ds le hall de l'hôtel . deux silhouettes allongées sur des matelas jaillissent de dessous les couvertures ...ce sont les réceptionnistes qui dorment , à pied d'œuvre pour les clients matinaux .....pour sortir , l'un d'eux a dû réveiller le gardien qui sommeillait sur le trottoir devant l'hôtel ..ensuite il a fallu nous ouvrir une grille sur le côté ... Nous ne risquions pas de partir sans payer....le taxi avait un peu du retard....source de stress....enfin il arrive et nous partons ...moins d'une heure trente pour franchir la frontière , il ne s'agit pas de traîner .....même s'il fait nuit , je ne perds pas une miette du spectacle qui se déroule sous mes yeux .....ça et là , des braseros sont allumés le long de la route et éclairent des silhouettes engoncées ds des couvertures ...nous sommes en moyenne montagne et les nuits sont fraîches ...je suppose que ce sont des gens qui passent leur nuit dehors ????? J'ai beau écarquillé les yeux je n'arrive pas trop à distinguer le paysage ...puis l'obscurité est moins pénétrante et nous traversons des villes et des villages , déjà un peu animés malgré l'heure matinale ...j'ai même vu ds la nuit au bord de la route , la silhouette d'une femme , sa cruche en inox sur la tête ....quel courage ...certains me diront ..oui mais elle n'a pas le choix et ne se demande pas si elle doit y aller ou non ...mais malgré tout je suis admirative .., d'autres silhouettes se profilent sur le bas côté ...toutes emmitouflées ds de grosses couvertures ...le jour est à peine levé et déjà toute la " fourmilière " est au travail ....notre conducteur est habile avec son klakson ( pousse toi de là , c'est ma route et j'arrive !!!!!) pour se faufiler entre camions , voitures et deux roues ..qd ce ne sont pas les piétons qui traversent sans regarder.....malgré tout je préfère regarder le paysage plutôt que la route ...je veux bien mourir mais je n'ai pas envie de me retrouver ds un hôpital indien !!!! nous arrivons au poste frontière déjà encombré de camions , de voitures , de deux roues , de troupeaux de vaches ....notre chauffeur est expérimenté et semble vouloir se faire pardonner son retard de ce matin .....et à 6h 55 à ma montre .....Nous passons la frontière ..youpiiiiiiiiii nous sommes en Andhra Pradesh .... Nous continuons à descendre .....et surprise !!!!!! La route est rapidement encombrée par d'énormes troupeaux de vaches ( indiennes avec des cornes ..à propos pourquoi les nôtres n'ont pas de corne ? Renseignement pris , on coupe ou on brûle les cornes de nos vaches pour les traire , les transporter ...alors que les vaches indiennes " sacrées " sont à l'état brut ....merci Google ...même en Inde il est là !!!!!) Donc d'immenses troupeaux ...entre cinquante et cent bêtes par troupeau , menées par des vachers au bâton d'or ...ça coure , ça galope mais ça obéit et ça se range ... Il y en a de plus en plus ..à tel point que je me demande si c'est la transhumance ? Non ce serait plutôt un marché ...mais autant de têtes de bétail ? Vont elles trouver ttes un acquéreur ? Et après il faut qu'elles remontent ? Étrange !!!!! Aux alentours de 10 h , nous arrivons à destination , Visakhapatnam où nous devons prendre notre avion à 15 h pour Chennai ....comme nous avons du temps nous allons faire un tour au pied du temple ....mais c'est un temple moderne sans grd intérêt pour les touristes ..il y a une espèce de dortoir pour les pèlerins et je vois plusieurs personnes dont le crâne rasé est recouvert par une sorte d'emplâtre d'argile ?? Puis en contre bas , un très beau jardin et un panneau sur la grille " centre de médecine ayurvedique ....connaissant un peu leur technique de soins , je me suis demandé si ce n'était pas des malades en traitement ...
Après un vol sans histoire , et sans peur ...j'adore prendre l'avion je m'y sens ds mon élément ...sans doute en rapport avec mon enfance où très jeunes , mon grand père nous emmenait faire un tour ds des jodels ou cesnas..... Re taxi qui nous attendait à la gare ...traversée de Chennai , ville inondée il y a moins d'un mois ...et le plus surprenant ...il n'y a pas de trace apparente ...et pourtant j'avais regardé le peu de reportages sur internet .....ils avaient de l'eau au moins jusqu'à la taille .... arrivée à mamallipuram , petite ville très touristique , au bord du golf du Bengale avec de très beaux temples .....et oh surprise ..la Guest house est en bordure de plage , notre chambre au rez de chaussée avec une petite terrasse donnant sur la plage ....le bonheur ..un rêve ...je remercie chaleureusement P pour cette bonne idée ..et je reconnais son organisation sans faille ... Tout est bien ds le meilleur des mondes .... En plus mamallipuram est une jolie petite ville avec des maisons très colorées ..ainsi les tas d'ordures sont plus acceptables ....ce qui m'étonne c'est que je finis par ne plus les voir !!!!!il ne faut pas s'arrêter à ça ...l'Inde c'est autre chose ...c'est une culture fabuleuse , une spiritualité présente à chaque instant , une histoire d'une richesse étonnante , des gens d'une gentillesse infinie .... Les échoppes ..il ne faut pas oublier de parler des échoppes ..au début je me demandais ce qu'on pouvait bien y trouver ..et en fin de compte , on y trouve l'essentiel ....c'est un super marché en réduction et cela fait vivre un nombre inouï de personnes ...car les indiens sont les rois des petits boulots ....j'ai même vu sur un marché un réparateur de transistor avec son fer à souder et son petit feu !!! Ce sont les rois de la réparation et de la récupération ...si seulement on pouvait prendre exemple sur eux ...
Nous étions à mamallipuram pour rencontrer un indien Diva que P avait connu lors de précédent voyage ....il y a 3 ans je crois ...Diva tenait le restaurant sur le toit de l'hôtel et avait pour projet d'avenir d'ouvrir un café philosophique où les gens pourraient se rencontrer , échanger , en dégustant qqes mets indiens.....qd j'ai rencontré P , il m'avait parlé de diva et des ses idées et m'avait fait part de son admiration pour cet indien hors du commun .... Diva appartient à la caste des intouchables , est extrêmement sympathique , a le regard malin , respire la joie de vivre , parle un français plus que correct quoiqu'un peu rapide avec un accent indien ...qqfois je dois le faire répéter ....mais quel bonheur après ts ces anglophones ....donc dîner d'arrivée avec Diva qui nous explique son projet , ou plutôt ses projets ...car en plus du café philo ( un peu plus ds le sud à tiruvanamalai où sa famille possédait du terrain ( il nous a expliqué que c'est une région où il y a bcp d'ashrams donc de personnes susceptibles d'être intéressés par son café ....ce terrain vendu lui a permis d'acheter son propre terrain ) P était étonné que des intouchables puissent être propriétaires .....il nous a expliqué qu'au moment de la partition de l'Inde , le gouvernement avait donné des terres , qui ensuite étaient restées ds les familles .. Diva nous a expliqué qu'il avait réfléchi à sa vie , qu'il s'était trompé de route et que désormais il écoutait la voie de son coeur ....depuis il est devenu végétarien , ne boit plus du tout d'alcool ....bien ...j'aime bcp cette démarche ...de plus il nous explique cela d'un ton tellement joyeux et tellement sincère qu'on ne peut que penser qu'il est sur le bon chemin ...et peut être emprunterai je même ....
Le lendemain visite du célèbre bas relief " la descente du Gange ou Bagiratha.s penance ..il y a au centre une fissure naturelle symbolisant le Gange descendu du ciel ..de part et d'autres d'extraordinaires sculptures racontant cette mythologie ...on y retrouve des créatures célestes ( Shiva ...) semi célestes , des ascèses , des animaux ....à droite de majestueux éléphants .....ce bas relief 27m par 9 m ) est la preuve de la dextérité des sculpteurs de cette époque ( VII ème siècle ) à droite une petite sculpture représentant des singes en train de s'épouiller... Ce bas relief est à la base d'un énorme rocher sur lequel noeud pouvons monter ...Ds un premier temps , m'étant retrouvée seule car n'ayant pas trouvé l'entrée de tout le monde où P m'attendait ( lui avait emprunté le raccourci par les rochers ) et ne mesurant pas l'ampleur du site , je fais donc un tour , visite un petit temple , prend qqes photos ...je décide de redescendre et d'attendre ....en vain ...Hôtel ..personne , retour...personne ...et en fin de compte ....drame .... j'ai eu la chance de retourner sur le site avec Diva qui m'a fait une visite guidée complète ....Nous sommes même monté en haut du phare pour avoir le panorama sur la ville et sur le site ...et c'est vrai que , vu d'en haut le rocher à la forme d'un éléphant ....alors il m'a dit " ne t'en fait pas tu as perdu P mais tu m'as trouvé moi .... Et j'ai eu le meilleur des guides ....de plus comme je crois à la réincarnation , nous avons pu parler de nos croyances .il m'a donné un éclairage supplémentaire sur la religion hindouiste que je ne connais pas bien mais que je découvre progressivement ....et j'ai fait une expérience extraordinairement ....dangereuse !!!! Pour rechercher P , Diva m'a emmené à travers la ville , sur ....son scooter ......j'ai cru ma dernière heure arrivée à chaque instant .....klakson bloqué , il slalomait à travers les voitures , les Tuk Turks, les bus et les deux roues ...en plus c'est une position très inconfortable ....je me demande comment font les indiennes installées à l'arrière en amazone et en tongs !!!!!!!! Qd il n'y a pas un enfant avec ..... L'après midi , explication , réconciliation ( enfin presque !!!!) et visite du superbe temple en bord de mer le " shore temple " dédié à Vishnu , auquel ont été rajouté deux sanctuaires dédiés à Shiva ...à l'intérieur un Vishnu allongé ( au moins taille humaine ) et un lingam poli à seize facettes .une merveille ...et tout autour une ceinture de " nandis " ( nandi est un taureau qui est , entre autre la monture de Shiva ) allongés ...tout cela ayant parfaitement résisté au temps ...fabuleux !!!!! Quel pays extraordinaire et tellement chargé d'histoire que tte une vie suffirait à peine à en faire le tour ..surtout en commençant à la retraite ...
Le Lendemain en route pour Thirukazhukundram ...pour la visite d'un temple en haut d'une colline que finalement nous n'avons pas grimpée pour cause de chaleur ...
Le soir était consacré à un dîner chez Diva , préparé par une amie à lui , cuisinière de son métier et qui doit reprendre du service à l'ouverture de sa paillote sur le toit de sa maison ...une femme d'une gentillesse et d'une générosité comme je n'en ai jamais vu , un coeur débordant d'amour pour les autres ...chaque fois que je la voyais , elle me décorait les cheveux avec des fleurs de jasmin tressées elle même ....un amour ds tous les sens du terme ... Elle nous avait préparé un curry de poisson , succulent ....en plus elle rit tout le temps ....Diva et elle se sont bien trouvés pour ouvrir leur restaurant sur le toit ....nous avons passé une partie de la soirée à discuter de la réincarnation , des 7 vies des Hindous .... et aussi , de l'amour à partager et à donner , de la nature à respecter ...bref des valeurs universelles et qui peuvent être appliquées par tous que l'on soit hindouiste catho ou autre ....
Quelles belles rencontres ...rien que pour cela je ne regrette pas tout ce voyage .... Demain départ pour pondicherry , ex comptoir français .... P a l'intention de prendre une journée sabbatique , lundi ..j'en profiterai pour visiter Pondicherry dont nous avons déjà fait le tour en arrivant ....merci P , demain je serai en terrain connu ....
Impressions 6 ème partie pondicherry 2, jours et dem
Donc dimanche , arrivée à Pondicherry en début d'après midi et premier contact avec l'ex comptoir français ...où l'influence française se fait encore sentir ...d'abord parce qu'une partie de, la population parle la langue de Molière ....
Une longue promenade de 3 kms en front de mer avec , encore qqes belles demeures....qqes rues en arrière , un canal presqu'asséché( un filet d'eau nauséabonde enrichi de détritus y coule encore ) sépare l'ex partie européenne de la ville tamoule. La différence se fait tout de suite sentir .....ds la partie européenne de belles demeures ...qqes unes encore luxueuses , balcons , grille en fer forgé , couleurs pimpantes .....un parc ombragé avec , au centre , un pavillon blanc ....Indiens et européens se retrouvent pour prendre le frais ......ça et là qqes maisons auraient besoin d'être restaurées mais les rues sont presque propres et silencieuses !!!!!une très belle église Notre dame des anges ....avec un chemin de croix de tte beauté ....j'ai d'ailleurs photographié ttes les stations une par une .... En face l'hôpital St Joseph ...encore l'influence francaise et catholique .....les rues , ombragées par de beaux arbres qui amènent un peu de fraîcheur , sont un peu moins défoncées qu'ailleurs ...ds les villes indiennes il est impossible de marcher le nez en l'air car on risque de tomber ds un trou à chaque instant ..... Des plaques bleues ( comme à Paris ) avec des noms français ....rue Dumas , rue du bazar s'y Laurent , rue de la marine .....rappellent elles aussi , qu'il n'y a pas si longtemps , les français étaient encore là ( 1956 à peine soixante ans ) ...devant le palais du lieutenant gouverneur ( ancienne demeure du gouverneur de l'époque Francois Dupleix 1742 - 1754 ) , des policiers , tout de blanc vêtu , ont conservé le képi rouge ....ils ont d'ailleurs fière allure ds leur beaux uniformes ...ne passe pas qui veut et j'ai du expliqué que je voulais simplement prendre des photos ..... Sur le front de mer , à l'heure du déjeuner des familles indiennes pique niquent sur le trottoir d'en face , ombragé et les mères donnent la becquée à leur progéniture , pourtant déjà un peu grande !!!!!! Il n'est sans doute pas évident vers 5 6 ans de faire des boulettes avec la main droite seule et une assiette en équilibre !!!!! Hier soir nous avons dîner ds un restaurant indien , nous avons mangé des "dosais " sorte de crêpes ( les sœurs de nos crêpes bretonnes ) fourrées de diverses choses , servies avec deux ou trois sauces ...eh bien j'ai mis ma main gauche sous la table ( j'avais commencé à m'en servir car manger une crêpe avec une cuillère relève de la prestidigitation !!!et une indienne à la table d'à côté m'a foudroyé du regard ...je voudrais bien la voir en France avec des couverts à poissons !!!!) et j'ai mangé ma crêpe avec les doigts et je m'en suis fort bien sortie ...et j'y ai pris bcp de plaisir !!!!!
En passant devant un centre qui s'occupe d'enfants en difficultés , un jeune indien en est sorti pour me faire visiter le centre ....une gdre salle avec qqes tables où étaient assises des femmes qui attendaient ??? Il m'a expliqué qu'il n'était pas question d'argent mais de fournir stylos et cahiers aux enfants pauvres ....tout de suite je lui ai proposé d'aller en acheter ....mais comme je voulais continuer ma route vers le quartier des pêcheurs ....il m'a dit que cela pouvait attendre et m'a accompagné ...en m'expliquant qu'il n'y avait pas seulement des pêcheurs mais aussi des artisans ( menuisiers , ...) et aussi bcp d'étrangers ( français , anglais , , , , ) il m'a montré des temples , non ouverts à cette heure ci puis tout en marchant , nous sommes arrivés chez lui ....une maison plutôt spacieuse , à étages avec , ds le séjour , un canapé et une télévision devant laquelle sa mère était installée ....( peut être regardait elle " les feux de l'amour façon Bollywood ?!?!? ) . Après nous nous être saluées , elle a disparu ds la cuisine et est revenue avec une assiette de riz , de légumes et de viande , une cuillère et je n'ai pas eu le choix ...obtempérer et me régaler tout en la remerciant ...mais elle avait l'air de trouver cela normal !!!! Il m'a été expliqué qu'il ne fallait pas dire merci , car rendre service était considéré comme un devoir ( duty ) ....Quelle hospitalité et quelle générosité ...son fils Jagan a partagé mon repas , sa mère ayant déjà déjeuné ....puis tout fier , il m'a montré les cartes reçues de ses différentes rencontres et amis français , italiens et autres ..il faut signaler que ce jeune homme de trente ans m'a expliqué qu'il était allé à l'école de l'alliance francaise ( il parlait un français plus que correct )...il regardait TV 5 monde en français et qd il ne comprenait pas un mot il l'écrivait sur le mur à côté de la télé pour en avoir une explication ultérieure ...je me suis fait un plaisir de lui donner le sens d'un certain nombre de mots à son grd contentement ...un détail ...il parlait le tamoul , le français , l'anglais , l'espagnol et un peu l'hindi et l'italien .....j'étais stupéfaite de voir avec quelle facilité un jeune homme travaillant ds un restaurant , avait réussi à apprendre 4 langues et à les parler presque couramment ...puis nous avons pris des photos avec sa maman et je leur ai promis de leur envoyer , sitôt rentrée à Paris .... Nous sommes monté sur la terrasse agréablement ombragée par un manguier car il voulait fumer une cigarette ( en Inde , les cigarettes s'achètent à l'unité , par trois ou par dix ...et il y a les mêmes inscriptions " qui font peur " que chez nous...mais il n'y a pas de "pousse à la consommation "....comme pour les médicaments ....j'ai acheté des vitamines ...le pharmacien a sorti une grosse boîte , difficile à caser ds une valise déjà bourrée mais ...ouf , il m'en a sorti une plaquette de dix ...bravo !!!! ) Nous sommes repartis visiter la fabrique de papier de sri aurobindo, ..j'ai eu droit à une visite en règle ..j'ai vu comment le papier était trempé ds différentes bains ds lesquels on ajoutait des traces de peinture en suspension et qui donnaient ces impressions " cachemire " tellement jolies .... Il y avait un autre frère à la maison et le troisième était parti travailler en Indonésie . Je pense que cette famille appartenait à la nouvelle classe moyenne indienne ... Puis je voulais visiter l'ashram de Sri Aurobindo ....en chemin il a rencontré une jeune et jolie allemande qu'il m'a présenté et devant le peu d'enthousiasme à l'idée de l'accompagner ds la soirée , boire de la bière , il a changé son fusil d'épaule et a pensé qu'avec l'allemande , il avait plus de chance de s'encanailler !!!! En plus je récupérais ma liberté , ce qui n'était pas pour me déplaire .... Au centre de la cour ombragée et très fleurie de l'ashram se trouve le mémorial de Sri Aurobindo et de la mère ....sur la surface , deux compositions de fleurs fraîches changées , je pense , tous les jours ...les gens défilent de façon ininterrompue et certains se recueillent avec une grde ferveur ... Puis je suis aller traîner ds la ville indienne ( tamoule ) à la recherche de Pashminas ...non trouvés sauf ds une boutique près de la cathédrale mais à des prix prohibitifs .....sans doute m'ont t'ils prise pour une américaine !!!! La cathédrale ...assez étonnante blanche et rouge comme un gâteau à la crème !!! Mais assez jolie , de beaux vitraux colorés reflétaient le soleil et tte l'église était illuminée ....à la sortie deux nantais avec leur guide ....nous avons un peu parlé ..le guide tamoul m'a expliqué qu'il faisait partie d'une fondation qui voulait ouvrir un centre de médecine ayurvedique , accessible à tous......des indiens les plus modestes aux étrangers , qui désiraient s'y faire soigner ...je suis un peu renseignée et ce genre de médecine qui considère l'homme ds son ensemble n'est pas pour me déplaire , bien au contraire !!!!!j'ai même vu sur le front de mer un centre d'homeopathie hollistique de ......sri aurobindo ...décidément , même mort il occupe une sacrée place .....( en face de l'ashram il y a même une poste Sri Aurobindo !!!!) Le soir une fête " alcoolisée " à la bière était prévue avec le groupe et j'ai été aussitôt conviée , invitation déclinée car il était plus de 5 h et je marchais depuis 11 h ..la fatigue commençait à se faire sentir ..et puis partir en goguette avec un groupe de nantais .....pourquoi pas mais j'ai préféré mes rencontres indiennes plus riches ... De retour à la guest house je les ai vu passer ds leur minicar ...ils m'ont klaksonné pour me joindre à eux mais mon courage déclinait de minute en minute ...et je n'avais qu'une hâte ....rentrer m'allonger sur la terrasse si agréable et rythmée par les appels à la prière car nous logeons ds un quartier musulman .....et ça ne me déplaît pas... Le matin réveillée à 7 h , je suis montée sur la terrasse et , allongée sur une chaise longue , j'ai entendu s'élever ds le silence , des chants d'église ...insolite et magique ....j'aime ces multitudes de confessions qui semblent cohabiter sans aucune difficulté .....certains pays pourraient bien en prendre exemple .... Épuisée mais ravie , je suis rentrée profiter de la jolie terrasse sur le toit de la guest house .....
Hier en arrivant , nous avons visité le marché couvert ..immense marché par lequel doit transiter une partie de la nourriture de la ville ....la partie légumes avec tjs autant de variétés ......qui se mêlent en une symphonie de formes et de couleurs comme seule la nature en a le secret ....les fruits nombreux et aussi variés , la zone de la pêche avec poisons , crustacés , crevettes .....plus ou moins préparés ..dommage que personne n'ait eu l'idée d'un endroit de cuisson et de dégustation sur place .....puis les poulets enfermés ds des cages ...il faut espérer qu'ils auront eu le loisir de courir avant leur séquestration .... Puis la zone textile avec encore , comme partout en Inde cette multitude de coloris qui , jamais , ne se heurtent .....puis des stands d'objets utilitaires en plastique tjs colorés ( la couleur occupe une grde place en Inde à tous les niveaux et cela m'enchante.....) , puis les ustensiles de cuisine , puis les pigments joliment colorés (encore !!!!) dont on retrouve les couleurs sur les murs des maisons et aussi , sur les dessins devant les pas de porte ....j'ai même vu un stand de boîtes " Tupperware " avec des couleurs bien plus vives et éclatantes que celle que nous trouvons en France ...serait ce une fabrication spéciale indienne ?!?!?!
Aujourd'hui , dernier jour à Pondicherry......ce matin nous prenons un petit déjeuner mi français mi anglais sur une terrasse à mi étage ...plusieurs françaises en transit sont installées et discutent .....d'éventuelles missions humanitaires , de circuits à travers le tamil nadu ....l'une d'elle parle de cavalaire où elle a vécu 30 ans ...mon attention est attirée par ce nom familier ..et je lui dis que je connais , car mon ex mari y est médecin ....exclamation qd je lui donne son nom ..elle le connaît très bien ainsi que mes enfants , car son mari est musicien et animait le remariage de Patrick !!!!!! Comme la vie nous réserve d'agréables surprises !!!! Décidément j'aurais fait des rencontres étonnantes au cours de ce voyage ..... Nous sommes retournés nous balader en ville , au marché et avons déjeuné sur le front de mer ....la vie passe paisiblement ds cette partie de la ville où le temps semble resté en suspens ......
Ce soir , car de nuit et départ pour Madurai et son pongal festival .....
Envoyé de mImpressions 7 ème partie Madurai Nous avons quittés Pondicherry ...pour moi un peu à regret pour plusieurs raisons 1 c'est une ville où bcp de monde parle encore français et où il est facile de se repérer 2 la partie francaise de cette ville n'est pas très représentative de l'Inde ... Elle est moins sale . Le front de mer est plus calme , plus élégant ...j'ai même trouvé le 1er vrai glacier de ce pays ....( il existe un autre petit coin de France à deux pas , ds une boulangerie pâtisserie française située ds le quartier tamoule....où nous avons dégusté une ...tarte au citron ...délicieuse ....) c'est un détail mais qui peut avoir son importance qd on se trouve si loin des siens et isolée affectivement ...le blues peut vous guetter et alors un petit rien suffit à vous faire retrouver le moral ....une plaque bleue , un sourire , un signe de la main comme une reconnaissance ...(et en cela , les indiens n'en dont pas avare ), des français sympas avec qui on peut échanger à la sortie d'une église ...... Moins bruyante aussi ...il y a moins de circulation donc moins de klaksons ...moins dangereuse ....je dois dire que risquer sa vie à chaque instant en traversant la rue est un petit jeu qui devient vite épuisant et excédant ..... 3 j'ai rencontré au moment de notre départ des gens que j'aurais aimé connaître plus longtemps......peut être certain(e) s çroiseront ils à nouveau ma route ????
Donc car de nuit pour arriver à madurai à 4 h du mat ....dur dur dur la vie de routarde ... Découverte de la ville le matin après avoir peu dormi ......
Découverte un peu vasouillarde. à cause du manque de sommeil ... Ville indienne habituelle .....opposition entre le modernisme galopant ....ses pubs , ses enseignes , ses néons , ses deux roues innombrables et leurs klaksons incessants et le reste .....les trottoirs défoncés , le bruit , les détritus , les caniveaux qui n'en sont pas .....les rabatteurs qui vous harcèlent pour vous emmener ds leur magasin , les marchands ambulants de cartes postales ( eh oui il est interdit de photographier ds le temple ) de colliers , de bracelets et autres pacotilles .... Bref le piège à touristes en bonne et due forme ... Mais on lève les yeux et on croise un regard bienveillant ...des enfants se retournent en agitant la main et font " hi " et sourient ...d'autres encore veulent se faire prendre en photos avec ou sans vous ...c'est pour le souvenir ....d'autres vous disent " welcome " en vous croisant , d'autres demandent " where Country do you come from'?" Et qd on répond " France " ils y ont très souvent un cousin ou ami ou y ont vécu eux mêmes ..à Lyon , Marseille ...ce matin un rabatteur m'a dit avoir vécu 2 ans à Cergy pontoise ...mais la vie est chère et les gens peu souriants ...on peut difficilement le contredire ...
Nous avons visité le temple " le Minakshi temple " ....interdiction de prendre des photos ...car c'est un temple en activité ...consacré à Minakshi (déesse aux yeux de poisson ) avatar de Parvati , femme de Shiva ....il est rare qu'un temple soit consacré à une déesse ...il y a deux sanctuaires , un pour chaque dieux et les hindous viennent s'y marier ou s'y purifier ...c'est un des lieux saints les plus fréquentés .... Il y a 4 " gopurams " ou portes à chaque points cardinaux d'une hauteur de plus de 50 m , avec une base en granit et décorés de personnages divers ( divinités , monstres , personnages de la mythologie ..) en stuc multicolore ...tous les soirs Shiva sous la forme de Dundareshvara est transporté d'un sanctuaire à un autre où se trouve son lit .....au centre le bassin aux lotus ...en fait il n'y en a qu'un ...des galeries ...des colonnes décorées de poissons , emblème de son épouse ....et ça et là des " lingams" , " des Ganesh " et de nombreux pèlerins venus se recueillir et se purifier ... Sans doute un peu comme nous , qd nous allons en pèlerinage à Chartres ou à Vezelay ou ds d'autres lieux saints ....... Je trouve que ttes les religions ont ceci en commun : aider les humains ( du moins les croyants ) à mieux vivre notre vie terrestre et espérer une vie future meilleure ...peu importe que l'on prie Jésus . Mahomet , Shiva , vichnu , Ganesh ......le " Div" comme me disait Diva , est le même au bout du compte et en cela , je suis bien d'accord avec lui.. On ne peut pas venir en Inde sans parler des échoppes ....il y en a partout ...ds les villes , sur les trottoirs , le long des routes de façon presqu' ininterrompue ... il y a les échoppes qui vendent de tout ...de l'eau " pani bottle " ( maintenant " tani bottle "tamil Nadu oblige !!!!) , des sodas , des fruits , des gâteaux secs , des sachets de shampoing , de lessive , des savons , des bonbons pour les enfants ...tout cela est suspendu comme autant de guirlandes multicolores..... il y a les échoppes qui vendent de la nourriture ...des beignets de toutes sortes ........la plupart du temps samossas , pomme de terre , beignets sucrés .... il y a les échoppes qui servent du chail , ce thé noir épicé ( en principe ! ) au lait très sucré , du café ( en fait un café au lait aussi sucré mais pas mauvais ) ...sur la planche qui sert de devanture , de nombreux bocaux remplis de gâteaux secs , qqfois à la crème... et aussi , des vendeurs de jus de canne à sucre pressé frais (???) Deux roues avec une manivelle qui actionne deux cylindres entre lesquelles sont écrasées les cannes ... Bref des tas de petits boulots qui emploient et font vivre une bonne partie de la population .... Bcp de gens vont pieds nus ....ils n'ont pas l'air d'avoir de difficultés pour se déplacer au milieu des cailloux , des gravats et des détritus ....j'ose à peine imaginer l'épaisseur de leur couche cornée plantaire s'ils se déplacent ainsi depuis l'enfance ..... Autre source d'étonnement ...l'habillement des hommes ....les plus âgés portent des "dhotis " sorte de tissu replié...... Les hommes d'âge moyen ou même les plus jeunes le portent long et souvent je les vois le replier comme si c'était gênant !!!! Hier nous avons pris un car pour aller à Rameshwara , île reliée au continent par un pont qui ressemble à celui de l'île de ré....sur cette île , que je pensais idyllique ( ds mes fantasmes ) se trouve un temple le Ramanathaswamy temple que l'on repère de loin grâce à sa couleur ....jaune vif !!!!temple consacré à Shiva , abrite un lingam de légende ( lingam installé par rama héros du ramayana) C'est un important lieu de pèlerinage ...c'est l'un des quatre lieus de pèlerinage les plus importants de l'Inde ..on appelle " Rameshwara , la Varanasi du sud ..... De très beaux et très longs corridors , l'un fait un km avec ses 500 colonnes richement sculptées .....des gardiens !!!! ( Tous un peu ventripotents !!!) garnissent les sommets des colonnes . Le tout est peint en jaune et les sculptures ainsi que les rosaces du plafond sont , elles , peintes de couleurs vives ....c'est un ensemble impressionnant ... Le temple possède 36 puits dont 22 à l'intérieur .....les pèlerins passent successivement d'un puit à l'autre et se font arroser donc bénir 22 fois... Cela correspond à une purification et Le dernier serait un puit avec de l'eau du Gange et une bénédiction spéciale de Shiva ....certains repartaient avec des bouteilles remplies d'eau ....cela n'est pas sans me rappeler nos pèlerinages , Lourdes peut être ... Même dévotion , même ferveur même si la croyance est différente .... Voilà nous étions ravis d'avoir assister à cette cérémonie ...nous les avons suivis presque tout du long et j'avoue que cette ferveur m'a laissé un peu pantoise .... En Inde il y aurait bcp d'ondes positives ...sans doute grâce à la croyance immense de tte cette population qui pourtant , a souvent bien des difficultés pour assurer leur survie ou même leur vie tout simplement ... Il était question que nous passions la nuit ds un hôtel réservé au bord de la plage ....j'étais ravie ......mais ....changement de programme ...nous avons repris le car pour Madurai .....dommage ......
Impressions Inde 8 ème partie Madurai
Aujourd'hui nous sommes le 16 janvier et c'est le 2eme jour du festival Pongal, autrement dit la fête des moissons ...il dure 4 jours ....et est très fêté ds le sud du pays , le tamil nadu ..... depuis notre arrivée à l'aéroport c.-à-d. Il y a deux jours , nous voyons le long des routes , des cannes à sucre coupées et mises à la disposition de ceux qui en ont besoin ..j'ai vu une grd mère repartir en traînant sa canne ( à sucre !!!) derrière elle , il y en a qui les ramène en équilibre sur leur mobylette ....bref chacun se débrouille comme il peut mais fêtera Pongal selon la tradition .... Le premier jour , les indiens ( je dis indiens et non pas hindous car c'est une fête païenne même si souvent des cérémonies au temple sont étroitement mêlées ) commencent par décorer le seuil de leur maison avec toutes sortes de rosaces qui pour eux ont une signification ....le contour est dessiné avec de la farine de riz puis le plus souvent l'intérieur du dessin est complété avec des pigments aux couleurs éclatantes ....le résultat vaut le coup d'œil, ...ils rivalisent d'imagination et de talent pour faire éclater leur joie de vivre jusque sur le seuil de leur maison .....déjà , pour le jour de l'an nous avions assisté à l'explosion de ces dessins colorés ...le soir du 31 , nous étions allés nous promener ds le village voisin de chez Leon , nous avions aperçu les artistes à l'œuvre en pleine nuit à la lueur de leur lumière de seuil, , accroupi et dessinant pour que la surprise soit totale au réveil du village .... Aujourd'hui nous devons aller fêter Pongal ds un village à une vingtaine de kms de Madurai .....le deuxième jour traditionnellement Pongal se fête en cuisinant ds un nouveau pot en terre , un mélange de riz , de lait , de sucre de la canne et d'épices comme du curcuma et du gingembre ....c'est délicieux c'est distribué à tout le monde et j'en même vu distribué devant le temple et pas seulement en offrande aux dieux ....
Nous sommes partis ds un car un peu brinquebalant !!!! Alors avec en plus , les routes défoncées , les dos d'ânes , leur façon de conduire à coups de klaksons et de coups de frein brusques , les deux roues qui se faufilent et leur piquent la priorité , une gastro déclarée cette nuit et pas bien consolidée ( plus un moral un peu hésitant ...) le voyage a été un peu difficile ...mais bon c'était ça ou rester au fond de mon lit ...et je ne suis pas venue si loin pour rester au lit ....il faut noter que c'était organisé par l'office du tourisme donc ils devaient toucher une compensation ...eh bien nous avons été reçu comme des rois , un collier de fleurs à la descente du car ( œillets d'Inde jaunes , jasmin et autres fleurs rouges dont je ne connais pas le nom ...) on nous a oint le front avec de la poudre rouge , puis de le jaune d'or ...ensuite petite cérémonie d'accueil avec discours en anglais ( avec l'accent tamoul en plus !!!!!) et nous nous sommes dirigés vers la placette où les villageois s'étaient exprimés en dessinant de superbes rosaces comme on en avait déjà vu à plusieurs reprises .... Puis nous sommes rentrés ds une enceinte au fond de laquelle il y avait le temple et une salle " des fêtes " .. De chaque côté il y avait divers stands où ils avaient exposés leurs divers talents artisanaux ....peintures , travaux sur cuir (silhouettes découpées et peintes ...très joli mais un peu cher!!!! ....) , éléphants peints et dessinés sur de la toile , une association de femmes de Madurai pour la " Green earth " etc ......Puis un spectacle de danses traditionnels ...deux femmes vêtues de saris oranges , des grelots aux mains et aux chevilles , des hommes montés sur des échasses ...deux étant caparaçonnés de maquettes de chevaux de couleurs vives , un troisième en pantalon rouge , grimé et monté sur d'immenses échasses qui ressemblait à un gamin grandi trop vite , puis un dernier en culottes courtes et bouffantes et qui dansait avec un pot sur la tête .....je sais qu'il s'agit d'une danse traditionnelle tamoule ....des touristes ont été invités à se joindre à eux ..puis des jeux ...dont un consistait à taper sur un pot en terre suspendu et à le casser avec un bâton ...les yeux bandés évidemment !!!!!! Puis visite du temple ....de très belles statues en bois peintes ds le " vestibule " (????) aux colonnes rouges et blanches ...et la cérémonie d'offrandes et de prières par le braman qui nous a ensuite symboliquement enduit le front avec de la farine de riz ... Ensuite un repas était prévu ...servi ds la salle des fêtes sur des feuilles de bananier ...un peu de riz au lait sucré tradition de Pongal nous avait déjà était servi en apéro !!! Cette fois ci , deux variétés de riz cuisinés avec différentes épices ...une purée de légumes (????) un morceau de canne à sucre qu'il faut croquer pour en extraire le jus ( je préfère qd ce sont les machines qui font le travail ...) , un morceau de qqchose qui ressemblait à du radis noir , et deux beignets de pomme de terre ( ?????) voilà un vrai gueuleton partagés entre villageois et touristes ... Et aussi ...ce qui me fait le plus craquer en Inde ? ....les enfants ...qui viennent spontanément vers vous .....where do you come from ? What Is your name? Ils sont souriants , charmants , attendrissants , communiquent facilement , vous font des signes amicaux , serrent la main car ils savent que c'est notre façon de dire bonjour et au revoir ....les enfants à eux seuls valent largement le voyage ..... Puis retour à Madurai ds l'autocar " tape cul " ...il ne faut pas avoir des pbs de cervicales pour voyager en Inde car la conduite , la vétusté de la plupart des véhicules et les dos d'âne ( triples à certains endroits ) se chargent de vous les arranger !!!! Ou alors voyager avec son kiné !!!! Et le soir à la tombée de la nuit , petit tour autour du temple et son activité nocturne , ses pèlerins ( des hommes facilement reconnaissables à leur dhoti noir , leur colliers de perles et leurs médailles , bien évidemment pieds nus ) , ses marchands ambulants ...vendeurs de cartes postales ( ils ont le beau rôle étant donné qu'il est interdit de photographier ds le temple ) et de plans de la ville , petite grd mère qui vend ses barrettes de couleurs , les marchands de ceintures , de crécelles , de barbes à papa (enfermée ds de petits sachets ) , vendeuse de bracelets de pied avec grelots ( avec ça on ressemble à une bohémienne mais c'est vrai que les gitans viennent d'Inde ...) , gamins et gamines qui proposent des colliers .....plus toutes les boutiques de " bondieuseries indiennes " !!!! : portraits de Ganesh ( c'est le numéro un au hit parade ...) en couleurs et ds ttes les tailles , lampes à huile de ttes formes , boutiques de saris , de tissus qui permet de se rhabiller pour peu cher et en qqes heures .....( ds un temple désaffecté , il y a des marchands de tissu et des couturiers et , en une heure ou deux , ils sont capables de vous faire le pantalon ou la tunique de vos rêves sur mesure et pour un prix défiant toute concurrence ....) Bref une activité qui se ralentit la nuit peut être et jusque vers 10 h du matin mais qui ne semble jamais être totalement arrêtée .... Le lendemain matin , troisième jour du festival , fête des bovins , des vachers et des bergers ...à cette occasion les cornes des vaches sont peintes et j'en ai même vu avec des couronnes de fleurs autour du cou !!!normalement des lâchers de buffles ont lieu ds les villages ( les vachers doivent aller chercher un petit sac de pièces entre les cornes de la vache et ....sans les bras !!!!! ) mais cette année , le gouvernement les a interdit .... Nous partons à la recherche d'un petit déjeuner ...et au détour d'une rue , une animation inhabituelle pour cette heure ci ....en remontant la rue ...un cortège ....avec des femmes , des enfants un pot sur la tête ( comme le danseur du village ) ...bref des gens qui fêtent ...sans doute ....Pongal ...à leur fa��on ...car il n'y a pas de bétail !!!! Entraînés par cette effervescence , nous remontons le cortège et y sommes d'autorité intégrés .... On nous offre à boire un lait rose parfumé ...une femme me prend par les épaules et m'entraîne avec elle en souriant et en scandant des " onomatopées " qui , pour elle doivent signifier qqchose mais pour moi ???? Nous finissons par arriver à un temple où nous assistons à la cérémonie des offrandes au dieu Shiva ....une vieille femme est assise à l'entrée du temple , fait frire des galettes et nous en offre une ...nous restons encore un petit moment ....des tables et chaises sont installées , nous les laissons à leurs agapes et partons discrètement , heureux d'avoir pu partager ce moment de fête avec eux ... Voilà comment sont les indiens ...tjs prêts à partager .... Le soir , à la recherche d'un restaurant , nous repassons devant l'endroit de la fête ...cette fois ci , il y avait un spectacle avec chanteurs du cru ......un Luis Mariano indien ....des jeunes filles qui avaient repris des succès étrangers pour les mettre au goût indien ......cela nous a amusé et du coup l'ambiance était meilleure ....
Demain départ pour le Sri Lanka ..une nouvelle aventure ...
Nous sommes le 2 janvier et cela fait maintenant 8 jours que j'ai pris contact avec ce pays pour le moins surprenant ..... Ce ne fut pas un coup de foudre ni une attirance mais pas non plus une répulsion comme certains m'en avaient avertie ... Le premier contact avec Calcutta fut aride , abrupt , brutal même ...tte cette misère , ce bruit , cette foule , cette crasse , ces ordures qui envahissent les rues , ces klaksons permanents et stridents , toute cette cacophonie même , vous agressent en premier lieu ...
Puis il faut se mettre en retrait , observer , ne plus se laisser envahir , ne pas porter de jugement , ne pas essayer de comparer avec ce que l'on connaît ... Il faut se laisser porter , imprégner , voire même séduire si toutefois ce terme peut s'appliquer à une ville comme Calcutta ...
Et là , on découvre la gentillesse qui irradie sur les visages , ..on se sent accueilli , accepté , souvent ils viennent vers vous pour aider si on semble égaré ou désemparé ...je pense qu'ils sont fiers que nous , touristes étrangers venions de si loin visiter leur pays ...ils semblent flattés de l'intérêt porté à leur culture ....ils semblent curieux de connaître le pays d'où nous venons et nous sommes souvent sollicités pour poser avec eux .....car ils ont des portables !!!!! L'opposition entre le modernisme galopant et l'absence du minimum vital observé chez ceux qui dorment ds la rue , ds leur charrette ou autres endroits plus surprenants les uns que les autres est terrible ...
Il faut maintenant parler de la foule , compacte , si dense à certains endroits qu'il est difficile de se frayer un chemin ...la jawaharlal nehru road , qui longe le parc maidan est une rue ayant un côté couvert par des sortes d'arcades où les magasins se succèdent les uns aux autres ....nous sommes tous , nous les étrangers des clients potentiels , riches évidemment , qui sommes là pour acheter ...il est impossible de regarder ou de sembler s'intéresser à quoique ce soit sans être cerner par une nuée de rabatteurs qui veulent vous entraîner vers leur échoppe qui est la meilleure puisque c'est elle qui pratique les meilleursprix ...c'est tout simplement insupportable et on se croirait ds les souks du Maghreb ou pire ceux de Turquie ..
Il faut parler aussi des rues qui ressemblent à un dépotoir ......comme ds toute l'Inde les poubelles sont inexistantes et ts les détritus biodégradables , sacs en papier , canettes , ....jonchent les rues , les trottoirs les caniveaux et il est difficile d'avancer en les évitant ...mais bon ce qui est triste c'est que nous finissons par nous y habituer ...non pas ne plus les voir mais les ignorer ....that's India nous a dit un jour une indienne rencontrée au cours d'une visite de temple et qui nous avait gentiment offert des que l'on trempe ds une coupelle pleine de sauce ...qd j'ai eu terminée je cherchais des yeux qqchose qui ressemblât à une poubelle ...elle me l'a pris des mains et l'a lancé derrière elle en disant " that's India "!!!!!!! Une exception toutefois ...les gares ....ont des poubelles et personne ne songerait à y jeter un papier par terre ...ils sont donc capables d'un peu de discipline ....pourquoi ne pas prolonger cette expérience à un plus grand domaine ????? Il faut parler du bruit permanent , strident qd il s'agit des klaksons , à tel point que souvent on regrette de ne pas avoir de boules quies !!!!!
On ne peut aborder Calcutta sans parler de la misère ....contrairement à la saleté des rues les indiens sont très propres ...les points d'eau sont pris d'assaut pour se laver , pour laver le linge , souvent un change , pas plus que cela ...mais la propreté est le mot d'ordre ....malgré tout , à plusieurs reprises , j'ai été frappé par le manque d'intimité qui leur tient lieu de salle de bain ....mon coeur s'est serré à la vue d'une femme qui , yeux baissés , comme si cela la rendait invisible , se contorsionnait pour se laver sans perdre sa dignité , cela au bord d'un trottoir entre des piétons indifférents et le flot continu des voitures ....
Près de l'hôtel de la rue sudder, à deux pas du parc Maidan qui ressemble désormais à un champ de détritus , je me suis faite une " copine de trottoir " , jeune encore , les dents de devant manquantes, elle demandait qqes roupies en échange d'une décoration des mains au henné ....le dernier jour , après m'être perdue en plein Calcutta , désemparée et désespérée je me suis assise sur le bord du trottoir , ne pouvant retenir mes larmes , moi pauvre petite fille riche avec mes pbs existentiels ...et c'est elle qui , oubliant ses propres conditions de survie , m'a consolée ....j'avais presque honte de me laisser aller ....c'est moi qui aurait du la consoler de son existence misérable dont elle n'avait aucune chance de se sortir .....le monde est ainsi fait...les riches se plaignent d'un rien et les pauvres subissent leur sort stoïquement sans se plaindre ....
Le pire me semble t'il , ce sont les mendiants .....comment résister et pourtant nous n'avons pas le choix car si l'on donne à un , de nombreux autres surgissent de nulle part et de partout , car l'étranger est la proie idéale guettée et .....aussitôt harcelée ....ce qui est le plus dur c'est devoir leur refuser car qqes roupies cela représente tellement pour eux et tellement peu pour nous ...
il reste encore qqes beaux monuments datant de l'époque où les anglais étaient les " rois " .. St John ´S Church entouré de son beau parc , , le Victoria mémorial , au bout du parc Maidan , la St paul's cathedral, et aussi park street cemetery qui fut le cimetière européen et qui garde le souvenir de tant de familles décimées ..par la guerre ....preuve les nombreuses tombes de jeunes soldats ...., par la maladie , le climat et les épidémies responsables d'une mortalité infantile importante ....preuve les nombreuses tombes d'enfants morts en bas âge.....
On ne peut quitter Calcutta sans parler de ses moyens de transport ....le métro et sa ligne unique d'une propreté qui peut faire honte à notre Metro parisien ....
Les bus que l'on prend au vol qd on a la chance d'en voir passer un où il reste encore qqes places ...et le tramway anti diluvien ( 1905 ) mais tjs d'actualité et incontournable !!!!!
J'ai quitté Calcutta pensant " une fois cela suffit " ....
Et en y repensant je me dis que j'ai encore tant de choses à voir ....la maison de mère teresa , revoir mes copines de trottoirs qui seront tjs au même endroit et que j'aurai plaisir à retrouver ....essayer de trouver enfin des tenues adéquates que je n'ai pas réussi à dénicher en trois jours et ..peut être une excursion aux sunderbans afin d'apercevoir peut être un ..tigre royal .....
Impressions 2ème partie Bubaneshwar
Pour quitter Calcutta et rejoindre bhubaneswar , la ville à la multitude de temples , nous avons pris un train de nuit , couchettes avec draps , couvertures et oreillers ...rien à dire ....un confort digne des couchettes françaises ...le bruit en plus !!!!! Des vendeurs ne cessent de passer et repasser pour vendre des biscuits , des plats tout préparés (biryanij )du Chail , des " pani bottle " ceci en un ballet incessant .....bon on ne risque pas de mourir de faim ou de soif , c'est déjà ça !!!'!!
Le train arrivant tôt et la date de réservation de la chambre d'hôtel étant erronée , il a fallu trouver un autre hôtel et attendre que la chambre soit prête ....
Nous nous sommes installés en attendant devant un petit kiosque pour " petit déjeuner " de Chail et de biscuits ....qqes indiens et indiennes faisaient de même sans doute une habitude matinale de se retrouver et de discuter de tout et de rien ....comme en France au comptoir des bistrots ....rapidement les trois indiennes présentes se sont enhardies et sont venues nous entourer pour essayer de communiquer ...de quel pays venons nous ....puis les portables dégainés , des photos ont été prises, nom et tel échangés , l'une d'elle m'a demandé si j'étais sur "WhatsApp " ??!?!?? ma stupéfaction fut à son comble en apprenant que ce moyen de communication était connu d'une indienne du bout du monde et ignorée d'une parisienne " sensée être au courant des dernières trouvailles de la technologie !!!!!! Well, cela grignote peu à peu mon ego encore trop développé à mon goût ....
Puis une nouvelle venue , Betty , jeune et jolie , s'est joint à notre groupe ...elle semblait en admiration devant moi !!!! Là mon ego s'est un peu regonflé, dommage !!!!!!ma peau blanche et les cheveux bouclés et décolorés semblaient la subjuguer !!!! Et dire que nous , occidentales faisons des efforts inouïs pour acquérir un teint caramel au détriment de notre santé et que les indiennes rêvent d'avoir la blancheur de notre peau .....mais pour les cheveux elles ne se font pas encore décolorer comme les japonaises ...j'ai eu l'occasion de visiter le Japon il y a qqes mois , ...et à ma gdre surprise les japonaise brunes font désormais partie de la légende .......elles sont rouquines , châtain plus ou moins foncé voire blondes ...étonnant ....
Chambre rejointe , et organisation mise au point par mon compagnon de voyage ( organisateur hors pair il faut le reconnaître ...lui , qui m'avait demandé un jour si je pouvais oublier mon ancien métier , n'a heureusement pas oublié le sien !!!!!)
nous avons démarré notre première journée ds l'Odisha par la visite d'un temple mythique ´le temple du soleil" à konarak dédié au dieu du soleil Surya et inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco ......
Une des merveille architecturale .de l'Inde .....
imaginez un immense charriot " emprunté par le dieu Surya tous les jours pour traverser le ciel de l'aube jusqu'au crépuscule " ( ça c'est la mythologie !!!!) douze paires de roues sculptées ( les douze mois de l'année ) et sur les rayons diverses scènes dont de nombreuses érotiques .....
un toit à trois gradins et à chaque niveau des sculptures ...cette partie centrale du charriot était un lieu d'assemblée ....
Trois statues du dieu Surya grandeur nature , situées de façon à ce qu'elles soient éclairées successivement à différents moments de la journée , à l'aube , au Zénith et au crépuscule....
Des bas reliefs fabuleusement sculptées de personnages ´faisant partie de scènes de cour , courtisanes , danseurs , musiciens , animaux ...et en bas une frise continue de 700 éléphants ...( selon mon guide car je ne les ai pas comptés !!!!)et toujours et encore des scènes érotiques représentant "l'énergie vitale ".........
Et avant d'arriver à cette partie du temple , un édifice appelée salle de danses ...et tout autour de merveilleux éléphants sculptés ....
Extraordinaire !!!!!le tout conservé ds un état exceptionnel , sachant qu'il a été bâti au XII e siècle ....ne pas oublier que le " charriot " est resté de nombreux siècles enfoui sous le sable et qu'il n'a été dégagé qu'au XXe siècle ......
Des scènes tellement érotiques qu'à la fin de la visite je serai bien rentrée directement à 'hôtel pour mettre en pratique ttes les suggestions évoquées sur les murs de cette merveille ...
Autre chose de très curieux .... Je me suis faite fréquemment arrêtée ds ma visite par de gentilles petites indiennes afin de poser en famille .....seule avec elle , ou avec le père , la mère , la grand mère ....ces séances photos m'ont bcp amusée les premières fois mais , devant leur répétition , ont fini par me lasser ...surtout en voyant la tête de mon guide s'allonger ....qd je lui ai faire part de ma lassitude il m'a répondu sur un ton rogue " eh bien tu n'as qu' à dire non !!!!
Le pb est : qd on est sollicité avec autant de gentillesse , il est difficile de refuser ...et puis de ttes façons je ne sais pas dire non....
Encore éblouis par ttes ces merveilles , et après un déjeuner plus que frugal ( mais on n'est pas là pour ça !!!) nous sommes allés faire un tour sur la plage ...dommage je n'avais pas de maillot ...j'ai dû me contenter de longer la plage sur le sable mouillé ( le bas du pantalon aussi !!!) et nous sommes arrivés au bout ...là des barques de pêcheurs commençaient à rentrer et des femmes achevaient de récupérer les qqes sardines encore coincées ds les filets ...des gamins jouaient autour et venaient quémander qqes piécettes au cas où ...en haut de la plage les cabanes de pêcheurs étaient visibles ...eux au moins avaient un toit et n'avaient de nombreux kms à parcourir pour aller travailler !!!! Nouvelles scènes de la vie indienne ..mais je n'étais pas arrivée au bout de mes surprises ...
Rentrés à l'hôtel nous nous sommes mis en quête d'un endroit pour dîner ....nous avons arpentés les rues ...le long d'une des rues principales , des dizaines de magasins de chaussures se succédaient .....cela me parut disproportionné ...Bhubaneswar ne me paraissait pas mériter un tel déballage ...ou alors encore une découverte surprenante ......les indiens partageaient ma passion des chaussures !!!!!
De retour à l'hôtel une dispute a éclaté et mon voyage en Inde a failli s'arrêter là !!!!!!
Mais bon nous sommes des adultes et nous attendrons le retour pour régler nos comptes !!!!
Donc le lendemain , direction l'office du tourisme pour une visite guidée de la ville et de ses temples ....
La ville ? Rien de bien particulier si ce n'est les caractéristiques habituelles ...la pollution sonore ( les klaksons y contribuent bcp ) , la saleté des rues qui ressemblent toutes à un dépotoir mais ce qui est étonnant c'est que les indiens balaient devant leur porte (au sens propre et peut être aussi au sens figuré !!!!) et il y a ça et là des petits tas d'ordures qui seront peut être ramassés un jour !?!?!?!) , le danger qui nous guette à chaque instant ....on risque sa vie en marchant le long des rues qui n'ont pas toutes un trottoir ou en traversant .....that's india !!!!
La visite commence par un bâtiment assez étonnant ...le Dhauli, un stupa bouddhique blanc au sommet d'un monticule dominant les rizières ...., érigé ds les années 80 par les japonais et inauguré par le dalaï lama en personne ..en 1985 , il est situé sur l'emplacement de la bataille sanglante de kalinga , remportée par l'empereur Ashoka en 260 av jc..il a fini par prendre conscience de l'inutilité de ses conquêtes et donc des massacres et s'est convertit au bouddhisme , entraînant les siens ds la paix ....
Avec ses antennes qui se dressent , terminées par des sortes de soucoupes , on dirait une soucoupe volante !!!!!mais l'effet de surprise passé on grimpe la volée de marchés menant au temple lui même et tout autour des panneaux sculptés sur la vie de bouddha, entrecoupés de statue de bouddha grandeur nature dont une couchée et une debout ainsi que la déesse ?????
C'est assez surprenant car on ne s'attend pas à voir un tel monument ds ce genre d'endroit mais il doit se tailler un franc succès si on considère le nombre d'échoppes qui vendent à boire ( de délicieux sirops de canne à sucre écrasées sous nos yeux par des machines dont la roue tourne actionnée par une manivelle ...le jus est recueilli au bout et avec un peu de citron vert c'est très rafraîchissant ....) c'est fou le nombre de petits boulots répartis le long des routes ou des rues ds des échoppes ou à même le trottoir ....je me demande comment tout ce petit monde arrive à s'entendre car la concurrence est dure et surtout , à en vivre ....
Puis qqes petits temples très bien conservés , tous bâtis sur le même modèle ... Une tour carrée dont le sommet s'effile ou deul au dessus de la cella où est conservée l'image de la divinité ...et à côté un bâtiment plus plat et plus large ou salle d'assemblée coiffé d'un toit en forme de pyramide ....ceci pdt que les indiens avaient droit à la visite du roi du temple selon certains le Lingaraja temple .....vexés !!! Nous n'avons pas daignés aller l'apercevoir du haut de la plate forme réservée aux étrangers ...
Ensuite la merveille des merveilles le Mukteshwar temple un bijou ds ts les sens du terme : un portail ou torana avec des sculptures féminines langoureuses et expressives , au nord et au sud des fenêtres en forme de diamant cernées par des singes , la salle intérieure avec le plafond finement sculpté , les murs avec des niches qui semblent être des écrins pour des statues de toute beauté , un toit en forme de fleur de lotus et partout toujours et encore des sculptures plus belles les unes que les autres .....le temps nous était malheureusement compté , sinon je crois que nous y serions encore !!!!! et à côté un autre temple plus petit mais avec une extraordinaire sculpture de Ganesh peinte en ...rouge ...superbe ds ces atours royaux ...il faut dire que j'ai une affection tte particulière pour ce dieu à la tête d'éléphant .....
Après un rapide déjeuner composé de samossas et autres beignets ....nous avons eu souvent l'occasion de nous en régaler et n'avons jamais été déçus ....ils ne sentent pas l'huile de vidange comme les Nems et autres chinoiseries des petits traiteurs parisiens ....
L'après miidi, nous sommes allés rendre visite au roi du zoo " le ou plutôt les tigres blancs " impressionnant , royal ..je n'aimerais pas me trouver nez à nez avec sa majesté au cours d'une promenade en forêt ....et puis aussi les panthères .....c'est vrai que sa fourrure est belle !!!!que de massacres commis pour le plaisir de certaines .....et puis la girafe qu'elle est sympathique avec son long cou et sa petite tête rieuse ....et quelle langue ...longue , fine et noire pour aller attraper les jeunes pousses inaccessibles ....on dirait presque la langue d'un caméléon ....
En fin de compte je n'aime pas trop les zoos car je ne pense pas que ce soit la place des animaux ......un tigre que l'on voit aller et venir à l'air de s'ennuyer fort ....mais je dois avouer que j'y ai pris , malgré tout , bcp de plaisir et que je ne manquerai pas d'y accompagner mes petits enfants lors de leur prochaine visite à Paris ..
Ah j'oubliais ....les grottes de Udayagiri percées ds la pierre , au 1er siècle pour y accueillir des moines venant y faire retraite ...mais à part la chambre de la reine a deux étages richement sculptée , je n'ai pu voir qu'une autre grotte gardée par deux éléphants et qqes autres mais peu sculptées ....c'était la fin de l'après midi et la nuit tombe vite en Inde ...voilà donc un exemple de journée bien remplie ....
Des merveilles plein les yeux, ils ne nous restent plus qu'à trouver un restaurant ...indien .....pour y déguster des plats ......indiens ....ce n'est que le 5 e jour et je boirai bien un bon verre de Bordeaux ..par exemple ...la France a du bon !!!!!
Impressions 3eme partie odisha chez Léon
Nouveau. voyage en couchettes indiennes ....mais cette fois à la dure ...la couchette de base sans literie ....heureusement j'ai prévu ...un oreiller. gonflable muji , acheté en prévision d'un éventuel manque de confort sur le chemin de Compostelle , va améliorer mon ordinaire !!!! Un brouhaha du à la présence de plusieurs étudiants envahit le wagon . Un début d'altercation entre mon guide ( de voyage , pas spirituel !!!! ) et un étudiant bruyant et un peu trop sur de lui , fini par ramener un peu de calme et je finis par m'endormir ..à la dure c'est le terme qui convient ..il y a trois ventilateurs au plafond du compartiment ...tous plus noirs les uns que les autres ...couleurs identiques des interrupteurs !!!!! La vitre ne ferme pas complètement et j'ai un courant d'air en permanence sur le visage puis le froid se propage rapidement sur le reste de ma petite personne déjà gelée et endolorie ...le bonheur !!!!mais je suis allongée ...alors pourquoi se plaindre !!!!au milieu de la nuit , en plein sommeil nous sommes réveillés en sursaut par une voix furibonde .....on ne comprend pas un traite mot mais on saisit rapidement qu'un monsieur flanquée de Mme et de ses nombreux paquets , n'est pas content et est prêt à nous virer manu militari de la couchette qu'il croit être la sienne ...explications , excuses , réconciliations , serrage de pognes ( qd même on est entre gens bien élevés ) et le silence revient ... Fin de nuit sans pbs et réveil matinal par un vendeur de chail ....
Nous poursuivons notre séjour à Gougouda , petit village de l'orissa , où un australien , Léon tient depuis une dizaine d'années une guest house , digne de ce nom .....son chauffeur nous attend à la gare de Kakiriguma et les retrouvailles avec mon guide sont des plus chaleureuses , celui ci ayant séjourné à plusieurs reprises chez Léon ...
Le but étant de profiter de qqes jours de repos et de retourner apporter des photos aux habitants d'un village voisin ...en effet , mon ami base l'essentiel de ses voyages sur les relations humaines et les échanges et j'aurai l'occasion d'en découvrir l'intensité et la richesse ......ces moments d'échange sont , jusqu'à présent les plus beaux moments vécus ds ce pays ....c'est alors que je me suis rendue compte qu'après moult hésitations , j'avais eu raison de m'obstiner et de partir. ....une petite voix me dictait ce voyage ....je suis très intuitive et me trompe rarement ....et comme disait la rose du petit prince " il faut bien supporter qqes chenilles si on veut voir les papillons "!!!!!alors faisant fi des pbs personnels , j'ai écouté mon intuition et je suis partie ...et de jour en jour la beauté et la diversité des rencontres me confortent ds ma décision ....
Donc la guest house ....une maison en L avec , au milieu une salle , séjour et à manger et une cuisine vitrée où chacun peut aller demander un chail , un café , un jus de fruit à tout moment de la journée ...plusieurs femmes du village y travaillent , l'équipe est dirigée de main de maître par Rita et supervisée par Léon... La cuisine est savoureuse mais non indienne . La décoration est sobre , de bon goût ( du moins tel que je le conçois ) et le plafond de la salle est recouvert d'une multitude de saris de coton dont les couleurs jaillissent joyeusement et se mêlent en toute liberté et harmonie .... Les premiers jours ont été un peu difficiles car si , je me débrouille en anglais, j'ai bcp de mal à le comprendre ..qd un non anglophone le parle avec un accent aussi pourri que le mien , ça va ...mais une canadienne , un australien ou un indien !!!! C'est une autre histoire ....heureusement il y avait Fabienne une bruxelloise avec la quelle j'ai bcp échangé et comme mon guide m'a gentiment dit qu'il n'était pas mon traducteur !!!! , J'étais souvent larguée lors des conversations autour de la table ..... (depuis il me traduit qd même qd je semble ne pas comprendre !!!) L'après midi , visite du village qui est un village de potiers ...nous avons vu les potiers travailler et je sais comment boucher un trou qd un récipient a eu un loupé lors de sa fabrication ... Retrouvailles un peu distantes au début puis plus chaleureuses ...j'observais n'osant pas prendre de photos ...si je sentais une réticence , je m'abstenais comprenant leur réserve et leur pudeur ...puis progressivement les gens sortaient sur le pas de leur porte et les enfants s'approchaient ....un premier vrai contact pour moi , augurant de nombreux autres .....je prenais mes marques .... Le lendemain , accompagné des deux canadiennes , picnic et sac à dos nous partions en randonnée à travers les rizières pour rejoindre plusieurs villages , dont celui des photos ...
