Irlande! Une destination qui nous a séduit depuis longtemps, mais qui demande un peu de préparation côté transport. Enfin, nous l'avons fait en été 2015!
Désolée d'avoir pris tous ce temps pour mettre ce carnet de route en ligne.
Nous sommes deux adultes et un garçon de 5 ans, partant de la région parisienne. Nous prenons un bateau de nuit vendredi soir de Cherbourg à Rosslare.
Le samedi matin, L., ma petite sœur, 18 ans, part depuis l'Allemagne pour nous rejoindre directement sur l'ile. Elle prend un vol Ryan Air de Weeze (Düsseldorf) à Londres et de Londres à Shannon.
Nous louons un appartement à Lahinch dans le County Clare. D'ici nous entreprenons des voyages d'une journée, à l'exception de la péninsule de Beara, où nous logeons une nuit près d'Adrigole.
Au bout de deux semaines nous partons pour une nuit à Wicklow avant de prendre le ferry dimanche pour rester finalement 2 jours à Londres.
Petit sommaire de notre itinéraire:
Vendredi: Paris -> Cherbourg, ferry pour Rosslare avec arrivé le samedi à 13h
Samedi: Rosslare -> Shannon Airport -> Lahinch
Dimanche: Lahinch -> Loop Head Lighthouse
Lundi: Burren (Ailwee Cave, Burren Perfumery, Pulnabrone Dolmen)
Mardi: Cliffs of Moher et Moher Hill Open Farm
Mercredi: Lahinch -> Blackhead -> Ballyvaughan -> Flaggy Shore -> Coole Park
Jeudi: Dingle Peninsula
Vendredi: Petit tour du County Clare: Spanish Point, Coroffin, Inchiquin Lough
Samedi: Connemara
Dimanche: Repos
Lundi: Beara Peninsula
Mardi: Zoo de Fota Island
Mercredi: Hag's Head
Jeudi: Ring of Kerry
Vendredi: Faire les bagages
Samedi: Lahinch -> Wicklow via Glendalough et Sally Gap
Dimanche: Sealife à Bray, l'après-midi départ en bâteau de Dublin vers Holyhead (Pays de Galles) pour aller à Londres
Lundi: Hyde Park, Buckingham Place, St James's Park, Westminster
Mardi: Chelsea, Battersea Children's Zoo, London Bridge, Monument, Bank, St Paul's
Mercredi: London-> Heathrow-> Canterbury->Dover-> bateau pour Calais -> Paris
(Pour ceux qui veulent tout de suite ''partir'' en Irlande, suivez mon carnet à partir de dimanche)
Notre itinéraire aujourd'hui: L'A13 jusqu'à Caen, ensuite la N13 jusqu'à Cherbourg-Octeville pour prendre la Stena Horizon vers Rosslare Harbour.
Nous quittons la région parisienne vers 14h, avec 360km à faire en 5h, nous sommes tranquille. Le temps est mitigé, derrière Mantes-la Jolie il commence à pleuvoir.
N. râle qu'il fallait mieux aller dans le Sud. Mais au moins, nous sommes seuls sur la route, partis avant les autres. Soleil et pluie se partagent le ciel. Après une première pause sur l'aire de repos de Bosgouet pour prendre un café et dégourdir les jambes sur le pont traversant l'autoroute, nous continuons sous une pluie fine jusqu'à Caen.
Petite astuce: Ne suivez pas les panneaux indiquant Cherbourg, ils vous font passer par le périphérique Sud, qui est d'office bien chargé. Prenez le périphérque Nord jusqu'à ce que Cherbourg s'affiche à nouveau. Nous sommes déjà sur la N13 quand l'info traffic annonce 7km de bouchon sur le périphérique Sud. Comme quoi...
Proche de Bayeux une tempête nous bombarde avec des pluies hallucinantes, nous roulons à 20km/h, des vents forts bousculent la voiture, et on ne voit plus rien à part de ce rideau gris. Heureusement cela ne dure que quelques minutes, mais conduire sous la pluie est fatiguant. Il est 17h15 et il nous restent 60km à faire, nous sommes dans les temps et décidons de faire une pause à Cantepie, à mi-chemin entre Isigny-sur-Mer et Carentan. Arrivé là-bas, le soleil se montre timidement et pendant notre trajet vers le Nord il chasse les nuages pour laisser place à un ciel bleu laiteux. Nous arrivons au port vers 18h30, l'embarquement commence dans une demie heure. Il y a une station de service juste avant le rond-point qui rammène à l'embarquement. Nous faisons le plein, car en Irlande le gazoil est plus cher. Pendant que N. gare la voiture dans la file d'attente, mon fils S. et moi visitons le Terminal, qui abrite les guichets des companies de ferry, un café-restaurant, une terrasse avec vue sur la mer, et une exposition temporaire de photographie, L'Homme et la Mer. Depuis la terrasse nous observons la danse des mouettes et les bateaux qui partent pour Portsmouth, Poole, et Rosslare. Bientôt se sera notre tour.
L'embarquement se fait assez rapidement, nous avons la chance d'être en tête de ligne et de pouvoir monter à bord très tôt. Vous n'avez pas de droit de retourner vers la voiture pendant la traversé, il ne faut rien oublier dont on aura peut-être besoin. L'accueil est malheureusementt assez froid, l'équipe semble pressée et mal organisée. En plus, tout se fait en anglais. Pas de problème pour nous, mais avec d'autres passagers on sent la tension monter. Une fois la clé de la cabine en main (en échange des clés de voiture en guise de caution) nous descendons dans les entrailles du ferry. La cabine est fonctionnelle et très propre, assez spacieux pour 2 adultes et un enfant. Quand je pose mon sac à main sur le lit, je me sens enfin en vacances.
La Stena Horizon possède un restaurant et une cafétéria avec petit coin de jeux pour enfants et télé. En face du restaurant des enfants ont collé des dessins produits pendant la traversé sur les murs, ce qui donne une touche personnelle au bateau. J'apprécie. D'ailleurs, le wifi est gratuit, même si la connexion est logiquement assez mauvaise en pleine mer. A utiliser avec modération. Nous mangeons au restaurant avant de s'écrouler sur les lits.
Je suis la première réveillée et je fais un tour du bateau encore endormi. L'équipe tolère que les passagers sans cabine dorment par terre dans la cafétéria, tant qu'ils quittent les lieux avant 8h. Je monte sur le pont supérieur, où un soleil éclatant brille sur l'eau bleue marine. Ce temps est beaucoup mieux que hier. On a bien fait.
Après le petit déjeuner, S. pose également un dessin face au restaurant et nous découvrons ensuite les ponts et passages du bateau, avant de finir encore sur le pont supérieur d'où nous essayons de guetter les rives de l'Irlande. C'est S. qui gagne à ce jeux (même si je fais semblant de ne pas voir la côte).
(Ce n'est pas Rosslare)
Le débarquement est plus long que l'embarquement la veille, plusieurs annonces de rassemblement se font, sans que les portes vers les ponts inférieurs s'ouvrent. Finalement nous
quittons le bateau une heure plus tard que prévu. A 13h20 nous touchons pour la première fois le sol irlandais.
Notre itinéraire aujourd'hui: La N25 et la N24 jusqu'à Limerick, la N18 jusqu'à Ennis avec un petit détour par l'aéroport de Shannon, et la N85 jusqu'à Lahinch.
Rosslare Harbour se trouvant à la pointe Sud-Est de l'Irlande, nous devons traverser toute l'île pour arriver à notre destination à la côte Ouest, dans le County Clare. Notre premier stop se fait proche de New Ross, au Horse and Hound Inn. Le parking est pris par des cyclistes, il y a une ambiance bon-enfant et sympa entre les touristes et les habitués des lieux. N. étant le seul buveur de café, il entre dans le bâtiment pour se procurer un café à emporter, mais sort aussitôt parce qu'il ne se souvient plus comment on dit 'à emporter' en anglais. Quand je lui répète 'to take away', notre fils reprend aussitôt l'expression. Depuis, c'est lui qui commande du café pour son papa pendant les prochains jours.
Nous continuons jusqu'à New Ross, où nous jetons un coup d'œil sur la SS Dunbrody, un trois-mâts amarré aux quais de la Barrow, en plein centre de New Ross. Il s'agit d'une réplique d'un navire qui transportait pendant la Grande Famine des émigrants irlandais vers le Canada et les Etats-Unis. On y trouve une exposition sur l'émigration ainsi que sur la vie à bord.
Nous quittons la N25 avant d'arriver à Waterford pour prendre la N24 vers Limerick. Elle traverse Carrick-on-Suir et allonge ensuite la rivière jusqu'à Clonmel. La vue est dégagée et on aperçoit les collines boisées de Slievenamon et des Comeragh Mountains, propices à la randonnée.
On laisse les Comeragh Mountains derrière nous, mais déjà quelques kilomètres plus loin, les premières crêtes des Galtee Mountains se détachent de l'horizon. Nous les laissons sur notre gauche, tout comme le Glen of Aherlow juste après, et avançons jusqu'à Bansha. Nous avions prévu de boire un café et manger un peu à l'aéroport , mais il est 15h45, avec le débarquement retardé nous avons perdu presque 1 heure et S. réclame d'avoir faim. Nous prenons une petite pause sur la pelouse du centre ville de Bansha, et j'appelle ma petite sœur L. pendant que N. cherche des sandwiches et un café à la station de service.
L. a pris un vol de Ryan Air ce matin pour Londres Stansted et s'est ensuite rendue en train à Heathrow pour prendre un vol Aer Lingus vers Shannon. Elle a atterrie il y a une heure et a trouvé une place tranquille dans la superbe librairie de WHSmith, où elle nous attend.Toute la journée nous avions un soleil brillant au-dessus de nous. Pendant notre approche vers Limerick, quelques nuages gris apparaissent, mais rien de méchant. Nous contournons
Limerick en prenant le tunnel à péage de la N18. Il coûte 1.80€ pour une voiture, mais franchement, ça vaut coût. Le centre de Limerick est bien trop encombré. Il reste 20km jusqu'à Shannon, mais en s'approchant de l'aéroport le nombre de voiture qu'on croise dévient très important. Sur les côtés de la N19 sont garées des centaines de voitures. Nous comprenons vite que quelque chose se passe: Le Shannon Air Display, grande fête pour célébrer le premier vol commercial transatlantique, 70 ans auparavant. Heureusement il est presque 17h et tout est fini. Les piétons cherchant leur voitures garées 2km plus loin marchent sur la route, faute de trottoir, traversent partout, mais contrairement à ce qu'on connaît de la France, tout se passe dans un calme extraordinaire. La police est présent pour faire la circulation, mais franchement, vue comment ça se passe, on n'a pas vraiment besoin d'eux. Les irlandais sont des conducteurs très sereins, attentifs et courtois.
Je passe un coup de fil à ma petite sœur qui quitte son coin douillet et nous attend devant le bâtiment au parking arrêt-minute gratuit. Nous sommes donc 4 personnes plus bagages pour plus de 2 semaines dans une Nissan Micra! Mais ça ne change rien à notre bonne humeur. Je n'ai pas vu L. depuis Noël et il règne une ambiance de rigolade dans la voiture.
Et ça ne changera pas tout au long du voyage;-)
De Shannon nous faisons demi tour pour retrouver la N18, puis, proche d'Ennis, la N85, que nous ne quittons plus jusqu'à Lahinch. Nous sommes désormais dans le County Clare, le paysage est vallonnés, vert et gris, on sent que le Burren avec ses roches grises n'est plus très loin. Je contacte notre hôte pour lui dire qu'on soit on retard. Pas de problème, la clef est cachée dans le pot de fleur proche de la porte d'entrée, et dans la cuisine elle a laissé une fiche informative. Pour toute question, rappelez-moi, elle me dit. Une femme très charmante, ouverte, souriante, une vraie irlandaise.
Notre domicile se trouve à l'entrée de Lahinch, c'est The Red House. Comme son nom l'indique, la maison est rouge, on ne peut pas le rater. Au rez-de-chaussée nos hôtes tiennent un cabinet médical, fermé bien sûr à cette heure ci, il est samedi soir, 18h30. La clé est caché dans un pot de fleur. En Irlande la confiance règne. Beaucoup ne ferment même pas leur porte à clé quand ils vont au boulanger. A l'étage nous découvrons notre appartement, deux chambres avec lit double, plein de rangements, parquet grinçant, une cuisine très bien équipée, des belles peintures et photos régionales. Un vrai nid de recueil quand il pleut dehors. Sauf que là, il ne pleut pas du tout.
La fiche informative contient des courts manuels pour l'utilisation de la douche et de la cuisinière, mais surtout une liste de 'Things to do and see in County Clare'. Et là, surprise:
Elle a dressé une liste adaptée à une famille avec enfant. Quasiment tout ce qu'elle a noté sur le papier se trouve également sur notre liste. S. adore grimper sur les rochers et voir des animaux, nous aimons la nature, les plages reculées, des endroits loin des sites touristiques classiques. Apparemment on a bien choisi.
N. est fatigué après ces deux jours de conduite. Après avoir mangé, L., S. et moi faisons une petite balade vers la plage, l'air est rafraichissante, le soleil se couche dans la mer, ça y est, on est au bout de l'Europe, là-bas, en face, c'est l'Amérique.
Notre itinéraire aujourd'hui: Nous quittons Lahinch vers le Sud et suivons la N67 jusqu'à Kilkee, où nous nous dirigeons vers le Loop Head Lighthouse.
Sous le soleil nous quittons Lahinch vers le Sud, sur la N67. La route monte et descend, offrant des belles échappées sur la côte rocheuse. Mais au bout de quelques kilomètres elle s'éloigne trop de la côte et il devient plus difficile d'apercevoir la mer. Nous décidons alors de quitter la route principale pour s'en approcher plus et tournons à droite au panneau qui indique Freagh. Nous suivons la route qui sillonne les collines jusqu'au Camping face à la mer, un bel endroit pour passer une nuit. La plage a côté s'appelle Whitestrand.
Il s'avère que c'est un des rares points sur la liste de notre hôte que nous ne connaissions pas. Et elle avait raison: C'est un endroit comme nous les aimons, assez facile d'accès, mais déserté. Une rampe pour la mise à l'eau des bateau, un sable fin, des galets blanc, des falaises des deux côtés, ce tableau bleu, vert et blanc en couleurs typiquement irlandaises est très séduisant. Attention: A maré haute on ne voit pas la plage, seulement quelques galets.
Nous revenons sur la N67, traversons rapidement Miltown Malbay et déscendons jusqu'à Quilty. En s'arrête sur le petit parking à droite, juste à côte de la mer et d'un petit magasin où nous achetons quelques provisions pour le reste de la journée. Nous continuons sur la petite route à droite du magasin, qui nous emmène à la plage de Seafield, plage de sable très longue. Sur la route et la plage nous rencontrons des vaches, qui y paisent en semi-liberté. Nous nous dégourdions les jambes pendant une bonne demie heure.
S. se défoule, il court, il grimpe, il cherche des coquillages. Il est difficile de le faire remonter dans la voiture.
Nous arrivons un peu plus tard à Doonbeg. Sur le petit pont qui enjambe le fleuve du même nom, nous voyons en contre-bas des barque à pedales. Nous laissons la voiture dans le village et revenons sur nos pas, traversons le pont dans l'autre sens et entrons dans le petit parc au bord du l'eau. Le Doonbeg River s'y élargit pour former un lac avant de se jeter dans l'océan atlantique. Sur l'embarquadère sont installées des grandes bulles en plastiques. Les enfants peuvent y entrer et ainsi 'marcher' sur l'eau. S. va se régaler pendant un quart d'heure de fous rires et cris de joie. Ensuite, il prend le bateau avec son papa, pendant que L. et moi prenons place à la table de pique-nique et les observent.
De Doonbeg nous continuons sur la N67 jusqu'à Kilkee. Le soleil commence à se cacher derrière les nuages. Mon mari nous fait descendre de la voiture et nous traversons la plage pendant qu'il gare la voiture de l'autre côté. A marée basse la plage est très large. On est dimanche, 4h l'après-midi, en plein milieu d'été, mais il y a quasiment personne. Je suis très étonnée par ce vide, surtout dans une ville pourtant déclarée touristique. Nous achetons notre premier fish'n'chips et mangeons sur la promenade.
Même si il n'y a pas beaucoup de monde aujourdhui, nous préférons des endroits moins urbaines et nous continuons rapidement vers Loop Head sur la R487, puis la L2000.
Prochaine étape: Bridges of Ross. C'est une baie rocheuses, avec des types de roche différents, des grottes, à marée basse des cours d'eau et des vases dans lesquelles on peut observer des coquillages, des vers ou des poissons translucides. S. découvre une flore étrange, des algues, des herbes de mers, des petites fleurs coriaces qui supportent bien l'eau salée et les courants forts.
En haut des rochers, près du parking, on s'enfonce une trentaine de centimètres dans la végétation, S. y joue à cache-cache comme un lapin dans l'herbe.
Vers 18h30 nous quittons cet endroit magnifique. Il n'est plus très loin jusqu'au Loop Head, balayé par le vent. Depuis le phare nous empruntons en chemin frayé dans l'herbe jusqu'au bord des falaises. Il y a des superbes vues, vers le sud on voit la peninsule de Dingle, vers le Nord-Est la côte Nord du County Clare. Il parait que par beau temps on peut même deviner les Iles d'Aran et le Connemara. Nous restons presque une heure au Loop Head, profitons du calme du site et retournons ensuite via la R487 et la N67 à Lahinch.
Notre itinéraire aujourd'hui: Ce sera la N67 jusqu'aux environs de Ballyvaughan, la R480 et L1014 jusqu'à la Burren Parfumery, et un retour par les R476, R481 et N85.
Le matin nous faisons des courses au Centra de Lahinch, nous partons alors assez tard, vers 11h30. Nous quittons Lahinch en direction d'Ennistymon, où nous trouvons un supermarché SuperValu qui sera notre point d'approvisionnement pendant le reste de nos vacances. Vers le Nord, la N67 sillonne entre collines verdoyantes et paturages herbeux, séparés par les petites murs en pierre si caractéristiques. Jetez un coup d'oeil au café Kilshenny House, très sympa avec ses pierres grises, ses fenêtres rouge et ses statues. Nous traversons Lisdoonvarna. Peu après les couleurs du paysage virent du vert au violet et jaune, les bogs ne sont pas loin. Nous gagnons lentement de la hauteur et les rochers karstiques du Burren sont de plus en plus visible entre les herbes. Et soudainement, nous arrivons en haut de la colline, un dernier virage de presque 90°, et un superbe panorama jusqu'à la baie de Ballyvaughan à l'horizon nous attend. La route descend ensuite en serpentines, beaucoup plus rapidement que la montée quasi inaperçue. Maintenant c'est tout droit jusqu'à Ballyvaughan, mais nous n'allons pas aussi loin.
Nous tournons à droite sur la R480 qui traverse une vallée verte, entourée par des montagnes grises typiques du Burren, ouverte seulement au nord vers la côte.
Au bout de quelques kilomètres nous arrivons au parking de L'Ailwee Cave.
L'Ailwee Cave n'est pas seulement une grotte. Sur le site se trouve également un centre de rapaces, le Burren Birds of Prey Centre, un magasin de produits du terroir, et un parcours de démonstration de métier du bois, où on peut entre autre s'initier au tir à l'arc.
Dans quelques minutes débute un spectacle d'oiseau, nous commençons alors par le Birds pf Prey Centre. Et je dois vous dire: C'est fantastique. Les animateurs impliquent le public dans le show. Les enfants peuvent à tour de rôle prendre le gant et attendre un oiseau atterrir sur leur bras. Beaucoup d'enfants, peut-être une vingtaine, ont la chance d'y participer, ce qui est très rare pour ce type de spectacle, qui implique en général pas plus de deux ou trois spectateurs. Les explications sur les différents rapaces, leur vie et leur comportement, sont très compréhensibles pour les enfants, et à la fin ils peuvent poser des questions. Après le spectacle nous visitons les oiseaux dans leur volières; faucons, aigles, chouettes, hibous, ils sont tous là.
Nous laissons la voiture sur le parking du centre des rapaces et montons à pied sur le chemin jusqu'à la grotte. Pour être honête, je ne l'ai pas aimé. A part de trois malheureux os d'ours de caverne et quelques petites formations de stalactites il n'y a rien à voir. J'ai déjà vu des grottes beaucoup plus beau en France. L'argent ne vaut pas la visite. Par contre, en sortant de la cave, sur le parking, suivez l'indication vers le chemin de montagne. Ce n'est pas vraiement un chemin, mais juste un accès au versant de la colline. On grimpe sur les rochers, il n'y a pas de chemin taillé, et pourtant, s'est assez facile, car les rochers du Burren sont souvent alignés à l'horizontale. Cependant, par temps de pluie ça peut être glissant.
En haut se dégage un superbe panorama avec la baie de Ballyvaughan à nos pieds et les Bens du Connemara plus loins à l'horizon. En descendant vers le parking nous faisons un halte dans le magasin pour acheter des fromages, des confitures et des chutneys.
Nous continuons notre périple dans le Burren vers le Sud, toujours sur la R480. Les pierres sont partout, un paysage lunaire, parsemé de petites touffes d'herbe et de fleurs roses et violettes, qui poussent dans les petits trous entre les rochers. Le Gleninsheen Wedge Tomb, tombeau en pierres dressées sur notre gauche, au bord de la route, nous indique notre proximité avec le Pulnabrone Dolmen, monument si bien connus de l'Irlande. Sur les photos il a l'air d'être tout seul en plein milieu d'un paysage désertique. Mais en vérité il se trouve à 100m d'une ferme. Ici on voit le premier autocar de touristes (asiatiques). Il s'arrête à peine 3 minutes, histoire de faire une photo et de repartir.
Un peu plus loin se trouve sur la droite le Caherconnell Stone Fort. Il ne reste plus grande chose du fort même et le prix d'entrée me semble trop elevé pour la petite visite. Mais les enfants von adorer le joli spectacle de chiens bergers.
3 km plus au Sud la L1014 sur la gauche nous envoie à Carran et, un peu plus loin, à la Burren Perfumery, où nous arrivons vers 17h. C'est un magnifique endroit reposant, une petite balade
s'impose dans le jardins fleuri, si atypiques dans cette région rocailleuse et balayé par le vent.
On peut voir les différentes étapes de création de savon et apprendre les vertus des multiples herbes, fleurs et autres plantes. Il y a également un Tea Room qui sert des plats végétariens, soupes, salades, fromages, et gateaux maison comme des scones et des cookies. Dans la boutique nous trouvons notre bonheur entre savons, parfums, lotions, et bougies parfumées.
Comme il est déjà assez tard, nous rentrons via Kilfenora, en passant devant le château de Leamaneh, un des rares en Irlande, qui n'est pas entretenu.
De retour à Lahinch nous passons par la plage, qui est occupée par des Kite-Surfers. Le soleil se couche très tard, vers 22h30, derrière les falaises de Liscannor, dans un éclat d'orange et de jaune.
Notre itinéraire aujourd'hui: On ne va pas très loin, aujourd'hui ce sont les Cliffs of Moher!
La journée commence bien: Nous trouvons des oeufs sur le seuil, accompagné d'un petit bonjour de notre hôte. J'apprécie ce geste. Cela ne sera pas la dernière fois au cours de notre séjour.
Le ciel est couvert, mais il ne pleut pas. De Lahinch c'est à peine 10km sur la R478 jusqu'aux fameuses falaises. Nous avons lu que l'entrée aux falaises est gratuite, et que seulement le parking serait payant. Par contre, au parking, on paie par personne dans la voiture, pas par voiture! Quel arnaque! Nous allons alors tenter notre chance. L., S. et moi, nous descendons de la voiture à 300m de l'entrée et allongeons la route, pendant que N. entre au parking et paie 6€.
Nous passons par l'entrée des autocars, qui est la première entrée venant du Sud, et du coup, le chemin le plus logique pour des randonneurs venant de cette direction. En plus, il y a un trottoir que l'on peut suivre. Et effectivement, personne nous arrête ou nous demande des billets. Une fois passé le parking, il faut par contre pas trop s'approcher du Visitor Centre, car celui-ci est payant et on sera tout de suite ammener à payer les 6€ par personne. Il y a aussi un restaurant, directement taillé dans les rochers, ce qui m'agace, car c'est encore un endroit sauvage autre-fois, endommagé aujourd'hui. Nous filons alors directement vers les falaises où nous attendons mon mari. Il y a deux chemins: A droite vers l'O'Brien's Tower il y a du monde et en plus, nous avons peur qu'on pourra nous demander d'acheter des billets. Nous choisissons alors le chemin à gauche. C'est un chemin de terre qui allonge les falaises si prêt, qu'on est parfois à moins de 20 cm du bord.
Le vent souffle bien fort et il faut faire attention aux rafales. Mais quelle vue magnifique, c'est extraordinaire. On distingue facilement les Iles d'Aran, et plus loin, les montagnes du Connemara. Les bateaux aux pieds des falaises semblent petits comme des fourmis, ce qui donne une bonne impression de la hauteur des rochers. En plus, il n'y a pas beaucoup de monde. Ils sont tous proche de la tour, bien loin de chez nous. Cela nous va bien. Nous continuons encore une bonne heure avant d'entamer le chemin de retour sur nos pas. Nous nous glissons dans le Visitor Centre par une porte sur le côté, juste pour aller aux toilettes, et sortirons aussitôt.
Pour ceux qui aiment faire des grandes randonnées: Sachez que le site des falaises de Moher est lié au Hag's Head plus au Sud via le Cliffs of Moher Coastal Walk, qui fait partie du Burren Way, grande randonnée de 5 jours de Lahinch à Corofin via Doolin, le Black Head et Carran.
Le soleil est de retour et nous allons quelques kilomètres en direction de Lahinch jusqu'à la Moher Hill Open Farm. Ce qui m'a déjà interrogé aux falaises, mais ce qui devient encore plus frappant ici, c'est le vide. Où sommes tous ces touristes, dont les sites internet parlent? Moher est l'endroit touristique n°1 de l'Irlande et on est en plein milieu de Juillet!
Nous avons toute la ferme pour nous, il y a à peine 4 ou 5 autres familles. Nous passons un après-midi formidable. S. est enchanté. La ferme propose biensûr des animaux comme des poules, des lapins, des moutons, des autruches, des poneys, des alpagas, des chèvres..tous faciles à observer et à caresser. Mais une multitude d'activités offrent des heures d'occupation aux petits: à l'exterieur des aires de jeux, un parcours de go-karting et un minigolf, et à l'intéreur, dans des granges amenagés, des châteaux gonflables, une piscine à balles, un deuxième parcours de go-karting, des toboggans... En plus, il y a un café avec des patisseries maison et des smoothies succulents que nous savourons avec plaisir.
Nous passons presque 3 heures ici avant de rentrer à la maison. De la ferme j'ai très peu de photos sans S. dessus, et je ne veux pas les publier, vous comprenez surement. Voici alors la vue de la ferme jusqu'à Lahinch.
Le soir, c'est la plage! C'est marée basse, et la plage est assez large. On monte les manches des pantalons et on se défoule sur le sable, proches des vagues jusqu'à ce que les vêtements sont tellement mouillés que S. demande de les enlever. Il fait beau et chaud, alors pourquoi pas. Et encore il trouve de quoi s'occuper. Il cherche des pierres dans l'eau et les transporte jusqu'au tas de rochers en-dessous de la promenade. Eh oui, c'est facile de trouver des occupations, il faut juste ouvrir les yeux.
Notre itinéraire aujourd'hui: Nous suivons la côte par la R478, la R479, la R477 et la N67 jusqu'à Kinvara avant de bifurquer sur la R347 jusqu'à Ardrahan. Le retour se fait via la N18, la
R460 jusqu'à Corofin, la L1118 et la N85.
Nous prenons la R478 en direction de Liscannor. Au magasin 'The Rock Shop" qui vend des pierres, des fossils et des bijoux, mais qui inclut également un café, S. commande à nouveau un café pour son papa pendant que nous les femmes déambulent entre les bojoux. Nous laissons les Cliffs of Moher sur notre gauche et tournons quelques kilomètres plus tard à gauche pour arriver à Doolin.
Pour un village considéré comme très touristique il n'y a pas grand monde. C'est vrai, il y a un autocar garé devant Fitzpatrick's Bar, et les tables sur la terrasse sont occupées, mais à part de ça, c'est plutôt tranquille. Nous ne nous arrêtons pourtant pas, mais montons vers le Nord, tournant à nouveau à gauche pour prendre la N477, qui se précipite vers la côte pour ensuite l'allonger jusqu'à Ballyvaughan. Après chaque virage s'offre un autre point de vue sur la mer. Un grand rocher rond, débout tout seule au bord de la route, attire notre attention.