C'était le jour de l'an et notre passage était salué par un échange de " moua bassa " ou happy new year ...qd nous arrivâmes au village , nous fûmes accueillis à bras ouverts et sitôt les photos distribuées , les villageois s'enhardirent et se mirent à poser , ayant pris goût à être le centre d'attraction ...Mon ami a une technique infaillible pour séduire et apprivoiser les gens ...il les prend en photo et après il leur montre ....et ça marche ... C'était très émouvant de voir les fillettes poser ds leur jolie robe , les mamans amener leur bébé , un jeune homme a voulu poser avec moi , un autre jeune homme infirme dont le visage s'est illuminé de joie devant l'intérêt que l'on lui portait qd P me l'a présenté : deux étrangers qui venaient vers lui pour le saluer !!! Je dois reconnaître que P à du talent pour communiquer et faire passer amitié et chaleur humaine ( pourquoi avec moi ça bloque ...souvent ?!?!? ) Puis au bout d'une heure nous sommes repartis , avons traversé une autre village , chrétien celui ci avec une petite églises blanche et une simple croix sur la façade .. Après un rapide picnic nous avons escalader une " collinette " et arrivés en haut il fallait bien redescendre ..pas de sentier..que des buissons d'épineux ...inconsciente et courageuse je me suis élancée ..presqu'une heure de descente au milieu des ronces ...pantalon court et un chemisier à manches courtes !!!!!j'entendais l'une des deux canadiennes qui pestait après son amie ( celle qui avait eu cette idée géniale ) "fuck idea " ...je suis arrivée en bas furieuse et ensanglantée ..en plus , début de gastro le matin , la fatigue et l'irritation se faisant sentir , je trainais la patte et des idées un peu noires ...à tel point qu'ayant rattrapée la troupe , j'ai lancé d'un ton acerbe à Suzanne " Why you walk so quickly , you have to take a train ?" Le lendemain nous devions allés en ville pour préparer la suite du voyage ( sans internet on ne peut pas faire grand chose si ce n'est se remettre entre les mains du hasard ...et alors c'est 6 mois qu'il faudrait rester !!!) , je suggérais à P de faire développer les photos et d'aller les donner avant notre départ ...sitôt dit , sitôt fait ... Koraput ? Ville indienne , rien à dire de plus ....retour en bus et en attendant qqes scènes photographiées ...curiosité des indiens ....je suis souvent dévisagée , qqes fois des jeunes hommes m'abordent pour me demander " where country ?" , et éventuellement demander " un selfy " , des jeunes filles rient sous cape (l'âge bête sévit aussi en Inde ?!?!?!) ..la misère est moins présente qu'à Calcutta ...serait ce parce que la solidarité fonctionne mieux ds des villes moins grdes ou ( et ) que la campagne étant proche , les gens ont de quoi je survivre ? un contact évidemment autre que ds les villages ... Retour en bus ...luxueux par rapport à la majorité du parc des bus indiens !!!! A nouveau soirée anglophone !!! En plus je me sens fiévreuse ...bonne excuse pour quitter la table et aller écrire ds mon lit ...
C'est devant le peu de dialogue avec mon compagnon que j'ai décidé de transcrire mes impressions , un journal en qqe sorte , et de l'envoyer , par épisodes à mes ami(e)s les plus cher(e)s.....je pense que c'est la meilleure idée que j'ai eu depuis bien longtemps ... Le soir au dîner , renouvellement des convives ...départ de 4 anglophones dont les deux canadiennes ( ouf ..) c'est vrai qu'avec les autres il est bcp plus avenant ...j'ai tjs dit qu'il valait mieux être son amie que sa petite amie ...impression confirmée par le voyage ) et arrivée d'un couple de francophones suisses ( bien fait ! avec lFabienne la Belge et un autre français , nous sommes en majorité et les anglophones se taisent !!!) Mme est malade et renseignement pris il s'agirait d'une gastro ....après vérification de son traitement avec son mari , je complète avec du spasfon et 1 h après elle apparaissait à table ..l'incrédulité de certain devant ma compétence professionnelle à fait place à un début de reconnaissance ...il en aura fallu du temps ...heureusement que , malgré les conseils , je n'ai pas oublié mon ancien métier!!!! La Suissesse , Claudia est en fait une mexicaine ...blonde !!!! Avec des ongles d'or faire pâlir d'envie ts les félins de la jungle indienne ...très bavarde et drôle nous sympathisons immédiatement ....les cartes changent de main !!!!en plus ils vivent à Martigny petite localité du Valais que je connais ...lorsque nous allions skier à Verbier ... Soirée sympa ...confidences ...les apparences sont souvent trompeuses ...ce couple apparemment uni et sans pbs a subi il y a qqes années , une épreuve dont bcp ne se remettent pas ...la vie nous réserve parfois de sacrées surprises ....je pense que nous choisissons nos épreuves et que , malgré les aides pour les surmonter , il faut souvent avoir la foi pour continuer à croire en la vie ... Le lendemain matin livraison des photos ....à notre arrivée au village , chacun était en train de vaquer à ses occupations .....ds des tenues " de tous les jours " ... Quel bonheur de voir leur visage s'éclairer à la vue des photos ...chacun a fait sa propre distribution et rapidement un " chef " a pris la direction des opérations pour la répartition ...puis nous les avons vu disparaître les uns après les autres et réapparaître ds leur tenue de fête pour prendre à nouveau la pose ...pdt plus d'une heure nous avons joué les photographes professionnels pour le plus grd plaisir de nos modèles ...les mamans habillaient les bébés et les tenaient à bout de bras devant l'objectif , les gamines souvent très jolies faisaient concurrence à Kate Moss ...où avaient elles appris à poser ainsi ...ce ne sont pourtant pas les magasines de mode s'empilent sur les tables du village ....il n'y a pas de table !!!!! un homme d'une cinquantaine d'années (?) a voulu lui aussi prendre la pose ....étonnant .....une femme m'a entraîné chez elle ( une pièce sans fenêtre , un sol en terre battu , ds un coin qqes ustensiles de cuisine , et au fond une autre pièce plus petite avec un lit unique ...qqes étagères peintes en rose ...c'est tout ) et pourtant ces gens ont l'air heureux ...une fois la glace brisée ils sont souriants , chaleureux et cherchent à communiquer par tous les moyens ...je suis rentrée ds son jeu , j'avais envie de lui faire plaisir ....pour elle ce sera un jour particulier dont elle se souviendra mais pour moi aussi ...devant cette chaleur communicative j'ai pensé " que c'est bon de donner sans rien attendre en échange ...elle a posé , puis sa fille , qui revenait sans cesse , puis son fils ....puis un couple âgé m'a entraîné derrière une maison ds une cour ou il y avait un grand arbre et j'ai du prendre la photo avec l'arbre ...en pied !!!! Je ne sais pas ce que cet arbre représentait pour eux mais il paraissait très important .... Peut être le lieu de leur premier baiser ....d'amoureux ...car s'il y a bcp de mariages arrangés , je pense qu'il y a aussi des mariages d'amour ...ou des couples qui tombent amoureux une fois mariés comme c'était le d'Awesh notre guide d'hier ... Beaucoup d'émotion donc , une belle émotion non polluée ....beaucoup de sourires , de chaleur , de joie , il n'est pas nécessaire de parler la même langue pour échanger ...l'amour est un langage universel et ces moments passés en leur cie me l'a confirmé .....encore faut il que les protagonistes aient envie d'en donner et d'en recevoir ... A cette occasion j'ai vu mon guide sous un autre jour ..il avait l'air tellement heureux lui aussi de donner .....j'ai pensé : ce voyage me permet de voir d'autres facettes de cet homme que je trouve souvent si dur ...malheureusement ces instants de communion ne nous ont fondamentement changés...nous avons tjs la même difficulté à échanger ...dommage .... Puis retour au bercail pour la dernière soirée ....nous n'avons pas eu le même échange avec Claudia car les hommes s'en sont mêlés ...mais je vais télécharger "WhatsApp " et nous pourrons nous parler .... Et je n'aurai plus rien à envier à la jeune indienne rencontrée puisque , moi aussi , j'aurai "WhatsApp "!!!!!!! Adieu matinal le lendemain ....j'ai été généreuse avec " les filles "car elles le méritent et sur le pas de la porte Léon m'a crié " come with yours friends " du moins c'est ce que j'ai compris ?!?!?!? L'accent australien ?!?!?!? Mais Qui sait ?
Impressions 4eme partie 2 jours ds les environs de Jagdalpur
Après avoir quitté la guest house de Léon , nous avons pris un train qui nous a mené en qqes heures de la gare de Kakiriguma à celle d'une autre gdre ville indienne , Jagdalpur mais situé ds un autre état , le chhasttisgarh , district de Bastar......A l'arrivée , la nuée habituelle de conducteur de tuc tuc et discussion habituelle pour faire baisser le prix qui est fixé , bien sûr , à la tête du client ...en gros , plus notre peau est claire , plus le prix est élevé !!!!!installation ds notre " superbe " hôtel typiquement indien "le rainbaw hôtel " , tout un programme ...
Chambre correcte ..il faut savoir que la plupart du temps il n'y a qu'un drap de dessous , en général trop petit .....et que nous devons nous contenter d'une couverture ...j'ai bien mon" sac à viande " (en soie !!!'tjs pour améliorer l'ordinaire du chemin de Compostelle ) mais je n'ai pas trop envie de me retrouver ligotée comme un saussisson...il fait trop chaud ... Mais tout est ds la salle de bains !!!!! Un wc ( ici à la turque il y a intérêt à bien viser si on ne veut pas s'arroser les pieds et mettre des chaussures pour faire pipi la nuit ) un robinet est à la disposition des amateurs pour se rincer à l'indienne ( après on est trempé ...on fait comment ?) mais un membre du personnel est revenu nous apporter deux rouleaux de PQ se doutant bien qu'on ne tarderait pas à en demander ...ah ces européens !!!!! A côté un lavabo ...d'époque incertaine ...comme la couleur !!!! Et en face un pommeau de douche qui gicle jusqu'au dessus du lavabo mais pas sur moi ....et un seau avec un petit récipient pour se laver à l'indienne ...en fin de compte je m'y suis mise et cela me rappelle mon enfance qd ma mère nous lavait sur l'évier , debout ds une cuvette ... Ah par contre , miracle , il y a internet...et ça marche ....mais pas ds la chambre !!!! il faut descendre à la réception et se faire dévorer par les moustiques avant que , découragée je remonte ds la chambre m'enduire d'insect écran ....le monde n'est pas parfait !!!!!! Le programme est la visite guidée des villages tribaux des environs ...notre guide Awesh arrive tout sourire ....il parle un anglais assez compréhensible pour que j'en comprenne les 3/4 ... La journée commence bien ... Notre chauffeur arrive et arrêt ds un premier village ...au passage il nous explique , les traditions , les arbres ( ici cocotiers , bananiers , arbres à teck , cachous (?) se succèdent et se découpent sur la terre rouge ....les paysages sont très beaux ).... Les " allées" ou chemins et même les lopins de terre sont entourés de grosse plaques qui ressemblent à de l'ardoise mais plus brunes ou rouges ...elles sont fichées à même le sol et déterminent ainsi le territoire de chacun ....des meules de foin comme celles de nos campagnes ds les années 50 ou 60 ( maintenant ce ne sont plus des meules mais des rouleaux ) , des faux en bois avec une extrémité en métal coupante , En levant la tête nous apercevons ds les arbres des sortes de grosses cruches en terre accrochées ..elles sont destinées à recueillir le suc qui s'écoule des branches sectionnées ...le matin c'est un jus de fruit et au fur et à mesure que s'écoule la journée, la fermentation se fait et le soir si on en boit ...on roule sous la table ... Enfin par terre car il n'y a tjs pas de table !!!!!!! La première maison où nous nous sommes arrêtés était la maison d'un forgeron ...pas tour à fait désintéressé , car ils fabriquaient de petits objets en métal doré qui étaient à vendre !!! Évidemment !!! Aux touristes !!! C.-à-d. NOUS !!!!!!'mais c'étaient joli ...et ils étaient charmants ......donc nous avons un peu craqué....( mais pas trop car c'était un peu lourd ..et un vol intérieur se profilait à l'horizon avec un poids de bagage limité ...) .et puis c'est artisanal et cela leur permet de vivre ... P à son habitude a pris des photos ....avec l'autorisation du guide ....et moi j'étais plus réservée ...en effet je trouve que , rentrer chez les gens , même si c'est pour la bonne cause et les prendre en photo , est un peu comme violer leur intimité ....cela me gêne et je pense qu'ils sont peut être aussi gênés mais n'osent pas trop le montrer ....donc je reste un peu distante tout en leur souriant ...P est plus à l'aise mais cela fait aussi de nombreuses années qu'il vient en Inde ...il en a le mode d'emploi !!!
Il faut savoir que nous étions ds une zone ou la majorité de la population est animiste Donc en voyant des vaches se promener nonchalamment sur la route ( comme toutes les vaches indiennes d'ailleurs !!!). Je lui ai demandé si ces tribus les mangeaient ...il m'a répondu " officiellement non mais en réalité oui " un bon sujet à méditer " la tolérance " entre les différentes religions ...... Deuxième village ...encore des choses à vendre mais cette fois ci il m'a présenté au " chamane " Il n'y a pas forcément un chamane par village ..il communique avec les esprits de la nature , des morts , des gens malades ......il possède des pouvoirs ?!?!?! de guérison , je pense que c'est plus en rapport avec le psychisme , et comme bcp de choses sont liées au psychisme ....alors on peut penser qu'il a bcp de pouvoirs ...certains diront qu'il suffit d'y croire ...soit ...ça serait un peu comme un effet placebo ?!?!? À voir ....en tout cas , moi je crois que " l'au delà existe et que nous y séjournons entre deux vies ....alors des " esprits " pourquoi pas ...qui nous " possèdent " pourquoi pas et " nous font du mal " pourquoi pas ...il y a bien des prêtres exorcistes ....tout cela doit appartenir au même monde ...il n'y a que la façon de l'appréhender qui diffère .....il y avait un petit temple avec une porte joliment décorée ...comme je paraissais intéressée ils me l'ont ouvert et j'ai eu le droit d'y pénétrer , de regarder l'autel ...sans prendre de photo ...évidemment ... Puis ils nous apporté des objets artisanaux à vendre ....il faut être patient car qd on demande " How much " ils ne répondent pas. '.il faut réitérer la question , attendre la réponse , discuter pour le fun et le principe ( moi je n'aime pas trop discuter car je pense qu'un travail artisanal se paie et , fausse idée , qu'ils ont besoin d'argent , mais par contre je n'aime avoir l'impression d'être prise pour une " touriste " !!!!!!!!!!!j'ai acheté un espèce de bandeau qu'ils s'attachent sur le front lors de leurs danses " initiatiques "(?) , "traditionnelles "me parait plus juste ..... Puis un autre village ...avec encore un chamane ....nous sommes rentrés ds la cour d'une maison , pris encore qqes photos ....le chamane était en train de réparer une sorte de tambour allongé , un groupe de femmes étaient allongées au centre et des enfants jouaient autour d'elles ..peu d'hommes ...où étaient ils ??? et le guide m'a pris en aparté pour me dire " on va attendre un peu , il nous prépare une surprise " ...nous sommes ressortis , avons vu une partie de la population disparaître et , bientôt réapparaître ayant revêtus , les femmes , une douzaine , des saris oranges ainsi qu'un bandeau de la même couleur, qui leur ceignait le tour de la tête .....les hommes avaient un " dhoti" court orange également , étaient torse nu et portait une coiffe : deux cornes de buffle diverses décorations et le même bandeau orné de coquillages que j'avais acheté , des plumes de coq surmontaient tout cela ...tout ce petit monde portaient des colliers et divers bijoux .. Puis ils se sont mis à tourner en dansant , les hommes tapaient sur leur tambour en scandant des onomatopées ( du moins pour moi ) , les femmes chantaient ...cela ressemblaient plutôt à des litanies '.....La surprise était de taille car ce spectacle était offert , spontané et ce n'en était que plus émouvant ....pour nous ....incroyable cette générosité et ce désir de partager .....ils nous ont donné ce qu'ils avaient de mieux à nous offrir et ça , c'est inoubliable .. Ensuite nous sommes à nouveau rentrés ds la cour pour assister à une " consultatation " du chamane ....il s'agissait d'un homme qui avait visiblement mal au foie ..le chamane a fait brûler un os de bœuf et , à travers un linge , il a appliqué l'os brûlant sur la région malade ...dommage je ne connaîtrai pas le résultat de son intervention .... Il faut préciser que notre guide connaissait tout le monde ds ts les villages ...il nous à emmené ds les plus accessibles pour lui , je pense ...il a tenu à me préciser que nous avions tjs eu P et moi une attitude respectueuse ....tout en leur portant de l'intérêt ...attitude qui a été appréciée ...la preuve ... Puis un marché ....ah ces marchés indiens !!!! Colorés, vivants , diversifiés ...c'est l'occasion de rencontrer diverses tribus que l'on peut reconnaître à leurs traits ( nez plus ou moins épatés , peaux plus ou moins foncées mais assez foncées en général ) , à leurs bijoux ( percing de nez le plus souvent, bilatéral et qqfois assez volumineux , ) colliers rigides autour du cou .....je n'ai jamais une telle diversité de légumes ....ttes sortes , ceux que nous connaissons et bien d'autres...comme ils n'ont pas de balance , ils sont répartis en divers petits tas de taille à peu près identique ( ils ont bien droit à une marge d'erreur !!!) en général les femmes sont assises devant , certaines ont un plastique au dessus de la tête ( les plus riches ? Les plus importantes ? ) d'autres non ...elles sont en plein soleil ...et il tape ...en plus ce n'est pas comme chez nous a 13 h ils ne plient pas bagages ...ils sont là , immobiles ou presque tte la journée ....leur clients viennent à pied pour la plupart ....pieds nus ...les femmes repartent avec leurs achats ds un sac ou un panier , posé sur leur tête ....cette habitude de tout porter ainsi sur la tête , leur donne un port de reines ...car ce sont des reines ....les reines de leur famille , du village , du pays ....elles font souvent plusieurs kms à pied pour aller chercher de l'eau potable qu'elles rapportent ds des jarres en inox.(!!!!!!eh oui ) sur leur tête ....j'ai vu des pompes ds les villages mais je pense que l'eau ne doit pas être potable ... Et aussi des stands d'objets utilitaires ( peignes et brosses en plastique , piles ......des marchands de saris , d'écharpes , de robes à froufrous , galons , volants ds des couleurs plus flashies les unes que les autres , en synthétique ( on n'arrête pas le progrès !!!!mais c'est vrai qu'ils n'ont pas de fer à repasser ) UN VRAI RÉGAL ...que du bonheur pour la bourge parisienne que je suis !!!!!et aussi des stands de bracelets ...en plastique ....de ttes les couleurs ... Et au fond ....la zone des alcoolos .....hommes , femmes sont concernés ...attention je ne dis pas que tous les indiens picolent !!!!! Mais ce doit être à peu près comme chez nous ...et peut être un peu plus ds les campagnes et les jours de fête ....donc es femmes vendent des alcools forts , de riz ( genre saké ) et autres ....ds des bouteilles de bière récupérées ........tjs assises par terre et imperturbables .....
De retour à l'hôtel , épuisés mais ravis nous sommes allés dîner au restaurant de l'hôtel ...et ....... Qui étaient là pour nous accueillir ????? Les canadiennes ...mes copines !!!!! Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un sursaut de recul et de m'exclamer oh non !!!( l'ont elles perçu ??? Je ne sais pas mais elles ont été plutôt sympas avec moi ..mais peut être suis je parano comme semble le penser mon cher guide !!!!) j'ai donc fait contre mauvaise fortune bon coeur( encore une soirée en anglais ...) , j'ai accroché un sourire à ma face et cela s'est plutôt bien passé ...sauf qu'en partant , Suzanne ( encore elle ) a pris P ds ses bras et l'a embrassé en l'appelant " chéri " ( ou P chéri ou mon chéri ???? peut être est ce une attitude normale des anglo- canadiennes envers les hommes !!!! Ou c'est peut être encore ma paranoïa galopante qui m'a joué un tour !!!!!)
Le lendemain re guide , re marchés, mais cette fois accompagnés du psychiatre italien qui paraissait comme moi intéressé par le chamanisme ...nous avons un peu échangé avec mon anglais pourri mais ..il était malade et préférait garder sa fièvre et sa toux que se soigner alors qu'il avait du Zithromax, antibio miracle pour les débuts d'infections pulmonaires ....ah ces hommes !!!!!italiens ou français ils sont bien tous pareils ...s'ils sont malades , ils gémissent mais se soigner les font passer pour des femmelettes !!!! Autre village autre visite ..mais cette fois avec un événement marquant ...une femme avait les yeux très rouges et les paupières très gonflées ...elle se passait un chiffon sec et sale ....P et moi l'avions remarqué...je lui ai parlé d'allergie ...j'avais ce qu'il fallait ds ma valise et ( avec son accord ) je lui ai donné 4 cps en faisant intervenir le guide pour la traduction....puis ( pour une fois !!!) de connivence P lui a donné une petite serviette de toilette pour faire des compresses d'eau froide .....normalement si elle a bien suivi nos conseils cela devait être terminé en 48 h ....c'est peut être mon ego qui a parlé mais je me suis sentie heureuse d'avoir été utile .....(?!?!?!) Voilà retour au bercail , dîner au même restaurant ( sans les canadiennes cette fois ...ouf !!!!!) et au lit pour lever à 5 h du mat ...car nous avions un avion à prendre ....une grève avait été annoncée ds l'orissa et à 7 h les frontières seraient fermées jusqu'à ??????? Nous devions donc être sortis de l'orissa au plus tard à 7 h ....That's India !!!!!! Mais la nuit fut mouvementée et le sommeil léger car ds un hôtel Indien , il est pratiquement impossible de s'endormir avant 1 h du mat car les portes .claquent , les gens crient , les bruits de robinetterie ....tout cela concourent à un repos bien mérité !!!!!!!
Impressions 5 ème partie 3 jours à mamallipuram .
Cet épisode va commencer avec notre départ dès potron minet (5 h du mat )de notre hôtel indien ....tout est calme et silencieux ....ds le hall de l'hôtel . deux silhouettes allongées sur des matelas jaillissent de dessous les couvertures ...ce sont les réceptionnistes qui dorment , à pied d'œuvre pour les clients matinaux .....pour sortir , l'un d'eux a dû réveiller le gardien qui sommeillait sur le trottoir devant l'hôtel ..ensuite il a fallu nous ouvrir une grille sur le côté ... Nous ne risquions pas de partir sans payer....le taxi avait un peu du retard....source de stress....enfin il arrive et nous partons ...moins d'une heure trente pour franchir la frontière , il ne s'agit pas de traîner .....même s'il fait nuit , je ne perds pas une miette du spectacle qui se déroule sous mes yeux .....ça et là , des braseros sont allumés le long de la route et éclairent des silhouettes engoncées ds des couvertures ...nous sommes en moyenne montagne et les nuits sont fraîches ...je suppose que ce sont des gens qui passent leur nuit dehors ????? J'ai beau écarquillé les yeux je n'arrive pas trop à distinguer le paysage ...puis l'obscurité est moins pénétrante et nous traversons des villes et des villages , déjà un peu animés malgré l'heure matinale ...j'ai même vu ds la nuit au bord de la route , la silhouette d'une femme , sa cruche en inox sur la tête ....quel courage ...certains me diront ..oui mais elle n'a pas le choix et ne se demande pas si elle doit y aller ou non ...mais malgré tout je suis admirative .., d'autres silhouettes se profilent sur le bas côté ...toutes emmitouflées ds de grosses couvertures ...le jour est à peine levé et déjà toute la " fourmilière " est au travail ....notre conducteur est habile avec son klakson ( pousse toi de là , c'est ma route et j'arrive !!!!!) pour se faufiler entre camions , voitures et deux roues ..qd ce ne sont pas les piétons qui traversent sans regarder.....malgré tout je préfère regarder le paysage plutôt que la route ...je veux bien mourir mais je n'ai pas envie de me retrouver ds un hôpital indien !!!! nous arrivons au poste frontière déjà encombré de camions , de voitures , de deux roues , de troupeaux de vaches ....notre chauffeur est expérimenté et semble vouloir se faire pardonner son retard de ce matin .....et à 6h 55 à ma montre .....Nous passons la frontière ..youpiiiiiiiiii nous sommes en Andhra Pradesh .... Nous continuons à descendre .....et surprise !!!!!! La route est rapidement encombrée par d'énormes troupeaux de vaches ( indiennes avec des cornes ..à propos pourquoi les nôtres n'ont pas de corne ? Renseignement pris , on coupe ou on brûle les cornes de nos vaches pour les traire , les transporter ...alors que les vaches indiennes " sacrées " sont à l'état brut ....merci Google ...même en Inde il est là !!!!!) Donc d'immenses troupeaux ...entre cinquante et cent bêtes par troupeau , menées par des vachers au bâton d'or ...ça coure , ça galope mais ça obéit et ça se range ... Il y en a de plus en plus ..à tel point que je me demande si c'est la transhumance ? Non ce serait plutôt un marché ...mais autant de têtes de bétail ? Vont elles trouver ttes un acquéreur ? Et après il faut qu'elles remontent ? Étrange !!!!! Aux alentours de 10 h , nous arrivons à destination , Visakhapatnam où nous devons prendre notre avion à 15 h pour Chennai ....comme nous avons du temps nous allons faire un tour au pied du temple ....mais c'est un temple moderne sans grd intérêt pour les touristes ..il y a une espèce de dortoir pour les pèlerins et je vois plusieurs personnes dont le crâne rasé est recouvert par une sorte d'emplâtre d'argile ?? Puis en contre bas , un très beau jardin et un panneau sur la grille " centre de médecine ayurvedique ....connaissant un peu leur technique de soins , je me suis demandé si ce n'était pas des malades en traitement ...
Après un vol sans histoire , et sans peur ...j'adore prendre l'avion je m'y sens ds mon élément ...sans doute en rapport avec mon enfance où très jeunes , mon grand père nous emmenait faire un tour ds des jodels ou cesnas..... Re taxi qui nous attendait à la gare ...traversée de Chennai , ville inondée il y a moins d'un mois ...et le plus surprenant ...il n'y a pas de trace apparente ...et pourtant j'avais regardé le peu de reportages sur internet .....ils avaient de l'eau au moins jusqu'à la taille .... arrivée à mamallipuram , petite ville très touristique , au bord du golf du Bengale avec de très beaux temples .....et oh surprise ..la Guest house est en bordure de plage , notre chambre au rez de chaussée avec une petite terrasse donnant sur la plage ....le bonheur ..un rêve ...je remercie chaleureusement P pour cette bonne idée ..et je reconnais son organisation sans faille ... Tout est bien ds le meilleur des mondes .... En plus mamallipuram est une jolie petite ville avec des maisons très colorées ..ainsi les tas d'ordures sont plus acceptables ....ce qui m'étonne c'est que je finis par ne plus les voir !!!!!il ne faut pas s'arrêter à ça ...l'Inde c'est autre chose ...c'est une culture fabuleuse , une spiritualité présente à chaque instant , une histoire d'une richesse étonnante , des gens d'une gentillesse infinie .... Les échoppes ..il ne faut pas oublier de parler des échoppes ..au début je me demandais ce qu'on pouvait bien y trouver ..et en fin de compte , on y trouve l'essentiel ....c'est un super marché en réduction et cela fait vivre un nombre inouï de personnes ...car les indiens sont les rois des petits boulots ....j'ai même vu sur un marché un réparateur de transistor avec son fer à souder et son petit feu !!! Ce sont les rois de la réparation et de la récupération ...si seulement on pouvait prendre exemple sur eux ...
Nous étions à mamallipuram pour rencontrer un indien Diva que P avait connu lors de précédent voyage ....il y a 3 ans je crois ...Diva tenait le restaurant sur le toit de l'hôtel et avait pour projet d'avenir d'ouvrir un café philosophique où les gens pourraient se rencontrer , échanger , en dégustant qqes mets indiens.....qd j'ai rencontré P , il m'avait parlé de diva et des ses idées et m'avait fait part de son admiration pour cet indien hors du commun .... Diva appartient à la caste des intouchables , est extrêmement sympathique , a le regard malin , respire la joie de vivre , parle un français plus que correct quoiqu'un peu rapide avec un accent indien ...qqfois je dois le faire répéter ....mais quel bonheur après ts ces anglophones ....donc dîner d'arrivée avec Diva qui nous explique son projet , ou plutôt ses projets ...car en plus du café philo ( un peu plus ds le sud à tiruvanamalai où sa famille possédait du terrain ( il nous a expliqué que c'est une région où il y a bcp d'ashrams donc de personnes susceptibles d'être intéressés par son café ....ce terrain vendu lui a permis d'acheter son propre terrain ) P était étonné que des intouchables puissent être propriétaires .....il nous a expliqué qu'au moment de la partition de l'Inde , le gouvernement avait donné des terres , qui ensuite étaient restées ds les familles .. Diva nous a expliqué qu'il avait réfléchi à sa vie , qu'il s'était trompé de route et que désormais il écoutait la voie de son coeur ....depuis il est devenu végétarien , ne boit plus du tout d'alcool ....bien ...j'aime bcp cette démarche ...de plus il nous explique cela d'un ton tellement joyeux et tellement sincère qu'on ne peut que penser qu'il est sur le bon chemin ...et peut être emprunterai je même ....
Le lendemain visite du célèbre bas relief " la descente du Gange ou Bagiratha.s penance ..il y a au centre une fissure naturelle symbolisant le Gange descendu du ciel ..de part et d'autres d'extraordinaires sculptures racontant cette mythologie ...on y retrouve des créatures célestes ( Shiva ...) semi célestes , des ascèses , des animaux ....à droite de majestueux éléphants .....ce bas relief 27m par 9 m ) est la preuve de la dextérité des sculpteurs de cette époque ( VII ème siècle ) à droite une petite sculpture représentant des singes en train de s'épouiller... Ce bas relief est à la base d'un énorme rocher sur lequel noeud pouvons monter ...Ds un premier temps , m'étant retrouvée seule car n'ayant pas trouvé l'entrée de tout le monde où P m'attendait ( lui avait emprunté le raccourci par les rochers ) et ne mesurant pas l'ampleur du site , je fais donc un tour , visite un petit temple , prend qqes photos ...je décide de redescendre et d'attendre ....en vain ...Hôtel ..personne , retour...personne ...et en fin de compte ....drame .... j'ai eu la chance de retourner sur le site avec Diva qui m'a fait une visite guidée complète ....Nous sommes même monté en haut du phare pour avoir le panorama sur la ville et sur le site ...et c'est vrai que , vu d'en haut le rocher à la forme d'un éléphant ....alors il m'a dit " ne t'en fait pas tu as perdu P mais tu m'as trouvé moi .... Et j'ai eu le meilleur des guides ....de plus comme je crois à la réincarnation , nous avons pu parler de nos croyances .il m'a donné un éclairage supplémentaire sur la religion hindouiste que je ne connais pas bien mais que je découvre progressivement ....et j'ai fait une expérience extraordinairement ....dangereuse !!!! Pour rechercher P , Diva m'a emmené à travers la ville , sur ....son scooter ......j'ai cru ma dernière heure arrivée à chaque instant .....klakson bloqué , il slalomait à travers les voitures , les Tuk Turks, les bus et les deux roues ...en plus c'est une position très inconfortable ....je me demande comment font les indiennes installées à l'arrière en amazone et en tongs !!!!!!!! Qd il n'y a pas un enfant avec ..... L'après midi , explication , réconciliation ( enfin presque !!!!) et visite du superbe temple en bord de mer le " shore temple " dédié à Vishnu , auquel ont été rajouté deux sanctuaires dédiés à Shiva ...à l'intérieur un Vishnu allongé ( au moins taille humaine ) et un lingam poli à seize facettes .une merveille ...et tout autour une ceinture de " nandis " ( nandi est un taureau qui est , entre autre la monture de Shiva ) allongés ...tout cela ayant parfaitement résisté au temps ...fabuleux !!!!! Quel pays extraordinaire et tellement chargé d'histoire que tte une vie suffirait à peine à en faire le tour ..surtout en commençant à la retraite ...
Le Lendemain en route pour Thirukazhukundram ...pour la visite d'un temple en haut d'une colline que finalement nous n'avons pas grimpée pour cause de chaleur ...
Le soir était consacré à un dîner chez Diva , préparé par une amie à lui , cuisinière de son métier et qui doit reprendre du service à l'ouverture de sa paillote sur le toit de sa maison ...une femme d'une gentillesse et d'une générosité comme je n'en ai jamais vu , un coeur débordant d'amour pour les autres ...chaque fois que je la voyais , elle me décorait les cheveux avec des fleurs de jasmin tressées elle même ....un amour ds tous les sens du terme ... Elle nous avait préparé un curry de poisson , succulent ....en plus elle rit tout le temps ....Diva et elle se sont bien trouvés pour ouvrir leur restaurant sur le toit ....nous avons passé une partie de la soirée à discuter de la réincarnation , des 7 vies des Hindous .... et aussi , de l'amour à partager et à donner , de la nature à respecter ...bref des valeurs universelles et qui peuvent être appliquées par tous que l'on soit hindouiste catho ou autre ....
Quelles belles rencontres ...rien que pour cela je ne regrette pas tout ce voyage .... Demain départ pour pondicherry , ex comptoir français .... P a l'intention de prendre une journée sabbatique , lundi ..j'en profiterai pour visiter Pondicherry dont nous avons déjà fait le tour en arrivant ....merci P , demain je serai en terrain connu ....
Impressions 6 ème partie pondicherry 2, jours et dem
Donc dimanche , arrivée à Pondicherry en début d'après midi et premier contact avec l'ex comptoir français ...où l'influence française se fait encore sentir ...d'abord parce qu'une partie de, la population parle la langue de Molière ....
Une longue promenade de 3 kms en front de mer avec , encore qqes belles demeures....qqes rues en arrière , un canal presqu'asséché( un filet d'eau nauséabonde enrichi de détritus y coule encore ) sépare l'ex partie européenne de la ville tamoule. La différence se fait tout de suite sentir .....ds la partie européenne de belles demeures ...qqes unes encore luxueuses , balcons , grille en fer forgé , couleurs pimpantes .....un parc ombragé avec , au centre , un pavillon blanc ....Indiens et européens se retrouvent pour prendre le frais ......ça et là qqes maisons auraient besoin d'être restaurées mais les rues sont presque propres et silencieuses !!!!!une très belle église Notre dame des anges ....avec un chemin de croix de tte beauté ....j'ai d'ailleurs photographié ttes les stations une par une .... En face l'hôpital St Joseph ...encore l'influence francaise et catholique .....les rues , ombragées par de beaux arbres qui amènent un peu de fraîcheur , sont un peu moins défoncées qu'ailleurs ...ds les villes indiennes il est impossible de marcher le nez en l'air car on risque de tomber ds un trou à chaque instant ..... Des plaques bleues ( comme à Paris ) avec des noms français ....rue Dumas , rue du bazar s'y Laurent , rue de la marine .....rappellent elles aussi , qu'il n'y a pas si longtemps , les français étaient encore là ( 1956 à peine soixante ans ) ...devant le palais du lieutenant gouverneur ( ancienne demeure du gouverneur de l'époque Francois Dupleix 1742 - 1754 ) , des policiers , tout de blanc vêtu , ont conservé le képi rouge ....ils ont d'ailleurs fière allure ds leur beaux uniformes ...ne passe pas qui veut et j'ai du expliqué que je voulais simplement prendre des photos ..... Sur le front de mer , à l'heure du déjeuner des familles indiennes pique niquent sur le trottoir d'en face , ombragé et les mères donnent la becquée à leur progéniture , pourtant déjà un peu grande !!!!!! Il n'est sans doute pas évident vers 5 6 ans de faire des boulettes avec la main droite seule et une assiette en équilibre !!!!! Hier soir nous avons dîner ds un restaurant indien , nous avons mangé des "dosais " sorte de crêpes ( les sœurs de nos crêpes bretonnes ) fourrées de diverses choses , servies avec deux ou trois sauces ...eh bien j'ai mis ma main gauche sous la table ( j'avais commencé à m'en servir car manger une crêpe avec une cuillère relève de la prestidigitation !!!et une indienne à la table d'à côté m'a foudroyé du regard ...je voudrais bien la voir en France avec des couverts à poissons !!!!) et j'ai mangé ma crêpe avec les doigts et je m'en suis fort bien sortie ...et j'y ai pris bcp de plaisir !!!!!
En passant devant un centre qui s'occupe d'enfants en difficultés , un jeune indien en est sorti pour me faire visiter le centre ....une gdre salle avec qqes tables où étaient assises des femmes qui attendaient ??? Il m'a expliqué qu'il n'était pas question d'argent mais de fournir stylos et cahiers aux enfants pauvres ....tout de suite je lui ai proposé d'aller en acheter ....mais comme je voulais continuer ma route vers le quartier des pêcheurs ....il m'a dit que cela pouvait attendre et m'a accompagné ...en m'expliquant qu'il n'y avait pas seulement des pêcheurs mais aussi des artisans ( menuisiers , ...) et aussi bcp d'étrangers ( français , anglais , , , , ) il m'a montré des temples , non ouverts à cette heure ci puis tout en marchant , nous sommes arrivés chez lui ....une maison plutôt spacieuse , à étages avec , ds le séjour , un canapé et une télévision devant laquelle sa mère était installée ....( peut être regardait elle " les feux de l'amour façon Bollywood ?!?!? ) . Après nous nous être saluées , elle a disparu ds la cuisine et est revenue avec une assiette de riz , de légumes et de viande , une cuillère et je n'ai pas eu le choix ...obtempérer et me régaler tout en la remerciant ...mais elle avait l'air de trouver cela normal !!!! Il m'a été expliqué qu'il ne fallait pas dire merci , car rendre service était considéré comme un devoir ( duty ) ....Quelle hospitalité et quelle générosité ...son fils Jagan a partagé mon repas , sa mère ayant déjà déjeuné ....puis tout fier , il m'a montré les cartes reçues de ses différentes rencontres et amis français , italiens et autres ..il faut signaler que ce jeune homme de trente ans m'a expliqué qu'il était allé à l'école de l'alliance francaise ( il parlait un français plus que correct )...il regardait TV 5 monde en français et qd il ne comprenait pas un mot il l'écrivait sur le mur à côté de la télé pour en avoir une explication ultérieure ...je me suis fait un plaisir de lui donner le sens d'un certain nombre de mots à son grd contentement ...un détail ...il parlait le tamoul , le français , l'anglais , l'espagnol et un peu l'hindi et l'italien .....j'étais stupéfaite de voir avec quelle facilité un jeune homme travaillant ds un restaurant , avait réussi à apprendre 4 langues et à les parler presque couramment ...puis nous avons pris des photos avec sa maman et je leur ai promis de leur envoyer , sitôt rentrée à Paris .... Nous sommes monté sur la terrasse agréablement ombragée par un manguier car il voulait fumer une cigarette ( en Inde , les cigarettes s'achètent à l'unité , par trois ou par dix ...et il y a les mêmes inscriptions " qui font peur " que chez nous...mais il n'y a pas de "pousse à la consommation "....comme pour les médicaments ....j'ai acheté des vitamines ...le pharmacien a sorti une grosse boîte , difficile à caser ds une valise déjà bourrée mais ...ouf , il m'en a sorti une plaquette de dix ...bravo !!!! ) Nous sommes repartis visiter la fabrique de papier de sri aurobindo, ..j'ai eu droit à une visite en règle ..j'ai vu comment le papier était trempé ds différentes bains ds lesquels on ajoutait des traces de peinture en suspension et qui donnaient ces impressions " cachemire " tellement jolies .... Il y avait un autre frère à la maison et le troisième était parti travailler en Indonésie . Je pense que cette famille appartenait à la nouvelle classe moyenne indienne ... Puis je voulais visiter l'ashram de Sri Aurobindo ....en chemin il a rencontré une jeune et jolie allemande qu'il m'a présenté et devant le peu d'enthousiasme à l'idée de l'accompagner ds la soirée , boire de la bière , il a changé son fusil d'épaule et a pensé qu'avec l'allemande , il avait plus de chance de s'encanailler !!!! En plus je récupérais ma liberté , ce qui n'était pas pour me déplaire .... Au centre de la cour ombragée et très fleurie de l'ashram se trouve le mémorial de Sri Aurobindo et de la mère ....sur la surface , deux compositions de fleurs fraîches changées , je pense , tous les jours ...les gens défilent de façon ininterrompue et certains se recueillent avec une grde ferveur ... Puis je suis aller traîner ds la ville indienne ( tamoule ) à la recherche de Pashminas ...non trouvés sauf ds une boutique près de la cathédrale mais à des prix prohibitifs .....sans doute m'ont t'ils prise pour une américaine !!!! La cathédrale ...assez étonnante blanche et rouge comme un gâteau à la crème !!! Mais assez jolie , de beaux vitraux colorés reflétaient le soleil et tte l'église était illuminée ....à la sortie deux nantais avec leur guide ....nous avons un peu parlé ..le guide tamoul m'a expliqué qu'il faisait partie d'une fondation qui voulait ouvrir un centre de médecine ayurvedique , accessible à tous......des indiens les plus modestes aux étrangers , qui désiraient s'y faire soigner ...je suis un peu renseignée et ce genre de médecine qui considère l'homme ds son ensemble n'est pas pour me déplaire , bien au contraire !!!!!j'ai même vu sur le front de mer un centre d'homeopathie hollistique de ......sri aurobindo ...décidément , même mort il occupe une sacrée place .....( en face de l'ashram il y a même une poste Sri Aurobindo !!!!) Le soir une fête " alcoolisée " à la bière était prévue avec le groupe et j'ai été aussitôt conviée , invitation déclinée car il était plus de 5 h et je marchais depuis 11 h ..la fatigue commençait à se faire sentir ..et puis partir en goguette avec un groupe de nantais .....pourquoi pas mais j'ai préféré mes rencontres indiennes plus riches ... De retour à la guest house je les ai vu passer ds leur minicar ...ils m'ont klaksonné pour me joindre à eux mais mon courage déclinait de minute en minute ...et je n'avais qu'une hâte ....rentrer m'allonger sur la terrasse si agréable et rythmée par les appels à la prière car nous logeons ds un quartier musulman .....et ça ne me déplaît pas... Le matin réveillée à 7 h , je suis montée sur la terrasse et , allongée sur une chaise longue , j'ai entendu s'élever ds le silence , des chants d'église ...insolite et magique ....j'aime ces multitudes de confessions qui semblent cohabiter sans aucune difficulté .....certains pays pourraient bien en prendre exemple .... Épuisée mais ravie , je suis rentrée profiter de la jolie terrasse sur le toit de la guest house .....
Hier en arrivant , nous avons visité le marché couvert ..immense marché par lequel doit transiter une partie de la nourriture de la ville ....la partie légumes avec tjs autant de variétés ......qui se mêlent en une symphonie de formes et de couleurs comme seule la nature en a le secret ....les fruits nombreux et aussi variés , la zone de la pêche avec poisons , crustacés , crevettes .....plus ou moins préparés ..dommage que personne n'ait eu l'idée d'un endroit de cuisson et de dégustation sur place .....puis les poulets enfermés ds des cages ...il faut espérer qu'ils auront eu le loisir de courir avant leur séquestration .... Puis la zone textile avec encore , comme partout en Inde cette multitude de coloris qui , jamais , ne se heurtent .....puis des stands d'objets utilitaires en plastique tjs colorés ( la couleur occupe une grde place en Inde à tous les niveaux et cela m'enchante.....) , puis les ustensiles de cuisine , puis les pigments joliment colorés (encore !!!!) dont on retrouve les couleurs sur les murs des maisons et aussi , sur les dessins devant les pas de porte ....j'ai même vu un stand de boîtes " Tupperware " avec des couleurs bien plus vives et éclatantes que celle que nous trouvons en France ...serait ce une fabrication spéciale indienne ?!?!?!
Aujourd'hui , dernier jour à Pondicherry......ce matin nous prenons un petit déjeuner mi français mi anglais sur une terrasse à mi étage ...plusieurs françaises en transit sont installées et discutent .....d'éventuelles missions humanitaires , de circuits à travers le tamil nadu ....l'une d'elle parle de cavalaire où elle a vécu 30 ans ...mon attention est attirée par ce nom familier ..et je lui dis que je connais , car mon ex mari y est médecin ....exclamation qd je lui donne son nom ..elle le connaît très bien ainsi que mes enfants , car son mari est musicien et animait le remariage de Patrick !!!!!! Comme la vie nous réserve d'agréables surprises !!!! Décidément j'aurais fait des rencontres étonnantes au cours de ce voyage ..... Nous sommes retournés nous balader en ville , au marché et avons déjeuné sur le front de mer ....la vie passe paisiblement ds cette partie de la ville où le temps semble resté en suspens ......
Ce soir , car de nuit et départ pour Madurai et son pongal festival .....
Envoyé de mImpressions 7 ème partie Madurai Nous avons quittés Pondicherry ...pour moi un peu à regret pour plusieurs raisons 1 c'est une ville où bcp de monde parle encore français et où il est facile de se repérer 2 la partie francaise de cette ville n'est pas très représentative de l'Inde ... Elle est moins sale . Le front de mer est plus calme , plus élégant ...j'ai même trouvé le 1er vrai glacier de ce pays ....( il existe un autre petit coin de France à deux pas , ds une boulangerie pâtisserie française située ds le quartier tamoule....où nous avons dégusté une ...tarte au citron ...délicieuse ....) c'est un détail mais qui peut avoir son importance qd on se trouve si loin des siens et isolée affectivement ...le blues peut vous guetter et alors un petit rien suffit à vous faire retrouver le moral ....une plaque bleue , un sourire , un signe de la main comme une reconnaissance ...(et en cela , les indiens n'en dont pas avare ), des français sympas avec qui on peut échanger à la sortie d'une église ...... Moins bruyante aussi ...il y a moins de circulation donc moins de klaksons ...moins dangereuse ....je dois dire que risquer sa vie à chaque instant en traversant la rue est un petit jeu qui devient vite épuisant et excédant ..... 3 j'ai rencontré au moment de notre départ des gens que j'aurais aimé connaître plus longtemps......peut être certain(e) s çroiseront ils à nouveau ma route ????
Donc car de nuit pour arriver à madurai à 4 h du mat ....dur dur dur la vie de routarde ... Découverte de la ville le matin après avoir peu dormi ......
Découverte un peu vasouillarde. à cause du manque de sommeil ... Ville indienne habituelle .....opposition entre le modernisme galopant ....ses pubs , ses enseignes , ses néons , ses deux roues innombrables et leurs klaksons incessants et le reste .....les trottoirs défoncés , le bruit , les détritus , les caniveaux qui n'en sont pas .....les rabatteurs qui vous harcèlent pour vous emmener ds leur magasin , les marchands ambulants de cartes postales ( eh oui il est interdit de photographier ds le temple ) de colliers , de bracelets et autres pacotilles .... Bref le piège à touristes en bonne et due forme ... Mais on lève les yeux et on croise un regard bienveillant ...des enfants se retournent en agitant la main et font " hi " et sourient ...d'autres encore veulent se faire prendre en photos avec ou sans vous ...c'est pour le souvenir ....d'autres vous disent " welcome " en vous croisant , d'autres demandent " where Country do you come from'?" Et qd on répond " France " ils y ont très souvent un cousin ou ami ou y ont vécu eux mêmes ..à Lyon , Marseille ...ce matin un rabatteur m'a dit avoir vécu 2 ans à Cergy pontoise ...mais la vie est chère et les gens peu souriants ...on peut difficilement le contredire ...
Nous avons visité le temple " le Minakshi temple " ....interdiction de prendre des photos ...car c'est un temple en activité ...consacré à Minakshi (déesse aux yeux de poisson ) avatar de Parvati , femme de Shiva ....il est rare qu'un temple soit consacré à une déesse ...il y a deux sanctuaires , un pour chaque dieux et les hindous viennent s'y marier ou s'y purifier ...c'est un des lieux saints les plus fréquentés .... Il y a 4 " gopurams " ou portes à chaque points cardinaux d'une hauteur de plus de 50 m , avec une base en granit et décorés de personnages divers ( divinités , monstres , personnages de la mythologie ..) en stuc multicolore ...tous les soirs Shiva sous la forme de Dundareshvara est transporté d'un sanctuaire à un autre où se trouve son lit .....au centre le bassin aux lotus ...en fait il n'y en a qu'un ...des galeries ...des colonnes décorées de poissons , emblème de son épouse ....et ça et là des " lingams" , " des Ganesh " et de nombreux pèlerins venus se recueillir et se purifier ... Sans doute un peu comme nous , qd nous allons en pèlerinage à Chartres ou à Vezelay ou ds d'autres lieux saints ....... Je trouve que ttes les religions ont ceci en commun : aider les humains ( du moins les croyants ) à mieux vivre notre vie terrestre et espérer une vie future meilleure ...peu importe que l'on prie Jésus . Mahomet , Shiva , vichnu , Ganesh ......le " Div" comme me disait Diva , est le même au bout du compte et en cela , je suis bien d'accord avec lui.. On ne peut pas venir en Inde sans parler des échoppes ....il y en a partout ...ds les villes , sur les trottoirs , le long des routes de façon presqu' ininterrompue ... il y a les échoppes qui vendent de tout ...de l'eau " pani bottle " ( maintenant " tani bottle "tamil Nadu oblige !!!!) , des sodas , des fruits , des gâteaux secs , des sachets de shampoing , de lessive , des savons , des bonbons pour les enfants ...tout cela est suspendu comme autant de guirlandes multicolores..... il y a les échoppes qui vendent de la nourriture ...des beignets de toutes sortes ........la plupart du temps samossas , pomme de terre , beignets sucrés .... il y a les échoppes qui servent du chail , ce thé noir épicé ( en principe ! ) au lait très sucré , du café ( en fait un café au lait aussi sucré mais pas mauvais ) ...sur la planche qui sert de devanture , de nombreux bocaux remplis de gâteaux secs , qqfois à la crème... et aussi , des vendeurs de jus de canne à sucre pressé frais (???) Deux roues avec une manivelle qui actionne deux cylindres entre lesquelles sont écrasées les cannes ... Bref des tas de petits boulots qui emploient et font vivre une bonne partie de la population .... Bcp de gens vont pieds nus ....ils n'ont pas l'air d'avoir de difficultés pour se déplacer au milieu des cailloux , des gravats et des détritus ....j'ose à peine imaginer l'épaisseur de leur couche cornée plantaire s'ils se déplacent ainsi depuis l'enfance ..... Autre source d'étonnement ...l'habillement des hommes ....les plus âgés portent des "dhotis " sorte de tissu replié...... Les hommes d'âge moyen ou même les plus jeunes le portent long et souvent je les vois le replier comme si c'était gênant !!!! Hier nous avons pris un car pour aller à Rameshwara , île reliée au continent par un pont qui ressemble à celui de l'île de ré....sur cette île , que je pensais idyllique ( ds mes fantasmes ) se trouve un temple le Ramanathaswamy temple que l'on repère de loin grâce à sa couleur ....jaune vif !!!!temple consacré à Shiva , abrite un lingam de légende ( lingam installé par rama héros du ramayana) C'est un important lieu de pèlerinage ...c'est l'un des quatre lieus de pèlerinage les plus importants de l'Inde ..on appelle " Rameshwara , la Varanasi du sud ..... De très beaux et très longs corridors , l'un fait un km avec ses 500 colonnes richement sculptées .....des gardiens !!!! ( Tous un peu ventripotents !!!) garnissent les sommets des colonnes . Le tout est peint en jaune et les sculptures ainsi que les rosaces du plafond sont , elles , peintes de couleurs vives ....c'est un ensemble impressionnant ... Le temple possède 36 puits dont 22 à l'intérieur .....les pèlerins passent successivement d'un puit à l'autre et se font arroser donc bénir 22 fois... Cela correspond à une purification et Le dernier serait un puit avec de l'eau du Gange et une bénédiction spéciale de Shiva ....certains repartaient avec des bouteilles remplies d'eau ....cela n'est pas sans me rappeler nos pèlerinages , Lourdes peut être ... Même dévotion , même ferveur même si la croyance est différente .... Voilà nous étions ravis d'avoir assister à cette cérémonie ...nous les avons suivis presque tout du long et j'avoue que cette ferveur m'a laissé un peu pantoise .... En Inde il y aurait bcp d'ondes positives ...sans doute grâce à la croyance immense de tte cette population qui pourtant , a souvent bien des difficultés pour assurer leur survie ou même leur vie tout simplement ... Il était question que nous passions la nuit ds un hôtel réservé au bord de la plage ....j'étais ravie ......mais ....changement de programme ...nous avons repris le car pour Madurai .....dommage ......
Impressions Inde 8 ème partie Madurai
Aujourd'hui nous sommes le 16 janvier et c'est le 2eme jour du festival Pongal, autrement dit la fête des moissons ...il dure 4 jours ....et est très fêté ds le sud du pays , le tamil nadu ..... depuis notre arrivée à l'aéroport c.-à-d. Il y a deux jours , nous voyons le long des routes , des cannes à sucre coupées et mises à la disposition de ceux qui en ont besoin ..j'ai vu une grd mère repartir en traînant sa canne ( à sucre !!!) derrière elle , il y en a qui les ramène en équilibre sur leur mobylette ....bref chacun se débrouille comme il peut mais fêtera Pongal selon la tradition .... Le premier jour , les indiens ( je dis indiens et non pas hindous car c'est une fête païenne même si souvent des cérémonies au temple sont étroitement mêlées ) commencent par décorer le seuil de leur maison avec toutes sortes de rosaces qui pour eux ont une signification ....le contour est dessiné avec de la farine de riz puis le plus souvent l'intérieur du dessin est complété avec des pigments aux couleurs éclatantes ....le résultat vaut le coup d'œil, ...ils rivalisent d'imagination et de talent pour faire éclater leur joie de vivre jusque sur le seuil de leur maison .....déjà , pour le jour de l'an nous avions assisté à l'explosion de ces dessins colorés ...le soir du 31 , nous étions allés nous promener ds le village voisin de chez Leon , nous avions aperçu les artistes à l'œuvre en pleine nuit à la lueur de leur lumière de seuil, , accroupi et dessinant pour que la surprise soit totale au réveil du village .... Aujourd'hui nous devons aller fêter Pongal ds un village à une vingtaine de kms de Madurai .....le deuxième jour traditionnellement Pongal se fête en cuisinant ds un nouveau pot en terre , un mélange de riz , de lait , de sucre de la canne et d'épices comme du curcuma et du gingembre ....c'est délicieux c'est distribué à tout le monde et j'en même vu distribué devant le temple et pas seulement en offrande aux dieux ....
Nous sommes partis ds un car un peu brinquebalant !!!! Alors avec en plus , les routes défoncées , les dos d'ânes , leur façon de conduire à coups de klaksons et de coups de frein brusques , les deux roues qui se faufilent et leur piquent la priorité , une gastro déclarée cette nuit et pas bien consolidée ( plus un moral un peu hésitant ...) le voyage a été un peu difficile ...mais bon c'était ça ou rester au fond de mon lit ...et je ne suis pas venue si loin pour rester au lit ....il faut noter que c'était organisé par l'office du tourisme donc ils devaient toucher une compensation ...eh bien nous avons été reçu comme des rois , un collier de fleurs à la descente du car ( œillets d'Inde jaunes , jasmin et autres fleurs rouges dont je ne connais pas le nom ...) on nous a oint le front avec de la poudre rouge , puis de le jaune d'or ...ensuite petite cérémonie d'accueil avec discours en anglais ( avec l'accent tamoul en plus !!!!!) et nous nous sommes dirigés vers la placette où les villageois s'étaient exprimés en dessinant de superbes rosaces comme on en avait déjà vu à plusieurs reprises .... Puis nous sommes rentrés ds une enceinte au fond de laquelle il y avait le temple et une salle " des fêtes " .. De chaque côté il y avait divers stands où ils avaient exposés leurs divers talents artisanaux ....peintures , travaux sur cuir (silhouettes découpées et peintes ...très joli mais un peu cher!!!! ....) , éléphants peints et dessinés sur de la toile , une association de femmes de Madurai pour la " Green earth " etc ......Puis un spectacle de danses traditionnels ...deux femmes vêtues de saris oranges , des grelots aux mains et aux chevilles , des hommes montés sur des échasses ...deux étant caparaçonnés de maquettes de chevaux de couleurs vives , un troisième en pantalon rouge , grimé et monté sur d'immenses échasses qui ressemblait à un gamin grandi trop vite , puis un dernier en culottes courtes et bouffantes et qui dansait avec un pot sur la tête .....je sais qu'il s'agit d'une danse traditionnelle tamoule ....des touristes ont été invités à se joindre à eux ..puis des jeux ...dont un consistait à taper sur un pot en terre suspendu et à le casser avec un bâton ...les yeux bandés évidemment !!!!!! Puis visite du temple ....de très belles statues en bois peintes ds le " vestibule " (????) aux colonnes rouges et blanches ...et la cérémonie d'offrandes et de prières par le braman qui nous a ensuite symboliquement enduit le front avec de la farine de riz ... Ensuite un repas était prévu ...servi ds la salle des fêtes sur des feuilles de bananier ...un peu de riz au lait sucré tradition de Pongal nous avait déjà était servi en apéro !!! Cette fois ci , deux variétés de riz cuisinés avec différentes épices ...une purée de légumes (????) un morceau de canne à sucre qu'il faut croquer pour en extraire le jus ( je préfère qd ce sont les machines qui font le travail ...) , un morceau de qqchose qui ressemblait à du radis noir , et deux beignets de pomme de terre ( ?????) voilà un vrai gueuleton partagés entre villageois et touristes ... Et aussi ...ce qui me fait le plus craquer en Inde ? ....les enfants ...qui viennent spontanément vers vous .....where do you come from ? What Is your name? Ils sont souriants , charmants , attendrissants , communiquent facilement , vous font des signes amicaux , serrent la main car ils savent que c'est notre façon de dire bonjour et au revoir ....les enfants à eux seuls valent largement le voyage ..... Puis retour à Madurai ds l'autocar " tape cul " ...il ne faut pas avoir des pbs de cervicales pour voyager en Inde car la conduite , la vétusté de la plupart des véhicules et les dos d'âne ( triples à certains endroits ) se chargent de vous les arranger !!!! Ou alors voyager avec son kiné !!!! Et le soir à la tombée de la nuit , petit tour autour du temple et son activité nocturne , ses pèlerins ( des hommes facilement reconnaissables à leur dhoti noir , leur colliers de perles et leurs médailles , bien évidemment pieds nus ) , ses marchands ambulants ...vendeurs de cartes postales ( ils ont le beau rôle étant donné qu'il est interdit de photographier ds le temple ) et de plans de la ville , petite grd mère qui vend ses barrettes de couleurs , les marchands de ceintures , de crécelles , de barbes à papa (enfermée ds de petits sachets ) , vendeuse de bracelets de pied avec grelots ( avec ça on ressemble à une bohémienne mais c'est vrai que les gitans viennent d'Inde ...) , gamins et gamines qui proposent des colliers .....plus toutes les boutiques de " bondieuseries indiennes " !!!! : portraits de Ganesh ( c'est le numéro un au hit parade ...) en couleurs et ds ttes les tailles , lampes à huile de ttes formes , boutiques de saris , de tissus qui permet de se rhabiller pour peu cher et en qqes heures .....( ds un temple désaffecté , il y a des marchands de tissu et des couturiers et , en une heure ou deux , ils sont capables de vous faire le pantalon ou la tunique de vos rêves sur mesure et pour un prix défiant toute concurrence ....) Bref une activité qui se ralentit la nuit peut être et jusque vers 10 h du matin mais qui ne semble jamais être totalement arrêtée .... Le lendemain matin , troisième jour du festival , fête des bovins , des vachers et des bergers ...à cette occasion les cornes des vaches sont peintes et j'en ai même vu avec des couronnes de fleurs autour du cou !!!normalement des lâchers de buffles ont lieu ds les villages ( les vachers doivent aller chercher un petit sac de pièces entre les cornes de la vache et ....sans les bras !!!!! ) mais cette année , le gouvernement les a interdit .... Nous partons à la recherche d'un petit déjeuner ...et au détour d'une rue , une animation inhabituelle pour cette heure ci ....en remontant la rue ...un cortège ....avec des femmes , des enfants un pot sur la tête ( comme le danseur du village ) ...bref des gens qui fêtent ...sans doute ....Pongal ...à leur fa��on ...car il n'y a pas de bétail !!!! Entraînés par cette effervescence , nous remontons le cortège et y sommes d'autorité intégrés .... On nous offre à boire un lait rose parfumé ...une femme me prend par les épaules et m'entraîne avec elle en souriant et en scandant des " onomatopées " qui , pour elle doivent signifier qqchose mais pour moi ???? Nous finissons par arriver à un temple où nous assistons à la cérémonie des offrandes au dieu Shiva ....une vieille femme est assise à l'entrée du temple , fait frire des galettes et nous en offre une ...nous restons encore un petit moment ....des tables et chaises sont installées , nous les laissons à leurs agapes et partons discrètement , heureux d'avoir pu partager ce moment de fête avec eux ... Voilà comment sont les indiens ...tjs prêts à partager .... Le soir , à la recherche d'un restaurant , nous repassons devant l'endroit de la fête ...cette fois ci , il y avait un spectacle avec chanteurs du cru ......un Luis Mariano indien ....des jeunes filles qui avaient repris des succès étrangers pour les mettre au goût indien ......cela nous a amusé et du coup l'ambiance était meilleure ....
Demain départ pour le Sri Lanka ..une nouvelle aventure ...
Que faire à Nah Trang English translation pending
Bonjour
Nous sommes à nah trang pour la semaine.
Le temps étant couvert et venteux, avez vous des conseils pour nous occuper.
Essentiellement des visites ou ballades intéressantes, pas de night-club, lol.
Merci
Jp et Flo
Voyage au Québec: Lac-Saint-Jean, Gaspésie, etc English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir au Québec entre le 26/07 et le 11/08 avec mon compagnon.
Nous sommes en train de préparer les différentes étapes, mais il y a tellement de choses à voir que nous sommes un peu dans le flou.
Voici le road trip auxquel nous avons pensé... Pourriez-vous nous donner votre avis? Nous aimerions profiter du voyage et ne pas devoir faire un "rallye photos" où nous passerions plus de temps en voiture qu'à profiter des choses à voir. Nous avons pensé à aller faire un tour de la Gaspésie, prendre un traversier et puis aller jusqu'au lac saint Jean pour aller, notamment visiter le zoo.
26-29 Séjour à Montréal (3nuits) Partir par la rive Sud jusqu'a Montmagny (1 nuit) Continuer jusqu'à Rimouski avec le parc du Bic (1 nuit) Aller à Mont Saint Anne (1 nuit) Gaspé (1 nuit) pour le parc de Forillon Percé ( 2 nuits) pour l'ile de Bonaventure Saint Alexis de Matapédia (1 nuit) Repartir jusqu'à Trois Pistole et faire la traversée vers Les Escoumins pour dormir à Grandes Bergeronnes (1 nuits) A Grande Bergeronne, nous irions voir les baleines. Partir à Saguenay (1 nuit) Monter jusqu'à Saint Félicien (2 nuits) Redescendre jusqu'à la ville de Québec (2 nuits) Retour le 11 au matin à Montréal pour reprendre l'avion.
Nous craignons que le programme est trop chargé. Quel est votre avis?
SI c'est effectivement trop chargé, quelle région est la mieux et qu'est ce que vous supprimeriez? Ne pas aller jusqu'au bout de la Gaspésie ou ne pas aller au lac Saint Jean et descendre par Charlevoix?
Merci pour vous avis...
Bonne soirée
Nous envisageons de partir au Québec entre le 26/07 et le 11/08 avec mon compagnon.
Nous sommes en train de préparer les différentes étapes, mais il y a tellement de choses à voir que nous sommes un peu dans le flou.
Voici le road trip auxquel nous avons pensé... Pourriez-vous nous donner votre avis? Nous aimerions profiter du voyage et ne pas devoir faire un "rallye photos" où nous passerions plus de temps en voiture qu'à profiter des choses à voir. Nous avons pensé à aller faire un tour de la Gaspésie, prendre un traversier et puis aller jusqu'au lac saint Jean pour aller, notamment visiter le zoo.