Juste après nous trouvons un parking et c'est parti pour une belle balade sur la côte rocheuse. C'est fantastique. Les vagues ont taillé des crévasses et des tunnels dans les falaises et on peut voir l'océan juste en-dessous de nos pieds.
L'eau bleue-verte, presque turquoise, et la mousse blanche sur les vagues qui se brisent sur les falaises, contrastent bien avec les pierres noires et grises foncées. En face, les sommets du Connemra et l'île d'Inisheer, la plus petite des Iles d'Aran, se distinguent.
Nous suivons la route à la recherche d'une plage pour une pause déjeuner, mais arrivé à Fanore il commence à pleuvoir. Nous continuons alors jusqu'au Black Head, avançé calcaire qui forme la pointe nord du Burren. Il est facile de grimper sur ses rochers et nous nous trouvons vite bien au-dessus de la route. C'est un panorama magnifique.
Nous arrivons enfin à Ballyvaughan, une des villes les plus animées de la région et point de départ classique pour le Burren. Le restaurant 'Tea and Garden Rooms' a été sur la liste de notre hôte et nous y prenons place. Et on se régale. Ce n'est pas seulement la cuisine qu'on adore, avec son chocolat chaud, ses sandwiches au saumon, ses soupes, et son superbe buffet de gâteau, mais aussi l'endroit, la déco, le canapé, la terrasse, jusqu'aux fleurs dans les salles d'eau.
Pendant notre repas le soleil chasse les nuages et il fait à nouveau beau. Nous sortirons sous un ciel bleu et soudainement nous envahisse une envie de nous baigner. En suivant la N67 nous guettons les panneaux indiquant des plages et quleques kilomètres après Ballyvaughan nous quittons la route nationale pour Flaggy Shore.
Comme partout, nous sommes seuls avec les oiseaux, les crabes et les méduses. Mais pour se baigner il y a toujours trop de vents. Nous nous contentons d'une promenade sur les galets et le sable avant de reprendre la N67. Proche de Kinvara, à l'hauteur du Dunguaire Castle, nous joindrons la R347 jusqu'à Ardrahan pour ensuite descendre la N18 jusqu'au Coole Park.
C'est un formidable endroit pour se balader. En descendant vers le lac, le Coole Lough, on se croit dans une fôret enchantée, avec toute cette mousse sur les pierres, des arbres à forme étrange, ce jeu d'ombre et de lumière.
Comme toujours en Irlande, le temps est changeant et arrivé au lac, des gros nuages se cumulent rapidement. Au lieu de poursuivre notre chemin, nous revenons alors sur nos pas et jetons un coup d'oeil dans le Walled Garden, le jardin clos. Il abrite l'Autograph Tree, une arbre, dans lequel des auteurs comme William Butler Yeats, John Millington Synge, George Bernard Shaw ou Sean O'Casey ont tracé leurs signatures. Avec mon fils, je cherche des noms connus, et le soir, à la maison, il essaie lui-même avec un petit couteau et un bout d'écorce de laisser ses traces.
Notre itinéraire aujourd'hui: La péninsule de Dingle. Nous en faisons le tour via la N86, la R599,
le Connor Pass et la R560.
Mon mari pouvait prendre seulement quelques jours de congé et doit rentrer à la maison aujourd'hui. Nous le laissons à l'aéroport de Shannon et poursuivons vers la N21 et la R523. Première étape sur notre route est la ville d'Adare, qui est considérée dans les guides comme une jolie ville avec des maisons typiques, mais qui au final ne vaut pas le coup. Trop touristique. Les quelques belles maisons se trouvant directement sur la route principale, elles sont cachées par les autocars, envahies par des foules de touristes. Bye-bye charme et flair irlandais.
J'avais prévu rester un peu ici quand nous allons plus tard vers le Ring of Kerry, mais je laisse tomber. Alors, la route nous fait traverser les villages de Rathkeale, Ardagh et Carrigkerry avant d'arriver à Listowel. Ce ne sera pas la dernière fois que nous allons passser par ici. La ville est sympa, et si il ne se déroule pas par hasard un festival de litérature ou des cours de chevaux, elle est plutôt calme et paisible. Ensuite, via la N69 nous nous approchons Tralee, que nous laissons sur notre droite, tout comme le moulin de Blennerville. Nous sommes arrivé sur le peninsule de Dingle. Les nuages venant du Nord sont arrêtés par les montagnes, ce qui donne un temps gris ici et un soleil éclatant dans le Sud.
La N86 longe la côte jusqu'à Camp, où elle commence sa traversée du peninsule du Nord au Sud, grimpe doucement, se faufile entre les Slieve Mish Mountains et propose les premières échappées sur la baie de Dingle. Notre premier stop se fait au Loch Annascaul. Depuis le village du même nom, sur la droite, un chemin caillouteux nous y conduit. Après avoir passé quelques barrières à moutons, le chemin s'arrète au bord du lac. Encaissé entre des collines vertes, parsemées de mouton blancs, ses eaux noires contrastent bien avec le reste du paysage. Il est très calme et nous profitons pour prendre notre déjeuner en pique-nique.
Avant d'arriver à Dingle Town, par une petite route sur la gauche nous faisons une halte à Beenbawn. Une petite plage (pas en sable blanc qui fait rêver, mais délaissée, peut-être inconnue, par les touristes) et une belle vue sur Reenbeg, le point d'entrée au port de Dingle, valent le détour.
A Dingle nous cherchons un parking. En fait, les places de parking au centre sont rares et, comme souvent, payantes. Pour être tranquille, à l'entrée de la ville, prenez la première sortie au rond-point (direction Connor Pass), continuez tout droit en laissant le pub peint en jaune sur votre gauche. 200m après, sur la gauche, il y a un parking gratuit. D'ici, une flanerie dans la ville haute en couleurs est très agréable. Bizarrement, même si cette ville est un des endroits les plus touristique de l'Ouest de l'Irlande, c'est une toute autre atmosphère qu'à Adare.
C'est plus tranquille, reposant même, on se sont bien. Via Main Street, Green Street et Strand Street nous arrivons au port. Chez Murphy's Ice Cream (ici, les magasins s'appellent tous Murphy's) nous achetons une glace, mais pas n'importe laquelle. Murphy's est apparemment un des meilleurs glacier du pays et nous voulons le savoir. Rien que comprendre et choisir le parfum prend du temps (mais c'est tellement agréable): Lavande, Choco Cookies, Butterscotch, Sel de Mer, Cannelle, Chili, Cacahuète, Irish Coffee (avec Whiskey)...bon, on n'a pas goûté Réglisse et Clous de girofle...Avec les glaces dans la main, nous cherchons un banc avec vue sur le port. Dingle est surtout connue pour Fungi, un dauphin qui habite aux alentours depuis des années. On peut l'observer pendant un des nombreux tours en bateau, et certains rendent même l'argent si on ne voit pas de dauphin.
Via The Mall nous retrouvons notre voiture et entamons une des plus jolies routes de nos vacances: Le Slea Head Drive. C'est la R559 qui dessine une grande boucle entre Dingle et Dunquin, en passant au Sud par Ventry, au Nord par Ballyferriter. Une astuce: Suivez cette route dans le sens de l'aiguille d'une montre. Vous serez côté mer et en plus, vous n'auriez pas de soucis avec les rochers. En fait, par endroit la route est très proche des falaises à droite, et les mobilhomes ont du mal à passer, tellement les surplombs sont bas. Ils doivent alors prendre la voie opposée. Bouchons garantis et vue obstruée.
On y trouve les couleurs de l'Irlande, le bleu, le vert, le blanc. La route, coincée entre les falaises et la mer, suit étroitement la côte, avec une vue imprénable sur la peninsule d'Iveragh. C'est tellement beau. Au large nous apercevons les Iles Skellig, avant de contourner le Slea Head et de changer de vue pour Blasket Island et ses confrères.
Jetez un coup d'oeil aux Fahan Group Beehive Huts et au Dunbeg Fort. Rien de spectaculaire, mais pour les amateur de vieilles pierres et d'histoire.
Juste après le Slea Head on arrive à Coumeenoole, just avant le Clogher Head, le point le plus à l'Ouest de l'Irlande si on ne compte pas les petites îles qui l'entourent. Coumeenoole Beach est une plage fantastique, entourée de haute falaises et rochers noirs (mais accessible uniquement à marée basse). On y passe une bonne heure, S. se régale dans l'eau, construit un château de sable, cherche des crustacés dans les crevasses.
Vers 17h45 nous quittons cet endroit magnifique en direction de Ballyferriter. Peu après Dunquin la route offre des belles vues sur le Sybil Point.
Vous ne pouvez pas le rater, c'est le virage à droite où au moins 3 autres voitures sont garées pour une stop photo. Encore un peu plus loin, dans un autre virage à droite à 90°, il y a un tout petit chemin sur la gauche, qui emmène à une autre belle plage, Clogher Beach (pas de panneau).
La route quitte la côte et se tourne vers l'Est, vers Brandon Mountain. Le sommet est encore loin, et le paysage est verdoyant, avec des champs sur la gauche et des collines sur la droite. Nous traversons Ballyferriter, qui s'étend sur plusieurs kilomètres le long de la route, et au panneau qui indique la direction du Gallarus Oratory, nous allons tout droit. La route y tourne à gauche, mais va jusqu'à Murreagh avant de faire une boucle et de retourner vers le Sud, vers Dingle Town. Tout droit nous allons donc retrouver cette route quelque kilomètres plus loin pour ensuite retourner à Dingle Town. Ici, nous prenons encore une fois la direction Connor Pass, mais cette fois si, c'est pour vraiment y aller.
La vue est fantastique. On voie des petits lacs en contre-bas et, plus loin, la mer, la Brandon Bay. Un parking est aménage en haut du pass, mais quelques centaines de mètres plus loin, un deuxième parking, moins prisé, offre une vue aussi spectaculaire. D'ailleurs, une petite cascade y tombe des rochers qui invitent à une escalade.
Une fois les montagnes derrière nous, la route longe à nouveau la côte. D'ici, on peut prendre, proche de Kilcummin ou Stradbally, des petits chemins sur la gauche qui rammènent à la belle et longue plage. Nous continuons jusqu'à Castlegrgory où nous nous achetons notre premier vrai Fish'n'Chips avant d'avancer jusqu'à la plage avec vue sur la Tralee Bay. Après cette pause dîner nous quittons la peninsule de Dingle. Le trajet de retour nous fait passer par Tralee et Listowel pour atteindre Tarbet. Ici, un service de ferry propose la traversée du Shannon de Tarbert dans le Kerry à Killimer dans le Clare. Une très bonne alternative au contournement de la baie via Limerick. Nous gagnons 70km. La trajet dure un peu moins d'une demie heure. Arrivé à Killimer juste avant 23h, le soleil ne s'est toujours pas couché et nous décidons de prendre des petites routes de campagne, en occurrence la L2054 et la R483, pour aller tout droit vers Lahinch.
Notre itinéraire aujourd'hui: La N67 jusqu'à Spanish Point et la R460 jusqu'à Corofin. Ensuite nous nous perdons sur les petites routes en quête du Lough Inchiquin avant de sortir prêt de Kilfenora et de rentrer via la R481.
Désolée, je n'ai pas pu faire des photos, je l'ai oublié à la maison.
Après une longue journée hier, nous nous permettons de dormir long temps avant de découvrir le County Clare proche de Lahinch. En sortant, les oeufs sur le seuil. La N67, que nous connaissons bien désormais, nous fait atterir à Spanish Point.
La plage est belle, est même un endroit si touristique il n'y a pas beaucoup de monde. Nous sortons pour la première fois nos maillots de bains. Mais bientôt des nuages commencent à se former et les quelques gouttes se transforment en pluie plus abondantes. Nous décidons de reprendre la route et quittons Spanish Point en direction d'Inagh sur la R460. Quand nous avons traversé Inagh pour la première fois, le jour de notre arrivée en Irlande, nous étions sur la N85, et la 'ville' semblait être constituée d'une station de service, d'un parking surdimensionné et de 2 pubs, à ne pas oublier l'arrêt de bus. Les maisons se trouvent en fait toute au longue de la R460, mais quand même, deux pubs, c'est toujours un peu de trop.
En continuons sur la R460 en direction de Corofin nous traversons Mauricemills. Un peu plus loin, sur la gauche, se trouve une belvedere avec vue sur Corofin, Lough Inchiquin, Lough Atedaun jusqu'au Mullagh More. Attention, c'est mal indiqué, le panneau se trouve juste après le panneau "virages étroits".
Nous redescendons et arrivons bientôt à Corofin. C'est un village sympa, typique et coloré. Nous essayons d'accéder au Lough Inchiquin, qui se trouve au Nord-Ouest. Après l'avoir longé sans trouver de panneau ou de parking, nous prenons une route sur la gauche en espérant qu'elle nous rapproche des rives. Et l'aventure commence: A chaque intersection peu importe ce qu'on décide, au lieu de trouver le lac, nous nous enfonçons de plus en plus dans la campagne irlandaise. Il y a des belles maisons et des fermes par-ci par-là, mais rien d'autre. La route, à une voie, offre de moins en moins de points de passage, devient de plus en plus étroit. Nous sortons des bois, passons entre champs et bogs, pour retourner dans les bois. Après chaque virage nous espérons retrouver un panneau indiquant une route principale. D'un coup, derrière nous, un grand camion s'approche. Ma soeur et moi échangeons un regard: Lui, il connait surement cet endroit, si non, il s'aventuriait pas ici. Nous continuons en attendant un point de passage pour le faire passer, quand toute à coup un tracteur vient d'en face. Le fermier comprend vite la situation...et recule. Presque 400m plus loin se trouve l'entrée d'une ferme, il s'y arrète, nous laisse passer. Je le remercie avec un signe de ma main et débouche quelques minutes après sur la R476. Bizarre, on se croyait beaucoup plus au Sud. Le camion nous suit en direction de Kilfenora, où je gare la voiture. Quand il nous dépasse, il claxonne pour nous dire au revoir. C'est ça, le charactère si accueillant des irlandais.
A Kilfenora se trouve le Burren Centre, une office de tourisme, qui propose des randonnées à pied où à vélo et donne des informations sur cette formation géologique unique en Irlande qui est le Burren. Il y aussi la Cathédrale de Kilfenora, mais attention, le mot cathédrale est parfois trompeur. Ceux qui s'attend à un batiment de taille considérable comme les cathédrales françaises seront deçus. Cathédrale signifie tout simplement le siège d'un évèque. Toutefois, elle est d'un intérêt architectural, tout comme les hautes croix, dont la Doorty Cross, chef-d'œuvre du christianisme irlandais.
De Kilfenora nous rentrons à Lahinch via Kilshenny avant de laisser terminer la journée à la plage.
Notre itinéraire aujourd'hui: De Lahinch à Galway via La R460 et la N18 pour ensuite découvrir le Connemara: N59 jusqu'au Glendollagh Lough, R340 jusqu'à Cashel, R342, R341, Sky Road, N59 jusqu'à Canal Bridge, R433, N59 jusqu'à Letterfrack, Connemara Loop via Tully Cross et Lough Fee, N59 jusqu'à Leenane, R336, R345, R333, N84 jusqu'à Galway.
Nous partons tôt le matin et nous arrêtons pas très loin, au Loch Bunny. Ce matin le temps est calme, pas de vent, l'eau est comme un mirroir, c'est tellement apaisant.
Nous reprenons la route en direction de Gort pour monter via la N18 jusqu'à Galway. Une fois traversé la ville nous nous retrouvons quasiment tout seule sur la N59. Comme toute au long des nos vacances nous cherchons les autres touristes. On en trouve quelques-uns à Oughterard, la porte du Connemara.
Nous allongeons des lacs comme Lough Bofin, Shindilla et Oorid, les sommets des Maumturk Mountains devant nous. Peu après Recess nous quittons la nationale en direction de Cashel. Un premier stop au rives de la Bertraghboy Bay où à marée basse les algues jaunes apportent un contraste séduisant avec la mer bleu, dans la baie des petits bateaux sont bercés par les vagues.
Nous traversons Toombeola et Roundstone avant d'arriver à la plage de Gurteen Bay. C'est un endroit fantastique, le sable fin et blanc rappelle les Caraïbes. Le soleil fait son mieux pour nous faire oublier qu'on est en Irlande. La seule plage encore plus belle est Dog's Bay, quelques kilomètres plus loin. La voie d'accès n'est pas plus d'un simple chemin caillouteux, ensuite il faut passer deux portails de moutons avant d'arriver au bout du voyage. La plage en forme de demie-lune est vaste et vide. A Gurteen Bay une dizaine de familles ou couples avait posé leurs serviettes sur le sable, ici, à Dog's Bay, on peut les compter sur les doigts d'une main. L'eau est d'une clareté étonnante, transparente, et ne dévient profonde que très doucement. Nous nous étalons sur le sable, mettons les maillots de bains et nous jetons à l'eau. Oui, d'accord, ce n'est pas les Caraïbes au final, mais après un premier frisson on s'y habitue rapidement.
Après plus d'une heure de baignade et de farniente nous rebroussons chemin pour continuer vers Clifden, traversant un paysage typique avec ses murailles en pierres, ses maisons blanches et sa végétation verte et abondante, faite d'herbes et buisssons. Arrivé à Clifden, nous nous y attarderons pas, c'est une ville très prisée par les touristes, et donc pas ce que nous intéresse. Nous avons entendu parler de la Sky Road, route panoramique qui contourne la peninsule à l'ouest de Clifden sur 15km environ. Attention, ne vous trompez pas en prenant la Lower Sky Road. La partie Sud est vraiment chouette, cependant on était deçus par la partie Nord.
De retour à Clifden nous prenons la N59 vers l'Est. Nous laissons le Derrylea Lough qui brille au
soleil comme un saphir, et le Ballynahinch Lough, sur la droite et tournons à gauche sur la R344, pour atteindre le Lough Inagh Valley. La route suit les rives Est du lac du même nom. Nous faisons une pause juste après la Lough Inagh Lodge, à côté d'une petite rivière qui coule gaiement entre les pierres et rochers.
Pendant que le ciel commence à s'assombrire, nous traversons la vallée, entre les Twelve Bens (ou Twelve Pins) sur la gauche, et les Maumturk Mountains sur la droite, jusqu'à déboucher au Nord au Kylemore Lough. Kylemore Abbey est quasiment toujours sur la liste des agence qui proposent des voyages organisés, et du coup, il y a du monde. On peut visiter plusieurs salles de l'abbaye, la chapelle et les jardins. Mais on a la meilleure vue sur l'ensemble depuis le pont et la rive Sud du lough (qui d'ailleurs n'est pas le Kylemore, mais le Pollacapall Lough).
Nous poursuivons vers Letterfrack et accédons à la peninsule de Rinvyle. Elle est souvent laissée de côté par les visiteurs du Connemara est reste donc très authentique. Nous avons surtout aimé la côte Nord.
Amateurs de côtes rocheuses et pas impressionés par les vents forts, poussez jusqu'à la pointe Ouest en suivant les panneaux 'Connemara Loop' depuis Letterfrack. Si non, vous pouvez directement aller jusqu'à Tully Cross et ensuite vers Gowlaun. Vous adorez les plages à sable blanc? Après Gowlaun, près de Glassilaun, suivez les panneaux 'Scuba Dive West'.
Après avoir longé les Lough Muck et Fee, on est de retour sur la N59. Si vous êtes en famille, vous pouvez visiter la Killary Sheep Farm. Pour la trouver, prenez alors toute suite la prochaine à gauche (si vous traversez la rivière, vous êtes déjà trop loin). Les enfants vont adorer donner le biberon aux agneaux ou participer aux demonstrations de chiens bergers. De plus, vous avez des superbes vues sur le fjord. De retour sur la N59, le Killary Harbour s'étend à nos pieds. Un arrêt s'impose sur le premier parking que nous trouvons pour contempler sa beauté. Sur la gauche, vers son ouverture, il est plus large, vers la droite il devient plus étroit, avant de s'ouvrir à nouveau vers Leenaun (ou Leenane), blotti au fond. Nous apercevons les bancs à moules qui sont installés tout au long du fjord (un élévage de saumon existe également, proche de l'entrée à l'Ouest). Leenaun est sans intérêt, nous continuons toute suite sur la R336 vers le Sud. Il n'y a personne. Et quand on quitte le R336 pour la R345 en direction de Cong, s'est encore plus déserté. La route serpente au fond d'une vallée assez large, suivant la rivière Joyce, qui a donné à ce bout de paysage le nom Joyce's Country. La R345 prend le cour de la rive Nord du Lough Corrib, le plus grand lac d'Irlande (après le Lough Neagh, en Irlande du Nord).
Nous avons un beau panorama sur le Lough tout au long du trajet. A Carrick une aire de pique-nique a été aménagée au bord de l'eau et nous y prenons notre diner. Il est bientôt 18h.
Nous traversons ensuite Cong, un petit village mignon, où nous visitons les belles ruines de l'abbaye.
Le prochain highlight de notre voyage aujourd'hui se trouve par contre, inattendu, à l'est du Lough Corrib, proche de Headford. C'est la Ross Errily Friary. En plein milieu des champs, les rayons de soleil traverse ces fenêtres, elle diffuse encore aujourd'hui un aire de sérénité et de recueillement.
Nous explorons les ruines à pas de velours, et même plus tard, quand les vieilles pierres déviennent un terrain de jeu pour jouer à cache-cache, le petit chuchotte quand il nous trouve au lieu de nous appeler en criant. Ce ne sont pas les ruines les plus imposantes ou les plus importantes d'un point de vue historique. Mais nous sommes complètement seuls, il n'y a que nous 3, les pierres et une sensation de murmure qui plane toujours sur cet endroit magique.
Le soleil couchant fait luer les ruines dans une lumière étrange, nous avons du mal à reprendre la route, mais il est presque 21 heure et nous avons encore une bonne centaine de kilomètres à faire avant d'arriver chez nous.
Bonjour,
Un grand merci pour ce CR très détaillé avec des tas de conseils pratiques.
Cela va bien nous servir pour préparer notre séjour prévu cet été.
Bon WE,
Dimanche
Repos: Après notre longue mais fabuleuse journée hier, on a programmé du repos aujourd'hui. Cela tombe bien, il pleut chiens et chats, pas la peine de faire un pas dehors.
Lundi
Notre itinéraire aujourd'hui: La péninsule de Beara
Bien reposé hier, nous partons tôt ce matin. Il est même pas 7h quand on quitte Lahinch, on essaie d'avoir le ferry de 8h. Comme d'habitude, il n'y pas beaucoup de monde, ni sur le bateau, ni sur les routes. Nous traversons le Kerry sur la N69 via Listowel jusqu'à Tralee et prenons la N22 en direction de Killarney. Et enfin nous comprenons où se trouvent tous ces touristes dont les guides de voyage parlent. Killarney est la porte d'entrée au Park National Killarney, le plus visité du pays. La ville ressemble à une ruche. Pas une ruche de gentilles petites abeilles, mais une ruche de guêpes. Bye-bye la courtoisie irlandaise. Tout est bon pour obtenir une place de parking, pour avancer le moindre centimètre, même si ça veut dire de bloquer les carrefours. C'est exactement pour ça, que nous préférons voyager hors des sentiers battus. Ici, il y a trop: trop de voiture, trop de gens, trop de boutiques de souvenirs.
Une fois traversé le centre, nous nous engageons comme tout le monde sur le fameux Ring of Kerry. Il y a quand même beaucoup qui restent au parc national, pour des randonnées, visiter le Muckross House et Ross Castle, et faire des balades en bateau sur les lacs. Sur le Ring on avance plus facilement, et une fois passé Ladies View, point de vue panoramique sur les lacs, très prisé par les touristes, il est plus calme.
Nous traversons Kenmare et quittons le Ring of Kerry en direction de Glengarriff. La route grimpe d'abord doucement, mais une fois dépassé la route vers Gortnabinny il y a de plus en plus de virages. Derrière chaque rocher contourné s'offre une nouvelle vue panoramique sur les Caha Mountains. La frontière entre les counties Kerry et Cork est marquée par un tunnel et des points de vues splendides des deux côtés de celui-ci. Côté Cork, la route dévient très sinueuses et descend rapidement vers la baie de Bantry. Quelques kilomètres après le frontière se trouve sur la gauche The Ewe Gallery & Sculpture Garden, aussi appelé The Ewe Experience. C'est simplement magique. Mon fils a a-do-ré. Dans une vallée verdoyante parcouru par une petite rivière (où une balade toute simple sera déjà une belle expérience) les propriétaires des lieux ont installé des sculptures faites de bois, métal, verre, argile, pierre, écorces, pomme de pins et tout autre matériau que l'on trouve dans la nature. Les sculptures se fondent dans la pénombre de la forêt comme si elles y était vraiment à leur place.
On rencontre des personnages féériques et des trolls, des petites bêtes grandeur nature, des visages, oiseaux et poissons, mammouth et dinosaures... et un cochon dans une baignoire. Le parcours invite à prendre du recul, se poser, parfois à réfléchir, parfois à rire: Un endroit qui fait du bien à l'âme.
Passez deux heures enchantée à The Ewe, nous entamons notre visite de la péninsule de Beara. La R572 longe la côte, entre mer et montagne, avec des échappés sur le péninsule de Sheep's Head au Sud. Nous allons dormir à la Hungry Hill Lodge à Adrigole. Comme nous ne savons pas à quelle heure nous rentrons ce soir, nous faisons notre check-in avant de continuer vers l'Ouest. Attention: Ayez assez de liquide sur vous, il n'y a pas de distributeur ou de banque sur la péninsule, sauf à Castletownbere (et apparemment à Ardgroom, mais nous ne l'avons pas trouvé). Notre premier stop se fait un peu après Curryglass, à Felane. Sur la gauche, une petite route descend tout droit vers la côte, c'est le ferry vers Bere Island. On peut y faire une belle randonnée, notamment dans la partie Ouest de l'île, moins habitée. Pas loin se trouve Castletownbere, la ville principale de Beara. Même si 'ville principale' ne veut rien dire, elle a moins de 1000 habitants. De plus en plus nous allons vers l'Ouest les montagnes s'approchent de la mer. Ce sont les Slieve Miskish Mountains. Le paysage est encore préservé; prairies, rochers, lacs, champs, fleurs jaunes ou violettes, murailles en pierre nature; bleu, vert, blanc, Irlande pur.
A Cahermore (jolie vue sur la baie) une route sinueuse avance sur le promontoire le plus à l'Ouest de la péninsule, vers Dursey Island. Sur le trajet qui est plus long que l'on peut croire à cause des nombreux virages, s'offrent des belles vues sur la baie de Ballydonegan et la péninsule d'Iveragh (avec le Ring of Kerry) au Nord, avant de découvrir, sans prévenir, après un virage, Dursey Island. Un téléphérique a été installé pour y accéder. Les randonneurs y trouveront leur bonheur et un splendide panorama sur la côte. Nous sortons notre pique-nique et profitons des belles éclaircies pour manger au pied des roches.
Ensuite, nous rebroussons chemin jusqu'à Cahermore pour ensuite prendre la R575 qui longe la côte Nord de Beara. Après Allihies nous nous arrêtons souvent, parfois au dernier moment, pour faire des photos, tellement la vue sur la côte déchiquetée est belle.
Après Eyeries avec ses maisons peintes dans toutes les couleurs nous quittons la R571 pour suivre le Ring of Beara sur la L4910. La route commence au niveau de la mer pour prendre ensuite de la hauteur. Fougères et buissons ont si bien poussés ici qu'ils touchent parfois la voiture sur cette route déjà très étroite. Nous ne faisons pas le tour entier, mais coupons à mi-chemin vers le Sud pour récupérer la R571 et Ardgroom. La végétation entre Ardgroom et Lauragh est si dense qu'on n'aperçoit que rarement la mer. Mais quand on la voit, c'est une vue magnifique sur le Ring of Kerry.
Nous poursuivons jusqu'à Lauragh, où l'ascension sur le Healy Pass nous attend. Au début la monté se fait en douceur, mais peu à peu les virages et lacets deviennent plus nombreux. D'un coup, le Glanmore Lake s'étend sous nos pied à notre droite. Stop photo impératif. Il est 20h, le soleil à l'Ouest baigne les rives Est du lac dans la lumière, là où paissent tranquillement des moutons. Pas loin d'ici nous arrivons en haut du col. Et quelle panorama! Contrairement au Connor Pass sur Dingle il n'y a pas de lacs dans la vallée, mais la route s'étale devant nous, semblable à un serpent. Au moins on voit où il faut aller.