26-29 Séjour à Montréal (3nuits) Partir par la rive Sud jusqu'a Montmagny (1 nuit) Continuer jusqu'à Rimouski avec le parc du Bic (1 nuit) Aller à Mont Saint Anne (1 nuit) Gaspé (1 nuit) pour le parc de Forillon Percé ( 2 nuits) pour l'ile de Bonaventure Saint Alexis de Matapédia (1 nuit) Repartir jusqu'à Trois Pistole et faire la traversée vers Les Escoumins pour dormir à Grandes Bergeronnes (1 nuits) A Grande Bergeronne, nous irions voir les baleines. Partir à Saguenay (1 nuit) Monter jusqu'à Saint Félicien (2 nuits) Redescendre jusqu'à la ville de Québec (2 nuits) Retour le 11 au matin à Montréal pour reprendre l'avion.
Nous craignons que le programme est trop chargé. Quel est votre avis?
SI c'est effectivement trop chargé, quelle région est la mieux et qu'est ce que vous supprimeriez? Ne pas aller jusqu'au bout de la Gaspésie ou ne pas aller au lac Saint Jean et descendre par Charlevoix?
Merci pour vous avis...
Bonne soirée
Du nord au sud du Vietnam en décembre 2016 English translation pending
Vietnam 2016 (de Hanoï à Saïgon)
Jeudi 15 décembre : départ de Genval-Gare
Les photos du 1er jour
A 14h20, les valises sont prêtes et embarquées dans la Peugeot. Direction la gare de Genval. Enfin nous allons tester la ligne SNCB entre Schuman et l'aéroport. On se souvient qu'en juin, ils étaient en grève lors de notre départ vers Porto.
A l'aéroport, le contrôle douanier est maintenant complètement automatique : lecture électronique du passeport et ouverture du portique. Au contrôle de sécurité, mon sac à dos est embarqué sur une voie de garage : ouverture du sac et de la pochette des médocs : bon, je pensais la laisser dans la valise et j'ai oublié que mon canif qui m'accompagne partout depuis le Népal (en 1985 !!!) est dans cette trousse ! Rien n'y fait, le canif termine à la poubelle. On ne va pas se laisser abattre pour autant.
Le vol vers Istanbul est à l'heure. Ouf car nous n'avons qu'une heure pour le transfert dans l'immense aéroport Ataturc. Il y a bien de la place pour les jambes. On affiche enfin la gate B08. C'est à l'étage du dessous : un peu de pagaille pour prendre le bus, sous la pluie. Pour ce long vol de nuit, nous avons des places hublot à deux. Nous ne serons pas dérangés et nous pourrons nous lever à notre guise. J'allais m'endormir avec coussin, couverture, foulard, quand on nous sert encore un souper. Il est 3h du matin à Bruxelles. Enfin les lumières s'estompent et nous essayons de dormir. C'est moins confortable que le premier vol ! On nous réveille à 14h, heure de Hanoï pour un petit déj peu appétissant.
Vendredi 16 décembre : découverte de Hanoï
Après un atterrissage sans encombre, nous passons l'immigration en 15 minutes chrono. Attente des valises. Une famille vietnamienne avec 3 jeunes enfants réceptionne entre 10 et 15 bagages de toutes tailles ! Il doit s'agir d'un déménagement.
A la sortie, nous voyons tout de suite notre guide, TRUNG (prononcer Tchoung). La voiture de Mac (prononcer Maï) arrive et nous voilà dans la circulation. Dès l'entrée en ville, nous sommes assaillis de scooters de tous côtés. Le piéton n'est pas roi ici. Le guide est sympa. Il nous explique le change : 1 euro = 25000 dongs. Nous serons donc millionnaires 😏
Les maisons sont très étroites, une seule pièce, et hautes, tout en profondeur. L'hôtel est en plein centre ville. Sympa. Notre chambre est au 6e. C'est un peu vieillot, mais charmant, et beaucoup mieux que ce que j'attendais. Il fait bon, ni trop chaud, ni froid, bien que tous les locaux sont en anorak d'hiver bien fermé. Pour moi le t-shirt est parfait.
A 19h, souper à l'hôtel. Nous nous laissons conseiller par le serveur et c'est très bon, en particulier les nems.
Petit tour dans le quartier. Frayeur pour traverser la rue au milieu des scooters, voitures et klaxons. Un gentil monsieur me prend par le bras pour m'amener de l'autre côté, car Daniel est passé sans se soucier de moi ! Ceci dit, on s'habitue vite et la technique n'est finalement pas si compliquée.
Samedi 17 décembre : Journée libre à Hanoï
Après une excellente nuit, nous avons une journée entière libre pour découvrir la ville. Nous quittons l'hôtel vers 9h30. Il fait bon. Direction le km zéro et un circuit préparé par Daniel pour découvrir les plus belles rues de la vieille ville : le quartier des corporations : 36 quartiers dont la rue des bijoutiers, celle des lampions avec les très kitch décos de Noël et Nouvel An, la rue du poisson, celle des casseroles,
Nous prenons un verre à la rue des voiles où un liégeois nous annonce des inondations importantes dans la région du centre, où nous serons dans quatre jours.
Au grand carrefour du km zéro, à Hoan Kiem Lake, si encombré hier, près du lac de ‘Epée Restituée', des enfants jouent et roulent avec de petites voitures électriques, de petits go-karts très bas avec 2 manettes. C'est très agréable. Nous décidons que nous viendrons dîner au Avalon Lunch Café. L'après-midi, nous longeons le lac avec photos du stupa de la tortue Thap Rua. Visite de Bach Ma, le plus ancien temple de la ville. Nous sommes très contents de cette première journée, surtout de la visite du musée de la Femme Vietnamienne. Nous y avons découvert les rites de mariages dans plusieurs ethnies, l'histoire des femmes révolutionnaires, la déesse mère, les techniques pour moudre, la palanche, le film témoignage de femmes vendeuses de fruits ou autres marchandises dans la rue à Hanoï pour nourrir (difficilement) leur famille, les femmes héroïnes de la guerre et décorées suite à la perte de plusieurs de leur fils. Tout cela me touche énormément.
Passage dans la cathédrale Saint-Joseph. Des femmes y serinent des incantations lancinantes et ininterrompues.
Il nous reste juste une heure de repos avant le rdv avec notre guide et notre compagnon de voyage, Stéphane, genevois de 42 ans que nous connaitrons mieux dans les prochains jours.
Le repas dans un restaurant proche est excellent. Ensuite nous faisons le tour du lac de l'épée restituée au milieu d'une foule incroyable : danseurs de tango, mazurka, … Cela nous amuse un moment, puis retour à l'hôtel.
Première journée très remplie. Hanoï nous a déjà conquis.
Les photos du 3e jour
Dimanche 18 décembre : Hanoï avec le guide
Les photos du 4e jour
A 8h le guide nous attend. Un mariage se prépare dans la maison en face de l'hôtel. Notre minibus va nous mener au Temple de la Littérature, la 1e université du Vietnam, qui date de 1070, mais n'est pas reconnue par l'Unesco en tant qu'université. Des groupes d'enfants, les meilleurs écoliers du pays nous saluent, et font des selfies avec moi. Je n'ai jamais eu autant de succès avec ma peau si blanche ! Le lieu était consacré à la formation des mandarins, les hauts fonctionnaires de 1442 à 1779. Des stèles, portées par une tortue, aujourd'hui protégées par l'UNESCO honorent les dits mandarins. Il n'en reste aujourd'hui que 82 sur 116, suite aux bombardements de 1954. Le Yin et le Yang sont figurés partout : carré = terre, rond = ciel, tortue = terre, oiseau = ciel, tambour en bois – cloche ou gong en métal, homme - femme, bien - mal, montagne - eau, …
Nous admirons les colonnes en bois de fer souvent laquées en rouge, avec des idéogrammes très beaux.
Important à ne pas confondre : Un temple honore une ou des personnalités. La pagode honore toujours le Boudha.
Les offrandes peuvent être de la nourriture ou de l'argent. On donne aussi de faux billets pour les brûler pour garantir aux ancêtres qu'ils ne manquent pas d'argent dans leur nouvelle vie.
Ensuite se pose la question de la file d'attente d'une heure pour voir la dépouille d'Ho Chi Minh. Je ne suis pas vraiment prenante, mais nous n'y échappons pas. La file est sous haute surveillance, sans appareil-photo, pour juste passer davant le tombeau et voir la tête et les mains cirées du héros national. Puis nous visitons le parc, les maisons, dont celle sur pilotis, la Pagode au pilier unique, en forme de lotus, et les voitures de Ho Chi Minh, et nous nous arrêtons devant le palais présidentiel où sont reçus les visiteurs de marque étrangers.
Trung ne peut s'empêcher de nous raconter tous les détails des guerres gagnées par les Vietnamiens : l'indépendance contre les Français en 1954, les Américains en 1975, les Chinois.
Le dîner est moins apprécié que les précédents, le chauffeur s'étant fait arrêter par la police, suite à un feu soi-disant non respecté. Devant le restaurant, nous assistons à une scène violente d'une personne en crise complète : épilepsie ? drogue ?
Ensuite nous visitons la pagode sur le lac de l'épée restituée, via le pont rouge, déjà photographié à de multiples reprises.
La visite se poursuit avec le musée d'ethnographie. Les maisons des différentes ethnies minoritaires du pays sont présentées. La visite est très agréable. Il y a peu de monde et les constructions se visitent facilement, parfois à condition de se déchausser.
A l'entrée du soir nous allons au spectacle de marionnettes sur l'eau, typique du Vietnam. Plusieurs scénettes typiques sont représentées : des travaux des champs aux combats de dragons, de l'épopée de l'épée restituée aux différents instruments de musique.
Ensuite nous attend le cyclo-pousse qui nous fait visiter les rues animées aux lumières du soir et repassent dans des rues que nous avons découvertes hier. On se sent comme chez nous, à l'aise. Ce voyage nous plait de plus en plus.
Le repas dans un resto chic est vraiment délicieux, exceptionnel et le service est vraiment gentil : on se sent extrèmement bienvenu ici. Ce soir nous n'irons pas trainer autour du lac -) car demain il s'agit de se lever très tôt.
Les photos du 4e jour
Lundi 19 décembre : en route vers Ninh Binh
Les photos du 5e jour
Réveil à 5h45, plus tôt encore que pour aller au boulot !! Et après une mauvaise nuit, trop de bruit et de longues heures sans retrouver le sommeil.
Nous partons sans petit déjeuner pour la leçon de taï chi, en face du mausolée Ho Chi Minh, où des personnes âgées sont des habitués de l'exercice de cet art martial asiatique très matinal. Un professeur charmant, de +- 70 ans nous initie à quelques positions et mouvements lents de taï chi. C'est assez difficile de contrôler les jambes, les bras, les mains et sa position sur 2 axes. Mais on s'en sort pas trop mal. Dommage qu'à la fin des exercices, les habitués sont tous partis. Je comptais sur une démo de pros et quelques photos des positions les plus typiques.
Retour à l'hôtel pour le petit déjeuner et la valise plus le check-out. Stéphane est en retard et a du mal à boucler sa valise. Il pleuvine. Un petit crachin qui ne durera pas, et des files et des foules de scooters, de voitures, des bus, tout le monde est soudain dans les rues. C'est lundi.
Première visite à un atelier de laque. Après une seconde arrestation par la police, comme hier. Trung est scandalisé par les ‘voleurs', les fonctionnaires qui essaient de se faire un supplément avant les fêtes de fin d'année. Explications sur les techniques de peinture laquée : à la coquille d'oeuf (de canne), à la feuille d'or ou d'argent, avec des grains de coquillages, … Un travail d'équipe, et de bénédictin ! Puis nous visitons la boutique. Notre choix se porte sur un vase bien coloré, moderne, genre Picasso, avec d'un côté la représentation des quatre saisons et de l'autre, des instruments de musique. 70 euros quand même. Et je m'inquiète de la valise, déjà trop remplie.
Route vers la province du Ninh Binh, baie d'Halong terrestre. Les hommes se préparent pour une ballade à vélo avec le guide. Très peu pour moi. Je reste avec le chauffeur et on attend les bikers à 2 ou 3 endroits. Je fais ouvrir la valise de Daniel pour sortir les jumelles. C'est vrai que le long de l'eau, sur les rizières, il y a des oiseaux, et des personnes au travail, un peu éloign��es. Les voilà partis. A la halte suivante, je les attends trop longtemps : il y a un problème. Ben oui, les jumelles sont perdues ! C'était bien la peine !
Le repas de midi se passe dans une famille, nombreuse ! Le monsieur a trois filles et une ribambelle de petites-filles. C'est charmant. Ils nous servent une dizaine de plats. Dur de faire honneur à tout ! Tout est délicieux, sauf les nems, curieusement. Avec les conseils de Tchung, on s'en sort honorablement pour le pourboire. Le guide nous explique que la famille élève des chiens pour les restaurants. C'est vrai que plusieurs chiens se baladent autour de nous, dont une femelle et de magnifiques chiots très attachants. Dommage que leur sort soit de finir à la casserole ! Quelle horreur !
Après quelques kilomètres de route, sans crier gare, nous voilà installés dans de minuscules barques très plates. Notre rameur connait quelques mots de français. La promenade se fait dans un calme parfait, contraste après l'effervescence de Hanoï et ses klaxons incessants.
Nous en profitons à fond. Le soleil apparaît timidement derrière le brouillard mystérieux. Nous passons dans une grotte à chauve-souris, brr ! Belle expérience, à placer dans notre top 5. A notre retour à l'embarcadère, deux couples de mariés posent pour leur photos de mariage dans ce décor magnifique.
Nous voilà repartis pour la dernière visite de la journée : le site de l'ancienne capitale de Hoa Lu. Deux temples du 17e siècle célèbrent le Vietnam indépendant des 9e et 10e siècles (du temps des croisades). Le temple de Dinh Tien Hong est le plus beau : le portique est remarquable avec une clotûre décorée de céramiques vertes. Drapeau du Vietnam ancestral et du moderne cohexistent bizarrement pour honorer une dynastie royale en pays communiste. Le temple de LiDai Hanh, successeur du précédent et second mari d'une veuve devenue célèbre.
Nous quittons ce site remarquable après une tentative ratée de visiter un cimetière bien gardé par des chiens turbulents. Dans la rizière voisine, nous remarquons un homme et son buffle. Des haut-parleurs diffusent le journal officiel de manière à ce que la population ne puisse en aucun cas échapper au message venu d'en haut.
Nous poursuivons notre route pour Ninh Bin où nous passerons la nuit dans un hôtel chic. Le repas servi assez pompeusement se termine par un yaourt proposé directement dans son pot, assez drôle.
Tout le monde n'est pas pauvre dans ce pays : un château privé ressemblant à l'église de Koekelberg est en construction en face de l'hôtel.
Les photos du 5e jour Mardi 20 décembre : Vers la baie de Halong
Les photos du 6e jour
Longue route vers la baie d'Halong en passant près de la ville portuaire de Haï Phong. Gros trafic de camions sur cette route parsemée de postes de police. Nous traversons plusieurs villages. Nouvelle interpellation par la police pour passage d'une ligne blanche imaginaire. Mais le chauffeur se défend bien et ne paie pas, avec ou sans bakshich, on ne saura jamais.
Tout le reste du trajet, lui et Tchung continuent à traiter les policiers de voleurs. C'est vrai que cela devient excessif !
Nous observons durant le trajet, à la fois l'activité rurale dans les rizières et la vie dans les petites villes, avec l'artisanat et le commerce local. Tchung prend plaisir à nous montrer les restaurants proposant du chien ou du chat, repas de fête pour les habitants du Nord.
Du côté de HaïPhong, nous traversons un village le long d'un fleuve avec des fours de fabrication de ciment, très pollué : tout est blanc. Nous passons trop vite, sans pouvoir faire de photos.
Vers 11h, nous arrivons à la baie d'Halong et nous faisons encore un arrêt dans un élévage d'huîtres perlières. Nous avons droit à une explication de tout le processus, dont la démonstration de l'opération pratiquée pour implanter et extraire une perle d'une huître porteuse.
La boutique offre un choix énorme de bijoux un peu trop kitsch et trop cher pour les perles. Je trouve de belles boucles d'oreilles modernes en nacre pour les filles : cadeau de Noël tout trouvé.
Dans le port de la baie d'Halong, le guide nous laisse aux mains d'un de ses collègues. Nous embarquons vers midi sur un bateau d'une vingtaine de cabines, de la compagnie Mirage. Notre cabine est confortable avec douche, petit salon avec porte sur un mini balcon, très agréable, très privé. La porte en face de notre cabine donne sur la soute : les machines et le logement du personnel, beaucoup moins bien logés que nous !
L'accueil par notre guide et le personnel du bateau est très sympa. Le jeune capitaine parle anglais, avec un humour et une efficacité désarmantes. On est très bien tombés. Nous avons l'occasion de faire connaissance avec d'autres francophones : un couple d'anversois bien sympas, actifs dans le textile pour les couturiers, des français du sud. Nous avons droit à une bouteille de vin blanc lors du premier repas. Pas terrible ce vin local, nous nous en tiendrons donc à l'eau et à la bière pour le reste du voyage.
La vue est splendide dès le départ de la croisière. Malgré le temps brumeux, nous nous rendons compte que cet endroit est l'un des plus beaux du monde et nous en profitons bien, du pont inférieur, au supérieur, à notre cabine. Il fait plus chaud qu'à Hanoï et je sors mon top préféré en espérant bronzer un peu. Des excursions sont prévues pour visiter des îles et nous avons le choix de partir en kayak ou en bateau en bambou. Je suis un peu inquiète de ce qui nous attend. Mais tout se passe bien. Nous embarquons sur les petits bateaux tirés derrière le Pelican 2, qui nous déposent à un embarcadère où nous attendent les barques en bambou. Nous empruntons un petit passage sous les rochers vers un lac intérieur où les rochers sont colonisés par des macaques dont les sauts et les grimaces amusent les touristes. Ensuite nous attend la surprise : c'est le nom d'une grotte vraiment magnifique dont plusieurs concrétions font penser qui à des amoureux, qui au ‘doigt de Dieu', hum ! Tchung avait essayé de me convaincre de ne pas participer à l'excursion à cause des marches et du dénivelé. Heureusement que je ne l'ai pas écouté ! Premier arrêt photo avec un panorama époustouflant. Pour faire un portrait il faut utiliser le flash, ce qui n'est pas évident pour tout le monde et finit par occasionner quelques disputes de couples car on ne repassera pas à cet endroit en fin de visite, Tchung me l'a bien expliqué. Nous nous en sortons très bien. De retour sur le bateau, nous profitons de la fin de la Happy Hour pour déguster une margarita en compagnie de nos amis flamands. Pendant le repas du soir, le capitaine met à l'honneur quelques personnes : anniversaires et anniversaires de mariage. C'est sympa. On nous propose le film Indochine, en français. Malheureusement nous sommes bien trop fatigués. Nous allons plutôt dormir pour espérer voir le lever du soleil à partir de notre lit demain matin. Nous passons une bonne nuit dans notre super cabine, entourés d'un nombre d'autres bateaux pareils au nôtre et de quelques barques et un grand bateau de croisière visible au loin.
Les photos du 6e jour
Mercredi 21 décembre : Baie de Halong
Les photos du 7e jour
Réveil matinal sur le bateau pour observer le lever du soleil. Malheureusement, la brume a bien du mal à se lever, elle. Le spectacle est quand même inoubliable. L'atmosphère est propice à une forme de nostalgie et à un grand calme intérieur. Au programme, la visite de l'île de Titop, astronaute russe qui a visité le Vietnam et qui est le seul étranger à avoir donné son nom à une île de la baie. La montée compte 425 marches, mais Tchung m'a appris qu'ici je peux faire demi-tour quand je veux si la montée est trop difficile. De toute façon, monter des marches, je sais faire ! Je remarque qu'exceptionnellement nous prenons du retard sur l'horaire annoncé. Et à notre arrivée sur l'île, il y a une file. Pas normal ici, tout est si bien organisé d'habitude. La raison de ce couac ? La dame qui a fermé le site hier soir a, par mégarde, emporté la clé ! Un bateau officiel arrive à toute vitesse et débarque une véritable armée de fonctionnaires. La porte s'ouvre et la file se résorbe immédiatement. Daniel veut monter vite pour ne pas être gèné par ceux qui descendent et prendre des photos à son aise. De mon côté, c'est un peu l'inverse, je préfère être dans une file pour pouvoir m'arrêter de temps en temps sans être celle qui freine tout le monde. Tout se passe bien. Il y a régulièrement des paliers avec une vue magnifique. En haut on a droit à un panorama à 360°. C'est juste grandiose. Aucun regret pour l'effort fourni. Après cela on aurait pu se baigner ou se promener sur la plage, mais c'est décidément pas mon truc, et nous attendons sagement au pied de l'immense statue de TiTov.
De retour sur le bateau, nous avons droit à un brunch à 10 h du matin ! Pas vraiment faim, mais comme nous ignorons la suite exacte du programme, nous en profitons quand même. A cette heure-là je choisis les plats froids qui me plaisent vraiment bien. Il faut déjà refaire les valises. Heureusement nous n'avions que notre sac à dos et nous sommes vite prêts. Sur le pont nous faisons encore quelques dernières photos, le soleil arrivant enfin, et chauffant vite l'atmosphère.
Notre guide et notre chauffeur nous attendent. Premier déchirement. C'est ‘le plus beau d'not'voyage' qui se termine déjà, j'ai un goût de trop peu !
Nous voilà en route vers l'aéroport de Hanoï. Nous allons également quitter notre guide, si drôle et attachant ! Snif !
Nous traversons une région de charbonnages, que nous ne verrons pas, mais l'état de l'environnement ne laisse pas de doutes. Petite pause dans un grand centre commercial qui vend de grandes statues pour l'extérieur. A l'intérieur, un atelier de brodeuses et des salles d'exposition et de vente de tous les produits vietnamiens : bijoux, objets laqués, gastronomie, soie, … l'usine à touristes.
A l'aéroport de Hanoï, tout est bien organisé. Tchung nous accompagne pour l'enregistrement des valises. Curieusement nous avons un léger dépassement du poids autorisé, mais finalement ça passe sans encombre. Nous échangeons nos coordonnées avec Tchung et nous nous assurons que tout est ok pour les pourboires.
Une heure trente plus tard nous débarquons à l'aéroport international de Danang, au coeur des souvenirs des combats de 1968, dans un aéroport qui a servi aux américains pour perpétrer leurs pires méfaits dans le pays, à savoir la guerre chimique avec le ‘composant orange' de Monsanto qui recyclait ici son herbicide que le monde entier ne voulait plus acheter à cause de la dioxine.
Notre nouveau guide, Lam, nous l'explique dans la voiture. Les inondations récentes qui ont causé plusieurs morts il y a 5 jours à Hoï An en sont une des conséquences liées au déboisement de cette région proche du 17e parallèle qui était la frontière Nord-Sud après la défaite des Français en 1954. Le guide nous conduit pour le souper sur une plage de Danang en bord de mer. On voit à seulement quelques mètres les grosses vagues prisées aujourd'hui des surfeurs américains qui ont remplacé les GI's.
Nous sommes fatigués et le chauffeur très prudent nous conduit à Hoï An, dans un hôtel à l'écart de la ville. Il pleut et cela n'augure rien de bon pour demain. Mais nous sommes vraiment trop épuisés pour y penser.
Les photos du 7e jour
Jeudi 22 décembre à Hoï An
Les photos du 8e jour
Nous nous réveillons de bonne heure, comme d'habitude, et selon les désirs de notre guide. Nous entendons la pluie qui tambourine à tout berzingue sur le toit. L'hôtel est un ensemble de chambres qui donnent directement sur l'extérieur. Je me dis que dans ces conditions, je ne me lève pas. Hors de question de visiter la ville en barque comme les touristes de la semaine dernière ! Finalement cela se calme et nous nous levons quand même. La salle du petit déjeuner est le long de la rivière, et il faut traverser le jardin pour y accéder. Des personnes s'activent autour d'un ponton et autour d'un petit bateau sur la rivière. C'est agréable et très calme.
Départ avec notre guide pour découvrir la plus belle ville du pays. Ville très commerçante qui vient donc d'être inondée. On voit les traces d'humidité à 1m50 sur les murs. Les habitants ont rapidement nettoyé et tout remis en ordre après la décrue de la rivière. En Belgique, pareille inondation aurait été traitée de catastrophe naturelle majeure et le roi aurait certainement enfilé ses bottes pour venir consoler les victimes. Ici on prend cela avec philosophie malgré que la saison des typhons devrait être terminée depuis la mi-novembre.
Notre visite commence par un arrêt dans un cimetière au milieu des rizières. Le guide nous explique la signification des pierres tombales qui indiquent à côté du nom du défunt, le nom de tous les donateurs de la famille qui ont financé la sépulture, ainsi que la liste des descendants du défunt. Selon le rite local boudhiste, la tête du mort est toujours orientée côté montagne et les pieds en direction de l'eau, toujours à cause du Yin et du Yang, et dans un esprit de Feng-Shui. Daniel remarque la tombe d'un jeune soldat, ou officier de l'armée sud-vietnamienne vaincue.
Quelques buffles au repos et des femmes au travail dans les rizières. On est en période de labour en vue de la transplantation des pousses de riz. Le lizeron d'eau est présent et cultivé. Nous en mangerons dans les prochains jours. Nous visitons ensuite à pied les quelques rues commerçantes de Hoï An. Premier arrêt pour visiter une fabrique de soie, doublée d'un atelier de confection express. La visite commence par des explications en français sur la culture du ver à soie, puis l'extraction des fils de soie.
Puis à l'étage, nous découvrons les tenues qu'on propose de confectionner pour nous sur mesure, dans le tissu que nous choisissons. Malgré la chaleur difficilement supportable, surtout pour prendre des mesures, j'ai tellement envie de la tenue traditionnelle qui rend les vietnamiennes si belles et élégantes, je finis par accepter et Daniel commande à son tour une belle chemise noire. La prise de mesures est comique : photos de dos, de devant, … et dictée d'un tas de chiffres. On nous promet la confection et la livraison pour 18h à l'hôtel avec essayage et retouches éventuelles pour le soir même. Dans une autre boutique, nous découvrons la fabrication des lampions et de la marquetterie.
Le guide nous explique les particularités architecturales des maisons anciennes de la vieille ville, piétonière en-dehors des heures de pointe. La visite est très agréable. Plusieurs maisons se visitent. Nous apprenons les styles chinois, vietnamien et colonial. Nous visitons un petit temple dédié à la dame maritime qui a protégé les premiers migrants venus de Chine par la mer. Puis le pont couvert japonais, avec un petit temple intégré en son centre. Des animaux protègent l'entrée et la sortie du temple. La visite se poursuit par le marché local, où j'achète du thé au gingembre pour Damien. La suite va se faire à vélo, pour le guide et pour les hommes. Moi j'ai droit au cyclo-pousse. Daniel prend le guidon du cyclo-pousse pour la photo qui fera le plaisir de mes collègues comme carte de voeux pour 2017.
Belle ballade de quelques km pour se rendre à travers les rizières et les champs inondés, couverts de lizeron. Nous arrivons à l'heure du repas dans un petit village de maraichers où nous aurons droit à une visite guidée des plantations d'herbes aromatiques et légumes divers par le fils de la maison, bien sympathique et très didactique. Il nous apprend à arroser les lopins de terre avec 2 arrosoirs et une palanche : sportif ! Tout est net, propre, sans la moindre mauvaise herbe. Daniel est scotché. Je retiens que les hommes travaillent sur la plantation, pendant que les femmes vont au marché et reviennent à la maison avec l'argent, ce qui les rend très importantes. Avant de manger, nous avons droit à un cours de cuisine pour préparer des crèpes de riz aux crevettes et à la viande. La recette est soigneusement notée. Nous comptons bien réaliser la recette à la maison. Nous sommes affamés, mais un massage des pieds va encore nous permettre de nous détendre avant de passer à table. C'est très agréable, et cela ne se limite pas aux pieds : les épaules, la nuque, le cuir chevelu, le visage, et cela semble très amusant à nos hôtesses. Elles doivent bien se moquer de nous. Le guide fait quelques photos bien chouettes à notre insu. Enfin le dîner est servi et c'est une fois de plus absolument divin. Un plat en particulier est très personnel : le riz donne lieu à une présentation artistique de ce que nous inspirons à la cuisinière : pour moi ce sera une tortue. Je ne sais pas pourquoi ! Daniel a une sorte d'araignée, et pour Stéphane, c'est un homme bien en forme, hoho.
Avant de quitter cette maison, et cette famille super attachante, nous avons encore une démonstration de calligraphie. Le professeur (un véritable chinois) dessine à l'encre de Chine des dessins figuratifs, puis des versions de plus en plus abstraites pour nous montrer comment on en est arrivé aux idéogrammes représentant le bonheur, la prospérité et la longévité. Je retiens que le soleil + la lune sont utilisés pour figurer la lumière : logique.
En chemin pour retrouver notre minibus, le guide nous montre encore la végétation locale en bord de rivière, et l'escargot rouge qui s'attaque aux plants de riz et qu'il faut combattre au moyen de produits chimiques. La voiture nous attend un peu plus loin. Nous voyons un troupeau de buffles que leur propriétaire ramène pour la soirée, et qui traverse la route sans ralentir malgré le flot ininterrompu de voitures et de scooters, impressionnant.
La nuit tombe et nous rentrons à l'hôtel. A 18h pile, on nous appelle de la réception pour la livraison des vêtements sur mesure. Je m'attendais à ce qu'une femme m'aide à décider si cela convient bien. Mais non, le livreur attendra sagement à la réception. Je dois retrouver le bon de commande dans mon sac. Panique, j'ai complètement perdu de vue ce papier dont je n'ai pas compris l'importance ce matin. L'essayage est ok. Nous sommes ravis et nous envoyons directement les photos sur What's app. Les filles n'en reviennent pas que nous ayons osé nous lancer dans cette aventure typique.
La soirée est libre. Nous allons retourner en ville pour souper dans un restaurant conseillé par le guide. Je demande à la jeune réceptionniste de réserver une table pour nous. Elle semble étonnée que nous choisissions ce restaurant et veut nous envoyer ailleurs. Tant pis. La navette pour HoÏ An arrive et nous voilà partis avec des français bruyants qui se prennent pour le centre du monde. Mauvaise surprise au restaurant : l'entrée choisie par Daniel est tellement piquante qu'il ne peut pas la manger et l'empêche même d'apprécier le plat suivant. Après une ballade dans la rue aux lampions, très animée, nous achetons une bougie à une veille dame qui nous montre qu'on pose ce lampion sur la rivière et qu'il emporte notre voeu. C'est romantique. Subitement à 21h30, un rapide message dans les hauts-parleurs annonce la fin de la période de rue piétonne. A l'instant des vélomoteurs déboulent de toute part. Il faut donc rentrer. Un jeune homme nous propose un taxi. Nous annonçons le nom de l'hôtel, je m'arrange pour le prix de la course et nous voilà partis. A un moment, il klaxonne comme un fou, et m'explique que sa sister habite là. Il veut juste lui faire un petit bonsoir. On ne se complique pas la vie, ici, c'est trop cool.
Les photos du 8e jour
Vendredi 23 décembre : Danang : le musée Cham et la route du Col des Nuages vers Hué
Les photos du 9e jour
Nous devons à nouveau partir tôt, car nous devons déposer Stéphane à temps à l'aéroport de Danang. De là il va rejoindre sa famille au Myanmar pour fêter Noël avec eux. Avant cela nous allons visiter le musée Cham. A l'hôtel je fais mes adieux à la charmante réceptionniste, Tho. Elle me laisse une carte avec son nom et ‘Your Daughter'. Je suis sous le charme.
Nous longeons la côte et les voies de chemin de fer en direction de Danang et de ses grands hôtels-resorts qui attirent beaucoup de riches touristes américains et russes. D'anciennes bases militaires avec leurs bunkers intéressent Daniel et le guide. Nous arrivons près de l'immense pont en forme de dragon que nous voyons enfin de jour, après notre passage de nuit dimanche soir. Danang, 3e ville du Vietnam (avec 1 million d'habitants) s'appelait Tourane pendant la colonisation française. Proche du 17e parallèle, les GI's américains y ont localisé leurs principales bases aéro-navales, point de départ des bombardements les plus horribles. Abandon de la base un mois avant la chute de Saïgon en mars 1975.
Nous visitons le musée des sculptures, qui abrite depuis sa création en 1915-1919 par Henri Parmentier, des sculptures en grès datant du Ve au XVe s. Les Chams sont venus d'Indonésie avec leur culture hindouiste. Représentations de Brahma, Shiva, qui mêle le corps d'un lion (force) et d'un éléphant (intelligence), statues de Ganesh, le dieu éléphant.
A l'entrée du musée une carte du Vietnam permet de resituer le Champa au Vietnam ainsi que les hauts-lieux de la culture Cham, notamment le site de My Son détruit en grande partie par les bombardements américains mais dont Parmentier avait établi des relevés topographiques et des plans et des maquettes exposés dans le musée.
A la sortie du musée, une exposition de belles photos sur la vie quotidienne au Vietnam ainsi que des lieux les plus remarquables du pays retient notre attention.
A l'aéroport nous rachetons les dongs qui restaient à Stéphane avant de le laisser continuer son voyage.
Et nous voilà sur la route à travers la montagne : la route du Col des Nuages : il y a du brouillard et nous ne faisons qu'un arrêt. Parfois une trouée nous permet de voir les belles plages en bas. Il n'y a pas tellement de monde sur cette route, un tunnel permettant d'éviter le col est emprunté par les camions. Il n'y a plus que les touristes qui veulent passer le col. Ce n'est pas la saison idéale mais nous apprécions quand même la route et la vue. Ce col est la barrière climatique entre le Nord et le Sud du pays. Au pied de la montagne, la route croise le chemin de fer qui traverse tout le pays de Hanoï à Saïgon, en passant par Hué. Un village de pêcheurs offre un panorama de carte postale, comme dit Lam.
Le long de la route nous remarquons des échoppes qui vendent de petites bouteilles jaunes. C'est de l'huile d'eucalyptus. A la halte suivante, nous en achetons un flacon. C'est bon pour traiter les courbatures et les piqures de moustiques.
Arrivée dans la ville de Hué (350.000 habitants) vers midi. Après le dîner, nous visitons la cité impériale, avec la citadelle au premier plan, face à la rivières des parfums. Ancienne capitale du Vietnam, de 1802 à 1954. Hué est classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le roi Gia Long construisit cette citadelle de 1805 à 1832. Il s'agit du fondateur de la dynastie des Nguyen. L'ensemble a un périmètre de 10 km. Je suis accueillie par trois magnifiques jeunes filles pour une intervieuw dans le cadre de leurs études. Elles m'interrogent sur les sports que je pratique, hihi, très drôle ! Le temps est menaçant, avec de la bruine par moments.
Lors de la guerre du Vietnam, les troupes Vietcong s'y regroupaient et les américains ont donc allègrement bombardé ce joyau du 19e siècle, détruisant une grande partie des bâtiments. Mais grâce à l'Unesco la reconstruction des bâtiments les plus emblématiques peut se poursuivre.
Trois enceintes composent la citadelle en s'inspirant de l'architecture des Cités impériales chinoises.
A l'entrée de la Cité impériale, deux rangées de canons nous accueillent. Il y en a 9, chiffre symbolique, dont 5 pour les 5 éléments : eau, bois, métal, feu et terre, et de l'autre côté, les 4 saisons. L'entrée principale, ou Porte de Midi est percée de cinq portes, l'entrée pour les mandarins d'un côté, pour les militaires de l'autre. Ici les poètes et les militaires ont une importance égale. Après les grands bassins d'eau, une allée mène au Palais du Trône.
Des sculptures d'animaux se retrouvent un peu partout à chacun de ces animaux est attaché une symbolique particulière : les dragons qui surveillent les visiteurs du haut des toits ou dans les escaliers représentent la sagesse et la puissance le griffon apporte bonheur et protection royale, le phoenix la vertu et la tortue est porteuse de longévité.
80 colonnes en bois de fer ont résisté aux bombardements mais pas aux termites.
Entrée dans la Cité Interdite : Il ne reste que des ruines excepté 2 galleries : le pavillon de lecture et un théâtre dans lequel on peut poser avec des costumes fastueux, comme celui du mandarin.
Nous visitons deux temples : le temple du Culte des empereurs Nguyen avec 9 urnes dynastiques puis nous visitons le jardin et nous sortons dans la Cité habitée par ????
Au soir du 23 décembre, nous soupons dans une magnifique maison, ancienne demeure d'un mandarin.
Les photos du 9e jour
Samedi 24 décembre : Seconde journée à Hué.
Les photos du 10e jour
Les cyclo-pousses couverts nous attendent devant l'hôtel. Nous démarrons immédiatement vers la Pagode de la Dame Céleste en bordure de la rivière des Parfums. Nous traversons les rues animées de la cité impériale ainsi que le pont Eiffel sur la rivière. Je surprends Daniel à boire sa bouteille d'eau offerte comme chaque jour par le guide, alors que son conducteur transpire dans les côtes et sur les pavés inégaux. Moi, au moins j'ai la présence d'esprit de proposer la mienne à mon conducteur.
Nous laissons le cyclo-pousse au pied de la pagode de Thien Mu, en face de l'embarcadère sur la rivière. Là, une scène que nous avons vue à de multiples reprises se déroule sur les escaliers au pied de la pagode : une jeune femme dans une tenue magnifique, un ao daï d'un bleu profond, pose pour un photographe professionnel. La scène dure un moment sans le moindre mouvement, ni même des yeux ou des cils. J'en profite pour photographier la belle, seule et avec Daniel. Puis le guide fait la photo à trois. Beau souvenir.
La pagode de Thien Mu se caractérise par une tour de 7 étages qui donne sur le fleuve : 7 étages comme les 7 réincarnations de Budha. Divers symboles ornent la tour : fleurs de lotus et svastiska rappelant une croix gammée à l'envers. A droite une tortue géante avec une stèle et à gauche, une cloche.
Dans le temple les trois boudhas représentant le passé, le présent et le futur. Joli jardin avec des bonzaïs et relique de l'Austin bleue utilisée par Tich Quang Due qui s'est immolé par le feu en 1963 à Saïgon pour protester contre le pouvoir anti-boudhiste de Diem, pro-catholique. Son coeur serait resté intact malgré la température très élevée de l'immolation. A l'arrière, nous découvrons les locaux du monastère où les bonzes arrivent par un long couloir pour aller dans les réfectoires où le repas les attend, avec des cadeaux que les visiteurs leur ont apportés : cannettes de coca entre autres.
Malheureusement, le temps se gâte : il va pleuvoir sans discontinuer le reste de la journée.
Nous visitons la maison typique de la famille d'un mandarin, où on nous sert le thé et des friandises au gimgembre. L'autel des ancêtres est bien fourni en nourriture par les deux soeurs âgées et célibataires qui vivent là.
Les petits hôtels à l'extérieur des maisons sont destinés à accueillir les âmes errantes et les esprits qui circulent la nuit autour des maisons.
Le dîner se passe dans une maison-jardin, un endroit magnifique avec des nénuphars et des fleurs de lotus.
L'après-midi est consacrée à la visite de deux tombeaux des rois de la dynastie Nguyen.
Selon les croyances, la vraie vie est dans l'au-delà et les morts continuent leur chemin avec les mêmes besoins que les vivants : manger, dormir, acheter des choses, … Le tombeau impérial sert aussi de résidence à la campagne. La construction répond à des critères de géomancie particuliers entre montagne et eau (du fleuve ou du lac artificiel). Lorsqu'un élément manque, on l'ajoute de façon artificielle. Il y a toujours un paravent avant l'élément principal de la construction.
Une vaste esplanade regroupe les statues de mandarins et leurs montures : éléphants et chevaux, un pavillon avec une stèle narrant la biographie du personnage, un temple, puis le site funéraire à proprement parler. Dans le parc nous reconnaissons de beaux arbres : frangipaniers, jacquiers, longanier, litchi. Nous visitons d'abord le tombeau de Tu Duc, qui a règné de 1848 à 1883, ou palais de la modestie, pas du tout modeste. Il a nécessité 3 ans de construction de 1864 à 1867 et a englouti des sommes faramineuses. Petites statues de mandarins, le roi lui-même étant petit. Le dais au-dessus du tombeau est en béton mais si bien fait qu'on dirait un rideau qui bouge. Impressionnant.
Le second tombeau, celui de Khai Dinh, dernier de la dynastie, est bien différent, en béton au lieu de la pierre. Il mélange les références traditionnelles et européennes : fleurs de lys. Le style est très kitsch. L'homme était complètement mégalo. La construction a pris 11 ans de 1920 à 1931. Des ardoises d'Anger, des fresques avec des bouteilles, du verres, des cuillères à soupe, des morceaux d'assiettes pour représenter moultes scènes de la vie, des animaux, des fleurs aux quatre saisons. Une pièce annexe regroupe des cadeaux reçus de son vivant des princes et rois occidentaux.
La dernière visite est bien différente, dans un monastère d'eunnuques impériaux. C'est l'heure de la prière et un jeune bonze psalmodie en frappant un gong pour envoyer ses prières vers le ciel. Un petit cimetière annexe comporte quelques tombes de bonzes. A côté on entend le chant d'une pagode de bonzesses.
Arrêt dans une fabrique de chapeaux vietnamiens traditionnels et de bâtons d'encens. L'agence de voyage nous offre un beau chapeau aux poèmes : dans lequel on voit des scènes typiques par transparence lorsque le chapeau est soumis à la lumière : magnifique. Encombrant aussi, mais Lam assure que Turkish Airlines acceptera sans problème un sac supplémentaire avec nos chapeaus et quelques bottes de bâtons d'encens très parfumés.
Ce soir, c'est le réveillon de Noël. Des bandes de jeunes vietnamiens se rassemblent dans le centre de la ville. Nous allons souper dans un magnifique restaurant jardin. Nous nous sommes mis sur notre 31 : Daniel porte sa nouvelle chemise sur mesure et j'ai mis ma longue jupe et de belles chaussures : un petit risque après une journée entière de pluie ! Nous commandons un cocktail. Malgré le niveau de standing du restaurant, le premier plat du menu est servi avant notre apéritif. Je me permets de demander à la charmante serveuse de reprendre la soupe et d'attendre un peu. Après le repas, il est encore temps de passer au 12e étage de notre hôtel où une boisson nous attend dans une ambiance musicale : deux jeunes musiciens jouent des airs connus pendant qu'un groupe de chinois émèchés renverse de la bière partout. Bon, nous allons dormir car la fatigue de cette longue journée a raison de notre envie de fêter Noël.
Les photos du 10e jour
Dimanche 25 décembre Jour de Noël : Saïgon – Ho Chi Minh Ville.
Les photos du 11e jour
Départ de bon matin : déjeuner à 5h45, avant même l'ouverture officielle du restaurant : nous sommes les premiers à nous restaurer, et nos valises sont déjà prêtes devant la porte de la chambre, et tout cela un jour de Noël ! La voiture nous attend pour le trajet vers l'aéroport de Hué et le transfert vers Saïgon. Petit aéroport et enregistrement rapide : notre guide et notre chauffeur vont pouvoir rentrer vite chez eux, l'un à Hoï An et l'autre à Danang. Lam nous apprend qu'on annonce à nouveau un typhon sur la région du centre, que nous quittons juste à temps. Il y aura de nouveau des inondations, et des morts. Il a l'air assez déprimé.
Dans le bus de transfert de l'aérogare vers l'avion, Daniel donne sa place assise à une jeune vietnamienne et son bébé qui pousse de petits cris de plaisir à mes grimaces. J'échange quelques mots avec la maman qui rentre chez elle après une visite à sa famille. Ca fait du bien, la chaleur humaine ! Dans l'avion des bonzes en tenue marron (grand véhicule) voyagent à nos côtés. Le vol ne dure qu'une heure et nous voilà à Ho Chi Minh Ville. Choc de chaleur à l'arrivée ! genre 32°. Nous sommes pris en charge par notre nouveau guide : Tien, une dame de mon âge. J'apprécie énormément cette diversité de guides qui nous font connaître les multiples facettes et visions de ce pays magique. Quelle chance nous avons ! Le chauffeur Hung, nous conduit directement dans le quartier de Cholon qui est un grand marché chinois : une enclave de 500.000 sino-vietnamiens (Hoa) à proximité du coeur de Saïgon. Saïgon a été rebaptisée par les communistes en 1975 en Ho Chi Minh City. Seul le quartier n°1 du centre-ville conserve la dénomination de Saïgon.
Avec 8 millions d'habitants, c'est la ville la plus importante du pays, Hanoï en comptant 3,1 millions et Hué 350.000. Danang compte 1 million d'habitants et Hoï An 120.000. La rivière Saïgon la traverse et est le siège d'une activité portuaire fortement développée avec la présence de l'armée américaine durant la guerre à partir de 1962 (plus de 100.000 civils et militaires américains à la ‘belle' époque !! Après la prise de Saïgon le 30 avril 1975, près de 1,5 millions d'habitants ont fuit de Saïgon et du Delta du Mekong avec les ‘boat people'. A mettre en perspective avec l'exode syrien de 2015-2016 ! Beau sujet de réflexion pour un jour de Noël !!
Dés le 1er mai 1975, Saïgon vivra dans la répression et les anciens militaires et fonctionnaires du régime déchu seront envoyés dans des camps de rééducation dans le Nord profond. Ce fut le cas d'une partie de la famille de notre guide dont le père, ancien colonel passera 10 ans dans un de ces camps. Notre guide et sa soeur, qui sortaient de l'adolescence ont aussi été envoyées en camp de travail et se sont vues mises à la rue comme nombre de sud-vietnamiens. Des traces profondes subsistent malgré les mesures de libéralisation prises par le régime à partir de 1987. Durant ces 12 ans de répression, l'économie de la région a régressé de 40 ans, mais actuellement les investisseurs reviennent. Le trafic des scooters est impressionnant mais un peu plus discipliné qu'à Hanoï quand même.
Visite du marché chinois : beaucoup de brol en plastique, surtout car le nouvel an approche et les gens achètent des cadeaux de toutes sortes. Petit cours linguistique de notre guide, cela semble être son dada : chaque lettre peut s'écrire avec toutes sortes d'accents qui vont en modifier la prononciation et le sens. Explications sur les plantes médicinales achat de champignons. Le marché chinois couvert est actuellement en cours de rénovation, et il est donc fermé.
Visite d'un temple chinois : Thieu Hau ou temple de la Dame Céleste, déesse protectrice des navigateurs. Des négociants originaires de Canton en assurent l'entretien et ont mis en place un système d'assistance financière mutuelle. La guide nous montre dans les personnages représentés dans la frise les deux seuls européens qui seraient … le capitaine Haddock d'un côté, … et Tintin de l'autre côté !
Repas dans un bon restaurant. Le proprio est particulièrement fier de sa moto Honda gros cylindre qui trône à la réception du restaurant. Dans la rue, nous remarquons à nouveau le réseau de fils téléphoniques enchevêtrés, une réparation étant justement en cours par la société locale de télécom.
Visite du quartier du centre-ville à pied : cela se limite à deux boulevards : l'avenue Nguyen Hué : l'avenue des champs-élysées de Saïgon : 750 m de long et 70 m de large, qui relie l'Hôtel de Ville à la rivière et est coupée par les travaux du metro. Le long de cette avenue, plusieurs centres commerciaux luxueux et de grands hôtels comme l'Hôtel Rex, et le centre commercial Union Square près de l'hôtel de ville. Devant l'hôtel de ville de style colonial qui a fait l'objet de travaux d'agrandissement récents, une grande statue de Ha Chi Minh. Nous passons devant le Théâtre Municipal et à l'extrémité de l'autre avenue importante (rue Dong Khai) la cathédrale Notre-Dame et la poste centrale en vis-à-vis. Jour de Noël et office en cours : la visite est impossible.Visite rapide de la Poste Centrale supportée par une charpente Gustave Eiffel et explication sur les plans de Saïgon datant de 1892 et 1936. La rue Dong Khai ou rue du soulèvement populaire est la seconde artère de la ville et est bordée également de grands hôtels dont le Caravelle, le Majestic et le Continental. Nous tenons encore à visiter le musée de la guerre. Les fameuses ‘cages à tigres' du Bagne de Poulo Condor ainsi que divers objets abandonnés par l'armée américaine nous impressionnent fortement. Dans le musée nous remarquons aussi l'exposition sur l'utilisation des défoliants (agent orange) et les suites causées sur la santé des habitants. On y voit entre autres la célèbre photo du massacre de My Lai en mai 1968 et la photo de la fille au napalm brûlée à l'âge de 9 ans, suite au largage de bombes. Dur, dur !
Egalement une salle sur les armes US utilisées dont le fameux Phal de la Fabrique Nationale d'Armes de Herstal.
Retour à l'hôtel et prise de possession de notre chambre. Ce n'est pas le meilleur hôtel de notre voyage, mais il est idéalement situé en plein centre-ville tout près de la nouvelle tour Bitexco.
Puis encore un merveilleux dîner sur le fleuve, sur un bateau-restaurant qui navigue pendant le repas. Superbes vues sur les tours illuminées de la ville et concert et danses pendant le trajet. Romantique au possible. Le service par une très jeune fille qui ne connait pas la Belgique, mais va regarder sur Google après son service : touchant !
Les photos du 11e jour
Lundi 26 décembre : Route vers Caber et croisière sur le Bassac
Les photos du 12e jour
La nuit a été difficile pour Daniel. La clim fonctionnant trop bien, et la couette étant trop étroite, Daniel dort tout habillé en grelottant. Aujourd'hui nous n'avons plus de guide. Nous laissons les valises à la réception et partons avec notre sac à dos avec le chauffeur pour 3 heures de route vers le port de Caber sur le delta du Mekong. Le produit anti-moustique et la crème solaire sont bien calés dans mon sac avec tout le reste. La Toyota Innovation roule très bien. La sortie de Saïgon en ce lundi matin n'est pas trop encombrée. Les feux sont synchro. Après la ville, nous découvrons les rizières, qui sont plantées dans cette région plus chaude. Dans le sud, il y a 3 récoltes par an, de 3 mois et 10 jours par récolte, au lieu de deux seulement dans le nord. Il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Des soldats ? nous l'ignorons. A certains carrefours, la police de la route est à l'oeuvre. Ici ils n'arrêtent pas les touristes mais certains véhicules plus ou moins trafiqués. Nous dépassons des véhicules en tous genres : les scooters avec 1, 2, 3 ou 4 personnes avec ou sans casque, chargés de sacs, de caisses, de barres de fer, de tout ce qu'on peut imaginer.
Dans une ville, la situation se corse. Il y a 3 bandes de circulation : à droite pour les scooters qui se doublent entre eux. Un camion en panne les oblige à mordre sur la 2e bande, la nôtre. Et à gauche, les camions, bus et autres véhicules plus lents mordent parfois la ligne de ce côté. Ca fait peur, il ne faudrait pas regarder ! On dirait bien qu'on arrive car la route devient étroite et cahoteuse. Nous stoppons devant un temple roccoco avec un signe distinctif : un oeil. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'un temple Cao Daï, modèle de religion synchrétiste qui associe Victor Hugo, Lao Tseu et Lénine avec les courants boudhistes et chinois.
Il fait chaud et je profite qu'une vendeuse me propose des chapeaux à 2 dollars pour m'en offrir un qui devrait bien me servir sur le bateau, pendant que Daniel s'apprête à changer des dongs pour 10 euros, alors que nous avons compté hier soir que nous aurions besoin de tout les dongs restants. Bizarre. Nous faisons plein de photos du temple sans savoir de quoi il s'agit, le chauffeur ne parlant ni Anglais ni Français. Le jardin attenant au temple est constitué de vasques avec des lotus dont les fleurs s'ouvrent : magnifique. C'est la première fois que nous observons des boutons et des fleurs dans toutes les phases de l'éclosion. Très chouette comme arrêt imprévu.
Nous sommes vraiment très proches de l'embarcadère où nous attend la guide de cette dernière étape de notre fabuleux voyage : encore une femme, plus jeune que la Saïgonnaise, également prénommée Tien. Je m'enduis de crème solaire. C'est un four ici. Un ‘petit' bateau vient nous chercher pour nous amener sur le Bassac II, bateau de croisière de taille modeste, avec ses 10 cabines. Je photographie tout. C'est magique. Nous sommes les premiers ‘invités' sur le Bassac II. Le personnel nous accueille comme des rois. Ils sont super gentils. Il y aura 14 personnes au total. Nous sommes les seuls francophones, avec un couple de suisses allemands, un couple de britanniques gays et une famille anglophone. C'est vraiment familial. Notre cabine est sur le pont supérieur, pas bien grande, mais il y a tout le comfort, la clim, la douche, et le lit. C'est l'étage de la capitainerie et de la salle de restaurant. Le dîner est à nouveau excellent avec en entrée de grosses crevettes à tremper dans le sel et à arroser de jus de citron. Mmmh !
Après le repas, les autres font tous la sieste, mais pas nous bien sûr ! Il y a tant de choses à voir sur les berges et sur le fleuve : les barges qui transportent la terre draguée par des grues dans la rivière, de petites embarcations guidées par des femmes à chapeaux coniques, des bateaux de touristes, … Nous traversons des villages où nous entendons les karaokés, où un bac amène les scooters d'une rive à l'autre. Nous passons sous quelques grands ponts, nous croisons des chantiers navals, des fours à briques, des raffineries, des usines de transformation du riz, … Cela grouille de vie.
A 16 h, nous embarquons sur un petit bateau pour nous rendre dans un de ces villages. La guide nous montre et nous laisse sentir les feuilles aromatiques et fruitières : le pamplemousse, la noix de coco, le bananier, le jaquier, …
Dans les plantations de riz, la culture a environ un mois. Ce sera mûr dans deux mois. Elle nous montre les oeufs d'escargot, qui font mourir le plant, qu'il faut donc arroser de pesticides. Ici aussi il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Ce sont les tombes des ancêtres de la famille qui voulaient rester sur leurs terres. A présent ces pratiques sont interdites car les parcelles seraient bientôt complètement occupées par les tombes ! Nous sommes accueillis dans la cour d'une maison avec des plats de fruits à déguster : pamplemousse, ananas, mandarines, banane, mangue et fruit du jacquier. La dame fabrique de petits animaux en feuilles tressées : une sauterelle et un oiseau. Nous avons vraiment apprécié cette visite, les fruits, les explications, l'accueil et tout.
De retour sur le bateau nous avons encore droit à un souper de rois. Les gambas sont à nouveau extra bonnes. Je sympathise avec le jeune couple suisse et nous avons une conversation en allemand sur les médicaments orphelins et la position spécifique de la Belgique en la matière. Fou, non ? Je prends aussi plaisir à discuter en anglais avec le monsieur un peu plus âgé que nous, qui est retraité depuis peu et aime les mêmes pays que nous, ainsi que son ami, un peu enrobé, qui a les mêmes problèmes que moi dès qu'il fait un peu plus chaud. Il agite son petit éventail à manche et je me sens moins seule à souffrir de la chaleur ambiante. Eux termineront leurs vacances sur l'île paradisiaque de Phu Quoc alors que les suisses vont passer le nouvel an à Hong Kong. Il fait noir. La navigation ne s'arrête pas. Les bateaux nous croisent pratiquement sans éclairage. Incroyable !
Les photos du 12e jour
Mardi 27 décembre : Fin de la croisière et de Cantho à Saïgon
Les photos du 13e jour
Lorsque le bateau lève l'ancre à 6h, il y a un peu de brume. Nous sommes les premiers sur le pont. A cette heure matinale, il fait bon. Petit déjeuner continental, délicieux.
A 8h30, les bagages bouclés, nous quittons le Bassac II pour un petit bateau et la visite du marché flottant de Phong Dien.
C'est un marché de gros. Un bateau est rempli d'ananas par exemple, un autre de noix de coco, un autre de patates douces. Les commerçants viennent s'approvisionner tôt le matin avant d'aller à leur tour vendre les produits sur leur marché local. Ensuite nous visitons une fabrique de nouilles, la dernière fabrique artisanale. Il y a donc beaucoup de touristes.
A 10h30, nous débarquons à Cantho, ville de 1,3 millions d'habitants. Hung, notre chauffeur nous attend. Petit stress, la Toyota Innova ne démarre pas. Hung jette un petit coup d'oeil sous le capot et ça repart. La route sera plus longue qu'à l'aller. Je veux absolument une photo d'un caphe-hamac, lieu où les conducteurs de scooter peuvent se reposer quelques minutes ou quelques heures au milieu de la longue route entre Saïgon et Cantho. C'est difficile car nous roulons vite. Il y a plus de trafic et de bosses qu'à l'aller. Hung accepte de faire un arrêt, mais notre caphe n'est pas très grand et personne ne s'y repose. Tant pis, je crois que je me souviendrai quand même toujours de cette spécificité du Vietnam.
A 12h30, nous faisons halte au Mekong Rest Place. Un endroit magnifique avec des arbres en fleur, des étangs, des nénuphars, des petits ponts, plusieurs salles de restaurant et à nouveau une table isolée, très bien située pour nous. Le repas démarre très bien avec les crevettes au pamplemousse. Les plats suivants sont moins à notre goût et il nous prend une subite envie de steak ! Ce doit être psychologique, car cette fois la fin des vacances est très proche.
La seconde moitié du trajet passe très vite. L'entrée en ville se passe sans problème et nous voilà de retour à l'hôtel ‘Au Lac II'. Nos valises nous attendent à la réception et nous prenons un moment pour nous rafraichir, nous reposer et écrire quelques cartes. Il est temps !
Nous sortons vers 17h. Objectif n° 1 : poster nos cartes à la grande poste, prendre un verre et marcher un peu dans le quartier de l'hôtel de ville, de la cathédrale et enfin choisir un resto pour notre dernier souper.
Près de la poste, nous découvrons une rue sympa, piétonne, consacrée aux librairies et aux bouquinistes. A la poste, Daniel photographie un bureau complètement désordonné juste à côté de la boîte aux lettres où je laisse mes cartes. Heureusement, je ne l'ai pas remarqué car je discute avec une dame japonaise, ancienne professeur d'Anglais, ravie de parler à des européens et qui m'a montré la boîte pour le moins pas typique et invisible pour moi. Avant de nous restaurer, petite halte dans le bistrot du Sheraton où le café glacé est délicieux mais hyper cher. Enfin bon, une fois n'est pas coutume !
Nous optons pour un restaurant italien, car les steaks du Steak House sont aussi hors de prix. Après la pizza de Daniel et mes linguine vongole, une glace achève ce repas purement européen.
Les photos du 13e jour
Mercredi 28 décembre : dernier jour à Saïgon
Les photos du 14e jour
Déjà notre dernier jour au Vietnam. Aujourd'hui nous prenons un peu plus de temps pour nous préparer et nous mettre en route. D'abord boucler la valise pour la dernière fois. La réception nous autorise à garder la chambre jusque 13h et le chauffeur viendra nous chercher à 16h.
Après un copieux petit déjeuner, nous partons à pied pour le Palais de la Réunification que notre guide n'a pas jugé opportun de nous montrer dimanche. Comme à Hanoï, les habitants mangent dans la rue leur soupe matinale, le phö. Nous passons près du temple hindou de Mariamman qui est le dernier de Saïgon et semble encore fréquenté. Un jeune couple hindou est venu présenter leur fils de 21 jours aux dieux. Divers autels avec des offrandes, une vache sacrée sur roues, typiques de ce genre de temples donnent à l'endroit un aspect rococco. Le temple dédié à la déesse Mariamman construit par des négociants tamouls a été fermé après la chute de Saïgon et réouvert en 1993. Hélas, nous n'avons pas regardé au-dessus du toit, la tour de 10m entourée de sculptures colorées. Vraiment notre guide aurait pu nous montrer ou du moins nous parler de bien des sites intéressants très proches de l'hôtel.
Nous poursuivons notre route via la rue Pasteur, une des rares rues à avoir conservé sa dénomination française, avant d'arriver à proximité du Palais de la Réunification. Auparavant nous faisons mine de vouloir entrer dans une propriété adjacente avec un beau bâtiment colonial gardé par des policiers et des militaires qui nous empêchent d'entrer. Bon, ce n'est pas la bonne entrée, ou pas le bon site. Nous poursuivons jusqu'au bout de la rue et nous arrivons devant une entrée qui est ouverte d'où on aperçoit le palais, siège du pouvoir sud-vietnamien de 1966 au 30 avril 1975 lorsque 2 chars nord vietnamiens de construction chinoise brisèrent la clotûre d'entrée. Construit entre 1962 et 1966 par le président Diem selon les plans d'un architecte sud-vietnamien qui s'est inspiré d'un idéogramme chinois, signifiant chance, prospérité et richesse pour le pays. Le palais a été conservé comme monument historique depuis 1975 et seulement ouvert au public depuis 1990. Le bâtiment reste meublé comme à l'époque et est construit dans un style moderne assez fonctionnel et emprunt d'une grande symbolique.
Nous entrons dans le parc en même temps qu'une troupe de jeunes filles en ao daï rouge et blanc. Plus tard nous verrons des répétitions de la troupe sur la pelouse devant le palais.
Au premier étage du palais se trouvent les salles de réception et du Conseil des Ministres. Au second étage, le bureau du président Thieu et divers salons, au troisième étage, des salles de réception et de loisirs dont un cinéma, au quatrième, les terrasses avec l'h��licoptère présidentiel, une salle de danse, … Au sous-sol on visite les cuisines et le garage avec la vieille Mercedes présidentielle.
Dans le parc on voit les 2 chars qui ont pris le palais en 1975 ainsi que l'avion du pilote sud-vietnamien qui a trompé la défense aérienne pour bombarder le Palais. Cette visite en valait vraiment la peine et on s'étonne qu'elle ne soit pas prévue au programme du catalogue. A proximité du palais se trouve le musée de Ho Chi Minh Ville mais nous n'avons plus assez de temps pour le visiter. Nous rentrons à l'hôtel pour une dernière douche et pour libérer la chambre. Daniel a repéré un restaurant français tout près de l'hôtel, au pied de la tour Bitexco : La Niçoise. Le patron français nous accueille chaleureusement et à la table voisine, deux belges sont attablés, dont un baroudeur pensionné domicilié à La Hulpe. Peut-être le reverrons nous un de ces jour à La Mazerine ? Pour ce dernier repas nous voulons manger autre chose que du riz et nous dégustons du poisson dont la recette mèle les aromates vietnamiens et provençaux. Avant de retourner à l'hôtel pour notre rdv avec le chauffeur, nous allons nous balader le long du fleuve Saïgon où on nous propose un tour en bateau. Dommage, il est trop tard pour nous. Un coup de blues m'envahit. Ce voyage était vraiment trop bien et se termine trop vite.
Nous rejoignons l'hôtel en traversant la tour Bitexco, la plus haute du Vietnam avec ses 262 m et ses 68 étages, construite en 2010. La vue panoramique y est payante et il ne nous reste que quelques dongs.
Le chauffeur est ponctuel à notre rdv pour le départ vers l'aéroport. Dernier trajet au milieu des embouteillages de scooters, avec un pincement de coeur. A l'aéroport j'achète encore 2 statues de dames vietnamiennes qui trouveront une belle place sur le meuble du bureau.
Le voyage de nuit sera pénible. Nous sommes tombés sur les pires voisins aux sièges devant nous. Un couple de russes, qui prennent leurs aises en baissant leur siège au maximum pendant le voyage entier. A Istanbul, il y a quatre heures d'attente. Il y a une tempête, des trombes d'eau, et il fait 7 degrés. Je remets mon pantalon et mes baskets en lieu et place du confortable pantacourt et des sandales. Les vacances sont bel et bien terminées.
A Bruxelles, tout se passe au mieux et dans un temps record. Damien est là et nous ramène de suite à Rixensart avec -2° au thermomètre : glagla !
Reste juste à digérer la fatigue, faire les lessives, les courses, regarder et sélectionner les photos pour créer ce petit reportage et le mettre en ligne au plus vite.
Vietnam, tu es dans notre coeur pour toujours.