Ce sera notre dernier stop pour aujourd'hui. Nous arrivons à 21h30 à la Hungry Hill Lodge. C'est un camping qui loue des chalets en bois, mais aussi quelques chambres dans le bâtiment principal. Il est dirigé par un couple très chaleureux, les chambres sont spacieux, très propres, le site est sublime au pied du Hungry Hill, et le petit déjeuner un délice. Mais ça, c'est demain.
Mardi
Notre itinéraire aujourd'hui: D'Agrigole à Cork pour visiter le zoo de Fota Island
Nous prenons un savoureux Full Irish Breakfast (sans les haricots) dans la cuisine commune, préparé devant nos yeux par le gérant du camping. Nous partageons la grande table avec une
famille allemande, le monde est petit. Ensuite, nous partons en direction de Cork. La R572 nous ramène à Glengarriff où nous continuons pendant quelques kilomètres sur la N71. Nous n'avons pas le temps de visiter Ilnacullin, aussi connu sous le nom de Garinish Island, apparemment un des plus beaux jardins d'Irlande. Depuis la N71 la vue sur la baie est très chouette avec ces petits îlots et bateaux de plaisance blancs bercés par les vagues. A Ballylickey nous quittons la nationale pour la R584, qui traverse les Shehy Mountains. Avec ses collines arrondies et sa végétation abondante et verte, ce bout de terre est très apaisant, un vrai contraste avec la côte déchiquetée de Beara. A bout de quelques kilomètres nous tournons à gauche en direction de Gougane Barra. C'est au dernier moment qu'on découvre le lac et la petite chapelle Saint Finbarr's Oratory qui se trouve sur une toute petite île. C'est un endroit propice aux randonnées. On laisse la voiture à côté de la chapelle et suit la route goudronnée qui grimpe doucement jusqu'au Gougane Barra Forest Park. Ceux qui veulent juste se promener un peu aux bords du lac, peuvent prendre le petit chemin sur la droite, juste avant le premier panneau indiquant le Forest Park. Pour une randonnée plus long, avancez jusqu'au parc (c'est gratuit pour les piétons et cyclistes, mais payant pour les voitures). Ici, un chemin de ronde est aménagé. L'aller-retour depuis la chapelle fait environ 6km en total.
De retour sur la R584 nous allongeons le Lough Allua jusqu'à Macroom, où on fait quelques courses et un petit tour rapide sur le marché. C'est un point de chute sympa si on veut découvrir le sud-est de l'île.
D'ici, les R618, N22 et N25 nous ramènent au Fota Wildlife Park près de Cork, un zoo super avec une plaine africaine (girafes, zèbres, autruches, oryx), des îles aux singes et lacs aux cygnes, un aquarium, une colonie de manchots, guépards, tigres, pandas roux, des aires de jeux et pleins de petits animaux en liberté comme des kangourous, des paons et des lémuriens. On y passe tout l'après-midi jusqu'à la fermeture.
S. est comblé de joie. Il adore les animaux et peu importe où on va en vacances, il faut avoir au moins un zoo au programme. Celui de Cork a très bien rempli sa mission.
Via N20, N18 et N85 nous rentrons à Lahinch.
Mercredi
Notre itinéraire aujourd'hui: Une randonnée au Hag's Head
Après une belle grasse matinée nous quittons Lahinch en direction de Liscannor. Nous essayons de nous rapprocher le plus possible de la mer. Un peu après le village nous tournons à gauche en direction du Liscannor Mobile Home Park. La route trace tout droit jusqu'à la mer. En tournant à gauche on atteint un petit parking au bord de la mer. Nous sommes en marée basse et il y a plein de rochers visibles en bas. Ils sont très plates et il est donc facile de marcher dessus. Mon fils se régale à se frayer un chemin sec entre les flaques d'eau, il cherche des petits crustacés et trouve une cuvette en forme de chaudron où il nous prépare une délicieuse soupe d'algues (un peu trop salé).
Nous nous y promenons pendant une heure environ avant de continuer vers le Nord sur cette petite route qui reste près de la côte avant d'avancer entre les champs séparés par des petits murs en pierre. Au bout de la route nous tournons à gauche, le chemin monte encore, doucement, sur les collines. Au panneau 'Liscannor Community Sport Field' nous tournons à droite et 600m après à gauche. Il y a un parking officiel pour les randonneurs quelques centaines de mètres plus loin sur la gauche. Si il est complèt, ce qui est souvent le cas en été, les fermiers voisinants proposent d'utiliser leurs terrains contre un petit dédommagement de quelques Euros. Ensuite, il faut marcher. On traverse plusiers barrières, boeuf et moutons ne sont jamais loin. A l'approche du Hag's Head le vent se fait sentir de plus en plus fort et arrivé en haut de la falaise on se fait accueillir par de fortes rafales.
Nous nous mettons à l'abris dans une fossée au pied de la tour, ou au moins, ce qui en reste, pour pique-niquer. Ensuite nous continuons sur le sentier qui longe les falaises. La vue est imprénable, peut-être même meilleure qu'aux Cliffs of Moher.
Nous rentrons à la maison vers 16h pour faire une petite balade à Lahinch. Il y a un magasin de bonbons d'antan et une librairie très sympa sur la Main Street. Nous achetons des cartes postales et retournons à la plage pour finir cette journée en beauté.
Jeudi
Notre itinéraire aujourd'hui: Le Ring of Kerry
Le Ring of Kerry est beau quand on quitte le Ring of Kerry! Cela paraît idiot, mais il faut vraiment quitter la N70 pour voir les plus beau paysages!
Nous partons avec le ferry de Killimer vers Tarbert. Ensuite c'est tout droit via la N69 jusqu'à Tralee où on prend la N70, jusqu'à Killorglin. A partir d'ici, elle est connue sous le nom de Ring of Kerry, qui fait le tour de la péninsule d'Iveragh. Nous traversons rapidement Killorglin, une des portes d'entrée de l'anneau et du coup trop touristique pour nous. Nous avons décidé de traverser la péninsule sur le Ballaghbeama Gap pour éviter Killarney et ses alentours. Nous suivons donc la N70 sur 6 km avant de prendre une petite route à gauche, indiquant la direction vers le Caragh Lake.
Nous traversons des paysages verdoyants avec des buissons des deux côtés de la route. Au bout du chemin nous apercevons les eaux brillantes du lac au soleil. Nous tournons à droite et suivons la route sur 1,5km et tournons à gauche pour ne pas trop nous éloigner du lac. Attention, quand vous êtes au Stop, vous êtes déjà trop loin. Après chaque virage s'offrent des très belles vues sur la vaste vallée, p.ex. depuis le petit pont qui traverse la rivière Caragh où au sud du lac où des petits bateaux se balancent sur l'eaux. Le paysage est très apaisant. La route s'approche de plus en plus du lac puis le longe sur plusieurs kilomètres. Les pâturages verts derrière nous font de la place aux arbres qui bordent la route. Les vues sur le lac se font plus rares, mais quand il y en a, c'est simplement magnifique.
En suivant la route principale, on voit des petits ponts en pierre, des rivières rocheuses, des bosquets et des belles maisons aux jardins soignés. Après une petite pause pipi au Rowan Tree, au bord de la route, loin de tout, nous continuons jusqu'au bout de la route où nous tournons à droite en direction de Cahirseveen, en suivant le panneau Scenic Route. Au début cette route n'est pas vraiment scénique, car elle traverse des forêts denses. Mais vers le hameau de Glencar nous retrouvons la vallée, le Carrantuohill sur la gauche, les Macgillycuddy's Reeks devant nous. Nous suivons le panneau vers le Ballaghbeama Gap, la route est déserte, nous croisons quelques randonneurs et cyclistes et les inévitables moutons, qui se fichent complètement de notre voiture. Quittant le fond de la vallée, le chemin serpente autours des flancs de collines, de plus en plus de roches sont visibles, les arbres nous ont abandonnées. Le pass lui-même se trouve sur le flanc Est du Mullaghanattin. Nous nous y arrêtons pour une pause. S. grimpe sur les rochers (bien sûr) histoire de dire: Regarde, maman, comment je suis grand!
Pendant la descente la route est plus raide, plus sinueuse et plus étroite jusqu'à la R568, qui nous ramène finalement à Sneem, un petit village coloré au bout d'une baie étroite. Ici, nous retrouvons la N70, le Ring of Kerry, que nous allons suivre. Je dois avouer: Ce n'est pas sur le Ring of Kerry où on trouve les paysages les plus jolis, majestueux, somptueux. Il faut le quitter pour trouver ses petites criques, falaises impressionnantes, champs verts et hameaux oubliés. On suivant le Ring of Beara ou le Connemara Loop, on voit tout ça sans vraiment quitter la route principale. Ici, par contre, mieux vaut faire des détours par-ci et par-là.
Après Sneem la route passe à l'intérieur des terres, on ne voit la mer que plus tard, vers Castlecove. Ici se trouve un Camping au bord de la mer, magnifiquement placée au contre-bas des rochers, mais tout près de la route principale et très prisée en été. Notre pause déjeuner se fait quelques centaines de mètres plus loin, au Glaise Rinn, café appartenant au Wave Crest Caravan Park. Le personnel est vachement sympa, depuis le parking on a une vue superbe sur les sommets de Beara de l'autre côté du Kenmare River, la baie qui sépare les deux péninsules. Si nous étions en Camping Car, nous nous arrêterions sûrement ici pour la nuit. Pour l'instant l'aventure continue.
Nous traversons Caherdaniel. Peu après, un point de vue est aménagé sur notre gauche, en haut de la colline. On voit d'ici la baie de Derrynane, Abbey Island, et au large, Deenish et Scariff. A marée basse Abbey Island est accessible à pied, et les plages y sont magnifiques. Ne vous attardez pas à Derrynane Beach, avancez directement vers Abbey Island. Encore une fois, nous sommes étonnés par le manque de touristes.
De retour sur la N70 se suivent plusieurs points de vue plus au moins bien aménagés, parfois des simples places de parking. Les vues sont imprenables jusqu'aux Iles Skelligs. Si vous avez un peu de temps, quittez la N70 en direction de la mer, par exemple au panneau Loher Stone Fort (ne pas suivre les prochaines indications vers le fort, vous pouvez plutôt allonger la côte). C'est un coin vraiment reculé, pour ceux qui aiment se trouver seul au monde.
La prochaine étape sur le Ring of Kerry est Waterville, mais nous le traversons très rapidement. Un peu après on a faillit rater l'intersection pour le Skellig Ring, petit frère de l'anneau de Kerry. Il nous emmène vers le petit village de Baile an Sceilg et surtout sa belle plage, où nous nous dégourdirons les jambes et prendrons un peu de force lors d'un pique-nique avec vue sur la baie, les montagnes et les ruines du château (tout petit, mais mignon comme tout avec son tapis de mousse verte).
Ensuite, nous suivons la route, parsemée par des belles échappées sur la côte, jusqu'au Coomanaspic Pass où nous attend une très belle vue vers Valentia Island.
Un peu plus loin, juste après que les collines à gauche s'effacent pour laisser de la place aux pâturages plus plats, un chemin à gauche, juste à côté du café, ramène au bord des falaises. Elles ne sont pas hautes comme les Cliffs of Moher, mais c'est un bon endroit pour se promener, un chemin est aménagé au bord des falaises avec des points de vue.
De retour sur le Skellig Ring nous arrivons bientôt à Portmagee. Ce petit village, jadis port de ferry vers Valentia Island, est moins animé depuis l'ouverture du pont, mais toujours fort sympa. Il y a un parking juste avant l'accès au pont avec des toilettes publiques au cas où. Nous traversons le pont et tournons quelques centaines de mètres plus loin à gauche, en direction de Geokaun Mounain. Une ballade (attention quand il y a du vent) va jusqu'au Bray Head. Pour y accéder, au prochain panneau Geokaun Mountain qui nous dirige vers l'intérieur des terres, il faut aller tout droit. On peut garer la voiture en haut de la colline et faire le reste à pied.
De retour sur la route principale nous arrivons au bout de quelques kilomètres à l'entrée vers Geokaun Mountain. C'est une propriétés privée et il faut débourser un petit quelque chose pour y accéder. On peu laisser la voiture en bas et grimper à pied jusqu'au sommet où avancer vers un des parkings plus haut. Il est déjà assez tard, du coup, on décide d'avancer jusqu'en haut en voiture. La vue est fantastique: A l'Est, juste à nos pied, on voit l'île de Beginish et derrière le Knocknadober, plus au Sud les autres montagnes du péninsule d'Iveragh, au Sud-Ouest les îles Skelligs, au Nord la péninsule de Dingle.
Nous reprenons la route qui nous fait traverser des paysages plus boisés jusqu'à Knighstown, petit port de ferry à la pointe Est de Valentia. La traversée vers Reenard Point ne dure que quelques minutes. Arrivée de l'autre côté, nous prenons notre dîner sur le port avec vue sur Knighstown, dont les lumières s'allument une par une au fur et à mesure que le soleil se couche derrière Valentia Island. Mais comme nous sommes en été le soir dure longtemps et nous avons le temps d'avancer sur le Ring of Kerry jusqu'à Kells. La plage est très jolie, mais malheureusement un grand ponton en béton gâche l'atmosphère.
Notre dernier arrêt sur le Ring of Kerry sera Rossbeigh Point avec sa longue plage et son aire de jeux. Pour y accéder nous prenons la R564 à gauche, juste avant Glenbeigh. A cette heure ci la plage est déserte et notre bambin partage l'aire de jeux avec 3 autres enfants seulement. Il est difficile de le faire monter dans la voiture quand il commence à faire sombre. Mais nous ne devons pas rater le dernier bateau de Tarbert à Killimer, autrement nous devons faire le détour par Limerick.
Ainsi s'achève notre visite de la côte Ouest d'Irlande. Demain il va pleuvoir toute la journée, mais ce n'est pas grave, après cette longue journée nous dormirons jusqu'à midi, devons faire les valises, nettoyer l'appartement et préparer la dernière partie de nos vacances: Wicklow et Londres.