Jeudi 15 décembre : départ de Genval-Gare
Les photos du 1er jour
A 14h20, les valises sont prêtes et embarquées dans la Peugeot. Direction la gare de Genval. Enfin nous allons tester la ligne SNCB entre Schuman et l'aéroport. On se souvient qu'en juin, ils étaient en grève lors de notre départ vers Porto.
A l'aéroport, le contrôle douanier est maintenant complètement automatique : lecture électronique du passeport et ouverture du portique. Au contrôle de sécurité, mon sac à dos est embarqué sur une voie de garage : ouverture du sac et de la pochette des médocs : bon, je pensais la laisser dans la valise et j'ai oublié que mon canif qui m'accompagne partout depuis le Népal (en 1985 !!!) est dans cette trousse ! Rien n'y fait, le canif termine à la poubelle. On ne va pas se laisser abattre pour autant.
Le vol vers Istanbul est à l'heure. Ouf car nous n'avons qu'une heure pour le transfert dans l'immense aéroport Ataturc. Il y a bien de la place pour les jambes. On affiche enfin la gate B08. C'est à l'étage du dessous : un peu de pagaille pour prendre le bus, sous la pluie. Pour ce long vol de nuit, nous avons des places hublot à deux. Nous ne serons pas dérangés et nous pourrons nous lever à notre guise. J'allais m'endormir avec coussin, couverture, foulard, quand on nous sert encore un souper. Il est 3h du matin à Bruxelles. Enfin les lumières s'estompent et nous essayons de dormir. C'est moins confortable que le premier vol ! On nous réveille à 14h, heure de Hanoï pour un petit déj peu appétissant.
Vendredi 16 décembre : découverte de Hanoï
Après un atterrissage sans encombre, nous passons l'immigration en 15 minutes chrono. Attente des valises. Une famille vietnamienne avec 3 jeunes enfants réceptionne entre 10 et 15 bagages de toutes tailles ! Il doit s'agir d'un déménagement.
A la sortie, nous voyons tout de suite notre guide, TRUNG (prononcer Tchoung). La voiture de Mac (prononcer Maï) arrive et nous voilà dans la circulation. Dès l'entrée en ville, nous sommes assaillis de scooters de tous côtés. Le piéton n'est pas roi ici. Le guide est sympa. Il nous explique le change : 1 euro = 25000 dongs. Nous serons donc millionnaires 😏
Les maisons sont très étroites, une seule pièce, et hautes, tout en profondeur. L'hôtel est en plein centre ville. Sympa. Notre chambre est au 6e. C'est un peu vieillot, mais charmant, et beaucoup mieux que ce que j'attendais. Il fait bon, ni trop chaud, ni froid, bien que tous les locaux sont en anorak d'hiver bien fermé. Pour moi le t-shirt est parfait.
A 19h, souper à l'hôtel. Nous nous laissons conseiller par le serveur et c'est très bon, en particulier les nems.
Petit tour dans le quartier. Frayeur pour traverser la rue au milieu des scooters, voitures et klaxons. Un gentil monsieur me prend par le bras pour m'amener de l'autre côté, car Daniel est passé sans se soucier de moi ! Ceci dit, on s'habitue vite et la technique n'est finalement pas si compliquée.
Samedi 17 décembre : Journée libre à Hanoï
Après une excellente nuit, nous avons une journée entière libre pour découvrir la ville. Nous quittons l'hôtel vers 9h30. Il fait bon. Direction le km zéro et un circuit préparé par Daniel pour découvrir les plus belles rues de la vieille ville : le quartier des corporations : 36 quartiers dont la rue des bijoutiers, celle des lampions avec les très kitch décos de Noël et Nouvel An, la rue du poisson, celle des casseroles,
Nous prenons un verre à la rue des voiles où un liégeois nous annonce des inondations importantes dans la région du centre, où nous serons dans quatre jours.
Au grand carrefour du km zéro, à Hoan Kiem Lake, si encombré hier, près du lac de ‘Epée Restituée', des enfants jouent et roulent avec de petites voitures électriques, de petits go-karts très bas avec 2 manettes. C'est très agréable. Nous décidons que nous viendrons dîner au Avalon Lunch Café. L'après-midi, nous longeons le lac avec photos du stupa de la tortue Thap Rua. Visite de Bach Ma, le plus ancien temple de la ville. Nous sommes très contents de cette première journée, surtout de la visite du musée de la Femme Vietnamienne. Nous y avons découvert les rites de mariages dans plusieurs ethnies, l'histoire des femmes révolutionnaires, la déesse mère, les techniques pour moudre, la palanche, le film témoignage de femmes vendeuses de fruits ou autres marchandises dans la rue à Hanoï pour nourrir (difficilement) leur famille, les femmes héroïnes de la guerre et décorées suite à la perte de plusieurs de leur fils. Tout cela me touche énormément.
Passage dans la cathédrale Saint-Joseph. Des femmes y serinent des incantations lancinantes et ininterrompues.
Il nous reste juste une heure de repos avant le rdv avec notre guide et notre compagnon de voyage, Stéphane, genevois de 42 ans que nous connaitrons mieux dans les prochains jours.
Le repas dans un restaurant proche est excellent. Ensuite nous faisons le tour du lac de l'épée restituée au milieu d'une foule incroyable : danseurs de tango, mazurka, … Cela nous amuse un moment, puis retour à l'hôtel.
Première journée très remplie. Hanoï nous a déjà conquis.
Les photos du 3e jour
Dimanche 18 décembre : Hanoï avec le guide
Les photos du 4e jour
A 8h le guide nous attend. Un mariage se prépare dans la maison en face de l'hôtel. Notre minibus va nous mener au Temple de la Littérature, la 1e université du Vietnam, qui date de 1070, mais n'est pas reconnue par l'Unesco en tant qu'université. Des groupes d'enfants, les meilleurs écoliers du pays nous saluent, et font des selfies avec moi. Je n'ai jamais eu autant de succès avec ma peau si blanche ! Le lieu était consacré à la formation des mandarins, les hauts fonctionnaires de 1442 à 1779. Des stèles, portées par une tortue, aujourd'hui protégées par l'UNESCO honorent les dits mandarins. Il n'en reste aujourd'hui que 82 sur 116, suite aux bombardements de 1954. Le Yin et le Yang sont figurés partout : carré = terre, rond = ciel, tortue = terre, oiseau = ciel, tambour en bois – cloche ou gong en métal, homme - femme, bien - mal, montagne - eau, …
Nous admirons les colonnes en bois de fer souvent laquées en rouge, avec des idéogrammes très beaux.
Important à ne pas confondre : Un temple honore une ou des personnalités. La pagode honore toujours le Boudha.
Les offrandes peuvent être de la nourriture ou de l'argent. On donne aussi de faux billets pour les brûler pour garantir aux ancêtres qu'ils ne manquent pas d'argent dans leur nouvelle vie.
Ensuite se pose la question de la file d'attente d'une heure pour voir la dépouille d'Ho Chi Minh. Je ne suis pas vraiment prenante, mais nous n'y échappons pas. La file est sous haute surveillance, sans appareil-photo, pour juste passer davant le tombeau et voir la tête et les mains cirées du héros national. Puis nous visitons le parc, les maisons, dont celle sur pilotis, la Pagode au pilier unique, en forme de lotus, et les voitures de Ho Chi Minh, et nous nous arrêtons devant le palais présidentiel où sont reçus les visiteurs de marque étrangers.
Trung ne peut s'empêcher de nous raconter tous les détails des guerres gagnées par les Vietnamiens : l'indépendance contre les Français en 1954, les Américains en 1975, les Chinois.
Le dîner est moins apprécié que les précédents, le chauffeur s'étant fait arrêter par la police, suite à un feu soi-disant non respecté. Devant le restaurant, nous assistons à une scène violente d'une personne en crise complète : épilepsie ? drogue ?
Ensuite nous visitons la pagode sur le lac de l'épée restituée, via le pont rouge, déjà photographié à de multiples reprises.
La visite se poursuit avec le musée d'ethnographie. Les maisons des différentes ethnies minoritaires du pays sont présentées. La visite est très agréable. Il y a peu de monde et les constructions se visitent facilement, parfois à condition de se déchausser.
A l'entrée du soir nous allons au spectacle de marionnettes sur l'eau, typique du Vietnam. Plusieurs scénettes typiques sont représentées : des travaux des champs aux combats de dragons, de l'épopée de l'épée restituée aux différents instruments de musique.
Ensuite nous attend le cyclo-pousse qui nous fait visiter les rues animées aux lumières du soir et repassent dans des rues que nous avons découvertes hier. On se sent comme chez nous, à l'aise. Ce voyage nous plait de plus en plus.
Le repas dans un resto chic est vraiment délicieux, exceptionnel et le service est vraiment gentil : on se sent extrèmement bienvenu ici. Ce soir nous n'irons pas trainer autour du lac -) car demain il s'agit de se lever très tôt.
Les photos du 4e jour
Lundi 19 décembre : en route vers Ninh Binh
Les photos du 5e jour
Réveil à 5h45, plus tôt encore que pour aller au boulot !! Et après une mauvaise nuit, trop de bruit et de longues heures sans retrouver le sommeil.
Nous partons sans petit déjeuner pour la leçon de taï chi, en face du mausolée Ho Chi Minh, où des personnes âgées sont des habitués de l'exercice de cet art martial asiatique très matinal. Un professeur charmant, de +- 70 ans nous initie à quelques positions et mouvements lents de taï chi. C'est assez difficile de contrôler les jambes, les bras, les mains et sa position sur 2 axes. Mais on s'en sort pas trop mal. Dommage qu'à la fin des exercices, les habitués sont tous partis. Je comptais sur une démo de pros et quelques photos des positions les plus typiques.
Retour à l'hôtel pour le petit déjeuner et la valise plus le check-out. Stéphane est en retard et a du mal à boucler sa valise. Il pleuvine. Un petit crachin qui ne durera pas, et des files et des foules de scooters, de voitures, des bus, tout le monde est soudain dans les rues. C'est lundi.
Première visite à un atelier de laque. Après une seconde arrestation par la police, comme hier. Trung est scandalisé par les ‘voleurs', les fonctionnaires qui essaient de se faire un supplément avant les fêtes de fin d'année. Explications sur les techniques de peinture laquée : à la coquille d'oeuf (de canne), à la feuille d'or ou d'argent, avec des grains de coquillages, … Un travail d'équipe, et de bénédictin ! Puis nous visitons la boutique. Notre choix se porte sur un vase bien coloré, moderne, genre Picasso, avec d'un côté la représentation des quatre saisons et de l'autre, des instruments de musique. 70 euros quand même. Et je m'inquiète de la valise, déjà trop remplie.
Route vers la province du Ninh Binh, baie d'Halong terrestre. Les hommes se préparent pour une ballade à vélo avec le guide. Très peu pour moi. Je reste avec le chauffeur et on attend les bikers à 2 ou 3 endroits. Je fais ouvrir la valise de Daniel pour sortir les jumelles. C'est vrai que le long de l'eau, sur les rizières, il y a des oiseaux, et des personnes au travail, un peu éloign��es. Les voilà partis. A la halte suivante, je les attends trop longtemps : il y a un problème. Ben oui, les jumelles sont perdues ! C'était bien la peine !
Le repas de midi se passe dans une famille, nombreuse ! Le monsieur a trois filles et une ribambelle de petites-filles. C'est charmant. Ils nous servent une dizaine de plats. Dur de faire honneur à tout ! Tout est délicieux, sauf les nems, curieusement. Avec les conseils de Tchung, on s'en sort honorablement pour le pourboire. Le guide nous explique que la famille élève des chiens pour les restaurants. C'est vrai que plusieurs chiens se baladent autour de nous, dont une femelle et de magnifiques chiots très attachants. Dommage que leur sort soit de finir à la casserole ! Quelle horreur !
Après quelques kilomètres de route, sans crier gare, nous voilà installés dans de minuscules barques très plates. Notre rameur connait quelques mots de français. La promenade se fait dans un calme parfait, contraste après l'effervescence de Hanoï et ses klaxons incessants.
Nous en profitons à fond. Le soleil apparaît timidement derrière le brouillard mystérieux. Nous passons dans une grotte à chauve-souris, brr ! Belle expérience, à placer dans notre top 5. A notre retour à l'embarcadère, deux couples de mariés posent pour leur photos de mariage dans ce décor magnifique.
Nous voilà repartis pour la dernière visite de la journée : le site de l'ancienne capitale de Hoa Lu. Deux temples du 17e siècle célèbrent le Vietnam indépendant des 9e et 10e siècles (du temps des croisades). Le temple de Dinh Tien Hong est le plus beau : le portique est remarquable avec une clotûre décorée de céramiques vertes. Drapeau du Vietnam ancestral et du moderne cohexistent bizarrement pour honorer une dynastie royale en pays communiste. Le temple de LiDai Hanh, successeur du précédent et second mari d'une veuve devenue célèbre.
Nous quittons ce site remarquable après une tentative ratée de visiter un cimetière bien gardé par des chiens turbulents. Dans la rizière voisine, nous remarquons un homme et son buffle. Des haut-parleurs diffusent le journal officiel de manière à ce que la population ne puisse en aucun cas échapper au message venu d'en haut.
Nous poursuivons notre route pour Ninh Bin où nous passerons la nuit dans un hôtel chic. Le repas servi assez pompeusement se termine par un yaourt proposé directement dans son pot, assez drôle.
Tout le monde n'est pas pauvre dans ce pays : un château privé ressemblant à l'église de Koekelberg est en construction en face de l'hôtel.
Les photos du 5e jour Mardi 20 décembre : Vers la baie de Halong
Les photos du 6e jour
Longue route vers la baie d'Halong en passant près de la ville portuaire de Haï Phong. Gros trafic de camions sur cette route parsemée de postes de police. Nous traversons plusieurs villages. Nouvelle interpellation par la police pour passage d'une ligne blanche imaginaire. Mais le chauffeur se défend bien et ne paie pas, avec ou sans bakshich, on ne saura jamais.
Tout le reste du trajet, lui et Tchung continuent à traiter les policiers de voleurs. C'est vrai que cela devient excessif !
Nous observons durant le trajet, à la fois l'activité rurale dans les rizières et la vie dans les petites villes, avec l'artisanat et le commerce local. Tchung prend plaisir à nous montrer les restaurants proposant du chien ou du chat, repas de fête pour les habitants du Nord.
Du côté de HaïPhong, nous traversons un village le long d'un fleuve avec des fours de fabrication de ciment, très pollué : tout est blanc. Nous passons trop vite, sans pouvoir faire de photos.
Vers 11h, nous arrivons à la baie d'Halong et nous faisons encore un arrêt dans un élévage d'huîtres perlières. Nous avons droit à une explication de tout le processus, dont la démonstration de l'opération pratiquée pour implanter et extraire une perle d'une huître porteuse.
La boutique offre un choix énorme de bijoux un peu trop kitsch et trop cher pour les perles. Je trouve de belles boucles d'oreilles modernes en nacre pour les filles : cadeau de Noël tout trouvé.
Dans le port de la baie d'Halong, le guide nous laisse aux mains d'un de ses collègues. Nous embarquons vers midi sur un bateau d'une vingtaine de cabines, de la compagnie Mirage. Notre cabine est confortable avec douche, petit salon avec porte sur un mini balcon, très agréable, très privé. La porte en face de notre cabine donne sur la soute : les machines et le logement du personnel, beaucoup moins bien logés que nous !
L'accueil par notre guide et le personnel du bateau est très sympa. Le jeune capitaine parle anglais, avec un humour et une efficacité désarmantes. On est très bien tombés. Nous avons l'occasion de faire connaissance avec d'autres francophones : un couple d'anversois bien sympas, actifs dans le textile pour les couturiers, des français du sud. Nous avons droit à une bouteille de vin blanc lors du premier repas. Pas terrible ce vin local, nous nous en tiendrons donc à l'eau et à la bière pour le reste du voyage.
La vue est splendide dès le départ de la croisière. Malgré le temps brumeux, nous nous rendons compte que cet endroit est l'un des plus beaux du monde et nous en profitons bien, du pont inférieur, au supérieur, à notre cabine. Il fait plus chaud qu'à Hanoï et je sors mon top préféré en espérant bronzer un peu. Des excursions sont prévues pour visiter des îles et nous avons le choix de partir en kayak ou en bateau en bambou. Je suis un peu inquiète de ce qui nous attend. Mais tout se passe bien. Nous embarquons sur les petits bateaux tirés derrière le Pelican 2, qui nous déposent à un embarcadère où nous attendent les barques en bambou. Nous empruntons un petit passage sous les rochers vers un lac intérieur où les rochers sont colonisés par des macaques dont les sauts et les grimaces amusent les touristes. Ensuite nous attend la surprise : c'est le nom d'une grotte vraiment magnifique dont plusieurs concrétions font penser qui à des amoureux, qui au ‘doigt de Dieu', hum ! Tchung avait essayé de me convaincre de ne pas participer à l'excursion à cause des marches et du dénivelé. Heureusement que je ne l'ai pas écouté ! Premier arrêt photo avec un panorama époustouflant. Pour faire un portrait il faut utiliser le flash, ce qui n'est pas évident pour tout le monde et finit par occasionner quelques disputes de couples car on ne repassera pas à cet endroit en fin de visite, Tchung me l'a bien expliqué. Nous nous en sortons très bien. De retour sur le bateau, nous profitons de la fin de la Happy Hour pour déguster une margarita en compagnie de nos amis flamands. Pendant le repas du soir, le capitaine met à l'honneur quelques personnes : anniversaires et anniversaires de mariage. C'est sympa. On nous propose le film Indochine, en français. Malheureusement nous sommes bien trop fatigués. Nous allons plutôt dormir pour espérer voir le lever du soleil à partir de notre lit demain matin. Nous passons une bonne nuit dans notre super cabine, entourés d'un nombre d'autres bateaux pareils au nôtre et de quelques barques et un grand bateau de croisière visible au loin.
Les photos du 6e jour
Mercredi 21 décembre : Baie de Halong
Les photos du 7e jour
Réveil matinal sur le bateau pour observer le lever du soleil. Malheureusement, la brume a bien du mal à se lever, elle. Le spectacle est quand même inoubliable. L'atmosphère est propice à une forme de nostalgie et à un grand calme intérieur. Au programme, la visite de l'île de Titop, astronaute russe qui a visité le Vietnam et qui est le seul étranger à avoir donné son nom à une île de la baie. La montée compte 425 marches, mais Tchung m'a appris qu'ici je peux faire demi-tour quand je veux si la montée est trop difficile. De toute façon, monter des marches, je sais faire ! Je remarque qu'exceptionnellement nous prenons du retard sur l'horaire annoncé. Et à notre arrivée sur l'île, il y a une file. Pas normal ici, tout est si bien organisé d'habitude. La raison de ce couac ? La dame qui a fermé le site hier soir a, par mégarde, emporté la clé ! Un bateau officiel arrive à toute vitesse et débarque une véritable armée de fonctionnaires. La porte s'ouvre et la file se résorbe immédiatement. Daniel veut monter vite pour ne pas être gèné par ceux qui descendent et prendre des photos à son aise. De mon côté, c'est un peu l'inverse, je préfère être dans une file pour pouvoir m'arrêter de temps en temps sans être celle qui freine tout le monde. Tout se passe bien. Il y a régulièrement des paliers avec une vue magnifique. En haut on a droit à un panorama à 360°. C'est juste grandiose. Aucun regret pour l'effort fourni. Après cela on aurait pu se baigner ou se promener sur la plage, mais c'est décidément pas mon truc, et nous attendons sagement au pied de l'immense statue de TiTov.
De retour sur le bateau, nous avons droit à un brunch à 10 h du matin ! Pas vraiment faim, mais comme nous ignorons la suite exacte du programme, nous en profitons quand même. A cette heure-là je choisis les plats froids qui me plaisent vraiment bien. Il faut déjà refaire les valises. Heureusement nous n'avions que notre sac à dos et nous sommes vite prêts. Sur le pont nous faisons encore quelques dernières photos, le soleil arrivant enfin, et chauffant vite l'atmosphère.
Notre guide et notre chauffeur nous attendent. Premier déchirement. C'est ‘le plus beau d'not'voyage' qui se termine déjà, j'ai un goût de trop peu !
Nous voilà en route vers l'aéroport de Hanoï. Nous allons également quitter notre guide, si drôle et attachant ! Snif !
Nous traversons une région de charbonnages, que nous ne verrons pas, mais l'état de l'environnement ne laisse pas de doutes. Petite pause dans un grand centre commercial qui vend de grandes statues pour l'extérieur. A l'intérieur, un atelier de brodeuses et des salles d'exposition et de vente de tous les produits vietnamiens : bijoux, objets laqués, gastronomie, soie, … l'usine à touristes.
A l'aéroport de Hanoï, tout est bien organisé. Tchung nous accompagne pour l'enregistrement des valises. Curieusement nous avons un léger dépassement du poids autorisé, mais finalement ça passe sans encombre. Nous échangeons nos coordonnées avec Tchung et nous nous assurons que tout est ok pour les pourboires.
Une heure trente plus tard nous débarquons à l'aéroport international de Danang, au coeur des souvenirs des combats de 1968, dans un aéroport qui a servi aux américains pour perpétrer leurs pires méfaits dans le pays, à savoir la guerre chimique avec le ‘composant orange' de Monsanto qui recyclait ici son herbicide que le monde entier ne voulait plus acheter à cause de la dioxine.
Notre nouveau guide, Lam, nous l'explique dans la voiture. Les inondations récentes qui ont causé plusieurs morts il y a 5 jours à Hoï An en sont une des conséquences liées au déboisement de cette région proche du 17e parallèle qui était la frontière Nord-Sud après la défaite des Français en 1954. Le guide nous conduit pour le souper sur une plage de Danang en bord de mer. On voit à seulement quelques mètres les grosses vagues prisées aujourd'hui des surfeurs américains qui ont remplacé les GI's.
Nous sommes fatigués et le chauffeur très prudent nous conduit à Hoï An, dans un hôtel à l'écart de la ville. Il pleut et cela n'augure rien de bon pour demain. Mais nous sommes vraiment trop épuisés pour y penser.
Les photos du 7e jour
Jeudi 22 décembre à Hoï An
Les photos du 8e jour
Nous nous réveillons de bonne heure, comme d'habitude, et selon les désirs de notre guide. Nous entendons la pluie qui tambourine à tout berzingue sur le toit. L'hôtel est un ensemble de chambres qui donnent directement sur l'extérieur. Je me dis que dans ces conditions, je ne me lève pas. Hors de question de visiter la ville en barque comme les touristes de la semaine dernière ! Finalement cela se calme et nous nous levons quand même. La salle du petit déjeuner est le long de la rivière, et il faut traverser le jardin pour y accéder. Des personnes s'activent autour d'un ponton et autour d'un petit bateau sur la rivière. C'est agréable et très calme.
Départ avec notre guide pour découvrir la plus belle ville du pays. Ville très commerçante qui vient donc d'être inondée. On voit les traces d'humidité à 1m50 sur les murs. Les habitants ont rapidement nettoyé et tout remis en ordre après la décrue de la rivière. En Belgique, pareille inondation aurait été traitée de catastrophe naturelle majeure et le roi aurait certainement enfilé ses bottes pour venir consoler les victimes. Ici on prend cela avec philosophie malgré que la saison des typhons devrait être terminée depuis la mi-novembre.
Notre visite commence par un arrêt dans un cimetière au milieu des rizières. Le guide nous explique la signification des pierres tombales qui indiquent à côté du nom du défunt, le nom de tous les donateurs de la famille qui ont financé la sépulture, ainsi que la liste des descendants du défunt. Selon le rite local boudhiste, la tête du mort est toujours orientée côté montagne et les pieds en direction de l'eau, toujours à cause du Yin et du Yang, et dans un esprit de Feng-Shui. Daniel remarque la tombe d'un jeune soldat, ou officier de l'armée sud-vietnamienne vaincue.
Quelques buffles au repos et des femmes au travail dans les rizières. On est en période de labour en vue de la transplantation des pousses de riz. Le lizeron d'eau est présent et cultivé. Nous en mangerons dans les prochains jours. Nous visitons ensuite à pied les quelques rues commerçantes de Hoï An. Premier arrêt pour visiter une fabrique de soie, doublée d'un atelier de confection express. La visite commence par des explications en français sur la culture du ver à soie, puis l'extraction des fils de soie.
Puis à l'étage, nous découvrons les tenues qu'on propose de confectionner pour nous sur mesure, dans le tissu que nous choisissons. Malgré la chaleur difficilement supportable, surtout pour prendre des mesures, j'ai tellement envie de la tenue traditionnelle qui rend les vietnamiennes si belles et élégantes, je finis par accepter et Daniel commande à son tour une belle chemise noire. La prise de mesures est comique : photos de dos, de devant, … et dictée d'un tas de chiffres. On nous promet la confection et la livraison pour 18h à l'hôtel avec essayage et retouches éventuelles pour le soir même. Dans une autre boutique, nous découvrons la fabrication des lampions et de la marquetterie.
Le guide nous explique les particularités architecturales des maisons anciennes de la vieille ville, piétonière en-dehors des heures de pointe. La visite est très agréable. Plusieurs maisons se visitent. Nous apprenons les styles chinois, vietnamien et colonial. Nous visitons un petit temple dédié à la dame maritime qui a protégé les premiers migrants venus de Chine par la mer. Puis le pont couvert japonais, avec un petit temple intégré en son centre. Des animaux protègent l'entrée et la sortie du temple. La visite se poursuit par le marché local, où j'achète du thé au gingembre pour Damien. La suite va se faire à vélo, pour le guide et pour les hommes. Moi j'ai droit au cyclo-pousse. Daniel prend le guidon du cyclo-pousse pour la photo qui fera le plaisir de mes collègues comme carte de voeux pour 2017.
Belle ballade de quelques km pour se rendre à travers les rizières et les champs inondés, couverts de lizeron. Nous arrivons à l'heure du repas dans un petit village de maraichers où nous aurons droit à une visite guidée des plantations d'herbes aromatiques et légumes divers par le fils de la maison, bien sympathique et très didactique. Il nous apprend à arroser les lopins de terre avec 2 arrosoirs et une palanche : sportif ! Tout est net, propre, sans la moindre mauvaise herbe. Daniel est scotché. Je retiens que les hommes travaillent sur la plantation, pendant que les femmes vont au marché et reviennent à la maison avec l'argent, ce qui les rend très importantes. Avant de manger, nous avons droit à un cours de cuisine pour préparer des crèpes de riz aux crevettes et à la viande. La recette est soigneusement notée. Nous comptons bien réaliser la recette à la maison. Nous sommes affamés, mais un massage des pieds va encore nous permettre de nous détendre avant de passer à table. C'est très agréable, et cela ne se limite pas aux pieds : les épaules, la nuque, le cuir chevelu, le visage, et cela semble très amusant à nos hôtesses. Elles doivent bien se moquer de nous. Le guide fait quelques photos bien chouettes à notre insu. Enfin le dîner est servi et c'est une fois de plus absolument divin. Un plat en particulier est très personnel : le riz donne lieu à une présentation artistique de ce que nous inspirons à la cuisinière : pour moi ce sera une tortue. Je ne sais pas pourquoi ! Daniel a une sorte d'araignée, et pour Stéphane, c'est un homme bien en forme, hoho.
Avant de quitter cette maison, et cette famille super attachante, nous avons encore une démonstration de calligraphie. Le professeur (un véritable chinois) dessine à l'encre de Chine des dessins figuratifs, puis des versions de plus en plus abstraites pour nous montrer comment on en est arrivé aux idéogrammes représentant le bonheur, la prospérité et la longévité. Je retiens que le soleil + la lune sont utilisés pour figurer la lumière : logique.
En chemin pour retrouver notre minibus, le guide nous montre encore la végétation locale en bord de rivière, et l'escargot rouge qui s'attaque aux plants de riz et qu'il faut combattre au moyen de produits chimiques. La voiture nous attend un peu plus loin. Nous voyons un troupeau de buffles que leur propriétaire ramène pour la soirée, et qui traverse la route sans ralentir malgré le flot ininterrompu de voitures et de scooters, impressionnant.
La nuit tombe et nous rentrons à l'hôtel. A 18h pile, on nous appelle de la réception pour la livraison des vêtements sur mesure. Je m'attendais à ce qu'une femme m'aide à décider si cela convient bien. Mais non, le livreur attendra sagement à la réception. Je dois retrouver le bon de commande dans mon sac. Panique, j'ai complètement perdu de vue ce papier dont je n'ai pas compris l'importance ce matin. L'essayage est ok. Nous sommes ravis et nous envoyons directement les photos sur What's app. Les filles n'en reviennent pas que nous ayons osé nous lancer dans cette aventure typique.
La soirée est libre. Nous allons retourner en ville pour souper dans un restaurant conseillé par le guide. Je demande à la jeune réceptionniste de réserver une table pour nous. Elle semble étonnée que nous choisissions ce restaurant et veut nous envoyer ailleurs. Tant pis. La navette pour HoÏ An arrive et nous voilà partis avec des français bruyants qui se prennent pour le centre du monde. Mauvaise surprise au restaurant : l'entrée choisie par Daniel est tellement piquante qu'il ne peut pas la manger et l'empêche même d'apprécier le plat suivant. Après une ballade dans la rue aux lampions, très animée, nous achetons une bougie à une veille dame qui nous montre qu'on pose ce lampion sur la rivière et qu'il emporte notre voeu. C'est romantique. Subitement à 21h30, un rapide message dans les hauts-parleurs annonce la fin de la période de rue piétonne. A l'instant des vélomoteurs déboulent de toute part. Il faut donc rentrer. Un jeune homme nous propose un taxi. Nous annonçons le nom de l'hôtel, je m'arrange pour le prix de la course et nous voilà partis. A un moment, il klaxonne comme un fou, et m'explique que sa sister habite là. Il veut juste lui faire un petit bonsoir. On ne se complique pas la vie, ici, c'est trop cool.
Les photos du 8e jour
Vendredi 23 décembre : Danang : le musée Cham et la route du Col des Nuages vers Hué
Les photos du 9e jour
Nous devons à nouveau partir tôt, car nous devons déposer Stéphane à temps à l'aéroport de Danang. De là il va rejoindre sa famille au Myanmar pour fêter Noël avec eux. Avant cela nous allons visiter le musée Cham. A l'hôtel je fais mes adieux à la charmante réceptionniste, Tho. Elle me laisse une carte avec son nom et ‘Your Daughter'. Je suis sous le charme.
Nous longeons la côte et les voies de chemin de fer en direction de Danang et de ses grands hôtels-resorts qui attirent beaucoup de riches touristes américains et russes. D'anciennes bases militaires avec leurs bunkers intéressent Daniel et le guide. Nous arrivons près de l'immense pont en forme de dragon que nous voyons enfin de jour, après notre passage de nuit dimanche soir. Danang, 3e ville du Vietnam (avec 1 million d'habitants) s'appelait Tourane pendant la colonisation française. Proche du 17e parallèle, les GI's américains y ont localisé leurs principales bases aéro-navales, point de départ des bombardements les plus horribles. Abandon de la base un mois avant la chute de Saïgon en mars 1975.
Nous visitons le musée des sculptures, qui abrite depuis sa création en 1915-1919 par Henri Parmentier, des sculptures en grès datant du Ve au XVe s. Les Chams sont venus d'Indonésie avec leur culture hindouiste. Représentations de Brahma, Shiva, qui mêle le corps d'un lion (force) et d'un éléphant (intelligence), statues de Ganesh, le dieu éléphant.
A l'entrée du musée une carte du Vietnam permet de resituer le Champa au Vietnam ainsi que les hauts-lieux de la culture Cham, notamment le site de My Son détruit en grande partie par les bombardements américains mais dont Parmentier avait établi des relevés topographiques et des plans et des maquettes exposés dans le musée.
A la sortie du musée, une exposition de belles photos sur la vie quotidienne au Vietnam ainsi que des lieux les plus remarquables du pays retient notre attention.
A l'aéroport nous rachetons les dongs qui restaient à Stéphane avant de le laisser continuer son voyage.
Et nous voilà sur la route à travers la montagne : la route du Col des Nuages : il y a du brouillard et nous ne faisons qu'un arrêt. Parfois une trouée nous permet de voir les belles plages en bas. Il n'y a pas tellement de monde sur cette route, un tunnel permettant d'éviter le col est emprunté par les camions. Il n'y a plus que les touristes qui veulent passer le col. Ce n'est pas la saison idéale mais nous apprécions quand même la route et la vue. Ce col est la barrière climatique entre le Nord et le Sud du pays. Au pied de la montagne, la route croise le chemin de fer qui traverse tout le pays de Hanoï à Saïgon, en passant par Hué. Un village de pêcheurs offre un panorama de carte postale, comme dit Lam.
Le long de la route nous remarquons des échoppes qui vendent de petites bouteilles jaunes. C'est de l'huile d'eucalyptus. A la halte suivante, nous en achetons un flacon. C'est bon pour traiter les courbatures et les piqures de moustiques.
Arrivée dans la ville de Hué (350.000 habitants) vers midi. Après le dîner, nous visitons la cité impériale, avec la citadelle au premier plan, face à la rivières des parfums. Ancienne capitale du Vietnam, de 1802 à 1954. Hué est classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le roi Gia Long construisit cette citadelle de 1805 à 1832. Il s'agit du fondateur de la dynastie des Nguyen. L'ensemble a un périmètre de 10 km. Je suis accueillie par trois magnifiques jeunes filles pour une intervieuw dans le cadre de leurs études. Elles m'interrogent sur les sports que je pratique, hihi, très drôle ! Le temps est menaçant, avec de la bruine par moments.
Lors de la guerre du Vietnam, les troupes Vietcong s'y regroupaient et les américains ont donc allègrement bombardé ce joyau du 19e siècle, détruisant une grande partie des bâtiments. Mais grâce à l'Unesco la reconstruction des bâtiments les plus emblématiques peut se poursuivre.
Trois enceintes composent la citadelle en s'inspirant de l'architecture des Cités impériales chinoises.
A l'entrée de la Cité impériale, deux rangées de canons nous accueillent. Il y en a 9, chiffre symbolique, dont 5 pour les 5 éléments : eau, bois, métal, feu et terre, et de l'autre côté, les 4 saisons. L'entrée principale, ou Porte de Midi est percée de cinq portes, l'entrée pour les mandarins d'un côté, pour les militaires de l'autre. Ici les poètes et les militaires ont une importance égale. Après les grands bassins d'eau, une allée mène au Palais du Trône.
Des sculptures d'animaux se retrouvent un peu partout à chacun de ces animaux est attaché une symbolique particulière : les dragons qui surveillent les visiteurs du haut des toits ou dans les escaliers représentent la sagesse et la puissance le griffon apporte bonheur et protection royale, le phoenix la vertu et la tortue est porteuse de longévité.
80 colonnes en bois de fer ont résisté aux bombardements mais pas aux termites.
Entrée dans la Cité Interdite : Il ne reste que des ruines excepté 2 galleries : le pavillon de lecture et un théâtre dans lequel on peut poser avec des costumes fastueux, comme celui du mandarin.
Nous visitons deux temples : le temple du Culte des empereurs Nguyen avec 9 urnes dynastiques puis nous visitons le jardin et nous sortons dans la Cité habitée par ????
Au soir du 23 décembre, nous soupons dans une magnifique maison, ancienne demeure d'un mandarin.
Les photos du 9e jour
Samedi 24 décembre : Seconde journée à Hué.
Les photos du 10e jour
Les cyclo-pousses couverts nous attendent devant l'hôtel. Nous démarrons immédiatement vers la Pagode de la Dame Céleste en bordure de la rivière des Parfums. Nous traversons les rues animées de la cité impériale ainsi que le pont Eiffel sur la rivière. Je surprends Daniel à boire sa bouteille d'eau offerte comme chaque jour par le guide, alors que son conducteur transpire dans les côtes et sur les pavés inégaux. Moi, au moins j'ai la présence d'esprit de proposer la mienne à mon conducteur.
Nous laissons le cyclo-pousse au pied de la pagode de Thien Mu, en face de l'embarcadère sur la rivière. Là, une scène que nous avons vue à de multiples reprises se déroule sur les escaliers au pied de la pagode : une jeune femme dans une tenue magnifique, un ao daï d'un bleu profond, pose pour un photographe professionnel. La scène dure un moment sans le moindre mouvement, ni même des yeux ou des cils. J'en profite pour photographier la belle, seule et avec Daniel. Puis le guide fait la photo à trois. Beau souvenir.
La pagode de Thien Mu se caractérise par une tour de 7 étages qui donne sur le fleuve : 7 étages comme les 7 réincarnations de Budha. Divers symboles ornent la tour : fleurs de lotus et svastiska rappelant une croix gammée à l'envers. A droite une tortue géante avec une stèle et à gauche, une cloche.
Dans le temple les trois boudhas représentant le passé, le présent et le futur. Joli jardin avec des bonzaïs et relique de l'Austin bleue utilisée par Tich Quang Due qui s'est immolé par le feu en 1963 à Saïgon pour protester contre le pouvoir anti-boudhiste de Diem, pro-catholique. Son coeur serait resté intact malgré la température très élevée de l'immolation. A l'arrière, nous découvrons les locaux du monastère où les bonzes arrivent par un long couloir pour aller dans les réfectoires où le repas les attend, avec des cadeaux que les visiteurs leur ont apportés : cannettes de coca entre autres.
Malheureusement, le temps se gâte : il va pleuvoir sans discontinuer le reste de la journée.
Nous visitons la maison typique de la famille d'un mandarin, où on nous sert le thé et des friandises au gimgembre. L'autel des ancêtres est bien fourni en nourriture par les deux soeurs âgées et célibataires qui vivent là.
Les petits hôtels à l'extérieur des maisons sont destinés à accueillir les âmes errantes et les esprits qui circulent la nuit autour des maisons.
Le dîner se passe dans une maison-jardin, un endroit magnifique avec des nénuphars et des fleurs de lotus.
L'après-midi est consacrée à la visite de deux tombeaux des rois de la dynastie Nguyen.
Selon les croyances, la vraie vie est dans l'au-delà et les morts continuent leur chemin avec les mêmes besoins que les vivants : manger, dormir, acheter des choses, … Le tombeau impérial sert aussi de résidence à la campagne. La construction répond à des critères de géomancie particuliers entre montagne et eau (du fleuve ou du lac artificiel). Lorsqu'un élément manque, on l'ajoute de façon artificielle. Il y a toujours un paravent avant l'élément principal de la construction.
Une vaste esplanade regroupe les statues de mandarins et leurs montures : éléphants et chevaux, un pavillon avec une stèle narrant la biographie du personnage, un temple, puis le site funéraire à proprement parler. Dans le parc nous reconnaissons de beaux arbres : frangipaniers, jacquiers, longanier, litchi. Nous visitons d'abord le tombeau de Tu Duc, qui a règné de 1848 à 1883, ou palais de la modestie, pas du tout modeste. Il a nécessité 3 ans de construction de 1864 à 1867 et a englouti des sommes faramineuses. Petites statues de mandarins, le roi lui-même étant petit. Le dais au-dessus du tombeau est en béton mais si bien fait qu'on dirait un rideau qui bouge. Impressionnant.
Le second tombeau, celui de Khai Dinh, dernier de la dynastie, est bien différent, en béton au lieu de la pierre. Il mélange les références traditionnelles et européennes : fleurs de lys. Le style est très kitsch. L'homme était complètement mégalo. La construction a pris 11 ans de 1920 à 1931. Des ardoises d'Anger, des fresques avec des bouteilles, du verres, des cuillères à soupe, des morceaux d'assiettes pour représenter moultes scènes de la vie, des animaux, des fleurs aux quatre saisons. Une pièce annexe regroupe des cadeaux reçus de son vivant des princes et rois occidentaux.
La dernière visite est bien différente, dans un monastère d'eunnuques impériaux. C'est l'heure de la prière et un jeune bonze psalmodie en frappant un gong pour envoyer ses prières vers le ciel. Un petit cimetière annexe comporte quelques tombes de bonzes. A côté on entend le chant d'une pagode de bonzesses.
Arrêt dans une fabrique de chapeaux vietnamiens traditionnels et de bâtons d'encens. L'agence de voyage nous offre un beau chapeau aux poèmes : dans lequel on voit des scènes typiques par transparence lorsque le chapeau est soumis à la lumière : magnifique. Encombrant aussi, mais Lam assure que Turkish Airlines acceptera sans problème un sac supplémentaire avec nos chapeaus et quelques bottes de bâtons d'encens très parfumés.
Ce soir, c'est le réveillon de Noël. Des bandes de jeunes vietnamiens se rassemblent dans le centre de la ville. Nous allons souper dans un magnifique restaurant jardin. Nous nous sommes mis sur notre 31 : Daniel porte sa nouvelle chemise sur mesure et j'ai mis ma longue jupe et de belles chaussures : un petit risque après une journée entière de pluie ! Nous commandons un cocktail. Malgré le niveau de standing du restaurant, le premier plat du menu est servi avant notre apéritif. Je me permets de demander à la charmante serveuse de reprendre la soupe et d'attendre un peu. Après le repas, il est encore temps de passer au 12e étage de notre hôtel où une boisson nous attend dans une ambiance musicale : deux jeunes musiciens jouent des airs connus pendant qu'un groupe de chinois émèchés renverse de la bière partout. Bon, nous allons dormir car la fatigue de cette longue journée a raison de notre envie de fêter Noël.
Les photos du 10e jour
Dimanche 25 décembre Jour de Noël : Saïgon – Ho Chi Minh Ville.
Les photos du 11e jour
Départ de bon matin : déjeuner à 5h45, avant même l'ouverture officielle du restaurant : nous sommes les premiers à nous restaurer, et nos valises sont déjà prêtes devant la porte de la chambre, et tout cela un jour de Noël ! La voiture nous attend pour le trajet vers l'aéroport de Hué et le transfert vers Saïgon. Petit aéroport et enregistrement rapide : notre guide et notre chauffeur vont pouvoir rentrer vite chez eux, l'un à Hoï An et l'autre à Danang. Lam nous apprend qu'on annonce à nouveau un typhon sur la région du centre, que nous quittons juste à temps. Il y aura de nouveau des inondations, et des morts. Il a l'air assez déprimé.
Dans le bus de transfert de l'aérogare vers l'avion, Daniel donne sa place assise à une jeune vietnamienne et son bébé qui pousse de petits cris de plaisir à mes grimaces. J'échange quelques mots avec la maman qui rentre chez elle après une visite à sa famille. Ca fait du bien, la chaleur humaine ! Dans l'avion des bonzes en tenue marron (grand véhicule) voyagent à nos côtés. Le vol ne dure qu'une heure et nous voilà à Ho Chi Minh Ville. Choc de chaleur à l'arrivée ! genre 32°. Nous sommes pris en charge par notre nouveau guide : Tien, une dame de mon âge. J'apprécie énormément cette diversité de guides qui nous font connaître les multiples facettes et visions de ce pays magique. Quelle chance nous avons ! Le chauffeur Hung, nous conduit directement dans le quartier de Cholon qui est un grand marché chinois : une enclave de 500.000 sino-vietnamiens (Hoa) à proximité du coeur de Saïgon. Saïgon a été rebaptisée par les communistes en 1975 en Ho Chi Minh City. Seul le quartier n°1 du centre-ville conserve la dénomination de Saïgon.
Avec 8 millions d'habitants, c'est la ville la plus importante du pays, Hanoï en comptant 3,1 millions et Hué 350.000. Danang compte 1 million d'habitants et Hoï An 120.000. La rivière Saïgon la traverse et est le siège d'une activité portuaire fortement développée avec la présence de l'armée américaine durant la guerre à partir de 1962 (plus de 100.000 civils et militaires américains à la ‘belle' époque !! Après la prise de Saïgon le 30 avril 1975, près de 1,5 millions d'habitants ont fuit de Saïgon et du Delta du Mekong avec les ‘boat people'. A mettre en perspective avec l'exode syrien de 2015-2016 ! Beau sujet de réflexion pour un jour de Noël !!
Dés le 1er mai 1975, Saïgon vivra dans la répression et les anciens militaires et fonctionnaires du régime déchu seront envoyés dans des camps de rééducation dans le Nord profond. Ce fut le cas d'une partie de la famille de notre guide dont le père, ancien colonel passera 10 ans dans un de ces camps. Notre guide et sa soeur, qui sortaient de l'adolescence ont aussi été envoyées en camp de travail et se sont vues mises à la rue comme nombre de sud-vietnamiens. Des traces profondes subsistent malgré les mesures de libéralisation prises par le régime à partir de 1987. Durant ces 12 ans de répression, l'économie de la région a régressé de 40 ans, mais actuellement les investisseurs reviennent. Le trafic des scooters est impressionnant mais un peu plus discipliné qu'à Hanoï quand même.
Visite du marché chinois : beaucoup de brol en plastique, surtout car le nouvel an approche et les gens achètent des cadeaux de toutes sortes. Petit cours linguistique de notre guide, cela semble être son dada : chaque lettre peut s'écrire avec toutes sortes d'accents qui vont en modifier la prononciation et le sens. Explications sur les plantes médicinales achat de champignons. Le marché chinois couvert est actuellement en cours de rénovation, et il est donc fermé.
Visite d'un temple chinois : Thieu Hau ou temple de la Dame Céleste, déesse protectrice des navigateurs. Des négociants originaires de Canton en assurent l'entretien et ont mis en place un système d'assistance financière mutuelle. La guide nous montre dans les personnages représentés dans la frise les deux seuls européens qui seraient … le capitaine Haddock d'un côté, … et Tintin de l'autre côté !
Repas dans un bon restaurant. Le proprio est particulièrement fier de sa moto Honda gros cylindre qui trône à la réception du restaurant. Dans la rue, nous remarquons à nouveau le réseau de fils téléphoniques enchevêtrés, une réparation étant justement en cours par la société locale de télécom.
Visite du quartier du centre-ville à pied : cela se limite à deux boulevards : l'avenue Nguyen Hué : l'avenue des champs-élysées de Saïgon : 750 m de long et 70 m de large, qui relie l'Hôtel de Ville à la rivière et est coupée par les travaux du metro. Le long de cette avenue, plusieurs centres commerciaux luxueux et de grands hôtels comme l'Hôtel Rex, et le centre commercial Union Square près de l'hôtel de ville. Devant l'hôtel de ville de style colonial qui a fait l'objet de travaux d'agrandissement récents, une grande statue de Ha Chi Minh. Nous passons devant le Théâtre Municipal et à l'extrémité de l'autre avenue importante (rue Dong Khai) la cathédrale Notre-Dame et la poste centrale en vis-à-vis. Jour de Noël et office en cours : la visite est impossible.Visite rapide de la Poste Centrale supportée par une charpente Gustave Eiffel et explication sur les plans de Saïgon datant de 1892 et 1936. La rue Dong Khai ou rue du soulèvement populaire est la seconde artère de la ville et est bordée également de grands hôtels dont le Caravelle, le Majestic et le Continental. Nous tenons encore à visiter le musée de la guerre. Les fameuses ‘cages à tigres' du Bagne de Poulo Condor ainsi que divers objets abandonnés par l'armée américaine nous impressionnent fortement. Dans le musée nous remarquons aussi l'exposition sur l'utilisation des défoliants (agent orange) et les suites causées sur la santé des habitants. On y voit entre autres la célèbre photo du massacre de My Lai en mai 1968 et la photo de la fille au napalm brûlée à l'âge de 9 ans, suite au largage de bombes. Dur, dur !
Egalement une salle sur les armes US utilisées dont le fameux Phal de la Fabrique Nationale d'Armes de Herstal.
Retour à l'hôtel et prise de possession de notre chambre. Ce n'est pas le meilleur hôtel de notre voyage, mais il est idéalement situé en plein centre-ville tout près de la nouvelle tour Bitexco.
Puis encore un merveilleux dîner sur le fleuve, sur un bateau-restaurant qui navigue pendant le repas. Superbes vues sur les tours illuminées de la ville et concert et danses pendant le trajet. Romantique au possible. Le service par une très jeune fille qui ne connait pas la Belgique, mais va regarder sur Google après son service : touchant !
Les photos du 11e jour
Lundi 26 décembre : Route vers Caber et croisière sur le Bassac
Les photos du 12e jour
La nuit a été difficile pour Daniel. La clim fonctionnant trop bien, et la couette étant trop étroite, Daniel dort tout habillé en grelottant. Aujourd'hui nous n'avons plus de guide. Nous laissons les valises à la réception et partons avec notre sac à dos avec le chauffeur pour 3 heures de route vers le port de Caber sur le delta du Mekong. Le produit anti-moustique et la crème solaire sont bien calés dans mon sac avec tout le reste. La Toyota Innovation roule très bien. La sortie de Saïgon en ce lundi matin n'est pas trop encombrée. Les feux sont synchro. Après la ville, nous découvrons les rizières, qui sont plantées dans cette région plus chaude. Dans le sud, il y a 3 récoltes par an, de 3 mois et 10 jours par récolte, au lieu de deux seulement dans le nord. Il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Des soldats ? nous l'ignorons. A certains carrefours, la police de la route est à l'oeuvre. Ici ils n'arrêtent pas les touristes mais certains véhicules plus ou moins trafiqués. Nous dépassons des véhicules en tous genres : les scooters avec 1, 2, 3 ou 4 personnes avec ou sans casque, chargés de sacs, de caisses, de barres de fer, de tout ce qu'on peut imaginer.
Dans une ville, la situation se corse. Il y a 3 bandes de circulation : à droite pour les scooters qui se doublent entre eux. Un camion en panne les oblige à mordre sur la 2e bande, la nôtre. Et à gauche, les camions, bus et autres véhicules plus lents mordent parfois la ligne de ce côté. Ca fait peur, il ne faudrait pas regarder ! On dirait bien qu'on arrive car la route devient étroite et cahoteuse. Nous stoppons devant un temple roccoco avec un signe distinctif : un oeil. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'un temple Cao Daï, modèle de religion synchrétiste qui associe Victor Hugo, Lao Tseu et Lénine avec les courants boudhistes et chinois.
Il fait chaud et je profite qu'une vendeuse me propose des chapeaux à 2 dollars pour m'en offrir un qui devrait bien me servir sur le bateau, pendant que Daniel s'apprête à changer des dongs pour 10 euros, alors que nous avons compté hier soir que nous aurions besoin de tout les dongs restants. Bizarre. Nous faisons plein de photos du temple sans savoir de quoi il s'agit, le chauffeur ne parlant ni Anglais ni Français. Le jardin attenant au temple est constitué de vasques avec des lotus dont les fleurs s'ouvrent : magnifique. C'est la première fois que nous observons des boutons et des fleurs dans toutes les phases de l'éclosion. Très chouette comme arrêt imprévu.
Nous sommes vraiment très proches de l'embarcadère où nous attend la guide de cette dernière étape de notre fabuleux voyage : encore une femme, plus jeune que la Saïgonnaise, également prénommée Tien. Je m'enduis de crème solaire. C'est un four ici. Un ‘petit' bateau vient nous chercher pour nous amener sur le Bassac II, bateau de croisière de taille modeste, avec ses 10 cabines. Je photographie tout. C'est magique. Nous sommes les premiers ‘invités' sur le Bassac II. Le personnel nous accueille comme des rois. Ils sont super gentils. Il y aura 14 personnes au total. Nous sommes les seuls francophones, avec un couple de suisses allemands, un couple de britanniques gays et une famille anglophone. C'est vraiment familial. Notre cabine est sur le pont supérieur, pas bien grande, mais il y a tout le comfort, la clim, la douche, et le lit. C'est l'étage de la capitainerie et de la salle de restaurant. Le dîner est à nouveau excellent avec en entrée de grosses crevettes à tremper dans le sel et à arroser de jus de citron. Mmmh !
Après le repas, les autres font tous la sieste, mais pas nous bien sûr ! Il y a tant de choses à voir sur les berges et sur le fleuve : les barges qui transportent la terre draguée par des grues dans la rivière, de petites embarcations guidées par des femmes à chapeaux coniques, des bateaux de touristes, … Nous traversons des villages où nous entendons les karaokés, où un bac amène les scooters d'une rive à l'autre. Nous passons sous quelques grands ponts, nous croisons des chantiers navals, des fours à briques, des raffineries, des usines de transformation du riz, … Cela grouille de vie.
A 16 h, nous embarquons sur un petit bateau pour nous rendre dans un de ces villages. La guide nous montre et nous laisse sentir les feuilles aromatiques et fruitières : le pamplemousse, la noix de coco, le bananier, le jaquier, …
Dans les plantations de riz, la culture a environ un mois. Ce sera mûr dans deux mois. Elle nous montre les oeufs d'escargot, qui font mourir le plant, qu'il faut donc arroser de pesticides. Ici aussi il y a des tombes un peu partout sur les parcelles. Ce sont les tombes des ancêtres de la famille qui voulaient rester sur leurs terres. A présent ces pratiques sont interdites car les parcelles seraient bientôt complètement occupées par les tombes ! Nous sommes accueillis dans la cour d'une maison avec des plats de fruits à déguster : pamplemousse, ananas, mandarines, banane, mangue et fruit du jacquier. La dame fabrique de petits animaux en feuilles tressées : une sauterelle et un oiseau. Nous avons vraiment apprécié cette visite, les fruits, les explications, l'accueil et tout.
De retour sur le bateau nous avons encore droit à un souper de rois. Les gambas sont à nouveau extra bonnes. Je sympathise avec le jeune couple suisse et nous avons une conversation en allemand sur les médicaments orphelins et la position spécifique de la Belgique en la matière. Fou, non ? Je prends aussi plaisir à discuter en anglais avec le monsieur un peu plus âgé que nous, qui est retraité depuis peu et aime les mêmes pays que nous, ainsi que son ami, un peu enrobé, qui a les mêmes problèmes que moi dès qu'il fait un peu plus chaud. Il agite son petit éventail à manche et je me sens moins seule à souffrir de la chaleur ambiante. Eux termineront leurs vacances sur l'île paradisiaque de Phu Quoc alors que les suisses vont passer le nouvel an à Hong Kong. Il fait noir. La navigation ne s'arrête pas. Les bateaux nous croisent pratiquement sans éclairage. Incroyable !
Les photos du 12e jour
Mardi 27 décembre : Fin de la croisière et de Cantho à Saïgon
Les photos du 13e jour
Lorsque le bateau lève l'ancre à 6h, il y a un peu de brume. Nous sommes les premiers sur le pont. A cette heure matinale, il fait bon. Petit déjeuner continental, délicieux.
A 8h30, les bagages bouclés, nous quittons le Bassac II pour un petit bateau et la visite du marché flottant de Phong Dien.
C'est un marché de gros. Un bateau est rempli d'ananas par exemple, un autre de noix de coco, un autre de patates douces. Les commerçants viennent s'approvisionner tôt le matin avant d'aller à leur tour vendre les produits sur leur marché local. Ensuite nous visitons une fabrique de nouilles, la dernière fabrique artisanale. Il y a donc beaucoup de touristes.
A 10h30, nous débarquons à Cantho, ville de 1,3 millions d'habitants. Hung, notre chauffeur nous attend. Petit stress, la Toyota Innova ne démarre pas. Hung jette un petit coup d'oeil sous le capot et ça repart. La route sera plus longue qu'à l'aller. Je veux absolument une photo d'un caphe-hamac, lieu où les conducteurs de scooter peuvent se reposer quelques minutes ou quelques heures au milieu de la longue route entre Saïgon et Cantho. C'est difficile car nous roulons vite. Il y a plus de trafic et de bosses qu'à l'aller. Hung accepte de faire un arrêt, mais notre caphe n'est pas très grand et personne ne s'y repose. Tant pis, je crois que je me souviendrai quand même toujours de cette spécificité du Vietnam.
A 12h30, nous faisons halte au Mekong Rest Place. Un endroit magnifique avec des arbres en fleur, des étangs, des nénuphars, des petits ponts, plusieurs salles de restaurant et à nouveau une table isolée, très bien située pour nous. Le repas démarre très bien avec les crevettes au pamplemousse. Les plats suivants sont moins à notre goût et il nous prend une subite envie de steak ! Ce doit être psychologique, car cette fois la fin des vacances est très proche.
La seconde moitié du trajet passe très vite. L'entrée en ville se passe sans problème et nous voilà de retour à l'hôtel ‘Au Lac II'. Nos valises nous attendent à la réception et nous prenons un moment pour nous rafraichir, nous reposer et écrire quelques cartes. Il est temps !
Nous sortons vers 17h. Objectif n° 1 : poster nos cartes à la grande poste, prendre un verre et marcher un peu dans le quartier de l'hôtel de ville, de la cathédrale et enfin choisir un resto pour notre dernier souper.
Près de la poste, nous découvrons une rue sympa, piétonne, consacrée aux librairies et aux bouquinistes. A la poste, Daniel photographie un bureau complètement désordonné juste à côté de la boîte aux lettres où je laisse mes cartes. Heureusement, je ne l'ai pas remarqué car je discute avec une dame japonaise, ancienne professeur d'Anglais, ravie de parler à des européens et qui m'a montré la boîte pour le moins pas typique et invisible pour moi. Avant de nous restaurer, petite halte dans le bistrot du Sheraton où le café glacé est délicieux mais hyper cher. Enfin bon, une fois n'est pas coutume !
Nous optons pour un restaurant italien, car les steaks du Steak House sont aussi hors de prix. Après la pizza de Daniel et mes linguine vongole, une glace achève ce repas purement européen.
Les photos du 13e jour
Mercredi 28 décembre : dernier jour à Saïgon
Les photos du 14e jour
Déjà notre dernier jour au Vietnam. Aujourd'hui nous prenons un peu plus de temps pour nous préparer et nous mettre en route. D'abord boucler la valise pour la dernière fois. La réception nous autorise à garder la chambre jusque 13h et le chauffeur viendra nous chercher à 16h.
Après un copieux petit déjeuner, nous partons à pied pour le Palais de la Réunification que notre guide n'a pas jugé opportun de nous montrer dimanche. Comme à Hanoï, les habitants mangent dans la rue leur soupe matinale, le phö. Nous passons près du temple hindou de Mariamman qui est le dernier de Saïgon et semble encore fréquenté. Un jeune couple hindou est venu présenter leur fils de 21 jours aux dieux. Divers autels avec des offrandes, une vache sacrée sur roues, typiques de ce genre de temples donnent à l'endroit un aspect rococco. Le temple dédié à la déesse Mariamman construit par des négociants tamouls a été fermé après la chute de Saïgon et réouvert en 1993. Hélas, nous n'avons pas regardé au-dessus du toit, la tour de 10m entourée de sculptures colorées. Vraiment notre guide aurait pu nous montrer ou du moins nous parler de bien des sites intéressants très proches de l'hôtel.
Nous poursuivons notre route via la rue Pasteur, une des rares rues à avoir conservé sa dénomination française, avant d'arriver à proximité du Palais de la Réunification. Auparavant nous faisons mine de vouloir entrer dans une propriété adjacente avec un beau bâtiment colonial gardé par des policiers et des militaires qui nous empêchent d'entrer. Bon, ce n'est pas la bonne entrée, ou pas le bon site. Nous poursuivons jusqu'au bout de la rue et nous arrivons devant une entrée qui est ouverte d'où on aperçoit le palais, siège du pouvoir sud-vietnamien de 1966 au 30 avril 1975 lorsque 2 chars nord vietnamiens de construction chinoise brisèrent la clotûre d'entrée. Construit entre 1962 et 1966 par le président Diem selon les plans d'un architecte sud-vietnamien qui s'est inspiré d'un idéogramme chinois, signifiant chance, prospérité et richesse pour le pays. Le palais a été conservé comme monument historique depuis 1975 et seulement ouvert au public depuis 1990. Le bâtiment reste meublé comme à l'époque et est construit dans un style moderne assez fonctionnel et emprunt d'une grande symbolique.
Nous entrons dans le parc en même temps qu'une troupe de jeunes filles en ao daï rouge et blanc. Plus tard nous verrons des répétitions de la troupe sur la pelouse devant le palais.
Au premier étage du palais se trouvent les salles de réception et du Conseil des Ministres. Au second étage, le bureau du président Thieu et divers salons, au troisième étage, des salles de réception et de loisirs dont un cinéma, au quatrième, les terrasses avec l'h��licoptère présidentiel, une salle de danse, … Au sous-sol on visite les cuisines et le garage avec la vieille Mercedes présidentielle.
Dans le parc on voit les 2 chars qui ont pris le palais en 1975 ainsi que l'avion du pilote sud-vietnamien qui a trompé la défense aérienne pour bombarder le Palais. Cette visite en valait vraiment la peine et on s'étonne qu'elle ne soit pas prévue au programme du catalogue. A proximité du palais se trouve le musée de Ho Chi Minh Ville mais nous n'avons plus assez de temps pour le visiter. Nous rentrons à l'hôtel pour une dernière douche et pour libérer la chambre. Daniel a repéré un restaurant français tout près de l'hôtel, au pied de la tour Bitexco : La Niçoise. Le patron français nous accueille chaleureusement et à la table voisine, deux belges sont attablés, dont un baroudeur pensionné domicilié à La Hulpe. Peut-être le reverrons nous un de ces jour à La Mazerine ? Pour ce dernier repas nous voulons manger autre chose que du riz et nous dégustons du poisson dont la recette mèle les aromates vietnamiens et provençaux. Avant de retourner à l'hôtel pour notre rdv avec le chauffeur, nous allons nous balader le long du fleuve Saïgon où on nous propose un tour en bateau. Dommage, il est trop tard pour nous. Un coup de blues m'envahit. Ce voyage était vraiment trop bien et se termine trop vite.
Nous rejoignons l'hôtel en traversant la tour Bitexco, la plus haute du Vietnam avec ses 262 m et ses 68 étages, construite en 2010. La vue panoramique y est payante et il ne nous reste que quelques dongs.
Le chauffeur est ponctuel à notre rdv pour le départ vers l'aéroport. Dernier trajet au milieu des embouteillages de scooters, avec un pincement de coeur. A l'aéroport j'achète encore 2 statues de dames vietnamiennes qui trouveront une belle place sur le meuble du bureau.
Le voyage de nuit sera pénible. Nous sommes tombés sur les pires voisins aux sièges devant nous. Un couple de russes, qui prennent leurs aises en baissant leur siège au maximum pendant le voyage entier. A Istanbul, il y a quatre heures d'attente. Il y a une tempête, des trombes d'eau, et il fait 7 degrés. Je remets mon pantalon et mes baskets en lieu et place du confortable pantacourt et des sandales. Les vacances sont bel et bien terminées.
A Bruxelles, tout se passe au mieux et dans un temps record. Damien est là et nous ramène de suite à Rixensart avec -2° au thermomètre : glagla !
Reste juste à digérer la fatigue, faire les lessives, les courses, regarder et sélectionner les photos pour créer ce petit reportage et le mettre en ligne au plus vite.
Vietnam, tu es dans notre coeur pour toujours.