Samedi
Notre itinéraire aujourd'hui: Nous quittons le County Clare pour aller à Wicklow, dernière étape avant de quitter l'Irlande.
Nous passons par le cabinet médical pour dire au-revoir à notre charmante hôte et dire merci à ses poules pour les œufs. Via N85, M18 et M7 nous quittons l'Ouest en direction de Dublin.
Les grisailles de hier sont parties, le soleil brille au-dessus de nous. Nous quittons la M7 après Kildare et prenons la R413 en direction de Kilcullen, puis Hollywod. Oui, c'est bien ça. Ce n'est pas vraiment l'Hollywood tel qu'on le connaît, mais au moins il y a un pub et une station de service où on fait le plein. Hollywood se trouve juste derrière la frontière du County Kildare dans le County Wicklow. Et se sont les Wicklow Mountains qui nous intéressent aujourd'hui. Pas loin du village la route commence à s'élever en suivant les courbes des collines. Ici, c'est encore vert et parsemé d'arbre qui protège du vent. Mais en continuant sur la R756 vers l'Est les arbres se font de plus en plus rares, les caduques font place aux conifères. Il n'y a pas de village, pas de maison, même pas d'abri, les moutons aussi, qu'on avait tellement d'habitude de voir dans l'Ouest, sont invisibles. Les couleurs changent, le vert laisse de la place au rouge, mauve, marron, jaune.
Nous avons décidé de prendre notre déjeuner au Wicklow Gap. Après encore quelques virages nous y arrivons enfin. C'est notre première pause depuis Lahinch, à part du stop à Hollywood. Nous sommes contents de pouvoir dégourdir les jambes. Le Wicklow Gap offre une belle vue sur la vallée, un chemin en bois a été contruit pour ralier les deux parkings qui se trouvent à 150m l'un de l'autre. Notre déjeuner sera d'une courte durée, le vent souffle tout simplement trop fort ici et nous nous abritons rapidement dans la voiture.
En descendant du pass, on s'approche de Glendalough, niché dans une vallée étroite creusée par un glacier et traversée par la rivière Poulanass. Le nom signifie vallée aux deux lacs. Glendalough est réputé pour son site monastique très bien conservé. Plusieurs chapelles, oratoires, une tour et d'autres ruines couvertes de mousse et envahies par les plantes attendent les visiteurs. Le site est très touristique, mais si on s'éloigne un peu du centre d'information et monte vers l'Upper Lake on trouve des superbes chemins de randonnée avec des vues fantastiques.
A Laragh, village juste à l'Est de Glendalough, nous tournons à gauche sur la Old Military Road en direction du Sally Gap. L'ancienne route militaire a été construite par les Anglais afin de pouvoir accéder aux vallées reculées des Wicklow Mountains dans lesquelles se trouvaient des rebelles irlandaise. Au début la vallée est encore verdoyante, au bout de quelques kilomètres L. crie: "Stop!" Rien de grave: au bord de la route pousse un sapin de Noël. Je me demande d'abord qui a pu oublier la décoration, et ensuite je me demande qui a pu avoir l'idée de le décorer, comme ça, en plein milieu de nul part.
Peu à peu la route s'éloigne du fond de la vallée pour grimper de plus en plus jusqu'au chute d'eau de Glenmacnass, juste à côté de la route. Ensuite, nous traversons une sorte de haut plateau à la végétation basse, jaune et orange, parsemée par des rochers gris. L'endroit est propice au cyclisme, car les pentes ne sont pas trop raides et la route bien goudronnée. Mais le nombre de voiture qu'on croise se laisse compter sur une main. Au bout d'un certain moment nous commençons à nous demander où se trouve le Sally Gap. Car sur la carte ça n'avait pas l'air d'être aussi loin. Il n'y a plus d'arbre, ni arbuste, ni fleur, juste de l'herbe jaune. On imagine bien comment ça devait être rude ici au 19ème siècle, en plein hiver, peu importe si rebelle ou soldat. C'est un n-ème virage qui dévoile le panneau Sally Gap, en plein milieu de ce paysage désolé, avec quelques centaines de mètres plus loin, une intersection, qui semble tellement bizarre dans ce bout du monde.
En direction de Roundwood nous quittons la route militaire sur la R759 et nous arrêtons au bout de quelques minutes au-dessus du Lough Tay.
Ici il y a plus de monde, mais si c'est peut-être juste à cause du car qui à lâché un groupe d'ados sur un parking juste àpres le lac. En continuant on retrouve d'abord les arbres, ensuite des panneaux, ensuite des maisons. La R759 s'achève sur la R755 et nous prenons la droite pour aller à Wicklow via Roundwood, Killiskey et Ashford et allongeant la rive Sud du Vartry Reservoir.
Arrivée à Wicklow nous nous présentons à la Dunbur Lodge où nous avons prix deux chambres. Le wifi y est gratuit, le pdj continental propose tout ce qu'il faut en buffet. Il est assez difficile à trouver, car mal indiqué, mais j'ai adoré le petit jardin et l'emplacement à 2 pas de la mer.
Après une petite demie heure de pause nous repartirons. Nous voulons pour notre dernier soir en Irlande trouver une belle plage. Malheureusement les plages ici sont quasiment tous payante, chose complètement impensable dans l'Ouest. Nous essayons Britta's Bay ou les plages de Johnstown, mais sans succès. La route nous fait entrer finalement à Arklow. Comme nous n'avons rien mangé depuis midi à Wicklow Gap à part de quelques biscuits et fruits, S. réclame son dîner. On s'aventure alors autour du port d'Arklow, mais il n'y a rien qui nous convient et un plus, s'est difficile de trouver un parking. On finit chez McDo.
Par contre, nous n'avons toujours pas trouvé de plage. En voulant s'approcher du port après le repas, nous nous perdons dans les dédales du quartier des docks. Et c'est finalement juste au Sud du port où nous trouvons notre bonheur. Un petit parking à 50m de la plage, du sable fin, des pierres pour s'asseoir dessus...et pas une âme. Tranquillement finit notre dernière soirée irlandaise.
Dimanche:
Notre itinéraire aujourd'hui: Nous prenons le ferry Dublin - Holyhead et traversons le Pays de Galles et l'Angleterre pour finir à Londres.
Après un bon petit déjeuner nous nous approchons de Dublin. Comme S. adore les animaux je lui ai promis d'aller à l'Aquarium de Bray, à quelques kilomètre de Dublin. Le bateau part à 16h, nous avons alors assez de temps.
On arrive à 10h30 au bord de mer. Une promenade a été aménagé, il y a des activités pour les enfants, danse, musique, clowns... A l'aquarium il n'y a pas de queue. Grace à un partenariat avec une célèbre marque à 4 lettres qui fabrique des briques de construction en plastique (je vous laisse deviner) S. reçoit un catalogue avec les nouveautés de l'enseigne et un dépliant avec un jeu: La figurine à l'accueil à perdu ses accessoires de plongé dans les différents bassins. A toi de retrouver palmes, tube, masque, bouteille à oxygène. Et c'est parti. Les différents bassins sont très jolis, bien mis en scène, même si une bonne partie me semble assez sombre et c'est très difficile, souvent interdit de faire des photos. Contrairement à d'autres aquariums que j'ai visité, où il faut souvent se contenter de quelques pancartes plus au moins informatifs, il y a beaucoup de collaborateurs ici qui répondent avec un volontarisme fascinant à toutes les questions. Les enfants peuvent caresser des crabes et donner à manger aux poissons. Au bout du parcours les enfants peuvent construire leur propre animal, bateau ou toute autre chose grâce à une grande boite de briques. Un concours photos permet d'exposer ses constructions sur le site web. Le seul moyen de faire sortir S. d'ici est de lui proposer d'entourer dans le catalogue tous ce qu'il souhaite avoir et de les demander au père Noël.
De Bray nous devons contourner Dublin par la M50, autoroute circulaire tout autour de la ville. Un tunnel nous emmène ensuite au port. Attention, une partie d'environ 3km à l'Ouest est payante et coûte 3€ environ. Vous pouvez payer avant ou après votre passage sur internet ou par téléphone avec votre carte bancaire. Notre traversée se fait par Irish Ferries. Quand j'avais réservé quelques mois avant le départ c'était un trajet DunLaoghaire - Holyhead, ce qui m'aurait évité le détour par la M50. Mais nous étions avertis quelques semaines plus tard que le départ se fait de Dublin. Je crois qu'aujourd'hui il n'y a plus de ferry du tout depuis Dun Laoghaire. Nous arrivons pile à l'heure pour l'embarquement qui se fait assez rapidement. Les 4 heures de traversée passent vite, on fait le tour du bateau, une sieste sur le pont supérieur, et des plans pour Londres.
A Holyhead, après avoir quitté le bateau, c'est la A55 qui nous accueille. La partie entre Llanfairfechan et Conwy est particulièrement séduisante, toute proche de la mer, avec des falaises de l'autre côté. Nous avons prévu de prendre l'A55 jusqu'au Chester, et ensuite l'A54 jusqu'à la M6 qui nous nous emmène tout droit via Birmingham jusqu'à Londres. Mais au Sud de Chester des gros bouchons nous font ralentir.
C'est la première fois pendant ces vacances! Des kilomètres et kilomètres de voitures et de camping-cars. Nous décidons alors de quitter l'A55 et partons vers le Sud, en direction de Wrexham. Mais comme de toute façon on vient de quitter le chemin le plus rapide, on convient que les routes de campagne feraont bien l'affaire. Ce seront alors la B5445 et la B5102, passant par de jolis petits villages, des églises, des maisons en briques rouges et des jardins so british. A Holt nous récupérons une route principale, l'A534, que nous suivons jusquà Nantwich. Quelques kilomètres sur l'A500 nous font récupérer la M6, enfin.
Maintenant, c'est tout droit jusqu'à Londres: Stoke-on-Trent, Stafford, Birmingham, Warwick, Banbury, Oxford. Ici, aux Oxford Services, nous faisons une dernière pause. M40, M25, M4, A4, est voilà, en plein centre de Londres.
Notre logement se trouve à South Kensington, c'est l'apart'hotel Citadines, à 2 pas de Musée d'Histoire Naturelle et du Victoria and Albert Museum. Il possède un parking, donc pas de souci pour se stationner. Pour le petit déjeuner il y a une kitchenette dans les appartements et studios, mais ils proposent aussi des vouchers pour un restaurant à côté ou la livraison dans la chambre. Il est presque minuit quand on arrive à la réception et la seule chose dont on a envie, c'est dormir.
Lundi:
Notre itinéraire aujourd'hui: Hyde Park, Constitution Hill, St James's Park, Whitehall, Westminster, Chelsea
Nous partons à la découverte de Londres: C'est la première fois pour L. donc nous visitons les grands classiques. Le petit déjeuner dans le resto à côté ne m'a pas trop plus. Je m'attendais à un buffet, mais en fait, on avait droit à un seul plat (pancakes, muesli, œufs brouillés...) plus une boisson (the, café, chocolat chaud, jus frais...) mais malheureusement plusieurs des plats qu'on voulait choisir n'étaient pas disponibles.
Nous savons que nous allons beaucoup marcher aujourd'hui, donc nous y allons doucement. En quittant le restaurant nos premiers pas nous font découvrir le Hyde Park. Par le Flower Walk, effectivement bien fleuri, nous nous approchons du lac, The Serpentine. Il faut beau et chaud et un petit rafraichissement nous est bienvenu. Juste avant le lac, à l'Est de la Serpentine Gallery se trouve le Diana Memorial Fountain, une sorte de rivière en cercle, construite avec de la pierre des Cornouailles, qui reflet la vie de Diana, avec des zones calmes, turbulentes, des chutes d'eau, des blocages... S. enlève ses chaussures et fait le tour de la rivière. Nous continuons ensuite vers la Hyde Park Corner, passons en-dessous du Wellington Arc et arrivons au Victoria Memorial devant le Buckingham Palace. Une petite pause sur la fontaine nous permet de prendre des forces. Nous pénétrons le St. James's Park et S. repère l'aire de jeux qui se trouve à quelques mètres de l'entrée. Ce sera notre prochaine pause. Une demie heure plus tard nous allongeons le lac vers l'Est. Des écureuils font tout pour amuser S. qui essaie den attraper un. Tant que ça lui fait avancer sans clameur ça me va. Nous quittons le parc dans le quartier de Whitehall. Comme le nom l'indique, mes bâtiments sont bien blancs, ici se trouvent entre autres le bureau du premier ministre, 10 Downing Street, et la Horse Guard Parade où nous avons la chance au changement de la garde. C'est fascinant, notamment pour les enfants, avec les chevaux trottant au même pas et la minutieuse chorégraphie. Il y a moins de monde qu'au changement de garde au Buckingham Palace et il n'y a pas de barrières, donc on peut vraiment tout voir de près. Nous descendons Whitehall vers le Sud jusqu'au Big Ben sur la gauche et, un peu plus loin, Westminster Abbey à droite. Encore un peu plus loin, à gauche, se trouve le Victoria Tower Garden avec vue sur la Tamise. Il est midi passé et nous commençons à avoir faim. Notre bonheur se cache dans un Prêt à Manger sur Great Peter Street.
Hélas, il n'y a que très peu de magasins de cette chaine en France, mais à Londres on les trouve dans chaque quartier. Ils proposent des sandwich, salades, soupes, jus de fruit frais, et tout fait avec des produit naturels et d'excellente qualité. Nous nous concoctons un petit pique-nique que nous dévorons quelques mètre plus loin sur une petite muraille devant la Home Office. D'ici nous laissons le hasard choisir le chemin de retour. Nous découvrons ainsi des rue qu'un touriste 'normal' ne peut-être jamais. Via Marsham Street et Erasmus Street (avec des maisons en briques rouges et fenêtres blanches) nous atteignons Vauxhall Bridge Road que nous allongeons un peu avant de tourner à gauche dans Gillingham Street (sans intérêt) qui nous fait déboucher sur Eccleston Square avec des maisons toutes blanches, pourvue de colonnades et de balcons. Warwick Way, Ebury Bridge, Bourne Street (avec ces fossés devant les maisons et des petits escaliers pour atteindre la porte d'entrée) nous emmènent à Sloane Square pour une petite pause dans l'ombre sur un des bancs installés sous les arbres. Kings Road, Anderson Street (il y a un pub tout mignon, le Queens Head, sur la gauche à Elyston Place), Whitehead's Grove, Elystan Street, Pelham Palce, tant de rue qui montrent les différents visages de l'architecture urbaine londonienne. Elle nous font déboucher devant la station de métro South Kensington, où on retrouve un Prêt à manger. Nous y remplissons nos sacs pour le dîner avec des succulents sandwiches, des salades fraiches, soupes et jus de fruit avant de rentrer au bercail. Après tout nous avons un frigo dans notre appartement, alors pourquoi ne pas l'utiliser. A noter: Près d'ici se trouve le Musée d'histoire naturelle, un des meilleurs que j'ai jamais visité (mais pas cette fois-ci).