Petite tournée à Paris du 3 au 7 janvier 2017 English translation pending
PETITE TOURNEE A PARIS DU 3 AU 7 JANVIER 2017
Avec le plus grand de mes petit-fils de 14 ans
Mardi 3 janvier Nous prenons le Thalys à Bruxelles pour nous rendre à la gare du nord de Paris. C’est la première fois que nous visitons cette capitale tant et tant vantée. Personnellement, je n’ai jamais été attirée vers cette ville mais mon raisonnement a complètement changé depuis ce séjour ! Nous arrivons dans un petit hôtel du 11ème arrondissement (hypotel du Père Lachaise) réservé avec booking à un prix très intéressant. Propre, sympa, à 400 mètres du métro et des bus ; rien à redire. Nous arrivons vers 14 H à la gare du nord, prenons le métro 2 (très loin de l’arrêt du Thalys) vers la station Père Lachaise et trouvons de suite notre hôtel. Nous déposons nos affaires pour partir directement avec le bus 69 (arrêt Parmentier) en direction du terminus au champ de Mars. Nous parcourons ainsi la ville pour la première fois en bus. Nous voyons la Tour Eiffel à moitié à cause de la brume. Nous tournons autour, rentrons dans la cour mais ne montons pas à l’intérieur. Le temps de faire cette balade, la brume disparaît et la tour est visible complètement. Le soir arrivant, la tour est encore plus belle illuminée. Nous nous rendons au bord de la Seine pour faire une croisière d’une heure afin de voir les bâtiments illuminés de la ville. Il faisait froid, surtout sur le pont, mais ne sommes pas du tout déçus de ce petit tour où nous voyons des bâtiments dont nous ne connaissions pas encore le nom à part Notre Dame de Paris et le Louvre. Après coup, nous avons su que nous étions passés devant les Invalides, l’Hôtel de ville, au loin le Panthéon, le Grand Palais, etc… Après cette mini croisière, nous prenons un bus pour nous rendre au rond point des Champs Elysées afin de voir les illuminations. Subitement, je pense que si nous restons deux arrêts de plus, nous aurons fait une partie des Champs Elysées en bus car à pied, ce n’est pas très marrant. Nous voyons l’arc de Triomphe au loin mais n’irons pas jusque là; au milieu de l’avenue, entre deux feux rouges, nous le prenons en photo. Retour à l’hôtel avec le bus 69 et arrêt à ST. Maur (direction Gambetta). Nous irons prendre l’apéro au café du coin et sommes très étonnés du prix onéreux de nos boissons… ce n’est pas le prix de mon bled! Nous mangerons un peu plus loin dans un resto turc bien moins cher…
Mercredi 4 janvier : Nous prenons un café à l’hôtel et un croissant en chemin, tout en marchant en direction du cimetière du Père Lachaise à 1,5 km. D’abord, nous visitons la Basilic en face du cimetière dont j’ai oublié le nom. Le cimetière est très grand ; il y a de grandes allées puis des plus petites puis encore des plus petites, puis on circule entre les tombes. Nous avons un plan mais c’est très difficile de trouver les tombes que nous avions sélectionnées. Nous en avons quand même vu quelques unes : Jean de la Fontaine et Molière côte à côte, Parmentier garnie de pommes de terre, Gramme, Apollinaire, Edith Piaf et devant Henri Salvador, Georges Moustaki, Frank Alamo, Gilbert Bécaud, Sarah Bernard, Yves Montant et Simone Signoret à ses côtés, Oscar Wild écrivain Irlandais, Mireille, Jean Lenoir dont son corps est sculpté sur sa tombe. Nous avons marché trois heures sans guide donc pas trop mécontents de nos recherches. J’en avais sélectionné d’autres mais nous y aurions passé la journée. En sortant, nous prenons le bus 69 (qui sera notre préféré) pour aller au Louvre mais mon ticket n’est pas valable avant vendredi ; le programme est perturbé… Que faire ? Ben aller manger au restaurant Quasimodo de Notre Dame de Paris, très bon. Nous nous rendons sur l’Ile de la Cité et découvrons la superbe et magnifique Cathédrale Notre Dame de Paris. La visite nous prendra quand même 2H30 avec un audio-guide. Nous apprenons que la couronne d’épine du Christ et un morceau de la croix sont conservés en cet endroit actuellement. Auparavant, ils étaient à la Ste. Chapelle. Cette Cathédrale est tout aussi belle de dehors qu’à l’intérieur. Inoubliable. Puis l’idée nous prend de traverser l’Ile St. Louis, histoire de se faire une avance pour les autres jours. Nous passons au monument des martyrs de la déportation mais il est trop tard pour visiter l’intérieur; la brave dame nous propose de revenir le lendemain avec des fleurs, mais nous n’aurons pas l’occasion. Quant à l’Ile St- Louis, belle petite balade sans plus. Nous retournons à l’hôtel pour y prendre l’apéro et ensuite allons manger une succulente pizza.
Jeudi 5 janvier : Ce matin, je commence la journée en renversant mon café sur le lit et mon pantalon… Bien… On sèche tout ça… On recommande un café et voilà!!! Nous prenons le métro 3 puis le 4 pour nous rendre au cimetière de Montparnasse surtout pour y voir la tombe de Serge Gainsbourg, recouverte de cigarettes et de tickets de métro. Il y a sur notre liste aussi celle de Philippe Noiret avec un petit chien sur sa tombe, celle de Jean Poiret en face, les frères Hachettes, Michel Morgan couverte de fleurs vu que sa mort est récente, à côté son mari Gérard Oury, Sartre le philosophe. Nous parlons avec un gars qui travaillait dans le cimetière et en regardant notre plan s’aperçoit qu’il est complètement erroné. Pas pour rien qu’on a du mal à trouver. On y reste 2 H. Direction la tour de Montparnasse au 56ème étage (38 secondes en ascenseur) pour y admirer la vue à 360°. Le tout Paris est à nous !
Après avoir mangé un panini pas trop bon, nous avons des difficultés pour trouver un bus qui nous conduira au quai Voltaire pour voir la maison de Gainsbourg pleine de graffitis. D’après un monsieur du coin, ils sont différents tous les jours ; pas très joli tout ça… Nous nous baladons à St Germain des Prés et y achetons quelques souvenirs. Après avoir traversé le pont, nous sommes à nouveau sur l’Ile de la Cité. Nous passons devant les bâtiments tels que le Palais de Justice, la conciergerie et la Sainte Chapelle que nous allons visiter ; elle est en deux étages et d’une beauté inimaginable. Les vitraux, l’architecture, les couleurs ne sont que beauté pour les yeux. Elle fut construite de 1242 à 1249. Une des premières puisqu’on sait que l’Ile de la Cité est le berceau de Paris. Nous retournons sur le parvis de Notre Dame de Paris pour y prendre une dernière photo. En principe, le Panthéon, le musée Cluny et le jardin médiéval étaient au programme mais impossible à faire manque de temps.
Vendredi 6 janvier : Aujourd’hui, départ directement pour le quartier de Montmartre (métro 2). Nous apercevons en premier le Sacré-Cœur, une beauté aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. Je monte en funiculaire tandis que Louis monte les 270 marches. Nous devions aller jusqu’au dôme mais heureusement, ce n’était pas possible avant le 14 janvier… Je n’y serais pas arrivée ! Les cloches du Sacré-Cœur sonne une fois l’an, à Pâques, et on entend les cloches des kilomètres à la ronde. Nous partons ensuite pour un petit tour à pied dans Montmartre en passant par l’église St. Pierre, la petite place Dalida où l’on peut voir son buste, le moulin de la Galette, le moulin Radet qui est le plus ancien moulin de Paris, un mur où l’on voit passe-muraille qui est une sculpture de Jean Marais. Nous remontons ensuite vers la place du Tertre où il y a des dizaines d’artistes peintres. Louis veut se faire faire le portrait mais s’aperçoit trop tard que c’est une calligraphie. Pas bien faite du tout, nous refusons de la prendre. Plus loin, un artiste lui fera le portrait et là, il est content, nous le prenons. Petit tour en petit train qui ne nous montrera rien de plus que ce qu’on a déjà découvert à pied à part le clos des vignobles et le Moulin Rouge. Il devait nous arrêter au cimetière de Montmartre mais n’a pas précisé qu’il fallait descendre au Moulin rouge donc retour à la place du Tertre où nous repartons à pied le long de la rue Lepic, repassant devant le Moulin Rouge, pour arriver au cimetière. Je profite d’aller voir les prix pour un souper spectacle: 175 euros par personne. Je rêve d’y aller un jour ainsi que chez Michou un peu moins cher: 145 euros. Enfin au cimetière de Montmartre, nous voyons la tombe de Dalida en premier, très bien entretenue par rapport à celles d’autres artistes. Nous trouvons aussi la tombe de Sacha Guitry, celle de Galabru et la belle tombe aussi de Michel Berger. Par hasard, nous trouvons celle de la Goulue qui fut la créatrice du French Can Can. Nous terminons notre visite car il est déjà 16 H et devons encore visiter le musée du Louvre, heureusement qui ferme à 21h45 le vendredi. Mais nous sommes fatigués et ne restons que 2 heures en ce lieu visité par des millions de personnes. Nous verrons la salle égyptienne, le Louvre Médiéval. Dans une autre salle, la Joconde et les noces de Cana. Nous terminerons là cette visite pour aller prendre l’apéro et manger dans un restaurant italien.
Samedi 7 janvier : Ce dernier jour, nous irons au musée Grévin qui nous a bien plu. En entrant, on arrive dans la salle des mirages où on nous plonge d’abord dans le noir. S’ensuivent des jeux de lumière et des effets spéciaux assez surprenants. Plusieurs célébrités en cire sont présentes, je ne peux pas les citer tellement il y en a. Certaines sont très bien faites et d’autres moins bien… La visite dure 2 H.
A 13 H, nous retournons à l’hôtel chercher nos bagages et démarrons à la recherche d’un bus pour nous conduire à la gare du nord où il y a justement une grande manifestion. Cela veut dire que nous devons prendre deux métros pour y arriver.
Mon petit fils et moi avons passé un excellent séjour et pensons déjà à y retourner l’année prochaine certainement accompagné de mon autre petit-fils.
Résumé fait à Visé le 9 janvier 2017.
MARIE
Mardi 3 janvier Nous prenons le Thalys à Bruxelles pour nous rendre à la gare du nord de Paris. C’est la première fois que nous visitons cette capitale tant et tant vantée. Personnellement, je n’ai jamais été attirée vers cette ville mais mon raisonnement a complètement changé depuis ce séjour ! Nous arrivons dans un petit hôtel du 11ème arrondissement (hypotel du Père Lachaise) réservé avec booking à un prix très intéressant. Propre, sympa, à 400 mètres du métro et des bus ; rien à redire. Nous arrivons vers 14 H à la gare du nord, prenons le métro 2 (très loin de l’arrêt du Thalys) vers la station Père Lachaise et trouvons de suite notre hôtel. Nous déposons nos affaires pour partir directement avec le bus 69 (arrêt Parmentier) en direction du terminus au champ de Mars. Nous parcourons ainsi la ville pour la première fois en bus. Nous voyons la Tour Eiffel à moitié à cause de la brume. Nous tournons autour, rentrons dans la cour mais ne montons pas à l’intérieur. Le temps de faire cette balade, la brume disparaît et la tour est visible complètement. Le soir arrivant, la tour est encore plus belle illuminée. Nous nous rendons au bord de la Seine pour faire une croisière d’une heure afin de voir les bâtiments illuminés de la ville. Il faisait froid, surtout sur le pont, mais ne sommes pas du tout déçus de ce petit tour où nous voyons des bâtiments dont nous ne connaissions pas encore le nom à part Notre Dame de Paris et le Louvre. Après coup, nous avons su que nous étions passés devant les Invalides, l’Hôtel de ville, au loin le Panthéon, le Grand Palais, etc… Après cette mini croisière, nous prenons un bus pour nous rendre au rond point des Champs Elysées afin de voir les illuminations. Subitement, je pense que si nous restons deux arrêts de plus, nous aurons fait une partie des Champs Elysées en bus car à pied, ce n’est pas très marrant. Nous voyons l’arc de Triomphe au loin mais n’irons pas jusque là; au milieu de l’avenue, entre deux feux rouges, nous le prenons en photo. Retour à l’hôtel avec le bus 69 et arrêt à ST. Maur (direction Gambetta). Nous irons prendre l’apéro au café du coin et sommes très étonnés du prix onéreux de nos boissons… ce n’est pas le prix de mon bled! Nous mangerons un peu plus loin dans un resto turc bien moins cher…
Mercredi 4 janvier : Nous prenons un café à l’hôtel et un croissant en chemin, tout en marchant en direction du cimetière du Père Lachaise à 1,5 km. D’abord, nous visitons la Basilic en face du cimetière dont j’ai oublié le nom. Le cimetière est très grand ; il y a de grandes allées puis des plus petites puis encore des plus petites, puis on circule entre les tombes. Nous avons un plan mais c’est très difficile de trouver les tombes que nous avions sélectionnées. Nous en avons quand même vu quelques unes : Jean de la Fontaine et Molière côte à côte, Parmentier garnie de pommes de terre, Gramme, Apollinaire, Edith Piaf et devant Henri Salvador, Georges Moustaki, Frank Alamo, Gilbert Bécaud, Sarah Bernard, Yves Montant et Simone Signoret à ses côtés, Oscar Wild écrivain Irlandais, Mireille, Jean Lenoir dont son corps est sculpté sur sa tombe. Nous avons marché trois heures sans guide donc pas trop mécontents de nos recherches. J’en avais sélectionné d’autres mais nous y aurions passé la journée. En sortant, nous prenons le bus 69 (qui sera notre préféré) pour aller au Louvre mais mon ticket n’est pas valable avant vendredi ; le programme est perturbé… Que faire ? Ben aller manger au restaurant Quasimodo de Notre Dame de Paris, très bon. Nous nous rendons sur l’Ile de la Cité et découvrons la superbe et magnifique Cathédrale Notre Dame de Paris. La visite nous prendra quand même 2H30 avec un audio-guide. Nous apprenons que la couronne d’épine du Christ et un morceau de la croix sont conservés en cet endroit actuellement. Auparavant, ils étaient à la Ste. Chapelle. Cette Cathédrale est tout aussi belle de dehors qu’à l’intérieur. Inoubliable. Puis l’idée nous prend de traverser l’Ile St. Louis, histoire de se faire une avance pour les autres jours. Nous passons au monument des martyrs de la déportation mais il est trop tard pour visiter l’intérieur; la brave dame nous propose de revenir le lendemain avec des fleurs, mais nous n’aurons pas l’occasion. Quant à l’Ile St- Louis, belle petite balade sans plus. Nous retournons à l’hôtel pour y prendre l’apéro et ensuite allons manger une succulente pizza.
Jeudi 5 janvier : Ce matin, je commence la journée en renversant mon café sur le lit et mon pantalon… Bien… On sèche tout ça… On recommande un café et voilà!!! Nous prenons le métro 3 puis le 4 pour nous rendre au cimetière de Montparnasse surtout pour y voir la tombe de Serge Gainsbourg, recouverte de cigarettes et de tickets de métro. Il y a sur notre liste aussi celle de Philippe Noiret avec un petit chien sur sa tombe, celle de Jean Poiret en face, les frères Hachettes, Michel Morgan couverte de fleurs vu que sa mort est récente, à côté son mari Gérard Oury, Sartre le philosophe. Nous parlons avec un gars qui travaillait dans le cimetière et en regardant notre plan s’aperçoit qu’il est complètement erroné. Pas pour rien qu’on a du mal à trouver. On y reste 2 H. Direction la tour de Montparnasse au 56ème étage (38 secondes en ascenseur) pour y admirer la vue à 360°. Le tout Paris est à nous !
Après avoir mangé un panini pas trop bon, nous avons des difficultés pour trouver un bus qui nous conduira au quai Voltaire pour voir la maison de Gainsbourg pleine de graffitis. D’après un monsieur du coin, ils sont différents tous les jours ; pas très joli tout ça… Nous nous baladons à St Germain des Prés et y achetons quelques souvenirs. Après avoir traversé le pont, nous sommes à nouveau sur l’Ile de la Cité. Nous passons devant les bâtiments tels que le Palais de Justice, la conciergerie et la Sainte Chapelle que nous allons visiter ; elle est en deux étages et d’une beauté inimaginable. Les vitraux, l’architecture, les couleurs ne sont que beauté pour les yeux. Elle fut construite de 1242 à 1249. Une des premières puisqu’on sait que l’Ile de la Cité est le berceau de Paris. Nous retournons sur le parvis de Notre Dame de Paris pour y prendre une dernière photo. En principe, le Panthéon, le musée Cluny et le jardin médiéval étaient au programme mais impossible à faire manque de temps.
Vendredi 6 janvier : Aujourd’hui, départ directement pour le quartier de Montmartre (métro 2). Nous apercevons en premier le Sacré-Cœur, une beauté aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. Je monte en funiculaire tandis que Louis monte les 270 marches. Nous devions aller jusqu’au dôme mais heureusement, ce n’était pas possible avant le 14 janvier… Je n’y serais pas arrivée ! Les cloches du Sacré-Cœur sonne une fois l’an, à Pâques, et on entend les cloches des kilomètres à la ronde. Nous partons ensuite pour un petit tour à pied dans Montmartre en passant par l’église St. Pierre, la petite place Dalida où l’on peut voir son buste, le moulin de la Galette, le moulin Radet qui est le plus ancien moulin de Paris, un mur où l’on voit passe-muraille qui est une sculpture de Jean Marais. Nous remontons ensuite vers la place du Tertre où il y a des dizaines d’artistes peintres. Louis veut se faire faire le portrait mais s’aperçoit trop tard que c’est une calligraphie. Pas bien faite du tout, nous refusons de la prendre. Plus loin, un artiste lui fera le portrait et là, il est content, nous le prenons. Petit tour en petit train qui ne nous montrera rien de plus que ce qu’on a déjà découvert à pied à part le clos des vignobles et le Moulin Rouge. Il devait nous arrêter au cimetière de Montmartre mais n’a pas précisé qu’il fallait descendre au Moulin rouge donc retour à la place du Tertre où nous repartons à pied le long de la rue Lepic, repassant devant le Moulin Rouge, pour arriver au cimetière. Je profite d’aller voir les prix pour un souper spectacle: 175 euros par personne. Je rêve d’y aller un jour ainsi que chez Michou un peu moins cher: 145 euros. Enfin au cimetière de Montmartre, nous voyons la tombe de Dalida en premier, très bien entretenue par rapport à celles d’autres artistes. Nous trouvons aussi la tombe de Sacha Guitry, celle de Galabru et la belle tombe aussi de Michel Berger. Par hasard, nous trouvons celle de la Goulue qui fut la créatrice du French Can Can. Nous terminons notre visite car il est déjà 16 H et devons encore visiter le musée du Louvre, heureusement qui ferme à 21h45 le vendredi. Mais nous sommes fatigués et ne restons que 2 heures en ce lieu visité par des millions de personnes. Nous verrons la salle égyptienne, le Louvre Médiéval. Dans une autre salle, la Joconde et les noces de Cana. Nous terminerons là cette visite pour aller prendre l’apéro et manger dans un restaurant italien.
Samedi 7 janvier : Ce dernier jour, nous irons au musée Grévin qui nous a bien plu. En entrant, on arrive dans la salle des mirages où on nous plonge d’abord dans le noir. S’ensuivent des jeux de lumière et des effets spéciaux assez surprenants. Plusieurs célébrités en cire sont présentes, je ne peux pas les citer tellement il y en a. Certaines sont très bien faites et d’autres moins bien… La visite dure 2 H.
A 13 H, nous retournons à l’hôtel chercher nos bagages et démarrons à la recherche d’un bus pour nous conduire à la gare du nord où il y a justement une grande manifestion. Cela veut dire que nous devons prendre deux métros pour y arriver.
Mon petit fils et moi avons passé un excellent séjour et pensons déjà à y retourner l’année prochaine certainement accompagné de mon autre petit-fils.
Résumé fait à Visé le 9 janvier 2017.
MARIE
Albanie- 15 jours en hiver English translation pending
Quinze jours en Albanie - décembre 2016
-Jour 1- 29 novembre. L'ATR à hélices venant de Belgrade me dépose à 2 heures du matin sur le tarmac de l'aéroport de Tirana. Bien entretenu, le bâtiment ne semble pas vieux.
Formalités douanières simples et rapides. Même pas un petit coup de tampon sur le passeport. Récupération du sac tout aussi rapidement et repos sur un banc au sein même de l'aéroport en attendant les premiers départs de bus vers 8 heures du matin. Il y a cependant quelques hôtels proches de la sortie pour ceux que l'idée de passer quelques heures inconfortablement allongés, rebuterait.
Le trajet de l'aéroport au centre ville peut se faire par bus pour 270 leks. Ce serait aux alentours de 2000 leks par taxi. Je n'ai pas vérifié l'information, mais cela me semble excessif.
La Ville, à cette époque de l'année est, surtout en son centre et ses artères principales, joliment décorée de guirlandes électriques. La nuit tombe vers 16h30 et révèle tous ses néons et autres lumières. C'est plutôt joli. Je suis surpris de la propreté qui règne dans les rues. Le nombre d'agences de change et de tourisme m'interroge. Pourquoi y en a t-il autant..? Facile de parcourir à pied la ville (le centre)et de découvrir les principaux points d'intérêt. Un réseau de bus urbains dessert toute la Ville. La température est basse et ne dépasse pas les 10 degrés. Un petit vent sec rend l'air vif et pique un peu les doigts et le nez. En plein centre, ma guest-house m'offrira une chambre spartiate, froide, mais d'une propreté impeccable pour 10 euros sans petit déjeuner. (Andreas Guest- house). Accueil chaleureux. Pour petits budgets.
-Jour 2- 30 novembre 2016 Départ pour KUKES à 9 heures du matin d'une des deux gares routières de Tirana. L'une desservant les villes du Nord et l'autre les villes du sud. CQFD..! Mais d'aucuns affirment qu'il y a plus que 2 gares..! À celle-ci, on peut boire un café en attendant.
Nombreux bus, toutes les deux heures, à partir de 7 heures le matin jusqu'à 18 heures. Durée du trajet 3 heures pour 400 leks. La ville de KUKES n'offre que peu d'intérêt. Je saute l'étape. En plus, malgré le soleil, il fait glacial.
Changement de mini bus pour PESKHOPI - Trajet extrêmement cher car 800 leks pour moins de 3 heures de transport. Quasiment un seul mini bus à effectuer cette route donc pas de concurrence, ce qui explique le prix prohibitif pour une si courte durée. À cette époque de l'année la route qui frôle le plus haut pic dAlbanie offre de très jolis points de vue. Pics enneigés. Se mettre à droite dans le bus pour bénéficier d'une meilleure vue. Une des routes les plus jolies du pays avec celle de la côte entre SARANDE et VLORA
PESKHOPI pourrait justifier une halte pour la nuit. 4 ou 5 hôtels corrects. Je décide cependant de rentrer sur Tirana. 170 Kms d'une route parfois en mauvais état et 4 heures de trajet. 600 leks par personne. Très sinueuse, les personnes souffrant du mal de voiture vomissent. Des sachets plastique sont prévus à cet effet.
La nuit tombant vers 16h30, l'arrivée se fera de nuit à Tirana. Ce qui permet d'apprécier les nombreuses décorations et guirlandes lumineuses. La nuit, Tirana semble plus belle. Il fait à peine plus de 5 degrés. Content de remonter dans le bus urbain qui nous ramène en centre ville. 40 leks par personne. Évidemment beaucoup moins cher que le taxi qui demande 20 fois plus.
-Jour 3- 1er décembre. Trajet Tirana - POGRADEC. 3 heures de route dont une partie d'autoroute en construction. 600 leks avec la voiture d'un particulier qui fait le trajet jusqu'à KORÇA.
Stop pour la nuit dans cette petite bourgade au bord du lac Ohrid, frontière avec la Macédoine. Nuit à l'hôtel POGRADECI en bordure de lac. Chambre double à 25 euros avec petit déjeuner. Excellent rapport qualité prix.
La Ville sous le soleil est très agréable et mérite bien une halte d'une demi- journée.
Jour 4- 2 décembre 2016. Départ à 9 heures pour KORÇA. L'arrêt de bus (fourgons Mercedes) est près de l'église orthodoxe. Le trajet dure 2 heures d'une route qui n'offre pas un intérêt majeur sans être laide pour autant. Le prix est de 200 leks.
L'arrêt à KORÇA se fait en dehors du centre. Il faut marcher un kilomètre environ pour atteindre celui- ci. En pleine rénovation, ce centre ville promet d'être un bel endroit.
Un nouvel hôtel, dans une cour privative, qui à mon sens sera plein de charme, devrait ouvrir en mai 2017. En plein c˛ur du quartier rénové, ce sera certainement une place de choix.
Le centre ville, concentré sur un bon km2 offre une belle rue piétonnière qui débouche sur la plus grande Eglise orthodoxe d'Albanie. Cette rue, bordée de terrasses de café offre un point de chute agréable pour une petite pause.
L'endroit d'où partent les bus est situé dans cette zone du centre ville. Beaucoup de départs pour de nombreux endroits du pays. Pas de rabatteurs en Albanie mais on vous renseignera avec gentillesse.
Pour ma destination, PERMET, un seul bus par jour qui part à 13 heures. Si c'est votre projet de périple, il vaut mieux arriver avant le départ de ce bus... Faute d'avoir une place. Possibilité d'attendre au "Bar Kafe RIGEL " où vous pourrez vous restaurer d'une bonne soupe locale accompagnée de tranches d'un excellent pain local et d'un riz pilaf. Le tout pour une somme modique. Vue sur votre bus, ce qui pour les anxieux, est un petit plus..!
Le trajet pour PERMET dure un peu plus de 4 heures et coûte 800 leks dans un antique fourgon Mercedes assez peu confortable. " Tani Travel ". Il vaut mieux se placer sur la droite du bus. (Idéalement ce serait même opportun de faire le trajet dans l'autre sens afin d'éviter d'avoir continuellement le soleil dans les yeux). La route étroite, toute en lacets serrés, parfois en mauvais état, offre à certains endroits du parcours des très beaux panoramas. Les personnes victimes du mal de voiture auront très vite le tournis et peineront, comme certains passagers, à retenir leur repas du midi.!!
À PERMET, mon hotel, réservé sur Booking, le RAMIZ, est un peu excentré et sans charme. Bien que l'accueil soit sympathique et le petit déjeuner correct, je ne le conseille pas particulièrement. À éviter aussi le restaurant qui jouxte l'hôtel PERMET. Ils ne semblent pas avoir compris que le communisme n'existe plus. Service lent et nourriture sans attrait. L'hôtel ALVERO est plus cher mais mieux situé car en plein centre. Le gérant, Nikola, connaît très bien la FRANCE et parle parfaitement notre langue.
Pas grand chose à faire à PERMET mais c'est une bonne étape.
Jour 5 - 3 décembre 2016. Départ à 8h30 en face du "Café DÉJÀ VU " pour GJIROKASTRE. Compter une heure et demie de trajet pour 300 leks. Arrivée en pleine ville a un bon kilomètre du centre de la "vieille ville". Attention, pour s'y rendre à pieds ca grimpe dur. Vingt minutes de marche. Si vous avez un lourd sac, il vaut mieux le savoir.
Lieu privilégié des touristes, la vieille Ville offre trois ou 4 hôtels qui sortent du lot. Le KELENDI 2. Très jolies chambres à 35 euros pour 2 avec petit déjeuner. En surplomb, le KODRA qui est un poil plus cher à 40 euros mais plus chic avec restaurant en terrasse. Belles chambres avec vue imprenable sur la vallée. Plus haut, près de la mosquée, le Gjirokrastra Hotel. Correct également mais pas de restaurant et WiFi laborieux. Les chambres numéro 2 ou 3 sont à privilégier si vous êtes deux. En décembre 2016, c'était 25 euros avec le petit déjeuner. Cet hotel familial est surtout intéressant pour sa situation qui offre un beau point de vue en surplomb de la ville. Les prix varient en fonction de la saison selon les dires du fils du patron. Vérifier sur Booking.com. Ce jeune patron semble avoir bien compris le sens du bizness avec les touristes, mais surtout en sa faveur. Il reste néanmoins sympa.
Dans la vieille ville, quelques restaurants et petites boutiques sans intérêt majeur. Agréables balades à faire à pied dans les petites ruelles pavées. La forteresse qui offre un musée peut se visiter. (visite payante) L'endroit vaut surtout par son beau point de vue sur la montagne et les alentours.
Mérite une halte d'une demie journée.
Tous ces hôtels sont en plein c˛ur de la " vieille Ville", un quartier en pleine rénovation comme dans beaucoup d'autres villes d'Albanie. Mais la ville basse, faute d'être vraiment attrayante, peut aussi vous offrir de nombreuses possibilités de vous loger.
Jour6- 4 décembre 2016. Départ vers 9heures pour SARANDE. Le terminal de bus est excentré. Possible d'attendre un véhicule sur la route principale qui mène à SARANDE. Le trajet dure 1h30 et coûte 300 leks. Voiture particulière à 6 personnes. Arrivée centre ville près du parc. Petite ville balnéaire sans attrait particulier. Nombreux hôtels fermés à cette époque de l'année. Point de passage maritime pour l'Italie.
Hotel LINDI. 20 euros pour 2 avec petit déjeuner. Grande chambre et patron cool et très sympa. Inutile de chercher un meilleur rapport qualité - prix.!!!
Cependant, à mon sens, cette ville ne mérite qu'une halte de quelques heures.
Jour7- 5 décembre 2016 Départ pour VLORA à 11h30 au parc en centre ville de SARANDE. Le trajet dure 4 heures et coûte 800 leks pour environ 130 Kms. (le trajet le plus cher jusqu'alors.) La route de montagne longe la côte et offre parfois de superbes panoramas. Attention de bien prendre le bus qui longe la côte. Il y a une route plus directe par les terres.
C'est vraiment un trajet incontournable..! À ne rater sous aucun prétexte.
La ville de VLORA est en pleine construction comme de nombreuses autres en Albanie. Le front de mer, assez éloigné du centre sera superbe quand il sera terminé. le "CANNES " des Albanais. Pour le reste ce sont des immeubles d'une quinzaine d'étages, totalement neufs qui composent les artères. Pas un charme fou... À part la vieille ville, on se demande où sont passées les vieilles maisons de cette ville pourtant passablement étendue.
Quelques hôtels en plein Centre près de la mosquée. Je conseille le Lux Hotel (35 euros) et déconseille l'Alpine hotel où les chambres sont exiguës, sentent le tabac et où le WiFi est indigent. Le VLORA aurait quant à lui besoin d'un petit coup de neuf.
Jour 8- 6 décembre 2016. Trajet de VLORA à BERAT. Compter deux heures par une route sans intérêt. 350 leks. L'arrivée ne se fait pas en centre ville mais à la gare routière. Des bus urbains partent régulièrement de la gare routière pour le centre qui n'est qu'à 15 minutes de là.
BERAT, connue aussi sous le nom de la ville aux mille fenêtres, est un patrimoine de l'Unesco. Elle est en pleine rénovation. Cela promet d'être joli. Très joli même. Nombreuses et très agréables rues piétonnières bordées de cafés et terrasses.
Je loge à l'hôtel TOMORI, un hôtel extrêmement bien situé, (plein centre) qui affiche 4 étoiles mais qui n'en vaut que 3. Un restaurant panoramique au 5ème étage qui mérite le détour car beau point de vue sur les alentours. De plus vous y trouverez d'excellentes pizzas pour un prix très honnête.
À deux pas de l'hôtel, pour les amateurs de chocolat, Le café "SHEPTEMI " où vous pourrez déguster un grand verre de ce délicieux breuvage chaud pour à peine un euro. Consommé en terrasse, c'est un véritable délice en ce mois de décembre.
Il faut également monter à la citadelle. Possible à pieds (c'est un peu rude) mais également accessible en voiture. Deux ou trois hôtels et guest- houses dont le KRIS guest- house qui offre des chambres sans salle de bain privative pour 25 euros. Très calme bien sûr et vue imprenable sur la vallée.
Juste à l'entrée de la montée toute en pavés, un nouveau B&B ONURI va ouvrir ses portes au printemps 2017. Je suis convaincu que ce sera une adresse prisée. La ville mérite vraiment une halte et ceux qui aiment flâner et/ ou qui ont du temps et de bonnes jambes pourront y consacrer deux jours.
Jour 9- 7 décembre 2016. Trajet de BERAT à DURRES. Environ 100 Kms dans une plaine essentiellement maraîchère. 300 leks. Arrivée en centre ville. Peu d'hôtels dans cette ville portuaire qui ne mérite, à mon sens, qu'un bref arrêt. Je poursuis vers Shkodra. Ancienne capitale culturelle de l'Albanie avant que les communistes en détruisent une bonne partie. Même station de bus. Deux départs quotidiens. 7 heures et 13 heures. 400 leks.
Environ 120 Kms séparent DURRES de Shkodra. Compter 2 bonnes heures. Arrivée en plein centre ville. Quelques hôtels tout proches. Mon choix sera le KADUKU. 25 euros la twin avec petit déjeuner.
Le centre-ville et ses rues piétonnes est vraiment très joli et bien restauré. Certaines boutiques et restaurants sont même un peu "luxe". Ville qui apparaît plus " moderne" que les autres. Galeries de peinture, salons de coiffure, restaurants chics etc..
Les prix des hôtels s'en ressentent et sont supérieurs d'environ 30% à ceux pratiqués en général. L'augmentation est encore plus sensible en haute saison.
Jour 10- 8 décembre 2016. Départ de Shkodra pour le Monténégro. Le bus qui fait la liaison avec Ucine effectue 3 trajets par jour dans les deux sens pour la somme de 5 euros. Environ deux heures de trajet. Il se prend juste en face de l'hôtel ROZAFA, plein centre ville.
Les formalités de police, à la frontière, sont simplifiées à l'extrême. Il n'est même pas utile de descendre du bus et c'est le chauffeur qui fait valider les passeports. Ensuite un autre bus pour BUDVA. Les hôtels sont bien plus chers. Minimum 50% d'augmentation par rapport à l'Albanie.
Visite de la vieille ville de Krotor. A seulement 20kms de BUDVA mais compter une heure et demie pour y aller. En bordure de la mer. Joli et touristique. Surtout touristique...J'imagine ce même endroit au plus fort de la période estivale. Je ne suis pas convaincu que j'aimerais ça... La route qui longe la mer de BUDVA à Krotor est très jolie mais parfois bétonnée. C'est la Riviera du Monténégro.. Pas vraiment mon truc non plus..
Jour 11 - 9 décembre 2016. Les prix étant largement supérieurs à ceux de l'Albanie, les gens pas spécialement sympas, je décide de retourner à Shkodra, en Albanie. Je terminerai mon séjour dans ce pays. Deux bus le matin pour Ucine. Le premier, que je rate, part à 7h50 et le deuxième à 13heures. Le bus qui part d'Ucine démarre à 16h30 et, bizarrement coûte un euro de plus dans ce sens là. C'est le dernier de la journée. Cela me fait arriver à 18 heures. Trajet de nuit car le jour tombe à 16h30. Retour à mon hôtel précédent. Le KADUKU.
Jour 12-10 décembre 2016. Départ à 9h15 pour Tirana. Environ 2 heures de trajet. Route peu intéressante.
Changement de bus et de gare routière à Tirana pour POGRADEC, ma destination finale. La gare routière se situe bien loin de celle d'arrivée. Il me faudra une bonne heure pour l'atteindre, mi bus, mi Pédibus..😜. Fort heureusement un superbe ciel bleu. Départ à 12h30 pour 3 heures de trajet et 450 leks. Avant POGRADEC jolie route en réfection qui longe le bord du lac. Même hotel (PROGRADECI) pour un prix défiant toute concurrence. Ce soir c'est la fête au restaurant de l'hôtel. Musique et danses albanaises. Atmosphère bon enfant des années 60 malgré un public mixte jeune et plus âgé.J'en profite pour étudier les m˛urs locales. Jour 13- 11 décembre. Visite du petit village de LIN.. Une petite vingtaine de Kms sur le bord du lac. Un seul bus à midi pour s'y rendre de PROGRADEC.
Il est préférable de se positionner à la sortie de la Ville pour tenter sa chance avec une voiture particulière. Agréable balade dans les petites rues pavées de ce village en cul de sac. Un hotel, une guest- house, quelques petits restaurants et rien d'autre. Une halte sympa pour ceux qui aiment le calme et les odeurs de la nature. Surtout la bouse.😜
Pour revenir à POGRADEC, marcher pendant 1,5 Kms, juste la distance qui sépare le village de la route qui vient de Tirana puis attendre un bus...
C'est 50 leks pour rejoindre le centre ville. Jour 14- 12 décembre 2016. Lever matinal pour se rendre à Ohrid qui se situe en Macédoine, de l'autre côté du lac, juste en face de la ville de POGRADEC. Cette excursion peut se faire en une journée, mais il peut aussi être agréable de passer la nuit sur place. Un mini bus part quand il est plein pour la Ville juste avant le poste frontière (Dogana) qui se situe à 5 ou 6 Kms du centre de POGRADEC. Un taxi peut être bien plus intéressant si on est deux. Attention certains chauffeurs peu scrupuleux vous demanderont 15 ou 20 euros.!! Vous pouvez leur rire au nez. Le juste prix se situe entre 300 ET 500 leks.
Apres les formalités douanières, (très simples) il y a théoriquement un bus pour le centre ville d'Ohrid. Je ne l'ai jamais vu ni à l'aller ni au retour. Il est préférable, me semble-t- il, de négocier le trajet avec un véhicule particulier. Là encore, certains ont la main lourde. Il y a environ 30 Kms à parcourir. Le bon prix se situe aux alentours de 4 ou 500 leks par personne.
Attention, vous changez de pays donc de monnaie. En Macédoine on utilise le DENAR. Vous aurez 61 dénars pour un euro. Facile à changer à POGRADEC.
La Ville d'Ohrid se situe en bord du lac bien sûr. Elle offre une bonne variété hôtelière et de nombreux restaurants. L'endroit est assez touristique et cela se ressent. L'essentiel peut être visité en une demie journée, mais ceux qui aiment flâner et goûter l'atmosphère du soleil déclinant devront bien sûr prévoir d'y dormir une nuit. Trois ou 4 belles églises orthodoxes et des petites ruelles pavées.
Pour ma part je préfère POGRADEC et j'y retourne... Jour 15- 13 décembre 2016 Retour à Tirana. Véhicule 6 places. 600 leks. Durée 2h30. Une autoroute est en construction et diminuera évidemment le temps de trajet.
Navette aéroport du centre ville. Compter une demi- heure. Attention aux bouchons.
-Jour 1- 29 novembre. L'ATR à hélices venant de Belgrade me dépose à 2 heures du matin sur le tarmac de l'aéroport de Tirana. Bien entretenu, le bâtiment ne semble pas vieux.
Formalités douanières simples et rapides. Même pas un petit coup de tampon sur le passeport. Récupération du sac tout aussi rapidement et repos sur un banc au sein même de l'aéroport en attendant les premiers départs de bus vers 8 heures du matin. Il y a cependant quelques hôtels proches de la sortie pour ceux que l'idée de passer quelques heures inconfortablement allongés, rebuterait.
Le trajet de l'aéroport au centre ville peut se faire par bus pour 270 leks. Ce serait aux alentours de 2000 leks par taxi. Je n'ai pas vérifié l'information, mais cela me semble excessif.
La Ville, à cette époque de l'année est, surtout en son centre et ses artères principales, joliment décorée de guirlandes électriques. La nuit tombe vers 16h30 et révèle tous ses néons et autres lumières. C'est plutôt joli. Je suis surpris de la propreté qui règne dans les rues. Le nombre d'agences de change et de tourisme m'interroge. Pourquoi y en a t-il autant..? Facile de parcourir à pied la ville (le centre)et de découvrir les principaux points d'intérêt. Un réseau de bus urbains dessert toute la Ville. La température est basse et ne dépasse pas les 10 degrés. Un petit vent sec rend l'air vif et pique un peu les doigts et le nez. En plein centre, ma guest-house m'offrira une chambre spartiate, froide, mais d'une propreté impeccable pour 10 euros sans petit déjeuner. (Andreas Guest- house). Accueil chaleureux. Pour petits budgets.
-Jour 2- 30 novembre 2016 Départ pour KUKES à 9 heures du matin d'une des deux gares routières de Tirana. L'une desservant les villes du Nord et l'autre les villes du sud. CQFD..! Mais d'aucuns affirment qu'il y a plus que 2 gares..! À celle-ci, on peut boire un café en attendant.
Nombreux bus, toutes les deux heures, à partir de 7 heures le matin jusqu'à 18 heures. Durée du trajet 3 heures pour 400 leks. La ville de KUKES n'offre que peu d'intérêt. Je saute l'étape. En plus, malgré le soleil, il fait glacial.
Changement de mini bus pour PESKHOPI - Trajet extrêmement cher car 800 leks pour moins de 3 heures de transport. Quasiment un seul mini bus à effectuer cette route donc pas de concurrence, ce qui explique le prix prohibitif pour une si courte durée. À cette époque de l'année la route qui frôle le plus haut pic dAlbanie offre de très jolis points de vue. Pics enneigés. Se mettre à droite dans le bus pour bénéficier d'une meilleure vue. Une des routes les plus jolies du pays avec celle de la côte entre SARANDE et VLORA
PESKHOPI pourrait justifier une halte pour la nuit. 4 ou 5 hôtels corrects. Je décide cependant de rentrer sur Tirana. 170 Kms d'une route parfois en mauvais état et 4 heures de trajet. 600 leks par personne. Très sinueuse, les personnes souffrant du mal de voiture vomissent. Des sachets plastique sont prévus à cet effet.
La nuit tombant vers 16h30, l'arrivée se fera de nuit à Tirana. Ce qui permet d'apprécier les nombreuses décorations et guirlandes lumineuses. La nuit, Tirana semble plus belle. Il fait à peine plus de 5 degrés. Content de remonter dans le bus urbain qui nous ramène en centre ville. 40 leks par personne. Évidemment beaucoup moins cher que le taxi qui demande 20 fois plus.
-Jour 3- 1er décembre. Trajet Tirana - POGRADEC. 3 heures de route dont une partie d'autoroute en construction. 600 leks avec la voiture d'un particulier qui fait le trajet jusqu'à KORÇA.
Stop pour la nuit dans cette petite bourgade au bord du lac Ohrid, frontière avec la Macédoine. Nuit à l'hôtel POGRADECI en bordure de lac. Chambre double à 25 euros avec petit déjeuner. Excellent rapport qualité prix.
La Ville sous le soleil est très agréable et mérite bien une halte d'une demi- journée.
Jour 4- 2 décembre 2016. Départ à 9 heures pour KORÇA. L'arrêt de bus (fourgons Mercedes) est près de l'église orthodoxe. Le trajet dure 2 heures d'une route qui n'offre pas un intérêt majeur sans être laide pour autant. Le prix est de 200 leks.
L'arrêt à KORÇA se fait en dehors du centre. Il faut marcher un kilomètre environ pour atteindre celui- ci. En pleine rénovation, ce centre ville promet d'être un bel endroit.
Un nouvel hôtel, dans une cour privative, qui à mon sens sera plein de charme, devrait ouvrir en mai 2017. En plein c˛ur du quartier rénové, ce sera certainement une place de choix.
Le centre ville, concentré sur un bon km2 offre une belle rue piétonnière qui débouche sur la plus grande Eglise orthodoxe d'Albanie. Cette rue, bordée de terrasses de café offre un point de chute agréable pour une petite pause.
L'endroit d'où partent les bus est situé dans cette zone du centre ville. Beaucoup de départs pour de nombreux endroits du pays. Pas de rabatteurs en Albanie mais on vous renseignera avec gentillesse.
Pour ma destination, PERMET, un seul bus par jour qui part à 13 heures. Si c'est votre projet de périple, il vaut mieux arriver avant le départ de ce bus... Faute d'avoir une place. Possibilité d'attendre au "Bar Kafe RIGEL " où vous pourrez vous restaurer d'une bonne soupe locale accompagnée de tranches d'un excellent pain local et d'un riz pilaf. Le tout pour une somme modique. Vue sur votre bus, ce qui pour les anxieux, est un petit plus..!
Le trajet pour PERMET dure un peu plus de 4 heures et coûte 800 leks dans un antique fourgon Mercedes assez peu confortable. " Tani Travel ". Il vaut mieux se placer sur la droite du bus. (Idéalement ce serait même opportun de faire le trajet dans l'autre sens afin d'éviter d'avoir continuellement le soleil dans les yeux). La route étroite, toute en lacets serrés, parfois en mauvais état, offre à certains endroits du parcours des très beaux panoramas. Les personnes victimes du mal de voiture auront très vite le tournis et peineront, comme certains passagers, à retenir leur repas du midi.!!
À PERMET, mon hotel, réservé sur Booking, le RAMIZ, est un peu excentré et sans charme. Bien que l'accueil soit sympathique et le petit déjeuner correct, je ne le conseille pas particulièrement. À éviter aussi le restaurant qui jouxte l'hôtel PERMET. Ils ne semblent pas avoir compris que le communisme n'existe plus. Service lent et nourriture sans attrait. L'hôtel ALVERO est plus cher mais mieux situé car en plein centre. Le gérant, Nikola, connaît très bien la FRANCE et parle parfaitement notre langue.
Pas grand chose à faire à PERMET mais c'est une bonne étape.
Jour 5 - 3 décembre 2016. Départ à 8h30 en face du "Café DÉJÀ VU " pour GJIROKASTRE. Compter une heure et demie de trajet pour 300 leks. Arrivée en pleine ville a un bon kilomètre du centre de la "vieille ville". Attention, pour s'y rendre à pieds ca grimpe dur. Vingt minutes de marche. Si vous avez un lourd sac, il vaut mieux le savoir.
Lieu privilégié des touristes, la vieille Ville offre trois ou 4 hôtels qui sortent du lot. Le KELENDI 2. Très jolies chambres à 35 euros pour 2 avec petit déjeuner. En surplomb, le KODRA qui est un poil plus cher à 40 euros mais plus chic avec restaurant en terrasse. Belles chambres avec vue imprenable sur la vallée. Plus haut, près de la mosquée, le Gjirokrastra Hotel. Correct également mais pas de restaurant et WiFi laborieux. Les chambres numéro 2 ou 3 sont à privilégier si vous êtes deux. En décembre 2016, c'était 25 euros avec le petit déjeuner. Cet hotel familial est surtout intéressant pour sa situation qui offre un beau point de vue en surplomb de la ville. Les prix varient en fonction de la saison selon les dires du fils du patron. Vérifier sur Booking.com. Ce jeune patron semble avoir bien compris le sens du bizness avec les touristes, mais surtout en sa faveur. Il reste néanmoins sympa.
Dans la vieille ville, quelques restaurants et petites boutiques sans intérêt majeur. Agréables balades à faire à pied dans les petites ruelles pavées. La forteresse qui offre un musée peut se visiter. (visite payante) L'endroit vaut surtout par son beau point de vue sur la montagne et les alentours.
Mérite une halte d'une demie journée.
Tous ces hôtels sont en plein c˛ur de la " vieille Ville", un quartier en pleine rénovation comme dans beaucoup d'autres villes d'Albanie. Mais la ville basse, faute d'être vraiment attrayante, peut aussi vous offrir de nombreuses possibilités de vous loger.
Jour6- 4 décembre 2016. Départ vers 9heures pour SARANDE. Le terminal de bus est excentré. Possible d'attendre un véhicule sur la route principale qui mène à SARANDE. Le trajet dure 1h30 et coûte 300 leks. Voiture particulière à 6 personnes. Arrivée centre ville près du parc. Petite ville balnéaire sans attrait particulier. Nombreux hôtels fermés à cette époque de l'année. Point de passage maritime pour l'Italie.
Hotel LINDI. 20 euros pour 2 avec petit déjeuner. Grande chambre et patron cool et très sympa. Inutile de chercher un meilleur rapport qualité - prix.!!!
Cependant, à mon sens, cette ville ne mérite qu'une halte de quelques heures.
Jour7- 5 décembre 2016 Départ pour VLORA à 11h30 au parc en centre ville de SARANDE. Le trajet dure 4 heures et coûte 800 leks pour environ 130 Kms. (le trajet le plus cher jusqu'alors.) La route de montagne longe la côte et offre parfois de superbes panoramas. Attention de bien prendre le bus qui longe la côte. Il y a une route plus directe par les terres.
C'est vraiment un trajet incontournable..! À ne rater sous aucun prétexte.
La ville de VLORA est en pleine construction comme de nombreuses autres en Albanie. Le front de mer, assez éloigné du centre sera superbe quand il sera terminé. le "CANNES " des Albanais. Pour le reste ce sont des immeubles d'une quinzaine d'étages, totalement neufs qui composent les artères. Pas un charme fou... À part la vieille ville, on se demande où sont passées les vieilles maisons de cette ville pourtant passablement étendue.
Quelques hôtels en plein Centre près de la mosquée. Je conseille le Lux Hotel (35 euros) et déconseille l'Alpine hotel où les chambres sont exiguës, sentent le tabac et où le WiFi est indigent. Le VLORA aurait quant à lui besoin d'un petit coup de neuf.
Jour 8- 6 décembre 2016. Trajet de VLORA à BERAT. Compter deux heures par une route sans intérêt. 350 leks. L'arrivée ne se fait pas en centre ville mais à la gare routière. Des bus urbains partent régulièrement de la gare routière pour le centre qui n'est qu'à 15 minutes de là.
BERAT, connue aussi sous le nom de la ville aux mille fenêtres, est un patrimoine de l'Unesco. Elle est en pleine rénovation. Cela promet d'être joli. Très joli même. Nombreuses et très agréables rues piétonnières bordées de cafés et terrasses.
Je loge à l'hôtel TOMORI, un hôtel extrêmement bien situé, (plein centre) qui affiche 4 étoiles mais qui n'en vaut que 3. Un restaurant panoramique au 5ème étage qui mérite le détour car beau point de vue sur les alentours. De plus vous y trouverez d'excellentes pizzas pour un prix très honnête.
À deux pas de l'hôtel, pour les amateurs de chocolat, Le café "SHEPTEMI " où vous pourrez déguster un grand verre de ce délicieux breuvage chaud pour à peine un euro. Consommé en terrasse, c'est un véritable délice en ce mois de décembre.
Il faut également monter à la citadelle. Possible à pieds (c'est un peu rude) mais également accessible en voiture. Deux ou trois hôtels et guest- houses dont le KRIS guest- house qui offre des chambres sans salle de bain privative pour 25 euros. Très calme bien sûr et vue imprenable sur la vallée.
Juste à l'entrée de la montée toute en pavés, un nouveau B&B ONURI va ouvrir ses portes au printemps 2017. Je suis convaincu que ce sera une adresse prisée. La ville mérite vraiment une halte et ceux qui aiment flâner et/ ou qui ont du temps et de bonnes jambes pourront y consacrer deux jours.
Jour 9- 7 décembre 2016. Trajet de BERAT à DURRES. Environ 100 Kms dans une plaine essentiellement maraîchère. 300 leks. Arrivée en centre ville. Peu d'hôtels dans cette ville portuaire qui ne mérite, à mon sens, qu'un bref arrêt. Je poursuis vers Shkodra. Ancienne capitale culturelle de l'Albanie avant que les communistes en détruisent une bonne partie. Même station de bus. Deux départs quotidiens. 7 heures et 13 heures. 400 leks.
Environ 120 Kms séparent DURRES de Shkodra. Compter 2 bonnes heures. Arrivée en plein centre ville. Quelques hôtels tout proches. Mon choix sera le KADUKU. 25 euros la twin avec petit déjeuner.
Le centre-ville et ses rues piétonnes est vraiment très joli et bien restauré. Certaines boutiques et restaurants sont même un peu "luxe". Ville qui apparaît plus " moderne" que les autres. Galeries de peinture, salons de coiffure, restaurants chics etc..
Les prix des hôtels s'en ressentent et sont supérieurs d'environ 30% à ceux pratiqués en général. L'augmentation est encore plus sensible en haute saison.
Jour 10- 8 décembre 2016. Départ de Shkodra pour le Monténégro. Le bus qui fait la liaison avec Ucine effectue 3 trajets par jour dans les deux sens pour la somme de 5 euros. Environ deux heures de trajet. Il se prend juste en face de l'hôtel ROZAFA, plein centre ville.
Les formalités de police, à la frontière, sont simplifiées à l'extrême. Il n'est même pas utile de descendre du bus et c'est le chauffeur qui fait valider les passeports. Ensuite un autre bus pour BUDVA. Les hôtels sont bien plus chers. Minimum 50% d'augmentation par rapport à l'Albanie.
Visite de la vieille ville de Krotor. A seulement 20kms de BUDVA mais compter une heure et demie pour y aller. En bordure de la mer. Joli et touristique. Surtout touristique...J'imagine ce même endroit au plus fort de la période estivale. Je ne suis pas convaincu que j'aimerais ça... La route qui longe la mer de BUDVA à Krotor est très jolie mais parfois bétonnée. C'est la Riviera du Monténégro.. Pas vraiment mon truc non plus..
Jour 11 - 9 décembre 2016. Les prix étant largement supérieurs à ceux de l'Albanie, les gens pas spécialement sympas, je décide de retourner à Shkodra, en Albanie. Je terminerai mon séjour dans ce pays. Deux bus le matin pour Ucine. Le premier, que je rate, part à 7h50 et le deuxième à 13heures. Le bus qui part d'Ucine démarre à 16h30 et, bizarrement coûte un euro de plus dans ce sens là. C'est le dernier de la journée. Cela me fait arriver à 18 heures. Trajet de nuit car le jour tombe à 16h30. Retour à mon hôtel précédent. Le KADUKU.
Jour 12-10 décembre 2016. Départ à 9h15 pour Tirana. Environ 2 heures de trajet. Route peu intéressante.
Changement de bus et de gare routière à Tirana pour POGRADEC, ma destination finale. La gare routière se situe bien loin de celle d'arrivée. Il me faudra une bonne heure pour l'atteindre, mi bus, mi Pédibus..😜. Fort heureusement un superbe ciel bleu. Départ à 12h30 pour 3 heures de trajet et 450 leks. Avant POGRADEC jolie route en réfection qui longe le bord du lac. Même hotel (PROGRADECI) pour un prix défiant toute concurrence. Ce soir c'est la fête au restaurant de l'hôtel. Musique et danses albanaises. Atmosphère bon enfant des années 60 malgré un public mixte jeune et plus âgé.J'en profite pour étudier les m˛urs locales. Jour 13- 11 décembre. Visite du petit village de LIN.. Une petite vingtaine de Kms sur le bord du lac. Un seul bus à midi pour s'y rendre de PROGRADEC.
Il est préférable de se positionner à la sortie de la Ville pour tenter sa chance avec une voiture particulière. Agréable balade dans les petites rues pavées de ce village en cul de sac. Un hotel, une guest- house, quelques petits restaurants et rien d'autre. Une halte sympa pour ceux qui aiment le calme et les odeurs de la nature. Surtout la bouse.😜
Pour revenir à POGRADEC, marcher pendant 1,5 Kms, juste la distance qui sépare le village de la route qui vient de Tirana puis attendre un bus...
C'est 50 leks pour rejoindre le centre ville. Jour 14- 12 décembre 2016. Lever matinal pour se rendre à Ohrid qui se situe en Macédoine, de l'autre côté du lac, juste en face de la ville de POGRADEC. Cette excursion peut se faire en une journée, mais il peut aussi être agréable de passer la nuit sur place. Un mini bus part quand il est plein pour la Ville juste avant le poste frontière (Dogana) qui se situe à 5 ou 6 Kms du centre de POGRADEC. Un taxi peut être bien plus intéressant si on est deux. Attention certains chauffeurs peu scrupuleux vous demanderont 15 ou 20 euros.!! Vous pouvez leur rire au nez. Le juste prix se situe entre 300 ET 500 leks.
Apres les formalités douanières, (très simples) il y a théoriquement un bus pour le centre ville d'Ohrid. Je ne l'ai jamais vu ni à l'aller ni au retour. Il est préférable, me semble-t- il, de négocier le trajet avec un véhicule particulier. Là encore, certains ont la main lourde. Il y a environ 30 Kms à parcourir. Le bon prix se situe aux alentours de 4 ou 500 leks par personne.
Attention, vous changez de pays donc de monnaie. En Macédoine on utilise le DENAR. Vous aurez 61 dénars pour un euro. Facile à changer à POGRADEC.
La Ville d'Ohrid se situe en bord du lac bien sûr. Elle offre une bonne variété hôtelière et de nombreux restaurants. L'endroit est assez touristique et cela se ressent. L'essentiel peut être visité en une demie journée, mais ceux qui aiment flâner et goûter l'atmosphère du soleil déclinant devront bien sûr prévoir d'y dormir une nuit. Trois ou 4 belles églises orthodoxes et des petites ruelles pavées.
Pour ma part je préfère POGRADEC et j'y retourne... Jour 15- 13 décembre 2016 Retour à Tirana. Véhicule 6 places. 600 leks. Durée 2h30. Une autoroute est en construction et diminuera évidemment le temps de trajet.
Navette aéroport du centre ville. Compter une demi- heure. Attention aux bouchons.
Escale de croisière à Isla de la Juventud, Cuba English translation pending
Bonjour,
Lors de ma prochaine croisière au départ de Cuba avec MSC, aucune excursion n'est prévue à l'Isla de la Juventud. Avez-vous des conseils sur ce qu'on peut faire durant cette escale d'un jour ? Egalement si vous avez des indications de choses à ne pas manquer de voir à la Havane en n'y étant qu'une seule journée (départ à 23h55 !). Merci beaucoup par avance.
Lors de ma prochaine croisière au départ de Cuba avec MSC, aucune excursion n'est prévue à l'Isla de la Juventud. Avez-vous des conseils sur ce qu'on peut faire durant cette escale d'un jour ? Egalement si vous avez des indications de choses à ne pas manquer de voir à la Havane en n'y étant qu'une seule journée (départ à 23h55 !). Merci beaucoup par avance.
Faire l'impasse sur le Kruger? English translation pending
Bonjour à tous
Je pars 3 semaines en Afrique du Sud en mars-avril prochain. Pour avoir déjà potassé pas mal le forum, j'ai bien compris que le pays est vaste et qu'il faut se résoudre à faire des choix.
Alors voilà, je me pose la question (probablement sacrilège pour certains) de faire l'impasse sur le Kruger. En effet je ne suis pas certain d'être hyper fan du concept du safari photo et je me disais (à tord peut être) qu'en visitant les parcs aux nord de sainte Lucia, addo elephant park et ceux entre PE et Cape town j'aurais quand même déjà un bon aperçu de la vie sauvage tout en m'économisant du temps et de l'argent...
Suis-je fada ou le raisonnement peut-il se défendre ?
Merci de vos lumières.
Je pars 3 semaines en Afrique du Sud en mars-avril prochain. Pour avoir déjà potassé pas mal le forum, j'ai bien compris que le pays est vaste et qu'il faut se résoudre à faire des choix.
Alors voilà, je me pose la question (probablement sacrilège pour certains) de faire l'impasse sur le Kruger. En effet je ne suis pas certain d'être hyper fan du concept du safari photo et je me disais (à tord peut être) qu'en visitant les parcs aux nord de sainte Lucia, addo elephant park et ceux entre PE et Cape town j'aurais quand même déjà un bon aperçu de la vie sauvage tout en m'économisant du temps et de l'argent...
Suis-je fada ou le raisonnement peut-il se défendre ?
Merci de vos lumières.
Du Larzac au Cézailler, la plus belle route de France méridionale! (photos) English translation pending
Bonjour 😄
Nous prenons un peu de temps pour partager avec vous le plus bel itinéraire du Midi de la France ! Du moins pour les marginaux comme moi qui recherchent les paysages désertiques 😏
Pas de scoop pour ceux qui nous suivent, c'est bien sûr l'enchaînement Causses-Aubrac-Margeride-Cézailler !
Une petite balade d'une semaine en septembre 2016.
Résumé en 12 photos toujours cadrées avec le véhicule qui est le fil conducteur de nos voyages.
1. Par un temps caniculaire, on débute par les contreforts du Larzac.