Mardi:
Notre itinéraire aujourd'hui: Chelsea, Battersea, City
Comme le petit déjeuner nous a pas trop plus hier, nous essayons la formule livraisons. La veille en arrivant à la réception nous avons donc commandé trois petits déjeuners, dont un spécial enfants. Et quoi dire, c'est vachement mieux. Céréales, yaourt, petits pains, beurre et confiture, , charcuterie et fromage, lait, jus de fruit, tout y est.
Plein d'énergie nous déambulons alors dans le 'Royal Borough of Kensington and Chelsea'. Encore une fois ce sont les petits détails qui se trouvent sur les façades des maisons qui nous font apprécier cette ville: Colonnades, balcons, escaliers, portes colorées, sculptures, fleurs...Et tout est superbement entretenu et très propre. Pas un mégot par terre, pas de trace de chien, rien.
Nous descendons Queensgate Gardens, Stanhope Gardens, Onslow Gardens, les noms évoquent déjà qu'il s'agit de quartiers très verts. S. commence à s'ennuyer un peu, juste marcher n'est pas vraiment un truc que les enfants adorent. Je lui file mon Smartphone sur lequel il suit via les maps le petit point bleu qui se déplace d'en bas de l'écran vers le haut. J'avoue, je triche: J'ajuste la taille de la carte pour que notre prochaine étape se trouve tout en haut de l'écran. Ainsi il marche jusqu'à ce que le point touche le bord. Via Elm Place, Old Church Street, Bramerton Street et Cheyne Walk nous nous approchons de la Tamise, que nous traversons sur le très joli pont Albert Bridge. De l'autre côté, nous entrons aussitôt au Battersea Park. C'est un parc formidable, mais méconnu par les touristes, car il se trouve en dehors du paramètre normalement visité.
Il y a des fontaines et jeux d'eau, un lac sur lequel on peu faire du bateau, de cafés, la Pagode de la Paix (Peace Pagode), des terrain de sports et, notre destination, le Battersea Children's Zoo. Ce zoo spécialement fait pour les enfants avec des animaux de petite taille montre animaux accessibles aux enfants comme de poneys, ânes, cochons, poules, lapins, écureuils, kangourous, petits singes, mangoustes ainsi que quelques reptiles. Les enfants peuvent donner à manger et caresser pas mal des hôtes et créent ainsi des relations privilégiées avec eux, qu'on ne trouve pas forcément dans les grand zoos. (Le London Zoo est superbe, mais il manque ce petit plus de pouvoir toucher les animaux). Un autre plus du Children's Zoo: Les aires de jeux et bacs à sable. Il font même presque oublier les animaux et nous avons du mal à faire partir S. d'ici. C'est seulement quand je lui explique que c'est la première fois pour L. qu'elle est Londres et qu'elle veut surement voir autre chose et que reviendra avec S. une autre fois qu'il se laisse convaincre. Mais je sens qu'il ne marche plus aussi gaiement que ce matin.
Nous quittons le parc par son entrée sud-est et prenons la Battersea Park Road. A gauche se trouve la Battersea Powerstation Station, une ancienne centrale électrique. Pour l'instant c'est un vaste chantier, complètement inutile à voir. Mais dans quelques années y émergeront des bâtiments hypermodernes avec des appartements, des bureaux, des salles de spectacles, des magasins, bref, un nouveau quartier huppé. Mais pas avant 2020.
A Vauxhall nous prenons le métro pour London Bridge. Ici, nous sommes au coeur de la ville touristique. Proche du pont, on peut visiter deux bateaux: La Golden Hind, reconstruction du fameux bateau de Sir Francis Drake qui offre des tours guidés avec des protagonistes en costumes, et la HMS Belfast, bâtiment de guerre des années 1950. Nous traversons le pont et nous arrêtons au Monument au Grand Incendie de Londres en 1666, appelé par les anglais tout simplement The Monument. Cette une grande colonne sur un socle difficile de voir de loin à cause des bâtiment qui l'entourent, mais très impressionnant quand on est juste devant. Ensuite, la King William Street nous ramène vers la Banque d'Angleterre. L'intersection avec la station de métro Bank est flanquée de plusieurs bâtiments somptueux, montrant la richesse et la démesure. De l'autre côté de la place se trouve le cour des magistrats. Sa façade ne vous fait pas penser à la banque Gringotts de Harry Potter? Via Cheapside nous atteignons notre dernier monument, St Paul's Cathedral.
Après une pause dans le petit jardin au Nord de l'édifice nous en faisons le tour. Après avoir vu les tarifs d'entrée nous nous abstenons, car 40£ pour 3 personnes, ça fait quand même mal. Nous contemplons alors les façades extérieurs et nous reposant dans les jardins avant de prendre le métro pur rentrer à l'hôtel.
Mercredi:
Notre itinéraire aujourd'hui: De Londres à Douvres via Canterbury et de Calais à Paris.
C'est fini! C'est notre dernier jour de vacances, nous rentrons chez nous! Après le petit déjeuner je ramène ma sœur à l'aéroport de Heathrow, d'où elle prend en vol Ryan Air vers Weeze. Ensuite, je prends la M25 pour contourner Londres en direction de Maidstone. Normalement j'avais prévu un bateau de Douvres à Calais à 14h30, mais il y a quelques jours, la compagnie de Ferry MyFerryLink, que j'avais réservé, à fait faillit et nous a prévenu qu'elle arrête ses services. Nous pouvions annuler gratuitement pour réserver un autre passage. J'ai alors pris un P&O 3 heures plus tard. Comme il nous reste encore du temps je décide de faire un stop à Canterbury. Nous avons fait Douvres - Londres dans les deux sens déjà plusieurs fois, mais toujours sans arrêt. C'est donc l'occasion de voir autre chose du Kent que la M20.
A Maidstone je quitte l'autoroute pour la M2 et je rentre à Canterbury par le Nord-Ouest. Je laisse la voiture sur un parking proche de la gare et la petite rivière Stour qui délimité l'ancienne ville.
Canterbury est une ville qui conserve encore des édifices médievals très bien entretenu. D'abord c'est le Westgate, porte d'entrée monumentale. Tout droit se trouve St Peter Street, LA rue piétonne de la ville. Il y a plein de petits magasins et boutiques, malheureusement ils ont tendance à devenir de plus en plus touristiques en s'approchant de la cathédrale. Première maison remarquble sur la droite: Le Black Griffin. Juste en face, la Sidney Cooper Gallery, dont la façade est à pein plus large que sa porte. Quelques autres maisons anciennes avec des colombages suivent, comme l'ancienne maisons des tisseurs sur la gauche qui abrite un restaurant. Juste après on a une belle vue sur les colombages des maisons qui longent le ruisseau. St Peter Street devient High Street. Plusieurs maisons montrent des blasons et S. essaie de lire les inscriptions et deviner les dessins.
Nous tournons à gauche dans Mercery Lane. Cette une ruelle étroite avec des belles façades malheureusement défigurée par les publicités touristiques. Au bout de Mercery Lane se trouve une petite place avec un portail qui fait d'office de passage vers la cathédrale. Elle est en travaux et un échafaudage nous empêche de profiter pleinement de l'ensemble du bâtiment. En entrant par contre c'est en gros aaahhh qui nous échappe.
La hauteur de la nef est spectaculaire. Cette première parti n'est pas ce qu'on appelle richement décorée. Tout est en couleur beige, sable, une sorte d'imitation de dorée. Mais en avançant on traverse un petit passage qui ramène au chœur principale. Et là, c'est tout autre chose: C'est blanc, tout blanc, partout. Il y a des ornements, des statues, des sculptures. J'ai l'impression de passer d'un monde sobre et vide vers un monde somptueux, majestueux, comme le pauvre humain sur terre, qui découvre le paradis. Qui sait, ce justement est peut-être justement voulu. Nous quittons l'intérieur et déambulons dans les jardins autour avant de retourner au parking pour ne pas être en retard à Douvres.
Ainsi s'achève notre séjour aux îles britanniques, des îles que j'adore et que je découvre chaque fois un peu plus. Et peu importe si c'est l'Ecosse, l'Irlande, le Pays de Galles, le Yorkshire ou Londres: J'ai toujours passé des vacances formidables dans ces contrés et j'y retournerais encore et encore.
Honnêtement, aller dans l'ouest (Burren, Moher), descendre à Dingle puis remonter au Connemara puis redescendre au Bearra et Kerry et remonter à Dublin n'est pas très réaliste.De Rosslare puis Shannon il serait plus judicieux de visiter dans l'ordre Dingle Kerry et Bearra avant de remonter vers les Mohers Buren et Connemara.D'expérience dans le S/O en particulier si vous voulez apprécier ne pas compter faire plus de 100/120kms/jour.Sauf à rouler sans vous arrêter, Bearra, Kerry et Dingle c'est un jour chacun, l'Irlande se découvre et s'apprécie au ralenti.
Pour un couple sans enfants faire le tour Rosslare->Beara->Kerry->Dingle->Connemara->Dublin dans 18 jours en dormant dans les B&B ou Hôtels, c'est réaliste et peut-être plus agréable car il découvre, comme vous dites, l'Irelande au ralenti.
Mais nous étions 4 , 1 enfant inclus et aurions eu besoin de 2 chambres, ma sœur ne dormait évidemment pas avec nous.
Passer d'hôtel en hôtel ou de B&B en B&B tous les deux jours, d'abord c'est cher, ensuite c'est trop de temps perdu le matin et le soir pour faire et défaire ces valises, et en plus, il faut voir où en mange le soir: Aller dans un Pub avec un enfant de 7 ans, c'est interdit, payer un resto pour 4 personnes c'est cher et en plus en enfant n'a pas forcément envie de rester à table pendant 1h1/2.
Donc ce qui est important pour nous c'est d'avoir un domicile fixe. Pour cela nous avons loué cet appartement à Lahinch pendant 2 semaines.
Effectivement, du Clare à Beara c'est loin, c'est pour ça que nous avons dormit à Adrigole.
Nous ne visitons que très rarement les musées, les châteaux etc., parce que nous n'aimons pas les lieux trop touristiques mais plutôt des paysages sauvages et désertés.
Oui, nous roulons beaucoup. Mais en été, les jours sont très longs et même à 22h il y a encore du soleil. Alors, on a du temps pour voir pleine de choses sans être surpris par la nuit tombée.
Et le fait de faire un grand voyage que tous les deux jours (Dingle, Ring of Kerry, Connemara) et de faire des 'petites découvertes' dans les environs plus proches de l'appartement les autres jours, évite la fatigue. Et d'ailleurs, conduire en Ireland, c'est en soit très apaisant, surtout pour quelqu'un comme moi qui vient de la région parisienne.
Finalement, bien sûr, c'était notre premier voyage en Ireland et l'important pendant cette première approche c'était de voir justement des endroits différents pour cibler tel ou tel endroit pendant des voyages ultérieurs.
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas posté de carnets de voyage, ceci dit on ne voyage pas tous les jours. Mais voilà en février dernier nous sommes…
J'avais laissé un message (voyageforum.com/... lorsque je préparais notre voyage...Celui ci a bien eu lieu et je vous propose le récit de notre superbe…
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Carnets de voyage › Europe de l'Ouest · 45 replies
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Je suis a Cork, sur mon clavier y a pas d'accents... Je suis la depuis 3 petites semaines, je suis pas en vacances ici, ca fait bizarre de pas etre chez sois…
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
Avant notre Départ
La préparation de ce voyage a commencé 9 mois avant notre départ au mois de Juin. Pour ceux qui veulent faire un circuit similaire, il est important de réserver les hébergements très tôt, surtout dans les campsites de l'Okavango et de Savuti au risque de ne pas avoir de place.
Présentation
Après avoir fait la Zambie il y a 3 ans ainsi que la Namibie et l'ouest du Botswana il y a 1,5 ans, le choix s’est porté cette année sur le Zimbabwe (Hwange NP) et la moitié nord du Botswana.
Le vol depuis Paris est à destination de Victoria Falls avec Ethiopians airlines et une escale à Addis Ababa. Location d'un 4x4 chez Bushlore à Kasane avec deux tentes sur le toit puisque nous sommes 4 pour ce périple. La compagnie Bushlore vient nous chercher à notre guesthouse pour aller récupérer notre 4x4 et surtout nous faire une présentation de la voiture et de son équipement. Faites vraiment attention à ce que l'on vous dit car cela peut s'avérer primordial en cas de problème comme ce sera notre cas pendant le voyage.
Notre Parcours
Nous sommes arrivés le 12 juin à midi à destination. A l'aéroport de Victoria Falls dès l'arrivée nous faisons l'acquisition de notre Visa à "Double Entrée" que j'avais au préalable réservé sur internet sur le site https://www.evisa.gov.zw/ .
Comme notre véhicule est positionné au Botswana, nous devons nous y rendre depuis Victoria Falls en franchissant pour la première fois la frontière entre le Zimbabwe et le Botswana.
Le lendemain matin, la compagnie Bushlore vient nous chercher à notre guesthouse pour aller récupérer notre 4x4. A la fin des formalités, nous prenons la route direction le Zimbabwe et la ville de Victoria Falls.
Le matin réveil matinal pour être aux chutes Victoria au lever du soleil. Superbe paysage mais comme nous sommes au début de la saison sèche, il y a beaucoup d'eau dans le Zambèze et donc un débit important aux chutes. Ceci ne permet pas d'en apprécier toute la beauté.
En début d'après-midi , nous partons pour Hwange NP dans lequel nous restons 4 jours. Deux jours à Gwango campsite près de Dete et ensuite deux jours à Robins Camp. Nous pensions voir plus d'animaux à Robins, en fait cela n'a pas été le cas. A Hwange, nous n'avons pas vu de prédateurs mais quand même une multitude de mammifères ( buffles, éléphants girafes, zèbres et antilopes).