2. Le soir, bivouac sur le Causse Noir.

3. Le lendemain, traversée du Causse Méjean.

4. En soirée, bivouac sur le Causse de Sauveterre.

5. Puis, montée sur L'Aubrac.

6. Des paysages dont on ne se lasse pas. Enfin, surtout monsieur, parce que madame les trouve monotones 🙁

7. On passe la nuit sur le plateau.

8. Le lendemain, on arrive en Margeride.

9. En soirée, notre coin secret depuis des années .........

10. Ensuite, direction Nord-Ouest, on entre dans le Parc National des volcans d'Auvergne.

11. Le Cézailler, peu fréquenté mais une superbe découverte.

12. Avec ses magnifiques estives !

Puis, retour tranquille sur Toulouse.
Voilà, si vous aimez les grands espaces, pas besoin de courir les steppes du Kazakhstan 😏
Restez en France et suivez la formule magique des initiés, 12-48-15 !
Amoureux des vastes étendues sauvages ?
https://photos.google.com/share/AF1QipM6lmbZjGo0NvPE158_i06PFsqH-6PGBa39jGdmIKUmI7nCAddAXT8B-00xvpbIsQ?key=bFRfcXJZb21ZMkU3N1F3V3A5X0N2MzBweWFnaUVB
Cordialement Sylvie & Bernard
Nous prenons un peu de temps pour partager avec vous le plus bel itinéraire du Midi de la France ! Du moins pour les marginaux comme moi qui recherchent les paysages désertiques 😏
Pas de scoop pour ceux qui nous suivent, c'est bien sûr l'enchaînement Causses-Aubrac-Margeride-Cézailler !
Une petite balade d'une semaine en septembre 2016.
Résumé en 12 photos toujours cadrées avec le véhicule qui est le fil conducteur de nos voyages.
1. Par un temps caniculaire, on débute par les contreforts du Larzac.

2. Le soir, bivouac sur le Causse Noir.

3. Le lendemain, traversée du Causse Méjean.

4. En soirée, bivouac sur le Causse de Sauveterre.

5. Puis, montée sur L'Aubrac.

6. Des paysages dont on ne se lasse pas. Enfin, surtout monsieur, parce que madame les trouve monotones 🙁

7. On passe la nuit sur le plateau.

8. Le lendemain, on arrive en Margeride.

9. En soirée, notre coin secret depuis des années .........

10. Ensuite, direction Nord-Ouest, on entre dans le Parc National des volcans d'Auvergne.

11. Le Cézailler, peu fréquenté mais une superbe découverte.

12. Avec ses magnifiques estives !

Puis, retour tranquille sur Toulouse.
Voilà, si vous aimez les grands espaces, pas besoin de courir les steppes du Kazakhstan 😏
Restez en France et suivez la formule magique des initiés, 12-48-15 !
Amoureux des vastes étendues sauvages ?
https://photos.google.com/share/AF1QipM6lmbZjGo0NvPE158_i06PFsqH-6PGBa39jGdmIKUmI7nCAddAXT8B-00xvpbIsQ?key=bFRfcXJZb21ZMkU3N1F3V3A5X0N2MzBweWFnaUVB
Cordialement Sylvie & Bernard
Indonésie: Bali, l'île des offrandes English translation pending

Un joli sourire en guise d'introduction, comme un premier témoignage de la gentillesse des balinais … Plantons le décor. Nous sommes tout au nord de l'île de Bali dans la région rurale de Sangsit et plus précisément dans l'enceinte du Pura Beji, un temple hindouiste parmi tant d'autres. Cette sympathique jeune femme portant une corbeille d'offrandes est tout simplement venue la déposer au pied de l'autel, afin de vénérer les dieux.
Une scène presque banale à Bali, tant l'observation du rituel des offrandes aux divinités est si courante et en tous lieux : dans les temples bien sûr mais aussi autour des sanctuaires, au bord des routes et des rues, dans les champs et jusque dans les modestes autels présents presque dans chaque cour d'habitation.
Les balinais sont donc fervents d'offrandes … Quant à l'île de Bali, elle offre aux visiteurs ses paysages, sa culture et son atmosphère à nulle autre pareille. Voilà ce que je me propose de vous faire partager avec le récit de mon récent périple à travers cette île. Des temples aux rizières ainsi que bien d'autres aspects sont au programme ... tellement un voyage à Bali s'avère riche en découvertes dépaysantes.
-- Un rituel quotidien
Revenons à présent à la séance d'offrandes … La jeune femme s'avance vers l'autel et y place son aumône : des fleurs posées sur des feuilles de palmiers tressées et quelques bâtons d'encens, ils se consument lentement laissant échapper de fines colonnes de fumées qui embaument l'atmosphère. Faisons nous discret et laissons-là se recueillir en compagnie de son petit garçon agenouillé auprès d'elle.

Sur la droite, un jeune couple en élégant habits de cérémonie se prépare à poser pour une photo souvenir. Une robe et une tunique au rouge éclatant, des ourlets et une coiffe dorés qui brillent sous le soleil… ce sont des jeunes mariés parés de tenues traditionnelles. Comme ce n'est pas pour mon objectif qu'ils posent et ne faisant pas parti des invités à la cérémonie, là aussi, je reste en retrait et cadre donc la scène avec un plan large.

La vue a l'intérêt de montrer également l'architecture typique d'un temple balinais avec les multiples statues de divinités qui le décorent. De l'autre côté, il y a, entre autre, la classique porte d'entrée des temples (Pura en langue locale) avec ce porche en forme de tour pyramidale fendue et séparée en deux parties.

Les hindouistes balinais tolèrent l'entrée au sein de leur temples des visiteurs non hindouistes, mais en dehors des grandes cérémonies et avec une autre condition : le port d'un sarong autour de la ceinture et des jambes. Bon, n'étant pas un habitué du port d'une telle « jupe » locale, l'aide de notre très disponible accompagnateur Guntur me sera d'une grande utilité, il va avec doigté ajuster correctement ce fameux sarong autour de ma taille ... afin que je ne paraisse pas trop ridicule !

Ce temple rural Beji est dédié aux divinités des cultures irriguées autant dire principalement à la culture du riz, d'ailleurs un large panorama de rizières s'étend sur la gauche de l'enceinte du temple.
-- Leçon de riziculture

Une plus ample connaissance de la culture du riz, nous la ferons parmi d'autres rizières, celles situées autour du village de Tunjuk, plus à l'intérieur de l'île. Et il n'y a pas mieux pour en savoir un peu plus sur cette culture que de côtoyer les planteurs de riz et surtout de participer à leur travail. Là, il va falloir mettre la main à la pâte … c'est à dire plonger les mains dans la boue ! Cela commence d'abord par la préparation du terrain. Et en avant ! avec cette paire de buffles d'eau.

Ici, il ne faut pas avoir peur de se mouiller et hop, me voilà les pieds dans la boue visqueuse et glissante. Pourvu que les buffles ne s'emballent pas … ce serait le bain de boue assuré ! Mais les animaux connaissent leur boulot et puis, il y a aussi à mes côtés leur maître dont ils suivent, pas à pas, les directives. Avancer dans la rizière afin de préparer le terrain pour la plantation, ça fait ploc, ploc et re-ploc … et ça éclabousse quelque peu ! Le tour de manège terminé, passons au repiquage des plants. Par manque d'expérience, j'enfonce sans doute un peu trop les plants : « Stop ! Stop !» me dit à chaque fois le planteur certifié. Alors que le rang commence à prendre forme, je crois avoir enfin compris le bon geste et la bonne profondeur pour que le plant de riz prenne racines … En remerciant mon instructeur, avec un sourire de complicité je lui donne rendez-vous dans 3 mois … ce sera le moment de récolter le fruit de mes plants ! Bon, trêve de plaisanterie, il temps de se rincer copieusement, les mains, les jambes et les pieds.

Justement, entre chaque parcelle, il y a de l'eau ruisselant le long de larges caniveaux, c'est bien pratique pour se libérer de cette boue si collante. Mais en fait, cette eau courante est surtout canalisée pour l'irrigation des rizières. Ce système de canaux particulièrement sophistiqué qui répartie équitablement l'eau entre toutes les parcelles cultivées a même fait l'objet d'une reconnaissance internationale pour sa haute ingéniosité. En effet, le subak, le nom de ce système est classé depuis 2012 au patrimoine de l'Unesco, rien que ça !

Un autre système, pas mal conçu (mais pas encore reconnu par les instances du patrimoine !) est constitué de cet ensemble d'épouvantails. Nous l'avons découvert lors d'une visite dans une autre rizière où les grains de riz arrivaient à maturation. Afin d'effrayer les oiseaux, grands amateurs de riz comme tous les balinais, ces épouvantails sont mobiles. Comme des marionnettes, ils sont reliés par un complexe système de cordes qu'actionne un homme posté dans la cabane que l'on aperçoit en fond d'image. En longeant cette rizière, voilà que toutes ces silhouettes fantomatiques se mettent en mouvement … je crois bien que le gardien en nous observant si intéressés par son mécanisme anti-prédateurs s'est un peu amusé à mettre en action toutes ses marionnettes.

Des rizières, il y en a bien sûr un peu partout dans les campagnes de Bali. Rizières en plateau ou rizières en terrasses, les plus spectaculaires, les plus photogéniques. Avec le climat chaud et humide de la région, les paysans balinais parviennent à réaliser trois récoltes par an … le riz, le principal gagne pain (enfin, gagne riz devrait-on dire ici !) des agriculteurs balinais. Mais au fait, ce moyen ancestral de labourage des rizières avec les buffles est-il encore très pratiqué dans les rizières à Bali ? C'est la question que je me pose après cette expérience sur ce terrain (boueux !). Et notre accompagnateur Gun de me répondre : « Pour la plupart des rizières, les agriculteurs utilisent maintenant des engins mécanisés mais dans les endroits escarpés, sur certaines parcelles en terrasses, les buffles sont parfois encore utilisés.. ».
--
Procession et festivités balinaises

De la musique, des chants, des statues portées à bras d'hommes et une foule colorée et bien ordonnée défile sur une petite route près de la rizière nous nous trouvons toujours à Tunjunk. La musique des gongs nous a attiré au bord de la route et nous voilà assistants au passage de cette procession. Chez les hindouistes balinais, environ 90 % de la population, les occasions de célébrations, de festivités et de processions sont presque infinies … les étapes de la vie, de la naissance à la mort en passant par le mariage, la fête de chaque divinité et de chacun des temples des villages. Des temples, au minimum il y en a trois par village et quelque soit l'importance de la cité : - Le pura puseh, le temple originel dédié aux fondateurs du village - Le pura desa consacré aux esprits protecteurs - le pura dalem, le temple de la mort Sur « l'île des dieux », on implore également le ciel pour l'obtention de récoltes abondantes et encore pour bien d'autres occasions … Alors, il n'est pas étonnant de voir presque quotidiennement de tels rassemblements hauts en couleur lorsqu'on parcoure Bali. Et cette procession, à quoi était-elle dédiée ? Euh ? En fait, je n'en saurai rien !
--
Une démonstration de l'art de la vannerie
Au centre du village, nous poursuivons nos rencontres à la découverte des traditions balinaises avec à présent une initiation à la confection des offrandes. Les balinais sont experts en art du tressage et du pliage des tiges végétales et des feuilles de palmiers. Il faut les observer agir avec une dextérité étonnante, et quelle rapidité pour obtenir une composition ou une jolie coupelle végétale. Reconnaissons que ces femmes ont de l'entraînement car chaque jour elles confectionnent de telles réalisations pour leurs offrandes du matin.

Il n'y a pas que les femmes qui excellent dans l'art de la vannerie, les hommes aussi à l'image de cet homme âgé qui va me montrer et me diriger dans la confection d'un plateau à offrandes. On fait chevaucher une lamelle sur l'autre et ainsi de suite … sauf que cela paraît facile en théorie mais j'avoue avoir bien eu besoin d'aide pour achever correctement ce tout simple carré tressé, enfin merci pour cette prise en mains.

Au delà des simples corbeilles tressées, la pratique de la vannerie artistique est mise en valeur lors des fêtes balinaises de Galungan-Kunigan. Un hasard de dates a fait que notre séjour à Bali s'est déroulé quelques jours après ces festivités, les plus importantes de tout le calendrier festif balinais. Elles durent une dizaine de jours et sont particulièrement animées.

Ainsi, nous avons pu admirer les nombreuses décorations qui ornaient encore les rues des villages. Certes, ces compositions végétales étaient une peu desséchées mais elles gardaient toute leur splendeur.
De hautes tiges de bambous forment de véritables haies d'honneur le long des routes et rues, toutes embellies par ces bouquets et ces compositions joliment réalisées. Voici un bon témoignage de la maîtrise par les balinais de l'art de la vannerie.
--
En classe, avec les écoliers du village
Cela peut surprendre, mais la visite de la ferme et des rizières de Tunjuk est couplée avec la visite de l'école du village !

Nous voilà débarquant dans la cour de récréation puis à l'intérieur d'une classe. Sitôt entrés, les écoliers rieurs se lèvent pour nous accueillir et se mettent à chanter un refrain enfantin dans un français teinté d'un petit accent indonésien. Une scène attendrissante qui semble très bien rodée … Il fleure bon dans cette classe de primaire l'ambiance des écoles d'antan : le tableau noir, la poussière de la craie … et les cahiers traditionnels, je n'ai vu aucun écran ni tablette numérique sur les pupitres.
--
Tanah Lot, comme un air de Mont-Saint-Michel … en mode balinais

On doit le reconnaître, un tel site a de quoi enthousiasmer les visiteurs, d'ailleurs le temple Pura Tanah Lot est le plus fréquenté de la côte sud de l'île. N'est-il pas pittoresque ce temple perché sur son rocher battu par les vagues et isolé à marée haute ? Un décor qui n'est pas sans évoquer la silhouette de notre cher site-monument des côtes normandes. L'assaut répété des vagues est tellement destructeur que la base du rocher a été solidifié afin de protéger l'édifice religieux d'un risque d'effondrement … C'est en fin d'après midi que la foule des visiteurs est la plus importante car la lumière du coucher de soleil teinte d'or le site. A condition qu'il n'y ait pas trop de nuages ! Nous avons eu droit a quelques belles éclaircies avec des rayons de soleil parvenant à se jouer des bancs de nuages mais pour le spectacle visuel d'un embrasement général, rochers, temple et horizon marin …. ce n'était pas le bon jour !

Ici, les grèves sont faites de sable volcanique sombre blanchit par l'écume des flots, quant aux falaises, elles sont impressionnantes, hautes et dangereuses. D'ailleurs, il y a déjà eu de dramatiques chutes accidentelles parmi les amateurs de selfies … trop occupés à soigner le cadrage et pas assez attentifs au trait de côte sous leurs pieds !Aussi, les autorités ont placé des barrières et des drapeaux rouges le long de ces à-pics à risque. Et si le lieu est tant fréquenté, tout le monde n'a pas le même motif de visite. Il y a d'abord les Balinais qui viennent ici en pèlerinage offrir quelques offrandes à leurs divinités, ce sont bien sûr celles de la mer qui sont vénérées. Les visiteurs les plus nombreux doivent être les touristes surtout en fin d'après midi. Des vacanciers très attendus par les marchands de souvenirs postés en nombre tout le long des ruelles d'accès au site. Et puis il y a quelques surfeurs qui viennent là tutoyer les vagues à l'image de celui que l'on peut voir sur la photo … Bali, l'île des temples hindouistes mais aussi (et surtout, pour certains) un « must » pour la pratique du surf.
--
Pêcheurs et jukung
Je ne suis pas sûr que les pêcheurs de cette côte où la mer est toujours agitée de vagues apprécient autant les gros rouleaux que les surfeurs, mais ils font avec.

Leurs embarcations traditionnelles, les jukung paraissent cependant assez stables avec leurs balanciers de chaque côté, elles donnent l'image de sommaires catamarans de bois et de bambous. Nous en verrons de plus près sur une côte beaucoup plus calme, au nord de l'île. A Permuteran, une partie de la plage de sable gris fait office de petit port de pêche où sont alignés quelques jukung.

C'est un petit matin calme, les eaux sont lisses et reflètent une mosaïque de teintes bigarrées, celles des coques des embarcations. Une homme aborde le rivage, il rentre d'une partie de pêche avec seulement quelques poissons, apparemment il n'est pas trop satisfait de ses prises … Dans ces eaux, ce sont des sardines, des vivaneaux, des mahi-mahi et des thons qui sont le plus souvent pêchés … quand les conditions sont favorables. Les jukungsont souvent équipés de lampes pour les séances de pêche nocturne et on le voit certains sont décorés avec soins. De la couleur mais également des dessins comme cette tête de gros poisson, la mâchoire grande ouverte avec des dents acérées prêtes à en découdre … de quoi effrayer les autres poissons !

A côté des frêles jukung, il y a des structures de pêche bien plus grosses composées d'un savant agencement de bambous qui évoquent bien plus un échafaudage ou un radeau géant qu'un bateau destiné à la pêche en mer.
Permuteran est aussi une petite station balnéaire tranquille baignée par les eaux d'un lagon intéressant à explorer, snorkeling ou pongée avec bouteilles, mais pour cette dernière activité il faut se rendre (en jukung) un peu plus loin, au-delà de la barrière de corail, vers les fonds sous-marins très renommés de l'île Pulau Menjangan, située à 7 km au large.
Suite du récit → message suivant ->
Calendrier des départs en croisière des membres VF 2019 English translation pending
Bonsoir à tous 🙂
je sais qu il est un peu tôt ; néanmoins je décide de démarrer le calendrier pour les départs en croisiere des membres VF 2019 ; nous pouvons à présent reserver très longtemps à l avance
donc n hésitez pas si vous avez déjà reservé à vous inscrire ici même ;😉
JANVIER 2019 FEVRIER 2019 MARS 2019 AVRIL 2019 MAI 2019 JUIN 2019 JUILLET 2019 AOUT 2019 SEPTEMBRE 2019 OCTOBRE 2019 NOVEMBRE 2019 DECEMBRE 2019
JANVIER 2019 FEVRIER 2019 MARS 2019 AVRIL 2019 MAI 2019 JUIN 2019 JUILLET 2019 AOUT 2019 SEPTEMBRE 2019 OCTOBRE 2019 NOVEMBRE 2019 DECEMBRE 2019
MSC Fantasia: compte rendu croisière du 6 au 13 novembre English translation pending
ENFIN, au bout de 4 ans d’absence nous avons refait une croisière.
Comme je suis friand des comptes rendus de ce site, il est normal que je dépose le miens. Je ne vais pas détailler les escales qui étaient assez standards pour ceux qui connaissent la méditerranée. Je vais plutôt me focaliser sur la croisière proprement dite. Nous somme un couple de la soixantaine et c’est notre 7eme croisières, 4 sur Costa et 3 sur MSC. (La première sans enfant).
Nous avons réservé cette croisière sur « croisierenet.com » début 2016. Coté agence, tout s’est déroulé parfaitement bien, le prix, les acomptes, les billets, franchement impeccable. J’avais pour habitude de réserver en Allemagne mais les prix ont sensiblement changés, ils sont désormais plus cher qu’en France. Je pense, pour un bon prix, nous avons réservé une cabine AUREA au pont 12, cabine n° 12015. Donc avec accès SPA, 2 massages, diner sur réservation aux heures souhaitées, forfait boisson (Allegrissimo) et pas mal de petits avantages sympas. Nous habitons en Alsace et nous sommes allés à Gênes en voiture (510 Kms) Voilà pour nous situer….
Arrivés à Gênes vers 11h00, nous avons déposé la voiture devant la gare maritime où une personne prend rapidement en charge les bagages et le véhicule. Avec un peu d’insistance cette personne demande un pourboire ! Je n’ai pas beaucoup apprécié, Mais bon, pourquoi pas, nous sommes dans l’euphorie de la croisière avec un énorme bateau qui nous attend. Je lui donne 2 euros. A partir de là, j’ai l’impression de ne jamais m’être arrêté jusqu’au navire. Tout allait très vite, à 11h30, nous étions à bord. Pour moi, du jamais vu et grâce à la réservation Aurea. Bien sûr, la cabine n’était pas dispo mais pas de souci, on nous a gentiment invité d’aller manger au pont 14 et pour les boissons, il suffisait de montrer les papiers d’embarquement. Les souvenirs de nos anciennes croisières refont surface, surtout les odeurs. Que de bons souvenirs mais voyons ce que nous réserve celle-ci : Donc, premier repas de midi à bord, là aussi, agréable surprise, excellent, même que nous ne sommes pas des fan du self mais ce premier jour, très peu de monde à table, donc très calme. Vers 13h nous tentons notre chance pour la cabine. La porte était entrouverte, nous entrons et tout était prêt sur le lit (Carte MSC, Daily, etc…) et deux valises sur trois devant la porte. (La troisieme arrivera vers 16h00) Très belle cabine, lit génial comme d’habitude, deux différents coussins, propre. Là aussi, çà ne peut être mieux. Le garçon de cabine se présente à nous avec un français presque parfait, Ile Maurice oblige ! Commence le rangement, la découverte de la cabine, promenade à bord, petit café ou cappuccino et préparation à la séance « sauvetage » Nous profitons également pour réserver les deux massages au pont 14 à l’espace SPA Aurea ainsi que l’heure du diner le cette première soirée à bord du MSC Fantasia. Nous avions déjà fait une croisière sur le MSC Splendida, j’ai l’impression, qu’il est quasiment identique au Fantasia. J’avais espéré une deco différente mais ceci est un petit détail qui ne change absolument rien à la qualité de cette croisière. A 17h00, c’est l’heure de l’exercice de sauvetage. Tout le monde reste à l’intérieur, nous au casino et on nous donne une explication rapide comment « boucler » son gilet. Un peu comme dans l’avion. Cet exercice dure une quinzaine de minute et ENFIN la croisière peut commencer ! On range méticuleusement nos gilets et c’est parti pour notre premier Cocktail. Comme précisé au debut du compte rendu, nous sommes en cabine Aurea avec un forfait boisson Allegrissimo. C’est vrai, le choix est limité mais amplement suffisant. Nous avions réservé le diner pour 20h00 au restaurant pont 5. Accueil chaleureux, table à deux et serveurs très attentionnés (j’insisterai sur ce plan) Sans le savoir au départ, on se rend compte que 20h00 est une heure sympa. C’est la fin du premier service et bien avant le début du deuxième de 21h00. Donc relativement calme. Le spectacle commençant à 21h30, nous avons largement le temps de diner. Comme d’habitude (Par rapport à nos anciennes croisières) la carte est toujours très prometteuse : 3 Entrées, 2 potages, Pâtes et (ou) risotto, poisson, viande, fromage et plusieurs choix de dessert. Personnellement je me laisse tenter par une entrée, un potage, le risotto, le poisson, le fromage et puis le dessert. EXCELLENT, le tout était parfais mais bien de trop ! Les soirs suivants, j’abandonne l’idée fromage et je me contentais d’une assiette de fruits. Nous avions notre vin rouge ou blanc au verre d’une très bonne qualité et des bouteilles d’eau plate ou gazeuse bien sûr. A la lecture de certains comptes rendu, j’avais des craintes sur la qualité et sur la baisse en générale des prestations chez MSC. Pour ce premier soir, j’étais plutôt surpris de ce qui nous a été offert. Le personnel était vraiment très attentionné et les repas de très bonne qualités. Nous passons la suite de la soirée au théâtre avec de belles prestations des artistes MSC ainsi que dans des salons où une musique de piano accompagne nos cafés ou cocktails (Parfois sans alcool).
1ere nuit à bord : je dois dire que la première nuit n’était pas top. Mer très agitée, un bruit de sifflement à la porte fenêtre et craquements de la cabine en général. Il faut s’y habituer ! La cabine est au pont 12 au niveau de la passerelle du commandant, donc très à l’avant du navire. C’est la première fois que nous avons cette situation et ça bouge beaucoup plus qu’au centre et qu’à l’arrière. Par contre aucune vibration du moteur. On ne peut pas tout avoir ! Mais personnellement, après cette expérience, je préfèrerai le centre/arrière. Sinon, c'est très calme, pas de passage ou bruit de voisinage alors que tout est complet.
Suite avant ce soir....

Comme je suis friand des comptes rendus de ce site, il est normal que je dépose le miens. Je ne vais pas détailler les escales qui étaient assez standards pour ceux qui connaissent la méditerranée. Je vais plutôt me focaliser sur la croisière proprement dite. Nous somme un couple de la soixantaine et c’est notre 7eme croisières, 4 sur Costa et 3 sur MSC. (La première sans enfant).
Nous avons réservé cette croisière sur « croisierenet.com » début 2016. Coté agence, tout s’est déroulé parfaitement bien, le prix, les acomptes, les billets, franchement impeccable. J’avais pour habitude de réserver en Allemagne mais les prix ont sensiblement changés, ils sont désormais plus cher qu’en France. Je pense, pour un bon prix, nous avons réservé une cabine AUREA au pont 12, cabine n° 12015. Donc avec accès SPA, 2 massages, diner sur réservation aux heures souhaitées, forfait boisson (Allegrissimo) et pas mal de petits avantages sympas. Nous habitons en Alsace et nous sommes allés à Gênes en voiture (510 Kms) Voilà pour nous situer….
Arrivés à Gênes vers 11h00, nous avons déposé la voiture devant la gare maritime où une personne prend rapidement en charge les bagages et le véhicule. Avec un peu d’insistance cette personne demande un pourboire ! Je n’ai pas beaucoup apprécié, Mais bon, pourquoi pas, nous sommes dans l’euphorie de la croisière avec un énorme bateau qui nous attend. Je lui donne 2 euros. A partir de là, j’ai l’impression de ne jamais m’être arrêté jusqu’au navire. Tout allait très vite, à 11h30, nous étions à bord. Pour moi, du jamais vu et grâce à la réservation Aurea. Bien sûr, la cabine n’était pas dispo mais pas de souci, on nous a gentiment invité d’aller manger au pont 14 et pour les boissons, il suffisait de montrer les papiers d’embarquement. Les souvenirs de nos anciennes croisières refont surface, surtout les odeurs. Que de bons souvenirs mais voyons ce que nous réserve celle-ci : Donc, premier repas de midi à bord, là aussi, agréable surprise, excellent, même que nous ne sommes pas des fan du self mais ce premier jour, très peu de monde à table, donc très calme. Vers 13h nous tentons notre chance pour la cabine. La porte était entrouverte, nous entrons et tout était prêt sur le lit (Carte MSC, Daily, etc…) et deux valises sur trois devant la porte. (La troisieme arrivera vers 16h00) Très belle cabine, lit génial comme d’habitude, deux différents coussins, propre. Là aussi, çà ne peut être mieux. Le garçon de cabine se présente à nous avec un français presque parfait, Ile Maurice oblige ! Commence le rangement, la découverte de la cabine, promenade à bord, petit café ou cappuccino et préparation à la séance « sauvetage » Nous profitons également pour réserver les deux massages au pont 14 à l’espace SPA Aurea ainsi que l’heure du diner le cette première soirée à bord du MSC Fantasia. Nous avions déjà fait une croisière sur le MSC Splendida, j’ai l’impression, qu’il est quasiment identique au Fantasia. J’avais espéré une deco différente mais ceci est un petit détail qui ne change absolument rien à la qualité de cette croisière. A 17h00, c’est l’heure de l’exercice de sauvetage. Tout le monde reste à l’intérieur, nous au casino et on nous donne une explication rapide comment « boucler » son gilet. Un peu comme dans l’avion. Cet exercice dure une quinzaine de minute et ENFIN la croisière peut commencer ! On range méticuleusement nos gilets et c’est parti pour notre premier Cocktail. Comme précisé au debut du compte rendu, nous sommes en cabine Aurea avec un forfait boisson Allegrissimo. C’est vrai, le choix est limité mais amplement suffisant. Nous avions réservé le diner pour 20h00 au restaurant pont 5. Accueil chaleureux, table à deux et serveurs très attentionnés (j’insisterai sur ce plan) Sans le savoir au départ, on se rend compte que 20h00 est une heure sympa. C’est la fin du premier service et bien avant le début du deuxième de 21h00. Donc relativement calme. Le spectacle commençant à 21h30, nous avons largement le temps de diner. Comme d’habitude (Par rapport à nos anciennes croisières) la carte est toujours très prometteuse : 3 Entrées, 2 potages, Pâtes et (ou) risotto, poisson, viande, fromage et plusieurs choix de dessert. Personnellement je me laisse tenter par une entrée, un potage, le risotto, le poisson, le fromage et puis le dessert. EXCELLENT, le tout était parfais mais bien de trop ! Les soirs suivants, j’abandonne l’idée fromage et je me contentais d’une assiette de fruits. Nous avions notre vin rouge ou blanc au verre d’une très bonne qualité et des bouteilles d’eau plate ou gazeuse bien sûr. A la lecture de certains comptes rendu, j’avais des craintes sur la qualité et sur la baisse en générale des prestations chez MSC. Pour ce premier soir, j’étais plutôt surpris de ce qui nous a été offert. Le personnel était vraiment très attentionné et les repas de très bonne qualités. Nous passons la suite de la soirée au théâtre avec de belles prestations des artistes MSC ainsi que dans des salons où une musique de piano accompagne nos cafés ou cocktails (Parfois sans alcool).
1ere nuit à bord : je dois dire que la première nuit n’était pas top. Mer très agitée, un bruit de sifflement à la porte fenêtre et craquements de la cabine en général. Il faut s’y habituer ! La cabine est au pont 12 au niveau de la passerelle du commandant, donc très à l’avant du navire. C’est la première fois que nous avons cette situation et ça bouge beaucoup plus qu’au centre et qu’à l’arrière. Par contre aucune vibration du moteur. On ne peut pas tout avoir ! Mais personnellement, après cette expérience, je préfèrerai le centre/arrière. Sinon, c'est très calme, pas de passage ou bruit de voisinage alors que tout est complet.
Suite avant ce soir....

Tour du monde MSC 2019 English translation pending
Bonjour,
C'est décidé!
Nous venons de nous inscrire pour ce 1er tour du monde avec MSC, sur le Magnifica, au départ de Marseille, le 6 janvier 2019, dont le parcours nous a particulierement séduit...
Un grand enthousiasme, mais aussi un peu d'inquiétude tout de même, car partir 119 jours en croisiere, loin de ses bases, cela est inhabituel.
J - 777....
J'ouvre cette discussion, pour tous les futurs TDMistes qui seront du voyage, pour qu'ils puissent s'y retrouver et échanger avis et conseils et préparer ensemble, ce qui sera, j'espère, une magnifique aventure...
Jean-Marie
PS : cela pourra aussi être l'occasion pour les "anciens" de nous faire part de leurs expériences et nous faire profiter de leurs conseils avisés.
Attention au soit-disant camp de pêche à Akhfennir (Maroc) English translation pending
Bonjour.
J'arrive du Maroc "Sidi Akhfennir" ou soit disant vous avez des camps de pêche, en fait ils ne sont la que pour prendre votre argent et pour les amateurs de pêche nous restons sur notre faim ...
Je vous conseil cette destination d'Avril à Septembre , contacter des locaux , vous n'aurez aucun mal à trouver un hébergement certes un peu moins luxueux.
En ce qui concerne la pêche la période est très importante, le mode de pêche également, les falaises, le surf, les camps en question ne précisent pas que pour pêcher de la baie de Naïla il vous faudra débourser chaque jour 40 euros pour une barque , de plus guide est à mon avis un grand mot clinquant mais pas approprié.
Ceci dit nous avons passés quelques jours très agréables, avec peu de poissons , beaucoup de vent mer forte
Amicalement Hervé
3 semaines en Irlande et à Londres English translation pending
Irlande! Une destination qui nous a séduit depuis longtemps, mais qui demande un peu de préparation côté transport. Enfin, nous l'avons fait en été 2015!
Désolée d'avoir pris tous ce temps pour mettre ce carnet de route en ligne.
Nous sommes deux adultes et un garçon de 5 ans, partant de la région parisienne. Nous prenons un bateau de nuit vendredi soir de Cherbourg à Rosslare. Le samedi matin, L., ma petite sœur, 18 ans, part depuis l'Allemagne pour nous rejoindre directement sur l'ile. Elle prend un vol Ryan Air de Weeze (Düsseldorf) à Londres et de Londres à Shannon. Nous louons un appartement à Lahinch dans le County Clare. D'ici nous entreprenons des voyages d'une journée, à l'exception de la péninsule de Beara, où nous logeons une nuit près d'Adrigole.
Au bout de deux semaines nous partons pour une nuit à Wicklow avant de prendre le ferry dimanche pour rester finalement 2 jours à Londres.
Petit sommaire de notre itinéraire:
Vendredi: Paris -> Cherbourg, ferry pour Rosslare avec arrivé le samedi à 13h Samedi: Rosslare -> Shannon Airport -> Lahinch Dimanche: Lahinch -> Loop Head Lighthouse Lundi: Burren (Ailwee Cave, Burren Perfumery, Pulnabrone Dolmen) Mardi: Cliffs of Moher et Moher Hill Open Farm Mercredi: Lahinch -> Blackhead -> Ballyvaughan -> Flaggy Shore -> Coole Park Jeudi: Dingle Peninsula Vendredi: Petit tour du County Clare: Spanish Point, Coroffin, Inchiquin Lough Samedi: Connemara Dimanche: Repos Lundi: Beara Peninsula Mardi: Zoo de Fota Island Mercredi: Hag's Head Jeudi: Ring of Kerry Vendredi: Faire les bagages Samedi: Lahinch -> Wicklow via Glendalough et Sally Gap Dimanche: Sealife à Bray, l'après-midi départ en bâteau de Dublin vers Holyhead (Pays de Galles) pour aller à Londres Lundi: Hyde Park, Buckingham Place, St James's Park, Westminster Mardi: Chelsea, Battersea Children's Zoo, London Bridge, Monument, Bank, St Paul's Mercredi: London-> Heathrow-> Canterbury->Dover-> bateau pour Calais -> Paris
(Pour ceux qui veulent tout de suite ''partir'' en Irlande, suivez mon carnet à partir de dimanche)
BIENVENUE EN IRLANDE!!

Désolée d'avoir pris tous ce temps pour mettre ce carnet de route en ligne.
Nous sommes deux adultes et un garçon de 5 ans, partant de la région parisienne. Nous prenons un bateau de nuit vendredi soir de Cherbourg à Rosslare. Le samedi matin, L., ma petite sœur, 18 ans, part depuis l'Allemagne pour nous rejoindre directement sur l'ile. Elle prend un vol Ryan Air de Weeze (Düsseldorf) à Londres et de Londres à Shannon. Nous louons un appartement à Lahinch dans le County Clare. D'ici nous entreprenons des voyages d'une journée, à l'exception de la péninsule de Beara, où nous logeons une nuit près d'Adrigole.
Au bout de deux semaines nous partons pour une nuit à Wicklow avant de prendre le ferry dimanche pour rester finalement 2 jours à Londres.
Petit sommaire de notre itinéraire:
Vendredi: Paris -> Cherbourg, ferry pour Rosslare avec arrivé le samedi à 13h Samedi: Rosslare -> Shannon Airport -> Lahinch Dimanche: Lahinch -> Loop Head Lighthouse Lundi: Burren (Ailwee Cave, Burren Perfumery, Pulnabrone Dolmen) Mardi: Cliffs of Moher et Moher Hill Open Farm Mercredi: Lahinch -> Blackhead -> Ballyvaughan -> Flaggy Shore -> Coole Park Jeudi: Dingle Peninsula Vendredi: Petit tour du County Clare: Spanish Point, Coroffin, Inchiquin Lough Samedi: Connemara Dimanche: Repos Lundi: Beara Peninsula Mardi: Zoo de Fota Island Mercredi: Hag's Head Jeudi: Ring of Kerry Vendredi: Faire les bagages Samedi: Lahinch -> Wicklow via Glendalough et Sally Gap Dimanche: Sealife à Bray, l'après-midi départ en bâteau de Dublin vers Holyhead (Pays de Galles) pour aller à Londres Lundi: Hyde Park, Buckingham Place, St James's Park, Westminster Mardi: Chelsea, Battersea Children's Zoo, London Bridge, Monument, Bank, St Paul's Mercredi: London-> Heathrow-> Canterbury->Dover-> bateau pour Calais -> Paris
(Pour ceux qui veulent tout de suite ''partir'' en Irlande, suivez mon carnet à partir de dimanche)
BIENVENUE EN IRLANDE!!