Après cette incursion de quelques jours au Zimbabwe, nous retraversons la frontière à Pandamatenga pour retourner au Botswana. Une escale au Nata lodge pour une bonne nuit de repos car il est fatigant de conduire sur la piste.
Nous quittons Nata pour nous diriger vers Nxai Pan, la piste est sablonneuse mais c'est relativement facile. Nous faisons un petit crochet pour aller admirer quelques beaux spécimens de baobabs à "Baines Baobabs". Ensuite nous reprenons la piste pour nous rendre dans notre campsite le Nxai pan South camp. Il faut savoir que beaucoup de campsites au Botswana ne sont pas clôturés (sauf la partie douches toilettes) et que donc les animaux peuvent se promener librement au sein du camp. Quelques précautions sont donc à prévoir surtout à la nuit tombée.
Après cette halte dans le pan de Nxai, nous reprenons la route pour Maun. Nous avons décidé de faire une halte à Maun avant de rejoindre Moremi et le delta de l'Okavango pour trois raisons. La première était que nous devions faire le plein de vivres et d'essence pour les 5 prochains jours, la seconde parce que notre réfrigérateur est en panne (heureusement bushlore à une succursale à Maun) et la troisième que le trajet de Nxai à notre camp de Xakanaxa dans le delta aurait pris trop de temps. J'évite toujours de conduire à la nuit tombée.
Nous arrivons donc le 21 Juin en début d'après-midi dans notre camp de Xakanaxa. Ne voulant pas perdre de temps nous réservons une balade en bateau sur le delta de l'Okavango, départ à 16h00 pour une durée de 2 heures pour assister au coucher de soleil. Pour ceux que cela intéresse à droite de l'emplacement Xakanaxa X1 , il y a un panneau pour faire des balades en bateau. La personne qui les organise est très pro et pratique des prix sans commune mesure avec ceux des lodges.
Une belle balade dans le delta et un superbe coucher de soleil. Il est bien plus reposant d'être en bateau plutôt que sur la piste. Ce qui ne nous empêche pas de faire le matin et en fin d'après-midi le lendemain des self-drive avec notre véhicule.
Voici venu le moment de quitter la zone du delta pour nous diriger vers Savuti, une région bien plus sèche. Et c'est là que commence la partie la plus difficile de notre voyage. Tout d'abord, nous décidons de remonter par Khwai , la saison des pluies est terminée mais la zone est marécageuse. Cela nous oblige à traverser quelques petites zones d'eau que nous sondons pour vérifier que nous pouvons les franchir. Heureusement sur la route un panneau nous indique la route à suivre pour rester plus ou moins au sec. Nous arrivons à Khwai sans encombre et c'est ensuite que nous avons commis une erreur majeure. Au lieu de suivre la piste principale pour remonter vers Mababe Gate et rejoindre Savuti Camp, nous avons pris une piste rectiligne qui remonte plein nord et ensuite une piste sur la droite pour rejoindre notre camp. Erreur de jugement puisque nous nous sommes ensablés, une roue arrière enfoncée à mi-hauteur dans le sable et une autre à l'avant qui ne touche plus le sol. Au point de connaitre une véritable peur de ne pouvoir nous en sortir, le tout sur une piste déserte et à vingt kilomètres de notre point de chute quand la nuit va tomber dans deux heures. Là où ma recommandation d'être attentif aux instructions relatives au véhicule prend tout son sens puisqu'il a fallu utiliser le cric de levage afin de résoudre le problème. Bilan : nous arrivons au camp site de Savuti peu avant la nuit ( Distance : 146,3 km, Durée : 9 heures, 56 minutes et 3 secondes, Vitesse moyenne : 14,7 km/h , trace prise avec Osmand ). A la réception, la personne ne comprend pas par ou nous sommes passées, car en effet nous n'avons franchi aucune porte d'entrée de la réserve de Savuti.
Le lendemain matin personne n'a envie de conduire et nous faisons donc un game drive avec un guide. Je ne sais pas si c'est une forme de récompense mais la sortie est formidable. Nous avons le plaisir de voir trois lions et surtout une troupe de lycaons que nous avons le temps d'admirer et de photographier. Le lendemain, nous faisons un petit self drive et nous retrouvons un des lions de la veille qui se désaltère à un point d'eau. Fin de notre aventure à Savuti.
Nous partons maintenant vers Kasane. Nous restituons notre voiture et nous nous installons pour nos deux dernières nuits à Kasane. Le lendemain matin, comme nous n'avons plus de voiture, nous décidons donc de faire un dernier game drive matinal à Chobe NP qui se révèle là aussi plutôt réussi avec le suivi de deux lions qui sont frères et beaucoup d'autres mammifères. Le seul inconvénient de Chobe est qu'il y a beaucoup de touristes , cela nous change des autres parcs que nous avons faits. Ceci dit nous sommes nous-mêmes des vacanciers donc ... Le soir, nous faisons une ultime balade en bateau sur la rivière Chobe pour finir en beauté avec un très beau coucher de soleil.
Une bonne nuit de sommeil et pleins de merveilleux souvenirs, de paysages, d'animaux et d'émotions mais il est temps de repartir. Nous partons tôt le matin avec la même compagnie de taxi qu'à l'aller afin de franchir une dernière fois la frontière vers le Zimbabwe pour rejoindre l'aéroport d'où nous décollons pour rentrer en France.
Nous avons atterri à Victoria Falls au Zimbabwe et sommes allés directement au Botswana à Kasane pour récupérer notre voiture.
Notre véhicule est un 4X4 car en Zambie, il est pratiquement impossible d'utiliser autre chose surtout dans les parcs nationaux. J'ai déjà eu le plaisir de visiter le parc national de South Luangwa, c'est une des motivations pour ce voyage, la principale raison étant de voyager en Afrique avec un de mes fils.
Première étape Livingstone au bord du fleuve Zambèze, sur la route nous découvrons un restaurant très agréable chez Socrates avec un patron super sympathique (d'ailleurs à notre retour nous y ferons une autre escale). Nous faisons notre première nuit dans le tente de toit après un superbe coucher de soleil, accompagné du grognement des hippos dans le fleuve.
Le lendemain départ de bonne heure, direction Kafue NP. En fait les départ seront toujours de bonne heure, lever entre 5h00 et 5h30 du matin et départ une heure plus tard. Kafue est un parc méconnu, il est essentiellement boisé, les animaux sont craintifs car peu habitués à la présence humaine. Nous avons traversé le parc du sud vers le nord et avons croisé la route de diverses antilopes. Aux abords du lac Itezhi-Tezhi, on trouve des plaines et une faune plus facile à observer.
Après Kafue, direction South Luangwa. Ce trajet nécessite de faire des étapes à Mumbwa et Petauke. Deux étapes agréables où nous avons trouvé des lodges (cela change un peu de la tente sur le toit de la voiture) à des prix abordables et rencontré des personnes accueillantes.
South Luangwa est pour ma part le plus beau parc de Zambie, la rivière est magnifique, les paysages superbes et on y trouve une grande diversité animale y compris bien sûr les grands fauves. Un conseil pour ceux qui comme nous ne sont pas accompagnés d'un guide, si vous restez plusieurs jours aux abords du parc, n'hésitez pas à faire un "game drive" et ainsi repérer les endroits où se trouvent les animaux, afin d'y retourner le lendemain avec votre propre véhicule. Bien sûr en saison sèche, il faut privilégier les points d'eau pour voir les animaux et aussi avoir de la chance. La population d'éléphant est en croissance et nous avons eu la chance de voir au petit matin la traversée de la Luangwa par un soixante d'éléphants répartis sur plusieurs groupe. South Luangwa est le point le plus à l'ouest de notre voyage, nous repartons vers l'est afin de nous rendre dans le Lower Zambezi.
Le Lower Zambezi est la partie Zambienne de Mana Pools coté Zimbabwe. C'est sur le Zambèze que nous avons fait une balade en bateau pour voir les éléphants, hippos, crocodiles et une multitude d'oiseaux qui vivent au bord de l'eau et sur les diverses îles du fleuve. Le coucher de soleil est là aussi magnifique.
Pour notre découverte du parc, nous avons longé les cours d'eau en parallèle du Zambèze surtout sur la partie ouest (voir notre trajet). Le Lower est le dernier parc que nous visitons, la dernière étape de notre circuit sera les chutes Victoria.
Victoria Falls ou Mosi-Oa-Tunya (la fumée qui gronde), ces chutes sont véritablement impressionnantes même pendant la saison sèche. Nous avons vu les chutes à partir des deux pays, en Zambie pour la perspective globale et le pont qui sert de frontière, au Zimbabwe pour être au plus prés des chutes les plus spectaculaires.
C'est la fin de notre voyage, qui malgré l'explosion d'une roue sur la route aura été sans problèmes majeurs. La Zambie, un bien beau pays qui nous projette dans une nature sauvage et encore préservée.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots...
decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley.
We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us.
The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level.
We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!
A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!
We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there.
First day full of promise!
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
Hi everyone,
We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan.
Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later.
Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical.
Note that not all airlines serve Cebu.
Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1:
We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2:
After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).
The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.
The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers.
He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.
We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back.
The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
Hi everyone,
Way back when, before the internet and all that, there were Larousse encyclopedias, and in the proper names section, I came across a photo of Samarkand. Just the name made me dream. I kept it in the back of my mind for later, and last winter, I revisited the idea. Within a few weeks, I managed to plan our 16-day getaway. Oh, I didn’t do it all by myself—I used a travel agency to handle the flights, accommodations, transportation, and local guide. It was a custom trip for three people, tailored to what we wanted to do, what we wanted to see, within the time we’d chosen, at our own pace.
The main goal of the trip was to visit the three iconic cities of architectural art in Uzbekistan (just for the sheer beauty of it) and, very secondarily, to take a break with a short hike.
We left in early May, flying from Toulouse to Istanbul, then to Tashkent:
- One day in Tashkent, 2 nights,
- By car (6 hours) to the Fergana region: Margilan (silk and pottery), 2 nights, with a guide,
- Back to Tashkent, then a flight to Khiva, 2 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Bukhara (6 hours, sleeper cars), 3 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Samarkand, 2 nights, 1 day with a guide,
- By car to Tersak, 1 night with a local family, short hike, same guide,
- By car to Shakhrisabz (Tamerlane’s hometown), then back to Samarkand,
- Samarkand, 2 more nights,
- Train back to Tashkent, final night, and return home.
What I took away from this Silk Road trip:
- A completely safe country in May—don’t go later because of the heat,
- The warm welcome and easy connection with Uzbeks, a multicultural people,
- A constant puzzle with currency exchange (how much is that in euros? ) 1 € = 14,000 sums,
- Logistics handled by a local agency—top-notch,
- Delicious meals at a very reasonable price,
- Total awe in Khiva and Samarkand (palaces, mausoleums, mosques, madrasas),
- The length of the trip, which let us wander and take our time.
A few photos, but not too many—I don’t want to spoil the joy of discovery!
After a first trip to South Africa in 2009 that enchanted us, we decided to return to this part of the world this year.
Given how much I enjoy reading others' travel journals, I'm mustering up the courage to try my hand at this kind of exercise (which I'm not used to at all 😕).
Thanks, of course, to everyone who answered my questions and helped finalize this trip...
So, it's decided—it'll be Southern Africa... but where, with only two weeks of vacation?
Victoria Falls, which we had to cancel in 2009 due to turbulent Zimbabwean elections, was automatically back on the itinerary (yes, I know some say "the falls, meh," but I wanted to see them 😛!). We added South Luangwa and ultimately swapped Chobe and Hwange for Lesotho.
We have no experience driving a 4x4, which limited our routes in both countries, especially since it's not yet the dry season... but that didn’t stop us from bringing back amazing memories.
Sunday, April 14: After a smooth flight (and even quite comfortable in BA’s brand-new 747), we land early in the morning in Johannesburg.
We pick up the car (a little Micra) and off we go toward Clarens, our first stop. We get back into the swing of driving (moving over to the right—sorry, to the left—to let others pass, flashing lights, hazard signals, "thank you," "you’re welcome"...).
I was expecting a small town, but Clarens looks more like a village: a large grassy square,
a few cars,
and dirt roads as soon as you leave the main street.
Still, we found the same quality of South African B&Bs here. We stayed at Patcham Place (the little white speck in the photo above is our Micra!).
We end the afternoon with a walk around Clarens and its surroundings. No doubt about it—it’s autumn...
Monday, April 15: We set off for Lesotho on nearly deserted roads, heading toward Malealea.
We quickly cross the border at Caledon Poort, and the atmosphere changes: more people on the roadside, animals, scattered huts... and lots of traffic police!
We still managed to get stopped four times! Mostly, after checking our driver’s license, it was just to chat for ten minutes or so (police aren’t like that back home!). Well, one officer wanted to fine us for not waiting for him to wave us through after I stopped at a stop sign. After some tough negotiations, he let us go 😇.
We leave the main road and find ourselves in wilder landscapes.
The road narrows until it becomes a dirt track. A short climb to the gates of paradise:
... and then it’s just a matter of descending toward Malealea.
Malealea is like a village within a village. You’ll find different types of accommodations, a canteen-style restaurant (no menu choices, but the food is great, and it’s a fun way to chat with others around big tables), and lots of activities offered in partnership with the locals.
We’re shown different rondavels to choose from... we pick this one:
Simple but clean and functional, with a private bathroom.
On the bed, "real" Basotho blankets.
We decided to stay two nights to have a full day there.
Tuesday, April 16: We opted for a four-hour pony trek to the waterfall—nothing difficult, everything is done at a walking pace, with just a few "slightly" steep climbs and descents where you have to trust the Basotho ponies (no worries, they’re sure-footed 😏).
The landscapes are truly stunning:
We walk down to the waterfall (which isn’t anything special—it’s the trek itself that’s worth it) and take the return path...
... crossing through Malealea village again.
We spend the rest of the day exploring the area, reading in the sun, and sipping marula coffee on the bar terrace.
We really loved the family atmosphere in Malealea and how the locals were involved in the activities.
Wednesday, April 17: We hit the road again toward Katse. The owner of Malealea advised us against taking our car through Theba Tseka (I know Chris did it last year around the same time, but since we’re not very adventurous, we’ll go back through Maseru and Leribe—oh well, we’ll just take the same route back from Katse).
Quick aside unrelated to the story: putting together a travel journal is taking even longer than I thought 🤪... so, the rest will come a little later...