Itinéraire en Gaspésie et dans la région de Tadoussac English translation pending
Bonjour,
Après 2 beaux étés passés dans les parcs de l’ouest des USA (merveilleux voyages grâce notamment à de nombreux avis récoltés sur ce forum), nous avons décidé de partir au Canada l’été prochain (mon mari voulait un endroit moins chaud). Nous y sommes déjà allés plusieurs fois, notamment à Montréal, Québec et Tadoussac. Nous avons également déjà fait une boucle venant de la Nouvelle Angleterre, passant par le Nouveau Brunswick, et revenant par Québec, Montréal… et une autre boucle avec Toronto, Sudbury, Ottawa, Montréal… Nous sommes donc attirés par la Gaspésie que nous ne connaissons pas du tout. Notre première idée était de faire une boucle passant par la Gaspésie, et de redescendre vers Bar Harbour pour remonter vers Montréal par les White Mountains. En essayant de faire l’itinéraire, il m’a semblé que nous allions beaucoup rouler et ne pas profiter des endroits traversés. J’ai donc tenté une boucle plus petite me concentrant sur la Gaspésie, avec des étapes dépassant rarement 300 km. Les vols sont réservés. Le voyage se fera en juillet-août (pas le choix, je suis prof). Nous voyageons à deux (couple d’une bonne cinquantaine d’années), aimons marcher (mais nous ne sommes pas de grand randonneurs), la nature, les bons hôtels. Je suis très fan des phares et des ponts couverts (donc je peaufinerai mon itinéraire pour ne pas en louper). Voici où j’en suis pour le moment. Je pense que nos étapes précises se décideront en fonction des logements que nous trouverons (selon nos préférences). J’ai remis quelques jours dans la région de Tadoussac, parce que je l’aime beaucoup, mais je peux facilement en retirer un pour le mettre ailleurs (parc Forillon ?). Voilà, qu’en pensez-vous ? Une de mes questions est : faut-il privilégier le traversier de Matane à Baie-Cormeau et redescendre une partie de cette rive là ou descendre vers Trois Pistoles et traverser là ? J’ai aussi hésité entre ce trajet ou l’inverse : monter d’abord de Montréal vers Tadoussac et puis faire la Gaspésie. J’hésite encore… Par contre je n’hésite pas sur le sens de la boucle en Gaspésie : sachant que mon mari (le conducteur) s’arrête rarement lorsque nous roulons, je tiens à avoir l’eau à ma droite pour prendre des photos (eh oui, c’est une autre passion, la photo). Voici donc l’itinéraire prévu pour le moment :
J1 : vol Bruxelles – Montréal nuit Montréal J2 : route Montréal vers, par exemple Levis (pour couper la route vers Rimouski) J3 : route vers Rimouski, visite phare, nuit Rimouski J4 : visite parc du Bic, nuit Rimouski J5 : route vers Ste Flavie, Amqui… (ponts couverts) Nuit Amqui ou Causapscal J6 : route vers quelque part dans la baie des chaleurs (Carleton, New Richmond, Bonaventure …) Tour d'observation de St André de Restigouche. J7 : nuit au même endroit pour visiter plusieurs endroits dans la baie des chaleurs J8 : Route vers Percé, nuit Percé J9 : excursion vers île Bonaventure, anse à Beaufils, nuit Percé J10 : route vers Gaspé, rivière aux émeraudes, nuit Gaspé J11 : Parc Forillon, phare, sentier des graves, cap bon ami, nuit Cap des Rosiers ? J12 : Parc Forillon, nuit au même endroit. J13 : route vers Ste Anne des Monts, loger là (ou dans le parc de la Gaspésie) J14 : Parc de la Gaspésie, même logement J15 : Parc de la Gaspésie, même logement J16 : route vers Matane, musée du phare, nuit Matane J17 : Traversier Trois Pistoles vers les Escoumins, nuit Les Escoumins J18 : soit nuit les Escoumins, soit route vers Tadoussac, nuit Tadoussac ou Ste Rose du Nord J19 : même logement, croisière sur le Saguenay si possible J20 : même logement, Cap Bon Désir, Tadoussac… J21 : toujours région de Tadoussac J22 : Traversier vers Baie Ste Catherine, loger vers St Siméon (autre rive du Saguenay) J23 : Route vers Baie St Paul ou la Malbaie, loger là J24 : Route vers Québec, nuit Québec J25 : visite de Québec, nuit Québec J26 : route Québec vers Montréal, nuit Montréal J27 : Montréal J28 : vol vers Bruxelles.
Merci à tous pour vos idées, vos conseils.
Après 2 beaux étés passés dans les parcs de l’ouest des USA (merveilleux voyages grâce notamment à de nombreux avis récoltés sur ce forum), nous avons décidé de partir au Canada l’été prochain (mon mari voulait un endroit moins chaud). Nous y sommes déjà allés plusieurs fois, notamment à Montréal, Québec et Tadoussac. Nous avons également déjà fait une boucle venant de la Nouvelle Angleterre, passant par le Nouveau Brunswick, et revenant par Québec, Montréal… et une autre boucle avec Toronto, Sudbury, Ottawa, Montréal… Nous sommes donc attirés par la Gaspésie que nous ne connaissons pas du tout. Notre première idée était de faire une boucle passant par la Gaspésie, et de redescendre vers Bar Harbour pour remonter vers Montréal par les White Mountains. En essayant de faire l’itinéraire, il m’a semblé que nous allions beaucoup rouler et ne pas profiter des endroits traversés. J’ai donc tenté une boucle plus petite me concentrant sur la Gaspésie, avec des étapes dépassant rarement 300 km. Les vols sont réservés. Le voyage se fera en juillet-août (pas le choix, je suis prof). Nous voyageons à deux (couple d’une bonne cinquantaine d’années), aimons marcher (mais nous ne sommes pas de grand randonneurs), la nature, les bons hôtels. Je suis très fan des phares et des ponts couverts (donc je peaufinerai mon itinéraire pour ne pas en louper). Voici où j’en suis pour le moment. Je pense que nos étapes précises se décideront en fonction des logements que nous trouverons (selon nos préférences). J’ai remis quelques jours dans la région de Tadoussac, parce que je l’aime beaucoup, mais je peux facilement en retirer un pour le mettre ailleurs (parc Forillon ?). Voilà, qu’en pensez-vous ? Une de mes questions est : faut-il privilégier le traversier de Matane à Baie-Cormeau et redescendre une partie de cette rive là ou descendre vers Trois Pistoles et traverser là ? J’ai aussi hésité entre ce trajet ou l’inverse : monter d’abord de Montréal vers Tadoussac et puis faire la Gaspésie. J’hésite encore… Par contre je n’hésite pas sur le sens de la boucle en Gaspésie : sachant que mon mari (le conducteur) s’arrête rarement lorsque nous roulons, je tiens à avoir l’eau à ma droite pour prendre des photos (eh oui, c’est une autre passion, la photo). Voici donc l’itinéraire prévu pour le moment :
J1 : vol Bruxelles – Montréal nuit Montréal J2 : route Montréal vers, par exemple Levis (pour couper la route vers Rimouski) J3 : route vers Rimouski, visite phare, nuit Rimouski J4 : visite parc du Bic, nuit Rimouski J5 : route vers Ste Flavie, Amqui… (ponts couverts) Nuit Amqui ou Causapscal J6 : route vers quelque part dans la baie des chaleurs (Carleton, New Richmond, Bonaventure …) Tour d'observation de St André de Restigouche. J7 : nuit au même endroit pour visiter plusieurs endroits dans la baie des chaleurs J8 : Route vers Percé, nuit Percé J9 : excursion vers île Bonaventure, anse à Beaufils, nuit Percé J10 : route vers Gaspé, rivière aux émeraudes, nuit Gaspé J11 : Parc Forillon, phare, sentier des graves, cap bon ami, nuit Cap des Rosiers ? J12 : Parc Forillon, nuit au même endroit. J13 : route vers Ste Anne des Monts, loger là (ou dans le parc de la Gaspésie) J14 : Parc de la Gaspésie, même logement J15 : Parc de la Gaspésie, même logement J16 : route vers Matane, musée du phare, nuit Matane J17 : Traversier Trois Pistoles vers les Escoumins, nuit Les Escoumins J18 : soit nuit les Escoumins, soit route vers Tadoussac, nuit Tadoussac ou Ste Rose du Nord J19 : même logement, croisière sur le Saguenay si possible J20 : même logement, Cap Bon Désir, Tadoussac… J21 : toujours région de Tadoussac J22 : Traversier vers Baie Ste Catherine, loger vers St Siméon (autre rive du Saguenay) J23 : Route vers Baie St Paul ou la Malbaie, loger là J24 : Route vers Québec, nuit Québec J25 : visite de Québec, nuit Québec J26 : route Québec vers Montréal, nuit Montréal J27 : Montréal J28 : vol vers Bruxelles.
Merci à tous pour vos idées, vos conseils.
Je vous invite à découvrir Tenerife English translation pending
Bonjour,
Nous avons opté pour les Îles Canaries (Espagne) pour notre voyage de mai 2016, plus précisément l'île de Tenerife. Il y avait quelque temps déjà que nous avions cette destination en vue. Alors, lorsque American Airlines a offert un forfait vol+hôtel à un prix très intéressant, nous avons sauté sur l'occasion.
J'ai eu amplement de temps pour effectuer des recherches afin de découvrir les nombreux attraits touristiques de Tenerife et ainsi préparer une itinéraire complet et détaillé avec l'application Google Maps.
Nous sommes donc partis de Montréal le 14 mai 2016 pour un séjour de deux semaines. Notre vol n'était cependant pas direct. Nous avons eu 2 escales, soit une à New-York et une à Madrid. Tenerife est la plus grande île de l'archipel des Îles Canaries. Il y a deux aéroports sur cette île, un au nord et l'autre au sud. Nous avons atterri au nord de Tenerife en milieu d'avant-midi.
Nous avons récupéré notre voiture de location directement à l'aéroport auprès de la compagnie CICAR. Nous avions effectué une réservation au préalable. Service courtois et prise de possession très rapide.
Donc, après plusieurs heures de vol et une nuit blanche, quoi de mieux pour contrer le décalage horaire que d'entreprendre une belle randonnée au sommet de la Montaña de Guaza.
JOUR 1
Des vidéos sont insérées dans le texte. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
1. Montaña de Guaza
Coordonnées: 28°02'32.0"N 16°42'28.5"W
La Montaña de Guaza, d'une hauteur d'environ 400 m, est située dans la région de Los Cristianos, au sud de l'île. Différents sentiers mènent à son sommet. Celui que nous avons entrepris était plutôt rocailleux.
La vue d'en haut est tout à fait formidable. Nous avons une vue panoramique du littoral composé de multiples plages (Los Cristianos, Las Americas, etc.). L'eau de la mer est tellement limpide que nous pouvons apercevoir les fonds marins du haut de cette montagne.
De multiples cônes volcaniques parsèment également le paysage, lui donnant plutôt un air mystérieux.
2. Plages d'Arona
Par la suite, nous avons décidé d'aller faire une randonnée sur la promenade longeant le littoral afin de découvrir les différentes plages de la région d'Arona. Aucun besoin de prendre la voiture pour nous y rendre, l'entrée de la promenade se trouvant à proximité de la Montaña de Guaza
La plage de Los Tarajales est située dans un endroit un peu moins fréquenté et on y retrouve de nombreux transats et parasols. Il faut dire cependant que sur une certaine section de cette plage, l'entrée à la mer est plutôt hasardeuse dû à la présence d'une multitude de gros cailloux.
La longue plage de sable blanc de Los Cristianos est vraiment superbe. On y retrouve toutes les commodités (toilettes, douches, location de transats et parasols). A cet endroit, la mer est très calme. C'est une plage très fréquentée.
Tout de suite après le port de Los Cristianos se trouve la plage de Las Vistas. Elle n'a rien a envier à sa voisine. Elle est tout aussi magnifique et est également très animée.
La plage El Camison est plus petite que les précédentes, mais tout aussi belle. En fait, il s'agit d'une succession de plages séparées par des rochers qui forment un brise-lames.
Par la suite, la promenade borde la mer sur une certaine distance et nous amène vers la plage Honda. Celle-ci est fréquentée surtout par les surfeurs. Il y a justement des écoles de surf qui proposent des cours et qui offrent la location d'équipement.
La plage de Troya en fait est composée de deux plages de sable blond qui ont d'ailleurs obtenu le pavillon bleu (qualité de l'eau et installations). Il y a plusieurs chaises longues et palapas. On retrouve dans ce secteur une multitude de restaurants, bars et plusieurs activités de loisirs y sont offertes.
Las Americas est une station balnéaire très animée. C'est l'endroit idéal pour faire la fête 24h/24. On y retrouve une multitude de restaurants, boutiques, bars, discothèques. Pour ceux qui préfèrent la tranquillité, rien n'empêche d'y passer la journée et loger plutôt dans un secteur plus approprié.
3. Hotel Catalonia Oro Negro
Coordonnées: 28°03'49.4"N 16°43'37.4"W
Cet hôtel est très bien situé, à proximité de la plage, des restaurants, boutiques, supermarché et de l'accès à l'autoroute.
Le stationnement est situé de l'autre côté de la rue, face à l'hôtel. Il est presque toujours rempli à pleine capacité. Cependant, même si nous revenions à l'hôtel en fin de journée, il nous a toujours été possible de trouver un espace de stationnement, sauf à une occasion où nous avons dû nous stationner dans une rue avoisinante.
L'ameublement de notre chambre est plutôt minimaliste et le matelas du lit est dur, donc plutôt inconfortable. Bon, on s'y fait tout de même! Nous avons un grand balcon et nous avons une vue partielle sur la mer.
Plusieurs commodités sont présentes dans notre chambre: wifi, coffre-fort numérique ($), frigo, téléphone, TV, climatisation.
L'hôtel offre le plan en demi-pension, mais nous ne l'avons pas pris, étant donné la présence dans le secteur de nombreux restaurants (asiatique, indien, italien, steak house, etc.) qui offraient des menus à un coût vraiment intéressant.
Cependant, à quelques reprises, nous avons pris le petit déjeuner et le repas du soir, les deux sous forme de buffet, et le tout était varié et succulent. Le personnel était vraiment sympathique.
On y retrouve également une piscine entourée de plusieurs chaises longues et parasols. Nous ne l'avons pas utilisée puisque nous partions très tôt le matin et arrivions en début de soirée, le temps de prendre une douche, un apéro et le repas du soir.
Il y a également une salle de gym avec plusieurs appareils en excellent état.
Le bar de l'hôtel est très fréquenté. Des spectacles variés y sont présentés chaque soir.
Voici un aperçu de cet hôtel:
Nous avons opté pour les Îles Canaries (Espagne) pour notre voyage de mai 2016, plus précisément l'île de Tenerife. Il y avait quelque temps déjà que nous avions cette destination en vue. Alors, lorsque American Airlines a offert un forfait vol+hôtel à un prix très intéressant, nous avons sauté sur l'occasion.
J'ai eu amplement de temps pour effectuer des recherches afin de découvrir les nombreux attraits touristiques de Tenerife et ainsi préparer une itinéraire complet et détaillé avec l'application Google Maps.
Nous sommes donc partis de Montréal le 14 mai 2016 pour un séjour de deux semaines. Notre vol n'était cependant pas direct. Nous avons eu 2 escales, soit une à New-York et une à Madrid. Tenerife est la plus grande île de l'archipel des Îles Canaries. Il y a deux aéroports sur cette île, un au nord et l'autre au sud. Nous avons atterri au nord de Tenerife en milieu d'avant-midi.
Nous avons récupéré notre voiture de location directement à l'aéroport auprès de la compagnie CICAR. Nous avions effectué une réservation au préalable. Service courtois et prise de possession très rapide.
Donc, après plusieurs heures de vol et une nuit blanche, quoi de mieux pour contrer le décalage horaire que d'entreprendre une belle randonnée au sommet de la Montaña de Guaza.
JOUR 1
Des vidéos sont insérées dans le texte. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
1. Montaña de Guaza
Coordonnées: 28°02'32.0"N 16°42'28.5"W
La Montaña de Guaza, d'une hauteur d'environ 400 m, est située dans la région de Los Cristianos, au sud de l'île. Différents sentiers mènent à son sommet. Celui que nous avons entrepris était plutôt rocailleux.
La vue d'en haut est tout à fait formidable. Nous avons une vue panoramique du littoral composé de multiples plages (Los Cristianos, Las Americas, etc.). L'eau de la mer est tellement limpide que nous pouvons apercevoir les fonds marins du haut de cette montagne.
De multiples cônes volcaniques parsèment également le paysage, lui donnant plutôt un air mystérieux.
2. Plages d'Arona
Par la suite, nous avons décidé d'aller faire une randonnée sur la promenade longeant le littoral afin de découvrir les différentes plages de la région d'Arona. Aucun besoin de prendre la voiture pour nous y rendre, l'entrée de la promenade se trouvant à proximité de la Montaña de Guaza
La plage de Los Tarajales est située dans un endroit un peu moins fréquenté et on y retrouve de nombreux transats et parasols. Il faut dire cependant que sur une certaine section de cette plage, l'entrée à la mer est plutôt hasardeuse dû à la présence d'une multitude de gros cailloux.
La longue plage de sable blanc de Los Cristianos est vraiment superbe. On y retrouve toutes les commodités (toilettes, douches, location de transats et parasols). A cet endroit, la mer est très calme. C'est une plage très fréquentée.
Tout de suite après le port de Los Cristianos se trouve la plage de Las Vistas. Elle n'a rien a envier à sa voisine. Elle est tout aussi magnifique et est également très animée.
La plage El Camison est plus petite que les précédentes, mais tout aussi belle. En fait, il s'agit d'une succession de plages séparées par des rochers qui forment un brise-lames.
Par la suite, la promenade borde la mer sur une certaine distance et nous amène vers la plage Honda. Celle-ci est fréquentée surtout par les surfeurs. Il y a justement des écoles de surf qui proposent des cours et qui offrent la location d'équipement.
La plage de Troya en fait est composée de deux plages de sable blond qui ont d'ailleurs obtenu le pavillon bleu (qualité de l'eau et installations). Il y a plusieurs chaises longues et palapas. On retrouve dans ce secteur une multitude de restaurants, bars et plusieurs activités de loisirs y sont offertes.
Las Americas est une station balnéaire très animée. C'est l'endroit idéal pour faire la fête 24h/24. On y retrouve une multitude de restaurants, boutiques, bars, discothèques. Pour ceux qui préfèrent la tranquillité, rien n'empêche d'y passer la journée et loger plutôt dans un secteur plus approprié.
3. Hotel Catalonia Oro Negro
Coordonnées: 28°03'49.4"N 16°43'37.4"W
Cet hôtel est très bien situé, à proximité de la plage, des restaurants, boutiques, supermarché et de l'accès à l'autoroute.
Le stationnement est situé de l'autre côté de la rue, face à l'hôtel. Il est presque toujours rempli à pleine capacité. Cependant, même si nous revenions à l'hôtel en fin de journée, il nous a toujours été possible de trouver un espace de stationnement, sauf à une occasion où nous avons dû nous stationner dans une rue avoisinante.
L'ameublement de notre chambre est plutôt minimaliste et le matelas du lit est dur, donc plutôt inconfortable. Bon, on s'y fait tout de même! Nous avons un grand balcon et nous avons une vue partielle sur la mer.
Plusieurs commodités sont présentes dans notre chambre: wifi, coffre-fort numérique ($), frigo, téléphone, TV, climatisation.
L'hôtel offre le plan en demi-pension, mais nous ne l'avons pas pris, étant donné la présence dans le secteur de nombreux restaurants (asiatique, indien, italien, steak house, etc.) qui offraient des menus à un coût vraiment intéressant.
Cependant, à quelques reprises, nous avons pris le petit déjeuner et le repas du soir, les deux sous forme de buffet, et le tout était varié et succulent. Le personnel était vraiment sympathique.
On y retrouve également une piscine entourée de plusieurs chaises longues et parasols. Nous ne l'avons pas utilisée puisque nous partions très tôt le matin et arrivions en début de soirée, le temps de prendre une douche, un apéro et le repas du soir.
Il y a également une salle de gym avec plusieurs appareils en excellent état.
Le bar de l'hôtel est très fréquenté. Des spectacles variés y sont présentés chaque soir.
Voici un aperçu de cet hôtel:
Thaïlande: imposition et assurance English translation pending
bonjour
question de fiscalité
en adherant à la cfe , est t' on éxonéré du paiement de la csg et crds
la cfe representant un certain cout , cela ferait des économies.
il semblerait que l'état français fasse de la résistance et continue ces prélévements
avez vous des retours
en outre quelle est la meilleure solution d' assurance en thailande ?
je vois que la cfe à un accord avec bangkok hospital à bangkok quid des autres villes ( hua hin )
merci pour votre eclairage
salutations
MSC Fantasia: compte rendu du 23 au 30 octobre 2016 English translation pending
Bonsoir à tous,
Pour commencer, nous avons passé deux nuits à l'hôtel NH Marina avec petit-déjeuner et parking en sous-sol dont nous avons été sur-calssé en mini suite pour 363.20€ avec un crédit de 50€ pour le restaurant que nous avons profité le second soir.
Nous réservons chez MSC suisse directement, je demande toujours à MSC quelques choses en échange vu que l'armateur n'a pas a donné de commission à une agence, MSC nous a offert deux excursions pour une valeur de CHF 284.00
Gènes, 23 octobre 2016 / Météo : temps pluvieux toute la journée Départ 18h A 9h45 nous quittons l’hôtel pour le port, nous allons comme d’habitude à Ponte Dei Meil,
La douane du pont devant l’ancien terminal a été avancé vers les feux, le douanier regarde la feuille d’embarquement et nous dit de descendre au sous-sol, nous passerons exactement comme d’habitude
Il y a les personnes en rouges pour les bagages et pour le parking en gris, Alexandre donne la clef de la voiture et donne le bon en échange, il précisera que le montant sera déduit de la cabine et le retour se fera devant le terminal avec les clefs
Le gazebot du YC est devant le terminal, il arrive une majordome pour vérifier sur la liste et nous faire monter au premier étage au salon YC, une autre hôtesse nous demande les passeports va tout contrôlé et poser un tampon sur la feuille MSCOK
Un botteler va nous proposer quelques choses à boire et à manger, nous prendrons un verre d’eau gazeuse et pas de champagne…, au bout de 15 minutes on nous annonce que les douaniers arrivent vers 10h30 et que nous serons les premiers à monter, ce qui sera le cas
10h30, on vient nous chercher avec un autre couple, un officier du bateau va nous escorter jusqu’à l’entrée du bateau, A l’intérieur du bateau, il scanne la feuille d’embarquement (élément nouveau) et fera la photo pour le système carte scanne lors des escales, Le majordome nous amène jusqu’à la conciergerie, la concierge va nous expliquer, une heure sans obligation pour le repas pour leur organisation et nous donnerons 19h30, le journal… On voit arrivé le chef majordome qui changera de chemin en nous apercevant…, la cabine n’est pas 100% prête et nous allons boire un verre au TSL et à 11h10 on vient nous chercher pour la cabine
11h11 Arrivez à la cabine prête, nous constatons quelques nouveautés, le menu des coussins est accroché aux cousins avec une carte bleue et un bandeau Sur la carte, il est inscrit la catégorie de la cabine YC1 Dans le mini-bar il y a l’eau gazeuse comme nous en avons l’habitude et des jus de fruit Les forfaits Wifi sont différents, il y a un forfait illimité à 19,90€ pour Facebook et Wathsap mais impossible d'avoir deux fois le même forfait même pour deux appareils différents
12h00 nous allons au restaurant et nous découvrons le maitre d’hôtel Giancarlos qui se trouve au bureau et va nous reconnaître également en levant la tête et viendra nous dire bonjour, il nous dit que nous serons là pour Dubaï, visiblement il est au courant...
Nous avons la table 10 au bord de fenêtre et nous retrouvons Manuela qui vient nous proposer les différentes sortes de pain - Tartare de saumon avec sauce yahourt à l’aneth - Filet de sole sauce tomate et palourdes, moules pour Alexandre - Burrito avec légumes carottes, courgettes, choux chinois et sauce tomate, guacamole - Trio de dessert, tiramisu, pana cota, biscuit sicilien Très bon repas et agréable moment avec peu de passagers
Remonte au TSL pour prendre un café et le dessert, passez un moment à la tranquillité
13h15 : Marie va au SPA pour prendre une prestations et reconnaît Caroline qui sera parfaite pour la prestation.
13h39 arrivée des valises, après les avoir vidées une sieste jusqu’à 16h45 pour l’exercice de sauvetage jusqu’à 17h30
L’exercice de sauvetage est vraiment pour dire qu’il existe, mais beaucoup ne vont pas essayer les gilets et aucun crew va obliger de mettre les gilets, la carte est scannée pour être sûr de la présence
Retour à la cabine pour poser les gilets, le majordome apporte les deux coussins spéciaux choisis.
18h nous partons, en sortant du port on passait devant le concordia, mais il n’y a plus rien
19h15 nous descendons pour nous diriger au restaurant et nous arrivons au pont 15 à l’arrière, Gianncarlos (Maitre d’hôtel) nous accueil et nous dit que nous pouvons choisir la table que nous désirons, nous prenons la table 6 au bord de la fenêtre… Le chef de rang vient nous apporter la carte et nous reconnaît… On commande une bouteille d’eau gazeuse et il nous propose le rosé que nous estimons va très bien. On passe commande · Suhis de légumes, Mets chinois avec sauce aigre-doux, saumon fumé, thon fumé, espadon fumé · Magret de canard avec sauce… · Jaret d’agneau avec haricots verts et pomme de terre · Darne de saumon avec pomme frites · Crubule de pomme avec glace vanille
Passage aux photos pour voir nos photos d’embarquement, nous prenons les 3 photos dont une gratuite et une autre avec la carte black, le vendeur nous propose l’album avec un cd pour 5.10€ avec les photos pour 25.90€ moins 10€ (black card)
Retour au TSL pour prendre le café
Nous montons à la cabine qui est prête, un moment après le majordome nous apporte le Daily et une lettre pour les chaloupes prioritaires YC qui sera en allemand (la suisse parle aussi le français, voir italiens et romanche, oui 4 langues nationales), je demande pour l’avoir en français mais ne désire pas aller chercher une autre, je vais à la conciergerie et la réceptionniste ne comprend pas la raison de la lettre en allemand alors qu’elle vérifie et constate qu’il est bien inscrit français !
Pour commencer, nous avons passé deux nuits à l'hôtel NH Marina avec petit-déjeuner et parking en sous-sol dont nous avons été sur-calssé en mini suite pour 363.20€ avec un crédit de 50€ pour le restaurant que nous avons profité le second soir.
Nous réservons chez MSC suisse directement, je demande toujours à MSC quelques choses en échange vu que l'armateur n'a pas a donné de commission à une agence, MSC nous a offert deux excursions pour une valeur de CHF 284.00
Gènes, 23 octobre 2016 / Météo : temps pluvieux toute la journée Départ 18h A 9h45 nous quittons l’hôtel pour le port, nous allons comme d’habitude à Ponte Dei Meil,
La douane du pont devant l’ancien terminal a été avancé vers les feux, le douanier regarde la feuille d’embarquement et nous dit de descendre au sous-sol, nous passerons exactement comme d’habitude
Il y a les personnes en rouges pour les bagages et pour le parking en gris, Alexandre donne la clef de la voiture et donne le bon en échange, il précisera que le montant sera déduit de la cabine et le retour se fera devant le terminal avec les clefs
Le gazebot du YC est devant le terminal, il arrive une majordome pour vérifier sur la liste et nous faire monter au premier étage au salon YC, une autre hôtesse nous demande les passeports va tout contrôlé et poser un tampon sur la feuille MSCOK
Un botteler va nous proposer quelques choses à boire et à manger, nous prendrons un verre d’eau gazeuse et pas de champagne…, au bout de 15 minutes on nous annonce que les douaniers arrivent vers 10h30 et que nous serons les premiers à monter, ce qui sera le cas
10h30, on vient nous chercher avec un autre couple, un officier du bateau va nous escorter jusqu’à l’entrée du bateau, A l’intérieur du bateau, il scanne la feuille d’embarquement (élément nouveau) et fera la photo pour le système carte scanne lors des escales, Le majordome nous amène jusqu’à la conciergerie, la concierge va nous expliquer, une heure sans obligation pour le repas pour leur organisation et nous donnerons 19h30, le journal… On voit arrivé le chef majordome qui changera de chemin en nous apercevant…, la cabine n’est pas 100% prête et nous allons boire un verre au TSL et à 11h10 on vient nous chercher pour la cabine
11h11 Arrivez à la cabine prête, nous constatons quelques nouveautés, le menu des coussins est accroché aux cousins avec une carte bleue et un bandeau Sur la carte, il est inscrit la catégorie de la cabine YC1 Dans le mini-bar il y a l’eau gazeuse comme nous en avons l’habitude et des jus de fruit Les forfaits Wifi sont différents, il y a un forfait illimité à 19,90€ pour Facebook et Wathsap mais impossible d'avoir deux fois le même forfait même pour deux appareils différents
12h00 nous allons au restaurant et nous découvrons le maitre d’hôtel Giancarlos qui se trouve au bureau et va nous reconnaître également en levant la tête et viendra nous dire bonjour, il nous dit que nous serons là pour Dubaï, visiblement il est au courant...
Nous avons la table 10 au bord de fenêtre et nous retrouvons Manuela qui vient nous proposer les différentes sortes de pain - Tartare de saumon avec sauce yahourt à l’aneth - Filet de sole sauce tomate et palourdes, moules pour Alexandre - Burrito avec légumes carottes, courgettes, choux chinois et sauce tomate, guacamole - Trio de dessert, tiramisu, pana cota, biscuit sicilien Très bon repas et agréable moment avec peu de passagers
Remonte au TSL pour prendre un café et le dessert, passez un moment à la tranquillité
13h15 : Marie va au SPA pour prendre une prestations et reconnaît Caroline qui sera parfaite pour la prestation.
13h39 arrivée des valises, après les avoir vidées une sieste jusqu’à 16h45 pour l’exercice de sauvetage jusqu’à 17h30
L’exercice de sauvetage est vraiment pour dire qu’il existe, mais beaucoup ne vont pas essayer les gilets et aucun crew va obliger de mettre les gilets, la carte est scannée pour être sûr de la présence
Retour à la cabine pour poser les gilets, le majordome apporte les deux coussins spéciaux choisis.
18h nous partons, en sortant du port on passait devant le concordia, mais il n’y a plus rien
19h15 nous descendons pour nous diriger au restaurant et nous arrivons au pont 15 à l’arrière, Gianncarlos (Maitre d’hôtel) nous accueil et nous dit que nous pouvons choisir la table que nous désirons, nous prenons la table 6 au bord de la fenêtre… Le chef de rang vient nous apporter la carte et nous reconnaît… On commande une bouteille d’eau gazeuse et il nous propose le rosé que nous estimons va très bien. On passe commande · Suhis de légumes, Mets chinois avec sauce aigre-doux, saumon fumé, thon fumé, espadon fumé · Magret de canard avec sauce… · Jaret d’agneau avec haricots verts et pomme de terre · Darne de saumon avec pomme frites · Crubule de pomme avec glace vanille
Passage aux photos pour voir nos photos d’embarquement, nous prenons les 3 photos dont une gratuite et une autre avec la carte black, le vendeur nous propose l’album avec un cd pour 5.10€ avec les photos pour 25.90€ moins 10€ (black card)
Retour au TSL pour prendre le café
Nous montons à la cabine qui est prête, un moment après le majordome nous apporte le Daily et une lettre pour les chaloupes prioritaires YC qui sera en allemand (la suisse parle aussi le français, voir italiens et romanche, oui 4 langues nationales), je demande pour l’avoir en français mais ne désire pas aller chercher une autre, je vais à la conciergerie et la réceptionniste ne comprend pas la raison de la lettre en allemand alors qu’elle vérifie et constate qu’il est bien inscrit français !
Retour d'un premier Yacht Club MSC Fantasia English translation pending
Bonjour 😎
Me voici revenue d une très belle semaine de croisière.
Ce compte rendu aura pour objet de comparer les prestations du YACHT CLUB du MSC FANTASIA et l AQUACLASS de CELEBRITY.
chapitre 1: introduction et avertissement
A) introduction
Cette croisière est la 18 ème apres
- 8 croisières COSTA
- 3 Croisières ROYAL CARIBBEAN
- 3 croisières CELEBRITY ( dont 2 an aquaclass)
- 1 croisière MSC
- 1 croisière NCL
- 1 croisière PRINCESS
Pourquoi avoir choisi cette Croisière en yacht club ?
Nous avions envie d essayer le concept et les curieux que nous sommes , se demandaient ce que valait réellement le yacht club....
De plus les prestations annoncées correspondent a ce que l on recherche : du calme , la qualité du service, un restaurant gastronomique....
Enfin le dernier facteur déterminant a été le prix ! Nous ne voulions pas payer trop cher sans savoir si cela nous plairait vraiment ....
1150 euros la semaine par personne nous a paru être un prix raisonnable.
B) avertissement
Le titre peut sembler très protocolaire mais comme tout le monde le sait, le yacht club est un sujet très sensible sur le forum.... 😕
Beaucoup de polémiques de railleries a la limite des insultes ... 😠
A qui s adresse donc ce compte rendu ?
- a tous ceux qui aimeraient savoir.ce que vaut vraiment le yacht club
- aux personnes qui se demandent s il vaut mieux choisir le yacht club ou une compagnie premium
- a tous les forumeurs qui comme moi se sont toujours demande a quoi servait réellement un majordome
- a toutes les personnes bien intentionnées qui aiment lire les comptes rendus et participer a des échanges constructifs.
A qui ne s adresse pas ce compte rendu ? - aux âmes sensibles qui supportent très mal les critiques négatives et comparaisons entre le yacht club et les compagnies premium - aux personnes pensant qu on n' est pas légitime d écrire un compte rendu sur le yacht club après une seule croisière - aux chasseurs de Pokemon, j ai le regret de leur annoncer qu' aucun pokemon rare n a été trouvé au yacht club - aux cruciverbistes, extra terrestres , champions olympiques.. Le sujet risque de les ennuyer .... 😄
Les choses étant clairement énoncées , libre à chacun maintenant d arrêter le lecture ici ou de poursuivre
Pour ceux qui ont choisi de poursuivre je les invite donc a se préparer pour l embarquement en yacht club a travers les thèmes suivants : - la pré croisière - les embarquements et débarquements - la cabine , les espaces privatifs , le service, le room service - les escales - la restauration et les bars - les espaces piscines et le spa - l'animation et les spectacles - conclusion
A qui ne s adresse pas ce compte rendu ? - aux âmes sensibles qui supportent très mal les critiques négatives et comparaisons entre le yacht club et les compagnies premium - aux personnes pensant qu on n' est pas légitime d écrire un compte rendu sur le yacht club après une seule croisière - aux chasseurs de Pokemon, j ai le regret de leur annoncer qu' aucun pokemon rare n a été trouvé au yacht club - aux cruciverbistes, extra terrestres , champions olympiques.. Le sujet risque de les ennuyer .... 😄
Les choses étant clairement énoncées , libre à chacun maintenant d arrêter le lecture ici ou de poursuivre
Pour ceux qui ont choisi de poursuivre je les invite donc a se préparer pour l embarquement en yacht club a travers les thèmes suivants : - la pré croisière - les embarquements et débarquements - la cabine , les espaces privatifs , le service, le room service - les escales - la restauration et les bars - les espaces piscines et le spa - l'animation et les spectacles - conclusion
La Toscane... mais pas que...! English translation pending
Bonjour M'sieurs-Dames,
Comme je suis devenu grand-père au début du mois de Juillet, mon épouse Mauricette pour les fans qui me suivent 😛, a décrété que nous étions en alerte de niveau 5 et il était hors de question de s'éloigner de ma fille à plus de 30mn en cas de guerre nucléaire, tremblement de terre ou un bouton sur les fesses en gros !
Pendant ce temps-là, je tente de préparer un petit circuit en Italie avec sur une dizaine de jours. Nous avions visité la Toscane en 2013 et au retour, j'avais cherché les endroits ratés dont j'avais vu des photos mais pas trouvé sur place ... ou par manque de temps.
Je pars donc avec des cartes, des itinéraires Google Maps et une volonté farouche de ramener des photos de tous ces lieux. J'ai aussi envisagé de régler la paix dans le Monde ... mais ça ne rentre pas dans le planning.
Bref, nous partons de Bordeaux pour une journée bidon jusqu'à Menton à la frontière italienne. Nous sommes le Dimanche 28 Août, le soleil brille et les touristes rentrent chez eux. Youpi !

Comme je suis devenu grand-père au début du mois de Juillet, mon épouse Mauricette pour les fans qui me suivent 😛, a décrété que nous étions en alerte de niveau 5 et il était hors de question de s'éloigner de ma fille à plus de 30mn en cas de guerre nucléaire, tremblement de terre ou un bouton sur les fesses en gros !
Pendant ce temps-là, je tente de préparer un petit circuit en Italie avec sur une dizaine de jours. Nous avions visité la Toscane en 2013 et au retour, j'avais cherché les endroits ratés dont j'avais vu des photos mais pas trouvé sur place ... ou par manque de temps.
Je pars donc avec des cartes, des itinéraires Google Maps et une volonté farouche de ramener des photos de tous ces lieux. J'ai aussi envisagé de régler la paix dans le Monde ... mais ça ne rentre pas dans le planning.
Bref, nous partons de Bordeaux pour une journée bidon jusqu'à Menton à la frontière italienne. Nous sommes le Dimanche 28 Août, le soleil brille et les touristes rentrent chez eux. Youpi !

Côte ouest américaine et "The Big One" English translation pending
Bonjour je serai intéressé pour me faire un road trip sur la cote ouest américaine ( las vegas san francisco et L A) en autocar ( voyage organisé, je n'ai pas le permis et pas de possibilité de le passer et de plus je maîtrise mal la langue et je nai pas damis sur place, la n'est pas la question )
J'ai 29 ans et les capacités financieres a me payer ce voyage que depuis très recemment!
Le SOUCIS c'est que j'entends parler d'un gros tremblement de terre qui risque de frapper n'importe quand et depuis cette semaine, les menaces se sont fortement intensifier. Je me demande si il est vraiment judicieux de faire quand même ce voyage car avec les grandes chances que le big one frappe, sa serait bête de se retrouver bloqué sur place, dans le meilleur des cas, car j'imagine que toutes les voies de transports serait bloqué suite à la catastrophe.
Merci de réagir à mon post. Cdlt.
J'ai 29 ans et les capacités financieres a me payer ce voyage que depuis très recemment!
Le SOUCIS c'est que j'entends parler d'un gros tremblement de terre qui risque de frapper n'importe quand et depuis cette semaine, les menaces se sont fortement intensifier. Je me demande si il est vraiment judicieux de faire quand même ce voyage car avec les grandes chances que le big one frappe, sa serait bête de se retrouver bloqué sur place, dans le meilleur des cas, car j'imagine que toutes les voies de transports serait bloqué suite à la catastrophe.
Merci de réagir à mon post. Cdlt.
7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016 English translation pending
Bonjour à tous!
Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois.
Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.
Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.
Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.
L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Kayak et rando en Alaska English translation pending
Si un jour ça peut servir à quelqu’un voici un petit compte-rendu de notre séjour en Alaska.
A la recherche d’une destination nordique aux paysages grandioses et à la nature préservée, notre choix s’est porté sur l’Alaska. Du fait des aléas des congés et des disponibilités de chacun, nous partirons à deux, seulement deux semaines (strict minimum pour un endroit si grand) et en septembre ou la pluviométrie est très importante à certains endroits (en se disant que les couleurs automnales et le rut des élans compenseront !)
On prévoit de diviser le séjour en deux parties, une semaine « marine » sur la côte à Seward en kayak de mer en autonomie et une semaine « alpine » au Denali en randonnée à la journée.
PREPARATION Pour être plus libre des horaires on décide d’emmener un kayak gonflable de France. Nous sommes presque débutants en kayak de mer et du coup peu équipés. Disposant déjà d’un Gumotex Swing 2 deux places, ponté et jupé, nous complétons l’équipement avec des cirés de pêcheur pour le haut, des pantalons K-Way pour le bas, des bottes pour les pieds et des sacs étanches pour les affaires. Tout l’équipement de kayak (kayak+rames+jupes+tenue+gilets+gonfleur+sacs étanches…) tient dans le sac de 135 l du fabriquant (taille normal d’un gros bagage) et pèse 22 kg (pour 23 kg autorisés !) Il nous reste donc 23 kg à partager à deux et nos bagages à main pour les vêtements et autres affaires de camping (largement suffisant).
Pour notre destination kayak nous hésitons beaucoup entre Valdez et Seward. Notre choix se porte sur Seward uniquement pour des raisons de proximité avec Anchorage. La carte topographique 231 au 1/100 000 nous aide grandement à préparer l’itinéraire, elle indique entre autres les bivouacs pour le kayak de mer. On « trace » sur Oppenrunner dans la baie de Seward (Resurrection Bay) un parcours de 90 km environ en se donnant 5 jours pour le réaliser en prenant notre temps (on ne se servira jamais du GPS sur place).
Par ailleurs, Resurrection Bay est immense et nous n’avons pas envie de la parcourir à la rame en AR. On décide, si c’est possible, de se faire déposer en bateau navette au milieu de la baie sans rien réserver à l’avance.
JOUR 1 Arrivée à Anchorage samedi à 15h après avoir survolé le pôle nord et le Denali.
Le passage de la douane se fait sans aucune accroche, on nous demande même pas nos ESTA et après quelques banalités échangées sur le pourquoi du séjour on file chez le loueur où sans surprise nous récupérons notre minuscule voiture.
Nous voila désormais à Walmart où nous achetons pour 1 semaine de bouffe : pâtes chinoises, riz, soupes et Alaska oblige spray à ours. Nous trouvons l’alcool à bruler pour le réchaud au rayon pharmacie (vendu comme antiseptique). Pour gagner de la place nous n’avons emmené ni tapis de sol ni bottes, le rayon camping/randonnée est bien fourni et on trouve rapidement notre bonheur.
Nous roulons désormais vers Seward dans l’espoir de prendre dès demain le bateau navette à 7h30 chez Millers Landing, bateau taxi déniché sur le net.
Nous apercevons des bélugas depuis la route aux abords de la baie d’Anchorage. Mais la fatigue reprend le dessus et nous nous endormons enfin dans un camping à 150 km de Seward.
JOUR 2 Décalage oblige, lever à 3h30… nous reprenons la route et nous arrivons à Seward à 5h. Il pleut, il fait nuit, il y a du brouillard, bref cela donne pas envie de faire du kayak...
Heureusement nous trouvons un abri bus où nous pouvons nous préparer au sec. Nous répartissons les affaires dans les sacs et les bidons. Tout passe de justesse ! Finalement à 7h00 nous sommes chez Millers Landing à Lowell Point loueur de kayak et taxis bateau. On achète un trajet simple pour Fox Island et 5 jours de parking soit 68 euros par personne ainsi que nos cartes de pêches (70 euros/personne/15jours). Muet comme une tombe et avare de conseils nous n’obtenons de Millers Landing aucune info malgré nos nombreuses questions sur les endroits à voir, les spots fauniques, les bivouacs ou sur la météo si ce n’est de vagues « maybe » ou des « you will see ». Peut être sommes nous tombés sur un mauvais jour…. Petit doute quand même, il pleut toujours, il fait même franchement mauvais, des nappes de brouillard obstruent la baie et nous nous n’avons aucune indication sur la faisabilité de notre itinéraire préparé depuis la France avec la carte et Google Earth. On se focalise sur le seul point positif, la mer est calme et il n’y pas de vent. On embarque dans le bateau navette à 7h30. Après la dépose, nous sommes désormais seuls sur la plage de Fox Island au bord du Pacifique à gonfler et charger le kayak et enfin c’est parti.
Tout est oublié, la météo, la fatigue du voyage, l’antipathie du loueur : des dizaines de macareux moines survolent le kayak, on aperçoit le 1er lion de mer et la côte est superbe, falaises, criques, grottes et forêt pluviale ne nous lâchent plus. On commence par un tour de Fox Island jusqu’à SandSpit et nous nous dirigeons au hasard vers Humpy Cove où sur la carte une rivière se jette dans l’océan. L’embouchure de la rivière offre un spectacle animalier grandiose, 5 loutres d’eau douce chassent le saumon sans se soucier un instant de ce qui se passe aux alentours. Nous restons presque 2 heures sous la pluie à les regarder faire le va et vient entre leur tanière et la rivière.
Des kayakistes de passage nous offrent une bière et enfin nous obtenons des conseils sur les endroits à voir !
Nous retournons à SandSpit sur Fox Island pour passer la nuit, apparemment il n’ya pas d’ours sur Fox Island alors autant y dormir !
JOUR 3 Sur les conseils des kayakistes de la veille nous partons pour Barwell Island qui ferme l’est de la baie pour voir des macareux et des lions de mers. Avec un peu d’appréhension nous quittons SandSpit, nous partons pour sûrement plusieurs heures sans escale possible.
Nous franchissons le cap Resurrection où la houle du golfe d’Alaska martèle les falaises couvertes de déjections d’oiseaux. On se demande s’il est bien prudent de pousser jusqu’à Barwell Island encore 1 km plus au large et donc encore plus exposée mais notre envie de voir des lions de mer nous motive. Nous faisons donc le tour de cette petite ile, qui a des allures de caillou au milieu de l’océan. La houle est impressionnante, un petit vent se lève, il pleut, la roche est grisâtre avec d’immenses algues, bref l’ambiance est tendue.
Finalement, pas de lions de mer nous verrons quand même quelques phoques échoués sur les rochers. Au moins nous aurons pagayé dans le golfe d’Alaska ! On se dépêche de retourner derrière le cap, bien à l’abri des éléments. Par chance nous sommes à marée basse et du coup on trouve même une petite plage pour le piquenique.
On entame ensuite une longue traversée de la baie pour rejoindre la rive Ouest, 12 km sans escale, des dauphins et des macareux viendront nous divertir.
On campe à l’entrée de la baie Bear Glacier dont l’exploration est prévue demain. La recherche du bon emplacement de bivouac est marquée d’une chute à l’eau à l’embarquement.
De toute façon il pleut depuis la veille !
JOUR 4 La baie du glacier est reliée à Resurrection Bay par un étroit chenal d’eau saumâtre qu’il faut franchir à marée haute. Manque de chance elle commence à 10h30 du matin et toujours décalés nous sommes sur l’eau à 7h30. Nous allons donc tirer le kayak en marchant à coté de lui dans l’eau pour le km de chenal à franchir, le courant étant trop fort pour pagayer.
Le chenal s’élargit et devient profond, on embarque, le ciel se dégage, la muraille du glacier apparait entre d’immenses icebergs, des phoques viennent et disparaissent, personne en vue, pas un bruit, c’est magique.
Nous slalomons entre les icebergs et tirons jusqu’au front du glacier à 7 km de la.
Puis c’est le miracle, le soleil perce les nuages, marquant l’arrêt d’urgence séchage : tente, duvet, vêtement tout est étendu sur la plage face au grand mur de glace.
Nous longeons tout le front de deux km puis nous entamons notre retour à Seward enivrés par cette journée.
JOUR 5 Afin de ne pas revenir trop vite sur Seward, nous faisons un arrêt sur l’alpine trail de Caines Head Recreation Area que nous comptons parcourir jusqu’au sommet de Calisto Peak Le chemin est bien marqué et bien entretenu. Heureusement, vu la végétation impénétrable. Après 2h dans la forêt nous dépassons enfin la ligne des arbres découvrant ainsi la baie et toutes ses iles que nous parcourons depuis 3 jours en kayak.
A la jumelle nous apercevons un ours noir, puis un peu loin un autre et encore un peu plus loin un 3ème, on s’arrêtera à 4 ours pour cette balade… Le spray est sorti du sac ! Si Caslito Peak semble un peu loin (on marche depuis déjà 3h) nous poussons jusqu'à la dernière ligne de crête pour manger. Nouveau spectacle, on surplombe la baie de Bear Glacier, il est tout aussi majestueux vu du haut.
Dans la soirée nous sommes de retour chez le loueur.
Finalement, la partie kayak fut plus courte que prévue, la végétation rend toute randonnée impossible à pied sans chemin et nous n’avons pas osé à franchir les caps pour sortir de Resurrection Bay qui reste malgré tout, un peu petite pour s’occuper une semaine complète. Avec du recul nous aurions dû aller explorer une des deux baies adjacentes, notamment Aialik Bay qui semble être réputée pour le kayak. Mais comment savoir si un cap franchissable un jour le sera encore 2 jours plus tard !
Nous reprenons la voiture et partons pour Exit Glacier pour admirer la calotte de Harding, réseau glaciaire de 100 km qui borde Resurrection Bay. Le camping d’Exit Glacier est super, réservé aux tentes, il dispose d’un endroit couvert pour manger, véritable luxe au regard de la météo.
JOUR 6 Départ matinal pour Exit Glacier Trail qui permet d’atteindre la calotte. Nous dérangeons une mère élan et son petit qui profitaient eux aussi du chemin.
Nous nous élevons peu à peu au dessus des arbres. Vient le seul moment du séjour ou l’on maudit vraiment la météo : la vue est complètement bouchée. On devine tout de même l’immensité de la calotte. Frustrés on redescend et comme nous avons encore tout l’après midi, nous nous promenons le long de Resurrection River où des chasseurs nous expliquent les règles de la chasse à l’élan et à l’ours.
Nouvelle nuit à Exit Glacier Campground
JOUR 7 Nous commençons à revenir vers Anchorage en voiture. On s’arrête à Russian River Trail ( à faire que si l’on est pêcheur). On remonte le chemin jusqu’au lac tout admirant les remontées de Silver Salmon dernière espèce présente en Septembre avec quelques rares Red Salmon Nuit à Lost Lake Campground
JOUR 8 Dernière randonnée dans la région. Surprise il fait grand beau, pas un nuage dans le ciel. Nous partons pour Lost Lake. Plusieurs heures sont nécessaires pour sortir de la forêt (pleine de myrtilles) puis on débouche sur un plateau où la toundra est en couleur automnale. Le lac apparait, ses eaux turquoises contrastent fortement avec le reste du paysage.
Bordé de deux pics, nous décidons de gravir le moins haut qui surplombe la rive nord. Nous franchissons le plateau et nous nous dirigeons vers le sommet à vue qui n’était pas aussi proche que ce que l’on pensait !
Retour à la voiture après 10h de marche et nous partons pour le Denali à 400 km d’ici avec un stop au Walmart pour refaire le plein pour la semaine suivante.
Camping à Byers Lake à 150 km de l’entrée du parc.
JOUR 9 Petit stop à Troublesome Creek, rivière qu’on pensait très poissonneuse au regard d’un précédent voyage en Août, mais en Septembre plus un saumon, plus une truite, rien de rien. La rive est pleine de trace d’ours. On voulait la remonter jusqu’à la ligne des arbres pour voir le Ruth Glacier et le massif du Denali mais il pleut à grosses gouttes, la vue est bouchée, on s’en retourne trempés à la voiture…. On finit par atteindre le parc (chauffage à fond pour essayer de faire sécher les affaires) vers 15h. Nous découvrons alors la véritable usine du Denali National Park. On nous propose des dizaines d’options de bus, de voitures, de camping et finalement après trois bon quart d’heures à discuter avec la Ranger nous nous décidons. Nous prendrons l’option 3 nuits à Teklanika Campground en voiture et aussi un trajet en bus pour Eilson Visitor Center. Pour préciser, nous avons donc le droit d’aller en voiture jusqu’à Teklanika Campground au mile 30 où nous devrons rester 3 nuits consécutives sans se servir de la voiture. Pour se promener il faudra soit partir du camping à pied, soit prendre des bus. Malgré la basse saison, l’affichage instantané des places de bus et de camping indique que tout est presque plein. Nous rentrons donc dans le parc où l’on remarque que l’automne est presque terminé. Nous montons la tente à Teklanika Campround et comme il est un peu tôt nous faisons un repérage pour la rando de demain et notamment si Teklanika River peut être franchie en bottes (ou en crocs !)
JOUR 10 Franchissement de rivière à 8h du matin : ça réveille !
Nous marchons à vue vers une crête de montagnes. C’est immense et nous n’avançons pas très vite et pour cause on s’enfonce dans 20 cm de mousse à chaque pas… Le paysage est grandiose, la vue porte loin et du haut des collines nous apercevons plusieurs élans trahis par leurs ramures.
On monte au plus haut point de la crête, il fait beau : il ne pleut pas.

Nouvelle nuit à Teklanika.
A la recherche d’une destination nordique aux paysages grandioses et à la nature préservée, notre choix s’est porté sur l’Alaska. Du fait des aléas des congés et des disponibilités de chacun, nous partirons à deux, seulement deux semaines (strict minimum pour un endroit si grand) et en septembre ou la pluviométrie est très importante à certains endroits (en se disant que les couleurs automnales et le rut des élans compenseront !)
On prévoit de diviser le séjour en deux parties, une semaine « marine » sur la côte à Seward en kayak de mer en autonomie et une semaine « alpine » au Denali en randonnée à la journée.
PREPARATION Pour être plus libre des horaires on décide d’emmener un kayak gonflable de France. Nous sommes presque débutants en kayak de mer et du coup peu équipés. Disposant déjà d’un Gumotex Swing 2 deux places, ponté et jupé, nous complétons l’équipement avec des cirés de pêcheur pour le haut, des pantalons K-Way pour le bas, des bottes pour les pieds et des sacs étanches pour les affaires. Tout l’équipement de kayak (kayak+rames+jupes+tenue+gilets+gonfleur+sacs étanches…) tient dans le sac de 135 l du fabriquant (taille normal d’un gros bagage) et pèse 22 kg (pour 23 kg autorisés !) Il nous reste donc 23 kg à partager à deux et nos bagages à main pour les vêtements et autres affaires de camping (largement suffisant).
Pour notre destination kayak nous hésitons beaucoup entre Valdez et Seward. Notre choix se porte sur Seward uniquement pour des raisons de proximité avec Anchorage. La carte topographique 231 au 1/100 000 nous aide grandement à préparer l’itinéraire, elle indique entre autres les bivouacs pour le kayak de mer. On « trace » sur Oppenrunner dans la baie de Seward (Resurrection Bay) un parcours de 90 km environ en se donnant 5 jours pour le réaliser en prenant notre temps (on ne se servira jamais du GPS sur place).
Par ailleurs, Resurrection Bay est immense et nous n’avons pas envie de la parcourir à la rame en AR. On décide, si c’est possible, de se faire déposer en bateau navette au milieu de la baie sans rien réserver à l’avance.
JOUR 1 Arrivée à Anchorage samedi à 15h après avoir survolé le pôle nord et le Denali.
Le passage de la douane se fait sans aucune accroche, on nous demande même pas nos ESTA et après quelques banalités échangées sur le pourquoi du séjour on file chez le loueur où sans surprise nous récupérons notre minuscule voiture.
Nous voila désormais à Walmart où nous achetons pour 1 semaine de bouffe : pâtes chinoises, riz, soupes et Alaska oblige spray à ours. Nous trouvons l’alcool à bruler pour le réchaud au rayon pharmacie (vendu comme antiseptique). Pour gagner de la place nous n’avons emmené ni tapis de sol ni bottes, le rayon camping/randonnée est bien fourni et on trouve rapidement notre bonheur.
Nous roulons désormais vers Seward dans l’espoir de prendre dès demain le bateau navette à 7h30 chez Millers Landing, bateau taxi déniché sur le net.Nous apercevons des bélugas depuis la route aux abords de la baie d’Anchorage. Mais la fatigue reprend le dessus et nous nous endormons enfin dans un camping à 150 km de Seward.
JOUR 2 Décalage oblige, lever à 3h30… nous reprenons la route et nous arrivons à Seward à 5h. Il pleut, il fait nuit, il y a du brouillard, bref cela donne pas envie de faire du kayak...

Heureusement nous trouvons un abri bus où nous pouvons nous préparer au sec. Nous répartissons les affaires dans les sacs et les bidons. Tout passe de justesse ! Finalement à 7h00 nous sommes chez Millers Landing à Lowell Point loueur de kayak et taxis bateau. On achète un trajet simple pour Fox Island et 5 jours de parking soit 68 euros par personne ainsi que nos cartes de pêches (70 euros/personne/15jours). Muet comme une tombe et avare de conseils nous n’obtenons de Millers Landing aucune info malgré nos nombreuses questions sur les endroits à voir, les spots fauniques, les bivouacs ou sur la météo si ce n’est de vagues « maybe » ou des « you will see ». Peut être sommes nous tombés sur un mauvais jour…. Petit doute quand même, il pleut toujours, il fait même franchement mauvais, des nappes de brouillard obstruent la baie et nous nous n’avons aucune indication sur la faisabilité de notre itinéraire préparé depuis la France avec la carte et Google Earth. On se focalise sur le seul point positif, la mer est calme et il n’y pas de vent. On embarque dans le bateau navette à 7h30. Après la dépose, nous sommes désormais seuls sur la plage de Fox Island au bord du Pacifique à gonfler et charger le kayak et enfin c’est parti.

Tout est oublié, la météo, la fatigue du voyage, l’antipathie du loueur : des dizaines de macareux moines survolent le kayak, on aperçoit le 1er lion de mer et la côte est superbe, falaises, criques, grottes et forêt pluviale ne nous lâchent plus. On commence par un tour de Fox Island jusqu’à SandSpit et nous nous dirigeons au hasard vers Humpy Cove où sur la carte une rivière se jette dans l’océan. L’embouchure de la rivière offre un spectacle animalier grandiose, 5 loutres d’eau douce chassent le saumon sans se soucier un instant de ce qui se passe aux alentours. Nous restons presque 2 heures sous la pluie à les regarder faire le va et vient entre leur tanière et la rivière.

Des kayakistes de passage nous offrent une bière et enfin nous obtenons des conseils sur les endroits à voir !
Nous retournons à SandSpit sur Fox Island pour passer la nuit, apparemment il n’ya pas d’ours sur Fox Island alors autant y dormir !

JOUR 3 Sur les conseils des kayakistes de la veille nous partons pour Barwell Island qui ferme l’est de la baie pour voir des macareux et des lions de mers. Avec un peu d’appréhension nous quittons SandSpit, nous partons pour sûrement plusieurs heures sans escale possible.

Nous franchissons le cap Resurrection où la houle du golfe d’Alaska martèle les falaises couvertes de déjections d’oiseaux. On se demande s’il est bien prudent de pousser jusqu’à Barwell Island encore 1 km plus au large et donc encore plus exposée mais notre envie de voir des lions de mer nous motive. Nous faisons donc le tour de cette petite ile, qui a des allures de caillou au milieu de l’océan. La houle est impressionnante, un petit vent se lève, il pleut, la roche est grisâtre avec d’immenses algues, bref l’ambiance est tendue.
Finalement, pas de lions de mer nous verrons quand même quelques phoques échoués sur les rochers. Au moins nous aurons pagayé dans le golfe d’Alaska ! On se dépêche de retourner derrière le cap, bien à l’abri des éléments. Par chance nous sommes à marée basse et du coup on trouve même une petite plage pour le piquenique.
On entame ensuite une longue traversée de la baie pour rejoindre la rive Ouest, 12 km sans escale, des dauphins et des macareux viendront nous divertir.
On campe à l’entrée de la baie Bear Glacier dont l’exploration est prévue demain. La recherche du bon emplacement de bivouac est marquée d’une chute à l’eau à l’embarquement.
De toute façon il pleut depuis la veille !JOUR 4 La baie du glacier est reliée à Resurrection Bay par un étroit chenal d’eau saumâtre qu’il faut franchir à marée haute. Manque de chance elle commence à 10h30 du matin et toujours décalés nous sommes sur l’eau à 7h30. Nous allons donc tirer le kayak en marchant à coté de lui dans l’eau pour le km de chenal à franchir, le courant étant trop fort pour pagayer.

Le chenal s’élargit et devient profond, on embarque, le ciel se dégage, la muraille du glacier apparait entre d’immenses icebergs, des phoques viennent et disparaissent, personne en vue, pas un bruit, c’est magique.
Nous slalomons entre les icebergs et tirons jusqu’au front du glacier à 7 km de la.
Puis c’est le miracle, le soleil perce les nuages, marquant l’arrêt d’urgence séchage : tente, duvet, vêtement tout est étendu sur la plage face au grand mur de glace.
Nous longeons tout le front de deux km puis nous entamons notre retour à Seward enivrés par cette journée.JOUR 5 Afin de ne pas revenir trop vite sur Seward, nous faisons un arrêt sur l’alpine trail de Caines Head Recreation Area que nous comptons parcourir jusqu’au sommet de Calisto Peak Le chemin est bien marqué et bien entretenu. Heureusement, vu la végétation impénétrable. Après 2h dans la forêt nous dépassons enfin la ligne des arbres découvrant ainsi la baie et toutes ses iles que nous parcourons depuis 3 jours en kayak.
A la jumelle nous apercevons un ours noir, puis un peu loin un autre et encore un peu plus loin un 3ème, on s’arrêtera à 4 ours pour cette balade… Le spray est sorti du sac ! Si Caslito Peak semble un peu loin (on marche depuis déjà 3h) nous poussons jusqu'à la dernière ligne de crête pour manger. Nouveau spectacle, on surplombe la baie de Bear Glacier, il est tout aussi majestueux vu du haut.
Dans la soirée nous sommes de retour chez le loueur.Finalement, la partie kayak fut plus courte que prévue, la végétation rend toute randonnée impossible à pied sans chemin et nous n’avons pas osé à franchir les caps pour sortir de Resurrection Bay qui reste malgré tout, un peu petite pour s’occuper une semaine complète. Avec du recul nous aurions dû aller explorer une des deux baies adjacentes, notamment Aialik Bay qui semble être réputée pour le kayak. Mais comment savoir si un cap franchissable un jour le sera encore 2 jours plus tard !
Nous reprenons la voiture et partons pour Exit Glacier pour admirer la calotte de Harding, réseau glaciaire de 100 km qui borde Resurrection Bay. Le camping d’Exit Glacier est super, réservé aux tentes, il dispose d’un endroit couvert pour manger, véritable luxe au regard de la météo.
JOUR 6 Départ matinal pour Exit Glacier Trail qui permet d’atteindre la calotte. Nous dérangeons une mère élan et son petit qui profitaient eux aussi du chemin.
Nous nous élevons peu à peu au dessus des arbres. Vient le seul moment du séjour ou l’on maudit vraiment la météo : la vue est complètement bouchée. On devine tout de même l’immensité de la calotte. Frustrés on redescend et comme nous avons encore tout l’après midi, nous nous promenons le long de Resurrection River où des chasseurs nous expliquent les règles de la chasse à l’élan et à l’ours.
Nouvelle nuit à Exit Glacier CampgroundJOUR 7 Nous commençons à revenir vers Anchorage en voiture. On s’arrête à Russian River Trail ( à faire que si l’on est pêcheur). On remonte le chemin jusqu’au lac tout admirant les remontées de Silver Salmon dernière espèce présente en Septembre avec quelques rares Red Salmon Nuit à Lost Lake Campground
JOUR 8 Dernière randonnée dans la région. Surprise il fait grand beau, pas un nuage dans le ciel. Nous partons pour Lost Lake. Plusieurs heures sont nécessaires pour sortir de la forêt (pleine de myrtilles) puis on débouche sur un plateau où la toundra est en couleur automnale. Le lac apparait, ses eaux turquoises contrastent fortement avec le reste du paysage.
Bordé de deux pics, nous décidons de gravir le moins haut qui surplombe la rive nord. Nous franchissons le plateau et nous nous dirigeons vers le sommet à vue qui n’était pas aussi proche que ce que l’on pensait !
Retour à la voiture après 10h de marche et nous partons pour le Denali à 400 km d’ici avec un stop au Walmart pour refaire le plein pour la semaine suivante.Camping à Byers Lake à 150 km de l’entrée du parc.
JOUR 9 Petit stop à Troublesome Creek, rivière qu’on pensait très poissonneuse au regard d’un précédent voyage en Août, mais en Septembre plus un saumon, plus une truite, rien de rien. La rive est pleine de trace d’ours. On voulait la remonter jusqu’à la ligne des arbres pour voir le Ruth Glacier et le massif du Denali mais il pleut à grosses gouttes, la vue est bouchée, on s’en retourne trempés à la voiture…. On finit par atteindre le parc (chauffage à fond pour essayer de faire sécher les affaires) vers 15h. Nous découvrons alors la véritable usine du Denali National Park. On nous propose des dizaines d’options de bus, de voitures, de camping et finalement après trois bon quart d’heures à discuter avec la Ranger nous nous décidons. Nous prendrons l’option 3 nuits à Teklanika Campground en voiture et aussi un trajet en bus pour Eilson Visitor Center. Pour préciser, nous avons donc le droit d’aller en voiture jusqu’à Teklanika Campground au mile 30 où nous devrons rester 3 nuits consécutives sans se servir de la voiture. Pour se promener il faudra soit partir du camping à pied, soit prendre des bus. Malgré la basse saison, l’affichage instantané des places de bus et de camping indique que tout est presque plein. Nous rentrons donc dans le parc où l’on remarque que l’automne est presque terminé. Nous montons la tente à Teklanika Campround et comme il est un peu tôt nous faisons un repérage pour la rando de demain et notamment si Teklanika River peut être franchie en bottes (ou en crocs !)
JOUR 10 Franchissement de rivière à 8h du matin : ça réveille !
Nous marchons à vue vers une crête de montagnes. C’est immense et nous n’avançons pas très vite et pour cause on s’enfonce dans 20 cm de mousse à chaque pas… Le paysage est grandiose, la vue porte loin et du haut des collines nous apercevons plusieurs élans trahis par leurs ramures.
On monte au plus haut point de la crête, il fait beau : il ne pleut pas.

Nouvelle nuit à Teklanika.